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Nouvelles missions du pharmacien consolidées dans la loi HPST

La loi HPST a permis aux pharmaciens d’officines de participer activement dans


l’accompagnent pharmaceutique du patient. Cette tâche a néanmoins poussé l’officine à
s’organiser différemment et les pharmaciens à acquérir de nouveaux réflexes (4).
Les pharmacies d’officine ont été intégrées au cœur de la politique nationale de santé, dont
le rôle est essentiellement la participation aux soins de premier et de deuxième ordre, au
service public de la permanence des soins, à l’éducation thérapeutique et aux actions
d’accompagnement des patients. (5)

L’article 38 ayant été introduit dans la loi HPST stipule que : « le pharmacien d’officine peut
être désigné comme pharmacien correspondant au sein de l’équipe de soins par le patient. A
ce titre, il peut, à la demande du médecin ou avec son accord, renouveler périodiquement des
traitements chroniques, ajuster au besoin leur posologie et effectuer des bilans de médication
destinés à optimiser les effets ».
C’est une façon jamais reconnu auparavant de démontrer le rôle du pharmacien clinicien à
l’officine.
Par ailleurs, la relation du pharmacien et du médecin traitant devra être particulièrement
privilégiée afin de faire un suivi étroit du patient pour toutes éventuelles modifications de
traitement, adaptation de posologie… (6).
L’idée de coopération entre professionnels de santé est à partir d’une réflexion lancée au début des
année 2000, alors que la loi du 02 mars 2002 mettait l’accent sur le fait que le patient doit être placé
au centre du dispositif de soins.

En 2003, un rapport a été rédigé dans le but de créer un lien de coopération entre les différents
professionnels de santé notamment le médecin et le pharmacien. Dès la naissance de cette idée,
plusieurs établissements ont commencé à expérimenter autour de différents métiers paramédicaux et
officinales. Ce dispositif a permis d’élaborer quelques enseignements très fructueux qui a servi de base
pour la haute autorité de santé (HAS), en 2008, afin d’émettre des recommandations sur cette nouvelle
méthode de coopération inter disciplinaire. (1), (2), (3).
De plus, un rapport avait souligné l’importance de cette collaboration dans l’article 51 de la
loi HPST :

« Les professionnels de santé peuvent s’engager, à leur initiative, dans une démarche de
coopération interdisciplinaire ayant pour objet d’opérer entre eux des transferts d’activité ou
d’actes de soins ou de réorganiser leurs modes d’intervention auprès du patient. Ils
interviennent dans les limites de leurs connaissances et de leur expérience… »
« Le patient est informé, par les professionnels de santé, de cet engagement dans un protocole
impliquant d’autres professionnels de santé »
« Ces protocoles sont soumis aux ARS (Agence Régionale de Santé) …(7)

(1) BERLAND, Yvon. Mission " coopération des professions de santé" : le transfert des tâches et
des compétences. Paris : s.n., 2003.
(2) Haute Autorité de santé. Délégation, transfert, nouveaux métiers : comment favoriser des
formes nouvelles de coopération entre professionnels de santé HAS. Paris : s.n., 2008. p.
61.13
(3) Haute Autorité de Santé. Réalisation d'une étude sur l'évaluation qualitative des
expérimentations de coopération entre professionnels de santé. Paris : s.n., 2008. p. 108.

(4) Communiqué de presse. Ordre National des pharmaciens. Mai 2012.

Disponible à l’adresse :

http://www.ordre.pharmacien.fr/Communications/Communiques-de-presse/La-loi-HPST-c-est-le-
moment-d-en-parler

(5) La loi HPST à l’hôpital « les clés pour comprendre, Page 125.

Disponible à l’adresse :

http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/vademecum_loi_HPST.pdf

(6) Académie nationale de Pharmacie. Rôle du pharmacien correspondant. Paris : s.n.,


2009. p. 13.
(7) . Loi n°2009-879, du 21 juillet 2009. Réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la
santé et aux territoires. s.l. : JORF, 22 juillet 2009.