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Actu ❘ FOCUS VENDÉE

VENDÉE

Lionel Flageul
La diversité assure le dynamisme
Les trois criées
de Vendée affichent
de bons résultats.
Les prix attirent
les pêcheurs, dont
A ux Sables-d’Olonne, principal port
de pêche vendéen de la côte atlan-
tique, Pierre Sarrazin est un direc-
teur de criée satisfait. Sa structure
est en croissance pour la neuvième année
consécutive. Fin novembre, elle affichait des
résultats en hausse de 3 % en volumes et de
Débarquements
Entre janvier
et octobre 2018,

10 128
soit + 2,79 % par
rapport à 2017.
 t
sement de la criée qui verra l’outil gagner
6  000  m2 d’ici fin 2020. Frigos tampons,
zone zéro rejet, cases à marée, zone d’ex-
pédition export… autant de nouveautés
qui devraient stimuler le dynamisme local et
répondre à la devise du maître des lieux  :
« Un marché doit toujours être alimenté. »
les captures stimulent 4 % en valeur, comparés à la même période Sur l’ensemble La criée capte déjà les captures de l’île d’Yeu,
l’activité à terre. Un tissu en 2017, avec 7 900 tonnes et 43 millions de l’année, livrées en direct chaque nuit depuis deux
d’euros de chiffre d’affaires. « L’année a été les débarques dans ans par le navire de collecte Maxiplon. Elle
de mareyeurs et
très belle pour le germon et le merlu, moins les trois criées assure aussi la ramasse dans des ports plus
de transformateurs avaient atteint
pour «  le noir  », soit la seiche et l’encor- distants pour permettre aux navires locaux
efficace est bien ancré net, précise le directeur. Le marché est sou- 14 223 tonnes pour de limiter leurs frais en gasoil selon les sai-
67,4 millions d'euros.
sur le territoire. tenu pour beaucoup d’espèces. Le nombre sons et les espèces ciblées.
Pour l’heure, les prix
d’acheteurs est stable, avec près de 20 % Plus globalement, Pierre Sarrazin loue
sont stables.
d’entre eux qui opèrent à distance. C’est l’engagement collectif de toute la filière
le cas des Espagnols qui achètent près de régionale, tel celui de l’Armement coopératif
30 % des volumes. » La satisfaction est aussi artisanal vendéen (Acav) qui gère près d’une
nourrie par le démarrage prochain, après centaine de navires dont une douzaine au
Enquête : Dominique GUILLOT avoir été retardé, du chantier d’agrandis- titre d’armateur. Avec l’Acavie (Saint-Gilles-

PRODUITS DE LA MER N°189 FÉVRIER 2019 ❘  19 ❘


Les mareyeurs
Les Viviers de Noirmoutier
53 Quai Marcel Bernard Mr Collachot Lionel
85800 SAINT GILLES CROIX DE VIE lesviviersdenoirmoutier@orange.fr
Tel : 02 51 60 08 80 - Mail : crieestgilles@semports.fr
Rabaud-Raffin
Mr Robin Marcel
02 51 55 31 31

Vendée Vie Marée


Mme Gandemer Virginie
02 51 60 08 24

Croix de Vie Marée


Mr Adrien Freddy
06 37 68 70 17

SARL Dauphin Marée Pêche Côtière de Vie


Romain 06 18 64 75 33 Bernard
Jonathan 06 19 90 57 23 02 51 55 68 27

Poisson du
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Actu ❘ FOCUS VENDÉE

Croix-de-Vie) et l’Acopan (Noirmoutier), ils d’interprétation des métiers de la mer pour de marée. L’été par exemple, certains
représentent l’ensemble des navires ven- les faire découvrir aux nombreux touristes, ostréiculteurs ont le droit de basculer à la
déens. Pour Jacques Lebrevelec, directeur complète David Blanconnier, chargé de pro- pêche, dans la baie de Bourgneuf. Sur l’en-
de l’Acav, la satisfaction est aussi au rendez- motion. Le port a une belle histoire avec semble de l’année, nous pouvons comp-
vous : « Les réalités diffèrent selon les flot- la sardine, et Saint-Gilles est même classé, ter sur quelque 70  navires réguliers, dont
tilles, mais il existe pour les divers métiers pour ce petit poisson bleu, Site remar- cinq de plus de 15 mètres : des fileyeurs qui
une bonne adéquation entre la ressource et quable du goût. Mais nous cherchons à visent surtout la sole et un peu la lotte. Le
les outils, entre chiffres d’affaires et résul- valoriser, pour l’ensemble de la production, reste est surtout composé de palangriers,
tats nets. C’est particulièrement vrai depuis la qualité artisanale via une campagne sur qui ciblent effectivement le bar, mais aussi
trois ans. Aucun bateau n’est dans le rouge. le thème des poissons du pays de Saint- le congre et le lieu, puis de polyvalents et
L’objectif est de maintenir ce cap alors que Gilles. Des pique-prix et d’autres outils de de chalutiers.  » En moyenne, la criée de
nous allons entrer dans une période plus communication sont disponibles pour pro- Noirmoutier réceptionne 1 700 tonnes par
complexe, entre Brexit et mise en œuvre mouvoir la sardine fraîche mais aussi la cre- an de produits frais. Les ventes génèrent un
de la politique de zéro rejet. Sans parler du vette, le merlan, le lieu jaune ou le bar. » chiffre d’affaires de 12 millions d’euros. La
gasoil qui risque d’augmenter et du recrute- Le bar ! L’espèce est particulièrement pri- tendance n’est pas à l’augmentation. Pour
ment qui reste difficile… » sée un peu plus au nord, par les palan- le responsable, la halle a peut-être atteint
Le passage à la senne danoise, il y a griers du port de L’Herbaudière. Un pin’s une limite : « Il ne faudrait pas perdre de
bientôt une dizaine d’années, a favorisé la « Ligneurs de Noirmoutier » l’accompagne gros bateaux. Or nous sommes face à un
croissance des prix moyens qui permettent même jusque sur les étals pour mieux problème de renouvellement. »
aujourd’hui d’investir dans des navires séduire les consommateurs. « La flottille est Un discours que l’on pourrait facilement
neufs. Symbole de l’horizon dégagé, un artisanale et très diverse, détaille néanmoins entendre, somme toute, dans de nombreux
chalutier neuf a été inauguré le 7 décembre Denis Benetreau, le responsable du centre ports du littoral hexagonal… n
par l’Acav. L’Île Vertime, navire polyvalent de
22,50 mètres, travaillera autant à la senne
qu’au chalut de fond et pourra également
armer au thon.
La polyvalence : c’est l’une des caractéris-
tiques des Sable-d’Olonne, quatrième halle
DU N UVEAU
à marée de l’Hexagone. Pour favoriser des
niches qui désengorgent certains marchés, Les Viviers de Vendée en libre-service

le secteur travaille sur la valorisation de cer-


taines espèces comme le thon rouge, l’espa-
don ou le requin-taupe, un temps très ciblé Les Viviers de Vendée sont installés depuis produits qui sont travaillés et conditionnés
par les Ogiens. Les acteurs encouragent le début novembre aux portes de Saint-Gilles- dans le laboratoire attenant. Les produits
travail sur la qualité et l’identification locale Croix-de-Vie où ils forment, avec leur cousin élaborés, type saumon fumé et tartinables,
pour séduire mareyeurs et consommateurs. les Vergers de Vendée, un pôle alimentaire sont proposés dans un meuble avec vitrine
Valoriser l’origine Saint-Gilles-Croix-de- facilement accessible. « Nous ne souhaitions fermée. Idem pour le surgelé. Enfin, un
Vie est aussi un cheval de bataille pour pas ouvrir une poissonnerie traditionnelle, espace épicerie proposant conserves
cette criée vendéenne, gérée depuis trois détaille Freddy Rabaud, le responsable, mais et vins complète l’ensemble. En termes
ans par une société d’économie mixte créée proposer un nouveau concept de produits d’approvisionnement, les Viviers de Vendée
autour de la communauté de communes, frais et de saison, le tout en libre-service. » appartiennent à Philippe Vignaud et
après avoir échappé à la fermeture. « Nous Le concept, déroulé sur 140  m², travailleront donc particulièrement
ne sommes désormais plus la criée qui perd emploiera six personnes. Il comprend avec le réseau de Vivo Group,
des sous, indique le directeur Jean-François plusieurs îlots dans lesquels le client dont le siège est à Nantes mais qui
Biron. Navires et bons prix moyens sont de se sert avant de passer à l’une des regroupe une dizaine d’entités. Pour
retour, avec 4  000  tonnes de volumes et deux caisses. L’offre se compose le reste, l’accent est mis sur les
9 millions d’euros de chiffre d’affaires. » Le d’un îlot «  vivant  », avec produits régionaux plutôt haut
port conserve sa réputation de haut lieu de viviers et caisses de marée de gamme.
la sardine grâce aux apports débarqués par où homards, tourteaux et
cinq paires de pélagiques, majoritairement araignées s’exposent. Trois
absorbés par les conserveries Gendreau, linéaires sont dédiés au frais
installées à deux pas depuis plus de cent présenté sur glace. Des
ans. Mais, comme ses voisins, le port jouit
d’une belle image côté variété et fraîcheur
des espèces. Chalutiers, fileyeurs et autres
palangriers traquent et débarquent
céphalopodes, soles, bars, crevettes… Freddy Rabaud, responsable
D.G.

«  D’ici deux ans, nous aurons rénové les des Viviers de Vendée.
bâtiments de la criée et ouvert un centre

PRODUITS DE LA MER N°189 FÉVRIER 2019 ❘  21 ❘


Actu ❘ FOCUS VENDÉE

Transformation :
un ancrage territorial
Souvent connecté À noter que les diverses baies qui perlent
à la production la côte sont autant de terrains propices à
la pratique de la pêche à pied, ciblée sur
locale, le secteur de la la palourde – 350 tonnes par an – et dans
transformation vendéen une moindre mesure la coque, le bigor-
compte de belles PME neau, l’huître et la patelle. Côté mareyage,
innovantes, promptes 45  entreprises sont recensées quand la
transformation spécialisée compte une
à valoriser le territoire,
dizaine d’acteurs.
ainsi qu’un géant La majorité assied sa stratégie sur la
de l’agroalimentaire. qualité, la fraîcheur et la variété du panier

A
de la mer local. Des caractéristiques inté-
ressantes à travailler, dans l’air du temps,
vec un littoral de 273 km de côtes, d’autant que le territoire est éminemment
la Vendée possède une forte iden- touristique. Lorsqu’elle goûte aux saveurs
tité maritime qui entremêle activi- marines de la Vendée l’été, la clientèle

C.A.
tés halieutiques et conchylicoles, apprécie de retrouver ces produits à l’ori-
mais aussi touristiques et industrielles. gine tracée à proximité de chez elle le reste
Concentrée autour de quatre ports, la pêche de l’année. Une aubaine pour entrer dans La sardine locale, une matière première de choix pour Gendreau.
maritime emploie près de 700 marins pour les catalogues des distributeurs. Et pour
238  navires, dont plus de 80  % sont des renforcer leur ancrage territorial, les trans-
arborant le logo de la course sont sortis de
moins de 12  mètres, souvent polyvalents. formateurs n’hésitent pas à associer leur
ses lignes de production. Mais le groupe tra-
La production conchylicole se déploie, pour nom à l’un des événements maritimes
vaille aussi le maquereau et le thon, réalise
les huîtres, dans la baie de Bourgneuf et, majeurs qu’est le Vendée Globe.
50 % de son chiffre d’affaires avec les plats
pour les moules, dans le pertuis Breton, au À l’instar d’un Gendreau par exemple.
cuisinés à la marque la Cuisine d’Océane.
sud du département. Le segment se carac- Créée en 1903, la maison transforme encore
Avec 25  références et 20  millions de bar-
térise notamment par la production de aujourd’hui la sardine de Saint-Gilles-Croix-
quettes par an, il est même le second de ce
naissain en écloserie. Cinq des dix établis- de-Vie à quelques encablures du port. Elle
secteur. Le groupe a par ailleurs racheté Vif,
sements actifs sur le secteur sont installés absorbe 75 % des volumes débarqués et,
spécialiste de la salade de thon et des hors-
dans le département et se montrent très en 2016, pour le dernier Vendée Globe,
d’œuvre, l’entreprise bretonne le Grand
performants à l’export. trois boîtes de sardines et trois tartinables
Lejon, positionnée aussi sur les plats cuisi-
nés avec la marque Les Authentiques…
Parmi les stars des produits marins de la
Vendée, impossible de ne pas citer la soupe
[On sable les 30 ans !] de poisson. Son succès a porté la dyna-
mique d’opérateurs comme La Sablaise (lire
À La  Sablaise, on aime évidemment affirmer son identité. L’histoire a débuté voilà ci-contre) ou encore Gastromer.
30 ans dans une crêperie des Sables avec la soupe de poisson préparée par Gilles En 1983, Pierre Civel et Alain Avrilla ont
Martineau, diffusée par son fils Antoine dans les grandes surfaces proches. lancé leur atelier pour promouvoir la soupe
Aujourd’hui, la maison emploie 27 salariés, génère 4 millions d’euros de chiffre de poisson auprès des touristes. Gastromer,
d’affaires et va s’agrandir. «  À  côté de la soupe et des tartinables, précise installée à Notre-Dame-de-Monts, était née.
la directrice Marie Bévillon, nous proposons des semi-conserves d’anchois, L’entreprise emploie désormais 110 salariés
un véritable savoir-faire local, mais aussi de la sardine et du maquereau et réalise 18 millions d’euros de chiffre d’af-
de pêche française. Avec des locaux mieux organisés, nous allons pouvoir faires avec de la soupe, bien sûr, mais aussi
développer cette activité. » Dans un même esprit de valorisation des des plats cuisinés, sauces, tartinables et de
filières locales, La Sablaise vient de prendre des participations dans la mogette de Vendée, vendus en GMS.
la conserverie Hennequin, maison traditionnelle et familiale de l’île Françoise Grous et Franck Pajot ont pris
d’Yeu. Elle devrait, à terme, l’absorber. « Il n’y a pas de concurrence les rênes en 2009, en gardant les recettes
car nous ne sommes pas dans les mêmes réseaux. Et cela permet originelles et en s’ouvrant aux marchés de
d’élargir nos gammes, en restant dans un territoire d’excellence. » la restauration hors foyer. Gastromer, qui
D.G.

a lancé une gamme de soupes de poisson

❘  22 ❘ PRODUITS DE LA MER N°189 FÉVRIER 2019


Actu ❘ FOCUS VENDÉE

ÉCH S d’ENTREPRISES
de la région, a récemment investi 2 millions
d’euros dans son outil de production et
souhaite se développer à l’export.
Dans le département, les acheteurs de
la grande distribution alimentaire peuvent Promarée, du surgelé au frais


aussi trouver un vivier de fournisseurs effi-
caces pour alimenter rayons frais, tradition- Jusqu’en 2008, Promarée Surgel était une PME artisanale vendéenne qui produisait des
nel ou libre-service. surgelés pour les spécialistes du home freezer. Jacques Bethuys, l’actuel directeur géné-
Ainsi, depuis Aizenay, le Marin Vendéen ral, et Bernard Marot (Select Marée) l’ont rachetée et réorientée vers la fabrication d’une
propose, depuis 1997, ses classiques : rosaces, gamme de produits de la mer frais : moules et saint-jacques d’importation, mais aussi
tartares, carpaccios et autres rôtis farcis de la praires de Normandie et palourdes de Noirmoutier sont pochées puis agrémentées
mer. S’ajoutent à son portefeuille des produits d’une recette de beurre persillé avant d’être condi-
des gammes estivales avec des brochettes, tionnées dans des barquettes thermoformées.
montées à la main ou non, des saucisses de Leur date limite de conservation atteint les 17 à
saumon, julienne, colin, ou encore des plats 18 jours, leur permettant de pénétrer les rayons
avec des pommes de terre de Noirmoutier ; libre-service de quasiment toutes les enseignes
et hivernales avec des crépinettes, paupiettes, de la grande distribution. La maison
médaillons, boudins de saumon et saint- conserve par ailleurs une petite
jacques… Le Marin Vendéen se met désor- gamme de poissons bruts congelés.
mais au vert avec six recettes bio  : moules, « Notre offre de coquillages farcis
saumons et crevettes déclinés en rôtis, pau- frais, avec un beurrage manuel, est
piettes, brochettes ou farcis. unique, s’enthousiasme Jacques
C’est sur un créneau identique de pro- Bethuys. Tous les autres faiseurs
duits de la mer élaborés en ultrafrais que sont sur du surgelé. Nous offrons
Rolmer a été créé il y a un peu plus de un savoir-faire et répondons à

D.G.
30 ans à Challans. Jusqu’en 2014, ces ate- une demande du marché.
liers de cuisine, découpe et assemblage tra- Nous réfléchissons aussi à une
vaillaient pour le géant international Marine gamme spéciale été. »
Harvest. Cette année-là, ils ont été rachetés
par Laurent Mauray, ancien d’Erimer. Sous
sa direction, Rolmer a développé aux côtés
Vents des Saveurs veut voyager loin

de ses produits traditionnels des solutions


repas mariant poissons ou crevettes avec En juillet 2012, Jean-Luc Puech, ex-salarié de Frial, et sa femme Nathalie réalisent
des légumes. L’entreprise s’est aussi ouverte
leur rêve en reprenant Fraîches Saveurs à Talmont-sur-Hilaire devenu depuis Vents
au secteur de la restauration commerciale.
des Saveurs. Ils améliorent alors l’outil semi-industriel pour proposer une gamme
Enfin, impossible de ne pas évoquer
de produits élaborés surgelés à destination de circuits spécialisés (vente à domicile,
le géant local, Fleury Michon, dont la
home freezer…) et de la restauration hors foyer, via les grossistes (Even, Pomona,
marque s’est imposée dans les assiettes des
Kenty…). « Nous disposons d’un bel atelier, très modulable, qui permet de cuire,
Français. Le groupe, qui réalise 717  mil-
surgeler, doser, trancher, emballer… Nous travaillons comme un traiteur », indique
lions d’euros de chiffre d’affaires, a été créé
le dirigeant. La gamme comprend entrées, accompagnements, plats cuisinés et
en 1905. Année où Félix Fleury et Lucien
aides culinaires en portions individuelles de quelques dizaines de grammes ou
Michon, négociants d’origine vendéenne,
en portionnables. Sur les 450 tonnes de produits finis, 150 sont à base de produits
se sont associés. Depuis, le siège social
de la mer : terrines et mousselines, brandades, papillotes… Le saumon occupe
de l’entreprise est basé à Pouzauges. Le
groupe dispose en tout de dix-neuf sites de
une belle place, notamment farci, entier ou en tranches. Rapidement, l’entreprise
production dont onze en propre et huit en a atteint 4 millions d’euros de chiffre d’affaires avec une trentaine de salariés et ne
partenariat, où salades, charcuterie, box et compte pas s’arrêter là. « Nous réalisons l’essentiel de notre chiffre sur des produits
autres plats cuisinés sont fabriqués. Six des festifs. Mais nous souhaitons désaisonnaliser notre production
usines sont installées en Vendée dont celle pour travailler toute
de Chantonnay, dédiée à l’élaboration de l’année : l’innovation
surimi. Une activité qui a débuté en 1990. et l’export seront
Le sans-additif est une promesse de Fleury nos deux piliers de
Michon qui fabrique ses bâtonnets moel- développement. »
leux ou cœurs frais avec un surimi base
composé à 85 % de colin et merlu pêchés
en Alaska. Le surimi de Fleury Michon est
consommé en France, mais aussi à l’inter-
national, faisant ainsi rayonner la Vendée à
D.G.

l’extérieur de l’Hexagone. n

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