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VICTOR HUGO

(1802-1885)

ROMAN HISTORIQUE- « Notre Dame de Paris »

- une imitation d’après Walter Scott


- le livre apporte au-delà d’un sujet factice, une évocation colorée du Paris
moyenâgeux
- œuvre « d’imagination, de caprice et de fantaisie »
- va vers une suite de tableaux qui ressuscitent toute une époque
- ne met pas au premier plan les grandes figures de l’histoire. Ses
personnages= individus anonymes
- le conflit érotique y tient la première place. Chez Walter Scott, le conflit
passionnel sert à mettre en évidence l’énergie de l’histoire, tandis que
chez V. Hugo l’histoire devient un prétexte.
- Avec Notre Dame de Paris le roman historique devient une épopée
médiévale, par la vie tumultueuse qu’il donne a une ville et a une
cathédrale, ainsi que par le caractère symbolique de ses personnages.
- Victor Hugo crée un roman pittoresque qui se remarque par le
mouvement des foules, les qualités dramatiques et les vertus du dialogue.
- apporte le combat du bien et du mal
- le conflit devient moral
- l’histoire devient ainsi une leçon de morale

Victor Hugo- romancier


Victor Hugo vient au roman de très bonne heure. Après le roman historique
« Notre Dame de Paris », il publie « Claude Gueux » une ébauche des
« Misérables ». La parution des « Misérables » est reçue par réserves de la
part de Flaubert, des Goncourt ou de Zola.

Il se laisse conquérait par la fantaisie dans la peinture de la réalité. Il


préférait le romantisme au réalisme et le spiritualisme au positivisme.
« Les Misérables » sont le roman de toute une vie, l’épopée d’une
conscience humaine qui passait du mal au bien ; l’odyssée de l’homme rejeté
par la société, cet homme qui réussit à se redresser et qui monte vers
l’épreuve suprême. Il édifie un roman énorme, en huit volumes trop chargé
et inégal, mais puissant et riche, fruit de l’imagination épique et d’une
documentation sérieuse.

- le roman est dominé par une thèse humanitaire: l’injustice, l’indifférence,


le système répressif, poussent les « infortunés » à devenir des
« infâmes » ; pour les sauver, il faut de la patience et de l’amour, il faut
de l’instruction, de la justice sociale et de la charité chrétienne.
- ce que V’H. se propose par ce roman est de composer « une montagne »,
« le poème de la conscience humaine », « une épopée supérieure et
définitive ».

La période envisagée était 1815-1832. Le conflit était moins social que


moral et philosophique. On n’envisageait pas la lutte des pauvres et leur
libération, mais l’ascension vers un idéal spirituel= l’épopée d’une
conscience

Michel Raymond dit que « V.H. ne s’intéresse pas à la réalité sociale de


Jean Valjean, mais à son salut. »

- c’est la réalité qui envahit le roman et les événements historiques y


occupent une large place

Les personnages

- quoique symboliques, existent ;


- ont une vie romanesque puissante et s’imposent par leur présence ;
- malheureusement leur psychologie est assez sommaire ;
- bâtis par contraste, ils mêlent les lumières et les ténèbres et réalisent
l’équilibre sur lequel repose le roman : l’évêque et le policier, Cosette et
Thénardier ;
- Jean Valjean lui-même « illustre le mythe d’un Satan Christ » ( Raymon
M.)
- les personnages secondaires prennent du relief et constituent parfois de
vrais créations : Gavroche, Eponine.

Les structures narratives

- l’œuvre laisse l’impression de chaotique

On décèle 5 parties dont 4 portent le nom d’un personnage : Fantine,


Cosette, Marius, Jean Valjean, le 4e L’Idylle rue Plumet et l’épopée rue
Saint-Denis a un sens unificateur

Chaque partie débute par une longue introduction ensuite c’est le récit et
l’analyse des personnages. Les débats de conscience de Jean Valjean,
l’évolution de Marius, l’évolution sentimentale de Cosette constituaient une
sorte de contrepoint à l’action extérieure. « L’histoire contée se déroulait sur
deux plans : le monde et l’âme. » (Raymond M.) Hugo démultipliait l’action
romanesque au niveau de diversité apparente comme à celui de la
profondeur cachée.

Les trois premières parties de l’ouvrage « racontent les cheminements des


principaux personnages vers cette barricade de la rue de la Chanvrerie.. ».
Dès la 4e partie Hugo réunit tous les fils de l’intrigue ; le rythme haletant du
récit, après les lenteurs d’une triple préparation, emporte d’un seul coup tous
les personnages.
De grandes digressions interrompent le déroulement du temps romanesque
pour imposer une vision simultanée de l’ensemble.

Un vrai mythe de l’auteur élève celui-ci à l’omniscience. Hugo c’est la


Providence qui voit tout, qui connait tout et qui dirige les moindres gestes de
ses héros.