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III.

Résistance au transfert : la convection

Le problème majeur pour le calcul du flux (ou la densité de flux) thermique par
convection est la détermination du coefficient de convection h.

Question : Comment évalue-t-on en


pratique le coefficient de convection h ?
Nombreux paramètres descriptifs
• caractéristiques du fluide,
• nature de l’écoulement,
• la température,
• la forme de la surface d’échange,...
Analyse dimensionnelle
Théorème de Vaschy-Buckingham
- Groupements adimensionnels (combinaisons des paramètres)
- Mesures expérimentales : lois de corrélation entre groupements

Détermination du coefficient h par


connaissance des caractéristiques du fluide
1 A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

III.4 Détermination du coefficient thermique de convection

Convection forcée Une analyse dimensionnelle fondée sur le


Théorème de Buckingham (p théorème)
a) Circulation l'intérieur d'un tube permet de prédire le nombre de
cylindrique groupements sans dimensions et les
relations qui les relient, et ce à partir des
Expérimentalement : hi dépend des 7 variables du système et des dimensions de
grandeurs suivantes : base :

Variables :
V: vitesse débitante du liquide.
V, r, Cp, m, k, hi, Di, x n=8
r : masse volumique du liquide.
Cp : chaleur massique du liquide. Dimensions :
m : viscosité dynamique du liquide. M, L, T, Q m=4
k : conductivité thermique du liquide.
Di : diamètre intérieur du tube.
(n – m) = 4 Groupements sans
x : abscisse de la section considérée
dimensions (p1, p2, p3 et p4) :
avec l'origine placée à l'entrée du
p1 = f(p2 , p3, p4 )
tube.
2 A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

p1 = Di m r
a b c
U
p2 = Di d me rf Cp g k
p3 = Di h mi kj Cp k hi
p4 = Di h mi kj Cp k x

Pour p1 : M0 L0 T0 Q 0 = 1 = La (M / LT)b (M / L3)c (L / T)

b+c=0 a=1
r U Di
a –b -3c +1 = 0 b = -1 p1   Re
-b -1 = 0 c=1 m

Pour p2 : M0 L0 T0 Q0 = 1 = Ld (M / LT)e (M / L3)f (M L2 T-2 / M Q)g (M L2 T-3 / L Q)

e+f +1=0 g = -1
e = -1 k
d - e - 3f + 2g +1 = 0 p2   Pr -1
- e - 2g - 3 = 0 f =0 Cp m
- g -1 = 0 d=0

3 A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection (n – m) = 4 Groupements
adimensionnels (p1, p2, p3
p1 = Di
a
m
b
r
c
U et p4) : p3 = f(p1 , p2, p4 )
p2 = Di d me rf Cp g k
p3 = Di h mi kj Cp k hi
p4 = Di h mi kj Cp k x

De même pour p3 et p4 :

h i Di
p3   Nu
k
x
p4 
Di
Nu = F (Re, Pr , (x/Di)) = a Rep Prq (x/Di)

h i Di  r U Di Cp m x 
 F  ; ; 
k  m k Di 

Remarque : il faut toujours veiller à écrire les paramètres de ces nombres adimensionnels
dans un système d'unité cohérent, par exemple le système SI.
4 A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

Echange
thermique
h i Di
Nombre de Nusselt : Nu 
k
Régime
d'écoulement
r U Di
Nombre de Reynolds : Re 
m
Propriétés
physiques du fluide
Cp m
Nombre de Prandtl : Pr 
k

Le nombre (x/ Di) est représentatif des effets de bord : n'intervient pas quand on
est loin d'une des extrémités du tube.

L'expérience est alors utilisée pour déterminer F : corrélation mathématique liant


ces nombres. Cette relation est bien entendu empirique et on détermine les
paramètres des nombres à une température moyenne entre l'entrée et la sortie du
tube.
5 A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

Si on se trouve dans le cas d'un tube lisse avec écoulement turbulent, on utilise la
relation de Colburn :

Nu  0,023Re
0,8 0,33 (V.36)
Pr

La relation est valable si : 10 000 < Re < 120 000


0,7 < Pr < 120
(L/Di) > 60

Il existe aussi la relation dite de Sieder et Tate :

Nu  0,027Re
0,8 1/ 3 (V.37)
Liquide : Pr

Nu  0,023Re
0,8 0, 4
Gaz : Pr (V.38)

6 A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

En écoulement laminaire :

 Tubes circulaires très longs

Pour (L/D) > 0,03 Re


Nu = 3,66 (V.39)
et Gz < 10
Pour (L/D) > 0,03 Re
et Gz > 10
Nu = 1,6 Gz1/3 (V.40)

Gz (nombre de Graetz) : Gz = Re Pr (D/L)

 Tubes circulaires de longueur finie


- Relation de Hausen :
0,0668Gz
Pour (L/D) < 0,03 Re Nu  3,66  (V.41)
1  0,04 Gz
2/3
et Gz < 100

- Relation de Sieder et Tate :


Nu  1,6 Gz
1/ 3 (V.42)
Pour (L/D) < 0,03 Re
et Gz > 100
7 A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

b) Circulation forcée d'un liquide à l'extérieur d'un tube cylindrique et


perpendiculairement à celui-ci

On montre que suivant si le faisceau de tubes comporte des tubes alignés ou en


quinconce, le coefficient de convection externe he (transfert entre le liquide
extérieur aux tubes et la paroi extérieure de ces tubes) est différent. On obtient les
relations suivantes :

Nu  0,26 Re
0,6 0,33
Faisceau aligné : Pr (V.43)

Nu  0,33Re
0,6 0,33
Faisceau en quinconce : Pr (V.44)

8 A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

Faisceau aligné Faisceau en quinconce

10A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

Convection naturelle (ou libre)

Les applications de la convection naturelle sont nombreuses :

Chauffage d'une maison (cas d'un radiateur) ;


Formation de courants océaniques ;
Formation des vents dans l'atmosphère. …
11A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection
Considérons une surface verticale portée à Ts, au contact d’un fluide immobile à
Tf. Une particule P de fluide de volume v au contact de la surface a une
température voisine de Ts.

T S > Tf

Solide Fluide à Tf

g Bilan des forces agissant sur la particule P :


TS
Poussée d’Archimède : PA = ρ(Tf) v g
P (La Poussée exercée sur un objet
est égale au poids du fluide déplacé).

TS Tf
Poids : P = m g = ρ(Ts) v g

x
12A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection
Considérons une surface verticale portée à Ts, au contact d’un fluide immobile à
Tf. Une particule P de fluide de volume v au contact de la surface a une
température voisine de Ts.

T S > Tf
Bilan des forces agissant sur la particule P :

Solide Fluide à Tf Poussée d’Archimède : PA = ρ(Tf) v g


Poids : P = m g = ρ(Ts) v g
g
TS L'équation du mouvement de la particule au
voisinage immédiat de la surface s'écrit :
P
d 2 z  r(Tf )  r(TS ) 
TS Tf  g
dt 2
 r(TS ) 
L'équilibre mécanique impose que les parties les plus
denses soient situées en dessous des moins denses.
z
Les mouvements dans le fluide seront alors favorisés
x : c'est le phénomène de convection naturelle.
13A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

Nombre de Grashof

g  Ts  Tf  L3c F.Archimède


Gr  
 2
F.V
Cas limites :
 Gr ≃ 0 : Pas de mouvement induit par l’écart de température.
 Gr élevé : Effets importants de la convection libre.

Les limites des trois domaines, c’est-à-dire celles de la convection forcée (CF), de la
convection naturelle (CN) et de la convection mixte (CM), sont fixées par le nombre de
Richardson qui tend vers zéro dans le cas de la CF et vers l’infinie pour la CN. Il est
exprimé par :

Gr g  Lc T
Ri  2

Re U2
Ri  1 
 CF

Ri  1 
 CN

 Ri  1 
 CM
14A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

Plaque verticale
Une des corrélations du nombre de Nusselt qui peut être utilisée sur une large
gamme du nombre de Rayleigh est celle proposée par S. W. Churchill et H. H. S.
Chu. Elle est de la forme
2

 0,387 Ra 16 

Nu m  0,825  8 27 

 1 
 0, 492 Pr  9 16
 

g  Tw  T0  L3
où Ra est le nombre de Rayleigh : Ra  Gr  Pr 


15A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

Cylindre horizontal
Cette géométrie a fait l’objet de plusieurs études, Ra² c n
et la plupart des corrélations ont été établies par V.
10-10 – 10-2 0,675 0,058
T. Morgan. Pour un cylindre isotherme, Morgan
suggère une expression de la forme : 10-2 – 102 1,020 0,480
102 – 104 0,850 0,188
hm D
Nu m   c Ra n 104 – 107 0,480 0,250
k 107 – 1012 0,125 0,333
où c et n sont des constantes, données dans le tableau ci-contre.

De même, S. W. Churchill et H. H. S. Chu proposent :


2

 0,387 Ra 16 

Nu m  0,6  8 27 

 1 0,559 Pr  9 16
 

Pour 10 5  Ra  1012

16A. BOUTRA
III. Résistance au transfert : la convection

Sphère

0,589 Ra 1 4
Nu m  2 
1  0,469 Pr  9 16 4 9

Pr  0,7
Pour 
Ra  10 11

17A. BOUTRA
III. Transfert thermique
h) Transmission de chaleur par Rayonnement
Le rayonnement est une forme particulière de transfert thermique dans laquelle l'énergie est
protée par des ondes électromagnétiques. Le phénomène de rayonnement est crée par
l'émission et l'absorption des ondes électromagnétiques et par la transformation de celle-ci
en chaleur. Ce mode de transfert ne nécessite aucun support matériel et ne fait intervenir ni
déplacement de la matière, ni contact entre les objets ou les milieux échangeant de l'énergie.

Exemple :Chauffage par énergie infrarouge dans les opérations de cuisson et de rôtissage
par les brûleurs à gaz ou des éléments électriques.

La quantité d'énergie émise par un corps idéal (corps noir) est exprimée par la loi de Stefan-
Boltzman :
ϕ Flux de chaleur transmis par raynnement (W)
q    S T 4  constante de Stefan-Boltzman, 5,669 × 10−8 W/(m2.K4)
T Température absolue, K
S Aire de la surface d’échange(m2)
 l’émissivité du corps gris,  = 1 ( corps noire)

18A. BOUTRA
III. Transfert thermique
Exemple d’application 6
Pour chauffer une pièce, on utilise un radiateur cylindrique de diamètre D = 2 cm et de
longueur L = 0,5 m. Ce radiateur rayonne comme un corps noir et émet une puissance
de 1 kW. On néglige les échanges par convection et conduction.
Calculer la température q du radiateur

(, émissivité de la surface, est égale à 1 car le radiateur rayonne comme le corps noir ;
S du radiateur égale à p D L ;  constante de Stéfan vaut 5,67 10-8 W /m2.K4)

T  (q /   S)1 / 4

19A. BOUTRA
III. Transfert thermique
Révision
Une conduite cylindrique en acier de conductivité thermique ka, de diamètre intérieur Di,
et de diamètre extérieur De, transportant de l’eau chaude, est calorifugée par un
revêtement fondu à haute température, composé de terre à diatomée et d'amiante d’épaisseur
er et de conductivité thermique kr . Ce revêtement est isolé par de feutre d'amiante feuilleté
d’épaisseur ef et de conductivité thermique kf. Au cours d'un essai, on a trouvé que la
température du milieu environnant était T, la température moyenne intérieure au tuyau,
dans lequel circule l’eau, était Tc ,la température de la surface extérieure de l’isolant Te,
la température de la surface intérieur T1.
On demande de calculer :
1. Les pertes thermiques exprimées par unité de longueur de tuyau.
2. La température de la surface Ts comprise entre les deux couches de calorifuge.
3. Le coefficient de transfert thermique par convection hc à l'extérieur de la conduite,
exprimé par unité de surface externe.
4. Le coefficient de transfert thermique par convection hi à l'intérieur de la conduite,
exprimé par unité de surface interne.
Données : Di = 53 mm De = 60 mm ka = 40,4 W/m °C kr = 0,101 W/m °C
kf = 0,072 W/m °C er = 32 mm ef = 65 mm T = 30°C Tc = 482°C
Te = 50°C Ti = 470°C

20A. BOUTRA
III. Transfert thermique
Revision
T
Hypothèses : he = ??
- Pas de génération de chaleur. kf
- k ≠ k(p,T), h = cst Ti kr
- Ecoulement unidir+unidim T = T (x), ka
re
- Régime stationnaire ri Tc
hi =?? er
La loi de Fourier Ts =??
ef
dT
  q  q r S(r )  k (2p r L)  Cte
dr Te
La loi de Newton

q  h S (Tf  Tp )
1. Les pertes thermiques exprimées par unité de longueur de tuyau.

(Tc  T ) (Ti  Te ) (Ti  Te )


q   
Rcv  Rcd  Rcd  Rcd  Rcv 2 Rcd  Rcd  Rcd  ln r2 r1   ln r2  e r  r2   ln r2  e r  ef  r2  e r 
 2pk L    2pk L    
1

 a   r   2 p kf L 

21A. BOUTRA
V. Transfert thermique

3. Détermination du coefficient thermique de convection

Le problème de la convection est en fait de déterminer ce coefficient en


fonction des conditions d'écoulement du fluide, des caractéristiques
géométriques des parois et des éventuels changements d'état du fluide.

a) Circulation forcée à l'intérieur d'un tube cylindrique


L'expérience montre que le coefficient de convection interne hi dans une
section dépend des 7 grandeurs suivantes :
U : vitesse débitante du liquide
r : masse volumique du liquide
Cp : chaleur massique du liquide
m : viscosité dynamique du liquide
k : conductivité thermique du liquide
Di : diamètre intérieur du tube
x : abscisse de la section considérée avec l'origine placée à l'entrée du tube.
22A. BOUTRA
V. Transfert thermique

La détermination du coefficient hi par l'expérience est impossible à réaliser à


cause du trop grand nombre d'expériences nécessaires. L'analyse
dimensionnelle permet de simplifier notablement ce problème. Elle montre
qu'il existe une fonction F à (n – m = 3) 3 variables vérifiant la relation :
h i Di  r U Di Cp m x 
 F ; ;  (V.33)
k  m k Di 

On définit donc 4 nombres sans dimension (il faut toujours veiller à écrire
les paramètres de ces nombres dans un système d'unité cohérent, par
exemple le système SI) :
h i Di
Nombre de Nusselt :  Nu (V.34)
k
r U Di
Nombre de Reynolds :  Re (V.35)
m

Cp m
Nombre de Prandtl :  Pr (V.36)
k
23A. BOUTRA
V. Transfert thermique

Les nombres de Nusselt, Prandtl et Reynolds caractérisent respectivement


l'échange thermique, les propriétés physiques du liquide et le régime
d'écoulement du liquide. Le nombre (x/ Di) est le terme représentatif des
effets de bord : il n'intervient donc plus quand on est suffisamment loin
d'une des extrémités du tube.

L'expérience est alors utilisée pour déterminer la fonction F, c'est à dire une
corrélation mathématique liant ces nombres. Cette relation est bien entendu
empirique et on détermine les paramètres des nombres à une température
moyenne entre l'entrée et la sortie du tube.

24A. BOUTRA
V. Transfert thermique

Si on se trouve dans le cas d'un tube lisse avec écoulement turbulent, on


utilise la relation de Colburn :

Nu  0,023Re
0,8 0,33 (V.36)
Pr
10 000 < Re < 120 000
La relation est valable si : 0,7 < Pr < 120
(L/Di) > 60

Il existe aussi la relation dite de Sieder et Tate :

Nu  0,027Re
0,8 1/ 3
Liquide : Pr (V.37)

Nu  0,023Re
0,8 0, 4
Gaz : Pr (V.38)

25A. BOUTRA
V. Transfert thermique

En écoulement laminaire :
 Tubes circulaires très longs

Pour (L/D) > 0,03 Re


Nu = 3,66 (V.39)
et Gz < 10

Pour (L/D) > 0,03 Re


et Gz > 10 Nu = 1,6 Gz1/3 (V.40)

Avec Gz (nombre de Graetz) : Gz = Re Pr (D/L)

 Tubes circulaires de longueur finie

- Relation de Hausen :
Pour (L/D) < 0,03 Re 0,0668Gz
Nu  3,66  (V.41)
1  0,04 Gz
et Gz < 100 2/3

Avec Gz (nombre de Graetz) : Gz = Re Pr (D/L) 26A. BOUTRA


V. Transfert thermique

- Relation de Sieder et Tate :

Pour (L/D) < 0,03 Re


Nu  1,6 Gz
1/ 3
(V.42)
et Gz > 100

b) Circulation forcée d'un liquide à l'extérieur d'un tube cylindrique et


perpendiculairement à celui-ci
On montre que suivant si le faisceau de tubes comporte des tubes
alignés ou en quinconce, le coefficient de convection externe he (transfert
entre le liquide extérieur aux tubes et la paroi extérieure de ces tubes) est
différent. On obtient les relations suivantes :

Nu  0,26 Re
0,6 0,33 (V.43)
Faisceau aligné : Pr
(V.44)
Nu  0,33Re
0,6 0,33
Faisceau en quinconce : Pr
27A. BOUTRA
V. Transfert thermique

Faisceau aligné Faisceau en quinconce

28A. BOUTRA
V. Transfert thermique

V.2 Échangeur de chaleur


Les échangeurs de chaleur sont des appareils où le transfert thermique à
basses et moyennes températures se fait sans changement de phase.
a) Description des principaux types d'échangeurs thermiques
1. Échangeurs double tube

Ces échangeurs sont constitués par des


éléments rectilignes de deux tubes
concentriques raccordés à leurs extrémités
par des coudes. Les problèmes de dilatation
thermique et d'étanchéité entre le tube
intérieur et le tube extérieur sont résolus par
l'utilisation de presse étoupe ou de joint
torique. Les tubes sont généralement en
acier et les longueurs courantes sont de 3,6 -
4,5 ou 6 m. On utilise également
quelquefois des tubes en verre et en
graphite. 29A. BOUTRA
V. Transfert thermique

Échangeur coaxial (ou double tube)

30A. BOUTRA
V. Transfert thermique

2. Échangeurs à faisceau et calandre

Ce type d'échangeurs est de loin le plus répandu dans les unités de


transformations des industries chimiques et pétrochimiques. Un faisceau de
tubes est situé à l'intérieur d'une calandre dans laquelle circule le deuxième
fluide. Cette conception se retrouve également dans les condenseurs, les
rebouilleurs et les fours multitubulaires.

31A. BOUTRA
V. Transfert thermique

Échangeurs thermiques : multitubulaires

Échangeur inox 17 m2
à droite, vue du faisceau

32A. BOUTRA
V. Transfert thermique

Échangeur tubes inox


calandre acier
Surface : 16 m2
Tube inox : diam. 50
Corps diam 700
Longueur 2200
Calandre : acier

33A. BOUTRA
V. Transfert thermique

34A. BOUTRA
V. Transfert thermique

3. Échangeurs à plaques
Une classe spéciale et importante des échangeurs est utilisée pour
réaliser de très grandes surfaces de transfert par rapport au volume
(supérieur à 700 m2/m3). Ils sont appelés échangeurs compacts. Ces
dispositifs (Figure II.2) ont des arrangements denses de tubes ou plaques
ailetés et sont typiquement utilisés lorsque au moins un des fluides est un
gaz.

35A. BOUTRA
V. Transfert thermique

Ce type d’échangeur est fréquemment trouvé dans diverses applications


de chauffage et refroidissement dans les industries chimiques,
pétrochimiques, de pétrole, pulpe et papier, industries pharmaceutiques ainsi
que dans beaucoup d'applications de traitement des eaux résiduaires. Il
présente les avantages suivants :

- grande efficacité thermique,


- compacité,
- accessibilité totale à la surface d’échange après démontage,
- flexibilité,
- bonne résistance à l’encrassement,
- coût compétitif,
- grande variété de matériaux.

36A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

Introduction

Conversion
d’énergie : Parmi les nombreux modes de conversion d’énergie, celui qui
consiste à transférer de la chaleur d’un fluide « chaud » à un
fluide « froid » se réalise dans des appareils appelés
échangeurs thermiques. On distingue plusieurs types
d’échangeurs thermiques selon que leur fonctionnement est
continu ou discontinu, ou encore selon que les fluides qui
échangent de la chaleur sont séparés par une paroi ou, au contraire,
mis en contact direct. Un autre élément de classification se rapporte
au changement de phase éventuel de l’un des deux fluides.

- Fonctionnement est continu ou discontinu ;


- Fluides séparés par une paroi (contact indirect) ;
- ou, mis en contact direct ;
- changement de phase : Dans de nombreux cas, les fluides restent
monophasiques, qu'ils soient gazeux ou liquides. 37A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

Plusieurs types d’échangeurs thermiques :


Fonctionnement est continu ou discontinu ;
Fluides séparés par une paroi (contact indirect) ;
ou, mis en contact direct ;
changement de phase : Il existe trois grandes catégories d'échangeurs dans
lesquelles surviennent des changements de phase :
- les vaporiseurs ou évaporateurs où l'on vaporise un liquide ;
- les condenseurs où une vapeur est liquéfiée ;
- et les vapocondenseurs dans lesquels les deux fluides changent de
phase.

On parlera :
- de réchauffeurs ou refroidisseurs pas de changement de phase ;
- d’évaporateurs, générateurs de vapeur, bouilleurs ou condenseurs si
l’objectif poursuivi est respectivement la vaporisation, l’ébullition ou
la condensation de l’un des deux fluides.

38A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

IV.1 Echangeurs à fonctionnement non continu


IV.1.1 Echangeurs à contact direct Réactifs
Il s’agit d’appareils où l’échange calorifique s’obtient par mélange
de deux fluides. Le réchauffage d’un liquide peut être réalisé en y
injectant de la vapeur, généralement de la vapeur d’eau. Cette
méthode n’est applicable que si la condensation de la vapeur
n’entraîne pas d’inconvénient pour le liquide. Ce procédé peut être
utilisé, par exemple, pour la préparation d’eau chaude, ou pour
permettre le déroulement d’une réaction chimique nécessitant une
température élevée (cuiseurs). L’appareil est représenté de manière
schématique à la figure ci-contre.
Echange Mélange de
calorifique deux fluides
Vapeur
Injection de vapeur
(vapeur d’eau) Figure : Echangeur à contact
direct.
Pas d’inconvénient à
la condensation de la
vapeur pour le liquide 39A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

IV.1 Echangeurs à fonctionnement non continu

IV.1.2 Echangeurs à contact indirect

C’est des échangeurs à cuve dans lesquels le


liquide est progressivement réchauffé ou
refroidi avant d’être évacué de la cuve.

Il existe différents procédés :

1. Chauffage électrique ;

2. Serpentin immergé dans la cuve dans


lequel circule le fluide chauffant ou
réfrigérant (Figure ci-contre).

Figure : Serpentin de refroidissement


dans cuve réfrigérante.
A. BOUTRA 40
IV. Echangeurs thermiques
IV.1 Echangeurs à fonctionnement non continu
IV.1.2 Echangeurs à contact indirect

A. BOUTRA 41
IV. Echangeurs thermiques

IV.1 Echangeurs à fonctionnement non continu

IV.1.2 Echangeurs à
contact indirect

3. Serpentin externe
(Figure ci-contre).

Figure : Réacteur avec serpentin externe soudé.


A. BOUTRA 42
IV. Echangeurs thermiques
IV.1 Echangeurs à fonctionnement non continu
IV.1.2 Echangeurs à contact indirect
C’est des échangeurs à cuve dans lesquels le
liquide est progressivement réchauffé ou
refroidi avant d’être évacué de la cuve.
Il existe différents procédés :
1. Chauffage électrique ;
2. Serpentin immergé dans la cuve dans
lequel circule le fluide chauffant ou
réfrigérant (Figure ci-contre) ;
3. Serpentin externe ;
4. Cuve à double fond ou à double
enveloppe (Figure ci-contre).

Remarque : Dans chacun de ces procédés, il


convient d’agiter le fluide afin d’obtenir une Figure : Echangeur à contact
répartition uniforme de la température. indirect . Cuve à double fond.
A. BOUTRA 43
IV. Echangeurs thermiques

IV.1 Echangeurs à fonctionnement


non continu

IV.1.2 Echangeurs
à contact indirect

Eau Vapeur

Figure : Echangeur à contact Eau Condensat


indirect . Cuve à double fond.
A. BOUTRA 44
IV. Echangeurs thermiques

IV.2 Echangeurs à fonctionnement continu

Dans ces échangeurs, les deux fluides circulent sans arrêt, leurs températures
variant d’un point à l’autre des appareils. Quatre principales catégories, sont
utilisées dans les systèmes énergétiques :

1. Echangeurs tubulaires.
2. Echangeurs à tubes et calandre
(ou à faisceau calandre).
3. Echangeur à ailettes.
4. Echangeurs à plaques.

A. BOUTRA 45
IV. Echangeurs thermiques

IV.2 Echangeurs à fonctionnement continu

1. Echangeurs tubulaires
Les échangeurs tubulaires sont les moins couteux et par conséquent les plus
répandus. Le plus simple est l’échangeur coaxial (ou échangeur double tube),
constitué de deux tubes concentriques. L’un des deux fluides, le plus chaud ou à
plus haute pression, circule dans le tube central (de plus petit diamètre), tandis que
le fluide froid circule dans l’espace annulaire (délimité par les deux tube),
généralement à contre courant. Le plus souvent, les tubes sont cintrés et enroulés
en hélice.

Les tubes sont généralement faits en acier et les longueurs courantes varient entre
3,6 - 4,5 ou 6 mètres.
2

1 3

4
Figure : Echangeur coaxial (à tubes concentriques). 46A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

Remarque : On fera circuler à l’intérieur


du tube central
- le fluide le plus sale ;
- le fluide sous pression ;
- le fluide corrosif.

(ou doublerectilignes
Figure : Echangeur coaxial (éléments tube).
raccordés à leurs extrémités par des coudes).
47A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

Figure : Réacteur avec serpentin externe soudé.

Figure : Echangeur monotube


en serpentin. 48A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Echangeur à Fréquemment utilisé


tubes et calandre dans l’industrie (60%)

Ils équipent les centrales


Surface S de électriques, Ensemble
thermiques et nucléaires,
de tubes : les usines
chimiques, les raffineries
transfert de pétrole et les faisceau
systèmesdedetubes
réfrigération, l'industrie des
pates et papiers et de l'alimentation et l'industrie pharmaceutique.

Tubes maintenus Chicanes


par supports
49A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
L'appareil est constitue par un faisceau de tubes montes sur deux plaques tubulaires
et portant un certain nombre de chicanes. A chaque extrémité sont fixées les boites
de distribution qui assurent la circulation du fluide a l'intérieur du faisceau en
plusieurs passes. Le faisceau est loge dans une calandre, munie de tubulures d'entrée
et de sortie pour le second fluide qui circule a l'extérieur des tubes suivant le chemin
impose par les chicanes. Tous les éléments entrant dans la construction des
échangeurs ont fait l'objet d'une normalisation publiée par la T.E.M.A. (Standards of
Tubular Echanger Manufacturer Association) qui spécifie les caractéristiques
mécaniques et thermiques correspondant aux diverses conditions de fonctionnement.

Boites de distribution fixées à chaque


extrémité qui assurent la circulation du
Faisceau de tubes montés sur
fluide à l'intérieur du faisceau (en
deux plaques tubulaires.
plusieurs passes).
Faisceau logé dans calandre, Second fluide circule à l'extérieur des
munie de tubulures d'entrée et de tubes suivant chemin imposé par chicanes.
sortie. 50A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre


Tubulure d’entrée

Plaque tubulaire Calandre Plaque tubulaire


Supports

Boite de Boite de
distribution distribution

Chicanes
transversales
Tubulure Tête arrière
Tête avant
de sortie Faisceau
de tubes

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


(à plaques fixes)
51A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
2. Echangeurs à tubes et calandre
(Shell-and-tube heat exchanger)
Un faisceau de tubes en parallèle est fixé à ses deux extrémités sur des plaques
épaisses perforées (plaques tubulaires) et traversé par l’un des deux fluides, tandis
que l’autre, circule à l’extérieur des tubes, selon différents modes, en fonction du
type d’échangeur. Aux deux extrémités, des boites (boites de distribution)
distribuent ou recueillent le fluide, qui passe à l’intérieur des tubes, tandis qu’une
calandre, généralement cylindrique, assure le confinement de l’autre fluide.

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


52A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre


Un faisceau de tubes en parallèle est fixé à ses deux extrémités sur des plaques
épaisses perforées et traversé par l’un des deux fluides, tandis que l’autre, circule à
l’extérieur des tubes, selon différents modes, en fonction du type d’échangeur. Aux
deux extrémités, des boites distribuent ou recueillent le fluide, qui passe à
l’intérieur des tubes, tandis qu’une calandre, généralement cylindrique, assure le
confinement de l’autre fluide.

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


Figure : Faisceau de tubes fixé sur plaque perforée. 53A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Figure : Faisceau de tubes fixé sur plaque perforée. 54A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Un faisceau de tubes en parallèle est fixé à ses deux extrémités sur des plaques
épaisses perforées (plaques tubulaires) et traversé par l’un des deux fluides.

Figure : Faisceau de tubes fixé sur plaque


perforée ou plaque tubulaire (tubesheet). 55A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
2. Echangeurs à tubes et calandre

Figure : Faisceau de tubes fixé sur plaque


perforée ou plaque tubulaire (tubesheet). 56A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre


Des boites distribuent ou recueillent le fluide, qui passe à l’intérieur des tubes,
tandis qu’une calandre (virole), cylindrique, assure le confinement de l’autre fluide.
Calandre (Shell).
Boites de distribution
(Bonnet stationary head).

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


57A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre (Shell-and-tube heat exchanger)

M. 58
Y.K. BENKAHLA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


M. 59
Y.K. BENKAHLA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre


Un faisceau de tubes en parallèle est fixé à ses deux extrémités sur des plaques
épaisses perforées et traversé par l’un des deux fluides, tandis que l’autre, circule à
l’extérieur des tubes, selon différents modes, en fonction du type d’échangeur. Aux
deux extrémités, des boites distribuent ou recueillent le fluide, qui passe à
l’intérieur des tubes, tandis qu’une calandre, généralement cylindrique, assure le
confinement de l’autre fluide.

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


M. 60
Y.K. BENKAHLA
IV. Echangeurs thermiques

61A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

On ne peut démonter Fluide circulant autour des tubes


le faisceau de tubes. n’est pas encrassant.

Grandes variations Dilatation des tubes fixés dans


de températures. les plaques tubulaires et
l’enveloppe : Contraintes
mécaniques.

Echangeurs à tête flottante et


à tubes en forme de U.

62A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Echangeur à tête flottante L'une des plaques est fixe, bloquée entre les
brides de la calandre et de la boîte de
distribution. La seconde plaque, d'un diamètre
inférieur, porte la boîte de retour et peut
coulisser librement à l'intérieur du capot qui
ferme la calandre

Figure : Echangeur à tubes et calandre à tête flottante.


63A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

Plaque
Tubulaire fixe

Figure : Echangeur à tubes et calandre à tête flottante. 64A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques
2. Echangeurs à tubes et calandre (à tête flottante)

Tube (calandre)
Joint
d’étanchéité

Bride

Figure : Echangeur à tubes et calandre à tête flottante. 65A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques
2. Echangeurs à tubes et calandre (à tête flottante)
Tube (calandre)
Joint
d’étanchéité

Bride

Echangeur à tête flottante L'une des plaques est fixe, bloquée entre les
brides de la calandre et de la boîte de
distribution. La seconde plaque, porte la boîte
de retour et peut coulisser librement

Figure : Echangeur à tête flottante. 66A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Dilatation des tubes fixés


Echangeur à tubes en U.
dans l’enveloppe.

Faisceau constitué de tubes coudés en forme


d'épingle, porté par une seule plaque tubulaire.
Nettoyage des tubes par voie chimique

Figure : Echangeur à tubes en U. 67A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Dilatation des tubes fixés


Echangeur à tubes en U.
dans l’enveloppe.

Figure : Echangeur à tubes en U. 68A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Dilatation des tubes fixés


Echangeur à tubes en U.
dans l’enveloppe.

Figure : Echangeur à tubes en U. 69A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques

2. Echangeurs à tubes et calandre

Dilatation des tubes fixés


Echangeur à tubes en U.
dans l’enveloppe.

Figure : Echangeur à tubes en U.

70A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

a) Géométrie d’un faisceau : alignement des tubes

Perforation des Faisceau en ligne : pas carré (rectangulaire)


plaques normalisée Faisceau en quinconce : pas carré,
pas triangulaire.

Figure : Faisceau en ligne, pas carré. Figure : Faisceau en quinconce, pas carré.

71A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

a) Géométrie d’un faisceau : alignement des tubes

Perforation des Faisceau en ligne : pas carré (rectangulaire)


plaques normalisée Faisceau en quinconce : pas carré,
pas triangulaire.

Figure : Faisceau en ligne, pas carré. Figure : Faisceau en quinconce, pas


triangulaire.
72A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

a) Géométrie d’un faisceau : alignement des tubes

Perforation des Faisceau en ligne : pas carré (rectangulaire)


plaques normalisée Faisceau en quinconce : pas carré,
pas triangulaire.

Figure : Faisceau en quinconce, pas Figure : Faisceau en quinconce, pas


carré. triangulaire.
73A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

a) Géométrie d’un faisceau : alignement des tubes

Pas diagonal
Nappes transversales

Pas longitudinal

Pas transversal

Nappes longitudinales

Figure : Pas et nappes.


74A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
Faisceau en ligne : Espace rectiligne libre permettant nettoyage entre les tubes.
Convient aux fluides encrassants.
Faisceau en quinconce : plus dense (15% en plus), échangeur plus compact.
Efficacité thermique plus importante.
Convient si nettoyage mécanique pas requis.

Espace pour
nettoyage : Jet
Brosse (grattoir ou racleur)
Chimique
Figure : Faisceau en ligne, pas carré. Figure : Faisceau en quinconce.
75A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

b) Chicanes

Les chicanes peuvent être orientées perpendiculairement ou


parallèlement à l'axe de l'échangeur.

Plaque tubulaire Plaque tubulaire


Supports

Figure : Echangeur de chaleur à tubes calandre.


76A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
b) Chicanes ⊥
Tubes grande longueur Placer des supports entre
Fléchissement
(jusqu'à 6 m) les plaques tubulaire

Plaque tubulaire Plaque tubulaire

Figure : Fléchissement d’un tube sous l’effet de son


poids et de celui du fluide qui le traverse. 77A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
b) Chicanes ⊥ Les tubes passent au
travers de ces trous
Fléchissement : Plaques perforées,
Placer supports transversales aux tubes Plaques maintenues par
tirants et entretoises

Chicanes

Côté calandre, elles orientent le cheminement du fluide, et force son contact


avec la totalité de la surface des tubes.

Plaque tubulaire Plaque tubulaire


Supports

Figure : Echangeur tubes calandre. 78A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques
b) Chicanes ⊥

Faisceau de tubes Allonger le chemin du fluide Améliorer hext


porte des chicanes circulant dans la calandre (par  V)

Fenêtre de passage :
secteur de cercle simple
Généralement :

Disque
Dchicane ≼ Dcalandre
Fenêtre de passage (20 à
45% de la section totale).

Figure: :Chicane
Figure Chicane(horizontale)
(verticale)
enenforme
formededesegment.
segment.

79A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
b) Chicanes ⊥

Figure : Chicanes verticales

Figure : Chicanes horizontales


80A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
b) Chicanes ⊥

Figure : Chicanes verticales

Figure : Chicanes disques et couronnes

81A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
b) Chicanes //

Chicanes orientées parallèlement


à l'axe de l'échangeur

Plaque tubulaire Plaque tubulaire

Figure : Echangeur à tubes et calandre : chicanes horizontale


M. 82
Y.K. BENKAHLA
IV. Echangeurs thermiques
b) Chicanes

Rôle des chicanes :

- Faire circuler le fluide presque perpendiculairement


aux tubes ;
- Allonger le temps de séjour du fluide dans la Accroissement du
calandre ; transfert thermique
- Augmenter la turbulence.

Inconvénient : Augmenter les pertes de charge dans la calandre (augmentation de


la consommation d’énergie nécessaire pour faire circuler le fluide).
M. 83
Y.K. BENKAHLA
IV. Echangeurs thermiques
c) Passes côté tubes
Disposition la plus simple : Les fluides côté tubes et côté calandre entrent d’une
extrémité et sortent de l'autre. On dit alors qu'il n'y a
qu'une seule passe (un seul passage) côté tubes et côté
calandre.

Figure : Echangeur à tubes et calandre (une


passe côté calandre et une passe côté tubes).

Les fluides entrent du même côté : écoulement à co-courant (anti-méthodique).

M. 84
Y.K. BENKAHLA
IV. Echangeurs thermiques
c) Passes côté tubes
Disposition la plus simple : Les fluides côté tubes et côté calandre entrent d’une
extrémité et sortent de l'autre. On dit alors qu'il y a
une passe côté tubes et une passe côté calandre.

Figure : Echangeur à tubes et calandre (une


passe côté calandre et une passe côté tubes).

Les fluides entrent par des côté opposés : écoulement à contre-courant


(méthodique).
M. 85
Y.K. BENKAHLA
IV. Echangeurs thermiques
c) Passes côté tubes
Disposition la plus simple : Une passe côté tubes et une passe côté calandre avec
présence de chicanes.

Figure : Echangeur à tubes et calandre (une


passe côté calandre et une passe côté tubes).

Ecoulement à courant croisé brassé (perpendiculaire au faisceau de tubes).

86A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

Deux passes côté tubes et une passe côté calandre.

Cloison

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


Une passe côté calandre et deux passes côté tubes.

Cloison
(séparation de passes)
1 1

Deux passes
2 2

Boites de distribution : Tête avant Tête arrière 87A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques
Quatre passes côté tubes et une passe côté calandre.

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


Une passe côté calandre et quatre passes côté tubes.

Cloison 1 1
(séparation de passes) 2
2
3
3
Quatre passes
4 4

Boites de distribution : Tête avant Tête arrière 88A. BOUTRA


IV. Echangeurs thermiques

Cloison

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


Une passe côté calandre et deux passes côté tubes.

Figure : Echangeur à tubes et calandre.


Une passe côté calandre et quatre passes côté tubes.
89A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
Boites de distribution :
Tête avant Tête arrière

1 1

Deux passes
2 2

1 1
Quatre passes 2
2
3
3
4 4

1 1

3 2 3
2

4 4
90A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
Entrée Sortie
1 1
Deux passes
2 2

1 1
2
Trois passes 2
3 3

1 1 1 1
2 2 3
Quatre passes 3 3
3 2
2
4 4 4 4

1 1 1 2 1 2
3 2 3 2 4
Six passes 4 5 4 5
4 3
3
6 5 6 5 6
6

91A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
d) Passes côté calandre
Deux passes côté tubes et deux passes côté calandre.

Cloison (séparation de passes)

Cloison

Figure : Echangeur à tubes et calandre : chicanes horizontale


92A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

e) Représentation schématique des échangeurs de chaleur

Echangeur tubulaire (Liebig)

Echangeur épingle

93A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

d) Représentation schématique des échangeurs de chaleur

Faisceau tubulaire

A tubes en U

94A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques
f) Nomenclature d'un échangeur
Les échangeurs sont souvent repérés par leur type TEMA (normalisation publiée
par TEMA : Tubular Exchanger Manufacturers Association) composé de 3 lettres :
la première correspond au type de boîte d'extrémité fixe (tête avant) ;
la seconde au type de calandre ;
et la troisième au type de tête arrière.

Type de chambre de Type de fond de


Type de calandre
distribution calandre

A E L
Chambre avec couvercle
démontable Calandre à une passe Plaque tubulaire fixe (type A)

B F M

Chambre (Bonnet) Calandre à deux passes Plaque tubulaire fixe (type B)


95A. BOUTRA
Chambre de distribution Type de calandre Type de fond de calandre

C G N
Chambre intégrée à plaque
tubulaire avec couvercle et Plaque tubulaire
faisceau démontables Ecoulement séparé fixe (type N)

N H P
Chambre intégrée à plaque
tubulaire avec couvercle Tête flottante avec
démontable Double écoulement séparé garniture externe

D J S
Chambre à fermeture Tête flottante avec contre-
spéciale pour haute pression Ecoulement divisé bride démontable

96A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

Chambre de distribution Type de calandre Type de fond de calandre

Tête flottante à passage direct

K Rebouilleur Kettle U

Faisceau à tubes en U

Tête flottante avec garniture


externe à détecteur de fluite

97A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques Nb. De passes ?
f) Nomenclature d'un échangeur

Figure : Echangeur de type AES.


(A) Boîte d'entrée avec fond démontable : plaque tubulaire fixe.
(E) Calandre simple passe.
(S) Tête flottante à contre-bride à l'arrière.

98A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques Nb. de passes ?
f) Nomenclature d'un échangeur

Figure : Echangeur de type BEM.


(B) Boîte d'entrée à fond bombé monobloc : plaque tubulaire fixe.
(E) Calandre simple passe.
(M) Boîte de sortie à fond bombé monobloc (ou à tête conique, voir plus bas) sur
plaque tubulaire formant bride : plaque tubulaire fixe.

99A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques Nb. de passes ?
f) Nomenclature d'un échangeur

Figure : Echangeur de type BEM.


(B) Boîte d'entrée à fond bombé monobloc : plaque tubulaire fixe.
(E) Calandre simple passe.
(M) Boîte de sortie à fond bombé monobloc ou à tête conique sur
plaque tubulaire formant bride : plaque tubulaire fixe.
Remarque :
- Chaque boite ne porte qu’une tubulure d’entrée ou de sortie du produit qui passe
dans les tubes.
- L'échangeur BEM est le plus récurrent.
100
A. BOUTRA
IV. Echangeurs thermiques

Figure : Echangeur de type CEM.


(C) Boîte d'entrée à plaque tubulaire avec couvercle et faisceau
démontables : plaque tubulaire fixe.
(E) Calandre simple passe.
(M) Boîte de sortie à fond bombé monobloc sur plaque tubulaire
formant bride : plaque tubulaire fixe.

Remarque :
- Une cloison (de séparation de passes) est placée dans la boite de distribution avant.
Pourquoi ?
- La boite avant comporte deux tubulures d’entrée et de sortie du produit qui passe
dans les tubes.

M. 101
Y.K. BENKAHLA