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PREDIMENSIONNEMENT ET EVALUATION DES CHARGES

1. Prédimensionnement des éléments de structure

1.1 Poutre et poutrelle droite de section rectangulaire

Selon le BAEL 91 modifié 99, la hauteur h et la largeur b de la section droite d’une poutre
rectangulaire sont définies par :

h
b

Où l est la longueur de la travée de la poutre entre nus d’appuis.

1.2 Poutre et poutrelle droite de section en T


b

h0

b1 b1
h

b0

b = Minimum { (2b1 + b0) et }

l : longueur maximale de la travée de la poutrelle mesurée entre nus des poutres qui la
portent.

1.3 Dalle portant dans un seul sens

ρ= ≤ 0,4
ly
lx : la petite portée entre nus d’appuis. lx
ly : la grande portée entre nus d’appuis.
e
e : épaisseur de la dalle.

1.3 Dalle portant dans deux sens

ρ= > 0,4

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1.4 Voile ou refend d’après le règlement parasismique algérien

he

L'épaisseur minimale est de 15 cm. Elle doit être déterminée en fonction de la hauteur libre
d'étage he et des conditions de rigidité aux extrémités comme indiqué à la figure ci-dessus.

1.5 Escalier

La relation entre la hauteur des marches (contremarche) et la valeur du giron est définie par
l’expression empirique de BLONDEL :

Où h : hauteur de la marche (contremarche)


G : giron
La limite inférieure (59) correspond à des escaliers courant (habitation) et la limite supérieure
(66) correspond à des escaliers de locaux publics.

Avec h :

Et g:

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La paillasse est considérée comme une poutre d’épaisseur e telle que :

1.6 Poteau

On doit vérifier la condition de non flambement. Quelques conditions sont résumées dans le
tableau ci-dessous.

Suivant le règlement parasismique algérien,


1.6.1 Poteau de section rectangulaire :

- Min (a , b)  25cm en zones I et II


- Min (a , b)  30 cm en zone III
- Min (a , b)  he/20
1/4  a/b  4
1.6.2 Poteau de section circulaire :

D  25cm en zone I
D  30cm en zone II
D  35cm en zone III
D  he/15 he

b
h h
a d
dm

lf : longueur de flambement du poteau determinée suivant les conditions aux limites (type
d’apui).

dm : diametre moyen de la section annulaire.

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2. Evaluation des charges

2.1 Charges permanentes

Ce sont les charges quasiment constantes pendant la durée de vie de l’ouvrage telles que poids
propre des éléments existants ou terre ou fluide, poids des équipements fixes…

Dans le tableau ci-dessous sont representés quelques valeurs des poids volumiques de
matériaux utilisés dans la construction.

Matériaux γ[kgf/m3] Matériaux γ[kgf/m3]


Gravier 1700 Mortier de pose 2000
Etanchéité 600 Sable 1800
multicouches Pleine 1900
Brique en terre Creuse 900
Carrelage 2000 cuite
Perforée 1300
Parpaing Plein 2100
Liège 400 (blocs en béton) Creux 1300
Parevapeur + couche de 900 Moellons 2300
bitume Pierre de taille 2700
Béton armé 2500 Béton non armé 2200
Platre 1000 Enduit de ciment 1800

D’autres charges permanentes d’éléments de structures sont exprimées par unité de surface.
Par exemple :

1. Pour l’évaluation des cloisons dans un ouvrages en portiques, ou en portiques avec des
voiles de contreventement, G = 100 kgf/m2.
2. Pour l’évaluation des cloisons dans un ouvrages en voiles porteurs rapprochés,

G = 50kgf/m2.

3. Pour les planchers en corps creux : 12 + 4, G = 250 à 260 kgf/m2

16 + 4, G = 275 à 285 kgf/m2

25 + 5, G = 360 à 400 kgf/m2

2.2 Surcharge d’exploitation

Elles correspondent aux charges variables et sont données par le DTR BC2.2 suivant l’usage
de l’ouvrage et l’utilisation des locaux.

2.2.1 Loi de dégression

Cette loi est en général appliquée pour les bâtiments d’habitation et d’hébergement lors du
calcul de la descente des charges. Son principe tient compte que toutes les surcharges ne sont
pas appliquées simultanément sur tous les étages.

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 Cas d’un bâtiment où les étages ne sont pas tous du même usage (Q varie d’un étage à
l’autre)

On note Q0 la surcharge sur le plancher terrasse et (Q1, Q2, Q3, …. Qn) les surcharge
respectives sur les étages 1, 2, 3…..n, numéroté à partir du sommet (terrasse).

La surcharge cumulée est déterminée par :

Sous plancher niveau terrasse : Q0

Sous plancher niveau 1 (premier plancher sous terrasse) : Q0 + Q1

Sous plancher niveau 2 (au dessous du niveau 1) : Q0 + 0,95 (Q1 + Q2)

Sous plancher niveau 3 (au dessous du niveau 2) : Q0 + 0,9 (Q1 + Q2 + Q3)

Sous plancher niveau 4 (au dessous du niveau 3) : Q0 + 0,85 (Q1 + Q2 + Q3 + Q4)

.
.
.
Sous plancher niveau n (niveau le plus bas) : Q0 + (Q1 + Q2 + Q3 + Q4 + …………+ Qn)

Le coefficient est valable pour n ≥ 5.

La surcharge totale revenant au poteau considéré est multipliée par la surface tributaire pour
définir l’effort normal non pondéré dû à la surcharge variable.

 Cas d’un bâtiment où les étages sont tous du même usage (Q est la même dans tous les
niveaux)

La surcharge non cumulée est déterminée par :

Sous plancher niveau terrasse : Q0

Sous plancher niveau 1 (premier plancher sous terrasse) : Q

Sous plancher niveau 2 (au dessous du niveau 1) : 0,9 Q

Sous plancher niveau 3 (au dessous du niveau 2) : 0,8 Q

Sous plancher niveau 4 (au dessous du niveau 3) : 0,7 Q

Sous plancher niveau 5 (au dessous du niveau 4) : 0,6 Q

Sous plancher niveau 6 (au dessous du niveau 5) : 0,5 Q

Sous planchers de tous les niveaux inférieurs : 0,5 Q

La somme des surcharges multipliée par la surface tributaire d’un poteau quelconque
représente l’effort normal non pondéré dû à la surcharge variable.

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Calcul de l’effort normal revenant aux poteaux :

Le calcul rapide de l’effort normal « N » par la méthode approchée de la descente des charges
permet de :

 Vérifier les sections des poteaux et longrines choisies d’après le pré-dimensionnement.


 Pouvoir définir le type de fondation sous poteaux en fonction de la contrainte
admissible du sol.
 Faire un devis quantitatif servant de base pour le devis estimatif.

A chaque niveau, l’effort normal revenant au poteau considéré dépend de la surface tributaire
ou afférente calculée entre nu pour les charges permanentes et entre axes pour les surcharges
d’exploitation.

3. Condition de stabilité de forme pour les éléments sollicités en compression

Cette condition est déterminée selon une méthode forfaitaire qui suppose que le moment dans
les poteaux est négligeable (la section est comprimée). On vérifie pour l’effort normal total à
l’état limite ultime « Nu » que : 1cm
1cm
Nu ≤ α +A

h Br
α= Si λ ≤ 50

b
α = 0,6 Si 50 ≤ λ ≤ 70

λ est l’élancement du poteau en question

λ Où lf est la longueur de flambement et i est le rayon de giration.

i= Où I est le moment d’inertie de la section transversale du poteau et B est sa surface


(B = b h).

γs est le coefficient de sécurité de l’acier γs = 1,15 à l’état limite ultime.

Br est la section droite du poteau réduite de 1 cm sur tout le périmètre.

A est la section d’armature minimale à l’état limite ultime de résistance

A = Max 0,2%B et 8(b + h)/100 [cm2] ; (b et h sont en cm).

N.B : Les dimensions ainsi déterminées peuvent être modifiées suite au calcul du ferraillage à
l’ELU et à l’ELS ou bien pour des exigences architecturales et réglementaire.

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