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DÉJEUNER SUR L'HERBE

Partie de campagne chic, casse-croûte urbain entre amis, pique-nique ludique pour les enfants ou encore barbecue au jardin pour toute la tribu : les thèmes ne manquent pas pour profiter du plaisir de la cuisine au grand air. Les recettes fraîches et festives non plus ! L'ouvrage Cuisine de plein air publié par les éditions Solar vous propose de célébrer l'été sous

toutes ses facettes : pour chaque occasion, des idées inventives qui actualisent les traditionnels du pique-nique (cakes salés, terrines, salades, quiches, sandwichs, grillades et brochettes) ou qui s'accordent à la tendance du « snacking » (dips, bouchées, crostinis, tapas et tartines). En plus des recettes et menus, découvrez des conseils pratiques qui vous aideront à élaborer

à préparer vos plats

Bref, tous les ingrédients pour réussir vos

un pique-nique thématique (buffet tex-mex, grillades de fruits de mer

à l'avance ou encore à vous équiper judicieusement repas et déjeuners sur l'herbe.

D'après Marseille Plus

),

QUESTION 14 : cet article a pour objectif

A) d'opposer la cuisine des villes à celle des campagnes

B) de faire la promotion d'un livre de recettes

C) de proposer une découverte des déjeuners en plein air

D) de comparer les modes culinaires du monde

QUESTION 15 : les plats évoqués

A) sont conçus pour éviter le grignotage.

B) ont pour origine des traditions anciennes.

C) présentent l'avantage d'être vite préparés.

D) marquent la modernisation du pique-nique.

QUESTION 16 : l'article donne

A) des listes d'ingrédients à utiliser.

B) des idées pour organiser un cocktail.

C) des propositions de repas à thèmes.

À consommer avec modération « bière Verte »

Après la bière blanche, la bière verte ! À base de malt et d’arôme naturel de citron vert, cette boisson à déguster bien fraiche est brassée comme une bière classique sans toutefois en avoir le goût, bien présentée dans une bouteille incolore à l’étiquette discrète et disponible dans un emballage cartonné multicolore, elle est vendue à un prix raisonnable. À qui va telle plaire avec sa faible teneur en alcool et son petit gout acidulé ? Certainement pas aux vrais amoureux de la bière ; la cible marketing semble privilégier les amateurs de sorties nocturnes dans les endroits branchés, les boites ou clubs privés. D’ailleurs, un jeune créateur de mode très en vue a été choisi comme ambassadeur de cette nouveauté et il va lancer, pour promouvoir le produit une collection de T-shirt en série limitée. Cela suffira-t-il à créer l’envie ?

QUESTION 14 : cette nouvelle boisson est :

A) un produit sans alcool.

B) une bière de gout de citron.

C) une nouvelle bière classique.

D) un produit gastronomique de luxe.

QUESTION 15 : dans cette boisson, le vert la couleur

A) du contenu.

B) de l’étiquette.

C) de la bouteille.

D) de l’emballage.

QUESTION 16 : cette bière est en priorité destinée

A) aux créateurs de mode.

B) au personnel des ambassades.

C) à un public jeune et à la mode.

D) aux amateurs de bonnes bières.

Trois nouveaux projets de quotidien gratuit sont en chantier. Arrivés en Belgique il y a dix ans, le gratuits ont fragilisés leurs confrères payants. Les éditeurs et les investisseurs s’inclinent devant leur succès, en tentant de répliquer. Dernier en date, le président du groupe de communication Habas a décidé de lancer son quotidien gratuit avant l’été. Son originalité ? Il sera distribué le soir pour éviter la concurrence frontale avec les autres quotidiens, en général disponibles au petit matin. Cette multiplication de projets a une explication très simple : alors que certains quotidiens perdent de l’argent, les gratuits en gagnent, grâce à leur large distribution et à leur marché publicitaire croissant, qui assurent leur rentabilité. Prochaine étape, le développement d’hebdos et de mensuels gratuit ; la sixième chaine de télévision va investir dans les mensuels « Homme en ville » et « Femme en ville ». De quoi fragiliser encore un peu plus la presse traditionnelle, et surtout ses circuits de distribution.

D’après le Nouvel observateur

QUESTION 14 : quel titre convient le mieux à ce texte ?

A) Ils sont fous, ces gratuits.

B) Les gratuits se font concurrence.

C) Les quotidiens gagnent des lecteurs.

D) Nouvelle alerte pour la presse payante.

QUESTION 15 : la presse payante réagit en

A) diversifiant leurs ressources financières.

B) investissant dans la distribution.

C) s’alliant avec d’autres quotidiens.

D) publiant son propre gratuit.

QUESTION 16 : dans un avenir proche, il y aura

A) un gratuit sur les médias.

B) des gratuits au format magasine.

C) une émission sur la sixième chaine.

JEUNE FUMER DEVEINDRA GRAND

Les 15-25 ans restent la cible privilégiée des cigarettes « lorsqu’on gagne un très jeune fumeur adulte, sa consommation augmente avec l’âge, expliquant récemment une responsable d’une grande entreprise de cigarettes. Les méthodes actuelles vont du travail sur la présentation des paquets aux images glissées dans les salles obscures. L’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) note que « le nombre de films français laissant apparaitre une marque de tabac semble indiquer au mieux une méconnaissance de la loi, et au pire une action voulue de placement du produit ». La dernière stratégie en date, selon le magasine Heath Attairs, de l’université de Harvard, est d’attirer les plus jeunes en leur offrant des saveurs plaisantes. Ainsi, les cigarettes à la cerise, popularisées au Japon par le manga Nana, ou celles au chocolat ou à la vanille, font un malheur en France.

D’après l’Express

QUESTION 14 : cet article a pour sujet

A) la présence de la cigarette au cinéma.

B) le drame de la consommation de tabac chez les jeunes.

C) les artifices utilisés par les cigarettes pour conquérir un public jeune.

D) une étude sur les cigarettes parfumées réalisée par l’Université de Harvard.

QUESTION 15 : l’INEPS constate

A) qu’il devrait y avoir plus de films sur les méfaits du tabac.

B) qu’il y a trop de films ou l’on peut apercevoir des marques de cigarettes.

C) qu’il y a trop d’acteurs connus qui font de la publicité pour les cigarettes.

D) qu’il devrait y avoir davantage d’information au sujet de la loi anti-tabac.

QUESTION 16 : aujourd’hui, pour attirer les jeunes, on

A) vend des cigarettes avec des parfums agréables.

B) donne des paquets de cigarettes avec des magazines.

C) distribue gratuitement des parfums avec chaque paquet acheté.

L’association Ormano

L’association Ormano a vu le jour en 1999, au nord-est de Madagascar, dans une région riche en forêts et en mangroves (zone marécageuse en bord de mer) mais menacée de défrichement. Conçues non seulement pour préserver ces espaces remarquables, mais aussi pour faire découvrir aux enfants leur environnement, cet organisme porte un superbe projet d’éducation à la nature. Les actions sont directement menées par les professeurs qui accompagnent leurs élèves au cœur de la forêt et leur apprennent à voir et à comprendre l’étroite indépendance entre toutes les formes de vie qui la peuplent. Les observations sont reprises dans des fiches, servent à faire des posters ou à confectionner des dictionnaires de nature. Cette démarche conduit aussi les parents à participer et être sensibilisés. Ces actions, localisées au départ, sont reprises progressivement par d’autres provinces de Madagascar et, par un effet de répétition et de multiplication, deviennent d’autant plus efficace.

Question 17 : l’association Ormano a pour but principal

A) de créer des vocations écologiques.

B) d’éduquer les écoliers à leur milieu naturels.

C) d’encourage la fabrication de produits naturels.

D) d’inciter les autorités à la conservation des forêts.

Question 18 : les professeurs engagés dans cet organisme

A) luttent contre la déforestation régionale.

B) organisent des séminaires pour les parents.

C) publient des ouvrages sur l’environnement.

D) se concentre sur l’apprentissage des enfants.

Question 19 : l’initiative de l’association Ormano

A) a suscité un intérêt mitigé.

B) a été suivi par d’autres régions.

C) a été reconnu par d’utilité publique.

Des hommes tout en beauté Le temps ou seules les femmes s’occupaient de leur peau est révolu. À raison de dix minutes par jour, ces messieurs peuvent prendre soin de leur épiderme et prévenir les marques du temps. Rasage, pollution, tabac… la peau subit quotidiennement des agressions. Si à 20 ans les signes de fatigue sont moindres, il en va autrement à 40 ans. Les hommes ont une nature de peau bien particulière. Elle est plus épaisse et comporte plus de glandes sébacées que celle des femmes. Plutôt que d’emprunter les produits de sa compagne. Il vaut mieux investir dans des produits spécialement formulés pour l’homme. Le premier geste à adopter matin et soir est de nettoyer son visage. À bannir ; les savons trop acides qui décapent l’épiderme. Il convient également d’hydrater sa peau tous les matins. Enfin, pour obtenir des conseils personnalisés, il n’est pas utile de consulter une esthéticienne. Désormais, de l’étudiant au cadre, toutes catégories d’hommes poussent les portes des instituts.

D’après Métro

QUESTION 17 : ce document

A) informe des maladies de peau les plus fréquentes.

B) encourage les hommes à prendre soin de leur peau.

C) analyse le rapport entre l’âge de l’homme et sa beauté.

D) fait la promotion des produits de beauté pour hommes.

QUESTION 18 : les hommes s’occupent de leur peau

A) parce que leur statut social l’exige.

B) sous l’influence de l’effet de mode.

C) suivant l’exemple de leurs compagnes.

D) puisqu’elle souffre de multiples nuisances.

QUESTION 19 : l’auteur de cet article suggère aux hommes

A) de bien sécher leur peau riche en sébum.

B) d’utiliser les mêmes produits que leurs femmes.

C) de se servir des savons acides pour nettoyer la peau.

Un patrimoine à défendre

Paillasse, fougasse, couronne lyonnaise ou bordelaise… leurs noms fleurent bon la boulangerie

d’antan. « A chaque région son pain », vantent les organisateurs de la fête du pain en France.

Oubliées depuis l’après-guerre, ces spécialités régionales renaissent à nouveau, soutenues par

la nécessité d’enrayer la chute chronique des ventes de pain. Au début du XXe siècle, on en

mangeait jusqu’à 650 grammes par jour, soit quatre fois plus qu’aujourd’hui. Un phénomène

lié à la diversité alimentaire du monde moderne mais aussi à l’abaissement de la qualité de cet

aliment sous l’effet de sa standardisation. Le retour des formes régionales tenterait ainsi

davantage de réconcilier les Français avec leur artisan boulanger que de renouer avec une

tradition centenaire. Rétrospectivement, on tend à exagérer, idéaliser, sentimentaliser l’assise

régionale du pain, note l’historien américain Steven Kaplan, qui juge l’apparition des pains

spéciaux comme un levier marketing répondant avant tout à des paris commerciaux.

Néanmoins, l’historien poursuit sa croisade pour le bon goût. Dans le journal le Monde, il s’est

livré récemment à un vibrant plaidoyer pour la croûte française cuite à point, dont la disparition

marquerait un pas « vers l’américanisation, l’innombrable pain mou, tranché, sous cellophane ».

QUESTION 17 : d’après l’historien, il faudrait

D’après Directmatin

A) entreprendre une modernisation des procédés de panification.

B) s’aligner sur l’expertise américaine en matière de conditionnement.

C) répondre de manière plus adéquate aux impératifs de la mondialisation.

D) préserver les caractéristiques, qui garantissent la qualité du pain français.

QUESTION 18 : cet article rapporte

A) le lancement d’un nouveau concept marchand.

B) une journée de formation au métier de vendeur.

C) l’organisation des soldes dans un grand magasin.

D) l’ouverture de nouvelles boutiques dans un centre commercial.

QUESTION 19 : l’expérience consiste à

A) accumuler les coupons de réduction.

B) s’unir en vue d’acheter à meilleur prix.

C) acheter uniquement en périodes de soldes.

Innovation Ils vous organisent une soirée de star !

Vous rêvez de vous faire passer, l’espace de quelques heures, pour une star ? De débarquer en

limousine dans les boites de nuits les plus sélectes de la ville ? Frappez à la porte de la

société « Soirée de star ». Présente dans plusieurs villes européennes, elle se propose

d’organiser des soirées pour le compte de particuliers et d’entreprises.

Le programme ? Du sur-mesure. Une formule de base à 300 euros propose un

accompagnement d’une heure en berline de luxe et des entrées dans les restaurants ou les

boites de nuits les plus huppés. À vous ensuite d’agrémenter votre soirée à votre guise :

accompagnement durant 1 à 8 heures, séance de relooking, commande de fans en furie ou de

paparazzi à l’entrée des lieux ou vous vous déplacez… Une large palette de possibilités permet

de pimenter votre soirée.

Après seulement dix mois d’existence, « Soirée de star » réalise 80 % de ses ventes auprès de

particuliers. « L’essentiel des demandes porte sur l’organisation d’anniversaires surprises ou

de soirées de célibataires », note Frank Marie, l’un des deux fondateurs. Le prix moyen dépensé

pour une soirée est d’environ 800 euros.

D’après le Parisien

QUESTION 17 : ce document est

A) un article de journal sur une entreprise.

B) Une publicité pour une soirée de prestige.

C) Une offre promotionnelle pour une discothèque.

D) Un programme pour des vacances organisées.

QUESTION 18 : l’objectif de la société « Soirée de star » est

A) de réunir au cours d’une soirée ses clients dans une ville européenne.

B) de conquérir une clientèle d’entreprise ou particuliers, en Europe.

C) que les particuliers dépensent pour une soirée autant que les professionnels.

D) que leur clientèle soit essentiellement composée de jeunes citadins européens.

QUESTION 19 : « Soirée de stars »

A) fonctionne avant tout grâce aux demandes de particuliers.

B) a peu de succès auprès des particuliers à cause du prix trop élevé.

C) va se tourner vers les entreprises au vu du peu de clients particuliers.

Douze ans de marche pour la paix

Trente-six mille kilomètres, vingt-neuf paires de chaussures, deux chariots… La distance parcourue à pieds la plus longue, à ce jour, sans rentrer chez soi Le Belge Jean-Droissard a tout du recordman du monde. Si ce n’est que son voyage - qui a démarré le jour de ses 45 ans, le 18 aout 2003-a un but très particulier : promouvoir la paix et la non-violence au profit des enfants du monde. « Au départ, je ne voyais que le défi sportif. Et puis ma femme m’a dit que je pourrais marcher pour la paix. » Par ailleurs, son départ correspondait au lancement par l’Unesco de la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde. Selon ses estimations, le Belge ne sera de retour chez lui qu’en 2015. Plus de 1100 familles à travers le monde l’ont déjà logé. D’aucuns lui donnent de l’argent, d’autres lui offrent un bout de son voyage.

D’après le Parisien

QUESTION 17 : ce document fait portrait

A) d’un scientifique belge en mission.

B) d’un haut fonctionnaire de l’Unesco.

C) d’un athlète de haut niveau à la retraite.

D) d’un passionné parcourant le monde.

QUESTION 18 : il a initialement envisagé ce projet parce qu’il

A) avait le désir de fonder une association humanitaire.

B) voulait se prouver qu’il était capable d’un tel exploit.

C) avait fait un pari fou avec un ami pendant ses études.

D) a eu une révélation le jour de ses quarante-cinq ans.

QUESTION 19 : d’après le document,

A) le projet de Jean a été entièrement financé par l’Unesco.

B) Jean se fait héberger dans les différents pays où il passe.

C) plusieurs familles ont choisi de faire le voyage avec Jean.

Lutter contre l’obésité de l’enfant

De plus en plus d’enfants sont touchés par l’obésité. Pour prévenir les risques, les parents ne doivent pas interdire certains aliments, mais réapprendre aux enfants les bons gestes. Il faut les habituer aux goûts neutres. Les aliments solides sont, eux, à privilégier. Enfin, l’ambiance du repas est primordiale. Une étude américaine a démontré que les enfants qui mangent devant la télé ont besoin de plus de simulation pour recevoir les saveurs. Résultats : ils s’orientent vers des aliments gras et sucrés. De plus, ils sont moins à l’écoute du sentiment de satiété et ingurgitent donc de plus grandes quantités. Autre piège, au-delà de quatre heures passées devant le poste, la corpulence augmente indépendamment de ce qui est mangé. Les nutritionnistes conseillent de ne pas dépasser deux heures de télé par jour et pratiquer un sport d’endurance. Si l’effort est trop violent, ce sont les glucides qui sont brulés au lieu des lipides. L’idéal serait de la natation, de la marche ou du vélo.

QUESTION 17 : pour écarter les risques d’obésités chez les enfants, les parents doivent

A) exclure tous les aliments gras.

B) leur interdire tous les aliments sucrés.

C) privilégier des plats légers et liquides.

D) leur faire apprécier les saveurs simples.

QUESTION 18 : la télé favorise l’obésité des enfants parce qu’ils

A) mangent trop vite, assis devant le poste.

B) distinguent mieux les saveurs des aliments.

C) ne se rendent pas compte qu’ils n’ont plus faim.

D) ne respectent pas les horaires de repas habituels.

QUESTION 19 : les risques d’obésité baissent sensiblement si les enfants

A) pratiquent une activité sportive très intense.

B) font des efforts physiques réguliers et prolongés.

C) font des activités qui brulent d’abord les glucides.

Ce jour-là le téléphone a sonné vers midi : une infection urinaire à 2 km de son cabinet, dans le 5 éme arrondissement de Paris. Le temps de prendre son matériel et le docteur Roland Pineda a sauté sur son vélo. « J’y étais en moins de dix minutes », assure-t-il : « quelle que soit l’urgence, je pars à bicyclette ». Comme cette autre fois trois habitants du 13 éme arrondissement avaient été intoxiqués à l’oxyde de Carbonne. SAMU, pompiers, police et le docteur Pineda avaient été prévenus : « je suis arrivé cinq minutes avant tout le monde ». Pour Roland Pineda, médecin généraliste et urgentiste à l’hôpital des Gardiens de la paix, le vélo, « c’est un choix idéologique ». Il « hait » la voiture : elle « pollue », « rend irritable », parce qu’elle coupe le conducteur des autres usagers de la rue. Bref, « c’est tout sauf convivial et fraternel ». À la différence du vélo, synonyme de gain de temps et de « sensation de liberté »

QUESTION 17 : le docteur Pineda se sert de son vélo

A) à l’occasion.

B) en toute occasion.

C) seulement en cas d’urgence

D) si la situation n’est pas trop urgente.

QUESTION 18 : selon le texte, l’un des avantages du vélo sur la voiture est que

A) c’est plus écologique.

B) c’est plus économique.

C) c’est plus facile à garer.

D) c’est meilleur pour la forme.

QUESTION 19 : selon le docteur Pineda

A) le seul avantage de la voiture, c’est sa rapidité.

B) la voiture isole les êtres humains les uns des autres.

C) la voiture apporte une grande liberté à ses utilisateurs.

D) il est urgent de réduire le nombre de voitures dans les villes.

La carte verte à 6000 dollars…

Depuis toujours, Stanley rêvait d’aller travailler aux USA. Après quelques voyages sur le continent de ses rêves, le jeune homme avait décidé de s’expatrier. Malheureusement, il lui manquait la Carte Verte, plus communément appelée Green Card. Un jour comme Stanley voit une petite annonce qui concerne la recherche d’un manager de restaurant, il envoie son CV. Une certaine Sophie le contacte rapidement pour lui dire que son profil est parfait et qu’elle a des facilités pour obtenir une Green Card. Il faut passer par un avocat sur place qui aurait la possibilité d’obtenir la carte en peu de temps. Toutefois, pour bénéficier de cette aide, Stanley doit verser 3000 dollars. Après avoir pris les précautions d’usage, Stanley accepte de payer l’argent demandé par Sophie. Mais cette dernière prétend qu’il doit régler 6000 dollars au total pour résoudre certains problèmes administratifs. Stanley doit emprunter de l’argent à ses parents pour régler la facture. Quand il se rend à l’Ambassade des USA, pour vérifier la validité de son document, il apprend qu’il s’agit d’un faux. Aussitôt, il contacte le restaurant. La place était prise depuis longtemps et la véritable propriétaire du restaurant explique à Stanley qu’elle avait elle-même été victime d’un détournement de son annonce.

D’après Stop arnaques

QUESTION 17 : cet article donne des informations sur

A) la manière d’obtenir facilement une Carte Verte.

B) le temps à prévoir pour recevoir une carte Verte.

C) les tarifs pratiqués lorsqu’on a besoin d’une carte Verte.

D) les risques possibles quand on demande une Carte Verte.

QUESTION 18 : en faisant appel aux services de Sophie, Stanley :

A) a pu s’expatrier aux USA.

B) a perdu son temps et son argent.

C) a dépensé deux fois plus d’argent.

D) a obtenu rapidement sa carte Verte.

QUESTION 19 : aux USA, la propriétaire du restaurant :

A) a appris à Stanley qu’on avait utilisé frauduleusement son annonce.

B) a annoncé à Stanley qu’elle avait été victime d’un grave cambriolage.

C) a pensé que Stanley téléphonait pour confirmer son arrivée aux USA.

Tourisme : « on visitera avant de payer » Dans l’industrie touristique, le bouleversement ne viendra pas de nouvelles destinations mais du

consumérisme des voyageurs. Car le temps disponible augmentera bien plus vite que les revenus du

tourisme moyen. En 2020 ou 2030, celui-ci visitera donc toujours, en priorité, son propre pays, avec un

gout encore plus prononcé qu’aujourd’hui pour le tourisme rural en réaction à l’urbanisation et à la

mondialisation. Même quand il ne partira pas à l’étranger, le vacancier de demain n’aura plus les mêmes

priorités. L’hébergement lui importera moins que la souplesse dans l’organisation du voyage. Il voudra

aussi voir avant de se décider. « visiter » des hôtels par internet, ou comparer TAJ MAHAL et chutes du

Niagara, en chaussant un casque virtuel dans son agence de voyage. Autre exigence : combiner la prise

en charge des séjours « tout compris » avec la liberté du touriste individuel, qui choisit sa date de départ

et ne paie que pour les activités qu’il consomme effectivement.

Question 20 : selon l’auteur, les futurs touristes auront

A) beaucoup plus d’argent et beaucoup plus de temps libre

B) beaucoup plus d’argent mais peu de temps libre supplémentaire.

C) beaucoup plus de temps libre mais pas plus d’argent.

D) beaucoup moins d’argent et beaucoup moins de temps libre.

Question 21 : dans dix ans, les touristes

A) visiteront principalement les pays étrangers.

B) iront surtout dans les grandes capitales culturelles.

C) préféreront les compagnes aux villes.

D) Privilégieront les sites connus.

Question 22 : À l’ avenir, le plus important sera

A) La façon dont les touristes seront logés.

B) La flexibilité des formules proposées.

C) Le service tout au long du séjour.

D) Le rapport qualité/prix.

Question 23 : selon cet article,

A) les touristes voyageront virtuellement avant de choisir leur destination.

B) les lieux touristiques se seront plus du tout les mêmes qu’aujourd’hui.

C) chacun réservera par Internet et les agences de voyages disparaitront.

Une réussite sans bavure

Comment un baron futé rentabilisa un objet qu’il n’avait pas inventé en proposant son stylo bille au prix d’une cartouche d’encre.

En 1973, lorsque le baron Marcel Bich introduit la société Bic en bourse, peu de gens savent que le baron n’a pas inventé le style à bille. Mais les actionnaires comprennent que le brave Marcel a eu un coup de génie. L’inventeur s’appelle John Loud, comme le prouve une licence déposée aux USA en 1988. À l’origine, il cherchait à fabriquer un objet capable de laisser des traces sur des matériaux rugueux comme le cuir. Son stylo n’intéressa personne car il faisait trop de taches. Cinquante ans après, le journaliste hongrois Laszlo Biro aidé de son frère chimiste, perfectionne l’invention en Argentine. Une copie de son Birolen fut, aux USA, le premier stylo à bille jamais vendu. Mais là ou Marcel Bich frappe fort, c’est sous l’introduction du concept « jetable ». En ces heures dorées de la reconstruction d’après-guerre, le baron propose son stylo-bille au prix d’une cartouche d’encre. Jusqu’alors il s’occupait avec ce dénommé Edouard Buffard d’une usine parisienne produisant des pièces détachées de stylo-plumes et de portes mines. La licence permet à l’objet de supplanter le vieux stylo-plume Sergent Major Fortune est faite lorsque l’Education nationale accepte l’utilisation du Bic en classe, en 1965. Depuis, l’art d’écrire s’est révélé très lucratif pour l’entreprise. Aujourd’hui, elle vend, chaque jour, plus de 21 millions d’articles de papeterie à travers le monde, auxquels s’ajoutent quatre millions de briquets et neuf millions de rasoirs.

D’après Rebondir

Question 20 : l’idée de génie de baron Bitch a été

A) d’inventer le style à bille.

B) de spéculer sur le stylo Bic.

C) de vendre le stylo-bille bon marché

D) d’introduire une cartouche d’encre dans un stylo.

Question 21 : le premier modèle de stylo-bille n’a intéressé personne car

A) Il était trop salissant.

B) Il était trop encombrant.

C) son cout était trop élevé.

D) Il n’était pas assez solide.

Question 22 : À la fin des années 40, le baron Bitch

A) dirigeait une fabrique à l’Education nationale.

B) était inspecteur à l’éducation nationale.

C) possédait une boutique spécialisée à Paris.

D) travaillait pour Sergent Major aux USA.

Question 23 : le premier événement décisif pour la société Bic a été

A) sa cotation en bourse.

B) la vente du stylo aux USA.

C) le rachat de la Sté Sergent Major.

La recherche a du ressort

L’intervention mise au point par un laboratoire de chimie européen devrait ouvrir la voie à la fabrication de produits « auto-cicatrisant ». Un caoutchouc de synthèse recyclable peut paraitre un matériau banal. Mais si, après avoir été cassé, ce même matériau peut se ressouder tout seul à plusieurs reprises, sans la moindre colle et à températures ambiante, c’est une tout autre affaire. Les photos, montrant les propriétaires du nouveau matériau ont, en effet, de quoi étonner. On croirait un tour de magie. Dans un premier temps, la lanière élastique est coupée volontairement. Aussitôt après, les deux morceaux sont remis en contact et la lanière retrouve peu à peu son état initial. On peut l’étirer sans qu’elle se recasse à l’endroit où elle avait été coupée. Le tour est joué. Il a fallu tester de très nombreux mélanges avant de parvenir à fabriquer ce matériau, composé en grande partie d’huiles végétales. L’avancée majeure tient d’ailleurs à la composition chimique du matériau. A la différence de caoutchouc qui est constitué de longues chaines de grosses molécules reliées entre elles par des liaisons fortes, le nouvel élastique contient une myriade de petites molécules d’acides gras. Ce sont elles qui sont actives dans l’auto-cicatrisation.

D’après le Figaro

Question 20 : selon l’article, le laboratoire de chimie européen a

A) publié un article qui explique un procédé industriel.

B) conçu un gadget qui peut être réutilisé indéfiniment.

C) élaboré une matière ayant des qualités incroyables.

D) fait une découverte permettant des applications médicales.

Question 21 : la caractéristique principale de cette invention réside dans

A) une solidité à toute épreuve.

B) la rapidité de sa fabrication.

C) sa résistance à toutes les températures.

D) sa capacité à se reformer intégralement.

Question 22 : les photos mentionnées illustrent

A) un phénomène naturel pris sur le vif.

B) une manipulation étonnamment simple.

C) un long processus de dosage et de mixage.

D) une expérience de laboratoire très sophistiquée.

Question 23: les qualités décrites s’expliquent par le fait que

A) le phénomène a besoin d’un milieu visqueux.

B) les constituants ont une organisation originale.

C) le procédé fonctionne seulement à petite échelle.

Paroles de techno prophète

Considérés par certains comme un diseur de bonne aventure technologique. Ray Kurzweil est une vedette de la prospective scientifique. Ses prédictions ont le don de diviser : cela va du désaccord le plus véhément à une admiration éperdue frisant le culte du héros en passant par le scepticisme le plus froid. Il imagine sans ciller un monde futur où, notamment, de minuscules robots annuleront les effets de la pollution et où l’humanité “pourra vivre éternellement sans vieillir”.

Selon ses estimations, nous serions capables, d’ici à la fin des années 2030, de télécharger le cerveau humain sur un ordinateur, stockant ainsi « toute la personnalité, la mémoire, les talents et le passé d’une personne ».D’ici là, êtres humains et machines non biologiques pourraient avoir si parfaitement fusionné que les différences entre eux seraient devenues négligeables. Dès 2045, l’intelligence humaine, améliorée, pourrait commencer à s’étendre dans l’univers.

Si le rythme du progrès technologique continue de s’accélérer, comme le prédit Kurzweil, il est probable que le débat sur la singularité connaîtra lui aussi une croissance exponentielle. Tant cela fait le lien entre des thèmes extrêmement controversés (Dieu, la crise énergétique, le génie génétique) et des concepts de science-fiction (l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle, l’ingénierie moléculaire).

D’après Courrier international

Question 24 : cet article a pour but

A) de dénoncer les thèses avant gardistes publiés par un chercheur.

B) de convaincre des avantages de la future révolution technologique.

C) d’informer des évolutions technologiques avancées par un scientifique.

D) de présenter des réalisations révolutionnaires d’une vedette de la science.

Question 25 : la principale théorie de Ray Kurzweil affirme que

A) les hommes et les outils technologiques ne feront plus qu’un.

B) La technologie dépossédera l’homme de certaines de ses qualités.

C) Les outils technologiques seront supérieurs en intelligence aux hommes.

D) L’humanité utilisera la technologie pour améliorer son patrimoine génétique.

Question 26 : les changements majeurs prédits par Ray Kurzweil sont

A) la vie éternelle et le bonheur de tous.

B) l’intelligence artificielle et la dépollution.

C) la technologie humanisée et l’anticipation de l’avenir.

D) La robotisation du quotidien et la dictature des machines.

Question 27 : la polémique suscitée par l’ensemble de ces prédictions

A) mettra un terme aux controverses traditionnelles.

B) ravive l’éternel conflit entre idéalistes et réalistes.

C) renvoie à des questions scientifiques et métaphysiques.

Ce sont des voyageurs sans bagages. Chaque matin à l’aube, ils envahissent les quais de la gare de Vendôme pour aller travailler dans la capitale. Paris, à deux cents kilomètres de là. Provinciaux la nuit, Parisiens le jour, ils sont de plus en plus nombreux à tenter de concilier épanouissement professionnel et qualité de vie. Ils ont fui Paris, ses loyers inabordables et son quotidien trop stressant. À la SNCF, on les appelle les « navetteurs» avec une pointe d’irritation dans la vois, car ses néo ruraux ont pris la fâcheuse habitude de dénoncer les hausses de tarifs. À force de se fréquenter matin et soir dans le train, certains ont développé un sens particulier de la convivialité, et il n’est pas rare de voir des petits groupes se former au gré des conversations ou des parties de tarot improvisés, ni d’observer les écrans de portables des bosseurs acharnés s’allumer, tandis que des dormeurs en manque de sommeil terminent leur nuit écroulés dans leur siège. Malgré ces comportement différent, tous s’accordent à préférer leur vie de navetteur confortable à celle des banlieusards stressés, même si certains reconnaissent ne profiter de la nature que la nuit en hiver. Et lorsqu’ils débarquent à la gare, on les voit se mettre sans tarder au rythme de la capitale : marche rapide, mine fermé, ils attrapent un journal gratuit avant de devenir de « vrai » parisiens.

D’après Libération

QUESTION 24 : quel titre conviendrait le mieux à cet article ?

A) quand les Parisiens rêvent de vie au vert

B) Train, boulot, dodo : un nouvel art de vivre ?

C) du confort des transports ferroviaires matinaux.

D) Paris-Province : une concurrence qui s’affirme.

QUESTION 25 : les voyageurs dont il est question dans ce texte

A) poussent à la délocalisation de leurs entreprises.

B) recherchent des appartements bon marché à Paris.

C) vivent à la compagne pour des raisons professionnelles.

D) s’accommodent de la distance les séparent de leur travail.

QUESTION 26 : Le personnel ferroviaire mentionné dans cet article

A) regrette le nombre mentionné décroissent de voyageurs.

B) déplore les revendications tarifaires des voyageurs

C) encourage l’usage du train par des tarifs attrayants.

D) dénonce la recrudescence de la fraude dans les trains.

QUESTION 27 : selon cet article,

A) arrivées à Paris, les provinciaux se muent en Parisiens.

B) les provinciaux, rêvent secrètement de devenir Parisiens.

C) les banlieusards revendiquent leur appartenance à Paris.

Le français a colonisé l’anglais Henriette Walter, linguiste vient de publier un essai sur les relations tumultueuses entre l’anglais et le français. Journaliste. À vous lire. Sans jeanne d’Arc. Le français occuperait aujourd’hui la place de l’anglais dans le monde. H.Walter presque ! En boutant les Anglais hors de France, Jeanne d’Arc fait perdre à la langue française ses chances d’expansion mondiale. Si son intervention n’avait pas eu lieu, le roi d’Angleterre, Henri V aurait été couronné à Reims et serait devenu roi de France à la place du dauphin. Le français aurait pu devenir la langue des deux pays réunis en un seul royaume. J. Car, pendant très longtemps les anglais ont parlé le français ? H.W- Henri IV, en 1395 est le premier roi en trois siècles et demi à parler l’anglais, jusqu’au

XIV e siècle (ou 14 e siècle), le français domine, c’est la langue élégante ; la parler prouve qu’on

a

le bras long. Les tribunaux anglais n’ont cessé de siéger en français qu’en 1731.

J-

Donc, le français a colonisé l’anglais ?

H.W- Exactement. Les anglais, eux, auraient vraiment des raisons de se plaindre ! Ouvrez un dictionnaire anglais : plus d’un terme sur deux est d’origine française, alors que les 55 000 mots

du Robert, 2500 à peine sont anglais. Il faut rétablir la vérité!

J- Quand les Français commencent ils à être attitrés par l’anglais ?

H.W- au XVIII e siècle (ou 18 éme siècle), parce que l’élite était en admiration devant le régime parlementaire britannique. La première apparition du franglais, nous la devons aux sans culottes. Ensuite, il y a eu le sport, au début du XIX e siècle (ou 19 e siècle), et puis la mode. Avec la mondialisation, le langage qui s’élabore est constitué en grande partie des français par le biais du latin. Dans l’informatique, par exemple, 80 % du vocabulaire est d’origine latine. Mais qui le sait ?

QUESTION 24 : Selon H.Walter, Jeanne d’Arc pourrait être tenue responsable de

A) l’abandon de la royauté en France.

B) la faible place de l’anglais en France.

C) l’importance de la royauté en Angleterre.

D) la large expansion de l’Anglais dans le monde.

QUESTION 25 : Avant Le XIV e siècle (ou 14 e siècle), quand un Anglais parlais français, cela signifiait qu’il

A) était étranger.

B) était royaliste.

C) avait du pouvoir.

D) venait d’un milieu populaire.

QUESTION 26 : d’après Henriette Walter,

A) le français est menacé par l’anglais.

B) peu de mots anglais viennent de la langue française.

C) une majorité de mots français sont d’origine anglaise.

D) la moitié du vocabulaire anglais est d’origine française.

QUESTION 27 : Les Français ont commencé à s’intéresser à la langue anglaise en raison

A) de l’intérêt des Anglais pour le sport.

B) du développement de l’informatique.

C) de l’invasion de la mode américaine en France

Les chauffeurs marquent un point

« Je roulais seulement à 132 km/h… ». On connait tous les conducteurs sanctionnés par des

retraits de points qui crient à l’injustice. Sensibles aux protestations de leurs électeurs, 120

députés ont signé une proposition de la loi visant à une « semi tolérance » pour les infractions

minimes au Code de la route. Selon le député Jacques Revelli, les Français approuvent la

sévérité des mesures qui ont permis de faire baisser le nombre de mots, mais les petites

sanctions seraient vécues comme un harcèlement. Voilà de quoi ravir le puissant lobby de

l’automobile.

Dans le viseur de la proposition de la loi, on trouve les excès de vitesse de moins de 5km/h.

Il est ainsi proposé de ne les sanctionner par un retrait de points qu’à la troisième infraction.

Entendue hier à l’assemblé nationale, l’association « 40 millions d’automobilistes » milite dans

ce sens, pied au plancher, avançant que la France est le seul pays à sanctionner de la sorte les

petits dépassements de 10 km/h, responsables de 91 % des retraits de points.

QUESTION 24 : l’objectif poursuivi par cette proposition de loi serait

A) de modifier le Code de la route actuel.

B) de durcir le système de point du permis.

C) de diminuer le nombre de contrôles routiers.

D) d’assouplir la réglementation sur les contraventions.

QUESTION 25 : selon l’article, les Français

A) s’opposent à tout changement de code actuel.

B) trouvent les sanctions existantes peu efficaces.

C) souhaitent plus de fermeté de la part des policiers.

D) réclament plus d’indulgence pour certains cas.

QUESTION 26 : il a été proposé

A) de supprimer les contraventions pour les excès de vitesse.

B) d’augmenter les amendes pour les infractions les plus courantes.

C) de pardonner les premiers délits considérés comme anodins.

D) de retirer systématiquement des points à tout conducteur fautif.

QUESTION 27 : l’association « 40 millions d’automobilistes »

A) aimerait un regain de vigilance de la part des automobilistes.

B) approuve sans réserve cette initiative du gouvernement.

C) plaide pour une révision des limites de vitesses actuelles.

Que valent les compléments alimentaires ?

Améliorer la concentration, déstocker les graisses, redonner du tonus, ralentir le vieillissement. Qui résisterait à ces promesses s’il suffisait d’avaler quelques gélules pour affiner sa taille, ne plus perdre ses cheveux ou réussir ses examens ? Apparus il y a une trentaine d’années dans les magasins de diététique, les compléments alimentaires envahissent aujourd’hui les rayons des pharmacies, parapharmacies et grandes surfaces. Une pilule le soir, une le matin et le tour est joué : le tonus retrouvé, le ventre plat et la peau éclatante. Les français sont conquis. Une personne sur cinq consommerait un complément alimentaire, à consommer par les femmes : 39 % d’entre elles en achètent. Les fabricants visent en priorité un public adulte ; féminin, urbain et de niveau d’études assez élevé. Depuis deux ans, les seniors viennent grossir la clientèle, attirés par des produits promettant de traiter les douleurs articulaires, le diabète ou les maladies cardio-vasculaires. Résultat, avec toutes ces gélules, comprimés ou ampoules, le marché des compléments a connu une croissance de 15 % par rapport à l’an dernier. Mais, au fait, de quoi parle-t-on ? Ni aliments, ni médicaments, les gélules du bien-être sont un peu des ovnis. Selon la définition officielle, depuis mars 2006, ce sont des « denrées alimentaires ayant un effet nutritionnel ou physiologique ». Concrètement, elles peuvent contenir des aliments classiques, des nutriments (vitamines minéraux), des plantes et d’autres substances actives comme des protéines, des acides gras, des antioxydants… Bref, toute une armée d’ingrédients censés améliorer le fonctionnement de notre organisme. Comme son nom l’indique, le rôle d’un « complément alimentaire » est de compléter l’alimentation. Il ne s’agit pas de remplacer l’alimentation naturelle, mais d’apporter une béquille. C’est aussi l’argument phare des fabricants qui surfent sur le « déséquilibre alimentaire » pour nous faire avaler la pilule.

D’après ça m’intéresse

Question 24 : les compléments alimentaires permettraient :

A) une lutte efficace contre le vieillissement prématuré.

B) de perdre rapidement du poids et de rester mince.

C) de soigner les maladies graves des seniors.

D) une amélioration globale de la santé.

Question 25 : les fabricants ciblent particulièrement :

A) les personnes âgées souffrant de carences alimentaires.

B) les jeunes citadines du niveau social plutôt aisé.

C) les jeunes femmes résidant à la compagne.

D) les adolescentes attentives à leur ligne.

Question 26 : selon cet article, les compléments alimentaires

A) peuvent se substituer à un repas quotidien.

B) peuvent remplacer efficacement l’alimentation naturelle.

C) apportent un supplément en cas d’alimentation insuffisante.

D) permettent de ne pas prendre de poids en cas d’alimentation riche.

Question 27 : les fabricants nous feraient « avaler la pilule »

A) en prodiguant des conseils diététiques innovants.

B) en prétextant des carences dans notre alimentation.

C) en faisant passer les compléments pour des médicaments.

Brésil – Une Plateforme pétrolière sombre

Le mardi 20 mars au matin, dans une mer démontée, à 150 km des côtes brésiliennes, la plus

grande plateforme pétrolière du monde, la P 36 (120 mètre de haut et 100 de large), exploitée

par la compagnie Petropal, a coulé en 10 minutes au fond de l’océan Atlantique. Elle repose

désormais par 1360 mètres de fond et renferme les corps de huit ouvriers disparus lors de

l’explosion de gaz qui a causé la catastrophe dans la nuit du 15 mars. Les causes de l’explosion

demeurent inconnues. Un député brésilien aurait évoqué un sabotage : cette plateforme aurait

permis au brésil de produire le pétrole dont il avait besoin et, ainsi, d’éviter les importations.

Les experts penchent pour un accident. Ils sont unanimes pour écarter tout risque de marée

noire. Les puits du forage sont complétement fermés, et les 1,5 millions de litres de brut

retenus dans les oléoducs, s’ils s’échappaient, seraient pompés par huit bateaux dépêchés sur

place.

Question 24 : cet article rapporte :

A) que la compagnie brésilienne Pétropal a coulé.

B) qu’une plateforme pétrolière a disparu en mer.

C) qu’une explosion de gaz a détruit le siège de Pétropal.

D) qu’une plateforme pétrolière a essuyé une grosse tempête.

Question 25 : huit ouvriers brésiliens

A) ont échappé de justesse à l’accident.

B) ont perdu la vie dans la catastrophe.

C) sont suspectés de sabotage par un député.

D) ont attaqué la compagnie Petropal en justice.

Question 26 : la plus grande plate-forme pétrolière du monde :

A) devrait être inaugurée le 20 mars.

B) était une source de richesse pour le Brésil.

C) s’éloignait de plus en plus des côtes brésiliennes.

D) avait été démontée puis remontée à 150 km des côtes

Question 27 : selon les experts,

A) le risque d’une marée noire est à prévoir.

B) la probabilité d’une marée noire est très faible.

C) la marée noire a été vite maitrisée par pompage.

Le réchauffement de la planète ne constitue pas seulement un danger pour l'environnement, il met aussi en péril la sécurité internationale. Tel est le leitmotiv d’un document établi conjointement par les services du haut représentant de l’Union européenne et de la Commission, qui sera présenté prochainement aux chefs d'État, au cours de la réunion du Conseil européen. Selon ce rapport, les changements climatiques représentent un « multiplicateur de menaces » qui exacerbe les tendances, les tensions et l’instabilité existantes. Aussi l’Union doit - elle se donner les moyens de répondre à ces risques en renforçant ses capacités de recherche, d’analyse, de suivi et d’alerte rapide et en améliorant ses outils de protection civile et de gestion de crises face aux catastrophes à venir. Le texte distingue plusieurs formes de menaces liées aux changements climatiques. Certains ont pour cause la recrudescence prévisible des conflits sur l’accès aux ressources. « La pénurie d'eau en particulier, est susceptible de provoquer des troubles civils et des pertes économiques substantielles, même dans les économies solides », écrivent les auteurs, qui mentionnent aussi « les tensions liées à l'approvisionnement énergétique », dont la multiplication accroîtra l’instabilité. Les conflits pourraient également s’intensifier autour des ressources situées dans les régions polaires, rendues exploitables par le réchauffement. Les régions côtières, où vit près d’un cinquième de la population mondiale, sont particulièrement menacées pour les pertes de territoires. « Les mégalopoles, et leurs infrastructures de soutien, telles que les installations portuaires et les raffineries de pétrole, sont souvent implantées en bord de mer ou dans les deltas des rivières », note le rapport, qui s'inquiète des conséquences de l'élévation du niveau de la mer. De plus, le recul des côtes et la submersion de vastes zones pourraient entraîner des pertes de territoires, et même la disparition de pays entiers. Autre conséquence possible, l'accroissement des migrations risque de créer des situations difficiles. Selon les Nations Unies, on dénombrera d’ici à 2020 des millions de migrants environnementaux.

QUESTION 24 : Cet article présente

D'après Le Monde

A) les effets actuels du réchauffement climatique.

B) les efforts écologiques consentis par les pays européens.

C) les dangers majeurs engendrés par le réchauffement climatique.

D) les solutions envisagées pour lutter contre le réchauffement de la planète.

QUESTION 25 : Selon le rapport présenté dans l'article, cette transformation peut

A) inciter les pays développés à vivre en autarcie.

B) menacer l'équilibre mondial, déjà quelque peu instable.

C) resserrer les liens de coopération entre les pays.

D) aggraver la situation économique des pays du Sud.

QUESTION 26 : D'après cet article, la situation dégénérera

A) avec la diversification des ressources énergétiques.

B) à cause de l'exploitation actuelle des ressources polaires.

C) à cause des mouvements migratoires vers les régions côtières.

D) avec un accès aux ressources en général de plus en plus restreint.

QUESTION 27 : cet article met en garde contre l'éventualité

A) de mouvements massifs d'exode.

B) d'un accroissement des clivages Nord-Sud.

C) d'une baisse du niveau de la mer.

Entre le fumet de barbecues et les bric-à-brac déambulent les anonymes des brocantes

Elles se préparent pendant toute la semaine avant d’envahir les trottoirs de villages et de quartiers entiers, attirent les cadres supérieurs et les chômeurs et offrent un supplément d’âme à la promenade dominicale. Les brocantes sont devenues bien plus que le rendez-vous des chineurs et des collectionneurs : les affaires qui s’y traitent sont souvent de nature plus affective que pécuniaire. Retrouver un exemplaire de son livre de lecture de cours préparatoire n’a pas de prix. Le fait de l’avoir payé 5 euros ne fait que rajouter un peu de folklore. Le succès des brocantes et autres vide-greniers qu’il faut compter par milliers chaque semaine a donné naissance à un loisir à part entière mais en marge de l’économie officielle. Les antiquaires dénoncent une concurrence déloyale mais y voient aussi une source d’approvisionnement dans laquelle ils sont les premiers à puiser, aux toutes premières heures de matinée. Aucun autre spectacle ne garantit une telle ambiance complice, ne permet de se replonger avec autant de spontanéité dans des imaginaires collectifs oubliés et de se laisser délicieusement rattraper par son histoire personnelle. Derrière la banalité des objets sans valeur dont se séparent sans état d’âme les vendeurs, surgissent des traces, des souvenirs, des petits morceaux de mémoire affective. « La brocante remplit l’espace laissé vacant depuis le déclin des kermesses, des fêtes de patronage et des jeux inter-villages. Elle mobilise les différentes associations sur un même projet et renforce les liens de voisinage », insiste Chantal Angevin, maire de Monteresson (Loiret). Dans cette commune de 1300 habitants dont la population décuple lors de la grande brocante de fin juillet, les droits perçus par une association auprès des exposants permettent d’améliorer l’ordinaire de la cantine scolaire et aussi de compenser une partie des impayés.

D’après le Monde

Question 28 : dans ce texte, il est principalement question

A) de kermesses de village.

B) de sorties de marchés aux puces.

C) de braderies de grands magasins.

D) de musées de tradition populaires.

Question 29 : ce phénomène est très populaire car on peut

A) y trouver des objets qui nous renvoient à l’enfance.

B) y voir un grand nombre d’objets de collection.

C) y pratiquer le troc comme on le faisait autres.

D) s’y rendre tous les jours de la semaine.

Question 30 : confrontés à ce phénomène, les spécialistes des objets anciens

A) estiment que cela dévalorise leur profession.

B) croient qu’il s’agit d’un effet de mode passager.

C) y voient un élargissement possible de leur clientèle.

D) profitent de la situation tout en la désapprouvant.

Question31 : ce phénomène permet par ailleurs

A) de rapprocher les habitants d’une même commune.

B) d’offrir de nouveaux débouchés professionnels.

C) de sensibiliser à une éthique de la consommation

Le rapport qui vient d'être rendu aux Nations unies sur le (piteux) état de la planète n'est pas le produit de l'alarmisme, parfois provocateur, souvent reproché aux organisations écologistes. Plus d'un millier d'experts, et des plus qualifiés, ont compilé et analysé toutes les données disponibles sur l'impact des activités humaines sur les écosystèmes qui rendent possible la vie sur Terre. Conclusion : ça ne peut plus durer, et ça ne durera pas, au rythme où nous dépensons les bijoux de la famille terrestre. L'exploitation de plus en plus frénétique des ressources naturelles a permis de rendre meilleur le sort d'une population en croissance rapide, quoi qu'en disent les critiques du progrès. Mais ce développement s'est fait au prix d'une dégradation accélérée de la plupart des écosystèmes vitaux. Pour la première fois dans l'histoire de la vie sur Terre, la pérennité de celle-ci ne paraît plus assurée. À force de sonner l'alarme et d'empiler les rapports, on risque que plus personne n'y prenne garde, tant la capacité humaine à se projeter dans l'avenir est limitée. Nous n'avons pourtant plus le luxe de l'ignorance. Sauf à léguer à nos descendants un monde invivable (littéralement), il faut relever le défi du développement durable : c'est-à-dire enrayer la destruction des écosystèmes fragiles dont nous dépendons pour notre existence comme un plongeur dépend de ses bouteilles d'oxygène, tout en continuant à les exploiter pour nos besoins croissants. Le premier pas semble le plus dur. Il nous faut changer radicalement de méthode de calcul de la richesse. Accepter l'idée que celle-ci et le développement ne se mesurent pas qu'en dollars par habitant. Et qu'il faut y intégrer le prix des services rendus par la nature. Celle-ci, ou plutôt sa destruction, a un prix. Tôt ou tard, nous en paierons la facture. À l'heure actuelle, l'humanité est menacée de faillite.

D'après Libération

QUESTION 28 : Le rapport rendu aux Nations unies est

A) le résultat de la panique habituelle des écologistes.

B) une analyse rassurante sur l’avenir de la planète.

C) un document provocateur, exagéré et plein de reproches.

D) le fruit des analyses de nombreux spécialistes compétents.

QUESTION 29 : L'exploitation extrême des ressources planétaires

A) a dégradé les écosystèmes en même temps que les conditions de vie.

B) est positive car elle a rendu meilleures les conditions de vie de tous.

C) a amélioré les conditions de vie tout en détruisant les écosystèmes.

D) a permis aux populations de croître beaucoup plus rapidement.

QUESTION 30 : Le journaliste explique que

A) l'humanité est condamnée à laisser à ses enfants une planète en danger.

B) les sonnettes d'alarme fonctionnent pour faire changer les comportements.

C) les rapports ne servent strictement à rien puisque personne n'y fait attention.

D) l'humanité ne peut vraiment plus fermer les yeux sur la fragilité des écosystèmes.

QUESTION 31 : La solution du développement durable implique que nous

A) nous comportions tous comme de bons plongeurs.

B) calculions le prix de ce que nous prenons à la nature.

C) calculions la richesse dans toutes les monnaies du monde.

« Des espions partout » Du sommet de l'État à notre employeur, tout le monde peut nous surveiller. Et personne n'est à l'abri

Vous soupçonnez votre mari d'avoir une maîtresse ? Un micro-espion délicatement glissé au coin de sa boutonnière et vous serez fixée. La nouvelle nounou des enfants est-elle sérieuse ? Un traceur caché dans le talon de sa chaussure vous permettra de vérifier qu'elle va bien consoler bébé quand il pleure. Vos employés prendraient-ils une pause-café sur leur temps de travail ? Pour en avoir le cœur net, rien de tel qu'un joli stylo-micro comme cadeau de fin d'année. À Londres, où l'industrie de la surveillance a pignon sur rue, rien de plus facile que de se les procurer. Des épiceries de « l'espionnite » proposent ces gadgets à des prix accessibles à toutes les bourses. Aux États-Unis, Net Détective, un CD-Rom vendu pour la modique somme de 30 euros, ouvre à qui veut les portes du monde magique des dossiers médicaux, casiers judiciaires et autres données confidentielles. Le tout dans le plus strict respect de la loi. Pourquoi se gêner ? Des pratiques encore plus sophistiquées ne sont-elles pas utilisées au sommet de l'État quand la sécurité nationale exige de

surveiller les citoyens ?

Le flicage n'est plus l'apanage des seuls gouvernements mais une pratique dont nombre d'entreprises privées sont aujourd'hui aussi adeptes et qui pourrait devenir un mode de comportement banal dans les années à venir. Face à une violence émanant de plus en plus d'individus pris séparément et non plus de groupes politiques ou sociaux déterminés. Les États ont désormais tendance à considérer chaque citoyen comme un déviant potentiel. Aux grands maux les grands remèdes. Dans une petite bourgade de la banlieue de Londres, les rues sont constellées de caméras qui scannent les visages des passants et les croisent avec des photos de suspects connus des services de police. En France, malgré une réticence plus marquée que dans les pays anglo-saxons, 160 000 caméras surveillent tout de même les lieux publics. Mais ce n'est rien face aux outils déployés par de nombreuses entreprises privées. Comment s'étonner dès lors que la paranoïa gagne nos concitoyens ?

QUESTION 28 : La surveillance électronique est utilisée

A) uniquement par les services de police pour lutter contre la criminalité.

B) essentiellement par les gouvernements lors de crises politiques majeures.

C) par les services secrets de certains pays en guerre.

D) indifféremment par les entreprises, les particuliers ou les États.

QUESTION 29 : Dans certains pays anglo-saxons, la vente d'instruments de surveillance

A) est ouverte à tous et les prix proposés sont abordables.

B) est strictement réservée aux professionnels de la sécurité.

C) est sur le point d'être réglementée suite à de nombreux abus.

D) est officiellement interdite mais existe illégalement.

QUESTION 30 : On assiste dans de nombreux pays à une recrudescence

A) de la violence émanant de groupes organisés.

B) de la criminalité provenant d'individus isolés.

C) de l’espionnage industriel entre firmes concurrentes.

D) des attentats terroristes dans les lieux publics.

QUESTION 31 : En France l’utilisation d'instruments de surveillance

A) est nettement supérieure à celle des pays anglo-saxons dans les lieux publics

B) se heurte à un refus catégorique de la part des entreprises publiques et privées.

C) reste limitée dans les endroits publics mais connait un vif succès auprès de certaines entreprises.

Panthéon baroque à Haïti

Le regard tombe sur un rat crevé et séché, peint de bleu métallisé, cloué dans un cadre rococo. Autour du tableau naturalisé, une foule de mômes, le nez crotté, piaillent en sirotant leur bouillie. Ils courent entre les têtes de mort carbonisées, les icônes en tôles, les ferrailleurs qui soudent. Ils ne s'arrêtent plus depuis longtemps devant des sculptures colossales, émaillées de bois vermoulu, de laine, de verre et de clous rouillés. Nous sommes à Port-au-Prince. Dans des allées borgnes et des ruelles terreuses situées en bas de la ville, une poignée de sculpteurs s'agitent. Ils dessinent et créent avec ce qu'ils peuvent :

des matériaux huileux, en général de troisième main. En voulant travailler avec ce qui les entoure, ils fouinent dans les décharges, ramassent tout ce dont les cantonniers haïtiens, qui ne sont pourtant pas chiches, ne font pas usage. Jusqu'aux animaux morts. C'est ainsi que chacun a constitué son attirail. Ces artistes ont 40 ans à peine. Ils ont loué ensemble de minuscules chambres, situées à quelques mètres de distance. Pour s'avoir à l'œil, mutuellement, dans ce Bateau-Lavoir haïtien où l'eau ne court plus. Ces sculpteurs de pénurie ont tous commencé par fournir en icônes les autels de province ou en jouets à roulettes les enfants sans Pokémon. Ils faisaient du réalisme, du classique. Et puis, leur travail s'est radicalisé. Il a pris les teintes du désastre, la forme ouvragée du chaos. Et il a viré au vaudou qui est omniprésent. Ils ont puisé leur inspiration dans les figures d'effroi que la religion animiste produit pour sublimer l'angoisse de la mort. Ils sont une poignée de sculpteurs sans acheteur. Il y aurait de quoi s'interroger sur le créateur caribéen, alchimiste par nécessité, qui transforme ses montagnes de gravats en or pour les yeux.

D'après Courrier International

QUESTION 28 : L'œuvre des sculpteurs évoqués dans ce texte est fortement inspirée

A) du folklore et des croyances locales.

B) des formes abstraites les plus pures.

C) du panthéon de la religion catholique.

D) de la tradition académique occidentale.

QUESTION 29 : Pour s'approvisionner en matériaux nécessaires à leur création, les artistes

A) réemploient des objets de culte des églises catholiques.

B) achètent des objets de seconde ou de troisième main.

C) utilisent des matériaux fournis par les acheteurs.

D) récupèrent des débris et des déchets hétéroclites.

QUESTION 30 : Les artistes vivent dans la promiscuité

A) afin de ne pas être dérangés par des voisins pendant leur travail.

B) dans le but d'exécuter ensemble des commandes importantes.

C) de façon à mettre leurs matériaux coûteux en commun.

D) pour mieux suivre l'évolution artistique de chacun.

QUESTION 31 : Les travaux des sculpteurs de Port-au-Prince témoignent d'une esthétique qui

A) exalte le sentiment de désarroi.

B) rejette toute inspiration du vaudou.

C) reste ancrée dans la tradition classique.

La dépression par la pression

-

a essaimé à Paris, puis dans toute la France, où l'on en compte plusieurs dizaines. Mais

à la différence de son prestigieux aîné - le café philo -, il délaisse complètement l'appareil

théorique. On ne vient pas y discuter de Freud et de Lacan, mais de soi. Les questions, les peurs

et les histoires personnelles s'enchaînent. Les participants sont d'âges et de milieux sociaux très

divers, mais en écrasante majorité des femmes. La souffrance est leur seul lien. Le café, lieu neutre, permettrait de dédramatiser. Ainsi, certains patients, en analyse depuis plusieurs années, viennent au café pour poser les questions qu'ils s'interdisent sur le divan. D'autres tentent de court-circuiter leur thérapeute. Ils veulent des recettes, des réponses faciles, n'importe quoi qui leur donne l'impression d'avancer un peu. Souvent, le café psycho jouerait un rôle d'étape vers une thérapie traditionnelle. C'est d'ailleurs la seule fonction positive que lui reconnaissent les analystes. Le problème est que l'on trouve de tout dans les cafés psycho, dernier avatar des thérapies de groupe:

En quatre ans, le café psycho, dernière version du café à thème - tarots, philo, géo, socio

astropsychologues, psychoénergéticiens et autres adeptes du dogme du « développement personnel » venu tout droit de Californie. Le risque de tomber entre les mains d'un gourou est

certain, les gens qui souffrent étant les plus malléables. Le marché de l'intimité est en pleine expansion. Il faut rester vigilant et ne pas se laisser séduire par les marchands de bonheur.

D'après Télérama

QUESTION 28 : le café psycho accueille les gens qui souhaitent

A) être conseillés sur le choix d’une thérapie ou d’un psychanalyste.

B) acquérir ou approfondir leurs connaissances en psychologie.

C) parler de leurs difficultés à surmonter leurs souffrances.

D) participer à des débats collectifs sur des thèmes polémiques.

QUESTION 29 : certains participants viennent à ces réunions

A) parce que leurs psychanalystes ne leur apportent pas toute l’aide dont ils ont besoin.

B) parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers de suivre une thérapie traditionnelle.

C) parce qu’ils se sont portés volontaires pour tester de nouvelles formes de thérapies.

D) parce qu’ils veulent critiquer les psychanalystes présents sur leurs méthodes de travail.

QUESTION 30 : Les analystes considèrent que le café psycho

A) leur fait concurrence et détourne leurs patients.

B) conduit de très nombreux patients vers une guérison définitive.

C) représente une réelle menace pour l’état psychologique des participants.

D) peut convaincre les participants d’entamer une véritable analyse.

QUESTION 31 : l’auteur met en garde contre le fait que

A) des charlatans peuvent s’infiltrer dans ces réunions pour abuser de la crédulité des participants.

B) les psychanalystes présents peuvent profiter de l’occasion pour recruter de nouveaux patients.

C) les patients, séduits par ces réunions, sont moins nombreux dans les cabinets des analystes.

Si, à force d’entendre chaque jour les mêmes bruits, on peut finir par ne plus y prêter attention, notre organisme, lui, ne s’y habitue pas et il y réagit silencieusement. Pétarade des deux-roues, circulation intense, tapage nocturne des voisins, marteau-piqueur dans la rue, le bruit est omniprésent dans notre quotidien. En France, 12 % de la population vit dans des zones ou l’intensité de bruit est excessive, notamment aux abords d’aéroports et d’aérodromes, en bordures de voies ferrées ou de routes à fort Trafic. Démunis face à ces agressions sonores, nombreux sont ceux qui n’hésitent plus à porter plainte. D’autant que ces nuisances se répercutent insidieusement sur la santé :

troubles du sommeil, augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, perte de concentration et de mémorisation, fatigue physique et nerveuse sont autant d’effets néfastes essentiellement attribués au bruit. L’écoute de musique amplifiée lors de concerts ou dans des discothèques n’est pas non plus étrangère à ces effets secondaires. Or, curieusement, aucune mise en garde n’informe les usagers des risques qu’ils courent. Les chiffres du secrétariat d’Etat à la santé parlent pourtant d’eux-mêmes : 30 000 à 50 000 jeunes présentent déjà des altérations graves du système auditif. « La presbyacousie, une perte de l’audition dur au vieillissement, commence habituellement après 70 ans, mais dans les générations futures, on deviendra un « vieux auditif » des 40 ans », prévient un spécialiste. On l’aura compris : la protection est de mise ! Les pouvoirs publics l’ont confirmé en promulguant une loi restreignant les nuisances sonores dues à la construction et à l’aménagement de routes et de voies ferrées nouvelles à proximité d’habitations. Mais cela ne suffit pas et des initiatives fleurissent çà et là pour limiter les dégâts.

QUESTION 28 : quel titre convient le mieux à cet article ?

A) Nuisances sonores : conséquences en cascade.

B) Pollution sonore : développement des protections.

C) Recherche : un nouveau budget pour l’acoustique.

D) Régulation de bruit ambiant : de nouvelles lois à l’étude.

QUESTION 29 : les victimes du bruit mentionnées dans cet article sont

A) régulièrement informés des protections existantes.

B) atteintes de troubles psychologiques irréversibles.

C) de plus en plus nombreuses à saisir les tribunaux.

D) fortement invitées à consulter des spécialistes.

QUESTION 30 : le spécialiste intervenant dans cet article mentionne

A) une stabilisation du nombre de troubles auditifs.

B) une dégradation plus précoce du système auditif.

C) un vieillissement important de la population atteinte.

D) une prise de conscience accrue des jeunes générations.

QUESTION 31 : de la lecture de cet article, on peut conclure

A) qu’une majorité de gens vit dans un environnement trop bruyant.

B) que les constructions de chemins de fer et de routes sont limitées.

C) que les problèmes cardiaques liés au bruit sont en augmentation.

À la cantine, des baladeurs plutôt que des frites

Manger des carottes râpées à la cantine du collège plutôt que des pates ou des hamburgers pour gagner des baladeurs à la mode dont rêvent tous les adolescents, des jeux vidéo, des livres ou des places de cinéma, c’est désormais possible pour les 30 000 élèves d’une trentaine d’établissements scolaires de Glasgow en Ecosse ou la municipalité a trouvé ce moyen original de lutter contre l’obésité des jeunes. Certains plats au menu des cantines scolaires permettent d’acquérir un certain nombre de points : une salade verte ou un fruit valent 15 points, un hamburger n’en vaut que 4 et une assiette de frites n’en donne aucun. Les élèves ont reçu des cartes magnétiques sur lesquelles sont stockés les points de leur menu lorsqu’ils passent à la caisse. Lorsqu’on a 4 000 point, on gagne un baladeur, 1500 points donnent droit à un bon d’achat de 15 euros sur un site de vente de livres sur internet. 850 points à deux places de cinéma Katie, 13 ans, élève du collège trouve cette idée formidable « avant, tout le monde se précipitait sur les pizzas et chips. Maintenant, on mange des trucs plus sains. J’ai déjà gagné deux places de cinéma, je vais continuer », raconte-t-elle. Le menu sain, le plus populaire, comprend aujourd’hui une soupe. Un sandwich, un yaourt et du lait pour 1.80 euros. Il rapporte 40 points. Il suffit d’en ingurgiter 100 pour gagner un baladeur d’une valeur de 280 euros. Un site internet a même été créé pour permettre aux élèves de vérifier leurs points. La municipalité promet de dépenser plus de 60 000 euros pour acheter les prix pour les 12 prochains mois, considérant que c’est là la meilleure solution pour lutter contre le surpoids des adolescents.

QUESTION 28 : dans cet article, on décrit

A) un menu diététique imposé aux scolaires pour lutter contre l’obésité.

B) un nouveau régime destiné aux adolescents pour perdre rapidement du poids.

C) une méthode pour éviter le surpoids chez les jeunes dans les écoles.

D) un concours avec des lots à gagner favorisant l’obésité chez les adolescents.

QUESTION 29 : dans ce système,

A) les fruits et les légumes ne font pas gagner de points.

B) seul un moyen complet permet d’obtenir des points.

C) tous les aliments ne rapportent pas de points.

D) certains aliments ne rapportent pas de points.

QUESTION 30 : pour gagner un baladeur de 280 euros, il faut

A) cumuler au moins 4 000 points.

B) manger uniquement des menus sains.

C) obligatoirement commander 100 menus sains.

D) ajouter 1.80 euros chaque fois qu’on achète un plat.

QUESTION 31 : la mairie de Glasgow

A) souhaite prolonger cette opération qu’elle juge efficace.

B) va proposer un prix de 60 000 euros pour motiver les jeunes.

C) a déjà dépensé plus de 60 000 euros pour lutter contre l’obésité.

Week-end au Mont-Saint-Michel

Ne craignez rien ! Les eaux de la baie Mont-Saint-Michel ne sont pas glacées, seulement fraîches, revigorantes. Et puis, c'est le petit prix à payer pour se mettre dans les pas des miquelots, ces fervents pèlerins pédestres de jadis, dont le premier, un nommé Bernard, revenu de Jérusalem, est attesté vers l’an 865. Les aménagements avaient commencé autour de 710 pour transmuter ce « rocher de Satan » en une « sainte pyramide des mers », bientôt et pour longtemps premier pèlerinage de l'Hexagone. Aujourd'hui, plus de trois millions de visiteurs annuels assiègent littéralement ces remparts vertigineux qui, de Saint Louis à Charles IX, virent défiler quasi toute la France historique et jusqu'à Mme Tiphaine Du Guesclin, réfugiée chez les moines montois pendant que son connétable de mari pourchassait les Godons, alias les Anglais. En dépit de trente ans de siège, ils ne parvinrent pas à s'emparer du Mont, « protégé par saint Michel, chef de la Milice céleste». Cultivés, les, guides des « Chemins de la Baie » en savent long sur la tumultueuse existence de ce lieu où s'entendirent foi, architecture, politique, littérature et gastronomie. Ajoutons-y de nos jours l'écologie, enfin triomphante ici, puisque les travaux de désensablement de la baie, après des décennies de parlotes, devraient commencer cette année. Cette entreprise titanesque, étalée sur un lustre au moins, écartera en principe à jamais le cauchemar imaginé en 1921 par Maurice Leblanc, dont Le Formidable Événement décrit même un assèchement total de la Manche jusqu'au littoral britannique Ce retour à la case départ océanique ne fera que fouetter la vogue présente des traversées pédestres de la baie, accessibles à tout marcheur moyen et réalisées en deux heures, sauf si on s'arrête en route à l’ilot demeuré sauvage de Tombelaine. Se munir d'un bâton, tels les miquelots, n'est pas un vain folklore, car le courant des vagues ou des ruisseaux conserve une certaine force, même à marée basse; en outre, quelques passages sont légèrement vaseux. La vue sur le « dos », sur la « face sans voitures » du Mont, ainsi que la contemplaient les miquelots, est à elle seule une formidable récompense esthétique et spirituelle. Après une pause à pied sec, s'impose de grimper jusqu'à l'abbatiale suspendue, où ne se hissent que moins de 10 % des visiteurs du XXIe siècle, alors qu'elle fut le but ultime du pèlerinage durant mille ans. D’après le Monde

QUESTION 32 : L’auteur de l'article

A) retrace l'historique du lieu depuis la préhistoire jusqu'au vingt et unième siècle.

B) établit un parallèle entre les pèlerins d'antan et les randonneurs d'aujourd'hui.

C) propose aux visiteurs un certain nombre de circuits en fonction de leurs goûts.

D) s'insurge contre le déferlement des flots de touristes vers le site historique.

QUESTION 33 : une seule de ces propositions est vraie. Laquelle ?

A) le Mont-Saint-Michel a été le lieu de nombreux miracles.

B) le Mont-Saint-Michel est tombé jadis aux mains des Anglais.

C) le Mont-Saint-Michel est dominé par une imposante cathédrale.

D) le Mont-Saint-Michel est un des sites les plus visités de France.

QUESTION 34 : concernant les travaux, l'auteur explique

A) qu'on en a parlé pendant des années sans entreprendre la moindre action.

B) que le scénario catastrophe imaginé en 1921 va finir par se réaliser.

C) qu'ils seront provisoires car la nature reprendra un jour ses droits.

D) qu'ils sont indispensables mais vont coûter extrêmement cher.

QUESTION 35 : une seule de ces affirmations est vraie. Laquelle ?

A) Il est recommandé de ne pas s'arrêter lorsque qu'on veut traverser la baie.

B) Un nombre limité de personnes se risque à traverser la baie.

C) Il est préférable d'apporter un bâton avec soi si l'on décide de traverser la baie.

Cent euros devant. Cent dix euros derrière. Cent vingt euros devant. Cent vingt euros ? Adjugé à l'acquéreur 14 ! Le marteau du commissaire-priseur s’abat d’un coup sec sur la table. Venus pour la traditionnelle vente aux enchères de La Poste, des centaines d’amateurs de bonnes aubaines prennent place dans la salle des Charruauds à Libourne : particuliers aussi bien que professionnels, vendeurs sur les marchés ou propriétaires de boutiques. Sous leurs yeux, un étrange bric-à-brac composé d’appareils électroménagers, de vêtements, de livres et d’objets divers attend preneur dans des cartons ou des containers. « Ici c’est comme dans un magasin : on voit, on paie et on emporte tout de suite », résume Alain Gaillard - Midol, le chef d’orchestre de cette vente insolite. « La quasi-totalité des produits sont neufs. Ils sont tous écoulés au profit de La Poste» Quatre fois par an, le service client courrier fait appel aux Domaines pour mettre en vente le contenu des colis n’ayant pas trouvé de destinataires en raison de l’illisibilité de l’adresse ou de la détérioration de l’emballage. Véritable caverne d’Ali Baba, les réserves du service renferment les trésors les plus insolites : de la porte de frigo au moteur ULM, en passant par l’urne funéraire ou les amortisseurs de camion. Avant d’être stockés là, ces paquets en attente ont été « croisés » grâce à un système informatique avec les demandes des clients ayant déposé une réclamation pour perte. Ils ont ainsi été conservés quelques mois pour laisser aux intéressés le temps de se manifester. Les objets non restitués malgré ces démarches sont regroupés en lots à l’issue de leur délai de garde, en vue des prochaines enchères. « Lorsque nous confions aux Domaines les objets dont nous n’avons pu retrouver les propriétaires, c’est toujours une forme d’échec, avoue le responsable du service recherche courrier. Mais les enchères nous permettent de faire de la place pour ne pas crouler sous les stocks. » L’an dernier, le produit des ventes s’est chiffré à 276 000 euros, placés sur un compte du service public. Sans compter les centaines de kilos de conserves et de denrées non périssables ou de médicaments aiguillés vers des œuvres caritatives.

QUESTION 32 : quel titre conviendrait le mieux à cet article ?

A) Foire aux colis perdus : des affaires en or pour tous

B) Recyclage des bureaux de poste en salles des ventes

C) Recrudescence des réclamations pour les objets perdus

D) Faut-il craindre un débordement des stocks de La Poste ?

QUESTION 33 : Les objets mentionnés dans cet article sont :

A) régulièrement cédés aux plus offrants.

B) distribués gracieusement aux marchands forains.

C) stockés indéfiniment dans les archives de La Poste.

D) réclamés tous les quatre mois par leurs propriétaires.

QUESTION 34 : Pour retrouver les expéditeurs ou les destinataires des colis,

A) une convocation leur est envoyée à leur domicile

B) une invitation à des enchères est publiée par La Poste.

C) un compte spécial a été ouvert pour mener des enquêtes.

D) un recoupement avec les plaintes est systématiquement opéré.

QUESTION 35 : le regret émis dans cet article est que

A) les colis ne sont pas aussi bien acheminés qu'autrefois.

B) les quantités de nourriture avariée sont en augmentation.

C) les recherches de propriétaires ne sont pas toujours fructueuses.

Un nouveau logiciel s’offre aux internautes, leur permettant de survoler littéralement le monde en deux et parfois trois dimensions, à l’aide de photos satellites regroupées sous la forme d'un globe manipulable à l’envi. Très réaliste et facile d’accès, totalement gratuit et pourvu d’un immense réseau de recherche, ce logiciel a vu son utilisation se répandre comme une traînée de poudre en quelques mois seulement. Invitant l’usager à se déplacer autour du globe en toute liberté d’un simple maniement de souris, il l’autorise à faire pivoter la Terre en tous sens et à descendre à volonté sur n’importe quel point de n’importe quelle ville. La qualité de l’image est telle en certains endroits qu’elle dévoilerait même le toit ouvrant d'un véhicule, ou les ruines inexplorées d’une ancienne villa romaine ! Il n'en a pas fallu davantage pour qu’une génération de cartographes en herbe voie le jour et qu’une armada de jeunes utilisateurs se mette en quête de découvrir des trésors cachés. Les polémiques qui en ont résulté sont à la mesure de cette popularité. Pour l’instant, aucune société ni aucun organisme n'a porté plainte ni traîné en justice la firme qui exploite le logiciel. Mais beaucoup de détracteurs font entendre leur voix : particuliers soucieux d'atteinte à la vie privée, sociétés ou organismes nationaux se méfiant de l’usage malveillant qui pourrait être fait de certaines images, tel gouvernement ému de voir apparaître en toute netteté la résidence de son président sur le web, tel autre n'appréciant guère que l’on aperçoive ses sites nucléaires… Ces inquiétudes sont-elles légitimes ? Elles semblent en tout cas très relatives dans la mesure où il est pour l’instant exclu de distinguer des personnes, de dater une image ou de connaître l’état de circulation et de fréquentation d’un site, pas plus que l’emploi du temps de qui ce soit.

QUESTION 32 : Quel titre convient le mieux à cet article ?

A) Du bon usage de l'image.

B) Voyage virtuel contre dangers réels.

C) Voyages pas chers : la polémique enfle.

D) Arcanes secrètes d'un logiciel baladeur.

D'après Questions ? Réponses

QUESTION 33 : Les usagers du service proposé dans le texte :

A) doivent s'équiper de souris numériques.

B) se découvrent des vocations inattendues.

C) sont les garants de la fréquentation du site.

D) doivent s'inscrire sur un forum de recherche.

QUESTION 34 : Le logiciel mentionné dans cet article

A) provoque un engouement jusque-là inédit.

B) attise la jalousie de nombreux concurrents.

C) n’est accessible qu'aux abonnés permanents.

D) est menacé d'interdiction par les autorités nationales.

QUESTION 35 : Les inquiétudes évoquées par l'auteur de cet article sont :

A) le résultat des polémiques diffusées sur le web.

B) justifiées par des témoignages d'espionnage.

C) souvent relayées par des actions en justice.

Écran de fumée pour paquet de cigarettes

Les nouveaux paquets de tabac estampillés de l'avertissement « Fumer tue » dérangent les accros. Alors, pour fuir la culpabilité ou assouvir son vice en paix, nombreux sont les fumeurs à trouver des subterfuges pour escamoter ces deux mots glaçants. Puisqu'ils perturbent, cachons-les ! Dernier

concept en vogue : les Crazypack, des étuis fantaisie qui viennent masquer les avertissements légaux. Au choix, vous pouvez habiller votre paquet avec l'effigie de Che Guevara, façon celtique, flower

En tout, huit visuels différents mis en vente dans toute la France et conçus

par un designer, Christophe Blanc. « Les nouveaux paquets de cigarettes sont mutilés par les avertissements sanitaires », estime le créateur. D'où son idée de les « embellir » en les stylisant, son objectif étant à terme d'offrir chaque mois un nouveau modèle adapté aux tendances du moment. À l'instar des téléphones portables et des briquets, Christophe Blanc entend personnaliser le paquet de cigarettes. Cette idée lui est venue il y a déjà plus d'un an. Mais, à l'époque, les buralistes ne voulaient pas prendre le risque de lancer ce nouveau produit. Il aura fallu l'application en février dernier d'une directive européenne, datant du 5 juin 2007 et obligeant les fabricants de cigarettes à consacrer 30 % de la face avant et 40 % de la face arrière des paquets à des avertissements écrits, du type « Fumer provoque une mort lente et douloureuse», pour que les vendeurs de cigarettes décident enfin de mettre ces étuis en rayons. Évidemment, ces gadgets connaissent aujourd'hui un franc succès. Depuis fin février, deux autres sociétés proposent les mêmes produits, et Crazypack a déjà vendu un million d'exemplaires aux débits de tabac. Les buralistes, eux-mêmes, se laissent tenter par le concept. Certains cherchent déjà des partenaires pour créer des étuis avec le logo de la maison. Côté client, on s'amuse de ce pied de nez aux autorités sanitaires. « Désormais, à chaque fois que j'ouvre mon paquet, je n'ai plus à faire face à ces avis de décès siciliens », plaisante une fumeuse séduite. En luttant contre le tabagisme, l'Union européenne a créé à son insu une nouvelle mode. Une mode qui a inspiré un collectif d'artistes, Made in Utopia. Ils exposent dans une librairie parisienne (Artazart, 83, quai de Valmy, 75010 Paris), une trentaine de boîtiers pour « habiller dignement » les paquets de cigarettes.

power, scarabée, damier

QUESTION 32 : Le titre « Écran de fumée pour paquet de cigarettes » signifie ici que

A)

les discours politiques cherchent à amplifier les conséquences du tabagisme.

B)

le sort des paquets de cigarettes en France est entouré d'un nuage de doute

C)

l'Union européenne va faire partir en fumée cette nouvelle mode des étuis

D)

les fumeurs cherchent à camoufler les messages de prévention sanitaire

QUESTION 33 : selon l'article, les Crazypack sont en vente en France

A)

depuis plus d'un an.

B)

depuis le 5 juin 2007.

C)

depuis février dernier.

C)

depuis plusieurs années.

QUESTION 34 : En lançant ces nouveaux produits, les créateurs cherchent à

A)

réagir à des mesures politiques qu'ils jugent inefficaces.

B)

soutenir les revendications des fumeurs européens.

C)

réconcilier les fumeurs avec l'Union européenne.

D)

contourner avec ironie les mesures sanitaires.

QUESTION 35 : Cette nouvelle mode suscite aujourd'hui

A)

la méfiance des buralistes qui considèrent ces produits comme de simples gadgets.

B)

l'intérêt des buralistes qui vont pouvoir exploiter cette invention à des fins publicitaires.

C)

l'indignation de l'Union européenne qui voit d'un mauvais œil toute incitation à fumer.

Sur la route, il ne faut plus griller ni feu… ni clope. Une automobiliste vient d’en faire l’expérience. Alors qu'une cigarette aux lèvres, elle se rendait en voiture à son travail, trois policiers l’ont arrêtée, puis lui ont calmement signifié que le fumage intempestif auquel elle était en train de s’adonner au volant lui vaudrait une amende de 22 euros. Interloquée, la conductrice a d'abord cru à un gag, avant de plaider qu’elle pouvait tenir son volant des deux tout en fumant. En vain Le ministère de la santé n'ayant pas fait part d’une nouvelle offensive anti-tabac, force-lui a été de se trouver ver la sécurité routière qui lui a confirmé qu'il s'agissait d'une première, mais où on l'a rassurée en l'informant qu'aucun point de son permis ne lui serait retiré pour cette raison. L'article 412-6 du code de la route, qui stipule que « tout conducteur doit être en état d'exécuter les manœuvres qui lui incombent » n'autorise pas une telle sanction. Contrairement à l'usage du téléphone portable manuel, passible, lui, d'un retrait de deux points. Si elle le souhaite, la conductrice pourra faire appel auprès d'un tribunal de police où l'amende soit confirmée soit levée, à moins qu'elle ne soit aggravée pour le dérangement. Jusqu'où ira-t-on pour prévenir les accidents de la route ? Les textes du code de la route, exempts des règles très précises du reste de la législation française, sont en effet très flous. Du coup, c'est à la jurisprudence qu'il faut se référer. Sur le sandwich au volant, c'est non, sauf en cas de dégustation dans un embouteillage. Idem pour l'usage d'un baladeur dont les oreillettes empêchent de repérer les bruits extérieurs, et avec lesquels les tribunaux ne badinent pas. Quant au chien sur les genoux, c'est hors de question. D'autres cas sont moins clairs car aucun tribunal n'a eu pour l'instant à les trancher. Le kit mains libres, par exemple, reste tributaire de l'appréciation personnelle d'un policier qui peut sévir, s'il estime que la concentration du conducteur est perturbée. En revanche, l'interdiction d'écouter de la musique en voiture n'est pas à l'ordre du jour. Ni même celle de chanter. Laxisme ? La Sécurité routière certifie réfléchir aux problèmes que pose le maniement de l'autoradio.

QUESTION 32 : quel titre conviendrait le mieux à cet article ?

A) Élargissement des campagnes anti-tabac.

B) Retraits des points : le permis se fragilise.

C) Clope au volant, verbalisation au tournant.

D) Accidents de la route, la législation se précise

QUESTION 33 : la première réaction de la conductrice mentionnée dans cet article a été de

A) contester dont elle faisait l'objet.

B) s'adresser aux instances de la Sécurité routière.

C) mettre en doute le sérieux du motif d'arrestation.

D) plaider, coupable pour attendrir les agents de police.

QUESTION 34 : la Sécurité routière a informé la conductrice

A) qu'elle devait s'adresser au tribunal de police.

B) que le jugement rendu était jusqu'alors inédit.

C) que ses points seraient supprimés ultérieurement.

D) qu'elle devait être en état de manœuvrer correctement.

QUESTION 35 : les textes officiels de la Sécurité routière

A) sont modifiables en fonction des jurisprudences.

B) sont tributaires du libre-arbitre des conducteurs.

C) peuvent être interprétés en fonction des situations.

D) sont soumis à l'approbation du ministère de la Santé.

La biographie, genre à la mode, retrouve une légitimité qu'elle avait perdue. François Dosse explique comment.

À l'inverse des essais historiques, dont la bonne fortune éditoriale semble aujourd'hui révolue, les biographies continuent de se porter à merveille. Même s'il vieillit un peu, un ample public d'érudits et d'amateurs continue d'acheter ces pavés impressionnants que publient régulièrement des maisons comme Fayard, Perrin ou Tallandier, et dont les meilleurs titres peuvent dépasser les 100 000 exemplaires. Une véritable « fièvre éditoriale », écrit François Dosse en prologue de l'ouvrage qu'il consacre à l'écriture biographique et ses ressorts. Le genre, pourtant, ne va pas sans poser de problème. Ambivalent, hybride, impur, les adjectifs ne manquent pas pour spécifier cette étrange écriture, tendue entre le souci de restitution du vécu et celui de la recréation romanesque. Car, à l'inverse du modèle anglo-saxon, obsédé par la précision documentaire, la biographie à la française (qui demeure l'objet central du livre) s'est toujours voulue très littéraire et n'a jamais rechigné à user de la psychologie, du dialogue, de la fiction. En a résulté l'investissement continu des romanciers dans le genre (Maurois, Malraux, Zweig ou Troyat parmi beaucoup d'autres), mais aussi le tenace discrédit qui a longtemps pesé sur lui. On assiste depuis quinze ans, diagnostique François Dosse, à une sorte de « levée d'écrou » historiographique qui tend à redonner tout son crédit et sa légitimité à un genre actuellement en pleine expansion. Pour rendre compte de ce phénomène, l'ouvrage s'attache à repérer l'évolution des « modalités » d'écriture biographique, et la façon dont elles s'articulent aux contextes intellectuels ou scientifiques. Il conclut finalement que l'attention renouvelée aux acteurs s'y complique du souci de cerner la pluralité des identités ou des appartenances, le discontinu des existences, la prise en compte des destins posthumes et des régimes d'historicité qui les façonnent. Loin de reproduire des archétypes, la biographie se donne alors pour mission de les déconstruire et se transforme paradoxalement en instrument de distanciation et d'expérimentation.

D'après Libération

QUESTION 32 : L'article explique que le genre biographique

A) connaît un franc succès commercial malgré son public vieillissant.

B) est victime d'une « fièvre éditoriale » qui lui fait beaucoup de tort.

C) est peu à peu dépassé par les chiffres de vente des essais historiques.

D) ne fait plus recette du fait notamment du vieillissement de son public.

QUESTION 33 : Le genre biographique est actuellement en vogue ;

A) cependant, on voit aujourd'hui un fort discrédit peser sur lui.

B) pourtant, c'est une écriture étrange mêlant le réel à l'imaginaire.

C) principalement parce que de grands romanciers s'y sont essayés.

D) parce que le public aime les pavés qui posent beaucoup de problèmes.

QUESTION 34 : Selon l'ouvrage présenté, la biographie à la française

A) est riche de l'utilisation de tous les outils littéraires du roman.

B) est généralement mieux documentée que le modèle anglo-saxon.

C) est tout aussi littéraire que son modèle : la biographie à l'anglaise.

D) est vraiment peu fiable car elle est en fait pure recréation romanesque.

QUESTION 35 : L'ouvrage de François Dosse conclut

A) qu'il faut répertorier tous les types de biographie au fil du temps.

B) que la biographie est faite d'abord pour reconstruire les archétypes.

C) que la biographie s'enrichit en voyant plus large que la vie de l'acteur.

Les corps à corps de Michel Ange

Exposition. Le Louvre présente son fonds de 43 dessins signés de l'artiste dans de nouvelles salles :

peu de grands formats aboutis, mais de nombreux croquis et brouillons qui témoignent de l’évolution du peintre au cours de sa carrière. Au cours de sa longue carrière, Michel-Ange aurait produit quelque 90 000 dessins. Il en reste peu, de 500 à 600 feuilles. Le temps a fait son œuvre, mais pas seulement : l'artiste, lui-même, a beaucoup détruit, à Rome, au soir de sa vie. Le Louvre en possède moins du dixième : 43, selon l'estimation de Paul Joannides de l'Université de Cambridge, auteur du catalogue raisonné de ce fonds, dont la parution donne au musée l'occasion de l'exposer dans sa totalité, accompagné de dessins d'élèves. Cette présentation, qui n'est pas inédite, inaugure des salles désormais vouées au dessin italien, à proximité des collections permanentes des peintures, au premier étage de l'aile Denon. On ne peut que saluer cette disposition qui facilite l'approche des arts graphiques, aidées par les cimaises de Jean-Michel Wilmotte. Ce fonds est constitué (sans un ajout depuis 1850) de feuilles dont on peut, pour beaucoup, remonter la piste jusqu'à Fontainebleau. Un jeune protégé de Michel-Ange les y avait amenées et probablement troquées contre gîte et couvert, auprès d'artistes de la cour. Leur fortune, qui est ensuite liée à celle des collections royales, explique les lacunes et les richesses de l'ensemble, qui n'a pas l'importance de ceux de Londres, d'Oxford et de Florence. Il est pauvre en dessins postérieurs à 1532, date à laquelle Michel-Ange, avant de se fixer à Rome, remettait deux caisses de dessins à son élève criblé de dettes. Les dessins d'architecture n'y sont pas nombreux, mais il y a cette projection de voûte qui interloque les chercheurs par son calcul bizarre, et le public pour le dessin épuré des arcs qui, présentes de côté, parce que dessinés en largeur au verso d'une crucifixion, font penser à des ondes sonores transcrites par un artiste futuriste. Là ne s'arrête pas d'ailleurs l'envie de creuser le rapport naturel des artistes italiens du début du siècle à Michel-Ange et son « dynamisme des formes dans l'espace ».

D'après Le Monde

QUESTION 32 : l'exposition consacrée à Michel-Ange permet d'admirer

A) des toiles de jeunesse en trompe-l’œil.

B) des études pour des œuvres ultérieures.

C) des fresques et des pièces monumentales.

D) des gravures sur bois représentant l'artiste.

QUESTION 33 : suite à cette exposition,

A) les œuvres présentées entreront dans les collections permanentes.

B) un étage entier du musée sera dédié aux dessins d'artistes italiens.

C) tableaux et dessins italiens seront réunis dans la même aile du musée.

D) quelques salles du musée seront consacrées à Michel-Ange et ses élèves.

QUESTION 34 : selon l'article, un disciple de l'artiste a sans doute

A) vendu des œuvres à des aristocrates fortunés.

B) dérobé des œuvres pour y puiser son inspiration.

C) caché des œuvres dans les oubliettes d'un château.

D) donné des œuvres en échange d'un toit pour dormir.

QUESTION 35 : l'une des œuvres visibles au Louvre

A) présente un détail architectural esquissé au fusain.

B) a fait l'objet de précédentes expositions en Europe.

C) est accompagnée d'inscriptions au sens inconnu à ce jour.

La télévision sous contrôle médical

Ils se trouvent trop gras, veulent perdre du poids, et ont décidé de le faire savoir à tout le monde. Six candidats à l’amaigrissement n’ont pas hésité à se montrer en caleçon dans une émission télévisée pour convaincre le public de la justesse de leur combat. Grâce à la mobilisation de six équipes de journalistes pendant quatre mois, les curieux pourront observer l’évolution de leurs formes et de leurs courbes de poids. Un nouvel avatar de ces programmes de télé réalité qui envahissent nos écrans ? « Absolument pas », assurent en chœur les dirigeants de la chaine de télévision qui préfèrent parler de « feuilleton documentaire » ou de « docu-vérité », Et d’avancer un argument…. de poids : il s’agit de « faire une œuvre utile» en sensibilisant le téléspectateur à un problème de santé publique, dans un pays qui compte 15 % d’adultes obèses. Pas question ici de titiller les penchants voyeuristes du public. La preuve ? Six médecins ont acceptés de prêter leurs concours à l’entreprise, en prenant en charge chacun un patient qui testera sa méthode, sous le regard de caméra. Dès le lendemain de sa mise à l’antenne, l’émission a soulevé un tollé chez les médecins, certains jugeant « cynique ou inconsciente » la démarche de leurs confrères. Une quarantaine de médecins, universitaires et chercheurs ont fait part de leur désaccord dans une lettre publiée dans un quotidien national. Ils se désolidarisent de ces médecins qui apportent leur caution médicale à des messages aberrants et ils mettent en garde, en particulier les jeunes, contre les risques d’une quête effrénée de minceur. Les médecins qui participent à l’émission refusent ces leçons de morale. Les gens attendent de nous des solutions à leurs problèmes de poids. Ils sont assez malins pour faire le tri entre ce qui relève de l’information et du divertissement ». La polémique a le mérite de mettre le doigt sur une composante essentielle, mais jusqu’alors peu évoquée, de téléréalité : le médecin-alibi. Plus la téléréalité progresse, plus elle fait prendre des risques physiques ou psychiques aux candidats et plus les médecins sont mis en avant. Producteurs et diffuseurs se donnent ainsi bonne conscience et les éventuels annonceurs, soucieux de ne pas associer leur marque à un programme avilissant, sont rassurés.

QUESTION 32 : les réalisateurs de l’émission affirment

A) que 15 % des téléspectateurs qui regardent l’émission souffrent de l’excédent de poids.

B) que cette dernière permet de régler un de plus graves problèmes de santé publique.

C) qu’un « feuilleton documentaire » développe les tendances voyeuristes des téléspectateurs ».

D) que leur travail est nécessaire pour que la société prenne conscience du fléau qui la menace.

QUESTION 33 : les auteurs de la lettre ouverte publiée dans la presse nationale

A) dénoncent les risques liés à l’automédication et aux traitements mal appropriés

B) jugent l’émission inconsciente des risques qu’elle fait prendre à ses participants.

C) avertissent les jeunes des risques d’anorexie et de la nécessité d’un suivi médical.

D) clament leur indignation devant la violation des règles d’éthiques par leurs confrères.

QUESTION 34 : les médecins participant à l’émission justifient leur démarche par

A) la possibilité de prodiguer des soins médicaux aux téléspectateurs.

B) l’augmentation constante du nombre de Français atteints d’obésité.

C) le besoin du public d’être informé des problèmes d’excédent de poids

D) la capacité du public à faire la différence entre conseil médical et spectacle.

QUESTION 35 : selon l’auteur, le recours des émissions de téléréalité à une caution médicale

A) oblige les participants à dévoiler devant les spectateurs les aspects intimes de leur vie.

B) sert de couverture morale aux pratiques de plus en plus dangereuses de ces émissions.

C) permet aux médecins participant à l’émission de tester des méthodes illicites et farfelues.

Texte : la Pianiste Mine Kawakarni

Endormir son public est sans doute le pire cauchemar d’un musicien. La pianiste Japonais Mine Kawakarni vient pourtant de donner à Madrid un surprenant « concert pour dormir », berçant les spectateurs jusqu’au sommeil. « Il s’agit d’utiliser la musique comme un médicament », a expliqué l’artiste japonaise, qui promène sa

« musicothérapie » de salle en salle à travers le monde et faisait escale vendredi au Circuculo de Bellas Artes de la capitale espagnole.

Les 40 spectateurs invités ont été tenus de se plier à la coutume japonaise. Déchaussés et allongés sur des futons blancs alignés come des dominos, ils se sont prélassés aux simples sons rythmiques du piano de Kawakami… pour finalement plonger dans un sommeil.

ils puissent se détendre », a expliqué la pianiste

« Il faut trouver un espace

japonaise, qui perpétue le style rendu célèbre dans les années 90 par son compatriote Fumio Myashita.

où

les gens ne soient pas dérangés,

où

La pianiste de 27 ans, qui a découvert le piano à trois ans dans sa ville natale de Nagakute-echo, au centre de japon, s’efforce que ses spectateurs « se sentent comme sous un ciel étoilé, n’entendent que le léger souffle du

vent ». Dans des compositions, Mine mélange des sons japonais traditionnels et de la musique classique européenne qui doit relaxer les spectateurs et accélérer la génération d’endorphines, ces substances libérées par

le cerveau qui apaisent la douleur et provoquent des sensations de plaisir. L’artiste, qui est concentrée au long de

sa jeune carrière sur les cultures espagnoles, latino-américaines et arabe, a donné déjà plusieurs concerts aux USA, en Amérique du Sud et en Europe.

A Madrid, Kawakami a transporté les spectateurs pendant près de 45 minutes dans un état à mi-chemin entre le

Zen et leur toute familière « Siesta ». Le concept expérimental de la « musique à dormir », avait été lancé dans les années 70 par Fumio Myasbita, qui venait de quitter ses montagnes japonaises pour les Etats-Unis. Ses inventeurs prétendent stimuler le lobe gauche du cerveau humain, celui de la créativité, brimé par une société moderne qui mobilise en permanence le lobe droit en le bombardant d’un flux infini d’informations.

L’Américain Robert Rich, rendu célèbre en 1989 pour son album «Rainforest », écrit sur son site internet que la musique doit aider à aborder « ce territoire nébuleux de votre conscience, entre la veille et le sommeil… avec un

pied dans le monde des rêves et un pied dans la salle

où

vous vous trouvez ».

Question 32 : lors de ces concerts, l’auditoire

A) s’endort profondément dès les premières notes.

B) résiste tout bien que mal à l’endormissement.

C) adopte à sa guise une position physique.

D) se conforme à des rituels bien définis.

Question 33 : la spécificité de l’artiste

A) est de s’adapter au public local.

B) relève d’un métissage culturel et musical.

C) réside dans sa culture orientale.

D) est de s’inspirer des recherches médicales.

Question 34 : la singularité de la pianiste réside dans

A) son talent à apaiser un auditoire.

B) sa capacité à hypnotiser un public difficile

C) sa capacité à guérir des troubles de sommeil.

D) son aptitude à transmettre des valeurs traditionnelles.

Question 35 : cette école musicale a pour objectif

A) de convaincre le monde médical de son utilité.

B) d’offrir un moment d’évasion particulier au public.

C) d’étudier les informations reçues par le cerveau humain.

Le sport a-t- il un sexe ?

Face aux prouesses du coureur jamaïcain Usain Bolt, les médias et les athlètes se félicitent d’avoir pu assister à l’envol d’un pareil phénomène qui a marqué à jamais l’athlétisme. Toute autre est la tonalité des réactions face aux exploits d’une athlète kenyane. Les commentaires passent très vite de l’admiration - elle a «assommé la concurrence» - à la suspicion du fait de son physique androgyne. A l’exception notable de la médaille de bronze Britannique, les autres participantes n’hésitent pas à alimenter les rumeurs et s’emporte avec virulence jugeant que ce type de personnes ne devrait pas pouvoir courir à leurs côtés. Bref, l’invraisemblable gamine de 18 ans a plané sur la piste bleue sera donc soumise à des tests de féminité. Mais que peuvent-ils signifier puis qu’ils résultent d’un processus complexe mélangeant biologie, génétique, mais aussi psychologie et endocrinologie ? Quel est le bon équilibre qui définit immanquablement l’appartenance à genre défini ? Avec cette affaire douloureuse, nous voilà revenus aux temps que l’on croyait oubliés où le sport faisait peur car il risquait de masculiniser le sexe faible. Pour séduire les foules et les sponsors, le sport doit- il accuser les stéréotypes ou les dépasser ? Le sport n’est- il pas devenu une machine à produire de la ségrégation ? Il est de notre devoir de protéger les droits de tous, et de veiller à l’éthique du sport. Rappelons également que la pratique intensive du sport peut provoquer des modifications hormonales importantes. Le problème est complexe, même les scientifiques se contredisent. La jeune femme ne correspond pas aux canons habituels de l’athlétisme et ses performances sont impressionnantes. Mais celles d’Usain Bolt ne le sont-elles pas ? Remettrait-on en cause les performances d’un sauteur dont la légèreté et la grâce lui permettraient de repousser les limites ? Le soumettrait-on lui aussi à de tels tests ? Ces derniers n’ont pas fait leurs preuves dans la détection de fraudeurs, à la différence des tests antidopage ! Elle a même été stoppée lors de la conférence mondiale du CIO sur les femmes et ont fini par être stoppés en 1996, alors ne faisons pas marche arrière. Soumettons l’athlète Kenyane à des analyses et des contrôles médicaux renforcés liés à la prise de produits dopants. Comme tous les autres athlètes.

QUESTION 32 : cet article dénonce

D’après le Monde

A) le fait que tout sportif de haut niveau est systématiquement suspect.

B) le sexisme, ainsi que le rejet et la condamnation des différences.

C) l’engouement pour les records battus sous l’effet de stimulants.

D) le manque de faire Play et d’intégrité d’une athlète Kenyane.

QUESTION 33 :

A) les essais n’ont pas été concluants pour les athlètes masculins.

B) ils ne retiennent que certains facteurs pour déterminer le genre.

C) l’appartenance sexuelle est le résultat de l’interaction de nombreux facteurs.

D) les scientifiques s’accordent à dire que le sport virilise de corps des sportifs.

QUESTION 34 : d’après l’article, le milieu sportif devrait

A) renforcer les contrôles afin de surmonter les stéréotypes.

B) faire preuve de plus de déontologie en allant au-delà des clichés.

C) se reposer sur l’expertise scientifique pour éviter ce type de dérivés.

D) véhiculer des valeurs éthiques fortes en réformant la sélection des athlètes.

QUESTION 35 : l’auteur propose

A) de soumettre certains sportifs à des contrôles aléatoires.

B) de n’effectuer que des tests antidopage sur l’athlète kenyane.

C) de ne reprendre les tests de genre que lorsqu’ils seront concluants.

Internet et notre cerveau

"Mon vieux cerveau me manque." Nicholas Carr, 52 ans, essayiste américain, n'a rien d'un réac allergique au Web. Les nouvelles technologies, au contraire, c'est sa spécialité. Entre son blog, son Twitter, son Facebook, Marshall était ce qu’on peut appeler un féru du Web. Pourtant, un beau jour, le « serpent du doute » s’est inséré dans son éden numérique. Il avait l’impression désagréable que « quelqu’un ou quelque chose bricolait son cerveau ». Se concentrer plus de deux minutes devenait une véritable gageure, la lecture de longs textes un obstacle insurmontable. Partant de ce constat, il a écrit Abruti par Internet ? Le livre du moment. Où l’on aperçoit que la donne a changé, que l’antagonisme entre anciens et modernes a fait long feu, les plus alarmistes venant d'ailleurs des milieux les plus activistes du Net.

Au Ve siècle av. J.- C, c'était la pratique de l'écriture qui était controversée. Socrate s'inquiétait qu'elle nous fasse négliger notre mémoire, à tort : la lecture nous a aidés à mieux mémoriser, cependant qu’elle a modifié en profondeur le fonctionnement de notre cerveau, comme en témoigne une étude récente, qui a mesuré par IRM les modifications des zones du cerveau « liseur ». Le cerveau est un organe éminemment plastique qui s’est adapté, comme il le fait maintenant à la pratique du web. Quand nous surfons sur Internet, le cortex préfrontal en charge de tout notre processus de décision est particulièrement sollicité. Tout comme les mots croisés, le surf, de par sa capacité à exercer l’agilité de l’esprit, aurait des effets particulièrement heureux sur les séniors. Les zones dédiées au langage, et à la mémoire seraient, elles, sollicitées dans une moindre mesure. Alors, sommes-nous en train de devenir « des crétins numériques » accros à un outil bêtifiant ? Faut-il saluer l’avènement d’un mutant capable de jongler avec les informations, un esprit multitâches plus créatif et apte à la prise de décision ?

Question 32 : selon cet article, le cerveau humain

D’après le Nouvel Observateur

A) se transforme essentiellement de manière accidentelle.

B) évolue en développant une zone au détriment des autres.

C) s’atrophie au contact prolongé des nouvelles technologies.

D) se dégrade quand certaines capacités ne sont plus sollicitées.

Question 33 : ceux que les nouvelles technologies interrogent

A) sont également des adeptes inconditionnels du livre.

B) sont en général réfractaires à tout type de technologie.

C) restent avant tout des utilisateurs néophytes du numérique.

D) appartiennent à la frange avertie des utilisateurs de la Toile.

Question 34 : d’après cet article, la navigation intensive sur la Toile

A) aiderait à la mémorisation chez les personnes âgées.

B) renforcerait les capacités d’arbitrage et de délibération.

C) développerait des comportements addictifs et paranoïaques.

D) engendrerait l’altération progressive des capacités langagières.

Question 35 : l’auteur

A) se félicite de l’impact d’Internet sur notre comportement.

B) déplore la véhémence des jugements négatifs à l’égard de la Toile.

C) met en garde contre l’utilisation abusive des nouvelles technologies.

A la caisse, restons groupés !

La réinvention du commerce est une quête perpétuelle d’innovation. Mercredi, au centre commercial parisien des Quatre Temps de la Défense, l’opération « Achetons groupés » vient d’être lancée. Sur le prospectus, le concept semble simple : on forme un groupe d’acheteurs pour payer moins cher un produit. La réalité est plus complexe.

Premier essai, du 02 au 05 avril. Six points d’accueil occupent des places stratégiques dans ce gigantesque complexe commercial. A chaque borne, des jeunes gens expliquent aux clients intéressés le fonctionnement de l’achat groupé. Car il ne s’agit pas de débarquer en bande dans une boutique et d’exiger un rabais. D’abord, il faut s’annoncer à un négociateur. Reconnaissable à sa chemise noire et à sa cravate violette, celui-ci remplit un coupon avec le nom de la boutique et l’heure d’arrivée du groupe. Il conduit ensuite les gens jusqu’au magasin. Plutôt utile vu l’immensité de l’endroit. Les clients disposent alors d’une heure en boutique pour effectuer leurs achats. Au passage en caisse, on présente le coupon pour bénéficier d’une remise, de 20 à 40 % selon les enseignes.

Le concept, inconnu en France même s’il intrigue les clients, nécessite une éducation sur cette nouvelle manière de consommer. La difficulté de l’opération réside en ce que le groupe doit avoir envie du même produit au même moment. Une mission délicate lorsqu’il s’agit de réunir dix personnes intéressées en vue d’acquérir pour 17.90 euro au lieu de 25.60 euro un lot de moules de cuisson en silicone orange. Car la sélection des produits est restreinte et le nombre de personnes exigé rédhibitoire. La majorité des enseignes limitent en effet l’opération à une sélection drastique de produits. Quelques rares marques jouent le jeu sur tout le magasin. 30% à la clef si l’on vient à trois. Visiblement, il en faut plus pour attirer le chaland et dans la journée, l formation de groupes complets se fait rare.

D’après Libération

Question 24 : Pour participer à l’expérience, les consommateurs

A) sont vêtus de manière identique.

B) se reconnaissent tous de longue date.

C) sélectionnent la veille des articles à acheter.

D) se rassemble à un nombre fixé à l’avance.

Question 25 : l’expérience

A) a été critiquée par les marques de prestige.

B) a remporté un faible succès auprès des clients.

C) s’est étendue aux produits de première nécessité.

D) s’est soldé par un échec complet pour les commerçants.

Aujourd’hui, il est souvent question d’une crise de la transmission entre générations. Des essayistes s’indignent : les jeunes n’écoutent plus leurs ainés. Perte de valeurs ? Echec de la culture ? Anomie ? Un examen plus posé, comme celui que proposent Willy Lahabe, Jean Pierre Poutois et Huguette Desmet (2), montre un tableau un peu plus intelligent des faits. D’abord, il donne raison aux inquiets : mesurées à trente ans d’intervalle (1973-2003), les attitudes, valeurs et postures de deux générations de parents et d’enfants manifestent ce qu’ils nomment une « rupture conjoncturelle » : l’expression de soi a supplanté l’obéissance aveugle, l’idéal du bien-être a fait reculer celui de l’ambition, la posture prescriptive a cédé la place à la pédagogie relationnelle, et le souci du développement de l’enfant l’emporte sur les désirs des parents. Mais la révolution est loin d’être totale : au bilan, les positions sociales et les pratiques réelles des enfants (devenus adultes) ressemblent plus à celles de leurs parents qu’elles se ressemblent entre elles. Conclusion : si les idées et les attitudes ont changé, les pratiques, elles, continuent de refléter les héritages parentaux. Qu’on le veuille ou non, et parodier le slogan de Paul Watzlawick, il semble bien « que l’on ne puisse pas ne pas transmettre (3) ». Et s’il en est ainsi, c’est que transmettre n’est pas un exercice de copie conforme.

D’abord, il faut faire la part des choses qui s’acquièrent presque toutes seules : s’il est normal, même avec des parents peu attentifs, un enfant apprendra sans peine à parler, marcher, à dormir la nuit et plus tard à s’accoupler sans avoir besoin de consulter un sexologue. Lui faire réciter le code civil est une autre affaire. Pour ces savoirs un peu plus difficiles à maitriser, dans la partie qui se joue entre générations, la concurrence est rude, et les acteurs variés. Des 1939, l’anthropologue Abram Kardiner en distinguait deux sortes : la famille, les proches (ou instance primaires) et, plus largement, l’école, la religion, la société (ou instances secondaires). Les influences qu’exercent les unes et les autres ne sont pas toujours harmonieuses, et c’est, dans les sociétés modernes, l’une des sources de l’actuelle déconvenue des parents convaincus de l’influence néfaste des médias sur leurs enfants. Plus récemment, pédagogues et psychologues ont mis le doigt sur ce troisième acteur, relais entre deux autres, que sont les « pairs » , les camarades d’études, puis les collègues de travail. Ils sont les acteurs conjoncturels d’un environnement qui influe sur le destin de tout individu (4). Ils invitent surtout à prendre plus au sérieux l’existence d’une forme « horizontale » de transmission, qui vient, selon le cas, compléter ou contrarier, ce que les traditions verticales peuvent avoir d’insuffisant face à la marche du temps et des besoins nouveaux.

Question 32 : l’article évoque également un phénomène qui

A) se substitue aux formes traditionnelles de l’héritage.

B) cloisonne les citoyens dans des réseaux d’appartenance.

C) préserve les choix individuels de toute influence néfaste.

D) permet d’ajuster les rapports de transmissions traditionnelles.

Question 33 : de nos jours,

A) la reproduction sociale reste un facteur prédominant.

B) l’incompréhension entre parents et enfants est aggravée.

C) l’influence croissante des institutions inquiètes les parents.

D) la transmission des choses simples aux enfants est problématique.

Question 34 : les évolutions constatées en 30 ans

A) reflètent une société en manque de repères culturels.

B) s’expliquent par l’évolution des approches pédagogiques.

C) découlent du désenchantement des parents envers leurs idéaux.

D) résultent d’un refus d’imposer aux enfants la soumission absolue.

Question 35 : ce document traite

A) des modalités contemporaines de socialisation de l’enfant.

B) de la primauté actuelle du droit des enfants sur celui des parents.

C) des difficultés des enfants à reproduire les pratiques de leurs parents.