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Projet de fin d’étude 200 9-2010

Chapitre 13

Etude de l’infrastructure
Fondation profonde

Les fondations d’une construction sont constituées par les parties de l’ouvrage qui sont en
contact avec le sol auquel elles transmettent les charges de la superstructure. Leur bonne
conception et réalisation assurent une bonne tenue de l’ouvrage. Quant à leur type, il est
choisi en fonction de la portance du sol et la nature des charges transmises.

Reconnaissance géotechnique
La reconnaissance géotechnique a pour but de prélever la présence de tout facteur susceptible
d’influer sur le comportement de l’ouvrage. Les objectifs de cette reconnaissance sont
généralement les suivants :
- révéler la présence actuelle ou partielle de tout phénomène présentant des dangers pour
l’ouvrage (faille, instabilité…).
- décrire la stratigraphie, c’est-à-dire la nature et l’épaisseur des couches de sol sous
l’ouvrage.
- déterminer la nature, la profondeur et la pression des nappes d’eau souterraines.
- mesurer les propriétés mécaniques et hydrauliques du sol en réalisant des essais in situ.
Il en résulte que la reconnaissance doit mettre en évidence la structure du site au voisinage de
l’ouvrage à construire (nature des sols, géométrie des couches, contrôle de l’homogénéité,
régime hydraulique, cavités souterraines) pour permettre le dimensionnement complet des
fondations en chiffrant le comportement mécanique des sols qu’elles sollicitent (au moins
dans le cas des fondations courantes). La reconnaissance a également pour but de définir
certains principes d´exécution et de permettre une estimation précise des fondations.
Dans ce contexte, une reconnaissance géotechnique a été faite dans le cadre de ce projet sur la
base des essais pressiométriques réalisés avec la pressiomètre Ménard.

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Essai pressiométrique
L’essai pressiométrique consiste à déterminer le taux de travail du sol et ses tassements
(Absolus et Différentiels) afin de définir le type des fondations le plus convenable et le plus
économique.
Pressiomètre de Ménard
L’appareil pressiométrique est constitué d’une sonde tricellulaire, qui comporte deux cellules
de garde remplies de gaz et une cellule centrale remplie d’eau, et un contrôleur pression-
volume appelé CPV.

CPV

Réservoir
de gaz
Tubulure

Sonde tricellulaire

Ensemble pressiométrique Ménard

Principe de l’essai
L’essai pressiométrique consiste à introduire, à une profondeur donnée, la sonde cylindrique
et à appliquer une pression radiale uniforme sur les parois de forage à l’aide de l’eau sous-
pression contenue dans la cellule centrale ; cette pression engendre une variation de volume
enregistré par le CPV ;
Le traçage de la courbe contrainte-déformation du sol en place permet de déterminer les trois
paramètres caractérisant le sol qui sont :

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la pression limite p l

la pression de fluage p f
le module pressiométrique EM

V/V0 = 1
Lectures de volume corrigées V

Courbe de
l'essai
V

V2
Vm
V1
p Courbe de fluage

p1 p2 pf pl

Pression appliquée sur le forage p

Courbe pressiométrique

En pratique, on utilise la pression de fluage nette p *f et la pression limite nette p*l définies
par :
p*l  p l  p 0

p l =p*l + p 0

Où p 0 est la pression horizontale des terres au repos calculé par la relation suivante :

p 0  u  'v0  K 0

Avec :
σ 'v0 : La contrainte verticale effective (ou inter granulaire) dans le sol au niveau

considéré exprimée sous la forme suivante :


'v0   v - u

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u : La pression interstitielle à ce même niveau,


K 0 : Le coefficient des terres au repos (généralement pris égal à 0,5).

Données géotechniques du projet


Consistance de la campagne
La compagne a été basée sur l’exécution de deux sondages pressiométriques de 25 m de
profondeur avec réalisation d’essais pressiométriques tous les mètres.
Pour tous les appuis, on utilisera les résultats du sondage pressiométrique SP 2 : il présente les
pressions limites nettes les plus petites. De ce fait, SP 2 présente le sondage pressiométrique
le plus défavorable que celles de SP1.
Choix du type de fondation
Une bonne interprétation des résultats de la campagne géotechnique est primordiale pour un
choix adéquat du type de fondation susceptible de supporter l’ouvrage et d’assurer par la suite
sa sécurité.
Vu que notre projet comporte deux parties séparée par un joint de rupture, l’une est de sous-
sol+R+7, l’autre est de sous-sol+R.D.C. Et en tenant compte des caractéristiques des couches
du terrain, on adopte une fondation superficielle pour sous-sol +R.D.C et une fondation
profonde pour l’autre partie.
Compte tenu des caractéristiques géotechniques du sol (𝑃𝑙 ∗ et 𝐸𝑝 ) qui sont médiocres
superficiellement et aux charges transmises aux fondations, nous envisageons des fondations
sur pieux forés de 17m de profondeur.

Fondation profonde
Description générale
Une fondation profonde est un système destiné à transmettre des sollicitations à une certaine
profondeur dans le sol, dans des formations présentant des caractéristiques géo-mécaniques
satisfaisantes pour reprendre ces sollicitations.

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Couche de sol médiocre


D

Couche de sol d'ancrage

z
B

Caractéristiques géométriques des fondations profondes

Classification des pieux


Traditionnellement, on classe les pieux, soit suivant la nature de leur matériau constitutif
(bois, métal, béton), soit suivant leur mode d’introduction dans le sol :
 Pieux battus, façonnés à l’avance et mis en place, le plus souvent, par battage,
 Pieux forés, exécutés en place par bétonnage dans un forage, à l’abri ou non d’un tube
métallique.

Pour l’évaluation de la force portante, notamment, il est important de considérer le type de


sollicitation imposée au sol par la mise en place du pieu. C’est ainsi que l’on distingue :
 Les pieux, dont la mise en place provoque un refoulement du sol ;
 Les pieux, dont l’exécution se fait après extraction du sol du forage et qui, de ce fait, ne
provoquent pas de refoulement du sol ;
 Pieux refoulant le sol à la mise en place

Les principaux types de pieux actuels entrant dans ce groupe sont les suivants:
 Pieu battu préfabriqué
Ces pieux, préfabriqués en béton armé ou précontraint, sont fichés dans le sol par battage ou
vibro-fonçage.
 Pieu en béton foncé

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Ces pieux sont constitués d’éléments cylindriques en béton armé, préfabriqués, de 0,50 à 2,50
m de longueur et de 30 à 60 cm de diamètre. Les éléments sont foncés dans le sol à l’aide d’un
vérin qui prend appui sous un massif de réaction.
 Pieu battu pilonné
Un tube, muni à sa base d’un bouchon de béton ferme, est enfoncé par battage sur le bouchon.
En phase finale, le béton ferme est introduit dans le tube par petites quantités, successivement
pilonnées à l’aide du mouton de battage au fur et à mesure de l’extraction du tube. Suivant les
cas, les pieux peuvent être armés.
 Pieu battu moulé
Un tube, muni à sa base d’une pointe métallique ou en béton armé, ou d’une plaque métallique
raide ou d’un bouchon de béton, est enfoncé par battage sur un casque placé en tête du tube ou
par battage sur le bouchon de béton. Le tube est ensuite rempli totalement de béton
d’ouvrabilité moyenne, avant son extraction. Ces pieux peuvent être armés.
 Pieu tubulaire précontraint
Ce pieu est constitué d’éléments tubulaires en béton légèrement armé, assemblés par
précontrainte, antérieurement au battage. Les éléments ont généralement 1,5 à 3 m de
longueur et 0,70 à 0,90 m de diamètre intérieur. Leur épaisseur est voisine de 0,15 m. Des
passages longitudinaux de 2 à 4 cm de diamètre sont ménagés pour permettre l’enfilage des
câbles de précontrainte.
 Pieux ne refoulant pas le sol à la mise en place

Les principaux types de pieux sont les suivants:


 Pieu foré simple (et barrette exécutée dans les mêmes conditions)
Mis en œuvre à partir d’un forage exécuté dans le sol par des moyens mécaniques tels que
tarière, benne, etc. Ce procédé, qui n’utilise pas le soutènement de parois, ne s’applique que
dans les sols suffisamment cohérents et situés au-dessus des nappes phréatiques.
 Pieu foré tubé
Mis en œuvre à partir d’un forage exécuté dans le sol par des moyens mécaniques tels que
tarière, benne, etc., sous protection d’un tubage dont la base est toujours située au-dessous du
fond de forage.
 Puits
Fondations creusées à la main. Les moyens de forage employés exigent la présence d’hommes
au fond du forage. Les parois du forage sont soutenues par un blindage.
 Pieu tarière creuse
Mis en œuvre avec une tarière à axe creux, d’une longueur totale au moins égale à la
profondeur des pieux à exécuter, vissée dans le sol sans extraction notable de terrain. La

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tarière est extraite du sol sans tourner pendant que, simultanément, du béton est injecté dans
l’axe creux de la tarière, prenant la place du sol extrait.
 Pieu foré à la boue
Ces pieux sont exécutés sans tube de fonçage. La stabilité du puits de forage est assurée par
l’apport d’un fluide à propriétés thixotropiques, appelé boue bentonique. Cette boue
bentonique est chassée graduellement par le béton versé dans le puits de forage.

Choix de type de pieu adéquat


Pour le choix du type de pieu, on a opté pour pieu foré tubé avec tube récupéré.
Le choix de ce procédé n’est plus arbitraire mais il est justifié par le fait qu’il permet de
bonnes cadences dans les terrains médiocres à travers un tubage sur la hauteur des terrains
instables. De plus, l’extraction par vibration du tube permet la vibration du béton produisant
ainsi un béton de bonne qualité.
4
L’exécution d’un pieu foré tubé nécessite les
étapes suivantes :
1. Mise en fiche, réglage, préforage.
2. Vibro-fonçage du tubage de travail.
3. Forage et extraction des terres.
4. Mise en place d’armatures partielles ou totales.
5. Bétonnage au tube plongeur.
6. Extraction du tube de travail.

Dimensionnement des fondations profondes à partir de l’essai pressiométrique

Introduction
Le dimensionnement des fondations profondes est établi sur la base d’une étude
géotechnique préalable comprenant les résultats d’essais de pénétration CPT, et/ou d’essais
pressiométrique, et/ou de forages de reconnaissance;

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Les paramètres élaborés à partir de l’essai pressiométrique nous informent sur la forme
générale de la fondation ainsi que son niveau d’assise.

Dimensionnement des pieux


Méthodes de calcul de la capacité portante d’un pieu isolé
Pour calculer les capacités portantes des pieux, on va envisager différents diamètres (0,6m ;
0,7m ; 0,8m ; 0,9m ; 1,0m) des pieux forés.
Dans notre projet la hauteur d’encastrement dans le substratum résistant est prise égale à 3×D.
Le dimensionnement est fait pour différentes combinaisons de charge pour les deux états
limites (fascicule N°62).

Etat Limite Ultime (ELU)


Les sollicitations de calcul à considérer à l’ELU sont définies comme suit :
ELU Qmax
Qu
Combinaisons fondamentales
1.4
Qu
Combinaisons accidentelles
1.2
Combinaisons de charge à l'ELU

Etat Limite de Service (ELS)


Les sollicitations de calcul à considérer à l’ELS sont définies comme suit :
ELS Qmax
Qc
Combinaisons rares
1.1
Qc
Combinaisons quasi-permanentes
1.4
Combinaisons de charge à l'ELS

Avec :
Q u : Charges limites en compression

Qc : Charges de fluage en compression

Charge limite d’un élément de fondation

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La charge limite ou encore la force portante d’une fondation profonde est la somme de deux
termes : la charge limite de pointe et la charge limite de frottement latéral ; bien qu’il y’ait
interaction entre ces deux termes, il est recommandé de les calculer séparément.
L´expression de la charge limite en compression Q u d´un élément de fondation profonde est
la suivante :
Qu  Qsu  Q pu

Avec : Q pu et Qsu représentent respectivement l’effort limite mobilisable sous la pointe de

l’élément de fondation et l’effort limite mobilisable par frottement latéral sur la hauteur
concernée du fût de celui-ci.
Effort mobilisable sous la pointe (Q pu )

Q pu est donné par la relation suivante :

Q pu =q u  A ;

A section de pieu

q u est la résistance de pointe
qu =Kp  ple*

Avec k p est le coefficient de portance et p le* désigne la pression limite nette équivalente.

Détermination de k p :

Les tableaux ci après permettent de déterminer la valeur de k p selon la nature de terrain

étudié.

Pressiomètre
Classe du sol
p1 (MPa)
A Argiles et limons < 0.7
Argile, limons B Argiles
mous et limons 1,2 – 2.0
C Argiles
fermes très fermes à > 2,5
A Lâches
dures < 0.5
Sable, graves B Moyennement 1.0 – 2
C Compacts
Compacts >2.5
A Molles < 0.7
craies B Altérées 1-2.5
C Compacts >0.3
A Tendres 1.5 – 4
Marnes marno-Calcaires
B Compacts >4.5

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A Altérées 2.5 – 4.0


Roches
B Fragmentées >4.5
Classification des sols

Eléments mis en Elément mis en


Nature du terrain œuvre sans œuvre avec
refoulement de sol refoulement de sol
A 1,1 1,4
ARGILE-LIMON B 1,2 1,5
C 1,3 1,6
A 1,0 4,2
B 1,1 3,7
SABLE-GRAVE
C 1,2 3,2
A 1,1 1,6
B 1,4 2,2
CRAIES
C 1,8 2,6
MARNES 1,8 2,6
ROCHES ALTERES
MARNO-CALCAIRE 1,1 à 1,8 1,8 à 3,2
Valeurs de coefficient de portance k p

Détermination de p le* :

p*l
Pieu
D
p *le
h
b

3a

z
Schéma de calcul de la pression limite nette équivalente

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Projet de fin d’étude 200 9-2010

Le schéma ci avant montre que l’expression de p le* s’écrit comme suit:


D  3a
1
p   
*
p*l (z)dz
b  3a
le
D-b

Avec;
a  B 2 si B > 1 m , où B est le diamètre du pieu ;
a  0,5 m si B < 1 m, b  min {a, h} où h est la hauteur de l’élément de fondation dans la
couche porteuse.
D : Profondeur de pieu ;
ple* : Pression limite nette ;

Effort mobilisable du frottement latéral (Qsu )

Qsu étant l´effort limite mobilisable par frottement latéral sur la hauteur concernée et est
calculé par la relation suivante :
Qsu =qs  π  B  D ;

qs : frottement latéral unitaire



B : le diamètre du pieu
D : la profondeur du pieu

Etapes de calcul du qs

La valeur du frottement latéral qs , à une profondeur z, est donnée par les courbes du

jeu d’abaques ci-dessous en fonction de la valeur de la pression limite nette p*l (z) .
La courbe à utiliser est fonction de la nature du sol et de l’élément de fondation (pieu
foré tubé avec tube récupéré) considéré :
Argiles limons Sables graves craies Marnes
Roches
A B C A B C A B C A B

Q1,Q2(1
Foré simple Q1 )
Q2,Q3(1) - Q1 Q3 Q4,Q5(1) Q3 Q4,Q5(1) Q6

Foré boue Q1 Q1,Q2(1) Q1 Q2,Q1(2) Q3,Q2(2) Q1 Q3 Q4,Q5(1) Q3 Q4,Q5(1) Q6


Foré tubé
Q1 Q1,Q2(3) Q1 Q2,Q1(2) Q3,Q2(2) Q1 Q2 Q3,Q4(3) Q3 Q4 -
(tube récupéré)

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Foré tubé
Q1 Q1 Q2 (4) Q2 Q3 -
(tube perdu)
Puits Q1 Q2 Q3 - Q1 Q2 Q3 Q4 Q5 Q6
Métal battu
Q1 Q2 Q2 Q3 (4) Q3 Q4 Q4
fermé
Battu
préfabriqué Q1 Q2 Q3 (4) Q3 Q4 Q4
Béton
Battu moulé Q1 Q2 Q2 Q3 Q1 Q2 Q3 Q3 Q4 -
Battu enrobé Q1 Q2 Q3 Q4 (4) Q3 Q4 -
injecté basse
Q1 Q2 Q3 Q2 Q3 Q4 Q5 -
pression
injecté haute Q7
- Q4 Q5 Q5 Q6 - Q5 Q6 Q6 (7)
pression
Choix des abaques pour la détermination de qs

réalésage et rainurage en fin de forage.


Pieux de grande longueur (supérieure à 30m)
Forage à sec, tube non louvoyé
Dans le cas des craies, le frottement latérale peu être très faible pour certains types de pieux. Il
convient d’effectuer une étude spécifique dans chaque cas.
Sans tubage ni virole fonce perdus (parois rugueuses).
Injection sélective et répétitive a faible débit.
Injection sélective et répétitive a faible débit et traitement préalable des massifs fissures ou
fracturés avec obturation des cavités.

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0,30
0,28 Q6
0,26
0,24 Q5
0,22
0,20
0,18 Q4
qs (MPa)

0,16
0,14 Q3
0,12
0,10 Q2
0,08
0,06 Q1
0,04
0,02
0,00
0 1 2 3 4 5
*
pl (MPa)
Courbes de frottement unitaire le long du fût du pieu

Méthode de calcul de la capacité portante d’un groupe de pieux


Comportement d’un groupe de pieux
Le comportement des groupes de pieux revêt différents aspects qui sont abordés dans ce
paragraphe.
Le pieu qui fait partie d’un groupe a un comportement différent de celui du pieu isolé.
Les modifications dont il y a lieu de tenir compte concernent :
La force portante, sous sollicitations axiales.
Le tassement.
Les réactions latérales et les poussées latérales du sol.
Le frottement négatif.
Deux causes différentes sont à l’origine de ces effets de groupe :
- La mise en place d’un ensemble de pieux crée un remaniement du sol qui est différent de
celui qui est produit par la mise en place d’un pieu isolé, dont le comportement sert de
référence. La réaction du sol, sous et autour du pieu, est modifiée ;
- La charge appliquée sur un pieu a une influence, en termes d’efforts et de déplacements, sur
le comportement des pieux voisins. Cette influence peut être chiffrée par des méthodes
rationnelles telles que la méthode des éléments finis.
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Toutefois, l’application courante de telles méthodes se heurte à un certain nombre de


difficultés :
• Lois de comportement du sol souvent mal connues,
• Aspect tridimensionnel du problème difficile à prendre en compte,
• État initial du sol après mise en place des pieux difficile, sinon impossible, à appréhender.

Calcul de la portance admissible du sol


Dans cette partie on s’intéresse à l’étude des pieux forés tubés avec différents diamètres.
Ainsi on fait l’étude de la portance admissible du sol pour ces différents diamètres.
En se basant sur les sondages SP2 et les valeurs Pl*, on calcul la portance du sol (voir
annexe).
Et on obtient la portance admissible du sol pour z=17m qui sera utiliser pour la justification
du diamètre et du fiche de pieux quand va adopter tout en comparant avec le contrainte
admissible dans le rapport géotechnique dans le même hauteur.

Pieu foré tubé (d’après doc. Études et Travaux de Fondation)

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Niveau Diamètres des pieux


N° du
d’assise
sondage 60 cm 70 cm 80 cm 90 cm 100 cm
m/TN
SP2 -17,00m 131 (t) 170 (t) 214 (t) 263 (t) 317 (t)

Niveau Diamètres des pieux


N° du
d’assise D.T.U. 13-2
sondage
m/TN 60 cm 70 cm 80 cm 90 cm 100 cm
SP2 -17,00m 70 (t) 86 (t) 103 (t) 121 (t) 139 (t)

Tableau : Comparaison des valeurs obtenus avec chaque règlement (pieu de 17m)
Fascicule 62 Titre V DTU 13-2
100 60 70 80 90 100
60 cm 70 cm 80 cm 90 cm
cm cm cm cm cm cm
Ple* (KPa) 7272,5 7272,5 7272,5 7272,5 7272,5 3555 3555 3555 3555 3555
kp 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,6 1,55 1,5 1,45 1,4
qu= kp.ple* (KPa) 8727 8727 8727 8727 8727 5688 5510 5332 5154 4977
4386,6 5551,8 6854,1 1092,
Qp (kN) 3358,5 535,9 706,4 893,1 1302,8
2467,50 6 6 4
4 8

Qs(kN) 1011,6 1156,1 1300,6 1445,1 362,8 423,3 483,8 544,2 604,7
867,08
0 0 2 3
4370,1 5542,7 6852,4 8299,2
Ql=Qp+Qs 3334,58 - - - - -
4 6 8 7
2387,3 3686,3 4438,6
Qc=0,5.Qp+0,7.Qs 1840,70 3002,6 - - - - -
9 6 6
Q(ELU) fondame 3121,5 3959,1 4894,6 5928,0
2381,84 - - - - -
(kN) ntales 3 1 3 5
2170,3 2729,6 3351,2 4035,1
rares 1673,37
5 4 4 5
Q(ELS) 1129, 1376, 1907,5
Quasi- 898,8 1637
(kN) 1705,2 2144,7 2633,1 3170,4 8 9 6
permanent 1314,79
8 1 2 7
e

L’examen des tableaux ci-dessus montre que les capacités portantes sont différentes. Et par la
suite, on travaille avec les valeurs trouvées dans le bureau géotechnique puisqu’ils sont plus
défavorables, donc plus sécurisante pour l’étude.

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Dimensionnement d’une semelle sur un pieu


On a une seule semelle sur un pieu correspondant au poteau P34.
Diamètre du pieu : 𝐵 = 0.8 𝑚
Dimensions du poteau : poteau carré de côté : 𝑎 = 35 𝑐𝑚
𝑨 ∶ côté carré de la semelle
𝑎 ∶ côté carré du poteau
𝑑 ∶ Hauteur utile de la semelle
𝑐 ∶ Côté carré équivalent du pieu

𝜋 𝐵2 𝜋 (0.8)2
𝑐=√ =√ = 0.71 𝑚
4 4
(𝑐 − 𝑎) (0.71 − 0.35)
𝑑≥ = = 0.09 𝑚
4 4
𝑑 = 0.9 𝐵 = 0.72 𝑚 > 0.09 𝑚 (𝑶𝑲)
Soit 𝑑 = 0.75 𝑚 = 75 𝑐𝑚
𝐻𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 h :
ℎ = 𝑑 + 0.05 = 0.75 + 0.04 = 0.8 𝑚 = 80 𝑐𝑚
La semelle est carré et de côté 𝑨 :
𝐴 = 𝐵 + 0.3 = 1.1 𝑚 = 110 𝑐𝑚
Ferraillages de la semelle :
𝑓𝑒 400
𝐹. 𝑃. 𝜎𝑠 = 𝑓𝑠𝑢 = = = 347.826 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑠 1.15
𝐴𝑠 : Armature inférieure
𝐴′𝑠 : Armature supérieure

𝑃𝑢 × (𝑐 − 𝑎) 1.865 (0.71 − 0.35)


𝐴𝑠 = = = 3.22 𝑐𝑚2
8 × 𝑑 × 𝜎𝑠 8 × 0.75 × 347.826
On choisit 𝑨𝒔 = 𝟕 𝐇𝐀𝟏𝟎 pour l’armature inférieure
Et 𝑨′𝒔 = 𝟕 𝑯𝑨𝟖 pour l’armature supérieure

Schéma de ferraillage : semelle sur un pieu

[122]
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Ferraillage du pieu
Armatures longitudinales
𝜸𝒔 𝑷𝒖 𝑩𝒓 𝒇𝒄
𝑨𝒍 = [ − ]
𝒇𝒆 ∝ (𝝀) 𝟎. 𝟗 𝜸𝒃
𝑙𝑓
𝜆= ; 𝑙𝑓 = 𝐾 𝑙0
𝑖
𝑓𝑒 = 400 𝑀𝑃𝑎 ; 𝛾𝑠 = 1.15 ; 𝛾𝑏 = 1.5
𝐾 = 0.7 (Encastrement dans un massif de fondation)
𝑙0 = 29 𝑚 (Longueur du pieu)

𝐼𝑚𝑖𝑛 𝜋 𝜙4 𝜋 𝜙2
𝑖=√ ; 𝐼𝑚𝑖𝑛 = ; 𝐵=
𝐵 64 4

A.N :
𝑙𝑓 = 0.7 × 29 = 20.3 𝑚
𝜋 0.82
𝐵= = 0.5 𝑚2
4
𝐼𝑚𝑖𝑛 = 0.0314 𝑚4

0.0314
𝑖=√ = 0.25 𝑚
0.5
20.3
𝜆= = 81
0.25
Cas des pieux : 𝜆 > 50
50 2 50 2
∝ (𝜆) = 0.6 ( ) = 0.6 ( ) = 0.229
𝜆 81
𝜋 (𝜙 − 0.02)2 𝜋 (0.8 − 0.02)2
𝐵𝑟 = = = 0.478 𝑚²
4 4
𝑃𝑢 = 1.865 𝑀𝑁
Résistance conventionnelle 𝒇𝒄 :
Pour l´établissement des projets, un béton est défini par la valeur de sa résistance
caractéristique à la compression 𝑓𝑐28 , conformément aux dispositions des règles B.A.E.L.
Les calculs justificatifs des fondations sont conduits à partir d´une résistance conventionnelle
du béton, notée 𝑓𝑐 , obtenue par application de la formule suivante :
𝑖𝑛𝑓{𝑓𝑐𝑗 ; 𝑓𝑐28 ; 𝑓𝑐𝑙𝑖𝑚 }
𝑓𝑐 =
𝑘1 × 𝑘2

[123]
Projet de fin d’étude 200 9-2010

Dans laquelle 𝑓𝑐𝑗 et 𝑓𝑐28 désignent les résistances caractéristiques à j jour et à 28 jours,
suivant les dispositions des règles B.A.E.L. Cette résistance 𝑓𝑐 est à considérer en lieu et place
de 𝑓𝑐𝑗 pour les calculs.
𝑓𝑐𝑙𝑖𝑚 : Valeur limite tenant compte de la consistance qu’il faut donner au béton frais suivant la
technique de fondation utilisée ainsi des difficultés de la mise en œuvre du béton.
𝑘1 : Coefficient tenant compte de mode de mise en place dans le sol.
𝑘2 : Coefficient tenant compte des difficultés de bétonnage lié à la géométrie de la fondation.

D’après le tableau page 12 RÈGLES TECHNIQUES DE CONCEPTION ET DE CALCUL


DES FONDATIONS DES OUVRAGES DE GÉNIE CIVIL (Fascicule 62 titre V) pour les
pieux forés tubée sous l’eau on a :
𝑓𝑐𝑙𝑖𝑚 = 25 𝑀𝑃𝑎 𝑒𝑡 𝑘1 = 1.2
{ 𝑑 0.8 1
= = 0.028 ≤ = 0.05 ⟹ 𝑘2 = 1.05
𝐿 29 20

25
d’où 𝑓𝑐 = = 19.84 𝑀𝑃𝑎
1.2 × 1.05
Par la suite :
𝛾𝑠 𝑃𝑢 𝐵𝑟 × 𝑓𝑐 1.15 1.865 0.478 × 19.84
𝑨𝒍 = ×[ − ]= ×[ − ] = 𝟑𝟐. 𝟏𝟖 𝒄𝒎²
𝑓𝑒 ∝ (𝜆) 0.9 × 𝛾𝑏 400 0.229 0.9 × 1.5

Section minimale d’armatures longitudinales :


Nombre minimal de barres : 6 barres
Diamètre minimal : 𝜙𝑚𝑖𝑛 = 12 𝑚𝑚
Pourcentage minimal pour :
𝜙2 𝜋
𝐴= < 0.5 𝑚2 ⇒ 𝐴𝑙,𝑚𝑖𝑛 = 0.5% × 𝐴
4
Pourcentage minimal pour :
0.5 < 𝐴 < 1 𝑚2 ⇒ 𝐴𝑙,𝑚𝑖𝑛 = 25 𝑐𝑚2
Pourcentage minimal pour :
𝐴 > 1 𝑚2 ⇒ 𝐴𝑙,𝑚𝑖𝑛 = 0.25% × 𝐴

𝐸𝑠𝑝𝑎𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒𝑠 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑖𝑡𝑢𝑑𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒𝑠 > 10 𝑐𝑚

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Projet de fin d’étude 200 9-2010

Dans notre cas :


𝜙 2 𝜋 0.82 𝜋
0.5 < 𝐴 = = = 0.51 𝑚² < 1 𝑚2 ⇒ 𝐴𝑙,𝑚𝑖𝑛 = 25 𝑐𝑚2
4 4
𝐴𝑙 > 𝐴𝑙,𝑚𝑖𝑛
On choisit 𝑨𝒍 = 𝟏𝟏 𝑯𝑨𝟐𝟎 = 𝟑𝟒. 𝟓𝟔 𝒄𝒎²

Espacement des armatures longitudinales :


2 × 𝜋 × (𝑟𝑝𝑖𝑒𝑢 − 𝑒𝑛𝑟𝑜𝑏𝑎𝑔𝑒) 2 × 𝜋 × (0.4 − 0.07)
= = 18.89 𝑐𝑚
𝑛𝑏𝑟𝑒𝐴𝑟𝑚𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑠 11
Soit un espacement de 20 cm.

Armatures transversales
L´écartement des armatures transversales est au plus égal à 15 fois le plus petit diamètre des
barres longitudinales, avec un maximum de 35 cm. Leur diamètre est au moins égal aux
quatre dixièmes du plus grand diamètre des barres longitudinales, avec un minimum de 6 mm.
4 4
𝜙𝑡 = × 𝜙𝑙𝑚𝑎𝑥 = × 20 = 8 𝑚𝑚
10 10

Soit des cerces HA10 pour chaque 30 cm.

Schéma de ferraillage du pieu

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Projet de fin d’étude 200 9-2010

Exécution de la fondation profonde


L´exécution d’un pieu nécessite quatre étapes qui doivent être réalisés en bonnes
conditions afin d’obtenir un ouvrage de résistance satisfaisante :
Le forage
Le forage est la première étape à réaliser en utilisant les outils de forage suivants :
La tarière qui au moment de son utilisation, il est indispensable de faire descendre dans le puit
de forage une gaine métallique de 24m pour empêcher l’effondrement de sol.
Le bucket, utilisé pour compléter le reste du forage jusqu’à l’obtention de la profondeur

demandée.
Les outils de forage

Descente de la cage d’armatures

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Projet de fin d’étude 200 9-2010

Le bétonnage
Le bétonnage se fait en première partie en descendant une série de tubes plongeurs a
distance de 25cm du fond de forage en plaçant a l’extrémité haute un entonnoir servant ainsi
au coulage de béton.
L’amorçage est le premier versement de béton qui se fait a l’aide d’un ballon utilisé
afin d’empêcher le délavage de béton, ce versement se fait fortement pour que le ballon puisse
enlever toute impureté présente dans le fond de forage.
Au cours de bétonnage il faut s’assurer que le tube plongeur soit ancrer d’au moins
(3.D) dans le béton coulé.
Le dosage du Béton utilisé est 400Kg /m3.

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Projet de fin d’étude 200 9-2010

Tubes plongeurs

Après le coulage de béton il est nécessaire de faire extraire la gaine récupérable, cette
extraction engendre un fluage du béton au niveau de la paroi du forage ce qui fallait
obligatoirement de rajouter une quantité de béton pour obtenir la hauteur estimée.

Le recépage
Les têtes de pieux sont recepées jusqu'à 5cm au-dessus du niveau d'assise de la semelle de
fondation. Les armatures sont mises à nu sur une longueur d'ancrage suffisante pour assurer
une liaison efficace avec la semelle de fondation.

Recépage du béton

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