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Pour débuter en géométrie : chasse aux angles et

éléments de géométrie du triangle


Cécile Gachet

Ce document, rédigé à partir de cours donnés lors de stages olympiques ou


d’autres événements mathématiques destinés à des collégiens et lycéens, a pour
but de vous familiariser avec les résultats de base en géométrie.

Table des matières


1 Quelques conseils pour rédiger un problème de géométrie 2

2 Droites remarquables dans un triangle 3


2.1 Médiatrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Hauteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.3 Médianes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.4 Bissectrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

3 Éléments de  chasse aux angles” 4


3.1 Notions d’angle géométrique et d’angle orienté . . . . . . . . . . 4
3.2 Premières figures de style . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.3 Théorèmes de l’angle au centre et de l’angle inscrit . . . . . . . . 5

4 Points remarquables dans un triangle 10


4.1 Centre du cercle circonscrit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.2 Orthocentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.3 Centre de gravité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4.4 Centre du cercle inscrit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

5 Triangles semblables 14

6 Solutions des exercices 16

1
1 Quelques conseils pour rédiger un problème
de géométrie
Résoudre un problème de géométrie est une vaste entreprise : il y a tant
de départs possibles ! Voici quelques conseils de méthode pour bien débuter, et
tirer le meilleur profit de ce que vous aurez appris dans la pratique :
• commencez par lire l’énoncé en faisant une grande figure à main levée,
dans le cas général : s’il est question d’un triangle ABC quelconque, il
faut montrer le résultat quel que soit le triangle. Il ne faut donc pas le
tracer isocèle, ni rectangle...
• rajoutez sur votre figure les informations qui vous semblent importantes
(si on mentionne le centre du cercle circonscrit, tracez ce cercle : peut-
être voyez-vous des points cocycliques ? ; s’il est question du cercle inscrit,
pensez aux bissectrices du triangle, rajoutez ses points de tangence aux
côtés du triangle ;...)
• si nécessaire, n’hésitez pas à faire une figure propre pour voir ce qui se
passe : si vous faites des conjectures intéressantes, vous aurez ensuite une
meilleure idée des étapes intermédiaires de votre démonstration.
• au moment de rédiger, pensez à votre lecteur : faites une figure lisible,
et reportez-y les points et les angles (en couleur si possible) que vous
avez introduit (donnez leur des noms !). Ne recopiez pas l’énoncé, mais
définissez bien en une phrase les objets que vous introduisez ( soit C
le cercle de diamètre [AB]” ;  soit M le projeté orthogonal de P sur la
bissectrice de A”...).
b
• annoncez les étapes de votre raisonnement si elles ne s’enchaı̂nent pas
immédiatement ( on commence par une chasse aux angles” ;  montrons
maintenant que les triangles ABC et M OH sont semblables”...)
• enfin, n’oubliez pas que c’est à force d’entraı̂nement et d’exercices qu’on
apprend à résoudre des problèmes de plus en plus complexes !

2
2 Droites remarquables dans un triangle
2.1 Médiatrices
Définition 2.1 La médiatrice d’un segment [AB] est la perpendiculaire à (AB)
passant par le milieu de [AB].

Proposition 2.2 Un point appartient à la médiatrice d’un segment si et seule-


ment si il est équidistant des deux extrémités de ce segment.

En d’autres termes, si un point appartient à la médiatrice d’un segment, alors


il est équidistant des deux extrémités de ce segment, et réciproquement ( dans
l’autre sens”), si un point est équidistant des deux extrémités d’un segment,
alors il appartient la médiatrice de ce segment.

2.2 Hauteurs
Définition 2.3 Le projeté orthogonal d’un point A sur une droite (d) est le
point d’intersection de d et de la perpendiculaire à (d) passant par A.

Définition 2.4 Dans un triangle ABC, la hauteur issue de A est la perpendi-


culaire à (BC) passant par A.

2.3 Médianes
Définition 2.5 Dans un triangle ABC, la médiane issue de A est la droite qui
relie A et le milieu de [BC].

2.4 Bissectrices
Définition 2.6 La bissectrice d’un angle est la demi-droite qui le partage en
deux angles adjacents de même mesure.

Définition 2.7 La distance d’un point A à une droite (d) est la plus petite
distance entre A et un point D de la droite (d).

Proposition 2.8 Soit A un point, (d) une droite, H le projeté orthogonal de


A sur (d). La distance de A à (d) vaut AH.

Exercice 2.9 Montrer la proposition 2.8.

Proposition 2.10 Un point est sur la bissectrice d’un angle si et seulement si


il est équidistant des deux côtés de l’angle.

3
3 Éléments de  chasse aux angles”
3.1 Notions d’angle géométrique et d’angle orienté
Ce paragraphe donne quelques définitions et notations utilisées par la suite :
vous pouvez le négliger en première lecture en restant dans une approche intui-
tive, quitte à y revenir dès que vous en avez besoin.
Définition 3.1 Un angle est une portion de plan délimitée par deux demi-
droites issues du même point.
Ce point est le sommet de l’angle, et les demi-droites en sont les côtés.
Deux demi-droites [AB) et [AC) déterminent ainsi deux angles. Celui qui est
entièrement contenu dans un demi-plan est appelé angle saillant (i), et l’autre
est appelé angle rentrant (ii).

(ii)

(i)

En général, l’angle délimité par [AB) et [AC) est noté BAC,


d mais on peut
rencontrer la notation A, s’il n’y a pas d’ambiguı̈té.
b
Il arrive de donner des noms aux angles qui reviennent souvent dans une
figure. On utilise alors des lettres latines comme x, y, z, mais aussi des lettres
grecques comme α (qui se lit  alpha”), β (qui se lit  bêta”), γ (qui se lit
 gamma”), ϕ (qui se lit  phi”).

Enfin, on pourra rencontrer des angles orientés de droites. Cette notation


n’est pas obligatoire, mais vivement conseillée car elle allège souvent la rédaction.
L’angle orienté entre deux droites est une notion qui généralise l’angle géométrique
(avec un chapeau). L’angle orienté entre d1 et d2 se note (d1 , d2 ) et correspond
à la mesure de l’angle dont il faut tourner la droite d1 pour la rendre parallèle
(éventuellement confondue) à la droite d2 , à 180˚ près, et en tournant dans le
sens inverse des aiguilles d’une montre.
Il faut connaı̂tre quelques règles de calculs sur ces angles : tout d’abord, la
convention suivante : si le sens inverse des aiguilles d’une montre est  posi-
tif” (c’est ce qu’on a dit au paragraphe précédent), le sens des aiguilles d’une
montre est, quant à lui, négatif. Autrement dit, pour toutes droites d1 , d2 , on
a : (d1 , d2 ) = −(d2 , d1 ).
Il faut aussi mentionner une propriété très importante, bien qu’assez in-
tuitive : la relation de Chasles : pour toutes droites d, d1 , d2 , on a (d1 , d2 ) =
(d1 , d) + (d, d2 ). Cela nous permet de composer/décomposer des angles comme
bon nous semble, ce qui est très utile !

4
3.2 Premières figures de style
Il est nécessaire, dans l’apprentissage de la géométrie, de se rendre fami-
lier avec un certain nombre de configurations revenant sans cesse dans les
problèmes ou exercices. Pour acquérir ces automatismes, il est conseillé au lec-
teur de regarder régulièrement (du moins au début) les figures suivantes, qui
illustrent quelques résultats de géométrie appris au collège absolument cruciaux,
exprimés sous une forme peut-être inhabituelle, qu’il faut toutefois apprendre à
reconnaı̂tre ainsi.

ϕ
ϕ

ϕ
ϕ

“Chaque fois que je vois des droites parallèles dans un problème d’angles, je
pense aux angles correspondants et alternes-internes sur toutes les sécantes !”

α+β
α

“Chaque fois que je veux calculer l’angle entre deux droites, je pense à la
relation de Chasles !”
Remarque. Une autre manière de voir les choses est de dire : “chaque fois que
je vois un triangle, je pense que la somme de ses angles vaut 180˚!”

le cercle de centre M le triangle ABC


AM = BM = CM passe par A, B, C est rectangle en C
C C C

A M B A M B A M B

“Chaque fois que je vois des égalités de longueurs qui font penser au diamètre
d’un cercle, je pense à un triangle rectangle !”

3.3 Théorèmes de l’angle au centre et de l’angle inscrit


Soit C un cercle de centre O, et A, B, M, N, M 0 quatre points de ce cercle,
avec M, N, O du même côté de (AB), et M 0 de l’autre côté de (AB).

5
M0

B
A

C
O

Définition 3.2 Les angles AM


dB et AN dB sont appelés angles inscrits dans C.
L’angle AOB est appelé angle au centre dans C.
d
Les angles AM
dB, ANdB et AOBd interceptent le même arc du cercle C.

Théorème de l’angle au centre. On a :

AOB
d = 2AM
dB

Démonstration. On peut décomposer l’angle :

2AM
dB = 2AM
dO + 2OM
dB.

Or les triangles AM O et OM B sont isocèles en O. Donc :

2AM
dO + 2OM
dB = AM
dO + Md
AO + OM
dB + OBM
d .

Comme la somme des angles dans un triangle vaut 180˚, on en déduit que :

AM
dO + Md
AO + OM
dB + OBM
d = 180˚− AOM
d + 180˚− BOM
d = AOB
d

(attention au passage entre les angles saillants et rentrants).


En fin de compte, on a donc bien : 2AM dB = AOB. d 2
On en déduit que :

dB = 1 AOB
AN d = AM
dB,
2
et que :
AMd0 B = 1 (360˚− AOB)d = 180˚− AM dB
2
(car un angle rentrant vaut 360˚moins l’angle saillant correspondant). Ceci nous
amène à énoncer le théorème suivant :

Théorème de l’angle inscrit. Soit Z un point du plan quelconque.


Le point Z est sur le cercle C si et seulement si l’une de ces conditions est
satisfaite :
(i) Z et M sont du même côté de (AB) et AZB
d = AM dB ;

6
(ii) Z et M sont de part et d’autre de (AB) et AZB
d = 180˚− AM
dB.

Définition 3.3 Quatre points A, B, M, N appartenant à un même cercle sont


dits cocycliques.

Ainsi, le théorème de l’angle inscrit permet non seulement de montrer que


quatre points sont cocycliques en connaissant des égalités d’angles, mais aussi
de montrer que des angles sont égaux (ou supplémentaires, ou...) en sachant que
des points sont cocycliques.
En montrant que des angles sont égaux ou supplémentaires, on peut donc
trouver des points cocycliques, et déduire du théorème de l’angle inscrit d’autres
relations entre les angles de ces points, qui nous permettent de trouver encore
plus de points cocycliques, donc encore plus d’angles...
De cette manière, on comprend de mieux en mieux ce qui se passe dans la
figure, et on avance dans la résolution du problème... C’est ce qu’on appelle la
“ chasse aux angles”, et qui est une méthode très utile en géométrie.

Proposition 3.4 Un cas particulier très fréquent du théorème de l’angle inscrit


est le suivant : soit A, B, M trois points du plan. Le point M est sur le cercle
de diamètre [AB] si et seulement si l’angle AM
dB est droit.
En particulier, si A, B, M, N sont quatre points du plan, tels que AM dB est
un angle droit, alors ces quatre points sont cocycliques si et seulement si ANdB
est un angle droit, et ce indépendamment de la position relative de M, N et
(AB).

N
M

A O B

M0

Définition 3.5 La tangente (d) à un cercle C de centre O en un point P est la


droite perpendiculaire à (OP ) passant par P .
On dit alors que la droite (d) et le cercle C sont tangents.

Proposition 3.6 Un autre cas particulier très utile : soit C un cercle, A, B, M, N


quatre points de ce cercle tels que M et N sont du même côté de (AB). On a
AM
dB = AN dB. Rapprochant maintenant le point M de A, en restant sur le
cercle. La droite (AM ) se rapproche de la tangente (t) à C en A, et la droite
(M B) se rapproche de la droite (AB), tandis que le théorème de l’angle inscrit

7
reste toujours vrai, autrement dit l’angle entre les droites (AM ) et (M B) reste
égal à AN
dB.
Intuitivement, on peut donc comprendre que le théorème de l’angle inscrit
reste vrai dans le cas limite où (AM ) = (t) et (M B) = (AB). Donc l’angle
entre (t) et (AB) est égal à AN
dB.

Voici une figure pour récapituler ce que nous dit ce magnifique théorème :

C M0

180˚− ϕ B
ϕ
A

ϕ
N
O

Exercice 3.7 (Droites parallèles et antiparallèles.) Soient C1 , C2 deux cercles


ayant deux points d’intersection A et B. Soient dA une droite passant par A et
dB une droite passant par B. On note C et E les points d’intersection de dA
avec C1 et C2 respectivement, et on définit de même D et F comme les points
d’intersection de dB avec C1 et C2 respectivement.
Montrer que les droites CD et EF sont parallèles.

Exercice 3.8 (Premier théorème de Miquel.) Soient C1 , C2 deux cercles de


centres respectifs O1 et O2 s’intersectant en X et Y . Soit A un point de C1 et
B l’intersection de AY et C2 .
Montrer que XO1 O2 et XAB sont semblables.

Exercice 3.9 (Second théorème de Miquel.) Soit ABC un triangle, P un


point de BC, Q un point de CA, R un point de AB. Les cercles circonscrits à
AQR et à BRP ont pour second point d’intersection X.
Montrer que X est aussi sur le cercle circonscrit à CP Q.

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Exercice 3.10 (Droite de Simpson.) Soient ABC un triangle, P un point et
A0 , B 0 , C 0 ses projetés orthogonaux sur les côtés (BC), (CA), (AB) du triangle.
Montrer que A0 , B 0 , C 0 sont alignés si et seulement si P est sur le cercle
circonscrit à ABC.

Exercice 3.11 Soit C un cercle et BC une corde de ce cercle. Soit A le milieu


de l’arc BC. On considère deux cordes de C passant par A, notons-les AD et
AE, et F et G les points d’intersection respectifs de ces cordes avec BC.
Montrer que les points D, E, F, G sont cocycliques.

Exercice 3.12 Soient C1 , C2 deux cercles ayant deux points d’intersection P et


Q. Soit d une droite coupant Γ1 en A et C et C2 en B et D, les points étant
disposés dans l’ordre A, B, C, D sur la droite.
Montrer que AP dB = CQD.
d

Exercice 3.13 (Point de Miquel.) Soient A, A0 , B, B 0 quatre points, C le


point d’intersection de (AA0 ) et (BB 0 ) et D le point d’intersection de (AB) et
(A0 B 0 ).
Montrer que les cercles circonscrits à CA0 B 0 , CAB, DAA0 , DBB 0 sont concou-
rants.

L’exercice suivant est très important : en effet, de nombreux exercices de


chasse aux angles s’avèrent en être des conséquences directes.

Exercice 3.14 (Théorème du cube.) Soient A, B, C, D, A0 , B 0 , C 0 , D0 des


points tels que A, B, C, D cocycliques, A, A0 , B, B 0 cocycliques, B, B 0 , C, C 0 co-
cycliques, C, C 0 , D, D0 cocycliques, D, D0 , A, A0 cocycliques.
Montrer que A0 , B 0 , C 0 , D0 sont cocycliques.

Exercice 3.15 Soient A, B, C, D quatre points sur un cercle C. On note A0 et


C 0 les projetés orthogonaux respectifs de A et de C sur BD, et B 0 et D0 les
projetés orthogonaux respectifs de B et de D sur AC.
Montrer que les points A0 , B 0 , C 0 , D0 sont cocycliques.

9
4 Points remarquables dans un triangle
4.1 Centre du cercle circonscrit
Théorème 4.1 Dans un triangle, les médiatrices des trois côtés sont concou-
rantes en un point équidistant des trois sommets du triangle.
Démonstration. Soit ABC un triangle. Les médiatrices de [AB] et [BC] ne sont pas
parallèles (sinon (AB) et (BC) seraient perpendiculaires à une même droite, or (AB)
et (BC) ne sont pas parallèles).
Ces deux médiatrices ont donc un point d’intersection O. D’après la proposition 2.2,
on a donc OA = OB = OC. Donc O est équidistant de A et C, donc, réciproquement,
d’après la proposition 2.2 O appartient aussi à la médiatrice de [AC].
Donc les médiatrices de ABC sont concourantes en O, et OA = OB = OC. 2
Remarque. Comme O est équidistant des trois sommets du triangles, il existe
un cercle de centre O qui passe par ces trois sommets.

Définition 4.2 Le cercle passant par les sommets d’un triangle est appelé le
cercle circonscrit au triangle. Son centre, souvent noté O, est le point de concours
des médiatrices des côtés du triangle.

B
C

4.2 Orthocentre
Théorème 4.3 Dans un triangle, les trois hauteurs sont concourantes.
Démonstration. Soit ABC un triangle. Soit DEF le triangle obtenu en prenant les
parallèles à (BC), à (CA) et à (AB) passant par A, B, C respectivement.

10
F A
E

B
C

Par construction, ACBF est un parallélogramme. Donc AC = BF . De même, on


a AC = BD (en regardant le parallélogramme ABCD. Donc BF = BD, donc B est
le milieu de [DF ]. De même, A et C sont les milieux respectifs de [F E] et [ED].
Donc les hauteurs dans ABC sont les médiatrices dans DEF . Or, d’après le
théorème 4.1, les médiatrices dans DEF sont concourantes.
Donc les hauteurs de ABC sont concourantes. 2

Définition 4.4 Dans un triangle, le point de concours des hauteurs, souvent


noté H, est appelé l’orthocentre du triangle.

Exercice 4.5 Soit ABC un triangle, A0 , B 0 , C 0 les pieds des hauteurs issues de
A, B, C respectivement, H l’orthocentre.
Tracer tous les cercles passant par plus de quatre points parmi ceux nommés
ci-dessus.

Exercice 4.6 Soient ABC un triangle dont les trois angles sont aigus, H son
orthocentre et A0 , B 0 , C 0 les pieds des hauteurs issues de A, B et C.
Calculer les angles de A0 B 0 C 0 en fonction de ceux de ABC (qu’on notera α,
β et γ).
Montrer que H est le centre du cercle inscrit à A0 B 0 C 0 (la définition du
centre du cercle inscrit se trouve quelques pages plus loin).

Exercice 4.7 Soient ABC un triangle, O le centre de son cercle circonscrit et


H son orthocentre.
Montrer que BAO
d = CAH.
d

Exercice 4.8 (Symétriques de l’orthocentre.) Soit ABC un triangle d’or-


thocentre H.
Montrer que les symétriques de H par rapport à (AB), (BC), (CA) sont sur
le cercle circonscrit à ABC.

Exercice 4.9 Soient ABC un triangle, O le centre de son cercle circonscrit,


H son orthocentre. Dans ce triangle, on note D le pied de la hauteur issue de
A et E le pied de la hauteur issue de C.
Montrer que O est sur la bissectrice intérieure commune aux angles DHC
d
et AHE.
d

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4.3 Centre de gravité
Théorème 4.10 Soit un triangle ABC, A0 , B 0 et C 0 les milieux respectifs de
[BC], [CA], [AB]. Les propriétés suivantes sont vérifiées :
(i) les médianes sont concourantes en un point G ;
(ii) ce point partage les médianes aux deux tiers : AG = 32 AD ;
(iii) la figure formée par les trois médianes partage le triangle en six petits
triangles d’aires égales.
Démonstration. Soit G le point d’intersection de (BB 0 ) et (CC 0 ).

C0
B0
G

N
M
B
A0 C

Soit M et N les milieux de [BG] et [CG].


D’après le théorème de la droite des milieux dans ABC, le segment [B 0 C 0 ] est
parallèle à [BC] et moitié moins grand. On montre la même propriété pour le segment
[M N ] en se plaçant dans BCG.
Donc M N B 0 C 0 est un parallélogramme. Ainsi GM = GB 0 , d’où BG = 23 BB 0 . On
établit de même que CG = 23 CC 0 .
Par symétrie des rôles de A, B, C, on montre de même que le point G0 d’intersection
de (AA0 ) et (CC 0 ) est aux deux-tiers des deux médianes, d’où G = G0 .
Donc les trois médianes se coupent toutes trois aux deux-tiers de leur longueur en
G.

F
E
G

B
D C

Enfin, comme GA0 = 13 AA0 , d’après le théorème de Thalès, la longueur de la


hauteur de GBC issue de G est égale au tiers de la longueur de la hauteur de ABC
issue de A (puisqu’elles sont toutes deux perpendiculaires à (BC), elles sont parallèles
entre elles).

12
Ainsi, comme BA0 = 12 BC, compte tenu de la formule :

1
aire = base × hauteur,
2
on obtient que l’aire de GBD vaut 61 de l’aire de ABC.
Le raisonnement est le même pour les cinq petits triangles restants. 2

Définition 4.11 Le point de concours des médianes d’un triangle, souvent noté
G, est appelé le centre de gravité du triangle.

4.4 Centre du cercle inscrit


Théorème 4.12 Dans un triangle ABC, les bissectrices des trois angles A, b B
b
et C sont concourantes en un point I. Ce point I est équidistant de (AB), (BC)
b
et (CA).
Démonstration. Soit ABC un triangle. Soit I le point d’intersection des bissectrices
des angles B b et C.
b
D’après la proposition 2.10, I est équidistant de (BC) et de (BA) d’une part, de
(CB) et de (CA) d’autre part. Donc I est aussi équidistant de (AC) et (AB). Donc,
d’après la proposition 2.10, I appartient à la bissectrice de l’angle A.
b
Les trois bissectrices sont donc concourantes en I. 2
Remarque. Comme I est équidistant de (AB), (BC) et (CA), il existe un cercle
de centre I passant par les projetés orthogonaux de I sur (AB), (BC) et (CA).
Ce cercle est donc tangent au trois côtés du triangle.

Définition 4.13 L’unique cercle tangent aux trois côtés d’un triangle est ap-
pelé le cercle inscrit de ce triangle. Son centre, souvent noté I, est le point de
concours des bissectrices du triangle.

Proposition 4.14 Soit un cercle C de centre O, A et B deux points sur ce


cercle tels que les tangentes à C en A et en B se coupent en Z. Alors ZA = ZB.
A

B0

C0

A0
C

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5 Triangles semblables
Dans le langage courant, on dit que deux figures sont semblables lorsqu’elles
ont la même “ forme”. Autrement dit, deux figures semblables sont identiques,
à leur position sur la feuille et à leur taille près.
Par exemple, les trois bonshommes ci-dessous sont semblables :

Pour des triangles, le fait d’être semblable est une propriété très intéressante,
parce qu’elle relie des égalités d’angles et des égalités de rapports de longueurs !
En effet, dire que deux triangles ont la même “ forme”, c’est dire qu’ils ont les
mêmes angles, mais c’est aussi dire que les longueurs de leurs côtés respectifs
sont proportionnels !
Ainsi, on donne une proposition rassemblant les définitions équivalentes de
triangles semblables :

Proposition 5.1 Les quatre conditions suivantes sont deux à deux équivalentes :
• les triangles ABC et A0 B 0 C 0 sont semblables (ce qui est noté ABC ∼
A0 B 0 C 0 ),
• Ab=A c0 , B b=B c0 , et Cb=C c0 ,
A0 B 0 B0 C 0
• AB
AC = A0 C 0 et BC
BA = B 0 A0 ,
0 AB A0 B 0
• A = A et AC = A0 C 0 .
b c

Remarque. Attention, les longueurs dont on prend les rapports dans la troisième
condition doivent être celles des segments adjacents aux angles égaux choisis.

A
A00
A0
C 0 B 00

C
B C 00

B0
Exemple 5.2
Dans cet exemple, ABC, A0 B 0 C 0 et A00 B 00 C 00 sont semblables.
Attention, ce n’est pas pour autant que ABC et A0 C 0 B 0 sont semblables ! En
d = A0d
effet, d’après la définition, cela impliquerait que ABC C 0 B 0 . Or, s’il semble
0 0 0
bien que ABC = A B C , on n’a pas pour autant l’autre égalité : il faudrait pour
d d
cela que A0dB 0 C 0 = A0d C 0 B 0 ...

14
Moralité : il faut toujours faire attention à l’ordre des lettres lorsqu’on écrit
que deux triangles sont semblables !

Exercice 5.3 Quels sont les triangles ABC tels que ABC et ACB sont sem-
blables ? Quels sont les triangles ABC tels que ABC et BCA sont semblables ?

Exercice 5.4 (Puissance d’un point par rapport à un cercle.) Soit C


un cercle, P un point à l’extérieur de ce cercle. Soient (d), (d0 ) deux droites
passant par P et coupant C en A, A0 (dans cet ordre) et B, B 0 (dans cet ordre)
respectivement.
Montrer que P A · P A0 = P B · P B 0 .

Exercice 5.5 (Lemme d’Euclide.) Soit ABC un triangle rectangle en C et


H le pied de la hauteur issue de C.
Montrer que AH × AB = AC 2 .
Montrer que BH × BA = BC 2 .
Montrer que AH × BH = CH 2 .

Exercice 5.6 (Théorème du pôle sud.) Soit ABC un triangle, C son cercle
circonscrit. Soit I le centre du cercle inscrit, IA le pied de la bissectrice issue
de A et S le point d’intersection de cette bissectrice et de C.
Montrer que S est sur la bissectrice de [BC]. Ce point S est appelé le pôle
sud de ABC (par rapport à A).
Montrer que BS = CS = IS. Le cercle de centre S passant par B, C, I est
appelé le cercle antarctique de ABC (par rapport à A).
Montrer que les triangles ABS et BIA S sont semblables.

15
6 Solutions des exercices
Solution de l’exercice 2.9.

Pour tout point D de (d), le triangle AHD est rectangle en H, donc d’hy-
poténuse [AD]. Or l’hypoténuse d’un triangle rectangle est son plus long côté.
Donc AD ≥ AH pour tout D, autrement dit AH est minimale (et H appar-
d
tient bien à (d)). Donc la distance de A à (d) vaut bien AH.

Solution de l’exercice 3.7.

C2
C1 E

A
C ϕ

ϕ
D B
F
ϕ

Posons ϕ := CDB.
d Comme les points A, B, C, D sont cocycliques, on obtient
que BAC = 180˚− ϕ. De plus, les points C, A, E sont alignés dans cet ordre.
d
Donc BAE
d = ϕ.
En outre, les points A, B, F, E sont cocycliques. Donc BF
dE = 180˚− ϕ.
Donc les droites CD et EF sont parallèles.

Solution de l’exercice 3.8.

16
X
90˚− α 90˚− β

B
O1
α l β O2 β

α Y

On effectue une chasse aux angles : en posant XAYd = α, on trouve XO d 1Y =


2α grâce au théorème de l’angle au centre. Or, la figure étant symétrique par
rapport à l’axe (O1 O2 ), on en déduit que XO
d 1 O2 = α.
De même, on montre que XBY = XO2 O1 , ce qui conclut.
d d
En outre, on remarque au passage que, pour deux cercles de centres O1 et
O2 s’intersectant en deux points X et Y , les droites O1 O2 et XY sont perpen-
diculaires.

Solution de l’exercice 3.9.

180˚
−α − β P

R α+β
X 180˚
−β
180˚− α

A α Q β B

On pose α := BAC
d et β := CBA.d Comme les points A, Q, R, X sont cocy-
cliques, on a QXR = 180˚− α. De même, on a aussi Pd
d XQ = 180˚− β. On en
déduit que RXP
d = α + β = 180˚− Pd XC, car Pd XC = 180˚− BACd − CBA
d =
180˚− α − β. Donc les points C, P, R, X sont également cocycliques.

17
Solution de l’exercice 3.10.

C0

B A0 C
B0

On ne change pas une méthode qui marche : procédons à une chasse aux
angles. Grâce aux angles droits, on a P, A0 , B, C 0 et P, A0 , B 0 , C cocycliques. On
en déduit :

(P B, P C) − (AB, AC) = (P B, P A0 ) + (P A0 , P C) + (AC, AB)


= (C 0 B, C 0 A0 ) + (B 0 A0 , B 0 C) + (B 0 C, C 0 B)
= (A0 B 0 , A0 C 0 )
Ainsi, P est sur le cercle circonscrit à ABC si et seulement si l’angle que
nous venons de calculer est nul modulo 180˚, ce qui équivaut bien à A0 , B 0 , C 0
alignés.

Solution de l’exercice 3.11. En posant ϕ := DEA d et µ := CEA, d on peut


rédiger une chasse aux angles usuelle, en passant par les étapes indiquées sur la
figure.
On peut aussi rédiger cette chasse aux angles à l’aide d’angles orientés.
A

B F G µ C

µ
ϕ E

18
L’angle bleu foncé est de mesure 180˚− ϕ, et l’angle vert est de mesure
180˚− µ − ϕ.

Pour montrer que les points D, E, F, G sont cocycliques, il suffit de montrer


que (ED, EG) = (F D, F G). Or :

(ED, EG) = (ED, EA), car les points E, A, G sont alignés,


= (ED, EC) + (EC, EA), d’après la relation de Chasles,
= (AD, AC) + (EC, EA), car les points A, C, D, E sont cocycliques,
= (AD, AC) + (AC, BC), car les arcs AB et AC sont de même longueur,
= (AD, BC), d’après la relation de Chasles,
= (F D, BC), car les points A, D, F sont alignés,
= (F D, F G), car les points B, C, F, G sont alignés.

Donc les points D, E, F, G sont cocycliques.

Solution de l’exercice 3.12.

C2

C1 P

C
B
A

Les angles bleus sont de mesure ϕ, les angles rouges de mesure µ, et les angles
violets de mesure ϕ + µ.

En chasse aux angles usuelle : on pose ϕ := AP dB et µ := BAP d . Comme


la somme des angles dans un triangle vaut 180˚, P BA = 180˚− ϕ − µ, d’où
d
PdBD = ϕ + µ.
De plus, comme les points A, C, P, Q sont cocycliques, on a CQP
d = CAP d =
BAP = µ.
d
Enfin, comme les points B, D, P, Q sont cocycliques, on a DQP
d = Pd BD =
ϕ + µ.
Ainsi, DQC
d = DQP d − CQP
d = ϕ + µ − µ = ϕ = AP dB, et c’est ce qu’il fallait
prouver.
Autre solution :

19
En angles orientés :

(AP, BP ) = (AP, AB) + (AB, BP )


= (AP, AC) + (BD, BP ), car les points A, B, C, D sont alignés,
= (QP, QC) + (BD, BP ), car les points A, C, P, Q sont cocycliques,
= (QP, QC) + (QD, QP ), car les points B, D, P, Q sont cocycliques,
= (QD, QC).

Autre solution :
Une autre approche de cet exercice consiste à rajouter les droites AP et
DQ. Ces dernières sont en effet assez sympathiques comme on sait qu’elles sont
parallèles : c’était l’exercice 3.7.

E
C2

C1 P

ϕ D
ϕ

C
B
A
ϕ
ϕ

F
Q

Posons maintenant ϕ := AP dB. On a alors BP


dE = 180˚− ϕ, et donc, comme
les points B, D, E, P sont cocycliques, BDE
d = ϕ. Comme les droites DE et
AF sont parallèles, on a donc Fd AC = ϕ. Comme les points A, C, F, Q sont
cocycliques, FdQC = 180˚− ϕ, d’où l’on déduit que DQC
d = ϕ.
Autre solution :
En angles orientés, cela donne :

(AP, BP ) = (P E, BP ), car les points A, E, P sont alignés,


= (DE, BD), car les points B, D, E, P sont cocycliques,
= (AF, BD), car les droites AF et DE sont parallèles,
= (AF, AC), car les points A, B, C, D sont alignés,
= (QF, QC), car les points A, C, F, Q sont cocycliques,
= (QD, QC), car les points D, F, Q sont alignés.

Solution de l’exercice 3.13.

20
B

B0 A0
D

On définit P comme l’intersection des cercles circonscrits à CA0 B 0 et à


DBB 0 . Montrons que P, D, A, A0 sont cocycliques et alors, par symétrie, on
aura gagné.
Or, par chasse aux angles :
(A0 P, P D) = (A0 P, P B 0 ) + (P B 0 , P D)
= (A0 C, CB 0 ) + (BB 0 , BD)
= (AA0 , BB 0 ) + (BB 0 , AD)
= (AA0 , AD),
ce qui conclut.

Solution de l’exercice 3.14. Plutôt que d’utiliser une figure, on représente


souvent la configuration du théorème du cube par un diagramme donnant les
relations entre les points impliqués. Le théorème dit alors que, si pour cinq faces
du “ cube”, les quatre sommets de la face sont cocycliques, alors c’est aussi vrai
pour la sixième face.
D C
γ
δ

D0 C0

A0 B0

β
α
A B

21
Par cocyclicité, la somme de deux angles de la même couleur vaut toujours
180˚. Comme A, B, C, D sont cocycliques, α + β + γ + δ = 180˚. Donc la somme
des quatre angles intérieurs marqués vaut 180˚−α+180˚−β+180˚−γ+180˚−δ =
540˚.
De plus, la somme des angles autour d’un point vaut 360˚ : donc on a deux
angles opposés dans A0 B 0 C 0 D0 dont la somme vaut 720˚− 540˚= 180˚.
Donc A0 , B 0 , C 0 , D0 sont cocycliques.

Solution de l’exercice 3.15. Dans cet exercice, les projetés orthogonaux


nous donnent beaucoup d’angles droits. Ceci nous permet de trouver beaucoup
de points cocycliques : par exemple, AA d 0 B = 90˚ et AB
d0 B = 90˚. Ainsi, les
points A, A0 , B, B 0 sont cocycliques. On obtient de même que B, B 0 , C, C 0 et
C, C 0 , D, D0 et D, D0 A, A0 sont cocycliques, ce qui nous permet de tracer les
quatre cercles verts de la figure ci-dessous.

C
A

D0 B
C0

A0

B0
D

Les angles bleus clair sont de mesure 90˚.

Dès lors, d’après le théorème du cube, comme A, B, C, D sont cocycliques,


A0 , B, C 0 , D0 le sont aussi.

Solution de l’exercice 4.5. D’après le théorème de l’angle inscrit dans le cas


particulier d’un angle droit, on peut tracer les six cercles suivants :

22
B

C0

A0
H

A B0 C

Solution de l’exercice 4.6. Réutilisons la figure de l’exercice précédent :


comme les points A, C, A0 et C 0 sont cocycliques (sur un cercle bleu), on a
BAd 0 C 0 = 180
d˚− CA d 0 C 0 = α. De même A, B, A0 et B 0 sont cocycliques donc

CAd 0 B 0 = 180˚− BA d0 B 0 = α, donc B 0d


A0 C 0 = 180˚− 2α.
Passons à la deuxième question : on veut montrer que H est sur la bissectrice
de B 0dA0 C 0 (et des trois angles analogues), donc il suffit de vérifier HAd 0B0 =
0 0
HA C . Or, H, A , B et C sont cocycliques (sur un cercle rouge) donc HA0 B 0 =
d 0 0 d
d 0 = Cd
HCB 0 CA = 90˚− α (car ACC 0 est rectangle en C 0 ). De même en utilisant

le cercle rouge passant par H, A0 , C 0 et B, on vérifie que HA d 0 C 0 = 90˚− α,

donc H est bien sur les bissectrices des angles de A0 B 0 C 0 .

Solution de l’exercice 4.7. Cet exercice se résout très bien au moyen d’une
chasse aux angles rapide, faisant intervenir les propriétés angulaires de O et de
H – propriétés qu’il faut au demeurant maı̂triser–.

23
A

90˚
γ
γ O

B 90˚ γ C

Les angles verts sont de mesure 90˚− γ.

Ainsi, si l’on pose BCA


d = γ, comme O est le centre du cercle circonscrit au
triangle ABC, BOA = 2γ. De plus, par définition de O, on a aussi OA = OB,
d
et donc le triangle BOA est isocèle en O. Donc BAO
d = 90˚− γ.
D’autre part, comme H est l’orthocentre du triangle ABC, on sait que le pied
de la hauteur issue de A dans le triangle ABC, noté A0 , est le point d’intersection
des droites AH et BC. Dans le triangle AA0 C, on connaı̂t deux angles : AA d 0C =
0
90˚ et A CA = γ. Comme la somme des angles dans un triangle vaut 180˚, on
d
en déduit que CAAd 0 = 90˚− γ. Donc CAH d = 90˚− γ.
Donc BAO = CAH.
d d

Solution de l’exercice 4.8. Il suffit de noter HA le symétrique de H par


rapport à (BC) et de montrer que A, B, C, HA sont cocycliques : le fait que HB
et HC , définis de façon analogue, soient sur le même cercle, suivra alors par
symétrie de l’énoncé.
Or BH d A C = BHC par symétrie, et on calcule grâce aux angles droits
d
BHC = 180˚− HBC − HCB
d d d = ABC d + ACB d = 180˚− BAC d
Donc A, B, C, HA sont cocycliques, d’où le résultat.

Solution de l’exercice 4.9.

24
A

O
B D C

L’angle bleu est de mesure 60˚, les angles orange sont de mesure 120˚, les
angles rouges de mesure 30˚.

Comme BDH d = 180˚− BEH d = 90˚, les points B, D, E, H sont cocycliques.


Ainsi, DHE = 180˚− 60˚= 120˚. Donc AHC
d d = 120˚.
De plus, comme ABC = 60˚, d’après le théorème de l’angle au centre,
d
d = 2 × 60˚= 120˚.
AOC
Donc les points A, C, H, O sont cocycliques.
De plus, comme le triangle AOC est isocèle en O, on a OAC
d = 30˚. Donc, par
cocyclicité, OHC = 30˚. Comme CHD = 180˚− DHE = 60˚, on a également
d d d
OHD
d = 60˚− 30˚= 30˚.
Comme la bissectrice commune des angles AHE d et CHDd dédouble chacun
de ces angles de 60˚en deux angles de 30˚, tout comme le fait la droite OH, on
en déduit que le point O est sur cette bissectrice.

Solution de l’exercice 5.3. Les triangles ABC et ACB sont semblables si et


seulement si A
b=A b et B
b=C b (pas besoin de préciser la troisième égalité d’angle,
puisque dans chaque triangle, la somme des angles vaut 180˚). Autrement dit,
ABC et ACB sont semblables si et seulement si le triangle ABC est isocèle en
A.
Les triangles ABC et BCA sont semblables si et seulement si A b = B b et
Bb = C,
b ce qui équivaut à ABC équilatéral.

Solution de l’exercice 5.4.

25
P

µ
B
ϕ
180˚− ϕ

A B0

ϕ
A0

Il semble que P AB et P B 0 A0 sont semblables. De plus, cela suffirait pour


0
conclure : on aurait alors PP B
A
= PP B
A0 , et c’est ce qu’on veut.
Montrons-le. Tout d’abord, l’angle en P est le même dans les deux triangles ;
il reste donc à montrer que Pd BA = P d A0 B 0 . Posons Pd BA = ϕ. On a alors
0
ABB = 180˚− ϕ, d’où, par cocyclicité, AA
d d 0 B 0 = ϕ, ce qui conclut.

Solution de l’exercice 5.5. Du fait que la somme des angles dans un triangle
vaut 180˚, on obtient aisément les égalités d’angles indiquées en couleur sur la
figure ci-dessous.

A H B

On en déduit que les triangles ABC, ACH et CBH sont semblables.


Donc AB AC
AC = AH , d’où AB × AH = AC .
2
BA BC
Donc BC = BH , d’où BA × BH = BC 2 .
AH CH
Donc CH = BH , d’où AH × BH = CH 2 .

26
Solution de l’exercice 5.6. Posons BACd = α, ACB d = γ et CBA d = β. On
a alors α + β + γ = 180˚. On fait une chasse aux angles utilisant le fait que
A, B, C, S cocycliques.

B IA C

Les angles roses sont de mesure α2 , les angles verts sont de mesure γ et les
angles violets sont de mesure β2 .

Ainsi, le triangle BCS est isocèle en S, donc S est sur la médiatrice de [BC].
De plus, comme la somme des angles dans un triangle fait 180˚, on a BIS d =
180˚− γ − α2 − β2 = α2 + β2 . Donc BIS isocèle en S, d’où CS = BS = IS.
Enfin, comme BSA d = IAd SB et BAS
d = IAd BS, les triangles ABS et BIA S
sont bien semblables.

27
Lemmes utiles en géométrie

Thomas Budzinski

Avant-propos
La géométrie est un domaine où une bonne culture peut s’avérer très utile pour résoudre des
exercices. Ce document est une liste (non exhaustive !) de lemmes qui servent fréquemment,
accompagnés de rapides éléments de preuve. Certaines démonstrations ne sont pas évidentes,
les compléter peut être un entraı̂nement intéressant mais il n’est pas nécessaire de les connaı̂tre.
Les lemmes soulignés nous paraissent particulièrement importants.

Dans toute la suite, sauf indication contraire, ABC désigne un triangle. On note a, b et c les
longueurs BC, CA et AB, et α, β et γ les angles CAB, [ ABC [ et BCA.[ On notera aussi C son
cercle circonscrit et O le centre de C et R son rayon, H son orthocentre, G son centre de gravité,
I le centre de son cercle inscrit et r le rayon du cercle inscrit. On notera enfin AABC l’aire du
triangle.

Trigonométrie
Lemme 1 (Loi des sinus).
a b c abc
= = = 2R =
sin α sin β sin γ 2AABC

Idée de la démonstration. Pour montrer sinaα = 2R, introduire B 0 diamétralement opposé à B sur
C et considérer le triangle BB 0 C. Pour la dernière partie, exprimer l’aire en fonction de b, c et
α. 

Lemme 2 (Formule d’Al-Kashi).

a2 = b2 + c2 − 2bc cos α

Idée de la démonstration. Si vous connaissez le produit scalaire, utilisez-le ! Sinon, introduire D,


pied de la hauteur issue de B et calculer AD puis BD et CD puis a en fonction de b, c et α. 

Lemme 3 (Formules d’addition). Pour tous angles α et β :


— cos(α + β) = cos α cos β − sin α sin β
— cos(α − β) = cos α cos β + sin α sin β
— sin(α + β) = sin α cos β + sin β cos α
— sin(α + β) = sin α cos β − sin β cos α

Idée de la démonstration. Utiliser le produit scalaire pour démontrer la seconde formule, puis en
déduire les autres. 

1
Géométrie du triangle
Lemme 4 (Pôle Sud). Soit S le point où la bissectrice (AI) de CAB
[ recoupe le cercle circonscrit
à ABC. Alors S est le milieu de l’arc BC qui ne contient pas A. De plus, S est le centre du cercle
circonscrit à ABI. S est généralement appelé pôle Sud du ABC.

Idée de la démonstration. Chasse aux angles : on vérifie que SBC et SBI sont isocèles en S. 

Lemme 5. Les symétriques de H par rapport à (AB), (BC) et (CA) sont sur C .

Idée de la démonstration. Chasse aux angles. 


BD AB
Lemme 6. Soit D le point où la bissectrice (AI) recoupe [BC]. On a CD
= AC
.

Idée de la démonstration. I est équidistant de (AB) et (AC) donc :

AB AABD BD
= =
AC AACD CD


Lemme 7 (Droite d’Euler). Les points O, G, et H sont alignés dans cet ordre et GH = 2 · OG. La
droite qui contient ces trois points est appelée droite d’Euler de ABC.

Idée de la démonstration. On note A 0 , B 0 et C 0 les milieux de [BC], [CA] et [AB]. L’homothétie h de


centre G et de rapport − 12 envoie ABC sur A 0 B 0 C 0 . On vérifie que O est l’orthocentre de A 0 B 0 C 0 ,
donc h(H) = O. 

Lemme 8 (Cercle d’Euler). On note A 0 , B 0 et C 0 les milieux des côtés de ABC, HA , HB et HC les
pieds de ses hauteurs et MA , MB et MC les milieux de [AH], [BH] et [CH]. Alors les neuf points
A 0 , B 0 , C 0 , HA , HB , HC , MA , MB et MC sont cocycliques sur un cercle appelé cercle d’Euler de
ABC. De plus, le centre du cercle d’Euler est le milieu de [OH] et son rayon vaut R2 .

Idée de la démonstration. L’homothétie h de la preuve précédente envoie O sur le milieu Ω de


[OH], donc le cercle circonscrit à A 0 B 0 C 0 , noté C 0 , est le cercle de centre Ω et de rayon R2 . Une
chasse aux angles montre que HA , HB et HC sont sur ce cercle. Enfin, Ω et MA sont les milieux
de [HO] et [HA] donc ΩMA = OA 2
= R2 donc MA est aussi sur ce cercle, de même que MB et
MC . 

Lemme 9 (Droite de Simson/Steiner). — Soit P un point du plan et PA , PB , PC ses projetés


orthogonaux sur (BC), (CA) et (AB). Alors PA , PB et PC sont alignés si et seulement si
P ∈ C . La droite passant par ces trois points est alors appelée droite de Simson de P.
— Soient SA , SB et SC les symétriques de P par rapport à (BC), (CA) et (AB). Alors SA , SB
et SC sont alignés si et seulement si P ∈ C . La droite passant par ces trois points est alors
appelée droite de Steiner de P.

Idée de la démonstration.
— Chasse aux angles (comme il y a beaucoup de positions possibles des points les uns par
rapport aux autres, il est recommandé d’utiliser des angles orientés).
— SA , SB et SC sont les images de PA , PB et PC par l’homothétie de centre P et de rapport 2,
donc les trois premiers ont alignés ssi les trois derniers le sont.


2
Lemme 10 (Points de contact du cercle inscrit). Soient D, E et F les points où le cercle inscrit
touche [BC], [CA] et [AB]. On a :
— AE = AF = b+c−a 2
— BF = BD = c+a−b 2
— CD = CE = a+b−c 2

Idée de la démonstration. On note x = AE = AF, y = BF = BD et z = CD = CE : on a x + y = c,


y + z = a et z + x = b, et on résout le système... 
Définition. La bissectrice extérieure de CAB
[ est la perpendiculaire à la bissectrice de CAB
[ passant
par A. C’est en quelque sorte la ”deuxième bissectrice” formée par les droites (AB) et (AC). On
définit de même les bissectrices extérieures de ABC
[ et BCA.
[
Lemme 11 (Cercle exinscrit). — Il existe un unique cercle tangent au segment [BC], à la
demi-droite [AB) au-delà de B et à la demi-droite [AC) au-delà de C. Ce cercle est appelé
cercle A-exinscrit à ABC.
— Le centre IA du cercle A-exinscrit est l’intersection de la bissectrice intérieure de CAB
[ et
des bissectrices extérieures de ABC
[ et BCA.
[
Idée de la démonstration. Similaire à la preuve correspondante pour le cercle inscrit : les trois
bissectrices sont concourrantes en un point équidistant de (AB), (BC) et (CA). 
Lemme 12 (Cercle exinscrit, suite). — IA est sur le cercle centré au pôle Sud S passant par
B, C et I, et S est le milieu de [IA I].
— Soit D 0 , E 0 et F 0 les point où le cercle A-exinscrit touche respectivement [BC], [AC) et
[AB). On a AE 0 = AF 0 = a+b+c 2
, BD 0 = BF 0 = a+b−c
2
= CD et CD 0 = CE 0 = a+c−b
2
= BE.
Idée de la démonstration.
— Les triangles IA IB et IA IC sont rectangles en B et C.
— Similaire à la preuve pour les points de contact du cercle inscrit.

Notation. AB désignera la longueur algébrique entre A et B, c’est-à-dire que AB vaudra AB ou
AB
−AB selon l’ordre dans lequel A et B apparaissent sur la droite (AB). Par exemple, AC vaudra
AB
− AC si A est entre B et C car AB et AC sont dirigés dans des sens différents. Par contre, il
AB
vaudra + AC si B est entre A et C car alors les deux seront dirigés dans le même sens.
Lemme 13 (Théorème de Ménélaüs). Soient A 0 ∈ (BC), B 0 ∈ (CA) et C 0 ∈ (AB). Alors A 0 , B 0 et
C 0 sont alignés si et seulement si :
BA 0 CB 0 AC 0
· · = +1
CA 0 AB 0 BC 0
Idée de la démonstration. Si A 0 , B 0 et C 0 sont alignés sur (d), on introduit la parallèle à (BC)
passant par A : elle coupe (d) en X, puis on applique deux fois le théorème de Thalès. Pour la
réciproque, étant donnés A 0 et B 0 , on sait qu’un seul point C 0 ∈ (AB) est sur (A 0 B 0 ), et que ce
0 0 0
point permet vérifie AC BC 0
= CA
BA 0
· AB
CB 0
. Or, un rapide calcul montre qu’un seul point C 0 vérifie
cette formule. 
Lemme 14 (Théorème de Céva). Soient A 0 ∈ (BC), B 0 ∈ (CA) et C 0 ∈ (AB). Alors (AA 0 ), (BB 0 )
et (CC 0 ) sont concourantes si et seulement si :
BA 0 CB 0 AC 0
· · = −1
CA 0 AB 0 BC 0

3
AB 0AABX
Idée de la démonstration. Si les trois droites sont concourantes en X, montrer que A 0C = A
ACX
et deux relations similaires, puis faire le produit. Pour la réciproque, ça marche comme pour
Ménélaüs. 
Lemme 15 (Théorème de Céva trigonométrique). Soient (Ax), (By) et (Cz) trois droites passant
par A, B et C. Ces trois droites sont concourantes si et seulement si :
sin BAx
d sin CBy
d sin ACz
d
· · =1
sin CAx [ sin BCz
[ sin ABy d
Idée de la démonstration. Si les trois droites sont concourantes en un point X, appliquer la loi
des sinus dans les triangles ABX, BCX et CAX. Pour la réciproque, c’est similaire aux deux
théorèmes précédents. On a besoin de montrer que sinsin x
(α−x)
est strictement croissante. 
Remarque. Un sens reste vrai avec plus de trois points : si on a un polygone à n sommets
avec une droite partant de chaque sommet et si les n droites sont concourantes, alors on a une
formule du même type. En revanche, la formule ne suffit pas à assurer que les n droites sont
concourantes.
Lemme 16 (Conjugué isogonal). Soit X un point du plan. On note (dA ) le symétrique de (AX)
par rapport à la bissectrice de CAB,
[ et on définit de même les droites (dB ) et (dC ). Alors (dA ),
(dB ) et (dC ) sont concourantes en un point appelé conjugué isogonal de X.
Idée de la démonstration. Utiliser le théorème de Céva trigonométrique. 
Remarque. On pourra vérifier que O est le conjugué isogonal de H, et I est son propre conjugué
isogonal.

Autres
Lemme 17 (Quadrilatère circonscriptible). Soit ABCD un quadrilatère. ABCD est circonscrip-
tible (c’est-à-dire qu’il existe un cercle tangent à ses quatre côtés) si et seulement si AB + CD =
AD + BC.
Idée de la démonstration. Si ABCD est circonscriptible, on fait une ”chasse aux tangentes” : on
décompose chaque côté en deux en coupant au point de contact du cercle, et on utilise le fait
que A est équidistant des points de tangence à [AB] et [AD]...
Pour la réciproque, supposons quitte à changer les noms des points que [AD) et [BC) se re-
coupent en X, et soit ω le cercle inscrit à ABX : il touche [AB] en U, [AX] en V et [BX] en W.
La condition AB + CD = AD + BC donne CD = DV + CW. On a ainsi XV = XV+VW 2
=
XD+XC+VD+CW XD+XC+CD
2
= 2
, donc ω est le cercle X-exinscrit à XCD, donc il est tangent à
[CD], et on savait déjà qu’il était tangent aux trois autres côtés. 
Lemme 18 (Diagonales perpendiculaires). Soit ABCD un quadrilatère. Alors (AC) et (BD) sont
perpendiculaires si et seulement si :
AB2 + CD2 = AD2 + BC2
Idée de la démonstration. Si les diagonales sont perpendiculaires, on obtient la formule en ap-
pliquant plusieurs fois le théorème de Pythagore. Pour la réciproque, on put utiliser la trigo-
nométrie mais le plus simple est d’utiliser le produit scalaire pour montrer :
−→ −→
AB2 + CD2 − AD2 − BC2 = 2BD · CA


4
Lemme 19 (Puissance d’un point). Soit Γ un cercle et P un point. On considère une droite (d)
passant par P qui recoupe Γ en A et B. Alors PA · PB ne dépend pas de la droite (d), et est appelé
puissance de P par rapport à Γ .
De plus, si on note O le centre de Γ et r son rayon, la puissance de P par rapport à Γ vaut
OP2 − r2 .

Idée de la démonstration. Si deux droites (d) et (d 0 ) coupent Γ en A, B et A 0 , B 0 , montrer que PAA 0


et PB 0 B sont semblables. 

Lemme 20 (Axe radical). Soient Γ1 et Γ2 deux cercles de centres O1 et O2 différents. L’ensemble


des points qui ont la même puissance par rapport à Γ1 et Γ2 est une droite perpendiculaire à
(O1 O2 ), appelée axe radical de Γ1 et Γ2 . De plus, si Γ1 et Γ2 se coupent en A et B, il s’agit de la
droite (AB).

Idée de la démonstration. On note r1 et r2 les rayons des deux cercles. Soit X un point qui a la
même puissance par rapport à Γ1 et Γ2 (on admet qu’il existe) : on a O1 X2 − r21 = O2 X2 − r22 . Si Y
est un point quelconque, les deux puissances de Y sont les mêmes ssi O1 Y 2 − O2 Y 2 = r21 − r22 =
O1 X2 − O2 X2 ssi (O1 O2 ) et (XY) sont perpendiculaires d’après le lemme précédent, donc l’axe
radical est la perpendiculaire à (O1 O2 ) passant par X.
Si Γ1 et Γ2 se coupent en A et B, A et B ont une puissance nulle par rapport aux deux cercles,
donc son sur l’axe radical. 

Lemme 21 (Axes radicaux, suite). Soient Γ1 , Γ2 et Γ3 trois cercles de centres deux à deux distincts.
On note (d1 ) l’axe radical de Γ2 et Γ3 , (d2 ) celui de Γ3 et Γ1 et (d1 ) celui de Γ1 et Γ2 . Alors (d1 ), (d2 )
et (d3 ) sont parallèles ou concourrantes.

Idée de la démonstration. Le point d’intersection de (d1 ) et (d2 ) a même puissance par rapport
aux trois cercles donc est sur (d3 ). 

Lemme 22 (Théorème de Miquel). Soient quatre droites (d1 ), (d2 ), (d3 ) et (d4 ). Ces quatre
droites définissent quatre triangles, un pour chaque choix de 3 droites parmi les 4 (une telle
figure est appelée quadrilatère complet). Alors les quatre cercles circonscrits aux quatre triangles
ont un point commun, appelé point de Miquel du quadrilatère complet.

Idée de la démonstration. Donner des noms à tous les points d’intersection et faire une chasse aux
angles. 

Remarque. Le point de Miquel est également le centre de nombreuses similitudes directes im-
pliquant les points d’intersection des quatre droites (cf. cours sur les transformations).

5

 

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 1 221 Z
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A
B

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‚
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t semblables.

A
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B

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P

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Théor̀eme de Miquel
riangles
M AB etM B C 1   2 ;

inversemen
t semblables.
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r

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C

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“‰Gi
B D Puissancede P parrapportà :
P A.PB = P C .PD = P E 2 = O P 2 − r2
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^ BCl‰Nacu “‰ ƒ~j[d(^AŠGuxeecikdNsxu Rut_jl2d lstaci BGu “‰ ƒ…uxf\fkute auxe_cuxdy,_ ›ac^[ikute e‰Ga7fkute
^[‰N_baux&e BCl‰Nacux3e  jl‰ ^[‰3r‡jli\dG&e “‰GunŠGuxeacutfg^h_cikjldNeeci\r‡i\fg^[i\acuxe acute_cuxdyA_  ac^[ikutexZ
Théor̀eme de Ptoĺ
emée

Šd^h‰N_bau1asxe‰Gf\_b^h_7ik r  j[a_|^hd“_ ec‰Ga7f\uxe7vxutacvxf\uxe7ut_f\ux&e “‰ ^[ŠGaikfk^h_bŽtacuxeute_ fkuwe‰Gi h^[dy_CZ


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Théor̀eme de Mique
LestrianglesM AB etM B C
sont inversemen
t semblables.

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E C

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 ƒ< V*X]9V 5
P A.PB = P C .PD =

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Théor̀eme de Ptoĺ emée
1  1
ecuxrGfg^[Nfkuxe&FQv[ƒ…uxe _> G ŠGi\acu&“‰ ƒ…ikf›u›ike _bu7‰GdGu7eci\r‡i\fkiˆ_b‰GŠGu>ŠGi\acutvt_buutdEljPqy^[dy_ 12 e‰Ga  1  1 IZ
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2 1  u_ 1  12 ‡ 1.1 1 6 ŠGj[dGv fkute‡_baig^[dlfkute 11 u_ 1  2 ecjldy_3ecutr Gfk^[Gfkute 
Š ƒ~jb 1 ‡ 1.1  2   1 Za$ƒ~^GacŽtef ƒ…ikdGs3y^[f\i\_bs_cacig^hd l‰Gfk^[ikauŠG^[dGefku_baig^[ d [fku 2 1 j[d3^
1 ) 12 ‰ 2 "^Jluxv1sl^[fkiˆ_bs eiut_ecut‰Gfkutr‡utd“_eifkuxe&Rjli\d“_ce 1  2  ecj[d“_ ^[f\!i ldGsteŠ ^[dNe
vxut_ jlacŠGau[Z 4 d acuxr Gfk^jC^[dy_ 2 8u_ 1  ^[a fkuteAh^[fkut‰Gace  jlN_cuxd“‰Gux3e  jld _cacjla‰ lu f ƒ~i\dGs y^hfki\_cs
ŠGumf ƒ~stdGjldGvts[Z ] ƒ~s3y^[fkiˆ_bsn^&fkikut‰ ei9ut_ eux‰Gf\uxr&uxdy_ eciIjld(^ 1221 ‡`— ‚ 12 ‡`— ‚ 1  1 
ŠGjldGvneciu_ecux‰Nfkuxr&uxdy_ecif\uxe&Rjlikdy_ce 1  2  1   ejldy_vxj vtq vxf\!i “‰GuxeŠ ^[dNevtut_jlaŠGacuhZ 
ŠdGu`^[‰›_bacu GacjGaci\st_bsmikr  j[a_|^hd“_cu “‰GiIŠGstvxjl‰Gf\u ŠGu fk@^ Gauxr&ikŽtacu1uxe_ vx
u “‰ ƒ…jld ^  Ruxf\fku
fg^
G‰Gi\ecec^[dGvxu1Š ƒ…‰G2d  jli\dy&_  ^[a7ab"^   j[a,_ `‰Gd vxuxavxf\u[Z
 ’“JLlB  M*=  mTIO ?C?tD F•l= S ˆTIF U JRO F @&UIDGBB€DGUIU JLB€ A
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sont inversemen t semblables.

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A

vxuxavxf\uut_'& ejldAab^Cqljld|yjld  ut‰N_>v|„Gjli


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A B

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P A.PB = P C .PD = P E 2 = O P 2 − r2
Théor̀eme de Ptoĺ
emée
M
Théor̀eme de Miquel
LestrianglesM AB etM B C
sont inversemen
t semblables.

4
A
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O

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P D
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r

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E
E
_b„ ^ [jlac"u  jld aut_cacjl‰ [umŠNikacutvt_cuxr&uxdy_ fk
^ [^hfkux‰NaŠGumfk^ G‰Gikeeb^[dNvxuutd2+”j[dGvt_cikjld ŠGu” ; u_ ŠNu
C

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B D Puissancede P parrapportà :

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P A.PB = P C .PD = P E 2 = O P 2 − r2

ŠGacjliˆ_bute 7 12 8>ut_ 7 1  8 ecu vxjl ‰ Ruxdy_utd‰G(d Rjlikdy_ Œ ut_ “‰ ƒ…jld3 ^ ; 1  ; 2 ‡?; 1  ;- F ^Jlutv
Théor̀eme de Ptoĺ
emée

ŠGuxe7fkj[ d l‰Gut‰Gace^[f lsxGa!i “‰GutSe I*G^[fkjlae 1  2  1 ut_  ecjldy_vxj vtq vtfk!i “‰GutexZ
y j[ikuxdy_ ŠGut‰› vxutacvtfkuxe  ut_ (
ŠNu vtuxdy_bauxe-aux>e  utvt_b4i +”e ”  ut@_ ”(-ŠNu
ac^CqljldGeIacute Ruxv_bi +”e &  ut_ &(JP‰GdG1u “‰Gux e
_cikjld8d ^h_c‰Gacutfkfku uxe _–ŠGu eu ŠGuxr‡^[ad
ŠNuxa  ‰Nuxf>uxe _ f ƒ…uxdNecuxrGfkuAŠGute Rjlikdy_be
^Cql^[dy_ r ?xr&&u G‰Gi\ecec^[dGvx,u  ^[a ac^  Rjla_
 vtuxe7ŠGut‰› vxutacvxf\uxet„Z  d ec^[i\_ [a [vtu 
dNj[_bau&dNj[_bau +”j[acr ‰Gf\u`ua Gf\ikvxiˆ_b
u “‰ ƒ…ikf

etƒ{"^ li\_&ŠGu f ƒ…uxdG( euxr Gf\( u ŠNux~e Rjl( ikdy_c&e ; (


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_c„Gsxj[acŽxr&uw‚ ŠGu1Œq“_b„ ^ [jlacun‚ jld3r&jldy_bacu
a NORP=Y T XNpQmT -S 1TBY XNO XN N&Q &YZNO “‰Gu*f ƒ…uxdGeuxr Gf\u*ŠGute(_butfk e Rjli\d“_c9e ;
    

ute_ ‰GdGu ŠGajli\_cNu Rux>a  utdGŠGi\vx‰Gfk^[ikaOu 
f ƒ{^€N.u 7 ”  ”('8^  utfks TJYaV<>T ;'PT^CŠGute
D estl’axe
radical
de 1 etG 2.

ŠGux‰›vxutacvtfkuxe ut"_ (PZ y iIŠGux‰›vxutacvtfkuxe ecu vtjl ‰ Ruxdy_wuxdŠGux‰›  j[ikdy_be 1 u_ 2  ^[fkjlae f\ux‰Ga


^E›u-ab^hŠGikvx^[f uxe _ fg^3ŠGajli\_c9u 7 12 8 Z y i ŠGut‰›*vxuxavxf\uxeejldy__b^[ d lutd“_ceutd ‰Gd Rjli\d“_ 1 I^[f\jlace


fkux‰Na7^E›u1ac^[ŠGi\vC^[f ute_fg^_b^[ d lutdy_bunvxjlr&r ‰GdNu “‰Gif\uxees  ^[au[Z
 d ^`fku _b„NsxjlaŽxr&uwec‰G4i [^hd“_e‰Ga7fkuxe7^€Nute ac^[ŠGi\vC^[‰› Z
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 ƒ< V*X]9V 5
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ab^ Rjla _1^[‰› _cacjli\ewvxuxavxf\uxeŠNjldGvAikf ^"  ^[a _bikutdy_1^[‰‘_cacjli\eci\Žxr&u`^E›u[Z‹$ j[dGv‡ejli\_  ut_ (
ecjldy_1vxjlad +”jldGŠG‰Genu_nfku`ecj[d“_1ŠGj[dGvA^Jluxv *7 ecj[i\_wi\fke jldy_1‰Gd ecut‰Gf Rjlikdy_nŠ ƒ…ikdy_butaceuxvt_cikjld u_
 

ikfkevtjl ‰ Ruxdy_ ŠNjldGv * uxdvtut_ ‰GdGi ‰NuRjlikdy_J ejli\_i\fkeecj[d“_ ^[ac^[fkf\Žxfkuteut_ * fkut‰Ga7uxe _ ŠGjldNv


 ^[ab^hfkfkŽtfkuhZ 
 

Šd acstec‰Gfˆ_|^h_ik r Rjla_b^[dy_ Rjl‰GaIfg^acstecjlf\‰N_bi\jldmŠŸƒ~u Nutacvtikvxute uxe _fku ec‰Ni h^[dy_ 5Eecjli\uxdy_ 1221 
ut_ 1 
ŠGux‰›6 “‰ ^[ŠNacikfk^h_bŽtacute i\dGecvtaci\_ce7Š ^[dGe ŠGux‰›vxutacvtfkux3e  ei9fkuxe ŠGacj[i\_but e 7 12 8* 7 1  8*
7 8 ecj[d“_vtjldGvxj[‰Gab^[dy_cuxe ^[fkjlaefkut& e  ‰G^h_bau Rjli\d“_ce 1  2  u_ ecjldy_vxj vtq vtfk!i “‰GutexZ

 


Œ&mkl  r xu‹‘’Kt
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Un triangle
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HB PA HB
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,Q B ,Q C sont lessymétriques Le cercle
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 Z y j[i\_  f ƒ…„Gjlr&j[_b„Nst_bi\u ŠGuAvxutdy_bacu ut_1ŠGuAab^"  j[a_  ] uxf\fku utd0[jliku@” uxd ŠGjldNv
fku&vxuxavxf\u‡vtikacvtjldGevxaciˆ_
 1221 ec‰Na2 Z4>f\fkuAuxdE[jliku 1 uxd ;,  2 uxd ;  1 uxd ; –IŠGjldNv
 

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^[fki ldGsxe jlL‰  ‰Nu1_cacjli\eŠGacjliˆ_buteecjldy_vxjldNvxjl‰Gac^[dy_bute jlL‰  ^hab^[f\fkŽxf\uxetZ
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Le théor̀eme de Meneläus
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Le théor̀eme de Ceva.

_bikj[d6ŠGuxe7ŠGajli\_cuxe7 1 }.8 ut_ 7 2 1 8 Z ]u1ac^ Rjla_ŠGuxe7fkj[d l‰Gut‰Gace ute_sl^[f% ^[aeikr&ikf\i\_b‰NŠGu 

ŠGu&_cacik^[ d lf\uxew^[‰ ab^  jla _nŠGuxe1ŠGi\e _|^hdGvxutemŠGu 2 u_ 1  fk^3ŠNacjliˆ_bu7 1 ; 8 fku“‰Gutf uxe _ ^[f\jlace 

s y^[f ^[‰ ac^  Rjla_ŠGuxeA^hikacute   F”vxute _bacik^[d lf\uxe1jldy_


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Transformations géométriques

Thomas Budzinski

Table des matières

1 Symétries centrales et axiales, translations 2

2 Homothéties 4
2.1 Définitions et propriétés de base : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Quelques applications classiques : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3 Homothéties et cercles : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.4 Chasse aux tangentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.5 Conseils pour les exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.6 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

3 Rotations 14
3.1 Cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.2 Conseils pour les exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

4 Similitudes directes 17
4.1 Définitions et propriétés de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2 Centre d’une similitude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.3 Deux similitudes pour le prix d’une . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.4 Similitudes indirectes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
4.5 Conseils pour les exercices : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
4.6 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

5 Indications pour les exercices 25

6 Solutions des exercices 26

Introduction
Une transformation géométrique est une bijection du plan dans lui-même, c’est-à-dire une
manière d’associer à chaque point un autre point, de telle manière que tout point soit l’image

1
d’un autre point, et que deux points différents aient des images différentes. Les transforma-
tions auxquelles on va s’intéresser conservent la plupart des propriétés géométriques inté-
ressantes. Par exemple, toutes envoient une droite sur une droite, un cercle sur un cercle, un
angle de 42◦ sur un angle de 42◦ , un carré sur un carré et ainsi de suite...
Le fait de s’intéresser aux transformations qui préservent certaines propriétés est un élé-
ment essentiel de la géométrie "moderne" (c’est-à-dire celle pratiquée depuis le XIX e siècle)
que vous rencontrerez si vous continuez des études en mathématiques. Cependant, les trans-
formations du plan sont aussi très utiles dans la résolution de problèmes de géométrie plus
élémentaires. Le but de ce document est de vous présenter les transformations usuelles du
plan et la manière de les utiliser pour résoudre des problèmes de géométrie de type olym-
pique. Il est possible de sauter les preuves en première lecture, la plupart des résultats étant
de toute façon assez intuitifs.
Les exercices de ce cours sont de difficultés variables mais rarement très faciles. Si vous
bloquez sur un exercice, vous pouvez d’abord consulter les indications qui se trouvent avant
les solutions. Il est conseillé d’avoir déjà lu un cours de géométrie de type olympique de
niveau débutant avant d’aborder celui-ci.
Ce polycopié se suffit en principe à lui-même, mais le lecteur intéressé pourra également
lire les livres "Geometric Transformations" de Yaglom (en anglais... ou en russe !). Les deux
premiers tomes couvrent le contenu de ce cours et le troisième aborde un sujet plus avancé :
les transformations projectives.

1 Symétries centrales et axiales, translations


Vous connaissez déjà certaines transformations du plan : la symétrie centrale, la symétrie
axiale et, si vous êtes au moins en Seconde, la translation. Rappelons tout de même leurs
définitions :
Définition 1.1. Soit (d) une droite. La symétrie axiale d’axe (d) est la transformation qui à tout
point M associe le point M 0 tel que (d) soit la médiatrice de [M M 0 ].
Définition 1.2. Soit O un point. La symétrie centrale de centre O est la transformation qui à tout
point M associe le point M 0 tel que O soit le milieu de [M M 0 ].
Définition 1.3. Un vecteur, noté →−
v , est un objet géométrique caractérisé par une direction, un
sens et une longueur. On dessine un vecteur avec une flèche. Le vecteur partant du point A et
−→
allant jusqu’au point B est noté AB.
−→ −→
Exemple 1.4. Sur la figure 1, on a AB = → −v car AB et →−
v ont la même direction (20◦ avec
l’horizontale), le même sens (vers la droite) et la même longueur.
Définition 1.5. Soit →

v un vecteur. La translation de vecteur →

v est la transformation qui à tout
0
−−−→0 →

point M associe le point M tel que M M = v .
Etant donnée une transformation géométrique, il est toujours intéressant de savoir quelles
propriétés elle conserve :
Proposition 1.6. a) Les symétries centrales et axiales et les translations conservent les
droites, les cercles, les angles, les longueurs.

2
B


v
−→
AB

F IGURE 1 – Deux vecteurs égaux.


→ (d)
v

F IGURE 2 – Une figure et ses images par la symétrie centrale (en bleu), la symétrie axiale (en
vert), et une translation (en rouge). Notons que l’image par la symétrie axiale lève le bras
droit, car la symétrie axiale est la seule transformation qui inverse les angles orientés.

3
b) Les symétries centrales et les translations conservent les angles orientés : si A, B et C
−−→ −−→ −→ −→
ont pour image A0 , B 0 et C 0 , alors (A0 B 0 , A0 C 0 ) = (AB, AC).
c) Les symétries axiales inversent les angles orientés : si A, B et C ont pour image A0 , B 0
−−→ −−→ −→ −→
et C 0 , alors (A0 B 0 , A0 C 0 ) = −(AB, AC).
Bien que très simples, ces transformations permettent déjà de résoudre certains exercices,
notamment des problèmes de construction :
Exercice 1 On considère une rivière droite de largeur L et deux points A et B de part et d’autre
de cette rivière. On veut construire un pont perpendiculaire à la rivière. Où le construire pour
que le trajet de A à B soit le moins long possible ?
Exercice 2 Etant donnés deux points A et C et un cercle Γ, construire deux points B et D sur
Γ tels que ABCD soit un parallélogramme.
Exercice 3 On se donne un cercle Γ de rayon r, une droite (d) et une longueur a ≤ 2r.
Construire une droite parallèle à (d) qui coupe Γ en X et Y telle que XY = a.

2 Homothéties
2.1 Définitions et propriétés de base :
Nous allons maintenant étudier une classe de transformations plus large et plus utile que
celles que nous connaissons déjà : les homothéties. Les homothéties sont des "agrandisse-
ments" ou des "réductions". Avant de les définir, commençons par un complément sur les
vecteurs :
Définition 2.1. Soient k un nombre réel et →−
v un vecteur :
— Si k ≥ 0, on note k v le vecteur de même direction et de même sens que →

− −
v et dont la
longueur est k fois celle de →

v.
— Si k ≤ 0, on note k →−v le vecteur de même direction que →

v , de sens opposé à celui de →

v


et dont la longueur est −k fois celle de v .



u



v = −2−

u

F IGURE 3 – Exemple de multiplication d’un vecteur par −2.

Définition 2.2. Soient O un point du plan et k un nombre réel. L’homothétie de centre O et de


−−→ −−→
rapport k est la transformation qui à tout point M associe le point M 0 tel que OM 0 = k OM .
Exemple 2.3. Les symétries centrales sont des homothéties de rapport −1.
Les homothéties conservent aussi de nombreuses propriétés :

4
O

F IGURE 4 – Une figure et son image par les homothéties de centre O et de rapport 2 (en bleu)
et − 21 (en rouge).

Proposition 2.4. a) Les homothéties conservent les droites, les cercles, les angles orientés.
b) L’image d’une droite (d) par une homothétie est parallèle à (d).
c) Une homothétie de rapport k multiplie toutes les longueurs par |k|. Elle conserve donc
les rapports de longueurs.
0 0
Démonstration. b) Soient A et B deux points et A0 et B 0 leurs images : on a OA
OA
= |k| = OB
OB
donc d’après le théorème de Thalès (A0 B 0 )//(AB).
0B0 0
c) D’après b) et le théorème de Thalès, on a AAB = OA
OA
= |k|.
a) Soit C un troisième point et C 0 son image : (A0 B 0 )//(AB) et (B 0 C 0 )//(BC) donc on a
A\0 B 0 C 0 = ABC
[ donc l’homothétie conserve les angles, donc elle conserve toutes les
propriétés qui peuvent s’exprimer avec des angles, comme l’alignement ou la cocycli-
cité.

Un intérêt important des transformations géométriques est la possibilité de les composer :


Définition 2.5. Soient t1 et t2 deux transformations : on note t2 ◦ t1 la transformation qui à tout
point M associe t2 (t1 (M )). Cela revient à appliquer t1 puis t2 .
Théorème 2.6. Soient h1 et h2 deux homothéties de centres O1 et O2 et de rapports k1 et k2 :
a) Si k1 k2 6= 1, alors h2 ◦h1 est une homothétie de rapport k1 k2 dont le centre est sur (O1 O2 ).

5
b) Si k1 k2 = 1, alors h2 ◦ h1 est une translation de vecteur parallèle à (O1 O2 ).
Démonstration. a) On admet que la composée est une homothétie, cela peut se prouver
soit avec du calcul vectoriel, soit comme cas particulier des résultats sur la composée de
deux similitudes qu’on verra plus loin dans le cours. Comme h1 multiplie les longueurs
(algébriques) par k1 et h2 par k2 , la composée les multiplie par k1 k2 donc son rapport est
k1 k2 . De plus, le centre de h2 ◦ h1 est aligné avec O1 et h2 ◦ h1 (O1 ) = h2 (O1 ). Ce dernier
point doit être sur (O1 O2 ) donc le centre de h2 ◦ h1 aussi.
b) On admet que la composée est une translation et on note O3 = h2 ◦ h1 (O1 ) = h2 (O1 ) :
−−−→
O3 est aligné avec O1 et O2 donc O1 O3 est parallèle à (O1 O2 ), mais c’est justement le
vecteur de notre translation.

Il est également utile de savoir quand on peut introduire une homothétie qui envoie un
certain objet sur un autre :
Proposition 2.7. a) Soient A, B, A0 et B 0 quatre points : il existe une homothétie ou trans-
lation qui envoie A sur A0 et B sur B 0 si et seulement si (AB)//(A0 B 0 ). De plus, dans ce
cas, une telle transformation est unique.
b) Soient O, A et A0 alignés : il existe une unique homothétie de centre O qui envoie A sur
A0 .
Démonstration. a) Si (AB) et (A0 B 0 ) ne sont pas parallèles, une telle homothétie ne peut
pas exister.
Si elles le sont, le centre doit être sur (AA0 ) et sur (BB 0 ) : soit ces droites sont parallèles,
et alors AA0 B 0 B est un parallélogramme et notre transformation est la translation de
−−→ −−→ 0 0
vecteur AA0 = BB 0 , soit elles se coupent en X avec XA XA
= XB
XB
par Thalès, donc notre
XA0
homothétie est celle de centre X et de rapport XA .
0
b) Il s’agit de l’homothétie de centre O et de rapport OA OA
(en longueurs algébriques).

2.2 Quelques applications classiques :


Commençons par ce résultat que vous connaissez certainement déjà :
Théorème 2.8. Les trois médianes d’un triangle sont concourantes. De plus, le point d’inter-
section se trouve aux deux tiers des médianes.

B0 C0

C B

Démonstration.

6
On note A0 , B 0 et C 0 les milieux de [BC], [CA] et [AB]. On sait que (B 0 C 0 )//(BC), donc il
existe une homothétie h qui envoie B sur B 0 et C sur C 0 . De plus, le centre de h est (BB 0 ) ∩
(CC 0 ). On le note G. Ce point G est sur le segment [BB 0 ] donc h est de rapport négatif, et
B 0 C 0 = 21 BC donc h est de rapport − 12 , donc GB 0 = 21 GB donc BG = 23 BB 0 , et de même
CG = 32 CC 0 .
Le point aux deux tiers de [BB 0 ] est donc le même que le point aux deux tiers de [CC 0 ]. En
faisant le même raisonnement sur A et B, on montre que ce point est aussi aux deux tiers de
[AA0 ].
Remarquons que l’homothétie de centre G et de rapport − 12 envoie donc chaque sommet
de ABC sur le mileu du côté opposé.
Passons à la droite et au cercle d’Euler, deux autres applications classiques des homothé-
ties :

Théorème 2.9. (Droite et cercle d’Euler)


Soient ABC un triangle, O le centre de son cercle circonscrit, G son centre de gravité (i.e le
point d’intersection de ses médianes) et H son orthocentre (i.e le point d’intersection de ses
hauteurs). On note A0 , B 0 et C 0 les milieux de [BC], [CA] et [AB] et D, E, F les pieds des
hauteurs issues de A, B et C. Alors :
a) O, G et H sont alignés.
b) Les points A0 , B 0 , C 0 , D, E et F sont cocycliques.

7
A
E

F
H
B0
Ω C0
G

O
C

A0 D
B

Démonstration. a) Soit h l’homothétie de centre G et de rapport − 12 : on a h(ABC) =


A0 B 0 C 0 , donc h envoie H sur l’orthocentre de A0 B 0 C 0 . Or, O est l’orthocentre de A0 B 0 C 0 .
En effet, (OA0 ) est perpendiculaire à (BC), donc à (B 0 C 0 ) par le théorème de la droite
des milieux, donc c’est la hauteur issue de A0 dans A0 B 0 C 0 .
−→ −−→
O, G et H sont donc alignés et, plus précisément, GO = − 12 GH.
b) Soit Ω le centre du cercle circonscrit à A0 B 0 C 0 : on sait que Ω = h(O) donc GΩ = 12 GO
donc OΩ = 23 OG = 21 OH, donc Ω est donc le milieu de [OH].
Le point Ω est donc équidistant des droites (AD) et (OA0 ), donc ΩA0 = ΩD. Pour mon-
trer cela proprement, on peut par exemple introduire X le projeté orthogonal de Ω sur
(BC) : par Thalès, X est le milieu de [A0 D] donc (ΩX) est la médiatrice de [A0 D].
On en déduit que D est sur le cercle circonscrit à A0 B 0 C 0 , et de même pour E et F .

2.3 Homothéties et cercles :


Les homothéties font également très bon ménage avec les cercles, ce qui peut être utile dès
que de nombreuses tangentes apparaissent dans un problème.

Proposition 2.10. (i) Soient C1 et C2 deux cercles. Il existe exactement deux homothéties

8
O1
O2
X C1 Y

C2

F IGURE 5 – Deux cercles C1 et C2 . X est le centre de l’homothétie positive qui envoie C1 sur C2
et Y le centre de l’homothétie négative.

qui envoie C1 sur C2 : une de rapport positif et une de rapport négatif. Si les deux
cercles sont de même rayon, la première est une translation.
(ii) Si aucun des deux cercles n’est à l’intérieur de l’autre, le centre de l’homothétie positive
est le point d’intersection des tangentes communes extérieures à C1 et C2 .
(iii) Si les deux cercles ne s’intersectent pas, le centre de l’homothétie positive est le point
d’intersection des tangentes communes extérieures à C1 et C2 .
Remarque 2.11. Les points (ii) et (iii) ont des cas dégénérés intéressants : si les deux cercles
sont tangents extérieurement, alors le point de tangence est le centre de l’homothétie négative
qui envoie l’un sur l’autre. Si ils sont tangents intérieurement, le point de tangence est le centre
de l’homothétie positive.
Démonstration. (i) Admis
(ii) Soit h l’homothétie positive qui envoie C1 sur C2 et (t) une des deux tangentes com-
munes : h(t) est parallèle à t et tangente à C2 . Comme on veut une homothétie positive,
elle doit de plus être du même côté de C2 que (t) de C1 , donc h(t) = (t) donc le centre
de h doit être sur t. Il en est de même pour l’autre tangente commune extérieure, donc
le centre est l’intersection des tangentes communes extérieures.
(iii) Similaire à (ii).

En combinant cette proposition avec le fait que le centre d’une composée d’homothéties
est aligné avec les centres des deux homothéties (voir théorème 2.6), on obtient :
Théorème 2.12. (Théorème de Monge) Soient C1 , C2 et C3 trois cercles tels qu’aucun ne soit en-
tièrement à l’intérieur d’un autre. On note X le point d’intersection des tangentes communes

9
C1

C2
C3
Y

F IGURE 6 – Le théorème de Monge.

extérieures à C1 et C2 , Y celui de C2 et C3 ainsi que Z celui de C3 et C1 .


Alors X, Y et Z sont alignés.

Démonstration. X est le centre de l’homothétie positive h1 qui envoie C1 sur C2 et Y celui de


l’homothétie positive h2 qui envoie C2 sur C3 . De même Z est le centre de l’homothétie posi-
tive h3 qui envoie C1 sur C3 . Mais d’après la proposition précédente, il n’existe qu’une telle
homothétie donc h3 = h2 ◦ h1 , donc les centres des trois homothéties sont alignés.

Remarque 2.13. Ce théorème reste vrai si on remplace exactement deux fois les tangentes
communes extérieures par les tangentes communes intérieures. La preuve est à peu près la
même mais avec cette fois une homothétie négative qui est la composée d’une négative et
d’une positive.

2.4 Chasse aux tangentes


Nous terminons cette section par une technique qui n’est pas directement reliée aux homo-
théties mais qui intervient souvent dans le même type de problèmes : la chasse aux tangentes,
qui "remplace" la chasse aux angles dans certains problèmes.
La chasse aux angles, que vous connaissez déjà bien, consiste à exploiter le fait que des
points soient sur des cercles pour obtenir des égalités d’angles et trouver d’autres points co-
cycliques. La chasse aux tangentes consiste à exploiter le fait que des droites soient tangentes à
des cercles pour obtenir des égalités de longueur et trouver d’autres droites tangentes. L’idée
est d’utiliser de manière répétée le résultat facile suivant :

Lemme 2.14. Soit C un cercle et A un point extérieur à C. Les tangentes à C passant par A
touchent C en X et Y .
Alors AX = AY .

Un premier résultat de chasse aux tangentes est le suivant, que vous connaissez peut-être
déjà.

10
Proposition 2.15. Soit ABC un triangle. On pose a = BC, b = CA et c = AB. Le cercle inscrit
à ABC touche [BC] en X. Le cercle A-exinscrit à ABC touche [BC] en T (rappelons que le
cercle A-exinscrit est le cercle tangent au côté [BC] et aux demi-droites [AB) et [AC) au-delà
de B et C).
Alors BX = CT = a+c−b 2
et CX = BT = a+b−c2
.

x x

Z
Y

z y

C X y
B
z T

Démonstration.
Notons Y et Z les points où le cercle inscrit touche [CA] et [AB] : on pose x = AY = AZ,
y = BZ = BX et z = CX = CY . On a alors y + z = a, z + x = b et x + y = c d’où
a+c−b
2
= y+z+x+y−z−x
2
= y et, de même, a+b−c
2
= z.
La preuve pour le cercle exinscrit est similaire (il faut introduire les points où il touche
[AB) et [AC)) et est laissée en exercice.
Un autre résultat classique issu de la chasse aux tangentes est le suivant.
Proposition 2.16. Soit ABCD un quadrilatère convexe. Alors ABCD admet un cercle inscrit
si et seulement si
AB + CD = BC + AD.

D
R
C

A B
P

Démonstration.

11
Commençons par le sens direct : si ABCD admet un cercle inscrit, on note P , Q, R et S les
points de tangence comme sur la figure et on effectue une chasse aux tangentes :

AB + CD = AP + BP + CR + DR = AS + BQ + CQ + DS = AD + BC

Le sens inverse est moins évident : si AB + CD = BC + AD, soit ω un cercle tangent à


[AB], [BC] et [AD] (son centre sera l’intersection des bissectrices de ABC \ Soit D0
[ et BAD).
l’intersection de (AD) avec la deuxième tangente à ω passant par C : le quadrilatère ABCD0
est convexe et admet un cercle inscrit donc AB + CD0 = AD0 + BD donc AD0 − CD0 =
AB − BC = AD − CD donc AD0 − AD = CD0 − CD. Si par exemple AD0 ≥ AD alors comme
A, D et D0 sont alignés, on alors DD0 = AD0 − AD = CD0 − CD donc CD0 = CD + DD0 donc
C, D et D0 sont alignés, donc D0 est sur (AD) et (CD) donc D0 = D. Le cas AD0 ≤ AD se traite
similairement.

Remarque 2.17. La ressemblance est frappante entre ce théorème et la caractérisation "ABCD


admet un cercle circonscrit si et seulement si A
b+C
b=B b + D".
b

2.5 Conseils pour les exercices


— Si il y a deux droites parallèles, il peut y avoir une homothétie intéressante qui envoie
l’une sur l’autre.
— Si vous repérez plusieurs homothéties intéressantes, essayez de les composer !
— Dès que vous repérez deux tangentes communes à deux cercles, intéressez-vous à une
homothétie qui envoie un cercle sur l’autre : vous connaissez son centre !
— Si il y a de nombreuses tangentes communes sur la figure, utilisez le théorème de
Monge ! N’hésitez pas à introduire des cercles supplémentaires (cercles inscrits par
exemple) pour pouvoir l’utiliser.
— Si il y a beaucoup de tangentes, pensez à la chasse aux tangentes !
— Si vous avez bien assimilé le cours, il peut être utile de retenir les exercices 7, 9 et 10 qui
peuvent se retrouver dans des problèmes plus compliqués.

2.6 Exercices
Attention : les derniers exercices sont très difficiles !
Exercice 4 Soient ABC et A0 B 0 C 0 deux triangles tels que (AB) soit parallèle à (A0 B 0 ), (BC) à
(B 0 C 0 ) et (CA) à (C 0 A0 ).
Montrer que les droites (AA0 ), (BB 0 ) et (CC 0 ) sont parallèles ou concourantes.
Exercice 5 Soit ABC un triangle avec trois angles aigus.
Construire un carré qui a deux sommets sur [BC], un sur [AB] et un sur [AC].
Exercice 6 Soient ABCD un trapèze avec (AB) parallèle à (CD), M le milieu de [AB] et P un
point de (BC). On pose X = (P D) ∩ (AB), Q = (P M ) ∩ (AC) et Y = (P Q) ∩ (AB).
Montrer que M est le milieu de [XY ].
Exercice 7 Soit ABCD un quadrilatère convexe tel que les cercles inscrits à ABC et ADC
soient tangents.
Montrer que ABCD admet un cercle inscrit.

12
Exercice 8 Deux cercles Γ1 et Γ2 sont tangents extérieurement en A, et une tangente commune
extérieure est tangente à Γ1 en B et à Γ2 en C. Soit D le point diamétralement opposé à B dans
Γ1 .
Montrer que A, C et D sont alignés.
Exercice 9 Soit ABC un triangle. On note Γ son cercle inscrit et ΓA son cercle A-exinscrit. Le
cercle Γ touche [BC] en I, et ΓA touche [BC] en J. Soit K le point de Γ diamétralement opposé
à I.
Montrer que A, J et K sont alignés.
Exercice 10 Soient ω1 et ω2 deux cercles tangents en un point A avec ω2 à l’intérieur de ω1 . Soit
B ∈ ω2 différent de A. La tangente à ω2 en B recoupe ω1 en X et Y .
Montrer que BAX
\ = BAY [.
Exercice 11 Soient ABC un triangle et Γ son cercle circonscrit. Soit ΓA un cercle tangent à
(AB) et (AC), et tangent intérieurement à Γ en un point A0 . On définit de manière similaire
ΓB , B 0 , ΓC et C 0 .
Montrer que les droites (AA0 ), (BB 0 ) et (CC 0 ) sont concourantes.
Exercice 12 Soient ABC un triangle, I le centre de son cercle inscrit, D le point de contact du
cercle inscrit avec [BC], J le centre du cercle A-exinscrit, E le pied de la hauteur issue de A et
K le projeté orthogonal de I sur cette hauteur.
Montrer que (DK) et (EJ) sont parallèles.
Exercice 13 Soit ABC un triangle, D le point de contact du cercle inscrit avec [BC], I le centre
du cercle A-exinscrit et M le milieu de la hauteur issue de A.
Montrer que M , D et I sont alignés.
Exercice 14 Soit ABCD un quadrilatère convexe. On suppose que les cercles inscrits aux tri-
angles ABC, BCD, CDA et DAB ont un point commun.
Montrer que ABCD est un losange.
Exercice 15 Soient Γ un cercle et Γ1 , Γ2 deux cercles tangents intérieurement à Γ en A et B. On
note (d1 ) et (d2 ) les tangentes à Γ2 passant par A, et (d3 ) et (d4 ) les tangentes à Γ1 passant par
B.
Montrer que ces quatre doites forment un quadrilatère circonscriptible.
Exercice 16 Soit ABCD un quadrilatère circonscriptible et ω son cercle inscrit, de centre O.
On note X l’intersection de (AD) et (BC). Le cercle ω1 est tangent aux prolongements de [AD]
et [BC] et au côté [AB] en K. Le cercle ω2 est tangent aux prolongements de [AD] et [BC] et au
côté [CD] en L. On suppose que X, K et L sont alignés.
Montrer que O, le milieu de [AB] et le milieu de [CD] sont alignés.
Exercice 17 (Shortlist 2007) Soit ABCD un quadrilatère convexe et P sur [AB]. On note ω, ω1
et ω2 les cercles inscrits à P CD, P AD et P BC. On note I le centre de ω. On suppose que ω1 et
ω2 sont tangents à ω en K et L. On pose enfin E = (AC) ∩ (BD) et F = (AK) ∩ (BL).
Montrer que E, I et F sont alignés.
Exercice 18 (IMO 2008) Soit ABCD un quadrilatère convexe avec BA 6= BC. On note ω1 et ω2
les cercles inscrits à ABC et ADC. On suppose qu’il existe Ω tangent à (BA) au-delà de A, à
(BC) au-delà de C, à (AD) et à (CD).
Montrer que les tangentes communes extérieures à ω1 et ω2 se coupent sur Ω.

13
O

F IGURE 7 – Une figure et son image par la rotation de centre O et d’angle 75◦ .

3 Rotations
3.1 Cours
Définition 3.1. Soient O un point du plan et θ un angle. La rotation de centre O et d’angle
(orienté) θ est la transformation qui à tout point M associe le point M 0 tel que OM 0 = OM et
−−→ −−→
(OM , OM 0 ) = θ.

Exemple 3.2. Les symétries centrales sont des rotations d’angle π.

Les rotations conservent toutes les propriétés géométriques intéressantes, y compris les
longueurs :

Proposition 3.3. a) Les rotations conservent les longueurs.


b) Les rotations conservent les droites, les cercles, les angles.
c) L’image d’une droite (d) par une rotation d’angle θ fait un angle θ avec (d).

Démonstration.
a) Si une rotation de centre O envoie A sur A0 et B sur B 0 , alors OA = OA0 , OB = OB 0 et
−→ −−→ −−→ −−→
(OA, OA0 ) = (OB, OB 0 ) donc les triangles OAB et OA0 B 0 sont isométriques et A0 B 0 = AB.
b) Comme une rotation conserve les longueurs, un triangle et son image sont isométriques
donc ont les mêmes angles, et la rotation conserve les angles. Elle conserve donc toutes les
propriétés pouvant s’exprimer avec des angles, comme l’alignement et la cocyclicité.

14
c) Soient A0 et B 0 les images de A et B par une rotation de centre O. On utilise la relation de
Chasles pour les angles orientés :
−→ −−→ −→ −→ −→ −−→ −−→ −−→
(AB, A0 B 0 ) = (AB, AO) + (AO, A0 O) − (A0 B 0 , A0 O)

Comme les triangles OAB et OA0 B 0 sont directement isométriques, le premier et le dernier
terme se simplifient tandis que le second vaut θ.
De même que les homothéties, il est intéressant de composer les rotations :

Proposition 3.4. Soient r1 et r2 deux rotations d’angles θ1 et θ2 :


a) Si θ1 + θ2 est un multiple de 360◦ , alors r2 ◦ r1 est une translation.
b) Sinon, r2 ◦ r1 est une rotation d’angle θ1 + θ2 .

Remarque 3.5. Il est parfois possible dans les exercices d’identifier le centre d’une composée
de rotation, mais on n’a pas de résultat général analogue au théorème de Monge pour les
rotations.

Démonstration. On admet que la composée est une rotation ou une translation. Pour l’angle
de la composée, r1 fait tourner les droites d’un angle θ1 et r2 de θ2 , donc la composée les fait
tourner de θ1 + θ2 .
Notons également que les rotations apparaissent comme les composées de symétries axiales :

Proposition 3.6. Soient (d) et (d0 ) deux droites qui se coupent en un point O et y font un angle
θ. Soient s la symétrie axiale d’axe (d) et s0 celle d’axe s0 . Alors s0 ◦ s est la rotation de centre O
et d’angle 2θ.

D
M

M0
O
θ

D0
M 00

Démonstration.
Soit M un point du plan, M 0 = s(M ) et M 00 = s0 (M 0 ) : la droite (d) est la médiatrice de
[M M 0 ] donc OM 0 = OM et (d0 ) celle de [M 0 M 00 ] donc OM 00 = OM 0 = OM . De plus, en prenant
D sur (d) et D0 sur (d0 ) comme sur la figure, on a (il faudrait en toute rigueur utiliser des angles
orientés)

OM 00 = M
M\ \ \0 + M
OD + DOM \ 0 OD 0 + D\
0 OM 00 = 2DOM
\ 0 + 2M
\ 0 OD 0 = 2DOD
\0 = 2θ.

Comme pour les homothéties, il peut être utile d’introduire une rotation qui envoie un
objet sur un autre :

15
Proposition 3.7. a) Soient A, B, A0 et B 0 quatre points : il existe une homothétie ou trans-
lation qui envoie A sur A0 et B sur B 0 si et seulement si AB = A0 B 0 . De plus, dans ce
cas, une telle transformation est unique.
b) Soient O, A et A0 avec OA = OA0 : il existe une unique rotation de centre O qui envoie
A sur A0 .

Démonstration. a) Si ABB 0 A0 est un parallélogramme, la transformation doit être une trans-


lation, qui fonctionne bien. Sinon, (AA0 ) et (BB 0 ) ne sont pas parallèles donc leurs mé-
diatrices non plus, donc il existe O tel que OA = OA0 et OB = OB 0 . Les triangles OAB
et OA0 B 0 sont alors isométriques donc AOB [ =A \0 OB 0 , donc AOA
\0 = BOB\0 = θ, et la
rotation de centre O et d’angle θ fonctionne.
\0 .
b) Le centre est déjà fixé, et l’angle de la rotation doit être AOA

3.2 Conseils pour les exercices


— Les triangles équilatéraux ou isocèles rectangles dissimulent souvent (assez mal) des
rotations.
— Comme pour les homothéties, si vous repérez plusieurs rotations intéressantes, essayez
de les composer !

3.3 Exercices
Exercice 19 Soient (∆1 ), (∆2 ) et (∆3 ) trois droites parallèles.
Construire un triangle équilatéral ayant un sommet sur chacune des trois droites.
Exercice 20 Soit ABC un triangle équilatéral et M sur son cercle circonscrit, sur l’arc entre B
et C ne contenant pas A.
Montrer que M B + M C = M A.
Exercice 21 Soient ABCD un quadrilatère convexe et E, F , G et H tels que ABE, BCF , CDG
et DAH soient équilatéraux avec ABE et CDG dirigés vers l’extérieur de ABCD et BCF et
DAH dirigés vers l’intérieur. Montrer que EF GH est un parallélogramme.
Exercice 22 Soit A1 A2 A3 un triangle. On note Ai = Ai−3 pour tout i ≥ 4, de sorte que A1 =
A4 = A7 = . . . , A2 = A5 = A8 = . . . et A3 = A6 = A9 = . . . . Soit (Pi )i≥0 une suite de points
telle que pour tout i, il existe un point Qi tel que le triangle Qi Pi Pi+1 est équilatéral direct et a
pour centre Ai .
On suppose que P2014 = P1 . Montrer que A1 A2 A3 est équilatéral.
Exercice 23 (Point de Fermat) Soit ABC un triangle dont tous les angles sont inférieurs à 120◦ .
a) Montrer qu’il existe un unique point F à l’intérieur de ABC tel que AF [ B = BF
\ C =

CF
[ A = 120 .
b) Montrer que pour tout X à l’intérieur de ABC, on a AX + BX + CX ≥ AF + BF + CF .
Exercice 24 (Théorème de Napoléon) Soient ABC un triangle et A0 , B 0 et C 0 tels que A0 BC,
AB 0 C et ABC 0 soient équilatéraux, extérieurs à ABC. Soient A1 , B1 et C1 les centres de ces
triangles équilatéraux.
Montrer que A1 B1 C1 est équilatéral.

16
Exercice 25 Soient ABC et AM N deux triangles directement semblables, tous deux isocèles
en A. On note O le centre du cercle circonscrit à ABM .
Montrer que O, C, N et A sont cocycliques si et seulement si ABC est équilatéral.

4 Similitudes directes
On va maintenant s’intéresser à une classe de transformations plus large, qui contient les
précédentes. Cette section contient en particulier les preuves de certains résultats admis dans
les parties précédentes.
Il est possible de sauter toutes les preuves dans un premier temps si vous n’êtes pas très
à l’aise. Dans ce cas, vous pouvez définir directement une similitude directe comme la com-
posée d’une rotation et d’une homothétie de même centre comme dans 4.10, et admettre les
théorèmes importants 4.4, 4.8 (dont la preuve reste simple), 4.12 et 4.13.
L’essentiel de cette section est issue du cours donné par Jean-François Martin au stage
olympique de Montpellier 2013. Le cours original se trouve dans le polycopié du stage, aux
pages 87 à 101, accessible ici :
http://www.animath.fr/IMG/pdf/poly_2013-2.pdf

4.1 Définitions et propriétés de base


Définition 4.1. On appelle similitude directe toute transformation (i.e. fonction bijective dans
lui-même) du plan qui conserve les angles orientés, c’est-à-dire telle que pour tous points A,
−−→ −−→ −→ −→
B et C, si on note A0 , B 0 et C 0 leurs images, on a (A0 B 0 , A0 C 0 ) = (AB, AC). De manière équiva-
lente, une similitude directe envoie les triangles sur des triangles directement semblables.

Exemple 4.2. Les translations, rotations et homothéties sont des similitudes directes. De plus,
il est évident que la composée de deux similitudes est une similitude.

Remarques 4.3. — L’équivalence entre conservation des angles orientés et des triangles
directement semblables n’est pas immédiatement évidente pour les triangles plats.
Toutefois, étant donné trois points A, B et C alignés, pour montrer que le rapport
AB/AC est conservé, il suffit de considérer un point P en dehors de la droite et de
considérer les triangles ABP et ACP , prouvant que les rapports AB/AP et AP/AC
seront conservés. Une astuce du même genre permettra de toujours mettre de côté ce
genre de cas résiduels. C’est un bon exercice pour le lecteur pointilleux de remplir les
trous...
— Dans la suite, s’il n’y a pas d’ambiguïté, on dira "similitude" pour "similitude directe".
Les similitudes indirectes sont évoquées à la fin du cours.

Théorème 4.4. Étant donnés quatre points A 6= B et A0 6= B 0 , il existe une unique similitude s
telle que :

s : A −7 → A0
B 7−→ B 0 .

17
Démonstration. On pourrait raisonner directement dans l’esprit du théorème 4.11, mais la
preuve naturelle a son intérêt.
Unicité :
Montrons que pour tout point C du plan, cette condition fixe l’image de C par s. On sup-
pose C ∈/ (AB). Par conservation des angles orientés, l’image de C doit être sur la droite
−→ −−→ −−→
formant en B 0 un angle (BA, BC) avec le vecteur B 0 A0 . De même, elle doit être sur la droite
−→ −→ −−→
formant en A0 un angle (AB, AC) avec A0 B 0 . L’intersection de ces deux droites, uniquement
déterminée, est donc le point recherché.

C
A

s(C)

B A0

B0

Existence :
On va exhiber une similitude avec cette propriété en composant différentes similitudes
classiques (translations, rotations, homothéties...) de manière à s’approcher de plus en plus
du but souhaité.
Dans un premier temps, afin d’envoyer déjà A sur A0 , on utilise la translation t de vecteur
−−→0
AA :

t : 7 → A0
A −
B −7 → B 00 .

On utilise ensuite la rotation ρ de centre A0 et d’angle B\


00 A0 B 0 :

ρ : A0 − 7 → A0
B 00 7−→ B 000 .

Comme par construction B 000 ∈ (A0 B 0 ), on peut finalement utiliser l’homothétie h de centre
A et de rapport A0 B 0 /A0 B 000 :
0

18
h : A0 − 7 → A0
B 000 7−→ B 0 .

Finalement, s = h ◦ ρ ◦ t convient par construction.

A0
t
A

B 00
t ρ
B B 000

B0

Remarquons que les homothéties ou les rotations peuvent également être définies comme
les transformations conservant certaines grandeurs ou propriétés. Cependant, la définition
usuelle avec le centre est plus explicite et plus utilisable dans les exercices. On va donc s’inté-
resser à la notion de centre chez les similitudes.

4.2 Centre d’une similitude


Définition 4.5. On appelle centre d’une similitude un point fixe de cette similitude.
Exemple 4.6. Une translation de vecteur non nul n’a aucun centre, une rotation ou une homo-
thétie en a un et la transformation identité admet tous les points du plan comme centre.
Remarques 4.7. — L’unicité du théorème précédent appliquée au cas A = A0 et B = B 0
montre que, hormis l’identité, toute similitude a au plus un point fixe.
— Il n’est pas évident a priori que toute similitude a un centre. Cela découle du théorème
suivant.
Le théorème suivant, essentiel, montre que l’on connaît bien le centre d’une similitude :
Théorème 4.8. Soient A, B, A0 et B 0 supposés en position générale (un couple ne peut être
obtenu à partir de l’autre par translation ou homothétie). Soit P le point d’intersection de
(AA0 ) et (BB 0 ). Soit C1 et C2 les cercles circonscrits à P AB et P A0 B 0 et Q leur deuxième point
d’intersection.
Alors, Q est le centre de la similitude envoyant A et B sur A0 et B 0 .

19
Démonstration. Soit s l’unique similitude envoyant A et B sur A0 et B 0 . On cherche à montrer
que s envoie Q sur lui-même. D’après la démonstration de l’unicité de cette similitude, il
suffit de vérifier que ABQ et A0 B 0 Q sont directement semblables. On procède par chasse aux
angles. Il suffit de montrer que ABQ
[ =A \ 0 B 0 Q, l’égalité BAQ
[ =B\0 A0 Q se montrant de manière

similaire :
[ = 180◦ − AP
ABQ [ Q=A \0P Q = A\ 0 B 0 Q.

B0
A

A0

Remarques 4.9. — Si les points ne sont pas en position générale, la construction marche
toujours en considérant que deux droites parallèles se coupent "à l’infini" et que le
cercle passant par A, B et l’infini n’est autre que la droite (AB). On pourra vérifier que
Q est à l’infini ssi ABB 0 A0 est un parallélogramme, ce qui correspond au cas où s est
une translation.
— Bien sûr, il faudrait écrire cette démonstration en termes d’angles orientés. Ce que le
lecteur pointilleux est invité à faire. Il est d’ailleurs important de se familiariser avec
les deux configurations :

A
A0
P

B0
Q

20
On remarque de plus en utilisant les triangles semblables de la démonstration précé-
\0 = BQB
dente que la composée d’une rotation d’angle AQA \0 et d’une homothétie de rapport
QA /QA = QB /QB, toutes deux de centre Q, envoie A sur A0 et B sur B 0 .
0 0

Définition 4.10. Une similitude directe est dite centrée si elle est la composée d’une rotation et
d’une homothétie de même centre.

Soit donc s une similitude directe et Q son centre : on a obtenu une similitude centrée s0
qui, comme s, envoie A sur A0 et B sur B 0 . Grâce à l’unicité dans le théorème 4.4 on a donc
s = s0 d’où le théorème important suivant :

Théorème 4.11. Toute similitude directe soit est une translation soit est centrée.
Ainsi, les similitudes qui ne sont pas des translations sont décrites par un centre, un rap-
port et un angle.

A ce stade, on peut se demander pourquoi on n’a pas commencé le cours en donnant la


définition 4.10, ce qui nous aurait épargné le besoin de prouver le théorème 4.11. Un avantage
de la définition 4.1 est qu’elle rend trivial le fait que la composée de deux similitudes directes
est une similitude directe, ce qui n’est pas évident avec 4.10. On obtient ainsi le théorème
suivant :

Théorème 4.12. Soient s1 et s2 deux similitudes directes de rapports k1 et k2 , et d’angles θ1 et


θ2 . Alors s2 ◦ s1 est une similitude directe de rapport k1 k2 et d’angle θ1 + θ2 .

Remarquons que les propositions 2.6 et 3.4 en sont des cas particuliers (le cas θ1 = θ2 = 0
pour la première, le cas k1 = k2 = 1 pour la seconde). On a donc finalement prouvé les parties
de ces deux théorèmes qu’on avait admis.

4.3 Deux similitudes pour le prix d’une


Reprenons la figure du théorème 4.8 : grâce aux mêmes triangles semblables on obtient que
la similitude directe de centre Q, d’angle AQB [ = A \ 0 QB 0 et de rapport QB/QA = QB 0 /QA0

envoie A sur B et A0 sur B 0 . En laissant au lecteur le cas particulier des homothéties, on obtient
le théorème important suivant.

Théorème 4.13. Si une similitude directe envoie A sur A0 et B sur B 0 , alors la similitude en-
voyant A sur B et A0 sur B 0 a le même centre.

En appliquant le théorème 4.8 aux deux similitudes précédentes, on obtient le résultat


bien connu suivant, qui (pour l’intersection des cercles) se démontre également par chasse
aux angles (exercice !) :

Théorème 4.14. Soit A, B, A0 et B 0 en position générale. Soit P1 = (AA0 ) ∩ (BB 0 ) et P2 =


(AB) ∩ (A0 B 0 ). Alors les cercles circonscrits à P1 AB, P1 A0 B 0 , P2 AA0 et P2 BB 0 sont concourants
en un point Q, appelé point de Miquel du quadrilatère complet AA0 BB 0 .
Il est le centre de la similitude directe envoyant A sur A0 et B sur B 0 ainsi que de celle
envoyant A sur B et A0 sur B 0 .

21
P2

A B0
P1

B A0
Q

Remarque 4.15. On considérera essentiellement ce point comme centre des similitudes di-
rectes précédentes. Mais il est également d’une importance primordiale en géométrie projec-
tive unidimensionnelle complexe en tant que centre de l’involution échangeant les 6 sommets
du quadrilatère complet (pour comprendre la phrase précédente ... allez au club de mathéma-
tiques discrètes de Lyon !).
Remarque 4.16. Il peut souvent être intéressant de regarder les similitudes d’un point de vue
complexe : il s’agit en fait juste des fonctions affines.

4.4 Similitudes indirectes


Nous terminons ce cours par quelques mots sur les similitudes indirectes.
Définition 4.17. Une similitude indirecte est une transformation du plan qui envoie chaque
angle orienté sur son opposé.
Exemple 4.18. Les symétries axiales sont des similitudes indirectes. La composée d’une sy-
métrie axiale avec une similitude directe est une similitude indirecte.
Les similitudes indirectes conservent de nombreuses propriétés : rapports de longueur,
angles non orientés, alignement, cocyclicité, parallélisme, orthogonalité... Elles sont cepen-
dant moins intéressantes que les similitudes directes car beaucoup n’admettent pas de centre
(considérer par exemple la composée d’une symétrie axiale et d’une translation parallèle à
son axe). Les puissants théorèmes 4.8 et 4.13 n’ont donc pas d’analogue pour les similitudes
indirectes.

4.5 Conseils pour les exercices :


Voici quelques conseils généraux qui peuvent servir dans les exercices qui suivent et dans
bien d’autres :

22
— Les exercices où un point varie et où on cherche à déterminer le lieu d’un autre point ou
bien à montrer qu’un autre point reste fixe font souvent appel à des transformations.
— N’oubliez pas la chasse aux angles, qui permet souvent de "démarrer" un exercice, par
exemple en trouvant deux triangles semblables, ou de le conclure une fois qu’on a
trouvé de nombreux cercles.
— Quand vous trouvez deux triangles semblables (éventuellement plats), intéressez-vous
à la similitude qui envoie l’un sur l’autre : existe-t-il d’autres points dont on connaît
bien l’image ? Si la similitude est directe, peut-on trouver son centre ? Si le centre est
bien connu, le théorème 4.8 donne des points cocycliques !
— L’apparition des figures du théorème 4.8 doit donner envie d’introduire des simili-
tudes !
— Quand cette figure apparaît, n’oubliez pas que vous avez en fait trouvé deux simili-
tudes directes intéressantes de même centre : celle qui envoie A sur A0 et B sur B 0 , et
celle qui envoie A sur B et A0 sur B 0 . Essayez les deux et utilisez celle qui paraît la plus
utile.

4.6 Exercices
Exercice 26 Soit ABCD un quadrilatère, E et F sur [AD] et [BC] respectivement tels que
AE/ED = BF/F C. Soit S = (EF ) ∩ (AB) et T = (EF ) ∩ (CD).
Montrer que les cercles circonscrits aux triangles SAE, SBF , T CF et T DE sont concou-
rants.
Exercice 27 Soient Γ1 et Γ2 deux cercles qui se coupent en deux points A et D. La tangente
à Γ1 en A recoupe Γ2 en B, et la tangente à Γ2 en A recoupe Γ1 en C. Soit E ∈ [AB) tel que
BE = AB, et F la deuxième intersection de [AC) avec le cercle circonscrit Ω à ADE. Montrer
que AC = AF .
Exercice 28 Soit ABCDE un pentagone convexe vérifiant les relations BAC
[ = CAD
\ = DAE
\
et CBA
[ = DCA\ = EDA. \ Soit P = (BD) ∩ (CE).
Montrer que la droite (AP ) coupe le segment [CD] en son milieu.
Exercice 29 Soit ABCD un quadrilatère avec AD = BC et P l’intersection de ses diagonales.
Soit F et E des points variables sur les segments [AD] et [BC] respectivement de manière
à avoir BE = DF . On note R et Q les points d’intersections de (EF ) avec (AC) et (BD)
respectivement.
Montrer que le cercle circonscrit à P QR a un deuxième point fixe quand E et F varient.
Exercice 30 Soit ABC un triangle inscrit dans un cercle Γ, P un point variable sur le l’arc AB
qui ne contient pas C. Soient I et J les centres des cercles inscrits des triangles ACP et BCP
respectivement. On considère Q le point d’intersection de Γ et du cercle circonscrit au triangle
P IJ.
Montrer que Q reste fixe quand P varie.
Exercice 31 Soit Γ1 et Γ2 deux cercles s’intersectant en P et Q. Soit A1 et B1 deux points va-
riables sur Γ1 et A2 et B2 les deuxièmes points d’intersection de Γ2 avec (A1 P ) et (B1 P ) res-
pectivement. Soit C = (A1 B1 ) ∩ (A2 B2 ).
Montrer que le centre O du cercle circonscrit au triangle CA1 A2 reste sur un cercle fixe
quand A1 et A2 varient.

23
L’exercice suivant est important per se et souvent utilisé (il faut par contre penser à le
redémontrer ... ou citer ce poly !).
Exercice 32 Soit ABCD un quadrilatère convexe inscrit dans un cercle de centre O, P le point
d’intersection des diagonales et Q le deuxième point d’intersection des cercles circonscrits aux
triangles AP D et BP C.
[ = 90◦ .
Montrer que OQP
Exercice 33
a) Soit T une similitude directe. Montrer qu’il existe une similitude directe de même
centre envoyant tout point M sur le milieu de M et T (M ).
b) Soit ABCD un quadrilatère, M et N les milieux de ses diagonales et P leur intersection.
Soit O1 et O2 les centres des cercles circonscrits de ABP et CDP . Montrer que le milieu
du segment [O1 O2 ] est le centre du cercle circonscrit de P M N .
Exercice 34 Soit Γ1 , Γ2 et Γ3 trois cercles avec {A, B} = Γ1 ∩ Γ2 , {C, D} = Γ2 ∩ Γ3 et {E, F } =
Γ3 ∩ Γ1 . On considère P1 sur Γ1 et on note P2 le deuxième point d’intersection de (P1 A) et Γ2 ,
P3 le deuxième d’intersection de (P3 C) et Γ3 , P4 le deuxième point d’intersection de (P3 E) et
Γ1 , P5 le deuxième point d’intersection de (P4 B) et Γ2 , P6 le deuxième point d’intersection de
(P5 D) et Γ3 et enfin P7 le deuxième point d’intersection de (P6 F ) et Γ1 .
Montrer que P7 = P1 .
Exercice 35 Soient Γ1 et Γ2 deux cercles se coupant en deux points A et B. Les tangentes à Γ1
en A et B se coupent en K. Soit M un point variable sur Γ1 , distinct de A et B. On note P le
second point d’intersection de (M A) et Γ2 , C le second point d’intersection de (M K) et Γ1 et
Q le second point d’intersection de (AC) avec Γ2 .
a) Montrer que (P Q) passe par un point fixe quand M varie.
b) Montrer que le milieu de [P Q] est sur la droite (M K).
Exercice 36 Soit ABCDEF un hexagone inscriptible vérifiant AB = CD = EF . Soit Z =
(AC) ∩ (BD), X = (CE) ∩ (DF ) et Y = (EA) ∩ (F B).
Montrer que XY Z et BDF sont semblables.
Exercice 37 Soit ABC un triangle, E et D des points sur les côtés [AB] et [AC] de manière à
avoir BE = CD. Soit P l’intersection des diagonales du quadrilatère BEDC et Q le deuxième
point d’intersection des cercles circonscrits à EP B et DP C. Soit K et L les milieux respectifs
de [BE] et [CD] et R le point d’intersection de la perpendiculaire à (QK) passant par K et de
la perpendiculaire à (QL) passant par L.
Montrer que :
a) Q est sur la bissectrice de l’angle BAC.
[
b) R est sur le cercle circonscrit au triangle ABC.
Exercice 38 (BMO 2009) Soit ABC un triangle. Une droite parallèle à (BC) coupe [AB] en M
et [AC] en N . Soit P le point d’intersection de (BN ) et (CM ). Les cercles circonscrits à BM P
et CN P se recoupent en Q.
Montrer que P[ AB = QAC.
[
Exercice 39 Soit ABC un triangle et Γ son cercle circonscrit. On considère trois points A1 , B1
et C1 sur les côtés [BC], [CA] et [AB] respectivement. On note A3 , B3 et C3 les symétriques
de A1 , B1 et C1 par rapport aux milieux de leurs côtés respectifs. On note A2 , B2 et C2 les

24
deuxièmes points d’intersection de Γ avec les cercles circonscrits à AB1 C1 , BC1 A1 et CA1 B1
respectivement.
Montrer que les triangles A2 B2 C2 et A3 B3 C3 sont semblables.

5 Indications pour les exercices


Exercice 1: Quelle est la transformation qui permet d’"écraser" la rivière ?
Exercice 2: Si B décrit Γ et D est le point tel que ABCD soit un parallélogramme, quel en-
semble décrit D ?
Exercice 3: Si X décrit le cercle et Y est tel que XY = a et (XY ) est parallèle à (d), quel
ensemble décrit Y ?
Exercice 4: Trouver une homothétie qui envoie ABC sur A0 B 0 C 0 .
Exercice 5: Coller un carré au triangle par le côté [BC]. Quel est son lien avec le carré qui nous
intéresse ?
Exercice 6: Trouver deux homothéties intéressantes sur la figure et les composer.
Exercice 7: Chasse aux tangentes.
Exercice 8: Une homothétie h de centre A envoie Γ1 sur Γ2 . Il suffit de montrer h(D) = C...
Exercice 9: Une homothétie de centre A envoie ΓA sur Γ...
Exercice 10: L’homothétie à utiliser est évidente. Quelle est l’image de B ?
Exercice 11: Trouver deux homothéties de centres A et A0 et appliquer le théorème de Monge.

Exercice 12: L’homothétie à utiliser est évidente. Introduire les images de E et J par cette
homothétie.
Exercice 13: Utiliser l’homothétie "évidente", puis trouver une homothétie de centre D qui
envoie M sur I.
Exercice 14: Identifier le point d’intersection des quatre cercles. Une chasse aux tangentes per-
met de faire apparaître un nouveau cercle...
Exercice 15: Introduire un cercle tangent à trois droites sur les quatre, et essayer d’appliquer
Monge.
Exercice 16: L’exercice 9 donne deux nouveaux points sur (KL).
Exercice 17: Utiliser Monge pour exprimer E et F comme centres de deux homothéties. On
aura besoin de cercles supplémentaires...
Exercice 18: Introduire P et Q, points où ω1 et ω2 touchent [AC]. Que dire de ces deux points ?

Exercice 19: Fixer A1 . Quand A2 décrit (∆2 ), quel ensemble décrit le troisième sommet du
triangle équilatéral ?
Exercice 20: Pour faire appraître BM + CM , placer N sur (BM ) tel que M N = CM . Quelle
rotation apparaît ?

25
Exercice 21: Trouver des rotations de 60◦ sur la figure...
Exercice 22: Quelle transformation permet de passer de Pi à Pi+1 ? Et de P1 à P2014 ?
Exercice 23: A l’aide d’une rotation bien choisie, "reporter" les distances BF et CF sur la
droite (AF ) au-delà de F . Que donne la même construction avec un X quelconque ?
Exercice 24: Composer des rotations de 120◦ .
Exercice 25: La rotation à utiliser est évidente. Introduire l’image de O.
Exercice 26: Les triangles plats peuvent aussi être semblables...
Exercice 27: La construction du centre d’une similitude marche toujours dans le cas limite où
P est confondu avec un des quatre points...
Exercice 28: Des triangles semblables sautent aux yeux. Terminer la construction du centre...
Exercice 29: Une similitude fixe envoie E sur F . Le point fixe qu’on cherche est son centre !
Exercice 30: Introduire les points nécessaires pour que la construction de Q soit celle du centre
d’une similitude. Que dire de son angle et de son rapport ?
Exercice 31: Commencer par éliminer B1 et B2 . Tester des cas particuliers pour A1 permet
d’identifier le cercle.
Exercice 32: Introduire des milieux pour faire apparaître des angles droits.
Exercice 33:
a) Deux similitudes pour le prix d’une !
b) K l’intersection des cercles circonscrits des triangles ABP et P CD. Chercher à appli-
quer a)...
Exercice 34: Quelle est la transformation qui permet de passer de Pi à Pi+1 ? Et de P1 à P7 ?
Exercice 35:
a) (P Q) est l’image d’une droite bien connue par une similitude de centre B.
b) Introduire les centres des cercles. Les angles droits donnent des points cocycliques.
Exercice 36: Cette fois, la similitude intéressante est une rotation !
Exercice 37:
a) Une similitude saute aux yeux. Quel est son rapport ?
b) Montrer que A, K, L, Q et R sont sur un même cercle. Que dire de l’intersection de ce
cercle et du cercle circonscrit à ABC ?
Exercice 38: La droite (AP ) est connue. S’intéresser aux distances de Q à [AB] et [AC]...
Exercice 39: Montrer que C2 AB et CB3 A3 sont semblables.

6 Solutions des exercices


Solution de l’exercice 1
Soit →
−v le vecteur perpendiculaire à la rivière dirigé vers A et de longueur L, et B 0 l’image
de B par la translation de vecteur →−v : si le pont va de P à Q, la longueur du trajet vaut
AP + P Q + QB = AP + P B + L. On veut donc rendre AP + P B 0 le plus petit possible, donc
0

26
A

B0
Q

P doit être aligné avec A et B 0 . Il faut donc que P soit l’intersection de (AB 0 ) et de la rive du
côté de A.
Solution de l’exercice 2

A
B

D
C

Soit M le milieu de [AC] : ABCD est un parallélogramme ssi M est le milieu de [BD] ssi
B est le symétrique de D par rapport à M . POur que D soit sur Γ, il faut donc donc que B
soit sur le symétrique Γ0 de Γ par rapport à M , ce qui permet de le tracer. D est alors l’autre
intersection des deux cercles.
Solution de l’exercice 3

27


v

Γ0
Γ

X Y

(d)

Soit →

v un vecteur parallèle à (d) et de longueur a : si on a la construction qu’on veut, alors
−−→ −−→
XY = v ou Y X = →

− −
v . Quitte à échanger X et Y , on suppose qu’on est dans la première
situation. Alors Y ∈ Γ, et X ∈ Γ donc Y est sur l’image de Γ par la translation de vecteur → −
v,
0
qu’on note Γ .
On trace donc Γ0 , puis on prend Y à l’intersection de Γ et Γ0 . On peut ensuite tracer la droite
parallèle à (d) passant par Y et placer X.
Solution de l’exercice 4
B0 C0

A0

C B

On note X le point d’intersection de (AA0 ) et (BB 0 ) s’il existe. D’après le théorème de


0 0
Thalès, on peut poser k = XA XA
= XB
XB
. L’homothétie h de centre X et de rapport k envoie alors
A sur A et B sur B . La droite h((AC)) passe par A0 et est parallèle à (AC) donc à (A0 C 0 ), d’où
0 0

h((AC)) = (A0 C 0 ) et, de même h((BC)) = (B 0 C 0 ). On a donc h(C) = C 0 , donc X, C et C 0 sont


alignés, d’où le résultat.
Si (AA0 ) et (BB 0 ) sont parallèles, ABB 0 A0 est un parallélogramme donc il existe une trans-
lation t qui envoie A sur A0 et B sur B 0 et, comme ci-dessus, on montre qu’elle envoie C sur
C 0 , donc (CC 0 ) est parallèle à (AA0 ) et (BB 0 ).

28
Remarque 6.1. On a trouvé une condition nécessaire et suffisante sur deux triangles pour qu’il
existe une homothétie envoyant l’un sur l’autre.

Solution de l’exercice 5

H G

C E F B

P Q

Supposons construit notre carré EF GH, et plaçons sur la figure P et Q tels que BCP Q oit
un carré, situé de l’autre côté de [BC] par rapport à A. Comme (GH) est parallèle à (BC), il
existe une homothétie h de centre A qui envoie G sur B et H sur C. h envoie donc EF GH
sur P QBC, et en particulier P sur E. E est donc sur (AP ) donc E est l’intersection de [BC] et
(AP ), et de même F est celle de [BC] et (AQ). Une fois qu’on a E et F , il est facile de construire
G et H.
Solution de l’exercice 6

A X M Y B

C
D

Les droites parallèles donnent envie de chercher des homothéties qui les envoient l’une
sur l’autre. Deux sont intéressantes : celle de centre Q qui envoie A sur C et Y sur D, qu’on
note hQ et celle de centre P qui envoie C sur B et D sur X, qu’on note hP .

29
hP ◦ hQ est alors une homothétie qui envoie A sur B et Y sur X. Son centre est sur (AB) et sur
(P Q) (car c’est le centre d’une composée d’homothéties de centres P et Q), donc c’est M et,
comme M est le milieu de [AB], hP ◦ hQ est la symétrie centrale de centre M , donc M X = M Y .

Remarque 6.2. Il est aussi possible de résoudre l’exercice en appliquant le théorème de Mé-
nélaüs dans ABC.

Solution de l’exercice 7

D
S
C

R Q

A B
P

Les deux cercles inscrits sont situés de part et d’autre de [AC] donc il sont tangents en
un point de [AC], qui est forcément le point où ils touchent [AC]. On donne des noms aux
différents points de tangence comme sur la figure et on effectue une chasse aux tangentes :

AB + CD = AP + BP + CS + DS = AR + BQ + CR + DT = AT + BQ + CQ + DT = AD + BC

donc ABCD admet un cercle inscrit.


Solution de l’exercice 8

O1 O2
A

30
A est le centre d’une homothétie négative h qui envoie Γ2 sur Γ1 . De plus, D est diamétra-
lement opposé à B donc la tangente à Γ1 en D est parallèle à (BC). On a donc h(C) = D, donc
A, C et D sont alignés.
Solution de l’exercice 9
A

C I B
J

A est l’intersection des tangentes communes extérieures à Γ et ΓA , donc c’est le centre de


l’homothétie positive h qui envoie ΓA sur Γ. De plus, K est diamétralement opposé à I sur Γ
donc la tangente à Γ en K est parallèle en I à (BC). Or, la tangente à ΓA en J est (BC), donc
son image par h est tangente à Γ, différente de (BC) et parallèle à (BC). Il s’agit donc de la
tangente Γ en K, donc K = h(J) et A, J et K sont alignés.
Solution de l’exercice 10

ω1 ω2

X B Y

S C T

On veut montrer que (AB) est la bissectrice de XAY \ . Soit C la deuxième intersection de
(AB) avec ω1 : il suffit de montrer que C est le milieu de l’arc XY . Soit h l’homothétie de
centre A qui envoie ω2 sur ω1 : on a h(B) = C donc la tangente à ω1 en C est parallèle à (XY ).
En notant (ST ) la tangente comme sur la figure, on peut écrire, en utilisant le cas tangent du
théorème de l’angle inscrit puis le fait que (XY ) et (ST ) soient parallèles :

CXY
\ = Y[
CT = CY
\ X

31
donc C est bien le milieu de l’arc XY de ω1 , d’où le résultat.
Solution de l’exercice 11

A
Γ

ΓA

C B

A0

Soient ω le cercle inscrit à (ABC) et X le centre de l’homothétie positive qui envoie Γ


sur ω : le point A0 est le centre de l’homothétie positive qui envoie Γ sur ΓA et A est celui
de l’homothétie positive qui envoie ΓA sur ω, donc X ∈ (AA0 ) et, de même, X ∈ (BB 0 ) et
X ∈ (CC 0 ) d’où le résultat.
Solution de l’exercice 12

F G

K
I

C D B
E

Soit h l’homothétie de centre A qui envoie le cercle A-exinscrit sur le cercle inscrit ω : on
s’intéresse à l’image de (EJ). On a h(J) = I. De plus h(BC) est parallèle à (BC), différente de

32
(BC) et tangente à ω. Si on note F le point de ω diamétralement opposé à D, h(BC) est donc
la tangente à ω en F , donc h(E) est l’intersection de cette tangente avec (AE), qu’on note G.
On a donc (EJ)//(GI).
Il suffit donc de montrer que (DK)//(GI), donc de montrer que DIGK est un parallélo-
gramme, donc il suffit de montrer DI = GK car (DI) et (GK) sont toutes deux perpendicu-
laires à (BC). Or GK = F I car F GKI est un rectangle, et F I = DI est le rayon de ω, d’où le
résultat.
Solution de l’exercice 13

C E D H B

Soit Z le point "en bas" du cercle exinscrit : l’homothétie de centre A qui envoie le cercle
inscrit sur le cercle exinscrit envoie D sur Z, donc A, D et Z sont alignés, donc il existe h
de centre D qui envoie A sur Z. Elle envoie (BC) sur elle-même, donc la hauteur issue de
A sur la droite (IZ), donc le pied H de la hauteur est envoyé sur le point de contact E du
cercle exinscrit avec [BC], donc le milieu de la hauteur M est envoyé sur le milieu de [EZ],
c’est-à-dire I. D étant le centre de cette homothétie, on en déduit que D, M et I sont alignés.
Solution de l’exercice 14

33
D C

ID IC

X
IB
IA

A B

On note ωA le cercle inscrit à DAB et ainsi de suite. Les cercles ωB et ωD sont situés de
part et d’autre de (AC), donc ils ne peuvent s’intersecter que sur (AC). De même, ωA et ωC ne
peuvent s’intersecter que sur (BD), donc l’intersection des 4 cercles ne peut être que l’inter-
section des diagonales, qu’on note X.
De plus, notons R et S les points de tangence de ωB avec [AB] et [BC], et T et U les points
de contact de ωD avec [CD] et [DA]. On a :

AB + CD = AR + BR + CT + DT = AX + BS + CX + DU = AU + BS + CS + DU = AD + BC

donc ABCD est circonscriptible : il existe un cercle à l’intérieur de ABCD tangent à tous les
côtés, qu’on note ω.
Le centre de l’homothétie négative qui envoie ωA sur ωC est X, donc est sur (AC). De plus,
A est le centre de l’homothétie positive qui envoie ωA sur ω, et C est le centre de l’homothétie
positive qui envoie ω sur ωC , donc le centre de l’homothétie positive qui envoie ωA sur ωC
est aussi sur (AC), donc les centres de ωA et ωC sont sur (AC), donc (AC) est la bissectrice
de BCD
\ et DAB,\ donc le quadrilatère est symétrique par rapport à (AC) d’où AB = AD et
CB = CD. On a de même BA = BC et DA = DC, donc ABCD est un losange.
Solution de l’exercice 15

34
Γ

Γ1
ω

Γ2

Pour commencer, d’après le théorème de Monge, le centre X de l’homothétie de rapport


positif qui envoie Γ1 sur Γ2 est sur (AB). On introduit le cercle ω qui est tangent à (d1 ) et (d2 )
entre A et Γ2 , et à (d3 ) entre B et Γ1 . On veut montrer que (d4 ) est aussi tangente à ω.
Soit Z le centre de l’homothétie positive qui envoie Γ1 sur ω : comme X est le centre de
l’homothétie positive qui envoie Γ1 sur Γ2 et A est le centre de l’homothétie positive qui envoie
Γ2 sur ω, on a Z ∈ (AX), soit Z ∈ (AB). D’autre part (d3 ) est une tangente commune extérieure
à Γ1 et ω donc Z ∈ (d3 ). Z est sur deux droites passant par B donc Z = B, donc (d4 ) est
tangente à ω (car B est le centre de l’homothétie positive envoyant Γ1 sur ω).

B
Q
P

O N
M L

K Z
Y
X
A D

35
Solution de l’exercice 16 Sans perte de généralité, on suppose que A ∈ [DX] et B ∈ [CX]. On
note P et Q les points de tangence de ω avec [AB] et [CD]. D’après l’exercice 9 appliqué au
triangle XCD, la droite (XL) passe par le point de ω diamétralement opposé à Q, qu’on note
Y . Dans l’exercice 9, on peut intervertir les rôles du cercle inscrit et du cercle exinscrit (la
preuve est exactement la même). Appliqué au triangle XAB, cela montre que (XK) passe par
le point de ω diamétralement opposé à P . On note ce point Z : les points X, K, Y , Z et L
sont alignés dans cet ordre. De plus, P QZY est un rectangle donc (P Q) est parallèle à (KL).
Comme KP \ [ (cas tangent du théorème de l’angle inscrit), P QLK est donc un trapèze
Q = LQP
isocèle donc P K = QL.
De plus, notons M et N les milieux de [AB] et de [CD] : une rapide chasse aux tangentes
montre que BP = AK = AB+AX−BX 2
et CQ = DL = CD=CX−DX 2
(résultats connus sur les
points de contact du cercle exinscrit) donc M et N sont aussi les milieux de [P K] et [QL]. Or,
on sait que P Y Z est rectangle en Y donc P Y K est rectangle en Y donc M est le centre du
cercle circonscrit à P Y K. En particulier, M est sur la médiatrice de [P Y ] donc (OM ) est la mé-
diatrice de [P Y ]. De même, (ON ) est la médiatrice de [QZ]. Comme P QZY est un rectangle,
ces médiatrices sont confondues, d’où le résultat.
Solution de l’exercice 17

Ω C

ω
D
E ω2
I F

R L
ω1 K

P
A S

Soit X = (AD) ∩ (BC) et Ω le cercle inscrit à ABX : A est le centre de l’homothétie positive
qui envoie Ω sur ω1 et K le centre de l’homothétie négative qui envoie ω1 sur ω, donc le centre
de l’homothétie négative qui envoie Ω sur ω est sur (AK). De même, il est sur (BL) donc il

36
s’agit de F . Pour que E, I et F soient alignés, il suffit donc de montrer que E est le centre de
l’homothétie positive qui envoie Ω sur ω.
D’autre part, d’après l’exercice 7, comme ω et ω1 sont tangents, le quadrilatère AP CD
est circonscriptible : on note Γ1 son cercle inscrit (qui n’est pas sur la figure par souci de
lisibilité). De même, BP DC est circonscriptible, on note Γ2 son cercle inscrit. A est le centre de
l’homothétie positive qui envoie Ω sur Γ1 et C le centre de celle qui envoie Γ1 sur ω, donc le
centre de l’homothétie positive qui envoie Ω sur ω est sur (AC) et par le même raisonnement
avec Γ2 , il est sur (BD) donc il s’agit de E, d’où le résultat.
Solution de l’exercice 18

ω1

A
P
Q
ω2
Γ C
D

X

Une chasse aux tangentes exploitant l’existence de Ω donne AB + AD = CB + CD (la


preuve est la même que celle du théorème 2.16, mais le résultat légèrement différent car le
cercle n’est pas à l’intérieur de ABCD). Si P et Q sont les points de tangence de ω1 et ω2 avec
[AC], on trouve donc :
AB + AC − BC CD + AC − AD
AP = = = CQ
2 2
Cela donne envie d’introduire Γ, cercle B-exinscrit à ABC : il est tangent à [AC] en Q
d’après les résultats du théorème 2.15 sur le cercle exinscrit.
On note X le point d’intersection des tangentes communes extérieures : d’après le théo-
rème de Monge avec ω1 , ω2 et Γ, il est sur (BQ). De même, en introduisant Γ0 , cercle D-exinscrit
à ACD, on obtient X = (BQ) ∩ (DP ).

37
Il faut maintenant identifier le point X : une bonne figure suggère que la tangente à Ω en
X est parallèle à (AC). Soit donc Y le point de Ω le plus proche de (AC) en lequel la tangente
à Ω est parallèle à (AC) : en utilisant l’homothétie de centre B qui envoie Γ sur Ω, on voit que
B, Q est Y sont alignés. De même, en utilisant l’homothétie de centre D qui envoie Γ0 sur Ω,
on voit que D, P est Y sont alignés, d’où X = Y et X ∈ Ω.
Solution de l’exercice 19
r(∆2 )

A1
(∆1 )

A3
(∆3 )

(∆2 ) A2

On choisit A1 arbitrairement sur (∆1 ). Pour tout point A2 , le point A3 tel que A1 A2 A3 soit
équilatéral est l’image de A2 par la rotation r de centre A1 et d’angle 60◦ . A3 doit donc appar-
tenir à (∆3 ) et à r(∆2 ) (qui s’intersectent car ∆2 et ∆3 sont parallèles et r tourne ∆2 de 60◦ ), ce
qui permet de placer A3 et donc de tracer le triangle.
Solution de l’exercice 20
A

C
B
M

En géométrie, il est plus facile de manipuler des sommes de longueurs quand les points
considérés sont alignés. Soit donc N le point de (M B) sur la demi-droite issue de M ne conte-
nant pas B, tel que M N = M C : par chasse aux angles CM\ N = 60◦ , donc CM N est équilaté-
ral. On veut maintenant montrer AM = BN . Or, soit r la rotation de centre C et d’angle 60◦ :
elle envoie A sur B et M sur N , d’où AM = BN = BM + M N = BM + CM .
Solution de l’exercice 21

38
H

E
B

D A

On suppose ABCD direct (c’est-à-dire que l’ordre alphabétique des sommets suit le sens
trigonométrique) : soient r1 la rotation de centre A et d’angle 60◦ et r2 la rotation de centre C
et d’angle −60◦ . On a :
r2 ◦ r1 (E) = r2 (B) = F
et
r2 ◦ r1 (H) = r2 (D) = G
donc EH=FG et on montre de même EF=GH.
Solution de l’exercice 22 Pour tout i, Ai est le centre du triangle équilatéral Qi Pi Pi+1 donc Ai Pi P i + 1
est isocèle avec un angle de 120◦ en Ai , donc Pi+1 est l’image de Pi par la rotation de centre Ai
et d’angle 120◦ .
Si on note ri la rotation de centre Ai et d’angle 120◦ , on a donc

P2014 = r2013 ◦ r2012 ◦ · · · ◦ r1 (P1 ) = (r3 ◦ r2 ◦ r1 )671 (P1 ),

car r3i = r3 , r3i+1 = r1 et r3i+2 = r2 pour tout i.


Or, nos trois rotations ont pour angle 120◦ , donc la somme des angles vaut 360◦ donc la
−−−−→
composée est une translation. On note → −v son vecteur : on a P1 P2014 = 671→ −
v car P2014 est
l’image de P1 par la translation de vecteur v , appliquée 671 fois. Si P2014 = P1 alors →

− −v doit
être le vecteur nul (c’est-à-dire le vecteur de longueur 0) donc r3 ◦ r2 ◦ r1 doit être l’identité,
donc r3 ◦ r2 ◦ r1 (A1 ) = A1 , soit r3 ◦ r2 (A1 ) = A1 . Notons B = r2 (A1 ) : alors A2 A1 B et A3 BA1 sont
isocèles avec un angle de 120◦ et partagent le côté A1 B donc sont isométriques, donc A2 A1 BA3
est un losange avec deux angles de 60◦ et deux de 120◦ , et A1 A2 A3 est équilatéral.
Solution de l’exercice 23

39
A

B
C

F0

a) D’après le théorème de l’angle inscrit, l’ensemble des points P qui sont du même côté
de (AB) que C et tels que AP [ B = 120◦ est un arc de cercle passant par A et B, et de
même l’ensemble des points du même côté de (AC) que B et tels que AP [ C = 120◦ est
un arc de cercle passant par A et C. La condition "tous les angles sont inférieurs à 120◦ "
garantit que les arcs de cercles se recoupent dans le triangle en un point F . On a alors
BF
\ C = 360◦ − AF[ B − AF[ C = 120◦ .
b) Soit X un point dans ABC : l’idée est de faire apparaître les trois distances AX, BX
et CX "à la suite", c’est-à-dire de trouver deux points Y et Z tels que BX = XY et
CX = Y Z, de manière à majorer la somme par AZ. Mais l’énoncé nous dit que quand le
minimum est atteint, on doit avoir AXB\ = 120◦ donc BXY\ = 60◦ , d’où l’idée d’utiliser
une rotation pour "reporter" les longueurs.
Soit donc r la rotation de centre B et d’angle 60◦ . On note Z = r(C), F 0 = r(F ) et
Y = r(X) : on a XY = XB (car BXY est équilatéral) et Y Z = XC (car r conserve les
longueurs). On a donc AX + BX + CX ≥ AZ. D’autre part, AF [ B = 120◦ et BF
\ F 0 = 60◦
donc A, F et F 0 sont alignés et BF
\ 0 Z = BF
\ C = 120◦ (car r conserve les angles) donc F ,
0
F et Z sont alignés d’où :

AF + BF + CF = AF + F F 0 + F 0 Z = AZ ≤ AX + BX + CX

Solution de l’exercice 24

40
B0

A0
B1 C
A1

A B

C1

C0

On suppose ABC direct : la figure présentant des triangles équilatéraux, il est naturel de
considérer des rotations de 60◦ ou 120◦ . On veut les composer pour aboutir à quelque chose
de simple, comme une translation. Soient donc rA , rB et rC les rotations de centres A1 , B1 et
C1 et d’angle 120◦ : leur composée est une translation car 3 × 120◦ = 360◦ . De plus, on a

rA ◦ rB ◦ rC (B) = rA ◦ rB (A) = rA (C) = B,

d’où rA ◦ rB ◦ rC = Id. En particulier, rA ◦ rB (C1 ) = C1 . Soit donc D = rB (C1 ) : on a rA (D) = C1 .



On a donc B1 D = B1 C1 et A1 C1 = A1 D. De plus, C\ 1 B1 D = C1 A1 D = 120 , donc B1 C1 D et
\
A1 C1 D sont isométriques et isocèles avec un angle de 120◦ . On en déduit que A1 DB1 C1 est un
losange avec un angle en C1 de 60◦ , donc A1 B1 C1 est bien équilatéral.

Remarque 6.3. Notons que la fin de la preuve est la même que pour l’exercice 22).

Solution de l’exercice 25

41
A

O0
C O

On note α = BAC [ = M \AN et r la rotation de centre A et d’angle α : on a r(B) = C et


r(M ) = N . De plus, r(O) = O0 , le centre du cercle circonscrit à ACN . On a donc O, C, N
et A cocycliques ssi O est sur le cercle de centre O0 qui passe par A, C et N ssi O0 O = O0 A.
Or, O0 = r(O) donc O0 OA est isocèle en A avec OAO \0 = α d’où : O0 O = O0 A ssi O0 OA est
équilatéral ssi α = 60◦ ssi ABC est équilatéral.
Solution de l’exercice 26

A
B
S

F T
Q

E C

D’après l’égalité sur les rapports de longueur, la similitude directe envoyant A sur B et
D sur C envoie également E sur F . En utilisant le théorème 4.14 pour les couples de points
(E, D) 7→ (F, C), on obtient que son centre est sur les cercles circonscrits à T CF et T DE. En
l’utilisant sur les couples de points (A, E) 7→ (B, F ), ce centre est également sur les cercles
circonscrits à SAE et SBF . D’où la conclusion.
Solution de l’exercice 27

42
F

Γ1
A

Γ2

D’après la construction du centre d’une similitude appliquée aux cercles Γ1 et Γ2 , D est le


centre de la similitude directe s1 qui envoie C sur A et A sur B. En regardant les cercles Γ1 et
Ω, D est le centre de la similitude directe qui envoie C sur F et A sur E, donc le centre de la
similitude directe s2 qui envoie C sur A et F sur E.
Or, comme il existe une unique similitude directe de centre D qui envoie C sur A (car le
DA
rapport est forcément DC et l’angle forcément ADC),
\ on a s1 = s2 , donc on a une similitude
qui envoie C sur A, A sur B et F sur E. Comme B est le milieu de [AE], on en déduit que A
est le milieu de [CF ].
Solution de l’exercice 28

P E

C
M
D

On se rend immédiatement compte qu’il existe une similitude de centre A qui envoie B
sur C, C sur D et D sur E.
Donc, d’après le théorème 4.14 appliqué au couple de point (B, D) 7→ (C, E), A est sur le
cercle circonscrit Γ1 à P BC et Γ2 à P DE. Ici, l’exercice commence à avoir bien la tête d’un

43
exercice utilisant la puissance d’un point. On essaye donc de montrer que Γ1 est tangent à
(CD). Or c’est vrai d’après la réciproque du théorème de l’angle inscrit comme ABC
[ = DCA.
\
De même, comme DEA \ = 180◦ − EAD \ − EDA \ = 180◦ − CAD \ − ACD \ = CDA,\ le cercle Γ2
est également tangent à (CD).
Finalement, en notant M = (AP ) ∩ (CD), M est sur l’axe radical de Γ1 et Γ2 et on peut
donc écrire M C 2 = PΓ1 (M ) = PΓ2 (M ) = M D2 et la conclusion.
Solution de l’exercice 29

P
E
R
Q
F

D
C

Il existe clairement en utilisant les égalités de longueur une similitude (et même une rota-
tion !) envoyant les points A, F et D sur les points C, E et B respectivement.
Il est naturel d’introduire son centre O et quelques dessins peuvent nous convaincre que
c’est vraisemblablement le point recherché. En utilisant successivement le théorème princi-
pal pour les couples (A, F ) 7→ (C, E), (F, D) 7→ (E, B) et (D, A) 7→ (B, C), on sait que O
est sur le cercle circonscrit aux triangles ARF , ERC, F QD, BQE, AP D et BP C. En particu-
lier (en utilisant les deux derniers triangles), il est fixe. Il est donc suffisant (et probablement
raisonnablement aisé au vu de tous les autres cercles...) de démontrer que O, P Q et R sont
cocycliques.
Or, le théorème de Miquel appliqué au quadrilatère AF P Q prouve qu’il suffit de démon-
trer que O est sur le cercle circonscrit à ARF , DP A et DF Q. D’où la conclusion.
Solution de l’exercice 30 On rappelle le théorème du pôle Sud, visiblement pertinent dans cet
exercice et démontrable grâce à une chasse aux angles élementaire (exercice !).

44
X

Si XY Z est un triangle inscrit dans un cercle C, I son centre du cercle inscrit et S le


deuxième point d’intersection de (XI) avec C. Alors, S est le milieu de l’arc Y Z et, plus préci-
sément, SY = SI = SZ.

A
L

I
Q

C
P
J

On est dans la situation classique avec deux cercles qui s’intersectent, on connaît bien
un des points d’intersection et c’est l’autre qui nous intésse. On cherche donc à compléter le
quadrilatère. De manière naturelle, on introduit donc les points fixes L et M , milieux respectifs
des petits arcs AC et BC. D’après le théorème du pôle Sud, P , I et L ainsi que P , J et M sont
alignés.
D’après le théorème 4.14, Q est le centre de la similitude S envoyant I sur J et L sur M .
(Comme toujours se pose la question de quelle similitude choisir : pourquoi pas celle envoyant

45
I sur L et J sur M ? Et comme souvent la réponse sera qu’on connaît mieux la première
similitude parce que l’on maîtrise bien les longueurs impliquées.) Cette similitude envoyant
le point fixe L sur le point fixe M , pour prouver qu’elle est fixe (et donc Q également), il suffit
de montrer que son angle de rotation et son rapport de dilatation sont fixes (un petit dessin
convaincra le lecteur sceptique...). Or, l’angle vaut LQM
\ qui est fixe d’après le théorème de
l’angle inscrit et le rapport de dilatation vaut JM/IL qui vaut CM/CL d’après le théorème
du pôle Sud, d’où la conclusion.
Solution de l’exercice 31

A1

B2
P

A2
B1
Q

On voit qu’on est naturellement dans une situation du type théorème de Miquel dans le
quadrilatère A1 B1 A2 B2 . En particulier, le cercle circonscrit à CA1 A2 passe par Q.
Cette remarque est positive pour de nombreuses raisons : on se rend compte que les points
B1 et B2 sont inutiles (O peut être défini comme le centre du cercle circonscrit à A1 QA2 ), ce
qui permet de simplifier la figure et de perdre un degré de liberté.

46
O

A1

P
O2
M1 A2

M2
O1

La question naturelle est maintenant : quel va être ce cercle que parcourra O ? Le plus
simple est de considérer les cas limites : quand A1 tend vers Q, A2 et donc O également.
Quand A1 tend vers P , A2 tend vers un point de Γ2 et O devient donc le centre O2 du cercle
Γ2 . De même, quand A2 tend vers P , O tend vers le centre O1 de Γ1 .
On cherche donc à montrer que O, O1 , O2 et Q sont cocycliques. Il faut naturellement
travailler avec des angles orientés, mais on s’en passera (exercice...).
Notons M1 et M2 les milieux respectifs de [A1 Q] et [A2 Q]. En utilisant les angles droits dus

aux médiatrices, M1 , O, M2 et Q sont cocycliques, d’où O\ 1 OO2 = 180 − A1 QA2 .
\
Or, la similitude de centre Q qui envoie A1 sur A2 envoie O1 sur O2 (d’après par exemple
le théorème 4.14 appliqué à (A1 , B1 ) 7→ (A2 , B2 )). D’où A\ 1 QA2 = O1 QO2 , ce dont on déduit
\

O\1 OO2 = 180 − O1 QO2 , et la conclusion par le théorème de l’angle inscrit.
\
Solution de l’exercice 32 Il est naturel pour obtenir des angles droits de considérer les milieux
M et N de [AC] et [BD].

47
A

P
Q
N
D M

On considère la similitude de centre Q qui envoie A sur B et C sur D. Elle envoie le seg-
ment [AC] sur le segment [BD] et en particulier M sur N . En utilisant le théorème 4.14 avec
les couples (A, M ) 7→ (B, N ), M , N , P et Q sont cocycliques. Or, en utilisant l’angle droit des
médiatrices, il et clair que M , N , P et O sont cocycliques.
D’où finalement M , N , P , Q et O cocycliques et OQP [ = 90◦ par le théorème de l’angle
inscrit.
Solution de l’exercice 33
a)
N

M0

M00

N0

T (M0 )

T (N )

Soit O le centre de la similitude t. Pour un point M , notons M 0 le milieu de M et de


T (M ). Fixons un point M0 (différent de O) et considérons la similitude directe S de

48
centre O qui envoie M0 sur M00 . Soit N un autre point et montrons qu’elle envoie N sur
N 0 . Les triangles OM0 t(M0 ) et ON t(N ) étant semblables, les triangles OM0 M00 et ON N 0
sont semblables. Il existe donc une similitude directe de centre O notée s2 envoyant M0
sur M00 et N sur N 0 . On en déduit que s = s2 , ce qui implique bien que s envoie N sur
N 0.
Remarque 6.4. Il est possible de résoudre facilement cette question en utilisant les
nombres complexes. En effet, toute similitude directe f de centre O (où O est l’origine)
est de la forme f (z) = az avec a et z deux nombres complexes. Pour résoudre la ques-
tion, il suffit donc de vérifier que (z + f (z))/2 est de cette forme. Comme (z + f (z))/2 =
(1 + a)/2 · z, z → (z + f (z))/2 est une similitude directe de centre O qui vérifie les
conditions de l’énoncé.
b) Soit K l’intersection des cercles circonscrits des triangles ABP et P CD.
B

C
P
O1
M N

A O2

On sait que K est le centre de la similitude directe t qui envoie [AC] sur [BD], et donc
M sur N et O1 sur O2 . On en déduit que M, P, N, K sont cocycliques. Considérons la
nouvelle similitude s de centre K envoyant tout point U sur le milieu de [U t(U )] (qui
existe par (i)). Elle envoie donc A sur M , B sur N et K sur K. Elle envoie donc le cercle
circonscrit de ABP sur le cercle passant par M, P, N, K. Comme O1 est envoyé sur le
milieu de [O1 O2 ], on en déduit que le milieu de [O1 O2 ] est le centre du cercle passant
par M, P, N, K.
Solution de l’exercice 34

49
Γ2
P4
P1 = P7
A
P2
Γ1
O1
P5 O2

B
F D

E C

Γ3
O3

P6

P3

On considère φB la similitude de centre B qui envoie P1 sur P2 et Γ1 sur Γ2 . De même, on


considère φD la similitude de centre D qui envoie P2 sur P3 et Γ2 sur Γ3 . on définit de manière
similaire φF , φA , φC et φE .
On note Φ = φF ◦ φD ◦ φB ◦ φE ◦ φC ◦ φA . On a alors P7 = Φ(P1 ). Or, l’angle de rotation de
Φ vaut (AO1 , AO2 ) + (CO2 , CO3 ) + (EO3 , EO1 ) + (BO1 , BO2 ) + (DO2 , DO3 ) + (F O3 , F O1 ) = 0
en éliminant les termes correspondants (voir figure). De même, le facteur de dilatation de Φ
vaut r2 /r1 · r3 /r2 · r1 /r3 · r2 /r1 · r3 /r2 · r1 /r3 = 1.
Φ est donc une translation qui envoie Γ1 sur lui-même, donc est l’identité, d’où la conclu-
sion.
Solution de l’exercice 35

M O2
C K

O1 J

Q
A0

K0

50
a) D’après la construction du centre d’une similitude, B est le centre d’une similitude
directe s qui envoie M sur P , C sur Q, le cercle Γ1 sur Γ2 . Par conséquent, s envoie
(M C) sur (P Q) donc, comme (M C) passe par un point fixe K, (P Q) passe par s(K),
noté K 0 . De plus, on peut construire K 0 : c’est l’intersection des tangentes à Γ2 en B et
A0 , où A0 = s(A). Or, A0 est la seconde intersection de Γ2 avec la tangente à Γ1 en A (cela
correspond au cas limite de s(M ) quand M tend vers A).
b) On note O1 et O2 les centres des deux cercles, et J le milieu de [P Q] : les angles O\ 0
2 JK ,
0 0 \0 0 0
O\2 A K et O2 BK sont droits donc O2 , K , A , B et J sont cocycliques sur le cercle de
diamètre [O K ]. De plus, en utilisant que BAA0 et BKK 0 sont semblables :
0 0

1\ 1\ 1\
0 KO = K
K\ 1
\ 0 KB + BKO
\1 = A
\ 0 AB + BKA = KAB + BKA = 90◦
2 2 2
donc K est aussi sur ce cercle.
[ = 180 − BK
On a donc BKJ \ 0 J = 180 − BK
\ 0 P = 180 − BKM
\ donc J, K et M sont
alignés, d’où le résultat.
Solution de l’exercice 36

Z Y

C
X F

D
E

On a clairement une rotation (donc une similitude) de centre le centre du cercle O qui
envoie A sur B, C sur D et E sur F .
En utilisant le théorème 4.14 sur le couple (A, C) 7→ (B, D), A, B, Z et O sont cocycliques.
Or, de même, en l’utilisant sur le couple (A, E) 7→ (B, F ), A, B, Y et O sont cocycliques.
Ainsi, A, B, Z, O, Y sont cocycliques, et de la même manière également C, Z, O, X, D et
E, X, O, Y , F .
Encore une fois, philosophiquement parlant, avec tant de cercles on connaît tous les angles,

51
donc une simple chasse aux angles devrait suffire pour terminer. Effectivement :

ZXY
\ = ZXO
\ + OXY
\
= ODZ
\ + OF
[ Y
= ODB
\ + OF
\ B
= OBD
\ + OBF
\
= DBF
\.

On conclut cycliquement.
Solution de l’exercice 37

A R

E
P D
L

K
C

Q
B

a) Q est le centre de la similitude ρ envoyant B sur D et E sur C. Comme BE = CD,


son facteur de dilatation est 1 i.e. c’est une rotation. En particulier, en appelant Q1 et
Q2 les projections de Q sur (AB) et (CD), comme ρ envoie Q1 sur Q2 , QQ1 = QQ2 ,
i.e. Q est sur la bissectrice (le lecteur attentif remarquera qu’il faut vérifier que c’est
bien la bissectrice intérieure, ce qui se fait facilement par un argument de continuité en
regardant le cas extrémal).
b) On remarque dans un premier temps que ρ envoie K sur L. En particulier, QK = QL,
d’où également RK = RL par Pythagore. De plus, l’angle de la rotation est KQL \ mais
est également, la droite (EB) étant envoyé sur la droite (CD), l’angle entre les droites
(BA) et (CA). En particulier, A, K, Q et L sont cocycliques d’après le théorème de
l’angle inscrit. Comme il est également clair que K, Q, L et R sont cocycliques, K, Q, L,
A et R sont cocycliques.
Le but de l’exercice est donc de montrer que R est le centre de la similitude envoyant
K sur L et B sur C. Soit R0 le centre de cette similitude. R0 comme R est sur le cercle
circonscrit à KQL. De plus, comme KB = LC, cette similitude est une rotation, d’où,
comme pour R, R0 K = R0 L. Ainsi, R et R0 font partie des deux points d’intersection
de la médiatrice de [KL] et du cercle circonscrit à KAL et un argument fumeux de
positionnement (le lecteur pointilleux remarquera que c’est formalisable sans trop de
difficulté) montre que c’est en fait les mêmes. D’où la conclusion.
Solution de l’exercice 38

52
A

P
S

C B

Commençons par nous occuper de P : d’après le théorème de Ceva et celui de Thalès,


(AP ) est une médiane de ABC, ce qui signifie que P[AB ne pourra pas s’exprimer de manière
simple. On va donc utiliser de la trigonométrie.
On remarque que Q est le centre de la similitude directe s qui envoie B sur N et M sur
C. Pour pouvoir faire des calculs trigonométriques sur QAB
[ et QAC,
[ on introduit les projetés
QS
orthogonaux R et S de Q sur (AB) et (AC). On a s(R) = S donc QR est égal au rapport de s,
QS/QA
par Thalès. On en déduit sin QAC
NC AC \ AC
soit BM = AB = QR/QA = AB .
sin QAB
\
D’un autre côté, si M est le milieu de [BC], on a en utilisant plusieurs fois la loi des sinus :

BM
sin P[
AB sin M
\ AB AM
sin ABM
\ sin ABC
[ AC sin QAC
[
= = = = =
sin P[
AC sin M
\ AC CM
sin ACM
\ sin ACB
[ AB sin QAB
[
AM

sin x
Autrement dit, f (P[ [ avec f (x) =
AB) = f (QAC) . On peut vérifier que cette
sin (BAC−x)
\

fonction est strictement croissante, par exemple en la dérivant (exercice), d’où P[


AB = QAC.
[

Remarque 6.5. La trigonométrie est une méthode très puissante. Pour passer de formules sur
des rapports de sinus (obtenues grâce à la loi des sinus et au théorème de Ceva trigonomé-
trique) à des égalités d’angles, le fait que f soit strictement croissante est très utile et à retenir !

Solution de l’exercice 39

53
A

B3
A2

C1
B2

B1
C3

A3

A1
B

C2

On a visiblement de nombreuses similitudes naturelles dans cette figure et qui dit simi-
litudes dit triangles semblables. Après étude de quelques figures, il semble que l’on puisse
montrer que C2 AB ∼ CB3 A3 .
Effectivement, AC\ 2 B = B3 CA3 d’après le théorème de l’angle inscrit. Comme A3 et B3
\
sont plutôt défini en termes de longueur, on cherche également à démontrer que CB3 /CA3 =
C2 A/C2 B. Or, le rapport de dilatation de la similitude de centre C2 envoyant B sur A et A1 sur
B1 vaut selon la manière de le calculer C2 A/C2 B ou AB1 /BA1 qui vaut exactement CB3 /CA3 .
On a donc bien C2 AB ∼ CB3 A3 . Cycliquement, on sait que A2 BC ∼ AC3 B3 et B2 CA ∼
BA3 C3 .
On connaît maintenant très bien tous les angles. Philosophiquement, on sait donc qu’il
suffit de faire une chasse aux angles. Effectivement :

2 A2 C2 = B2 AC2 = BAC2 + B2 AC − BAC


B\ \ \ \ [
3 B3 C + BC3 A3 − BAC = B3 A3 C3 .
= A\ \ [ \

D’où la conclusion en raisonnant cycliquement.

54

    
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3
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ºZ»Z»»o»Z» Pª©KH%xZH]ns;TY]KJ<b€[.UY·UYHou † ]žxn]7RKHdPHTSRKXZNKN`^HT.¼{HU<TV[oPª©f[N¡U#PHbO[TYH]KbOHa$HN¡Uª½%ptPXZal`LOHN
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RKH]nsž¿¡]KLQPXZN`Nf[oLOTMTYHN¡UH%s`[oPUYHa_HNeUSbWHha_·a_HhN`XZalKJMHhR“ƒ…[o]`UYJYHTTMUV[oÍZL€[LOJYHTh¼¤If[oTj£{XZJYP^a_HNeUbWHT
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Stage olympique de Saint-Malo

Cours  Stratégies de base


Lundi 28 juillet 2003

par

Xavier Caruso

Table des matières


1 Les tiroirs 2
1.1 Le principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Plusieurs façons d'utiliser ce principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Les invariants 5
2.1 La situation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Invariant de parité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3 Invariants et coloriage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4 Colorier avec plusieurs couleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

3 Le raisonnement par l'absurde 10


3.1 La situation . . . √. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2 L'irrationalité de 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

4 Le raisonnement par récurrence 12


4.1 Le principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.2 Notre premier exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.3 Digression sur l'intérêt des formules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

5 Récurrence et suites 16
5.1 Les suites arithmético-géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
5.2 Les suites homographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.3 La suite de Fibonacci . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
5.4 Le triangle de Pascal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
5.5 L'opération  eXclusive OR  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
5.6 Digression sur l'intérêt de la base 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.7 Parité des coecients binômiaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

6 Constructions 32
6.1 Nombres univers et nombres normaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.2 Nombres rationnels et périodicité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
6.3 Une fonction pour le moins étrange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
6.4 Le principe du va-et-vient . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

1
Ce document n'est pas à proprement parler un cours, il s'agit plus d'un recueil de mé-
thodes et d'exemples. Loin d'être exhaustif, le choix des sujets traités reprend évidemment
les fameux incontournables (par exemple la récurrence) mais essaie également d'insister sur
d'autres points, disons plus  originaux 1 , ceci, quelque part, dans le but de ne pas trop
faire redite avec le cours du stage de l'an dernier.
Ce document, bien que sans doute self-contained 2 , gagnera à être complété par un
vrai cours de  stratégies de base . Il est possible d'en trouver par exemple sur la page
d'Animath : http://www.animath.fr/.

1 Les tiroirs
1.1 Le principe
Il s'agit d'une idée fort simple et fort naturelle mais dont les conséquences sont tout
à fait impressionnantes. La situation est la suivante : supposons que l'on ait à ranger 23
chaussettes3 et que l'on dispose pour cela de 5 tiroirs. Il y aura alors forcément au moins
5 chaussettes dans un tiroir. En eet, s'il y avait au plus 4 chaussettes par tiroir, il n'y
aurait pas plus de 20 chaussettes en tout.
Évidemment, la formulation générale n'est pas aussi précise, mais il n'y a de fait rien
de plus à comprendre.

Propriété 1
n
Si n balles sont placées dans k tiroirs, au moins un tiroir contiendra k balles ou plus.

Déjà, il faut dire que si nk n'est pas un entier, contenir au moins nk balles voudra dire
§ ¨en
contenir au moins le premier entier supérieur à nk , entier que l'on notera par la suite nk .

Ce n'est pas tant la propriété précédente qui est intéressante en elle, mais plutôt les
conséquences qu'elle peut avoir et la façon dont on l'utilise pour prouver ces conséquences.
Une première conséquence simple est de prouver qu'il y a au moins deux parisiens qui
ont le même nombre de cheveux sur la tête. Évidemment, il faut des données numériques
pour traiter le problème : disons que la population de Paris est d'environ 20 millions
d'habitants et que les gens n'ont jamais plus d'un million de cheveux sur la tête. Dans ces
conditions, si l'on veut appliquer le principe tel qu'énoncé précédemment, il faut construire
de gigantesques tiroirs, tiroirs que l'on va numéroter avec les nombres compris entre 0 et
1 000 000. On va ensuite répartir les parisiens dans chacun de ces tiroirs, et ce en fonction
du nombre de cheveux qu'il possède. Comme il y a strictement plus de parisiens que de
tiroirs, au moins un tiroir contiendra deux parisiens, et ces deux bons hommes auront donc
le même nombre de cheveux sur le crane.
Évidemment, on peut raner le résultat précédent. D'après le principe, et en reprenant
les
§20 données¨ précédentes (qui sont sûrement fausses) on pourra toujours un tiroir contenant
000 000
1 000 001 = 20 parisiens. Il y a donc au moins un groupe de 20 parisiens qui ont le même
1
Originaux pour un
stage olympique ; les sujets évoqués restent somme toute assez classiques.
2
Ne demandant quepeu des prérequis.
3
Oui, apparemment, elles ne vont pas toutes par deux.

2
nombre de cheveux. Après le club très fermé des  130 de Q.I. 4 , on peut former le club
encore plus fermé des  145 876 cheveux sur le crane .

1.2 Plusieurs façons d'utiliser ce principe


Dans un premier temps, il s'agit de dire que le principe des tiroirs apporte souvent
un secours inespéré lorsque l'on a un grand nombre d'entités du même objet et que l'on
cherche à en isoler certains qui auraient des propriétés sympathiques. L'exemple des pari-
siens chevelus est en ce sens frappant. La diculté dans ce cas sera de trouver quels seront
ces objets et comment les répartir judicieusement dans les tiroirs, l'énoncé ne suggérant
pas toujours si fortement la solution que dans l'exemple précédent.
Il est à noter que cette situation apparaît assez souvent en arithmétique, l'exemple de
base étant le suivant. On se donne un entier n, et n + 1 entiers a0 , . . . , an . Il faut prouver
qu'il existe deux indices distincts i et j tels que ai − aj soit un multiple de n.
On procède comme suit. On considère donc n tiroirs que l'on numérote avec les nombres
compris entre 0 et n − 1. Maintenant, on va placer les ai dans ces tiroirs. Plus précisément,
pour tout indice i, on calcule le reste de la division de ai par n, et si l'on appelle r ce reste,
on place le nombre ai dans le tiroir étiqueté r. D'après le principe des tiroirs, il est bien
clair qu'ainsi au moins deux nombres seront placés dans le même tiroir. Cela signiera qu'il
existe un entier r et deux indices distincts i et j tels que :

ai = qi n + r
aj = qj n + r

les nombres qi et qj étant alors les quotients des divisions faites. Mais on fait alors la
diérence des deux égalités données ci-dessus et on remarque que ai − aj est un multiple
de n, les restes r se simpliant. Cela répond donc à la question.
Donnons nalement sous forme d'exercice deux nouveaux exemples illustrant de nou-
velles applications de cette situation. Un peu comme dans le cas précédent, ici, la diculté
consiste à considérer les bons tiroirs.

Exercice : Sur une table rectangulaire de dimension 2m × 1m sont réparties 500 miettes
de pain. Prouver que l'on peut trouver trois miettes qui déterminent un triangle d'aire
inférieure à 50cm2 .

Solution :
I Apparemment, on a déjà trouvé nos objets que l'on va devoir ranger dans nos tiroirs ; il
s'agit des miettes de pain. Il faut donc encore trouver les tiroirs.
L'astuce, ici, consiste à découper la table en 200 petits carrés de côté 10cm. D'après le
principe des tiroirs, dans au moins un de ces carrés, il y aura trois miettes, et ces miettes
vont déterminer un triangle dont l'aire sera inférieure à la moitié de la surface du carré en
question. Après calcul, on aboutit bien à 50cm2 . J

Exercice (OIM 1984) : On fait une partition de l'ensemble des points du plan orienté en
un nombre ni de parties représentées par autant de couleurs. On xe deux points distincts
O et A de ce plan. À tout point X du plan, distinct de O, on fait correspondre :
\
a) la mesure en radians α (X) de l'angle (OA, OX) prise dans [0, 2π[ ;
4
cf. un sketch de Desproges.

3
b) le cercle C (X) de centre O et de rayon OX + α(X)
OX
Démontrer qu'il existe un point Y du plan avec α (Y ) > 0, tel qu'il existe un point de C (Y )
de la même couleur que Y .

Solution :
I Comme on l'a dit la diculté ici consiste à trouver à quels objets appliquer le principe
des tiroirs, car avec un peu d'entrainement il est passablement clair que c'est ce principe
qu'il va falloir utiliser.
Il ne faut en fait ici pas se focaliser sur les points, mais plutôt sur les cercles de centre
0. À tout cercle, on peut associer l'ensemble des couleurs qui apparaîssent sur ce cercle ;
ils sont là nos tiroirs. Un dénombrement simple nous dit qu'il y a 2n − 1 tiroirs, il nous
sura donc de choisir 2n cercles. En fait, si l'on rééchit un peu au problème, on se rend
facilement compte qu'il faudra choisir ces cercles relativement proches les uns des autres. √
On choisit donc au nal 2n cercles parmi ceux de rayons strictement inférieurs à 2π .
Parmi ces cercles, il va y en avoir deux qui auront le même ensemble de couleurs associé.
Il s'agit maintenant de jouer sur l'angle. Plus précisément si R1 et R2 sont les rayons
des deux cercles choisis, avec par exemple R1 < R2 , il faut trouver Y sur R1 tel que α (Y )
vérie l'équation suivante :
α (Y )
R2 = R1 +
R1
équation dont on vérie facilement qu'elle admet une solution dans l'intervalle ]0, 2π[.
Le cercle C (Y ) est alors le cercle de centre O et de rayon R2 ; la conclusion s'ensuit. J

Toutefois, ce n'est pas le seul cas dans lequel il peut être utile ; il apparaît souvent
au détour d'un raisonnement et c'est alors encore moins évident de le mettre en évidence.
Pour tout commentaire, nous proposons l'exercice suivant :

Exercice (OIM 1997) : Une matrice carrée à n lignes et n colonnes, à éléments dans
l'ensemble S = {1, 2, . . . , 2n − 1}, est appelée une matrice d'argent si, pour tout i =
1, . . . , n, la réunion de la i-ième ligne et de la i-ième colonne contient tous les éléments de
S . Montrer qu'il n'existe pas de matrice d'argent pour n = 1997.

Solution :
I On reconnaît, ici, bien évidemment la situation donnée dans le test de bienvenue5 .
Donnons-nous un entier a compris entre 1 et 2n − 1. Si cet entier apparaît à la position
(i, j), alors il apparaît à la fois dans la i-ième croix6 et dans la j -ième croix. Comme
maintenant a doit apparaître une et une seule fois dans chaque croix, on peut faire la chose
suivante : on écrit les uns à la suite des autres les nombres de 1 et 1997, et on barre au
fur et à mesure les numéros des croix dans lesquelles a apparaît. À la n, toutes les croix
devront être barrées.
On se rend compte que si a n'apparaît pas sur la diagonale, on va barrer les nombres
deux par deux. Mais cela n'est pas possible puisque 1997 est un nombre impair. Il reste
donc à prouver qu'il existe un entier a qui n'apparaît pas sur la diagonale.
C'est la qu'intervient le principe des tiroirs. Il y a 3993 nombres en tout et seulement
1997 places sur la diagonale ; il y a donc au moins un nombre qui ne peut pas apparaître
(en fait, il y en a au moins 1996, mais bon). J

5
Cela
vous touche, je le sais !
6
On appelle i-ième croix la réunion de la i-ième ligne et de la i-ième colonne.

4
2 Les invariants
2.1 La situation
Supposons que l'on ait un gros ensemble regroupant un certain nombre de congu-
rations. Supposons en outre que l'on se soit dicté des règles permettant de passer d'une
conguration à une autre. Ainsi on va regrouper entre elles les congurations qui peuvent
être atteintes l'une de l'autre par application de ces règles.
Schématiquement, on a la chose suivante :

La grosse patate représente l'ensemble des congurations et on a regroupé dans les petites
patates les congurations que l'on pouvait déduire l'une de l'autre par les transformations
autorisées7 .

La situation que l'on va étudier est la suivante : on se donne deux congurations et on


se demande si elles sont ou non dans la même patate, c'est-à-dire s'il y a moyen de passer
de l'une à l'autre par une suite d'opérations autorisées.
Nous allons peut-être d'ores et déjà donner un exemple qui va clarier les choses.
L'ensemble des congurations va être ici l'ensemble des mots (qui ont un sens ou pas)
écrits avec les seules lettres x, y , z et t. On s'autorise les trois transformations suivantes :
i) xy → yyx et yyx → xy
ii) xt → ttx et ttx → xt
iii) yt → ty et ty → yt
La première condition signie par exemple que lorsque l'on a un mot dans lequel apparaît
les deux lettres x et y juste à côté, alors on s'autorise à remplacer ceux deux lettres par
les trois lettres y , y et x. On s'autorise également à revenir en arrière ; c'est la deuxième
condition du i).
Ainsi les mots xxyy et xyyyyx vont être equivalents, grâce à la suite de transformations
suivantes :
xxyy = x xy y → x yyx y = xyy xy → xyy yyx = xyyyyx
Dans le schéma précédent, ces deux-mots là appartiendraient donc à la même petite patate.
On voit que pour prouver que deux mots sont dans la même petite patate, il  sut  d'ex-
hiber une suite de transformations permettant de passer de l'un à l'autre. Mais comment
prouver que deux mots n'appartiennent pas à la même petite patate ? C'est là qu'intervient
la théorie des invariants.
7
Les transformations sont supposées symétriques, ce qui fait que les petites patates seront supposées
disjointes.

5
De façon générale, l'idée consiste à associer à chaque conguration un objet (générale-
ment un entier, ou une propriété) que l'on va appeler son invariant. Cet invariant devra
au moins avoir les deux propriétés sympathiques suivantes :
1. le calcul de l'invariant devra pouvoir se faire de manière simple et systématique
2. deux congurations équivalentes (ie dans la même patate) devront avoir même inva-
riant
Ainsi, pour prouver que deux congurations ne sont pas équivalentes, on calcule les
invariants associés à chacune d'elles : si ces invariants sont diérents, on peut conclure.
Attention, on ne peut pas conclure si les invariants sont égaux !
On voit maintenant qu'une troisième propriété qui serait sympathique pour un inva-
riant serait de prendre des valeurs assez diversiées : un invariant qui a toute position
associe par exemple le nombre 0 est certes facile à calculer, mais ne donnera au nal que
peu d'informations. Au mieux un invariant permet de distinguer deux ensembles de con-
gurations, au plus on dira qu'il est n. Construire des invariants ns est en général un
problème dicile ; toutefois, on verra par la suite que souvent des invariants très grossiers
permettent d'arriver à des résultats déjà intéressants.

Revenons à notre exemple et posons-nous la question suivante : les mots xytx et txyt
sont-ils équivalents ? Pour résoudre cette question, on remarque que les transformations
permises ne modient jamais le nombre d'occurrences de la lettre x dans le mot. Si l'on
veut reprendre le langage introduit précédent, on dira que si l'on associe à un mot le nombre
d'apparitions de la lettre x dans ce mot, on obtient un invariant.
Maintenant, l'invariant du mot xytx vaut 2 et celui du mot txyt vaut 1 ; cela prouve
que ces mots ne sont pas équivalents.
L'invariant que l'on vient de construire permet de distinguer quantité de mots, mais il
est incapable de donner une réponse pour les mots xy et xt. En fait, on peut prouver que
ces deux mots ne sont pas équivalents. Voyez-vous comment ?

2.2 Invariant de parité


Un invariant a priori grossier, mais qui permet souvent d'arriver au résultat, est ce que
l'on appelle un invariant de parité : à une conguration donnée, on va associer soit pair,
soit impair, le problème étant bien sûr souvent de savoir ce qu'il faut compter.

Donnons un exemple qui illustre cela. Supposons que l'on dispose d'une table carrée
sur laquelle sont disposées 64 ampoules dans un carré 8 × 8. Au bout de chaque ligne et
de chaque colonne, il y a un interrupteur. Lorsque celui-ci est actionné, il inverse l'état8 de
chacune des ampoules de la ligne ou de la colonne à laquelle il correspond.
Au début, toutes les ampoules sont éteintes. Est-il possible d'arriver dans la congura-
tion dans laquelle seule l'ampoule marquée est allumée (voir dessin page suivante) ?
Pour répondre à cette question on utilise un invariant de parité : on constate que
lorsque l'on appuie sur un interrupteur la parité du nombre d'ampoules allumés ne change
pas. En eet, si avant sur la ligne ou la colonne aectée par l'opération, il y avait a
ampoules allumées et b ampoules éteintes, il y aura après l'opération b ampoules allumées
et a ampoules éteintes. Ce qu'il faut voir c'est que a et b sont forcément de même parité
puisque a + b = 8.
8
Cela signie que si l'ampoule était allumée, elle s'eteint et si elle était éteinte, elle s'allume.

6
Formellement, on associe à une conguration l'invariant pair si le nombre d'ampoules
allumées est pair et l'invariant impair sinon. On vient de voir que cet invariant n'est bien pas
modié lors d'une transformation autorisée. Au début, toutes les ampoules sont éteintes,
l'imvariant est donc pair. À la n, on souhaite qu'il n'y ait qu'une ampoule allumée et donc
un invariant impair. C'est impossible !

2.3 Invariants et coloriage


Le problème à résoudre ce coup-ci est le suivant. On considère le plateau de jeu repré-
senté ci-dessous :

jeu que l'on souhaite paver avec des dominos de la forme suivante : , dominos que
l'on peut disposer soit horizontalement, soit verticalement.

En fait, cela est impossible et la méthode pour prouver ce fait est la suivante. On
commence par colorier les cases du plateau de jeu de la façon suivante :

On remarque alors que si l'on pose un domino sur le plateau de jeu, il recouvrira
forcément une case blanche et une case noire. On conclut en comptant les cases : il y a 24
cases noires et 22 cases blanches seulement. Un pavage est par le fait impossible.

Cette dernière démonstration est en fait une illustration de la théorie des invariants.
Bien que cela ne soit pas fondamental, nous allons expliquer en quoi.
L'ensemble des congurations sera l'ensemble des ensembles de cases. Cela signie
qu'une conguration sera le choix d'un certain nombre de cases, ces cases étant choisies

7
de façon totalement quelconque ; en particulier, ce choix ne correspond pas forcément à un
pavage par des dominos.
Les transformations autorisées seront celles qui consistent à enlever ou à ajouter deux
cases adjacentes, correspondant donc à l'enlèvement ou à l'ajout d'un domino. Il faut
maintenant dénir l'invariant : étant donné une conguration (ie un choix de certaines
cases), on compte le nombre de cases noires et de cases blanches parmi les cases choisies et
on soustrait ces deux nombres, le résultat pouvant être positif ou négatif.
Il est clair que l'on dénit ainsi un invariant : rajouter un domino rajoute à la fois une
case blanche et une case noire et donc ne modie pas la diérence ; enlever un domino
supprime à la fois une case noire et une case blanche et donc ne modie pas la diérence
non plus. Maintenant l'invariant associé à la position d'origine (celle où l'on choisit toutes
les cases) est 24 − 22 = 2. Pour la position d'arrivée par contre (celle où l'on ne choisit
aucune case), c'est 0.
Cela prouve donc l'impossibilité.

2.4 Colorier avec plusieurs couleurs


Lorsque l'on ne pave plus avec des dominos mais avec des pièces plus grandes ou plus
diormes, il peut parfois être utile d'utiliser un coloriage plus perfectionné. Le premier
exemple à traiter est probablement le suivant.
On considère un rectangle de dimension a × b que l'on veut paver avec des n-ominos
de taille 1 × n. On se demande à quelle condition portant sur les dimensions du rectangle
a et b, un tel pavage est réalisable.
On colorie comme précédemment les petites cases du rectangle, mais ce coup-ci en
utilisant n couleurs, l'idée étant toujours la même : lorsque l'on va poser un n-omino, il va
recouvrir une case de chacune des couleurs. Ainsi, s'il n'y a pas autant de cases de chaque
couleur, le pavage ne sera pas possible. Pour cela, on commence par ordonner de façon
arbitraire les couleurs : il y donc la première, la deuxième, etc. Sur la première ligne, on
dispose les couleurs dans l'ordre et on recommence lorsque l'on a épuisé notre palette. On
fait de même sur la seconde ligne sauf que l'on procède à un décalage d'une couleur (ie on
commence à la deuxième couleur). On continue et termine alors de la même façon, décalant
d'une couleur (toujours dans le même sens) à chaque nouvelle ligne.
Essayons donc de compter le nombre de cases de chaque couleur. Déjà, on remarque
que tout rectangle de taille n × x portera exactement x cases de chaque couleur. Ainsi
pour faire notre décompte, on peut commencer par retirer deux rectangles de sorte que
les dimensions a et b soient toutes les deux strictement plus petites que n. Quitte à faire
pivoter le rectangle obtenu, on peut supposer en outre que a > b.

multiple de n

b
multiple de n a

8
La a-ième couleur est celle qui apparaît le plus à droite sur la première ligne du petit
rectangle en bas à droite. Cette couleur apparaît donc sur toutes les lignes. Par contre la n-
ième couleur, elle, ne peut évidemment apparaître plus d'une fois par ligne, mais n'apparaît
pas non plus sur la première. Finalement, elle apparaît moins que la a-ième et le rectangle
n'est pas pavable. Bien évidemment le raisonnement précédent ne tient pas si a ou b est
nul ; dans ces cas, il n'y a plus de rectangle en bas.
On vient ainsi de donner une première réponse à la question que l'on s'était posée : si
une des dimensions a ou b n'est pas un multiple de n, alors le rectangle n'est pas pavable.
D'autre part, il est clair que si l'une des dimensions est un multiple de n alors le rectangle
est pavable. On vient donc de répondre totalement à la question.

Là encore, ce problème que l'on vient de traiter avec des coloriages peut être vu comme
une application de la théorie des invariants. Comme dans le cas du paragraphe précédent,
une conguration sera le choix d'un certain nombre de cases de notre rectangle a × b. Les n
couleurs vont ce coup-ci être remplacées par des nombres x1 , . . . , xn vériant la condition
x1 + . . . + xn = 0.
L'invariant associé à une conguration sera la somme des nombres associés aux cases
retenues pour la conguration en question. Lorsque l'on passe d'une conguration à une
autre en ajoutant n cases alignées horizontalement ou verticalement, on ne change pas
l'invariant, justement en vertu de la condition x1 + . . . + xn = 0.
Certains choix de valeurs pour les xk simplient grandement les calculs, le plus simple
étant probablement de prendre :
µ ¶
2i (k − 1) π
xk = exp
n

i étant le  −1  des nombres complexes et exp désignant l'exponentielle complexe9 .
Dans ces conditions, un simple calcul10 permet de déterminer l'invariant du rectangle
a × b. On trouve : £ ¡ ¢ ¤£ ¡ ¢ ¤
exp 2iaπ
n − 1 exp 2ibπ
n −1
£ ¡ ¢ ¤2
exp 2iπ
n −1
et l'on sait que si ce nombre n'est pas nul, alors le rectangle n'est pas pavable. Or un
produit de facteurs est nul si et seulement si un des facteurs est nul et les exponentielles
égalent 1 si et seulement si leur argument est un multiple de 2iπ . Cela permet d'arriver de
même que précédemment à la conclusion.

Il est remarquable de noter que cette dernière méthode se généralise directement au cas
continu. Le problème est alors le suivant. Les nombres a et b sont cette fois-ci des réels et
on veut paver un rectangle de taille a × b par des lattes de dimensions 1 × x, la valeur de
x pouvant varier d'une latte à l'autre.
Une conguration sera alors une partie (mesurable) A du rectangle et l'invariant asso-
ciée sera : Z
exp (2i (x + y) π) dxdy
A
Comme précédemment, on montre que si cette quantité est non nulle, alors le rectangle
n'est pas pavable. De cela on déduit que le rectangle est pavable si et seulement si une des
dimensions a ou b est un nombre entier.
9
Le lecteur qui n'est pas familier avec ces notions peut passer directement au chapitre suivant.
10
Si l'on connait la formule de sommation d'une série géométrique.

9
3 Le raisonnement par l'absurde
3.1 La situation
Supposons que l'on ait à démontrer une certaine phrase mathématique. Une façon
d'aborder le problème est de commencer par supposer que cette phrase est fausse. On
regarde ensuite ce qui découle de cette nouvelle hypothèse, le but étant de parvenir à une
contradiction. Si l'on y arrive, cela voudra dire que notre supposition de départ ne pouvait
être valable et ainsi on aura bien démontré notre propriété.
La grande force du raisonnement par l'absurde est d'introduire une hypothèse supplé-
mentaire, ce qui est fort utile lorsque l'on n'a rien ou pas grand-chose pour partir. En outre,
le raisonnement par l'absurde est particulièrement ecace lorsqu'il s'agit de montrer une
propriété négative ( Montrer que telle chose n'a pas telle propriété ). Dans ce cas, on
suppose que cette chose a la propriété en question et on regarde ce qu'il en découle.

Le raisonnement par l'absurde se révèle à la fois ecace et naturel pour tout ce qui fait
partie des problèmes de logique grand public11 , dirions-nous. En voici un exemple :
Le gentil héros se retrouve face à la confrontation nale. Il est dans une salle au fond
de laquelle se trouvent trois portes donnant sur trois prisons gardées par trois vaillants
logiciens. Le héros s'approche et les logiciens parlent tour à tour :
Le gardien de la première porte dit :  Derrière ma porte, il y a la princesse .
Le gardien de la deuxième porte dit :  Il y a un et un seul menteur parmi nous et
derrière ma porte, il y a la princesse .
Le gardien de la troisième porte dit :  Nous sommes tous des menteurs .
La question est bien entendu de savoir où se cache la princesse, sachant que parmi les
trois gardiens, certains disent toujours la vérité et les autres mentent toujours.

N'ayant que peu d'informations au début, pour résoudre ces questions, on est souvent
amené à faire des hypothèses successives et à les tester. C'est exactement le principe du
raisonnement par l'absude.
Commençons par analyser la phrase prononcée par le troisième gardien. Supposons que
ce gardien dise toujours la vérité. Dans ce cas, ce serait un menteur, comme il le dit. C'est
absurde ! Le troisième gardien est donc un menteur et on sait en outre maintenant qu'au
moins un des deux autres gardiens a dit la vérité. Une autre façon de voir les choses est de
dire que le troisième gardien se contredit lui-même ; c'est donc forcément un menteur.
Maintenant que l'on sait cela, focalisons-nous sur le deuxième gardien et supposons
qu'il dise la vérité. Alors, dans un premier temps, il y aurait un et un seul menteur parmi
les trois gardiens, comme il le dit. Mais on l'a déjà trouvé ce menteur, c'est le troisième.
Cela voudrait donc dire que les deux premiers gardiens ont dit la vérité. Mais cela n'est
pas possible puisque chacun arme que la princesse se trouve dans la prison qu'il garde, et
qu'évidemment il n'y a qu'une princesse. Encore, on arrive à une contradiction et le second
gardien est aussi un menteur.
Dès lors, le premier dit forcément la vérité puisque l'on sait qu'ils ne sont pas tous les
trois des menteurs : la princesse est donc retenue dans la première cellule !
11
Le démineur en est encore un exemple : si vous jouez couramment à ce jeu, vous faites sans doute
nombre de démonstrations par l'absurde sans même le savoir.

10
Bien sûr, dans ce cas simple, une étude exhaustive fonctionnera tout aussi bien : il
y a 8 possibilités en tout, chaque gardien pouvant soit mentir soit dire la vérité. Il faut
alors éliminer les cas un par un quand ceux-ci deviennent contradictoires. C'est encore
exactement une application du raisonnement par l'absurde, mais de façon moins subtile
que celle présentée juste avant.

3.2 L'irrationalité de 2
Un nombre rationnel est un nombre qui peut s'écrire
√ comme le quotient de deux entiers,
p
donc une fraction q . On souhaite ici prouver que 2, donc le nombre qui multiplié par lui-
même fait 2, n'est pas rationnel.
C'est un exemple typique où l'on souhaite obtenir une propriété  négative , et donc
un raisonnement par l'absurde va nous permettre de pouvoir partir. On suppose donc, sans
pitié, qu'il existe des entiers a et b tels que :
√ a
2=
b
le dénominateur b étant non nul. Il s'agit maintenant de trifouiller tout cela pour aboutir
à une contradiction. √
La seule information dont on dispose sur le nombre 2 porte sur son carré ; il est
donc naturel d'élever l'égalité précédente au carré. On obtient ainsi après avoir chassé les
dénominateurs a2 = 2b2 . Il s'agit maintenant de comprendre pourquoi cette équation ne
peut pas avoir de solutions, a et b devant être des entiers.
Pour cela, il faut se rappeler un peu d'arithmétique et principalement la décomposition
en facteurs premiers, propriété que nous rappelons ci-dessous.

Propriété 2

Soit n > 2 un entier naturel. Alors il existe des nombres premiers p1 , . . . , pk deux à deux
distincts et des entiers strictement positifs α1 , . . . , αk , le tout tel que :

n = pα1 1 . . . pαk k

En outre cette écriture est unique à l'ordre d'écriture près.

On rappelle que par dénition, un nombre premier est un nombre qui n'admet pas de
diviseurs propres, c'est-à-dire qui n'est divisible que par 1 et lui-même. On rappelle en
outre que par convention, 1 n'est pas considéré comme étant premier.
Il est une façon, peut-être plus agréable pour certains, de réénoncer la propriété précé-
dente :

Propriété 3

Soit n un entier naturel non nul. Alors il existe une unique suite d'entiers positifs ou nuls
(αp ) indexée par les nombres premiers et telle que :
1. l'entier αp est nul pour p susamment grand
Y
2. n = pαp
p premier

11
L'entier αp s'appelle la valuation p-adique de n ; il est souvent noté vp (n).

Q
Il est sans doute nécessaire de faire quelques remarques. Déjà le signe   signie
que l'on fait le produit des tous les termes pαp lorsque p parcourt l'ensemble des nombres
premiers. La première condition assure que ce produit est en fait ni : p0 = 1 pour tout
entier non nul p et multiplier par 1 ne modie pas le résultat.
Finalement, la valuation p-adique de l'entier n peut se dénir directement. Il s'agit du
plus grand entier αp tel que pαp divise n. On voit alors que pour p susamment grand (par
exemple p > n), αp va être nul.
Une dernière remarque, facile à prouver et laissée au lecteur, dit que si a et b sont des
entiers strictement positifs, alors :

vp (ab) = vp (a) + vp (b)

Revenons à nos moutons. On rappelle que l'on était arrivé à l'équation a2 = 2b2 et qu'il
s'agissait de trouver une absurdité. L'idée consiste donc à passer aux valuations 2-adiques ;
on obtient, en vertu de la remarque précédente :

2vp (a) = 1 + 2vp (b)

mais cela est absurde car le membre de gauche de l'égalité précédente est manifestement
un nombre pair, alors que celui de droite est manifestement impair. Ils ne peuvent donc
pas être égaux12 .

On déduit de cela que notre hypothèse de départ ne pouvait être vraie : 2 est bien
un nombre irrationnel.

4 Le raisonnement par récurrence


En guise d'introduction, on se propose de démontrer la partie  existence  de la pro-
priété 2. On prend donc un entier n strictement positif et on souhaite écrire n comme un
produit de nombres premiers.
Il y a deux cas à distinguer : soit n est déjà premier, soit il ne l'est pas. Dans le premier
cas, il n'y a rien à faire : n est déjà écrit comme un produit de nombres premiers (un seul
nombre en l'occurrence).
Maintenant si n n'est pas premier, c'est qu'il existe des entiers a et b strictement plus
petits que n tels que n = ab. C'est le premier pas de notre décomposition et on n'a plus
qu'à continuer ainsi. Si a est premier, c'est très bien, sinon on l'écrit comme produit de
deux nombres et ainsi de suite. Bien sûr on fait pareil avec b.

4.1 Le principe
Voyons comment l'on peut écrire proprement le raisonnement précédent. L'idée consiste
à prouver la propriété 2 pour les entiers les uns après les autres. On sait faire pour 2, c'est
12
Le lecteur un peu embrouillé par l'introduction des valuations pourra décomposer a et b en facteurs
premiers et remplacer dans l'égalité a2 = 2b2 , a et b par leur décomposition respective. Il ne restera plus
alors qu'à comparer les exposants de 2 qui interviennent pour aboutir à la même contradiction.

12
déjà un nombre premier. On peut débuter à 1 si l'on préfère ; il faut alors se convaincre
que 1 s'écrit comme le produit d'aucun nombre premier.
Ensuite, on sait faire pour 3, c'est encore un nombre premier. 4 n'est pas premier mais
il s'écrit 2 × 2 et on sait dejà faire pour 2. Et on continue ainsi de suite.

Rigoureusement le  ainsi de suite  qui précède correspond au principe de récurrence


qui s'énonce comme suit :

Propriété 4

Considérons une famille d'énoncés mathématiques qui dépendent d'un paramètre entier n.
Notons Pn le n-ième énoncé13 .
Si d'une part, l'on sait démontrer P0 et que d'autre part, on arrive à prouver que Pn+1
est une conséquence des énoncés P0 , . . . , Pn , alors tous les énoncés Pn sont vrais.

Faisons tout de suite des remarques. Dans un premier temps, on n'est évidemment pas
obligé de débuter à 0, on peut commencer à n'importe quel entier : si l'on commence à
l'entier k , il faudra prouver que l'énoncé Pk est vrai et que pour tout n > k , l'énoncé Pn+1
est une conséquence des énoncés Pk , . . . , Pn .
Remarquons également que très souvent Pn+1 est simplement une conséquence de
l'énoncé Pn , voire des énoncés Pn et Pn−1 , mais pas vraiment de tous les précédents.
Bref.
Pour faire une démonstration par récurrence, il y a toujours deux étapes :
 L'initialisation qui consiste à prouver la propriété P0
 L'hérédité qui consiste à prouver que Pn+1 est conséquence des propriétés P0 , . . . , Pn

Dans un raisonnement classique par syllogismes, on tente de prouver un résultat général


d'un seul coup pour toutes les valeurs de n indépendamment. Ce qui fait la spécicité du
raisonnement par récurrence est de disposer d'une hypothèse supplémentaire ( l'hypothèse
de récurrence ) qui, lors de l'hérédité, nous donne une information utilisable sur l'entier
n sur lequel on raisonne. Si l'on est capable de conclure sans utiliser cette information,
c'est qu'en fait on n'a pas utilisé un raisonnement par récurrence. Inversement, cela nous
donne aussi une indication sur la méthode à suivre pour mener un tel raisonnement, ou
comment gérer l'hérédité : la clé consiste à se mettre en situation d'utiliser cette donnée
supplémentaire.

4.2 Notre premier exemple


Voyons comment cela fonctionne avec notre premier exemple. Comme on l'a déjà dit,
l'énoncé Pn va être  l'entier n peut s'écrire comme un produit de nombres premiers . On
ne commence ici pas à l'entier 0 mais plutôt à 1.
L'étape d'initialisation consiste à prouver P1 , c'est-à-dire que 1 peut s'écrire comme
un produit de nombres premiers. On a déjà dit que c'était le cas puisque 1 est le produit
d'aucun nombre premier. Encore une fois si cela ne vous plait pas, vous pouvez commencer
à 2.
13
Dans l'exemple précédent, Pn était donc l'énoncé :  l'entier n peut s'écrire comme un produit de
nombres premiers .

13
Considérons maintenant un entier n. On souhaite démontrer Pn+1 , mais en ayant le
droit de supposer P1 , . . . , Pn . Autrement dit, on sait déjà que tous les entiers inférieurs ou
égaux à n peuvent s'écrire comme produit de nombres premiers, et on veut montrer qu'il
en est de même de n + 1.
Si n + 1 est un nombre premier, alors on a gagné. Si par contre ce n'est pas le cas, il
existe des entiers a et b, tous les deux strictement inférieurs à n + 1 (et donc inférieurs
ou égaux à n) tels que n + 1 = ab. Mais pour a et b on sait faire ; on sait par hypothèse
de récurrence comme on dit, qu'il existe des nombres premiers a1 , . . . , ak et b1 , . . . , bl tels
que :
a = a1 . . . ak et b = b1 . . . bl
Mais alors, n + 1 = ab = a1 . . . ak b1 . . . bl et donc n + 1 s'écrit bien comme produit de
nombres premiers.
Tout cela permet de conclure.

Moralement il y a deux façons de voir la récurrence : soit en partant d' en haut , soit
en partant d' en bas . La première est celle que nous avons ébauchée dans l'introduction
du chapitre : on veut écrire n comme produit de nombres premiers, alors on commence par
écrire n comme produit de deux nombres et on continue jusqu'à n'obtenir que des nombres
premiers. Le problème avec cette stratégie est qu'il faut prouver que la suite d'opérations
prend nécessairement n14 . La méthode par  le bas , quant à elle, bien que parfois moins
naturelle a l'avantage d'être sans surprise et de permettre des rédactions plus simples et
souvent plus compréhensibles, ce qui nous ne le dirons jamais assez aide autant le lecteur
que l'élève.

4.3 Digression sur l'intérêt des formules


L'exercice à résoudre est maintenant le suivant : on se donne un réel non nul x tel que le
nombre x + x1 soit un entier. Il s'agit de montrer que pour tout entier n, le nombre xn + x1n
est également un entier.
Voyons ce qu'il se passe pour n = 2. On sait que x + x1 est un entier et on veut prouver
que x2 + x12 en est aussi un. Il nous faut donc trouver un moyen de relier ces deux nombres.
Mais on a la formule suivante :
µ ¶ µ ¶
1 2 2 1 2 1
x+ =x +2+ 2 = x + 2 +2
x x x

et on voit qu'elle permet de conclure directement : le nombre dont on veut voir qu'il est
entier s'écrit comme le carré d'un nombre entier auquel on a enlevé 2.
Comment faire maintenant pour n = 3 ? Ben de la même façon ; on utilise la formule :
µ ¶µ ¶ µ ¶ µ ¶
1 1 1 1 1 1
x2 + 2 x+ = x3 + x + + 3 = x + + x3 + 3
x x x x x x

Comme précédemment, on sait déjà que le membre de gauche de l'égalité précédente est
un entier. Il en est de même par hypothèse de la quantité x + x1 . On en déduit donc bien
ce que l'on veut.
14
Ce qui repose en général toujours sur le fait qu'il n'existe pas de suite strictement décroissante d'entiers,
principe d'ailleurs équivalent à l'énoncé de récurrence.

14
De façon générale, on utilise une récurrence pour prouver le résultat général. L'initiali-
sation correspond au cas n = 1 et est donnée par hypothèse. Supposons donc que chacun
des nombres x + x1 , . . . , xn + x1n soit un entier et essayons de prouver qu'il en est de même
1
de xn+1 + xn+1 . Pour cela, on utilise comme précédemment la formule :
µ ¶µ ¶ µ ¶ µ ¶
n 1 1 n+1 n−1 1 1 n+1 1 n−1 1
x + n x+ =x +x + n−1 + n+1 = x + n+1 + x + n−1
x x x x x x
et on conclut comme les autres fois.
On constate qu'ici nous n'avons utilisé l'hypothèse de récurrence que pour les rangs n
et n − 1. Il faut toutefois faire attention au fait que ces deux valeurs font bien partie de
celles pour lesquelles on a le droit de supposer quelque chose. Ce n'est d'ailleurs ici pas
le cas pour n + 1 = 2 : n − 1 vaut alors 0 et on a commencé notre récurrence à 1. Pour
terminer notre preuve, il faut donc traiter le cas n = 2 à part.

Souvent, des identités purement algébriques comme les précédentes résultent simple-
ment de formules qu'il s'agit de déterminer. Pour illustrer ce propos, nous donnons les deux
exercices suivants :

Exercice : On suppose que les entiers n et m s'écrivent tous deux comme somme de deux
carrés. Montrer qu'il en est de même du produit nm.

Solution :
I Les hypothèses nous disent qu'il existe quatre¡ entiers ¢a¡, b, c et¢d tels que n = a2 + b2
et m = c2 + d2 . Il s'agit donc d'écrire le produit a2 + b2 c2 + d2 comme une somme de
deux carrés et cela se fait  simplement  à l'aide de la formule suivante :
¡ 2 ¢¡ ¢
a + b2 c2 + d2 = (ac + bd)2 + (ad − bc)2

Remarquons qu'il existe des formules analogues pour les sommes de quatre et de huit
carrés. Elles sont :
¡ 2 ¢¡ ¢
a + b2 + c2 + d2 e2 + f 2 + g 2 + h2 =
2 2 2 2
(ae − bf − cg − dh) + (af + be + ch − dg) + (ce + ag − bh + df ) + (ah + de + bg − cf )
et
¡ ¢¡ ¢
x20 + x21 + x22 + x23 + x24 + x25 + x26 + x27 y02 + y12 + y22 + y32 + y42 + y52 + y62 + y72 =
2
(x0 y0 − x1 y1 − x2 y2 − x3 y3 − x4 y4 − x5 y5 − x6 y6 − x7 y7 )
2
+ (x0 y1 + x1 y0 + x2 y4 + x3 y7 − x4 y2 + x5 y6 − x6 y5 − x7 y3 )
2
+ (x0 y2 − x1 y4 + x2 y0 + x3 y5 + x4 y1 − x5 y3 + x6 y7 − x7 y6 )
2
+ (x0 y3 − x1 y7 − x2 y5 + x3 y0 + x4 y6 + x5 y2 − x6 y4 + x7 y1 )
2
+ (x0 y4 + x1 y2 − x2 y1 − x3 y6 + x4 y0 + x5 y7 + x6 y3 − x7 y5 )
2
+ (x0 y5 − x1 y6 + x2 y3 − x3 y2 − x4 y7 + x5 y0 + x6 y1 + x7 y4 )
2
+ (x0 y6 + x1 y5 − x2 y7 + x3 y4 − x4 y3 − x5 y1 + x6 y0 + x7 y2 )
2
+ (x0 y7 + x1 y3 + x2 y6 − x3 y1 + x4 y5 − x5 y4 − x6 y2 + x7 y0 )

Pour information 2, 4 ou 8 sont les seuls entiers pour lesquels on dispose de telles formules.
De la même façon, la formule suivante nous assure par exemple que tout rationnel
s'écrit comme la somme de trois cubes de nombres rationnels :
à !3 µ ¶3 à !3
r6 + 45r4 − 81r2 + 27 −r4 + 30r2 − 9 −6r3 + 18r
r= 2 + + 2
6r (r2 + 3) 6r (r2 + 3) (r2 + 3)

15
Exercice : Soient x, y et z trois nombres réels vériant x + y + z = 0 et x2 + y 2 + z 2 = 2003.
Calculer x4 + y 4 + z 4 .

Solution :
I Cela se fait directement à partir des trois formules suivantes :

(x + y + z)2 = x2 + y 2 + z 2 + 2 (xy + yz + xz)


(xy + yz + xz)2 = x2 y 2 + y 2 z 2 + x2 z 2 + 2xyz (x + y + z)
¡ 2 ¢2 ¡ ¢
x + y2 + z2 = x4 + y 4 + z 4 + 2 x2 y 2 + y 2 z 2 + x2 z 2

La première formule conduit à :


2003
xy + yz + xz = −
2
La seconde implique alors :

20032
x2 y 2 + y 2 z 2 + x2 z 2 =
4
et nalement :
20032 1
x4 + y 4 + z 4 = 20032 − 2 · = · 20032
4 2
Bien évidemment, le lecteur ayant une âme de frimeur pourra combiner les trois formules
précédentes pour n'en n'utiliser qu'une bien plus impressionnante. J

5 Récurrence et suites
Une suite récurrente est une suite dont le n-ième terme, un donc, est déni en fonction
des précédents : u0 , . . . , un−1 . On conçoit facilement que le principe de récurrence va être
particulièrement utile pour montrer de nombreuses propriétés sur de telles suites.
Bien que l'on puisse montrer de nombreuses sortes de propriétés diérentes, nous allons
nous cantonner par la suite à donner des formules explicites pour calculer un , la suite (un )
étant a priori dénie de façon récurrente.

5.1 Les suites arithmético-géométriques


On considère a et b deux réels. On suppose que la suite un vérie la relation de récurrence
un+1 = aun + b pour tout entier n > 1. Bien entendu, cette seule relation ne dénit par
complètement un , il reste encore à choisir une valeur pour u0 15 , mais disons simplement
que u0 vaut u, un certain réel xé à l'avance.
On se propose de prouver que pour tout entier n, le terme un est donné par la formule :
an − 1
u n = an u + b ·
a−1
15
Pour faire un parallèle avec le raisonnement par récurrence, on a donné ici l'équivalent de l'étape
d'hérédité, il reste à se soucier de l'initialisation.

16
On fait naturellement cela par récurrence. Pour n = 0, la formule donne u0 = u, ce
qui est vrai par hypothèse. Supposons maintenant cette formule établie pour tout entier
inférieur ou égal à n et prouvons-là pour l'entier n + 1. On a successivement :
µ ¶
an − 1
un+1 = aun + b = a an u + b · +b
a−1
µ n+1 ¶
n+1 a −a an+1 − 1
= a u+b + 1 = an+1 u + b ·
a−1 a−1
ce qui est bien ce que l'on désirait. On remarque en outre que dans ce cas, on a utilisé
l'hypothèse de récurrence seulement pour le rang n ; ceci est somme toute assez normal
puisque un+1 était déni seulement en fonction de un .

Avant de passer à la suite, faisons plusieurs remarques. Tout d'abord, on a peut-être déjà
remarqué que la formule démontrée est seulement valable dans le cas a 6= 1, n'ayant aucun
sens sinon. Toutefois, il doit être possible de donner une formule, diérente certes, pour le
cas a = 1. Dans ces conditions, la relation de récurrence devient simplement un+1 = un + b
et on peut imaginer directement qu'alors :
un = u0 + nb
Il faut sans doute souligner le fait que cette dernière formule est en fait bien un  cas
particulier  de la formule générale. On peut donner un sens très précis à l'armation
suivante, mais ce qu'il faut remarquer ici, c'est que lorsque a se rapproche de 1, la fraction
an −1
a−1 se rapproche, elle, de n, comme on le constate ecacement en regardant des valeurs
numériques. La formule générale redonne ainsi la formule précédente pour le cas particulier
a = 1.
Une dernière remarque pour nir ce paragraphe. En fait, l'étape dicile dans une
démonstration par récurrence n'est souvent ni l'initialisation, ni l'hérédité mais plutôt la
détermination exacte de la formule Pn que l'on va devoir manier. L'exemple précédent
aurait été bien plus délicat à traiter si la formule à prouver n'était pas donnée a priori, et
pourtant c'est souvent le cas et il faudra alors la deviner.
Voyons que même ici cela n'est pas insurmontable. Pour essayer de deviner quelque
chose, on commence toujours par voir ce qu'il se passe pour les premiers termes. Ici, on a :
u0 = u
u1 = au + b
u2 = a2 u + ab + b = a2 u + b (a + 1)
¡ ¢
u3 = a3 u + ab (a + 1) + b = a3 u + b a2 + a + 1
¡ ¢ ¡ ¢
u4 = a4 u + ab a2 + a + 1 + b = a4 u + b a3 + a2 + a + 1
Ainsi, on imagine sans trop de mal que la formule générale doit être :
¡ ¢
un = an u + b an−1 + . . . + 1
Il ne reste plus qu'à calculer la somme S = 1 + . . . + an−1 . Pour cela, on calcule
aS = a + . . . + an et on fait la diérence ; on obtient aS − S = an − 1. Finalement :
an − 1
S = 1 + . . . + an−1 =
a−1
et on obtient bien la formule voulue. Il s'agit quand même de faire attention : ce qui précède
n'a rien d'une démonstration rigoureuse et implacable, c'est juste un préambule à faire au
brouillon. La vraie démonstration est bien celle que l'on a faite par récurrence juste avant.

17
5.2 Les suites homographiques
Il s'agit des suites dénies par la formule de récurrence suivante :
aun + b
un+1 =
cun + d
les nombres a, b, c et d étant des réels xés. Là encore, il faut xer une valeur pour u0 pour
déterminer complètement la suite ; disons que, comme tout à l'heure, u0 = u un certain
réel xé également.
On se propose une fois de plus de déterminer une formule explicite donnant directement
la valeur de un . Nous allons en fait présenter la méthode via l'exercice suivant :

Exercice : On considère donc la suite (un ) dénie précédemment. On dénit en outre la


fonction f : x 7→ ax+b 16 de la valeur interdite −d mais on retiendra
cx+d . On se souciera peu c
que un+1 = f (un ).
a) Prouver que l'équation f (l) = l admet 0, 1 ou 2 solutions selon les valeurs choisies
pour a, b, c et d.
On supposera dans la suite que l'équation f (l) = l admet deux solutions distinctes que
l'on appelera l1 et l2 .
b) On dénit la suite vn par la formule :
un − l1
vn =
un − l2
Prouver que vn vérie une relation de récurrence simple. (On pourra pour cela commencer
par calculer et simplier f (x) − f (y), x et y étant des réels quelconques).
c) En déduire une formule explicite pour vn puis pour un .
Solution :
I a) L'équation f (l) = l conduit directement à cl2 + (d − a) l − b = 0. Il s'agit d'une
équation de degré 2 (sauf dans le cas où c = 0 ; on remarque que ce cas a d'ailleurs déjà
été traité dans le paragraphe précédent) qui admet 0, 1 ou 2 solutions selon le signe du
discriminant ∆ = (d − a)2 + 4bc.
b) Comme indiqué par l'énoncé, on commence par calculer :
ax + b ay + b (ax + b) (cy + d) − (cx + d) (ay + b)
f (x) − f (y) = − =
cx + d cy + d (cx + d) (cy + d)
acxy + adx + bcy + bd − acxy − bcx − ady − bd
=
(cx + d) (cy + d)
(ad − bc) (x − y)
=
(cx + d) (cy + d)
Et maintenant :
un−1 − l1 f (un ) − f (l1 )
vn+1 = =
un−1 − l2 f (un ) − f (l2 )
(ad − bc) (un − l1 ) (cun + d) (cl2 + d)
= ×
(cun + d) (cl1 + d) (ad − bc) (un − l2 )
cl2 + d
= × vn
cl1 + d
16
Normalement, il faudrait mais bon c'est un problème assez délicat qui n'apporte nalement pas grand-
chose...

18
ce qui est eectivement satisfaisant pour une relation de récurrence simple : si on pose en
outre k = cl 2 +d
cl1 +d , on obtient vn+1 = kvn , chose que l'on sait déjà traiter.
c) En utilisant les formules du paragraphe précédent, on obtient
u − l1
vn = k n v0 = k n ·
u − l2
un −l1
Maintenant il n'est plus bien dicile de trouver un . De la relation vn = un −l2 dénissant
vn , on tire :
l2 vn − l1 l2 k n (u − l1 ) − l1 (u − l2 )
un = =
vn − 1 k n (u − l1 ) − (u − l2 )
ce qui n'est certes pas une formule très agréable, mais bon... J

5.3 La suite de Fibonacci


La suite de Fibonacci est celle qui est dénie de la façon suivante :
½
F1 = F2 = 1
Fn = Fn−1 + Fn−2 pour n > 3

Le but est encore de calculer explicitement la valeur de Fn . En fait, nous n'allons pas
le faire. Nous laissons au lecteur le plaisir immense de prouver par récurrence que :
√ "à √ !n à √ !n #
5 1+ 5 1− 5
Fn = −
5 2 2

Remarquons toutefois qu'une fois cette démonstration faite, elle prouvera ipso facto
que le nombre déni par la formule précédente est un entier pour toute valeur de n, ce qui
n'est pas évident a priori.
Remarquons également que la suite de Fibonacci apparaît dans divers contextes où on
ne l'attend pas toujours. Un exemple est l'exercice suivant : on se demande de combien de
façons on peut monter un escalier de n marches sachant que l'on monte les marches soit
par une soit par deux, bien entendu en pouvant changer d'avis autant de fois qu'on le veut
au cours de l'ascension.
Comme donner des noms aux choses permet souvent de mieux les apprivoiser, on appelle
un ce nombre recherché. Pour des petits escaliers, on sait résoudre le problème. Si l'escalier
a une marche, il n'y a qu'une façon de le gravir ; ainsi u1 = 1. Si l'escalier a deux marches,
il y a deux façons : soit on monte les deux marches à la fois, soit on y va pépère ; ainsi
u2 = 2.
Mettons-nous maintenant devant un escalier de n marches, avec n > 3. Au bas de
l'escalier, on a deux possibilités : soit on monte une marche, soit deux. Si on a monté une
marche, il nous restera évidemment n − 1 marches à gravir, sinon il nous en restera n − 2.
De cela, on déduit la relation :
un = un−1 + un−2
oh ! miracle, on retrouve la relation de Fibonacci. Ainsi on voit facilement que :
 
√ Ã √ !n+1 Ã √ !n+1
5 1+ 5 1− 5 
un = Fn+1 = −
5 2 2

19
5.4 Le triangle de Pascal
On va se concentrer ici sur les suites (un,k ) indexées à la fois par les indices n et k , eux
deux parcourant N. En fait, on va voir plus précisément comment on peut dénir une telle
suite de façon récurrente. Commençons tout de suite par un exemple. Soit donc la suite
(un,k ) dénie par les relations suivantes :

 un,0 = 1 pour tout n
u =0 pour tout k > 1
 0,k
un,k = un−1,k + un−1,k−1 pour n > 0 et k > 0

Commençons par calculer les valeurs des  premiers  termes de la suites. On les reporte
dans le tableau suivant :

k
n 0 1 2 3 4 5
0 1
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1

Disons en premier lieu que le tableau que l'on obtient ainsi s'appelle le triangle de
Pascal. Les nombres qui apparaîssent dans ce tableau sont ce que l'on appelle les coecients
binomiaux, cette dernière terminologie s'expliquant avec la formule de binôme que nous
allons voir par la suite. La quantité un,k se note traditionnellement Ckn
On remarque que les conditions données permettent de remplir toutes les cases du
tableau : on commence par exemple par remplir la première ligne, on peut dès lors calculer
les valeurs à mettre sur la seconde et ainsi de suite. Il faut peut-être dire que les cases non
remplies dans le tableau correspondent à des 0.
Comme pour les autres cas traités, il est ici encore possible de donner une formule
explicite pour Ckn . Précisément, on a :

 Ck = n!
n si k 6 n
k! (n − k)!
 k
Cn = 0 sinon

où i! (lire factorielle i) désigne par dénition le produit 1 × 2 × . . . × i et où par convention


0! = 1.
La démonstration de cette dernière armation se fait à nouveau par récurrence. Tou-
tefois, comme ce coup-ci, on a deux indices, il faut faire un peu plus attention à ce que
l'on fait. Ici, ce ne sera pas compliqué : la récurrence ne va concerner que l'indice n. Pré-
cisément, l'énoncé Pn que l'on va considérer sera :  pour tout entier k > 0, le coecient
binômial Ckn est donné par la formule ci-dessus .
L'initialisation est simple : pour n = 0, on vérie directement que la formule donnée
redonne les mêmes valeurs que la dénition. On suppose donc maintenant que tous les
énoncés Pi sont vrais pour i 6 n et on cherche à démontrer Pn+1 .

20
Pour cela, il va bien sûr falloir distinguer plusieurs cas. En premier lieu, si k = 0, la
(n+1)!
formule k!(n+1−k)! vaut bien 1 comme le veut la dénition de C0n+1 .
Si maintenant k est compris entre 1 et n, il s'agit de prouver l'identité suivante :

(n + 1)! n! n!
= +
k! (n + 1 − k)! k! (n − k)! (k − 1)! (n − k + 1)!

ce qui résulte de manipulations élémentaires que nous laissons au lecteur17 .


Finalement, pour les k strictement supérieur à n, il s'agit d'additionner des 0 entre eux,
un 1 venant éventuellement jouer les trouble-fêtes. C'est tout à fait immédiat.
Tout cela prouve l'hérédité et démontre donc la formule annoncée.

Les coecients binômiaux ont un intérêt immense en mathématiques et principalement


en combinatoire. Ils apparaîssent en outre dans la formule du binôme de Newton qui donne
le développement de (a + b)n . Cette formule s'écrit ainsi :
n
X
(a + b)n = Ckn an−k bk
k=0
P
le signe   voulant dire que l'on fait varier k entre 0 et n, que pour chacun de ces k on
évalue le terme écrit à côté du signe, et que l'on somme tous les termes obtenus (il y en a
donc n + 1). Par exemple si on l'applique pour n = 5, on trouve :

(a + b)5 = a5 + 5a4 b + 10a3 b2 + 10a2 b3 + 5ab4 + b5

Il ne nous reste plus qu'à prouver cette formule. Bien sûr, cela va se faire une fois de
plus par récurrence. Pour n = 1, la formule donne a+b = a+b, ce qui est eectivement une
vérité incontestable. On suppose maintenant que la formule est vraie pour tout exposant
inférieur ou égal à n et on peut prouver qu'elle reste vraie pour l'exposant n + 1. On
entreprend pour ce faire le calcul suivant :
à n !
n+1 n
X
k n−k k
(a + b) = (a + b) (a + b) = (a + b) Cn a b
k=0
à n
! Ã n !
X X
= Ckn an−k+1 bk + Ckn an−k bk+1
k=0 k=0
à n
! Ãn−1 !
X X
n+1
= a + Ckn an−k+1 bk + Ckn an−k bk+1 + bn+1
k=1 k=0
à n
! Ã n !
X X
n+1
= a + Ckn an+1−k bk + Ckn an+1−k bk + bn+1
k=1 k=1
à n ³
!
X ´
= an+1 + Ckn + Ck−1
n an+1−k bk + bn+1
k=1
n+1
X
= Ck+1
n a
n+1−k k
b
k=0
17
Hé, hé !

21
Et ceci achève la démonstration. On remarque en outre que si l'on ne connaissait pas à
l'avance les coecients binômiaux Ckn , le calcul précédent permet de trouver la relation de
récurrence qui les dénit. Bien sûr, accéder à la formule explicite est une autre paire de
manches, mais dans d'autres situations il n'y aura pas forcément de formules explicites et
connaître une relation de récurrence simple peut déjà aider énormément.

La chose à laquelle il faut prendre garde avec ces suites à multi-indices, c'est que le calcul
de proche en proche ne se fait pas forcément ligne par ligne. Parfois, c'est plus compliqué
et il faut donc adapter la façon de faire les récurrences ; il est par exemple possible que le
tableau se construise en  diagonale , auquel cas, il faudra privilégier les récurrences sur
la somme n + k .

5.5 L'opération  eXclusive OR 


Présentation de la suite
Voyons un autre exemple de suite récurrente ayant plusieurs indices. La dénition par
récurrence peut paraître ce coup-ci surprenante ; la voici :
¡© ª © ª¢
un,k = mex un0 ,k , n0 < n ∪ un,k0 , k 0 < k (1)

où mexA est le plus petit entier naturel qui n'appartient pas à l'ensemble A. On remarque
qu'un tel entier existe toujours dans les cas précédents puisque tous les ensembles considérés
sont nis.

An de comprendre comment cela fonctionne, le plus simple est sans doute d'essayer
de calculer les premiers termes. Regroupons les résultats dans le tableau suivant :

k
n 0 1 2 3 4 5
0 0 1 2 3 4 5
1 1 0 3 2 5 4
2 2 3 0 1 6 7
3 3 2 1 0 7 6
4 4 5 6 7 0 1
5 5 4 7 6 1 0

Expliquons donc comment on parvient à un tel résultat. La formule nous dit que l'entier
qui doit être écrit dans la case de coordonnées (n, k) doit être le plus petit qui n'est ni écrit
à gauche ni au-dessus de ladite case. Ainsi, on remplit le tableau de gauche à droite et de
haut en bas.
Pour la case (0, 0), il n'y a aucune case qui lui soit située à gauche ou en haut. Il s'agit
donc de prendre le plus petit entier ; c'est 0. Pour sa voisine de droite, il faut prendre le plus
petit entier qui n'est pas 0, c'est donc 1. De même pour la voisine du dessous. Maintenant
pour la case de coordonnées (0, 2), il faudra prendre le plus petit entier qui n'est ni 0, ni
1 ; c'est donc bien 2. Ainsi de suite...

Cet exemple est une mine d'or si l'on veut s'entraîner à faire des récurrences simples :
on s'amuse à repérer des propriétés sur la tableau et on essaie de les démontrer.

22
Par exemple, commençons par prouver que un,0 = n pour tout entier n. L'initialisation
a déjà été faite : on a déjà calculé u0,0 = 0. Maintenant on suppose que un0 ,0 = n0 pour
tout n0 6 n et on veut calculer un+1,0 . Par dénition, étant donné qu'il n'y a pas d'entier
strictement inférieur à 0, c'est le plus petit entier ne s'écrivant pas un0 ,0 pour n0 < n + 1,
c'est-à-dire n0 6 n. Mais on les connait ces entiers justement : un+1,0 est donc le plus petit
entier qui n'est ni 0, ni 1, ..., ni n : c'est bien n + 1. Ceci achève donc l'étape d'hérédité et
la démonstration.

Une deuxième chose que l'on peut remarquer et prouver, peut-être un poil plus dicile,
est que pour tout entier n, un,n = 0. Allons-y. L'initialisation est déjà connue. Passons
directement à l'hérédité : on suppose donc que pour tout n0 6 n, un0 ,n0 = 0 et il s'agit
de calculer un+1,n+1 . C'est par dénition le plus petit nombre qui ne s'écrit ni un0 ,n+1 , ni
un+1,n0 pour n0 6 n. Le problème est qu'apparemment on ne connaît rien sur ces nombres.
Toutefois, ce que l'on souhaite, c'est arriver à la conclusion selon laquelle un+1,n+1 = 0.
Il sut donc de prouver que 0 n'apparaît pas parmi les un0 ,n+1 et les un+1,n0 , n0 étant
toujours inférieur ou égal à n. Voyons donc comment est déni un0 ,n+1 : c'est le plus petit
entier qui ne s'écrit ni sous la forme up,n+1 pour p < n0 ni sous la forme un0 ,q pour q 6 n.
Mais parmi ces entiers, il y a un0 ,n0 qui est nul par hypothèse de récurrence, ce qui assure
la non-nullité de un0 ,n+1 . De la même façon, on prouve la non-nullité de un+1,n0 et la
conclusion en découle.

Prouvons un dernier fait : pour tous entiers n et k , un,k = uk,n . Ce coup-ci, on a deux
indices et il faut choisir comment faire la récurrence. En fait, à peu près toutes les choses
auxquelles on peut penser fonctionnent. Nous allons pour le plaisir18 faire une récurrence
sur la somme n + k , ce qui n'est pas forcément le plus simple, mais pas forcément le plus
compliqué non plus.
Notre énoncé de récurrence va dépendre d'un nouveau paramètre s et sera le suivant :
 pour tout couple d'entiers (n, k) tels que n + k = s, on a un,k = uk,n . Si l'on veut voir
comment les choses se passent  géométriquement , il faut constater que l'on prouve non
pas le résultat ligne par ligne ou colonne par colonne mais en se déplaçant en diagonale
dans le tableau.
Voyons comment la récurrence fonctionne. L'étape d'initialisation est simple. Le seul
couple d'entier (n, k) pour lequel n + k = 0 est le couple (0, 0) et il est incontestable que
u0,0 = u0,0 . Montrer l'hérédité revient à supposer que pour tous les couples (n, k) tels que
n + k 6 s, on a un,k = uk,n et à montrer que la conclusion demeure pour les couples (n, k)
tels que n + k = s + 1. Prenons donc n et k vériant n + k = s + 1 et voyons ce que valent
respectivement un,k et uk,n .
Le premier est déni comme étant le plus petit entier ne s'écrivant ni sous la forme
un0 ,k pour n0 < n, ni sous la forme un,k0 pour k 0 < k . Le second, quant à lui, est déni
comme étant le plus petit entier ne s'écrivant ni sous la forme uk,n0 pour n0 < n, ni sous
la forme uk0 ,n pour k 0 < k . Mais si k 0 < k , k 0 + n < s + 1 ou encore k 0 + n 6 s et donc le
couple (k 0 , n) relève de l'hypothèse de récurrence, ce qui assure uk0 ,n = un,k0 . De la même
façon un0 ,k = uk,n0 . Les deux entiers que l'on veut comparer sont donc dénis de la même
façon ; ils sont par le fait égaux. Cela conclut.

Bien entendu, évoquer un argument de symétrie eût conduit à une démonstration plus
simple. Une façon d'exploiter cette idée est de développer l'argument suivant. On a vu que
18
En fait, surtout pour montrer ce que peut donner ce genre de raisonnements.

23
la relation (1) sut à elle seule à dénir la double suite (un,k ). Ainsi si (vn,k ) désigne une
autre suite et que l'on arrive à prouver que cette suite vérie la même relation (1), on aura
prouvé que pour tous entiers n et k , un,k = vn,k .
Cette dernière remarque s'applique à notre situation en prenant vn,k = uk,n . La conclu-
sion est alors immédiate.

Une méthode de calcul


Il est encore possible de donner une  formule  explicite pour le calcul de un,k . Pour
expliquer cette formule, il va nous falloir dans un premier temps expliquer la base 2. On fait
remarquer que  la base 2  n'est pas quelque chose d'anecdotique et permet de résoudre
nombreux problèmes et de comprendre nombreuses théories.

L'idée est fort simple : on décrète qu'à partir de maintenant, on ne comptera plus
qu'avec deux chires, en l'occurrence 0 et 1. Pour compter, on utilise toujours la même
méthode : on commence à 0 ; on incrémente ensuite tant que l'on peut le chire des unités,
lorsque l'on ne peut plus, on le remet à 0 et on incrémente le chire des dizaines19 ; si l'on
ne peut plus incrémenter ce chire, on le remet à 0 à son tour et on incrémente celui des
centaines et ainsi de suite.
Après application de cet algorithme, on obtient la liste des premiers nombres écrits en
base 2 :

0, 1, 10, 11, 100, 101, 110, 111, 1000, 1001, 1010, 1011, etc.
Le n-ième nombre ainsi listé (on commence à compter à 0) est ce que l'on appelle
l'écriture en base 2 de l'entier n. Ainsi l'écriture en base 2 de 1 est 1, celle de 9 est 1001.
Il serait sans doute bon d'expliquer maintenant comment on retrouve un nombre à partir
de son écriture en base 2 et réciproquement.
Plusieurs remarques simples vont permettre de nous donner de précieux indices. Tout
d'abord dans la liste des nombres, il apparaît évidemment en premier lieu les nombres à un
seul chire, puis ceux de deux chires et ainsi de suite. D'autre part, il y a exactement 2n
nombres qui s'écrivent avec moins de n chires : pour chaque emplacement on a le choix
entre 0 et 1 et bien sûr toutes les suites possibles de chires apparaîssent. De cela, on déduit
que le premier nombre à n + 1 chires (ie 1 suivi de n 0) sera le 2n -ième de la liste20 .
Mais si maintenant, on regarde ce qui vient après ce premier nombre à n + 1 chires, on
constate que c'est exactement la liste prise du début mais avec ce 1 en plus ; évidemment,
c'est la même construction. Dans un langage plus mathématique, on vient de dire que la
position du nombre 1xn−1 xn−2 . . . x0 (où les xi sont des chires pris parmi 0 et 1 est celle
du nombre xn−1 xn−2 . . . x0 augmentée de 2n . Finalement21 , on trouve que la position du
nombre xn . . . x0 est :
xn 2n + xn−1 2n−1 + . . . + x0

Maintenant que l'on sait convertir de la base 2 en base 10 (ie trouver la position
connaissant le nombre), on voudrait s'intéresser à l'opération inverse. Prenons par exemple
l'entier 217 et essayons de trouver quel nombre doit être écrit à la 217-ième place. D'après
19
Il ne faut sans doute plus dire  dizaines  pour parler du deuxième chire en partant de la droite
lorsque l'on compte en base 2, mais bon...
20
Remarquez que cela fonctionne aussi pour n = 0.
21
Le lecteur pas vraiment convaincu pourra prouver le résultat par récurrence lui-même.

24
ce qui précède, il s'agit d'écrire 217 comme une somme de puissances de 2. Quelles sont
donc les puissances de 2 ? Il y a dans l'ordre : 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256, etc. Je
m'arrête à 256 car il est clair que lui et les suivants ne pourront pas intervenir pour donner
un résultat aussi minable que 217.
Il y a maintenant deux façons de voir les choses : soit on commence par le haut, soit un
commence par le bas. Commençons par le haut dans un premier temps. On a dit qu'il ne
fallait pas prendre 256 mais 128 on peut, mais en fait c'est même obligatoire car la somme
des autres puissances arrivent à peine à 127. On prend donc 128, il nous reste 217−128 = 89
à faire. On fait pareil : on prend la puissance de 2 immédiatement inférieure à 89, c'est ici
64. Il reste ensuite 25, on prend donc 16. Au nal, on obtient :

217 = 128 + 64 + 16 + 8 + 1

et donc le 217-ième nombre listé sera 11011001.


Si on commence par le bas, maintenant, comment faut-il procéder ? On remarque que
toutes les puissances de 2 sont paires, à l'exception de 20 = 1. Et 217 est impair, il faut donc
obligatoirement prendre ce 1. Il nous reste maintenant 216 à faire et on ne doit prendre que
des puissances de 2 paires ; il nous reste donc 2162 = 108 à faire avec toutes les puissances
de 2. Ce coup-ci 108 est pair, il ne faut donc pas prendre le 1, c'est-à-dire qu'il ne faut pas
prendre le 2 pour 217. On divise encore par 2 et regarde à nouveau la parité et ainsi de
suite.

Fort de savoir écrire les nombres en base 2, on va pouvoir dénir ce que l'on appelle le
ou exclusif (eXclusive OR en anglais) que l'on note souvent XOR et que l'on notera nous
#. La méthode de calcul est la suivante. On part de deux entiers, par exemple 1548 et 217.
On écrit ces nombres en base 2 et on pose l'opération suivante :

11000001100
# 11011001
11011010101
qui est une addition sans retenue. Ainsi lorsque deux chires diérents sont écrits l'un
en dessous de l'autre, le résultat sera 1, sinon il sera 0. Sur notre exemple, on obtient
1548 # 217 = 1749.

Nous allons maintenant prouver que un,k = n # k . Et pour cela, nous allons simplement
démontrer que (n, k) 7→ n # k vérie la relation (1). On prend donc n et k deux entiers et
on veut montrer deux choses :
1. n # k 6= n0 # k pour tout n0 < n et n # k 6= n # k 0 pour tout k 0 < k
2. tout entier a < n # k s'écrit soit sous la forme n0 # k pour un n0 < n, soit sous la
forme n # k 0 pour un k 0 < k

La première chose est plutôt simple à voir. Il s'agit d'une propriété  négative , on
raisonne donc par l'absurde. Que se passerait-il donc si on avait n # k = n0 # k avec n0 < n ?
Il est pas bien dicile, en regardant comme on a déni l'opération # de se convaincre que
l'égalité n # k = n0 # k va entraîner n = n0 , ce qui est absurde.
Une façon plus rigoureuse d'obtenir la dernière implication est de  composer par # k
des deux côtés . Précisément si n # k et n0 # k sont égaux alors il en est de même de
(n # k) # k et (n0 # k) # k mais ces deux dernières quantités sont respectivement égales à
n et à n0 . On en déduit bien ce que l'on voulait.

25
Passons donc à la seconde propriété. On considère un entier a strictement inférieur à
n # k . Dans ces conditions, l'écriture en base 2 de ces deux entiers sera forcément de la
forme suivante :

a : a1 . . . ap 0 . . .
n # k : a1 . . . ap 1 . . .

Ainsi, n et k s'écrivent par exemple :

n : n1 . . . n p 1 . . .
k : k1 . . . k p 0 . . .

Bien sûr le 1 et le 0 peuvent être intervertis, mais il y a forcément deux chires diérents
à cette position puisque leur ou exclusif vaut 1. On traite ce cas pour l'instant, l'autre se
faisant en fait de façon tout à fait similaire.
En outre, on n'oublie pas que l'on a la relation ni # ki = ai , qui implique ai # ki = ni .
Finalement a # k s'écrit :

n0 = a # k : n1 . . . n p 0 . . .

Ce nombre est donc strictement plus petit que n et il vérie en outre n0 # k = a, ce qui est
exactement ce que l'on voulait.
Ceci termine donc la preuve et la relation de récurrence (1) dénit une suite dont le
terme général est :
un,k = n # k
ce que l'on peut s'amuser à vérier sur les premières valeurs calculées dans le tableau.

5.6 Digression sur l'intérêt de la base 2


L'écriture en base 2 est particulièrement intéressante lorsque l'on a aaire à des suites
récurrentes pour lesquelles u2n et u2n+1 sont tous les deux dénis en fonction de un . La
raison en est que si n s'écrit np . . . n0 en base 2, alors 2n va s'écrire np . . . n0 0 et 2n + 1
s'écrira np . . . n0 1. Ainsi très souvent, les propriétés de ces suites se lisent sur leur écriture
en base 2.
Bien entendu, si ce sont les nombres u3n , u3n+1 et u3n+2 qui sont dénis en fonction de
un , il sera judicieux de compter en base 3 et ainsi de suite.

Pour illustrer ces idées, proposons l'exercice suivant :


Exercice (OIM 1988) : On désigne par f l'application de l'ensemble des entiers strictement
positifs dans lui-même dénie par les conditions suivantes :

f (1) = 1, f (3) = 3

et pour tout entier n strictement positif :

f (2n) = f (n)
f (4n + 1) = 2f (2n + 1) − f (n)
f (4n + 3) = 3f (2n + 1) − 2f (n)

26
Déterminer le nombre des entiers n, 1 6 n 6 1988 pour lesquels f (n) = n.

Solution :
I Étant donnée la dénition de f , il est sans doute souhaitable de regarder le comportement
de cette fonction sur les nombres écrits en base 4 ou 2. Commençons par 2, ça ne peut pas
faire de mal.
Comme on voit pas très bien a priori, ce que f pourrait vouloir faire avec les chires
de l'écriture en base 2, on calcule les premières valeurs :

1 7→ 1 1 7→ 1
2 7 → 1 10 7 → 01
3 7 → 3 11 7 → 11
4 7 → 1 100 7 → 001
5 7 → 5 101 7 → 101
6 7 → 3 110 7 → 011
7 7 → 7 111 7 → 111
8 7 → 1 1000 7 → 0001
9 7 → 9 1001 7 → 1001
10 7→ 5 1010 7 → 0101
11 7→ 13 1011 7 → 1101
12 7→ 3 1100 7 → 0011
13 7→ 11 1101 7 → 1011

Rapidement ou non, on constate nalement que f semble inverser l'écriture en base 2. Plus
précisément si a s'écrit en base 2, ap . . . a0 où ap est 1, il semblerait que f (x) soit le nombre
qui s'écrive a0 . . . ap en base 2
Essayons de prouver ce fait. On raisonne évidemment par récurrence. On ne sait pas
trop que faire pour l'étape d'initialisation puisque l'on a une valeur pour f (1) et une pour
f (3) ; disons que l'on vérie jusqu'à 4, ce qui de toute façon a déjà été fait.
Il reste à prouver l'hérédité. Supposons donc que f fasse bien ce que l'on veut d'elle sur
les entiers 1, . . . , n et prouvons le pour l'entier n + 1. Il y a alors trois cas à distinguer.
• Tout d'abord si n + 1 est pair, alors il s'écrit 2k pour un certain entier k . Supposons
que k s'écrive kp . . . k0 en base 2 où kp vaut 1. Alors 2k s'écrit :

2k : kp . . . k0 0

et par hypothèse de récurrence, f (k) s'écrit :

f (k) : k0 . . . kp

ce qui correspond bien à l'écriture renversée. L'hérédité est donc prouvée dans ce cas.
• Maintenant si n + 1 s'écrit 4k + 1 pour un certain entier k . Écrivons encore k en base
2 : kp . . . k0 . Alors 4k + 1 s'écrit :

4k + 1 : kp . . . k0 01

et en utilisant l'hypothèse de récurrence on peut poser l'opération suivante :

2f (2k + 1) : 1k0 . . . kp 0
− f (k) : k0 . . . kp
10k0 . . . kp

27
ce qui est bien ce que l'on veut encore une fois.
• Finalement si n + 1 s'écrit 4k + 3 pour un certain entier k . Écrivons encore k en base
2 : kp . . . k0 . Alors 4k + 3 s'écrit :

4k + 3 : kp . . . k0 11

et en utilisant l'hypothèse de récurrence on peut poser l'opération suivante :

2f (2k + 1) : 1k0 . . . kp 0
+ f (2k + 1) : 1k0 . . . kp
− 2f (k) : k0 . . . kp 0
11k0 . . . kp
la première et la troisième ligne se simpliant bien. Cela conclut l'hérédité.

Il ne reste plus qu'à compter le nombre d'entiers  symétriques en base 2  et inférieurs à


1988. Commençons peut-être par écrire ce nombre en base 2 : c'est 11111000100. Ce nombre
s'écrit avec 11 chires, on n'aura donc pas encore trop de problèmes pour dénombrer le
nombre de solutions de moins de 10 chires.
Avec un seul chire, il n'y a qu'une solution ; c'est 1. Avec deux chires, il n'y a aussi
qu'une seule solution ; c'est 11. Avec trois chires, maintenant, le premier est forcément
xé à 1 et par conséquent le dernier aussi, mais on a libre choix sur celui du milieu, il y a
donc deux solutions.
p−1
De la même façon pour p valant 5, 7 ou 9, il va y avoir 2 2 solutions de p chires. Pour
p−2
les p pairs, donc valant 4, 6, 8 ou 10, il y aura 2 2 solutions. Ainsi parmi les nombres qui
ont moins de 10 chires, on dénombre 1 + 1 + 2 + 2 + 4 + 4 + 8 + 8 + 16 + 16 = 62 solutions.
Voyons les nombres de 11 chires maintenant. Une solution éventuelle doit s'écrire en
base 2 sous la forme suivante :
1_________1
les cinq premiers  _  représentant a priori des chires arbitraires, et les quatre derniers
étant déterminés par le choix des premiers. Toutefois pour que ce nombre reste inférieur
à 11111000100, il faut imposer que les quatre premiers  _  ne¡ 4soient¢ pas simultanément
des 1, et c'est en fait la seule contrainte. On dénombre alors 2 − 1 × 2 = 30 solutions
dans cette situation.
Au nal l'équation proposée admet 92 solutions. J

5.7 Parité des coecients binômiaux


On se demande dans ce chapitre à quelles conditions sur les entiers n et k , le coecient
binômial Ckn est pair. La réponse n'est pas forcément évidente mais est assez élégante. On
commence par écrire n et k en base 2 ; on obtient par exemple :

n : np . . . n0
k : kp . . . k0

Dans ces conditions, Ckn est un nombre pair si et seulement si il existe un indice i compris
entre 0 et p pour lequel à la fois ni = 0 et ki = 1. (On dira alors que le couple (n, k) vérie
le critère (C)).

28
Encore une fois, nous allons prouver ce résultat par récurrence sur n. L'initialisation
est facile. Si n = 0, n s'écrit en base 2 simplement avec des chires 0, donc dès qu'il arrive
un 1 dans l'écriture en base 2, c'est-à-dire dès que k est non nul, la condition que l'on a
donnée ne va pas être vériée. D'autre part, le seul k qui soit tel que Ck0 soit non nul est
k = 0, et alors C00 = 1. Ainsi, Ck0 est pair si et seulement si k est non nul. En mettant les
deux choses précédentes ensemble, on peut conclure pour l'initialisation.
Voyons maintenant l'hérédité. Prenons un entier n et supposons que pour tous les
n0 6 n, l'équivalence donnée précédemment soit vériée. Il s'agit de la montrer pour n + 1.
Il faut traiter le cas k = 0 à part, puisque la dénition de Ckn traite ce cas à part. On a
alors C0n = 1 qui est un nombre impair. En outre, il n'apparaît dans l'écriture en base 2 de
k que des 0 de sorte qu'il n'existe aucun indice i pouvant vérier la condition. On a donc
bien l'équivalence dans ce cas.
On suppose désormais k > 0, et l'on peut ainsi écrire :

Ckn+1 = Ckn + Ck−1


n

La stratégie consiste alors à étudier la parité de chacun de deux termes de la somme


précédente, ceci bien entendu en fonction du critère donné, et à en déduire celle de Ckn+1 .
Commençons donc par écrire n et k − 1 en base 2 :

n : np . . . nN +1 01 . . . 1
k − 1 : kp . . . kK+1 01 . . . 1

où donc les indices N (resp. K ) désigne la position du dernier 0 de l'écriture en base 2 de


n (resp. k − 1). Cela permet évidemment de savoir comment vont s'écrire n + 1 et k en
base 2. Plus précisément, on aura :

n + 1 : np . . . nN +1 10 . . . 0
k : kp . . . kK+1 10 . . . 0

Il y a maintenant trois cas à distinguer selon les positions relatives de N et de K .


• Commençons par le plus simple, celui où N = K . Dans ces conditions, d'après l'hy-
pothèse de récurrence, Ckn sera forcément pair, puisqu'en position N = K , il y aura res-
pectivement un 0 dans n et un 1 dans k .
On distingue maintenant deux sous-cas selon la parité de Ck−1 n . Toujours d'après l'hy-
pothèse de récurrence, si Ck−1
n est pair, alors il va exister un indice i pour lequel ni = 0 et
ki = 1, mais cela ne peut arriver pour les indices i 6 N = K . Ainsi, il va exister un indice
i tel que ni = 0, ki = 1 et N + 1 6 i 6 p, et donc le couple (n + 1, k) va vérier le critère
(C). En outre, Ckn+1 va être un nombre pair, comme somme de deux nombres pairs. On a
bien l'équivalence dans ce cas.
On traite de la même façon le cas où Ck−1n est impair.
• Si N < K , alors en regardant en position N et en utilisant l'hypothèse de récurrence,
on voit que Ck−1
n est un nombre pair.
Comme tout à l'heure, on commence par regarder ce qu'il se passe si Ckn est pair. Dans
ce cas, soit nK = 0, soit il existe un indice i > K + 1 tel que ni = 0 et ki = 1. On constate
alors que quoi qu'il en soit le couple (n + 1, k) vérie le critère (C). De plus, Ckn+1 est pair,
comme somme de deux nombres pairs, ce qui conclut.
On traite l'autre cas de façon analogue.

29
• Finalement, si N > K , alors en regardant en position K , on voit que le couple
(n + 1, k) vérie toujours le critère (C). Il s'agit donc de montrer que les nombres Ckn et
Ck−1
n sont de même parité.
Si Ckn est pair, c'est soit que kN est pair, soit qu'il existe un indice i > N + 1 tel que
ni = 0 et ki = 1. On voit que cela implique que le couple (n, k − 1) vérie le critère (C) et
donc que Cnk−1 est pair. Youpi.
On fait de même si Ckn est impair.

Ceci extermine22 l'hérédité et la récurrence.

Là encore, on peut se demander comment l'on peut penser à un tel critère. Il ne tombe
pas du ciel encore une fois et quelques expérimentations simples permettent de le deviner.
Nous allons essayer de les exposer. Tout d'abord, redessinons le tableau de Pascal en
remplaçant les nombres pairs par des 0 et les impairs par des 1. On obtient :

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
0 1
1 1 1
2 1 0 1
3 1 1 1 1
4 1 0 0 0 1
5 1 1 0 0 1 1
6 1 0 1 0 1 0 1
7 1 1 1 1 1 1 1 1
8 1 0 0 0 0 0 0 0 1
9 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
10 1 0 1 0 0 0 0 0 1 0 1
11 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1
12 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1
13 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1
14 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1
15 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
16 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1

La première remarque à faire consiste à dire que pour construire le tableau précédent,
on n'est pas du tout obligé de regarder la parité des coecients qui apparaîssent dans le
tableau de Pascal. Il sut plutôt de remarquer que la somme de deux nombres pairs ou de
deux nombres impairs donne un résultat pair, alors que la somme d'un nombre pair et d'un
nombre impair donne un résultat impair. On utilise ensuite la dénition par récurrence.
Plus précisément, on construit le tableau comme on construisait le tableau de Pascal,
sauf que lorsque l'on a à faire  1 + 1 , on écrit 0 et pas 2.
Maintenant, il faut observer, contempler et conjecturer. Ce que l'on peut remarquer,
c'est que les lignes 2, 4, 8 et 16, c'est-à-dire les lignes puissances de 2, sont d'une forme bien
particulière : elles semblent commencer et se terminer par un 1 (mais cela est obligatoire et
évident) mais ne contenir que des 0 sinon. Que l'on sache ou non montrer cela23 , prenons-le
pour acquis.
Une conséquence majeure va alors apparaître. Par exemple, les lignes de 8 à 15 vont for-
cément être deux copies mises côte-à-côté des lignes 0 à 7, comme la méthode de construc-
tion du tableau le prouve directement. De la même façon les lignes de 2n à 2n−1 − 1 vont
être deux copies mises côte à côte des lignes de 0 à 2n − 1.
22
Une variante de  achève . Un délire de sup, vous ne pouvez sans doute pas comprendre ce qui peut
m'amuser là-dedans.
23
Ce résultat est bien entendu une conséquence du critère précédemment énoncé, mais on peut le montrer
directement de manière relativement simple.

30
Et lorsque l'on essaie de comprendre ce que peut entraîner tout cela, on pense à écrire les
nombres n et k en base 2 et on obtient nalement le critère énoncé au début du paragraphe.
Il est intéressant nalement de griser les cases impaires et de regarder le dessin obtenu.

Il est intéressant nalement de généraliser le résultat précédent en remplaçant 2 par un


nombre premier quelconque. Le théorème est alors le suivant :

Théorème 5

Soit p un nombre premier. Soient n et k deux entiers dont l'écriture en base p est donnée
par les formules suivantes :
n = nd pd + nd−1 pd−1 + . . . + n1 p + n0
k = kd pd + kd−1 pd−1 + . . . + k1 p + k0
les ni et les ki étant donc des entiers compris entre 0 et p − 1. Alors on a la congruence
suivante :
k
Ckn ≡ Ckndd · Cnd−1 k1 k0
d−1 · . . . · Cn1 · Cn0 (mod p)
cette dernière écriture signiant que la diérence des deux termes écrits de part et d'autre
du signe  ≡  est un multiple de p.

Ce dernier résultat implique donc que s'il existe un indice i tel que ki > ni alors le
nombre Ckn est un multiple de p. C'est exactement cela le critère que l'on avait annoncé
dans le cas p = 2.

31
6 Constructions
Nous allons voir dans ce chapitre que parfois il ne faut pas hésiter à mettre les choses
comme on veut qu'elles le soient.

6.1 Nombres univers et nombres normaux


Un nombre univers (en base 10) est un nombre réel pour lequel on peut trouver n'im-
porte quelle suite de chires dans son développement décimal. Ainsi dans un tel nombre,
on trouvera après la virgule un 3 quelque part, mais aussi un 4, et aussi un 12, et aussi un
154876 et tout ce que l'on veut ainsi.
Ce que l'on peut remarquer d'ores et déjà, c'est que dans un nombre univers, il va
apparaître non seulement un 3, mais en fait une innité de 3 après la virgule. En eet, il
devra apparaître 30, 31, . . . , 39, ce qui fait déjà pas moins de dix 3 (évidemment, ce ne sera
pas les mêmes : un 3 qui est suivi d'un 0 n'est pas suivi d'un 1). Mais il devra apparaître
aussi 300, . . . , 399, ce qui amène déjà le nombre de 3 à cent. En considérant les nombres à
quatre chires, on trouve mille 3 distincts, et ainsi de suite.

Trouver des nombres qui ne sont pas univers est quelque chose de facile. Pour prendre
un exemple bête, les entiers ne sont pas des univers : après la virgule, on ne trouve rien
d'autre que des 0. La fraction 13 n'est pas non plus un nombre univers ; ce coup-ci il n'y a
que des 3.
La question est maintenant d'en exhiber un, de nombre univers. On peut penser aux
fractions mais cela ne marche
√ pas (voir plus loin). On peut ensuite penser à des constantes
plus farfelues comme 2 ou π ... Ces nombres sont selon toute probabilité univers mais
personne aujourd'hui ne sait encore le prouver. On n'est donc guère plus avancé.
Pourtant obtenir un nombre univers est tout ce qu'il y a de plus facile, il sut d'écrire
ce que l'on veut. Et ce que l'on veut c'est le nombre suivant :

0 , 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 . . .

On voit bien comment ce spécimen est fabriqué : on commence par écrire  0,  et on ajoute
derrière successivement les chires un par un jusqu'à épuisement, puis les suites de deux
chires jusqu'à épuisement, on mettra ensuite les suites de trois chires et ainsi de suite.
On obtient à l'évidence un nombre univers.

Venons-en maintenant aux nombres normaux. Un nombre normal (en base 10) est un
1
nombre pour lequel les 0 apparaîssent avec une fréquence de 10 (cela signie que si on
appelle z (n) le nombre de zéros rencontrés avant la n-ième décimale, on a limn→∞ z(n)
n =
1 24 1 1
10 ), les 1 apparaîssent avec une fréquence de 10 , les 10 avec une fréquence de 100 , les
1
1847 avec une fréquence de 10000 et de même pour toute suite nie de chires.
De façon évidente, tout nombre normal est aussi un normal univers. Le contraire, par
contre, demande un peu plus de réexion. Existe-t-il des nombres univers qui ne sont pas
normaux ? Le nombre que l'on a construit ci-dessus est-il normal ? Ces deux dernières
questions ne sont a priori pas évidentes. Nous allons toutefois répondre à la première :
la réponse est positive et de fait il est facile comme précédemment de construire un tel
24
Je reste et je resterai volontairement ou sur les limites et les problèmes que cela entraîne, ce genre de
questions très intéressantes au demeurant ne rentrant pas vraiment dans les choses que je veux présenter.
Je ne me soucierai jamais par exemple du problème de la non-existence de ladite limite.

32
nombre. On souhaite que toutes les suites nies de chires soient représentées mais on
souhaite également par exemple que le chire 0 soit sur-représenté25 . Qu'à cela ne tienne,
on prend simplement :

0 , 0 0 1 0 2 0 3 0 4 0 5 0 6 0 7 0 8 0 9 0 00 00 01 00 02 00 03 00 04 00 05 00 06 00 07 00 . . .

Entre deux suites consécutives que l'on veut voir apparaître dans notre nombre univers,
on ajoute autant de 0 que nécessaire pour être sûr qu'au nal ils auront une proportion
supérieure à 21 et donc ne pouvant pas égaler 10
1
.
On a construit un nombre univers qui n'était pas normal, mais peut-on quand même
construire un nombre normal. Évidemment et si l'on excepte les détails techniques en-
nuyeux, les idées sont très similaires aux précédentes. On écrit tout d'abord  0,  et on
s'occupe dans un premier temps des suites d'un seul chire : pour cela, on répète susam-
ment de fois la séquence 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 pour que la proportion de 0, de 1, etc. se stabilise
1
(à quelque chose de petit près), donc à 10 . On s'occupe ensuite des suites de deux chires
et pour cela on répète la séquence 00 01 02 . . . 99, encore jusqu'à avoir une stabilisation
susante.
Bon, ce qui précède n'est que l'idée ; il y a énormément de détails techniques à régler...
nous souhaitons bon courage au lecteur qui veut écrire cela proprement.

6.2 Nombres rationnels et périodicité



On a déjà donné un exemple explicite de nombre irrationnel, en l'occurrence 2, mais il
est remarquable de se rendre compte que les méthodes utilisées précédemment permettent
également d'aboutir à un tel nombre.

Pour cela, nous allons essayer de comprendre comment se comporte la suite des dé-
cimales d'un nombre rationnel. Prenons donc par exemple 17 et posons la division. On
a:
1 7
10 0 , 142 857 1
30
20
60
40
50
10
3
La séquence 142 857 va se répéter inniment. Évidemment, on est retombé sur un
reste déjà rencontré et donc on va répéter les mêmes opérations (et de fait, normalement,
retrouver les mêmes résultats) jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Mais cela n'est pas spécique à la division de 1 par 7. Dès que l'on divise un entier par
un autre, le nombre de restes possibles est ni et on sera ainsi forcé de tomber deux fois
sur le même lorsque l'on eectue la division. Ainsi toute fraction est un nombre dont la
partie décimale est périodique (ie au nal, une certaine séquence de chires se répète, ce
caractère répétitif ne commençant pas forcément dès la première décimale, loin de là).
25
Oui, il est plus facile de rajouter pour sur-représenter que d'enlever pour sous-représenter.

33
La réciproque est également vraie : tout nombre dont le développement décimal se
répète au bout d'un moment est en fait une fraction. Voyons comment on prouve cela sur
un exemple. On se donne le nombre 0 , 410 784 153 153 153 (la partie surlignée étant celle
qui se répètera) et on cherche une fraction qui lui soit égale. Si l'on appelle x ce nombre,
l'astuce consiste à calculer 1000x. En faisant ensuite la diérence, la partie répétitive va
s'éliminer. Bref, on a :
1000x = 410 , 784 153 153 153
− x = 0 , 410 784 153 153
999x = 410 , 373 216
De la dernière égalité écrite, on déduit :
410 , 373 216 410 373 216 34 197 773
x= = =
999 999 000 000 83 250 000
trouvant ainsi une fraction égale à notre nombre de départ. Bien évidemment, on comprend
comment cette méthode se généralise à tout nombre périodique.
Ainsi pour construire un nombre non rationnel, il sut de construire une partie décimale
qui ne soit pas périodique. Pour cela, on peut faire la construction suivante :
0 , 1 0 1 00 1 000 1 0000 1 00000 1 000000 1 0000000 1 00000000 1 000000000 . . .
Après le  0, , on met un 1 puis un 0, puis encore un 1 puis deux 0, puis encore un 1
puis trois 0, puis encore un 1 puis quatre 0 et ainsi de suite. J'arme que cette suite ainsi
construite n'est pas périodique.
On a une propriété  négative  à prouver ; faisons un raisonnement par l'absurde.
Supposons donc que ce nombre soit périodique, il s'écrirait donc 0, ABBBB... où A et B
sont deux suites de chires. En premier lieu, on constate que B ne peut pas être constante
égale à 0 : il y a des 1 aussi loin que l'on veut dans notre nombre. Mais alors, le nombre
0, ABBBB... ne pourra pas contenir plus de lg (A) + lg (B) zéros à la suite (lg (X) désigne
le nombre de chires de la suite de chires X ), ce qui n'est pas le cas de notre nombre.
Voici notre contradiction ! Et la conclusion s'ensuit : notre nombre est irrationnel.

On remarque que pour les mêmes raisons que celles exposées dans le raisonnement par
l'absurde précédent, le nombre univers que l'on a construit au tout début est forcément
irrationnel. Plus généralement d'ailleurs un nombre univers ne peut pas être rationnel.

Finalement c'est avec une construction tout à fait analogue à la précédente que Liouville
a exhibé un nombre transcendant. Un nombre transcendant est un nombre qui n'est racine
d'aucun polynôme à coecients entiers. On montre en fait que de telles racines sont soit
rationnelles, soit mal approchées (dans un sens à dénir) par les nombres rationnels ; il sut
donc d'imposer que le nombre transcendant que l'on veut construire ne soit pas périodique,
mais pourtant très proche (encore dans un sens à dénir) d'un nombre périodique. On
ne connaissait avant Liouville aucun exemple explicite de nombre transcendant. On sait
aujourd'hui que π et e en sont, mais les preuves sont franchement complexes comparées à
celle de Liouville.

6.3 Une fonction pour le moins étrange


Le but de ce paragraphe est de construire une fonction f : Q → Q qui soit telle que
l'image de tout intervalle ouvert ]a, b[ (avec a < b) soit Q tout entier. On rappelle, à tout
hasard, que Q désigne l'ensemble des nombres rationnels.

34
On voit qu'une telle fonction doit osciller, et on connaît sans doute des fonctions
¡1¢ qui
ont ce genre de propriétés. On pense peut-être dans un premier temps à sin x qui os-
cille beaucoup en 0. On pourrait se dire qu'en recollant des fonctions de ce genre un peu
partout, on devrait s'en sortir. Ce n'est sans doute eectivement pas désespéré, mais ce
n'est probablement pas la meilleure façon d'aborder le problème, d'autant plus que cela
va impliquer un nouveau problème bien plus dicile à résoudre : la fonction que l'on doit
construire doit prendre ses valeurs dans Q, et on sait que les sinus de nombres rationnels
n'en sont en général pas.

La réponse est encore une fois d'y aller franchement et de dénir exactement ce que
l'on veut. Que veut-on, donc ? On veut par exemple que le rationnel 1 ait un antécédent
dans chaque intervalle ouvert. Qu'à cela ne tienne, mettons-le. On choisit donc un point
dans chaque intervalle ouvert et on dénit f sur ces points en imposant à sa valeur d'égaler
1.
Bien évidemment, dit de la façon précédente, on ne comprend pas bien ce qu'il faut
faire. Plutôt que de choisir un point dans chaque intervalle ouvert26 , on va exhiber un sous-
ensemble de Q qui rencontre manifestement chaque intervalle ouvert. Bien sûr, on pourrait
prendre Q lui-même, mais il n'y aurait alors plus de place pour continuer et la fonction
serait constante égale à 1, ce qui n'est pas ce que l'on souhaite. Il faut donc trouver plus
petit ; et on peut prendre :
np o
?
A1 = , p impair, n ∈ N
2n
le fait que p soit impair n'est pas primordial maintenant, il assure simplement que la fraction
écrite ne peut pas se simplier. Cette condition nous sera utile par la suite.
On pose ensuite, comme annoncé, f (x) = 1 pour tout x ∈ A1 et on a déjà résolu le
problème pour la valeur 1.
Et maintenant, on continue et on traite la valeur 2. On considère un ensemble A2
intersectant encore tout intervalle ouvert et disjoint de A1 , on peut prendre :
np o
?
A2 = , p non multiple de 3, n ∈ N
3n
une puissance non nulle de 2 n'étant jamais une puissance non nulle de 3, et les fractions
ne pouvant se simplier. On dénit ensuite f sur A2 en posant f (x) = 2 pour tout x ∈ A2 .
Et maintenant, on passe à 3. Il faut trouver un ensemble A3 disjoint de A1 et A2 et
intersectant à nouveau tout intervalle ouvert. On prend :
np o
?
A3 = , p non multiple de 5, n ∈ N
5n
il faut faire attention au nombre 4 pour le dénominateur, les puissances de 4 étant mal-
heureusement des puissances de 2 particulières. On voit un premier problème, mais il est
facile à régler, il va sut d'interdire pour le dénominateur les nombres qui sont déjà des
puissances ; si l'on ne veut vraiment pas se tourmenter, on peut ne faire apparaître dans
les dénominateurs que les nombres premiers.
Notons donc pk le k -ième nombre premier et dénissons de façon générale :
½ ¾
p ?
Ak = , p non multiple de pk , n ∈ N
pnk
26
Ce genre de constructions est pourtant tout à fait possible et se révèle souvent très ecace ; ces idées
seront quelque peu exposées dans le paragraphe suivant.

35
On a ainsi toute une ribambelle d'ensembles qui intersectent tout intervalle ouvert, et qui
plus est disjoints deux à deux. Il ne reste donc plus qu'à dénir f comme précédemment.
Le problème qui se pose est maintenant le suivant : si on décide de poser f (x) = k pour
tout x ∈ Ak , f ne va prendre que des valeurs entières (strictement positives qui plus est) et
donc pas toutes les valeurs rationnelles. Il faut donc s'arranger pour lister tous les nombres
rtionnels, on dénira alors pour x ∈ Ak , f (x) comme la k -ième fraction de la liste.
Voyons donc comment l'on peut établir une telle liste. On se cantonne pour débuter
aux rationnels compris entre 0 et 1, disons. On voit alors ce que l'on peut faire : on met
d'abord les rationnels qui ont pour dénominateur 1, puis ceux qui ont pour dénominateur
2 et ainsi de suite. Ainsi la liste obtenue commencera par :
0 1 2 0 1 2 3 0 1 2 3 4 0
0, 1, , , , , , , , , , , , , , ...
2 2 2 3 3 3 3 4 4 4 4 4 5
Bien sûr dans la liste précédente, un même rationnel apparaît de nombreuses fois, on peut
s'amuser à éliminer les doublons si cela nous amuse. Le problème, c'est que l'on ne veut
pas seulement les rationnels compris entre 0 et 1 mais bien tous les rationnels. Qu'à cela
ne tienne, on met d'abord ceux qui sont compris entre −1 et 1 et qui ont un dénominateur
égal à 1, puis ceux qui sont compris entre −2 et 2 et qui ont un dénominateur égal à 2, et
ainsi de suite. Au nal :
4 3 2 1 0 1 2 3 4 9 8
−1, 0, 1, − , − , − , − , , , , , , − , − , . . .
2 2 2 2 2 2 2 2 2 3 3
Quelle que soit la façon retenue, appelons xk le k -ième rationnel. On peut maintenant
dénir notre fonction f en posant :
½
f (x) = xk si x ∈ Ak
f (x) = 0 sinon

Elle convient évidemment.

6.4 Le principe du va-et-vient


Nous allons expliquer dans ce paragraphe, sur un exemple pas forcément simple, com-
ment il est possible de combiner les idées précédentes avec la puissance du raisonnement
par récurrence.
¡√ ¢
Fixons-nous donc un problème. On désigne par Q 2 l'ensemble suivant :
³√ ´ n √ o
Q 2 = a + b 2, a, b ∈ Q

C'est un sous-ensemble de R. La question consiste à¡√


construire
¢ une fonction f : R → R
strictement croissante envoyant Q exactement sur Q 2 .

Là encore, essayer de trifouiller une formule ne va certainement pas faire apparaître


miraculeusement la solution.
¡√ ¢ Il faut littéralement construire cette fonction à la main. On
veut envoyer Q sur Q 2 , faisons-le. On a vu précédemment que l'on pouvait numéroter
les rationnels, nous n'allons pas nous en priver. Appelons xk le k -ième nombre rationnel
(on commence à k = 0 à partir de maintenant, allez hop), pour une liste que l'on s'est xée
à l'avance.

36
¡√ ¢
Il va nous falloir en outre, numéroter les éléments de Q 2 si l'on veut continuer. On
écrit pour ce faire la liste suivante :
√ √ √ √ √ √ √
x0 + x0 2, x0 + x1 2, x1 + x0 2, x0 + x2 2, x1 + x1 2, x2 + x0 2, x0 + x3 2, . . .

On met d'abord les xi + xj 2 pour i + j = 0, puis ensuite ceux pour i + j = 1 et ainsi
de suite. Comme cela, on les obtient bien tous. Dans√la liste précédente, il n'y a pas de
doublons ; c'est une conséquence de l'irrationalité de 2. Cela dit, qu'il y en est ou pas,
n'est pas le problème, on peut décréter qu'on les élimine. Bref, appelons yk le k -ième item
de cette liste.
On
¡√a donc
¢ d'une part une liste des éléments de Q et d'autre part une liste des éléments
de Q 2 . Il est tentant de débuter la dénition de f en posant f (xk ) = yk . Cependant,
cela ne va pas marcher : rien n'est là pour assurer la croissance. Il faut donc faire plus
attention et c'est là qu'intervient la récurrence.

Nous n'allons pas écrire la démonstration rigoureuse et implacable, mais plutôt donner
les idées principales susamment détaillées toutefois et laisser au lecteur le soin de mettre
tout cela au propre s'il souhaite le faire.
On commence par x0 , on veut lui trouver une image. Il n'y a pour l'instant aucune
contrainte, on prend donc naturellement y0 .
On passe à x1 . Il y a cette fois-ci deux cas : soit il est plus grand, soit il est plus petit
que x0 . S'il est plus grand, il faut choisir un yn parmi ceux qui sont plus grands que y0 ; s'il
est plus petit, il faudra
¡√ ¢ en choisir un parmi les plus petits. De toute évidence, de tels yn
existent puisque Q 2  va jusqu'à l'inni  des deux côtés. Disons, pour xer les idées,
que l'on choisit le plus petit indice n tel que yn soit comme on le veut.
Au suivant ! C'est x2 . Il y a maintenant trois cas : soit il est plus petit que le plus petit
de x0 et x1 , soit il est plus grand que le plus grand, soit il est compris entre les deux.
Bref, il est situé quelque part par rapport aux autres : x0 et x1 . Pour chacun de ces cas,
il y a un yn correspondant et encore, pour xer les choses, on choisit le plus petit indice n
convenable.
On continue ainsi. Si on a déni les images de x0 , . . . , xn , on regarde où se situe xn+1
entre tous ces nombres et on lui associe le yn qui va bien.
C'est tout beau, tout mignon, mais ça ne marche pas. Rien n'assure que l'on va tomber
ainsi sur tous les yn et rien ne dit qu'au nal, on ne se retrouve pas avec la fonction
identité. Il faut bien quelque chose pour tenir compte de ces yn . L'idée est alors de faire la
construction dans les deux sens (d'où le nom de va-et-vient ).

Reprenons donc. On commence toujours par x0 et on lui associe toujours y0 . On continue


par x1 comme c'était déjà le cas dans la construction précédente.
Mais maintenant on ne considère pas x2 mais plutôt y1 et on lui cherche un antécédent
s'il n'en a pas déjà. Le nombre y1 se situe d'une certaine façon par rapport aux éléments
qui sont déjà dans l'image de f , on lui choisit son antécédent en conséquence.
Seulement maintenant, on s'occupe de x2 . Soit il a déjà été choisi à l'étape précédente,
et on passe. Soit ce n'est pas le cas, et on le situe non pas par rapport à x0 et x1 mais par
rapport aux éléments qui ont déjà une image par f , c'est-à-dire x0 , x1 et éventuellement
un antécédent de y1 choisi précédemment. Une fois cela fait, on choisit une image pour x2 .

37
Ensuite, on s'occupe de y2 , puis
¡√de¢ x3 , de y3 , 27
de x4 , et ainsi de suite. Tout cela nous
donne une fonction f : Q → Q 2 surjective et strictement croissante. Il reste à
prolonger ce début de fonction à R tout entier.

Mais, si l'on regarde un petit moment dans les yeux la fonction que l'on vient de
construire, on voit qu'on n'a pas le choix. Soit x un réel, disons irrationnel. Par croissance,
pour tout rationnel r < x, on doit avoir f (r) < f (x), et pour ¡√ tout¢ rationnel r > x, on
doit avoir f (r) > f (x). Mais l'ensemble de tous les f (r) est Q 2 donc les conditions
précédentes déterminent au plus un réel et en fait exactement un réel. C'est ainsi que l'on
achève notre construction.
¡√ ¢
Bien entendu, Q et Q 2 étaient des exemples arbitraires, on aurait en fait pu les
remplacer par n'importe quel partie A de R dense (ie entre deux réels quelconques, il y a
toujours un élément de A), dénombrable (ie on peut numéroter les éléments) et  allant
à l'inni  ou plutôt sans extrémités comme on préfère dire (ie pout tout réel positif M ,
il y a dans A un élément plus grand que M et un plus petit que −M ). La démonstration
précédente s'appliquait alors point par point.
¡√ ¢
Ainsi, on aurait pu remplacer Q 2 par l'ensemble des nombres algébriques28 , ce qui
doit paraître peut-être encore plus étonnant.

27 ą√ ć
Celasignie que tout élément de Q 2 admet au moins un antécédent par f .
28
Ie racine d'un polynôme à coecients entiers  voir paragraphe 6.2.

38
Combinatoire énumérative
Igor Kortchemski

- Introduction -

La Combinatoire est un sous-art des mathématiques qui consiste à compter et à étudier


des structures finies. De nombreux problèmes difficiles sont formulés de manière très simple
(mais la résolution nécessite des outils avancés). Le but de ce cours est de présenter quelques
réflexes et idées de bases pouvant être utiles dans la résolution d’exercices de combinatoire
de type olympiades.
On parlera de coefficients binomiaux, double-comptage, injections, surjections, bijections.

1 Coefficients binomiaux
1.1 Définitions
On rappelle qu’un ensemble E est une collection d’éléments dont l’ordre n’a pas d’impor-
tance (ainsi, les ensembles {2, 3} et {3, 2} sont les mêmes ensembles) et comptés sans multipli-
cité (par exemple, 2,2=2). On note x ∈ A si x appartient à l’ensemble A. Si A et B sont deux
ensemble, on écrit A ⊂ B et on dit que A est inclus dans B si chaque élément de A appartient à
B. L’ensemble vide, qui ne contient aucun élément, est noté ∅. On note Card(A) (on prononce
« cardinal de A ») le nombre d’éléments de A. On dit que A est infini si Card(A) = ∞, fini
sinon.
Définition 1. Pour des entiers 0 6 k 6 n, on note n

k
(et on prononce « k parmi n ») le nombre
de manières de choisir un sous-ensemble à k éléments d’un ensemble à n éléments différents.
Pour k > n, on pose n k
= 0.
Il est clair que dans la définition précédente, n

k
ne dépend pas de l’ensemble à n éléments
différents considéré.
Exemple 2. On a 42 = 6, car les sous-ensembles à 2 éléments de {1, 2, 3, 4} sont {1, 2}, {1, 3},


{1, 4}, {2, 3}, {3, 4} et il y en a 6


Pour un entier n > 1, rappelons la notation n! = 1 × 2 × 3 × · · · × (n − 1) × n. On lit "n
factorielle".
Proposition 3. Le nombre de manières d’ordonner n éléments est n!.
Démonstration. Nous avons n possibilités pour choisir le premier élément, n − 1 possibilités
pour le deuxième, et ainsi de suite jusqu’au dernier élément pour lequel nous avons une seule
possibilité. Le résultat en découle.

1
Proposition 4. Pour des entiers 0 6 k 6 n, on a :
 
n n!
= .
k (n − k)!k!

Démonstration. Utilisons le principe de double-comptage, très important en combinatoire. Il


consiste à établir une égalité en comptant de deux manières différentes une certaines quan-
tité. Ici, comptons le nombre de suites à k éléments qu’on peut créer en utilisant les n éléments
d’un ensemble à n éléments différents.
D’une part, comme pour la proposition précédente, nous avons n choix pour le premier
terme de la suite ; n−1 choix pour le deuxième, et ainsi de suite jusqu’au k-ième élément pour
n!
lequel nous avons n−k+1 choix. Finalement, il y a en tout n×(n−1)×· · ·×(n−k+1) = (n−k)!
suites à k éléments.
D’autre part, pour créer une suite à k éléments, on peut commencer par choisir les k élé-
ments qui vont constituer la suite ( nk
possibilités), puis les ordonner (k! manières possibles
de les ordonner). Il y a donc en tout k! · n

k
suites à k éléments.

1.2 Propriétés combinatoires

Exercice 1 Pour des entiers 0 6 k 6 n, on a :


   
n n
=
k n−k
n
 n!
Solution de l’exercice 1 Première méthode : On utilise la formule k
= (n−k)!k!
et le résultat
en découle immédiatement.
Deuxième méthode : On remarque que choisir k éléments parmi n revient à sélectionner les
n − k éléments qu’on ne choisira pas.
L’exercice précédent, bien que facile, est assez représentatif des exercices ayant pour but
de prouver des relations d’égalité entre coefficients binomiaux. Très souvent, il y a toujours
(au moins) deux approches possibles : remplacer les coefficients binomiaux par leur formule
et ramener le problème à un exercice de manipulation de relations algébriques, ou bien inter-
préter de manière combinatoire les deux termes de part et d’autre de l’égalité et prouver qu’ils
sont égaux. La deuxième approche est bien sûr bien plus élégante et fournit très souvent des
preuves courtes, mais requiert davantage d’ingéniosité.

Proposition 5. (formule de Pascal) Soient n et 0 6 k 6 n des entiers (avec (k, n) 6= (0, 0)).
Alors :      
n n−1 n−1
= + .
k k k−1

2
Démonstration. Première méthode : On utilise la formule :
   
n−1 n−1 (n − 1)! (n − 1)!
+ = +
k k−1 k!(n − 1 − k)! (k − 1)!(n − k)!
 
(n − 1)! 1 1
= +
(k − 1)!(n − 1 − k)! k n − k
 
(n − 1)! n
=
(k − 1)!(n − 1 − k)! k(n − k)
n!
=
k!(n − k)!

Seconde méthode : Démontrons ce résultat de manière combinatoire. Considérons l’ensemble


{1, 2, . . . , n} et dénombrons ses sous-ensembles à k éléments. On distingue les ensembles qui
contiennent l’élément n et les ensembles qui ne le contiennent pas. Il y a n−1 k
ensembles qui
ne contiennent pas n (on choisit k éléments dans {1, 2, . . . , n} et il y en a k−1 qui contiennent
n−1

n. Au total on a donc n−1 n−1


 
k
+ k−1
manières de choisir nos k éléments parmi nos n entiers,
d’où le résultat.

La formule de Pascal nous permet ensuite de construire le triangle de Pascal, que vous
connaissez peut-être déjà. La case située dans la k-ième colonne de la n-ième ligne contient le
coefficient binomial n−1
k−1
. D’après la formule de Pascal, on obtient donc chaque case comme
la somme des deux cases qui sont au-dessus.

1
1 1
1 2 1
1 3 3 1
1 4 6 4 1
1 5 10 10 5 1
1 6 15 20 15 6 1
1 7 21 35 35 21 7 1
On constate qu’il y a un lien entre la n-ième ligne du triangle de Pascal et le développement
de (x + y)n :

Proposition 6 (Formule du binôme de Newton). Soient x, y des nombres réels et n > 1 un


entier. Alors :
Xn  
n k n−k
x y = (x + y)n .
k=0
k

Notation. Avant de démontrer cette formule, un petit rappel de notation :

3
Lorsqu’on veut faire une grosse somme de termes qui peuvent s’exprimer selon un entier,
souvent noté
Pk (ou i mais cela n’a pas d’importance), qui varie entre deux valeurs, on utilise
le symbole . Par exemple :

X
n
1 = 1 + 1 + ... + 1 = n + 1
k=0

X
n
n(n + 1)
k = 0 + 1 + 2 + ... + n =
k=0
2
Xn  
n
   
n n

n
  
n
= + + ... + +
k=0
k 0 1 n−1 n
Q
Pour un produit on utilise de la même manière le symbole . Par exemple :

Y
n
k = n!
k=1

Démonstration. Première méthode : par récurrence sur n (s’entraîner à le faire).


Seconde méthode : lorsqu’on développe (x + y) · (x + y) · · · (x + y), pour trouver le coefficient
devant xk yn−k , parmi les n termes (x + y), il faut en choisir k pour lesquels on garde le x et
qui vont donner un terme xk , et les n − k autres termes pour lesquels on sélectionne y (et qui
sont fixés par le choix des k premiers) vont donner le terme yn−k . Le résultat s’ensuit.
Exercice 2 Pour tout entier n > 1, on a
X
n  
n
= 2n .
k=0
k

Exercice 3 Pour 0 6 k 6 n, on a :
   
n n−1
k =n .
k k−1

Exercice 4 Quel est le cardinal moyen d’un sous-ensemble de {1, 2, . . . , n} ?


Exercice 5 Prouver que pour 0 6 m 6 n :

X
n   
n k
 
n n−m
= 2 .
k=0
k m m

Exercice 6 Combien y a-t-il de chemins sur Z2 issus de (0, 0), faisant des pas +(1, 0) ou +(0, 1),
et finissant en (m, n), où m, n > 0 ?
Exercice 7 De combien de manières peut-on placer 5 pièces identiques dans 3 poches diffé-
rentes ?

4
Solution de l’exercice 2 Première méthode : Si on n’a pas d’idée comment commencer de ma-
nière astucieuse, on peut essayer de procéder par récurrence sur n. Pour n = 1, le résultat est
clair. Supposons le résultat acquis au rang n et montrons-le au rang n + 1 en écrivant, avec la
formule de Pascal :
X n + 1
n+1 X n  n 
n+1
= 1+ +
k=0
k k=1
k k−1
Xn  
n Xn  
n
= +
k=1
k k=0
k
= 2n + 2n (par hypothèse de récurrence)
= 2n+1 ,
Seconde méthode : Démontrons ce résultat de manière combinatoire en comptant le nombre
N de sous-ensembles de {1, 2, . . . , n}. D’une part, pour un entier n

Pn 0 6 k 6 n, il y a k
sous-
n

ensembles à k éléments. En sommant le tout, on voit que N = k=0 k .
Mais, pour construire un sous-ensemble de {1, 2, . . . , n}, on a le choix de choisir 1 ou non,
2 ou non, et ainsi de suite jusqu’à n. On a donc n choix à faire entre deux possibilités et ces
choix sont indépendants (le choix de prendre k ou non n’influence pas le choix de prendre k 0
ou non si k 6= k 0 ), d’où N = 2n , ce qui permet de conclure.
En particulier, la solution précédente montre qu’il existe 2n sous-ensembles d’un ensemble
à n éléments.
Troisième méthode : On utilise la formule du binôme de Newton avec x = y = 1.
Solution de l’exercice 3 Première méthode : On utilise la formule exprimant n

k
(on vous laisse
le faire).
Seconde méthode : Démontrons ce résultat de manière combinatoire en comptant de deux
manières différentes le nombre de sous-ensembles de {1, 2, . . . , n} de cardinal k ayant un élé-
ment distingué (qu’on appellera chef).
n

D’une part, il suffit de choisir un sous-ensemble de cardinal k ( k
choix), puis de choisir
n

un chef (k choix indépendants). On obtient donc en tout k k possibilités.
D’autre part, on peut d’abord choisir un chef (n choix) puis compléter les k − 1 éléments à
choisir dans {1, 2, . . . , n} privé du chef (donc un ensemble à n − 1 éléments). Il y a alors n n−1
k−1
éléments.
Solution de l’exercice 4
Première méthode (d’après une idée d’élèves) : On regroupe un ensemble avec son complémen-
taire. Si A ⊂ {1, 2, . . . , n}, on note Ac l’ensemble des entiers de {1, 2, . . . , n} qui ne sont pas dans
A. Notons N ce cardinal moyen. Alors :
1 X 1 X CardA + Card(Ac )
N = n Card(A) = n
2 2 2
A⊂{1,2,...,n} A⊂{1,2,...,n}
1 X n 1 n n
= = n · 2n = .
2n 2 2 2 2
A⊂{1,2,...,n}

Autre méthodes : Il faut évaluer la somme


1 X n
n  
Sn = n k .
2 k=0 k

5
Si on ne sait pas commencer, il faut étudier les premiers cas : n = 1, 2, . . .. On trouve toujours
Sn = n/2. Essayer donc de démontrer cela.
Seconde méthode : Si on n’a pas d’idée, on peut procéder par récurrence sur n.
Troisième méthode,
Pplus avancée. On utilise le résultat de la proposition 6. Considérons le
n n k

polynôme Pn (x) = k=0 k x . D’après la formule du binôme de Newton, Pn (x) = (1 + x)n .
Dérivons cette égalité par rapport à x :
Xn  
n k−1
k x = n(1 + x)n−1 .
k=0
k

Évaluons alors cette quantité en x = 1 :


Xn  
n
k = n2n−1 .
k=0
k
Le résultat en découle.
Solution de l’exercice 5 On remarque d’abord que seuls les k tels que k > m contribuent
de manière non nulle. On va procéder à un double comptage en comptant le nombre N de
sous-ensembles A, B de {1, 2, . . . , n} tels que A ⊂ B et Card(A)= m. En effet, d’une part, pour
n
construire A, B on peut d’abord choisir A de cardinal m ( m choix), puis rajouter un sous-
ensemble quelconque de l’ensemble {1, 2, . . . , n} privédes éléments de A, qui a n−m éléments
n
(et donc 2n−m choix indépendants). En ainsi, N = m 2n−m .
D’autre part, pour construireA, B on peut d’abord choisir B de cardinal quelconque entre
m et n (si B est de cardinal k, n choix), puis choisir A de cardinal m comme sous-ensemble
k P
de B ( m choix si B est de cardinal k). Ainsi, N = n
k n
  k
k=0 k m .
Solution de l’exercice 6 Un tel chemin doit faire m+n pas, dont m fois +(1, 0) et n fois +(0, 1).
Il suffit donc de choisir parmi les m + n pas possibles la position des m qui font +(1, 0). Le
nombre total vaut donc m+n m
.
Solution de l’exercice 7 Considérons la figure suivante (avec deux barres) :

Remplaçons chaque rond soit par une pièce, soit par une barre de sorte qu’il y ait en tout 2
barres et 5 pièces. Les pièces entre les deux premières barres seront contenues dans la première
poche, les pièces entre la deuxième barre et la troisième barre seront contenues dans la seconde
poche, et finalement les pièces entre la troisième barre et la quatrième barre seront contenues
dans la troisième poche.
Ainsi, placer 5 pièces identiques dans 3 poches différentes,
 revient à choisir la position des
2 barres parmi 7 positions possibles. La réponse est donc 72 = 21.
Plus généralement, en procédant de la même façon, on voit qu’il y a a+b−1 = a+b−1
 
b−1 a
manières de placer a pièces identiques dans b poches différentes.

6
2 Principe d’Inclusion-Exclusion
On sait que si A et B sont deux ensembles finis, alors Card(A ∪ B) = Card(A) + Card(B) −
Card(A ∩ B). La formule suivante, dite d’inclusion-exclusion, généralise cela au cas où nous
en avons un nombre quelconque.

Proposition 7 (Formule d’inclusion-exclusion). Si A1 , . . . , An sont des ensembles finis, alors :

X
n X
Card(A1 ∪ A2 ∪ · · · ∪ An ) = (−1)k+1 Card (Ai1 ∩ · · · ∩ Aik ) .
k=1 16i1 <···<ik 6n

Démonstration. Par récurrence (bon courage !)

Exercice 8 Combien y a-t-il d’entiers strictement positifs inférieurs ou égaux à 120 et qui ne
sont divisibles ni par 3, ni par 5, ni par 7 ?
Exercice 9 Les n stagiaires au stage de Montpellier vont se baigner et laissent leurs t-shirts
Animath en vrac sur le sable. Ils reviennent et prennent un t-shirt complètement au hasard.
Quelle est la probabilité que personne ne se retrouve avec son t-shirt ?
Solution de l’exercice 8 Trouvons plutôt le nombre d’entiers strictement positifs inférieurs
ou égaux à 120 divisibles par 3, 5, ou 7. Notons A (respectivement B et C) l’ensemble des
nombres entiers strictement positifs divisibles par 3 (respectivement 5 ou 7). On a :
 
120
|A| = = 40 (1)
3
 
120
|B| = = 24 (2)
5
 
120
|C| = = 17 (3)
7
 
120
|A ∩ B| = =8 (4)
3×5
 
120
|B ∩ C| = =3 (5)
5×7
 
120
|C ∩ A| = =4 (6)
7×3
 
120
|A ∩ B ∩ C| = =1 (7)
3×5×7

D’où d’après la formule d’inclusion-exclusion,

|A ∪ B ∪ C| = 40 + 24 + 17 − 8 − 5 − 3 + 1 = 66.

Ainsi, le nombre cherché vaut 120 − 66 = 54.


Solution de l’exercice 9 On assigne à chaque stagiaire un chiffre différent entre 1 et n, et on
note xi le numéro de l’élève prenant le i-ième t-shirt. Ainsi, (x1 , . . . , xn ) est une permutation

7
de (1, . . . , n). Calculons plutôt la probabilité qu’au moins une personne retrouve son t-shirt
en vue d’utiliser le principe d’inclusion-exclusion. Pour 1 6 i 6 n, soit Ai l’ensemble des
permutations telles que xi = i. Il est clair que pour 1 6 i1 < · · · < ik 6 n, on a :

Card (Ai1 ∪ · · · ∪ Aik ) = (n − k)!.

Ainsi, d’après la formule d’inclusion-exclusion :

X
n X
Card(A1 ∪ A2 ∪ · · · ∪ An ) = (−1)k+1 Card (Ai1 ∩ · · · ∩ Aik )
k=1 16i1 <···<ik 6n
Xn X
= (−1)k+1 (n − k)!
k=1 16i1 <···<ik 6n
Xn  
n
k+1
= (−1) (n − k)!
k=1
k
Xn
n!
= (−1)k+1 .
k=1
k!

La probabilité cherchée vaut 1 − Card(A1 ∪ A2 ∪ · · · ∪ An )/n!, c’est-à-dire :

1 1 1 1
− + + · · · + (−1)n .
2! 3! 4! n!
1
Lorsque n tend vers l’infini, cette probabilité tend vers e
≈ 37%.

3 Injections, surjections, bijections


Définition 8. Une application f : E → F permet d’associer à tout élément x de l’ensemble E un
unique élément, noté f(x) de l’ensemble F.
On dit que E est l’ensemble de départ, F l’ensemble d’arrivée. Si f(x) = y, on dit que x est
l’antécédent de y et y l’image de x.

3.1 Injections et surjections


Définition 9. Soient E, F deux ensembles et f : E → F une application.
(i) On dit que f est injective si pour tous x, y ∈ E avec x 6= y, f(x) 6= f(y).
(ii) On dit que f est surjective si pour tout y ∈ F, il existe x ∈ E tel que f(x) = y.

Pour montrer que f : E → F est injective, on montre très souvent que si x, y ∈ E sont tels
que f(x) = f(y), alors x = y (voir le cours sur les équations fonctionnelles).
On introduit la notation [n] = {1, 2, . . . , n} pour un entier n > 1.

Proposition 10. Il existe une injection [m] → [n] si, et seulement si, m 6 n. Il existe une
surjection de [m] → [n] si, et seulement si, m > n.

8
Démonstration. Exercice.
En pratique, on utilise la proposition précédente en combinatoire comme suit : pour mon-
trer que a 6 b, on construit deux ensembles A, B tels que Card(A) = a, Card(B) = b, ainsi
qu’une injection de A dans B. Ou encore, pour montrer que a > b, on construit deux en-
sembles A, B tels que Card(A) = a, Card(B) = b, ainsi qu’une surjection de A dans B.
Exercice 10 (Olympiades Balkaniques de Mathématiques 1997) Soient m, n > 1 des entiers.
Soit S un ensemble de cardinal n et A1 , A2 , . . . , Am des sous-ensembles de S. On suppose que
pour tous éléments x 6= y de S, il existe 1 6 i 6 m tel que x ∈ Ai et y 6∈ Ai , ou bien x 6∈ Ai et
y ∈ Ai . Prouver que n 6 2m .
Exercice 11
(i) Combien existe-t-il de fonctions de [m] → [n] ?
(i) On suppose m 6 n. Combien existe-t-il d’injections de [m] → [n] ?
(ii) On suppose m > n. Combien existe-t-il de surjections de [m] → [n] ?
Solution de l’exercice 10 À tout élément x ∈ S, on associe le m-uplet (x1 , . . . , xm ) où xi = 0
si x 6∈ Ai et xi = 1 si x ∈ Ai . Cette application est définie sur S, et son ensemble d’arrivée
est {0, 1}m . Par hypothèse, si x 6= y, alors f(x) 6= f(y). Ainsi, f est injective. Le cardinal de
l’ensemble de départ est donc inférieur ou égal au cardinal de l’ensemble d’arrivée.
Solution de l’exercice 11 Pour (i), il y en a clairement nm (n choix pour chacun des m entiers
au départ)
Pour (ii), on a n choix pour l’image de 1, n − 1 choix pour l’image de 2, et ainsi de suite
n!
jusqu’à m pour lequel on a n − m + 1 choix pour son image. La réponse est donc (n−m)! .
Pour (iii), on va utiliser le principe d’inclusion-exclusion et compter le nombre de fonctions
[m] → [n] qui ne sont par surjectives. À cet effet, pour 1 6 i 6 n, notons Ai l’ensemble des
fonctions [m] → [n] telles que i n’est pas atteint par la fonction. Il est clair que pour des entiers
1 6 i1 < · · · < ik 6 n, on a Card(Ai1 ∩ · · · Aik ) = (n − k)m , car chaque élément de [m] peut
être envoyé sur un des n − k entiers de [n] autorisés. Ainsi, d’après le principe d’inclusion
exclusion, si on note s(m, n) le nombre de surjections de [m] → [n], on a :

nm − s(m, n) = Card(A1 ∪ A2 ∪ · · · ∪ An )
Xn X
= (−1)k+1 Card (Ai1 ∩ · · · ∩ Aik )
k=1 16i1 <···<ik 6n
Xn X
= (−1)k+1 (n − k)m
k=1 16i1 <···<ik 6n
Xn  
k+1 n
= (−1) (n − k)m
k=1
k

Ainsi,
Xn  
k n
s(m, n) = (−1) (n − k)m .
k=0
k

9
3.2 Preuves par bijections en combinatoire

Définition 11. Soient E, F deux ensembles et f : E → F une application. On dit que f est bijective
si elle est à la fois injective et à la fois surjective.
Proposition 12. Soient A et B deux ensembles finis. Alors A et B ont même cardinal si, et
seulement si, il existe une bijection entre A et B
Démonstration. Exercice

En combinatoire, cette proposition est souvent utilisée de la manière suivante. Si on veut


montrer que a = b, où a, b > 0 sont des entiers, il suffit de trouver deux ensembles finis A et
B tels que Card(A) = a et Card(B) = b, et de construire une bijection entre A et B.
Pour vérifier qu’une fonction est bijective, il est parfois pratique d’exhiber la fonction réci-
proque. Plus précisément :
Proposition 13. Si f : A → B et g : B → A sont deux fonctions telles que f(g(b)) = b pour
tout b ∈ B et g(f(a)) = a pour tout a ∈ A, alors f et g sont des bijections (on dit qu’elles sont
réciproques, ou inverses, l’une de l’autre).
Démonstration. Montrons d’abord que f est surjective. Soit b ∈ B. On sait que f(g(b)) = b,
ainsi g(b) est un antécédent de b, de sorte que f est surjective. Pour montrer l’injectivité,
soient x, y ∈ E tels que f(x) = f(y) et montrons que x = y. On a x = g(f(x)) = g(f(y)) = y. La
fonction f est donc injective, et comme elle est surjective, elle est bien bijective. Par symétrie,
g est aussi bijective.

Exercice 12 (Canada 2005) Soit un triangle équilatéral dont le côté est de longueur n, divisé en
triangles unitaires tel qu’illustré. Soit f(n) le nombre de chemins allant du triangle de la rangée
du haut jusq’au triangle au centre de la rangée du bas, de façon à ce que des triangles adjacents
partagent une arête commune et que le chemin ne repasse jamais par le même triangle et qu’il
n’aille jamais vers le haut (d’une rangée inférieure à une rangée supérieure). Un tel chemin
est illustré ci-après avec n = 5. Déterminer la valeur de f(2012).

Solution de l’exercice 12 L’application qui à un chemin associe un (n − 1)-uplet (x1 , . . . , xn−1 )


où xi est l’entier x tel que le chemin traverse la i-ième ligne horizontale en partant du haut au
x-ième segment en partant de la gauche. Cette application est clairement une bijection entre
l’ensemble des chemins considérés et l’ensemble [1] × [2] × · · · × [n − 1], qui est de cardinal
(n − 1)!. Ainsi, f(2012) = 2011!.

10

 
  

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