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En 2007, lorsque les pays d’Afrique mettaient en branle l’initiative Connecter l’Afrique,

destinée à développer l’Internet haut débit et à en faire un moteur de croissance économique,


l’idée semblait folle et suscitait d’ailleurs de certains, quelques réserves muettes quant à sa
concrétisation. Mais onze ans plus tard, le paysage Internet de l’Afrique a radicalement
changé et le rêve quelque peu loufoque d’antan ne semble plus aussi lointain. Aujourd’hui, ce
sont 43 pays sur 55 qui font déjà l’expérience de la 4G. La 3G est disponible dans près de
90% des marchés du continent tandis que la 5G, récemment lancée au Lesotho s’éveille peu à
peu.

Au réseau mobile, il faut associer vingt et un systèmes sous-marins de fibre optique qui
relient actuellement le continent au reste du monde, sans compter les services Internet par
satellite fournis par un nombre important d’opérateurs désireux de toucher un plus grand
nombre de coins reculés du continent. Grâce à ces investissements combinés, l’Afrique
enregistrait déjà 435 millions d’internautes en janvier 2018 sur une population de 1,272
milliard de personnes. Soit un taux de pénétration de 34%, bien mieux que les 110,9 millions
d’internautes de 2010. Mais au-delà de l’amélioration de la capacité de communiquer des
populations, l’Internet joue surtout un rôle de catalyseur du développement socio-économique
de l’Afrique.