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DROIT SPECIAL DES SOCIETES

Distinction entre Sociétés transparentes et sociétés opaques

Les sociétés « transparentes » sont des sociétés dans lesquelles l’impôt sur les résultats de la société est payé par les associés : paiement de l’IR par les
associés.
Le FISC adresse directement la note a payer aux associés.
Chaque associé déclare la part de bénéfice quel il a vocation et paie l’impôt y afférent.
L’impôt doit être payé par chaque associé même si le résultat est mis en réserve (non redistribué).
= sociétés de personnes (a responsabilité illimitée) : société civile, SNC, SCS, en participation et créée de fait)

Les sociétés « opaques » sont des sociétés dans lesquelles l’impôt sur les résultats de la société est payé par la société entant que structure : paiement de l’IS
par la société.
= sociétés de capitaux : SARL, SAS ..etc

Dans toute société immatriculée on est obligé de faire une assemblée générale pour approuver les comptes de l’exercice c’est-a-dire pour approuver la situation de la
société et la retranscrire dans la comptabilité sous la forme d’un compte de résultat (état des bénéfices et pertes) et d’un bilan annuel (état de l’actif = ce que la société
possède + du passif = ce que la société doit)

En fonction des résultats, une fois toutes taxes et chargés payés, on regarde le résultat net fiscal = ce que l’on peut distribuer entre les associés ou mettre en réserve.

⚠ certaines formes de sociétés (notamment les sociétés commerciales a responsabilité limitée) imposent de constituer un minimum de réserve (= partie du résultat
annule stocké au niveau des comptes de résultat).
Pour les autres formes (société civile, SNC..etc) : on est totalement libre de distribuer les sommes après le résultat net fiscal

L’assemblée générale annuelle est obligatoire une fois par an. 


Explication
Exercice comptable sur 12 mois (en principe)
On a 3 mois pour établir les comptes (exemple : si début de l’exercice le 31 décembre 2017, j’ai jusqu’au 31 mars 2018 pour établir les comptes : compte de résultat,
bilan et autres documents comptables).
A l’issu de ces 3 mois, on a 3 mois pour établir une assemblée général et approuver les comptes (juin 2018)
En principe l’exercice comptable est calqué sur l’activité (exemple des viticulteurs pour qui les règles fiscales agricoles obligent que l’exercice commence en aout et
finisse en juillet) et non sur l’année civile (janvier ➙ décembre).

Une société est constituée pour 99 ans maximum (sauf terme différent prévu dans les statuts)
Pas de minimum.
Si l’on ne fait pas les formalités de prorogation de la société en respectant les termes de la loi, la société prend fin par la seul arrivée de son terme.

Pourquoi 99 ans ? la société étant un contrat, elle est donc soumise aux règles fondamentales du droit des obligations et donc a la prohibition des engagements perpétuels.

Quels sont les articles qui vont être utilisés dans ce cours ?

Droit commun des sociétés (civiles et commerciales) : article 1832 à 1844-7 du code civil

Règles spéciales pour les sociétés civiles : articles 1845 à 1870-1 du code civil

Règles spéciales pour les sociétés commerciales : livre II du code de commerce : article L.220 et s. + R. 220 et suivants
PARTIE 1 - LA FIN DE LA SOCIETE (droit commun des sociétés)

La fin de la vie de la société ce fait en deux temps :


1) dissolution : décision de fin de l’activité de la société
2) liquidation : conséquences de la fin de la société (règlement des affaires et partage de ces biens)

I. La dissolution

= décision de mettre fin a l’activité de la société

⚠ La décision de dissolution ne peut être remise en cause ni par décision du juge, ni par volonté des associés.

Quelles sont les causes de dissolution ?

Article 1844-7 du code civil ➙ 8 hypothèses de fin de vie de la société (de manière volontaire ou forcée) :

1° Arrivé du terme
En principe toute société est constituée pour 99 ans mais les associés ont la possibilité de proroger ce terme une ou plusieurs fois (article L.210-2)
Un an au moins avant la date d’expiration, les associés doivent être consultés sur une éventuelle prorogation.
Règle = Unanimité (sauf si disposition contraire dans les status
Effets :
Si la société est prorogée, cela n’entraine pas la création d’une personne morale nouvelle.
Si la société n’est pas prorogée mais continue son activité on parle de société créée de fait (application pour les dettes postérieurs du régime des sociétés créées de fait)

2° Réalisation (activité terminée totalement et définitivement) ou extinction (activité devenue impossible) de l’objet social
Exemple de la société constituée pour gérer un immeuble or cet immeuble disparait donc la société n’a plus de raison d’exister et est dissoute automatiquement

3° Annulation du contrat de société


Annulation de la société en raison d’un vice de constitution entrainant la dissolution

4° Dissolution anticipée décidée par les associés ou dissolution amiable décidée par les associés
Les associés peuvent décider de faire cesser la société avant son terme
L’unanimité n’est pas toujours requise.
SNC ➙ unanimité requise sauf clause statutaire contraire
SA et SARL ➙ majorité exigée pour les modifications statutaires requise
⚠ les associés majoritaires peuvent être condamné a des D&I si la dissolution anticipée constitue un abus de majorité

5° Dissolution judiciaire anticipée a la demande d’un associé pour justes motifs : inexécution de ses obligations par un associé et/ou mésentente entre associé
paralysant le fonctionnement de la société
Exemple de l’associé qui ne peut plus de part son infirmité participer a la vie de la société
⚠ le droit de demander la dissolution pour mésentente est un droit d’ordre public = ne pouvant être limité ni interdit par les statuts sociaux

6° Dissolution anticipée prononcée par le tribunal en raison de la réunion des parts ou actions sociales dans les mains d’un seul associé
En principe la société survit un an afin de permettre a l’associé de régulariser la situation (article 1844-5)
Exception : pour les SARL et SAS, cet unicité d’associé n’entraine pas la dissolution mais la société devient automatiquement unipersonnelle : EURL ou SAS (article L.223-4
et L.227-4)

7° Jugement dans le cadre d’une procédure collective ordonnant la liquidation judiciaire de la société ou cession total de ses actifs sociaux entrainant la dissolution
La société est en cessation de paiement, il y ouverture d’une procédure collective et cette dernière peut déboucher sur la liquidation judiciaire de la société prononcée par le
tribunal

8° autres causes prévue par les statuts

Quelles sont les conséquences de la dissolution ?

les mandants sociaux prennent fin (exemple : le gérant n’est plus gérant, l’administrateur d’un SA non plus..etc)

La dissolution est irrévocable

La dissolution ne produit juridiquement ces effets à l’égard des tiers qu’a compter de sa publication au registre du commerce et des sociétés réalisée au maximum un
mois a compté de la décision (article 1844-8 du code civil) = formalité de publicité

Classiquement, on compte un certain nombre de formalités devant être réalisé :


- insertion au journal d’annonces légales
- dépôt de la décision au greffe du tribunal de commerce du siège social
- inscription modificative au RCS
- publication au BODACC
Pourquoi toutes ces formalités ?
Pour prévenir les tiers, partenaires, co-contractant, créancier que la société prend fin.
Lorsque la société est dissoute elle ne peut plus être rétablie par la volonté des associés ou modifié (transformation de sa forme juridique)
Exemple : on ne peut plus changer une SAS en SARL

⚠ sauf hypothèque de mutation de la société ou de transmission universelle du patrimoine social, la dissolution de la société entraine sa liquidation et le partage de son actif.
transmission universelle du patrimoine (article 1844-5 al.3) = société unipersonnelle dont le seul associé est une personne morale, la dissolution n’entraine pas forcement
liquidation mais peut entrainer la transmission universelle du patrimoine a l’associé personne morale.

II. La liquidation amiable de la société

Liquider = utiliser l’actif du patrimoine pour désintéresser les créanciers sociaux, s’il reste des actifs les associés retrouvent une partie ou la totalité de leurs apports
et s’il reste encore de l’actif on procède a un partage du boni de liquidation entre les associés a hauteur de leur parts ou actions sociales
⚠ on vend les immeubles, titres.. il ne doit rester que de l’argent (le patrimoine doit être liquide pour désintéresser les créanciers pro)

⚠ s’oppose a la liquidation judiciaire prononcé par un juge

Article 1844-8 ➙ la dissolution entraine la liquidation de la société (sauf exceptions des articles 1844-5 et 1844-4 al.3)

Conséquences de la liquidation :

Durant la phase de liquidation, la société conserve sa personnalité juridique uniquement pour réaliser les opérations de liquidation jusqu’a la publication de clôture de la
société (principe d’ordre public). Elle conserve donc son nom, siège social, etc. Néanmoins sur tout les documents en destination des tiers doit figurer la mention
« société en liquidation » avant son nom.

La dissolution entraine la fin des mandats des organes sociaux : le gérant n’est plus gérant, le président n’est plus président.
En conséquence il faut désigner un liquidateur ayant pour mission de représenter seul la société durant cette phase et procéder aux opérations de liquidation.
En principe, l’ancien dirigeant est désigné comme liquidateur amiable (choisis par les associés) dans les statuts
⚠ en cas de liquidation judiciaire (exemple pour cause de mésentente entre associés paralysant le fonctionnement de la société) le juge désigne généralement un
tiers professionnelle pour procéder aux opérations de liquidation.

Quelle sont les étapes de la liquidation ?

1° Le liquidateur doit payer tous les créanciers tiers a la société : fisc, créances sociales, salariés, bail, fournisseurs, eau, électricité..etc

⚠ si le liquidateur ne peut pas tous les désintéressé, la société même dissoute est en état de cessation de paiement.
En vertus de l’article 1831-2 du code de commerce, le liquidateur doit alors procéder a un dépôt de bilan et demander l’ouverture d’une procédure collective devant le tribunal
(liquidation judiciaire). S’il ne le fait pas sa responsabilité civile et personnelle pour faute peut être engagée.

2° S’il reste de l’actif après désintéressement de tous les créanciers pro, le liquidateur doit rembourser les apports des associés (sauf apport en industrie) et comptes
courants des associés (prêt d’argent d’un associé a la société)
En principe, dans le cas d’un apport en numéraire le remboursement se fait en argent mais dans certaines sociétés l’associé peut demander l’attribution d’un bien en
remboursement.

⚠ si les apports se non remboursé en totalité ou partie on parle de contribution aux pertes

3° S’il reste de l’argent après remboursement, on parle d’actif net et cet actif sera partagé au prorata des parts ou actions sociales en principe : on parle du partage du
boni de liquidation

⚠ ce partage n’est possible que si la société a effectué une augmentation de patrimoine au court de sa vie (= accroissement de la plu valu = accroissement d’actifs)

4° Dernières réunions des associés, convoqués par le liquidateur en assemblée générale, afin de donner quitus au liquidateur (= approuver sa gestion) et le décharger
de son mandat pur constater la clôture de la liquidation : Article 1844-9 du code civil

5° La délibération fait l’objet d’une mention au RCS + d’une publication ➙ en conséquence la société disparait
PARTIE II - LES SOCIETES CIVILES
Définition : a le caractère civil tout société a laquelle la loi n’attribue pas un caractère commercial en raison de sa forme (liste article L.210-1), de son objet social
(liste d’activité purement commercial a l’article L.110-1)ou de son activité (article 1845 al.2)

= radicalement inadaptée a la réalisation d’une activité commerciale ; sous peine de soumission aux impôts commerciaux et liquidation sous le régime de la SNC
(solidarité des associés pour le paiement des dettes sociales)

Droit applicable :
- le droit commun des sociétés : articles 1832 et suivants
- le régime commun des sociétés civiles : article 1845 à 1870 du code civil (issus de la loi du 4 janvier 1978)
- règles spécifiques aux différentes sociétés civiles particulières

Quelles sont les différents types de sociétés civiles selon les secteurs d’activité ?

Dans le secteur libéral

Les sociétés civiles de moyens ou SCM (article 36 de la loi de 1966) : elles ont pour objet de faciliter, par une mise en commun des moyens nécessaires (salariés, locaux,
matériaux), l’activité de plusieurs professionnels libéraux. Elles permettent des économies de fonctionnement.

Les sociétés civiles professionnelles ou SCP (article 1 et suivants de la loi de 1966) : société constituée entre personnes physiques exercent une même profession libérale
soumise a un statut législatif ou réglementaire. Elles ont pour objet l’exercice en commun d’une profession au niveau de ces membres (notaires, avocats, médecins..etc)
Ils y a des règles communes pour toutes ces sociétés mais des décrets pose les règles pour chaque profession (décret pour les médecins..etc)

Dans le secteur immobilier

La société civile immobilière : gestion en commun d’un patrimoine immobilier par des personnes physiques (notamment utilisée matière de gestion d’un patrimoine familial)

La société civile de construction-vente : créées par des promoteurs

La société civile d’attribution : société de copropriété. Acquisition en commun de droit sociaux donnant droit a la jouissance d’un bien immobilier.

etc…

Dans le secteur agricole

Le groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) : société réunissant un petit nombre d’agriculteur s’engageant a travailler personnellement, sur un pied
d’égalité, dans des exploitations de dimension familiales

etc..

⚠ On note depuis plusieurs années une volonté du législateur d’unifier le droit des sociétés en imposant par exemple l’immatriculation des sociétés civiles au RCS et en
autorisant l’exercice de certaines professions libérales sous la forme commerciale (exemple : les avocats peuvent créer des SA ou SARL pour l’exercice de leur profession)

I. Les caractéristiques de la société civile

➙ Elle ne peut effectuer que des opérations a caractère civil (exemple : activité libérale, agricole, enseignement, construction d’immeuble..etc)
⚠ si la société est civile par la forme mais exerce une activité commerciale ➙ recalcification en société commerciale

➙ Associés personnellement et indéfiniment tenu des dettes sociales proportionnellement a leur apport et ce conjointement (il faut diviser les poursuites)
Exemple : j'ai apporté 10 000 euros et les 10 autres associés 1 000 euro, j’ai donc apporté 50% du capital social, je devrais donc répondre de 50% des dettes sociale
et non dans la limité des 10 000 euros car la responsabilité est indéfinie.

➙ Pas de minimum, ni de maximum pour le capital social (mais il faut quand même 1 euros symbolique sinon pas de capital social donc pas de droit sociaux donc pas
d’associé)
⚠ sauf dispositions particulières prévoyant un capital social minimum pour certaines sociétés civiles particulières

➙ Grande liberté dans la répartition des résultats : la répartition peut-être inégalitaire dans la limite des clauses léonines.

➙ Les pouvoirs du gérant sont déterminés par les associés et au défaut tous les associés sont gérants.

Inconvénients de cette société :

- obligation au paiement des dettes sociales (article 1857) : si la société ne paie pas une dette durant sa vie, le créancier peut agir en paiement contre les associés mais il
doit diviser les poursuites.

- le gérant n’engage la société a l’égard des tiers que pour les actes entrant dans l’objet social + les clauses limitatives de pouvoirs portant sur les actes conformes a
l’objet social sont inopposables aux tiers

- régime fiscal des sociétés de personnes = la société ne paie pas d’impôt (IS) ce sont les associés qui vont payer l’IR en fonction de sa quote-part des bénéfices perçus
en théorie. Néanmoins le législateur fiscale a prévu la possibilité d’opter pour l’IS.
II. La constitution
A) Les conditions de fonds

Conditions de validité de droit commun des contrats (article 1128) :


- consentement libre et éclairé
- capacité : les associés n’ayant pas la qualité de commerçants, pas de restriction de capacité devenir associé (majeurs, mineurs, personnes physiques ou morales,
étrangers..)
- contenu licite et certain

+ l’objet social doit être exclusivement civil


⚠ la société peut faire un acte de commerce par nature mais s’il reste accessoire a l’activité principale de nature civile : l’acte de commerce par nature devient alors un acte
civil par accessoire. Mais la société ne peut faire des actes de commerce par la forme, actes de nature commerciale quelque soit la personne qui les passe (exemple des lettres
de change)

+ minimum deux associés mais pas de maximum (si deux associés, que l’un perd sa qualité d’associé, la société a un an pour régulariser sa situation conformément a l’article
1844-5)

+ chacun des associés doit obligatoirement faire un apport (les trois apports sont autorisés) : l’apport ne doit pas être fictif

⚠ apport en numéraire libéré en différée : modalités du délai de libération dans les statuts

B) Les conditions de formes

➙ statuts par écrit : article 1835 du code civil


⚠ acte notarié obligatoire en cas d’apport d’un immeuble a la société

➙ 8 éléments obligatoires que doivent contenir les statuts (article 1835 et L.210-2) :
- forme de la société
- objet social (activité projetée)
- appelation
- siège social
- montant du capital social
- durée (max 99 ans renouvelable)
- apport de chaque associé
- modalités de fonctionnement : répartition des pouvoirs, règlement..etc
➙ signature de chaque associé dans les statuts

Formalités postérieures a la signature des statuts :

➙ publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales dans le département du siège social

➙ dépôt d’un dossier d’immatriculation au greffe du tribunal de commerce dans le ressort duquel se trouve le siège social (généralement on transmet le dossier au
centre de formalités des entreprises qui le transmet au greffe) : dossier en une seule liasse, l’immatriculation doit intervenir sous 24h (5 jours si dossier complexe)

Conséquences de l’immatriculation :
- attribution d’un numéro d’identification par l’INSEE : le numéro SIREN devant figurer dans tous les documents d’affaires
- déblocage des fonds
- publication au BODACC
- délivrance du Kbis attestant de l’existence juridique

➙ déclaration de la société au près des diverses administrations : URSAFF, services fiscaux, INSEE, inspection du travail..etc

III. Le fonctionnement

A) La gérance

Il peut-être associé ou tiers ; personne physique ou morale, français ou étranger.


⚠ si personne morale : la fonction est exercée par les dirigeants de la personne morale et ces dirigeants seront soumis aux mêmes conditions de responsabilités que les
gérants personnes physiques

Il est désigné soit par les statuts, soit par un acte distinct soit ultérieurement par une décision prise a la majorité des associés, sauf disposition contraire dans les statuts.

Sauf clause contraire il est nommé pour la durée de la société (article 1846 al.4)

Il est révocable a la majorité des associés représentant plus de la moitié du capital social (sauf clause statutaire contraire) ou par décision judiciaire pour cause légitime
notamment lorsque le gérant est associé majoritaire et donc fait obstacle a sa révocation (tout associé peut demander)
⚠ Il peut obtenir des D&I si révocation abusive ou sans juste motif (mais une clause dans les statuts peut écarter toute indemnisation)
⚠ le gérant-associé participe au vote + si révoqué de sa qualité de gérant, il demeure associé

Il peut y avoir un gérant ou plusieurs co-gérants (article 1846)

Au niveau de ces pouvoirs :

Dans ces rapports entre associés il peut accomplir tous les actes de gestion que demande l’intérêt de la société, a défaut de dispositions particulières des statuts sur le mode
d’administration. En cas de pluralité de gérant, chacun a le droit de s’apposer a une opération de l’autre avant qu’elle ne soit conclue.
Dans ces rapports avec les tiers : il engage la société par tous les actes entre dans l’objet social (si hors objet social la société n'est pas tenue) et les clauses statuaires limitant
encore plus ces pouvoirs sont inopposables aux tiers même de mauvaise foi (article 1849)

Au niveau de sa responsabilité :

Responsabilité civile = individuelle


➙ responsabilité pour faute : il faut donc rapporter la preuve d’une faute, d’un dommage et d’un lien de causalité ➙ D&I
➙ action en responsabilité civile prescrite sous 3 ans a compté de la date du fait dommageable (et a défaut a la date ou il a été révélé)
➙ elle peut être soulevé dans trois hypothèses : faute de gestion dans l’exercice de sa mission (manquement a son obligation de bonne foi, prudence, loyauté) + infraction a la
loi ou règlement + violation des statuts

⚠ c’est le gérant qui a le pouvoir d’intenter les actions au nom de la société, or s’il est le seul gérant il ne le fera pas. Dans ce cas les associés peuvent actionner eux-même
l’action au nom de la société (article 1843-5)

⚠ si c’est un associé qui a subit un préjudice personnellement et demande des D&I : le préjudice doit être personnel et non causé a la société ➙D&I directement versés a
l’associé

Responsabilité pénale
➙ abus de biens sociaux (exemple : le dirigeant rémunère avec les fonds de la société sa femme de ménage perso)

B) Les associés

caractéristique de cette société : fort intuitu personae (qualités des associés importantes de la constitution a la fin de la société)

1. Les obligations de associés

➙ obligation aux dettes sociales car société a responsabilité illimitée : chaque associé est personnellement (sur son patrimoine) et indéfiniment (au-dela de son apport) tenu
des dettes de la société (article 1857)

➙ obligation conjointe et non solidaire : ils sont tenu proportionnellement a leur part dans le capital social et non pour le tout

➙ obligation subsidiaire : les créanciers doit au préalable avoir mis en demeure la société, qui n’a pas répondu ou a refusé de payer.

2. Les droits des associés

➙ Les droits politiques

Droit a l’information

Les associés ont le droit :


- d’obtenir au moins un fois par an communication des livres comptables et documents sociaux (article 1855)
- de déposer des questions écrites au gérant au moins une fois par an, hors AG, et plus si les statuts le prévoit (article 1855)
- de prendre connaissance du rapport de gestion que le gérant a l’obligation de présenter aux associé au cours de l’AG annuelle.

Droit de vote

Chaque associé ne dispose que d’une voix sauf disposition statuaire contraire attribuant une voix par part sociale
Les décisions sont prises a l’unanimité sauf disposition prévoyant une autre majorité

➙ Les droits patrimoniaux

Droit de céder ces parts

Principe : la cession-part ne eut intervenir qu’avec l’agrément de tous les associés (article 1861)
Mais les statuts peuvent prévoir une majorité ou une absence d’agrément
⚠ le conjoint et les héritiers ne sont en principe pas soumis a la procédure d’agrément sauf disposition contraire.
⚠ cession opposable aux tiers après mention au RCS.

Droit de transmettre ces parts après son décès

Dans ce cas la société n’est pas dissoute et continue avec les héritiers ou légataires.
Mais les statuts peut prévoir que la société ne contera qu’avec les associés survivants ou un agrément..etc

Droit de retrait

Un associé peut se retirer totalement ou partiellement de la société, dans les termes prévu dans les statuts ou a défaut après autorisation unanime des associés.
Il peut également être autorisé par décision de justice pour juste motif.
CSQ : remboursement de la valeur de ses parts (retour de l’apport ou de l’équivalent) et donc réduction du capital social

C’est une alternative a la dissolution de la société lorsqu’il y a mésentente entre associés .

Droit de nantir les parts sociale

L’associé a le droit d’offrir ces parts en garantie a un créancier.

III. Fin de la société

Par dissolution : outre les causes de dissolution commune a toutes sociétés, la société civile est dissoute en cas d’absence de gérant depuis
plus d’un an. ⚠ la société civile n’est pas dissoute en cas de retrait ou de décès d’un associé
PARTIE III
- LES SOCIETES COMMERCIALES -
CHAPITRE I - LES SOCIETES DE PERSONNES

Il y a deux catégories de sociétés de personnes commerciales :


- les SNC
- les SCS

SECTION I - LA SOCIETE EN NOM COLLECTIF


Régit par les articles L.221-1 à L.221-16 du code de commerce

Forme de société très ancienne : l’idée au départ était que deux commerçants réunissent leur moyens, capitaux et force pour mener a bien leur activité commerciale
commune : l’achat-revente. A plusieurs cela permettant d’acheter plus et plus loin des marchandises revendu mieux et plus cher dans leur boutique

§1 - La constitution de la SNC

A) Les conditions de fonds

➙ Minimum deux associés : personnes physiques ou morales (sauf société civile)

➙ Tous les associés ont la qualité de commerçants : ils doivent donc avoir la capacité de passer des actes commerciaux
Les mineurs même émancipé, majeurs sous tutelle ou sous curatelle, personnes frappées d’une interdiction d’exercer une activité commerciale ne peuvent être commerçants et
donc ne peuvent être associés d’une SNC.
Depuis 2010 le mineur émancipé (+ 16ans) peut être commerçant avec autorisation du juge des tutelles au moment de la décision d’émancipation ou a posteriori avec accord
du président du TGI. ⚠ le risque est tel que ce n’est pas une société a conseiller a un mineur.

➙ L’objet social doit être :


- licite : certaines activités sont interdites dans les SNC (exemple : assurance, laboratoire d’analyses médicales..etc)
- certain

➙ Aucune capital social minimum obligatoire

➙ aucune règle au niveau de la libération pour les apports : la libération se fait conformément a ce que prévoient les statuts
- les statues prévoient les modalités de libération de l’apport en numéraire
- l’apport en nature est obligatoirement libéré lors de l’immatriculation de la société
Les trois types d’apports sont possibles

➙ La dénomination est libre (fantaisiste ou l’un ou plusieurs des noms des associés) mais elle doit être précédée ou suivie des mots « société en nom collectif » ou SNC
article L.221-2

Les associés sont tenu solidairement et indéfiniment des dettes de la société.

B) Les conditions de forme

Les statuts doivent être par écrit + 8 éléments doivent y figurer obligatoirement.

⚠ 2 articles énoncent ces 8 éléments : l’article 1835 (droit commun) datant de 1978 donc postérieur a l’article L.210-1 datant de 1966

Même formalité que pour les sociétés civiles : BODACC, etc

§2 - La situation des associés


Les associés des SNC sont dit « associés en nom ».

A) Les obligations de l’associés en nom

➙ les associés en nom collectif sont responsables indéfiniment et solidairement de toutes dettes sociales, à l’égard des tiers, de toutes dettes sociales contractées par le
gérant dans la limite de l’objet social. L.221-1

= obligation a la dette : tenu de payé les dettes de la société durant sa vie

Indéfinie ➙ non limitée au montant de leur apport


Solidaire ➙ on peut demander le paiement a l’un des associés, une fois paiement il se retrouve subrogé dans les droits et action du créanciers et peut demander
remboursement de ce qu’il a payé en plus de sa part aux associés + remboursement de sa part a la société

Procédure :
Le créancier doit avoir préalablement mis en demeure la société de payer par acte extra-judiciaire (acte d’huissier) et attendu 8 jours minimum la réponse de la société avant
d’actionner en paiement l’associé. ⚠ ce délai peut être prolongé sur demande par le président du tribunal de commerce par référé (R.221-10)
Si l’associé ne le paie pas il devra l’assigner en justice en invoquant l’inexécution de la société et obtenir un titre exécutoire (exécution forcée)

Les associés concernés sont : personne associé lorsque la dette a été contractée (même si a quitté la société avant le jugement) + le nouvel associé entré dans la société après

➙ Obligation de contribution aux pertes de la société

➙ Obligation de réaliser les apports promis

C) Les droits

➙ Droit de participer aux assemblées ou d’être consulté par écrit L.221-4

Ils ont le droit de participé a toutes les assemblées et de voter.


Les statuts peuvent prévoir une consultation par écrit des associés pour vote sauf lors de l’AG annuelle et lorsque la réunion en assemblée est demandée par un associé.

AG annuelle : chaque année dans les six mois suivant la clôture de l’exercice comptable, une AG doit se réunir pour approuver ou rejeter les comptes sociaux

➙ Droit d’information

15 jours avant la tenue de l’AG annuelle doivent être communiqués aux associés certains documents sociaux nécessaire a l’approbation ou rejet des comptes annuels ; toute
disposition contraire étant réputée non écrite L.221-7

De plus, deux fois par an, les associés non gérants peuvent demander communication des documents sociaux et poser par écrit des questions sur la gestion sociale auquel le
gérant répond par écrit L.221-1

➙ Droit de participation au partage des bénéfices 1844-1

D) La circulation (transmission) des parts sociales

1. La transmission de parts société entre vifs

➙ cession = vente
CSQ : la chose doit exister et le prix doit être déterminé ou déterminable
⚠ pour qu’il y ai vente et non compensation il faut au moins que soit payé un euro

Les partis sociales ne peuvent être cédées qu’avec le consentement unanime de tous les associés. L.211-13
Toutes clauses contraire est réputée non écrite.

CSQ de la cession : le cédant perd sa qualité d’associé au profit du cessionnaire acquéreur.

⚠ si un associé est marié sous le régime de la communauté et qu’il s’agit d’un bien commun l’autre conjoint doit donner son consentement sous peine de nullité

La cession de part doit être constatée par écrit (par le biais d’un contrat de vente)

La cession est rendue opposable a la société par notification a la société dans les formes de l’article 1690 (exemple par acte l’huissier) ou par dépôt d’un original de
l’acte de cession au siège social contre remise par le gérant d’une attestation de ce dépôt.

La cession est rendue opposable aux tiers, en plus des formalités précédentes, après publication au RSC des statuts modifiés constatant la cession.

2. La transmission de parts pour cause de décès

Principe : la société est dissoute par le décès de l’un des associés L.221-15

Exception : Les statuts peuvent prévoir, avec ou sans clause d’agrément, que la société continuera avec :
- tous ou certains de ces héritiers : il doit accepter la succession
- le conjoint survivant
- ou toute autre personne désigne par les statuts ou le testament

Si la personne n’obtient pas l’agrément, elle n’est pas associé (pas de droit politiques) mais il déteint ces droits financiers comme un associé (droit de percevoir la quote part
de dividendes distribuée chaque année) jusqu’a ce que la société lui rachète la valeur de ces parts sociales

⚠ la valeur des droits sociaux est déterminée au jour du décès par un expert désigné, par les parties ou a défaut d’accord entre elles par ordonnance du président du tribunal
1843-4

Si la société continue avec des héritiers mineurs, la société doit dans un délai d’un an a compter du décès, être transformée en SC dont le mineur devient commanditaire (ou a
défaut être dissoute)

§3 - La direction de la SNC
Dans une SNC on parle de gérant(s).

A) La gérance de la SNC

Les statuts (gérant statuaire) où un acte ultérieur (gérant non statuaire) désignent un ou plusieurs gérants, a défaut tous les associés sont gérants (gérant légal) et la
signature d’un seul associé engage la société. L.221-3 du code de commerce
Le gérant peut-être personne physique ou morale.

⚠ le gérant non associé peut être salarié

Gérant statuaire : nommé dans les conditions requises pour la modification des statuts (unanimité sauf clause contraire)
Gérant non statuaire : nommé dans les conditions prévues par les statuts (unanimité ou majorité) et a défaut a l’unanimité.

Au niveau de ces pouvoirs

Dans les rapports entre associés, a défaut de stipulation statuaire contraire définissant ces pouvoirs, le gérant engage la société pour tous acte de gestion interne pris dans
l’intérêt de la société. En cas de co-gérants, un autre gérant peut s’opposer a une opération avant sa conclusion L.221-4

Dans ces rapports avec les tiers, le gérant n’engage la société que pour les actes externes entrant dans l’objet social L.221-5
⚠ a défaut la société n’est pas engagée + clauses statuaires limitant ces pouvoirs non opposable aux tiers + en cas de cogérance l’opposition formée par un gérant est sans
effet pour le tiers a moins qu’il n’en ai eu connaissance

Au niveau de sa responsabilité

A l’égard des tiers il engage la responsabilité de la société sauf en cas de faute personnelle détachable de ces fonctions.

Au niveau de sa responsabilité civile a l’égard des tiers : s’il agit dans l’exercice de ces fonctions, il engage la responsabilité de la société. Si la faute est détachable de ces
fonctions, il engage sa propre responsabilité.

A l’égard de la société : action sociale

⚠ au niveau de la responsabilité pénale : les infractions applicables aux SA et SARL ne peuvent pas être retenue contre le ou les gérants de SNC (exemple : abus de biens
sociaux, mais l’on peut retenir l’abus de confiance)

Au niveau de sa révocation

Principe : la révocation sans juste motif peut donner lieu a des D&I L.221-12

Révocation du gérant associé :

gérant legal ou statuaire ➙ la décision de révocation est obligatoirement prise a l’unanimité et entraine la dissolution (sauf disposition contraire dans les statues ou décision
ultérieure des associés de continuer entre eux). Si la société continue, le gérant révoqué peut demander le remboursement de ces droits sociaux.

gérant non statuaire ➙ la décision de révocation se fait selon les conditions prévues dans les statuts (unanimité ou majorité), et a défaut a l’unanimité. Sa révocation
n’entraine pas la dissolution de la société

B) Le controle de la gestion

La présence d’un commissoire aux comptes est facultative au sein des SNC (les associés peuvent en désigner un ou non) jusqu’a certains seuils.
Cette décision est en principe prise a l’unanimité sauf si les statuts prévoient une majorité différente.

C’est facultatif car a priori les SNC sont des petites sociétés.
Mais la désignation d’un commissaire aux comptes devient obligatoire dès lors que la société dépasse a la clôture d’un exercice deux des trois seuils suivants :
- total du bilan d’1 500 000 euros
- chiffre d’affaire hors taxe de 3 100 000 euros
- plus de 50 salariés
L.221-9 et L.221-10

Même si ces seuils ne sont pas atteints, la nomination d’un commissaire est obligatoire lorsqu’elle est demandée en justice par un associé. Le commissaire sera alors désigné
par ordonnance du président du tribunal de commerce statuant en référé (R. 221-5).

mission = vérification des documents comptables, contrôle de conformité de la comptabilité sociale aux règles en vigueur, contrôle de l’information des dirigeants et
associés..etc

Certains incompatibilités encadrent le choix du commissaire aux comptes : cette fonction ne peut être exercé par les conjoints, famille, apports en nature..etc

§4 - La dissolution de la SNC
➙ Causes de droit commun 1844-7 :
- arrivé du terme (mais la société peut-être prorogée par décision a l’unanimité des associés ou majorité si prévu par les statuts)
- réalisation ou extinction de l’objet social
- dissolution anticipée décidée par les associés
- réunion de toutes les parts sociales en une seule main
..etc

➙ Causes propres a la SNC


Sauf disposition statutaire contraire ou décision unanime des associés décidant la continuation de la société, la société prend fin (est dissoute) pour cause de :
- décès d’un associé L.221-15
- révocation du gérant légal ou d’un gérant statutaire L.221-12
- liquidation judiciaire ou jugement arrêtant un plan de cession totale de la société L.221-16
- prononcé a l’égard de l’un des associés d’une interdiction d’exercer une profession commerciale ou une mesure d’incapacité
SECTION II - LA SOCIETE EN COMMANDITE SIMPLE
Particularité = deux types d’associés :
- les associés commanditaires : non commerçants + responsabilité limitée au montant de leur apport L.222-1
- les associés commandités : commerçants + responsabilité indéfinie et solidaire ➙ statut des associés en nom
➙ société commerciale

Textes applicables : L.222-1 a L.222-11 + R.222-1 + textes relatifs a la SNC

Inventé et pensé au départ pour permettre aux héritier mineurs de pouvoir maintenir la société initialement constituée sous forme de SNC. Cette forme étant notamment
utilisée au 19e et 20e, période où la SARL n’était pas encore utilisé en droit français et donc seule alternative pour maintenir le société initialement constituée en SNC.

Jusqu’en 2015 on ne rencontrait presque pas cette forme de société.


Une loi du 6 aout 2015 a créé un outil juridique : la société de libre partenariat (la SLP) qui est un fonds professionnel permettant des investissements ➙ société devant
obligatoirement être constituée sous la forme d’une SCS

§1 - La constitution d’une SCS


A) Les conditions de fond

Conditions de droit commun :


- consentement libre et éclairé
- capacité ➙ le commandité étant commerçant : seul le mineur émancipé avec autorisation du juge des tutelles et du président du TGI peut-être commandité (pas le
mineur, majeur protégé, personne frappée d’une interdiction..etc)
- contenu licite et certain
Condition spécifique au droit des sociétés :
- apports : le commanditaire peut faire les trois apports mais le commandité ne peut faire d’apport en industrie.
- pluralité d’associé : minimum un commandité et un commanditaire dans la SCS
- affectio societatis
- partage des résultats
- participation aux bénéfices

➙ pas de minimum de capital social

➙ pas de condition de libération des apports : la libération de l’apport en industrie est déterminé librement par les associés dans les statuts

⚠ un associé ne peut pas être commandité et commanditaire en même temps

➙ société commerciale par la forme donc peut importe la nature de l’opération réalisé dans le cadre de l’objet social elle devient commerciale par accessoire.

B) Les conditions de formes

En plus des 8 mentions obligatoires pour toutes les sociétés, les statuts de la SCS doivent contenir :
- le montant ou la valeur des apports de chaque associé en précisant s’il est commandité ou commanditaire
- la part globale des associés commandités et la part de chaque associé commanditaire dans la répartition des bénéfices et dans le boni de liquidation L.222-4
- le nom de chaque commanditaire et précisé qu’il est commanditaire afin que le créancier ai connaissance de la limitation de sa responsabilité (CA Paris, 5 décembre 2001)
sinon il sera tenu solidairement et indéfiniment comme un associé commandité.

⚠ les statuts ne peuvent stipuler que les parts sociales seront représenté par des titres négociables (=sur le marché boursier) L.221-13

La constitution de la SCS est soumise aux formalités de publicité et d’immatriculation : dépôt d’un dossier au greffe..etc
En cas de défaut, tout intersecté peut demander la nullité de la société.
Néanmoins le tribunal peut accorder un délai a al société pour régulariser sa situation, sauf objet social illicite L.235-4

§2 - La direction de la société en commandite


A) La gestion

⚠ interdiction pour les commanditaires de passer des actes de gestion et donc d’être gérant sinon on parle d’immixtion ➙ re-qualification en commandité et donc
soumis a l’obligation légale de paiement des dettes sociales (resp. solidaire et indéfinie) L.222-6

En principe, tous les associés commandités sont gérants sauf disposition statuaire contraire choisissant un ou plusieurs commandités particuliers voir un tiers.

Le gérant peut-être personne physique ou morale.


⚠ si personne morale il faut que ce soit une société commerciale et c’est le gérant de cette personne morale qui est tenu responsabilité

Les règles concernant la nomination, démission, étendu des pouvoirs, rémunération, responsabilité et révocation du ou des gérants prévu pour les SNC sont applicables aux
SCS.

B) Le contrôle de la gestion
même règles que pour la SNC

§3 - Les associés
A) Les deux catégories d’associés

Commandité ➙ assure la gestion + responsabilité financière forte car responsabilité indéfinie


Commanditaire ➙ un peu plus qu’un simple apporteur de fonds car ils détient un droit de vote + patrimonial + il ne doit pas s’immiscer dans la gestion sociale

⚠ si les commanditaires ont exclue de la gestion, ils ont le droit deux fois par an d’obtenir communication des livres et documents sociaux et de poser par écrit des questions
sur la gestion sociale auxquelles le gérant va répondre par écrit. (même droit pour les associés commandités non gérant)

Tous les associés ont le droit de participer aux décision collectives (assemblées générales).

La réunion d’une assemblée (réunion physique dans un même lieu) est obligatoire dans deux cas :
- pour l’approbation des comptes L.221-7
- lorsque cette réunion est demandée par un commandité ou par le quart en nombre et en capital des commanditaires L.222-5

Tous les associés doivent participer aux bénéfices et contribuer aux pertes, qu’ils soient commandité ou commanditaire (même si seul les commandités ont une obligation
aux dettes sociales).

Mêmes règles pour l’obligation aux pertes que pour les SNC : mise en demeure de la société ..etc

B) La situation des parts d’associés de SCS

1. Cession entre vifs des parts sociales

La cession doit résulter nécessairement d’un acte écrit, notarié ou sous seing privé L.221-14 al.1

Principe : les parts ne peuvent être cédées qu’avec le consentement de tous les associés, et toutes clause contraire est réputée non écrite L.222-8 al.1

Exception : les statuts peuvent prévoir que :
- les parts des associés commanditaires seront librement cessibles entre associés
- les parts des commanditaires seront cédées a des tiers avec le consentement de tous les commandités et de la majorité en nombre et en capital des commanditaires
- qu’un associé commandité peut céder une partie de ses parts a un commanditaire ou a un tiers avec le consentant de tous les commandités et de la majorité en nombre et en
capital des commanditaires

Comme dans toutes les sociétés, la société doit être informé de la cession pour qu’elle lui soit opposable (par signification ou dépôt d’un original au siège de la société), la
cession doit être publiée au RCS pour être opposable aux tiers.

2. Transmission pour cause de mort

Décès d’un commandité : met fin, en principe, a la société, a moins que les statuts aient prévu la continuation de la SCS. Parfois les héritiers doivent obtenir l’agrément
des autres associés. Si les héritiers du commandité sont mineurs ils deviennent commanditaires (L.222-10). S’il était le seul commandité, que ses héritiers sont mineurs, il faut
trouver un nouveau commandité ou transformer la société dans un délai d’un an a compter du décès (a défaut la société est dissoute de plein droit)
⚠ seule transformation possible : SARL

Décès d’un commanditaire : ne met pas fin a la société. En principe ces parts sont transmise a ces héritiers.

§4 - La dissolution
Outre les causes de dissolution communes a toutes les sociétés, la SCS a des causes de dissolution spécifiques :
- décès d’un commandité, sauf disposition particulières des statuts
- défaut de transformation de la société en SARL ou en SA ou absence d’un nouvel associé commandité dans l’année qui suit si héritiers mineurs.
- incapacité, interdiction d’exercer une profession commerciale ou procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire) frappant un associé commandité, sauf
clause contraire permettant aux associés de décider a l’unanimité de continuer la société.

Effets de la dissolution : paiement des créanciers, liquidation et partage du boni


CHAPITRE II - LA SARL
= Société hybride : elle présente a la fois les aspects d’une société de personne et les aspects d’une société par actions (sociétés de capitaux)

Créée en 1925 (donc jusqu’a cette date la SNC dont les héritiers étaient mineurs n’avait comme choix de transformation que la SCS)
Création de sa forme unipersonnelle, l’EURL, en 1985

Particularités :

minimum 2 associés
maximum 100 associés (50 jusqu’en 2005)

Seule société où le gérant doit-être obligatoirement personne physique (il ne peut pas être personne morale)

Les associés ne sont pas commerçants.

= société par la forme

droits sociaux = parts sociales

Dans cette société on va distinguer au niveau des gérants-associés entre les gérants minoritaire et majoritaire (parts sociales + celles de ces enfants mineurs + celles de son
conjoint commun en bien) :
- minoritaire ➙ affilié a un régime de protection sociale des salariés
- majoritaire ➙ affilié a un régime de protection sociale des indépendants
Les trois apports sont possibles

SECTION I - LA CONSTITUTION DE LA SARL

§1 - Les conditions de fonds

Au niveau des associés :

minimum 2 associés (en dessous la SARL devient une EURL L.223-1


maximum 100 (au dessus elle doit être régularisée dans un délai d’un an ou se transformer en SA, SCS ou SNC)

Les associés peuvent être personne physiques ou morales

Les associés ne sont pas commerçants : donc pas besoin de la capacité de passer des actes de commerces (mineurs non émancipés et majeurs protégé peuvent être associés
d’une SARL)

Au niveau de l’objet social :

Il doit être licite et certain


Licite ➙ certaines activités ne peuvent pas être exercés sous la forme d’une SARL (exemple : épargne, entreprises d’assurance..etc)

Au niveau des apports :

Chaque associé doit effectuer un apport.


Ils peuvent effectuer les 3 types apports (dont celui en industrie depuis 2001)

L’apport en numéraire

Lors de la souscription l’apporteur est obligé de libérer minimum 1/5 du montant et le reste dans les 5 ans a partir de l’immatriculation.

Le gérant peut faire un appel de fonds pour demander a l’apporteur de libérer une partie ou la totalité de son apport. Il a 5 ans a compter de l’immatriculation. Dépassé les 5
ans tout intéressé peut demander au président du tribunal la désignation d’un mandataire ad hoc qui procèdera a l’appel de fonds ou d’enjoindre le gérant pour le faire.

Dans les 8 jours de leur réception les fonds doivent être déposés pour le compte de la société en formation auprès de la caisse des dépôts et consignations, chez un notaire ou
dans une banque. La mention de ce dépôt doit figurer dans les statuts

Les fonds sont alors indisponibles jusqu’a immatriculation de la société au RCS.

L’apport en nature

Il doit être libéré intégralement lors de l’immatriculation

Principe ➙ Chaque apport en nature doit-être obligatoirement évalués par un commissaire au apport désigné a l’unanimité des futurs associés ou a défaut par une décision de
justice.

Exception ➙ lorsque qu’aucun des biens apporté n’a une valeur supérieure a 30 000 euros et que le montant total des apports en nature n’excède pas la moitié du capital
social les futurs associés peuvent décider a l’unanimité de ne pas recourir a un commissaire aux apports.

⚠ obligation de garantie des associés : lorsque les associés n’ont pas recouru a une commissaire aux apports ou ont retenu une valeur supérieure a celle proposée par le
commissaire, ils sont tenu solidairement responsabilité de cette valeur durant 5 ans a l’égard du tiers.
CSQ ➙ responsabilité pénale : la surévaluation frauduleuse d’un apport en nature es sanctionnée pénalement : prison jusqu’a 5 ans et/ou 375 000 euros d’amendes
L’apport en industrie

Depuis 2001, il est possible dans les SARL.


Cet apport ne concourent pas a la composition du capital social
Les statuts doivent déterminer les modalités de réalisation et les parts sociales attribuées en contre-partie. 

Les parts sociales relatives a ces apports sont incessibles (elles ne peuvent-être vendu)

Au niveau du capital social

Il est fixé librement par les statuts


Depuis 2003 aucun capital minimum exigé

§2 - Les conditions de forme

Au niveau des statuts

Ils doivent être rédigés par écrit (acte sous seing privé ou notarié) et signé par tous les associés. 

Acte notarié exigé si l’un des apports en nature est un immeuble, ou en cas d’absence par un mandataire justifiant d’un pouvoir spécial

Certains mentions doivent obligatoirement figurer dans les statuts :


- forme
- durée
- dénomination sociale,
- siège social
- objet social
- montant du capital social
- évaluation des apports
- répartition des parts sociales
- modalité de libération des apports et de dépôt des fonds
- désignation et pouvoirs de la gérance
- conditions de transmissions des parts sociales
- modalités de répartition des bénéfices et du boni de liquidation
..etc

A côté certains pièces doivent être annexées aux statuts : rapport du commissaire aux apports, liste des actes accomplis au nom et pour le compte de la société en
formation..etc

Au niveau de la publicité

Formalités classiques.

SECTION 2 - LA GERANCE

§1 - La fonction de gérant
A) La nomination du gérant

Conditions pour être gérant d’une SARL :


- être une personne physique (pas de personne morale) L.223-18
- être capable civilement : exclusion des mineurs non émancipés et majeurs protégés

⚠ la capacité commerciale n'est pas requise donc un mineur émancipé peut être gérant

Le gérant peut-être associé ou tiers.

Pas de limite d’âge.

Le gérant est désigné dans les statuts (gérant statuaire) ou un acte ultérieur (gérant non statuaire).
gérant statuaire ➙ nommé par les associés représentant plus de la moitié des parties sociales (sauf disposition statutaire exigeant une majorité plus forte) L.223-29 al.1
gérant non statutaire ➙ nommé par l’assemblée générale des associés a la majorité de plus de la moitié des parts sociales

La nomination du gérant doit faire l’objet d’une publication classique : inscription au RCS, JAL, BODACC ➙ afin que ce soit opposable aux tiers

Sauf disposition statuaire contraire, le gérant est nommé pour la durée de la société.

B) La cession des fonctions

Principe : la cessation des fonctions du gérant n’entraine pas la dissolution de la SARL (a la différence de la SNC)

Il y a plusieurs causes :
- l’arrivée du terme du mandat du gérant
- l’empêchement personnel : décès, incapacité, interdiction de gérer, faillite personnelle, la dissolution..etc
- la démission
- la révocation

1. Révocation du gérant par les associés


L.223-25 La révocation du gérant a lieu par décision d’assemblée

Problème : lorsque la SARL ne comporte qu’un seul gérant, le gérant est le seul qui a le pouvoir de convoquer l’AG et donc il y a des chances pour qu’il décide de ne pas le
faire pour décider de sa révocation.

L.223-27 al.4 : dans cette situation de blocage, tout associé peut alors demander au président du tribunal de commerce la désignation d’un mandataire chargé de
convoquer l’assemblée et fixer l’ordre du jour
2 conditions :
- l’associé doit avoir préalablement mis en demeure le gérant de procéder a la convocation
- l’associé doit assigner le gérant mais aussi la société
L.223-29 En principe, la révocation en AG se fait a la majorité simple des parts sociales (ou une majorité plus forte si mentionnée dans les statuts)

Aucune disposition légale n’interdit au gérant-associé de participer au vote sur sa propre révocation.
Dans le cas de la révocation d’un associé majoritaire, la révocation ne pourra donc se faire que par demande en justice (révocation judiciaire)

décision jurisprudentielle du 28 février 1977 : l’ordre du jour ne doit pas obligatoire mentionner le révocation du gérant dans la mesure ou la révocation est relative a la
gestion de la société

⚠ révocation sans juste motif ➙ le gérant peut obtenir des D&I de la société sur fondement de 1382 (réparation du préjudice de la révocation injustifiée)

justes motifs :
- faute dans la gestion
- perte de confiance des associés
- mésentente entre associés ou co-gérants
ne sont pas des justes motifs :
- mésentente entre ancien gérant et nouveau gérant
- faute commise par le gérant en dehors de son mandat
- mésentente familiale

2. Révocation judiciaire

L.223-25 : un associé peut demander un justice la révocation du gérant pour cause légitime
= seule solution des associés minoritaires contre le gérant associé majoritaire.

motif légitime = contraire a l’intérêt social

La cause légitime peut-être :


- un abus de majorité : abus de son droit de vote par le gérant associé dont l’usage était contraire a l’intérêt de la société
- refus de collaboration entre co-gérants
- ..etc

3. La démission du gérant

En application de l’interdiction des engagements perpétuels, le gérant est libre de démissionner.

Condition ➙ il doit manifester une volonté sérieuse et non équivoque (a défaut le juge peut considéré qu’il a démissionné sous la pression des associés)
⚠ la remise d’une lettre de démission en blanc a l’associé majoritaire ne répond pas a ces conditions

= acte unilatérale donc pas besoin d’accord des associés.

Le gérant doit respecter un délai raisonnable de préavis entre le décision de démission et le jour de son effectivité.

C) Les conséquences de la cessation des fonctions

➙ les associés doivent désigner un autre gérant (sauf dissolution)

➙ la cessation de fonctions doit faire l’objet d’une publicité afin d’être opposable aux tiers

➙ a la fin de son mandat le gérant est tenu d’une obligation de réserve et de loyauté entre la société mais les associés
Il peut aussi être tenu d’une clause de non concurrence a l’égard de la société

§2 - Le statut du gérant
A) Le cumul du mandat de gérant avec un contrat de travail

Cass. soc. 5 février 1981 : le gérant peut cumuler ces deux fonctions

Quatre conditions cumulatives de validité de ce cumul :

- le gérant doit être placé dans un état de subordination a l’égard de la société pour le partie technique de ces fonctions (le gérant associé ne doit pas être majoritaire
Cass. soc. 1979)

- le contrat de travail doit-être réel ➙ il doit correspondre a un emploi effectif (il ne doit pas avoir été conclu dans l’unique dessein de contourner les règles relatives a la
révocation du gérant)

- le distinction doit être nette entre les fonctions de direction (résultant du contrat de gérance) et les fonctions techniques (résultant du contrat de travail).
- il doit recevoir une rémunération entant que gérant et une rémunération entant que salarié
La conclusion d’un contrat de travail par le gérant est une convention règlementée : elle doit être soumise a l’approbation de l’AG. L.223-19
A défaut elle ne produit pas d’effet et la responsabilité du gérant peut être engagée

conséquences du cumul : le gérant salarié est soumis, pour les missions réalisée dans le cadre de son contrat de travail, aux disposition du code de travail et donc peut
bénéficier de l’assurance sociale des salariés et de l’assurance chômage.

⚠ si le contrat de travail a été conclu avant le contrat de gérance, et qu’il ne peut être fait distinction entre les fonctions techniques et de gestion, le contrat de travail est
suspendu durant la durée du mandat social (puis reprend son effectivité)

B) La rémunération du gérant

En principe, la gérance est exercé a titre gratuit, sauf disposition contraire dans les statuts article 1986

La décision de rémunération constitue-t-elle une convention réglementée ? si oui le gérant associé ne peut pas voter sa rémunération conformément a l’article L.223-1

Cass. com., 30 mai 1989 ➙ non

Pour la ministère de la Justice ➙ oui

Un associé peut contester la rémunération du gérant en rapportant la preuve qu’elle n’est pas du ou qu’elle est excessive (Com. 18 novembre 1997)
Mais il ne peut demander une expertise de gestion

La décision de l’AG qui fixe, conformément aux dispositions des statuts, la rémunération du au gérant ne saurait être modifiée par décision judiciaire, sauf s’il est établie que
la décision des associés était irrégulière ou abusive Com. 11 Janvier 1972

C) La situation fiscale et sociale du gérant de la SARL

Le gérant rémunéré :
- minoritaire est assimilé a un salarié et donc soumis au régime de la sécurité social.
- majoritaire est assimilé a un travailleur indépendant et donc soumis au régime des travailleurs indépendants adapté a son activité.
Le gérant non rémunéré peut-être affilié a la CMU (couverture maladie universelle)

Depuis 2005, le conjoint du gérant (marié ou passer) exerçant une activité régulière dans la société doit adoptés pour l’un des statuts suivants article L.121-4 du code de
commerce :
- conjoint salarié
- conjoint associé
- conjoint collaborateur : exercice une activité professionnel régulière dans l’entreprise sans percevoir de rémunération et sans avoir la qualité d’associé

§3 - Les pouvoirs du gérant


A) A l’égard des associés

1. Gérant unique

L’étendue des pouvoirs du gérant est définie par les statuts Article L.223-18
Si les statuts sont muets sur les pouvoirs interne du gérant, le gérant peut faire tous les actes de gestion dans l’intérêt de la société Article L.221-4 (disposition relative a la
SNC)

2. Pluralité de gérants

L’étendu des pouvoirs des gérants entre eux est défini par les statuts (exemple : répartition des pouvoirs entre eux en fonction de leurs compétences) Article L.223-18
Dans le silence des statuts, chaque gérant a les pouvoirs d’un gérant unique.
⚠ Chaque gérant peut s’opposer (droit de véto) a toute opération projetée par un autre gérant avant sa conclusion.

Le gérant qui outrepasse la limite statuaire de ses pouvoirs engage sa responsabilité vis a vis des associés

B) A l’égard des tiers

En principe, le gérant ou chaque gérant (en cas de pluralité) peut passer tout acte de gestion externe au nom de la société.

Même si l’acte n’entre pas dans l’objet social, la société reste engagée, sauf si tiers de mauvaise fois (avait connaissance de ce dépassement ou ne pouvait l’ignorer). 


Les clauses statuaires limitant les pouvoirs du gérant son inopposables au tiers, même de mauvaise foi.

En cas de pluralité de gérants, l’opposition formée par un gérant est sans effet a l’égard des tiers sauf tiers de mauvaise foi.

D) Les limites du pouvoir du gérant de SARL

Les statuts peuvent limiter son pouvoir

Il ne doit pas empiéter sur le compétences légales reconnues a l’assemblée générale des associés (modification statutaire, approbation des comptes sociaux, nomination,
révocation du gérant..etc.

Si le gérant passe une convention règlementée avec la société, il est tenu de la respecter.
Il est tenu d’informer périodiquement les associés sur la situation comptable et financière de la société L.223-26

Obligation de convoquer l'AG au moins une fois par an

Interdiction de conclure certaines convention avec la société (notamment se faire accorder un prêt ou le cautionnement de la société) sous peine de nullité de l’article L.
223-21

Obligation de loyauté : il ne peut faire concurrence a la SARL dans une activité économique en dehors de la société.

Section 3 – Les associés


min : 1
max : 100
➙ pas la qualité de commerçants
➙ responsabilité limitée aux apports (mais en pratique les créanciers leur demande fréquemment de garantir les dettes de la société)
➙ contribution aux pertes

§1 - Les droits des associés

A) Le droit à l’information

➙ Droit d’information permanent L.223-26, R.223-14 et R.223-15


A toute époque de l’année, tout associé peut obtenir la communication des documents sociaux suivants relatifs aux trois derniers exercices : comptes annuels, inventaires,
rapports soumis aux assemblées, procès verbaux des assemblées ..etc
⚠ toute clause empêchant ou réduisant ce doit est réputée non écrite.

➙ Droit d’information ponctuel

Quinze jours au moins avant l’assemblée annelle devant statuer sur les comptes, certains documents doivent être adressé aux associés non gérants : comptes annuels, rapport
de gestion, rapport du commissaire aux comptes s’il en existe un et les textes de résolution proposés.

Tout associé peut poser par écrit des questions auxquelles le gérant est tenu de répondre au cours de l’assemblée.

B) Les droits politiques ou droit de participer a la vie sociale

= droit de siéger et de voter en assemblée

La prise de décision collective peut résulter de la tenue d’une assemblée générale, d’une consultation écrite ou résulter d’un acte signé par tous les associés.

1. Epoque des décisions

Chaque année : dans les 6 mois suivant la clôture de l’exercice, une assemblée générale doit être obligatoirement réunie pour approuver ou rejeter les comptes
sociaux.

A côté de cela, en cours d’exercice social :


- un ou plusieurs associés détenant la moitié des parts sociales ou représentant au moins 1/10 des associés + 1/10 des parts sociales peuvent demander la réunion
d’une assemblée. Toute clause contraire étant réputée non écrite L.223-27
- tout associé peut demander la désignation d’un mandataire chargé de convoquer l’assemblée et de fixer l’ordre du jour

2. Nature de la décision

L’ordre du jour de l’assemblée, en principe déterminé par le gérant, doit être déterminé et mentionné dans une lettre adressé aux associés indiquant le jour, l’heure, et le lieu
de la tenue de l’assemblée. En principe, elle se fait au siège sociale. 

⚠ toute AG irrégulièrement formée est nulle.

Décisions collectives ordinaires

= décisions ayant pas pour but de statuer sur des questions n’entrainant pas la modification des statuts (exemple : approbation des comptes de l’exercice clos, nomination,
révocation du gérant, transfert du siège social, modification de l’objet social, prorogation de la durée, dissolution …etc)

Pas de quorum.

Majorité : majorité simple, sauf majorité renforcée prévu par les statuts L.223-29

Décisions collectives extraordinaires

= décisions entraînant la modification des statuts (exemple : augmentation du capital social, ..etc)

Pour les sociétés constituée avant le 4 aout 2005

Principe : aucune quorum + majorité renforcée (associés représentant au moins ¾ des parts sociales)

⚠ les statuts ne peuvent prévoir une autre majorité

Exception : dans certains cas particulier l’unanimité est exigée (changement de nationalité de la société, transformation en SNC..etc) ou la majorité simple (exemple :
transformation en SA..etc)
⚠ ces sociétés peuvent a l’unanimité décider d’être régis par les règles de 2005

Pour les sociétés constituées a partir du 4 aout 2005

Quorum : sur première convocation, les associés présents ou représentés doivent posséder au moins ¼ des parts sociales et sur seconde convocation 1/5

Majorité : majorité des ⅔ des associés présents ou représentés.

⚠ les statuts peuvent prévoir des quorums ou majorité plus élevé, sans exiger l’unanimité.

C) Les droits financiers

➙ Vocation des associés aux bénéfices : au cours de la vie social, tout associé a vocation a percevoir une quote part des bénéfices réalisés. 

Généralement, les bénéfices sont partagés a la suite d’un exercice, dont la durée est d’un an (mais pas toujours) : décision prise en AG de distribuer ou mettre en
réserver.

➙ Distribution de sommes mises en réserve : l’AG peut décider de distribuer les sommes mises en réserve.

➙ Droit au boni de liquidation

D) Droit au cumul d’un contrat de travail et la qualité d’associé

Sauf disposition contraire, le cumul entre la qualité de salarié et d’associé de SARL est possible.
⚠ il importe peu que l’associé soit majoritaire, égalitaire ou minoritaire.

Condition : Existence d’un lien de subordination de l’associé a la société


= il ne doit pas être gérant + son contrat de travail ne doit pas intervenir dans les fonctions de gestion et de direction de la société
= l’associé ne doit pas s’immiscer dans la gestion sociale (Soc.15 Juin 1994)

L’associé doit percevoir un salaire


L’associé ne doit pas avoir un comportement contraire a l’intérêt social : il ne doit pas faire prévaloir sa qualité d’associé sur l’intérêt social

§2 - Les obligations des associés


Obligation d’intervenir a l’acte constitutif de la société (en personne ou par un mandataire) L.223-6 + signer les statuts

Obligation de libérer l’apport promis a la société

Obligation de contribuer aux pertes a concurrence de son apport L.223-1

Obligation de loyauté

Obligation de réparer le préjudice causé a la société.

§3 - La responsabilité des associés


Responsabilité civile pour abus dans l’exercice du droit de vote : Abus de majorité, abus de minorité et abus d’égalité.

Responsabilité civile pour immixtion dans la gestion sociale : l’associé qui s’immisce dans la gestion sociale peut être qualifié de dirigeant de fait et condamné en paiement
du passif social.

Responsabilité pénale en cas d’augmentation du capital ou de surévaluation des apports.

SECTION 4 - LES CONVENTIONS PASSEES ENTRE LA SOCIETE ET LES ASSOCIES


= ces conventions doivent respecter l’intérêt de la société (elles ne doivent pas être prises dans l’intérêt personnel de l’associé au détriment de l’intérêt social)

3 types de conventions :
- les conventions réglementées
- les conventions libres
- les conventions interdites
Il est fréquent que certains dirigeant ou associés souhaitent conclure avec la société des conventions pour en tirer un profit personnel au détriment de celui de la société, le
législateur est donc venu règlementer cette situation au moyen d’une procédure de contrôle : L.223-19 à L.223-21 pour les SARL.

§1 - Les conventions règlementées


= conventions passées entre la société et le gérant ou un associé (directement ou par personnes interposées) L.223-19 ; R.223-16 ; R.223-17
⚠ donc les conventions passées entre les salariés et la société donc exclu du champs d’application de cette règlementation.

Exemple : le contrat de travail passée entre le gérant et la société est donc une convention règlementée.

L’AG doit approuver a posteriori la convention (approbation après la signature).


Exception : s’il n’existe pas de commissaire aux comptes, les conventions conclues par un gérant non associé sont soumise a l’approbation préalable de l’assemblée L.223-19

La procédure varie selon qu’il y a ou non un commissaire aux comptes dans la société.
- présence d’un commissaire au compte :
Le gérant doit informer le commissaire de l’existence d’une convention réglementée dans le mois de sa conclusion R.223-16
Puis le commissaire doit établir un rapport sur cette convention, dont le contenu est posé par l’article, rapport qu’il devra présenter a l’assemblée R.223-17
Puis l’assemblée doit statuer sur ce rapport.
⚠ les parts de l’associé intéressé a la convention ne sont pas prise en compte pour le calcul du quorum et de la majorité L.223-19
⚠ Si l’associé prend quand même part au vote il engage sa responsabilité en cas de problème et devra supporter les conséquences du contrat préjudiciable a la société

- absence d’un commissaire au compte :


C’est au gérant de rédiger le rapport avec les éléments indiqués article R.223-17
Puis il doit soumettre ce rapport au vote de l’assemblée afin qu’elle approuve ou non la conclusion de la convention.

Exemple : si le gérant rédige le rapport sur une convention qu’il a lui même passé avec la société, que son rapport ne correspond pas avec la réalité, que l’assemblée
approuve cette convention au final désavantageuse pour la société = faute de gestion susceptible d’engager sa responsabilité ou juste motif pour le révoquer.

Si la convention n’est pas approuvée, la convention demeure, mais l’associé ou gérant qui a contracté avec la société doit supporter les conséquences si la contrat est
préjudiciable a la société = action en responsabilité contre lui, prescrite au bout de 3 ans a compté du fait dommageable ou de la révélation du fait dissimulé.

On peut aussi agir sur l’abus de majorité ou illicéité de la cause

§2 - Les conventions libres

Libre = pas de conditions, pas de contrôle, uniquement récit par la droit commun des contrats (non soumise a L.223-19)

= Convention portant sur :


- des opérations courantes : opérations réalisées régulièrement par la société (exemple : vente de marchandises)
- conclues a des conditions normales : c’est-a-dire a un tarif client classique

§3 - Les conventions interdites


L’associé ou gérant, personne physique, ne peut soit voir accorder un prêt par la société ou que la société se porte caution pour lui. L.223-12
Cela vaut aussi pour leur conjoint, ascendants et descendants.
Sinon = nullité absolument de la convention (peut être invoqué par les associés ou tiers avec intérêt a agir)

Section 5 – La circulation des parts sociales


La SARL reste marquée par l’intuitu personae donc la cession de parts sociales a des tiers (ou associés) n’est pas libre.

§1 - La cession de parts sociales


Contrairement a la transmission, la cession est forcement a titre onéreux.

⚠ l’apport est industrie est incessible

A) Les conditions de fond

La cession est une vente = contrat translatif de propriété a titre onéreux.

Conditions de fonds propres a tout contrat :


- consentement non vicié
- capacité de contracter
- contenu licite et certain
Condition propre a la vente :
- existence d’un prix librement déterminé par les parties ou, a défaut d’accord entre elle, par un expert
Condition propre a la cession de parts sociales d’une SARL :
- l’agrément éventuel du cessionnaire

Cédant = celui qui vend


Cessionnaire = celui qui achète

1. Le principe de liberté de cession des parts sociales entre associés et entre conjoints, ascendants et descendants

Principe : pas besoin d’autorisation (agrément) préalable des associés pour céder ces parts a un autre associé, conjoint, ascendant ou descendant L.223-13 et L.223-16

Exception : Les statuts peuvent contenir une clause d’agrément prévoyant la nécessité de l’agrément des autres associés : autorisation a la majorité des associés représentant
au moins la moitié des parts sociale, sauf disposition statuaire prévoyant une majorité plus forte L.223-14
La société a 3 mois pour exprimer son refus sinon l’approbation est réputé donné (ce délai peut être prorogé en cas de cession entre associés)

2. La cession de parts sociales a un tiers étranger a la société

Il faut l’agrément des associés : consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales. L.223-11
➙ Notification du projet
Si la société est pluripersonnelle, l’associé cédant doit notifier son projet de cession par acte extrajudiciaire ou lettre recommandée avec avis de réception a la société et
a tous les associés, sous peine de nullité de la cession. (Com. 21 mars 1995)
➙ Consultation des associés

Dans les 8 jours a compté de la notification, le gérant doit convoquer les associés afin qu’ils délibèrent sur le projet de cession (éventuellement par consultation écrite)

➙ Décision

Le décision doit être notifié au cédant par lettre recommandé avec avis de réception.
Si dans les 3 mois a compté de la notification du projet du cédant a la société, la société ne fait pas connaitre sa décision, son consentement est réputée acquis.

Si la société refuse le projet, l’associé cédant peut contraindre ses coassociés a acheter ses parts ou a les faire acheter par un tiers (ou le cédant peut renoncer a sa
cession)
conditions :
- le cédant doit détenir depuis au moins 2 ans ( sauf s’il détenait ces parts d’une succession, liquidation d’une communauté de vie, ou donation du conjoint/
ascendant/descendant)
- le cédant doit intervenir dans les 3 mois du refus (possibilité de prorogation de 6 mois max sur demande au présidant du tribunal de commerce)

Si le prix ne peut être fixé a l’amiable, il devra être fixé par un expert payé par la société dans les conditions de l’article 1843-4

Si la société décide de racheter ces parts le paiement doit intervenir dans les 2 ans et être judiciairement autorisé.

Une fois la cession réalité, le cédant est tenu d’un obligation de loyauté (non-concurrence) + de garantir de l’éviction et vices cachés.

B) Les conditions de forme

= prévu par l’article L.221-14 relatif au SNC sur revoit de l’article L.223-17

La cession est formée l’accord de volonté, mais elle doit être constaté par écrit pour être opposable a la société et aux tiers : signification a la société par acte d’huissier
ou en déposant un original de l’acte au siège de la société contre attestation du dépôt par le gérant & publication des statuts modifiés au registre du commerce et des sociétés.
Article 1424

⚠ L’associé marié sous le régime de la communauté doit obtenir le consentement de l’époux conjoint pour la cession (le cessionnaire marié doit obtenir le consentement de
son conjoint)

C) Les effets de la cession

Le cessionnaire devient associé a la place du cédant (il se voit subrogé dans tous ces droits et obligations)

Il est possible d’insérer dans l’acte de cession une clause de garantie de passif selon laquelle le cédant est gérant de l’exactitude de la valeur des parts sociales fixées au
moment de la cession, la différence de prix devant être payé au cessionnaire par le cédant.

§2 - La transmission des parts sociales a cause de mort

Article L.223-41 Le décès d’un associé de SARL n’entraine pas la dissolution de la société, sauf clause statutaire contraire.

Article L.223-13 du code de commerce : Les parts sociales sont en principe librement transmissibles par voie de succession ou en cas de liquidation de communauté
de biens entre époux. Par exception : les statuts peuvent imposer un agrément dans les conditions d’une cession à un tiers a la société (si l’héritier conjoint, ascendant ou
descendant n’est pas déjà associé)

L’ordonnance de 2004 permet que les statuts envisagent la continuité de la société uniquement avec les associés survivants où avec l’associé survivant et l’héritier de
l’associé décédé. Une telle clause peut-elle être qualifiée de pacte sur succession future ? Non.

§3 - Le nantissement de parts sociales


= donner en garanti d’une dette ces parts sociales

En principe, tous les droits sociaux peuvent faire l’objet d’un nantissement conventionnel. 

Cette opération est régie par le droit commun du gage et règles propres a chacune des sociétés.

Avant la réforme du 23 mars 2006 sur les sûretés : le nantissement de parts sociales devait être constaté par écrit, par acte authentique ou sous seing privé, enregistré et
signifié a la société ou accepté par elle dans un acte authentique.

Désormais, il faut un écrit précisant la dette garantie, la quantité de biens donnés en garantie, leur espèce et leur nature.

Le nantissement n’est opposable aux tiers qu’après l’accomplissement de formalités de publicités : inscription sur un registre spécial, que l’on désigne « la requête » au près
du greffe du tribunal de commerce du lieu d’immatriculation de la société dont les parts sociales seront nanties.

L’inscription prend effet durant 5 ans, renouvelable.


Si le bénéficiaire du nantissement de renouvelle pas son inscription le nantissement est radié.
Toutefois le nantissement est régi par les règles prévues par le gage : il faut un écrit qui précise la dette qui est garantie, la quantité de bien donné en gage, espèce,
description. Le nantissement est opposable aux tiers après l’accomplissement de formalité de publicité prenant la forme d’une inscription sur un registre spécial.

SECTION 6 - LES MODIFICATIONS STATUTAIRES DE LA SARL

§1 - Les opérations sur le capital sociale

A) L’augmentation du capital social

Différents événement peuvent amener a la volonté des associés d’augmenter le montant du capital social : permettre l’entrée de nouveaux associés, préparer la transformation
de la SARL en SA, ..etc

Pour les sociétés constituée avant la publication de la loi du 2 aout 2005 : pour augmenter le capital social il fallait une majorité des ¾ des votes.

Pour les sociétés constituées après la loi du 2 aout 2005, ou ayant opté pour ce système, la décision doit être prise a la majorité du ⅔ des parts sociales + les associés
présents ou représentés doivent posséder au moins ¼ des parts sur première convocation et 1/5 sur seconde convocation (condition de quorum), sauf dispositions
prévoyant des conditions plus strictes.

Exception : la décision d’augmenter le capital par incorporation de bénéfices ou de réserves suppose l’accord des associés représentants au moins la moitié des parts
sociales (= virement des comptes de réserves et/ou de bénéfices au compte capital).

➙ cas d’augmentation du capital par apports en numéraire : L.223-32 et L.223-7

Depuis une loi de 2012, il est possible dans une SARL de verser minimum ¼ du montant de l’apport en numéraire et le reste dans les 5 ans.

⚠ l’augmentation de capital en numéraire ne peut se faire que si la capital initiale est intégralement libéré au jour de l’opération.

Une fois l’apport augmentant le capital libéré, il doit être déposé dans les 8 jours par le gérant chez un notaire, a la caisse des dépôts et consignations ou a la banque ; contre
remise de certificat de dépôt.

Si l’augmentation de capital n’est pas effectuée dans les 6 mois a compté du premier dépôt de fonds, les apporteurs peuvent individuellement demander en justice
l’autorisation de retirer le montant de leurs apports L.223-32

➙ cas d’augmentation du capital par compensation avec une créance sur la société

➙ cas d’augmentation du capital par apport en nature : L.223-33 et L.223-9

Un commissaire aux apports doit être désigné par décision unanime des associés ou a défaut par le président du Tribunal de commerce du siège social sur requête du gérant.
La commissaire procède a l’évaluation des biens apportés et dresse un rapport qu’il déposera au greffe du tribunal de commerce dans les 8 jours.

B) La réduction du capital social

= décision des associés a la majorité requise pour modifier les statuts. L.223-4

⚠ cette décision ne doit pas porter atteinte a l’égalité des associés

S’il existe des commissaires aux comptes, la décision doit leur être communiqué 45 jours au moins avant la date de réunion de l’assemblée appelé a statuer sur cette décisions.

➙ cas de la réduction de capital motivée par l’existence de pertes financières

En cas de grosses pertes financières soit on dissout la société, soit on résout le capital social.
Si du fait des pertes, les capitaux propres deviennent inférieures a la moitié du capital social, les associés doivent dans la 3 mois suivant l’approbation des comptes décider s’il
y aura dissolution anticipée de la société ou non. L.223-42

S’ils décident que non, une réduction du capital social d’un montant au moins égal a celui des pertes (qui n’ont pu être imputé sur le montant des réserves) doit être réalisé
dans les deux ans.

➙ cas de la réduction de capital non motivée par les pertes

L’assemblée décidant une réduction du capital dans ce cas peut autoriser le gérant a racheter un nombre déterminé de parts sociales en vue de les annuler, dans un délai de 3
mois a compté de l’expiration du délai offert aux créanciers pour qu’ils forment opposition au projet.

Lorsque l'assemblée des associés approuve un projet de réduction du capital non motivée par des pertes, les créanciers, dont la créance est antérieure à la délibération de l’AG,
peuvent former une opposition dans le délai d'un mois à compter du dépôt au RCS de la délibération de l’AG (C. com., art. R. 223-35).

Soit le tribunal rejette l’opposions soit il ordonne le remboursement des créances ou l’obligation d’offrir des garanties au créancier.

⚠ si opposition → le capital social ne peut pas être réduit avant la fin de l’opposition.
Exemple : un associé n’obtient pas l’agrément, il peut alors envisager le rachat de ces parts par la société qui devra les annuler et réduire le capital social de la dite
proportion. Ce rachat n’est possible que dans un délai de 3 mois après opposition formée par les associés au projet de cession.

§2 - La transformation de la SARL

L.210-6 → la transformation régulière d’une société ne donne pas lieu a création d’une nouvelle personne morale (elle conserve les biens, droit et obligations de l’ancienne
société)

L.223-43 → La transformation doit être précédée d’un rapport d’un commissaire aux comptes sous peine de nullité (rapport présentant la santé financière de la société)

L.223-43 → pour se transformer en SNC, SCS ou SCA → unanimité des associés exigée

L.227-3 → pour se transformer en SPS → unanimité exigée

L.223-43 & L.223-40 → pour se transformer en SA → majorité requise pour la modification des statuts (2/3) / mais la majorité simple suffit si les capitaux propres
figurant au dernier bilan excèdent 750 000 euros (article L.223-43)

⚠ a chaque fois pour se transformer la société doit avoir les caractéristiques de la forme juridique nouvelle (exemple : pour se transformer en SA elle doit avoir un capital
social supérieure a 37 000 euros + min 2 associés)

Lors de la décision de transformation → approuve la transformation, fixe la date de prise d’effet, constate la répartition des actes entre associés, nomme les organes..etc

Publicité pour la transformation → publication d’un avis dans le JAL + dépôt d’un dossier au greffe + déclaration aux différentes administrations

§3 - La fusion
L.236-1 du code de commerce : opération par laquelle une ou plusieurs sociétés transmettent leur patrimoine soit a une société existante (fusion absorption) soit a
une société nouvelle.

Une société peut aussi par voie de scission → transmettre son patrimoine entre plusieurs sociétés existantes ou nouvelles.

Le projet de scission ou de fusion doit être établi → déposé au greffe du tribunal de commerce → avis inséré dans un JAL du département du siège social par chacune des
sociétés participantes L.236-6 et R.236-24.

Fusion entre SARL → L.236-23 et L.236-24

SECTION 7 - LES CAUSES DE DISSOLUTION DE LA SARL

Toutes les causes de dissolution de l’article 1844-7 sont applicables (causes de dissolution communes a toutes sociétés) : arrivé du terme, réalisation ou extinction de
l’objet social, annulation du contrat de société, dissolution anticipée décidée par les associés, dissolution judiciaire sur demande d’un associé pour juste motif, décision de
liquidation judiciaire ou cession totale d’actif.

⚠ la cause de l’article 1844-7 = réunion de toutes les parts en une seule main ne s’applique pas → cela n’entraine pas la dissolution de la société si l’associé unique ne
régularise pas sa situation dans un délai d’un an → la SARL se transforme directement en EURL (l’associé uniquement peut malgré tout décider de dissoudre la société)
L.223-4

Pas de dissolution suite au décès, faillite personnelle, interdiction de gérer une société ou incapacité d’un associé L.223-41

L.223-3 → si le nombre d’associé est supérieur à 100 → dissolution au bout d’1 an si non régularisé

L.223-42 → lorsque le montant des capitaux propres devient inférieur a la moitié du capital social → dans les 4 mois suivant l’approbation des comptes qui a révélé
cette perte doit se tenir une assemblée générale a l’issue de laquelle les associés doivent décider de dissoudre la société ou de la continuer.
Si les associés décision de continuer → la régularisation doit se faire avant la fin du second exercices suivant celui au cours duquel la connotation des pertes a eu lieu
(reconstituer ses fonds propres ou réduire son capital social).
→ puis publicité de la décision de dissolution ou de continuation
CHAPITRE III - LA SAS ( Société par Actions simplifiées)
Instituée par une loi de 1994 → puis régime modifié par une loi de 1999 (modification du nombre d’associés minimum + capital social minimum)

= application du régime de la SA mais allègement (pas de capital social minimum, possibilité d’apport en industrie, suppression du commissaire aux comptes sous certaines
conditions..etc)

Société unipersonnelle = SASU

Caractéristiques
- responsabilité limité des associés a montant de leur apport
- Associé non commerçants
- Min 2
- Pas de capital social minimum
- Actions
- Possibilité de faire les 3 types d’apports
- Associés personnes physiques ou morales

Sociétés hybrides entre la SARL (responsabilité limitée + interdiction d’entrer dans un marché boursier), la SA (exigence d’un capital social minimum) + SNC (pouvoirs
librement organisés)

Régime : régime de la SA (L.224-2, L.225-26, L.225-23 et L.223-8 1°) + dispositions particulières (L.227 et suivants)

Fort intuitu personae → actions inaliénables pour 10 ans.

On peut imposer un agrément pour entrer dans la sociétés + prévoir des conditions d’exclusion des associés + suspendre les droits politiques

SECTION 1 - LA STRUCTURE JURIDIQUE DE LA SAS

§1 - Création

Conditions de droit commun : consentement, capacité (pas nécessaire d’avoir la qualité de commerçant pour s’associer), objet

Conditions spécifiques au contrat de société : statuts par écrit, mentions obligatoires..etc

Conditions spécifiques a la SAS :

→ Loi de modernisation de l’économie de 2008 : suppression de l’obligation de capital social supérieur a 37 000 euros → il faut un minimum légal de 1 euros (difficulté
pour payer les premières dépenses telles que les frais d’immatriculation mais un associé peut faire un apport en compte courant) L.227-2

→ Loi NRE de 2008 : désormais on peut y faire un apport en industrie (a côté des apports en nature et en numéraire) = apport en industrie = incessible et inaliénable (on doit
l’annuler)

→ Les statuts peuvent contenir des clauses particulières :


- clause clause l’inaliénabilité : les statuts peuvent rendre incessible les titres de la SAS durant max 10 ans pour une partie des associés
- clause d’exclusion : les statuts peuvent prévoir la procédure d’exclusion
- clause d’agrément
..etc

Transformation d’une société quelconque en SAS :

→ toute société peut-être transformée en SAS

→ la décision doit être prise a l’unanimité, sinon nullité de la transformation (car on passe a une société avec un fort intuitu personae et très souple) L.227-3

→ Le société qui veut se transformer en SAS doit réunir plusieurs conditions : interdiction d’offrir les titres au public..etc

→ formalités préalables : si la société n’a pas de commissaire aux comptés, elle doit désigner un commissaire chargé de vérifier la valeur des biens composant l’actif social de
la société se transformant L.224-3

⚠ Dans la SA la transformation suppose, un rapport du commissaire aux comptes attestant que le montant des capitaux propres est au moins égal a celui du capital social +
faire approuver par l’assemblée des actionnaires les 2 premiers bilan L.225-244

→ condition d’ancienneté : une SA ou un SCA ne peut se transformer en SAS que si elle a 2 ans d’existence L.225-243 ou L.226-1 al.2

→ la décision de transformation doit faire l’objet d’une publicité : insertion dans un JAL, dépôt au greffe, inscription des modifications au CRS

→ Effets : pas de création d’une nouvelle personne morale, on n’interrompt pas les opérations de la société, fin des pouvoirs des anciens dirigeants mais pas aux fonctions du
commissaire aux comptes.
§2 - Les événements affectant la vie de la SAS

A) Les modifications statutaires

L.227-9 → modification des statuts impérativement décidée collectivement (= par les associés), selon les modalités et les condition de majorité prévu par les statuts
(quorum et majorité des statuts, et le cas échéant a l’unanimité selon l’article 1836) dans ces cas :
- opération sur le capital social
- fusion, scission et apports partiel d’actif
- Désignation du commissaire aux comptes
- Approbation des comptes et réparations des bénéfices
- Perte de plus de la moitié du capital social
- Dissolution
- Transformation
- Autorisation de convention règlementées

Pour les autres décisions modifiant les statuts, les statuts peuvent prévoir :
- l’organe habilité : AG, président, organe spécialement crée, associé majoritaire..etc
- Les modalités de prise de décision : délai de convocation, lieu, nature de la consolation
- Les conditions de quorum et majorité (a défaut → unanimité)

Exception L.227-19 certaines décisions doivent être prise a l’unanimité : décision portant sur l’adoption ou modif. au cours de vie sociale des clauses statutaires relatives
à:
- l’inaliénabilité des actions
- a l’agrément des cessions d’action
- a l’exclusion/retrait ou admission d’un associé
- a la suspension les droits d’un ou plusieurs associés

Pour le reste → les statuts sont libre de définir tous

1. Les modification du capital social

La société peut avoir a tout moment besoin d’augmenter son capital social → possibilité en numéraire, en nature ou par incarnations des réserves

→ augmentation en numéraire

Tous les apports en numéraire préexistant doivent avoir été entièrement libérés L.227-1 & L.225-131

L.227-9 → seuls les associés en assemblées peuvent prendre cette décision (décision collective)

L.225-132 → les personnes déjà associés ont un droit préférentiel de souscription proportionnelles au montant de leur action pour augmenter le capital → prioritaire selon le
montant de leur apport pour acquérir des actions nouvelles → il est possible de prévoir ou de supprimer ce droit dans les statuts

→ augmentation en nature

Autorisé même si le capital n’est pas intégralement libéré

Une commissaire aux apports doit obligatoirement évaluer le bien apporté

B) La dissolution

Causes de dissolution commune a toutes sociétés 1844-7

L.227-4 → pas de dissolution judiciaire en cas de réunion des parts dans les mains d’un seul.

Causes spécifiques a la SAS :


→ si le montant des capitaux propres est inférieur a la moitié du capital social → l’AG doit convoquer dans les 4 mois qui suivent l’approbation des comptes ayant fait
apparaitre la perte en vue de décider soit de la continuation de la société doit de la dissolution anticipée de la société. L.225-248

SECTION 2 - LA DIRECTION DE LA SAS

L.227-5 → liberté des associés dans la fixation des conditions dans lesquelles la SAS est dirigée → liberté dans la détermination de l’organisation (dirigeant unique ou
organe collégial), du fonctionnement (nombres de dirigeants, dénomination de l’organe de direction, répartition des portes entre associés ou groupe d’associés…etc), des
pouvoirs, de la rémunérations des organes de direction ..etc

Limite : désignation obligatoire d’un président représentant la société a l’égard des tiers L.227-6

§1 - Les organes de direction

A) Le président
L.227-6 et L.227-7

Obligation de désigner un président dans une SAS.

= organe unique → un seul président dans une SAS (pas de co-président)

Désigné dans les conditions prévues par les statuts

Personne physique ou morale

Il peut déléguer ces pouvoirs a un DG ou un DG

Pouvoirs internes limités par l’objet social voire des clauses statutaires (mais clauses statutaires inopposables aux tiers) exemple : ester en justice
Pour externe → engage la société même pour les actes dépassant l’objet social sauf tiers de mauvaise foi

⚠ les statuts ne peuvent limiter ces pouvoirs qu’au niveau interne.

Librement révocable dans les conditions prévues par les statuts (on peut prévoir avec ou sans juste motif)

Pas de règle limitative de cumul de mandat comme dans la SA

B) Les autres dirigeants de la SAS

L.227-6

= les statuts peuvent désigner (personnes facultatives) d’autres dirigeants exerçants les mêmes fonctions que le président ou une partie (fonction délégué au
président par la loi) → DG ou DG délégué

Sous quelle forme doit se faire la désignation dans les statuts ? Après nomination il faut modifier les statuts pour dire qu’il y a un DG

⚠ Arrêt de 2013 : les tiers peuvent se prévaloir a l’égard de la SAS des engagements pris par le DG ou DG délégué pour la compte de la société même en dépassement d’une
clause statutaire limitant ces pouvoirs mais la société ne peut opposer au tiers cette clause limitative de pouvoir du DG.

⚠ salarié licencié par le DG → le salarié soulève que le DG n’avait pas ce pouvoir → or devant les prud’hommes c’est le DG qui représente la société et approuve le
licenciement → ratification de l’engagement.

La décision de délégation de pouvoir doit être publiée au RCS sinon inopposable aux tiers → arrêt de 2010

§2 - La responsabilité des dirigeants de la SAS

L.227-8 → les règles fixant la responsabilité civile et pénale des dirigeants de SA sont applicables aux dirigeants de SAS (président et s’il y en a DG ou DG délégué) =
renvoi aux articles L.225-251 et L.225-256

→ Responsabilité civile envers envers la société pour non respect des dispositions législatives ou règlementaires , violation des statuts ou faute de gestion
⚠ si faute commise par plusieurs d’entre eux → tenu solidaire a la réparation du préjudice
Délai de prescription de l’action = 3 ans a compté de la révélation du fait dommageable
⚠ elle peut aussi être engagé par les associés pour manquement a son devoir de loyauté (exemple : laisser les autres associés dans l’ignorance d’une acquisition pour son
compte personnel)

→ responsabilité pénale : abus de biens sociaux (exemple : utilisation des crédits de la société pour des besoins personnels) ; abus de pouvoir (utilisation de leurs pouvoirs a
des fins personnelles) ; publication ou présentation de comptes sociaux infidèles (présentation aux actionnaires des comptes annuels qui ne reflètent pas la situation réelle de
l’entreprise = passible de 5 ans de prison + 375 000 euros d’amende) ..etc

§3 - Les convention règlementées

= convention qui vont être controlée pour éviter que les dirigeants ne profitent de leur condition pour conclure des conventions a leur profit pouvant porter préjudice a la
société.

L.227-10 → sont soumises au contrôle des associés les conventions conclues directement ou par personnes interposée entre la SAS et :
- le président (ou autres dirigeants)
- l’un de ses actionnaires disposant de plus de 10% des droits de vote
- ou d’une société contrôlant une société actionnaire qui détient plus de 10 % des droits de vote

A défaut de commissaires au compte → le président doit rédiger un rapport devant être approuvé par l’AG

En présence d’un commissaire au compte → c’est le commissaire qui présente un rapport sur la convention règlementée aux associés devant l’approuver. Le dirigeant n’a
pas l’obligation de signaler au commissaire la conclusion du contrat, le commissaire devant chercher. Les statuts organise la procédure d’approbation
A défaut d’approbation → la convention produit des effets mais s’il y a un dommage causé a la société a cause de cette convention sera retenu la responsabilité du
dirigeant qui l’a conclu. Mais la convention pourra être annulé pour d’autres motifs → atteinte portée a l’intérêt social constituant un abus de majorité, cause du contrat
illicite..

L.227-11 → les conventions qui portent sur des opérations courantes et conclues a des conditions normales ne sont pas soumises au contrôle des associés = conventions libres

L.225-43 sur renvoi de L.227-12 → il est interdit au président (personne physique uniquement) ou autres dirigeants (personne physique uniquement) de la SAS :
- De se faire consentir un emprunt par la société
- De se faire consentir un compte-courant ou découvert..
- De se faire cautionner ou avaliser
⚠ cela s’applique aux conjoints, ascendants ou descendants des dirigeants
⚠ si président personne morale → il ne faut pas que la convention soit passé avec le dirigeant de la personne morale
Sanction = nullité

§4 - Les comptes annuels


Depuis la loi de modernisation de 2008 → commissaire au compte non obligatoire sauf si 2 des 3 seuils suivants sont dépassés durant l’exercice précédent clôturé (R.227-1 &
L.227-9-1) :
- montant du chiffre d’affaire HT : 2 millions
- Total du bilan : 1 million
- Nombre moyen de salariés permanents employés au cours de l’exercice : 20

Le commissaire au compte est également obligatoire lorsque la SAS est controlée ou contrôle une ou plusieurs sociétés.

Même si les conditions ne sont pas réunies → la nomination d’un commissaire au compte peut être demandée en justice par un ou plusieurs associés représentant au moins
10% du capital L.227-9-1

Missions :
- Vérification des valeurs et documents comptables de la société
- Contrôle de la conformité de la comptabilité aux règles en vigueur
- ..etc

L.234-1 & L.234-2 → le commissaire au compte doit déclencher une procédure d’alerte lorsqu’il révèle a l’occasion de l’exercice de sa mission, des faits de nature a
compromettre la continuité de l’exploitation = il doit informe les dirigeants d’un risque et les dirigeants on 15 jours pour répondre.

Les associés qui détiennent 5% du capital social peuvent poser 2 fois par an des questions écrites au dirigeant sur tout fait de nature a compromettre la continuité de
l’exploitation.

L.225-231 → un ou plusieurs associés présentant au moins 5% du capital peuvent demander une expertise de gestion en justice : ils posent des questions sur les opérations de
gestion de la société aux dirigeants et si la réponse est insuffisante dans le délai d’un mois ils peuvent demander la désignation en justice d’un ou plusieurs experts chargés de
présenter une apports sur les opérations de gestion concernées.

SECTION 3 - LES ASSOCIES DE LA SAS

Au départ seules les personnes morales pouvaient être associés de SAS → + personnes physiques depuis 1999

Pas de minimum car la SAS peut être unipersonnelle → SASU

§1 - Participation aux décisions sociales

Tout associé a le droit de participer aux votes en AG pour les décisions qui selon les statuts sont prises par les associés article 1844.

Société avec une forte liberté contractuelle → les statuts déterminent les décisions prises en AG L.227-9 sauf décisions obligatoirement prises en AG (L.227-1)

⚠ pour les décisions prises par les associés, ils ne sont pas obligés de se réunir en AG, les statuts peuvent prévoit d’autres modes de consultant : visio-conférence..etc

Arrêt de 1999 → on peut décider que le droit de vote d’un associé ne sera pas forcement proportionnel a sa part dans le capital social mais on ne peut pas supprimer son droit
de vote

§2 - Cession d’actions

Principe : Liberté de cession d’action

Exception : les statuts peuvent prévoir des restrictions → clauses statuaires indiquant les conditions dans lesquelles les actionnaires peuvent entrer et sortir de la société

Clauses statutaires possibles :

- clause d’inaliénabilité → impossible de vendre les actions (⚠ max 10 ans L.227-13 → mais rien n’empêche les actionnaires de renouveler une telle clause)
- clause d’agrément → accord nécessaire de tel ou tel organe (groupe d’associé, AG, un seul associé, organe dirigeant…) L.227-14
- clause de préemption →
- clause d’exclusion L.227-16 → les statuts peuvent prévoir qu’un associé sera tenu de céder ces actions sous certaines conditions (exemple : mésentente entre associés,
faute de gestion..etc) + les conditions de son exclusion. Les droits pécuniaires de celui-ci pouvant même être suspendu jusqu’a ce qu’il est procédé a la cession. ⚠ la
jurisprudence considère que les statuts ne peuvent subordonner l’exclusion de l’associé a une décision collective dont il ne peut participer.

L.227-19 → obligation de l’unanimité pour adopter ou modifier de telles clauses.

Silence des statues concernant le renouvellement de telles clauses → tous laisse a penser = unanimité

L.227-15 → toute cession effectuée en violation de ces clauses statuaires est nulle
SECTION 4 - LA SAS UNIPERSONNELLE

Depuis une loi de 1999 → possibilité pour une personne physique ou morale, seule, de créer une SAS dont elle est l’unique associé L.227-1 al.2

Création :
- ab initio (dès le départ on choisi cette structure)
- Par transformation

→ capital social fixé librement

→ 3 apports possible mais l’apport en numéraire doit être libéré de moitié dès la souscription.

→ pas de possibilité d’offre au public de tires financiers

→ responsabilité des associés limitée aux apports

→ capital social divisé en actions

→ les clauses statuaires sur la cession d’actions ne sont pas applicables ici car inutiles

→ l’associé peut être personne physique ou morale

Au niveau de la présidence :

→ l’associé unique exerce la présidence de la SASU ou désigne un tiers (personne physique ou morale) pour être président (obligation d’avoir un président)
Nomination, pouvoirs et durées des fonctions prévus par les statuts

→ le président a les pouvoirs les plus étendu pour agir an nom de la société dans la limité de l’objet social (comme dans la SAS ou les SA)

→ la SASU est engagée même pour les actes actes du président qui ne relèvent pas de l’objet social (comme dans les SAS ou les SA)

⚠ le président non associé peut avoir un contrat de travail

Au niveau de l’associé unique :

→ Les décisions relatives aux modifications des statuts et au fonctionnement courant de la société relève donc de la compétence de l’associé unique.

L.227-9 al.3 : l’associé unique ne peut pas déléguer ses pouvoirs a un tiers.
⚠ le président peut lui déléguer, dans le cadre des statuts, ces pouvoirs a un tiers

Si l’associé est aussi dirigeant le rapport de gestion n’est pas obligatoire lors de l’approbation des comptes

Au niveau du contrôle :

→ Comme dans la SAS, le commissaire aux comptes n’est pas obligatoires sauf si deux des trois seuils de L.229-9-1 sont rempli.

→ le régime des conventions règlementées est simplifié : il doit seulement être fait mention sur un registre des conventions intervenu directement ou par personnes
interposées entre la société et son dirigeant (associé ou non), s’il y a un commissaire il n’est pas obligé d’établir un rapport spécial sur ces conventions L.227-10 al.4

Au niveau de la transformation et dissolution :

→ la décision de transformation de la SASU en une autre forme doit être prise par l’associé unique dans les conditions fixés par les statuts

Cette transformation doit faire l’obligation d’un rapport du CAC attestant que le montant des capitaux propres est au moins égal au montant du capital social.
L.225-244 & L.227-1 al.3
→ la dissolution entraine la liquidation de la société si associé personne physique ; mais si l’associé est personne morale elle entraine transmission universelle du
patrimoine de la société a l’associé unique.

LA SOCIETE ANONYME (SA)


Régie par les articles : L.224-1 à L.225-257 + R.224-1 à R.225-167 + L.242-1 à L.242-30 + (L.228 à L.228-97 du code monétaire et financier)

= société par actions → le capital social se divise en actions = valeurs mobilières pouvant être cotées sur un marché en bourse L.225-1
⚠ droit des droit des la cession de titres est libre en principe

→ société de capitaux

Concernant les apports L.225-3


→ apport en numéraire libéré de moitié a la souscription
→ apport en industrie interdit
→ apposer en nature libéré immédiatement

2 types d’assemblée générale :


- l’AG ordinaire qui a vocation a prendre les décisions courantes (approbation des comptes, décisions relatives aux conventions règlementées ..etc)
- l’AG extraordinaire qui a vocation pour les décisions modifiant les statuts

Au niveau interne, on a trois organes donc la loi attribue des pouvoirs qu’un autre organe ne peut exercer.

→ en principe : commissaire aux comptes obligatoires

2 formes de gestion (les associés choisissent une forme mais peuvent changer au cours de la vie social par modification des statuts) :
- classique/moniste → président élu par le CA + CA élu par l’assemblée des actionnaires
- moderne/dualiste → directoire + conseil de surveillance

CHAPITRE I - LA CONSTITUTION DE LA SA

SECTION 1 - LA CREATION DE LA SA

I. Exigences relatives aux actionnaires


Nom des associés = actionnaires

Minimum : L.225-1
- 2 associés pour les SA non cotées
- 7 pour les SA cotées (titres admis aux négociations sur un marché règlementé)

⚠ sanction en cas de non respect = société irrégulière → si au bout d’un an la société n’est pas régularité tout intéressé peut demander la dissolution judiciaire de la société
au Tribunal de commerce

Responsabilité des associés limités au montant de leur apports

Les associés n’ont pas la qualité de commerçants → donc mineur non émancipé et majeur incapable peut devenir associé d’une SA par l’intermédiaire de leurs
représentants légaux

Associés = personne physique ou morale

II. Les exigences relatives au capital social

= apport en industrie interdit L.225-3 al.4


Minimum 37 000 euros L.224-1 (sauf SA particulières dont est stipulé un autre minimum) = depuis 2009

Libération des apports en numéraire lors de la souscription → obligatoirement 1/2 libéré


Le reste devant être libéré en une ou plusieurs fois sur décision du CA ou directoire (on parle d’appels de fonds) dans un délai max de 5 ans à compté de l’immatriculation
de la société au RCS L.225-1

Si la société n’a pas été constituée dans un délai de 6 mois a compté du premier dépôt de fonds ou si elle n’est pas immatriculée dans ce délai → tout souscripteur peut
demander en justice la nomination d’un mandataire chargé de retirer les fonds pour les restituer aux souscripteurs L.223-11

L’apport en nature doit être intégralement libéré lors de la souscription L.225-1 al.3 + doivent faire l’objet d’une évaluation par un commissaire aux apports désigné
par l’unanimité des associés ou a défaut par décision de justice a la demande d’un ou plusieurs associés L.225-8 al.1

⚠ le commissaire rédige un rapport sur l’apport où il l’évalue → l’évaluation doit ensuite être approuvé par un vote des associés (exclusion dans le vote de celui qui a fait
cet apport donc si capital de 1000 parts et que l’apporteur en nature en détient 100 parts on fera comme si 900 parts) en approuvant les associés reprennent la valeur figurant
dans le rapport → cela évite a tous les associés d’être tenu solidairement responsables durant 5 ans de cette valeur envers les tiers (les créanciers pouvant se prévaloir d’une
surévaluation)

III. Les exigences relatives au contenu des statuts

L.210-2 → en tant que société commerciale les statuts doivent comporter :


- durée ne pouvant excéder 99 ans
- Dénomination sociale
- Siège sociale
- Objet social
- Montant de capital social + valeur nominale de ces actions
R.224-2 → dispositions statuaires spécifiques a la SA :
- identité des apporteurs en nature, évaluation de l’apport effectué + nombre d’actions remises en contre-partie
- Dispositions relatives a la répartition du résultat, boni de liquidation..etc
- Nombre d’actions et nature des droits attachés ..etc
- Forme choisie entre CA ou directoire + désigner les membres du CA ou du conseil de surveillance + règles relatives au fonctionnements et pouvoirs de ces organes

⚠ certaines mentions sont interdites : clause attribuant une rémunération permanente (non prévue par la loi) au profit d’un administrateur ou membre du conseil de sécurité
…etc

IV. L’assemblée constitutive pour une SA avec offre au public


Contrairement aux sociétés fermées (sans offre au public) → doit se réunir une assemblée constitutive regroupant tous les souscripteurs afin de :
- Constater que le capital est entièrement souscrit et libéré du montant exigé par la loi
- Adopter les statuts
- Nommer les organes de gestion (premier administrateurs ou membres de conseil de surveillance)
- Désigner les commissaires au comptes
- Approuver les actes des fondateurs pour le compte de la société en formation
- Approuver le rapport du commissaire aux apport (en cas d’apport en nature)

⚠ Normalement → simple signature des statuts vaut consentement et constitution de la société

Assemblée statuait dans les conditions de quorum et majorité d’une AG extraordinaire.

Sur première convocation les actionnaires présents ou représentés doivent représenter 1/4 des actions.

V. La reprise des engagements

La société (qu’elle soit fermée ou ouverte) n’acquière la personnalité morale qu’une fois son immatriculation.

→ reprise des actes : voir cours S1

SECTION 2 - LA TRANSFORMATION EN SA

L.210-6 → n’entraine pas la création d’une nouvelle personne

T → le commissaire aux comptes doit évaluer les biens sociaux (actif social) et a défaut d’approbation de ce rapport → la transformation et nulle

3 conditions :
- avoir les caractéristiques de la SA
- Rapport du commissaire
- Accord des associés

CHAPITRE II - DIRECTION ET ADMINISTRATION DE LA SA AVEC CONSEIL D’ADMINISTRATION


(SA MONISTE)

CA choisi parmi les actionnaires + le CA désigne un directeur général, personne physique (et éventuellement un ou plusieurs directeurs généraux délégués). 

⚠ le président du CA peut-être directeur général
SECTION 1 - LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

§1 - Fonctionnement
CA = organe collégiale donc les administrateurs exercent leur fonction collectivement (individuellement ils n’ont aucun pouvoir)

A) Convocation

Le CA n’est pas un organe permanent → il se réunit plusieurs fois par an (voire une seule fois dans les grosses structures)

Principe : Le pouvoir de convoquer le CA appartient du président du CA

Exceptions :
- Au moins 1/3 des membres du CA peuvent demander au président de convoquer la CA sur un ordre du jour déterminé lorsque la CA ne s’est pas réuni depuis
plus de deux mois.
- Le directeur général peut demander au président du CA de convoquer le CA sur un ordre du jour déterminé.
⚠ président obliger de convoquer dans ces deux cas

Les statuts fixent librement les modes (convocation verbal possible) et délais de convocation L.225-36-1

Les convocations doivent être adressés aux administrateurs dans un délai suffisant pour leur permettre d’assister a la réunion.

La violation des règles statutaires de convocation n’entraine pas la nullité des délibérations sauf intention de fraude.

B) Personnes convoquées aux réunions du CA

→ les administrateurs
S’ils ne peuvent pas être présent ils peuvent se faire représenter (sauf clause statutaire contraire) a plusieurs conditions :
- le mandat ne peut être donné qu’a un autre administrateur
- Chaque administrateur ne peut représenter qu’un seul de ses collègues au cours d’un même séance
- Le mandat doit être donné par écrit
→ le commissaire aux comptes pour les décisions relatives aux comptes sans prendre par au vote (exemple : approbation des comptes annuelles)

→ les DG non administrateur (facultatif : ne prennent pas par au vote)

→ le secrétaire de séance (facultatif : ne prend pas par au vote) = fonction de rédiger le procès-verbal de la réunion

..etc

Minimum 3 administrateurs, maximum 18 L.225-95

C) Déroulement des réunions

Principe : séance présidé par le président de la CA


Exception : en cas d’empêchement, il peut donner procuration a un administrateur ou au directeur G pour le remplacer.

Chaque administrateur représente une voix (le président a une voix prépondérante en cas d’égalité des voix), sauf dispositions statutaires contraires.
Un administrateur ne peut être interdit de vote sauf convention règlementée dont il est intéressé

Quorum → le CA ne délibère que si la moitié au moins des membres sont présents (clause contraire réputée non écrite)
⚠ on ne tient pas en compte les administrateur représentés
L.225-37 al.3 → possibilité de visio-conférence pour les administrateurs ne pouvant être présents ( mais interdit pour l’établissement des comptes annuels et rapport de
gestion)

Majorité → les décisions sont prises a la majorité des membres présents ou représentés (les administrateurs pouvant donner mandat a un autre administrateur de le
représenter) sauf disposition contraire aggravant cette majorité
Attention la voix du président est prépondérante en cas de partage de voix, sauf disposition statutaire contraire.

Exemple : conseil composé de 5 membres


Il faut minimum 3 membre (quorum)
Si 3 membre → 2 membres doivent être d’accord

Chaque réunion doivent être relatées dans des procès-verbaux établit dans un registre spécial tenu au siège de la société, sous peine de nullité des délibérations prises par la
CA L.235-14

§2 - Pouvoirs et obligations

A) Obligations

Obligation d’établir un rapport sur les comptes annuels et un rapport de gestion écrit qui sera présenter a l’AG L.225-100
Rapport de gestion = situation de la société durant l’exercice écoulé, évolution prévisible, événements importants survenu entre la date de clôture et la date a laquelle il est
établit.

Obligation d’adresser avant chaque AG les documents nécessaire pour permettre de se prononcer en toute connaissance de cause sur la gestion sociale.

B) Pouvoirs

1. Pouvoirs généraux

Le CA détermine les orientations de l’activité de la société et veille a leur mise en oeuvre → sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux assemblée
d’actionnaires et dans la limite de l’objet social il se saisit de toute question intéressant la bonne marche de la société et la tranche par un débat L.225-35 al.2

Dans ces rapports avec les tiers la société est engagées par les actes du CA dépassant l’objet social sauf tiers de mauvaise foi.

Il procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportun et doit se faire communiquer tous les documents et infos nécessaires a l’accomplissement de sa mission, a défaut
les délibérations du CA sont nulles.

2. Pouvoirs propres

→ convoque l’AG des actionnaires

→ établir les comptes annuels et rapport de gestion, documents prévisionnels ..etc

→ autorise les conventions règlementée L.225-35

→ nomine et révoque le président, DG, DG déléguées


⚠ le CA choisi donc le mode de direction = si le président cumulera ses fonctions avec celles de DG ou s’il y aura dissociation par désignation d’une autre personne
physique

→ autorise les cautions, aval et garantie de la société envers les tiers.

→ détermine la rémunération du DG et DGD L.223-53

→ décide de déplacer le siège social sur le territoire français

§3 - Les administrateurs
A) Notion d’administrateur

1. Nombre

L.225-17 → les statuts doivent fixer un nombre d’administrateurs entre 3 et 18.


⚠ ne sont pas pris en compte les administrateurs élus et représentant les salariés et salariés actionnaires.

⚠ en cas de fusion le nombre peut atteindre 24 durant 3 ans max/

2. Nomination

Conditions de nomination

L’administrateur peut être personne physique ou morale L.225-20


⚠ si personne morale → obligé de désigner un représentant permanent personne physique qui aura le statut des autres administrateurs personnes physiques (même
responsabilités) et qui siègera au conseil (ce représentant ne peut pas être en même temps administrateur de la société a titre perso)

L’administrateur personne physique doit être capable → pas besoin de la capacité commerciale juste de la capacité civile (pas de capacité civile avant la majorité donc mineur
et étranger ne peuvent pas être administrateurs).

L’administrateur ne doit pas être frappé d’interdictions, de déchéance ou d’incompatibilité (exemples : officiers ministériels, fonctionnaires, commissaires aux comptes)

Les statuts peuvent imposer que l’administrateur détienne un certain nombre d’actions dans la société.

Il ne doit pas pas dépasser la limite d’âge fixée par les statuts
A défaut de clause statutaire → pas plus d’1/3 des administrateurs dépassant l’âge des 70 ans.

L’administrateur personne physique ne doit pas cumuler plus de 5 mandats d’administrateur de SA ayant leur siège social en France L.225-21

Loi de 2011 → exigence de représentation équilibré entre les hommes et les femmes L.225-17
A partir de 2017 pour la SA cotées et 2020 pour les SA non cotées d’une certaine taille → la proportionnons de chaque sexe ne pourra pas être inférieur a 40%

Modalités de nomination

Lors de la constitution de la société :


- si société avec offre de titres au public → c’est l’assemblée constitutive qui les nomme pour une durée fixée par les statuts ne pouvant excèder 6 ans L.225-7
- Si société sans offre de titres au public → les premiers administrateurs sont désignés par les statuts pour une durée de 3 ans L.225-16 & L.228-18
Au cours de la vie sociale (pour société avec ou sans offre) → nommés par l’AG ordinaire (et si besoin par une AG extraordinaire) L.225-18
Cas particulier : place vacante pour cause de décès ou démission → le CA peut (ou doit si le nombre d’administrateur et inférieur au nombre minimum statutaire mais
supérieur au minimum légal) désigner un administrateur provisoire en attendant la prochaine AG → on parle de cooptation L.225-24

Cas particulier : un salarié peut devenir administrateur L.225-27 à L.225-34

Il peut être élu par AGO (dans une société cotée, lorsque les salariés détiennent plus de 3% du capital, la nomination par AGO d’un ou plusieurs administrateurs parmi les
salariés est obligatoire)

Il peut aussi être élu par les salariés sous certaines conditions :
- les statuts doivent prévoir cette nomination, leur nombre, les modalités de scrutin ..etc
- Sa obligatoirement dans le secteur privé
- Les salariés éligibles doivent détenir un contrat de travail depuis au moins 2 ans + emploi effectif
- leur nombre ne doit pas dépasser 4 pour les sociétés non cotées et 5 pour les sociétés cotées et ne pas excéder le tiers du total des administrateurs

Publicité de la désignation des administrateurs

Dans le mois de la nomination → publication d’un avis dans le JAL, il faut modifier les documents déposés au greffe du TC pour y insérer le nom des administrateurs,
publication d’un avis dans le BODACC, inscription modificative au RSC.

En cas de défaut de publicité → nomination valable mais inopposable aux tiers

B) Durée et cessation des fonctions d’administrateur

1) Durée

= déterminée dans les statuts


⚠ la durée ne peut excéder 6 ans pour les nominations en cours de vie sociale et 3 ans pour les nominations lors de la constitution de la société L.225-18

Les mandats des administrateurs peuvent être renouvelés (sauf interdiction dans les statuts)
⚠ ce n’est qu’une faculté et non un droit acquis au renouvellement
⚠ si les statuts ne prévoit pas de clause interdisant le renouvellement → le CA doit, lorsque les fonctions d’un administrateur arrivent a leur terme, inscrire a l’ordre du jour
de l’AG la question de son renouvellement (jurisprudence 1989)

2. La cession de fonction

Plusieurs raisons peuvent conduire une administrateur a cesser ces fonctions :

→ évènement personnel (décès, maladie)

→ l’arrivé du terme de son mandat

→ la limite d’âge

→ la transformation, fusion ou dissolution de la société

→ l’adoption de l’organisation a directoire de la SA

→ la démission volontaire
L’administrateur doit manifester sa volonté de mettre un terme a son mandat sans besoin de se justifier, il doit juste notifier sa décision a la société (démission opposable aux
tiers qu’après formalités de publicité pareil que celles de nomination). Si sa démission est donnée dans l’intention de nuire la société pour demander des D&I en réparation du
préjudice subi sur fondement de 1382.

→ la révocation
Les administrateurs peuvent être révoqués a tout moment pour l’AGO (sans besoin de justification, même sans que l’ordre du jour ne le mentionne ou que soit procédé a un
remplacement, pas même besoin de préavis) L.225-18 et L.225-105 al.3
Toute clause statutaire ou pacte d’actionnaire portant atteint a la libre révocation (exemple prévoyant la non révocation pour cause de maladie) d’un administrateur est illicite
(jurisprudence de 2013).
Si la révocation s’accompagne de circonstances injurieuses, vexatoires, brutales → l’administrateur peur obtenir des D&I pour révocation abusive sur fondement de la théorie
jurisprudentielle de l’abus de droit.
⚠ la révocation prend effet immédiatement

⚠ cession de fonctions opposable au tiers d’après mesures de publicités L.210-4 :


- insertion d’un avis dans le JAL R.210-9
- Inscription modificative au RCS R.123-66
- Insertion d’un avis modificatif au bulletin officiel des annonces civiles et commerciaux ou BODACC R.123-159

C) Statut des administrateurs

1. Droits et obligations individuels des administrateurs

Principe : le CA est un organe collégial → donc les administrateurs n’ont pas de droits ou pouvoir individuel

Exceptions : pour exercer pleinement leur fonction les administrateurs dispose d’un droit d’information individuel = le président doit transmettre aux administrateurs toutes
informations nécessaire pour remplir leur mission en toute connaissance de cause, dans un délai suffisant ( L.225-35 & L.225-51 depuis 2001 et avant consacré par la
jurisprudence) → la méconnaissance de ce droit pour un administrateur pouvant entrainer la nullité de la délibération

+ Obligation de discrétion quant au délibération du CA et affaires sociales → notamment les infos présenté par la président comme a caractère confidentiel
+ Devoir de bonne foi, de loyauté
2. Cumul : mandat d’administrateur et contrat de travail

Principe = un administrateur ne peut pas devenir salarié mais un salarié peut devenir administrateur

L.225-44 → l’administrateur ne peut recevoir une rémunération autre que celles légalement prévues → il ne peut donc on lui interdit de percevoir un salaire et donc de
conclure un contrat de travail durant son mandat et après → sinon contrait de travail frappé d’une nullité absolue et les salaires perçu en vertu du contrat doivent être restitués.
Exception : L.225-21-1

L.225-22 → un salarié peut devenir administrateurs par AGO a plusieurs conditions cumulatives :
- le contrat de travail doit être antérieur a son mandat d’administrateur
- Il doit occuper un emploi effectif → faisceaux d’indices pouvant être retenu par les juges = activité technique distincte de son activité d’administrateur + état de
subordination réel + rémunération au titre du contrat de travail distincte de celle au titre du mandat social.
- Le nombre d’administrateurs salariés ne doit pas être supérieur a 1/3
- Il doit être salarié depuis plus de 2 ans.
Défaut de ces conditions → nomination nulle mais le contrat de travail demeure ainsi que les délibérations auxquelles il a participé

Un salarié peut aussi être nommé administrateur par les salariés de la sociétés (et non les actionnaires) L.225-27 à L.225-34 :
- les statuts doivent prévoir cette nomination, nombre, durée, modalités de scrutin
- SA dans le secteur privé
- Contrat de travail de plus de 2 ans
- Max 4 (5 pour les société coté)

3. La rémunération des administrateurs

Les fonctions peuvent être gratuites mais elles sont le plus souvent rémunérées. 


2 types de rémunération :

- Jetons de présence → montant annuel fixé par l’AG globalement pou l’ensemble du CA, qui décide ensuite librement de la répartition entre ses membres L.225-45
- Rémunérations exceptionnelles → le CA peut allouer a un administrateur chargé d’une mission particulière dépassant le cadre de ses fonctions (rétributions considérés
comme des conventions réglementées et donc doivent être approuvé par l’AGO)

A côté de cela le CA peut autoriser le remboursement de leur frais de voyage et dépenses engagées dans l’intérêt de la société + accordé un complément de retraite..etc

D) Responsabilité des administrateurs

→ Responsabilité civile (permettant de demander des D&I)

Administrateur responsables, individuellement ou solidairement selon les cas, envers la société ou les tiers pour :
- infractions aux dispositions législatives ou règlementaires applicables aux SA (exemples : défaut de convocation aux séances du CA, non respect du quorum et de la
majorité, irrégularités dans la tenue des comptes)
- Violation des statuts (exemple : non respect des limitations des pouvoirs du CA)
- Faute de gestion L.225-251 (exemple : acte contraire a l’intérêt social même non intentionnel tel que la négligence ou le défaut de surveillance des dirigeants sociaux)

Si plusieurs administrateurs ont coopéré aux même faits, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la réparation du dommage.

En cas de redressement judiciaire ou liquidation judiciaire → les administrateurs peuvent contribuer au paiement du passif social si faute de gestion.

Action social = action exercée par le représentant au nom de la société et pour le compte de la société (ut singuli) ou a défaut par les associés (ut universi)

Action personnelle = réalisé par un tiers ou par les actionnaires du fait d’un préjudice qui leur est personnel

L’action se prescrit par 3 ans.

→ Responsabilité fiscale

Administrateur responsabilité de manoeuvres frauduleuses ou inobservations graves et répétées des obligations fiscales → il peut être déclaré solidairement responsabilité du
paiement des impositions et pénalités L.267 Livre de la procédure fiscal.

§4 - Les conventions passées avec la société

Convention = contrat passé entre la SA et une personne (dirigeant ou actionnaire)

A) Les conventions règlementées

= convention passées directement ou par personne interposée entre la société et :


- mandataires sociaux : DG, DGD, administrateurs
- un actionnaire (personne physique ou morale) disposant d’au moins 10% des droits de vote
- société contrôlant une société actionnaire qui détient plus de 10% des droits de vote
- convention dans laquelle ces personnes sont indirectement intéressées.

Exemples : contrat de travail d’un dirigeant avec la société, actionnaire vendant un bien a la société
5 phases de la procédure : L.225-40 pour la SA classique & L.225-88 pour la SA moderne

→ le co-contractant doit informer le CA (ou Conseil de surveillance) de la potentielle conclusion d’une convention entrant dans le champs des conventions
règlementées.
Forme libre pour informer → mais on conseille lettre recommandé avec accusé réception

→ décision du CA (ou Conseil de surveillance) : autorisation ou refus de conclure la convention (l’intéressé ne participant pas au vote) → l’autorisation doit être
expresse et motivée (il doit dire en quoi la conclusion d’une telle convention se fait dans l’intérêt de la société)

→ En cas d’autorisation d’une convention règlementée → le président du CA (ou CS) a un mois pour en informer le commissaire aux comptes

→ le commissaire aux comptes doit établir et présenter a l’AGO un rapport spécial dans lequel il énumère les conventions, le nom des intéressés, la nature et
l’objet des conventions afin de permettre aux actionnaires de prendre leur décision en toute connaissance de cause. Si le CAC découvre des conventions non autorisés
ou dissimulées il doit en informer l’AG dans son rapport.

→ L’AGO des actionnaires statue sur ce rapport : vote convention par convention
⚠ les actions de l’intéressé actionnaires ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la majorité

⚠ Le CA doit procéder a un réexamen annuel des conventions autorisées au cours des exercices précédents mais dont l’exécution a été poursuivie + le
communiquer au CAC L.225-40-1

Sanctions

Convention règlementée non autorisée par le CA = elle peut être annulée si elle a eu des conséquences dommageables pour la société (nullité relative + action prescrite
sous 3 ans a compté de la convention ou de la date de révélation si convention dissimulée). L.225-42 et L.225-90
⚠ la convention peut être régularisée par un vote ultérieur de l’AG intervenant sur un rapport spécial du CAC exposant les motifs pour lesquels la procédure n’a pu être
suivie.

Absence de rapport du CAC = pour la doctrine, la délibération de l’AGO entourerai la nullité.

Convention autorisée par le CA mais non approuvée par l’AGO = Elle reste valable mais en cas de préjudice pour le société, la responsabilité pèse sur la personne
intéressé par la convention (sauf cas de fraude ou elle encourt la nullité) voire la responsabilité des membres du CA L.225-41 et L.225-89

B) Les conventions libres

= non soumis a un contrôle

= conventions portants sur une opération courante (opération entrant dans l’activité quotidienne de la société telle que l’achat, vente, location, gestion de trésorerie,
embauche..etc) ou conclue a des conditions normales (habituellement pratiqué par les sociétés dans le même secteurs d’activité). L.225-39
+ convention conclue entre une société et sa filiale qu’elle détient a 100 %

Depuis 2011 plus d’obligation d’informer le président du CA, les administrateurs et le CAC concernant ces conventions.

C) Les conventions interdites

Interdiction a un administrateur, DG, DGD ou représentant permanent d’une administrateur personne morale de se voir concéder par la société : L.225-43
- un emprunt
- découvert
- une caution
- un aval
Action en nullité prescrite par 5 ans du jours ou le titulaire a connu ou aurait du connaitre les faits lui permettant de l’exercer article 2224

CHAPITRE III - SA AVEC DIRECTOIRE ET CONSEIL DE SURVEILLANCE

Forme adoptée lors de la constitution de la société ou au cours de la vie sociale L.225-57

Application des dispositions pour la SA exception des articles L.225-17 a L.225-56

Plus utilisée dans les grandes entreprises.

= contrairement a la SA avec CA → ici on vient mieux distinguer entre les pouvoirs de gestion (prise de décision) et de contrôle (contrôle des grandes orientations et
appréciations des résultats)

Répartition des pouvoirs plus rationnelle :


- Directoire → pouvoirs d’administration et de direction (confiée dans la SA classique au DG et CA)
- Conseil de surveillance → élu par l’AG + nomme les membres du Directoire et les console en permanence

§1 - Le directoire

I. Prérogatives de l’organe collégial


→ Pouvoirs généraux

L.225-64 : Le Directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de la SA
Limites : l’objet social, les pouvoirs attribués aux autres organes (conseil de surveillance, assemblées des actionnaires), des clauses statuaires peuvent venir limiter les
pouvoirs du Directoire encore plus que l’objet social (clause non opposable aux tiers)

⚠ Dans ces rapports avec les tiers la société est engagée même par les actes du directoire dépassant l’objet social sauf tiers de mauvaise foi. L.225-65 al.2
Le tiers associé de la SA ne peut ignorer la limitation des pouvoirs indiquées dans les statuts qu’il a signé → donc mauvaise foi
Mais a l’inverse, on ne peut opposer au tiers la publication des statuts au RCS pour dire qu’il est de mauvaise foi.

→ Pouvoirs spéciaux

= convoquer l’AG, fixer l’ordre du jour, L’AGE peut lui déléguer ces pouvoirs notamment en matière d’augmentation ou de réduction de capital social, constituer des
cautions/avals/garanties au nom de la société sur autorisation du conseil, vendre des immeubles sur autorisation du conseil..etc L.225-68

→ Compétences spécifiques du président du directoire

C’est le seul qui peut représenter la société a l’égard des tiers L.225-66
Mais les statuts peuvent habiliter le conseil de surveillance a attribuer également ce pouvoir de représentation a d’autres membres du directoire → qui se font alors appelé DG

Obligations du Directoire

Le directoire doit rendre des comptes sur sa gestion au conseil de surveillance auquel il doit transmettre un rapport trimestriel et aux actionnaires auxquels il doit transmettre
un rapport annuel.

Obligation de discrétion

⚠ Dans les SA ou le capital social est inférieur a 150 000 euros les fonctions du directoire peuvent être exercé par une seule personne → le DG.

II. Nomination des membres du directoire


1. Qui désigne les membres du directoire ?

L.225-59 → Directoire (dont son président) ou DG (lorsque les fonctions du directoire sont dévolu a une seul personne) sont nommés par le Conseil de sécurité

2. Conditions de nomination

Nombre : déterminé par les statuts ou a défaut par le conseil de surveillance


SA au capital social inférieur a 15 000 euros → entre 1 et 5
SA au capital supérieur a 15 000 euros → entre 2 et 5
SA dont les actions sont admises sur un marché règlementé → 1 a 7

Qualités :
- personne physique uniquement, a peine de nullité L.225-59 al.3
- actionnaires ou non L.225-59 al.3
- non frappés d’interdiction (peine assortie d’une interdiction de gérer) ou d’incompatibilité (fonctionnaires, avocats, ministres, membre du conseil de surveillance L.
225-74…etc)

Age limite :
A défaut de disposition statutaire contraire → 65 ans (passé cette limite le membre est réputé démissionnaire d’office)

Cumul de mandat :
Une personne ne peut exercer plus d’un mandat de membre du directoire (ou de DG unique) de société anonyme ayant leur siège sur le territoire français L.225-67
Exception :
- j’exerce un mandat dans une société, je peux exercer un second mandat de même nature dans la société qui contrôle la première société (actionnaire majoritaire)
- Je peux exercer un mandat dans une autre société du moment que les deux sociétés sont non cotées

L.225-94 → pas plus de 5 mandats possibles dans des SA françaises (tous mandats confondu : DG, membre du directoire, DG unique, administrateur, membre du conseil
de sécurité)
⚠ max 3 mandats si : un de ces mandats = DG, membre du directoire ou DG unique dans une société cotée

Infraction aux règles de cumul → la personne doit se démettre de l’un de ses manants dans les 3 mois de sa nomination sinon personne réputée démise de son nouveau
mandat ou du mandat ne répondant plus aux conditions (donc restitution des rémunérations perçues mais non remise en cause de délibérations prises)

3. Durée des fonctions de membre du directoire

Durée de leur mandat fixé par les statuts entre 2 et 6 ans


Silence des statuts → 4 ans L.225-62

Les membres du directoire sont rééligibles (sauf limitations statutaires). 




En cas de vacance le remplaçant est nommé pour le temps qui reste a courir jusqu’au renouvellement complet du directoire.

⚠ non applicable au président du directoire qui peut être nommé pour une durée plus courte

4. Statut des membres du directoire

→ Cumul : mandat de membre du directoire et contrat de travail


La loi ne dit rien.
La cour de cassation admet la possibilité de cumuler a condition que l’activité salariale soit effective + que les fonctions de direction et techniques soient distinctes +
état de subordination (donc un membre du directoire peut devenir salarié et inversement) jurisprudence de 1988

⚠ dans ce cas : contrat de travail = convention règlementée qui doit être soumise au conseil de surveillance

→ Rémunération des membres du directoire


= fixée par le conseil de surveillance dans l’acte de nomination L.255-63
= pouvoir souverain du conseil de surveillance dans la fixation et la modification de la rémunération de chaque membre (jurisprudence de 1985)
Si cumul un contrat de travail → rémunérations distinctes

→ Responsabilité
Même responsabilité que les administrateurs L.225-256

III. Fonctionnement
Les délibérations du directoire sont encadrées par les statuts qui fixent :
- leur périodicité
- Conditions de convocation
- Quorum et majorité (en cas de silence des statuts = décisions prise a la majorité simple, sans quorum)
Etc..

Il doit soumettre au conseil de surveillance :


- un rapport sur la bonne marche de la société au moins une fois par semestre
- Les comptes annuels aux fins de contrôle 3 mois après la clôture de l’exercice comptable
- Un rapport de gestion qui sera soumis a l’AGO
Etc..

IV. Cessation des fonctions de membres du directoire


A) Révocation

→ par l’AG et a tout moment


Exception : par le conseil de surveillance si les statuts le prévoit L.225-61

Révocation sans justes motifs → allocations de D&I


⚠ notion de juste motif apprécié par les juges au regard e l’intérêt social, d’une faute du mandataire..etc
La jurisprudence admet qu’une simple divergence de pointe vue sur la gestion et la politique sociale puisse constituer un juste motif de révocation (jurisprudence de 1984)

⚠ la révocation du président du directoire reste de la compétence du conseil de surveillance, s’il perd son mandat de directeur il reste membre du directoire, même sans
justes motifs pas de D&I

B) Autres causes

→ démission, arrivé du terme du mandat, âge limite, frappé d’une interdiction ou incompatibilité, transformation durant la vie sociale de la structure en structure classique
avec CA.

§2 - Le conseil de surveillance
A) Ces membres

= organe collégial chargé de contrôler la gestion sociale (contrôle essentiellement a postériori)

1. Nomination des membres

Conditions de nomination
→ minimum 3 membres et maximum fixé par les statuts dans la limite de 18 L.225-69
⚠ cas de fusion : max 24 membres durant 3 ans max.
⚠ dans le calcul on ne tient pas compte des membres élus par le personnel et de ceux nommés parmi les salariés

→ A défaut de dispositions statuaires contraires → on ne doit pas avoir plus 1/3 des membres qui a plus de 70 ans. L.225-70

→ une personne physique ne peut pas exercer simultanément plus de 5 mandats de membre du conseil de surveillance de sociétés anonymes ayant leur siège sur le
territoire français (on ne peut pas être membre de 5 conseil de surveillance différents), sauf dérogations L.225-76

→ une personne physique ne peut pas non plus détenir plus dans 5 mandats dans des SA françaises entre les fonctions de : DG, membre du directoire, DG unqiue,
administrateur du CA, membre du conseil de surveillance, sauf dérogations L.225-94-1

→ les membres peuvent personne physique ou morale (dans ce cas la personne morale doit désigner un représentant permanent soumis aux conditions et responsabilité des
membre du conseil) mais le président doit être personne physique sous peine de nullité de la nomination L.225-76

→ Depuis 2008, les membres ne sont plus forcement des actionnaires mais les statuts peuvent imposé qu’ils doivent être actionnaire détenteur de tant de part (et si perte de
ces actions → réputé démissionnaire d’office sauf si régularise sa situation dans les 6 mois)

→ Depuis 2011 → obligation de parité au sein du conseil (représentation équilibrée homme/femme) pour les SA cotées L.225-69

Procédure de nomination

Lors de la constitution de la société les membres sont élus par l’assemblée constitutive si appel d’offre (L.225-75) ou par les statuts.
En cours de vie sociale → par l’AGO

En cas de décès ou démission → place vacante → le Conseil de surveillance, entre deux assemblées, nomme un membre a titre provisoire

Si le nombre de membre est inférieur au minimum légal → le directoire doit convoquer immédiatement l’assemblée afin de compléter l’effectif

Pour les grandes SA → obligations de nommer des membres partis les salariés.

Durée des fonctions

Durée déterminée dans les statuts dans la limite des 6 ans. L.225-75
Attention rééligible sauf stipulation statuaire contraire.

2. Statut des membres

Cumul : mandat social et contrat de travail

L.225-85 → on peut être a la fois salarié et membre du conseil de sécurité a condition que l’emploi de salarié soit effectif (état de subordination..etc
Limité : le nombre de membres du conseil liés a la société par un contrat de travail ne doit pas dépasser le tiers de membres en fonction

Rémunération

Jetons de présence → montant annuel fixé par l’AG puis réparti par le conseil de surveillance entre ces membres
Rémunérations exceptionnelles → le conseil de surveillance peut l’allouer a un administrateur chargé d’une mission particulière dépassant le cadre de ses fonctions
(rétributions considérés comme des conventions réglementées et donc doivent être approuvé par l’AGO : par exemple rémunération en plus pour le président du conseil)

A côté de cela le conseil peut autoriser le remboursement de leur frais de voyage et dépenses engagées dans l’intérêt de la société + accordé un complément de retraite..etc

⚠ depuis la loi NRE → le rapport annule présenté a l’AG par le directoire doit rendre compte de la rémunération totale et des avantages versés aux membres du conseil de
surveillance par la société

Responsabilité des membres

Ils n’encourent aucune responsabilité civile, pénale ou procédure collective en raison d’une faute de gestion car ils ne sont pas en charge de la gestion, il l’a contrôle
L.225-257

Responsabilité civile pour fautes personnelles commises dans l’exécution de leurs fonctions (exemple : défaut de surveillance du directoire) ou délit commis par les
membres du directoire s’il en avait connaissance et qu’il ne l’a pas révélé a l’AG

Toute clause statutaire limitant ou écartant leur responsabilité est réputée non écrite

S’il s’immisce dans la gestion ils peuvent être retenu comme dirigeants de fait

3. Cession des fonctions

Plusieurs raisons peuvent conduire une administrateur a cesser ces fonctions :

→ évènement personnel (décès, maladie)

→ l’arrivé du terme de son mandat

→ la limite d’âge

→ la transformation, fusion ou dissolution de la société


→ l’adoption de l’organisation a CA de la SA

→ la démission volontaire

→ la révocation
Ils peuvent être révoqués a tout moment pour l’AGO (sans besoin de justification, même sans que l’ordre du jour ne le mentionne ou que soit procédé a un remplacement, pas
même besoin de préavis)
Si la révocation s’accompagne de circonstances injurieuses, vexatoires, brutales → l’administrateur peur obtenir des D&I pour révocation abusive sur fondement de la théorie
jurisprudentielle de l’abus de droit.
⚠ la révocation prend effet immédiatement

B) Fonctionnement du conseil de surveillance

1. Convocation aux réunions du conseil de surveillance

En principe les modalités de convocation sont déterminées dans les statuts.


Mais un membre du directoire ou 1/3 au moins des membres du conseil de surveillance peuvent demander au président du conseil de surveillance de convoquer
l’assemblée → le président doit le faire dans les 15 jours (a défaut les demandeurs pourront la convoquer eux mêmes) R.225-45

Doivent être présent a ces réunions : les membres du conseil de surveillance ou leur représentants s’ils ne peuvent s’y rendre, le commissaire aux comptes si la réunion porte
sur les comptes annuels (mais le vote pas) + les membres du comité d’entreprise

Reunion au moins 4 fois par an (au moins une fois par trimestre pour prendre connaissance des rapports trimestriels établi par le directoire) L.225-68

2. Délibérations du conseil

Quorum : la moitié au moins des membres du conseil de surveillance doivent être présent pour que la réunion soit valable (on ne tient pas compte des membres
représentés) L.225-8

Vote : décision adoptée a la majorité des membres présents ou représentés sauf disposition statutaire contraire prévoyant une majorité plus forte L.225-82

Depuis 2001 → possibilité de prendre en compte pour le calcul du quorum et majorité les membres participant a la réunion par visioconférence L.225-82
Depuis 2005 → étendu aux moyens de télécommunication (téléphone)
⚠ dans ces deux cas le mode de consultation doit être prévu par les statuts, mais exclu pour l’adoption de certaines décisions importantes telle que les décisions sur
les comptes annuels

En cas de partage de voix, la voix du président de séance est prépondérante

Les décisions du conseil sont constatée dans un procès-verbal établi sur un registre spécial tenu au greffe du tribunal de commerce R.225-49 et le contenu de ce document fait
foi jusqu’a preuve du contraire.

3. Les obligations du président du conseil de surveillance

= élu par le CS
Il convoque le conseil et dirige les débats mais il ne peut représenter la société vis a vis des tiers.

⚠ dans les sociétés cotées → contrôle interne = il doit rendre compte des procédures de préparation et tenu du CS

4. Les prérogatives du CS

→ contrôle permanent de la gestion (activité) du directoire


Il peut a toute moment de l’année effectuer des vérifications et contrôle sur l’activité du directoire dès lors qu’il le juge opportun (il peut pour cela demander la
communication de tous documents qu’il estime utile) L.225-68
= contrôle de la régularité de la gestion et de l’opportunité

→ contrôle ponctuel
Contrôle et vérifie le rapport trimestriel qui doit lui être transmis au minimum 3 fois par an + contrôle et vérifie les comptes annuels qui lui sont présenté par le directoire dans
les 3 mois après la clôture de l’exercice comptable → et adresse un rapport a l’AG pour qu’elle statue

→ pouvoirs particuliers :
- élection du président et vice président du CS
- Nomination des membres du directoire, fixe leur rémunération désigne son président et procède a leur révocation L.225-59
- Convoque les AG a défaut de convocation par le directoire
- Autorise les conventions règlementées
- Autorise les cautions, avals, garanties données par le directoire L.225-68
- Autorise les cessions d’immeubles, constitution de suretés, cessions d’actions L.225-86
- Réparti les jetons de présence entre ses membres
⚠ les statuts peuvent élargir ces pouvoirs en soumettant certaines opérations du directoire a son autorisation préalable mais si le pouvoir de contrôle est trop important il
peut être considéré comme dirigeant de fait

CHAPITRE IV - LES ASSEMBLEES GENERALES D’ACTIONNAIRES DANS LA SA (pour la SA classique


+ moderne)

§1 - Principales caractéristiques
C’est l’organe délibérant → qui va voter pour approuver ou non la gestion en se prononçant sur les comptes annuels + elle va prendre des décisions importantes
(exemple : modification des statuts, transformation de la société..etc) = adopte les décisions sortant de la gestion quotidienne de la société

Plusieurs types d’assembles :


- AGO → prend toutes les décisions autres que celles de l’AGE L.225-98
- AGE → décisions relatives a la modification des statuts
- AG spéciale → prend des décisions pour une catégorie des associés qu’elle réunit
- AG constitutive (obligatoire pour les sociétés cotées) → constate que la capital est entièrement souscrit, actions libérées, se prononce sur l’adoption des statuts, nomme
les premiers administrateurs ou membres du CS, désigne le CAC..etc

⚠ possibilité du vote électronique aujourd’hui a condition que les statuts le prévoit R.225-97&98

L’AG peut déléguer une partie de ces pouvoirs au CA notamment en matière de modification du capital L.225-209&129&204

§2 - Convocation de l’AG

I. Qui peut convoquer l’AG ?


En principe : par le directoire (dans la SA moderne) ou le CA (dans la SA classique) L.225-103

A défaut, elle peut aussi être convoquée par :


- les commissaires aux comptes
- Un mandataire, désigné en justice, a la demande , soit de tout intéressé en cas d’urgence, soit d’un ou plusieurs actionnaires réunissant au moins 5 % du capital social, soit
d’une association d’actionnaires → demande devant le président du tribunal de commerce.
- Par les liquidateurs (pendant la liquidation )
- Par les actionnaires majoritaires en capital ou en droit de vote après une offre au public d’achat ou d’échange ou après une cession d’un bloc de contrôle

II. Formalités de convocation

1. Avant la convocation

Avant la réunion un avis de réunion doit être envoyé pour informer de la tenu future de l’assemblée (afin que les actionnaires puissent préparer les questions qu’ils
estiment utiles a l’ordre du jour et projets de résolution)

SA non cotée → non obligatoire d’envoyer cet avis sauf si les actionnaires en font la demande
SA cotée → obligatoire, il doit être publiée eu BALO (bulletin d’annonces légales obligatoires) 35 jours au moins avant l’assemblée R.225-73

2. Projets de résolution et points inscrits a l’ordre du jour

L’ordre du jour est arrêté par l’organe qui convoque L.225-105

Mais les actionnaires détenant 5 % du capital (autres cas : R.225-71) peuvent demander l’inscription de résolutions a l’ordre du jour par lettre recommandée avec avis de
réception ou télécommunication électronique L.225-105.
Dans les SA non cotées → la demande doit être envoyé en moins 25 jours avant la date de l’assemblée R.225-72
Dans les SA cotées → max 35 jours avant l’assemblée et 20 jours max après la publication de l’avis R.225-73

⚠ la demande doit être motivée et accompagnée d’un texte de projet de résolution


⚠ demande adressée au siège social

⚠ l’AG ne peut pas délibérer sur une question non inscrite a l’ordre du jour

III. Convocation

A) Avis de convocation ou envoi de lettre individuelles

Publication d’un avis de convocation comportant certains renseignement tels que l’ordre du jour, la date, le lieu de tenu de l’assemblée (en principe le siège social) ..etc R.
225-66
⚠ si seconde convocation l’ordre du jour doit rester le même
⚠ la convocation peut se faire par mail

Insertion d’un avis dans le BALO obligatoire pour les sociétés cotées et dans tous les cas si les actions sont nominatives → envoie d’une lettre a chaque actionnaire

B) Délai a respecter entre la publication de l’avis et le tenu de l’AG

15 jours au moins entre l’avis de convocation ou l’envoi de la lettre de convocation et la date de tenue de l’assemblée.
En cas de seconde convocation (si quorum non atteint) → délai ramené a 10 jours R.225-69

C) Sanctions de la méconnaissance des règles de convocation

Assemblée délibérant sur une question non inscrite a l’ordre du jour → nullité de plein droit de la délibération L.225-121

En cas de méconnaissance des autres règles relative a la convocation → nullité facultative laissé a l’appréciation du juge

Sanctions sur le plan pénal pour non respect des règles de convocation L.242-10, L.242-29 & L.242-11

D) Ajournement
= la date de la tenu de l’assemblée peut être reportée sur demande du CA, Directoire, AG our par le juge des référés.

§3 - Composition et attributions des AG

A) Composition

1. Droit des actionnaires de participer aux AG

Tous les actionnaires ont le droit de participer et d’assister aux décisions collectives article 1844
Toute clause contraire est réputée non écrite

Droit attaché a la qualité d’actionnaire donc en cas de contestation → il faut rapporter la preuve que l’on est actionnaire

Sanction en cas d’empêchement d’un actionnaire de participer → 2 ans de prison et 9 000 euros d’amende L.242-9 1°

⚠ il existe des hypothèses dans lesquelles l’actionnaire ne peut pas participer (exemple : actionnaire qui a refusé de libérer une quote-part de l’apport promis sur
demande du CA peut perdre son droit de vote, et sa part dans le droit de vote est décompté du quorum)

2. Personnes convoquées

AGO et AGE→ tous les actionnaires doivent être convoqués + commissaire au compte + représentant

AG spéciales → uniquement une catégorie déterminée d’actionnaires

B) Les attributions de l’AG

1. AG ordinaire

Compétence pour :
- approuver les comptes annuels de la société dans les 6 mois de la clôture de l’exercice, affecter le résultat et décider de la distribution des bénéfices
- Nomme, révoque, remplace les administrateurs ou membres du conseil de surveillance + fixe leur rémunération
- Approuver ou non les conventions règlementées
- Statut sur le rapport du commissaires aux apports dans l’hypothèses de l’acquisition par le société d’un bien appartenant a l’un de ces actionnaires dans les deux ans de son
immatriculation
- Nomme le commissaire aux comptes

2. AG extraordinaire

Compétence pour : toutes délibération sur une modification des statuts (exemple : modification du capital social, forme de la société, gestion, siège social, durée de la
société ..etc)
⚠ Toute clause contraire est réputée non écrite

3. AG spéciale

Décision de l’AG qui modifie les droits d’une catégorie des actionnaires (exemple : ceux détenant un droit de préférence) → doit se tenir alors une AGS composé uniquement
de cette catégorie d’actionnaire qui doit alors approuver cette décision pour qu’elle soit définitive

4. AG mixte

= Réunion se tenant pour se prononcer sur des résolutions relevant pour une partie de l’AGO et pour de l’AGE → pour éviter 2 réunions successives → décision par décision
on tient en compte les quorum et majorité.

§4 - Droit d’information des actionnaires

= Afin de voter en toute connaissance de cause, de se faire une opinion sur la gestion, les actionnaires ont le droit de se faire communiquer les documents sociaux.

→ Droit de communication permanent


A tout moment de l’année, l’actionnaire a accès a certains doc sociaux (comptes annuels et liste des administrateurs, rapports du CA et du CAC, ..etc)

→ Droit de communication ponctuelle : préalable a la tenue d’une AG


A compté de la convocation et jusqu’au 15e jours au moins avant la date de la réunion, tout actionnaire peut demander que lui soit envoyer certains documents et
renseignements.
AGO : informations sur les dirigeants (nom, prenom, fonctions dans la société..etc), comptes annuels, rapport du CA ou Directoire, rapport du CAC, ..etc

→ Avant l’AG
Possibilité de poser des questions écrites aux dirigeants tenu d’y répondre lors de l’AG

→ Au cours de l’AG
Les actionnaires peuvent poser des questions orales portant sur l’ordre du jour

Sanction en cas de non-respect du droit a l’information des actionnaires :


L.238-1 → possibilité de demander en justice l’obtention des documents non communiqués par les dirigeants
La délibération peut éventuellement être annulée sur ce fondement.
§5 - Tenue des AG

A) Formalités préliminaires a la tenu d’une AG

A chaque assemblée doit être tenu une feuille de présence. L.225-14 → permet de contrôler d’identité des participants, si les quorums sont atteints..etc
Absence de cette feuille peut entrainer la nullité de l’assemblée.
Si deux assemblées le même jours, même si même composition, deux feuilles.
Cette doit contenir certaines indications R.225-95

L’assemblée doit constituer un bureau composé d’un président (président du CA ou du directoire) et de deux scrutateurs (désigné parmi les membres de l’assemblées) → il
vérifie la feuille de présence, le quorum..etc

Un secrétaire doit être désigné par le bureau pour retranscrire le débat et les résultats des scrutins

B) Déroulement d’une séance

1. Lieu de déroulement de l’AG

Principe = siège social sauf clause contraire

⚠ lorsque c’est le CAC qui convoque l’AG il peut choisir un lieu de réunion autre que le siège mais dans le département.

Possibilité de visioconférence ou autre moyen de télécommunication L.225-107

2. Ouverture des séances et débats

A l’ouverture de la séance doivent être déposé sur le bureau de l’assemblée les documents qui seront soumis aux actionnaires lors de la séance.
Si les actionnaires ont eu connaissance avant des documents on ne les présente pas.

Les débats ne portent que sur les questions inscrites a l’ordre du jour

C) Vote

Tout actionnaire a le droit de participer aux assemblées et d’y voter article 1844

L’actionnaire qui ne peut être présent peut se faire représenter par un autre actionnaire ou son conjoint en lui indiquant le sens dans lequel il veut voter

L’actionnaire peut demander a la société pour voter a distance (par papier ou voie électronique) et la société lui envoi alors un formulaire de vote R.225-75

L’abstention est assimilé a un vote défavorable

Abus de droit de vote : revoir abus de majorité et de minorité

L.225-98

L.225-96

L.225-99

D) Procès-verbal des délibérations

= établis après chaque séance et mis sur un registre spécial tenu au siège social

= ils constatent les décisions adoptées, mentionnent les documents et rapports soumis a l’assemblée, résument les débats..etc

= signé par les membres du bureau + doit indiquer certaines mentions

en cas de non établissement des ces procès → 3 750 euros d’amende pour les administrateurs ou membres du directoire. L.242-15

Non conservation dans un registre spécial tenu au siège → action en justice pour obliger le président de l’AG a le faire L.238-5