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Droit du commerce international

Partie 1 : la détermination de la loi applicable à une opération de


commerce international.
Chapitre 1 : la méthode conflictualiste et la résolution des conflits commerciaux
C’est une situation dans laquelle une ou plusieurs lois se disposent de la compétence
pour être appliquées.
Cette méthode n’a pas eu un grand succès, repose sur le passage obligatoire du juge ou de
l’arbitre par 5 étapes.

- la qualification du litige
- le rattachement
- Le renvoi
- la preuve de la loi étrangère
- vérification de la conformité de la loi étrangère avec l’ordre public

appréciation de la méthode conflictualiste.

Cette méthode a été fortement critiquée pour plusieurs raisons, elle a été même jugée
incompatible des intérêts du commerce international.

La 1iére critique : la longueur

La 2iéme critique : l’insécurité juridique

La 3iéme critique : la méthode est compliquée.

Chapitre2 : la méthode des règles matérielles.


Cette méthode vise l’ensemble des conventions internationales adaptées pour régir le commerce
international.

Section1 : Le domaine de la vente


la 1iére convention datée le 1964, appelée LUVI (loi uniforme sur la vente internationale). Cette
loi uniforme a connu un problème, c’est que ses rédacteurs ont oublié de réglementer le problème
de formation de contrat international. Pour corriger cette anomalie ils ont procédé à la rédaction
d’une nouvelle convention appelée LUFC (loi uniforme sur la formation de contrat de vente). Or
même ces deux convention ont présenté une lacune, c’est qu’elles n’ont pas prévu le délai de
prescription pour la vente internationale de marchandise, ce qui a donné lieu à une autre
convention internationale appelée convention de NEW YORK sur la prescription (le délai de
prescription est fixé à 4 ans).

Malgré la présence de ces 3 textes la communauté internationale a continué de chercher un texte


complet et unifié. Chose faite par la CNUCED qui a mis en place la fameuse convention
internationale de Vienne du 11-avril-1980 sur la réglementation de la vente internationale
considérée comme un véritable code de la vente internationale.

Section2 : Le domaine de transport.


On ne peut imaginer une vente internationale sans transport international, mieux encore toutes les
ventes internationales donneront lieu à un transport international.

a- Le transport maritime
- Convention de Bruxelles
La 1iére convention qui arrive sur le domaine de transport maritime international, s’appelle la
convention de Bruxelles de 1924 pour l’unification de certaines règles de commerce
international. Toutes les dispositions de la convention de Bruxelles ont été reproduites
textuellement sur le connaissement. Cette convention a eu un grand succès, ratifiée par tous les
pays armateurs. Grace à la clause Paramount cette convention peut être appliquée même au pays
chargeurs bien que ces derniers ne l’avaient pas ratifié. L’article 4 de la convention énumère les
19 cas qui montrent le non responsabilité du transporteur

- La convention de Hambourg de 1978

La CNUCED a pris l’initiative pour mettre en place un texte maritime, mais pour cette fois, viser
la protection des pays chargeurs en maximum. elle fortement protégé les chargeurs tout en
conservant seulement 2 cas de non responsabilité du transporteur des 19 cas énumérés dans la
convention de Bruxelles

- Convention de Rotterdam ou règles de Rotterdam


Cette convention n’est pas entrée en vigueur. Les règles de Rotterdam c’est une convention des
nations unis sur le contrat de transport international de marchandises effectué entièrement ou
partiellement par mer.

b- Le transport routier
La communauté internationale a règlementé le contrat de transport international routier de
marchandises en 19/05/1956 par la convention de Genève. ses dispositions sont copier-coller
sur le contrat de transport international routier de marchandises appelé CMR.

c- Transport ferroviaire
La communauté internationale s’est intéressée à cette activité en réalisant des conventions
internationales.

- Convention de berne de 1890

Cette convention est à la base de l’organisation intergouvernementale pour le transport


international ferroviaire (OTIF) dont la mission est d’établir des règles juridiques communes
pour le transport international ferroviaire de marchandises entre ses Etats membres.

d- Le transport aérien
La communauté internationale a adopté une réglementation très ancienne avec la fameuse
convention de Varsovie de 1929 qui réglemente le transport aérien de marchandises,
passagers, et de leurs bagages.

e- Le transport fluvial
Ce mode est règlementé par la convention de Budapest du 22/07/2001.
f- Transport multimodal
C’est le transport international effectué par au moins 2 modes de transport. Règlementé
par la convention de Genève de 1980, et qui n’a pas entrée en vigueur (ratifié par 7
Etats), mais elle est souvent applicable en matière de transport international. Un contrat
est mis en place et qui couvre tous les modes de transport pour une seule opération dans
un seul document appelé : le connaissement FIATA qui est rédigé par la fédération
internationale des transitaires.

Section 3 : domaine de paiement


Il s’agit de 2 conventions et qui sont de la même ville (travaux préparatoires). C’est la
ville d’Ottawa.
 La convention d’Ottawa du 28/mai/1988 sur le crédit-bail
international (leasing international).
 La convention d’Ottawa du 28/mai/1988 sur l’affacturage
international.
 Ainsi 2 convention de Genève de 1930 l’une sur le chèque et l’autre
sur la lettre de change.
La communauté internationale s’est intéressée de ces 2 opérations à savoir le crédit-bail
et l’affacturage.

Le crédit-bail :
Le leasing international est très utilisé, c’est un contrat triparti. Un contrat qui regroupe
simultanément 2 contrats : un contrat d’achat et un contrat d’assurance (opération de
financement dans laquelle le financement de la garantie s’imbrique).
Au Maroc le leasing est apparu en 1966 avec la société Maroc leasing, actuellement le
Maroc compte 11 compagnies de leasing. Et un projet de loi pour le leasing immobilier
est actuellement en étude.

L’affacturage :
C’est une technique et opération financière par laquelle, dans le cadre d’une convention,
un organisme spécialisé gère les compte client des entreprise en acquérant leur créance,
en assurant le recouvrement pour leur propre compte et en supporte les éventuelles pertes
lorsque les débiteurs sont insolvables.

Chapitre3 : Méthode des règles de système anational


La lex-mercatoria peut être définit comme étant l’ensemble des usages et des coutumes
applicable et adaptés à la matière commerciale.

Section1 : Le domaine de la vente


Dans le cadre de la lex-mercatoria on a dit beaucoup de chose sur la vente, puisqu’elle
constitue le socle même des opérations de commerce international.
Les opérateurs économiques ont commencé par la mise en place des formules de vente et
qui sont au nombre de 11 incoterms.
Les contrats type sont des contrats réalisés au quotidien, ce sont des contrats montés et
préparés par les opérateurs économiques qui pratiquent les mêmes activités commerciales
cela dans le cadre des corporations, associations, ou organisme professionnel.

Section2 : Le domaine du paiement


a- Le paiement sur le plan matériel
b- La communauté internationale des commerçants a mis en place un
mécanisme qui est ignoré par la loi qui est le cré-doc (on ne peut pas trouver ce
mécanisme dans aucun droit positif).

Le crédit documentaire
Cette opération inventée par les commerçants et pour les commerçants, et qui a pour but
de garantir le paiement à l’international, surtout par la mise en place d’un système de
sécurité garanti pour les deux parties à travers un contrat commercial, qui produit ses
effets on fait allusion à l’art 11 de la convention de Vienne de 1980.

La banque émettrice,
 Le 1ier qui doit bouger est l’acheteur
La banque correspondante (notificatrice),
Le vendeur doit réagir,
La banque notificatrice,
La banque émettrice,
b- Le paiement sur le plan juridique
Dans le cadre de la lex mercatoria, les règles juridiques ont été inventées par les
commerçants afin de déterminer les obligations et les responsabilités de chaque
intervenant (sont au nombre de 4 : donneur d’ordre c.-à-d. l’acheteur- le vendeur- la
banque émettrice- la banque notificatrice ou correspondante), ces pratiques, ces coutumes
et ces usages ont été codifiés par la suite par un organisme qui représente les
commerçants, et défend leurs intérêts.
On fait allusion à la chambre commerciale internationale dont le rôle est de préserver les
intérêts des commerçants à travers la codifications des incoterms en matière du contrat de
vente, le contrat type, et les RUU en ce que concerne les opérations de paiement.

Section3 : les principes de commerce international


La lex mercatoria a continué de gagner de place jusqu’à mettre en œuvre sur le terrain de
certains principes à propos desquels il y’a un consensus universel, bien qu’ils ne font
l’objet d’aucune consécration légale à l’exception de quelque principe
a- le principe Robus sic stantibus (si les choses restent en état)
C’est un principe qui permet aux parties de renégocier le contrat en cas de
changement des circonstances.
Ce principe s’est transformé en une clause, toujours rédigée dans le contrat du commerce
international, qui a un caractère successif et qui n’est rien d’autre que la clause du
hardship.
b- pacta sunt servanda : le contrat est la loi des parties
C’est un principe très ancien mais qui existe toujours, au Maroc ce principe a été intégré
comme loi, on fait allusion à l’article 230 du DOC
c- bona faena : la bonne foi.
Aucun texte international ne donne de définitions à cette notion. La bonne foi a toujours
existée, mais elle n’a jamais été définie, c’est pourquoi chaque juge a son propre, concept
de la bonne foi. La référence a été toujours faite au bon père de famille.
La bonne foi est appréhendée comme agissement d’une personne raisonnable.
d- mitigation of damages : minimisation des pertes.
Ce principe recommande aux experts et à tous les intervenants économiques de minimiser
les pertes, et c’est ce qu’on appelle l’éthique en droit des affaires.
e- L’estoppel
L’article 1-8 de l’unidroit dispose que : « Une partie ne peut agir en contradiction
avec une attente qu’elle a suscitée chez l’autre partie lorsque cette dernière a cru
raisonnablement à cette attente et a agi en conséquence à son désavantage. »
f- Limitation de la réparation des dommages prévisibles

Chapitre 4 : l’arbitrage commercial international.


Les MARL aujourd’hui constituent les méthodes les plus attractives, et plus intéressantes,
pour le commerce et notamment l’arbitrage.
le nouveau CPC 2013 a fait intégrer la loi 05-08 sur l’arbitrage marocain.
L’arbitrage est une justice privée, c’est une convention entre deux parties, par
laquelle, des commerçants en litige décident de ne pas soumettre leurs litiges à des
tribunaux Etatiques, notamment les tribunaux de commerce, et de les soumettre à
des arbitres qui ne sont pas forcément des juges.
Statut de l’arbitre
Un arbitre est un professionnel, ce professionnel n’est qu’un commerçant, qui a exercé la
même activité commerciale, pendant de longues années.
Les types d’arbitrage commercial
L’arbitrage ad ‘hoc
L’arbitrage ad ‘hoc est l’accord le plus simplifié de l’arbitrage.
Commerçant-1- commerçant-2-

Désigne son propre Désigne son propre


Arbitre vont désigner un Arbitre

Super- arbitre
Le litige va être tranché par un collège d’arbitre composé de 3 personnes.
Un qui va représenter les intérêts du vendeur, l’autre qui va représenter les intérêts de
l’acheteur et un troisième qu’on le départage.
 L’arbitre institutionnel
Ces organismes ne sont rien d’autre que les chambres de commerce.
La CCI de paris est un véritable tribunal international privé, car il contient tous les
organes constituants un tribunal.
Les procès de l’arbitrage commercial international
Dans la pratique de l’arbitrage commercial international, existe 2 procès.
 Le procès de la clause compromissoire
La clause compromissoire est une clause qu’on peut la trouver dans tous les contrats de
commerce international, cette clause est rédigée de la manière suivante : « tout litige
naissant de l’exécution du présent contrat, sera soumis à l’arbitrage de la CCI de PARIS »
ou (Londres- New York).
 Le compromis d’arbitrage
Le compromis d’arbitrage est un petit contrat où les parties vont s’engager à soumettre
l’actuel litige à l’arbitrage soit ad ’hoc ou institutionnel.
Les avantages de l’arbitrage
- L’arbitrage demeure rapide
- L’arbitrage demeure secret et confidentiel
- La possibilité de régler le litige en amiable compositeur
Les inconvénients de l’arbitrage
- En cas d’arbitrage ad’hoc, les juges arbitres, sont rémunéré en pourcentage
fixé et qui est négocié à l’avance (en arbitrage institutionnel, il y’a un barème en
vigueur).
- Les frais de l’arbitrage sont aux frais du demandeur.
- En cas d’un litige porté devant les tribunaux Etatiques le demandeur
supporte aussi les frais engendrés par l’action intentée devant la juridiction.
- Mais si le litige est porté devant une juridiction étrangère, la facture peut
s’alourdir (déplacement, avocat, taxe, report des audiences, hôtel,…).

2ieme partie : clauses courantes dans les contrats internationaux.


Les contrats à l’échelle interne comme à l’échelle internationale sont en nombre illimité, on va
choisir seulement dans cette partie les contrats les plus utilisés.

§1 : umbrella clause ou clause parapluie

L’insertion de l’umbrella clause est une mesure attractive pour les investisseurs tout en les
rassurant de l’avenir de leur investissement.

L’umbrella clause impose à l’Etat de ne pas changer son cadre juridique relatif à l’investissement,
pendant un délai fixé entre les parties.
L’umbrella clause peut servir à protéger les consommateurs vis-à-vis aux entreprises étrangères.
Avec le droit de protection de consommateurs 31/08, la loi exige à ces entreprises ayant
distribuées leurs produits, d’assurer les pièces de rechanges pendant 5 ans.

§2 : La clause de hardship

C’est la clause par laquelle au moment de la conclusion de contrat, on se met d’accord sur un
retour à la table de négociation, en cas de changement de circonstance pour l’une des parties.

Alors la clause hardship nous donne la possibilité de changer le contrat principal en cas
de changement des circonstances pour l’une des parties. En revanche le droit positif du
pays ne le permet pas l’article 230 DOC (le principe de la force obligatoire de contrat).

§3 : La clause Paramount.

Généralement, la clause Paramount se réfère souvent à une convention internationale qui


est choisie par les parties, cela pour échapper aux lois nationales méconnues chez ces
parties-là.

C’est une clause type, hors négociation.

§4 : La clause attributive de compétence

C’est la clause par laquelle, deux parties au départ, avant de signer le contrat, se mettent
d’accord sur le tribunal, qui va trancher un éventuel litige.

§5 : La clause compromissoire.

C’est la clause par laquelle les parties désignent l’organe chargé de régler un éventuel
litige entre les cocontractants à l’échelle internationale.

§6 : La clause pénale.

la clause pénale est devenue une clause de style, qui a une consécration légale, la loi
l’autorise et la règlemente, en effet cette clause trouve son fondement juridique dans
l’article 264 DOC qui prévoit que les parties peuvent convenir des dommages et
intérêt en cas d’une inexécution des obligations contractuelles, ou en cas de
mauvaise exécution des obligations contractuelles.
§7 : La clause de force majeure.

Au Maroc la force majeure est définie à l’article 108 du DOC qui prévoit «La force
majeure est tout évènement, imprévisible, insurmontable, et extérieure à la volonté
des parties. »

NB : ces 3 conditions ont un aspect cumulatif, le défaut d’une seule condition, le cas
n’est pas qualifié comme situation de force majeure.
§8 : La clause d’exception d’inexécution.

Cette exigence se matérialise par le fait que ces cocontractants demandent aux autres
parties de payer à l’avance, dans ce cas ces cocontractants font aux autres parties une
exception d’inexécution.

C’est une clause valable par laquelle, l’exécution ne serait faite que si le prix est payé
intégralement, ou le cas contraire le virement ne serait fait qu’après exécution.

§9 : La clause de réserve de propriété.

C’est une clause est insérée dans les contrats internationaux pour combattre et éviter la
méfiance des cocontractants, par cette clause le vendeur demeurera propriétaire de la
chose vendue, jusqu’au paiement intégral du prix.

C’est clause valable, qui pour qu’elle soit efficace elle doit toujours être accompagnée par
une clause de transfert de risque à l’acheteur.

§10 : La clause de résolution

C’est une clause par laquelle, les parties décident dans le contrat, de mettre fin à leur
contrat, quand bon leur semble.

La résolution peut être conventionnelle, comme elle peut être judiciaire. Cela est prévu à
l’article 259 DOC, qui prévoit que la résolution peut être conventionnelle, comme elle
peut être judiciaire.

3ième partie : Principales opérations de commerce international.


CHAPITRE1 : le contrat de transport international

Section1 : L’affrètement à temps.

A- Le droit de l’affrètement à temps.


Pour l’affrètement à temps ou l’affrètement en général, il n’existe pas de conventions
internationales en la matière. Au Maroc le code maritime du 31-mars-1919 n’a consacré à
l’affrètement à temps que 12 articles.

Toutes les chartes sont pareilles, elles ont les même clauses, la différence est au niveau de
traitement des obligations et des responsabilités des parties au contrat à savoir l’affréteur
et l’armateur.

B- La conclusion du contrat d’affrètement à temps


Devant les difficultés de trouver un bateau par les affréteurs la pratique internationale a
mis en place l’institution du courtier d’affrètement, ces institutions peuvent se présenter
sous forme des sociétés anonymes, qui sont hyper-équipées par des matériels
informatiques, dotés de logiciels très sophistiqués. Le courtier cherche parmi les offres
qu’il a reçu des armateurs, la présence d’un bateau adéquat à la demande de l’affréteur.
L’avantage de la charte-partie est qu’elle est négociable de gré à gré, bien sûr en fonction
de position de force (on peut se trouver devant un grand armateur, comme on peut se
trouver devant un grand affréteur).

C- La gestion dans le contrat d’affrètement à temps