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H PRÉPA

EXERCICES ET
PROBLÈMES

1
RE

ANNÉE

PHYSIQUE
MPSI/PCSI/PTSI
POUR S’ENTRAÎNER ET RÉUSSIR SA PRÉPA
• Plus de 300 exercices et extraits de concours corrigés
• Un rappel des connaissances essentielles
• Conseils, astuces et méthodes
H PRÉPA

1
RE
EXERCICES ET
PROBLÈMES ANNÉE

PHYSIQUE
MPSI/PCSI/PTSI

Jean-Marie BRÉBEC
Tania CHABOUD
Thierry DESMARAIS
Alain FAVIER
Marc MÉNÉTRIER
Régine NOËL
Composition et mise en page : Laser Graphie
Maquette intérieure : Véronique Lefebvre
Maquette de couverture : Guylaine Moi
Relecture : Anne Panaget

© Hachette Livre 2010, 43 quai de Grenelle, 75905 Paris Cedex 15


www.hachette-education.com
I.S.B.N. 978-2-0118-1306-0

Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.

Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes des articles L. 122-4 et L. 122-5 d’une part, que
les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation
collective », et, d’autre part, que « les analyses et les courtes citations » dans un but d’exemple et d’illustration,
« toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses
ayants droit ou ayants cause, est illicite ».
Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre
français de l’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris), constituerait donc une
contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
A vant-propos
Quel est l’objet de cet ouvrage ?
Nous avons élaboré cet ouvrage d’exercices de première année de classes préparatoires aux
grandes écoles avec deux objectifs principaux, l’assimilation du cours par la mise en pratique,
et la préparation aux interrogations écrites et orales, pendant l’année et aux concours :
– Les rappels de cours complets permettent de voir rapidement les résultats importants à connaî-
tre pour toute préparation d’épreuves oralse ou écrites, que ce soit une colle, ou un concours de
première ou deuxième Année.
– Les exercices, choisis pour leur contenu, préparent à toutes ces épreuves.

Comment travailler de manière optimale avec cet ouvrage ?


À la suite de l’énoncé, il existe une partie « conseils » ; les solutions sont présentées après l’en-
semble des énoncés. Comment utiliser de manière optimale cette disposition ?
– Comme pour une épreuve d’écrit, il faut commencer par lire entièrement un énoncé : pour
résoudre une question donnée certaines informations peuvent être présentes dans les questions
suivantes.
– Après une période de réflexion « correcte », fructueuse ou non, il est possible de lire la partie
« conseils » : cette partie peut se présenter ainsi :
– soit une idée de résolution est proposée ;
– soit une question est posée pour la mise en évidence d’un phénomène ;
– soit un théorème est énoncé,….
– Si l’aide ne permet pas de résoudre l’exercice, il faut alors s’aider de la solution, qu’il ne suf-
fit pas de lire : après lecture il faut essayer de refaire l’ensemble de l’exercice seul.

Dans un souci d’aide maximale à ces préparations, et à cette méthode de travail :


– Les exercices choisis sont conformes aux nouveaux programmes.
– Nous avons choisi des exercices « réalistes » :
– ayant une application en physique, soit fondamentale, soit industrielle,
– ou étant en relation avec l’explication d’un phénomène observable.
– Lors de la résolution d’un exercice, nous avons privilégié les arguments physiques, les sché-
mas et simulations (en faisant appel à la mémoire visuelle), aux arguments mathématiques ; mais
lorsque les calculs sont nécessaires, l’ensemble des étapes intermédiaires est présenté.
– Lorsqu’un exercice peut être résolu par plusieurs méthodes intéressantes, ces méthodes sont
présentées et développées.
– Pour certains exercices nous mettons le lecteur en garde contre certaines erreurs que nous
voyons trop souvent lors d’épreuves écrites ou orales de concours.

Nous souhaitons que cet ouvrage puisse aider de manière efficace une majorité d’étudiants

Les auteurs
S OMMAIRE
PARTIE 1 MÉCANIQUE
Chapitre 1 ■ Cinématique du point – Changement de référentiel ..... 9
Chapitre 2 ■ Dynamique du point matériel ................................................... 18
Chapitre 3 ■ Puissance et énergie en référentiel galiléen ....................... 28
Chapitre 4 ■ Oscillateurs ....................................................................................... 40
Chapitre 5 ■ Théorème du moment cinétique ............................................. 59
Chapitre 6 ■ Forces centrales conservatives –
Interaction newtonienne ............................................................ 69
Chapitre 7 ■ Mécanique en référentiel non galiléen ................................. 83
Chapitre 8 ■ Référentiels non galiléens usuels ............................................ 95
Chapitre 9 ■ Système de deux points matériels .......................................... 111

PARTIE 2 OPTIQUE
Chapitre 1 ■ Les bases de l’optique géométrique –
Réflexion et réfraction ................................................................ 125
Chapitre 2 ■ Formation d’images ..................................................................... 134
Chapitre 3 ■ Miroirs et lentilles ......................................................................... 142
Chapitre 4 ■ Instruments d’observation ........................................................ 164
Chapitre 5 ■ Focométrie ....................................................................................... 181
Chapitre 6 ■ Le prisme, utilisation en spectroscopie ................................ 190

PARTIE 3 THERMODYNAMIQUE
Chapitre 1 ■ Équation d’état d’un fluide ........................................................ 201
Chapitre 2 ■ Statique des fluides ...................................................................... 215
Chapitre 3 ■ Premier principe de la thermodynamique.
Bilans d’énergie .............................................................................. 227
Chapitre 4 ■ Second principe. Bilans d’entropie.......................................... 250
Chapitre 5 ■ Corps pur diphasé .......................................................................... 266
Chapitre 6 ■ Machines thermiques ................................................................... 279

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4 La photocopie non autorisée est un délit.
PARTIE 4 ÉLECTRICITÉ
Chapitre 1 ■ Réseaux linéaires en régime continu ..................................... 301
Chapitre 2 ■ Réseaux linéaires en régime variable .................................... 320
Chapitre 3 ■ Réseaux linéaires en régime sinusoïdal forcé..................... 346
Chapitre 4 ■ Amplificateur opérationnel ........................................................ 363
Chapitre 5 ■ Fonctions de transfert .................................................................. 383

PARTIE 5 ÉLECTROMAGNÉTISME
Chapitre 1 ■ Distributions, champ et potentiel électrostatiques ......... 413
Chapitre 2 ■ Le champ magnétique permanent ......................................... 438
Chapitre 3 ■ Dipôles électrique et magnétique .......................................... 462
Chapitre 4 ■ Force de Lorentz ............................................................................ 485
Annexes ...................................................................................................................... 510

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La photocopie non autorisée est un délit. 5
1
PARTIE

Mécanique

1 ■ Cinématique du point – Changement de référentiel ........................ 9


2 ■ Dynamique du point matériel .................................................................... 18
3 ■ Puissance et énergie en référentiel galiléen ........................................ 28
4 ■ Oscillateurs ........................................................................................................ 40
5 ■ Théorème du moment cinétique .............................................................. 59
6 ■ Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne ................. 69
7 ■ Mécanique en référentiel non galiléen .................................................. 83
8 ■ Référentiels non galiléens usuels ............................................................. 95
9 ■ Système de deux points matériels ........................................................... 111

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Cinématique du point
1 Changement de
référentiel
LES OBJECTIFS
• Préciser les caractéristiques d’un mouvement :
vitesse, accélération, trajectoire dans un référentiel
donné.
• Apprendre à choisir le bon système de coordonnées
en fonction du problème étudié.

LES PRÉREQUIS
• Notions sur l’intégration des vecteurs vitesse et accé-
lération en tenant compte de conditions initiales.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Notions sur l’intégration vues en mathématiques.

ESSENTIEL
Systèmes usuels de coordonnées
• Coordonnées cartésiennes • Coordonnées cylindriques
—➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞ —➞
OM = x ex + y ey + z ez ; base (ex , ey , ez ) (doc. 1). OM = r e➞r + z e➞z ; base (e➞r , e➞q , e➞z ) (doc. 2).

z y eθ
z
er
r H
θ
M
z ez ez x

M
ez er
ey y ez
O ey
y O
ex ex y
x eθ
θ r
x x H er
Doc. 1. Coordonnées
—➞ cartésiennes (x , y , z) : Doc. 2. Coordonnées cylindriques (r , q , z) :
➞ ➞ ➞
OM = x e x + y e y + z e z . —➞ ➞ —➞ ➞ ➞
OH = r e r ; OM = r e r + z e z .

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La photocopie non autorisée est un délit. 9
ESSENTIEL 1 Cinématique du point – Changement de référentiel

—➞
• Coordonnées sphériques : OM = r e➞r ; base (e➞r , e➞q , e➞j ) (doc. 3).

z
y z
er e
M
ϕ er

r eϕ M
ez
θ eθ u θ eθ
ey
O n θ H r
ex y r si
ϕ ϕ
u
x H x H u

Doc. 3.a. Doc. 3.b. Plans : z = 0 et j = cte .

Représentations du mouvement
—➞
• La trajectoire est constituée de l’ensemble des positions successives OM (t) = r➞(t) du point mobile M
étudié.
—➞ ➞
• Dans l’espace des vitesses, l’ensemble des positions successives ON (t) = v (t) constitue l’hodogra-
phe du mouvement.
—➞ —➞ —➞
• Dans l’espace des phases, le point P repéré par OP = (OM , ON ) décrit la trajectoire de phase du
mobile. Pour un mouvement à un degré de liberté, le point de phase P se déplace dans le plan de phase :
—➞
OP = (x(t), v(t)).

Vitesse d’un point


Soit O un point fixe du référentiel . Le vecteur vitesse de M par rapport à ce référentiel est :
—➞
dOM
v➞(M)/ = /
dt
• Expression en coordonnées cartésiennes : v➞(M)/ = x· e➞x + y· e➞y + z· e➞z .
·
• Expression en coordonnées cylindriques : v➞(M)/ = r· e➞r + rq e➞q + z· e➞z .

Accélération d’un point


Le vecteur accélération de M par rapport à ce référentiel est :

➞ d2OM   d v (M)/ 
a ( M )/ = = .
 d t2  /  dt /

• Expression en coordonnées cartésiennes : a➞(M)/ = ẍ e➞x + ÿ e➞y + z̈ e➞z .

· ·
• Expression en coordonnées cylindriques : a➞(M)/ = (r̈ – rq 2 ) e➞r + (rq¨ + 2r·q )e➞q + z̈ e➞z ;
· 1 d 2· ➞
ou encore : a➞(M)/ = (r̈ – rq 2 ) e➞r + (r q)eq + z̈ e➞z .
r dt

Mouvement circulaire
Le point M se déplace sur un cercle de centre O , de rayon R , d’axe (Oz) . Il est repéré par ses coor-
données polaires sur le cercle (r = R , q ) .
—➞
OM = R e➞r ;

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10 La photocopie non autorisée est un délit.
1 ESSENTIEL
Cinématique du point – Changement de référentiel

· —➞
v➞(M)/ = Rq e➞q = w➞ ∧ OM , où w➞ = w e➞z ;
·
a➞(M)/ = – Rq 2 e➞r + Rq¨ e➞q (doc. 4).
·
Si le mouvement est circulaire uniforme, v = Rq est constante, donc a➞ (M)/ est dirigée suivant – e➞r ;
elle est centripète (doc. 5).

vM y
er
eθ v
M M
a
a(M) e θ
y A
z ex x O
ez = ex ey
ω = ω ez

Doc. 4. Mouvement circulaire d’un point M dans Doc. 5. Si |v➞| = cte , l’accélération du point M est
un cercle de rayon a : —➞
· · v2 ➞
v➞ = Rq e➞q et a➞ = – Rq 2e➞r + Rq¨ e➞q . dirigée suivant – OM : a➞ = – er .
R

Conseils et pièges à éviter


• La vitesse (ou l’accélération) d’un point M dans un référentiel R donné peut s’exprimer sur dif-
férents vecteurs de projections, mais c’est toujours la même vitesse (ou la même accélération) !
• Lors d’une trajectoire courbe, il existe toujours une composante de l’accélération dirigée vers
l’intérieur de la concavité de la trajectoire.

M2

yN2
ay (M2)
ya(M1)
yN1

M1

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La photocopie non autorisée est un délit. 11
Exercices

1 Une course automobile

Conseils
1) Penser à remplacer cos2 q par 1 (1 + cos q) et
2 2
Deux pilotes amateurs prennent le départ d’une course à utiliser les relations entre (x , y) et (r , q ) pour don-
automobile sur un circuit présentant une longue ligne droi- ner l’équation de la trajectoire en coordonnées carté-
te au départ. Ils s’élancent de la même ligne. Le premier, A, siennes.
démarre avec une accélération constante de 4 m.s–2, le ·
2) La condition v = kr permet d’exprimer q en
deuxième, B, a une voiture légèrement plus puissante et fonction de q , donc de ne plus faire apparaître expli-
démarre avec une accélération constante de 5 m.s–2. A a citement le temps dans les équations, mais seule-
cependant plus de réflexes que B et démarre une seconde ment q .
avant.
1 • Quelle durée faudra-t-il à B pour rattraper A ?
2 • Quelle distance auront-ils parcourue quand B dou-
3 Ascension d’un ballon sonde
blera A ? Un ballon sonde a une vitesse d’ascension verticale v 0 indé-
pendante de son altitude. Le vent lui communique une vitesse
3 • Quelle seront les vitesses à cet instant-là ? z
horizontale v x = proportionnelle à l’altitude z atteinte.
4 • Représenter x(t) et v(t) et la trajectoire de phase de A tc
et B, en précisant la position de l’événement « B dépasse 1 • Déterminer les lois du mouvement x(t) et z(t) ainsi que
A » sur ces représentations des mouvements. l’équation de la trajectoire x(z).
2 • Calculer le vecteur accélération du ballon.
Conseils

Déterminer l’équation horaire du mouvement de


chaque voiture.
4 Trajectoire et hodographe
d’un mouvement plan
2 Mouvement d’un point matériel Un point M se déplace dans le plan (xOy) à la vitesse :
v➞ = v 0(e➞x + e➞q ), où e➞q est le vecteur orthoradial de la base
sur une parabole locale des coordonnées polaires (r,q ).
Un point matériel M décrit la courbe d’équation polaire
1 • Établir les équations polaire et cartésienne de la trajec-
q  toire à caractériser.
r cos 2 = a où a est une constante positive, q
variant 2  2 • Faire de même pour l’hodographe.
de – π à + π .
3 • Faire le lien entre l’angle q = (je➞x , r➞) et l’angle
1 • Montrer que la trajectoire de M est une parabole. La
j = (je➞x , v➞).
construire.
2 • On suppose de plus que le module du vecteur vitesse
Conseils

Il suffit de passer du système de coordonnées carté-


est toujours proportionnel à r : v = kr , où k est une cons-
siennes (x, y) au système de coordonnées polaires
tante positive.
(r,q ), et inversement, pour obtenir l’une ou l’autre des
a. Calculer, en fonction de q , les composantes radiale et équations recherchées.
orthoradiale du vecteur vitesse de M .
b. Déterminer la loi du mouvement q(t) en supposant
que q est nul à l’instant t = 0 et que q croît. 5 Aller et retour sur un fleuve
q
dq q π Un rameur s’entraîne sur un fleuve en effectuant le parcours
On donne = ln tan + . aller et retour entre deux points A et B , distants de . Il
0 cos q  2 4
rame à vitesse constante v par rapport au courant. Le fleuve
coule de A vers B à la vitesse u . Son entraîneur l’ac-
compagne à pied le long de la rive en marchant à la vitesse
v sur le sol, il fait lui aussi l’aller et retour entre A et B .

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12 La photocopie non autorisée est un délit.
Cinématique du point – Changement de référentiel
1 EXERCICES

Seront-ils de retour en même temps au point de départ ? Si l’eau, en quel point M doit-il entrer dans l’eau pour attein-
non, lequel des deux (rameur ou entraîneur) arrivera le pre- dre au plus vite le nageur ? On situera ce point à l’aide
mier en A ? Commenter. d’une relation entre v 1, v 2, i1 et i2 indiqués sur le schéma.
B
Conseils

Utiliser la composition des vitesses en faisant atten- i2


tion au sens des vecteurs vitesse.
yuy
M
O
yux
6 Chasseur et oiseau i1 A
Un oiseau se trouve sur une branche d’arbre, à une hauteur
H au dessus du niveau du sol. Un chasseur se trouve sur le
sol à la distance D du pied de l’arbre. Il vise l’oiseau et
tire. Au moment du coup de feu, l’oiseau, voyant la balle
sortir du canon, prend peur et se laisse tomber instantané- 8 Mouvement calculé à partir de
ment en chute libre. À chaque instant, l’accélération de la la trajectoire et de l’hodographe
balle et de l’oiseau dans un référentiel fixe est – g e➞z (l’axe (D’après ENAC 02)
(Oz) est la verticale ascendante). L’oiseau est-il touché ?
➞ ➞ ➞
L’étude sera faite : Dans le plan (xOy) du référentiel (O, ex, ey , ez ) un mobi-
a. dans le référentiel fixe ; le ponctuel P décrit la parabole d’équation cartésienne :
b. dans le référentiel lié à l’oiseau. y2 = 2px avec p constante positive.
Sa vitesse v➞(P/R), de composantes X, Y est telle que l’en-
semble des points N(X, Y), hodographe du mouvement de
Conseils

Déterminer les trajectoires de l’oiseau et de la balle


pôle O, a pour équation cartésienne : X 2 = 2qY avec q cons-
dans le référentiel choisi et déterminer leur intersec-
tante positive.
tion.
1 • Exprimer X et Y en fonction de y.

7 Quand il faut aller vite 2 • Exprimer l’accélération



a➞(P/R) du point P en fonction
du vecteur position OP. Préciser la nature du mouvement
Pour aller au secours d’un nageur en détresse, un maître- de P.
nageur part du poste de secours situé au point A pour aller
jusqu’au nageur situé en B. Sachant que le sauveteur court 3 • Établir les expressions de x et y en fonction du temps
à v 1 = 2 m.s– 1 sur la plage et nage à v 2 = 1 m.s– 1 dans t, sachant que le mobile passe en O à l’instant initial t = 0.

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La photocopie non autorisée est un délit. 13
Corrigés

1 Une course automobile 2 Mouvement d’un point matériel


1 • Nous avons : sur une parabole
1 1
xA(t) = aAt 2 et xB(t) = aB(t – t 0)2,
2 2 1 • Sachant que cos2 q = 1 (1 + cos q), l’équation polaire
2 2
cette deuxième expression étant applicable à t t 0 = 1 s.
s’écrit : r = 2a – r cos q ; avec x = r cosq et y = r sinq, et en
Les deux voitures sont au même niveau à l’instant t1, soit :
élevant au carré : r2 = x2 + y2 = (2a – x)2, ce qui donne :
aAt12 = aB(t1 – t 0)2
ce qui donne : – y 2 + 4a2
x= ,
1 4a
t1 = t 0 . ≈ 9,5 s. parabole représentée ci-dessous.
aA
1–
aB2
y
2 • À l’instant t1 :
1 2a
d = xA(t 1) = xB (t 1) = aAt12 ≈ 1,8 . 102 m.
2
3 • v A(t 1) = aAt 1 ≈ 38 m.s– 1 et v B(t 1) = aB(t1 – t 0) ≈ 42 m.s– 1.
a x
4• x
xB(t) xA(t)
– 2a

d
q 
sin
dr  2 
t1
2 • a. v r = r = q = a q
O t0 t dθ q 
cos 3
 2
v B(t)
a
v et vq = rq = q .
vA(t) 2 q 
cos
 2
vB(t1) ·
II reste à éliminer q en utilisant :
vA(t1)
aq
v = kr = r 2 + r 2q 2 = .
3q 
cos
 2
O t0 t1 t q  ·
q ∈ ]– π ; + π[ , cos est positif et q est positif par hypo-
 2
v thèse, donc :
B
v B(t1) · q sin q ka
q = k cos et v r = ka 2 ; vq = .
A 2 q
vA(t1) cos 2 q cos
2 2
· q  dθ
a. q = k cos ⇔ = kd t
 2 q 
cos
O d x  2
 q π 
⇔ 2 ln tan + = kt + cte.
  4 4 

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14 La photocopie non autorisée est un délit.
Cinématique du point – Changement de référentiel
1 CORRIGÉS

θ π π y
q ∈] – π ; + π[ donc + ∈ ]0 ; [
4 4 2 ye
d’où sa tangente est positive.
yer
Si q = 0 à t = 0 , la constante est nulle.
yr
  θ π   kt
Donc ln tan + = .
  4 4  2
–r r x

3 Ascension d’un ballon sonde – r/2

1 • En coordonnés cartésiennes, v➞ = dx u➞x + dz u➞z avec


dt dt 2 • v➞ = v 0(e➞x + e➞q ) = v 0((1 – sinq )e➞x + cosq e➞y), ce qui
dx z et dz = v . donne l’équation cartésienne de l’hodographe :
= 0
dt tc dt (v x – v 0)2 + vy2 = v 02
Soit z = v 0 t car à t = 0, z = 0 (le ballon décolle). qui permet d’identifier le cercle de rayon v 0 et de centre de
dx t 1 t2 coordonnées (v 0, 0).
= v 0 donne x = v 0 en supposant qu’à t = 0, x = 0.
dt tc 2 tc vy
En éliminant le temps t, on obtient : N yev
1 z2 yv
x= .
2 v 0 tc
La trajectoire est une parabole. O v0 vx

d2x ➞ d2z ➞
2 • a➞ = ux + uz.
dt 2 dt 2
v On remplace v x = v cosj et v y = v sinj dans l’équation car-
D’où a➞ = 0 u➞x.
tc tésienne de l’hodographe, il vient :
v = 2 v 0 cosj
qui est l’équation polaire de l’hodographe.
4 Trajectoire et hodographe 3 • On évite des calculs trigonométriques en faisant un sché-
d’un mouvement plan ma :
1 • v➞ = v 0(e➞x + e➞q ) = v 0(cosq e➞r + (1 – sinq ) e➞q ). y
—➞ ➞ ➞ ➞
Le déplacement élémentaire d OM = d(r er) = dr.er + rdq . eq ye yv
du point M est colinéaire au vecteur vitesse, donc : j
q j
dr cosq dr cosq dq 1 – sinq 0 x
= , soit : = = d ln .
rdq 1 – sinq r 1 – sinq 1 – sinq yex
ce qui donne l’équation en coordonnées polaires :
1 – sinq 0 r
r = r0 =
1 – sinq 1 – sinq
où r est un paramètre (longueur) caractéristique de la trajec-
v➞ ➞ ➞
toire. Le vecteur = ex + eq est dirigé selon la bissectrice des
v0
On en déduit : r = r + r sin q, soit, avec x = r cos q et
y = r sinq, en élevant au carré : r2 = x 2 + y 2 = (r + y)2, ce qui ➞ ➞ π π q
axes (O, ex) et (O, eq ), donc : 2j = + q, soit : j = + .
donne finalement : 2 4 2
x 2 – r2
y=
2r 5 Aller et retour sur un fleuve
qui est l’équation d’une parabole d’axe (Oy). Le rameur effectue l’aller à la vitesse v + u et le retour à la
vitesse v – u par rapport au sol.
v doit donc être évidemment supérieur à u pour que le rameur
puisse remonter le courant et ainsi revenir à son point de départ.
La durée de son trajet aller et retour est :
2 v
tr = + = .
v + u v – u v 2 – u2

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La photocopie non autorisée est un délit. 15
CORRIGÉS 1
Cinématique du point – Changement de référentiel

Son entraîneur effectue l’aller et retour à la vitesse v par rap- nulle donc une trajectoire rectiligne uniforme à la vitesse v➞0,
2 toujours dirigée vers l’oiseau qui est donc touché.
port au sol donc la durée de son trajet est te = . Donc : Conclusion : il faut dire aux oiseaux de toujours se percher sur
v
1 des branches basses.
tr = te te .
u2
1– 2
v
L’entraîneur est arrivé avant le rameur. 7 Quand il faut aller vite
Le rameur perd plus de temps au retour qu’il n’en gagne à AM
Le maître-nageur parcourt AM en t1 = et
l’aller. Dans le cas extrême où la vitesse v est à peine supé- v1
rieure à u , le trajet du retour pour le rameur sera très long. MB
MB en t2 = .
v2
AM = [(x – xA)2 + yA2 ]1/2
6 Chasseur et oiseau BM = [(x – xB)2 + yB2 ]1/2
a. On détermine les trajectoires de l’oiseau et de la balle dans
La durée totale du trajet est :
le référentiel lié au sol.
T = t1 + t2.
1 2
• Oiseau : z̈o = – g , d’où zo = –
2
gt + H
T=
1
[(x – xA)2 + yA2 ]1/2 +
1
[(x – xB)2 + yB2 ]1/2.
(la vitesse initiale de l’oiseau est nulle) ; v1 v2
ẍo = 0 , d’où xo = D . On cherche x tel que T soit minimale.
dT x – xA x – xB
y position initiale ⇔ + =0
2 de l’oiseau
dx v1[( x – x A) 2 + yA2 ]1/ 2 v 2 [( x – xB) 2 + y B2 ]1/ 2
x – xA x – xB
1,5 Soit + =0
v1 AM v 2 BM
1 point de rencontre Si on introduit i1 et i2, il vient :
x –x x – xB .
0,5 sin i1 = A et sin i2 =
α AM BM

0 x sin i1 sin i2
1 2 3 4 5 s’écrit alors = .
v1 v2
1 2 Remarque: la valeur de x trouvée correspond bien à un minimum
• Balle : z̈ b = – g , d'où zb = – gt + v0 sinat ;
2 pour T. La dernière relation écrite est analogue à la loi de
ẍ b = 0 , d’où xb = v0 cosat , Descartes pour la réfraction en optique : n1 sin i1 = n2 sin i2.
où v 0 est la vitesse initiale de la balle et a l’angle de tir : le
H
chasseur visant l’oiseau, tan aα = .
D 8 Mouvement calculé à partir de
Les deux trajectoires se rencontrent-elles ? Si oui, au point de la trajectoire et de l’hodographe
rencontre xb = D , donc la rencontre a lieu à l’instant : (d’après ENAC 02)
D
tf = . dx dy
v 0 cos α 1 • v➞ (P/ ) = X e➞x + Y e➞y avec X = et Y =
dt dt
À cet instant, zb – zo = D tana – H = 0 : l’oiseau est touché ! y 2 = 2px.
Attention : pour que l’oiseau soit effectivement touché, il faut On peut dériver par rapport au temps l’équation de la trajec-
que la portée de la balle soit supérieure à D (sinon les deux toire.
trajectoires ne se coupent pas). Pour cela, il faut une vitesse v0 dy dx
Il vient : 2 2y ==2 2 p soit yY = pX
suffisante. dt dt
2v sin α
Plus précisément, la balle touche le sol à l’instant t1 = 0  y 
2
g D’autre part : XX2 ==22qqY == Y .
v02 sin ( 2α )  p 
donc en x1 = . Il faut que x1 D donc que :
g y2 2qp 2 2qp
Si Y ≠ 0, on obtient 2q == YY, soit YY== 2 et X =
gD p 2
y y
v0 .
sin ( 2α ) avec y ≠ 0.
Cette condition correspond à z(tf ) 0. Si Y = 0, ⇒ X = 0.
Si y = 0, ⇒ X = 0 et puisque X 2 = 2qY Y = 0.
b. Dans le référentiel lié à l’oiseau, la balle a une accélération

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16 La photocopie non autorisée est un délit.
Cinématique du point – Changement de référentiel
1 CORRIGÉS

dX ➞ dY ➞ dy 2qp 2
2 • a➞ (P/ ) = ex + ey. On se place en dehors du 3• Y= = 2 donc y2dy = 2qp2dt .
dt dt dt y
point O. On intègre en tenant compte des conditions initiales t = 0
2 qp2 dX 2 2 qp dy 2 qp 4q2 p 3 y = x = 0.
X = = et = = – 2 =– 2 Y= –
y dt y dt y y4 y = (6qp2t)1/3
1 3 2
2qp 2 2
dY 4 4 qp 8q p 2
8q p 2 4 2 4
Il vient y = 2qp t d’où y2 2
Y= =2 et = = – 3 Y = – =– y. 3 x= = (6 qp2t )2 / 3
y dt y y 5
y6 2p 2p
y2 dX 8q2 p4
Or x = donc =– x.
2p dt y6
➞ 8q2 p 4 ➞
On peut alors écrire : a (P/ ) = – OP.
y6
Le mouvement du point P est à accélération centrale par rap-
port à O.

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La photocopie non autorisée est un délit. 17
2 Dynamique du point
matériel
LES OBJECTIFS
• Utiliser les lois de Newton pour :
– déterminer les caractéristiques d’un mouvement ;
– calculer certaines forces.

LES PRÉREQUIS
• Expressions des vecteurs vitesse et accélération dans
divers systèmes de coordonnées.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Notions sur l’intégration vues en mathématiques.

ESSENTIEL

Quantité de mouvement (ou impulsion)


La quantité de mouvement par rapport au référentiel R d’un point matériel M, de masse m, est :
➞ ➞
p (M) / = mv (M) / .

Lois de Newton
Les trois lois de Newton sont les lois fondamentales de la mécanique du point matériel.

• Première loi : principe d’inertie


Il existe une classe de référentiels, appelés référentiels galiléens par rapport auxquels un point
matériel isolé est en mouvement rectiligne uniforme.

• Deuxième loi : relation fondamentale de la dynamique


Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des forces appliquées à un point M de masse
m et son accélération sont liées par :
d p➞(M) ➞
F →M = = ma (M).
dt

• Troisième loi : principe des actions réciproques


Les forces d’interaction exercées par deux points matériels M1 et M2 l’un sur l’autre sont oppo-
sées et colinéaires à l’axe (M1M2).

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18 La photocopie non autorisée est un délit.
2 ESSENTIEL
Dynamique du point matériel

Évolution d’un système mécanique


Les systèmes mécaniques ont une évolution unique pour des conditions initiales données (déter-
minisme mécanique).
Pour un système autonome (ou libre), deux trajectoires de phase ne peuvent se couper.

Conseils et pièges à éviter


• Il faut toujours bien étudier les forces qui s’exercent sur un système, ici un point matériel.

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La photocopie non autorisée est un délit. 19
Exercices

1 Un peintre ingénieux
Un peintre en bâtiment (de masse M = 90 kg) est assis sur S1
une chaise le long du mur qu’il doit peindre. Sa chaise est
S2
suspendue à une corde reliée à une poulie parfaite. Pour
grimper, le peintre tire sur l’autre extrémité de la corde α
avec une force de 680 N. La masse de la chaise est
m = 15 kg. 2 • On rajoute une poulie.
La poulie P2 est fixe, la poulie P1 se déplace parallèlement
au plan incliné. Le fil est attaché en A .
Déterminer l’accélération du solide S2 et les tensions des
fils.
P2
P1

S1
S2
α
Conseils

1) Les deux solides ont la même accélération (en


norme).
1 • Déterminer l’accélération du peintre et de la chaise. 1) et 2) En utilisant le caractère parfait des poulies
Commenter son signe. (sans masse) et l’inextensibilité des fils, chercher une
relation simple entre les tensions des fils aux points
2 • Quelle force le peintre exerce-t-il sur la chaise ? d’attache sur chacun des deux solides.
3 • Quelle quantité de peinture peut-il hisser avec lui ?

3 Étude d’un pendule simple,


Conseils

Faire un bilan des forces extérieures pour le système


{peintre + chaise}, puis pour le système {chaise seule}.
réaction au point d’attache
Un pendule simple (masse m, longueur ) est lâché sans
π
vitesse initiale à partir de la position q = : point matériel
2 Plan incliné et poulies 2
M(m) et point de suspension sont alors dans le même plan
Le solide S1 , de masse m1 , glisse sans frottements sur le horizontal. (IOM = ej à t = 0). On demande de déterminer
plan incliné. Le solide S2 , de masse m2 , se déplace verti- les réactions Rx (q ) et Ry (q ) en O. Le fil est sans masse et
calement. Les solides en translation sont considérés inextensible.
comme des points matériels. Les poulies sont idéales, les
fils sont inextensibles et sans masse. 4 Un jeu d’enfant
Données : m1 = 400 g, m2 = 200 g et a = 30°.
Un enfant esquimau joue sur le toit de son igloo. L’enfant
1 • On considère le dispositif ci-après en haut : se laisse glisser sans frottement depuis le sommet S de
Déterminer l’accélération du solide S2 et la tension du fil. l’igloo, qui a la forme d’une demi-sphère de rayon a et de
centre O. La position de l’enfant, assimilé à un point maté-
riel M , de masse m, est repérée par l’angle q = (Oz, OM),
(Oz) étant la verticale ascendante.
1 • À partir de quelle position (repérée par l’angle q 0 )
l’enfant perd-il le contact avec l’igloo (on néglige bien sûr
les frottements).
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20 La photocopie non autorisée est un délit.
Dynamique du point matériel
2 EXERCICES

2 • Quel est le mouvement ultérieur de l’enfant ? Quelle


2) Projeter la relation fondamentale de la dynamique
est sa vitesse quand il retombe sur le sol ? Effectuer
sur la direction qui élimine la force inconnue (c'est-
l’application numérique avec m = 30 kg, a = 2 m et
à-dire la réaction du support).
g = 9,8 m . s – 2. Commenter.
3) Effectuer un développement limité au premier
ordre en u. Mettre en évidence la différence de com-
Conseils

1) L’enfant perd le contact avec l’igloo quand la réac-


tion de l’igloo s’annule. Il faut donc exprimer cette portement du mouvement du point autour de chacune
réaction en fonction de q seulement. Pour cela, on des deux positions d’équilibre déterminées plus haut.
sera amené à multiplier la projection de la relation
·
fondamentale de la dynamique sur e➞q par q pour pou-
voir l’intégrer.
2) Attention aux conditions initiales du mouvement. 6 Mouvement d’une masse
accrochée à un ressort, impact
au point d’attache (oral TPE)
5 Équilibre d’un point Un objet ponctuel de masse m, fixé à un ressort de cons-
Un point M de masse m est lié à un cercle fixe dans le plan tante de raideur k et longueur à vide L0, attaché en O, se
vertical, de centre O et de rayon R . La liaison est supposée déplace le long d’un plan incliné d’angle a. On suppose la
sans frottements. Le point M est attiré par l’extrémité A du masse du ressort nulle, ainsi que sa longueur quand il est
diamètre horizontal AB par une force toujours dirigée vers comprimé. La position de la masse est xe à l’équilibre. On
A et dont le module est proportionnel à la distance AM . La néglige les frottements.
position du point M est repérée par l’angle q = (AB, OM) .
y
1 • Déterminer les positions q = qe d’équilibre du point M
sur le cercle.
O m
2 • Quand le point n’est pas en équilibre, déterminer
l’équation différentielle vérifiée par q en utilisant la rela-
a x
tion fondamentale de la dynamique, puis le théorème du
moment cinétique en O .
À l’instant initial, on lance la masse, située en xe, avec une
3 • On suppose que q reste proche de qe et on pose
vitesse v 0 vers O. Déterminer le mouvement x(t). À quel-
q = qe + u avec u << qe . Déterminer alors l’équation dif-
le condition sur v 0 la masse frappe-t-elle le point O ? À
férentielle vérifiée par u . Les conditions initiales sont
quel instant le choc a-t-il lieu et quelle est alors la vitesse
u = u0 et u· = 0. Déterminer entièrement u(t) . Que peut-on
de la masse ?
dire quant à la stabilité de la (des) position(s) d’équilibre
déterminée(s) au 1) ? Une position d’équilibre est stable si,
Conseils

quand on écarte légèrement le point de cette position, il Commencer par trouver l’expression de xe .
tend à y revenir, elle est instable dans le cas contraire. Déterminer x(t) en utilisant les conditions initiales
k
z et en introduisant ω 0 = .
m
M

θ
A O B
x
7 Enroulement d’un fil
sur un cylindre
D’après Mines de Douai.

Un cylindre de révolution, d’axe vertical, de rayon R,


repose sur un plan horizontal et fixe par rapport à un réfé-
rentiel (Ox, Oy, Oz) .
Conseils

1) Exprimer toutes les forces qui s’exercent sur le On attache une extrémité d’un fil parfaitement souple,
point M dans la base des coordonnées polaires infiniment mince et de masse négligeable à la base du
(e➞r , ➞
e q ) , sans oublier de déterminer la distance AM cylindre, et on l’enroule plusieurs fois dans le sens trigo-
en fonction de R et de q . nométrique autour de cette base. L’autre extrémité du fil

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La photocopie non autorisée est un délit. 21
EXERCICES 2
Dynamique du point matériel

est fixée à une particule M de masse m , astreinte à glisser Le fil étant inextensible, donner la relation entre , 0, R
sans frottement sur le plan horizontal (Oxy) . La partie et q .
I0M non enroulée du fil est tendue.
2 • Exprimer les composantes de O I M suivant les vecteurs
Données : R = 0,2 m ; m = 0,04 kg ; 0 = I0 M = 0,5 m ; unitaires ue r et ue q (cf. figure), en fonction de 0 , R et q .
v0 = 0,1 m . s – 1. 3 • En déduire les composantes de la vitesse ve de la parti-
1 • À l’instant t = 0 , on communique à la particule M une cule M suivant les vecteurs ue r et ue q .
vitesse v➞0 horizontale perpendiculaire à I0 M et orientée 4 • Montrer que la norme v de la vitesse reste constante au
comme l’indiquent les deux figures ci-dessous : cours du mouvement.
·
z 5 • Déduire des questions 3) et 4) la relation entre q , q ,
0 , R et v 0 .

M (t = 0) 6 • Exprimer q en fonction de t , 0, R et v 0 .
v0 7 • Déterminer l’instant final tf pour lequel le fil est entiè-
rement enroulé autour du cylindre. Effectuer l’application
y 0 numérique.
8 • a) Déterminer la tension T du fil en fonction de t , m ,
0 , R et v 0 .
O I0 x b) En réalité, il y a rupture du fil dès que sa tension dépas-
se la valeur Trup = 5 . 10 – 3 N . Déterminer l’instant trup et
Vue en perspective à l’instant t = 0 l’angle qrup lorsqu’intervient la rupture du fil. Effectuer
l’application numérique.
y
M (t = 0)
v0
M (t)
Conseils

I trace 4) Projeter la relation fondamentale de la dynamique


uθ ur du fil à t = 0 sur ue r après avoir soigneusement inventorié les for-
θ ces qui agissent sur le point matériel ainsi que leur
z direction.
R I0 x
5) Attention au signe des différentes expressions.
6) En intégrant la relation obtenue à la question 5),
établir l’équation du second degré vérifiée par q .
La résoudre en remarquant qu’une seule des deux
Vue de dessus à l’instant t racines de cette équation correspond à une fonction
q(t) croissante.
On admet que le fil reste tendu au cours du mouvement. À 8) Projeter la relation fondamentale de la dynamique
l’instant t , on appelle q l’angle dont s’est enroulé le fil et sur ue r .
la longueur IM du fil non encore enroulé.

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22 La photocopie non autorisée est un délit.
Corrigés

1 Un peintre ingénieux 2 Plan incliné et poulies


1 • Les forces appliquées au système {chaise + peintre} sont 1•
T
i 1 R
i 1
le poids de l’ensemble, l’action du fil sur la chaise et l’action
du fil sur le peintre ; ces forces sont indiquées en bleu sur le T
i 2 z1
schéma ci-dessous. S1
S2
Le fil étant inextensible et la poulie sans masse, les deux for- m1gy

ces T 1 sont égales et sont, en norme, égales à la force que le a
peintre exerce sur la corde (on notera T leur norme). z2 m2gy
De même, T = Ffil-chaise.
En utilisant la relation fondamentale de la dynamique, en pro-
jection sur z1 ou z2 pour chaque mobile, il vient (en notant T1
et T2 les tensions du fil, les normes de T1 et T2) :
m1z̈1 = – m1g sina + T1
uT1 uT1
m2z̈2 = m2g – T2 .
. .
Le fil étant inextensible, on a : z1 = z2.
z uFfil-chaise
Le fil étant de masse négligeable, et la poulie idéale : T1 = T2.
uFfil-peintre Finalement, il vient :
m – m1 sina
z̈1 = z̈2 = 2 g
O m2 + m1
m1m2
– uF uMg
uFpeintre-fil
T2 = g (1 + sina ).
m1 + m2
Avec les valeurs numériques proposées : z̈1 = z̈2 = 0 (il y a
uF donc équilibre si la vitesse initiale est nulle), et T2 = 1,96 N.
Rmg
2•
La relation fondamentale de la dynamique appliquée à ce sys- iT 2
tème s’écrit, en projection sur la verticale ascendante (Oz) :
iT2 z1
(m + M)a = – (m + M)g + 2T iR1
iT1 iT
2T 1
⇔ a = – g+ = 3,15 m.s –2 . S2 m1yg S1
m+ M a
Cette accélération est positive : partant du niveau du sol, le z2
peintre s’élève. m2yg

2 • Les forces appliquées à la chaise ➞seule sont son poids, En reprenant les écritures précédentes, on a ici encore :

l’action du fil et l’action du peintre (F = Fe z) . La relation m1z̈1 = – m1 g sina + T1
fondamentale de la dynamique appliquée à la chaise seule, m2z̈2 = m2g – T2
projetée sur (Oz) , donne : . .
Le fil 2 est inextensible, donc z2 = z1(poulie mobile), et le fil 1
m–M
ma = – mg + F + T ⇔ F = m(a + g) – T = T = – 486 N. . z
m+M étant inextensible, il vient encore z1(poulie mobile) = 1 .
2
F < 0 : cette force est bien dirigée vers le bas, le peintre
D’autre part, négliger les inerties des fils et poulies conduit à
« appuie » sur la chaise (il exerce une force équivalente au
écrire : T2 = T 2 et T 2 = T 1 + T1 et T1 = T 1, soit : T2 = 2T1.
poids d’une masse de 49,6 kg environ).
On obtient donc :
3 • Le peintre et la chaise de masse m (peintures comprises) 2m1z̈2 = – m1 g sina + T1 et m2z̈2 = m2g – 2T1 .
2T m2 – 2m1 sina
montent si a 0, soit m – M = 49 kg, donc la peinture Soit encore : z̈2 = g
g m2 + 4m1
n’excède pas 34 kg, ce qui est raisonnable.
2m1m2
(D’autre part, il faut aussi obtenir F 0, sinon le peintre T2 = (2 + sina)g
m2 + 4m1
risque de monter sans la chaise et la peinture, soit m M, ce
qui est une condition moins contraignante que la précédente). et numériquement : z̈2 = – 1,1 m.s–2 et T2 = 2,2 N.

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La photocopie non autorisée est un délit. 23
CORRIGÉS 2
Dynamique du point matériel

3 Étude d’un pendule simple, z


réaction au point d’attache R
er
M
yR O eθ
θ
yex yey y
mg
x
q
La relation fondamentale de la dynamique
➞ ➞ ➞ ➞ ➞
ma (M) = P + R projetée sur e r et e q donne :
·2
yuq – maq = R – mg cosq (1)
yT M maq̈ = mg sinq . (2)
yur L’enfant esquimau quittera le contact avec l’igloo quand R
myg sera nul. Il faut donc exprimer R en fonction de q et, pour
·
cela, déterminer préalablement la relation entre q 2 et q : on
·
multiplie la relation (2) par q :
x · · d 1  d
ma q q̈ = mg q sinq ⇔ maq 2 = (– mg cosq )
dt  2  dt
Au point O, le fil étant sans masse, on a :
➞ ➞ ➞ 1
R + (– T ) = 0 . maq 2 = – mg cosq + A,

2
Pour la masse m située au point M, on peut apliquer le prin-
où A est une constante déterminée par les conditions initia-
cipe fondamental de la dynamique dans la référentiel galiléen ·
les q(0) = 0 et q (0) = 0 , donc A = mg .
où se fait l’expérience. ·
➞ · ➞ ➞
La relation recherchée est maq 2 = 2mg(1 – cosq) . On la
➞ ➞ ➞ a = – q 2 ur + q̈ uq reporte dans l’équation (1) : R = mg(3 cosq – 2) .
Soit : ma (M) = mg + T avec ➞ ➞
T = – Tur. R est positif tant que q reste inférieur à :
·
– m q 2 = mg cos q – T  2
On en déduit
m q̈ = – mg sin q . q 0 = arccos = 48°.
·  3
En multipliant l’équation par q , il vient :
· · 2 • Quand l’enfant a quitté l’igloo, il n’est plus soumis qu’à son
m qq̈ = – mg sin q q
poids. On choisit cet instant comme nouvelle origine des temps.
d  1 2 
m q = d ( mg cosq ) . Les conditions initiales de ce nouveau mouvement sont :
dt  2 
x(0) = a sinq0 = x0 , z(0) = a cosq0 = z0 (point M0)
1 ➞ · ➞ · ➞ ➞
m q 2 = mg cos q + K . v (0) = aq 0 e 0 = aq 0 (cosq0 e x – sinq0 e z)
2
· π
Les conditions initiales q = 0 pour q = permettent d’obte-
=
3 2ga3 2➞
3
ex –
1 59 e ➞
z
➞ ➞
= v 0x e x + v 0 z e z

nir K = 0. 2
Le mouvement est parabolique, tangent à l’igloo au point
➞ ➞ ➞
D’où R = T = – 3 mg cos q ur. M0 . Les lois horaires du mouvement sont :
Rx(q ) = – 3 mg cos2 q
 x(t ) = v0 x t + x0
Ry(q ) = – 3 mg sin q cos q.
 gt 2
z(t ) = – + v0 z t + z0 .
 2
4 Un jeu d’enfant
L’enfant touche le sol à l’instant tf tel que z(tf) = 0 . On obtient :
1➞ • Les forces qui s’exercent sur l’enfant sont son poids
➞ ➞ ➞
P = – mge z et la réaction de l’igloo R = Re r (en l’absence tf =
1
(
g 0z )
v + v02z + 2 gz0 (l’autre racine est négative).
de frottements).
Sa vitesse, quand il arrive sur le sol, est donc :
➞ ➞ ➞
v f = v 0 xe x + (v0 z – gtf)e z .

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24 La photocopie non autorisée est un délit.
Dynamique du point matériel
2 CORRIGÉS

A.N. : v0 x = 2,41 m.s – 1 ; v0 z = – 2,69 m.s – 1 ;


➞ ➞ ➞
z0 = 1,33 m ; tf = 0,315 s ; v f = 2,41 e x – 5,78 e z y
et vf = 6,26 m.s – 1 = 22,5 km.h – 1 . éq 1

(
Cette vitesse a la même norme v f = 2 ga que celle qu’au- )
rait l’enfant s’il tombait en chute libre depuis le sommet de
l’igloo : le théorème de l’énergie cinétique (cf. chapitre sui- q1
vant) donne ce résultat immédiatement. x
q2

5 Équilibre d’un point


1 • Les forces appliquées au point M sont :
➞ ➞ ➞ ➞
éq 2
• son poids P = mg = – mg(sinq e r + cosq e q ) ;
➞ ➞
• la réaction du cercle N = N e r (pas de frottements) ;
➞ —➞
• la force de rappel F = k MA :
2 • La relation fondamentale de la dynamique s’écrit :
➞ q   q  q   ➞ ➞ ➞ ➞
F = – k 2 R cos cos er – sin e . ma = P + N + F . Comme à la question précédente, on la
 2   2  2  q ➞
projette sur e q pour éliminer N :

z q  q 
mRq = – mg cos q + 2kR cos sin
eθ  2  2
er
= – mg cosq + kR sin q .
M
θ 3 • qe = q1 ou q2 .
2 q = qe + u avec u << qe , d’où :
θ θ cosq = cosqe cosu – sinqesinu = cosqe – usinqe
2
au premier ordre en u .
A R O x B y
De même :
sinq = sinqe cosu + cosqe sinu = sinqe + u cosqe .
L’équation du mouvement devient, au premier ordre en u :
mR ü = – mgcosqe + kRsinqe + u(kR cosqe + mgsinqe) .
Le terme constant est nul (définition de qe). Il reste :
k g 
➞ ➞ ➞ u – cosq e + sin q e u = 0 .
Quand le point M est à l’équilibre, P + N + F = 0 . m R 
➞ ➞
La force N étant inconnue, on projette cette équation sur e q : k et g sont homogènes à des pulsa-
(On remarque que
q  q  m R
– mg cos q + 2kR cos sin =0 tions au carré.)
 2  2
La nature des solutions de cette équation dépend du signe du
mg terme facteur de u .
⇔ tan q = .
kR Pour qe = q1 , cosq1 et sinq1 sont positifs. On pose alors
Il y a donc deux positions d’équilibre : k g
 mg  w2 = cosq1 + sin q1.
q1 = arc tan et q 2 = π + q1 . m R
 kR  –1
 kR 
Or, sinq1 = tanq1cosq1 = cosq1 , d’où :
 mg 
1
k k2 g2
w2 = = 2
+ 2 2.
m cosq 1 m R

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La photocopie non autorisée est un délit. 25
CORRIGÉS 2
Dynamique du point matériel

La solution de l’équation du mouvement est : v0


x(t) peut s’annuler si xe – 0
u = Aew t + Be – w t . ω0
Compte tenu des conditions initiales, v0 xeω 0.
· = 0 = w(A – B) ,
u(0) = u0 = A + B et u(0) T0 2π
On a impact en O à t1 avec t1 . T0 =
on obtient u(t) = u0ch(w t) : si on écarte légèrement le point 4 ω0
de sa position d’équilibre, il s’en éloigne encore plus, l’équi- ω 0 xe 1 ω x
sin ω 0t1 = soit t1 = Arc sin 0 e .
libre est donc instable. v0 ω0 v0
Pour qe = q2 , cosq2 et sinq2 sont négatifs. On pose alors : La vitesse au moment du choc vérifie :
k g · ) = – v cos ω t .
x(t
– w 2 = cosq 2 + sin q 2 . Comme pour q1 , on obtient : 1 0 0 1
m R 1
1 2 2
–k k2 g2 · ) = – v 1 – ω 0 xe 2
x(t
w2 = = + 2. 1 0
m cosq 2 m2 R2 v 02
La solution de l’équation du mouvement est :
u = Acosw t + Bsinw t avec A = u0 et B = 0
en tenant compte des conditions initiales, d’où u(t) = u0cosw t : 7 Enroulement d’un fil
si on écarte légèrement le point de sa position d’équilibre, il y sur un cylindre
revient : l’équilibre est donc stable.
1 • = 0 – Rq puisque la longueur enroulée vaut Rq.
—➞ —➞ —➞ ➞ ➞
2 • OM = OI + IM = Rur + (l0 – Rq)uq .
6 Mouvement d’une masse  
dur  duθ 
accrochée à un ressort, impact 3• = quq et = – q ur , d’où, après simplification :
dt dt
au point d’attache (oral TPE) ➞ · ➞
v = – q ( 0 – Rq)ur .
À l’équilibre, les forces qui agissent sur m sont l’action du
ressort, le poids et la réation du support, parallèle à Oy en 4 • Les forces qui s’exercent sur le point M sont :

l’absence de frottements. • son poids P ; ➞
En projection sur Ox : 0 = – k(xe – L0) + mg sin α. • la réaction du plan➞ horizontal R;
Au cours du mouvement : m ẍ = – k(x – L0) + mg sin α • la tension du fil T .
m ẍ = – k(x – xe). Il n’y a pas de frottements.
k
En introduisant ω 0 = , on obtient : Les deux premières forces sont verticales, la dernière est
m
➞ ➞ ➞ ➞ dv = T➞ = – T u➞ est
ẍ + ω 20 x = ω 20 xe. dirigée par uq , donc P + R = 0 et m q
dt
d’où x(t) = A cos ω 0 t + B sin ω 0 t + xe. ➞
➞ dv
A t = 0 x(0) = A + xe = xe A=0 perpendiculaire à v , soit : v➞. = 0, ce qui assure v = cte = v 0.
v dt
·x(0) = B ω = – v B= – 0
0 0
ω0 ·
v 5 • q > 0 , 0 – Rq > 0 , la norme de la vitesse est donc
Donc x(t) = – 0 sin ω 0 t + xe. ·
v = q ( 0 – Rq) = v 0 .
ω0
Rq 2
w0 6 • L’équation précédente s’intègre en 0q – = v 0t
x(t) 2
(compte tenu des conditions initiales).
q(t) est donc la solution de l’équation du second degré :
xe
2 0 q 2v 0 t
q2 – + = 0.
R R
O y
8
t1 T0 T0 2
2v 0 t
0 0
2 Donc : q(t) = ± – .
R R R

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26 La photocopie non autorisée est un délit.
Dynamique du point matériel
2 CORRIGÉS
· ➞
q(t) étant croissant, on ne conserve que la solution avec le T = mv 0q (T est le module de la tension T ). En utilisant
signe – : l’expression de q(t) déterminée plus haut, on obtient :
2Rv 0 t
q(t) = 0 1 – 1 –
R 2
0
6 .
T=
mv 0
2
1–
2Rv 0 t
2

1
2
.
0
0
7 • Le fil est entièrement enroulé quand :
2 2 2
2
0 mv 0
K (t ) = 0
= 143°, donc : t f = 0
= 6, 25 s b. trup = 1– = 6,09 s ;
R 2 Rv 0 2Rv 0 0 Trup

2
8 • a. Pour déterminer la tension du fil, on projette la rela- 0 mv 0
q rup = 1– = 2,1 rad = 120° 143° .
0 Trup

tion fondamentale de la dynamique sur u q , en utilisant R
➞ ➞ ➞ · ➞
le fait que v = – v 0 u r , donc que a = – q v 0 u q . Il vient

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La photocopie non autorisée est un délit. 27
3 Puissance et énergie
en référentiel galiléen
LES OBJECTIFS
• Introduire la notion d’énergie.
• Utiliser le théorème de l’énergie cinétique pour
résoudre les problèmes à un degré de liberté.

LES PRÉREQUIS
• Lois de Newton.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Intégration en mathématiques.
• Lecture de courbes, interprétation graphique de
solutions.

ESSENTIEL

Puissance, travail d’une force dans un référentiel



• La puissance d’une force F est égale au produit scalaire de cette force par la vitesse de dépla-
cement de son point d’application :
➞ ➞
= F . v.
2
• Le travail d’une force entre les instants

t1 et t2 est égal à dt. Pour un point matériel, ce
travail est égal à la circulation de F : 1


r
2 ➞ ➞
= ➞
F. dr .
r1

Théorèmes de la puissance et de l’énergie cinétique


d K
• La puissance cinétique (dérivée de l’énergie cinétique par rapport au temps) est égale à
dt
la puissance de toutes les forces s’exerçant sur le point matériel.
• La variation d’énergie cinétique Δ K = K(t2) – K(t1) est égale au travail de toutes les
forces pendant l’intervalle de temps [t1, t2].

Champ de forces conservatif



Un champ de forces est conservatif s’il dérive d’une énergie potentielle P( r), telle que le tra-
vail élémentaire de la force vérifie :

δ = F . dr➞ = – d P.

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28 La photocopie non autorisée est un délit.
3 ESSENTIEL
Puissance et énergie en référentiel galiléen

Quelques exemples d’énergies potentielles


interaction force schéma énergie potentielle
z

➞ F = – mgez
pesanteur F = mg➞ = – mge➞z P= mgz + cte

O
x

y
OM = rer

K ➞ F = – K2 er
interaction ➞
F =– e r K
newtonienne M P= – + cte
r2 r r

O
x
y
F=–k( – 0) ex

➞ ➞ 1 2
ressort linéaire F = – k( – 0)ex O P= k( – 0) + cte
0
x 2

Énergie mécanique
L’énergie mécanique d’un point matériel est M = P + K.
La variation de M est égale au travail des forces qui ne dérivent pas de l’énergie potentielle,
donc au travail des forces non conservatives.

Mouvement conservatif à un degré de liberté


L’équation du mouvement peut se déduire de M = cte :
• l’évolution du point matériel est limitée aux zones où l’énergie potentielle reste inférieure à
l’énergie mécanique : P(x) M ;
• les trajectoires de phase d’un système conservatif sont des courbes à énergie mécanique cons-
tante ;
• les minima de P correspondent aux positions d’équilibre stables et les maxima aux positions
d’équilibre instables. La technique de linéarisation, lorsqu’elle est justifiée, permet de préciser la
nature du mouvement au voisinage de l’équilibre.

Conseils et pièges à éviter



• Le travail d’une force F s’obtient ainsi :

r2
➞ ➞
= F. dr
r➞1

qui pour un point matériel se déduit de la formule générale toujours utilisable :


t2
= (t) dt
t1

avec (t) = F . v➞(t)
avec v➞(t) la vitesse du point d’application de la force, ici le point matériel.
• Pour un système conservatif, penser dès que possible à l’invariance de l’énergie mécanique pour
obtenir l’équation d’évolution du point matériel.

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La photocopie non autorisée est un délit. 29
Exercices

1 Distance minimale de freinage 3 Étude de la chute d’un alpiniste


Une voiture roulant à 50 km . h– 1 s’immobilise sur une route
rectiligne et horizontale au bout d’une distance de 40 m. En
supposant que la force de frottement entre le sol et la voi-
ture est constante, déterminer la distance de freinage si le
véhicule roule à 80 km . h– 1. On négligera la résistance de
point 4m
l’air. anneau
5m d'attache
fixé
au rocher de la corde
Conseils

Appliquer le théorème de l’énergie cinétique entre le 5m

câble
début du freinage et l’arrêt total.

4m
4m 5m
2 Carabine-jouet à ressort
Une carabine-jouet à ressort est modélisée de la manière
suivante : un ressort de raideur k est placé dans un tube
point Facteur de chute : f = 8 m = 2
cylindrique (en plastique) de longueur 0 égale à la lon- d'attache
4m
gueur à vide du ressort. On dépose au bout du ressort une de la corde
Facteur de chute : f = 10 m = 1,1
balle en plastique de masse m et on comprime le ressort 9m
d’une longueur Δ à l’intérieur du tube. Le tube étant incliné Doc. 1 Doc. 2 Doc. 3
de 60° par rapport à l’horizontale, on libère le ressort qui
propulse instantanément la balle. On néglige le frottement Lors d’une escalade, un grimpeur s’assure en passant sa
de la balle dans le tube et la résistance de l’air. corde dans des anneaux métalliques fixés au rocher. La
corde peut coulisser librement dans ces anneaux. Le fac-
1 • À quelle vitesse v 0 la balle sort-elle du canon de la teur de chute f est défini comme le rapport de la hauteur
carabine ? de chute tant que la corde n’est pas tendue sur la longueur
2 • Quelle hauteur h (par rapport à la sortie de la carabi- L de corde utilisée. Si au moment de la chute, la corde est
ne) la balle atteint-elle dans ces conditions ? 2
tendue, ce facteur de chute vaut f = (docs. 1 et 2) où
Avec quelle vitesse horizontale v H ? L
A.N. : Calculer v 0 , h et vH . est la distance du grimpeur au dernier anneau. Dans des
Données : m = 20 g , k = 400 N . m– 1 et Δ = 10 cm. conditions normales d’utilisation f est compris entre 0
et 2. Pour les applications numériques, le poids P du
Conseils

1) Utiliser la conservation de l’énergie de la balle grimpeur sera pris égal à 800 N.


après avoir soigneusement déterminé son énergie Le maillon fragile dans la chaîne d’assurance d’un grim-
potentielle que l’on pourra, par exemple, choisir nulle peur n’est pas la corde (qui peut résister à des forces de
à la sortie du canon. plus de 18 kN), ni les points où la corde est attachée au
2) Que peut-on dire de la composante horizontale de rocher (résistance de l’ordre de 20 kN) mais le grimpeur
la vitesse de la balle après la sortie du canon ? En (une force de 12 kN exercée sur le bassin provoque sa rup-
déduire le module de la vitesse au sommet de la tra- ture) ! Les cordes utilisées en escalade sont élastiques de
jectoire, puis, en appliquant le théorème de l’énergie façon à diminuer la force qui s’exerce sur le grimpeur lors
cinétique entre la sortie du canon et le sommet, la de sa chute. On assimilera une corde de montagne dont la
hauteur du tir. longueur utilisée est L à un ressort de longueur à
1
vide L et de raideur k = . L’élasticité a de la corde
aL
est une grandeur caractéristique du matériau la constituant.
1 • Soit un ressort vertical de raideur k et de longueur à
vide L auquel est suspendue une masse m , de poids
P = mg (g désignant le module du champ de pesanteur). À

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30 La photocopie non autorisée est un délit.
Puissance et énergie en référentiel galiléen
3 EXERCICES

l’instant t = 0 , le ressort est non tendu et m a une vites- mobile sans frottement, calculer le temps qu’il met pour
se verticale, dirigée vers le bas, de module v 0 . Déterminer atteindre le plan horizontal z = 0.
l’élongation maximale du ressort xmax (mesurée à partir
de la longueur à vide) et la force maximale Fmax qu’il
exerce sur la masse m . 5 Mouvement de trois électrons
2 • En utilisant le résultat de la question 1), exprimer la Trois électrons sont retenus aux sommets d’un triangle équi-
force maximale Fmax exercée par la corde lors d’une latéral de côté a puis sont abandonnés simultanément.
chute de facteur f en fonction des données de l’énoncé. Déterminer la vitesse limite de chacun. Application numé-
Que remarquez-vous ? rique : m = 9 . 10 – 31 kg, e = 1,6 . 10 – 19 C, a = 2 . 10 – 10 m,
e0 = 1/36π .10 9.
3 • Le corps humain peut résister à une force de l’ordre de
Comment évolue la figure formée par les trois

Conseils
12 kN pendant un temps bref.
a) Une corde d’escalade est prévue pour que la force électrons ? Utiliser le point O, centre de gravité du
maximale exercée sur l’alpiniste soit de 9 kN dans les triangle initial pour repérer la position d’un électron.
conditions les plus défavorables ( f = 2) .
i) Calculer l’élasticité de cette corde (préciser les unités
de a). 6 *Mouvement d’un point
ii) Calculer l’élongation maximale de cette corde et la sur un cercle, liaison bilatérale,
force maximale pour L = 10 m et f = 1 .
iii) Qu’en est-il pour le doc. 3 où la hauteur de chute est de
puis unilatérale
5 m et la longueur de la longe (corde à laquelle est accro- On considère une gouttière G circulaire, verticale, de centre
ché le grimpeur) est de 1 m . O et de rayon R . On appelle (Oy) l’axe vertical ascen-
b) L’étude précédente ne tient pas compte des phénomènes dant. La position d’un point P sur G est repérée par l’angle
—➞ —➞
dissipatifs se produisant dans la corde. L’élongation de la q entre OW et OP , où W est le point le plus bas du cercle.
corde est en fait inférieure à celle calculée avec le modèle y
choisi. La corde ne se comporte pas comme un ressort. g
Supposons que pendant toute la durée du freinage par la
corde, elle s’allonge de façon à maintenir à 9 kN la force
qu’elle exerce sur le grimpeur. Calculer son élongation O
x
maximale pour L = 10 m , g = 1 puis L = 1 m , f = 5 . R
θ
c) Une corde utilisée en spéléologie est dite statique car son P
élasticité est faible (environ 5 10 – 6 SI). En revenant au
gouttière Γ Ω
modèle d’une corde parfaitement élastique, à partir de quel
facteur de chute y a-t-il danger de mort avec une telle corde ?
1 • Une petite perle P de masse m est enfilée sur la gout-
Conseils

Pour déterminer l’élongation extrême de la corde, qui tière (liaison bilatérale) qui joue donc le rôle de glissière.
est le but des questions posées, il est inutile de résou- À l’instant t = 0 , on lance P depuis le point W avec une
dre l’équation du mouvement pour obtenir la loi vitesse v 0 . La perle glisse sans frottements le long de G .
d’évolution de la longueur de la corde au cours du a) Exprimer la vitesse de P en un point d’altitude y en
temps. Utiliser la conservation de l’énergie, en exa- fonction de v 0 , g , R et y .
minant soigneusement les conditions initiales pour
calculer la constante énergie mécanique, est bien suf- b) Étudier alors les différents mouvements possibles de P
fisant et nettement plus rapide. suivant les valeurs de v 0 .

c) Déterminer la réaction N de la gouttière sur la perle.
Étudier ses variations en fonction de y . Commenter.
d) On choisit ici v 0 = 25gR . Déterminer la loi horaire q(t).
4 Anneau en mouvement Quelle est la valeur maximale de q ?
sur une hélice
Pour quelle valeur de t est-elle atteinte ?
Les équations en coordonnées polaires d’une hélice rigide
d’axe vertical Oz sont r = a et z = hq. Un petit anneau enfilé
q
dθ θ π 
Donnée : = ln ta n +
sur l’hélice est abandonné sans vitesse initiale au point d’al- 0 cos θ  2 4
titude H = 2πh. En assimilant l’anneau à un point matériel

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La photocopie non autorisée est un délit. 31
EXERCICES 3
Puissance et énergie en référentiel galiléen

2 • La gouttière G représente maintenant un des trous On se placera dans ce cas par la suite.
d’un parcours de golf miniature : la balle doit faire un loo-
ping complet à l’intérieur de G avant de poursuivre son 2 • Stabilité de l’équilibre
chemin (liaison unilatérale). La gouttière est évidemment a) Exprimer l’énergie potentielle Ep (z) associée à ce
ouverte en W et « décalée » pour que la balle puisse pour- mouvement (on choisit Ep (0) = 0) . Tracer l’allure des
suivre son chemin. La balle est assimilée à un point maté- variations de Ep (z) , et discuter la stabilité des positions
riel P de masse m . Elle arrive au point W avec la d’équilibre obtenues.
vitesse v 0 . b) Quelle est la pulsation w 0 des petites oscillations de la
a) Étudier les différents mouvements possibles de P sui- sphère au voisinage de l’équilibre stable ? (On l’exprime-
vant les valeurs de v 0 . ra en notant ze la position d’équilibre stable.)
Quelle valeur minimale de v 0 faut-il donner à la balle pour 3 • On a tracé ci-dessous quelques trajectoires de phase
qu’elle effectue le tour complet ?
b) On choisit encore v 0 = 25gR . Pour quelle valeur de q dans le plan z, v pour diverses conditions initiales.
w0
la balle quitte-t-elle le contact avec la gouttière ? À quel
instant cela se produit-il ? a) Peut-on préciser le type de conditions initiales qui a été
choisi, et le sens d’évolution de la particule sur ces trajec-
toires ?
Conseils

1) La perle effectue un tour complet si sa vitesse ne


s’annule pas au cours de son mouvement. Le signe de b) Proposer quelques commentaires pour les évolutions
la réaction de la gouttière (ou de la glissière, dans observées.
cette question) n’a aucune importance ici, car la perle
est enfilée sur la gouttière, donc le contact est tou- v/w 0
jours assuré. 1
Pour déterminer l’équation du mouvement, isoler
–3 –2 –1 1 2 3 4 5 z
dq à partir du théorème de l’énergie cinétique en
0
dt
faisant très attention aux signes (on rappelle que –1
3x 2 = x ). Mettre ensuite cette équation sous la
forme dt = f(q) dq avant de l’intégrer. –2
2) Dans ce cas, quand la réaction de la gouttière s’an-
nule, la balle quitte le support : la gouttière ne joue plus –3
le rôle de glissière. Il reste à étudier, suivant les valeurs
de v 0 , si la réaction s’annule avant la vitesse ou non. –4

7 Mouvement d’une particule


Conseils

chargée sur un axe 1) À l’équilibre, la somme des forces doit s’annuler.


2) L’équilibre stable correspond à un minimum
L’axe vertical (Oz) est matérialisé par un fil fin sur lequel d’énergie potentielle. Pour de petits mouvements, on
peut coulisser sans frottement une très petite sphère, de peut essayer de linéariser l’équation du mouvement
masse m , portant la charge électrique q positive. au voisinage de l’équilibre.
Un cerceau de rayon R et d’axe (Oz) , portant une char-
ge électrique positive répartie uniformément sur sa circon-
férence, crée un champ électrique dont on admettra l’ex-
pression sur l’axe (Oz) : 8 Navire à moteur (Banque G2E08)
➞ z ➞
E axe (z) = a 3 ez, où a est une constante positive. Un navire, de masse m = 10 000 tonnes, file en ligne droi-
(R2 + z 2) 2 te, à la vitesse v 0 = 15 nœuds.
La force de résistance exercée par l’eau sur la coque du
1 • Force subie bateau est du type : F = k v 2 où k est une constante et v la
a) Exprimer la valeur algébrique F(z) de la force d’origi- vitesse du bateau.

ne électrique F (z) = F(z) ➞ e z subie par la petite sphère. Un nœud correspond à 1 mille nautique par heure et le
Tracer l’allure des variations de F(z) . nautique est égal à 1 852 m.
b) Pour quelles valeurs de la masse m est-il possible On se place dans un référentiel lié au port qui sera suppo-
d’obtenir des positions d’équilibre pour la petite sphère ? sé galiléen.

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32 La photocopie non autorisée est un délit.
Puissance et énergie en référentiel galiléen
3 EXERCICES

1 • Calculer la constante k sachant que le moteur fournit 1 • Calculer la norme v 0 de la vitesse de la bille en O.
une puissance de 5 MW à la vitesse v 0.
2 • Exprimer la norme v M de la vitesse de la bille en un
2 • Le navire stoppe ses machines à la distance X au large point M quelconque du cercle repéré par l’angle q.
de la passe d’entrée d’un port. 
➞ CM
Déterminer l’expression de la vitesse du navire en fonc- 3 • On désigne par er =  le vecteur unitaire porté
tion du temps t. On posera L = m /k.  CM 

3 • En déduire la distance X parcourue par le navire en par le vecteur position C


I M du point M.

fonction de L, v 0 et v P, la vitesse au niveau de la passe. Écrire l’expression de la réaction R = Re➞r du guide circu-
Calculer cette distance si on désire atteindre la passe à la laire sur la bille.
vitesse de 2 nœuds.
4 • Déterminer la hauteur minimale hmin à partir de laquel-
4 • Déterminer le temps q mis pour atteindre la passe. le il faut lâcher la bille sans vitesse initiale pour qu’elle ait
5 • Déterminer la vitesse, v Q, à l’arrivée du quai, un demi- un mouvement révolutif dans le guide.
mille au-delà de la passe d’entrée. On la calculera en 5 • On lâche la bille sans vitesse initiale depuis une hau-
nœuds puis en m/s. teur h0 = 2a. Calculer, en degrés, la valeur q0 de l’angle q
6 • Quelle est la solution d’urgence pour arrêter le bateau ? pour laquelle la bille quitte le guide.
6 • Calculer la valeur v Ox de la composante suivant l’axe
Ox de la vitesse de la bille au moment où elle quitte le
9 Étude d’un looping guide.
(d’après ICNA 06)
7 • Calculer la valeur maximale hM de la hauteur atteinte
Une bille, assimilée à un point matériel M de masse m, est dans ces conditions par la bille après qu’elle ait quitté le
lâchée sans vitesse initiale depuis le point A d’une gout- guide.
tière situé à une hauteur h du point le plus bas O de la
gouttière. Cette dernière est terminée en O par un guide
circulaire de rayon a, disposé verticalement. La bille, dont
on suppose que le mouvement a lieu sans frottement, peut
éventuellement quitter la gouttière vers l’intérieur du cer-
cle. On désigne par g➞ = – ge➞y l’accélération de la pesan-
teur (cf. figure ci-dessous).
A x

⇓ yg

a
h
C yeq

yey yer
q
M
O yex y

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La photocopie non autorisée est un délit. 33
Corrigés

1 Distance minimale de freinage 3 Étude de la chute d’un alpiniste


Soit F le module de frottement entre la voiture et le sol. Le 1 • Notant x l’allongement du ressort, l’équation du mouve-
théorème de l’énergie cinétique entre le début du freinage (la ment est :
mx·· = – kx + mg
voiture à la vitesse v ) et l’arrêt s’écrit : dont l’intégrale première est, compte tenu des conditions
mv 12 initiales :
• 1er cas : 0 – 2
= – Fd1 ;
1 ·2 1 1 2
mx – mgx + kx2 = mv 0 .
2 2 2
mv 22
• 2e cas : 0 – 2
= – Fd2. L’élongation maximale du ressort est la solution supérieure à :
mg
xeq = de l’équation du second degré :
d2 v 2 k
On en déduit = 2 = 2,56, 2
d1 v1 kx2 – 2 mgx – mv 0 = 0.

8
ce qui donne d2 = 102,4 m, soit environ 100 m. La distance mg k v0 2

de freinage a donc augmenté de 60 m ! Soit : xmax = 1+ 1+ .


k m g
La force maximale vaut alors :
2 Carabine-jouet à ressort
8 v0 2
k
Fmax = mg 1 + 1+ .
1 • L’énergie mécanique initiale de la balle est : m g
k(Δ )2 2 • La hauteur de chute libre h qui donne une vitesse v 0 à la
M0 = – mg Δ sin a si on choisit l’origine des énergies
2
v2
potentielles à l’extrémité du canon de la carabine. Quand la limite de tension de la corde est h = 0 .
2g
balle sort du canon, son énergie est donc uniquement sous
v 20
mv 02 Le facteur de chute du cas étudié est donc f = , ce qui
forme d’énergie cinétique, elle vaut . La conservation de 2gL
2 permet d’écrire la force maximale sous la forme :
l’énergie mécanique (on néglige tout frottement) donne :
Fmax = P 1 +
5 1+
2f
aP
.
v0 =
9 mk (Δ ) – 2g sin aΔ
2
Ce résultat ne dépend que du facteur de chute, pas de h : pour
une corde deux fois plus longue et une hauteur de chute deux
v 0 = 14,1 m . s– 1 51 km . h– 1.
fois plus grande, la force maximale est inchangée (le contact
avec la paroi risque tout de même d’être un peu plus sévère !).
Le cas le plus défavorable correspond à L minimum, pour
une hauteur de chute h donnée, soit f = 2, cas du doc. 2 de
Δ l’énoncé.
α
3 • a) i. L’élasticité de la corde est :
2fP
a= , mesurée en N– 1.
2 • Quand la balle est au sommet de sa trajectoire, sa vitesse Fmax (Fmax – 2P)
est horizontale. La seule force agissant sur la balle une fois Pour Fmax = 9 kN , P = 800 N , f = 2 , il faut que l’élasticité
qu’elle a été tirée est son poids, donc la composante horizon- de la corde soit a = 4,8 . 10 – 5 N – 1.
tale de la vitesse se conserve :
ii. Pour L = 10 m et f = 1 , l’élongation maximale est :
v H = v 0 cosa = 7,0 m . s– 1 25 km . h– 1 .
Le théorème de l’énergie cinétique entre l’instant où la balle
sort du canon et celui où elle passe au sommet de sa trajectoire
xmax = aLP 1 +
5 1+
2f
aP
= 3,2 m

parabolique s’écrit :
et la force maximale vaut Fmax = 6,6 kN.
mv H2 mv 02 v 02 sin2a iii. Ce cas apparaît catastrophique : la hauteur de chute est
– = – mgh, donc h = ≈ 7,6 m .
2 2 2g importante alors que la partie extensible de la corde est très

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34 La photocopie non autorisée est un délit.
Puissance et énergie en référentiel galiléen
3 CORRIGÉS

réduite. C’est pourtant ce qui est utilisé dans le cas d’une


excursion en via ferrata, mais le dispositif d’assurance utili- 5 Mouvement de trois électrons
sé est alors tout particulièrement conçu pour ce genre d’ex- Au cours du temps, les électrons restent positionnés sur un tri-
pédition : la fixation au harnais est un amortisseur. angle équilatéral dont le centre de gravité O est immobile.
A.N. : f = 5 , L = 1 m et Fmax = 13,7 kN .
x
b) Pour ce nouveau modèle, l’équation du mouvement est :
mẍ = – F + P F
y BA
où le second membre est constant, soit : yFCA
A
1 .2 1 2
mx + (F – P)x = mv 0 .
2 2
Il vient alors : O
2
mv 0 f C
xmax = =L .
2(F – P) F H
–1 B
P
A.N. : L = 10 m et f = 1 : xmax = 1 m ;
2 2 π 1
L = 1 m et f = 5 : xmax = 0,5 m . Posons OA = x. OA = AH = AB sin = AB.
3 3 3 3
c) Le facteur de chute est : ➞
aFmax(Fmax – 2P) L’électron en A est soumis à deux forces : FBA de la part de

f= . l’électron en B et FCA de la part de l’électron en C de même
2P
norme.
Pour F = 12 kN et a = 5 . 10 – 6 N–1, on a fmax = 0,39 . ➞ ➞ e2 π ➞ e2
FBA + FCA = 2 cos u x = u➞x .
4π ε0 AB2 6 4π ε0 x 2 3
Cette force globale dérive de l’énergie potentielle Ep(x) avec :
e2
4 Anneau en mouvement Ep(x) =
4π ε 0 x 3
.
sur une hélice Au cours de son mouvement, l’électron a une énergie méca-
Lors du mouvement de l’anneau, seul son poids travaille. nique constante.
On peut appliquer le théorème de l’énergie cinétique entre 1 e2 a
EM = mv 2 + Ep(x) = avec x0 = .
l’altitude H et l’altitude z. 2 4π ε 0 x0 3 3
1
mv 2 = mg(H – z) 1 e2 e2
2 Soit mv 2 = – .
2 4π ε 0 a 4π ε 0 x 3
➞ ➞
Sur l’hélice OOM = aur + z uz La vitesse limite atteinte correspond à x infini.
·➞ ·➞ ·➞
v = aquq + z· uz = aquq + hquz
➞ ➞
e
➞ · v lim = .
v 2 = (a 2 + h 2 )q 2 2π ε0 ma
1 ·
Soit m(a 2 + h 2 )q 2 = mgh (2π – q)
2
dθ 6 Mouvement d’un point
L’anneau part de q = 2π et arrive en q = 0, donc 0.
dt sur un cercle, liaison bilatérale,

puis unilatérale
2 gh
Soit =– 92π – q
dt a2 + h2 1 • a) Le théorème de l’énergie cinétique appliqué entre le
point de départ (point le plus bas du cercle) et un
dθ 2 gh v2 v2
=– dt. point quelconque s’écrit m – m 0 = – mg(y + R).
2π – θ a2 + h2 2 2
L’anneau atteint le sol pour t = T avec b) La perle fait le tour complet de la gouttière si v 2 > 0 pour
tout y ∈ [– R ; R] donc si v 0 24gR.

dθ 2 gh 2
∫ =– T. Dans le cas contraire, la vitesse s’annule en y0 = 1 v 0 – R,
0 2π – θ a + h2
2
2 2
et la perle oscille entre les deux points symétriques d’altitude y0 .
π (a 2 + h 2 )
T=2 c) La relation fondamentale de la dynamique s’écrit :
gh ➞ ➞ ·
ma➞ = P + N avec a➞ = – Rq 2e➞r + Rq̈ e➞q ,

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La photocopie non autorisée est un délit. 35
CORRIGÉS 3
Puissance et énergie en référentiel galiléen

les forces étant : 2


➞ ➞ 2 • a) N s’annule pour y1 = 2 y0 = 1 v 0 – 2 R. Ce point
P = mg cosq e➞r – mg sinq e➞q et N = Ne➞r 3 3 g 3
(la gouttière jouant le rôle de glissière, N est de signe appartient à la gouttière si, et seulement si, y1 ∈ [– R ; R] ,
· soit v20 5gR . Si y0 < 0 , la vitesse s’annule avant la réac-
quelconque). En projection sur e➞r , en utilisant v = Rq et
y = – Rcosq , on obtient : tion, si y0 > 0 , c’est la réaction qui s’annule en premier. Pour
v2 3y – 2y0 que la balle effectue le tour complet, il faut que v 20 > 65gR .
N = – mg cosq + m = mg .
R R Conclusion
Avec la convention choisie pour N , il est négatif au début
• Si v 0 62gR, le point P monte jusqu’en y0 0 , redes-
2
du mouvement, puis change de signe en y = y0, et reste cend tout en restant en contact avec la gouttière et revient vers
3 son point de départ.
2
positif tant que y y0, ce qui n’a pas d’influence ici sur le • Si 62gR v 0 65gR, le point P quitte le contact en un
3
mouvement de la perle car la gouttière assure toujours la liaison point d’altitude 0 y1 R et tombe.
(liaison bilatérale). • Si v 0 65gR, le point P fait le tour complet.
d) Avec v 0 = 24gR le théorème de l’énergie cinétique devient 2
b) N s’annule en y1 = R. En reprenant le calcul de la ques-
v 2 = 2g(R – y) . En fonction de q , on obtient : 3
· θ  tion 1) d), on obtient l’instant t1 où cela se produit :
(Rq )2 = 2gR(1 + cos q ) = 4gR cos2s ,
 2 R θ π  y1 2
t1 = ln ta n 1 + , où cos q 1 = – =–
θ  g  4 4 R 3
soit : dq = ± 2 g
cos .
dt R  2
R
Quand q augmente de 0 à π : on trouve t1 = 1,54 .
g
q dq
cos 0 et 0 donc, dans cette phase du mou-
2 dt 7 Mouvement d’une particule
vement : θ  chargée sur un axe
d
R  2 1 • Force subie
dt = , ➞
g θ a) Sachant que F (z) = aqEaxe (z)e➞z , on a :
cos
 2 z
F(z) = aq 3
θ  (R2 + z2) 2
θ d
R  2 R θ π  dont les variations sont représentées ci-après (doc. 1).
soit t= = ln ta n + .
g θ g  4 4 F(z)
cos 0,4
0  2 z1
Pour avoir q(t) , il suffit d’inverser cette expression : mg z2

  g 
t − π . La valeur maximale de q est 0,2
q = 4 arctan exp
  R 
π , le temps mis pour l’atteindre est infini.
–6 –4 –2
θ
0 2 4 6
3
2,5
2 – 0,2
1,5
1
0,5
– 0,4
0
0 5 10 15 20 t
Doc. 1

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36 La photocopie non autorisée est un délit.
Puissance et énergie en référentiel galiléen
3 CORRIGÉS

b) L’équilibre peut être réalisé si la force F(z) peut être


compensée par l’effet du poids. On voit que la condition 0,2 Ep(z) z1

mg = aq z peut être réalisée pour deux positions


3
–2 –1 1 2 3 4 5
R2 + z2 2 O
d’équilibre z1 et z2, à condition que la masse m soit inférieure
[F(z)]max – 0,2
à mmax = .
g
R
La valeur maximale de F(z) est obtenue pour z = . – 0,4
12 z2
La condition d’existence des deux équilibres est donc :
m m = 2aq . max
– 0,6
3
3 2 gR 2
2 • Équilibre – 0,8

a) L’énergie potentielle Ep,él (z) associée aux efforts électro-


statiques est donnée par :
dEp,él z
= – F(z) = – aq , Doc. 3
3
dz
2
R +z 2 2
On retrouve les positions d’équilibre z1 et z2 rendant l’énergie
soit : E (z) = + aq 1 + cte,
p,él 1 potentielle stationnaire :
R2 + z2 2 – en z1 l’énergie potentielle passe par un maximum (local) :
l’équilibre est instable,
en prenant la constante de façon à avoir Ep,él (0) = 0 , on
obtient les variations suivantes (doc. 2), où on observe natu- – en z2 l’énergie potentielle passe par un minimum (local) :
rellement l’effet répulsif du cerceau sur la petite sphère (les l’équilibre est stable.
deux portent des charges de même signe) : la force électrique b) Au voisinage de ze = z2 , notons z = z2 + e et tentons une
est orientée dans le sens décroissant de l’énergie potentielle, linéarisation de l’équation du mouvement :
et tend à éloigner la sphère du point O.
2 dF
m d z(t) = F(ze + e) – mg = [F(ze) – mg] + e z2 +…
–6 –4 –2 Ep,él(z) 2 4 6 dt 2 dz
z
0
où le terme d’ordre 0 est nul par définition de l’équilibre. On
obtient une équation d’oscillateur harmonique :
– 0,2
d2 e( ) 2
= – w0e,
dt 2

– 0,4 où la pulsation est :

5 5
–1 dF α q(2ze2 – R2 )
w0 = = .
– 0,6
m dz ze = z2
2
5
2 2
m(z + R )
e

3 • a) Pour les trajectoires de phases fermées, qui correspon-


– 0,8 dent à des mouvements périodiques, les conditions initiales
sont sans importance. Pour la trajectoire non fermée, qui part
sur l’axe (Oz) du plan de phase, la petite sphère a été lâchée
Doc. 2 sans vitesse initiale.
En ajoutant l’énergie potentielle de pesanteur, l’origine de
Le sens d’évolution s’obtient sachant que z augmente lorsque
l’énergie potentielle étant prise en z = 0 , il vient :
le point de phase est au-dessous de (Oz) car la vitesse est
1 αq
EP (z) = aq 1
+ mgz – . négative, et que z diminue si le point est au-dessus de (Oz)
R (doc. 4).
2
R +z 2 2

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La photocopie non autorisée est un délit. 37
CORRIGÉS 3
Puissance et énergie en référentiel galiléen

V/w 0 dx v0L v0 L
3 • On a donc : = dx = dt.
1 dt L + v0t L + v 0t
Soit x = + L ln (L + v 0 t) + k.
–3 –2 –1 1 2 3 4 5 z
À t = 0, x = – X donne k = – L ln L – X.
0
 v t v
–1 Donc x(t) = L ln 1 + 0 – X = L ln 0 – X.
 L v (t )
–2  –X 
On atteint la passe pour x = 0 avec v P = v 0 exp .
 L 
–3 z z2 z(0)
1 v0
Si v P = 2 nœuds X = L ln ≈ 1 850 m ≈ 1 mille nautique.
–4 vP

Doc. 4 1 1
4 • q = L v – v = 773 s.
b) Les trajectoires fermées correspondent à des oscillations P 0
autour de la position d’équilibre stable z = z2 . Notons que la
plus petite trajectoire correspond pratiquement à un cercle : v
5 • xQ = + 926 m = L ln v 0 – X.
l’approximation linéaire, donnant des oscillations harmo- Q

niques, est ici satisfaisante. v Q = 0,73 nœud = 0,37 ms – 1.


Pour la trajectoire non bouclée, l’énergie mécanique est suf-
fisante pour passer la bosse d’énergie potentielle en z = z1 . 6 • Pour arrêter le bateau en urgence, il faut remettre les
Dans un premier temps, z varie de z(0) à z2 ; l’énergie poten- moteurs en marche et faire machine arrière.
tielle diminue et l’énergie cinétique augmente : la trajectoire
s’éloigne de (Oz). Pour z diminuant de z2 à z1 , l’énergie
potentielle augmente, l’énergie cinétique diminue : la trajec-
toire revient vers l’axe (Oz), mais ne le touche pas : la petite 9 Étude d’un looping
sphère n’atteint pas l’abscisse z1 avec une vitesse non nulle. (d’après ICNA06)
Au-delà, elle poursuit sa chute en accélérant. 1 • La bille est en mouvement dans un référentiel galiléen.
En lui appliquant le théorème de l’énergie cinétique entre les
8 Navire à moteur (Banque G2E08) points A et O, il vient :
EC (O) – EC (A) = Wpoids + Wréaction.
1 • La puissance fournie par le moteur compense exactement Puisqu’il n’y a pas de frottements, le travail de la réaction,
la puissance de la force de frottement lorsque le bateau avan- orthogonale au déplacement, est nul.
ce à vitesse constante. Wpoids = mg(yA – yO) = mgh.
PM – kv 30 = 0.
1 1
Numériquement : Donc mv 02 – mvA2 = mgh avec v A = 0.
2 2
v0 = 15 nœuds = 7,7 ms – 1.
k = 1,09 10 4 Nm – 2 s2. v 0 = 62gh.

2 • Quand le navire stoppe ses machines, il continue sa route 2 • En un point M tel que yM = a(1 – cos q), on obtient :
selon la direction de v➞0 . 1
mvM2 = mg(yA – yM ) = mg(– a + h + a cos q).
Soit v➞0 = v 0 e➞x . 2
En projection sur e➞x , dans le référentiel lié au port, le princi- v M = [2g(a cos q – a + h)]1/2
pe fondamental de la dynamique appliqué au bateau s’écrit :
dv 3 • Sur le guide circulaire, les forces appliquées à m sont le
m = – kv 2. poids et la réaction R e➞r .
dt
m dv dt m a➞(M) = m g➞ + R e➞r
En posant L = , il vient 2 = – . · ··
k L Soit m(– aq 2 e➞r + aq e➞q ) = mg➞ + R e➞r .
v
En projection sur e➞q , l’équation donne :
d  1 d  t 1 1 t ··
Soit = et – = en tenant compte maq = – mg sin q.
dt  v  dt  L  v v0 L ·
On multiplie par q.
des conditions initiales. ·· · ·
aqq = – g sin qq
v0 L
v= d 1 ·2 d
L + v0t a q = (g cos q).
dt 2 dt

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38 La photocopie non autorisée est un délit.
Puissance et énergie en référentiel galiléen
3 CORRIGÉS

1 ·2 2
Soit aq = g cos q + k. cos q0 = – . q0 = 131,8°.
2 3
·
En q = 0, v 0 = aq = 62gh. ·
6 • À ce moment-là, ➞
v = aq u➞q 0
1 2gh h
D’où = g + k. k = g – 1 . · 2g 2g 1/2
2 a a avec q = cos q0 +
a a
· h
aq 2 = 2g cos q + 2g – 1 . · 2g 1/2
a q= .
3a
En projection sur e➞r , l’équation donne :
· 2g 2
3 2ga3 .
1/2
R = – maq 2 – mg cos q. Soit v 0x = a cos q0 = –
3a 3
h
R = – 3 mg cos q + 2mg 1 – .
a 7 • Le mouvement se fait alors sous l’action du poids seul,
b) La bille peut parcourir le guide en entier si R reste négati- v 0x reste inchangée.
ve sur tout le parcours. hM est atteint lorsque la vitesse verticale v z s’annule.
2h 1 1
Soit 2 – 3 cos q. mv M2 – mv q 20 = mg(hq 0 – hM ), avec v M = v 0x .
a 2 2
2hmin v q 2 v 02
En q = π, on obtient 2 – =–3 Soit hM = hq 0 + 0 – x
a 2g 2g
5
hmin = a. a2 2g 4
2 hM = a(1 – cos q 0) + – a.
2g 3a 27
5 • Avec h = h0 = 2a, R s’annule pour : 50
hM = a.
– 3mg cos q0 + 2mg(1 – 2) = 0 27

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La photocopie non autorisée est un délit. 39
4 Oscillateurs

LES OBJECTIFS
• Connaître la réponse d’un oscillateur à différents
types d’excitation.

LES PRÉREQUIS
• Lois de Newton.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Résolution des équations différentielles du deuxième
ordre à coefficients constants.
• Notation complexe.
• Calculs sur les nombres complexes.

ESSENTIEL

Oscillateur harmonique
Un oscillateur harmonique est un système à un degré de liberté dont l’équation du mouvement est de
2
la forme ẍ + w 0x = 0 , quelle que soit la nature physique de la variable x . Il est soumis à une force
kx2
de rappel f = – kx qui dérive de l’énergie potentielle p(x) = . Il effectue des oscillations iso-
2

chrones de pulsation w0 =
harmonique se conserve.
1 k
m
et de période T0 =
2p
w0
. L’énergie mécanique de l’oscillateur

Oscillateur amorti par frottements visqueux


Sous l’effet d’une force de frottement fluide f = – hv➞ = – h x· e➞x , l’équation du mouvement de l’os-

h
cillateur est ··x + 2a x· + w20x = 0 avec 2a = = w 0 , Q est le facteur de qualité de l’oscillateur.
m Q

• Si a > w 0 ou Q < 1/2 : le mouvement est apériodique.


• Si a = w 0 ou Q = 1/2 : le mouvement est critique.
• Si a < w 0 ou Q > 1/2 : le mouvement est pseudo-périodique (la solution est le produit d’une expo-
nentielle et d’une sinusoïde) de pseudo-période :

T=

w 9
avec w = 9w 02 – a 2 = w 0 1 –
1
4Q2
.

Pour les faibles amortissements (a << w 0 ou Q >> 1), la variation relative de l’énergie mécanique
Δ M 2π M
au cours d’une pseudo-période est =– , ou encore Q = 2π (voir exercice 2).
M Q Δ Μ

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40 La photocopie non autorisée est un délit.
4 ESSENTIEL
Oscillateurs

Oscillations forcées

L’oscillateur précédent est soumis à une force excitatrice FA = FA (t)e➞x . L’équation du mouvement
est alors :
F (t)
ẍ + 2a x· + w0 x = A .
2

m
La solution de cette équation est de la forme x(t) = x0(t) + x1(t) , où x0(t) est la solution générale de
l’équation homogène associée (régime libre) et x1(t) une solution particulière (régime forcé).
L’oscillateur étant amorti, le régime libre tend vers 0 quand t augmente. Au bout d’un certain temps,
seul subsiste le régime forcé. On appelle régime transitoire le régime représenté par x(t) tant que
x0(t) n’est pas négligeable devant x1(t) .
Quand plusieurs excitations agissent sur un oscillateur linéaire, la réponse de celui-ci est la somme
de ses réponses à chacune des excitations prises isolément.

Résonances
L’oscillateur est soumis à une excitation sinusoïdale de pulsation w :
FA (t) = mw 02 xAm cos w t.
La réponse en régime forcé (ou régime permanent) est de la forme x(t) = xmcos(w t + j) , où xm et
j dépendent de w .
On utilise alors les grandeurs complexes associées aux grandeurs sinusoïdales : à la grandeur
u(t) = Umcos (w t + j) , on associe la grandeur complexe u(t) = Ume j (w t + j) = Ume j w t ,
où Um = Ume jj est l’amplitude complexe de u(t). On obtient u(t) en prenant la partie réelle de u(t)
et l’amplitude réelle Um en prenant le module de Um .
L’amplitude xm(w) passe par un extremum pour w = 0 . Il y a résonance d’élongation (autre extremum

8
1 1
de xm(w)) si Q . Cette résonance a lieu pour w r = w 0 1 – . Si l’amortissement est
12 2Q2
faible, wr ≈ w 0 et l’amplitude maximale Xm est égale à QxAm . Le système effectue un filtrage passe-
1 1
bas ou passe-bande pour sa réponse en élongation, selon que Q ou Q .
12 12
Il y a résonance de vitesse pour w = w 0 quelle que soit la valeur du facteur de qualité. L’amplitude
de la vitesse à la résonance est Vmax = Qw 0xAm . Le système effectue un filtrage passe-bande pour sa
réponse en vitesse. La bande passante Δw à 3 dB est la bande de pulsation à l’intérieur de laquelle
Vmax
l’amplitude de la vitesse satisfait à l’inégalité Vm(w) .
12
Δw 1
La bande passante (pour la vitesse) et le facteur de qualité sont reliés par l’équation = .
w0 Q
Le calcul de la bande passante pour l’élongation (quand il y a résonance) est beaucoup plus lourd.
Cependant, dans le cas d’un amortissement faible (Q >> 1) , on retrouve la même relation.

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La photocopie non autorisée est un délit. 41
ESSENTIEL 4 Oscillateurs

Conseils et pièges à éviter


• Les oscillations harmoniques (amorties ou non) n’existent pas qu’en mécanique ; il faut bien
connaître les propriétés des solutions.
• Bien connaître les solutions quelle que soit l’écriture de l’équation :
··x + 2αx· + w 2 x = 0
0
··x + w 0 x· + w 2 x = 0
0
Q
avec Q facteur de qualité de l’oscillateur.
• Pour les oscillations forcées, elles sont ici toujours sinusoïdales ; si le terme forcé n’est pas sinu-
soïdal, mais périodique, penser à la décomposition de l’excitation en série de Fourier et faire la
somme des solutions car l’équation différentielle est linéaire.

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42 La photocopie non autorisée est un délit.
Exercices

1 *Associations de ressorts

Conseils
Voir l’Essentiel sur l’oscillateur amorti.
Une masse m est reliée de deux façons différentes à deux Déterminer la valeur du facteur de qualité.
ressorts de raideur k1 et k2 , de longueur à vide 01 et 02 : L’amortissement pourra être considéré comme faible,
ce que l’on vérifiera avec les résultats obtenus.
k1, 01 k2, 02 m
O A

Premier cas 3 *Oscillateur harmonique amorti


O
k1, 01 m k2, 02 par frottement solide
Second cas N
o
oR
Montrer que la masse décrit un mouvement harmonique tv
uT M x
m(k1 + k2 )
de période T = 2π dans le premier cas, et
k1k2
On considère un oscillateur harmonique constitué par un
m point matériel de masse m assujetti à se déplacer en glis-
T = 2π dans le second cas. sant sur l’axe (Ox) , rappelé vers la position d’équilibre
k1 + k2
x = 0 par un ressort de raideur k.
En déduire la raideur du ressort équivalent à l’ensemble Le glissement sur la tige matérialisant l’axe ➞ (Ox) s’ac-
dans chacun des deux cas. Commenter. compagne d’un frottement. Ainsi, la réaction R ➞ du sup-
port se décompose en une composante normale N (qui
Conseils

Dans les deux cas, appliquer la relation fondamenta- compense ici le poids) et une composante tangentielle T .

le de la dynamique, projetée sur l’axe (Ox), à la


masse m, et la mettre sous la forme mx·· = – K(x – 0). On supposera ce frottement entre solide décrit par les lois
Faire attention au signe dans l’expression des forces suivantes :
de rappel des ressorts. – le point M peut être maintenu en place par l’existence de

Dans le premier cas, pour exprimer la longueur du la réaction tangentielle T , à condition que celle-ci reste
➞ ➞
deuxième ressort en fonction de x , appliquer la rela- limitée par l’inégalité : T f N ;
tion fondamentale de la dynamique au point sans – si cette condition n’est pas réalisable, alors le point M

masse A (point d’attache des ressorts). glisse, et le frottement est régi par la loi de Coulomb : T
➞ ➞
est opposée au glissement, et T = f N .
1 • Quelle est la dimension du coefficient de frottement
2 Oscillateur amorti de facteur solide f ?
de qualité élevé 2 • Le point M étant maintenu immobile à l’abscisse x0 , à
Un oscillateur harmonique perd 5 % de son énergie méca- quelle condition peut-il y rester si on le libère ?
nique par pseudo-période. 3 • On suppose cette condition non réalisée, le point M se
mettant à glisser dans le sens des x décroissants. Étudier le
1 • De quel pourcentage sa pseudo-fréquence diffère-
mouvement du point M jusqu’à ce qu’il s’arrête pour la
t-elle de sa fréquence propre f0 ? Estimer le facteur de
première fois. Préciser l’abscisse x1 correspondante.
qualité Q de l’oscillateur.
4 • Si le point M ne peut se maintenir immobile en x1 ,
2 • Après combien de pseudo-périodes son amplitude
1 que se passe-t-il ensuite ?
sera-t-elle égale à de sa valeur initiale ?
e 5 • Généraliser les résultats précédents pour décrire com-
plètement le mouvement du point M . Représenter son
3 • Après Q pseudo-périodes, quelle est l’amplitude d’os- évolution x = f (t) au cours du temps, et donner l’allure de
cillation ? sa trajectoire de phase.

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La photocopie non autorisée est un délit. 43
EXERCICES 4
Oscillateurs

θ (t)
Conseils

Les lois du frottement solide sont non linéaires. On 10 B


étudiera alors les cas suivants : 8 C
– soit la vitesse est nulle et il faut vérifier si le mobi- 6
le est en équlibre ; 4
– soit la vitesse est non nulle, le signe de la vitesse per- 2
D
A
met alors de définir complètement la force de contact. 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5,5 6 6,5 7 7,5 8 8,5 9 9,5 10 t
–2
–4
–6
–8
4 Pendule simple amorti
D’après Mines d’Albi, Douai, Nantes.

Conseils
Appliquer le théorème du moment cinétique en O ou
On considère un objet M de masse m accroché à
la relation fondamentale de la dynamique projetée sur
un point fixe O par l’intermédiaire d’un fil inextensible ➞
la tangente au mouvement (pour éliminer T ).
de longueur et de masse négligeable. L’ensemble est
situé dans le champ de pesanteur terrestre g➞ = ge➞x avec
g = 9,81 m . s–2 , ➞ e x étant un vecteur unitaire de l’axe 5 Modélisation d’un oscillateur
(Ox) vertical descendant. On note q l’angle orienté
—➞ —➞
(Ox , OM ) = (e➞x , u➞ ) ou u➞ est le vecteur unitaire coli- D’après Mines d’Albi, Alès, Douai, Nantes, 2008.
—➞
néaire au vecteur OM . Soit un point matériel de masse m, en mouvement dans le
Lorsqu’on enregistre expérimentalement q(t) , on constate champ de pesanteur g uniforme.
que l’amplitude de q diminue lentement. On interprète ce
1 • Étude énergétique d’un oscillateur
résultat par la présence de frottements que l’on modélise ➞
➞ a) Définir l’énergie potentielle associée à une force F. Pour
par f = – av➞ , où v➞ désigne la vitesse du point M et a
une force de rappel élastique de constante k, déterminer
une constante positive.
l’expression de l’énergie potentielle en fonction de l’écart
1 • Établir l’équation différentielle du second ordre véri- x à la position d’équilibre, à une constante additive près.
fiée par q . En se limitant aux petits angles, écrire l’équa- b) On considère un mouvement conservatif de m sur l’axe
d2q 2 dq horizontal Oy, autour d’une position d’équilibre Y0 , avec
tion sous la forme + + w 02q = 0. l’énergie potentielle EP(y) = E0 + α . (y – Y0)2, où α est une
d t 2 t dt
constante positive. Établir l’équation différentielle du
Donner l’expression de t et son interprétation physique. mouvement et en déduire qu’il s’agit d’oscillations har-
2 • À quelle condition obtient-on un régime pseudo-pério- moniques dont on précisera l’expression de la période.
dique ? Dans le cadre d’un régime pseudo-périodique, cal- c) Application : considérons le dispositif horizontal de la
culer la pseudo-pulsation w et la pseudo-période T . figure suivante.
On appelle décrément logarithmique d la quantité :
m y
ln
 θ t  ()
où T est la pseudo-période et t le temps.
(
θ t +T  )
Exprimer d en fonction de T et t . Les ressorts sont identiques, de raideur k et de longueur à
3 • La figure ci-après représente les variations de q avec vide L0 , tandis que les points d’attache sont distants de
le temps. On précise les coordonnées de quatre points par- 2L0 .
ticuliers : Exprimer EP(y) si y désigne l’écart à la position d’équi-
libre, et calculer la période T0 des oscillations de m si
points A B C D m = 200 g et k = 40 N/m.
t (s) 0,248 1,10 2,20 8,00 d) On envisage l’existence d’un frottement fluide d’intensi-
q (°) 0,00 8,95 8,02 0,00 té proportionnelle à la vitesse de m par rapport à l’axe du

mouvement: F = – b. m . v➞ où b est une constante positive.
La masse m est égale à 470 g. Calculer numériquement, à Donner la dimension ou l’unité SI de b.
partir de ces valeurs, sans oublier les unités : e) Établir l’équation différentielle du mouvement. Quelle
a) le décrément logarithmique d ; b) la pseudo-période T ; est la valeur numérique maximale de b permettant les
c) le temps t ; d) la constante a . oscillations de m ?

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44 La photocopie non autorisée est un délit.
Oscillateurs
4 EXERCICES

2 • Modélisation d’un dispositif expérimental Valeurs correspondantes :


a) On dispose d’un banc à coussin d’air rectiligne (Ox), xe
incliné par une cale de hauteur h d’un angle a par rapport ln ln (h)
x0
à l’horizontale, selon la figure ci-dessous. Sur ce banc, un
– 2,19 – 4,61
aimant est fixé à l’origine O, et un autre aimant, de masse
m, est fixé sur un palet mobile sans frottement : – 2,39 – 3,91
– 2,56 – 3,22
x – 2,63 – 2,81
– 2,73 – 2,53
m – 2,76 – 2,30
O h
a – 2,81 – 2,12
d) Exprimer littéralement l’énergie potentielle totale EP(x) de
L
m, à une constante additive près, en fonction de x, x0, k, m, h,
Les aimants sont orientés de telle sorte qu’ils se repous- g, L et n, puis en fonction de x, x0, xe, k et n seulement.
sent mutuellement. La possibilité pour m d’osciller autour e) Lorsqu’on se limite à des oscillations de faible amplitu-
d’une position d’équilibre résulte de la compétition entre de autour de la position d’équilibre, on rappelle qu’on peut
la répulsion électromagnétique, réduite à une force notée utiliser pour l’énergie potentielle un développement de

F, prépondérante lorsque les aimants sont proches, et le Taylor d’ordre 2 : 2
poids, qui devient prépondérant lorsque la distance aug- EP(x) ≈ EP(x = xe) +
(x – xe)2 d EP
mente. 2 dx2 x = xe
Faire un bilan des forces à l’équilibre sur un schéma. En déduire une expression de EP(x ≈ xe) sous la forme :
b) Sans connaissances préalables en électromagnétisme, 1
K (x – xe)2 + cste ; le détail de la constante additive
on cherche dans la suite à vérifier si la force électroma- 2
gnétique agissant dans cette expérience peut être modéli- n’est pas demandé, mais on exprimera la constante K en fonc-

sée par une loi de la forme : F(x) = k (x0 /x)n ➞ e x , avec tion de xe , x0 , k et n.
k 0 et n entier naturel. Exprimer dans cette hypothèse la f ) Justifier qu’au voisinage de l’équilibre, la résultante des
position d’équilibre xe en fonction de x0, k, m, g, L, h et n forces subies par m équivaut à une force de rappel élastique
dans le cas des petits angles (h << L). dont on précisera la constante de raideur équivalente.
NB: cette approximation sera toujours utilisée dans la suite. g) Toutes choses égales par ailleurs, montrer que la période T
c) On mesure xe pour différentes cales, puis on représente des petites oscillations autour de l’équilibre est proportion-
ln (h) en fonction de ln (xe /x0). En prenant x0 = 1 m, dédui- nelle à une puissance de h que l’on déterminera; en déduire
re des mesures ainsi représentées ci-dessous les valeurs de une méthode de mesure de n que l’on décrira succinctement.
n et de k.
On donne : L = 120 cm ; m = 189 g ; g = 9,81 m. s – 2. 6 *Portrait de phase d’un oscillateur
ln (h) en fonction de ln
xe pas toujours harmonique
x0
Les deux ressorts sont identiques, ils possèdent une raideur
–2 k et une longueur à vide 0 . Le point M , de masse m , est
mobile sans frottements sur l’axe horizontal (Ox) (doc. 1).

– 2,5 A
k, 0
–3 a
M
– 3,5 x
0

–4 a
k, 0

– 4,5 B

–5 Doc. 1
–3 – 2,8 – 2,6 – 2,4 – 2,2 –2
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La photocopie non autorisée est un délit. 45
EXERCICES 4
Oscillateurs

1 • Montrer que l’énergie potentielle du point est :


p = kx 2 – 2k 0 9a 2 + x 2 + 2k 0 a
0,6
si on impose P(0) =0. 0,4
0,2
P(u)
On donne (doc. 2) la courbe représentative de , où :
ka 2 –1 0 1
x – 0,4
u = , pour différentes valeurs de a = 0 : – 0,6
a a
1 1 1 2 3 4
a = 0, a = , a = , a = 1 et a = 1,5.
10 2
Doc. 3
Commenter. Portrait de phase de l’équation différentielle :
d 2 u + 4 π 2 u (1 – α ) = 0.
p (u) dt 2 √1 + u 2
2,4 ka2 α = 0,1
2,0 x
α =0 2 3
1,6 α =1
2
α = 1,5 1
1,2
√5 0
0,8 u= 0,9 2,7 4,5 6,3 8,1 t
2 –1 1
0,4 u = √3
0 –2
4 Doc. 4
– 0,25
u Diverses solutions de l’équation différentielle :
0 0,4 0,8 1,2 1,6 2 2,4 2,8 d 2u ) avec =1,5 pour x = 0
dt 2 91 + u 2
Doc. 2
et x(0) = 2 ; x(0) = 1,4 ; x(0) = ; x(0) = – 1,2.
4 2 3 1
2k 2p
2 • On pose W 02 = et T0 = . En prenant comme
m W 0 b) Étude de la courbe pour =1
nouvelle unité de temps T0 , montrer que l’équation diffé-
1 du (pour α = 1)
rentielle d’évolution de u s’écrit :
2π dt
0,6
d2 u  α 
+ 4π 2 u 1 – =0 0,4
dt 2
 1 + u2  A3
0,2
A2 A1
u· – 0,9 – 0,3 0 0,3 0,9 u
3 • On propose les portraits de phase dans le plan (u, ).
2π A4
– 0,4
0
correspondant à différentes valeurs du rapport a = . – 0,6
a
Doc. 5
a) Étude de la courbe pour = 1,5 Portrait de phase avec a = 1.
· = 0 et u(0) ≠ 0 .
Les conditions initiales choisies sont u(0)
Commenter les mouvements décrits par ces trajectoires dans u
le plan de phase (doc. 3) (on se limitera aux courbes (1), 0,4
(2), (3) et (4)) et les évolutions de u(t) (doc. 4) ; faire le
lien avec la courbe P(u) . 0,2
Placer les positions d’équilibre sur le plan de phase. Que 0
2 4 t
peut-on dire du point (0 , 0) ?
– 0,2
– 0,4

Doc. 6
Solution de l’équation différentielle pour a = 1.

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46 La photocopie non autorisée est un délit.
Oscillateurs
4 EXERCICES

Expliquer pourquoi le document 5 prouve que les oscilla-


tions ne sont pas harmoniques. 7 Étude de la suspension
On donne la courbe u(t) (doc. 6) pour les conditions initiales d’un véhicule
· =0.
u(0) = 0,5 et u(0) D’après Mines d’Alès, Albi, Douai, Nantes, 2006.
Placer les points A1 , A2 , A3 et A4 sur cette dernière figure.
Le véhicule étudié est modélisé par un parallélépipède, de
c) Étude de la courbe pour = 0,1 centre de gravité G et de masse M, reposant sur une roue
Commenter et expliquer le caractère harmonique ou non par l’intermédiaire de la suspension dont l’axe OG reste tou-
des petits mouvements (les courbes tracées sur le document jours vertical.
7 correspondent aux conditions initiales u(0) = 0,05 , 0,1 L’ensemble est animé d’une vitesse horizontale v➞ = v u➞x .
et 0,2 , la vitesse initiale étant toujours nulle. Existe-t-il ici
La suspension, quant à elle, est modélisée par un ressort de
une trajectoire frontière comme pour la courbe correspon-
raideur constante k = 1,0. 10 5 N. m– 1 (de longueur à vide
dant à a = 1,5 ? Pourquoi ?
l 0 ) et un amortisseur fluide de constante d’amortissement
Données : On rappelle que :
constante l = 4,0 . 10 3 U.S.I. La masse de l’ensemble est
n(n – 1) 2 M = 1 000 kg.
(1 + x)2 = 1 + nx + x , pour x 1.
2 La position verticale du véhicule est repérée par zG dans le
référentiel galiléen proposé ayant son origine sur la ligne
1 du moyenne des déformations du sol. On note zO la cote du
2π dt
centre de la roue par rapport au niveau moyen de la route.
0,2
M G
0,1 ZG
yUZ k l

u yUX O ZO = R
– 0,2 – 0,1 0 0,05 0,1 0,2 Fig. 1
La route est parfaitement horizontale.
– 0,1
M G

– 0,2 k l
ZG
Doc. 7 yUZ
O R
Portrait de phase de l’équation différentielle : yUX ZO
d 2 u + 4 π 2 u (1 – α ) = 0 avec α = 0,1 .
dt √ 1 + u2

Fig. 2
La route est ondulée.
Conseils

1) Utiliser l’expression de l’énergie potentielle élas-


tique d’un ressort. L’amortissement entre M et la roue introduit une force de
2) Les trajectoires de phase entourent-elles une ou frottement fluide, exercée par l’amortisseur sur M, qui s’é-
plusieurs positions d’équilibre ? Sont-elles elliptiques crit :
dZG dZO ➞
(ou circulaires suivant les variables choisies en yF = – l . – .u z
dt dt
abscisses et en ordonnées) ? Une trajectoire de phase
peut-elle former un 8 ? 1 • La route est parfaitement horizontale (fig. 1)
Pour un système conservatif, les trajectoires de phase 1. 1. La route ne présente aucune ondulation et le véhicule
sont des trajectoires isoénergétiques, ce qui permet de n’a aucun mouvement vertical. Déterminer la position z Geq
faire le lien avec la courbe P(x) (on rappelle que de G lorsque le véhicule est au repos.
P(x) M , car K est 0). 1. 2. Suite à une impulsion soudaine, le véhicule acquiert
un mouvement d’oscillations verticales. On cherche dans
cette question à établir l’équation différentielle caractéris-
tique du mouvement par une méthode énergétique.

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La photocopie non autorisée est un délit. 47
EXERCICES 4
Oscillateurs

On étudie le mouvement par rapport à la position d’équi- 2. 6. Étude fréquentielle


libre établie précédemment. On posera z = z G – z Geq . On souhaite maintenant étudier l’amplitude des oscilla-
1. 2. a) Établir l’expression de l’énergie potentielle de tions en fonction de la vitesse de la voiture. Pour cela, on
pesanteur.
étudie donc Z en fonction de w.
1. 2. b) Établir l’expression de l’énergie potentielle élas- A
tique. 2. 6. a) Tracer l’allure du diagramme de Bode relatif à Z .
Les énergies potentielles seront exprimées en fonction de A
z et à une constante additive près. 2. 6. b) wr , valeur de w pour laquelle l’amplitude est maxi-
1. 2. c) Appliquer le théorème de l’énergie cinétique à la male, est de l’ordre de grandeur de w 0. Quelle est la valeur
masse et en déduire l’équation différentielle en z caracté- de v correspondante ? calculer l’amplitude des oscillations
ristique du mouvement. du véhicule pour w = w 0.
1. 2. d) Dessiner, qualitativement, les allures envisageables 2. 7. Application
de la fonction z(t). (la résolution de l’équation différentiel- Dans le film « Le salaire de la peur », Yves Montand
le n’est pas demandée). conduit un camion (w 0 ≈ 25 s – 1) chargé de nitroglycérine.
2 • La route est ondulée (fig. 2) Il passe sur une tôle ondulée de période spatiale 1 m et
Le véhicule se déplace à la vitesse horizontale v sur un sol pour laquelle A = 10 cm. Afin d’éviter l’explosion du char-
ondulé. L’ondulation est assimilée à une sinusoïde de gement il doit traverser la tôle à une vitesse inférieure à
période spatiale L et d’amplitude A. z O peut alors s’écrire 5 km/h ou supérieure à 50 km/h. Justifier qualitativement
z O = R + A cos w t. ceci à l’aide des résultats précédents.
On étudie maintenant le mouvement par rapport à la posi-
tion d’équilibre établie précédemment. 8 *Réponse harmonique stabilisée
On posera z = z G – z Geq .
Pour les applications numériques on prendra L = 1 m ; Le pendule simple de masse m représenté sur la figure
A = 10 cm. (doc. 1) est lié par deux ressorts identiques de raideur k et
2. 1. Quelle est l’unité de λ ? longueur 0 à vide.
2. 2. Exprimer w en fonction de v et L. Vérifier l’homogé- Au repos, l’abscisse x est nulle lorsque y = 0.
néité du résultat. On fera l’approximation des petits angles pour étudier le
2. 3. En appliquant le principe fondamental de la dyna- mouvement.
mique à la masse M dans le référentiel terrestre supposé
galiléen, établir l’équation différentielle en z régissant le g
mouvement.
q
2. 4. Justifier qualitativement le fait que l’on recherche la (k, 0) M (k, 0)
solution z(t) de cette équation différentielle sous une A
forme sinusoïdale z(t) = z max .cos (ωt + φ).
2. 5. Résolution par la méthode des complexes x(t)
On pose z = Z .e iωt, réponse complexe du véhicule à l’ex- y(t)
citation sinusoïdale et z O – R = Ae jωt.
k wl
+j 1 • Quelle est la pulsation propre w 0 du système ?
2. 5. a) Montrer que Z = M M avec j le
A 2 l k 2 • Le point A est mobile, animé d’un mouvement sinu-
– w + jw +
M M soïdal, se déplaçant de y(t) = Ym cos wt par rapport à sa
complexe tel que j 2 = – 1 puis que l’on peut mettre sous la k
position fixe précédente. On note 2 = .
w m
1+j En supposant qu’un régime permanent est établi, détermi-
w H
forme Z = 2
1
= 1 ; Exprimer alors w 0 , ner l’amplitude Xm du mouvement de M , et le déphasa-
A 1– w w H2
+j ge j de son déplacement x(t) par rapport au déplacement
w 20 Qw 0
y(t) du point A. Tracer les variations de Xm et j en fonc-
w 1 et Q en fonction de k, l et M. tion de w .
2. 5. b) Calculer numériquement w 0 , w 1 et Q. N’oubliez
pas les unités. 3 • Discuter la modification des résultats lorsqu’on tient
compte d’un amortissement du pendule, couplé avec une
2. 5. c) Donner l’expression du module Z en fonction de palette plongeant dans un liquide, à l’origine d’une force
A ➞ .
w 0 , w 1 et Q. de frottement F = – h x ➞ ex.

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48 La photocopie non autorisée est un délit.
Oscillateurs
4 EXERCICES

4 • On souhaite que le déplacement Xm varie (à Ym θ (t)

donné) au plus de 10 % sur une plage de fréquence aussi 0,8


large que possible. Quelle valeur faut-il donner au facteur 0,6
de qualité de l’oscillateur pour réaliser cette condition ? 0,4

0,2
Conseils

1) Écrire l’équation du mouvement, en utilisant


0 10 20 30 40 50 t (s)
cos q 1 et sin q q à l’ordre d’approximation – 0,2
linéaire. – 0,4
2) et 3) Le régime sinusoïdal forcé est établi, utiliser – 0,6
la notation complexe accélère la recherche de la solu- – 0,8
tion x(t) correspondante.
4) Utiliser l’allure des courbes de réponse Xm(w)
Doc. 2
possibles pour choisir le bon cas de figure à utiliser.
Commenter. On essaiera en particulier d’interpréter les bat-
tements de l’amplitude d’oscillation qui sont observés.
9 Oscillateur paramétrique

Conseils
1) Projeter convenablement l’équation donnée par la
Un pendule simple (doc. 1) constitué d’un fil inextensible relation fondamentale de la dynamique.
de masse négligeable et d’un point matériel M de masse 2) a) Faire de même en tenant compte du mouvement
m est accroché au point O , mobile le long de l’axe ver- de O .
tical (Ox). b) Mettre l’équation sous la forme d’une équation
O
y d’oscillateur avec second membre excitateur.
O D(t) c) Les oscillations du pendule sont-elles isochrones
pour toutes les valeurs de son amplitude d’oscillation ?
teq
q
tg
M
ter 10 *Système auto-excité :
x oscillateur de Van der Pol
Doc. 1 1 • Préliminaire
Soit un oscillateur régi par l’équation d’évolution :
1 • Le point O est immobile : D(t) = 0 .
w
ẍ + 0 x. + w 0 x = 0 en régime libre.
2
Quelle est l’équation du mouvement du pendule ? Quelle
est la pulsation propre w 0 des petites oscillations ? Q
a) Lorsque Q 0, quel comportement limite (t → ) peut-
2 • Le point O est animé d’un mouvement oscillant : on attendre pour l’oscillateur évoluant à partir de condi-
D(t) = Dm coswt . tions initiales a priori quelconques ?
a) Établir l’équation du mouvement : b) Qu’en est-il pour Q 0 ?
2
q̈ + w 0 (1 + h(t)) sinq = 0 , c) Quel est le cas limite séparant ces deux comportements ?
en précisant l’expression de h(t) .
b) En supposant l’angle q petit, et l’excitation très faible, 2 • On s’intéresse à l’oscillateur de Van der Pol, dont l’é-
montrer que l’oscillateur harmonique risque d’entrer en réso- quation différentielle d’évolution est :
nance si on donne à la pulsation w une valeur particulière. w x2
– 1 x. + w 0 x = 0.
2
ẍ + 0
c) La résolution numérique de l’équation donne, pour Q x20
w = 2w 0, le résultat ci-après (doc. 2). (Les simulations sont données pour x0 = 1 et w0 = 1 rad . s – 1.)
a) Lâché sans vitesse initiale pour x(0) = 0,1 ou 4, pour
Q = 5, l’évolution du système est représentée sur le docu-
ment 1.
Commenter qualitativement ces résultats.

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La photocopie non autorisée est un délit. 49
EXERCICES 4
Oscillateurs

Que peut-on dire du comportement asymptotique du sys-


1 tème ?
4,2
4 Les oscillations peuvent-elles être harmoniques ?
3,5
2,8 0,1 3 • On se place désormais dans le cas où le régime limite
2,1 est pratiquement sinusoïdal : 1/Q, noté e, sera traité
1,4 comme un infiniment petit d’ordre 1 dans les calculs qui
0,7 suivront, et on cherche une solution presque sinusoïdale
0 de la forme :
2 4 6 8 10 t x(t) = x0 [ A cos(w 0 t) + B(t) ] .
– 0,7
– 1,4 La « correction » B(t) sera traitée comme un infiniment
– 2,1 petit d’ordre 1 en e.
a) D’après les simulations, quelle est la valeur de A ?
Doc. 1
b) Déduire de l’équation du mouvement, développée à
b) Pour Q = 10, 1 ou 1/3, à partir d’autres conditions l’ordre 1 en e, l’équation d’évolution de B(t).
initiales, on a représenté les trajectoires de phase de c) La solution B(t) étant stable au vu des simulations,
.
x , x . exprimer la solution obtenue en régime permanent établi,
l’oscillateur (doc. 2) dans le plan
x0 w 0x0 et la solution complète (mais approchée) x(t).
Quels sont les harmoniques du signal mis en évidence
dans cette étude ?
Conseils

1) Rechercher les racines de l’équation caractéris-


1
tique et en déduire la convergence ou la divergence
Q = 10
des évolutions correspondantes suivant le signe de Q.
o
–1 1 2 2) On remarquera un comportement qui semble
–1 périodique au bout d’un temps « suffisamment »
long.
3)a) et b) Une lecture rapide des simulations donne
une valeur approchée de A ; cette valeur sera confir-
mée lors de la recherche de l’équation différentielle
vérifié par B(t) : les termes d’ordre 0 doivent dispa-
raître, et seuls les termes d’ordre 1 en e ou B doivent
1 rester.
c) La solution de l’équation différentielle précédente
o Q=1 en B(t) fait apparaître deux harmoniques w 0 et 3w 0.
–1 1 2

–1

Q=1
–2 –1 o 1 2 3 3

–2

–4

Doc. 2

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50 La photocopie non autorisée est un délit.
Corrigés
Remarque : On peut aussi associer les ressorts en parallèle
1 Associations de ressorts de la façon suivante ; les résultats sont équivalents :
Premier cas : La relation fondamentale de la dynamique k1 01 + k2 02
K = k1 + k2 et L0 = .
appliquée à la masse m s’écrit, en projection sur l’axe : k1 + k2
(Ox) : m ẍ = – k2( 2 – 02) .
Il reste à exprimer 2 en fonction de la position x de la k1
masse m (l’origine de l’axe est prise en O , point d’attache
du premier ressort). Pour cela, on applique la relation fonda- m
mentale de la dynamique au point matériel sans masse A :
k2
0 = – k1( 1 – 10) + k2( 2 – 20) .
k2
On en déduit 1 = 10 + ( 2 − 20 ),
k1

k2 k2
d’où : x= 1 + 2 = 1+ 2 + 10 − 20 ,
k1 k1
2 Oscillateur amorti de facteur
k1 de qualité élevé
soit : 2 − 20 = (x − L 0),
k1 + k2
1 • Pour un oscillateur harmonique dont l’équation d’évolu-
avec L0 = + . tion est :
01 02

L’équation du mouvement est donc :


·· – k1k2
2
mẍ + k x = 0 ou ẍ + w 0 x = 0 avec w 0 =
k
m 1
mx = (x – L0) .
k1 + k2 1 1 2
l’énergie est : = kxm2 = mw 0 xm2,
La masse décrit bien un mouvement périodique de période : 2 2

9
m(k1 + k2) où xm est l’amplitude d’oscillation.
T = 2π .
k1k2 Pour l’oscillateur faiblement amorti, l’équation du mouve-
L’association des deux ressorts en série est équivalente à un ment est :
w
ẍ + 0 x· + w 0 = 0
2

k1k2 Q
ressort unique de raideur K = (et de longueur à vide
k1 + k2 dont la solution est de la forme :
01 + 02). w0 t
x(t) = x0 exp – cos(w t + j)
Second cas : La relation fondamentale de la dynamique appli- 2Q

51 – 4Q1 .
quée à la masse m s’écrit, en projection sur l’axe (Ox) :
avec w = w 0 2
m ẍ = – k1( 1– 01) + k2( 2– 02)

= – k1(x – L’énergie diminue donc, sur une période, d’un facteur :


01) + k2(L – x – 02) ,
avec L longueur totale du système w 0 2π
exp – . qui vaut ici 1 – 5 %. On a donc :
Q w
(k1 01 – k2 02 + k2L)
soit : m ẍ = – (k1 + k2)(x – L0) avec L0 = . 2π w 0 2π
(k1 + k2) 5% car w w0.
Q w Q
La masse décrit bien un mouvement périodique de période :

6
m Le facteur de qualité, élevé, vaut Q 126.
T = 2π . 5%
k1 + k2
Les pseudo-fréquence et fréquence propre diffèrent alors, en
L’association de ces deux ressorts en parallèle est équivalente valeur relative, de :
à un ressort unique de raideur K = k1 + k2 .
Les ressorts s’associent en série ou en parallèle comme les
conductances ou comme les capacités (cf. H-Prépa, Tout en
f – f0
f0
=
w – w0
w0
=
51 – 4Q1 2
–1
1
8Q2
8 . 10 – 6.

un, 1re année). Cet écart relatif est ici négligeable.

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La photocopie non autorisée est un délit. 51
CORRIGÉS 4
Oscillateurs

w0t
5 • Les points d’arrêt successifs sont donnés par :
2 • L’amplitude, proportionnelle à exp – , est divisée x0, x1 = – x0 + 2a, x2 = x0 – 4a, x3 = – x0 + 6a, x4 = x0 – 8a, etc.
2Q
2Q L’arrêt définitif sera obtenu après n demi-oscillations, lorsque
par e au bout du temps t = , soit au bout de n périodes. xn a est vérifié pour la première fois.
w0
t t 2Q L’évolution de la position x(t) est constituée d’un ensemble
n= = = 40. de demi-oscillations harmoniques, de même « demi-pério-
T T0 2π
Cette valeur élevée est bien la marque d’un oscillateur faible- des », centrées en x = – a à la descente, en x = + a à la mon-
ment amorti. tée. L’évolution des élongations successives est en progres-
sion arithmétique de pas égal à 4a .
3 • Après Q oscillations, l’amplitude est égale à : x·
La trajectoire de phase est constituée, dans le plan x, ,
w0 w0 2π w0
x(t) = x0 exp – t x0 exp – Q .
2Q 2Q w0 d’un ensemble de demi-cercles successivement centrés en
Soit : x(t) x0 exp(– π) 0,043 x0 . (– a, 0) et en (+ a, 0) .
Remarque : Le nombre d’oscillations « accessibles » ou « visi- x(t)
bles » donne, avec une bonne précision, la valeur du facteur de
qualité d’un oscillateur amorti.

3 Oscillateur harmonique amorti 4a


par frottement solide
1 • Le coefficient de frottement f n’a pas de dimension. zone d'équilibre
2 • À l’abscisse x0 , le point M est soumis :
– à son poids et à la réaction normale du support, qui se com- t

pensent : N = mg ;
➞ ➞
– à la réaction tangentielle T = T ex ;
➞ ➞
– à la force de rappel du ressort F = – k x0 ex .
L’accélération peut être nulle si T = k x0 . Ceci n’est possible
f mg
que pour T f mg , donc pour x 0 = a.
k
3 • Le rappel du ressort l’emporte initialement sur la réaction
tangentielle, et le point M glisse dans le sens des x décrois-
Doc. 1. Évolution x(t).
sants, donc T = + f mg , et l’équation du mouvement est :
m ẍ = – kx + f mg . v
Le point M quitte l’abscisse x0 a avec une vitesse nulle, w0
donc :
x(t) = (x0 – a) cos(w 0 t) + a , avec w 0 =
k
m 1
.

T π
Le point M s’arrête à nouveau à t = 0 = , (une demi-
2 w0
période), à l’abscisse x1 = – x0 + 2a .
4a
4 • L’équilibre en x1 est impossible si x1 – a, soit x0 3a. x
Dans ces conditions, le rappel du ressort l’emporte sur le frot-
tement et le point M repart dans le sens des x croissants, avec
T = – f mg , soit :
m ẍ = – kx – f mg
T0
dont la solution pour t T0 est :
2
T0
x(t) = (x1 + a) cos w 0 t – – a = (x0 – 3a) cos(w 0 t) – a.
2
Cette phase se prolonge jusqu’à t = T0 , à l’abscisse :
x2 = x0 – 4a . Doc. 2. Trajectoire de phase.

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52 La photocopie non autorisée est un délit.
Oscillateurs
4 CORRIGÉS

4 Pendule simple amorti 5 Modélisation d’un oscillateur


1 • Le point matériel est soumis à : 1 • Étude énergétique d’un oscillateur :
➞ ➞ ➞ —➞
– son poids P = mg = mg (cos q ➞ er – sin q ➞
eq ) ; a) F = – grad Ep .

– la traction du fil T = T ➞er (radiale pour un fil idéal) ; ➞ 1 2
. Si F = – kx u➞x Ep = kx , à une constante additive près.
➞ 2
– la force du frottement f = – a v➞ = – a q ➞ eq .

La relation fondamentale de la dynamique s’écrit : b) Ep (y) = E0 + α(y – Y0 )2 donne F = – 2α(y – y0) u➞y
➞ ➞ ➞

ma = P + T + f , Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse
· m dans galiléen s’écrit :
en projection sur eq on obtient m q¨ = – mg sinq – aq .

d2y
Si on se limite aux petits angles, cette équation devient : m 2 u➞y = – 2α(y – y0 ) u➞y .
· dt
m q¨ + a q + mgq = 0 .
d2y 2α 2α
On peut la mettre sous la forme : Soit 2 + y= y .
dt m m 0
d2 q + 2 dq + w 2q = 0, où 2 = a , On obtient l’équation d’un oscillateur harmonique de période
0
dt2 t dt t m m
T = 2π
2 .
soit :
2m
t=
a
et w 0 =
g
.
1 2α

t est la durée caractéristique de l’amortissement. m


O y y
2 • On obtient un régime pseudo-périodique si le discrimi- – LO LO
nant de l’équation caractéristique est négatif, c’est-à-dire si :
1 La force totale agissant sur m est :
– w 02 0, donc si w 0t > 1 . ➞
F = – ky u➞y – k(L0 – y – L0)(– u➞y).
t2 ➞
La pseudo-pulsation est : F = – 2ky u➞y .
m
8
w = w 02 –
1
t2
= w0 1 –
9 1
(w 0t)2
. Ep (y) = ky 2. On a alors T0 = 2π
2 2k = 0,32 s.

d) F = – bmv➞. b est en s – 1.

et la pseudo-période T = . e) On a alors my·· = – 2ky – bmy· .
w
q(t) est de la forme : ··y + by· + 2k y = 0.
m
t
q (t) = exp – (A cos(w t) + B sin(w t)), L’équation caractéristique associée est :
t
donc : 2k
r 2 + br + = 0.
T q (t) T m
q (t + T) = exp – q (t) et d = ln = ,
t q (t + T ) t 8k
Δ = b2 –
m
3 • a) Pour déterminer d , on utilise les points B et C :
q 8,95
m pourra osciller si Δ 0, soit b bmin = 2 2 2km = 40 s – 1.

d = ln B = ln = 0,11.
qC 8,02
2 • Modélisation d’un dispositif expérimental
b) Entre les points A et D , on compte sept pseudo-périodes, a)
t –t yR x
d’où : T = D A = 1,1 s. yF
7 À l’équilibre :
➞ ➞ ➞
T mg➞ + F + R = 0 .
c) t = d = 10,1 s. ymg

2m b) En projection sur l’axe des x, on a : – mg sin a + F = 0.


d) a = –2 –1
t = 9,3.10 N.m .s. On se place dans l’approximation des petits angles :
h
sin a ≈ a ≈ .
L
x n h
On a alors : k x0 = mg .
e L

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La photocopie non autorisée est un délit. 53
CORRIGÉS 4
Oscillateurs

kL x0 n L’énergie potentielle emmagasinée est donc :


c) h = .
mg xe =2
1
kΔ 2 +K
P
kL x 2
ln h = ln + n ln x0 .
mg e = k x2 – 2 k 0 9a2 + x2 + k 2
0 + ka 2 + K.
La pente de la droite obtenue en traçant ln (h) en fonction de
L’énergie potentielle est définie à une constante près, et le
x choix P(0) = 0 impose K = 2 k 0 a – ka 2.
ln xe est – n.
0
Soit P = k x2 – 2k 0 9a2 + x2 + 2k 0 a.
kL
On obtient : n = 4 ln = – 13,5 k = 2.10 – 6 SI. Sur les courbes fournies on voit que :
mg
d) À l’abscisse x, la masse m possède une énergie potentielle • si a > 1 , il y a deux positions d’équilibre stables symétriques
par rapport à O et une position d’équilibre instable : le point O ;
de pesanteur mg x sin a.

De plus, la force F dérive d’une énergie potentielle EpF. • si a < 1 , il y a une seule position d’équilibre : le point O ;
—➞ elle est stable ;
➞ dE x n
F = – grad EpF soit pF = – k x0 . • si a = 1 , le point O est encore la seule position d’équilibre,
dx e
elle est stable mais la courbe est « plus plate » que pour
x1 – n
EpF = – kx 0n à une constante additive près. a < 1 (les trois positions d’équilibre que l’on obtient pour
1–n
a > 1 sont confondues : x = 0 est racine triple de la dérivée).
h xn h
Ep(x) = EpF + mg x = k 0 x 1 – n + mg x. 2 • Le théorème de l’énergie cinétique donne :
L n–1 L
2
On peut éliminer h de cette expression en faisant intervenir xe. 1 dx
m + p = cte,
2 dt
x 0n x n
Ep(x) = k x 1 – n + k x0 x. 1 2 du 2
n–1 e soit encore : ma + p(u) = cte
2 dt
dE xn x n
e) p = – k 0n + k x0 .
dx x avec : = ka2 u2 – 2a 81 + u2 + 2a .
p(u)
e

d 2Ep xn
2
= kn n +0 1 . En dérivant, on obtient :
dx x
x 0n 1 d2u du du u du
D’où Ep(x ≈ xe ) = Ep(x = xe ) + kn (x – xe )2. ma2 + 2ka 2 u – 2ka 2 a = 0,
x en + 1 2 dt 2 dt dt 81 + u 2 dt
x 0n ce qui donne :
K = kn .
x en + 1 d2u 2k 2k u
=– u+ a .
f) Au voisinage de x = xe , on a donc une force de rappel qui dt 2 m m 81 + u 2
s’écrit – K(x – xe ), correspondant à une constante de raideur
équivalente K. La nouvelle unité de temps T0 impose t = t ′ T0 ,
m
g) La période d’oscillations T s’écrit alors : T = 2π
K
.
1 soit :
d2u
dt 2
1 d2u
= 2
T 0 dt 2
,
n+1
m
T = 2π 4 knx 0n xe 2 .
donc :
d2u
2
2
= – 2kT 0 u 1 –
a
1
dt m 81 + u 2
mgh –
Or xe = x0 n.
2k 2k
kL Sachant que W 20 = et T0 = , cela conduit à :
n+1 m W0

Donc T est proportionnelle à h 2n .
d2u a
= – 4π2 u 1 –
Si on fait la mesure de T pour différentes valeurs de h, on dt 2 81 + u 2
pourra en déduire la valeur du coefficient n. avec la nouvelle unité de temps.
3 • a) Les courbes (1) et (2) correspondent à des mouve-
6 Portrait de phase d’un oscillateur ments oscillatoires autour d’une des deux positions d’équili-
pas toujours harmonique bre stable. La trajectoire de phase représentée par la courbe
(1) est elliptique : les petits mouvements du point sont (qua-
1 • Les ressorts, identiques, ont le même allongement : siment) harmoniques, la courbe (2) n’est pas du tout ellip-
Δ = 9a2 + x2 – 0. tique (en forme d’œuf) : les mouvements un peu plus grands

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54 La photocopie non autorisée est un délit.
Oscillateurs
4 CORRIGÉS
➞ —➞
sont périodiques, mais non harmoniques. Ces deux courbes b) f = – k(zG – R – 0)u➞z = – grad Ep 2
correspondent à une énergie totale du système inférieure à 0. 1
Ep 2 = k(zG – R – 0) 2 + cte.
La courbe (3) est en fait composée de deux trajectoires (deux 2
séparatrices), elles s’arrêtent à la position d’équilibre instable Mg
(0 , 0) . Elles correspondent à une énergie totale nulle. zG – R – 0 = z + zGeq – R – 0 = z – .
k
La courbe (4) représente un mouvement périodique de grande 1 Mg 2
amplitude, non harmonique ; elle correspond à une énergie On peut garder par exemple Ep 2 = k z – .
2 k
totale positive et entoure les trois points singuliers.
dEC dEp1 dEp2 ➞ ➞ ➞
= F.v G v G = vu➞x + z· uz .

b) Les trajectoires de phase représentées ne sont manifeste- c) + +
dt dt dt
ment pas elliptiques (elles ont une forme d’anneau de patinage
d 1 1 d 1 Mg 2
de vitesse !) : les petites oscillations ne sont pas harmoniques. Soit Mv 2 + Mz· 2 + Mgz + k z –
On peut vérifier que le développement de l’énergie potentielle dt 2 2 dt 2 k
au voisinage de x = 0 , à l’ordre le plus bas non nul, est : = l(z· – z·0 )z· .
1 x4 La route étant horizontale, z·0 = 0.
P (x) k
4 a2
= . Après simplification par z·, on obtient :
Mg
Ce n’est pas une approximation parabolique, et le rappel exer- Mz·· + Mg + k z – = – lz· .
cé par les ressorts vers l’équilibre x = 0 n’est pas linéaire. Les k
points A1 et A2 sont des extremum de x , les points A3 et Mz·· + lz· + kz = 0.
A4 sont des points où x s’annule.
z
u A1 à t = 0, x = 0,5
0,4 x=0
0,2 t
A3 A4
0 D<O
0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 t
– 0,2
– 0,4 z D=O
A2

Solution de l’équation différentielle : D>O


d2u = – 4π2u 1 – a avec a = 1. t
dt2 61 +u2
c) La courbe correspondant à x(0) = 0,05 est elliptique (elle
semble circulaire) : les petites oscillations sont harmoniques.
En effet, quand a est différent de 1, le terme prépondérant avec Δ = l2 – 4kM.
dans le développement de l’énergie potentielle au voisinage de 2 • La route est ondulée :
0 est en x2 . Il n’existe pas ici de courbe frontière, car il n’y a 1. l s’exprime en kg.s – 1.
pas de position d’équilibre instable. 2. La sinusoïde a une période spatiale L, donc elle s’exprime
x
en cos 2π .
L
7 Étude de la suspension Pour le véhicule, on a x = vt donc ω =
2πv
, qui est bien en
L
d’un véhicule s – 1.
D’après Mines d’Alès, Albi, Douai, Nantes, 2006. 3. Mz·· + Mg + k(z – z – ) = – l(z· – z· )
G 0 0 0

1 • La route est parfaitement horizontale : Mg


avec zG – z0 – 0 = z – z0 – .
1. Lorsque le véhicule est au repos, la force F est nulle.
➞ k

zGeq est alors donné par : M g➞ – k(zGeq – R – 0) u➞z = 0 4. Le régime transitoire tend rapidement vers une réponse
nulle du système. z(t) ne comportera alors qu’une réponse à
Mg
zGeq = + R.
0 – l’excitation forcée de pulsation w contenue dans z0(t).
k
➞ — ➞ 5. a) En utilisant la notation complexe, l’équation différen-
2. a) P = – Mg u➞z = – grad Ep1 Ep1 = Mgz en prenant l’ori- tielle du mouvement donne :
gine de l’énergie potentielle en zGeq . (– Mw 2 + k + jlw)Z = (k + jlw)A.

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La photocopie non autorisée est un délit. 55
CORRIGÉS 4
Oscillateurs

k jwl w 2
+ 1+j x(t) = Ym coswt = Xm cos(wt + j)
Z M M w1 2
w0 – w2
Soit = =
A l k w2 w
– w 2 + jw + 1– 2 +j 2
M M w0 Qw 0 j = 0 si 0 w w 0
avec Xm = 2
Ym et
w0 – w2 j = – p si w w 0
avec w 0 =
1 Mk w1 =
k
l
et Q =
5Mk
l
.
xm
b) w 0 = 10 rads– 1. w 1 = 25 rads– 1 Q = 2,5.
w2 1/2
1+
Z w 21
c) =
A w2 2 w2 1/2
1– 2 + W2 Y
w0 Q 2 w 20
w02 m
w
log (Az ) w0

log w Doc. 1
log wO

j w0 w
o

–π
b) Si w ≈ w 0 v = Lw 0 = 1,59 ms – 1 = 5,7 km/h.

Doc. 2
Alors Z = 27 cm.
7. Pour w 0 ≈ 25 s– 1 v ≈ 14,3 km/h donne l’amplitude maxi-
male des oscillations. Pour éviter d’avoir une trop grande w
amplitude de vibration, il faudra donc choisir une vitesse fai- 3 • En notant h = 0 , il vient :
m Q
ble ( 5 km/h) ou une vitesse élevée ( 50 km/h), en fait en
w . 2 2
Z ẍ + 0 x + w 0 x = y.
dehors de la bosse formée par log . Q
A
En utilisant la notation complexe, on obtient :
2

8 Réponse harmonique stabilisée x = Xm e jj =


– w2 + j
ww0 2
+ w0
y
Q
1 • Pour de petits angles, le vecteur e➞x est pratiquement

confondu avec le vecteur eq , et les tensions des ressorts don- et donc en notation réelle :
nent des efforts pratiquement horizontaux. En projection sur x(t) = Xm cos(wt + j)

eq , l’équation du mouvement nous donne, la force de traction 2

du fil étant radiale : avec : Xm = Ym

9 2 2 ww0 2
m q̈ = – mgq – k(x + – 0) + k( – x – 0) w2 – w0 +
Q
soit, avec x = q pour de petits angles :
ww0
5 g 2k 2
2
ẍ + w 0 x = 0 avec w 0 = + . w 0 – w2 – j
L m Q
ejj = .

9 ww0 2
2 • Dans l’équation du mouvement, le terme k(x + – 0) w2 – w 0 +
2 2

devient ici k(x + – y – 0 ) , donc :


Q
2
ẍ + w0 x = 2 y.
On obtient alors les courbes suivantes (doc. 4 et 5) :
On en déduit, en supposant un régime permanent sinusoïdal
de pulsation w établi (il faudrait donc en toute rigueur un
petit peu de frottement) :

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56 La photocopie non autorisée est un délit.
Oscillateurs
4 CORRIGÉS

xm
9 Oscillateur paramétrique
Q> 1 1 • L’accélération du point M est :
12
—➞
d2 OM .2➞ ➞

a (M) = ¨➞ ➞
= ra(o ) + q eq – q er , avec ici a (o ) = 0 .
W2 Y Q< 1 dt 2
w02 m 12
La tension du fil est radiale (fil idéal), donc en projetant

l’équation du mouvement sur eq , il vient :
w
wr m q̈ = – mg sinq.
Pour les petits mouvements, l’équation linéarisée :
Doc. 3
g
q¨ + q = 0
j w0 w est celle d’un oscillateur harmonique de pulsation propre :
o

1
Qélevé g
w0 = .

–π 2 • a) Il faut maintenant prendre en compte l’accélération :


2 Qfaible
a➞(o ) = – Dmw 2 coswt ➞
ex
ce qui donne la nouvelle équation du mouvement :
–π m( q¨ + Dmw 2 coswt sinq) = – mg sinq.
Doc. 4 Celle-ci est bien de la forme demandée, avec :
D w2
1 h(t) = m 2 coswt.
Lorsque Q , la pulsation de résonance : w0
12
b) Pour de petits angles, l’équation du mouvement peut s’é-
wr = w0
51 – 2Q1 2
crire :
2 D w2
q̈ + w 0 q = – m 2 coswt q
est d’autant plus proche de la pulsation propre w 0 que le fac- w0
teur de qualité est élevé. qui s’apparente à une équation d’oscillateur harmonique excité.
À la résonance, l’amplitude reste limitée lorsqu’on tient Le terme excitation fait cependant intervenir l’état de l’os-
compte du frottement. cillateur lui-même.
4• Pour un second membre très faible, le mouvement doit être
une oscillation de pulsation w 0 que vient perturber le terme
Xm excitateur. Si on pose : q(t) = A cos(w 0t + j), on voit que le
terme excitateur se comporte comme :
Xm/max
cos(wt) cos(w 0t + j) =
W 2 ym
Xm/0 = w 1 cos((w – w )t – j) + 1 cos((w + w )t + j)
2 0 0
0 2 2
et peut mettre l’oscillateur en résonance s’il contient un terme
w de pulsation w 0, ce qui correspond au cas w = 2w 0 (si
w1
w = 0, on est ramené à la question 1), il n’y a pas d’excita-
Doc. 5 tion). Ce raisonnement qualitatif permet de prévoir une réso-
nance paramétrique puis une excitation de pulsation double
Pour étendre au maximum la zone dans laquelle Xm ne de la pulsation propre de l’oscillateur.
varie pas trop, il faut ajuster l’amortissement pour obtenir :
c) Au début, l’oscillateur est excité à la résonance paramé-
Xm, max = Xm, 0 (1 + 10 %) = 1,1 Xm, 0 , la bande de pulsation
trique : son amplitude augmente donc...
acceptée allant alors de 0 à w 1 .
Q Lorsque son amplitude augmente, l’approximation des petits
À la résonance, Xm, max = Xm, 0 , on en déduit angles cesse d’être satisfaisante, et sa période propre aug-
1– 1
4Q2 5 mente. Il n’y a alors plus de résonance paramétrique et l’am-
plitude de l’oscillateur excité est moins importante...
que le facteur de qualité doit être ajusté au voisinage de Si l’amplitude d’oscillation diminue, la pulsation propre aug-
1 mente un peu, et la condition de résonance se retrouve réali-
Q = 0,9 (Q = 0,6 ne convient pas car Q ).
12 sée... et ainsi de suite.

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La photocopie non autorisée est un délit. 57
CORRIGÉS 4
Oscillateurs

b) L’existence d’une limite d’évolution est confirmée par les


10 *Système auto-excité ; trajectoires de phase : dans tous les cas, le système tend vers
oscillateur de Van der Pol un cycle limite, indépendamment des conditions initiales.
L’équation n’est pas linéaire, et les oscillations observées ne
1 • Préliminaire
sont pas harmoniques. On note toutefois que pour Q élevé, le
a) L’équation caractéristique est : terme en x· reste assez faible : le régime limite est long à
w 2 2 1 atteindre, mais les oscillations obtenues sont alors quasi-sinu-
r2 + 0 r + w 0 = 0 Δ = w0 2 – 4 .
Q Q soïdales.
Lorsque Q 0, on peut obtenir :
3 • a) Sur la simulation obtenue pour Q = 10, il apparaît un
1;
• deux racines réelles et négatives pour Q cycle limite presque circulaire, de rayon égal à 2 : c’est la
2
signature d’un mouvement quasi sinusoïdal, d’amplitude
1; Xm ≈ 2 x0 .
• une racine double – w 0, négative, pour Q =
2 b) On reprend l’équation du mouvement de l’oscillateur et on
• deux racines complexes conjuguées, de partie réelle : introduit la solution proposée :
..
w x0 [– 2w 0 cosw 0t + B(t)] + ew 0 x0 [4 cos2(w 0t) – 1
2
1
– 0 négative, pour Q . .
2Q 2
. + 8 cos(w 0t)B(t) + B 2(t)][– 2sinw 0t + B(t)]
Dans tous les cas, le terme en x, qui correspond à un frotte- + w 0 x0 [2cosw 0t + B(t)] = 0.
2

ment (fluide), conduit à une solution qui tend vers zéro. La Le terme d’ordre 0 en e se simplifie : cela confirme la valeur
nature du régime transitoire dépend de Q, mais le régime final choisie pour A : A = 2.
est le même pour tous les Q positifs. À l’ordre 1 en e (donc en ne gardant que e, B(t) et ses
b) Pour Q 0, on obtient maintenant : dérivées) : ..
2 2
1; B(t) + w 0 B(t) = + 2ew 0sin(3w 0t).
• deux racines réelles positives pour Q –
2
c) La solution B(t) contient donc :
1;
• une racine double + w 0 , positive, pour Q = –
2 – un terme éventuel de pulsation w 0 qui s’ajoute au terme
• deux racines complexes conjuguées, de partie réelle : Ax0cos(w 0t), ce qui modifie légèrement A, par une correction
d’ordre 1 ; ce terme dépend des conditions initiales ;
w 1
– 0 positive, pour Q – . – en régime, établi, il y a un terme de pulsation 3w 0 :
2 2
Cette fois, les solutions obtenues sont divergentes : le systè- + 2ew20 e
B(t) = sin(3w 0 t) = – sin 3w 0 t.
me est instable. (– 9 + 1)w20 4
c) Le cas limite séparant les deux comportements correspond
. Le terme correctif B(t) fait donc apparaître une pulsation
à l’inversion de signe du terme en x , il correspond donc au cas
triple de la pulsation de base (en plus d’éventuels nouveaux
1 = 0, c’est-à-dire à l’oscillateur harmonique : il n’est
limite termes de pulsation w 0).
Q
pas amorti, son facteur de qualité est infini. Cet oscillateur non harmonique n’a pas une évolution pure-
ment sinusoïdale, ni même périodique, le régime transitoire
.
2 • a) Lorsque x est inférieur à x0 , le terme en x est durant un temps infini. Ce qui a été construit n’est qu’une
négatif, et on peut attendre une amplification du signal. approximation mettant en évidence l’existence des harmo-
Lorsque x est supérieur à x0 , c’est l’inverse. Ceci permet, niques w 0 et 3w 0 au bout d’un temps « suffisamment » long.
très qualitativement, de comprendre que l’amplitude d’os-
cillation arrive à se stabiliser à une valeur qui n’est ni nulle,
ni infinie, comme l’indique la simulation.

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58 La photocopie non autorisée est un délit.
5 Théorème
du moment cinétique
LES OBJECTIFS
• Introduire le théorème du moment cinétique.
• Étudier les mouvements à force centrale.

LES PRÉREQUIS
• Utilisation de différents systèmes de coordonnées.
• Lois de Newton.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Produit vectoriel.

ESSENTIEL
Moment d’une force
• Moment en un point
➞ ➞ —➞ ➞
Le moment au point O de la force F appliquée en M est : O = OM ∧ F (doc. 1).

Si la force F « passe par le point O », son moment en O est nul.

• Moment par rapport à un axe


➞ ➞
Le produit scalaire Δ = O . ➞ e est le moment de la force F par rapport à l’axe Δ qui passe par
le point O, et qui est orienté par son vecteur unitaire ➞e.
Δ est indépendant du choix du point O sur l’axe Δ.

Le moment par rapport à l’axe Δ d’une force F « parallèle à » ou « passant par » l’axe Δ est
nul (doc. 2).

(Δ)
Z O
Z Δ iF
te M
F
O M
H O

➞ —➞ ➞ —➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞
Doc. 1 : O= OM ∧ F = OH ∧ F Doc. 2 : Δ = Δ.e avec Δ = O.e

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La photocopie non autorisée est un délit. 59
ESSENTIEL 5 Théorème du moment cinétique

Moment cinétique
Le moment cinétique au point O du point matériel M dans le référentiel est :
➞ —➞
LO (M) / = m OM ∧ v➞(M)/ .

Théorème du moment cinétique


Dans un référentiel galiléen g, le théorème du moment cinétique peut être appliqué :

dLO (M) ➞
• en un point fixe O : = O ;
dt
dLΔ
• en projection sur un axe fixe Δ : = Δ ;
dt
• le théorème du moment cinétique est une conséquence de la deuxième loi de Newton. Dans cer-
tains cas, il donne accès rapidement à l’équation du mouvement (exemple : rotation autour d’un
axe fixe).

Mouvement à force centrale


• Conservation du moment cinétique : pour un mouvement à force centrale de centre O fixe, le

moment cinétique LO est une constante du mouvement.

• La trajectoire du point matériel est contenue dans le plan contenant O et perpendiculaire à LO
(si le moment cinétique est nul, la trajectoire est sur une droite passant par O).
d 1 ·
• La loi des aires est assurée : la vitesse aréolaire = r2 q est une constante du mouvement :
dt 2
d C
=
dt 2
Et C la constante des aires.

Conseils et pièges à éviter


• Bien connaître le calcul d’un produit vectoriel :
yu

a —➞ ➞
O
yF u➞ normale au plan défini par OM et F .
M
H
➞ —➞ ➞ —➞ ➞
O = OM ∧ F = OM F sin α u➞ = OH ∧ F = OH F u➞
• Faire une analyse précise des forces qui s’exercent sur un point matériel avant d’appliquer le théo-
rème du moment cinétique.
• Le théorème du moment cinétique est souvent intéressant pour étudier l’équation d’évolution
d’un mouvement même si on ne connaît pas certaines forces (par exemple la tension du fil dans le
cas du pendule pesant).

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60 La photocopie non autorisée est un délit.
Exercices

1 Oscillateur harmonique spatial 3 Rappel élastique


Un point matériel de masse m est soumis à la force le long d’un cercle

F = – kr➞. Une masselotte, assimilée à un point matériel M de masse
1 • Montrer qu’un choix approprié d’axes (O, x, y, z) et m, est assujettie à glisser sans frottement sur un cercle ver-
d’origine des temps permet de décrire le mouvement par : tical de centre O et rayon R.
x(t) = x0 coswt Elle est reliée au point A par un ressort de constante de rai-
y(t) = y0 sinwt deur k et de longueur au repos 0.
z(t) = 0 A
2 • Quelle est la constante des aires associée à ce➞ mouve-

ment ? Quelle est l’aire balayée par le rayon OM = r➞ sur
une période ?
gt O
Conseil

L’équation du mouvement peut être aisément résolue.


On pourra aussi utiliser la conservation associée au M
caractère central de la force subie.

1 • Établir par trois méthodes différentes l’équation du


2 *Mouvement à force centrale mouvement du point M.
On observe le mouvement d’une particule P soumise à 2 • Discuter les équilibres, leur stabilité, et indiquer éven-
une force centrale➞et on remarque que l’angle a entre le tuellement la période des petites oscillations.

rayon vecteur OP et le vecteur vitesse v➞ est constant.
Conseil

1) Une seule variable, l’angle q (t), décrit l’état du


1 • Montrer que la force est donnée par :
système. Il faut donc trouver une équation qui ne fait
2

f=–m C 1 e➞ , pas apparaître la réaction du cercle.
r
sin a r3
L
où C est la constante des aires C = .
m
2 • Trouver une intégrale première du mouvement (sans
4 *Déviation d’une particule
utiliser la conservation de l’énergie). Déterminer l’équa- par un puits de potentiel
tion polaire de la trajectoire. On prendra comme condi- Une particule de charge q 0 , mobile à la vitesse v 0
·
tions initiales r = r0 , r· = r· 0 et q = 0, q0 ≠ 0 . dans une région de l’espace où le potentiel électrostatique
3 • Déterminer l’énergie de la particule. Est-elle conservée ? est nul (par convention), pénètre à l’intérieur d’une sphère
de rayon R où le potentiel est – V0 , acquérant ainsi
Conseils

1) On rappelle que l’angle a entre deux vecteurs ➞ a l’énergie potentielle P = – q V0 . (On suppose V0 0 .)
➞ ➞ ➞ ➞
➞ a . b a b N
o
et b vérifie cosa = ou sina = . a
ab ab
Utiliser l’hypothèse de l’énoncé et la conservation du vt 0 I b
D N
o
moment cinétique en O pour établir une relation J
R vt b a
entre r̈, r et les constantes du mouvement. En dédui- R F x
re la loi de force (grâce à la relation fondamentale de z. O
la dynamique). vt
2) Déduire des calculs de la question précédente que
rr· = cte . En déduire r(t) , puis q(t) et éliminer le
temps entre ces deux expressions pour obtenir r(q) .
3) Utiliser l’expression de sina en fonction de r et v. On admettra que l’on peut parvenir à ce résultat avec deux
grilles sphériques métalliques concentriques très proches

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La photocopie non autorisée est un délit. 61
EXERCICES 5
Théorème du moment cinétique

de rayons égaux à R , la grille externe étant au potentiel On observe alors l’évolution suivante (doc. 2 et 3), repré-
nul et la grille interne étant au potentiel – V0 . Le champ sentée pour une vue oblique et pour une vue de dessus de
électrostatique entre les deux grilles, dans une pellicule l’évolution du point M .
d’épaisseur très faible, est radial.
On supposera, en outre, que ces grilles sont parfaitement
perméables à la particule et on négligera les effets de la
pesanteur. Le référentiel d’étude est galiléen. La particule
rencontre la première grille sous l’angle d’incidence a . 3
2
1 • Montrer que la particule pénètre alors entre les deux
1 –3
grilles (r R) avec un angle b par rapport à la normale –2
OI que l’on exprimera en fonction de a , q V0 et K0 0 –1
–3 0
énergie cinétique initiale. – 2– 1 1
0 1 2 2
Vérifier que la réfraction constatée obéit à la loi de 3 3
Descartes, par analogie optique. On définira un indice de
réfraction équivalent. Doc. 2. Vue oblique.
2 • Décrire le mouvement ultérieur de la particule et déter-
miner l’angle de déviation résultant par ce puits sphérique. –3
Le système proposé est-il stigmatique au sens de l’optique –3 –2
–2 –1
géométrique ? 0
–1 1
2
0 3
Conseils

1) Identifier les grandeurs conservées pour ce mou-


1
vement : deux relations obtenues devraient permettre
2
de déterminer la norme de la vitesse et sa direction 3
dans le plan de figure…
2) Tous les « rayons » incidents parallèles à l’axe
(Ox) passent-ils par le point F après traversée du
système ?
Doc. 3. Vue de dessus.

5 *Particule évoluant dans un cône 1 • Pourquoi le point M contourne-t-il l’axe (Oz) en


tournant toujours dans le même sens, et sans jamais tom-
Un point matériel M de masse m glisse sans frottement ber au fond du cône ?
dans un cône d’axe (Oz) vertical et de demi-angle au
sommet valant a . 2 • En exprimant deux constantes du mouvement, justifier
À l’instant initial, il est lancé à l’altitude z0 avec une l’évolution du point entre deux altitudes extrêmes.
vitesse horizontale v 0 = v 0 ➞
eq (t = 0) . 3 • La trajectoire pourrait-elle être circulaire ?
Conseils

Considérer les actions subies par le point, leurs direc-


tions, ainsi que leur puissance, pour proposer les
deux constantes associées à ce mouvement. Discuter
et z ensuite les zones énergétiquement accessibles au
point M.
tg teq

et r

6 Pendule à deux longueurs


D’après Mines de Douai, Alès, etc., 2005.

On considère un mobile ponctuel de masse constante m


soumis, dans un référentiel galiléen, à un ensemble de for-

ces de résultante f , partout et constamment définie dans
l’espace et le temps.
Doc. 1

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62 La photocopie non autorisée est un délit.
Théorème du moment cinétique
5 EXERCICES

1 • En utilisant le principe fondamental de la dynamique première rencontre du fil avec le clou, t2 la date de pre-
(ou théorème du centre d’inertie), montrer que, sous cette mière annulation de la vitesse du mobile pour q 0.
hypothèse, la norme v du vecteur vitesse du mobile est une L’intervalle de dates [0, t1 [ est nommé première phase du
fonction continue du temps. mouvement, l’intervalle ]t1, t2] est nommé deuxième
phase. À la date t –1 immédiatement inférieure à t1, le fil n’a
yuq + pas encore touché le clou et à la date t +1 immédiatement
O
supérieure, le fil vient de toucher le clou.
L/3 yur
2 • Établir l’équation différentielle vérifiée par q pour la
clou
O¢ L première phase du mouvement.
2L/3
q2 3 • Dans l’hypothèse des petites oscillations, on suppose
qO
M(m) que sin q q. Reconnaître l’équation différentielle d’un
certain type d’oscillateur et en déduire, sans résoudre l’é-
quation, la durée dtI de la première phase du mouvement.
(t = 0), v0 = 0 (t = t1), q1 = 0 (t = t2), v2 = 0
4 • En utilisant le théorème de l’énergie mécanique, déter-
miner la vitesse v de M à la date t –1. En déduire la vitesse
1e phase 2e phase
Fig. 1 angulaire w –1 = dq à cette date.
dt
On étudie un pendule simple modifié, présenté sur la figu-
5 • Le blocage de la partie supérieure du fil par le clou ne
re 1. Un mobile ponctuel M de masse m, est accroché à
s’accompagne d’aucun transfert énergétique. Déterminer
l’extrémité d’un fil inextensible de longueur L et de masse
la vitesse v +1 de M à la date t +1. En déduire la vitesse angu-
négligeable, dont l’autre extrémité est fixe en O. On négli-
ge tout frottement et on repère l’inclinaison q du brin de fil laire w +1 = dq à cette date.
soutenant M par rapport à la verticale. Lorsque q 0, le dt
système se comporte comme un pendule simple de centre 6 • En utilisant le résultat des questions 2 et 3, donner sans
O et de longueur de fil L. À la verticale et en dessous de calcul la durée dtII de la deuxième phase.
L
O, un clou est planté en O avec OO = , qui bloquera la
3 7 • Déterminer l’expression de l’angle q2 à la date t2.
partie haute du fil vers la gauche : quand q 0, le système 8 • Décrire brièvement la suite du mouvement de ce sys-
se comporte donc comme un pendule simple de centre O tème et donner l’expression de sa période T.
2L
et de longueur de fil . À la date t = 0, on abandonne
3 9 • Dresser l’allure du portrait de phase, dans le système
sans vitesse initiale le mobile M en donnant au fil une dq
d’axes q, .
inclinaison initiale q(0) = q 0 0. On note t1 la date de la dt

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La photocopie non autorisée est un délit. 63
Corrigés
dq y w dt
1 Oscillateur harmonique spatial donc : 2
cos q
= 0
x0 cos2 w t
.

1 • La force étant centrale, on sait que le moment cinétique On a donc :


➞ — ➞
LO = OM ∧ mv➞ est une constante du mouvement, qui a lieu 1 2 y w dt 1
➞ ➞ dS = r (1 + tan2 q)–1 0 = x0 y0 w dt
dans le plan contenant O et perpendiculaire à LO (si LO est
2 x0 cos2 w t 2
nul, la trajectoire est plus simplement rectiligne).
dS x y w
Pour le rappel élastique proposé, on a : et on retrouve : = 0 0 = cte
dt 2
1 mk

m➞
r̈ = – kr➞ ou ➞
r̈ + w 2 ➞
r =0 avec w = conformément à la loi des aires (en utilisant celle-ci, on
dS
de sorte que la solution ➞
r (t) est de la forme : aurait pu aussi calculer directement à l’instant t = 0, ce
v ➞ dt
➞ 0
r = r➞0 cosw(t – t0) + sinw(t – t0) qui redonne immédiatement le même résultat).
w
où ➞r0 et v➞0 sont les position et vitesse du point M à l’instant dS S
On peut alors écrire = cte = , ce qui donne l’aire
t0. dt T
La trajectoire est donc plane, et dans ce cas précis elliptique, balayée par la trajectoire :
de centre O. x y w
S = T 0 0 = π x0 y0 , qui est naturellement l’aire
2
z d’une ellipse de demi-grand et petit axes x0 et y0 .
y tvo /w
x 2 Mouvement à force centrale
o tro 1 • Le point étant soumis à une force centrale, son mouve-
ment est plan. On repère sa position dans ce plan par ses coor-
données polaires d’origine O , le centre de la force.
—➞ ➞ ➞ ·➞ ·➞
Doc. 1
On a alors OP = re r et v = re r + rqe θ . La conservation du
·
moment cinétique s’écrit L = mr2q = mC .
En choisissant, dans le plan de la trajectoire, les axes x et y —➞ ➞
suivant les axes de l’ellipse, on obtient les équations carté- L’angle a entre OP et v vérifie :
—➞ ➞
siennes paramétriques proposées. OP. v rr· r·
cos a = = · = .
OP v r 9r· 2 + (r q)2
6
2
Notons que x0 et y0 sont de même signe si le point M C
r· 2 +
contourne l’axe (Oz) dans le sens direct. r
2 • L’aire élémentaire balayée pendant dt est, à l’ordre 1 en dt : En élevant cette équation au carré, on obtient, après calculs
rr dq 1 dq l’équation (1) :
dS = = r2 dt C2
2 2 dt (sin2 a) r· 2 = cos2 a 2 . On dérive cette expression par rapport
2 2 r
avec r2 = x2 + y2 = x 0 cos2 w t + y 0 sin2 w t (doc. 2).
au temps, après simplification par 2 r· , on obtient :
C2
aire dS r̈ sin2 a = – cos2 a 3 = f. (1)
y r
rdq Or, la relation fondamentale de la dynamique projetée sur ➞ er
dq
r ·2 C2
s’écrit m ( r̈ – rq ) = m r̈ – 3 = f.
q r
o x
En utilisant l’équation (1), on a l’expression de f :
C 2 1 ➞ ➞
f=–m (avec f = f e➞r ).
sin a r 3

Remarque : On peut aussi écrire L = mrv sina,


Doc. 2
C C2
d’où sin a = , puis r 2(r· 2 + 2 sin2 a = C 2.
y y rv r
D’autre part : tan q = = 0 tan w t,
x x0 Tous calculs faits, on retrouve l’équation (1).

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64 La photocopie non autorisée est un délit.
Théorème du moment cinétique
5 CORRIGÉS

2 • L’équation (1) s’écrit aussi rr· = cte = r0 r· 0 , ou encore Méthode 1


d(r 2 ) Le poids est mg➞ = mg(cosq ➞ er – sinq ➞e ).
= 2r0 r· . On en déduit r2 = 2r0 r· 0 t + r20 , La traction du ressort est :
dt
➞ q q
d’où : r(t) = 92r r· t + r2 . T =k – cos ➞ er + sin ➞ e ,
0 0 0 2 2
· C C · C q
On a de plus q = 2 = , et donc q 0 = 2 avec = 2 R cos – 0 et q variant entre – π et π.
r 2r0 r· 0 t + r20 r0 2
C 2 r· 0 La relation fondamentale de la dynamique donne, en projec-
d’où : q(t) = · ln t+1. ➞
2r0 r0 r0 tion sur eq :
q
En éliminant le temps entre r(t) et q(t) , on obtient : mRq̈ = – mg sinq + k R sinq – 0 sin .
2
r r· Méthode 2
r = r0 exp 0 0 q . ➞ .
C Le moment cinétique en O est LO = m R2q ➞ ez .
Si r· 0 ≠ 0 , la trajectoire est une spirale (le fait que l’angle Le bras de levier associé à la traction de l’élastique est :
entre le rayon et la tangente à la courbe soit constant est une q
propriété caractéristique des spirales logarithmiques). d = R sin , son moment en O est donc :
2
Si r· 0 = 0 , r est constant : la trajectoire est un cercle.
➞ q ➞

T/ 0 =k d➞
ez = k R2 sinq – q R sin ez .
3 • L’énergie de la particule est : 2
1 C 2 1 Le moment du poids en O est :
= mv 2 – m + cte. ➞
2 sin a 2r 2 mg / O = – mg R sinq ➞
ez .
C Le théorème du moment cinétique, appliqué en O, donne
On a montré que v = : l’énergie de la particule est donc :
r sin a q
m R2 q̈ = – mg R sinq + k R2 sinq – 0 R sin
constante, ce qui est naturel puisque la force que l’on a déter- 2
minée est bien conservative. ce qui est conforme au résultat précédent.
Méthode 3
3 Rappel élastique 1 .
L’énergie cinétique vaut : m R2q 2.
=
le long d’un cercle 2
K

1• L’énergie potentielle est, à une constante près (en notant


l’allongement du ressort par rapport à sa position d’équilibre) :
A
1 2
p = – mg R cosq + k
q z 2
2
1 q 2
= – mgR cosq + k (2R 2 1 + cosq – 4 0 R cos + 0).
q iT 2 2
o 2 En dérivant par rapport au temps l’équation de conservation
ei q
q de l’énergie K + p = cte , on retrouve encore l’équation d’é-
iN
ei r volution de la position du point M .

mig
2 • L’équation du mouvement :
g k k q

q̈ + sinq + 0 sin = 0
➞ ➞ R m mR 2
La réaction du support N = Ner étant normale au cercle, on
nous indique les positions d’équilibre (q̈ = 0) pour :
peut l’éliminer :
– en utilisant la relation fondamentale de la dynamique, en q g k q k
sin 2 – cos + 0 = 0 .

projection sur eq ; 2 R m 2 mR
– en appliquant le théorème du moment cinétique au point La position d’équilibre q = 0 apparaît ici, ainsi éventuelle-

fixe O, car N « passe par O » ; ment que les solutions ± q 0 , où l’angle q 0 , compris entre 0
– en utilisant la conservation de l’énergie mécanique, le poids et π , est donné par :

et la traction T de l’élastique dérivant d’une énergie poten- q

tielle, la réaction N ne travaillant pas (normale à tout instant cos 0 = 0
.
2 mg
à la vitesse de la masselotte). 2 R–
k

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La photocopie non autorisée est un délit. 65
CORRIGÉS 5
Théorème du moment cinétique

Ces deux dernières positions ont un sens lorsque l’angle q 0


est défini entre – π et π , donc si kR mg , et dans ce cas,
– q o /π p(q) – p(0) q o /π
–1 – 0,5 0,5 1
pour k 0 2(kR – mg) . q/π
On peut retrouver ces conclusions sur les tracés des variations
de p(q) – p(0) dans les trois cas utiles, pour q variant de
–πàπ:

p(q ) – p(0)

Cas. 3. mg kR et k 0 2(kR – mg).


Au voisinage d’une position d’équilibre on note : q = q éq + e .
L’équation du mouvement est alors :
k g k q éq + e
q /π ë = – sin(q éq + e) – 0 sin
m R mR 2
–1 – 0,5 0,5 1
k g k 0 q éq
=0+ – cosq éq – cos e + ...
Cas. 1. mg kR. m R 2mR 2
Pour q éq = 0, on obtient, à l’ordre linéaire :
k g k 0
ë = – – e.
p(q ) – p(0) m R 2mR
Cette équation est de la forme ë = – 2e dans les cas :
[mg kR] et [mg kR et k 0 2(kR – mg)] , pour les-
quels cette position d’équilibre, unique, est alors stable. On
2π au
obtient ainsi de petites oscillations de période T =

voisinage de q éq = 0 .
Pour q éq = ± q 0 , l’équation linéarisée est :
2
mg 2
–4 R–
ë = k
0
k e.
m mg
4R R –
q /π k
2e ,
Elle est de la forme ë = – la position ± q 0 étant stable
–1 – 0,5 0,5 1
dès lors qu’elle existe.
Cas. 2. mg kR et k 0 2(kR – mg).
4 Déviation d’une particule
par un puits de potentiel
1 • À la traversée du dioptre de rayon R , la particule char-
gée subit l’effet d’une force radiale, dirigée vers le point O :
sa trajectoire reste dans le plan de figure, le moment cinétique
au point O est conservé.

La force électrique qE est associée à l’énergie potentielle
1 mv 2 + qV est, elle
p = qV. L’énergie mécanique M =
2
aussi, conservée.
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66 La photocopie non autorisée est un délit.
Théorème du moment cinétique
5 CORRIGÉS
·
La conservation du moment cinétique nous donne : On voit donc que le signe de q ne change jamais : le point
(R sina) (mv 0) = (R sinb ) (mv ) M contourne toujours l’axe (Oz) dans le même sens. De plus
et celle de l’énergie mécanique : r ne peut pas s’annuler : le point M ne tombe pas au fond
1 2 1
mv 0 = mv 2 – qV0 . du cône (sauf si Lz = 0 , soit v 0 = 0) .
2 2
2 • Le poids travaille et dérive de l’énergie potentielle
On en déduit la relation « de Descartes » :
p = mgz . La réaction du cône ne travaille pas. L’énergie
1 sina = n sinb mécanique :
où l’indice n associé à la sphère de rayon R vaut :
1 ·
= m( r· 2 + r2q 2 + z· 2) + mgz
5 6
qV0 qV0 M
n= 1+ = 1+ . 2
2 2 K0
mV 0 est donc aussi une constante du mouvement.
2 • À la sortie de la sphère, on retrouve naturellement : En utilisant l’équation du cône : r = z tan a et l’expression
a = a et v = v . de Lz , il vient alors :
La déviation est D = 2(a – b ) . 1 Lz2 1
M= m( 1 + tan2 a ) z· 2 + 2a
+ mgz = cte
On peut déterminer la position de F , car : 2 2m tan z2
xJ = R cos(a – D) et yJ = R sin(a – D). on en déduit que l’évolution de l’altitude z est soumise à la
yJ contrainte :
Donc : cOF = xF = xJ + .
tan D Lz2 1
p,eff (z) = + mgz M
Il est clair que la position de F dépend de l’angle a , et le sys- 2m tan2 a z2
tème n’est donc pas stigmatique pour un faisceau de particu- de sorte que z évolue entre zmin et zmax , altitudes extrêmes
les homocinétique dirigé parallèlement à l’axe (Ox). pour lesquelles l’inégalité précédente devient une égalité. Ces
On constate que dans les conditions de Gauss, donc pour a valeurs limites se devinent aisément sur la trajectoire. Notons
petit, on a stigmatisme approché car (a 1) : qu’avec les conditions initiales proposées, z0 coïncide avec
a 1 l’une de ces valeurs limites.
b ; D = 2(a – b ) = 2a 1 – ;
n n
10
2 2
a–D a –1+ ; yJ Ra – 1 + ;
n n
1 1 8 p,eff (z)

tan D D
2
yJ Ra – 1 + 2 –1+
n
6
n = R
tan D 2 1
2a 1 – 1 1–
n
n 4 M
2
–1+
R n R
xF R+ = .
2 1– 1 2 1– 1 2
n n

5 Particule évoluant dans un cône 0


1 zmin 2 3 zmax 4 5
1 • La rotation autour de l’axe (Oz) nous fait naturellement Doc. 1
considérer le moment cinétique du point M par rapport à cet
axe. Celui-ci vaut :
➞ ➞ ➞
Lz = (mr ∧ v ) . ez zmax
➞ ➞ · ➞ + rq· e➞ + ze
= m[(rer + zez) ∧ (re · ➞ )] . e➞ = mr 2q· . 3
r q z z
Les actions subies par le point M sont son poids, qui est ver- 2 zmin
tical, et la réaction du cône, perpendiculaire à la surface de 1
–3
celui-ci, et qui passe donc par l’axe (Oz) : le moment des – 1– 2
0
actions subies par rapport à l’axe fixe (Oz) est nul, donc –3 –2
1 0
–1 0 1 2 3 2
Lz est une constante du mouvement. 3

Cette constante est indiquée par les conditions initiales : Doc. 2


Lz = mr 0 v 0 = mz 0 (tan a)v 0 .
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La photocopie non autorisée est un délit. 67
CORRIGÉS 5
Théorème du moment cinétique

3 • La trajectoire est circulaire si la valeur de l’énergie méca- 5 • Au moment du blocage par le clou, il n’y a pas de trans-
nique correspond juste au minimum de l’énergie potentielle fert d’énergie, donc
effective, ce qui impose la relation : 1 1
EM = mv 1– 2 = mv 1+ 2 v +1 = v 1– .
v0
2 2 2
z0 = g . La longueur du pendule devient
2L
3

6 Pendule à deux longueurs donc w +1 =


3v +1 3
2L
=
2 9 2gL (1 – cos q ). 0

1 • Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la


masse m s’écrit :

6 • dt II = π
2 1 2L3g .
m dv = f .

dt 7 • Pendant la deuxième phase



En multipliant scalairement par v , on obtient : 1 2L
EM = mv 2 + mg (1 – cos q 0).
d 1 2 ➞➞ 2 3
m v = f .v . À la date t2, v = 0.
dt 2
➞ ➞ ➞
f étant partout définie, f .v n’est pas infinie et v 2 est donc une 2L
mg (1 – cos q 2) = mgL (1 – cos q 0).
fonction continue du temps, de même que v. 3
1 3
2 • Lors de la première phase du mouvement, le théorème du cos q2 = – + cos q 0.
2 2
moment cinétique appliqué à m en O donne :
··
mL2q = – mgL sin q 8 • Le pendule redescend alors jusqu’à q = 0 puis remon-
te avec la longueur L jusqu’à l’angle q 0 et ainsi de suite.
3 • Dans l’hypothèse des petites oscillations, sin q ≈ q.
T = 2(dt I + dt II ).
·· g
Soit q + q = 0.
L 9•
C’est l’équation d’un oscillateur harmonique de période dq
dt
T = 2π
L
g1 .

dt1 correspond au quart de cette période, soit :

dt =
π
2 1 Lg .
q2 q0 q
1
4 • EM = mv 2 + mgL (1 – cos q).
2
La tension du fil ne travaille pas donc l’énergie mécanique de
m est constante.
À t = 0, on obtient EM = mgL (1 – cos q 0).
1
À t = t –1 , EM = mv 1– 2 = mgL (1 – cos q 0).
2
Le portrait de phase comporte deux décrochements qui
v–
v 1– = 02gL (1 – cos q 0) et w 1– = 1 =
L 9 2g
L
(1 – cos q 0). correspondent aux variations brusques de
dq
dt
.

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68 La photocopie non autorisée est un délit.
Forces centrales
6 conservatives
Interaction newtonienne
LES OBJECTIFS
• Mettre en œuvre les lois de conservation pour
étudier le mouvement de particules dans un champ
newtonien.

LES PRÉREQUIS
• Notions d’énergie, de moment cinétique.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Coordonnées polaires, coniques.

ESSENTIEL
Force centrale conservative
➞ ➞
Un champ de force centrale conservative de centre O est de la forme F = F(r) e r avec :
d p(r)
F(r) = – , p(r) désignant l’énergie potentielle (définie à une constante près) associée à ce
dr
champ de force.

Un point matériel évoluant dans un tel champ de➞force décrit ➞
une trajectoire plane (notons N la
normale de ce plan), voit son moment cinétique L O = mCN au centre du champ de force et son
énergie mécanique M = K + p(r) conservée au cours du mouvement. Le domaine des valeurs
de r accessible à la trajectoire est défini par P (r) M , où la fonction énergie potentielle
eff
effective est définie par :
mC2
p,eff (r) = + p(r)
2r2
où C est la constante des aires du mouvement plan.

Champ newtonien
• Champ de force

➞ er
Le champ de force est de la forme F = – a . L’énergie potentielle, prise nulle à l’infini, est
r2
alors p(r) = – a . Le champ est attractif pour a 0, répulsif sinon. La force de gravitation
r

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La photocopie non autorisée est un délit. 69
ESSENTIEL 6 Forces centrales conservatives. Interaction newtonienne

➞ mM ➞
F =–G e r attirant le point matériel de masse m vers un astre de masse M à symétrie sphé-
r2
rique en est un exemple, et permet de comprendre l’essentiel de la mécanique du système solaire,
par exemple.

• Constantes du mouvement
Soit un mouvement de point matériel dans un champ newtonien de centre O défini par un
➞ e➞r
champ de force de la forme F = – a .
r2

Pour ce mouvement le moment cinétique L O et l’énergie mécanique M se conservent.

➞ er
Pour un champ de force newtonien de la forme F = – a , on peut définir le vecteur de Runge-
r2
➞ ➞
➞ v ∧ LO ➞
Lenz A = – er .
a
Pour ce mouvement, le vecteur de Runge-Lenz se conserve : il est parallèle au rayon vecteur r➞
lorsque la distance r au centre O de la force passe par une valeur extrémale, et de norme e,
excentricité de la conique, trajectoire du point matériel.

• Trajectoires
Les équations du mouvement peuvent être résolues exactement, et les trajectoires obtenues sont
p
des coniques, d’équation polaire r = :
1 + e cosq
– cas répulsif : e 1, M 0 – branche d’hyperbole (état de diffusion) ;
– cas attractif :e 1, M 0 – ellipse (état lié) ;
e = 1, M = 0 – parabole ;
e 1, M 0 – branche d’hyperbole (état de diffusion).
Pour une trajectoire circulaire de rayon a (plus généralement, pour une ellipse de demi-grand

axe a), l’énergie vaut M =– a.


2a

• Lois de Kepler
Pour le système solaire, où le champ de gravitation solaire est le champ newtonien prépondérant
agissant sur les planètes, des observations astronomiques ont conduit à l’énoncé des trois lois de
Kepler.

Première loi
Chaque planète décrit une ellipse dont le Soleil est un foyer.

Deuxième loi
L’aire balayée par le rayon Soleil-planète est proportionnelle au temps mis pour la décrire (loi des
aires).

Troisième loi
T2
Le rapport 3 est une constante dans le système solaire.
a

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70 La photocopie non autorisée est un délit.
6 ESSENTIEL
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne

Conseils et pièges à éviter


• Pour les forces centrales conservatives de centre O, ne pas oublier que :
➞ ➞ ➞
– le moment cinétique se conserve L O = mCN , avec C la constante des aires, et N normale au
plan de la trajectoire ;
– l’énergie mécanique se conserve.
• Le vecteur de Runge-Lenz ne s’utilise que pour une interaction newtonienne.
• Les lois de Kepler ne s’utilisent que pour une interaction newtonienne.

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La photocopie non autorisée est un délit. 71
Exercices
1 • Rappeler l’expression de la force de gravitation
1 Orbitogramme de la Villette exercée par un point M1 de masse m1 sur un point M2
D’après Banque Agro-Véto, 2007. de masse m2. On notera r = M1 M2 la distance entre
——➞
A. Étude cinématique les points et u➞ = M1 M2 le vecteur unitaire orienté de M1
On considère un référentiel galiléen associé au repère r
vers M2.
orthonormé (O, e➞x , e➞y , e➞z ), l’axe Oz est vertical ascendant.
La position d’un point matériel M sera définie par ses 2 • Montrer que cette force dérive d’une énergie poten-
coordonnées cylindriques, r (r 0), q et z. tielle dont on établira l’expression. On choisira l’origine
On notera respectivement e➞r et e➞q les vecteurs unitaires de l’énergie potentielle lorsque r tend vers l’infini.
déduits de e➞x et e➞y par rotation d’angle q autour de Oz. On revient à l’étude de la bille.
z On néglige les frottements. La réaction normale du sup-
port sera notée :
yez —➞
r RN = Rr e➞r + Rq e➞q + Rz e➞z .
y eq
z M
3 • Justifier sans calcul que Rq = 0.
ey r
yez
4 • Faire un bilan des forces s’exerçant sur la bille.
ey y y Préciser si ces forces dérivent d’une énergie potentielle.
O
ey x z Dans l’affirmative, préciser l’expression de l’énergie
q potentielle associée en fonction de la variable r unique-
x ment. On choisira l’origine de l’énergie potentielle lorsque
r tend vers l’infini.
—➞
1 • Exprimer OM dans la base cylindrique. 5 • Écrire le principe fondamental de la dynamique et
➞ faire la projection dans la base cylindrique.
2 • En déduire la vitesse v (M) dans cette même base.
dq
3 • Montrer que l’accélération peut se mettre sous la En déduire que la quantité r 2 est une constante notée
dt
forme : C.

d2r dq 2 ➞ dr dq d2q d2z 6 • Exprimer l’énergie mécanique sous la forme :


a➞(M) = –r er + 2 + r 2 e➞q + 2 e➞z. 1 dr 2 1 C 2 mgk
dt 2 dt dt dt dt dt Em = ma(r) + m 2 – . Préciser a(r) en
2 dt 2 r r
4 • Montrer que a➞.e➞q peut s’écrire aussi : fonction de k et r.
d 2 dq
a➞.e➞q = 1 r Que peut-on dire de l’énergie mécanique ?
r dt dt
7 • On peut donc définir une énergie potentielle effective
B. Étude dynamique et énergétique
1 C 2 mgk
On étudie le mouvement d’une bille d’acier M, de masse Epeff (r) = m 2 – .
2 r r
m assimilée à un point matériel sur une surface de révo-
lution. La surface sur laquelle roule la bille est engendrée Tracer l’allure de la courbe Epeff (r).
En fonction de la valeur de l’énergie mécanique initiale du
par la révolution d’une portion d’hyperbole, z = – k , k 0. système E0, discuter le caractère lié ou libre du mouvement.
r
La bille se comporte sur cette surface comme un corps 8 • Pour quelle valeur de r a-t-on un mouvement circu-
céleste soumis à une force de gravitation. laire ?
On exprimera le rayon du mouvement circulaire rC en
z
fonction de C, g et k.
yez
r yeq 9 • On lance la bille d’une distance r0 avec une vitesse v➞0 .
Préciser la direction et le module de v➞0 pour avoir un
M yer
mouvement circulaire.

A. Cf. cours.
Conseils


B.3. S’il n’y a pas de frottements R .v➞ = 0,

donc R est normal à la surface.

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72 La photocopie non autorisée est un délit.
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne
6 EXERCICES

teur au niveau du sol. On prendra g0 = 9,81 m . s– 2 et


2 Stabilité d’une trajectoire R = 6 400 km pour les applications numériques.
circulaire dans un champ
1 • Déterminer, dans le référentiel géocentrique ( ) sup-
de force en 1n posé galiléen, en fonction des constantes M , R et g0 , la
r vitesse v(r) , la vitesse angulaire w0(r) et l’énergie méca-
Un point matériel de masse m évolue dans le champ de nique (r) de l’ensemble.
force centrale F(r) e➞r, de centre O . 2 • Avant le lancement, la fusée était placée sur un pas de tir
1 • Quelle relation lie le rayon r0 et la vitesse v 0 dans le situé à la latitude l . Déterminer la variation d’énergie méca-
cas d’une trajectoire circulaire ? nique entre le lancement (avant la mise en route des fusées) et
l’arrivée sur orbite circulaire, en fonction de r, R , M , g0 , l
2 • L’objet subit une perturbation de vitesse, de sorte et T , période de rotation de la Terre autour de l’axe des pôles.
qu’à t = 0 :
· . 3 • Commenter le choix de l permettant, avec des
r(0) = r0 , v q (0) = r q 0(0) = v 0 et vr (0) = r(0) = av 0 ,
avec a 1. moteurs donnés, la mise en orbite la plus favorable.
Étudier l’évolution du rayon r(t) au voisinage de r0 , et éta- 4 • A.N. : L’orbite à atteindre est située à l’altitude de 300
blir un critère que doit vérifier le champ de force pour que km. Calculer l’économie d’énergie réalisée par unité de
l’évolution ultérieure se fasse au voisinage du cercle initial. masse du système lancé, lors du passage du pas de tir
d’Edwards (Californie, l1 = 34°50′N) à celui de Cap
2 • Que devient cette condition pour un champ de force
Canaveral (Floride, l2 = 28°30′N) (à titre documentaire,
1 un gramme d’essence fournit typiquement 40 kJ dans un
en n ? Qu’en est-il pour le cas newtonien ?
r moteur à explosion). Commenter.
Conseils

1) Quelle est l’accélération pour un mouvement cir- 5 • A.N. : Déterminer l’altitude H qu’il faut atteindre
culaire ? Ce mouvement est-il uniforme ? pour obtenir la période de rotation de 12 heures qui est
2) Écrire l’équation du mouvement radial en utilisant celle des satellites du système GPS.
la constante des aires.
Conseils

3) A priori, il vaut mieux trouver que le champ new- 1) Projeter la relation fondamentale de la dynamique,
tonien donne une solution stable... appliquée à l’ensemble {navette + satellite + équipa-
ge + matériel} sur son orbite circulaire, sur la norma-
le au mouvement.
2) Sur le pas de tir, la vitesse de la fusée est égale à la
3 Chez le petit prince vitesse de rotation de la Terre sur elle-même en ce
Évaluer le rayon d’une planète telle qu’en sautant à pieds point.
joints, on puisse échapper à la pesanteur.

5 Transfert d’un satellite


Conseil

Que faut-il faire pour réaliser un état de diffusion ?


(Concours national DEUG 2008)

La Terre est considérée comme un astre sphérique de cen-


tre O, de rayon R et de masse M. Le référentiel géocen-
4 Lancement d’un satellite GPS trique est supposé galiléen. La Terre est animée par rap-
port à ce référentiel d’un mouvement de rotation uniforme
Le lancer d’un satellite depuis une navette spatiale s’effec-
de période T1.
tue en trois étapes successives : la navette est d’abord mise
On désigne par g0 l’intensité du champ de gravitation ter-
sur orbite circulaire, au moyen de fusées auxiliaires ; à par-
restre à la surface de la Terre.
tir de cette orbite circulaire, la navette éjecte le satellite qui
On place un satellite (S) de masse m sur une orbite cir-
gagne progressivement une altitude plus élevée ; enfin, une
culaire C0 située dans le plan équatorial et d’altitude z
fois parvenu à son altitude définitive, le satellite s’y stabi-
faible devant R.
lise au moyen d’un dispositif de freinage. Dans la premiè-
On considère que sur l’orbite C0 le satellite est soumis au
re phase, la navette et son satellite sont solidaires. Avec l’é-
champ de pesanteur g➞0 identique à celui qui règne au
quipage et la charge utile, l’ensemble est assimilé à un
niveau du sol.
point matériel unique de masse M . Le tout est en orbite
circulaire d’altitude h et de rayon r = R + h , où R est le 1 • Déterminer la vitesse v du satellite (S) en fonction de
rayon de la Terre. On appelle g0 l’accélération de la pesan- g0 et R.

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La photocopie non autorisée est un délit. 73
EXERCICES 6
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne

2 • Exprimer la période T0 du satellite (S) en fonction de 9 • Exprimer W1 le travail nécessaire à la phase 1 en


g0 et R. fonction de K0.
3 • Déterminer la vitesse v E d’un point de l’équateur ter- 10 • Déduire de l’énergie sur C0 et sur la trajectoire ellip-
v 2 tique la vitesse v 0 en fonction de v 0 et de x.
restre en fonction de R et T1 ainsi que le rapport E .
v0
11 • Exprimer le travail W2 nécessaire à la phase 2 en
4 • Application numérique : fonction de K0 et de x.
v 2 12 • Déterminer la vitesse v 1 en fonction de v 0 et de x.
Calculer le rapport E pour R = 6 400 km,
v0
13 • Exprimer le travail W3 nécessaire à la phase 3 en
g0 = 9,81 m . s– 2 et T1 = 24 h.
fonction de K0 et de x. Comparer le travail W calculé
Dans la suite du problème, on négligera v E2 devant v 02 .
à la question 8 et la somme W1 + W2 + W3.
14 • Déduire de la 3e loi de Kepler la durée t du transfert
yv ¢O
Orbite CO du satellite (S) de l’orbite C0 à l’orbite C1 en fonction
de T1 et de x.

P O A

R 6 *Trajectoire d’une comète


On considère que la Terre décrit autour du Soleil une tra-
yv ¢1 jectoire circulaire de rayon RT = 150 . 10 9 m , avec la
période T0 , à la vitesse v T . Une comète décrit une orbi-
Orbite C1 te dans le même plan que celle de la Terre. Elle passe le
plus près du Soleil à une distance kRT , sa vitesse en ce
On place maintenant le satellite (S) sur une nouvelle orbi- point est v1 .
te C1 située dans le plan équatorial. On désire que (S)
soit vu immobile de tout point de la surface terrestre. 1 • Déterminer la vitesse v de la comète lorsqu’elle coupe
On ne considère plus que z est très petit devant R. l’orbite terrestre en fonction de k , vT et v1 .
A.N. : k = 0,42 , vT = 30,00 . 103 m . s– 1 et
5 • Exprimer le champ de pesanteur g en fonction de g0 .
v1 = 65,08 . 10 3 m . s– 1. Calculer v .
6 • Déterminer le rayon R1 de cette nouvelle orbite C1.
R 2 • Montrer que la comète décrit une orbite elliptique.
En déduire le rapport x = 1 . Exprimer son demi-grand axe a sous la forme a = lRT .
R
Déterminer son excentricité e en fonction de vT , v1 et k.
7 • Déterminer la vitesse v 1 du satellite (S) sur l’orbite Donner la période de révolution T de la comète sous la
C1 en fonction de x et v 0 . forme T = nT0 .
A.N. : Calculer l , e et n .
8 • Exprimer en fonction de K0 = 1 mv 02 et de x, le travail
2 3 • Pendant combien de temps reste-t-elle dans l’orbite
W nécessaire pour amener le satellite (S) sur l’orbite C1 terrestre, c’est-à-dire r = SC RT ? Cette durée donne
depuis la surface terrestre. l’ordre de grandeur de la durée de visibilité de la comète
La mise en orbite géostationnaire du satellite (S) est réali- depuis la Terre, elle sera mise sous la forme d’une inté-
sée de la manière suivante : grale, puis, comme on n’en cherche qu’un ordre de gran-
– Phase 1 : On lance le satellite (S) depuis la surface ter- deur, on prendra e = 1 pour effectuer le calcul, et on
restre sur l’orbite C0 . On désigne par W1 le travail néces- q
q q
dq
0
1 1
saire à cette opération. utilisera 2
= tan 0 + tan3 0 .
0 (1 + cos q) 2 2 6 2
– Phase 2 : En un point P de C0 , on communique au
satellite (S) en un temps très bref une nouvelle vitesse v 0
Conseils

de manière à le placer sur une orbite elliptique tangente à 1) Utiliser la conservation de l’énergie de la comète en
C1 au point A. l’exprimant au point de sa trajectoire le plus proche du
Soleil et au point où elle coupe l’orbite terrestre.
On désigne par v 1 la vitesse du satellite (S) à son arri-
vée au point A. 2) Déterminer le signe de l’énergie de la comète.
– Phase 3 : Au point A, on fait passer la vitesse du satelli- Exprimer a en fonction de l’énergie de la comète
te (S) de v 1 à v 1 . pour obtenir la relation a = lRT .

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74 La photocopie non autorisée est un délit.
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne
6 EXERCICES

3) À partir de l’équation traduisant la conservation du


· 8 *Mouvement hyperbolique
moment cinétique, isoler q et le mettre sous la forme
· répulsif. Expérience de
q = f (q) .
En déduire l’ordre de grandeur de la durée de visibi-
Rutherford
lité de la comète depuis la Terre en utilisant les hypo- Une particule a de masse m et de charge q = 2e , venant
thèses simplificatrices de l’énoncé. de l’infini avec une vitesse v➞0 , s’approche avec un para-
mètre d’impact b = OH d’un noyau cible (noyau d’or) de
masse M >> m et de charge Ze .
7 Incident sur un satellite y
Un satellite se trouve sur une orbite circulaire, de rayon r0 , eθ ∞ D v∞
autour de la Terre lorsqu’un incident se produit modifiant er
la direction de la vitesse d’un angle a , sans changer sa eθ
norme v 0 . S
S P D
vt 0 α v0 H
b θ
vt 0
z x
r0 noyau d’or

T 1 • Montrer que :

v➞∞ – v➞0 = – k e➞ – e➞ , où k = Ze 2
q q0
mv 0 b ∞ 4πe 0
et où l’indice 0 concerne les grandeurs au départ et l’indi-
ce ∞ les grandeurs quand la particule est de nouveau infi-
niment éloignée du noyau.
1 • Montrer que la nouvelle trajectoire du satellite est une
ellipse de demi-grand-axe égal à r0 . 2 • En déduire la déviation D de la particule en fonction

de k , m , b et v0 .
2 • Montrer, en utilisant le vecteur Runge-Lenz A (cf.
l’Essentiel) que l’excentricité e de l’ellipse est e = sina . 3 • Déterminer la distance minimale rmin de plus courte
approche du noyau.
3 • Le satellite tournant initialement à 700 km d’altitude,
Conseils

pour quelles valeurs de a s’écrasera-t-il sur la Terre ? 1) Écrire la relation fondamentale de la dynamique et
remarquer que e➞r s’exprime simplement en fonction
de➞q .
Conseils

1) Quelle est l’énergie du satellite après l’incident ? de


dt
En déduire la valeur du demi-grand axe a de l’ellipse
grâce à la relation entre a et . Intégrer alors l’équation obtenue entre le départ P0
2) Rappelons que le vecteur Runge-Lenz : et un point P∞ , où la particule est de nouveau infini-
➞ ment éloignée du noyau.
➞ v LO ➞ ➞ k
A = – e r avec F = – 2 e➞r Attention à l’orientation des vecteurs.
k r 2) Que peut-on dire du module du vecteur vitesse aux
est parallèle au rayon vecteur ➞ r lorsque la distance points P0 et P∞ ? Projeter alors l’équation obtenue
r au centre de la force passe par une valeur extréma- à la question 1).
le et de norme e, excentricité de la trajectoire. 3) On peut utiliser la conservation de l’énergie.
3) Le satellite s’écrasera sur la Terre si le périgée de
la trajectoire passe sous la surface terrestre.

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La photocopie non autorisée est un délit. 75
EXERCICES 6
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne

L2
9 Correction relativiste. l’excentricité e et du paramètre p =
m 2GM
de l’ellipse.
Avance du périhélie de Mercure 0
Ce vecteur sera exprimé dans la base polaire puis dans la base
➞ ➞ ➞
1 • Préliminaire cartésienne (e x , e y) . En déduire que la variation ∆A du vec-

a) Soit un champ de force newtonien de la forme teur A pendant une période de révolution de la planète sur
➞ ➞
➞ e➞ ➞ v ∧ LO ➞ ➞
sa trajectoire elliptique est égale à : ∆ A = 2eπ e e➞y .
F = – a 2r ; en utilisant le vecteur de Lenz A = – er, GM 0 p 2
r a
Données :
p
retrouver l’équation polaire r = de l’ellipse 2π 2π

1 + e cosq (1 + e cosq)2cosq dq = 2eπ et (1 + e cosq)2 sinq dq = 0.


0 0
trajectoire décrite par une planète autour du Soleil.
➞ ➞
Relier en particulier le paramètre p à m , LO = Le z et a En déduire que le potentiel perturbateur VP d’origine rela-
constante d’interaction à préciser. tiviste entraîne une déformation de la trajectoire cor-
b) Exprimer p à l’aide de rA et r P , distances en périgée respondant à une rotation lente du grand axe de l’ellipse,
et à l’apogée de la trajectoire. dans son plan, autour du Soleil.
y c) Calculer l’angle ∆f dont tourne la trajectoire de la pla-
planète nète pendant une période de révolution en fonction de G ,
M0 , c et des distances maximale et minimale, rA et r P ,
r
de la planète au Soleil.
q
d) En déduire « l’avance séculaire » dW pour une planè-
S x te dont la période de révolution, exprimée en jours sidé-
raux, est T , c’est-à-dire l’angle dont a tourné le grand axe
de sa trajectoire au bout d’un siècle (on rappelle qu’un an
correspond à T0 = 365,25 jours sidéraux).
Calculer dW en secondes d’arc (1 seconde d’arc est égale
à 1 degré) pour Mercure, dont l’aphélie se trouve à
2 • Avance du périhélie 3 600
En Relativité Générale, le mouvement d’une planète de 7,0 . 10 10 m du Soleil et le périhélie à 4,6.1010 m.
masse m autour du Soleil, assimilé à une sphère homo- Expérimentalement, on trouve dW = 42,6 ± 0,9 secondes
gène de masse M0 et de centre S , doit être décrit comme d’arc. La théorie relativiste rend-elle effectivement comp-
si au potentiel d’attraction newtonienne subi par la masse te de cette valeur ?
M m
(de la forme V(r) = – G 0 ) se superposait un potentiel
r
GM L2 1 –e
perturbateur VP (r) = 2 0 = , où c désigne
Conseils

c m r3 3r3 1) Cf. l’Essentiel.


la vitesse de la lumière (c = 3.108 m . s– 1). 2) a) Pour déterminer l’ordre de grandeur de la vites-
se de la Terre et de Mercure autour du Soleil, assimi-
On prendra M0 = 2 . 10 30 kg (on suppose que M0 m de
ler leurs trajectoires à des cercles.
telle sorte que l’on peut considérer le Soleil comme immo- ➞
bile). On traitera VP comme une perturbation par rapport b) dv est la somme de deux termes : l’un dû à V(r),
dt
au potentiel newtonien V . l’autre à VP(r) . En déduire que dans l’expression de

a) Quelle condition doit satisfaire le mouvement de la pla- dA
nète pour qu’il en soit ainsi ? Vérifier rapidement si l’on peut , seul le deuxième terme donne une contribution
dt
appliquer cette approximation à la Terre et à Mercure (dont non nulle. Exprimer alors L en fonction de q et de
la période de révolution autour du soleil est de 88 jours). On sa dérivée par rapport au temps (en utilisant l’équa-
rappelle que la distance Terre–Soleil est RT = 1,5 . 10 11 m . tion polaire de la trajectoire) pour obtenir une expres-
On admet alors qu’en première approximation la trajectoire dA

·
de la planète reste sensiblement elliptique. On appelle (Ox) sion de la forme = f (q)q ➞eq . Il faut ensuite expri-
dt
l’axe focal et (Oy) l’axe perpendiculaire à (Ox) . mer ce vecteur dans la base cartésienne avant de l’in-

dA ➞ tégrer sur une période de révolution.
b) Exprimer où A est le vecteur de Runge-Lenz, en ➞
dt c) Quelle est la relation entre le module de A et l’ex-
dq centricité de la trajectoire ? Exprimer ensuite p en
fonction de e , G , M0 , q et ainsi que de fonction de rA et rP .
dt

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76 La photocopie non autorisée est un délit.
Corrigés
dq 2 k C2 dz k dr
1 Orbitogramme de la Villette r2
dt
=
r
d’où
r2 dt
z=–
=– 2
r dt
.

A. Étude cinématique 1 dr 2 1 C 2 1 k 2 dr 2 k
Em = m + m 2 + m 4 – mg .
—➞ 2 dt 2 r 2 r dt r
1 • OM = re➞r + ze➞z . k2
· On trouve l’expression demandée avec a(r) = 1 + .
2 • v➞ = r· e➞ + rq e➞ + z· e➞ .
r θ z r4
· · ·· · 3•
3 • a = ··r e➞r + r·q e➞θ + r·q e➞θ + rq e➞θ – rq 2e➞r + ··z e➞z .

Epeff
d2r dq 2 ➞ dr dq d2q ➞ d2z ➞
a➞ = –r er + 2 + r 2 eq + 2 e z.
dt 2 dt dt dt dt dt
dr dq d2q
4 • a➞.e➞θ = 2 +r 2
dt dt dt
d 2 dq dr dq d2q
Si on calcule r = 2r + r 2 2 = ra➞.e➞θ ,
dt dt dt dt dt
r
d’où le résultat demandé. rc

B. Étude dynamique et énergétique


➞ Gm 1 m 2 ➞
1 • f 1/2 = – u.
r2 Si E0 0, l’état est libre.
➞ Gm 1 m 2 ➞ dE p Si E0 0, l’état est lié.
2 • f 1/2 = – 2
u = – dr u➞
r dE peff
Gm 1 m 2 8 • Le mouvement est circulaire pour dr = 0.
Ep(r) = – à l’origine choisie.
r
C 2 gk C2
Soit = 2 rC = .
3 • La normale à la surface considérée n’a pas de composante r3 r gk
sur e➞θ , donc Rq = 0 en l’absence de frottements.
9 • La bille doit être lancée selon e➞θ . v➞0 = v 0 e➞θ .
4 • Les forces qui s’exercent sur la bille sont dq
C = r2 = r0 v 0 .
– le poids mg➞ qui dérive de l’énergie potentielle dt
k r02 v 02
Ep = mgz = – mg . On a aussi r0 = rC d’où r0 = .
r gk

– la réaction R N qui ne travaille pas. gk
v 02 = .

5 • m a➞ = R N + mg➞. r0
En projetant sur la base cylindrique, on obtient :
d2r dq 2
m –r = Rr
dt 2 dt 2 Stabilité d’une trajectoire
m
1 dr 2 dq
r =0 circulaire dans un champ
r dt dt
1
d2z
m 2 = – mg + Rz
de force en n
dt r
dq 1 • Pour la trajectoire circulaire, décrite à vitesse angulaire
De la deuxième équation, on déduit que r 2 est une
dt constante (loi des aires), on a :
constante.
2
dq v0
r2 = C. m = – F(r0).
dt r0

1 2 • L’équation du mouvement, en projection sur le vecteur


6 • Em = mv 2 + mgz
2 radial, donne :
2
1 dr 2 2 dq 2 dz 2 . C2 r 2v
= m +r + + mgz F(r) = m( r̈ – rq 2) = m r̈ – 3 = m r̈ – 0 3 0 .
2 dt dt dt r r

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CORRIGÉS 6
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne

Posons r = r0(1 + e(t)) , et linéarisons cette équation :


F(r0) F (r0) v
2 4 Lancement d’un satellite GPS
+ er0 + ... = r0 ë – r 0 (1 – 3 e + ...)
m m 0
1 • La relation fondamentale de la dynamique projetée
où le terme d’ordre 0 se simplifie (question 1)), ce qui donne :
➞ Mv 2 MM
2 sur e r donne – = −G 2 T , où MT est la masse de
3v 0 F (r0) r r
ë + 2
– e=0
r0 m
GMT g
la Terre. Avec g0 = , on obtient v = R 0 . On en
ou bien encore : ë –
1 3F(r0)
+ F (r0) e = 0. R2 r
m r0
v R2
On obtient une évolution au voisinage de r0 si : déduit ω 0 = = g0 3 .
r r
3F(r0)
+ F (r0) 0. L’énergie potentielle gravitationnelle est :
r0
GMT R2
P=–M = – g0 M .
r r
–k
3 • Pour F(r) = , il vient k (n – 3) 0.
rn L’énergie mécanique (r) du système est donc :
Pour avoir une trajectoire circulaire, il faut déjà avoir un 1 R2 R2
(r ) = Mv 2 (r ) − Mg0 = − Mg0 .
champ attractif, soit k 0 , de sorte que la condition de sta- 2 r 2r
bilité est n 3. Dans le cas de la gravitation, n = 2 , et ainsi
la trajectoire circulaire apparaît stable : ouf ! 2 • L’énergie mécanique de la fusée sur le pas de tir est :
1 2π
0 = Mv 02 − Mg0 R avec v 0 =   Rcos λ .
2  T
3 Chez le petit prince La variation d’énergie mécanique entre le lancement et l’arri-
vée sur l’orbite circulaire est donc :
Sur Terre, un saut à pieds joints permet facilement d’élever 2
R 1  2 πR cos λ 
son centre de gravité d’une hauteur h de l’ordre de 50 cen- ∆ = (r ) − 0 = Mg0 R1 −  − M   .
timètres. L’impulsion initiale correspond à une énergie déve-  2r  2  T 
loppée de l’ordre de mgh.
Admettons que l’on fera de même sur la planète en question, 3 • ∆ représente l’énergie à fournir au système pour le met-
pour laquelle la vitesse de libération est donnée par : tre en orbite. Elle diminue quand cos l augmente, donc
quand l diminue : les meilleures bases de lancement sont les
1 mv 2 – GmM = 0
0 plus proches de l’équateur.
2 R
où G est la constante de gravitation, M la masse de la pla- 2
πR 
4 • ∆ (λ1 ) − ∆ (λ2 ) = 2 M  (cos2 λ2 − cos2 λ1 ) .
nète, R son rayon.  T 
1 2
L’énergie cinétique mv 0 que l’on peut créer étant de Par unité de masse, l’économie d’énergie est de 24 kJ , ce qui
2 semble assez faible, si on la compare à (l 2) ≈ 32,8 . 10 3 kJ
l’ordre de mgh, on en déduit gh = GM où le champ de pour 1 kg de charge.
R 3
pesanteur g est pratiquement égal au champ de gravitation à 2π (R + H)2
5 • T0 = = 2π ,
GMT ω0 R g0
la surface terrestre : g 2
, et on obtient :
2
RT RT0 4g0 3
soit : H= – R = 20,3.103 km.
M h 2π
MT 2 = .
RT R
En supposant que la densité de la planète soit très voisine de
5 Transfert d’un satellite
R3
celle de la Terre, on aura alors M = MT 3
, et donc finale-
RT 1 • Sur l’orbite circulaire de rayon R, on a :
ment : R = 6h RT 1,8 km (RT = 6 400 km). v 02
m = mg0 d’où v0 = 6g0 R.
La planète a la taille d’un astéroïde... R


2 • v0 = Rw 0 = R
T0

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78 La photocopie non autorisée est un délit.
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne
6 CORRIGÉS

10 • Le transfert se fait sur une ellipse de demi-grand axe


T0 =
2πR
6g 0 R
= 2π
1 R
g0
. R + R1
2
.

3 • vE = R GmM 1 GmM
T1 Eellipse = – = mv 0 2 – .
R + R1 2 R
v E T0
= R1 2GM x
v 0 T1 v 0 2 = 2GM =
R(R + R1) R 1+x
v E 2 4π2 R
= 2 2x
v0 T 1 g0 v 0 2 = v 02
1+x
vE 2
4 • A.N. :
4 12x+ x .
= 3,45. 10 – 3.
v0 v0 = v0

➞ mM ➞ GM GM
5•F =–G u = m g➞. g= et g 0 = 2 . 11 • W2 = Eellipse – E0
r2 r r2 R
GmM GmM R1 – R
R2 W2 = – + = GmM .
Donc g = g 0 2 à la distance r = R1. R + R1 2R 2R(R + R1)
R1
x–1
W2 = K0 .
6 • La période du satellite sur l’orbite C1 doit être T1. x+1
R2
mw 12 R1 = mg = mg 0 . 12 • Au point A, on a :
R 12
GmM 1 GmM
R2 R2 Eellipse = – + mv 1 2 = – .
R 13 = g 0 2
= g 0 2 T 12. R1 2 R + R1
w1 4π
R1 = 4,24.107 m.
R
v1 = v0
5 x(12+ x) .
x = 1 = 6,62.
R GmM GmM
13 • W3 = E1 – Eellipse = – +
2R 1 R + R1
2 GmM GM
7 • m v1 = v 12 =
R1 R 12 R1 x–1
W3 = K0 .
x(1 + x)
GM
De même v 02 = .
R x–1 x–1
W1 + W2 + W3 = K0 1 + +
On en déduit : x + 1 x(1 + x)
2 1
v
v1 = 0 . = K0 2x + x – 1 = K0 2 – .
1x x(1 + x) x
W1 + W2 + W3 = W.
8 • Sur l’orbite C1, l’énergie du satellite est :
1 GmM 1 14 • La troisième loi de Kepler donne :
E1 = mv 12 – = – mv 12 .
2 R1 2
1 GmM 1 4π2 R + R1 3
4π2 3
Sur la Terre : E = mv E2 – = mv E2 – mv 02 . T 2ellipse = et T 21 = R1.
2 R 2 GM 2 GM
Le travail W à fournir pour passer à C1 est : R + R1 3/2
Tellipse = T1
1 1 1 1 2R1
W = E1 – E = – mv E2 – mv 12 + mv 02 ≈ + mv 02 2 –
2 2 2 x Tellipse T1 1 + x 3/2
t= = 5/2 .
1 2 2 x
W = K0 2 – .
x

9 • Lorsque le satellite est sur Terre, son énergie est : 6 Trajectoire d’une comète
1 GmM
E= mv E2 – .
2 R 1 • L’énergie de la comète est :
1 GmM 1 • au point le plus proche du Soleil :
W1 = E0 – E ≈ – mv 02 + = + mv 02 .
2 R 2 1 2 GMS
= mv1 − m ; (1)
W1 = K0 . 2 kRT

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CORRIGÉS 6
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne

• au point où elle coupe l’orbite terrestre : C


1 2 GMS
= mv − m ; (2)
2 RT r = RT
avec pour la Terre sur son orbite circulaire : θ0

GMS
v T2 = . (3) S
RT
La conservation de l’énergie de la comète permet de détermi-
ner v . Tous calculs faits, on obtient :

1
v = v12 + 2v T2 1 −  = 41,8 km.s–1.
 k
On en déduit :
2 • L’énergie de la comète est égale à : d θ L (1 + e cosθ )2 v T4
= 2 = (1 + e cosθ )2 .
1 v2  dt m p RT ( kv1 )3
= m v12 − T  = – 25 . 10 6 m (en joules) ;
2 k ( kv1 )3
On pose τ = RT . La durée recherchée est :
elle est négative, donc la trajectoire de la comète est une ellip- v T4
se. Elle est reliée au demi-grand axe a par : +q0 +q0
dq
GMS v2R ∆t = dt = t ,
= −m = −m T T . q =–q0 –q0 (1 + e cos q)2
2a 2a
où q0 est l’angle correspondant au point d’intersection de la
RT trajectoire de la comète et de celle de la Terre (voir le schéma
Des relations (1) et (3), on déduit a = ;
2 v12 précédent).
− 2
k vT Pour déterminer l’ordre de grandeur de ∆t , on prend e = 1
(approximation justifiée par l’application numérique ci-dessus).
1
c’est de la forme a = lRT , avec λ = .
2 v12  1 θ  1  θ 
− On obtient ∆t = 2τ  tan 0 + tan 3 0  ,
k v T2 2  2  6  2 

Pour déterminer l’excentricité e de la trajectoire, on peut uti- p


avec RT = , d’où :
liser, par exemple, la distance comète–Soleil au périhélie : 1 + e cosθ 0
r P = kRT = a(1 – e) , d’où :
 2 v12 
k v2  k v 2 − 1
e = 1 − = k 12 − 1 T
λ vT θ 0 = arccos  2  , soit q0 = 100°.
 k v1 − 1 
(e < 1 : la trajectoire est bien elliptique).  2 
 vT 
T 2 T02 A.N. : ∆t = 1,76 t , soit environ 77 jours.
La troisième loi de Kepler donne = , où T0 est la
a3 RT3
période de rotation de la Terre autour du Soleil.
3
On en déduit T = λ 2 T0 = nT0 .
7 Incident sur un satellite
A.N. : l = 17,9 ; e = 0,977 (e est donc proche de 1, l’ellipse 1 • L’énergie du satellite après l’incident est la même qu’a-
est très excentrée) ; n = 75,7 : la période de la comète est vant puisque la vitesse reste la même en module : elle est
d’environ 76 ans (il s’agit sans doute de la comète de Halley). donc négative, égale à :
1 mMT
L
2 •
=− G
3 • La loi des aires donne r θ = = kRTv1 (au périhélie, la 2 r0
m
vitesse est orthogonale à SC). L’équation de la trajectoire est : la trajectoire est une ellipse de demi-grand axe r0 (l’énergie
p kv1 2 mMT
r= , avec p = r P (1 + e) = RT . sur une trajectoire elliptique est = −G ).
1 + e cosθ vT 2a

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80 La photocopie non autorisée est un délit.
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne
6 CORRIGÉS

2 • Calculons le vecteur de Runge-Lenz, constant, à l’instant ➞ ➞ k ➞ ➞ 


initial : v∞ − v0 = eθ − eθ0 .
mv 0 b  ∞ 
➞ 1 ➞ ➞
A = (v ∧ Lo O) – e r
k 2 • À l’infini (des deux côtés), l’énergie potentielle d’inter-
action entre la particule a et le noyau est nulle, l’énergie est
1 ➞ ➞ ➞ ➞
= [v 0 (cosa e q – sina e r ) ∧ m r0 v 0 cosa e z ] – e r uniquement sous forme cinétique, on en déduit (grâce à la
k 0 0 0

conservation de l’énergie) que ||v ∞|| = v 0 .
Sachant que la constante d’interaction est k = GmMT , et que On projette alors l’équation précédente sur les axes (Ox) ou
2 ➞ ➞
v 0 GMT (Oy) en remarquant que eq0 = – e y et que l’angle entre (Oy)
r0 = 2 , on en déduit : ➞
et e q∞ est égal à D , on obtient :
r0
➞ ➞
A = sina (– sina e r + cosa eq )
➞ v cos D − v = − k sin D (sur (Ox ))
0 0  0 0
mv 0 b
et, par conséquent : 
➞ k
e2 = A 2 = sin2 a v 0 sin D = (cos D + 1) (sur (Oy)) .
ce qui assure le résultat.  mv 0 b

3 • L’équation polaire de la trajectoire est : On vérifie que ces deux équations sont équivalentes.
p La première équation (par exemple) devient :
r=
1 + e cosq D k D D
2v 0 sin 2 = 2 sin cos ,
2 mv 0 b 2 2
avec e = sina et p = a(1 – e2 ) = r0 cos2 a .
Au périhélie, la distance minimale est : D k
d’où : tan = .
r0 (1 – sin2 a) 2 mv 02 b
rP = = r 0 (1 – sin a).
1 + sina
3 • L’énergie de la particule, constante, est :
Le satellite ne s’écrase pas si r P RT , ce qui donne :
1 2 1 . . k
RT M = mv 0 = m(r2 + r2q 2 ) +
sin a 1– . 2 2 r
r0 2
1 . 2 mb2v 0 k
L’écrasement est donc évité pour : = mr + + .
2 2r2 r
RT
a arcsin 1 – 5,7 °. Lorsque la distance est minimale, il vient :
r0 2 2
mb2v 0 + 2krmin – mv 0 r2min = 0 .
La racine positive de cette équation de degré 2 est :
8 Mouvement hyperbolique k
7 k 2
répulsif. Expérience de Rutherford rmin = 2
+ 2
+ b2
mv 0 mv 0
1 • La relation fondamentale de la dynamique appliquée à
➞ que l’on peut aussi écrire :
dv k➞
la particule a s’écrit m = 2 er . D 1
dt r rmin = b tan + .
1

d eθ
2 cos D
En remarquant que er = −

, on peut écrire l’équation 2
θ dt

précédente sous la forme : 9 Correction relativiste.


dv

−k

d eθ Avance du périhélie de Mercure
= .
d t mr 2 θ• d t 1 • Préliminaire

a) A est un vecteur constant dans le plan de la trajectoire
On reconnaît au dénominateur le moment cinétique de la par-
· (dirigé de S , foyer de l’ellipse, vers P, périgée de la trajec-
ticule L = mr2q = – mbv 0 (c’est une constante du mouve-
toire, que l’on peut exprimer :
ment, on le calcule au départ en faisant très attention à
l’orientation des vecteurs). D’après le schéma de l’énoncé, ➞ 1 ➞ ➞ ➞ 1 .➞ .➞ ➞ ➞
A = (v ∧ L O) – er = (r er + rq eq ) ∧ Lez – er .
q diminue au cours du mouvement, il est donc normal de a GmM0
trouver L 0. ➞ ➞
En notant q (hA , r ), on a :
En intégrant l’équation ci-dessus entre le départ et un point
où la particule est de nouveau très éloignée du noyau, on ➞ ➞ ➞ ➞ L2
rz .A = A r cosq , mais aussi r . A = – r.
obtient : Gm2M0

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La photocopie non autorisée est un délit. 81
CORRIGÉS 6
Forces centrales conservatives – Interaction newtonienne

➞ L2
En notant e = A et p = , on obtient bien la conique : y
Gm2M0
planète
p
r= .
1 + e cosq
p p
b) Au périgée : r P = ; à l’apogée : rA = ; D A DΦ
1+e 1–e
A S x
p – rP rA – p
donc : e= = ,
rP rA
2rArp
ce qui nous donne : p= .
rA + r P

2 • Avance du périhélie
a) Le terme supplémentaire est correctif si Vp V,
c) L’angle ∆f , dont tourne la trajectoire pendant une révolu-
GM0 L2 GmM0
soit : . ➞
c2 r3 r || ∆ A ||
tion, est ∆φ = (il est très faible donc assimilable à sa
v ➞
Comme L est de l’ordre de mrv , on en déduit 1. La || A ||
c ➞
planète doit avoir une vitesse non relativiste pour traiter le tangente). Le module de A étant aussi l’excentricité de la tra-
terme supplémentaire comme une petite perturbation à appor- jectoire, cette expression se simplifie :
ter au mouvement newtonien classique. 2πe 6πL2 6πGM0
f= = 2 2 2 = .
2πR T GmM0 p 2
m C p C 2p
Pour la Terre : v T = 30 km/s.
TT
2 2 On introduit rA et r P , il vient finalement :
2 π RM TT TM
Pour Mercure : v M = avec 3
= 3
(3e loi de 3πGM0 rA + r P
TM RT RM f= .
C2 rA r P
Kepler), soit v M 50 km/s.
Dans les deux cas, l’approximation non relativiste est bien Remarque : Mercure n’a pas une vitesse nettement plus
satisfaisante. importante que la Terre sur son orbite, mais les distances
b) Pour ce mouvement, la force : caractéristiques rA et r P sont bien plus faibles dans son cas
➞ d ➞ GmM0 ➞ e ➞ car c’est la planète la plus proche du Soleil. L’avance de son
F =– V(r) + Vp (r) er = – er – 4 er périhélie sera donc plus facilement détectable car f est ici
dr r2 r
est centrale, et le moment cinétique est une constante du mou- plus important, le phénomène étant également plus rapide
vement. On a donc : puisque c’est aussi la plus petite période de révolution.
➞ ➞
dA 1 F ➞ . d) En un siècle, le grand axe de l’ellipse a tourné de :
= ∧ L O – q e➞q
dt GmM0 m T
Ω = 100 0 ∆φ .
dW
· T
1 e ➞ ➞ e
= 2
– 4 er ∧ L ez = e➞q L’application numérique donne dW = 2 . 10– 4 rad = 43,1
Gm M0 r GmM0 r2
car le résultat donné par le terme newtonien est nul. secondes d’arc. Cette valeur rentre dans la zone d’incertitude
En utilisant l’équation polaire (mouvement peu perturbé) de fournie par l’expérience : la théorie relativiste rend effective-
la trajectoire, il vient : ment compte de l’avance du périhélie de Mercure.

dA e (1 + e cosq)2 ➞ ➞ dq Remarque : On observe un phénomène semblable pour les
= (– sinq ex + cosq ey )
dt GmM0 p2 dt satellites terrestres, la cause en est tout autre : l’avance du
et en intégrant sur un tour : périgée des satellites est due à l’aplatissement de la Terre aux



dA 2πe e ➞ pôles, le potentiel gravitationnel n’étant plus exactement
A= . dt = ey .
q=0 dt GmM0 p 2 GMT mε
➞ ➞
newtonien mais de la forme V = − m − 3 , le deuxième
La variation de A est orthogonale à A , de module très infé- r r

rieur à A : le potentiel perturbateur Vp entraîne une défor- terme étant très faible par rapport au premier.
mation de la trajectoire correspondant à une rotation lente du
grand axe de l’ellipse dans son plan.
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7 Mécanique en
référentiel non galiléen
LES OBJECTIFS
• Prévoir et interpréter le mouvement d’une particule
soumise à un ensemble de forces dans n’importe
quel référentiel.

LES PRÉREQUIS
• Mécanique en référentiel galiléen.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Les mêmes que pour les chapitres précédents.

ESSENTIEL
Forces d’inertie, relation fondamentale de la dynamique
Dans un référentiel non galiléen , il faut introduire des forces d’inertie pour traduire la relation
fondamentale de la dynamique :
➞ ➞ ➞
ma➞/ (M) = F + Fie + Fic ,
avec :

Fie = – ma➞e (M) , où a➞e(M) est l’accélération du point coïncidant ;
➞ ➞ ➞
Fic = – ma➞c (M) = – 2mW ∧ v➞/ (M) , où a➞c(M) est l’accélération de Coriolis du point M et W est
le vecteur rotation du référentiel non galiléen par rapport à un référentiel galiléen.
Dans l’expression du théorème du moment cinétique en un point fixe de (référentiel non galiléen),
il faut aussi introduire le moment des forces d’inertie d’entraînement et de Coriolis.

Théorème de l’énergie cinétique


D
Le travail de la force d’inertie de Coriolis est toujours nul dans .
Le théorème de l’énergie cinétique s’applique dans en introdui-
sant le travail de la force d’inertie d’entraînement :
➞ ➞
∆ c = (F ) + (Fie ) .
H M
La force d’inertie d’entraînement peut éventuellement dériver d’une
énergie potentielle. Par exemple, dans le cas où est en mouvement
de rotation uniforme autour d’un axe fixe ∆ d’un référentiel galiléen,

l’énergie potentielle d’inertie d’entraînement est alors égale à
1 2 2
O
P = − mΩ HM + cte , où W est la vitesse de rotation constante
2 ∆ est un axe fixe dans un réfé-

de autour de ∆ et H la projection orthogonale de M sur l’axe rentiel galiléen et W est un
de rotation ∆ . vecteur rotation constant.

Conseils et pièges à éviter


• Les lois de la dynamique appliquées en référentiel non galiléen sont souvent simples, en particu-
lier dans les référentiels en translation et en rotation.

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Exercices

1 Une attraction foraine D


sans danger ? O
Un des manèges d’une foire foraine est constitué d’un énorme
cylindre vertical qui tourne autour de son axe à la vitesse
ey
angulaire w . Les passagers pénètrent à l’intérieur et s’ins-
tallent contre la paroi du cylindre. Le cylindre est mis en θ
S
rotation, d’abord lentement, puis de plus en plus vite. Quand
la vitesse de rotation w est suffisamment grande, le plan- T Y
cher est retiré et les passagers restent collés contre la paroi ex X
du cylindre.
1 • Expliquer pourquoi les passagers restent collés contre
la paroi. Quelle est la force qui les empêche de tomber ? 1 • Le système est immobile. Calculer la longueur e du
Est-ce sans danger ? Que ressent un passager qui essaie de ressort à l’équilibre.
décoller un bras ou une jambe ? 2 • Le système est mis en rotation autour de l’axe ∆ avec
2 • On appelle µ le coefficient de frottement : les passa- une vitesse angulaire constante w suffisamment faible
gers sont immobiles tant que les composantes tangentielles pour que S reste au contact de T .


RT et normale

R de la réaction du support vérifient la Calculer la réaction R du bâti sur S quand le ressort a
N
➞ ➞
relation |RT | m |RN | . atteint sa nouvelle longueur d’équilibre e′ en raison-
Déterminer la valeur minimale de la vitesse de rotation du nant dans le référentiel tournant T lié à la tige.
cylindre (en fonction du rayon du cylindre a , de g et de 3 • Calculer la vitesse de rotation du solide w 0 telle que
µ) à partir de laquelle on peut retirer le plancher. le solide décolle juste de la glissière quand le ressort a
atteint sa nouvelle longueur d’équilibre ′′e .
3 • A. N. : a = 4 m et µ = 0,4 . Calculer la vitesse mini-
male de rotation du cylindre en tours par minute.
Conseils

2) Faire l’inventaire des forces qui agissent sur S


quand il est en équilibre dans le référentiel tournant
Conseils

1) Comment doit être dirigée la force qui permet aux


passagers de ne pas tomber ? T. La projection de la relation fondamentale de la

2) Projeter la condition d’équilibre relatif des passa- dynamique sur la direction de la tige donne la longueur
gers sur le ➞rayon-vecteur et sur l’axe➞ du cylindre pour du ressort à l’équilibre ; sa projection sur une direction

exprimer RT et RN . La relation |RT| m |RN | per-
➞ orthogonale donne la réaction de la tige sur S .
met de déterminer la valeur minimale de w . 3) Quelle est la valeur de la réaction du support quand
la tige décolle ?

2 Équilibre en référentiel tournant


3 *Équerre oscillante
D’après ENAC Pilotes.
Une équerre d’inertie négligeable, portant une surcharge de
Un système est constitué d’une glissière T soudée sur un
masse m à sa pointe M (avec AM = ), pivote autour de
bâti mobile autour d’un axe vertical ∆ . Sur la glissière
l’axe Az fixe, incliné de l’angle a par rapport à la verti-
inclinée d’un angle q fixe par rapport à la verticale est posé
cale AZ . Le plan xAz est vertical, et on repère la rotation
un solide S de masse m qui peut glisser sans frottements
de l’équerre par l’angle q .
sur T . Ce solide, que l’on peut considérer comme ponc-
L’effet de frottements fluides est modélisé par un couple de
tuel, est accroché à un ressort à spires non jointives, de rai-
deur k , de longueur à vide 0 dont l’autre extrémité est dq
freinage – l par rapport à Az .
fixée au bâti, selon la figure ci-après. dt

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84 La photocopie non autorisée est un délit.
Mécanique en référentiel non galiléen
7 EXERCICES

posera constamment tendu, avec la verticale Oy de


Z z (cf. figure ci-dessous). Dans un premier temps, l’origine O
de reste fixe et confondue avec l’origine O de .

at y y¢
y
A yev
yez x
g O O¢
yex x¢

M (masse m)
q

x
P
1 • Caractériser les mouvements de l’équerre, l’angle q
restant faible.
1 • Quelle doit être la longueur du fil pour que la pério-
2 • L’axe (Az) est maintenant animé dans le laboratoire
de des petits mouvements du pendule soit T0 = 1 s ? On
d’un mouvement accéléré : a➞ = a0e➞y . Quelle est la posi-
prendra pour norme de l’accélération de la pesanteur
tion d’équilibre et la période des petites oscillations à son ➞ ➞
g = – gey , la valeur g = 9,8 m . s– 2.
voisinage si les frottements sont négligés ?
3 • L’axe est toujours animé, mais d’un mouvement 2 • Le repère est maintenant animé d’un mouvement
oscillant : yA = y0 cos(wt). Déterminer les mouvements du de translation rectiligne uniformément accéléré d’accélé-
pendule dans l’approximation des petits angles, en régime ration constante a➞ = ae➞x .
➞ ➞
permanent établi. Le système peut-il entrer en résonance ? Calculer le moment O (F ie) par rapport au point O de la

force d’inertie d’entraînement F ie qui s’applique au point P
dans le référentiel .
Conseils

1) Pour un mouvement de rotation, on peut penser à ➞ ➞


utiliser le théorème du moment cinétique. 3 • Calculer le moment (F ic) par rapport au point O
O

2) Dans le référentiel en translation, on peut utiliser de la force d’inertie de Coriolis F ic qui s’applique au point
les forces d’inertie. P dans le référentiel .
3) En régime sinusoïdal forcé établi, l’utilisation de 4 • Déduire du théorème du moment cinétique appliqué en
la notation complexe permet d’obtenir rapidement le O dans au point matériel P l’équation différentiel-
régime linéaire forcé. le à laquelle obéit l’angle q.
5 • Déterminer la valeur q0 de l’angle q correspondant
à la position d’équilibre du pendule.
6 • Exprimer la période T des petits mouvements autour
4 Oscillations d’un pendule dans de la position d’équilibre q0 en fonction de , a et g.
un référentiel en mouvement
D’après ENAC07.

On désigne par (O x y z ) un repère d’origine O dont


les axes orthogonaux O x , O y et O z sont respective-
ment parallèles aux axes Ox, Oy et Oz d’un repère (Oxyz)
5 *Rupture dans un système
que l’on supposera galiléen. Un pendule simple est cons-
tournant
titué d’un point matériel P de masse m, suspendu à l’ori- Un point matériel M de masse m est relié aux points O
gine O de par un fil sans masse ni raideur et de et A situés sur l’axe (Oz) , distants de 2h, par deux fils
longueur . On note q l’angle que fait le fil, que l’on sup- identiques, souples, de masse négligeable, inextensibles et

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La photocopie non autorisée est un délit. 85
EXERCICES 7
Mécanique en référentiel non galiléen

de longueur > h (doc. 1) . L’ensemble est en rotation à dr


vitesse angulaire W constante autour de Oz . On pose r = || r➞ || et v = .
dt
z À l’instant initial, r = r0 et v = v0 .
Les mouvements de la bille ont lieu sans frottements.
1 • Le tube T est dans le plan horizontal (xOy) et tour-
ne autour de l’axe (Oz) , selon le document 1.
Établir l’équation différentielle vérifiée par r(t) . Intégrer
O
cette équation en tenant compte des conditions initiales.
Établir l’expression du temps t que mettra la bille pour
2h sortir du tube. Calculer t pour = 0,1 m, r0 = 1 cm,
v0 = 0 m.s– 1 et w = 2 rad.s– 1.
M
A z
ω
g
T

O y
Doc. 1 P
x q=wt
1 • Décrire les positions d’équilibre relatif du pendule sui- Doc. 1
vant les valeurs données à W .
2 • Lorsque la tension d’un fil atteint Tmax = 50 N , celui- 2 • Le tube T est dans le plan vertical (yOz) et tourne
ci casse. Pour quelle valeur Wmax cela se produit-il ? autour de l’axe (Ox) selon le document 2. À l’instant t ,
le tube T fait l’angle q = w t avec l’axe (Oy) . On uti-
Données : m = 1 kg ; g = 10 m.s− 2 ; = 40 cm et lisera la base de projection liée au tube : (u➞, t➞ , e➞x) où

h = 30 cm . r
u➞ = est tangent au tube, t➞ est orthogonal à u➞ dans la
r

Conseils

1) On peut étudier l’équilibre et sa stabilité à l’aide direction des q croissants et e➞x = u➞∧ t➞ . On note R la

d’une énergie potentielle adéquate, dans le référentiel réaction du tube et R = || R || .
tournant à = cte. a) Établir l’équation différentielle en r(t) du mouvement
2) Traduire l’équilibre relatif pour déterminer la ten- de B .
sion du (ou des) fil(s). b) Intégrer cette équation en tenant compte des conditions
initiales.
c) Établir l’expression de R(t) .
d) Discuter des équilibres possibles de B par rapport au
tube. À quelle condition le mouvement est-il sinusoïdal ?
6 Bille dans un tube en rotation
e) Décrire le mouvement pour les conditions initiales liées :
D’après ESTP.
g
Cet exercice représente un peu moins de la moitié d’une r = r0 et v 0 = − r0ω .

épreuve de concours de 4 heures.
z
L’exercice envisage différentes situations d’une bille B , de
masse m , quasi ponctuelle, soumise à la pesanteur et sus-
ceptible de se déplacer à l’intérieur d’un tube cylindrique g
mince T , de longueur 2 , effectuant des mouvements de
rotation caractérisés par une vitesse angulaire w constante P
τt ut q=wt
autour d’un axe fixe passant par son centre O . O y
L’accélération de la pesanteur est g➞ , de module g cons-
x ω
tant, dirigée selon la verticale descendante.
—➞ Doc. 2
La position de B dans le tube est repérée par r➞ = OP .

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86 La photocopie non autorisée est un délit.
Mécanique en référentiel non galiléen
7 EXERCICES

3 • Le tube T est, dans le plan vertical (xOz) du repère


mobile (Oxyz) orthonormé, en rotation autour de l’axe 7 *Perle sur un cercle horizontal
(Oz) , la vitesse angulaire w étant constante. La position en rotation
du tube T dans ce repère est fixée par l’angle j qu’il fait Un cerceau horizontal, de centre C et de rayon a , est en
π rotation uniforme w autour de l’axe vertical ascendant (Oz),
avec l’axe (Ox) 0 < ϕ < .
2 O étant un point fixe du cerceau. Une petite perle M , assi-

On note R la réaction du tube. On choisit la base de pro- milable à un point matériel, de masse m , se déplace sans
jection ( u➞, u➞′, u➞∧ u➞′ ) , où u➞ est défini comme à la ques- frottements sur le cerceau.
—➞
On repère
—➞
sa position par l’angle
tion 2) et u➞′ orthogonal à u➞ dans le plan (xOz) décrit q entre les vecteurs OC et CM , comme le décrit le schéma
dans le document 3. ci-dessous.
a) Déterminer l’équation différentielle en r(t) du mouve-
ment de B . y0
ω
b) Intégrer cette équation en tenant compte des conditions x
M
initiales.
c) Discuter des équilibres possibles de B et de leur sta-
bilité. θ
z θ
g 2 C
ω
P
O z
ϕ O x0
y

x
1 • Établir l’équation différentielle vérifiée par q (t) .

Doc. 3 2 • Déterminer la réaction du cerceau sur la perle.


Conseils

Faire soigneusement l’inventaire des forces qui inter-


viennent dans le référentiel tournant lié au cerceau.
Conseils

1) Faire soigneusement l’inventaire des forces qui


agissent sur la bille dans le référentiel tournant à Que peut-on dire sur la direction de la réaction du
vitesse angulaire constante. Remarquer que le mou- support (attention, le support est filiforme) ?
vement de la bille a lieu le long du tube, donc que la Pour déterminer l’équation différentielle vérifiée par
vitesse et l’accélération du point dans le référentiel q(t) , il faut utiliser une méthode qui permette d’éli-
tournant sont, elles aussi, dirigées selon le tube. miner la réaction du support.
2) a) Le bilan des forces est le même, seules leurs
directions changent. Projeter la relation fondamenta-

le de la dynamique sur u➞ pour éliminer R .
b) On cherchera la solution particulière sous la même
forme que le second membre de l’équation différen- 8 **Jeu de palets sur un manège
tielle, c’est-à-dire sous la forme Csinw t , où C est
une constante. Sur un plateau horizontal tournant à vitesse angulaire
c) Projeter la relation fondamentale de la dynamique constante autour de l’axe vertical OZ , se trouvent
sur t➞ et sur e➞x . deux individus notés A et B .
3) a) Le bilan des forces est le même, seules leurs À l’instant initial (t = 0 , donc q = 0), A lance un palet vers
directions changent. Projeter la relation fondamenta- B avec la vitesse v 0 , tandis que B lance un palet vers A
le de la dynamique sur u➞ pour éliminer R .
➞ avec la même vitesse. On néglige tout frottement pour les
contacts entre les palets et le manège.

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La photocopie non autorisée est un délit. 87
EXERCICES 7
Mécanique en référentiel non galiléen

1 • Justifier très simplement que ni l’un, ni l’autre, ne


Y recevra le palet expédié par son vis-à-vis.

y 2 • Retrouver ces résultats en aidant A et B à tenir comp-


te des forces d’inertie sur leur manège. (On pourra utiliser
B x
l’affixe complexe u = x + iy pour un palet.)

θ= t

Conseils
1) Le mouvement des palets dans (XOY) est élé-
OA mentaire.
X
Z 2) Tenir compte des forces d’inertie pour écrire les
équations des mouvements en projection sur (OX) et
(OY) . Le changement de variable proposé, classique
en référentiel tournant, permet une résolution rapide.

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88 La photocopie non autorisée est un délit.
Corrigés

1 Une attraction foraine 2 Équilibre en référentiel tournant


sans danger ? 1 • Les forces appliquées au solide S sont :
➞ ➞
1 • Il faut que les passagers soient soumis à une force verti- • son poids P = mg ;
➞ ➞
cale qui équilibre leur poids pour qu’ils ne tombent pas : ce • la réaction de la glissière R = Re y ;

sont les frottements qui permettent aux passagers de tenir en ➞
• la tension du ressort T = – k( – 0 )e x .
équilibre. La force qui leur permet de rester collés contre la À l’équilibre, la relation fondamentale de la dynamique pro-
paroi est la composante tangentielle de la réaction du support. jetée sur e➞x donne 0 = mgcosq – k( e – 0) , soit :
Le coefficient de frottement paroi-passagers doit être suffi- mg
samment important : les vêtements des passagers ne doivent e= 0+ cosq .
k
pas être trop « lisses ».
Si un passager essaie de décoller un bras, celui-ci sera rappe- 2 • Dans le référentiel lié à la tige, il faut tenir compte des for-
lé vers la paroi par la force d’inertie d’entraînement (force ces d’inertie. La relation fondamentale de la dynamique s’écrit :
➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞
centrifuge) ; pour réussir, il devra fournir l’effort nécessaire ma➞/ (S) = P + R + T + Fie + Fic = 0
pour vaincre cette force. quand le solide est en contact avec la glissière.
➞ ➞
À l’équilibre relatif, Fic = 0 .
2 • Dans le référentiel tournant lié au cylindre, la condition ➞
➞ ➞ ➞
d’équilibre d’un passager s’écrit : 0 = mg➞ + R + Fie De plus Fie = – mw 2 sinq e➞X
= mw 2 sinq (sinq e➞x + cosq e➞y ) .
(le passager est immobile dans le référentiel tournant, donc
➞ ➞ La relation fondamentale de la dynamique à l’équilibre, pro-
F ie = 0 ). jetée sur e➞x donne :
• En projection sur la verticale ascendante : 0 = – mg + RT ; 0 = mg cosq – k( ′e – 0) + mw 2 sin2 q ′e ,
• en projection sur le rayon vecteur : 0 = – RN + mw 2a . k 0 + mg cosq
➞ ➞
Le passager est en équilibre tant que |RT | m |RN | , ce qui soit : ′e = ,
k – m(w sinq)2
impose : mg mmw 2a .
La vitesse w de rotation du cylindre doit vérifier : ce qui n’a de sens que si k mw 2 sin2 q , donc si le ressort
est assez raide pour pouvoir compenser l’effet de la rotation,
g
w . sinon il se tendra jusqu’à une réponse non linéaire, voire la
µa rupture.
On remarque que cette valeur ne dépend pas de la masse du ➞
Cette équation projetée sur e➞y donne la valeur de R :

passager : si w est supérieure à g , tous les passagers R = (mg sinq – mw 2 sinq cosq )e➞y .
µa ➞ ➞
3 • Le solide décolle quand R = 0 . La longueur ′′e vérifie
seront en équilibre, à condition que m soit le même pour tous donc les deux équations suivantes :
(ce qui dans la réalité n’est pas le cas car la valeur de µ dépend,
k 0 + mg cos q
par exemple, des vêtements des passagers). ′′e = ,
k – m(w 0 sinq)2
3 • A. N. : wmin = 2,48 rad . s– 1 = 0,4 tours par seconde, soit 2
et mg sinq – mw 0 ′′e sinq cosq = 0 .
23,6 tours par minute.
La pulsation w 0 et la longueur ′′e vérifient donc :
w
uR w02 = kg mg
et ′′e = 0 + .
mg + k 0 cosq k cosq

F
u ie
3 Équerre oscillante
1 • Le moment cinétique est celui du point matériel de masse
m, ce qui donne en projection sur (Az) :
·
mrg Lz = m 2q .
Le moment du poids par rapport à cet axe est :
—➞ ➞
Gz, poids = (AM ∧ mg➞ ) . e z = – mg sinq sina .

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La photocopie non autorisée est un délit. 89
CORRIGÉS 7
Mécanique en référentiel non galiléen

Le théorème du moment cinétique, en projection sur l’axe


5 y
fixe (Az) , donne donc :
·
m 2q¨ = – lq – mg sinq sina .
Pour de petits angles q(t) , on obtient l’équation d’oscillateur 4
harmonique amorti : Q=5
w ·
q¨ + 0 q + w 0 q = 0, avec w 0 =
Q
2
5 g sin α
et Q =
m 2w 0
l
. 3

2 • Il faut tenir compte des forces d’inertie, réduites ici à la Q = 1 limite de résonance
➞ ➞
force d’inertie d’entraînement : fie = – ma 0 e x dont le moment 2 12
par rapport à (Az) vaut :
Gie,z = – m a 0 cosq .
1
L’équation du mouvement devient alors :
Q = 1/2
l · g a0
q¨ + q + sina sinq – cosq = 0 . Q = 1/10
m 2
0 2 4 6 8 x
L’équilibre dans le référentiel entraîné correspond donc à :
a0
q eq = arctan
g sina
. 4 Oscillations d’un pendule dans
un référentiel en mouvement
Au voisinage de l’équilibre, notons q = qéq + e , ce qui donne
à l’ordre linéaire, et en négligeant les frottements : D’après ENAC07.

g a0 1 • Dans le référentiel galiléen, le théorème du moment


ë + sina cosq éq + sinq éq e = 0 cinétique appliqué en O à la masse m donne :
m 2q¨ = – mg sin q.
ou encore : ë + w 2 e = 0 . Pour des petits mouvements, il vient :
La période des petites oscillations au voisinage de qéq est g
q¨ + q = 0.

alors T = .
w

3 • L’accélération d’entraînement est ici :


La période des oscillations du pendule est T0 = 2π
1g.
➞ ➞
T0 = 1 s pour = 0,2 m.
a = – w 2 y 0 coswt . e y , ➞ ➞
2 • F ie = – maex.
ce qui donne, pour de petits angles d’oscillation : ➞ ➞ —➞ ➞ ➞
O (F ie) = O P ∧ (– maex ) = – ma cos q ez .
l · g – w2y
q¨ +
0
2
q + sina q = coswt ➞
3 • F ic = – 2m W ∧ v P/
➞ ➞ ➞ ➞ ➞
or W = 0 donc F ic = 0.

m ➞ ➞ ➞
O (F ic) = 0.
en régime sinusoïdal forcé établi, on aura, en notation com-
plexe : 4 • On a alors :
m 2q¨ = – mg sin q – ma cos q
– w2y
q= 0
e j w t = q 0 (w)e j (w t + j (w)) g a
ww0 2 q¨ = – sin q – cos q.
– w2 +j + w0
Q
5 • À l’équilibre, q¨ = 0.
où l’amplitude d’oscillation est :
a a
y0 tan q = – . q 0 = – arctan .
q0 = 1
.

9
2 2 2
w0 w0 6 • Soit q = q 0 + e. cos (q 0 + e) ≈ cos q 0 – e sin q 0 .
–1 +
w 2 Qw sin (q 0 + e) ≈ sin q 0 + e cos q 0 .
g a e
Cette fonction de la pulsation w passe effectivement par un e¨ = e – cos q 0 + sin q 0 = cos q 0 – g + a tan q 0 .
1 g
maximum si Q , comme le confirme le graphe des
12 cos q 0 = .
9 + g2 a2
q0 w
variations de en fonction de : Soit e¨ = –
9a 2 + g 2 e. w2 =
9a 2 + g 2
y0 w0

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90 La photocopie non autorisée est un délit.
Mécanique en référentiel non galiléen
7 CORRIGÉS

Donc la période T des petits mouvements autour de q 0 est où l’angle a1 est donné par la mise en tension du fil du bas,
donnée par : soit :

T = 2π
1/2
.
a 1 = arc cos
h
et 1 = c
h
.
1
9 +
a2 g2
2 • Pour c, la tension du fil du haut est :
T = mg = 10 N Tmax .
5 Rupture dans un système
Pour 1, on obtient :
tournant c
➞ ➞ 2 ➞ mg
1 • On raisonne dans le référentiel tournant à vitesse angulai- T + mg + m sin a e r = 0, donc T = , inférieure à
cosa
re constante, dans lequel le poids, les forces d’inertie d’en-
mg
traînement et de Coriolis, et la traction du fil du haut (on sup- T1 = = 1,33 N Tmax. Le fil ne casse donc pas.
cosa 1
pose pour le moment que le fil du bas n’est pas encore tendu)

agissent sur le point M . Le poids – mg e z et la force d’iner- Il faut donc envisager le cas 1, avec a = a1, les deux

2
tie d’entraînement mr e r (on utilise les coordonnées cylin- étant tendus, soit :
driques d’axe (Oz)) sont les seules forces qui travaillent, et il ➞ ➞ ➞ ➞ ➞
2
T + mg + T + m sina 1 e r = 0
est possible de leur associer l’énergie potentielle :
et donc, en projection :
1 2 2 1 (T + T ) sina 1 = m 2 sina 1
p = mg z – mr = – mg cosa – m 2 2 sin2 a
2 2 (T – T ) cosa 1 = mg
où a est l’angle d’inclinaison du fil par rapport à la verticale. La tension la plus importante est :
d P mg
À l’équilibre dans le référentiel tournant, = 0 , soit : +m 2
da cos a1
T= .
g 2
a = 0, a = π ou bien a = + arc cos 2
= ± a 0( )

les deux solutions non triviales ayant un sens lorsque :

c=
g
.
1 1 T
u
En déterminant la dérivée seconde :
d2 P
= mg cosa + m 2 2 (1 – 2 cos2 a)
da 2
m 2( 2c – 2 ) en a = 0 1 mrg
– m 2( 2c + 2 ) en a = π
=
( 2c – 2)2
m 2 2
en a = ± a 0 Doc. 2
on voit que :
Le fil casse pour :
• a = 0 est stable (minimum de p) pour c , instable
sinon ;
• a = π est instable (et peu envisageable avec un fil souple !) ;
max =
9 –g
cosa 1
+
2Tmax
m
14,7 rad.s–1 140 tours/min.

• a = ± a 0 est stable lorsqu’elle existe, pour c.

On en déduit la position que va prendre le pendule, suivant la


vitesse de rotation imposée : 6 Bille dans un tube en rotation
(équilibre stable)
1 • Dans le référentiel T lié au tube T , la bille B est sou-
mise :
1
➞ ➞
(
1
) • à son poids mg = – mge z ;
➞ ➞ ➞
1
• à la réaction R du tube (orthogonale au tube R . u = 0) ;
c – 1( ) • à la force d’inertie d’entraînement :
– ➞ —➞
1 Fie = – (– m . w 2 . OP ) ;
• à la force d’inertie

de Coriolis :
Doc. 1 Fic = – 2mw e➞z ∧ v➞/ T(B) .

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La photocopie non autorisée est un délit. 91
CORRIGÉS 7
Mécanique en référentiel non galiléen


La relation fondamentale de la dynamique s’écrit alors : R(t) = || Rtt || = | 2mgcos(wt) + 2mw 2r0 sh(wt)
➞ —➞ + (2mwv0 – mg) ch(wt) | .
ma➞/ T(B) = mg➞ + R + mw 2OP – 2mw e➞z ∧ v➞/ T(B)
—➞ d) B est en équilibre si, et seulement si, r(t) est constant, ce
· ➞ et a➞ (B) = r̈u➞ .
avec OP = ru➞ , v➞/ T(B) = ru / T qui est parfaitement impossible d’après l’expression établie
En projection sur ➞ u , on obtient mr̈ = mw 2r . La solution est : au 2) b).
v Le mouvement de B est sinusoïdal si les facteurs de sinh(wt)
r (t ) = r0 ch(ω t ) + 0 sh(ω t ) . et de cosh(wt) sont nuls donc si :
ω
La bille sort du tube à l’instant t tel que : g
r0 = 0 et v 0 = .
v 2ω
r(t) = r0 ch(ω τ ) + 0 sh(ω τ ) = . e) Les conditions initiales donnent :
ω
Avec v0 = 0 , cette équation devient : g
r(t) = r0 (ch(wt) – sh(wt)) + sin(wt)
1 2w 2
t= arg ch = 1,5 s .
w r0 g
= r0 exp( −ω t ) + 2 sin(ω t ) .

2 • a) Le bilan des forces est le même qu’à la question 1)
l
mais leurs expressions changent : Au bout d’un temps τ >> , l’exponentielle sera négligeable
➞ ➞
ω
• P = – mge z ; et seul subsistera le mouvement sinusoïdal.
➞ ➞ ➞
• R = Rtt + Rxe x ; On a tracé sur le même graphique r(t) et sa partie sinusoïdale :
➞ ➞
• Fie = mw 2ru , et elles sont très vite confondues.
➞ ➞ ·➞ ·➞
• Fic = – 2mw e x ∧ ru = – 2mw rt .

La relation fondamentale de la dynamique projetée sur u (ce 20 agrandissement

qui permet d’éliminer R ) s’écrit :
mr̈ = – mgsin(wt) + mw 2r .
10
b) La solution de cette équation différentielle est la somme de
la solution de l’équation homogène associée rh et d’une solu-
tion particulière rp . 0
1 2 3 4 5 t
rh = Ach(wt) + Bsh(wt) (cf. question 1)) .
On cherche rp sous la forme rp = Csin(w t) (la solution parti- – 10
culière cherchée « ressemble » au second membre de
l’équation différentielle) ; on doit donc avoir :
– 20
− mCω 2 sin(ω t ) = − mg sin(ω t ) + mω 2 C sin(ω t ) ,
g Doc. 1
soit C = .
2ω 2
Finalement :
20
g
r(t) = Ach(ω t ) + Bsh(ω t ) + sin(ω t )
2ω 2
g 15
avec r0 = A et v 0 = ωB + .

On en déduit : 10
1 g  g
r(t) = r0 ch(ω t ) + v0 − sh(ω t ) + 2 sin(w t) .
ω  2ω  2ω 5
c) La relation fondamentale de la dynamique projetée respec-

tivement sur t et sur e➞x donne :
• 0
0 = Rτ − mg cos(ω t ) − 2 mωr 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 t
0 = R .
 x
Doc. 2

D’où R = mgcos(wt) + 2mw w r0 sh (w t)
3 • a) Le bilan des forces est toujours le même. Leurs expres-
g g ➞
sions sont ici :
+ v0 – ch(w t ) + cos (w t ) t. ➞ ➞ ➞ ➞ ➞
2w 2w • P = – mge z ; • R = Ru′ u′ + Rye y ;

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92 La photocopie non autorisée est un délit.
Mécanique en référentiel non galiléen
7 CORRIGÉS
➞ ➞ ➞ · ➞ On peut donc utiliser la conservation de l’énergie mécanique :
• Fie = mw 2r cosj e x • Fic = 2mw r cosj e y .
C + Pie = cte . Il reste à déterminer Pie :
➞ ➞
En projection sur u (pour éliminer R ), la relation fondamen-
tale de la dynamique donne : ➞ —➞
δt ie = Fie . dOM = – mW 2a sinq a dq
•• 2 2 •• 2
mr = mω r cos ϕ − mg sin ϕ ⇔ r − (ω cos ϕ ) r = − g sin ϕ . = d(ma2W 2cosq) = – d Pie
avec 2 2
b) La solution de cette équation est de la forme : Pie = – ma W cosq + cte .
g sinj L’équation du mouvement est donc :
r(t) = Ach(Wt) + Bsh(Wt) + ·
W2 ma2q 2 – ma2W 2 cosq = cte ,
en posant W = w cosj . Compte tenu des conditions initiales, ou encore, après dérivation et simplification par :
on obtient : ·
ma2q , q¨ + W 2 sinq = 0 : c’est la même équation.
g sinj v g sinj
r(t) = r0 – 2
ch(Wt) + 0 sh(Wt) + 2 • La relation fondamentale de la dynamique projetée sur e➞r
W W W2 ➞
et sur e➞z donne, en posant R = Rre➞r + Rze➞z
g sin ϕ
c) À l’équilibre, r· = 0 et r̈ = 0 donc req = . ➞
(R est orthogonal au cerceau donc à e➞q ) :
Ω2
Cet équilibre est instable : en effet, si on écarte la bille de cette • •
− maθ 2 = Rr + mΩ 2 a(1 + cosθ ) + 2 mΩ aθ
position d’équilibre, l’équation du mouvement que l’on peut 
écrire sous la forme r̈ = (r – réq)W 2 prouve que la bille 0 = Rz − mg ,
s’éloignera de sa position d’équilibre. • •
 Rr = − maθ 2 − maΩ 2(1 + cosθ ) − 2 maΩθ
d’où 
 Rz = mg .
7 Perle sur un cercle horizontal
en rotation
1 • Dans le référentiel tournant c , la perle est soumise aux 8 Jeu de palets sur un manège
forces suivantes :
➞ ➞ ➞ 1 • Dans le référentiel galiléen lié au sol (repère (O, X, Y, Z)),
• son poids : P = mg = – mge z ;
➞ ➞ ➞ ➞ le mouvement du palet, horizontal, est rectiligne et uniforme :
• la réaction du cerceau : R (avec R . eq = 0 , car le mouve- le poids et la réaction du plan, verticale, se compensent.
ment a lieu sans frottements) ; ➞ ➞
➞ —➞ • Erreur de A : il lance le palet à vitesse v 0 e x (t = 0) = v0 e x ,
• la force d’inertie d’entraînement : Fie = mW 2OM ; mais oublie que B se déplace par rapport au sol à vitesse
➞ ➞ ➞
• la force d’inertie de Coriolis : Fic = – 2mW ∧ v / c(P) . ➞ ➞
R e q (initialement R e y ) : B se trouve par exemple en B
—➞
Dans la base (e➞r , e➞q , e➞z) : CM = ae➞r R
—➞ —➞ —➞ à la date t = .
OM = OC + CM = a(1 + cosq) e➞r – a sinq e➞q , v0
· ·
v➞/ c(M) = aq e➞q et a➞/ c(M) = – aq 2 e➞r + aq̈ e➞q . • Erreur de B : il lance le palet à vitesse absolue :
➞ · ➞ ➞ ➞ ➞
– v 0 e x (t = 0) + R e (t = 0) = – v 0 e x + R e y ,
Alors Fic = 2maW q e➞r .
et rate donc A.
Pour déterminer l’équation du mouvement, on projette la rela-
tion fondamentale de la dynamique sur e➞q (ce qui a pour effet trajectoire du palet

d’éliminer la force inconnue R ) : envoyé par B dans le
maq̈ = – mW 2a sinq d’où q¨ + W 2sinq = 0 . référentiel fixe (OXY)

Remarque
La perle est en équilibre pour q = 0 ou q = π (dans ce cas la B
perle est en O , c’est-à-dire sur l’axe de rotation). La position
q = 0 est stable : au voisinage de cette position d’équilibre, R
l’équation du mouvement est q̈ = – W 2q dont la solution est B
A vu 0 vu 0 trajectoire du palet
sinusoïdale. La position q = π est instable. envoyé par A dans le
référentiel fixe (OXY)
Autre méthode
La réaction du support est orthogonale à la vitesse, elle ne tra-
vaille donc pas, tout comme la force d’inertie de Coriolis. La
perle reste à altitude constante, donc le poids ne travaille pas
au cours du mouvement. Seule la force d’inertie d’entraîne-
ment travaille et elle est conservative. Doc. 1

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La photocopie non autorisée est un délit. 93
CORRIGÉS 7
Mécanique en référentiel non galiléen

.
2 • Étudions le mouvement d’un palet dans le référentiel lié • Pour le palet lancé par B , xB = R, yB = 0, xB = – v 0 et
. 0 0 0
au manège (repère (O, x, y, z = Z)), en tenant compte des for- yB = 0, donc :
0
ces d’inertie : xB(t) = (– v 0 t + R) cos t + (R t) sin t
➞ ➞ ➞
Fie = – m iae = + mr 2 2
ier = m (x e x + y e y ) yB(t) = (R t) cos t – (– v 0t + R) sin t
➞ ➞ .➞ .➞ .➞ .➞
Fic = – 2m e z ∧ (x e x + y e y ) = 2m (y e x – x e y ) Remarque : Les expressions de XA et YA (ou XB et YB) en fonc-
Les mouvements horizontaux des palets sont alors régis par tion du temps étant évidentes, on aurait très bien pu obtenir
les équations couplées : xA et yA (ou xB et yB) à partir de celles-ci par une rotation
. d’angle – t autour de (Oz).
ẍ – 2 y – 2x = 0
.
ÿ + 2 x – 2y = 0
y
Pour l’affixe complexe u = x + iy, il vient :
.
ü + 2i u – 2 u = 0.
Les solutions de l’équation caractéristique associée à cette
équation différentielle d’ordre 2 sont r1 = – i = r2 , confon-
dues, donc :
.
u(t) = (At + B)e– i t = [(u(0) + i u(0))t + u(0)]e– i t
en utilisant les conditions initiales ; ou bien encore :
. .
u(t) = [(x0 + i y0 + i x0 – y0)t + x0 + i y0]e– i t

où on identifie : B
. .
x(t) = [(x0 – y0)t + x0] cos t + [(y0 + x0)t + y0] sin t A x
. .
y(t) = [(y0 + x0)t + y0] cos t – [x0 – y0)t + x0] sin t
.
• Pour le palet lancé par A , xA = yA = 0, xA = v 0 et
. 0 0 0
Doc. 2
yA = 0, donc :
0
xA(t) = v 0 t cos t
yA(t) = – v 0 t sin t

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94 La photocopie non autorisée est un délit.
8 Référentiels
non galiléens usuels
LES OBJECTIFS
• Expliquer différents phénomènes observés sur Terre
comme les effets de marée.

LES PRÉREQUIS
• Mécanique en référentiel non galiléen.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Résolution des équations différentielles du second
ordre à coefficients constants.
• Développements limités.

ESSENTIEL

Les différents référentiels


• Le référentiel de Copernic C (C ; xC , yC , zC) est défini par le centre de masse C du système solai-
re et par les axes (CxC) , (CyC) et (CzC) liés aux directions de trois étoiles considérées comme fixes.
Pour des points matériels mobiles dans le système solaire, ce référentiel est galiléen, avec une excel-
lente approximation.
• Le référentiel de Kepler K se déduit du référentiel de Copernic par translation : l’origine du réfé-
rentiel de Kepler (ou référentiel héliocentrique) est le centre d’inertie S du Soleil. En général, K
est galiléen avec une excellente approximation.

• Le référentiel géocentrique O se déduit aussi du référentiel de Copernic par translation : l’origi-


ne de O est le centre d’inertie O de la Terre et ses axes sont parallèles à ceux du référentiel de
Copernic. Le référentiel géocentrique n’est pas galiléen.

• Le référentiel terrestre local T (P ; x , y , z) a son origine en un point P de la surface de la Terre,


l’axe (Px) pointe vers l’est (le vecteur e➞x est tangent au parallèle du lieu), l’axe (Py) pointe vers le
nord (le vecteur e➞y est tangent au méridien du lieu) et l’axe (Pz) pointe donc vers le zénith (confon-
du avec la verticale du lieu). Il est en rotation par rapport au référentiel géocentrique, il n’est pas
galiléen.

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La photocopie non autorisée est un délit. 95
ESSENTIEL 8 Référentiels non galiléens usuels

La loi fondamentale de la dynamique


dans le référentiel géocentrique
➞ ➞ ➞ ➞
m a➞/ O
( M ) = F a + m(G T ( M ) + G L ( M ) + G S ( M ) + ...) − m a➞/ C
( O)
➞ ➞  ➞ ➞  ➞ ➞  
= F a + m G T ( M ) + m G L ( M ) − G L (O) + G S ( M ) − G S (O) + ... ,
    
➞ ➞
où Fa représente les différentes forces appliquées au point M et Gi (M) l’attraction gravitationnelle
de l’astre i sur le point M (l’astre i représente la Terre, la Lune, le Soleil et tous les autres astres).
➞ ➞ ➞ ➞
Les termes GL(M) – GL(O) , GS(M) – GS(O) , ... sont appelés « termes différentiels » ou encore « ter-
mes de marées ».
Dans le domaine terrestre, on négligera ces termes différentiels (sauf pour l’étude explicite du phé-
nomène des marées !), le seul champ gravitationnel à prendre en compte étant alors le champ gravi-
tationnel terrestre. Le référentiel géocentrique O se comporte comme un référentiel galiléen et la
relation fondamentale de la dynamique s’y écrit :
➞ ➞
m a➞/ O
(M) = F a + m GT (M) .

La loi fondamentale de la dynamique


dans le référentiel terrestre
En référentiel terrestre, la relation fondamentale de la dynamique s’écrit :
➞ ➞
m a➞/ T
( M ) = F a + m g➞( M ) − 2 m Ω T ∧ v➞/ T
(M) .

La force d’inertie d’entraînement est incluse dans le poids.



L’importance de la force d’inertie de Coriolis – 2mW T ∧ v➞/ T (M) reste faible en général, elle est
souvent négligée. Ce terme est responsable, par exemple, de la déviation vers l’est d’un corps tom-
bant en chute libre sans vitesse initiale.

Conseils et pièges à éviter


En référentiel terrestre, l’accélération d’entraînement est incluse dans l’accélération de la pesan-

teur ; ainsi pour un point matériel soumis à une force F , le principe fondamental de la dynamique
en référentiel terrestre s’écrit :
➞ ➞
ma➞/ T (M) = F + mg➞ – ma➞IC (M) avec a➞IC (M) = 2mW T ∧ v / T (M)

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96 La photocopie non autorisée est un délit.
Exercices
b) À quelle vitesse faut-il lancer la fusée pour qu’elle
1 Si la terre tournait plus vite… retombe à 5 mètres de son point de chute ? Quelle hauteur
Quelle devrait être la vitesse de rotation de la Terre sur atteint-elle alors ?
elle-même (ainsi que la durée du jour correspondante)

Conseils
pour qu’il n’y ait pas de pesanteur à l’équateur ? La méthode est la même que pour l’exercice clas-
sique sur l’étude de la déviation vers l’est (cf. H-
Dans le référentiel terrestre, la force d’inertie d’en- Prépa, Tout en un, 1re année, chapitre 28.
Conseil

traînement est incluse dans le poids. 1) Ne pas oublier que la force d’inertie d’entraîne-
ment est incluse dans le poids. Projeter la relation
fondamentale de la dynamique sur les axes (Ox) ,
(Oy) et (Oz) du référentiel terrestre local.
2 Influence de la force de Coriolis 3) Déterminer en premier lieu l’expression de la
terrestre sur la conduite vitesse v➞(ordre 0) en négligeant la force de Coriolis
d’une moto (approximation à l’ordre 0). Dans l’expression de la
force de Coriolis (c’est une perturbation par rapport
Un motard roule sur une autoroute horizontale et rectiligne, au cas précédent), remplacer la vitesse par son
dans la direction nord-sud, à la vitesse de 200 km . h – 1 (il expression à l’ordre 0 . On obtient alors l’expression
est en excès de vitesse!). La latitude du lieu est de 45°. La de la vitesse et de la position du point à l’ordre 1 (en
masse du système {moto + motard} est de 400 kg. W), ce qui est suffisant compte tenu de la faiblesse
1 • Calculer les composantes de la force d’inertie de des effets étudiés.
Coriolis. Commenter.
2 • De quel angle doit-il s’incliner s’il roule à vitesse 4 *Chute d’un point
constante (la réaction de la route doit être parallèle au plan sur un plan incliné
de la moto pour qu’elle roule bien droit) ?
dans le référentiel terrestre
Utiliser la définition de la force de Coriolis terrestre Du haut d’un tremplin de saut à ski (assimilé à un plan
Conseil

et exprimer tous les vecteurs dans la base du référen- incliné d’un angle a par rapport à l’horizontale), on lais-
tiel terrestre local. se glisser un objet quasi ponctuel sous l’effet de la pesan-
teur. Le tremplin est orienté nord-sud en un lieu de latitude
l , sa longueur est (entre le sommet H et le début de la
partie « montante » B), les frottements sont négligeables.
3 *Lancement vertical d’une fusée 1 • En raisonnant par approximations successives, déter-
Depuis un point P situé à la surface de la Terre à la latitu- miner :
de l , on lance verticalement vers le haut une petite fusée de a) la vitesse v➞ de l’objet quand il arrive au bas du trem-
masse m , assimilée à un point matériel, avec la vitesse v➞0 . plin ;
1 • Établir les équations du mouvement de la fusée (dans b) son décalage D par rapport à la ligne de plus grande
le référentiel terrestre local du point P). pente HB ; discuter du sens de cette déviation (vers l’est
ou vers l’ouest ?). Que dire si a = l ?
2 • Déterminer la hauteur h atteinte par la fusée en négli-
geant la force de Coriolis terrestre. ➞
2 • Calculer v et D . Que deviennent ces valeurs si le
3 • En raisonnant par approximations successives, déter- tremplin est orienté sud-nord ?
miner les coordonnées du point de chute de la fusée. Dans Données : = 100 m , a = 45° , l = 60°.
quelle direction est-elle déviée par rapport à son point de
Conseils

départ ? Commenter. Ne pas oublier que la force d’inertie d’entraînement


est incluse dans le poids.
4 • Données : l = 45° et g = 9,8 m.s – 2. Projeter la relation fondamentale de la dynamique
a) v0 = 100 km.h – 1. Calculer la distance entre le point de (écrite dans le référentiel terrestre local) sur les axes
départ et le point de chute ainsi que la hauteur atteinte par (OX) , (OY) et (OZ) adaptés au plan incliné, sans
la fusée. oublier que le point se déplace sur le plan incliné.

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La photocopie non autorisée est un délit. 97
EXERCICES 8
Référentiels non galiléens usuels

Déterminer en premier lieu l’expression de la vitesse 6 **Pourquoi s’amarrer


(v➞0 ) en négligeant la force de Coriolis (approxima-
à la navette spatiale ?
tion à l’ordre 0). Dans l’expression de la force de
Coriolis (c’est une perturbation par rapport au cas
précédent), remplacer la vitesse par son expression à R
l’ordre 0 (v➞0 ) . On obtient alors l’expression de la
vitesse et de la position du point à l’ordre 1 (en W), z
C
ce qui est suffisant compte tenu de la faiblesse des y
effets étudiés. O
x
Un vaisseau est en orbite circulaire de rayon R autour

5 *Limite de roche d’une planète, à la vitesse angulaire W = We➞z .
Un cosmonaute effectuant une sortie est au point O , relié
La comète Shoemaker-Lévy 9 est passée en juillet 1992 au vaisseau par un câble d’amarrage.
suffisamment près de Jupiter pour se fragmenter en mor- Pour les applications numériques, on prendra une période
ceaux à cause des « forces de marées » dues à Jupiter. de révolution de 2 heures autour de la Terre, de masse M .
On se propose, dans cet exercice, de déterminer, par un On rappelle que g0 , champ de pesanteur terrestre à la sur-
modèle simple, la distance en dessous de laquelle la comè- face de la planète, de rayon RT = 6 400 km , vaut environ
te se disloque en s’approchant de Jupiter. 9,81 m . s− 2.
On fait les hypothèses suivantes : 1 • Quelle est la relation liant la vitesse angulaire W , la
• Jupiter est sphérique et homogène, de rayon RJ = 71 400 km, constante de gravitation G , la masse M de la planète, et
de masse MJ = 1,91.10 27 kg et de masse volumique µJ ; le rayon R de l’orbite ? Déterminer numériquement l’al-
• la comète est sphérique et homogène, de rayon RC , de titude de l’orbite.
masse volumique µC = 1,00 . 103 kg . m – 3 ;
2 • Établir les équations du mouvement du cosmonaute
• le référentiel « Jupiterocentrique » est galiléen ; dans le repère (O, x, y, z) .
• la comète n’est soumise qu’à l’action gravitationnelle de
Jupiter ; 3 • Par quel terme la force d’inertie d’entraînement est-
elle pratiquement compensée ? Développer alors le terme
• la comète est en orbite circulaire de rayon d autour de
Jupiter (avec RC << d). différentiel identifié à l’ordre linéaire en x/R, y/R et z/R ,
et simplifier les équations du mouvement.
1 • Écrire la relation fondamentale de la dynamique appli- 4 • Le mouvement du cosmonaute selon l’axe (Oz) appa-
quée à un petit volume élémentaire, de masse dm , de la raît-il stable ?
comète dans le référentiel « Cométocentrique ».
5 • Les valeurs x , y , x· et y· et initiales étant données,
0 0 0 0
2 • On considère un modèle dans lequel la cohésion de la déterminer les expressions de x(t) et y(t).
comète n’est plus assurée si le terme des marées dépasse
le champ gravitationnel propre de la comète. En se plaçant 6 • Le cosmonaute part de O avec une petite vitesse
à la périphérie de la comète pour comparer les deux ter- radiale : x· 0 est seule non nulle. Va-t-il s’éloigner indéfini-
mes, déduire l’ordre de grandeur de la distance limite dlim ment de son vaisseau ?
à laquelle la comète peut s’approcher de Jupiter sans 7 • Le cosmonaute n’a pas de vitesse relative initiale, mais
risque (appelée « limite de roche »). perd le contact avec le vaisseau en O ≠ O : x0 est seule
non nulle. Décrire ce qui arrive à notre aventurier. Que
Conseils

1) Le raisonnement est le même que celui du cours en


penser du câble d’amarrage utilisé pour les sorties dans
remplaçant le référentiel géocentrique par le référen-
l’espace ?
tiel « Cométocentrique » et le référentiel de Copernic
par le référentiel « Jupiterocentrique ».
Conseils

1) Écrire la relation fondamentale de la dynamique


2) On prendra comme ordre de grandeur du terme des pour un mouvement circulaire (uniforme).
marées la valeur maximale de son module. 2) Il faut expliciter les forces de gravitation et d’inertie.
3) Gravitation et inertie d’entraînement se compen-
sent presque, ce qui justifie l’utilisation d’un déve-
loppement limité.

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98 La photocopie non autorisée est un délit.
Référentiels non galiléens usuels
8 EXERCICES

7 « Visualisation » de la rotation 8 Distances extrêmes


du pendule de Foucault pour le pendule de Foucault
Un pendule simple de longueur L , porte une masse ponc-
u T tuelle m en M . Il est accroché en un point O fixe de la
z verticale du lieu notée Oz , à la latitude l sur Terre. On
note W T la vitesse angulaire de rotation de la Terre autour
y de l’axe des pôles. On se limite à des oscillations de faible
amplitude, de sorte que le mouvement pourra être consi-
x déré comme ayant lieu dans un plan horizontal. À la date
A
OD
t = 0 , on lâche le pendule, la masse m étant abandonnée
C
sans vitesse initiale à la distance r0 de l’axe (Oz) .
B
2 g
l On note : w 0 = ; W = WT sinl .
T
RT
T
é q uat eu r
y
z

Plaçons deux cartes postales « croisées » à la verticale d’un


point O de latitude l sur le globe terrestre : leur direc-
tion commune est la verticale du lieu (axe (Oz), confondu
avec le rayon TO ), leurs autres directions étant sud-nord
(axe (Oy), carte claire) et ouest-est (axe (Ox), carte somb-
re).
On note AB la projection, de largeur 2L , de la tranche
inférieure de la carte claire (pour la carte sombre, CD ).

Doc. 1
1 • Le globe est mis en rotation à vitesse angulaire W T
autour de l’axe des pôles géographiques. Quelles sont les
z
vitesses des points A et B , à exprimer à l’aide de RT , L ,
l et W T ? P(O, O, L)
2 • La carte étant fixe dans le référentiel géocentrique, le
segment AB semble tourner sous elle. Exprimer la vites-
se angulaire correspondante, notée w . O
tu

3 • w peut-elle coïncider avec W T ? Que se passe-t-il dans y


M(x, y, z)
l’hémisphère Sud ? Qu’advient-il du segment CD , pro-
jection de la base de la carte sombre ? x
4 • Quel lien peut-on proposer entre cette expérience élé- Doc. 2
mentaire et celle du pendule de Foucault ?
1 • Montrer que les équations du mouvement dans le plan
Il est conseillé de faire l’expérience pour visualiser
Conseil

(xOy) s’écrivent :
les rotations ; les calculs proposés étant par ailleurs ẍ – 2W y· + w 0 x = 0
2
élémentaires, ils permettent de retrouver simplement
ÿ + 2W x· + w x = 0
2
la rotation du plan d’oscillation du pendule de 0
Foucault étudiée en cours (cf. H. Prépa, Tout en un, Exprimer W .
1re année, chapitre 28).
2 • On simule l’évolution régie par ces équations en
w0
prenant W de l’ordre de , ce qui donne les résultats
10
suivants indiqués sur les documents 3 et 4 (le pendule est

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La photocopie non autorisée est un délit. 99
EXERCICES 8
Référentiels non galiléens usuels

lâché à l’abscisse x0 sur l’axe (Ox) , sans vitesse initiale).

Conseils
Justifier qualitativement que le pendule, lâché sans vitesse 1) Écrire les équations données par la relation fonda-
initiale, rate tout de même le point O . mentale de la dynamique, en tenant compte du carac-
Que constate-t-on pour l’évolution de la direction d’os- tère correctif de la force de Coriolis et de la faible
cillation ? Pour l’évolution de la distance r à l’origine O ? inclinaison du pendule (cf. H. Prépa, Tout en un,
y 1re année, chapitre 28, le cours).
3) a) Reprendre les expressions de v➞ et a➞ en coor-
données polaires.
b) Considérer la composante Lz du moment ciné-
tique en O . .
c) On élimine q avec le moment cinétique, et on étu-
départ die l’équation radiale où il ne reste plus que r(t)...

x
9 **Terme des marées,
marées de vives-eaux et
marées de mortes-eaux
D’après Polytechnique.

La Lune, le Soleil et la Terre sont assimilés à des sphères


homogènes, de centres respectifs L , S et T , de rayons
Doc. 3. Premières oscillations. respectifs RL , RS et RT , de masses respectives ML , MS et
MT . On utilise un repère orthonormé direct (C ; x , y , z) lié
y à la Terre, l’axe (Cz) étant dirigé du pôle Sud vers le pôle
Nord. Dans ce référentiel, L et S décrivent des cercles
de centre C dans le plan (Cxy) , de rayons respectifs RCL
et RCS , avec des vitesses angulaires constantes w L et w T
correspondant respectivement aux périodes :
T L = 24 h 50 min et TS = 24 h.
À l’origine des temps, on suppose que L et S sont situés
sur l’axe (Cx) . On suppose enfin que, par rapport à un
x référentiel galiléen, le mouvement de la Terre est exclusi-
vement constitué du mouvement de C sous l’action de
l’attraction gravitationnelle du Soleil et de la Lune et d’un
mouvement de rotation propre autour de l’axe (Cz) à la

vitesse angulaire w (avec T = = 24 h) .
ω

1 • On considère un corps ponctuel P , de masse➞ m , lié


Doc. 4. Après de nombreuses oscillations. à la Terre par un support exerçant une force F sur ce
point. En appliquant la relation fondamentale de la dyna-
3 • Pour justifier ce dernier constat, on étudie le mouve- mique au point P dans le➞ référentiel lié à la Terre, donner
ment de l’extrémité du pendule en coordonnées polaires. l’expression de la force F sous forme de trois termes dont
a) Écrire les équations du mouvement projetées sur les l’un, noté mg➞0 , représente le poids du corps P et les deux
directions radiale et orthoradiale. autres, notés respectivement m∆g➞L et m∆g➞S les termes
de marées dus à la Lune et au Soleil.
b) Quelle équation correspond à l’expression du théorème
du moment cinétique projeté sur (Oz) ? En obtenir une 2 • Dans cette question, on néglige l’influence du Soleil.
intégrale première. Par un schéma simple, expliquer l’existence de deux
c) Exprimer en fonction de w , W , et r0 = x0 les valeurs marées par jour et le décalage entre les heures de marées
particulières de r observées. hautes (ou basses) pour deux jours consécutifs.
d) Cette simulation numérique semble-t-elle adaptée à la 3 • On cherche maintenant à comparer les influences
description du mouvement du pendule de Foucault réel ? respectives de la Lune et du Soleil. On prend P situé sur

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100 La photocopie non autorisée est un délit.
Référentiels non galiléens usuels
8 EXERCICES

l’axe (Ox) à la surface de la Terre.


a) Montrer que ∆g➞L peut se mettre, au premier ordre en
10 Étude dynamique
RT des anneaux de Saturne
, sous la forme :
RCL D’après ENSTIM 2008.

La planète Saturne est assimilée à un corps à répartition


GML  RT  
∆g➞L = 2 
RCL  RCL 
(
  3 cos (ω L t ) − 1 u x
2 ➞
) sphérique de masses, de centre OS, de masse mS = 6 .10 26 kg,
de rayon RS. On suppose que le référentiel saturnien, de
point fixe OS et en translation circulaire par rapport au réfé-
x+ (3cos(ω Lt ) sin(ω Lt )) ➞u y  . rentiel héliocentrique, est galiléen. On note G la constante
de gravitation.
Exprimer sous la même forme ∆g➞S .
1. Les anneaux de Saturne ne sont pas des solides
y
Supposons qu’un anneau soit un agglomérat solide de
corps (rochers, cailloux, blocs de glace), en rotation uni-
L forme à la vitesse angulaire w autour de Saturne. On isole
deux de ces corps formant un doublet d = {M1, M2}, de
ω Lt faible taille à l’échelle astronomique, de centre d’inertie
C G, de même masse m, à la distance 2a l’un de l’autre ;
P x
T on suppose, en outre, que :
• OS, M1 et M2 restent alignés en permanence ;
b) La Lune et le Soleil sont vus depuis la Terre sous le —➞ —➞
• on pose u➞r = OS G , OS G = ru r , q = w . t, et on définit

même diamètre apparent e = 0,01 radian . Leurs masses
OS G
volumiques respectives sont µL = 3,4.103 kg.m – 3 et
µS = 1,4 . 10 3 kg.m – 3. le repère cylindrique ( u➞r , u➞q , u➞z) ;
—➞ ➞ —➞ ➞
Comparer les influences de la Lune et du Soleil. • il vient OS M1 = (r – a) u r et OS M2 = (r + a) u r ;
➞ • a << r ;
On pourra calculer le rapport | ∆ g L | à t = 0 , par exem-
| ∆ g➞S | • le référentiel Sd = (OS, u➞r , u➞q , u➞z ) est appelé référen-
ple. Commenter. tiel saturno-doublet : c’est un référentiel non galiléen en
c) En supposant que les variations du niveau de la mer au rotation uniforme par rapport au référentiel saturnien, à la
point P sont proportionnelles à la composante de ∆g➞ sur vitesse angulaire w et dans lequel OS, G, M1 et M2 sont
Cx , caractériser les positions relatives de la Lune, du immobiles.
Soleil et de la Terre lors des marées d’amplitude maxima- y
le (marées de vives-eaux) et lors des marées d’amplitude
minimale (marées de mortes-eaux). M2
M1 G
Conseils

1) On conserve le terme de marées dans la relation a


fondamentale de la dynamique écrite dans le référen- a
tiel lié à la Terre. Dans ce référentiel le point P est
r
immobile. La force d’inertie d’entraînement est
uy q uy r q
incluse dans le poids.
2) Représenter sur un schéma le terme différentiel en Os uy z
plusieurs points de la surface de la Terre pour une
position donnée de la Lune.
3) Faire un schéma représentant la Terre, la Lune,
le point P à un instant t quelconque avant de cal-
—➞ —➞ —➞ On néglige l’influence de tous les autres corps de l’anneau
culer. Penser à écrire PL = PC + CL . sur le système d.
1 • En écrivant le théorème de la résultante cinétique sur
ΓmS
le doublet d, établir l’identité = w 2 r, vraie au pre-
r2
a
mier ordre en .
r

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La photocopie non autorisée est un délit. 101
EXERCICES 8
Référentiels non galiléens usuels

2 • Faire l’inventaire de toutes les forces subies par M1 division


dans Sd et montrer que leur somme vectorielle peut
Pan

s’écrire Σ f = f (a, r) u➞r : on donnera l’expression de f (a, r)
comme une fonction des variables a et r et des paramètres
Γ, m et mS.
Montrer par un développement limité au premier ordre en
a
que cette fonction a pour valeur approchée :
r
Le référentiel saturno-Pan SP est en rotation uniforme
Gm2 3GmS ma
f (a, r) = – . Il y aura dislocation progres- autour du référentiel saturnien, suiveur du mouvement de
4a2 r3 Pan, dans lequel OS et OP restent fixes. On considère
sive de l’anneau si la résultante des forces a tendance à deux petits rochers A et B encore présents dans cette
éloigner M2 de M1, donc si f (a, r) 0. bande et tournant dans le même sens (cf. figure 3). A est
3 • Montrer que cette condition se traduit par l’existence en orbite circulaire de rayon rA légèrement inférieur à
d’une valeur minimale r0 de r (on l’appelle limite de rP, B est en orbite circulaire de rayon rB légèrement
supérieur à rP.
Roche) ne dépendant que de mS et de m = m3 . On donne
a 1 • Montrer que plus le rayon de l’orbite circulaire d’un
m = 720 kg . m– 3. Déduire de ce qui précède un ordre de corps satellisé autour de Saturne est grand, plus sa vitesse
grandeur de r0 . Conclure en considérant que les anneaux le long de son orbite est faible.
ont un rayon de l’ordre de 10 8 m.
2 • Tracer, sur la figure 3. a), dans le référentiel saturnien,
Dans ce qui suit, on assimile tous les corps autour de l’allure des vecteurs vitesses des centres des trois corps
Saturne à des petits et moyens blocs solides indépendants (l’échelle est arbitraire).
en orbite circulaire et on néglige toutes les forces d’inter-
action entre eux devant l’attraction gravitationnelle de la 3 • En déduire, dans le référentiel SP, l’allure des vec-
planète. teurs vitesses de A et de B et les tracer sur la figure 3.b).
4 • En déduire pourquoi A et B ne pourront rester sur
2. Divisions des anneaux leur orbite, et pourquoi on dit que Pan « nettoie » la bande
Les anneaux sont divisés : la première division fut obser- décrite par sa trajectoire en dessinant une division dans les
vée par Cassini qui détecta le premier une bande circulai- anneaux.
re vide de blocs, et découpant ainsi « l’anneau » en deux
Figure 3 B
anneaux distincts (cette division est encore appelée divi- B
Pan
sion Cassini). On en a détecté un très grand nombre Figure 3.b
Pan
Figure 3.a
depuis.
On s’intéresse ici à la division observée sur le rayon orbi- A
A
tal d’un petit satellite sphérique, Pan, de centre OP, de
rayon RP, et de rayon orbital rP = OS OP. Référentiel saturnien
Référentiel saturno-Pan

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102 La photocopie non autorisée est un délit.
Corrigés
2 • Quand le motard roule à vitesse constante, la somme des
1 Si la terre tournait plus vite… forces qui agissent sur lui dans le référentiel terrestre est nulle :
➞ ➞ ➞ ➞
1 • Dans le référentiel terrestre, le champ de pesanteur en un R + mg + F ic= 0 . Si on appelle a l’angle que fait la moto
point M est composé de deux termes : l’interaction gravita- avec la verticale, la projection sur la direction orthogonale à la
moto de cette équation s’écrit : mgsina = 2mW sin l v cosa .
tionnelle massique – GMT OM et la force d’inertie d’entraî-
OM3 Ω sin λ v
On en déduit : tan α = 2 .
2
—➞ g
nement massique W HM (H , la projection de M sur l’axe
de rotation terrestre sud-nord, et W la vitesse de rotation de A.N. : a 0,03° 2′ d’arc.
la Terre sur elle-même) : Ces calculs restent très théoriques : le moindre coup de vent
—➞ aura une influence beaucoup plus importante sur l’équilibre
g (M) = – GMT OM + W 2HM .

OM 3 de la moto que la force de Coriolis qui reste, même à vitesse


Si le point M est à l’équateur, H = O (où O est le centre élevée, un terme correctif avant tout.
de la Terre), ce qui donne :
M
g(M) = – G T + W 2OM ;
OM2
si M est de plus un point à la surface de la Terre OM = RT , 3 Lancement vertical d’une fusée
rayon de la Terre. 1 • Dans le référentiel terrestre local, la relation fondamenta-
Si on appelle g0 l’interaction gravitationnelle massique (accé- le de la dynamique appliquée à la fusée s’écrit :
lération de la pesanteur à la surface de la Terre au pôle Nord!), ➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞
ma (M) = mg + F ic = mg – 2mW ∧ v (M) .
il n’y a pas de pesanteur à l’équateur si : ➞ ➞ ➞
En projection sur e x, e y et e z (dirigés respectivement vers l’est,
0 = – g0 + W 2RT ⇔
g0
RT1 = 1,24 . 10–3 rad.s – 1 . le nord et le zénith, voir l’Essentiel), cette équation s’écrit :
ẍ = – 2W(cosl z· – sinl y) ·
La durée d’un jour serait donc de 5 075 s, c’est-à-dire de
ÿ = – 2W sinl x · (1)
1 h 25 min. Cette durée est égale au temps que mettrait un satel-
lite terrestre pour décrire une trajectoire circulaire de rayon RT. z̈ = – g + 2W cosl x ·
À l’ordre 0, c’est-à-dire en négligeant les termes en W (l’effet
de la force de Coriolis est faible), on obtient la solution clas-
2 Influence de la force de Coriolis sique d’un point en mouvement dans le champ de pesanteur
(uniforme) :
terrestre sur la conduite d’une
x· = 0 , y· = 0 , z· = – gt + v 0 (vitesse à l’ordre 0),
moto
t2
➞ ➞
1 • F ic = – 2mW ∧ v➞/ avec, dans le référentiel terrestre puis : x = 0, y = 0, z = – g + v0t.
➞ T 2
➞ ➞ ➞ ➞
local : W = W(sinl e z + cosl e y ) et v / T = –ve y , donc :
➞ ➞
F ic = – 2mW sinlve x 2 • La fusée atteint sa hauteur maximale h à l’instant :
elle est dirigée vers l’ouest. v0 • v2
t= ( z = 0) , d’où h = 0 .
g 2g

λ z
y 3 • Pour obtenir les lois x(t) , y(t) et z(t) à l’ordre 1, on
reporte les expressions de x· , y· et z· à l’ordre 0 dans les équa-
P x tions du mouvement (1). On obtient alors :
mẍ = – 2W cosl (v 0 – gt )
λ
m ÿ = 0
m z̈ = – mg
Remarque
Seule l’équation sur l’axe (Px) est changée : la vitesse à l’ordre
0 est dirigée selon la verticale (Pz) donc, au premier ordre, la
force de Coriolis est dirigée selon l’axe (Px) (le vecteur rota-
tion de la Terre est dans le plan (Pyz)). En particulier, la hau-
A.N. : Fic 3 N << mg ≈ 4 kN. teur maximale atteinte par la fusée est celle de la question 2).

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La photocopie non autorisée est un délit. 103
CORRIGÉS 8
Référentiels non galiléens usuels

Ces équations s’intègrent en :


gt2 Z
x· = – 2W cosl v 0 t – Y
2 y
y· = 0 α λ
O
z· = – gt + v 0 z
2
v0t gt3 x
puis en : x = – 2W cosl –
2 6 Ω
y=0 λ
gt2
z=– + v0t.
2
Quand la fusée retombe sur le sol, z = 0 , donc :
2v 4 v 3
t= 0 et x = − Ω cos λ 02 .
g 3 g ➞ ➞
Dans cette base, g = – g(sinae Y + cosae Z ) et

➞ ➞ ➞
On remarque que l’abscisse du point de chute de la fusée est W = W(cos(l – a)e Y + sin(l – a)e Z) .
négative : la fusée retombe à l’ouest de son point de départ. La Le point se déplace sur le plan incliné donc sa cote Z est cons-
force de Coriolis est orientée vers l’ouest à la montée, vers l’est tamment nulle. La relation fondamentale de la dynamique, en
à la descente. projection sur (OXYZ), donne les équations suivantes :
4 • a) x = – 1,5 cm est beaucoup plus faible que h = 39,4 m :  •• •

la force d’inertie de Coriolis a une influence faible sur le mou- m X = 2 mΩ sin(λ − α ) Y


 •• •
vement de la fusée. mY = − mg sin α − 2 mΩ sin(λ − α ) X
b) v0 = 689,8 km.h – 1. Pour que l’effet de la force d’inertie  •
0 = − mg cos α + R + 2 mΩ cos(λ − α ) X .
de Coriolis soit significatif, il faut lancer la fusée avec une 
grande vitesse initiale. À l’ordre zéro, c’est-à-dire en négligeant les termes en W
h ≈ 1 870 m. La hauteur atteinte par la fusée est beaucoup (l’effet de la force de Coriolis est faible), ces équations devien-
plus importante ici (on peut cependant toujours considérer nent :
le champ de pesanteur comme uniforme, sa variation par rap-
 •• •
port à sa valeur au niveau du sol, à 2 km d’altitude est d’en- X = 0 X = 0
viron 0,06 %).  •• •
Y = − g sin α , puis Y = − gt sin α
Dans la réalité, compte tenu de la résistance et des mouvements  
de l’air, la validité des applications numériques précédentes est 0 = − mg cos α + R  R = mg cos α
discutable !  
X = 0
4 Chute d’un point sur un plan  g
et enfin Y = − t 2 sin α +
incliné dans le référentiel terrestre  2
 R = mg cos α .
1 • La relation fondamentale de la dynamique,
appliquée à l’objet, dans le référentiel terrestre s’écrit À l’ordre 1, pour obtenir les lois X(t) , Y(t) , Z(t) , on reporte les
· · ·
➞ ➞ ➞ ➞ ➞
ma➞ = m g + R – 2mW ∧ v , où R est la réaction du tremplin expressions de X , Y et Z dans les termes en W (donc du pre-
sur l’objet. On utilise comme base de projection la base mier ordre) des équations du mouvement.
➞ ➞ ➞ ➞ ➞
(e X, e Y , e Z ) , où e X et e Y appartiennent au plan incliné et où La première équation est à cet ordre la seule modifiée :

e Z lui est perpendiculaire. Ẍ = – 2gt W sin(l – a) sina
·
z ce qui donne X = – gt 2W sin(l – a) sina ,
verticale gt 3
Z puis X = − W sin(l – a) sina .
locale 3
Y Quand l’objet arrive au point B , Y = 0 , donc :
H
Ω X 2l
t = tf = .
g sin α
plin
est trem g a) Le vecteur vitesse du point est, au premier ordre en W, en
λ
bas du tremplin :
α
➞ ➞ ➞
sud x B y nord v = −2lΩ sin(λ − α ) e X − 2 gl sin α eY .

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104 La photocopie non autorisée est un délit.
Référentiels non galiléens usuels
8 CORRIGÉS

b) Le décalage D par rapport à la ligne de plus grande pente


est : 5 Limite de roche
2 2l 1 • Dans le référentiel « Cométocentrique » com, le petit
D = X (t f ) = − lΩ sin(λ − α ) .
3 g sin α volume élémentaire de masse δm situé autour du point P est
soumis à l’attraction gravitationnelle de la comète et à celle
Si sin(a – l) > 0 (donc a > l) , D > 0 : l’objet est dévié vers
de Jupiter, sans oublier la force d’inertie d’entraînement, car
l’est ; si sin(a – l) < 0 (donc a < l) , D < 0 : l’objet est dévié
ce référentiel n’est pas galiléen. La relation fondamentale de
vers l’ouest. Dans le cas où sin (a – l) = 0 (donc a = l) ,
la dynamique dans com s’écrit alors :
l’objet n’est pas dévié : le vecteur rotation de la Terre est paral-
➞ ➞ ➞ ➞
lèle au plan incliné, donc la force d’inertie de Coriolis est per- dma (P)/ com
= dmG (P) + dmG (P) – dma e .
pendiculaire au plan et sans effet sur le mouvement du point
sur le plan incliné. L’accélération d’entraînement est égale à l’accélération du

Dans le cadre de cet exercice, lorsque a = l , v et W sont
➞ centre de la comète par rapport au référentiel « Jupitero-
parallèles à Oy : la force de Coriolis est nulle. centrique » jup (les deux référentiels sont en translation l’un
par rapport à l’autre).
Remarque
On applique donc la relation fondamentale de la dynamique à
π la comète dans le référentiel « Jupiterocentrique » , on
Si α = , on retrouve le résultat classique de la « déviation
2 obtient :
vers l’est » (cf. H-Prépa, Tout en un, 1re année, chapitre 28). ➞ ➞
MC a (C)/ Jup = MCG (C) .
2 • v➞ = – 3,8 . 10 – 3e➞X – 37 e➞Y . D = – 7 mm. On reporte dans l’équation précédente, il vient :
Les effets sont extrêmement faibles. ➞ ➞ ➞ ➞
dma (P)/ = dmG (P) + dm(G (P) – G (C))
Si le tremplin est orienté sud-nord sin(l – a) devient com

sin(l – b) avec b = π – a , (le premier terme est le champ gravitationnel propre de la


soit sin(l + a – π) = – sin(a + l) comète, le second est le terme des marées).
➞ ➞ ➞
et donc v = + 2lW sin(l + a)e X − 2glsina e Y
GMC
2 • Le module de G (P) est , celui du terme des marées
2 2l RC2
et D = + lW sin(a + l ) , ce qui donne :
3 g sin a est de l’ordre de :

v = 1,4.10 –2➞ ➞
e X – 37 e Y et D = 2,6 cm. 1 1 RC
GMJ – 2 2GMJ (d RC ) .
(d – RC )2 d d3
y z Dans le modèle considéré, la cohésion de la comète est assurée
λ
GMC R 2 MJ
π –α si : > 2GMJ C3 , soit d > 3 RC = dlim .
2 MC
RC d

Pour une comète donnée, il est clair que Jupiter est le pire
λ compagnon dans le système solaire, car le plus massif. (On
attribue d’ailleurs le volcanisme important de son satellite Io
α Y
aux fortes contraintes créées par les forces de marées jupité-
tremplin
Z riennes.)
La comète et Jupiter étant supposées sphériques et homogènes :
3
MJ µ R 
= J  J
verticale z MC µ C  RC 
locale

42 mm
3
J
Ω d’où : d lim = RJ ,
C
Y
MJ
avec m J = = 1,25 . 10 3 kg.m –3.
4 pRJ3
3
β =π –α
Z λ On en déduit d lim = 1,36 RJ , soit environ 97 000 km (cette dis-
α
sud y nord tance est comptée à partir du centre de Jupiter, ce qui repré-
sente environ 25 500 km à partir de la périphérie).

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La photocopie non autorisée est un délit. 105
CORRIGÉS 8
Référentiels non galiléens usuels

que l’on intègre en :


6 Pourquoi s’amarrer 2y· 0 x·
à la navette spatiale ? x(t) = x0 + 3x0 + (1 – cosWt) + 0 sinWt
W W
1 • Pour le vaisseau, satellite de masse m gravitant autour de L’expression de y(t) est alors :
la planète, le mouvement circulaire impose la relation : 2 y·
y(t) = y0 – 3(2x0 W + y· 0 )t – 2 3x0 + 0 sinWt
W
mRW 2 = G mM , soit :
R2 x·
– 2 0 (1 – cosWt)

4
2 W
W=
3 GM
R3
g 0 RT
R3
.
6 • Avec x· 0 seule non nulle, il vient :
Pour W = 2π/(2 heures) autour de la Terre, il vient : x· 0 2x·
x(t) = sinWt et y(t) = – 0 (1 – cosWt)
R = 8 080 km, soit une altitude h = 1 680 km . W W
2 • Dans le référentiel tournant à vitesse angulaire 2x· 0
➞ ➞
de sorte que la trajectoire est une ellipse de centre 0, ,
W = We z constante, on doit tenir compte des forces d’inertie W
d’entraînement et de Coriolis : décrit à pulsation W : le terme différentiel tend à éloigner le
➞ ➞ —➞ ➞ ➞ ➞ cosmonaute, mais l’effet de la force de Coriolis le ramène à
Fie = – mae = mW 2 CM = mW 2 ((R + x) e x + ye y + ze z) ,
➞ ➞ ➞ · ➞ – x· e➞ ) . son point de départ.
Fic = – 2mW ∧ v = 2mW ( ye x y
Le cosmonaute est aussi soumis à l’attraction gravitationnel- 7 • Avec x0 seule non nulle, on a cette fois :
le de la planète : x(t) = x0 + 3x0 (1 – cosWt) et y(t) = – 6x0 Wt – 6x0 sinWt .
—➞ ➞ ➞ ➞
(R + x) e x + ye y + ze z
➞ CM À un mouvement périodique se superpose ici un effet de déri-
F = – GmM = – GmM
CM 3 3 ve parallèlement à l’axe (Oy) : le cosmonaute dérive inexo-
2
((R + x) + y + z ) 2
2 2
rablement loin de son vaisseau. Le câble d’amarrage est tout
➞ ➞ ➞
(R + x) e x + ye y + ze z à fait nécessaire.
= – mR3W 2 3 Remarque : On peut se demander si l’attraction gravitation-
((R + x)2 + y2 + z2) 2 nelle exercée par le vaisseau sur le cosmonaute peut éviter
Son mouvement est donc régi par les équations : cette catastrophe : à 10 mètres d’un vaisseau de 40 tonnes, la
(R + x) force de gravitation est de l’ordre de 2,7.10 – 8 N par kg de
ẍ = 2W y· + W 2 (R + x) – R3W 2 3
2
cosmonaute, alors qu’avec x0 =10 m, on a W x0 de l’ordre de
(R + x)2 + y2 + z2 2 7,6.10 – 6 N.kg- 1, nettement supérieure.
y
ÿ = – 2W x· + W 2 y – R3W 2
(R + x)2 + y2 + z2
3
2
7 « Visualisation » de la rotation
du pendule de Foucault
z
z̈ = W2z – R3W 2 3 1 • A décrit un cercle de rayon rA = RT cos l – L sin l à

(R + x)2 + y2 + z2 2 vitesse angulaire W T autour de l’axe des pôles, donc :
➞ ➞
v A = (RT cosl – L sinl)W T ex .
3 • Le terme gravitationnel annule pratiquement l’effet de la
force d’inertie d’entraînement (terme de marée), un dévelop- De même, on a :
➞ ➞
v B = (RT cosl + L sinl)W T ex .
pement à l’ordre 1 en x/R, y/R et z/R nous donne alors :
ẍ = 2W y· + 3W 2x
T
ÿ = – 2W x·
z̈ = 0
rA u A
V
4 • Le mouvement du cosmonaute selon l’axe (Oz) est clai-
rement instable : z = z0 + v 0 z t . Rien ne vient compenser une rB L uVB
quelconque vitesse initiale dans cette direction (à l’approxi- L
RT
mation linéaire).
5 • L’équation du mouvement sur (Oy) s’intègre en :
· = y· −2W [x(t) − x ]
y(t) 0 0
que l’on reporte dans l’équation sur (Ox) :
ẍ + W 2x = 2W y· 0 + 4W 2 x0

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106 La photocopie non autorisée est un délit.
Référentiels non galiléens usuels
8 CORRIGÉS

2 • Sous la carte, le segment AB semble tourner d’un angle De plus, z ne varie pas (à un ordre 2 près de l’angle d’incli-
δa pendant l’intervalle de temps élémentaire dt, et on a : naison du pendule par rapport à la verticale), ce qui permet
dt de reporter T mg dans les deux premières équations pour
da = (v B – v A ) obtenir :
2L
ce qui correspond à la vitesse de rotation apparente :
➞ da ➞ ➞
.

.
2
ẍ – 2W y + w 0 x = 0 avec w 0 =
2
g
L 1
et W = W T sinl

w= ez = W T sinl ez . ÿ + 2W x + w 0 y = 0
dt
2 • En oubliant la force de Coriolis, le pendule devrait sim-
A(t = 0) A(t = 0 + d t) plement osciller en + x0 et – x0 le long de l’axe (Ox) pour
les conditions initiales proposées.

y
d
tranche de F
u //
la carte vu
vu
u
F O x
//

B(t = 0) B(t = 0 + d t)

La force de Coriolis projetée dans le plan (x, y), notée yF // ,


3 • En général, w diffère de W T , sauf au pôle (résultat intui- .
est, avec z = 0 : ➞ .➞ .➞
tivement évident). F // = 2mW ( y e x – x e y ).
À la latitude – l , le sens de rotation est inversé. .
Au début de la première oscillation, par exemple, y 0 et
Le segment CD reste perpendiculaire à AB , de même que .
x 0 , de sorte que le pendule est dévié vers les y croissants...
la carte sombre reste perpendiculaire à la carte claire, le résul- et rate le point O . La simulation illustre ce phénomène, répé-
tat est donc le même. té à chaque oscillation, ce qui justifie la rotation du plan d’os-
4 • Imaginons que le pendule de Foucault a été lancé dans un cillation (le cours a montré que pour W w 0 , cette rotation
plan d’oscillation [nord-sud] vertical, par exemple. s’effectue à vitesse angulaire – W ).
En l’absence de force de Coriolis (cas du référentiel géocen- La simulation, prolongée plus longtemps, montre bien que la
trique en particulier), il doit garder comme plan d’oscillation distance au point O évolue entre deux valeurs extrêmes rmin
celui de la carte claire. Par rapport au sol (lié à AB), il semble et rmax = x0 .

donc tourner à vitesse angulaire – w dans un plan vertical. 3 • a) On reprend les équations du mouvement dans le plan
(xOy) en utilisant les coordonnées polaires.
8 Distances extrêmes Sachant que, d’après la question 1) :

pour le pendule de Foucault dv mg ➞ ➞ ➞
m =– r – 2mW e z ∧ v
dt L
1 • L’équation du mouvement est : on obtient les équations du mouvement radiale et orthoradiale :
➞ ➞

ma (M)/

= mg + T – 2m W T ∧ v (M)/
➞ . 2 .
T T r̈ – rq 2 =. – w 0 r + 2W rq
avec,
➞ ➞ ➞
dans la base (e x , e y , e z ) : . .
r q̈ + 2 r q = – 2W r
➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞
g = – g e z et W T = W T (cosl e y + sinl e z ) b) La composante verticale du mouvement cinétique au point
➞ ➞ ➞ .
et, pour de faibles inclinaisons : O est : Lz : (m r ∧ v ) . e z = mr 2q .

x y La tension T (qui passe par l’axe (Oz) et le poids (parallèle à
Tz T, Tx –T , Ty –T .
L L (Oz)) n’ayant pas de moment par rapport à l’axe (Oz), on en
On obtient ainsi : déduit que :
. . dLz ➞ .
m ẍ = – T x + 2m W T sinl y – 2m W T cosl z
➞ ➞ ➞
= (re r ∧ (– 2m W T ∧ v )) . e z = – 2mW r r
L dt
y . ce qui correspond naturellement à l’équation du mouvement
m ÿ = – T – 2m W T sinl x
L orthoradiale obtenue en 3) a) :
.
m z̈ = – mg + T + 2m W T cosl x d 2. .
(r q) = – 2W r r
où les termes en W T sont correctifs, comme la force de dt
Coriolis dans la relation fondamentale de la dynamique. dont l’intégrale première est, compte tenu des conditions

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La photocopie non autorisée est un délit. 107
CORRIGÉS 8
Référentiels non galiléens usuels

initiales : . 2 Sur le premier schéma ci-dessous, on a représenté par des


r2q = W (x 0 – r2 ).
.
c) On peut maintenant éliminer q dans l’équation radiale, ce flèches le terme PL3 en plusieurs points de la surface terrestre
PL
qui donne :
4
2 x – r4
r̈ + rw 0 – W 2 0 3 = 0. ainsi que le terme CL
3
.
r RCL
.
En multipliant par r , on l’intègre en :
4
. 2 2 x 2
r2 + w 0(r2 – x 0) + W 2 20 + r2 – 2x 0 = 0.
r
. C
Les valeurs extrêmes de r, indiquées par r = 0 , sont solutions L
de : 2
2 2 x attraction lunaire
(x 0 – r2) w 0 + W 2 – W 2 20 = 0
r
ce qui donne :

rmax = x0 et rmin = x0
5 W2
W2
+ w0
2
.
C
L

d) Pour le pendule de Foucault, long d’environ 70 m, terme différentiel


w 0 0,37 rad.s– 1 est très supérieure à W , au plus égale à

w0 Sur le second schéma, on a simplement représenté ∆ g L . Pour
W T = 7,5 . 10 – 5 rad. s– 1 : W , ce qui n’est pas le cas une position donnée de la Lune, les effets sont maximaux (et
10
simulé ! égaux en module) pour les deux points diamétralement opposés
le long de la droite CL . Si on ne tient compte que de la rota-
Dans ces conditions, la rotation du plan d’oscillation est
tion de la Terre, un même lieu sur Terre se trouvera dans la
lente, et l’écart au passage par le point O imperceptible.
position où les effets de marées sont maximaux deux fois par
À Paris, le plan d’oscillation d’un pendule de Foucault fait un
jour : il y donc deux marées hautes (et deux marées basses) par
tour complet en environ 34 heures.
jour. Cependant, la Lune a un mouvement circulaire autour de
la Terre de période légèrement supérieure : les heures de marées
9 Terme des marées, hautes pour deux jours consécutifs seront décalées.
marées de vives-eaux et —➞ —➞ —➞ —➞ —➞
3 • a) || PL ||2 = || PC ||2 + || CL ||2 + 2 PC . CL
marées de mortes-eaux = RT2 + RCL2 – 2RT RCLcos(w L t) .
1 • Pour le point P, fixe dans le référentiel terrestre, on écrit
y
la relation fondamentale de la dynamique sous la forme :
➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞
ma (P) = O = F + m(G T (P) + G L (P) + G S (P)) – ma e(P)
L
où l’accélération d’entraînement est :
➞ 2
—➞ ➞
a e(P) = – HP + a e (R géocentrique) ω Lt
2 HP
—➞ ➞ ➞
C
=– + G L (C) + G S(C)
P x
T
soit finalement :
➞ ➞ ➞ —➞
2 HP
O = F + m(G T (P) + )
–3
➞ ➞ ➞ ➞ 1 1 RT R 2T 2
+ m(G L (P) – G L (C) + G S (P) – G S (C)). = 1–2 cos (w L t) +
➞ —➞ PL3 R 3CL RCL R 2CL
• Le terme m➞GT (P) + mw2HP représente le poids du point P,
il est noté mg 0 . 1  RT  RT
➞ ➞
1 + 3 R cos(ω L t ) au premier ordre en ;
• Le terme m(GL (P) – GL (C)) est le terme de marées dû à la

3
RCL  CL  RCL
Lune, on le note m∆g L .
—➞ —➞ —➞ —➞ ➞
• Le terme
➞ ➞
m(GS (P) – GS (C)) est le terme de marées dû au PL = PC + CL , avec PC = – RTux ;

—➞ ➞ ➞
Soleil, on le note m∆gS . CL = RCL(cos(w Lt)ux + sin(w Lt)uy ) .

On reporte ces relations dans l’expression de ∆ g L ; on obtient,
13

13

2 • ∆g➞L = GML PL3 – CL


3
. R
en ne conservant que les termes d’ordre 1 en T :
PL RCL RCL

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108 La photocopie non autorisée est un délit.
Référentiels non galiléens usuels
8 CORRIGÉS

GML  RT  

∆ gL = 2
RCL  CL 
2
(
 R   3 cos (ω L t ) − 1 u x

) PQ

➞
( )
+ 3cos(ω L t ) sin(ω L t ) u y .

De même :
GMS  RT  
∆➞
gS = 2 
RCS  RCS  
2
(
 3 cos (ω St ) − 1 u x

) T vers le
PL NL Soleil
( ➞
+ 3cos(ω St ) sin(ω St ) u y .
 )
b) Le diamètre apparent e sous lequel on voit le Soleil ou la Lune
2R 2R DQ
depuis P vérifie sin ε ≈ ε = L = S , où RL et RS sont
RCL RCS
les rayons respectifs de la Lune et du Soleil.
10 Étude dynamique
c ε S des anneaux de Saturne
RS
D’après ENSTIM 2008.
Rcs
1. Les anneaux de Saturne ne sont pas des solides
1 • Dans le référentiel saturnien, supposé galiléen, le théorè-
À t=0:
me de la résultante cinétique appliqué au doublet de masse
3
ML  R  2 m s’écrit :
µL  L 

| ∆ g L | RCL3
 RCL  µ ➞ mmS —➞ mmS —➞
≈ = = L = 2, 4 . 2ma G = – G OS M1 – G OS M2
M S  R 
3
µS OS M 31 OS M 32
| ∆ g➞S | 3
RCS µS  S 
 RCS 
➞ 1 1 ➞
La contribution du Soleil aux marées est loin d’être négligea- Soit – 2mw 2 ru r = – GmmS + ur
(r – a)2 (r + a)2
ble : elle est simplement environ deux fois moins importante
que celle de la Lune (le Soleil est beaucoup plus éloigné de la r2 + a2
2w 2 r = 2GmS .
Terre que la Lune mais il a une masse beaucoup (2,4.106) plus (r 2 – a 2)2
grande). a
Au premier ordre en , on obtient :
c) La composante sur Cx du terme des marées est proportion- r
nelle à 3cos2 (wit) – 1 donc à (
3 cos(2ω i t ) + 1) GmS
(avec wi = w L
2 = w 2 r.
r2
ou w S ).
Les effets de la Lune et du Soleil s’additionnent quand : 2 • Dans Sd , M1 est soumis :
cos(2w L t) = cos(2w St) = 1 , GmmS ➞
– à l’attraction de Saturne : – ur
c’est-à-dire quand la Terre, la Lune et le Soleil seront alignés (r – a)2
(pleine lune (PL) et nouvelle lune (NL)) ; ils se retranchent quand
cos(2w L t) = – 1 et cos(2w S t) = 1 (ou le contraire) , c’est-à- Gm2 ➞
– à l’attraction de M2 : + ur
dire quand les axes CL et CS sont à 90° l’un de l’autre (pre- (2a)2
mier quartier (PQ) et dernier quartier (DQ)). Dans le premier – à la force d’inertie d’entraînement : + mw 2(r – a) u➞r
cas, les amplitudes des marées sont importantes (marées de vives- M1 étant immobile dans Sd , la force d’inertie de Coriolis
eaux), dans le second, elles sont faibles (marées de mortes-eaux). est nulle.
➞ GmmS ➞ Gm2 ➞ ➞
Soit Σf = – 2
ur + 2
u r + mw 2(r – a) u r .
(r – a) 4a
GmmS Gm 2
f (a, r) = – + + mw 2 (r – a).
(r – a)2 4a 2
GmmS Gm2 mm
f (a, r) = – + + G 3 S (r – a).
(r – a)2 4a 2 r

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La photocopie non autorisée est un délit. 109
CORRIGÉS 8
Référentiels non galiléens usuels

➞ ➞ ➞ ➞ ➞
a 2a 3 • Dans SP , v A/SP = v A/S – v e (A) v e (A) = rAw P u qA.
Au premier ordre en , (r – a)– 2 = r – 2 1 + .
r r mPmS
1
GmS 2
3ΓmmS a Or mP w 2P rP = G wP = .
Gm2 r 2P rP3
f (a, r) = 2
– .
4a r3 1
GmS 2
m 3mS a De même w A = .
3 • f (a, r) 0 ⇔ rA3
4a 2 r3 ➞ ➞
Donc v A/SP = rA (w A – w P)u qA rA rP ⇒ w A w P.
12mS ➞ ➞
r3 . De même v B/SP = rB (w B – w P)u qB avec w B w P.
m
1 Dans SP on obtient :
12mS 3
Soit r r0 avec r0 = .
m B
yvB/SP
A.N. : r0 = 2,15 . 10 8 m.
On obtient le bon ordre de grandeur pour les anneaux.

2. Divisions des anneaux P


1 • Pour un mouvement circulaire de rayon r,
v2 GmmS GmS
m = v2 = .
r r2 r yvA/SP
Donc plus r augmente et plus v est faible.
2• 4 • On constate que A et B vont entrer en collision avec Pan
et être éjectés de leur orbite.
B
yvB/S

yvP/S

Dans S
P v A v P v B.

vy A/S

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110 La photocopie non autorisée est un délit.
9 Système de
deux points matériels
LES OBJECTIFS
• Mettre en évidence les grands principes d’étude des
systèmes de plusieurs points matériels.
• Introduire les théorèmes de Kœnig.

LES PRÉREQUIS
• Théorèmes généraux de la mécanique du point.

LES OUTILS MATHÉMATIQUES


• Calculs vectoriels.
• Développements limités.

ESSENTIEL

Définitions
• Barycentre
Le barycentre des deux points matériels M1 et M2 , de masse m1 et m2 , est défini par :
—➞ —➞
—➞ —➞ ➞ —➞ m OM 1 + m2OM 2
m1GM 1 + m2GM 2 = 0, ou encore : OG = 1 .
m1 + m2

• Mouvement du système
—➞ —➞
Décrite en termes de position barycentrique ➞ r G = OG et position relative ➞r = M1M2 , la ciné-
matique du système fait apparaître :
• une translation d’ensemble associée au mouvement du point G ;

• une évolution de l’orientation de la position relative r : le système tourbillonne autour de son
barycentre ;

• une évolution de la distance r = r : le système peut se dilater (ou se contracter).

• Éléments cinétiques du système des deux points matériels


Quantité de mouvement : La quantité de mouvement est : p➞ = Mv➞G , où M est la masse totale
M = m1 + m2 .
Moment cinétique
➞ —➞ —➞
• Le moment cinétique en un point O , est : L O = OM1 ∧ p➞1 + OM2 ∧ p➞2 .

• Le moment cinétique par rapport à un axe ∆ = (O, e➞∆ ) est : L∆ = L O . e➞∆ .

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La photocopie non autorisée est un délit. 111
ESSENTIEL 9 Système de deux points matériels

➞ ➞ —➞
• Les moments cinétiques en deux points O et O sont liés par la relation : L O = L O + p➞ ∧ OO .
1 2 1 2
Énergie cinétique : L’énergie cinétique du système est : K = m1v 1 + m2v 2 .
2 2

• Référentiel barycentrique
étant le référentiel d’étude, le référentiel barycentrique * est le référentiel en translation
➞ ➞ ➞
par rapport à dans lequel la résultante cinétique du système est nulle : p/ * = p * = 0 : il est

en translation à vitesse v G par rapport au référentiel d’étude . Le référentiel * est encore
appelé référentiel du centre de masse.
Dans ce référentiel *:
➞ ➞ ➞
• le moment cinétique du système est le même en tout point : L O* = L O * = L * ;
• le moment cinétique du système au point G est égal à son moment cinétique barycentrique :
➞ ➞
L G = L *.

• Utilisation du mobile fictif


Le moment cinétique et l’énergie cinétique barycentriques du système s’identifient à ceux qu’au-
—➞ —➞
rait le mobile fictif de masse m , placé en M tel que GM = M1M2 en mouvement dans le réfé-
rentiel barycentrique :
➞ · 1 ➞· 1 1 1 m1m2
r ∧ r et *K = m r 2 , avec
L * = m➞ ➞
= + , ou encore m = .
2 m m1 m2 m1 + m2

• Théorèmes de Kœnig
Le moment cinétique en O du système S est la somme du moment cinétique barycentrique et
du moment cinétique en O du point G affecté de toute la masse :
➞ ➞ —➞ ➞ ➞ —➞ ➞
L O = L * + OG ∧ Mv G = L * + OG ∧ p .
L’énergie cinétique du système S est la somme de son énergie cinétique barycentrique et de l’é-
nergie cinétique du point G affecté de toute la masse :
K =
*K + 1 Mv G2 .
2

Évolutions du système de deux points matériels


• Actions exercées sur le système
La résultante des actions mécaniques subies par le système est égale à la somme des forces exté-
rieures subies par ses points :
➞ ➞ ➞ ➞ ➞
R= F ext → M i = Rext (Rint = 0 ) .
i

Le moment, en un point O , résultant des actions mécaniques subies par le système est égal à la
somme des moments en O des forces extérieures subies par ses points :
—➞ —➞ ➞ —➞ —➞ ➞
O = OMi ∧ Fext → M i = Oext ( Oint = 0 ) .
i

Les moments d’un ensemble de forces de résultante R en deux points O et O sont liés par la
relation : —➞ —➞ ➞ —➞
O = O + R ∧ OO .
dr
La puissance des forces intérieures au système est = F1 → 2 , et ne dépend pas du référentiel.
dt
Elle est en général non nulle si le système est déformable. Elle est nulle pour un système rigide :
r = cte .

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112 La photocopie non autorisée est un délit.
9 ESSENTIEL
Système de deux points matériels

• Dynamique d’ensemble
Le mouvement du barycentre est identique à celui d’un point matériel de masse M soumis à une
force égale à la résultante des forces extérieures :

dp➞ dv G ➞
=M = Rext .
dt dt

dL O = —➞ traduit le théorème du moment cinétique en un point O fixe.
O ext
dt

* —➞
L’égalité dL = Gext traduit le théorème du moment cinétique barycentrique.
dt
dL∆
L’égalité = ∆ ext traduit le théorème du moment cinétique, en projection sur un axe fixe
dt
∆ = (O, e➞∆ ) .
Dans un référentiel non galiléen, les résultats précédents sont applicables, à condition de comp-
tabiliser les forces d’inertie agissant sur les points matériels comme des forces extérieures sup-
plémentaires.

• Étude énergétique
d K
Le théorème de la puissance cinétique s’écrit = ext + int .
dt
Le théorème de l’énergie cinétique s’écrit ∆ K = ext + int et fait intervenir le travail de toutes
les forces entre l’état initial et l’état final du système.
L’énergie mécanique du système est la somme de son énergie cinétique et de son énergie poten-
tielle :
M = K + P = K + P + Pext .
int

Le théorème de l’énergie s’écrit alors ∆ M = NC , travail des actions non conservatives.


Pour un système conservatif, l’énergie mécanique est une constante du mouvement.

Système de deux points matériels isolé


• Généralités
La résultante et le moment des actions extérieures sont nuls.
➞ ➞ ➞
La quantité de mouvement totale p = Mv G et le moment cinétique barycentrique L * sont des
constantes du mouvement.

Le moment cinétique L O en un point fixe du référentiel galiléen est lui aussi conservé.

• Utilisation du mobile fictif


L’étude du mouvement relatif, en référentiel galiléen, du système à➞deux corps isolé se ramène à
l’étude du mouvement du mobile fictif soumis à la force centrale F1 → 2 :

d2 r ➞ m1m2
m 2 = F1 → 2 e r , avec m = .
dt m1 + m2
➞ ➞ ·

Le moment cinétique du mobile fictif L * = mr ∧ r , est conservé. Le mouvement du mobile fic-
tif est plan, et satisfait la loi des aires.
La conservation de l’énergie mécanique du système isolé, lorsque la force intérieure est
conservative, est traduite par la conservation de l’énergie mécanique du mobile fictif :
* 1 ➞· 2
M= m r + Pint , qui est l’énergie mécanique barycentrique du système.
2

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La photocopie non autorisée est un délit. 113
ESSENTIEL 9 Système de deux points matériels

Système de deux points matériels soumis à un champ


de gravitation externe uniforme
Lorsque le système est soumis à un champ de gravitation externe uniforme :
• le mouvement du barycentre G est un mouvement de chute libre dans ce champ de gravitation ;
• le mouvement relatif n’est pas affecté par le champ extérieur.

Conseils et pièges à éviter


• Bien connaître « l’origine » de toutes les formules données dans ce rappel de cours.
• L’interaction entre les deux points est quelconque : un fil tendu, un ressort, une interaction
newtonienne, …

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114 La photocopie non autorisée est un délit.
Exercices
vent N personnes de même masse m . Elles quittent la
1 Une fusée en morceaux plate-forme de deux façons :
Une fusée, lancée depuis le sol, effectue un mouvement a) les N personnes courent ensemble jusqu’à l’autre
parabolique. Elle se sépare en deux parties de masses éga- extrémité de la plate-forme et sautent en même temps avec
les au moment où elle atteint le sommet de sa trajectoire. la vitesse v➞ = – v e➞x par rapport à la plate-forme après le
La première partie retombe à la verticale de ce sommet sur saut (v > 0) ;
le sol, à la distance D de son point de lancement. Où b) les N personnes courent et sautent les unes après les
atterrit l’autre partie ? On supposera que g➞ est uniforme . autres (avec la même vitesse v➞ que précédemment, elles
démarrent dès que la personne précédente a sauté).
Appliquer le théorème de la quantité de mouvement
Conseil

Déterminer, dans les deux cas, la vitesse finale v➞f de la


à l’ensemble des deux morceaux de la fusée après la plate-forme. Laquelle de ces deux façons de la quitter lui
séparation. Quelle est alors la trajectoire du centre de donnera la vitesse la plus élevée ?
masse ?

2 • Que deviennent ces résultats si la vitesse v est défi-
nie par rapport à la plate-forme avant le saut ?
2 Mouvements de rotation
Conseils
Appliquer le théorème de la quantité de mouvement
et théorème de Kœnig au système {plate-forme + passagers}.
On considère un mobile constitué de deux billes M1 et Comment est dirigée la résultante de forces extérieu-
M2 , de masses m1 et m2 , reliées par une tige rigide de res ? Qu’en résulte-t-il pour la quantité de mouve-
longueur et de masse négligeable. Le centre de masse ment de ce système ?
G du système est, quant à lui, relié à un point fixe O par
l’intermédiaire d’une autre tige de longueur L et de masse
négligeable également. L’ensemble se déplace sans frotte-
ments sur un plan horizontal. G tourne autour de O à la
4 Patinage
vitesse angulaire W et les deux billes tournent autour de 1 • Deux patineurs A1 et A2 se déplacent sur une patinoire
G à la vitesse angulaire w , les deux rotations ayant lieu horizontale, le long de deux droites parallèles distantes de
dans le même sens. d0 , leur vitesse étant respectivement v1 et v2 , leur masse
Déterminer l’énergie cinétique et le moment cinétique en O m1 et m2 . Arrivés au même niveau, ils s’accrochent rigi-
du système des deux billes dans le référentiel fixe lié à O . dement. En assimilant chaque patineur à un point matériel,
étudier le mouvement ultérieur de l’ensemble des deux
z patineurs (vitesse de leur centre de masse G , vitesse de
M2
rotation de l’ensemble autour de G). Commenter.
G
M1 2 • Les deux patineurs se tirent alors l’un vers l’autre, leur
L distance mutuelle à l’instant t est alors d(t) . Déterminer
w l’évolution de leur vitesse de rotation et le travail qu’ils
O
effectuent, en fonction de d(t) , d0 , v1 et v2 .
W
Conseils

1) Appliquer le théorème de la quantité de mouve-


ment au système des deux patineurs.
Comment est dirigée la résultante des forces exté-
Appliquer les théorèmes de Kœnig. Comment s’ex-
Conseil

rieures ? Qu’en résulte-t-il pour la vitesse du centre


priment la vitesse et le moment cinétique d’un point de masse de ce système ?
matériel décrivant un mouvement circulaire ? Pour étudier le mouvement des deux patineurs autour
de leur centre de masse, on se base sur les lois de
conservation (moment cinétique, énergie cinétique).
3 * Plate-forme sur des rails On peut travailler dans le référentiel barycentrique ou
1 • Une grande plate-forme de masse M est posée sur un dans le référentiel fixe.
rail rectiligne, de direction (Ox) , sur lequel elle glisse 2) Quelle loi de conservation est encore vérifiée ?
sans frottement. À une extrémité de la plate-forme se trou- Que représente le travail des forces intérieures ?

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La photocopie non autorisée est un délit. 115
EXERCICES 9
Système de deux points matériels

3 • Étudier le mouvement du système pour t > t1 .


5 Interaction noyau–proton. Déterminer en particulier la période des oscillations de
Distance minimale d’approche l’ensemble autour du centre de masse.
On étudie l’interaction entre un proton P de masse m et 4 • Le point A viendra-t-il retoucher le mur ?
un noyau N de masse M et de charge Ze se déplaçant
tous les deux sur l’axe (Ox). Dans l’état initial, le noyau

Conseis
1) Analyser brièvement ce qui se passe à l’instant où
est au repos et le proton est infiniment éloigné du noyau et la ficelle casse. Que peut-on en déduire pour le point
a une vitesse v➞0 = + v0e➞x . A ? Appliquer la relation fondamentale de la dyna-
v➞0 N mique à B à l’instant t = 0+ pour déterminer son
x
P(m) (M) accélération. En ➞déduire celle du centre de masse,
puis la réaction R du mur sur A .

1 • Déterminer la distance minimale d’approche du proton. Pour déterminer t1 , chercher l’instant pour lequel R
s’annule pour la première fois.
2 • Quelle est la vitesse du proton, dans le référentiel fixe, 2) Appliquer la théorème de la quantité de mouve-
quand il est le plus proche du noyau ? ment à l’ensemble.
Remarque : Les deux particules exercent l’une sur l’autre une 3) Le mouvement de G se déduit de la question pré-
Ze 2 cédente. Pour étudier le mouvement de A et B
force d’interaction répulsive de module f = , où r autour de G , appliquer la relation fondamentale de
4πε 0 r 2
est leur distance mutuelle. la dynamique à chacun des deux points séparément et
soustraire les deux équations obtenues.
Conseil

Utiliser la conservation de l’énergie du système


{proton + noyau} dans le référentiel barycentrique.
Ne pas oublier que le problème est unidimensionnel. 7 Détermination du rapport des
masses de la Terre et du Soleil
à l’aide de la troisième loi de
6 *Mouvements de blocs reliés Kepler
par un ressort
1 • Calculer la période de révolution d’un objet quasi ponc-
Deux blocs A et B , de masse m , assimilables à des tuel P de masse m gravitant à une distante r (sur une orbi-
points matériels, sont reliés entre eux par un ressort de rai- te circulaire) du centre d’un astre de masse M m.
deur k , de longueur à vide v , et reposent sur une sur-
face horizontale. Le ressort est comprimé par l’intermé- T2
Exprimer le rapport en fonction de G et de M .
diaire d’une ficelle reliant A et B (son allongement est r3
– ∆ 0 < 0). Initialement, A se trouve contre un mur verti- MT
cal. À l’instant t = 0 , la ficelle casse. Les mouvements de Calculer le rapport des masses de la Terre et du
MS
A et de B ont lieu sans frottements. Soleil. On donne :
ficelle • distance moyenne du Soleil à la Terre :
D1 = 150 . 10 6 km ;
A B
• distance moyenne de la Terre à la Lune :
D2 = 384 . 10 3 km ;
• durée d’une révolution sidérale de la Lune :
T2 = 27,25 jours.

T2
2 • Reprendre le calcul précédent du rapport en ne
r3
négligeant plus m devant M . Donner la nouvelle valeur
1 • Déterminer la réaction du mur sur le bloc A à l’ins-
MT
tant t , puis à l’instant t1 pour lequel A se met en mou- de . Évaluer l’écart relatif que représente cette valeur
vement. MS
par rapport à celle obtenue à la question 1).
2 • Déterminer la quantité de mouvement totale et la vites-
se de G pour t > t1 . Donnée : MT = 81 ML .

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116 La photocopie non autorisée est un délit.
Système de deux points matériels
9 EXERCICES

3 • Quel est l’intérêt de ces positions d’équilibre ? On peut


Conseis

1) Projeter la relation fondamentale de la dynamique montrer que les points L1 et L2 sont des positions
appliquée au point P sur la normale au mouvement d’équilibre stable pour une masse ponctuelle évoluant
circulaire. En déduire la troisième loi de Kepler et sous l’action de deux astres de masse m1 et m2 si
l’appliquer au mouvement de la Terre autour du
m1 ou m2 est supérieur à une constante de l’ordre
Soleil, puis à celui de la Lune autour de la Terre pour
m2 m1
éliminer les grandeurs inconnues.
2) Reprendre la démarche précédente en étudiant de 25.
maintenant le mouvement du mobile réduit. Citer des illustrations de ces résultats.

8 **Points de Lagrange

Conseils
1) Déterminer la vitesse de rotation w0 du système
On étudie le mouvement d’une masse ponctuelle M, très Terre–Lune, considéré comme un système isolé,
inférieure à MT et ML , soumise à l’influence de la Terre et autour de son centre de masse, par rapport au réfé-
de la Lune. On cherche à déterminer les points où il faut la rentiel héliocentrique S . Écrire ensuite la condition
placer pour qu’elle reste immobile par rapport à ces derniè- d’équilibre du point M dans le référentiel tour-
res. On considérera le système Terre–Lune comme un systè- nant à la vitesse angulaire w0 par rapport à S . Pour
me isolé en interaction gravitationnelle, à la distance D = TL. cela, on pourra effectuer un bilan des forces appli-
quées à M dans et vérifier que, quand L , T et
1 • La particule se trouve hors de la droite définie par les M forment un triangle équilatéral, le point M est
centres de la Terre et de la Lune (notés T et L). Montrer immobile par rapport au système Terre–Lune. On
que si L , T et M forment un triangle équilatéral, M est pourra aussi raisonner à partir de l’énergie potentiel-
effectivement immobile par rapport au système Terre–Lune. le de M dans le référentiel . Il faut alors exprimer
Les deux points définis ainsi sont notés L1 et L2 . l’énergie potentielle P uniquement en fonction des
distances TM et LM .
2 • La particule est placée maintenant sur la droite TL .
2) Exprimer P en fonction de x = GM , où G est
Montrer qu’il existe trois points L3 , L4 et L5 pour les-
le centre de masse du système Terre–Lune.
quels la condition voulue est satisfaite.

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Corrigés
➞ ➞
Finalement : LO = (m 2w + (m1 + m2)L2W)e z .
1 Une fusée en morceaux Remarque
Le système, constitué des deux morceaux de la fusée, est sou- L’énergie cinétique et le moment cinétique barycentriques
mis à son seul poids. Le mouvement du centre de masse de l’en- s’expriment respectivement comme l’énergie cinétique et le
semble prolonge la trajectoire parabolique de la fusée. Le cen- moment cinétique en G d’un point matériel P de masse
tre de masse « retombe » donc à la distance 2D du point de —➞ —➞
m1 m2
départ. Il se trouve au milieu des deux morceaux de la fusée : le m= , tel que GP = M1M2 .
m1 + m2
second morceau atterrit à la distance 3D du point de départ.
Les trajectoires de la fusée et de ses morceaux sont représen-
tées ci-dessous : 3 Plate-forme sur des rails
fusée morceau n° 1 1 • Toutes les forces extérieures appliquées au système
I II centre d’inertie
{plate-forme + passagers} sont verticales (le poids et la réac-
II
I morceau n° 2 tion du rail) : la composante selon (Ox) de la quantité de
tra

mouvement de l’ensemble se conserve.


je c

➞ ➞
a) Avant le saut : p = 0 . Après le saut :
t o ir

➞ ➞ ➞ ➞ ➞
e du

p = Mv f + Nm(v + v f) = ((M + Nm)vf – Nmv)e x ,


− Nm ➞
bary


d’où : vf = v ex .
M + Nm
centre

➞ ➞
b) Avant le premier saut : p1 = 0 . Après le premier saut :
➞ ➞ ➞ ➞
p1= (M + (N – 1)m)v 1 + m(v + v 1)
D D D ➞
(v 1 est la vitesse de la plate-forme après le premier saut),
➞ m ➞ m ➞
d’où : v1 = − v = v ex .
M + Nm M + Nm
2 Mouvements de rotation Le système considéré ensuite est constitué de la plate-forme
et théorème de Kœnig et des passagers qui restent.
➞ ➞
D’après le deuxième théorème de Kœnig : Avant le deuxième saut : p2 = (M + (N – 1)m)v 1 .
* 1 2 Après le deuxième saut :
K = K + ( m1 + m2 )v G .
2 ➞ ➞ ➞ ➞
p2 = (M + (N – 2)m)v 2 + m(v + v 2) ,
Le mouvement de G dans le référentiel lié à O est un mou- ➞ ➞ m ➞
vement de rotation autour d’un axe fixe : v G = LW . d’où : v 2 = v1 − v .
M + ( N − 1)m
L’énergie cinétique barycentrique peut être calculée directe- De même, avant le ke saut (on considère comme système
ment (le faire éventuellement), c’est aussi celle du mobile fic- la plate-forme et les N – (k – 1) passagers qui restent) :
tif en rotation sur un cercle de rayon autour de G à vites- ➞ ➞
pk = (M – (N – (k – 1))m)v k–1 .
se angulaire w , soit :
Après le ke saut :
* 1 2 m1m2 ➞ ➞ ➞ ➞
K = µ (lω ) (avec µ = ), pk = (M – (N – k)m)v k + m(v + v k) ,
2 m1 + m2
➞ ➞ m ➞
d’où, finalement : d’où : v k = v k −1 − v .
M + ( N − ( k − 1))m
1 2 1 2
K = µ (lω ) + ( m1 + m2 )( LΩ ) . Pour le dernier saut, on obtient :
2 2
N −1
m ➞ mv
D’après le premier théorème de Kœnig,
➞ ➞ —➞ ➞
➞ ➞
v N = v N −1 −
M+m
v =
M +∑( N − k ) m
➞ ➞
ex = v f .
LO = L* + (m1 + m2)OG ∧ v G . k =0

Comme pour l’énergie cinétique, le moment cinétique barycen- Chacun des N termes de la somme étant supérieur à
trique peut être calculé pour M1 et M2 , ou bien écrit mv
, la vitesse finale de la plate-forme est ici plus
directement comme étant celui du mobile fictif : M + Nm
➞ ➞
L* = m 2w e z . grande que si les N personnes sautent en même temps.

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118 La photocopie non autorisée est un délit.
Système de deux points matériels
9 CORRIGÉS

2 • Le raisonnement est le même, seule change l’expression Une fois accrochés, les deux patineurs restent à distance d0
de la quantité de mouvement de la personne qui saute. Si elles l’un de l’autre. La conservation du moment cinétique bary-
sautent toutes en même temps, la conservation de la compo- centrique :
➞ —➞ ➞ ➞ ➞
sante horizontale de la quantité de mouvement s’écrit L* = A1A2 ∧ m(V A2 – V A1) = md 2(t) w e z
➞ ➞ ➞
0 = Mv f + Nmv (la plate-forme est initialement immobile), m1m2
où m = est la masse du mobile fictif nous indique
Nm ➞ Nm ➞ m1 + m2

d’où : vf = − v = v ex .
M M que la vitesse de rotation w de l’axe A1A2 est conservée. On
Si elles sautent les unes après les autres : peut la calculer à l’instant où les patineurs s’accrochent :
➞ ➞ ➞ v – v1
• premier saut : 0 = (M + (N – 1)m)v 1 + mv ; w = w0 = 2 .
d0
• deuxième saut :
➞ ➞ ➞ ➞
(M + (N – 1)m)v 1 = (M + (N – 2)m)v 2 + m(v + v 1) ; Remarque
Cette valeur permet de vérifier la conservation de l’énergie,
• ke saut :
➞ ➞ ➞ ➞
donc ici de l’énergie cinétique (d = A1A2 restant constante).
(M + (N – (k – 1)m)v k–1 = (M + (N – k)m)v k + m(v + v k–1) ;
➞ ➞ ➞ ➞ 2 • Le système étant maintenant déformable, les forces inté-
• dernier saut : (M + m)v N–1 = Mv N + m(v + v N–1) .
rieures travaillent. Le moment résultant des forces extérieures
On en déduit l’expression de la vitesse finale de la plate-forme : en G est toujours nul, et le moment cinétique barycentrique
N
mv reste constant :

vN = ∑ ( M + ( N − k )m) e➞x = v➞f . ➞ ➞
L* = md 2(t)w(t)e z .
k =1
2 2
Donc : d(t) w(t) = d 0w 0 = d0 (v 2 – v 1) ,
mv
Dans ce cas, chaque terme de la somme est inférieur à , d0 (v 2 − v1 )
M soit w(t ) = . w(t) augmente quand d(t) diminue.
d ( t )2
la vitesse finale de la plate-forme est plus grande quand les N
personnes sautent en même temps. Le travail effectué par les deux patineurs est le travail des for-
ces intérieures t int , d’après le théorème de l’énergie ciné-
tique :
4 Patinage t int = ∆ K
1
=∆ * 1 2 2
md 2(t)w 2(t) – md 0w 0
K =
2 2
x En éliminant w(t) , on obtient :
2
er 1 m1m2 d0
t int = (v 2 – v 1)2 –1 .
A20 2 m1 + m2 d(t)
u2
A2
d2

d0 G D
5 Interaction noyau-proton.
G Distance minimale d’approche
d1 1 • L’énergie mécanique du système {proton + noyau}
u1 A1
A10 z 1 ·2 Ze 2
y dans le référentiel barycentrique s’écrit : M= mx + ,
2 4πe 0 x
àt=0 àt
mM
où m est la masse réduite du système, égale à et
m+M
1 • Il n’y a pas de frottements, donc toutes les forces exté- x =P
c N
c .
rieures appliquées au système des deux patineurs sont verti-
cales, le mouvement a lieu dans un plan horizontal : la vites- 1 2
se du centre de masse G est constante et vaut simplement : À l’instant initial, = µv 0 .
2
➞ ➞
➞ m1v 1 + m2v 2 1 ·2 Ze 2 1
vG = . On en déduit mx + = mv 20 .
m1 + m2 2 4πe 0 x 2
Sur le schéma, G se déplace à vitesse constante le long de la La distance minimale entre les deux particules est donc :
m2 Ze2
droite d’équation xG = d1 = d0 . xmin = (quand x est minimale, x· = 0).
m1 + m2 2πε 0 µv 02

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La photocopie non autorisée est un délit. 119
CORRIGÉS 9
Système de deux points matériels


2 • La formule de composition des vitesses (vitesse v P dans 3 • À t t1 , R est nulle, et la soustraction des équations des

le référentiel fixe et vitesse v P* dans le référentiel barycen- mouvements de A et B donne l’évolution de la position
➞ ➞ ➞
trique) pour le proton donne v P = v P* + v G . On sait par relative xB – xA :
ailleurs que la quantité de mouvement du proton dans le réfé-
➞ · ➞ , elle est donc nulle m( ẍB – ẍA) = – 2k∆ (t) = – 2k(xB – xA – v)
rentiel barycentrique est p P* = – m xe x
quand le proton est le plus proche du noyau, il en est alors de soit, avec W = 12 w :

même pour v P* . v B(t1)
xB – xA = v + (xB (t1) – v) cosW (t – t1) + sinW (t – t1)
Le système étant isolé, la vitesse de son centre de masse W
reste constante, et égale à sa valeur initiale, c’est-à-dire : w
= v +∆
sinW (t – t1).
0
m ➞ W
v0 .
m+M ➞
Au mouvement d’ensemble à vitesse v G uniforme se super-
Quand le proton est le plus proche du noyau, sa vitesse est pose un mouvement relatif d’oscillations à pulsation W , de
m ➞
1 2km .

donc : vP = v0 . période T : 2π
m+M
Remarque
4 • La position de A est :
À ce moment-là, la vitesse du noyau est égale à celle du
proton, car v P – v N = x· = 0 . On aurait pu utiliser cet argu- xA + xB x –x 1
➞ xA(t) = + A B = xG + (xA – xB)
ment pour calculer v P . 2 2 2
xB (t1) v (t ) 1 w
= + B 1 (t – t1) – [ v +∆ 0 sinW (t – t1)]
2 2 2 W
6 Mouvements de blocs reliés w ∆ 0
par un ressort = [W (t – t1) – sinW (t – t1)]
W 2
1 • Lorsque A aura décollé du mur, le centre d’inertie G du reste positif à t t1 : le point A ne revient pas heurter le mur.
système glissera à vitesse constante, et les masses oscilleront
autour de ce centre d’inertie.
Tant que A n’a pas décollé, les équations du mouvement sont : 7 Détermination du rapport des
m ẍA = k∆ (t) + R avec ẍA = 0 masses de la Terre et du Soleil
m ẍB = – k∆ (t)
à l’aide de la troisième loi de
Soit : (ẍA = 0) :
Kepler
R
∆ (t) = – ∆ 0 + x B – xB0 = – , 1 • L’astre, très massif, est considéré comme immobile au
k
ce qui donne pour B : centre O de champ de force centrale gravitationnelle :
m ẍB = – k(xB – xB0 – ∆ 0) . ➞ mM ➞
F =–G e r dans lequel évolue le satellite de masse m .
À vitesse initiale nulle, on a donc : r2
xB = xB + ∆ 0(1 – coswt) = v –∆ 0 coswt Pour le mouvement circulaire (uniforme), on a :
0
v2 Mm GM
avec w =
1 k
m
. m
r
= G 2 , soit v =
r r
, c’est-à-dire :

La réaction du mur est enfin : r 2π 2


3
T 2 4π2
R = – k∆ (t) = k∆ 0 coswt. T = 2π = r . On en déduit 3 = .
v GM r GM
Elle s’annule (et A décolle du mur) à l’instant :
T12 4π2
T
t1 = =
π
4 2w
=
π
2 1 m
k
. Pour la Terre (autour du Soleil) : =
D13 GMS
;

2
2 • Le mouvement de G est rectiligne et uniforme pour T2 4π2
pour la Lune (autour de la Terre) : 3
= .
t t1 , avec : D2 GMT
➞ ➞
➞ ➞ m 0 + m v B (t1) ➞ Le rapport de ces deux expressions est :
v G = v G (t1) = = v G ex
2m 2 3
w∆ w∆ MT  T1   D2 
soit : vG = 0
sinwt1 = 0
. =     = 3,01 . 10 – 6 .
2 2 MS  T2   D1 

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120 La photocopie non autorisée est un délit.
Système de deux points matériels
9 CORRIGÉS

2 • Si on ne néglige plus m devant M , le mobile réduit n’est Remarque : Cette expression nous est fournie directement par
plus confondu avec P . Le mouvement du mobile réduit obéit 2π
la troisième loi de Kepler en remarquant que T = .
à l’équation : ω0

dv Mm ➞ ➞ Dans le référentiel tournant, le point M est soumis aux for-
µ = − G 2 er , soit, en projection sur e r :
dt r ces d’attraction gravitationnelle de la Terre et de la Lune et
aux forces d’inertie. Quand il est en équilibre, la relation fon-
v2 Mm G( M + m ) damentale de la dynamique s’écrit :
µ = G 2 , ou encore v = .
r r r —➞ —➞
➞ TM LM 2— ➞
0 = – Gmm T – Gmm L + mw 0 GM ,
T2 4π2 TM 3 LM 3
On en déduit 3 = . En suivant la même démar-
r G( M + m ) G étant le centre de masse du système Terre–Lune. En rem-
che qu’à la question précédente, on obtient : plaçant w0 par son expression, cette équation devient :
—➞ —➞ —➞
TM LM
= (m T + m L ) GM
2 3
MT + ML  T1   D2  mT + mL .
=    . TM 3 LM 3 D3
MS + MT  T2   D1 
Si les points T , L et M forment un triangle équilatéral,
MT TM = LM = D , les dénominateurs se simplifient et il reste
Au premier ordre en cette équation devient : —➞ —➞ —➞
MS mTTM + m LLM = (m T + m L)GM , ce qui est la définition de
2 3 G : le point M est alors immobile par rapport au système
MT  ML   T1   D2  Terre–Lune. On définit ainsi deux points L1 et L2 .
1 +  =    ,
MS  MT   T2   D1 
2 3 L1
MT 1  T1   D2  –6
d’où : =     = 2,97 . 10 .
MS 1 + ML  T2   D1 
MT
L’écart relatif entre les deux valeurs est :
ML T L
= 1,22 %.
ML + MT

8 Points de Lagrange
L2
1 • On considère le système Terre–Lune comme un système
isolé, la distance Terre–Lune restant constante. La Terre et la
Lune décrivent des cercles autour de leur centre de masse, de Autre méthode
rayons respectifs : On peut aussi raisonner avec l’énergie potentielle. Dans le
mL mT référentiel tournant, l’énergie potentielle du point M est :
rT = D et rL = D.
mT + mL mT + mL m m 1
P = − Gm T + L  + Pie avec = − mω 02GM 2 .
Le point matériel M sera immobile par rapport au système  TM LM  Pie
2
Terre–Lune s’il est immobile dans le référentiel tournant avec
Pour étudier l’énergie potentielle, il vaut mieux l’exprimer en
ce système (par rapport au référentiel héliocentrique, par
fonction de TM et LM uniquement.
exemple). Il faut donc déterminer la vitesse angulaire de rota-
tion w0 du système Terre–Lune autour de son centre de 1 G —➞ —➞
Pie = − m 3 ( mT + mL )GM .GM
masse. Pour cela, on applique la relation fondamentale de la 2 D
dynamique à la Terre et à la Lune séparément (dans le réfé- 1 G —➞ —➞ —➞ —➞ —➞ —➞
rentiel héliocentrique), chacune n’étant soumise qu’à l’attrac- = − m 3 ((mTTM . (GT + TM ) + mLLM . (GL + LM ))
2 D
tion gravitationnelle de l’autre : —➞ —➞ ➞
(car mTGT + mLGL = 0)
GmL mT GmL mT
mTω 02 rT = 2 et mLω 02 rL = . 1 G —➞ —➞ —➞ —➞
D D2 = − m 3 (m T TM 2 + m LLM 2 + mTTM . GT + mLLM . GL) .
On additionne ces deux équations après les avoir simplifiées 2 D
respectivement par mT et par mL , on obtient l’expression de 1 G —➞ —➞
= − m 3 (m T TM 2 + m L LM 2 + m T GT . TL ).
G( mT + mL ) 2 D
w0 : ω0 = .