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Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA

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PLAN(suite)

II- L'IMPOT SUR LES SOCIETES


1- Champ d’application de l’IS
2- Tableau de passage du résultat comptable au
résultat fiscal
3- Déduction des amortissements différés et
déficits reportés
III- MODALITES DE PAIEMENT DE L’IR ET DE
L’IS

1- Les avances
2- Les retenues à la source
3- Les taux d’imposition

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II- L'IMPOT SUR LES SOCIETES


Section1 - Champ d’application de l’impôt sur les sociétés

1/Personnes morales établies


A- Personnes passibles de l’IS (Article 45 code IRPP et IS)
- les sociétés visées à l’article 7 du code des sociétés commerciales à savoir :
 Les sociétés unipersonnelles à responsabilité limitée (SUARL),
 Les sociétés à responsabilité limitée (SARL),
 Les sociétés anonymes (SA) et
 Les sociétés en commandite par actions.
- les coopératives de production, de consommation ou de services et leurs
unions;
- les établissements publics et les organismes de l'Etat, des gouvernorats et des
communes à caractère industriel et commercial jouissant de l'autonomie
financière ;
- les sociétés civiles s'il est établi qu'elles présentent en fait les caractéristiques
des sociétés par actions ou des sociétés à responsabilité limitée;
- Les coparticipants des sociétés en participation, les membres des
groupements d’intérêt économique et les coparticipants dans les fonds
communs de créances visés à l’article 4 du code de l’IRPP et l’IS lorsqu’ils ont la
forme de personnes morales soumises à l’IS.
- Les associations qui n’exercent pas leurs activités conformément aux
dispositions de la législation les régissant.1
B- Personnes exonérées de l’IS (Article 46 code IRPP et IS)

- les groupements interprofessionnels qui ne réalisent pas à titre principal des


activités lucratives et dont les ressources sont d'origine fiscale ou parafiscale ;
- les assurances mutuelles régulièrement constituées ;2
- les caisses d'épargne et de prévoyance administrées gratuitement ;
-les établissements publics, les organismes de l'Etat ou des collectivités
publiques locales sans but lucratif ;

1
Ajouté par l’article 21 de la LF 2015.
2
La soumission des assurances mutuelles à l’IS au taux de 35% sur les bénéfices réalisés à partir du 1 er janvier 2018. Selon les disposions de
l’article 28 de la loi n° 2017-66du 18 décembre2017 portant loi de finances pour l’année 2018

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- les coopératives de services dont l'activité concourt à la commercialisation


des produits agricoles ou de pêche et opérant dans l'enceinte des marchés de
gros ;
- les sociétés mutuelles de services agricoles ;
- les coopératives ouvrières de production ;
- la Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locales
- les sociétés d'investissement à capital variable (SICAV).

2/ Personnes morales non établies (Article 45 code IRPP et IS)


Les personnes morales non établies ni domiciliées en Tunisie qui réalisent des
revenus de source tunisienne ou une plus-value provenant de la cession
d’immeubles sis en Tunisie ou des droits y relatifs ou de droits sociaux dans
les sociétés civiles immobilières et non rattachés à des établissements situés
en Tunisie sont soumises à l’impôt en Tunisie, et ce, à raison des seuls revenus
ou plus-values.
L’impôt sur les sociétés est également dû par les personnes morales non
résidentes non établies en Tunisie , et ce à raison de la plus-value provenant
de la cession des actions ou des parts sociales ou des parts de fonds prévus par
la législation les régissant ou des droits y relatifs aux titres précités ou leur
rétrocession et ce pour les opérations de cession ou de rétrocession
intervenant à partir du 1er janvier 2011.

La plus value n’est pas imposable si elle est :


- exonérée de l’impôt conformément aux dispositions du droit commun,
- réalisée par des résidents de pays ayant conclu avec la Tunisie une convention
de non double imposition attribuant son imposition au pays de la résidence.

* Revenus de source tunisienne non soumis à l’impôt (Articles 3 et 45 code


IRPP et IS)
 Ne sont pas soumis à l’impôt, les revenus de source tunisienne suivants :
 les intérêts des dépôts et des titres en devises ou en dinars convertibles,
 les rémunérations pour affrètement de navires ou d’aéronefs affectés au
trafic international ;

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Section2 - Tableau de passage du résultat comptable au résultat fiscal

Vu les divergences existantes entre la législation fiscale et la législation


comptable des entreprises, certains ajustements s’imposent pour déterminer le
résultat fiscal à partir du résultat comptable après modifications comptables
comme suit :

RESULTAT FISCAL = RESULTAT COMPTABLE + REINTEGRATIONS – DEDUCTIONS

I- LES REINTEGRATIONS
Ce sont les sommes qui figurent parmi les charges déduites
comptablement et que la législation fiscale ne les considère pas comme
déductibles, elles doivent être réintégrées au résultat comptable après
modifications comptables.

1. Cadeaux, frais de réception, fraisderestaurationetdespectacle


excédentaires (Article 14-1er du code de l l’IRPP et de l’IS)
Ne sont pas déductibles pour la détermination du bénéfice imposable,
Les cadeaux de toutes natures, les frais de réception y compris les frais de
restauration et de spectacle qui dépassent un centième (1%) du chiffre
d’affaires brut réalisé avec un maximum déductible de 20.000 D par
exercice,
La prise de position de la DGELF n°1940 du 29 juin 2016 précise qu’il
s’agit des cadeaux à caractère général, non personnalisés, accordés aux clients.
Par contre, les cadeaux accordés aux fournisseurs, au personnel et les
cadeaux personnalisés accordés aux clients ne sont pas déductibles et doivent
être réintégrés en totalité.
Toutefois, la charge relative aux produits accordés gratuitement aux
clients dans le cadre de campagnes publicitaires sont déductibles totalement
lorsqu’elles vérifient les conditions suivantes :

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- Il s’agit de charges effectives, ayant un caractère professionnel, non


exagérées par rapport à l’activité de l’entreprise,
- Il s’agit de charges justifiées par des pièces qui déterminent leurs
montants et leur nature.

2. L’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés y compris la retenue


à la source y afférente, supporté à la place du redevable réel (Article 14-§ 2
du code de l’IRPP et de l’IS tel que modifié par l’article 39 de la loi de finances
pour l’année 2014)

L’article 39 susvisé a élargi le champ d’application de l’article 14 (§2) du


code de l’IRPP et de l’IS afin d’interdire la déduction de la prise en charge de
l’impôt par l'entreprise au lieu et place des personnes non résidentes ni établies
en Tunisie non seulement au titre des redevances mais aussi au titre de tout autre
rémunération (Intérêts des prêts, jetons de présence, etc.), ainsi que la prise en
charge de l’impôt par l'entreprise au lieu et place des personnes résidentes et
établies en Tunisie.

3.Les commissions, courtages, ristournes commerciales ou non,


vacations, honoraires ainsi que les rémunérations et primes attribuées aux
membres des conseils, des directoires et des comités des sociétés anonymes
et des sociétés en commandite par actions ne figurant pas dans la
déclaration de l’employeur (Article 14-3e du code de l’IRPP et de l’IS).2
Les honoraires, commissions, courtages, ristournes commerciales ou
non et rémunérations payés aux salariés et aux non salariés en contrepartie d’un
travail occasionnel ou accidentel en dehors de leur activité principale ainsi que
les rémunérations et les primes attribuées conformément à la législation et aux
règlementations en vigueur aux membres des conseils, des directoires et des
comités des sociétés anonymes et des sociétés en commandite par actions en leur
dite qualité3, doivent faire l’objet d’une déclaration qui doit être déposée au plus
tard le30 avril4 de l’année qui suit leur paiement ou leur prise en compte dans les
charges de l'entreprise.

2
Article 14 §3 du code de l’IRPP et de l’IS tel que modifié par l’art. 30 §5 de la loi 2016-78 portant loi de
finances pour l’année 2017.
3
Ajoutée par l’article 14 §3 du code de l’IRPP et de l’IS tel que modifié par l’art. 30 §5 de la loi 2016-78 portant loi de finances pour
l’année 2017.
4
Le délai du 30 avril a remplacé le délai du 28 février en vertu de l’article 76 de la loi n° 2016-78 portant loi de finances pour l’année 2017.
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Toute omission est sanctionnée par la non déductibilité du montant omis ou


non porté sur la déclaration de l’employeur. Néanmoins, l’omission peut être
réparée par une déclaration complémentaire tant qu’aucun contrôle n’est
intervenu.

4. Amortissements des voitures de tourisme d’une puissance


supérieure à9 chevaux vapeursà l’exception de ceuxconstituant l’objet
principal de l’exploitation(Article 15-5e du code de l’IRPP et de l’IS)
On entend par l’objet de l’exploitation l’outil de production ou la
marchandise commercialisée. Ainsi à titre d’exemple, les véhicules de
tourisme loués par les agences de location de voitures ou exploités par les auto-
écoles constituent l’outil de production. Ces entreprises peuvent déduire les
amortissements des véhicules de tourisme qui font l’objet de l’exploitation
même si leur puissance fiscale est supérieure à 9 CV.
5. Les charges se rapportant aux avions, bateaux de plaisance et
résidences secondaires mis à la disposition des dirigeants ou employés de
l’entreprise et dont l’utilisation ne concerne pas directement l’objet de
l’entreprise(Articles 14-4e et 15-4e du code de l’IRPP et de l’IS)
6. Loyers, dépenses d’entretien, de fournitures, de carburant et de
vignette, engagés au titre des véhicules de tourisme d’une puissance fiscale
supérieure à 9 chevaux vapeur à l’exception de ceux constituant l’objet
principal de l’exploitation (Article 14-5° du code de l’IRPP et de l’IS).
Il est à signaler que la liste des charges citées ci-dessus est une liste
limitative dont il ne faut pas étendre à d’autres charges se rapportant à ces
véhicules tels que , notamment, les primes d’assurance, les droits de la visite
technique qui demeurent parfaitement déductibles même s’ils se rapportent à des
véhicules de tourisme d’une puissance fiscale supérieure à 9 chevaux vapeur.
 Les dépenses de location ainsi que les dépenses d’entretien, de
fournitures, de carburant et de vignette engagées au titre des véhicules de
tourisme d’une puissance supérieure à 9 CV et utilisés pour le transport des
dirigeants ou du personnel de l’entreprise ne sont pas déductibles pour la
détermination du résultat fiscal. Ces dépenses doivent être réintégrées pour leur
montant total.
7. les intérêts servis à l'exploitant ou aux associés des sociétés de
personnes ou des associations en participation à raison des sommes versées
par eux dans la caisse de l'entreprise en sus de leur apport en capital

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(Article 14-6 du code de l’IRPP et de l’IS).


8. le salaire de l'exploitant ou de l'associé en nom d’une société de
personnes(Article 14-7 du code de l’IRPP et de l’IS).
9. Transactions, amendes, confiscations et pénalités de toutes natures
(Article 14-8e du code de l’IRPP et de l’IS)
Il s’agit des transactions, amendes, confiscations et pénalités de toutes
natures mises à la charge des contrevenants aux dispositions légales régissant les
prix, la commercialisation, la répartition de divers produits, le contrôle des
changes, l'assiette des impôts, contributions ou taxes et d'une manière générale
toute infraction à la législation en vigueur.
L’exclusion du droit à déduction ne couvre pas les pénalités
contractuelles. (Pour livraison tardive par exemple) qui sont qualifiées par la
doctrine administrative comme étant des réductions de prix.
De même, les dommages et intérêts payés pour réparer un préjudice sont
considérés comme des charges déductibles.
10. Intérêts excédentaires des comptes courants associés (Article 48-
VII du code de l’IRPP et de l’IS)
Les comptes courants associés peuvent donner lieu à une
rémunération fiscalement déductible dans les conditions suivantes :
- Le capital doit être entièrement libéré,
- Le montant ouvrant droit à rémunération est plafonné pour l’ensemble
des associés à 50% du capital social et le taux admis fiscalement est égal à 8%
par an au maximum.
N.B
La limite de 8% ne s’applique pas lorsqu’il s’agit d’une banque,
dans ce cas, le taux d’intérêt pris en considération est celui pratiqué par la
banque au titre des crédits avec les tiers.
11. Subventions et dons excédentaires(Article 12-5e du code de l’IRPP
et de l’IS)
11-1 Dons et subventions déductibles dans la limite d’un plafond :
Les dons et subventions servis à des œuvres ou organismes d’intérêt
général, à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social ou
culturel sont déductibles de l’assiette imposable dans la mesure où ils sont
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justifiés et à concurrence de 2 pour mille (2‰) du chiffre d’affaires brut.


Le décret n° 2013-5183 du 18 novembre 2013 a abrogé les dispositions du
décret n° 2000-599 du 13 mars 2000 fixant la liste des associations et
établissements bénéficiaires de dons et de subventions déductibles intégralement
de l’assiette de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur
les sociétés. Par conséquent, désormais la déduction des dons et subventions
s’effectue uniquement dans la limite de 2 pour mille (2‰) du chiffre d’affaires
TTC.
11-2 Dons et subventions déductibles totalement :
Sont déductibles pour leur totalité:

- les dons et les subventions accordés à l’Etat, aux collectivités locales et


aux entreprises publiques,

- le coût d’acquisition ou de construction des logements accordés en


donation au profit des conjoints, ascendants et descendants des martyrs de la
nation de l’armée, des forces de sécurité intérieure et des douanes.

- les dons et les subventions accordés aux associations œuvrant dans le


domaine de la promotion des personnes handicapées et qui exercent leurs
activités conformément à la législation les régissant.5

Remarque : Lorsqu’il s’agit de dons en nature accordés par l’entreprise, pour


l’appréciation du plafond, les dons en nature sont évalués leur prix de revient et
non pas leur prix de vente conformément à la note commune 21/98 (Texte DGI
31/98).

12. Les mécénats n’ayant pas obtenu l’approbation du ministère


chargé de la culture.

L’article 49 de la loi de finances complémentaire 2014 a ajouté au


paragraphe 5 de l’article 12 du code de l’impôt sur le revenu des personnes
physiques et de l’impôt sur les sociétés un paragraphe 5bis permettant la
déduction des mécénats (‫ )الرعايا‬accordés aux entreprises, projets et œuvres à
caractère culturel ayant obtenu l’approbation du ministère chargé de la culture.

5
A partir du 1er janvier 2017, en vertu de l’article 12 §5 du code de l’IRPP et de l’IS tel que modifié par l’article 62 de la loi 2016-78
portant loi de finances pour l’année 2017.

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Selon l’article 59 § II du code de l’IRPP et de l’IS, les personnes morales et les


personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le régime réel y
compris les personnes tenant une comptabilité simplifiée conformément à la
législation comptable des entreprises doivent fournir à l’appui de leur
déclaration annuelle un relevé détaillé des mécénats accordés indiquant
l’identité des bénéficiaires et les montants qui leur ont été accordés.

Aux termes de l’article 60 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017


portant loi de finances pour l’année 2018 sont admis en déduction dans la
limite de 150 mille dinars par an, les dépenses de mécénat relatives à la
création et l’entretien des espaces verts et des parcs dans le cadre de
conventions conclues avec les ministères concernés

13. Dons et subventions non déclarés(Article 14-9° du code de l’IRPP


et de l’IS)
La déduction des dons et subventions accordés est subordonnée à la
production par les entreprises donatrices, à l’appui de leurs déclarations
annuelles de revenus ou de bénéfices, d’un état selon un modèle fourni par
l’administration fiscale indiquant l’identité complète des bénéficiaires et les
montants des dons et subventions qui leur sont accordés ainsi que le coût
d’acquisition ou de construction des logements à la date de leur octroi aux
bénéficiaires6. (Le modèle du relevé annexé à la NC n° 21/98).

14. Rémunérations des gérants associés majoritaires


14-1. Régime en vigueur jusqu’au 31-12-2010 (Article 48-V du code de
l’IRPP et de l’IS)
Les rémunérations allouées aux associés gérants, ne sont pas admises en
déduction pour la détermination de l’IS dû par les SARL ou SUARL, lorsque la
majorité des parts sociales est possédée par l’ensemble des gérants.
Les gérants qui n’ont pas personnellement la propriété des parts sociales
sont considérés comme associés si leur conjoint ou leurs enfants non émancipés
(âgés de moins de 20 ans) sont des associés.
Si la société a plusieurs gérants, il convient de considérer le collège de la
gérance composé d’associés pour apprécier sa nature majoritaire ou non. De
même, il convient d’additionner toutes les parts détenues par chaque gérant, son
conjoint et ses enfants non émancipés pour le calcul des participations dans le
capital.
La participation de l'associé gérant dans le capital d'autres sociétés qui
détiennent à leur tour des parts dans le capital de la SARL est prise en compte
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pour la détermination de la qualité de gérance majoritaire.


La rémunération d'un gérant détenant 50% du capital social, est déductible de
l’assiette de l’impôt sur les sociétés.
Les rémunérations des gérants associés majoritaires, bien que non
déductibles du résultat fiscal, chez la société payante, sont imposables entre les
mains du bénéficiaire en tant que revenus des valeurs mobilières.
Ce régime reste valable pour les bénéfices réalisés en 2010 à déclarer en
2011.
14-2. Régime applicable à partir du 01-01-2011 (Article 42 de la loi de
finances pour l’année 2011)
Les rémunérations, les primes et les autres avantages accordés aux gérants
des sociétés à responsabilité limitée sont désormais classés parmi les traitements
et salaires.
Sur cette base, lesdites rémunérations, primes et autres avantages sont
soumis à l’IR dans la catégorie des traitements et salaires et sont, par
conséquent, soumis à la retenue à la source, à ce titre, conformément à la
législation fiscale en vigueur.
Ce régime fiscal s’applique aussi aux rémunérations des gérants des
sociétés unipersonnelles à responsabilité limitée (NC n°8/2011).

15. Les jetons de présence autres que correspondant à un


remboursementde frais(Article 48-VI du code de l’IRPP et de l’IS)
Régime fiscal jusqu’au 31-12-2016 :
Les jetons de présence servis aux membres du conseil d'administration ou
du conseil de surveillance dans les sociétés anonymes et les sociétés en
commandite par actions ne sont déductibles que dans la limite du montant
estimé équivalent au remboursement des frais de présence aux réunions
dudit conseil.
Le terme remboursement de frais s’entend au sens des frais occasionnés par
les participations aux travaux des conseils d’administration ou de surveillance,
tels que les frais de transport, d’hébergement, de restauration….( NC 16/1999)
Le surplus doit être réintégré dans le résultat fiscal de la personne morale bien
qu’il demeure imposable entre les mains du bénéficiaire, qu’il s’agisse d’une
personne physique ou morale.

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Disposition ajoutée par l’article 62 §2 de la loi 2016-78 portant loi de finances pour l’année 2017.
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Régime fiscal à partir du 1er janvier 2017 :

Les rémunérations et primes attribuées conformément à la législation fiscale en


vigueur aux membres de conseils, d’instances et des commissions (y compris les
jetons de présence) dans les sociétés anonymes et les sociétés en commandite
par actions en leurdite qualité sont déductibles totalement de l'assiettede l’impôt
sur les sociétés.7

16. Rémunérations des titres participatifs(Article 48-VII du code de


l'IRPP et de l'IS)
Les rémunérations des titres participatifs sont déductibles dans la
limite de 8% de la valeur nominale des titres et ce, aussi bien pour la partie
variable que celle fixe et indépendamment du fait que le titulaire du titre soit ou
non actionnaire de la société émettrice.

17. Les provisions(Article 12-3e et 4e du code de l’IRPP et de l’IS)


1-a-Pour créances douteuses au titre desquelles une action en justice est
engagée : L’engagement d’une action en justice est justifié par
l’enrôlement de l’affaire devant les tribunaux compétents pour la
récupération de la créance objet de provisions.
Cette condition n’est pas applicable pour les créances détenues sur des
entreprises en difficultés économiques, au sens de la loi 95- 34 du 17 avril
1995, et ce, durant la période de suspension des procédures judiciaires.
L’article 25 de la loi de finances pour l’année 2016 a supprimé pour les
personnes morales la condition relative à l’engagement d’une action en justice
pour la déduction des provisions qu’elles constituent au titre des créances
douteuses, et ce, lorsqu’il s’agit d’une créance de l’Etat, des collectivités locales
des établissements et des entreprises publics.
Les dispositions de l’article 25 de la loi de finances pour l’année 2016
s’appliquent aux provisions comptabilisées au titre de l’exercice 2015 et des
exercices antérieurs et au titre des exercices ultérieurs.
Il va sans dire que toutes les autres conditions exigibles pour la déduction
des provisions pour créances douteuses doivent être respectées.

7
§ VI de l’art. 48 du code de l’IRPP et de l’IS telle que modifié par l’article 30 paragraphe 4 de la loi de
finances pour l’année 2017.
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1-b-pour dépréciation des stocks destinés à la vente : Il s’agit des stocks de


produits détenus par l’entreprise pour être vendus dans le cadre de la
réalisation de l’objet social.
Les stocks de matières premières et tout autre stock qui entre dans le
cycle de production et qui ne sont pas destinés à la vente ne peuvent faire
l’objet de provisions déductibles.

La dépréciation des stocks est à constater par voie de provisions lorsqu’à
la clôture de l’exercice leur valeur de réalisation nette est inférieure à leur prix
de revient constaté en comptabilité.
Provision pour dépréciation des stocks = prix de revient – valeur de réalisation nette
* Valeur de réalisation nette : c’est le prix de vente estimé réalisable dans
Le montant des provisions déductibles ne doit pas excéder 50% du prix de
des conditions normales de vente diminué des coûts estimés nécessaires pour
revient du produit.
achever les biens et réaliser la vente, tels que les frais de distribution (NC
9/1998).

1-c-pour dépréciation des actions cotées à la bourse des valeurs mobilières


de Tunis.
 Pour la détermination des provisions déductibles, les actions sont
évaluées d’après le cours moyen journalier à la bourse des valeurs mobilières
de Tunis du dernier mois de l’exercice au titre duquel les provisions sont
constituées.

Provisions pour dépréciation des actions cotées à la BVMT = (prix


d’acquisition- cours moyen journalier à la BVMT du dernier mois de l’exercice
au titre duquel les provisions sont constituées) ×nombre d’actions

2- limite de déduction des provisions

Les provisions pour créances douteuses, pour dépréciation des stocks


destinés à la vente et pour dépréciation des actions cotées en bourse sont
déductibles dans la limite de :
- 30% du bénéfice imposable de l’exercice 2006 et des exercices
antérieurs,
- 50% du bénéfice imposable de l’exercice 2007 et des exercices
ultérieurs.

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Le montant global à déduire au titre de l’ensemble des provisions est


limité à 50% du bénéfice imposable.
Le bénéfice imposable, base de calcul des provisions déductibles est
le bénéfice net fiscal avant déduction des pertes et des amortissements
différés en périodes déficitaires, mais après déduction des amortissements de
l’exercice (NC 1/2004).
La fraction des provisions qui n’a pas pu être déduite du fait de la
limite (de 50%) est reportable sur les bénéfices ultérieurs sans limitation dans
le temps et dans les mêmes limites et conditions (à l’exclusion des provisions
pour dépréciation des stocks non déduites pour dépassement du plafond de
50% du prix de revient) (NC 9/1998).

N.B
Les provisions qui ne dépassent pas les limites de déduction et qui n’ont
pas été déduites de l’assiette imposable ne sont plus déductibles des
bénéfices des exercices ultérieurs du fait qu’il s’agit d’un abandon volontaire
de déduction d’une charge. (NC 11/2006)

3- Conditions de déduction des provisions


Les provisions doivent être comptabilisées et doivent figurer dans un état
détaillé qui doit être joint à la déclaration annuelle de l’impôt. Cet état doit
comporter :

- pour les provisions pour créances douteuses : l’identité du


débiteur, la valeur nominale des créances, les provisions constituées,
la valeur nette comptable et éventuellement les références de la
décision judiciaire de suspension des poursuites dans le cadre du
règlement judiciaire,
- pour les provisions pour dépréciation des stocks : le coût d’origine,
les provisions constituées et la valeur comptable nette par catégorie
de stocks,
- pour les provisions pour dépréciation de la valeur des actions et
des parts sociales : le coût d’origine, les provisions constituées et la
valeur comptable nette des actions et des parts sociales.

Le défaut de production de cet état entraîne, outre la non


déduction des provisions constituées, l’application d’une amende

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fiscale conformément à l’article 91 du code des droits et procédures


fiscaux.

18. Les amortissements (Article 12 bis du code de l’IRPP et de l’IS)

A/ actifs propriété de l’entreprise


Est admis en déduction pour la détermination du bénéfice,
l’amortissement :
- des éléments d’actif immobilisés soumis à dépréciation y compris les brevets,
les marques de fabrique, les frais de développement capitalisés, les redevances
des concessions et les constructions sur sols d’autrui,
- des composantes des éléments d’actif soumis à dépréciation au cas où la
durée d’utilisation de ces dernières diffère de celle de l’actif principal.
B/actifs exploités dans le cadre des contrats de leasing
B-1- Contrats conclus avant le 1 er janvier 2008
Pour les contrats de leasing conclus avant le premier janvier 2008,
l’exploitant peut déduire les loyers dus aux établissements de leasing.
 Le loyer déductible est constitué par le remboursement du prix d’acquisition
des actifs en question par les établissements de leasing majoré des intérêts.

Parallèlement, les établissements de leasing sont autorisés à déduire les


amortissements financiers relatifs aux équipements, matériels et immeubles
objet de contrats de leasing. La dotation annuelle déductible est déterminée
annuellement dans les limites prévues au tableau d’amortissement portant sur
le remboursement du principal de la dette objet du contrat dont le montant est
fixé en fonction de la valeur d’acquisition, de la quote-part représentant
l’autofinancement, du taux d’intérêt, de la période de la location et du prix de
cession au terme de cette période.(NC 11/2001)

B-2- Contrats conclus à partir du 1 er janvier 2008


Sont admis en déduction, les amortissements constitués au titre des actifs
immobilisés acquis dans le cadre des contrats de leasing conclus à partir du
premier janvier 2008.

C/ Biens exclus du droit d’amortissement


N'est pas admis en déduction pour la détermination du bénéfice,
l'amortissement :
 des terrains;
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 des fonds de commerce;


 des avions et bateaux de plaisance mis à la disposition des
dirigeants ou employés de l'entreprise et dont l'utilisation ne
concerne pas directement l'objet de l'entreprise ainsi que des
résidences secondaires ;
 des véhicules de tourisme d'une puissance fiscale supérieure à 9
chevaux vapeurs à l'exception de ceux constituant l'objet principal
de l'exploitation ;
 des brevets et marques de fabrique et ce jusqu’au 31-12-2006.
 Des actifs dont le coût d’acquisition est supérieur ou égale à 5.0008
dinars hors taxe sur la valeur ajoutée et dont la contrepartie est
payée en espèces9.
 Les actifs acquis auprès des personnes résidentes ou établies aux
paradis fiscaux visés à l’article 52 du code de l’impôt sur le revenu
des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés.10

Remarque : Déduction des charges et des amortissements dans le cadre des


opérations commerciales dont le paiement est en espèces :
- Sont admises en déduction les charges d’exploitation et les
amortissements dans le cadre des opérations commerciales dont le
paiement est effectué en espèces au cours de l’année à laquelle sont
constatés en comptabilité indépendamment de l’année au cours de
laquelle a eu lieu le paiement(le seuil est 20.000 Dt en 2014, 10.000 Dt
en 2015, 5000 Dt en 2016).
Sachant qu’en cas du dépassement du seuil susmentionné, les charges
d’exploitation et les amortissements ne sont pas admis en déduction et
sont par conséquent à réintégrer au titre de l’année de leur
engagement et leur constatation en comptabilité et non pas de l’année
de leur paiement.11

2- BASE DE CALCUL DE L’AMORTISSEMENT

8
Ce montant était fixé à 20.000 D en 2014 et 10.000 D en 2015 et 5.000 D pour 2016 et les exercices ultérieurs.
9
Point 6 de l’article 15 ducode de l’IRPP et de l’IS, tel que ajouté par l’article 34-2 de la loi
de finances pour l’année 2014.

Point 7 de l’article 15 ducode de l’IRPP et de l’IS, tel que ajouté par l’article 34-2 de la loi
10

de finances pour l’année 2017.


11
Note n° 764 du 24/01/2017 adressée au directeur du CIFD.

15
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

A/ actifs propriété de l’entreprise


La base de calcul des amortissements est constituée par :
 Pour les biens acquis : le prix de revient soit le prix d’acquisition
majoré des droits et taxes supportés et les charges directes
nécessaires à la première mise en service du bien,
 Pour les biens fabriqués ou produits par l’entreprise : le coût de
fabrication ou de production,

 Pour les constructions :le coût de revient des constructions pour les
travaux réalisés par l’entreprise y compris les constructions sur sols
d’autrui, elle ne comprend pas dans tous les cas la valeur des terrains,

 Pour les plantations :le coût des plantations et d’entretien, et ce,


jusqu’à la date de leur entrée en production effective,

 Pour les biens acquis dans le cadre d’apport ou d’une opération de


fusion ou de scission :la valeur de l’apport en société ou la valeur de
fusion ou de scission.

 Pour les biens mis par le siège à la disposition d’un établissement stable
en Tunisie : la pluspetite des valeurs entre la valeur nette comptable
du bien qui figure au bilan du siège, à la date de sa mise à la
disposition de l’établissement stable dûment justifiée et la valeur en
douane.

La valeur à prendre en considération comme base d’amortissement est


majorée des frais de transport, assurances et des droits de douane.

NB:
La base de calcul des amortissements ne comprend pas dans tous les cas la
TVA déductible.

B/ actifs exploités dans le cadre des contrats de leasing


Les amortissements s’appliquent sur la base du prix de revient
d’acquisition par les établissements de leasing majoré de toutes les dépenses

16
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

nécessitées pour la mise en service des actifs qu’elles soient engagées par les
entreprises exerçant l’activité de leasing ou par l’exploitant des actifs.

3- ANNUITES DEDUCTIBLES

A/ Actifs propriété de l’entreprise

A-1- Amortissement linéaire


Les annuités d’amortissement sont déterminées sur la base des règles
fixées par la législation comptable sans que le montant annuel déductible
dépasse l’amortissement linéaire déterminé sur la base des taux fixés par le
décret n°2008-492 du 25 février 2008.

* L’amortissement supplémentaire des actifs acquis par les entreprises


autres que celles exerçant dans le secteur financier, les secteurs de l’énergie à
l’exception des énergies renouvelables, des mines, de la promotion
immobilière, de la consommation sur place, de commerce et des opérateurs
de réseaux de télécommunication, dans le cadre d’opérations d’extension (§
VIII de l’article 12 bis du code de l’IRPP et de l’IS.12

Les entreprises autres que celles exerçant dans le secteur financier, les
secteurs de l’énergie à l’exception des énergies renouvelables, des mines, de la
promotion immobilière, de la consommation sur place, de commerce et des
opérateurs de réseaux de télécommunication,(prévues par l’article 71 du code de
l’IRPP et de l’IS) bénéficient d’une déduction supplémentaire au taux de 30%
au titre des amortissements des machines, du matériel et des équipements
destinés à l’exploitation, à l’exception des voitures de tourisme autres que celles
constituant l’objet principal d’exploitation, acquis ou fabriqués dans le cadre
d’opérations d’extension, de l’assiette de l’impôt dû au titre de la première
année à partir de la date d’acquisition, de fabrication ou du commencement de
l’utilisation, selon le cas. C'est-à-dire que l’entreprise aura passé à la fin de la
durée d’amortissement 130% de la valeur du bien sous forme de dotations aux
amortissements.

12
Ce § a été ajouté par l’art 2 de la loi n° 2017-8 relative à la refonte du dispositif des avantages fiscaux.

17
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- Constructions sur sols d’autrui non inscrites au bilan de l’exploitant : les


coûts de constructions sont amortissables sur la base de la durée de
l’utilisation du sol.
Cette mesure s’applique également aux coûts des constructions édifiées dans
le cadre des contrats des concessions et dont la propriété revient au concédant
directement après l’achèvement des travaux du fait que ces constructions sont
réalisées dans ce cas en contrepartie de l’obtention de la concession.

- Redevances de concession : les redevances de concession sont


amortissables sur la base de la durée fixée dans le contrat de concession.
- Agencement, aménagements et installations : Ils peuvent faire l’objet
d’un amortissement déductible lorsqu’ils se rattachent à un élément d’actif
amortissable et ont pour effet l’augmentation de la valeur de l’élément de
l’actif ou de sa durée de vie. Les frais ayant pour objet le seul maintien en état
de fonctionnement de l’immobilisation, sont considérés des charges
d’exploitation déductibles.
On cite à titre d’exemple :
* Les agencements, aménagements et installations des constructions :
sont amortissables selon le même taux que la construction à laquelle elles se
rapportent soit dans la limite de 5% ou 10%.

 Les dépenses qui ne font pas corps avec la construction sont


amortissables séparément sur leur durée d’utilité probable et ce dans la limite
d’un taux maximum d’amortissement situé entre 10% et 20%.

* Les agencements, aménagements et installations du matériel et


outillage industriels : les dépenses d’amélioration qui modifient les
caractéristiques initiales de l’immobilisation et accroissent sa valeur et qui font
corps avec les éléments en question, font l’objet d’un amortissement dans la
limite de 15%.
* Les agencements, aménagements des terrains : les dépenses qui
apportent une amélioration ou modification permanente des actifs non
amortissables tels que les coûts de viabilisation des terrains, ne sont pas
admises en déduction pour la détermination des résultats imposables.
Cependant, les dépenses relatives aux aménagements qui apportent une
amélioration temporaire de l’actif (les coûts d’une entrée privée, de clôture,…)
sont amorties sur leur durée d’utilité probable et dans la limite d’un taux
maximum d’amortissement situé entre 10% et 20%.

18
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

* Les installations générales, agencements et aménagements divers :


dont notamment les dépenses à caractère d’investissement engagées sur des
biens loués, qui sont amortissables sur leur durée de vie spécifique (ou sur la
durée de location si elle est inférieure). Cette durée varie entre 5 et 10 ans.

A-2- Amortissement accéléré

Les entreprises exerçant dans les industries manufacturières non


saisonnières et qui utilisent leur matériel à plus d’une équipe en conformité
avec la législation en vigueur en matière d’organisation de travail par équipes,
peuvent pratiquer l’amortissement accéléré (Un cœfficient de 1,5 s’applique
au taux d’amortissement linéaire des machines, matériels et équipements
industriels exclusivement fonctionnant à deux équipes, soit au taux de 22,5%,
ce coefficient est porté à 2 lorsque les machines, matériels et équipements
fonctionnent à trois équipes), soit au taux de 30%.

A-3- Amortissement intégral

Les biens immobilisés dont la valeur n’excède pas 200 D, quelque soit leur
nombre, peuvent faire l’objet d’un amortissement intégral.

A-4- Amortissement exceptionnel

Les entreprises qui construisent, font construire ou achètent des immeubles


d'habitation destinés au logement de leur personnel à titre gratuit, peuvent,
dès achèvement des constructions ou leur acquisition, effectuer un
amortissement exceptionnel égal à 50% de leur prix de revient. La valeur
résiduelle desdites constructions est amortissable sur une durée de dix ans.

Pour le bénéfice de l’amortissement exceptionnel, les ¾ au moins de la


superficie totale de l’immeuble doivent être réservées au logement du
personnel de l’entreprise.

Ne sont pas considérés comme faisant partie du personnel de l’entreprise :


- l’exploitant individuel,
- les associés en nom des sociétés de personnes,

19
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- les membres des associations en participation,


- les conjoints et enfants mineurs des personnes susvisées.
A-5- Mesures transitoires pour les actifs exploités avant le premier
janvier 2007

Pour les actifs exploités avant le 1er janvier 2007, le différentiel entre la valeur
amortissable et les amortissements qui ont été déduits des résultats des
exercices antérieurs à l’exercice 2007 est réparti sur la période d’utilisation
restante desdits actifs déterminée compte tenu des taux d’amortissement fixés
par le décret n°2008-492 du 25 février 2008. L’entreprise peut toutefois
continuer d’amortir comme dans le passé, si les annuités d’amortissement
n’excèdent pas ceux déterminées par les mesures transitoires.

A-6- Amortissements non admis en déduction en application des


limites maximales prévues par la législation fiscale

Les amortissements constatés en comptabilité et excédant les quotités admises


fiscalement, et réintégrés, demeurent reportables et imputables sur les
résultats des exercices suivants dans les mêmes conditions et limites prévues
par la législation fiscale en vigueur.

N.B
Les amortissements dégressifs ont été supprimés par la loi de finances
pour l’année 2008 c'est-à-dire à partir de l’exercice 2007 à déclarer en 2008.

A-7- Amortissement des biens d’occasion13 :


Sont déductibles de la base imposable les dotations aux amortissements des
biens d’occasion déterminés sur la base du prix de revient d’acquisition divisé
par le nombre des année d’utilisation probable prévue par la coutume et
l’usage, c'est-à-dire conformément aux exigences de l’activité et de la qualité
des équipements, tout en sachant qu’il est possible d’opter pour une période
supérieure.

13
Courrier n° 2179 du 22 décembre 2014 de la DGELF à la DGI.
20
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

B/ actifs exploités dans le cadre des contrats de leasing


L’annuité d’amortissement déductible est déterminée sur la base de la durée
de location prévue par le contrat de leasing. Elle est déterminée en fonction du
quotient suivant: prix de revient total / durée du contrat de leasing.
La durée prise en compte pour le calcul des amortissements ne doit pas être
inférieure à la durée minimale fixée en fonction de la nature des actifs par le
décret n°2008-492 comme suit :
Durée
Actifs exploités dans le cadre des contrats de leasing
minimale

I- Constructions à l’exception de la valeur du terrain 7ans

II- Matériels et équipements 4 ans

III- Matériels de transport 3 ans

5- DATE DE DEPART DE L’AMORTISSEMENT

A/ Actifs propriété de l’entreprise


L’amortissement est calculé à partir de mise en service ou d’exploitation
des éléments d’actif.

Cas particuliers :
 pour les plantations agricoles : l’amortissement est calculé à partir de la
date d’entrée en production,
 pour les stations des sites GSM : l’amortissement est calculé à compter
de la date de la réception du procès-verbal de réception définitive de
ces stations14

N.B :La loi des finances 2015 a prévu la prise en compte de la


date de la réception du procès-verbal de réception définitive des
stations des sites GSM comme date de départ de l’amortissement
même lorsque ces procès verbaux ont été délivrés avant la date d’entrée
en vigueur des dispositions de ladite loi, soit avant le 01/01/2015.

14
Mesure prévue par l’art 20 de la LF 2015.
21
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

B/ Actifs exploités dans le cadre des contrats de leasing

L’amortissement est calculé à partir de la date de mise en service des actifs.

6- ACTIFS DETRUITS AVANT AMORTISSEMENT INTEGRAL

La valeur comptable nette des actifs détruits est déductible des résultats de
l’exercice de leur destruction. La déduction a lieu dans ce cas comme perte
exceptionnelle.

Les opérations de destruction des actifs doivent avoir lieu en présence


d’un huissier notaire et doivent donner lieu à l’établissement d’un procès
verbal comportant une description détaillée de l’opération.
Pour le cas particulier des biens mis hors service avant leur amortissement
intégral et non détruits, l’entreprise peut constater en pertes exceptionnelles
déductibles le différentiel entre la valeur nette comptable et la valeur de
réalisation nette.

7- La résorption des frais préliminaires :

A- Définition :

Selon la norme comptable n° 10 relative aux charges reportées, les frais


préliminaires sont les frais attachés à des opérations conditionnant l'existence,
ou
le développement de l'entreprise, engagés au moment de la création de
l'entreprise, ou ultérieurement à cette création dans le cadre d'une extension,
de l'ouverture d'un nouvel établissement ou d'une modification de son capital.

Les frais préliminaires d'une entreprise en phase de création peuvent être


portés à l'actif du bilan en charges reportées dans la mesure où ils sont
nécessaires à la mise en exploitation de l'entreprise et qu'il est probable que les
activités futures permettront de récupérer les montants engagés.

Les frais préliminaires engagés ultérieurement à la création d'une entreprise


peuvent être portés en charges reportées lorsque les conditions suivantes sont
remplies :
22
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- les frais sont nécessaires à l'action de développement envisagée ;


- les frais peuvent être individualisés et se rattachent entièrement et
uniquement à l'action de développement envisagée ;
- il est probable que les activités futures de l'entreprise, y compris celles
résultant de l'action de développement envisagée, permettront de récupérer
les frais préliminaires engagés.

B- La résorption comptable:

Lorsque des frais préliminaires sont inscrits à l'actif du bilan en charges


reportées, ils doivent être résorbés le plus rapidement possible, et en tout état
de cause, sur une durée maximale de 3 ans à partir de la date d'entrée en
exploitation.

La résorption des frais préliminaires doit normalement commencer à être


appliquée au moment de l'entrée effective en exploitation commerciale. Dans
la mesure où certains frais préliminaires ne sont pas directement liés à l'entrée
en exploitation, par exemple les frais d'augmentation de capital, la période de
résorption prend effet à compter de l'exercice de leur engagement.

La durée maximale de résorption de 5 ans à partir de l'exercice d'engagement


constitue une contrainte et peut amener l'entreprise à constater la résorption
des frais préliminaires alors même que l'entrée effective en exploitation
commerciale n'est pas entamée.

C- La résorption fiscale des frais préliminaires :

Selon le décret n° 492 de l’année 2008 fixant les taux maximum des
amortissements linéaires, le taux maximum d’amortissement ouvrant droit à
déduction pour les frais préliminaires est de 100%, cela veut dire que l’entreprise
peut résorber les frais préliminaires sur une année ou sur plusieurs exercices
conformément à la législation comptable.

8- AMORTISSEMENTS DIFFERES EN PERIODES DEFICITAIRES

Les amortissements différés en périodes déficitaires sont déductibles des


résultats des premiers exercices suivants celui de leur constatation, et ce,
sans limitation dans le temps.
23
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Les amortissements réputés différés se rapportent aux amortissements


relatifs aux actifs immobilisés et à leurs composantes propriétés de l’entreprise
y compris les constructions sur sol d’autrui ainsi qu’à ceux exploités dans le
cadre des contrats de leasing ou relatifs aux concessions.

La déduction des amortissements différés est subordonnée à leur


identification en tant que tel dans les notes aux états financiers.

 L’entreprise perd le droit du report de ces amortissements en cas de


réalisation de bénéfices et de non utilisation de ces bénéfices pour résorber les
amortissements différés et ce dans la limite des bénéfices réalisés.
19. L’abandon des créances
L’abandon des créances est souvent considéré par la doctrine
administrative comme un acte anormal de gestion opposable à l’entreprise et
dont la charge correspondante ne sera jamais considérée comme une charge
déductible.
Toutefois sont déductibles de l’assiette imposable de l'exercice au cours
duquel est intervenu l'abandon:
- Les créances en principal et en intérêts abandonnées par les
banques, les établissements de leasing et les établissements de factoring au
profit des entreprises en difficulté économique, et ce, dans le cadre du
règlement amiable ou du règlement judiciaire prévu par la loi n°95-34 du 17
Avril 1995 relative au redressement des entreprises en difficultés économiques.
Le bénéfice de la déduction est subordonné à la production, à l'appui de
la déclaration annuelle de l'impôt sur les sociétés, d'un état détaillé des créances
abandonnées indiquant le montant de la créance, en principal et en intérêts,
l'identité du bénéficiaire de l'abandon et les références des jugements ou des
arrêts en vertu desquels a eu lieu l'abandon.
Pour les établissements de leasing et les établissements de factoring, le
bénéfice de la déduction s’applique aux créances abandonnées pendant l’année
2006 et les années ultérieures (NC n°17/2007).
- Les créances abandonnées à partir de l’exercice 2009 par les
entreprises autres que les banques, les établissements de leasing et les
établissements de factoring au profit des entreprises en difficultés
économiques.
Le bénéfice de la déduction est subordonné à la satisfaction des
24
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

conditions suivantes:
* l’entreprise qui a abandonné la créance ainsi que l’entreprise
bénéficiaire de l’abandon doivent être légalement soumises à l’audit d’un
commissaire aux comptes, et leurs comptes au titre des exercices précédant
l’exercice de l’abandon et non prescrits doivent avoir été certifiés, sans que la
certification par le commissaire aux comptes comporte des réserves ayant une
incidence sur la base de l’impôt,

*La production par l’entreprise qui a abandonné la créance, à l’appui de


la déclaration annuelle de l’impôt sur les sociétés de l’exercice de l’abandon,
d’un état détaillé des créances abandonnées indiquant le montant de la créance,
en principal et en intérêts, l’identité du bénéficiaire de l’abandon et les
références des jugements ou des arrêts en vertu desquels a eu lieu l’abandon.
(article 48 VII ter decies du code de l’IRPP et de l’IS).
N.B : En cas de recouvrement des créances objet de l’abandon ou en cas de
renonciation à l'abandon des créances pour quelque motif que ce soit,
partiellement ou totalement, les sommes recouvrées et qui ont fait l’objet
auparavant de déduction sont à réintégrer aux résultats de l’exercice au cours
duquel a eu lieu le recouvrement ou la renonciation.
Abandon de créances dans le cadre du Programme exceptionnel pour le
redressement des établissements touristiques et de l’artisanat 15
I. L’abandon des créances par les banques au profit des hôtels
touristiques
L’article 14 de la LFC 2015 a permis la déduction de l’assiette
imposable de l'exercice au cours duquel est intervenu:
1. L’abandon total ou partiel par les établissements de crédit
ayant la qualité de banque, des pénalités de retard et des intérêts
composés décomptés à partir du premier janvier 2011 et qui sont à la
charge des hôtels touristiques ayant présenté un plan de restructuration
global comportant les volets financier et commercial et prenant en
considération les investissements de renouvellement, ainsi qu’un plan de
rééchelonnement des crédits dont ils sont redevables après l’abandon, et
ce, si les hôtels touristiques vérifient les conditions suivantes:
* ils ne sont pas en cessation d’activité,
* ils ne sont pas classés, conformément à la réglementation en vigueur,
avant la fin du mois de décembre 2010,

15
Ce programme est prévu par les articles 14, 15 et 16 de la LFC 2015 qui entre en vigueur le 30 août 2015..
25
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

*ne sont pas soumis aux dispositions de la loi n°95-34 relative au


redressement des entreprises en difficultés économiques,
* sont en règle au titre de leur situation fiscale et de leur situation vis-à-
vis de la caisse nationale de sécurité sociale.
2. L’abandon par les établissements de crédit ayant la qualité
de banque, au profit des hôtels touristiques, d’une partie des intérêts
conventionnels, des pénalités de retard et des intérêts composés dont ils
sont redevables, nonobstant la date de leur décompte au cas où le plan de
restructuration l’exige pour assurer leur équilibre financier sans que
l’abandon ne couvre le coût des ressources relatives aux crédits qui leur
ont été accordés.
Le bénéfice de la déduction est subordonné à la satisfaction des hôtels
touristiques bénéficiant de l’abandon des conditions suivantes:
* ne sont pas en cessation d’activité,
*ne sont pas soumis aux dispositions de la loi n°95-34 relative au
redressement des entreprises en difficultés économiques,
* sont en règle au titre de leur situation fiscale et de leur situation vis-à-
vis de la caisse nationale de sécurité sociale,
* justifient leur incapacité ainsi que celle de leur associé détenant
directement ou indirectement la majorité des participations au capital de l’hôtel
touristique, à rembourser le montant objet de l’abandon.
N.B
 L’application de l’art.14 de la LFC 2015 ne peut pas entrainer la
demande de restitution des montants payés aux établissements de crédit avant
son entrée en vigueur.
 En cas de non paiement de trois échéances du calendrier dont il
a été convenu avec l’établissement de crédit, l’hôtel touristique bénéficiaire de
l’abandon est tenu de payer les montants abandonnés sous réserve de la
réglementation en vigueur.

II- L’abandon des pénalités exigibles sur les créances par les entreprises et
les entreprises publics, autres que les établissements de crédit au profit des
petites et moyennes entreprises et au profit des établissements touristiques.
L’article 23 de la LFC 2015 a permis de déduire de l’assiette imposable,
l’abandon par les entreprises et les entreprises publics, autres que les
établissements de crédit, des pénalités exigibles sur les créances relatives aux :
26
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

* entreprises économiques au sens de l’article 5 de la LFC 2015 (il s’agit


des entreprises économiques classées petites et moyennes entreprises par
l'institut national de la statistique à l'exception des hôtels touristiques et des
entreprises exerçant dans le secteur financier, le secteur du commerce et le
secteur de la promotion immobilière à usage d'habitation)
* les établissements touristiques,

N.B :
 Les pénalités peuvent être déduites de l’assiette imposable de
l’année au cours de laquelle a eu lieu l’abandon et des deux années suivantes.
 Ces dispositions s’appliquent aux pénalités enregistrées dans les
comptes desdites entreprises au 31 décembre 2014.

20. La Moins-value résultant de la levée de l’option de souscription


au capital par les salariés
Les sociétés qui exercent essentiellement dans le secteur de services
informatiques, d'ingénierie informatique et de services connexes tels que définis
par le paragraphe IX 16 de l'article 39 du code de l’IRPP et de l’IS ainsi que les
sociétés qui opèrent essentiellement dans les secteurs de la technologie de
communication et des nouvelles technologies, ainsi qu’aux sociétés dont les
actions sont admises à la cote de la bourse des valeurs mobilières de Tunis et qui
offrent à leurs salariés l'option de souscription à leur capital social ou
d'acquisition de leurs actions ou parts sociales à un prix et dans un délai
déterminés, peuvent déduire la moins-value résultant de la levée de l'option de
l'assiette de l'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice au cours duquel la
levée de l'option a eu lieu et ce dans la limite de 25% de la valeur réelle des
actions ou des parts sociales, à la date de l'offre de l'option, et sans que la
déduction totale à ce titre excède 5% du bénéfice imposable après déduction des
provisions.

16
Art. 39 § IX du code de l’IRPP et de l’IS : « Sont considérés services et ingénierie informatiques et
services connexes:
- le développement et la maintenance des logiciels,
- le développement des supports multimédias,
- l'assistance technique, les études et l'ingénierie informatiques,
- les banques de données et les services en ligne,
- la saisie et le traitement des données,
- les autres services informatiques autres que la location d'équipements. »

27
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Le mécanisme de l’option s’applique aux sociétés figurant au champ


d’application de l’impôt sur les sociétés tel que défini par l’article 45 du code de
l’IRPP et de l’IS même lorsqu’elles sont exonérées de cet impôt.
Par ailleurs, le capital de la société offrant l’option doit être divisé en actions ou
parts sociales c'est-à-dire que la société offrant l’option doit revêtir la forme :
- d’une société anonyme ou
- d’une société en commandite par actions ou
- d’une société à responsabilité limitée.
Par conséquent les sociétés de personnes et les entreprises individuelles ne sont
pas concernées par cette mesure.

A- Détermination de la moins value déductible :


La moins-value est calculée sur la base de la différence entre la valeur réelle des
actions ou des parts sociales, à la date de l'offre de l'option et leur valeur fixée à
cette même date pour y souscrire ou pour les acquérir.
La valeur réelle des actions et des parts sociales est déterminée, à la date
de l'offre de l'option, d'après :
- le cours moyen journalier à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis
du dernier mois de l'exercice précédant celui au cours duquel l'option
est offerte pour les actions cotées à la bourse ;

- leur valeur réelle déterminée d'après le bilan de l'exercice précédant


celui au cours duquel l'option est offerte pour les autres actions et pour
les parts sociales.

B- Conditions de bénéfice de la déduction :


Le bénéfice du droit à déduction est subordonné à :
- la tenue d'une comptabilité conforme à la législation comptable des
entreprises ;
- l'exclusion de l'option des salariés dont la participation au capital de
l'entreprise excède, au moment de l'offre de l'option, 10% de son capital
souscrit ;
- la production, à l'appui de la déclaration annuelle, d'un état détaillé
comportant les noms des salariés bénéficiaires de l'option, le nombre
d'actions ou de parts sociales souscrites ou acquises par chacun d'eux

28
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

ainsi que la valeur réelle et la valeur de souscription ou d'acquisition de


ces titres et la moins-value déduite ;
- la non délivrance des actions à leurs titulaires et le non changement des
noms des bénéficiaires de parts sociales avant l'expiration de la
troisième année suivant celle au cours de laquelle l'option est levée .

21. Les montants excédentaires relatifs aux charges se rapportant à


l’essaimage (Article 48 ter du code de l’IRPP et de l’IS)
Les entreprises qui font recours à la technique de l’essaimage peuvent
déduire les dépenses engagées pour la réalisation de l’opération d’essaimage de
l’assiette de l’impôt de l’année au titre de laquelle les dépenses ont été engagées
et ce dans les limites et selon des conditions qui seront fixées par décret.
De même, le décret n° 2006-95 du 16 janvier 2006 fixant les taux et les
conditions de déduction des dépenses engagées au titre de l’essaimage de la base
imposable1 , prévoit que les entreprises qui font recours à cette technique
peuvent déduire les dépenses engagées dans ce cadre de la base de l’impôt de
l’année au titre de laquelle ces dépenses ont été engagées, et ce, dans la limite de
1% du chiffre d’affaires brut annuel avec un plafond de 30.000D par projet.

L’entreprise bénéficiaire de la déduction est tenue de joindre à sa


déclaration annuelle de l’impôt sur les sociétés un état détaillé sur le montant
desdites dépenses et leur nature ainsi qu’une copie de la convention conclue
entre elle et le promoteur du projet visée par le ministre chargé des petites et
moyennes entreprises. Ladite convention doit être soumise au visa du ministre
chargé des petites et moyennes entreprises. (Arrêté du ministre de l’industrie, de
l’énergie et des petites et moyennes entreprises du 24 avril 2006 -JORT n°34 du
28 avril 2006).

Les charges dont le montant est supérieur ou égal à 20.000 dinars


22.
HTVA et dont la contrepartie est payée en espèces (Article 14 n° 11 du code de
l’IRPP et de l’IS tel que ajouté par l’article 34 de la loi de finances pour l’année 2014).

Le seuil de 20.000 D susmentionné est réduit à 10.000 dinars à partir du premier janvier 2015 et à
5.000 dinars à partir du premier janvier 2016.

23.L’amortissement des actifs dont le coût d’acquisition est supérieur


ou égal à 20.000 dinars HTVA et dont la contrepartie est payée en espèces.

1 JORT n° 6 du 20/01/2006.

29
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

(Article 15 n° 6 du code de l’IRPP et de l’IS tel que ajouté par l’article 34 de la loi de finances pour
l’année 2014).

Le seuil de 20.000 D susmentionné est réduit à 10.000 dinars à partir du premier janvier 2015 et à
5.000
dinars à partir du premier janvier 2016.

Les charges se rapportant aux montants payés à des personnes


24.

résidentes ou établies dans des paradis fiscaux. 17

L’amortissement des actifs acquis auprès de personnes résidents


25.

ou établies dans des paradis fiscaux.18

25. Autres réintégrations


On cite notamment :

- Les moins-values sur cession de titres d’organismes de placement


collectif correspondant à la baisse de valeur de liquidation due à des
distributions de dividendes.(article 11 § I du code de l'IRPP et de l'IS)
N’est plus admise en déduction, à compter du 1er janvier 2007, la moins-
value provenant de la cession des actions ou des parts des organismes des
placements collectifs en valeurs mobilières prévus par le code des organismes
des placements collectifs, et ce, dans la limite de la dépréciation de la valeur
liquidative résultant de la distribution des bénéfices ou revenus.

Pour la détermination de la moins-value non déductible, les dividendes à prendre


en considération sont ceux résultant de la dernière distribution effectuée avant
l’opération de cession des titres par les bénéficiaires des dividendes.

Cette mesure s’applique aux opérations de cession effectuées à partir du 1er


janvier 2007.

-Les déficits des établissements stables à l’étranger (article 47 du code


de l’IRPP et de l’IS)
Les déficits dégagés par les établissements de sociétés tunisiennes à
l’étranger se situent en dehors du champ territorial de l’IS et ne sont pas, de ce
fait, déductibles en Tunisie.

17
Article 14 n°12 du code de l’IRPP et de l’IS tel que ajouté par l’article 34 §1 de la loi de finances pour l’année 2017
18
Article 15 point 7 du code de l’IRPP et de l’IS tel que ajouté par l’article 34 §2 de la loi de finances pour l’année 2017

30
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

-La taxe sur les voyages


La taxe sur les voyages est non déductible de l’assiette de l’impôt. Le
timbre de voyage est fixé, à compter du 1er janvier 2007, à 60D. (l’article 14§2
du code de l’IRPP et de l’IS, les articles 12 à 16 de la loi n° 2 de l’année 1984
telle que modifiée, notamment, par l’article 83 de la loi de finances pour
l’année 2007).

- L’impôt sur les sociétés(Article 48-VIII du code de l'IRPP et de l'IS)


L'impôt sur les sociétés n'est pas admis parmi les charges déductibles
pour la détermination du bénéfice imposable.
- Les moins values réalisées par les sociétés suite au rachat de leurs
propres actions.
- la moins value latente constatée parmi les charges financières et
relative aux actions cotés à la bourse des valeurs mobilières de Tunis et
qui sont très liquides.

II- LES DEDUCTIONS


Ce sont les sommes qui figurent comptablement parmi les produits
et que la législation fiscale ne les considère pas comme imposables, elles
viennent, par conséquent, en déduction du résultat comptable après
modifications comptables.

1. Les Dividendeset les distributions assimilées


(Article 3 alinéa 3 deuxième tiret, article 38 n°10 et article 48-III du code de
l’IRPP et de l’IS)

A – Régime en vigueur jusqu’au 31/12/2013


Sont déductibles du bénéfice imposable Les dividendes et les distributions
assimilées sous forme de revenus des parts des fonds communs de placement en
valeurs mobilières (prévus par le code des organismes de placement collectif
promulgué par la loi n°2001-83 du 24 juillet 2001) et des parts des fonds
d’amorçage (prévus par la loi n°2005-58 du 18 juillet 2005) à l’exception de la
plus value relative auxdites parts ou aux droits y relatifs.
31
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

B- Apport de la loi de finances pour l’année 2014

L’article 19 de la loi de finances pour l’année 2014 a prévu l’imposition pour


les personnes physiques résidentes et les personnes non résidentes et non
établies:
- des dividendes
- des revenus des parts des fonds communs de placement en valeurs mobilières
prévus par le code des organismes de placement collectif promulgué par la loi
n°2001-83 du 24 juillet 2001 et des parts des fonds d’amorçage prévus par la loi
n°2005-58 du 18 juillet 2005 à l’exception de la plus value relative auxdites
parts ou aux droits y relatifs.
L’imposition s’applique aux opérations de distribution réalisées à compter du
1er janvier 2015 par voie de retenue à la source libératoire de 5%. Pour les
personnes physiques (résidentes ou non) dont les revenus distribués ne dépassent
pas 10.000 dinars par an, la retenue à la source de 5% susvisée est déductible de
l’impôt sur le revenu annuel exigible, ou elle est restituable.

Toutefois, les opérations de distribution de bénéfices faites à partir des fonds


propres figurant au bilan de la société distributrice au 31 décembre 2013, ne
seront pas imposables à condition de mentionner lesdits fonds dans les notes aux
états financiers de l’entreprise distributrice déposés au titre de l’année 2013.

2. Intérêts des dépôts et titres en devises et en dinars


convertibles(Articles 38-8, 48 - VII nonies du code de l’IRPP et de l’IS)
3. Reprises sur provisions initialement réintégrées (voir fiche
provisions)
Les dotations aux provisions non déductibles sont réintégrées dans le
résultat fiscal de l’exercice de constatation. Corrélativement, toute reprise sur
une provision non déduite fiscalement est à déduire du résultat imposable.
32
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

4. Plus-value sur cession des actions cotées en bourse, ou dans le


cadre d’une introduction en bourse(Article 11-I du code de l’IRPP et de l’IS)

4-1. Cession réalisées avant le 1er janvier 2006


La plus-value provenant de la cession des actions cotées à la bourse des
valeurs mobilières de Tunis ou dans le cadre d’une opération d’introduction en
bourse est déductible du bénéfice imposable et ce, dans la limite :
- de la différence entre leur cours moyen journalier en
bourse du dernier mois de l’exercice précédant celui au
cours duquel la cession a eu lieu et leur valeur d’acquisition
ou de souscription, et ce, pour les opérations de cession des
actions cotées à la bourse des valeurs mobilières de Tunis,
- de la différence entre leur valeur d’introduction à la
bourse et leur valeur d’acquisition ou de souscription, et ce,
pour les opérations de la cession des actions dans le cadre
d’une opération d’introduction à la bourse des valeurs
mobilières de Tunis.

4-2. Cession réalisées à partir du 1er janvier 2006 :


La plus-value provenant de la cession des actions cotées à la bourse des
valeurs mobilières de Tunis ou dans le cadre d’une introduction en bourse est
totalement exonérée.

4-3. Apport de la loi de finances pour l’année 2011 :


La plus-value provenant de la cession des actions cotées à la bourse des
valeurs mobilières de Tunis demeure déductible du bénéfice imposable aussi
bien pour les actions acquises ou souscrites avant le 1er janvier 2011 que pour
celles acquises ou souscrites à partir du 1er janvier 2011 et cédées après
l’expiration de l’année suivant celle de leur acquisition ou de leur souscription.
Reste également déductible du bénéfice imposable, la plus-value
provenant de la cession des actions dans le cadre d’une introduction en bourse.
5. Plus-value d'apport d'actions ou de parts sociales au capital
d'unesociété mère ou d'une société holding qui s'engage à s'introduire en
bourse(Article 11-I du code de l’IRPP et de l’IS)
La déduction est conditionnée par l’engagement de la société mère ou la
société holding à introduire ses actions à la bourse des valeurs mobilières de
Tunis au plus tard à la fin de l’année suivant celle de la déduction. Ce délai peut
33
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

être prorogé d’une seule année par arrêté du Ministre des Finances sur la base
d’un rapport motivé du conseil du marché financier.
Le bénéfice de l’exonération ou de la déduction de la plus-value d’apport
est également subordonné au dépôt, par le bénéficiaire de la déduction ou de
l’exonération, au service fiscal compétent, d’une attestation prouvant
l’introduction de la société mère ou de la société holding ayant bénéficié de
l’apport à la bourse des valeurs mobilières de Tunis dans un délai ne dépassant
pas le 3ème mois de la deuxième année suivant celle de la déduction ou de
l’exonération ou de la troisième année suivant celle de la déduction ou de
l’exonération en cas de prorogation.

A défaut, le bénéficiaire de l’avantage est tenu de payer l’impôt non


acquitté au titre de la plus-value bénéficiant de l’exonération ou de la déduction
de l’assiette de l’impôt majoré des pénalités de retard exigibles conformément à
la législation en vigueur.
Toutefois, les pénalités de retard ne seront pas exigibles en cas de
présentation d’une attestation délivrée par le conseil du marché financier
prouvant que la non introduction de la société mère ou de la société holding à la
bourse des valeurs mobilières de Tunis est due à des motifs qui ne sont pas
imputables à la société mère ou à la société holding.

N.B : Conformément au code des sociétés commerciales et notamment


l’article 461, est considérée société mère, toute société qui tient les autres
sociétés sous son pouvoir de droit ou de fait et y exerce son contrôle, assurant,
ainsi, une unité de décision.
Le contrôle est présumé dès lors qu’une société détient directement ou
indirectement 40% au moins des droits de vote dans une autre société, et
qu’aucun autre associé n’y détienne une fraction supérieure à la sienne.

6. Plus-value de fusion et de scission(Article 49 decies du code de


l'IRPP et de l'IS)
La plus-value d'apport sur les éléments d'actif autres que les
marchandises, les biens et valeurs faisant l'objet de l'exploitation est
déductible de l’IS chez la société fusionnée ou scindée. En revanche, la plus-
value en question est réintégrée aux résultats imposables de la société ayant reçu
les actifs en vertu de l'opération de fusion ou de l'opération de scission totale
dans la limite de 50% de son montant, et ce, à raison du 1/5ème par année à
compter de l'année de la fusion ou de l'année de la scission.
En cas de cession desdits éléments avant l'expiration de la 5 ème année à
34
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

compter de l'année de la fusion ou de l'année de la scission, la fraction de la


plus-value non encore imposée est réintégrée aux résultats de l'année de la
cession.
La notion « d’éléments d'actif » comprend non seulement les éléments inscrit à
l'actif du bilan mais encore tous les éléments considérés comme faisant partie de
l'exploitation même s'ils ne sont pas inscrits à l'actif du bilan.

Dans ce sens, un élément est considère comme faisant partie de l'actif de


l'entreprise, alors même qu'il n'est pas inscrit au bilan, lorsqu'il est affecté par
nature à l'exploitation et est étroitement lié à cette dernière. Il en est ainsi d'un
fonds de commerce qui, même non inscrit à l'actif du bilan d'une entreprise, en
raison de son affectation par nature à l'exploitation, doit être regardé comme un
élément d'actif de l'exploitation (NC n° 34/98).

Par ailleurs, sont considérés comme biens, droits et valeurs faisant l'objet de
l'exploitation, notamment les biens détenus en stocks par l'entreprise, c'est-à-dire
ceux détenus soit pour être vendus dans le cours normal de l'exploitation soit
détenus sous forme de matières premières ou de fournitures devant être
consommées au cours du processus de production ou de la prestation de
services.

N.B : L’imposition de la plus value en question au niveau de la société


ayant reçu les actifs dans le cadre de l’opération de fusion ou de l’opération de
scission ne s’applique pas dans le cas où les plus-values qui auraient été
réalisées par la société absorbée ou la société scindée lors de la cession des
éléments en question seraient déductibles de l’assiette imposable ou exonérées
de l’impôt sur les sociétés en vertu de la législation en vigueur. Par conséquent,
la plus value de fusion ou de scission réalisée sur ces éléments sera déductible
de l’assiette soumise à l’IS au niveau de la société absorbée ou scindée et ne fera
pas l’objet de réintégration au niveau de la société ayant reçu les actifs.
(Exemple : les plus valus réalisées par les SICAR au titre des actions et des parts
sociales, etc.)
Le bénéfice de la déduction est subordonné au dépôt par la société
fusionnée ou scindée au service de contrôle des impôts compétent, dans un délai
ne dépassant pas la fin du 3ème mois à compter de la date de la tenue de la
dernière assemblée générale extraordinaire ayant approuvé l’opération de fusion
ou l’opération de scission :

35
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- une copie du procès-verbal de ladite assemblée et une copie des


documents visés à l’article 41819 ou à l’article 42920 du code des sociétés
commerciales selon le cas ;
- une liste des éléments d’actif objet de l’apport, comportant leur valeur
d’origine, le total des amortissements, leur valeur comptable nette, la
valeur d’apport et la plus-value ou la moins-value résultant de
l’opération de fusion ou de l’opération de scission ;
- une liste comportant les éléments d’actif objet des provisions et les
provisions constituées à ce titre.

La déduction s’applique aux opérations de fusion et aux opérations de


scission totale de sociétés qui ont lieu conformément aux dispositions du code
des sociétés commerciales et à condition que les sociétés concernées soient
légalement soumises à l'audit d’un commissaire aux comptes et que leurs
comptes au titre du dernier exercice clôturé à la date de la fusion ou de la
scission totale des sociétés soient certifiés.
7. plus-value d’apport d’entreprise individuelle :

19
Article 418 du code des sociétés commerciales : « La société concernée par la fusion doit mettre à la disposition de ses associés
2 mois avant la réunion de l’assemblée générale extraordinaire :
- le projet de fusion ou d’absorption,
- le rapport du commissaire aux apports,
- le rapport du commissaire aux comptes si la société en possède un,
Le rapport de gestion des 3 exercices le rapport des conseils d’administration ou des assemblées des associés pour les sociétés
autres que la société anonyme et de chacune des sociétés concernées par la fusion,
- les états financiers nécessaires à l’information des associés,
- le projet d’acte constitutif de la nouvelle société.
S’il s’agit d’une absorption, la société doit mettre à leur disposition le texte intégral des modifications à apporter aux statuts de
la société absorbante ;
- l’acte constitutif des sociétés participant à la fusion,
- le contrat de fusion ou d’absorption,
- nom, prénom et nationalité des administrateurs ou gérants des sociétés qui participent à la fusion. Il en est de même pour la
société nouvelle ou absorbante.
L’assemblée générale extraordinaire de la société absorbante ou nouvellement constituée statue sur l’approbation des apports
en nature des sociétés absorbées selon les conditions exigées par le présent code et propres à chaque forme de société. »
20
Article 429 du code des sociétés commerciales : « la scission ne se réalise qu’après l’établissement d’un projet de scission qui
sera soumis au vote de l’assemblée générale extraordinaire dans les mêmes conditions que la fusion.
Le projet de scission doit sous peine de nullité contenir les indications suivantes :
- les motifs de la scission,
- les objectifs économiques, sociaux, financiers, et techniques à réaliser,
- la dénomination commerciale , le siège social, la forme juridique, la nationalité de chaque société bénéficiaire de la scission et
le numéro d’immatriculation au registre du commerce,
- les noms des dirigeants de chaque société bénéficiaire de la scission,
- la valeur des actifs et passifs cédés à chaque société bénéficiaire avec indication de la méthode retenue,
- la détermination des parts ou actions revenant à la société si la scission est partielle et celles revenant aux associés en
cas de scission totale,
- la fixation des parités d’échange,
- la détermination de la méthode retenue pour la fixation des parités ainsi que les motifs du choix effectué,
-la liste de répartition du personnel entre les sociétés bénéficiaires. »

36
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Le régime fiscal des plus values de fusion des sociétés est applicable
aux opérations d’apport d’entreprise individuelle dans le capital de sociétés
soumises à l’IS et ce, par :
- la déduction de la plus-value provenant de l’apport des
éléments d’actifs autres que les biens et valeurs faisant l’objet
de l’exploitation, des résultats de l’entreprise individuelle, et

- la réintégration de la plus-value déduite aux résultats de la


société bénéficiaire de l’apport dans la limite de 50% de son
montant sur la base du cinquième annuellement.

Ce régime de faveur s’applique aux opérations d’apport d’entreprises


individuelles dans le capital des sociétés réalisées à compter du 1 er janvier 2007.
Etant précisé que le régime fiscal relatif aux opérations de fusion de sociétés ne
s’applique pas aux opérations d’apport d’entreprise individuelle, et ce en ce qui
concerne :
- les provisions,
- les amortissements différés et les déficits enregistrés au niveau de l’entreprise
objet de l’apport,
- le délai de dépôt de la déclaration de cessation d’activité de l’entreprise objet
de l’apport.

Il s’ensuit que :
- les provisions constituées et déduites pour la détermination des résultats
imposables des exercices précédents celui de l’apport par l’entreprise
individuelle apporteuse sont réintégrées aux résultats imposables de l’année de
l’apport,
- les déficits et les amortissements réputés différés en périodes déficitaires
enregistrés au niveau de l’entreprise individuelle apporteuse et qui n’ont pas pu
être déduits ne sont pas reportables au niveau de la société bénéficiaire de
l’apport,
- l’entreprise individuelle apporteuse doit déposer la déclaration de cessation
d’activité dans les 15 jours de la date de l’apport.

- Conditions pour le bénéfice de la déduction de la plus-value provenant


des opérations d’apport :

37
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Le bénéfice du régime fiscal de faveur des opérations d’apport d’une entreprise


individuelle dans le capital de sociétés soumises à l’IS est subordonné à la
satisfaction des conditions suivantes :
• l’entreprise individuelle objet de l’apport doit être soumise à l’impôt sur le
revenu selon le régime réel y compris le régime réel basé sur des obligations
comptables simplifiées,
• les actifs objet de l’apport doivent être inscrits au bilan à la date de l’apport.
Cette condition est considérée satisfaite pour le fonds de commerce crée par
l’entreprise.
• la société bénéficiaire de l’apport doit poursuivre l’exploitation de l’entreprise
objet de l’apport pendant une période de 3 ans au moins à compter du premier
janvier de l’année qui suit celle de l’apport.
En cas d’arrêt de l’exploitation de l’entreprise objet de l’apport avant
l’expiration des 3 ans suivant celle de l’apport, l’entreprise individuelle
bénéficiaire de la déduction serait dans l’obligation de payer l’impôt non
acquitté au titre de la plus-value d’apport déduite majoré des pénalités de retard
exigibles conformément à la législation en vigueur.
Toutefois, l’impôt et les pénalités de retard ne seront pas exigibles en cas de non
respect de la condition de poursuite de l’activité pour des motifs qui ne sont pas
imputables à la société bénéficiaire de l’apport fixés par le décret n°2007-1266
du 21 mai 2007.21

21
Selon le décret n° 2007-1266 du 21 mai 2007 relatif à la fixation des motifs de l’arrêt de l’activité non
imputables à l’entreprise : « Sont considérés des motifs non imputables à l’entreprise denature à l’empêcher de
poursuivre son activité au sens des dispositions du dernier paragraphe du paragraphe III de l’article 11 bis, du
numéro 19 de l’article 38, des paragraphes I et II de l’article 39 quater et paragraphes I et II de l’article 48 quater
du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, du paragraphe VIII de
l’article 23, du paragraphe II de l’article 52 bis et du paragraphe II de l’article 52 ter du code des droits
d’enregistrement et de timbre, les motifs suivants :

1- la cession de l’entreprise à un tiers dans le cadre du règlement judiciaire au sens de la loi n° 95-34 du 17
avril 1995 relative au redressement des entreprises en difficultés économiques telle que modifiée et
complétée par les textes subséquents.

2- les cas de force majeure indépendante des faits de l’entreprise prouvés conformément à la loi et qui
empêchent l’entreprise de poursuivre son activité.

3- l’union des créanciers et le concordat par abandon d’actif par le failli dans le cadre de la faillite
conformément aux dispositions du code de commerce, à l’exception des cas de banqueroutes.

38
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

8. Plus-value réalisée dans le cadre de la transmission des


entreprises(Article 11bis du code de l’IRPP et de l’IS)
Est déductible du bénéfice imposable :
a) la plus-value provenant de la cession totale des éléments de l’actif ou
de la cession partielle des actifs constituant une unité économique
indépendante et autonome et ce, pour les opérations de cession qui
interviennent suite à l’atteinte du propriétaire de l’entreprise de l’âge de la
retraite ou à son incapacité de poursuivre la gestion de l’entreprise. (ce
point est abrogé à compter du premier avril 2017 en vertu de l’article 15-6
de la loi n°2017-8 du 14 février 2017 portant refonte du dispositif des
avantages fiscaux).
A ce titre est considérée, unité économique indépendante et autonome,
l’ensemble des actifs et passifs d’une partie d’une entreprise qui représente, au
niveau de sa structure une exploitation pouvant poursuivre l’activité de façon
indépendante et par ses propres moyens(Exemple : la cession d’un abattoir au
niveau d’une SARL exerçant dans le domaine d’accouvage, d’abattage, de
transformation et de vente de produits avicoles(NC 33/2007).
Les cas d’incapacité de poursuivre la gestion de l’entreprise sont fixés
par le décret n°2007-934 du 16 avril 2007 relatif à la fixation des cas
d’incapacité de poursuivre la gestion des entreprises.22
Le bénéfice de la déduction est subordonné à la satisfaction des
conditions suivantes :
22
Sont considérés des cas d’incapacité de poursuivre la gestion de l’entreprise :

- Les cas d’invalidité résultant des maladies ou des accidents de la vie courante permettant l’octroi d’une pension
d’invalidité conformément à la législation en vigueur dans le cadre des régimes de sécurité sociale dans le
secteur privé.

- Les cas d’invalidité résultant de l’usure de l’organisme permettant l’octroi d’une pension de préretraite
conformément à la législation en vigueur dans le cadre des régimes de sécurité sociale dans le secteur privé.

- Les cas d’invalidité permettant l’octroi d’une pension dans le cadre du régime de réparation des préjudices
résultant des accidents de travail et des maladies professionnelles dans le secteur privé et qui sont de nature à
empêcher le propriétaire de l’entreprise de poursuivre sa gestion.

- Les cas d’invalidité justifiés par un rapport motivé et délivré par deux médecins hospitalo-universitaires qui
exercent leur activité dans le secteur de la santé publique et qui confirment l’incapacité du propriétaire de
l’entreprise de poursuivre sa gestion.

(Décret n° 2007- 934 du 16 avril 2007, relatif à la fixation des cas d’incapacité de poursuivre la gestion).

39
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- les actifs cédés doivent être inscrits au bilan à la date de la cession.


- la production à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt de l’année
de la déduction d’un état des actifs cédés mentionnant la valeur
comptable nette des actifs, la valeur de cession et la plus-value ou la
moins-value enregistrée.
- la poursuite par l’entreprise cessionnaire de l’exploitation de l’entreprise
ou de l’unité acquise pendant une période de 3 ans au moins à compter
du premier janvier de l’année qui suit celle de l’acquisition.
Le non respect de cette condition entraîne le paiement par le bénéficiaire
de la déduction de l’impôt non acquitté au titre de la plus-value déduite,
majoré des pénalités de retard exigibles conformément à la législation en
vigueur. Ces dispositions ne s’appliquent pas en cas de non respect de
cette condition pour des motifs qui ne sont pas imputables à l’entreprise
cessionnaires fixés par décret.
Selon le décret n° 2007-1266 du 21 mai 2007 , les motifs de l’arrêt de
l’activité non imputable à l’entreprise sont les suivants :
 la cession de l’entreprise à un tiers dans le cadre du règlement
judiciaire au sens de la loi n° 95-34 du 17 avril 1995.
 les cas de force majeure indépendante des faits de l’entreprise prouvés
conformément à la loi et qui empêchent l’entreprise de poursuivre son
activité.
 l’union des créanciers et le concordat par abandon d’actif par le faili
dans le cadre de la faillite conformément aux dispositions du code de
commerce à l’exception des cas de banqueroutes ( JORT n° 43 du 29
mai 2007).
b) la plus-value provenant de la cession des entreprises en difficultés
économiques dans le cadre du règlement judiciaire prévu par la loi n°95-34
du 17 avril 1995 relative au redressement des entreprises en difficultés
économiques ou de la cession d’une branche de son activité ou d’un ensemble
de branches complémentaires (article 11 bis du code de l'IRPP et de l'IS).
Le bénéfice de cette déduction est subordonné à la présentation à l’appui
de la déclaration annuelle de l’impôt de l’année de la déduction d’un état des
actifs cédés mentionnant les références de la décision de la cession, les
références du journal officiel de la République Tunisienne comportant la
publication de la décision de la cession, la valeur comptable nette des actifs, la

40
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

valeur de cession et la plus-value ou la moins-value enregistrée.


9. Surplus déductible d’amortissement fiscal d’équipements pris en
leasing par rapport à l’amortissement comptable (article 12 bis §III du code
de l’IRPP et de l’IS) (voir fiche amortissements)
A compter du 1er janvier 2008, lorsque l’amortissement comptable est
inférieur à l’amortissement fiscalement admis pour un équipement pris en
leasing, le surplus d’amortissement fiscal est déduit de façon extra-comptable à
condition que le montant des amortissements déduits et le montant des
amortissements enregistrés en comptabilité soient portés au tableau
d’amortissement et au livre d’inventaire.
10. Surplus déductible d’amortissement fiscal au titre des nouveaux
investissements réalisés dans le cadre du code d’incitation aux investissements
déclarés au cours des exercices 2014 et 2015 et qui entrent en activité effective
avant le 1er janvier 2017 (Mesure conjoncturelle prévue par l’article 24 de la de
finances complémentaire pour l’année 2014).
Lesdits investissements bénéficient d’une déduction des amortissements
effectués au titre des actifs amortissables objets de l’investissement au taux de
35%.
Les investissements concernés sont les investissements de création ou
d’extension portant sur une unité économique indépendante.
Conditions :
- Investissement ayant fait l’objet de dépôt d’une attestation de
déclaration d’investissement auprès des services concernés au cours des
exercices 2014 et 2015.
- L’entrée en activité avant le 1er janvier 2017
11. Amortissements comptabilisés au titre d’un exercice
comptableprécédent en excédent par rapport aux taux maximum,
initialementréintégrés et devenus fiscalement déductibles (Article 12 bis VI du
code de l’IRPP et de l’IS)
Les amortissements constatés en comptabilité et excédant les quotités
admises fiscalement et qui n’ont pas pu être déduits, et réintégrés, soit
spontanément soit après intervention des services des impôts demeurent
reportables et imputables sur les résultats des exercices suivants dans les mêmes
conditions et limites prévues par la législation fiscale en vigueur.

41
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

11. Actifs détruits avant amortissement intégral (Article 12 bis IV du


code de l’IRPP et de l’IS)
La loi de finances pour l’année 2008 a confirmé la doctrine administrative
qui admet la déduction de la valeur comptable nette des actifs détruits et ce des
résultats de l’exercice de leur destruction. La déduction a lieu dans ce cas
comme perte exceptionnelle.
Les opérations de destruction des actifs doivent avoir lieu en présence d’un
huissier notaire et doivent donner lieu à l’établissement d’un procès verbal
comportant une description détaillée de l’opération.

 Pour le cas particulier des biens mis hors service avant leur amortissement
intégral et non détruits et considérant que les biens en question continuent à
figurer au bilan, l’entreprise peut constater en pertes exceptionnelles déductibles
le différentiel entre la valeur nette comptable et la valeur de réalisation nette(NC
22/2008).
12. Bénéfice des établissements stables à l’étranger (Article 47 du code
de l’IRPP et de l’IS)
Les bénéfices dégagés par les établissements de sociétés tunisiennes à
l’étranger se situent en dehors du champ territorial de l’IS et ne sont pas, de ce
fait, imposables en Tunisie

13. Les reports déficitaires et amortissements réputés différés (Article


48 IX du code de l’IRPP et de l’IS)

 Régime fiscal avant l’entrée en vigueur de la loi de finances


complémentaire pour 2012
Le déficit enregistré au titre d’un exercice et dégagé par une comptabilité
conforme à la législation comptable des entreprises est déduit successivement
des résultats des exercices suivants et ce, jusqu’à la 4 ème année inclusivement.
La déduction des déficits et des amortissements s’effectue selon l’ordre
suivant :
- les déficits reportables ;
- les amortissements de l’exercice concerné ;
42
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- les amortissements réputés différés en périodes déficitaires.


Il convient de préciser que les déficits peuvent être déduits des résultats
bénéficiaires des exercices suivants jusqu’à la 4 ème année inclusivement et que si
ces déficits n’ont pas fait l’objet d’une imputation sur ces bénéfices ils seront
définitivement perdus dans la limite de ces bénéfices réalisés.
N.B : Selon la loi de finances pour l’année 2010, toutes les entreprises en
difficultés économiques régies par les dispositions de la loi 95-34 du 17 avril
1995 et bénéficiaires de l’abandon de créances à leur charge peuvent déduire les
déficits non déductibles du fait de la prescription ; soient ceux enregistrés depuis
plus de 4 ans et sans que la période de leur enregistrement dépasse 10 ans, des
revenus exceptionnels qu’elles réalisent suite au bénéfice de l’abandon des
créances à leur charge, dans la mesure où l’abandon entraîne la réalisation d’un
résultat global bénéficiaire.

Cas particulier des déficits et des amortissements réputés différés d’une


société absorbée ou scindée
Sont admis en déduction des résultats de la société ou des sociétés ayant reçu les
éléments d’actif dans le cadre d’une opération de fusion ou d’une opération de
scission totale de sociétés, les amortissements réputés différés en périodes
déficitaires et les déficits enregistrés au niveau de la société absorbée ou de la
société scindée et qui n’ont pas pu être déduits des résultats de l’année de la
fusion ou de l’année de la scission totale de sociétés.
Les déficits et les amortissements sont déductibles, sans que la période de report
pour les déficits excède le reliquat de la période de déduction des déficits prévue
par la législation en vigueur (Le déficit enregistré au titre d’un exercice et dégagé par
une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises est déduit
successivement des résultats des exercices suivants et ce jusqu’à la quatrième année
inclusivement ; art.48§IX du code de l’IRPP et de l’IS ).

Les déficits et les amortissements réputés différés sont déductibles au


niveau des sociétés ayant reçu les éléments d’actif dans le cadre d’une opération
de scission totale de sociétés chacune dans la limite des actifs nets reçus de la
société scindée par rapport au total des actifs nets objet de la scission.

Le bénéfice de la déduction est subordonné à :


- la production par les sociétés absorbées ou scindées au service de contrôle
des impôts compétent, d’un état des déficits et des amortissements réputés
43
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

différés objet de la déduction en précisant les exercices au titre desquels


ils ont été enregistrés et ce dans un délai ne dépassant pas la fin du 3 ème
mois à compter de la date de la tenue de la dernière assemblée générale
extraordinaire ayant approuvé l’opération de fusion ou l’opération de
scission ;
- l’inscription par les sociétés ayant reçu les éléments d’actif dans le cadre
de l’opération de fusion ou de l’opération de scission totale de sociétés
des déficits et des amortissements objet de la déduction, dans l’état de
détermination du résultat fiscal à partir du résultat comptable avec
indication de leur origine et dans les notes aux états financiers.

 Apport de la loi de finances complémentaire pour l’année 2012

La loi de finances complémentaire pour la l’année 2012 a prorogé le délai de


déduction des déficits d'exploitation de quatre années à cinq années.
Remarque : la déduction ne couvre pas les déficits résultant de la déduction
des revenus ou bénéfices exonérés conformément à la législation fiscale en
vigueur. (Article 37 de la loi de finances complémentaire pour l’année 2012).

14. Les subventions :

14-1. Les subventions d’investissement (article 11 § IV du code de


l'IRPP et de l'IS)
Les subventions d’investissement sont celles destinées à permettre à
l’entreprise bénéficiaire d’acheter, de construire, de créer ou de se rendre
acquéreur, par tout autre moyen, d’actifs immobilisés ou d’autres actifs (Norme
comptable 12 § 8).
Le régime fiscal des subventions d’investissement diffère selon leur
affectation :

* Subventions destinées à l'acquisition d’éléments non amortissables


Les subventions destinées à l'acquisition d'éléments non amortissables
sont rapportées au résultat imposable par dixième de leur montant chaque année
y compris l’année de la création ou de l'acquisition de ces immobilisations.
* Subventions destinées à l'acquisition d'éléments amortissables
Les subventions destinées à l'acquisition d'éléments amortissables sont
rapportées aux résultats des exercices.à concurrence du montant des
amortissements pratiqués, à la clôture desdits exercices, sur le prix de revient
des immobilisations amortissables.
44
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

En cas de cession des immobilisations financées par des subventions


d'équipement, la fraction des subventions non encore imposée est retranchée de
la valeur nette comptable pour la détermination de la plus-value ou de la moins-
value de cession.
* Subventions destinées à financer les investissements immatériels y
compris les investissements de mise à niveau :
- Primes encaissées avant le 1er janvier 2007 :
Le montant global de la prime est réintégré dans le résultant net de
l’année de son encaissement.
- Primes encaissées à partir du 1er janvier 2007 :
Les subventions sont rapportées aux résultats par fraction égale à
1/10ème du montant de la subvention sur dix années y compris l’année
d’encaissement.

14-2. Les subventions d’exploitation et d’équilibre (Article 11 § V du


code de l'IRPP et de l'IS)
Les subventions d’exploitation sont accordées à l’entreprise pour lui
permettre de compenser l’insuffisance de certains produits d’exploitation
ou de faire face à certaines charges.

Les subventions d’équilibre sont accordées à l’entreprise pour


compenser une perte qu’elle aurait constatée si la subvention ne lui avait été
accordée. (Norme comptable 12 § 8)

Les subventions d’exploitation et d’équilibre sont rattachées au


résultat fiscal au cours duquel lesdites subventions ont été encaissées.

15. Les bénéfices exceptionnels se rattachant à l’activité bénéficiant


d’avantages fiscaux:
Les revenus et les bénéfices exceptionnels liés à l’activité principale des
entreprises sont déductibles dans les mêmes limites et conditions prévues par la
législation en vigueur pour les revenus et les bénéfices provenant de
l’exploitation. Il s’agit :
- des primes accordées aux entreprises dans le cadre des interventions du
fonds national de l’emploi.

45
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- des primes d’investissement accordées dans le cadre de la législation


relative à l’incitation à l’investissement, des primes de mise à niveau
accordées dans le cadre d’un programme de mise à niveau approuvé et
des primes accordées dans le cadre de l’encouragement à l’exportation
(Il s’agit des primes accordées dans le cadre d’encouragement des
opérations d’exportation par le Fonds de Promotion des Exportations
(FOPRODEX) au profit des entreprises totalement exportatrices en vue
de la couverture de certaines dépenses inhérentes à l’opération
d’exportation tels que les frais de transport des produits, ainsi que les
primes accordées par le Fonds d’Accès aux Marchés d’Exportation
(FAMEX) aux entreprises en vue du développement des activités
orientées vers l’exportation -NC n° 20/2008-).
- de la plus-value provenant des opérations de cession des éléments de
l’actif immobilisé affectés à l’activité principale des entreprises à
l’exception des immeubles bâtis, des immeubles non bâtis et des fonds
de commerce,
- des gains de change relatifs aux ventes et aux acquisitions réalisées par
les entreprises dans le cadre de l’exercice de l’activité principale,
- du bénéfice de l’abandon de créances.

Pour que les entreprises exportatrices puissent bénéficier de ces dispositions, il


faut que la cession des éléments de l’actif soit réalisée à l’étranger ou au profit des
entreprises totalement exportatrices au sens de la législation fiscale en vigueur en
ce qui concerne la plus-value provenant de la cession des éléments de l’actif, et que
les autres bénéfices exceptionnels susvisés soient liés à l’opération d’exportation.

Ce régime de faveur est applicable aux revenus ou bénéfices exceptionnels


réalisés au titre de l’exercice 2007 et des exercices ultérieurs. Avant l’exercice
2007, les bénéfices exceptionnels et accessoires font partie des résultats soumis
à l’IR ou à l’IS
conformément au droit commun et ce même si les entreprises qui les réalisent
bénéficient d’un régime de faveur au titre des bénéfices provenant de l’activité
principale ; tel est le cas des entreprises totalement exportatrices par exemple ou
des entreprises exerçant dans les zones de développement régional.

16. Déduction des intérêts abandonnés par les banque et les


établissements bancaires non résidents des intérêts au profit des huileries et
des exportateurs de l’huile d’olive ayant des difficultés conjoncturelles :

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Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Les établissements de crédit ayant la qualité de banque et les établissements


bancaires non résidents peuvent déduire de l’assiette de l’impôt sur les sociétés
50% des intérêts conventionnels et la totalité des intérêts de retard relatifs aux
crédits accordés jusqu’à fin décembre 2009 ayant fait partie de leurs produits (et
qui ont déjà subi l’impôt) et qui sont abandonnés au profit des huileries et des
exportateurs de l’huile d’olive qui ont rencontré des difficultés conjoncturelles
au cours de la campagne 2005-2006 suite aux fluctuations des prix mondiaux de
l’huile d’olive à condition que l’abandon ait lieu au cours des années 2009 et
2010 (Article 24 de la loi de finances pour l’année 2010).

Cette mesure ne s’applique pas aux huileries et aux exportateurs de l’huile


d’olive qui ont rencontré des difficultés structurelles avant la campagne 2005-
2006.

Le bénéfice de cette déduction est subordonné à la présentation par les


établissements concernés, à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt sur les
sociétés, d’un état détaillé des créances comportant notamment le montant des
intérêts conventionnels et des intérêts de retard abandonnés, l’exercice dont les
produits ont comporté les intérêts objet de l’abandon et l’identité du bénéficiaire
de l’abandon.

17. Mesure conjoncturelle pour l’année 2012 : déduction des intérêts réservés
par les établissements de crédit
A- Objet de la mesure conjoncturelle
Pour la détermination de leurs résultats de l’exercice 2011, les établissements
de crédit peuvent déduire les intérêts réservés sur les engagements courant à la
fin de l’exercice 2011 et ceux nécessitant un suivi particulier conformémentà la
circulaire de la Banque Centrale de Tunisie n° 1991-2423.

B- Bénéficiaires de la déduction
- Les établissements de crédit visés par la loi n° 2001-65 du 10 juillet
2001

23
Selon l’article 8de la circulaire de la Banque Centrale de Tunisie n° 1991-24 « font partie de la classe
1, tous les actifs dont la réalisation ou le recouvrement intégral dans les délais est encore assuré et qui
sont détenus sur des entreprises qui présentent l’une au moins des caractéristique suivantes :- le
secteur d’activité connait des difficultés ;
- La situation financière dégrade. »

47
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- les établissements de crédit non résidents exerçant dans le cadre du


code de prestation des services financiers aux non résidents promulgué
par la loi n° 2009-64 du 12 août 2009
C- Condition à respecter
La déduction est subordonnée à la production à l’appui de la déclaration de
l’impôt sur les sociétés de l’exercice 2011, d’un état détaillé des intérêts
réservés en question.

Remarque : En cas de recouvrement desdits intérêts, ils seront réintégrés au


résultat fiscal de l’exercice au cours duquel leur recouvrement a lieu.

19. Les intérêts conventionnels et des intérêts de retard abandonnés


par les établissements de crédit ayant la qualité de banque
La loi de finances complémentaire pour l’année 2012 prévoit la possibilité
pour les établissements de crédit ayant la qualité de banque et les banques non
résidentes de déduire de l’assiette de l’impôt sur les sociétés, les montants non
remboursés ayant été abandonnés au cours des années 2012 et 2013 au titre :

- des intérêts conventionnels et des intérêts de retard qui ont fait partie de leurs
produits et relatifs aux crédits agricoles obtenus jusqu’à la fin du mois de
décembre 2011 et dont le montant en principal ne dépasse pas dix mille dinars
par agriculteur à la date de leur obtention.

- des intérêts de retard qui ont fait partie de leurs produits et relatifs aux crédits
agricoles obtenus jusqu’à la fin du mois de décembre 2011 et dont le montant
en principal dépasse dix mille dinars par agriculteur à la date de leur obtention.

Le bénéfice de ladite déduction est subordonné à la présentation par


l’établissement de crédit concerné, à l’appui de la déclaration annuelle de
l’impôt sur les sociétés, d’un état détaillé des créances comportant notamment le
montant des intérêts conventionnels et des intérêts de retard abandonnés,
l’exercice dont les produits ont comporté les intérêts objet de l’abandon et
l’identité du bénéficiaire de l’abandon. (Article 61 de la loi de finances
complémentaire pour l’année 2012).
Selon l’article 80 de la loi de finances pour l’année 2014, les
établissements de crédit ayant la qualité de banque bénéficient de la

48
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

reconduction des dispositions de l’article 61 de la loi de finances


complémentaire pour l’année 2012, et ce, jusqu’au 31 décembre 2015.

Par ailleurs et selon l’article 79 § 4 de la loi de finances pour l’année 2014


les établissements de crédit ayant la qualité de banque peuvent déduire de
l’assiette soumise à l’impôt sur les sociétés, la totalité des intérêts
conventionnels qui ont fait partie de leurs produits, ayant fait l’objet d’abandon
et ayant été décomptés sur les crédits agricoles, obtenus jusqu’ au 31 décembre
2012 et ayant fait l’objet de montants non recouvrés et dont le montant en
principal ne dépasse pas 5.000 D par agriculteur ou par pêcheur à la date de son
obtention.

La déduction s’opère sur une période maximale de 3 ans à compter de


l’année de l’abandon.

Le bénéfice de cette déduction est subordonné à la présentation par


l'établissement de crédit concerné, à l'appui de la déclaration annuelle de l'impôt
sur les sociétés, d'un état détaillé des créances abandonnées indiquant
notamment le montant des intérêts abandonnés, l’exercice de leur imposition et
l’identité du bénéficiaire de l’abandon.

L'Etat abandonne les montants dus en principal et en intérêts au titre des crédits
agricoles obtenus jusqu'au 31/12/2012 ≤ 5000 D par personne:
- Si le principal du crédit ≤ 3000D, l'abandon est automatique (sans
demande) de la base de données de la banque ou de la société de
recouvrement des créances filiales de banques ou de l’association de
microcrédit,
- Si 3001D ≤ principal du crédit ≤ et 5000D, l'abandon se fait sur la base
d'une étude des dossiers par des commissions régionales (qui siège au
Gouvernorat) et sur demandes (à déposer au plus tard le 31/12/2016
auprès des agences des banques concernées) et selon des modalités fixées
par un arrêté conjoint des ministres des finances et de l'agriculture (arrêté
en date du 9/2/2016).

Afin de permettre aux commissions régionales d’étudier le maximum de


dossiers d’agriculteurs et de pêcheurs, le législateur a prévu au niveau de
l’article 62 de la loi de finances pour l’année 2017 une prorogation des
procédures et avantages jusqu’au 31/12/2017.

49
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

20. Radiation des créances


La loi de finances complémentaire pour l’année 2012 prévoit la possibilité
pour les établissements de crédit ayant la qualité de banque et les banques non
résidentes de radier de leurs comptes les montants non remboursés ayant été
abandonnés au cours des années 2012 et 2013 au titre :

- des intérêts conventionnels et des intérêts de retard qui n’ont pas fait partie de
leurs produits et relatifs aux crédits agricoles obtenus jusqu’à la fin du mois de
décembre 2011 et dont le montant en principal ne dépasse pas dix milledinars
par agriculteur à la date de leur obtention.

- des intérêts de retard qui n’ont pas fait partie de leurs produits et relatifs aux
crédits agricoles obtenus jusqu’à la fin du mois de décembre 2011 et dont le
montant en principal dépasse dix mille dinars par agriculteur à la date de leur
obtention.

L’opération de radiation ne doit aboutir ni à l’augmentation ni à la


diminution du bénéfice soumis à l’impôt sur les sociétés de l’année de la
radiation. (Article 62 de la loi de finances complémentaire pour l’année
2012).

Selon l’article 80 de la loi de finances pour l’année 2014, les


établissements de crédit ayant la qualité de banque bénéficient de la
reconduction des dispositions de l’article 61 de la loi de finances
complémentaire pour l’année 2012, et ce, jusqu’au 31 décembre 2015.

Par ailleurs, selon l’article 79 §5 de la loi de finances pour l’année 2014, les
établissements de crédit ayant la qualité de banque peuvent radier de leurs
comptes la totalité des intérêts relatifs aux crédits agricoles obtenus jusqu’au 31
décembre 2012, dont le montant en principal ne dépasse pas 5.000 D à la date de
son obtention et qui font l’objet d’abandon au cours des années 2014 et 2015.
Cette opération de radiation ne doit aboutir ni à l'augmentation ni à la
diminution du bénéfice soumis à l'impôt sur les sociétés de l'année de la
radiation.

La radiation des créances dans le cadre du Programme exceptionnel pour le


redressement des établissements touristiques et de l’artisanat 24
les établissements de crédit ayant la qualité de banque sont autorisés à radier de
leurs comptes les pénalités de retard, les intérêts composés et les intérêts

24
Article 17de la LFC 2015 qui entre en vigueur le 30 août 2015..
50
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

conventionnels n’ayant pas fait partie de leurs produits et qu’ils abandonnent


dans le cadre de l’article 14 de la loi de finances complémentaire pour l’année
2015, avant la fin du mois de décembre 2016.

Conditions requises pour la radiation:


- La décision de radiation doit émaner du conseil d’administration ou du conseil
de surveillance de l’établissement du crédit;
- Les établissements de crédit susvisés doivent joindre à la déclaration annuelle
de l’impôt sur les sociétés de l’année de la radiation un état détaillé des montants
radiés, la date de leur décompte, l’identité des débiteurs et leur identifiant fiscal.
L’opération de radiation ne doit aboutir ni à l’augmentation ni à la diminution
du résultat fiscal de l’année de la radiation.

Sort des montants radiés et recouvrés :

Les montants radiés et recouvrés sont réintégrés aux produits de l’établissement


de crédit de l’année au cours de laquelle a eu lieu le recouvrement.

21. Extension de la déduction des dotations au fonds d'intéressement du


personnel salarié aux dotations octroyées aux salariés des sociétés du même
groupe

 régime fiscal avant l’entrée en vigueur de la loi de finances


complémentaire pour 2012

Le point 6 de l’article 12 du code de l'IRPP et de l'IS prévoit la déductibilité de la


dotation au fond d'intéressement du personnel salarié, lorsqu'elle est constituée
en application de dispositions législatives et réglementaires, même si elle n'est
pas distribuée aux ayants droit l'année de son prélèvement.

 Apport de la loi de finances complémentaire pour l’année 2012

La loi de finances complémentaire pour l’année 2012 admet pour la


détermination du bénéfice imposable, les dotations au fonds d'intéressement du
personnel salarié qui sont distribuées aux salariés des sociétés appartenant au
même groupe au sens du code des sociétés commerciales (Article 52 de la loi
de finances complémentaire pour l’année 2012).

51
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

22. Déduction supplémentaire au titre des salaires servis :


La loi de finances complémentaire pour l’année 2012 prévoit que les
entreprises exerçant dans les secteurs prévus par le CII et qui procèdent au
recrutement d'une manière permanente25de demandeurs d'emploi de nationalité
tunisienne pour la première fois, bénéficient d'une déduction supplémentaire
au titre des salaires servis aux concernés dans la limite de 50% du salaire avec
un plafond annuel de 3000 DT par salarié.

Cet avantage ne s’applique pas aux recrutements au titre desquels les


entreprises privées bénéficient de la prise en charge d’une quote-part des salaires
payés conformément à la législation en vigueur.

Cet avantage s’appliquent aux :


- recrutements intervenus au cours de la période allant du 1er avril 2012 au
31 décembre 2014,
- recrutements intervenus après le 31 décembre 2014 de stagiaires dans le
cadre des contrats des stages d’initiation à la vie professionnelle ou des
contrats d’adaptation et d’insertion professionnelle conclus au cours de la
période allant du 1er avril 2012 au 31 décembre 2014.

→ Ces dispositions s’appliquent pendant une période de 5 ans, à partir de la


date de recrutement. (Article4 de la loi de finances complémentaire pour
l’année 2012).

Remarque 1. : L’article 21 de la loi de finances pour l’année 2014 a


reconduit, à l’année 2014, l’application de l’Article 4 de la loi de
finances complémentaire pour l’année 2012.

 Les conditions de bénéfice des avantages


- Les entreprises doivent déposer une demande auprès du bureau de
l’emploi et du travail indépendant territorialement compètent
.L’avantage est accordé par décision du directeur régional de la
formation professionnelle et de l’emploi territorialement compétent. 26

25
Le recrutement d’une manière permanente désigne les contrats de travail à durée indéterminée(art 2
du décret n°2012-473).
26
Selon l’article premier du décret n°2012-473 du 2 juin 2012, portant fixation des conditions et
modalités d’octroi des avantages prévus par l’article 4 de la loi n° 2012-1 du 16 mai 2012 portant loi
de finances complémentaire pour l’année 2012(Jort n°44)
52
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- L’entreprise doit opérer dans un secteur prévu par le CII,


- Le contrat de travail conclu doit être à durée indéterminée.

23. Mesures conjoncturelles :Déduction de l’impôt d’un crédit


d’impôt calculé au taux de 10% du montant des salaires, traitements et
avantages en nature
La déduction supplémentaire de 50% avec un plafond de 3000D
introduite par l’art. 52 de la loi de finances complémentaire 2012 n’est pas prise
en considération pour la détermination de l’assiette de calcul du crédit d’impôt
de 10%.
La déduction concerne:
1) Les investissements de création ou d’extension portant sur une unité
économique indépendante, déclarés au cours des exercices 2014 et
2015 et qui entrent en activité effective avant le 1er janvier 2017,
Et ce pour les recrutements ayant lieu au cours de la période allant du
1er janvier 2014 jusqu’au 31 décembre 2016. (Mesure conjoncturelle
prévue par l’article 24 de la de finances complémentaire pour l’année
2014).
 Le montant de 10% des salaires, traitements et avantages en nature
est déductible de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés
pour les 3 premières années d’activité à compter de la date
d’entrée en activité effective.

2) Les entreprises en activité à la date d’entrée en vigueur de la LFC 2015


(30 août 2015) dans les secteurs prévus par le code d’incitations aux
investissements et ce pour les recrutements ayant lieu au cours de la
période allant du 1er juillet 2015 au 31/12/2016. (Mesure conjoncturelle
prévue par le 2ème § l’article 10 de la de finances complémentaire pour
l’année 2015).

Exemple
si une entreprise recrute deux agents le 1er août 2015, elle déduit 10% des
salaires, traitements et avantages en nature de l’impôt lors du dépôt des
déclarations des exercices 2015, 2016, 2017 et 2018 comme suit :
- pour la déclaration de l’exercice 2015 : la déduction est égale à 10% x le
montant des salaires servis en 2015 (5 mois),

53
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- pour la déclaration de l’exercice 2016 : la déduction est égale à 10% x le


montant des salaires servis en 2016 (une année),
- pour la déclaration de l’exercice 2017 : la déduction est égale à 10% x le
montant des salaires servis en 2017 (une année),
- pour la déclaration de l’exercice 2017 : la déduction est égale à 10% x le
montant des salaires servis en 2018 (7 mois).

Conditions :
- Investissement ayant fait l’objet de dépôt d’une attestation de
déclaration d’investissement auprès des services concernés au cours des
exercices 2014 et 2015.
- L’entrée en activité avant le 1er janvier 2017
24. Mesure conjonturelle :Déduction pour la détermination de
l’assiette de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés d’un
montant calculé au taux de 5% des fonds propres employés pour le
financement des nouveaux investissements réalisés dans le cadre du code
d’incitation aux investissements déclarés au cours des exercices 2014 et 2015 et
qui entrent en activité effective avant le 1er janvier 2017 (Mesure conjoncturelle
prévue par l’article 24 de la de finances complémentaire pour l’année 2014).

Selon la NC 21/2014 le terme fonds propres désigne le total du capital et


des comptes courants des associés. Les investissements concernés par le
financement couvrent les investissements matériels et immatériels y
compris le fonds de roulement et sans que ce dernier dépasse 10% du coût
total de l’investissement objet de l’attestation de dépôt de la déclaration
d’investissement.

Les investissements concernés sont les investissements de création ou


d’extension portant sur une unité économique indépendante.
Conditions :
- Investissement ayant fait l’objet de dépôt d’une attestation de
déclaration d’investissement auprès des services concernés au cours des
exercices 2014 et 2015.
- L’entrée en activité avant le 1er janvier 2017

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Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

24. Autres déductions :

- La plus value latente constatée parmi les produits financiers et relative aux
actions cotés à la bourse des valeurs mobilières de Tunis et qui sont très
liquides.

- Les gains de change latent comptabilisés à la date de clôture suite à la


conversion au Dinar tunisien des dettes et des créances en monnaie étrangère et
ce, du fait de l’absence de paiement ou d’encaissement.
- Les intérêts créditeurs de comptes courants ouverts entre industriels,
commerçants ou exploitants agricoles à la condition que les opérations inscrites
au compte courant se rattachent exclusivement à la profession. (Article 38-9° du
code de l’IRPP et de l’IS).
- Les plus values réalisées par les sociétés suite au rachat de leurs propres
actions.

24.Mesure conjoncturelle pour l’année 2012 : déduction desprovisions «


ayant un caractère généra »par les établissements de crédit
A-O bjet de la mesure conjoncturelle
Pour la détermination de leurs résultats de l’exercice 2011, les établissements
de crédit peuvent déduire les provisions « ayant un caractère général »
constituées pour la couverture des risques latents sur les engagements courants
ainsi que ceux nécessitant un suivi particulier conformément à la circulaire n°
1991-24, et ce, dans la limite de 1% du total de l’encours de ces engagements à
la fin de l’exercice 2011 figurant dans les états financiers des établissements de
crédit de l’exercice 2011 certifiés par les commissaires aux comptes.

B- bénéficiaires de la déduction
- Les établissements de crédit visés par la loi n° 2001-65 du 10 juillet
2001
- les établissements de crédit non résidents exerçant dans le cadre du
code de prestation des services financiers aux non résidents promulgué
par la loi n° 2009-64 du 12 août 2009
C- Conditions à respecter
La déduction desdites provisions est subordonnée, conformément à l’article 27
de la loi de finances pour l’année 2012, à la production à l’appui de la
déclaration de l’impôt sur les sociétés d’un état des engagements en question et
des provisions constituées à leur titre.
55
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Du fait que la déduction de ces provisions n’est pas limitée au bénéfice


imposable, elle peut aboutir à l’instar des provisions constituées au titre des
créances douteuses, à l’enregistrement d’une perte ou à l’aggravation de la
perte enregistrée avant leur déduction.

Remarque : Les provisions déduites des résultats imposables de l’exercice


2011sont réintégrées au résultat fiscal de l’année au cours de laquelle elles
deviennent sans objet.

56
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

III- MODALITES DE PAIEMENT DE L’IR ET DE L’IS

Section1 : LES AVANCES :


1- AVANCE DE 25 % ou de 10% DUE PAR LES SOCIÉTÉS DE
PERSONNES ET ASSIMILEES

A/ PERSONNES SOUMISES A L'AVANCE (Article 51 bis code l’IRPP et


l’IS)

Les sociétés concernées par l’avance de 25%ou de 10% sont celles visées à
l’article 4 du code de l’IRPP et de l’IS à savoir :

- les sociétés en nom collectif,


- les sociétés de fait,
- les sociétés en commandite simple,
- les sociétés en participation,
- les groupements d’intérêt économique, et
- les sociétés civiles qui ne revêtent pas en fait les caractéristiques des sociétés
de capitaux.

B/ ASSIETTE DE L'AVANCE

L'avance de 25% est calculée sur la base des bénéfices réalisés par la société ou
le groupement en question au titre de l'année précédente.

Ce taux est réduit à 10% pour les bénéfices soumis à l’impôt sur les sociétés au
taux de 10% (il s’agit des bénéfices provenant de l’activité principale ainsi que des
bénéfices exceptionnels visés au paragraphe I bis de l’article 11 du code de l’IR et de
l’IS27) au niveau des associés et des membres, ainsi que pour les bénéfices revenant
aux associés et aux membres personnes physiques bénéficiant de la déduction des deux
tiers des revenus conformément au code de l’IR et de l’IS.
27
Il s’agit :
- des primes d’investissement accordées dans le cadre de la législation relative à l’incitation à l’investissement,
des primes de mise à niveau accordées dans le cadre d’un programme de mise à niveau approuvé et des primes
accordées dans le cadre de l’encouragement à l’exportation et les primes accordées aux entreprises dans le cadre
des interventions du fonds national de l’emploi (Modifié Art. 28-2 LF 2010-58du 17/12/2010)
- de la plus-value provenant des opérations de cession des éléments de l’actif immobilisé affectés à l’activité
principale des entreprises à l’exception des immeubles bâtis, des immeubles non bâtis et des fonds de commerce,
- des gains de change relatifs aux ventes et aux acquisitions réalisées par les entreprises dans le cadre de
l’exercice de l’activité principale,
- du bénéfice de l’abandon de créances.
Pour que les entreprises exportatrices puissent bénéficier de ces dispositions, il faut que la cession des éléments
de l’actif soit réalisée à l’étranger ou au profit des entreprises totalement exportatrices au sens de la législation
fiscale en vigueur en ce qui concerne la plus-value provenant de la cession des éléments de l’actif, et que les
autres bénéfices exceptionnels susvisés soient liés à l’opération d’exportation.
57
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 10%
conformément au code de l’IR et de l’IS):

 Les bénéfices provenant des opérations d’exportation.(article 68 du


code de l’IR et de l’IS)
 Les sociétés qui réalisent des investissements dans les zones de
développement régional, et ce, après l'expiration de la période de
déduction totale. (article 64 du code d’IR et IS)28
 Les sociétés qui réalisent des investissements dans le cadre du
développement agricole ou de pêche, et ce, après l'expiration de la
période de déduction totale. (article 66 du code d’IR et IS)28
 Les sociétés qui réalisent des investissements dans des activités de
soutien ou de lutte contre la pollution. (article 70 du code d’IR et
IS)28
 Les entreprises exerçant une activité artisanale, agricole, de pêche
ou d’armement de bateaux de pêche. (troisième alinéa du
paragraphe I de l’article 49 du code d’IR et IS)
 Les centrales d’achat des entreprises de vente au détail organisées
sous forme de coopératives de services régies par le statut général
de la coopération. (troisième alinéa du paragraphe I de l’article 49
du code d’IR et IS)
 Les coopératives de services constituées entre les producteurs pour
la vente en gros de leur production. (troisième alinéa du paragraphe
I de l’article 49 du code d’IR et IS)
 Les coopératives de consommation régies par le statut général de la
coopération. (troisième alinéa du paragraphe I de l’article 49 du
code d’IR et IS)
 Les bénéfices réalisés dans le cadre de projets à caractère industriel
ou commercial bénéficiant du programme de l’emploi des jeunes ou
du fonds national de la promotion de l’artisanat et des petits
métiers. (troisième alinéa du paragraphe I de l’article 49 du code
d’IR et IS)

C/ DELAI DE PAIEMENT DE L'AVANCE


L’avance est due, au plus tard le 25 mars de chaque année ou le vingt cinquième
jour du troisième mois qui suit la date de la clôture de l’exercice si celui-ci est arrêté à
une date autre que le 31 décembre.

28
La réduction du taux s’applique aux déclarations des avances à échoir à partir du 1er avril 2017.
58
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Le fait générateur de ladite avance est constitué par la réalisation des bénéfices,
soit la date de clôture de l’exercice, et ce même en l’absence de distribution effective
des bénéfices.

D/ IMPUTATION DES R/S ET DE L’AVANCE SUR LES PRODUITS DE


CONSOMMATION IMPORTES SUR L’AVANCE DE 25% ou de 10%

Les sociétés de personnes et assimilées ainsi que les groupements imputent les
retenues à la source au titre des sommes leur revenant ainsi que l’avance qu’ils ont
payée au titre de l’importation des produits de consommation sur l’avance dont ils sont
redevables au taux de 25% sur les bénéfices réalisés ou 10% sur les bénéfices
réalisés.

En cas de non imputation de toutes les retenues à la source ou de toute l’avance


au titre de l’importation des produits de consommation, l’excédent est imputable sur
les avances dues sur les bénéfices ultérieurs. Il peut, également, faire l’objet d’une
demande en restitution conformément à la législation en vigueur.

Les associés dans lesdites sociétés et les membres desdits groupements ne


peuvent déduire ni les retenues à la source ni l’avance au titre de l’importation des
produits de consommation de leur impôt exigible. L’imputation à leur niveau se limite
à l’avance payée par les sociétés et groupements en question au taux de 25% ou 10%
des bénéfices réalisés, chacun dans la limite de la part correspondant à ses droits dans
la société ou dans le groupement. (NC 7/2003)

2- AVANCE DE 10 % SUR LES PRODUITS DE CONSOMMATION


IMPORTES
A/ BIENS SOUMIS A L'AVANCE (Article 51 ter code de l’IRPP ET DE L’IS)

Certains biens de consommation importés sont soumis à une avance au taux de


10% de leur valeur en douane. La liste des produits soumis à ladite avance est fixée
par le décret n°96-500 du 25 mars 1996.

B/ PERSONNES SOUMISES A L'AVANCE


L'avance est due par toute personne soumise à l'impôt sur le revenu ou à
l'impôt sur les sociétés, au titre des produits importés pour la mise à la consommation.

C/ BASE DE L'AVANCE
L'avance est liquidée au taux de 10% sur la base de la valeur en douanes des
59
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

biens et produits, majorée de l'ensemble des impôts, droits et taxes y relatifs


(droits de douane, taxes sur la valeur ajoutée, redevances des prestations douanières...).

D/ IMPUTATION DE L’AVANCE
L’avance payée au cours d’une année est déductible, dans les mêmes conditions
que la retenue à la source, des acomptes provisionnels dus au titre de l’année de son
paiement et de l’avance due par les sociétés de personnes et assimilées. En cas
d’excédent non imputé sur le premier acompte, il est reportable successivement sur les
deuxième et troisième acomptes et éventuellement sur l’impôt sur le revenu ou sur
l’impôt sur les sociétés dus ultérieurement.

3- AVANCE SUR L’IMPOT AU TITRE DES ACQUISITIONS DES


PERSONNES SOUMISES A L’IR SELON LE REGIME FORFAITAIRE (BIC
ET BNC)

(Article 37 de la loi de finances pour l’année 2013)

A- PERSONNES TENUES DE FACTURER L’AVANCE

Sont tenues de facturer une avance au taux de 1% sur leurs ventes de produits
au profit des personnes physiques, les entreprises de production industrielle et les
entreprises qui exercent une activité de commerce de gros au sens de l’article
premier du code de la TVA. la dite avance s’applique aux ventes effectuéesà partir
du 1er janvier 2013.

Sont considérés commerçants grossistes au sens de l’article premier du code


de la TVA, ceux qui approvisionnent d’autres commerçants revendeurs. De même, est
considérée commerçant grossiste, toute entreprise exerçant l’activité du commerce de
détail et qui approvisionne d’autres commerçants revendeurs, et ce, à raison de ses
opérations avec lesdits commerçants.

B- PERSONNES DEVANT SUBIR L’AVANCE

L’avance de 1% est facturée sur les ventes réalisées au profit des personnes
physiques soumises à l’impôt selon le régime forfaitaire dans la catégorie des BIC
ou sur la base d’une assiette forfaitaire dans la catégorie des BNC.

A cet effet, l’avance est facturée sur les acquisitions effectuées par toutes les
personnes physiques qui ne présentent pas les justificatifs prouvant qu’elles ne sont
pas concernées par ladite avance. Ainsi, les personnes non concernées par l’avance

60
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

sont tenues de présenter tout document faisant foi et permettant aux personnes tenues
d’effectuer l’avance de s’assurer de leur statut fiscal.

C- PRODUITS CONCERNES PAR L’AVANCE

Tous les produits sont concernés par la facturation de l’avance à l’exception de


ceux soumis au régime de l’homologation des prix tels que fixés aux tableaux A et
B annexés au décret n° 95- 1142 du 28 juin 1995 relatif aux produits et services exclus
du régime de la liberté des prix et aux modalités de leur encadrement.

D- BASE DE CALCUL DE L’AVANCE

L’avance est liquidée au taux de 1% sur la base du montant brut des ventes
figurant sur la facture toutes taxes comprises, y compris la taxe sur la valeur
ajoutée.

E- DELAIS DE DECLARATION DE L’AVANCE

La déclaration de l’avance et son paiement s’effectuent dans les mêmes délais


que ceux de la retenue à la source, soit :
- Pour les personnes physiques : dans les 15 premiers jours du mois suivant,
celui au cours duquel ladite avance a été facturée,
- Pour les personnes morales : dans les 28 premiers jours du mois suivant
celui au cours duquel ladite avance a été facturée.

N.B
les entreprises soumises à l’obligation de facturation de l’avance, sont tenues de
porter ladite avance sur la déclaration de l’employeur à déposer dans un délai
n’excédant pas le 28 février de chaque année avec mention de l’identité complète des
personnes ayant supportées l’avance.

F- SORT DE L’AVANCE
L’avance facturée au taux de 1% et mentionnée sur les factures relatives aux
opérations d’acquisition est déductible des acomptes provisionnels et de l’IR dû par
les personnes physiques concernées par l’avance, et ce pour leurs acquisitions
nécessaires à l’activité. La déduction a lieu sur la base de la facture.

En cas d’excédent il peut faire l’objet de report sur les acomptes ou l’IR dus
ultérieurement ou de restitution sur demande.

61
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

III- LES ACOMPTES PROVISIONNELS (AP)

1- PERSONNES REDEVABLES DES AP

Les acomptes provisionnels sont dus, à partir de la deuxième année d’activité,


par :
- les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés ;
- les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu au titre de
la catégorie des BIC au régime réel et des BNC.

2- PERSONNES DISPENSEES DES AP

Ne sont pas soumises au paiement des AP :

- les personnes morales exerçant dans les secteurs de l’agriculture et


de la pêche.
- les associés, personnes physiques, des sociétés de personnes et
assimilées exerçant une activité industrielle ou commerciale ou une
profession non commerciale, au titre de l’impôt sur le revenu dû
sur leur parts dans les bénéfices réalisés par les mêmes sociétés ;
- Les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le
régime forfaitaire d’imposition au titre des BIC.

Les personnes physiques qui exercent une activité artisanale et qui sont soumises
au régime réel d’imposition sont dispensées du paiement du premier acompte
provisionnel.

3- BASE ET TAUX DES AP

Les acomptes provisionnels sont acquittés en trois échéances, égale chacune à


30 % de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'année
précédente.

L’assiette des acomptes provisionnels est déterminée sans prendre en


considération les résultats des opérations de cession des éléments d’actif
corporels, des éléments d’actif incorporels et du portefeuille titresans que
l’assiette des acomptes provisionnels soit inférieure au minimum d’impôt.

 Le minimum d’impôt (minimum du minimum) est majoré de 50% en cas


de paiement après 30 jours de l’expiration des délais légaux, Cette

62
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

majoration fait partie de la base des acomptes provisionnels


puisqu’elle constitue un impôt et non pas des pénalités.

 Personnes physiques qui disposent en plus de la catégorie BIC ou BNC


d’une autre catégorie de revenu.

les acomptes sont calculés sur la base de la fraction de l'impôt sur le revenu
correspondant aux revenus donnant lieu au paiement des acomptes provisionnels en
appliquant à l'impôt global dû le pourcentage résultant du rapport :

Revenu net donnant lieu au paiement des acomptes X 100 / Revenu net global.

 Entreprises bénéficiaires des réinvestissements exonérés

Les AP sont calculés sur la base de l’impôt dû au titre de l’année précédente sur
la base du bénéfice fiscal après toutes déductions, y compris celles opérées au titre
des réinvestissements dans les limites et les conditions prévues par la législation en
vigueur.

Au cas où l’impôt dû au titre de l’année précédente est égal au minimum d’impôt,


ce ce minimum constitue la base des acomptes provisionnels.

4- DELAIS DE PAIEMENT DES AP

Les acomptes provisionnels sont payables durant:

- les 25 premiers jours des mois de juin, septembre et décembre pour les
personnes physiques,

- les 28 premiers jours des mêmes mois pour les personnes morales.

5- IMPUTATION DES R/S ET DES AVANCES SUR LES AP


Les RS opérées ainsi que les avances sont imputables sur les acomptes
provisionnels dus.

L'excédent non imputé sur le premier acompte est reportable sur les deux acomptes
restants (2ème et 3ème acompte). En cas d’excédent non imputé, il est reportable sur
l’IR ou l’IS dû et éventuellement sur les AP ultérieurs sans limitation de durée,
comme il peut faire l’objet de restitution, sur demande, dès leur constatation, c'est-à-
dire à la date du dépôt de la déclaration de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les
sociétés.

63
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Section2 : LES RETENUES A LA SOURCE (RS)

1- REVENUS CONCERNES PAR LA RS (Articles 52 et 53 code IRPP et IS)

Il s’agit des :
- traitements, salaires, pensions et rentes viagères

- honoraires, y compris les rémunérations des activités non commerciales


quelle qu’en soit l’appellation
Les honoraires sont les rétributions des professions libérales.
On entend par professions libérales, celles où l'activité intellectuelle joue le rôle
principal et qui consiste en la pratique personnelle d'un art ou d'une science que
l'intéressé exerce en toute indépendance.

- Rémunérations des professions non commerciales


- Commissions : Selon l’article 601 du code de commerce, le contrat de
commission est le mandat par lequel un commerçant reçoit le pouvoir d’agir en
son propre nom pour le compte de son mandant, dit commettant. Le
commissionnaire a la qualité de commerçant et tous les actes qu'il effectue sont
réputés commerciaux.
- Courtages : Les courtiers sont des intermédiaires de commerce qui, sans
s’engager eux-mêmes et sans être liés par un contrat, prêtent leur entremise
pour permettre la réalisation de transactions entre différentes personnes qu’ils
mettent en rapport.
- Vacations : Sont les rémunérations servies à des personnes physiques, salariés
ou non, qui exercent une activité occasionnelle ou accidentelle exercée en
dehors de leur activité principale.
Pour les salariés, il faut que les rémunérations occasionnelles ou accidentelles
soient servies par une personne autre que l'employeur principal.

- Loyers : Sont les produits de la location des propriétés bâties et non bâties, y
compris celles agricoles et des fonds de commerce. (NC 23/1990)
- revenus de capitaux mobiliers et Jetons de présence
- revenus distribués
- revenus réalisés des jeux de pari de hasard et de loterie

64
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

- Montants égaux ou supérieurs à 1000 D y compris la TVA payés par l’Etat,


les collectivités locales et les personnes morales les personnes physiques soumises à
l’IR selon le régime réel et les personnes physiques BNC bénéficiant du forfait assiette
au titre de leurs acquisitions de marchandises, de matériels, d’équipements et de
services.

Précisions :
La retenue à la source de 1,5% au titre des acquisitions du secteur public et du
secteur privé de marchandises, de matériels, d’équipements et de services
s’effectue:
- sur tout montant payé dans le cadre d’une facture comportant un montant égal ou
supérieur à 1000 D TTC, même si le montant payé est inférieur à ce montant, - sur
tout montant payé, égal ou supérieur à 1000 D TTC, même si le montant porté sur
la facture est inférieur à ce montant, c’est le cas d’un paiement se rapportant à
plusieurs factures comportant chacune un montant inférieur à 1000 D TTC.
- sur le montant de la commission revenant aux distributeurs agréés des opérateurs
de réseaux des télécommunications.2
Ce taux est réduit à 0.5% pour les montants payés aux fournisseurs qui
bénéficient de la déduction des deux tiers ou dont les bénéfices en provenant sont
soumis à l’impôt sur les sociétés au taux de 10%. 3 (art 2 §4 de la loi n°2017-8 du
14 février 2017 portant refonte du dispositif des avantages fiscaux)
 Ne sont pas soumis, dans tous les cas, à la RS, les paiements effectués :
• dans le cadre des abonnements d’eau, d’électricité, de gaz, de téléphone,
de journaux, de périodiques et de publications,
• au titre des contrats d’assurance,
• au titre des contrats de leasing, des contrats d’ijâra, de cession murabaha,
d’istisna et des contrats de cession salam conclus par les établissements de
crédit.
- cessions d’immeuble set des fonds de commerce.
- Rémunérations servies à des personnes non établies non domiciliées en
Tunisie
 Ne sont pas soumis à la RS, les revenus de source tunisienne suivants :
- les intérêts des dépôts et des titres en devises ou en dinars convertibles,
- la plus-value de cession des valeurs mobilières réalisée jusqu’au 31
décembre 2010.
- La plus value provenant de la cession des actions cotées à la bourse de
valeurs mobilières de Tunis acquises ou souscrites à partir du 1er
janvier 2011 et ce lorsque la cession a lieu après l’expiration de l’année
suivant celle de leur acquisition ou de leur souscription.

65
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

2-FAIT GENERATEUR DE LA RS

Le fait générateur de la RS est constitué par le paiement effectif, c à d, le paiement


en espèces ou toutes autres opérations en tenant lieu qui a pour objet de mettre lesdits
montants à la disposition du bénéficiaire.

La RS doit être effectuée par la personne qui paye les revenus soumis à la RS que ce
soit pour son compte ou pour le compte d’autrui.

3- TAUX DE LA RS (voir tableau annexe de la note commune 3/2015)


4- RETENUES A LA SOURCE LIBERATOIRE DE L’IR OU DE L’IS

- Travaux de construction, opérations de montage ou activités de surveillance s’y


rattachant réalisés en Tunisie pour une période qui ne dépasse pas 6 mois.

-Personnes non résidentes et non établies : En principe sont imposables par voie de
retenue à la source libératoire aux taux prévus par les CNDI ou aux taux de droit
commun en absence de convention ou lorsqu’ils sont plus favorables que ceux de la
convention.
-Personnes domiciliées en Tunisie
La R/S est libératoire de l’I/S pour les revenus de capitaux mobiliers réalisés par
les personnes morales non soumises à l’impôt sur les sociétés ou qui en sont
totalement exonérées en vertu de la législation en vigueur,

- revenus distribués

66
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Section3 : TAUX D’IMPOSITION

1/Personnes morales établies (Article 49 code IRPP et IS)

A- Taux de l’IS

Les personnes morales établies sont soumises à l’IS aux taux de :

* 10% pour les :


- les entreprises exerçant une activité artisanale, agricole, de pêche ou
d'armement de bateaux de pêche ;
- les centrales d'achat des entreprises de vente au détail organisées sous
forme de coopératives de services régies par le statut général de la
coopération ;
- les coopératives de services constituées entre les producteurs pour la vente
en gros de leur production ;
- les coopératives de consommation régies par le statut général de la
coopération ;
- les bénéfices réalisés dans le cadre de projets à caractère industriel ou
commercial bénéficiant du programme de l'emploi des jeunes ou du fonds
national de la promotion de l'artisanat et des petits métiers.
Ce taux s’appliquera aux bénéfices provenant des opérations d’exportation et
réalisés à partir du 1er janvier 2014 et ce conformément aux dispositions de l’article
5 de la loi n°2006-80 du 18 décembre 2006 relative à la réduction des taux de l’impôt
et à l’allègement de la pression fiscale sur les entreprises tel que modifié par les
textes subséquents et notamment par l’article 12 de la loi n°2007-70 du 27 décembre
2007 portant loi de finances pour l’année 2008 et l’article 20 de la loi de finances
pour l’année 2013.
Toutefois, ce taux de 10% est fixé pour les bénéfices provenant de l’activité
principale ainsi que les bénéfices exceptionnels visé au paragraphe I bis de l’article 11
du code l’IRRP et de l’IS et selon les mêmes conditions. Les bénéfices exceptionnels
cités ci-dessus sont les suivants :
- les primes d’investissement accordés dans le cadre de la législation
relative à l’incitations à l’investissement, des primes de mise à
niveau accordées dans le cadre d’un programme de mise à niveau

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Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

approuvé, des primes accordées dans le cadre de l’encouragement


à l’exportation et les primes accordées aux entreprises dans le
cadre des interventions du fonds national de l’emploi.
- De la plus value provenant des opérations de cession des éléments
de l’actif de l’actif immobilisé affectés à l’activité principale des
entreprises à l’exception des immeubles bâtis, des immeubles non
bâtis et des fonds de commerce.
- Des gains de change relatifs aux ventes et aux acquisitions réalisées
par les entreprises dans le cadre de l’exercice de l’activité
principale.
- Du bénéfice de l’abandon de créances.
 Pour que les entreprises exportatrices puissent bénéficier de ces
dispositions,il faut que la cession des éléments soit réalisée à l’étranger ou au
profit des entreprises totalement exportatrices au sens de la législation
fiscale en vigueur en ce qui concerne la plus value provenant de la cession
des éléments de l’actif, et que les autres bénéfices exceptionnels susvisés
soient liés à l’opération d’exportation.

* 35% pour les :


- les entreprises exerçant dans le cadre de la loi n°2001-65 du 10 juillet 2001
relative aux établissements de crédit,
- les établissements de crédit non résidents exerçant dans le cadre du code de
prestation des services financiers aux non résidents et ce, pour leurs
opérations avec les résidents,
- les sociétés d’investissement prévues par la loi n°88-92 du 2 août 1988, (SICAR
et SICAF)
- les compagnies d’assurance et de réassurance exerçant conformément aux
dispositions du code des assurances promulgué par la loi n°92-24 du 9 mars
1992,
- les sociétés de recouvrement de créances prévues par la loi n° 98-4 du 2
février 1998,
- les opérateurs de réseaux des télécommunications prévus par le code de
télécommunications promulgué par la loi n°2001-1 du 15 janvier 2001,
- les sociétés de services dans le secteur des hydrocarbures prévues par le
code des hydrocarbures,
- les entreprises exerçant dans le secteur de production et de transport des
hydrocarbures et soumises à un régime fiscal dans le cadre de conventions
particulières et les entreprises de transport des produits pétroliers par pipe-
line,
- les entreprises exerçant dans le secteur de raffinage du pétrole et de vente
des produits pétroliers en gros prévues par la loi n° 91-45 du 1er juillet 1991
relative aux produits pétroliers.
68
Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

* 25% pour les autres personnes morales. (Ce taux de 25% a remplacé le taux de 30%
en vertu de l’article 18 de la loi de finances pour l’année 2014. Le taux de 25%
s’applique aux bénéfices réalisés à partir du 1er janvier 2014 à déclarer en 2015 et aux
bénéfices des années ultérieurs)
* 20% pour les sociétés soumise au taux de 35% et 15%29 pour les sociétés soumises
au taux de 25% et qui procèdent à l'admission de leurs actions ordinaires à la cote de
la bourse à partir du 1er janvier 2017 et jusqu’au 31 décembre 201930 .

L’article 15 de la loi n° 2017-66 du 18décembre 2017 portant loi de


finances pour l’année 2018 a favorisé les petites et moyennes sociétés par un
taux préférentiel de l'impôt, et ce, parla réduction du taux de l'impôt sur les
sociétés exigible de 25% à 20%. Bénéficient de cette réduction, les sociétés
dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas:
-1 million de dinars pour les activités de transformation et les activités
d'achat en vue de la revente;
-500 mille dinars pour les activités de services et les professions non
commerciales. Les seuils des chiffres d'affaires susmentionnés, sont déterminés
hors taxe

Les dispositions de l’article 15 de la loi de finances pour l’année 2018


s’appliquent aux bénéfices réalisés à partir de l'année 2017provenant de l'activité
principale ainsi que les bénéfices exceptionnels y rattachés à déclarer au
cours de l'exercice 2018 et aux bénéfices des années ultérieure

Minimum d’impôt :
- 0.2% du chiffre d’affaires local brut avec un minimum égal à 500 dinars
exigible même en cas de non réalisation de chiffre d’affaires pour les sociétés non
soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 10%. Ce minimum s’applique au
chiffre d’affaires réalisé au titre de l’année 2013 à déclarer en 2014 et au titre des
exercices ultérieurs.
-0.1% du chiffre d’affaires dont les bénéfices y provenant sont soumis à
l’impôt sur les sociétés au taux de 10% ou le chiffre d’affaires réalisé de la
commercialisation de produits ou de services soumis au régime de l’homologation
administrative des prix et dont la marge bénéficiaire brute ne dépasse pas 6%
conformément à la législation et aux réglementations en vigueur avec un minimum
égal à 300 dinars exigible même en cas de non réalisation de chiffre d’affaires.

NB : Le minimum du minimum d’impôt est majoré de 50% en cas de paiement


après 30 jours de l’expiration des délais légaux.

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Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
ULT

Le minimum d’impôt s’applique aux entreprises en cessation


d’activité qui n’ont pas déposées leurs déclarations de cessation
d’activité.

Personnes non concernées par le minimum d’impôt


- Le minimum d’impôt ne s’applique pas aux entreprises
nouvelles durant la période de réalisation du projet sans que cette période
dépasse dans tous les cas trois ans à compter de la date du dépôt de la
déclaration d’existence prévue à l’article 56 du présent code.
- Le minimum d’impôt ne s’appliquent pas aux entreprises qui
bénéficient de la déduction totale de leurs bénéfices ou revenus
provenant de l’exploitation, et ce, durant la période qui leur est fixée par
la législation en vigueur.
C/ Date de dépôt de la déclaration de l’IS (Article 60 code IRPP et
IS)

 Jusqu’au 25 mars de chaque année ou dans un délai n'excédant pas le


25ème jour du troisième mois qui suit la date de clôture de l'exercice si
celui-ci est arrêté à une date autre que le 31 décembre.
 Pour les sociétés soumises légalement à l’audit d’un commissaire aux
comptes : La déclaration d’IS conserve un caractère provisoire et elle
peut être suivie d’une déclaration définitive dans les 15 jours qui
suivent la date d’approbation ou de la certification des comptes et au
plus tard dans le vingt cinquième jour du troisième mois suivant la
date du 25 mars.

29
Le taux est réduit de 20% à 15% en vertu de l’article 12 de la loi de Finance 2017.
30
Ce délai a été prorogé du 31/12/2014 au 31/12/2019 en vertu de l’article 25 de la LFC 2014
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Cours IRPP-IS 1ère Année Master CCA
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