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F Ferri - Logique contemporaine.

14/01/2019
Origines historiques de la logique: théorie aristotélicienne du syllogisme.
 L’art de raisonner.
o Logique formelle on va étudier ça.
o Rhétorique argumentative.
o Lutte éristique : clarifier les components des énoncés dans son contexte
empirique de la lutte verbale. On va voir la transformation de la logique
formelle dans le XIXe siècle jusqu’à la logique mathématique et aussi
jusqu’à la technologie informatique.
 Logique aristotélicienne : 2000 ans.
o Vise à toutes les formes belles de raisonnement.
o Jusqu’à G. Boole (1815-1864)
 Algèbre de la logique lois de commination.
 Algébristes anglais.
 Voir le passage d’une logique empirique (guidée par l’usage du
langage naturel, basé sur le sens).
 Logique catégorielle : systémisation des catégories du
langage.
 [Lire : Catégories de lange et catégories de pensée].
 De la logique formelle (catégorielle) à la logique mathématique (calculatoire ou
algébrique) :
o D’une logique réglée par une grammaire à une réglée par des
combinassions avec des symboles abstraits d’une signifiance.
 Idée du « formalisme » : Hilbert.
 Manipuler les symboles du langage en tant que formes et
ses règles de manipulation plutôt que par rapport à sa
signification. Leur sens c’est les règles a priori mêmes de
manipulation  fermeture totale.
 L’algébrisation de la logique c’est ce qui initie le
développement de la logique symbolique : traitement d’une
façon universelle et nécessaire à travers d’un calcul
(opposé aux règles syntactiques des idiomes particuliers
[=instrument de communication linguistique dont se dote
une communauté humaine]).
o Différences entre les deux :
 Logique catégorique est réglée par des règles variables (=logique
grammaticale). Et elle est régie par le sens.
 Logique calculatoire est réglée par des lois uniformes.
 La logique est traversée par l’opposition nature/culture :
grammaire/calcule est une traduction de cette opposition.

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o Enjeux : nouvelle approche dans le XXe siècle, approche
compositionnelle pour savoir comment composer l’ontologie et
l’épistémologie dans le même plan sans les confondre.
 Chercher le langage qui permet d’articuler les deux logiques.
 Le Langage Diagrammadique.
o Mathématiciens britanniques du XIXe siècle :
Euler. Ils vont exprimer les syllogismes de la
logique aristotélicienne sous forme de dessins
géométriques (diagrammes).
 Enjeux du cours :
o Nature/culture.
o La théorie du support : comprendre que la logique est conditionnée par la
technologie condition technologique de constitution des projets
logiques.
 Aristote : logique comme dispositif de la reproduction de la parole
pour l’idéalisation et formalisation du langage comme logique pur
rendre possible une activité réflexive sur le langage pour faire
parvenir l’objectivation du langage comme un objet. But :
formalisation du langage comme langue formelle.
 Jack Goody : La raison graphique (1977)
 L’écriture est, en sens fort, une technologique
intellectuelle (intellectual technology)  terme par Daniel
Bell (Influence : Robert Leffort dans Vers la société post-
industrielle, 1976  sur l’informatisation de la société).
o L’écriture montre qu’elle est condition
d’acquisition des nouvelles connaissances.
o « Raison graphique » = introduit une nouvelle
forme de raisonnement et de raisonner propre
d’Occident historiquement : ce qu’on appelle
« raison » en occident c’est l’écriture linéale mobile
(dispositif papier-crayon).
o Structure graphique liée à structure cognitive d’un
mode de penser.
 3 grandes structures : ___ tableau et
formule.
o Bruno Bachiment : raison computationnelle.
 Elle est une reconfiguration de la rationalité
graphique dès lors que la rationalité
graphique est dynamisée par le calcul.
o Naissance de l’informatique : la machine de Turing
comme dispositif d’écriture, le dispositif papier-
crayon rendu automatique).
 Hilbert : programme formaliste, élaboré en vue de résoudre des
contradictions dans le cadre mathématicien de la théorie des
ensemble de Cantor. Crise de fondements : on ne sait pas de quoi
parlent les mathématiques. Volonté de Hilbert de contrôler

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l’activité mathématique conçue comme activité d’écriture pour
éviter des contradictions dans le énoncés démonstratifs et
déclaratifs.
o Crise de fondement des mathématiques (séances 5 et 6) jusqu’à la logique
mathématique proprement dite. Emergence de l’informatique comme
science et comme ingénierie (ex de la machine de Turing).

 Boole et algébristes britanniques :


o Geste des algébristes.
o Logicien et mathématicien Frege (1848-1925) idéal Leibniz d’un
langage universel : conceptographie, écriture conceptuelle : l’idéographie.
 Thèse logiciste : réinventée par Russell.
 Les mathématique sont entièrement réductibles à la
logique approfondissement du travail de Boole.
o Remise en question des fondements de la logique
d’Aristote.
o Positivisme logique (Vienne)  empirisme
logique : mouvement avec la thèse sur le statut de
la connaissance, épistémologique, sur les limites de
la connaissance.
o Mise en œuvre de l’intelligence artificielle conçue
comme une ingénierie de l’intelligence : suppose
d’une conception logiciste de la connaissance et
combinatoire de la logique.
 « L’artéfacture » comme projet
technologique d’articulation des sciences de
la culture et des sciences de la nature à
travers de l’ingénierie des connaissances
(usage de l’informatique pour aider les
humains dans les tâches de prise des
décisions dans les problèmes dont on ne
connait pas la solution algorithmique, c'est-
à-dire, soluble et explicitable par un calcul).

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Approche philosophique, historique, technologique et scientifique de la logique
contemporaine.
 Logique :
o Sens philosophique : discipline qui prend pour objet le raisonnement, tel
qu’il est exprimé à travers du discours (logo). Objectif : chercher critères
pour les raisonnement corrects et incorrects.
 Raisonnement : suite des énoncés en relation de dépendance.
 Depuis Aristote : il faut mettre au jour les rapports des
dépendances qui lient les discours les uns aux les autres.
 Explicitations des critères de validité des raisonnements
discursifs : lois des caractères corrects ou pas de son
raisonnement.
 Logique et algèbre : G Boole.
o Richard Whately (1787-1863) : traité logique Elements of Logic est la
référence pour Boole pour son premier essai Mathematical Analysis of
Logic en 1847.
o Selon Whately : important pour vouloir fonder la logique comme pensée
de l’esprit et pas d’une théorie du langage.
 Logique comme un art : règle la pratique.
 Aussi comme une science qui règle les raisonnements de l’esprit.
 3 types d’opération de l’esprit :
 Appréhension.
 Jugement : rapport entre des objets appris.
 Raisonnement : production d’un nouveau jugement à partir
de la comparaison.
 3 éléments du langage corrélatifs à chaque opération :
 Terme.
 Proposition.
 Syllogisme.
o Objectif de Boole dans l’essai : présentation de la recherche qui marque la
naissance la logique algébrique pour constituer une science des opérations
de l’esprit humain, en expriment ces opérations sus la forme d’un calcul.
 Objet de la logique : opérations de l’esprit, du raisonnement
logique chercher une mode de procédure.
 Il ne définit plus les mathématiques comme une science de la
grandeur mais comme l’étude des relations entre des objets dont
les propriétés sont définies par une théorie formelle. 
Conséquence : on peut raisonner en dehors de la perception
ordinaire problème du réalisme  est-ce qu’un objet
mathématique correspond à un objet « réel » ?????  ça
questionne la légitimité des mathématiques.