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BLAISE COMPAORE, UNE FIERTÉ POUR LE BURKINA

Afin de mieux informer les jeunes sur les actions du Président du FASO, spécifiquement sur sa
médiation en Côte d’Ivoire, une projection de films retraçant les différentes étapes des
négociations pour le retour de la paix en Côte d’Ivoire a été présentée au public.

De Marcoussis à Ouagadougou en passant par Yamoussoukro, Bouake et Abidjan tout le processus de


négociation qui s’est soldé par les accords de Ouagadougou a été donné à voir en images, avec
comme enseignements la voie du dialogue prôné par le Chef de l’Etat burkinabè pour rapprocher les
protagonistes de la crise ivoirienne en vue d’une sortie de crise définitive.

En prenant la parole à l’issue de la projection, Alex Bamba, expert en communication et


conférencier du jour a salué une cérémonie bénie et des cœurs bénis au regard de la pluie qui a
arrosé cette journée dédiée à la paix. Le conférencier a revisité le parcours et les actions du
Président du FASO qu’il dit connaître depuis 1990. Sous sa présidence, le Burkina a atteint un niveau
de développement élevé, foi d’Alex BAMBA qui cite : " des grands édifices comme les échangeurs, la
multiplication des universités ou encore l’hôpital Blaise Compaoré qui sont des exemples de cette
dynamique de développement".

Pour le conférencier, Blaise Compaoré est une force tranquille et un homme vertueux qui respecte
son peuple et écoute les chefs traditionnels tout en leur accordant la place qui est la leur. C’est
pourquoi dira t-il, les burkinabè doivent être fiers de leur président qui est la clé de voûte et la
soupape de l’Afrique de l’ouest au regard de son investissement en faveur de la paix. Et des
messages de paix justement mais aussi des témoignages sont au coeur de cette journée du vendredi
15 novembre qui porte bien son nom.

LE MEA CULPA DE LA GALAXIE PATRIOTIQUE

Pour prendre date avec l’histoire, des visiteurs se sont invités à la commémoration de cette journée
nationale de la paix organisée par la jeunesse burkinabè. Ces visiteurs sont des jeunes qui ont été
avec Laurent Gbagbo, avec Charles Blé Goudé, des jeunes de la galaxie patriotique dont les actes
ont été préjudiciables à la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire et au Président du Faso.
L’erreur est humaine mais persister dans l’erreur est diabolique dira Alex Bamba pour présenter ses
hôtes pris de regrets et de remords, qui ont reconnu avoir dévié du droit chemin et pris conscience
de leurs erreurs d’où leur présence en tant qu’acteurs de paix désormais.

Le repentir de ses anciens leaders de la galaxie patriotique fut un témoignage de leur volonté de
tourner définitivement la page de la guerre pour ouvrir une autre, celle de la paix et du vivre
ensemble en bonne intelligence en vue de sceller avec les burkinabé une fraternité de cœur.

"Je suis Evariste Yake, ex-membre de la galaxie patriotique, j’étais celui qui était engagé au côté
du président Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Je suis venu rendre hommage à un Chef d’Etat que
nous avons vilipendé, sali, insulté mais aujourd’hui Dieu m’a donné la chance de me repentir car
seuls les imbéciles ne changent pas. Je suis venu dire au Président du FASO et au peuple burkinabé
que je regrette les actes que nous avons posé contre eux. Je demande pardon en ce jour de paix,
pardon au Président du FASO et bientôt j’irai au Burkina me mettre à genou devant le Mogho Naba
pour demander pardon au peuple burkinabé".

Même geste de repentir du côté de Joël Potey, ex- conseiller de Blé Goudé et Président du COJEP,
le Congrès des Jeunes Panafricains, venu lui aussi consacrer la paix car dira t-il "les grandes crises
révèlent les grands hommes malheureusement ce sont les médiocres qui les provoquent". C’est
pourquoi il entend à l’avenir avancer main dans la main avec ceux qu’il a appelés " mes beaux car
ma belle mère est burkinabè de Bobo Dioulasso". Il y’a des liens qu’on ne peut pas briser conclura t-
il.

Qui l’eut cru !? S’est exclamé l’ambassadeur du Burkina FASO en Côte d’Ivoire pour qui cette
journée mémorable mais aussi historique doit s’inscrire dans les annales de l’histoire de nos deux
pays. Justin Koutaba a salué ces témoignages emprunts d’humilité et promis traduire fidèlement les
propos des repentis au Président du FASO.

La paix est à cultiver à l’intérieur des pays et des nations, des communautés, des familles et dans
les cœurs a laissé entendre l’Ambassadeur Koutaba qui a, à cet effet invité les jeunes des deux pays
à être " des agents et des colporteurs de paix autour d’eux". Chacun doit apporter sa contribution si
petite soit-elle à la construction de la paix.

" La paix n’est pas un mot, mais un comportement", cette maxime du Président Houphouet Boigny
bien connue du peuple ivoirien est celle qui illustre le mieux le fondement de la Journée Nationale
de la paix en Côte d’Ivoire. Et l’acte posé ce jour en est la matérialisation. L’espoir c’est de voir les
graines de paix semées ce vendredi par les jeunes Burkinabé et ivoiriens porter fruits, arrosés
qu’elles ont été par la pluie qui s’est abattue sur Abidjan en cette journée dédiée à la paix.

Mariam Vanessa Toure


Attachée de presse à l’Ambassade du Burkina à Abidjan

Bakary Koné dit le « Général Bako »

“Je suis motivé à plus de 500%”


17 novembre 2013, par Webmaster

Après avoir abandonné ses camarades après seulement cinq minutes de jeu lors de la
manche aller, c’est avec une motivation vaste comme un océan que le « Général Bako »
veut aborder le match retour.

Vous êtes à quelques heures d’un important rendez-vous. L’ambiance est-elle au beau
fixe au sein de votre groupe ?

Vous avez pu le constater, l’entraînement d’aujourd’hui prouve que tout le monde est engagé
et on est prêt pour le combat. C’est vrai qu’il y a encore des derniers réglages à faire. Mais je
puis vous rassurer que tout le monde est motivé pour faire de son mieux pour ne pas rater ce
match.

Au match aller, “Bako” n’a tenu que cinq minutes avant de laisser ses partenaires. Pour
cette manche retour, vous retrouvez le groupe avec certainement 100% de motivation ?

100% ? Non, je dirai plus que cela. Je suis motivé à plus de 500%. Maintenant, du côté des
blessures, ce n’est pas moi, c’est le destin. Aujourd’hui, tout va bien, je suis dans de très
bonnes dispositions pour aborder ce match.

Quels pourraient être les clés de cette rencontre ?

Ce seront certainement la discipline et le mental. Mentalement, il va falloir être très fort car il
y aura d’autres choses qui seront là pour nous déstabiliser. On fera abstraction de tout cela
pour faire un très bon match.

Psychologiquement, le coach vous a-t-il déjà mis dans le bain de cette rencontre ?

C’est ce qu’il fait déjà. Il essaie de nous relaxer pour ne pas nous mettre la pression. On n’a
pas changé nos habitudes ni nos séances d’entraînement. Nous sommes restés tel. Maintenant,
vous savez que c’est une rencontre capitale et la tension monte au fur et à mesure que l’on
s’approche de l’heure du match. C’est à nous de nous départir du stress pour être bien dans
notre peau à l’heure H.

Craignez-vous un secteur particulier de l’équipe algérienne ?

A ce stade de la compétition on ne doit plus craindre grand-chose. Au match aller, on avait


mis l’accent sur certains joueurs algériens, mais avec la motivation, on a pu les contenir. La
crainte serait sur nous-mêmes. Ne pas commettre les mêmes erreurs qu’on a faites à
Ouagadougou lors du match aller c’est-à-dire les petites erreurs de replacement, d’inattention
et de changement. Il nous faudra rester concentrés à 200%.

Vous aurez les clés de la défense burkinabè, quels seront les pièges à éviter ?

Il n’y a pas de pièges à éviter comme je vous l’ai dit tantôt. Le piège, c’est nous-mêmes. Si on
est vraiment concentrés et qu’on fait ce qu’il y a à faire, il n’y aura pas de raison que la
chance ne soit pas de notre côté. On a notre destin entre nos mains. C’est vrai que quand on
parle de destin, il y a le facteur chance qui intervient. Mais l’homme propose et Dieu dispose.
On verra bien ce que Dieu a disposé pour nous. Nous allons nous battre d’abord et donner ce
qu’il y a à donner et voir, ce que le résultat final nous offrira.

Pour avoir déjà vu cette équipe algérienne à l’œuvre, y a-t-il des chances d’arracher le
ticket pour le mondial ?

Bien sûr, on a beaucoup de chance d’arracher ce ticket. L’équipe algérienne nous craint et
nous également on a du respect pour elle. Chacun essaiera de mieux examiner son adversaire
pour trouver la faille et triompher.

Entretien réalisé par


Béranger ILBOUDO
depuis El Jadida (Maroc)

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