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Introduction

La mondialisation et l’expansion économique ont fais naitre de


nouveaux métiers ainsi que de nouvelles fonctions.

L’entreprise d’aujourd’hui n’est pas l’entreprise d’hier, le gain, le


profit ont augmenté, mais les litiges, les conflits aussi, des contraintes
d’ordre économique, sociales mais surtout juridique.

De là, la naissance du métier d’expert, expert en comptabilité, en


finance, en marketing ou en Droit.

Ses experts soumettent leur connaissance au service de l’entreprise,


ils préviennent des dangers auxquels peuvent s’exposer leurs clients ou
employeurs.

Le juridique occupe un place essentielle dans le domaine du conseil,


le conseiller juridique doit être spécialiste dans un domaine précis du droit
(droit commercial, droit immobilier, droit social..). Grâce à ses
connaissances juridiques, il prévient et résout les problèmes de ses clients.
il doit être doté d'un esprit de synthèse et d'analyse.

Le conseil juridique peut aider à comprendre les transactions


particulièrement complexes du démarrage d'une entreprise ou de son
expansion, il peut aussi aider à prendre des décisions opérationnelles
éclairées et faire gagner du temps et de l’argent.

Le conseil est aussi un travail de veille permanent afin de se tenir au


courant des dernières lois votées, applicables aux droits des clients.

Le conseil juridique peut se faire en interne en tant que service ou


département juridique, ou en externe à travers un cabinet de conseil.
I- Le conseil juridique interne
Le conseiller juridique interne ou le juriste d’entreprise représente la
"conscience" de l’entreprise. Sa mission est de conseiller l’entreprise,
défendre et protéger les intérêts de son employeur.

Le conseil juridique interne doit prévoir et prévenir que réparer les


erreurs, conseiller et orienter les entités internes d’une entreprise dans
tout projet, adapte la prise de risque sous l’angle juridique par la prise de
recul qu’il offre à travers son conseil, il peut proposer un regard au chef
d’entreprise en amont de toutes ses décisions.

Le conseil s’occupe également de la veille juridique car les


modifications règlementaires continuelles peuvent constituer pour
l’entreprise des menaces ou des opportunités et doivent nourrir
nécessairement son conseil. Le conseiller d’entreprise n’a pas vocation à
plaider devant les tribunaux, bien que cette possibilité lui soit offerte
devant les juridictions où la représentation par avocat n’est pas obligatoire.
Même en présence d’avocat, le conseiller peut être appelé à donner une
explication au juge. Dans le cas de contentieux, il est chargé de défendre les
intérêts de l’entreprise, le plus souvent en interface avec un avocat qui
plaidera le dossier, et avec lequel il collaborera pendant l’instruction du
dossier et durant toute l’audience.

Le domaine d’activité de ses juristes dépend très souvent de la taille de


l’entreprise. Il y’a une tendance à la spécialisation dans un domaine
particulier tel que droit du travail, droit immobilier, droit fiscal etc.

Au Maroc particulièrement où la quasi-totalité des entreprises sont des


PMEs, la gestion restant aussi caduque et minimale, le juriste d’entreprise
peut être même un « responsable » des ressources humaines, de la
logistique, et bien d’autres. Ce qui lui donne la possibilité d’avoir d’autres
compétences.

Le Conseiller juridique interne est notamment chargé de la rédaction


des contrats de l’entreprise avec ses partenaires et d’en assurer le suivi.
Cela inclut la rédaction de conditions générales de vente ou d’achat qui
seront transmises aux clients. Il participe aussi à la vie de l’entreprise en
tant qu’entité juridique par l’évolution des statuts, du règlement intérieur
ou de toute autre norme volontaire.

Le conseil juridique interne caractérisé par son rapprochement à


l’entreprise, sa maitrise parfaite de son activité, son historique et l’intégrité
de ses dossiers, manque de l’autonomie et de la spécialisation en matière
d’audit et du conseil juridique, chose remplies par les cabinet de conseil
juridique externe.

II- Le conseil juridique externe


Le conseil juridique externe peut intervenir tout au long de la vie d’une
entreprise, de sa naissance, son expansion à sa dissolution.

Ce sont les grands actes normalement qui nécessite un appel à un


conseil externe, plus spécialisé, et autonome, le but en général est
de sécuriser les décisions stratégiques de entreprise (restructuration,
transmission, ouverture du capital, mise sur le marché d’un nouveau
produit…).

Ce sont des hommes de droit, qui procède à l'aide d’un créateur


d'entreprise à définir le cadre légal de son activité. Ils peuvent à la fois
intervenir sur le choix de la structure juridique de l'entreprise (SARL, SA,
SCA, SNC...), apporter des conseils sur son nom et le droit des marques,
faire des recherches d'antériorité sur un brevet ou rédiger un pacte
d'actionnaires. Leur champ d'intervention est large.

Au cours de la vie de l’entreprise, des opérations comme la fusion ou


l’ouverture de capital nécessite un audit juridique de l'entreprise cible, un
accompagnement dans les différentes phases de négociation, création de la
structure juridique de reprise, réalisation des formalités, rédaction du
compromis et de l'acte définitif. Organisation de l’Assemblée Générale,
procès-verbal d’Assemblée générale.

L’accompagnement des entreprises en difficultés présente également un


domaine de conseil juridique en matière de procédures de liquidation,
dissolution, plan de redressement…

Ainsi, les créateur ou dirigeant d’entreprise peuvent faire appel à un


conseil juridique externe afin de faire des recherches ponctuelles
de référence juridique (texte réglementaire, jurisprudence…) ou de
s’éclaircir sur un point de droit sur leurs statut de dirigeant, leurs relations
commerciales ou leurs obligations de chef d’entreprise. Ils peuvent
également demander une aide à la formalisation de documents juridiques
ou commerciaux (statuts de société, bail commercial, acte de cession de
parts…) afin de sécuriser leurs actes.