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Les sources du droit fiscal marocain

: La fiscalité marocaine tire ses lois de plusieurs sources notamment :

• La constitution : c’est la loi suprême qui constitue les fondements de l’obligation fiscale et l’autorité
compétente pour l’établir ;

• La loi des finances : La Loi de finances prévoit et autorise, pour chaque année civile, l’ensemble des
ressources et des charges de l’Etat

• La loi rectificative : Dans le cas où la conjoncture lexige, la Loi rectificative permet de réactualiser
les objectifs en matière de recettes et de dépenses de lEtat;

• La jurisprudence : Les contribuables qui ne sont pas satisfaits d’une décision prise à leur encontre
par l’administration ont le droit de contester la légalité de cette décision devant les tribunaux ;

• La doctrine administrative : Ce sont l’ensemble des opinions émises par les auteurs sur les
problèmes juridiques. Elle s’exprime par des écrits qui peuvent prendre des formes très diverses tel
que les chroniques ou les notes d’arrêt, les articles manuels, les traités, les thèses de doctorat…

Les sources internationales : Il s'agit essentiellement des conventions fiscales internationales qui ont
une autorité supérieure à celle de la loi interne. Ces conventions ont pour but : - d'éviter les doubles
impositions ; - de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales ; - d'assurer la protection du contribuable

Les sources du droit fiscal marocain :

La fiscalité marocaine tire ses lois de plusieurs sources notamment :

 La constitution : c’est la loi suprême qui contient des dispositions intéressant les
fondements de l’obligation fiscale et l’autorité compétente pour l’établir ;

 La loi des finances : conformément à l’article 49 de la constitution, la chambre des


représentants vote la loi de finances dans les conditions prévues par le dahir portant loi
organique des finances. Ainsi, cette loi de finances prévoit et autorise, pour chaque
année civile, l’ensemble des ressources et des charges de l’Etat que seules les lois de
finances dites « rectificatives » peuvent en cours d’année modifier ;

 La loi rectificative : Généralement, on a recours à cette loi lorsque l’évaluation de la


conjoncture, en égard aux prévisions, rend nécessaire une réévaluation et une
actualisation des objectifs en matière de recettes et de dépenses ;

 La jurisprudence : Les contribuables qui ne sont pas satisfaits d’une décision prise à
leur encontre par l’administration ont le droit de contester la légalité de cette décision
devant les tribunaux ;

 La doctrine administrative : Ce sont l’ensemble des opinions émises par les auteurs
sur les problèmes juridiques. Elle s’exprime par des écrits qui peuvent prendre des
formes très diverses tel que les chroniques ou les notes d’arrêt, les articles manuels, les
traités, les thèses de doctorat…
 Les sources internationales : Inspiré de la législation française, le système fiscal
marocain prend place dans un cadre national et c’est ainsi que la Maroc a pu passer,
avec bien d’autres pays étrangers, des conventions fiscales de réciprocité tendant à
éliminer les doubles impositions ;

 Les circulaires : Ce sont l’ensemble des commentaires formulés par l’administration à


propos des textes législatifs et réglementaires. Ces commentaires sont rédigés dans le
but d’interpréter le contenu des dispositions fiscales.

Chapitre I : Introduction au système fiscal marocain.


La fiscalité est une discipline juridico-économique qui a pour objet d’étudier les principes, les règles
et les
techniques de la mise en œuvre des impôts.
Le droit fiscal réglemente les relations financières entre l’Etat et les assujettis à travers un certain
nombre
de prélèvement fiscaux sous forme d’impôts et taxes.
Section 1 : Les sources du droit fiscal marocain
La fiscalité marocaine tire ses lois de plusieurs sources notamment :
La constitution :
C’est la loi suprême qui contient des dispositions intéressant les fondements de l’obligation fiscale et
l’autorité compétente pour l’établir.
La loi de finance :
La chambre des représentants vote la loi de finances dans les conditions prévues par le dahir portant
loi organique des finances. Ainsi, cette loi de finances prévoit et autorise, pour chaque année civile,
l’ensemble des ressources et des charges de l’Etat que seules les lois de finances dites « rectificatives
» peuvent en cours d’année modifier.
La jurisprudence :
Les contribuables qui ne sont pas satisfaits d’une décision prise à leur encontre par l’administration
ont le droit de contester la légalité de cette décision devant les tribunaux.
Les sources internationales :
Inspiré de la législation française, le système fiscal marocain prend place dans un cadre national et
c’est ainsi que la Maroc a pu passer, avec bien d’autres pays étrangers, des conventions fiscales de
réciprocité tendant à éliminer les doubles impositions.
Section 2 : Notion de l’impôt.
La fiscalité revêt une importance particulière dans un pays tel que le Maroc qui ne dispose pas de
ressources naturelles et où les charges de l'Etat sont financées quasi exclusivement par l'Impôt.
A- Définition :
L’impôt est un prélèvement obligatoire sans contrepartie directe et effectué par l’Etat ou les
collectivités
locales à titre définitif en vue de financer les dépenses de l’Etat. Il se caractérise par trois critères:
- La contrainte : Le contribuable est obligé par la loi de payer l’impôt.
- Absence de contrepartie directe : Toute la collectivité bénéficie des investissements réalisés par
l’Etat et financés sur la base de l’impôt.
- L’impôt est payé d’une façon définitive : Le contribuable ne doit pas s’attendre au remboursement
d’un impôt légalement payé
place de l’impôt dans le budget de l’Etat
Au Maroc, les recettes d’impôt ou recettes fiscales, représentent la grande part des recettes de l’Etat.
Ces dernières sont conçues généralement pour financer 3 principales catégories de dépenses :
- Les dépenses de fonctionnement. (Traitements, fournitures, maintien…)
- Les dépenses d’investissement. (autoroutes, ports, barrages…)
- Les dépenses de la dette. (Remboursement et intérêt)
Structure des dépenses du Budget général de 2013
Section 3 : Le rôle de l’impôt
A- le rôle économique
- Le rôle économique de l’impôt réside dans le fait d’accorder certaines exonérations fiscales dans le
but
d’encourager les investisseurs à investir.
En effet, Certaines entreprises sont exonérées de payer l’impôt, soit parce qu’elles sont nouvellement

créées ou pour les encourager à produire plus (secteur artisanal).


- Pour encourager la décentralisation, l’Etat exonère également les entreprises qui s’établissent dans
les
régions en dehors de la région où il y a une centralisation industrielle.
B- Le rôle financier
- Le rôle financier de l’impôt réside dans le fait qu’il serve à couvrir les dépenses de l’Etat.
- Au Maroc, comme pour tous les pays sous-développés, l’impôt sert à rembourser la dette.
C- Le rôle social
- En principe l’impôt sert à atténuer les inégalités des revenus.
Les revenus faibles sont exonérés et au fur et à mesure que les revenus augmentent l’impôt
augmente..
- Aussi, étant donné que l’impôt permet de financer les besoins collectifs, on dit qu’il a un rôle social.
Section 4 : Classification des impôts
A. La classification fonctionnelle
Impôts directs : il s'agit d'impôt qui touche et qui concerne directement des éléments constants ou
répétitifs tels que le revenu, le bénéfice... Ex : IR, IS.
Impôts indirects : ils touchent des éléments intermittents (T.V.A) ; ces impôts sont supportés par les
consommateurs, mais ils sont versés à l'Etat grâce à un intermédiaire. TVA, droit de douane.
Les droits d’enregistrement et de timbre.
Les droits de douane.
B. La classification administrative
Une fiscalité immobilière.
Une fiscalité des personnes physiques.
Une fiscalité des entreprises

Chapitre 1 : Droit fiscal marocain


IstaOfppt 3 years ago Fiscalité de l'entreprise TCE II
Introduction :
L’impôt est un phénomène social lié à l’existence du pouvoir politique. Il
est l’expression de la souveraineté de l’Etat. On dirait même que l’impôt est né
simultanément avec l’Etat.
C’est une prestation pécuniaire importante puisqu’elle constitue l’essentiel
des ressources publiques qui peuvent contenir aussi les emprunts, etc.
Se limitant au départ à son rôle classique de pourvoyeur de fonds pour
financer, de manière neutre, le budget public, l’impôt devient une composante
importante de la politique macroéconomique de financement des besoins
sociaux, des biens et des services publics, ainsi que de redistribution et de
réduction des inégalités de revenus.
Dans ce chapitre, on abordera les notions fondamentales de la fiscalité qui
ont trait au concept de l’impôt, à la typologie des impôts ainsi qu’aux divers
éléments de la technique fiscale.

L’impôt est une contribution de plusieurs formes à laquelle on peut


assigner plusieurs fonctions.

§ 1. Le concept de l’impôt
A. Définition de l’impôt
L’impôt est un prélèvement obligatoire non affecté, opéré par l’Etat ou les
collectivités locales à titre définitif, sans contrepartie directe dans l’objectif
d’assurer la couverture des dépenses publiques et de réaliser d’autres objectifs
économiques et sociaux.

Cette définition laisse entendre une certaine égalité et solidarité dans la


contribution aux charges publiques. Les agents (individus et entreprises)
contribuent aux dépenses publiques abstraction faite des avantages reçus (ou non
reçus).
1- L’impôt est un prélèvement
Cela signifie qu’il s’agit d’un transfert de fonds de l’agent qui paie vers
l’entité qui opère le prélèvement. Ce transfert est irréversible et définitif.
En ce sens, il diffère des réquisitions en nature telles que l’obligation du
service civil ou du service militaire.
2- Le prélèvement est obligatoire
Cette obligation entraîne l’application de sanctions diverses en cas de
retard, de faute de paiement ou de fraude dans la liquidation de l’impôt. En cela,
l’impôt diffère de l’emprunt d’Etat qui n’est pas obligatoire et qui, en plus, fait
l’objet de remboursement ultérieur.
3- L’impôt n’est pas affecté
Le montant de l’impôt collecté est destiné à financer le budget public sans
affectation préalable. Il s’agit d’une gestion publique dans le cadre du principe
de l’unité de caisse qui est un principe budgétaire de la comptabilité publique
appelé souvent : universalité budgétaire.
4- L’impôt est sans contrepartie directe
La personne physique ou morale acquittant l’impôt n’est pas en droit
d’exiger des avantages directs ou des services immédiats en contrepartie des
sommes acquittées.
Cette caractéristique permet de distinguer l’impôt des redevances et des
1
taxes :
- Les redevances : Ce sont des sommes réclamées en contrepartie d’un service
public rendu et de manière plus au moins proportionnelle à ce service. A titre
d’exemple on cite la redevance audiovisuelle.
- Les taxes : Ce sont aussi des rémunérations de services publics mais sans
relation entre le service rendu et le montant des taxes payées. Les taxes sont
payées par l’usager d’un service public à l’occasion d’une prestation
déterminée2.

B- Objectifs de la fiscalité
On peut assigner à l’impôt trois objectifs différents :
- l’objectif de financement des dépenses publiques de l’Etat ;
- l’objectif de redistribution ;
- et l’objectif économique.

§ 2. Classification des impôts


Plusieurs classifications sont possibles. On retient ci-après la classification
économique et la classification distinguant les impôts directs des impôts
indirects.
A. La classification économique des impôts
Cette approche est basée sur la distinction entre :
- d’une part, l’origine de la richesse se traduisant par la possession d’un capital
ou d’un patrimoine ou par la perception d’un revenu lié au travail ou à la
propriété.
- d’autre part, l’emploi de cette richesse par la dépense du revenu ou du capital.
Il s’agit de définir la matière économique sur laquelle l’impôt est assis ou
ce qu’il est convenu d’appeler la matière imposable. A ce titre on distingue :
l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la dépense et l’impôt sur le capital.
1- L’impôt sur le revenu
Cet impôt touche l’ensemble des sommes perçues par une personne
pendant une période préalablement définie.
L’impôt sur le revenu est souvent annuel et progressif. Il est aussi dit
personnel.
2- L’impôt sur la dépense
Cet impôt frappe l’utilisation du revenu. Il s’agit, au Maroc par exemple,
de la taxe sur la valeur ajoutée.
3- L’impôt sur le capital
Comme son nom l’indique, cet impôt est assis sur le capital. Il porte sur
des éléments du patrimoine (immeubles, terrains, valeurs mobilières) donnant
naissance à des revenus.

B- La classification administrative : impôts directs – impôts indirects


Très ancienne, cette distinction tient à la spécialisation des services fiscaux
dans des catégories fiscales bien précises. Elle a toujours donné lieu à des
controverses politiques sur les mérites respectifs des deux types d’impôts.
La distinction entre les impôts directs et les impôts indirects n’est pas fixée
par la loi. Elle résulte simplement de la jurisprudence.
De nos jours, cette distinction n’est ni claire ni pertinente. Mais pour
distinguer un impôt direct d’un impôt indirect, trois critères sont souvent
utilisés :
1- Critère économique
L’impôt direct est celui qui est supporté définitivement par, le contribuable
lui-même et l’impôt indirect est celui qui est répercuté par le redevable sur une
autre personne.
2- Critère technique
Au niveau de la technique fiscale, un impôt est dit direct lorsqu’il est
permanent et son fait générateur est fixé par le texte régissant l’impôt en
question. L’impôt direct frappe une situation durable par sa nature. Tel est le cas,
par exemple, de l’impôt sur le revenu.
L’impôt indirect est établi, en revanche, sur des situations qui ne sont pas
durables par nature. Il est dit intermittent. Il en est ainsi des droits
d’enregistrement.
3- Critère juridique

Ce critère tient à la modalité de perception de l’impôt. Serait de ce point


de vue un impôt direct, tout impôt perçu par voie de rôle nominatif.
L’impôt indirect serait par contre tout impôt liquidé par le contribuable et payé
spontanément par lui-même par la simple constatation du fait générateur de
l’impôt. Aucun rôle n’est émis.
Mais en fait, on peut trouver des impôts directs perçus sans émission de
rôle (cas de l’impôt sur les sociétés payés spontanément par des acomptes
provisionnels ou de régularisations spontanées).
4- Les impôts directs ou les impôts indirects ?
Bien que fondée sur des critères imprécis, la distinction impôt direct-impôt
indirect demeure une donnée essentielle de la fiscalité moderne et est encore au
centre d’un débat intellectuel dont les aspects politiques et émotionnels ne sont
pas négligeables.
Le choix d’une politique fiscale se basant sur les impôts directs ou les
impôts indirects, lorsqu’il est possible, n’est pas très aisé. La théorie financière a
longuement discuté du problème de choix de la structure fiscale.
Les politiques mettant l’accent sur les impôts directs mettent en évidence
les avantages de ces derniers et les inconvénients des contributions indirectes.
Dans la pratique, tous les systèmes fiscaux recourent à la conjonction de
deux types de prélèvements dont les inconvénients et les avantages réciproques
peuvent se compenser.

C- Autres classifications
En plus de la classification économique et de la classification
administrative, plusieurs autres classifications existent. On se limite à deux : la
première distingue l’impôt réel de l’impôt personnel, la seconde fait la part entre
l’impôt de quotité et l’impôt de répartition.

1- Distinction de l’impôt réel et de l’impôt personnel


L’impôt réel est un impôt qui atteint un bien abstraction faite de la situation
personnelle de son détendeur (personnes à charges, situation financières, etc.).
On cite toujours les timbres fiscaux ou la TVA comme exemple des impôts réels.
L’impôt personnel est, par contre, censé prendre en compte l’ensemble des
conditions économiques, financières et sociales du contribuable. L’impôt sur le
revenu répond parfaitement à cette définition.
Cette distinction peut paraître ainsi fictive dans la mesure où finalement
c’est toujours une personne (et non un bien) qui finit par être le contribuable
final.
2- Distinction de l’impôt de quotité et de l’impôt de répartition
L’impôt de quotité est un impôt qui s’applique à une base imposable et est
assorti d’un tarif préalablement déterminé.
C’est le contraire de l’impôt de répartition qui est généralement défini à
l’avance et réparti ensuite entre les contribuables en fonction des éléments
imposables et souvent sur un territoire déterminé. Les taux des impôts peuvent
alors résulter de cette répartition.
Le système de la répartition a pratiquement disparu de la fiscalité moderne
pour faire place à l’impôt de quotité.
3- Distinction de l’impôt proportionnel et de l’impôt progressif
L’impôt proportionnel est un impôt dont le taux est constant quelle que soit
l’importance de la matière imposable.
L’impôt progressif est un impôt dont le taux varie avec la matière
imposable, le taux augmente à mesure que le volume de la base d’imposition
s’accroît.
§ 3. La technique fiscale
L’application d’un impôt suppose la définition du mécanisme de cet impôt.
Cinq notions sont à saisir dans l’application de tout impôt.

A- Le champ d’application de l’impôt


La définition du champ d’application d’un impôt consiste à préciser les
personnes imposables, les opérations imposables et les règles de territorialité.
1- Les personnes imposables
Ce sont les personnes désignées par la loi comme contribuables ou
redevables de l’impôt.
Ces personnes sont souvent imposables en fonction des opérations qu’elles
réalisent.
C’est le cas par exemple des sociétés qui sont désignées par la loi régissant
l’impôt sur les sociétés. Les sociétés sont imposées sur les opérations réalisées
dans le cadre de leur activité.
2- Les opérations imposables
Ce sont les évènements ou les actes ayant trait soit au revenu de la
personne imposable, soit à sa dépense ou encore à son patrimoine.
Ces évènements ou ces actes peuvent être soit obligatoirement imposable,
soit imposable sur option ou encore exonéré de l’impôt.
3- Les règles de territorialité
Ces règles délimitent le territoire auquel s’applique la loi fiscale. Elles
prévoient aussi les règles à appliquer lorsqu’il s’agit de personnes ou de
transactions mettant en jeu des pays étrangers.
B- L’assiette de l’impôt
L’assiette de l’impôt est la base, la matière sur laquelle repose l’impôt.
Asseoir l’impôt consiste alors à déterminer les éléments constituant la matière
imposable (bénéfices, chiffre d’affaires, revenus, valeur des biens reçus en
héritage…) et à fixer les règles d’évaluations correspondantes. La matière
imposable est l’élément économique ou juridique qui est à la source de l’impôt.
C’est le montant auquel s’applique le tarif de l’impôt.
La base imposable est fonction de la nature de la matière imposable et de la
méthode d’évaluation de celle-ci. Elle fait souvent l’objet de beaucoup de détail
et de précision quant à son évaluation.
Les législations fiscales prévoient trois méthodes d’évaluation de la
matière imposable, l’évaluation réelle, l’évaluation approchée et l’évaluation
indiciaire.
1- La méthode de l’évaluation réelle
Elle consiste à déterminer le montant réel de la matière imposable.
Ce mode d’évaluation, de plus en plus prôné par les législations fiscales,
est appliqué en matière de l’impôt sur le revenu des entreprises et de la TVA.

2- La méthode de l’évaluation approchée


Suivant ce mode d’évaluation, la base imposable est déterminée par
l’administration de manière approximative.
Le mode d’évaluation approximative, de moins en moins légiféré ou
encouragé, a l’avantage de la simplicité de traitement et d’évaluation. En plus,
avec l’évaluation approchée, on n’a souvent pas de contrôle.

3- La méthode de l’évaluation indiciaire


Elle se base sur des critères extérieurs à la base imposable elle-même.
C’est le cas par exemple de l’évaluation de la valeur locative des bâtiments et
équipements en matière d’impôt foncier : taxe professionnelle, taxe d’habitation
et taxe de services communaux.
C- La liquidation de l’impôt
Cette étape vient juste après la détermination de la matière imposable. Elle
consiste à calculer la somme due par le contribuable sur la base de l’assiette qu’il
détient. Cette somme est obtenue par l’application du barème ou du tarif fiscal à
la base d’imposition.
Le tarif est constitué d’un taux nominal (ou légal), ainsi que d’un certain
nombre de dispositions allégeant ou alourdissant la charge du prélèvement.
Dans la pratique, deux types d’imposition en fonction du taux nominal
peuvent être distingués : l’imposition progressive et l’imposition
proportionnelle.
- L’impôt est dit progressif lorsqu’il croît plus rapidement que la base
d’imposition.
L’impôt sur le revenu est le bon exemple de cette progressivité.
- L’impôt est dit proportionnel lorsqu’il croît proportionnellement à la matière
imposable.
Dans ce cas, le taux d’imposition est constant quelle que soit la base
d’imposition. On cite pour exemple l’impôt sur les sociétés.
La liquidation est effectuée soit par le contribuable lui-même (cas de
l’impôt sur les sociétés et la taxe sur la valeur ajoutée) soit par l’administration
fiscale (cas de l’impôt sur le revenu et des impôts fonciers).

D- L’exigibilité de l’impôt
L’exigibilité est la situation, l’événement ou l’acte qui rend une personne
redevable de l’impôt et qui donne naissance à la dette fiscale envers l’Etat ou la
collectivité locale. Ainsi par exemple l’impôt sur le salaire devient exigible au
moment du paiement du salaire. La TVA devient exigible au moment de
l’encaissement du prix de la vente ou au moment de la facturation.
Très proche de l’exigibilité, la notion de fait générateur de l’impôt désigne
l’événement par lequel sont réalisées les conditions légales nécessaires à
l’exigibilité de l’impôt et qui donne naissance à l’obligation fiscale.

E- Le recouvrement de l’impôt
On désigne par recouvrement l’ensemble des techniques et démarches qui
ont pour objectif le paiement de l’impôt. Il s’agit de la dernière phase consistant
à opérer l’encaissement réel de l’impôt par l’Etat ou les collectivités locales.
Le recouvrement de l’impôt se fait de trois manières distinctes :
l’imposition par voie de rôle, paiement spontané ou par retenue à la source.
1- L’imposition par voie de rôle
Le contribuable est appelé par l’administration à payer. Il reçoit un avis
d’imposition ou tout document similaire émanant de la perception chargée du
recouvrement qui désigne souvent sur ledit document la date limite de paiement.
Le recouvrement par voie de rôle concerne surtout l’impôt sur le revenu, la
fiscalité foncière et la fiscalité locale.
2- Paiement spontané de l’impôt
Dans ce cas, le contribuable prépare sa déclaration fiscale et, sans recevoir
de document administratif, s’acquitte de l’impôt dont il est redevable. Cela ne
signifie pas que le paiement dépend de la bonne volonté du contribuable, et
comme l’impôt établi par voie de rôle, tout paiement spontané non effectué ou
effectué avec retard expose son redevable à des majorations et des pénalités.
La procédure de paiement spontané concerne surtout l’impôt sur les
sociétés et la TVA.
3- La retenue à la source
Elle consiste à prélever le montant de l’impôt au contribuable au moment
du paiement de celui-ci. C’est la personne amenée à payer le contribuable
(employeur pour salaire, banque pour les intérêts, société pour les dividendes…)
qui est chargée d’effectuer ce prélèvement au profit de l’Etat ou de la collectivité
locale.

F- Les sources du droit fiscal


La fiscalité, comme la finance, l’assurance, est créée par des textes sur
lesquels elle repose.
La loi a été souvent le moyen privilégié de création de l’impôt. Cette loi,
expression de la suprématie du pouvoir législatif conduit paradoxalement au
développement de règlements, de doctrines et de circulaires, expression du
pouvoir administratif.
En plus de ces deux compétences, le pouvoir judiciaire joue, en matière
fiscale comme en d’autres disciplines, son rôle important et parfois déterminant
dans l’interprétation des textes.
Outre ces sources du droit fiscal, les conventions fiscales internationales
sont d’un usage presque systématique lorsqu’il s’agit des opérations
économiques mettant en jeu deux territoires politiques.

§ 4- Les normes d’un bon système fiscal


Au vu de la littérature en matière fiscale, les principales normes que devrait
respecter un système fiscal sont essentiellement la neutralité, l’équité, l’efficacité
et la simplicité de l’impôt.
Avec le nouveau contexte de mondialisation des économies et la tendance à
la généralisation des accords bilatéraux et multilatéraux, notamment de libre
échange, un système fiscal doit, en plus, être en harmonie avec l’environnement
international dans lequel il s’intègre de plus en plus. L’adaptation à cet
environnement est une nouvelle norme d’un système fiscal compétitif.

Les sources du Droit fiscal international


Plan :
INTRODUCTION :
CHAPITRE I : LES SOURCES UNILATÉRALES :
SECTION I : LES SOURCES INTERNES :
SECTION II : LES SOURCES SUPRANATIONALES :
CHAPITRE II : LES SOURCES
CONVENTIONNELLES :

SECTION I : LA DIVERSITÉ DES SOURCES


CONVENTIONNELLES :

SECTION II : L’OBJET DES SOURCES


CONVENTIONNELLES :

INTRODUCTION :

Les opérations fiscales qui ne présentent aucun élément d’extranéité sont


régies par le droit interne de chaque Etat. Il en est autrement pour les
opérations fiscales qui revêtent un caractère international.

Les inconvénients de la fraude, de l’évasion fiscale et de la double


imposition frappant les contribuables engagés dans des activités internationales
ont poussé les Etats à élaborer des règles juridiques qui sont susceptibles d’y
remédier. Cet ensemble de règles juridiques forme une branche de Droit fiscal
dénommée Droit fiscal international.

Ainsi, le phénomène de la double imposition a été considéré comme une


entrave au développement des échanges économiques internationaux. Face à
cette situation, les Etats se sont dans un premier temps efforcés de réduire par
des mesures unilatérales les inconvénients de la double imposition en
exonérant par exemple le revenu imposé dans un autre Etat. Mais cette
technique a démontré ses limites. C’est la raison qui a conduit les Etats à
négocier des accords internationaux aptes à préserver les intérêts économiques
communs des Etats et à protéger leurs ressortissants.

Il nous paraît donc utile de s’interroger sur les sources du Droit fiscal
international ?

Force est d’établir une distinction entre ces sources selon les règles de
leur élaboration. Ainsi elles peuvent être donc soit des sources unilatérales et
feront l’objet de l’étude du premier chapitre, soit des sources multilatérales et
feront l’objet d’étude du second chapitre.

CHAPITRE I : LES SOURCES UNILATÉRALES :


De manière générale, les sources unilatérales procèdent de l’un des organes
d’une entité habilitée à organiser l’impôt. C’est les sources unilatérales sont le
plus souvent des sources internes édictées par les autorités
constitutionnellement compétentes en matière fiscale (section I), il y a place
également pour les sources supranationales en raison des compétences que les
autorités communautaires peuvent exercer sur le fondement du Traité de Rome
(section II).

Ces sources unilatérales concernent donc les sources internes et les sources
supranationales.

SECTION I : LES SOURCES INTERNES :


Après la révolution française, la déclaration de 1789 des droits de l’homme et
du citoyen[1] est venue pour assurer aux citoyens le droit de constater l’utilité
d’un prélèvement et de contrôler son emploi. Cette innovation a eu un effet
marquant sur l’histoire politique car c’est à ce moment-là que l’on a commencé
à parler du pouvoir fiscal.

En effet, ce pouvoir avait fait l’objet des conflits violents entre les gouverneurs
et gouvernés et c’est grâce à lui que le régime parlementaire a vu le jour en
Grande Bretagne.

Aujourd’hui, dans la quasi-totalité des Etats adoptant la théorie libérale, ce


pouvoir relève de la compétence exclusive du pouvoir législatif c’est-à-dire que
le parlement qui est seul habilité à légiférer en matière fiscale.

Ainsi, la constitution marocaine de 2011, dans son article 71, prévoit que : « le
régime fiscal et l’assiette, le taux et les mesures de recouvrement des impôts
sont du domaine de la loi.

Or, cette compétence exclusive présente quelques imperfections du fait que la


technicité de la matière fiscale et son caractère sensible permettent au pouvoir
exécutif de jouer un rôle prépondérant en la matière.

Il en résulte donc que les sources internes peuvent être d’origine législative ou
réglementaire.

A- LE DOMAINE LÉGISLATIF :

Comme on l’a déjà évoqué l’article 71 de la constitution marocaine dispose que


le régime fiscal et l’assiette, le taux et les mesures de recouvrement des impôts
sont du domaine de la loi.

En effet, l’intervention du parlement peut se faire soit par la proposition et le


vote du code général des impôts ou de la loi organique de finance, soit
uniquement par le vote des lois de finances dont la proposition relève de la
compétence exclusive du gouvernement.

A noter que ces différentes lois même s’elles sont d’origine purement interne,
elles peuvent néanmoins contenir des mesures applicables aux situations
fiscales ayant un caractère international.

Ainsi, l’article 5 du code général des impôts relatif au champ d’application de l’IS
prévoit que les sociétés non résidentes sont imposables à raison des bénéfices
qu’elles perçoivent en contrepartie des travaux qu’elles exécutent au Maroc au
profit d’une personne résidente. De même l’article 23-al-3 du même code relatif
à la territorialité de l’IR dispose qu’elles sont assujetties à l’IR marocain les
personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent
desbénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d’imposition est attribué
au Maroc envertu des conventions tendant à éviter la double imposition en
matière d’impôts sur lerevenu.

Pour ce qui est de l’intervention des lois de finances en matière fiscale


internationale, elle est considérablement limitée du fait qu’elles
n’interviennent que pour modifier certaines dispositions du code général des
impôts ayant un caractère international.

Enfin, il importe de noter que, comme dans toutes les branches de Droit, la
jurisprudence constitue une source du droit fiscal international puisque les
décisions rendues par les différents degrés des juridictions administratives
peuvent servir de source du droit fiscal international lorsqu’elles ont pour objet
la résolution des litiges fiscaux comprenant un élément d’extranéité.

B- LE DOMAINE DU RÈGLEMENT :

Même si le pouvoir fiscal a été expressément attribué, aux termes de l’art 71, au
pouvoir législatif, cela ne signifie pas pour autant que le gouvernement est
dépourvu de tout rôle en la matière. Bien au contraire, celui-ci peut intervenir
par le biais du pouvoir réglementaire qui l’exerce soit à titre initial soit à titre
complémentaire[2].

Tout d’abord, la compétence initiale du règlement en matière fiscale est à


nuancer du fait que le pouvoir fiscal relève du domaine législatif. Or, l’art 71
prévoit à titre limitatif le champ d’intervention de la loi à savoir le régime fiscal,
l’assiette, les taux et les modalités de recouvrement des impôts. Qu’en est-il
maintenant des règles qui n’entrent pas dans le cadre des matières précitées
c’est-à-dire des dispositions détachables soit de l’assiette, de la liquidation et du
recouvrement de l’impôt ?

C’est donc le gouvernement qui se trouve compétent pour édicter les autres
règles fiscales par voie de règlement, arrêtés ou décrets. C’est ainsi, par
exemple, que relèvent de la compétence réglementaire la création de sections
fiscales au sein des tribunaux administratifs, les règles de la procédure à suivre
devant les juridictions administratives, ou encore la création du conseil des
impôts[3].

Force est de constater que la compétence initiale du règlement en matière


fiscale se trouve beaucoup plus étendue en ce qui concerne les taxes
parafiscales, il s’agit d’un certain nombre de prélèvements obligatoires perçus
dans un intérêt économique ou social au profit d’une personne morale de droit
public ou privé autre que l’Etat, les collectivités territoriales et leurs
établissement administratifs[4].

On peut citer à titre d’exemple la taxe parafiscale dite de contrôle du marché


boursier instituée au profit du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières par
le Décret du 30 juin 1997[5]. Il en est de même pour la taxe parafiscale sur les
spectacles cinématographiques perçue par le centre cinématographique
marocain en vertu du décret de 1987[6]. Il s’ensuit donc que le régime parafiscal
est un champ où le gouvernement intervient à titre initial et exclusif pour créer
ou modifier le taux d’un prélèvement ou pour abroger un autre.

A côté de sa compétence initiale, le règlement peut aussi avoir un caractère


complémentaire qui lui permet d’édicter les mesures nécessaires à l’application
des dispositions fiscales adoptées par le pouvoir législatif. Dans ce cadre le
gouvernement intervient par des décrets d’application prévoyant les modalités
et les moyens susceptibles de mettre en œuvre les textes législatifs.

Enfin, force est de constater qu’en plus du pouvoir règlementaire, l’exécutif peut
s’immiscer dans la législation fiscale par le biais de la doctrine administrative. Il
ne s’agit pas là de la doctrine au sens classique mais plutôt c’est l’ensemble des
interprétations que l’administration fasse aux textes législatifs. En effet
l’administration demeure tenue par ses interprétations que le contribuable peut
y est opposé. Par contre, l’administration ne peut pas opposer le contenu de sa
doctrine au contribuable.

SECTION II : LES SOURCES SUPRANATIONALES :

L'adjectif supranational qualifie ce qui se place au-dessus des nations, de leurs


gouvernements, de leurs institutions. Est supranational ce qui dépasse les
souverainetés nationales.

Les organisations supranationales ont des pouvoirs de décision à l'égard des


Etats membres et de leurs ressortissants.

Plusieurs organisations supranationales ont vu le jour telles que l’OHADA et


l'Union européenne.

Etant donné que le Maroc ne fait pas partie de l’OHADA nous avons jugé utile
de nous limiter à l’exemple européen.

La Communauté européenne est par exemple le pilier supranational de l'Union


européenne. Les décisions qui sont prises au sein de ses institutions ne sont pas
révocables par les États. Ainsi, les normes (règlements et directives) ont la
primauté sur le droit national des États membres et s'appliquent
automatiquement.

Les sources supranationales sont, comme les sources internes, multiples. Le


traité de Rome renferme des dispositions directement applicables dans chacun
des Etats membres. C’est le droit dérivé, c’est-à-dire les normes édictées par les
autorités habilitées par le traité dans la sphère de compétences que ce dernier
leur assigne.

S’agissant du droit fiscal la directive représente incontestablement l’instrument


le plus adapté (a). Mais le recours aux autres techniques communautaires est
également possible (b).

A-LES DIRECTIVES:

Le traité de Rome formule une théorie des directives que la pratique


communautaire a quelque peu falsifiée, en matière fiscale en particulier. Aux
termes de l’article 189 du traité de Rome: " La directive lie tout Etat membre
destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances
nationales la compétence quant à la forme et moyens".
La directive produit des effets précis pour les Etats : si ces derniers sont tenus
par l’objectif qu’elle fixe. Ils conservent, cependant, le choix des moyens pour
l’atteindre. Il en résulte qu’elle n’a pas de caractère immédiatement exécutoire :
elle ne crée pas de norme juridique qui, par elle-même, pourrait être opposée
aux citoyens des Etats membres ou que ceux-ci pourraient invoquer ; son
efficacité juridique est, au contraire, subordonnée à son introduction préalable
dans l’ordre juridique interne Par les moyens appropriés à chacun des Etats[7].

La directive concilie ainsi les nécessités de l’intégration européenne et la réalité


politique dominée par la souveraineté des Etats. C’est dire qu’il s’agit d’un
instrument particulièrement adapté chaque fois qu’une législation
communautaire n’est pas nécessaire. Son objectif principal est donc, tout
naturellement, le rapprochement des législations, notamment les législations
fiscales.

Cependant, sous l’influence des institutions communautaires, cette théorie a


été infléchie dans un sens moins respectueux des prérogatives des Etat
membres.

La pratique des directives fait, en réalité, apparaître une double dénaturation de


la théorie formulée par te Traité.

La première est le fait de la commission et du Conseil qui élaborent les


directives qui sont le plus souvent matérialisées dans des textes trop généraux.
Les Etats pourront donc échapper à l’obligation de résultat qui leur incombe.

Il reste cependant, que la directive ne se préoccupe plus seulement du but à


atteindre : à l’instar du règlement, les dispositions qu’elle édicte se suffisent à
elles –même, et les Etats n’ont plus qu’à les reproduire dans leur ordre
juridique, alors même que des adaptations seraient souhaitables au regard des
principes qui inspirent le droit interne.

La deuxième dénaturation tient à l’influence de la Cour de Justice des


Communautés européenne et elle concerne l’effet juridique attaché aux
directives. Bien qu’il résulte du Traité de Rome que les dispositions des
directives ne sont pas directement exécutoires dans les Etat membres, la cour
de justice, dans la ligne de la préoccupation qui est celle de la commission,
permet- sous certaines conditions, aux ressortissants de la communauté de les
invoquer devant les juridictions nationales à l’appui de leurs recours. Cette
solution déjà ancienne[8] a été appliquée en matière fiscale à l’article 13 de la
6èmedirective en matière de T.V.A.

Elle soulève, toutefois, des objections qui sont à l’origine de la jurisprudence du


Conseil d’Etat en la matière. D’une part, les directives n’ont pas être publiées au
journal Officiel des communautés ; l’article 191 du Traité impose seulement leur
notification aux Etat destinataires. Dés lors, il est difficile d’admettre qu’elles
peuvent créer des droits ou imposer des obligations aux citoyens des Etats
membres qui n’en ont pas directement connaissance. D’autre part.
l’applicabilité directe des directives n’est pas compatible avec la compétence
reconnue aux Etats membres par l’article 189 du Traité.

C’est pourquoi le conseil d’Etat français refuse de reconnaître un quelconque


effet direct. Consacrée dans l’arrêt cohn-bendit, cette solution a été appliquée
plusieurs repris en matière fiscale : c’est ainsi que la haute assemblée a refusé
aux contribuable le droit de se prévaloir, à l’encontre de la législation française
antérieure , aussi bien des dispositions de la directive du 11 avril 1967 fixant la
structure et les modalités d’application du système communautaire de TVA que
de celle du 17 mai 1977 relative à l’assiette uniforme de la TVA
communautaire . L’évolution de la directive voulue par les autorités
communautaires se trouve donc, par là même privée partiellement d’effet ce
qui concerne la France.

Les autres instruments prévus par le Traité de Rome sont le règlement, la


décision, la recommandation et l’avis.

B-les autres techniques : le règlement, la décision et les recommandations :

1-Le règlement:

Aux termes de l’art 189 du Traité: " Le règlement a une portée générale. Il est
obligatoire dans tous ses éléments et il est directement applicable dans tout
Etat membre".

Le règlement apparaît ainsi comme une manifestation du pouvoir normatif


reconnu aux autorités européennes par le Traité.

A la différence de la directive, il s’agit en effet d’un acte applicable de plein


droit et dans tous ses éléments sur le territoire de tous les Etats membres.

Il peut donc, sans intervention préalable des autorités des Etats membres, être
opposé à leurs ressortissants qui, à l’inverse, peuvent s’en prévaloir devant leurs
juridictions nationales. Bien que le règlement ait pour effet de dessaisir les
autorités internes normalement compétentes, il ne traduit pas un transfert de
souverainetés au profit des autorités européennes : pris pour l’application d’un
accord international régulièrement approuvé- le Traité de Rome_ il n’a
d’autorité juridique que sur le fondement des seules dispositions
constitutionnelles internes, en l’occurrence l’article 55 de la constitution
française qui lui confère une valeur supérieur à celle des lois.

Les règlements peuvent intervenir dans de très nombreux cas. En matière


fiscale, ils se rattachent soit à la mise en œuvre d’une politique commune. Soit
aux ressources propres de la communauté. C’est ainsi, par exemple, qu’en
application de l’article 2 de la décision du 21 Avril 1970 relative au
remplacement des contributions financières des Etats membres par des
ressources propres, les cotisations et autres droits prévus dans le cadre de
l’organisation commune des marchés dans le secteur du sucre figurent au
nombre des ressources propres de la communauté qui peuvent être institués
par un règlement.

2-La décision:

Aux termes toujours de l’article 189 du traité de Rome: " La décision est
obligatoire en tous ses éléments pour les destinataires qu’elle désigne".

Selon son objet, la décision est adressée soit à un particulier, soit à un ou


plusieurs Etats. Dans ce dernier cas, elle est susceptible d’avoir des effets
fiscaux. Comme la directive, son exécution suppose qu’elle ait été
préalablement traduite en acte nationaux par l’autorité compétente dans
chaque Etat, mais elle est plus contraignante que la directive car, obligatoire en
tous ses éléments, elle se suffit à elle-même et ne laisse ainsi aucune marge
d’appréciation aux Etats. Il s’agit donc d’une (directive renforcée).

3-La recommandation et l’avis:


A la différence des directives, des règlements et des décisions, les
recommandations et les avis n’ont pas d’effet juridique : Aux termes de l’article
189 du Traité, ils ne lient pas les Etats. Ils ont donc seulement une valeur morale
ou politique par le témoignage qu’il donne de la volonté des autorités
européennes d’entreprendre une action déterminée, en matière fiscale
notamment.

CHAPITRE II : LES SOURCES CONVENTIONNELLES :

Il est à noter que les sources internes et supranationales demeurent incapables


pour régler tous les problèmes fiscaux internationaux. C’est la raison pour
laquelle les Etats font recours à la conclusion des conventions bilatérales ou
multilatérales.

A ce niveau une distinction s’impose entre les conventions dont l’objet est
purement fiscal et les conventions pouvant comporter des dispositions fiscales
mais seulement à titre accessoire.

Au cours de ce second chapitre nous allons traiter successivement la diversité


des sources conventionnelles dans une première section, tandis que la seconde
portera sur leur objet (SECTION II).

SECTION I : LA DIVERSITÉ DES SOURCES CONVENTIONNELLES :

A ce propos une distinction mérite d’être constatée entre les conventions ayant une portée
générale(a) et celle ayant une portée spéciale(b).

A- CONVENTIONS DE PORTÉE GÉNÉRALE :

Quant à leur objet ces conventions ne se limitent pas à traiter un problème


particulier mais plutôt elles édictent des principes généraux susceptibles de
remédier aux différents problèmes fiscaux qui peuvent naître entre les Etats
contractés.

Ainsi, les conventions sur la double imposition est l’exemple typique des
conventions à portée générale. Il s’agit d’un traité entre deux ou plusieurs Etats
visant à éviter la double imposition des personnes physiques et morales.

Ces conventions permettent à répartir la compétence d’imposition entre les


Etats concernés.

Elles se limitent à réduire les inconvénients suscités par la concurrence des


pouvoirs fiscaux des Etats en répartissant entre eux leurs compétences de
taxation, de manière à permettre à leurs ressortissants respectifs de ne pas être
imposés à de multiples reprises sur un même revenu et de connaître à l’avance
le régime fiscale auquel il sera soumis et par conséquent les résultats financier
de son activité[9] .

En effet, l’émergence de ce type de conventions remonte au début de 20ème


siècle notamment après la première guerre mondiale puisque les premiers
essais de l’élaboration d’un modèle uniforme de convention de double
imposition ont été accomplis dans le cadre de la société des nations (SDN), dès
1921 ce quia abouti à l’élaboration du modèle de 1928[10].

A l’issu de la deuxième guerre mondiale et la dissolution de la SDN, les efforts


de collaboration fiscale ont été poursuivis dans le cadre de l’ONU et
l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE)
[11].Ces efforts ont débouché en 1963 à l’établissement d’un projet de
convention de double imposition concernant le revenu et la fortune.

Ce projet avait servi comme référence aux Etats membres de l’OCDE pour
conclure des conventions sur la double imposition dans le but de promouvoir la
libre circulation des biens, services, capitaux, et personnes

Quant au Maroc, même s’il ne fait pas partie de l’OCDE, il se réfère à ses
modèles de base dans la négociation et l’élaboration des conventions en la
matière. Ainsi la franco-marocaine de 1972[12], tendant à éliminer la double
imposition et à établir l’assistance administrative, a été élaborée conformément
au modèle précité. Il en est de même pour ce qui est de la convention entre le
MAROC et la Tunisie de 1974[13].

B-LES CONVENTIONS À PORTÉE SPÉCIFIQUE :

S’il est vrai que les conventions sur la double imposition ont joué un rôle
primordial dans la création d’un paysage juridique international en matière
fiscale. Pourtant, en raison de leur caractère général, ces conventions risquent
de créer des lacunes juridiques sur des questions très spécifiques. C’est la raison
pour laquelle les Etats font toujours recours à la conclusion des conventions à
objet spécial sous forme des conventions fiscales à objet particulier ou des
conventions non fiscales mais prévoyant des mesures fiscales.

D’abord, pour ce qui est des conventions fiscales à objet particulier, il s’agit des
traités qui régissent une partie seulement d’un problème fiscal. Elles ont un
objet limité qui complète les conventions de portée générale (convention sur la
double imposition).

Ainsi, on peut citer à ce titre les conventions relatives aux entreprises de


navigation aérienne ou maritime, les conventions relatives à certains aspects
des taxes sur le chiffre d’affaire ou encore les conventions d’assistance mutuelle
entre les Etats[14]. Concernant les conventions non fiscales comportant des
mesures fiscales, elles ont été conclues pour régir des situations juridiques
particulières telles que par exemple le commerce extérieur ou la situation des
ressortissants d’un pays dans autre. Ces conventions peuvent soit contenir à
titre complémentaire des dispositions fiscales soit faire renvoi à un accord fiscal
déjà signé et mis en vigueur.

SECTION II : L’OBJET DES SOURCES CONVENTIONNELLES :

Les dispositions fiscales d’origine conventionnelles visent à empêcher que le


caractère international de la situation de certains contribuables ne leur
permette d’échapper à leurs obligations contributives dans certains Etats ou, au
contraire, ne les pénalise. C’est pour cela qu’elles précisent tant les droits des
Etats concernées que ceux des contribuables.

A- détermination des droits des Etats et leurs modalités de collaboration :

La détermination des droits d’imposition des divers éléments du revenu et de la


fortune sont répartis par les conventions entre l’Etat de la résidence du
contribuable et/ou l’Etat de la source de la matière imposable.

En effet, la coopération des Etats est aujourd’hui une nécessité s’ils veulent
maîtriser les situations représentant un caractère international.

Cette coopération peut prendre des formes diverses et se traduit généralement


par les procédures de règlement amiable des différends [15] ou encore par les
procédures d’assistance administrative[16].

En ce qui concerne les droits des contribuables, les conventions fiscales


conclues entre leurs pays édictent deux séries de dispositions à leur profit, en
effet, elles sont destinées à éliminer la double imposition [17] d’une part et à
interdire les discriminations fondées sur la nationalité d’autre part.

Ainsi, et dans un souci de réalisme, les modèles de l’organisation de


coopération et de développement économique (O.C.D.E), permettent aux Etats
contractants de rechercher l’élimination de la double imposition soit par la
méthode de l’exemption, soit par celle de l’imputation.

B- LA SAUVEGARDE DES INTÉRÊTS DES CONTRIBUABLES :

La sauvegarde des intérêts des contribuables est d’autant mieux assurée que les
conventions renferment en général une clause de non-discrimination qui
s’inspire là encore des termes des modèles[18] de l’O.C.D.E.

Toutefois, ce principe de non-discrimination ne prohibe pas l’existence, dans


l’un des Etats, de traitements fiscaux différents selon la nationalité des
contribuables ; il exige seulement que les nationaux des Etats co-contractants
ne soient pas pénalisés par cette différence de traitement.

CONCLUSION :
Ainsi, comme nous l'avons vu dans le cadre de notre sujet; les sources du droit
fiscal international sont à la fois des sources internes et des sources
internationales.
Les sources internes sont celles du droit fiscal général et ne représentent donc
guère de particularités. Les règles qui en sont issues sont celles qui régissent la
territorialité des impôts nationaux en l'absence de conventions.

Et comme il a été déjà précisé, les conventions fiscales sont conclues entre Etats
souverains dans le but de combattre la double imposition internationale, et le
plus souvent l'évasion et la fraude fiscale internationales, infractions qui
demeurent souvent impunies vu la complexité des situations qu'elles mettent
en cause.

il sera convenable aussi de mettre l’accent sur les conventions fiscales


internationales conclues avec les pays en voie de développement comme le
Maroc. Car ces dernières présentent un certain particularisme.

En effet, ces accords abandonnent le principe d’une réciprocité absolue de


toutes leurs dispositions. Ils tendent à favoriser une politique de
développement en assurant aux budgets des pays insuffisamment développés
un supplément de rentrées fiscales et cela en orientant les placements de
capitaux vers ces pays.

Ainsi, la notion d’établissement stable est conçue de manière plus large dans
ces conventions, afin d’étendre la compétence fiscale des pays en voie
développement. De même, l’imputation des crédits d’impôt qui bénéficient aux
investisseurs est aménagée afin d’éviter que les avantages fiscaux accordés par
les pays pauvres ne soient indirectement confisqués par les pays de résidence
des investisseurs

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Les sources du Droit fiscal international


Plan :

INTRODUCTION :

CHAPITRE I : LES SOURCES UNILATÉRALES :

SECTION I : LES SOURCES INTERNES :


SECTION II : LES SOURCES SUPRANATIONALES :

CHAPITRE II : LES SOURCES


CONVENTIONNELLES :

SECTION I : LA DIVERSITÉ DES SOURCES


CONVENTIONNELLES :

SECTION II : L’OBJET DES SOURCES


CONVENTIONNELLES :

CONCLUSION :

INTRODUCTION :
Les opérations fiscales qui ne présentent aucun élément d’extranéité sont
régies par le droit interne de chaque Etat. Il en est autrement pour les
opérations fiscales qui revêtent un caractère international.

Les inconvénients de la fraude, de l’évasion fiscale et de la double


imposition frappant les contribuables engagés dans des activités internationales
ont poussé les Etats à élaborer des règles juridiques qui sont susceptibles d’y
remédier. Cet ensemble de règles juridiques forme une branche de Droit fiscal
dénommée Droit fiscal international.

Ainsi, le phénomène de la double imposition a été considéré comme une


entrave au développement des échanges économiques internationaux. Face à
cette situation, les Etats se sont dans un premier temps efforcés de réduire par
des mesures unilatérales les inconvénients de la double imposition en
exonérant par exemple le revenu imposé dans un autre Etat. Mais cette
technique a démontré ses limites. C’est la raison qui a conduit les Etats à
négocier des accords internationaux aptes à préserver les intérêts économiques
communs des Etats et à protéger leurs ressortissants.

Il nous paraît donc utile de s’interroger sur les sources du Droit fiscal
international ?

Force est d’établir une distinction entre ces sources selon les règles de
leur élaboration. Ainsi elles peuvent être donc soit des sources unilatérales et
feront l’objet de l’étude du premier chapitre, soit des sources multilatérales et
feront l’objet d’étude du second chapitre.

CHAPITRE I : LES SOURCES UNILATÉRALES :


De manière générale, les sources unilatérales procèdent de l’un des organes
d’une entité habilitée à organiser l’impôt. C’est les sources unilatérales sont le
plus souvent des sources internes édictées par les autorités
constitutionnellement compétentes en matière fiscale (section I), il y a place
également pour les sources supranationales en raison des compétences que les
autorités communautaires peuvent exercer sur le fondement du Traité de Rome
(section II).

Ces sources unilatérales concernent donc les sources internes et les sources
supranationales.

SECTION I : LES SOURCES INTERNES :


Après la révolution française, la déclaration de 1789 des droits de l’homme et
du citoyen[1] est venue pour assurer aux citoyens le droit de constater l’utilité
d’un prélèvement et de contrôler son emploi. Cette innovation a eu un effet
marquant sur l’histoire politique car c’est à ce moment-là que l’on a commencé
à parler du pouvoir fiscal.

En effet, ce pouvoir avait fait l’objet des conflits violents entre les gouverneurs
et gouvernés et c’est grâce à lui que le régime parlementaire a vu le jour en
Grande Bretagne.

Aujourd’hui, dans la quasi-totalité des Etats adoptant la théorie libérale, ce


pouvoir relève de la compétence exclusive du pouvoir législatif c’est-à-dire que
le parlement qui est seul habilité à légiférer en matière fiscale.

Ainsi, la constitution marocaine de 2011, dans son article 71, prévoit que : « le
régime fiscal et l’assiette, le taux et les mesures de recouvrement des impôts
sont du domaine de la loi.

Or, cette compétence exclusive présente quelques imperfections du fait que la


technicité de la matière fiscale et son caractère sensible permettent au pouvoir
exécutif de jouer un rôle prépondérant en la matière.

Il en résulte donc que les sources internes peuvent être d’origine législative ou
réglementaire.

A- LE DOMAINE LÉGISLATIF :

Comme on l’a déjà évoqué l’article 71 de la constitution marocaine dispose que


le régime fiscal et l’assiette, le taux et les mesures de recouvrement des impôts
sont du domaine de la loi.

En effet, l’intervention du parlement peut se faire soit par la proposition et le


vote du code général des impôts ou de la loi organique de finance, soit
uniquement par le vote des lois de finances dont la proposition relève de la
compétence exclusive du gouvernement.

A noter que ces différentes lois même s’elles sont d’origine purement interne,
elles peuvent néanmoins contenir des mesures applicables aux situations
fiscales ayant un caractère international.

Ainsi, l’article 5 du code général des impôts relatif au champ d’application de l’IS
prévoit que les sociétés non résidentes sont imposables à raison des bénéfices
qu’elles perçoivent en contrepartie des travaux qu’elles exécutent au Maroc au
profit d’une personne résidente. De même l’article 23-al-3 du même code relatif
à la territorialité de l’IR dispose qu’elles sont assujetties à l’IR marocain les
personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent
desbénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d’imposition est attribué
au Maroc envertu des conventions tendant à éviter la double imposition en
matière d’impôts sur lerevenu.

Pour ce qui est de l’intervention des lois de finances en matière fiscale


internationale, elle est considérablement limitée du fait qu’elles
n’interviennent que pour modifier certaines dispositions du code général des
impôts ayant un caractère international.

Enfin, il importe de noter que, comme dans toutes les branches de Droit, la
jurisprudence constitue une source du droit fiscal international puisque les
décisions rendues par les différents degrés des juridictions administratives
peuvent servir de source du droit fiscal international lorsqu’elles ont pour objet
la résolution des litiges fiscaux comprenant un élément d’extranéité.

B- LE DOMAINE DU RÈGLEMENT :

Même si le pouvoir fiscal a été expressément attribué, aux termes de l’art 71, au
pouvoir législatif, cela ne signifie pas pour autant que le gouvernement est
dépourvu de tout rôle en la matière. Bien au contraire, celui-ci peut intervenir
par le biais du pouvoir réglementaire qui l’exerce soit à titre initial soit à titre
complémentaire[2].

Tout d’abord, la compétence initiale du règlement en matière fiscale est à


nuancer du fait que le pouvoir fiscal relève du domaine législatif. Or, l’art 71
prévoit à titre limitatif le champ d’intervention de la loi à savoir le régime fiscal,
l’assiette, les taux et les modalités de recouvrement des impôts. Qu’en est-il
maintenant des règles qui n’entrent pas dans le cadre des matières précitées
c’est-à-dire des dispositions détachables soit de l’assiette, de la liquidation et du
recouvrement de l’impôt ?

C’est donc le gouvernement qui se trouve compétent pour édicter les autres
règles fiscales par voie de règlement, arrêtés ou décrets. C’est ainsi, par
exemple, que relèvent de la compétence réglementaire la création de sections
fiscales au sein des tribunaux administratifs, les règles de la procédure à suivre
devant les juridictions administratives, ou encore la création du conseil des
impôts[3].

Force est de constater que la compétence initiale du règlement en matière


fiscale se trouve beaucoup plus étendue en ce qui concerne les taxes
parafiscales, il s’agit d’un certain nombre de prélèvements obligatoires perçus
dans un intérêt économique ou social au profit d’une personne morale de droit
public ou privé autre que l’Etat, les collectivités territoriales et leurs
établissement administratifs[4].

On peut citer à titre d’exemple la taxe parafiscale dite de contrôle du marché


boursier instituée au profit du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières par
le Décret du 30 juin 1997[5]. Il en est de même pour la taxe parafiscale sur les
spectacles cinématographiques perçue par le centre cinématographique
marocain en vertu du décret de 1987[6]. Il s’ensuit donc que le régime parafiscal
est un champ où le gouvernement intervient à titre initial et exclusif pour créer
ou modifier le taux d’un prélèvement ou pour abroger un autre.

A côté de sa compétence initiale, le règlement peut aussi avoir un caractère


complémentaire qui lui permet d’édicter les mesures nécessaires à l’application
des dispositions fiscales adoptées par le pouvoir législatif. Dans ce cadre le
gouvernement intervient par des décrets d’application prévoyant les modalités
et les moyens susceptibles de mettre en œuvre les textes législatifs.

Enfin, force est de constater qu’en plus du pouvoir règlementaire, l’exécutif peut
s’immiscer dans la législation fiscale par le biais de la doctrine administrative. Il
ne s’agit pas là de la doctrine au sens classique mais plutôt c’est l’ensemble des
interprétations que l’administration fasse aux textes législatifs. En effet
l’administration demeure tenue par ses interprétations que le contribuable peut
y est opposé. Par contre, l’administration ne peut pas opposer le contenu de sa
doctrine au contribuable.

SECTION II : LES SOURCES SUPRANATIONALES :

L'adjectif supranational qualifie ce qui se place au-dessus des nations, de leurs


gouvernements, de leurs institutions. Est supranational ce qui dépasse les
souverainetés nationales.

Les organisations supranationales ont des pouvoirs de décision à l'égard des


Etats membres et de leurs ressortissants.

Plusieurs organisations supranationales ont vu le jour telles que l’OHADA et


l'Union européenne.
Etant donné que le Maroc ne fait pas partie de l’OHADA nous avons jugé utile
de nous limiter à l’exemple européen.

La Communauté européenne est par exemple le pilier supranational de l'Union


européenne. Les décisions qui sont prises au sein de ses institutions ne sont pas
révocables par les États. Ainsi, les normes (règlements et directives) ont la
primauté sur le droit national des États membres et s'appliquent
automatiquement.

Les sources supranationales sont, comme les sources internes, multiples. Le


traité de Rome renferme des dispositions directement applicables dans chacun
des Etats membres. C’est le droit dérivé, c’est-à-dire les normes édictées par les
autorités habilitées par le traité dans la sphère de compétences que ce dernier
leur assigne.

S’agissant du droit fiscal la directive représente incontestablement l’instrument


le plus adapté (a). Mais le recours aux autres techniques communautaires est
également possible (b).

A-LES DIRECTIVES:

Le traité de Rome formule une théorie des directives que la pratique


communautaire a quelque peu falsifiée, en matière fiscale en particulier. Aux
termes de l’article 189 du traité de Rome: " La directive lie tout Etat membre
destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances
nationales la compétence quant à la forme et moyens".

La directive produit des effets précis pour les Etats : si ces derniers sont tenus
par l’objectif qu’elle fixe. Ils conservent, cependant, le choix des moyens pour
l’atteindre. Il en résulte qu’elle n’a pas de caractère immédiatement exécutoire :
elle ne crée pas de norme juridique qui, par elle-même, pourrait être opposée
aux citoyens des Etats membres ou que ceux-ci pourraient invoquer ; son
efficacité juridique est, au contraire, subordonnée à son introduction préalable
dans l’ordre juridique interne Par les moyens appropriés à chacun des Etats[7].

La directive concilie ainsi les nécessités de l’intégration européenne et la réalité


politique dominée par la souveraineté des Etats. C’est dire qu’il s’agit d’un
instrument particulièrement adapté chaque fois qu’une législation
communautaire n’est pas nécessaire. Son objectif principal est donc, tout
naturellement, le rapprochement des législations, notamment les législations
fiscales.

Cependant, sous l’influence des institutions communautaires, cette théorie a


été infléchie dans un sens moins respectueux des prérogatives des Etat
membres.

La pratique des directives fait, en réalité, apparaître une double dénaturation de


la théorie formulée par te Traité.

La première est le fait de la commission et du Conseil qui élaborent les


directives qui sont le plus souvent matérialisées dans des textes trop généraux.
Les Etats pourront donc échapper à l’obligation de résultat qui leur incombe.

Il reste cependant, que la directive ne se préoccupe plus seulement du but à


atteindre : à l’instar du règlement, les dispositions qu’elle édicte se suffisent à
elles –même, et les Etats n’ont plus qu’à les reproduire dans leur ordre
juridique, alors même que des adaptations seraient souhaitables au regard des
principes qui inspirent le droit interne.

La deuxième dénaturation tient à l’influence de la Cour de Justice des


Communautés européenne et elle concerne l’effet juridique attaché aux
directives. Bien qu’il résulte du Traité de Rome que les dispositions des
directives ne sont pas directement exécutoires dans les Etat membres, la cour
de justice, dans la ligne de la préoccupation qui est celle de la commission,
permet- sous certaines conditions, aux ressortissants de la communauté de les
invoquer devant les juridictions nationales à l’appui de leurs recours. Cette
solution déjà ancienne[8] a été appliquée en matière fiscale à l’article 13 de la
6èmedirective en matière de T.V.A.

Elle soulève, toutefois, des objections qui sont à l’origine de la jurisprudence du


Conseil d’Etat en la matière. D’une part, les directives n’ont pas être publiées au
journal Officiel des communautés ; l’article 191 du Traité impose seulement leur
notification aux Etat destinataires. Dés lors, il est difficile d’admettre qu’elles
peuvent créer des droits ou imposer des obligations aux citoyens des Etats
membres qui n’en ont pas directement connaissance. D’autre part.
l’applicabilité directe des directives n’est pas compatible avec la compétence
reconnue aux Etats membres par l’article 189 du Traité.

C’est pourquoi le conseil d’Etat français refuse de reconnaître un quelconque


effet direct. Consacrée dans l’arrêt cohn-bendit, cette solution a été appliquée
plusieurs repris en matière fiscale : c’est ainsi que la haute assemblée a refusé
aux contribuable le droit de se prévaloir, à l’encontre de la législation française
antérieure , aussi bien des dispositions de la directive du 11 avril 1967 fixant la
structure et les modalités d’application du système communautaire de TVA que
de celle du 17 mai 1977 relative à l’assiette uniforme de la TVA
communautaire . L’évolution de la directive voulue par les autorités
communautaires se trouve donc, par là même privée partiellement d’effet ce
qui concerne la France.
Les autres instruments prévus par le Traité de Rome sont le règlement, la
décision, la recommandation et l’avis.

B-les autres techniques : le règlement, la décision et les recommandations :

1-Le règlement:

Aux termes de l’art 189 du Traité: " Le règlement a une portée générale. Il est
obligatoire dans tous ses éléments et il est directement applicable dans tout
Etat membre".

Le règlement apparaît ainsi comme une manifestation du pouvoir normatif


reconnu aux autorités européennes par le Traité.

A la différence de la directive, il s’agit en effet d’un acte applicable de plein


droit et dans tous ses éléments sur le territoire de tous les Etats membres.

Il peut donc, sans intervention préalable des autorités des Etats membres, être
opposé à leurs ressortissants qui, à l’inverse, peuvent s’en prévaloir devant leurs
juridictions nationales. Bien que le règlement ait pour effet de dessaisir les
autorités internes normalement compétentes, il ne traduit pas un transfert de
souverainetés au profit des autorités européennes : pris pour l’application d’un
accord international régulièrement approuvé- le Traité de Rome_ il n’a
d’autorité juridique que sur le fondement des seules dispositions
constitutionnelles internes, en l’occurrence l’article 55 de la constitution
française qui lui confère une valeur supérieur à celle des lois.

Les règlements peuvent intervenir dans de très nombreux cas. En matière


fiscale, ils se rattachent soit à la mise en œuvre d’une politique commune. Soit
aux ressources propres de la communauté. C’est ainsi, par exemple, qu’en
application de l’article 2 de la décision du 21 Avril 1970 relative au
remplacement des contributions financières des Etats membres par des
ressources propres, les cotisations et autres droits prévus dans le cadre de
l’organisation commune des marchés dans le secteur du sucre figurent au
nombre des ressources propres de la communauté qui peuvent être institués
par un règlement.

2-La décision:

Aux termes toujours de l’article 189 du traité de Rome: " La décision est
obligatoire en tous ses éléments pour les destinataires qu’elle désigne".

Selon son objet, la décision est adressée soit à un particulier, soit à un ou


plusieurs Etats. Dans ce dernier cas, elle est susceptible d’avoir des effets
fiscaux. Comme la directive, son exécution suppose qu’elle ait été
préalablement traduite en acte nationaux par l’autorité compétente dans
chaque Etat, mais elle est plus contraignante que la directive car, obligatoire en
tous ses éléments, elle se suffit à elle-même et ne laisse ainsi aucune marge
d’appréciation aux Etats. Il s’agit donc d’une (directive renforcée).

3-La recommandation et l’avis:


A la différence des directives, des règlements et des décisions, les
recommandations et les avis n’ont pas d’effet juridique : Aux termes de l’article
189 du Traité, ils ne lient pas les Etats. Ils ont donc seulement une valeur morale
ou politique par le témoignage qu’il donne de la volonté des autorités
européennes d’entreprendre une action déterminée, en matière fiscale
notamment.
CHAPITRE II : LES SOURCES CONVENTIONNELLES :

Il est à noter que les sources internes et supranationales demeurent incapables


pour régler tous les problèmes fiscaux internationaux. C’est la raison pour
laquelle les Etats font recours à la conclusion des conventions bilatérales ou
multilatérales.

A ce niveau une distinction s’impose entre les conventions dont l’objet est
purement fiscal et les conventions pouvant comporter des dispositions fiscales
mais seulement à titre accessoire.

Au cours de ce second chapitre nous allons traiter successivement la diversité


des sources conventionnelles dans une première section, tandis que la seconde
portera sur leur objet (SECTION II).

SECTION I : LA DIVERSITÉ DES SOURCES CONVENTIONNELLES :

A ce propos une distinction mérite d’être constatée entre les conventions ayant une portée
générale(a) et celle ayant une portée spéciale(b).

A- CONVENTIONS DE PORTÉE GÉNÉRALE :

Quant à leur objet ces conventions ne se limitent pas à traiter un problème


particulier mais plutôt elles édictent des principes généraux susceptibles de
remédier aux différents problèmes fiscaux qui peuvent naître entre les Etats
contractés.
Ainsi, les conventions sur la double imposition est l’exemple typique des
conventions à portée générale. Il s’agit d’un traité entre deux ou plusieurs Etats
visant à éviter la double imposition des personnes physiques et morales.

Ces conventions permettent à répartir la compétence d’imposition entre les


Etats concernés.

Elles se limitent à réduire les inconvénients suscités par la concurrence des


pouvoirs fiscaux des Etats en répartissant entre eux leurs compétences de
taxation, de manière à permettre à leurs ressortissants respectifs de ne pas être
imposés à de multiples reprises sur un même revenu et de connaître à l’avance
le régime fiscale auquel il sera soumis et par conséquent les résultats financier
de son activité[9] .

En effet, l’émergence de ce type de conventions remonte au début de 20ème


siècle notamment après la première guerre mondiale puisque les premiers
essais de l’élaboration d’un modèle uniforme de convention de double
imposition ont été accomplis dans le cadre de la société des nations (SDN), dès
1921 ce quia abouti à l’élaboration du modèle de 1928[10].

A l’issu de la deuxième guerre mondiale et la dissolution de la SDN, les efforts


de collaboration fiscale ont été poursuivis dans le cadre de l’ONU et
l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE)
[11].Ces efforts ont débouché en 1963 à l’établissement d’un projet de
convention de double imposition concernant le revenu et la fortune.

Ce projet avait servi comme référence aux Etats membres de l’OCDE pour
conclure des conventions sur la double imposition dans le but de promouvoir la
libre circulation des biens, services, capitaux, et personnes

Quant au Maroc, même s’il ne fait pas partie de l’OCDE, il se réfère à ses
modèles de base dans la négociation et l’élaboration des conventions en la
matière. Ainsi la franco-marocaine de 1972[12], tendant à éliminer la double
imposition et à établir l’assistance administrative, a été élaborée conformément
au modèle précité. Il en est de même pour ce qui est de la convention entre le
MAROC et la Tunisie de 1974[13].

B-LES CONVENTIONS À PORTÉE SPÉCIFIQUE :

S’il est vrai que les conventions sur la double imposition ont joué un rôle
primordial dans la création d’un paysage juridique international en matière
fiscale. Pourtant, en raison de leur caractère général, ces conventions risquent
de créer des lacunes juridiques sur des questions très spécifiques. C’est la raison
pour laquelle les Etats font toujours recours à la conclusion des conventions à
objet spécial sous forme des conventions fiscales à objet particulier ou des
conventions non fiscales mais prévoyant des mesures fiscales.

D’abord, pour ce qui est des conventions fiscales à objet particulier, il s’agit des
traités qui régissent une partie seulement d’un problème fiscal. Elles ont un
objet limité qui complète les conventions de portée générale (convention sur la
double imposition).

Ainsi, on peut citer à ce titre les conventions relatives aux entreprises de


navigation aérienne ou maritime, les conventions relatives à certains aspects
des taxes sur le chiffre d’affaire ou encore les conventions d’assistance mutuelle
entre les Etats[14]. Concernant les conventions non fiscales comportant des
mesures fiscales, elles ont été conclues pour régir des situations juridiques
particulières telles que par exemple le commerce extérieur ou la situation des
ressortissants d’un pays dans autre. Ces conventions peuvent soit contenir à
titre complémentaire des dispositions fiscales soit faire renvoi à un accord fiscal
déjà signé et mis en vigueur.

SECTION II : L’OBJET DES SOURCES CONVENTIONNELLES :

Les dispositions fiscales d’origine conventionnelles visent à empêcher que le


caractère international de la situation de certains contribuables ne leur
permette d’échapper à leurs obligations contributives dans certains Etats ou, au
contraire, ne les pénalise. C’est pour cela qu’elles précisent tant les droits des
Etats concernées que ceux des contribuables.

A- détermination des droits des Etats et leurs modalités de collaboration :

La détermination des droits d’imposition des divers éléments du revenu et de la


fortune sont répartis par les conventions entre l’Etat de la résidence du
contribuable et/ou l’Etat de la source de la matière imposable.

En effet, la coopération des Etats est aujourd’hui une nécessité s’ils veulent
maîtriser les situations représentant un caractère international.

Cette coopération peut prendre des formes diverses et se traduit généralement


par les procédures de règlement amiable des différends [15] ou encore par les
procédures d’assistance administrative[16].

En ce qui concerne les droits des contribuables, les conventions fiscales


conclues entre leurs pays édictent deux séries de dispositions à leur profit, en
effet, elles sont destinées à éliminer la double imposition [17] d’une part et à
interdire les discriminations fondées sur la nationalité d’autre part.

Ainsi, et dans un souci de réalisme, les modèles de l’organisation de


coopération et de développement économique (O.C.D.E), permettent aux Etats
contractants de rechercher l’élimination de la double imposition soit par la
méthode de l’exemption, soit par celle de l’imputation.
B- LA SAUVEGARDE DES INTÉRÊTS DES CONTRIBUABLES :

La sauvegarde des intérêts des contribuables est d’autant mieux assurée que les
conventions renferment en général une clause de non-discrimination qui
s’inspire là encore des termes des modèles[18] de l’O.C.D.E.

Toutefois, ce principe de non-discrimination ne prohibe pas l’existence, dans


l’un des Etats, de traitements fiscaux différents selon la nationalité des
contribuables ; il exige seulement que les nationaux des Etats co-contractants
ne soient pas pénalisés par cette différence de traitement.

CONCLUSION :
Ainsi, comme nous l'avons vu dans le cadre de notre sujet; les sources du droit
fiscal international sont à la fois des sources internes et des sources
internationales.

Les sources internes sont celles du droit fiscal général et ne représentent donc
guère de particularités. Les règles qui en sont issues sont celles qui régissent la
territorialité des impôts nationaux en l'absence de conventions.
Et comme il a été déjà précisé, les conventions fiscales sont conclues entre Etats
souverains dans le but de combattre la double imposition internationale, et le
plus souvent l'évasion et la fraude fiscale internationales, infractions qui
demeurent souvent impunies vu la complexité des situations qu'elles mettent
en cause.

il sera convenable aussi de mettre l’accent sur les conventions fiscales


internationales conclues avec les pays en voie de développement comme le
Maroc. Car ces dernières présentent un certain particularisme.

En effet, ces accords abandonnent le principe d’une réciprocité absolue de


toutes leurs dispositions. Ils tendent à favoriser une politique de
développement en assurant aux budgets des pays insuffisamment développés
un supplément de rentrées fiscales et cela en orientant les placements de
capitaux vers ces pays.

Ainsi, la notion d’établissement stable est conçue de manière plus large dans
ces conventions, afin d’étendre la compétence fiscale des pays en voie
développement. De même, l’imputation des crédits d’impôt qui bénéficient aux
investisseurs est aménagée afin d’éviter que les avantages fiscaux accordés par
les pays pauvres ne soient indirectement confisqués par les pays de résidence
des investisseurs.

Bibliographie :
Les ouvrages généraux :
Jean-Pierre JARNEVIC, DROIT FISCAL INTERNATIONAL, édition Economica 1985.

Habib AYADI,Droit fiscal international, édition Centre de publication universitaire 2001.

LES TEXTES DE LOIS :


La constitution marocaine de 2011

Le code général des impôts


L’Ordonnance française n°59-2 du 2 janvier 1959 portant loi organique relative aux lois de finances.

Décret n° 2-97-347 du 24 safar 1418 (30 juin 1997 instituant une taxe parafiscale au profit du Conseil
Déontologique des Valeurs Mobilières.

Décret n° 87-149 du 8 joumada I 1408 (30 décembre 1987) instituant une taxe parafiscale au profit
du Centre Cinématographique Marocain sur l’organisation des spectacles cinématographiques.

LES MÉMOIRES ET THÈSES :

AÏS Souhila,YELLESCHaouche Bachir(dir), les conventions internationales en Droit fiscal.

[1] Art 14 Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : « Tous les Citoyens ont le
droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution
publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité,
l'assiette, le recouvrement et la durée »

[2] Jean-Pierre JARNEVIC,DROIT FISCAL INTERNATIONAL, édition Economica 1985, page 61.

[3] Jean-Pierre JARNEVIC,opcit, page 61

[4] Art 4 de l’Ordonnance n°59-2 du 2 janvier 1959 portant loi organique relative aux lois de finances.
L'autorisation de percevoir les impôts est annuelle *périodicité*.

Le rendement des impôts dont le produit est affecté à l'Etat est évalué par les lois de finances.

Les taxes parafiscales, perçues dans un intérêt économique ou social au profit d'une personne morale
de droit public ou privé autre que l'Etat, les collectivités territoriales et leurs établissements publics
administratifs, sont établies par décret en Conseil d'Etat, pris sur le rapport du ministre des finances
et du ministre intéressé. La perception de ces taxes au-delà du 31 décembre de l'année de leur
établissement doit être autorisée chaque année par une loi de finances.

[5]Décret n° 2-97-347 du 24 safar 1418 (30 juin 1997 instituant une taxe parafiscale au profit du
Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières

[6] Décret n° 87-149 du 8 joumada I 1408 (30 décembre 1987) instituant une taxe parafiscale au profit
du Centre Cinématographique Marocain sur l’organisation des spectacles cinématographiques.

[7]J.P.JARNEVIC,opcit, page. 65

[8] Elle a été admise, pour la première fois en 1970 à propos des dispositions d’une directive
combinée avec une décision (affaire 9-70 du 6 octobre 1970, Franz Grad, Rec. (C.J.C.E.), page 825) ;
elle a été étendue aux seules disposition d’une directive en 1974(affaire 41-74 du 4 décembre 1974,
Van Duyn, Rec. (C.J.C.E) page 1337).

[9]AÏS Souhila,YELLESCHaouche Bachir(dir), les conventions internationales en droit fiscal, 50 p,


mémoire de master, droit des affaires, Algérie, université d’oran,2011,publier sur le site internet
http://www.univ-oran.dz/theses/document/TH3365.pdf
[10]J.P..JARNEVIC, op cit ,page 71.

[11]Organisation interétatique créée en 1961 et ayant pour objet de favoriser la coopération


économique entre ses membres.

[12] Signée à Paris le 29 mai 1970et publie au Bulletin Officiel n° 3215 du Mercredi 12 Juin 1974

[13]Signée en 28 août 1974 à Tunis ,publie au Bulletin Officiel n° 3539 du Mercredi 27 Août 1980.

[14] J-P-JARNEVIC op cit page 70

[15] Il s’agit de résoudre par voie d’accord amiable les difficultés que l’interprétation ou l’application
d’une convention peut faire surgir. Cette procédure de règlement amiable des différends peut
intervenir à l’initiative soit des Etats contractants soit des contribuables.

[16] Elle permet à chaque Etat d’obtenir de son co-contractant, d’une part les informations relatives
aux contribuables et aux impôts qui entrent dans le champ d’application de la convention, d’autre
part, la mise en œuvre des procédures de nature à permettre le recouvrement des impositions qui lui
sont dues.

[17] Les modèles des conventions de double imposition ont été élaborés d’abord dans le cadre de la
société des nations (SDN), ensuite ; l’élaboration de ces models a été réalisée par l’organisation de
coopération et de développement économique (O.C.D.E).

[18] L’article 24-1 du modèle de 1977 et l’article 10-1 du modèle de 1983 disposent : « les nationaux
d’un Etat contractant ne sont soumis à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou
plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat qui
se trouvent dans la même situation ».

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