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Conference Paper · February 2011

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Abourrig Abdelmonaim
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Colloque international sous le thème :« Le développement local : mécanismes,

stratégies et gouvernance », FSJES D’Agadir, Agadir 2011

Application des TIC au développement local : cas des préfectures de la région Souss Massa Draa

Rachid OUMLIL

Docteur en sciences de gestion Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales

-Marrakech-

E-mail : Oumlil.rachid@gmail.com

Abdelmonaïm ABOURRIG Master recherche en Économie et Gestion des Organisations Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales

-Agadir-

E-mail : abourrig2007@gmail.com

Mustafa MAKHOUKH

Ingénieur d’Etat en Télécommunications Institut National des Postes et Télécommunications (INPT)

-Rabat-

E-mail : mustafa.makhoukh@gmail.com

Résumé :

Depuis 2008, le gouvernement marocain est engagé dans un processus de modernisation du secteur public. Dès lors, il a lancé une stratégie nationale de numérisation de ses administrations qui vise à rapprocher ces dernières des besoins des citoyens au travers l’amélioration de la qualité de service fourni. De leur côté, les préfectures et les collectivités locales, pilier du développent local, sont concernées par cette numérisation. Elles ont investi en Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sans pour autant garantir la réussite de leur application.

L’objectif de cette communication est d’explorer l’application des TIC au développement local, ceci au travers une étude empirique menée auprès des collectivités locales des trois grandes préfectures de la région de Sous Massa Draa.

Mots clés : Développement local, Collectivités locales, Technologies de l'Information et de la Communication, Services publics

Axe : Développement local

Introduction Depuis 2008, le gouvernement marocain est engagé dans un processus de modernisation du

secteur public. Dès lors, il a lancé une stratégie nationale de numérisation de ses

administrations qui vise à rapprocher ces dernières des besoins des citoyens au travers

l’amélioration de la qualité de service fourni. De leur coté, les préfectures et les collectivités

locales, pilier du développent local, sont concernées par cette numérisation. De ce fait, elles

ont investi en Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sans pour autant

garantir la réussite de leur application.

Par ailleurs, le processus de numérisation des administrations, intitulé e-gouvernement, joue

un rôle important d’implication des citoyens et des entreprises dans les collectivités locales

(Heeks, 2001; InfoDev, 2002 ; Moon, 2002 ; Scheln, 2007).

Cette communication a pour objet d’explorer l’application des TIC au développement local.

Ceci à travers l’administration d’un questionnaire auprès des collectivités locales de la

préfecture de Chtouka Aït Baha.

Revue de littérature

Ces dernières années connaissent une forte intégration des Technologies de l’Information et

de la Communication (TIC) dans le secteur public. Cette intégration vise l’exploitation des

opportunités offertes par ces technologies pour la restructuration des administrations

publiques.

L’e-gouvernement est reconnu selon certains auteurs comme une transformation dans la

culture organisationnelle du gouvernement (Scheln, 2007 ; Hanna, 2010). Par ailleurs,

d’autres soutiennent que les gouvernements sont mandatés par les demandes des citoyens et

des entreprises d'opérer de nouvelles structures et paramètres présentés par la technologie de

l'information et de la communication (Osborne & Gaebler, 1992 ; Heeks, 2001). En effet, les

exigences actuelles sollicitent une transformation radicale des services, et modifient

fondamentalement la nature du gouvernement.

Le-gouvernement implique l’usage des TIC, surtout l’Internet, pour le développement de la

qualité des services, des fonctions ainsi que du processus de gouvernance (Cottrill, 2001;

Heeks, 2001; Watson & Mundy, 2001 ; Moon, 2002). Il peut être considéré comme un modèle

émergent où sont impliqués les citoyens et l’Etat (Ifinedo, 2007). La contribution des citoyens

à la formulation et l’implémentation des politiques est reconnue et valorisée (Navarra &

Cornford, 2003). D’ailleurs, l’e-gouvernement doit introduire, selon Wimmer et Traunmuller (2001), les trois éléments suivants:

La restructuration des fonctions et des processus administratif ;

L’amélioration de la coordination et de la coopération au travers de l’administration publique ; et

Le suivi de la performance publique.

Les investissements en TIC peuvent être regroupés en trois catégories (Scheln, 2007) :

l’infrastructure, le matériel et les applications. Les deux premières catégories constituent le moyen de communication qui relie les différents établissements ou régions du gouvernement. L’un des principaux impacts technologiques de ces deux catégories est le renforcement de la communication à travers les e-mails. Ces outils de communication électronique éliminent les contraintes liées à la géographie, à l’espace et au temps avec un profond effet sur l’organisation (Rahm, 1999 ; Scheln, 2007). En effet, ces nouveaux moyens de communication réduisent le temps gaspillé en déplacement, assurent une communication instantanée, permettent une vitesse de résolution de problèmes, accroissent le partage de données et assurent une accessibilité à l’information.

Le troisième investissement majeur est les applications, notamment celles basées sur le web. En effet, la présence des collectivités locales sur le web maintient une relation interactive avec les citoyens, les visiteurs et également avec les investisseurs. Certains auteurs avancent qu’une présence de qualité sur le web est le plus utilisé par les gouvernements locaux pour améliorer leurs processus administratifs internes et externes et créer l’efficience de la livraison des services publics (Horrigan, 2003 ; Scheln, 2007).

Selon les Nations Unies et l'ASPA (2002), il existe cinq grandes étapes de l'e-gouvernement. L'absence d'un site Web des établissements publics et de la collectivité locale n'est pas définie par une étape, mais il peut être considéré le stade de départ ou stade "0". Par ailleurs, le premier stade est l’émergence d’une présence sur le Web, qui comporte des informations statiques présentées sous forme d’une brochure en ligne. L'objectif principal de cette scène Web émergente est de fournir un mécanisme en ligne pour communiquer les principales informations générales sur le gouvernement pour les citoyens et organismes intéressés. Malgré cette présence sur le web les informations publiées ne sont pas axées sur le citoyen.

Quant au deuxième stade, il connaît un renforcement de la présence sur le Web. En effet, le rôle de ce dernier devient associer à des informations sur les services, bien qu'il soit toujours

organisé par les ministères plutôt que par des groupes d'utilisateurs. Cette étape offre une communication plus au moins avancée par rapport au stade précédant.

Le troisième stade se matérialise par une présence interactive sur le Web. Cette présence commence à être plus au moins centrée sur le citoyen de l'e-gouvernement. Dans cette phase, les services ne seraient pas répertoriés par secteurs ministériels, mais plutôt par domaines fonctionnels. Les sites fournissent des formulaires téléchargeables en ligne, les contacts et les e-mails des différents employés de l'État, ainsi que des liens vers d'autres sites Web gouvernementaux.

Le quatrième stade est le Web transactionnel. À ce stade, le site web offre la possibilité d'effectuer des transactions sécurisées en ligne. En plus d’une information dynamique et centrée sur le citoyen, il peut offrir une variété d'opérations, y compris le paiement des services, des factures et des impôts. Le Web transactionnel comprend, en plus des services fournis au stade précédant, l'utilisation des signatures numériques.

Le dernier stade suppose un gouvernement intégré. Bien que cette étape représente un idéal, il n'y a pas d'exemple réel de son application. Elle implique une inter-agence, approche intergouvernementale qui affiche un seul front, quelle que soit la zone de service. Par exemple, un site Web offrirait des services gouvernementaux et locaux par l'intermédiaire du portail d'État sans que l'utilisateur final en connaisse à quel niveau de gouvernement le service soit fourni. Ce portail, qui matérialise une intégration verticale et horizontale, exigerait une véritable transformation organisationnelle par rapport aux limites bureaucratiques et administratives.

Les avantages de l'e-gouvernement prennent différentes formes. Certaines d’entre elles ont trait à une fourniture de services rapides, peu coûteuse à la population (Heeks, 2001 ; Hanna, 2010). Outre, l’e-gouvernement suscite, selon certains auteurs, le développement socio- économique et des réformes politiques dans les pays en développement (Breen, 2000; Cottrill, 2001; Kaaya, 2003; Ifinedo, 2007; InfoDev, 2002 ; Hanna, 2010). Il permet, également, aux citoyens de participer à la gouvernance de leur pays ( Cottrill, 2001; Heeks, 2001; Moon, 2002 ; Ifinedo, 2007 ; Hanna, 2010). Cet avantage est plus important dans les pays en développement, où la gouvernance exclut la majorité de leurs populations soit par commission ou omission (Beaumaster, 2007).

De même, les pratiques de corruption qui représente une pratique courante dans de nombreux pays en développement, pourraient bénéficier d'une initiative délibérée e-gouvernement (Ifinedo, 2007; InfoDev, 2002).

Malheureusement, plusieurs contraintes limitent la diffusion et l’intégration des TIC, précisément dans les pays en développement. En effet, ces pays connaissent une lente diffusion des initiatives d'e-gouvernement due à plusieurs facteurs. Les orientations culturelles du gouvernement, le manque d’infrastructures et les contraintes organisationnelles, politiques, économiques et sociales sont les principaux facteurs contraignants cette diffusion. ( Odedra et al, 1993; Moulder, 2001; Heeks, 2001; Mbarika et al, 2002; Ifinedo, 2007).

Méthodologie

Cette communication vise l’exploration de l’application et de l’usage des TIC dans les collectivités locales. Ceci permettra une évaluation des étapes franchies par le gouvernement marocain dans le processus d’intégration des TIC dans les collectivités locales. La revue de littérature a permis de dégager l’ensemble des aspects de l’usage de ces technologies par les gouvernements, notamment les gouvernements locaux et les collectivités locales. Outre, elle a fournis les différents niveaux à parcourir par l’e-gouvernement, ainsi que les avantages tirés de cette intégration.

Les collectivités locales de la préfecture de la province de Chtouka Aït Baha représentent l’échantillon de cette communication. En effet, cette préfecture est constituée de vingt deux communes, dont de deux municipalités et vingt communes rurales. Le questionnaire a été administré auprès de vingt collectivités locales réparties comme suit :

Tableau 1: Tableau de répartition de l’échantillon dans la préfecture

Type commune

Nombre

Fréquence.

Rurales

18

90,0%

Urbaines

2

10,0%

Total

20

100%

Le questionnaire a été adressé aux secrétaires généraux et aux présidents des conseils communaux. Quand aux deux autres communes, elles n’ont pas répondu au questionnaire suite à l’absence des concernés.

En ce qui concerne l’analyse des questionnaires, la méthode proposée est scindée en trois phases chronologiques (Bardin, 2003). Tout d’abord, la pré-analyse qui est la phase d’organisation. Durant cette période, nous avons organisé notre plan d’analyse. La deuxième phase, l’exploitation du matériel. En effet, l’analyse des questionnaires a été effectuée grâce au logiciel sphinx. Enfin, la troisième phase, le traitement des résultats qui nous a permis d’avoir un aperçu sur l’application des TIC dans les collectivités locales.

Résultats

L’analyse du questionnaire a permis de dégager trois axes. Le premier concerne l’état des lieux de l’usage des TIC dans les collectivités locales de la préfecture en question. Quant au deuxième, il s’intéresse à la question d’intégration des TIC dans ces collectivités. En fin, le dernier axe discutera les contraintes limitant le développement de ces technologies.

État des lieux des TIC dans les collectivités locales

L’usage des TIC par les collectivités locales de la préfecture de Chtouka Aït Baha est en phase embryonnaire. Elles disposent toutes du matériel informatique 1 . 55% de ces collectivités disposent d’un réseau Internet et seulement 20 % sont équipées d’un réseau interne. L’absence totale de l’usage des progiciels gestion intégrée ainsi que de l’Extranet et de l’Intranet est remarquable. Ces trois derniers outils assurent les interconnexions soit au sain de la commune, soit avec les autres établissements publics.

Les figures (1) et (2) soulignent que les moyens de communication traditionnels sont les plus utilisés. Concernant la communication interne, 10% utilisent les e-mails comme moyens de communication au niveau de la commune et seulement 5% exploitent les opportunités offertes par le réseau interne. Par ailleurs, la proportion de l’usage de ces deux derniers moyens connaît une légère augmentation lorsqu’il s’agit de la communication externe.

lorsqu’il s’agit de la communication externe. 1 Ordinateurs, imprimantes, photocopieuses, scanner, etc.

1 Ordinateurs, imprimantes, photocopieuses, scanner, etc.

De même, la fréquence d’utilisation des nouveaux moyens de communication est loin d’être au niveau

De même, la fréquence d’utilisation des nouveaux moyens de communication est loin d’être au niveau des attentes. En raison de la faiblesse de l’utilisation des ces moyens ce résultat est évident. En effet, l’utilisation des e-mails comme moyen de communication vient en quatrième rang, après le Téléphone, le Fax et les correspondances par la voie hiérarchique (Figure 3 et 4).

Outre, une question sur la possession d’un portail Web vise la détermination du stade auquel les collectivités locales sont parvenues. En effet, seulement une seule municipalité dispose d’un site web. Ce qui met en évidence que les collectivités locales sont encore au stade "0".

les collectivités locales sont encore au stade "0". Déterminant et motifs de l ’intégration des TIC
les collectivités locales sont encore au stade "0". Déterminant et motifs de l ’intégration des TIC

Déterminant et motifs de l’intégration des TIC dans les collectivités locales

La situation actuelle de l’usage des TIC par les collectivités locales est due à plusieurs facteurs. En effet, la volonté politique, la capacité financière et la disposition de compétences nécessaires sont, selon les interviewés, les principaux facteurs déterminants de la décision de

de compétences nécessaires sont, selon les interviewés, les principaux facteurs déterminants de la décision de

l’intégration des TIC dans les collectivités locales. Dans certaines communes, notamment les communes rurales, le problème de manque d’infrastructure s’ajoute à ces facteurs (Figure 5).

Par ailleurs, les motifs de l’intégration des TIC aux collectivités locales sont nombreux. L’analyse a permis de mettre en évidence sept principaux motifs. Poursuivre la tendance et l’évolution technologique, ainsi que l’amélioration de l’efficacité de la communication de la collectivité locale sont au premier rang. Au deuxième rang viennent les motifs organisationnels, à savoir la modernisation des outils de travail et la réduction des délais (Figure 6).

outils de travail et la réduction des délais (Figure 6). Les entraves du développement des TIC

Les entraves du développement des TIC dans les collectivités locales

du développement des TIC dans les collectivités locales Le développement des TIC dans les collectivités locales

Le développement des TIC dans les collectivités locales connaît plusieurs limites. Ces limites peuvent être scindées en quatre catégories : organisationnelles ; humaines ; financières ; et

d’infrastructures. La figure (7) met en évidence l’importance de chaque catégorie de contraintes.

Contraintes organisationnelles

Les collectivités locales connaissent un manque important en matière de politique de développement des TIC. Malgré l’importance donnée par l’État marocaine à ce domaine, la spécificité de la structure organisationnelle de ces collectivités est une grande entrave qui limite le développement de ces technologies. En effet, 50% des communes ne dispose pas d’une vision stratégique de développement des TIC et 45% connaissent un manque de conscience des dirigeants de l’utilité de ces technologies.

Contraintes humaines :

Les interviewés manifestent, parfois l’absence de compétence dans le domaine des technologies. D’ailleurs, sur 20 communes interrogées, seulement deux ont un fonctionnaire ayant une formation spécialisée dans le domaine informatique. Ainsi, la figure 7 ci-dessus illustre bien ce propos. 60% de communes expriment l’existence d’un manque de compétence dans le domaine des TIC.

En outre, le staff dont dispose les communes exprime un besoin énorme en matière de formation dans le domaine des TIC. Ainsi, 45% des répondants réclament un manque de formation.

Contraintes financière

L’absence de moyens financiers est, également, une entrave pour le développement des TIC dans les collectivités locales. En effet, 55% des interviewés disent les contraintes financière limitent la mise en place d’une politique de développement de ces technologies dans leurs communes.

Contraintes liées à l’Infrastructure

Plusieurs communes, où la volonté politique est présente et les ressources financières disponibles, expriment la contrainte de l’infrastructure comme principale limite. Ce cas se manifeste dans les communes rurales où la couverture du réseau Internet reste encore très limitée.

Conclusion

Malgré les efforts fournis, l’État marocain vient de franchir l’étape préparatoire pour un gouvernement numérique. Cette étape se caractérise par la mise en place de l’infrastructure

nécessaire pour entamer la phase de la présence sur le web. En effet, les collectivités locales sont encore dans une phase embryonnaire, situant entre le stade "0" et le stade "1" de la présence sur le Web.

Cette communication s’est limitée un stade exploratoire de la recherche. Elle a permis d’identifier les éléments d’action qui vont servir de développer un modèle hypothétique de recherche pour étudier d’avantage l’application des TIC par les collectivités locales.

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