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Canadas DROIT DES AFFAIRES (III)

CHAPITRE 3 : Distinction entre entreprise individuelle et société

Le droit français propose aux un large éventail de structure pour exercer l’activité . La forme
juridique doit être parfaitement adaptée aux besoins de l’entrepreneur./ Il doit savoir s’il veut
exercer seul ou avec associé. Il va déterminer la forme juridique sous laquelle il va exercer son
activité.
L’entreprise individuelle est l’exercice individuel d’une activité économique par une
personne physique. Il y a une confusion entre l’entreprise et son exploitant
La société est une structure par laquelle plsr personnes decident départager le bénéfice
et l’économie qui pourrait en résulter. art 1832 Cciv.
L’entreprise individuelle et l’EURL (Entreprise unipersonnelle a responsabilité limitée). l’EURL
est une société. N’est pas propriétaires des biens de la société dans le cadre d’une EURL.

I- Critères de choix pour l’entrepreneur.

1) Gestion de l’entreprise :

• Mode de gestion le plus simple est celui de l’entreprise individuelle : Le gérant est maitre de
son activité et ne rend de compte a personne. Pas d’associé, pas de frais de convocation, pas
de frais de réunion, pas d’assemblée générale.
• La société donne naissance a une véritable organisation (management). les décisions
collectives ne vont plus être prises a l’unanimité mais dans la plupart des cas a la majorité. Il
fait déposer les comptes auprès du greffe du TC annuellement, passer par une AG (+lourd et +
complexe qu’une ent indiv).
2) Le choix du financement de l’activité :

• Les sociétés de capitaux ont des modes de financement + variés qu’une int indiv. La société
va pouvoir trouver des fonds auprès de ses associés qui vont réaliser des apports . Ces fonds
sont en général + élevés que dans le cas d’une entreprise indiv et offrent des garanties pour les
établissements de crédits, qui accorderont+ facilement des emprunts
3) La concentration, les partenariats

La société reste beaucoup + appropriée pour des opérations de concentration et pour nouer des
accords de partenariats notamment entre sociétés. (ex : pour la réalisation d’un chantier public). Elles
peuvent fusionner, se scinder, constituer des groupes (entrepreneur individuel ne peut pas).

4) La transmission de l’entreprise

La transmission se fait au décès de l’exploitant, elle peut se révéler catastrophique pour les
héritiers dans le cas d’une entreprise indiv. Alors que la transmission d’une société est facilitée
par l’existence des droits sociaux (céder une part sociale est plus simple que de vendre un FdC
(le FdC est transmis a plsr héritiers, lisent deviennent copropriétaires, la gestion est difficile car la
moindre décision nécessité l’accord des co-indivisaires et il faut l’accord des 2/3 des indivisaires
pour que le bien soit vendu)) Dans une société le de ces d’un associé entraine la transmission e
ses droits aux héritiers. la société n’est pas affectée par cette transmission.
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La cession d’une société est aussi + simple par on va céder des parts sociales (l’entrepreneur
indiv cede son FdC, ses contrats, ses locaux d’exploitation donc beaucoup + complexe).

5) Les risques

Les risques pour l’entrepreneur individuel :

L’entrepreneur paiera les dettes professionnelles de l’entreprise. C-a-d qu’en cas de difficulté tous
ses biens personnels risquent d’être engages. La personne physique n’a qu’un seul et unique
patrimoine. Tous ses biens perso et pro servent a payer les dettes pro (responsabilité presque
illimitée). Selon le mariage, l’exploitant individuel peut protéger les biens de son époux (voir chap
1. Si choisissent un régime communautaire tous les biens sont communs et donc biens de
l’épouse sont engagés (sauf le salaire qui est insaisissable). S’il se marie sous le régime de la
séparation de biens et donc l’épouse va conserver la propriété de ses biens qui ne pourront pas
servir les dettes de l’entreprise.Le reine de séparation de biens a ses limites car souvent les
banques demandent la caution de l’épouse). Il y possibilité aujourd'hui pour l’entrepreneur de
faire une déclaration d’insaisissabilité sur la résidence principale (loi de 2003).

Risques pour la société :

Personne morale distincte avec ses propres biens et ses propres dettes. On exclut donc les biens
propres. Toutefois dans le cadre d’une procédure collective (redressement, liquidation judiciaire)
le gérant fautif peut être amené a supporter ou a combler une certaine partie du passif social, ses
bien pourront donc être saisis.

6) Le régime fiscal pour l’entreprise et ses dirigeants

a) le coût pour la création de l’entreprise

La cout d’une entreprise individuelle est très faible : aucune taxation particulière, pas
d’honoraires d’avocat, pas défraie fiscaux, pas de frais d’enregistrement, capital minimum 1€.
b) La cession de l’entreprise

• L’acquéreur d’un FdC doit payer les droits d’enregistrement. Aucun droit d’enregistrement
exonération si le FdC est d’une valeur inférieure a 23000€. Taxation de 3% entre 23000et
200000€ et taxation de5% quand supérieur à 200000€.
• Il y a un abattement de 300000€sur la valeur du FdC si l’acquéreur est un salarié titulaire d’un
CDI depuis au oins 2ans ou s’il est un proche du cédant (conjoint, ascendant, descendant). Il
faut que l’exploitation continue pendant une durée de 5ans.
Dans une société on ne cede pas un FdC mais des parts sociales et le semi est aussi de 23000€

La loi Hamon du 31 juillet 2014 qui est relative a l’économie sociale et solidaire. Qui crée une
obligation d’information des salariés en cas de cession des FdC ou de la majorité des parts d’une
société de moins de 250 salaries. La loi Macron du 10 juillet 2015 prévoit de remplacer la sanction
de la nullité par une amende civile dont le montant ne pourra pas dépasser 2% du montant de la
vente. Un décret du 4 janvier 2016 indique que c’est une obligation d’information triennale portant
sur la reprise de la société.
c) La transmission d’entreprise

Une transmission d’entreprise réussie permet de garder plus d’emplois qu’une création
d’entreprise. Il a a des lis qui facilitent donc la transmission. De nombreuses mesures ont été
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Mises en place notamment la loi TEPA sud 21 aout 2007 (TEPA = Travail Emploi et
Pouvoir d’Achat). 

La conjoint survivant et le partenaire lié au défunt par le pacs est totalement exonéré de droits
de succession. Permet notamment d’éviter qu’après le de ces du gérant, le conjoint soit dans
l’obligation de cerner l’entreprise pour payer les droits de succession.

La loi du travail : dans le cadre d’une donation d’un parent au profit d’un enfant ; les droits de donation
sont progressifs et ils vont de 5 à 45%. Et de nombreuses lois sont venues limiter la fiscalité liée à la
transmission Depuis le 16 aout 2012 ; il y a une loi de finance rectificative. Chaque parent peut
transmettre à chaque enfant tous les 10 ans jusqu’à 100000euros sans payer de droits de donation.

Le pace Dutreil : il est issu de la loi du 2 aout 2005 en faveur des PME . Il est possible de pratiquer un
abattement de 75% sur la valeur de l’entreprise transmise si la transmission est appuyé d’un engagement
de conservation (engagement de conservation : contrat dans lequel le chef d’entreprise va s’engager
avec d’autres associés à conserver ses parts sociales pendant 2 ans minimum ; les parts sociales doivent
représenter au moins 34% des parts de la société. Au moment de la transmission les donateurs doivent
prendre l’engagement de conserver les parts pendant une durée de 4 ans. C dispositif a été mis en place
pour préserver la pérennité et la stabilité des PME

d- régime de la plus-value (différence entre la valeur des biens au jour de la transmission et la valeur
nette comptable)

La taxation est de 28% pour la cession des sociétés. En cas de cession d’un fdc il y a une exonération
totale de la plus-value si la valeur totale est inferieure a 300000euros (l’activité doit avoir été exercé au
moins 5 ans a la date de la vente)

5) la fiscalité applicable aux bénéfices, n’obéit pas aux mêmes dispositions selon la forme juridique t
choisie. L’assiette comme les taux d’imposition ne sont pas identiques selon l’impôt auquel l’entreprise
est soumise. L’entrepreneur individuel est imposé personnellement au titre des bénéfices qu’il réalise par
l’IR. Il subit la progressivité de l’impôt (il y a 4 tranches qui peuvent aller jusqu’à 45%). Si la société est a
l’IS la rémunération du gérant est une charge déductive des bénéfices. L’entrepreneur va payer des
charges sociales sur cette rémunération (pourcentage de taxation entre 15 et 33%). L’option pour l’IS est
une option irrévocable. L’associé paiera aussi de l’IR sur la rémunération qu’il prendra.

L’entrepreneur individuel ne peut pas choisir, il est forcément soumis à l’IR

Le gérant minoritaire associé dans une société à une rémunération, est considéré comme un salarié, il
dépend du régime général de la sécurité sociale. Les cotisations sociales peuvent être prises en charge
par la société.

Les dividendes sont imposés au barème progressif de l’impôt ainsi qu’aux prélèvements sociaux (CSG ;
CRDS) et il y a un abattement de 40% sur les revenus perçus. Il y a 3100euros a payer.

8) la protection sociale du chef d’entreprise

Si le gérant est minoritaire ou égalitaire (moins de 50% de parts) il perçoit un salaire, si la société est a l’IS
elle peut le déduire du bénéfice. Il pourra adhérer a tout ce qui est caisse de retraite, chômage, régime
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travailleur salarié. Il faut obligatoirement qu’il y ait une rémunération pour pouvoir bénéficier de ce
régime de protection.

Si l’entrepreneur est associé unique de l’EURL ou gérant majoritaire ou entrepreneur individuel il relevé
du régime TNS (travailleur non salarié), il relevé du régime obligatoire des professions, il indépendantes,
il n’a aucun droit à l’assurance chômage ; les cotisations sociales sont payées sur l’ensemble de ses
revenus professionnels (à peu près 40% de charges).

Déterminer quel est le régime le plus favorable à l’entreprise et son dirigeant.

Le choix de la structure sociétaire présente de nombreux avantages par rapport a l’entreprise


individuelle. Le nombre des entreprises supérieur à celui des sociétés.

CHAPITRE 4 : SARL

Il y a deux types de sociétés : sociétés civiles et sociétés commerciales (Ex de sté commerciales : SARL ;
SAS. Societes de personnes et sociétés de capitaux).

Il existe aussi les sociétés sans personnalité morale et les sociétés à statut particulier

SARL :

Nombre max d’associes : 100Euros

Mineurs émancipés peuvent être associés

Capital min : 1 euro

Exigence d’une libération

Lors de la constitution d’une société il ‘est possible de verse qu’un cinquième du montant de ses apports.
Le surplus doit être libéré dans les 5ans de l’immatriculation de la société sur décision du gérant

L’associé d’une SARL ne va supporter les pertes qu’à hauteur de ses apports

I) Les associés
a) La cession de parts

Normalement les parts sociales sont libéralement cessibles entre conjoint ascendant et descendant
toutefois les statuts peuvent stipuler que le conjoint, un héritier un ascendant ou un descendant ne peut
devenir associé qu’après avoir été agréé. C’est ce qu’on appelle l’agrément. Règles de majorité qui
peuvent être exigées.

Les parts sociales ne peuvent être cédées à des tiers étrangers à la société qu’avec le consentement de la
majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales.

Les parts peuvent être cédées librement ente les associés ascendants et descendants c’est ce qu’on
appelle la cession libre.

Les statuts peuvent prévoir un agrément pour un conjoint ascendant ou descendant. En général on met
souvent une procédure d’agrément car l’autre associé le demande.

b) La transmission
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La transmission des parts de la SARL son librement transmissible par voie de succession c a dire qu’en cas
de décès d’un associe la société ne va pas être dissoute pour autant. Les statuts peuvent tout a fait
déroger a ce principe et prévoir que le décès peut impliquer la dissolution de la société.

Les statuts peuvent prévoir que l’entrée de l’héritier sera soumise au consentement des associés

c) Les droits des associés (AGO et AGE)

Les AGO sont celles qui ne nécessitent pas de modification de statut : elles excédent le pouvoir du gérant
mais il n’y a pas de changement de statut. Elles sont adoptes sur convocation par décision des associés
représentant plus de la moitié des parts sociales.

Sur reconvocation la décision est prise à majorité des votes émis

L’AGE nécessite modification du statut, modification ou la réduction du capital social.

Depuis2005 l’assemblée ne délibère valablement que si les associes possèdent au moins un quart des
parts sociales sur première convocation ou un cinquième des arts sociales sur 2e convocation. Cette loi
institue un quorum, c’est à dire que les décisions sont prises à la majorité des 2/3 des parts présents.

L’information individuelle de l’associé : il a un droit à l’info notamment à l’occasion de la convocation de


l’assemblée générale annuelle. Il est convoqué 15j avant on lui adresse les comptes annuels, les comptes
de gestion. Le gérant peut ne pas avoir envie de lui communiquer. Le gérant peut avoir recours à une
procédure d’injonction. L’associé put aussi poser au gérant des questions écrites auxquelles le gérant a
l’obligation de répondre au cours de l’assemblée.

Obligation annuelle de déposer les comptes de l’entreprise tous les ans au greffe du tribunal de
commerce

Par contre les micro-entreprises elles peuvent demander à ce que ses comptes ne soient pas publiés.

Il y a une information permanente dont bénéficie l’associé car i y a des documents qui doivent être au
siège social de façon permanente.

II- Le gérant d’une société