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BACCALAUREAT ES – Session de juin 2013 – Epreuve orale du second groupe

Sciences Economiques et Sociales


Le candidat a le choix entre deux sujets.
ENSEIGNEMENT SPECIFIQUE
Temps de préparation : 30 minutes - Temps de passage : 20 minutes
« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »
Sujet n° 21

Thème du programme : ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Analysez la corrélation entre niveau de vie et dégradation du capital naturel (document 1). (3 points)
Question 2 : Quels rôles jouent les partis politiques dans les démocraties actuelles ? (3 points)
Question 3 : Distinguez les effets des scrutins proportionnels et majoritaires sur la sélection des gouvernants. (4 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10
points) : Après avoir montré que la croissance génère des problèmes environnementaux, vous expliquerez comment on
peut réduire son impact environnemental.
Document 1

Document 2
Dans la perspective néoclassique, il importe que, moyennant un taux d'épargne suffisamment élevé, le stock de capital à disposition de
la société reste intact d'une génération à l'autre. Si la quantité totale de capital est constante, il est possible, selon les néoclassiques,
d'envisager des substitutions entre les différentes formes de capital : une quantité accrue de «capital créé par les hommes» doit pouvoir
prendre le relais de quantités moindres de «capital naturel » (services environnementaux et ressources naturelles). Un échange s'effectue
ainsi dans le temps, selon R. Solow : la génération présente consomme du « capital naturel » et, en contrepartie, lègue aux générations
futures davantage de capacités de production sous forme de stocks d'équipements, de connaissances et de compétences. [...] Plusieurs
conditions sont nécessaires pour accréditer ce modèle. Une première hypothèse veut que le progrès technique fournisse un ensemble de
solutions autorisant la substitution entre les différentes formes de capital. L'augmentation du prix de ces ressources, à mesure qu'elles se
raréfient, amène la rentabilité et la mise sur le marché de ces «techniques de secours ».
Pour ce faire, deuxième hypothèse, un régime d'investissement particulier doit être mis en place: la règle de Hartwick stipule que les
rentes procurées par l'exploitation des ressources naturelles épuisables doivent être réinvesties dans du capital technique grâce à un fonds
d'investissement ou un système de taxation spécifique. [...] Les néoclassiques mettent en avant une autre hypothèse qui veut que
l'allocation des ressources soit réalisée par le marché. Les valeurs des différentes formes de capital, de même que les taux de substitution
qui vont s'établir entre celles-ci, doivent être déterminés par le système des prix, lesquels jouent un rôle d'indicateurs de rareté et
d'informations décisives pour les arbitrages des agents.
Franck-Dominique Vivien, «Croissance durable ou décroissance soutenable? », L'économie verte, Cahiers Français n°355, mars-avril 2010.

NB : Ce sujet doit impérativement être rendu à l’interrogateur à la fin de l’épreuve. Ne rien inscrire sur cette feuille
BACCALAUREAT ES – Session de juin 2013 – Epreuve orale du second groupe
Sciences Economiques et Sociales
Le candidat a le choix entre deux sujets.
ENSEIGNEMENT SPECIFIQUE
Temps de préparation : 30 minutes - Temps de passage : 20 minutes
« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »
Sujet n° 22
Thème du programme : ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Comparez la situation du Quatar et celle de la Nouvelle-Zélande. (document 1). (3 points)
Question 2 : Quelles différences y a t-il entre les partis politiques et les groupes d'intérêt ? (3 points)
Question 3 : Distinguez régime parlementaire et régime présidentiel. (4 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10
points) : Après avoir montré que la croissance peut faciliter le développement et le bien-être, vous montrez les limites
de cette relation.
Document 1

Document 2
Voyons ce que ces quarante dernières années peuvent nous apprendre sur la relation entre la croissance et le
développement humain.(…)
Les exemples sont nombreux. Prenons une comparaison révélatrice entre la Chine (qui a connu la croissance la plus rapide
ces trente dernières années) et la Tunisie. En 1970, une petite fille naissant en Tunisie avait une espérance de vie de 55 ans,
contre 63 pour une petite Chinoise. Depuis, le PIB par habitant de la Chine a bondi de 8 pour cent par an, tandis que celui de
la Tunisie n’a augmenté qu’à un rythme annuel de 3 pour cent. Pourtant, une petite fille naissant aujourd’hui en Tunisie a une
espérance de vie de 76 ans – un an de plus qu’une petite Chinoise. Et si 52 pour cent seulement des enfants tunisiens étaient
scolarisés en 1970, le taux brut de scolarisation est maintenant sensiblement plus élevé en Tunisie (78 pour cent) qu’en Chine
(68 pour cent).
On trouve d’autres exemples intéressants parmi les pays dont l’économie s’est contractée ces quarante dernières années.
Si la croissance économique était indispensable à l’amélioration de la santé et de l’éducation, la baisse du PIB bloquerait tout
progrès dans ces domaines. Mais il n’en est rien : les revenus ont beau avoir baissé en Iran, au Togo et au Venezuela,
l’espérance de vie y a augmenté de 14 ans en moyenne, et le taux brut de scolarisation de 31 pour cent depuis 1970.
Ce que ce résultat montre, c’est l’absence de lien entre la variation des revenus (croissance) et la variation des
composantes non monétaires du développement humain. Cela n’enlève rien au fait qu’il existe une corrélation positive et
statistiquement significative entre le niveau des revenus et le niveau d’éducation et de santé. »
PNUD, Rapport sur le développement humain 2010, p. 56, 57, 58.

NB : Ce sujet doit impérativement être rendu à l’interrogateur à la fin de l’épreuve. Ne rien inscrire sur cette feuille
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Temps de préparation : 30 minutes - Temps de passage : 20 minutes

« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »

Sujet n° 23

Thème du programme : CROISSANCE, FLUCTUATIONS ET CRISES

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Donnez la signification des données pour l’année 2009 (document 1). (3 points)
Question 2 : Quel est l’impact des médias sur les comportements politiques ? (3 points)
Question 3 : Quelles sont les caractéristiques d’un régime parlementaire ? (4 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10
points) : Après avoir expliqué les conséquences d’un choc de demande négatif, vous montrez que la politique
budgétaire peut permettre de répondre à ce type de choc.

Document 1

Document 2
La plupart des pays ont adopté des programmes de relance de grande envergure, ajustant simultanément divers
impôts et programmes de dépenses. Une majorité de pays ont donné la priorité aux réductions d'impôts sur la
stimulation des dépenses (mais le Japon, la France, l'Australie, le Danemark et le Mexique font manifestement
exception). Aux États-Unis, la répartition s'infléchira ; en 2008, la relance a été entièrement axée sur les réductions
d'impôts, alors qu'en 2009 elle consistera pour les deux-tiers environ en mesures côté dépenses. Dans la plupart des
pays, les allégements fiscaux touchent principalement l'impôt sur le revenu des personnes physiques et, dans une
moindre mesure, l'impôt sur les sociétés, le Royaume-Uni étant la principale exception, avec une réduction
temporaire généralisée de la TVA. Côté dépenses, pratiquement tous les pays de l'OCDE ont lancé et/ou accéléré des
programmes d'investissement public. L'Australie, la Pologne, le Canada et le Mexique devraient être les plus
dynamiques dans ce domaine : l'augmentation de l'investissement public en réponse à la crise avoisinera ou
dépassera 1% du PIB 2008. Les transferts aux ménages sont souvent devenus plus généreux, en particulier pour les
catégories à faible revenu. Quelques pays (notamment la République tchèque, le Japon, la Corée, le Portugal, le
Mexique et la République slovaque) ont aussi annoncé un accroissement des subventions au secteur des entreprises.
Perspectives économiques de l'OCDE, rapport intermédiaire, OCDE, mars 2009.

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Temps de préparation : 30 minutes - Temps de passage : 20 minutes

« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »

Sujet n° 24

Thème du programme : CROISSANCE, FLUCTUATIONS ET CRISES

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Donnez la signification des données pour l’année 2009 (document 1). (3 points)
Question 2 : Comment la société civile organisée peut-elle influencer le pouvoir politique ? (4 points)
Question 3 : Expliquez l’influence de la socialisation politique sur le vote. (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10
points) : Après avoir expliqué les conséquences d’un choc de demande négatif, vous montrez que la politique
monétaire peut permettre de répondre à ce type de choc.

Document 1

Document 2
Lorsque l'économie ralentit, les Banques centrales essaient généralement d'abaisser les taux d'intérêt. Si les
taux sont faibles, les entreprises et les consommateurs seront plus susceptibles d'emprunter et, par
conséquent, de dépenser ou d'investir cet argent, ce qui générera de l'activité économique. À l'inverse,
augmenter les taux d'intérêt accroît le coût de l'emprunt, ce qui peut aider à tempérer une économie en
surchauffe.
Les Banques centrales ne fixent pas directement les taux auxquels la plupart d'entre nous empruntent aux
banques. Elles déterminent en fait le taux à court terme – au jour le jour – auquel elles prêtent aux autres
banques, ce qui influe sur les taux fixés par les autres institutions bancaires. Les Banques centrales établissent
une cible pour ce taux au jour le jour, qu'on appelle le taux d'intérêt directeur. L'acuité du ralentissement
économique a conduit à des réductions sans précédent des taux directeurs dans la zone de l'OCDE : début
2010, ils se situaient entre 0 % et 0,25 % aux États-Unis, au Japon et au Royaume-Uni, contre 1 % dans la zone
euro, ce qui est historiquement très faible.
B. KEELEY, P. LOVE, De la crise à la reprise, OCDE, coll. « Les essentiels de l'OCDE », 2010.

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Sujet n° 25
Thème du programme : JUSTICE SOCIALE ET INEGALITES

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Faites deux phrases donnant la signification de D9 et D1 (document 1). (3 points)
Question 2 : Quelles organisations participent à la mobilisation et à la politisation des électeurs ? (3 points)
Question 3 : Quelles sont les variables lourdes du comportement électoral ? (4 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10
points) : Après avoir mis en évidence le caractère multiforme des inégalités, vous montrerez leur aspect parfois
cumulatif.

Document 1

La dispersion des niveaux de vie


mensuels individuels en France
métropolitaine en 2007 (en euros)
D1 834
D2 1 034
D3 1 197
D4 1 350
D5 1 514
D6 1 693
D7 1 914
D8 2 219
D9 2 825
Insee.

Document 2
A plusieurs reprises, cependant, nous avons eu l'occasion de relever entre ces différents aspects (des inégalités entre
catégories sociales) des relations étroites et complexes. Ainsi les inégalités de revenu disponible ne peuvent
qu'engendrer des inégalités de patrimoine ; inversement, ces dernières contribuent aux premières par le biais des
revenus patrimoniaux. De même, des inégalités de conditions de travail découlent des inégalités face à la maladie et à
la mort ; et les inégalités face au logement contribuent aux inégalités face à la santé et face à l'école. Ou encore les
inégalités de situation dans la division sociale du travail engendrent dans la descendance des dispositions ou des
capacités diverses face à la formation scolaire, qui se traduiront par des résultats scolaires inégaux, débouchant sur
des qualifications professionnelles inégales et des insertions inégales dans la division sociale du travail, la boucle étant
bouclée.
Ces quelques exemples suggèrent que les inégalités forment système. D'une part, elles s'engendrent les unes les
autres ; d'autre part, elles contribuent à former un processus cumulatif, au terme duquel les privilèges se regroupent à
l'un des pôles de l'échelle sociale tandis qu'à l'autre pôle se multiplient les handicaps ; enfin, elles tendent à se
reproduire dans le cours des générations.
Alain Bihr et Roland Pfefferkorn, Déchiffrer les inégalités, Syros, 1999.

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« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »

Sujet n° 26

Thème du programme : JUSTICE SOCIALE ET INEGALITES

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)

Question 1 : Faites une phrase donnant la signification de la donnée entourée (document 1). (3 points)
Question 2 : Quel rôle jouent les groupes d'intérêt dans les démocraties actuelles ? (4 points)
Question 3 : Distinguez démocratie représentative et démocratie délibérative. (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) : Après avoir
mis en évidence le caractère multiforme des inégalités, vous montrerez leur aspect parfois cumulatif.

Document 1

Document 2
Le lieu de résidence est aujourd'hui plus que jamais un marqueur social. Peut-être même le principal marqueur pour beaucoup de familles.
(…)
C'est peut-être la raison pour laquelle, contrairement à une idée reçue, les personnes les plus démunies de ressources matérielles sont
finalement moins concentrées sur le territoire que les personnes les plus favorisées. Tandis que celles-ci mobilisent leurs ressources pour
s'isoler, celles-là subissent des dynamiques de relégation. Les ghettos les plus fermés sont des ghettos de riches. (…)
La conséquence majeure de ces phénomènes est que les enfants de familles pauvres ou exposées aux problèmes d'intégration sont
condamnés à interagir avec un voisinage où l'échec scolaire est la règle, tandis que les enfants de familles aisées grandissent dans des
voisinages où l'échec scolaire n'existe presque pas. L'échec est en effet par construction beaucoup plus répandu dans les voisinages
défavorisés. Les adolescents dont l'un des parents au moins est diplômé du supérieur vivent en moyenne dans des voisinages où le taux de
retard à 15 ans est d'environ 13 %. À l'opposé les adolescents dont l'un des proches est sans diplôme vivent dans des voisinages où le taux de
retard à 15 ans est plus de quatre fois plus élevé (56 %). (…)
À l'entrée dans l'âge adulte, les enfants des diplômés du supérieur résident dans des quartiers où l'immense majorité des jeunes de leur âge
poursuivent des études supérieures, tandis que les enfants des personnes sans diplôme vivent dans des contextes où la plupart des jeunes de
leur âge sont déjà sur le marché du travail.
On conçoit l'importance tout à fait décisive de l'environnement social, notamment au collège, au cours de l'adolescence, lorsque chacun
essaie de trouver ses repères en dehors de la sphère familiale, auprès de ses pairs. (…)
Le voisinage immédiat, l'immeuble où l'on habite, représentent des éléments de socialisation tout à fait centraux, notamment pour les jeunes des
classes populaires et, plus généralement, pour tous ceux qui n'ont guère les moyens de se donner d'autres terrains de socialisation. L'influence du
lieu de résidence ne se limite pas aux interactions extra-scolaires ayant lieu dans ces abords immédiats. Les enfants sont dans leur majorité
scolarisés dans un établissement de leur quartier et la composition sociale de leur école et de leur classe est quasi mécaniquement à l'image de
celle de leur quartier. Il en résulte des inégalités devant la composition sociale des écoles fréquentées tout aussi considérables que devant la
composition sociale du voisinage de résidence.
Eric Maurin, Le Ghetto français, enquête sur le séparatisme social, Seuil, 2004.
NB : Ce sujet doit impérativement être rendu à l’interrogateur à la fin de l’épreuve. Ne rien inscrire sur cette feuille
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Sujet n° 27
Thème du programme : CLASSES, STRATIFICATION ET MOBILITE SOCIALES

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Après avoir fait un petit calcul préalable, exprimez dans une phrase l’écart relatif entre le patrimoine des
artisans, commerçants et industriels et celui des ouvriers qualifiés (document 1). (3 points)
Question 2 : Quels sont les différents répertoires d’action politique ? (4 points)
Question 3 : Qu’est-ce que le principe de subsidiarité ? (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir présenté l’approche des classes sociales de Marx, vous montrerez qu’elle garde une certaine pertinence
pour analyser la structure sociale aujourd’hui.

Document 1

Document 2
Louis Chauvel montrait en particulier que si l’identification subjective à une classe avait décliné dans les
enquêtes d’attitude, les inégalités entre catégories socioprofessionnelles (conçues comme un instrument
d’objectivation empirique des « classes ») avaient plutôt tendance à stagner voire à augmenter dans de nombreux
domaines, créant une situation paradoxale de décalage croissant entre les dynamiques objectives, polarisant les
groupes sociaux et leurs traductions subjectives, notamment sous la forme d’identification à une « classe ».
Ajoutant la proportion des employés à celle des ouvriers, il rappelait aussi, contre les prophéties
mendrasiennes1 de la « moyennisation », le maintien d’un poids prédominant des « classes populaires » dans la
structure des actifs et plus largement au sein de la population (lorsqu’on tient compte de la dernière catégorie
occupée par les retraités).
Ces constats ne semblent pas avoir été remis en cause par les évolutions récentes dans différents domaines tels
que la santé, l’éducation, les conditions de travail, la consommation…
1. De Henri Mendras, sociologue qui défendait la thèse de la moyennisation.
Frédéric Lebaron, « L’éternel retour des classes sociales », Revue Française de Socio-Économie 2012/2 (n° 10).

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Sujet n° 28

Thème du programme : CLASSES, STRATIFICATION ET MOBILITE SOCIALES

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Faites une phrase donnant la signification des données entourées (document 1). (3 points)
Question 2 : Distinguez régime présidentiel et semi-présidentiel.(4 points)
Question 3 : Comment expliquer l’abstention électorale ? (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir présenté l’approche des classes sociales de Marx, vous montrerez pourquoi elle semble perdre de sa
pertinence pour analyser la structure sociale aujourd’hui.

Document 1

Document 2
S'il y a eu longtemps en France une « classe ouvrière », c'est parce qu'elle était portée et représentée par des
militants, des délégués et des élus. Cette « classe mobilisée », comme dit Bourdieu, faisait exister collectivement un
groupe — par ailleurs traversé par une série d'oppositions (qualifiés/non qualifiés, Français/immigrés,
hommes/femmes, etc.) — avec l'appui des fractions progressistes d'autres groupes sociaux, notamment les enseignants
et les « intellectuels », alliance propre à la France (depuis Jaurès) [...]. Ceux qui choisissaient le « bleu », c'est-à-dire de
rester fidèles à leur origine ouvrière et aux valeurs de solidarité de ce monde, le faisaient aussi pour continuer à «
militer », à « aider les copains », à résister et aussi à espérer un autre avenir. [...] Ils avaient une ouverture d'esprit qui
renforçait leur combat militant. Avec la progressive disparition des ouvriers professionnels et l'éloignement des
intellectuels, le milieu ouvrier a eu aussi tendance à se fermer sur lui-même.
Les « dominés » sont [aujourd'hui] savamment divisés entre eux au travail et ségrégués dans l'espace géographique,
les moins dominés cherchant à échapper au pire en se réfugiant dans les lotissements et à l'écart des cités. [...] Une
honte a progressivement envahi les milieux populaires au fur et mesure que le PCF cessait de pouvoir les représenter,
dont la honte de s'en prendre à plus faible que soi (les immigrés, les « kassosses » [cas sociaux], les érémistes, etc.). Le
tableau social a bien changé depuis la fin des années 1960, avec la défaite ouvrière, la fragmentation des classes
populaires, l'enrichissement d'une classe dirigeante de plus en plus sûre d’elle-même.
D’après S. Beaud, M. Pialoux, « De la fierté à la rage », L’humanité, 20 juin 2002.

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« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »

Sujet n° 29

Thème du programme : CLASSES, STRATIFICATION ET MOBILITE SOCIALES

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Faites deux phrases donnant la signification du 17,8% et du 39,6% (document 1). (3 points)
Question 2 : Quelles sont les transformations démocratiques qui accompagnent la construction européenne ?(4 points)
Question 3 : Quelle est l’importance du pluralisme politique en démocratie ? (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir montré que les critères de différenciation sociale sont multiples dans les sociétés contemporaines, vous
expliquerez pourquoi ils entrainent un brouillage des classes sociales.

Document 1

Document 2
« Les nouvelles générations de plus en plus diplômées sont, en même temps, de plus en plus en difficulté face au marché du
logement et aux conditions de stabilité dans le monde du travail. Chaque nouvelle génération entrant dans le monde du
travail fait face à une situation de précarité d'intensité croissante à des niveaux de diplômes chaque fois plus élevés !
Pourtant, chaque fois, une promesse leur est offerte : « Aujourd'hui, à 20, 25 ans vous connaissez des difficultés mais dans 10
ou 15 ans vous aurez rattrapé vos retards de carrière! » Or, mon travail met en évidence le fait que ces promesses de
rattrapage n'ont été que très partiellement respectées au cours de ces 12 dernières années. [...]
L'un des éléments centraux de la consommation post moderne d'accès à la culture, ce sont les départs en vacances. Dans les
années 70, les voyages formaient la jeunesse. Plus vous étiez jeunes, plus les départs étaient nombreux et lointains avec de
longues nuitées hors du domicile. Aujourd'hui, la courbe des départs en vacances est totalement transformée : les voyages
forment la séniorité. Le point haut des départs en vacances se situe lorsque l'on est propriétaire, que l'on a remboursé ses
crédits, que l'on bénéficie d'une situation salariale ou d'une retraite stabilisée... Les nouvelles générations, pour qui, les
stages, les conditions d'emplois, le remboursement du logement impliquent un certain nombre de soirées nouilles au
beurre... devant la télévision, ont considérablement perdu en termes de journées passées hors du domicile. Lorsqu'ils partent
en vacances, la plupart du temps, c'est dans la résidence secondaire de papa/maman.
« Le clivage des générations : une fracture qui s’amplifie et qui questionne les politiques de la jeunesse », Conférence de Louis
Chauvel, 12 mai 2011.

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« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »


Sujet n°30
Thème du programme : CLASSES, STRATIFICATION ET MOBILITE SOCIALES

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Faites deux phrases donnant la signification des données soulignées (document 1). (4 points)
Question 2 : Quel rôle jouent les groupes d'intérêt dans les démocraties actuelles ? (4 points)
Question 3 : Distinguez démocratie représentative et démocratie délibérative. (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir montré que la fluidité sociale est limitée, vous l’expliquerez par l’interaction entre famille et école.

Document 1
PCS du père

PCS du fils AG ACCE CPIS PI E O TOTAL


AG
22 1 0 0 0 1 4
Agriculteurs Exploitants
ACCE Artisan,
commerçant et Chefs 6 21 6 8 7 8 9
d’entreprise
CPIS Cadre et
Professions intellectuelles 9 22 52 33 22 10 19
supérieures
PI
17 24 26 33 28 23 24
Professions Intermédiaires
E
9 9 6 9 17 12 11
Employé
O
37 24 9 17 26 46 34
Ouvrier
TOTAL
100 100 100 100 100 100 100
Insee, enquête FQP 2003.

Document 2
On sait aussi désormais que l'appropriation de la culture écrite scolaire est au cœur des premiers problèmes rencontrés et des
processus d'échec scolaire. Or, les familles dotées de ressources culturelles livrent à l'école des enfants déjà porteurs de formes bien
constituées d'habileté langagière, de connaissances culturelles diversifiées et même de compétences scolaires non négligeables. Par
exemple, nombre d'enfants apprennent aujourd'hui à entrer dans l'écrit autant chez eux qu'à l'école ; ils apprennent cela, pourrait-
on dire, «au biberon», dans les interactions précoces, ordinaires et fréquentes autour de l'écrit - produit ou lu - qui impose sa
présence et son évidence culturelle au sein du foyer. Pour eux, l'école élémentaire a quelque chose de «familial». Ils y respirent un
air auquel ils sont habitués depuis leur naissance. En revanche, pour les familles les plus dépourvues de ressources et d'expériences
scolaires, seule l'école est en mesure de faire ce qui ailleurs a été partiellement, voire parfois totalement, fait dans l'intimité du
foyer. L'école a donc une responsabilité pédagogique et politique considérable vis-à-vis de ces enfants qui n'ont bien souvent que le
temps passé entre les murs de l'école pour entrer dans la culture scolaire et se l'approprier. Or, il faut beaucoup de temps - des
milliers d'interactions plutôt que quelques dizaines - pour faire acquérir certaines habitudes corporelles ou langagières, certains
modes de raisonnement ou certaines techniques manuelles comme intellectuelles.
Source : Bernard Lahire, « La transmission familiale de l’ordre inégal des choses », Septembre 2011, ENS-LSH, http://ses.ens-
lyon.fr/la-transmission-familiale-de-l-ordre-inegal-des-choses-132108.kjsp

NB : Ce sujet doit impérativement être rendu à l’interrogateur à la fin de l’épreuve. Ne rien inscrire sur cette feuille
BACCALAUREAT ES – Session de juin 2013 – Epreuve orale du second groupe
Sciences Economiques et Sociales
Le candidat a le choix entre deux sujets.

ENSEIGNEMENT SPECIFIQUE

Temps de préparation : 30 minutes - Temps de passage : 20 minutes

« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »


Sujet n°31

Thème du programme : Croissance, fluctuations et crises

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Faites une phrase donnant la signification des données pour la France (document 1). (4 points)
Question 2 : Quelles organisations participent à la mobilisation et à la politisation des électeurs ? (3 points)
Question 3 : Quelles sont les variables lourdes du comportement électoral ? (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir montré que l’accumulation du capital peut être source de croissance, vous montrerez que le progrès
technique joue également un rôle essentiel.

Document 1

Document 2
Un régime de croissance par innovation s'oppose au régime de croissance par imitation, dans lequel
l'économie croît par adoption progressive de changements technologiques ou organisationnels initiés par
d'autres pays. Le choix de l'un ou l'autre des deux régimes de croissance découle de la distance à la frontière
technologique1, car l'incitation à innover ou à imiter n'est pas la même selon le niveau technologique déjà
atteint. Pour reprendre les termes d'Aghion et Cohen, «l'intuition suggère que, pour un pays qui est loin
derrière la frontière technologique, les gains de productivité passent plutôt par l'imitation des technologies
existantes, alors que pour un pays proche de la frontière technologique, c'est l'innovation qui tend à devenir
le principal moteur de la croissance ». L'économie française était dans l'après-guerre une économie «de
rattrapage », dont les gains de productivité étaient fondés sur l'imitation des technologies issues des pays
«leaders» (les États-Unis). Elle aurait aujourd'hui rejoint cette «frontière technologique» mondiale. Ayant
épuisé le précédent gisement de gains de productivité, il lui faut maintenant innover pour continuer à croître.
INSEE, «Innovation et niveau technologique des entreprises industrielles françaises»,
L'économie française, 2006.
1. Un pays à la frontière technologique dispose d’entreprises utilisant les technologies productives les plus avancés.

NB : Ce sujet doit impérativement être rendu à l’interrogateur à la fin de l’épreuve. Ne rien inscrire sur cette feuille
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« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »
Sujet n°32
Thème du programme : Justice sociale et inégalités

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie question qui est formulée ci-
dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Faites une phrase avec les trois données grisées (document 1). (4 points)
Question 2 : Comment la société civile organisée peut-elle influencer le pouvoir politique ? (3 points)
Question 3 : Expliquez l’influence de la socialisation politique sur le vote. (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir présenté les outils de la redistribution, vous montrerez qu’elle peut permettre de réduire les inégalités.

Document 1
Montants moyens des prélèvements et des prestations en 2010 (en euros)
Revenus moyens par unité de
(1) (2)
consommation par quantile
Q1 Q2 Q3 Q4 Q5
Revenu avant redistribution (A) 7 400 15 489 21 191 28 243 53 582
PRELEVEMENTS - 440 - 1 258 - 2 466 - 4 129 - 10 621
Financement de la protection sociale - 521 - 1 204 - 2 021 - 2 989 - 5 803
Dont
Cotisations sociales - 366 - 846 - 1 429 - 2 158 - 3 979
(3)
Impôts directs 81 - 54 - 446 - 1 140 - 4 817
Dont
Impôts sur le revenu et Prime pour l'Emploi (4) 136 131 - 153 - 764 - 4 273
PRESTATIONS 4 332 1 418 1 067 819 600
Dont
Prestations familiales 1 522 851 834 705 543
Aides au logement 1 284 269 102 42 20
Minima sociaux 1 237 175 73 46 25
Revenu disponible (revenu après redistribution) (B) 11 293 15 649 19 792 24 933 43 561
Taux de redistribution (B-A)/A en % 52,6 1,0 - 6,6 - 11,7 - 18,7
Source : D'après « France Portrait social 2011 », INSEE.
(1)
Revenu moyen qui tient compte de la composition des ménages.
(2)
L'ensemble des ménages a été réparti dans cinq catégories de taille égale (20% des ménages) ordonnées selon le revenu. Q1 : 20% des plus
modestes. Q5 : 20% des plus riches.
(3)
Les impôts directs sont les impôts payés directement par le contribuable.
(4)
Les ménages à bas revenu ne payant pas d'impôts sur le revenu peuvent bénéficier de versements au titre de « crédits d'impôts » et de la «
prime pour l'emploi » versée aux actifs occupés ayant perçu des revenus professionnels en dessous d'un certain seuil de revenu.

Document 2
En prélevant une part de richesse à l'aide des taxes, des impôts et des droits de succession, les politiques de redistribution ont fini par rééquilibrer la
répartition des fortunes. [...] On constate que plus la part des prélèvements sociaux est élevée, moins les inégalités sociales sont fortes. La corrélation
entre l'emprise de l'État-providence et l'égalité sociale est très forte. [...] Dans [les pays plus libéraux comme la Grande-Bretagne et surtout les
États-Unis] [...], les politiques de réduction des dépenses sociales, notamment de la sécurité sociale et de la protection des chômeurs, ont
considérablement accentué les inégalités, qui sont près de deux fois plus élevées qu'en France. Les revenus des 10 % les plus riches y sont six fois
supérieurs à ceux des 10 % les plus pauvres; en France, cet écart est de l'ordre de 6 avant les prélèvements fiscaux et tombe à 3,5 après le jeu des
eme
transferts sociaux. Au 20 siècle, les inégalités sociales ont été régulièrement réduites avec l'apparition de l'impôt sur le revenu, l'augmentation
des droits de succession et les diverses charges prélevées sur les entreprises, bien que la tendance soit aujourd'hui considérablement ralentie, voire
renversée. [...] À l'heure où certains se demandent si le capitalisme est réformable, le long travail des États-providence, qui ont réussi à réduire les
inégalités sociales et à garantir les positions occupées par les plus fragiles, permet de répondre par l'affirmative. En effet, alors que le
fonctionnement normal du marché peut creuser les inégalités jusqu'à des degrés extrêmes, les sociétés industrielles ont eu la capacité de l'encadrer,
de lui imposer des règles et, en fin de compte, de le mettre à leur service en l'« enchâssant» dans la société.
François DUBET, Les places et les chances. Repenser la justice sociale, Seuil-La République des idées, 2010

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« La calculatrice personnelle n’est pas autorisée »


Sujet n°33

Thème du programme : Travail, emploi, chômage

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Faites une phrase avec les deux données soulignées. (document 1). (3 points)
Question 2 : Quel est l’impact des médias sur les comportements politiques ? (3 points)
Question 3 : Quelles sont les caractéristiques d’un régime parlementaire ? (4 points)
Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir présenté l’analyse néoclassique du marché du travail, vous montrerez que la fixation du salaire dépend aussi
des institutions.

Document 1
Thèmes abordés dans les accords d’entreprise signés en
2008 (en %)
Thèmes abordés Part d’entreprises Part totale
ayant signé un accord1 de salariés
concernés
Salaires et primes 71,5 42
Epargne salariale 38,7 24,1
Temps de travail 27 18,8
Protection sociale 12,1 13,2
complémentaire
Emploi 6,8 11,1
Formation 9,1 6,8
professionnelle
Conditions de travail 5,9 6
Source : Dares.
Champ : France métropolitaine, entreprises de 10 salariés ou plus du secteur marchand.
1. Plusieurs thèmes peuvent être abordés dans un ou plusieurs accords. Le total des % est donc supérieur à 100.

Document 2
Je considère le débat sur le salaire minimum comme fondamental, non pas tant en raison de ses implications
sur le coût, mais parce qu'il porte essentiellement sur le statut du travail. Les partisans de la suppression du
salaire minimum pensent le travail comme une marchandise. S'il est abondant, il faut, pour qu'il trouve
preneur, que son prix baisse librement. Ceux qui y sont opposés ont une autre conception : le travail est un
projet individuel d'intégration dans une collectivité, ce qui implique que sa rémunération soit suffisante pour
assurer la dignité du travailleur. Lorsque le travail-projet devient travail-marchandise, le lien social se distend
et le travail n'est plus facteur d'intégration. Dans cette seconde conception, le marché du travail est beaucoup
moins « un marché » que le lieu privilégié du contrat social. Les marchandises n'ont pas besoin de penser leur
avenir. Ce sont, à l'inverse, des décennies de luttes sociales qui ont produit les institutions qui régissent
aujourd'hui le marché du travail.
Jean-Paul FITOUSSI, Le Débat interdit, Arléa, 1995.

NB : Ce sujet doit impérativement être rendu à l’interrogateur à la fin de l’épreuve. Ne rien inscrire sur cette feuille
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Sujet n°34

Thème du programme : Travail, emploi, chômage

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Décrire l’évolution des allègements entre 1992 et 2011. (document 1). (4 points)
Question 2 : Quels rôles jouent les partis politiques dans les démocraties actuelles ? (3 points)
Question 3 : Distinguez les effets des scrutins proportionnels et majoritaires sur la sélection des gouvernants. (3 points)

Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir montré que la baisse du coût du travail peut réduire le chômage, vous montrerez qu’une telle politique peut
engendrer du chômage keynésien.

Document 1

Insee.

Document 2
Le chômage n'est donc pas une exception mais la norme dans une économie laissée à elle-même, dès lors que
l'incitation à investir est insuffisante. Une telle économie est pourtant en situation d'équilibre (de sous-
emploi), c'est-à-dire dans un état qui risque de se perpétuer parce que les agents économiques n'ont aucune
raison de modifier les comportements ou les décisions qui y ont conduit. En d'autres termes, contrairement à
la logique néoclassique du marché du travail, il n'existe ici aucune force de rappel qui écarterait du sous-
emploi. La régulation par les prix est inopérante.
John Maynard Keynes, Théorie générale de l'emploi. de l'intérêt et de la monnaie (1936), Payot, 1998.

NB : Ce sujet doit impérativement être rendu à l’interrogateur à la fin de l’épreuve. Ne rien inscrire sur cette feuille
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Sujet n°35

Thème du programme : Intégration, conflit et changement social

Avertissement au candidat : On attire votre attention sur le fait que ce thème ne doit pas être confondu avec la vraie
question qui est formulée ci-dessous et qu’il en définit seulement le cadre principal d’étude.

Maîtrise des savoirs et des savoir-faire (10 points)


Question 1 : Présentez l’évolution de la précarité de l’emploi après avoir fait un ou plusieurs calculs de votre choix.
(document 1). (4 points)
Question 2 : Quelles différences y a t-il entre les partis politiques et les groupes d'intérêt ? (3 points)
Question 3 : Distinguez régime parlementaire et régime présidentiel. (4 points)
Question principale à traiter à partir des connaissances personnelles et des deux documents ci-dessous (10 points) :
Après avoir montré que le travail est une instance fondamentale d’intégration, vous montrerez comment ses évolutions
récentes peuvent fragiliser la cohésion sociale.

Document 1

Document 2
Le travail (…) occupe une place essentielle dans l’existence des individus qui, malgré la tendance historique à la
diminution de la durée du travail, y consacrent encore en moyenne une bonne part des heures de la journée
pendant plus de la moitié de leur vie d’adulte. Il détermine leur niveau de vie, puisqu’à chaque profession est
associé un niveau de salaire ou de revenu. Même si d’autres critères de hiérarchie et de classification sociales
fondés sur la vie culturelle tendent à s’imposer, le travail demeure pour longtemps au principe d’une grande
part de leur identités sociales telles qu’elles s’imposent dans le regard des autres. Et même des identités
personnelles : la pression à identifier sa personne à sa profession est si forte qu’elle a fini par s’inscrire dans le
langage courant : « je suis prof », « je suis poissonnier », « je suis caissière ».
C.Baudelot, M.Gollac, « Travailler pour être heureux ? » Fayard, 2003.

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