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Maçonneries - En application des normes NF DTU 20.1 et 20.

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(Guide pratique, CSTB Centre Scientifique et Technique du
Bâtiment, juin 2008)

Ce document est à usage exclusif et non collectif

Société : DEKRA INDUSTRIAL HOLDING S


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FABIEN MOHR - fabien.mohr@dekra.com

GUIDE PRATIQUE
Maçonneries
Maçonneries
Avec la collection Guide Pratique, le CSTB offre aux professionnels du bâtiment une lecture plus facile
des règles techniques de construction. Recueils de détails d’exécution présentant un large éventail
de situations possibles de mise en œuvre, ces guides ne remplacent pas les textes de référence,
qu’ils soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou
codificatifs (Avis Techniques et CPT associés…) mais en constituent un complément indispensable.

Le Guide Pratique « Maçonneries » paraît alors que la norme NF DTU 20.1 vient d’être révisée et la
norme NF DTU 20.13 nouvellement publiée. Il intègre donc les nouvelles dispositions de ces normes
NF DTU.
Il détaille les conditions de réalisation des murs intérieurs et extérieurs, notamment des murs de
façade, en petits éléments de maçonnerie (blocs de béton, briques de terre cuite, blocs de béton cel-
lulaire autoclavé et pierre) et des cloisons de distribution et de doublage dans la maison individuelle
et les petites constructions. Les ouvrages associés sont aussi pris en compte : fondations, soubasse-
ments, drainage, dallage, revêtements.
Ce guide répond de façon très illustrée et pratique aux questions suivantes :
- Comment un mur peut-il assurer ses fonctions essentielles (stabilité, étanchéité, isolation, aspect…) ?
- Comment choisir les éléments de maçonnerie et les différents mortiers ?
- Comment réaliser murs et cloisons en prenant en compte les points singuliers, sans oublier la
réception des ouvrages, les fixations et accrochages ainsi que l’application des finitions ?
Il intéressera donc tous les professionnels qui doivent prescrire ou mettre en œuvre des ouvrages en
petits éléments de maçonnerie : entreprise de maçonnerie, maître d’ouvrage, architecte, BET, bureau
de contrôle, etc.
Ce guide a été rédigé par Jean-Daniel Merlet, ancien directeur technique du CSTB, et Bernard Blache,
ancien responsable du secteur maçonnerie au CSTB.

Maçonneries
ISBN 979-10-206-003-5

En application des normes NF DTU 20.1 et 20.13


SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
G02-22

T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r
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Acteur public indépendant, au service de l’innovation dans le bâtiment, le Centre Scientifique


et Technique du Bâtiment (CSTB) exerce quatre activités clés - recherche, expertise, évaluation,
diffusion des connaissances - qui lui permettent de répondre aux objectifs du développement
durable pour les produits de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et
les villes. Le CSTB contribue de manière essentielle à la qualité et à la sécurité de la construction
durable grâce aux compétences de ses 850 collaborateurs, de ses filiales et de ses réseaux de
partenaires nationaux, européens et internationaux.

Le présent guide est destiné à commenter et à expliquer certaines règles de construction


et les documents techniques de mise en œuvre. Il ne se substitue en aucun cas aux textes
de référence, qu’ils soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…),
normatifs (normes, DTU ou règles de calcul)
ou codificatifs (Avis Techniques, « CPT »…) qui doivent être consultés.

Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes


ou indirectes de toute nature qui pourraient résulter de toute interprétation erronée
du contenu du présent guide.

Ce guide a été réalisé d’après les documents de références déjà publiés à la date du 10 juin 2010

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage,
faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006 Paris), est illicite et
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l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - article L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal article 425).
© CSTB Juin 2008 ISBN 979-10-206-0003-5
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G U I D E
P R AT I Q U E

Maçonneries

Conception et exécution

En application des normes


NF DTU 20.1 et 20.13

Jean-Daniel MERLET
Bernard BLACHE

Illustrations
Thierry BEL
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SOMMAIRE

Domaine d'application du guide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .04

Les principales familles d'éléments de maçonnerie . . . . . . . . . . . . . . . .05


• Les blocs de béton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .05
• Les briques de terre cuite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .07
• Les blocs de béton cellulaire autoclavé (BCA) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
• Les pierres naturelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10

Solutions pour assurer les fonctions d'un mur . . . . . . . . . . . . . .11


• Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
• Stabilité mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
• Étanchéité aux intempéries -
Choix du type de mur en fonction de l'exposition de la façade . . . . . . . . . .13
• Isolation thermique et acoustique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
• Aspect extérieur et/ou intérieur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25

Choix des produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27


• Les éléments principaux de maçonnerie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
• Les mortiers de joints . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
• Les mortiers d'enduits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34

Mise en œuvre des murs extérieurs et intérieurs . . . . . . . . . . . . .35


• Réalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36
• Prescriptions à satisfaire par les maçonneries brutes . . . . . . . . . . . . . . . .69

Cloisons de distribution et de doublage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .75


• Choix des produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .76
• Détermination des dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .78
• Mise en œuvre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .80
• Exécution des points singuliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .83
• Fixations, saignées et encastrements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .91
• Prescriptions à satisfaire par les parements bruts des cloisons . . . . . . . . . .96

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SOMMAIRE

Ouvrages associés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .101


• Fondations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .102
• Protection des soubassements en maçonnerie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .102
• Drainage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .106
• Dallages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .108
• Revêtements côté extérieur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .110
• Revêtements côté intérieur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .110

Annexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .112
• Règles de calcul statique des maçonneries proprement dites - contraintes
admissibles dans les parois porteuses sous l’effet de charges verticales . . . . . .112

Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .115

Réglementation, normes et autres documents de référence . . .122

Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .125

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Domaine d’application
du guide

Ce guide traite de la maçonnerie de petits éléments appartenant aux quatre princi-


pales familles : les blocs de béton, les briques de terre cuite, les blocs de béton
cellulaire autoclavé et la pierre (voir chapitre « Les principales familles d'éléments de
maçonnerie »).
Il traite de l'application de cette technique à la réalisation des murs et notamment
des murs de façade ainsi que des cloisons dans le secteur où elle est le plus répandue :
maisons individuelles et petites constructions à usage d'habitation ou similaire ;
il aborde également les autres parties de la construction qui constituent l'environne-
ment des murs et sont d'ailleurs souvent réalisées par la même entreprise.

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[
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1 7 26 9
3 15
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6 10
2

1-Fondation / 2-Tranchée drainante / 3-Semelle de fondation / 4-Mur de soubassement / 5-Vide sanitaire / 6-Mur de
sous-sol / 7-Protection du soubassement / 8-Drain / 9-Dallage sur terre-plein / 10-Chaînage bas - Élément de coffra-
ge de chaînage / 11-Jonction avec plancher bas / 12-Mur de façade / 13-Mur de pignon / 14-Mur de refend /
15-Arase basse / 16-Joints de montage / 17-Appareillage de maçonnerie / 18-Baie (fenêtre, porte-fenêtre) / 19-Appui
de baie / 20-Jambage, élément de jambage / 21-Coffre de volet roulant / 22-Linteau / 23-Rehausse ou arase haute /
24-Allège / 25-Trumeau / 26-Angle, retour d'angle, éléments d'angles / 27-Chaînage vertical / 28-Chaînage horizontal
haut / 29-Habillage de chaînage / 30-Pointe de pignon / 31-Maçonnerie apparente / 32-Bardage

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Les principales familles


d'éléments de maçonnerie

Les blocs de béton


NF EN 771-3 et NF EN 771-3/CN

Les blocs à enduire


Ce sont les plus utilisés ; la gamme des blocs à enduire comprend :
• des blocs courants creux (produit le plus répandu utilisé dans la plupart des
ouvrages en maçonneries), perforés ou pleins (voir tableau) ;

Blocs à enduire Murs de Murs de Sous-sol Cloisons


(usage) façade refend enterrés
Bloc
creux l l l l

Bloc
perforé l l l

Bloc
plein l l

• des blocs accessoires destinés à la réalisation de points singuliers ;


Blocs accessoires

Bloc d'angle Bloc de coupe

Bloc à feuillure Bloc d'about de plancher (planelle)

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Blocs accessoires

Bloc en L Bloc linteau

Blocs multifonctions

• certains des blocs précédents comportent en outre :


– des dispositifs facilitant leur prise en main par le maçon lors de la pose ;

Avec trous de prise en main

– des emboîtements verticaux sur les faces d'about qui évitent, lorsque la destina-
tion des ouvrages le permet, le remplissage des joints verticaux.

Avec about à
emboîtements
verticaux

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Les blocs de parement
Il existe également des blocs de parement, c'est-à-dire destinés à rester apparents
(blocs creux, à alvéoles débouchantes ou borgnes et blocs pleins) également complétés
par des blocs accessoires (les parements peuvent être lisses, striés ou splités).

Blocs de parement

Bloc creux à alvéoles Bloc splité


débouchantes ou
borgnes

Bloc strié

Les briques de terre cuite


NF EN 771-1 et NF EN 771-1/CN

Ces éléments d'origine très ancienne sont disponibles dans des gammes très
diversifiées.

Briques creuses (LD)


Les briques creuses, c'est-à-dire à alvéoles d'orientation horizontale ou verticale, sont
dénommées « LD » dans la norme NF EN 771-1 ; on trouve à côté des briques
classiques à alvéoles non décalées (briques G) des organisations propres à chaque
fabricant. Ces briques sont destinées à être enduites ; on distingue deux familles
d'éléments :
– briques creuses pour mur de façade doublé par complexe isolant côté intérieur
(épaisseur courante 20 cm) ; ce type de brique est aussi utilisé dans les murs de
refend ;
– briques creuses « Monomur » pour mur de façade du même nom, du type à
isolation thermique répartie (chapitre « Solutions pour assurer les fonctions d'un
mur ») d'épaisseur courante plus forte : 30 à 37,5 cm.

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Bloc multi-alvéolaire
ou Monomur

3
4
Bloc creux à alvéoles verticales
1. Pour cloison ou habillage
2. 16 trous
3. à rupture de joint
4. multi-alvéolaire

Briques creuses à alvéoles horizontales

Dans chacune de ces deux familles, on trouve des briques à tolérances de fabrication
réduites (briques « rectifiées ») compatibles avec un montage « à joints minces » au
moyen d'un mortier spécialement adapté (chapitre « Choix des produits »). Ces élé-
ments relèvent chacun d'Avis Technique particulier qui évalue la compatibilité entre
les trois composantes du système (élément de maçonnerie proprement dit, mortier de
pose et outillage correspondant), auquel il y a donc lieu de se référer.
Chaque gamme de briques comporte des éléments accessoires destinés à la réalisation
des points singuliers. Certaines des gammes comportent en plus :
– des dispositifs facilitant la prise en main par le maçon lors de la pose (cas des
alvéoles verticales) ;
– sur les faces verticales d'about des emboîtements à sec et/ou des empochements à
remplir de mortier.

Gamme d'éléments accessoires


Exemple de blocs à alvéoles verticales et isolation répartie de type Monomur

Brique de base Brique accessoire Complémentaire

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Gamme d'éléments accessoires
Exemple de blocs à alvéoles verticales et isolation répartie de type Monomur

Arase Linteau-chaînage

Feuillure Poteau About

Briques pleines ou perforées (HD)


Briques pleines ou perforées destinées le plus souvent à rester apparentes (briques
généralement de petit format traditionnel 6 x 11 x 22 cm) ; ces briques sont
dénommées « HD » dans la norme NF EN 771-1.

Briques pleines ou perforées

+ Observation
L'annexe F de la norme NF EN 771-1 définit un essai permettant de déceler un éventuel
risque d'efflorescence provenant de la brique.

Briques pour cloisons


Les briques pour cloisons sont des briques creuses de faible épaisseur variant de
3,5 cm (épaisseur correspondant à une seule alvéole) à 10 cm (deux ou trois alvéoles).

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Les blocs de béton cellulaire autoclavé


(« BCA »)
NF EN 771-4 et NF EN 771-4/CN

Blocs courants
Il s'agit de blocs pleins à enduire, de grande dimension, compte tenu du matériau
constitutif isolant léger (masse volumique courante de 400 à 500 kg/m3) ; ils se
présentent avec ou sans poignées de préhension sur les faces d'about et avec ou sans
profils d'emboîtement sur ces mêmes faces.

Éléments en béton cellulaire autoclavé


(Éléments sans ou avec poignées
d'about et emboîtements verticaux
d'about)

Éléments accessoires
Des blocs de chaînage en U ou d'angle et des « carreaux » (éléments de plus faible
épaisseur également utilisés en cloison) complètent la gamme.

Les pierres naturelles


NF EN 771-6 et NF B10-601

Les pierres naturelles utilisées en maçonnerie sont pour l'essentiel des pierres dimen-
sionnées (pierres de taille laissées apparentes ou des moellons équarris ou non
(appareillage à pierres vues). Le gros du marché des pierres destinées aux petites
constructions, maisons individuelles de standing pour l'essentiel, concerne des pierres
calcaires tendres (de résistance inférieure à 10 MPa qui sont une spécificité française ;
à un degré moindre, des pierres plus dures sont utilisées en des endroits plus exposés
(assise de rejaillissement ou appuis de baie massifs, par exemple) ou encore, en
fonction des usages locaux, pour la décoration en façade (chaînes d'angle, encadre-
ment de baies en granit ou en grès, par exemple).

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Solutions pour assurer


les fonctions d'un mur

Généralités
Objectifs
Les murs en maçonnerie font généralement partie de la structure de la construction ;
ils contribuent à assurer les fonctions suivantes :
– la stabilité mécanique ;
– l'étanchéité aux intempéries (eau, neige et vent) et donc à l'eau et à l'air pour les
murs de l'enveloppe ;
– la satisfaction aux exigences hygrothermiques et éventuellement acoustiques ;
– l'aspect extérieur et/ou intérieur, selon qu'ils sont revêtus ou non sur l'une ou
l'autre face.
Il faut en outre que les fonctions ci-dessus soient assurées de façon durable.

Durabilité
Pour que la durabilité soit assurée, il importe que l'intégrité de la maçonnerie dans
son ensemble, enduits compris s'il y a lieu, soit préservée ; c'est l'objet d'un certain
nombre de dispositions constructives décrites ci-après qui ont pour but de limiter ou
d'éviter les fissures et dont le respect conditionne cette exigence transversale qu'est
l'exigence de durabilité.
Par exemple, le risque de fissuration par retrait de séchage ou, à l'inverse, par dilata-
tion d'origine thermique, est limité par la réalisation de chaînages horizontaux et
verticaux fonctionnant en « tirants » pour s'opposer à la traction ; en outre, en cas de
grande longueur, afin d'assurer l'efficacité des chaînages, il est prévu de ménager des
joints de fractionnement dans les murs.
Les enduits adhérents étant ainsi protégés d'une des sources de fissuration de leur
support, afin d'éviter une autre source de fissures les éléments associés en béton armé
(par exemple les chaînages ci-dessus) sont « habillés » du même matériau que
l'élément de maçonnerie principal : c'est le rôle des éléments spéciaux d'angle ou de
chaînage qui permettent d'offrir aux enduits un support homogène et d'éviter ainsi
la fissuration à la jonction entre matériaux différents.
C'est pour permettre de respecter plus commodément ces dispositions que l'épaisseur
minimale des murs en maçonnerie enduite, isolés par l'intérieur, a été fixée à 20 cm.
C'est pour la même raison que, en cas d'isolation par l'extérieur grâce à laquelle la
nécessité de l'habillage des chaînages n'existe plus, la maçonnerie étant de plus
protégée des variations brusques de température, cette épaisseur minimale a été
réduite à 15 cm.

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Enfin, l'eau étant un facteur de dégradation pour la plupart des matériaux, il est tou-
jours utile de la maintenir à distance : c'est le rôle des débords de toiture, bandeaux,
appuis de baie débordants, etc., qui limitent le ruissellement ou - c'est de loin la
solution la plus efficace pour des pignons qui font face aux vents de pluie dans les
endroits exposés - d'un bardage (ou essentage) qui arrête la pluie en avant du mur,
comme une couverture verticale qu'il constitue : en somme le parapluie et l'imper-
méable…

+ Observation
Les solutions décrites ci-après pour assurer les fonctions d'un mur s'appliquent aux murs les
plus courants ; pour plus de précision, ou pour des cas plus particuliers on consultera les par-
ties 4 « Règles de calcul et dispositions constructives » et 3 « Guide pour le choix des types
de murs de façade en fonction du site » de la norme NF DTU 20.1 (NF P10-202-4 et 3),
pour les questions de stabilité mécanique et d'étanchéité aux intempéries.
En cas de construction en zone dont la sismicité le demande, on se référera aux Règles
PS-MI.

Les dispositions décrites au chapitre « Mise en œuvre des murs extérieurs et


intérieurs » pour traiter les liaisons entre mur de façade en maçonnerie et structure
intérieure en béton armé (planchers notamment) confèrent à la construction une
durabilité satisfaisante.

Stabilité mécanique
L'exigence de stabilité mécanique du mur impose une résistance minimale de l'élé-
ment de maçonnerie, déterminée par son épaisseur et sa classe de résistance. On défi-
nit au chapitre « Choix des produits », paragraphe « Choix de l'élément principal au
regard de la stabilité mécanique du mur », les critères à prendre en compte pour
déterminer la résistance minimale de l'élément. Cependant, dans la plupart des cas et
notamment dans le cas des maisons individuelles ou des constructions basses qui font
l'objet du présent guide, l'exigence de stabilité mécanique n'est pas déterminante
dans le dimensionnement du mur :
– dans le mur à isolation répartie, l'exigence d'isolation thermique impose une
épaisseur importante (voir figure ci-après et paragraphe « Isolation thermique et
acoustique ») ;
– dans le mur à isolation intérieure, on a indiqué ci-avant en paragraphe
« Généralités » que l'épaisseur minimale est de 20 cm ;

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Pour les autres types de construction ou en cas de plancher de grande portée ou encore
de mur à isolation extérieure ayant juste l'épaisseur minimale autorisée de 15 cm on
consultera la norme NF DTU 20.1, partie 4 REG, chapitre 4 dont les extraits
figurent au paragraphe « Choix de l'élément principal au regard de la stabilité
mécanique du mur ».

Exemples de mur à simple paroi

Enduit
extérieur
en mortier Enduit
intérieur
au plâtre

a) Mur à isolation b) Mur à isolation


répartie en terre répartie en béton
cuite (mur de type I) cellulaire autoclavé
(mur de type I)

Étanchéité aux intempéries


Choix du type de mur en fonction
de l'exposition de la façade
Ce chapitre vise l'ensemble des murs extérieurs constituant l'enveloppe puisqu'ils
sont tous soumis aux intempéries même si leur degré d'exposition est variable et
qu'au moins, en principe, ils peuvent être conçus de manière différente.

Critères de choix
L'étanchéité requise dépend, d'une part, de la sévérité de l'exposition aux intempéries
auxquelles la construction va être soumise et d'autre part, en regard, de l'organisa-
tion du mur pour s'opposer à la pénétration de l'eau : il s'agit d'éviter que celle-ci
n'atteigne le parement intérieur des locaux (taches d'humidité, dégradation des
finitions, cloquage des peintures, moisissures…).

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Sont donc décrits ci-après les critères à prendre en considération pour évaluer la sévé-
rité du site de la construction projetée, et d'autre part, les différents types de murs
classés en fonction de leur efficacité à s'opposer à la pénétration de l'eau, selon qu'ils
sont isolés par l'intérieur ou par l'extérieur.
Enfin des tableaux synthétiques (paragraphe « Organisation du mur ») explicitent les
dispositions minimales (types de mur, voir figures) à prévoir pour les murs, selon la
technique employée et l'implantation de la construction, pour une hauteur donnée.

Type I : mur à simple paroi

L'efficacité dépend :
– de l'épaisseur « e » du mur,
– de la capillarité des matériaux, des éléments
de maçonnerie et du mortier des joints,
– lorsque c'est le cas, de l'enduit appliqué côté extérieur

Type II (IIa et IIb) : mur à double paroi

L'efficacité dépend :
– de l'épaisseur de la paroi extérieure,
– de l'espace régnant entre les deux parois
qui joue le rôle de coupure de capillarité

Type III : mur à double paroi avec dispositif de pied


Même constitution que le mur de type II, mais une bande d’étan-
chéité disposée en pied recueille l’eau qui traverse la paroi extérieu-
re et la rejette à l’extérieur

Type IV : mur revêtu d’un bardage côté extérieur


Le bardage empêche la pénétration de l’eau dans le mur en
l’arrêtant en avant de la face externe de la maçonnerie

Classification des murs en fonction de leur résistance à la pluie

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Situation de la construction
La situation de la construction au regard de son exposition à la pluie battante (vent de
pluie) dépend :
– de sa situation générale : en agglomération, en rase campagne, en bord de mer,
ce critère joue peu ;

Situation de la construction

a) b)
Intérieur des grands Villes petites ou
centres urbains moyennes ou
périphérie des
grands centres
urbains

c) d)
Rase campagne Bord de mer

– de sa hauteur, s'agissant de maison individuelle ou de petites constructions ;

H
H

Pente
Pente inférieure Z
supérieure
ou égale à 100 %
d à 100 %

inférieure à 2z

Z Pente supérieure
à 100 %

d supérieure à 2z

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– de l'abri éventuellement apporté aux façades vis-à-vis du vent chargé de pluie par
des constructions voisines ou un relief à proximité (effet de masque).
Ce critère joue par l'environnement immédiat, la protection par le relief de proxi-
mité ou la protection par d'autres constructions.

Façade abritée ou non

Maison isolée

Vent chargé
de pluie

Façade
abritée

Façade sur rue ou courette

Vent chargé
de pluie

Façade
abritée
Façade abritée

Partie abritée
de la façade

Au plus égale à 30 m

Vent chargé
de pluie Façade
abritée
Façade
abritée

Supérieure à 30 m

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Protection par un relief naturel

Vent chargé
de pluie

Façade
abritée
au plus
égale à 30 m Partie abritée
de la façade

Vent chargé
de pluie

Façade
abritée
au plus égale
à 30 m Partie
abritée
de façade

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Organisation du mur
L'organisation du mur pour faire face à la pénétration de l'eau qui fouette ou ruisselle
le long du parement extérieur prend en compte :
– la maçonnerie elle-même : par sa nature et son épaisseur, elle présente une capacité
d'absorption d'eau, à condition qu'elle soit en bon état et non fissurée ; le fait
qu'elle soit enduite ou laissée apparente rend plus ou moins élevée la capacité
d'absorption nécessaire (mur de type I) ;
– la présence d'une barrière de capillarité, lame d'air ou couche d'isolant qui fait
barrage à la progression de l'eau vers l'intérieur (mur de type II) ;

Exemples de murs type IIa

Maçonnerie
Maçonnerie

Complexe de Complexe de
doublage collé doublage collé
par plots par plots

Enduit Enduit
extérieur extérieur
en mortier en mortier

Exemples de murs du type IIb

Maçonnerie Maçonnerie
Lame d'air Lame d'air continue
continue Isolant laine minéra-
Cloison le (panneau rigide
de doublage ou semi-rigide)
Isolant/plaques Cloison de doublage
de plâtre en maçonnerie

Enduit

Plancher

Plancher Plot imputrescible

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– enfin, lorsque malgré les dispositions précédentes et sous l'effet de la gravité, l'eau
risque de s'accumuler au pied du mur et de cheminer vers l'intérieur, il faut un
dispositif de recueil et d'évacuation vers l'extérieur (mur de type III).

Exemples de murs du type III

Lame d'air

Relevé étanche

Cloison de doublage

Exutoire Décrochement

Plancher

Brique apparente Cloison de doublage

Plot non Panneau rigide


hydrophile d'isolant non
hydrophile
Lame d'air

Cornière en PVC
Joint vertical
non garni
Décrochement

Plancher

Selon la position de la couche isolante qui joue le rôle de barrière de capillarité dans
l'épaisseur de la paroi, les murs ont été classés selon les mêmes principes par ordre
d'efficacité croissante :
– pour les murs isolés par l'intérieur : du type I au type IV ;
– pour les murs isolés par l'extérieur : du type XI (très rare en France) au type XIV.
Les types IV ou XIV correspondent aux cas où le revêtement extérieur est un bardage
(ou essentage) comme les couvertures dont il dérive. Ce bardage stoppe l'eau à
l'extérieur du mur, ce qui est bien évidemment la solution la plus sûre.

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Exemples de murs de type XII

Enduit
Enduit à base plâtre
de liants
hydrauliques
Maçonnerie
d'éléments
Polystyrène enduite
expansé en
plaque,
complexe
fibragglo

Enduit
hydraulique
armé

Enduit à base
Enduit plâtre
de liant
éventuel
organique
armé d'un
treillis de
verre

Polystyrène Maçonnerie
expansé en d'éléments
plaques non enduite

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Exemples de murs de type XIII

Enduit à base
de liants
hydrauliques

Polystyrène
expansé en Enduit
plaques plâtre

Enduit à base
de liant Maçonnerie
organique d'éléments
armé d'un enduite
treillis de
verre

Lame d'air Enduit plâtre


éventuel

Isolant non
hydrophile
Paroi en
maçonnerie
d’éléments
Peau
extérieure à
joints ouverts

Mur de type XIV (ou IV sans isolant)

Isolant non
hydrophile

Lame d’air Paroi en


maçonnerie
d'éléments

Peau extérieure
étanche à l'eau
(bardage ou
essentage) Circulation
de l'air

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Choix des types de murs : tableaux de synthèse

Maçonneries enduites isolées par l'intérieur ou à isolation répartie


(tableau extrait de la norme NF DTU 20.1.)
Le tableau complet figure dans le fascicule « Guide pour le choix des types de murs »,
chap. 5, art. 5.2).

Situation a, b ou c Situation d
Hauteur Façades non abritées
du mur
au-dessus Façades Façades Façades Zone Front
du sol abritées non abritées littorale de mer
(en m) (1) abritées sauf front
de mer
<6 I I ou II a I I ou II a II b

6-18 I I ou II a I II a II b
1. À la hauteur près de la pointe de pignon.

Maçonneries destinées à rester apparentes isolées par l'intérieur


(tableau extrait de la norme NF DTU 20.1.)
Le tableau complet figure dans le fascicule « Guide pour le choix des types de murs »,
chap. 5, art. 5.1)

Situation a, b ou c Situation d
Hauteur Façades non abritées
du mur
au-dessus Façades Façades Façades Zone Front
du sol abritées non abritées littorale de mer
(en m) abritées sauf front
de mer

<6 II a II a II a II b III

6-18 II a II a II a II b III

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Maçonneries isolées par l'extérieur par système d'enduit sur isolant (SEI) (1)
(tableau extrait du Cahier du CSTB n° 1833, chap. 3, art. 3.3)

Situation a, b ou c Situation d
Hauteur Façades non abritées
du mur
au-dessus Façades Façades Façades Zone Front
du sol abritées non abritées littorale de mer
(en m) abritées sauf front
de mer

<6 XI XI XI XII XII

6-18 XI XII XI XII XII

La lecture de ces tableaux montre que pour les petites constructions de hauteur
inférieure à 18 m, qui sont le principal objet de ce guide, la protection offerte par un
mur de type IIb (ou XII en cas d'isolation par l'extérieur) suffit, excepté en cas de
maçonnerie apparente ou de la proximité d'une forte dénivellation.
Cela est d'autant plus intéressant que la réalisation d'un mur de type III, qui comporte
en plus des dispositifs de pied, est délicate.
Il est par ailleurs toujours possible, en zone très exposée (après vérification sur les
constructions existantes des habitudes locales), de revêtir d'un bardage un pignon face
au vent de pluie : c'est une protection supplémentaire qui peut s'avérer de bonne
pratique, d'autant plus aisée que le pignon est quasi aveugle.
À l'inverse, limiter l'utilisation de maçonneries apparentes, parfois prisées pour leur
aspect, aux façades bien protégées (façade abritée ou protégée par une toiture débor-
dante) est aussi une sage précaution.

1. Lorsque le revêtement extérieur est un bardage par éléments à recouvrement (joints non ouverts), le mur est classé de type IV (peau
du bardage sans isolant) ou de type XIV (bardage isolant, voir figure page 21), types de mur qui tous deux sont satisfaisants pour
toutes ces situations.

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Isolation thermique et acoustique


L'isolation thermique est, selon les techniques utilisées, répartie, c'est-à-dire apportée
par la maçonnerie elle-même (Monomur de terre cuite, béton cellulaire autoclavé) ou
bien rapportée à l'aide d'une couche d'isolant spécifique (PSE, laine minérale, etc.)
côté intérieur le plus souvent ou encore côté extérieur si l'on craint l'influence
des ponts thermiques aux liaisons. Dans le cas de l'isolation répartie, l'exigence
d'isolation thermique est souvent déterminante pour le choix de l'épaisseur du mur.

+ Observation
Les valeurs réglementaires relatives à l'isolation thermique des bâtiments sont
définies dans les Règles Th-U.

L'hétérogénéité entraînée par la pénétration de la structure en béton dans l'épaisseur


du mur favorise les déperditions thermiques et constitue un « pont thermique linéaire »
qu'il faut traiter (voir Guide pratique « Les ponts thermiques dans le bâtiment »).
Le traitement des ponts thermiques est d'efficacité optimale dans le cas de l'isolation
du mur par l'extérieur puisque l'isolant peut passer en pleine épaisseur et sans
interruption devant la structure en béton. C'est le cas avec les bardages isolants tradi-
tionnels ou non traditionnels (voir Guide pratique « Bardage rapporté sur une
ossature secondaire en bois »), les vêtures, les systèmes d'enduits sur isolant ou
encore les « murs doubles » en maçonnerie (voir norme NF DTU 20.1, paragraphe
7.12).

+ Observation
Dans l'attente de l'introduction dans des documents normatifs (normes DTU), des disposi-
tions correspondant à l'utilisation des familles de systèmes d'isolation par l'extérieur faisant
actuellement l'objet d'Avis Techniques ou de Documents Techniques d'Application (DTA),
on consultera, au cas par cas, ces mêmes documents ainsi que le « CPT » (Cahier des
Prescriptions Techniques) auquel ils se réfèrent (Cahier du CSTB n° 1833).

Dans le cas de maçonnerie à isolation répartie, type Monomur, en raison de


l'épaisseur du mur et de celle de l'habillage isolant en rive de la structure en béton,
le traitement du pont thermique limite sensiblement les déperditions.
Dans le cas de l'isolation intérieure, organisation dans laquelle le pont thermique
linéaire est le plus important, l'utilisation de systèmes de « rupteurs thermiques »
permet une réduction très sensible des déperditions.
Certains rupteurs thermiques, spécialement conçus pour l'application à la maison
individuelle et aux petites constructions, sont particulièrement bien adaptés aux
murs en maçonnerie. Ils sont évalués dans des Avis Techniques.

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Rupteur continu Rupteur discontinu

+ Observation
L'évaluation des rupteurs thermiques vérifie :
– qu'ils respectent les exigences réglementaires, non seulement d'isolation thermique
et acoustique, mais aussi de stabilité structurale et de sécurité en cas d'incendie ;
– que leur présence ne compromet pas l'étanchéité à l'eau et à l'air des jonctions entre
la façade et la structure intérieure de murs et planchers ;
– que leur mise en œuvre est compatible avec celle des techniques de construction
associées, pour ce qui concerne le déroulement du chantier.

L'étanchéité à l'air (apportée sans précaution particulière par les enduits extérieurs)
est un complément pris en compte pour les parois opaques dans les calculs de
déperdition de la réglementation thermique.
Concernant l'exigence acoustique, elle doit être examinée en zone bruyante (voies de
circulation), mais ce sont plutôt les baies vitrées qui sont les plus critiques de ce
point de vue.

Aspect extérieur et/ou intérieur


Le fait que la maçonnerie soit laissée apparente, outre qu'elle nécessite l'emploi
d'éléments spécifiques, impose des sujétions particulières vis-à-vis de l'étanchéité à
l'eau (voir chapitre « Mise en œuvre des murs extérieurs et intérieurs »).
L'aspect, dans les autres cas, est celui des revêtements associés à l'extérieur (enduits,
bardages, etc.) ou à l'intérieur (doublages, enduits, etc.).

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Choix des produits


NF DTU 20.1 (NF P10-202) CGM, partie 1-2 et NF DTU 20.13 (NF P10-204) CGM, partie 1-2

Les éléments principaux


de maçonnerie
Les caractéristiques normalisées des éléments principaux de
la maçonnerie
Normes de référence
Les éléments font pour chacune des familles (béton, terre cuite, béton cellulaire
autoclavé, pierre) l'objet d'une norme européenne de la série NF EN 771, respective-
ment parties 3, 1, 4 et 6) : ces normes harmonisées servent de base au marquage CE
obligatoire pour la mise sur le marché.
Compléments nationaux aux normes
NF EN 771-1/CN, NF EN 771-3/CN et NF EN 771-4/CN

Ces trois normes, pour répondre complètement aux prescriptions requises par les
ouvrages décrits dans les documents de conception, dimensionnement et exécution
(fascicules des normes NF DTU 20.1 et 20.13) ont été chacune assorties d'un
complément national pour l'application en France (voir tableau page 28).
Ce tableau récapitulatif indique, sur l'exemple des blocs en BCA (béton cellulaire
autoclavé) les additions spécifiques (et la mention des articles correspondants du
complément national) en regard du sommaire de la norme européenne NF EN de
base. Ce tableau illustre les nombreuses caractéristiques qui ont dû être précisées
pour répondre aux dispositions décrites dans les DTU relatifs aux maçonneries.
La pierre quant à elle ne fait pas l'objet d'un complément national à la NF EN 771-6
mais la norme NF B 10-601 contient les prescriptions complémentaires correspon-
dantes ; c'est en particulier le cas pour l'épaisseur minimale de mur à respecter pour
la pierre apparente en fonction du coefficient de capillarité C2w,s de la pierre utilisée
(voir tableau ci-après).
Épaisseur des murs en pierres naturelles en élévation
C2w,s parallèle au sens Mur de type I Mur de type IIa
du lit NF EN 772-11 (cm) et IIb (cm)
en g/m2.s0,5
<260 30 20
520 30 22,5
780 30 25
1040 35 30
>1300 40 30
Pour les murs de type I, IIa et IIb, lorsque les pierres naturelles ont des coefficients de capillarité C2w,s intermédiaires
entre deux valeurs du tableau, l'épaisseur de la paroi s'obtient par interpolation linéaire.
L'épaisseur des murs de type III est au minimum de 20 cm quel que soit le coefficient de capillarité de la pierre
naturelle, avec jointoiement après coup obligatoire.

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Complémentarité entre NF EN 771-4 (P12-024-1) et NF EN 771-4/CN
Paragraphe Paragraphe Paragraphe
de la norme de la norme non traité dans
NF EN 771-4 NF EN 771-4 la norme
Paragraphes du présent document (P12-024-1) (P12-024-1) NF EN 771-4
s'appliquant à s'appliquant (P12-024-1)
l'identique avec complément
Avant propos X
1- Domaine d'application X
2-Références normatives X
3-Termes et définitions X
3.21-Appellation X
4-Matières premières et fabrication X
5-Spécifications des éléments de maçonnerie X
en béton cellulaire
5.1- Généralités X
5.2-Dimensions et tolérances X
5.2.1-Dimensions X
5.2.2-Tolérances X
5.2.2.5-Spécifications complémentaires applicables X
aux blocs destinés à être montés sans joint de
mortier vertical
5.3-Configuration X
5.3.1-Aspect X
5.3.2-Etat de surface X
5.3.3-Blocs accessoires X
5.4-Masse volumique X
5.4.1-Masse volumique apparente sèche X
5.4.2-Masse volumique absolue sèche X
5.4.3-Tolérances admissibles X
5.5-Résistance à la compression X
5.6-Propriétés thermiques X
5.7-Durabilité X
5.8-Variation dimensionnelle X
5.9-Perméabilité à la vapeur d'eau X
5.10-Absorption d'eau X
5.11-Réaction au feu X
5.12-Résistance à l'adhérence au cisaillement X
6-Description, désignation et classification des X
blocs de maçonnerie en béton cellulaire
6.1-Description et désignation X
6.2-Classification X
7-Marquage X
8-Evaluation de la conformité X
8.1-Généralités X
8.2-Essais de types initiaux X
8.3-Contrôle de la production en usine X
8.3.4-Essai de produit fini X
8.3.5-Contrôle du stock X
Annexe A-Prélèvement d'échantillon pour essai X
de type initial et pour les essais indépendants
d'une livraison
Annexe B-Procédés de découpage X

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Comment prescrire le bon produit
Étant donnés le nombre et la diversité des caractéristiques, la difficulté qu'il y aurait
à s'assurer de la satisfaction de l'ensemble des prescriptions, il est préférable, pour
choisir le bon produit correspondant à l'ouvrage à réaliser, de le faire parmi les
produits certifiés d'une classe (par exemple classe de précision dimensionnelle, de
résistance mécanique) adaptée à l'ouvrage.
C'est l'organisme certificateur qui, en incluant dans son référentiel la conformité à l'en-
semble des prescriptions du DTU, prend en charge les vérifications préalables requises
que le producteur doit mettre en place.
En France, il existe pour trois familles (béton, terre cuite, béton cellulaire) une
marque NF de conformité aux normes ci-dessus (les produits certifiés sont de surcroît
systématiquement assortis du marquage CE qui constitue un préalable à la certifica-
tion).

+ Observation
Un produit certifié NF répond aux prescriptions nécessaires pour réaliser des ouvrages
conformes au DTU moyennant l'utilisation des critères de dimensionnement habituels :
nature du produit, classe de résistance et épaisseur/largeur (indiquées en gras dans les
exemples ci-dessous).
Exemples :
– bloc creux en béton à enduire 50 x 20 x 20 cm de classe B40 pour un mur
de façade doublé par complexe isolant côté intérieur ;
– bloc plein en béton à enduire 50 x 15 x 20 cm de classe B60 pour un mur
de refend séparatif enduit 2 faces ;
– brique de terre cuite (LD) Monomur 40 x 37,5 x 20 cm de classe RC40 pour
un mur de façade enduit 2 faces ;
– brique creuse (LD) de terre cuite 50 x 20 x 20 cm de classe RC40 pour un mur
de façade doublé par complexe isolant côté intérieur ;
– blocs en BCA 60 x 37,5 x 20 cm de classe 450 kg/m3 (Rcn 3,5 MPa) pour
un mur de façade enduit 2 faces.

Choix de l'élément principal au regard de la stabilité mécanique


du mur

Principe
Un des critères de choix des produits résulte du dimensionnement des murs au titre
de la stabilité mécanique.
La résistance du mur est déterminée par l'épaisseur et la classe de résistance de l'élé-
ment de maçonnerie.
La classe de résistance divisée par un coefficient global de réduction (dans lequel est
inclus un coefficient de sécurité) donne la contrainte de compression admissible. Les
charges verticales transmises par le mur engendrent des contraintes dont on doit
vérifier qu'elles sont inférieures à la contrainte admissible.

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Contrainte de compression admissible
La contrainte de compression admissible C, supposée uniforme, est égale à R où R
N
est la résistance de l'élément constitutif (classe de résistance certifiée rappelée dans le
marquage) et N le coefficient global de réduction qui dépend du type de maçonnerie
(nature des éléments et mode de montage), du cas de charge (centré ou excentré) et
de l'élancement (rapport de la hauteur libre à l'épaisseur brute du mur). Les valeurs
de N pour les différents produits sont précisées en annexe.

Contrainte sous charges verticales


En partie courante, la contrainte sous charges verticales est égale au rapport des
actions mécaniques agissantes à la surface totale en cas de répartition uniforme des
charges ; en cas de charge concentrée, on peut admettre une répartition uniforme à
l'intérieur de la zone délimitée par les deux droites partant du point d'application de
la charge et inclinées de 1/4 sur la verticale.
Plancher

II II
1/2
Mur
I I
1/2

II II

Panneau de
1/2 maçonnerie

I I
1/2 1/4

Plancher BA

Bord du panneau

Au droit des points d'appui, on prend l'hypothèse d'une répartition triangulaire des
contraintes locales (voir sur les figures, le cas des trumeaux, linteaux, poutres ou
planchers).
Pour la section horizontale située à mi-hauteur de mur (section I-I) on vérifie que la
contrainte de compression n'est pas plus élevée que la contrainte de compression
admissible C.
Pour la section de mur située immédiatement sous le plancher (section II-II), le
cumul des contraintes (réparties et locales maximales) doit être inférieur à R/4 ; si ce
n'est pas le cas sous une charge concentrée, il faut disposer sous cette charge une
semelle de répartition en béton permettant de respecter cette condition.

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ht Linteau
isolé ht Linteau
ou filant filant

ht
ht
Trumeau en Trumeau en
maçonnerie maçonnerie

Mur en
Mur en maçonnerie
maçonnerie

ht
ht Dalle ou Dalle ou
poutre poutre

ht Cas où a Cas où
ht < a ht > a
a ht

Les mortiers de joints


NF EN 998.1

Le mortier de joints peut être confectionné sur le chantier par mélange, à la bétonnière,
de liant (ciment ou ciment + chaux) et de sable : il s'agit de mortier de recette (une
recette pour un type d'ouvrage donné), la recette consiste à donner les proportions du
mélange. C'est dans le DTU qu'on trouve ces recettes sous forme de plages en poids
des proportions de liant et de sable qui sont adaptées en fonction des besoins :
– en règle générale, on peut obtenir une meilleure ouvrabilité et une meilleure adhé-
rence en augmentant la part de chaux par rapport au ciment (à dosage global en
liant équivalent) ;
– si on doit privilégier la résistance du mortier (maçonnerie chargée), on diminue la
part de chaux à dosage global équivalent ;
– si les sollicitations extérieures sont sévères (humidité, pluie, gel), il faut être dans
la fourchette haute de dosage en liant (mortier « gras ») ; au contraire, en intérieur
et si les ouvrages ne sont que peu chargés, un mortier maigre ou un mortier bâtard
est à préférer (voir tableau ci-après).

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Caractéristiques des recettes de mortiers de montage de maçonnerie

Ciments Ciment Chaux Chaux Ciments à


Éléments de maçonnerie courants prompt hydrauliques CL ou maçonner M
(1) (2)
naturel NHL, DL
NHL-Z, HL (3) 12,5 à 22,5

Mortier de liant 200 à 200 à


pur 250 kg/m3 300 kg/m3
100 à 100 à
en pierre 125 kg/m3 200 kg/m3
naturelle Mortier bâtard M 2,5
tendre (4) Dosage global 50 à 100 à
100 kg/m3 200 kg/m3
200 à 300 kg/m3

100 à 100 à
200 kg/m3 200 kg/m3
Mortier de liant 250 à
pur 300 kg/m3
en béton
50 à 150 à
cellulaire Mortier bâtard M5
100 kg/m3 200 kg/m3
autoclavé Dosage global
250 à 350 kg/m3 100 à 200 à
125 kg/m3 250 kg/m3
Mortier de liant 250 à 250 à 250 à
pur 350 kg/m3 400 kg/m3 350 kg/m3
50 à 200 à
100 kg/m3 250 kg/m3
en pierre
150 à 100 à M5
naturelle Mortier bâtard
200 kg/m3 200 kg/m3
ferme (4) Dosage global
300 à 400 kg/m3 50 à 200 à
100 kg/m3 250 kg/m3
50 à 250 à
100 kg/m3 300 kg/m3

Mortier de liant 300 à 350 à 350 à


pur 350 kg/m3 450 kg/m3 450 kg/m3
100 à 250 à
en béton Mortier bâtard M 10
150 kg/m3 300 kg/m3
Dosage global
350 à 400 kg/m3 150 à 125 à
250 kg/m3 250 kg/m3

Mortier de liant 300 à 350 à 350 à


pur 400 kg/m3 450 kg/m3 450 kg/m3
en terre 100 à 250 à
Mortier bâtard M 10
cuite 150 kg/m3 300 kg/m3
Dosage global
350 à 400 kg/m3 150 à 150 à
200 kg/m3 250 kg/m3

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Ciments Ciment Chaux Chaux Ciments à


Éléments de maçonnerie courants prompt hydrauliques CL ou maçonner M
(1) (2)
naturel NHL, DL
NHL-Z, HL (3) 12,5 à 22,5

Mortier de liant 350 à 400 à 350 à


pur 450 kg/m3 450 kg/m3 450 kg/m3
en pierre
100 à 250 à
naturelle Mortier bâtard M 10
150 kg/m3 300 kg/m3
dure (4)
Dosage global
350 à 450 kg/m3 150 à 150 à 150 à
250 kg/m3 250 kg/m3 250 kg/m3
1. Les dosages bâtards ne pourront être réalisés qu'à partir de ciments CEM I et CEM II. Les dosages en liant(s) sont en kg par m3 de
sable sec. Pour les chaux hydrauliques NHL, NHL-Z et HL, les classes de résistances à utiliser en fonction des éléments à maçonner
sont précisées dans les DTU correspondants.
2. Les ciments autorisés pour la pierre naturelle sont : les CEM I, ciment Portland, et CEM II, Portland au calcaire (CEM II/A-L,
CEM II/B-L, CEM II/A-LL, CEM II/B-LL).
3. Les chaux HL ne seront jamais bâtardées.
4. Classification simplifiée : Tendre Ferme Dure
Résistance moyenne de la compression normalisée (fb) en Mpa selon NF EN 772-1 : fb < 10 10 < fb < 40 fb > 40

Les mortiers de recette peuvent également être préparés en usine (sacs ou silos) : poudre
prémélangée dans les proportions indiquées et « prête à mouiller ».
Les mortiers peuvent aussi être des mortiers industriels performanciels dont les caracté-
ristiques sont annoncées : résistance mécanique principalement, mais aussi rétention
d'eau, conductivité thermique… limitation des sels solubles (liée au risque d'efflores-
cences).
C'est en particulier le cas des mortiers pour joints minces qui sont spécialement adaptés
(formulés) aux caractéristiques des éléments de maçonnerie (précision dimensionnelle
de l'élément, nature du matériau constitutif) et à l'outillage prévu pour l'exécution des
joints (pelles crantées, rouleaux) à l'épaisseur convenable.

Attention !
La compatibilité entre les trois composants (éléments, mortiers et outillage) de
ces systèmes spéciaux de maçonnerie fait l'objet d'évaluation dans le cadre
d'Avis Technique particulier (soit sur le mortier de joint, soit sur le système
complet) ou de DTA (document technique d'application) auquel il faut en
conséquence se référer.

C'est également celui des mortiers, colorés ou non, préparés pour le montage de
maçonneries apparentes pour lesquelles le risque d'efflorescences est à surveiller tout
particulièrement.
C'est enfin le cas des mortiers « isolants » parfois proposés en association avec des
éléments de maçonnerie eux-mêmes « isolants ». Ces mortiers font l'objet d'Avis
Techniques ou de DTA.
Pour le cas particulier des pierres tendres, en fonction des habitudes locales, il peut
être utilisé la pose à joints épais de plâtre coulé (méthode dite au godet) après obtura-
tion des contours des lits et des joints.

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Les mortiers d'enduits


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NF DTU 26.1 et NF DTU 20.1 CGM, tableau 12 art. 4.6

L'exécution de cette partie d'ouvrage n'est pas systématiquement dévolue au maçon.


Il existe cependant un lien évident entre les travaux respectifs du maçon et de l'enduiseur :
– c'est notamment le cas du choix du réglage de la maçonnerie lors du montage au nu
extérieur, par exemple, qui conditionne directement la planéité du parement qui
servira de support à l'enduit : ce point est particulièrement important en cas d'emploi
d'enduit monocouche, ce qui représente désormais une large majorité des surfaces
enduites chaque année ;
– un autre volet conditionne le bon comportement global du mur lui-même : le choix
de l'enduit au regard de la compatibilité de l'enduit et de son support.

Enduits Enduits
Type de multicouches monocouches
Résistance (Rt)
maçonnerie
à l'arrachement
à enduire Classe de résistance Catégorie de l'enduit
du support
(exemples) de l'enduit (selon (selon
NF EN 998.1) NF EN 998.1)
Rt3
Eléments de
résistance à
l'arrachement élevée Rt>0,8 MPa CS IV, CS III, OC 3, OC 2
CS II ou CS I ou OC 1
(Blocs de béton
de granulats
courants, briques)

Rt2
Eléments de résistance
à l'arrachement 0,6 MPa
moyenne CS III, CS II ou CS I OC 2 ou OC 1
<Rt<0,8 MPa
(Briques, blocs de
béton de granulats
légers)

Rt1
Eléments de
résistance à 0,4 MPa
CS II ou CS I OC 1
l'arrachement réduite <Rt<0,6 MPa
(Blocs de béton
cellulaire autoclavé)

Le support est caractérisé par sa résistance cohésive à l'arrachement mesurée par un essai
de traction directe (modalités définies par la norme NF EN 1015.12 répertoriée dans
la norme NF EN 998.1 relative aux mortiers d'enduit) : la référence à ces classes de
résistance est reprise dans les compléments nationaux aux normes NF EN relatives aux
éléments de maçonnerie support.
Les classes correspondantes d'enduit compatible avec chacune des classes de support sont
définies par référence aux classes CS (pour les enduits multicouches) ou OC (pour les
enduits monocouches) respectivement définies dans la norme NF EN 998.1.
Pour les enduits multicouches réalisés sur le chantier, la norme NF DTU 26.1 prescrit
la composition des mortiers constitutifs pour chacun des supports considérés.
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Mise en œuvre des murs


extérieurs et intérieurs

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Réalisation
NF DTU 20.1 (NF P10-202) CCT, partie 1-1

Opérations préalables
Exécution des terrassements et fouilles destinés à l'implantation
des fondations des murs
Traçage et vérification de l'implantation des ouvrages correspondants.

+ Observation
En l'absence d'un DTU spécifique aux terrassements, les documents particuliers du marché
(DPM) en définissent les conditions de réalisation.

Exécution des travaux de fondation


Voir le Guide pratique « Fondations » des maisons individuelles et bâtiments assimilés,
conception, dimensionnement et réalisation, en application des DTU 13.12, 13.3 et
20.1.
Ces travaux consistent le plus souvent à réaliser, sur un béton de propreté disposé en
fond de fouille, une semelle de fondation en béton armé sur laquelle prend appui un
mur de soubassement partiellement enterré.
Ce mur est soit en béton armé, soit en maçonnerie. En périphérie de sous-sol, pour
protéger un local des entrées d'eau, on peut être conduit à associer à cette maçonnerie
un dispositif de drainage et un système de protection contre la pénétration de l'eau,
appliqué côté extérieur.

+ Observation
On trouvera au chapitre « Ouvrages associés » des précisions sur les dispositions
correspondantes.

Les murs de soubassement servent d'appui au plancher du rez-de-chaussée autour


duquel on réalise un chaînage périphérique associé, le cas échéant, à un chaînage
transversal sur refend porteur (voir paragraphe « Exécution des points singuliers »
pour la réalisation de ces chaînages).

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Organisation du chantier
Cette organisation comporte :
• le stockage des matériaux et produits de la maçonnerie à l'abri des chocs, de l'humi-
dité et des souillures en provenance du sol, de la pluie ;
• la manutention au moyen des engins de chantier habituels (chariots, grues…) ;
• la mise en place des équipements habituels d'accès en hauteur (échafaudages…) ;

Attention !
L'organisation du chantier, à adapter aux dimensions du terrain et de la
construction, doit être conforme aux dispositions du Livre II du Code du
travail concernant l'hygiène, la sécurité et les conditions de travail et au décret
n° 65-48 du 8 janvier 1965 visant leur application aux travaux de construction.

• la mise à disposition des outils spécifiques selon le choix du type de montage des
maçonneries ; par exemple en cas de pose à joints minces et en fonction du couple
élément-mortier de joint choisi :
– pinces de manutention pour mise en place d'éléments lourds de grandes dimensions ;
– scies pour découpage et mise à longueur d'éléments creux et/ou tendres (briques de
terre cuite, blocs de béton cellulaire) ;
– outils pour étalement des mortiers-colles : rouleaux sur éléments de terre cuite ou
blocs en béton, pelles ou peignes crantés sur blocs en béton, en béton cellulaire ou
pierre ;
– planches à raboter le béton cellulaire ;
– etc.

5
1
4
1-Un mélangeur
(avec adaptateur pour 2
perceuse avec variateur)
2-Des truelles crantées
adaptées à la largeur
des blocs à poser
3-Une planche à poncer
4-Un maillet en caoutchouc
5-Une scie égoïne au carbure 6
6-Une rainureuse à main

Outillage spécifique pour montage de maçonnerie en BCA

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+ Observation
Lorsqu'une technique de montage à joint mince associant un élément et un mortier définis
fait l'objet d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application, ce document
précise l'outillage particulier permettant la mise en œuvre du mortier dans l'épaisseur de joint
voulue ; pour le BCA, la pelle crantée est définie en annexe F à la norme NF DTU 20.1,
partie 1-2 CGM.

Dispositions générales
On distingue deux types de montage : le hourdage à joints épais et le montage à
joints minces. Dans les deux cas, l'arase de départ, exécutée au mortier, permet de
rattraper les inégalités de surface de l'ouvrage supportant le mur et de constituer une
surface d'appui plane et horizontale pour les éléments du premier rang posé.
Un hydrofuge est incorporé lorsque la fonction de coupure de capillarité est assurée
par cette arase.
Outils spécifiques : règle métallique, laser ou lunette, niveau à eau, platines de réglage.
La pose des éléments s'effectue sur le mortier frais dans le cas de hourdage à joints
épais et sur le mortier durci dans le cas de montage à joints minces (avec interposition
d'un premier joint mince).
Par temps sec ou chaud et/ou venté, les éléments sont préalablement humidifiés en
adaptant l'intensité d'humidification à l'intensité d'absorption d'eau de l'élément.

+ Observation
L'emploi d'un mortier industriel présentant une rétention d'eau élevée grâce à la présence d'un
adjuvant « rétenteur d'eau » permet de réduire l'humidification préalable.

La pose des rangs suivants s'effectue à joints verticaux croisés, le décalage en partie
courante étant compris entre le tiers et la moitié de la longueur de l'élément.
Le départ s'effectue à partir d'un angle ou d'une baie (porte-fenêtre de préférence).
Le mortier de joint, adapté au type d'élément à assembler et au type de joint choisi
(épais ou mince) est appliqué à la truelle en cas de joint épais et avec l'outil préconisé
par le fabricant des éléments ou du mortier en cas de joint mince.

Attention !
Dans tous les cas, il est important de ne pas mettre en œuvre un mortier ayant
commencé à durcir (dont la « durée pratique d'utilisation », DPU, a été dépas-
sée). De même, on ne dépassera pas le « temps ouvert », c'est-à-dire le temps
pendant lequel le mortier étalé garde ses qualités d'origine, ni le « temps
d'ajustage » des éléments une fois posés (ces délais sont plus courts dans le cas
de mortier pour joints minces et par temps chaud et ensoleillé ou venté).

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Un essai simple permet de s'assurer que le « temps ouvert » du mortier n'est pas
dépassé. Il consiste à lever un élément quelques secondes après sa pose et à vérifier
que le mortier a bien adhéré sur au moins 90 % de la surface de contact avec le sup-
port sous-jacent.
L'épaisseur usuelle des joints horizontaux épais est de 10 à 15 mm.
Sont classés comme « joints minces » dans la norme NF EN 998-2 des joints d'épais-
seur moyenne inférieure à 6 mm réalisés à partir d'un « mortier pour joints minces »
(mortier T) ou « mortier-colle » conçu à cet effet. En pratique, la fourchette d'épais-
seurs à respecter (entre 1 et 3 mm pour la plus étroite) est déterminée par l'évalua-
tion de la compatibilité entre la précision dimensionnelle de l'élément à poser, les
caractéristiques du mortier-colle et le fonctionnement de l'outil spécifique de pose
préconisé.

+ Observation
L'épaisseur de joint ne doit en aucun cas être inférieure au double du diamètre du
granulat le plus gros du mortier de pose.

Les joints verticaux peuvent être remplis ou non :


– dans le premier cas, les joints sont réalisés par remplissage des évidements, le cas
échéant constitués à cet effet par juxtaposition des faces d'about des éléments ; les
joints horizontaux et verticaux doivent alors être exécutés de façon à ce qu'il n'existe
pas de discontinuité entre le mortier des joints horizontaux et verticaux ;
– dans le deuxième cas, les éléments sont posés jointifs, l'ajustement en longueur de
chaque rang étant effectué en remplissant quelques joints verticaux (à l'extrémité
du mur ou vers son centre).

Attention !
Dans le cas de trumeaux étroits (< 1,20 m), les joints verticaux doivent être
remplis.
La norme NF P06-014 « Construction parasismique des maisons individuelles
et des bâtiments assimilés - Règles PS-MI 89 révisées 92 » impose le remplissage
des joints verticaux en zone sismique.

En cas de joints horizontaux partiels (montage dit « à rupture de joint ») associés


généralement à des éléments spéciaux, le mortier doit être réparti sur l'épaisseur du
mur, symétriquement de part et d'autre de son axe médian.

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Ajustage des dimensions du mur
En longueur
L'ajustage est réalisé par recoupe d'éléments. Avec les blocs de béton et les briques de
terre cuite, on utilisera de préférence les éléments « de coupe » conçus spécialement à
cet effet (voir paragraphes « Blocs de béton » et « Briques de terre cuite à alvéoles »)
qui facilitent le décalage des joints verticaux d'un rang sur l'autre.
Le sciage au moyen de scies adaptées au matériau des éléments est la méthode la plus
précise.
En hauteur
Avec les blocs de béton et les briques de terre cuite, l'ouvrage est conçu de préférence
avec des hauteurs de murs et d'ouvertures correspondant à un nombre entier de rangs.
Cette conception est facilitée par l'existence de hauteurs nominales différentes dans un
même type d'élément. De plus, dans le cas des briques de terre cuite, l'existence d'élé-
ments accessoires « d'arase » facilite l'ajustage en hauteur sans découpe.
À défaut d'un nombre entier de rangs, l'intervalle entre le dernier rang posé et l'assise
du plancher du niveau supérieur, aussi faible que possible (pas plus de 5 cm avec les
blocs en béton) est à combler ; dans le cas de mur porteur cela est réalisé par hourdage
d'éléments complémentaires de résistance à la compression au moins équivalente à celle
des éléments courants : briques de terre cuite pleines ou à perforations verticales HD,
éléments pleins en béton ou béton coulé sur place.

+ Observation
Que le mur soit porteur ou non, il y a grand intérêt à éviter de combler l'intervalle entre mur et
plancher par des éléments à faible isolation thermique qui accroissent les déperditions thermiques
de la liaison avec le plancher.

Dans le cas des murs en béton cellulaire, l'ajustage en hauteur s'effectue par montage
d'éléments de base sciés à la hauteur requise, l'emploi de matériaux durs étant exclu.

Particularités des murs en briques apparentes HD


(Exemple d'un mur de type IIa en briques 6 x 11 x 22 cm avec doublage isolant).
Le décalage minimal des joints verticaux peut être réduit du tiers au quart de la
longueur des éléments de petit format.
Les briques sont posées « en panneresses et boutisses », c'est-à-dire en disposant le
grand axe de la brique alternativement dans le plan du mur et dans le plan perpendi-
culaire pour éviter la continuité verticale des joints.
La pose s'effectue à bain refluant de mortier en remplissant bien les surfaces
de contact sans les regarnir après coup et en assurant la continuité des remplissages
verticaux avec les horizontaux.

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22 (mini)

Jointoiement
après coup Isolant non
hydrophile

Plaque de
parement

Plancher

Mur de type IIa en briques 6 x 11 x 22 cm avec doublage isolant

Exemples d'appareillage de briques apparentes HD

Le jointoiement (finition des joints sur la face apparente) est exécuté soit « en mon-
tant » (en refoulant avec un fer le mortier de pose avant qu'il ait fait sa prise), soit
« après coup » (rejointoiement) en laissant au montage les joints dégarnis côté
extérieur sur 10 à 15 mm de profondeur pour les regarnir « au fer » avec un mortier
de jointoiement dès que le mortier de pose a suffisamment durci.

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Exemples de joints conseillés
a) Refoulés
en montant

b) Rejointoyés

Joints déconseillés

tous joints saillants

+ Observation
On trouvera dans la norme NF DTU 20.1 les dispositions propres à d'autres types de murs en
maçonnerie beaucoup moins utilisés : murs composites en maçonnerie apparente de pierres, briques
pleines HD ou blocs en béton associés à un béton banché, murs doubles, etc.).

Stabilité en cours de montage


Les murs en cours de montage risquent d'être renversés par le vent. Leur stabilité doit
donc être assurée au moyen de précautions de montage (éviter les interruptions sui-
vant un plan vertical continu, ne pas arrêter la pose en laissant du mortier étalé à
l'avance…) et de dispositifs d'étayage provisoire (jambes de force reliées au plancher
d'assise par exemple).

+ Observation
Voir en particulier le cas des pointes de pignon traité au paragraphe « Pointes de pignon ».

Protection contre les intempéries


Par temps sec ou chaud et/ou venté, on doit protéger le mortier de joint d'une
dessiccation prématurée, par exemple par des arrosages légers et fréquents ou par
l'utilisation de paillassons ou de bâches maintenus humides.

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Lors de fortes pluies ou neiges, on doit protéger les parties de mur récemment mon-
tées, par exemple en mettant en place des bâches ou des auvents. Les maçonneries
apparentes doivent de plus être protégées contre les salissures en cours de montage et
de rejointoiement, indépendamment des intempéries (par exemple au moyen de films
en matière plastique).

Attention !
Le délavage par une forte pluie du mortier de montage encore frais ou du béton
non durci d’un plancher en appui sur le mur risque d’engendrer d’importantes
efflorescences sur les maçonneries apparentes.

Exécution des points singuliers

Chaînages horizontaux et jonctions avec les planchers


Principe et section des chaînages
La norme NF DTU 20.1, partie 4 REG, chapitre 2.1 définit ainsi les chaînages
horizontaux :
« Les murs en maçonnerie porteuse et en maçonnerie de remplissage sont ceinturés à
chaque étage, au niveau des planchers ainsi qu'en couronnement, par un chaînage
horizontal en béton armé, continu, fermé ; ce chaînage ceinture les façades et les relie
au droit de chaque refend ».
La section minimale des armatures de chaînage est définie en pourcentage de la sec-
tion de béton pondéré en fonction de la limite d'élasticité garantie de l'acier avec
prescription de valeurs limites.
En pratique, ce sont ces limites, soit trois aciers ø 8 de type Fe E 500 ou deux aciers
ø 10 de type Fe E 400, qui sont le plus souvent appliquées.
La section de béton du chaînage doit être aussi faible que possible tout en assurant un
enrobage efficace des aciers.

+ Observation
Les variations dimensionnelles d'un béton de chaînage de forte section risqueraient d'être
néfastes au bon comportement de la maçonnerie. En pratique, la section de béton est limitée en
façade par la nécessité fréquente d'un habillage isolant des rives de plancher qui réduit la
section disponible.
Les aciers des chaînages horizontaux et verticaux fonctionnent essentiellement comme
des « tirants » s'opposant à des efforts de traction. Le rôle du béton dont ils sont enrobés est
d'assurer leur protection contre la corrosion et le scellement des longueurs de barres successives en
recouvrement pour réaliser la continuité et la fermeture de la « chaîne ». La section minimale
de béton permettant d'assurer ce rôle et une mise en place correcte du béton est donc nettement
inférieure à celle qui serait exigée d'une ossature résistante en béton armé, avec laquelle un
chaînage ne doit pas être confondu.

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Jonction avec le plancher de rez-de-chaussée
Les murs en maçonnerie doivent être protégés des remontées d'eau du sol.
En général on dispose à au moins 15 cm au-dessus du sol fini une coupure de capilla-
rité dans l'épaisseur du mur. Cette coupure est constituée :
– soit par une bande (feuille bitumineuse ou feuille plastique) intercalée entre deux
couches de mortier et dont les segments sont en recouvrement minimal de 20 cm à
leurs extrémités ;
– soit par une chape en mortier de ciment à fort dosage en ciment (500 à 600 kg par
m3 de sable sec) et généralement additionné d'un hydrofuge.

Maçonnerie
d'éléments

Habillage Chaînage en
béton armé

Plancher du
15 cm

Maçonnerie rez-de-chaussée
d'éléments en
soubassement
Coupure de
capillarité

Position de la coupure de capillarité

Maçonnerie
d'éléments
en élévation

Chaînage en
béton armé
5 cm

Plancher du
Maçonnerie rez-de-chaussée
d'éléments en
soubassement

Chaînage en béton constituant coupure de capillarité

+ Observation
L'existence, sur toute l'épaisseur du mur de soubassement, d'un chaînage en béton armé laissé à l'air
libre ou revêtu d'un enduit protégé par un débord de la maçonnerie ou d'un enduit filant sur la
maçonnerie mais non capillaire et situé au minimum à 5 cm au-dessus du sol fini permet de se dis-
penser de coupure de capillarité rapportée.

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Un débord du mur par rapport à l'ouvrage sous-jacent est possible dans le cas des
briques de terre cuite. Il ne doit pas dépasser :
– 2,5 cm pour les murs porteurs en briques LD ou HD à alvéoles horizontales et
pour des constructions limitées à R + 1, le nombre de parois verticales de la brique
au droit de l'ouvrage sous-jacent devant rester au moins égal à 4 ;
– 2,5 cm pour les murs en briques LD ou HD à alvéoles verticales d'épaisseur
inférieure à 30 cm et 5 cm dans le cas d'épaisseur supérieure.

2,5 cm ou
(5 cm si e > 30 cm)

Débord

Attention !
La stabilité du mur en débord doit être vérifiée en ne considérant, dans le calcul
des contraintes appliquées à la brique (paragraphe « Contraintes sous charges
verticales »), que la partie en appui sur l'ouvrage sous-jacent.

Habillage de la rive de plancher


Il est motivé par deux raisons :
– procurer à l'enduit de revêtement extérieur du mur un support en matériau
homogène permettant d'éviter la manifestation d'un « spectre » du plancher à
travers l'enduit et l'apparition de fissures aux jonctions entre matériaux de supports
différents ;
– limiter les déperditions thermiques par la rive de plancher.
À cet effet, on utilise comme coffrage extérieur du béton de chaînage un élément
mince appelé « planelle » ou « about », éventuellement complété par un isolant
spécifique.
L'épaisseur de ces éléments est conditionnée par la place disponible qui dépend elle-
même du matériau et de l'épaisseur du mur de soubassement (souvent inférieure
à celle du mur de rez-de-chaussée).
On donne ci-après, au paragraphe « Appui du plancher », les éléments permettant de
déterminer cette épaisseur.
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Jonction avec un plancher intermédiaire
Appui du plancher
La largeur minimale d'appui d'un plancher sur un mur de façade porteur en maçon-
nerie est égale aux deux tiers de l'épaisseur brute du mur (c'est-à-dire enduits non
compris).
Une largeur plus importante (mais inférieure à la hauteur du plancher) peut être
imposée par l'exigence de limiter la contrainte maximale sous le bord d'appui du
plancher (voir paragraphe « Contrainte sous charges verticales »).

+ Observation
Lorsque les planchers comportent des éléments préfabriqués en béton, cette largeur d'appui inclut
la largeur du chaînage coulé sur place. Cette largeur s'ajoute ainsi à l'appui minimal habituel de
5 cm pour les poutrelles préfabriquées et de 7 cm pour les dalles de plancher en béton cellulaire armé.

Habillage extérieur du chaînage


Afin d'assurer l'homogénéité du support de l'enduit extérieur, on habille la rive de
plancher en façade par un élément de maçonnerie de même nature (même matériau,
même organisation interne) dénommé « planelle » ou about, disposé en coffrage de
chaînage.

Bloc creux
en béton de
granulats
courants

Planelle
creuse en
béton

Armature

Enduit

Exemple d'habillage extérieur de chaînage sans isolant

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Pour réduire les déperditions thermiques par cette rive de plancher, on interpose
généralement entre planelle et chaînage un isolant thermique (polystyrène expansé
ou mousse de polyuréthanne par exemple).

Brique LD à
perforations
verticales

Enduit

Isolant
polystyrène
de 2,5 cm

Brique LD
d'about de
7 cm

Armature

37,5 cm

Exemple d'habillage extérieur de chaînage avec isolant

+ Observations
• En règle générale et sauf pour les murs épais, compte tenu de la largeur minimale d'appui
du plancher, l'épaisseur de l'habillage (planelle plus isolant) ne peut pas dépasser le tiers
de l'épaisseur brute du mur.
• Les planelles en briques doivent satisfaire aux mêmes exigences de durabilité au gel que
les briques de la maçonnerie courante. De plus, lorsqu'elles sont associées à un isolant sur
leur face interne, leur épaisseur ne doit pas être inférieure à 7 cm (même exigence dans le
cas des planelles en béton cellulaire). Ce mode de traitement du pont thermique de rive de
plancher n'est donc possible qu'avec des murs épais ; avec des murs minces un traitement
efficace des ponts thermiques n'est obtenu que par l'isolation par l'extérieur ou l'emploi de
rupteurs thermiques.

Traitement des fissures sous appui de plancher


La flexion des planchers sous charges engendre une rotation de l'extrémité en appui
sur la maçonnerie porteuse. Cette rotation engendre elle-même une fissure horizon-
tale sous l'appui ou dans le premier joint horizontal sous la dernière rangée d'élé-
ments. Pour empêcher les infiltrations d'eau par cette fissure du support, on doit
renforcer l'enduit par des armatures métalliques ou en fibre de verre débordant de
15 cm au-dessus du plancher et de 15 cm au-dessous du premier joint de la maçon-
nerie sous-jacente. On peut aussi localiser cette fissure sous un débord ou derrière un
profilé de rejet d'eau en matériau non corrodable dans la masse (inox ou aluminium,
par exemple) afin d'éviter l'accès de l'eau de pluie à la fissure.

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> 0,15 m

Grillage
Plancher

Enduit

Maçonnerie

> 0,15 m

Disposition de l'armature de renfort d'enduit en rive de plancher

Enduit Doublage
isolant

Bloc béton
creux Plancher
épaisseur
> 5 cm dit
« planelle »

Bande de
désolidarisation
Profilé
spécial
saillant

Exemple de profilé de rejet d'eau associé à une bande de désolidarisation

+ Observations
• Dans tous les cas, et notamment dans le cas de maçonneries apparentes (où le renfort
d'enduit n'est évidemment pas applicable), il y a intérêt à limiter la flèche des planchers
par un dimensionnement adapté et une durée d'étaiement prolongée.
• On trouvera dans la norme NF DTU 20.1 (CCT, partie 1-1), la description d'autres
jonctions avec dispositif de désolidarisation entre plancher et maçonnerie (non admis en
zone sismique).

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Jonction avec la charpente
Lorsque le plancher du dernier niveau est en béton, son appui doit satisfaire aux
mêmes prescriptions qu'un plancher intermédiaire. Généralement, la charpente
prend alors appui sur le chaînage et sur la rive de plancher et est fixée sur cette structure.
Lorsque le plancher est à base de solives en bois ou en acier, celles-ci doivent être
fixées dans le chaînage horizontal, par exemple par l'intermédiaire de lisses en bois
et/ou de sabots en acier (voir norme NF EN 845-1).

+ Observation
Il est rappelé que ce plancher doit être organisé en paroi de raidissement horizontal
(contreventement).

Dans la solution courante d'une charpente du type « à fermettes », celles-ci doivent


être fixées au chaînage de couronnement du mur sur lequel elles prennent appui, soit
directement, soit par l'intermédiaire d'une lisse en bois ancrée dans le béton du chaînage.
La jonction avec une charpente « en pannes » est traitée au paragraphe « Pointes de
pignon ».

Charpente
en fermettes

Isolation
thermique
Acier
Plafond
suspendu

Lisse en Grillage
bois fixée
sur le
chaînage Isolant
Enduit
Carreau
en béton
cellulaire Maçonnerie de
autoclavé blocs de béton
cellulaire
autoclavé

Exemple de jonction d'un mur avec la charpente

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Angles et chaînages verticaux
Principe et section des chaînages
Les chaînages verticaux ont un double rôle : en continuité avec les chaînages horizon-
taux ils renforcent la cohésion des pans de maçonnerie qu'ils ceinturent et ils s'oppo-
sent au soulèvement dans les angles des dalles de plancher en béton armé par retrait
différentiel de séchage. C'est pourquoi ils n’étaient auparavant, hors zone sysmique,
obligatoires que dans le dernier étage sous plancher en béton (plancher en dalle pleine
coulée sur place, plancher à poutrelles et entrevous avec table de compression coulée
sur place). Ils sont disposés au moins dans les angles saillants et rentrants ainsi que de
part et d'autre des joints de fractionnement du bâtiment ; régnant sur toute la hau-
teur du bâtiment, ils doivent systématiquement être ancrés dans les fondations.
Un recouvrement de leurs extrémités haute et basse avec les aciers de chaînage hori-
zontaux assure la continuité indispensable.

Déformation
« en coupelle »
d'un plancher
en béton par
retrait différentiel
de séchage

Joint``(diapason Joint de
ou de dilatation) dilatation

+ Observation
En raison du poids rela-
tivement réduit des petites
25 m

18 m 18 m constructions qui consti-


tuent l'objet principal de
IMMEUBLE COLLECTIF ce guide, la pratique
• Chaînages verticaux
courante consistant à
ancrer systématiquement
les chaînages verticaux
Refend dans les fondations qui
8m

porteur
n’était jusqu’ici obliga-
toire qu’en zone sismique
MAISON (voir Guide pratique
INDIVIDUELLE « Fondations ») est par-
faitement justifiée.

8m Exemple d’implantation des chaînages


verticaux (coupe horizontale)

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La section minimale de béton des chaînages verticaux, qui ne constituent que de
simples tirants entre planchers et ne sont pas conçus comme des poteaux d'ossature, est
la plus faible compatible avec une mise en place correcte du béton : carré de 10 cm de
côté ou cercle de 10 cm de diamètre.
La section minimale d'armatures est celle correspondant à deux aciers HA10 de type
Fe E 500.

Mise en œuvre
Pour assurer la continuité entre chaînages horizontaux et verticaux, on dispose, dans
le chaînage bas, des aciers formés en équerre dont la branche verticale émerge de
cinquante fois leur diamètre pour venir en recouvrement des armatures du chaînage
vertical.

Attention !
Il est important d'appliquer les dispositions prévues par les règles de sécurité
pour éviter que les maçons soient blessés par ces aciers émergeant de l'assise des
murs : courbure des extrémités ou mise en place de bouchons en matière plas-
tique par exemple.

Lorsqu'on utilise des éléments d'angle pour assurer le coffrage du chaînage, ce qui est
vivement recommandé, on coiffe les aciers en attente par leur alvéole en alternant le sens
de l'élément d'un rang sur l'autre (« voir Jonctions avec les refends, page 58 »).
Le bétonnage du chaînage s'effectue généralement sur la hauteur d'étage, en même temps
que celui du chaînage horizontal après introduction des armatures verticales et des
armatures de continuité avec le plancher et avec l'étage supérieur éventuel.
On humidifie préalablement les alvéoles comme pour le hourdage des éléments courants.

Attention !
S'agissant du bétonnage de sections étroites, il est important qu'au cours des
phases précédentes, des bouchons les aient protégées contre l'introduction de
tout déchet ou gravois résultant de l'activité du chantier.

Jonctions avec les baies


Jonction entre allège et trumeau porteur
Elle est réalisée par recouvrement des éléments comme en partie courante (« harpage »)
lorsque les matériaux sont de même nature (disposition habituelle dans les construc-
tions constituant l'objet principal du présent guide).

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Elle peut être renforcée contre la tendance à fissurer par la mise en place d'armatures
dans les joints horizontaux. C'est en particulier le cas avec la maçonnerie de blocs de
béton cellulaire. On dispose alors dans une gorge de 5 x 5 cm une barre HA Ø 8 en
Fe E 500 ou Ø 12 en Fe E 235 ancrée de 50 diamètres (50 Ø ) à partir de la verticale
de chacun des jambages de la baie. En alternative, on dispose dans l'épaisseur
des joints des armatures plates spéciales (épaisseur au plus égale à la moitié de l'épais-
seur du joint de montage), protégées contre la corrosion et ancrées de 50 cm à chaque
extrémité.

Ø 8 HA

0,50 m Largeur de 0,50 m


la baie

Armature de renfort à la jonction allège - trumeau porteur

Largeur des trumeaux porteurs et retours d'angles


La largeur des trumeaux porteurs et des retours d'angles doit être d'au moins 80 cm et
d'au moins deux fois la longueur de l'élément courant constitutif.
Lorsque l'élément courant a une longueur supérieure à 60 cm (cas de certains blocs en béton
cellulaire), la largeur minimale des trumeaux est de 1,5 fois la longueur de l'élément.

Linteau
porteur

Blocs

Trumeau porteur
L mini 80 cm ou
1,5 bloc
Trumeau (si l > 60 cm)
porteur

Largeur minimale d’un trumeau porteur

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+ Observations
• Il est rappelé que dans les trumeaux de largeur inférieure ou égale à 1,20 m,
les joints verticaux doivent être remplis.
• Des trumeaux de largeur inférieure à 0,80 m peuvent être réalisés en béton armé en
utilisant comme coffrage la maçonnerie d'éléments.

Les tableaux (ou jambages) de baies


Ils sont réalisés de préférence avec des éléments spéciaux présentant une face d'about
plane et, le cas échéant, une feuillure (5 x 5 cm minimum) destinée à recevoir la menui-
serie dans le mode de pose dit « en feuillure ».
Le dressage des tableaux et la découpe de feuillures par sciage ne sont relativement aisés
qu'avec le béton cellulaire.

Tableau d'ouverture
avec brique - Feuillure

Ajustage des tableaux


de baie par sciage
des blocs en béton
cellulaire qui
dépassent des règles

Attention !
Dans le cas de construction en zone sismique, les tableaux doivent être organi-
sés pour recevoir un chaînage vertical de section spéciale.

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Les linteaux
Ils sont réalisés en béton armé coulé sur place ou préfabriqués.
La longueur d'appui sur la maçonnerie est déterminée par application de la norme
NF DTU 20.1 REG pour que la contrainte maximale sous le bord d'appui reste infé-
rieure à la contrainte admissible (voir paragraphe « Contrainte sous charges verticales »).
Elle est d'au moins 20 cm.
Les linteaux sont souvent coulés dans des éléments spéciaux formant coffrage.
Dans le cas du béton cellulaire, les fabricants proposent des linteaux en béton cellulaire
armé qui permettent d'obtenir une homogénéité complète du mur.

Éléments de coffrage de linteau

> 20 cm

Linteau
en béton
cellulaire

Appuis de linteaux en béton cellulaire autoclavé

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Dans le cas des murs en briques, les fabricants proposent des « prélinteaux » constitués
d'armatures enrobées de béton dans des coffrages en terre cuite destinés à être surmon-
tés par des briques pleines HD.
4

10

About

Isolant Poutrelle

Enduit
extérieur

Prélinteau
type ST

Prélinteau
avec feuillure

Les appuis de baie


Destinés à servir d'appui en partie basse des menuiseries et à protéger des pénétrations
d'eau la maçonnerie en allège et en pied de jambage, les appuis de baie doivent présen-
ter un profil en pente vers l'extérieur et comporter, côté intérieur, un rejingot faisant
partie intégrante de l'appui et non rapporté après coup. Les prescriptions à satisfaire
sont décrites dans la figure ci-après et le tableau correspondant. Côté extérieur, le
débord du larmier par rapport à la surface finie de la façade doit être d'au moins 3 cm.
l

> 1,5 cm l = largeur


h = hauteur du rejingot
± = angle de pente de l'appui
a
> 1,5 cm

Les dimensions réelles pour l, h et tg doivent être supérieures aux valeurs


données dans le tableau ci-après. a
Prescriptions à satisfaire par les appuis de baie

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Rejingot
Appui
(cotes en mm) Largeur Hauteur Pente min.
min. (l) min. (h) (tg a)
Coulé sur place avant pose de la menuiserie 40 25 0,10
Préfabriqué en béton mis en place avant 25 0,08
30
pose de la menuiserie 20 0,10
Coulé sur place après pose de la menuiserie 40 40 0,10
Le plan supérieur du rejingot peut présenter une légère pente qui doit alors se
présenter vers l'extérieur.

Rejingot
latéral

> 3 cm

Rejingot latéral et débord par support à la façade

Attention !
• La présence d'un rejingot latéral et d'un larmier limite efficacement les coulures
et salissures résultant du ruissellement des eaux de pluie sur les tableaux et
l'appui de baie.
• En cas d'absence de rejingot latéral en continuité avec la surface du jambage de
baie et dans une façade exposée aux vents de pluie, il convient d'interposer un
joint de mastic entre l'enduit et la surface de l'appui.
• Enfin dans tous les cas, afin d'éviter les salissures « en moustaches », un débord
de l'appui côté extérieur au-delà des jambages, de part et d'autre de la baie, est
indispensable (voir paragraphe « Appuis de baie préfabriqués »).

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Côté intérieur, la face supérieure du rejingot doit filer sur toute la largeur de la baie, y
compris dans la feuillure s'il en existe une ou, en l'absence de feuillure, dépasser d'au
moins 4 cm le tableau de part et d'autre de la baie.

Joint de
mastic

Mastic au raccordement entre appui et jambage

Position du rejingot par rapport au jambage

A B

C D

E F

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+ Observation
Ces dispositions sont nécessaires pour assurer la continuité du calfeutrement étanche entre
le mur et la menuiserie.

Les appuis de baie peuvent être coulés sur place, en béton ou en mortier, ou préfabri-
qués. Lorsqu'ils sont préfabriqués, ils peuvent aussi être réalisés en pierre ou en terre
cuite, mais le plus souvent ces matériaux ne constituent qu'un habillage d'appuis en
béton, les prescriptions géométriques s'appliquant alors à l'ensemble fini.
Pour empêcher des fissures de retrait, qui compromettraient l'étanchéité des appuis de
baie en béton armé, la norme NF DTU 20.1, partie 4 REG préconise un pourcentage
minimal d'armatures longitudinales de 0,25 % dans les éléments les plus longs (plus de
2 m). Quel que soit le pourcentage retenu, les armatures doivent être recouvertes d'au
moins 30 mm de béton sur les faces exposées à l'extérieur (notamment le débord à
larmier) pour prévenir les éclatements du béton qu'entraînerait leur corrosion.

Jonctions avec les refends


Pour la jonction avec les refends, la solution de base consiste à effectuer le montage
simultané des deux murs avec croisement des éléments d'un rang sur l'autre (harpage).
On obtient ainsi une liaison continue entre les deux murs. L'utilisation d'éléments
d'angle pour constituer le harpage permet d'incorporer un chaînage vertical.

Chaînage
vertical

Liaison façade/refend avec chaînage vertical

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Dans le cas de maçonneries faiblement chargées, comme celles qui sont principalement
visées dans ce guide, la jonction peut être réalisée par montage séparé de chacun des
murs suivant l'une des deux solutions suivantes :
1. Lorsqu'une liaison mécanique est nécessaire entre les deux murs pour assurer le
contreventement de la construction, elle est obtenue par pénétration partielle du refend
dans le mur de façade : au moins un rang sur trois sur une profondeur d'environ 5 cm
sans atteindre le parement extérieur.
2. Lorsque la jonction ne joue aucun rôle dans le contreventement, elle est réalisée par
simple juxtaposition des murs avec calfeutrement du joint par du mortier ou des maté-
riaux souples. Des attaches métalliques (au moins trois sur la hauteur) peuvent être
interposées pour participer à la stabilité transversale de l'un ou des deux murs.

Pénétrations sur
environ 5 cm
(une assise sur
trois) réparties
sur la hauteur

Bourrage à l'aide
Mastic de fibre minérale
haute densité

+ Observation
Dans le cas de refend séparatif de logements, la jonction ne doit pas affaiblir l'isolation acoustique
et le degré coupe-feu que doit assurer le refend.

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Pointes de pignon
Du fait de leur position en couronnement de mur, les pointes de pignon en maçonnerie
devraient normalement comporter, sur leurs rives inclinées, un chaînage en continuité
avec les chaînages verticaux et horizontaux du niveau sous-jacent (paragraphe
Principe et section des chaînages). Toutefois, il est admis de ne pas mettre en place ce
chaînage lorsque la pente du rampant est inférieure à 30°, la hauteur ne dépassant pas
1,50 m, et que la pointe du pignon ne porte pas la toiture.
La section des aciers doit être identique à celle des chaînages verticaux.

Attention !
En cas de construction en zone sismique, le chaînage est obligatoire et la
section des aciers doit être la moitié de celle prévue pour le chaînage horizontal
dans les règles de construction parasismique.

Pour la section de béton, on a le choix entre :


– le chaînage classique de plancher comportant une planelle de coffrage côté
extérieur. Ce type de chaînage convient lorsque la pointe de pignon porte la toiture ;

Chaînage Isolant
béton armé thermique

Planelle

Dalle de
toiture
isolante et Pignon
autoporteuse en blocs

Pignon et toiture en béton cellulaire, chaînage classique incliné

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– le chaînage plat, réalisable lorsque la pointe de pignon ne porte pas la toiture et qui
peut être alors habillé du côté extérieur par un rabat de la couverture ou une planche
de rive.

Planche
de rive
Liteaux

Blocs Chaînage
Fermettes plat incliné

Chaînage plat incliné

Dans tous les cas il faut découper les éléments de rive à la pente voulue, soit au moyen
d'une scie à disque ou à lame après montage de l'ensemble des rangs, soit par découpe
des éléments avant leur montage en visant à limiter la section de dressement du
rampant.

Découpe de la pointe de pignon à la scie à disque

Dressement du rampant par mortier ou béton

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Lorsque la charpente est constituée de pannes en appui sur le pignon, l'appui doit être
rendu glissant par interposition d'une platine métallique ou d'un contre-plaqué.
L'appui peut être constitué de sabots métalliques fixés par chevilles métalliques à
expansion dans le béton du chaînage affleurant le parement intérieur.
La position des pointes de pignon dans la construction les expose particulièrement à être
renversées par le vent avant la réalisation de la charpente contreventée. La mise en place
d'un dispositif d'étayage provisoire, élément essentiel de la sécurité du chantier, revêt
donc ici une importance particulière.

Pignon
extérieur Chaînage
porteur rampant

Planelle

Panne

Sabot
métallique

Pignon en
blocs

Plaque de base de
fixation du sabot

Panne en appui sur sabot métallique


en pointe de pignon

+ Observation
La stabilité au vent des pointes de pignon en maçonnerie est normalement assurée en phase définitive
par la charpente. Ceci implique la réalisation d'une liaison mécanique entre mur et charpente et la
présence de raidisseurs ou de diagonales appelées pour cela « de contreventement » souvent disposées
dans les plans des versants de la toiture appelés « rampants ».

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Incorporation d'éléments de baie préfabriqués, saignées et
percements

Appuis de baie préfabriqués


Comme indiqué au paragraphe « Les appuis de baie », on peut incorporer à la maçon-
nerie, en cours de montage, des appuis de baie préfabriqués en béton ou en mortier
qui doivent satisfaire aux prescriptions énoncées concernant leurs formes (visant à
écarter les eaux de pluie de la maçonnerie adjacente) et l'enrobage des armatures
(pour les protéger contre la corrosion). De tels appuis peuvent comporter un habillage
en éléments de terre cuite.

+ Observation
On trouvera dans les Avis Techniques ou les Documents Techniques d'Application la
description et la mise en œuvre d'appuis de baie de constitution particulière, notamment en terre
cuite.

Pour assurer la pénétration minimale de 4 cm au-delà des jambages de baie, la mise en


place de l'appui doit être précédée par la découpe d'une encoche dans les éléments à
monter de part et d'autre (hauteur égale à la hauteur de l'appui augmentée de celle des
joints horizontaux de mortier de scellement, largeur égale à la pénétration prévue pour
l'appui augmentée du joint vertical de scellement).
L'appui de baie est posé sur un joint continu de mortier.
En cas de nécessité d'ajustement en hauteur, le mortier peut être coffré avant l'insertion
de l'appui.
Lorsque l'appui comporte des rejingots latéraux, la disposition la plus efficace contre les
pénétrations d'eau de pluie consiste à aligner la « face vue » de ces rejingots avec la
surface des jambages de baie.

+ Observation
La garniture de mastic destinée à renfor-
cer l'imperméabilité de la jonction entre
appui et jambage de baie est normalement
mise en place après l'enduisage du mur
(interposition d'un cordon provisoire entre
enduit et appui).

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Linteaux, prélinteaux et coffres de volet roulant préfabriqués
On peut utiliser un linteau monobloc préfabriqué en béton armé dans le cas de baie
de grande largeur (linteau de porte de garage par exemple). Un élément de ce poids
ne peut pas être manutentionné à bras d'homme.
Dans le cas de mur en éléments de béton cellulaire autoclavé (servant généralement
de support à des dalles armées constituées du même matériau), les linteaux armés
préfabriqués avec le même matériau confèrent au mur une homogénéité de constitu-
tion et d'isolation thermique.

Blocs

Chape armée

Lit de mortier
de ciment

Planelle

Chaînage horizontal
Isolation
complémentaire

Dalles de Revêtement intérieur


plancher
Linteau porteur

Coffre de volet
Grillage en roulant non porteur
fibres de verre

Enduit extérieur

Pose plancher sur linteau en béton cellulaire

+ Observation
La capacité résistante des linteaux armés préfabriqués est justifiée par leurs fabricants. On la
trouve dans la notice d'utilisation du produit.

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Le plus souvent, on incorpore au-dessus des ouvertures courantes des murs en maçonnerie,
des linteaux « composites » (ce qui permet de limiter le poids des pièces à manuten-
tionner) constitués de deux parties superposées : un « prélinteau » en béton incorporant
des armatures destinées à équilibrer des efforts de traction dans la longueur du linteau,
surmonté, au montage par des éléments pleins maçonnés ou du béton coulé sur
chantier pour équilibrer des efforts de compression en partie haute, suivant le même
axe.

Linteau maçonné
Après pose du prélinteau sur lit de mortier, montage
d'une ou deux rangées de blocs pleins au-dessus du
prélinteau

Linteau banché

Après pose du prélinteau sur lit de mortier, mise en place des


coffrages latéraux et des aciers complémentaires éventuels ;
pour des portées courantes inférieures ou égales à 1,40 m, le
linteau banché ne nécessite pas d'aciers complémentaires,
au-delà la réhausse doit être réalisée en incluant 2 aciers
filants dans sa partie inférieure (2HA 8, 2HA 10 ou 2HA 12 sui-
vant les cas), coulage du linteau banché en béton de classe
C20/25b (NF EN 206.1)

+ Observation
Il est rappelé que dans le cas des murs en briques de terre cuite, le prélinteau est généralement
bétonné dans des coffrages en terre cuite, réservant une homogénéité de support pour l'enduit.

La largeur d'appui des linteaux et prélinteaux sur les murs en maçonnerie doit satisfaire
aux mêmes règles que dans le cas des linteaux coulés sur place ; en particulier, la longueur
d'appui minimale est de 20 cm.

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+ Observation
Les coffres de volet roulant étant des éléments « non porteurs », en appui de 8 à 15 cm sur les
jambages des baies, l'appui « efficace » des linteaux et prélinteaux les surmontant est à compter à
partir des extrémités du volet roulant.

L + 70 cm

L + 30 cm

Linteau
porteur Blocs de réhausse
Blocs

Coffre de volet
roulant, non
porteur

Les linteaux monoblocs et les linteaux composites peuvent surmonter des coffres de volet
roulant préfabriqués. Ces coffres sont généralement constitués d'un tunnel destiné à
entourer le rouleau du volet, fermé par une trappe d'accès et comportant à chaque
extrémité une paroi supportant l'axe du rouleau. L'intérieur du coffre est constitué par un
matériau isolant thermique complété, lorsque c'est nécessaire, par un film plastique assu-
rant l'étanchéité à l'air puisque le volume du coffre est nécessairement en communication
avec l'extérieur.

+ Observation
L'hétérogénéité du support à la jonction entre la maçonnerie et la face extérieure du coffre nécessite
un renforcement de l'enduit par un grillage en acier galvanisé ou en fibre de verre, éventuellement
incorporé au coffre.
On trouvera les détails correspondants dans les Avis Techniques ou les Documents Techniques
d'Application visant les coffres.

Encadrements de baies
On peut incorporer dans les maçonneries des encadrements de baie monoblocs en béton.
Ces encadrements peuvent être équipés en usine des menuiseries et des fermetures.
Leur mise en place s'effectue nécessairement à la grue.
Leurs rives verticales comportent généralement un relief destiné à coffrer un mortier
de liaison avec la maçonnerie. Ils peuvent éventuellement incorporer des armatures
prescrites pour la construction en zone sismique.

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On peut également incorporer des encadrements de baie en quatre parties : une allège,
deux jambages et un coffrage de linteau. La manutention en est facilitée.
L'assemblage s'effectue en place par emboîtement et par collage avec un mortier colle.
Un cordon d'étanchéité doit toujours être introduit dans les assemblages.
Dans les deux cas, une garniture de mastic doit être mise en place à la jonction entre
la face extérieure de la maçonnerie et l'encadrement.

+ Observation
On trouvera dans les Avis Techniques ou les Documents Techniques d'Application dont ces éléments
font l'objet leur description et leur mise en œuvre.

Saignées et percements
On doit éviter au maximum les saignées pour passage de canalisations (électricité, plombe-
rie, chauffage) dans les murs en maçonnerie (risque de réduction excessive de leur résistance).
On préférera donc d'autres passages, par exemple dans le vide d'air et/ou l'isolant des
murs avec doublage par contre-cloison ou complexe isolant.
Si l'on doit cependant effectuer des saignées dans des murs en briques de terre cuite, type
« Monomur » ou en béton cellulaire autoclavé, elles doivent être exécutées de préférence
sur maçonnerie brute. L'organisation du tracé ne devrait pas dépasser les limites définies
pour les cloisons en maçonnerie d'au moins 6 cm d'épaisseur en terre cuite et 7 cm
d'épaisseur en béton cellulaire autoclavé (voir chapitre « Cloisons »).
Pour le rebouchage des saignées, il faut utiliser un mortier dont le liant de base est de
même nature que le liant du mortier de montage, additionné de produits améliorant son
adhérence et sa rétention d'eau.
La surface des saignées doit être nettoyée et humidifiée avant rebouchage.
La traversée d'un mur par une canalisation doit être réalisée au travers d'un fourreau scellé
dans le trou de traversée par un mortier du même type que pour le rebouchage des sai-
gnées. L'étanchéité à l'air (et à l'eau dans les pièces humides) doit être assurée, sur les faces
d'émergence de la canalisation, par la mise en place d'une garniture de mastic d'étanchéi-
té entre la canalisation et le fourreau.

Fixation des équipements


Les éléments de maçonnerie courants dont traite le présent guide étant essentielle-
ment des éléments creux (terre cuite ou béton) ou de faible masse volumique (béton
cellulaire autoclavé), la fixation par pistoscellement risquerait de créer dans le support
des ruptures importantes et pas toujours visibles. Elle ne doit donc pas être employée.
Il en est de même pour la fixation par cheville métallique à expansion.
Les scellements ponctuels traditionnels par ancrage au mortier de « pattes » métal-
liques dans des trous découpés ou forés par machine (méthode recommandée par le
DTU 20.1) ne conviennent pratiquement que pour des éléments pleins. On peut
donc réaliser, dans les murs en béton cellulaire, au moyen de perceuses ou de scies
mécaniques, des trous cylindriques ou à section en queue d'aronde (pour améliorer
l'ancrage) pour scellement au mortier (de gonds de volets, par exemple).

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Cependant, pour une large gamme de charges, on peut utiliser des fixations spéciale-
ment adaptées au matériau :
– clous en forme de tronc de pyramide en aluminium ou en acier zingué ;
– chevilles plastiques « à ailettes » permettant, par vissage dans un trou foré,
un ancrage « par verrouillage » de forme ;
– chevilles à expansion en caoutchouc ;
– chevilles « à scellement chimique » convenant particulièrement aux charges
élevées (ampoules de verre contenant séparément une résine et un durcisseur dont
le mélange est déclenché, dans le trou de scellement, par la rupture de l'ampoule
sous la pression rotative de la tige filetée à sceller) ;
– chevilles à scellement par injection, dans un trou préforé, d'un mortier ou d'un
mélange à durcissement rapide.
Les chevilles plastiques en polypropylène ou en polyamide, à expansion par clou ou
par vis de longueur adaptée à une fixation « au travers » de la pièce (cas des menuise-
ries par exemple) sont adaptées à tous les supports.
Dans les éléments creux, elles peuvent être utilisées, pour les charges courantes, par
pénétration au travers d'une ou plusieurs cloisons internes suivant l'importance de la
charge à équilibrer.

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Pour les charges lourdes (ancrage de gonds de volet, par exemple), on peut utiliser
des chevilles à scellement par injection pour corps creux (injection du produit de
scellement dans un tube cylindrique du diamètre du trou et muni de perforations
comme un tamis : en débordant par les mailles du tamis, le produit d'injection
réalise l'ancrage derrière une ou plusieurs cloisons internes).

Attention !
Sur des éléments creux en béton ou en terre cuite, ne pas utiliser de foreuse à
percussion qui risquerait de briser les cloisons intérieures de l'élément.

Quel que soit le type de fixation utilisé, la fixation doit être à 5 cm au moins d'une
arête du support.
Les chevilles métalliques à expansion, exclues des fixations sur les produits creux,
peuvent cependant être mises en place sur les éléments en béton associés : chaînages,
encadrements de baies, etc.

Attention !
Pour la fixation dans les murs d'éléments de structure tels que des poutres ou
des pannes, on doit utiliser des chevilles dites de structure ou de sécurité sur
lesquelles figure obligatoirement le marquage « CE » sur la base d'un
Agrément Technique Européen.

Dans la plupart des cas où une charge lourde est à fixer, on a la possibilité de la répartir
sur plusieurs points de fixation pour limiter les charges ponctuelles.

+ Observations
• Les fabricants de chevilles indiquent généralement la charge maximale admissible et les
distances minimales à respecter.
• Pour la fixation des objets lourds, on trouvera au chapitre « Cloisons » des critères de charge
ment dont l'application aux murs en maçonnerie s'effectue avec sécurité (paragraphe
« Fixations, saignées et encastrements »).

Prescriptions à satisfaire
par les maçonneries brutes
Implantation - Verticalité
La norme NF DTU 20.1 définit ainsi les écarts que l'on peut admettre sur les dimen-
sions de l'ouvrage « mur » ainsi que sur les distances entre les faces de murs voisins :
– les écarts sur la distance « d » entre deux murs ne doivent pas être supérieurs à
2 cm en plus ou en moins ;
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– les écarts sur l'épaisseur « e » d'un mur doivent être inférieurs à 1 cm en plus ou
en moins ;
– les écarts « s » sur la verticalité d'une face de mur doivent être inférieurs à 1,5 cm
sur une hauteur d'étage H.

d + 2 cm
e - 1 cm

d
e

d - 2 cm
e + 1 cm

s < 1,5 cm
Coupe horizontale

Coupe verticale

+ Observation
Ces écarts ne sont pas mesurés par rapport à un repère général de l'ensemble de la
construction.

Planéité et état de surface


La planéité d'ensemble est mesurée à l'aide d'une règle de 2 m.
Les désaffleurements et la planéité locale sont mesurés à l'aide d'un réglet de 0,20 m.
L'aspect de surface est apprécié à l'œil et par dénombrement des éléments affectés de
défauts.
On distingue deux types d'exécution : l'exécution courante et l'exécution soignée, qui
tolère des défauts moindres :
– l'exécution courante est réservée aux parois de locaux utilitaires pour lesquels une
finition soignée n'est pas nécessaire, ou aux parois destinées à recevoir soit une fini-
tion non directement appliquée sur le support, soit des enduits de parement tradi-
tionnels épais ;

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– l'exécution soignée permet de limiter les travaux ultérieurs de revêtements éven-
tuels, en particulier du type enduit monocouche.

20 cm
2m

Réglet de 0,20 m

Régle de 2 m

Les critères et les seuils d'acceptation sont définis dans les tableaux ci-après.

Tolérances d'exécution des maçonneries de briques de terre cuite ou de blocs de


béton à enduire

Planéité Désaffleurement
Type d'ensemble et planéité locale
d'exé- rapportée à la rapportée au Aspect
cution règle de réglet de 0,20 m
2,00 m (en cm)
(en cm)
Joints arasés
Épaufrures ou manque de matières
accidentels ne pouvant être repris
par les travaux normaux d'enduits
traditionnels : réparés
Courante 1,5 1
Après réparation, les défauts loca-
lisés résiduels pouvant être repris
par les travaux normaux d'enduits
traditionnels n'intéressent pas plus
de 10 % des éléments

Mêmes règles mais le % de blocs


Soignée 1 0,7 affectés de défauts localisés
résiduels est ramené à 5

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Tolérances d'exécution des maçonneries de blocs de béton cellulaire

Planéité
Type Désaffleurement
d'ensemble et planéité locale
d'exé- rapportée à la
cution rapportée Aspect
règle de à un réglet de
2,00 m 0,20 m (en cm)
(en cm)

Joints arasés
Épaufrures ou manque de matières
accidentels ne pouvant être repris
par les travaux normaux d'enduits
Pose à traditionnels : réparés
joints 1 0,7
Après réparation, les défauts loca-
épais lisés résiduels pouvant être repris
par les travaux normaux d'enduits
traditionnels n'intéressent pas plus
de 10 % des éléments

Pose à
joints
épais,
exécution
Mêmes règles mais le % de blocs
soignée 0,7 0,5 affectés de défauts localisés
et pose
résiduels est ramené à 5
à joints
minces,
exécution
courante
Pose à
joints Face de réglage : Même règle que ci-dessus, mais
minces, 0,5 0,2 (1) tous les défauts localisés résiduels
exécution Autre face : 0,3 sont réparés
soignée

1. Ce doit être la face intérieure lorsqu'il est prévu l'exécution d'un enduit intérieur mince.

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+ Observation
La qualité d'exécution « soignée » est généralement obtenue sur la « face de réglage » (face sur
laquelle le maçon règle la planéité du mur), la qualité résultante sur l'autre face étant inévitable-
ment moindre. La face de réglage des murs de façade sera donc la face extérieure dans les murs (en
briques de terre cuite ou en blocs de béton à enduire) associés à un doublage isolant intérieur collé
par plots (murs de type II) et la face intérieure dans les murs en blocs de béton cellulaire recevant un
enduit intérieur mince (murs de type I).
En revanche, dans le cas du Monomur en briques de terre cuite, dont les deux faces sont
destinées à recevoir un enduit monocouche, il n'y a pas avantage à assurer le réglage sur une face
plutôt que sur l'autre.

Cas particulier des murs en briques de terre cuite ou en blocs de béton


destinés à rester apparents
– Écart maximal de planéité d'ensemble rapporté au cordeau de 10 m : 2 cm.
– Écart maximal d'alignement des lignes de joints horizontaux sur 10 m : 1 cm.

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Cloisons de distribution
et de doublage

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On rappelle qu'une cloison est une paroi verticale ne participant pas à la structure résis-
tante de la construction et dont la fonction principale est de délimiter des volumes
à l'intérieur de cette construction (« distribution » des pièces de la maison).
On appelle « cloison de doublage » ou « contre-cloison » une cloison montée contre un
mur de façade dont elle est séparée par une lame d'air, une couche d'isolant ou la com-
binaison des deux.

Choix des produits


NF DTU 20.13 (NF P 10-204), partie 1-2 CGM

Choix de l'élément principal de maçonnerie


L'élément principal de maçonnerie est choisi parmi ceux définis au paragraphe
« Les éléments principaux de maçonnerie ».

+ Observation
S'agissant d'un élément pour un ouvrage non porteur, son épaisseur est moindre et sa surface
généralement plus importante que celles des éléments pour murs.

Pour l'emploi en cloison, il est prescrit une classe minimale de résistance B40 pour les
blocs de béton de granulats courants et une masse volumique minimale de 500 kg/m3
(classe de résistance 4,0 MPa) pour les blocs de béton cellulaire autoclavé.

Choix du matériau de montage


Aux mortiers de joints définis au paragraphe « Les mortiers de joints » s'ajoutent
ici les plâtres conformes à la norme NF EN 13279.1 et notamment le « plâtre à
briqueter » (référence C2) réservé au montage de briques comportant une seule
rangée verticale d'alvéoles ou d'épaisseur inférieure ou égale à 6 cm.
Le montage de cloisons en éléments de béton cellulaire autoclavé (souvent dénommés
« carreaux ») est généralement effectué à joints minces au moyen du même mortier
colle (base ciment) que celui utilisé pour le montage des murs mais aussi au moyen
de liants colles à base de plâtre auxquels sont associées des colles dites « de blocage ».
Ces dernières sont destinées au remplissage de joints épais aux raccordements avec les
ouvrages adjacents. Les mêmes principes de montage sont appliqués aux « carreaux »
de terre cuite de grande dimension (3 au m2) ; des briques de terre cuite de moindre
format dont les tranches présentent un emboîtement de type rainure et languette
sont également posées à joints minces.

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+ Observation
Les conditions d'emploi des carreaux de terre cuite de grande dimension (3 au m2) ; sont actuelle-
ment définies dans des Avis Techniques ou des Documents Techniques d'Application « DTA ».

Choix des raidisseurs, des bandes de désolidarisation


et des couvre-joints
Les cloisons sont exposées à des efforts essentiellement horizontaux : chocs de
personnes ou d'équipements légers, vent pénétrant par des ouvertures en façade.
Sous ces efforts, elles ne doivent présenter ni rupture ni déformation excessive.
Compte tenu de la valeur élevée du rapport entre la hauteur et l'épaisseur de ces
ouvrages (« élancement »), il faut limiter leur flexibilité par l'incorporation d'élé-
ments rigides, les « raidisseurs ». Ce sont des poteaux en bois, en béton ou en acier
destinés à être fixés à la structure en tête et en pied. Ils comportent généralement des
engravures ou des feuillures pour faciliter leur ancrage sur la cloison.

+ Observations
• Ces raidisseurs verticaux sont rapportés entre les éléments verticaux de raidissement
procurés par la structure dans laquelle s'insère la cloison (murs ou poteaux) ou par
les angles de cloisons ou par les piédroits des « huisseries à imposte » qui sont fixées
au plancher et au plafond.
• Les raidisseurs horizontaux sont constitués par les planchers et par les plafonds
suspendus venant en butée sur chaque face de la cloison. Un chaînage horizontal
tenu à chaque extrémité dans la structure ou fermé sur lui-même constitue égale-
ment un raidisseur horizontal.

Les bandes de désolidarisation sont définies dans la norme NF DTU 20.13


comme des bandes qui, lorsqu'elles sont placées entre la cloison et un autre élément
de la construction, permettent de les dissocier et d'assurer une liaison élastique entre
eux, lorsqu'elles sont constituées d'un matériau à bas module élastique (bandes
« résilientes »).
Elles servent à éviter que la cloison soit mise en charge et détériorée par des déforma-
tions prévisibles de la structure et à constituer une barrière contre la transmission des
bruits.
Divers matériaux peuvent constituer cette bande : laine minérale précomprimée,
aggloméré de fibres de bois imprégnées de bitume, liège aggloméré et, pour la fonc-
tion de barrière acoustique, bande en matériau élastomère de raideur dynamique
n'excédant pas 600 MN/m3.

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En tête, on peut aussi obtenir la désolidarisation de la cloison vis-à-vis de la sous-face
de plancher en injectant, dans le vide du joint correspondant, une mousse de
polyuréthanne expansive dont le DTU précise les caractéristiques minimales et les
méthodes pour les mesurer. Sont précisées également les caractéristiques minimales
de l'enduit couvre-joint « souple » dont elle doit être revêtue.
Dans tous les autres cas, la bande de désolidarisation est recouverte en parement
par un couvre-joint constitué par un calicot, une baguette en métal protégé contre la
corrosion ou un profilé en matière plastique ou en bois.

Détermination des dimensions


NF DTU 20.13 (NF P10-204), partie 1-1 CCT

Sur la base d'expérimentations réalisées pour les différentes familles d'éléments de


maçonnerie pour cloisons, confirmée par une expérience de longue date, la norme
NF DTU 20.1, CCT partie 1, détermine, en fonction de l'épaisseur de la paroi, les
distances maximales entre éléments raidisseurs pour lesquelles la cloison présente un
comportement satisfaisant.
Les « panneaux de cloison » constitués par la surface de maçonnerie délimitée sur les
quatre côtés par des raidisseurs doivent respecter, en fonction de l'épaisseur brute de la
cloison (épaisseur des éléments principaux de la maçonnerie) les dimensions du tableau
ci-après.

Dimensions maximales des panneaux de cloison

Épaisseur brute Distance verticale Distance horizontale


de la cloison maximale entre maximale entre
(en mm) raidisseurs (1) raidisseurs (en m)
(en m)

Briques de terre cuite et blocs de béton

35 (2) 2,60 5,00


40 à 55 3,00 6,00
60 à 75 3,50 7,00
80 à 110 4,00 8,00

Éléments en béton cellulaire autoclavé (BCA)

50 (3) 2,50 4,00


70 et 75 2,60 5,00
100 3,00 6,00
125 3,80 7,00
1. Pour les cloisons sous rampant, ces valeurs s'appliquent à la hauteur moyenne.
2. Épaisseur ne concernant que les briques de terre cuite.
3. Épaisseur admise en cloison de doublage seulement.

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La distance verticale maximale indiquée dans le tableau ci-avant peut être dépassée
en limitant la distance horizontale entre raidisseurs à une valeur telle que la surface
du panneau de cloison ne dépasse pas les valeurs du tableau ci-après.

+ Observation
Les huisseries courantes sont tenues uniquement en pied : elles ne constituent pas des raidis-
seurs. Le dimensionnement est effectué comme si l'ouverture était remplacée par un remplissage
de même nature que la cloison.

Surface maximale des panneaux permettant un dépassement des distances


verticales entre raidisseurs figurant au tableau précédent

Épaisseur brute de la cloison Surface maximale du panneau de


(en mm) cloison (en m2)

Briques de terre cuite et blocs de béton

35 (1) 10
40 à 55 14
60 à 75 20
80 à 110 25

Éléments en béton cellulaire autoclavé (BCA)

50 (2) 8
70 et 75 10
100 15
125 20
1. Épaisseur ne concernant que les briques de terre cuite.
2. Épaisseur admise en cloison de doublage seulement.

+ Observation
La présence éventuelle de bandes de désolidarisation ne modifie pas le dimensionnement des
cloisons.

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Mise en œuvre
En général, les cloisons ne sont montées qu'après achèvement de la structure de l'étage.
Avant le montage, on procède au traçage au sol de la cloison et à la préparation des
jonctions avec la structure (voir paragraphe « Exécution des points singuliers »).
Les huisseries sont ensuite mises en place, étayées et rigidifiées par des entretoises
provisoires empêchant leur déformation sous les poussées engendrées par le montage de
la cloison.

Raccordement avec le sol


La première rangée d'éléments est maçonnée directement sur le sol lorsqu'il n'existe
pas de bande de désolidarisation.
Lorsqu'il est prévu une bande de désolidarisation, elle est préalablement collée sur le
sol au moyen d'une colle à base de néoprène ou de polyuréthanne ; les raccords
éventuels sont réalisés par la pose jointive des extrémités des bandes. La largeur de
la bande doit être au moins égale à l'épaisseur de la cloison finie et son épaisseur
minimale est de :
– 10 mm si elle n'est disposée qu'en pied de cloison ;
– 5 mm si elle est disposée à la fois en pied et en tête de cloison.

Montage en partie courante


Le montage des rangées successives est réalisé à joints décalés comme pour les murs.
Dans le cas de briques à enduire montées au plâtre (briques d'épaisseur au plus égale
à 11 cm), l'élément est garni de plâtre sur deux tranches perpendiculaires, puis appli-
qué sur les briques déjà posées en réglant une épaisseur de joint de 5 à 8 mm (les
joints verticaux sont systématiquement remplis).
Même avec les autres éléments minces de maçonnerie, les joints verticaux sont géné-
ralement remplis pour ne pas affaiblir la cohésion entre les éléments de ces parois
minces.

+ Observation
Le montage des briques réalisé au plâtre (C2) n'est compatible qu'avec l'exécution d'enduits
au plâtre.

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Raccordement avec le plafond
L'espace restant entre l'élément de maçonnerie de la dernière rangée montée et le
plafond (ou, le cas échéant, la bande de désolidarisation) doit être de 2 à 3 cm.
Le bourrage de ce joint est généralement réalisé à l'aide du matériau de hourdage des
éléments. Le joint est masqué par un couvre-joint.
La bande de désolidarisation éventuelle est collée de la même manière qu'en pied
de cloison.
La désolidarisation peut également être réalisée par injection d'une mousse de
polyuréthanne expansive.

3
2

Enduit mince au plafond

1 - Bande de désolidarisation
2 - Enduit mince
3 - Bande « calicot »
4 - Enduit épais

Enduit épais au plafond

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Liaison avec les raidisseurs
Les raidisseurs sont choisis d'une épaisseur coordonnée avec celle de la cloison en
tenant compte du mode de traitement prévu pour le raccordement. Le joint entre
maçonnerie et flanc de raidisseur est rempli par le matériau de hourdage.

Exemples de raidisseurs

1. Exemples de raidisseurs en bois


4
3

1
2

3
1 - Raidisseur
2 2 - Matériau de hourdage
1 3 - Enduit
4 - Bande de renfort
5 - Chant plat

1
2

2. Exemple de raidisseur en béton


3
1 - Raidisseur en béton
2 - Matériau de hourdage
1 3 - Enduit
2 4 - Bande de renfort
4

3. Exemple de raidisseur métallique


3
2
1 - Raidisseur métallique
1 2 - Matériau de hourdage
3 - Enduit
2
3

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Exécution des points singuliers

+ Observation
Le document de référence définissant le degré d'exposition à l'eau des locaux est
le « Classement des locaux en fonction de l'exposition à l'humidité des parois et nomenclature
des supports pour revêtements muraux intérieurs » (e-cahier du CSTB n° 3567, mai
2006).

Pieds de cloisons de locaux humides (salles d'eau)


Pour empêcher l'humidification du pied de la cloison (risquant d'entraîner l'appari-
tion de champignons et l'altération du parement opposé) on met en œuvre l'une des
deux solutions suivantes :
– réalisation d'un socle en béton dépassant d'au moins 20 mm le niveau du sol fini
sur lequel reposera la cloison ;
– mise en place ultérieure d'une imperméabilisation formée en équerre entre sol et
cloison du côté humide (bande de renfort noyée dans un système de protection à
l'eau sous carrelage appelé SPEC).
Dans le cas de cloison en éléments de béton cellulaire de longueur au plus égale à
3,50 m, une solution alternative consiste à insérer le premier rang d'éléments dans un
profilé plastique en forme de U, de largeur d'aile égale à celle de l'élément de maçon-
nerie et de hauteur d'aile telle que ces dernières dépassent d'au moins 20 mm le
niveau du sol fini et dont le fond présente une structure grenue ou striée afin d'assu-
rer une adhérence du mortier-colle de montage des éléments. Ce U plastique est fixé
par collage continu au mastic colle polyuréthanne, ou par clouage à travers un cordon
d'étanchéité interposé entre la sous-face du U et le sol brut.

1 - Carreau
2 - Enduit
3 - Plinthe
4 - Sol fini 1
5 - Socle
6 - Plancher bas

5 > 2 cm
4

Liaison avec le sol, cas particulier des sols humides

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Il est rappelé que les surfaces maçonnées exposées aux ruissellements d'eau (paroi de
douche par exemple), sont généralement habillées par un revêtement d'imperméabili-
sation dont le parement est un carrelage.

+ Observation
Le document de référence traitant de l'adéquation entre les différents types de
supports de colles et de revêtements par carrelage est le « Cahier des prescriptions techniques
d'exécution des revêtements muraux intérieurs en carreaux céramiques ou analogues collés au
moyen de mortiers-colles ou d'adhésifs, en travaux neufs » (e-cahier du CSTB n° 3265v4,
mai 2006).

Cloisons en surplomb
Les cloisons en surplomb (en mezzanine, par exemple) doivent présenter une sécurité
vis-à-vis des chocs meilleure que les autres cloisons en raison de la plus grande gravité
des chutes qu'entraînerait leur rupture. C'est pourquoi elles ne doivent pas avoir une
épaisseur inférieure à 7 cm et elles doivent comporter en pied un renfort constitué :
– soit par un habillage de nez de dalle formant butée (bandeau en bois par exemple) ;
– soit par des renforts ponctuels par équerres métalliques protégées contre la corro-
sion, fixées tous les 1,20 m dans le plancher par chevillage et vissage.

Attention !
La fixation par pistoscellement n'est pas admise en rive de plancher de
mezzanine.

1 1

5
2
2

4 3 3

1 Enduit - 2 Matériaux de hourdage - 3 Structure porteuse - 4 Bandeau filant en bois (fixation


par chevillage et vissage) - 5 Équerre tous les 1,20 m (fixation par chevillage et vissage)

Cloison en surplomb - Exemples de fixations avec le gros œuvre

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Raccordement avec les huisseries
Le profil des huisseries doit permettre l'encastrement de la cloison. La liaison de la
cloison s'effectue soit par encastrement et scellement dans la feuillure de l'huisserie,
soit par collage avec le matériau de montage (plâtre ou mortier). Dans les deux cas,
on dispose sur la hauteur au moins trois renforts constitués de pattes métalliques
protégées contre la corrosion, ancrées dans l'huisserie par vissage ou scellement. Ces
renforts sont disposés de préférence au droit des paumelles de portes.

+ Observation
Dans le cas d'huisseries métalliques, l'emploi de pattes à scellement coulissantes
facilite le montage.

Patte vissée au droit


d'un joint et d'une
paumelle

Patte coulissante

Liaison entre cloisons


Il est rappelé que les croisements entre cloisons (en angle, en T ou en croix) sont pris
en compte comme des raidisseurs pour leur dimensionnement. La liaison est réalisée :
– soit par harpage d'un rang sur deux lors du montage : chaque élément pénètre sur
toute l'épaisseur de la cloison perpendiculaire ; ce mode de liaison est obligatoire
pour les jonctions d'angles ;
– soit par pénétration partielle d'au moins un rang sur trois régulièrement répartis,
pour une hauteur d'étage courant ; cette disposition permet un montage séparé des
cloisons et nécessite la réalisation de découpes dans la première cloison montée.

+ Observation
Cette liaison s'applique notamment à la jonction entre cloison séparative et cloison de doublage.

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Liaison entre cloison et mur ou poteau
Au raccordement de la cloison avec un élément de structure (mur en maçonnerie,
poteau ou mur en béton) pris en compte comme raidisseur vertical, on doit assurer
l'ancrage de la cloison :
– soit par l'exécution d'un piquage profond de l'ouvrage de structure pour créer un
relief d'ancrage (sur béton ou enduit, par exemple) ;
– soit par le scellement, ou la fixation par vis et chevilles, de pattes à scellement
protégées contre la corrosion, noyées dans les joints horizontaux de montage.

Protection contre les déformations de la structure


Pour les bâtiments visés dans le présent guide, il s'agit essentiellement d'empêcher
que la flexion des planchers du rez-de-chaussée ou de l'étage entraîne la fissuration
ou la déformation des cloisons. En effet, dans ce type de bâtiment on a peu à craindre
une mise en charge des cloisons par raccourcissement des murs porteurs en maçonne-
rie sous les charges permanentes qu'ils ont à porter (« fluage »).

+ Observation
Le risque de déformation par mise en charge d'une cloison augmente avec la minceur et la
rigidité du matériau constitutif. Ainsi, une cloison mince en briques de terre cuite serait
particulièrement exposée aux déformations en l'absence de protection.

La protection consiste à interposer une bande souple de désolidarisation (bande


« résiliente ») entre cloison et plancher, en pied et/ou en tête (voir paragraphes
« Raccordement avec le sol » et « Raccordement avec le plafond »).

+ Observations
• Les risques de fissuration d'une cloison sous l'effet de la flexion des planchers entre
lesquels elle est insérée sont les plus importants lorsque la cloison se développe d'un
mur porteur à l'autre.
• La solution consistant à interposer une bande souple de désolidarisation à la fois
en pied et en tête de cloison est recommandée.
• Dans le cas de plafond suspendu de poids surfacique inférieur à 15 daN/m 2, il
n'est pas nécessaire d'interposer une bande souple de désolidarisation.

La présence d'une bande souple de désolidarisation entre une rive de cloison et


l'ouvrage adjacent constitue un « amortisseur » vis-à-vis des bruits transmis par les
rives (« transmission latérale »). L'effet d'amortissement des transmissions latérales
est maximal lorsque la désolidarisation est réalisée sur tout le pourtour de la cloison.

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Dispositions particulières aux cloisons de doublage

Interposition de l'isolant et/ou de la lame d'air


Dans le cas des murs de types II et III (voir paragraphe « Étanchéité aux intempéries
– Choix du type de mur en fonction de l'exposition de la façade ») un isolant est
généralement disposé entre mur et cloison. Cet isolant doit être choisi « non
hydrophile » et en panneaux ou plaques rigides ou semi-rigides (isolant en rou-
leaux exclu). La cloison doit être montée au contact direct de l'isolant.

+ Observation
Un isolant est dit « non hydrophile » si, placé au contact de l'eau, il n'absorbe celle-ci qu'en
quantité négligeable ; les panneaux ou plaques d'isolant couramment utilisés le sont généralement
(à vérifier sur l'étiquetage des produits).

Dans le cas où il est prévu une lame d'air dans l'intervalle entre mur et cloison (murs
de types IIb et III), cette lame d'air doit être continue pour constituer une coupure
de capillarité. Il faut donc éviter lors du montage qu'un contact ne se trouve réalisé
par erreur : l'épaisseur minimale de la lame d'air à prévoir sur les plans doit par suite
être de 3 cm lorsqu'il n'y a pas d'isolant et de 2 cm lorsqu'il y a un isolant.
La traversée de la lame d'air par des attaches métalliques non corrodables disposées
de façon telle qu'elles ne conduisent pas l'eau vers la cloison de doublage n'annule
pas le caractère continu de la lame d'air.

Attaches entre parois


La mise en place d'attaches entre cloison et mur doublé est nécessaire pour empêcher
les déformations des cloisons les plus minces lorsqu'elles sont associées à des enduits
dont les caractéristiques risquent d'aggraver la dissymétrie de constitution de ces
cloisons (enduit d'un seul côté). Les cloisons nécessitant la mise en place d'attaches
sont les suivantes :
– cloison en briques de terre cuite à une seule rangée verticale d'alvéoles et de
60 mm d'épaisseur au maximum ou cloison en éléments de béton cellulaire de
70 ou 75 mm d'épaisseur, destinée à être revêtue d'un enduit à base de liants
hydrauliques ou de plâtre de haute dureté (plâtre référencé B7 dans la norme) :
elle doit être reliée au mur par des attaches disposées environ tous les mètres dans
chaque sens ; si la hauteur ne dépasse pas 2,50 m, une rangée à mi-hauteur avec
un espacement d'un mètre environ entre attaches est suffisante ;
– cloison en éléments de béton cellulaire de 5 cm d'épaisseur (à n'associer qu'à des
enduits traditionnels au plâtre ou à des enduits minces à base de plâtre) : elle doit
être reliée au mur par des attaches disposées environ tous les mètres dans chaque
sens.
La fixation des attaches dans le mur et dans la cloison peut s'effectuer dans le mortier
des joints : ancrage rectiligne de 120 mm au moins (dans le mur) ou par retour

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d'équerre de 50 mm pénétrant au moins jusqu'au milieu des parois à relier. L'ancrage
dans le mur par fixation mécanique (vis et cheville par exemple, voir paragraphe
« Fixations, saignées et encastrements ») est également possible. L'attache est inclinée
vers l'extérieur ou munie d'un dispositif formant goutte d'eau.

Dispositions en pied des murs de type III


Rappel : Les murs de type III sont caractérisés par la présence, en pied de la lame
d'air, d'un dispositif de recueil et d'évacuation vers l'extérieur des pénétrations d'eau
de pluie ayant pu traverser l'épaisseur du mur extérieur en situation non abritée
(voir chapitre « Solutions pour assurer les fonctions d'un mur », paragraphe
« Étanchéité aux intempéries - Choix du type de mur en fonction de l'exposition de
la façade »).
Un relevé en matériau formé en cornière (par moulage ou par façonnage de bandes à
former en matériau plastique ou élastomère) est inséré sous le mortier de réglage du
premier rang de la maçonnerie. Il constitue ainsi une rigole sur l'épaisseur de la lame
d'air. Le relevé contre la cloison de doublage doit avoir une hauteur d'au moins 10 cm,
en tout cas supérieure de 3 cm à la hauteur de l'exutoire d'évacuation constitué :
– dans le cas de maçonnerie apparente, par un joint vertical laissé non garni sur une
hauteur de 5 cm au moins, tous les mètres environ ;
– dans le cas de maçonnerie enduite, par un tuyau en plastique rigide ou en métal
non corrodable de 20 mm de diamètre, disposé tous les mètres environ, avec son
extrémité émergeante coudée vers le bas.

+ Observations
• Les exutoires décrits ci-avant ayant pour fonctions d'évacuer d'éventuelles infiltrations
d'eau de débit non significatif et d'aérer la lame d'air, leur section n'est pas un critère
décisif ; il faut surtout veiller à ce qu'ils ne soient pas bouchés par des chutes de mortier au
montage.
• Sauf lorsqu'elle émerge en façade par rabat constituant un larmier, la cornière est
disposée au fond d'un défoncé d'au moins 3 cm d'épaisseur réservé en rive de plancher (ce
défoncé est recommandable dans le cas de construction sur terre-plein, même lorsque le mur n'est
pas de type III).

Au raccordement entre deux segments de cornières on doit réaliser un recouvrement


de 20 cm au moins.

Attention !
La réalisation de la continuité de l'étanchéité de la rigole en cornière, dans les
angles saillants et rentrants est délicate et nécessite une attention particulière.

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Exutoires des murs de type III

Lame d'air

Relevé en chape
de bitume armé
Type 40

>3 Défoncé

Plancher

Lame d'air

Relevé en feuille
de polyéthylène
e > 200 m
m
Exutoire
>3 Défoncé

Plancher

Lame d’air

Brique
apparente
> 3 cm

Profilé
en PVC
> 10 cm

Joint vertical
non garni
(tous les Plancher > 3 cm
mètres)

Lame d’air
Jointoiement
après coup
Cloison de
doublage

Profilé
spécial
> 3 cm
> 10 cm

Joint vertical
non garni
(tous les Plancher
mètres)

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Obturation en tête de la cloison
Lorsque l'extrémité haute d'une cloison de doublage n'est pas en butée directe contre
la sous-face d'un plancher, le vide qui la sépare du mur doit être obturé avec le maté-
riau de construction de la cloison.
Cette prescription s'applique au doublage sans lame d'air comme au doublage avec
lame d'air.

+ Observation
La mise en œuvre de cette disposition est particulièrement importante dans le cas d'un vide débou-
chant en comble. Elle s'oppose :
– aux circulations d'air imprévues entraînant des déperditions thermiques ;
– aux pénétrations de rongeurs pouvant détériorer l'isolant.

4
6

5
3
1 - Enduit
2 - Matériau de hourdage
3 - Structure porteuse
4 - Plénum
5 - Plafond suspendu 1
6 - Obturation avec matériau de construction de la cloison

Obturation en tête de la cloison

Lorsque l'extrémité haute d'une cloison de doublage en briques de terre cuite


d'épaisseur inférieure ou égale à 6 cm vient en butée contre la sous-face d'un plancher,
on doit interposer une bande de désolidarisation (bande résiliente).

Raccordement avec les dormants de menuiserie


Les dormants de menuiserie sont fixés sur le mur. On doit interposer une bande de
désolidarisation (bande résiliente) entre la rive haute de la cloison et la traverse basse
de la menuiserie (ou la pièce qui la prolonge, dénommée « fourrure »).
Sur tout le pourtour de l'ouverture, on réalise un calfeutrement d'étanchéité à l'air
avec le mortier de montage de la cloison.

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Fixations, saignées et encastrements


Fixations

Fixations ponctuelles directes


On doit utiliser des chevilles adaptées à la nature de l'élément de maçonnerie et à
l'épaisseur de la cloison (voir paragraphe « Fixations des équipements ») en respec-
tant les limites de charges indiquées par le fabricant des chevilles si ces charges sont
inférieures aux limites ci-après.

+ Observation
Pour la fixation d'objets ou d'équipements lourds tels que des lavabos on peut utiliser une fixation
« au travers de la cloison » de type vis et écrou avec rondelle de répartition, éventuellement
incorporée dans l'épaisseur de la cloison (cas d'une cloison en béton cellulaire autoclavé, notamment).

Limites pour la fixation des objets lourds


Il est possible d'accrocher des objets lourds sur la cloison à condition qu'ils n'intro-
duisent pas un moment de renversement supérieur à 30 daN.m/m.
Par point de fixation, les efforts à transmettre doivent respecter les limites suivantes :
– 25 daN dans la direction perpendiculaire à la cloison ;
– 50 daN dans une direction parallèle au plan de la cloison.
La distance minimale entre deux points ainsi chargés est de 0,30 m.

+ Observation
On trouvera dans la norme NF P40-201 (DTU 60.1) les dispositions à respecter pour la fixa-
tion des chauffe-eau.

Saignées et encastrements

Généralités
Les saignées, encastrements, percements et découpes exécutés après coup dans
les cloisons doivent l'être à l'aide de machines à rainurer, percer ou découper, après
durcissement des joints et raccords et avant exécution des enduits et revêtements
prévus le cas échéant.

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Attention !
L'exécution de saignées d'encastrement en parcours horizontal est interdite dans
les cloisons d'épaisseur :
– 35 et 40 mm pour les éléments de terre cuite ;
– 50 mm pour les éléments en béton cellulaire autoclavé.
Il est par ailleurs interdit d'exécuter des montages encastrés dans les parois des
conduits de fumée, mais aussi dans les cloisons de doublage de ces parois.

Limites de dimensions des saignées et canalisations


Les dimensions de la saignée doivent être limitées à celles du conduit à encastrer
compte tenu du jeu nécessaire pour assurer un rebouchage aisé.
Pour les briques à enduire à alvéoles verticales ou horizontales d'épaisseur inférieure
à 80 mm, la profondeur de la saignée est limitée à une alvéole, et la dimension de
la canalisation est limitée à 20 mm, sauf pour les briques d'épaisseur inférieure à
50 mm pour lesquelles elle est limitée à 16 mm.

Limitations du tracé des saignées pour canalisations électriques


(norme NF C 15-100)
Les canalisations électriques doivent être, dans toute la mesure du possible, incorpo-
rées dans les plinthes et les huisseries.

+ Observation
Il est souhaitable, de ce point de vue, que l'implantation des canalisations électriques intervienne
avant la pose de la cloison.

Dans le cas contraire, l'encastrement des canalisations électriques doit être effectué en
respectant les prescriptions ci-après imposant une limitation du tracé et de son déve-
loppé :
– les saignées d'encastrement sont pratiquées en suivant l'alignement des alvéoles
des éléments constitutifs de la cloison, s'ils en comportent ; leur tracé doit être
distant d'au moins 5 cm des joints entre éléments ;
– l'encastrement par saignée en parcours horizontal ne peut intéresser qu'une seule
face de la cloison ;
– en tracé horizontal, l'encastrement ne peut être exécuté que sur une longueur de
0,50 m de part et d'autre de l'intersection de deux cloisons ou d'une cloison et
d'un mur, et sur une longueur de 1 m de part et d'autre d'une saignée verticale ;

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– en tracé vertical, l'encastrement ne peut descendre à plus de 0,80 m sous le
plafond ou monter à plus de 1,20 m au-dessus du sol fini (la hauteur d'encastre-
ment de 0,80 m peut être portée au tiers de la hauteur de la cloison s'il n'est réali-
sé dans celle-ci qu'un seul encastrement) ;
– dans une même cloison, la distance horizontale entre les axes de deux saignées ver-
ticales est d'au moins 1,50 m, que ces saignées soient pratiquées sur l'une ou sur
l'autre face de la cloison. Il est interdit d'exécuter, sur un même axe, un encastre-
ment sous plafond et un autre au-dessus du sol ;
– les saignées verticales ne peuvent être exécutées qu'à une distance minimale de
0,20 m de l'intersection de deux parois (murs, poteaux, cloisons).
La fixation des canalisations dans les saignées doit être réalisée par des polochons en
matériau utilisé pour le montage des cloisons.

Encastrement des canalisations électriques (limitation du tracé des saignées)

< 0,80 m
<2m

> 0,20 m
> 1,50 m

< 0,50 m
< 1,20 m

> 5 cm
> 5 cm

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Limitations du tracé des saignées pour canalisations d'eau
DTU 60.1, NF P40-201

Les canalisations d'eau à encastrer doivent être entourées d'un fourreau.


Les limitations de tracé et d'implantation sont regroupées dans le tableau et la figure.
Elles s'énoncent ainsi :
• tracé oblique interdit ;
• tracé horizontal limité à 0,40 m ;
• hauteur du tracé vertical limitée à :
1,20 m pour les cloisons d'épaisseur brute 50 mm au moins ;
1,50 m pour les cloisons d'épaisseur brute 70 mm au moins ;
• espacement minimal entre canalisations (entraxe) : 700 mm.
Toutefois, deux canalisations alimentant un même appareil (eau chaude et eau froide,
par exemple) peuvent être :
– soit dans deux saignées distinctes séparées de 150 mm au moins ;
– soit placées dans une même saignée de largeur maximale 50 mm.
Si plusieurs saignées sont nécessaires sur un même panneau de cloison (voir
paragraphe « Détermination des dimensions »), elles doivent toutes être du même
côté de la cloison.

Cloisons
Prescriptions Épaisseur (1) de la cloison (en mm)
> 50 > 70

Diamètre extérieur maximal de fourreau (mm) 21 21

Épaisseur minimale d'enrobage (mm) 15

Tracé oblique interdit


Tracé horizontal maximal (m) 0,40

Tracé vertical maximal (m) 1,20 1,50


700 avec possibilité de 150
Entraxe minimal de deux canalisations (mm)
en saignée double

1. L'épaisseur minimale résiduelle des éléments en fond de saignée est de 15 mm pour les éléments
pleins et d'au moins une paroi pour les éléments alvéolés.

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Épaisseur Épaisseur
brute < 50 > 15 brute > 50

Saignées
interdites

> 15

> 150 > 700

Alimentation > 700


soit
d'un appareil
soit < 50

Engravement - Coupes horizontales

Raidisseur Raidisseur
> 700

Panneau de cloison

Position des engravures par rapport aux parements d'une cloison -


Coupe horizontale

Cloison d'épaisseur Cloison d'épaisseur


brute > 50 mm brute > 70 mm
< 0,40 m
< 0,40 m
< 1,50 m
< 1,20 m

Tracé des saignées - Élévation

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Prescriptions à satisfaire
par les parements bruts des cloisons

Cas général
Les écarts sur la verticalité, la planéité et l'état de surface des parements sont mesurés
comme sur les murs.
Pour les cloisons en éléments à enduire, les critères et les seuils d'acceptation sont les
suivants :
• verticalité d'une face de la cloison sur la hauteur d'étage :
- 1,5 cm pour les cloisons en briques de terre cuite ou en blocs de béton courant,
- 1 cm pour les cloisons en éléments de béton cellulaire ;
• planéité et état de surface : les critères sont définis dans le tableau ci-après :

Planéité Désaffleurement
Type d'ensemble et planéité
d'exécu- rapportée à locale rapportée Aspect de surface
tion la règle de au réglet
2,00 m de 0,20 m
Briques de terre cuite
• Les joints sont arasés
• Les épaufrures ou manques de
matière accidentels, ne pouvant
être repris par les travaux nor-
maux d'enduits traditionnels
Courante 1,5 cm 0,7 cm après montage, sont réparés
• Après réparation, les défauts
localisés résiduels pouvant être
repris par les travaux normaux
d'enduits traditionnels n'intéres-
sent pas plus de 10 % des briques

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Planéité Désaffleurement
Type d'ensemble et planéité
d'exécu- rapportée à locale rapportée Aspect de surface
tion la règle de au réglet
2,00 m de 0,20 m
Blocs de béton
• Les joints sont arasés
• Les épaufrures ou manques de
matière accidentels, ne pouvant
être repris par les travaux nor-
maux d'enduits traditionnels
Courante 1,5 cm 1 cm après montage, sont réparés
• Après réparation, les défauts loca-
lisés résiduels pouvant être repris
par les travaux normaux d'en-
duits traditionnels n'intéressent
pas plus de 10 % des blocs
Mêmes règles mais le % d'éléments
Soignée 1 cm 0,7 cm affectés de défauts localisés résiduels
est ramené à 5

Eléments en béton cellulaire autoclavé


• Les joints sont arasés
• Les épaufrures ou manques de
matière accidentels, ne pouvant
être repris par les travaux nor-
maux d'enduits traditionnels
Courante 0,7 cm 0,5 cm après montage, sont réparés
• Après réparation, les défauts loca-
lisés résiduels pouvant être repris
par les travaux normaux d'en-
duits traditionnels n'intéressent
pas plus de 5 % de la surface

Façade de réglage Mêmes règles mais tous défauts


Soignée 0,5 cm localisés résiduels sont séparés
0,2 cm

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+ Observations
• Les critères de choix entre l'exécution « courante » et l'exécution « soignée » ont été définis
au paragraphe « Planéité et état de surface ».
• Pour les cloisons en éléments de béton cellulaire autoclavé, l'exécution « soignée »
est nécessaire en cas d'application d'un enduit mince.
• Les désaffleurements sur les faces brutes des cloisons résultent du cumul d'écarts de
fabrication sur les épaisseurs et d'écarts de montage.

Cas particulier des éléments destinés à rester apparents


L'écart maximal d'alignement des lignes de joints horizontaux sur 10 m est de 1 cm.
Les écarts sur la verticalité d'une face de la cloison doivent être inférieurs à 1 cm sur
la hauteur d'étage.
L'écart maximal de planéité d'ensemble rapporté au cordeau de 10 m est de :
– 2 cm dans le cas des cloisons en briques de terre cuite ou en blocs de béton ;
– 1,5 cm dans le cas des cloisons en éléments de béton cellulaire autoclavé.

+ Observation
Les joints verticaux des cloisons en éléments destinés à rester apparents doivent
nécessairement être remplis.

Exclusions d'emploi concernant les enduits

Compatibilité entre enduit et matériau de montage

Attention !
Lorsque le montage de la cloison a été réalisé au plâtre, les enduits à base de
liants hydrauliques sont à proscrire : les enduits doivent être au plâtre.

Les enduits au plâtre à haute dureté (référencé B7) doivent être réservés aux cloisons
en briques comportant deux rangées verticales d'alvéoles.
Les enduits au mortier de ciment pur sont à proscrire sur les cloisons en briques
d'épaisseur inférieure à 11 cm.

+ Observation
Le « plâtre à briqueter » traditionnel (référencé C2) est particulièrement adapté au montage
d'éléments minces : sa rapidité de durcissement réduit les délais de montage.

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Précautions particulières pour cloisons minces
Sont concernées par ces précautions :
– les cloisons en briques de terre cuite à une rangée d'alvéoles et de 60 mm d'épais-
seur au maximum ;
– les cloisons en éléments de béton cellulaire de 70 ou 75 mm d'épaisseur.
Précautions à prendre :
– si les cloisons sont enduites sur les deux faces, les enduits doivent être de même
composition sur chaque face ;
– si les cloisons sont enduites sur une seule face, l'enduit doit être au plâtre.

+ Observation
Le non-respect de ces précautions amorce des déformations et favorise le bombement
(« flambage ») des cloisons.

MAUVAIS BON MAUVAIS

Enduit
mortier
Enduit Enduit de
plâtre plâtre ciment

Enduit
mortier
Enduit de
plâtre ciment

MAUVAIS

Enduit Mortier
plâtre de ciment

Plâtre ou
mortier
de chaux
ou bâtard

BON BON MAUVAIS BON

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Ouvrages associés

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Fondations
DTU 13.12 (NF P11-711)

Elles sont traitées dans le Guide pratique « Fondations » publié par le CSTB
concernant l'application des DTU 13.12, 13.3 et 20.1.
Les bâtiments visés ici étant de petits bâtiments, la réalisation de fondations de caté-
gorie « superficielles » suffit généralement. En pratique, c'est l'exigence de mise
« hors gel » (le gel peut entraîner un gonflement du sol de fondation) qui détermine
la profondeur : 0,60 m - 0,80 m ou 1,00 m suivant les trois zones de sévérité
croissante du gel.
Le plus souvent, on réalise sur un « béton de propreté », des semelles filantes sur-
montées d'un mur de soubassement en béton ou en maçonnerie. On ne traite ci-après
que des particularités des murs de soubassement en maçonnerie.
Il est rappelé que lorsque la portance d'un sol homogène est particulièrement faible
(de l'ordre de 0,05 MPa, soit 0,5 daN/cm2), la réalisation d'une dalle en béton armé
(appelée « radier ») sur laquelle s'appuieront les murs, constitue une solution de
fondation efficace.

Protection des soubassements


en maçonnerie
NF DTU 20.1 (NF P10-202), partie 1-1 CCT art. 7.4 et partie 4 REG art. 4.2 et annexe A

L'objet de la protection des soubassements est d'assurer la compatibilité de la maçonne-


rie avec l'environnement humide du sol extérieur : en quelque sorte, les « bottes de
protection » complètent l'équipement du mur, associées au « chapeau en débord » et à
« l'imperméable » en surface.
Le traitement de la partie enterrée du mur est choisi en fonction de la nature des
éléments de maçonnerie et des exigences d'utilisation éventuelle des volumes qu'elle
délimite. Ces exigences sont classées en trois catégories :
Première catégorie
Le mur borde des locaux utilisés où aucune trace d'humidité n'est acceptée sur sa face
intérieure.
C'est, en général, le cas des murs limitant des locaux habitables en sous-sol.

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Deuxième catégorie
Le mur borde des locaux pour lesquels l'étanchéité de la paroi n'est pas obligatoire et où
notamment des infiltrations limitées peuvent être acceptées par le maître d'ouvrage.
C'est, en général, le cas de murs bordant des locaux non habitables, utilisés par exemple
comme chaufferie, garage ou cave.
Troisième catégorie
Le mur n'a à assurer aucune autre fonction que la résistance mécanique, c'est cette
exigence qui conditionne l'épaisseur minimale de la paroi.
C'est, en général, le cas des murs de vides sanitaires et des murs périphériques de terre-
plein.

Nature des éléments de maçonnerie


Les faces des éléments suivants en contact avec le sol doivent être revêtues d'un
enduit :
– blocs de béton cellulaire autoclavé ;
– briques de terre cuite « de maçonneries enterrées obligatoirement enduites ».

Les faces des éléments suivants en contact avec le sol peuvent être enduites ou non :
– blocs de béton pleins ou creux ;
– briques de terre cuite « de maçonneries enterrées pouvant être enduites ou non ».

Exigences d'utilisation
Deux cas sont à distinguer selon qu'il y a ou non nécessité d'organiser un drainage en
pied de soubassement pour empêcher toute accumulation prolongée de l'eau (voir
paragraphe « Drainage » ci-après).

Attention !
Lorsque le terrain est baigné par une nappe phréatique dont le niveau peut
dépasser le dallage de sous-sol, le drainage ne convient pas. Il faut alors réaliser
un « cuvelage » (voir DTU 14.1), sorte de piscine à l'envers en béton armé
(l'eau est à l'extérieur) pour constituer le support des murs.

Premier cas : l'étude conduit à l'inutilité d'un drainage


(cas d'une construction fondée sur un terrain perméable)
Les murs de première catégorie doivent recevoir un revêtement extérieur.
Les murs de deuxième catégorie peuvent ou non recevoir un revêtement selon l'utili-
sation du local et les prescriptions du maître d'ouvrage, de préférence sur la face exté-
rieure du mur.

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Le revêtement peut être soit un enduit traditionnel à base de liants hydrauliques
conforme aux spécifications de la norme NF DTU 26.1, soit un enduit d'imperméa-
bilisation de façade à base de liants hydrauliques bénéficiant d'un Avis Technique ou
d'un Document Technique d'Application concluant favorablement à son emploi
sur des maçonneries enterrées, éventuellement complétés par un produit noir (EIF)
appliqué en une ou deux couches continues.

Attention !
Les produits noirs appliqués à froid (EIF) améliorent l'efficacité de la fonction
d'imperméabilisation de l'enduit mais ne le remplacent en aucun cas.

Deuxième cas : un drainage est prévu


(cas d'une construction sur un terrain peu perméable, limoneux…)
Les murs de première catégorie doivent recevoir un revêtement extérieur constitué par :
– un enduit de dressement ;
– une protection par une feuille de produit noir hydrocarboné appliquée à chaud
selon une technique dérivée des étanchéités de toitures-terrasses ou un système de
feuilles plastiques ou de drain vertical en liaison avec le drainage horizontal,
décrit dans un Avis Technique ou un Document Technique d'Application ;
– une protection mécanique contre les chocs lors du remblaiement des fouilles.
Les murs de deuxième catégorie doivent recevoir :
– soit un enduit extérieur à base de liants hydrauliques (voir NF DTU 26.1) com-
plété par deux couches d'enduit d'imprégnation à froid (EIF « produit noir ») ;
– soit par un système de drain vertical en liaison avec le drainage horizontal.

Cas particulier des murs de soubassement en béton cellulaire


autoclavé (BCA)
Pour les murs de première catégorie en BCA, le revêtement extérieur est constitué
comme indiqué ci-dessus pour les autres éléments de maçonnerie lorsqu'un drainage
est prévu, quel que soit le terrain et le sol environnants.
Pour les murs de deuxième catégorie, le revêtement est constitué par un mortier de
liants hydrauliques conforme aux spécifications de la norme NF DTU 26.1 relatives
aux maçonneries de béton cellulaire autoclavé en élévation, sur lequel sont appliquées
deux couches d'enduit d'imprégnation à froid ou une couche d'enduit d'imprégna-
tion à froid et une couche d'enduit d'application à chaud à base de bitume.

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En outre, le domaine d'utilisation des murs de soubassement en BCA est défini ainsi :
– leur hauteur libre ne dépasse pas 2,50 m ;
– la hauteur des terres soutenues ne dépasse pas 2,40 m ;
– la charge d'exploitation sur le sol en rive des murs ne dépasse pas 200 daN/m2 ;
– l'ouvrage ne risque pas d'être inondé.
Le montage des blocs de 25 cm d'épaisseur au moins doit être réalisé au mortier pour
joints minces (T) pour « blocs à coller » présentant une résistance à la compression
Rcn au moins égale à 3,0 MPa.
Les murs en BCA doivent être renforcés par des contreforts verticaux et des chaînages
horizontaux intermédiaires organisés comme suit :
• mise en place de contreforts verticaux espacés de :
6 m lorsque la hauteur H des terres est inférieure à 1,80 m ;
2,50 m lorsque la hauteur H des terres est comprise entre 1,80 m et 2,40 m, cette
hauteur étant mesurée à partir du niveau bas du local ;
• mise en place, dans les joints horizontaux de maçonnerie situés environ au tiers et
aux deux tiers de la hauteur des murs, de chaînages intermédiaires en béton armé
de section 5 x 5 cm environ, ayant pour armature minimale un acier Ø 12 à haute
adhérence.

Coupe horizontale sur


Plancher un contrefort au niveau
d'un chaînage horizontal

Niveau
des
terres
> 0,15

Chaînage
Sous-sol horizontal Contrefort
intermédiaire vertical
en béton
H armé
Mur en
blocs de
béton
cellulaire
autoclavé

Dallage

Blocs de
béton
cellulaire

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Chaînage
horizontal

Blocs de
béton
cellulaire

Coupe verticale sur un chaînage horizontal

+ Observations
• Des épaisseurs minimales sont spécifiées pour tous les éléments utilisables en soubassement :
- 25 cm pour le béton cellulaire autoclavé ;
- 20 cm pour les autres éléments.
Dans tous les cas, l'épaisseur est à déterminer par les calculs de résistance (voir paragraphe
« Choix de l'élément principal au regard de la stabilité mécanique du mur »).
• Le revêtement extérieur de protection doit être prolongé jusqu'à la barrière coupe-
capillarité.

Drainage
NF DTU 20.1 (NF P10-202), partie 4 REG, annexe A

La tranchée drainante est constituée par :


– une zone de collecte et d'évacuation des eaux au fond de laquelle est disposé un
tuyau de drainage généralement en PVC perforé (en concurrence avec les drains
traditionnels en terre cuite ou en béton poreux ou perforé) d'environ 100 mm de
diamètre, en pente de 3 à 10 mm par mètre vers un dispositif d'évacuation de
l'eau drainée ;
– des matériaux filtrants granuleux qui remplissent la tranchée en plusieurs couches
dont la granulométrie est décroissante de bas en haut pour éviter le colmatage des
vides.
Il est aussi possible d’utiliser un non tissé comme filtre enveloppant le drain et
le remplissage en grosses pierres du fond de tranchée (voir illustration page 101).

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Attention !
• Les tuyaux de drainage doivent être situés plus haut que la base des fonda-
tions.
• La pente doit être donnée par une forme en béton lorsque le drainage est le
long des fondations.

Le drainage périphérique entourant la construction est situé soit le long des


fondations du bâtiment, solution la plus courante, soit à une distance d'environ
2 m des murs extérieurs.
Barrière
étanche

Sable Sous-sol

Gravillon
Revêtement
extérieur

Cailloux

Grosses pierres
Forme en
Drain béton

Dallage périphérique
éventuel Barrière
étanche

Sable
Sous-sol
environ 2 m
Gravillon
Revêtement
Terrain extérieur
Cailloux imperméable

Grosses
pierres ATTENTION !

Drain

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Dallages
DTU 13.3 (NF P11-213-3), partie 3

La solution classique est le « dallage désolidarisé » qui permet l'interposition d'un


isolant thermique entre rive de dallage et mur de soubassement (coupure du « pont
thermique » par lequel s'échapperaient les calories en hiver).

Maçonnerie

Dallage
Barrière
coupe
capillarité
Isolant
thermique

Sol damé

Sol

Dallage désolidarisé

+ Observation
La pose d'une isolation thermique horizontale périphérique sous dallage risque de favoriser
des fissures par tassement différentiel. Il est recommandé de lui préférer :
– l'isolation thermique verticale en bêche périphérique ;
– l'isolation thermique sous l'ensemble du dallage ;
– l'isolation intérieure par chape sur une couche isolante relevée en périphérie.

À côté de cette solution, le DTU 13.3 figure le « dallage solidarisé » avec le mur de
soubassement en béton sous-jacent.

Attention !
Le « dallage solidarisé » ne doit pas être confondu avec le « plancher porté » en
dalle de béton armé car un dallage n'est pas dimensionné pour prendre appui
sur le mur et ne peut pas servir d'assise à des éléments porteurs en partie
courante.

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Dallage solidarisé

L'épaisseur minimale d'un dallage de maison individuelle est de 120 mm.


Une nappe de treillis soudé représentant 0,2 % de la section du dallage, à fonction
anti-retrait est disposée en partie haute du dallage.
Les rives des dallages solidarisés comportent en plus des « U » de fermeture Ø 8 HA
disposés tous les 150 mm et de 1,50 m de longueur développée.

+ Observations
• Le dallage solidarisé évite le soulèvement des rives de dallage par retrait différentiel
(déformation « en coupelle »).
• Les fondations des murs doivent être calculées sans prendre en compte le dallage.

Le module de déformation du support (avec ou sans forme) déterminé en surface par


essai à la plaque est au moins égal à Kw = 30 MPa/m pour une plaque de diamètre
75 cm.

+ Observation
La forme, lorsqu'elle est nécessaire, doit avoir une épaisseur minimale de 200 mm.

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Revêtements côté extérieur


Hormis le cas de la maçonnerie laissée apparente, les murs de façade reçoivent un
revêtement extérieur qui peut être :
• un enduit extérieur dont la fonction essentielle, outre l'aspect extérieur du mur,
est de constituer « l'imperméable » de la maçonnerie en cas de pluie ;
La mise en œuvre des enduits extérieurs est traitée dans la norme NF DTU 26.1.
L'adéquation entre les tolérances d'exécution de la maçonnerie et le type d'enduit
prévu pour la revêtir est indiquée au paragraphe « Planéité et état de surface » ;
• un bardage rapporté (voir Guide pratique « Bardage rapporté sur une ossature
secondaire en bois ») :
– traditionnel sur ossature secondaire en bois (par exemple en petits éléments de
couverture tels que des tuiles ou des ardoises),
– non traditionnel, c'est-à-dire dont les éléments et/ou la mise en œuvre ne sont
pas visés par des normes de produits ou de mise en œuvre (normes DTU).
Le bardage rapporté est caractérisé par l'organisation d'une circulation d'air entre la
peau extérieure et la face extérieure du mur ou de la couche isolante qui la recouvre.
Le mur qui en résulte est du type XIII ou XIV (ou IV sans isolant) ;
• un système d'isolation par l'extérieur (SIE) constitué, par exemple, d'un enduit
sur isolant.
On se référera, pour la mise en œuvre d'un tel système à l'Avis Technique ou au
Document Technique d'Application dont il fait l'objet.

+ Observation
Comme indiqué au paragraphe « Isolation thermique et acoustique », un bardage rapporté
avec isolant et un système d'isolation par l'extérieur permettent de traiter avec une efficacité
maximale les ponts thermiques des liaisons entre maçonnerie et structure en béton.

Revêtements côté intérieur


Un enduit intérieur peut être appliqué sur la face intérieure des murs en maçon-
nerie isolante en éléments de terre cuite ou de béton cellulaire autoclavé (mur de type I)
ou d'une cloison de doublage en maçonnerie. Ce même type d'enduit peut être appli-
qué sur chacune des faces d'une cloison de distribution en maçonnerie.
La mise en œuvre des enduits intérieurs est traitée dans la norme NF DTU 26.1 s'il
s'agit d'enduits en mortier de liants hydrauliques ou dans le DTU 25.1 s'il s'agit
d'enduits au plâtre.

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L'adéquation entre le type d'enduit (traditionnel, monocouche, mince) et les
tolérances d'exécution de la maçonnerie support sont indiquées au paragraphe
« Planéité et état de surface ».

Attention !
• Les incompatibilités entre matériaux d'enduit et matériaux de montage de la
maçonnerie sont indiquées au paragraphe « Compatibilité entre enduit et
matériau de montage ».
• Les précautions particulières concernant les enduits sur cloisons minces en
maçonnerie sont indiquées au paragraphe « Précautions particulières pour
cloisons minces ».

Un système de doublage à base de plaques de plâtre peut être mis en place sur
maçonnerie brute.

+ Observation
Des plaques de plâtre collées directement sur la maçonnerie brute présentant une
planéité de qualité « courante » (au paragraphe « Planéité et état de surface »)
peuvent être utilisées en substitution à un enduit.

La mise en œuvre des plaques de plâtre sur ossature est traitée dans la norme
NF DTU 25.41.
Les complexes et cloisons de doublage à base de plaques de plâtre collées en usine sur
un isolant constituent la solution d'isolation des murs la plus répandue. Leur mise en
œuvre est traitée dans le DTU 25.42.
La mise en œuvre des cloisons en carreaux de plâtre (pouvant être utilisées en cloison
de doublage d'un mur en maçonnerie) est traitée dans le DTU 25.31.

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Annexe : Règles de calcul statique


des maçonneries proprement dites -
Contraintes admissibles dans les parois
porteuses sous l'effet de charges verticales
Extrait de la norme NF DTU 20.1 partie 4

La contrainte C de compression (supposée uniforme) admissible en partie courante


d'une paroi porteuse s'obtient en divisant la résistance nominale R à l'écrasement du
matériau élémentaire qui constitue le mur par un coefficient N appelé coefficient
global de réduction :
C= R
N
Note 1 : Pendant la période transitoire, dans l'attente de l'intégration des Eurocodes
6 et 8 et des annexes nationales correspondantes, les présentes règles de calculs
ne sont pas modifiées. La résistance nominale R est celle qui résulte des essais d'écra-
sement tels qu'ils sont définis par les normes concernant les matériaux de la série 771
et le cas échéant par leurs Compléments nationaux (CN) ainsi que par la norme
d'essai NF EN 772-1, désormais applicables (voir note 3), soit :
– pour les briques de terre cuite, la valeur correspondant à la classe de résistance
déclarée : R (valeur moyenne) exprimée en MPa ;
– pour les blocs en béton, la valeur correspondant à la classe de résistance déclarée :
Rc (valeur caractéristique) exprimée en MPa ;
– pour les blocs en béton cellulaire autoclavé, la valeur correspondant à la masse
volumique nominale MVn déclarée : Rcn (valeur caractéristique) exprimée en MPa ;
– pour la pierre naturelle, la valeur correspondant à la résistance déclarée : R (valeurs
moyennes) exprimées en MPa.
Note 2 : Ce mode d'expression, qui n'introduit pas de modification significative par
rapport aux normes de produits précédemment applicables, permet de conserver
inchangées les valeurs du coefficient N définies ci après.
Note 3 : Pour information, et en annexe C de la norme DTU 20.1 REG, sont présen-
tées les données d'entrée qui permettront de déterminer la valeur de R selon le projet
d'annexe nationale de l'Eurocode 6.

Prise en compte de l'élancement


L'élancement est le rapport entre la distance verticale entre planchers, et l'épaisseur
brute du mur porteur.

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Élancements inférieurs ou égaux à 15
Pour des élancements ne dépassant pas 15, les valeurs du coefficient N pour les diffé-
rents matériaux sont indiquées dans les tableaux ci-après.
Note 1 : Si ces valeurs peuvent paraître élevées c'est qu'en fait N est égal au produit
de deux coefficients partiels.
Le coefficient de sécurité proprement dit, qui tient compte de la dispersion des résis-
tances du matériau, de l'exécution, de l'accroissement accidentel des surcharges, etc.
est de l'ordre de 3.
Le rapport entre la résistance à l'écrasement d'un élément du matériau utilisé et la
résistance d'un élément de paroi complet (en général de hauteur d'étage) exécuté avec
ces mêmes matériaux ; ce rapport dépend des matériaux employés, de la hauteur libre
de la paroi et du mode de chargement (centré ou excentré).
Note 2 : Les coefficients s'appliquent aux valeurs déclarées.

Cas des maçonneries montées à joints épais de mortier

Coefficient global N
Matériaux
Chargement Chargement
centré excentré
Briques creuses de terre cuite à faces de poses
7 10
continues, avec joints pleins
Briques creuses de terre cuite à rupture de joint ou
9 11
à joints partiels
Briques pleines ou perforées de terre cuite destinées à
7 9
rester apparentes ou à être enduites
Blocs perforés de terre cuite à perforations verticales
7 9
destinés à rester apparents ou à être enduits

Blocs pleins ou creux en béton de granulats courants 6 8

Blocs pleins ou creux en béton de granulats légers 6 8

Pierre dimensionnée 8 10

Blocs de béton cellulaire autoclavé 8 10

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Cas des maçonneries montées à joints minces et continus de mortier colle
bénéficiant d'un Avis Technique ou DTA

Coefficient global N
Matériaux
Chargement Chargement
centré excentré

Blocs pleins de béton cellulaire autoclavé 5 6,5

Les coefficients N, pour les autres maçonneries, sont proposés dans les AT ou DTA
correspondants.
Le chargement centré correspond au cas des murs de refend intérieurs et à certains
murs de façade comportant des porte-à-faux (balcons, etc.) ; le chargement excentré
correspond au cas des murs de façade autres que ceux visés précédemment.

Elancements compris entre 15 et 20


Pour des élancements compris entre 15 et 20, les valeurs du coefficient N, fixées
ci-dessus, sont à multiplier par un coefficient de majoration indiqué ci-après :

Valeurs du coefficient N pour des élancements compris entre 15 et 20

Élancement Coefficient de majoration


16 1,07
17 1,13
18 1,20
19 1,27
20 1,33

Pour des valeurs intermédiaires des élancements, le coefficient de majoration


s'obtient par interpolation linéaire.

Remarque sur l'application du coefficient N


L'application du coefficient global de réduction N ne dispense pas de vérifier que les
contraintes localisées restent admissibles.

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Glossaire

Allège
Partie du mur en général moins épaisse que lui, comprise entre le sol de la pièce
où se trouve la baie et l'appui de baie.

Appareil (appareillage)
Maçonnerie : disposition des éléments constitutifs des murs (pierres de taille, moel-
lons, briques, blocs, etc.) ; appareils réguliers ou irréguliers, ensemble des disposi-
tions (lits horizontaux, joints verticaux…).

Apparente (maçonnerie)
Maçonnerie dont l'appareil est visible puisque non revêtu (par un enduit, par
exemple).

Appui
Surface sur laquelle porte une poutre ou un plancher.

Arase (haute ou rehausse, basse)


Maçonnerie en partie haute : dernière assise de niveau d'un mur destiné à supporter le
chaînage qui couronne les murs ; en partie basse : assise du premier lit de la maçonnerie.

Assise
Maçonnerie : nom de chaque rang horizontal des éléments constituant un mur en
pierres, briques, blocs, etc., limité par deux joints de lit horizontaux. La distance
entre ces deux joints est appelée la hauteur d'assise.

Appui de baie
Partie haute d'une allège protégeant la maçonnerie sous-jacente en recueillant et éva-
cuant vers l'extérieur l'eau de ruissellement ; sa partie arrière (rejingot) reçoit la tra-
verse basse du dormant de la menuiserie.

Baie
Menuiserie : ouverture dans un mur (porte, porte-fenêtre) ou une charpente (fenêtre
de toit).

Banche
Maçonnerie : élément de coffrage unitaire permettant le coulage du béton sur une
certaine hauteur (béton banché).

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Bandeau
Maçonnerie : mince saillie horizontale sur une façade dont la fonction est d'éloigner
les eaux de pluie du parement d'un mur.

Bardage
Revêtement de parties verticales d'une construction en clins, (planches de bois, métal
ou PVC) en petits éléments de couverture (tuiles, ardoises…) ou en plaques de divers
composites (fibres - ciment…).

Bâti
Menuiserie : assemblage de montants et traverses servant d'encadrement et de support.

Bâti dormant
Cadre fixe d'une menuiserie (de porte, de fenêtre…).

Boutisse
Maçonnerie : pierre, brique, dont la plus grande dimension est perpendiculaire à la
façade d'un mur.

Chaînage
Ceinturage en béton armé incorporé à l'ensemble des murs d'une construction pour
les rendre solidaires et en éviter l'écartement ; il est généralement disposé à la jonc-
tion entre mur et plancher (chaînage horizontal) ou entre deux murs (chaînage vertical).

Chape
Couche superficielle rapportée sur un sol.

Chevron
Charpente : pièce de bois placée sur les pannes et la sablière d'une charpente, suppor-
tant le lattis ou le voligeage destiné à recevoir le matériau de couverture.

Coffrage
Maçonnerie : ouvrage provisoire, réalisé généralement en bois, permettant le moulage
du béton.

Coffre de volet roulant


Élément préfabriqué en forme de tunnel reposant sur les jambages de baie et abritant
le volet enroulé autour d'un axe prenant appui sur les flasques d'extrémité.

Comble
Ensemble constitué par la charpente et la couverture d'un édifice.

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Contreventement
Structure et charpente : dispositif mis en place pour s'opposer aux déformations d'un
ouvrage sous un effort horizontal tel que celui engendré par le vent.

Couvre-joint
Élément souvent sous forme de baguette recouvrant un joint pour le cacher.

Dallage (sur terre-plein)


Ouvrage horizontal en béton coulé sur un terre-plein pour constituer le sol du rez-de-
chaussée (l'autre solution étant le plancher sur vide sanitaire ou sur sous-sol).

Dormant
Châssis (encadrement) fixe de porte ou de fenêtre destiné à recevoir les parties
ouvrantes.

Drainage (drain)
Fondation : dispositif d'assèchement servant à capter les eaux souterraines d'infiltra-
tion et comprenant une tranchée drainante et un système de drains conduisant les
eaux vers une évacuation.

Efflorescence
Tache sur les murs provenant de la dissolution des sels minéraux contenus dans les
matériaux.

Façade (mur de)


Mur extérieur généralement porteur constituant l'un des grands côtés d'une construc-
tion à base rectangulaire ; les murs extérieurs perpendiculaires sont appelés pignons.

Ferme
Assemblage de pièces de charpente triangulées, placées de distance en distance pour
supporter la couverture d'un bâtiment.

Ferraillage
Ensemble des armatures en acier dans le béton armé. Fabrication et pose des armatures.

Feuillure
Maçonnerie : entaille pratiquée dans les montants des baies pour y loger le bâti.

Fissure
Maçonnerie : fente, crevasse dans un mur, un enduit, indiquant un désordre dans la
construction.

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Flèche
Amplitude de la courbe que prend une pièce de structure horizontale sous l'influence
de charges.

Fondation
Ouvrage en béton armé ou couche préparatoire de béton, servant à la répartition des
charges.

Fouille
Fondation : préparation du terrain de fondation par creusement.

Fourreau
Tube placé en réserve dans le gros œuvre d'un bâtiment pour le passage ultérieur de
câbles ou de canalisations.

Gâcher
Maçonnerie : délayer du plâtre, de la chaux, du ciment, du mortier.

Gros œuvre
Désigne l'ensemble des ouvrages formant la structure d'un bâtiment et en assurant la
stabilité et la résistance (fondation, murs porteurs, planchers…).

Habillage (de chaînage)


Élément de plus faible épaisseur que le mur disposé côté extérieur de partie associée
en béton armé et destiné à offrir un support homogène aux enduits extérieurs appli-
qués sur la maçonnerie.

Hourdir ou hourder
Maçonnerie : recouvrir un élément de construction (brique, bloc…) au moyen du
mortier ou du plâtre destiné à constituer le remplissage du joint entre cet élément et
l'élément juxtaposé.

Huisseries
Menuiserie : encadrement fixe en bois ou en métal d'une porte dans une cloison,
composée de deux montants et d'une traverse.

Imposte
Menuiserie : partie fixe ou mobile, vitrée ou non, au-dessus d'une porte ou d'une
fenêtre ; celle-ci étant moins haute que la baie.

Jambage de baie
Partie verticale délimitant une baie constituant avec l'appui et la sous-face de linteau
l'encadrement de baie.

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Joint
Espaces séparant des éléments de maçonnerie juxtaposés dont il convient d'assurer la
liaison. Joint au mortier pour les maçonneries de pierre, de briques, de blocs.

Jointement
Maçonnerie : remplissage des joints d'une maçonnerie avec un matériau de liaison, tel
que plâtre, mortier de chaux ou de ciment.

Linteau
Traverse horizontale en bois, en acier, en pierre ou en béton armé, placée au-dessus
d'une ouverture et qui s'appuie sur les deux jambages de la baie pour constituer avec
l'appui l'encadrement de la baie.

Panne
Charpente : pièce placée horizontalement sur les arbalétriers des fermes et portant les
chevrons.

Parement
Surface apparente d'un ouvrage.

Pignon (mur de, pointe de)


Mur d'extrémité perpendiculaire à une façade ; la pointe de pignon est constituée par
le triangle fermant l'espace délimité par la charpente (les combles) en partie haute de
ce mur.

Pont thermique
Partie d'une construction présentant un défaut d'isolation et qui provoque à cet
endroit une perte de chaleur anormale.

Radier
Ouvrage horizontal en béton armé reposant directement sur le sol.

Ragréer
Terminer un ouvrage en supprimant les irrégularités subsistant.

Rampant
Surface inclinée. Bord incliné d'un pignon.

Ravoirage
Désigne la forme disposée entre le plancher porteur et le revêtement de sol à l'inté-
rieur de laquelle est enrobée la canalisation.

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Refend (mur de, pointe de)
Mur intérieur porteur et de contreventement constituant un appui intermédiaire
pour un plancher ou une charpente entre murs extérieurs porteurs ; la pointe de
refend prolonge ce mur en comble.

Rejointoyer
Maçonnerie : dégarnir les joints de pose, puis les regarnir de mortier après mouillage
et nettoiement.

Remblai
Terrassement : masse de terre rapportée pour élever le niveau d'un terrain.

Retrait
Diminution de volume d'un corps après séchage (mortier, ciment).

Sablière
Pièce horizontale en bois ou en métal ancrée à l'extrémité supérieure d'un mur pour
recevoir l'extrémité inférieure des chevrons.

Saignée
Découpe, en principe rectiligne, effectuée dans les maçonneries pour y incorporer des
canalisations (electricité, eau…).

Second œuvre
Ensemble des ouvrages complétant une construction.

Semelle de fondation
Élément de fondation linéaire répartissant les charges des murs porteurs sur le sol.

Solive
Charpente : pièce horizontale supportant le plancher et placée sur des poutres, des
sablières, des saillies dans le mur.

Soubassement (mur de)


Partie basse d'une construction généralement enterrée, en maçonnerie ou en béton,
qui suit le développé des murs porteurs et délimite notamment le sous-sol ou le vide
sanitaire.

Tableau
Menuiserie : jouée verticale d'une ouverture en façade.
Électricité : appareil de protection et de commandes groupées.

120
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Terre-plein
Plateforme organisée sur le terrain d'une construction pour servir de support à un
dallage (dallage sur terre-plein).

Tranchée drainante
Élément constitutif d'un système de drainage disposé en protection des fondations.

Trumeau
Partie de mur ou de cloison comprise entre deux baies d'un même niveau.

Vide sanitaire
Espace de faible hauteur bordé par les murs de soubasement et séparant du sol le
plancher bas d'une construction pour le protéger contre les remontées d'humidité.

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Réglementation, normes et
autres documents de référence
DTU - Règles
DTU 13.3 Dallages - Conception, calcul et exécution
• Partie 1 : cahier des clauses techniques des dallages à usage industriel ou assimilés
(indice de classement NF P11-213-1), mars 2005
Amendement A1 à la partie 1 (indice de classement NF P11-213-1/A1), mai 2007
• Partie 2 : cahier des clauses techniques des dallages à usage autre qu'industriel ou
assimilés (indice de classement : NF P11-213-2), mars 2005
Amendement A1 à la partie 2 (indice de classement NF P11-213-2/A1), mai 2007
• Partie 3 : cahier des clauses techniques des dallages de maisons individuelles
(indice de classement : NF P11-213-3), mars 2005
Amendement A1 à la partie 3 (indice de classement NF P11-213-3/A1), mai 2007
• Partie 4 : cahier des clauses spéciales (indice de classement NF P11-213-4),
mars 2005
DTU 13.12 Règles pour le calcul des fondations superficielles (indice de classement
P11-711), mars 1988, et erratum de novembre 1988.
NF DTU 20.1 Ouvrages en maçonnerie de petits éléments - Parois et murs
• Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (indice de classement
P10-202-1-1), octobre 2008
• Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (indice de classement
P10-202-1-2), octobre 2008, 2e tirage janvier 2009
• Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (indice de classement
P10-202-2), octobre 2008
• Partie 3 : Guide pour le choix des types de murs de façades en fonction du site,
(indice de classement P10-202-3), octobre 2008
• Partie 4 : Règles de calcul et dispositions constructives minimales (indice de
classement P10-202-4), octobre 2008
NF DTU 20.13 Cloisons en maçonnerie de petits éléments
• Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques types (indice de classement P10-204-1-1),
octobre 2008
• Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (indice de classement
P10-204-1-2), octobre 2008
• Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales types (indice de classement
P10-204-2), octobre 2008
• Partie 3 : Mémento (indice de classement P10-204-3), octobre 2008
DTU 25.1 Enduits intérieurs en plâtre
• Cahier des charges (indice de classement NF P71-201-1), mai 1993
• Cahier des clauses spéciales (indice de classement NF P71-201-2), mai 1993
• Mémento, février 1980
DTU 25.31 Ouvrages verticaux de plâtrerie ne nécessitant pas l'application d'un
enduit au plâtre - Exécution des cloisons en carreaux de plâtre
• Partie 1 : Cahier des clauses techniques (indice de classement NF P72-202-1),
avril 1994
• Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (indice de classement NF P72-202-2),
avril 1994

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• Partie 3 : mémento. Fascicule de documentation (indice de classement P72-202-3),
juillet 1994
DTU 25.41 Ouvrages en plaques de plâtre
• Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques (indice de classement : P72-203-1-1),
février 2008
• Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (CGM) (indice de classement :
P72-203-1-2), février 2008
• Partie 2 : Cahier des clauses administratives spéciales (indice de classement :
P72-203-2), février 2008
DTU 25.42 Ouvrages de doublage et habillage en complexes et sandwiches -
Plaques de parement en plâtre-isolant
• Préambule, décembre 1989
• Partie 1 : Cahier des clauses techniques (indice de classement : NF P72-204-1),
mai 1993
Amendement A1 au CCT (indice de classement : NF P72-204-1/A1), février 2003
• Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (indice de classement : NF P72-204-2),
mai 1993
Amendement A1 au CCS (indice de classement : NF P72-204-2/A1), février 2003
• Partie 3 : mémento. Fascicule de documentation (indice de classement :
FD P72-204-3), février 2003
NF DTU 26.1 Travaux d'enduits de mortiers
• Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques (indice de classement P15-201-1-1),
avril 2008
• Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux (indice de classement
P15-201-1-2), avril 2008
• Partie 2 : Cahier des clauses spéciales (indice de classement P15-201-2), avril 2008
DTU 60.1 Plomberie sanitaire pour bâtiments à usage d'habitation
• Partie 1 : Cahier des charges (NF P40-201), mai 1993
Amendement A1 au CC (NF P40-201-1/A1), janvier 1999
Amendement A2 au CC (NF P40-201-1/A2), octobre 2000
Règles PS-MI 89 révisées 92 - Règles de construction parasismique - Construction
parasismique des maisons individuelles et des bâtiments assimilés - Domaine
d'application - Conception - Exécution (indice de classement : P06-014), mars 1995 et
amendements A1 (NF P06-014/A1), février 2001 et A2 (NF P06-014/A2) de janvier 2011.

Normes
NF C 15-100 Installations électriques à basse tension. Remplace la norme homo-
loguée NF C 15-100 de mai 1991 et ses amendements A1 de décembre 1994 et A2 de
décembre 1995 (indice de classement : C 15-100), décembre 2002 et complétée avec la
mise à jour de juin 2005. Le document comprend :
• Introduction
• Titre 1 : domaine d'application, objet et principes fondamentaux
• Titre 2 : définitions
• Titre 3 : détermination des caractéristiques générales des installations
• Titre 4 : protection pour assurer la sécurité
• Titre 5 : choix et mise en œuvre des matériels
• Titre 6 : vérifications et entretien des installations
• Titre 7 : règles pour les installations et emplacements spéciaux

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NF EN 771-1 Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 1 : briques de terre
cuite (indice de classement : P12-021-1), février 2004.
NF EN 771-1/CN Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 1 : briques de
terre cuite - Complément national à la NF EN 771-1 : 2004 et son amendement A1 : 2005
(indice de classement : P12-021-1/CN), février 2008.
NF EN 771-2 Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 2 : éléments de
maçonnerie en silico-calcaire (indice de classement : P12-022), février 2004.
NF EN 771-3 Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 3 : éléments de
maçonnerie en béton de granulats (granulats courants et légers) (indice de classement :
P12-023-1), février 2004.
NF EN 771-3/CN Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 3 : éléments de
maçonnerie en béton de granulats (granulats courants et légers) - Complément national à la
NF EN 771-3 : 2004 et son amendement A1 : 2005 (indice de classement : P12-023-1/CN),
avril 2007.
NF EN 771-4 Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 4 : éléments de maçon-
nerie en béton cellulaire autoclavé (indice de classement : P12-024-1), février 2004.
NF EN 771-4/CN Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 4 : éléments de
maçonnerie en béton cellulaire autoclavé - Complément national à la NF EN 771-4 : 2004 et
son amendement A1 : 2005), (indice de classement : P12-024-1/CN), mai 2007.
NF EN 771-5 Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 5 : éléments de maçon-
nerie en pierre reconstituée en béton (indice de classement : P12-025-1), mars 2004.
NF EN 771-6 Spécifications pour éléments de maçonnerie. Partie 6 : éléments de maçon-
nerie en pierre naturelle (indice de classement : P12-026), mai 2006.
NF EN 845-1 Spécifications pour composants accessoires de maçonnerie.
Partie 1 : attaches, brides de fixation, brides de suspension et consoles (indice de classement :
P12-521), décembre 2003.
NF EN 998-1 Définitions et spécifications des mortiers pour maçonnerie.
Partie 1 : mortiers d'enduits minéraux extérieurs et intérieurs (indice de classement :
P12-221), janvier 2004.
NF EN 998-2 Définitions et spécifications des mortiers pour maçonnerie.
Partie 2 : mortiers de montage des éléments de maçonnerie (indice de classement :
P12-222), janvier 2004.
NF EN 13279-1 Plâtres et enduits à base de plâtres pour le bâtiment. Partie 1 :
définitions et prescriptions (indice de classement : P72-400-1), octobre 2005.

Autres documents de référence


Cahier des Prescriptions Techniques d'exécution - Murs intérieurs - Travaux neufs
« Revêtements de murs intérieurs en carreaux céramiques ou analogues collés au moyen
de mortiers-colles ou d'adhésifs en travaux neufs », e-cahiers du CSTB, Cahier 3265_V4,
mai 2006.
Cahier des Prescriptions Techniques d'exécution - Sols P3 - Travaux neufs
« Revêtements de sols intérieurs et extérieurs en carreaux céramiques ou analogues collés
au moyen de mortiers-colles dans les locaux P3 au plus en travaux neufs »,
e-cahiers du CSTB, Cahier 3267_V3, mai 2006.
CPT - Conditions générales d'emploi des systèmes d'isolation thermique des façades par
l'extérieur faisant l'objet d'un avis technique, Cahiers du CSTB, cahier 1833, livraison
237, mars 1983.

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Index

Allège . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51-51, 55, 67


Angle, retour d'angle, éléments d'angles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5, 10, 51, 58
Appareillage de maçonnerie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10, 41
Appui de baie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12, 55, 58, 63
Arase basse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
Armatures de renfort en allège . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .48, 52
Baie (fenêtre, porte-fenêtre) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51 à 54, 57-58, 64, 66
Chaînage bas - Élément de coffrage de chaînage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46, 51, 61
Chaînage horizontal haut . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43, 49, 51, 64, 105-106
Chaînage vertical . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51, 58
Coffre de volet roulant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .64 à 66
Drain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .103 à 107
Fondation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36, 102, 107
Habillage de chaînage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11, 46-47
Jambage, élément de jambage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52-53, 55 à 57, 63
Joints de montage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38, 41, 80
Jonction avec plancher bas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43
Linteau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6, 9, 31, 52, 54, 64 à 67
Mur de façade . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29, 46, 59
Mur de pignon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .60, 62
Mur de refend . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5, 29, 58, 114
Mur de soubassement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36, 44-45, 102, 104-105, 108
Pointe de pignon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .60 à 62
Pointe de refend . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .58
Protection du soubassement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .102
Rehausse ou arase haute . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .65
Sablière d'appui de charpente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
Semelle de fondation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36
Tranchée drainante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .106
Trumeau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31, 39, 51-52

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Plafond Rayonnant Plâtre (PRP)


Collection En application des Avis Techniques et du DTU 25.41
Guide Pratique
Plancher Rayonnant Electrique (PRE)
En application des Avis Techniques, du CPT PRE 09/07, de la norme
Les règles de construction NF DTU 26.2, du DTU 52.1 et du DTU 26.2/52.1
Mieux les connaître pour mieux les appliquer Les escaliers
Présentation de l’ensemble des textes techniques et réglementaires
régissant l’acte de construire Conception, dimensionnement, exécution :
escalier en bois, métal, verre, maçonnerie, pierre
Les signes de qualité dans le bâtiment naturelle…
Mieux les connaître pour mieux les utiliser : En application des textes réglementaires, normes et règles
certifications, qualifications, classements… consacrées par l’usage
Répertoire des signes de qualité existant dans le bâtiment et de
leurs spécificités Ouvrages en plaques de plâtre
Plafonds, habillages, cloisons, doublages,
Fondations parois de gaines techniques
Conception, dimensionnement et réalisation En application des normes NF DTU 25.41, 25.42
Maisons individuelles et bâtiments assimilés
En application des DTU 13.12, 13.3 et 20.1 Pose collée de carrelage en travaux neufs
Carreaux céramiques ou analogues :
Maçonneries pierres naturelles, pâtes de verre et émaux…
Murs intérieurs et extérieurs En application de la certification « Certifié CSTB Certified » des
En application des NF DTU 20.1 et 20.13 colles à carrelage et des Cahiers des Prescriptions Techniques de
mise en œuvre (CPT), e-Cahiers du CSTB, cahiers 3522-V2,
Les enduits de façade 3265-V4, 3266-V3, 3267-V3 et 3527-V2
Mise en œuvre des enduits minéraux sur supports
neufs et anciens
Revêtements de sol scellés en intérieur
En application de la norme NF DTU 26.1 et de la certification et extérieurs
« Certifié CSTB Certified » des mortiers d’enduits monocouches Carreaux céramiques ou assimilés - Pierres naturelles
Le ravalement de façade Les sous-couches isolantes sous carrelage
Par application de revêtements Mise en œuvre sous chape ou dalle flottantes et sous
En application des DTU 42.1, 59.1 et 59.2 carrelage en pose collée et pose scellée
Façades rideaux Pose flottante des parquets
Performances, mise en œuvre, entretien et Revêtements de sol à placage bois et stratifiés
maintenance En application de la norme NF DTU 51.11 et du CPT « Systèmes de
En application de la norme NF DTU 33.1 revêtements de sol stratifiés posés flottants »

Salissures de façade : comment les éviter ? Les peintures et revêtements muraux collés
Exemples de solutions techniques En intérieur
Diagnostic des causes de salissures et solutions pour les prévenir En application des DTU 59.1 et 59.4
ou y remédier
Garde-corps de bâtiments
Les planchers Fonction, conception et dimensionnement
Conception et exécution En application de l’article R. 111-15 du Code de la construction et
En application des Règles de calcul, des DTU et des CPT planchers de l’habitation (CCH) et des normes NF P01-012 et P01-013
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Les couvertures en tuiles Bardage rapporté sur ossature secondaire


Tuiles de terre cuite - tuiles en béton en bois
En application des DTU 40.21, 40.211, 40.22, 40.23, 40.24, 40.241 et Mise en œuvre sur murs en béton banché ou en
40.25
maçonnerie d’éléments
Écrans souples de sous-toiture En application du Cahier du CSTB n° 3316 et de ses modificatifs
n° 3422 et n° 3585_V2
Conception et mise en œuvre
Isolation des combles aménagés
Étanchéité des toitures-terrasses
Produits en rouleaux, panneaux
Conception et réalisation
En application des DTU 43.1, 43.3, 43.4 et 43.5
Isolation des combles perdus
Les vérandas Produits en rouleaux, panneaux et en vrac
Conception, construction, entretien, maintenance Les toitures végétalisées
En application des règles professionnelles SNFA et du référentiel du
CSTB pour l’homologation des systèmes de vérandas Conception, réalisation et entretien
En application des DTU de la série 43 et des Règles professionnelles
Construction d’une cheminée CSFE-ADIVET-SNPPA-UNEP
Foyers ouverts et fermés. Conduits maçonnés et Ventilation double-flux dans le résidentiel
métalliques Conception, mise en œuvre et entretien
En application des DTU 24.2.1 et 24.2.2
Chauffe-eau solaire individuel
Installations de gaz dans les bâtiments Conception, mise en œuvre et entretien
d’habitation
En application de la norme NF DTU 61.1 Pompe à chaleur géothermique
Installations électriques et de communication Chauffage et rafraîchissement en maison
des bâtiments d’habitation individuelle
En application de la norme NF C 15-100 et du guide UTE C 15-900 Conception, mise en œuvre et entretien

Procédés de traitement des eaux


à l’intérieur des bâtiments individuels ou collectifs Collection
Guide Pratique
Collection Aménagements urbains durables
Guide Pratique
Développement durable Aires de jeux
Conception, installation, entretien
En application des normes NF EN 1176 et EN 1177
Installation d’assainissement autonome
Pour maison individuelle L’arbre en milieu urbain
En application de la norme XP DTU 64.1 Choix, plantation et entretien

Les ponts thermiques dans le bâtiment Les haies urbaines et péri-urbaines


Mieux les connaître pour mieux les traiter Fonctions, choix des espèces, mise en œuvre et
En conformité avec la réglementation thermique entretien
Mise en œuvre des menuiseries en PVC
En travaux neufs et réhabilitation Collection
En application de la norme NF DTU 36.5 Guide Pratique
Mise en œuvre des menuiseries en aluminium Droit & construction
En travaux neufs et réhabilitation
En application de la norme NF DTU 36.5 L’Assurance construction
Mise en œuvre des menuiseries en bois Mieux comprendre le système de l’assurance
En travaux neufs et réhabilitation construction
En application de la norme NF DTU 36.5
Les diagnostics immobiliers
Les volets roulants Diagnostics obligatoires ou quasi-obligatoires
Conception et mise en œuvre
En application du CPT n° 3676
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GUIDE PRATIQUE
Maçonneries
Maçonneries
Avec la collection Guide Pratique, le CSTB offre aux professionnels du bâtiment une lecture plus facile
des règles techniques de construction. Recueils de détails d’exécution présentant un large éventail
de situations possibles de mise en œuvre, ces guides ne remplacent pas les textes de référence,
qu’ils soient réglementaires (lois, décrets, arrêtés…), normatifs (normes, DTU ou règles de calcul) ou
codificatifs (Avis Techniques et CPT associés…) mais en constituent un complément indispensable.

Le Guide Pratique « Maçonneries » paraît alors que la norme NF DTU 20.1 vient d’être révisée et la
norme NF DTU 20.13 nouvellement publiée. Il intègre donc les nouvelles dispositions de ces normes
NF DTU.
Il détaille les conditions de réalisation des murs intérieurs et extérieurs, notamment des murs de
façade, en petits éléments de maçonnerie (blocs de béton, briques de terre cuite, blocs de béton cel-
lulaire autoclavé et pierre) et des cloisons de distribution et de doublage dans la maison individuelle
et les petites constructions. Les ouvrages associés sont aussi pris en compte : fondations, soubasse-
ments, drainage, dallage, revêtements.
Ce guide répond de façon très illustrée et pratique aux questions suivantes :
- Comment un mur peut-il assurer ses fonctions essentielles (stabilité, étanchéité, isolation, aspect…) ?
- Comment choisir les éléments de maçonnerie et les différents mortiers ?
- Comment réaliser murs et cloisons en prenant en compte les points singuliers, sans oublier la
réception des ouvrages, les fixations et accrochages ainsi que l’application des finitions ?
Il intéressera donc tous les professionnels qui doivent prescrire ou mettre en œuvre des ouvrages en
petits éléments de maçonnerie : entreprise de maçonnerie, maître d’ouvrage, architecte, BET, bureau
de contrôle, etc.
Ce guide a été rédigé par Jean-Daniel Merlet, ancien directeur technique du CSTB, et Bernard Blache,
ancien responsable du secteur maçonnerie au CSTB.

Maçonneries

En application des normes NF DTU 20.1 et 20.13


SIÈGE SOCIAL
8 4 , AV E N U E J E A N J A U R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A R N E - L A -VA L L É E C E D E X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | F A X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 7 0 3 7 | w w w. c s t b . f r