Vous êtes sur la page 1sur 27

FICHE 1 Prothèse dentaire

Introduction

Définition d’une prothèse dentaire : Art de restaurer ou de remplacer par des


moyens physiques, dans un milieu vivant, des organes soumis à des actions internes
et externes.

But d’une prothèse :


- Restauration de la morphologie des dents
- Remplacement des dents manquantes
- Confection d’appareils d’orthopédie dento-faciale et maxillo-faciale
- Réhabilitation des fonctions principales de l’appareil dento-maxillaire
(physionomique, phonatrice, masticatrice et occlusale)

2 types de maladies qui ont un impact sur les dents :


- Maladies congénitales
- Maladies acquises

I) Les maladies congénitales

Ce sont des anomalies de la dent présentent à la naissance (avant éruption des


dents) => souvent du à l’hérédité ou contractées par la mère lors de la grossesse.

Les maladies congénitales peuvent entrainer 2 types de lésions :


-l’hypoplasie : insuffisance de développement des tissus constituant la dent (émail,
dentine)
-la dysplasie : perturbation à un moment donné du développement des tissus.

Conséquences de ces maladies :


- peuvent toucher 1 ou plusieurs dents
- altèrent la qualité des tissus minéraux => + de caries et/ou fractures
- esthétique : teinte jaunâtre, brunâtre voire transparente.

Causes de ces maladies :


- Héréditaire
- Infectieuses (lors de la grossesse, ex : rubéole, syphilis)
- Endocrinienne (troubles hormones lors de la grossesse)
- Nutritionnelle (carence VitamineB pendant grossesse, par exemple)
- Médicamenteuse (prise de médicaments lors de la grossesse : antibiotique)

1
Les anomalies dentaires pré-éruptives (congénitales) :

1) Anomalies de nombre (par défaut ou pas excès)

Par défaut :
-Agénésie : l’absence de certaines dents due à l’absence du germe
-Anodontie : rare, l’absence congénitale de toutes les dents (≠ édentations)

Par excès :
-Dentition pré-déciduale
-Dentition post-permanente : elle forme des dents surnuméraires intéréssant
seulement certains groupes, formées en même temps que les dents permanentes, il
s’agit d’une « 3ème dentition ».
-Dentition surnuméraires : dents en surnombre, même type de dents, formes
variables (conoïdes), situées dans ou dehors arcade.

! Mésiodens : dent surnuméraire, souvent conoïde, située entre les incisives


centrales maxillaires ou justes derrière elles.
! Paramolaire : dent surnuméraire, située derrière la 1ère ou la 2ème prémolaire,
soit entre la 1ère ou la 2ème molaire.
! Distamolaire : dent évoluant derrière la dent de sagesse.

2) Anomalies de forme
Elles peuvent être simple (seulement couronne ou racine) ou complexe.
-Coalescence : union de plusieurs éléments dentaires
-Fusion : anomalie due à l’union par leur tissu dur au début de leur développement
de 2 germes dentaires normaux
-Germination : anomalie constituée par l’accolement des 2 dents, dont une
représente une dent surnuméraire et l’autre une dent normale
-Concrescence : union secondaire de 2 ou plusieurs racines de dents différentes et
bien individualisée, ou d’une seule et même dent
-Dens in dents : rare, anomalie qui se concrétise par l’apparition d ‘une dent à
l’intérieur d’une autre.
-Anomalies coronaires : hypertrophie du cingulum, tubercule de Carabelli par
exemple.
-Anomalies radiculaires : racines bifides, fusionnées ou recourbées par exemple.

3) Anomalies de Volume
Dimensions « normales »= dans une moyenne en rapport avec la taille des individus.
Mais ici c’est ≠.

-Macrodontie : anomalie sur la totalité de la denture.


-Gigantisme : anomalie sur une dent isolée.
-Microdontie : anomalie sur la totalité de la denture (forme normale ou ≠)
-Nanisme : anomalie sur une dent isolée (forme normale ou ≠)

2
4) Anomalies de siège et de direction
-Dent incluse : dent située à l’intérieur de l’os, pas de contact avec le milieu buccal,
après la date normale de l’éruption.
-Dent enclavée : une partie de la couronne peut apparaître hors de la gencive,
évolution arrêtée par obstacle.
-Dent en desinclusion : dent en cours d’éruption sur l’arcade.
-Ectopie dentaire : dent anormalement éloignée de sa place habituelle.
-Transposition dentaire : anomalie de siège d’une dent qui aurait du être occupée par
une autre.
- Anomalie de direction : c’est plutôt la conséquence de malformations maxillaires
(comme anomalies de nombres, habitudes vicieuses : sucer le pouce etc.)
- Le syndrome dentaire d’Hutchinson : un défaut de structure du bord libre rétréci et
fragile => minceur émail : abrasion progressive.

II) Les maladies acquises


Elles peuvent entrainer des lésions = dystrophies. Défaut dans la nutrition de la dent.

Les conséquences de ces maladies :


-Altérations de la teinte
-Fragilité émail et dentine +++
-Carie
-Usure naturelle
-Effritements spontanés
-Ramollissement spontané émail et dentine = fracture dent

Les causes de ces maladies acquises :


-D’origine toxique : cas de fluorose. Utilisation trop élevée de fluor, drogue.
-D’origine médicamenteuse : traitement par radiothérapie (traitements certains
cancers)
-D’origine mécanique : personnes ayant bruxisme (grincements dents) ou en cas
d’interposition continuelle au même endroit d’un objet.

Les anomalies (affections) dentaires post-éruptives (acquises) :


-Carie dentaire : + fréquente maladie, c’est une altération spécifique de la dent
progressant de la périphérie vers le centre.
-Érosion dentaire : toute perte de substance dentaire due à un processus chimique
(pas action bactérienne) qui dissout l’émail. Les causes : vomissements chroniques,
consommation excessive de boissons gazéifiées etc.
-Abrasion : usure mécanique de la dent causée par des forces autres que celle de la
mastication. Les causes : brosses à dents dures, brossage horizontal, mauvaises
habitudes.
-Attrition : usure dentaire qui résulte du frottement des dents les unes contre les
autres. Peut être causée par le bruxisme, habitudes vicieuses (ronger les ongles etc.)

3
FICHE 2 Prothèse dentaire
La prothèse fixée

Classification des différentes prothèses :


-Prothèses unitaires
-Prothèses plurales (bridges)
-Prothèses partielles
-Prothèses complètes
-Prothèses fixée (conjointes)
-Prothèses mobiles (adjointes)
-Prothèses mobilisables

La classification des prothèses peut s’établir entre divers critères :


-Selon les matériaux utilisés => alliages métalliques, céramiques dentaires, métalo-
cosmétique
-Selon le caractère esthétique => non physionomique, partiellement physionomique
ou physionomique.

LA PROTHÈSE FIXÉE
La prothèse fixée est destinée à la restauration ou au remplacement des dents
délabrées/absentes. On fait soit des constructions unitaires soit plurales (bridges).

1) 3 Types de préparation
a) Préparations coronaires périphériques partielles
Objectifs : économie tissulaire, respect de la face vestibulaire
Il existe 3 types d’incrustations métalliques : Inlay, Onlay, Overlay.
! Inlay : incrustations uniquement cavitaires
! Onlay : incrustations d’un ou plusieurs recouvrements cuspidiens.
! Overlay : recouvrement cuspidien, non cavitaire, généralement collé sur des
préparations minimales de l’émail

1
b) Préparations coronaires périphériques totales : Couronne
Concerne toutes les faces de la dent. Elle impose une élimination tissulaire variable.
Différents types de couronne :
-Couronne métallique (coulée)
-Couronne résine composite (provisoire)
-Couronne céramo-métallique
-Couronne céramo-céramique (céramique vitreuse, alumineuse ou au zircon)

c) Préparations corono-radiculaires
Une dent dépulpée ou délabrée doit être renforcée par un tenon radiculaire et
protégée par une couronne. Le rôle du tenon radiculaire : rétention.
Quand l’espace prothétique demeure petit, impossible de superposer le tenon
radiculaire+ faux moignon + couronne alors on fait => la couronne de Richmond
(couronne + tenon radiculaire coulée ensemble

2) Matériaux utilisés :
-prothèses fixées métalliques
-prothèses fixées céramo-céramiques
-prothèses fixées métallo-cosmétiques

3) Moyens de fixation :
-prothèses scellées
-prothèses collées
-prothèses vissées

4) Réalisation prothétiques pouvant servir à la construction de bridges

5) Systèmes de substitution : Implants


2 techniques => système impact et système vissé
2 matériaux utilisés => métal (titane) et céramique (zircon)

6) Indications de la prothèse unitaire fixée :


Pour des anomalies dentaires congénitales, maladies acquises dominées par la
carie, traumatismes, hypoplasies et dysplasies, abrasions.

7) Indications de la prothèse plurale fixée :


Pour des anomalies dentaires congénitales de nombre et de direction, extractions
après maladies acquises ou traumatismes.

8) Contre-indications de la prothèse fixée


Il existe des contre-indications de l’ordre général (absolues ou relatives : états
pathologiques évolutifs ou avancés, problèmes anesthésiques) ou de l’ordre loco-
régional (manque d’hygiène, limitations d’ouvertures, parodontopathies terminales)

2
PROCÉDURE CLINIQUES ET DE LABORATOIRE
POUR OBTENIR UNE COURONNE MÉTALLIQUE
COULÉE (ÉTAPES GÉNÉRALES)

I) Anamnèse, Examen clinique, diagnostique, indication et plan de traitement.


II) Préparation spécifique : avec empreinte + Fiche pour le laboratoire.
III) Modèles de travail (en plâtre), montage sur articulateur, fabrication
maquette en cire, la mise en revêtement, la coulée du métal, finition avec
essayage, polissage.
IV) Le scellement avec cémentation (ciment).

___________________________________________________________________

I) Anamnèse, Examen clinique, diagnostique, indication et plan de traitement.

II) Préparation spécifique : avec empreinte + Fiche pour le laboratoire.

Définition empreinte : image négative des dents et structures environnantes,


nécessaire pour obtenir des modèles en plâtre (image positive).
Ces modèles en plâtre permettent d’archiver, informations médico-légaux, modèles
d’études, modèles de travail.

L’empreinte peut revêtir plusieurs formes :


-L’empreinte unitaire : se limite à l’enregistrement de la préparation dentaire
-L’empreinte partielle : intéresse simultanément les préparations de la prothèse fixée
et à son environnement.
-L’empreinte segmentaire : concerne un segment de l’arcade dentaire
-L’empreinte globale (complète) : lorsque toute l’arcade est concernée.

Les matériaux d’empreinte utilisés :


Ils doivent être fidèles à la réalité, bonne fluidité, bon, goût, stabilité dans le temps,
non toxique, résistance mécanique, faible coût.
Il en existe 3 types :
-Rigides
-Thermoplastiques : guataperca, cire, matériaux buccoplastiques
-Élastiques : élastomères comme silicones ou hydrocolides (réversible ou irréversible
comme l’arginate)

Le porte empreinte : perforé/non perforé, métal/plastique, maxillaire/mandibulaire, ≠


tailles, ≠ formes (pour édenté total ou non)

3
L’empreinte se réalise en 1, 2 ou 3 temps.

1 temps => l’arcade de travail : Les techniques sont


- Empreinte de correction (Wash technique) : on démarre avec
matériel rigide, on attend la prise puis on ajoute dessus le
matériel fluide.

- Double mélange (One stage impression) : en 1 seule fois, Dans la


cavité orale => matériel fluide et dans le porte empreinte =>
matériel rigide puis placé dans la cavité orale après et sous le
matériel fluide.

2 temps => l’arcade antagoniste : On utilise comme matériaux d’empreinte :


l’arginate, porte-empreinte perforé, bol+spatule, cuillère et cylindre gradués et de
l’eau.

3 temps => Occlusion (en silicone ou en cire par exemple)

4
FICHE 3 Prothèse dentaire
La prothèse fixée
Réalisation des modèles après la prise de l’empreinte:
Arcade de travail :
3 types de modèles :

- Modèle monobloc avec des moignons fixés :


Technique de réalisation :
1) Préparation de l’empreinte (lavage, désinfection, séchage)
2) Préparation de plâtre dur ou extra-dur, selon les instructions du
fabricant.
3) L’introduction du plâtre dans l’empreinte en vibrant
4) On attend la prise du gypse pendant 20-30min
5) Effectuer des rétentions dans la base de modèle
6) On prépare une autre quantité de plâtre (du même type ou plâtre
blanc normal)
7) On dépose la pâte dans un conformateur et un petite quantité sur la
base des modèles déjà coulés et on renverse l’empreinte sur le
conformateur
8) Après 30 min, on enlève l’empreinte
9) Séchage du modèle
10) Façonnage du modèle

- Modèle sectionné avec des Pins


Dowel (tige cylindrique métallique) :
Les tiges sont centrées dans les
impressions des moignons dans
l’empreinte, les tiges doivent être
parallèles entre elles.

- Modèle fait par déposition galvanique :


Ce sont les + précis et ont une grande fidélité, grande dureté, stabilité
volumétrique, absence de phénomène de vieillissement.

1
Le montage en articulateur :
Définition : un articulateur est un dispositif capable de reproduire plus ou moins
précisément les mouvements mandibulaires et les rapports dentaires, il est composé
de 2 branches s’articulant l’une à l’autre.

Mais attention, un articulateur n’égale jamais la physiologie de l’individu : absence de


contrôle neuromusculaire, pas les phases toniques de la mastication.
Cependant nombreux avantages comme l’accès à la vision palatine et linguale des
rapports cuspidiens, absence d’interférance meuromusculaire dans les mouvements,
en cas de situation conflictuelle avec le patient (niveau juridique).

Le choix d’un type d’articulateur va dépendre :


-de la complexité du cas clinique et de l’objectif thérapeutique
-de la facilité de manipulation
-du coût (variation entre 60 à 2000 euros la pièce)

Classification des articulateurs :


1) Non adaptables
2) Semi-adaptables
3) Adaptables

Types :
- ARCON
- Non-ARCON

1) Articulateurs non adaptables :


Pas de possibilité de réglage des boitiers condyliens (c’est grosso-modo une
moyenne statistique => pas individualisé)
On l’utilise pour : des analyses occlusales pré-prothétique rapide, réalisation de
prothèses fixes ne nécessitant pas la programmation de l’articulateur, pour des
couronne unitaire ou petit bridge encastré d’un secteur latéral avec un guidage
antérieur efficace.

2) Articulateurs semi-adaptables :
Possibilité de régler les boitiers condyliens soit par axiographie, soir par
l’intermédiaire du mordu inter-arcades. On programme les pentes et angles de
Bennett.
Ils sont dits semi-adaptables car la distance inter- condylienne est fixée et les
réglages des pentes et angles de Bennett sont rectilignes ne prenant en compte que
la sécante des trajets condyliens.
On l’utilise pour : l’analyse occlusale pré-prothétique précise, réalisation de prothèses
adjointes totales et équilibrées, réalisation de prothèses fixes postérieures en
absence de guidage antérieur (efficace dans ce cas, lors des mouvements
mandibulaires, le passage des cuspides postérieurs se fait de très près et le risque
d’interférence est grand)

2
3) Articulateurs adaptables :
En plus des articulateurs semi-adaptables, eux, peuvent reproduire les détails des
déplacements condyliens avec des programmations curvilignes des trajets
condyliens et non plus rectilignes selon leur sécante. Sur certains d’entre eux, la
distance inter-condylienne est réglable, leur programmation utilise exclusivement les
enregistrements graphiques qui témoignent des détails des trajets condyliens alors
que les mordus inter-occlusaux ne donnent que le début et la fin du trajet.
On l’utilise pour les mêmes raisons que le semi-adaptables, pour les analyses
occlusales fines, pour les réglages des prothèses en l’absence d’un guidage
antérieur efficace.

Tous les articulateurs sont construits en prenant comme référence le plan axio-
orbitaire, plan crânien qui correspond à la branche supérieure de l’articulateur et qui
est utilisé dans le relevé par arc facial et le transfert du modèle maxillaire.
Cependant, selon la conception des réglages postérieurs on distingue 2 types :
1) ARCON
2) Non-ARCON

1) Articulateur type ARCON (SAM)


Ils reproduisent la réalité anatomique d’articulation d’une
mandibule avec la base du crâne.
Les sphères condylaires sont solidaires de la branche
inférieure.
Les mécanismes métrologiques sont des boitiers sur la branche
supérieure.
Les ARCON semi-adaptables utilisent des arcs faciaux avec
appui nasal et embout auriculaires adoptant un axe situé à
8mm en avant des conduits des auricules externes (CAE).
Utilisation + souvent pour la réalisation des prothèses fixes, facilité de manipulation.

2) Articulateur type Non-ARCON (HANAU, DENTATUS) :


Ils ne reproduisent pas la réalité anatomique.
Les sphères condylaires sont solidaires de la branche
supérieure.
Les mécanismes métrologiques dépendent d’un
ensemble (anneau/gouttière) solidaire de la branche
inférieure.
Ils utilisent des arcs faciaux à pointeaux cutanés pour la
localisation de l’axe charnière et pointeau sous-orbitaire.
Utilisation + souvent pour la réalisation de prothèses
adjointes partielles et complètes, les 2 branches de
l’articulateur sont inséparables, ce qui facilite les techniques de rodage de l’occlusion
des prothèses avec des pâtes abrasives.
Leur fonctionnement est très souple et fin.

3
Leur conception induit une légère source d’erreur dans la programmation par mordus
du fait que la branche supérieure ne se déplace pas avec les mécanismes
métrologiques.

Étapes de montage :
- Enregistrement de la relation maxillaire/axe charnière terminale en utilisant un arc
facial.
- Montage du modelé maxillaire à la branche supérieure de l’articulateur à l’aide de
l’arc facial
- Enregistrement d’une relation intermaxillaire en bouche
- Montage du modelé mandibulaire à la branche inférieure de l’articulateur
- Programmation de l’articulateur (condylienne, pentes/ angles Bennett, table
incisive)

4
LA MAQUETTE
Définition : c’est une étape intermédiaire dans laquelle on obtient la taille et la forme
exacte de la pièce finale.

Matériaux :
1) La cire
La plus couramment utilisée « inlay cire » ou « cire de moulage »

2) La Résine acrylique auto-polymérisable


Prise rapide, dure, ne se déforme pas ≠ de la cire, brûle sans résidus mais aux
températures plus haute que la cire.

3) Les plastiques préfabriqués


Pour les faces occlusales des couronnes et onlays, s’adapte sur le modèle après
avoir mis une goutte de cire, possibilité de compléter si nécessaire.
Conditions de ces matériaux :
Plasticité, brûler sans résidus, stabilité dimensionnelle (pas de réduction/extension),
rigidité (ne se déforme pas lors de la manipulation)

Techniques :
3 types de techniques : directe/ indirecte/ mixte

5
LA MISE EN REVÊTEMENT DE LA COULÉE
L’obtention d’un élément prothétique coulée à partir d’une maquette de cire sous-
entend 3 étapes :
a) La mise en revêtement : consiste à enrober d’un matériau réfractaire permettant
la reproduction précise de sa forme et de ses caractéristiques morphologiques.

b) Le chauffage du cylindre : provoque l’élimination de la cire et laisse un moule


qu’occupera l’alliage.

c) La coulée

Le revêtement
Il doit permettre une reproduction précise pour pouvoir résister à l’élévation de la
température lors du chauffage du cylindre et aux pressions due à l’arrivée de l’alliage
fondu dans le moule. Et il doit compenser la contraction de solidification de l’alliage.

Compensation de la contraction :
Les alliages fondus se contractent lors de leur solidification => très important pour la
mise en revêtement des maquettes en cire. (Alliage Or environ 1,5%, alliage Nickel-
chrome jusqu’à 2,4%).

6
+ le volume du moule au moment du moulage est petit, + la pièce coulée sera petite.
L’ampleur de cette contraction est dépendant de la masse de l’alliage coulée.

Il est nécessaire de compenser la contraction de solidification de l’alliage utilisé en


provoquant l’expansion du moule d’une valeur égale à la contraction du métal.
4 mécanismes permettent de provoquer l’expansion du moule réfractaire :
1) L’expansion de prise du revêtement
2) L’expansion hygroscopique du revêtement
3) L’expansion de la maquette en cire
4) L’expansion thermique

1) L’expansion de prise du revêtement


C’est le résultat de la croissance normal des cristaux. Beaucoup de particules de
silice contenue dans le revêtement (interférence avec structure cristalline en
formation dans le plâtre) => provoquant son augmentation de volume.
Ce type d’expansion dans l’air est de 4%, mais elle est partiellement retenue par les
parois métalliques du cylindre coulé.

2) L’expansion hygroscopique du revêtement


Se fait en présence de l’eau = expansion importante. L’expansion est maximale
lorsque le cylindre (remplit de revêtement) est plongé dans l’eau à 38°.
Cette eau remplace l’eau utilisée pour l’hydratation.
L’espace entre les cristaux est maintenu (croissance vers l’extérieur), Son ampleur
peut être contrôlé en mesurant l’eau.
On utilise un cylindre souple et extensible, pour les cylindre métal rigide, l’expansion
est du à l’élévation de température de l’eau (expansion maquette en cire).

3) L’expansion de la maquette en cire


Se produit lorsque le revêtement est encore fluide, la cire est chauffée au dessus de
la température habituelle, la chaleur provient soit de la réaction de prise de
revêtement soit de l’eau chaude.
Si le revêtement contenant la maquette en cire a durci à l’eau T° ambiante,
l’expansion est – importante que si la prise se fait à l’air, à la même température.

4) L’expansion thermique
Cette expansion se produit lors de la chauffe dans le four. L’augmentation de T°
élimine aussi la cire de la maquette et à éviter la solidification des alliages avant
qu’ils ne remplissent complètement le moule.
La technique de la coulée à haute T° = expansion thermique du moule, le revêtement
se durcit à T° ambiante et est chauffé à 650°C pour avoir expansion du revêtement et
du cylindre métallique (suffisant pour compenser la contraction de l’alliage d’or)

7
On utilise 2 sortes de revêtement :
- revêtement à liant de plâtre : pour alliages fondant à moins de 1080°
- revêtement à liants phosphates : pour alliages à haute fusion.

Ces 2 matériaux sont incompatibles l’un avec l’autre. Les bols en caoutchouc pour le
mélange doivent être ≠, les consignes doivent être très bien suivies (dosages etc).

a) La mise en revêtement

1) Fixation de la tige coulée


Tige coulée, 10-12mm est en cire ou métal.
Une extrémité est fixée sur maquette l’autre au cône en caoutchouc qui sera séparée
du cylindre lorsque le revêtement sera pris.
L’ouverture laissée par la tige de coulée sert à l’admission de l’alliage dans le moule.
Le diamètre de la tige de coulée doit être maximal (2-4mm) pour une maquette de
grand volume. Si elle est trop longue ou trop fine, l’alliage se solidifiera à l’intérieur
(sur le trajet) avant d’atteindre le moule laissé par l’élimination de la cire de la
maquette. L’alliage fondu ne peut quitter le réservoir, formant aussi des porosités
dues à la contraction dans la coulée.

8
La tige de coulée est fixée sur la maquette sur le + gros volume, en évitant les futurs
points de contact occlusaux ou inter-dentaires, selon un angle permettant l’arrivée
direct du métal jusqu’à toutes les parties du moule.
Si l’arrivage de l’alliage dans le moule se fait sur une surface plane => turbulences +
apparitions de porosités de contraction + expansion non contrôlé du moule.
La tige de coulée doit être d’une telle longueur que la partie la + haute de la maquette
en cire soit à 6mm du sommet du cylindre. Si la maquette est trop proche de
l’extrémité sup. du cylindre, l’alliage fondu traversera cette couche trop mince de
revêtement tout en la détruisant lors du remplissage du moule.

La partie inférieure de la maquette doit se trouver à 10-15mm de la partie inférieure


du cylindre pour augmenter la résistance mécanique de cette partie du moule qui doit
supporter le choc provoqué par l’alliage fluide qui remplit le moule.

2) Mise en revêtement
Pour cela on utilise un cylindre de coulée métallique
ou en plastique qui n’offre aucune résistance à
l’expansion de prise.
Le cylindre en plastique est retiré avant la mise de la
maquette au four.
Le cylindre en métal, doit être tapissé à l’intérieur d‘un
matériau élastique qui constitue un tampon souple au
contact duquel une expansion peut se faire et donc
entraîner une augmentation de volume. Si aucun
espace n’est anticipé, les forces de l’expansion
s’exercent vers l’intérieur du moule, provoquant la déformation du moule (diminution
dimensionnelle).

La couche de matériau souple entre le revêtement et les parois internes du cylindre


facilite l’expansion et la sortie du revêtement et de la coulée du moule.
Avant on utilisait l’amiante (mais cancérigènes) maintenant on utilise :
-feuilles de céramique fibreuse
-papier cellulosique

Le cylindre tapissé de cellulose est immergé dans un bol d’eau. L’eau inhibant la
cellulose ajouté à l’expansion hygroscopique et à l’expansion thermique, elle réduit le
rapport poudre-eau qui réduit l’expansion thermique de revêtement. Pas de
mouvement brusque.
Le matériau de revêtement est préparé dans le vide pour éviter toute bulle d’air à
l’intérieur du matériau. La masse de revêtement préparé est introduite à l’extrémité
libre, ouvert en ajoutant des petites quantités de matériau à la fois, le cylindre est
placé sur un appareil à vibration pour éviter la formation de bulle d’air.

9
EN CONCLUSION

10
FICHE 4 PROTHÈSE DENTAIRE

b) Le chauffage du cylindre

Elimination de la cire :
Après la préparation, le revêtement est versé dans le cylindre et est laissé en général
1h.
L’anneau de coulée remplit avec le revêtement est placé dans le four à 250°C. À
cette température, la plupart de la cire est fondue pour être éliminé du moule, en
laissant une cavité (avec dimensions exactes) créant ainsi le moule.

c) La coulée

Définition Coulée : introduisant l’alliage fondu dans le moule préalablement créé.

Pour faire une coulée il faut : une machine de coulée (centrifugeuse coulée semi-
automatique ou machine de coulée à induction) avec une source de chaleur pour
faire fondre l’alliage (exemple : torche gaz + l’air coulée ou un chalumeau à gaz
oxygène coulée), de l’alliage pour la coulée et un moule.

Récupération de la coulée :
-Après que l’alliage fondu soit introduit dans le moule, l’anneau du moule est retiré de
la machine de coulée.
-Après que la couleur rouge (chaleur) de l’alliage soit disparut, l’anneau de coulée est
mis sous l’eau froide.
- L’anneau est retiré, le revêtement est détruit et la couronne de coulée est
récupérée.

Nettoyage : La pièce est ensuite nettoyée par sablage (dans du sable).

Finitions avec polissage final:

1
LES PRINCIPES DES PRÉPARATIONS

La forme de contour d’une préparation destinée à recevoir un élément prothétique


doit répondre à 5 principes :
! L’économie des tissus dentaires
! La rétention et la stabilisation de la reconstruction
! La pérennité de l’ensemble dento-prothétique
! La précision des limites de la préparation
! Le maintien de la santé parodontale

1) L’économie des tissus dentaires

La prothèse remplace la structure de la dent endommagée et aussi préserver celle


qui reste.
Les surfaces intactes doivent êtres épargnées.

2) La rétention et la stabilisation de la reconstruction

-Dépouille
-Éléments de rétention complémentaires

Le facteur essentiel de la rétention d’un élément prothétique coulé


est la présence , dans la forme de contour de la préparation, de
deux parois opposées parallèles ou présentant une dépouille
minimale (comme c’est le cas des faces vestibulaire et linguale
d’une préparation destinée à recevoir une couronne coulée)

La couronne périphérique est l’exemple type d’élément dont la rétention relève


le principe du manchon.

Les faces opposées peuvent également être internes a la


préparation, telles les parois vestibulaire et linguale des
boites proximales d’un inlay.

La rétention d’un élément prothétique intra-coronaire est fondée sur sa forme


de coin.
On ne dispose pas toujours de ses deux parois opposées, soit parce que l’une
d’elle est délabrée, soit parce que l’exigence esthétique nous oblige a en
laisser une intacte. Il faut alors faire appel à d’autres éléments de rétention :
rainures, boites et puits.

2
- Liberté de mouvement
• La rétention est améliorée par la restriction géométrique du nombre des trajets
possibles de désinsertion de la reconstruction.
•La rétention est maximale si la trajet d’insertions est unique (des faces axiales
hautes, parallèles avec des rainures).
• Une préparation courte, à la conicité trop marquée peu de rétention.

(A) La limitation du nombre d’axes d’insertion =


meilleure sera la rétention.

(B) Une préparation permettant des nombreux


axes d’insertion = moins de rétention.

(A) Si les parois d’une rainure font un angle ouvert avec les
parois axiales, la rainure ne s’oppose que peu au
déplacement de l’élément prothétique.

(B) Si elles sont perpendiculaires, elles résistent aux forces


de rotation

- Hauteur de la préparation
• La hauteur de la préparation est un facteur important de rétention et de
stabilisation.
•Elle varie dans le même sens que la surface développée et, par conséquence, que
la rétention.
•Les faces axiales, au dessous de la ligne de finition, influencent sur la capacité de la
reconstruction à résister à des insertions (la hauteur et l’angulation de ces parois
sont des éléments de stabilisation).
• Pour assurer la rétention et la stabilisation d’une prothèse scellée, la hauteur de la
préparation doit être suffisante pour couper l’arc imaginaire sur lequel elle pourrait
pivoter autour d’un point situé dans la région cervicale du côté opposé.

3
• La dépouille d‘une préparation courte doit être la plus faible possible pour assurer la
rétention et la stabilisation de l’élément prothétique.

Une préparation de petit diamètre (A)


résiste mieux aux forces qui tendent à faire
basculer la couronne qu’une préparation
d’une hauteur égale sur une dent au
diamètre plus large (B).

La stabilisation d’une couronne peut être


améliorée en plaçant des rainures sur les faces
axiales de la préparation.

- L’axe d’insertion
•L’axe d’insertion est la ligne imaginaire selon laquelle la prothèse doit être mise en
place ou desinsérée.
• L’axe d’insertion est déterminé mentalement par le praticien avant le début de la
préparation, et tous les éléments de la forme de contour sont établis selon cet axe.
• Le respect de l’axe d’insertion est essentiel pour les préparations destinées aux
moyens d’ancrages d’un bridge.
• 2 plans sont concernés par l’axe d’insertion: vestibulo-linguale et mésio-distal.
L’orientation vestibulo-linguale peut interférer sur l’esthétique des couronnes céramo-
métalliques.
•Pour les couronnes céramo-métalliques, l’axe d’insertion est parallèle au grand axe
de la dent. Un axe trop vestibulaire est à l’origine d’un sur-contour occluso-
vestibulaire de la restauration.
• Dans le plan mésio-distal, l’axe d’insertion de la prothèse doit être tangent aux
surfaces de contacts proximales.

L’axe d’insertion d’une couronne céramo-métallique doit


être parallèle au grand axe de la dent (A) :
- s'il est incliné vers la face vestibulaire, l’angle
vestibulo-incisif peut
être à l’origine des problèmes esthétiques: sur
contour ou “lisière opaque” (B).
- si la préparation est inclinée vers la face linguale,
la préparation est courte et la vitalité pulpaire est
périclitée (C).

4
3) La pérennité de l’ensemble dento-prothétique

•La forme de contour de la préparation doit être compatible avec une épaisseur de
matériau métallique qui permette à la reconstruction de supporter les forces
occlusales.
•La prothèse doit éviter à la fois la lésion du parodonte et les déséquilibres
occlusaux.

- La réduction de la face occlusale

Pour les alliages précieux, au niveau des cuspides d’appuis (1er groupe : cuspides
vestibulaires des prémolaires et molaires mandibulaires ; 2ème groupe : bords libres
des incisives mandibulaires et cuspides des canines mandibulaires ; 3ème groupe :
cuspides linguales maxillaires => cuspides linguales des prémolaires et molaires
maxillaires, et cuspides vestibulaires des dents mandibulaires), l’espace doit être de
1,5 mm. Au niveau des cuspides guides (1er groupe ; cuspides vestibulaires des
prémolaires et molaires maxillaires ; 2ème groupe : faces linguales et les bords libres
des incisives et canines maxillaires ; 3ème groupe : cuspides linguales mandibulaires
=> cuspides vestibulaires des prémolaires et molaires maxillaires, et cuspides
linguales des dents mandibulaires), 1 mm suffit.
=> Pour les couronnes céramo-métalliques, la réduction des cuspides d’appuis
recouvert de céramique est de 1,5-2 mm et celles des cuspides guides de 1-1,5 mm.
=> Pour les couronnes céramo-céramiques, la réduction est de 2 mm.

•Une épaisseur insuffisante de la face occlusale rend la restauration fragile


•Une réduction ne tenant pas compte du relief des sillons ne permet pas de disposer
de l’épaisseur nécessaire à une morphologie occlusale fonctionnelle. Elle fait courir
le risque de la perforation du matériau lors de la finition ou après le scellement.

- Le chanfrein du versant externe

• Le chanfrein du versant externe de la cuspide d’appui fait partie intégrante de la


réduction de la face occlusale. Il permet de disposer, sur les cuspides linguales des
dents maxillaires et les cuspides vestibulaires des
dents mandibulaires, de l’espace nécessaire pour un
volume de matériau pouvant supporter les contraintes
occlusales, intenses à ces niveaux.

Le chanfrein du versant externe du cuspide d’appui est


une partie de la réduction de la face occlusale.
L’absence du chanfrein du cuspide d’appui est la cause
d’une insuffisance de matériau (risque de perforation)

5
- La réduction axiale (toutes les faces)

• La réduction des faces axiales dépend aussi de l’épaisseur adéquate du matériau


de la restauration.
•Si la réduction des faces axiales est insuffisante, les parois de la reconstruction
seront trop fines et pourront se déformer. Souvent les prothésistes essaient de
compenser le manque par des sur-contours mais cette façon de procéder peut avoir
des conséquences néfastes pour le parodonte.
Une réduction des faces axiales mal conduite
peut avoir comme résultat une épaisseur
insuffisante du matériau (A) ou des sur-
contours de l’élément prothétique (B).

4) La précision des limites

Une prothèse scellée ne peut pas


s’intégrer au contexte biologique de
la cavité buccale que si son
adaptation aux lignes de finition de la
préparation est précise.
La configuration des limites dicte la
forme et le volume de matériau à
leur niveau et peut affecter la
précision d’adaptation des bords.
Les techniques d’élaboration des
restaurations coulées permettent leur
adaptation précise sur les
préparations sous-jacentes.
Cependant, il existe un hiatus (une
coupure) entre le bord métallique et la ligne de finition. Les chanfreins ont été
évoqués comme moyen de diminuer l’ampleur de ce hiatus.

- Ligne de finition
Le bord “idéal” d’une coulée devrait être aigu à
son extrémité et soutenu par un volume de
métal.
La meilleure limite d’une préparation pour
couronne coulée est le congé. Il a été montré
expérimentalement qu’il assure la meilleure
répartition des contraintes.

•Le congé large ou profond comporte un


angle cavo-superficiel de 90° avec un angle
interne arrondi. Le conge large permet un
meilleur support à la céramique qu’un conge
conventionnel.

6
• L’épaulement a longtemps été la limite
cervicale de choix pour les préparation pour les
couronnes ceramo-céramiques. Le large
méplat (une surface plane sur une pièce
cylindrique) favorise la résistance aux
contraintes occlusale et réduit celles pouvant
provoquer la fracture du matériau. Cependant,
il sous-entend une mutilation dentaire plus
importante que n’importe quelle autre limite cervicale. L’épaulement n’est pas la
ligne de finition à recommander pour les préparations destinées aux
reconstructions métalliques coulées.

Il existe 2 types d’épaulement :


- Épaulement avec l’angle interne arrondi
- Épaulement chanfreiné

- L’épaulement avec l’angle interne arrondi, a la forme


d’un épaulement modifié. L’angle cavo-superficiel est
droit (90°) mais la largeur de l’épaulement est réduite
par l’arrondi de l’angle interne.

- L’épaulement chanfreiné a une limite fréquemment


envisagée, au niveau des boites proximales des
cavités pour inlays et onlays, de l’épaulement
vestibulaire des préparations pour onlays et pour les
couronnes à recouvrements partiels sur dents
mandibulaires. *Chanfreiné= un épaulement permet
d’avoir un bord métallique aigu.

• Limite simple correspond à un bord


métallique “en lame de couteau” sur la face
linguale d’une préparation pour couronne ¾
sur une prémolaire mandibulaire.

Voici une ligne de finition occluso-


vestibulaire d’une préparation pour
couronne ¾ en maxillaire :
- Un chanfrein horizontal (A)
- Un contre-chanfrein (B)
- Une finition simple (C) =>

7
5) Maintien de la santé du parodonte

•La facilité d’élaboration des éléments prothétiques et la réussite finale sont en


rapport direct avec le niveau de la limite cervicale de la préparation. Si le polissage
des bords est le plus fin possible et s’ils sont accessibles au nettoyage, les
meilleures résultats peuvent être espérés. Le plus souvent possible, la ligne de
finition doit être placée là où le bord prothétique peut être finie par le praticien et
nettoyée par le patient.
•Les limites cervicales doivent être placées dans l’émail aussi souvent que possible.
•Les limites prothétiques sous-gingivales sont accuséss d’être l’un des facteurs
étiologiques majeures des parodontopathies.
+ le bord prothétique est enfouit sous la gencive, + la réponse inflammatoire est
intense. Cependant on ne trouve pas de lien entre la santé gingivale et la limite
cervicale chez des patients à l’hygiène buccale irréprochable.

Ces études ne nient pas que les bords prothétiques sous gingivaux sont
certainement responsables des inflammations gingivales. Elles démontrent
simplement qu’au niveau de la limite cervicale => ce n’est pas si essentiel si le
dentiste est très adroit et que le patient coopère.
•La limite sous-gingivale est néanmoins envisagée lorsque la situation clinique
l’exige. La hauteur de la préparation étant un facteur déterminant de sa stabilisation
et de sa rétention.

8
FICHE 5 Prothèse dentaire

Préparation de la couronne métallo-céramique (CMC) :

! Réduction face occlusale : fraise diamantée conique à bout rond + fraise


171L :
o 1,5 mm cuspides d’appuis
o 1 mm cuspides guides

! Chanfrein du versant externe de la cuspide d’appui : fraise diamantée conique


à bout rond + polissage avec fraise 171L

! Réduction faces vestibulaire et linguale : dépouille avec fraise à congé


diamanté

! Réduction faces proximales (mésiale et distale) : fraise diamantée conique


courte (en 1er) + fraise à congé diamantée

! Toutes les faces (axiales) sont polis avec : fraise diamantée à bague rouge

Préparation de la couronne céramo-métallique (CCM) pour


incisives et canines:

! Réduction face vestibulaire : fraise diamantée conique à bout plat


(+aide avec guide de réduction) rainures vestibulo-cervicales et
vestibulo-incisales : 1,5-2mm

! Rainures de guidages face vestibulaire: fraise conique à bout plat


profondeur : 1,2mm.

! Réduction bord libre : fraise diamantée conique à bout plat (réduction en


fonction des rainures) : 2mm

! Réduction face linguale : fraise diamantée « balle de rugby » (jusqu’à


un espace d’au moins 1,5mm avec la dent antagoniste)

! Réduction faces proximales (mésiale et distale) : fraise diamantée


conique longue et fine en 1er à bout plat + fraise diamantée à congée : 1,5mm
Préparation de la couronne céramo-métallique (CCM) pour
prémolaires et molaires :

! Rainures de guidages (faces vestibulaire, occlusale et linguale) : fraise à


congé chanfrein conique

! Séparation (avec autres dents) : fraise conique effilée, pointue et ensuite


fraise « balle rugby »

! Préparation occluso-vestibulo-linguale : occluso : chanfrein externe de


cuspide d’appui, vestibulo-linguale : 2 plans : fraise à congé chanfrein conique

! Préparation faces proximales (mésiale et distale) : fraise à congé chanfrein


conique

! Finition (arrondir tous les bords) : polissage avec fraise diamantée à bague
rouge

__________________________________________________________

Pour couronne céramo-métallique :


Les porcelaines conventionnelles, dite feldspathiques, ont été longtemps
les seules utilisées. Elles sont constituées de kaolin, feldspath, quartz,
fondants et colorants.
La porcelaine moyenne fusion (1090-1260°C) est utilisée en prothèse
unitaires,
La porcelaine basse fusion (820-1060°C) en prothèses plurale.

La liaison céramo-métallique : fait intervenir différents facteurs


d’adhésion : (4 liaisons pour l’adhésion)
• Liaison mécanique par micro clavetage au niveau de retentions
crées sur la chape
• Forces de compression de la céramique sur les parois métalliques
sous l’effet du retrait lors du refroidissement de la céramique
• Liaison chimique entre oxydes métalliques et oxydes de
céramique au niveau de l’interface
• Liaison physique mettant en oeuvre les forces Van der Waal.