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MASTER Parcours Recherche

« Territoires, Développement et Cultures, Gestion


environnementale »

3ème Semestre
UE 4 : TRONC COMMUN
AVEC LE MASTER «Parcours Professionnel Gestion Territoriale »
(Coef : 6 ; 18 ECTS)

Séminaires
Un séminaire au choix sur 3 proposés (Coef : 1 )

Nouveaux enjeux géographiques et politiques au Sud

Ce cours s'attache d'abord à une approche épistémologique du développement, de ses réalités, de


ses mythes fondateurs et de ses univers théoriques. L'accent est ensuite mis sur deux évolutions
historiques de ce concept : sa territorialisation (exposé, à ce niveau, des outils de la géographie
sociale), son inscription dans la durée, selon une éthique de temporalité intergénérationnelle venant
enrichir l'éthique territoriale (principes de l'aménagement) plus classique. Les contradictions du
développement (durable), de l'éco-développement et des enjeux tant économiques que
géographiques qui pèsent sur les sociétés sont envisagées. Elles donnent lieu à une approche
critique de la "durabilité" dans son rapport aux notions de croissance et de valeur. Dans ce cours, le
développement sera constamment replacé dans une perspective historique. Ainsi, aujourd'hui, il est
étudié dans sa phase aiguë de territorialisation, en faisant appel à une grille d'analyse s'appuyant sur
les thèses de la régulation. Ces dernières nous conduisent à considérer le développement sous
l'angle de la "gouvernance" et des "conventions" situées ou territorialisées. Ce cours s'achève sur une
prise en compte des échelles et des déclinaisons géographiques du développement.

Environnement , biens publics, développement durable

Tous ceux qui ont eu à conduire des projets de «développement durable », expression aujourd’hui
utilisé à tout propos, savent qu’il est plus facile à invoquer qu’à concrétiser. Dans l’exécution
quotidienne des nombreux projets qui se réclament de ce concept flou, l’environnement est parfois
« protégé », parfois le développement est généré, rarement les deux vont de conserve. Le but de cet
enseignement est de montrer que la difficile cohabitation de ce couple conflictuel est en grande partie
liée à des problèmes de fond non résolus. Il s’agira de donner, à travers une revue critique des
principales théories qui sous-tendent les politiques publiques tant au niveau international que national,
les éléments théoriques et conceptuels permettant de comprendre ce qui se cache derrière les mots
et les politiques et en quoi tenter de concilier, au niveau local, reproduction des ressources et
développement économique et social nécessite une mise en perspective spatiale et temporelle des
rapports dialectiques entre les sociétés humaines et leur environnement.

Lieux, territoires, terroirs, épistémologie des structures socio-spatiales

Cet enseignement est destiné à examiner le contenu et les déclinaisons des principales politiques
actuelles en matière de développement. Dans une première partie sera examinée l’évolution des
doctrines et des pratiques en matière de politiques de développement. Seront ainsi successivement
abordés : le concept de développement, l’unité et la diversité du ou les monde(s) en développement,
les principaux résultats des politiques de développement. Une seconde partie abordera les grands
thèmes actuels de la lutte contre le sous-développement :la « durabilité » du développement de
Stockholm à Kyoto et Johannesbourg, l’évolution des formes de l'aide publique au développement et
des ressources financières du développement, la bonne gouvernance.
Enseignements théoriques (cours d’appui)
5 enseignements au choix sur 10 proposés parmi 3 segments (Coef : 5 )

Outils de la géographie

Initiation aux outils de la géographie :

Ceux qui s’inscrivent dans ce cours ne pourront pas choisir d’autres enseignements
dans le même segment.

Outils et méthodes niveau 1 :

A partir de l’exploitation de travaux conduits pour les services du Ministère de


l’environnement, le cours propose un approfondissement sur le traitement de données multi
sources dans l’environnement SIG. Le rapport entre la donnée et les objectifs de projets est
développé : qualité des données, métadonnées.
On présente ensuite les possibilités de croisement d’informations ayant trait à l’occupation du
sol (CORINE Land-Cover, images satellites multiples) avec les modèles numériques de terrain
pour l’étude du paysage et la reconnaissance de milieux en écologie.
L’enseignement porte ensuite sur un projet précis que l’on monte avec les étudiants et qui

donne lieu à la réalisation d’un dossier.

Bibliographiques :
C.M. GIRARD & M.C. GIRARD, 1999, Traitement des données de télédétection, Paris, Dunod,
Coll. Technique et ingénierie, Série Environnement, 530 p. + CD-ROM.
O. GAYTE, T. LIBOURDEL, J.P. CHEYLAN, S. LARDON, 1997, Conception des systèmes
d’information sur l’environnement, Hermes, 153 p.

Outils et méthodes niveau 2 :

Pour ce cours, il s’agira d’une formation « à la carte » sous la forme d’ateliers thématiques
(cartographie, traitement d’enquête, SIG, télédétection, …) adaptés aux besoins des
étudiants.

Outils et méthodes d’analyse d’enquêtes et leur traitement :

3 TD sont proposées : Modalisa ; Entretiens ; Participative


Après une présentation introductive des différentes techniques proposées par les approches
qualitatives en géographie (entretiens semi-directif, focalisé, exploratoire, observation participante) ce
cours tentera de réfléchir aux tenants et aux aboutissants de l’utilisation de chacune de ces méthodes et
aux conséquences dans le recueil et l’analyse des données en fonction du choix de l’une d’entre-elle. Il
viendra en soutien des démarches particulières entreprises par les étudiants dans les travaux de
recherches, notamment ceux qui s’intéressent aux acteurs individuels ou sociaux ; à leurs stratégies,
leurs intentions, leurs finalités dans la construction des territoires.
Environnement

Composantes culturelles et sociales des systèmes environnementaux

Il s’agit d analyser les interactions entre les écosystèmes et les sociétés. Il s'agira de remettre
en cause l'idée d'un « équilibre naturel » stable qui existerait indépendamment des hommes, de leurs
besoins et de leurs activités, pour montrer que les écosystèmes et une grande partie de leurs
dynamiques résultent d'une "co-évolution" permanente entre les milieux et les sociétés. Il s'agira aussi
de mettre en évidence et en perspective temporelle et spatiale la complexité des impacts des actions
anthropiques, qui ne se traduisent pas nécessairement par une « dégradation » du milieu mais par
des décompositions - recompositions successives. La notion de durabilité, celle de reproduction et
celle de crises seront discutées.

Fonctionnement des systèmes environnementaux : les bases biophysiques

Une première partie sera consacrée à une introduction aux concepts de l'approche systémique "en
général", avec définitions "éléments", "structure" et "fonctionnement"; notion de sous-système et
niveaux scalaires d'organisation, notion d'évolutions linéaire et non linéaire des systèmes, boucles de
régulation, flux, types d'équilibre (stable et métastable) et rétroaction. Critiques et limites de l'approche
systémique. Cette mise en place conceptuelle sera ensuite mise en perspective et illustrée à travers
un sous-module appliqué à un système urbain et périurbain : gestion des ressources dans ces
espaces pris comme des systèmes ; un sous-module appliqué à un système rural : gestion des
ressources naturelles et systèmes sociaux de gestion des ressources. Le « développement durable »
étant une des trajectoires possibles d'évolution, celle qu'il conviendrait de choisir dans le cadre d'une
bonne gouvernance, c'est-à-dire à l'optimum de la "bonne" gestion des ressources (naturelles et
humaines).

Modes de gestion des biens publics environnementaux

Il s’agit ici, en se plaçant dans la perspective conceptuelle des « biens publics


environnementaux », d’analyser à partir d’exemples pris dans les différents contextes
mondiaux les principaux types d’interactions entre les écosystèmes et les sociétés. On
discutera particulièrement à cette occasion l'idée d'un « équilibre naturel » stable qui existerait
indépendamment des hommes, de leurs besoins et de leurs activités, pour montrer que les
écosystèmes et une grande partie de leurs dynamiques résultent d'une "co-évolution"
permanente entre les milieux et les sociétés. Il s'agira aussi de mettre en évidence et en
perspective temporelle et spatiale la complexité des impacts des actions anthropiques, qui ne
se traduisent pas nécessairement par une « dégradation » du milieu mais par des
décompositions - recompositions successives. La notion de durabilité, celle de reproduction
et celle de crises seront discutées

Développement et aménagement

Systèmes productifs spatialisé et développement durable :

Comment fonctionnent aujourd’hui les principaux systèmes productifs ? Quels liens établissent-ils
avec les espaces géographiques et sociaux au sein desquels ils émergent et prospèrent ou
végètent ? Comment se déclinent-ils aux différentes échelles de la géographie, du global au local ?
Ce cours mettra l’accent sur les diverses formes de contextualisation géographique des systèmes
productifs. Il mettra en évidence leurs évolutions et la manière dont ils s’adaptent ou non aux
nouvelles contraintes environnementales. Il traitera de la question des risques liés aux systèmes
productifs, ainsi que de la portée de ces risques mesurée en fonction de la vulnérabilité des
populations concernées par les aléas qui contribuent à les engendrer. C’est sur ces bases très
concrètes que sera posée la question du développement durable, et de quel développement durable ?
Comment le concilier, en particulier, avec les contraintes de l’économie et de la croissance, que valent
les ébauches de solutions actuelles (type économie du développement, altermondialisme, etc.) ?
Systèmes d’acteurs, gouvernance et échelles de l’action:

Le cours définira la notion d’acteur participant au procès géographique d’aménagement ou de


développement territorial. Il décrira les types d’acteurs et de fonctions d’acteurs. Il distinguera les
« acteurs territorialisés » et leurs différents types de territorialisation (endogène, exogène,
transitionnelle). Il les considérera dans leurs systèmes d’action et prendra en compte les effets et
conséquences géographiques de tels systèmes. D’un point de vue méthodologique on s’attachera à la
définition des principales variables qui permettent de cerner un acteur et d’évaluer son rôle dans un
système d’action à forte composante géographique. Le cours tiendra compte de l’évolution du concept
d’acteur et de leur multiplication dans les nouveaux systèmes de gouvernance.

Formes, dynamiques et aménagement des espaces urbains :

Ce cours établira un pont conceptuel et opérationnel entre les théories urbanistiques de la forme, de
la croissance et de la diffusion urbaines, et les aspects très concrets de l’aménagement des villes et
des nouveaux espaces urbanisés. Il mettra l’accent sur les enjeux de l’étalement urbain, sur ses effets
en matière de planification et d’occupation des espaces, d’évolution également des modes de vie et
de la mobilité des populations. Il tiendra compte de son incidence sur les sphères tant économique
que socio-culturelle et politique. Le cours posera également le problème de la (re)densification
urbaine et de la ville durable, de sa construction environnementale et des nouvelles citadinités. Il
ouvrira des pistes opérationnelles et des angles de recherche concernant l’émergence de nouveaux
territoires de l’urbain et de nouvelles formes (novatrices) de gestion de ces espaces.

UE 5 : SPECIALISATION PARCOURS RECHERCHE


(Coef : 4 ; 12 ECTS)

Territoire, environnement et paysages :

Les contextes territoriaux sont considérés ici , d’abord dans leur dimension
environnementale (systèmes biotiques et abiotiques humanisés), puis en tant qu’unités
paysagères plus ou moins complexes et diversifiées. Le triptyque
territoire/environnement/paysage permet de saisir, en regard d’une signification sociale,
culturelle et politique essentielle, les agencements originaux qui se dessinent, aux échelles
inférieure et intermédiaire, en matière de construction environnementale. La part des héritages
du passé, la manière dont ils constituent, qualifient et désignent les éléments de nature, les
potentialités qu’ils offrent à l’aménagement sont largement pris en compte dans une optique
de durabilité et de transmission intergénérationnelle (vision patrimoniale des biens
environnementaux). Signes et expression, par excellence, du complexe environnemental, les
paysages sont présentés du triple point de vue entremêlé de l’écologie, de la production des
espaces construits et de la perception/représentation humaine et sociale.

Temps, espaces et cultures :

Le développement plus ou moins avancé et le sous-développement plus ou moins


accentué se déclinent à la surface de la planète selon des règles et des lois géographiques
(essentiellement sociales en fait) encore partiellement obscures. Celles-ci nous autorisent à
différencier les régions, les pays et même, parfois, des continents entiers. Pour comprendre
ces différences qui seront analysées ici, la prise en compte des contextes géographiques,
sociaux, économiques et politiques en cause, celle de leurs caractéristiques culturelles, celle
de leur histoire aussi (jeux des temporalités, des matrices spatiales et temporelles propres aux
diverses catégories de territoires) et de leurs articulations à différentes échelles de la
géographie s’avère indispensable. Cette étude débouche sur une théorisation du temps et de
l’espace des sociétés en matière de développement désormais durable, c’est-à-dire entrant
dans une nouvelle logique temporelle, celle des transmissions intergénérationnelles, des
solidarités inter territoriales et de leurs projections futures.

Le développement :

Le développement peut être conçu comme un thème générique et global d’approche, à


la fois synthétique et dynamique, des hommes vivant en société et menant leurs activités dans
des contextes géographiques toujours spécifiques, même si la mobilité croissante des hommes
remet quelque peu en question ce principe. Les logiques de toutes ces formes situées de
développement et de leurs dynamiques nous renvoient aux circonstances historiques du
déroulement de ces existences sociales, aux relations nouées avec d’autres sociétés et d’autres
espaces dans la longue durée, à l’évolution des connaissances techniques et des cultures, aux
organisations politiques, économiques et sociales, etc. Elles doivent également prendre en
compte la manière dont les sociétés étudiées se représentent la nature, la transforment et
contribuent à la construire en tant qu’environnement. Ainsi le développement et ses attributs,
son mouvement, les flux qu’il mobilise et met en œuvre, peuvent être considérés comme le
nœud des systèmes d’action qui caractérisent la plupart des formations sociales dans leur
rapport fondamental et fondateur à l’espace. Ce cours expose plusieurs méthodes d’étude des
sociétés observées dans leurs contextes socio-spatiaux et dans l’optique du développement. Il
brosse de manière concrète le résultat exemplaire de recherches de terrain

Identité, qualité et valorisation des territoires :

Face aux effets géographiques d’une diffusion urbaine (métropolisation et


périurbanisation) qui bouleverse la ruralité et consomme les terres agricoles, face aux progrès
de l’agriculture productiviste (autant de phénomènes présentés ou rappelés ici au travers de
leurs enjeux géographiques), le développement d’une agriculture de qualité, porteuse d’effets
économiques, culturels et paysagers, peut constituer une alternative durable, susceptible de
requalifier bon nombre de campagnes. L’un des concepts clés de cette évolution est celui de
terroir. Ce dernier, appréhendé selon une conception « géographique » (par conséquent
globale), peut être assimilé à l’aire d’un système d’action à la fois social et politique. Milieu
aussi bien social que naturel, le terroir constitue le support des activités qu’il qualifie et qui le
qualifient. Fruit d’une histoire, il est conjointement le résultat, le produit et le facteur des
activités qu’il abrite. Pour qu’il y ait terroir, il faut qu’il y ait territoire de projet et démarche
entreprenariale. Le terroir intègre nature et société, mais aussi des temporalités et des échelles
géographiques multiples (au travers des marchés en particulier).

4ème Semestre
UE 6 : STAGE RECHERCHE
(Coef : 10 ; 30 ECTS)

Le projet de recherche doit essentiellement révéler la capacité du candidat à définir et


à problématiser un objet de recherche, à l’inscrire dans une réelle perspective conceptuelle et
méthodologique. Il doit témoigner de son aptitude à maîtriser et à utiliser des sources variées
et des outils techniques performants. Le « Projet de recherche » est, avant tout, le préalable
aux travaux de terrain.

Comment s’inscrire ?
Calendrier pour la promotion 2006 – 2007

• Réunion de rentrée le 12 septembre 2006 à 9 h 00 Amphi Lefèvre

• Rentrée 25 septembre 2006


PS : il fortement conseiller de rencontrer votre enseignants référents le plus tôt
possible !

(ATTENTION ! L’inscription administrative au service de la scolarité centrale de


l’université doit être effectuée au plus tard le 30 septembre 2006 retrait du dossier
d’inscription par internet sur le site de l’université)