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L'Aunis et la Saintonge maritimes, par B. Girard,.... 1901.

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1/ilffllS & LA 8AUTM01

MARITIMES

IMK

B. G-IRARD

Omoiui si I'KIUKIHur CouMiskuu AÏPKI.AMAUIXK NATION AI.K,KXHKTIIA


ITK
OWICIKH i>kI.AKKUIOX P'MOXNKIH KTPKi/lxsTHrirrioxl'iuuyiK
GIIAXH-OFUCIKU W tNiciivs-lrriKiiAH,
COMMAXPKIH KTOKFH:IKU PKVUsiKiiisOKDUKS KÎKAXT.KHS
CONSUL HKIIIIKCK loin I.ACIIAHKXTK-IM>:UIKUI«Kv.ri A VKNPKK
VUIK-I'HKSIDKNT DKI.AS»H:IKTK PK(ÏKJMIHAI'IIIK
PK LA IUMIKLLK
MUMIIHK PKI.ASOCIKTK PK(ÎKiNillAI'IIIR
PKHiKIIIKKOBT
PKLKI.I.K PK>AIMIUVKS IIISTOHIHIKS
PKSAINTUNCK KTU'AUNI<
KTPKPIVKITSKS AUTIIKSSOCIKTLS SAYAMKS

NIORT
IMPRIMERIE NIORTAISE
9, rue Victor Hugo, 9

1901
Ï5Î41HJ8: & LA SAINTONGE

MARITIMES
fc SAimiftl
Jr'Aip LA.

MARITIMES

PAR

.i • ' 33. ' G- X Jbi -A- Jci 33

SUPÉRIEUR
OFFICIER DUCOMMISSARIAT
DELAMARINE NATIONALE
ENRETRAITE
OFFICIER
DELALÉGION ETDEL'INSTRUCTION
D'HONNEUR PUBLIQUE
COMMANDEURKTOFFICIER
DEPLISE
IUBS ORDRES
ÉTRANGER:*
CONSUL
DEGRÈCE POUR ET LAVENDES
LACHARENTE-INFÉRIEURE
VICE-PRÉSIDENT
DELASOCIÉTÉ
DEGÉOGRAPHIE
DELAROCHELLE
MEMBREDELASOCIÉTÉ
DEGÉOGRAPHIEDBROCHEFORT
DECELLEDESARCHIVES ETD'AUNIS
DESAINTOXGB
HISTORIQUES
ETDEDIVERSES SOCIÉTÉS
AUTRES SAVANTES

NIORT
IMPRIMERIE NIORTAISE
9, ru© Victor Hugo, 9

1901
A

SA MAJESTÉ GEORGES I"

RQI DES HELLÈNES

TRÈS HUMBLE HOMMAGEDE PROFOND RESPECT

B. GIRARD

CONSUL DE GHECE
Pour tes départements de la Charente-Inférieure
'*.- et de ta Vendée
L'AUNIS & LA SAINTONGE

MARITIMES

^{Tèl .e>tyle titre que j'ai donné à une étude


^$pitquant aux communes du littoral de
l'ancienne province d'Ami is et de Sain-
,tçnge, devenue, depuis 1790, le départe-
^mcntdcla Charente-Inférieure, c'est-à-dire
^celles qui sont considérées comme mari-
times, et figurent au livret publié, en i883,
nar le Ministère, de la Marine.

f. Cette étude est la suite de trois autres


qui ontdéjà paru avec les titres de : La
Qretagne, la Normandie et la Vendée ma*
(;fitinw, les deux dernières à la fin de 1899.
* fên présence de l'accueil bienveillant tpie
le public a fait à ces trois ouvrages, j'ose
espérer qu'il s'intéressera également au
nouveau livre que j'ai l'honneur de lui ofTrir
aujourd'hui, et dans lequel, à côté d'une
— G—

noticespéciale, consacrée à chacune des 157


communes maritimes décrites, il trouvera
des chapitres spéciaux, concernant la géo-,
la 1
graphie historique, géographie physique,
l'hydrographie fluviale, l'hydrographie
maritime, y compris les îles, la géographie
commerciale et enfin la géographie adra^f^
nistrative et maritime de l'Aunis et (le^îa

Saintongc, ou plutôt de la Charente-IiifiÇ-


rieure. -.'*:,; AV
L'AUNIS & LA SAINTONGE

MARITIMES

GÉOGRAPHIE HISTORIQUE

La véritable ctymologic du nom d'Aunis n'csl pas


bien connue ; les géographes n'ont rien négligé pour
en découvrir l'origine ; mais tous leurs efforts se sont
Véiluits a des conjectures vagues. 1Mmoins dénuée de
fondement est que, vers le ve siècle, les Alains ayant
été battus par Gluldéric, vinrent se réfugier dans
l'Aquitaine, dont les Yisigoths occupaient alors une
grande partie. Ces fugitifs auront donné leur nom à
1c\ir'nouvcIlc demeure appelée Vagua Atanensis, et,
dans la suite, Atniensis, d'où Alnisium, Aunisiuin.
Quant aux Santones, ils formaient une tribu puis-
sante, au temps de César, et leur histoire antérieure
i'scrait difficile à établir.
.*•L'Aquitaine était une de* grandes divisions de la-
Gaule chevelue. Les Santons et les Alains couvraient
les terres qui ont plus tard constitué la Saintongè et
l'Aunis. Au ve siècle, l'Aquitaine fut une des sept
provinces établies dans la Gaule. Le Poitou, l'Aunis et
la Saintongè firent partie de la llme Aquitaine; mais,
alors, les Yisigoths s'emparèrent des denx Aquitaiucs,
—8 —

et, plus tard, furent repoussés par les Francs, qui


conquirent les Aquitains.
Sous la domination romaine, la Saintongè partagea
la tranquillité et les progrès de la civilisation des
Gaules, et le Christianisme y pénétra de bonne heure, •
car son premier évéque fut saint Kutropc.
Kn l'an 607, la bataille de Youillé et la mort-
d'AIaric If, tué dans l'action, ouvrirent l'Aquitaine à
Clovis. Kn 5;o, Charlemagnc hérita de l'Aquitaine",,
qu'il érigea en royaume, en faveur de son fils Louis,
encore enfant; sous son règne, les Aquitains prirent,
part aux expéditions de Charlemagnc contre Jtès.
Sarrasins d'Kspagnc. Louis, devenu Kmpercur, pensa,
comme son père, qu'il fallait un Hoi aux Aquitamp,,.
et il leur donna son fils Pépin, qui ayant, d'après iiû.{
ti*As anciennes chroniques, reçu en présent, de
rKinpcrcur de Constantinople, la tète de saint Jcan-
Haptistc, en confia la garde aux moines de l'abbaye
qu'il fonda auprès de l'ancien château dfAngcriacuri\\>
laquelle est l'origine de la ville dcSaint-Jcan-d'AngélyyJ
qui, dans la suite, put, quelque temps, se regarder
connue la première de la Saintongè. ,
Kn 84o, un fléau affligea l'Aquitaine et désola, cft
particulier, la Saintongè : une bande de Normands,
désignés par d'anciens auteurs sous le nom de Danois,
brûlèrent Saintes, qu'il fallut rebâtir. Alors cette villd .
abandonna la place de l'antique Mediolamun San-
tonum, et fut reconstruite sur les bords de la Charente.
Kn 863, d'autres bandes de Normands renouve-
lèrent les ravages des premières, et c'est sur la*
—9 —

frontière de la Saintongè qu'un comte d'Angouléme,


nommé Turpion, fut tué en les combattant.
Kn 8GG,la Saintongè fit partie du duché de Guiennc,
et reconnut l'autorité des Comtes «le Poitou, ducs
d'Aquitaine. Plus tard, elle devint un objet de
discorde entre les Comtes d'Anjou et ceux de Poitiers.
Au commencement du xi* siècle, Saintes appartenait
• à la maison d'Anjou.
1
Après divers événements, dont elle fut le sujet
plutôt que le théâtre, la Saintongè fut soumise à
l'autorité des Comtes de Poitou, puis elle passa sous
la domination anglaise.
Kn lai/J, lors de l'avènement de Louis VIII, Henri III,
roi d'Angleterre, ayant osé braver ce souverain,
celui-ci s'empara de Saint-Jean-d'Aiigély. Kn la^s, les
insultes faites à Alphonse, comte de Poitiers, et à son
frère Louis IX, roi de France, amenèrent une guerre
;ôti ce monarque se signala h la bataille de Taillcbourg
'
qui remit Saintes entre ses mains ; mais, peu après,
les Anglais reprirent tout ce qui leur avait appartenu
au S. de la Charente, et une partie de la Saintongè
rentra sous leur puissance.
Kn i3a8, l'avènement de Philippe VI fut marqué par
de nouvelles dissensions. Les Anglais faisaient déjà
des préparatifs de guerre, lorsque le comte d'Alcnçon,
frère du Hoi, les prévint et prit Saintes, dont il rasa
les murailles.
Après le grand revers de Crécy, qui obligea le
prince Jean, fils de Philippe VI, a remonter au N., le
comte de Derby qui commandait pour les Anglais, en
Guicnne, profita de celte retraite pour s'emparer de
— IO —

plusieurs villes de la Saintongè, dont Miranibeaii et


Surgères, qui furent prises d'assaut ou se rendirent ;
mais les Anglais échouèrent devant Marans ; ils
remontèrent alors dans le Poitou, puis vinrent repren-
dre Taillebourg Cl Saint-Jean-d'Angély, qui se rendit.
Lorsque Jean arriva au trône en i35o, une trêve,,
ralentit un peu la guerre; mais, elle fut de courte
durée, et la défaite de Poitiers, survenue quelques
années après, amena, en i3Go, le honteux traité do
Hrétigny, qui livra, de nouveau, l'Aunis et la Sain-
tongè aux Anglais. L'année I3J3 vit s'accomplir, la
séparation des deux parties de cette province, sépa-
ration qui donna une individualité à la dernière.
Kn i388, une flotte anglaise vint répandre l'alarme
sur les côtes de l'Aunis; quatre cents hommes environ^
s'étant jetés dans des barques, remontèrent la Sèvrc,
avec l'intention de surprendre Marans, dont les habil-
lants, avertis à temps, se réfugièrent dans le château ;''
les ennemis, après avoir pillé le bourg, regagnèrent -
leurs vaisseaux, et allèrent, dans les Iles de Hé et
d'Oléron, commettre d'autres déprédations. :.-..
Kn I/J33, les Anglais inquiétèrent encore la Sain-
tongè et l'Aunis par des tentatives qui n'aboutirent-
qu'a faire ravager l'Ile de Hé ; mais, en i^Oo, sous
Charles A'II, l'unité française s'étant accomplie, ils
furent vaincus et repousses de toutes parts.
Sous le règne de Louis XI, qui commença l'année
suivante, ce souverain donna en apanage à son frère,
Charles de Guienne, qui était le plus redou .blc de
ses ennemis, et à titre de réconciliation, la Guienne, la
Saintongè et l'Aunis. Celle réconciliation dura peu,
— II —
)
et, d'ailleurs, la mort de Charles vint, en iffict, tout
terminer.
Plusieurs années s'écoulèrent ensuite sans amener
d'événements importants; mais, en i4î)5, l'application
des droits de la gabelle à toute la Saintongè et à
tout l'Aunis, y causa un soulèvement général; IAI
Hochellc prit part à cette résistance armée, qui fut
proihptcmént apaisée. Sous Henri II, éclata, pour les
mêmes causes, une nouvelle sédition, plus grave que
la[première et à laquelle prirent part toutes les cam-
pagnes de la Saintongè; des châteaux furent pillés,
.d£$/'agents de la gabelle mis en pièces; Un grand
rionihre de séditieux de plusieurs localités vint a
paintes briser les prisons; l'armée royale finit par
*'*hyoir raison de cette insurrection; toutefois, il fallut
:que le Hoi, par de nouvelles ordonnances, modifiât le
mode de perception de l'impôt sur le sel.
'-»';Knj5Ô2, apparurent, dans la Saintongè et l'Aunis,
• les-prcmicrs symptômes des événements fâcheux qui
•précédèrent les malheureuses guerres de religion.
Saintes, Saint-Jean-d'Angely, Pons, Marans, Marenncs
et bien d'autres localités encore, furent, tour a tour, en
i5;o, le théâtre de combats sanglants et de massacres,
entre catholiques et protestants; la paix de i5;a
sembla amener une réconciliation, mais elle finit par
laSaint-Uarthélciny! (
L'année suivante, La Hochellc, dcveifuc le boulevard
du protestantisme, fut attaquée par'les troupes royales,
commandées par le duc d'Anjou, qui, après un siège
de six mois et demi, conclut un traité de paix, tout à
l'avantage des calvinistes que contenait la ville. Cette
— 12 —

paix ne fut pas de longue durée, car il y avait méfiance


entre les deux partis; aussi, les hostilités se décla-
rèrent-elles bientôt et il y eut une nouvelle levée de
boucliers, au cours de laquelle les calvinistes s'empa-
rèrent de Pons, Hoyan, Tonnay-Charente, Talmont çt
du château de Hoehefort. ;:
Cette nîéme année, mourut Charles IX. Sous Henri III,
qui avait abandonné le trône de Pologne: pqufcfjul
succéder, la guerre se continua, et la Saintongè et-;
l'Aunis revirent des combats quotidiens, connue ayant,.
le massacre de la Saint-Harthélemy. Les catholiques
furent cependant repousses en 15^5, dans une tcntatiVc
contre l'Ile de Hé, mais ils enlevèrent alors I3roUft.ge,
après une longue et honorable résistance. (
La paix de i5^ suspendit les hostilités que les deux*•
pailis recommencèrent bientôt en s'accusant mutuel*
lement de trahison. Kn i585, le mariage du prince de
Coudé fit passer Taillebourg aux protestantsY^ui
prirent Fouras et essayèrent de s'emparer de Brquftgd;
en i580, ils prirent Soubise et assiégèrent Saintes où
ils curent encore la victoire. La même année, d'ÀÛ*
bigue s'emparait de l'Ile d'OIcron, qu'il prit sans
beaucoup de peine. ;. '-
Les derniers temps de la lu|tc entre catholiques et
protestants n'occasionnèrent aucun dommage ni en
Saintongè, ni en Aunis. Sous le règne de Henri IV, ces
deux provinces furent calmes, et l'Kdit de Nantes ,y
causa des mécontentements et non des troubles san-
glants; mais, en 1O10, l'avènement de Louis XIII et la
retraite du protestant Sully vinrent rallumer un feu
mal éteint, et les guerres de religion recommencèrent
— i3 —

en parlie. Les dispositions hostiles de l'Assemblée des


protestants de La Hochellc amenèrent de nouvelles
collisions avec l'autorité royale; on se battit, sur terre
et sur mer, où Jean Guiton, amiral de la flotte rochc-
laisc, attaqua avec avantage la flotte royale qui, en
i6a5, fut elle-même battue par Soubise, à la tète des
Hochclais. Une courte trêve suivit ces dernières hosti-
lités qui reprirent plus que jamais, en 1G27,à l'occasion
de la-rupture de la France avec l'Angleterre, qui ex-
pédia, sur les côtes de l'Aunis, une escadre considérable
quècoiiimandait Buckingham. Après un débarquement
à l'Ile;de Hé, qui permit aux forces ennemies d'investir
et <Toccuperla ville de Saint-Martin, moins la citadelle,
Ici soldats et les marins anglais furent défaits par
Thoiras, gouverneur de l'Ile, qui se couvrit de gloiro en
les repoussant.
A la même époque, le cardinal de Richelieu, qui,,
saris inquiéter les protestants dans la liberté de leur
cultes-né voulait pas tolérer une organisation qu'il
considérait comme dangereuse pour l'unité nationale,
vint'assiéger La Hochellc, avec Louis XIII, son sou-
verain.
•Afin d'intercepter toute espèce de communication
entre la mer et la ville, Hichclieu fit construire la fa-
meuse digue portant son nom, que les Anglais n'osèrent
attaquer pendant la durée du siège ; cet immense
ouvrage fut commencé le 3o novembre 1627; une tem-
pête en détruisit une partie; niais Richelieu, tenace,
fit reconstruire aussitôt les endroits endommagés.
Après un long et mémorable siège d'une année, les
Hochclais, vaincus par la famine, se rendirent le
-i4~
98octobre 1628.La finit lo rolo politique do Là Hochello
qui eut, comme Saintes, ses fortifications rasées, et dont
les habitants cherchèrent a so relever de leur ruine
clans des entreprises commerciales qui prire.nt repli,
dément un grand développement. .**
Kn iC5a, alors quo la guerre avait éclaté cntre^l^v
Franco et l'Kspagne, uno llotto de ectto dernière iiaUojfë
se montra sur les côtes d'Aunis, mais cllo fut combîttlttô?
avec avantage, en face de Hrouage, par la IloUo frjin*/
çaise. i
'-V^'.l^fe'*'
ta l'évocation do l'Kdit de Nantes porta, en iCi83fÙJJ
grand coup a la prospérité quo ta Hochello avait &ÇOT|l$o
depuis 1628; cette nouvelle loi fit naître biendo^w^c
dans la Saintongè et dans l'Aunis où beauCQWpd©'
protestants, pour échapper au nouvel état'do chose^.
abandonnèrent leur terre natale et allèrent chereheiu
uno autre patrie h l'étranger. Au cours do cette, triste.
émigration, dont elle se ressentit particulièreiHèAt,4t)a
Hochello perdit, en deux années, plus de trois ïivUJg$p
ses habitants. v-^tà&M
Dix ans plus tard, une flotte anglo-hollandais^nSe^^
naça l'Ilo do Hé et la pointe des Minimes, a rcntj^$ç|È>*t
la baie de ta Hochello; mais, en présenco des pÂ?p#r1
rat ifs de défense qu'il trouva, l'ennemi eut peur cl;$ûj
relire, après avoir lancé quelques bombes. En 1787,^
les Anglais, violant les traités et pillant les nay!rè$>;
rochclais avant toute déclaration de guerre, vinrent
eanonner l'Ile d'Aix, puis ils descendirent a Fouras. .
La Révolution de 1589 et la perte de nos colonies,
mirent finà la prospérité commereiale qui commençait
à se produire dans tout le pays, et, en 1790, l'Aunis et
- ,5 -
la Sainlongo qui, oprés la séparation do i3;3, avalent
été do nouveau réunies, puis séparées uno seeondo
fois en 1648, furent encore une fois réunies par suite
dp la translation de l'évêché do Maillezais u ta
Rochelle, dans un seul département, ayant Saintes pour
chef-lieu.
'.Pendant les guerres de la Vendée, lo département do
lfëÇtiftrentc-InférieuTO, malgré sa proximité, resta
^mu}|fer aux combats qui ensanglantèrent le sol ven-
^éjÉii; Sous 1'Kinpiro, il fut loin du théâtre des guerres ;
;(jfijSS;ileut lo spcctaclo d'un grand désastre maritime,
j^^entll° »l°la fiotto française, commandée par l'amiral
l^llomànd. Kn 1810, lo siègo do la Préfecture de la
X^Hàl'çntc-Inféricurefut transféré a ta Rochelle.
, La paix de 1814. qui succéda a une longue guerre
continentale, dont le commerce souffrit beaucoup, fut
r|m^iliio avec enthousiasme par les populations du
jjgf&rtcihcnt qui, l'annéo suivante, vit la dernière scèno
S|o*ç^grand drame : l'oxil do Napoléon I*', qui se livra
liult Anglais cl quitta Rochcfort, pour aller s'embar-
lYnïer»en rade des Trousses, sur lo Bellêrophon, qui lo
Ipûisit a Sainte-Hélène.
}, *Do I8I5 à l'époque actucllo, il no s'est produit aucun
;fait important dans la Charente-Inférieure, si ce n'est
•ft'aftairo des Quatre Sergents do ta Hochello, c'est-à-
fdire la conspiration ourdie, sous la Hcstauratipnf, par
quatre sous-oftjcicrs du 45e régiment d'infanterie, qui,
prévenus d'association sécrété, furent condamnés a
mort et exécutés lo 21 septembre 1822.
— lis —

GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

1/ancienne province connuo jadis sous le nom


d'Aunis et Saintongè, exista jusqu'en 1790, où el]oV::
devint le département de la Charente-Inférieure, quo ^
l'on constitua au moyen do quelques milliers d'heg^'
tares pris aux deux provinces du Poitou et de l*Àft£|
goumois, cl des territoires importants quo forniai|ifttï-
l'Aunis et la Saintongè, lesquels représentaient pV^J
de 700,000 hectares. .
Jl'$liP
Lo département de la Charente-Inférieure, donl^ÏÏl!
superflcio totale est de 723,000 hectares, est situé dj|ti|f
la région occidentale de la France, par 3* do longitude")
O. et tfô*de latitude N. ; il est borné au N. par celui <Je^>
la Vendée, au N.-K. par les Deux-Sèvres, ù l'K. par.\§\
Charente, au S.-K. par la Dordogno, au S.-O. P^Mj£
Gironde, et ù.l'O. par l'Océan. Sa plus grîvndo-1^^
gueur, de la pointe N.-O. do l'Ile, de Hé au poiU «topl©
Dronne, à Saint-Aigulin, est de 1C8 kilomètres, çVôà^
plus grande laideur, de Royan au N.-K. do Matha, ImM
de 80 kilomètres; son pourtour est do47*> kilomètri»!!
en négligeant une foule de sinuosités secondaires ; se$^
contours sont irréguliers, et il n'a ni montagnes élevées^
ni lacs, ni cascades, ni torrents; lo point lo plus culinir^
nant est un coteau, de 172"»d'altitude, qui avoisino les-J
frontières des Deux-Sèvres ; les huit dixièmes environ
du territoire sont composés de petites collines calcaires,
entremêlées de plateaux et de plaines ; le reste est
formé de marais et de dunes, dont la plupart a voisinent
le littoral. Depuis longtemps, ses forêts d'autrefois ont
— I3 _

a peu prés disparu, et il no reste plus quo collos


d'Aulnay, <\oUenon et do Pons. I,o sol, trés fertile et
composé sur un grand nombre do points do terres
dites de, groies, convient h la culture do la vigno dont
ips. produits sont l'une des principales richesses du

il'-On donne lés noms de Bocage, de Double, de Chain-


pÂgjj^^t-'ilp Pays-Bas aux tenvs qui, suivant leur
l'éleuduo du département et eu occu-
na^^.;4»uvi*ent
ponsjêà^/ao; lo surplus est pris par les marais, les
les Iles.
ilun^let
v)8pS?i-^,la Charente-Inférieure est composé do'cal-
cai^|ùriiissiquo ou oolitbique, de terrain do craie, do
tér^'ûin tertiaire, et d'une argile marine, appelée Bri.
• l,cs collines ont, en général, leur direction du S.-K.
au.îfàO? ; cette direction est aussi celle des Iles do Ré
et 4'jM^'pn» de la vallée occupée par l'extrémité de la
do la Scudre et de la Charente, et des
GJl^^^!|çîlbs
Pcjrofl^Àritibehé et Breton.
arables sont de six espèces : les varannes
jÇ^tdrres
et l£giÉj!Pics»<luts°nt les plus nombreuses ; les terres
vallées, les sables et argiles des landes, lo
^ii;|Pp/des
brides laisses de mer et les sables des côtes.
JCçf "-marais, qui occupent uno superficie de 70,000
Jje.cjai'es environ, c'est-à-dire le dixième du départe-
nient, sont divisés en marais mouillés, marajs dessé-
chés, marais salants et marais gats; on voit les pre-
mière sur les rives du fleuve la Charente et sur plusieurs
rivières secondaires ; c'est aux environs de Rochcfort
et dans les cantons de Marans et de Courçon, qu'il y a
2
— ,8 — -

le plus grand nombre do marais desséchés; les marais


salants existent principalement dans les Iles do Ré et
d'Oleron ; quant aux marais giUs, ils se trouvent dans
les cantons do Maronnes et do Suint-Aguant. I^es maraisV
desséchés se forment et s'agrandissent, tous les JoUftiVv
ù l'aide des alluvions marines et fluviales, compo^ëJ&j£|
en partie, des vases de l'embouchure des ftauYedjï^vfis
la mer et les courants déposent dans quclquc£-uu^d£V
nos anses et baies, ainsi quo dans toutes les an^a^jpv
sites des côtes, qui sont latérales aux courant^|0$'ôù
ces dépôts, auxquels ou donne le nom de relalâ dÀdfrçr,
deviennent de véritables terrains, dont, patvun^^^
chôment et un assainissement bien compris^Qi^ij^vV
à faire d'excellentes prairies. * év^lrV
tas dunes ont, dans la Charente-Inférieure;lot.oity.
comprenant celles des lies do Ré et d'Oleron, lûruy
superficie de 35.ooo hectares environ ; elles yÇÇpuVmîl^
la plus grande partie de la péninsule do ta Tren^gilô
et Arvcrt, comprise entre la mer, le Pcrluis'çK^àfà-
musson, l'estuaire de la Seudrc et de la Gironde.llfs*;^'.
Sur le continent/comme dans les îles, cIlcs'cjlgifreK;
lissaient jadis des villages entiers ; mais, depuhmno
cinquantaine d'années, on est parvenu, par la plamç[|foH •
de foréts de pins, à fixer en quelque sorte les sables^
et à arréter leur envahissement désastreux. ^^^*
Lcsrichesscsininéralcsderancicnneprovinccd'Àùpi^;
et de Saintongè consistent dans l'exploitation do vâsfi|^
marais salants et dans celles de la marne, du plâtre et
de la tourbe; on y Irouvc aussi des carrières dô
pierres ù chaux, de pierres meulières et de pierres do;
taille, qui sont en pleine activité, et dont les produits;
— 19 —

estimés donnent lieu ù des transactions commerciales


importantes.
Au département do la Charente-Inférieure appartien-
nent les cinq lies do Ré, d'Oleron, d'Aix. Madame et
d'Knet. Les deux premières sont grandes, importantes,
et. ont uno population considérable. Des trois autres,
situées prés de l'entrée do la Charente, cello d'Aix est
la principale, quoique d'une importance bien moindre
quj^te^deux précédentes ; quand aux lies Madame et
d'Kuj&'^Uès sont simplement ù mentionner, en raison
do IçJïu^jpcu d'étendue ; n'ayant, d'ailleurs, d'autres
les militaires chargés de la garde et do
)>aliiU)]>Ûi;.que
l'enljÇlteji des ballerios d'artillerie qu'on y a placées,
on nOjlpeul les considérer quo comme des forts armés,
et destinés h coopérer, avec l'Ile d'Aix, ù la défense
do,l'embouchure du fleuve. L'Ile d'Knet parait n'être
que {§ço.ntjnuation do la colline de Hochcfort à Fouras.
tas Cr^J^jpremièrcs de ces lies feront l'objet d'une des-
cripti^ spéciale dans les pages suivantes.

^GÉOGRAPHIE FLUVIALE

>*sv'•'
Ljps eaux fluviales du département de la Charente-«
Inférieure se partagent en quatre bassins ; celui de lai
Charente, qui prend a lui seul les trois cinquièmes du
département, et ceux do la Sèvrc Niortaise, de la Seudrc
et de la Gironde.
Bassin de la Charente. — ta Charente prend sa
— 20 —

source h Chéronnac (Vienno), entré des collines do


3iG* d'alliludo ; lo cours do co fleuve se dirige d'abord
nu N.-O, jusqu'à Civray, d'où il so perd ensuite au S.,
et pénètre dans l'Angoumois, au-dessus do Vcrtouil \-
puis il passe nu bas du coteau sur lequel la villo d'Aii-
goulémo est assise, et commenco à être iMvignldo;&im-
kilomètre au-dessus do celte ville; do la, courant a j^fcfk
il passo h Cognac, où il reçoit la Selloire, plu^y^:
l'Antenne, et enfin lo Né, un peu avant d'ontr^jÈs&Us'
la Saintongè, où il est joint par là Seugii^wbse
Saintes, où la navigation devient maritiirt0(^B|ille-"
bourg, Saiut-Savinien ; reçoit a Candé Ia:B^Ç$jie,
coulo ù Tonnay-Charento, où dos navires dq;llï$ÇR*un
tirant d'eau do G*peuvent remonter, passe a I\ô^j^&rt,
où elle forme le port militaire, et va so pei^dro'dras
l'Océan, entre Fouras et l'Ile Madame, après ùn'ccWB
sinueux de 35o kilomètres, dont 200 environ-dtûï^la
- >;.
département do la Charente. ^<^^'
ta Charente a plusieurs affluents iinpôt*t4ti^-qui
sont: la Scugne, nfllucnt de gauche, prenant liaisjjùnco
auprès de la collino do Montlicu, qui a i4*J^d^iHi-
tude; cette rivière baigne Jonzac et Pons, et a urf^urè
de 80 kilomètres. On songea, en 1827, à ^ïiq^ijet
Scugne navigable depuis Pons jusqu'au port Tu^ld,
point de la Charente où débouche l'un de ses braV^u£
%me longueur de 40 kilomètres ; mais les nonibr^w^r
usines qu'il aurait fallu détruire, et le peu d'importarçj»
qu'eût présenté cette navigation firent renoncer au
projet. hj^*
ta Boutonne, qui est l'un dos plus grands afflueh (s
de la Charente, prend sa source a Chcf-Boutonne ; apréft
— ai —

avoir reçu la Bridoire, qui passe a.Vuluay do Saintongè,


relie rivière baigne Saint-Joan-d'Angély et divers
autres points, avant do so jeter dans la Charente, n
Carillon, a quelques kilomètres de Tonnay-Charente.
ta Boutonne est navigable depuis Saint-Joan-d'Angély
jusqu'à. Carillon, au moyen d'écluses qui furent cons-
truites en 1806; sa longueur, entre ces deux points, a
uji/tljGyçloppementdo 32 kilomètres 5oo°»; on exporte,
par^J^rivière, on se servant île gabares do 3o ton-
iieaitt^aQjit lo tirant d'eau n'excédo pas 1», des bois do
chaînage, des merrains, dos vins et caux*dc-vioprove-
nanji^piSalut-Joan-crAngély, on y apporte du sel, des
résiflc|\è\ autres objets d'approvisionnement.

Bqàiinde la SèvreMortaise. — ta Sôvro Niortaiso


«jnlîvcomnïo la Charente, est très sinueuse, prend sa
souiaÇo^ftSçpvret (Dcux-Sèvi*os),près ta Mothc-Saint-
lIvj^^éJjçicQule, dol'K. a l'O., sur une étenduo de i65
kilouM^rés/ passe ù Saint-Mnixent, Niort, Marans, et
va s$ïi$rdre dans l'anse de l'Aiguillon, ù 19 kilomètres
enyH*^Qu-dcssous de cette dernière ville ; elle est na-
vigaîfô^cpuis Niort jusqu'à la mer, et n'appartient à
lîi.Çjp^çtc-Ihféricure que pendant 5okilomètres. Kntre
XiOrirct Marans la navigation est faite par des bateaux
plats, qui tirent do o 60*a 1* d'eau, et portent de 20 a
Oo|rënneaux ; mais, ù partir de Marans, cette navigation
doviêht mai.'itimc. ta Sôvro reçoit plusieurs petites riî
vières et des canaux .navigables, lois que les deux bras
dcrAutisc,etlccaualdcMarans;c]lereçoitaussi,commo
affluent de gauche; le Mignon, qui prend sa source ù
&çcil,prés de Saint-Jean-d'Angély, et dont le cours est
92

do45 kilomètres, et commo affluent do droito la Vendée,


qui, après avoir borné la Charente-Inférieure, vient
so j.ordro dans la Sèvre, ù 5 kilomètres au-dessus do
Marans, ^ „
Près do Maillé, la Sèvre est parsemée de beaucoup ;
d'Ilots; au-dessus do ce bourg, ollo est IrésprofoMe^
bornéo par des marais, et sa largeur est de 60 ù' j5l*§|>t
son lit so resserre au-dessous de Maillé, et ollo a^àiiô î'*
18" do largeur devant Marans ; mais ccttovfow&ur
augmente sensiblement devant le Braud, où'oHa^eçôit
les canaux de plusieurs marais desséchés* S**J$Hg£"*"
Lo cours do la Sèvre est doux et lent, ch^qlift^es
endroits, mais, 'depuis le Braud jusqu'à la nfèrÂil^st
si rapide qu'il pereo les vases do l'anse de rÀfgUlUQn,
et coule bien avant, sans'mêler ses eaux, loréq^fe^a
marée est basse. v-;*^s|^-.-
tai navigation do la Sèvre est très utile aux^Ois
1départements quo cclto rivière arrose; o'es^p^p&ÏÏc
»quo leur parviennent une grande partie
clès^^^fe^cs
dont ils ont besoin; c'est par elle aussi quo s'é*|rçfl|nt,
avec facilité, une partie considérable do letf^^j^-
ductions; c'est elle enfin qui fait de la ville dp S|ff^s
l'un dos principaux greniers de la Franco c£i*u||&o
nos mareliés régulateurs de céréales. :-:'''"7i/f^-i-

Bassin de la Scudre. — lia rivière de ce nôi|îj||||||


au ruisseau de Horion, près de Plassac, dans le camlfife
de Sainl-Genis (Charente-Inférieure); sa longueur i'cj^
de 80 kilomètres, depuis le point où elle prend'sa |
source jusqu'à son embouchure; mais, ce n'est qu'ait;
partir de l'écluse de Ribérou, a 1 kilomètre en aval d$
- Q3 —

Saujon, qu'elle commenceh dovenir navigable, sur un


parcours de q*}kilomètres, jusqu'à la mer où elle so
prit! dans lo Portais do Maumusson;sa largeur, depuis
l'écluse de Ribérou, vario de 5o à 200 mètres sur les
10 premiers kilomètres cl de 200 ù 5oo sur les i3
dc/nicrs.
, ta Seudre coule du S.-K. au N.-O. dans des terrains
va^oux, et quelques-unes de ses rives sont couvertes
d'htà&jè^s, dont l'exploitation devient, chaque année,
plù||ipi|yp ; on n'y rencontre aucune travei-serocheuso
jusd^yi^Kguille, c'est-a-dire à 7 milles en amont, et
c^j^^oRo débouche dans un golfe où la boule du largo
ne ujêj^trc»pas, les profondeurs vont on croissant régu-
lièj^tônjt ù mesure quo l'on s'approche de l'cmhou-
chyft^ta Seudre fournit donc un mouillago excellent,
tVin^Atttutson parcours inférieur ; on y trouve de (i ù
8 niètres tl'cau, ot aucun coup do vent n'y peut faire
^là^ejB^ navires sur les ancres; la navigation dans
ccU^Wti^re est, du reste, oxccptionnollomont facile;
il'Mffl^do se tenir au milieu pour avoir le maximum
dOjjjît&tèiagc, et on louvoie facilement aussi en utilisant
lo^M^U le jusant, h moins qu'il no s'agisse d'un très
l°|f|S?virc.
filVs> jolie, dans la Seudre, un grand nombre do
chenaux, vulgairement appelés Kliers, dont quelques-
tJ^iSalimentent des marais salants, et où les caboteurs
.*^Yo$tprendre des chargements do sels; huit de ces
fchenaux sont sur la rive droite et sept sur la rive
gauche. Plusieurs sont classés comme ports de com-
merce.
Kn hiver, lorsqu'une,grande marée coïncide avec des
-24-
vents du large, et qu'il y a du doucin, la plaino do la
Seudre est inondée dos deux côtés do la rivière, et oflVo
l'aspect d'un vaste lac.
La Seudre est reliée ù la Charente par un canal qui
part de l'écluse de la Bridoire. à 3 kilomètres en aval A
do Tonnay-Charente, et aboutit dans lo cnnal.idiï;
Maronnes, à une centaine do mètres en amont do l'éclu&jij
de navigation; ce canal communique, par des cmb1fàjrt|>
chements, avec les chenaux do Hrouago et do. Méltâffj&.

Bassin de la Gironde. — ta Gironde, navigabl^feui*


les grands bâtiments do mer, est un vasto esÀuJuttgBû
débouchent, au lieu dit le-Bcc-d'Ambès, deux gtÇ^fos
rivières, la Garonne et la Dordogne, qui no b^jÉ|iht
aucun territoire de la Charente-Inférieure; cen*ç«|toé;
dans sa partie voisine do la mer que co fleuve apptôfiÇQ^
au département, qu'il baigne pendant 4a ki|onjeJt$£|,
des Portes de Vitrezay à Hoyan; sa Iartê4ttË|^»tï
premier do ces points, est de 5 kilomètres, àç$WÊ&l~
Maubort, de IO 1/2 vis-à-vis do Morlagne, cl d6jpijj|fflo.
5 à rembouchure, entre la pointe de Grave et'R^H^i'.".
A partir de Morlagne, des collines de 20 ù 60 n|]^res
dominent le fleuve, qui s'y est creusé un grand ntfljffiro-
d'anscs. La Gironde no reçoit, dans la Charentc-Ime*'
rieuro, que des cours d'eau peu importants. V:'%:^t
— a5 —

HYDROGRAPHIE MARITIME

tas côtes do l'ancionno province d'Aunis et do Sain-


longe, y compris celles des Iles do Ré et d'Oleron, sont
trôs étendues et généralement basses; elles présentent
plusieurs baies dont les principales sont celles.de ta
Rochelle» do Fouras, du Fier d'Are, do Hrouago et do
ta|^î|qttelqucs petits caps ou promontoires, parmi
lcs<fôeïçon peut citer ceuxdo ta Baleine, a l'Ile de Ré,
do ,($fôjtdo Baio au N. do ta'Rochelle, vers lo S.
cell^^lù- Hocher, do Piédcmont, du Chapus, do Chas-
sirOjjV,4'A»,vor*î sur la Gironde, celui do Meschcrs; on
y tr^YJp' aussi quelques falaises peu élevées, qui sont
cellèéUoSaint-Clément, prés d'Ksnandcs, dola Hepentio
et VîosMinimes, au N. et au S. do la baie do ta Ho-
cheluv'du'Cliay et do Ghat.elaillon de l'autre côté do
cetlo|j^lîei et enfin celles qui bordent la partie du
lilldr^l'des Iles de Hé et d'Oleron, portant le nom do
Cô.tilïsanvago.
r|[gjHiè'littoral do cette ancienne province s'ouvrent
inV$É$ndnombre de ports, dont quelques-uns ont uno
ré^llc^inportance, et sont précédés de rades commodes
ctïjsûres où les navires peuvent so réfugier, lors des
tempêtes si fréquentes, l'hiver, dans ces parages, tas
.ports* avec rades, sont : à l'Ile de Hé, ceux de Saint-
Martin, ta Flotte, Are, Loix et Hivcdoux; a l'IIo
d'Oleron, ceux du Château et de La Perrotinc; a l'Ile
d'Aix, le port et la rade de ce nom, y compris les deux
belles rades des Trousses et des Basques; et sur lo
continent, La Rochelle, ta Pallicc et Hoyan. tas ports
— 26 —

sans rades sont les suivants : A l'Ile d'Oleron, ta


Cotinière, Saint-Denis, taDouhel, Ors, Saint-Trojan;
et nu continent : Marans, Le. Plomb, ta Repentie,
Fouras, Port-dcs-Barques, Brouage, Le Chapus, Mu-
rennes,Rccoulaine.Chalons, Ribérou-Saujon, l'KguiUe^
Mornae, Ctiaillevello, Chalressac, l\\iguillate, talYe^ï
blado, Saint-Georges de Didouno, Meschere, Toluvçnj^
Los Monards, Saint-Sonrin d'Uzct, Morlague^èiif^
Gironde, Mauberl et Saint-Bonnet. ?^^^-'
Do dangereux écucils marcptent les abords djÊJ^W
luis Hreton et d'Antioche, par lesquels les ;j^|^hpe^
pénètrent sur les points principaux du liltoralnjÛ^Ét
situés entre les Iles de Réel d'Oleron. C'est a|ii|ijH&jt&ï
arrivant du large, pour cheivher l'entrée do c^î^^ix
passages, ils trouvent et ont ù éviter le redoutabiçmla-
teau ou bane de Rochebonne, placé a 3G milles environ
du phare des Baleines, à 43 milles de celui deChà|ts|Wiv
et à (>5milles du phare de Cordouau. Ce nla|ftàu^u|
est très probablement le dernier reste d'un*c^|çfeja
Gaule antique, a une longueur i\o Gmilles, daiis la|&JËc-
tion du N.-O. au S.-K. Du côté dû largo, lo relè#l(M|nt
du fond y est brusque et la mer s'y lève au°réy9^^S^.
menaçant d'cngloulirou tout au moins de désem^^^s
navires qui en franchissent la crête, par mauvais lejSmfc..
Jusqu'à présent, ces parages dangereux avaicftt£$$^
signalés à l'attention dos navigateurs par un pontori-feu^
entretenu par le service des ponts et chaussées, et doXJtë|
La Rochelle était le port d'attache et de ravitaillements!?
Ce ponton peint en rouge, ce qui permettait de l'apcr-'..
cevoir distinctement le jour, était mouillé à 3 milles
dans l'O. de la Congréc, nom sous lequel est connue
- 27 —
l'une dos principales têtes do Rochcbonue, qui on a
trois; il avait doux mats, surmontés de boules on cer-
ceaux, hissées au-dessus de deux feux fixes, et situées ù
dos hauteurs do 14 et do IO*; co ponton portait l'ins-
cription Rochebonnoon très gros caractères. Il y avait
toujours, dans le vieux bassin do ta Rochelle, un second
ponton, dit de remplacement ; mais on a renoncé récem-
ijoci^taux services de co ponton-feu, dont l'emploi
n'^YAit'pourtant donné que de bons résultats, à part les
fayg£ëjgauxquelles était soumis son équipage par la
gr^u^é^fréquenco des roulis, résultant «lola force dos
cojâranis et d'uno mer généralement très courte, et
l'Administration s'occupe do la construction, sur l'un
de^dangere do Rochebonno,d'une tour en maçonnerie,
qtitj$e£vra un appareil d'éclairage puissant. Dosbouées
Iiîitiincuscs, cl a cloche, ont remplacé les pontons-feux,
eh ttjtçndant l'édification du phare projeté, dont les
foùpi^uasont achovées.
».;|i^|éitèndamiuont de la Congrée, la plus haute této
dU$jafic,et sur laquelle il ne reste quo 4w7°ed'eau à
bjfej^'mer, les deux autres principales têtes du plateau
soM^Pierre-tavée, qui est située à o5o'adans le S.-K.
d^a^Corigréc ; Pierre-Levée a deux têtes, l'une de $*,
Pailtre de 8" 70. Les Rochcs-Semées, situées dans la
jffâ?lieS.-K.du plateau ; Los Hoches-Semécsont quatre
tôtes, sur le sommet desquelles on trouvo, à mer basse,
dès fonds de 11, 10, 901 8 mètres. Knlre ces sommqts,
de mémo que sur toute l'étendue du banc de Hoche-
bonne, les fonds varient de 20à 40"'.
Le Perluis Breton, inoins profond quo celui d'An-
liochc, mais plus abrité par les terres du continent et
— 28 — .
celles de l'Ile de Ré, est le passage ordinaire des navires,
d'un tonnage et d'un tirant d'eau moyens, qui se rendent
dans la Sèvre Niortaisc (Marans) à La Palliée, à ta
Rochelle et dans les ports voisins.
Lc.flot entre dans le Perlais Breton et dans le Portais..
d'Antiochc, parallèlement aux côtes de l'Ile de Ré ï\é'<
courant venu d'Antiochc contourne la pointe de Sablan»":(:
ccaux, traverse la rade de La Palliée du S. au Nt^;:^
vient se rencontrer dans le N.-K. de la pointa$éfc
Barres, près de La Flotte, avec le courant coiitraire^fûi
a parcouru le Portais Breton. Le courant do tm-H^i^
une vitesse de i noeud dans la rade de La PalIiéélNËSiSt'
courants de jusant oui des directions sensiblement
inverses de ceux de flot. ^ùy&&
Depuis la pointe des Baleines, qui forme Vtxivém§6
O. de l'Ile de Hé et près de laquelle est l'entrée -'âtt
Portais Breton jusqu'au fier d'Are, la côto de-l'ilcfCàt
très basse. Les dangers des Haleines s'étendcn^à:pjué
de i mille au large du phare du même nom, édifféVsUr
la dite pointe et qui consiste en une tour octogonale*,*
d'une construction soignée, haute de 5o mètréé,^§d
phare, l'un des plus beaux du littoral de la Frahçé^a
été allumé on i854 ; il est éclairé, depuis le itr ôetb^ffe
1882, par un feu électrique, à groupes de quatre éélkw
blancs ; sa portée lumineuse moyenne est de4*>inilleS£;:
252 marches conduisent à ce magnifique appareil^
d'éclairage. A côté de ce beau phare de premier ordrô}'"''1
on remarque la vieille tour à feu, bàlic en 1679, c* fll,i '
sert actuellement de magasin pour le service des ponts
et chaussées.
A 1 mille 1/2 au N. 43' O. de ce phare et sur le Haut
— 29 —

Banc du N. ou Baleineaux, il existe, à*29mau-dessus des


hautes mers, une autre tour, de forme cylindrique, sur-
montée d'un feu fixe blanc, d'une portée lumineuse de
i3 milles ; sa base, construite en béton sur une carcasse
en fer, ne découvre qu'une ou deux fois par an, lors
des plus grandes marées d'équinoxe et pendant quel-
ques minutes seulement. Dans les tempêtes de l'hiver,
Ijp^mer couvre la tour, qu'elle enveloppe de flots

\*$jfèikë.VR.de la pointe des Baleines, les petits navires


ti*dUT^hf, par des fonds de plus de 5 mètres, un ntouil-
laj^ôù ils sont abrités, à mer basse, contre les vents du
$;^ojt;jiu S.-O. ; mais, à mer haute, la houle, qui passe
pîh^deséus les rochers de la pointe, rend ce mouillage
p^ji0Qïi\mode. Le rivage extérieur de la partie O. de
l'Ile; j6$tyd'ailleurs, entouré de rochers qui s'étendent a
2 fftUIps 1/2 au large de la pointe des Baleines et de
célfèaVChanchardoi). Jusqu'à une distance de 4 milles,
ôhfti'dttvé'dcs roches couvertes seulement de 7 à 8™
d'oéù à mer basse, et sur lesquelles la houle du large
.hl^jgfefortement.
f^;î*mille 1/2 au large, dans le N.-N.-O. de la Redoute
déportes, s'étend un banc rocheux où il ne reste que
a^d'eau aux basses incre ; à ce banc succède une autre
rtjiclie»qui se dresse à pic à une hauteur de Ooo, dans
là partie S. de la fosse de la Chevarachç ; on l'appelle
Roche du Fief. \
ta fosse de Chevarachç, qui est située dans la partie
N. de l'Ile de Ré, s'étend sur une longueur de 10 milles
environ et une largeur moyenne de 1 mille 1/2; elle
pourrait être utilisée comme mouillage si le seuil ex-
— 3o —

téricur du Portais Breton la garantissait suffisamment


de la houle de l'O. et du S.-O. qui y est très dure. On
trouve, dans celte fosse, des profondeurs de Go111 devant
le bourg dos Portes, près dp la pointe N. de l'Ile; le
bord S. de la fosse est rocheux et remonte presque-à..,
pic; à TO. les fonds sont seulement de 22 à 3o"" et:Icv.
sable domine. •-;.>
D'Are au mouillage de Saint-Martin, la côte est a$éejt -C]
saine, mais aux abords du port de celte dernière loçû^i^
il existe deux écueils; l'un, le Hocha, est un gnmdl^ÛiC
rocheux qui s'avance jusqu'à 2 milles i/a dans Y$?$itï
K. de la pointe do Loix; il est couvert do 1 ~ 5ojd/ç$Uj; 1
sauf à son extrémité O. où l'un doses sommets, âj»pc|$
les Islaltes, assèche à mer basse; l'autre, le lîartcVdu
Prcau, formé de sable et de vase, est situé àjrji»/^qq
précédent; il conserve, à nier basse, 3m 5o d'caursàhf
sur un sommet de vase dure et accore où il n'y a que
2™Go. On trouve, dans le S. «le ce dernier ban&yliic
fosse appelée Trou des Scpt-Brasscs, qui a été autrefois
très fréquentée; la profondeur y est supérieure à/jjp!'
et les fonds de vase, molle y donnent une assez boù|i0
tenue; mais cette fosse, dont la longueur est de i.a^ 1"
environ dans la direction K. et O., n'a généraIclji|iBit
que 200™de largeur, et si un navire venait.à cha.<£j?ÈN
avec de grands vents du S. il se briserait probablement/
sur l'accorc du banc du Preau. &-'<
La côte est bonne ensuite depuis La Flotte jusqu'à %
Sablanccaux où est le banc dit Peu Breton, qui va,
dans la direction du N., rejoindre les petits fonds de
la pointe de l'Aiguillon (Vendée). C'est au Pou Breton
que commence le courcau de l'Ile de Hé.
— 3i —
Anx abords, et clans la partie S. de cette Ile sont les
chaînes de rochers de Chauvcau et de Lavardin, deux
écueils dangereux pour les navigateurs. Une tour, en
maçonnerie, de forme rondo, ayant a.^mde hauteur, et
surmontée d'un feu de 3«ordre, avec faisceau de rayons
rouges, couvrant toutes les roches du littoral S. de
l'Ile, jusqu'à la pointe dcChanchardon, a été construite
stù^lbbanc de Chauvcau, et sert à faire éviter les roches
ti*è^plangereuscs de celle pointe. Une tourelle, éga-
len^$§t:en maçonnerie, a été édifiée sur le plateau de
ta)mTflin;-qui est formé de rochers plats, brisant par
'gTofcsVmer sur toute leur étendue; celle tourelle est
surn^puléc d'un feu permanent blanc, à occultations
régïfH6ï*e%,dont la portée lumineuse moyenne est de
8 nfîlJ[c>/-Au S. du plateau do Chauvcau est un autre
celui de Clone, couvert do iGmd'eau, à basse
p!À'{ei?ti,;
metfj^il-nc brise jamais, mais dans les coups de vent
de fifi^l, très fréquents l'hiver, la mer s'y lève beaucoup.
Krt-jifÇllérsdu plateau de Lavardin, on trouve encore
làN^che du S. qui brise rarement, et sur laquelle il y
a effviron G™d'eau.
.•Bâfres'le continent c* la pointe de Sablanccaux, qui
fof)Mc/l'extrémité K. de l'Ile de Ré, s'étend la rade de
Lfi'Pallicc, avec des fonds de plus de ionl sur une lon-
gwStft*de 3 kilomètres, et une largeur de 1 kilomètre;
lès'fiavires y trouvent une mer calme, abritée parles,
terres de l'Ile et les rochers de la pointe de Chauvcau;
les ancres y ont une bonne tenue, sur fond de vase.
Bien différente de la côte N. qui offre des rades sûres
et profondes et de bons mouillages, la côte S. de l'Ile
de Hé, dite Côte-Sauvage, comprise entre Sainte-Mario,
— 32 —

ta Couarde et Are, est dénuée de tout abri contre la


grosse mer du S. et du S.-O., des roches plates s'étendent
au large de cette côte, qui est bordée de dunes basses
dans presque tout son développement; près de la pointe
de Chanchardon, ces roches s'avancent jusqu'à 2 milles.^
La pointe de ce nom, qui se prolonge très au largC/jCjBtJv
elle-même un écueil des plus dangereux. Nombr<$tf;£|)
furent les navires qui y échouèrent ou s'y pcjrdlrteh.t^
corps et biens, avant que l'éclairage de nos côtèJî|iV*éftt
atteint le degré de perfection qu'il a actuel lemcnf£0ést
sur celte côte, et à partir de Sainte-Marie,-qiij|fcjté&
riverains possèdent des écluses ou pêcheries^ f&V^îijr
qui leur fut accordée, il y a plusieurs siècles, ^afl-tinc
ordonnance royale toujours on vigueur. Ccsé'ctttsps,
construites en pierres sèches, c'est-à-dire sanSiè$flux
ni maçonnerie, et à peu de dislance du rivàgé/^îie
peuvent avoir réglementairement plus do i^;,3fc3»*de
hauteur; leur forme est celle d'un demi cercle, ëjt-.dlles
ont dans le fond, du côté de la nier, une ouvciittt'C.'jdc
oniGGde largeur, fennec au moyen d'un grillage ctfjbjbis,
ayant des trous, en forme de inailles, par lesquels
s'écoule, au moment et jusqu'à la fin du jusantf$$au
apportée par le flot. Quand la mer s'est rctire^iît a
laissé à sec l'intérieur de l'écluse, les riverains :àfëlh-
parent alors facilement des poissons qui s'y trnùvj$ïj^
captifs, et parmi lesquels il y en a quelquefois de très/?
gros. - y^
tas écluses à poissons sont un danger permanent*
pour la navigation, en ce sens que, dans les tempêtes
si fréquentes l'hiver, un navire ou bateau de pêche,
poussé par la force du vent, peut venir, comme on l'a
— 33 —

vu, se briser sur les mure de ces écluses, qu'il lui arrive
quelquefois de franchir, quand son tirant d'eau est
faible ou au moment de la haute mer; mais il n'a pas
toujours cette chance, et dans les autres cas, l'écucil
est là qui l'attend.
,, Ces pêcheries forment un cordon, presque continu,
s.u.nunc grande partie des côtes de l'arrondissement
géographique de La Rochelle. L'Ile d'Oleron en contient
au^y^n certain nombre. On évalue à plus de 200,000
fraj^^a valeur moyenne des produits que donnent
aun^ljcmcnt les écluses du littoral de la Charcnle-
Infé/jeure.
.A^oi'tir de la côte de Saint-Clément, sur le continent
.. ^s;dejaquellc est le chenal d'Ksnaudes, il n'y a,
jusqu^àja pointe de Chcf-dc-Raie, située à l'ouvert de
ta j^qç^ellc, que des falaises escarpées, au bas des-
qiiç^hjsjl existe quelques plages, dont la seule impor-
tances! celle de l'anse du Plomb. Dans l'anse de ce
ndnl£$pii est à 6 kilomètres au N. de ta Rochelle, on
trogne un petit havre, formé par l'embouchure d'un
chçiial d'alimentation de marais salants; celle embou-
chu^jjgt protégée au N. par une jetée en maçonnerie,
ct^JS.-par un épi en charpente. Ce havre n'est fré-
quenté que par des bateaux de pêche et quelques
bôrneurs ou caboteurs qui viennnent y charger, à
destination de Marcnncs, des huîtres provenant des
parcs voisins; ils ne peuvent y entrer ou en sortir qu'ai
la pleine mer et s'échouent, à basse mer, sur les vases
du chenal, où il y a 3™* 3o en vives eaux ordinaires, et
2"»iG en mortes eaux.
ta port du Plomb, qui, pendant les guerres que la
3
-34-
France eut à soutenir avec l'Angleterre, fut un point ^
militaire important, était encore assez fréquenté
en 1G08.
Près du Plomb et sur la côte K. du Portais Breton,
est un autre petit port, celui de ta Repentie, situé îy
1,500"*N. du port de ta Pallice, et à 5 kilomètres; dëÇ?
ta Rochelle; il est constitué par une partie de Vtë\tf$f~
conservé dans son état naturel, et abrité par deux;Jèfflftjâ*'
dont celle du N. a i2oB" de développement, et:^||^slu
S. 55M.Ce port, par lequel se firent jadis,'av^è£|j|^c-
doux, port et village de l'Ile de Hé, les comrimhj$Jj|iïfîis
cl le service postal entre l'Ile cl le contineni?'éff 'On
partie abandonné aujourd'hui, et il ne reçoit planque
quelques embarcations armées au bornage'-dttf ralliant-
la pêche. ^ !-^f? "'
Les falaises escarpées qui limitent la bà|cf*ilc"ta
Hochello, du côté N., sont bordées de roches, a^fs^ejïànt
à mer basse, lesquelles s'éloignent de plus ëfr'pïûs du
rivage, à mesure qu'on s avance vers rintérié'lirî^^est
sur ces roches qu'a été bâtie la digue du cardtàôl'dc
Richelieu, dont quelques points découvrent' déplus
d'un mètre, et au milieu de laquelle on a pratfqtf&une
ouverture de 120"' pour le passage des navires.^L/Mlré-
milé S. de celte partie de la digue est signalée'ttâfôltc
tourelle noire, portant le nom de Richelieu, et cjui^gt
munie d'une cloche, que le clapotis de la merViafi
sonner. -<.•>
ta pointe des Minimes forme la côte S.-K. de l'entrée
de la baie de ta Rochelle; elle est entourée de roches,
découvrant à mer basse et qui sont limitées dans l'O.
par l'alignement de la pointe du Ché cl par la jolie
— 35 —

petite ville de Chatclaillon, devenue, depuis quelques


années, une agréable station balnéaire. Jusqu'à un
mille et demi environ au large de ces roches, le foivl
est assez élevé, 1» ligne des profondeurs de S™à mer
basse, courant parallèlement à la côte, de Lavardin à
la pointe K. de l'Ile d'Aix. Au N, de Chatclailhpn, la
côte est battue par la lame de l'O., et les anses qui se
trouvent en dedans des récifs ont des l'omis de sable,
tan^fjijCpi'au S. de Chatclaillon, on ne voit plus quo de

/P^ré la pointe de Chatclaillon et celle de l'Kpée, on


trou^è-uuc anse servant tic lieu d'échouage, pendant
rélc^&vÀcs.baleaux de pêche qui s'y amarrent sur dos
corpj^mçirls; on les baie au sec, à l'approche du mauvais
tempj|^C N.-O. Los fonds sont entièrement vaseux et
montât graduellement, à mesure qu'on s'aVance vers
l'K. jîlftjtu'à découvrir de 3 à 4m à mer basse.
1^ côteentre ta Rochelle et l'Ile d'Aix est peu élevée ;
ses escarpements ont une hauteur comprise entre 2 et
10?y Chatclaillon seul forme nue colline de i5m d'élé-
vali^nsur laquelle on voit encore les restes d'une vieille
touy^Cepicd des falaises est garni de galets calcaires,
provenant des roches du large.
Aux approches du fort Boyard et avant d'arriver à
l'Ile"d'Aix, 011trouve un banc rocheux nommé la Tra-
verse et sur le sommet duquel il ne reste que 2m d'eau
à marée basse. Ce banc limite dans le S. la rade des *
Trousses, à laquelle donne accès, par le N.-O., un
chenal large d'environ un mille, formé par un autre
banc, celui de Boyard, et la pointe des Saunionards,
située au N.-O. de l'Ile d'Oleron.
— 30 —

ta rade des Trousses, la plus grande, la plus abritée


et la plus profonde de la région, osl le mouillage pré-
féré des escadres et des bâtiments de l'Ktat à grand
tirant d'eau; elle s'étend du N.-O. au S.-K. entre lo
banc de sable appelé Longe-de-Boyard et la côte, sur ,
une longueur de 10 kilomètres et une largeur variant *
de i.iooà elle est abritée la '
i.8oon'; par Longe, lapoiptèi
des Saumonards et la côte dcBoyardvi.tlc(IIcdfÔiç^li)'.'
Les fonds y sont de ioà 18"1au-dessous des pltire^aiscs
more; deux chenaux réunissent celte belle râd$$rti&lle
de l'Ile d'Aix. L'Administration du port deRtfcjSlfert
a fait placer à ce mouillage des collrcs d'amaiTOg'ë'jBu
corps morts, dont se servent les navires de gtfcr£é?*qui
viennent au dit mouillage pour régler leurs c^riftpas.
L'Ile d'Aix est entourée d'un plateau vaseui qui
avancejusqu'à i mille dans le N. Des rochcre/a^sebhant
à nier basse, s'étendent à un demi mille âd?lïfi^ge de
la côte O. Dans le S.-K. de l'Ile, des platcâù^^fiscux
découvrent à marée basse jusqu'à 3/4 de -"ni]ffévdu
rivage; ils laissent percer, en leur milieu, dctt&^fôsihcs
de roches nommées le Pclit-Boueard et le Gran>à>Fnu-
chon. C'est dans la rade de l'Ile d'Aix que le fl.éàVc la
Charente, après un parcoure sinueux de 22 kilomètres
à partir du port militaire, vient déboucher. Cctte?radc,
à laquelle donnent accès les trois passes de Mauinussoij,
de Boyard et d'Knet, n'est ouverte qu'aux vcnls"de*;
N.-O. et la tenue y est excellente ; elle est enveloppée
par les deux grandes rades des Basques et des Trousses,
que circonscrivent l'Ile de Ré, l'Ile d'Oleron et diverses
parties de la côte.
ta rade des Basques est non moins renommée que
- 37 -
colle des Trousses, décrite ci-dessus, et dont elle est
pou éloignée. Kllc s'étend dans le N.-O., entre l'Ile
d'Aix et le Portais d'Antiochc, et sert aux évolutions
des escadres; les grands navires viennent seuls y
mouiller, parce qu'étant à l'ouvert de ce Portais, la
mer y est souvent agitée. On y trouve des fonds de i5
à 30"1sur vase molle, la tenue y est très bonne.
ta.-rade de l'Ile d'Aix est la continuation dans le S.
do ç^Hè...des Basques avec laquelle elle communique
pai$tt<£passc de 2 milles environ, comprise .ntre l'Ile
ct^Jftfyprt Boyard; c'est le mouillage ordinaire des
hathJicnts de l'Ktat qui descendent la Charente ou
s'appâtent à remonter à Rochcfort; elle offre aussi un
abri#jlr,.aiix navires qui entrent, par coup de vent,
dans lçïPcrluis et a, à tous les points de vue, une im-
portance considérable.
tas ideux rades dos Basques et des Trousses sont
d'un,tft^8 trop facile pour que les escadres qui y
seraient mouillées fussent à l'abri d'une attaque; mais
elles,/présentent toutefois un grand intérêt et la 11111I-
tiplicrHé de leurs issues permettrait d'autant moins
d'y-4ÈjbIir un blocus un peu étroit, qu'il n'est pas
possible de se maintenir aux abords du Perluis de
Maûhiiisson, situé entre les parages assez dangereux
appelés la Côte-Sauvage et la Côtc-d'Arvcrt.
Avant d'arriver à l'embouchure de la Charente on
passe devant Fouras, où se trouve un banc ou seuil,
(pie franchissent, à inaréo^ haute seulement,-les [dus
grands navires, et qu'il serait facile de faire disparaî-
tre. De ce point, on aperçoit, au largo, la masse noire,
du fort Boyard, puis, à une plus petite distance, l'Ile
— 38 —

Madame et le fort d'Knet, relié à la pointe de l'Aiguille


par une chaussée rocheuse, au moyen do laquelle ont
lieu, à marée basse et pondant très pou de temps, les
communications avec Fouras. Aux abords de ce. fort,
on trouve une fosse dont la longueur est do i2oom et la
largeur moyenne d'une encablure ; c'est un bon monil*. j
lage. *
^;g
tas navires entrant dans la Charente ou en sortant
doivent éviter lo plateau dos Pâlies, rochei^tt&ts,
ayant environ 4 kilomètres tic longueur, (pii;pg$j?ïit
dos bords de l'Ile Madame et s'avancent yCrtë^^e
d'Aix ; \\\\ passage, nommé la Passc-aux-Boeu&, Séj^ifé
l'Ile Madame de la falaise de Piédcmont, qui ti^Vàif
continent, et où l'on a établi, depuis quelques.années,
un champ de tir pour les batteries d'artilldrjè sta-
tionnées à Rochcfort. >$}''
De l'outrée de la Charente à colle de la:*$çiidre,
tout lo côté K. des courcaux est couvert do'gfrtaudc.s
vasières, asséchant à nier basse, et d'où éiùei^çnt
quelques plateaux rocheux qui sont, au N. les'Lbfirccs
et l'Kstrée, dont les rochers de Tonneau fofttiènt
l'extrémité O. ; an Contre le rocher d'Herr, ctditas le
S. les Moules et l'Ilôt du Noie. v$|>
L'estuaire de la Seudrc a doux ouvertures tournées:
colle de Maumusson à l'O., l'autre, colle du ChâpU£> ,.
au N. Deux chenaux permettent d'accéder à cette: ^
rivière, en passant entre les bancs do l'embouchure^ >
l'un, appelé chenal de la Soumaillc, longe l'acçorc Si
du banc Bourgeois ; l'autre, nommé chenal de la
Garrigue, longe l'accorc du banc qui borde la côte S-
du Portais de Maumusson. Kn i8;5, une maison-phare
~39-
a été construite sur la rive gauche et à l'embouchure
do la Seudre, au lieu dit la Pointc-dc-Mus-de-Loup.
Le célèbre Pas des Santons dont Ptoléméc, roi
d'Kgypte, parla le premier, devais se trouver dans la
Seudre, d'après M. Massiou qui pense que le cap
Chassiron, de l'Ile d'Oleron, on était le promontoire.
D'anciens titres, au contraire, attribuent ce proinon-
toirojiistoriquc à Chatclaillon, qui était connu sous le
nqi^iç Xantonuin promonlorium.
.LJ^èçAtcs de l'Ile d'Oleron sont plus étendues (pie
celljDj&jïlcl'Ile de Ré, sa voisine ; mais elles n'ofTrcnt pas
aujÀjnt.d'abris pour les navigatcure ; les trois ports,
dépourvus de rades, existant sur la côte dite Sauvage,
y soil^'/pcu commodes ; quant à ceux situés dans les
parties K. et S., comme La Pcrrotinc et lo Château, ce
sont^aes ports de petit cabotage, accessibles seulement
auxjpai'ires de ioo à i5o tonneaux.
taj|$pluis d'Aiitioehe, qui a environ 12 kilomètres
de lalpjgëur,sépare les deux lies; la profondeur de ses
caux/permet d'* •en voir, dans tous les temps, les
plus grands navire.; il conduit aux mouillages de l'Ile
d'Âixy des Basques,, des Trousses et à celui de la
Pa'Iïpjft'Un autre Portais, nommé Maumusson, qui a
de;s|.a 3 kilomètres do largeur, sépare, à son extrémité
4l'Ile d'Oleron de la terre ferme
Si'^ ; peu profond et très
resserré, il forme une passe dangereuse ; dos courants
violents, des bancs de sable mobiles, la grosse mordu f
large qui y pénètre, le rendent redoutable- pour les
navigatcure.
Dans la partie N.-O. de l'Ile sont les Anliochats,
rochers s'étendant dans la direction do ceux dos
-lo- .
Baleines, de l'Ile de Ré. Les chroniques s'accordent à
dire que c'est, là où se «trouvait jadis la ville
d'Antiochc, disparue au milieu des eaux.
Sur la côte O. de l'Ile d'Oleron est le port de refuge
de la Cotinièrc, fréquenté seulement par des bateaux
de pêche et par ceux des pilotes de la Gironde qtift,
viennent s'y abriter contre les vents et la mer 'dif-
N.-O. ; les rochere qui l'entourent eu rendent Yficètyr
dillicile et dangereux ; les deux plus mauvais 'â$$8$
rochers sont : le Bochardon, qui ne découvro^jrtj.6
dans les grandes marées, et le Grniid-RocHvi*/?j$&>
découvrant jamais ; outre ces deux rochere/ il y'ô^HjP
canal étroit, servant de passe, et où il existe 8mfl,cJâùv
aux plus basses mers. '''
;f''M^f
Une jetée insubmersible, ayant 245™ de longueur,
protège le port au S.-O. ; cette jetée a été prolongée de
Go'" en 1898, et sur son musoiron a construit uff^tôur
à feu de iom. -
/H^Z
Bien que, depuis le prolongement de la jetée, l'abri
soit suffisant à la Cotinièrc, avec des vents entré jj;Q,,
et l'K. N.-K., les vents du S. amènent une forte levée
dans ce port, dont le fond de roche est recouvert c£unc
faible couche de sable. /!>.<
Il existe à la Cotinièrc deux canots de sauvetagefjfai;
y rendent de grands services, par les secoure qu'ils^
portent aux navires et aux équipages en perdition. //
Des bancs do sardines se montrent fréquemment
dans ces parages, où la pêche de cet excellent poisson
se pratique par des embarcations du quartier et de
ceux voisins.
- 4i -
Au S. et à i mille 1/2 de la Cotinièrc, on trouve
l'anse ou coupure de la Perroche, qui sort quelquefois
d'abri aux caboteurs et aux chaloupes de pêche ; c'est
une fosse qui s'étend assez au largo, et a du sable dans
toute sa longueur; elle est abritée de la mer de l'O.
par des rochers détachés, sur lesquels il reste peu
d'eau, et où les vagues brisent avec force.
I^Ondc marine qui vient frapper la côte d'Oleron se
divise, vers le milieu de cette Ile, en deux branches
coûtant parallèlement à celle côte; l'une vers le Pcr-
luh^'d*Antiochc, l'autre vers le Portais de Mau-
mugsohvqui conduit aux Courcaux d'Oleron, nom sous
lequel./on désigne le bras de mer niellant en
communication ces deux Portais, en passant entre
les gf&ndcs vasières qui s'étendent, à droite et à
gauche; bien au large du littoral, et en contournant
un certain nombre de platins rocheux, dernières traces
des;i|^tres qui'reliaient autrefois l'Ile d'Oleron au
continent.
ta pointe de Chassiron, qui forme l'extrémité N.-O.
de.Milôj est basse et entourée do récifs dangereux, près
desquels la mer lève presque constamment. Sur celte
poifijç.s'élève le phare de Chassiron, à 5omau-dessus de
la.jia.utc mer, et qui montre un feu à éclats blancs régu-
liers^ de 10 en 10 secondes, dont la portée lumineuse
moyenne est de 32 milles. A Gomdans le N.-O. de ce
phare il existe un sémaphore, dont l'altitude est de i
28m. La bordure de rochers qui s'étend à l'K. de
la dite pointe présente un enfoncement utilisé,
comme mouillage, par les bateaux pilotes et de pêche
du pays.
-4*-
Depuis la pointe île Chassiron jusqu'à colle de l'Kpi-
nolte, qui est h 3 milles 1/2 de l'entrée du Portais de
Maumusson, la côte O. «le l'Ile d'Oleron est bordée de
roches presque continues, ayant une largeur de 1 millo
environ; ces roches sont prolongées par de hauts fonds
qui, dans les mauvais temps du large, forment uti©^
nappe de brisants s'etendunt jusqu'à cinq milles à l'O.v ;
do la pointe dcChardomiière, ol à4 milles delà p&fcpç/:
S. de l'Ile. Pondant 1 heure 3o environ, le flot so prM$?. '_
pi te avec foreo dans le Portais de Mauimissoh ijfft
environs do la pointe de Chassiron, il entre dajpiâJ^!
Poiiuis d'Antioche, en contournant colto poinlftféjh|£
jusant s'écoule en masse vers l'O.-N.-O,, dans
' Ip,$|f€*;
Mon même du Portais. >-;t»iSS#?:"
ta pointe Galzeau, qui esl à l'extrémité S.fj^Pjlo
d'Oleron, et où il existe un banc de sable déeOtiyîfiht à
marée basse, forme la côte N. do l'entrée du Permis do
Maumusson, lequel est borné au S. parla poiÀt«^t:|cs
Mattos d'Arverl, grand banc de sable asséchantitoap^
marée basse. Kn grande marée, les courants ontjjB$a
pointe de Galzeau, une vitesse de 3 noeuds cnflovfegtte
4 noeuds on jusant. ^^^/*
Une station de canot de sauvetage a été étalilw^r
le bord du chenal de Bry, à un mille dans le N.-B|||(!ir
cette pointe. /?ptS|
-43-

LRS ILBS DE L'ANCIENNE PROVINCE


D'AUNIS & SAINTONGE

I/ILIMH:-HI:

/ jL'jle do Ré est située par 4°^ *'*'*J>°" de latitude N.


e^4V G'' de longitude O. ; elles'étend, del'K-.S.-K. à
rO^Ni-0.» sur une longueur do 29 kilomètres, et une
larjjeui' maxima de 5 à Gkilomètres; elle est séparée do
l'Ile d'Oleron par lo Portais d'Antiochc, et du continent
pajPjljfcPortaisBreton, qui baigne sa côte N., ainsi quo
rc^jpgçû.coinpris entre cette côte et la terre forme, dans
l'Kv>jio.3(à,pointoduGrouin du Cou, laquelle est formée
de falaises à pic, que des rochers débordent jusqu'à 3
miliçi&dansTO.-S.-O. Ces deux Pcrluisconiniuni(pient
oijlj^Sjux.ù l'oxlrémité K. do l'Ile par un passage de 1
ilhiUo.do^argeiu'appcIéCoureaudc la Pallice; lasupor-
fiÇ&é-dcFile est de 10,000hectares environ.
:'V<j$ftJa;pointedes Baleines à la côte do la Tranche, le
Pj^rjtutsBreton a une ouverture de i5 kilomètres, et se
plonge, par une vaste échancrure, jusqu'aux rives
liô^shêlaisos, dont l'Ile est séparée par un étroit bras de
mtjr, Los couches géologiques dos falaises démontrent
que la séparation n'a été qu'un écartement accidentel ;
les rochers, les falaises, les terrains des côtes rhétaises^
et vendéennes, quoique séparées par ce large passage,*
semblent n'avoir fait jadis qu'un seul tout ; une pointe
qui s'avance regarde une anse qui recule. Le Portais
'd'Antiochc a la même nature tourmentée que la Côte-
-41-
Sauvage do l'Ile d'Oleron ; les doux lies souiresont sé-
parées par une déchirure considérable, conséquence du
grand cataclysme qui se produisit il y n plus do vingt
siècles, ol où les flots de l'Océan ou fureur, pénétrant
profondément dans les terres voisines, ont séparé pour
toujours les Iles do Ré et d'Oleron du continent, auquel
elles appartenaient originairement. /-/v
Les [dus anciens géographes ont fait mention dô^Ihj
do Ré sous lo nom do Radis, dérivé do Ryde, mol ccHh|p(,
signifiant ancrage, ta position dos Houx semblojusli^^/
colle étymologio, et il paraît probable, que les ra^déèô/
voisines do l'Aiguillon, Loix et la Palliée auront douj^ 1,
à cette Ile le nom d'Ile dos Rades. ..fiî^/î
Sous les Santons, la terre de Ré n'était qu'un rj^cr
de protection qui couvrait les parties habitées du littoral
contre les envahissements de l'Océan ; mais quanilUes
perturbations des eaux taillèrent une lie dans.fôjbloc
détaché du continent, l'importance de celte llô^^flt
jour. ">^%
L'histoire fournit peu d'indications sur l'antiquife
de l'Ile de Ré; on sait toutefois que, dans les preïïpars.
siècles, elle était couverte do bois, et plus grande q"u?çUo,
ne l'est aujourd'hui ; elle mentionne que vers l'an^f^;
un duc d'Aquitaine, nommé Kudes, y fonda un monfàp
1ère, où il fut inhumé. Au xu* siècle, les inoincsîqé}/^
Ctteaux y bâtirent, sous le vocable de Notre-Dame, uiji^
autre monastère, qui fut détruit durant les guerres de t
religion ; on on voit encore les restes prés du fort ta -
Préc. Kn n5a, lo mariage d'Kléonore, duchesse d'Aquis
laine, lit passer l'Ile de Ré dans les Klats du prince
qui devait les réunir quelques années plus tard au'
- 45 -
royaume d'Angleterre, dont il fit partie jusqu'à la trêve
coneluo le ") avril ia',3 entre Louis IX et Henri III, Le
funeste traité de Brétigny, do i3Go, la remit aux mains
dos Anglais, qui la conservèrent jusqu'en I3J5, où elle
revint à la Franco, dont elle no devait plus être sé-
parée.
; -Pendant que les Anglais la possédaient, toutes les
Vieilles archives du pays furent transportées à la Cour
dç/Lbndres; de là vit ni la rareté des documents qui
auraient pu servira faire complètement son histoire.
*-fe*I|e do'Ré avait obtenu, le 28 juin lafa, dos lettres
patentes par lesquelles fut conféré aux habitants lo
di^V de nommer un maire et des jurés, faveur dont ils
n'âv^leût pas encore joui. Des Mauléons, à qui elle
app*0tïïU'pendant un certain nombre d'années, la Sci-
gne/çflrté;deRé passa dans In maison de Thouare, et,
par>fjfïi'iha'riage, dans celle de Sancerre de Deuil. Kn
i&c^Pi^vvè d'Amboiso, vicomto de Thouare, en fit
Hommage au roi Charles VI, qui accorda à l'Ile de
grtfrids privilèges, et, par des lettres données à Paris
lo^'lJOmai de la même année, déclara ses habitants
«\fMftcs et quittes do tous aides, tailles et subsides,
«flui étaient et seraient à l'avenir ordonnés pour le
«rftfaltde guerre seulement. »
•"'1Kni432, après la mort de Charles VI et l'avènement
de son fils Charles VII, une série d'événements étran-
gère à l'histoire éelala on Saintongè. Louis d'Amboisej
vicomte de Thouare, seigneur de l'Ile de Hé, venait, à
l'instigation du duc de La Trémoillc et par arrêt du
Parlement de Poitiers, d'être dépouillé de tous ses
biens, souâ prétexte d'un prétendu crime de haute
- 40 -
trahison, ta Trémoille, maître de tous les domaines
du vicomte deThouare, mit dos garnisons dans les forts
do l'Ile do Hé ; plus tard, ce due ayant été sacrifié à la
haine de Charles Vil, le vicomte do Thouare recouvra
sa liberté; mais l'Ile cl ses autres fiefs no lui furent
rendus que six ans après, en 1-438.
Dans les guerres entre la France et l'Angleterre, qul;^
suivirent celte dernière époque, les côtes de l'Ile d^j\é
furent plusieurs fois envahies; on 1407, lo tauTffîpe
La Flotlc fut pillé et, on 14G2,une partie do l'lî»<|ij£
rançonnée. -^^J^ç
L'année iS'ij fut marquée par un bien cruel désâçt^//
qui vint jeter la consternation dans l'Ile. Uivo]arjirâir
terrible, et, comme on n'en avait jamais vu, fo^it&Ur
cette lie ; les maisons furent renversées, ltô?t]$i)res
déracinés, les campagnes balayées par d'époiivan-
îables rafales ; soulevées à une prodigieuse hautcÂuvles
vagues de l'Océan furent poussées contre le riyagiê&vec
tant do violence, que les falaises on furent ébranlées et
que d'énormes quartiers s'en détachèrent ; baltùoâ?y>-
lcmmont au N. et au S. par les flots nuigissanf^Vdjps
doux Portais, toulc la pointe méridionale de. PH&tful
submergée, cl la mer, faisant irruption dans les tiçtàfës,
y causa de très nombreux ravages en occasionnant)^* "
habitants des pertes considérables, ta fin du xve siècle
et le commencement du xvie ne virent s'accomplir ricTii>
d'extraordinaire dans l'Ile de Hé; mais les guerres de $ :
religion allaient troubler ce calme de quelques années,
et le voisinage de ta Rochelle devait mêler l'Ile à des
luttes sanglantes qui y éclatèrent en i5G8 et furent
suivies de la prise, par les catholiques, de l'église foi*-
-47-.
tifiée do Saint-Martin, défenduo par les protestants,
qui s'y étaient réfiigiés.
Kn i5;4. François do ta Noue, qui était alors gou-
verneur de l'Aunis, fit fortifier l'Ile de Ré et on donna
le commandement nu sieur do ta Nourayo. L'année
suivante, le comte do Lude, gouverneur du Poitou,
projeta do faire uno descente dans l'Ile, de lover un
imp^R extraordinaire sur les habitants et d'en affecter
leijtttkluit à l'outre tien d'un corps de troupes qu'il
aUèitulajt, ainsi qu'à 1 équipement do quelques navires
dcçjiçfés à donner la chasse aux croiseurs roehelais; il
ejiàtfgca do cette entreprise lo sieur de tandereau qui,
h la^^tc do quelques centaines d'hommes, partit des
SabloMl'Oionne cl vint aborder à la pointe des Portes
où ij^wpra sa descente, sans rencontrer d'obstacles ;
de là^U marcha sur Saint-Martin, *dont la population,
sm^|ji|&^)ai' celte attaque inattendue, prit la fuite. A
la nbl^llede celle invasion, on forma précipitamment
à La/BbchcBo un polit corps de troupes qui, après
av'oit* pris terre à la pointe de Sablauceaux, s'y re-
trûmha pour y attendre l'arrivée de renforts plus
cotijg^éjrobles, lesquels sous le commandement de
Frô^filênlinière débarquèrent quelques jours plus tard
û'J^Plottc. Celte troupe se dirigea aussitôt sur Sainl-
MifjFUnoùeurent lieu, entre catholiques et protestants,
plusieurs combats à la suite desquels l'avantage fut à
ces dernière, qui entrèrent dans la ville, pendant que*
tandereau s'enfuyait dans une barque et gagnait le-.
rivage de ta'Tranche, sur la côte du Bas-Poitou.
La fin du règne de Henri III's'écoula sans amener
do nouvelles hostilités ; celui de Henri IV apporta le
-4»-
calme et une certaine prospérité ; mais lo régne ilo
Louis XIII fut marqué par des luttes décisives. Kn
1G22,un important combat naval eut lieu dans les eaux
do l'Ile do Ré, où le due de Guise attaqua la flotte
rochelaisc dans la fosse do Loix. ta paix do Montpellier,
qui fut signée la même année, suspendit les hostilités;
mais, on iGa5, Soubise vint, à la tête do plusieurs b^
monts, s'emparer do l'Ile; sa conquête ne fut p$|^d,o
longue durée, car le i5 septembre le due do AlytR^p-
rcucy, amiral do France, ayant pris le commanijgi^nt
d'une escadre forte de G5 navires, formée uuxj^d^lçs^
d'Olonne, vint combattre la flotte calviniste, inoujDje.
à l'entrée de la fosse de Loix, et la refoula à c^uj^^o
canon jusqu'au fond do cette anse, où elle so^JaissJi
échouer en ripostant de toute son arlillcHctàpvJ^U de
l'ennemi. *
'Â'-.U^k-
Pondant que les vaisseaux protestants cuiloul^ttinsi
bloqués, le comte do ta Rochefoucauld, gOUY^CQft]Lir du
Poitou, et le marquis de Thoiras, entreprirent^$QJ||'S.|a
protection de l'escadre royale, uno descente darçs^PJle
de Ré. Le prince de Soubise, à la tête de 600 fan{|g|ms,
120 chevaux et 4 pièces d'artillerie, chercha h s*0|ifH>Scr
au débarquement des royalistes ; mais ses eftQÎfts,ne
purent empêcher ta Rochefoucauld, Thoiras et^u/s
gens de prendre terre. Repoussé dans 1'intérieuJfod.Q
Pile, après un engagement sérieux, Soubise se reHratfj^tj
passage du Martray, près d'Are, où il rallia toutes sm^
forces; mais il fut bientôt attaqué dans celle position
par les royalistes, qui le mirent complètement en dé-
roule cl lui tuèrent 800 hommes.
Acculée dans la fossé de Loix, la flotte protestante
-4ï>-
était échouée si haut sur les grèves que lo duc do
Montmorency, so persuadant qu'elle ne pourrait do
longtemps prendre la mer, alla mouiller en rade do
Clief-dc-Baie, afin d'intercepter les secoure qui pour-
raient être expédiés de ta Rochelle à la garnison do
Saint-Martin ; il no fut pas pou surpris le lendemain,
aulp.vor du jour, en voyant cette même Hotte quo la
vcUjMl avait quittée ù soc, à Loix, doubler la pointe
K. d£_i'llc et s'avancer en bon ordre, poussée par un
vont'^p N.-O. Guilon, qui la commandait, voyant l'Ile
perdue pour lui, avait profité de la marée pour mettre
ses '.Vaisseaux, à flot et cinglait, vers lo port de ta
RochloJlç,tepérant so faire jour à travers l'escadre
royal^^^l^Iiù barrait lo passage; mais son espoir fut
t»\)mpe%<Monlinoreney s'élant promntlcmcnt mis on
dcfcrigéi sut, par une manoeuvre habile, prendre l'avan-
tage tQf^'eot ; la rencontre fut terrible;; on combattit
tout l^fbûr rtVecacharnement ; la nuit étaml vomie, les
protestants, moins forts quo Jours advereafres, en pro-
litèrçnt pour battre en retraile, après ivoir perdu
phisfôùrs do leurs navires et furent pourev ivis dans
l'obs^rité par l'ennemi, ta lendemain iG se tcmbre,
Mooi&Drcncy les Irouva dispereés dans le l'orluis
d'Ajgp&he et leur prit encore huit vaisseaux ; J- reste
se jrotigia dans les ports de l'Ile d'Oleron, à l'cxct ition
dodèilx d'entre eux qui échouèrent sur un bai*° do
sable où ils furent attaqués par les'royalistes; le ro-
micr se rendit sans combat. A'la veille de tomber' u
pouvoir de l'ennemi, l'équipage du second mit le ti- A
aux poudres du vaisseau qui éclata soudainement ave*
fracas. L'incendie se communiqua rapidement aux :
4
— 5o —

quatre vaisseaux du Roi, do sorte que catholiques et


jirotcslants périrent dans les flammes. Guiton ayant ou
son vaisseau criblé do coups de canon, so réfugia sur
un frélo esquif à l'aide duquel il gagna ta Rochelle.
Montmorency se replia alors sur l'Ile do Ré et vint
attaquer lé fort de Saint-Martin, lo seul qui fut eucorflh
au pouvoir do* calvinistes. Dupare d'Arelnac, qji{|jy,.
l
commandait, voyant lo reste de l'Ile occupe*par les jg*ehâ
du Roi, capitula le 17septembre. ''..(M'i/i !
ta paix de Paris, qui se sig:na le 5 février i6rô|vïnt
mettre un terme aux hostilités* i v^Kf-v
Après l'occupation do l'Ile de Ré par le diic/ çh?
Montmorency, tauis XIII comprenant combiç^il lui
importait do conserver cotte ile, aux portwfcj-do ta
Rochelle, avait expédié de Paris deux ingéhièursjVdont
l'un était M. d'Argenson, avec*ordre de hàlir j^Saint-
Martin une citadelle dont le commandement fui donné
au marquis de Thoiras, gouverneur de l'Ile. ÀVSnt do
jeter les fondements de celte forteresse, on jugea à
propos tle construire à La Prée, cnlne ta Flotlo-jHfià
pointe âc Sablanccaux, un fort dont l'artillerie^ put .
défendre toute cotte partie do la côte, la plus ffbft^Niblè •
aux communications de l'Ile avec le conthiènt,
Sous la protection du fort ta Prée, les travaûs^wjà
citadelle de Saint-Martin furent entrepris et contïndds •{'
sans interruption'; ils n'étaient pas encore achevés,
lorsque, le 20 juillet 1627, l'avant-gardc de la flotte
anglaise parut à la hauteur de l'Ile d'Ycu, et vint i
mouiller dans le Portais Breton. Ce fut de la rade" de
Saint-Martin que Buckingham, qui commandait cotte
force navale, publia le manifeste du roi d'Angleterre;
— Si-
te jour même, une partie do l'escadre anglaiso se pré-
senta devant lo fort ta Prée qu'elle attaqua, mais dont
elle no pul s'emparer; le surlendemain, à la marée du
soir, les vaisseaux s'approchèrent do la pointo do
Sablaneeaux et le débarquement commença à s'opérer.
Thoiras s'avança avec 800 fantassins et 200 cavalière
pour arrêter la marche de l'ennemi; après un combat
meurtrier l'avantage demeura aux Anglais qui, le
•i'LJujilet, achevèrent leur desoonte cl le 28 s'empa-
tvrélÙ/do Saint-Martin où Thoiras avait pu rentrer
auparavant et s'était réfugié dans la citadelle.
ta but do l'amiral anglais en entrant dans Saint-
Mai^jjjji#.vçeJa plus grande partie do ses troupes, dont
il avaif'réparti le reste entre les bourgs do ta Flotte
et do'rîft'Goûai'ilo, était d'aflainer la garnison do Thoiras
enferihée comme lui dans la citadelle et qui eût suc-
coinbê^<4l un envoi de vivres expédié le 8 août des
SableàVfl'Ôlonue, par les ordres de Richelieu, sur douze
pinasses qui purent traverser la llollc anglaise et
vinrent s'échouer au pied d'un bastion de la citadelle,
hore d£ ta portée du canon ennemi, n'était arrivé aux
assiégé,' qui se trouvèrent ainsi ravitaillés pour plu-
sicufëjburs.
Kmre temps, la Cour, qui suivait avec une anxieuse
perplexité la série des événements s'accomplissant
devant l'Ile de Ré, avait fait les préparatifs d'un nou-
veau cl grand convoi de vivres qui fut expédié, comme
le précédent, des Sables-d'Olonnc ; il était coihposé de
35na\ires, dont 29 purent traverser les lignes ennemies,
sous une pluie de boulets et arrivèrent, sains et saufs,
dans le havre de la citadelle; 5 relâchèrent sur la côle
—»a2 —

d'Aunis, un seul fut pris par les Anglais, au moyen


d'un stratagème,
tauis XIII ayant appris quo le grand et dernier
secoure do vivres envoyé par ses ordres avait pénétré
dans la citadelle, cl voulant à tout prix conserver
l'Ile do Ré, fit reprendre avec activité lo '
projet -Utt
faire passer dans celte Ile, à la faveur «lu fort ta Pré&£ *.
un corps d'armée pour faire lever lo blocus do 8$uj)jU
Martin et en chasser les Anglais. Le maréchal Scjrtin-
berg fut chargé do préparer cette entreprise, qu'il ïnoria
à bien, car, peu après, il débarquait la nuit à $wfAe*
Marie, à la tête de 4.000 hommes et 200 chevaux-?
marchait aussitôt en avant, ralliait cri passât la
garnison du fort ta Prée et faisait sa jonéjioijr/avcc
Thoiras sous les mure do la citadelle, dont les"'Anglais
venaient de lover le siège. Ihukiughaiu, apres^avoir
f.'.it évacuer la place pendant la nuit, avait dlrijfê. une
partie de ses troupes sur le bourg do ta CoutrUè et
s'était retiré avec l'autre dans la fosse de Loix, i>ohitf#y
embarquer. '.'''*,$-**
Instruit par Thoiras de la retraite des Ang|jùV; le
maréchal Schomberg s'était mis promptcmcrit^lfeùr
poursuite. Tant qu'ils purent se développer <ûfhs la
plaine de La Couarde, il se contenta de les sùïVMf'dc
loin, en longeant les dunes de la Côte-Sauvage,'ïp^^!
'
lorsqu'il les vit engagés sur le terrain étroit et mare»5
cageux qui s'étend de la Couarde à Loix, il tomba sur ;
eux avec tant de force que la cavalerie anglaise, qui* v
avait fait volte-face pour recevoir l'ennemi, fut culbutée
dès le premier choc; l'infanterie voulut, à son tour,
faire face à la cavalerie française, mais elle fut rompue.
-53 —

L'infanterie de Schomberg étant survenue dans la


mêlée, tomba sur les débris dos bataillons anglais,
qu'elle foudroya après les avoir poursuivis et s'être
emparé do leur artillerie.
Dans la nuit qui suivit cette sanglante journée, Bue-
kingham fit embarquer précipitamment co qui lui
restait d'hommes; il attendit quelques jours en mer
uu-yent 'favorable et enfin, lo 17 novembre, il fit route
pou^l'Anglolerre, ramenant 1200 hommes qui lui
resYatéhtde 10,000.
l^P(v4» cut ''eu l,no nouvelle tentative contre l'Ile
dô Re'par l'amiral hollandais Tromp qui, le 4 juillet,
vint ey^C une forte escadre, pour essayer «l'y faire une
descoi^j\âtais, voyant qu'il lui serait impossible d'y
débarlqueVrirse dirigea sur l'Ile de Noirmoutier, dont
il ranWnTia les habitants.
Riclrôlicii avait fait raser les fortifications de Saint-
MartiifTOiïinic celles de La Rochelle; Louis XIV les
fit rétablir par Vauban et ordonna la construction de
la citadelle actuelle, dont les travaux furent poussés
avec activité, tapremièrepiorre des nouveaux remparts
fut posée le 29 juin 1681.
Kùj£ï6>96,les flottes d'Angleterre et do Hollande,
qui'ljfaiïvôyaient dans les parages de l'Ile de Ré,
vinj^ftt s'embosscr devant Saint-Martin, pour bom-
barder la ville; mais elles durent se retirer devant le
fou de la place, après avoir incendié quelques maisons.
Ce fut la dernière tentative dirigée contre cette lie,
dont l'histoire n'eut plus aucun fait saillant à enre-
gistrer.
Toutefois, en 1707, le port de Rocheforl expédia
- 54 -
doux frégates: Yllcrmione et YOpale, on croisière,
dans les Portais, alors infestés do croiseurs anglais, qui
étaient l'épouvante des caboteurs. A cette époque, le
service des côtes était fait régulièrement par les milices
«le l'Ile ; mais, lorsque les navires anglais louvoyaient
autour, ce service devenait impossible; aussi vit-on/,
maintes fois, les femmes dos insulaires, armées;itp..
fourches et de bâtons, défiler derrière les dufte^^j, '
donner à l'ennemi l'idée d'une force armée, p'râj^.a
repousser une descente dans l'flo. ;.V>js%$
L'Ile do Ré comprenait autrefois doux seïgTJW^Hos
particulières, dont l'une, dite la Raronnie, rénfer$ïu\t
les paroisses de ta Flotte, Saint-Martin, Saii^o-Mârio
et les annexes du Bois et de la Couarde;'}a[ȍ.onde
seigneurie consistait dans les paroisses d'Ars, dfttaix
et dos Portos. Cotte seigneurie était do la dépendance
du collège Mazarin. . ;»S/Jv;
D'anciens titres apprennent qu'il y avait/des bois
dans l'Ile; il n'est pas douteux qu'à l'époque où les
Romains habitaient le pays, ils n'y aient fait do ^om-
breuses plantations ; la fougue des vents marinj&aura
sans doute contribué à leur dépérissement, V$K/ -
Afin d'arrêter l'empiétement des dunes quy^éten-
dent au S. de l'Ile de Ré, et de mcltre une barrj[èrp à
ces amas de sables qui, chaque jour s*amori<&|jmt;s
menaçaient d'envahir les terres avoisinantes, on â^aup
depuis un demi-siècle, de nombreuses.plantations dVv
lamarix et de pins, qui ont très bien réussi ; ces/
'
arbustes, par l'entrelacement de'leurs racines, empé-
client l'éboulemenl des dunes que les vagues élèvent
sur la côte.
— 55 —
L'Ilo do Ré est un plateau généralement si bas quo
sans les dunes qui on entourent uno grande partie,
celle du S. principalement, chaque marée d'équinoxe y
causerait do fortes inondations; aussi fallut-il, do tout
temps, opposer dos digues à l'envahissement do la
mer qui, plusieurs fois, pénétra dans les terres, ta
tradition rapporte que, dans les première siècles, les
insulaires établirent de petites digues, on pierres et on
boUt'/sur les points les plus menacés; plus tard, ils
dcvjfptût d'habiles constructeurs pour ces travaux
d'utjUÎJléypubliqiio. Kn 1733, une somme de 80,00a fr.
fut^yOlçdpar les habitants réunis, pour les réparations
dos. digues--d'Are ; mais, on 1810, les travaux des
diguè^j|j&]'lio furent mis à la charge de l'Ktat, qui fit
élcvcjft$triporlantcs constructions sur les points les
plus^iijnérablos de la Côte-Sauvage. Los dunes do
celto^paftio de l'Ile couvrent, à peu près, uncétonduo
de 20p/-|icctares, et ne s'élèvent que de 18 à 32mau-
dessift^dii niveau de la mer; elles ont IOO™de
largeur au Bois et au Marlray, et près do IOOO"à
ArS.^bttqux Portes. Cotte fragile barrière est dévorée,
tous les.ans, sur certains points; aussi s'ost-on décidé,,
on i&JG, à rendre les digues plus solides, plus résis-
tantes"à l'action de la mer, presque toujours mauvaise
daiVScette partie do la côte, en les construisant vn
pierres calcaires, réunies parmi mortier hydraulique
faisant corps, et en les surmontant d'un couronnement
eu pierres de taille.
Kn 1859, une tempête d'octobre renversa les digues
du Routillon, dont la réparation coôla 277,209 fr. La
ceinture de mer du canton d'Are est garantie par
— 5G —

Q,OIOmètres courants de digues, ayant 25 rampes en


maçonnerie, donnant accès à la mer, et 42 épis d'ensa-
blement. Des gares, destinées aux dépôts des varechs,
dont les habitants viennent faire provision pour la
fumure de leurs terres, ont été créés on 1800. Le
Boutillon possède la plus vaste de ces gares. -.
Los digues de l'Ile de Ré présentent un développe^
ment total d'environ 10 kilomètres; leur entretien •
•!-">/i'.'*
donne lieu à une dépense annuelle cl moyenne^de
2.5,ooofr. -;^/<H>/.
L'Ile de Ré est.assise sur un fond rocaiUeuxytfjÈj^ant
ni collines, ni bois pouvant modérer la violcij&'qçs
vents; les pluies et les chaleurs y sont partagé^;\h?s
premières durent d'ordinaire d'octobre à mà}'^ et les
chaleurs occupent le reste de l'année; léé'fchàudcs
journées de l'été sont généralement rafraîchies jpàr la
brise do N.-O. qui se fait sentir le soir; néanmoins,
dans les premiers mois du printemps, la température
y subit de grandes variations, que l'on pcutrésitiher
comme suit : nuits froides, matinées fraîches, chaleur
vive, de 11 à 3 h. de l'après-midi; les hiversvSont
presque toujours tempérés et la neige tombe rarement.
Kn i583, une peste terrible se déclara dans 1'Jle,; il
y oui i,5oo morts. Kn i832, le choléra y lit de ttbm-
breuscs victimes. • :•?#>-,
Les principaux produits du sol consistent en vins;
sels et céréales ; le vignoble y donne environ 400,000
hectolitres de vins rouges et blancs, dans les années
d'abondance, près.de 3oo,ooo, dans les années ordi-
naires, et moins de 200,000 dans les années les plus
mauvaises; la plus grande partie s'exporte en nature;
-57-
lo reste est converti en spiritueux ou employé à la
fabrication des vinaigres, qui sont très estimés; mais,
depuis que le phylloxéra a fait son apparition dans
l'fle où il a attaqué les ceps de vignes plantés dans
les terres, alors que ceux cultivés dans les sables
étaient, à peu près, épargnés, la production s'en est
ressentie cl a diminué sur certains terrains d'où il a
falluiarracher les ceps malades et transformer ces
terrains en champs et prairies.
Ç^/nc récolte que peu de blé ; l'orge y supplée, ce
<piji^jdige les habitants à s'approvisionner, au conti-
rioin^dci grains et de farines ; c'est également au
continent qu'ils font leurs provisions do fourrages
secs^dçjU -l'Ile ne produit que d'insignifiantes quan-
tités/^ tle'même que de bois de chauffage; mais, on y
récoltedc beaux fruits ; les poires, dites de Saint-Jean
et d^pon-Chrétien, les amandes, les abricols et les
prunésy sont très prisés.
/Un grand événement économique a marqué l'année
iSoîLà l'Ile de Ré, qui n maintenant son tramway à
vapeur, desservant, plusieurs fois par jour, ses com-
min$$; (Test un avantage considérable qu'ont accueilli
aveoJa plus vive satisfaction les habitants de cette lie
à qui le dit tramway était promis depuis longtemps.
Dè£ embranchements spéciaux conduisent sur les quais
des ports de Saint-Martin, ta Flotte et Are, où ils faci-
litent les opérations commerciales qui s'y effectuent. ,
Los recettes do la ligne de ce tramway ont atteint, en \
189g, le chiffre de 83,876 fr. o5 c.
Un service téléphonique relie l'Ile au continent, par
Saint-Martin et La Rochelle.
— 58 —

Jusqu'en 1793, les communications avec cotte der-


nière ville furent difficiles ; le gouvernement affermait
alors le passage do l'Ile, qui se faisait, du port militaire
du fort La Prée à La Repentie, au moyen de deux grandes
barques, d'une trentaine de tonneaux chacune, et qui
transportaient, l'une les passagers, l'autre les marchan-
dises et les bestiaux d'une rive à l'autre, dans les corn
ditions les plus défectueuses. Plus tard, on ciitytju^'^;
service régulier et quotidien de bateaux à vapcur/enjifO
La Rochelle et Saint-Martin, avec escale à ta Flmte;
mais, après cette amélioration, le service posûlf^n-'
tinua à se faire longtemps encore, entre Rivcdoà^pWia
Repentie, par dos yoles à voiles, qui prenaient aussi des
passagère. Depuis l'ouverture du port de ta PaHice, le
service de la poste et des passagère s'est fait "par un
petit bateau à vapeur, qui, dans les premières anfiécs,
partait du quai do Hivcdoux et allait débarquer le
courrier et les voyageurs ù l'une des cales du port de
La Pallico; le retour s'effectuait de la même manière.
Actuellement, et par suite de la difficulté qu'il y.è'à
accoster la jetée de Hivcdoux, même pour un bateau
du plus faible échantillon lorsque la mer n'est*pas
haute, ce double service se fait entre la pQinlec.de
Sablanccaux, où l'on a établi dans ce but un débarca-
dère on charpente, et le port do ta Palliée. -
;-%'*£'
Toutefois, un projet a été mis récemment à l'étude/*-
qui consiste dans la construction, à la dite pointe de
Sablanccaux, d'une jetée on maçonnerie, on forme de
T. permettant nu bateau à vapeur qui embarque sur ce
point les passagère et les marchandises, en même temps
que le courrier, de faire son service avec une cotnplète
-59-
sécurité, assuré qu'il sera, grâce à la longueur de la
jetée, de trouver, à tout moment, à son lieu d'accostage
une profondeur d'eau minimum de 2m.Celte jetée rem-
placera avantageusement l'appontemcnt actuel qui est
trop court, manque do solidité, et n'offre aucun abri
aux bateaux et embarcations qui l'accostent. :
I/IIc de Hé, dont la population totale est do 14,200
habitants, forme deux cantons, dont l'un, celui do
Saint-Martin, a 4 communes (Saint-Martin, capitale de
rilçi-lia Flotte, Sainte-Marie et Le Bois), et dont
l'aUÈeé;/celui d'Are, en a 5 (Are, ta Couarde, Saint-
CIé|freht-dcs-Balcincs, Loix et Les Portes). Chacune de
cêàT.Ii.ç|if.communes fera l'objet d'une description com-
plète'dans les pages suivantes.

Ii'IIiE D'OLEKOX

L'Île d'Oleron, plus grande cl surtout plus large que


ri^'dç.llé, et dont les côtes N.-K. et K. forment le côté
S!,qfii;Pcrtuis d'Antiochc, s'étend sur une longueur de
3i,kilomètres dans une direction générale N.-O. et
$ïVjj&;elle est située par 3'45' i3'' de longitude O. et
4<5î2'5o" de latitude N. ; sa plus grande largeur de la
pointe des Saumonards à ta Cotinièrc est de 10 kilo-
mètres ; elle a une superficie de i5,ooo hectares, dont {
un tiers environ est occupé par des salines etdes dunes.
Kilo tient presque au continent, dont quelques kilomè-
tres seulement la séparent, du côté du Cbapus.
L'origine de cette lie remonte à une haute antiquité ;
— Go —
son gisement suffit pour démontrer son ancienne jonc-
tion avec la terre ferme; clic eut sous les Romains
une assez grande importance par sa position, qui en
faisait la principale défense de la Saintongè, du côté de
la nier.
On a assigné phisieure élymologies à la dénomina-
tion d'Oleron ; Pline l'a appelée Utiarus ; quelques/
auteurs du Moyen-Age l'ont surnommée Olorum à caujîp ;
des herbes odoriférantes et médicinales quc:S0A$)i/
produit; d'autres enfin ont prétendu que c'était j^Hé
un lieu d'exil pour les criminels, que l'on dé&jjfojÉJit
vulgairement sous le nom de Lerrons ou tai'r^^fîÇe
qui l'aurait fait appeler l'Ile des Lerrons, et, plus/tard,
par corruption, Ile d'Oleron. î-'fcHJV'V
Comme l'Ile de Ré, sa voisine, elle a sa côte sauvage,
ses rochers dangereux, ses ports de refuge, des dunes,
qrc l'on est parvenu à fixer par dos plantations/bien
comprises, des salines considérables ; mais sort histoire
militaire et politique est moins intéressante que ctRc
de l'Ile do Hé, et elle n'eut pas à soutenir autanUdc
sièges mémorables que celle-ci, qui, par sa situation
et sa proximité de La Rochelle, fut très souvèSnT" at-
taquée. "~J"*ï..
Au Moyen-Age, l'Ile d'Oleron dépendait de l'ÀipJti*
tainc dont clic partagea le sort. A partir de l'année 0TO,
elle eut successivement pour soigneurs souverains;.
Guillaume I", duc de Guyenne, Geoffroy-Martel, comte
d'Anjou, cl Guy, comte de Poitou. Ces trois seigneurs
accordèrent aux habitants divers privilèges, notamment
celui de posséder des terres en toute propriété, de tester
et disposer de leurs biens, .de créer des marais
— Ci —

salants, etc. Des chroniques de l'époque apprennent que


l'Ile était alors couverte de bois et peuplée de sangliers,
daims, chevreuils et autres bêtes fauves; elles ajoutent
qu'en 10^7, Geoffroy-Martel, comte d'Anjou, l'un des
descendants du précédent seigneur de ce nom, et Agnès,
son épouse, léguèrent aux- Dames de l'Abbaye de
Notre-Dame, de Saintes, dont ils étaient les fondateurs,
la/dixième partie dos peaux de cerfs et de biches, qui
seraient pris dans l'Ile, pour couvrir leurs missels.
duc de Guyenne, que mentionnent des actes de
ây, Jlli^79J et Guillaume VIII, son successeur, en 108G,
firtelipyussi à l'Ile d'Oleron divers avantages et privi-
lcges/î&ujtqucls Othon, duc de Guyenne, ajouta, pour
les habitants, les droits de communauté et jurande.
Bij.iïtoo, Kléonore de Guyenne confirma ces privi-
lègê&ct en accorda do nouveaux. C'est celte même
princesse qui fit rédiger les célèbres rôles d'Oleron ou
règleSiftmts maritimes, qui ont servi de base à toutes
Ici; ordonnances et dispositions postérieures sur celte
m$jpè;
Lféj^gttcrres qu'il y eut, vers celte époque, entre la
Fraisé et l'Angleterre, firent passer alternativement
l'lH#d?Ôlcron au pouvoir des rois des deux nations.
Le^trâité de Brétigny de i36o rendit cette lie à la cou-
roraiè d'Angleterre, mais clic fut réunie à la France
sous Charles VI, qui, par lettres patentes du mois de
février 1372, l'annexa définitivement au domaine de la
Couronne.
Kn I54I» ses habitants prirent part au soulèvement
auquel donna lieu dans le Poitou, la Saintongè et
l'Aunis, l'établissement de la gabelle, par François Ier.
1
— G2 —

L'Ile d'Oleron ne put échapper aux désastres des


guerres de religion; en i548, ses principaux habitants,
qiiiavaicntcmbrasscla religion réformée, se soulevèrent
contre les catholiques ; les églises furent pillées et même
détruites. L'édit de pacification qui autorisait l'exer-
cice public de la religion protestante vint mettre un
terme à ce regrettable état de choses; mais, la guemi./
s'étant de nouveau rallumée peu après, entre les eàïvf>-
nistes et les catholiques, les Hochclais, commàft^és:
par d'Aubigné, s'emparèrent do l'Ile en i584, et se^for-
tifièrcnl dans la place du Château. \^.1^%-
La destinée de l'Ile d'Oleron était d'être constamment
l'objet des tentatives des deux partis; en i6^;/lc/duc
de Guise s'en rendit mailro une seconde fois ;èt$y fit
construire trois forts. L'année suivante, le duç/dc
Montmorency l'en chassa, bloqua le fort du Château
cl somma le commandant do so rendre. .- >r
La prise de La Rochelle ayant mis fin aux guerres de
religion, et, postérieurement, la révocation de l'Kdit
de Nantes ayant Tait cesser l'exercice public du culte
réformé, la majeure partie do la population revint, à la
foi catholique. ' 'X-fu?
Pierre Loli, de l'Académie française, le capital né. de
frégate Julien Viaud, de son vrai nom, a écrit/afie
pièce de théâtre intitulée: Judith Renaudin, extraite
de ses archives de famille, et dont la scène se passe à,
l'Ile d'Oleron, après la révocation de l'Kdit de Nantes.'
Le sol de cette lie est fertile; il produit du vin et des
céréales; les marais salants donnent, dans les bonnes
années, d'importantes récoltes de sels, d'excellente qua-
lité ; malheureusement, la vente en est devenue difficile,
— 63 —

comme à l'Ile de Ré, depuis que les armateurs pour la


pêche de la morue, à Terre-Neuve et en Islande, ont
préféré les sels étrangère aux nôtres.
L'Ile d'Oleron, qui a une population totale de
iG.3oo habitants, est divisée en deux cantons, dont les
chefs-lieux sont : Le Château et Saint-Pierre. Le canton
du Château est formé par trois communes (ta Château,
Dolus et Saint-Trojan); celui de Saint-Pierre comprend
également trois communes qui sont : Saint-Pierre,
SaiiiJrGeorgcs et Saint-Denis. KHc a pour capitale la
petitèt**yillodu Château, place de guerre; mais ce titre
de/capitale lui est quelquefois contesté en faveur de
Sainj^Piérre, qui par sa situation centrale, son impor-
tance: Çfrlc chiffre plus élevé do sa population, serait
fondée%y prétendre. Il y a depuis longtemps, à ce sujet,
cnt^eyles habitants des deux localités, une sorte de
rivalité de clocher assez marquée. La prétention de
Sairi^Fiérre à être la capitale de l'Ile est, en partie,
motJUrêcpar ce fait, qu'il possède le Tribunal de com-
mGi£ej dont le ressort s'étend sur toute l'Ile. II est vrai
qucle/Çhàteau est le chef-lieu du quartier maritime,
\àt oppresse également toute l'Ile, mais ce n'est que
depuis quelques années, car, autrefois l'Administra-
teur, du quartier avait sa résidence officielle et ses
btftHmuxà Saint-Pierre où réside «l'aiHeure le capitaine
dès douanes. Knfin, comme Le Château, Saint-Pierre
„cst plutôt une ville qu'un bourg.
Alors que dans l'Ile de Ré les neuf communes qui la
composent et forment aussi deux cantons, ont leurs
populations presque toutes agglomérées, les six com-
munes d'Oleron comprennent, au contraire, un nombre
-G4-
considérable de villages, d'une certaine importance,
c'est-à-dire ayant plus de 200 habitants. Le Château en
a trois: La Chevalerie, la. Gaconnièrc et Ors, Saint-
Pierre on compte sept : Arceau, La Hoirie, Bonnomio,
Chef-Malière, La Cotinièrc, La Drosscrie et La Sorinc.
Saint-Georges en a six : Chéray, Chaucrc, Royardville,,
Domincau, La Bréc, Sauzellos. A Saint-Trojan appaï<.
lient: le Grand-Village, et à Saint-Denis : Chassiron^"/
Los six communes de l'Ile d'Oleron seront succe^si^
vcnicnt décrites dans les pages suivantes. /v;#£i<ïv'
Los communications entre l'Ile et le cQntijrtont^ont
lieu : i° par le chemin de fer de l'Ktat, dcV^Na^fés.à
Bordeaux, dont un embranchement part decGàJjariot
et va aboutir au Cliapus, point terminus ; làf IdSi.voya-
gcure cl les marchandises sonl pris par des bateaux à
vapeur qui, plusieure fois chaque jour, les conduisent
au Château, où l'Administration a une station-gare/dile
Chàtcau-quai, laquelle délivre dos billets etffjfcffeplc
des marchandises pour toutes destinations ; 2° pal*:un
paquebot à vapeur faisant un service quotidien,élitre
Boyard ville et ta Rochelle et vice-versd, et appârjc^iaiil
à une Compagnie privée, qui reçoit du Conseil général
du département une subvention annuelle de ..5;0oo
francs. r • ^*ifv
Il s'est fondé récemment une autre entreprise partie
culière, ayant pour objet do mettre Saint-Denis Cû
communication directe avec ta Rochelle, par bateau k^
vapeur. ?
Dans sa session d'août 1900, le Conseil général de la
Charente-Inférieure a décidé que la concession de-
mandée à PKtat d'une ligne de tramways de Saint-
— G5 —
Denis à Saint-Trojan, avec embranchement sur Boyard-
ville, sera faite pour une durée de soixante années,
c'est-à-dire jusqu'en 19G1,et rétrocédée, pour la même
période, à la Compagnie des chemins de feréconomiques
des Charcutes. Il a, on conséquence, autorisé la négo-
ciation d'un emprunt destiné à la construction de cette
ligne, qui rendra de grands services aux populations
de l'Ile d'Oleron.

••£&*> I/II.E D'AIX


'•*•.$='.'
L'Ile>.d'Aix, qui est située à l'extrémité S. du Pcrluis
d'Antiochc, et vis-à-vis delà côte de Fouras, a dû jadis
faire/partie du continent ; car, eu l'an 1400, dit une
chronique de l'époque, on y allait encore à pied soc, à
marée, basse ; elle a 2,3oo*ndo longueur, du N. au S., sur
i.8ooJ"/dcTK. à l'O. ; elle est située à 10kilomètres cn-
virofr/dç l'embouchure de la Charente, et à 3o de Ho-
cheu^rL par la même voie.
Jusqu'au-Moyen-Age, l'histoire a été à peu près muette
sur Tjîfifd'Aix, dont le nom serait, dit-on, une corruption
des.mots saxons Ala, Kîa, signifiant inondé; elle men-
tionne qu'au commencement du ixe siècle, un seigneur
de Chatclaillon y fonda, pour les moines de Cluny, un
monastère (pie les Normands dévastèrent en l'an 85o,
lors de leurs premières incursions en Aunis, .et qu'ils
s'installèrent dans l'Ile, qui ne prit de l'importance
qu'en iGGG,époque de la création du port militaire de
Rochcfort, et en vue de la défense de ce port. C'est à la
5
— GG— .

nicmc époque que l'on commença à fortifier l'Ile d'Aix,


d'après les plans de Vauban, et sous la direction de
M. Ferry, ingénieur-directeur des fortifications de
l'Aunis. Le 23 septembre 1707, les Anglais s'en empa-
rèrent, mais ifs l'abandonnèrent le 1" octobre suivant,
après avoir rasé les fortifications qui, plus lard, furent
reconstruites. :../>
C'est devant l'Ile d'Aix, et dans la nuit du 11 aVriL
1809, que les Anglais incendièrent, au moyen do
brûlots, la flotte de l'amiral Lallcmand, qui se com-
posait de 10 vaisseaux et 4 frégates, dont 5 decçsjbàti-
incnts furent complètement perdus. C'est dè^cëtte
même ile, qu'il habita du 8 au i5 juillet i8l«>',-que
l'empereur Napoléon I" s'embarqua pour. Ôainte-
Hélène. ''".'r?sVt'"'-
L'Ile a deux forts principaux, l'un le fort Liédb't^sur
la rôle N.; l'autre dans la partie S., sur la pointe Sàiritc-
Cathcriuc; en outre, plusieurs fortifications considé-
rables sont échelonnées le long de la côte O., et nolam-
ment les batteries de Bois-Joli, Jamblot, Saint-Eulârd,
Coudepont et Fougères. D'autres forts cl batltVrics,
ayant une puissante artillerie, défondent encof^t'.l'IIc
d'Aix et rentrée de la Charente; ce sont le fort Boyard,
situé en mer; les batteries des Saumonards, à la pointe
N.-O. de l'Ile d'Oleron et de l'Ile Madame; le?fort
d'Knet, les forts de l'Kguille, la Pointe et de Lupin.
Knfin, lo fort du Chapus cl les batteries du Château-'
d'Oleron qui, quoique plus éloignés, battent le PertuiS
de Maumusson.
ta fort Boyard, qui tire son nom du banc de sable
appelé Longe de Boyard, sur lequel il a été construit,
- 67 -
à égale distance de l'Ile d'Oleron et de l'Ile d'Aix, est
plus spécialement destiné à défendre l'accès do la rade
de cette dernière île. Le système approuvé en i8o3, par
le Premier Consul, consistait à former sur le fond de
sable, à 4rn5o au-dessous des plus basses mers, un en-
rochement à pierres perdues, à le recouvrir de trois
assise^ générales, maçonnées, puis à bâtir, en maçon-
nerie régulière, sur la troisième assise, un anneau
elliptique élevé jusqu'à 2mau-dessus des plus hautes
mcr#/'ct donnant à ce niveau une surface horizontale
de $p?lsur 4°« destinée à recevoir la construction du
fort p^bprement dite.
L'exécution, commencée le uniai 1804,fut continuée
pondant, plusieurs années; durant l'hiver de 1807 à
1808,une partie des travaux fut détruite par de violentes
tempêtes; en 1809,après l'a liaire des brûlots, ils furent
suspendus, et en quelque sorte abandonnés. Trente ans
plus tard, sous le ministère de l'amiral de Rosamcl,
ils furent repris, avec quelques modifications, et ter-
minés/en ,ï85o. Postérieurement, divers travaux com-
plémentaires ont été jugés nécessaires, et on a construit
en avajçt du musoir N. un massif ou éperon destiné à
diviser-: les lames et aies faire circuler à droite et à
gaucho du fort, puis, dans la partie S., un havre d'a-
bordage.
I^existc à l'Ile d'Aix un sémaphore dont la hauteur
est de 34 mètres.
tas communications entre Hochcfort et cette lie, où
il y a une petite garnison, se font quotidiennement par
une canonnière de l'Etat.
— 68 —

L'ILE MADAME
L'Ile Madame est située au S.-O. de l'embouchure
de la Charente; sa longueur, du N. au S., est do ypo"',
cl sa largeur do Goo"1de l'K. à l'O. ; la partie la plus
avancée vers le N. est escarpée; le côté S. a une pente
douce. Quand la mer est basse, on peut aller à picdsçç
du continent à l'Ile Madame, par une chaussée natu-
relie, sinueuse, formée de cailloux et d'un sablç fqrinc.
Kn 1G90,on fit dans celle Ho des retranchcnicrçjç;et
l'on dressa des batteries. Kn 1704, on construisit* dans
la partie la plus élevée, une redoute revêtue dç.paaçon-
nerie. Divcre autres travaux ont été exécutés/depuis,
pour mettre l'Ile en bon état de défense. , , -,-,;-;...:-

COMMERCE & INDUSTRIE^


~-
Il faudrait remonter aux temps les plus reculés/px>ur
trouver, à son berceau, le commerce dos peuplés*qui,
sous le nom do Santons, ont habité le pays forftîdiït la
circonscription actuelle du département de la Chârentc-
Inféricurc. La variété des produits du sol, leur nature,
leur abondance, retendue du littoral, les bàicsf/lcs
havres, les embouchures de rivières qu'il renferme et
les îles qui lui servent de ceinture, ont dû former, dès
l'origine de la navigation, les éléments d'importantes
transactions commerciales.
Aux établissements maritimes des Santons, depuis
longtemps disparus, d'autres ont succédé, et parmi
-69-
ceux-ci lesportsde ta Rochclloctde La Pallicetiennent
la première place. Dès l'an 9G0,le premier de ces ports
se révélait par les entreprises commerciales des Hochc-
lais et leurs goûts pour la navigation. Kn 11G0, le
commerce maritime y avait pris un tel développement
qu'Kléonorc, duchesse do Guyenne, jugea nécessaire
de déterminer les droits et les de voire dos capitaines
marchands et des chargeurs, par dos règlements connus
soifsdc nom de Rôles d'Oleron, cl qui sont encore in-
voqués aujourd'hui, par les jurisconsultes, comme une
autôriiîérespectablc.
Apârtirde cette épocpie, le commerce de l'Aunis et
do IaSàintongc ne fit que s'étendre; mais la perte de
Saint-Domingue, où beaucoup do maisons rochclaiscs
avaient des établissements, et les malheurs d'une
longue.guerre maritime, vinrent porter une rude at-
teinte, au commerce de celte province qui s'en ressentit
pcndajÀt un 'grand nombre d'années.
ta^ommerec maritime de la Charente-Inférieure
consh|t£; principalement dans l'importation do bois du
Xoi*dj'foUrnis par la Russie, la Suède et la Norvège,
de Étjpïs/de construction, do charbons anglais, de fere,
suifsptehanvres; de vins du Midi, d'Algérie, d'Espagne
et d'Italie, de incrraiiis, pour la construction dos fu-
tailles par lesquelles s'expédient les vins du pays, de
pierres de taille et do granit, de morues salées, pro-
venant de Terre-Neuve et de l'Islande. Les exportations
consistent on vins blancs et rouges (1), eaux-dc-vic

en I&X),a
(t) I«i recolleîles vins, dans fa Charente-Inférieure,
étéévaluéeà 1/JC«,919 hectolitres.
— -jO—

renommées, connues du monde entier sous le nom de


Cognac, et qui s'expédient dans toute la France et
surtout à l'étranger; en vinaigres estimés, on sels (i),
que produisent une grande quantité de marais salants,
en céréales, fèves de marais, briques, sardines à l'huile
et conserves diverses, huîtres vertes, inouïes et coquil-
lages de toute nature, poissons frais cl salés, volailles,
ceufs, beurres, etc. Le marché au poisson frais de/Là
Rochelle est sinon lo plus important, du moins; l'un
des principaux du littoral do la Franco; il est^appro-
visionné par une véritable Hotte d'environ500 bateaux
de pèche, à voiles, appartenant à divers quartiers
maritimes, et dont les équipages ont choisi La Rochelle
comme centre de leurs opérations. Il s'est vendu, sur
ce marché, en 1899, pour 3,$28,8.{2 francs do poisson.
La vente de 1898 avait rapporté 3,(K)2/3>Î6 francs. • :
C'est par le port.de Marans (pie s'expédie la plus
grande partie des céréales dont la culture a pris un
développement considérable, par suite du dessèchement
de nombreux marais provenant des alluvions déposées
par la mer sur certains points du littoral. ^v'f
La pèche côtière et l'exploitation des parcs à'huîtres
et à moules sont l'une des branches importantes du 5
commerce cl de l'industrie de la Cliarentc-Infértçurc.
La pèche est une des plus grandes ressources des pays
maritimes, non seulement parla quantité et la valeïîr>.;
des produits qu'elle fournit et fait entrer dans la cbh- f
sommation générale, mais encore parce qu'elle donne

(I) Pendantl'annéeISA le sel s'eslvendu,a l'Ile d'Oleron,rie7 à


8 francsles millekilogrammes,et de0 à 7 francsà l'Ile de Hv.
— 71 —
à ceux qui l'exercent des gains ou profits qui sont,
presque toujours, rémunérateurs; la pèche, dite à pied,
procure aussi des moyens d'existence et une nourriture
peu conteuse aux classes indigentes du littoral.
La pèche maritime se divise en quatre catégories:
i" celle faite, on mer, avec des filets dénommés chaluts,
sur dos bateaux pontés, de i5 à 3o tonneaux, ou au
moyen-de lignes flottantes dont se servent, pendant
l'été, les chaloupes armées pour la pèche du thon, et
qui^vont à la rencontre de ce poisson jusque sur les
côtQs.d'Kspagnc; 2° colle qui se pratique sur les parties
dû yivàge, découvrant à marée basse, avec des filets
dits courtines; 3" celle des écluses, établissements dont
j'ai'donné la description cl signale les inconvénients
polirja navigation, dans celui des. chapitres ci-dessus
qui a pour titre : Hydrographie Maritime, (\° la pèche
diteà pied, à laquelle se livrent, sur les rivages, lorsque
le flot s'est retiré, et sans avoir à justifier de la qualité
d'inscrit maritime, de nombreuses personnes, de toutes
classes, mais surtout de celle indigente, qui on rap-
portait quelquefois un butin abondant, consistant en
crustacés, crevettes, palourdes, pétoncles, bigorneaux,
sourions, bcrniclcs, etc.
j¥Bien que'l'industrie de la pèche maritime ait pris,
depuis quelques années, un certain développement en
Franco, il faut reconnaître que celle qui s'effectue sur i
divers points de nos côtes, notamment sur le littoral
do l'ancienne province d'Aunis et de Saintongè, n'est
pas toujours aussi fructueuse qu'autrefois. Nos pédicure
se plaignent de l'appauvrissement des fonds, ce qui les
oblige maintenant à aller très au large chercher les
gros poissons qu'ils ne trouvent plus, comme jadis,
dans le voisinage des côtes, ni dans les IVrtuis d'An-
tiochc et Breton. C'est jusque dans les parages dan-
gereux de Rochebonno qu'il leur faut actuellement
aller au devant du poisson, et jeter leurs filets, ce qui
rend pénible l'exercice de cette profession, surtout
l'hiver, où la mer est très dure dans les dits parages,
Rarmi les causes qui ont amené progressivement-èb
dépeuplement des fonds de pèche, il convient de éiter
l'emploi abusif du chalut ou drague, dans des lifnitcs
interdites par les règlements, c'est-à-dire à nibiris*de
trois milles du rivage ; on a, de la sorte, capturé des
poissons de toutes tailles, mémo ceux des plus petites,
et cela grâce à la maille, trop étroite, de certains filets,
non réglementaires, maille qui ne laisse aucun pasâ&gc
ni: menu poisson, pour s'échapper; grâce encore'à
l'habitude qu'ont généralement certains pécheurs de
ramasser tout co que rapporte le filet, et de rie/pas
rejeter à la mer, les très petits poissons, dès qu'ils ar-
rivent vivants, avec lo filet, sur le pont du bateaïjjï
Il serait temps de mettre fin à cet état de choses
regrettable on édictant des mesures rigourcùàj&'-.ct'
répressives, destinées à assurer le repeuplement dc/hôs
fonds de pèche, sinon, on arrivera sûrement à lariiitic
do l'industrie de la pèche côtière. '/
L'élève des huîtres a acquis une importance considév
rablc sur le littoral de l'ancienne province d'Aunis et
de Saintongè. Los principaux établissements consacrés
à celte industrie sont formés à Marenncs, La Trem-
bladc, Arvcrt, L'Kguillc, sur les bords de la Seudrc,
-73-
dans les lies de Ré cl d'Oleron, et dans les communes
de Nicul-sur-Mcr et Lhoumcau, près de La Rochelle.
Les réservoirs où les éleveurs de Marcnncs et de la
Seudrc déposent les huîtres, pour les faire v«rdir, por-
tent le nom de claires. Ces claircsdiffèrent des viviers
et des parcs ordinaires on ce qu'elles ne sont pas sub-
mergées comme ces derniers, à chaque marée, mais
seulement aux époques des syzygies; elles ne sont pas,
pàjr^cpnséquent, situées sur les bords immédiats du
rivage: tas claires sont des espaces qui n'ont ni régu-
larit$j(jahs le plan, ni uniformité dans les dimensions;
leur grandeur varie, en moyenne, de 200 à 3oo mètres
carrés de superficie; une écluse permet dérégler, à
volonté, l'entrée et la sortie de l'eau do la mer, de la
maintenir au niveau voulu, et de l'écouler quand il
faut nettoyer le réservoir, pour y mettre les huîtres à
verdir./
Ce sont les bancs naturels du voisinage qui ali-
mentent les claires, c'est-à-dire qui fournissent les
jeunes .huîtres destinées à y être déposées, pour cn-
grj^issopet verdir; mais, comme ces bancs ne suffisent
pa3/tâûx besoins de l'industrie et do la consommation,
lç^/osiréiculteure font acheter, chaque année, on
Yciidéc, on Hrclagnc (à Auray surtout), à Areachon et
ntâtnc en Normandie, déjeunes huîtres, qui reçoivent
la même destination. L'éleveur peut en loger 5,ooo en-
viron par journal de claire, ou espace de 33 ares. Il
faut deux ans de séjour dans les claires pour qu'une
huître, Agée de \C\ à 10 mois au moment où on l'y
dépose, atteigne une grandeur convenable et soit, sui-
vant l'expression employée, comestible. Les huîtres de
Maronnes cl do la Seudre ne verdissent pas on été, qui
est l'époque du frai ; co n'est qu'à partirdu moisd'août
qu'elles commencent à acquérir leur coloration, si
appréciée\le la plupart dos consommateurs de cet excel-
lent produit, dont les prix sont généralement élevés,
quand il s'agit d'hullresdépassant lagrosscurordinairc.
Celle coloration est attribuée à une petite mousse qui
le fond dos claires. *
tapisse '':*;V-
L'hullrea beaucoup d'importance, comme aliment et
élément do commerce; l'arrondissement géographique
do Maronnes lui doit sa prospérité. Il s'exporte chaque
année, dans toutes les parties de la F'rancc, d'énormes
quantités d'huîtres provenant des a3,ooo-claires//vi-
viers et parcs où on les élève avec un soin tout parti-
culier. ."* ''////
Depuis quelques années, on pratique avec beaucoup
de succès, sur divers points du littoral de la Charcntc-
Inférieure, l'élève do l'huitre portugaise, qhiy était
jadis inconnue; sa présence sur nos rivages estducà
colle circonstance fortuite, qu'un navire, chargé d'huî-
tres de l'espèce, qu'il avait prises on Portugais*é^aint
fait naufrage entre l'Ile tic Ré et La Rochelle/s"ffèàv-
gaison ne put être sauvée, et que ces mollusques se
développeront tellement au fond de la mer, qu'ils^for-
mèrent bientôt des bancs d'une étendue considérante,
que l'on songea alors à exploiter, et dont, peu après,
on commença à expédier les abondants .produits dans
lés principales localités où il existe des pares à huîtres
indigènes, do sorte que, dans presque tons les quartiers
du sous-nrroiidisscmcnt maritime de Hochcfort, on
élève maintenant l'huître portugaise, qui fait une con-
— 7o —
currencc sérieuse à celles de Maronnes, de la Seudrc •
et dos Iles. C'est ainsi que le quartier de ta Rochelle
possède 2.'îoo parcs ayant des huîtres de celte prove-
nance, et dont il s'est fait, en 1899, de nombreuses
expéditions.
Dans le quartier do Maronnes, les expéditions d'Iiiii-
Ires portugaises ont même été supérieures, on 1899, à
celles dos huîtres vertes et blanches, car il s'est exporté
seulement i57,35o,ooo de ces dernières, pour une somme
dcq/^ja.ooo francs, tandis que l'on a expédié a,33o51,000
huîtres portugaises, représentant, comme valeur,
1^577,000francs.
Sans être aussi estimée que l'huître verte, dont elle
n'a pas celte finesse de goftt, si recherchée dos gour-
mets, l'huître portugaise, qui est sans saveur, a néan-
moins pris un bon rang parmi les produits alimen-
taires, livrés à la consommation, et elle le doit, non
pas à ses qualités comestibles, mais à son prix peu
élevé, qui on facilite l'achat aux plus petites bourses.
T5îl nuire genre d'industrie qui, depuis de longues
anlie.CS,est une source de richesse pour plusieurs loca-
litèâdc l'arrondissement géographique de ta Rochelle,
Oonftistc dans l'élève des moules, que pratiquent en
grand, et avec succès, les habitants des communes
d'Ksnandes, de Charron et de Marsilly.
Le créateur do cette industrie si productive fut un i
v
marin irlandais, nommé Val ton, qu'une tempête jeta,
il y a environ nciiT siècles, sur la côte qui avoisinc la
baie do l'Aiguillon. Pour récompenser les marins
d'Ksnandcs qui l'avaient sauvé du naufrage, lui et les
quelques moutons dont son bateau était chargé, il leur
-3G-
apprit l'art de cultiver et d'engraisser les moules,
abondantes sur ces rivages, et inventa les bouchots,
auxquels il donna la forme d'un Y, première lettre de
sou nom, et qui ont fait et font encore la fortune du
pays. Do même, par des croisements intelligents, il
créa, avec ses moulons, une bonne race de bétesà laine,
connue et appréciée sons le nom de moutons du marais.-
Il fut aussi le premier à établir l'usage des filets.(/'<*-,
lotirel, qui so placent sur les vasières, pourprcndroyla
nuit, dos oiseaux do mer et de rivage, lorsque la lune
n'éclaire pas l'horizon. -^v .
Les Rouchots, dont le nom, dérivé de l'irlandais,
signifie clôture on boïs, sont dos parcs formés pai* des
pieux de 3"'do hauteur et de 020* dediamètre, que l'on
enfonce dans la vase jusqu'à moitié, et àara de distance;
on entrelace, dans ces pieux, dos perches, qui forment
uno espèce de clayonnago, solide et capable de résister
aux efforts do la mer. Ces parcs sont composés do deux
rangs qui, en se réunissant, font un angle dont le sommet
est toujours opposé à la nier, afin que les vagues listes
prennent jamais par le flanc; chaque rang adcOQOà
/îoomde longueur. , JHy''
Los bouchots occupent tout l'espace compris criVrev|ar
pointe de Saint-Clément et l'embouchure de la SèVrp,
dans los cinq communes d'Ksnandcs, de Charron^dc
Mareilly, Nicul et Lhoumeau ; il ou existe aussi dans les
deux communes d'Angoulins et de Chatclaillon, situées'
au fond île la baie de ta Rochelle ; ils représentent une
étendue déplus de ia kilomètres, et sont échelonnés
sur quatre étages, auxquels sont assignés des usages
différents, selon qu'ils sont plus rapprochés ou plus
— 07 —

éloignés du rivage ; on les désigne sous les noms de :


bouchots du bas ou d'aval, bouchots bâtards, bouchots
milloius, bouchots d'amont, mots qui expriment la zone
que chaque étage occupe sur le plan topographique de
la baie.
Los bouchots du bas ou d'aval sont les plus éloignés
du rivage, et ne découvrent qu'aux grandes marées; au
lieu d'être palissades, comme ceux des autres étages,
ils ne sont formés que do simples pieux, espacés de
o*»;$3*environ ; ces pieux se trouvent dans la zone la
plus favorable à la conservation du naissain dos moules
quisViehts'y attacher; partout ailleurs, ce naissain,
composé de sujets excessivement délicats, serait trop
souvent mis à sec, et pourrait difficilement résister à
l'action prolongée du soleil, ou à celle des froids rigou-
reux". C'est donc sur ces points d'appui spéciaux qu'on
laisse s'accumuler toute la semence destinée à garnir
ensuite les palissades vides des étages que la mer
découvre plus souvent. Ycre le mois d'avril, celte
semence, fixée en févrieroteninare, aux pieux solitaires
dey bouchots d'aval, égale à peine le volume d'un grain
de lift/et prend le nom de naissain ; elle a, en mai, la
grti&eûr d'une lentille; en juillet, cclled'un haricot, et
s'appelle alors renouvclain ; c'est le moment où les
bôiVcbolcurs se rendent sur les points où sont plantés
les pieux chargés de celle semence, qu'ils détachent et
vontensnitedéposer dans les palissades destinées à les i
recevoir; et cela, après diverses opérations, qu'il serait --
trop long de décrire, et qui consistent à faire passer
successivement la semence des bouchots bâtards dans
les fascines vides des bouchots milloius qui découvrent
\ -,8-
pendant toutes les marées de mortes eaux, et où les
moules se développent rapidement.
C'est ordinairement au bout d'un an do séjour sur
ces bancs artificiels (pie les moules deviennent mar-
chandes.
La pêche ou récolte des moules se fait au moyen de
bateaux plats, d'une forme particulière, et dont la ma-,
nojuvrc est assez singulière; ces bateaux, nommés
acons, ressemblent à une caisse ouverte; ils sont longs
do 2m, larges cl profonds do o 5o*; la planche du fîpnd
est ordinairement en bois do noyer, parce que- çç.Jiois
est plus uni et plus propre à glisser sur la vase; celles
dos deux, côtés sont généralement on sapin; la planche
du fond se recourbe vere les doux tiers de sa longueur,
on conservant toujours sa largeur, et forme un bec, qui
tient lieu do proue; les planches dos deux côlés'sonj
coupées selon celle courbure; ces embarcations n'ont"
ni gouvernail, ni rames, ni voiles ; pour y suppléer,
celui qui la conduit se place à l'arrière, s'appuie, en
dedans, sur lo genou gauche, la jambe droite en dehors;
il s'incline, vere l'avant, les deux mains sur les deux
bords, la droite étant plus près du corps que la gauche;
dans celte situation, qui lo met en équilibre, il frappe
la vase du pied droit ; le bateau glisse avec autant d.O
rapidité (pic de sûreté, et le conduit promptement ôft
sa présence est nécessaire. Cette manoeuvre est la même
pour toutes les saisons ; mais, pendant l'hiver, les pé>
cheure chaussent une grosse botte, dite de mer.
Les inouïes se vendent, à peu près, pendant toute
l'année; mais il y a une époque oi'i la chair de ce mol-
lusque est plus savoureuse, plus tendre qu'en toute
— 39 —

autre saison ; cette période commence en juillet et se


prolonge jusqu'en janvier; c'est celle où il s'en expédie,
pour la consommation, de très grandes quantités, no-
tamment à Niort, La Hochc-sur-Yon, Bordeaux, Tours,
Orléans et Paris.
Un bouchot, bien peuplé, fournil, suivant la longueur
de ses ailes, environ 90 charges de moules (la charge
est de 5o kilog.). Un seul bouchot porte donc uno ré-
colte d'un poids de /|,5oo kilog.,' et d'une valeur, en
nrgetdj.de G3o fr., puisque chaque charge s'est vendue
7 fr.Vterme moyen, en 1899.A Charron, la charge s'est
vcndjfé 8 fr. 5o.
Défalcation faite des frais divers auqucls donne lieu
l'exploitation de cette industrie, et qui sont de 200 fr.
eu moyenne, parbouchot, il reste un bénéfice de ({io fr.
pourchaqu^bouchol, soit, pour les 3,G'îaEtablissements
do l'espèce exploités dans le quartier do ta Rochelle,
qui en compte le plus grand nombre, i,5GG,ooofrancs;
mais ce chiffre considérable ne peut être considère
comme un bénéfice net, attendu qu'il faut en retrancher
le prlx.ide revient du bouchot, évalué à 5oo fr., et dont
il est nécessaire de faire le renouvellement au bout de
G hty ans ; on peut par suite estimer à 3oo fr. environ
le produit net annuel d'un bouchot soit, pour la totalité,
1,099,600 fr. Ce chiffre considérable, ne concerne que
les bouchots du quartier maritime de La Rochelle, car
dans le quartier de Hoche fort, il existe a,o5o Etablisse-
ments de l'espèce, d'où il a été expédié, en 1899, aG,5oo
hectolitres de moules.
Yallon, le pauvre marin irlandais, devenu lé bien-
faiteur et l'cnrichisscur de la contrée qui le recueillit,
— 8o —

devrait, comme le demandait, avec raison, l'an dernier,


un journal do La Rochelle, avoir sa statue sur cette
falaise d'Ksnandes, qui vit son naufrage, et, d'où l'on
découvre maintenant, depuis l'Aiguillon jusqu'à rentrée
do la rivière la Sèvre Niortaise, sur l'une et l'autre rive,
vendéenne et cliarcnlai.se, les innombrables bouchots
dont il fut le créateur et l'initiateur do génie. ^

GÉOGRAPHIE ADMINISTRATIVE:
ET MARITIME /C

Comme on l'a vu, dans l'une des pages précédentes,


le département maritime de la Charente-Inférieure a
été constitué, on 1790,par la réunion de la plus grande
partie de la Saintongè, de la presque totalité de l'Aunis
et d'une pelite partie du Poitou et de l'Angoumois; il
tire son nom du fleuve la Charente, qui le li^ersc
dans toute sa largeur, du S.-K. au N.-O., avant dé^é
jeter dans la mer, près de l'Ile d'Aix, et est formé'pfâr*
les six arrondissements géographiques de La Rochelle,
Hochefort, Saintes, Saint-Jcan-d'Angély, Jonzac[et
Maronnes, lesquels comprennent 481 communes, dohl 1
107 sont considérées comme maritimes, c'est-à-dire
soumises au régime de l'inscription maritime. L'arron-
dissement de ta Rochelle en a 28, celui de Hochefort
23, celui de Saintes 49>l'arrondissement de Saint-Jean-
— 8i —

d'Angély i3, celui de Jonzac 10, et l'arrondissement de


Maronnes 34.
La France, on le sait, est divisée en cinq grands
arrondissements maritimes, dans chacun desquels
l'autorité supérieure est exercée par un vice-amiral,
portant le titre de commandant en chef, préfet mari-
time, et qui. est assimilé, pour les honneurs et pré-
séances, ail général do division, commandant un corps
d'arniéç.
.Ûjaqug^..arrondissement comprend plusieurs sous-
arroJ^j^Scmcnts.
'..Â/Jj^n^so.us-arrondisscincnt, autre que celui où réside
le coiïùnandant on chef, est affecté un commissaire en
choifidp/la. marine (grade de capitaine do vaisseau ou
colonel) qui on dirige les services, à l'exception de
ceuxdç Marseille et du Havre, à la tète desquels est
un contre-amiral. Le sous-arrondissemont de la'Corse
est ^.également placé sous l'autorité d'un capitaine de
vaisseau, qui réside à Ajaccio.
,Ch4quc sous-arrondissement est divisé, lui-même,
en qurôljcrs d'inscription maritime, qui sont subdivisés
en.pj^osats et syndicats.
Dos Ofljciere du commissariat do la marine, du grade
dCîÇÔfnniissairc principal et de commissaire de
i"?classe, suivant l'importance de leur service, ont la
direction de chaque quartier ; ils prennent, pendant la
durée de leurs fonctions temporaires, et quel que soit
leur grade, le titre de commissaire de l'inscription
maritime, et ont, sous leurs ordres immédiats, les
agents qui, sous la dénomination de syndic des gens de
mer, représentent l'autorité maritime, au chef-lieu du
G
_ 8a —

syndicat ; les syndics sont secondés par d'autres agents,


portant lo nom do gaide maritime, et qui sont exclusi-
vement chargés d'un service de surveillance et de police
de la navigation, comme l'indique ic-ur titre.
Les préposés à l'inscription maritime ne sont, parle,
fait; que dos syndics auxquels on a laissé exceptionnel-/ ;?.
Icmcnt une partie des attributions incombant aux- •:•
commissaires de l'inscription maritime, qu'ils ont rem* !
placés dans certaines localités. .-'/&/ /
Dos agents spéciaux, dénommés inspeetcure/viî^s
pèches, sont placés dans les quartiers où il cxiàtè'ïiii
grand nombre do parcs à huîtres et d'établisscmèHfcsrdç
"
pèche, sur lo rivage maritime. / -f4'.'' '''
Il y a quelques années, un de nos ministres d#'là
marine, voulant apporter des réductions dans le budget -
de son département, imagina de supprimer un certain 1
nombre de quartiers maritimes, et d'en faire des prépo- *
sats. L'économie obtenue, pour une vingtaine desup-
pressions de l'espèce, atteignit, à peine, le clrilïjjtà'cfé
5o,ooo fr. ; mais, ces suppressions regrcttablêrf/'ont
amené et amèneront, dans lo service si complexe"de
l'inscription maritime, de nombreux inconvértïèlil&éti
présence desquels le département de la mariric^éra
conduit, par la force des choses, à rapporter là nicsttire
prise. Déjà, il est entré dans colle voie en rétablissant,
au mois do mai 1900,lequaiiicr de l'Ilc-d' Ycu (Ycndéé)
qui avaifété transformé on préposai. /
II parait que, dans le principe, quatre des quartiers A
maritimes de la Charente-Inférieure devaient être
atteints par celle mesure : ceux de l'Ile de Hé, de l'Ile
d'Oleron, de Saintes et de Marans. D'énergiques pro-
— 83 —
tcslalions et un examen plus approfondi de la question
firent conserver les deux premiers, lesquels échappè-
rent ainsi au coup do sabre qui vint frapper Saintes et
Marans où, depuis 1893,un simple préposai a remplacé
lo quartier d'autrefois.
C'est, d'ailleurs, dans les provinces de Saintongè,
d'Auuis et do Poitou, que le système des classes ou de
l'inscription maritime fut essayé, pour la première fois,
par/Colbert, en tGG5.
ïîëilittbral de la Charente-Inférieure appartient, on
rhlfèV'/au 4e arrondissement maritime, dont Hochefort
est-flo"chef-lieu, et qui a pour limites au N. l'étier de
Reauyoir (Ycndéc), depuis son embouchure jusqu'au
pont dû Poirot ; au S. la frontière d'Kspagne. Il est
formé par doux sous-arrondissements, qui ont pour
chefs-lieux'Hochefort et Rordoaux. Le premier est com-
posé do i5G communes, dont 37 appartiennent au dé-
partement delà Ycndéc, et 119a celui de la Charente-
Infériçure.
Des 37 communes maritimes de la Yendée, cl dont je
n'aurai pas à m'occuper dans celte élude, 27 font partie
dc&$p:tatre quartiers d'inscription maritime de Noir-
inoitticr, L'Ilc-d'Yeu, Saint-Gilles et Los Sablos-
d'Olonnc ; les 10 autres ont été rattachées au quartier
dé'La Rochelle, lors de la suppression de celui de
Marans, et de sa transformation en préposât.
Ces 119 communes, du département de la Cha-
rente-Inférieure, constituent cinq quartiers maritimes
dont les chefs-lieux sont à l'Ile de Ré, ta Rochelle,
Rochcfort, Maronnes et l'Ile d'Oleron, deux préposais
à Marans et Saintes; dix-sept syndicats: à Saint-
- a't -
Martin, La Flotte, Are ot taix, dans l'Ilo de Hé,
ta Rochelle, ta Pallico, Ksnandcs, l'Ho d'Aix, Fouras,
Rochcfort, Tonnay-Charcnte, Saint-Savinlcn, Maren-
nés, La Tremblade, L'Kguillo, Lo Château et Saint-
Pierre, ces deux dernière dans l'Ilo d'Oleron, et vingt-
doux stations do garde maritime, placées en diverses
localités.
Lo sous-arrondissement do Bordeaux qui, commo
littoral, est plus étendu que oolui do Rochcfort» po4gr;
quo ses limites vont jusqu'à la frontière d'Kspagj\^\
comprend six quartiers, dont celui do Royan appar^tyjd/
à la Charente-Inférieure, ainsi (pie les 3a communes,
(pu lo composent; six autres communes, du mémo
département, dépendent du préposât de Rlaye, quar-
tier do Pauillac (Gironde).

r
IVe ARRONDISSEMENT MARITIME
-i-v^

80HS-\RU0.MHSSI;MI/M 1)12ItOflllKFOftT/

Lo sous-arrondissement de Hochefort a pour limite^


au N. l'Ktior do Beauvoir, dit de la Cahouelto (Vendée)^
depuis son embouchure, jusqu'au pont du Poirot; çtf
S. lo thalweg du canal du clapet do Brèjat, situé à
3 kilomètres dans le N.-O. du commencement do la
commune de Saint-Palais.
Il est formé par les huit quartiers d'inscription
maritime de l'Ile d'Ycu : Saint-Gilles-sur-Yie, Les
— 85 —

Sablos-d'Olonno, l'Ilo lo Ré, La Rochelle, Rochofort,


Mareuncs et l'Ile d'Oleron, et les deux préposats do
Marans et Saintes,
Los trois premiers do ces quartiers maritimes appar-
tenant au département île la Vendée, ne sont mon-
lionnes ici quo pour mémoire; quant aux autres, on
on trouvera la description dans les pages suivantes,

/ QUARTIKR DK L'ILK
' DK RK
. //Ci,*/.". -
Co quartier a pour limites tout le' littoral do l'Ile ; il
se compose des quatre syndicats do Saint-Martin,
ta Flotte, Are et Loix, lesquels comprennent 9 com-
munes do l'arrondissement géographique do ta
Hochello.
Au Vf janvier 1900, la population maritime de co
quartier se composait de 1,078 inscrits, classés commo
suit: capitaines au long-cours: 11; maîtres au cabo-
tage^ r-70 ; pilotes : u ; olliciers-iuarinicre : 11 ;
qtta^Ucrs-multres : 3t ; matelots des trois classes : 3t)5;
novices : 77 5 mousses: 3a: impropres au service et
hors de servico (cinquantenaires) : 4-fa
tas secoure alloués, 011.1899, aux nécessiteux du
quartier, sur la Caisse dos Invalides de la marine, se
sont élevés à la somme do i,3oo francs, répartie entre {
35 personnes. , '
Pendant la même année, i^G bateaux,'jaugeant
ensemble. 1i5o tonneaux, et montés par 471 hommes
d'équipage, ont fait la pèche côtière, sur divers points
du quartier. Cette pèche et celle à pied ont produit, en
— 86 —

argent, G/jo.ooofrancs, somme dans laquelle les amen-


dements marins figurent pour IQO.OOO francs,
Lo quartier do l'Ilo do Hé n fait, on 1899, 7 nrme-
monts pour lo cabotage, G3 pour lo bornage, et i3o
pour la pèche entière.
Los paiements qu'il a effectués, on 1899, sur la
Caisse des gens do mer, so sonl élevés à 5,800 IV.«7 e.
et ceux sur la Caisse dos Invalides à i33,i5f) francs,.;-
Sont attachés à co quartier: aa navires' et%3$$
bateaux. /^T
Au 1" janvier 1900, il existait, au quartior dd'lUlô
do Ré, 9,934 parcs à huîtres, dont quelques-uns sont
abandonnés ou à pou près, pour diverses causes//:*/
L'huître poiiugaiso y réussit parfaitement, et donne
lion à d'importantes transactions commerciales,
A la date ci-dessus, il existait également, dans ce
mémo quartior, i5a écluses ou réservoirs à poissons,
en pleine exploitation, et dont les produits SPpt
oxpédiés à La Hochello ol dans les localités voisi|ics,
pour y être vendus. 0§0

SYNDICAT DK SAINT-MARTIN '•'%


Ce syndicat est formé par les trois communes do
Saint-Martin, Le Rois et la Couarde, dont les deux
premières appartiennent au canton de Saint-Martin, et
la dernière à celui d'Are.
-8;-

SA1NT-MAHTIX

Population : »,na5 habitants.


Superficie territoriale: 4G7 hectares.
L'origine de Saint-Martin est très ancienne ; elle
parait remonter au vu* siècle, où Kudcs, duc d'Aqui-
taine, jeta dans l'Ilo do Ré les premiers fondements do
cette localité qu'il consacra à Saint Martin; ses
ijeçroisscments furent lents, et co n'est quo vers lo
milieu, du xv* sièclo qu'elle devint place forte et
commença à figurer dans l'histoire.
ta place do Saint-Martin n'avait pas une importance
considérable lorsqu'on iGa7 elle fut défendue par lo
maréchal de Thoiras, gouverneur de l'Ile, qui y soutint
le siège mémorable do t^o jours, qui l'a rendu
célèbre : elle fut fortifiée en iG8a, sur le plan qu'on
donna Yaubau; on 1G89, on perfectionna les ouvrages
exécutés. 1^0front de ces fortifications, tourné vere la
mer, est magnifique. La citadelle actuelle, qui n rem-
placé les cendres glorieuses de celle do Thoiras, forme
un'Spjpirre'parfait, sur le contour duquel s'élèvent quatre
bastions, trois demi-lunes et une contrescarpe; un
fossé profond l'entoure et est surmonté par un chemin
couvert; elle commando lo port, la ville et la cam-
pagne; c'est un monument ayant toute la sévérité do
l'architecture militaire, et qui, depuis quelques minées,!'
a éternisa la disposition du Ministère do l'Intérieur,'
lequel en a fait un dépôt, pour les condamnés aux
travaux forcés et les récidivistes, qui doivent subir la
peine de la relégation au-delà des mers.
A l'extérieur do eette forteresse, et dans la partie
— 88 ~

faisant face à la porto d'entrée, il existe un petit port


qui servait jadis à débarquer les vivres et les munitions
destinés à la garnison do Saint-Martin • il est presque
comblé et no peut recevoir quo les chalands cl embar-
cations de l'Ktat, qui viennent y prendre périodique-
ment les forçats et les relégués, détonus temporairement,
à la citadelle, pour les transborder, on rade de Saint-
Martin, sur les balinivnls do servitude du port do
Hochefort, qui les portent ensuite au navire aOyélity
mouillé sous l'Ilo d'Aix, et chargé do les conduire ^Ift
Guyane française ou ù la Nouvelle-Calédonie. '/>'/'jvjjfj/
La villo do Saint-Martin, dont Louis XIV fit le centre
administratif et militaire do l'Ile, s'élève on amphk
théâtre et s'étend, demi cirenlairemont, dans un rayon
do 5oo"» environ; ses rues sont étroites, les quatre
principales dirigées du S. au N, et les autres de l'K. à
l'O. ; dos souvenirs historiques se rattachent à plusieurs
dos maisons do cotte ville, dont l'une appartint à Sully;/
Lo port de Saint-Martin est lo plus important do l'ilefc'
Creusé en I53J, sur un fond de roches vives,, ce no/(nj|
qu'on iG85 quo l'on revêtit ses quais do maçonncrio^t
que dos cales de débarquement y lurent disposées";"la/,
construction des maisons qui bordent les rives du pot*!/
date do l'an 1G00. ; -N*i/
Cet établissement maritime se compose d'une rade,*'
d'un avant-port, d'un port d'échouago et d'un bassin à .
Ilot. v
La rade est située à a kilomètres do l'entrée entre la
roche dos Halles, la balise du Cournuiienu et le banc
du Preau ; son étendue est d'environ a,ooo mètres carrés,
elle a des profondeurs de la à 5 mètres, et offre un abri
-89-
assuro contre les coups do vont du S.-O. et do l'O,; lo
fond, qui so compose do vase, mêlée do sable et do
.-nquillcs, y rend la tenue bonne; toutefois, quand le
vent passe brusquement au N.-O., la mer y creuse
beaucoup, surtout avec lo jusant.
Le chenal qui conduit do la rade dans l'uvant-port
passe stic dos fonds do roches, recouverts do vase, qui
s'étendent jusqu'à 35o"' environ de l'entrée et assèchent
de:!*1, aux basses more de vivo eau. Dos deux cotés de
eoVhêual, la et*»teest bordée do roches plates et nues,
(jiitàssèclient à plus d'un demi mille du rivage; les
plus hautes sont du coté K. où elles forment la pointo
du Coùroiincau.
L'avant-port, dont la longueur est do iaomot la lar-
geur do 5o, est abrité au N.-O. par un nuMe, on maçon-
nerie, do 130'" do longueur, dirigé vere lo N.-K. quart
K. et dont lo musoir est éclairé, depuis lo i" juin 1884,
par un petit feu vert; le côté S. est formé par un bastion
•les fortifications, à l'entrée duquel on a construit, en
1881,/un-pan coupé en remplacement d'un angle des
forljflcations qui gênait les manoeuvres dos navires, et .
uii'épcron de a7wde longueur, destiné à protéger l'a vaut-
port contre les vents d'K. Sur l'angle du bastion on a
rlove/'ên i&11>une tour on maçonnerie, surmontée
d'un feu fixe rouge, servant à guider, pondant la nuit,
les navires arrivant du large; ce feu do port a été»
allumé lo 1" mare 1845, et a le à feu '
remplacé fanal,
blanc fixe, qu'il y avait auparavant.
L'uvant-port communique, par une ouverture do I8"1,
pratiquée dans les fortifications, avec le port d'échouage
qui s'étend vere le S.-S.-O. sur une longueur de a5om
— 9o —

environ et une largeur moyenne do 5o, entre les mure


do quais; nu pied do l'un do ces quais, il existe un gril
do carénage, ayant 5aMdo longueur.
Le bassin à flot est situé dans l'O. du pnrld'échouago;
il est formé do deux branches à angle droit, dont l'une,
dirigée vere le N.-K. quart K., a aa.V' de longueur, sur
4a do largeur, et l'autre, dirigée vois lo S.-K. q. K., n
KH>"> de longueur, sur 3a de largeur. Ce bassin, qui fm>
creusé on 1837, dans les fondations d'un quartier ray
do la ville, et terminé en 1847,coninmniqueavcelp\n^Ji
dans la partie N., par uno écluse ayant iam de ldi'jgei))^
dont lo seuil est à o/"8o au-dessus du zéro, et, dans sa
partioS., par un aquodue do im5o d'ouverture, qu'oui
laissée dans l'anoioniio écluse, pour servir à chasser
les vases du fond du port; ce bassin, dont lo plafond
est dragué à la cote i,3o, a une superficie do 1 hectare
i5 ares, il est entouré do quais ayant 54>m5ode dévOj
loppomeut. Uno cale d'ahatage on carène, do 70"»do
longueur, est établie au quai O,, et une cale de cous*
truction est installée dans lu partie K. >#
Lo bassin à (lot de Saint-Martin eut, à rorigin.Oj/ffln.
entrée au fond du port d'échouage, c'est-à-dire dan"»la
partie la plus commode, et à proximité du eontkro<4JJ.
cominercoet de l'industrie de la localité; cetteont$#»
bien comprise, permettait aux navires venant do ï&
rade ou du largo, do manoeuvrer facilement, sur un
parcoure assez étendu, et sans beaucoup diminuer leur
vitesse avant d'y arriver. Col état de choses dura un
certain nombre d'années, a la satisfaction générale, et
surtout à celle des navigatcure ; mais, un jour on apprit,
non sans surprise, qu'il était question de changer l'entrée
— 91 —
du bassin et do la mettre près do l'ouvert du port, co
*|ui parut étrange. Le commerce, les pilotes et les
marins s'émurent do co projet qui provoqua do nom-
breuses et justes critiques, lesquelles ne lo firent ni
abandonner, ni mémo ajourner, parce qu'il s'inspirait
do considérations touchant à dos intérêts particulière,
«pie l'on voulait favoriser.
L'entrée du bassin fut donc placée où elle est actuel-
lement, cl à l'entrée du port dYchouage, à l'extrémité
dugl^Ut quai parlant du point où était jadis la chaîne
qmî.l'on tondait lo soir, pour former le port pondant lu
nuit,*
Celle modification n'a pas été heureuse, et elle n'a
créé quo dos inconvénients pour les navires, à voiles,
d'un fort tonnage, qui, après avoir pénétré dans lo port,
voudraient entrer immédiatement au bassin, alln do no
pas échouer. Kt si Saint-Martin recevait encore, comme
autrefois, beaucoup do grands lerre-neuviors, pour y
charger dos sols dans lo bassin, au moyen d'allègos
qui Jcs leur apportaient, des plaintes so seraient pro-
(liùtosou so produiraient, en raison do co qu'il est dilli-
cilopour un bâtiment arrivant dans lo port, par grosse
meiy.dc no pas faire d'avaries, lorequ'il lui faut, à
l>oiiio,cngagé entre les deux mure formant l'entrée du
port, venir brusquement sur tribord, avec toute sa
vitesse, pour trouver l'outrée du bassin.
On parle do rétablir la dite entrée où elle était pri-t
mitivement, co qui serait rationnel, mais cOnteux.
I.e port a souvent du ressac l'hiver, avec des vents
do N.-O. et de S.
Saint-Martin fut jadis un centre commercial et mari-
— 9a —
timo très important; do nombreux navires, tant fran-
çais qu'étrangère, y apportaient, des pays du N. do
l'Kurope, dos cargaisons do bois, fore, goudrons, etc.
C'était alors l'entrepôt et le marché de la région pour
ces marchandises. L'industrie salicolo amenait égale-
mont, dans son port, beaucoup do navires, qui venaient '
y charger dos sols verts, pour la pèche de la morue ; 'À
mais, depuis un demi-siècle environ, les armateurs des [
ports do Dieppe, Fécamp, (ïranville, Paiinpol, Rinfe|t
autres, n'envoient plus quo très rarement leurs:''$fj^|»
neuviers prendre dos sols à Saint-Martin, pareo qu^fls
ont, à meilleur compte, les sols étrangère, qui font aux ;
luMres uno concurrence ruineuse, laquelle a amené la
mévente de co produit, dont le coure est tombera ,
7 francs les 1,000 kilogrammes, pour les sels do l'Ile i
de Ré. ' l
'';•'
Les chemins do fer et les bateaux à vapeur ont,; en
même temps, porté un coup terrible au cabotage/par \
navires à voiles, qui était autrefois très actif à l'Ile de ;
Ré. On trouvera un signe delà décadencecommerciale
do Saint-Martin dans co fait quo: il y a cinquantaine
à peine, lo service dos Douanes était dirigé dans cètto
localité par un Sous-Inspecteur, qui avait, auprôsijjjb
lui, un receveur principal, et impersonnel do plusieurs
vérificateurs et commis, tandis qu'à présont, un seul
fonctionnaire, lo receveur particulier, suffit pourassùrc?
le service. Cotte décadence regrettable s'est produi'e,
dans l'Ile, ailleurs qu'à Saint-Martin, et en présence
do la diminution considérable constatée dans les expé-
ditions qui so font par navires caboteurs, l'Adminis-
tration dos Douanes a, tout récemment, remplacé les
- 03 -
deux reeovcurs particulière des bureaux do La Flotto
cl do Loix, par do simples recovours-buralisles.
Parmi les curiosités do Saint-Martin, on peut citer,
après la citadelle : i° les casernes, situées à l'K, do la
ville, et qui pourraient contenir environ i.ioo hommes;
elles n'ont actuellement que les quatre compagnies du
ia3* régiment d'infanterie qui, avec une batterie d'ar-
tillerie, composent la garnison de cotto place ; eu face,
s'étend uno superbe esplanade, dont lo côté gaucho est
planté d'une doublo et belle rangée d'ormeaux ; a* les
fortifications, qui entourent lu ville ; 3" les remparts,
foiinaht uno très agréable promenade ; 4° l'arsenal,- bol
('tab)issemcnt militaire, dontlo portiquo sculpté est du
\vie sièclo; 5* l'église paroissiale, construction du
xu*sièclo,nvoc crypte, soutenant les restes do l'ancicnuo
église, qui fut ruinée, en partie, par la llotto anglo-
hollandaise, on 1696; la longueur du transept do cet
édiflco religieux est do 37m, et sa largeur do io° ; les
mâchicoulis ont uno hauteur do 7" 80 au-dessus du sol;
à l'extérieur, et dans la partie S.-K., s'élève une tou-
relle, couronnée par uno flèche conique, ayant 4W00 de
hauteur, tas ruines delà vieille église aérienne sont
entretenues, avec soin, car elles servent d'amer aux
navigateurs, venant par lo Perlais Rroton. Le clocher,
construit on 1784, n'a rien do remarquable.
L'égliso do Saint-Martin renferme les tombeaux do
plusieurs grands personnages. Los quatre piliers du,
<li 1 a*contiennent les sépultures de quatre desgouver- \
ncurs.do l'Ile: MM. de Mcncvillclto, Ùouél, de
Prince et d'Aulan ; on trouve aussi, dans la dite église,
les tombeaux du baron de Chantai, père de M"1*do
- ri -
Sévigné, et dos deux frères do Thoiras, tués, on ifiaj,
à Sablanccaux ; IV' l'hôpital civil et militaire Saint-
Honoré, construit en 1705, et qui a io5 lits; il est des-
servi par des Soeurs do la Charité; 7»le théâtre, ancienne
capuoinière du xvuc siècle, et qui est assez mal distribué,
commo salle do spectacle; derrière cet édifice, sont les
ruines (U l'Hôtel do Ville, qui fut entièrement détruit,
par un incendie, ainsi que ses archives, dans la nuit
du a» janvier 1891; il fallut alors transporter ailleurs
les services municipaux, ainsi que le Tribunal do tibW
morco et la Justice do Paix, qui occupaient uno pàlrW
de l'ancien immeuble, et quo l'on installa prûvislfl^
renient dans la belle et grande maison, dite Hôtel dos
Cadets. Cet hôtel, qui tient uno dos façades de biplace
d'Armes, recevait les cadcts-gcntilshommcs quo le roï
faisait instruire pour lo service do la Marine. L'hôtel
est divisé on trois parties; la partie centrale où sont
réunis les services do la Poste et du Télégraphe";/
l'extrémité O., louée à des particuliers; lo côté K., où
l'on n dû loger, très à l'étroit, les bureaux delà Mairiof
lo Tribunal do Commerce et la Justice de Paix,"';çh
attendant l'époque où la commune do Saint-Marraï,
dont l'insiifilsancodes ressources n'a pas permis, jusqu'à
présent, do réédifier son Hôtel do Ville, pourraTcnU&" ' -1*
prendre.
On peut aussi mentionner la place d'Armes, jolid
promenade, située au centre do la ville; elle est entourée
do quatre allées d'ormeaux, et fut tracée par Vauban.
on iG8a ; les nouvelles écoles publiques et le temple
du culte réformé, bâti en i83G, époque à laquelle il y
avait encore, dans l'Ile do Ré, un certain nombre de
-95-
protestants, qui diminue clmquo jour, A Saint-Martin
et à La Flotte, qui sont maintenant les doux seules
communes de l'Ile où il ou existe, co nombre n'est plus
que do quelques unités.
Saint-Martin est la patrie du célèbre médecin Klio
Richard, du capitaine do vaisseau Raudin.et du général
baron Dumont; co dernier, néon 180G,et mort on 1889.

... '. I.Knois

Population: 1,578 habitants.


Superficie territoriale : i,ai8 hectares.
Celte, commune, qui lire vraisemblablement son nom
do co qu'elle avait autrefois beaucoup do bois, n'est qu'à
une très petite distance do celle do Saint-Martin, Los
deux villages du Houlaud et duMorinand, peu éloignés
du chef-lieu, on font partie, mais lo second est rattaché
à Saint-Martin, pour lo service du culte.
Lo Rois est \m joli bourg, presque tout on longueur,
et quo traversent deux rues principales; lo sol est très
productif; Jcs vins rouges do.cclto localité ont la répu-
tation d'être les meilleure do l'Ile,
On a trouvé, sur lo territoire do la dite commune,
dos vestiges d'une chapcllo qui était desservie autrefois
par les moines do l'abbaye dos Chateliers. Kn i8ai, on
découvrit, en pratiquant des fouilles, une grande j
quantité d'urnes cinéraires, ayant dos formes difi'é- '•
rentes, ainsi quo des vases de plusieurs sortes ;
quelques-uns de ceux-ci contenaient dos ossements
humains, en partie calcinés; on y trouva également
-9G-
uno stnluo do pierre, figurant une prêtresse, ayant un
agneau outre ses bras, ainsi que diverses autres
curiosités du Moyen-Age. Vere la mémo époque, on
découvrit, en faisant dos fouilles, près de la chapelle
mentionnée ci-dessus, dos vases et uno quantité assez
considérable do curiosités, remontant au temps où les
remains habitaient l'Ile. —
L'église du Rois, reconstruite on i833, n'a rien
d'intéressant, _
11est peu do personnes, à l'Ilo do Ré, no connaissant
la Tour Malakoif, du Rois, et son propriétaire
M. Théodore Pholippot, un chercheur infatigable,;;qu'{
a réuni dans ,1111vaste musée, auquel il a donné lo
nom de Tour Malakoif, do fort belles colleciions/do
tous genres, monnaies, médailles, ornithologie, par-
chemins, manuscrits divers, etc., qu'il montre, avec
immobilité, aux visiteurs. On remarque encore/ au
Rois, la belle plage du Gros-Jonc, qui serait parfaire-,
mont située pour un établissement do bains dé mer.

IA (IGUMU'K . •-.fv'MfcMj
'
:-'-re-
population : 1,193 habitants. . îAii*
Superficie territoriale : 875 hectares. , ;,;/-^
Cette commune, distante de 8 kilomètres environ do
son chef-lieu de canton, est sur la roule départemen-
tale cpii conduit à Are; elle n'a de remarquable que sa
belle plage où l'on a songé, plusieurs fois, à créer un
établissement de bains do mer, dont remplacement no
pourrait être mieux choisi, cotte plage, qui s'étend sur
-07-
tout lo littoral O. do la communo, étant recouverte
d'un sablo très lin, et n'offrant aucun danger pour les
personnes aimant à so livrer, on touto sécurité, au
plaisir do la natation.
Depuis quelques années, il vient à La Couarde, au
co^re do la saison estivale, un assez grand nombre
d'él.angers qui trouvent à s'installer, commodément
et à pou do frais, dans dos maisons du bourg, qu'une
très pelito distance sépare de la plage près do laquelle
on a bâti plusieurs chalets, dont l'un porto lo nom do
Casino.
C'est à La Couarde que l'Administration entreprit,
en 1840, d'importants semis dans les dunes qui, sur
uno assez grande étendue, bordent le littoral tlo la
communo, afin d'arrêter la marche envahissante des
sables; l'essai a parfaitement réussi, cm; il y a déjà, à
cet endroit, une surface de 40 hectares do sables, cou-
verts do pins maritimes, qui formeront, plus tard, uno
magnifique forêt. Vers le milieu du bois on a construit,
pour lo logement du garde forestier qui en a la surveil-
lance, une maisonnette quo l'on a baptisée : Cabane
llcnrUV.
Le territoire do La Couardo contient beaucoup de
marais salants et quelques terres arables qui pro-
duisent do l'orge et do la luzerne; la vigne et l'asperge
sont cultivées, dans la partie sablonneuse. *
Kn parcourant ce territca'c, on aperçoit" plusieurs
anciennes maisons seigneuriales, dont il ne reste plus
que dos ruines ; tels sont : La^Passo, les Prises, la
Davière, les Maratlcs et BcrnQpvi De Hcrnonvillc
- 08, -
sort un petit ruisseau qui va se perdre dans la mer, au
lieu appelé : Pont do Jéricho.
La Couarde est la patrie de M*f Vallcau, qui lut
évéquo do Quimpcr, et tle Léon, né le 17 novembre
i835, mort le a'j décembre 1898.

SYNDICAT DK LA FLOTTK >#,


Le syndicat de co nom est formé par les dcuxconi-
muncs tic IAIFloltc et do Sainte-Mario, qui font partie
du canton do Saint-Martin.

LA FLOTTE ,,.

Population': a373 habitants.


Superficie territoriale: i3a3 hectares.
La Flotte, ancienne résidence des Mauléons, qui y
avaient fait bâtir un château, tire son nom du mot
latin navigium, lotpicl lui vient de sa rade sûre et de
son port commode où les navires venaient chercher tin
abri dans les tempêtes. / ï *
Ce port, situé sur la côte N. de l'Ile, à l'O.;tj4la
pointe des Barres, et au fond d'une petite baid,/uiV
construit de i58G à 159G; ses abords offrent un mouil-
lage d'une bonne tenue par des fonds de 3 à 4m» oux
plus basses mers. M. de Sénac, intendant de la
province d'Aunis, le fit approfondir, en 17G3, et
entourer de quais ; aussi les habitants, voulant perpé-
tuer le souvenir de leur bienfaiteur, firent graver, en
— oo —

i7;3, sur une plaque de marbre, une inscription
comméuiorativc ; cotte plaque,. après divers déplace-
ments, a été scellée, en i85G, dans le mur, dit de la
barbette, près do la jetée N.
Lo port de La Flotte se compose d'un avant-port,
ayant une superficie do 4*»arcs, abrité naturellement,
dans l'K., parla pointe des Bancs, et couvert à l'O.
cl au N., par un môle circulaire de 170" de longueur,
construit do 1840 à i84'3, et à l'intérieur duquel il
existe, un petit gril de carénage ; a^ d'un port
d'écliouàgc, dont la superficie csl de 58 ares ; sa forme
est rectangulaire; il a i3omde longueur sur 40™do lar-
geur moyenne, et est entouré do quais régulière, avec
cinq cales, destinées à faciliter l'embarquement et le
débarquement dos marchandises; il est limité au N.
par une jetée, longue do 5om, largo do 4M»servant de
qliai. Ce port, dont l'entrée, qui a i3'n de largeur, est
signalée, la nuit, par un fou fixe blanc placé dans uno
tour, en maçonnerie, à l'extrémité du môle, pont
recevoir dos navires de a5o tonneaux ; son tirant d'eau
est tlo 4rn33 en hautes mers d'équinoxe'; de 3r"4'o, on
hautes mers de vives eaux, et de an,4o, en marées de
mortes eaux. I«i longueur totale dos quais du port
d'éçhouagc et du môle est do 543" ; les quais du port
sont desservis par un embranchement de la voie ferrée
du tramway à vapeur, allant de la pointe de ,
Sablanccaux à l'autre extrémité de l'Ile. \
Le port de La Flotte cul autrefois quelque importance
commerciale, alors que les chemins de fer et les navires
a vapeur n'étaient pas encore venus faire à la navi-
gation à la voile une concurrence qui a ruiné, à peu
— ioo —

près, le petit cabotage, alors aussi que les négociants


du N. et de l'O. de la France, notamment ceux de la
Bretagne, envoyaient, chaque année, leurs navires,
dans le dit port, pour y charger tics vins du pays.
Actuellement, tout le commerce local se fait, en quelque
sorte, par La Rochelle, où plusieurs bateaux à vapeur
et chaloupes, armées au bornage, transportent, chaqtic -.'
jour, les vins et autres marchandises, qui sont ensuite
expédiés sur lo lieu de leur destination par les /v'dlës
feiTées; ce port ne reçoit plus maintenant que do^va^ès
caboteurs, d'un faible tonnage, qui y appoiieftïfVflës
luilcs, des soufres et divers autres produits, pour la
consommation locale, et des bateaux armés au bor-
nage, c'est-à-dire faisant le transport de certaines
marchandises et denrées, dans un rayon maximum de
a5 lieues. Toutefois, il est resté port do pèche, et*sa
flottille do grandes chaloupes pontées, qui se livrept à
colle industrie, s'accroît même chaque année. Indépen-
damment de la pèche au chalut, les marins de La
Flotte font aussi colle spéciale du thon, pendant l'été.
La pèche des pétoncles, qui emploie un assez 'gtând
nombre de bateaux,' se pratique du 1er novembreûu
1er mars. • /Z^;
Il n'y a de remarquable à La Flotte que son égjî]je,,.<
primitivement bâtie par les Anglais, et ruinée eh I3T%*
relevée par les habitants, on l'érigoa on paroisse
en 1098; agrandie en 1741» elle fut, do nouveau, ruifiéc'
par la Révolution, en 1793; depuis lors; elle a subi \
divers remaniements et restaurations, qui en ont fait
l'une des plus vastes et des plus jolies églises du dépar-
tement; en 1895, une personne, originaire de l'Ile, a
— IOI
fait exécuter, à ses frais, à l'intérieur.et dans toutes
les parties do cette église, de très belles pointures
murales, dont quelques-unes, comme les médaillons
du rosaire et la voûte du sanctuaire, ont un véritable
cachet artistique.
A a kilomètres do La Flotte, sont les ruines do l'ab-
baye de Saint-Laurent ou dos Chàtoliers, du xne siècle,
qui fut dévastée et brûlée, tour à tour, par les Anglais
et les protestants; ces ruines, entretenues par le service
des ponts et chaussées, servent d'amer aux navigateurs.
Près de là, est lo fort La Prée, bâti à deux reprises,
en'i6a5 et 1G27,par le célèbre ingénieur d'Argcnson,
et que les Anglais attaqueront inutilement. Ce poste
militaire, que l'on excepta do la démolition des forti-
fications de l'Ile do Hé, ordonnée par Louis XIII, après
la:reddition do La Hochello, fut fortifié, à diverees
reprises, notamment on iG35, iG~3 et 1G80; mais,
comme les travaux exécutés manquaient d'ensemble et
d'uniformité, M. Ferry, directeur dos fortifications de
l'Aunis, en fit raser une partie, on iG84; on conserva,
en. entier, l'ancien donjon avec les logements et les
ouvrages qui sonl du côté de la mer; le tout fut enve-
loppé d'un chemin couvert et d'un glacis.
I/Ofort La Prée où un détachement d'artillerie tient
garnison, a un petit port envasé, par lequel s'effectuait
le débarquement des voyageurs et dos marchandises,
venant de La Rochelle, avant rétablissement du service^
régulier et quotidien du bateau à vapeur, qui existe-
maintenant sur La Rochelle, dans les deux ports de
Saint-Martin et de La Flotte.
La Flotte, dont toute la population ne forme qu'une
— 10a —

seule agglomération, est la pairie du député conven-


tionnel Gustave Dcchézeaux, qui, à l'occasion d'une
prétendue conspiration contre la République, fut con-
damné à mort, on 179'î, par lo tribunal révolutionnaire
do Hochefort, et exécuté, dans celte ville, sur la place
do la Liberté, lo a9 nivôse an 11; c'est aussi colle du
général Goguet, qui, soldat aux premières batailles de
la République, était déjà général de brigade, à l'année
de Dumouricz, où il périt dans un combat. /:'

SAIXTE-MAFUE

Population : a,(k)8 habitants. •/'


Superficie territoriale : i,35o hectares.
Située au point lo plus S. do l'Ile do Ré, la commune
do Sainte-Mario est la plus importante de cotte lie,'par
lo chilfro de sa population; c'est aussi la plus ancienne
ot la plus riche; elle tire son nom du fameux monastère
do Noire-Daine, bàli, en l'an 735, par Kudcs, dite
d'Aquitaine, et sur remplacement duquel on a mis une
statue, en i8Ga; elle so compose du bourg ehef-liçirét
dos doux grands vil.'ages de Hivcdoux.et LuNouc.'.Sôn
église primitive, qu'avait fondée un duc d'Aquitaîfie,
fut détruite par les Normands, et reconstruite \uu^
ixe siècle. Au xiv siècle, les ravages du temps èfi '
ayant presque fait une ruine, on entreprit sa restau-
ration, qui permit d'y célébrer les cérémonies du culte t
jusque vere le milieu du xixe siècle, où, après bien des
tiraillements, sa reconstruction fut décidée, car clic
tombait de vétusté. C'est le a3 novembre 186a, que l'on
— io3 —

posa la première pierre do la nouvelle église. On a pu


conserver le clocher de l'ancienne, bien que sa cons-
Irucliou remonte au xvc siècle; ce beau clocher, que
les navigateurs aperçoivent d'assez loin, et auxquels il
sert d'amer, repose sur uno tour à huit pans inégaux,
qui est couronnée par une plalo-forme, du milieu de
laquelle s'élève une flèche, à base octogonale, dont le
contour a 5m5odo diamètre; la hauteur do la base pris-
matique au-dessus de la plalo-forme, est do amao, et
celle de la pyramide, qui surmonte cette base, est do
i8"»JIç'cloehcr est posé sur lo front do l'église.
Ixv territoire de colle communo est très fertile et
produit les meilleurs vins blancs do l'Ile, ainsi que des
asperges, dont il s'expédie de grandes quantités au
continent.
A part le clocher de l'église, il n'y a rien de. remar-
quable au bourg chef-lieu, à l'O. duquel, cl dans les
dunes qui on sont voisines, on voit une très petite
chapelle, dite de Saint-Sauveur, qui fut fondée à la
suite d'un voeu, et où un pèlerinage se tient chaque
année, le Gaoût.
Riçédoiix. — Lo gros village de ce nom est situé sur
la,côte K. de l'Ile, à i mille environ dans le S. du fort
La Prée, et au fond d'une anse de sable, abritée par la
pointe de Sablanccaux, qui en esta i.ôoo»; des pécheurs
furent ses premiers habitants. Hivcdoux formait, au
xvc siècle, une seigneurie particulière, qui subsista
jusqu'à la Révolution.
Kn i845, on a construit, sur la plage do ce village, un
petit port, constitué par une jetée de 47mde longueur,
- io4 -
et dans lequel se chargent, pour le continent, quel-
ques-uns des produits du pays; on y trouve à peine am
d'eau, aux pleines mère des marées ordinaires, ce qui
n'en rend l'accès possible qu'à des navires et bateaux,
d'un faible tonnage. Quand le manque d'eau no permet
pas aux embarcations d'approcher le quai do Hivcdoux,
elles viennent à l'nppontement de la pointe de Sablany
ceaux, au moyen duquel se font le service postal et des
communications quotidiennes entre l'Ile et la côte de
La Rochelle. C'est à l'amorce de cet nppontement ,rijip\
se trouve la tète de ligne du tramway qui dessert JÛlo
do Hé. '..V-JE •
A quelques centaines do mètres plus haut, on S'oit.le
fort de Sablanccaux, qui a été assez récemment res-
tauré.
Les navires, d'un tirant d'eau do 5 à G01,ont un bon
mouillage devant Hivcdoux. •

La Noue. — La Noue est le second gros village.fai-


sant partie do Sainte-Mario, d'où il est distant de moins
do deux kilomètres; son nom lui vient, dit-on, de celui
du général royaliste La Noue, qui y avait des pro-
priétés. Ce village, où l'on arrive par une jolie altée,
plantée d'ormeaux, et autour duquel s'est groupée tuié
population d'environ 200 habitants, n'a rien de rcihar,«
quablc. '/*
H y a une vingtaine d'années, il vint à l'idée des
habitants de 1*1Noue, de pétitionner, à reflet d'obtenir
que leur village, malgré son peu d'importance, comme
population, et sa proximité du bourg chef-lieu, fut érigé
en commune; ils s'engageaient à construire une mairie,
— 100 —

une église, et à avoir un cimetière ; le groupe scolaire


étant déjà créé, il n'y avait pas à s'en occuper; la dé-
pense devant en résulter no les cfl'rayait pas, car les
hiibitants do ce village ont tous do l'aisance; mais le
projet d'érection n'a pu aboutir, en raison do la petite
distance qui sépare les deux contres do population, et,
d'ailleurs, si l'on avait donné satisfaction à La Noue, il
fallait également ériger on commune Hivcdoux, plus
important, éloigné du chef-lieu de 3 kilomètres, et dont
les/habitants n'eussent pas manqué de demander, à
leitfj^jifltir,à jouir dos mémos avantages, co qui eut
amené le démembrement complet de Sainte-Marie, et
une augmentation, que rien ne justifiait, du nombre,
déjà/considérable, des communes de l'Ile de Hé.

SYNDICAT D'ARS

Ce syndicat se compose des trois communes d'Are,


Sai'nt-Çlément-dcs-Halcines et Les Portes, qui font
parité ctù canton d'Are.

Aits

Population : 1,727 habitants. j


Superficie territoriale : i,oiG hectares.
Aucun document ne permet d'établir, d'une manière
précise, l'origine de cette localité, ni l'étymologic de
son nom. Son territoire étant plus bas que le niveau
— ioG —

de la nier, ce qui l'exposait périodiquement à des inon-


dations, elle uo dut, pour cette cause, avoir d'habitants
qu'après les autres communes de l'Ile. Toutefois, son
église oison clocher, ouvrage des Anglais, donneraient
à penser qu'au xiv' siècle, elle avait déjà une certaine
importance.
Avant la révolution do 1789, Are était le siège d'une
seigneurie, qui comprenait Loix et Les Portes. Cette/
seigneurie fut successivement occupée par les dues
d'Aquitaine, les Mauléon. les vicomtes de Thoitarajïla
maison do Sancère de Reuil, et, on dernier lieu,/p*ajf* |c
collège Mazarin. //:>^<ïï;»
Lo bourg d'Are, chef-lieu du canton do ce nom, est
situé au fond d'une baie vaste et commodo o.ù*lcs
navires trouvent, on tout temps, un mouillage sûr; le
territoire de la commune contient beaucoup do marais
salants, qui forment la principale branche do coipuicrçc
de cotte localité; l'orge y croit également, ainsi que la
pomme de terre; les vignes, pou nombreuses, donnent
des produits de médiocre qualité. '/
Los canaux qui aboutissent aux marais sa lattis se
nomment élicre; c'est là où les bâtiments d'un ujiblc
tirant d'eau et les barques du pays, viennent enlever
lo sel, à des embarcadères, disposés à cet cflcljjïos
navires, dont le tonnage ne permet pas de chafgci*V
entièrement à l'étier, y prennent une partie de lotir'-i,
cargaison, qu'ils vont finir dans la baie du Fief, nommée,'
aussi Fier, qui a une superficie de Goohectares environ, *•
et au fond de laquelle s'ouvre le port d'Are, entre les i
côtes des Portes cl de Loix ; l'entrée, large de 7ÔoM,est
barrée par des rochers, découvrant aux basses mers
— io7 —

do vives eaux; en arrière de ce seuil, le remous tlos


courants de flot a creusé uno fosse, appelée Lo Trou,
longue do 700"', et large de aoo, dans laquelle il reste
•)'5o d'eau, aux plus basses mers. Deux feux, l'un vert,
l'autre blanc, signalent, la nuit, l'entrée du Fier; leur
alignement permet do suivre le chenal, compris entre
lo banc do La Sablière et les roches de Loix.
Le port, où il existe un gril de carénage, et une cale
do construction, de 3Gmdo longueur, est pourvu do
quais'réguliers; il peut recevoir des navires de i5oà
200 tonneaux, cl d'un tirant d'eau de 3'"33. Un bassin
de chasse, ayant une superficie de 1 hectare 20 ares,
sert à remiser les bateaux désarmés, qui encombrent
le port, pendant l'hiver; une écluse, de8ni do largeur,
permet de l'utiliser commo bassin à flot. On trouve,
dans ce bassin, un mur do quai tic 3om.
L'église d'Are, qui date des xinc et xiv' siècles, et est
placée sons le vocable do Saiut-Kticiiuc, mérite do fixer
l'attention par sa distribution intérieure et son clocher
élevé, de. construction anglaise, comme sa flèche ; ce
clocher est un beau monument d'architecture; aussi,
l'entretien et les réparations on sont-ils confiés au
service des ponts et chaussées, car il sert d'amer aiix
navigateurs pour entrer dans le Portais d'Antiochc. Le
ai»janvier 1840,la foudre tomba sur cotte flèche et y fit
1111e brèche do G"»do longueur sur imde largeur, dans
la partie M.-N.-K.; les dégâts furent aussitôt réparés. {
Cette église renferme un grand nombre de sépultures
du xvnie siècle; c'est la plus curieuse de celles de l'Ile
le Ré, et elle offre un sujet d'intéressantes éludes.
Avant d'arriver à Are, on trouve l'isthme du Martray,
— 108 —

langue de terre étroite où fut édifié, en 1G75,sur les


plans de Vauban, le fort du même nom, qui n'a qu'une
importance secondaire.
C'est entre Are et Le Marlray que Saint-Luc et
Thoiras vainquirent le duc de Soubise, on 1G2.5.

SAIXT-CLÊMKXT-liES-ll.U.KINKS :
\
8GG habitants. ) '
Population:
Superficie territoriale : 7(1^hectares. -,;•/•/
Cotte commune, de création assez récente,%>tftâàil
jadis partie, au civil, do colle d'Are, sous la d$j$£i-
.nalion do Section des Villages. Une loi du 11 mare 1874
l'a érigée en municipalité distincte, sous le nôni, de
Saint-CIéiiient-des-Balcines; elle avait déjà été érigée
en paroisse en i843, après la construction de son égpse.
qui n'a rien pouvant attirer l'attention, et fut bâtie .de
184a à 1843. fH
Outre son chef-lieu, peu important, la commune/de
Saint-Clément comprend les cinq villages de La;Tri-
cherie, du Grivautl, du Chabot, du Godinaud .eJLdu
• '
Gilicux. j^(
C'est sur le territoire de cette commune, qui produit
des vins, de l'orge cl du sel, que se trouvent le beau
phare des Baleines, le sémaphore situé dans son ypi- À
sinage, et la station do canot de sauvetage. /'-' "/

I.KS POHTES
Population : 800 habitants,
Superficie territoriale : 84G hectares.
Le nom de cette localité lui vient, dit-on, de ce
— 109 —

qu'éloignée des autres communes du canton, et étant


dépourvue dos choses les plus nécessaires à la vie, il
fallait tout y porter; clic est située à l'extrémité N.-O.
do l'ilc, qui était autrefois l'un des points les plus atta-
quables; aussi servit-elle de lieu do débarquement
lorsqu'on 129^, les troupes anglaises, sous lo comman-
dement du duc de Bretagne, firent une desconte à l'Ile
de Ré. Dans cette expédition, les Anglais incendièrent
les habitations et ravagèrent les campagnes; lo chef-
lieu do cette paroisse eut particulièrement à souffrir
(lesfdévastations commises.
Le bourg des Portes, que l'on a surnommé le bout du
mohde, n'offre rien d'intéressant si ce n'est la pointe
du Fier avec son joli bois de pins, donnant, à la fois,
sur la baie de ce nom et sur le Portais Breton. Son
territoire produit d'excellentes asperges et do nombreux
marais salants; on y cultive aussi la vigne. L'église,
qui n'a rien de remarquable, est sous le vocable de Saint-
Kutropc.

SYNDICAT DK LOIX

Le Syndicat de Loix se compose de la seule com-


mune de ce nom, qui appartient au canton d'Are.

1.01x

Population : 957 habitants.


Superficie territoriale : G56hectares.
La terre de Loix, dont les tempêtes et la violence de
— 110 —

la mer ont fait une presqu'île, communique avec les


marais salants qui couvrent son territoire, par le chenal
du Passage, que l'on traverse en bateau, quand la
marée est haute, et sur une planche, jetée sur ledit
chenal, lorsqu'elle ne permet pas d'utiliser le bateau;
niais telle voie n'est possible et praticable que poul-
ies piétons, et il leur faut, pour atteindre le bourg de
La Couarde, point lo plus rapproché, suivre les sentiers
appelés levées, qui contournent les marais salants ; or,
les levées, surtout après les pluies et les mauvais te/rips
de l'hiver, sont toujours glissantes, et il n'est pas/sans
danger de s'aventurer sur ces étroits souliers où l'on
peut, à chaque pas, perdre l'équilibre, et tomber dans
un marais ou un t'usais. . /' ''••:.
Loix communique également avec l'autre partie, de
l'Ilo, par un pont en bois, construit sur le chcifàl du
Fcucau, et conduisant à un sentier qui aboutit à la
route départementale d'Ars à La Couarde. Ce second
moyen de communication est utilisé par les personnes'
venant do Loix en voilure et on charrette, ou s'y rendant.
C'est au [tout du Fcucau, que la Compagnie du tramway
de l'Ile de Hé a établi lu station qui dessert la com-
mune de Loix où l'Administration des Postes a récem-
ment créé un bureau, qui a été ouvert au public,'le
1er août 1900, et que dirige un facteur-receveur. CcljcV
commune avait déjà, depuis plusieurs années, un bureau
télégraphique.
Ouest peu renseigné sur l'origine de Loix; on sait
seulement que, par une ordonnance de 1372, le roi
Charles V donna à celte presqu'île le nom de Loys, et
qu'unpouillédudiocèsc de Saintes, de i4o4, fait mention
— III —

de son église paroissiale sous le nom de : Sancla


Calharina de Le gibus.
Bornéo au N. par le Pertuis Breton, au S. par lo
Chenal du Passage, à l'O. par les terres et les marais
de La Couarde, et à l'K. par son excellent mouillage,
connu sous le nom do Fosse do Loix, coite commune
n'a rien de remarquable; niais celte fosse, ou rade, lui
donne, au point do vue maritime, une certaine impor-
tance, qui est moindre toutefois que colle qu'elle avait
jadis/-'Comme profondeur, puisqu'on iGaS, l'escadre
rocKelàfâc que commandait Jean Guiton, s'y réfugia
pouHéyilcr le combat que lui présentait le duc de Mont-
morency avec uno flotte considérable. C'est à peine si
l'on trouve maintenant 2"1 de profondeur d'eau, aux
plus.basses more, dans celle fosse qui s'envase facile-
ment, et dont quelques parties assèchent mémo.
Le.'"port de Loix, qui date de i85o, est situé à la
pointe'de ce nom ; les navires qui s'y rendent, pour y
charger des sels, dont l'embarquement constitue lo seul
commerce maritime de la localité, doivent suivre un
chenal sinueux, à fond de vase, long do i,5oom, largo
de 4ô à o4B\ et qui est signalé par dix balises; sur la
rivcgauchcdc ce chenal, et àson extrémité, on a construit
un quai de 52™5o de longueur. Ce quai compose uni-
quement le port de Loix, qui peut recevoir des navires
do i5o tonneaux, au plus.
La commune de Loix n'a qu'une seule agglomération|
do population, partagée en quatre sections, très rappro-
chées les unes des autres.
lia

QUAHTIKR DK LA HOCHKLLK
Co quartier a pour limites, au N., le thalweg du I,ay
(Vendée); nu S,, celui du chenal des portes do Chate.
laillon. H est formé par lo préposât do Marans, nncieu
quartier maritime, et les trois syndicats de La RochoRçy/:;
La Palliée et Ksnandes, lesquels comprennent 19'çô'iU^
muncs, appartenant toutes à l'arrondissement géogvfh.l
phiquo do I^-i Rochelle. Il administre, en oulro^d^ou^i*
la suppression du quartier do Marans, le Syj^icjàdMjc
L'Aiguillon-sur-Mer, formé par cinq coimnùup^MgLja
Vendée, dont il 110sera question ici que pour U}|jmM&.
Ces communes sont colles do I/Aiguillon-sw^§r,
Saint-Denis-du-Payré, Triaize, Grues et Saint^IJ.c|M?l-
cn-l'llorm.
<4i&
Au 1" janvier 1900, la population du quart}c£^mf'*
tiiuo do La Rochelle so composait do : 1,^91 insc^jts.
classés comme suit: capitaines au long-coureV£i4*•
maîtres au cabotage, 10; pilotes, 29;ofllcicremar)n}|Jrs,
10; quartiere-maltres, 7; matelots des trois.p][asj]j^,
GGi; novices, 120; mousses, i58; impropres ^V-Çfimcc
(utilisables ou non), 4? ; hors do service, (ciwpiij(n]c}u)i-
rcs), 482 ; marins au service de l'Ktat, 120 ; demi-spidters,
290; retraités, 19; veuves et orphelins do retraité^çt
do domi-soldicre, i5a. , »:-i|^
Les secours alloués, on 1899, aux nécessiteux du (îit.
quartier, se sont élevés à la somme de 8,102 francs, ré-*
partie entre 97 personnes. . <
Pendant la même année, GGGbateaux, jaugeant en-
semble 4>o;o tonneaux, et montés par 1,572 hommes
d'équipage, ont fait la pèche côlière, sur divers points
-Il3-
du quartier. Cetto pécho et cello à pied ont produit,
on argent, 4»26o,5j6 A*ancs, somme dans laquelle-les
amendements marins figurent pour 8,765 francs.
I,o quartier do I,a Hochello a fait, en 1899, 0 arme-
ments pour le long-cours et les grandes pèches; 19 pour
lo cabotage, ai pour lo bornage, et GGGpour la pécho
côtière,
l/îs paiements qu'il a cficelués, on 1899,sur la Caisse
des gens de nier, se sont élevés à 3,8a 1 fr. 670., et ceux
siijPjlaCaisse des Invalides, à 200,006 fr. i3 e.
à co quartier: 24 navires, i.oaa bateaux
chls de plaisance.
Qjhbre des pares à huîtres, appartenant au quar-
f^Bttachés
tier/do La Rochelle, et exploités, est do 3,127.
il existe, sur divers points du dit quartier, 3,64a hou-
chpts; à moules exploités, depuis l'einbouchure do la
Sôvro jusqu'au chenal de Port-Punay. Celte industrie
productive est pratiquée dans les sept communes do
(Ujarron, Ksnamles, Marellly, Nicul, Lhoumcau, Angou-
lins et Chatclaillon, qui en ont expédié 131,073charges
do 66.kilog., en 1899. pour uno somme de 862,178 francs,
soiV0,553,G5oki logra mmes.
Le "'quartier possède, en outre, 287 écluses ou réser-
voirs à poissons.

PRÉPOSÂT DK MARANS \

Avant les changements que le Ministère de la Marine


a apportés dans la composition de plusieurs quartiers
8
-ni-
d'inscription maritimo, qu'il a transformés en préposais,
dix des communes du littoral do la Vendéo formaient
los deux syndicats do Luçon o» do l'Aiguillon-sur-Mer,
lesquels, avec lo syndicat do Marans, composé do six
communes do la Charente-Inférieure, constituaient le
quartier do Marans; mais, par suito dosa suppression;
co quartier étant devenu pré posai, à partir du 1erjanvier
3
1893, et, d'un autre côté, le syndicat do Luçon ayant
été supprimé, par uno décision ministérielle du aj^naj
do la mémo année, los cinq communes do Luçon, C&afjp*
les-Marais, Saintc-Radégondo, Puyravault et Çhafr*
pagné-les-Mnrais, qui lo composaient, sont passé») au
préposai de Marans; quant au syndicat de L'Aiguijljm-
sur-Mer, les cinq communes do la Vendéo qui lo Ççifs-
tituent (L'Aiguillon-sur-Mcr, Saint-Denis-du-Pnyi-eV
Triaizo, Grues et Sainl-Michel-on-Lherm), il est pft|§é
au quartier do La Rochelle, qui en a directement Pafl-
minislration. |^
lui résumé, le préposât do Marans est formé p&)fxi
communes, dont 5 de la Vendée, provenant do l'ancien
syndicat de Luçon, et 6 de la Charente-Inférieure/do|ù
j'ai seulement à in'occuper; ces six coniniuneè't^i
colles de Marans, Charron, Andilly-les-Marais/ Ville*
doux, Taugon et Saint*Jean-dc-Liversay, dont les
quatre premières font partie du canton do Marans,.^
les deux dernières do celui de Courçon. /^/
MARANS.
Population: ^,5i5 habitants.
Superficie territoriale : 8,254 hectares.
La commune de Marans est, par son étendue, l'une
— u5 —
des plus grandes de la Charente-Inférieure ; c'est aussi
l'une dos plus importantes, au double point do vuo
luarîtîmo et commercial.
Située sur la rive gauche do la Sèvre Niortaise, et à
a3 kilomètres do La Rochelle, la ville de Marans pos-
sédait autrefois un château qui, placé au sommet d'un
coteau, fut rasé, au commencement du xvu* siècle, et
remplacé par un couvent do capucins. Ce château, bâti
par lo» Anglais, avait uno tour très élevée, qui servait
d'amoraux navigatcure, à l'époquo où la mer baignait
les environs de Marans.
AVÉuT quo do grands travaux eussent desséché les
»V".-
terrain* qui environnent celto ville, elle formait une
Ile, enlouréo do marais impraticables, et on ne pouvait
y arriver, en hiver, que par une chaussée.
l«i*«>îgneurio do Marans, dont le nom vient de lu
situation des lieux, qui sont marécageux et voisins do
la iher. n'était qu'une simple Ghàtellenic, lorsque
LouiS(XI lui donna le titre de Comté, Do 1218 à 1709.
la Terjré do Marans eut un grand nombre do possesseurs,
dont lo dernier fut Messire d'Aligre, Président à mortier
du Parlement do Paris.
I*a position do cotte ville l'a rendue un poste très
important, pendant les guerres avec l'Angleterre et
celles de religion; aussi a-t-elle été, plusieurs fois,
ruinée.
Marans est l'entrepôt du commerce intérieur et exté-
rieur des grains provenant des départements de la
Vendée et des Deux-Sèvres; c'est l'un des marchés
régulateurs de la France, il s'y fait un commerce
considérable en céréales et en denrées de toute espèce
_i,6-

par son port, trés fréquenté, qui est situé sur la Sèvre
Xiorlaise, à l'intérieur des terres, et à ai kilomètres do
son embouchure, dans la baie do l'Aiguillon. La cous-
titution de cello rivière so rapproche beaucoup de celle
do la Charente ; los sinuosités do la Sèvre Niortaiso se j
développent au milieu do prairies vaseuses, converties.'
on prises ; mais los bonis du chenal sont sufïlsamiiieqt/
balisés pour quo la navigation n'y offre aucune diffi£
culte. Toutefois, la Sèvre Niortaiso a, à sou oiftbçta-
chure, uno travereo rocheuso, appelée Uocher*<Awpas,
qui obstrue le chenal, et assèche do i*jf/oj||^nc
permet qu'aux grandes marées, et par uno passq'étfôitc,
l'entrée ou la sorlio dos navires d'un tirant d'ea^^tHi 6"*.
Lo parcoure do Marans jusqu'à l'extrémité oyjildu
Bocher-du-Bas, par la rivière, osl de 17 kiloriû^M ce
point à la balisode Marans, ily a4 kilom., soit ai'K^ii.,
pour so rendre do Marans à la mer; mais, ces distances
sont respectivement réduites à ia et 16 kilou^yfpar
le canal maritime creusé entre Marans et lo poinfôitué
à 700* environ, en amont du Graud-Rrault ou djfepàs-
sage. Ce canal offre un mouillage normal do 4^$$t'dc
a™Go, pendant les grandes crues de la rivièrti^^i^ai^
gçur est do y* au plafond et de 35"°au plan d'eau j'Jdle
est de 45mentre lescrétes; il se termine, auRrauIt,-Bar
une écluse, à double paire déportes, de u^dc larg^ù",4
qui y retient les eaux à la même hauteur quo daif|J,\
port. Ce canal débouche à Marans, à 400" environ éti
aval du point où aboutit le canal de Marans à La Ro-
chelle. /
IXÎS navires stationnent dans le port même de
Marans, où il y a 000™de quais utilisables; l'écluse qui
- U7—
le sépare de la fièvre en fait un bassin a flot ; les eaux
y sont maintenues îi i" 85 au-dessus «lu niveau moyen
tle la mer, et la profondeur itu mouillago y est do 5 u
4M,d'une extrémité* n l'autre,
Quoique n'ayant ni doek, ni bassin de radoub, mais
seulement une eale de carénage, sur la rive droite, lo
port de Maransa une rertaino importance commerciale,
et il s'y effectue, tant dans le port mémo qu'au Rrault,
des chargements nombreux de froment et de céréales,
que lp pays produit abondamment.
I«i^£0urants, a l'entrée de la Sèvre, atteignent 3
uoeuq^^dans les grandes vives eaux,
Uritfautre voio do navigation met en communication
dirobtyï depuis quelques années, les deux ports do
Mnreins,et do La Rochelle. C'est le canal intérieur de
Marins à La Rochelle. I*ong tlea$ kilomètres, co canal
a son origine en aval du pont de Maraus, et débouche
dans la retenue des chasses du port «leI*a Rochelle, à
l'éctàfeo do Rompsay, qui aboutit au port du canal ;
récluso do jonction avec la Sevra Niortaise a oo"»do
longueur ; celle de Rompsay, 38""5o ; l'une et l'autre
ont 5^'ao de largeur; l'écluse «lejonction avec le port
de La Rochelle a SS^So «le longueur utile, et j» tlo
largeur; la hauteur ininima «les ponts, au-dessus du
plan "d'eau tl'étiagc, est de 5D IO à la clé. Sur la kilo-
mètres environ, lecanal travcrsctlcs marais desséchés;
sur le reste «lu parcours, il est creusé dans le rocher!
calcaire ; c'est dans celte partie que l'on rencontra le
souterrain de Saint-Léonard, qui a 8^amilc longueur; la
hauteur de la voûte, au-dessus «le la ligne de flottaison,
csl de #"20, et la largeur de la cuvette de 6*".
-,,8~
I*a traction «les bateaux sur ce canal se fait au moyen
do chevaux ou de remorqueurs t\ vapeur.
I«a ville de Maraus, qui est assea aniuuV, a plusieurs
jolis quartiers; son «?gliso a été reconstruite, il y a
quelques années. 1,0 chemin «]efer do l'hltat, do Paris k ±
Rordeaux, y a une station importante. *^

CIIAIUION

l'opulation: i,a;j habitants. **^V^';


Superficie territoriale ; 3,7^1 hectares. '^j$$H
Charron, qui eut autrefois lo nom «le Chaq)ron«l,
ou terre do la Rretinière, est situé a 16 kilomètr#-de
I*i Rochelle. Un acte, du i3 octobre i58{), porto «p^fcla
Terre do Charron formait une llocouvcrto «1Qbojsiot se
trouvait enclavée, avec son église, dans la parotra&dc
Maraus. La commuuo est bornée au N. par la rivière
la Sèvre Niortaise, qui la sépara «lu départemeut«ïela
Ycn'ilcte; elle est limitée, à l'K. par lo canal «le la fl£une
et au S, par ceux de I*a Chaudière et de StVignyj^blle
se compose du bourg chef-lieu et de quatre villages.
. L'exploitation des nombreux bouchots deChantffff qui
produisent des moules plus estimées encore que cèlies
d'Ksnandcs, est, pour les habitants de ectto localité,
une source do profits considérables. - $f*i
.f>
Richard, roi d'Angleterre, avait fondé, en ii8Ô/ifêftf
Charron, une abbaye d'hommes de l'ortlre «le Cltcaux.''
C'est près du passage «lu Rrault, sur la Sèvre, qu'eut
'
lieu, le aç\ septembre 1^69, l'entrevue et la réconci-
liation-entre le roi Louis XI et son frère,-.le «lue de
Guyenne.
— no —
Do la commune do Charron dépend lo village do
Itourg-Chapon.
AXDlI.Ï.Y-LKS-M
AHAIS

Population : 1,919 habitants.


Superficie territoriale : Q,8C3hectares.
1/3territoire de cette commune est plat, sauf dans
la partie. K. où il y a un coteau, au pied duquel est bâti
lo village de Sérigny, dont la situation est pittoresque.
I„a cqmmuno so compose du bourg chef-lieu ctdoco
vil|flj^t\
'Cf^fùmo l'indique la seconde moitié do son nom,
Andiîlyrlcs-Marais n une portion «le son sol composé
«le-tèiTàins marécageux; il existe, dans la partie N. un
terçajn^do l'espèce, très étendu, dont lo dessèchement
futimirepris, en 177.^,en même temps que l'on cons-
truisit lo grand canal, do iG kilomètres de longueur,
qui porto ii la mer les eaux do. celte localité et celles
do ïft cbmmuno voisine «le I/mgèvcs.
Ry eut jadis, à Andilly, un prieure et un château
fortifléj dont il ne reste, depuis longtemps, que des
iiilffrô Cette commune, qui est à i!\ kilomètres do La
Rochelle, est desservie par une station du chemin do
fer de l'Ktat, de Paris à Rordeaux, C'était, en 157a,
durant les guerres de religion, un poste militaire, oc-
cupé par les confédérés.
VILLEUOUX

Population : 356 habitants.


Superficie territoriale : 1,58/1hectares.
Yilletloux est à 11 kilomètres «le La Rochelle, sur
— lao —

une hauteur cl nu boni d'un immense marais, qui fut


l'un des premiers desséchés du pays ; ses principales
productions consistent en grains et fourrages. D'après
la tradition, il y cul anciennement, n Yille«loux, un
port nommé lo port Doux où la mer pénétrait; mais,
ce port n'existe plus depuis longtemps. ^
On a creusé, sur lo territoire do cetto commune, ûi£
beau canal, par lequel s'écoulent les eaux do de&sj^>
chôment provenant des marais «lo Yilledoux, Sâtot*
Ouen et Saint-Xandre, qu'il conduit à la merA^imfk*
Yillcdoux qui, pendant les guerres de reUgtt^^Ut
occupé par les confédérés, n'a rien do remait[uâpf|pr

TAUGON

Population: i.ajS habitants, \**M':>


Superficie territoriale : i,Co8 hectares. >ï.\&mLi
Taugon, situé à 3o kilomètres de La Rochclîèf^|at
limité a l'O. par la Sèvre Niortaiso; unodiguo.ddMgtlo
hauteur, a été construite pour préserver la corài$fno
«les inondations «lo celte rivière. ^!$ÉI/
Taugon formait anciennement une Ile, et c'est dçljà
qu'il tire l'étymologie de son nom, qui signifie eijmfc.
ronnê d'eau. v
:'-^':"^É
C'est par les ordres de Henri IV que furent exécutif:'
en 1599, les grands travaux de tlessèchcmcnt qui fertU ,
Usèrent le pays et livrèrent à l'agriculture des terrains
entièrement baignés «l'eau, et couverts de roseaux.
Le canal de la Banchc sépare Taugon des communes
de Saint-Cyr-du-Dorct et de Saint-Jcan-dc-Liversay.
— lai —

SAlNT-JKAN-I>K-M
VKRSAV

Population: i,o5i habitants.


Superficie territoriale ; i.iaS hectares.
I<oterritoire de cetto commune est, en grande partie,
composé do marais desséchés,
Saint-Jfcan-dc-Livcrsay qui, durant les guerres do
religion, servit alternativement «lequartier, aux catho-
liques et aux protestants, n'a rien do remarquable.

^ÏESYNDICAT DK LA ROGIIKLLK
'Sun* -?>-•
C^fivhdicat so composo des neuf communes do La
Hoçlfèlle, Dompierra-sur-Mer, Puilboreau, J^agord,
LhouJheau, Périgny, Aylré, Angoulins et Chatelaillon
(cct^.^jrnièro de création récente) qui font partio des
candis K. et O. do La Rochelle.

r
<££-•'.» l'A nOCIIKI.I.K

Population : 98,376 habitants.


Superficie territoriale : 1,881 hectares.
L'origine de I^a Rochpllo est ancienne. Co n'était
toutefois, en l'an 960, qu'une bourgado do pécheurs,
dépendant des domaines des barons de Chatelaillon,!
qui étaient alors tout puissants dans le pays. Kn n3o,
Guillaume X.duc d'Aquitaine, et comte do Poitou,
voulant mettre un terme aux fréquentes révoltes do ces
vassaux indisciplinés, vint, avec ttc§ forces considé-
laa —
râbles, attaquer Isamhcrl, qui possédait la Imrounie;
il le battit, l'obligea h so rendre el s'empara do la
plus grande partie do ses domaiu«*s. après avoir détruit
l'anlhpio et forte cité do Chatclaillon.
L'heureuse situation de U* Rochelle attira l'attention '*
do ce «lue qui songea, «lès ce moment, a en fairo.JaV/
ville principale do l'Aunis; il y bâtit un chattnui-fpjç^*-'
concéda aux habitants le droit do commercer, ct^lejir"
acconla de nombreux privilèges. Après la mory/do
Cuillaunu*. les seigneurs «leChAtelaillon tfcIainèrejU h
sa fille Mléonore, devenue duchesse d'Aquitaft^la
restitution de leur ancien domaine, mais cllè'Vç(u$a
d'en abandonner la possession, et consentit seulèitiént
à un échange qui fut accepté et ratifié par une gJitrtc,
datfe «lo Loudun, lo an avril 1199. ':JW
\\n épousant Plantagenet, comte d'Anjou, qui cjk^int
roi d'Angleterre, sous le nom «le Henri H, Klépnôrc
fit passer le duché «l'Aquitaine et les provinces «V^mjjs
et Sainlonge sous la domination anglaise; mais en.gaaJf,
I«ouis YIH, roi de France, qui s'était déjà rendu nfa|tro
d'une grande partie du Poitou, assiégea La Rochgtye,
*
dont il s'empara. ,j>
Plus tard, Henri III, roi d'Anglelerre, vint soutenir»
dans sa révolte, le comte do la Marche, un des plus .
vassaux de Louis IX, les défit, l'un et- 4
puissants qui
l'autre, à la célèbre bataille de Toillchourg. x-;
Les guerres du xiv* siècle, si fatales à la France, no ï;
le furent pas moins à La Rochelle, que le funeste traité
do Hrétigny, de i30o, rendit h l'Angleterre, avec la
Saintongc et l'Aunis. En 137a, Chaudrier, alors Maire
— lai-
de La Rochelle, chassa les Anglais de celto villo, au
moyen «l'un stratagème, qui lui réussit parfaitement.
A partir du xive siècle, La Rochelle fut méléo ù tant
d événements, qu'il faudrait refaire, en quelque sorte,
l'histoire de France, pour relater ceux auxquels elle
prit part; aussi mebornerai-jeùd«Vriresommairement
les faits principaux qui marquèrent les époques les
plus intéressantes «le son passé,
Louis XI la visita, en ifoa, et octroya aux habitants
divers privilèges.
A^u,.xvi* siècle, les guerres do religion eurent des
eotfSéqùences «Wsastreuses pour celte ville, «pii «levint
laflf^tropolo et lo rempart do la Réforme; elle fut
assiégée, h la fin «le 107a, par l'arméo royale, sous lo
cdmjuandcnient du duc «l'Anjou ; mais, la défenso fut
si énergique, que les catholiques, après six mois do
combats, levèrent le siège, l'un des plus mémorables
«luïièclo. La paix termina cetto période do nos guerres
civiles; elle fut signée lo »6 juin 1073, cl ratifiée par
Charles IX ; elle rendit aux calvinistes tous leurs pri-
vilèges, et leur accorda le plein exercice de leur culte.
Au lendemain «le ces luttes sanglantes, lesRochelais
songèrent ù relever leurs fortifications détruites, au
cours «le ce long siège, et en 1090, ils sollicitèrent et
obtinrent, de Henri IY, des lettres patentes qui auto-
risèrent l'agrandissement do la ville du côté «le l'Kst.
A cette même épo«pic, ils tournèrent, de nouveau, les
yeux vers le commerce, qu'ils étendirent aux deux
Amériques ; la pèche «le la morue leur apparut comme
une source «le profils à réaliser, et, en 160a, ils
armèrent un grand nombre «lenavires pour le banc do
~l*i-
Tcrre-Xeuvo; malheureusement, celle périodo «l'aclt-
vite commerciale n'eut pas une longue durée, car. a la
mort de Henri IY, suivio «le la disgrâce de Sully, la
guerre se ralluma, et La Rochelle fut, «le nouveau,
assurée, en itiai, sur terre, par les forces du comto de
finissons, et sur mer, par les vaisseaux du duc dp -
Cuise. * -t
La flotte rochelaise, commandée par Jean Guiton^
«|ui s'illustra, plus tard, comme Maire, alla nu-dôv^it
«le l'ennemi ; mais, comme elle était de beaucoup infé-
rieure de force, elle ertt fini par succomber si IjjLjMlUt
de Montpellier n'avait mis fin aux hostilités. *
*ï$h
Kn iCa5, le prince deSouhiso s'élant, avec plu>i^|(rs
bâtiments, pressente devant l'Ile do Ré,. poiir^en
emparer, fut secondé, dans ses entreprises, par hVgqjtte
rochelaise, qui, toujours sous le commandeinen^de
J«»an Cïuilon, vint mouiller devant la fosse do L^îx,
pour combattre les vaisseaux qui, tous les ordr&^lu
«lue de Montmorency, amiral «le France, avaient p^fâr
mission de reprendre l'Ile. La première attaquo^qui
eut lieu, lcaojuillel i6a5, fut favorable aux calvinistes;
mais, le 16 septembre suivant, Montmorency revînt
chercher sa revanche, ù fa tête «le 65 vaisseaux. Cette
revanche fut terrible pour les protestants. Soubisc, qui
avait méconnu les conseils de Cuiton, voulut coift-.
battre, malgré son infériorité numérique, et fut corn*
plèlcment défait, ainsi que la flotte rochelaise.
A la suite «le ce désastre, La Rochelle, dont la puis-
sance maritime se trouvait à peu près anéantie,
demanda la paix, qu'elle obtint le 6 mars 1626; mais,
celle paix dura peu, cl la rivalité entre Richelieu et
— 195 —

Nuckingham, ayant brouillé la Franco et l'Angleterre,


ce dernier apparut, lo 90 juillet 1637, dans le Perlais
Hrclon, avec uno fiotto dcstiuéo a attaquer l'Ilo «le Ré.
Justement émus par la présence inattendue «le cclto
foreo navalo dans leurs eaux, les Rochelais fermèrent
leur port, «lont ils levèrent les chaînes «l'entrée, et
refusèrent do recevoir les envoyés de Ruekinghain.
I/accord cependant n'existait pas dans la ville; la
municipalité et les principaux habitants inclinaient
p6ur la paix et l'obéissance au roi ; mais les masses,
persuadées qu'elles allaient combattre pour leurs fran-
chtècs et leur religion, pensaient autrement. Imh'cis et
efir^jrés d'avoir à lutter contre Richelieu, ils voulaient
élivltafupfâ du concours des autres villes protestantes,
ct>*||iorchèrent à gagner du temps, en envoyant
nowtfinicnt des «U'putalions au duc d'Angoulémc,
commandant do l'année royale, campée dans lo voisi-
nage,- pour témoigner de leurs bonnes dispositions ;
mais ce dernier, qui subissait l'influence du cardinal
do Richelieu, dont la résolution était «l'abattre le parti
protestant, ne voulut pas entrer en arrangement et fit
inèino:avancer son armée sous les mura de la place où
il commença la construction de forts détachés: il fit,
en outre, publier une proclamation du roi, déclarant
traîtres à leur souverain cl a leur patrie, Soubise et
les autres sujets qui auraient adhère au parti des
Anglais. I
La Rochelle s'insurgea, et lo Maire fit tirer le canon
sur les travailleurs «lufort Louis ; c'était le commence-
ment du siège.
Louis XIII arriva, en personne, à Aylré, le ia
— 126 —
octobre 1627 ; Richelieu l'accompagnait. Se rappelant
l'insuccès du «lue d'Anjou, en 1573, le Cardinal résolul
de prendre La Rochelle par la famine, plutôt que «h
l'enlever de vive force. Du côté de la terre, on cnlourîi
son enceinte d'une ligne continue «le circonvalhilion,
et 011 y établit treize forts détachés ; mais ce n'étail
rien, sans la digue qui devait fermer le port. Cette
digue fameuse, «lont les v«\sliges portent encore. Iç
nom «le «ligue «le Richelieu, fut commencée, le
novembre 1627, et construite sous la direction d«
Clément Métézeau et de Jean Théiïot, arehittïct
ingénieurs des bâtiments du roi, qui la mirent crtcHA
de résister aux fureurs de la mer; elle s'étcndait,\(jc*ff
j ointe de Coureilli's, au S., à la côte de Chef-dc-Binie
i.u X. ; sa longueur était de i,/|92ra; elle avait i9^5o«h
largeur, à sa base, 7h,8o, au sommet, et de 8 à io">;il<
hauteur, au-dessus des fondations ; le corps «le la dtgu<
était formé de maçonneries ; les deux branches N.}C'
S. laissaient entre elles un espace de 58n1 ; un certair
nombre «le gabares, remplies de pierres, et 59navircj
furent coulés, pour remplir les espaces qui ne décoii
vraient pas ; la passe, elle-même, fut fermée par uri<
palissade flottante «le 37 navires, «le fort tonnage
attachés les uns aux autres, montés chacun par trente
hommes d'équipage, et armes de «leux canons.
Après être parti pour Paris, en laissant à Richclict
les fonctions de lieutenant-général «le ses années, h
roi Louis XIII revint, le 24 avril, se placer à la tête di
siège, avec la pensée «pic lcs-Rochelais, «pli comptaien
sur le secours de l'Angleterre, niais n'en rcccvaicn
pas, se rendraient à bref délai, les maladies et h
— 127 —

famine, plus épouvantable encore, exerçant déjà leurs


ravages parmi eux. C'est au milieu de ces trois con-
jonctures «pic l'héroïque Jean Guiton fut choisi comme
Mairetlc La Rochelle et.prononça, à l'Hôtel de Ville,
les mémorables paroles suivantes, en plantant «on
poignard tlans la table, devenue historique, et autour
de la<picllele corps municipal avait pris place : « Vous
« m'élevezà la première magistrature; j'accepte, mais
« à la condition «pie, de la pointe de ce.glaive, je
« percerai le coeur de «piiconquc osera faire entendre
« des paroles «le paix et parler de soumission. »
Kpfin, le 21 septembre, la flotte anglaise, tant désirée,
arriva, mais elle ne fit rien pour I«i Rochelle, qui, privée
de secours, n'avait plus qu'à se rendre... Les habitants
curent la vie sauve, mais ils perdirent tous leurs privi-
h'gcsi "et les fortifications furent démolies, à l'exception
des «leux vieilles tours Saint-Nicolas et de la Chaîne.
\jd 3o octobre 1G28, le Cardinal victorieux fit son
entrée, à cheval, dans la ville; il était suivi d'une
grande quantité de vivres, qu'il fit distribuer gratuite-
ment ; il dut aussi faire venir, «lu camp, «les pionniers,
pour enterrer les morts. Deux jours après, Louis XIII
fit son entrée solennelle à La Rochelle, où il séjourna
jusqu'au t8 novembre. Ainsi finit ce siège célèbre, «pii
avait «luré 14 mois et 6 jours, et termina le rôle poli-
tique «le la ville, dont les habitants ruinés cherchèrent
alors à se relever, en consacrant toute leur activité au 4
commerce et à l'industrie, «pii avaient fait jadis leur
prospérité.
Pendant la seconde moitié du xvn* siècle, et notant'
nient de 166'îà 1669, La Rochelle, dont les marins furent
— 128 —

naguère les premiers à profiler de la découverte du


Nouveau-Monde, prit part à presque toutes les grandes
expéditions maritimes, ordonnées par le Gouverne-
ment.
Malgré la révocation de l'Hdit «le Nantes, qui lui fit
perdre plus «le 3,ooo «le ses habitants, ses entreprises
commerciales et son port conservent de l'activité. Ses ^
relations d'alors s'étaient établies avec le Canada, les ":
Antil.les, la Hollande, le Danemark, le Portugal, l!Ks»'/
pagne, lesvillesanséatiquesct l'Angleterre. La paix de
Paris, «pii, en 17G2, fit perdre le Canada à la France;lui
porta un coup désastreux ; mais elle s'en releva quelques
années après. '-M
Jusqu'en 1628, le port de La Rochelle avait appartenu
à la ville, «pii était chargée de pourvoir h s'on) en-
tretien ; après Icdcrnier siège, il devint une tlépdtitjahcc
du domaine public, et fut entretenu sur les fonds de
l'Ktnt. :/v
La digue de Richelieu, en arrêtant les mouvements
«le la nier, avait provoqué «le rapides atterrissemertts,
et, en 1720, le chenal, dont la profondeur était considé-
rablement diminuée, suivait une courbe très sinueuse.
Le besoin s'élant fait sentir de creuseu le port, dans
toute son étendue, et d'approfondir le chenal, au moyen
de travaux de dévasement, il y fut procédé, «le 1729 a
18^0. Peu après, «Vautres travaux, non moins utiles,
furent exécutés, tels «pic la reconstruction de l'éperon;
«les Deux-Moulins, destiné à arrêter la. marche des*
galets; 2" le chantier «le construction, que l'on tlcvra
«léplaccr, si l'on veut, comme il en est question, agrandir
le port «Véchouage, devenu insuffisant ; 3' la jetée du
— 129 —

S. ; 4° l'écluse «lechasse «lu Pont-Neuf, commencée en


i;85, et terminée l'année suivante; 5" le bassin à flot,
qui porte actuellement le nom «le vieux bassin, pour le
distinguer de celui, beaucoup plus vaste ctplusprofontl,
qui est en dehors «les fortifications ; ce vieux bassin,
commencé en 1779, a été inauguré et livré à la naviga-
tion le i\ décembre 1808; 6' le bassin neuf ou extérieur,
qui, commencé en i855, fut livré au commerce le 26
avril 1862.
\& port de La Rochelle comprend deux Etablisse-
ments; l'ancien port, placé au fond de la baie, et au S.
«le;^ajvi|Ie, avec ses di'pêndanecs, et le port-bassin «le
La Palliée, situé sur le territoire de la même
(omniu^iô, mais à son extrémité N. Ce port-bassin, en
eau profonde, et dont la création a coûté -x\ millions, a
clé itjbggure en 1891, en.préscnce de M. Carnol, Prési-
dent''u*é1laRépublique, et ouvert à la navigation le
i5 juhi de la même année. Ces deux Etablissements,
-,i>....
quoique éloignés l'un «le l'autre, «le 5 kilomètres envi-
ron, et ayant chacun, sous «pielques rapports,, une
certaine autonomie, ne sont pas deux ports distincts.
La Palliée n'est «pi'une annexe du port île La Rochelle,
les mêmes commerçants se servent alternativement «le
l'un ou de l'autre, suivant leurs intérêts, et la plupart
des ;règlements administratifs sont communs à l'un
et à l'autre.
Le port de La Rochelle est situé dans l'H. du phare 1
de Chauvcau, et, au fond «l'une anse «le a.Swy de
longueur, sur i,3ooM «le largeur, que limitent, d'un
côté, la pointe «le Chef-dc-Raie, et «le l'autre, celle des
Minimes, Il se compose: «le la rade, d'un chenal, d'un
9
-- i3o —

avant-port, d'un havre d'éehouagc, d'un bassin à flot


intérieur, «l'un bassina flot extérieur, d'un chantier de
construction, et «l'un bassin de stationnement, aiupicl
aboutit le canal de Marans.
I^a rade, «jue les lies de Ré et d'Oleron abritent de
la grosse mer «lu large, est accessible par tous les
vents; elle est 1res sôrc, et les navires y trouvent des^
profondeurs d'eau de tfa aux basses niera, sur fonds de.*
vase de bonne tenue. On pénètre indistinctement da/ls/
cette rade par le Pcrtuis tl'Antioche ou par le Pertuis
Rrcton. . .;'
A i,6oom avant d'arriver aux tours qui niaWp^nt
l'entrée «lu port d'échouage, on rencontre ranfclçîine
digue Richelieu, «lont les deux branches laissôhYehtrc
elles un espace «le 120"*,pour le passage «tes nàvlrçs,
Le chenal conduit, de la rade à l'avant-port, au bassin
extérieur et au port d'échouage; il a 2,5ooni de longueur;
sa direction, parfaitement rcctîlignc, est oricnÊSjç S.
09° O. à N. 59" K. ; deux phares, placés dans l'intérieur
de la ville, le déterminent; celui «l'aval est rougc,^éJt a
i4m «le hauteur, aunlcssus «lu niveau de la mer jeetui
d'amont est blanc et a af\m «le hauteur. -
Au N. du chenal, est le chantier de construction,
construit en 1775, à la même époque «pic la jetée qui
lui fait face ; il est établi en dehors des fortifications,
et communique avec la ville par une porte spéciale ; il ,
se compose «l'une grande cale de ioonl de longueur, sufV
62™ «le largeur, et «le plusieurs cales en bois, fondées
sur pieux, où se placent les navires d'un certain ton-
nage
— i3i —

La jetée S., construite de 1772 à 1780, à droite «le


l'entrée du chenal, avait, à cette époque, depuis son
inusoir, jusqu'au mur de fortification, 6CimG8 «le
longueur; elle a été démolie sur une longueur de 175™,
pour faciliter l'entrée du bassin à flot extérieur. A
droite, et dans la partie S., on aperçoit la grande «ligue
«l'enceinte, «pii a eu pour but «le conquérir sur la mer
une surface «le68 hectares environ, «pii devait servira
l'établissement d'un bassin de chasse, «lont l'écluse
am-ait été située «lans l'emplacement «lel'écluse actuelle
du bassina flot extérieur; mais la création «lece bassin
lit abandonner le projet. Cette digue «l'enceinte, «pii
part île l'ancien inusoir de la jetée, se dirige du N. au
S.; elle a i,o5o,a de longueur, et se compose d'un
iiiassif.cn terre, de i5"' d'épaisseur, protfgé, du côté du
laig«vpar un perré en maçonnerie. La jetée S. se ter-
mine, près «lu bassin extérieur, par une promenade, dite
des Tamaris.
Le havre «l'échouagc a son grand axe dirige vers le
X.-K. quart N., il communique avec l'avant-port par
une ouverture «le 25nl«le largeur, comprise entre la tour
île la Chaîne, du côté O., et la tour Saint-Nicolas, du
coté R. ; il a 3oomde longueur, sur i20m de largeur; il
est entouré de «piais et sert «l'abri à une véritable flotillc
«lebateaux de pêche (700 environ), dont beaucoup appar-
ticuuctit aux quartiers maritimes «les Sables d'Olonnc,
de l'Ile «le Ré, Groix, Lorient, cte, et viennent échouer.
sur les vases, à gauche de l'entrée; il abrite aussi îles
caboteurs, «pii se rangent sur le «piai du S. De plus en
plus fréquenté, ce port, le plus important de la région
pour la vente du poisson frais, est devenu manifestement
- l32 -

trop pelit, et la création «l'un nouveau port de pêche,


qui s'impose, est actuellement à l'étude.
Le port d'échouage est pourvu de Irois cales «le char-
gement, et d'un gril «le carénage, installé le long du
quai K. et pouvant recevoir «lesnavires «Ie8onide quille.
Au milieu «lu quai N. sont les pontons «l'accostage des!
bateaux à vapeur qui font le service entre La Rochelle/
et les Iles de Ré et il'Olcron. ••;'-;&
-v
Afin de déblayer le chenal «le Pavant-port des •vâSëèôj
qui pourraient l'obstruer, on a recours, à presque
toutes les marées, à un système de chasses, qui se font
à l'aide «les eaux provenant du canal do Maubcc,£ituc
au fond du port, et aussi avec celles «lu baséih.vnjèuf;
on peut, de la sorte, maintenir «lansec chenal uri'epro-
fondeur «l'eau «le yaf{Sen marée d'éfpiinoxc, do 6f £5 en
vives eaux, et de 5"'6o en mortes eaux. 'M^??
Le vieux bassin, ou bassin intérieur, a i33* «i«i>Jlon-
gueur, dans le sens K. et O. sur ioim «le largcuiy avec
un développement «le f\\ft" de quais, permettant l'accos-
tage «le 2.5à 3o navires ; on y accède par une écluse «le
nm85 de largeur; ce bassin, <pii peut recevoir, «lanà les
marées de vives eaux, des navires d'un tirant d'càtt de*
5fn33, possède une cale «le carénage «le 135"1 dé<;lon-
gueur, dans sa partie S. Les quais «lu vieux bassin
sont desservis par «les embranchements du chemin de
1er de l'Etat. r
Le bassin à flot extérieur, ou nouveau bassin, cs^
formé de tleux rectangles, à angle droit, dont les côtés
'
O. sont en prolongement l'un de l'autre, et orientés N."
et S. Le rectangle N. a 190™-«lelongueur, de l'K. à l'O.,
sur 78"*de largeur, et celui du S. 195™dans le sens N.
— i33 —

cl S. sur 78'" «le largeur ; il présente une longueur «le


quais accostables «le 9i7m; sa superficie est de 3 hec-
tares 29 ares. Les terre-pleins des quais portent des
voiivsferrées, «[ni les relient à la gare, et une voie sur
laquelle roulent «le nombreuses grues à vapeur. Une
cale «le carénage, de 78m«le longueur, est tlispos«*c le
long du quai S.
- Dans sa partie N.-O., ce bassin communique avec
l'avant-pôrt par une écluse d'entree, «pii a ib^So de
largeur et dont le radier est à la cote de—0,93. A
l'angle N.-E., se trouve une autre écluse «pii fait coni-
nuinkpXcr'le bassin avec les fossés «les fortifications et
le canal do Marans, dont le prolongement jns«|it"â ce
bassiiva donné lieu à d'importants iravaux, consistant :
r Cil uîfiecoupure «le8mde largeur, dans le terre-plein,
entre lé. bassin et le fossé de la place ; celte coupure,
comprisç entre di\s murs de soutènement, fondés direc-
tement sur le rocher, est munie «l'une porte de garde,
en bois «lechêne, et surmontée «ledeux ponts tournants,
en fer, tlont l'un sert au passage des voies ferrées des
quais, et l'autre dessert la traverse intérieure de la
route nationale, qui met la ville en communication avec
les gares; 21 dans la construction «l'un mur «le quai, de
Gf/»«lelongueur, dans le fossé utilisé comme annexe «lu
bassin, pour les petits navires de mer; 3'dans celle
«l'un pont tournant, en fer, dans la gorge du bastion f
Saint-Nicolas, et «l'un autre pont, à «leux travées, poul-
ie rétablissement du passage par l'ancienne porte Saint-
Nicolas ; Ctfen un bassin de stationnement, pour les
bateaux, creusé dans la gorge «lubastion Saint-Nicolas,
('e bassitf a 100™de longueur sur 25M«le largeur, et est
entouré «le mura de «piais réguliers, établis sur des
voûtes, en plein cintre, do 5m d'ouverture ; 5' en une
écluse à sas, «pu sépare les eaux «lu bassin à flot «le
celles du bassin tics chasses, et dont les portes sont en
bois de chêne ; 6" en un pont métallique, pour le pasV
sage de la route «pii longe les glacis «le la place. . - ,;-JI
En présence de l'accroissement qu'a pris le commercé.',-,
de I„ri Rochelle, on a mis à l'élude la question du{il«>il
placement de la gare actuelle, qui n'est ni commode,
ni suffisante, pour les mouvements «le voyageurs et «le
marchandises, qui s'y effectuent journellement.;»^
Le commerce «le La Rochelle est considérable [les
plus gros navires peuvent, dans les syzygics, entrer au
bassin neuf cl y faire leurs opérations; la navigation y
est alimentée par divers produits «pii consis^eSiV, à
l'importation : en charbons anglais, tlont les ^ri-
vages, pendant l'année 1899, ont atteint le chiffré de
321,797,2^1 kilogrammes; en bois du Nord ct'«l'-Âmé-
rh'pte, dont il a été introduit 11/(57,932 kilogrammes;
en morues «le Terre-Neuve cl «l'Islande, «lont il/est
arrivé 4,139,096 kilogrammes, pendant la même année,
en pierres de taille, à bâtir et à paver, en bois «le cons-
truction et «le chauffage, en vins du Midi, d'Algérie,
d'Espagne et «l'Italie, etc.; les exportations consistent
en vins, eaux-de-vie, vinaigres, sels du pays, chaux,
hydraulique, conserves alimentaires(sardines à l'huilç ï
et thon mariné); les grands arrivages «le poissons frais
sont cxpédtés par la voie ferrée ; il en est de même des
huîtres, moules et autres coquillages.
La Rochelle possède, au faubourg «le Tasdon, un
établissement de constructions mécanirpies et navale 4,
— i35 —

ayant une certaine importance et «pii exécute divers


travaux pour la Marine Nationale; il a une annexe à
La Pal lice.
Les mouvements de la navigation du port de La
llochctlc oui été, en 1899, à l'entrée, de 3,338 navires,
ayant un tonnage de 344.1^9 tonneaux, et à la sortie,
île 3,366 navires pour 355,020 tonneaux. Il u été im-
porté, en' tonnes métriques, pendant cette même année,
-'i9-Vï)88tonneaux «le marchandises tiivcrses, ce qui
constitue une augmentation «le 81,928 tonneaux sur
rnnticfrj'898, où les importations s'étaient élevées au
chiffré <lc4i4,o6o tonneaux.
Le port de La Hoehclle est le siège de deux impor-
tantes, compagnies de navigation ; la compagnie Delmas
frères,'qui a, chaque quinzaine, un service régulier sur
ltordcaux, l'Algérie et la Tunisie, cl la compagnie
A: «l'Orbigny, Eau si in et Cie, ayant des arrivages et
des'départs fréquents pour Hilbao, Carililf, Ncwport
et Swansca.
Le même port est également le siège d'une agence
sanitaire principale, relevant de la Direction «le
l'auillac, qui est le chef-lieu de la 5e circonscription
sanitaire «le la France.
Par suite des agrandissements successifs qui ont
augmenté son importance et le chiffre de sa population,
]AIRochelle est maintenant une ville de 29,000 habi-1
tants. Ces agrandissements proviennent de la réunion
des tlcux sections de Lalcu et de Saint-Maurice, qui, il
y a quelques années encore, formaient deux communes
distinctes, et «le la création du grand faubourg de La
Gencltc, bâti, depuis dix ans environ, sur remplace-
— i36 -
inc'it «le terrains improductifs, sitités en dehors des
fortifications, faubourg renfermant aujourd'hui une
population de 1,600 habitants, composée de proprié-
taires, ('o retraités, «le fonctionnaires et «l'oflicicrs, qui
s'y logent aussi confortablement, mais plus <*conomi-
La Rochelle, dans des maisons, avec "'
«piement «jii'à
jardins, point*la plupart, d'un joli aspect, que plusieurs •'•'
ont fait bâtir, en vue d'une 1
entrepreneur locationi\\\\}
ne s'est pas rafentie jusqu'à présent. ; ,-^<r;"^:v'V"
La chapelle «pi; desservait les deux centres de Saint-
Maurice et de La Gcnclte étant devenue trop pelije
pour les besoins du culte, on a construit, reccmm$jt,
au milieu du quartier de La Gcncttc, une belle,église
paroissi.de. en style roman, cl «pic. l'on a consaçr«ifefe
7 octobre dernier. ':?&fôr
Indépendamment «le ces trois agglomérations prKç-
cipales, il «»nexiste une quatrième : c'est celle «lçrLa
Pal lice, qui a pour origine le port, en eau profonde,
creusé sur celte partie du littoral rochclais", et autour
duquel sont venues se grouper les industries de touïe
nature «pi'yttirent généralement les points où sc-Ç«)n?
centre un mouvement maritime et commercial ayant,
comme à La Pallicc, une certaine importance. : ;-t,
La Palliée, qui a environ 900 habitants, est à 5 kilo-
mètres de La Rochelle, Lalcu à 4 kilomètres et Saint-,
Maurice à 2 kilomètres. $?
Lalcu, ({lit fut autrefois couvert de bois, et dont la
côte est formée de hautes falaises de bancs calcaires,
était, à son origine, une seigneurie qui, en 1189, passa
dans la famille des Mautéon; cette terre devint ensuite
l'apanage «l'un grand nombre d'autres seigneurs, dont
-i37-
le dernier fut, en îfij, M. de Trudainc, Conseiller
«l'Etat, Intendant «les finances.
En 1622, cette ancienne commune servit de «{uartiei*
aux troupes loyalistes, commandées par le comte de
Soissons. Louis XIII, assiégiuint La Rochelle, vint y
prendre ses logements, en 1628.
Lalcu, dont la population est de 1,400 habitants, a
un adjoint spécial, et possède une église paroissiale
ayant le titre «lecure «le 2e classe.
Saint-Maurice, «pii a une population «le000 habitants,
est traversé par la route de La Rochelle à Lalcu et La
Repentie. La construction élt'gante «les maisons d'habi-
tation et des villas qui le composent, en font un joli
faubourg. C'est près «le Saint-Maurice que sont les
vestiges «lu fort Louis, bâti en 1622, cttlont les Roche-
lais demandèrent vainement la démolition, lorsqu'ils
furent, assii'gés ; ce n'est plus maintenant qu'un plateau
sur lequel on a bâti quelques maisons.
Font également partie de la banlieue de La Rochelle
les six agglomérations «le: Lafond (83o habitants);
Eétilly (45o habitants); Saint-Eloi (950 habitants);
Tasdon et la Yillc-en-Hois (2,600 habitants) ; La Trom-
pette et Jéricho (i3o habitants).
A l'entrée du village «le Lafond, 011trouve une pro-
menade très agréable, connue sous le nom de Champ-
de-Mare. Ce n'était jadis qu'un vaste marais «|uc»
M. Guéau de Rcversoaux, Intendant de la province, fit^
dessécher et planta, en 1^85.
C'est à .Lafond qu'a été construit, en 1828, un hospice
départemental d'aliénés, qui est fort bien tenu et reçoit
îles pensionnaires des deux sexes.
— i38 —

A ï'asdon, est l'important établissement des Pelitcs-


Scnure des Pauvres. Ce faubourg a une église parois-
siale, sous le vocable «le Saint-Nicolas.
On a donné le nom «le VilIc-cn-Hois à un certain
nombre de maisons en bois et en torchis, bâties sur
des terrains avoisinant le bassin extérieur, et dont les
habitants sont, en partie, des ouvriers et «les employés
"
«le la gare. ^
La ville de La Rochelle a été bâtie, en partie, ëûr
«les terrains autrefois marécageux, mais «pic l'on a
«lesséchés et exhaussés par «les remblais. La plupart
île ses rues sont alignées et larges, bien pavées,-en
général, et pourvues «le trottoirs spacieux; beaucoup
de maisons, surtout dans les rues Réaumur, Chatuïricr
et Dauphinc, ont été soigneusement construites,'Jjît'
même avec luxe; «piclques-uncs sont de véritables
hôtels, entre cour et jardin. <:
Plusieurs des rues de la cité sont bordées d'arcades
ou porches, s'élevant jusqu'au premier étage des habi-
tations; les rues Chef-de-Ville, du Palais, «le l'Ksfcfile,
Chaudrier, Dauphinc, Dupaly, «lu Minage, des Mer-
cière, Admyrauhl, en possèdent le plus grand nombre.
Ce système de construction est très commode-.-et
apprécié, en ce «pi'il permet «le se promener, l'hiver
surtout, à l'abri de la pluie, mais il a aussi l'inconvé-
nient «l'assombrir consiilérablcmcnt les rcz-tlc-chausséc
des maisons où il faut allumer, pendant la mauvaise
saison, «lès 2 heures «le l'après-midi.
En résumé, La Rochelle est une jolie ville, très
animée par son activité commerciale et maritime, et
- i39-
où les conditions matérielles de l'existence sont bonnes,
tomme l'est sa population. C'est le siège d'un Evêché,
érigé le 7 mai 1648, et «piis'est accru, par le Concordat,
de la majeure partie «le l'ancien Evêché de Saintes.
Les Evéques de La Rochelle prennent aussi le titre
d'Evérpie de Saintes, depuis le 3o avril 1802.
On jugera de l'importance de celte ville, «l'après son
budget, «pii a été fixé, comme suit, pour l'année 1901:
Recettes: 1,195,443 fr. 22. Dépenses: 1,192,596 fr. 18.
Parmi les principaux monuments ou édifices «le La
Rochelle, «pii en possètlc un assez grand nombre, on
peuteiter : i° L'Hôtel de Ville, classé comme monument
historique, et qui est de deux époques bien tlislinctcs;
l'enceinte, avec la tour «lu beffroi, datent du xve siècle
(i486) et le bâtiment principal «lu xvir 5 siècle, le
pavillon Henri II est du xvic siècle, la faça«lcintérieure,
qui est ornée «l'arcadcs, du xvne siècle (1606); la façade
donnant sur la rue des Gentilshommes est de la même
époque. Ce magnifique monument a été habilement
restauré en 18J2, sous l'administration municipale de
M."Rcltréinicux. On remarque, à l'intérieur, la salle
des fêtes, richement «lécorée, dont les dimensions sont
considérables, et celle des anciens échevins où l'on a
conservé la table ébréchée par le poignard «le Jean
Gui ton ; 2* les deux vieilles tours de Saint-Nicolas et «le
la Chaîne, restes des anciennes fortifications de 1Î|
ville; ces tours sont classées comme monuments his-
toriques et datent, la première «le i382, la seconde «le
i4>6; elles limitent l'entrée du port d'échouage; la
tour Saint-Nicolas, haute de 36 mètres, a été restaurée
en i8;2; clic sert aux signaux de marée du port, qui
— i_4p —.

se font nu moyen do pavillons spéciaux, indiquant la


hauteur «Veauet l'ouverture ou la fermeture «les bassins;
3» la Cathédrale, «lu XVIIIe siècle; on remarque, à l'in-
térieur, de belles peintures «l'Orner Charlet, «l'Abel de
Pujol fils et «leRouguereau, et plusieurs jolies chapelles ...
et verrières, notamment la chapelle dite «les Marins, J
qui contient plusieurs anciens ex-voto, provenant «l$à|
l'église Saint-Jean, et dont quelques-uns sont- très;
curieux ; h quelques mètres de la Cathédrale, et par \
«lerrière, est la vieille lour carrée, du xiv* siècle, de
rnncienuo t'glise Saint-Raiiliélemy et qui lui sert 40
clocher; 4" l'église Notre-Dame, du xvn* siècle, ft|;jfe
un clocher du xve, bien ordinaire, et qui a eu plusicuireu
restaurations; 5» l'église Saint-Sauveur, rccons.trfti^ï.
du xvie au xvme siècle, avec un clocher du x\**, b™Épl
également restaurée, et assez récemment encore; qttahO
aux deux anciennes églises qui formaient les paraisses'
de Saint-Jean et de Saint-Nicolas, et «lont la preiriiè*^
était «lu xviie siècle, on les n «h'saflecliVs et supprimée^
il va quelques années. Saint-Jean, dont on n'a conservé '
«pie le clocher et son horloge, avait «les mura «pii mënlp||
çaient «le s'écrouler; de Saint-Nicolas on a fait un çn^|
trepôt pour la douane; 61 la Tour, dite «le la I-antémoV! " 'v *'
située sur les remparts, et qui est classée comme >
monument historique; commencée en iffiô, cllo.fift.^
achevée en 1648, et a servi, pendant longtemps, de^
prison militaire ; elle est actuellement inhabitée et
sans destination ; c'est une construction cylindrique, à
sept étages, flanquée «le «leux tourelles et couronnée
d'une pyramide octogonale, en pierres, avec crochets
aux arêtes, et chemin de ronde à la base. On y plaçait
- I4I -
jadis uno lanterne, qui éclairait la rade et l'entrée de
La Rochelle, d'où lui est venu son nom ; y lo Palais
de Justice, «lo 161f, reconstruit en 1789; 8* la Roursi»,
dei;Co; 9'»l'Hôpital Aufrédi, do iuo3; io* la Porte,
dite do la dresse Horloge, du xiue au xvm* siècle;
ii 9 l'Arsenal, «le 1786, renfermant uno bello salle
d'armes; ia' l'Hôtel do la Préfecture, devant lequel
plusieurs allées d'arbres forment une petite promenade
longtomps appelée placo Joséphine, du nom de l'Impé-
ratrice, dont le passage eut lieu h IAXRochelle lo
6août 1808; J3> l'Hôpital Général ou Hospieo Saint-
Louis, possédant dans sa chapelle la copie «l'un beau
tableau de Lcsucur, dont l'original est au Musi'e;
if« la jolie chapelle des Ursulincs, du xvn° siècle;
15*l'ancienne église «les Carmes, transformée en pois-
sohji'eric, et, dans lo prolongement, le marehé à la
cri«îe, vulgairement désigné sous le nom iVencan, et
'oir se vendent, tous les jours, par des facteurs auto-
risés, les produits apportés par les nombreux bateaux
de pêcho qui fréquentent le port «le I«i Rochelle. Rien
de plus curieux à observer «pic la physionomie de ce
marché, aux heures «les ventes, «pii sont parfois telle-
ment importantes, qu'il faut, pour me servir des termes
employés, plusieurs tours d'encan ou île tables, pour
vendre tout le poisson apporté ; aussi, la Ville relirc-
t-cllc un avantage consiilérablc de cette exploitation
qui lui donne un gros bénéfice annuel, résultant du
droit perçu, à son profit, sur le chiffre total des ventes}
ce droit lui a rapporté, en 1899, la jolie somme «le
188,29-7fr. 51 c. ; il existe, à l'entrée du port «Véchouagc,
près «le la tour «le la Chaîne, un autre marché, où se
\ — i4* —

vend du poisson, et connu sous lo nom do petit encan ;


iG» l'ancien couvent des Cordelière, converti en ca-
serne; 171 les casernes, qui «voisinent la Porte-Dau-
phine; 18' le Séminaire ; in^Io Temple protestant, de
i;o6; aa> l'hôlel Henri II ou «le Diane do Poiliers, du
xvie siècle, dont uno partie a été rebâtie récemment,
pour servir de caisse «l'épargne; ai* les Halles, restau-
rées il y a peu de temps, et contenant la poissonnerie
de détail, la boucherie, les comestibles, légumes, etc.;-
aa* l'hôtel de la Bibliothèque (ancien hôtel des KvO*
«pies, du xvm* siècle), qui a poue^conscrvnleur uiV-
ancien élève «le l'Ecole des Chartes, «lu plus gramJL
mérite, M. G. Musset, et contient plus «le So^oo/)
volumes et manuscrits divers; dans cet hôtel sont,
installés les musées «le la ville (musées de peinture, j
«l'archéologie et «les arts; musée Lafaille, muséeBljftb
riau). L'hôtel «le la Ribliothèque donne asile à trôJsF
«les quatre sections qui composent l'Académie de La •}
Rochelle: Société «le médecine et de chiriu*gie; Société
littéraire ; Société de géographie ; a3* l'Kvèché; a4° 1Q«
Jardin des Plantes où sont les belles et intéressantes^
collections de la Société des sciences naturelles d&"
l'Académie, qui occupe une partie «les locaux de cet
établissement dans letpiel elle se réunit chaque mois.
Le Laboratoire municipal de chimie fait aussi partie
du Jaitlin «les Plantes; a5° le Lycée; a6> l'Ecole-no'iv
malc ; a;a leTht'âlre ; 28» lesArehivestlépartcmcntalcs,
remontant au xme siècle, et que dirige, depuis 1867,
un savant, M. de Richemond, très connu par son cru-'
«lition profonde et ses importants travaux. Le Gouver-
nement s'honorerait et ferait acte de justice, en lui
. — i43 —
conférant la croix do chevalier do la Légion «l'Honneur,
pour la grande distinction et l'ancienneté do ses ser-
vùvs qui remontent à l'annéo 186a.
l'no mention spéciale est duo à la placo «l'Armes,
l'une «les plus belles «le la France. C'est un carré do
2,700", planté d'arbres, dont cpiolques-uns malheu-
reusement n'existent plus, et bordé, do deux côU's, par
de jolies maisons ; la cathédrale occupe lo troisième
côté ; le quatrième est formé par plusieurs allées
d'arbres. Les remparts, qui a voisinent cette place,
sont plantés île deux rangs d'ormeaux, qui en font une
promenade agréable.
Parmi les maisons anciennes ou curieuses, on remar-
que celle «lu médecin Nicolas Venelle, du xvue siècle,
où est actuellement la Logo maçonnique; l'ancienne
maison du président Dupaty ; rue du Temple, une
maison en bois et artloises, «le i554, et un grand nom-
bre d'autres des xve, xvie et xvne siècles.
En dehors des fortifications, construites par Vauban,
et dont le Gouvernement vient de prononcer le «léclas-
sement, parce qu'elles ri'ont plus aucune utilité pour la
ville, on trouve'le joli coure du Mail, planté de beaux
arbres, et au milieu auquel est l'établissement de bains
de mer qui fut ouvert en 1826, et que la Ville vient
d'acheler. Cet établissement, tlont les installations no
laissent rien à désirer, est, au cours de la saison estivale,
le rendez-vous de la société rochelaise, qui y vient cher-
cher l'air apporté par la brise du large, qu'il est si
agréable de respirer, après une chaude journée.
Aux abords du Mail, qu'entourent des villas, dont
i|ucl«pics-uncsne manquent pas d'élégance, s'étend, sur
-1-11-
une très grando longueur, le pare Charruyer, très
belle promenade, aux alh*vs bien tracées, et où l'on a
ménagé des coure «l'eau, sur lesipiels des cygnes, des
canards et d'autres oiseaux aquatiques, prennent leurs
ébats, à la joie «les promeneurs et principalement des
enfants, qui leur réservent toujours «les friandises.
La Rochelle a vu naître un assez grand nombre île
personnages relèhres ilont les principaux furent'*
l'armaient* Aufrédi, mort en iaao, et qui fonda l'hôpita
portant son nom; le chancelier de Franco Dorfàl«S\
sous Louis XI, né en 1I07, mort en i485; l'ninirai' Jean'
Guiton, né en 1585, mort en 1654, célèbre par l'énergie
«pi'il déploya, tlans la résistance, lore du siège Mo
1628 (1); le publtcisto Tallcinanl des Rivaux, nécii i6ï§,
mort en 169a;.l'historien Tessercau, né en 1626, inortl.
en 1691 ; le naturaliste Ferchaud de Réaumuivfjffîj|toΣ'
l'une des gloires «le la science française, né cn^ioi»^
mort en 1757; l'astronome Di'saguliers, l'un «les tlïsp
ciples de Newton, né en i683, mort en i743v?;lè
né en mort en •
magistrat Dupaty, 1746, 1788; leridjï-
ventionnel Rillaud-Varennes, né en 1760, moi*V^fri,
1819; l'agronome baron «lo Chassiron, né en l^w&
mort en i8a5; le peintre Sieyès ; l'amiral baron*l5û3p
perré, ministre de la Marine et «les Colonies,- soùM
Louis-Philippe, né en 1770, mort en 1846, et à'cplil;*lk*
ville de La Rochelle a élevé une slatue, sur le ijuai'/

(1) Le Conseil inunicipoi île I.a Itoclielle a £lé saisi récemment,%


do la demande d'érectiond'une statue à Jean (Jiiiton,sur la place ";
de l'Hôtel de Ville.11s'est égilement occupéde la question relative ;;
à la statue à élever à KiigèneFromentin, sur un emplacementqui
n'a pas encorefié choisi.
- 145 -
du port au«|uel elle a donné son nom; le médecin
Venelle, né en it>33, mort en 1698 ; le jurisi'onsulto
Valin, né en 1695, mort en 1765, dont le Traité des
Prises et le Commentaire de l'Ordonnance sur la Ma-
rine sont restés célèbres ; le botaniste Bonpland, colla-
borateur de Humboldl, né en 1775, mort en i858;
le peintre Kugène Fromentin (i), né en 1820, mort
«•n1876; l«f peintre contemporain Rouguereau, né en
i8a5.
/ \
DOMl'IKIlUK-SUIl-MKIt.

Population: 1,074 habitants.


Superficie territoriale: a.iaf hectai*cs.
; Celte commune, «pii est à 8 kilomètres de I*i Rochelle,
comprend» outra le bourg clief-licu, 17 villages ou ha-
ineauxVC'est«*iDompierre(piccainpaLouisXIIIlors«pi'il
vint assiéger I«a Rochelle, qui tenait alors pour le roi
«l'Angleterre.
De l'ancienne seigneurie de Doinpierre, «lont le châ-
teau n'existe plus, depuis longtemps, relevait l'abbaye
de Saint-Léonaixl-dos-Chaunics, de l'ordre de Citeaux.
Un titre original, «lu 7 juillet 1497, porte qu'Antoine,
.'abbé «leSaint-Léonard, et les religieux, capitulairemcnt
'assemblés, reconnaissent «pic « le droit «le fondation
« et de patronage «le leur abbaye appartient aux sei-
j « gneure de Dpmpierre. » j'
Il n'y a rien de remarquable dans la commune île ce
nom, dont le sol produit du vin, «les céréales et «lu
colza; on y voit plusieurs jolies maisons «lecampagne.

(!) Voirla notequi figureà la pageprécétlenle.


10
- i46 —
Lo chemin do fer do Nantes a Bordeaux a une station
a Dompicrrc-sur-Mor.

PITILHORKAU. J-

Population: o36 habitants. i


Superficie territoriale : 999 hectares.
Puilboreau, «Ipnt l'éreclion en commune no datç'cj
du ai mai i858, était, avant son autonomie, une section
de celle do Donipicrre. Il n'y a rien do remarquable*
dans cette petite commune, où il existait autrefois'.tu*'
chapelle dans laquelle fut inhumé, en 1199, Robor^de
Montmirail, son fondateur, qui fut lo premier maire d '•
I<a Rochelle. ^Ji^:-'",-.

tÂGonn. :£
' **'t~'
Population : 804 habitants. -t i^
Superficie territoriale: 886 hectares. .i'v, -
lia commune de Lagord s'élève sur un petit Cûlçj&
à 3 kilomètres «le La Rochelle ; les vignes constitue
l'un «les principaux produits du sol de cette loçajit
où l'on cultive «également toutes les céréales. L'église
été construite, il y a plus «l'un, demi-siècle, suii*vl
mines «le l'ancienne, qui remontait ùunc haute apU
- '
quité. i:
On remarque, dans celte commune, le beau château
«Vllurct.
— i4; —

I.UOVMKAU.

Population : 36V)habitants.
Superficie territoriale : 4*» hectares.
Miounieau était autrefois une section île la commune
deCognehors.supprimécloai mai 1858.Cette commune,
tjont It^shabitants exploitent «pielques bouchots et parcs
]Jkluilti*es,n'a rien «l'intéressant ; ello est composée de
'plusieurs villages, donl lo principal est celui do
Roinpsay.

PKRIGXV.
;
Population : 866 habitants.
Superficie territoriale; 1,116 hectares.
IVrigny s'appelait primitivement Pêrignê, comme
l'indique un pouillé «le 1401 ; celle terminaison igné
Tenant du latin ignilus, qui veut dire incendié, on
serait porté à croire qu'un grand incendie aurait
consumé les bois qui existaient autrefois sur le terri-
toire «te cette localité, et donné lieu à la dénomination
çasdite.
Bornée au N. par le canal de Niort, la commune de
Pêïigny offre un aspect agréable par le grand nombre
jfc jolies maisons de campagne qu'elle contient ; on y
uve des bosquets, des futaies et des eaux de source,
qui alimentent I^a Rochelle. La production de son sol
tonsiste en vins, céréales et sels.
r',8 —

AYTRK.

Population; 1,10a habitants,


Superficie totale : i,5oo hectares.
Aylré, par sa proximité do La Rochelle, pourrait è
considéré commo l'un des faubourgs «lecelte ville; il d
a sa position «l'avoir acquis une certaine célébrité d
les guerres et les sièges qu'elle a soutenus; U avait
trefois le titre «leChatellenio et était, h son origirçg,
dépendance de l'ancien château do La RoclieUa*;-
nom, «midérive du celte, et signifie chemin, était £o
dès lo x« siècle. Vera la fin du xue, Aimcri dajft'
était seigneur «l'Aytré. Plus tard, Louis XI %$
«lonné pour apanage, à Charles, son frère, le d.u^çhé
Guyenne, Pierre Chasteigner, «pii avait suc^fô,
précédents possesseurs de celle seigneurie, fit hpriiin
«lesa terre «l'Aytré, par acte passé à La RochclityJ
'
juillet 1469. \.;>f
Un i5i4, Jean Chasteigner, son fils, vendit celJSei
v-t
qui appartint successivement, par voie d'aliénajt
différents seigneura, dont le dernier fut Lou(g|0
de Saint-Marsault, baron de Chatclaillon, et Sé!*J
«lu pays d'Aunis, qui, en 1755, la réunit à ses au
fiels. :'é^
En 157a, le siège de La Rochelle ayant été décid
maréchal de Riron vint camper aux environs de
ville, et Aylré fut choisi pour être l'undesesquarti
mais, les Rochclais, prévenus, avaient déjà mis le
au bourg, et les royalistes, en y entrant, ne trouvé
que des ruines encore fumantes. Le ia octobre 162*,
— ii9 —

bonis XIII ayant résolu de reprendre La Rochelle,


établit son quartier général à Aylré, où il y avait
plusieurs forts qui inquiétaient beaucoup I*a Rochelle,
-jiolainment ceux de la Moulincttc, de Rougraiue, «le
; Saint-Nicolas et «leCoureilles. Aprés la reddition do La
'Roibelle, ce monarque, en mémoire «leceux qui avaient
j>rri au siège de celte ville, fomla, à la pointe de Cou-
Villes, un couvent «le Minimes.
batteries «pie le mémo monarque avait fait cous-
:>I.i*3
traira & la pointe des Minimes furent conservées, et,
soùs loi** Kmpire, cette position ayant élé reconnue
1res favorable à la défense «le La Rochelle, on y bâlit
tan fort,-''dont-les feux se croisent avec ceux «le la
pointe/«lo Chef-de-Raie, pour .défendre les approches
du port,v
X C'est dans l'anse de lu pointe «les Minimes que l'on
a construit, en i833, un môle dont le but a été d'avoir
n point 'd'abordage et «le stationnement, pour les
tavircs en quarantaiuc.
tes productions «le la commune «l'Aytré qui, oulre le
«héf-lieu, se compose «le plusieurs villages, consistent
principalement en vins, qui sont, pour la plupart, con-
vertis' en caux-de-vic.
'Aylré est desservi par le chemin «le fer «le Paris à
La Hochelle, qui y a une station.

i
*. AXfîOULIXS.
- Population :
737 habitants.
Superficie territoriale: 795 hectares.
Angoulins a son sol divisé en deux parties : l'une
— i5o —

élevée et l'autre basso; la partie élevée est un foud de


calcaire argileux, dont les fragmentscètlent à la moindre
pression ; la partie basso, dito Marais, est couverte d'eat»
pendant plusieurs mois de l'hiver.
La commune d'Angoulins n perdu de son importance
depuis qu'on lui a enlevé, pour l'ériger en commune, l
village do Cbatclaillon, qui était l'une «le ses prinçb
pales sections. L'égliso «lo celle commune est ij"u/
construction ancienne; ello était autrefois fortifiée!
y remarque des mâchicoulis et des vestiges do g*u^i
aux angles. ;-v^'
ï,o chemin de fer de Nantes ù Rordeaux dçss^jrj;/ :
gOIllillS. ,'ït^;'.''
CIIATKI.AIM.OX. < /? '*.

: habitants. *
Population 710 vV^v
Superficie territoriale : 678 hectares. » ; r.
(]liàtclaillon,quifuljadislapriucipalcvilIedcl'AjUn
a une origine trés ancienne, et les Romains, àj'ép$<
où ils occupaient la contrée, y avaient mis unô&
garnison. Charlcmagnc la fit entourer «le *
reriipa
lorsqu'il fortifia tous les ports dé la Gaule oecideAta
pour garantir ses Ktats des incuraions des Norman
mais, au xue siècle, Guillaume X, voulant so v£n
des barons «le Chatelaillon, dont il avait à se plàin
ruina la ville de Chatelaillon qui fut tlétruitc en ni
Kn 1660, on voyait encore les vestiges de sept tours;
la maçonnerie dos fossés du château; les tempêtes .
l'hiver de 1709 anéantirent tous ces débris; plus ta
Chatelaillon se releva et devint un village qui ne fut
mémo pas bâti sur l'emplacement de l'ancienne ville
— i5i —

disparue; plus tard, ce village prit asse* «l'importance


pour être érigé en commune, situation qu'il conserva
jusqu'en i8a3, où une ordonnance royale du 99 janvier
le réunit ù la commune voisine d'Augoulins dont il no
cessa de faire partie qu'en 1896, où 1111décret du 5 no-
vembre de la mémo année en a fait, de nouveau, une
commune. Il no pouvait en être autrement, Chatelaillon,
«pii est aujourd'hui l'une de nos plus agréables stations
g balnéaires, grâce à sa transformation, complète, ayant
? pris,<dans l'espace de quelques années, une impor-
tancO'jct uno physionomie qui en font uno véritable
Jvillp Jjp bains de mer où rien n'a été négligé pour attirer
r la foule qui, au cours «le la saison estivale, s'y porte
- très nombreuse et y trouve un beau casino, «les pro-
- inenadcs
jolies, une plage commode et sûre, et des
hôtels dont le confortable a fait la réputation.
Chatelaillon, où tout est nouveau: hôtel de ville,
église, rues, maisons et villas élégantes, est desservi
y, par lo chemin de fer de Nantes à Rordeaux, qui y a une
'station.

SYNDICAT DK LA PALLICK

i> Ce svndfcat, tlont la création récente a été motivée


l-: * * 1,
'f. par l'importanccdes mouvements maritimes «piis'eficc- \
v luent «lans le nouveau
port de I*a Palliée, et yrendaient
nécessaire la présence d'un agent de la marine, se
compose seulement «lu centre maritime, commercial et
industriel, qui porte ce nom, et est une section de la
102
commune «le I^a Rochelle, section appelée à devenir
ville, «lans l'avenir.
Ce Syndicat a été créé moins pour la tenue des matri-
cules «les inscrits maritimes, «pii y sont en infiniment
petit nombre, que pour assurer le service inhérent à la
police «le la navigation, comprenant : les visas à apposer
sur les rôles «l'équipage «les navires «le commerce, tant '.
à l'entrée «pi'à la sortie, la constatation sur les "dits s
rôles, des mouvements «l'embarquement et de débfàr-^
«picment «pii peuvent se produire parmi les éfpiipîfjg^Vl
pendant leur séjour «lans le port, les mesures p.r5>fi-
soires à prendre, en cas de naufrages ou «l'événètrteTB»|
de mer, etc. '".<*•'J:.\

LA PAI.LICE. •-• -".".'*'


*>
898 habitants. .'.S-;
Avant «l'arriver à la pointe de Chef-de-Raie, formanti
rentrée N. «le la baie «leI^a Rochelle, on trouve le port,
en eau profonde, de La Pallice, «pii a été ouvert, â|la
navigation en 1891, et lire son nom «le la ra«lc qiti:fe*
précède et «pic tous les marins connaissent deptiïs
longtemps. La rade «le La Pallice est, en effet, l'un «les
meilleurs mouillages «les côtes O. «le la Francc;scs*
fontls varient de 10 à 20™, aux plus basses mers; la'
tenue y est excellente et aucun vent ne peut gêner l'ap-
pareillage. L'établissement maritime de La Pallice
comprend un avant-port avec écluse, un vaste bassin
cl deux formes de radoub. Il est pourvu de l'outillage
et «les installations «pic comporte un port de commerce
important ou appelé à le devenir.
— i53 —

De la ra«lc on pénètre dans Pavant-port ilont l'entrée


a «K)"1de largeur et est placée entre deux jetées ayant,
celle du N. 374ni de longueur, et celle du S. 4°6m.
L'avanl-porl, qui a la hectares i/a «le superficie, a été
creusé à une profondeur de 5M au-dessous du niveau
«lesplus basses niera, «l'où il résulte que l'on y trouve,
selon les marées, et au moment de l'étalé, 9n,5oet nm,
tirant d'eau «pie n'atteignent pas encore les plus grands
^navires connus.
Deux feux, placés sur cha«pic jetée, dans des tourelles
en maçonnerie, éclairent, la nuit, l'entrée de l'avant-
/'port^ttont la communicalion avec le bassin a lieu au
moyen «l'une écluse ayant a35m«le longueur sur as™«le
largeur, pourvue «le trois paires de portes métalliques
et de deux portes d'ebbe, comprenant, entre elles, un
"' sas, «le i67n,5o. Il est «picstion «l'ouvrir une secontle
écluse qui aurait 8m«le plus de largeur «pic la précé-
dente, soit 3o mètres.
*s- hés navires trouvent sur le radier de l'écluse actuelle
la même profondeur d'eau que dans l'avanl-porl.
I,c bassin présente une superficie «le n hectares i/a.
Il a été creusé à 4Mau-dessous îles plus basses mers;
sa longueur est «le 700™,mais sa largeur n'est pas par-
tout égale ; «lans certaines parties, elle n'est «pic «le
200"*,tandis que vers son extrémité K. cette largeur
est réduite à ioom. Quoi qu'il en soit, c'est un beau (
bassin <pti pourrait contenir plusieurs très grands
navires à la fois.
La jetée N. est reliée a la létc «le l'écluse par un
nppontement de aïo™de longueur, destiné spécialement
— i54 —

au déchargement tics pétroles et «les matières tlangc-


reuscs ; mais l'expérience ayant démontré «pie les
navires pétroliers, en «léchargement à cet endroit, y
sont exposés à «te graves avaries, lorsque le vent se
lève, on recherche actuellement un autre emplace-
ment pour isoler ces navires et faciliter leur déchar-
gement.
Le long de la partie N. «le rappontement sus«lit}.lo
fond a été creusé à 5ni au-dessous «lu zéro, sur une lon-
gueur «le iio 1"et une largeur île i5m pour l'accostage
«les bâtiments d'un très fort tonnage. \%&]$*. ''
La jetée S. se rattache au terre-plein «le la tnô^iè-
écluse par des arches, qui font comiminhpicr l'av.apit-^
port avec une chambre d'épanouissement, tlont le fond
est élevé «le i à 3m au-tlessus «lu zéro. ; ;-v
Deux formes de radoub complètent rétablissement
maritime «le La Pallice : la principale a i8om do lon-
gueur sur a a™«le largeur, avec une hauteur d'eau, sur
lins, de S"1dans les marées ordinaires, et de 9™5oihitts
les grandes malines; la sccontle forme a i i4m dç-l^tt**
gueur sur i4m «le largeur. .;:*
Les quais du bassin, l'écluse et les jetées sont éclai-
rées à la lumière électrique.
Sur les terre-pleins du bassin, et dans deux zones
différentes, sont les hangars, le réseau «les voies fer-
rées, l'entrepôt réel des douanes, les ateliers et les
divers établissements utiles à l'exploitation du port.
C'est la Chambre de Commerce de La Rochelle qui
csl chargée de l'administration et «le l'outillage public
«le ce port, dont les voies ferrées aboutissent, par tics
— IOO—

courbes, à la ligne principale «le La Pallice à La


Rochelle.
Le port de La Pallice est pourvu «l'une station de
canot de sauvetage.
Parmi les industries diverses qui se sont établies
dans cette localité, depuis sa récente création, vien-
nent, en première ligne, une raffinerie «le pétrole, deux
usines «le produits et «l'engrais chimiques ; une usine
de gélatine, une usine à briquettes, une distillerie de
goudron de houilles, une filature de jute.
':ïl/&commerce de La Pallice consiste, importation,
ciï charbons anglais, nilrate «le soude, provenant «les
mers «lu Suil, phosphates, pales de bois de Suètle,
fromages de Hollande, et, pour les exportations, en
vins, eaux-dc-vie, poteaux «le mines et marchandises
diverses.
Plusieurs compagnies «le navigation, tant françaises
qu'étrangères, ont «les services réguliers et des agents
à La Pallice, où l'escadre du Nord et quchpics grantls
bStimenls «le la Marine Nationale, notamment la fré-
gatc-écolc «les aspirants, viennent, chatiuc année, faire
une courte apparition.
On a commencé, au port de La Pallice, un ilcbarradèrc
maritime, «pii aura 4orade longueur sur i5m de largeur,
et sera établi sur un plancher supporté par des piliers
en maçonnerie reposant sur le sol en pente «lu bl'iso-
lâmes; les mura seront formés par une ossature en fer;
la charpente de la toiture sera métallique et la couver-
ture en ardoises. A l'extérieur, et sur toute la longueur
des faces longitudinales, on placera une marquise
- ,56 -

ayant 5n,5o île largeur. L'intérieur «lu bâtiment con-


tiendra une grande salle pour la visite «les bagages, et
à la suite une autre salle où se feront la distribution
des billets et l'enregistrement des bagages.

SYNDICAT D'KSXANDKS

Ce symlicat i*st formé par les (fuatre comniunj&è,,


d'Ksnandes, Marailly, Nicul-sur-Mer et Saint-Xandij^â
«pii font partie «lu canton O. «le La Rochelle. ;»$^|î

ESNANDES. - -:"'

: habitants. *
Population 84a
Superficie territoriale : 678 hectares.
La commune d'Ksnandes a un passé historique inté-
ressant. Connue dans les anciens titres sous les noms*,
«le Esnanda et d'L'snampda, Ksnandes fut une îles prgpr
niières seigneuries île l'Aunis; en 1137, GuillaumeXr
due d'Acjuilainc, la donna à l'abbaye «le Saint-Jeàriv
d'Angély ; en 1229, Hugues, seigneur «le Parthcnay et
de Taillebourg, l'échangea avec Geoffroy d'Ancenis, et
Kléonore, sa femme, contre la huitième partie «les droits
«pi'its prétendaient avoir sur la Terre «le Taillebourg et
la Vicomte d'Aunay. Kn i337, le prieuré d'Ksnandes
était possé«lé par Guillaume d'Aigrefcuille, abbé «le
Saint-Jean-d'Angély, qui devint, «lans la suite, arche-
vêque de Sarragossc, puis cardinal. La seigneurie
d'Ksnandes passa ensuite «lans la maison de Vivonne,
— i»7 —

par un mariage ; en 1470, elle fut érigée en Comté. En


i535, François Joubert, chevalier-seigneur de La Roche-
Rarangèrc, possédait Ksnantles; après lui, on trouve,
en i538, Seguin Gentils ; en i555, Pierre Gentils ; en
i636, Abraham Gentils. Jean «le Monbcron, ayant
épousé la fille de ce dernier, devint seigneur tl'Ks-
nandes; François, son fils, l'était, en 1775.
La commune d'Ksnandes est située sur le bord «lela
mer, à 11 kilomètres «le La Rochelle; son port, «jui
n'est pas fermé, est exposé aux vents «lu N. ; il n'y
entre que «lesbateaux «jui, à marée basse, reposent sur
delà vase; cette vase, assez profonde, s'étend le long
de la côte, «jui est très poissonneuse, et où il se ras-
semble un grand nombre d'oiseaux aquatiques.
Ksnandcs n'a quchpic importance «pic par ses nom-
breux bouchots dont'les moules sont excellentes et
1res recherchées, connue le sont, d'ailleurs, celles des
localités voisines: Charron, Marsilly, L'Aiguillon, etc.
Plus «lu tiers du territoire de celle commune provient
de. relais «le mer; les principales productions «lu sol
consistent en céréales et vins; il n'y a ni bois, ni
futaies.
On rcmanpic à Ksnandcs son «église fortifiée des
xiie, xive et xvne siècles, classée comme monument
historique, et «pii a été restaurée en 188a. Cette église,
placée sous le vocable de saint Martin, est un édifice
curieux par son architecture, moitié civile, moitié
religieuse ; elle fut 1res soliilemcnt construite, et il y
avait autrefois au haut de ses murs, qui ont a" d'épais-
seurs, des mâchicoulis et des guérites, a chaque
extrémité.
— i58 —

MAnSILLY.

Population : 916 habitants.


Superficie territoriale; 1,19! hectares.
Située sur le boni «le la mer, la commune de ce nom
est à une tlistance de 10 kilomètres «le La Rochelle;
elle se compose «lu bourg chef-lieu, «lu village de
Nantilly et «le «piclqucs maisons isolées. L'exploitation
îles nombreux bouchots établis sur le rivage constitué
la principale industrie des habitants «le cette contjc
munc tpii tirent aussi un profit avantageux de'lÇjj£çf^:
à huîtres. v* ^r
parcs
On remarque, à Marsilly, les restes «l'une église qui
dépendait de l'ancienne abbaye de l'ontdoucc ; le
clocher, «jui sert d'amer aux navigateurs, dont-lés
navires entrent par le Perluis Breton, avait jadis une
flèche très élevée. De vastes souterrains, creusés sous
l'emplacement «le l'abbaye, conduisent à la mer.
Au S.-O. du bourg, on voit un ancien port «jui fut.
creusé au xve siècle, par ordre «le Charles V1U, et Ôju
l'on plaçait, en temps de guerre, une ganlc niililaii-e. t

NIEUL-SUIl-MER.

Population : i,3u habitants.


Superficie territoriale : 1,096 hectares.
I*a commune de Nicul est située à 5 kilomètres de
La Rochelle ; elle est formée par le bourg chef-lieu et
plusieurs villages; son sol est sablonneux, dans la
partie «jui avoisinc la côte, et mêlé de hanches tl'où
— 109 —

l'on extrait des moellons employés aux constructions


de la localité.
Nicul est renommé par ses huîtres, que l'on parque
le long «le la côte et «lans les marais. Les eaux ilu che-
nal «le Lauzières, village tlépendant «lecelle commune,
et «pii prend sa source à la mer, vont se pcrtlre «lans
plusieurs fossés, «jui séparent ce village du bourg ; ce
chenal était autrefois navigable et pouvait recevoir tics
caboteurs de 4o à 5o tonneaux ; mais l'entrée en est
presque entièrement comblée par les galets que la mer
y'apVjorlc dans les tempêtes ; pendant les guerres du
P'-'Bi^pfre, il a souvent servi «le refuge aux petits
navires de commerce «jue poursuivaient les péniches
anglaises en croisière sur la côte.
]xi sol produit des vins blancs, de bonne «jualité; on
y récolte aussi des sels, «les grains et «les fourrages. A
1K. du bourg, on voit les ruines tic l'abbaye «le
Serniaizc, qui appartenait à l'Ordre des Templiers.
L'église de Nieul fut bâtie, au xitie siècle, par les
Anglais; on y remarque encore «les sculptures et «les
annoirics, qui dénotent l'ancienneté «le sa construc-
tion. Cette église renferme le tombeau de René-Jo'sué
Valin, avocat au Présidial «le La Rochelle, «jui s'est
rendu célèbre en jmbliant, en 1756, les savants Com-
mentaires de la Coutume de La Rochelle et de l'Ordon-
nance de la Marine.
VAX pratiquant des excavations pour l'extraction de*
la jnerre. on a trouvé, à Nieul et dans les.environs,
beaucoup d'ossements humains, des débris d'armes et
des vestiges de travaux de circonvallation, qui sont
autant 'd'indices que cette localité fut autrefois le
— i6o —

théâtre «l'événcmcnts militaires importants, qui


paraissent se rattacher à l'éj>oque des «livers sièges île
IAXRochelle.

SAINT-XANDIIE.

Population: I,i3a habitants.


Superficie territoriale : i,aai hectares.
IAXcommune de Saint-Xandre, dont le véritable noin.V*
fut jadis Saint-Candidc(palron de la pai*oissc), change,%
par corruption, en celui «le Saint-Cande, et donjon,jx
- '#''1^5**-*
fait, plus tard, Saint-Xandre, est située sur UiVcôjiîA
assez élevé, à 5 kilomètres «le La Rochelle et à tp'dè*-.
Maraus; on y récolte «les vins, des céréales et-,dqff^:'
foins ; la culture de nombreux jardins donne des?
légumes et des fruits excellents, «jui approvisionnent^'
le marché de IAXRochelle.- ^"
A l'époque des guerres de religion, lVglisc parois-
sialc fut «lémolie par les protestants. Un marchand de
l^a Rochelle, nommé Jupin, «jui s'était mis à leur tt\tc,^
fut condamné, en i634, à rétablir celte église. :>?%.J
On remartpic, à Saint-Xandre, le château de la^
Saussaie, «jui est entouré de douves pleines d'eau. Çê/
château rappelle de grands souvenirs historiques/^;
parce que c'est là «jue Richelieu établit son quartier
général, durant le «ïernier siège de La Rochelle, et où;;
se. rendirent, auprès de lui, le 28 octobre 1628, les*
députés de cette ville, après sa reddition.
— i6i —

QUARTIER DK ROCHKFORT

Le quartier «le Rochcfort a pour limites au N. le


thalweg «lu chenal des portes de Chatelaillon ; au S.
le thalweg «lu chenal de Brouage ; il s'étend, en outre,
sur les deux rives de la Charente, depuis son embou-
chure jusqu'au port du Lys inclusivement, et sur les
deux rives delà Boutonne jusqu'à l'écluse «le Bel-Kbat.
Il est formé par les ciiuj syndicats de l'Ile «l'Aix,
Fouras, Rochcfort, Tonnay-Charentc, Saint-Savinicn,
et le'préposât «le Saintes (ancien «juarticr maritime),
lestjuels comprennent ensemble 70 communes «lont a3
font partie de l'arrondissement géographique «le
Rochcfort, i3 de celui «le Saint-Jean-d'Angély, 24 de
l'arrondissement géographique de Saintes, et 10 «le
celui «le Marenncs.
Au Ve janvier 1900, la pojmlation du quartier mari-
time «le Rochcfort se composait de i,6«4 inscrits, classés
connue suit: cajutuiucs au long-cours, 38; maîtres au
cabotage, 4>î pilotes et aspirants, 38; oiliciers-mari-
niers, 45 ; quartiers-maîtres, 72 ; matelots des trois
classes, 6o3 ; novices, uoi ; mousses, 5o ; improj>rcs au
service (utilisables ou non), 12; hors «le service (cin-
quantenaires), 498; marins au service de l'Ktat, 362 ;
demi-soltliers, 204 ; veuves de deiiii-soldiers, i3o; re-
traités et veuves et orphelins «le retraités, 990. I
Les secours alloués, en 1899, aux nécessiteux du
«juarticr, sur la caisse des Invalides de la Marine, se sont
élevés à la somme de 11,600 francs, «jui a été répartie
entre 240 personnes.
11
— 16a —

Pendant la même année, 208 bateaux, jaugeant en-


semble i,o45 tonneaux, et montés j)ar 525 hommes
d'équipage, ont fait la jièchc côtière sur ilivers points
«luquartier. Cette pèche et celle à pied ont j)rotluit, en
argent, 55a,o6i francs, somme dans laquelle les amen-
ilements marins figurent j)our i65 francs.
Le quartier de Rocheforta fait, en 1899, I armement
pour le long-cours, 8 j>our le cabotage, 35 pour Icbor-,
et 208 la • 's.
nage, j>our jiéchc.
Les paiements «ju'ila qflcclués, en 1899, sur la Caisse f,
des Gens de mer, se sont élevés à 43.2IO fr. 3i c.^ci£
ceux sur la Caisse «les Invalides à 254,838 francs. .^J;&
Sont attachés à ce «juaiiicr : 1,106 navires, i,o8&Jt}ffi
tcaux et 20 yachts de jdaisance. •"-'.«.y
Le dit «juarlier j)ossède les Ktablisscmcnts de péché?
suivants: bouchots à moules, 2,o5o; viviers à hdltrcs/v
1,210; claires à huîtres, 65. Ces Ktablissemcnts ont'
produit, en 1899 : les bouchots, 26,5oo hectolitres, de •
moules comestibles, d'une valeur de 107,500francs, les
1,275 viviers et claires, 20,206,000 kilogrammes d'hul-«j
1res, «jui avaient une valeur «le 3,19^,970 francs. §

SYNDICAT DK L'ILK D'AIX

Ce syndicat ne comprend «jue l'Ile de ce nom, quir


forme une commune du. canton S. de Rochcfort, la seule
qu'il y ait «lans l'Ile.
La création de ce minuscule syndicat a été motivée
par diverses considérations, résultant de la situation
— i63 —

j>articulière de cette petite Re, tlont les habitants,


prcsijue tous marins ou jièchcurs, sont trop éloignés de
Rochcfort, pour-fjuc l'on ait pu, sans inconvénients,
rattacher l'Ile «l'Aix à ce dernier syndicat, et même à
celui de Fouras.

I.'lLE D'AIX.

Population : 386 habitants.


Superficie territoriale: 129 hectares.
Peu étendu, le territoire «le la commune de l'Ile
«VÀïx est sablonneux ; on y cultive la vigne et
queltpics céréales; on y fait aussi un j)eu île sel; celte
lie, qui fut vraisemblablement unie au continent, élait
autrefois couverte de chênes verts.
L'Ile d'Aix a un petit j>ort, «jui n'est qu'un havre
d'échouage où les vents d'K., «le S.-K. et de S. rendent
très difficile, et quelquefois dangereux, l'accostage tics
embarcations. Un ilébarcadère, formé par une jetée de
90°, est établi dans la partie S. de la pointe Sainte-
Catherine, une cale «1040™de longueur, a été ménagée,
«lans cette jetée, jiour les embarcations, «jui peuvent y
accoster à toute heure «le marée.
Sur la pointe Sainte-Catherine, on a placé, dans une
tour ronde, élevée à 20" au-tlessus des jdus hautes niera,
un feu à éclats blancs réguliers, de 5 en 5 secon«les,j
avec un secteur à éclats rouges.
- i64 -

SYNDICAT DK FOUR AS
Le syndicat de ce nom se comjiose «les huit com-
munes «le : Aigrcfcuillc, Le Thou, Thairé, Ballon, Ciré,
Yves, Fouras etSainl-Laurcnt-de-la-Préc, dont les cinq
j>remières aj)])arlieuuent au canton tl'Aigrcfeuille, et
les trois «lernières au canton S. «le Rochcfort.

AIGIlEPEUILt.E.

Population: i,553 habitants.


Superficie territoriale : 1,685 hectares. .*'...•/.*
L'origine «l'AigrefcuilIe ne paraît j>as bien connue.v;
Celte commune, située à 20 kilomètres «le Rochcfort/;-.
coiiqireiul, outre son chef-lieu, jdusicura villages è\. \
hameaux; ses productions consistent en vins, fronïêhî, •
fourrages et lin; on y trouve jdusieurs distilleries dohy
liant «rcxccllcnlc cau-dc-vie, et les ruines «l'un ancient
château, «jui était flanqué de deux tours.
Aigrcfcuillc, tlont l'église fut, dit-on, bâtie par les
Anglais, en i36o, a six foires importantes. Cette localité:,
est desservie par le chemin de fer «le Paris à La Rtf- )
chclle, «jui y a une grande gare. De la même localité,'.?
j)art un autre chemin de fer, tlitd'Aigrcfeuille" à Roche-"}
fort, et dont le parcours est de 17 kilomètres. '<

LE TltOU.

Population : 953 habitants.


Sujicrficie territoriale : 1,900 hectares.
Cette petite commune n'a rien «le remarquable ; sa
foire, «jui se tient, cha«juc année, le 29 juin, est très
— i65 —

renommée dans le pays. On voit, sur son territoire,


les ruines de l'ancien château de Cigogne, «jui servit
de quartier aux troupes royalistes, quand Louis XIII,
en 1628, tenait la ville de La Rochelle assiégée.

TUAIRÉ.
PojHilalion: 998 habitants.
Siqicrficic territoriale : 1,873 hectares.
La commune «le ce nom est située à 19 kilomètres de •
llochcfoï't; un petit ruisseau, npjielé le Pontreau, arrose
son territoire, «jui est très fertile, quoique argileux; on
y cultive la vigne, le froment et l'avoine.
l/orîginc «le Thairé est fort ancienne; il parait
qu'autrefois le rivage de la mer était beaucoup plus
rajq>roché tic ce lieu qu'il ne l'est aujourd'hui ; on re-
marque encore le lit «l'un bras de mer qui circonscrivait
le bourg «lu côté du N.
Thairé semble avoir été habité primitivement j>ar les
Romains, ce «jue donneraient à penser les découvertes
faites «lans les premières années du xixe siècle, sur le
penchant «l'un coteau dit «le Sainte-Colombe.
Lorsque Guillaume IX, duc d'A«juitainc, ravageait,
en l'an 1096, les Terres «l'Isainbert de Chatelaillon,
c'est à Thairé qu'il séjourna. C'est aussi dans cette loca-
lité, et au cours «les guerres de religion, «pic fut conclu,
le 27 juin 1574, enlre les députés «le la Reine-Mère *
Catherine de Médicis et ceux «leLa Rochelle,-un armis-
tice, «jui susj>eiidit, pendant deux mois, les hostilités.
Il y avait jadis une Commaudcric «les Chevaliers «le
Saint-Jean de Jérusalem, à Bourgncuf et Thairé, dont
le Terrier est conservé aux Archives déj>artcmcntatcs.
— i66 —

On voit, «lans cette commune, un clocher du


xive siècle, bâti j>ar les Anglais; ce clocher, de forme
carrée, domine la nier; il a ilcux plates-formes, avec
des embrasures, pour recevoir «le l'artillerie.

BALLON.

Population : 534 habitants. 2


Superficie territoriale : 1,218 hectares. '1
Située suivie bord «l'un marais «lesséché, cette çoin^l
munc n'offre rien d'intéressant ; outre son chef-licujf
•Vi-ÏJ*53F
«jui ne forme «ju'une très petite agglomération, elle ^^
compose «le «juatre villages. On voit, au lieu «lit leRtijs ;<
«le Flassai, les ruines «l'un manoir «lu xvie siècle. .';')

CIHÉ. -..'/•:-/i;

Poj>ulation : 797 habitants.


Suj)crficie territoriale : 2,579 hectares. -, .{4
Ciré est une ancienne chatcllcnic, dont le premier'Ï
seigneur connu fut Guillaume de Ciré. , _i*
Kn 1152, un grand nombre d'habitants du j>ays'j
«l'Aunis étant venus s'établir â La Rochelle, demande-u
rent l'autorisalion de bâtir des maisons dans un terrain>
vague, aj)j>arlenant à ce seigneur, «jui le j>crmit, et
accorda même un emplacement j>our construire une
église sous le vocable «le Saint-Barthélémy. Dcjmis le
xitiesiècle jusqu'à la Révolution, la chatcllcnic de Ciré
fut possédée successivement par les anciens seigneurs
tlcPéré, puis par Joachim Girard, seigneur'ticBazoges,
et Jean Girard, son fils, qui les vendit à Jean Ombiii,
- ,67 -

seigneur de Malicorne ; clic jnissa ensuite aux mains


de Pierre de La Touche, jniis dans la maison «le Culant,
où elle resta jusqu'en 1789. C'est un des membres de
cette dernière famille, Olivier de Culant, l'un des prin-
ti[>aux chefs, en Saintongc, du parti protestant, qui fit
construire, en i549, le château de Ciré, dont il ne sub-
siste «jue le bâtiment central, les tleux ailes ayant été
détruites en 1793. Ciré avait eu anciennement un autre
château, très fortifié, «jui, en 1392, fut pris aux Anglais
parDugucsclin.
Le territoire «le cette commune est borné au S. |>ar
dès marais desséchés ; il est baigné j>ar un petit cours
d'eau qui va tomber «lans le canal «le Charras ; on y
cultive la vigne et diverses céréales.
Cette localité est desservie par le chemin «le fer
d'Aigrcfcuillc à Rochcfort, «jui y a une station.

YVES.

Population : 336 habitants.


. Superficie territoriale : 2,434 hectares.
Une ordonnance royale du 29 janvier 1823 a réuni
en commune les tleux villages «l'Yves et de Voutron,
(jui étaient autrefois entourés «l'eau cl formaient tics
Ilots que l'on a transformés en terres labourables, en
prairies et en j>elouses marécageuses. Le sol, d'une
'
nature argileuse, et qui est divisé en terres à grains et
en j>rés-j>acages, d'excellente qualité, convient, tout
particulièrement, jiotir l'élève du bétail ; aussi y en-
giaisse-t-on bcaucoiq» de boeufs, qui se vendent aux
foires «te Rochcfort, «lont Yves n'est qu'à 12 kilomètres.
— .i68 —

Au, lieu nommé Le Rocher, on trouve sur le'boni de


la nier, une grande quantité «le pierres métalliques,
chargées «le jKireclles élémentaires «lecuivre, ainsi «jue
«lenombreux coquillages.

FOUIIAS.

Population : 2,002 habitants. ;_-;


Superficie territoriale : 971 hectares. *
Le bourg «le Fouras, auquel conviendrait mieux la .;
dénomination de ville, eu raison de l'importance qu'il îl
a acquise depuis sa transformation en une agréabft/É
station balnéaire, très fréquentée pendant l'été, s'élève S
sur la dernière colline conligué à la rive droite <le.Ja
Charente, au point où elle commence à prendre; û^e.'
grande largeur et à devenir la mer. ';:,VU;-
Fouras est forl ancien, et aux xie et xivc siècles, il>.
était «léjà cité comme ayant quelque inqiortance, et
celte inq>ortane*\ il la doit, «le nos jours, à ses plages ;i
qui sont, chaque année, le. rendez-vous «le plusieurs i
milliers de baigneurs, attirés jHirlejoli.panorama d'un -
vaste bassin qu'entourenl les Iles Madame, d'Olcr0n'•"!
et «l'Aix, animé par le mouvement «les banjiies dépêche *{
cl des nombreux bâtiments, à voiles et à vapeur, tant,
de l'Ktat «pic «lu Commerce, «jui remontent ou descéh*
«lent la Charente. Un magnifique bois de chênes verts, ;
s'étendant jusqu'aux falaises, donne un agréable'om-
brage aux élégantes villas, construites.autour, et près
desquelles est le Casino.
Parmi les autres curiosités «le Fouras, où l'on a créé
un Sanatorium, on remarque 1»le donjon, haut de aon\
— IGQ—

de son ancien château-fort, «jui avait lui-même rcm-


placé un autre château, construit par les «lues «l'Aqui-
taine, pour fermer aux pirates l'entrée «le la Charente;
y la criée ou marché au poisson.
Une charte «le io8o mentionne qu'il y avait autrefois,
auju'ès «le ce château, une gramlc forêt «lu voisinage,
de laquelle Fouras aurait tiré son nom qui vient du
celte Pforcst. La Terre de Fouras fut jadis une chàtcl-
Ienic, qui relevait du gouvernement de La Rochelle et
du pays «l'Aunis.
A 2 kilomètres dans le N.-O. «le Fouras, se trouve la
îvtloutc «le la jminte «le l'Aiguille, élevée en 1673, sur
une. langue «le terre «jui s'avance «lans la mer. Cette
[militei et la petite Ile inhabitée tl'Knct, se communi-
quent par une chaussée naturelle, sinueuse, et formée
de rochers, découvrant à basse nier. La jwsition «le l'Ile
d'Knet semble constater son ancienne réunion avec le
continent.
Fouras a deux petits ports d'échouage, que l'on peut
considérer comme havres de pêche et de pilotage; le
port N., formé j>ar une jetée de 102'" «le longueur, qui
constitue un abri insulfisant, par gros lctnj>s, et le port
S. ou «le la Couc, situé à i,2oom du précédent, et «jui
est aussi formé par une jetée «le ioon'; mais, en raison
«leleur peu de profondeur, ces ports ne peuvent être
fréquentés que pendant 6 heures par marée ; pour i
remédier à cet inconvénient, on a construit, il y a -.
quelques années, à 2,800"' de Fouras, une jetée de
i;oni de longueur, appelée Jetée «le la Fumée, et ser-
vant «le débarcadère aux bateaux-pilotes et chaloupes
de pêche attachés à cette localité.
— 170 —

Fouras esl tlcsscrvi j)ar un embranchement spécial


du chemin de fer «leNantes à Bordeaux, et «jui part de
Saint-Laurent-dola-Prée. Cet embranchement n'a que
5 kilomètres.
C'est à Fouras que l'empereur Najioléon Ior s'em-
bartjua pour Pile d'Aix, en juillet i8i5.
; V,-
SAIXT-LAUItEXT-DK-LA-l'IlÉK.

Population : 83i habitants. -• ' ;1


: *
Sujicrfieic territoriale 2,698 hectares. ; '/' $
La commune «le Saint-Laurent, située à 9kilomètres1^
«le Rochcfort, tloit son surnom de la Préc à stîs*tl*eW
nombreux prés-j)acagcs, et à ses prairies" naturelles,£
qui fournissent des fourrages «l'une excellente «piàlfref
aussi ses habitants se livrent-ils, avec succès ctav;âi*&
tage, à l'élève «lu gros bétail et des chevaux. *?
Le j>ont et le j)clit port de Cbarras font partie'«le a
cette commune, qui est bordée à son extrémité S'.-O.^
j»ar le fleuve la Charente; son église, du xve sièclé{a|
été restaurée. On reinanjue sur le territoire de la dite^
commune, deux dolmens, jiorlant le nom de Pierres-^
Closes de Charras, et qui sont classés comme monu-|
ments historiques.
Le chemin de fer «le Nantes à Bordeaux a aussi une:;
station à Saiiit-I^turcnt-ilc-la-Préc où il existe un eux-'-
branchement sj)écial de 5 kilomètres, desservant la
ville et station balnéaire de Fouras.
— i7i —

SYNDICAT DK ROCHKFORT

Ce syndicat se compose «les 1.4communes «le Rochc-


fort, Loire, Brcuil-Magné, Vergeroux, Saint-Xazaire,
Soubise, Saint-Froult, Moëzc, Kchillais, Bcaugeay,
Saint-Agnant, Champagne, Saint-Jcan-d'Anglc et
Saint-Symphoricn, dont les trois premières font jiartic
du canlon N. de Rochcfort, la quatrième du canton S.
de la même ville, et les dix «lernièrestlc celui de Saint-
Agnant, apj>artcnant à l'arrondissement géograjihique
de Maronnes.

HOCIIEKOltT.

Population : 33,534 habitants.


Sujîêrfieic territoriale: 2,134 hectares.
L'histoire «les origines «le la ville «le Rochcfort est
intimement liée à celle «lu port militaire «jue, par les
ordres de Louis XIV, Colbcrt y fonda, en 1666, sur les
bonis de la Charente. Avant celte éj>oque, Rochcfort
n'était «ju'unc chàtellcnic «pie Philipjic-lc-Bcl annexa,
en i3o3, au domaine de la Couronne, et qui, soixante ans
plus tard, fut cédée au roi d'Angleterre, j>ar le traité de
Brétigny, avec le château-fort qu'elle possédait. Kn
i3;o, Charles Y la réunit à la Couronne de France; en
1428,la Terre de Rochcfort fut concédée par Charles VII
à Jacques I", roi tl'Kcosse, qui devait la rendre au
premierde ces inonarcpics, loratjue les Anglais auraient
été chassés du royaume de France. Kn 1460, le château
et la seigneurie de Rochcfort jwssèrcnt à Charles
d'Anjou, comlc du Maine. Sous Charles VIII, Louis XII
na
et François I", ils curent jdusieurs possesseurs jusf|u'cn
i554, où ils furent réunis nu domaine de la Couronne.
Le château de Rochcfort «jui, au xvie siècle, «levint
une position militaire imjiorlantc, dans les guerres de
religion «tout la Saintongc fut le théâtre, eut un rôle
considérable dans l'insurrection qui «-data en Atpti-
taine, à l'occasion du mariage de Louis XIII avec Anno i
«l'Autriche. De ce château célèbre, il ne reste actuel''; $
lcnicut qu'un mur du corps île garde de la jiortc .prin^'
cij>alc de l'arsenal, et un autre mur du pavillon où sont*,
les bureaux du Commissariat général de la Marine/ .';&/*
Lorsque Louis XIV et Colbcrl choisirent les rivesV
de la Charente pour y établir le jiort «le guerre riéécs->.
sairc à la réalisation «le leurs grands jirojcts, ils furent;
guulés «lans le choix «le cet emjdaccment par Ics^COTlsï-,
délations suivantes : jtosition favorable pour les appro-*^
visionuemenls au centre «l'un pays riche, et entre les*
vallées de la Loire et de la Garonne; fleuve profond,
même à marée basse, rade facile, à défcmlre, et impos*|
siblc à bloijucr étroitement; éloignement de la mer,A
«jui mettait le nouveau port à l'abri il'un bombardement |t,
et d'une attaque sérieuse. *"*
Avant «le faire ce choix, on avait d'abonl jeté les-*''' #
yeux sur Rrouage, puis sur la Seudre; mais aucun de
ces points n'avait paru avoir les avantages «pic devait
ofi'rir un port militaire. Brouage, «piokpic florissant
par son commerce «le sels, avait un j)ort silué sur des
chenaux qui commençaient à s'envaser; «juant à la
Semlre, bien que plusieurs bâtiments de guerre y aient
élé armés, en i638, et que celte rivière présentât, sur
quelques points de son embouchure, des profondeurs
- 173 -
d'eau au moins égales à celles que l'on trouve dans la
Charente, il y avait, contre elle, les bancs de sable
qui se forment à l'entrée, et l'inconvénient non moins
grand résultant «le ce «pic ce bras de mer ne peut com-
muniquer avec l'Océan «jue par le Pertuis de Maumus-
son ou j>ar les coureaux étroits et tortueux, de l'Ile
d'Oleron, qui sont seulement praticables aux caboteurs.
Rochcfort eut donc la préférence, en raison «les avan-
tages naturels «jue lui donnaient la facilité des atter-
rages sur ses rades, la commodité de la navigation de
l'estuaire de la Charente et la profondciirdcs mouillages
qui s'étendent tlcjmis Tonnay-Charcnte, où l'on avait
également songé à créer le port militaire, jusqu'à
Soubisc.
Humai 1666, Colbcrt prit possession, au nom du Roi,
de la çiiàtcllcnic de Rochcfort, et jeta les fondements
des premiers édifices de l'Arsenal maritime. Une
médaille, déposée à l'Hôtel «le Ville, rapj>cllc cette ju-ise
de jtossession.
Quanti, huit ans après, sa santé altérée l'obligea à
Se retirer, ce grand ministre avait doté la France «l'une
ville nouvelle cl «l'un arsenal inqiortanl, car la ville
fut créée en même temps «jue le jiort militaire.
A Colbcrt succéda, comme intendant, en 1674,
M. «le Muin, qui, se préoccuj»ant de la possibilité
d'une atlacjue par terre, cnloura la ville de fortifi-
cations, faisant jmrtic «lu projet primitif de l'ingénieur
de Clcrvillc, mais que Colbcrt n'avait pas voulu cons-
truire, pour éviter un jiartagc«l'autorité avec le ministre
île la guerre. Le mécontentement de Colbcrt, en appre-
nant que M. de Muin avait fait exécuter les fortifications
- 174 -
qu'il avait refusées peu d'années auparavant, compromit
un instant l'existence de Rochcfort, cl il fut question
«le transj)ortcr au Vcrgcroux le nouvel établissement
maritime. Kntre tcnqts, l'intendant Arnoul, «jui, en
i683, avaitrenijdacéM. «le Muin, j>arvint à conjurer ce
«langer et l'ordre donné fut rapporté. C'est cet intendant
«jui fit construire, en 1688,la jueiuièrc caserne, apjiclée
caserne Martrou; mais son administration n'eut j»a»,
une longue durée, car, au mois «le septembre de la,
même année, il remit la direction du nouveau port àtôf
inains de l'intendant Bégon, «jui la conserva jusqu'cjrr
1710, cl fut l'un «lesadministrateurs les plus marquantf
«le l'éjioquc. \ '*|
La révolution qui avait placé Guillaume d'Orange,
sur le trône de la Grande-Bretagne venait de rallumera
la guerre, et la marine française eut bientôt'à'îtîtter
contre l'Angleterre et la Hollande. Rochcfort construisn
cl arma un grand nombre de bâtiments, dont plusicur/
firent jmrtie «le la fiolle commandée par Chateàurev
nault, et dont «juelques autres contribuèrent à la vic^
toire remportée, en mara 1690, j>ar Tourvillc, sur let
forces anglo-batavcs. Plus tard, la guerre de la sUcèes$
sion d'Ksjiagnc donna une nouvelle importance à Ro-1
chcforl, «jui, après avoir contribué aux triomphes der
tcnq>s plus heureux, eut sa pari des revers «jui attci^H
gnirent alors notre marine. 1
Kn 1703, l'existence du j)ort fut menacée par les.
Anglais qui avaient fait construire 200 bateaux plats,
pour oj)érer une descente en Saintongc, et des flûtes,
ou bateaux légers maçonnés, qu'ils devaient couler à
l'embouchure de la Charente. L'émincncc et la gravité
— 170 —

du danger firent j>rcndrc immédiatement des mesures


en présence desquelles cette tentative formidable
échoua.
Kn ajmortant tjuelque repos à la France, le traité
d'Ctrecht, survenu «leux ansavant la mort «le LouisXIV,
ouvrit à Rochcfort une perspective nouvelle, et la paix,
en enlevant aux lutbitantsde celle ville la source «lesre-
venus «jue leur avait donnés l'Arsenal, tlont ils avaient
vécu, jusqu'alors, porta leur activité vers les sjiécula-
tions commerciales, et ils construisirent des navires,
en amont du port de guerre, j)our la navigation «lu
long-cours et du cabotage; ces essais furent fructueux
et Rochcfort eut bientôt quelque inqiorlancc, comme
place'de commerce.
'
Kn 1727. le j)ort de Rochcfort était, comme il l'est
aujourd'hui, battu en brèche, malgré les grands services
qu'ilavait rendus, j'cndant le règne «le Louis XIV; xnx
voyage que M. de Maurepasy fit, la même année, le
n'habilita dans l'esju'it «lece ministre «jui jnit en ajtpré-
cicr, par lui-même, l'importance et les ressources.
Kn 1757, une nouvelle tentalive fut dirigée contra le
port, par l'amiral anglais Hawkc, «jui s'cmjiara de l'Ile
d'Aix, dont il détruisit les fortifications et fit la garni-
son prisonnière ; mais ayant trouvé en sérieux état de
défense les points accessibles de la côte et de l'entrée
de la Charente, il se retira sans avoir cherché à opérer
de débarquement ou à remonter le fleuve.
Au cours des longues guerres de la Républujuc et
du I" Kmpire, le port conserva l'importance qu'il
avait acquise «lejniis sa création. Kn i8o5, ce port eut
sa triste part dans les désastres île Trafalgar où se
-176-
trouvaient trois de ses vaisseaux ; l'année suivante,
une division de 5 vaisseaux, 4 frégates et 4 corvettes,
sortit de la Charente jiour aller ravitailler les Antilles;
elle caj>lura un grand nombre de vaisseaux anglais, et
le vaisseau le Calcutta, de cette nation, qu'elle fit
«mirer à Rochcfort; puis elle franchit le détroit de
Gibraltar, sans avoir été aperçue juir la flotte anglaise,
et alla mouiller à Toulon.
Kn 1808, Naj>oléon Ier vint à Rochcfort, et comprit:;>
rimj>orlaiice militaire de. ce j>ort, ses facilités d'ajqjro^
visionuemenl, les «léfenses «lesa rade ; il ilcsccndit bv
Charente, visita le forl Boyard, dont il avait, en i8o3^;
aj>j)rouvé la construction, comme j»remier consul $ il/.
donna lui-même, à l'Ile d'Aix, le plan du fortLicdot. *
L'année 1809lt.1tmanjuée à Rochcfort j»ar ledésaatrâ;^
maritime, connu sous le nom «l'Allaire des Hrûlota^çt
dans lequel nous pei'dlmes 4 vaisseaux cl une frégate^
sur les i5 bàtimenls (11 vaisseaux et 4 frégates) dont*
se composait l'escadre de l'amiral Lallcmand, mouillée ,
sur la rade de l'Ile tl'Aix, les autres bâtiments étante
parvenus à gagner le port. . . \ \-
Kn 1812, de nouveaux travaux de défense furent ,«
établis sur tous les jioints «jui jiouvaicnt contribuer à \
garantir le port «l'une attaijuc j>ar le fleuve ou par_^
terre ; tout alors semblait faire ju-ésager quelque nou-v^
velle tentative de cette nature, mais les événements de
1814 les rendirent inutiles, et éloignèrent de nos côtes
les escadres anglaises.
L'empereur Napoléon I", que Rochcfort avait reçu
avec enthousiasme dans ses murs, le 4 août 1808, y
revint, comme proscrit, en i8i5; la j)opulalion l'ac-
— 177 -

cueillit aussi chaleureusement «jue la première fois, et


c'est un honneur pour elle «l'avoir entouré «le marques
de resj)cct les dernières heures que l'illustre proscrit
passa sur la terre française.
Plusieurs combinaisons avaient été présentées à
rKinjicreur, pour assurer son départ, en .déjnt des
i--.croiseurs anglais «jui exerçaient une surveillance active
|> sur la côte d'où l'on apercevait le vaisseau Le liellé-
:; rophott, mouillé sur la railc tics Bastjues ; mais
diverses considérations l'empêchèrent de donner suite
à aucun des projets qui lui furent soumis, et il quitta
Rochefort, le 8 juillet, pour se rendre à l'Ile d'Aix,
sur..la frégate La Saale, puis, le i5 du même mois, il
donna l'oitlrc au brick L'Epeivier «le le conduire à
box$$£ Bellérophon, où selon la noble cxjiression de
salefl^àu prince Régent, « il venait s'asseoir au foyer
Britannique ».
A .partir «le I8I5, l'histoire militaire «lu port de
Rochcfort n'eut plus à enregistrer tl'épisodes impor-
tants. Quchjucs-uns «les navires «lece port jirircnt part
aux expéditions «jui curent lieu sous les gouvernements
de Lpuis-Philijq)C et de Napoléon III. Au combat «le
j Saint-Jcan-tl'Ulloa, en i838, figurait la frégate La
*'' Gloire «jui, l'année suivante, porta, à la Plata, le
pavillon de l'amiral tic Mackau. Aux affaires de
X Mogadorct de Tanger, en i844» L'Asmodéeùxisnii partie
de la division navale jilacée sous les ordres du prince {
de Joinvillc. Lora de la guerre de Crimée, l'escadre de
la mer Noire conqitait plusieurs navires armés à
Hochcfort, le Louis XIV, la Ville de Paris, le
Turenne, le Mogador, le Coligny, YEtiménide, le
12
-178-
Gorgone. Dans celle de la Baltique, il y avait : la
Virginie et le Laborieux. Knfin, à l'expédition de
Chine, «le 1860, c'est la frégate La /te/io/;t//i& «juiporta
successivement les pavillons des amiraux Charner,
Protêt et Page. Au combat et à la prise de Simonosaki,
le jKivillon de l'amiral Jaurès flottait sur le Sémiramis,
autre frégate de Rochefort, qu'accompagnait b*f>
Tancrède, «lu même j»ort. . f
Pendant longlemj>s, cojiimc on Ton vu, dans l'cxjiosé
«jui j>récède, le port militaire «le Rochefort resta trèife*
j)rosj>ère et il est sorli «le ses chantiers «le constriictioïf?
les plus beaux lyj)cs de navires de nôtre" Dfôrin^
d'alors, notamment le magnifique vaisseau à**troiiv
jionts La Ville de Paris, mis à l'eau en i85r; mais,
depuis «juelqucs années, un vent mauvais sembljKajÉBn^
souillé sur ce port, «pii a «le nombreux «lélrttctffiriÉ
même parmi les membres «lu Parlement. On a'^\xrc-ii
tendu (pic nos grands bâtiments de combat actuels,*
par suite «le leur énorme tirant d'eau, ne pouvaient!
jias remonter ou tlescenilrc la Charente, et; ehéof»!
moins franchir les seuils «jui forment obstacle h I*
navigation, sur jdusieurs jioints de ce fleuve; delà est
venu, en partie, l'amoindrissement ' «le Rochcforts-
comme port de construction et «l'armement, et l'on n'yj
a plus envoyé ou construit «jue «les navires de propor*^
tions réduites. i
Il est vrai «pic le seul et grand défaut de ce port -
consiste «lans les traverses rocheuses du fleuve et dans
la barre vaseuse de son embouchure, qui seraient de
nature à le rendre inaccessible à nos plus grand»
cuirassés actuels.
— 179 —
S'il n'était pas jiossiblc de remédier à cet état de
choses, il faillirait, sans doute, restreindre le rôle de
Rochcfort à celui, très secondaire, de j>ort d'appro-
visionnement et de construction, j>our les croiseurs et
avisos; mais, il n'en est j>as ainsi. Déjà, des dévasc-
utents-ct îles dragages, exécutifs, de 1886 à 1889, ont
augmente la j)rofondeur «l'eau insuffisante que l'on
trouvait jadis sur les seuils rocheux du Fougueux, de
Soubisc et «le l'Avant-Garde, «jue «les navires, ayant
un tirant d'eau «le 8m environ, peuvent maintenant
franchir, sans difficulté, aux jdeincs niera de toutes les
inurées; toutefois il en reste encore d'autres, «ju'il fau-
drait lairc disparaître, car il importe que la Charente,
sur: son parcours, «lepuis la rade jusqu'à l'intérieur
du j)grt, militaire, soit accessible, à toutes heures de
marées; à ceux «le no.< navires ayant un tirant «l'eau
de 9ra qui sera peut-être, plus tard, de io"', avec
les constructions «jue l'avenir nous réserve ; il serait,
en outre et j>ar suite nécessaire «le creuser le chenal,
dcjuiis la rade jusqu'à l'arrière-gartlc, de manière à
avoir, aux jdus basses niera, 9m «Veau, au moins.
Dans ces conditions, dont la réalisation ne tiendrait
qu'au vote, j)ar la Chambre, tics crédits suffisants,
Kochcfort, à qui l'on restituerait, en même temps, les
services qui lui ont été enlevés, peu à peu, deviendrait
par sa position unique à 22 kilomètres de la mer, sinon j
le premier, du moins l'un des plus sérieux «le nos jiorts '
militaires; ses -chantiers «le construction y rejircn-
diaicnt leur activité passée, et l'on y verrait enfin
armer et désarmer, comme autrefois, les plus fortes
unités de combat de notre flotte.
— i8o —

Les considérations majeures qui déterminèrent la


créa lion de Rochefort ont aujouni'hui la mémo foivo
«ju'il y a deux siècles cl demi environ; on peut même
ajouter que l'emploi «lela vapeur et les progrès ronsidé-
rablesdorartillerie, en rendant les autres arsenaux plus ?
facilement altaijuables, ont donné à l'inexpugnubilité..
do Rocheforl uw importance beaucoup plus grande,>'
Ou contesterait dillicilement, «l'ailleura, l'invulné£>:
rabilité que donne à Rochefort sa situation exception^*
licite, «jui le met à l'abri d'un couj> do main par mer fe?
c'est «lotte lo seul do nos ports militaires qui jn*dsént%
«lotels avantages, et ce ne serait ni Cherbourg, hialgr#
sa digue armée, son fort do la Montagne du Roulé**!<*$.
forts et les batteries «lu port cl do la rade; ni Lo^gnl/^.;
défendu par la citadelle de Port-Louis, et q^^Uftp'
forts «le la côte; ni Toulon, quoique en bon élffÈ^tt^
défense, que l'on pourrait, même en augmentant'le^p
forts et les batteries «jui les défendent, mettre à l'abri;»
d'un bombardement. "''."•..- 'S\:
Rrcst, grâce à son goulet, dont l'accès est reud^
difficile, par des écueils dangereux, «pi'il faut bieri|
connallre pour les éviter, n'aurait peut-être pas trop h ,
craindre d'une force navale ennemie «jui so préscu*
terait pour pénétrer dans son immense et belle rade.»
Il convient, «l'ailleura, de remarquer «m'entre Lorient>
et la Ridassoa, c'est-à-dire la frontière espagnole, nous*
n'avons pas «l'autre refuge que la rade de l'Ile d'Aix,
pas «l'autre port de guerre «jue celui do Rochefort.
Kn ce qui concerne ce dernier port, qu'il serait si
facile «le défendre au moyen do torjiillcs, «jue l'on im-
mergerait depuis l'enlréo du fleuve jusqu'à l'Avant-
- i8i -
(ianle, il est vivement à souhaiter que le Gouvernement
cherche, le plus prompteiuent possible, à tirer parti
des avantages de toute nature qu'il offre; aussi doit-on
savoir gré à l'amiral Rbmuier, député «le cette ville, du
dépôt qu'il a fait au Parlement, en juin 1900, d'un
amendement sur la question du projet «le loi relatif à
l'outillage «lenos porls de guerre, en vue de la création,
à Rochefort, d'un bassin ù Ilot d'armement et do réserve,
de 7 à 8 hectares de sujierfieie, avec écluse, et devant
couler dix millions do francs.
Quand on songe aux nombreux millions «pio l'on a
déjiensés, il y a qimlques années, pour créer le port
voisin tic commerce do La Pallice, (jui serait facilement
détruit par uno flotte ennemie mouillée sur In rade des
Trousses, destruction «juo ne pourraient empêcher ni
les; feux du fort Boyard et de l'Ile d'Aix, ni ceux des
batteries «les Saumonards, à l'Ile d'Oleron, et encore
moins l'artillerie du fort «le Sablnuceaux, ù la 'pointe
S.-K. de l'Ile do Ré, et les batteries «lo Chof-tlc-Ruic,
on s'étonne justement que rien «le sérieux n'ait encore
été exécuté pour Rochefort, «huit on pourrait faire un
grand et magnifique Ktahlisscmcnt maritime, unique
dans son genre, c'ost-à-tliraà l'abri d'un bombardement,
ef'qui permotlrail à nos escadres «lo venir s'y réfugier,
s'y ravitailler et s'y réparer, «*ntenq>s do guerre.
Les terrains et cmjdnccmcnts que nécessiterait l'exé-
cution de cette grande et utile entreprise existent déjà:
ce sont ceux achetés à lu ville, jutr la marine, du côté
de l'Arrière-Gaitle, et «jui semblent être tout indiqués
pour lu création de nouvelles cales «le construction et
tonnes de radoub.
~ 18a —

Pourquoi, eu mémo temps, no réaliserait-on pas le


projet, conçu par Vauban, de. faire un immense bassin
à flot, dans la vaste prairie do Rosne, si bien placée,
sur la rive gauche «lu fleuve, pour rccovoir ceito desti-
nation?
Le port militaire do Rochcfort est situé sur la rive
droite do la Charento par 45° 56' de latitude N., et 31
17* do longitude O. ; il s'étcml sur uno longueur «lo,.
a.Sïxv*'environ, du chenal de la Poudrière, considéré f
comme Avant-Ganle, jusqu'à la Direction «l'Artillerie,^
après laquelle est l'Arrière-Garde ; lelit du fleuve y es^
profond, mémo à marée basso ; les vases so déposent ,|
il est vrai, sur ses rives, mais lo jusant en entraîne un^
car, deux siècle» et *
quantité correspondante, depuis
demi, lo régime n'en a pas changé. -.•>>'•-><
Les navires sont embossés, lo long do la rivo 4ÇâiV?*t
dans uno fosso dont lo fond est formé de vnso molloj et^
où ils trouvent des profondeurs «l'eau suflisantes pour |
être toujours à flot, mêiuoaux plus basses mera. Sur la %
mémo rive, il existo plusieura pontons ou postes d'a«i
nmrrage. Ce port offre tous les éléments nécessaires h%
la construction et aux réparations do nombreux na-
vires ; il possède 11 cales do construction et 3 bassins i
de radoub ; ses nombreux ateliers, pourvus d'un oiitil-f
lage «jui 110laisse rien à désirer, sont en mesure dé-
faire faco à toutes les exigences du service; les maga-
sins des vivres, qui forment un des plus beaux édifices
do la ville, où ils sont situés, sont très vastes; le ma-
gasin général et les magasins des directions peuvent
contenir lo matériel et les ajq>rovisionncments néces-
saircs pour assurer les besoins des bâtiments en arme-
- !83 —
ment, et recevoir les remises faites jmr ceux qui viennent
nu pourraient venir y désarmer.
Avant de conduire lo lecteur dans le port militaire,
je vais décrire le fleuve la Charente, depuis son em-
bouchure, jusqu'à l'Avant-Ganlo, où commence ce
port.
Après avoir évité le plateau «les Pâlies, dont la des-
cription a été faite au chapitre /(ydrographie mari-
time, on entra «lans le fleuve, eu laissant, sur la vivo
gauche, Port-des-Barques, village do 4«" habitants,
faisant partio do la commune do Saint-Nazaire; on y a
construit, normalement au cours du fleuve, uno jetée
de 345"*de longueur, sur 3"» de largeur, qui sert «lo
débarcadère, et constitue lo port do pêche do cette
pelilo. localité. Knracinée à terre, vers lo milieu du
village, la 'dite jelée so prolôngo jusqu'à la laisse des
basses niera.
Port-des-Barques, où il y a une station do pilotes, est
n 12 kilomètres de Rochefort par la voie do terre, et à
ao, en employant celle du fleuve, C'est en quelque sorte
à Port-des-Barques quo commence la navigation «lans
la Charente, dont le chenal ou lit est sur dans touto
sou étcmluo; lo fond est do vase molle, et l'échouago
n'olfre pas d'inconvénients. Par suite du dérasement '
«lequelques-uns des seuils rocheux du fleuve, ce chenal
est maintenant accessible aux bâtiments «l'un tirant
d'eau «le 7 à 8n', lorsque la marée est haute. {
Kn quittant Port-des-Banptcs, on trouve successive-
ment, sur la même rive: Lupin et La Fontaine Royale,
où les citernes flottantes viennent s'approvisionner
d'eau pour les besoins de la rade et des forts ; puis,
sur lu rive droite, Vergeroux, où il existe un apponle-
ment utile; sur lari\e gaucho, lo mouillage de Soubise
où en amont, et à uno encablure do co point, il reste,
à basso mer, un minimum do S^So «Veau; lo mouillage
«lo l'Orange, où il y a S""d'eau, dans les plus basses
mers, puis celui do Martrou, qui commence en amont
do la baliso do la rive gaucho do Martrou, et s'étond à y
u encablures, en aval ; à ce dernier mouillage, les p y
fondeurs, à basse mer, sont do 6 à 8"\ f^,
C'est à Martrou et nu passage de ce nom qu'étaien^-',
les bacs qui, depuis longtemps, mettaient en cominunfâ
cation les deux rives delà Charente, et transportaient!
de l'uno ù l'autre, les nombreuses personnes que leur?
affaires appelaient à traverser lo fleuve, ainsi que les*
voitures, marchandises et bestiaux, qui se présentaient
N
sur les deux points. ;V&1;f
Lo service do ces bacs no répondait plus aux besoin^
auxquels il avait à satisfaire; il était souvent rendtÊ
trés pénible, quand il n'était jias mémo tout à fait in-f
terrompu, dans certaines circonstances do marées otf
deperlurbations atmosphériques. Cesbacs incommodera
et quelquefois insuffisants, ont été remplacés réccmnicnr|,
par un |>ont à transbonlcur, construit également l%'
Martrou, c'est-à-«lire à a kilomètres de Rochefort. CesjL,
lo système trés curieux et très ingénieux des jmnts sus-
pendus perfectionnés, et appliqué aux ponts Iransbor-.
«leurs, par l'inventeur, M. Arnodin.
Commencé en mars 1898, co pont a été livré à la cir- ''•
culation lo 8 juillet 1900 et inauguré solennellement le
29 du même mois, en présence «les ministres «le la
Marine et des Travaux publics. H se conqiosc essentiel-
. — i85 —
leiuenl «lo deux pylônes en acier, de C8u*do hauteur,
établis sur les deux rives île la Charente ; chacun do
ces jkylônes reposa sur quatre piliers do fondation, en
maçonnerie de ciment el pierres do taille, établis sur
le rocher, par le moyen de l'air comprimé ; à gauche,
il a fallu descendre ù i3a\ et à droite, ù 2oninu-dessous
des rives du fleuve. Les pylônes portent, à leur sommet,
une suspension, formée do câbles en acier, qui sou-
tiennent un tablier métallique, sur leipiel est fixée uno
voie ferrée; sur cette voie ferrée roulent vingt-quatre
paires do galets, auxquels sont attachés «les câbles en
acier, qui descendent verticalement, pour soutenir lo
transbordeur, qui se trouve au niveau des quais.
-•Do-qu'ai à quai, il y a I5I>; la longueur totale du
tablier supérieur est do 175*",et sa hauteur, au-dessus
des-'plus grandes marées de syzygies, «lo 5om, co qui
permet lo passage «les navires aux mâtures les plus
élevées.
Le transbordeur, qui a uno longueur do i4m et une
largeur do uM5o, vient affleurer lo niveau do lu route
dont il est, en quelque sorte, la continuité; il est «livisé
en trois compartiments longitudinaux ; celui du milieu,
le plus spacieux, est destiné à recevoir les véhicules
(voitures et charrettes) ; il peut contenir G tombereaux
chargés et 12voilures légères ; les tleux comjiarliiuculs
latéraux, jdus étroits, sont réservés aux piétons ; ils
peuvent recevoir a5o personnes. I
Le fonctionnement est très simple. Dès que les voya-
geurs et les véhicules ont été introduits, lo chariot,
placé sur le tablier, est attiré vers la rive ojqiosée, en-
traînant avec lui lo transbordeur. L'embarquement et
— i86 — ;

lo débarquement demandent trois minutes environ, et


la traversée 75 secondes,
La machinerie est installée dans un bâtiment, cons-
truit spécialement sur la rive droite; enfin, dans chacun
des pylônes, se trouve un escalier, «jui permet la tra-
versée de la Charente, la nuit, en passant sur le tablier
supérieur. C'est en 1894 quo le Conseil général «le la
Charente-Inférieure avait décidé In construction tlo co
transbonleur, tlont la dépense totale, y compris l'achat
des terrains, la rectification de la route, etc., s'élèvo'à
75o,«xxifr. environ. ,.;
Il est question «le construire à Souhise un transbor-
deur semblable, pour lequel le Conseil général a «jmis
un avis favorable, au cours do sa session d'août 1900.
A u kilomètres do Martrou est l'Avant-Gaiile, point
du fleuve déterminé, en vuo do la police et des mouve-
ments intérieurs do l'Arsenal. C'est ù co point, où l'on
a mouillé, un ponton d'amarrage, que commence lo port
militaire, dont je vais donner la description, en pre-
nant, comme point do départ, son entrée principale en
ville, c'est-ji-dire la monumentale porto du Soleil, située
à l'extrémité de la rue de l'Arsenal. Kn y arrivant, pn
aperçoit, à gauche, et dans In rue Toufaire, qui porte
le nom d'un ingénieur distingué, la tour des Signaux,
et, à droite, la pince La Galissonuière, dont deux des
côu*s sont formés, le premier, celui «lu fond, par l'an-
cien Hôtel «le l'Intendance, qu'occujient le commissaire
général «le la marine et quelques-uns «les bureaux dé-
pendant «le son service, notamment ceux «les revues,
armements et fonds, et l'Inspection des services admi-
nistratifs; à la suite do cet hôtel et sur le même aligne-
—. 187 »—

ment, est un autro bâtiment, (jiEllal t*$\ continu, et où


st>nt installés la Majorité g*%<i*aloiKMnmarino et les
bureaux do la 3* brigade dm fauter.™ coloniale; ces
deux bâtiments ont leur mirée sur lit dite place et leur
façade postérieure sur IVVrsenul,dont Us font jiavtio;
sur lo second côté est la rasent*? do h* ^ compagnie do
gendarmerie maritime, bâtie piiitt5(V, et contenant les
logements des officiers et de lu lro»n»«*.
Après avoir franchi la jiorto du Sodoil.onu» devant
soi, le bassin de radtnih iv>3 on. grandi bassin, qui «lato
île 18C1, et dont la longueur cxlMemv, y compris
l'écluse, est do i35™ I>s foinUtions «lo ce bassin ont
jirésjmté d'assez sérieuses fliflicull^.eii raison «lo la
nature du terrain pour lctjuel on «. (lu emjiloyer un
pilotage général do pieu*, en pins tics Uiiules, d'uno
longueur variant de i à j5*%enfonce jusqu'au rocher,
et un grillage en bols de c]i«?ne*. Malgré les conditions
défavorables dans lesquelles il « été créé, ce bassin
ju-ésento une élniuhéilé» rciuîuqjuaMc. Deux autres
bassins ou formes do rail oui) existent dans l'Arsenal ;
ces deux formes, «jui liaient tic 172*8,sont placées bout
à bout, et pourraient, si l'on retirait le liatcau-porlo
intermédiaire, n'en fuiro (jti'unc; la l'orme 11»i n C5w7o
do longueur sur iQ* «lo largeur; In IÎOIÏHC iv u a 85TOdo
longueur sur 01
i^ de largeur.
I,n Marine possédait jadis» une imtrc l'ornio sèclie, au
jmrt Marehaud, mais elle s'en e«t dessaisie en favcuij
ilu nouveau port «lecoin me i"co- •
Si, prenant ensuite, à cht»ito de la porte tlu Soleil, on
se dirige vers lo liant île l'Arscna 1, «>ntrouve successi-
vement les façades postérieures de*».bureaux du Coin-
— 188 —

missariat général, de l'Inspection et de la Majorité; la


nouvelloDireclioudescojislruct ions navales, construite
depuis quelques années, l'ancienne Direction, qui en
est peu éloignée, étant devenue insuffisante et hors «le
service jiar son état de vétusté. Près de celte ancienne
Direction, sont : lo chenal, lo quai et lo jiont dits de la
Cloche; plus loin, la porte Saint-Louis, qui n'est
ouverte «juo dans «les riivoustunccs exceptionnelles;^
l'édifice contenant les deux Directions «les mouvements s
du port et des défenses sous-marines. Construit en i8aa^
il est «leforme carrée; uno «te ses façades est adossée^
au mur «l'enceinte «le l'Arsenal, les trois autres ^ontf
bien dégagées; le corps «le garde des jiompiers, l'enrôlai
élémentaire «les apprentis, et divers ateliers : l'atelier -
des grandes forges, de montage des machines ct^do**
serrurerie «les constructions navales. Les grandes
forges, construites eu IH'JO,sont un «les plus bcaux^
édifices de l'Arsenal; elles forment un parallélogramme?
de loo"1 do longueur sut* 5o™de largeur, et nu centra '
duquel est une cour. Cet atelier, «jui est pourvu d'un/
magnifique outillage, se compose «l'un re/.-«le-chaiisséç|
très élevé et «l'un juemier étage; l'atelier des machines,^
qui forme un bâtiment parallèle à celui des grandeaf!
forges et de la mémo longueur, sur une largeur tl'en^*
viron i.V";* il est entièrement
• vitré, bien aéré et éclairé,
cl pourvu d'un outillage complet; l'ancien atelier fait -
suite au nouveau, dont quelques j>as seulement le;
séjmronl; l'atelier des gouvernails et des grosses
ouvres ; l'atelier et le magasin «les chaloujies et canots;
l'alelier et le magasin des étoupes; l'atelier «le menui-
serie et la salle des gabarits ; l'atelier de la grande
- i8«)-
eltaudronucrio ; râtelier do la sculpture ; lo corps do
ganlo du rempart; l'ancien bagne qui, construit en
i;lV5,fut supprimé et évacué en 185a, et dont les locaux,
devenus disponibles, ont été transformés en magasins;
divers magasins et bureaux «lo maîtres; le Magasin
général, qui date de 1OG8,mais fut reconstruit eu partie,
lo siècle suivant; c'est un carré «lo85"*docôté, au centre
duquel est uno cour assez vaste ; do nombreux magasins
font suite au Magasin général, et forment, avec celui*
ci, une façade d'environ 3oo™; l'une des ailes du Maga<
shjL-g^tyèralest occtipéo par les bureaux du Commissaire
auxapprovisionueinonts; puis viennent, en continuant,
l'atoUpr et les magasins «le la voilerie, peu importants
aujourd'hui, où la navigation ù vapeur a remplacé
celle»Ù voiles; les ateliers do la tonnellerie et do l'avi-
ronnecie ; ceux x\o la scierie mécanique ; l'atelier de la
mâture, qui a uno longueur do ia5w sur 18 do largeur,
et auxquels sont annexés des forges spéciales et des
magasins; cet atelier n'a plus ni son activité ni son
importance d'autrefois, depuis «pie les grandes et fortes
mâtures «lonos bâtiments «locombat ont été remplacées
par des mâts, dits militaires; après la mâture on arrive
ù la Porte-Rouge où se termine, en quelquesorto, l'Ar-
senal ; celle jiorte, qui avoisine les mura «loclôture «lu
port, conduit ù l'atelier et aux magasins des artifices,
dépendant do la Direction d'artillerie.
Si, pour revenir dans l'intérieur do l'Arsenal,- on
veut suivre le cours du llcuve, il faut passer successi-
vement derrière plusieurs cales do construction, et
devant les pontons d'amarrage, mouillés, de «listante
en distance; puis, arrivé ù la hauteur du grand bassin
do radoub, on se dirige sur la \ orte du Soleil, ù gaucho
do laquelle apparaissent le bureau des travaux, les
forges «les bassins, lo bassin do l'Amiral et lo château-
«lYau, la grille «loservice, qui fuit communiquer «lirec-
temeut do la Préfecture ù l'Arsenal ; la Direction des
travaux hydrauliques, et jdus loin, divers magasins,
bureaux et «h'pôts; en face de celte Direction est le .
corps «le garde de l'Amiral, dont le pavillon ftotto sur -
une ancienne frégate, transformée en ponton, et mouillée
sur lo bord du fictive. - :> :
La Direction «l'artillerie lermine la série des établis-
sements situés ù l'intérieur et dans celte partie du port *
militaire ; elle s'élève à son extrémité N. ù l'O/^n .
Ueuve et forme un rectangle de ^G'i sur 5a*, ayant ^e*
de-chaussée et étage; elle comprend, oulro . divers
bureaux et magasins, les ateliers ù bois, à fer, do V&f*
murerio et la salle d'armes ; la porte «l'entrée est ornée i
de deux pièces de canon, de %\, en bronze, j>risos, en
i838, ù Saiut-Jeaii-d'Ulloa. Au S. de la Direction sont i
les pures ù projectiles et à bouches ù feu; les ntoUors \
«lo la garnilure, des mitrailles et plusieurs magasins'se *
trouvent ù peu de distance. Enfin, la porte du Nord,
s'ouvre h l'une des extrémités de la Direction, éta- ;
qui
blit une communication entre le j>orl et la ville. -
Indépendamment de ceux décrits ci-dessus, la Marine
possède de nombreux rétablissements ù l'intérieur et ft
l'extérieur de In ville. Kn voici l'énuméralion :
Édifices compris dans Vintra-muros. — i° I,a Tour
des Signaux, dite Tour Saint-Louis, du xvir siècle, et
déjà citée;
a* La Préfecture maritime, dont la construction
— Ip,! —
remonte ù l'année tjiti, et qui est une réunion de
plusieurs bâtiments irréguliers, entourant uno longue
cour quadrangulaire ; une aile de cet édifice fut «lé»
imite, il y a quelques années, j>ar un incendie, et re-
construite peu après, A la Préfecture maritime est atte-
nant unmagnifiquejaiiliiide33,<xK>niètrescarrés,planté
do fort beaux arbres et orné de jolis parterres et «l'une
jùèco d'eau, Co jardin remarquable est ouvert au publie,
auquel il est précieux,
A la suite du jardin publie, «luquel il n'est séparé
une grille, est — ou plutôt existait, il y a peu
quérir
de tcïnps encore, — le supevbo jardin botanique, créé,
eniG0, par.l'intendant llégon, et dont les collections
talent aussi riches que variées; malheureusement, co
beau jardin n'est plus maintenant qu'à l'état do sou-
venir; car, lo département do la Marine, poussé par
on ne sait quel mobile, et après l'avoir tlésallecté, a
fait mettre en vente, par le Domaine publie, les serres,
plantes, arbustes, collections diverses, clc., qui le
lou&tiluaient ; «les plantes, j>récieuses et rares, ont élé
vendues, de la sorte, à des prix plus que «lérisoires, et
il n'est resté absolument que les terrains sur remploi
desquels l'Administration ne parait pas encore fixée ;
il serait question, dit-on, d'y bâtir une caserne ;
> IAXFonderie, qui tlale do 16C8, et est, par consé-
quent, l'une des plus anciennes créations do Rochcfort ;
elle est située dans le haut de la rue qui porte soiv
nom, l'une des plus belles de la ville, «jui en a beau-
coup. Construit alors en vue des besoins do l'artillerie,
cet Établissement fut consacré, pendant cent soixante-
dix ans, ù la fonte «les projectiles et des pièces «le
— 10'. —

canon, et do i;ou à 1707, on y n fondu 33i canons, «le


divers calibres, cl IW mortiers. En IH3ÇJ,il fui rtxmis,
pavrarlillerie, ù la Direction des constructions navales,
dont il dépend actuellement ;
4° L'Établissement des Subsistances. Les vastes bâti-
ments qui forment rcnseinblo do l'Etablissement des
Subsistances «le la marine remontait ù l'année 1G71j
ils présentent un rectangle do u5m do développement
«le profondeur, nu centre duquel so trouvo,\uw$
sur «)<>'"
vaste cour où s'cfieclucut tous les mouvements «le cet
important service. Situé près «lo l'ancien portiMftJh !
chaud, cet édifice se compose «l'un rez-de-chaussép^«J|^
deux étages, K\Ocombles, et «le très belles .,C&\TO'-
voûtées et bien uéré«\s. Dans l'une «lesailes «lu V^wJ,**
chnussée sont les boulangeries et les fours qui, 4të»
composent ; les mitres ailes renferment de va.g)^$
magasins contennnt les conserves alimentaires «je
toute nature, les lards salés, la morue, la chou-
croute, et les préparations diverses, destinées *urx
navires «levant faire campagne, puis les merrains^^t I
1er blanc en barres et les tôles; dans lu grande cojir';
est un atelier de vinaigrent». Le corps do bâtiment, mij ;
fait face au «juai du bassin ù ilôt du port do comiUorçft,;
est nll'ecté à la salle des recettes; on y trouve aussi |c$ ?
magasins des légumes secs, des cafés, des sucres et des]
ustensiles destinés à la cambuse des bâtiments armés; «
c'est dans ce corps de bâtiment «ju'est établi le «léjiôt
des pompes ù incendie, qui, en cas de sinistre, pour-
raient s'alimenter aux citernes creusées dans le sol de
la cour centrale.
Les étages sont occupés par de vastes magasins, bien
- if>3 -
aérés et plafonnés, qui contiennent les farines, les blés
et divers autres iqtprovisiouncuicnts; les bureaux île
l'Administration sont au premier étage «lu corps de
bâtiment principal. I,o sous«sol so compose d'immenses
caves voûtées, pouvant contenir environ i,800,000 litres
\\o liquides,
L'Etablissement des Subsistances du port do Ro-
chefort est renommé pour le degré «le perfection qu'il
a atteint dans la préparation des viandes salées cl des
conserves alimentaires, telles que les conserves do
Ixviif, «le mouton et de volailles, les gelées de viande,
le lait, la julienne, l'oseille confite et la choucroute.
Cette fabrication alimente, en partie, les nuiras ports.
Aux abords de l'Établissement des Subsistances,
sont : les trois caserne* Joinville, Charente et des ou-
vrière d'artillerie. La caserne Joinville, occupée par
le Ie régiment «l'infanterie coloniale, a été construite,
en i&l'f, â peu do distance de la porte Charente, et sur
l'emplacement «le l'ancien hospice des Orphelines do la
Marine ; c'est un fort beau bâtiment carré, d'une cen-
taine do mètres «le côté, et jiouvaiit contenir i,5oo
hommes. Près do celte caserne, et sur lo mémo aligne-
ment, est lu caserne Charente, idlectéç aux troupes
«l'artillerie coloniale; elle fut construite en iG;«j, pour
Olro un hôpital, et a conservé celte affectation pendant
[dus d'un siècle ; on no l'a transformée en caserne
(pi'nprès l'ouverture du grand hôpital, en 1788. Lu*
caserne «les ouvriers d'artillerie, construite en 1811, a
été réédifiéc en i858; elle est située entre les magasins
des Subsistances et la porte Nord de l'Arsenal, c'est-à-
dire à proximité «lo la Direction «l'artillerie.
i3
5° VHospice des Orphelines. — La fondation de cet
Etablissement de bienfaisance fut Pieuvre de Mm«Bégon,
femme «le l'un «les j>rcmicrs et «les plus remarquables
Intendants de Rochefort ; elle date de iGo'j. L'Iiosjuee,
ù sa création, fut installé dans une des maisons du Roi
(caserne Charentt*), et reçut une première consécration
par lettres juilcntes «le Louis XIV, en iOV){et 169G;'
plus lard, son existence fut, de nouveau, confirmée |>ar.
lettres patentes de Louis XVI, «le novembre 1579.
L'arrêté consulaire dmj messidor, au ix, en lui donnant
une nouvelle sanction, lui attribua, sur la Caisse.dcs
Invalides de la Marine, une subvention annuclbsdft;
0,000 francs, «jui fut portée depuis ù 10,000 francs.;
Enfin, le «lécret du 8 septembre i&'jo, qui le régit ac-
tuellement, u organisé, dans tous ses détails, la Consti-
tution administrative et budgétaire de l'Etablisscm'efi},
qui reçoit la veuves et /jo orphelines de marine,
ouvriers et militaires de la marine; les orjdiclincs y
restent jusqu'à l'Age de 18 ans. Des religieuses, de
l'Ordre de Saint-Vinceiit-de-Paul, sont attachées â;
l'hosjiice, et chargées des soins à donner aux vcttVesV
et orjdiclincs, de l'instruction de celles-ci, et de tout le":
service intérieur. La Marine pourvoit au service reli-?
gicux, au service médical, et à la délivrance des médi-
caments. <
L'Hospice des Orjdiclincs est situé non loin du jardin"
de la Préfecture maritime; il se coinjmsc d'un corj)s de'
logis principal, de 5ow de dévelojqiemcnt, avec deux
ailes en retour, dont l'une est occupée par une jolie
chapelle, l'autre par le réfectoire et la salle de travail
des enfants ; un mur, formant façade sur la rue, pré-
— 190 —

sente le quatrième côté de ce quadrilatère, au centre


duquel est une assez grande cour. Conformément aux
dispositions réglementaires et ù resju'it (jui a présidé ù
la fondation «lecet Etablissement charitable, les jeunes
tilles y ajqu'cnncnt à lire, ù écrire, ù compter et à faire
tous les ouvrages «l'aiguille ; elles sont mises, de lu
sotie, en état de gagner leur vie, soit comme ouvrières,
soit comme domcst'ujucs, quand leur âge ne permet
plus de les conserver à l'hospice.
Lç budget «tes recettes consiste dans la subvention
de iOjOOQ.francs,mentionnée ci-dessus, et dans divers
autitcs.revcnus,couq>osésdc(juclqucs rentes sur l'Etat,
de dons et collectes, «lu jiroduit «les travaux «le l'oti-
vroiiyctc., le tout formant un total «le 20,000 francs
environ.
l,a;Mariiie jmsscdo, «lans l'intérieur «le la ville, jdu-
sieurs autres propriétés ou bâtiments; la bibliothèque
et les tribunaux maritimes sont installés dans un im-
meuble lui appartenant. Dans un autre immeuble, sis
rue dcïî Vermamlois, se trouvent l'Observatoire cl les
Archives. Près de la porle Martrou est le 4e dépôt «les
équipages de la fiotle, dit Caserne Martrou, et qu'avoi-
sine un beau bâtiment ù deux étages, construit en i8G5,
lequel est nll'cclé au casernement «lu y régiment d'in*
\ taillerie coloniale, qui, avec le 3* régiment, forme la
^brigade de cette arme à Rochcfort. Enfin, en face de
la caserne Martrou, et au fond d'une petite place, est
la prison de la marine, dite Prison de Saint-Maurice.
Construite, en 1GG8,pour être une poudrière, celte
maison de détention n'a été «jue longtemps après Irans-
foi-iiiéoen prison.
- KJG-
Edijices compris dans l'extra-muros. — Hôjntal de
la Marine : Situé au N.-O. de la ville et en tlehors «lu
mur d'enceinte, ce grand et magnifique hôpital fut com-
mencé en 1^83 et achevé en i;88. C'est l'un des plus
beaux et des mieux distribués «ju'il y ait en France; sa
construction est un véritable titre de gloire pour l'ingé? «
nicurToufaire, qui en dressa les plans cl en dirigea les >.>
travaux. Le cours d'Ablois, au haut duquel il s'élève*^
lui forme une siq>erbe avenue; on y accède jiar-iiriqf:
grille, ouvrant sur une vaste cour, plantée de quatre
rangs d'arbres cl ayant une superficie de i3,ooo;nèti*e^
carrés, laiptellc conduit ù un grand bâtiment, d'une
centaine de mètres de développement; en arrière clé'ce
bâtiment, deux ailes en retour se dirigent vers un im-
mense jardin ; en avant, doux autres ailes, terminées
par deux petits pavillons carrés, encadrent la C6uf.de
TE. ù l'O. ; du côlé du S., elle est limitée par la belle
grille d'entrée formant façade sur la j)i*omenadcpu-
blique, dont elle n'est séparée que par la chaussée, l^e
longues cours latérales sont situées derrière les'grands
pavillons, et tout ecl ensemble, «jui couvre uno super-
ficie d'environ GG.ooomètres carrés, est entouré par un
mur assez élevé au N., ù l'E. cl à l'O., cl jiar un foss^l
au j)icd de la grille du S. . ,.'•!/?
Au centre du corps «lu bâtiment princij>al est uft'
grand vestibule, qui en occuj)c toute la profondeur, et
d'où part un bel escalier conduisant à une chapclUv
circulaire, entourée de colonnes qui soutiennent uné'r
coupole octogonule vitrée, formant le dôme. Aurez-de-
chaussée sont, d'un côlé, la pharmacie, les labora-
toires, les cabinets de physique et de chimie ; de l'autre
— »o; —

côté, les cuisines, dépenses, la pannctcric, etc. Le


premier étage est occupé, ù gauche, j>ar les chambres
«les officiers ; à droite, par le logement des Soeurs ; au
deuxième étage, un des côtés contient, les salles des
sous-ofliciers et les appartements «lel'aumônier ; l'autre
côté, la lingerie.
Les j>avillons, en retour, sont consacrés aux salles
de malades, gronjiés par nature de maladie ; une salle
distincte esl a ficelée aux mousses et aux enfants «le
Iroujie. Le pavillon carré situé à droite, en entrant, est
occupé par les bureaux de l'Administration et les loge-
ments/ des infirmiers'; le pavillon à gauche contient
l'école de médecine, la salle du conseil, le cabinet du
directeur, une très belle bibliotbèqticde i5,ooo volumes,
confiée à M. le docteur Ardotiin qui déjà avait classé
et catalogué la Rihliothèquc et les Archives munici-
pales, ainsi que celles de la Marine, un arsenal très
complet d'instruments «le chirurgie, un inusée d'ana-
tomie, et un musée «l'histoire naturelle, enrichi j>ar
les dons des officiers des «Hvers corps «le la Marine.
I,c long «li's cours latérales sont : l'amphithéAtrc de
dissection et les salles de bains. Dans l'une «le ces
cours, est le puits artésien, foré, de 1861 n 186O, et
auquel on avait songé dès IJ5O. Un premier essai,
tenté en 1829, à l'hôpital, fut abandonné en i83.^, après
deux -ruptures d'outils, à la profondeur de io3m ; une
scconilc tentative, commencée en i83i, «lans l'enceinte;
du port, prés de l'atelier «les machines, ne fut jiousséc
«pic jusfju'ù 5om 70. Le forage «le i86Y>est arrivé h la
profondeur de 8ô;m au-dessous du niveau de la mer, et
l'eau jaillissante est à ffi-
— 198 -

Deux autres Établissements, appartenant à la Marine


nationale: le polygone et la jioudrièrc «lu Vergcroux,
sont situés en «Ichors de la ville. Cette poudrière, où
les bâtiments «leguerre prennent et déposent leurs
poudres et artifices, est à i5 kilomètres environ de
l'Arsenal, par le ficuve. On y construira, très prochai-
nement, «lesateliers «le pyrotechnie, dont la «léjwnsc a
élé évaluée ù IJ5,OOOfrancs. Un décret du 9 août 1900_"•
a autorisé rcxjiroprintion, jiour cause d'utilité publique','^
des 2 hectares 85ares 37 centiares «leterrains reconnus ',
nécessaires pour cette construction. y,yr.'- /':_
'
\AXMarine possède encore, ù Royardvillc (ïlé^Q-
leron), des bâtiments et locaux, «jui ont une certaine 1,
importance. -'--/'.y
Doynrdvillc n'existait pas avant la construction,'en
mer, du fort Hoyard, «jui a motivé sa création, laquelle
remonte à l'année i8.yJ5,où le besoin se fit scrifir
d'avoir, à terre, cl à une distance aussi rapprochée que
possible du fort à élever, un Etablissement comprenant
«les logements pour le personnel et les nombreux-6u,V'
vriers, cnqiloyés aux travaux, ainsi que des chantiers,
ateliers et magasins, pour le matériel et les approvi-
sioniH'incntsnécessaires. L'cnqdaccnicnt choisi fut ùrié*
«lune stssez étendue, située près de l'entrée du chenal '
«te la Perrotine, et sur laquelle la direction «les travaux (
hydrauliques du port de Rochefort fit promptement édi-
fier les baraquements et instalfalionsdivcrscs, dont l'au-
torité supérieure maritime avait approuvé l'exécution.
On construisit également, le long du dit chenal, un
petit port et un appontcinent, appelé Rarachois, jiottr
faciliter rembarquement «les énormes blocs en maçon-
— 199 ~
îicric à immerger à la base et autour du fort, blocs
qui se fabriquaient dans l'un des chantiers «le l'Établis-
sement.
A part un pavillon central, en maçonnerie, et conte-
nant les bureaux de l'ingénieur et du service adminis-
tratif, ainsi que divers logements d'ofliciers et plusieurs
appartements réservés, toutes les autres constructions
furent faites en bois, y conquis le casernement, destiné
aux ouvriers.
Cette agglomération, qui constituait un petit centre
de 3po''personnes environ, reçut le nom de Hoyardville,
et autour d'elle vinrent aussitôt se grouper les indus-
tries destinées à assurer l'alimentation de ses habitants.
Lorsque les travaux du fort furent achevés, Boyard-
ville dévint désert; mais, peu après, le Ministère de la
Marine installa, dans les bâtiments disjmniblos., l'école
des torpilles, qui les OCCUJKI jusqu'à l'époque où cette
école fut transférée sur un navire de la marine natio-
nale, .à Toulon.
Il serait question «le rendre les dits bâtiments à leur
ancienne destination, et d'y réinstaller l'école des tor-
|dlles dont le retour à Hoyardville serait salué avec
joîe, j»ar les jiojmlations de l'Ile d'Olcron, surtout jiar
celles «les communes de Saint-Cieorgcs et de Saint-Pierre
«jui j>rofitaicitt prineijuilciiicnt des avantages «jue le
commerce cl l'industrie de ces deux localités trouvaient j'
dans la proximité de l'école, Royardvillc .étant une
section de la première de ces communes.
Au cours du voyage qu'il fit à Rochcfort, en juillet 1900,
à l'occasion de l'inauguration du transbordeur de Mar-
trou, le Ministrcdcla Marine, accompagné parplusicura
— aoo —
officiers généraux et supérieurs, s'est rendu sur un tor-
pillcur, de Rochefort à Hoynrdvillc. où il a examiné
attentivement la question concernant le retour de l'école
des torpilles dans cette localité, «jui, en attendant la
solution à intervenir, a reçu comme garnison un déta-
chement du O régiment «l'infanterie fourni j>arSaintes, ,
et une batterie «l'artillerie «leterre pour le service du . |
fort voisin des Saumonards; mais l'csjioir qu'a fait ^
naître la visite ministérielle de juillet 1900 se réalU
scra-t-il? • *
A la suite du port militaire, vient le j>ort dç. cphi-'/;
'
merce, dont tous les navires qui le fréquentent sont sou-
mis à l'obligation de traverser entièrement l'Arsenal. •
A tliverscs époques, plusieurs |u*ojets tcndnrçt.à>X>$r-
fectionner les conditions do navigation dans la Cha-
rente, furent étudiés; l'un d'eux, «jui datait de l'année
i8.-|0,avait pour but l'établissement d'un canal, devant
couper, au N. de Rochefort, l'isthme de la presqu'île sur
laquelle s'élève la ville. Partant «le la Cabane-Carrée*'.'
ce canal «lef\ kilomètres, qui devait aboutir en aval do
banc du Fougueux, près du Vergeroux, eût abrégé dflt
5 kilomètres le parcours entre la rade et le jjort/en
évitant aux bâtiments de commerce la traversée ihv:
l'Arsenal; mais la «lépcnsc, évaluée ù dix millions def^L
francs, fit abandonner ce projet. Eu 18G2,un projet d£ Jf
«ligues longitudinales subaw >*siblcs,«levant se prolôn-W
ger jusqu'à l'extrémité du banc des Pâlies, n'eut j>as/-
un sort meilleur, et fut suivi «l'un autre j>rojct, éga* J
lemcnt abandonné, qui consistait n constniirc un éjd
insubmersible, perpendiculaire à la rive, entre l'Ile
Madame et les Fontcnellcs et à réunir cette lie et le
— aoi —
fort d'Enct au continent, pau'ilcs «ligues pleines; mais
rexécution do cc«lernior projet aurait eu l'inconvénient
do coûter plus do vingt mi llio>iis «le francs, ce «jui y fit
renoncer.
Les choses sont donc restées ilnns-la même situation,
en attendant «ju'il se présente une meilleure solution,
permettant la communication directe avec le fleuve,
des navires à destination ou jttrovriuint du port de
commerce, sans avoir à pusse rpsir TA.TSCH.I1.
Le.port «le comiiiei*ccde Hochefort estsilué en amont
«lu port militaire et clans le coiulc que «lessiiiclelleuvc
ù cet endroit; il se compose de deux parties qui sont :
les trois bassins à flot,, alimentes par la Charente, et
dont, deux occupent 1*cmjikiccmmt de l'ancien port
Marchand, et le j>ort sur le fleuve, d ïtj>ort tic la Cabane-
Gari-éc.
Le bassin ir>i a iConlîle longueur sur 6o'n do largeur
moyenne; il est à l'intérieur «le l'Arsenal, et commu-
nique avec le fictive jmr misas écluse ayant 0*50 de
longueur utile et i.^ile laideur; on trouve, sur lo seuil
«lu radier, Gn,poaux pleines mers <Ic >ivcs eaux ordi-
naires, et 5n,3o à celle» des mortes eaux ; il n'a
jtns «le porle de Ilot, ce qui empêche d'être maître «le
l'alimentation de ce b»ssÏTij»arles eaux «le la Charente,
et accroît la rapidité des envasements.
Le bassin n° a est en. dehors «le l*ciicci*nlefortifiée; il
est commandé par le précédent, avec lequel il commu-
nique par un canal de 1$°*de largeur. (le bassin est un
rectangle de iSo^clc longueur sur 90 île largeur, dont
les quais sont munis de voies ferrées qui les mettent
en communication aveclcrésetiu <lu chemin «le fer de
l'Etat. Une cale aux bois, de G"'de largeur, est réservée
au milieu du quai X., et sur le quai E. esl jdacée une
grue fixe «le C.oookilog.
Le sas, donnant entrée aux bassins n"* i cl a, a une
longueur utilisable de (VHx*, et sa largeur moyenne
est de i^nl.
(les deux bassins oui été livrés ù la navigation en
186;. •''.':•,'
Le bassin ir 3, «lonl la construction cl l'ouverture '
au commerce sont de dates assez réccnt«\s, a été crcuéé
au N. de la Cabane-Carrée, en amont de la ville Çj^tlb^.
l'Arsenal; il est formé de deux parties, à angle obtirs£
la partie postérieure comprend un rectangle de aj0"»
«le longueur sur iGamde largeur; la partie antérjeâii**;-
dont le contour est irrégulier, a 20om de longq'ëflf'
moyenne, sur i3om de largeur; il a une surface ifàkfÊ
«le d hectares 06 ares; 8 hectares 71 arcs de tçrrc-
plcius, et 1,1G5"'«le quais; il communique, avec la
Charente, par une écluse de 18il de largeur, inunie de.
«jualre paires de portes, et pouvant sasser des irtivîfl&r';*,
attxfjuelselle fournit un tirant d'eau <lep/n3o,en grande
marée, et de j^.") en mortes eaux. Unj>ont tournant trft-.
M*rse celte écluse au croisement du faubourg de la
Cabane-Carrée, et fait communiquer celui-ci avec la'
ville.
Sur toute la longueur «les quais, il existe «les prises
d'eau, pour l'approvisionnement «lesnavires. Une Cale
aux bois, «le 5omde largeur, a été construite sur le
«piai X.-E. de ce bassin.
Le j'ort de la Cabane-Carrée, silué sur le lleuvc, et
en dehors de l'enceinte fortifiée de la ville, constitue
— ao3 —

la seconde partie du port de commerce de Rochefort;


le jiort do In Cabane-Carrée, et celui dit jiort Marchand,
qui esl devenu le bassin ir» i, ont été, pendant long-
temps, les deux seuls points où stationnaient les
navires du commerce, jiotir les opérations qu'ils
avaient à clfeclucr ; il est vrai «pie le commerce mari-
time de Rochcfort n'avait jtas, il y a un demi-siècle,
son importance actuelle, en présence «le laquelle on a
diï, pour donner satisfaction aux besoins reconnus,
étendre davantage ce port, en y créant les bassins,
qui.l'orit'Considérablement agrandi et amélioré.
irIiàpprt tic la Cabane-Carrée possède, sur le fleuve,
io( appontcincnts, où des navires de fort tonnage,
restant toujours à flot, peuvent s'amarrer jtour
décharger leurs marchandises; il possède également
quatre cales et un gril «le carénage. Outre les trois
bassins et les installations de la Cabanc-CJarrée, il
existe, au port «le commerce, une forme sèche, dite
vieille forme, qui a|>parteitait jadis au port militaire ;
cllç.a ioorrtde longueur sur i\ «le largeur.
Une loi du a3 juillet 189a a autorisé la perception
d'un droit de tonnage de o f. a5 c. par tonneau, au profit
«le la ville, sur les navires entrant chargés, dans le port
de commerce de Rochcfort ou venant y jn-cittlre charge.
Ce port possède l'outillage et les établissements «jue
comportent les opérations «le commerce qui s'y effec-
tuent, et notamment trois hangars «le <»,ooonidtï.
superficie, et un entrepôt t avec magasins jiublics,
lestjuels sont desservis par «les voies ferrées.
De la Cabane-Carrée a Tonnay-Charente, qui en
est «listant de 6 kilomètres, la navigation sur le fleuve
— 20.{ —

se fait sans difficulté ; les navires se laissent dériver


parles courants, en faisant traîner les ancres, si le vent
est contraire. Depuis le Vish-More, jusqu'au Grand-
Remous, on trouve les mêmes profondeurs «l'eau qu'à
la Cabane-Carrée; les fonds sont vaseux et on jicut
mouiller partout, saufsurla traverse apjielée Hanche de
Toyaux, où il ne reste quc3'n6o d'eau aux basses mers,
mais «pic l'on peut éviter, en ralliant la rive gauche.
Le commerce maritime de Rochefort est assez consi- 3
«lérublc, au point de vue des importations qui
consistent jirincipulemont en bois du Nord, charbons;
matériaux de construction cl denrées ;
anglais, ilivçjnses;
les exportations sont peu nombreuses et ncporlçntque
sur certaines marchandises, telles «pic les vins, «^ujc-
tlovie, vinaigres, et les céréales. .:;.'*&£
Un service régulier de remorquage est élabli ettjlfe
le port «le commerce et l'embouchure de la Charente;
La ville «le Rochcfort fut construite en même temps
que les Etablissements du port militaire; elle a a,4Q0*
dans sa plus grande longueur; sa largeur moyenne Cet
«le «joo'"; les rues, toutes tirées nu cordeau, sont c<ni<>
/pécs H angle droit ; «pudques-unes sont jdanlécs d'ar-
bres, «jui donnent un ombrage agréable pendant l'été.
C'est une jolie ville, bien bâtie, propre, et «jui ne
manque jms d'animation. C'est aussi, j>arle chifirc de
sa jmjmlation, la plus importante du département.
Parmi les principaux édifices «le cette ville, et intlé-
pendainment de ceux «lécrils ci-dessus, appartenant à
la Marine Nationale, on remarque, près de l'Arsenal,
les nouvelles halles monumentales, où sont installés la
Bourse et le Tribunal de Commerce; le Palais de Jus-
— 20D —
ticc ;'lc Lycée, construit en i83a, mais qui a été depuis
l'objet «le plusieurs restaurations et agrandissements ;
le Musée et la Bibliothèque, qui sont dans l'ancienne
Bourse; l'église paroissiale Saint-Louis, reconstruite
en i838; elle a de jolis vitraux; on y voit les sépultures
«les amiraux «le La Clalissonnière et Rigault «le (Je-
nouilly ; la nouvelle église du faubourg, dite Notre-
Dame (l'ancienne, connue sous le nom de Vieille-
Paroisse, existe toujours) ; le Tenqdcprotestant, l'Ecole
«le Dressage, l'Hôtel do Ville, ancien bétel du chef
d'èséadrc d'Amblimont, l'Hospice civil ou Hôpital
Saiht-Charlcs, situé près des. fortifications, et «jui,
quoique ne faisant pas partie «les Etablissements «le la
Marine, se rattache néanmoins à l'histoire du jiort
militaire en ce «pie, sauf (tendant les premières années
de g3 création, le service médical y a toujours été fait
par des médecins de la marine.
Les faubourgs do Rochefort sont étendus et ont une
ttonibreiisc population.
^ Cette ville est la
patrie de l'amiral, marquis de IA\
Ûalissonnîcrc, né en iGo/3,mort en i^SG, et qui fut une
des gloires de la marine française; de l'amiral La
Touchc-Tréville, né en ijfô, mort en iSo/J, et de l'amiral
Rigault de Gcnouilly, né en 1807, mort en I8J5, et qui
fut ministre de la Marine et des Colonies.

LOIRK.

Population : 189 habitants.


Superficie territoriale : 1,18; hectares.
Ivoire n'est qu'une très petite commune, sans impor-
— 2oG —

tance, ce qu'indique lcchiffrepetiélcvé de sa population;


son chef-lieu était autrefois un Ilot au milieu de marais
qu'on a desséchés, et «jui composent son territoire,
lequel est divisé en terres labourables et en prés-marais,
jn-oduisant des céréales de toutes csjièces.
Près «le Loire, qui est à 7 kilomètres «le Rochcfort,
et dans la jiartie X. «lela commune, on voit les vestiges .
«l'une ancienne forteresse «jui, à TE. et au S., était
séjKiréc «le la terre jtar de larges et profonds fossés; au. ;
N. et à l'O., était un escarpement «picvenait baignerJÔ
mer. On 11cpeut préciser l'époque à laquelle ecttë 0&X
teresse a été détruite. r '''**$&,

llItKUH.-MAUXK. "-. '^ij?i.'

Pojuilation : Gy3habitants, ;s v
îjuj)crficic territoriale: a,i5o hectares. ,
Située à G kilomètres de Rochefort, la commune dej
ce nom est cou j>éejuir jdusicurs canaux de dessèchement
dont les trois j>rincij>auxsont: le canal de Citarras, qili;
jirettd sa source jirès de Surgères, et dont les eaux
s'écoulent «lans la Charente en arrosant et fertilisant
beaucoup «le terrains; le canal «le Ciré, «jui sert de
déversoir ù celui de Clinrras ; lo canal de Breuil-Magriéy
qui prend également ses eaux dans celui «le Clinrras et
les porte jusqu'au bourg de Vcrgcroux.
Sur les bords du marais «le Brcuil-Magné, ou voit
encore les restes de plusieurs redoutes, «jue l'on avait
élevées, lors de la formation du camj>«jui fut établi nu
Yergeroux, en iG;.^, époque à Inquelle les Hollandais
— aoj —

voulurent tenter une entreprise contre le port militaire


de Rochefort.
Le territoire de cette commune produit diverses
céréales.
VEIlOKROt'X.

Population: 33G habitants.


Superficie territoriale : 55i hectares.
Cette petite commune se compose do son chef-lieu et
de deux villages; sa distance de Rochefort, par la voie
dc-terrej est de (\ kilomètres; elle est bonléc par la
Charente ; un canal de dessèchement la traverse et
écoule ses eaux «lans le fleuve.
Il s'en est fallu de peu qu'en 1G84, le port militaire
de,; Rochcfort n'ait été transféré au Vcrgerotix. La
Chflfcëtltc, très profonde à cet endroit, eût facilité la
création d'un arsenal, et comme les vaisseaux, de ce
point à l'embouchure du fleuve, n'eussent rencontré
aucun des seuils existant depuis Lupin, en remontant
jusqu'à Rochcfort, il leur eût été possible d'cflctlticr
sans ditlicullé le parcours île 5,5oo mètres environ «jui
sépare Vcrgeroux «le l'entrée de la Charente.
La Marine militaire a une poudrière importante à
Vcrgeroux, où sera prochainement construit, pour ses
besoins, un Établissement de pyrotechnie.
'
SAtNT-NAZAinK. \

Population: 1,364 habitants.


Superficie territoriale : a,G34 hectares.
Si l'on en croit la tradition populaire, Saint-Nazaire
— ao8 —

dovrai t son nom i\ celui d'un pieux anachorète qui


habitait dans une vieille grotte, dont on voit encore
quelques traces, nu lieu dit L'Ermitage.' Cette coin,
mime, «jui fait partie de l'arrondissementgéograjdtique
do Maronnes, dont elle est distante de iG kilomètres,
esl limitée au S.-O. et auN. parla Charente, sur la- ;
quello elle n un pclit porl, nommé Port-des-Barques,'.^
lequel esl situé sur la rive gaucho du fleuve, et près de j
son embouchure. I«o fort Lupin, qui l'avoisine, et est *'
sur la mémo rive, dépend également do Saint-Nai^ç^;
ainsi quo l'Ile Madame, d'où pai lent vers rQ.-^jÔf|1
et en s'avançant vers l'Ile d'Aix, de grands YQ^^Î
plats, appelés les Pâlies, «jui découvrent ix toute^jtési:'
marées. CîYsth l'Ile Madame quo furent déporté/àjçir
i;«)3, plus de i5o prêtres, qui y moururent «le utUtj$«.v
I«eshabitants «le Saint-Nazaire, iudéjieudaum^flMp'
quelques travaux agricoles, se livrent à l'induslri^le,;
la pèche du poisson et des coquillages, «jui sont asse^'
abondauls dans ces parages. uy*$u\
*
-.'.'>*>*
soumsK. ' :f*^
X-
Population : jaa habitants. , $
Superficie territoriale : i,o85 hectares. . ;
Souhisc est une petite ville, assez ancienne, située^
sur une éminenec, au S. de la Charente et sur la rive-;)
droite du fleuve, a.i5 kilomètres do Ma rennes; elle a *
donné son nom, avec le litre de princijiauté, à une*
branche de l'illustre Maison de Rohan; précédemment,
elle avait appartenu, pendant longlcmjis, aux seigneurs
de Parthenay, de la Maison royale de Lusignan.
— 000 —
Soublso avait autrafois un château défensif, qui fut
pris et repris, pendant les guerres du xiv*>siècle, avec
l'Angleterre, et que l'on rasa a l'éjioque do celles do
religion.
C'est sur lo territoire do celte commune que se trou-
vent les eaux minérales ferrugineuses do la Rouillasse,
*d«ut l'emploi est prescrit dans certaines^ maladies,
* Cette source est la propriété du conseiller général
"M. V. Dclogo de Lugel.

%t*-'c-- SAIXT-KHOUI.T.
PopùUllon r^at) habitants.
•• territoriale : 6o3 heclai*es.
Siq^çriîcié
** 8 Petite communo est située sur le bord «le la
^AJMjfy
tuer^WS kilomèlres do Marennes; elle so compose de
ragflqjnnfëration formant le bourg et de quatre ha-
meaux; lo sol est formé de marais et de terres arables;
.il [>i*ddult/des grains, un peu de vin cl beaucoup de
sel; îji.ipéchti du poisson et des coquillages donne quel-
ques ressources à ceux des habitants «jui so livrent h
telle industrie. -^

t MOEZK.
; Population : 383 habitants.
Suj>crflci,c territoriale : 3,084 hectares.
; I*a commune de Moczc, que ia kilomètres séparent
de Marennes, est bordée dans sa partie S. par le havre
de Brouago; sa population est peu nombreuse; son
église fut ruinéo à l'époquo des guerres religieuses «lu
xvi' siècle; inais son clocher, ouvrage des Anglais,
1/!
— îilO —

subsiste encore ; la flèche, dont il esl surmonté, sert


«l'amer aux navigateurs, pour l'entrée de la rade «le
l'IIod'Aix.
On remarque, au milieu du cimelière do cette corn-,
muno, un monument funéraire, trés curieux, do i'épQquo^
«lo la Renaissance, et qui a «>"64 (*° hauteur; il,
classé comme monument historique.

K<:UIM.AI8. .,. -. a .'.:':*

Population : i,33f>habitants. :X--r'&^


Superficie territoriale : 1,468 hectares. y^l^jT
Le lleuve la Charente borne au N. cette i^fôf^|r
«lont on 110peut préciser l'origine; celle origine..eafl"aiL
moins, antérieure nu xir siècle, car, à cc^° •^fâBu<Èr
Echillais possédait déjà un château, pereé de nfifflfeirà
créneaux, et qu'un seigneur anglais y avait.^Mltï ÏL
jiossédait également nue église qui fut ruiuéo jiar l^t
guerres «le religion «lu xvi* siècle ; celte église, pjiùtfé^;
commo monument historique, offre un grandrm^|ré,jf
'
sous le rapport de l'art. r^M^ft

nKAUGEAY.
Population : a;? habitants.
Superficie territoriale : 1,44» hectares. x: Hft k
IA\ petite commune de ce 1
nom est traversée pftr 1 *
canal de Bronage; elle n'a jias d'iuqmrtance ; il y
sur son territoire, deux dolmen, ou pierrcs-lovée&i qdl
communiquaient l'un à l'autre par des souterrains^
L'exislcncc de ces pierres druidiques ferait remonter A",
une très haute antiquité l'origine de Bcaugeay.
—• au —

SAINT-AUNAX.

Population : i,a33 habitants.


Superficie territoriale : a.afo hectares.
Salnt-Agnan (Sancti Aniani), cher-lieu «lu canton do
*e nom, a son territoire sur une colline qui se termine
• à l'O.
par le vaste marais de Brouago ; le s«d est divisé
en prés-marais, bois taillis et vignes,
>. C'est dans cette commune quo sont les restes do l'an-
denttèAft^bayo de Montiernenf, dont la fondation est
attribuée a la fille «lo l'un «les premiera ducs «l'Aqui-
tauio,4*rés do cette abbaye, qui était flanquée de tours
crénëjéjès.et de guérites, il y avait une église qui, selon
la tratlition, aurait été InMio par Cbarlemagno.
' «le fer do Cabariot au dont lo
l^ift*)fimin Chapus,
narc^^rèst de 3o kilomètres; a uno station ù Saint-
AgnanT .
, , CIIAMl»AOXK.

Population : 5;a habitants.


Supefflcic territoriale : i,8n3 hectares.
Jy Celte eominuuc est située a aa kilométras de Ma-
entre le marais de Pout-l'Abbé, «jui la borne a
|rèitiics,
"l'K., et le ruisseau de La Patclière, qui la traverse h
l'O. Son territoire est plat et composé do terres labou-
rables, de bois, do vignes et de marais; on y remarepte
, 1*s ruines d'un ancien prieuré.
I; I,a commune de Champagne eut autrefois plus d'im-
portance qu'à l'époquo actuelle ; son église, solidement
bâtie, n'a pas été dévastée pendant les guerres do
religion.
— aia —

SAIXT-JRAN-ï)*AXGMï.

Population ; 53g habitants.


Superficie territoriale : a.iGi hectares.
I.o territoire, de celle commune, distante do ao kil
mètres «le Marennes, est, en grando partie, composé't
marais-gâls; lo bourg, chef-lieu, bâti sur une hauteur
domine lo marais. . _
On voit à Saint-Jean-d'Anglo les res.tes d'un ancic
château, du xir» siècle, qui était ti*èsfortifié, et donjjeft
mura ont 3"*d'épaisseur. En iG5i, ce château fut assiégé
par lo comte du Daugnion, gouverneur de Brouille;qui
s'était réuni au prince do Coudé. '.• v^M^Vt.

SAIXT-SYMPIIOBIKN. ^^ÈM
Population : 534 habitants. *'r> &
Superlicio territoriale: 1,818 hcctai*cs. .'•;
Celte commune, située ù 14 kilomètres de Marcjlftes^
a environ le quart de son territoire qui fait jmrtiô'dci
marais-gâts du bassin de Brouage, cl était jadis cou-
vert par les eaux de la nier, comme lo prouvent 1
restes,de bordages de navires, de débris d'ancres, et
les coquillages que l'on a trouvés, en creusant au S&
do la commune, non loin du point où l'on voit cncortvl
les vestiges d'une ancienne forteresse, qui étaf *'
entourée de fossés larges et profonds, et défendue |>a
deux bastions, également entourés de fossés. La
tradition est que la mer venait autrefois jusqu'au pied,
de cette forteresse.
Les importants travaux de dessèchement et d'assai-
— ai3 —

nissemcnt, entrepris, il y a plus d'un siècle, par M. lo


Marquis do Reverseaux, Intendant do la (iénéralité do
h i Rochelle, et l'un des plus distingués qu'ait eus la pro-
vince «l'Aunis, furent continués sous l'administration do
M. Lo Terme, ancien sous-préfel «lo Marennes. Ils ont
changé sensiblement, en les améliorant, les conditions
défavorables où se trouvait Saint-Symphorien, nu
jioint do vuo surtout de la santé puhliqiio ; les marais-
gats sont devenus des prairies et des champs culti-
vable^, dont l'exploitation, bien comprise, a apporté
l'aisance.* en grando partie, dans uno communo où ello
était Inconnue, et dont les terrains n'avaient 'qu'une
valeur trés minime.
Sairit-Symphoricu n'a «le remarquable que son église,
du xirV siècle, dont le portail est orné «le figures
rauiAfUqucs.

SYNDICAT DE TONNA Y-CHARENTE

Ce syndicat, créé par une décision ministérielle du


«0 février 1884, est formé par les 10 communes «lo
Muron, Gcnouillé, Moragnc, Puydu-I^c, Lussant,
Saint-Coulant, Saint-Crépin, Tonnay-Charente, Saint-
Clément et Saint-Hi|qiolyte, qui font toutes partie «lu
canton do Tonnay-Charente.

Minox.

Population : n33 habitants.


Superficie territoriale : 3.«joGhectares.
Muron est une des plus anciennes agglomérations
— 9l4 —

do l'Aunis, et il formait, dès lo commencement «la


x* sièclo, un des districts subalternes où la justico était
rendue au nom des Comtes gouverneurs.
Saint-I«ouis-la-Petitc-Flandre et Muron, qui jadis;
faisaient partie du mémo territoire, ont été réunis
communo lo 7 mare 1837. .1
Un canal appelé lo (ïiié-Charaud, passe entra 1
communes do Landrais et do Muron ; co canal éUf
autrefois navigable, par gabare, jusqu'à RochcforL
1599, fut entrepris le dessèchement des m.awi&ujfl
Saint-I/mis, quo l'on termina en 1607; ces4jr^^t
s'exécutèrent sous la direction d'un gentifh^li^
llamaud, ce «jui fil donner ù Saint-Louis la doi^j?
partie do son nom do Petite-Flandre. :^^,%
Toutes les céréales réussissent dans ces. ItaraiM
.desséchés, «jui ont aussi d'exccllcnls pâlurage^mB'^n
engraisse beaucoup de bestiaux. - ^
On a découvert ù Muron, enfouis dans lo sol, *)
tombeaux en pierre, et «les urnes cinéraires, eft.tf
"' '
cuite, paraissant avoir uno origine celtiquj;'
romaine. ^v*.
GKNOUII.LK. t^f'
Population : 934 habitants. /-, -?
Superficie territoriale : 3,44' hectares.
\AXcommune de ce nom, que traverse- la pètï
rivière \A\ Devise, est formée par un grand nombre
villages; elle esl à 19 kilomètres do Rochcfort, et n
pas «l'imjiorlancc ; on remarque sur son territoire 1
ruines de l'ancien château, du xvi« siècle, «jui portai ;
son nom, cl celle «d'un aulrc château, «le la même
"— ai5 —

ci>oqne, appelé lo Fief, où l'on voit encore des douves,


jdeincs d'eau, et uno partie d'un pont terminé par une
porto garnie de meurtrières. Ce dernier château fut
fréquemment habité par l'amiral comte «VAubigny,
mort à Paris, en i;8a.

MOHAtiXK.

, Population : 4o5 habitants.


Sijp^jHlcjc territoriale : i,oo3 hectares.
dette commune est arroséo jiar un ruisseau, nommé
fiourijux, qui va s'écouler, «lans la Routonno, ù
Carillon i son territoire, qui s'élève progressivement,
forme, au centre, un monlicule sur lequel est bâti
château ^° Mfm,Knc fl*on l'on découvre dis-
l'untli^
linétîpfèïu! la rade do l'Ile d'Aix. On voit aussi, dans
la mémo commune, les restes d'un ouvrage défensif,
appelé lo Fort do Pillct ; c'est un exhaussement de
teiTC'et do maçonnerie, entouré do larges fossés ; on
sujipo'so quo ce fut l'une des stations militaires qui, h
l'époque des guerres de religion, servaient h protéger
les communications entre Tonnay-Charente et Tonnay-
' boulonne.

l'UY-DU-I.AC.

J habitants. (
Population: 537
p" Superficie territoriale: 1,459 hectares.
. Puy-du-Luc est situé sur lu route déjiartemcnlale qui
conduit de Rochcfort à Sainl-Jcan-d'Angély; la coin-
iniuie est bornée au S. cl à l'E. j>ar la rivière la
Boutonne, et a l'O, par lo ruisseau do Saint-Coulant;
la moitié environ do son territoire se compose «le
marais inondés, formant uno espèce do lac d'où elle .
tire son nom ; ces crues d'eau sont occasionnées f
par
les débordements «le In Boutonne ; le sol est propre î
la culture de toutes les céréales, et ù celle «les plant
légumineuses ; la vigne y est aussi cultivée av
succès. ; \ ,f
On remarque, «lans la partie O. de cette commun
et sur une étendue «le 5oo", des exhàussemém|^44
terrain, figurant d'anciens retranchements, quçv^'on
présume avoir été construits ù l'époque des guerr^t dç
religion, i?^<^

LUSSANT. ""•"'"'^fe-*^
; Population : 860 habitants, ^-^fv- 3t
Superficie territoriale : 880 hectares. /*. jÉ
L'élymologie de Lussant dérive des mots ccllc^£Sp
et San, qui signifient cercle d'eau, par nllusioàS^,^
marais inondés, qui formaient anciennement le p»
Placée à la kilomètres «le Rochefort, la commujjio'd
ce nom est limitée par la Boutonne, dans sa partit) S.
et n'a rien do remarquable.
i'.j .-
"
SAINT-COUTANT. :"*>

: habitants. -
Population 439 "
• .
Superficie territoriale: i,a8o hectares.
Saint-Coulant est une petite commune qui n'a rien ;
de remarquable ; son territoire, assez fertile* produit
— ai7 —
toutes csjiècos do légumes, du vin et du bois; Il est
arrosé par un petit coure «l'eau, La Devise, qui Ya so
dôvcrsci» dans la Boutonne «lont lo contour sinueux
borne la commune dans sa partio E.

SAINT-CRÉPIX.
Population : 380 habitants.
. Sunerficio territoriale : 1,394 hectares.
,j£ôrmée par sept villages ou hameaux, la communo
«Jg-§a|nt-Créj>in est bornée au N. par la Devise, «jui
prend sa source a Vandré ; elle n'a rien «l'intéressant.

^' , TOX.VAY'CIIAUEXTK.

Population : 4,398 habitants,


territoriale : 3,439 hectares.
^^rilcio
"T^niiay-Charenle, communément appelé Charente,
est situé au N. et sur le bord du fleuve do co nom, aux
Confins «le la Saintonge et «le l'Aunis, et ù 6 kilomètres
do Rochefort ; il est divisé en hauto et basso ville ; la
villo haute, bâtio sur lo versant d'un coteau, était an-
ciennement fermée jiar de fortes murailles, qui sont
maintenant presque toutes en ruines, et entourée d'un
largo fossé, creusé dans le roc. Du côté du fleuve, la
nature l'a rendue inaccessible par un escarpement très
rapide. L'nncicn château, qui est remarquablo par son
architecture, est situé ù l'E. do la ville haute; il est, kn
jiartie, entouré de fossés ; ce château, par sa position
militaire, était un jioint important «le l'Aunis; il fut
j»ris et repris alternativement, par les catholiques et
les protestants, lors des guerres de religion.
— ai8 —

ï,es anciens seigneurs do Tonnay-Charente portaient


le nom do celle grande et bello terre, «jui, eu i3G5,
entra dans l'illustre famillo do Rochechouart, d'où sont
sortis les ducs de Mortemart,
Après la bataille de Juin ae. il se tint, en 1689, à
Charente, une assemblée des chefs protestants, préshlée
jiar Jeanne d'Albret, reine do Navarre,
Avant que I«ouis XIV eut choisi Rochefort pour en .
faire le port militaire «pi'il voulait avoir sur l'Océan;
les ingénieurs et marins de l'époque, trouvant la p$%;
tion de Tonnay-Charente trés avantageuse, sur djvjmi;
points, avaient le projet «l'y fonder un établisseri)'énX-
maritime; on y avait commencé les travaux d'un pftrt» .
on y désarma mémo, en i665, uno escadre do 11 vais*.
seaux, quand, l'année suivante, on renonça au projet
formé d'y placer les Etablissements de la MariqQ^K^l
furent transportés définitivement à Rochcfort'rrççs
désarmements considérables eurent encore lieu néan-
moins ù Charente, do 1GG7à 1669; mais, en 1670, tous*
. les vaisseaux furent réunis ù Rochcfort, dont l'arsenal
était déjà établi.
Tonnay-Charente est un centre commercial trés ini?;
portant. C'est, en quelque sorte, l'entrepôt «les eauxV
de-vie de Saintouge et de l'Angoimiois, connues sous
le nom d'eaux-dc-vie «le Cognac, cl dont il so fait, par
son port, «le nombreuses expéditions, ju'incijKilemenJt
pour l'Angleterre,- cjui lui envoie, en retour, des
charbons.
1x5port esl situé sur la rive droite «lu fleuve, à Gkilo-
mètres «le celui de la Cabane-Carrée; il peut recevoir
les navires du plus fort tonnage, qui y trouvent toutes
—, aie» —
les commodités désirables pour leurs opérations com-
merciales; des quais, ayant uno longueur totalo do
Soi", une cale do débarquement, un warf, en bois, do
So» de longueur, un autre, de 3a", et cinq autre*, plus
petits, facilitent l'embarquement et le débarquement
des marchandises, dont le trafic est considérable dans
cotte localité, au-dessus de laqucllo la navigation mari-
time so continue jusqu'à Saintes; mais elle no se fait
plus qu'avec des navires caboteurs d'un faiblo tonnago
'éfrîï'un tirant «l'eau au-dessous «le 3 mètres.
^Tonnay-Charente, un magnifique pont suspendu,
à trois travées, et ayant l8"» do hauteur, met en com-
munication les deux rives «lu fleuve.
~J/égHso do cette villo est d'une construction an-
qfiflfflp; mais, en i83a, on l'a restaurée.
I^fonnay-Charenle est la patrie «lo l'amiral Jacob, né
lo 11 novembre 17C8, mort lo 14 mars 1804.

SAIXT-CLBMKXT.

.Population: 878 habitants.


Superficie tcrriloriale: i,3oo hectares.
Celle commune est située à 8 kilomètres de Rochc-
fort, entra la Charente et la Boutonne, qui s'y réunis-
sent, au lieu dit Carillon, et lui servent de limites/nu
'
S. ctnl'K.
Saint-Clément et Candé formaient jadis deux com-
munes qu'une ordonnance royale du aa novembre 1839
a réunies en une seule, qui est sans importance.
— aao —

SAlXT-UIPPOl,YTK-J)E-BlARO.

Population ; <)85habitants.
Superficio territoriale ; a,3a8 hectares.
Située ù 7 kilomètres de Rochefort, la commune do
Saint-llijqwlytc-de-Biaiil est la seule de l'arrondisse-
ment géographique de co nom qui soit sur la riyo
gaucho do la Charente. Celte commune n'a rieiv||v
remarquable. '''fÊL>

SYNDICAT DE SA1NT-SAYINIEN :$&

Ce syndicat se compose des ao communes de TqnnÎB;


Boulonne, Torxé, Saint-Jean-d'Angely, Ternant?^^
chingeay, Les Nouillers, Cbainjulolent, Agonnay,
Bonis, Saint-Savinicn, Coulonges, Anncjtont, Taille-
bourg, I,a Vallée, (ïeay, Romegoux, I«c Mung, Çta*
zannes, Port-d'Envaux et Saint-Vaize, dont les dçi^X
j>remières font parlie du canton de Tonnay-Boutonni^
de l'arrondissement géogeaphhjuc «le Saint-Jcan-tl'An-
gely ; la troisième forme lo chef-lien du canton ctîçfâ;
rurrondissement géographique du même nom; la qua-
trième est «lucanton de Saint-Jean-d'Angely ; les nciif
suivantes appartiennent au canton de Saint-Savinicn,
même arrondissement géographique ; les six, venant
a prés, au canton «le Saint-Porehaire, de l'arrondisse-
ment géographique de Saintes, et In dernière du canton
nord do Saintes.
•— aai —

TOXNAV-UOUTONNH.
Population: 1,040 habitants.
Superflcio territoriale : 3,373 hectares.
La commune do Tonnay-Boutonno est traverséo par
la routo départementale «le Rochcfort à Saint-Jean-
d'Angely ; cllo est h 17 kilomètres do cctto dernière
vyloet bordéo par la rivièro I*a Boutonne, qui va so
p^i*4fp dans la Charente près do Candé.
fit autrefois partie du domnino des
/|^ftnày-Boutonno
cô*jUeVdo La Marehe; mais l'un do ces comtes ayant
enjlrOpris lu guerre contro I*ouis IX et son frére,
Alphonse, comto do Poitou, fut contraint, api-ès sa dé-
faite ù Taillebourg, do céder la ville h co monarque,
AjfàîfélU vint demander pardon dans sou camp, près
«jjlP^id, au mois «l'août lafa. Louis IX la donna j>eu
afrt'fîr.à son fréro Alphonso; mais, comme celui-ci
mourut sans postérité, cllo échut, par droit do succes-
sion, au roi Philippe III, qui l'annexa au Domaine de
la GOuronno; en i3o8, cllo fut tlonnéo par Philippe le
Beli à titre d'échange*, nu seigneur de Maumont, et rede-
vlftt ferro seigneuriale.
v0h; voit sur uno colline, appartenant au territoire do
cette* commune, les ruines d'un ancien château dont
la tradition fait remonter la construction au vuiesiècle.
Dans là partio N. de la ville, on trouvo uno autro tour,
do formo circulaire, ayant io" de hauteur, et qui devait
dépendra do quelques ouvrages défensifs." .
Tonnay-Boutonno était anciennement entouré par de
larges douves, et l'on n'y entrait que par trois ponts-
levis, placés h l'K., au N. et à l'O. de la ville.
— aaa —

Il se fait, dans celte localité, un grand commerce de


vins, caux-de-vic et céréales.

TORXfc.

Pojntlatioii : ^'X-xhabitants. :;
Suj)crficie territoriale : i,i34 hectares.
La petite commune de ce nom est située à 8 kilomètres ;
«le Saint-Jcan-d'Angcry, sur le bord «le la Boutohu4|>:
ellea un pelit jiorl juir letjucl se font «juchpics opérai wn3;.
commcreiales, et n'offre rien d'intéressant. . / ^',

SAINT-JKAX-n'AXGKI.Y. '''*$

Population : 0,936 habitants. Sïjnj&i


Sujierficic territoriale: i,8;8 hectares. -?>>V
La ville de Saint-Jean-d'Angely, chef-lieu de l'arron-ï
«lissemcnt géographhpic et du canton du même nom,
est située entre deux collines; lu rivière la Boutonne
qui la baigne se divise en deux branches, ù 10 kilo*
mètres de la ville, et ces branches, «jui se réunissent nu>
port, deviennent navigables, et vont se perdre «lans la
Charente. /'<
L'origine de Saint-Jean-d'Angely parait remonter à-
l'année 83;, où Louis-le-Débonnairc fonda, dans un
superbe château, situé nu centre de la forêt nommée
Angeri, une abbaye célèbre où fut déj)osée la tétc de
saint Jean-Baptiste, ajirès sa découverte, abbaye autour
de laquelle s'éleva un village destiné à loger la masse
d'étrangers accourus pour honorer celte rclifjuc. Le
— aa3 —

village s'agrandit, et, en peu d'années, il «lcvint un


bourg considérable, qui prit le nom «le Sainl-Jean-
d'Angcly et fut jdus taitl une ville.
La ville de ce nom était autrefois fortifiée. C'est en
n3i «jue l'on commença à l'entourer «le douves, de
murailles, bastions, etc. En iaof, Philipjic-Auguste, ù
la suite des victoires qu'il ramjiorla sur les Anglais,
Ct qui le remirent en possession «le la Saintongc et du
Poitou, établit un Hôtel de Ville à Saint-Jean-d'Angely,
àfqiji il accorda les mêmes jirivilègcsqu'ii Lo Rochelle.
tfa'paoô. la ville retomba au jiouvoir «les Anglais et y
rcsla jusqu'en iaa3, époque ù laquelle Inouïs VIII la
réunit ù la Couronne; mais, en i340, Edouard III, roi
d'Angleterre, ayant rej)ris les places de la (Jùycnne,
«pi0*iscs prétléccsscurs avaient perdues, fit assiéger
SjtffttrJean-d'Angely, «jui, setrotivantalorssnnstrotipcs
ni munitions, se rendit. Eu i30o, la bataille «le Poitiera
fut funeste à cette vilh*, «pic l'armée anglaise vint
assiéger ct dont elle s'empara. En 137a, Diiguesclin
ayant marché sur Saint-Jean-d'Angely, les habitants,
persuadés «ju'il ne venait «jue pour leur offrir la pro-
tection du roi Charles V, lui ouvrirent les portes de la
ville et le reçurent sans condition. Ce monarque fit
relever les murailles ct les fortifications, renversées au
coursdes sièges qu'elle avait soutenus, ct pour la mettre
en état de résister à de nouvelles invasionsdes Anglais,
«jui ne tentèrent, dcjmis lors, aucune attaque contre elle.
En l5oa, la peste se manifesta «lans cette ville où
clic fit de grands ravages; les guerres «le religion y
causèrent, (dus tard, «le nouvelles calamités, ct la
mirent, tour â tour, entre les mains «les catholiques ct
— as'» —

des protestants. En i5(x), Charles IX l'assiégea ct la


força à cajdtulcr. En i5;5 et i0o5, la j>cstc se déclara
de nouveau, ct réduisit les habitants à la plus déplo-
rable extrémité.
Après la mort d'Henri IV, «le nouveaux troubles
vinrentagiterrAuiiiscllaSainlongc, et, le aijmai iGai,
Louis XIII mit le siège devant Saint-Jean-d'Angely.;.
ce siège, «jui dura un mois, fut. suivi «le la rcdditio^i
«le la jdace. Le roi ordonna que les murailles et loûlçs
les fortifications de la ville seraient rasées, et «jué^lâ
j>rivilèges «le toute nature accordés aux habitai)^
seraient sujqn'imés et abolis. VV^y.V
Saint-Jean-d'Angely mit longlcnq>s ii se relevtnv^lo,
ce «lésastrc; mais il n'eut jdus «le fortifient ions, i.pjt'
devint, à jiartir «le la dite éj)o(pte, une ville ouverto,^
M. C.-L. Saudau a écrit l'histoire de Saint-Jl^^
*
d'Angcly d'aj>rés les archives de l'Echevinage. tj
Par sa commnnicatioii avec la Charente, La Boutonne
facilite l'exportation «l'une grande quantité «le mar-
chandises cl «le denrées pour Rochcfort, et l'imjtorta-
tion des jûcrrcs de tiiillo et siutres objets d'aj)j)i*ovisioii-
ncmenl, provenant de Saintes ct de Saint-Saviiiicn^
ces transports s'effectuent au moyen de bateaux, .d{\$
gabarcs, à un seul mât, ct n'ayant «ju'un faible tirant
«l'eau, lesquels viennent prendre leurs cargaisons ou les,
débarquer dans un chenal situé à la partie supérieure
du port, «jui est formé auS.-O.de la ville par uiujuaict
un chantier de construction occujmnt toute sa longueur.
Saint-Jean-d'Angely fait un commerce considérable,
consistant principalement dans l'exportation des vins
ct eaux-dc-vic «jue produit son territoire; il est Icsiègc
— aao —
d'un tribunal de commerce ct possède une très belle
église, un hôpital, un temple cl mi collège. On y re-
marque la Tour de l'Horloge, autrefois Tour du Seing,
du xv* siècle, à créneaux et mâchicoulis, j>crcéc d'une
arcade ogivale sous laquelle j>asse une des jirinci-
pales rues de la ville ; le Palais de Justice, deux Halles
ct un Marché-Couvert en fer, la fontaine du Pilori, dont
le piédestal porte la date de i540, ct, sur la place de
l'IIôtcl-de-Ville, la statue, en bronze, de Rcgnault «le
Sajnt-Jean-tl'Angély, qui fut député aux Etats-Géné-
raux, ministre ct conseiller d'Etat, membre de l'Ins-
titut, procureur général j>rès la Haute-Co'ir imjtériale,
etc.^.et mourut à Paris le ia mars 1819. Saint-Jean-
d'Àngcly était sa patrie «l'adoption. (k*ttc ville a vu
naître plusicurshommcs célèbres, notamment du Vigier,
lerf.JnfèrresMarchand, nés en 1724 ct 1720; l'un s'est j>ar-
ticutlcremcnt distingué dans la médecine, l'autre dans
l'astronomie; le chirurgien Valeiilin, né en 1735, ct le
capitaine de vaisseau Tourneur, né en 1762, et «jui,
par son seul mérite, arriva ixce grade; il était directeur
du port «le Rochcfort lorsqu'il mourut en 1820.
Saint-Jean-d'Angely est desservi j>ar une station du
chemin de fer de Niort ù Saintes.

TKKNANT.

Population : i;5 habitants. i


Superficie territoriale : 5Go hectares.
Cette très petite commune, située h G kilomètres de
Saint-Jean-d'Angely, sur la rive gauche de la Bou-
lonne, est seulement à mentionner, car elle n'a ni
i5 .
— aaO —

commerce, ni industrie; son territoire, jieu étendu,


produit quehjucs céréales, des fourrages ct du vin.

AIICJIINGKAY. . t

Population : g3a habitants. :v


Superficie territoriale : 1,039 hectares. • *
L'origine d'Archingeay parait être très ancienne,^
comme semblent le jn-ouver les ruines d'un monastère,
remontant, disent les chroniques, à la plus haute anti-
quité, ct que l'on voit entre l'église «lecette commune
ct le château delà Vallée, «juiest sur son tcreitôfre* Ce
lerritoire est formé de terres hautes qui bordent là rive
gauche de la Boutonne.
Archingeay a des eaux minérales très cfiicaccs^diÊon,
j)our les maladies de l'estomac ct «les voies urinàjres;
elles sont distribuées par une fontaine, qui semble .être
«le construclion romaine, et est de forme carrée; le
bassin a j>rès de 3"1 «le longueur, sur a™environ «le
largeur; l'eau sort en bouillonnant «l'entre IIÎSjointures
«lu pavé, par deux petites sources, ctdans une direction
verticale. La vertu médicinale de celte eau, qui n'était
jias inconnue «les Romains, est restée dcjmis igriorce,?
jicndant très longtcnqis. .';

LESNOUILLEIIS.

Population : 865 habitants.


Superficie territoriale : 2,341 hectares.
On ne connaît ni l'origine, ni Tétymologic du nom
— aa7 —

de celte commune, que quelques auteurs font dériver


du mot iïou qui, en langue celtique, veut dire lieu arrosé,
parce qu'un ruisseau, qui prend sa source aux Nouillcrs,
ct dont les eaux sont abondantes, va se perdre, en ser-
pentant, dans la Boutonne, après avoir baigné une
jiurtic «le son territoire, «jui est en partie composé «le
vignobles et de terres arables.
Cette localité n'a rien «le rcmar«juablc.

U\yf'^ CHAMPDOLKXT.

Population : 480 habitants.


Superficie territoriale: 1,191 hectares.
Champdolent est situé sur la rive gauche de la
Boutonne. C'est une petite commune sans importance,
et «Jkwitl'origine n'est pas connue. A peu de distance
du village chef-lieu, on voit, «lans un bois, les restes
d'un ancien château-fort «jui, d'après la tradition, aurait
été ruiné, par Cbarlcmagnc, en l'an 808.

AGOXNAY.

Population : 175 habitants.


Superficie territoriale : 459 hectares.
Bornée au midi parla Charente, à TE. ct ù l'O. par
tleux ruisseaux, dont les eaux vont s'écouler dans ce
fleuve, la très petite commune d'Agonnay est à 20 kilo- [
; mètres de Saint-Jean-d'Angely. On trouve sur son ter-
ritoire des carrières de pierre.
En travaillant ix l'excavation de quelques fossés, on
a découvert, dans cette commune, une grande quantité
— aa8 —

de débris de briques romaines, ce qui donnerait à


jicnser que ce lieu fut jadis habité j>arles Romains, cl
qu'ils y avaient établi des fours h briques."

ItOItDS.

Population ; 1,018habitants. . ,
Superficie territoriale : i,547 hectares. .^ •'-">•'
Cette commune doit son nom à sa situation entre la
Charente ct la Boutonne, qui bordent son territoire.
De vastes prairies et des terres labourables forment la
plus grande j>artie de sa superficie. Les prairies qui
bordent la Charente sont généralement peu jirodifèjftres,
mais celles «luisont sur la Boutonne fournissent «rèxcel-
lents ct «labondants fourrages. .. ^
On remarque dans cette commune, ct-sur léjlçmmet
d'une colline, la tour de laNipoutière, qui parait avoir
été autrefois une position militaire importante; elle
était entourée de fossés, de glacis et de retranchements}
ou voit encore rentrée des vastes souterrains qu'ont
avait pratiqués.

SA1NT-9AVINIKX. ;^ ^
: '"'
Population 2,931 habitants. j
Superficie territoriale : 3,921 hectares. '0
La petite ville de Saint-Savinicn, chef-lieu du syj|<
dicat ct du canton du même nom, est située sur la riff
droite de la Charente, dans une anse qui forme un port
excellent, pouvant recevoir des bâtiments de mer ât
i5o tonneaux ; le territoire de cette commune est tr*H
— 329 —

étendu; il se compose de terrains d'alluvions, convertis


en prairies, de terres arables, de vignobles ct de bois
taillis. Un rocher crayeux, qui forme le sous-sol des
trois quarts de la surface de la commune, a permis
par sa coujic i>crj>cndiculaire, d'ouvrir, au chef-lieu,
une vaste carrière horizontale, d'où l'on extrait, chaque
année, de grandes quantités de pierres, très eslimées,
cl auxquelles on donne la préférence pour la construction
d(*S^$njs.
QÏ jôjt, à Saint-Savinicn, les restes d'un ancien cou-
vCi^LM^uguslins, «jui fut détruit à l'époque des guerres
de rèlDglon, ct dont la façade, «lu xve siècle, est fort
belle.;;Çéglise paroissiale, de construction gothique,
est pfajééç sur un rocher, ù 2omau-dessus «lu niveau de
la riy|èfe; elle est sous le vocable du saint qui adonné
son non) à Ja commune, ct eut beaucoup à souQYir des
pierres des religion ; dejuiis quelques années, on l'a
restante. Jl y a un temple desservi j»ar le |>astcur de
Saint-jean-d'Angcly. I^c chemin de fer de l'Etat, de
Xante» k Bordeaux, dessert Saint-Savinicn.

..-j,./-'. «JOUI.OXOKS.

Population : i85 habitants.


Superficie territoriale: o3i hectares.
, \AXCharente home ù l'O. cette très petite commune, I
sur la rive de laquelle elle a un petit port d'où s'expé-
dient les bois du pays, les vins ct autres denrées ; sa
faible population est répartie entre sept villages ou ha-
meaux, «lont l'un forme le chef-lieu.
— a3o —

AXXEPOXT.
Pojmlation : 3.M)habitants.
Superficie territoriale : 881 hectares.
Le sol de celte commune est monfucux et d'une na-
ture assez variée; il produit des céréales, des fourrages,}'
du vin ct du bois; un petit ruisseau, appelé la Rutjç-;,^
Hère, l'arrose avant de se jeter «lans ta Charente.-^.., yè
Cesl dans le vallon «l'Annejiont, «jii'cn 890, La£j^"f£
comte de Saintonge, et Emenon, comte «rAngoUÎralis/
se livrèrent bataille au sujet de la propriétt? di.icMtMU,
de Taillebourg, «jn'ils se tlisjuitaieiit. ,J 'J&èoeF.7

TAILLEBOURG. V;/4*C*
Pojmlation: 96.) habitants. ;*:M"i^*.'-
Siijicrficic territoriale: 1,4^4 hectares. '- &$$£'
Située au sommet et sur le penchant «l'une èçJÙJite,;
au pied «le laquelle coule la Charente, la petite vîlî<s\lo:
Taillebourg se trouve dans une jmsition agréabré^ct-î
juttoresque ; elle est h 16 kilomètres de Saint'Jélnv|| '
d'Angely, ct fut autrefois 1res forlifiéc; son château,
d'abord détruit en 1179, par Richard Coeur «leJbïiÇn,
fut rebâti, dans la suite, sur des rochera trés éleVjfsj;*
ce château, dont il subsiste encore «juchjues pàrties,V
était environné «le tous les côtés j>ar la villcV'Âii":
xvne siècle, il ajqmrtcnait aux La Tremoîllc, et fuÇ
vendu, comme bien national, j>endant la Révolution.^
Le duc de La Trcnioïlle est membre de l'Institut et';
connu, dans toute la région, par l'obligeance avec
laquelle il communique aux érudits les richesses his-
toriques «leson chartricr.
— a3i —

Taillebourg, «jui a eu à soutenir plusieurs sièges,


depuis 1179, est surtout célèbre par la victoire que
Louis IX, h la tétc «l'une année «le 5o,ooo hommes, y
remporta, en 1242, sur Hugues, comte de la Marche,
soutenu par Henri III, roi «l'Angleterre; ce fait «l'armes
n'est plus rapjiclé que par une pile «le l'ancien pont de
jderre, qui est restée debout, ct j>ar le monument com-
méinoratif «lecette victoire, «pic la Sociétédes Archives
hisjqriqucs de Saintoiigc ct d'Aunis,-ayant son siège à
Sainte^; y.a fait ériger en 1892.
yS^fef^quelqucs années de tranquillité, qui j>rircnt
lin;j^f585, cette ville futile nouveau attaquée au cours
dcs.giuerres de religion, «jui eurent pour elle un funeste
résultat, Le duc «l'Anjou, frère du roi Charles IX, s'.n
étant emparé, la délnantcla, afin «le l'empêcher de se
iv%($fëp.jamais.
La seigneurie de Taillebourg a eu une grande impor-
tance, car, en i3G4, clic étendait sa juridiction sur 40
j>aroisses.
Lç.'priucijial commerce tir celte commune porte sur
les vins, les bois de chauffage ct de construction.
Taillebourg est desservi par une station du chemin
de fer de l'Etat de Nantes à Bordeaux.

LA VALLEE.
Population: O75 habitants,
Superficie territoriale : 1,037 hcclarcs. \
Cette commune est située .sur la rive gottehe de la
Charente; elle est formée j»ar un grand nombre de
villages ou hameaux ct n'a j>as «rimj>ortaiicc. Sur un
tertre, peu éloigné de son chef-lieu, on voit trois dolmen,
— a3a —

le plus grantl faisant face au N. ; c'est une pierre


énorme, de forme «jtiadrangulaire, ayant am6o,en tous
sens, sur «me l'jiaisscur de im.

OEAY.
Population : 797 habitants. : !?
Superficie territoriale: 1,593 hectares. '.i-
La commune de ce nom est, comme la précédenteVvê
située sur la rive gauche «lela Charente ; son tciTiWl^t
contient beaucoup de bois taillis, ct de dijfewes»^
espèces, jiour le cbaufTagc, ct «lont il s'cxpOry^W^;;
eau, do grandes quantités, à destination de Rocttl^^v
La Rochelle et l'Ile de Ré. '^^^^
L'église «le Gcay est un monument du Moyen^f^Ç*
bien conservé, ct ayant une belle abside roffliatft^;
c'était autrefois la chapelle d'un monastère auqttôl|é$lê
aliénait. Le château «le Geay, bâti en 1591, est, parafa
solidité, un tyjtc des constructions du xvie siècle. ''YÏS'*
La famille «leLa Tour «le Gcay est encore représentée ~
aujourd'hui. :/é^? ;|
Dans la dite commune, au lieu de Civrac, èst-iihV
dolmen, «le forme plate, ayant une ciréonférericd'ni^l V
'
arrondie. :^^^
UtVMEOOUX. .'-''?,
Population : 59Ohabitants.
Superficie territoriale : i,3a4 hectares. Ç
Limitée, dans sa partie N. par la Charente, et?
séjmréc à l'E. de Gcay et de Saint-Porchaire, par un \
ruisseau, la commune de Romegoux n'a j)as d'imjior-
tance ct n'offre rien d'intéressant ; sa pojmlation, peu
— a33 —

considérable, est disséminée dans un grand nombre


de villages ou hameaux. Les excellents pacages que
possède cette commune permettent aux habitants de
se livrer, avec succès, à l'élève «les bétes à corne ct à
laine.

LE MUXO.

:Pppuïation : 3i3 habitants.


è^wperficie territoriale : 816 hectares.
-fcjC-Mung est une petite commune dont la moitié du
l^mjpÙre se compose de prairies ; elle est située dans
uA^îloh profond, ct borné au N. ct au N.-E. par la
Charente. Il existe dans cette commune un petit port
par^lequel se font quelques expéditions de pierres de
Craianncs, jiour Rochcfort ct IAXRochelle.
^lltle territoire delà dite commune, on voit les
ruinée d'un château du xve siècle.

.'/;';' CKA/ANNES.

.Population : G37 habitants.


Suj>erficie territoriale: faix hectares.
;îjà,Çharente borne, à l'E., cette commune, et facilite
le transport des j)ierrcs «le tailles renommées «jue l'on
extrait îles belles ct nombreuses carrières qui y sont
en exploitation. Ces carrières ont fait la fortune du
pays, dont le sol, par ailleurs, ne j>roduit que des;
céréales.
Crazanncs possède un beau château, qui se compose
de trois édifices distincts, ayant chacun, dans leur
construction, un style ct un caractère j>articuliers ;
-234-
l'un, «jue l'on nomme le vieux Château, est des xm* ct
Xiv« siècles ; le secoml date de la Renaissance ; le
troisième est du régne de Louis XV. Le château de
Crazanncs a un j>arc sjmcicux; il est situé sur une
colline, «jui commande la rive gauche de la Charente;
do là vient le nom de la commune, car le mot celtique
crazenn signifie hauteur, colline, tertre.
(3e château, «ju'babita autrefois M*r de La Roche-
foucauld, dernier évé«juc de Saintes, «jui mouml£fj(l
1792, victime «le la fureur révolutionnaire, ajqiaè^gfit
maintenant à la famille Joly d'Aussy. $£(&£&>

v^i •
-*'•""
PonT-I)'EXVALX. ';'-::-J&>:'
Population: 1,245 habitants. ,';-x£$k
Sujievfi'Meterritoriale: 2,241 hectares. ..i^4&i:
Port-d'Envaux , «jui était jadis une section d<MJâ
commune de Saint-Salurniii-de-Séchaud, ct dont i'ériëe*
tion en commune remonte à l'année i853, s'éféyé,
en pente douce, sur la rive gauche de la Chai*énjte>
entre le vallon pittoresque des Chauvins et le château
de Pnnloy. •-"?%$>;
^Ce joli bourg a encore un peu de sa prospérité/oj^aé
son activité maritime d'autrefois, car, il y a un dèiîfii-
siècle, à peine, il sortait de ses chantiers «le cOlfs'-
1ruction «les navires d'un assez fort tonnage.
Actuellement, il ne vient n Port-d'Envaux que des
*
caboteurs ou borneura, «jui y chargent des pierres de
taille de Crazanncs, ct du bois de chauffage (fagots),
ainsi «jue des bois de charronnage, jwur les porls de
La Rochelle, de l'Ile de Ré cl «le la Vendée.
a35 —

SAIXT-VAIZE.

Population : 35o habitants.


Sujicrficic territoriale : 45g hectares.
La commune de ce nom se compose «l'un très petit
bourg ct «le plusieurs villages ou hameaux ; sa distance
tlciSaintcs est de 9 kilomètres; le sol contient un
grand nombre de carrières, «jui fournissent «les jiicrres
«lè^aJllc estimées ; il produit aussi «les céréales.
3|l>y'avait autrefois, dans cette commune, un prieuré
dt^^jtih'e «le Chanceladais, «lont les abbés étaient
sttffffflmrs du lieu, avec droit de haute, moyenne ct
ba^iè justice, ct n'étaient tenus à redevance qu'en vers
It^Rolv On voit encore les ruines «le la cbaj)cllc «le ce
p^c^rié/où la tradition veut que saint Vaize, «lont la
j)!^©!^ porte le nom, siit souffert le martyre.
Dïna'.la dite commune, ct auprès du village appelé
la-'Gràndc-Porlc, sur le boitl de la Charente, on
rcînàrquc un mur romain, très éjiais, qui entre dans
létHérrcs ; les habitants disent que ce mur est le reste
«r*tfrtancien jiont, «jui traversait le fleuve ; ils j>ré-
teiîdefit «ju'on en voit encore «les vestiges, au fond de
rêih&dans les marées basses.

PREPOSAT DE SAINTES \

Ce préjiosat (ancien quartier maritime) se compose


des 17 communes de Saintes, Bussac, Cbaniers, Les
(îonds, Coureoury, La Jard, Colombiers, Chérac, Dom-
— a36 —

pierre-sur-Charente, Saint-Sever, Rouflîac, Brives-sur-


Charento, Monlils, Salnt-Seurin-de-Palèno, Pérignae,
Bougncau ct Pons, dont les trois premières font partio
du canton N, «loSaintes, les quatre suivantes du can-
ton S. do la mémo ville, les huitième ct neuvième,
du canton de Burie, et les huit dernières do celui djç^
Pons. - -»^
Du préjmsat de Saintes dépendent encore 3| ÇQf^k
munes, dont je n'aurai pas ix m'occuper, dans^çjQJ^
élude, parce qu'elles appartiennent au départen\epv4fc.
la Charente. En voici les noms: Mcrpins,.,S^|yj|
I^iurent, Croflin, Cognac, Château-Bernard, IH^j|BHp>
Saint-Brice, La Pallue, Gensac, Bourg, Gondevijfffc;
Jarnac, Triac, Bassac, Saint-Méme, Saint-Amand,-^S;
Graves, Saint-Simon, Yibrac, Aujac, Saint-Suj^tL
Mosnac, Saint-Simeux, Châteauncuf, ChainpwUtë$f;
Sireuil, Trois-Palis, Nersac, Saint-Michel, Lin^rfy
Fléac et Augouléme. ••'^^M.
En résumé, le préjiosat de Saintes, proprement dit*;
comprend 4°" communes, dont 17 font partie i'xWi
département de la Charente-Inférieure ct 3i de cej'^
«le la Charente. : /4t&jf

SAINTES. ;•'^lfà£
-.»•.',^>.
:-/i5*;
Pojmlation: i8,ao4 habilaiits. ^
Superficie territoriale : 4»445hectares.
I*a ville de Saintes, ancienne capitale de la province
de Sainlonge, est située sur la Charente où elle a un
port, par lequel se font quelques opérations commer-
ciales, tant jiour l'exportation «jue jiour l'imjiortation.
- a37 -

L'origine de cette ville, «lont lo nom s'écrivait Xaintes,


au Moyen-Age, remonte ù la plus haute antiquité, et
il en était déjà question au premier sièclo do l'ère
chrétienno, lorsque lo pays do Santons fut évangélisé,
en l'an 75, par saint Martial, et, en Q5, par saint
Kutrope, premier évéque de Saintes.
Kn 85o, les Normands ruinèrent et saccagèrent
feintes, mais épargnèrent l'église, quo Charlemagne,
ftfs de Pépin, y avait fait élever quelques années aupa-
ravant. Depuis la priso do Saintes j>ar Pépin, en l'an
$fiy|ceUe ville fut administrée par des comtes, qui
jfPflèrit que do simples gouverneurs.
MÂM commencement du xi* siècle, ello appartenait à
ttfllàisoii d'Anjou ; mais, en 10C1, la guerre s'étant
i^RtÛnéo-entre celle maison ct celle do Poitiers, au
$^f£tle la Saintonge, ectto provinco fut lo théâtre de
tavelles luttes, ct, l'année- suivante, le duc d'Aqui-
taine vint mettre le siègo sous les mura do Saintes,
qHii lui ouvrit ses portes, après une résistance cou-
•fcgeuso.
"'^Bléonore de Guyenne était en jiosscssion de Saintes
I«Vrjj«ju'clle épousa Henri II, roi d'Angleterre, dont
Richard, l'un de ses fils, surnommé Coeur de Lion, se
mitron n53, à la tête d'une troujic de rebelles, et s'en-
lermà dans les mura «lo Saintes, avec Pélito de ses j>ar-
tisans. Résolu à l'en déloger, lo roi «l'Angleterre vint
mettre le siège devant les remparts de la ville. Ap^ès
un combat meurtrier qui dura jdusicurs jours, il entra
dans la place, à travers des monceaux de ruines.
Jean sans Terre, troisième fils de Henri ct d'Eléonore,
qui succéda à Richard en 1199, donna la Saintonge en
— a38 —

«louaire, a sa femme Isabelle d'Aiigouléme, laquelle


éjK)usa, en secondes noces, Hugues, comte de I«a
Marche, ù qui Louis VIII, roi «le France, confirma la
propriété de celle province; mais Louis IX et son frère
Alphonse dépossédèrent Hugues, de Saintes ct de plu-
sieurs autres lieux, que ce comte fut obligé «le leur
cétler, en ia4a, après la bataille de Taillebourg. , >
Treize ans plus tartj, Inouïs IX crut «îevoir fairgi^
Henri III, roi d'Angleterre, la cession de SajnjesQ|i)e
toule la partie do (a Balpfongo, qui se irotivnii ej><[g|ô
«lela rive gauche «le la Charente. '-*$Êfc--
En i33o, lo midi de la Saintonge était éiicOrtiMHp
par les Anglo-Gascons, ct la paix régliltU 0h|^O^
couronnes de France cl «l'Anglelé-ft-p; biais çjt^jljt
mal observée et les rivalités haliounles éeluiai^ilv^W*
vent d'une rive à l'autre de la Charente. \ÀXf&WÊl})
anglaise «loSaintes ayant fait irruption au N. dft ilsfra'
Philippe de Valois, «jui n'attendait (ju'uno oecQfpS»
j)our recommencer la guerre, fit passer en Saintofigc
une armée, commandée par son frère, Charles, cqmU) :
d'Alençon. Ce prince vint mettre le siègo doyanjt
Saintes, cl emporta d'assaut la ville et la citadçj^,
malgré la résistance «les assiégés. îtç>ïjffi-
Voulant porter un coup mortel h la puissanepj^s .
en en anéantissant lo ""
Anglais Saintonge, prjnjTJh&l
boulevard de leur domination dans cette contrée, il
oi*donna la destruction du Capitole, celle ancienne
forteresso, «jue treize siècles ct de nombreux assauts ;
avaient épargnée, «jui fut la gloire de Saintes antique,
et dont il ne reste guère que le souvenir, ct quelques
débris ayant servi à bâtir le mur d'enceinte de l'hôpital
- a39 -
civil ; d'autres sont déposés et conservés précieusement
au Musée des Antiques de la ville.
"
\A\ Saintonge fut possédée encore quelque temps par
tes Anglais,jusqu'à ce que Charles Via reconquit et la
réunit. & ta couronne de Franco, de laquelle elle n'a
\xo\n\ été démembrée depuis.
|*es guerres de religion fireu^ naître dans PAunis et
la Saintonge «les événements graves, auxquels la ville
dâlBàlhtcs dut nécessairement prendre part et dont
e||| $yxlà, soufiVir, notamment en l580, où les proles-
En 1009. Henri IV la fit fortifier;
tirfM|ft«siégèivnt.
IÏIMRÏS *fc»8>après la prise de La Rochelle, Louis XIII
ora«^(à d'en raser les fortifications.
j^puis celte «lern^ère époque, l'histoire n'a plus eu
•^•tmlflU n\iMiuiré h enregistrer concernant rancienue
(^SvSr ^ ^ Saintonge et de l'Aunis.
UlVltio actuelle «le Saintes n'occupe pas le mémo
emplacement que l'ancienne, ruinée jadis par les bar-
bj£C£, qui travcraèrenl les Gaules j>our aller en Es-
pjwào, D'après les vestiges «jui existent encore, on
pen^que la vieille ville avait 1,200" «le longueur sur
yg&do largeur; la nouvelle ville est une agréable
çit&^ju,: depuis un certain nombre d'années, on a cons-
truit do très belles maisons et transformé d'anciens
quartiers.
Saintes a do nombreux monuments, plus ou moini
bien conservés, qui attestent son importance d'autre-
fois. Parmi ces monuments vient, en i>remièro ligne,
l'Arc de.Gcrmanicus, qui fut élevé en l'honneur de
Gcrmanicus César, fils de Brutus ct d'Antonia, entre
- *4o _

le quatrièmo et le cinquième Consulat de Tibère, c'est-


à-diro do l'an xxi à xxxi de Jésus-Christ. Démoli,
pierre par pierre, lors do la destruction du pont à l'en-
trée duquel il s'élevait, il a été rétabli un peu en
sa hauteur totale, y compris son soubasse- '
amont;
ment, était, avant sa translation, de aom au-de>~sus<|u x,
niveau moyen de la Charente. ï,es autres nionuii^enls |f
sont: , tÀâ-^
i° L'Anqdtithédtre (monument historique), qu| j^^It
remonter à la première partie du ir* siècle do^^e
chrétienuo ; ce qu'il en reste sullil pour f'dro jugcjOde
sa première forme et de ses dimensions prirôftros;
c'était une vaste cllij>sc «lont les celés s'appuj($tent
aux deux collines parallèles «jui bordent lo YéljojLoù
il est situé ; il avait uno surface de 36 ares, cVsG8_àin-
«lins pouvaient recevoir environ' aa.ooo spcctwffipre.
L'AuqdiithéAlre servait non seulement ù des c^iimàts
«legladialeura, mais encore à «les joutes sur l'eTO*re
«jui semble résulter de son assiette au fond d'une Vlyîéc,^
«le la «lécouverte d'un pavé, en pierres de taille, fcfàjo
au-dessus de l'aire, ct surtout de l'existence irunëîyQÇte
d'aqueduc. A JKMIde distance de l'Amphithéâtr^^n
trouve dans une maison particulière, appelée le ÇojjKÉiu,,
de vastes substructions romaines, qui étaient ra$?îkV
' .*"* W,-
pendance des arènes ;
a9 L'église Saint-Picn*©ou ancienne Calhé«Irate\nit>>#
nument historique) dont, comme je l'ai dit plus haut,v;
la fondation est attribuée îxCharlemagne ; il no reste •
rien de celte première construction, «jue les historiens s
assurent avoir été magnifique. Incendié en 997, et ra*'
vagé plus tai*dpar les Normands, cet édifice religieux
tut restauré au xu* siècle et entièrement reconstruit à
la fin du xv* ; ruiné, en i5G8, par l'elfet des guerres de
religion, co monument Fut, de nouveau, rétabli en i58'i
par l'évéque I*e Cornu, qui fit réédillcr le choeur, en
grande partie; les voûtes n'ont été refaites qu'en iffil
iMes sont en Iniques, et beaucoup moins hautes que
dans l'église primitive ; on peut dire, par suite, que,
dan» son état actuel, l'ancienne Cathédrale de Saintes,
ou église Saint-Pierre, est presque tout entière du
xvi?;'siècle; quelques parties du choeur et le trau-
scp^JÉj&ridional olFrcnt le style ogival de la fin du
\ii*sfetie;
3',^'église Saint-Kutrope (monument historique),
qui est» comme Saint-Pierre, un doyenné. Cette église
est l'édifice religieux le plus intéressant que possède
la vi||é de Saintes. llatieît la fin du vi* siècle, l'église
Saintriiiitropc fut reconstruite au xi*, remaniée au xv*
et détruite, en partie, en i5G8. Le clocher, qui est du
xv* siècle, est un ouvrage remarquable par son éleva-
l ion'et sa hardiesse ; il est surmonté d'une llèche octo-
gonale, ayant 58"1de hauteur. Sous l'église s'étend une
vaste xrypte qui, comme l'église supérieure, se com-
poseVfd4Un sanctuaire et d'une nef, avec bas-côtés.
Derrière un autel moderne, on voit le tombeau de
Saint, Eutropo cl celui de Sainte Kustcllc. On re-
marque, dans l'intérieur de ce monument, qui eut i
*
beaucoup à souffrir du vandalisme révolutionnaire,
plusieurs chapiteaux historiés, représentant divers
symboles allégoriques ;
ff I/égliso Sainte-Marie ou Notre-Dame, splcndidc
édifice des xi*, xu* et xvn» siècles, qui dépendait d'une
iG
aucienno abbaye de religieuses bénédictines, et que
l'on a couvertio en caserno ;
5* L'égliso Saint-Pallais, du xu« siècle; cette église,
qui a été restaurée et remaniée, formo uno des paroisses
delà ville; elle est a plein cintre, commocelle de Saint-
*
Eutropo, mais elle n'a pas do crypte. Saintes a une
: cello do Saint-Vivien. ' '•/"
quatrième paroisse
Indépendamment des antiquités et monuments décrits
ci-dessus, on remarque dans celte ville : lo Patata de
Justice du xix« siècle, l'Hôtel de la Sous-PréfectÛre;
l'Hôpitalcivil ou de Saint-Louis; l'Hôpital dolaijgârlne,
«|iii fut autrefois lo Grand-Séminaire, et dont îaUçade
est monumenlalo; le Collège, fondé sous Henri iV, <*n
1608, et considérablement agrandi depuis; l'Hôfcl de
Villo, près.duquel est le Musée archéologique; l'ancien
Hôtel do Ville où est la Bibliothèque qui se dunpose
do 3u,ooo volumes et d'intéressants manuscrit^; le
Marché-Couvert du quai Hoverscaux, les Caserri^; le
Haras, la Prison, construite en i833 ; la statue dô Ber-
nard Palissy érigée en 18G8,à la mémoire do ce wjèpre
faïencier, qui demeura vingt années à Saintes, ve^à le
milieu du xvie siècle. '".''.vS^';
M. Charles Dangîbcaud a consacré un oûVragî;en
six volumes aux monuments religieux de Sâin#&, y
compris le temple'qui va être reconstruit. Cette èrad<&i
aussi savante que complète, est accompagnée de nôrit«4
breuses photogravures, faites avec le plus grand soin "*
MP Julien Lafcrrièrc a publié YArt en Saintonge, âv ;;
la collaboration de M. Musset, président de la Com-
mission des Monuments historiques.
Saintes est le chef-lieu judiciaire du département de
-a43-
la Charente-Inférieure, le siège de deux justices de paix
et d'un tribunal do commerce; ello possède plusieurs
Sociétés savantes parmi lesquelles ligure, au premier
rang, l'importante Société des Archives historiques de
Saintongo et d'Aunis, qui est subventionnée par l'Etat.
A l'exemple de ce qui s'est fait à Angoulème, pour
M. E. Castaigue, il serait ù souhaiter que le buste de
M.Louis Audiat fût placé dans la bibliothèque do la
Société, par les soins de la dite Société, dont il est le
fondateur.
ville est desservie par lo chemin de fer do
Q^\0
Naj^^à Bordeaux, qui y a uno gare et des ateliers
cQ^d^rablcs.
^' UUSSAC.

Population : 5iti habitants.


Superficie territoriale : 968 hectares.
Située sur les tards de la Charente, à 5 kilomètres de
Safntes, Bussac a deux petits ports qui servent d'en-
aux produits des communes voisines, et où il se
tr$£ot
charge beaucoup de pierres de taille cl de bois, pour
Uochefort, La Rochelle et les localités voisines.
Oti remarque, dans cette commune, le château, du
xvit* siècle, qui porte son nom.

CHANIERS. {

Population: 2,019 habitants.-


Superficie territoriale : 3,55? hectares.
Cette grande et importante commune, qui est à 3 ki-
lomètres de Saintes, est bornée au S.-E. par la Charente,
sur laquelle elle a plusieurs petits ports, pour Tombais
qucment des produits du pays, et un bac do passage
qui met en communication les deux rives du fleuve ;
on y cultivo la vigno et des céréales. Le crû do Sénou-
ches est réputé pour fournir le meilleur vin rouge de la
contrée. .'.%Aïi
LESGONDS. -''-'MM
Population : 63\ habitants. *
vf^ic
Superficie territoriale : 97$ hectares. ; -\
-%^fp
Bornée au N. par la Charente, arrosée ail ^vKrajf
Scugne, et traversée, du S. au N., par le rutssw(raj»9
Arènes, la commune des Gonds n'a aucune iinpoHwfso;
son territoire so compose do terres labourable^/f4°
vignes et do quelques bois do haute futaie. L'instifujçur
de cette commune a formé une collection préhiâtonquc
très intéressante. ^^'*

COUUCOURY. ^^^^
'
Population : jo3 habitants. 4-lp^
Superficie territoriale : i,333 hectares. -'~':ï0W&
Celte commune, située à 8 kilomètres de i^fôfli,
forme une sorte d'Ile, bornée au N. par la Charerïtotîjl >
dans ses parties E. et S.-O. par laSeugne, qui se diV|$
en plusieurs bras dont dieux traversent Courcoùry. Les;
débordements fi*équents de ces deux coure d'eau ont
vraisemblablement occasionné cette disposition des^,
lieux. On remarque, à Courcoury, un tumulus appelé
le Terrier de la Fade ou de la Fée, dans lequel on a
trouvé autrefois des armes antiques, à demi rongées
- a',5 -
par la rouille, et des médailles; sur le territoire do la
mémo commune, on a découvert également plusieurs
constructions antiques, paraissant étro do l'époque
romaine, et un grand nombre de monnaies de différents
métaux et modules.

i.v J.\IU>.
*' '.
population : 299 habitants.
V^^pferflcïo territoriale : 835 hectares.
•tM^ruisseau, connu sous le nom d'Etier de Fond-
H^fflm|*ti,àvci«e cette commune du S. au N. et va se
jete^pîhs la rivière la Seugne, qui la délimite, dans
s^fflSjfies N. et N.-E. Huit villages ou hameaux com-
PO&ÉllÛ* petite commune do \«\ Jard. On voit, au chef-
lieU£jpB ruines d'un ancien monastère du xur siècle,
et aoni* la destruction a été amenée par les guerres do
religion. On a trouvé, aux environs de ces ruines,
plusieurs pièces do monnaies, frappées à l'cfligie de
OpèsIX.

-Qjtî t COLOMBIKRS.

Pdjnilàtion : /fau habitants.


Superficie territoriale: jaa hectares.
\Â commune de Colombiers est traversée du S. au
N.-O. par la rivière la Seugne, qui, dans ces parages,!
est très poissonneuse; aussi les habitants se sont-ils
créé une iudustrio et une ressource par l'exercice de la
pêche.
Cette commune, composée de 8 villages et 5 hameaux,
— a$6 —

est à 16 kilomètres de Saintes et n'a rien de remar-


quable.

CHKRAC.

Population : i,a3o habitants. {


territoriale : hectares. *
Superficie a.gSS *v
I<a commune de ce nom est limitée au S. par la Chjfc-.u
rente, ce qui lui facilito l'exportation des caux-deyf}?,
qu'ello fournil h Cognac; le sol produit, a peu pj$s,
toutes les espèces do céréales, du foin, du bois .çk&ç*
vins, que l'on convertit en cauxjdc-vie, par larJUntl*
latioh ; cclto commune a une certaino importaaç|u,en
raison de son commeree; elle n quatre grandes Jfofres
annuelles, et il s'y tient, le jeudi de chaque séinat^b,
un marché do denréesdiverscs, très bien approvUttifjgié.
L'église do Chérac est du xv* siècle. - Xf

»0>IPIKRRK-SUR-CIIARKXTE. li^Éf>

Population: 571 habitants. y


Superficie territoriale : 818 hectares. ,/,Tu,
La commune de Dompicrre, qui tire son nom djin
banc do pierres calcaires, formant la base de son Jtypl. '
est située sur un coteau, baigné par la Charente/«jjtll
la borne au S.-E. ; on y récolte des blés et des vins
d'une excellente qualité ; les rouges s'envoient à Roche-
fort et les blancs sont convertis en eaux-de-vic.
Cette commune n'a aucun souvenir historique à
rappeler.
- »17 -

SAINT-SEVE
11.

Population : 0o/| habitants.


Superficie territoriale: 8i{ hectares.
ta Charente horde la commune «le Saint-Sever, au
N.; à l'O., elle est limitée par la Seugne ; les prairies
naturelles qu'elle a sur les rives do ces deux cours
d'eau sont d'une vaste étendue et produisent do très
bonl^qurragcs avec lesquels on élève l>caucoup de
hcs||aux ; le sot produit aussi du vin et du froment.

"V^":-. ROUKFIAC.
. *.' *
Population : ffii habitants.
Srô$rficie territoriale : 583 hectares.
La fcoinuume de lloufiiac est, comme la précédente,
l>ordép par la Charente, mais dans sa partie N.-E. ; le
soPçét Cultivé en vigne et en céréales. Celle commune,
qujjjpçt environnée de bois, parmi lesquels il y a beau-
coup^qo chênes, tire probablement son nom du mot
/totf.^flui, en dialecte celtique, désigne le chêne.
I/6'bourg do lloufiiac était anciennement le siège
d'un bailliage.

BRIVKS-s/-C!IAnENTE.
i'
Population : 33o habitants.
Superficie territoriale : 5op hectares.
Située à la limite du département de la Charente,
cette commune possède un petit port sur le fleuve ; ello
— a<8 —
est l'entrepôt de presque toutes les eaux-de-vie achetées
dans les environs, et qui sont ensuite envoyées à
Cognac, d'où on les expédie sur diverses destinations.

>ioxms.

Population: 1,014 habitants. 1 '"«'f\\


Superficie territoriale: 2,391 hectares. '-J^H
ta commune de Montils se compose de 18 Vîljtjfe»
et de son chef-lieu qui réunit, à lui seul, la uiottÛTpe
la population ; elle est bornée au X. par la Cbàif^WCt
à l'O. par la Seugne; sa distance de Sainte^ wt de
17 kilomètres. Celle commune offre ceci «le curlétyJt:
que l'on y trouve plusieurs caves, creusées dan? lojroc,
sous les maisons du bourg, et dont les ImbitaioJ&hc
fout aucun usage; il est évident qu'elles ont été atljrc-
fois habitées, car on y upereoit des traces de foycrg^o.t
des bancs ou sièges, eu pierre. ^ •$${

SAINT-SKLIIIX-DE-I»VL>:NXE. , ; ^v.

Population : a3a habitants. V ,^%


Superficie territoriale : <\oi hectares. -^i
Celte petite commune, que limite la Seugne, n'a rien
<le remarquable; son église, de construction très
ancienne, fut renversée pendant les guerres do reli-
gion ; les habitants la reconstruisirent après la
révocation de l'Edil «leNantes.
— *|9 —

rÉRIONAC.

Population: i,306 habitants.


Superficie territoriale : 9,099 hectares.
Cette commune étendue est bornée au N. par la
Charente qui. sur ce point, offre un lieu «l'embarque-
ment commode, près duquel sont des magasins servant
tl*entr«pdt pour les vins et caux-de-vie «le lacontréo; le
so^iw divise en terres labourables, vignes, prés et bois ;
il SO fait dans celle importante commune un grand
c<foftfoercosur les grains et les caux-de-vie.

" IlOUONKAV.
•*y£f'
-
:tfd\; : 530
P^ilation habitants.
~.$Vr$rfi°'c tor4">toriale : i,4"9 habitants.
ta Seugne, qui limite cette commune h l'O., arrose
PJUgfôÙrs prairies où les habitants élèvent du bétail
doM ils font un commerce lucratif, ta commune, outre
lOjWjtîf-lieu, comprend a villages et 0 hameaux ; ello
produit des vins, que la distillation convertit en eaux-
d^vjo,excellentes, ainsi «pic du froment, de l'orge, de
.>•_».- . du mais et «les fèves.
l'avoine,

roxs. i

Population : 4»4°3 habitants.


Superficie territoriale : a,?45 habitants,
ta ville «le Pons, chef-lieu du canton de ce nom, est
située a ai kilomètres «le Saintes, sur le versant d'une
colline tic la rive gauche «le la Seugne, qui se partage
en plusieurs branches, et que l'on passe sur trois ponts,
dans un de ses faubourgs ; c'est à ces ponts fju'clle
devrait, dit-on, son nom ; elle se «livisc en haute ville,
qu'on appelle Saint-Vivien, et en basse, que l'on
nomme Saint-Martin.
Pons était le chef-lieu «l'une seigneurie, qui, sous 1&
nom tic Sircrie, ne relevait que de la Couronne ; elle
étendait sa juridiction sur 5a paroisses et o5o Açfi;i
nobles, et jouissait de tous les droits de suzeraineté,',
connue de battre monnaie, d'avoir haute, moyenne et
basse justice, etc. L'origine «le ses première sxjigTfeturs
se perd dans la nuit des temps, et leur généalogie ne
commence, d'une manière certaine, qu'en iiGo. Ayant
cette époque, un sire de Pons, du nom de Geoffroy,
avait fondé, pour les malades et les pèlcririsvûn
hospice, qui fut confié aux Templiers,* et «lont on voit
encore les restes; ces chevaliers y bâtirent une église
et des servitudes considérables, qu'ils occupèrent
jusqu'à l'abolition tic leur Ortlrc; l'hospice ct?,!^
divers bâtiments furent cédés alors aux chevaliefé
religieux de Saint-Jean de Jérusalem; la llévolirt|oh
«létruisit cet établissement. ^j.
ta plupart des sires de Pons se sont distingués par
une grande valeur, et plusieurs de leurs faits d'armes
sont rapportés dans l'histoire.
ta ville «lePons était environnée de fortes murailles
et commandée par un bon château, le tout fortifié à
l'antique. Les huguenots, qui s'en étaient rendus
maîtres, y avaient ajouté des fortifications a la
moderne, qui la faisaient passer pour une position très
— aoi —

défensive; mais, en i6ai, après la reddition de Saint-


Jean-d'Angely, ils la rendirent à Louis XIII, qui la fit
«lémanteler. Cette ville conserve à peine quelques
vestiges de ses anciens monuments ; on y voit encore
notamment la voûte gothique (monument historique)
servant de communication entre les salles de l'hospice
et la chapelle de cet établissement.
. Le chftteau des anciens sires de Pons est situé au
milieu de la ville ; il servit longtemps- de résidence
aux seigneurs ; le maréchal d'Albret l'habita, pendant
soiigottvcrnemcutdc Guyenne. L'Hôtel de Ville occupe
rcmj)jacjcmcnt de cet édifice, dont il ne reste que le
dônjori (monument historique) du xne siècle, et quel-
ques débris du mur d'enceinte, au pied du rocher qui
le supporte.
11$;a, dans l'intérieur du château, deux promenades,'
dont on a fait un jardin public, d'où l'on domine toute
la Seugne, et une chapelle gothique (monument histo-
rique) autrefois dédiée à saint Gilles.
^ancienne église Saint-Martin, du ixe siècle, ayant
été entièrement ruinée, en 15^4» durant les guerres de
religion) une nouvelle église, placée également sous le
vocable de Saint-Martin, a été rebâtie, dans la pre-
mière moitié du xix* siècle; son clocher, de forme
quadrangulaire, est «le la même époque. Saint-Martin
est la première paroisse, ou le doyenné, car il existe
une seconde paroisse, dédiée à Saint-Vivien, vieille
église, de style roman, ayant subi de profondes muti-
lations pendant les guerres de religion, et dont la
façade est remarquable.
Cette ville possède un Établissement ecclésiastique
202

important, connu sous le nom de Petit Séminaire, et


qui reçoit, chaque année, un nombre considérable de
pensionnaires laïques, qui y font les meilleures études,
sous la direction de professeurs distingués.
Pons a plusieurs tanneries et mégisseries, très en
renom, ainsi que des filatures de laines, pour la fabri-
cation des étoffes communes ; on y exploite aussi bcai£ \
coup «le carrières; le sol produit d'excellents vins/, .
et blancs, des céréales de toute ?
rouges cspèce/t'jot
beaucoup «le îiois, dont les principales essences scjht.:
le chêne, le frêne, l'orme et le peuplier; les prairies
«pie baigne la Seugne donnent de très bons fouY]r|gcS.
Il se lient, dans celte localité, douze foirés/i'fin-
nuelles, et un grantl nombre de marchés très-impor-
tants. -Vi-'r-
Pons est desservi par le chemin «lefer «leNfimès à
lîordeaux, <pii y a une station. On remarque, rtux en-
virons de celte ville, cl sur la rive droite de la Seugne,
le beau château tl'Usson, bâti «le i535 à i545,-bt^Àé
son propriétaire actuel a fait transporter, pierre*j|ar
pierre, en i885, «le son emplacement primitif^près
d'Echebrune, pour le faire réédifier au sommct^nn
coteau très pittoresque, lui faisant faire ainsi un tfdyàgë
d'environ 8 kilomètres.
Ce château, de l'époque de la Renaissance, est foîrt
remarquable, ta cour d'honneur, dont la galerie est
ornée de médaillons et de devises, en latin, avec uhf-
colombier richement sculpté, est magnifique.
— a53 —

QUARTIER DE MARENNES

Ce quartier a pour limites: au N., le thalweg" du


havre de Brouage ; au S., celui du canal du Clapet,
commune des Mathes. Il est formé par les trois syn-
dicats de Marennes, ta Trcmbladc et l'Eguille, qui
comprennent ensemble i5 communes, dont 14 font partie
de l'arrondissement géographique de Marennes, et une
de^liii de Saintes.
-$tf|i^ janvier 1900, la population maritime de ce
quaWîer se composait de a,o6i inscrits, classés comme
suit î capitaines au long-coure, 9; maîtres au cabotage,
a3; pilotés, 20; officiers mariniers, 5; quartiers-maîtres,
20; ntatelots «lestrois classes, 916; novices, 80; mousses,
;4 ï Impropres au service, 1G9 ; bore «le service (cin-
quantenaires), 500 ; marins au service de l'Etat, 1O8;
demi-soldicrs, aia; retraités, 11 ; veuves et orphelins
deifétraiîés et de demi-soldicrs, n3.
L&< secoure alloués, en 1899, aux nécessiteux du
qu^jjtâçr, sur la Caisse des Invalides de la Marine, se
sont élevés à la somme de i,4oo francs, répartie entre
35 personnes.
Pendant l'année 1899,53i bateaux, jaugeant ensemble
1,160 tonneaux, et montés par i,o0a hommes d'équi-
page, ont fait la pèche cdtière sur divers points du
quartier. Celte pèche, et celle à pied, ont produit en
argent: i,o34,304 francs, somme dans laquelle les
amendements marins figurent pour 2,870 francs.
ta quartier de Marennes a fait, en 1899,10 armements
- 254 -
pour le cabotage, 29 pour le bornage et 53i pour la pèche
eôticrc.
tas paiements qu'il a efl'eclués, pendant la même
année, sur la Caisse des Gens de mer, se sont élevés à
la somme de 5,191 fr. 39 c., et ceux sur la Caisse des
Invalides, à i35,586 fr. 4a c. ' '*;
;
Sont attachés à ce quartier: 5 navires, ^Sobaleaux et |
9 vachts de plaisance. '
*K*V
3i navires et bateaux ont été construits, pendant
l'année 1800. '.'\J& -.
' -'4%W'
11existait au quartier de Marennes, «Yla tlàûrdu
ier janvier 1900, 20,915 parcs à huîtres, et 6^ Etablis-
sements de pèche, consistant en fossés à poisjioiïsVré-
servoirs, etc. ,;.- *

SYNDICAT DE MARENNES '-^0^1

Ce syndicat se compose des «piatre connnûii'e|h\le


Hiere-Brouage, Marennes, Saint-Just et Saint-So?^in,
*
• "
qui font partie du canton de Marennes. v£

'
IIIERS-BROUAGK. \-

Population : ^i5 habitants.


Superficie territoriale: 3,n3 hectares. '*''*>
C'est sous cette double dénomination, que les deux
communes de llicrs et de Brouagc ont été réunies par
une ordonnance royale du 3i mars 1820. On a voulu
— a55 —

que dans celte réunion, que semblaient commander la


disposition des lieux et des intérêts locaux, le nom de
'
Brouagc, qui rappelle tant de souvenirs historiques,
ne fût pas perdu.
Brouagc n'élait, ù son origine, qui est ancienne,
qu'un simple hameau situé sur le bord d'un chenal par
.lequel remontaient les bâtiments de mer, justpt'au pied
d'une montagne, à l'extrémité de l'Ile de Iliers ; ce
hfànicau s'appelait alors Jacopolis, du nom de son pro-
priétaire, le seigneur Jacques de Pons, baron de Mi-
ntffîibcau.
;f,tMiftd le hameau devint une ville, il changea son
rioitf de Jacopolis en celui de Brouagc, tiré, on le croit,
de"'Pantiquc tour de Broue, qui domine toute la plaine
à l'extrémité du promontoire des Santons, et dont on
V$fvencore les vestiges dans la commune de Saint-
Sornin.
'•(Brouagc, par sa situation avantageuse, avait déjà
flûte-l'attention du Gouvernement, puisque, en i495,
Charles VIII forma le projet «l'avoir, en ce lieu, un
cé^tâiri nombre de bâtiments de guerre, destinés ù son
Sèrndè ; • mais ce projet échoua par l'opposition des
Rochclais, qui prétendirent qu'un Etablissement de la
Marine, sur ce point, gênerait le commerce, et qu'il
était préférable d'abandonner exclusivement le port de
cette localité, aux navigateurs du Nord, qui venaient
y prendre des de sels. ^
cargaisons
Sous Charles IX, on résolut de fortifier Brouagc,
ttoht on fit une place de premier ordre. Pendant les
gucrVcs de religion, son port, auquel on avait précé-
demment apporté toutes les améliorations que compor-
— 250 —

tait la situation, était un point important pour les deux


partis.
En i5;o, il fut enlevé, après huit jours de siège,
par les reformés, que commandait le comte de ta
Rochcfoucault. En i5;;, la place fut investie par les
catholiques sous les ordres du «lue «le Mayenne, qui la
contraignit à capituler. En i585, Brouagc fut, de nou-
veau, assiégé par le prince «le Conilé, qui échoua darig
ses tentatives; mais, les confédérés, n'ayant pus'je/1
emparer, résolurent, l'année suivante, d'en ruinérT.fe
port; on lit, dans ce but, partir «leta Hochcllç^yjgjgt
bâtiments chargés de terre et «le cailloutage, qui furent
coulés à l'entrée du havre; on essaya, dans la suit^de
relever ces bâtiments, opération qui n'eut qu'un succès
partiel. - .-û'V
Lorsque Richelieu songea à réduire ta Rocnçîlc,
Brouagc fut le centre de ses armements maritimes, et
il le fit entourer de murailles et «le fortifications, qui
subsistent encore, en partie, à l'époque actuelle; jUflp
brillante destinée semblait donc se prèparer pjjijjr
Brouagc quanti Louis XIV jeta les yeux sur son. pçrt,
pour y former le grand arsenal maritime qu'iP-ftyftit
projeté sur les côtes de l'Océan ; mais Colbcrt, qui, en
sa qualité d'Intendant de l'Aunis et lies adjacente^
avait été chargé d'étudier ce projet, et d'en préparer
l'exécution, allégua l'impossibilité de faire quelque
chose de ce port, à raison des bâtiments qui avaient
été coulés en i580, à son entrée, et Brouagc fut aban-
donné, comme l'avait été- la Scudre, pour songer à
Soubise, «juc le prince refusa de vendre, puis à
Tonnay-Charentc, également refusé par le duc de
— 2.»7 —

Mortcmart, et enfin à Rochefort, où l'on se fixa défini-


tivement.
On attribua à diverses causes la ruine de Brouagc;
mais les plus vraies consistèrent dans la dilliculté de
relirer les navires coulés à l'entrée du port, et aussi
dans la rapidité avec laquelle ce port se comblait par
les grandes quantités de vases «pie le mouvement des
eaux limoneuses, provenant de la Charente, y poussait
chaqueJour.
Péhdânt la période révolutionnaire de 1793, Brouagc
fu^ésigné comme le lieu de dépôt et tic détention des
pi'Cp^^les religieuses et des suspects, qui furent, en
parHèi^décimés par l'insalubrité du climat et le trai-
teirient inhumain «pi'on leur infligea.
Brouagc est situé cnlre l'embouchure de la Charente
et cè|(e de la Seudre, sur le vaste marais qui, sous la
domination romaine, formait la partie N. du golfe des
Santons, et n'offre plus «pie l'aspect d'une place forte
abandonnée et en ruines, après avoir été, au Moyeu-
Age^lnc puissante cité, centre d'un commerce consi-
dérâble, et dont le port fut, pendant longtemps, très
en^çnoni.
Accessible aux plus grands navires de l'époque,
report devint, par son importance militaire, un point
stratégique de premier ordre, pendant l'occupation
anglaise et la lutte de l'indépendance rochelaise, lors
des guerres de religion. I
Jadis, le dit port était formé par un bassin demi-cir-
culaire qui s'étendait du lit actuel du havre jusqu'au
canal qui longe les fortifications; il est maintenant
complètement envasé et transformé en pacages et en
*7
— a58 —
terres labourables. C'est à l'envahissement des allu-
vions marines «pi'il faut attribuer principalement la
perte de ce port. Ces alluvions, qui se produisent sur
les côtes de la Saintongc, en éloignent, peu à peupla
mer et rétrècissenl le lit «les coure «l'eau.
Brouage est acluelleinent un désert plutôt qu'une
ville, et l'on ressent un sentiment de tristesse à la
vue île ces remparts, plantés d'ormeaux séculaires,
flanqués tic sept bastions et percés de nombreuses,
embrasures. \*sT~
L'impression est plus pénible encore quand, pénétrant
dans l'intérieur par la brèche pratiquée dans le bàsubiî
central du fronton N., on a devant soi une. vjile^sluis
animation, des bâtiments militaires considérables,
tombant en ruines, et autour desquels se groupent des
maisons également en ruines, pour la plupart, ç^Lont
quelques-unes abritent encore de rares habitants ayant
pu résister aux fièvres intermittentes qui déciment
cette contrée marécageuse. '-,,,i/ïyfy-
Celle localité n'a plus qu'une bien petite partielle
ses importantes salinesd'autrefois, et qui, au xyï*SÎèX)Io,
occupaient environ 8,000 hectares de son territoire;
ses mure, jadis baignés par l'Océan, sont aujourd'hui
à trois milles de distance des vases «jue la mer couiririe
constamment. 4^
Un chenal, ayant quatre milles de longueur, et vqtii
communique avec l'Océan, «l'une part, et, de l'autre;
avec le canal de la Charente à la Seudre, permet pour-
tant aux caboteurs, calant am5o d'eau, de remonter
jusque près de la ville, dans les plus granités marées,
pour y charger des sels. Ce chenal est entretenu par
— 2^9 —
les chasses du canal qui s'embranche sur la Charente
à la Bridoire, et conduit à Ponl-l'Abbé ; on y accoste
Ui long d'un appontcuicnt en charpente.
Au S. et à un mille environ de ce chenal est celui de
Mérignac, qui est très sinueux, mais peut recevoir «les
navires d'un tirant «l'eau de 3»»; il communique à l'in-
térieur par un canal écluse, qui rejoint, à Saint-Just,
%U'.tfanal entre la Charente et la Seudre. ta jonction du
eltëfi&f*dc Mérignac au havre de Brouagc, par le chenal
île néliX, fait une lie de la portion «le territoire rem-
fijrn^^^î|trc ces chenaux et la mer. Cette ile, appelée
inè'rsF^jjt le chef-lieu de la commune; son sol côn-
sisté.f^prfesqtic* entièrement, en marais salants et en
iiiarhi&gâts.
Eii.J^Oy, remplacement de Hiere était inculte et
l'ouvert de bois; plus lard, on y construisit un prieure,
qui devint une paroisse, laquelle fut prestpic entière-
meni'détruitc lors «les guerres «le religion; une galerie
joignait cette église à l'ancien et vasle château «les
srigneurs de Hiere, dont il ne reste que des vestiges.
Dans des fouilles faites à l'église de Brouagc, en mai
iS35,ron a trouvé les tombeaux, bien conservés, de
plusieurs «les gouverneurs de cette place.
Sur, le territoire de la dite commune, il existe un
lumulûs, composé d'un ainas «le terre considérable, et
qui fut élevé probablement après un combat livré par
les Romains.
Brouagc est la patrie du célèbre voyageur Champlain,
fondateur de Québec, et mort en i035.
— 2O0

MAIIEXXES.

Population : G,2i3 habitants.


Superficie territoriale : 3,o2o hectares.
ta ville et commune «leMarennes est située sur la -.
rive droite de ta Seudre et sur la presqu'île qui poftci
son nom, laquelle a une largeur moyenne de 2 kilomè-
tres et une longueur de 18 kilomètres, comprise .Çi}}r&£
la pointe du Chapus et Saint-Sornin; elle est travtâjgËe''
par les routes départcmenlalcs noi 3, de ta RpcbJ§]Qàà
La Seu«lre,cl "),do Saintes à la Tour «le Cliassifdifij&on
nom lui vient du mot italien Maremma, qui s/$pmjqùc
aux terrains marécageux et fertiles du rivage d^Ia.'îilcr.
Son passé historique présente peu d'intérêt ; elle ïftait
possétlée, anciennement, à tilrc «leComté, par l'illustre
Maison des Martel, et était le siège d'un Préàljtîial et
d'une Chambre d'élection ; elle avait un lidpïfalf un
couvent de Récollets et un collège de Jésuites, et fut
comprise, en i25«j,dans le traité conclu entre LQUISIX
et Henri III, roi d'Angleterre ; clic prit une part'iinjîor-
tanlc aux luttes sanglantes qui marquèrent l'occupation
anglaise et les guerres «le religion. '*'^"v,
Depuis les premières années du règne «letalllsXiV,
l'histoire lie dit rien de Marennes, dont le coninfêrce
tomba en décadence, vers cette époque, par PériVksc-
incnt progressif des chenaux de ta Seudre, qui trans-
formèrent, peu à peu, les magnifiques salines du pays
en marécages insalubres, source des fièvres flahi*"
déennes «jui commencèrent à ravager la contrée. Cet
état de choses se prolongea sous les règnes suivants et
jusqu'au commencement du xix« siècle, oi'i en 1818,
— 2fil
M. Le Terme, alors sous-prèfet «le Marennes, entreprit
de retirer ce pays «le l'état «ltqdoroble où il croupissait,
par la régénération de son sol ; il y parvint, non sans
peine, et, après avoir amené les divers propriétaires
des marais à se syndiquer cuire eux, ce «pii produisit,
dans la situation agricole et sanitaire de la contrée, «les
améliorations inespérées.
ta port de Marennes n'est pas dans la ville; il est
situé à 4 kilomètres du bras de nier de ta Seudre, avec
lequel il communique par un canal de 2,241™«le lon-
gù.rôfëfë'çur. 25m «le largeur et 3™3o «le profondeur
ihôj^lifi.ïCc canal maritime, appelé Canal de Ma-
rcnflçs/'Conduit à une écluse de ^om4° de longueur sur
8™dè^largcur, donnant accès à un bassin à flot de 04im
de longueur sur 2;m;o de largeur; un sas écluse permet
auX^ft^vircs ayant trouvé assez d'eau pour monter jus-
qu'à l'écluse, de pénétrer, quelle «pie soit l'heure de la
marée, dans ce bassin, qui a été approfondi, il y a peu
d'afctri"écs,de manière à offrir, en tout temps, un tirant
d"cfiti";supéricur à 3n1. Un quai de 140" de longueur,
desservi par «les voies ferrées, a été construit «levant
l'usitté tic la Compagnie de Saiiit-Gobain, dont les
produits^ chimiques alimentent, en partie, le trafic du
portU-.
A'SôO" de l'embouchure du canal de Marennes, dans ,
lia Seudre, et en aval, se trouve le chenal du Lindron,
ancien chenal de Marennes, terminé par une écluse «le [
chasse; il a été conservé à la navigation et reçoit «les
navires de 5o à 100 tonneaux, «jui viennent y charger
îles sels.
Entre le canal maritime et le chenal du Lindron dé-
— 2G2 —

bouche un troisième chenal, «lit Chenal de Délestage,


ayant 200™de longueur, 30™de largeur et 4m0o de pro-
fondeur; un gril de carénage a été ménagé au fond.
En résumé, les navires d'un tirant d'eau de 4m peu-
vent remonter, en malincs, dans le canal maritime de .
Marennes ; en mortes eaux, ce canal n'est accessible qu'à *
ceux «lont le tirant d'eau n'cxcèiIe pas 3m. f
Le commerce «le Marennes fut et 1
lo*;'
jatlis important,
trafic «les sels y était considérable ; en France, il s.'^n*''
«lait «le Rayonne à Dunkcrquc et «leParis à Montatiljjui.
A l'étranger, il comprenait la Belgi«|ue, la llollaJidfi.et
une partie du nord de l'Europe ; mais, à pré^jyOés
sels de Marennes, comme ceux des lies dé^Rié- et
«l'Oleron, ont été expulsés «les principaux marchés;par'
les sels du Midi (sels gemmes) et ceux d'Anglolfcrre.
ta graiulc pèche même cpii, autrefois, s'approjgj^on-
nait presque exclusivement en France, a maintenant
recoure aux sels étrangère et ne prend plus qu'acci-
dentellement des nôtres, qui alimentent seulement, le
commerce local dans les départements de l'Ouç^^et
du Nord. v^Cv
Indépendamment de l'industrie salicolc, Mar^purics
est un de nos principaux centres «l'ostréicultureïfiçs
lui! 1res y sont l'objet d'un commerce très actif; oUçs .
sont engraissées dans des réservoirs spéciaux, ,où,
grâce à la nature du fond, elles prennent cette couleur
vcrdâlre si recherchée.
*
On remarque dans cette ville, l'église (monument
historique) et son clocher. L'église actuelle, qui date
de i035, et a été, plusieurs fois, remaniée ou restaurée,
notamment en i;5o, 13O9 et 1570, en a remplacé une
— aG3 —

autre, du xi«siècle, dont il ne reste plus de traces; elle


a 48™«le longueur, 23°5o de largeur, avec une hauteur
«le voûte de i4m. ta clocher, accolé à l'église, et dont
la construction est du xve siècle, a 85rade hauteur; il
consiste dans une tour quadrangulaire, en maçonnerie,
et est surmonté «l'une très belle flèche octogone. Ce
clocher sert «l'amer aux navigateurs pour l'entrée «les
Pertuis.
'j^De la commune «le Marennes dépendent le village et
Ic'pôrt du Chapus, situés à son extrémité O. Ce port
éliftt^pour l'Ile d'OIeron, «pi'il regarde, le point le
pî^^ropproché du continent, a, avec cette Ile, des
communications fréquentes, faciles et sArcs ; il com-
prend deux parties: le vieux port et le port neuf. Le
premier est formé par une jetée circulaire «le 48" de
développement, ayant deux cales, de 40m de largeur;
lc'port neuf est constitué par une jetée de 4^Mavec une
petite cale de 3°* de largeur, abritée de la mer et des
ve^its, du N. par un brisc-Iamcs, de construction
rècc'ntc; une voie ferrée «lcssert les quais, qui sont
ad£*>stablcs, en malincs, au moment de la pleine mer,
ppftYJtes navires «l'un tirant d'eau de 3m3o, et, en
mortcçan, pour ceux de 2ra; le fontl est de sable rouge,
rotïycrt. d'une couche de vase d'environ im.
•Lorsque les navires ne peuvent accoster, ils mouillent
en ra«lc, sur un fond «le vase, de bonne tenue. L'exploi-
tation des hultrières alimente le mouvement maritime!
du port du Chapus. C'est parce port, près duquel vient
aboutir le chemin de fer «le l'Etat, tic Bordeaux à
Nantes, avec embranchement sur Marennes et les
localités voisines, • qu'ont lieu les communications
— 2t>4—

entre le continent et l'Ile «l'Oleron, par trois bateaux


à vapeur, qui font, plusieurs fois par jour, un service
régulier du Chapus au Chàtcau-d'Olcron, et vicc-versâ.
Sur la pointe faisant face à celle d'Ors (Ile d'Oieron),
s'élève le fort du Chapus, donjon, «le forme octogonale,
ayant 24°' de hauteur, et flanqué «l'une tourelle, à "--
poivrière; ce fort fut bâti en 1G91,d'après les plans. ;*
qu'en donna le célèbre Louvois ; mais, à la mort «le ce "
grand minisire, survenue avant l'achèvement deslûrjji-
vaux, un nouveau plan fut adopté, qui modifia là
construction primitive; on y accède, quand la nidjyé$t
basse, par une chaussée «pii le relie à la terrcïfelÉW,'
d'où 44° mètres le séparent ; mais, à marée haute! les
î^r '
flots l'entourent complètement.
Quatre autres grands villages font également partie
«le la commune de Marennes ; ils portent les nomade
L'Aumône, Le Graud-Breuil, La Hoirie et Bourccfraïuf:
Dans ce dernier, qui a une certaine importance;' il
existe un bureau «le poste et un service télégraphique,
Marennes fut la patrie d'adoption du marquis
Prosper de Chasseîoup-Laubat, qui s'est illustre
comme ministre de la Marine et des Colonies, né (c 39
mare i8o5, décédé en i8;3; bien «pic né en Piémont,:ll
était, par sa famille, originaire «le l'ari'onilisseiHçnl
géographique de Marennes, dont il fut longtemps; le
député; on lui a élevé, par souscription nationale,'le .„'
l3 septembre i8;4. «ne statue, sur celle des places dé •
'
la ville qui porte son nom. ';'*
C'est la patrie du célèbre Etienne Lucas, le héros de
Trafalgar, né en i;04, mort en 1819.
205 —

SAINT-JLST.

Population: 1,089 habitants.


Superficie territoriale : 4.OO9hectares.
Distante «le Marennes de 0 kilomètres, la commune
de Saint-Jusl se compose, outre le chef-lieu, «le six
villages, parmi lesquels celui de Luzuc mérite une
mention, comme étant habité par presque tous les
hùjtricrs, qui élèvent et font un commerce étendu des
excellentes huîtres vertes connues sous le nom
d'Ignares de Marennes. Le bourg était autrefois consi-
d$Ê*»ble; mais, depuis la ruine de Brouagc et des
salipes qui. environnaient celte ville, il a perdu de son
importance.
Le territoire de cette commune produit du sel, «lu
vin'/ïdes céréales et «les plantes légumineuses de bonne
qualité. ,
Saint-Just possède un temple protestant et une église
diV*xve siècle, qui est l'une des plus belles «le la
Charente-Inférieure ; cette paroisse a le titre de cure
désaidasse, et elle a pour patron le saint qui a donné
sôîi titnït à la commune.
lié grand village de Mauzac dépend de la dite com-
mune;

NIKII.LK-SAINT-SOHXIX. i

Population: 1,282 habitants.


Superficie territoriale : 3,489 hectares.
Cette commune, qui s'appelait primitivement Saint-
Saturnin, et dont la corruption du langage a changé le
200 —
nom en Saint-Sorlain, puis en Saint-Somin, cl qui a
pris récemment celui de Nicullc-Saint-Sornin, est
très ancienne; on y exploitait autrefois des carrières
qui fournissaient des pierres de bonne qualité, et c'est
«le ce lieu qu'on a tiré celles ayant servi à bâtir
Brouagc ; mais ces carrières ont clé abandonnées
depuis «pic le chenal de cette dernière ville a cessé
d'être navigable. ' '*''.*:?•
C'est dans la dite commune «pi'est placée la fain£tjj|e
tour de Broue, au pied «le laquelle aboutissait legralïd
canal «pii formait, avec celui «le Saint-Agnant, Igq^ûtôe
de Brouagc, 11est fait mention de celle tour ou cffa^Biu
dans une charte de 10O8,où elle était désignée cbôifnc
la forteresec du gouvernement île l'Ile de MarenliféSél
Hiere. ->
-.'";;<£
Il était «liflicile, en effet, «le trouver une plus^ïjclije
position militaire que celle «le ce fort. Placé sur un
promontoire <pii dominait tous les alentours, et enle-
vait, presque si pic, «1030™au-dessus du grand golfe,
devenu depuis platin de Brouagc, par la retraite dis£a
111er; entouré, en grande partie, et défendu, p^|cs
eaux «le ce même golfe, forlifié, en outre, par^l*$rt,
comme par la nature, ce château était alors considéré
comme imprenable. L'histoire apprenti qu'en iSjalJcs
Anglais, poursuivis, «le tous côtés, par les arnjccs
victorieuses du connétable Duguesclin, abandonnèrent
toutes leure places dans la Saintongc, et vinrent se
réfugier dans le fort de Broue.
Malgré la solidité de sa construction, il ne reste plus
«pie quchpies remparts et fossés, à demi comblés, cl
une partie du donjon. En creusant un fossé au pied de
- 20; —
la hauteur sur laquelle la tour a été bâtie, on découvrit,
en 1727, la quille d'un navire d'environ 5o tonneaux;
au-delà de la tour, des ouvriers, en fouillant la terre,
trouvèrent également des débris de navire et une
ancre.
De la commune de Nicuile-Saint-Sornin font partie
le village de Ricullc, dont le nom précède maintenant
celui de Saint-Sornin, et le petit port «le Rccoulaine,
Silwésur le chenal de ce nom, à 4 kilomètres de son
c'fhbouchure dans la Seudre (rive droite) ; il sert à
Viyipéditioii des produits des communes de Saint-
SoAiïn et de Saiut-Just, et est formé par une partie du
ch$|ial, de ja™ de longueur, dans hupicllc il existe un
appontement en charpente, de iom de longueur, sur 3
de largeur, qui est utilisé pour les chargements de
sejsVv .
./>!>égHsc de cette localité est des xue et xm« siècles,
r £aint-Soiiiin est la patrie du général mar«[uis de
Chasscloup-taubat, né le 18 aoAt i?54, mort le 0 oc-
tobre 1833, et qui fut célèbre par ses travaux, comme
ingénieur militaire. Sou nom est inscrit sur l'Are de
Triojtiphc «le l'Etoile.

SYNDICAT DE LA TllEMBLADE j
: Ce syndicat est composé «les cin«| communes de ta
Trcmbladc, Arvcrt, Etaulcs, tas Mathcs et Chaillc-
vette, qui font partie du canton de ta Trcmbladc.
— u08 —

LA TnKMBLADK.

Population : 3,G5; habitants.


Superficie territoriale : 7,089 hectares.
L'origine «le ta Tremblatle, chef-lieu du syndicat et
«lucanton de ce nom, paraît remonter à l'époque OÙ.Î
les salines de la Seudre furent créées dans celte parties
du littoral, c'est-à-dire vers l'année 05o. La pêche, cHV
l'industrie hultrière vinrent, plus lard, se joindreU$j-
celle des sels, pour favoriser son développement. -?%
Située sur la rive gauche «le la Seudre, la pctite^djy&;.
«leLa Trcmbladc, qui n'apparaît dans rhistoirt&fôgr;:'.
sous le règne «le Charles IX, n'a guère coinmbtft^À
prendre une certaine importance «pic vers l'an iG60JIbft-
les vaisseaux du roi ne pouvant plus se retirerwa
Brouagc, au retour de la campagne'«le Gigery, ori;Jes
fil entrer dans la Seudre, cl l'on établit, à la Trein^
blatle, des magasins et autres établissements, qui-l^y
restèrent pas longtemps, et furent ensuite transférera
Tonnay-Charentc. ' >*
Sous Louis XIV, en i085, le canton dépendait du
gouvemement militaire de l'Aunis. Vj**^l
Du N. à l'O., ta Tremblatle n'est séparée dcrOcéJlji
et «lu Pcrtuisdc Maumussoiupie par d'immenses dunes
dont on a arrèté la marche destructive, au moyen d^
l'ensemencement, D'après la tradition, ces sables mou-
vants auraient autrefois englouti tlenx localités im-
portantes, connues sous les noms de ; Anchôisnecl
NoIrciDamc-dc-Biize. ta première de ces localités était
située sur la rive gauche de la Seudre, au X.-O. et h
l'angle saillant de l'embouchure de cette rivière; dans
— 20t) —
un espace très restreint, il existe quelques traces d'ha-
. bitations, et l'on appelle encore fond d'Anchoisnc un
petit banc de sable, qui est couvert par les hautes
marées.
. Une dune de sable, déplacée jadis par les vents
yiolents qui souillent sur cette côte, mirent à découvert,
-^pMOaS, quelques restes de Notre-Dame-de-Buze,
.notamment une pierre d'autel qui fut placée dans l'église
; d$JL^;.Trcmbladc; mais une autre dune a recouvert ces
>restés, qui sont maintenant entièrement cachés.
>^ta port «le la Trcmbladc était primitivement formé
-plp^ii chenal sinueux, qui ne pouvait recevoir «pic des
clnbjârcations d'un faible tonnage, portant le nom d'flf-
lègëèr cl par lesquelles s'eflecluait le transport des sels
à bpçd des navires stationnant en Seudre; il se coin-
p<7sô,mainlcnaiit d'un chenal courbe, dit de l'Atelier,
qui a 35omde longueur, et est le port proprement dit,
efc|i!|jn grand chenal rectiligne, de i,90om de longueur
stirVao de largeur moyenne, y faisant suite, lequel
débouche, sur la rive gauche de celle rivière, à ^oo™
ep.jamont de celui de Marennes, se dirige vers le S.-O.
Ct^st'creusé en ligne droite, au milieu de terrains
Vftseux; il monte omd'eau à l'enibouchure du chenal,
dans les grandes marées; les navires échouent sur un
fond de vase ; leur chargement s'effectue, dans le che-
nal, à la cale dite de la Grandc-Ilondc, qui est reliée
au chemin de fer de la Seudre; il se fait aussi des
chargements dans le port, où des navires de 200 ton-
neaux peuvent pénétrer en malincs; mais le chenal de
l'Atelier, qui a un mur de quai, de nom de longueur,
et une cale d'embarquement, ne peut recevoir que des
— 2;o —

bâtiments de 80 tonneaux, ta chenal d'accès est pourvu


«ledeux cales «le i5 et 45m. On trouve, en outre, dans
ce port, un chantier de construction et une cale «le
carénage.
Les opérations commerciales et maritimes «lu dit
port consistent dans l'importation «le bois du Nordt;'
moellons, chaux, charbons «le terre, huîtres d'élevage^
et dans l'exportation de sels, vins, vinaigres, hullre^^
marchandes, moules, poissons, bois de rhauflag^ftâj&3
Près de La Trcmbladc est la jolie station balnéairflV
de Honcc-lcs-Bains. >£$%&}
II n'y avait anciennement, dans cetlc ville,-qu?urnf£
chapelle qui dépendait de Saint-Etienne d'Arvert^oir
l'érigea en paroisse en 1O87.En i833, on a Construit;
dans la dite ville, où le nombre des familles protestantes
est assez considérable, un très beau temple du édite
reformé. '''.V?%
Une chronique de l'époque rapporte que Féiielpïi;
vint prêcher l'Evangile à ta Trcmbladc, après la réf^
cation de l'Édil de Nantes. (Jette commune est desservie
par. le chemin de fer «le Saujon à ta Grève-Marenne»^*;
ta Trcmbladc est la patrie du célèbre marin F0I&Ô7
qui fut lieutenant-général des armées navales. ; ?î2^f;

AnVKIlT. :J
Population: 2,421 habitants.
territoriale : hectares. - *
Superficie 2,907
Arvcrl, qui s'appelait autrefois lie d'Annotte, formé-
une péninsule et est distant de Marennes de, 20 kilo-
mètres, ta forêt l'a voisinant, et qui produit une grande
— 271 —

quantité «le pins, lui a fait donner le nom iVArd-Verl,


mot signifiant bois-vert, dans la langue celtique.
Arvcrt a une origine ancienne : c'était jadis une sei-
gneurie, et l'on trouve dans une vieille chronique
qu'Arèhambaud, comte «le Périgord, rendit foi et hom-
mage de sa terre d'Arvcrt au prince «le Galles, duc
il'<Â<piitainc, le 18 septembre i305.
>^|Ie d'Armottc ou d'Arvcrt dut avoir autrefois une
gt^hdei étendue, mais la mer, qui la mine, et les sables,
qui? renyahissent insensiblement, semblent menacer
s0jrt?g^istcncc. Son territoire est coupé par plusieurs
cK$ii^X; dont l'un aboutit au port dit de la Jument,
qiûfgîtant la guerre de J70O, armait et expédiait,
chaquéi année, plusicurenavires, de i5o tonneaux, pour
le grand banc de Terre-Neuve; ce port n'existe plus, et
l'écojBlioment des tlivere produits, provenant des com-
muhes voisines, se fait maintenant par le chenal de
l'Aiguillatc, situé sur la rive gauche de la Seudre, à 3
kiloïhètres du port de ta Trcmbladc, et qui est navi-
sur une de 500"1; on a construit, sur la
gable longueur
rivô droite de ce chenal, une chaussée empierrée et un
appontement en charpente, pour faciliter les opéra-
tions'dès bateaux et embarcations qui y viennent quel-
quefois.
Il se fait un commerce d'huîtres considérable, à
Arvert, où l'on remarque les ruines d'une église du
xi« siècle.
De cette commune, dépendent les villages «l'AvalIon
et Le Fouilloux.
— 2y2

ETALI.KS.

Population: 1,098 habitants.


Superficie territoriale : <%)o5hectares.
La mer a jadis baigné le territoire de cette commune,
dont clic est maintenant éloignée de 8 kilomètres en-
vi ion ; on en trouve la preuve indéniable dans ce fajft
«lu'cii creusant, à moins de 3™de profondeur, onjlM^-'.
couvert des parties d'ancres, enfouies dans la te,tt$&Çjî
«lesmorceaux de hordages «lenavires, sur divers pôjujâ
de la commune, «pie la Seudre limite au N.-0,-j_laJrhi£
gauche est couverte de marais salants et de i*é&£i$3$&
à poissons, 'dont les habitants expédient les piwlnilâà
Boitleaux. iv.>»<^»>'-V,*
L'église d'Elaules était aiiciciinement placéede ris'un
lieu appelé le Paradis, Ilot situé dans le marais. DérKôlie
ci: 1722, les matériaux furent transportés à Etaulcstfdù
on l'a rebâtie, en 1733. "•¥*$-?
Celle commune possètle 1111 temple du culte rèrortfté.
'-•S-îiY'.
I.KSMATIIKS. ;. iiôtiî-

Population: 878 habitants. . ;-


Superficie territoriale: 3,993 hectares. r/
Celte commune tire son nom des Mat lies, pâturages
d'une certaine étendue, formant une chaîne de collines
et de monticules; clic est-bornée au S.-O. par laj
Gironde, à l'endroit où ce fleuve se jette dans l'OèélîYt.
ta forêt d'Arvcrt et des dunes de sable composent la
plus grande parlic de son territoire; ces dunes, dont*
- 273 -
la surface est «le plus «le 2,000 hectares, bordent le ri-
vage.
On prétend qu'à une époque reculée, une partie de
la commune était couverte par lanier, et qu'en creusant
des écours, pour le «lessèchemeiit, on y a trouvé des
débris «le navires.
ta phare de Bonne-Anse éclaire la côte des Malhes.

;;.' CHAILLEVKTTK.

Population: i,«»8t)habitants.
Superficie territoriale : 932 hectares.
ta tiHumunc de ce nom est située sur la rive gauche
de la f^tfdrp, à 14 kilomètres de Marennes; son terri-
toire Sé'divisc ch marais salants, terres labourables et
vigneSt elle a deux chenaux sur la Seudre ; le chenal
de Chaillcvcttc, cl celui deChatressac; le premier a une
profondeur d'eau très faible (2men eau vive et im20 en
morte éàû), aussi ncpcut-il recevoir que tles bateaux et
embarcations d'un petit tonnage: quant à celui de
Chatressac, «pjicst à 3oon>duprècédent, cl sur la même
rive, il est plus considérable: on y trouve 3m3o en vive
eau ordinaire, et 2™5o en morte eau; il est pourvu de
«leûfc.rfjpipdntcmcnts en charpente et d'une cale en ma-
vorutëné'.
ta port ou chenal «le Chatrcssac recevait autrefois
«lesnavires de 4oo tonneaux; il avait alors un chantier
de construction renommé, et, vers la fin du xvinesiècle,
on y faisait des armements pour la pêche tic la morue;
actuellement, il admettrait à peine des bâtiments de
100 tonneaux, dans les grandes marées, car, depuis
18
— a?4 —

assez long temps, le commerce s'est déplacé de celte


localité, où il ne se fait plus que des opérations peu
importantes.
Chatressac, qui a donné son nom au chenal, est un
village de 200 habitants environ, dépendant de la
commune de Chaillcvclte, laquelle est desservie psrjc
chemin de fer de Saujon à ta Grèvc-Marenncs.

SYNDICAT DE L'EGUILLE ^?V


Cc syndicat est composé des six communies de
Mornac, l'Eguillc, Breuillet, Saint-Sulpice-do-ftoyan,
Le Gua et Saujon, dont les quatre premières font partie
du canton tle lloyan, la cinquième de celui de Marennes,
et la dernière du canton de Saujon, arrondissement
géographique de Saintes.
'-;•i'-*>V.
MORXAC.

Population : 931 habitants. ;, j


Superficie totale : 40o hectares. :''ihr,r.
Le bourg de Mornac s'élève sur le penchant d'un
coteau baigné par la Seudre ; c'est de celte position
qu'il a tiré son nom, formé de deux mots celtes ï Aîor
et Ac, signifiant, le premier, ' eau, et le second, lieu*
élevé. ,:
Mornac, qui avait autrefois le titre de ville/était
fortifié de tours bastionnées, qui défendaient l'entrée
de son port, et protégé, en outre, par tin château-fort,
— Y,.t —

entouré de larges douves, avec ponls-lcvis et vastes


souterrains; il soutint, en i533, un siège qui fut un
épisode intéressant de l'histoire de l'Aunis et de la
Sain longe.
ta commune de Mornac, dont la population ne forme
qu'une seule agglomération, a un port situé sur la rive
gauche de la Seudre, à 12 kilomètres de son embou-
chure, et à 3 kilomètres en amont «le celui de Chaille-
vettejf le chenal y donnant accès a i,3ooM«le longueur,
sur 12 de largeur ; il est sinueux, à l'entrée, du côté de
la Seùdfiço; mais, par grandes marées, il peut admettre
îles Vn^vircs de 100 tonneaux, si leur tirant «Veaune
dépassé pas 3" 33; ce port est constitué par un quai de
3o™de ïpjigeur, et une cale en développement de 4om;
il assèche à toutes les marées.
Morrfac, tiuc dessert le chemin tic fer de ta Trcm-
Idade à Saujon, expédie, chaque année, beaucoup de
sels, récoltés dans les marais salants des environs ; il
s'y fait aussi un commerce d'huîtres important.

'>>; L EOUILLK.

Population : 724 habitants.


Supplicie territoriale : 549 hectares.
ta bourg de l'EguilIc, chef-lieu du syndicat et de la
commune de ce nom, doit sa création, comme les
quelques villages épars dans le marais de la Seudre, à
l'industrie salicolequi commença à se développer, dans
cette contrée, vers le milieu du vne siècle, tas habitants
se livrèrent, de bonne heure, à la navigation et à la
— 27G —

pêche; ils approvisionnent, en huîtres, une grande


partie «les claires de la rivière.
Le port de l'Egaillé est situé sur la rive gauche de la
Seudre, à i5 kilomètres de son embouchure; il consiste
en un chenal, de 3omde largeur sur 200 de longueur,!
dont 100 utilisables seulement pour les petits bateàuX .
de commerce qu'il peut recevoir, en raison de son faible
tirant d'eau, qui est de 2"13o en morte eau et de 3" 20
en inalincs; ce chenal est ouvert dans la direction^ du
S.-S.-O. au N.-N.-E. et fermé, à sa partie supérieure,
par une écluse, servant à écouler les eaux d'une r^tèritie,
située en amont. Le bourg est b;\ti dans le f&îsffïàgc
de la partie supérieure du chenal. »*
Il y a, devant l'Eguille, deux appontements en char-
pente, et une cale, en maçonnerie, de Go™de îôngucui*,
pour les bateaux de pêche, ainsi qu'une caleïbassc
empierrée, «pii est utilisée par le bac servant à traverser
la Seudre. On remarque, près du i>ort, les restes,! d'un
ancien chîitcau du xi* siècle. AV
Il se fait «Ians celle localité, où il existe un chantier
de construction, des chargements de sels, vins et bois,
, pour diverses destinations. V:>V
ta chemin de fer de la Seudre a une statiq^&.Fon-
bedeau, village que 2 kilomètres séparent de l'i^guillc,
dont il fait partie. .'
.y
BBEUILLBT. . / J.
/
Population : 923 habitants.
Superficie territoriale : 2,488 hectares.
Deux petits ruisseaux, appelés le Dugua et le Pcyrat,
— VJ —

traversent la commune de Breuillct, qui est à 20 kilo-


mètres de Marennes, et dont les habitants se livrent,
en partie, à l'exploitation «les marais salants. Il existe
dans cette commune, un chenal, débouchant dans la
Seudre, et «pii, par sa profondeur et sa Iargeuiv, permet
à^dps bâtiments «le 100 tonneaux, «le venir faire «les
chargements de sels au lieu dit le Plordonnicr.

SAIXT-SULPICK-DK-ROYAN.

P9p.14la.tion: O7Ohabitants.
Sûp^lcic territoriale : 2,082 hectares.
Cette "commune, située à 23 kilomètres de Marennes,
est fortuée, y compris son chef-lieu, par 22 villages ou
hameaux ; son territoire est divisé en terres labou-
rables,'vignes, près, bois et marais salants; elle n'a
rien dp remarquable.

".."•"'' LK «l'A.

Population: i,0i0 habitants.


SupérJJcie territoriale : 3,02o hectares.
Le Gfla s'appelait originairement Saint-Laurent, du
nom do patron de la paroisse; plus tard, il fut désigné
sous trelui de Saint-taurent-tlu-Gué, à cause d'un cours
d'eau, dit le Monard, que l'on passaitjadisà gué; mais,
à la Révolution, on supprima le nom de Saint-taurcnt «
et il ne lui resta plus que celui du Gué, «pue, par cor-
ruption, on a changé en Gua.
Cette localité fait un commerce important de vins,
caux-de-vie, bois de construction, de charpente et à
- *?8 -

brûler, et «lechaux hydraulique, par lo chenal «lo Cha-


Ions, qui so trouvo sur son territoire et est situé sur la
rive droite «lola Seudre, presque en face du chenal de
l'Eguille, et a 3 kilomètres, en amont, de celui «lo
Mornac; il est navigablo jusqu'au village «lo Chalons,
pour les bateaux jaugeant, au plus, 5o tonneaux, etqui
effectuent leurs opérations dans le petit port du mémo
nom, dont lo tirant «l'eau est «103"'en malines, et «lo
im05 aux marées ordinaires.
Le village de Chalons, qui est bâti dans le marais, a
une centaine d'habitants; il dépend do la conuuunodu
Gua, ainsi que ceux do Dercio, do Saint-Martijti et do
Euveaux. On voit, près «loce dernier village, les ves«
tiges d'un camp «pio les Anglais y avaient plac4en 1707
lorsqu'ils s'emparèrent «le l'Ile d'Aix. ta tradition
rapporte qu'il y avait anciennement, au même lieu, un
port do mer où abordaient beaucoup do navireé mar-
chands; il y avait aussi, aux Kavcaux, deux châteaux
défensifs, «lont l'un se nommait Montglin. ;
Deux autres châteaux, ceux «lo Dercio et de, Chcr-
vaise, so trouvaient également dans la commune du
Gua; le premier, «pii était primitivement entouré de
remparts et défendu par un pont-levis, a ét&recons-
truit, en 1812, danslegenre moderne; quant au second,
qui était pareillement fortifié, il fut ruiné, lors des
guerres do religion, et il n'en resto plus de traces.
L'église du Gua est sous lo vocable de Saint-Laurent.
Il existe, dans ectto localité, un temple du culto ré-
formé.
— a;9 —

SAUJON,

Population ; 3,aoa habitants.


Superficie territoriale : 1,84a hectares.
Saujon a uno orlgino fort ancienne, et fut autrefois
un point important quo Charlemagno donna à garder ù
Taillefer-de«Léon, comte «VAngoulême. Dans les cinq
siècles qui suivirent lo règne do Charlemagno, celle
localité passa successivement aux mains do plusieurs
soigneurs; l'un «lo ceux-ci, Olivier do Ccctivy, obtint
du J\QI, en 1470, l'autorisation de fermer la ville do
mûjalljes et d'en faire uno place forto. En i03o, Hiehc-
licu y-fit bâtir un château, entouré de largos fossés, ot
conçut Je projet de relier la Gironde à la Seudre par un
canal qui «lovait aboutir à Saujon ; mais ce projet fut
abandonné.
Cette commune, située à 2G kilomètres de Saintes,
son.chçf-lieu d'arrondissement géographique, est tra-
versée par la Seiulre ; sur son territoire sont répandus
un gçantl nombre do villages et «le hameaux.
Do la petite ville do Saujon, chef-lieu du canton «lo
ce nom, dépend lo centre commercial et maritime do
Hibérou, où a lieu un mouvement do navigation très

ftibérou est placé au fond et sur la rive gauche de la


Seudre, au point où cetle rivière devient navigable; la
marée s'y fait sentir, et la profondeur d'eau y est do*
3"»55 aux pleines mers d'équinoxe, de a"' 90 aux vives
eaux ordinaires, et do im 70 en morte eau. Divers
travaux de construction et «l'amélioration ont fait du
port do Hibérou ce qu'il est actuellement ; ce port
— a8o —

occupe lo lit même'de la Seudre; les navires échouent


sur un fond vaseux, recouvrant la hanche ou rocho
calcaire ; il a aao™do longueur, sur 4° do largeur, et
possedo trois cales hautes et trois cales basses, pour la
manutention «les marchandises; uno écluse, formant la
partie supérieure du port, transforme le lit do'la Seudre,
non navigable, en un bassin do retenue d'une longueur
do 7oom,et do 3o"'environ de largeur, qui s'étend jusqu'à
Saujon. t,\ifl
Au moyen «h*celto retenue, et «les eaux douces do
la partie supérieure do la Seudre, qui contribuent fc
l'alimentation «lece bassin, on est parvenu à ftfijh^jiles
chasses régulières et assez, puissantes pour conibaltre,
avec quelque efileacité, l'envasement très rapido du
port. ,-v.'
Lo port de Hibérou reçoit des bois du Nord, des
charbons anglais, des matériaux de construction/ cl
exporte «les vins, eaux-dc-vio, farines, bois «Itfçhaùf-
fage, cte, 11y a, à Hibérou, un important iharcn.d'do
poissons et de coquillages, qui est approvisionneuruii
grand nombre «lo bateaux do pêche, tant de la loçtilité
que des ports voisins, $?n
Saujon est la patrio do l'ancien m.inistre Diifaiure,
membre «le l'Académie française, né en 1798,^^01*1
en 1881. '"''.*>
— a8i —

QUAHT1KH DE L'ILE DOLEHON


Lo quartier «le l'Uo d'OIeron a pour limites tout lo
littoral «le l'Ile. Il est formé par les deux syndicats du
Château et do Saint-Pierre, lesquels comprennent six
communes «lo l'arrondissement géographiquo do Ma-
j-ennes,
^u "i" janvier 1900, la population muritimo do ce
quartier se composait do 880 inscrits, classés comme
sjLn\tjvcapitaims au long-cours, G; maîtres au cabotage,
5af^ quarliere-inaltres, ia; matelots des trois classes,
308 ;>novices, a8; mousses, 19; impropres au service,
45 ; ;liors de service (cinquantenaires), 3o4; marins au
service de l'Etat, 53 ; relraitt's, ia ; demi-soldiere, i/jo;
veuves et orphelins de retraités et de demi-soldiere, 8a.
Los secoure alloués, en 1899, aux nécessiteux «lu
quartjor, sur la Caisso «les Invalides, se sont élevés à
la fpmmo de 9O0francs, répartie entre a3 pereonnes.
Pendant l'année 1899, ia3 bateaux, jaugeant ensemble
409 tonneaux 03, et montés par i85 hommes d'équi-
pagoKont fait la pêche côtière sur divere points du
quartier. Cette pêche et celle à pied ont produit, en
urgent, 270,980 francs, somme dans laquelle les amen-
dements marins figurent pour 53,8ao francs.
Le quartier do l'Ile «l'Oleron a fait, pendant la mémo
annéo, 10 armements pour le cabotage, lai pour lé
bornage, et ia3 pour la pèche côtière.
Les paiements qu'il acll'ectués, en 1899, surla Caisse
des Gens de mer, se sont élevés à 13,735 fr. Oi c, et
ceux sur la Caisse des Invalides, à 84,791 fr. 5o c.
- u8a -
Sont attaches à ce quartier: 10 navires et 3;i ba-
teaux.
Le quartier «lel'Ile d'Oleron est un centre ostréicole
important; au i,r janvier 1900,il possédait 10,095pares
à huîtres exploités, et produisant, pour l'exportation,
«leshuîtres vertes, blanches et portugaises, dont il s'est
expédié, en 1899, 78,128,000, savoir 29,000 d'huîtres
indigènes, ayant une valeur de 87',,5Go francs, et
49,028,000tl'hultres porlugaises, valant GG0,8oofrancs.
Le même quartier possède également 257 écluses oii
réscmiirs à poissons, et autres Mlablissements de
pêche.

SYNDICAT DU CHATKAU
Ce syndicat so compose des trois communes «le Lo
CluMeau, Dolus et Saint-Trojau-lcs-Hains, qui forment
le canton «luChâteau.

l.KCIIATKAl'.
Population : 3,109 habitants.
Superficie territoriale: 1,529 hectares.
La ville du Chaleauest sitiu'e dans la partie S.-K".
«le l'Ile d'Oleron, sur une petite élévation près de la
mer; elle so compose de deux parties : l'ancienne,'qui
était autrefois le bourg de Notre-Dame, et la neuve,
bftlie sur un plan plus régulier. Son nom lui vient
«le l'ancien château-fort, appelé lo Château «l'Oleron,
et qui était placé sur la c«Me,attenant au bourg d'alors.
— a83 —
C'est dans co ch&tcau qu'Kléonoro, duchesso de
(Juyenne, fit rédiger, sous ses yeux, les lois et ordon-
nances de la Marine, qui portaient lo nom de Lois et
Jugements d'Oleron. Le ChàttNui ne devint réellement
place forte que longtemps après leur apparition, et
c'est seulement en iG3o «pie fut coustruile, par les
ordres de Louis XIII et de Hiehelieu, la citadelle
ueluelh\ non pas sur les ruiui's Ao l'ancien ehàtiMU-
fort primitif, mais un peu plus à l'K. Le célèbre ingé-
nieur il'Argenson en dirigea les travaux.
Kn 1O73, lo chevalier de Clairville, gouverneur «le
l'Ile, fit exécuter uno seconde enveloppe, «pie continua
ensuite, après y avoir apporté des modifications, M, do
Ferry, ingénicur-«lirecteiir«les fortifications de l'Aunis;
un ouvrage à corne cl une demi-lune furent ajoutés,
«lu ciMé du bourg; ces constructions, élevées avec
précipitation, parce «pie l'on redoutait alore une iles-
cento dans l'Ile du prince «l'Orange, s'écroulèrent. A
la gorgo «le cet ouvrage à corno ruiné, on bâtit, en
1O90, uno demi-lune, rêvé lue «lo maçonnerie et
entourée do fossés ;leschemins couverts et les glacisno
furent finis qu'en 169.5; quelque temps après, on
forma une enceinte où fui comprise la partie conservée
«lol'ancien bourg, et l'on traça les rues d'une nouvel lo
ville.
Dans son état actuel, la citadelle, est un pentagono
irrégulier, couvert, du c«Mé«le la ville, par un ouvrage
à corne, et l'enceinte de la ville est un camp retranché
inachevé.
La ville du Château, qui n'a été achevée que dans lo
courant du xvin« siècle, renferme peu «le monuments ;
on y remarque la citadelle où est lo dépôt «lola com-
pagnie «les disciplinaires des colonies, uno jolie place,
des halles assez spacieuses, l'hôpital militaire, qui
contient 3oo lits; le clocher moderne «le l'église catho-
lique, surmonté d'une trèshcllo llèche, en pierre,,et lo
temple protestant ; on y remarque aussi lo port, dont
les ouvrages maritimes so composent : «l'une pclito
rade, d'un chenal,«l'un avant-porl, «l'un port d'échouagOr*
et «l'un bassin à Ilot. . ?:\.
La railo n'a que 5oo'" de longueur, sur 3oo do larv
gcur ; lo chenal qui donne accès au port, et est en ligtie
droite, vient aboutir au milieu de la rade; il a l,l$o£
«lolongueur sur uno largeur «lei5 à aon»; il est rccMUgno,
creusé sur noo1»,à partir des jetées, dans un plat in
vaseux, et sur les uno'" suivants dans lé rocher de la
Gramle-Mortanue. Deux feux fixes, ayant une hauteur
«le IO et «lo a3ra5o, et dont la portée est de 5 milles,
éclairent l'entrée «lu Château. L'avant-port, qui a,ime
longueur do no"1, est protégée, au N., par uno jetée'.
Lo port, où il existe uno cale do construction et un gtiil
do carénage, a ia4m de longueur sur 35 «lolargeur; il
est bordé, «l'un côté, par des quais en pierre, vçt'do
l'autre, par les mure do la citadello; la profondeur
«l'eau y est do 3,"3oen morte eau ordinaire, et«Je 5*°
dans les grandes marées. Le bassin à fiot a 90*1vdè
longueur sur 55"' do largeur moyenne; deux «le ses
côtés sont bordés d'unquai, en pierre ; les fortifications
do la place entourent les autres côtés. Les écluses de
ce bassin ont 20"»de longueur sur iom de largeur ; il
monte 5md'eau sur leur buse, dans les malines, et 3m3o
en morte eau. Les murs de quais do l'avant-port et du
— a85 —

port iiYchouage, a insi que la jetée du N., ont été refaits


«lo I80I à 1875.
Un bateau à vapeur, spécialement afleelé nu trans-
port des voyageurs, fait, trois fois par jour, la traversée
entre le port du Château et la pointo du Chapus où
vient aboutir la voio ferrée «lesservant Marennes et les
environs; la durée «le la traversée est do i5' ; un autre
bateau à vapeur transporte, trois fois par jour égale-
. ïiient, les marchandises, les voitures, et les animaux.
; Â^cet. efict, l'Administration «les chemins do fer do
IjBtat à créé, au Château, un bureau-gare, ou station.
Kujpjl oxisto un service «lo bateaux à vapeur entre
Lo Château et Hocheforl.
Leport du Château reçoit des charbons anglais, des
bo|é do construction, et expédio des vins, eaux-de-vio
ëtJels. Lo littoral do la communo est couvert «le parcs
ifliultres, «l'un grand rapport. Do septembre à avril,
poçidant les malincs, plusieure bateaux à vapeur eflec-
tuoni le transport des jeunes huîtres du Château à
Àrcachon. Do grandes quantités do naissains, recueillis
a'u/iq'oycn do collecteurs, s'expédient aussi, dos parcs
du Château, à Auray et dans d'autres localités de la
Brejbgno où l'on pratique l'ostréiculture.
'D&' là commune du Château dépendent* les trois
grands villago d'Ors, do la Chevalerie et do la Gàcon-
nière. Bans le premier, il existe, au fond d'un chenal
do i,8oom do longueur sur 17™de largeur, un petit
port où l'on trouve 31»«l'eau, par grandes marées, et aw
en eau morte. Ce petit port, qui consiste en une jetée,
n'est guère utilisé que pour le commerce des huîtres
et du sel.
— a80 —

Lo Château est la patrie du général Boilôve, do


rinfanterio do marine, né en 1837, mort en 1899, et du
peintre Orner Charlel.

noi.us.

Population : a,o58 habitants.


territoriale • 3,71a hectares.
Superficie •i .il
La commune do ce nom est formée par un très grand
nombre do villages et hameaux'; lo bourg, ehcf-liciw^-.
uno population agglomérée d'environ 5c«»habitant^ IL
n'a pas «l'importance. Lo territoire do cette com.niùji0
produit du froment, de l'avoine, du vin, et surtmn) do
très bon sel ; il est traversé par les chenaux il*Arcçau
et do La Brando, très utiles pour celte partio do rijo.
Ces chenaux, qui sont navigables, fournissent les eaux
salées nécessaires à la saunaison, et c'est par eux quo
s'écoulent ù la mer les eaux douces des marais. Il existe
encore ilcux autres chenaux, nommés Lo Douhet du
Marais-Doux et La Buudissière, mais ils n'ont cpi'uno
'importance secondaire. -îV
Commo presque toutes les communes docile
d'Oleron, Dolus a été, pendant les guerres de roligioiï,
le théâtre do scènes sanglantes entre les catholiques et
les protestants. Dans uno invasion que. firent ces der-
nière, en 1570, son église, appelée Saint-André-dc-
Dolus, fut complètement ruinée ; il n'en reste plus quo.
quelques vestiges, près du bourg ; l'église actuelle n'a
rien de remarquable.
— a8; —

SAINT-TROJAN-I.KS'BAINS.

Population : 1,129 habitants.


Superficie territoriale : 1,540 hectares.
Il y a moins «l'un siècle, la commune «lo Saint-Trojan-
les-Baius avait l'aspect d'uno vasto plaine do sablo, et
los dunes quo forment la mer et les vents, dans cetto
paHio méridionale do l'Ilo «VOlcron, étaient poussées,
par Jes vagues, vere lo rivage, où les sables dont elles
sorit composées so réunissaient en un grand nombre
<tàSj&nticules.
De^ijàiênio quo les alluvions des fleuves avancent
dans là mer, do mémo les dunes envahissaient alors le
liltojral de Saint-Trojan-los-Bains où elles couvrirent
successivement uno partie «lo la commune, et ont fait
disparaître l'ancien bourg, l'égliso et son clocher.
Justomont préoccupée «lo cet état do choses fâcheux,
l'Administration s'occupa, avec beaucoup do soin, do
reKfëdier à co désastreux inconvénient, en fixant la
mobilité des sables par des plantations de tamaris et
do piçs, qui ont été employées, avec succès, au même
usage, dans les pays voisins. C'est ainsi que ces plan-
tations, en arrêtant la marche des sables, sont deve-
nues de vastes foréts do pins, qui couvrent actuellement
une certaine étenduo de la commune ; elles ont con-
tribué à faire un séjour agréable de Saint-Trojan-lcs-
Bains où so rendent maintenant, chaque année, do
nombreux baigneurs, qui y apportent l'aisance, et ont
transformé le bourg chef-lieu en une sorte do petite
ville, offrant aux étrangère les ressources matérielles
— a88 —

et les distractions que l'on no trouve d'habitude quo


dans des stations balnéaires plus importantes.
Kn faco do Saint-Trojan-les-Bains, dont la plago est
très belle, so déroule la presqu'île d'Arvert, qui forme
un joli panorama.
Saint-Trojan-les-Bains possède un Sanatorium, que
l'on a inauguré, il y a «pielques années; il possède égtin
lenient un petit port, constitué par un chenal de i.aooflj
«le longueur sur 17™«lo largeur moyenne, et sur la^Yiî
gauche duquel il existe un mur de quai, do aon\de K>n-
gucur, et une cale «l'embarquement «lo3*>,u ; co^p.QJE^^i..
utilisé pour lo commerce «les huîtres, du jjqis^tles
s<ls, des vins, «les matériaux «le construction., e^des
autres produits «le'la commune, parmi lesquels JÔtau-
rent tl'excellenls petits oignons, très renommés dans

Do Saint-Trojan-les-Bains «lépeml lo Petit-Villag^o,


qui est à 3 kilomètres du bourg, et forme une nggJ>Qfl\é-
ration composée d'une quarantaine «le maisons, dopt
les habitants sont tous pédicure et saunicre. ^i.

*
SYNDICAT DK SAINT-PIKHHK 7

Ce syndicat se compose «les trois communes do


Saint-Pierre, Saint-Georges et Saint-Denis, qui forment,
le canton de Saint-Pierre.
- a89 -

SAINT-VIKIUIK.

Population : 4«1,U habitants.


Superficie territoriale : 3,901 hectares.
Par son commerce et lo chiffre île sa population,
Saint-Pierre est la plus considérable des six communes
do l'Ile d'Oleron ; mais, comme étendue do territoire,
ello 110vient qu'après celle «lo Saint-Georges, qui oc-
cupe le. premier rang, avec 5,5u hectares. Saint-Pierre
a aussi l'avantage «l'être au centre do l'Ile, et bien «pi'il
soi^.une certaino dislance «lo la mer, on peut «lire
«pi'iîa^Oii port, puisque celui do La Perrotiue, «pie l'on
a toujouitf consi«Iéré commo étant lo sien, est navigable
jusqu'à: La Soriuo, village «pie quelques centaines do
mètroé;'Seulement séparent «lo la petite ville, chef-lieu
«le la commune, et qui est un centre commercial et in-
dustriel important.
Cetto commune, dont le sol produit «les sels et des
vins, «Jptité.s les meilleurs «lo l'Ile, est bornée à l'O.
piuJ;lfciCotc-Sauvago, bordée «le rochere et île «lunes,
dont «in est parvenu à fixer uno partie, par la planta-
tion, dej&çmaris et «le pins; ù l'K., on trouve beaucoup
de marais salants ; au N. et au S., lo,terrain est propre
ù la culture de la vigne et du froment ; on trouve, sur
divèrÉ'fpoints do son territoire, plusieurs bouquets
d'arbresi dont les principales essences sont le chêne,
l'ormeau et le frêne.
Quoique Saint-Pierre soit peu cité dans l'histoire,
son origine est ancienne, et la tradition rapporte «pie
sa première église servait de refuge habituel à la popu-
lation au temps des invasions normandes. Les guerres
19
. —«ao/> —
do religion lui furent funestes. C'est ainsi qu'en i55y,
les protestants, étant devenus les plus forts, dans l'Ile
d'Oleron, ruinèrent l'église catholique dont ils enlevè-
rent la grosso clocho qu'ils firent transporter à La
Hochello pour être convertio en canons, L'Kdit do
Nantes ayant ramené la paix, les catholiques rétabli*
rent leurs églises ; celle do Saint-Pierre et son clocher
lo furent en 1O0O;la mémo année, les protestants firent,
«le leur côté, bâtir un templo. ( !i
La guerre s'étaut ralluniéo.en iOai, entre catholiques
et protestants, les troupes rochelaises, sous les «jrojres
«lu princo «lo Soubiso, s'emparèrent do l'Ile, dôm les
églises furent renvereées et pillées ; on rétablit ccllo tlt
Saint-Pierro en i0a3, mais lo clocher n'a été termim'
qu'en 177O. ,:
Lo port do La Perrolino ou de Saint-Pierro est silut
oiir la côto K. do l'Ile «l'Oleron, à a,3oom «lo laivpoint
des Saumoiiards; on y accède par un chcnhli tiyan
1do longueur, et 3o «lo largeur, à l'cnlréerSsur 1,
'i.&Vio"
rive «Iroitodu chenal, il existe uno jetée, eu maçoîtncri
«lo 55G,ndo longueur, et sur la rive gauche, mais faisan
partie do la communo de Saint-Georges, la petite ugglo
mération do Boyard ville, comprenant les locaux e
bâtiments de l'ancienne écolo «les torpilles, ptfès des
quels se trouvo lo port, dit do la Marine, forîthé pa
une digue de 3om,un quai do 0om, et un apponteme
en charpente, de 3omde longueur.
Kn remontant le chenal, on rencontre lo quai dp 1
Cayenne, qui a 3omde longueur, un autre quai, do 107
appelé quai «lola Yieillc-Pcrrotine, puis, lo «piai Th<
massin, «l'une longueur «le m" 1, et enfin, après u
— 39' —

parcoure navigable de 3,8oo">«lepuis l'entrée, lo point


terminus «le la Sorine, composé d'un quai vertical «lo
70^ et d'une cale à deux rampes, do 50°» do longueur.
C'est do la Sorine, petit village très animé, quo les
négociants de Saint-Pierre expédient par navires cabo-
teurs et horneurs, leurs denrées et marchandises.
Los navires trouvent 3U 80 «l'eau, en malines, à
l'entrée du chenal «lo la Perrotino qui est éclairée par
un fou fixo blanc, «l'une portée de 5 milles, et placé à
l'extrémité N.-K. de la jetée. A la Sorine. lo tirant
«l'eau est de am 70, en malines.
VAXl88i, on avait commencé, à la Perrotino, divers
travail* d'amélioration do cotto voie navigable, qui
consistaient dans la construction d'une écluso de chasse
et «lonavigation, en travers «lu chenal, i*i«ja5l,,enamout
«lu inusoir do la jetée, et dans celle, sur la rivo gaucho,
en ampnt du port de la Marine, d'un bassin à Ilot, «lo
aoo« «lç longueur sur 70 «lo largeur; mais, depuis quel-
«pies't}pnées, ces travaux ont été interrompus.
On remarque, au milieu de l'ancien cimetière do
Saint-Piftrre, un monument appelé La Flèche ou Lati'
lernèdè* Morts, et qui est classé comme monument
historique. Bàli en gros moellons smillés, il est d'une
forme,pyramidale; sa base est octogone et lo sommet
hexagono; il était surmonté d'une croix que la foudre
renversa, au mois de novembre 1793; ce monument,
qui sert «l'amer aux pilotes, et dont la hauteur est do
a3in, est rempli par un escalier; on présumo quo le ter-
rain sur lequel il a été construit couvre le corps de quel-
que grand pereonnago; son architecture parait appar-
— aija —

tenir au xiv' siècle, époque où les Anglais possédaient


l'Ile d'Oleron.
Il y a, à Saint-Pierre, un tribunal de commerce, dont
la juridiction s'étend à toute l'Ile.

SA1XT-GKOUGE3.

Population : 4*i l'J habitants. ...


Superficie territoriale : 5,5n hectares. , ,;
La grande commune de Saint-Georges qui,.tjès le
xr siècle, était déjà un lieu important, comnie.'Jè fait
connaître une chronique de l'époque, est bordée au N.
et au S. par des dunes de sable ; son sol csttre$ fertile ;
il produit du froment et de l'orge de bonite qualité ;
la vigne donne «VexecIIcnls vins rouges et blattes; ces
derniers sont partiellement convertis en caux-a&yic et
en vinaigres, dans la localité même; les marais salants
donnent également des sels estimés ; aussi, ceit'é'com-
mune u-t-elle de l'importance par son étendue; S'àpopu-
lation et son commerce, dont les produits s'exportent
par le port du Douhet, qui fait partie desoh territoire.
Ce port, situé à i mille dans le S.-K. de la petfnte des
Boulassicre, ctauN. «le l'anse de la Malcoficltë£c$t en-
touré de roches plates, asséchant à marée basse, et
dont la plus haute tête, appelée le Gros-ftdêï'glt à
3ooniau N. de l'entrée du port, qui assèche à mer basse
et a la forme d'un quadrilatère dont les deux côtés in-
térieurs sont bordés de quais inclinés; les deux côtés
extérieure sont constitués par deux jetées en maçon-
nerie, presipie rectangulaires, qui laissent entre elles,
à l'angle E. du quadrilatère, une entrée de ao™«le
— -^ —

largeur; la jetée «lu N.-K. a une longueur de 2oom sur


4m 5odc largeur; celle du S. est longue de i44m» mais
n'a que amde largeur, au sommet.
Le chenal, de 2oomde longueur, sur 20 de largeur,
que limitent les jetées, est quelquefois, à la suite de
mauvais temps, obstrué par un banc de galets et de
sables, qu'il faut enlever à bras d'homme.
fjCS navires fréquentant le port du Douhcl s'échouent
en «tatjans des jetées, sur un plateau rocheux recouvert
de sapje, et découvrant de 3men grandes marées. Pour
protéger le port contre les ensablements, on a construit
dans iô^N." Un épi dit de la Tourelle, parlant de la nais-
sance tbj la jetée du N.-K. ets'étcmlant sur une longueur
de ia5*, perpendiculairement à la côte.
AujmiJieu du quai O. du port, il existe une écluse
donnant accès dans un canal de i.35om de longueur,
qui va jusqu'au bourg de Saint-Georges; cette écluse,
muniejd)unc paire de portes, busquées contre l'amont,
sert ^ transformer ce canal en un long bassin à flot, et
à donner des chasses dans le port, chasses qui sont la
condition essentielle de son existence, et se font à toutes
les màrè^s, de jour et de nuit. A i,io«vn de l'écluse, sur
laquelle il y a 3m 5o d'eau en malines, et ani5o en
marée ^ordinaire, on a construit un quai de 5am de
longueur, appelé Gare de l'Jfeau, et où se fait pres«pic
tout le mouvement des navires. i
Do la commune de Saint-Georges dépendent, comme
il a été-dit ci-dessus, au chapitre ayant pour titre : Ile
d'Oleron,\cs six grands villages dcBoyordvillc,Chéray,
Sauzcllcs, Chancre, Domineau et La Brée.
— '4)'i ~

SAINT-DKX1S.

Population : 1,320 habitants.


Superficie territoriale : 1,170 hectares.
La commune «leSaint-Denis diffère des autres com-
munes de l'Ile d'Oleron, en ce qu'elle est la seule qui
n'ait pas de salines ; elle est bordée à l'K. et à l'O. par
les dunes qui avoisinent la Côte-Sauvage; son étendue
est de 4 kilomètres, en longueur, sur une largcùr.fdc à;
son sol produit «liverscs céréales ; mais la ciilfjtrc la
plus répandue est celle «lela vigne, dont les produits
forment la principale branche de commercer de' cette
localité. -J'-H'x
•'•i'i
; «»Y
Au xvi» siècle, Saint-Denis eut à supporter, .comme
les autres communes de l'Ile, les désastres «les'gucrrcs
de religion ; son l'glise, bâtie en ii5a, fut pilléiTct dé-
truite, après l'Kdit «le Nantes ; rétablie par lés catho-
liques, elle fut détruite, de nouveau, par la'chiite du
clocher, et reconstruite «pielques années plus tard.
Le bourg de Saint-Denis est traverse par la route
départementale dite «leSaintes à laTour de Çhassiron ;
son port n'est qu'un havre «l'échouage, situé à'fl m) Iles
dans l'K. de la pointe «leÇhassiron ; il est formé par
un brise-lames, à claire-voie, de i3om de longueur,
orienté N.-O. et S.-K., et une jetée, en maçonnerie,,qui
s'avance vers le N.-K. à une centaine de mètres en
dehors du port. Ces deux ouvrages ont été construits,
autant pour lutter contre l'envahissement dcs'sâbfes,
qu'apportent les coups de vent du large, que pour pro-
téger les navires, amarrés dans le port, où il monte 3"
— 29:î —

d'eau, dans les grandes marées, et am environ en morte


eau.
Malgré l'abri qu'on y a créé, le port «le Sainl-Denis
est mauvais pour les navires qui s'y trouvent, quand
les vents souillent de l'K. ou S.-K.
Une station de sauvetage, munie «l'un canot et d'un
fusil porte-amarre, est établie à Saint-Denis.
L'église de celte localité, qui est «le plusieurs epo-
qùes, dont la dernière remonte* ou xvin* siccle, est
classée comme monument historique. Il existe, dans
une maison du bourg, une cheminée de i588.
Surfila pointe de Çhassiron s'élève lo feu à éclats de
premier ordre, décrit au chapitre lï)'drogra\>hie mari'
////i<?<iya^gloincralion, qui s'est formée autour et porte
le iionïdc village de Çhassiron, dépend de la commune
do Saitft-Denis.

Sdjpéi-AKHOXIHSSK^IKNT DE IIOIIIIKAILY
Le/sous-arrondissement de Bordeaux a pour limites
au N. le thalweg du canal du clapet de Bréjat, situé à
3 kilomètres «lans le N.-O. du commencement de la
commune de Saint-Palais (Charente-Inférieure), au S.
la frontière d'Kspagnc (thalweg de la Bidassoa). I| est
formé par les six quartiers d'inscription maritime de
Boyân, Pauillac, Libourac, Bordeaux, Arcachon et
fiayonne, et par les quatre préposais de Blayc, Langon
(anciens quartiers maritimes), Peyrehorade, qui a rem-
placé le quartier de Dax, supprimé, et Saint-Jean-dc-
Luz (ancien quartier maritime).
De ce sous-arrondissement, je ne retiendrai <[ue les
3a communes maritimes de la Charente-Inférieure qui
composent le quartier de Hoyan, et les six communes
du même département, qui font partie «lu préposât tic
Blayc(quartier de Pauillac).

QUARTIER DK ROYAN ".%£%


'•'-'.*^H.ff
Le quartier de Royan a pour limites, au. rf;V le
thalweg du canal du clapet «le Bréjat, silué à 3 kjlbfrtè-
Ircs dans le N.-O. du commencement «le la conïtnunc
de Saint-Palais (Charente-Inférieure). Au S^sttr la
rive droite de la Gironde, la ligne de démarcation des
communes de Saint-Dizant-du-Gua et de Saint-ThjÔmas-
tle-Cosnac. 11se compose «lesdeux syndicats de Royan
et de Morlagne-sur-Girondc, qui comprennent ensciiiblc
3a communes, dont 4 font partie de l'arrondissement
géographique «le Marennes, a4 de celui de Saintes, et
4 de celui de Jonzac.
Au v janvier 1900, la population maritime; de ce
«piarticr se composait de 778 inscrits, classés éfljjimc
suit : capitaines au Iong-coure, 3o ; maîtres au cabotage,
i5; pilotes et aspirants, Go; ofiieicre-mariniers, 1 ;
«piarticre-maitres, 17; matelots des trois classes, 391 ;
novices, Go; mousses, 5a; impropres au service,tl4î
hors de service (cinquantenaires), 375 ; marins ait SCJ£
vice de l'Etat, O9; demi-soldicrs, iSg; retraités; 6;
veuves et orphelins de retraités et de dcmi-sol-
dicre, 115,
— ao; —
Les sommes allouées, en 1899, aux nécessiteux du
quartier, sur la Caisse des Invalides, se sont élevées à
3,090 francs, répartie entre 41 personnes.
Pendant la même année, 118 bateaux, jaugeant en-
semble 3,193 tonneaux, et montés par 3i3 hommes
• «Véqilipage, ont fait la pêche sur divers points du quar-
tier. Cette pêche et celle à pied ont produit en argent '
45,364 francs.
'>Xj<? quartier «le Royan a fait, en 1899, s armements
pt$^ie,'hornngc et 74 pour la pêche côtière.
- Iic£ paiements qu'il a effectués sur la Caisse «les gens
«lo'vfàtyjse sont élevés à 3,336 fr. 95 c, et ceux sur la
Çafês^]tJçs\In val nies à I3I,O34 fr. 56 c.
Squf^ltachés à ce quartier : 180 bateaux.
IÎ!$n)bre de navires et de bateaux construits pendant
l'antté^ 1899: 5.
Il n'existe pas, dans le quartier de Royan, «rétablis-
sements de pêche proprement dits, mais seulement
16 réservoirs à poissons, situés dans «les propriétés
privées, et 9 bas parcs, dont les produits sont peu im-
portants.

M^^-v SYNDICAT DE ROYAN


Ce syndicat est composé des is communes de Royan,
Sîtinl-Palais-sur-Mcr, Vaux-sur-Mér, Saint-Augustin,1*
Thézac, I^c Chai-de-Cormc, Saint-Gcorgcs-dc-Didonnc,
Médis, Corme-Ecluse, Mcursac, Scinussac et Meschcre,
dont les trois premières sont du canton de Royan, la
quatrième de celui de La Tremblatle ; les cinquième,
— 298 —

sixième, septième, huitième et neuvième du canton de


Saujon, la dixième «lecelui de Gémozac ; et les deux
dernières du canton «le Cozcs, arrondissement géogra-
phique de Saintes.

ROYAN. 1

Population : 8,358 habitants.


Superficie territoriale : 1,906 hectares. À\ ']
Aucune des archives du Moyen-Age ne rens^^nc-
sur l'origine de Royan, qui est pourtant aiicicnne.^qut
ce que l'on sait, à cet égard, c'est que ce fut tiaj\Sj60n
port «m'aborda Henri III, roi «l'Angleterre, quî^'était
ligué, avec le Comte de la Marche, contre. LojiljftJX ;
sa position à l'embouchure de la Gironde, faisait «le
cette ville un poste très important ; elle était entrée
d'un double fossé, et défendue parmi château. ;7*-if'
C'est seulement à partir «lu xvne siècle «pie lc-nqin
de celte ville commença à figurer dans l'histoirè^qui
apprend qu'en 1633, les guerres de religion. ayant
conduit la population de Royan à se soulclrcr,
Louis XIII vint l'assiéger en personne ; ce siège,-fut
marqué par une longue résistance des assiégés^iïôtti-
mandés par le maire Goinbaud, et qui, réduits; à la
dernière extrémité, se rendirent, le' 11 mai, ait Roi,
lequel leur fit grâce, à des conditions qu'ils acceptèrent ;
mais les habitants oublièrent vite la clémence de!ce
monarque, car, à peine s'était-il retiré, pour se porter
devant La Rochelle, dont l'année royale avait fait le
blocus, qu'ils surprirent la garnison catholique, laissée
dans leurs mure, et arborèrent, de nouveau, l'étendard
— aOÏ)—

de la rébellion ; mais, l'année suivante, le «lue


d'Kpernon, à la suite d'un corps de troupes «le 8,ooo
hommes, vint mettre le siège «levant la place «le
Royan, et l'emporta «l'assaut. Tous les habitants, pris
les armes à la main, furent massacrés, et leurs
maisons détruites ; la forteresse fut rasée et les forti-
fications démantelées.
;,. Il fallut bien des années à cette ville, pour se relever
^'un tel désastre. Plus tard, Royan devint marquisat.
-Vffk;l& fin du xviii 8 siècle, on y construisit un fort
dènrniles Anglais s'emparèrent, en 1814, et que l'on a
réeqiiçti'uit depuis.
C?<^seulement sous la Restauration «[uc Royan
çoiiftM&nçaà devenir station balnéaire, et à prendre
un^éyeloppcment qui s'accroît chaque année. Avant
lQ>siègede 1633, Royan possédait un port qui pouvait
recevoir des navires d'un certain tonnage ; mais, à
cette époque, la jelée qui l'abritait fut détruite en
inêjjft$:temps que la ville; pendant tic nombreuses
années, il ne resta que le port, proprement dit, com-
plètement à découvert.
, ^Sçtis le Premier Empire, commencèrent les ouvrages
'âérjétiX, destinés à- remplacer ceux détruits sous
Louis XIII; ces ouvrages furent augmentés, plus tard,
hdfâniment do 1838 à i83o, puis, de i83s à i836. Enfin,
à''partir de 1861, et en présence de l'importance
qu'avait pris le 'mouvement commercial et maritiirtb
dô Royan, on se décida à exécuter de nouveaux
travaux qui ont constitué le port actuel, lequel est
situé à l'embouchure et sur. la rive droite de la Gironde,
vis-à-vis de la pointe «le Grave; ce port a quelque
— 3oo —

importance, non seulement par son commerce local,


mais encore comme station de bateaux de pêche et de
pilotage, et aussi au point de vue de la grande navi-
gation ; mais il a l'inconvénient d'assécher, à marée
basse, et de n'admettre que des navires de 3m5oà 3"»
«l'eau, et qui, par «les vents «le S. et de S.-O., y sont
exposés à un ressac 1res violent.
Ce port comprend une jetée de i45M de longueur,
terminé par un musoir de 35m de largeur, une cfi|i
«l'embarquement et des quais s'étendant SurVnjjllë.
longueur de 400'". A l'K. de l'anse de FonciïlÔHr Bil^â
élevé un mur de quai de 335'"de longueur, et à la pointe
O. de la même anse, on a créé un chantici%'p^ul*la
construction et la réparation des bateaux de p^hc et
des chaloupes de pilotes. On a enfin construit réfcéni-
nient une jetée débarcadère, permettant rcmba$Ju£r
ment et le débarquement des passagère et des mat*'
chandiscs, à toute heure «le marée. Cet ouvrage.io
compose d\m môle plein, de 90™, le long'duquel
peuvent accoster les paquebots et les bateaux qîlfcy
trouvent constamment de 3m2oà 3m5od'eau ; cc,ïa6\e
est relié au port par une passerelle métallique, dq^i3om.
«le longueur. :''ï;fyt'-iï'
Le développement que Royan a pris, dans^ÇOs'"
dernières années, comme station balnéaire, a favoHsé
considérablement l'accroissement maritime «le 'son
port, qui est toutefois insuffisant au point de vue du
tirant d'eau, car il ne peut recevoir que des caboteurs
de 100 à i5o tonneaux.
Outre les feux de Saint-Georges et de Suzac, qui
éclairent l'entrée de Royan, on allume, sur le musoir
- 3oi —
de la jetée, dans une tour en maçonnerie cylindrique,
à i3m au-dessus des hautes mers, un feu fixe blanc,
dont la portée lumineuse moyenne est de 9 milles 1/3.
Un remorqueur, à bord duquel est placée une baleinière
de sauvetage, est mouillé en rade de Royan, et toujours
prêt à appareiller en cas de mauvais temps. Depuis le
3 décembre 1900, on a mis en service, au phare de
jjSaint-Gcorgcs, un brûleur à incandescence, par la
ytyjwtiv de pétrole comprimée. La puissance lumineuse
dûjjfe'u a par suite été portée à 8,000 becs Carcel, en
ihéjne temps que l'amplitude du secteur s'est trouvée
rédïtij^Sde i5° à 7*. Les portées lumineuses correspon-
dante^'sont actuellement de 39 milles, par temps
nîoyètfyct de 9 milles 5, par temps brumeux.
^Lj& marchandises importées par mer, dans cette
tllfeV consistent principalement en pierres de taille,
^ciments, bois de construction, fers, charbons, etc. Les
exportations, empruntant la même voie, comprennent
dea,*Vihs, eaux-ile-vie, beaucoup d'huîtres, et du
pdîsson frais, dont, depuis 1875, date de la création d'un
marché à la criée, il s'expédie des quantités considéra-
bles.'Çé marché est approvisionné, en grande partie,
^âlfadiis pêcheurs bretons, qui fréquentent le port de
'ftbj'àn, pour y vendre le produit de leur industrie, dont
ilb'trouvcnt généralement des prix rémunérateurs,
.un décret du 4 juillet 1896 a établi, pour ce port, et
au profit de la commune, un droit de péage, fixé pUr
'dès tarifs spéciaux, sur tout navire français ou étran-
ger, venant y faire des opérations commerciales et y
débarquer ou prendre des passagère.
Célèbre, comme station balnéaire, Royan est rcmar-
— 3o3

quahlc par ses quatre belles plages ou conchcs, qui


portent les noms de : Couche de Royan ou du Port,
Couche de Fôncillon, Couche «lu Chai, Couche de Pon-
taillac. Un boulevard, planté de jolis arbres, s'étend
d'une extrémité à l'autre de la première; deux beaux
casinos, avec parcs, et d'élégantes villas complètent cet
ensemble agréable qui a fait, de Royan, une station
balnéaire en vogue, et recevant, chaque année, de;
très grands personnages. .vU^jy
L'escadre «le la Méditerranée est venue, en aortl Ijjpo,
sur-sa rade, où elle a séjourné une semaine. . • .jV-v-
On remarque encore, dans cette ville, l'ancien follet
son donjon, l'église Saint-Pierre, l'église neuve, àjlèche
gothique, qui date de 1879, cttlcux temples protestants.
Royan est desservi, non-seulement par des voies; de
terre, bien entretenues, «jui rayonnent sur RochefQrt,
Marennes, Saintes et Jonzac, mais encore par «lesvoies
maritimes ne laissant rien à désirer; enfin, le chemin
de fer de la Seudre et ce'? i du Médoc y assurent tics
communications, aussi i-^ulières que commodes, a^cc
l'extérieur. ,;.;-./'.'-,
C'est la patricd'EugèncPelIclan, littérateur et.hpj^HlP
politique, né en i8i3, mort eu 1884, et qui a sa Statue
sur l'une des places de la ville. Au nombre de seji ou-
vrages figure La Naissance d'une Ville, qui est rjiis,-
toirc même de Royan. <' .
'•
SAINT-PALAIS-SUH-3IKR. ,
'
Population : 880 habitants.
Superficie territoriale: 1,218 hectares.
L'Océan limite au S. la commune de ce nom, dont le
— 3o3 —

sol est plat et exposé à l'envahissement des sables qui


ont été arrêtés dans leur marche par des plantations
de pins, faites il y a quelques années, car, auparavant
ils avaient englouti entièrement le village de Mainc-
Gaudin, et, à une épotjue très éloignée, l'ancien chef-
lieu de la commune.
Saint-Palais est à 36 kilomètres de Marennes; sa
.population se livre à l'industrie de la pêche, ainsi qu'à
fà^qultuee «le la vigne et «les céréales.
•'$n/ï8io, on avait établi, dans celte commune, pour
Ia^|fensc de son littoral, une redoute appelée le Fort
Térr$$ègre, avec un corps de garde.

';i>;:•.'''•• VAUX.
•p.v>s;-'i
•^Population : 53i habitants.
V Superficie territoriale ; 593 hectares.
La commune de Vaux est limitée au S. par (a mer,
quj.déposc constamment des sables dans les couches
dont la côte est bordée; son territoire présente deux
coteatix élevés de 35™environ, et d'01'1l'on aperçoit la
pb)n£o,de Grave, située à l'extrémité du département
^dôla Gironde.
:JÀ .l'époque de la Révolution «le 1789, il existait (1
Vâiïit une abbaye royale, avec justice. De cette abbaye
dépendait une chapelle, dédiée à Saint-Saturnin, ci
placée à peu de distance du rivage, près d'une anse à
laquelle elle a laissé son nom: dans les basses marées
de vives eaux, on aperçoit les ruines d'une digue qui
était probablement destinée à fermer celte anse, ce «jui
— 3o4 —
ferait présumer que le terrain aurait été envahi, dans
cette partie, par les eaux de la nier.
Celte commune y une église du xi* siècle et un temple
du culte réformé.

SAINT-AUGUSTIN.

Population : 469 habitants. ,,;


Superficie territoriale: a,o37 hectares. 'l\\00"--
Indépendamment de son chef-lieu, la commuïjfyde
Saint-Augustin comprend sept villages ou hamt^tix;
elle est limitée à l'O. par la forêt d"Arvcrt; lo.V^i'esl
en partie sablonneux et produit des grains, dd yîtt et du
bois; les semis faits dans les dunes tiui forment une
partie de son territoire ont produit quelques bdlS-
taillis. ^Sv;
,'- Çt/H'/
On reinar«pie, dans celte commune, plusieure. dol-
mens et tombelles. , , j;^'/.

TIIKZAC. - '',^:L<-

Population : 45o habitants. ;; ^0&ï"j


Superficie territoriale: 1,241 hectares. v^vi*^
Cette commune faisait autrefois partie du canton 7 do
Cozes dont elle fut distraite par une ordonnance royale
du ao janvier i83o, pour être réunie à celui de Saujoi);
son sol produit des vins de bonne qualité, qui s'expé-
dient par le port de Ribérou. Elle n'a rien de remar-
quable.
— 3o5 —

LK CIlAY-DE-f'.OIIMK.

Population : 460 habitants.


Superficie territoriale : 1,301 hectares.
La commune de ce nom est simplement à mentionner,
car elle est sans importance, et n'a rien «le remar-
quable.

^Ip^K: SAINT-GEOHGES-I>E-DII»ONNE.
'«.'>'
..^Pbftjilation: i,35o habitants.
};|p^ficic territoriale : i,o58 hectares.
•Saiùw5«?orgcs-de-Didonne est situé à l'embouchure
«lj^jl^^B^nde ; la commune se compose de son chef-
l^ii^façé sur le bord de la côte; et de deux villages ;
0lîëttHin port, mais qui est à 8oora du chef-lieu, ou vil-
lagft-de Didomic, et dont les abords sont mauvais, par
groj^ses.mcre; ce port, qui présente une superficie
4-.ej|yffon un hectare, se compose d'une jetée de8om de
allant de l'O.-N.-O. à l'E.-S.-E. et d'un quai
ij^îttr*
tl(l.^^;pc>l>cndiculaire à celte jetée, et dont 30™ sont
uUÛflbles pour l'amarrage des navires; c'est plutôt un
;1|lff§|^r^'.ant aux chaloupes de pilotes et de pêche,
"irp^^ port, dans la véritable acception de ce mot; par
dijl^ents d'O. le ressac y est très violent; le fond y
est dç^tfpchc, reçouyert d'une légère couche de sable et
"
de vase.
'
vï-C mouvement commercial est nul dans ce port-abri
ofiTon trouve des profondeurs «Veaude 3«n4» « 5" so.
Un feu fixe rouge, d'une portée lumineuse de 3 mil-
les 1/3, est allumé à l'extrémité de la jetée, au sommet
30
— 3t>6 —

d'une potence élevée de 5» au-dessus des hautes mère;


mais ce feu n'est visible quo dans l'intérieur do la baie.
Lo bourg do Saint-Georges, rebâti presque- entiè-
rement il y n uno trentaino d'années, s'est transformé
en station balnéaire; do nombreux et jolis chalets y
ont été élevés, prés «lo la plage, pour les familles des
baigneurs qui viennent, chaque année, y passer la
saison estivale. - , >^A
Au village dcDidouue, qui dépend do cette comtii^e^
on voit les vestiges «l'un ancien chatcau-fort. Staline
partie do la côte, appelée Pointo do Yàillerëîf'HjjI!3$'i|
très élevée, cl dont les bonis sout formés, d|pi|uts
rochers escarpés, ou voit également des frft^d^mte do
fortifications remontant au xvi* siècle. (^sfoHmcJnpft*
auraient été élevées, dit-on, pour garantir ccUo'^atà»
du littoral des attaques des Anglais. f^^%
Au S. de la Couche do Saint-Georges, est uno'auXr^;
pointe, nommée Pointe de Suzae, fort élevée aussi ;j,et
protégée par un escarpement do rochers de ao* OttylWt)
de hauteur; vere son milieu, et dans la partioHj^wÔ^
avancée dans la nier, sont quchjucs vestige&r't|?^QS
mure, bâtis en briques, lesquels seraient^ d'a^jj&Ugi
tradition, tout ce qu'il resterait d'une aiiciolm^fy|^,
s'appelant Ueriost, qui aurait existé là, autreifoîè?M|p'
Pendant les guerres du Premier Empire, ôft*))ftfl^,
établi, à la Pointe de Suzae, une batterie de lapièéekcfé
canon. • '
*y<~**-'.'':-
MÉDIS. /'•' ;pi-ï.
Population : 735 habitants.
Superficie territoriale : 3,345 hectares.
Cette commune, dont le nom vient du mot celle Med,
-in;--
qui signifia fertile, abondant, produit, en elfe t, d'excel-
lent froment et «Passez bons vins, dont les blancs sont
recherchés; elle n'a pas d'autre importance et n'oflre
rien do remarquable.

. COHMK-KCI.l'ftK.

^Population : 833 habitants.


||||Uperfieio territoriale : 1,749 hectares.
pEgg^conuiiune i|0 (jornie-Kcluse est travereée par la
ÉÉES^*-*!"* se *'*v'sc vn tro*s l»ninches, sur lcs«pielles
•ifwStotrois ponts, appelés les (ï rands Ponts de Corme ;
^^^^Pitoire a beaucoup de bois-taillis et produit du

^AT»6OOW du bourg chef-lieu, sont les restes de l'an-


ciotine maison seigneuriale, qui portait le nom do
Jjrjcnne.

;T-%V'' MKURSAC.
^Population: i,38i habitants,
.tj^piicrficic territoriale : 3,617 hectares.
^^M^iii'Siiç semble avoir une origine très ancienne,car,
W$$^plusieurs parties de la commupe, on remarque de
|jm£fôndes cavités formant des sortes de retranche-
^uï^nts, et, au lieu appelé le Rois du Château, des 1*68108
'dè^fortifications, dont la maçonnerie fut faite avec un
î;ciment très dur; on attribue ces divere ouvrages atfx
^Romains.
'
I^e terrjtoire de cette cominiiiic est arrosé par plu-
sieurs ruisseaux qui vont se jeter dans la Seudre ; la
culture «le la vigne est la principale de celles qui sont
- 3o8-

pratiquées à Meureac, dont l'église, ruinéo pendant les


guerres do religion, a été reconstruite depuis, &deux ou
trois reprises.

SKMUSSAC.

Population : 688 habitants.


Superficie territoriale : 3,481 hectares. / :>Vi
Cette commune, qui n'est qu'à 5 kilomètres.df^
Gironde, est arrosée par un ruisseau qui pvèljk
source au village de Chez-la-Rcine, dont il po M
""
nom. C'est au moyen do co coure d'eau, qui a
la Gironde, quo Yauban avait conçu lo.prt) -, Ç£
*' ?
réunir co llcuve à la Seudre, par un canal dé'"
'
nication. s v ?-«.
Semussac fut anciennement le siègo do la baronul^
do Didonne, dont le maréchal de Scnccterre était sei^'
gneur suzerain. Lo château tle ce nom, où le maréchal,
est mort, est «lu xvie siècle. ''"JiÎMfii

>IES«:IIKHS. :^^ss>-
Population : 954 habitants. < ^v^^^^
Superficie territoriale : 1,098 hectares. • r'^^Ê
Mcschcre est situé sur la Gironde ; son territeifpj^
produit des vins rouges et blancs d'uno bonne qtlalité/î^;
il contient, outre des terres propres à la culture^
quelques marais salants qui donnent des sels re^
nommés. • ;;
Le commeree de cette localité a une certaine impor-
tance, quoiqu'il ne soit plus aussi considérable qu'en
— 3oo-
1666, où son poii possédait 3o bâtiments do commerce,
dont quelques-uns étaient de 90 à 100 tonneaux.
Placé nu pied de la falaise, dans l'K. do la pointe du
mémo nom. et à 5 milles dans le S.-K. de Royanv lo
porl do Mcschcrs comprend un avant-chenal de a3o*
do longueur, sur 10 mètres do largeur inoyenno ; un
pç^ïonal do aa5*do longueur, sur ab> de largeur, et enlîn
|fo bassin de retenue do 80* do longueur, sur ao* do
i t^»^Ç ^ÎQ^cnne' e* l*ou* *eaw 8Crl au* cnasiep8 ^° *^'
| jljlptëftti M possède trois cales sur la rivo droite du
doux hautes, et est accessible aux navires
I jrajjfftp""'dont
ra||ffl|^3po tonneaux; limer s'élève à4" 10 eu marées
3^SBL0XÇ'a 5"3oc» malines ordinaires, et à a* 35
mais ces profondeurs no sont plus guère
|||s|^eê8Ù;
t|Uciiites maintenant, par suite de l'accumulation des
rVases dans le dit port, où quchpies bateaux do |>éche
^ijennônt se réfugier, sous l'abri de la pointe. tas grands
^àyïrcs trouvent, dans le voisinage du porl, entre lo
jffigffde: Talmont et la côte, un mouillage ayant des
^raPrdo sable vasard do bonne tenue, et des profon-
i||ffisf d'eau de 19 à tàm ; mais ço mouillage est ouvert
MMp!f$ftt8 du large, cl quand ils sont frais, la mer y est
l^lKsùrtout en jusant.
||[L^, mouvement maritime et commercial du porl de
^Icfechcrs consiste, à l'importation: en bois du nord,
fliïiles,; briques, pierres dures et tendres, farines, etc. ;
:^tà l'exportation: en céréales, bestiaux, volailles, vins,
éâux-de-vic, poissons, coquillages, et en poteaux de
mines à destination de l'Angleterre.
- 3io —

SYNDICAT DK MpnTAGNK-SUR-GIUONDK
Co syndicat est composé dos ao communes do Grézae,
Cozes, Arecs, Talmont-sur-Gironde, Epargnes, Rarzan,
Chcnac, Mortagnc-sur-G irondo, Saint-Sourin-«Vl'zct,
Houtenae, Hric-sous-Mortague, Floirae, Saint-Romain-
dc-Reaumont.Thaims, Saint-André-dc-Litlon, YiroH <
Saint-Gerniain-du-Seudre, Saint-Fort-sur-Girond"**
riguac cfSaint-Dizant-du-Gun, dont les treize prej
apparliennent au canton do Cozes, les trois suivi)
à celui do Gémozac, arrondissement géogrcqnY
Saintes, et les quatre dernières au canton «leSaint
*'
.<
**'
arrondissement géographique de Jonzac. ^*v

GHÉZAG.
''.'•'**%}$
Population: 783 habitants. : #S
Superficie territoriale : 3,oofi hectares. KMWJË
La Seudre limite cclto commune au N., et la'Ȏj^^
«l'avec celle de Mcursac. Le principal commetf^§|§
Grézac consiste dans la vente des grains qu 0 pi^^We
son territoire, et qui s'expédient à destination àcuBSw

Ou remarque, dans la dite commune, et prés do}»!


Seiulre, les ruines d'un ancien monastère. '-'^Mffyfi

COZES. , [:;'0,
Population : 1,593 habitants.
Superficie territoriale : i,655 hectares.
I«a commune de Cozes est composée d'un très grand
- 3u -
nombre de villages cl hameaux; elle a des foires et
marchés importants, ta Imurg do Cozes, chef-lieu du
canton du mémo nom, est traversé par la route do
Rochcfoji à Périgueux ; sa distance de Saintes est de
a6 kilomètres.
Dans les champs situés aux environs do ce bourg,
kpna trouvé, en labourant la terre, beaucoup de briques
^Mroaines, et ectto partie do la conimuno porte, depuis
fjfÈ](ktfcnips,le nom do voie romaine.

?29BSfe'? AnCES.
(18i habitants.
;^^Sfl|atioii:
l^^ljWfflcfo territoriale : Q, 193 hectares.
P?LVjerritojro do cette commune est accidenté; «lu
^fkO^au S.-K., il est coupé par uno suite «lo collin.es,
;4roiS l'on découvre au S.-O. uno plaine 1res variéoen
çujluro, la Gironde et la côte du Médoc, et au Ni-K.
?4^-,(o»Tn'ns» entrecoupés de bois-taillis ; il est arrosé
itâoeâéUX ruisseaux, qui vont so jeter dans la Gironde,
j]jî|j|îyêlro réunis, et produit du froment, du vin et
^^^uburi*agcs.
fpK^bV<cst la patrie du comte, de Yaudreuil, qui, du-
Ujatlt lo guerre de 1778, était chef «l'cscai^.
m-.•',
>V'/; V
TALMOXT-SUR-GIKOXDE.
<:- - *
^Population: i83habitants.
Superficie territoriale : 444 hectares.
Talmont est situé sur la côte S.-O. de la Gironde,
dans une sorto de presqu'île qui s'avance dans le fleuve,
- 3l3 -
entre Moriagne, au S., et Royan, au N. ; il fut ainsi
nommé à cause de sa position sur lo talon ou frontièro
«lo la Saintongo; quelques auteurs prétendent qu'il
était le promontoire des Pictones.
Talmont fut autrefois fortifié, et sa citadelle était -
défeuduo parties tours avancées, dont il oxisto encore -,
quelques ruines.
ta sol «locette petite commune est composé de teiTO|^
sablonneuses et de terres-marais ; ses principale&iiggjra
«Variionsconsistent en grains et fourrages. /":^^^%
Le port «leTalmont est situé sur la rive droiUjyï&U^
Gironde.à 14 kilomètres do son embouchure. ï^w)l|fP^
qui y conduit a une longueur do 3aoin, dont iSi^fo^fe
ment lo port proprement dit; on y trouve 3",ÀV^*OTj£
grandes marées et i"8o en morto eau. Une caiè'.le^g
maçonnerie, unappontement, en charpente, ctunqu$J^'
do lao*, constituent les seuls ouvrages do ce port, 4oW?3
lo commerce consiste en vins, bois, pierres et aulrjès
matériaux de construction. ; r ")è^^^
ta mouillage do Talmont est ouvert h la lame &!Û£ïii
Celle commune a une église romane, de troj&ttisi^
ques di lièrent es, et qui est classée comme m°tv^^^
historique; clic est.située sur le bord do là fànwft^
baignée par la Gironde. . '- «>£"%|-
• •'
-1$$%
ÉPARGNES. '""-^
'i'jSr.
Population : 1,166 habitants. l l*
Superficie territoriale : 3,340 hectares.
Cette commune, dont le sol est très productif en cé-
réales, mais principalement en froment et en maïs,
— 3i3
n'offre rien d'intéressant ; sa population est répartie
entre un grand nombre do villages ou hameaux.

UAIIZAX.

Population : 571 habitants.


Superficie territoriale ; 807 hectares.
La )commune do Barzan est bornée au S. par la
[pn^ fleuve auquel .aboutissent un ruisseau et un
|||jp[, qui servent à l'évacuation des eaux des parties
ffiÉfcdo cette commune ; elle produit des céréales et
|^(|ià, et n'a rien de Remarquable.

fW^%.-'. CIIBXAC.

(^Population : 638 habitants.


/?$nlH?rllcie territoriale: i,3i5 hectares.
;E|*o territoire do la commune de co nom est coupé,
^'n|sa partie O., par des vallons et des coteaux, dont
fflJ]y&Urs ont dé 3o à '$omd'élévation ; tous sont cou-
^^upla lignes ; de ces hautcure, on a des points de
^^^^* agréables, qui s'étendent sur le Médoc, le
|>tpiroUlo' Cordouan, la forteresso de Blaye, le clocher
|l&^oyan, la flèche de celui do Marennes, etc. Lo fleuve
ffj^Girondo, qui coule non loin de là, développe encore
^avantage.la perspective.
|MI1 oxisto à Chcnac une minoterie importante dont les
produits s'exportent par le port voisin des Monards.
Les Monards furent jadis une seigneurie dont le porl
a pris le nom ; cette seigneurie «lépendait de la châtel-
lcnicdcSaint-Seurin. Ce porl, qui existait auxvi'sièclc,
- 3i4 ~
comme en témoignent des documents de 1681, dessert,
non seulement la commune do Chenae, dont il dépend,
mais aussi les communes voisines ; il est situé sur la
rivo droite do la Gironde, à 16 kilomètres de son em-
bouchure, et à 5 milles dans lo S.-K. du port de Mes-
chère, ta profondeur «l'eau, à l'entrée du chenal exté-
rieur, est do 5">en grande marée ordinaire, et do 3"*7Q
eu morte eau. ta port des Monards s'envase facileiiumU
il est pourvu de cinq appontements, en rnat'P^^^a|
Unes à la manutention des marchandises. l*t^^«
ta commerce de cette localité consiste dans TJwEgyj
talion de froments de ht Yeudéc et de houille (ÏVWÏWW
terre, et dans l'exporlation de farines, vins, èauîf-ti^^^
céréales, etc. >^^5§ï

JIOIITAGXH-SUU-GIHONDK.
' ''.%':
<$&£
Population : 1,667 habitants. , 'yS-:*$'£§
Superficieterritoriale : 1,887 hectares. -i--^|u- ^
Mortagne, dont l'origine est très ancienne, ti
nom de sa situation sur uno montagne. L'an
ville, qui était placée au N.-O. dii chef-lieulT
parait avoir occupé un vaste emplacement'. L* tf ,
où elle était bâtie a conservé le nom do Vieillç^wÇ
tagne, et un hameau, prés do la forêt do Yalcre .
est à plus «le 4 kilomètres de la ville, conserve encork
le nom de rue des Ballets, ce qui ferait présumer qilS
les faubourgs s'étendaient assez loin. En creusant clfjf
terrains, on a découvert des caves et des fours, cons-
truits en briques.
Mortagne fut autrefois érigé en principauté, en
— 3i5~

favcur de la maison de Monthron ï collo localité possé-


dait deux abbayes, l'une, sous le nom de Notre-Dame,
et l'autre, sous celui do Bainte-Catheriue.
-Au S.-K. du chef-lien do la commune, et sur- un
-;rocher escarpé, sont les ruines d'un vieux chftteau, qui
était entouré de remparts, do fossés profonds, do che-
minins couVerls et de souterrains, ta territoire de celto
est très accidenté, surtout dans la partie qui
^ojmijuno
|o:ileuvo. la Gironde, où il n'est composé quo
|t^P|ilô
et de vallées; do ces hauteurs, plantées
^^^nt^gnes
^£^^W^«on annpanoramamagnilhpie,qui embrasse
du- fleuve et celles «le l'Océan, Blaye et la
Vffî^^î^
Médoe.
*p^^|iç'dii
dp Mortagne était autrefois le centre d'un
^^^^rVf
IftâlfoçVço''considérable ; on y construisait des navires,
^ûmnsscz fort tonnage, qui allaient prendre leur
gi^Ciricnt h Bordeaux. Situé sur la rtvo droite delà
•Qhirtde, à a4 kilomètres do son embouchure, co port
ceux do Bordeaux et «lo Blaye, le plus
||i||?à*près
do la région ; il est formé par un chenal de
5>i^^^tàlnt
conduisant à un quai vertical do
^raSIp^/longucur,
^S^^l^trpis. appontcincnts en bois; deux cales, do,
>jj^3pf longueur chacune, l'une parallèle, l'autre per-
à l'axe du chenal, sont établies dans In
^r^^iculaire
'ïofigtfeùr de co quai ; uno écluse do 18* de longueur,
de largeur, donne accès dans un bassin deaoo» ,
||ftf?tb"
^fé; longueur, pouvant recevoir des navires do 3°>5o do
:^ifpfit d'eau. Le mouillage, en amont du port, offre des
profondeurs de 6"»aux basses mers ; cnA'ivo eau, il y
a 4m75, dans le chenal, ce qui permet la remonte aux
navires de a5o à 3oo tonneaux.
— 3i6 —

Un gril «le carénage, pouvant recevoir des bâtiments


do 3oo tonneaux, et un débarcadère submersible, en
charpente do a3o» do longueur, complètent les
ouvrages do co port, sur les quais duquel la Com-
pagnie des chemins do fer économiques des Charentos
a établi des voies do service reliant le port au réseau
des chemins do fer «lo l'Ktat, et permettant lo tranj^.
hordement direct, dans les wagons, des marcliandj^|
destinées à Saintes, Gémozae, Pons et Jonzaci>W^^p
C'est par co «lébareadère que communiquç)^g^
moyeu d'embareations, les bateaux à vnpouv TOMyB^
service do Bordeaux n Hoyan, et <<ice^er)^t^^^
escale à Mortagne. c
'f^^^0[
Il s'exporte, par le port de cette localité, déi^rir^p
vins, caux-de-vie, et des poteaux do mines, u'(\|§ijfe
'
nation de l'Angleterre. C?^
Il existe h Mortagne une station do torpilleurs, du,
port «lo Hochcfort, avec caserne, pour le ^rY^j||sy
défenses sous-marines. ~^ÊÊÊ

SAIXT-SEURIX-n'UZET. '
•Ï^^T? I

Population : 5i8 habitants. :*^$?0


Superficie territoriale: 5oo hectares. ^isllfi
ta commune de Saint-Scurin-d'Uzct, dont là secômï|/
partie du nom lui vient des chênes verts qui couvraiefl£
jadis les falaises «leson territoire, est limitéeau N. par
le chenal des Monards, qui la séparé de celle de
Barzan, et, dans ses autres parties, par deux ruisseaux,
descendant «les collines de la Saintonge, et dont l'un,
.-3i7-
apr$s avoir, traversé le bourg, chef-lieu, va se perdre
dans la Gironde dont elle est séparée par quatre hauts
rochers,
L'histoire no elle cette localité qu'a partir do. 1460,
époque à laquelle les seigneurs du lieu, voulant
.embellir leur résidence, et la mettre à l'abri d'une
attaque, firent construire un château sur le rocher, à
l'entrée du havre de Saint-Seurin ; ils l'entourèrent do
nî|«|rÀiïlçs.épaisses et de larges fossés, ayant i5» do
profondeur et 3o«»de largeur, et y établirent un pont,
à;jjrj^'grandcs areades, conduisant à la cour prin-
'^ttfi^l^es eaux de la Gironde baignent le pied de cet
ancïè^chfttcau, que sa position rendait naturellement
^1111 •';'
^«K^v* siècle, la seigneurie d'Uzct appartenait à la
nfâlgqn do Sainte-Maure ; elle passa chsnito en diverses
mains ; en i63o, elle était possédée par Jean Brelinauld,
quittait, en outre, seigneur du Banchereau, autre
^ejgf^ dépendant de Saint-Scurin.
i^^fjfetit port ou hftvre, que cette commune possède,
s|p|i^|rive droite de la Gironde, prés do l'ancien
^^^U;^çigneurial, et auquel donne accès un chenal
fioS^O» de longueur, sur a5» de largeur, est constitué
î»àrrun quai, en uiaçonhcrio, de 4^™do longueur, et 5
ippq^témcnts en charpente ; une jetée de 80» de Ion-
g^lir abrite, dans sa partie N., le port do Saint-Scurin
^ les navires trouvent une profondeur d'eau de
4^p,f en grandes marées, et de 3™ao, en eau ihorle.
*
L^ commerce de ce port consiste, h l'importation, en
charbons anglais, matériaux de construction et denrées
diverses, et à Poxportation, en' farines, provenant
— 3i8 —

d'une grande minoterie, établio dans In localité,


céréales, vins, eaux-de-vie, bestiaux, volailles, et en
poteaux do mines, pour l'Angleterre.
Quelques bateaux, non pontés, du pays, font la
pêche do l'esturgeon.

nouTFXAC.

Population : 384 habitants. "^^T


3i i hectares. '
Superficie territoriale ; Ijj&W*
Cetto très petite communo n'olVixMien«riutéugÉuÙjL
son territoire, qu'arrose un ruisseau qui'va ttâffiwpp
dans la Gironde, est divisé eu terres labourahl^^Ou
terres sablonneuses ; il produit du vin et qufïafl9|j
céréales. *\^>?
'
IIRIK-SOUS-MOI1TAGXE.

Population: 38i habitants. ?y'*$|É$,


Superficie territoriale : 733 hectares. -t- '$}j$È&
Aussi peu importante que celle de Boutc^ftj^JIr
commune de Bric-sous-Mortagnc n'a rien qtU^wi|p~
attirer l'attention; son territoire produit des céré4lç||
et du vin. • *'* r

VLOlRAC. j,

Population : 637 habitants. ^Jts .


*
Superficie territoriale : i.aga hectares. "V"*
Cette commune, que forment aa villages ou hameaux,
est limitée au S. par lu Gironde; un petit ruisseau la
-3i9-
travereo et va se jeter dans lo fteuve ; son sol produit
du vin et des céréales.
Au* extrémités N. et S. delà commune, il existe
plusieurs souterrains, creuses dans lo roc, et qui ont
du servir de refuges aux habitants du pays, lors des
guerres de religion.

-;:i:-: SA1XT-11OMA1X-DK-BKAUM0XT.

: o5 habitants.
.^vPjmulation
^&)i^rileio territoriale: 3i6 hectares.
t%M>'très petite commune do ce nom est bornée au S.-O.
îiaBla Gironde ; elle forme, dausga partie S., la limito
de Cozes et de l'arrondissement géographique
|^^ptoh
jd&Saintcs; cllo n'a qu'une seule agglomération; son
gpti composé do terres sablonneuses et argileuses,
produit des céréales.

tféï.-:-''''
j&fj^/V-i THAIMS.
338 habitants.
^P|ulatl6n:
,\ 'Sjîjierfiçio territorialo : 874 hectares.
La petite commune de Thaims, que traverse la Seudre,
a-Jon sol généralement sablonneux; les principales
cujilurcs sont : celles du froment, do la vigne, et de

p.Çe.que l'on appelle lo marais de Thaims était autre-


fois .une rivière navigable qui aboutissait à un ancien
port, nommé port de Cranvans, et qui, à la longue,#
aura été comblé faute d'entretien. Kn creusant des
— 3ao —

fossés, dans ce marais, on a souvent découvert des bancs*


«le coquillages.
A ioon' environ du chcf-licU de la commune, qui est
formée parmi grand nombre de villages et hameaux,
on voit une tombclle tloiit l'origine est inconnue. „ ',.•;,'

SA1NT-ANDI1K-DK-LIDOX.

Population ; 1,184 habitants. ^ : ..


Superficie territoriale : 2,383 hectares.
Saint-André-de-Lidon est situé sur la Seudre^qpij
dans celle partie, n'est pas encore navigable; lanaluw£
«lu sol est sablonneuse et caillouteuse; on y trpuvc
«piehpics prés-marais; les productions de cette Conte•
niune consistent en céréales et chanvres; on y cultive-
aussi la vigne; les vins «piel'on récolte sont «le boiinetr
qualité, et on les convertit en caux-de-vie, qui s'expé-
dient à Cognac.
On remarque dans cette localité les restes d'un,-.
château, entouré de fossés pleins d'eau, et d'une çôtisf:
Iruclion 1res ancienne. '(.

VIHOL1.KT.

Population : 49a habitants. \


Superficie territoriale: 1,001 hectares. ."-.'"'
La commune de Yirollct est située sur un petit coure
d'eau qui forme sa limite avec celle de Gémozac, chef-
lieu du canton, et se jelte dans la Seudre. Cette rivière
.traverse également Yirollct, tlont les principales pro-
ductions consistent en grains, vins, bois et fourrages.
- 3ai —
On voit, dans celte commune, sur les bords de la
Seudre, les ruines de l'ancienne abbaye de Madiou,
qui, suivant un pouillé de 1.461, avait des revenus
considérables.

: SAIXT-GKUMAIX-nU-SRUnnK.

^i^po))uIalion : 667 habitants.


^jjgpiFpcrficic territoriale : 1,609 hectares.
Cette comiiiuiie, «pii est de l'arrondissement géogra-
phique «le Jon/ac, jirend son nom «lu Saint de la pa-
.Vjbissc et «lu ruisseau le Seudre, «pii la traverse «lans
ft9ute son étendue ; la vigne y est cultivée avec succès.
v^Dans un vallon de la commune, et sur la rive «Iroite
^'dc la Soutire, on aperçoit les ruines de l'ancienne
abbaye de Cormeille, «le l'Ordre de Citeaux, «lont les
.-bauments furent construits au x11*siècle. Kn fouillant
aux environs «le ces ruines, on a trouvé des tombeaux
>Cn pierre, des urnes sépulcrales et diverses pièces do
monnaie. On remarque aussi, sur le même point, un
tertre, appelé le Terrier de la Motte, et qui n'est autre
qu'un litmulus «lu temps des Homains.
:-V='Ï/
SAINT-FOIlT-SUK-GHlOXnK.

Population : i,«j33 habitants. j


Superficie territoriale: a./Jaa hectares.
La commune de Saint-Fort doit son nom à saint
Forlunat, évéque de Poitiers, au vne siècle, lequel en
est le patron, ce qui prouve l'origine ancienne de celte
commune, que le fleuve la Gironde borde dans la partie
ai
— 3aa —

S. de son territoire, qui est monlucux, et d'où, du


tertre portant le nom de Civrac, on embrasse un im-
mense horizon, et l'on découvre le phare «leCordouan,
bien qu'il soit à une distance de 3o kilomètres de ce
point élevé.
De Saint-Fort dépend le village de Porl-Maubcrt, où ;
se trouve un chenal qui a permis d'établir à cet endroit^
un polit port d'échouage, pour faciliter, par la voie de^
nier, (lueliiiics-inics îles opérations commerciales «Jefljr*
dite commune.
Le port ainsi créé est situe sur la rive droite delà
Gironde, à 3o kilomèlrcscn amont de son embouchure?.*
cl à 5 kilomètres du bourg de Saint-Fort ; il se c<nrc^
pose de deux «ligues, de chaque côté du chenal ; «ÏÏba
cinq appointements en charpente, sur la rive droite de *
ce chenal ; d'un quai, en charpente, de 45mde dévclpp^
peiiicul ; d'un bassin île chasses de atx»mde longueur,
sur 'iodelargeur;d'un débarcadèresubinereible, ayant,;
a6om de longueur et a «le largeur, établi sur la rive '
tlroite de la Gironde, et disposé comme celui de Moiv
tagne. -Vy
Ce porl, dont la profondeur d'eau est de 4ra 70 éilj
malines, et de 3m35 eu morte eau, est relié au réseaq&
du chemin de fer de l'Ktat par des ligues à voies étroites
qui rayonnent de Mortagne vers Gémozac, Saintes,
Pons et Jonzac.
Celle commune a une belle église des xne et
xve siècles.
Durant les guerres de religion, le château de Saint-
Fort fut visité par Henri IY et Louis XIII.
— 3a3 —
Le chemin de fer, de Saintes à Port-Maubert, dessert
Saint-Fort-sur-Girondc.

LOIIIGXAC.

VyPppulalion : 963 habitants.


;'v..Superficie territoriale : 1,753 hectares,
f^îia Commune de Lorignac est située dans une contrée
''.d^jpllàincs et de coteaux «le l'aspect le plus varié et le
èfHus pittoresque; le bourg s'élève sur 1111coteau, d'où
"l'on découvre la Gironde et la côte du Métloc; son ter-
rfroirc produit beaucoup de céréales cl de vins. Celle
OTmiminie fait, par le port Maubcrl qui en est voisin,
des expéditions considérables, consistant en farines,
îiViîTs,volailles et bestiaux.
Ôrt remarque, à Lorignac, les ruines «le l'ancien
château de Bardine, qui était Manqué de tours, et eu-
tojyréde^douvcs, et le château de Tirac, «lu xvme siècle.

, SAINT-DIZANT-DU-GUA.
'/'£.. i>>
.^.Population : 1,184 habitants.
Superficie territoriale : 1,844 hectares.
Saint-Dizant-du-Gua est une commune «jui a quelque
importance; elle est située sur la rive droite de la
Gironde; son territoire est traversé par deux ruisseaux
dotit les eaux se jettent dans le chenal «le Chassillac,
qui reçoit des bateaux de 20 à 3o tonneaux, lesquels
chargent divers produits du pays, à destination de
Bordeaux et de. Blaye. ta sol, composé d'alluvions,
- 3*4 -
est coupé «le bosquets cl de plaines, «lont l'une forme
une plage magnifique, du côté du fleuve.
On remarque, à Sainl-Dizanl-du-Gua, un château
gothique, qui était autrefois dans la dépendance féodale
de l'évéquc de Baycux.
Du sommet des collines qui dominent au N. et au S.:
la Gironde, on découvre la citadelle de Blaye, les'côtes.
de Royan, celles du Médoc, et les sables de l'Océan?^
C'est sur lo territoire tic celte commune que sontjlçs
belles sources de Beaulon. -•>,
Comme je l'ai indiqué, dans l'une des pages pré£é-r
dentés, six communes de la Cliarciitc-Inféricuré£:HMi
«piellcs appartiennent au canton de MirambcaQ/me>
rarrondissement géographique de Jonzac, font partie
du préposât de Blaye, quartier maritime de Paùittacfc
; » •
(Gironde).
Il m'a paru utile «leconsacrer une notice descriptive
à chacune «le ces communes, dont voici les lioius_:y
Sainl-Cicre-du-Taillon, Saint-Bonnet, Saint-Thomas?,
de-Cosiiao,Mirambcaii, Saint-Sorlin-iIe-Cosnac et Sifirit-
Gcorgcs-des-Agouts. >

SAUNT-CIKIIS-IIU-TAIM.O.V.

Population : 996 habitants.


Superficie territoriale: 2,18a hectares.
Saint-Cicrs-du-Taillon est borné à l'O. par la Gironde.
I«nseconde partie de son nom lui vient du petit ruisseau
«leTaillon, ainsi appelé parce que, suivant la tradition,'
un criminel y aurait subi la peine «lu talion. Ce mis-
— 3a5 —

seau traverse la commune où il existe plusieurs fabri-


ques d'étoffes de serge.
Saint-Cicre a des foires mensuelles où se traitent des
achats importants de volailles et de bestiaux pour la
consommation de la ville de Bordeaux.

- ,'.-; t SAINT-BONNET.
M%:-
^Population : 1,^37 habitants.
$âpferficic territoriale : 3,o6i hectares.
: Située sur la rive droite de la Gironde, cette com-
11cest séparée au S. du département de ce nom par
jjfetit ruisseau qui se jette dans le fleuve. La plus
iide partie du territoire de Saint-Bonnet se compose
ii£çollincs, qui jadis étaient couvertes de bois, et que
ton a défrichées, pour les planter en vignes.
Sur les bords d'un marais desséché, qui confine au
lcuvc, est un champ, appelé Pampelune. IAI tradition
, pportQ qu'il existait là, anciennement, une ville por-
nt ce nom; et «lont les ruines ont servi à bàlir les
ttÏÏajjgcs'voisins.
*A Jf kilomètres du bourg chef-lieu, on trouve un petit
iort dépendant de la commune, et qui est à 4° kilo*
nèlrcs en amont de l'embouchure de la Gironde; il se
:omposc de trois appoidcmcnts, en charpente, au bas
lesquels il y a 3m4° d'eau, en malines, et a» 10, en j
nortocau. Le chenal qui y conduit a 760™de longueur '•
;t-aom de largeur, jusqu'à l'écluse du village de
Wlrczay.
Les bois du Nord, la houille et les matériaux de
Construction sont les principales marchandises im-
* _ 3aG —

portées dans ce pelit port, dont l'exportation consiste


en fourrages, pommes «le terre et bestiaux.

SAI.NT-TIIOMAS-DE-COSXAC.

Pop»Jî>tion: i,35o habitants.


S;«v;Hi ;';<*.
territoriale : hectares, - .
2,973
La commune de ce nom est située sur la rive tlroitc;
«le la (l:f :<»:.U*qui lui sert de limite à l'O. ; sa popula-
tion cs> v '! cie entre un grand nombre «le villagesôai
hameaux, le sol est niontuciix; on y trouve des coteaujc
à pic, à côté «le ravins profonds et 'marécageux; sjgk
productions consistent en vins, froment, mais et foure
rages. ':*XY-
Près de Saint-Thomas est le village de Cosnac,' sctiL
reste d'une grande ville qui, selon la tradition, s'est
.'.ppeléc Arpadclle ou llarpadèue, Gastrum Jfarpadé-
nuni, et où l'on trouve les vestiges d'un vieux chîltcau-
forl, «|ui était garni de remparts, flanqué de tpurs^jûj^
entouré «l'un très large fossé ; on n'y entrait qtte parimj
*
double pont-lcvis. ^
Cosnac vient du mot celte Condat, qui vcutdirc.licu
situé au confluent des rivières; il parait Certain que
les eaux du fleuve la Gironde, qui sont actuellement
éloignées de plus de 4 kilomètres, baignaient autrefois
les mure «le ce château, près duquel on a trouvé des
débris «le navires.
Une voie romaine, qui allait de Blaye à Saintes, s$
reconnaît au village de Fondait*, près Cosnac; au
même village, on remarque une pierre druidique, que
les habitants du pays nomment la Pierre-Grise.
- 3a; -
Saint-Thomas a, sur la Gironde, un petit port, sans
importance.

MIIIAMI1KAU.

Population : 1,969 habitants.


Superficie territoriale : 2,641 hectares.
"Cette commune tire, dit-on, son nom des trois mots :
mire en beau, parce que, du coteau où elle est placée,
on découvre un immense horizon et un pays qui est
r\ un des plus variés et des plus pittoresques de la con-
trée; clic csl située à l'extrémité S. du département de
*hj Charente-Inférieure, et à 14 kilomètres tic Jonzac,
'son chef-lieu d'arrondissement géographique. C'est une
.localité commerçante, et «lont le sol produit du fro-
shierit, des légumes et des fourrages ; on y cultive la
'Vigne, et l'on fait, avec le vin en provenant, de très
bonnes caux-dc-vic.
Mirambcau est cité dans l'histoire de la Saititongc et
^fet'^Vithis ; clic rapporte qu'en i3^5, Lancaslre, comte
r^deDerby, qui commandait les troupes anglaises, vint
mçjttrclc siège devant le château de Mirambcau, dont
il ne s'empara qu'avec beaucoup «le peine, et après
avoir fait donner plusieurs assauts.
- Ce vieux castel, des xive et xvn* siècles, a été habi-
lement restauré.
"'...- t
SAIXT-SOHLIX-DE-COSXAC.

Population : 465 habitants.


Superficie territoriale : i,537 hectares.
Celte commune, qui s'est primitivement appelée
— 338 —

Saint-Saturnin, est située sur la rive droite de la


Gironde ; elle est composée de marais desséchés, bois,
vignes et terres arables, qui sont entrecoupés de co-
teaux, formant un agréable paysage; ses vignobles
donnent de très bons vins, avec lesquels on fabrique
«les caux-de-vie renommées. Un chenal, communiquant
avec la Gironde, facilite l'exportation, par bateaux,
«les produits de la commune sur quelques-uns «les petits
ports «lu fleuve.
Il existe à Saint-Sorlin plusieurs carrières de pierres,
qui ont beaucoup «le dureté.

'
SAINT-GKOIIGES-DES-AGOUTS. -*
,
Population : 5io habitants.
Superficie territoriale : 63i hectares. . . ^,
Le territoire de la petite commune «le ce nom a été
formé par les alluvions de la Gironde et les dépôts
successifs des marais ilont il se compose. Saint-Georges?
dcs-AgoAts, ou plutôt des KgoAts, justifie son éï5'mo-
logic par sa situation dans un bassin qui reçoit lés
eaux de plusieurs communes. C'est une localité salis
importance. ;

FIN
TABLE DES MATIÈRES

AVA NT-PROPOS o
Géographiehistorique .• 7
— physique 16
^ — fluviale 19
Hydrographiemaritime 2o
llc-de-Ilc 43
ll^-ti'OIcroii 59
Ile d'Aix 6o
'lie Madame 68
Commerceet el Industrie 68
Géographieadministrativeet maritime 80
IV«Arrondissementmaritime 8i
Sous-Arrondissement de Itochefbrl 84
— de Bordeaux 293
ferlicr de l'fIc-de-Hé 8.'>
>v;r,;— de La Rochelle 112
^^ de Rochefort 161
— de Marennes 2o3
— de l'Ile d'Oleron.. 281
Y— de Hoyan ? 296
.Préposaide Marans 113
— de Saintes 235
Syndicalde Sainl-Maitin 86
— de La Flotte 98
— d'Are lOo
— de Loix 109
— de La Rochelle 121
— 33o —
P»gw.
Syndicalde La Pallice 131
— d'Esnandes 156
— de l'Ile d'Aix 162^"
— de Fouras 164
— deRoclierorl 171
— dcTonnay-Charentc •••••:• 213
— de Saint-Savinien 220
— deMarennes 254
— de La Trcmbladc
'2J7J
— dcL'Kguille : 274*
— du Château
282^
de Saint-Pierre : : .^ivv 28^
— de Royan
,tyj
— de MorLigne-siii-Gironde ....«' 310
TABLE ALPHABÉTIQUE DES COMMUNES

A C
Agoonay 227 Chaillcvelle 273
^Aigrcfenille 164 Champagne 211
y-1es-Marais
;À'od{11 H9 Champdoleiit 227
fc^ogoulins 149 Chaiiiers 243
Abnepont 230 Charron 118
Arecs 3H Châtelaillon 150
Archingeay 226 Chenac 313
Ars-en-Ré 105 Chcrac 246
Arvers 270 Ciré 166
Aylré.. 148 Colombiers 245
Corme-Ecluse 307
Coulonges 229
0ifipn v.... '.'.' 166 Courcoury 244
Barzan........ 313 Cozes 310
Beaiigeay. 210 Crazaiiues 233
Roulenac.. 318
D
rBtfugjeau 249
Dolus 286
flordsAfY. 228
206 Dompierrc-sur-Mer J45
brcuil-Magné. i46
Wiiilltt 276 Dompierre-sur-Charenle.
Brle-sous-Morlagne 318 £

Brivés-sur-Charenle 247 Echillais 210
Russac 243 Epargnes 312
- 33a —
Page».
Esnamles 156 Les Mallics .'. 272
Etaules 272 IJCSJSouiller* 226
F Les Portes 108 »
Floirac 318 LeThon 164
Fouras 168 Lhoumeau.. 147
l»ire 205
G Loix 109
Geay 232
Lorignac ,.; :323*;
Cenotiillé 214 Lussanl...'. .:.' ifek^
Grézac 310 '
M '''•^;
H Marans ..'A H4
Hiers-Hrouage 254 Marennes.. $fà ±>
I Marsilly 158*
lie d'Aix 163 Meschers SOS*
Médis 306
L
Meursac 307
La Couarde 96
Mirambcau '. 327
La Flotte 98
Mof-ze 209>
l*agord 146
Moiilds : 2$>
La Jard 245 *
La Rochelle 121 Moragne ;; 215
Mornac 274
Li Tremhlade 268
La Vallée 231 Morlague-stir-Girondc.. 314
Muron 213
Le Bois 95
Le Château 282 H -\M
IjCChay-dc-Cornie 305 Nicul-sur-Mcr 150j
Le Gua 277 Nieulle-Saînt-Sornin 265
L'Eguille 275 P
LeMung 233 Périguac 249
Les Gonds 244 Périgny 147
— 333 —
Page*. Pige».
Pons 249 St-Georges-des-Agoûls...328
Porl d'Envaux 234 St-Geripaindu-Seudre.. 321
Pililboreau 146 St-llippolyle-deli'ard... 220
Piiy-du-Lnc 215 Saint-Jean-d'Angely.... 222
Saint Jcan-d'Aiigle 212
R
Rochefort-sur-Mer 171 Saint-Jean-de-Liversay.. 121
Saint-Just 265
Itoniegoux 232
Saint-Lnurent-dc-la-Préc170
247
^tïttâÇ Saint-Mailimle-Ué 87
298
'f^fàlT'....' Saint-Nnzaiie 207
S Sainl-Palais-sur-Mer.... 302
^V
..Safflle» 236Saint-Piene-d'Oleron... 289
Snnjoii 279Sl-Romain-dc-Reaumonl.319
Semussac 308Saint-Saviiiieii 228
Soubise 208Sainl-Seurin-d'Uzel 316
Saint-Agnanl 211Saint-Scurin-de-Palène.. 248
Sàint-André-de-Lidoii... 320 Sainl-Sever... 247
..^ajnl-AugusIiii-sur-Mr'r. 304Sainl-Soiïin-dc-Cosnac 327
325
|^n>Bohnet Sahil-Sidpicedc-Royaii.. 277
&int-Cièr*-dti-Tailloii... 324Saiiil-Symphorieu 212
Saint-Clément, 219Saint-Tliomas-de-Cosnac. 326
St-Cléinent-dcs-Baleine*.108 Saint-Trojan-les-Bains.. 287
Saint-Coulant 216Saint-Vaizc 235
vSaj|it-Crépin 217Saint-Xandrc 160
/ Sainî-é^nis-d'Oleron.... 294 Sainte-Marie-de-Ré «Ï02
/'Sjaint-Dizant-du-Gua.... 323
Saîhl-Porl-sur-Gironde.. 321 T
Saint-Kroult 209 Taillebourg 230
Saint-Georges-d'Oleron..292 Talinoiit-sur-Gironde... 311
St-Georges-de-Didonne..305 Taugon 120
- 334 —
rage*.
Teniant 225 V
Thaims 319 Yaux-sur-Mer..* 303**
Thairé ItW Yergeroux 207
Théiac 304 Villetloux 119
Tonuay-Itoutonne 221 Ylrollel 320
Toiinay-Ctiarente- 317
Torxé.: 222 .Ji....... 167
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NIORT.— IUPHIMERIE
NIORTABK
TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS
Géographie historique
Géographie physique
Géographie fluviale
Hydrographie maritime
Ile-de-Ré
Ile d'Oleron
Ile d'Aix
Ile Madame
Commerce et et Industrie
Géographie administrative et maritime
IVe Arrondissement maritime
Sous-Arrondissement de Rochefort
Sous-Arrondissement de Bordeaux
Quartier de l'Ile-de-Ré
Quartier de La Rochelle
Quartier de Rochefort
Quartier de Marennes
Quartier de l'Ile d'Oleron
Quartier de Royan
Préposat de Marans
Préposat de Saintes
Syndicat de Saint-Martin
Syndicat de La Flotte
Syndicat d'Ars
Syndicat de Loix
Syndicat de La Rochelle
Syndicat de La Pallice
Syndicat d'Esnandes
Syndicat de l'Ile d'Aix
Syndicat de Fouras
Syndicat de Rochefort
Syndicat de Tonnay-Charente
Syndicat de Saint-Savinien
Syndicat de Marennes
Syndicat de La Tremblade
Syndicat de l'Eguille
Syndicat du Château
Syndicat de Saint-Pierre
Syndicat de Royan
Syndicat de Mortagne-sur-Gironde
TABLE ALPHABETIQUE DES COMMUNES
A
Agonnay
Algrefeuille
Andilly-les-Marais
Angoulins
Annepont
Arces
Archingeay
Ars-en-Ré
Arvers
Aytré
B
Ballon
Barzan
Beaugeay
Boutenac
Bougneau
Bords
Breuil-Magné
Brenillet
Brie-sous-Mortagne
Brives-sur-Charente
Bussac
C
Chaillevelle
Champagne
Champdolent
Chaniers
Charron
Châtelaillon
Chenac
Chérac
Ciré
Colombiers
Corme-Ecluse
Coulonges
Courcoury
Cozes
Crazannes
D
Dolus
Dompierre-sur-Mer
Dompierre-sur-Charente
E
Echillais
Epargnes
Esnandes
Etaules
F
Floirac
Fouras
G
Geay
Genouillé
Grézac
H
Hiers-Brouage
I
Ile d'Aix
L
La Couarde
La Flotte
Lagord
La Jard
La Rochelle
La Tremblade
La Vallée
Le Bois
Le Château
Le Chay-de-Corme
Le Gua
L'Eguille
Le Mung
Les Gonds
Les Mathes
Les Nouillers
Les Portes
Le Thou
Lhoumeau
Loire
Loix
Lorignac
Lussant
M
Marans
Marennes
Marsilly
Meschers
Médis
Meursac
Mirambeau
Moëze
Montils
Moragne
Mornac
Mortagne-sur-Gironde
Muron
N
Nieul-sur-Mer
Nieulle-Saint-Sornin
P
Pérignac
Périgny
Pons
Port d'Envaux
Puilboreau
Puy-du-Lac
R
Rochefort-sur-Mer
Romegoux
Roumac
Royan
S
Saintes
Saujon
Semussac
Soubise
Saint-Agnant
Saint-André-de-Lidon
Saint-Augustin-sur-Mer
Saint-Bonnet
Saint-Ciers-du-Taillon
Saint-Clément
St-Clément-des-Baleines
Saint-Coutant
Saint-Crépin
Saint-Denis-d'Oleron
Saint-Dizant-du-Gua
Saint-Fort-sur-Gironde
Saint-Froult
Saint-Georges-d'Oleron
St-Georges-de-Didonne
St-Georges-des-Agoûts
St-Germain-du-Seudre
St-Hippolyte-de-B ard
Saint-Jean-d'Angely
Saint-Jean-d'Angle
Saint-Jean-de-Liversay
Saint-Just
Saint-Laurent-de-la-Prée
Saint-Martin-de-Ré
Saint-Nazaire
Saint-Palais-sur-Mer
Saint-Pierre-d'Oleron
St-Romain-de-Beaumont
Saint-Savinien
Saint-Seurin-d'Uzet
Saint-Seurin-de-Palène
Saint-Sever
Saint-Sorlin-de-Cosnac
Saint-Sulpice-de-Royan
Saint-Symphorien
Saint-Thomas-de-Cosnac
Saint-Trojan-les-Bains
Saint-Vaize
Saint-Xandre
Sainte-Marie-de-Ré
T
Taillebourg
Talmont-sur-Gironde
Taugon
Ternant
Thaims
Thairé
Thézac
Tonnay-Boutonne
Tonnay-Charente
Torxé
V
Vaux-sur-Mer
Vergeroux
Villedoux
Virollet
Y
Yves