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Saga intranet pour : INGEROP

FA184745 ISSN 0335-3931

FD P 18-717
4 Décembre 2013

Indice de classement : P 18-717

ICS : 91.010.30 ; 91.080.40

Eurocode 2 — Calcul des structures en béton —


Guide d'application des normes NF EN 1992

E : Eurocode 2 — Calculation of concrete structures —


Guide for the implementation of NF EN 1992 standards
D : Eurocode 2 — Berechnung von Betonstrukturen —
Leitfaden zur Anwendung der NF EN 1992 Normen

Fascicule de documentation
publié par AFNOR.
— Tous droits réservés

Correspondance À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux de


normalisation internationaux ou européens traitant du même sujet.

Résumé Le présent document constitue un guide d’application des normes NF EN 1992.


© AFNOR

Il décrit d’une part et pour l’essentiel les interprétations et/ou explications


considérées comme résultant des Principes et Règles d’application figurant dans les
Eurocodes 2. D’autre part, les interprétations et/ou explications considérées comme
des règles d’application possibles des Principes des Eurocodes 2. Les textes
correspondants sont présentés avec un graphisme différent.

Descripteurs Thésaurus International Technique : structure en béton, bâtiment, béton armé,


béton précontraint, acier pour béton, armature de béton armé, conception, règle de
construction, règle de calcul, résistance des matériaux, déformation, limite, dilatation
thermique, contrainte, contrainte de cisaillement, flèche, enrobage, effort, fissure,
vérification, plancher, dalle, poteau, poutre, ancrage, fondation, semelle de fondation.

Modifications

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.org

© AFNOR — Tous droits réservés Version de 2013-12-P


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Le fascicule de documentation

Le fascicule de documentation, se différencie des normes et normes expérimentales par son


caractère essentiellement informatif. Il est élaboré par consensus au sein d’un organisme de normalisation.

Le fascicule de documentation fait l’objet d’un examen régulier pour évaluer sa pertinence dans le temps.

Pour comprendre les fascicules de documentation

L’attention du lecteur est attirée sur les points suivants :

Du fait de son caractère informatif, le fascicule de documentation ne contient aucune exigence.

Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour exprimer une possibilité
préférée mais non exigée pour se conformer au présent document. Les formes verbales peut et peuvent sont
utilisées pour exprimer une suggestion ou un conseil utile mais non obligatoire, ou une autorisation.

En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires destinés à faciliter la
compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en clarifier l'application, sans énoncer d'exigence à
respecter. Ces éléments sont présentés sous forme de notes ou d'annexes informatives.

Commission de normalisation

Une commission de normalisation réunit, dans un domaine d’activité donné, les expertises nécessaires à
l’élaboration des normes françaises et des positions françaises sur les projets de norme européenne ou
internationale. Elle peut également préparer des normes expérimentales et des fascicules de documentation.

Si vous souhaitez commenter ce texte, faire des propositions d’évolution ou participer à sa révision,
adressez vous à <norminfo@afnor.org>.

La composition de la commission de normalisation qui a élaboré le présent document est donnée ci-après.
Lorsqu’un expert représente un organisme différent de son organisme d’appartenance, cette information
apparaît sous la forme : organisme d’appartenance (organisme représenté).
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Calcul des structures en béton BNTRA CN EC2

Composition de la commission de normalisation


Président : M CORTADE
Secrétariat : M GENEREUX — SETRA

M ALEXANDRE BUREAU VERITAS


M ASHTARI APAVE GROUPE
M BABY IFSTTAR
M BEGUIN CTICM
M BOUCHON SETRA
MME BUCHIN-ROULIE FREYSSINET INTERNATIONAL
M BURY UBC INGENIEURIE
M CALGARO CGEDD
M CAUSSE VINCI Construction Grands Projets
MME CAILLAT-MAGNABOSCO AFNOR
M CHENAF CSTB
M COIN EGF-BTP
M COLINA ATILH
M CORTADE CONSULTANT
M CRETON BN Acier
M DAUBILLY FNTP
M DE CHEFDEBIEN LB7 (FIB)
M FONTANIER BNTRA
M GALLITRE EDF SEPTEN
M GENEREUX SETRA
M GRENIER CONSULTANT
M GUIRAUD CIMBETON
M HOLLEBECQ AFCAB
M HORVATH CIMBETON
M IMBERTY RAZEL
M LACOMBE SETRA
M LACROIX CONSULTANT
MME LARQUETOUX BUREAU VERITAS
M LENOIR SECOA
M LOZACH CONCRETE
M MARCHAND IFSTTAR
M MELLIER FREYSSINET INTERNATIONAL
M MONFRONT CERIB
MME MOREAU CETU
MME MORIN CERIB
MME MOUAZAN UNM
MME OSMANI EIFFAGE CONSTRUCTION
M PAILLE SOCOTEC
M PIMIENTA CSTB
M PILLARD UMGO
M PINÇON BNTEC
M PY KP1 R&D (FIB)
M RIGAULT ARCADIS
MME ROBERT CERIB
M ROLLAND QUALICONSULT
M ROURE EDF SEPTEN
M SEANTIER FREYSSINET
M TEDOLDI EDF SEPTEN
M TEPHANY MINISTERE DE l’INTERIEUR, DE LA SECURITE INTERIEURE
ET DES LIBERTES LOCALES
M THONIER EGF — BTP
M TORRENTI IFSTTAR
M TOUTLEMONDE IFSTTAR
M TRINH CHEC
M TRUCHE FIMUREX (APA — ASSO PROF ARMATURIERS)
M WAGNER BNIB
M ZHAO CTICM
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Ont participé à la rédaction de ce guide :

M ASHTARI APAVE GROUPE

M BOUCHON SETRA

M CAUSSE VINCI Construction Grands Projets

M CHENAF CSTB

M COIN EGF-BTP

M CORTADE CONSULTANT

M DE CHEFDEBIEN LB7 (FIB)

M GALLITRE EDF SEPTEN


M GENEREUX SETRA

MME LARQUETOUX BUREAU VERITAS

M LOZACH CONCRETE

MME OSMANI EIFFAGE CONSTRUCTION

M PAILLE SOCOTEC

M PILLARD UMGO
M PY KP1 R&D (FIB)

M RIGAULT ARCADIS

M ROLLAND QUALICONSULT
M THONIER EGF — BTP

M TOUTLEMONDE IFSTTAR

M TRINH CHEC
M TRUCHE FIMUREX (APA — ASSO PROF ARMATURIERS)
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Sommaire
Page

Avant-propos ......................................................................................................................................................6 
1 Clauses concernant la partie 1-1 .........................................................................................................7 
2 Clauses concernant la partie 1-2 .......................................................................................................70 
3 Clauses concernant la partie 3 ...........................................................................................................71 
4 Autres points en relation avec l’Eurocode 2.....................................................................................72 
5 Annexe ..................................................................................................................................................73 
5.1 NF EN 1992-1-1 et son Annexe Nationale, NF EN 1992-1-1/NA .......................................................73 
5.2 NF EN 1992-1-2 et son Annexe Nationale NF EN 1992-1-2/NA ........................................................79 
5.3 NF EN 1992-3 et son Annexe Nationale NF EN 1992-3/NA ..............................................................79 
5.4 Autres points en relation avec l’Eurocode 2.....................................................................................79 

NOTE Les interprétations et/ou explications considérées comme résultant des Principes et Règles d’application figurant
dans les Eurocodes 2 sont en caractère normal. Les interprétations et/ou explications considérées comme des règles
d’application possibles des Principes des Eurocodes 2 sont en italiques.

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Avant-propos
En octobre 2005 la norme française NF EN 1992-1-1 transcrivant la norme européenne EN 1992-1-1 a été publiée
par AFNOR, suivie en mars 2007 de la publication de la norme française NF EN 1992-1-1/NA, son Annexe
Nationale. Ces nouvelles normes de calcul des ouvrages en béton, qui remplacent le BAEL et le BPEL, sont
maintenant d’application courante en France. Les autres Normes ou Décrets nécessaires à la constitution d’un
corpus complet de documents compatibles et homogènes existent aujourd’hui.

La conception et la rédaction de ces normes sont essentiellement basées sur le code modèle européen. En effet
leurs textes ne présentent que les éléments nécessaires à la définition des règles de conception et de calcul sans
explications complémentaires, qui seraient considérées comme des éléments d’un cours de construction. Mais ces
normes comportent des lacunes et leur rédaction est parfois elliptique et peut donc prêter à interprétation.

Dès 2007, la Commission de normalisation BNTRA CN EC2 en charge de l’implémentation en France des normes
Européennes correspondantes avait jugé utile de publier un document nommé Recommandations Professionnelles
pour l’application de la norme NF EN 1992-1-1 et de son annexe nationale. Celui-ci avait pour but de donner des
explications et des interprétations qui n’avaient pu être fournies dans l’annexe nationale, dont le cadre de rédaction
était strictement défini, et d’apporter des compléments non contradictoires qui ne figurent pas dans les textes
normatifs.

Depuis la publication de ces « Recommandations », l’application de ces normes a conduit les utilisateurs à poser
de nombreuses questions d’interprétation du texte. Des compléments que le public français a l’habitude de trouver
dans les documents officiels sont aussi intégrés. Par ailleurs, il a paru judicieux de donner aux réponses apportées
par la Commission un caractère officiel. C’est donc sous la forme d’un Guide d’application publié par AFNOR que
nous avons décidé de fournir l’état actuel de l’interprétation en France de ces normes, accompagné de
compléments utiles au projeteur ainsi qu’à tous les acteurs de la Construction, Maîtres d’ouvrages, Maîtres
d’œuvre, Bureaux d’études, Contrôleurs et jusqu’aux Experts qui seraient amenés à intervenir après construction.
Ce Guide se substitue donc à ces « Recommandations ».

Ce Guide comprend :

 d’une part et pour l’essentiel les interprétations et/ou explications considérées comme résultant des Principes
et Règles d’applications figurant dans les Eurocodes 2.

 d’autre part les interprétations et/ou explications considérées comme des règles d’application possibles des
Principes des Eurocodes 2. Les textes correspondants sont présentés avec un graphisme différent.

C’est ce document, dont vous allez prendre connaissance qui, je l’espère, sera une aide à l’application et à la
compréhension des Eurocodes 2 : Textes Européens et Annexes Nationales. Il a fait l’objet d’un consensus au
niveau de la Commission de Normalisation BNTRA CN EC2.

Ce Guide sera réexaminé périodiquement par la Commission, complété et mis à jour si nécessaire.

Jacques CORTADE
Président de la Commission de normalisation BNTRA CN EC2
9 octobre 2013

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1 Clauses concernant la partie 1-1


(NF EN 1992-1-1 et son Annexe Nationale, NF EN 1992-1-1/NA)

2.3.3 (3) - Déformations imposées - (I)


Autre référence : 7.3.2 (2)
Remarques sur la façon de les prendre en compte
Ces remarques complètent en tant que de besoin ce qui figure dans l’Annexe Nationale.

1 – Effets de la température :

Les effets de la température peuvent être séparés en variation linéaire, gradients et auto-contraintes.

Concernant les variations linéaires en plan, on peut ajouter les commentaires suivants :

La règle visant à ne pas tenir compte dans les calculs de ces variations linéaires pour des blocs dont la distance
entre joints est inférieure aux limites données ne s’applique qu’aux ossatures de bâtiments en béton dont les
appuis sont normalement flexibles. Il peut être nécessaire de retenir des distances plus petites, ou d’adopter des
dispositions constructives complémentaires, dans le cas d’ossatures reposant sur des appuis en maçonnerie ou
dans le cas d’ossatures en béton dont le contreventement longitudinal se trouve essentiellement concentré aux
extrémités des blocs entre joints. On peut, à l’opposé, admettre un léger dépassement des distances fixées pour
des blocs dans lesquels la création d’un joint supplémentaire pourrait conduire à une notable diminution du
contreventement longitudinal ou transversal.

On constate que les effets thermiques différentiels sont plus sensibles aux étages de transition entre des zones
d’activité différente, par exemple le rez-de-chaussée. Des dispositions constructives spécifiques prises à ces
niveaux peuvent permettre de libérer la gêne apportée au développement des effets thermiques différentiels et
donc, de ce fait, d’admettre des distances entre joints plus grandes.

Les effets thermiques étant plus sensibles dans les étages sous terrasse, il peut être parfois judicieux de diviser la
longueur des blocs par deux en créant un joint diapason sur la hauteur du dernier niveau.

Les joints prévus en élévation ne sont pas obligatoirement à prolonger dans les infrastructures lorsqu’il est
préférable de n’en pas prévoir afin d’éviter des fondations excentrées ou une notable diminution du
contreventement longitudinal ou transversal.

2 – Cas de blocs dont la longueur entre joints excède celle précisée dans l’Annexe Nationale :

Parmi toutes les dispositions citées dans cette Annexe Nationale figure la solution consistant à mettre un
pourcentage minimum d’armatures visant à répartir les fissures provoquées par le retrait gêné.

Par référence à 7.3.2 (2), Expression (7.1), on peut alors se référer à la valeur de fct,eff = fctm. Toutefois, on peut
adopter une valeur inférieure, fctm(t), si l'on prévoit que la "fissuration" se produira avant 28 jours.

Il parait donc possible pour tout projet particulier de déterminer l’instant de la première fissuration du béton et le
pourcentage d’armatures minimales s’en déduisant, sur la base de justifications particulières prenant en compte
les évolutions temporelles des caractéristiques du béton, des actions imposées par le retrait (retrait endogène,
retrait de dessiccation et retrait thermique) ainsi que de la gêne à leur développement du fait des structures
environnantes et des conditions particulières de mise en œuvre.

Toutefois les actions thermiques n’étant pas explicitées dans la NF EN 1992-1-1, il y a lieu pour celles-ci de les
estimer sur la base de mesures temporelles in situ appropriées et/ou autres calculs associés.

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3 - Cas des parkings enterrés :

L’attention est attirée sur le cas spécifique des parkings enterrés, enserrés dans des parois périphériques
construites préalablement. En effet, le retrait des planchers associé à la forte ventilation des locaux à partir de l’air
ambiant peut conduire à des variations linéaires importantes des planchers. Il y a alors lieu d’envisager un
ensemble de dispositions constructives spécifiques telles que celles listées dans la Note de l’Annexe Nationale.

4 – Cas des éléments très exposés :

Il y a lieu de respecter un pourcentage d’armatures longitudinales dans les éléments exposés sur plus d’une de
leurs faces aux actions climatiques (balcon, loggia, acrotères, partie saillante des bandeaux).

Si on appelle L une longueur égale à 6 m dans les régions humides et tempérées et 4 m dans les régions sèches
et à forte opposition de température, les pourcentages à respecter sont les suivants :

 pour tout élément de longueur inférieure ou égale à L : 0,17 % pour des aciers de limite d’élasticité égale à
500 MPa et pour un béton C25/30 ou plus ;

 pour tout élément de longueur inférieure ou égale à 2 L : 0,42 % pour des aciers de limite d’élasticité égale à
500 MPa et pour un béton C25/30 ou plus ;

 pour tout élément de longueur intermédiaire, le pourcentage peut être obtenu par interpolation linéaire sur la
longueur.

Les armatures longitudinales doivent :

 respecter un espacement maximal de 25 cm et de 2,5 fois l’épaisseur de la paroi ;

 avoir une plus forte concentration au voisinage de l’extrémité libre de l’élément ;

 comporter des armatures de section de même ordre de grandeur en fond des joints diapasons lorsqu’ils
existent.

2.3.3 (3) - Distance entre joints de dilatation - (II)


Comment mesurer cette distance ?
Dans le cas d'un bloc rectangulaire en plan, la distance dite « entre joints de dilatation » est la plus grande
longueur des deux côtés de ce rectangle.

Dans les autres cas, on peut toujours définir des rectangles circonscrits à ce bloc. On repère parmi ces rectangles,
celui dont le grand côté a la plus petite longueur. La distance entre joints de dilatation est la longueur du grand côté
de ce rectangle, comme indiqué dans la Figure 1 ci-après.

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Figure 1

2.6 (2) - Limite des tassements différentiels


Autre référence : Annexe A1 de la NF EN 1990
Quelles charges sur les fondations doivent être prises en compte pour vérifier les limites
de tassements différentiels précisées dans l’Annexe Nationale ?
On doit envisager les valeurs caractéristiques des charges permanentes et des charges variables d’exploitation,
ces dernières étant affectées par leur éventuel coefficient de dégression verticale (cf. Annexe A1 de la
NF EN 1990).

2.6 (2) NOTE 2 - Déformations imposées verticales


Limites permettant de négliger leurs effets
On peut ne pas tenir compte dans les calculs des variations linéaires en altitude dans les bâtiments dès lors que
les dénivellations d'appuis attendues n'excèdent pas 1/500 de la portée entre éléments porteurs adjacents. Cette
limite est plafonnée à 1 cm ou 2 cm, pour le bon comportement des remplissages, selon qu'ils sont ou non
constitués par des cloisonnements rigides et fragiles bloqués sur l'ossature.

Lorsque l’on doit envisager les effets simultanés des variations linéaires verticales sous l’action de la température
et ceux des tassements différentiels du sol et des fondations, la limite de 1/500 est portée à 1/300 et les limites
absolues de 1 cm et 2 cm sont conservées.

3.1.3 (2) – Granulats


Définition des types de granulats
Sont considérés comme granulats calcaires, de grès ou de basalte, les granulats contenant au moins 80 % en
masse de granulats de ce type.

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3.1.4 (4) - Fluage non linéaire


Autres références : Annexe A1 de la NF EN 1990 et 7.2 (3)
Faut-il calculer les poteaux avec un fluage non linéaire ?
Dans le cas général, les poteaux ne sont pas soumis à la règle de calcul du fluage non linéaire car la contrainte
normale sous combinaison quasi-permanente des charges (charges permanentes plus ψ2 fois les actions
variables, dominantes et autres, (cf. Tableau A.1.1 et § A1.4.1 (1) de la NF EN 1990)) ne dépasse pas la valeur de
0,45.fck.

3.1.5 - Relation contrainte–déformation sous chargement de longue durée


L’Expression (3.14) donne la relation contrainte–déformation sous chargement de courte
durée. Comment cette relation doit-elle être adaptée en cas de chargement de longue
durée ? Le coefficient k est- il concerné ?
L’Expression (3.14) est à modifier en remplaçant η par η/(1 + φef). Par contre le coefficient k reste inchangé.

3.1.9 - Béton confiné - (I)


Les cadres, calculés pour l’effort tranchant, confinent-ils la zone comprimée d’une
poutre ?
On ne peut pas considérer que le béton de la zone comprimée est confiné par le seul fait qu’il se trouve dans cette
zone des cadres conçus uniquement pour l’effort tranchant.

3.1.9 - Charges localisées et confinement - (II)


Autre référence : 6.7
Peut-on ajouter les majorations dues aux charges localisées et celles dues au
confinement ?
A priori, il ne semble pas exclu que les deux phénomènes puissent se cumuler. Toutefois, à défaut de justification
appropriée, il est recommandé de se limiter à la majoration la plus grande résultant des deux phénomènes
lorsqu'ils existent simultanément.

3.2.2 (1)P - Armatures à empreintes


Quelle caractéristique d’adhérence retenir ?
Pour les armatures à empreintes conformes à la norme NF EN 10080, les caractéristiques d’adhérence fP se
substituent, de manière équivalente, aux caractéristiques d’adhérence fR des armatures à verrous.

3.2.2 (2)P - Soudage sur armatures


Autre référence : 3.2.5 (2)P
Quels sont les procédés de soudage admis ?
Par extension au Tableau 3.4, sont admis en France les procédés de soudage, les types d'assemblage et les
couples de soudage conformes à la dernière publication de la norme NF EN ISO 17660.

3.2.2 (3)P - Aciers de 600 MPa


Que signifie précisément le renvoi au Tableau 7.1NF de 3.2.2 (3)P de l'Annexe Nationale ?
L'interprétation logique est que les Notes (2) et (3) du Tableau 7.1NF de l’Annexe Nationale, qui font dérogation au
calcul effectif de l'ouverture des fissures, ne s'appliquent pas lorsque l'on retient dans le calcul des valeurs de fyk
supérieures à 500 MPa.

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3.2.7 (2) NOTE 1 - Diagramme contrainte-déformation des armatures de


béton armé
Commentaires indicatifs

La valeur relativement élevée de ud traduit la ductilité des armatures. On notera cependant que la courbure d'une
section à l'état limite ultime se trouvera limitée par la déformation du béton (3.1.5 et 3.1.7), par l'atteinte du moment
maximal avant mobilisation de toute la réserve de plasticité des aciers, et par la limitation des redistributions dans
le cas de formation de rotules plastiques (5.5 et 5.6). Ce commentaire reste évidemment valable en l'absence de
limitation des déformations de l'acier.

4 - Environnement et enrobages
Existe-t-il un document faisant la synthèse des prescriptions sur le béton figurant dans
la NF EN 206/CN et dans la NF EN 1992-1-1 ?
La NF EN 206/CN et les fascicules de documentation associés couvrent la spécification du matériau béton, de
façon prescriptive ou en permettant une approche de type performantiel, pour contribuer à assurer la durabilité.
L’Eurocode 2 (principalement les NF EN 1992-1-1 et NF EN 1992-2 accompagnées de leur Annexe Nationale)
couvre les prescriptions d'enrobage (Section 4) et de maîtrise de la fissuration (Section 7) qui contribuent à
l'obtention de la durabilité de l'ouvrage, pour un matériau béton supposé suffisamment durable au sens de la
NF EN 206/CN (Annexe E de la NF EN 1992-1-1 et de son Annexe Nationale). Il n'y a donc pas de texte normatif
"synthétique", la durabilité n'étant d'ailleurs atteinte que sous réserve de plus d'une bonne qualité d'exécution (cf.
NF EN 13670).

Toutefois, une aide synthétique au choix des classes d'exposition, qui gouverne l'application de l'ensemble des
textes normatifs, est proposée dans les guides EFB disponibles sur les sites www.egfbtp.com ou
www.umgo.ffbatiment.com

Pour les marchés publics de travaux, une mise en pratique synthétique des différents textes, assortie de
prescriptions spécifiques aux ouvrages concernés, est également indiquée dans le fascicule 65 du CCTG dans sa
version révisée de 2014.

4.4.1 - Définition des enrobages


Quelle est la définition précise ?
L'enrobage d'une barre est celui mesuré à son axe diminué de la moitié du diamètre nominal de cette barre.

4.4.1.2 (5), Note 2) du Tableau 4.3NF (Annexe Nationale) - Réduction de la


classe structurale pour les dalles
Doit-on interpréter limitativement le texte de cette Note en n’autorisant la diminution
d’une classe que pour les armatures inférieures d’une dalle, en s’appuyant sur les
termes : «face coffrée» donc face inférieure et plus loin «sous-face des dalles de pont» ?
La réponse est oui. Toutefois, compte tenu du retour d’expérience, il est admis que pour les dalles de bâtiment,
d’épaisseur inférieure ou égale à 25 cm en classe d’exposition XC1 sans aucune exposition agressive et coulées
sur coffrages industriels, la modulation d’une classe s’applique aussi à la face supérieure non coffrée et donc
notamment à l’enrobage des armatures de chapeaux pour les dalles situées à l’intérieur des bâtiments.

On adopte la même règle dans le cas du deuxième tiret de la Note 2), relatif aux éléments préfabriqués.

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4.4.1.2 (8) - Enrobage des armatures des planchers sur bacs collaborants
Autre référence : 4.4.1.2 (8) NOTE de l’Annexe Nationale
Quelles valeurs adopter ?
En application de 4.4.1.2 (8) NOTE de l'Annexe Nationale, si le bac collaborant a la durée d'utilisation de projet
prescrite, pour les armatures inférieures, on respecte la condition cmin = Max (cmin,b ; 10 mm).

Pour les armatures supérieures, on respecte les prescriptions du Tableau 4.3NF de l'Annexe Nationale.

Dans tous les cas, on respecte l'Expression (4.1) de 4.4.1.1 (2)P.

5.1.1 (7) - Déformation due à l’effort tranchant


Dans quels cas peut-on considérer que les déformations dues à l’effort tranchant
peuvent être négligées ?
A défaut d’estimer des déformations d’effort tranchant, on peut considérer que la clause est vérifiée pour les
poutres rectangulaires, lorsque leur hauteur est inférieure au cinquième de leur portée.

5.1.3 (1)P NOTE - Bâtiments - Cas de charges et combinaisons


Précisions à propos des simplifications admises
Comme indiqué au 5.1.3 (1)P NOTE de l'Annexe Nationale, il est admis, pour les bâtiments et lorsque les
planchers sont réalisés en béton armé et/ou en béton précontraint, pour autant qu'il ne soit pas prévu de
précontrainte de continuité, de ne retenir que les arrangements suivants pour l'estimation des charges de calcul
des éléments ci-après précisés :

1 - Charges transmises aux poutrelles (ou poutres secondaires) et poutres des planchers :

Les charges agissant sur un élément porteur sont d'une part celles qui agissent directement sur lui et d'autre part
celles qui lui sont transmises par les éléments qu'il supporte, compte tenu de leur continuité éventuelle.

Dans tous les cas, pour l'évaluation des charges transmises par les hourdis aux poutres (secondaires ou
principales), on peut négliger l'effet de continuité des hourdis.

Pour les transmissions des charges par des éléments autres que les hourdis, il faut distinguer le cas des planchers
à charge d'exploitation modérée et les autres.

Les planchers sont réputés à charge d'exploitation modérée si toutes les conditions suivantes sont satisfaites :

 la charge d'exploitation est inférieure ou égale à deux fois la charge permanente et à 5 kN/m² ;

 les moments d'inertie des sections transversales sont les mêmes dans les différentes travées en continuité ;

 la fissuration ne compromet pas la tenue du béton armé ni celle de ses revêtements ;

 les portées successives sont dans un rapport compris entre 0,8 et 1,25.

Dans la transmission des charges des poutrelles aux poutres des planchers à charge d'exploitation modérée, on
peut admettre la discontinuité des différents éléments, exception faite toutefois :

 des travées de rive des poutrelles et des poutres où, sur le premier appui intermédiaire, il est tenu compte de
la solidarité, soit en prenant en compte les moments de continuité adoptés, soit forfaitairement en majorant les
réactions correspondant aux travées indépendantes de 15 % s'il s'agit de poutrelles à deux travées et 10 % s'il
s'agit de poutrelles à plus de deux travées ;

 des travées de rive prolongées par une console où l'on tient compte de l'effet de console.

Dans la transmission des charges des poutrelles aux poutres des autres planchers, on doit tenir compte de la
continuité des poutrelles en envisageant que les charges variables sont appliquées sur les travées de part et
d'autre de la poutre principale mais sans pousser plus loin l'étude des chargements par travées alternées.
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2 - Charges verticales transmises aux poteaux supportant des planchers :

Les charges verticales agissant sur les poteaux peuvent être évaluées en faisant, s'il y a lieu, application des lois
de dégression et en admettant la discontinuité des différents éléments des planchers (hourdis, poutrelles et
poutres). Toutefois, les charges ainsi obtenues sont à majorer de :

 15 % pour les poteaux centraux dans le cas de poutres à deux travées ;

 10 % pour les poteaux intermédiaires voisins des poteaux de rive dans le cas de poutres à plus de deux
travées, les charges évaluées pour les poteaux de rive, dans l'hypothèse de la discontinuité, n'étant pas
réduites.

Dans le cas d'éléments de rive prolongés par des parties en porte à faux, il est tenu compte de l'effet de console
dans l'évaluation des charges transmises aux poteaux, en admettant la discontinuité des travées au droit des
poteaux voisins des poteaux de rive.

5.2 - Imperfections géométriques dans le cas des murs de contreventement


Autres références : 5.8.2 et 5.8.3 à 5.8.6
Doit-on faire intervenir les imperfections géométriques dans le plan des murs de
contreventement et/ou noyaux ?
Les excentricités géométriques doivent être prises en compte pour le calcul de toute structure avec effets du
second ordre. Mais elles ne devraient avoir d'incidence notable que pour les portiques de stabilité et leur incidence
dans des contreventements par murs et/ou noyaux est le plus souvent négligeable, ce qui ne dispense pas pour
autant de la justification au second ordre de l'ensemble de la structure (cf. 5.8.2 et 5.8.3 à 5.8.6).

5.3.1 (6) - Planchers à nervures croisées calculés en dalles


5.3.1 (6) Permet-il cette assimilation ?
Oui, dans le cadre strict de l'analyse globale faisant l'objet de 5.3.1 (6). L'assimilation pour le calcul en dalle portant
dans deux directions est à justifier au cas par cas.

5.3.2.1 - Poutres en Té
Autre référence : 9.2.1.2 (2)
Précisions sur la largeur de la table et la position des chapeaux
La largeur participante de la table des poutres en Té donnée en 5.3.2.1 est une largeur maximale.

On peut ne tenir compte que des largeurs de membrures justes nécessaires pour justifier la résistance de la poutre
sous sollicitations ultimes vis-à-vis de la flexion pour calculer les armatures de glissement table/nervure.

Il est possible de concentrer les armatures longitudinales indiquées en 9.2.1.2 (2) dans l’âme. Lorsqu’une partie de
ces armatures est en dehors de l’âme, il est nécessaire d’assurer leur couture.

5.3.2.2 - Ecrêtage des moments en cohérence avec la portée de l’Expression


(5.8)
Autre référence : 5.3.2.2 (3)
Comment procéder dans le cas des appuis de grande largeur ?
Lorsque h (hauteur de la poutre) est inférieure à t (profondeur de l'appui), on remplace l'appui par deux appuis
fictifs de largeur h/2 séparés par une partie inerte de largeur (t - h).

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FD P 18-717

 Dans le cas d'appuis non monolithes (par exemple : appuis sur maçonnerie), le calcul est à faire à la limite
intérieure de chacune des deux zones fictives de profondeur h/2. Dans l'application de l’Expression (5.9) de
5.3.2.2 (4), il faut remplacer t par h.

 Dans le cas des jonctions monolithes, l'écrêtage sur appui se fait sur la base du schéma précédent ce qui est
sans incidence sur les moments aux nus retenus pour les calculs.

Remarque Dans le cas de poutres continues mais pas dans le cas de portiques, pour appliquer 5.3.2.2 (3), il
convient de tenir compte d'une largeur réduite d'appui précisée en 5.3.2.2 (1).

Figure 2

5.3.2.2 (2) - Calculs à partir des portées entre nus


Quelles sont les différences avec les calculs à partir des portées entre axes ?
La NF EN 1992-1-1 est basée sur les calculs à partir des portées entre axes, alors que les règles françaises
antérieures étaient basées à partir des portées entre nus. On note ci-après les principales conséquences de cette
évolution.

a) Lorsque les poutres sont monolithiques avec leurs appuis, la redistribution et les armatures sur appui sont
calculées avec les valeurs des moments au nu de l'appui.

Lorsque les poutres sont appuyées sur de la maçonnerie ou des appareils d’appuis, la redistribution et les
armatures sur appui sont calculées avec les valeurs des moments dans l’axe, éventuellement écrêtés.

b) Le calcul d’une poutre continue avec portées entres axes est différent de celui de la même poutre avec
portées entre nus par le seul fait que l’on prend en compte dans le premier cas la déformation de la poutre dans le
corps des appuis, sans modifier l’inertie de la poutre et que l’on fait l’hypothèse dans le deuxième cas d’une inertie
infinie de la poutre dans le corps des appuis.

En conséquence, le fait de prendre les portées entre nus revient au même que de faire le calcul entre axes et de
ne garder que les moments au nu. En effet, on équilibre bien toujours le même moment isostatique par travée, à
savoir celui calculé entre nus.

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FD P 18-717

5.3.2.2 (3) - Moment sur appui dans le cas des poutres et dalles formant un
ensemble monolithique avec leurs appuis
Autre référence : 5.3.2.2 (1)
La Note de 5.3.2.2 (3) fait référence au « moment d’encastrement ». De quel moment
s’agit-il ?
La Note ne s'applique qu'aux portiques et aux appuis de grande rigidité lorsque le schéma de calcul fait référence
aux lignes moyennes des éléments constitutifs (poutres et poteaux) et à leurs croisements.

Le moment d’encastrement de la Note de 5.3.2.2 (3) s’entend comme le moment d’encastrement, dit « élastique »,
de la poutre considérée comme parfaitement encastrée aux nus de ses appuis.

La Note demande alors de retenir dans la section d’appui des poutres la valeur maximale :

 du moment de calcul au nu résultant de l’étude du portique ;

 de 0,65 fois le moment d’encastrement élastique.

La Note évoquée ci-avant, ne concerne donc pas le cas des poutres continues solidaires de leurs appuis pour
lesquelles on ne prend pas en compte la raideur des poteaux.

5.5 (2) - Etudes sous les combinaisons de charges aux ELS


Peut-on retenir le cas de l’analyse linéaire avec redistribution ?
Bien que ce cas ne soit pas explicitement cité dans le paragraphe, il n’y a pas de contre-indication à retenir pour
les bâtiments cette analyse linéaire avec redistribution limitée des moments dans les combinaisons de charges aux
ELS avec les mêmes coefficients de redistribution que ceux utilisés aux ELU.

5.6.1 (3)P NOTE - Bâtiments - Méthodes d’analyse plastique des poutrelles,


poutres et dalles – (I)
Autres références : 7.4.3 et Annexe E3
Méthode simplifiée pour les planchers à charges d’exploitation modérées
Dans l'exposé de cette méthode, les portées considérées sont celles des distances libres entre nus des appuis et
les moments sont rapportés à ces portées.

 Les moments en travée doivent être tels que l'on équilibre au moins 1,10 M0 pour les travées intermédiaires et
1,15 M0 pour les travées de rive.

 Les rapports entre les portées successives sont compris entre 0,8 et 1,25.

Soient :

G0 : charges du poids propre du plancher


G1 : autres charges permanentes
Q : charges variables

Les charges G1 + Q sont inférieures à 7,5 kN/m2 et les charges Q sont inférieures à 2(G0 + G1).

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L'application de 5.6.1 (2)P et 5.6.1 (3)P nécessite que les moments sur appuis des poutres et dalles soient au
minimum de :

 appuis intermédiaires d'une poutre continue à plus de deux travées : 0,45 M0 (béton armé et béton
précontraint) ;

 appuis voisins de rive de la poutre continue précédente : 0,55 M0 (béton armé) et 0,5 (béton précontraint) ;

 appuis intermédiaires d'une poutre à deux travées : 0,65 M0 (béton armé) et 0,6 (béton précontraint).

M0 est le plus grand des moments isostatiques des travées adjacentes à l'appui considéré.

L'élancement L/d des dalles en béton armé est limité à 27. Cette limite est portée à 32 en cas de contrôle qualité
avec certification par tierce partie (prédalles béton armé certifiées par exemple). Les dalles en béton précontraint
sont considérées comme non fissurées en service.

Les règles de dimensionnement précédentes associées à 5.6.1 (3)P couvrent par ailleurs les vérifications à l’ELS
pour la détermination des sollicitations et les vérifications des contraintes y afférentes.

Les vérifications de limites de déformation restent à effectuer suivant 7.4.3 de la NF EN 1992-1-1 et de son Annexe
Nationale.

Calcul au feu

Dans le cas du calcul au feu pour les dalles, du fait que les redistributions sont habituellement supérieures à 15 %,
il y a lieu d'appliquer l'Annexe E3 de la NF EN 1992-1-2.

Une fois les moments de fermeture connus :

 soit on vérifie l'ouverture des rotules plastiques à chaud du fait de la température, en vérifiant les limites ΩR
données en 5.7.3 (2) NOTE des dalles continues de l'Annexe Nationale de la NF EN 1992-1-2 ;

 soit on respecte la condition d'épaisseur donnée en 5.7.3 (2) NOTE des dalles continues de l'Annexe
Nationale de la NF EN 1992-1-2.

5.6.1 (3)P NOTE - Bâtiments - Méthodes d’analyse plastique des poutrelles


et poutres - (II)
Méthode approchée pour le pré-dimensionnement et/ou la vérification des planchers à
charges d’exploitation modérées
Les fondements de cette méthode sont irréfutables, tant dans le domaine de la résistance des matériaux que dans
celui du béton armé. Cependant, cette méthode ne peut être directement rattachée aux principes tels qu’exprimés
dans la NF EN 1992-1-1. Pour cette raison, l’utilisation et le domaine de cette méthode ne sont donc pas du
domaine du dimensionnement mais restent du domaine du pré-dimensionnement et de celui de la vérification
d’ouvrages, pour lesquels elle peut être utile.

Cette méthode consiste à évaluer les valeurs maximales des moments en travée et sur appuis à des fractions,
fixées forfaitairement, de la valeur maximale du moment fléchissant M0.

Soit :

 M0 la valeur maximale du moment de flexion dans la travée de comparaison, c'est-à-dire la travée isostatique
associée de même portée libre (entre nus) que la travée considérée et soumise aux mêmes charges ;

 Mw et Me respectivement les valeurs absolues des moments sur appuis (au nu des appuis) de gauche et de
droite et Mt le moment maximal en travée qui sont pris en compte dans les calculs de la travée considérée ;

 α le rapport des charges d’exploitation à la somme des charges permanentes et des charges d’exploitation :
α = Q / (G + Q).

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Les valeurs de Mt, Mw et Me doivent vérifier les conditions suivantes :

 Mt + (Mw + Me) / 2  maximum de [ (1 + 0,3 α) M0 et 1,05 M0 ] ;

 Mt  (1 + 0,3 α) M0 / 2 pour une travée intermédiaire et (1,2 + 0,3 α) M0/2 pour une travée de rive ;

 Mw et/ou Me  0,6 M0 dans le cas de l’appui intermédiaire d’une poutre à 2 travées ;

 0,5 M0 dans le cas des appuis voisins des appuis de rive d’une poutre à plus de 2 travées ;

 0,4 M0 dans le cas des autres appuis intermédiaires d’une poutre à plus de 3 travées.

De part et d’autre de chaque appui intermédiaire on retient, pour la vérification des sections, la plus grande des
valeurs absolues des moments évalués à gauche et à droite de l’appui considéré.

Si les calculs font intervenir un moment d’encastrement sur un appui de rive (au nu de l’appui), la résistance de cet
appui de rive sous l’effet du moment pris en compte doit être justifiée.

A défaut de justifications plus précises, et sous réserve de prendre une inclinaison des bielles d'effort tranchant
telle que cotθ = 1 :

 la longueur de la poutre couverte par les chapeaux, à partir du nu de l’appui, doit être au moins égale à 1/5 de
la plus grande portée (entre nus) des 2 travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit d’un appui n’appartenant
pas à une travée de rive et 1/4 s’il s’agit d’un appui intermédiaire voisin d’un appui de rive ;

 la moitié des armatures inférieures nécessaires en travée est prolongée jusqu’aux appuis et l’autre moitié peut
être arrêtée à une distance des appuis au plus égale à 1/10 de la portée (entre nus).

Il est également possible de calculer les poutrelles et poutres des planchers à surcharge modérée par utilisation de
la méthode des poutrelles et poutres des autres planchers (confer ci-après). Il est alors admis d’atténuer les
moments sur appuis dus aux seules charges permanentes par application aux valeurs trouvées d’un coefficient
compris entre 1 et 2/3. Les valeurs des moments en travée sont majorées en conséquence.

5.6.1 (3)P Note - Bâtiments - Méthodes d’analyse plastique des dalles - (III)
Cas des dalles sur appuis continus portant dans deux directions
Cette méthode est une méthode de continuité s'appliquant aux panneaux de dalles rectangulaires dont le rapport
des portées dans les deux directions est compris entre 0,5 et 2,0. Elle consiste à évaluer les valeurs maximales
des moments en travée et sur appuis, dans les deux directions, à des fractions, fixées forfaitairement, de la valeur
maximale des moments fléchissant M0x et M0y dans le panneau associé supposé articulé sur son contour (mêmes
portées et mêmes charges appliquées).

Les moments fléchissant Mx et My dans une dalle rectangulaire articulée sur son contour, de dimensions Lx et Ly
(avec Ly ≥ Lx) et sous une charge uniformément répartie sont donnés dans le Tableau 1 ci-après.

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Tableau 1

 = 0,0 (béton fissuré)  = 0,2 (béton non fissuré)

Lx Mx My Eh 3 f Mx My Eh 3 f
x  y  x  y 
Ly pL2x Mx pL4x pL2x Mx pL4x
(maximal) (maximal) (flèche) (maximal) (maximal) (flèche)

0,50 0,0965 0,2584 0,1215 0,0999 0,3830 0,1167


0,55 0,0892 0,2889 0,1128 0,0934 0,4211 0,1082
0,60 0,0820 0,3289 0,1040 0,0869 0,4682 0,0998
0,65 0,0750 0,3781 0,0955 0,0804 0,5237 0,0916
0,70 0,0683 0,4388 0,0873 0,0742 0,5831 0,0838
0,75 0,0620 0,5124 0,0795 0,0683 0,6458 0,0764
0,80 0,0561 0,5964 0,0723 0,0627 0,7115 0,0694
0,85 0,0506 0,6871 0,0656 0,0575 0,7799 0,0630
0,90 0,0456 0,7845 0,0595 0,0527 0,8510 0,0571
0,95 0,0410 0,8887 0,0539 0,0483 0,9244 0,0517
1,00 0,0368 1,0000 0,0487 0,0442 1,0000 0,0468

Les valeurs à utiliser pour le coefficient de poisson ( dans le Tableau 1 ci-avant) sont données en 3.1.3 (4).

Dans le cas de dalles rectangulaires encastrées (totalement ou partiellement), on procède comme suit :

 Les moments de flexion maximaux, calculés dans l’hypothèse de l’articulation, peuvent être réduits de 15 % à
25 % selon les conditions d’encastrement pour la direction x ou y concernée.

 Les moments d’encastrement sur les grands côtés sont évalués respectivement au moins à 40 % et 50 % des
moments de flexion maximaux évalués dans l’hypothèse de l’articulation.

 Les moments d’encastrement sur les petits côtés sont égaux à ceux évalués pour les grands côtés, en faisant
alors l’hypothèse que ces grands côtés sont encastrés (totalement ou partiellement) dans les mêmes
conditions que les petits côtés.

 Soit, pour la direction principale x, Mtx le moment maximal considéré en travée, Mwx et Mex les valeurs
absolues des moments retenus pour les appuis de gauche et de droite, il y a lieu de vérifier l’inégalité
suivante :

Mtx + (Mwx + Mex) / 2  1,25 Mx (1)

où :

Mx est le moment isostatique calculé précédemment.

De part et d’autre de chaque appui intermédiaire, que ce soit dans la direction x ou y, on retient pour la vérification
des sections, la plus grande des valeurs absolues des moments évalués à gauche et à droite de l’appui considéré.

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5.6.1 (3)P NOTE - Bâtiments - Méthodes d’analyse plastique des poutrelles


et poutres - (IV)
Cas général des poutrelles et poutres
Pour les bâtiments en béton armé, les méthodes plastiques admises pour le calcul des sollicitations des éléments
ci-après précisés sont celles qui satisfont à 5.6.2 (1)P, par le respect des conditions de 5.6.2 (2) :

i) la condition xu/d est à vérifier projet par projet. Elle est habituellement satisfaite dans la majorité des cas
d'utilisation des méthodes admises pour les bétons de classe de résistance inférieure à C50/60 ;

ii) la condition de choix des aciers de classe B ou C est à vérifier projet par projet ;

iii) cette condition est déjà une des conditions des méthodes plastiques admises.

Application au cas des poutrelles et poutres des planchers.

Cette méthode est une méthode de continuité simplifiée. Elle apporte à la méthode de continuité théorique des
corrections pour tenir compte :

 de la variation du moment d'inertie des sections transversales le long de la ligne moyenne du fait du
comportement de béton armé,

 de l'amortissement des effets des chargements des travées successives qui est plus important que celui de la
continuité théorique.

Cette méthode présente le double avantage d'une part de supprimer toute résolution d’un système d’équations
linéaires et d'autre part de limiter le nombre de cas de chargements à envisager.

On envisage ci-après le seul cas des poutres :

 dont les moments d'inertie des sections transversales sont les mêmes dans les différentes travées en
continuité (le cas des poutres à goussets n’est donc pas envisagé) ;

 dont les sollicitations principales peuvent être estimées dans l’hypothèse de la non solidarité avec les poteaux
supportant ces poutres ;

 pouvant être considérées comme soumises aux seules actions des charges permanentes et charges
d’exploitation, qu’elles soient uniformément distribuées ou sous forme de charges localisées.

 les moments aux nus des appuis, considérés comme sections à vérifier, sont calculés en ne tenant compte
que des charges des travées voisines de gauche (w) et de droite (e).

 on détache, de chaque côté des appuis, des travées fictives de longueur l’w à gauche et l’e à droite, égales à la
portée libre (entre nus) l de la travée si elle est en rive sur l’autre appui et à 0,8 l si elle est continue au-delà de
l’autre appui (les appuis encastrés sont à considérer comme des appuis de continuité) ;

 une charge uniformément répartie par unité de longueur pw sur la travée de gauche et pe sur la travée de
droite donne un moment d’appui égal en valeur absolue à :

(pw l’w3 + pe l’e3) / 8,5 (l’w + l’e) (2)

 une charge concentrée Pw sur la travée de gauche ou Pe sur la travée de droite à la distance a du nu de
l’appui donne un moment d’appui égal en valeur absolue à :

k Pw l’w2 / (l’w + l’e) ou k Pe l’e2 / (l’w + l’e) (3)

où k est donné en fonction du rapport a / l’ par la formule suivante :

4 (a/l’) (1-a/l’) (2-a/l’) / 8,5

dont découle le Tableau 2 suivant :


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Tableau 2

a/l’ 0,00 0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 0,70 0,80 0,90 1,00

k 0,000 0,080 0,136 0,168 0,181 0,176 0,158 0,128 0,090 0,047 0,000

Dans le cas de console, le moment sur appui voisin de rive est à minorer du moment de console divisé par 2,125.
Ainsi, sur l’appui voisin de l'appui de rive, M2 est à remplacer par M2 – (M1/2,125).

On trace la courbe des moments de la travée indépendante associée, de portée l (entre nus) sous l’effet de la
charge permanente puis sous l’effet de la charge permanente et de la charge d’exploitation, les différentes charges
étant affectées du coefficient de pondération correspondant à l’état limite considéré.

On prend comme ligne de fermeture :

 pour les moments positifs, celle qui joint les moments d’appui minimaux en valeur absolue ;

 pour les moments négatifs, celle qui joint les moments d’appui maximaux en valeur absolue ;

en supposant dans chaque cas que les charges d’exploitation peuvent être ou non appliquées dans les différentes
travées.

Les arrêts des barres peuvent être effectués, par la méthode générale, dans chaque travée à partir de la courbe
enveloppe déduite des lignes représentatives des moments associées aux lignes de fermetures et cas de
chargements associés définis ci-avant.

Les efforts tranchants sont calculés, par la méthode générale applicable aux poutres continues, à partir des
moments de continuité tels que vus ci-avant.

5.6.2 - Définition de θs
Comment peut-on calculer θs ?
Pour calculer θs sur un appui, on procède de la façon suivante :

 on choisit pour les travées des poutres ou dalles situées à droite et à gauche de cet appui, les armatures
correspondantes en adéquation avec le moment sur appui que l'on souhaite retenir ;

 on procède ensuite au calcul de la rotation de chacune de ces deux poutres ou dalles par intégration des
courbures tout le long de leur ligne moyenne (7.4.3 (7)).

θs est le différentiel de rotation résultant du calcul précédent pour l'appui concerné.

Une façon simplifiée de calculer θs consiste, selon 7.4, à décomposer la poutre ou la dalle en une partie dite non
fissurée et une partie dite fissurée par l'intermédiaire d'un coefficient  en remplaçant dans l’Expression (7.18) de
7.4.3 (3) les coefficients α par EI.

5.6.2 (4) - Angle des dalles et risque de soulèvement


Autre référence : 9.3.1.3 (1)
Les prescriptions de 5.6.2 (4) et 9.3.1.3 (1) conduisent-elles à des armatures
spécifiques ?
On peut considérer que les armatures minimales de chapeaux (0,15 Mt, de 9.2.1.2 (1) et 9.2.1.4 (1)) sont
habituellement suffisantes pour couvrir le risque de soulèvement des angles des dalles.

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5.8.3.2 (2) - Attentes des poteaux et cadres de ces poteaux – (I)


Autres références : 6.1 (4), 8.7.3, 8.7.4.1, Figure 8.9 b) de 8.7.4.1 (4) et 9.5
Demande de précision sur le calcul des attentes pour certains cas de la Figure 5.7 et sur
le calcul des cadres dans les zones de recouvrement
Attentes des poteaux : elles dépendent de leurs conditions de continuité.

 Dans le cas de la Figure 5.7 (a) et donc pour les poteaux dont la longueur de flambement est prise égale à la
hauteur entre nus d'étages, le coefficient α6 des Expressions (8.10) et (8.11) de 8.7.3 (soit α6 = 1,5 dans le cas
classique où 100 % des barres sont en recouvrement) s'applique aux armatures nécessaires au niveau de la
reprise, et celles-ci sont calculées en flexion composée en tenant compte uniquement de l'excentricité de 6.1
(4) (Il n’y a pas d'effet de second ordre).

 Dans les autres cas des poteaux contreventés des Figures 5.7 (c), (d) et (f), les armatures sont calculées en
flexion composée en tenant compte de l'excentricité à l'encastrement qui est le maximum des deux valeurs
suivantes :

 celle due à l'effet de second ordre, soit e = e2 cos (π / 2 l0), où  est la hauteur d’étage et l0 la
longueur de flambement retenue ;

 celle donnée en 6.1 (4).

Cadres dans les zones de recouvrement :

 si les armatures longitudinales résultent du respect du pourcentage minimum indiqué en 9.5.2 (2), les
armatures transversales doivent être déterminées uniquement en appliquant 9.5.3.

 si les armatures longitudinales résultent du calcul de flexion composée, les armatures transversales doivent
respecter les conditions données en 8.7.4.1 (2) et (3), et 9.5.3.

5.8.3.2 (2) - Figure 5.7 – Bâtiments – (II)


Longueur libre de flambement des poteaux d’étages courants
La longueur libre de flambement des poteaux d'étages courants des bâtiments, lorsque leur raideur n'est pas prise
en compte dans le contreventement et pour autant qu'ils soient correctement connectés en tête et en pied à des
éléments de raideur supérieure ou égale, peut être représentée par l0 = 0,7 l.

5.8.3.2 (3) - Longueur libre des poteaux


Précision relative à la hauteur libre des Expressions (5.15) et (5.16)
La longueur l, dite hauteur libre de 5.8.3.2 (3), s'entend entre dessus de dalle inférieure et sous-face de dalle
supérieure, si les éléments s'opposant au flambement dans la direction considérée sont des dalles, sinon, entre
dessus de plancher inférieur et sous-face de poutre du plancher supérieur.

5.8.5 - Méthodes d’analyse pour les effets du second ordre


Autres références : 5.8.3.1, 5.8.3.2 et 5.8.6.
Eléments pouvant être considérés comme isolés et portiques de stabilité
Les Expressions (5.15) et (5.16) de 5.8.3.2 (3), qui ne concernent que les éléments isolés ou pouvant être
considérés comme isolés (cf. définitions de 5.8.1), servent en particulier à déterminer l’élancement de l’Expression
(5.14) de 5.8.3.2 (1), et de le comparer à λlim de 5.8.3.1 (1) (cette comparaison est appelée le critère d’élancement).

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Les méthodes de 5.8.5 (a) et (b) sont, elles-mêmes, adaptées au cas de poteaux isolés ou à l'intérieur d'une
structure contreventée par ailleurs. Pour les éléments qui ne peuvent être considérés comme des éléments isolés
mais participant à la stabilité d'ensemble comme élément constitutif d'un portique de contreventement, il convient
de mener l’analyse selon la méthode générale visée en 5.8.5 et décrite en 5.8.6.

5.8.5 (1) NOTE – Bâtiments


Effort normal limite ultime des poteaux courants de bâtiments
La formule de calcul des poteaux de bâtiments, à extrémités articulées non déplaçables, décrite ci-après est
enveloppe de la méthode (b).

Pour les poteaux rectangulaires ou circulaires courants de bâtiment, on pourra utiliser les formules suivantes du
Tableau 3 ci-après :

Tableau 3

Section rectangulaire Section circulaire

2
NRd = kh . ks .  . [b . h . fcd + As . fyd] NRd = kh . ks .  . [ D . fcd + As . fyd]
4

0,86 0,84
= si  ≤ 60 = si  ≤ 60
λ
λ

2 2
   
1   1  
 62   52 

 
 = 32
1 ,3
si 60 <  ≤ 120  = 27  1,24
si 60 <  ≤ 120

kh = (0,75 + 0,5 h) . (1 – 6  . ) pour h< 0,50 kh = (0,7 + 0,5 D) . (1 – 8  . ) pour D< 0,60

sinon kh = 1 sinon kh = 1

fyk fyk
ks = 1,6 – 0,6 pour fyk > 500 et  > 40 ks = 1,6 – 0,65 pour fyk > 500 et  > 30
500 500
sinon ks = 1 sinon ks = 1

où :

 b = largeur du poteau rectangulaire ;

 D = diamètre de la section circulaire ;

 h = épaisseur du poteau rectangulaire dans la direction du flambement ;

 Lo = longueur de flambement ;

 fcd = fck / γC ; fyd = fyk / γS ;

 As = section totale des armatures situées à la distance d’ des parois, disposés en deux lits symétriques pour
une section rectangulaire ou en six barres réparties pour une section circulaire ;

 δ = d’/h enrobage relatif ;

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FD P 18-717

 λ = Lo 12 /h élancement pour une section rectangulaire de côté h dans la direction du flambement ;

 λ = 4 . Lo /D élancement pour une section circulaire de diamètre D ;

 ρ = As / b . h % d’armature totale pour une section rectangulaire ;

2
 ρ = As / ( D ) % d’armature totale pour une section circulaire.
4

Dans les conditions suivantes :

 poteau bi-articulé sous charges centrées,

 élancement : λ ≤ 120,

 20 ≤ fck ≤ 50 MPa,

 épaisseur dans la direction du flambement : h ≥ 0,15 m,

 distance d’ des armatures à la paroi la plus proche ≤ Min [0,30 h ; 100 mm],

 armatures symétriques, par moitié sur chaque face,

 chargement à au moins 28 jours.

NOTE A défaut de connaître ρ et δ, on peut prendre à titre conservatoire : kh = 0,93.

5.8.6 (4) - Coefficient de fluage pour le calcul aux ELU au second ordre
Autres références : 5.8.4 (2) et Annexe A1 de la NF EN 1990.
Confirmation de la méthode donnée en 5.8.6
Le 5.8.6 (4) est sans ambiguïté. En effet, il fait renvoi à l’Expression (5.19) de 5.8.4 (2) qui utilise les moments M0Ed
du 1er ordre sous combinaison fondamentale des charges à l’ELU et M0Eq,p du 1er ordre sous combinaison quasi-
permanente des charges à l’ELS.

 Remarque 1 : l’indice 0 signifie que l’on se place au temps zéro, ce qui est logique puisque l’Expression (5.19)
comporte le coefficient de fluage.

 Remarque 2 : rappel de la combinaison quasi permanente des charges : charges permanentes plus ψ2 fois les
actions variables, dominantes et autres (cf. Tableau A.1.1 et A1.4.1 (1) de la NF EN 1990).

 Remarque 3 : La Note de 5.8.4 (2) donne une approche alternative.

5.8.8.2 - Poteaux précontraints


Autre référence : 5.8.3.2
Comment la pré-contrainte intervient-elle dans un calcul au second ordre ?
a) A supposer un poteau considéré comme isolé, soumis à un effort normal constant NEd, et de longueur efficace
donnée l0 (5.8.3.2).

La méthode du second ordre basée sur une courbure estimée de cette longueur l0 donne les résultats suivants :

Le moment de calcul vaut : MEd = M0Ed + M2 (Expression (5.31)) de 5.8.8.2 (1) avec :

 M0Ed = NEd e1 moment du 1er ordre incluant les imperfections géométriques ;

 M2 = NEd e2 = NEd (1/r) l02 / c ;

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FD P 18-717

 c dépend du choix de la forme de la déformée, par exemple c = π2 dans le cas d’une courbure sinusoïdale
(Expression (5.33) de 5.8.8.2 (3)).

Ou encore, en posant NEd = N dans le but de simplifier l’écriture des Expressions (5.31) et (5.33), il vient :

MEd = N e1 + N (1/r) l02 / c

b) Le même poteau soumis en outre à une force de précontrainte P excentrée de eP, soit MP = P eP.

Les sollicitations sont :

NEdP = NEd + P et MEdP = NEd e1 + P eP + NEd (1/r) l02 / c (4)

Cette dernière expression peut encore s’écrire sous la forme :

MEdP = (NEd + P) (NEd e1 + P eP ) / (NEd + P) + (NEd + P) NEd (1/r) l02 / c / (NEd + P) (5)

Soit, en posant N = NEd + P dans le but de simplifier l’écriture, il vient :

MEdP = N e’1 + N l’02 (1/r) / c, avec :

- e’1 = (NEd e1 + P eP ) / (NEd + P)

- l’02 = NEd l02 / (NEd + P), soit l’0 = l0 [NEd / (NEd + P)]1/2

Ce qui permet de dire que l’étude d’un poteau précontraint peut être conduite comme celle du même poteau
supposé en béton armé sous l’effort normal N (comprenant la force de précontrainte mais avec une excentricité du
premier ordre réduite e’1 au lieu de e1 et avec une longueur efficace réduite l’0 au lieu de l0).

5.10.2.2 (4) - Résistance minimale du béton à l’ancrage de précontrainte


La précision « armature par armature », figurant dans la prescription est-elle nécessaire
et/ou fondée ?
La précision « armature par armature » qui figurait dans la NF EN 1992-1-1 (1er tirage 2005-10-F) a été depuis
corrigée dans la dernière version de cette norme (4ème tirage 2013-14-F) et remplacée par : « Si la mise en tension
d’un câble est effectuée par étapes, la résistance requise pour le béton peut être réduite… ».

Figure 3

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FD P 18-717

5.11 (2)P - Voiles en béton armé et en béton non armé


Précisions concernant la frontière entre ces deux catégories
Les points détaillés ci-après viennent expliciter ce qui figure dans l'Annexe Nationale.

Point 1 :

Étant donné un voile et une section droite de ce voile dans laquelle les sollicitations, à l’ELU, sont désignées par
MEd, NEd et VEd. Il existe 3 cas de diagramme des contraintes associées à l’état de flexion composée :

 Cas 1 : la section droite est entièrement comprimée ;

 Cas 2 : la section droite est partiellement comprimée, sans qu’il soit nécessaire de prévoir des armatures
tendues ;

 Cas 3 : la section droite est partiellement comprimée avec l’obligation de prévoir des armatures tendues.

Les cas 1 et 2 relèvent de la Section 12, qui traite des voiles en béton non armé ou faiblement armé, si les deux
conditions suivantes sont également satisfaites :

Première condition : La contrainte normale du béton, issue des sollicitations MEd et NEd, est, en tout point de la
section droite, au plus égale à la contrainte normale résistante de calcul σRd = fcd,pl Φ de l’Expression (12.10) de
12.6.5.2 (1).

Deuxième condition : La contrainte de cisaillement, issue de VEd, soit cp = k VEd / Acc, doit satisfaire aux
conditions des Expressions (12.5), (12.6) et (12.7) de 12.6.3 (2).

Le cas 3 relève des Sections 6 et 9. Il en est de même des cas 1 et 2 lorsqu’au moins une des deux conditions
rappelées ci-avant n’est pas satisfaite.

Les Sections 6 et 9 ne fixent aucune prescription ou limites chiffrées concernant les voiles en béton armé, à
l’exception des prescriptions du 9.6.1, 9.6.2, 9.6.3 et 9.6.4. L'Annexe Nationale a donc complété en tant que de
besoin les Sections 6 et 9.

Point 2 :

La contrainte normale résistante de calcul σRd est à estimer au cas par cas selon la configuration de la section
droite du voile, de ses retours et de ses raidisseurs. Il est possible, pour cela, de découper fictivement le voile en
bandes adjacentes judicieusement choisies et d’étudier l’effet du second ordre séparément sur chacune de ces
bandes, pour en connaître la valeur de contrainte normale résistante de calcul à comparer à la contrainte normale
du béton sollicitant cette bande, soit σEd.

Les effets du second ordre des voiles en béton armé peuvent s’étudier, comme indiqué en 5.8.3.2 (7), par
utilisation du Tableau 12.1 du 12.6.5.1 (1) qui est donné pour les voiles en béton non armé. On peut donc étudier
les voiles en béton armé en procédant également par juxtaposition de bandes et estimer ainsi la contrainte
normale résistante de chaque bande.

Naturellement, la largeur des bandes doit pouvoir être justifiée et donc être réaliste. Ainsi, à titre d’exemple non
limitatif, le choix d’une largeur de bande supérieure à la zone de béton comprimé n’est habituellement pas
acceptable. On admet le plus souvent de limiter la largeur des bandes à la plus petite des deux valeurs : la moitié
de la hauteur d’étage et les 2/3 de la longueur de la zone de béton comprimé.

Point 3 :

Que les voiles soient en béton armé ou non armé, ils doivent respecter des dispositions constructives minimales en
vue d’une part, de leur permettre de remplir efficacement leur rôle de paroi et d’autre part d’assurer leurs fonctions
de chaînage.

Ces dispositions concernent :


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 les chaînages horizontaux au niveau des planchers et toitures (partiellement traités en 9.10.2.3 (3)) ;

 les chaînages verticaux aux extrémités des voiles, au croisement des voiles et au droit des ouvertures ;

 les armatures minimales des voiles extérieurs, en vue de leur insertion dans des façades et pignons
convenablement conçus contre la pénétration de l’eau.

L'Annexe Nationale a donc complété en tant que de besoin la Section 9 (et la Section 12 fait renvoi à cette
section).

Ces dispositions constructives minimales sont récapitulées en 9.6.2 et 9.6.3 – (I) du présent document.

Point 4 :

Il résulte de ce qui est dit dans les trois points précédents :

 qu’un voile peut ne pas comporter d’armatures de compression ni de pourcentage minimal associé dès lors
que la contrainte normale dans toutes ses bandes reste inférieure à celle limite donnée par la Section 12 ;

 il peut, de même exister des voiles dont certaines bandes sont à classer comme armées à la compression
alors que d’autres peuvent être considérées comme non armées ;

 qu’un voile en béton armé peut ne pas comporter d’armatures de cisaillement et de glissement ni de
pourcentage minimal associé, dès lors que sa contrainte de cisaillement est inférieure à la contrainte limite
donnée par la Section 6 ;

 qu’un voile en béton non armé doit comporter des armatures minimales de chaînage et de quadrillage minimal
selon des dispositions constructives données dans la Section 9, du fait des renvois précisés dans la
Section 12.

6.2.1 - Vérifications d’effort tranchant en zone courante - (I)


Autres références : 6.2.3 (5) et 9.2.1.3 (2)
Explications générales
La zone courante de la poutre est celle au-delà de la première fissure.

Pour les explications ci-après, on se place dans l'hypothèse des fissures au voisinage de l'appui de gauche de la
poutre, l'appui de droite de la poutre étant supposé éloigné. Donc les fissures envisagées se placent dans le cas
où la partie gauche est conservée et la partie droite supprimée (sollicitations des forces de droite).

Figure 4

1) Le fait de prendre l’effort tranchant en partie droite et haute de toute fissure envisagée correspond à l'hypothèse
(cf. 6.2.3 (5)) qui suppose que les charges sont appliquées en partie supérieure de la poutre. Si les charges
sont appliquées le long de la ligne moyenne, l'effort tranchant intervenant dans les calculs des armatures
d'effort tranchant traversant une fissure est celui situé à l'abscisse où cette fissure coupe la ligne moyenne.

2) La contrainte dans la bielle comprimée, jouxtant la fissure envisagée côté supprimé, est à regarder avec le
même effort tranchant que celui ayant servi au calcul des armatures d'effort tranchant.

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3) 6.2.3 (5) peut également s'appliquer lorsqu'il y a discontinuité d'effort tranchant dû à des charges localisées en
partie courante de la poutre. Dans la zone de discontinuité (d de chaque côté de la charge concentrée), toutes
les bielles ou toutes les fissures doivent naturellement être envisagées.

4) Si l'on envisage de changer l'angle θ le long d'une poutre, il est nécessaire d'analyser les zones de transition
des treillis multiples de Ritter - Mörsch correspondants.

5) L’inclinaison des fissures conduit à un allongement des barres longitudinales, selon l’Expression (9.2) de 9.2.1.3
(2), appelé « effort de traction supplémentaire dû à l’effort tranchant », qui correspond à ce qui était appelé
auparavant « règle de décalage ».

6.2.1 - Vérifications d’effort tranchant avec charges localisées aux abouts


des poutres - (II)
Autres références : 6.2.1 (8), 6.2.2 (6) et 6.2.3 (8)
Explications générales
La zone d'about des poutres est la zone située à une distance comprise entre 0 et 2 d du nu de l'appui.

La NF EN 1992-1-1 sous-entend un schéma spécifique pour la transmission des charges localisées aux appuis
(6.2.2 (6) et 6.2.3 (8)).

Figure 5

Au voisinage d'un appui, il existe donc deux schémas distincts :

 celui de Ritter - Mörsch qui traite des charges réparties et des charges localisées au-delà de 2 d ;

 celui ci-avant qui traite des charges localisées pour les charges lorsqu'elles sont à moins de 2 d.

La démarche classique consiste donc à superposer les armatures résultant des deux schémas précédents.

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Pour éviter une difficulté de frontière, il est recommandé de ne pas prendre d'inclinaison de fissure supérieure à
cotθ = 2,0 dans le cas de charges localisées situées entre 2 d et 2,5 z.

Il est recommandé de considérer que la distance av se compte à l'axe des charges localisées.

Les Figures 6.4 de 6.2.2 (6) et 6.6 de 6.2.3 (8) représentent des charges localisées où la distance av est comptée à
partir du nu de la charge côté appui. Ce cas ne devrait être réservé que si les deux conditions suivantes sont
satisfaites :

 lorsque la zone de contact entre les charges localisées et la poutre est réduite (par exemple 0,2 d) ;

 lorsque la distance à l'appui est supérieure à la hauteur utile de la poutre.

6.2.1 - Vérifications aux abouts des poutres - (III)


Autres références : 6.5.4 et 9.2.1.4 (2).
Explications générales
Les armatures traversant la première fissure remontent des charges en partie supérieure du prisme d'appui. Il s'y
ajoute les charges réparties agissant directement en partie supérieure du prisme d'appui ainsi que la fraction des
charges localisées se transmettant directement sur appui (voir 6.2.2 (6)). Toutes ces charges redescendent sur
l'appui sous forme de forces dont on peut connaître la résultante vectorielle. Cette résultante définit la bielle
moyenne sur laquelle les vérifications de la NF EN 1992-1-1 doivent être effectuées.

La contrainte dans cette bielle moyenne d'about ne doit pas excéder la valeur σRd,max donnée par l’Expression
(6.61) de 6.5.4 (4) b). Le sous-tendeur de cette bielle moyenne peut être considéré comme ancré à partir de la
première fissure comme mentionné sur la Figure 6.27 de 6.5.4 (4) b) et rappelé sur la Figure 6 ci-après.

Figure 6

Le tracé vectoriel de la bielle moyenne donne la connaissance d'un angle θ' qui permet de substituer à l’Expression
(9.3), la formule suivante à savoir :

FEd = |VEd|.cotθ' - NEd/2 + MEd/z (6)

MEd étant considéré comme positif lorsqu'il comprime la fibre supérieure

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NEd étant positif pour une compression

 l’Expression (9.3) de 9.2.1.4 (2) peut ne pas être sécuritaire et devra de toute façon être révisée dans les
versions futures de la NF EN 1992-1-1 ou de son Annexe Nationale.

 Dans le cas de fortes sollicitations et de poutres de hauteurs importantes, il est possible d'envisager des
bielles superposées munies de leur sous-tendeur.

6.2.1 - Ancrage des armatures sur appui - (IV)


Autres références : 9.2.1.3 (2) et 9.2.1.4 (2)
Précisions à propos des Expressions (9.2) et (9.3)
L’Expression (9.2) de 9.2.1.3 (2) n'est en fait que la formule de décalage des armatures de flexion du fait de
l'inclinaison des bielles du treillis de Ritter - Mörsch avec cependant l'hypothèse des charges appliquées en partie
supérieure de la poutre.

A noter que le décalage des armatures de flexion résultant de l’inclinaison des fissures du treillis est appelé « effort
de traction supplémentaire » en 6.2.3 (7).

L’Expression (9.3) qui utilise la longueur de décalage de l’Expression (9.2) suppose en fait que toutes les bielles
d'appui rayonnent à partir du point de rentrée du sous-tendeur au nu de l'appui, ce qui n'est pas sécuritaire.

La démarche correcte consiste donc à prendre l'angle θ' d'inclinaison moyenne des bielles d'appui pour calculer le
sous-tendeur associé nécessaire (cf. 6.2.1 (III) ci-avant).

6.2.1 - Formule de cisaillement des sections circulaires - (V)


Comment étudier le cisaillement dans un tel cas ?
La démarche consiste à faire l'étude des contraintes normales en flexion composée (béton tendu négligé) dont on
déduit la distribution des cisaillements. On en déduit le cisaillement moyen dont la valeur est à vérifier par rapport
à la limite donnée à la Section 6.

Dans les cas de flexion simple, on peut se rattacher au calcul d'une section rectangulaire de largeur bw = 0,6 D
avec un z = 0,9 d, dès lors qu'il y a au moins 6 barres longitudinales (avec D diamètre de la section circulaire et d
hauteur utile de la barre longitudinale la plus éloignée).

6.2.1 (4) - Redistribution transversale des charges dans les dalles – (I)
Autres références : 6.2.2 (1) NOTE et 9.3.1.1 (1)
La NF EN 1992-1-1 définit-elle les conditions de redistribution transversale ?
On constate que le mot "même" cité en 6.2.1 (4) n'existe pas dans la version anglaise de l’EN 1992-1-1.
Cependant, l’ajout de ce mot ne modifie pas la compréhension du texte.

La notion de redistribution transversale des charges dans les dalles est introduite en 6.2.1 (4) sans la définir. Il en
est fait de même en 6.2.2 (1) NOTE de l'Annexe Nationale.

Une nouvelle définition des effets de redistribution transversale des charges, telle qu'elle devrait figurer dans une
version révisée de l'Annexe Nationale, est donnée ci-après :

L'effet de redistribution transversale peut être obtenu par toutes les dispositions qui contribuent à un
fonctionnement bidimensionnel d'une dalle. Cela peut donc être obtenu de nombreuses façons, par exemple et
sans être exhaustif :

 lorsque les conditions d’appuis permettent d’envisager un fonctionnement en plaque et non en poutre
(exemple des dalles reposant sur 3 et 4 côtés, etc.) ;

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 lorsque une dalle, fonctionnant principalement dans une seule direction, a une largeur suffisante pour que l’on
puisse admettre que des reports latéraux soient possibles en cas de défauts localisés (par exemples : dalle
portant dans une seule direction et dont la largeur est au moins égale à 10 fois son épaisseur et au quart de
sa portée, parois des murs de soutènement, etc.).

Les deux cas cités précédemment supposent en outre l’existence d’armatures de répartition ou de deuxième lit
(par exemple correspondant au moins au 1/5 des armatures principales ou de premier lit, etc.).

 lorsque l’on peut envisager des fonctionnements du type voûte de décharge funiculaire ou du type équilibre de
membrane (par exemple en cas de rapport hauteur sur portée d’au moins 1/20, etc.) ;

Pour ce dernier cas, il doit être alors vérifié que les armatures de flexion dans la zone de diffusion ou à son
voisinage sont suffisamment ancrées pour constituer le tirant de la voûte de décharge funiculaire qui va se former
ou des efforts normaux de membrane à la périphérie.

 ou encore, il doit être constaté l’existence d’un blocage naturel et latéral de la dalle par son environnement
(autres dalles adjacentes, poutres de bordure, effet de culée des porteurs proches ou lointains et/ou des
contreventements, etc.), dispositions rencontrées habituellement dans la quasi-totalité des bâtiments. De telles
dispositions se suffisent des dispositions constructives des dalles, sans condition supplémentaire d'ancrage de
tirant ;

 l’aptitude à redistribution transversale intervient également dans la diffusion des charges localisées à proximité
d’une zone d’appui, et la règle de diffusion à 45°, telle que représentée sur la Figure 7 ci-après, permet ainsi
de définir la longueur d’impact d’une telle charge pour en déduire la contrainte de cisaillement.

Figure 7

Cet effet de redistribution transversal peut être utilisé dans l'application de 6.2.1 (4) et 6.2.2 (1).

6.2.1 (4) - Armatures d'effort tranchant sur dalle étroite – (II)


Autres références : 5.3.1 (4), 6.2.2 (1) NOTE, 9.2.2, 9.3.1.1 (1) et 9.3.2 (1)
On peut rencontrer le cas de dalle étroite (par exemple, une volée d'escalier non tenue
latéralement), qui pourrait ne pas nécessiter des armatures d’effort tranchant si VEd ≤
VRd,c. Qu'en est-il effectivement dans le cas des volées d'escalier ?
En 6.2.1 (4), il est indiqué que des armatures minimum d'effort tranchant sont nécessaires sauf si "une
redistribution transversale des charges est possible".

Il est également précisé en 9.3.2 (1) que, pour les dalles dont l’épaisseur est inférieure à 20 cm, il n’est pas
possible d'envisager de dépasser VRd,c du fait de l'impossibilité de prévoir des armatures transversales efficaces.

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Dans les bâtiments courants, les volées d'escalier sont habituellement des dalles étroites qui ne sont pas tenues
latéralement et dont la portée projetée horizontalement est faible (par exemple inférieure à 4 m).

Ces volées peuvent être :

 soit être considérées comme des éléments secondaires selon 6.2.1 (4) ;

 soit être considérées comme bénéficiant d'une redistribution transversale (voir ci-avant, au 6.2.1 (4) du présent
document).

Dès lors, si VEd ≤ VRd,c, il n'y a pas lieu de prévoir des armatures d'effort tranchant ainsi que de vérifier les
dispositions constructives données en 9.2.2 et/ou 9.3.2.

Le VRd,c à retenir est celui de l’Annexe Nationale pour les poutres (cf. 6.2.2 (1) NOTE), sauf dans le cas où les trois
conditions suivantes sont satisfaites, ce qui autorise alors à retenir celui pour les dalles avec redistribution
transversale :

 Condition 1 : Les armatures de répartition sont au moins égales à 33 % des armatures principales de la dalle
avec comme minimum celui imposé dans le sens porteur selon 9.3.1.1 (1).

 Condition 2 : Le rapport de la portée à la largeur n'excède pas 2,5.

 Condition 3 : L'épaisseur résistante minimale (en creux de marche en cas de volée d'escalier) est au moins
égale à la plus grande des valeurs suivantes : 1/15 de la largeur de la dalle ; 1/20 de la portée horizontale de
la dalle, sans dépasser 1/5 de sa largeur (cf. 5.3.1 (4)).

6.2.1 (8) - Effort tranchant proche de l'appui


Autres références : 6.2.2 (6) et 6.2.3 (5)
A quelle distance calcule-t-on l'effort tranchant pour la justification des éléments
proches de l'appui ?
Les conditions données en 6.2.1 (8) et 6.2.3 (5) ne se cumulent pas, il faut prendre la distance maximale donnée
par ces deux paragraphes pour le calcul des armatures d'effort tranchant sur appui. Pour la vérification VEd ≤ VRd,c,
l’application de 6.2.2 (6) équivaut à prendre pour les dalles l'effort tranchant à la distance (15.d)/16 de l’appui que
l'on peut arrondir à d.

6.2.2 (1) - Contrainte limite de cisaillement des murs sans armatures d’effort
tranchant – (I)
D’où vient la limite de vmin donnée dans l’Annexe Nationale en 6.2.2 (1) NOTE ?
Cette limite provient des résultats d’essais expérimentaux sur six maquettes (Cassba, Camus 1 et 2, Camus 2000
et Ecoleader), testées sur table vibrante sous actions sismiques. Elle a par ailleurs été recoupée par des calculs de
béton armé aux éléments finis avec prise en compte de l’endommagement.

6.2.2 (1) - Contrainte limite de cisaillement des murs sans armatures d’effort
tranchant – (II)
Autre référence : 6.2.2 (2).
Précisions sur les modalités d’application
1) Les Expressions (6.2a) et (6.2b) de 6.2.2 (1) sont à utiliser aussi bien pour le glissement que pour le
cisaillement. Ceci découle de la notion même de courbe intrinsèque qui conduit à l'équilibre du petit rectangle
élémentaire recevant une contrainte principale σcp sur une seule des directions, la contrainte normale dans l'autre
direction étant nulle (théorème de Cauchy).

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La contrainte limite donnée par vmin en 6.2.2 (1) NOTE de l’Annexe Nationale pour les murs, a été validée par des
essais (cf. 6.2.2 (1) – (I) du présent document, ci-avant) et donc cette limite n'est pas à majorer par l'effet favorable
de σcp.

La limite donnée pour ce vmin doit être rectifiée de façon indépendante du coefficient γC, en se basant sur la valeur
de 1,2 MPa pour un béton C25/30, ce qui donne vmin = 0,23 fck0,5.

2) L’Expression (6.4) de 6.2.2 (2) correspond à la branche ascendante de la courbe intrinsèque (se reporter à la
Section 12, Expressions (12.5) et (12.6) de 12.6.3 (2)).

Une limite sur α.σcp devrait être introduite dans la NF EN 1992-1-1 ou dans son Annexe Nationale (voir Expression
(12.7) de 12.6.3 (2)). Compte tenu des autres vérifications existantes, il n’y a pas lieu d’introduire cette limite sur
α.σcp dans le cas de la précontrainte.

L’Expression (6.4) pourrait s'appliquer au cas des murs qui sont considérés comme une travée en console, l'effort
normal gravitaire jouant dans ce cas le rôle de précontrainte. Toutefois, cette Expression n'a pas été validée dans
le cas des murs.

6.2.2 (1) - Murs à coffrage intégré (MCI) formant contreventement – (III)


Autres références : 6.2.4, 6.2.5, 8.7.2 et 8.7.3
Vérification du glissement pour une coupure verticale entre deux murs à coffrage intégré

Figure 8

Cette vérification peut être faite de trois façons :

1ère solution : Ce cas est traité comme du cisaillement. Se rapporter alors à la Figure 9 ci-après :

Figure 9

On est donc dans le cas d'une poutre qui doit respecter les conditions données en 6.2.2 ou 6.2.3 ainsi que celles
du pourcentage minimum d’armatures données en 9.2.2 sur la totalité de la longueur du mur.

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NOTE Lorsque, dans le cas du séisme, ces murs participent au contreventement, se référer alors à 5.4.3.5.2 (1) de la
NF EN 1998-1 et à son Annexe Nationale.

2e solution : On traite ce cas comme du glissement. On vérifie le glissement dans la section réduite conformément
à 6.2.4.

3e solution : On assimile la section réduite à une reprise de bétonnage verticale et on vérifie 6.2.5 en retenant
c = 0,5 et μ = 0,9.

Le recouvrement, entre les barres dans les parois préfabriquées et celles situées dans la partie coulée en place au
droit d'un joint entre les éléments de murs à coffrage intégré, doit respecter ce qui est indiqué en 8.7.2 et 8.7.3.

6.2.2 (1) - Dalle à prédalles – (IV)


Autres références : 6.2.5 et Section 9
Existe-il une règle d’épaisseur définissant le domaine des dalles à prédalles ?
Quelles sont les limites pour les contraintes de cisaillement et de glissement?
1- Epaisseur : Une règle d’usage définit une dalle à prédalle comme une dalle dont la prédalle ne dépasse pas la
moitié de l’épaisseur de la dalle finie (sinon il s’agit de dalles préfabriquées).

2- Dans le cadre du domaine fixé ci-avant, les limites de cisaillement sont celles de 6.2.2 (1) et de glissement, à
l’interface prédalle-dalle coulée en place, celles de 6.2.5, que la prédalle soit en béton armé ou précontrainte.

3- Dans le cas où la dalle est calculée en supposant qu’elle ne porte que dans une seule direction et qu’elle
comporte moins d’armatures de répartition que le pourcentage minimum requis à la Section 9, la contrainte de
cisaillement vmin est calculée sans tenir compte de la redistribution transversale, selon 6.2.2 (1) NOTE de l’Annexe
Nationale.

4- Dans le cas où la dalle est calculée en supposant qu’elle porte dans les deux directions, elle comporte les
armatures de répartition requises. Dans ce cas, le vmin est celui de l'Annexe Nationale avec redistribution
transversale.

5- Les prédalles préfabriquées en usine peuvent être soumises à des règles spécifiques définies par une norme
appropriée, pourvu qu’elles fassent l’objet d’une procédure de contrôle adaptée.

6.2.2 (1) - Cisaillement transversal dans les planchers sur bacs collaborants
et nervurés dans une seule direction – (V)
Quel VRd,c applique-t-on sur un plancher nervuré coffré sur bacs collaborants ?
Dans un tel cas (dalle de faible épaisseur et nervure dans une seule direction), il faut considérer le VRd,c des
poutres (cf. 6.2.2 (1) NOTE de l’Annexe Nationale).

6.2.3 (3) - Effort tranchant en cas de flexion composée avec traction


prédominante
Comment aborder le dimensionnement d’un tel cas ?
En l’état actuel, ni la NF EN 1992-1-1, ni son Annexe Nationale n’ont traité du cas de la reprise de l’effort tranchant
dans le cas de la flexion composée avec composante normale de traction sur la totalité de la section droite (dans le
cas de l’Annexe Nationale, lorsque la contrainte de traction dépasse fctm).

Toutefois, ce cas peut être abordé en se reportant aux modèles bielles-tirants donnés en 6.5 et à son domaine
d’emploi (cf. 5.6.4 (1)).

C’est pourquoi le Groupe miroir français de l’Eurocode 2 propose ci-après une approche en treillis simple issue de
ce modèle et en détaillant les modalités de vérification. Ce Groupe a, par ailleurs, transmis son texte au niveau
européen pour validation.

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Saga intranet pour : INGEROP

FD P 18-717

En l’attente de la position européenne, il est donc admis :

 soit de suivre l’approche proposée par le Groupe,

 soit de se reporter aux clauses correspondantes des règles BAEL et ce pour autant que l’on puisse faire état
de références du bon comportement d’ouvrages construits dans le respect de ces clauses.

Dès lors que la contrainte de traction est forte (supérieure à fctm), il n'existe plus de schéma crédible sur la base du
béton armé. Par contre, un schéma basé sur un fonctionnement en treillis simple avec membrures tendues en haut
et en bas, montant tendu et diagonale comprimée en béton est statiquement viable.

Point 1 – On retient un treillis simple avec diagonale comprimée proche de 45° :

 distance entre les membrures : z (on peut prendre 0,9 d),

 distance entre les files de cadres et étriers : 0,75 d.

Point 2 – La bielle peut avoir comme largeur celle bw de la poutre.

Point 3 – La largeur des membrures dans le plan est de 3 Φ.

Point 4 – La largeur des montants dans le plan est de 2 Φ au-delà de la largeur hors toute des cadres (soit,
lorsqu’il n’y a qu’une seule file Φ, ce qui fait alors une largeur totale de 3 Φ) ou des files de cadres groupées (soit 3
Φ en cas de 2 files, ce qui fait alors une largeur totale de 5 Φ). Soit en général k Φ.

Point 5 – La largeur de la diagonale se déduit des deux droites de pente égale à celle de la diagonale passant par
les deux angles du rectangle du nœud, à savoir 3 Φ membrure par k Φ montant.

Figure 10

Point 6 - Vérification de la contrainte locale dans la bielle comprimée :

On applique la Figure 6.28 de 6.5.4 (4), donnant la contrainte à respecter sur la section droite de la diagonale, soit
section, soit bw ldiag. Compte tenu de l’Annexe Nationale, la limite maximale à respecter est : 0,9.(1- fck / 250) fcd en
MPa (cf. 6.5.4 (4) c) NOTE de l’Annexe Nationale).

Remarque Le schéma précédent n’est pas directement transposable à la solution de cadres en spirale. Cette
solution est par ailleurs déconseillée dans le cas du séisme.

Remarque La contrainte σct donnée en 6.2.3 (2) NOTE de l'Annexe Nationale, peut être prise égale à NEd/Ac
avec NEd effort de traction à l'ELU et Ac l'aire de la section droite du béton.

Rappel et remarque :

 si σct ≤ fctm, on applique ce qui est indiqué en 6.2.3 (2) NOTE de l'Annexe Nationale.
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 si σct > fctm, on applique la méthode précédente. Cette méthode peut aussi s'appliquer au cas où σct ≤ fctm.

6.2.3 (5) - Répartition des cours successifs d’armatures transversales d’une


poutre – (I)
Existe-il des prescriptions sur la distribution des espacements successifs entre les
cours d’armatures transversales d’une poutre ?
La réponse est non. Toutefois, la référence au calcul des armatures d’effort tranchant sur la longueur totale
projetée z.cotθ des fissures du treillis de Ritter - Mörsh, ainsi que les usages permettent de justifier que l’on
retienne des paliers successifs d’espacements constants. Le premier cours d'armatures doit être situé entre 0 et s
(s étant le premier espacement calculé). Il est d'usage de prendre s/2.

6.2.3 (5) - Hypothèses sur le positionnement des charges – (II)


Autre référence : 6.2.1 (9)
Quelle est l’hypothèse de la NF EN 1992-1-1 quant au positionnement en altitude des
charges appliquées sur une poutre ?
L’hypothèse, en cohérence avec ce qui est indiqué en 6.2.3 (5), est que les charges sont appliquées en partie
supérieure de la poutre (poids propre inclus).

Le cas où les charges sont appliquées en partie basse est traité en 6.2.1 (9).

Le cas des charges principalement appliquées au niveau de la ligne moyenne suppose donc parfois des
adaptations, aisées à faire en se référant aux fissures du treillis de Ritter – Mörsh (cf 6.2.1 (I) du présent
document).

6.2.5 - Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise


Peut-on appliquer les prescriptions de 6.2.5 dans le cas des reprises verticales des
dalles à prédalles suspendues et boîtes d’attente ?
Le cas des boîtes d'attente superposées avec parties verticales n’est pas traité actuellement. La position du
Groupe de Suivi de l’Eurocode 2 est que la formule des coutures ne peut pas s'appliquer aux cas des dalles à
prédalles suspendues avec boîtes d'attente superposées.

6.2.5 (1) - Signification de vRdi dans l’Expression (6.25) – (I)


La définition de vRdi dans la légende de l’Expression (6.24) est-elle correcte ?
Non, elle ne l’était pas : vRdi est la valeur de la résistance de calcul de la contrainte de cisaillement le long de la
surface de reprise qui est donnée par l’Expression (6.25). Cette rectification de définition est intégrée depuis dans
un corrigendum de la NF EN 1992-1-1.

6.2.5 (1) - Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise – (II)


Autre référence : 6.2.5 (2)
Quelle est l’origine des Expressions (6.24) et (6.25) ?
L’Expression (6.24) est une façon de présenter la formule classique donnant la distribution du cisaillement le long
d’une section droite (v = V.m / I.b). Le coefficient β exprime la quote-part de l'effort de glissement situé au-dessus
de la surface de reprise.

L’Expression (6.25) découle directement de l’étude du treillis de Ritter - Mörsch. Par contre les valeurs des
paramètres c et μ (fixées en 6.2.5 (2), sans possibilité de choix au niveau national) sont expérimentales.

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On rappelle que les armatures de cisaillement et de glissement ne se cumulent pas car elles résultent de
l'utilisation du même treillis de Ritter - Mörsch.

On peut, dans l’application de l’Expression (6.25), faire intervenir la contrainte σn correspondant à la partie du poids
de la structure directement portée par la poutre et située au-dessus du niveau de la reprise.

6.2.5 (1) - Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise – (III)


Autre référence : 6.2.5 (3)
Comment interpréter les zones à pas constants de la Figure 6.10 ?
Il est admis de distribuer les armatures As selon des zones à pas constants. La Figure 6.10 montre qu’il faut alors
vérifier que, sur la totalité de la reprise, la force résistante de glissement est au moins égale à celle résultant du
calcul. Il s’agit donc d’une égalité de surface de la zone hachurée de la Figure, le nombre de zone(s) à pas
constants restant au choix du projeteur (la Figure 6.10 représente trois zones, la dernière correspondant à
l’absence d’armature As).

6.2.5 (1) - Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise - (IV)


Autre référence : 6.2.5 (4)
Comment appliquer l’Expression (6.25) dans le cas de reprise verticale de coulage entre
deux parties d’un même mur de contreventement ?
Ce cas est identique à celui des poutres coulées en deux phases. La prise en compte, pour calculer le glissement
limite sur une facette verticale, de la contrainte de compression σn agissant sur la facette horizontale associée,
n'est possible que lorsque cette contrainte σn existe localement sur cette facette horizontale (en application du
théorème de Cauchy).

A noter que ce qui est indiqué en 6.2.5 (4), ne concerne pas ce type de reprise mais celui des bandes de clavetage
entre deux parties d’ouvrages coulées auparavant ou préfabriquées.

6.2.5 (1) - Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise - (V)


Autre référence : 6.2.5 (5)
Comment appliquer l’Expression (6.25) dans le cas de reprise horizontale de coulage
entre deux niveaux d’un mur de contreventement ?
La reprise horizontale de coulage est ainsi l’une des sections droites de ce mur pour laquelle l’étude béton armé de
la distribution des contraintes sous sollicitation de flexion composée fait apparaître :

 une zone de béton comprimé ;

 une zone de contrainte nulle ;

 des armatures comprimées AC ;

 des armatures tendues AT.

L’Expression (6.25) s’applique dans la zone de béton comprimé (avec prise en compte de σn) et dans la zone de
béton tendu (avec σn = 0), compte tenu des armatures As (avec prise en compte des armatures réparties) qui se
trouvent dans ces zones.

Les armatures AC peuvent également être prises en compte soit individuellement, soit par intégration dans le
pourcentage ρ.

Les armatures tendues AT ne peuvent être pris en compte que pour leur quote-part non utilisée pour la flexion.

Cette prise en compte des armatures AC et AT n'est pas applicable sous cas de charges de fatigue ou charges
dynamiques (cf. 6.2.5 (5)), pour lesquels seules les armatures réparties (de type As) peuvent être prises en
compte.

L'effort tranchant résistant résultant est la somme des efforts tranchants résistants obtenus dans chacune des
zones.
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FD P 18-717

6.2.5 (1) - About coulé en place des poutres préfabriquées - (VI)


Doit-on vérifier le cisaillement sur la surface verticale de contact suivant les
prescriptions données en 6.2.5 ?
Il n'est pas certain que l’Expression (6.25) de 6.2.5 (1) concernant les reprises de coulage soit prévue pour le cas
d’about coulé en place des poutres préfabriquées. Antérieurement, la vérification de ce cas était en effet justifiée
par les seules conditions de bielles d'appui.

Néanmoins, on ne voit pas dans la rédaction actuelle de la NF EN 1992-1-1 la possibilité de contourner cette
clause qui doit donc être appliquée.

On constate qu'avec des dispositions constructives simples, il est possible d'atteindre un coefficient μ = 0,9. Si l’on
ajoute la valeur de c.fctd ainsi que la contribution des armatures supérieures, on devrait retrouver les usages
français antérieurs pour des bielles d'about voisines de 45°, ce qui minimise l'incidence de l'application de cette
condition de surface de reprise pour ce cas de reprise verticale.

L’attention est attirée sur le fait que l’on ne peut pas cumuler l'effet provenant de la compression des bielles d'about
et celui des armatures strictement nécessaires aux sous-tendeurs associés.

Cette vérification de reprise verticale ne dispense pas des vérifications de la bielle d'about et de son sous-tendeur.

Dans le cas de parties préfabriquées sans appui effectif, le calcul de cette surface se fait suivant 6.2.5. Dans le cas
d'appui effectif, il est possible de tenir compte de la transmission directe d'une partie de l'effort tranchant dans
l'appui.

6.2.5 (2) - Poteaux pré-fondés


Autre référence : 6.7
Peut-on cumuler l’effet du frottement latéral à l’effet de compression ?
Il est possible d'ajouter l'effet du frottement latéral du béton coulé en place sur un poteau pré-fondé aux effets de la
compression du béton et des armatures sur la base de ce poteau pré-fondé.

Le coefficient de frottement latéral à retenir est celui donné en 6.2.5, en fonction de l'état de surface du poteau
préfabriqué. Le béton coulé en place doit être muni d’armatures suffisantes (cerces, frettes etc.) pour équilibrer les
bielles (que l'on peut supposer à 45°) assurant la transmission du frottement.

Concernant la compression du béton sous le poteau pré-fondé, on peut appliquer les prescriptions données en 6.7
relatives aux pressions localisées.

6.2.5 (4) - Clavetages entre des pièces préfabriquées et/ou coulées en place
juxtaposées
Autre référence : 10.9.3 (12)
Vérification du glissement
Le cas général est traité en 6.2.5 (4).

Dans le cas de murs avec peaux préfabriquées, on suit la procédure d’Avis Technique du CSTB concernant ce
type d’élément.

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6.4 - Poinçonnement des dalles


La différence entre la NF EN 1992-1-1 et les règles BAEL est importante. Est-ce justifié ?
La NF EN 1992-1-1 et son Annexe Nationale est le plus souvent plus sécuritaire pour le poinçonnement des dalles
de faible épaisseur. Cette évolution est basée sur de nombreux essais effectués en Europe. La France ne dispose
pas d'essais contradictoires permettant d'infléchir cette position.

6.4.3 (1) et (2) – Poinçonnement


Précisions relatives à l’application des conditions prévues
(a) : Cas où VEd ≤ VRd,max : cette vérification qui se fait au nu du poteau ou de l'aire chargée permet de vérifier que
les bielles de transmission des efforts ne périssent pas par écrasement.

(b) et (c) : Cas où VEd ≤ VRd,c : la vérification se fait au droit du contour u1 définit en 6.4.1 et 6.4.2 pour vérifier
qu'aucune armature de poinçonnement n'est nécessaire. Si VEd > VRd,c sur ce contour, des armatures de
poinçonnement doivent être mises en place et la condition VEd ≤ VRd,c permet de définir le contour uout à partir
duquel ces armatures ne sont plus nécessaires.

NOTE Le 6.4.3 de la NF EN 1992-1-1 fait l'objet d'un amendement en cours de publication.

6.4.3 (3) - Poinçonnement des dalles


Autre référence : 6.4.3 (6)
Comment estimer l’effet d’un encastrement partiel d’un poteau ?
L’encastrement partiel d’un poteau sur une dalle se traduit par une réaction d’appui excentrée par rapport au
contour de référence.

On doit alors appliquer 6.4.3 (3) qui fait intervenir un coefficient β défini par les Expressions (6.39) et suivantes et
qui prend en compte le moment d’encastrement du poteau sur la dalle résultant d’un calcul structural élastique.

On peut toutefois se dispenser du calcul de β en retenant les valeurs données dans la Figure 6.21N de 6.4.3 (6), si
les longueurs des travées adjacentes ne diffère pas de plus de 25 % et si la stabilité interne, donc le
contreventement, ne dépend pas du fonctionnement en portique par encastrement de la dalle sur ses poteaux.

NOTE Le 6.4.3 de la NF EN 1992-1-1 fait l'objet d'un amendement en cours de publication.

6.4.4 (2) - Contour de poinçonnement des semelles superficielles en flexion


composée
Comment appliquer l’Expression (6.51) en cas de contact partiel avec le sol ?
Il faut utiliser :

 le contour partiel de la Figure 6.20 a) de 6.4.3 (4) limité par la zone comprimée sur le sol, la partie non en
contact avec le sol étant supposée ne pas exister ;

 l’Expression (6.44) de 6.4.3 (4).

6.4.5 (4) - Poinçonnement – limite du contour sans armatures uout


Quand peut-on utiliser le contour B de la Figure 6.22 ?
On peut l'utiliser quand les armatures de poinçonnement sont réparties telles qu'indiqué sur la partie B de la Figure
6.22. Ceci ne peut correspondre qu'à des poinçonnements modérés (le contour uout ne variant pas quelle que soit
la longueur de la zone armée).

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Dans la partie A de la Figure 6.22, le contour uout peut être assimilé à un cercle.

6.5 - Changement de section droite d’une poutre


Autre référence : 6.2.1
Comment doit-on étudier une poutre à section droite variable ?
En cas d'une forte variation de la hauteur d'une section droite, on a recours à un schéma de treillis simple ou
multiples pour définir un schéma de calcul (voir 6.5).

En cas d'une faible variation continue de hauteur (gousset de pente inférieure à 1/3), la NF EN 1992-1-1 permet de
maintenir le schéma habituel des poutres en tenant compte de la variation de hauteur, en prévoyant les
recouvrements d'armatures nécessaires et en évitant les poussées au vide. En particulier, pour l'effort tranchant,
se reporter au 6.2.1.

Les variations de largeur peuvent être traitées suivant les mêmes limites et principes.

6.5.3 - Modèles bielles et tirants


L’Expression (6.59) est-elle correcte ?

Figure 11

A défaut d'appliquer la formule actuelle de la NF EN 1992-1-1 et dans l’attente de son évolution, on peut retenir les
conclusions de l'article du Betonkalender rappelées en Figure 11 ci-avant, et la formule rectifiée suivante :

T = 0,25 F (1 – 0,7 a/H)2 (7)

6.5.4 - Semelles sur pieux - (I)


Autres références : 6.5.4 (8) et 5.3.1 (3)
Quelles sont les méthodes de calcul ?
Le calcul habituel des semelles sur pieux est fait par la méthode des bielles et tirants (celle de la NF EN 1992-1-1
ou celle qui en est déduite et qui figure au 9.8.1 du présent document).

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 Les nœuds des Figures 6.26, 6.27 et 6.28 de 6.5.4 (4) supposent que les facettes, sur lesquelles agissent les
forces concourantes en ce nœud, soient perpendiculaires à ces dites forces. Il est possible d'envisager
d'autres configurations de nœuds ou facettes et d'en vérifier l'équilibre. Le 6.5.4 (8) n'est qu'un cas particulier
(nœud dont les contraintes principales sont égales, par exemple en équilibre hydrostatique) de la Figure 6.26.

 Sous réserve d'appliquer les conditions d'élancement des poutres (cf. 5.3.1 (3)), on peut calculer les semelles
sur pieux par la méthode des moments en tenant compte de toutes les conditions afférentes aux poutres.

6.5.4 - Contraintes limites prévues - (II)


Quelles sont les justifications spéciales prévues dans l’Annexe Nationale ?
Les justifications spéciales citées en 6.5.4 (4), (5) et (6) de l'Annexe Nationale consistent par exemple à des essais
adaptés ou des dispositions constructives particulières s'écartant des dispositions strictes de la NF EN 1992-1-1.

6.5.4 (5) - Semelles sur pieux


Peut-on utiliser la majoration de la contrainte dans les bielles de 6.5.4 (5) ?
Dans la grande majorité des cas de semelles dimensionnées par la méthode des bielles et tirants de la
NF EN 1992-1-1, la majoration de 10 % indiquée en 6.5.4 (5) peut être retenue pour le nœud supérieur
correspondant à la Figure 6.26 de 6.5.4 (4), car au moins une des cinq conditions est satisfaite, notamment la
deuxième, car les angles entre bielles sont supérieurs à 55°.

6.7 - Pressions localisées et articulations


Peut-on prévoir des articulations type « Freyssinet » et comment les calculer ?
Les « articulations Freyssinet » ne sont pas prévues par la NF EN 1992-1-1. Mais rien ne s’oppose dans le texte
de cette norme à leur utilisation. Elles peuvent être justifiées en utilisant la bibliographie existante, par exemple le
Chapitre A.8.4,3 des règles BAEL basé sur une étude réalisée par M. J.R. Robinson.

7.2 - Définition des coefficients d’équivalence par l’Eurocode 4-2


Autre référence : 7.3
Comment se raccordent les définitions différentes de ce coefficient dans la NF EN 1992-
1-1 et la NF EN 1994-2 ?
Pour le béton, le coefficient est défini par le rapport des modules et n'affecte pas l'évolution physique des
composantes du retrait. Par contre, la NF EN 1994-2 règle, par un coefficient d'équivalence particulier, le
comportement des dalles coulées sur des poutres métalliques dans le cas des ponts. En conséquence, il n'y a pas
de rapprochements à faire entre ces deux définitions.

7.2 et 7.3 - Coefficient d’équivalence


Comment estimer ce coefficient et quelles sont les valeurs courantes ?
Le calcul des contraintes à l'ELS est habituellement fait en considérant une valeur du coefficient n (dit coefficient
d'équivalence) à appliquer aux sections d'acier qui vaut :

n = Es / (Ecm / (1+φef,ELS)) (8)

φef,ELS est le coefficient de fluage du béton qui correspond à la combinaison de charges à l’ELS.

φef,ELS = φ∞ . M0Eqp/M0Ecar (9)

avec :

M0Eqp est le moment à l'ELS sous combinaison quasi permanente des charges ;

M0Ecar celui correspondant à la combinaison caractéristique des charges à l’ELS.

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FD P 18-717

On pourra, si une grande précision n'est pas nécessaire, prendre n = 15 pour les bétons courants et n = 9 pour les
bétons à haute performance (BHP).

7.3.1, Tableau 7.1NF - Limites des largeurs de fissures


Ces limites sont-elles directement comparables à celles des règles BAEL ?
L’attention est attirée sur le fait que les valeurs de wmax ne peuvent être dissociées des formulations et méthodes
indiquées en 7.3. Ces limites ne sont donc pas directement comparables aux limites implicites de 0,2 mm et 0,1
mm qui étaient associées aux notions de fissuration préjudiciable et très préjudiciable figurant dans les règles
BAEL.

7.3.1 (5) - Classes d’exposition XA


Evolution du tableau 7.1NF
Il y aura lieu dans le Tableau 7.1NF de l’Annexe Nationale de mettre dans la dernière ligne de la première colonne
les repères des classes d’exposition XA1, XA2 et XA3, en attendant les conclusions du Groupe de Travail ad-hoc.

7.3.2 (2) - Coefficient k de l’Expression (7.1) - (I)


Quelle est la signification physique de ce coefficient ?
Le coefficient k indiqué en 7.3.2 (2) traduit une réduction des efforts de traction dus aux effets des autocontraintes
(partie non linéaire des contraintes dans une section droite). On peut donc tenir compte de cette réduction dans le
calcul, en particulier lorsque les éléments sont de grandes dimensions.

On réservera donc l’utilisation de ce coefficient k à des éléments soumis à des autocontraintes importantes (par
exemple : radier ou mur de dimensions importantes, largeur ou hauteur suivant le cas, et soumis à des variations
transitoires de température ou aux effets du retrait gêné).

7.3.2 (2) - Pourcentage minimal d’armatures - (II)


Doit-on respecter le pourcentage minimal d’armatures si on retient les justifications
selon 7.3.4 ?
Le calcul suivant 7.3.4 est plus rigoureux, ce qui dispense du calcul de la section minimale d'armatures de 7.3.2.

7.3.2 (2) - Coefficient k de l’Expression (7.1) - (III)


Comment calculer ce coefficient ? Faut-il utiliser la hauteur totale de l’élément ou
uniquement la hauteur tendue ?
Dans le cas d’une poutre rectangulaire ou d’une dalle, sous moment positif ou négatif, le coefficient k est déterminé
en fonction de la hauteur totale de l’élément dans le sens de la flexion (k = 1 si h ≤ 300, k = 0,65 si h ≥ 800 et
interpolation linéaire entre les deux). La largeur b de la poutre n’intervient pas dans le calcul.

Dans le cas d’une poutre à membrure (poutre en Té ou poutre caisson), on procède de la façon suivante :

 on décompose la poutre en plusieurs éléments rectangulaires, selon les principes de la Figure 7.101 de la NF
EN 1992-2 (voir Figure 12 ci-après) qui représente le cas d’une poutre en Té sous moment négatif, un élément
d’âme (en flexion composée) et un élément de membrure (en traction) ;

 les sections minimales d’armatures sont calculées séparément pour chacun des éléments :

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Saga intranet pour : INGEROP

FD P 18-717

 pour les armatures d’un élément d’âme travaillant en traction dans la flexion de la poutre, le coefficient k est
déterminé en fonction de la hauteur totale de l’élément (k = 1 si h ≤ 300, k = 0,65 si h ≥ 800 et interpolation
linéaire entre les deux). La largeur b de l’âme n’intervient pas dans le calcul ;

Figure 12

Légende
A Elément de section « membrure »
B Elément de section « âme »
C « Âme »
D « Membrure »

 pour les armatures d’un élément de membrure, le coefficient k est déterminé en fonction de la largeur de
l’élément b = btot – bw (k = 1 si b ≤ 300, k = 0,65 si b > 800 et interpolation linéaire entre les deux). La hauteur
de la membrure et la hauteur de l’âme n’interviennent pas dans le calcul.

A noter que dans le cas d’une poutre en Té sous moment positif, la partie tendue étant rectangulaire, on est
ramené au cas d’une poutre rectangulaire pour le calcul de k.

7.3.3 (1) - Exposition saline et fissuration des balcons de bâtiments


Autre référence : Tableau 7.1NF
Doit-on calculer les balcons en bord de mer à la fissuration ?
Dans l'état actuel, le calcul n'est pas exigé pour les balcons d'épaisseur inférieure ou égale à 20 cm (7.3.3 (1))
mais il est exigé dans les autres cas d'exposition du Tableau 7.1NF de l’Annexe Nationale, non couverts par les
Notes (2) et (3) de ce tableau et donc pour les classes d'exposition XS et XD.

En conclusion, on peut être amené à calculer des balcons en bord de mer à la fissuration.

En particulier, en classe d’exposition XS3, il peut être pertinent de vérifier la maîtrise de la fissuration ainsi que les
conditions de coffrage, y compris la pente de la face supérieure du balcon, et de mise en œuvre des armatures.

7.3.3 (2) - Vérifications selon 7.3.3


Quel est le domaine de validité des Tableaux 7.2N et 7.3N ?
Le domaine de validité des Tableaux 7.2N et 7.3N est limité à celui fixé par les conditions associées, y compris les
compléments donnés dans l'Annexe Nationale. On peut utiliser 7.3.4 pour recréer des tableaux ou abaques pour
d'autres domaines.

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FD P 18-717

7.4.1 - Calcul des flèches


Présentation générale
La NF EN 1992-1-1 conduit à deux calculs qui sont conventionnels et dont les résultats sont à comparer avec des
valeurs admissibles qui elles même sont conventionnelles et qui dépendent de la méthode :

 celui de la flèche totale, en suivant pas à pas la méthode de la NF EN 1992-1-1 sous combinaison de charges
quasi permanente ;

 celui de la flèche nuisible, suivant 7.4.3 (7) - (II) du présent document et qui prend en compte l'historique du
chargement.

7.4.1 (4) - Calcul de la flèche totale selon la NF EN 1992-1-1 - (I)


Doit-on justifier systématiquement de la valeur de la flèche totale ?
La réponse est oui, dès lors que l’aspect et la fonctionnalité d’un élément peut être altéré par une flèche excédant
la limite de l/250. On peut toutefois tenir compte de la possibilité de réaliser une contre-flèche qui ne doit toutefois
pas excéder la limite de l/250.

7.4.1 (4) - Prise en compte de la contre-flèche - (II)


Autre référence : 7.4.1 (5)
La contre-flèche peut-elle intervenir dans le calcul de la flèche nuisible ?
La réponse est non. En effet, la contre-flèche d’un élément consiste à le construire légèrement cintré vers le haut
de telle sorte que sa déformation sous charges lui redonne l’apparence d’être non cintré. L’amplitude de la
déformation sous charges n’est donc pas affectée par la contre-flèche.

En conclusion, la contre-flèche intervient en 7.4.1 (4) et ne doit pas intervenir en 7.4.1 (5).

7.4.1 (4) - Flèche des consoles - (III)


Doit-on prendre la portée l de la console pour estimer la limite l/250 ?
Le 7.4.1 (4) est sans ambiguïté et limite effectivement la flèche à la portée leff de la console divisée par 250, la
portée étant définie à la Figure 5.4 de 5.3.2.2 (1). En examinant le Tableau 7.4N de 7.4.2 (2), on peut penser que
la flèche est limitée à 2 leff /250.

Dans le cas d'appuis directs, on peut considérer que la portée est celle à laquelle on se réfère ci-avant.

Lorsque la console est à l'extrémité d'une poutre continue, il convient d'ajouter algébriquement à la flèche propre
de la console, l'effet de la rotation de la section d'appui de la console.

7.4.1 (5) - Calcul des flèches nuisibles selon la NF EN 1992-1-1


Autres références : 7.4.1 (3), 7.4.3 (7) de la NF EN 1992-1-1 et son Annexe Nationale, Annexe A1 de la
NF EN 1990
Quelle combinaison de charges utiliser dans le calcul de la flèche nuisible ?
Le 7.4.1 (5) précise une limite pour le calcul des flèches sous combinaison quasi permanente des charges
(charges permanentes plus ψ2 fois les charges variables, dominantes et autres (cf. Tableau A.1.1 et A1.4.1 (1) de
la NF EN 1990)). Il est logique d'appliquer le coefficient de fluage à la quote-part des charges variables ainsi prise
en compte. Dans ce calcul de flèche, la limite donnée par la NF EN 1992-1-1 ne correspond qu'aux charges quasi
permanentes.

Si l’on veut maintenir le calcul précédent en tenant compte de la partie variable des charges d'exploitation, il faut
définir de nouvelles limites.

Par contre en 7.4.3 (2)P et (7) il est fait renvoi à une méthode conventionnelle de calcul des flèches nuisibles,
développée en 7.4.3 (7) - (II) du présent document. Cette méthode prend en compte la valeur caractéristique
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instantanée des charges variables.

On peut estimer que ces vérifications sont équivalentes, toutefois, il est recommandé d’appliquer la méthode
développée en 7.4.3 (7) - (II) du présent document qui est sanctionnée par l'usage en France.

7.4.2 (2) - Dispense de calcul des flèches


Autre référence : 5.3.2.1 (3).
Poutres en Té de largeur de table beff ≥ 3 bw. Application du coefficient 0,8.
Dans les Expressions (7.16a) et (7.16b), le pourcentage d’armatures ρ doit être calculé sur la largeur maximale de
l'aire comprimée (c'est à dire bw dans le cas d’une section rectangulaire, et beff dans le cas d’une section en Té de
la Figure 5.3 de 5.3.2.1 (3)).

Cela explique que la valeur de l/d obtenue par le calcul est à multiplier par le coefficient 0,8 donné en 7.4.2 (2).

Le coefficient 0,8 ne s'applique pas si beff ≤ 3 bw.

7.4.3 (3) - Calcul des flèches nuisibles selon 7.4.3 (7) - (II) du présent
document
Confirmation de la valeur du coefficient ζ de cette méthode.
Le 7.4.3 (7) - (II) du présent document donne la méthode conventionnelle de calcul des flèches nuisibles basée sur
la méthode donnée en 7.4.3 de la NF EN 1992-1-1, compte tenu de l'ajustement nécessaire de certains
coefficients, en particulier le coefficient ζ de l’Expression (7.19) ζ = 1 – β (σsr/σs)² qui est remplacée par
ζ = 1 - (σsr/σs)0,5, le rapport des contraintes étant remplacé par le rapport des moments conformément à la Note de
7.4.3 (3).

7.4.3 (7) - Flèches des dalles avec rupteurs thermiques - (I)


Ce cas rentre-il dans le champ de la NF EN 1992-1-1 ?
Le calcul des flèches des dalles avec rupteurs thermiques n'entre pas directement dans le champ de la NF EN
1992-1-1. Il appartient donc au concepteur de définir au cas par cas ses modélisations et les limites associées.

7.4.3 (7) - Flèches nuisibles dans le cas des bâtiments - (II)


Méthode conventionnelle de calcul de ces flèches
Il est détaillé ici, pour les bâtiments courants, une méthode simplifiée basée sur les propriétés données dans la
NF EN 1992-1-1 et justifiée par son usage traditionnel qui fait arbitrage entre les divers corps d’états concernés.

Cette méthode est d’autant plus nécessaire que l’application de la NF EN 1992-1-1 au cas des bâtiments ne peut
être envisagée sans développements complémentaires liés au processus de chargement.

La méthode de calcul des flèches nuisibles des poutrelles et poutres du bâtiment est une méthode
conventionnelle (comme précisé dans la Note de 7.4.1 (6)) :

 basée sur l’Expression (7.18) de 7.4.3 (3), en choisissant comme paramètre de déformation la flèche à mi-
portée de la travée considérée ;

 tenant compte du processus de chargement indiqué en 7.4.1 (3) ;

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 à associer aux limites données en 7.4.1 (5) dans le cas de portées inférieures ou égales à 7,00 m et à des
limites un peu plus sévères dans le cas de portées plus grandes que 7,00 m.

L’Expression (7.18) s’écrit : w = we . ’ + wh . ( 1- ’) dans laquelle :

we est la flèche calculée avec l’hypothèse que toutes les sections droites de l’élément sont fissurées,

wh est la flèche calculée avec l’hypothèse que toutes les sections droites de l’élément ne sont pas fissurées,

’ correspond au coefficient  de l’Expression (7.19) ci-avant, compte tenu d’une rectification visant à supprimer
la discontinuité qui existerait au voisinage de M = Mcr si l’on avait gardé l’expression de (7.19). En effet, cette
discontinuité n’existe pas lorsque l’on calcule la flèche par intégration des courbures du fait de la prise en compte
progressive de ces courbures données par l’Expression (7.21) de 7.4.3 (6).

1 - Hypothèses liées à l’application de cette méthode

 Il existe un élément fragile pour lequel la flèche de l’élément qui le porte peut être nuisible, ce qui justifie le
calcul.

 On adopte un seul coefficient d’équivalence acier-béton, soit n = 15, aussi bien dans le cas des sections
droites non fissurées et homogénéisées, indice h, que dans celui des sections droites fissurées ou efficaces,
indice e.

 A défaut de justifications particulières, on passe des déformations instantanées du béton (cf. Tableau 3.1 de
3.1.2 (9)), indice i, à celles de longue durée, indice v, par le coefficient  = 2.

 Les flèches provenant des gradients de déformations imposées (température, retrait) sont négligées sauf dans
le cas de précontrainte et/ou de post-contrainte.

 Il est tenu compte de la continuité en se ramenant à l’étude d’une poutre isostatique associée soumise au seul
moment en travée Mt et en admettant l’Expression w = Mt L2 / (10.E.I), avec L la distance entre nus des appuis,
E le module de déformation du béton (indice i ou v) et I le moment d’inertie du béton (indice h ou e).

 Le moment de première fissuration du béton Mcr est celui qui conduit à la contrainte de traction fctm,fl dans la
section droite homogénéisée, avec fctm,fl selon l’Expression (3.23) de 3.1.8 (1).

2 - Méthode de calcul conventionnelle

 On distingue 4 charges principales :

p poids propre
c poids des éléments fragiles qui sont apportés sur l’élément de béton qui les supporte avant d’être mis en
œuvre.
r poids mort rapporté après mise en oeuvre des éléments fragiles
q charges d’exploitation (ou surcharges)

 On peut associer à chacune de ces charges les moments en travée suivants :

Mp

Mc avec Mp+c = Mp + Mc

Mr avec Mp+c+r = Mp + Mc + Mr

Mq avec Mp+c+r+q = Mp + Mc + Mr + Mq

 La flèche totale a pour valeur :

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wt = wet t + wht . (1 - t) avec :

wet = [ L2/10] . [(Mp+c+r/(Ev . Ie) + Mq/(Ei . Ie)]

wht = [L2/10] . [(Mp+c+r/(Ev . Ih) + Mq/(Ei . Ih)]

ζt = 0 si Mp+c+r+q ≤ Mcr

et

ζt = 1 – (Mcr / Mp+c+r+q)0,5 si Mp+c+r+q > Mcr

 La flèche à déduire est celle qui s’est produite après la mise en œuvre des éléments fragiles.

 Si cette mise en œuvre intervient immédiatement après le décoffrage de l’élément porteur, elle a pour valeur :

wdi = wedi di + whdi . (1 - di ) avec :

wedi = [L2 / 10 ] . [Mp+c / (Ei . Ie)]

whdi = [L2 / 10 ] . [Mp+c / (Ei . Ih)]

ζdi = 0 si Mp+c ≤ Mcr

et

ζdi = 1 – (Mcr / Mp+c)0,5 si Mp+c > Mcr

 Si cette mise en œuvre intervient très longtemps après le décoffrage de l’élément porteur, elle a pour valeur :

wdv = wedv dv + whdv . (1 - dv ) avec :

wedv = [L2 / 10 ] . [Mp / (Ev . Ie) + Mc / (Ei . Ie)]

whdv = [L2 / 10 ] . [Mp / (Ev . Ih) + Mc / (Ei . Ih)]

ζdv = 0 si Mp+c ≤ Mcr

et

ζdv = 1 – (Mcr / Mp+c)0,5 si Mp+c > Mcr

 Selon le temps écoulé entre le décoffrage du gros œuvre et la mise en œuvre des éléments fragiles, il
appartient au concepteur de choisir la valeur convenable comprise entre wdi et wdv, caractérisée par un
coefficient  compris entre 0 et 1 tel que :

wd = wdi +  . (wdv - wdi)

 La flèche nuisible a pour valeur : wt - wd

3 - Limite de flèche associée à la flèche nuisible calculée selon la méthode conventionnelle ci-avant :

Cette limite, déduite de celle donnée en 7.4.1 (5), est fixée en fonction de la seule distance entre nus de l’élément
étudié, soit L :

Si L  7 m : la limite est L/500

Si L  7 m : la limite est 1,4 cm + (L – 7 m)/1 000

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8.3 (3) - Diamètre des mandrins de cintrage des barres - (I)


Demande de précisions sur les conditions permettant de ne pas vérifier la compression
du béton et donc de ne pas appliquer l’Expression (8.1)
Les deux premières conditions de 8.3 (3) sont deux solutions alternatives. Il suffit donc que l’une d’entre elles soit
satisfaite. Cette rectification de définition a été intégrée dans un Corrigendum de la NF EN 1992-1-1.

8.3 (3) - Diamètre des mandrins de cintrage des barres - (II)


Demande de précisions sur les conditions permettant de ne pas vérifier la compression
du béton et donc de ne pas appliquer l’Expression (8.1)

La règle de 5  au-delà de la partie courbe s'applique à la partie droite qui termine la barre.

Par ailleurs, on note que lorsqu’une armature à ancrer est insérée à l’intérieur d’autres armatures (par exemple,
soit issues de la poutre soit par ajout de cadres dans le poteau, dans le cas d'une poutre arrivant dans un poteau)
elle n’est pas considérée comme disposée près de la surface.

Trois exemples sont donnés à titre indicatif sur les schémas de la Figure 13 ci-après :

Figure 13

8.4.1 (1)P - Ancrage des armatures


Peut-on utiliser les armatures de précontrainte comme armatures de béton armé ?
Il est à noter que les armatures de précontrainte par pré-tension (fils crantés ou torons) peuvent être utilisées
comme armatures de béton armé pour satisfaire à des conditions d’adhérence ou d’ancrage. Dans le cas d’une
armature droite, la contrainte de calcul de l’armature est limitée, pour ce rôle, à 300 ηp2 (ηp2 est tel que défini en
8.10.2.3 (2)).

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8.4.1 (2) - Modes d’ancrage des barres - (I)


La Figure 8.1 illustre plusieurs modes d’ancrages. Peut-on envisager d’autres formes
d’ancrage, en particulier le double coude ? Est-il possible de faire intervenir l’effet de
frottement dû à la courbure de la barre en plus de la contrainte d’adhérence ?
Toutes les dispositions sont possibles et sont à vérifier avec les méthodes données pour les calculs d'ancrage.

En revanche, pour les barres à haute adhérence, il ne faut pas tenir compte du frottement de courbure entre l’acier
et le béton.

8.4.1 (2) - Ancrage par des boucles - (II)


Examen de 4 cas courants d’ancrage par des boucles
Cas 1 - Boucle de type boîtes d’attente (Figure 14) : les armatures hautes servant de chapeaux, les armatures
basses servant d’ancrage de la bielle d’appui ; lorsque ces boîtes ne relèvent pas d’un agrément spécifique, le
diamètre de mandrin de cintrage est le diamètre minimum donné en 8.3 (2), Tableau 8.1N, soit 4 Ø.

Figure 14

Cas 2 - Suspentes dans une poutre (Figure 15) : les armatures de suspente doivent être remontées assez haut de
façon à pouvoir justifier la traction du béton le long du contour séparant un coin de béton (à 45°), ainsi que les
armatures reliant ce coin au reste (armatures en bleu continu) et le sous-tendeur de ces armatures (en bleu tireté).

Figure 15

Cas 3 - Boucles de chaînage et/ou de liaison de cisaillement entre éléments préfabriqués (Figure 16) : Sous-
réserve de la présence d’une clef, les essais du CERIB ont montré que, jusqu’à HA 12, la traction capable des
armatures était retransmise avec un recouvrement constituant un cercle.

Figure 16

Cas 4 - Continuité d’une poutre par clavetage intégral (Figure 17) : Il faut définir la longueur minimale de
recouvrement pour la transmission intégrale des efforts d’une armature sur l’autre. A défaut de justification
particulière, on appliquera 0,4 lb,rqd, et les deux armatures de couture (en jaune) ne reprennent que 0,5 F (où F est
la force maximale reprise par une barre).

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Figure 17

8.4.2 (2) - Contrainte ultime d’adhérence et conditions d’adhérence


L’Expressions (8.2) comprend un coefficient η1 qui dépend des conditions d’adhérence
illustrées par la Figure 8.2. Comment interpréter la phrase «à moins que l’on puisse
démontrer que les conditions d’adhérence sont bonnes» venant compléter les exemples
de la Figure 8.2 ?
Les conditions d’adhérence sont réputées bonnes si :

 le béton ne présente pas d'effet de ressuage prononcé, ce qui peut être considéré comme obtenu par
e/c ≤ 0,55 ;

 les conditions de mise en œuvre des classes d'exécution 2 et 3 de la NF EN 13670/CN sont celles retenues.

8.4.4 - Longueur d’ancrage des armatures de pré-contrainte dépassant des


prédalles
Autre référence : 8.10.2.3
Quelles règles appliquer ?
La NF EN 1992-1-1 ne traite pas directement de la longueur d’ancrage des armatures de précontrainte qui
dépassent d'une prédalle. Toutefois, les Expressions (8.4) à (8.7) de 8.4.4 (1) peuvent s'appliquer.

Ces longueurs d’ancrages peuvent être réduites de 30 % au plus, sur la base d’essais probants qui ont été
présentés par le CERIB (référence rapport CERIB numéro 245 i "Ancrages des armatures de précontraintes
dépassant sur appuis").

8.4.4 (1) - Longueur d’ancrage de calcul - (I)


L’Expressions (8.4) fait référence à un coefficient α2 qui tient compte de l’effet
d’enrobage minimal. S’agit-il de l’enrobage minimal de 4.4.1.2 ?
La réponse est non. Les valeurs de α2 sont données dans le Tableau 8.2 de 8.4.4 (2) en fonction d’un paramètre cd
qui est appelé lui aussi enrobage minimal mais qui est totalement défini par la Figure 8.3 (c = cnom).

8.4.4 (1) - Ancrage par soudure - (II)


Autres références : Tableaux 8.2 et 8.6
L’Expression (8.4) convient-elle pour un ancrage par soudure ?
Oui, la formule de lbd avec α4 = 0,7 convient pour un ancrage par soudure, notamment dans le cas d'un treillis
soudé à barres à haute adhérence.

Il est également possible de réaliser l'ancrage de barres à haute adhérence, même si elles ne font pas partie d'un
treillis soudé, par des barres soudées transversales suivant 8.6, ce qui justifie la remarque au bas du Tableau 8.2
de 8.4.4 (2) concernant l'ancrage par une soudure sur appui.

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Cette possibilité ne se cumule pas avec la précédente.

Pour une soudure réalisée suivant la NF EN ISO 17660-1, la qualité des assemblages soudés est considérée
correcte selon 8.6 (1). Pour les treillis soudés, la certification de la marque NF – « Aciers pour Béton Armé » gérée
par l’AFCAB ou équivalent permet également de considérer que la qualité des assemblages soudés est correcte.

Donc, la résistance à l'entraînement des divers cas de barres soudées envisagés en 8.6 (2) à (5) s’applique aux
soudures citées précédemment en lieu et place du coefficient α4.

8.5 (2) - Ancrage des armatures d’effort tranchant


Comment doit-on interpréter les schémas a) et b) de la Figure 8.5 ?

Le schéma a) représente des pliages allant de ≥ 135° à 180° ce qui donne un retour droit de Max (5  ; 50 mm).

Le schéma b) représente des pliages allant de 90° à < 135° ce qui donne un retour droit de Max (10  ; 70 mm).

8.7.2 (4) - Recouvrement des barres d’attentes


Autres références : 8.7.2 (3) et 8.7.3 (1)
Dans le cas d’attentes (boîtes d’attente par exemple) 100 % des barres sont en
recouvrement aussi bien pour le lit inférieur que pour le lit supérieur. Cette disposition
autorisée en 8.7.2 (4) implique le respect de 8.7.2 (3), et en particulier les prescriptions du
2ème tiret qui impose d’espacer longitudinalement les recouvrements voisins de 0,3 l0.

De plus, quelle valeur retenir pour le coefficient α6 ?


Les prescriptions données en 8.7.2 (4) s’applique effectivement. Il est fait renvoi à 8.7.2 (3) qui s’applique à
l’exclusion du 2ème tiret qui ne concerne pas le cas du recouvrement en un seul lit. Le coefficient α6 du Tableau 8.3
de 8.7.3 (1) vaut alors 1,5.

8.7.3 (1) - Cas d'un poteau armé au pourcentage minimum donné en 9.5.2 (2)
Quelle est la valeur de α6 ?
Pour les armatures longitudinales en recouvrement, on applique bien les Expressions (8.10) et (8.11) avec α6 = 1,5,
mais avec lb,req = 0.

8.7.4.1 (2) - Armatures transversales dans une zone de recouvrement


En 8.7.4.1 (2) il est définit les cas où les armatures transversales nécessaires par ailleurs
suffisent pour équilibrer les efforts de traction existant dans une zone de recouvrement.
Qu’en est-il dans le cas d’une dalle ?
Le mot "transversal" ne désigne pas une armature d'effort tranchant (cadres, étriers ou épingles).

Les armatures transversales nécessaires sont composées de celles de répartition résultant du calcul sous
sollicitations de flexion, de celles résultant des dispositions constructives (cf. 9.3) et éventuellement de celles
complémentaires nécessaires pour respecter les dispositions de la Figure 8.9 de 8.7.4.1 (4).

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8.7.4.1 (3) - Règles de recouvrements des armatures de diamètres


supérieurs ou égaux à 20 mm - (I)
Existe-il une alternative à la mise en œuvre d'armatures transversales conformément à
ce paragraphe ?
Cette règle, qui est nouvelle dans les habitudes françaises, fait actuellement interrogation et on peut espérer une
réponse dans la NF EN 1992-1-1 après révision. Dans cette attente, il est conseillé de réduire au maximum les
zones de recouvrement, quitte à procéder au décalage nécessaire ou à remplacer les recouvrements par des
zones d'ancrage.

8.7.4.1 (3) - Recouvrement des barres dans une dalle - (II)


Doit-on placer les barres du lit de répartition en premier lit pour satisfaire à la clause de
recouvrement des barres principales ?
Il n'est pas réaliste d'inverser les lits au droit du recouvrement (les armatures du 1er lit qui dans une autre zone
devraient être des armatures du 2e lit).

Une solution plus classique consiste à ne pas faire de recouvrement (barres disposées en tiroir) et cela doit
pouvoir être retenue dans de nombreux cas, compte tenu de la longueur commerciale des barres (qui est de 12 m
couramment). Une autre solution consiste à prévoir localement un lit de barres en recouvrement.

8.7.4.1 (4) - Figure 8.9 - Armatures transversales dans une zone de


recouvrement
Existe-t-il une autre disposition que celle donnée par la Figure 8.9 ?
Une autre façon de disposer les armatures transversales prévues selon 8.7.4.1 (3) consiste à les répartir
uniformément sur la longueur du recouvrement.

8.9.1 (2) - Paquets de barres


Quelles dispositions sont prévues pour un paquet de 3 barres ?
Les paquets de trois barres sont autorisés selon 8.9.1 (2). L'explication la plus logique de l’Expression (8.14) serait
que ces trois barres soient en triangle, ce qui est également confirmé par la Figure 8.12 de 8.9.2 (1).

9.2.1.1 (1) - Eléments secondaires - (I)


Où trouver la définition des éléments secondaires ?

La définition des éléments secondaires est précisée en 6.2.1 (4).

9.2.1.1 (1) - Pourcentage de non fragilité - (II)


Peut-on tenir compte de l’effort normal en cas de flexion composée ?
Les formules de pourcentage de non fragilité proposées correspondent à des sollicitations de flexion simple.

Il est possible de tenir compte d'un effort normal de compression pour autant qu'il soit pérenne durant la vie de
l'ouvrage, en vue de le faire intervenir dans l’Expression (9.1N).

9.2.1.1 (1) - Section minimale d’armature longitudinale tendue - (III)


Autres références : 9.8.2.2, 5.3.2.2 et 6.5.4
Le 9.2.1.1 (1) s’applique-t-il aux semelles, quelle que soit leur méthode de calcul (bielles,
moment de flexion) ?
Les semelles filantes ou isolées selon 9.2.1.1 (1) calculées par la méthode des bielles de la NF EN 1992-1-1 n’ont
pas à respecter la condition de non fragilité de cisaillement (semelles filantes) ou de poinçonnement (semelles
isolées) mais les contraintes de compression des bielles sont à vérifier. On se réfèrera alors à l’étude des nœuds
donnée en 6.5.4 (Figure 6.26).

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Les semelles filantes ou isolées calculées suivant 9.8.2 – (II) du présent document respectant la condition de
hauteur (d > d0/2), n'ont pas à respecter les conditions de non fragilité, de cisaillement (semelles filantes) ou de
poinçonnement (semelles isolées) et de compression des bielles. Il peut toutefois arriver, dans le cas de fortes
contraintes au contact du sol, que le risque de poinçonnement soit à examiner.

On peut également calculer les semelles comme des poutres et des dalles suivant la NF EN 1992-1-1 (flexion,
cisaillement, poinçonnement, dispositions constructives, pourcentage minimum).

Dans le cas des semelles filantes, le vmin à utiliser pour la vérification au cisaillement est celui avec redistribution
transversale, dès lors qu'elle est sous un mur en béton dont la longueur est supérieure à 10 fois l'épaisseur de la
semelle.

9.2.1.5 - Ancrage des armatures sur appuis intermédiaires


Autres références : 9.2.1.4 et NF EN 1992-1-2
La NF EN 1992-1-1 impose-t-elle de prévoir des armatures en partie basse au droit des
appuis intermédiaires ?
Les dispositions données en 9.2.1.5 ne sont exigées que si une analyse plus fine n'a pas été effectuée, en
conformité avec 6.6.

En particulier, il n'est pas nécessaire de mettre des armatures si FE ≤ 0 :

FE résultant de la formule donnée en 9.2.1.4 (1) NOTE de l'Annexe Nationale, à savoir :

FE = VEd a/z + NEd + MEd/z, formule qui est à remplacer par FEd = VEd cot' – NEd/2 + MEd/z

L'angle ' étant l'inclinaison moyenne de la bielle d'appui, défini en 6.2.1 - (III) du présent document.

MEd étant considéré comme positif lorsqu'il comprime la fibre supérieure

NEd étant positif pour une compression

VEd pris en valeur absolue

Remarque 1 : Se reporter au 6.2.1 – (IV) du présent document qui traite de la validité de l’Expression (9.3),
notamment du renvoi à l’Expression (9.2) de 9.2.1.3 (2).

La NF EN 1992-1-2 (comportement au feu) n'apporte pas d'autre exigence. Toutefois, le 9.2.1.4 (1) de la NF EN
1992-1-1, relative aux ancrages sur appuis de rive (β2 = 0,0 en 9.2.1.4 (1) NOTE de l'Annexe Nationale) s’applique
notamment pour les appuis de rive et/ou pour les appuis intermédiaires où le moment sur appui est devenu nul au
feu.

Remarque 2 : L’obligation d’un minimum d’armatures inférieures sur appuis venait des premières règles de calcul
du béton armé au feu (DTU "Feu Béton"). Il avait en effet paru nécessaire que la partie basse des poutres et dalles
ne soit pas démunie d'armatures (disposition constructive anti-éclatement).

L’Expression (9.3) (2) de 9.2.1.4 (1) NOTE de l'Annexe Nationale devrait être modifiée en remplaçant NEd par
NEd/2.

Remarque 3 : NEd et MEd sont le torseur des efforts extérieurs au centre de gravité de la section brute. La moitié de
l'effort normal est reprise par la membrure supérieure, l'autre moitié est reprise par la membrure inférieure.

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9.2.2 (6) - Positionnement des armatures transversales au voisinage d’un


appui dans une poutre - (I)
Existe-il une règle au sujet de ce positionnement ?
La réponse est non. L’usage est cependant le suivant ; si l’on appelle s l’espacement prévu au voisinage de l’appui
(soit calculé à partir de VEd, soit du fait des dispositions constructives) entre les cours successifs d’armatures
transversales, le premier cours d’armatures transversales est à positionner entre 0 et s du nu de l'appui, avec la
valeur courante de s/2.

9.2.2 (6) - Armatures d’effort tranchant des poutres noyées de planchers


d'épaisseur inférieure à 200 mm - (II)
Autre référence : 9.2.2 (8)
Peut-on augmenter les valeurs de sl,max et de st,max ?
Il est possible de prévoir des poutres noyées dans des planchers d’épaisseur de 200 mm ou moins. Dans le cas de
chargements principalement statiques, il est possible de disposer des cadres avec un espacement maximum sl,max
et st,max de 150 mm, à condition que VEd soit inférieur à VRd,c (des poutres).

9.2.5 (2) - Zone de suspentes


Que représente exactement la Figure 9.7 ?
La Figure 9.7 définit le volume maximal à l'intérieur duquel les armatures de transmission des charges de la poutre
portée à la poutre porteuse (suspentes) doivent se situer. Le volume effectif retenu dépend du schéma de
transmission des charges choisi et des armatures correspondants.

La Figure 9.7 représente les nœuds de poutres entièrement coulées en place.

9.3 - Dalles à prédalles suspendues et boîtes d’attente


Les dalles à prédalles suspendues avec boîtes d’attente relèvent-elles de la NF EN 1992-
1-1 ?
La réponse est oui. Toutefois, des conditions particulières de mise en œuvre ont conduit à les traiter
provisoirement dans des Recommandations Professionnelles spécifiques (SEBTP de novembre 2009) dans
l’attente d’une intégration de ce type d’ouvrage dans le DTU 23-4. Le retour d'expérience sur les conditions
d'application effectives de ce document est en cours.

9.3.1.1 (3) - Espacement des barres des dalles pleines


Proposition d’aménagement de l’Annexe Nationale
Le fait d'imposer deux espacements différents dans le cas des charges réparties dans les zones de moments
maximaux et hors de ces zones, conduit à une difficulté sur chantier de calepinage des panneaux de treillis
soudés. Compte tenu de la possibilité donnée de moduler cette clause par l'Annexe Nationale, il est proposé de la
modifier, à l'occasion de sa prochaine révision, de la façon suivante :

 cas des dalles soumises à des charges réparties avec les espacements recommandés ;

 cas des dalles soumises à des charges concentrées avec les espacements recommandés. La référence aux
zones de moment maximal sera supprimée.

9.3.1.2 - Armatures minimales des dalles


Le respect des dispositions minimales sur appui du 9.3.1.2 dispense-t-il du calcul des
moments sur appui et en travée ?
La réponse est non. La Section 9 donne des dispositions constructives minimales à respecter, quel que soit le
mode de calcul, celui-ci devant être effectué en conformité avec les Sections 5, 6 et 7, pour les dalles portant dans
deux directions suivant les redistributions habituelles des moments.

53
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FD P 18-717

9.3.1.2 (1) - Appui des dalles à prédalles


Peut-on se dispenser de suspentes localisées à l’extrémité des prédalles lorsqu’on
adopte une disposition selon la Figure 18 ci-après ?
On assure la liaison de la prédalle avec la partie coulée en place par des armatures en forme de grecque ou
similaires.

Figure 18

Il faut respecter les conditions suivantes :

1) La hauteur de la couture (grecque ou similaire) dans la partie coulée en place doit être telle qu'elle soit ancrée
au-dessus de l'armature longitudinale inférieure de la partie coulée en place (voir notamment l’Annexe K de la
NF EN 13747 - norme prédalles).

2) Il faut que les armatures horizontales sortant de l'appui soient situées au plus à 1 cm (ou le diamètre de
l’armature) de la surface de la prédalle. Cette condition peut toujours être réalisée dans le cas d'une reprise
horizontale de l'appui (poutre ou voile) au maximum au niveau supérieur de la prédalle, ce qui permet de couler en
deuxième phase le béton de l'appui et de la dalle.

9.3.1.2 (2) - Armatures des dalles au droit des appuis - (I)


Les dispositions constructives de longueur minimale données en 9.3.1.2 (2) doivent-elles
être respectées si les arrêts des barres sont effectués conformément à 9.2.1.3 (3)
concernant les poutres ?
La rédaction de la règle peut prêter à interprétation.

Il semble toutefois possible de considérer les deux cas suivants :

 si l’on retient 25 %, il doit lui être associé la longueur de 0,2 l ;

 si l’on retient 15 %, il doit lui être associé soit 0,1 l, soit la longueur résultant du tracé local de la courbe
enveloppe décalée des moments.

9.3.1.2 (2) - Armatures dans les dalles au voisinage des appuis - (II)
Autre référence : 5.3.2.2 (2)
Confirmation à propos de la disposition constructive relative aux chapeaux
Il convient d’appliquer 9.3.1.2 (2), si l'on ne tient pas compte de la raideur en rotation des éléments verticaux sur
appuis (exemple, au droit d'un voile).

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FD P 18-717

Si l’on considère l'analyse suivant la Section 5, il convient alors de tenir compte des encastrements dans les dalles
et dans les éléments verticaux.

9.4.3 (2) - Armatures de poinçonnement


Que signifie précisément "l’aire du brin d’un étrier" ou "l'aire de l'armature" ?
En revenant au texte anglais de l’EN 1992-1-1, il apparaît clairement que L’Expression (9.11) donne bien l'aire des
armatures (cadres, étriers ou épingles) et non la section d'un brin.

La NF EN 1992-1-1 découle de la traduction de la version anglaise de ce texte. Ainsi, on trouve plus loin dans le
texte de cette norme « link = cadres et étriers ». La traduction du mot « link » semble avoir été faite de façon trop
littérale, à savoir : « link = un étrier » au lieu de « link = étriers, cadres et épingles ».

9.5.2 (4) - Poteaux de section circulaire


Nombre minimal d’armatures longitudinales
Pour les poteaux de section circulaire, il est recommandé de prévoir au moins six barres longitudinales réparties
sur le contour de la section.

9.5.3 (4) i) - Armatures transversales des poteaux


Il est demandé de réduire l’espacement en haut et bas des poteaux. Peut-on préciser
qu’il s’agit bien de toutes les sections ?
La version de la NF EN 1992-1-1 (4ème tirage 2013-04) a été complétée avec la rédaction suivante :

« i) dans toutes les sections situées à une distance au plus égale à la plus grande dimension de la section
transversale du poteau au-dessus ou au-dessous d’une poutre ou d’une dalle ; … ».

9.6.2 et 9.6.3 - Voiles - (I)


Dispositions constructives minimales
Les dispositions constructives minimales de chaînage résultant de la NF EN 1992-1-1 et de son Annexe Nationale
sont récapitulées sur les deux Figures 19 et 20 suivantes :

NOTE La légende est commune aux murs de façade et/ou de pignon et aux murs intérieurs.

AH armatures horizontales de surface continues et réparties 0,96 cm2/m - espacement max 33 cm

AV armatures verticales de surface continues et réparties 0,48 cm2/m - espacement max 50 cm

AT attentes 0,32 cm2/m - espacement max 50 cm

CH chaînage horizontal au croisement avec chaque plancher 1,20 cm2

CV chaînage vertical d’about de mur sous terrasse 1,20 cm2

RH renfort horizontal des baies ou de linteau 0,80 cm2

RV renfort vertical des baies et ouvertures 0,68 cm2

RH1 renfort horizontal complémentaire sous terrasse 1,88 cm2 – dans 50 cm en haut

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Figure 19

Figure 20

L’attention est attirée sur le fait que d’autres armatures (et/ou attentes) que celles résultant des dispositions
constructives précédentes et du calcul des sollicitations peuvent être nécessaires pour :

 assurer la stabilité latérale des voiles en phase de construction ;

 justifier de l’accrochage de façades rapportées ;

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 résister à la poussée du béton frais (cas du premier voile coulé au droit d’un joint de dilatation lorsqu’il sert de
coffrage lors du coulage du deuxième voile).

9.6.2 et 9.6.3 - Voiles - (II)


Epaisseur minimale
L’épaisseur minimale des voiles de façade et de pignon dont les caractéristiques de résistance à la pénétration de
l’eau peuvent être affectées par la fissuration du béton doivent avoir une épaisseur d’au moins 15 cm dans les
parties courantes. Ceci ne concerne donc pas les voiles de façade et de pignon protégés par un parement rapporté
du type bardage, peau ou placage.

Une épaisseur comprise entre 10 cm et 15 cm peut néanmoins être admise sur des surfaces limitées, pour autant
qu’elle reste compatible avec des dispositions d’armatures normalement réalisables. A titre d’exemple, une allège
entre deux trumeaux peut, le plus souvent, être considérée comme une surface limitée. Il faut pouvoir justifier du
recouvrement et des croisements des armatures, ainsi que de leur enrobage, au droit du décalage d’épaisseur.

L’épaisseur minimale des autres voiles de façade et pignon est de 12 cm, dans les parties courantes.

9.6.2 et 9.6.3 - Voiles porteurs - (III)


Charges et contraintes normales associées
Il est admis en règle générale que les charges provenant des niveaux supérieurs et /ou du poids de la partie de
voile située au-dessus du niveau considéré sont uniformément réparties dans la section droite de ce niveau.

C’est habituellement le cas de toute section droite située à mi-hauteur d’un niveau, en l’absence de charge
concentrée située au-dessus.

Une charge concentrée est supposée se répartir à l’intérieur de la zone délimitée par deux droites inclinées sur la
verticale de 1/3 dans le cas des voiles en béton non armé horizontalement et 2/3 dans le cas des voiles en béton
armé horizontalement, à condition que la charge répartie ainsi trouvée ait une résultante portée par l’axe de la
charge concentrée d’origine, sauf à justifier l’excentrement par l’action de forces horizontales antagonistes internes
sollicitant les autres voiles de contreventement.

Figure 21

Les contraintes normales apportées par une poutre ou une dalle sont supposées uniformément réparties le long de
l’épaisseur du voile sauf pour celles résultant de la poutre ou de la dalle située immédiatement au-dessus de la
section droite envisagée dans le cas d’un voile de rive.

On admet, dans le cas d’un voile de rive, que le supplément de contrainte normale dû à la réaction d’appui de cette
poutre ou dalle est distribué linéairement sur une profondeur d’appui égale à la plus petite des deux valeurs
suivantes : l’épaisseur du voile et la hauteur de la poutre ou dalle.
57
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Les contraintes résultant des réactions d’appui des poutres et dalles des niveaux supérieurs sont supposées
uniformément réparties suivant l’épaisseur.

Il en est de même pour les réactions d’appui de toutes les poutres et dalles situées au- dessus lorsqu’on envisage
une section droite à mi-hauteur d’un niveau.

Figure 22 - Exemples de diagrammes élastiques

Figure 23 - Exemples de diagrammes plastiques

9.6.2 et 9.6.3 - Voiles porteurs - (IV)


Justification de la résistance
Le cas des voiles soumis à des actions extérieures perpendiculaires à leur plan moyen peut être traité par la
Section 12 avec prise en compte de l’effet des sollicitations correspondant à ces actions dans l’estimation de
l’excentricité hors plan, dès lors que le bâtiment possède trois plans de contreventement non concourants.

C’est la plupart du temps le cas des voiles d’infrastructure soumis à l’action latérale des terres.

L’attention est attirée sur le fait que les actions de gradient thermique, de retrait, d’imperfections localisées, de vent
entre deux niveaux, etc., sont habituellement négligées pour autant que leur importance reste faible vis-à-vis des
actions principales agissant dans le plan moyen, ce qui est généralement le cas dans les bâtiments courants
possédant trois plans de contreventement non concourants.

L’application de 12.6.5.1 (4), permet de retenir les cas suivants pour les voiles ou les bandes de voiles :

58
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Tableau 4

Voiles ou bandes de voiles

Armés verticalement Non armés verticalement

En continuité en tête et en pied avec un plancher

de part et d’autre 0,85 0,90

d’un seul côté 0,90 0,95

Sans continuité en tête et en pied avec un 1,00 1,00


plancher

A chaque niveau d’un voile, on peut, le plus souvent, n’effectuer que deux vérifications :

 celle pour une section droite à mi niveau : les contraintes normales sous charges gravitaires sont supposées
réparties uniformément suivant l’épaisseur. Il faut tenir compte des excentricités du premier ordre, des
excentricités d’imperfections géométriques et de leur amplification due à l’effet du second ordre ;

 celle pour une section droite en haut du niveau : les contraintes normales sous charges gravitaires sont
supposées réparties uniformément suivant l’épaisseur sauf, pour celles provenant du niveau immédiatement
au-dessus de la section droite pour lesquelles on retient les variations triangulaires ou trapézoïdales comme
vu ci-avant. Il faut tenir compte des excentricités du premier ordre, des excentricités d’imperfections
géométriques mais pas de leur amplification due à l’effet du second ordre.

9.8 - Pourcentages de non fragilité des massifs de fondation - (I)


Dans quel cas doit-on prévoir un tel pourcentage ?
Les massifs peuvent être considérés comme des radiers, des semelles de fondations ou des massifs semi-
enterrés. Suivant le fait qu'ils sont réputés en béton armé ou non armé, ils doivent être examinés par les règles
correspondantes de la NF EN 1992-1-1 et de son Annexe Nationale.

9.8 - Fondations - (II)


Cas des ouvrages spéciaux
Les fondations de certains ouvrages spéciaux font l’objet de règles particulières (cuvelages, dallages, cheminées,
châteaux d’eau, silos, etc.).

9.8.1 - Semelles en tête de pieux - (I)


Méthode des bielles et tirants

La liaison entre les fondations profondes et les ouvrages de Gros Œuvre qui les surmontent se fait par des
ouvrages de transition appelés semelles en tête de pieux.

Cas d’un pieu isolé

Un tel cas relève de 9.8.4 ou de 12.9.3 selon que l’on considère que cette semelle doit être en béton armé ou non.

Cas de 2, 3 et 4 pieux

Ces semelles peuvent être étudiées par application des clauses de la NF EN 1992-1-1 et de son Annexe
Nationale, soit celles des poutres, soit celles des modèles bielles et tirants (cf. 6.5).

Ces semelles peuvent également, dans le cas de poteaux en béton, être étudiées par la « méthode des bielles »
basée sur les mêmes notions que celles de 6.5.

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Toutefois, cette méthode comporte des hypothèses complémentaires et les limites d’emploi parfois différentes, car
elles résultent de plusieurs essais à rupture, figurant notamment dans l’Article des Annales de l’ITBTP de février
1967, n° 120, série TMC n° 57 par J. Blévot et R. Frémy. Cet article traite à la fois de la méthode de calculs, des
comptes rendus d’essais et des dispositions constructives.

Cas de 2 pieux

L’inclinaison sur l’horizontale des deux bielles, soit θ, doit être supérieure ou égale à 45° et lorsque cette
inclinaison est plus grande que 55°, bornée à 55°. L’inclinaison est calculée en admettant un point de départ des
bielles en tête à a / 4.

La force de traction des armatures inférieures est donnée par la décomposition de la force NEd entre ses deux
bielles, elles même redressées par les armatures formant tirant. Elle est donc donnée dans le cas général
(inclinaison comprise entre 45° et 55°) par la formule suivante, qui comprend un coefficient majorateur de 1,15
résultant des essais :

1,15 NEd lt (1 - a / 2 lt) / 4 d (10)

La largeur b0 doit être supérieure ou égale au diamètre du pieu plus deux fois la tolérance d’implantation.

La contrainte conventionnelle de cisaillement sous charges à l’ELU, soit NEd/(1,75 b0 d) doit rester inférieure ou
égale à 1,75 fctm. Dans le cas contraire, on peut compléter les armatures par des barres relevées calculées en
conséquence.

La contrainte de compression des bielles sous charges à l’ELU, soit le maximum de NEd / B sin2θ et de NEd/(2 B1
sin2θ) doit rester inférieure ou égale à 0,9 fck .

Il y a lieu de prévoir :

 des armatures supérieures dont la section est comprise entre 1/5 et 1/8 des armatures inférieures.

 des cadres dont la section correspondant à des HA 10 tous les 12 cm pour des pieux de charges à l’ELU
inférieures ou égales à 1,10 MN par pieu. Cette section étant ensuite majorée au prorata de la charge des
pieux en cas de charge supérieure.

Figure 24

60
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FD P 18-717

Cas de 3 pieux

L’inclinaison sur l’horizontale des trois bielles, soit θ, doit être supérieure ou égale à 45° et bornée à 55°.
L’inclinaison est calculée en admettant un point de départ des bielles en tête à 0,3 a.

La force de traction des armatures inférieures est donnée par la décomposition de la force NEd entre ses trois
bielles, elles même redressées par les armatures formant tirant. Elle est donc donnée dans le cas général
(inclinaison comprise entre 45° et 55°) par les formules suivantes :

N Ed l t 3 1  a 
 cas des armatures suivant les médianes 

NEd l t 
3  0,9a
  2l t 
9d 9d

N Ed l t 1  a 
 2l t 
 cas des armatures suivant les côtés 
9d

Au moins 67 % des charges doivent être reprises par les côtés, le reste étant repris par les médianes.

Les dimensions en plan doivent être telles qu’elles enveloppent le diamètre des pieux plus deux fois la tolérance
d’implantation.

La contrainte de compression des bielles sous charges à l’ELU, soit le maximum de NEd /B sin2θ et de NEd/(3 B1
sin2θ) doit rester inférieure ou égale à 1,15 fck.

Le respect des conditions ci-avant, dispense de vérification au cisaillement.

Cas de 4 pieux

L’inclinaison sur l’horizontale des quatre bielles, soit θ, doit être d’au moins 45° et bornée à 55°. L’inclinaison est
calculée en admettant un point de départ des bielles en tête à 0,35 a.

La force de traction des armatures inférieures est donnée par la décomposition de la force NEd entre ses quatre
bielles, elles même redressées par les armatures formant tirant. Elle est donc donnée dans le cas général
(inclinaison comprise entre 45° et 55°) par les formules suivantes :

 a 
N Ed 2 .lt 1  
 cas des armatures suivant les diagonales 
 2lt 
8d

 a 
N Ed .lt 1  
 cas des armatures suivant les côtés 
 2lt 
8d
Entre 40 % et 60 % des charges sont reprises par les côtés et le reste par les diagonales.

Les dimensions en plan doivent être telles qu’elles enveloppent le diamètre des pieux plus deux fois la tolérance
d’implantation.

La contrainte de compression des bielles sous charges à l’ELU, soit le maximum de NEd / B sin2θ et de NEd / (4 B1
sin2θ) doit rester inférieure ou égale à 1,35 fck (B est la surface de la section droite du poteau et B1 celle d’un pieu).

Le respect des conditions ci-avant, dispense de vérification au cisaillement.

61
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FD P 18-717

Cas de plus de 4 pieux

On peut se reporter à l’article des Annales cité ci-avant.

9.8.1 - Semelle sur 3 pieux - (II)


Précisions concernant le partage entre les côtés et les médianes
Pour le cas de semelle sur 3 pieux, la phrase après les deux formules figurant en 9.8.1 – (I) du présent document
signifie qu'on fait le calcul :

 Pour les côtés : k.NEd

 Pour les médianes : (1-k).NEd

avec :

0,67 ≤ k ≤ 1

L’attention est attirée sur la nécessité d'ancrer convenablement les barres principales des semelles sur pieux.

9.8.1 (3) - Semelles en tête de pieux


Demande d’explication sur la signification des "barres réparties" de 9.8.1(3)
Toutes les façons usuelles de calculer et d’armer les semelles de 1 à 4 pieux sont définies en 9.8.1 – (I), (II) et (III)
du présent document.

9.8.2 - Semelles de fondations superficielles - (I)


Justification des coffrages et des armatures
Etat limite ultime de résistance

La reconnaissance du sol est effectuée selon la NF P 94-261.

Dans les cas courants, l’Annexe G de cette norme permet de transformer la connaissance du sol en réaction sous
la fondation, soit q, à utiliser dans les vérifications de portance à l’ELU.

Les sollicitations provenant de la superstructure s’expriment par une résultante générale des forces prise au niveau
de contact avec le sol et on en déduit p la valeur représentative de la composante normale des contraintes
associées.

Figure 25

La justification de l’état limite ultime vis-à-vis du sol est satisfaite si p ≤ q.

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FD P 18-717

Dans le cas des combinaisons d’actions où le vent est l’action variable de base, la justification devient p ≤ 1,33 q.

État limite ultime de stabilité de forme

Lorsque la structure qui surmonte les fondations a été justifiée par l’état limite ultime de stabilité de forme, les
sollicitations à prendre en compte pour la justification des fondations à l’état limite ultime doivent prendre en
compte les excentricités additionnelles provenant des effets du second ordre.

État limite d’équilibre statique

Il n’y a pas de justification spéciale d’état limite d’équilibre statique sauf en ce qui concerne les deux points
suivants :

 condition de non glissement de la fondation sur le sol, à partir d’un coefficient de frottement limité par la valeur
résultant de l’angle de frottement interne du sol,

 condition de stabilité d’ensemble dans le cas de dénivellations ou de pentes importantes prenant en compte la
structure et le terrain avoisinant. On peut alors, par exemple, utiliser une méthode de cercles de glissement.

État limite de service vis-à-vis de la fissuration

Les Documents Particuliers du Marché donnent la classe d'exposition XA compte tenu de l’agressivité du sol et de
l’eau selon la norme NF EN 206-1/CN. La prise en compte de cet environnement, conduit à une limitation de
l'ouverture calculée des fissures à 0,3 mm en classe d'exposition XA1, 0,2 mm en XA2 et 0,1 mm en XA3.

Lorsque la géométrie ou les sollicitations ne permettent pas de déterminer la valeur des paramètres permettant le
calcul selon 7.3.4, il convient de majorer les sections d’armatures calculées par ailleurs à l’ELU de 10 % en classe
d'exposition XA1, de 30 % en XA2 et 50 % en XA3.

État limite de service vis-à-vis des déformations

Il n’y a pas à justifier de l’état limite de service vis-à-vis des déformations (en particulier du fait de la définition de q)
sauf dans les cas suivants :

 le premier cas concerne les structures hyperstatiques calculées en prenant en compte des hypothèses quant
au tassement et rotation des fondations. Il y a alors lieu de s’assurer de la bonne concordance entre les
déplacements et rotations des fondations qui découlent des sollicitations trouvées avec les hypothèses de
départ ;

 le deuxième cas concerne les fondations lorsque l’on s’écarte des limites de tassements différentiels données
en 2.6 (2) ;

 le troisième cas sur prescription des Documents Particuliers du Marché.

9.8.2 - Semelles de fondations superficielles - (II)


Méthode des bielles

Ces semelles peuvent être étudiées par application de 9.8.2.2, soit celles des poutres, soit celles des modèles
bielles et tirants (cf. 6.5).

Ces semelles peuvent également, dans le cas de poteaux en béton, être étudiées par la «méthode des bielles»
basée sur les mêmes notions que celles données en 6.5.

Toutefois, cette méthode comporte des hypothèses complémentaires et les limites d’emploi parfois différentes, car
résultant de plusieurs essais à rupture, essais effectués à l’initiative du Bureau Securitas et figurant notamment
dans le fascicule de décembre 1934 des comptes rendus de l’ITBTP, par P. Lebelle.

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FD P 18-717

Semelle filantes sous voiles :

 on suppose que la charge NEd se répartit uniformément sous la semelle sous forme de contrainte normale, soit
σ = NEd / a’ ;

 on admet que cette répartition se fait par des bielles de béton rayonnantes. L’effort de compression dans ces
bielles se décompose en réaction verticale dans le sol et en force de traction dans des armatures constituant
sous-tendeur ;

 on trouve que la force de traction dans le sous-tendeur, soit N(x), varie paraboliquement de 0 pour x = a’/2 à
N = NEd (a’ -a)/8 d pour x = 0.

L’application de la méthode implique la condition d0/2 ≤ d ≤ 2 d0.

La condition d ≥ d0/2 permet de considérer qu’il n’est pas nécessaire de procéder à des vérifications concernant
l’effort tranchant ou le poinçonnement et la compression des bielles. Il n’y a donc pas lieu, en particulier de prévoir
des étriers ou des barres relevées.

L’épaisseur de la semelle est au moins égale à 6 cm plus 6 fois le diamètre des barres du sous-tendeur.

L’arrêt des barres du sous-tendeur peut se faire à partir de la courbe de mise en traction, soit N(x). A défaut, les
barres du sous-tendeur doivent se terminer par des crochets d’ancrage, conformément à 8.4.

Ceci conduit aux règles suivantes, lbd étant la longueur d’ancrage de barres du sous-tendeur :

 si lbd > a’/4, il est nécessaire de prévoir des crochets d’ancrage pour la totalité des barres

 si a’/8 < lbd ≤ a’/4, on peut prévoir que toutes les barres sont droites donc sans crochet d’ancrage

 si lbd ≤ a’/8, on peut prévoir que la moitié des barres est sans crochet d’ancrage et couvre toute la largeur de
la semelle (soit a’) et que l’autre moitié des barres est sans crochet d’ancrage et couvre une longueur de 0,75
a’ axée.

Figure 26

Semelle sous poteaux :

La même méthode peut se démontrer pour une semelle rectangulaire, de dimension a’ x b’, sous un poteau
rectangulaire, de dimension a x b, pour autant que les deux rectangles soient homothétiques.

64
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FD P 18-717

Par une extension légitimée par l’expérience, il est admis qu’elle s’applique même lorsque la condition
d’homothétie n’est pas strictement respectée.

On procède alors dans chaque direction comme indiqué pour une direction dans le cas de semelle sous voile.

Il faut, en particulier, noter que la valeur de d est à estimer pour le lit d’armatures du sous-tendeur concerné.

Pour l'arrêt des barres du sous-tendeur, si la condition d'homothétie n'est pas respectée, il faut remplacer a' par 0,8
a' dans les formules données pour les semelles filantes sous voiles.

9.8.2 - Fondations superficielles - (III)


Dispositions constructives diverses
Les dispositions constructives figurant ci-après sont celles qui ont une incidence sur la conception et le calcul ou
celle qui figurent dans le dossier de plans d’exécution.

Joint de rupture

Un joint de rupture doit être ménagé entre deux éléments d’ouvrages voisins lorsqu’ils subissent des différences
importantes de charges ou de tassement.

Il en est de même lorsque le sol présente un changement brusque de compressibilité sous un même ouvrage.

Joint de dilatation

Sur un sol homogène et bien consolidé, les joints de rupture coupant les fondations sont de préférence évités. Les
joints de dilatation normalement prévus sont alors arrêtés au-dessus des semelles de fondation.

Figure 27

Armatures minimales de chaînage

Par application extensive de 9.10.2.3 (4) NOTE de la NF EN 1992-1-1 et de son Annexe Nationale, les semelles
sous voiles doivent comporter un chaînage dont la section doit être au moins égale à 1,5 cm2 en acier HA de
nuance B500.

Il est possible, dans le cas de semelle en gros béton, de reporter les armatures de chaînage à la base du voile.

Armatures en attente

Lorsque les sollicitations de flexion composée à la base d’un poteau ou d’un voile conduit à des armatures
tendues, ceux-ci sont à retourner en partie basse des fondations avec un retour correspondant à l’ancrage
nécessaire.

65
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FD P 18-717

Dans le cas contraire il suffit de prévoir un ancrage droit des armatures sur une longueur d’au moins 20 fois leur
diamètre.

Figure 28

Béton de propreté

Dans le cas de risque de souillure du béton en cours de coulage, un béton de propreté, d’au moins 4 cm
d’épaisseur, est exécuté pour tout ouvrage de fondation comportant des armatures au voisinage de sa sous-face.

Ce béton peut, dans certains cas, en fonction des conditions de surface et de nature des terrains de fondation être
remplacé par la pose de feuilles en matière plastique, ou par augmentation de l'enrobage (cf. 4.4.1.2 (9)).

9.8.2 - Fondations superficielles - (IV)


Cas particuliers
Fondations à des niveaux différents

A défaut de prescription plus sévères des Documents Particuliers du Marché :

 Lorsque le terrain d’assise ne peut donner lieu à un glissement d’ensemble, les niveaux de fondations
successives doivent respecter une pente maximale de 3 de base pour 2 de hauteur, conformément à la Figure
29 ;

 On admet également de fonder superficiellement un voile ou mur filant sur un terrain en pente en respectant
des marches ou redans à pente maximale de 3 de base pour 1 de hauteur, conformément à la Figure 29.

Figure 29

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FD P 18-717

Fondations superficielles à proximité d’ouvrages sur pieux

Les fondations superficielles doivent être implantées de façon à ne pas exercer d’action préjudiciable à la bonne
tenue de fondations profondes voisines. Dans le cas contraire, ces actions doivent pouvoir être estimées et sont à
prendre en compte.

Fondations au voisinage de fouilles et talus

Si, dans le voisinage de l’ouvrage existent des fouilles ou des dépressions plus profondes que le niveau des
fondations, il convient de vérifier que les charges et poussées apportées par les fondations peuvent être
supportées par leur terrain d’assise aussi bien en phase provisoire qu’en phase définitive. Au besoin, des
dispositions spécifiques doivent être prises à cet effet.

Fondations antivibratiles

Les fondations antivibratiles sont des ouvrages spéciaux qui ne sont pas traités dans le présent document.

Précaution contre le gel

Le niveau des fondations doit être descendu à une profondeur suffisante pour mettre le sol d’assise à l’abri des
conséquences du gel, sauf dispositions spéciales prises à cet effet.

Cette profondeur est fonction de la nature du sol et du climat. Même si le sol ne gèle pas profondément, la teneur
en eau du sol sous-jacent peut être modifiée fortement par le gel. Il est recommandé de descendre au moins à
0,50 m en région tempérée et d’aller parfois au-delà de 1,00 m en montagne, compte tenu de l’altitude et de la
nature du sol.

Pour plus d’informations, on peut se reporter utilement en O4 de l’Annexe O de la NF P 94-261.

Protection contre les milieux agressifs

L’agressivité du milieu, sol et eau, dans lequel les ouvrages sont établis peut conduire à des exigences
constructives spécifiques sur le choix des matériaux, les conditions de leur confection, celles de leur mise en
œuvre ainsi que le respect de dispositions constructives.

A titre d’exemple non limitatif :

 formulation du béton ;

 protection rapportée ;

 enrobages des armatures.

9.8.2 - Fondations superficielles - (V)


Fondations sur sols difficiles
Les fondations superficielles sur sols difficiles peuvent nécessiter des études spécifiques plus complètes et plus
complexes couvrant à la fois les domaines de la conception, du calcul et de l’exécution.

On rencontre notamment de tels problèmes :

 dans les cas de fouilles réalisées sur une grande profondeur dont le fond se situe sur une couche argileuse ;

 dans le cas de fondations reposant sur un sol gonflant dont les variations dimensionnelles sont fortement
conditionnées par sa teneur en eau, etc.

Pour plus d’informations, on peut se reporter utilement en O4 et O7 de l’Annexe O de la NF P 94-261.

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FD P 18-717

9.8.2.1 (1) - Semelles de fondation


Diamètre minimal des armatures principales
Par extension du complément non contradictoire figurant dans l’Annexe Nationale, les armatures assemblées par
soudage sur machines automatiques ne sont également pas concernées par cette limitation Фmin .

9.8.3 - Longrines de redressement


Indications complémentaires
On rencontre l’obligation de disposer des longrines de redressement dans les deux principaux cas suivants :

 impossibilité d’axer des fondations sous des poteaux ou voiles lorsqu’on est en limite d’emprise de la zone
constructible ;

 obligation de reprendre des écarts d’implantation hors tolérance entre des fondations profondes et la
superstructure qu’elles supportent.

Dans les deux cas, l’attention est attirée sur l’intérêt de prévoir une rigidité suffisante pour ces longrines, de façon
que leur déformation soit suffisamment faible pour pouvoir être négligée.

9.8.4 - Semelles de poteaux fondées au rocher


Ces semelles peuvent-elles être en béton non armé ?
Un tel cas peut également relever de la Section 12.

9.8.5 - Pieux forés


Dans quels cas ces pieux peuvent-ils être en béton non armé ?
Les pieux en béton non armé relevant de la Section 12, sont les pieux dits en compression centrée pour lesquels la
façon dont la charge leur est appliquée et les réactions latérales du sol font que cette hypothèse peut être admise.

9.10.2.5 (1) - Chaînages verticaux


Précisions concernant cette prescription
La prescription de 9.10.2.5 (1), prévue dans le cas de constructions à base de panneaux préfabriqués, ne
s’applique que si les Documents Particuliers du Marché l’exigent conformément au 9.10.1 (2) d) de l’Annexe
Nationale. C’est également le cas pour les autres types de structures.

12.1 (2) - Voussoirs de tunnels


Ces ouvrages peuvent-ils relever des règles des poteaux ?
Les voussoirs de tunnel relève habituellement de la Section 12 (béton non armé). En effet, leur comportement est
sensiblement celui des arcs funiculaires et les efforts parasites dans l'élément comprimé ne nécessitent pas
d’armatures en dehors de celles de frettage et d'anti-éclatement.

Les coefficients minorateurs αcc,pl et αct,pl sont données en 12.3.1 (1) NOTE de l'Annexe Nationale.

Il n'y a donc pas lieu de considérer un voussoir de tunnel comme un poteau. En effet son flambement est empêché
par la réaction du sol. Par conséquent, le pourcentage minimal des poteaux de 9.5 ne s'applique pas.

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12.6.3 (2) NOTE - Voiles, Expression (12.4)


Conditions d’application du coefficient k de l’Expression (12.4)
Il convient de noter que Acc représente la section totale dans le cas où la section droite est entièrement comprimée
et la part de section droite subissant des contraintes de compression dans le cas où la section droite est
partiellement comprimée.

Le coefficient k = 1,5 résulte de la distribution classique des contraintes de cisaillement qui doivent être nulles au
pourtour de la section droite (sauf là où il existe des forces de surface réparties sur la surface libre du voile).

L’étude des contraintes normales en flexion composée peut dans certains cas conduire à une section droite
partiellement comprimée. Il est alors possible de poursuivre cette étude en passant par la recherche d’une portion
réduite de section droite uniformément comprimée (le centre de gravité de cette portion réduite de section droite
doit naturellement coïncider avec l’effort normal excentré).

Dans un tel cas, le coefficient k à appliquer à cette portion réduite de section droite est inférieur à 1,5 sans être
inférieur à 1, dès lors que la surface de la portion réduite de section droite est inférieure aux 2/3 de la surface de la
section droite totale.

12.6.5.2 - Méthode de calcul simplifiée des voiles en béton non armé


Autre référence : 12.6.5.1 (5)
Rectification de l’Expression (12.11)
L’Expression (12.11) n'est pas sécuritaire. Il convient donc de la remplacer par :

1,07 (1 – 2etot/hw) – 0,026 L0/hw  1 – 2etot/hw (11)

Cette Expression n’est valable que dans les limites suivantes :

 épaisseurs du voile comprises entre 0,15 et 0,55 m ;

 résistance en compression du béton comprise entre 20 et 50 MPa ;

 élancement λ de 0 à 120 ;

 excentricité (incluant les imperfections géométriques) ne dépassant pas 0,3 hw.

12.9.4 - Partie basse des voiles et poutres supportant des murs en


maçonnerie
Conception en voûtes de décharge
La partie basse des voiles en béton, non supportée par des poutres ou ne reposant pas directement sur des
fondations superficielles filantes, ainsi que les poutres supportant des murs en maçonnerie de bonne qualité (**)
peuvent être calculées en admettant qu’il se forme des voûtes de décharge susceptibles de reporter tout ou partie
des charges directement sur les appuis (*).

(*) La ligne moyenne de toute voûte, tracée suivant un funiculaire des charges appliquées, et les largeur et
épaisseur de cette voûte de décharge doivent être telles que :

 les sollicitations dans toute section droite de la voûte se réduisent à un seul effort normal de compression. La
contrainte maximale de calcul, correspondant à cet effort normal, doit alors respecter les limites données dans
les clauses concernées de la NF EN 1992-1-1 et de son Annexe Nationale dans le cas du béton (notamment
les clauses de 6.5) et celles de la NF EN 1996-1-1 et de son Annexe Nationale dans le cas de la maçonnerie ;

 la poussée de la voûte est reprise par un tirant incorporé dans une poutre en partie basse du voile en béton ou
incorporé dans une poutre située sous la maçonnerie. Dans le cas de la maçonnerie, il peut être nécessaire
de justifier, dans la section droite de contact, le coefficient de frottement de la maçonnerie sur le béton en
conformité avec les clauses et limites de la NF EN 1996-1-1 et de son Annexe Nationale.

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(**) Les matériaux des éléments de maçonnerie constitutifs, les joints horizontaux, verticaux et autres, le mortier
de ces joints ainsi que les dispositions, arrangements et imbrications relatives de ces joints doivent être
compatibles avec la possibilité de formation de voûtes, et ce, dans le respect des clauses de la NF EN 1996-1-1 et
de son Annexe Nationale.

Quand les conditions ainsi précisées sont remplies, on peut considérer que les poutres sont sollicitées par le seul
poids de la maçonnerie et du béton situés sous l’intrados des voûtes, ainsi que par les charges éventuellement
appliquées dans cette région ainsi que par les poussées de ces voûtes.

Il peut se faire que les sections droites des voûtes à leurs naissances débordent des appuis, il en résulte alors
dans les poutres une charge localisée importante et proche des appuis dont il faut tenir compte.

Annexe C - Armatures à empreintes


Quelles sont les caractéristiques d’adhérence ?
Pour les armatures à empreintes conformes à la norme NF EN 10080, les caractéristiques d’adhérence fP se
substituent, de manière équivalente, aux caractéristiques d’adhérence fR des armatures à verrous.

2 Clauses concernant la partie 1-2


(NF EN 1992-1-2 et son Annexe Nationale, NF EN 1992-1-2/NA)

3.2.3 (5) - Identification des aciers de classe N


Doit-on vérifier sur site que les aciers en place sont bien de classe N ?
La question ne se pose pas dans ces termes car cette classe est indépendante des aciers et ne concerne que les
coefficients de calcul à chaud des aciers. La classe N correspond au choix effectué en 3.2.3 (5) NOTE. Dans le
Tableau 3.2a donnant les valeurs pour la classe N, les aciers laminés à chaud et formés à froid sont différenciés.
Au cas où l’on ne connaît pas le procédé de fabrication de l’acier, on choisit le formé à froid.

3.2.3 et 3.2.4 - Contrainte d’adhérence des armatures


Doit-on vérifier la contrainte d’adhérence des armatures dans un calcul au feu ?
Pour les aciers de béton armé, la justification est donnée dans le Code Model en 7.5.1.2.2 :

"Bond strength between concrete and steel has been shown to reduce with temperature, at a rate more similar to
the reduction of the tensile strength of concrete than that of the compressive strength. Experience has yet very
rarely produced evidence of failures by debonding in reinforced concrete structures."

Traduction française :

« Il a été montré que l’effort d’adhérence entre le béton et l’acier diminue avec la température. Cette diminution se
rapproche davantage de la décroissance de l’effort de traction du béton que de l’effort de compression.
L’expérience montre qu’il n’y a que de très rares cas de rupture par défaut d’adhérence dans les structures en
béton armé ».

Pour les aciers de béton précontraint, le document du CERIB, du 14 juin 2011, donne la conclusion suivante ; la
courbe d'évolution de la résistance d'adhérence en fonction de la température est au-dessus de la courbe de la
résistance des armatures de béton précontraint pour des températures situées entre 150 et 600°C. Cela signifie
donc que la contrainte d'adhérence pour une température donnée diminue moins que la résistance des armatures
de béton précontraint par rapport aux résistances à 20°C.

En conclusion, la justification de contrainte d'adhérence des armatures n'a jamais lieu d'être effectuée à l'occasion
de la justification au feu.

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5.2 (15) - Distance des armatures au parement


Autre référence : 5.2 (17)
Quelle distance pour l’utilisation des Tableaux 5.5 et autres des règles simples ?
La distance moyenne du Tableau 5.5 est celle am du centre de gravité des armatures au parement (cf. article 5.2
(15)). Il faut toutefois noter que chaque barre, prise individuellement, doit aussi respecter 5.2 (17).

Ceci s'applique à l'ensemble des tableaux des valeurs tabulées.

Remarque Noter que le DTU "Feu Béton" faisait référence à la distance au parement de l’axe de l’acier le plus
près du parement.

5.4.2 - Prise en compte de la température dans le calcul des murs


Autre référence : 5.4.3
Nécessité d’ajouter une limite d’élancement
Il est nécessaire de préciser une limite d'élancement mécanique (λ = l0/i, avec l0 longueur efficace et i rayon de
giration) pour les murs porteurs et pour les murs non porteurs en dessous de laquelle les déformations dues au
gradient de température peuvent être négligées. Par comparaison aux limites d'élancements mécaniques qui
figuraient dans le DTU "Feu Béton" et qui figurent dans la NF EN 1992-1-2 pour les poteaux, une limite
d'élancement mécanique de 50 devrait être retenue pour les limites d'utilisation des valeurs tabulées (5.4.1 et
5.4.2). Le prochain Corrigendum de l'Annexe Nationale de la NF EN 1992-1-2 devra reprendre cette limite.

5.6.1 (8) - Section 5.6 concernant les poutres


Correction d’une erreur
Une erreur figure dans la traduction française du texte en anglais de 5.6.1 (8) de l’EN 1992-1-2. A la deuxième
phrase, il convient de remplacer deux fois dans le texte « supérieure » par « inférieure ou égale ». Un Corrigendum
de la NF EN 1992-1-2 devra corriger le texte.

3 Clauses concernant la partie 3


(NF EN 1992-3 et son Annexe Nationale, NF EN 1992-3/NA)

Général - Réservoirs pour hydrocarbures


Ces réservoirs relèvent-ils du domaine de la NF EN 1992-3 ? Comment dimensionner un
réservoir en béton armé destiné à recevoir du fuel et pouvant être soumis à une action
sismique selon le projet d'arrêté ?
1- Pour le fuel : la réponse est oui. Par contre, la NF EN 206-1/CN et le FD P18-011 ne donnent aucune indication
sur le risque d’attaque du béton par le fuel. La seule indication est que l'agressivité des huiles ou graisses est à
retenir si ces dernières sont acides. Or le fuel n'est pas acide. Il est prévu de faire des cuves à fuel des stations-
service en béton sans revêtement, ce qui tend à prouver la non corrosion des armatures ou la non attaque du
béton.

2- Pour le cas du séisme : la Commission de Normalisation Parasismique (CN/PS) doit être directement consultée.

7.3.3 (2) - Maîtrise de la fissuration sans calcul direct


Comment appliquer les Figures 7.103N et 7.104N ainsi que l’Expression 7.122 ?

Dans la Figure 7.103N, l'axe des Y représente le diamètre s* de l’Expression 7.122.

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Dans la Figure 7.104N, l'axe des Y représente les espacements des barres.

Dans la NF EN 1992-1-1, on passe de s* donné par les tableaux à s par application des Expressions 7.6N ou
7.7N.

Dans la NF EN 1992-3, on passe de s* à s par l’Expression 7.122 qui ne traite que du cas de la traction. Le cas
de la flexion simple n'est pas traité sauf par le calcul direct en 7.3.4.

Fascicule 74
Peut-on utiliser ce Fascicule et, si oui, comment ?
La partie « calcul » se trouve dans la NF EN 1992-3 et son Annexe Nationale, en attente de la révision (en cours)
du Fascicule 74 pour mise en conformité avec ces deux normes.

4 Autres points en relation avec l’Eurocode 2


DTU 14-1 – Vérification de l'équilibre statique
Doit-on appliquer un coefficient de majoration à l’action de l’eau dans la vérification
d’équilibre statique ?
Il faut retenir dans une telle vérification le seul niveau exceptionnel de l’eau, soit EE, en le définissant avec le
niveau de sécurité requis et en l’affectant d'un coefficient multiplicateur de 1 (densité de l'eau). Naturellement, on
doit alors se prémunir contre le soulèvement en vérifiant que les charges gravitaires descendantes excèdent celles
ascendantes de la poussée d’Archimède sous EE (coefficient habituellement pris à 1,05).

Le fait de retenir, pour la vérification d'équilibre statique, les sollicitations de l’état d’équilibre ultime (EQU) à partir
d'un niveau du type EH majoré de son coefficient pouvant conduire à une pression supérieure à celle du niveau EE
est un non-sens physique, par définition même du niveau EE.

DTU 14-1 - Niveaux d’eau


Quel niveau choisir lorsque le niveau supérieur du cuvelage est plus haut que celui des
niveaux d’eau prescrits pour le calcul ?
Les niveaux d'eau servant au calcul des cuvelages sont ceux fixés par les Documents Particuliers du Marché
(DPM). Le fait de réaliser un cuvelage sur une hauteur supérieure à celle prescrite par les DPM ne modifie pas les
niveaux d'eau de calcul.

EC2-2 - Armatures d’effort tranchant à la fatigue


Autre référence : Annexe QQ
Quelles vérifications effectuer ?
A défaut d'un calcul plus précis, on peut examiner les contraintes au voisinage d'un appui en traçant les cercles de
Mohr et en tenant compte des contraintes normales verticales dues aux charges verticales appliquées en tête du
prisme d'appui (limité pour simplifier à un angle de 45°).

Si la contrainte de traction dépasse le seuil de non fissuration fctb (cf. Expression (QQ.101)), le calcul des
contraintes dans les armatures d'effort tranchant peut être effectué avec une hypothèse d'angle de treillis multiples
à 45°.

EC4 - Adhérence des profilés ou tubes métalliques au béton des pieux


Doit-on appliquer l’EC4 pour vérifier les conditions d’adhérence ?
L'Eurocode 4 étant la norme de calcul des constructions mixtes acier/béton, il doit être appliqué en particulier sa
Section 6 et l'Annexe B.3.

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EC 7 - Calcul des murs de soutènement


Quels documents appliquer ?
Les actions et réactions du sol sont définies dans la NF P94-281 – "Murs de soutènement" en cours d'enquête
publique par le Groupe de Suivi de l'Eurocode 7 (CNJOG). Les calculs de béton armé correspondants sont à
mener suivant la NF EN 1992-1-1 et son Annexe Nationale. Certains points ne sont pas encore réglés, notamment
le fait de définir les cas où l'on peut prendre la poussée active et ceux où l'on doit prendre la poussée au repos.

5 Annexe
Cette annexe assure la traçabilité de ce document par rapport au fond technique émanant des travaux de la
Commission.

5.1 NF EN 1992-1-1 et son Annexe Nationale, NF EN 1992-1-1/NA

N° des
§ de la clause OBJET
sujets

2.3.3 (3) Déformations imposées - (I) 130


RP

2.3.3 (3) Distance entre joints de dilatation - (II) 129


RP
2.6 (2) Limite des tassements différentiels 107
2.6 (2) NOTE 2 Déformations imposées verticales RP

3.1.3 (2) Granulats RP

3.1.4 (4) Fluage non linéaire 28


3.1.5 Relation contrainte-déformation sous chargement de longue durée 13
3.1.9 Béton confiné - (I) 62
3.1.9 Charges localisées et confinement - (II) 138
3.2.2 (1)P Armatures à empreintes RP

3.2.2 (2)P Soudage sur armatures RP

3.2.2 (3)P Aciers de 600 MPa 131


3.2.7 (2) NOTE 1 Diagramme contrainte-déformation des armatures de béton armé RP

4 Environnement et enrobages 18
4.4.1 Définition des enrobages 138

4.4.1.2 (5) Note 2) Réduction de la classe structurale pour les dalles 21


du Tableau 4.3NF
(Annexe
Nationale)

4.4.1.2 (8) Enrobage des armatures des planchers sur bacs collaborants 127

5.1.1 (7) Déformation due à l’effort tranchant RP

5.1.3 (1)P NOTE Bâtiments - Cas de charges et combinaisons RP

5.2 Imperfections géométriques dans le cas des murs de contreventement 48

5.3.1 (6) Planchers à nervures croisées calculés en dalles 133

5.3.2.1 Poutres en Té 34

73
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43
5.3.2.2 Ecrêtage des moments en cohérence avec la portée de l’Expression (5.8)
63

5.3.2.2 (2) Calculs à partir des portées entre nus RP

15
Moment sur appui dans le cas des poutres et dalles formant un ensemble 63
5.3.2.2 (3)
monolithique avec leurs appuis 80
119

5.5 (2) Etudes sous les combinaisons de charges aux ELS RP

64
5.6.1 (3)P NOTE Bâtiments - Méthodes d’analyse plastique des poutrelles, poutres et dalles - (I) 91
RP

5.6.1 (3)P NOTE Bâtiments - Méthodes d’analyse plastique des poutrelles et poutres - (II) RP

5.6.1 (3)P NOTE RP


Bâtiments - Méthodes d’analyse plastique des dalles - (III)
5.6.1 (3)P NOTE Bâtiments - Méthodes d’analyse plastique des poutrelles et poutres - (VI) RP

5.6.2 Définition de θs 138

5.6.2 (4) Angle des dalles et risque de soulèvement 93

5.8.3.2 (2) Attentes des poteaux et cadres de ces poteaux – (I) 8

5.8.3.2 (2) - Figure


Bâtiments – (II) RP
5.7

5.8.3.2 (3) Longueur libre des poteaux 35

36
5.8.5 Méthodes d’analyse pour les effets du second ordre
85

5.8.5 (1) NOTE Bâtiments RP

5.8.6 (4) Coefficient de fluage pour le calcul aux ELU au second ordre 66

5.8.8.2 Poteaux précontraints 56

5.10.2.2 (4) Résistance minimale du béton à l’ancrage de précontrainte 29

5.11 (2)P Voiles en béton armé et en béton non armé RP

46
6.2.1 Vérifications d’effort tranchant en zone courante - (I)
98

46
Vérifications d’effort tranchant avec charges localisées aux abouts des poutres -
6.2.1 61
(II)
98

46
68
6.2.1 Vérifications aux abouts des poutres - (III)
78
84

46
6.2.1 Ancrage des armatures sur appui - (IV)
68
78
74
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FD P 18-717

84
104

6.2.1 Formule de cisaillement des sections circulaires - (V) 52

6.2.1 (4) Redistribution transversale des charges dans les dalles - (I) 96

6.2.1 (4) Armatures d'effort tranchant sur dalle étroite - (II) 25

6.2.1 (8) Effort tranchant proche de l’appui RP

6.2.2 (1) Contrainte limite de cisaillement des murs sans armatures d’effort tranchant - (I) 27

6.2.2 (1) Contrainte limite de cisaillement des murs sans armatures d’effort tranchant - (II) 100

6.2.2 (1) Murs à coffrage intégré (MCI) formant contreventement - (III) 106

6.2.2 (1) Dalles à prédalles - (IV) 26

Cisaillement transversal dans les planchers sur bacs collaborants et nervurés


6.2.2 (1) 128
dans une seule direction - (V)

42
6.2.3 (3) Effort tranchant en cas de flexion composée avec traction prédominante 57
71

6.2.3 (5) Répartition des cours successifs d’armatures transversales d’une poutre - (I) 33

6.2.3 (5) Hypothèses sur le positionnement des charges - (II) 33

6.2.5 Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise 7

6.2.5 (1) Signification de vRdi dans la légende de l’Expression (6.25) – (I) 1a

6.2.5 (1) Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise - (II) 22

6.2.5 (1) Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise - (III) 22

6.2.5 (1) Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise - (IV) 7

6.2.5 (1) Cisaillement résistant le long des surfaces de reprise - (V) 7

6.2.5 (1) About coulé en place des poutres préfabriquées - (VI) 114

6.2.5 (2) Poteaux préfondés 105

6.2.5 (4) Clavetages entre des pièces préfabriquées et/ou coulées en place juxtaposées 47

6.4 Poinçonnement des dalles 109

6.4.3 (1) et (2) Poinçonnement RP

6.4.3 (3) Poinçonnement des dalles 23

6.4.4 (2) Contour de poinçonnement des semelles superficielles en flexion composée 51

6.4.5 (4) Poinçonnement – limite du contour sans armatures uout 102

6.5 Changement de section droite d’une poutre 72

75
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58
6.5.3 Modèles bielles et tirants 82
86

77
6.5.4 Semelles sur pieux - (I)
90

6.5.4 Contraintes limites prévues - (II) RP

6.5.4 (5) Semelles sur pieux 120

6.7 Pressions localisées et articulations 74

7.2 Définition des coefficients d’équivalence par l’Eurocode 4-2 132

7.2 et 7.3 Coefficient d’équivalence RP

7.3.1 - Tableau 7.1


RP
NF Limites des largeurs de fissures

7.3.1 (5) Classe d’exposition XA 87

7.3.2 (2) Coefficient k de l’Expression (7.1) - (I) 16

7.3.2 (2) Pourcentage minimal d’armatures - (II) RP

7.3.2 (2) Coefficient k de l’Expression (7.1) - (III) 2

73
7.3.3 (1) Exposition saline et fissuration des balcons de bâtiments
110

7.3.3 (2) Vérifications selon 7.3.3 RP

7.4.1 Calcul des flèches 88

7.4.1 (4) Calcul de la flèche totale selon la NF EN 1992-1-1 - (I) 30

7.4.1 (4) Prise en compte de la contreflèche - (II) 24

7.4.1 (4) Flèche des consoles - (III) 117

7.4.1 (5) Calcul des flèches nuisibles selon la NF EN 1992-1-1 30

7.4.2 (2) Dispense de calcul des flèches 32

7.4.3 (3) Calcul des flèches nuisibles selon 7.4.3 (7) - (II) du présent document 94

7.4.3 (7) Calcul des flèches des dalles avec rupteurs thermiques - (I) 101

7.4.3 (7) Flèches nuisibles dans le cas des bâtiments - (II) RP

8.3 (3) Diamètre des mandrins de cintrage des barres - (I) 1b

8.3 (3) Diamètre des mandrins de cintrage des barres - (II) 6

8.4.1 (1)P Ancrage des armatures RP

8.4.1 (2) Modes d’ancrage des barres - (I) 1c

8.4.1 (2) Ancrage par des boucles - (II) 20

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12
8.4.2 (2) Contrainte ultime d’adhérence et conditions d’adhérence 39
RP

8.4.4 Longueur d’ancrage des armatures de pré-contrainte dépassant des prédalles 44

8.4.4 (1) Longueur d’ancrage de calcul - (I) 1d

31
8.4.4 (1) Ancrage par soudure - (II) 38
60

8.5 (2) Ancrage des armatures d’effort tranchant 9

8.7.2 (4) Recouvrement des barres d’attentes 1e

8.7.3 (1) Cas d'un poteau armé au pourcentage minimum donné en 9.5.2 (2)

8.7.4.1 (2) Armatures transversales dans une zone de recouvrement 1f

Règles de recouvrements des armatures de diamètres supérieurs ou égaux à 20


8.7.4.1 (3) 136
mm - (I)

37
8.7.4.1 (3) Recouvrement des barres dans une dalle - (II)
116

8.7.4.1 (4) Figure


Armatures transversales dans une zone de recouvrement RP
8.9

8.9.1 (2) Paquets de barres 75

9.2.1.1 (1) Eléments secondaires - (I)

9.2.1.1 (1) Pourcentage de non fragilité – (II) 124

3
9.2.1.1 (1) Section minimale d’armature longitudinale tendue - (III) 76
115

68
9.2.1.5 Ancrage des armatures sur appuis intermédiaires 46
78

Positionnement des armatures transversales au voisinage d’un appui dans une


9.2.2 (6) 33
poutre - (I)

Armatures d’effort tranchant des poutres noyées de planchers d'épaisseur


9.2.2 (6) 140
inférieure à 200 mm – (II)

9.2.5 (2) Zone de suspentes 41

9.3 Dalles à prédalles suspendues et boîtes d’attente 5

9.3.1.1 (3) Espacement des barres des dalles pleines 83

9.3.1.2 Armatures minimales des dalles 65

9.3.1.2 (1) Appui des dalles à prédalles 113

9.3.1.2 (2) Armatures des dalles au droit des appuis - (I) 1g

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9.3.1.2 (2) Armatures dans les dalles au voisinage des appuis - (II) 10

9.4.3 (2) Armatures de poinçonnement 11

9.5.2 (4) Poteaux de section circulaire RP

9.5.3 (4) i) Armatures transversales des poteaux 14

9.6.2 et 9.6.3 Voiles - (I) RP

9.6.2 et 9.6.3 Voiles - (II) RP

9.6.2 et 9.6.3 Voiles porteurs - (III) RP

9.6.2 et 9.6.3 Voiles porteurs - (IV) RP

9.8 Pourcentages de non fragilité des massifs de fondation - (I) 95

9.8 Fondations - (II) RP

9.8.1 Semelles en tête de pieux - (I) RP

9.8.1 Semelles sur 3 pieux - (II) 45

9.8.1 (3) Semelles en tête de pieux 67

9.8.2 Semelles de fondations superficielles - (I) RP

9.8.2 Semelles de fondations superficielles - (II) RP

9.8.2 Fondations superficielles - (III) RP

9.8.2 Fondations superficielles - (IV) RP

9.8.2 Fondations superficielles - (V) RP

9.8.2.1 (1) Semelles de fondation RP

9.8.3 Longrines de redressement RP

9.8.4 Semelles de poteaux fondées au rocher RP

9.8.5 Pieux forés RP

9.10.2.5 (1) Chaînages verticaux RP

12.1 (2) Voussoirs de tunnels 103

12.6.3 (2) NOTE Voiles, Expression (12.4) RP

12.6.5.2 Méthode de calcul simplifiée des voiles en béton non armé 81


97
118

12.9.4 Partie basse des voiles et poutres supportant des murs en maçonnerie RP

Annexe C Armatures à empreintes RP

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5.2 NF EN 1992-1-2 et son Annexe Nationale NF EN 1992-1-2/NA

3.2.3 (5) 92
Identification des aciers de classe N
3.2.3 et 3.2.4 Contrainte d’adhérence des armatures 70

5.2 (15) Distance des armatures au parement 112

5.4.2 Prise en compte de la température dans le calcul des murs 69

5.6.1 (8) Section 5.6 concernant les poutres 54

5.3 NF EN 1992-3 et son Annexe Nationale NF EN 1992-3/NA

Général Réservoirs pour hydrocarbures 17

7.3.3 (2) Maîtrise de la fissuration sans calcul direct 137

Fascicule 74 Fascicule 74 55

5.4 Autres points en relation avec l’Eurocode 2

DTU 14-1 Vérification de l’état d’équilibre statique 40

DTU 14-1 Niveaux d’eau

EC2-2 Armatures d’effort tranchant à la fatigue

EC4 Adhérence des profilés ou tubes métalliques au béton des pieux

EC7 Calcul des murs de soutènement

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