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CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


dernier ont été prononcées partiellement par Guy Deloche

Intervention de début de conseil

Merci Monsieur le maire de me donner la parole, je souhaitais vous interroger sur deux points
:

- le premier concerne l'avancement des travaux des auditeurs financiers, les messieurs de
Deloitte. Où en sont-ils, que ressort-il des premières investigations qui ont été faites, quand va
intervenir la 1ère restitution et avez-vous déjà défini les modalités d'associations des saint-
mauriens et parmi ceux-ci des élus ;

- le deuxième point concerne la politique logement et notamment les résultats de la réunion du


comité régional de l'habitat qui s'est tenue, il y a peu de temps et à laquelle vous avez
participé.….

Au cours de cette réunion, les membres du comité ont examiné le bilan de la ville de Saint-
Maur en matière de logement pour la deuxième période triennale (2005-2007) d'application de
l'article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU). Au niveau
national, les 730 communes concernées par l'article 55 devaient construire 63 000 logements
sociaux au cours de la période. Elles en ont finalement produit 93 000, soit un dépassement de
48%. Sur ces 93 000 nouveaux logements, 35 500 - soit 38% - ont été réalisés en Île-de-
France. Celle-ci s'est d'ailleurs montrée plus dynamique que la province. Elle a en effet
dépassé son objectif de construction de 58%, contre "seulement" 42% pour le reste de la
France métropolitaine. Saint-Maur n'a, quant à elle, pas respecté son objectif puisque le taux
de réalisation de son propre objectif (~ 250 logements) s'établit à seulement 17%.

Comment entende-vous, Monsieur le Maire redresser cette situation ?

Philippe Rosaire
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


dernier ont été prononcées partiellement par Guy Deloche

Affaire n°14 : cahier des charges relatif aux prestations de transport des ordures ménagères

Les deux marchés de transport et d'incinération des déchets arrivent à échéance en fin d'année
et donc il faut bien, en attendant la mise en place du tri sélectif à la source, puisque c'est je
crois l'objectif, assurer la transition.

En matière de gestion des déchets, l'équipe précédente a toujours privilégié une approche
court terme, une approche par les coûts complètement myope puisqu'elle laisse les enjeux de
long terme.
Au nom de cette approche, nous avons, passez moi l'expression, "trimbalé" nos ordures
ménagères dans toute l'île de France sans grand souci du futur.

J'espère que ces choses vont changer et j'ai deux questions :

est ce que la proximité des sites sera enfin pris en compte et surtout est ce que l'on va faire
travailler préférentiellement les centres proches de nous. Il y a des capacités de production
inutilisées pas très loin, à Créteil par exemple.

Et puis, deuxième question, et c'est sans doute la plus importante, quand va être mis en place
le tri sélectif à la source ? Quelles en seront les modalités : combien de bacs y aura-t-il et
comment le service sera-t-il financé. Est ce que vous envisagez d'instituer comme cela se fait
de plus en plus, une redevance spéciale frappant les gros producteurs de déchets de manière à
instaurer un peu justice et à alléger la charge qui paye sur les ménages. Je crois qu'il serait bon
d'informer le conseil sur ces points.

Philippe Rosaire
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


dernier ont été prononcées partiellement par Guy Deloche

Affaire 17 : Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public des ordures ménagères

Normalement la remise du rapport doit permettre la tenue d'un débat ou au moins de poser des
questions. Je crois que le débat sur le sujet, il a eu lieu, pendant la campagne municipale, tous
les candidats, à l'exception d'un, ont proposé la mise en place du tri sélectif.

Le bilan qui nous est présenté est, en matière de préservation de nos intérêts à long terme,
médiocre. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les indicateurs fournis :
Le taux de recyclage des déchets est bas, 13,2 %, c'est la résultante du mode de
fonctionnement actuel. C'est bien en deçà de ce que permettrait le passage au tri sélectif à la
source (au moins 30%).

Les explications données dans le rapport pour redonner un peu de lustre au bilan de l'année
sont peu convaincantes. L'opération qui consiste à faire passer pour une opération de
recyclage, la destruction par incinération des déchets ménagers (la valorisation matière) dans
le but d'améliorer le taux global est un artifice. L'incinération n'est pas une opération de
recyclage…

Aujourd'hui, nous devons être la seule ville du Val de Marne à ne pas avoir mis en place le tri
sélectif à la source. Nous sommes la seule ville du Val de Marne à utiliser toutes sortes de sac
poubelles pour stoker nos déchets avec le résultat que l'on connaît : des déchets éparpillés
dans toute la ville au gré du vent.

Pour préparer l'avenir, il est important de faire preuve de pédagogie et de sortir d'un discours
centré sur les coûts. Les gens ne sont pas uniquement préoccupés par des considérations
utilitaristes de ce type. Les Saint-Mauriens ont, en matière environnementale, un haut niveau
de conscience. Discutez avec eux et vous le verrez. Des trottoirs nets, la préservation de
ressources naturelles rares par le recyclage, la moindre pollution parce que l'on incinère
moins, cela a un coût, certes, mais bien des personnes sont prêtes à l'assumer. Posez la
question et vous serez sûrement surpris de la réponse…

Sur un autre plan, les coûts à la tonne présentés dans le rapport ne sont pas véritablement
justifiés.

le calcul d'amortissement n'est ainsi pas vérifiable,


les frais de structure ne sont pas totalement répercutés,
il manque des coûts salariaux notamment ceux des personnels de la déchetterie qui sont
imputés en services communs ainsi que ceux des conducteurs des petites voitures qui
sillonnent la ville traquant les déchets. Ces personnes la sont imputées en section propreté de
même que les personnes qui sont embauchés pour les campagnes de ramassage des feuilles.

La législation sur la collecte et le tri des déchets ne peut que se durcir à cause des impacts
environnementaux et l'incinération risque à terme de devenir un traitement d'exception. La
ville de Saint-Maur doit rattraper son retard dans les plus brefs délais.
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


dernier ont été prononcées partiellement par Guy Deloche

Je crois qu'il faut maintenant, je l'ai dit tout à l'heure, que les choses aillent vite et qu'elles se
fassent dans la plus grande des transparences. La mise en place du tri sélectif monsieur le
maire était une de vos priorités et cela tombe bien, c'est aussi l'une des nôtres. Je pense que
sur ce sujet vous avez déjà avancé. Il serait de bonne gouvernance que d'en parler aux élus, ici
ou en commission ou dans le cadre d'une autre réunion.

Philippe Rosaire
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

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Affaires n°14 et 17 : Interventions d’Elisabeth Bouffard-Savary

Intervention pour l’affaire n°14

Tout d’abord, je constate qu’il est proposé au vote un document (le cahier des charges relatif
mentionnée ci-dessus) qui n‘est pas transmis aux conseillers municipaux.
Cela étant, nous nous le sommes procurés. Pas de commentaires particuliers à ce stade de la
procédure.
Cela étant ,il a été annoncé en début de mandature, la réalisation d’une étude de faisabilité de
tri sélectif pour les déchets ménagers. Où en sommes-nous sur ce dossier ? ?

Vote : Approbation : Unanimité

Informations fournies en réponse (yc pour l’Affaire n°17)

Le Conseiller municipal, délégué, entre autres, aux ordures ménagères, a fourni des
informations sur l’état des réflexions.
Elles sont les suivantes (sauf erreur et omissions involontaires).

Il y aurait : 2 ramassages (ou flux) /semaine pour les déchets ménagers résiduels (non
recyclables) ; les déchets seraient collectés en bac (ce qui signifie la suppression des sacs
poubelles divers et variés)
1 ramassage (ou flux)/semaine pour les déchets recyclables (plastique, carton, alu,
acier, papier, etc.)
1 ramassage (ou flux) complémentaire ponctuel pour les déchets verts (dans des
sacs réutilisables).
Un dernier flux serait constitué pour le verre ; il se ferait par apport volontaire mais serait
optimisé.

En résumé, 1 tournée générale en moins mais 2 tournées sélectives en plus (dont une plus ou
moins saisonnière ?).

Elisabeth Bouffard-Savary
« Saint-Maur Solidaire »
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

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Affaire n°18 : avis du conseil municipal sur la demande d'autorisation souscrite par le groupe
Tirfer

Nous allons voter contre cette délibération et cela bien que nous souscrivons aux objectifs de
préservation de l'environnement qui sont avancés. Mais nous ne pouvons voter un rapport qui
aboutit à faire peser sur une activité, qui est quand même une activité de main d'œuvre, a
priori non délocalisable, des contraintes qui renchérissent les coûts des industriels sans que
vous suggériez une ébauche de solution.

Cette délibération est politicienne. A la lire, on a l'impression que vous voulez surfer sur la
vague du développement durable, phénomène dont vous sentez bien la profondeur. Vous voilà
devenu le champion de l'environnement et le champion de la défense des consommateurs de
poissons pêchés dans la Marne. Comme si Bonneuil était un grand port de pêche…

Je crois, Monsieur le Maire, que vous seriez plus crédible dans ce rôle de défenseur de
l'environnement si vous faisiez dans l'attente du tri sélectif incinérer nos déchets au Syctom
d'Ivry en utilisant la voie d'eau très peu polluante…

Vous seriez également plus crédible si votre attrait pour l'environnement formait un ensemble
cohérent et si parmi les 1ers de vos objectifs, il n'y avait pas le barrage au TVM qui est
pourtant un moyen de préserver un air à peu près respirable dans la ville.

Nous avons pris contact avec les élus de Créteil et de Bonneuil. Ces deux villes ont donné un
avis favorable à la société Tirfer, à l'unanimité pour Bonneuil, c'est-à-dire droite et gauche
réunis.

Il y a des choses qu'il ne faut pas instrumentaliser. L'environnement en fait partie. Nous ne
pouvons pas approuver une délibération qui omet des informations et qui revient finalement à
opposer préservation de l'environnement et activité ou emploi de l'autre côté.

Philippe Rosaire
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

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Affaire n°18 : Intervention d’Elisabeth Bouffard-Savary

Contexte

Il était demandé de bien vouloir, « en l’état du dossier, d’émettre un avis défavorable sur la
demande d’autorisation du groupe TIRFER. Un avis favorable pourra être formulé lorsqu’en
addendum portant sur les points suivants1 aura été produit attestant que l’entreprise a pris les
dispositions complémentaires pour garantir » l’absence de risque de pollution. Cet avis
s’inscrit dans le cadre de l’enquête publique ouverte à cet effet (2/6/2008-2/7/2008).

Intervention2
Les risques de pollution sont présentées de manière assez « apocalyptiques » dans le dossier et
il convient de revenir sur l’ « historique » du dossier pour mieux évaluer la situation.

Historiquement, deux sociétés DUPUYet TIRFER (traitement et valorisation de ferrailles et


mâchefer), agissant en partenariat, avaient une même autorisation d’exploitation.

Ces 2 sociétés se sont autonomisées et il est apparu nécessaire que leur situation soit
régularisée et que chacune d’elle bénéficie d’une autorisation d’exploitation. Il ne s’agit donc
pas d’une nouvelle activité mais d’activités existantes pour lesquelles la ville de Saint-Maur
n’était pas intervenue jusqu’à présent .

La société Tirfer, dans le cadre de l’enquête publique (ouverte du 2/6/2008 au 2/7/2008), a


versé un dossier élaboré sur une période assez longue ;entre temps, celle-ci a procédé à de
nombreuses améliorations (dont la plupart figurent à l’appui du vote défavorable demandé au
Conseil Municipal), sans pour autant le modifier. Il s’agit donc d’une maladresse de la part de
la société TIRFER.

C’est ainsi que le tapis transporteur de mâchefer est déjà couvert, que le dispositif d’aspiration
des poussières s’est révélé inutile, que la suppression de bruit (pour lequel il est demandé des
propositions) ne concerne que les entreprises locales (et non la commune).
Par ailleurs, il faut savoir que la DIREN et l’ADEME ont donné un avis favorable à ce
dossier.

Dans un tel contexte, il aurait plus adapté de proposer un avis favorable, avec réserve, ce qui
aurait permis d’avoir un vote unanime du Conseil sur ce dossier.

1
Ces points concernaient, entre autres, le traitement de la totalité des eaux usées, la couverture du tapis
transporteur de mâchefer, la mise en place d’un dispositif d’aspiration des poussières, des propositions à fournir
pour supprimer l’émergence de bruit, etc…
2
Il s’agit du sens de l’intervention.
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


dernier ont été prononcées partiellement par Guy Deloche

En tout cas, un vote défavorable, aux motifs énoncés constitue un risque, celui d’affaiblir les
positions ultérieures de la commune sur des sujets de même nature.

Nous voterons contre votre proposition, Monsieur le maire.

Elisabeth Bouffard-Savary
« Saint-Maur Solidaire »

Vote : Contre : 4 (« Saint-Maur Solidaire »)


Approbation : 45
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Affaire n°19 : aménagement du site des facultés

Nous allons voter contre ce rapport qui ne nous parait pas aller dans le sens des intérêts des
Saint-Mauriens. Il ne va pas dans le sens de la déclaration d'investiture que vous avez faite
lors du conseil d'installation où vous aviez indiqué votre désir de prendre en compte la
question du logement social.

Notre ville souffre, vous le savez aussi bien que moi, de 3 déséquilibres majeurs qui sont par
ordre d'importance :
une insuffisance grave de logements locatifs accessibles à tous (en clair des logements
sociaux),
une insuffisance grave d'entreprises de taille moyenne, génératrices de ressources de taxe
professionnelles,
une insuffisance de services publics ou d'équipements publics.

Ces déséquilibres sont dus à la gestion de l'équipe précédente qui a refusé de prendre du recul
et de considérer les problèmes dans leur globalité, refusant d'investir quand il le fallait et
refusant la dissémination de logements sociaux dans la ville ce qui aurait pourtant été la
meilleure des solutions Aujourd'hui, la seule réserve foncière d'ampleur, c'est la Zac des Facs
et cette Zac doit incorporer des logements sociaux en nombre suffisant.

Pour justifier vos choix, vous mettez en avant votre volonté de préserver un quartier qui serait
sinon trop densifié. Mais Monsieur le Maire, en quoi la substitution de 15 000 M2 de bureaux
à des M2 de logement constitue-t-elle une dédensification. Sur la place de la Louvière, ce qui
gêne les personnes du quartier, c'est notamment l'immeuble de bureaux qui empiète sur la
chaussée. Et vous voulez faire pareil sur la Zac des Facs. C'est une supercherie !

Dans le projet précédent, il y avait 13 000 M2 de logements sociaux, il n'y en a plus que 12
000 dans le votre. Il y avait également une résidence étudiante de 3000 M2. Elle n'y est plus,
reportée ailleurs dans la ville, reportée aux calendes grecques oui ! Décidément Saint-Maur
n'aime pas les étudiants. Après la perte du statut de ville universitaire voila que la ville leur
refuse le droit de se loger.

Le protocole que vous présentez évacue la question des écoles primaires. Où allons nous
scolariser les enfants des nouveaux habitants ? Le projet réduit considérablement la surface
réservée au collège ! De 12 000 M2, il passe à 8 600 M2, qu'est ce qui est à l'origine de cette
réduction ?

Le projet que vous présentez ne respecte pas les conclusions du commissaire enquêteur. Il va
même à l'inverse !

Ce que celui-ci proposait allait pourtant dans le sens des recommandations du SDRIF qui
préconise de renforcer les zones d'habitation à proximité des pôles de transport public.
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


dernier ont été prononcées partiellement par Guy Deloche

Le gouvernement que vous soutenez a d'ailleurs validé le concept de densification limitée


inclus dans le SDRIF. Or sur la ZAC des Facs, nous sommes dans ce cas de figure avec un
Coefficient d'Occupation des Sols (COS) qui est conforme à ce que l'on trouve dans des ZAC
de cette taille.

Pour ce qui nous concerne, nous avons toujours dit qu'il fallait augmenter la part réservée à
l'activité dont l'absence pénalise les finances de la ville. Mais cela peut se faire sans réduire
pour autant les M2 de construction sociale.

Nous ne pouvons donc pas être d'accord avec une proposition consistant à troquer des
logements contre de l'activité. Votre délibération n'est pas équilibrée, nous ne la voterons
pas.

Philippe Rosaire
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


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Affaire 20 : loi de prévention de la délinquance

De tous les textes législatifs concoctés par Nicolas Sarkozy, celui dont découle la disposition
que nous devons retranscrire est l'un des plus contestés, dans sa philosophie comme dans son
contenu.

Vous connaissez, Monsieur le Maire, la position des partis que nous représentons sur cette loi.
Cette position a été suffisamment répercutée pour que nous ne revenions pas dessus ce soir.

Sachez simplement que les contours du conseil de prévention de la délinquance, que vous
nous demandez de mettre en place, sont trop flous pour que nous puissions l'instituer. Les
craintes de voir ce projet renforcer, sans contreparties, les pouvoirs du maire et mettre en
place le contrôle et le fichage des personnes présentant des difficultés sociales, éducatives et
financières, sont trop grandes.

Nous ne voterons donc pas cette délibération.

Philippe Rosaire
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


dernier ont été prononcées partiellement par Guy Deloche

Affaire n°25 : Vente à ORPEA du terrain 4, 6, 8 rue Vassal : modifications des conditions de
vente

Contexte

Il a été décidé (septembre 2007) de vendre à la société ORPEA le terrain communal situé
4/6/8 rue vassal pour la réalisation d’une unité Alzheimer de 14 lits permanents et 10
d’accueil de jour, d’une unité d’accueil de personnes dépendants de 51 lits, de services
affectés à l’établissement (soins, restaurant, etc..). Les représentants de la société ORPEA
sollicitent une surdensification par rapport au Plan d’Urbanisme (+300m2) pour l’installation
d’une unité de grands soins. Il est demandé, entre autres, de confirmer la décision de la vente
du terrain.

Intervention3

On ne pourrait qu’être satisfaits de l’implantation à Saint-Maur de nouvelles capacités pour


l’accueil des personnes dépendantes et notamment, atteintes de la maladie d’Alzheimer.
Pour autant, le terrain vendu par la commune pour ce projet l’est à une société privée et là, est
la question.

Qui est ORPEA ?

Cette société gère 21 403 lits, répartis sur 229 sites, répartis en France principalement, mais
également en Belgique, en Italie, en Espagne. Son chiffre d’affaires, de plus de 500 millions
d’€ en 2007, progresse de 30% par an et sa rentabilité opérationnelle courante est de l’ordre
de 30% également. Cette activité est donc une activité très rentable.

En effet, le prix (plancher) de journée pour l’hébergement4, pratiqué par ORPEA (si l’on se
réfère à l’unité implantée à Joinville : Résidence « Vallée de la Marne ») est de 91,60€, le plus
élevé des établissements privés du Val de Marne ; ce prix est par ailleurs supérieur d’environ
30% à celui des établissements publics (exemple : Résidence de l’Abbaye : 67,48€ )5.
Qui peut avoir accès à ce type d’établissement alors que la retraite moyenne de 1 200€/mois ?
Il y effectivement l’A. P. A mais ce n’est pas suffisant et, par ailleurs aucune place ne sera
habilitée au titre de l’aide sociale dans cet établissement, ce qui en réduit l’accès à ceux qui en
ont les moyens financiers.

Les besoins à Saint-Maur sont importants. Aujourd’hui, l’offre est de 701 places (Maisons de
retraite+EPHAD+logts foyers) soit un taux d’équipement de 103 lits pour 1000 personnes (de
plus de 75 ans), pour 123 dans le 94, 133 en Ile de France et 140 en France. En 2015, compte
tenu de l‘évolution de la population, il faudra sans même améliorer ce taux d’équipement, 1
100places, soit 400 de plus qu’aujourd’hui.
3
Il s’agit du sens de l’intervention.
4
Couvre les frais d’administration générale, d’accueil hôtelier, de restauration, d’animation.
5
Encore faut-il comparer à prestations équivalentes : prise en charge ou non du nettoyage du linge, par exemple.
CONSEIL MUNICIPAL DU 7 JUILLET 2008

Du fait de l’absence inopinée de Philippe Rosaire, une partie des interventions de ce


dernier ont été prononcées partiellement par Guy Deloche

Il y a donc des efforts importants à faire en ce domaine mais, ce dont les saint-mauriens ont
besoin ce son des structures publiques, financièrement accessibles à tous.

Pour cette raison, nous voterons contre le projet de vente à ORPEA.

Elisabeth Bouffard-Savary
« Saint-Maur Solidaire »

Vote : Contre : 4 (« Saint-Maur Solidaire »)


Approbation : 45