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Rapports pédagogiques de mai 2018

Français B

Seuils d’attribution des notes finales par matière

Niveau supérieur

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-15 16-30 31-49 50-62 63-72 73-85 86-100

Niveau moyen

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-14 15-30 31-44 45-59 60-71 72-86 87-100

Évaluation interne du niveau supérieur

Seuils d’attribution des notes finales par composante

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-3 4-6 7-12 13-17 18-21 22-26 27-30

Variété et pertinence du travail présenté

La variété des stimuli présentés aux candidats montre des points de vue intéressants tout en
présentant un réel défi pour que les candidats s'expriment. Diversité culturelle, loisirs et santé
restent les options les plus représentées avec les thèmes de : troubles alimentaires, drogues,

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

sports, voyages, mariage mixte, port du voile entre autres. Il est essentiel que les photos
choisies permettent à la fois une description et une interprétation.

Certaines questions posées dans la deuxième partie ne sont toujours pas d’un niveau approprié
(Quel instrument de musique joues-tu ? Où vas-tu aller à l’université l’année prochaine ?
Qu'est-ce que tu voudrais pour ton anniversaire ? Est-ce que tu as déjà visité un pays
francophone ?). Ce type de questions limite les candidats et ne leur permet ni de démontrer
leur capacité linguistique, ni de développer leurs idées ou encore d’avancer des arguments.
Les questions posées doivent rester ouvertes et permettre aux candidats de réagir et
d’exprimer des opinions. Elles doivent permettre une discussion aussi authentique que possible
dans le contexte d’un examen.

Nous avons encore des candidats qui ne semblent pas à leur place dans un programme de
Langue B. Ceci nous pousse une fois de plus à recommander un choix de niveau plus judicieux
pour optimiser le défi et les chances de réussite des candidats.

Résultats des candidats par rapport à chaque critère


La tendance est souvent à la générosité en ce qui concerne l’attribution des notes. Des
candidats qui ne développent pas leurs réponses et / ou qui n’utilisent aucune structure
complexe et commettent beaucoup d’erreurs de base ne peuvent pas atteindre les niveaux
supérieurs. Nous attendons d’un candidat au NS une certaine sophistication (et variation) dans
l’utilisation de la langue, ainsi que dans le développement des idées. Il faut également que le
candidat soit activement engagé dans la discussion et puisse faire preuve d’apport personnel.

Toutefois, pour les meilleurs candidats, il ne faut pas hésiter à attribuer les notes maximales
lorsqu’elles sont méritées. Il est ici utile de rappeler aux enseignants que les notes maximales
ne sont pas réservées aux oraux sans faute linguistique. En effet, tout dépend de la nature et
de la récurrence des erreurs. Par ailleurs, un oral parfait au point de vue linguistique n’obtiendra
pas forcément la note maximale au critère B si les échanges sont limités et si les idées peu
développées et / ou superficiellement développées.

Il convient aussi de conseiller aux enseignants d’accorder une attention particulière aux mots
clés des descripteurs. Cela leur permettrait de relever les nuances entre les différentes bandes
et de mieux respecter l’interprétation des descripteurs et l’attribution des notes.

En ce qui concerne le critère A, la variété des résultats représente tout l'éventail de notation.
Certains candidats s'expriment dans une langue parfaite, employant de nombreuses
expressions idiomatiques ainsi que des structures complexes, tandis que d'autres peinent à
s'exprimer avec des structures simples. Les candidats de cette session semblaient mieux
entraînés à présenter efficacement leurs idées tant simples que complexes plutôt qu'à utiliser
correctement la langue orale. Un grand nombre de candidats avaient des difficultés à utiliser
correctement des structures grammaticales complexes et des fautes récurrentes dans des
structures de base, par exemple dans des verbes conjugués au présent ont été notées. De
plus, un manque de vocabulaire gêne encore trop souvent de nombreux candidats qui restent
alors limités pour exprimer des idées avancées.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Certains candidats obtiennent de meilleurs résultats par rapport au critère de la langue car il
leur est plus aisé de participer à une conversation avec leur enseignant, qui sait les guider en
cas de difficulté ou de nervosité.

En ce qui concerne le critère B, il est peut-être utile de rappeler qu’il est possible de changer
de thème si le tour du sujet a été fait et / ou si le/ la candidat/e a des difficultés avec le thème
de départ. Il faut, de plus, continuer à insister auprès des candidats sur l’importance de
développer leurs réponses. Les récitations de faits vus en classe ou appris par cœur sont
contre-productives. Beaucoup d’interactions n’étaient pas vraiment spontanées mais
ressemblaient plus à des interrogations durant lesquelles le candidat n’offrait pas vraiment des
réactions mais plus des réponses qui semblent toutes faites et apprises par cœur.

L’activité orale doit être un moment d’échange assez décontracté entre l’enseignant et le
candidat pour permettre à ce dernier de donner le maximum de lui-même. Il a été noté cette
année une certaine rigidité dans la deuxième partie de l’activité où le candidat semblait avoir
presque peur de faire part d’idées opposées à celles exprimées par l’enseignant. Le candidat
doit se sentir confortable pour pouvoir bien s’exprimer, il faut éviter les « oui monsieur », « non
monsieur ».

Recommandations et conseils pour l’enseignement aux futurs


candidats
- Essayer de contrôler la nervosité en les entraînant au préalable dans des conditions
proches de celles de l'examen.

- Développer des fiches de vocabulaire thématique pour faciliter l'expression des


candidats.

- Pour les candidats les plus faibles, il peut être utile de leur donner en classe une liste
de phrases-type qui leur permet de structurer leur description et leur présentation.

- Faciliter l'expression des candidats en leur donnant une photo riche en détails avec
une légende appropriée.

- Enseigner aux candidats à faire le lien avec un des thèmes et à faire référence à la
légende.

Autres Commentaires
- Certains oraux ne sont toujours pas anonymisés.

- Il faut peut-être rappeler que le temps de parole appartient majoritairement au candidat.


C’est le candidat qui est jugé sur sa performance et non le / la professeur. Cependant, il
convient aussi de réinsister malgré tout sur l’importance de la « performance » du professeur
qui peut (trop souvent) limiter le / la candidat/e et lui coûter cher lorsque les questions posées
ne sont pas appropriées.

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- Il est également important d’accentuer à nouveau l’importance de la gestion du temps


(qui incombe au professeur), puisque l'écoute des oraux s'arrête aux 10 minutes imparties lors
de la modération.

- Environ 10% des professeurs donnent encore un montage/une pub/une caricature à


commenter.

- Les enregistrements sont globalement de bonne qualité, mais beaucoup sont encore
perturbés par des sonneries de téléphone, des vibrations de portable et des sonneries de fin
de cours.

Évaluation interne du niveau moyen

Seuils d’attribution des notes finales par composante

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-3 4-6 7-12 13-17 18-21 22-26 27-30

Variété et pertinence du travail présenté


Au fur et à mesure des années, la qualité de l’interaction entre les professeurs et leurs
candidats s’améliore tant du point de vue du contenu que de celui du format ou de
l’administration. La grande majorité des établissements comprend ce que représente une
bonne image et une bonne légende. Pour rappel une bonne légende est unique, claire, concise
et stimulante ; une bonne photo est en rapport direct avec des points développés en classe et
elle permet une description en relation avec la légende.

Les thèmes varient davantage, avec toujours cependant moins d’intérêt pour les coutumes et
traditions et les sciences et technologies. Nous avons constaté un effort pour mettre en
évidence des comparaisons culturelles. Il est cependant toujours regrettable que certains
candidats résument les différences culturelles à des stéréotypes légers comme par exemple
‘tous les Français fument ou mangent des escargots’ ou d’autres plus dangereux comme ‘les
Français sont racistes parce que les signes religieux sont interdits’. Préparés à la sensibilité
internationale, les candidats de la langue B au niveau moyen devraient pouvoir expliquer leurs
exemples culturels et donner leurs avis. Certains sujets sensibles sont peut-être à éviter pour
des candidats plus faibles dans le cadre d’un examen oral dans une langue qu’ils ne maitrisent
pas assez pour nuancer leurs propos. Ceci ne les aura pas empêchés de prendre part au
cours et d’avoir une connaissance passive des sujets sensibles et, à l’examen, ils pourront plus
aisément s’exprimer sur d’autres sujets moins délicats (la gastronomie, les loisirs…)

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Résultats des candidats par rapport à chaque critère


Nous encourageons tous les professeurs à réécouter les épreuves disponibles dans le matériel
de soutien pédagogique de français B (première évaluation en 2015) sur MyIB. Dans certains
cas les notes attribuées par les professeurs sont bien trop généreuses et dans d’autres cas les
thèmes abordés ou les questions sont simplistes et relèvent plus du niveau ab initio (Que feras-
tu ces vacances ? Tu as des frères et des sœurs ?).

Comme tous les ans, la note du critère B est souvent meilleure que celle du critère A. On peut
applaudir cette réussite d’amener nos candidats à un désir de s’exprimer malgré les difficultés
linguistiques, mais on ne voudrait pas tomber dans le travers de laisser croire que si on
communique on peut se permettre de ne pas travailler la langue. Si nous formons déjà des
communicateurs, efforçons-nous à faire d’eux maintenant de bons communicateurs.

Nous avons remarqué avec plaisir l’effort de construire la description de la photo autour de la
légende et de l’option au lieu de donner de longues descriptions inutiles à la ab initio ‘il porte
une chemise verte, un pantalon gris et une ceinture, mais je ne vois pas ses chaussures’ ou
encore des descriptions techniques d’un cours d’art qui commentent la profondeur du champ,
la chaleur de la lumière ou l’angle de vision. Une bonne description se limite donc à mettre en
évidence les éléments de la photo qui illustrent le point soulevé par la légende pour laisser le
reste des 3, 4 minutes à l’interprétation de cette légende, à l’expression d’un avis personnel et,
ce qui serait souhaitable, à une comparaison interculturelle.

Qu’est-ce qu’une idée complexe ? Difficile à définir, en quelques mots, mais disons qu’il ne
s’agit pas seulement de la longueur de la réponse, on doit aussi penser à une nuance, une
justification, une interprétation culturelle ou une comparaison. Ainsi, les meilleurs candidats
arrivent à soutenir des échanges bien argumentés et à faire des liens pertinents entre la photo
et la légende, entre leur propre culture et la culture francophone mais aussi avec l’actualité et
le monde qui les entoure.

Pour le critère A, si on n’attend pas un accent natif, on peut attendre des candidats une
prononciation claire. Travail de longue haleine qui doit commencer avant les années du
diplôme certes, mais si de mauvaises habitudes ont été prises, il est grand temps de les
corriger. Les conjugaisons et le vocabulaire représentaient, comme d’habitude les autres
faiblesses du critère. Nous avons remarqué avec plaisir la diminution des listes d’expressions
au subjonctif apprises par cœur que les candidats n’arrivent pas toujours à utiliser à bon
escient.

Recommandations et conseils pour l’enseignement aux futurs


candidats
Pour remédier aux faiblesses de la langue, les technologies actuelles donnent la possibilité aux
apprenants d’entendre un français correct et de le répéter à l’infini. Nous ne pouvons
qu’encourager cette pratique des muscles de la langue et des lèvres avec une demande
expresse pour la prononciation des diphtongues et la non prononciation des lettres muettes.

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Nous suggérons également de la pratique grammaticale orale indépendante sur des sites
spécialisés qui amèneront les apprenants à des réflexes grammaticaux (par opposition à la
réflexion grammaticale qu’on ne peut pas se permettre dans les échanges oraux).

Pour amener les candidats à s’exprimer davantage et avec plus de nuance et de profondeur,
nous encourageons les enseignants à faire écouter de bonnes épreuves à leurs étudiants, à
leur donner de nombreuses occasions de prendre part à des conversations et de les habituer
à ne pas s’arrêter après une réponse courte. Nous recommandons ainsi de leur proposer des
activités où ils doivent systématiquement justifier, comparer ou illustrer un point.

Autres Commentaires
Dans l’évaluation interne le rôle de l’enseignant est primordial pour le résultat de ses candidats
et si les professeurs font de leur mieux, certains ont involontairement ou par négligence
entrainé une note plus basse pour leurs candidats.

Cette session, des erreurs affectant directement la note ont compris une présentation
beaucoup trop longue qui ne laisse pas de place à la conversation (comment évaluer
l’interaction ? / comment évaluer la langue spontanée ?) ; un enregistrement incomplet ou
défectueux ; un(e) professeur trop prévenant(e) qui aide ses candidats en lui terminant les
phrases.

On a trouvé également des erreurs affectant indirectement la note, telles qu’un enregistrement
de mauvaise qualité qui jouera sur l’impression de l’examinateur ; manque ou répétition de
légende ; un(e) professeur autoritaire qui intimide ses candidats ou un(e) professeur impatient
qui répète ses questions de plus en plus fort sans les paraphraser.

Depuis quelques années, le BI n’exige plus d’annoncer le numéro de l’établissement et/ou le


nom des candidats. Nous encourageons les professeurs à justifier les notes attribuées, ce qui
aide beaucoup aux examinateurs pendant leurs évaluations.

Pour éviter toute erreur nous vous invitons aussi à garder une liste des exigences de l’épreuve
et à vous assurer de pouvoir en cocher tous les points avant de soumettre le travail de vos
candidats.

Travail écrit du niveau supérieur

Seuils d’attribution des notes finales par composante

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-4 5-8 9-12 13-15 16-17 18-20 21-24

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Variété et pertinence du travail présenté


Dans l'ensemble, les candidats (et donc sans aucun doute leurs professeurs) ont bien respecté
les instructions du BI. Quelques très rares exceptions ont présenté des travaux sans préambule
ou des tâches écrites qui ne s'appuyaient pas sur des œuvres littéraires. Ces candidats ont
alors été sévèrement pénalisés par l'application stricte des critères de notation (notamment au
critère A).

Le choix de l’œuvre est de grande priorité dans la réussite de la tâche écrite. Les œuvres les
plus fréquemment choisies sont, comme toujours, les plus classiques (« Le Petit Prince »,
« Oscar et la Dame Rose », « l'Étranger », « Mr Ibrahim », « No et Moi », etc.) et les
examinateurs apprécient l’apparition d’œuvres moins connues (entre autres quelques
nouvelles de Guy de Maupassant, « Zone », « Le racisme raconté à ma fille », « Un papillon
dans la Cité », « Il faut sauver Saïd », « Ensemble, c'est tout »). Un petit éventail d’auteurs
francophones ivoiriens, marocains canadiens, chinois, libanais font leur apparition.

Ceci dit, le choix de l’œuvre connue ou peu connue n’a pas d’effet négatif sur la qualité de la
tâche écrite, à condition que celle-ci soit appropriée à l’âge des candidats, ce qui est toujours
le cas. Cependant, il est regrettable que certains candidats basent leur tâche écrite sur une
œuvre non-francophone. Le choix d’une chanson ou d’un poème est tout aussi regrettable et
peu judicieux car il limite l’envergure et donc la qualité de la tâche. Quelques examinateurs ont
relevé un petit nombre de copies qui se réfèrent à une version filmique de l’œuvre littéraire
choisie, ou à une lecture fragmentée.

L’utilisation de deux ou plusieurs œuvres dans le travail écrit ne semble pas être un bon choix.
Les candidats qui choisissent cette option ont du mal à intégrer les deux œuvres.

Les enseignants se doivent de guider leurs élèves dans le choix des œuvres et de leur rappeler
que celles-ci doivent être des œuvres francophones, et de nature à engendrer une exploration
profonde d’un aspect/sujet/thème qui ne l’est pas dans l’œuvre.

Dans l’ensemble, les tâches écrites sont bien réussies. Les candidats font parfois preuve
d’originalité et de prise de risque afin de montrer leur bonne compréhension de l’œuvre
littéraire.

Les candidats respectent bien le nombre de mots prescrit.

Résultats des candidats par rapport à chaque critère


Critère A

En général, les préambules sont complets et remplissent bien leur fonction de présentation de
la tâche. Cependant, certains sont mal structurés ou répétitifs.

Titre et auteur de l’œuvre choisie sont mentionnés dans la plupart des copies. Il est regrettable
que les candidats parlent de « livre » au lieu de mentionner la nature de l’œuvre (roman, pièce
de théâtre, etc.).

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Les préambules les plus efficaces proposent un bref résumé de l’œuvre, qui présente les
éléments nécessaires pour bien mettre la tâche en contexte. Celui-ci doit particulièrement
mettre en valeur les éléments utiles pour bien comprendre la tâche. Parfois, il s’agit de mettre
l’accent sur un aspect, une partie, ou un personnage particulier de l’œuvre. Malheureusement,
trop souvent, les candidats ne présentent pas les personnages auxquels ils font référence dans
la tâche, laissant le lecteur dans le vague.

Il arrive que l’objectif manque de clarté ou que les objectifs soient trop nombreux, parfois trop
ambitieux. Certaines tâches ne font pas toujours justice à l’objectif / aux objectifs annoncé/s
dans le préambule. La mention du type de texte choisi est un moyen pour atteindre cet objectif
/ ces objectifs. Mais les candidats les plus assidus ont aussi ajouté des détails sur le ton, le
style qui leur semble le plus approprié pour faire passer le message.

Le rapport entre tâche et œuvre n’est pas toujours bien établi ; pourtant, un préambule efficace
se doit de montrer ce que la tâche apportera à l’œuvre que celle-ci n’apporte pas déjà. De
même, il faut mentionner à quel moment de l’œuvre la tâche est rédigée, en particulier s’il s’agit
d’une lettre à un personnage, une page de journal intime, un autre chapitre / une autre scène,
une interview.

Le type de texte est presque toujours exposé mais la raison pour laquelle le candidat a décidé
que celui- ci est le plus approprié pour atteindre son objectif, manque souvent. Les
caractéristiques du format sont reconnaissables dans la grande majorité des tâches mais il
arrive que celles-ci se limitent à un titre, une formule d’adresse ou de salutation, par exemple.
Les types de texte choisis sont variés : lettre officielle, lettre personnelle, entretien / interview,
article de journal, pages de journal intime, chapitre ajouté, fin alternative, dépliant, courrier des
lecteurs, discours...avec une prépondérance du journal intime et de la lettre personnelle. Dans
le cas précis du chapitre ou de la scène ajoutée, les candidats trouvent souvent difficile de
reproduire le style de l’auteur. Quelques déceptions dans le cas des candidats qui ne suivent
pas les consignes et se contentent de résumer l’œuvre ou d’en proposer une interprétation
générale.

Attention à ne pas combiner deux types de texte ; par exemple : une lettre dans une brochure
ou dans un article, ce qui résulte en une auto-pénalisation du candidat ; en effet, celui-ci
rencontre alors des difficultés à utiliser des procédés rhétoriques toujours appropriés au type
de texte principal.

Dans le corps de la tâche, les références les plus appropriées sont celles choisies
soigneusement et intégrées habilement. Sans ces références, la tâche ne remplit pas sa
fonction.

Critère B

La majorité des tâches écrites sont relativement bien organisées, avec des connecteurs
logiques bien choisis, sans répétitions dans les idées et présentes de bonnes illustrations
puisées dans l’œuvre et habilement intégrées.

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Il arrive que les idées ne soient pas bien développées. Les liens avec l’œuvre sont alors rares.
Les candidats qui ont du mal à développer leurs idées sont généralement ceux qui ont une
faible maitrise de la langue.

Critère C

Les meilleurs candidats ont soigné la langue et évité les fautes basiques et un grand nombre
des candidats font preuve d’une maitrise de la langue digne du niveau supérieur. La langue est
alors fluide, riche, même élégante dans les meilleurs cas. Une minorité de candidats se
contente de phrases courtes et simples (sans aucun doute par crainte de la faute) qui, même
si elles sont grammaticalement correctes, ne permettent pas d'atteindre les plus hauts niveaux
à ce critère.

Le guide de Langue B explique clairement que les candidats peuvent avoir recours au
dictionnaire et à toute source lexicale et grammaticale tout au long de l’élaboration et de la
rédaction de la tâche écrite. Le critère C porte donc en particulier sur la fluidité de la langue.
Par conséquent, on gratifie les tâches qui incluent un lexique varié et correctement utilisé, des
structures grammaticales simples et complexes correctes et bien intégrées, ainsi que des
procédés rhétoriques efficaces qui donnent de la puissance au message, un ton et un style
appropriés au type de texte choisi et à l’objectif de communication. Cependant, un texte rempli
d’erreurs grammaticales souffre automatiquement à ce critère.

Tutoiement et vouvoiement posent problème assez souvent.

Les procédés rhétoriques sont bien utilisés dans la majorité des tâches écrites. Registre, style,
registre et ton soutiennent généralement bien le type de texte choisi et le message.

Les candidats les plus à l’aise en langue réussissent à reproduire avec succès le style de
l’auteur dans les tâches qui demandent cette attention.

Recommandations et conseils pour l’enseignement aux futurs


candidats
Les futurs candidats doivent absolument …

Se familiariser avec les attentes et la nature de la tâche écrite ; il s’agit d’un exercice créatif
mais pas d’une production écrite (Épreuve 2 de l’examen final).

Choisir attentivement l’œuvre littéraire. Celle-ci doit être francophone. Une chanson ou un
poème ne sont pas acceptables. Demander du soutien au professeur afin de faire le bon choix.

Avoir bien lu l’œuvre littéraire et choisir soigneusement ce que la tâche doit apporter que
l’œuvre n’apporte pas.

Comprendre la fonction du préambule afin de s’assurer qu’il remplisse bien sa fonction et inclut
tous les éléments attendus du préambule (voir Guide).

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Choisir l’objectif avec beaucoup d’attention. Un objectif suffit en général. Si celui-ci est trop
ambitieux, la qualité de la tâche en souffrira.

Envisager le type de texte le plus adapté au message. Être aventureux dans son choix afin de
ne pas choisir seulement le type de texte le plus « simple » à moins qu’il ne soit vraiment le
meilleur.

Faire un plan avant de se lancer dans la rédaction finale de la tâche, afin d’éviter répétitions et
manque d’illustrations.

Intégrer des références à l’œuvre dans la tâche de manière habile afin qu’elles soient naturelles
dans le contexte de la tâche.

Choisir les connecteurs logiques les plus adaptés à rendre la tâche organisée, fluide et
convaincante.

S’assurer que la tâche rende bien justice à l’objectif annoncé dans le préambule.

Soigner la langue en ayant recours à l’édition afin d’éviter les fautes d’inattention et les fautes
de langue basiques. Un dictionnaire unilingue s’avère très utile pour étoffer le vocabulaire,
éviter les répétitions et employer des synonymes.

Ne pas utiliser de traducteurs en ligne.

Se familiariser avec la nature des « structures complexes » afin de ne pas manquer d’en
incorporer à la tâche.

S’assurer que registre, ton, style sont bien adaptés au type de texte et au message d’un bout
à l’autre de la tâche.

Employer le mot français correct. Par exemple, les mots anglais « time » pour « époque »,
« argument » pour « dispute » ne sont pas acceptables.

Les enseignants devraient …

Décourager les futurs candidats de choisir la « dissertation » dans le cadre de la tâche écrite
car l’exercice n’est pas créatif (attente du Critère A).

Guider les futurs candidats dans leur choix d’œuvre littéraire uniquement francophone et
adaptée à leur âge et à leur niveau de langue.

Au cours de leur rencontre avec le futur candidat avant de rendre sa tâche écrite finale, le
conseiller verbalement (après lecture du travail bien sûr) pour lui signaler les erreurs ou
incohérences évidentes dans le format, la structure et le développement de la tâche, le contenu
du préambule et de la tâche.

Donner de nombreuses occasions au futur candidat de comprendre la fonction du préambule


et d’en rédiger au cours des mois précédents le moment de rédaction de la tâche écrite..

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Donner des exemples de préambules corrects afin d’aider les élèves à bien comprendre la
nature et le but du préambule et de reproduire le modèle.

Encourager non seulement la fluidité mais aussi la sophistication de la langue tout en en


préservant sa clarté afin d’atteindre les plus hauts niveaux au Critère C.

Enseigner aux futurs candidats les techniques d’édition de productions et de ? tâches écrites
afin d’assurer un niveau de langue acceptable au NS.

Pratiquer l’utilisation de procédés rhétoriques adaptés aux types de texte variés, mais aussi au
style et ton attendus pour soutenir le message et l’objectif.

Travail écrit du niveau moyen

Seuils d’attribution des notes finales par composante

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-3 4-7 8-11 12-14 15-17 18-20 21-24

Variété et pertinence du travail présenté


La plupart des copies sont claires et bien organisées. Certains candidats devraient se rappeler
que le format du travail écrit a des demandes particulières (les interlignes, la taille des lettres
et la police d'écriture). Il était donc difficile de lire certaines copies.

La plupart des candidats ont mentionné leurs sources dans leur préambule et ont inclus une
bibliographie. Toutefois, certains ne les ont pas décrites.

Dans la plupart des cas, les sujets restent centrés sur les sujets à la une de l’actualité :
l’immigration (avec la crise des migrants), l’environnement (particulièrement le réchauffement
climatique) ou les dangers des média sociaux (cyber-intimidation). Peu de nouveauté cette
année, mais il y avait tout de même des sujets originaux mais aussi d’autres sujets d’actualité
qui ont suscité la joie des examinateurs tels que ZAD, CLOM et bio hacking.

Malheureusement, un grand nombre de sujets traités ne se rapportaient ni au tronc commun


(vacances/loisirs) ni à la culture francophone, par exemple on a vu des travaux sur l’avenir de
l’Esperanto ; la disparition des ours polaires; la situation des femmes au Népal; les cheveux de
Donald Trump.

Les sources doivent être écrites en français – on a rencontré encore plusieurs sources en
anglais.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Les types de textes restent traditionnels mais sont généralement bien adaptés à l’objectif
sélectionné par le candidat. Les types de texte le plus souvent rencontrés étaient : l’article, le
blog, la lettre formelle et le discours. En général, les journaux intimes ne sont pas souvent
réussis. Malheureusement certains candidats ont choisi la dissertation, qui n’est pas
acceptable comme type de texte.

Il y avait peu de tâches mal rédigées, mais également peu de tâches vraiment excellentes. La
plupart des candidats semblent familiers avec les critères et les objectifs de la tâche écrite.

Plusieurs écrits étaient vraiment instructifs, convaincants et créatifs. Il semble que ces
candidats aient pris plaisir dans leur travail.

Résultats des candidats par rapport à chaque critère


Critère A :

Présenter un préambule bien structuré semble être une difficulté. Parfois, le préambule se
confond avec la tâche proprement dite ; parfois, il est incomplet / trop court / même inexistant.

Dans l’ensemble, l’audience est l’élément le plus fréquemment omis. Souvent le public est trop
général : "les Français", "les jeunes", ou “ les gens “.

Certains candidats ont oublié de mentionner les sources ou bien de les décrire dans leur
préambule.

En général, les objectifs sont mentionnés mais parfois mal développés et trop superficiels. Il
faudrait que les candidats nous expliquent pourquoi ils décident d’« informer », « alerter » ou
bien « convaincre ». Certains candidats dont le but est d’« informer » ne font que relater les
idées importantes de leurs sources. Il est difficile d’évaluer ce genre de travail, particulièrement
si le candidat ne tire aucune conclusion des évènements décrits.

Il est important de choisir un type de texte qui convient à la tâche. Ainsi, si l’on veut rejoindre
le plus grand nombre de parents possible, il vaudrait mieux écrire un blog qu’une page de
journal intime ! De même, il est peu cohérent d’écrire au président ou au premier ministre pour
l’informer de ce qui se passe dans son pays. Lui écrire pour lui faire part de son opinion sur un
sujet donné serait plus convenable.

Il y a tout de même eu d’excellents préambules avec lesquels chaque source était bien décrite
et l'objectif très clair et bien expliqué. Les instructions sur la rédaction du préambule ont donc
été pratiquées en cours et bien comprises par certains.

Critère B :

Lorsque le préambule est clair, la tâche est généralement bien accomplie.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Les examinateurs sont tous d’accord sur le fait que les idées sont généralement bien
structurées, mais le développement pose plus de problèmes. Le descripteur sur l’organisation
a aidé les candidats les plus faibles à obtenir une meilleure note. Mais le développement était
parfois un peu bâclé, ce qui est dommage car les candidats ont du temps pour rédiger leur
tâche. Par exemple, il ne suffit pas de dire que la fonte des glaciers est un problème grave : il
faut aussi dire pourquoi. Il y avait également des répétitions.

La tâche manquait souvent de connecteurs logiques.

Critère C :

Certains travaux avec un contenu excellent sont pénalisés à cause d'une connaissance
particulièrement limitée de la langue.

Beaucoup de copies possèdent des fautes d'orthographe et de grammaire malgré l’accès à


Internet. Il est encore très surprenant et même décevant de voir que plusieurs candidats ne
prennent pas le temps de relire leur travail ou même d’utiliser les outils auxquels ils ont accès.
Non seulement la qualité de la langue serait améliorée, mais les idées seraient plus clairement
exprimées, avec du vocabulaire approprié.

Il faudrait que les candidats sachent qu’au premier emploi d’un acronyme dans un texte, on
doit en identifier sa désignation. Les procédés rhétoriques semblent être l’aspect du critère qui
reste le plus difficile.

Recommandations et conseils pour l’enseignement aux futurs


candidats
Les enseignants devraient s’assurer que les élèves connaissent et comprennent les critères
d’évaluation avec lesquels leur tâche sera évaluée, le critère A en particulier.

Les candidats devraient choisir un thème qui les intéresse vraiment et sur lequel ils ont quelque
chose à dire.

Après avoir choisi un sujet qui les intéresse et fait des recherches, le plus important est d'en
prendre un aspect bien délimité et d'imaginer un public à cibler. ' Le public', 'tout le monde', 'les
Français' et 'les gens' ne sont pas des publics cibles appropriés. Les meilleurs candidats
choisissent un public cible clair et réaliste : les élèves de l’école, les parents d'élèves en danger,
un ministre du gouvernement, le directeur de l'école, les adeptes d'une activité ou d'un passe-
temps.

Les candidats doivent présenter un préambule clair et précis qui n'omet aucune donnée :
référence concise aux sources, objectif et comment l'atteindre, c’est à dire justifier le choix du
type de travail.

Il faut que le type de texte soit bien adapté. Un 'article' ne veut pas dire grand-chose si on ne
sait pas dans quelle sorte de journal ou de revue il sera publié.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Épreuve 1 du niveau supérieur

Seuils d’attribution des notes finales par composante

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-10 11-20 21-35 36-41 42-48 49-54 55-60

Parties du programme et de l’examen ayant posé des difficultés aux


candidats

En général les candidats n’ont pas assez scruté les instructions ou avaient des lacunes au
niveau des techniques d’examen. Les questions portant sur des expressions synonymes ont
parfois posé problème (par exemple Q9, Q27). De très nombreux candidats lisent la question
trop vite ou veulent y voir leur propre interprétation (Q10). Les candidats manquent de rigueur
quand ils font des citations, comme à la Question 8 quand ils citent « les classes moins riches »
ou interprètent le propos avec « les pauvres ».

Les exercices de phrases à terminer en utilisant des expressions issues du texte (Q32, 33, 52,
53, 54) sont encore mal compris, mal traités et semblent poser le plus de problèmes aux
candidats en ce moment. Ils font partie intégrante de l’épreuve et peuvent changer
considérablement le total d’une épreuve (voir les questions individuelles et les
recommandations ci-dessous).

Nous recommandons vivement aux candidats qui rencontrent des difficultés de ne pas laisser
de blancs, de tenter une réponse ou une citation quelle qu’elle soit. Cette année, tous les textes
ont été affectés, mais surtout le texte littéraire D, ces blancs ne semblaient pas toujours indiquer
un manque de temps.

Parties du programme et de l’examen pour lesquelles les candidats


étaient bien préparés
La plupart des candidats avaient bien travaillé le curriculum et semblaient à l’aise avec la
majorité des thèmes et styles divers, même avec les thèmes difficiles des textes C et D.

Ils semblent plus à l’aise avec les questions à choix multiple, surtout celles qui demandent de
résumer des idées (Q1 à 4, Q14 et 15, Q26, Q29 à 31, Q51) ou celles de vocabulaire
comportant des guillemets par exemple. Les connecteurs logiques ou questions de type

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

grammatical (Q16 à 18) ont rencontré plus de succès que d’habitude, même chez les candidats
plus faibles, malgré des faiblesses de techniques d’examen (voir Texte B).

Les candidats semblent avoir assimilé le fait que dans leurs réponses, il faille citer, et pas
paraphraser ou expliquer par ses propres mots. Ils ont ainsi perdu moins de points.

Points forts et points faibles des candidats dans le traitement des


questions individuelles
Texte A : Taxer la malbouffe au Québec ?

Ce premier texte, traitait d’un thème bien connu des candidats, comportait certaines subtilités
surtout dans les QCMs qui demandaient de lire les propositions avec grande attention plutôt
que de s’en remettre à sa connaissance générale du thème (10 points).

Des problèmes ont été relevés dans les questions suivantes :

Q1 : de nombreux candidats ont choisi A

Q3 : de nombreux candidats ont choisi D.

Q7 : de nombreux candidats ont choisi G.

Q9 : certains candidats n’ont pas inclus « avec » dans leur réponse synonyme qui ne
correspondait donc pas à l’expression entre guillemets de la question.

Q10 : de nombreux candidats ont répondu « une diminution de 25% du prix des aliments
sains » montrant qu’ils n’avaient pas su faire le lien entre le comparatif de la question et celui
du texte.

Texte B : Comment lutter contre l’absentéisme scolaire ?

Ce texte un peu plus complexe a été bien compris par les candidats, mais la rigueur avec
laquelle il faut répondre aux questions Vrai-Faux a fait perdre des points à de nombreux
candidats. (13 points).

Q11 : de nombreux candidats ont rajouté « l’augmentation de l’absentéisme scolaire et de ses


conséquences pour » à leur réponse Parfois même ils commençaient à « Thierry
Willemark… », il serait exceptionnel de trouver une réponse si longue dans l’épreuve 1. Il
semble que les candidats soient inquiets quand ils traitent ce genre de questions et se
concentrent plus sur le contexte que sur l’énoncé de la question qu’ils doivent confirmer ou
contredire lorsqu’ils extraient leur justification (voir Q12 et 13).

Q12 : certains candidats n’ont donné que la statistique et omis la section « n’obtiennent pas
leur diplôme » qui devait contredire la section « ne sont pas qualifiés en fin d’études » de la
question.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Q13 : certains candidats ont omis « Avec des absences à répétitions » dans leur réponse ce
qui devait justifier la section « souvent absent » de la question.

Q16 : certains candidats ont oublié que le texte parlait d’ « enfant-roi » pas d’ « enfant ».

Q17 : à un adjectif possessif pluriel certains candidats ont manqué de rigueur en répondant
« (les) parent » obtenant ainsi [0].

Q18 : à un pronom pluriel certains ont cité « législations » d’autres « (certaines) législation »
obtenant [0] dans les deux cas.

Q19 : certains n’ont parlé que d’« absence » ce qui était une interprétation trop vague du texte.

Texte C : Salariés déconnectez-vous !

Ce texte, plus difficile, s’est révélé assez abordable pour les candidats mais la nature exigeante
de questions telles que les 32 et 33 semble encore ignorée par un trop grand nombre de
candidats. (12 points).

Q9 : certains candidats n’ont pas inclus « avec » dans leur réponse synonyme qui ne
correspondait donc pas à l’expression entre guillemets de la question.

Q27 : des candidats ont répondu en omettant « dont » dans leur réponse montrant qu’ils
manquaient soit de rigueur dans leur technique d’examen soit de connaissance au niveau des
pronoms relatifs plus complexes. D’autres ont répondu par un seul mot, « intrusion », à cette
question qui demandait une expression…

Q28 : … alors qu’ils répondaient par «de nombreux salariés sont sollicités / des dérapages » à
cette question qui ne demandait qu’un mot.

Q32 : certains candidats ne sont pas assez rigoureux dans leurs citations ou ne citent pas les
mots du texte. Ils ont donc perdu le point quand ils ont inclus « de » dans leur réponse ce qui
l’invalidait. Citer le verbe « déconnecter » ne correspondait pas au texte et le nom « (la)
déconnexion » ne figurait pas dans les lignes 25 à 32. Certains ont aussi ignoré le « de » sans
apostrophe à la fin de la question en citant « envoyer de(s) mails » comme réponse. Ce genre
de question exige une fin de réponse avec une logique grammaticale où ajouter une préposition
ou un mot supplémentaire gênerait la construction de la phrase et obtiendrait un [0].

Q33 : certains candidats ont répondu « compétitive » qui n’était pas dans le texte.

Q34 : Cette question était une des plus dures de l’examen, de très nombreux candidats ont
répondu « A ».

Texte D : Pauvre baronne

Ce texte de nature littéraire s’est avéré soit très abordable pour les candidats, soit très
énigmatique. Il a suscité le plus de réponses blanches ou de réponses évidemment choisies
au hasard de l’épreuve. (16 points).

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Q39 : cette question de vocabulaire était une des plus difficiles de l’examen, de très nombreux
candidats ont opté pour C.

Q41 : certains candidats semblent avoir confondu les faux-amis « confidence »et « confiance »
et proposé « claironna (la baronne avec indignation) ».

Q40 : certains candidats n’ont pas relevé le fait que la question demandait « De qui » en
répondant « les penchants du baron ».

Q42 : certains candidats ont été déconcertés par cette question, relativement ambiguë, et ont
proposé « Il est tout à fait impossible que je fasse entrer ici une jeune fille jeune et jolie » ce
qui interprétait plutôt la question.

Q43 : déconcertés encore, les candidats ont souvent répondu D.

Q50 : très déconcertés et, peut-être, plus touchés par le contexte du propos que l’ironie implicite
de l’auteur, les candidats ont souvent répondu C.

Texte E : La marque « Esprit Parc National » lancé à la Réunion

Ce dernier texte beaucoup plus abordable, a été bien compris dans l’ensemble, mais a présenté
certains défis à cause de la nature des questions et les présomptions des candidats (9 points).

Q53 : (voir Q32) cette question a reçu des réponses qui ne permettaient pas de construire des
fins de phrase(s) logiques, au niveau de la grammaire ou du contexte. De nombreux candidats
ont ajouté « (permettra de) distinguer les productions locales » et/ou « (permettra d’) identifier
les produits les plus respectueux des milieux naturels » ou ont paraphrasé les citations
correctes du texte. D’autres ont sélectionnés des exemples parmi les catégories citées dans
une section précédente du texte, montrant qu’ils n’avaient pas noté les instructions.

Q54 : (voir Q32) certains candidats ont rajouté « des » à leur réponse correcte ou répondu « (l’)
utilisation de pesticides » et obtenu un [0]. Au Niveau Supérieur la réponse attendue à ce genre
de question est aussi exigeante que dans les questions dites « à guillemets ».

Q55 : exceptionnellement, le barème a été assoupli pour cette question, devant le nombre de
candidats qui l’ont traitée comme une question de type 52, 53 et 54 en citant « le logo de la
marque sur leurs emballages ».

Recommandations et conseils pour l’enseignement aux futurs


candidats
Enseigner des stratégies de lecture des questions et des textes et de techniques d’examen
grâce à des épreuves anciennes, corrigées à l’aide des barèmes publiés pour que les candidats
puissent, non seulement acquérir les techniques voulues et recommandées ci-dessous mais
aussi une vitesse de travail adéquate pour pouvoir compléter l’épreuve dans les temps.

• Pratiquer des stratégies de lecture dirigée à partir de textes littéraires variés issus de la
francophonie.

Page 17
Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

• Bien lire les instructions du livret et chercher ses réponses dans les passages indiqués en se
souvenant que

- les questions se présentent dans l’ordre du texte.

- un mot n’est pas une expression (deux mots et plus) et vice-versa.

- « quel mot/quelle expression signifie… » est une question lexicale.

Bien étudier où commencent et se terminent les guillemets de certaines questions pour offrir
une réponse correspondant exactement à ce qui se trouve entre ces guillemets sans y ajouter
d’articles, prépositions, adjectifs etc. Ainsi, si seul un verbe est attendu, ne pas rajouter la ou
les prépositions autour.

Ne justifier ses réponses que par des citations du texte. Certaines instructions le spécifient,
surtout dans le cas de format de question plus récent (Q32, 33, 52,53,54). Cette consigne est
en fait valable pour tout type de question.

Ne pas paraphraser le texte et orthographier ses citations correctement (Q17, 18 les pluriels
manquaient).

Prendre en compte la formulation d’une question : est-elle positive ou négative ? Demande-t-


elle une cause ou une conséquence ? Finalement, bien distinguer le « qui » du « que/quoi »
(Q40).

Ne pas hésiter à utiliser des pages supplémentaires lorsque les réponses deviennent
indéchiffrables, raturées ou dépassent l’espace réservé à chaque réponse. Toutes sont jugées
potentiellement illisibles donc risquent un [0]. Si un livret est utilisé, il faut alors : barrer sa
réponse fausse nettement et indiquer « (voir sur le) livret ». Sur le livret supplémentaire il faut
alors bien indiquer le numéro de sa réponse pour s’assurer que sa nouvelle réponse sera bien
prise en compte. En cas d’ambiguïté le candidat peut obtenir un [0] pour avoir avancé deux
réponses dont une fausse sur l’un ou l’autre des livrets.

Se rappeler que les examinateurs ont pour instructions de ne pas tenir compte de la
ponctuation : parenthèses, guillemets, crochets etc. dans les réponses. Tous les mots qui
apparaissent dans le livret de réponse, s’ils ne sont pas clairement barrés, sont considérés
comme faisant partie de la réponse définitive.

Pratiquer un entraînement assidu des exercices de phrases à terminer en utilisant des


expressions issues du texte (Q32, 33, 52, 53, 54) qui font partie intégrante de l’épreuve 1. Les
réponses doivent être cohérentes par rapport au texte et la syntaxe, elles doivent se situer dans
la section indiquée du texte. Il est à noter qu’au Niveau Supérieur la réponse attendue à ce
genre de question est tout aussi exigeante que dans les questions « à guillemets » et ne
laissent pas la place à l’interprétation ou l’explication.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Épreuve 1 du niveau moyen

Seuils d’attribution des notes finales par composante

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-8 9-17 18-21 22-27 28-32 33-38 39-45

Remarques générales
Cette session, 143 enseignants (52 de moins que l’an dernier) ont fait parvenir à l’IB leurs
commentaires sur l’épreuve de niveau moyen. Nous encourageons vivement les professeurs à
prendre quelques minutes pour remplir le formulaire (le lien se trouve maintenant sur MyIB)
afin de partager leurs remarques avec l’examinateur principal et l’équipe de rédaction des
épreuves. Sachez que ces commentaires sont lus très attentivement et pris en compte par les
personnes responsables de l’épreuve. Cette année, 90 % des répondants ont trouvé le niveau
de l’épreuve approprié malgré le caractère plutôt abstrait du texte B et l’ambiguïté de certaines
questions. Environ 6 % l’ont trouvée trop facile et 4 % trop difficile. Un professeur a souligné
que la formulation des consignes avait changé depuis l’année dernière, mais cela ne semble
pas avoir perturbé les candidats

Parties du programme et de l’examen ayant posé des difficultés aux


candidats
L’exercice lacunaire sur les connecteurs logiques (Q24-26) et surtout le mot malgré (Q24).

Les questions d’association de débuts et de fins de phrases (Q27-30) se sont avérées


particulièrement difficiles.

L’exercice de synonymie (Q35-37), et plus particulièrement la Q36.

Les questions pour lesquelles les connaissances grammaticales étaient essentielles (par
exemple, à la Q32, lorsqu’il s’agissait d’associer le pronom personnel elle à un nom féminin
(école) : beaucoup de candidats ont répondu le système scolaire.

Fournir une réponse ni trop longue, ni trop courte : par exemple, il y a eu beaucoup de réponses
incomplètes à la Q7 (au sein plutôt qu’au sein du) et nombre de réponses trop longues à la
question 8 (les familles font la queue au lieu de font la queue tout court) et à la Q22 (trois piliers
au lieu de piliers).

La méconnaissance des mots suivants a causé des problèmes aux candidats : camion, cadre,
étapes, main d’œuvre, moindre, faire la queue.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Parties du programme et de l’examen pour lesquelles les candidats


étaient bien préparés
La compréhension générale des textes.

Les questions vrai/faux avec justification, généralement mieux réussies que d’habitude.

Peu d’élèves essaient de répondre par une phrase complète, par exemple : le mot qui signifie…
est… La majorité répond directement aux questions.

Très peu de candidats ont laissé des questions sans réponse.

Points forts et points faibles des candidats dans le traitement des


questions individuelles
Texte A

Points forts :

Q2 et 6

Points faibles :

Q1 : beaucoup ont répondu A, sans doute à cause du mot ville, mais les candidats ont-ils bien
utilisé l’illustration ?

Q9 : a posé beaucoup de problèmes aux élèves qui ont essayé de reformuler l’idée que les
villes sont invitées à solliciter le MuMo

Texte B

Points forts :

Q10 et 13

Points faibles :

Q12 : beaucoup ont répondu A,

Q14 : Vrai a souvent été choisi, accompagné de la justification Il n’y avait pas grand-chose à
faire dans la prison. Les candidats n’ont sans doute pas assez fait attention au mot aucune.

Q18 : cette question a posé des problèmes aux candidats qui ont essayé de reformuler la
réponse plutôt que de citer le texte.

Texte C

Points forts : Q20 et 21

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Points faibles :

Q23 : La réponse sélection des élèves a souvent été citée, mais la deuxième réponse a été
plus difficile à trouver : on a souvent donné la réponse incomplète un enseignement réputé plus
facile.

Q29 et 30 : très peu d’élèves ont pu répondre correctement à ces questions.

Texte D

Points forts : Q35, 38, 39, 41 et 43

Points faibles :

Q36 : très peu de candidats ont pu associer main d’œuvre (féminin singulier) à son équivalent
ouvriers (masculin pluriel)

Q37 : l’association moindre – faible a semblé trop difficile pour la plupart des candidats.

Q40 : beaucoup de candidats ont répondu la température

Q42 : un nombre appréciable de vivre agréablement et de bien conçue doit.

Recommandations et conseils pour l’enseignement aux futurs


candidats
Afin de bien préparer les candidats, les enseignants devraient :

Familiariser les élèves avec l’épreuve: types de questions, consignes, techniques d’examen

Donner aux élèves l’occasion de s’exercer régulièrement à l’aide d’anciennes épreuves

Faire prendre conscience aux candidats du lien entre les questions et les barèmes pour leur
montrer ce qu’on attend d’eux

Travailler sur le contexte comme aide à la compréhension

Travailler les connecteurs logiques et les adverbes (qui peuvent conduire au contresens)

Montrer aux élèves comment les connaissances grammaticales peuvent les aider à répondre
aux questions d’associations (débuts et fins de phrases ou synonymes).

Le jour de l’examen, les candidats devraient :

Répondre à toutes les questions

S’aider des titres, intertitres, légendes et illustrations pour comprendre les textes

Chercher les réponses dans les passages indiqués

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Se souvenir que les questions se présentent dans l’ordre du texte

Faire attention aux mots clés comme « mot » ou « expression »

Répondre en utilisant les mots du texte plutôt qu’en cherchant à paraphraser. La paraphrase
conduit souvent les élèves à changer le sens de la réponse et donc à perdre un point.

Éviter de reprendre l’énoncé de la question dans leur réponse. Il n’est pas nécessaire de
répondre par une phrase complète.

S’assurer que tous les aspects de la question posée ont été couverts : en effet, il manque
parfois une partie de la réponse.

Se rappeler que les deux parties d’une réponse à deux points doivent se comprendre
indépendamment. Cette fois-ci, cela a causé des problèmes à la Q23.

Savoir que tout ce qui est écrit compte : en effet, l’examinateur ne tient pas compte des
parenthèses et des parties de réponse soulignées.

Éviter les ratures, les réponses illisibles et soigner la calligraphie

Utiliser les pages supplémentaires seulement si c’est vraiment nécessaire. Si un candidat


change d’avis et veut indiquer une nouvelle réponse à une QCM, il lui est tout à fait possible
(et même recommandé) de reporter sa réponse juste à côté de la case plutôt que d’avoir
recours à un livret supplémentaire.

Épreuve 2 du niveau supérieur

Seuils d’attribution des notes finales par composante

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-8 9-16 17-22 23-27 28-31 32-36 37-45

Remarques générales
Merci aux 60 enseignants qui ont pris la peine d’envoyer le formulaire G2. L’impression
générale a été que l’examen était d’un niveau de difficulté similaire, voire un peu plus facile que
celui de la session de mai 2017, en raison de la nature moins philosophique de la section B.
Les sujets 3 et 5 (Santé et Science & technologies) ont été de loin les plus populaires, suivi en
ordre décroissant par les sujets 1, 4 et 2 (Diversité culturelle, Loisirs et Coutumes & traditions).
En section B, le sujet 6, assez général, a été décliné sous diverses formes, généralement en
rapport évident avec le thème des médias.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Parties du programme et de l’examen ayant posé des difficultés aux


candidats
Les candidats comprennent bien les exigences de l’Épreuve 2 avec deux productions séparées
et sont, dans l’ensemble, bien préparés pour faire face à ce défi, même si parfois
l’argumentation est développée de façon peu spécifique en relation avec les sujets. Par
ailleurs, des exemples pertinents ne sont pas toujours au rendez-vous. À noter quand même
que cette année, certains rares candidats ont omis de rédiger la section B, ce qui leur a porté
préjudice à la note finale !

Passons en revue quelques difficultés constatées pour chaque critère d’évaluation :

Critère A : langue (sections A et B). Une fois de plus, on déplore beaucoup d’erreurs de
base évitables (accord, genre, conjugaison au présent etc.). Par ailleurs, le recours
malheureux à des expressions idiomatiques imagées ou les interférences involontaires de la
langue maternelle (anglais ou espagnol) se soldent par des maladresses qui ne contribuent
pas à donner une impression de maîtrise de la langue. Certains candidats (minoritaires, il est
vrai) possèdent un niveau de langue trop bas pour un cours de niveau supérieur.

Critère B : message/argumentation (Section A/B). Une compréhension approximative des


sujets a parfois fait problème et certaines productions manquaient de développement ou
d’originalité. Les candidats n’ont pas toujours pensé à fournir des exemples appropriés, ni à
élaborer des implications afin d’étoffer leurs idées. Ceci est pourtant indispensable pour
atteindre les descripteurs supérieurs 9/10.

Pour la section B, l’emphase est mise sur une argumentation structurée et cohérente. Il y avait
lieu de bien interpréter les termes-clés (pour cette session : influencer et informer) et de les
mettre en opposition afin d’offrir une réflexion globale sur le rôle des médias. Hormis les
implications, des exemples étaient naturellement toujours les bienvenus pour apporter une
certaine profondeur à l’argumentation.

Critère C : présentation (Section A). Les candidats sont généralement bien conscients des
contraintes élémentaires de format (note de 3/5 minimum). Cependant, ces mêmes formats
ont leurs exigences propres et il est toujours bon de s’en rappeler. Un discours exige ainsi une
langue dynamique et une prise en compte du public. Une interview (qu’elle soit retranscrite ou
rapportée) comprend idéalement un titre et une clôture. Un blog ou un article exigent un titre,
une date et le nom de l’auteur. Un courriel n’est pas à confondre avec un courrier (lettre, etc.).
À noter que quelques copies n’ont démontré aucune prise en considération du format !

Le recours à une gamme de procédés stylistiques adéquats (ponctuation, questions


rhétoriques, etc.) a trop souvent été négligé, alors que ces derniers contribuent à une
transmission efficace du message.

Parties du programme et de l’examen pour lesquelles les candidats


étaient bien préparés
À la Section A, beaucoup de candidats ont pu articuler des idées cohérentes et pertinentes,
même quand la langue possédait un certain nombre de carences. Certains candidats ont pu
s’exprimer dans une langue riche et variée, voire même authentique. Par ailleurs, les éléments

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

de format et de présentation sont généralement bien acquis et permettent une communication


contextuelle efficace. La Section B a été élaborée dans l’ensemble de manière au moins
satisfaisante par une majorité des candidats.

Points forts et points faibles des candidats dans le traitement des


questions individuelles
Section A :

Sujet 1 : Diversité culturelle.

Un sujet assez populaire. La question a donné lieu à des discours souvent passionnés
soutenant la diversité culturelle et l’acceptation de l’autre. On a souvent fait allusion au contexte
contemporain de mondialisation et de crise des migrants pour mettre en exergue des idées de
tolérance et d’interculturalité. Cependant, le sujet (les « nouvelles populations », la « culture
d’origine ») a parfois été mal défini, ce qui en fin de compte a donné lieu à une discussion trop
générale, voire assez peu pertinente. Les implications du format « discours » étaient
généralement bien comprises, mais trop souvent, la langue manquait de dynamisme.

Sujet 2 : Coutumes et traditions.

Sujet assez peu choisi. On a choisi un éventail de traditions non seulement françaises (y
compris des DOM TOM), mais aussi originaires d’un éventail de pays francophones (Vietnam,
Côte d’Ivoire, Suisse, Algérie, etc.). Les productions étaient souvent instructives, voire
divertissantes. Parfois, les traditions ont été présentées de manière vague (la nourriture, etc.)
et les justifications étaient assez sommaires. La plupart des candidats ont opté pour une
interview retranscrite, mais certains ont préféré le style rapporté avec discours indirect et
citation, ce qui est tout à fait acceptable.

Sujet 3 : Santé.

Un sujet très populaire. Il est évident que l’image corporelle représente une préoccupation de
beaucoup de jeunes. On a beaucoup déploré la pression sociale d’être mince et maquillée,
pour les filles et d’être musclé, pour les garçons. Le rôle des réseaux sociaux a été épinglé :
des plateformes comme Facebook, Instagram ou Twitter encouragent la superficialité. En
conséquence, les solutions offertes encouragent à se méfier, voire même s’isoler des réseaux
sociaux. On prône l’entraide entre amis, le dialogue avec les parents et des psychologues, et
en fin de compte l’acceptation de soi : chacun est comme il est. Aux jeunes de ne pas tomber
dans le panneau de la superficialité. Les productions les moins convaincantes se sont limitées/
bornées à discuter du thème de la santé en général (malbouffe, anorexie, manque de sommeil,
etc.). Un problème rencontré assez régulièrement (c’est assez surprenant) est la confusion
entre OBSÉDÉ et OBÈSE qui a presque automatiquement entrainé un hors-sujet au critère B
!

Sujet 4 : Loisirs.

Un sujet moins choisi. Beaucoup de candidats ont exprimé leur opposition aux propos du
sportif célèbre : bien sûr, la compétition encourage certaines qualités, mais le sport n’est-il pas

Page 24
Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

avant tout une source de relaxation, bien-être et épanouissement personnel ? Par contre, la
notion de « ridicule » a été assez peu commentée, ce qui était requis pour une réponse
nuancée. Quelques productions ont été rédigées sous forme de lettre (COURRIER) et non de
COURRIEL, avec un impact négatif au critère C.

Sujet 5 : Sciences et technologies.

Comme le sujet 3, un sujet très populaire. Beaucoup de candidats reconnaissent le caractère


accrocheur, mais aussi obsédant, voire futile des TIC, particulièrement le renouvellement
constant des téléphones et autres portables. Certes, on en admet les bienfaits innovateurs,
mais on déplore l’obsolescence programmée et le gaspillage potentiel : pourquoi jeter un
appareil fonctionnant toujours au profit d’un autre plus récent (bien que plus performant) ?
Parmi les arguments évoqués, l’aspect financier (ces appareils coûtent cher) et aussi
environnemental (le recyclage en est difficile). Certains candidats ont fait fi de la notion de
renouvellement et de cadence de plus en plus rapide de ce dernier pour dévier sur une
discussion générale au sujet des avantages et inconvénients des nouvelles technologies, avec
un résultat moins convaincant.

Section B :

Sujet 6 : Tronc commun.

Les réponses étaient, en grande majorité, en rapport avec les médias, mais ceux-ci n’ont pas
toujours été bien définis. Signe des temps, on a aussi beaucoup discuté du phénomène des
« fake news », difficilement traduisible (« fausses nouvelles », « désinformation » ou encore
« intox » ?) et qui font hélas partie – du moins pour l’instant - du paysage médiatique actuel.
Par ailleurs, les médias traditionnels (radio, télévision, journaux) ont souvent été escamotés au
profit des réseaux sociaux, de l’internet et de la publicité (il est surprenant qu’un certain nombre
de candidats semble ignorer ce terme : on a vu de nombreuses variations de termes comme
ADVERTISSEMENT (sic) ou AVERTISSEMENT).

Les réponses avaient souvent tendance à donner une opinion en rapport avec un des deux
termes (généralement « influencer »), mais il était souhaitable de contraster les deux aspects
(influencer ET informer) pour formuler une argumentation convaincante. En outre, des
exemples n’ont pas toujours été fournis pour étoffer l’argumentation. Les rares références à
des œuvres littéraires étudiées en classe n’ont pas apporté d’arguments convaincants.

Rappelons qu’une dissertation est le type de texte le plus approprié pour la section B, mais tout
autre format (article, journal intime, discours, blog, interview, etc.) est tout à fait acceptable. Le
plus important est le développement d’une argumentation raisonnée et structurée. Un format
communicatif aide souvent à la transmission des idées, mais n’est pas évalué formellement à
la Section B.

Recommandations et conseils pour l’enseignement aux futurs


candidats
Voici quelques conseils pouvant contribuer à une bonne préparation des candidats :

Page 25
Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Se relire en quête d’erreurs de base (accord nom-adjectif, verbe-sujet, genre et nombre des
noms, etc.) ainsi que d’anglicismes/hispanismes, etc. Ceci reste le souci numéro un pour
nombre de candidats, tous niveaux de langue confondus.

Pratiquer les éléments du récit, y compris les temps des verbes (passé composé-imparfait,
etc.) et les articulations logiques explicites.

Intégrer des procédés rhétoriques variés afin de donner du relief à la langue (formats discours,
journal intime, brochure, etc.). Éviter les expressions idiomatiques mal maitrisées (« sans
trompette, ni tambour » (sic), etc.), car elles sonnent généralement faux et impressionnent
rarement l’examinateur.

Bien décortiquer les sujets, en comprendre les implications et faire des connexions avec les
thèmes et le vocabulaire étudiés en classe. Effectuer un plan préalable pour cerner les termes-
clés, les relier et organiser ses idées avant de rédiger. Intégrer des exemples concrets et
originaux.

Revoir les exigences de format, en particulier : discours (inclure formules d’appel et de


conclusion, langue dynamique, prise en compte du public, etc.), interview (titre, mise en
contexte de la personne interviewée, clôture appropriée), article (titre, date et nom du
journaliste), courriel (et pas courrier) et blog (titre, nom, date/heure, prise de conscience des
lecteurs).

Soigner présentation et écriture. Encourager la pratique de productions rédigées à la main


pendant les deux années du programme. Rédiger au stylo noir/bleu foncé.

Bien gérer son temps. Rédiger deux tâches en 90 minutes est un défi accessible à des élèves
ayant choisi le cours au niveau supérieur. Cela reste néanmoins un défi.

Épreuve 2 du niveau moyen

Seuils d’attribution des notes finales par composante

Note finale : 1 2 3 4 5 6 7

Gamme de notes : 0-4 5-9 10-11 12-15 16-18 19-22 23-25

Remarques générales
Comme d’habitude, nous remercions les professeurs qui ont pris le temps de commenter
l’épreuve et sa difficulté perçue via le formulaire G2. De manière générale, ces commentaires
étaient positifs et les enseignants qui ont rempli ce formulaire ont jugé l’épreuve de difficulté

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

équivalente aux épreuves précédentes et d’un niveau approprié. Les énoncés des sujets ont
été qualifiés de « clairs » et « ouverts » à plusieurs reprises, et il a été également commenté
que ces sujets semblaient laisser une place à la « créativité ». Seuls deux enseignants ont
mentionné un côté « artificiel » de certains sujets.

Un point très positif à signaler ; pas de contresens majeur ou hors sujets remarqués lors de
cette session.

Parties du programme et de l’examen ayant posé des difficultés aux


candidats
Le niveau de langue (mêmes types de problèmes que ceux signalés lors des sessions
précédentes) reste une faiblesse pour une bonne partie des candidats. Les problèmes
habituels (conjugaisons non maîtrisées / structures simples incorrectes / pauvreté lexicale /
emploi prononcé et répété d’anglicismes etc.)

Si les devoirs hors-sujets sont pratiquement inexistants, le manque de prise en compte des
éléments du contexte spécifique à chaque sujet est en hausse. Le contexte est essentiel et
limite la note des candidats qui ne le prennent pas pleinement en compte dans la rédaction de
leur devoir. Toute question s’inscrit dans un contexte qui lui donne un sens / une interprétation
spécifique.

Plus de devoirs trop longs lors de cette session. S’il est essentiel d’atteindre le nombre
minimum de mots requis pour ne pas se voir infliger une pénalité supplémentaire, dépasser le
nombre maximum requis n’est pas souvent un pari gagnant car les devoirs trop longs ont
souvent tendance à s’auto-pénaliser (répétition d’idées et accumulation d’erreurs
grammaticales supplémentaires).

Parties du programme et de l’examen pour lesquelles les candidats


étaient bien préparés
Le format des types de texte est dans l’ensemble bien maîtrisé, même si le manque de
procédés rhétoriques employés en limite parfois encore l’efficacité.

Les idées avancées sont souvent pertinentes et assez variées même si un manque de
développement en limite encore souvent la portée et l’efficacité.

Points forts et points faibles des candidats dans le traitement des


questions individuelles
Les sujets 3 et 4 ont à nouveau été les sujets les plus populaires de cette session, suivis d’assez
près par le sujet 5. Viennent ensuite les sujets 1 et 2, beaucoup moins populaires et choisis à
peu près à part égale.

Sujet 1 : Diversité culturelle Type de texte : discours

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Comme mentionné dans les remarques générales ci-dessus, le problème principal pour ce
sujet est la non prise en compte du contexte spécifique à la question. Le contexte de l’échange
scolaire à venir avec des francophones n’a globalement posé aucun problème. Toutefois, il est
clairement stipulé dans l’énoncé du sujet que la décision de ne parler que français pendant
l’échange a été prise par la direction, dimension trop souvent ignorée dans la rédaction des
discours. De plus, le discours n’était généralement pas adressé à cette direction. L’omission
de ces éléments importants du contexte a limité certains candidats au critère B.

Le format du discours est généralement bien maîtrisé.

Sujet 2 : Coutumes et traditions Type de texte : interview

Sujet assez peu choisi.

La prise en compte du contexte spécifique s’est ici aussi avérée problématique. Si les candidats
ayant choisi ce sujet ont bien insisté sur la spécialité du professeur par rapport à la culture de
son pays, peu ont pris en compte la dimension francophone. Toutefois, la notion de « fête » a
bien été interprétée, et les idées étaient généralement pertinentes, mais manquaient trop
souvent de développement.

Le format de l’interview était bien maîtrisé, toutefois, cette interview n’était généralement pas
inscrite dans le contexte de l’école. Par ailleurs, des incohérences dans l’utilisation du registre
de langue (passage du vouvoiement au tutoiement) ont parfois limité les candidats à un 4 sur
5 au critère C.

Sujet 3 : Santé Type de texte : lettre formelle

Sujet très populaire.

Le contexte a ici été bien maîtrisé dans l’ensemble, et les idées avancées étaient pertinentes.
Toutefois, quelques omissions ont été notées : la lettre était assez rarement adressée à la
direction de l’hôpital comme l’exigeait pourtant l’énoncé du sujet. Plus rare, mais cependant
également une réalité, le contexte d’un hôpital pour enfants ( ouvert à la notion de « service
spécialisé pour les enfants » dans le barème) était parfois oublié / ignoré. Certains
candidats s’acharnent encore et toujours à replacer à tout prix des sous-thèmes liés à la santé
(et clairement étudiés / explorés en classe), comme l’obésité par exemple, même si leur
pertinence par rapport à l’énoncé du sujet n’est pas du tout évidente.

En ce qui concerne le critère C, il est surprenant de constater que trop nombreux sont encore
les candidats qui ne maîtrisent les formules de politesse pourtant « figées » et claires de la
lettre formelle.

Sujet 4 : loisirs Type de texte : courriel formel

Autre sujet très populaire, ce qui correspond sûrement à la réalité des sujets et options étudiés
en classe.

La compréhension du sujet et la prise en compte des éléments importants du contexte sont les
points forts de ce sujet. Les idées avancées étaient généralement assez détaillées. Les

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

candidats ont majoritairement su mentionner que les idées avaient été discutées avec les
camarades et qu’elles étaient avancées à la demande du professeur.

En revanche, le point faible réside ici dans le fait que peu de candidats ont assuré le professeur
du succès de leurs suggestions comme le demandait l’énoncé du sujet.

Peu de candidats ont confondu la présentation du courriel avec celle de la lettre formelle. Ceci
était plus positif que lors de sessions précédentes. Des formules finales telles que « Bien
cordialement » étaient ici acceptées étant donné la nature semi-formelle de la situation.

Sujet 5 : Sciences et technologies Type de texte : article

Sujet relativement populaire.

Assez peu nombreux sont les candidats qui ont confondu le concept de la traduction
automatique et celui de logiciels d’apprentissage des langues. De manière générale, les
candidats qui ont opté pour ce sujet ont aussi bien fait le lien entre la traduction automatique et
l’apprentissage des langues. L’élément du contexte qui les a limités et parfois empêchés
d’atteindre les critères supérieurs au critère B est l’omission du nombre croissant d’élèves ayant
recours à la traduction automatique.

Le format de l’article était en général correctement maîtrisé, toutefois un manque de variété


dans l’emploi de procédés stylistiques reste une constatation. Peu de connecteurs logiques
employés. De plus, si le ton était juste et la structure de l’article apparente, trop nombreux sont
les candidats qui omettent des éléments de forme essentiels tels un titre, un nom d’auteur ou
encore une date.

Recommandations et conseils pour l’enseignement aux futurs


candidats
De nouveau, à la suite de cette session, peu de variations par rapport aux conseils dispensés:

La maîtrise, ou non maîtrise de la langue, reste la faiblesse évidente d’une majorité de


candidats. Le travail de préparation en matière de langue et de grammaire demeure donc
essentiel. Rien ne sert d’insérer une structure contenant un subjonctif (par exemple) apprise
par cœur si aucune terminaison des temps de « base » (présent / passé composé / futur) n’est
correcte. Il est essentiel de travailler sur les différents types d’accords (adjectifs / verbe-sujet /
participe passé) et sur l’emploi des pronoms

Continuer à travailler autant que possible le vocabulaire et les registres de langue en


contexte/s. Les anglicismes et les hispanismes sont de plus en plus nombreux dans les devoirs.
Un manque de vocabulaire (peu ou pas de variété) est aussi à déplorer.

Il faut continuer à décourager les candidats à employer / recracher des structures idiomatiques
apprises par cœur. L’emploi erroné de ces expressions idiomatiques (ce n’est pas la mer à
boire / l’habit ne fait pas le moine etc.) ne contribue qu’à accentuer une faible maîtrise de la
langue.

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Rapports pédagogiques de mai 2018 Acquisition de langue, Français B

Apprendre aux candidats à lire et comprendre les sujets, et à appréhender les éléments
contextuels importants. Chaque sujet est spécifique et le contexte se doit d’être pris en compte.
Il ne s’agit pas non plus d’essayer de replacer coûte que coûte des informations sur des aspects
du sujet ou de l’option appris par cœur. Cet élément est aussi à rappeler aux candidats.

Il convient également de rappeler aux candidats qu’afin de pouvoir espérer obtenir une note
supérieure au critère B, il ne s’agit pas seulement de mentionner ou lister des idées
appropriées, mais aussi de les développer de façon cohérente et efficace. Ces idées doivent
aussi être également étayées d'exemples précis de façon à rendre « l’argumentation » / le
message plus convaincant/e.

Les types de textes et leurs conventions spécifiques sont assez bien maîtrisés. Il faut continuer
le travail de préparation dans ce domaine. Toutefois, il reste utile d’insister à nouveau sur
l’importance de l’emploi de connecteurs et de procédés stylistiques variés et appropriés.

Deux derniers conseils identiques aux sessions précédentes :

Soigner la présentation (y compris la qualité de l’écriture autant que possible) des devoirs reste
un aspect important. Les devoirs difficiles à lire et / ou à suivre sont de plus en plus nombreux.

Une relecture active reste essentielle.

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