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6e CHAPITRE

LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE

LA CRAINTE DE L’ÉTERNEL

Dans la crainte de l’Éternel sont cachées les plus précieuses promesses. Lire 2 Pierre 1:3-22.
™ 
Verset 3 : « Sa Divine Puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de Celui
qui nous a appelés par sa propre Gloire et par sa Vertu. 4 Celles-ci nous assurent de Sa part les plus grandes et les plus précieuses
promesses, afin que par Elles vous deveniez participants de la Nature Divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la
convoitise ».

L’obéissance à Dieu, en craignant Dieu, d’une sainte crainte, a des bénéfices dans le présent et éternellement.

Par notre façon de vivre au quotidien, nous établissons des acquis, soit négatifs, soit positifs, en rapport étroit avec les choix que
nous faisons « au moyen de la connaissance de Celui qui nous a appelés ».

La connaissance de Dieu implique une responsabilité face aux nombreux privilèges que nous réserve la Grâce de Dieu.

Mais en même temps il y a l’aspect du refus de recevoir ces « précieuses promesses » parce que cet aspect de négation implique
le renoncement : « en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ». Les faux désirs et les plaisirs mondains qui
nous fascinent ne donnent jamais de réponse à nos besoins intérieurs.

Nous laisser convaincre que le péché peut remplir les vides de notre cœur est la plus belle illusion de tous les temps.

S’il y a vide, c’est tout simplement que nous ne sommes pas remplis par « les plus grandes et les plus précieuses promesses » que
Dieu a à nous offrir.

Nous voyons les possibilités des conséquences en rapport étroit avec nos propres choix et les possibilités des « plus grandes et les
plus précieuses promesses » que nous offre gracieusement l’écoute de la connaissance de Dieu.

Dieu nous appelle constamment à Le connaître en son Fils Jésus-Christ. Voir Jean 17:3. Mais par la chair le péché a encore ses
attraits, et si nous ne veillons pas il y a un énorme danger d’ouvrir une porte au malin et de nous laisser influencer par lui. Voir
1 Pierre 5:8-10.

Il faut résister à l’appel du désir et du plaisir charnel, et dès que nous décidons de nous tourner vers la sobriété de la en nous ré-
fugiant dans un principe ou une promesse de la Parole de Dieu, le combat intérieur commence, et le fait de résister à la tendance
naturelle de la chair entraîne la souffrance, le sevrage intérieur. La persévérance assure la victoire.
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† LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE

Tout de suite il s’ensuit un processus de sanctification qui produira en nous quatre aspects de maturité. Voir 1 Pierre 5:8-10.
Verset 10 :
1 - vous perfectionnera Lui-même,
2 - vous affermira,
3 - vous fortifiera,
4 - vous rendra inébranlables.

Proverbes 8:13 — Jacques 3:1-18.

La crainte de l’Éternel : C’est l’analogie entre la conception de la pensée de Dieu et de la nôtre.

Exemple : Dieu hait le mal. Nous Lui ressemblons lorsque nous sommes en communion avec Sa pensée.
™ 
Proverbes 8:12 : « Moi, la sagesse, j’ai pour demeure le discernement, et je possède la science de la réflexion. La crainte de l’Éternel,
13

c’est la haine du mal, de l’arrogance et de l’orgueil, de la voie du mal, et de la bouche perverse ; voilà ce que Je hais. 14 Le conseil et
le succès m’appartiennent ; Je suis l’intelligence, la force est à Moi ». Voir Psaume 112.

Bénéfices :
1 - Dieu,
2 - la sagesse,
3 - le discernement,
4 - la science de la réflexion,
5 - le conseil,
6 - le succès,
7 - Je suis l’intelligence, la force est à Moi.

Dans ces trois versets, nous voyons les nombreux bénéfices de la Sagesse de Dieu appliqués dans la ressemblance de Sa pensée.

Pour appliquer la crainte de l’Éternel, le chrétien doit marcher à contre-courant et accepter l’insatisfaction dans la chair, pour
satisfaire la Volonté de son Seigneur.

La chair doit, par la souffrance, payer le prix, afin de pouvoir vivre une marche par l’Esprit.

Il est impossible de contenter à la fois la chair et l’Esprit, car l’un est à l’opposé de l’autre. C’est pourquoi cela nécessite un choix
résolu, constant et persévérant si nous voulons obtenir la victoire. Voir Jacques chapitre 1 et Romains 5:1-5.

Si le chrétien croit faussement qu’il sera malheureux en vivant dans l’insatisfaction de sa chair : Psaume 112:1 : « Heureux l’homme
qui craint l’Éternel, qui trouve un grand plaisir à Ses commandements ».

Notre façon charnelle de concevoir le plaisir est erronée, Dieu seul a raison, et le plaisir se trouve dans l’opposition à la chair.
Pour gagner spirituellement il faut savoir perdre dans la chair. À la chute les pôles de notre nature ont été inversés. En terme de
spiritualité, nous pensons à l’envers de la réalité.
LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE † 3

™ 
Psaume 112:4 : « La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits, pour celui qui est miséricordieux, compatissant et juste. »
™ 
Verset 5 : « Heureux l’homme qui exerce la miséricorde et qui prête, qui règle ses actions d’après la Justice. , Car il ne chancelle
6

jamais ; la mémoire du juste dure toujours. »


™ Verset 7 : « Il ne craint point les mauvaises nouvelles : son cœur est ferme, confiant en l’Éternel. »

Dieu est le plus grand thérapeute, Il est le seul et unique spécialiste de la pensée.
™ 
Psaume 32:8 : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; Je te conseillerai, J’aurai le regard sur toi. » Voir Ps 33:18-22.

LES BÉNÉFICES DE LA RÉPRIMANDE

™ 
Proverbes 15:31 « Celui dont l’oreille est attentive aux réprimandes qui mènent à la Vie fait son séjour au milieu des sages. 32
Celui qui
rejette la correction méprise son âme, mais celui qui écoute la réprimande acquiert l’intelligence. La crainte de l’Éternel enseigne la
33

sagesse, et l’humilité précède la Gloire ». Héb. 12:4-11.

RÉFLEXIONS
™ Proverbes 19:21 : « Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais c’est le dessein de l’Éternel qui s’accomplit. »
™ Prov. 19 h 20 : « Écoute les conseils, et reçois l’instruction, afin que tu sois sage dans la suite de ta vie. »

La sagesse ne conteste jamais avec Dieu, car Dieu ne peut jamais se tromper. L’insensé s’irrite lorsque Dieu n’obéit pas à sa
volonté.

Il y a de grands bénéfices à ne pas s’arrêter à contester avec Dieu, car de toute façon tu n’échapperas pas à ce que Dieu a déjà
prévu dans son dessein.

Arrête plutôt, sois sage. Réfléchis, observe ce que Dieu dit dans Sa sainte Parole et le choix de tes attitudes et de tes actions te
mènera vers Sa volonté.
™ 
Proverbes 29:26 : « Beaucoup de gens recherchent la faveur de celui qui domine, mais c’est l’Éternel qui fait droit à chacun. »

Autrement dit, ne perdons pas notre temps à essayer de trouver faveur chez celui qui domine, mais il y a de la sagesse lorsque
nous comprenons que c’est Dieu seul qui fait droit à chacun.
™ Proverbes 29:7 : « Le juste connaît la cause des pauvres, mais le méchant ne comprend pas la science. »
™ Proverbes 19:17 : « Celui qui a pitié des pauvres prête à l’Éternel Qui lui rendra selon son œuvre. »
™ P
roverbe 19:7 : « Tous les frères du pauvre le haïssent, combien plus ses amis s’éloignent-ils de lui ! Il leur adresse des paroles sup-
pliantes, mais ils disparaissent. »
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† LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE

™ Proverbes 19:8 : « Celui qui acquiert du sens aime son âme ; celui qui garde l’intelligence trouve le bonheur. »

Celui qui manque d’intelligence croit que le bonheur se trouve dans la satisfaction de ses propres désirs, plutôt que de chercher
à plaire à l’Éternel.

Le comportement de l’homme est bizarre, car il ne cherche pas ce qui fera son profit éternel.

Investir tout son argent pour essayer de se satisfaire c’est comme mettre de l’argent dans une banque sans fond.

Celui qui ne comprend pas la science de l’Éternel est plus démuni que le pauvre qui comprend.

Si tu cherches réellement ton profit éternel, tes attitudes et tes actions en feront foi.
™ 
Proverbes 17:5 : « Celui qui se moque du pauvre outrage Celui qui l’a fait ; celui qui se réjouit d’un malheur ne restera pas impuni. »
™ Proverbes 16:8 : « Mieux vaut peu avec la justice, que de grands revenus avec l’injustice. »
™ 
Proverbes 16:16 : « Combien acquérir la sagesse vaut mieux que l’or ! Combien acquérir l’intelligence est préférable à l’argent ! »
™ Proverbes 16:22 : « La sagesse est une source de vie pour celui qui la possède ; et le châtiment des insensés, c’est leur folie. »
Celui qui ne réfléchit pas avant d’agir est comme un avion sans pilote.

Le grand perdant est celui qui investit dans la vanité de ce monde et qui fait tout pour réussir dans la vie, en oubliant de réussir
sa vie.

Il a beaucoup de visions en ce qui concerne son avenir, ici-bas. Il est ambitieux, rien de l’arrête, il domine et profite des autres.
Il veut tout, mais ne veut rien partager, il est très occupé, il n’a pas le temps de s’occuper des autres, parfois même de sa famille
et de ses enfants.

Il est centré sur lui-même, sur sa réussite personnelle. Il n’a pratiquement jamais de temps à donner bénévolement ou gratuitement,
il achète les autres avec son argent.

Il croit pouvoir tout se payer ou tout monnayer, il a peur de vieillir, car c’est quelque chose qu’il ne peut pas contrôler. Il a peur de
mourir, il préfère ne pas trop y penser.

Sa vie se résume à vivre par lui-même, pour lui-même. C’est un être compétitif, il aime se comparer aux autres, croyant, dans sa
perception individualiste et égocentrique, que les autres lui sont inférieurs.

Lui, il est quelqu’un. Il a travaillé fort pour arriver là où il est rendu. Les autres n’ont qu’à faire comme lui. Personne n’a d’excuse
pour ne pas réussir dans la vie. Ceux qui n’y sont pas arrivés sont soit des paresseux, soit des sans ambition.

Voilà en général la mentalité et les perceptions du grand perdant. Lui qui considère avoir réussi sa vie, aveuglé par son orgueil et
son arrogance il court vers sa perte. Voici ce que la Bible dit à propos de ce genre d’individu. Voir Proverbes 8:10-21; Jacques 5:1‑6.
LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE † 5

Les bénéfices de la crainte de l’Éternel vont de pair avec les investissements que nous faisons. Celui qui investit peu récolte peu,
celui qui investit beaucoup récolte beaucoup.

L’important n’est pas le nombre, mais la qualité des investissements. Peu et beaucoup sont quantitatifs, en rapport étroit avec la
qualité et le choix des investissements.

Ce n’est pas ce qui nous semble qui est, c’est la réalité dans ce qui est qui compte vraiment.

LA CRAINTE DE L’ÉTERNEL OU LA CRAINTE DE LA CONSÉQUENCE


2 Corinthiens 7:8-11

™ 
Verset 8 : « Quoique je vous aie attristés par ma lettre, je ne m’en repens pas. Et, si je m’en suis repenti — car je vois que cette lettre
vous a attristés, bien que momentanément. »
™ 
Verset 9 : « Je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la
repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage. »
™ 
Verset 10 : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde
produit la mort. »
™ 
Verset 11 : « Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous ! Quelle justification, quelle
indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition ! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette
affaire. »

Nous voyons ici deux genres de tristesse et aussi deux produits opposés et très différents :
1 - la tristesse selon Dieu, qui produit du fruit,
2 - la tristesse du monde, qui produit la mort.

L’une pousse vers « une repentance à salut », avec les effets normaux qui vont avec - voir verset 11 - tandis que l’autre « la tristesse
du monde » produit la mort, et la mort n’a pas d’effet productif autre que la mort.

Ici ce que l’on voit ce sont les effets bénéfiques d’une authentique repentance en rapport avec la fausse repentance qui n’est pas
selon Dieu.

Je crois que quand l’apôtre Pierre a renié Jésus il a eu une « repentance selon Dieu ». Par contre, Judas, en tant que fils de perdi-
tion, a eu une « repentance produisant la mort ». Voir Matthieu 26:69-75.

L’un se repent avec sincérité « selon Dieu », l’autre se repent en rapport avec lui-même : il regrette avec une culpabilité, selon le
monde, c’est-à-dire le regret de s’être fait prendre. Ou encore selon son intérêt : il est déçu de perdre son intérêt, son profit. Il ne sert
pas Dieu pour Dieu avec des motifs purs, mais pour des motifs intéressé.
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† LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE

Le seul produit que Judas a eu de sa repentance selon le monde c’est son suicide « tandis que la tristesse du monde produit la
mort ». Voir Matthieu 26:14-16 pour le motif de judas et Matthieu 27:3-10 pour la conséquence.

Nous voyons la même similitude se produire aujourd’hui : les meurtriers, les violeurs, les voleurs, etc. n’ont souvent pas de regrets
pour leurs victimes, ils regrettent plutôt de s’être fait prendre.

Et ceux qui regrettent sincèrement le mal qu’ils ont fait à leurs victimes ne le font pas nécessairement avec une authentique re-
pentance.

Un chrétien va s’attrister d’attrister Dieu lorsqu’il commet quelque chose de nuisible à autrui, et convaincu par le Saint-Esprit il va
se repentir, confesser et réparer.

LA RÉBELLION OU L’OBÉISSANCE

™ 
1 Samuel 15:23 a-b- : « Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie. »

1 - la désobéissance égale la divination,


2 - la résistance ou la rébellion à de l’idolâtrie.

La désobéissance ouvre une porte au diable, c’est donc aussi dommageable spirituellement que de donner un accès au diable
dans notre vie que la divination, puisqu’on est en contact avec l’esprit du malin.

Et la résistance à Dieu équivaut à l’idolâtrie, c’est aussi grave par exemple que la cupidité.

Ainsi, obéir à Dieu c’est couper l’accès potentiel à l’ennemi, c’est fermer l’accès potentiel au diable ; c’est nous faire bénéficier de
l’accès à la bénédiction sous la Grâce de Dieu.

Quand nous résistons à Dieu, en tant que chrétien, c’est un symptôme que quelque chose ne va pas spirituellement, et cela devrait
être pour nous un système d’alarme pour nous éveiller à nous soigner ou à nous faire soigner.

On peut éprouver deux genres de tristesse :


1 - une tristesse selon Dieu,
2 - une tristesse égocentrique.

La tristesse égocentrique agit en fonction de la crainte de la conséquence et est ainsi basée sur nous-mêmes.

La tristesse selon Dieu est basée sur le fait que nous nous attristons de L’avoir attristé. Nous nous attristons par le fait que Christ est
mort et ressuscité pour nous et nous nous indignons de voir notre comportement face à la croix, c’est-à-dire en rapport avec la
valeur du prix payé par Christ à la croix.
LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE † 7

Plus nous réalisons la valeur de ce prix, plus nous nous indignons de notre péché, et une profonde tristesse s’installe en nous qui
nous conduisons directement vers une repentance à salut et vers la crainte de l’Éternel, qui est la haine du mal.

Voilà ce que le Saint-Esprit produit en nous, et quand nous Lui résistons nous pouvons tomber dans la tristesse selon le monde et
nous mettre à craindre la conséquence de notre péché. Tandis que la tristesse selon Dieu vient directement quand nous laissons
simplement agir le Saint-Esprit en nous, ce qui nous conduit vers la crainte de Dieu.

En plus de déplaire à Dieu, la tristesse égoïste et intéressée produit exactement ce que l’égoïste craint le plus, c’est-à-dire la
conséquence.

Il est très dangereux de se retrouver face à la tristesse selon le monde, car elle produit la mort.

C’est pourquoi nous devons veiller et prier pour ne pas nous laisser imprégner par une telle tristesse, car elle est le désavantage
de celui qui s’y intéresse, aussi paradoxal que cela puisse être.

Les paradoxes font partie intégralement de la vie spirituelle : nous pensons souvent en fonction du mensonge plutôt que de la
vérité. Car le diable est constamment aux aguets pour nous ramener vers les tendances du vieil homme, pour s’opposer à l’Esprit
Saint et essayer de reprendre le terrain perdu.

Nous savons que rien ne peut nous séparer de l’Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, mais si nous offrons à Satan l’opportu-
nité d’annuler notre capacité à servir Dieu il sautera sur l’occasion, c’est certain.

Nous serions ainsi privés du fruit de l’Esprit et nous deviendrions inutiles ou inutilisables :
1 - pour notre propre ministère,
2 - pour nous-mêmes,
3 - pour être le modèle autour de nous, principalement pour notre propre famille.

Satan essaie constamment de se déguiser, de se faufiler, puis de s’infiltrer de manière à nous empêcher de servir Dieu.

Il ne peut nous enlever notre salut, mais il peut nous enlever l’amour, la joie, la paix, le fruit de l’Esprit, et ainsi nuire grandement
à l’œuvre de Dieu et à l’appel au ministère.
Son truc en faisant cela avec chacun de nous dans le corps de Christ est de semer en nous l’indifférence, l’intolérance, puis la
division. Il ne faut pas le surestimer, mais il ne faut pas non plus faire l’erreur de le sous-estimer. Voir Gédéon dans Juges 8:30.

Ceci dit, Dieu fait compassion à qui Il veut et bénit qui Il veut. Il demeure Souverain en tout temps et décide qui Il veut bénir. Dieu
n’est pas à la merci du péché ou de nos choix personnels. Tout dépend de la Grâce Divine.

Je ne veux pas emprisonner toute conception de Dieu ou toute conception de Son action sur les hommes, ce serait prétentieux ;
mais en même temps, la vérité incomplète de notre révélation n’est jamais complétée, ou comprise.

Il ne faut pas non plus limiter ou nous enfermer dans une conception limitée, mais toujours continuer à prier et à travailler sous
l’inspiration de Saint-Esprit pour vaincre le mal par le bien en glorifiant Dieu.
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† LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE

Enfin, je crois que l’obéissance est une question :


1 - d’illumination,
2 - d’une totale décision,
3 - de sobriété, d’éveil, de constance,
4 - d’acceptation de vivre la croix,
5 - de persévérance jusqu’à la fin.

Voir Romains 5:1-5.

Pour obéir, nous ne devons pas attendre après la motivation ou une pulsion. Le contact avec Dieu, son Esprit et sa Parole, est nos
ressources de convictions.

Dès que nous sommes convaincus, c’est le temps d’agir.

Est-ce que notre intérêt est centré sur Dieu ou sur nous-mêmes ? Cela révèle la motivation qui nous habite.

Est-ce que nous avons soif de Dieu ?


™ 
Psaume 42:2 : « Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, Ô Dieu ! 3
Mon âme a soif de
Dieu, du Dieu vivant ; quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ? »

Il est très clair que le psalmiste « a soif de Dieu », qu’il veut à tout prix Le rencontrer et que « mon âme soupire après Toi, ô Dieu,
mon âme a soif du Dieu vivant ».

Le psalmiste est totalement centré sur Dieu, non sur ce que Dieu pourrait pourvoir à ses intérêts charnels.

Son cri est spirituel, il soupire après Dieu, il a spirituellement conscience de son besoin de Lui et il se compare à une biche assoif-
fée qui désire plus que tout assouvir sa soif. Il est clair et net que son seul intérêt est Dieu, et non lui-même. Il se délecte déjà, il a
soif, il veut absolument une rencontre avec Dieu.

Merci à John Bevere pour son livre « Ennemi accès interdit ». Il m’a tellement inspiré que je suis réellement et éternellement recon-
naissant qu’il ait écrit ce livre. Merci Seigneur pour cet homme de Dieu. Amen.

Ce n’est pas une obligation d’aller à l’église ou de lire la Parole, mais cela devrait être notre première motivation pour être en
communion avec Dieu.

Nous aimerions que les chrétiens qui fréquentent l’église aient tous le feu sacré, pour une meilleure qualité dans nos relations
mutuelles.

Notre motivation est à scruter à la loupe, car si c’est pour notre intérêt personnel cela devient une démotivation de Dieu.
™ 
Matthieu 6:31 : « Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous
vêtus. 32, Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. 33 Cherchez
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premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. 34 Ne vous inquiétez donc pas du
lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même, chaque jour suffit sa peine ».

Ici nous voyons l’intérêt personnel « Ne vous inquiétez donc point », et nous voyons aussi la vraie motivation : « Cherchez premiè-
rement le royaume et la justice de Dieu ».

La bonne motivation est tournée vers les choses d’en haut — Colossiens 3:1 : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez
les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu, 2 attachez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la
terre. 3, Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. 4 Quand Christ, votre Vie, paraîtra, alors vous paraîtrez
aussi avec Lui dans la Gloire. »

Matthieu 6:31-34 et Colossiens 3:1-4, comparent l’intérêt des païens et celui des chrétiens.

Le but et ce qui donne un sens à la vie c’est Dieu seul. Paul nous le dit à nous, les chrétiens : « Car vous êtes morts ».

Le chrétien dans la réalité de sa position :


1 - est mort avec Christ à la croix,
2 - ce n’est plus moi qui vis mais Christ qui vit en moi. Galates 2:20.

Comme Jésus-Christ était uniquement centré sur la volonté de son Père, de même Christ qui vit dans le chrétien a cette même
volonté de recherche.

Voici la réalité d’une personne réellement née de nouveau : ce n’est plus son ancienne vie, c’est-à-dire le vieil homme, qui donne
la direction ou la motivation. C’est le nouvel homme qui exclut son ancienne manière de vivre.
™ 
2 Cor. 5:17 : « Ainsi, celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature : ce qui est ancien a disparu, voici : ce qui est nouveau est
déjà là. »

Ce n’est pas uniquement la réalité de Paul, c’est la position que tous les chrétiens possèdent en Jésus-Christ et cela, dès la nouvelle
naissance.

Nous ne sommes pas deux entités, mais un seul enfant de Dieu, adopté en Jésus-Christ. C’est pourquoi nous sommes appelés à
vivre comme Christ.

L’apôtre Paul dit « Soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même de Christ ». 1 Corinthiens 11:1.

Le croyant n’a pas deux natures comme certains le croient ; il est né de nouveau. Il a uniquement la nature de Christ, Qui vit
en lui. La chair n’est pas une première nature qui vit en lui, comme la nouvelle naissance n’est pas une deuxième nature. Voir 2
Corinthiens 5:17.

Le croyant ne vit pas avec deux personnalités en lui après être né de nouveau. Par contre la chair est le vieil homme qui a été
définitivement et totalement crucifié à la croix. Voir Galates 2:20 — Romains 6:1-11.
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† LES BÉNÉFICES DE LA VIE SPIRITUELLE

La chair n’est pas une nature, mais une tendance héritée de notre ancienne nature pécheresse.

De même, lorsqu’un esclave est affranchi, sa réalité n’est plus d’être esclave. Sauf qu’il peut se croire encore esclave, ce qui n’est
pas sa réalité, car il est affranchi, un être totalement libre.

Est-ce qu’il a deux positions, celle d’un d’esclave et celle d’un homme libre ? La réponse est non, il est totalement libre et cela est
sa position réelle, mais il peut subir l’influence de son passé troublé.

Il en est de même pour la victime d’une agression quelconque. Elle n’a pas deux personnalités, mais une seule et réelle personnali-
té. Dans une seule personne, il y a la réalité et la perte de la réalité. Seule la Thérapie Divine peut nous aider à nous repositionner
dans la réalité de Christ.

Lorsqu’un chrétien vit encore dans le péché, il est un enfant qui ne réalise pas qui il est réellement. Voir 1 Corinthiens 3:1-2.
™ 
Romains 6:12 : « Que le péché n’exerce donc plus sa domination sur votre corps mortel pour vous soumettre à ses désirs. Ne mettez
13

pas vos membres à la disposition du péché comme des armes au service du mal. , Car le péché ne sera plus votre maître puisque
14

vous n’êtes plus sous le régime de la Loi, mais sous celui de la Grâce. »

En conclusion : Il ne faut jamais mélanger position et expérience, car en position nous sommes déjà assis avec Dieu « dans les
lieux célestes » — Éphésiens 2:6 — et en expérience nous attendons le salut final — Romains 8.22-25.