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MODELISATION 3D ET CALCUL DE

STRUCTURES DANS LE BÂTIMENT

ANNEE 2014-2015
MASTER 2 GENIE CIVIL – URBE’A
Urbanisme Environnement et Aménagement
Remerciements

Ce mémoire, fruit d’un long travail, vient clôturer de longues années d’études auxquelles j’ai
consacré énergie et dévotion. Si j’ai pu parcourir ce chemin, je n’en ai pas moins fais la distance
tout seul. C’est pourquoi je souhaite dédier ce travail à mon père Maurice TEGUEL et ma mère
Marie Pauline TEGUEL, qui m’ont inspiré, épaulé et guidé pendant toutes mes années d’études.
Je souhaite aussi adresser mes remerciements particuliers à M. Abdelmahi BETTAHAR et toute
l’équipe BET ETR qui m’a chaleureusement accueilli, formé en m’accordant toujours temps et
attention durant toute la durée de mon stage.
Je voudrais enfin remercier l’équipe enseignante de l’Université de Reims, notamment M.
BERTHET, M. GACOIN, M. POPA et toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin au
bon déroulement de ce travail de fin d’études.

SOMMAIRE :
2
1 - INTRODUCTION ........................................................................................................................................................... 3
2 - PRESENTATION GENERALE DE L’ENTREPRISE ............................................................................................................. 4
3 - L’INGENIEURIE DES STRUCTURES ............................................................................................................................... 6
L’INGENIEUR STRUCTURE – MISSIONS ET ROLE ........................................................................................................... 7
4 – LA MODELISATION 3D ET LE BIM .............................................................................................................................. 7
LE MODELE 3D OU MAQUETTE NUMERIQUE .................................................................................................. 7
LA METHODOLOGIE BIM ........................................................................................................................................ 8
5 – RENOVATION D’UN HÔTEL ET CONSTRUCTION DE 10 LOGEMENTS ...................................................................... 10
PARTIE 1 – CONSTRUCTION NEUVE DE 10 LOGEMENTS (R+5) ................................................................................... 11
1.1 - MODELISATION DE L’OSSATURE......................................................................................................... 11
1.2 - VERIFICATION DU MODELE 3D ET DESCENTE DE CHARGE ....................................................... 11
1.3 - MASSIF DE FONDATION DE GRUE ...................................................................................................... 12
1.4 - IMPLANTATION DES PIEUX ET DEFINITION DES METHODES D’EXECUTION ....................... 13
1.5 - CALCUL DES VOILES PAR PASSES..................................................................................................... 14
1.6 - SCHEMA TYPE DU FERRAILLAGE D’UN VOILE PAR PASSE ........................................................ 18
PARTIE 2 – REHABILITATION D’UN HÔTEL PARTICULIER (R+2) .............................................................. 19
2.1 - CALCUL D’UN LINTEAU D’OUVERTURE DE BAIE ............................................................................ 20
2.2 - METHODOLOGIE D’EXECUTION DES OUVERTURES DE BAIE .................................................... 21
2.3 - DIMENSIONNEMENT D’UN POTEAU .................................................................................................... 22
6 - AUTRE PROJET DE TRAVAUX SPECIAUX ................................................................................................................... 24
6.1 - MUR DE RENFORT ....................................................................................................................................... 24
6.1.a – DIMENSIONNEMENT GEOMETRIQUE DU MUR DE RENFORT ................................................. 26
6.1.b – DETERMINATION DES ARMATURES ............................................................................................... 27
6.1.c – Section d’armature du radier ................................................................................................................. 27
6 – CONCLUSION............................................................................................................................................................. 28
7 – BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................................................................... 29

1 - INTRODUCTION

3
Etudiant au sein du Master 2 URBE’A (Urbanisme Environnement et Aménagement) – Spécialité
Génie Civil de l’Université de Reims Champagne Ardenne, j’ai effectué mon stage de fin d’étude,
d’une durée de six mois au sein du bureau d’études structures BET ETR en France.

Mon projet de fin d’étude consiste en l’exercice de la mission d’ingénieur structure en phase
Conception (Avant-projet) et Exécution, sur des projets de construction de bâtiment. Ce travail est
effectué dans le cadre de ma spécialisation en ingénierie structurelle avec une orientation
volontairement portée sur le matériau béton armé.
Au cours de cette période en entreprise, j’ai eu à travailler sur plusieurs projets de rénovation et de
construction neuve évoluant en complexité graduelle, et faisant intervenir les techniques de
construction autant que les sciences des matériaux. Cette immersion progressive m’a permis
d’acquérir un bon niveau de maîtrise sur les logiciels Graitec Arche OMD, Autodesk Advance
Concrete, Robot Structural Analysis Pro, ainsi qu’une bonne connaissance des normes de
construction.
Dans ce rapport d’activité je présenterai; la modélisation 3D et la méthodologie de la descente de
charge, avant de parler de deux projets de synthèse regroupant les principaux éléments structurels
et ouvrages spéciaux que j’ai eu à traiter au cours de mes missions.

2 - PRESENTATION GENERALE DE L’ENTREPRISE

BET ETR, bureau d’étude structure basé en Seine et Marne dans la Zone Industrielle ‘’La Régale’’
à Courtry, est une S.A.R.L au capital de 50000 € présente dans la zone francilienne depuis 2007.

Crée par Mr BETTAHAR, l’entreprise exerce aujourd’hui la majeure partie de son activité sur des
missions de conception, de conseil et d’exécution, pour des projets de bâtiments résidentiels et de
bureaux en construction neuve, ainsi qu’en réhabilitation.

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L’entreprise comporte en son sein un personnel composé de :

- 4 Ingénieurs Structures
- 4 Projeteurs
- 1 Assistante de gestion

ORGANIGRAMME DE LA SOCIETE BET ETR

M. BETTAHAR - ING. STRUCTURE (Directeur)


Equipe de Direction Mme SALLHI - Assistante de gestion

Responsables PÔLE STRUCTURE PÔLE DESSIN

des Pôles M. Bendjelloul - ING. STRUCTURE M. Taleb - PROJETEUR

M. Bentifallah - Ing. Projeteur


Pôle Ingénierie des M. Diallo M. Thong Likeng
M. Djaffar - Projeteur
structures BTP ING. STRUCTURE ING. STRUCTURE
Mme Moustakim - Dessinateur

Sur le plan matériel le BET ETR dispose de :


- Un serveur HP (Proliant ML 350 G5)
- Douze postes informatiques (Dell Vostro 200-210)
- Deux traceurs et une Imprimante tout-en-un
- une plieuse de plans
- Quatre Licences pour le logiciel ARCHE 2007 / 2009
- Dix Licences pour le logiciel AutoCAD 2008/2010
- Deux Licences pour le logiciel ArmaCAD
- quatre Licences pour le logiciel Robot structural Analysis PRO
- Sept véhicules de société

Activités principales du BET ETR


Le bureau d’étude structure BET ETR travaille en collaboration avec la société COTRAGEST
(entreprise de construction Gros Œuvre) basée à Paris et fournit les services d’une entreprise
générale spécialisée en Gros Œuvre. BET ETR est donc missionné sur les études de structures du
gros œuvre (G.O) et du suivi de l’exécution des travaux tandis que COTRAGEST s’occupe
exclusivement de la réalisation. Les principales activités se résument alors à la rédaction des pièces
écrites, au dimensionnement de structures en béton armé, la mise au point des projets, la réalisation
des plans d’exécution et le suivi de chantier.

Principaux clients Diagramme d'activité du BET ETR


- Conseil Généraux Logement neuf Rehabilitation
- Entreprises de construction (ECD, VINCI,5 ERP (bureaux, écoles) Travaux spéciaux
HR bâtiment, SRB, SBG LUTECE…)
- Bureaux de contrôle
(Qualiconsult, Socotec, Apave)
La société réalise un chiffre d’affaire de 410000€

Références
- Centre social et culturel « La Traverse » à Nanterre
- Construction d’un Gymnase à Noisy-le-Grand
- Construction d’une médiathèque à Anthony
- Construction d’un immeuble d’habitation sur un
sous-sol R+6
- Reconstruction de la STEP Sivry-Courtry
- Construction d’un ensemble immobilier à Rueil
Malmaison

3 - L’INGENIEURIE DES STRUCTURES

L'ingénierie des structures dans le domaine du BTP, traite de la conception et de l'analyse des
structures de génie civil au sens large du terme.

En effet, cette branche de l’ingénierie se focalise sur l’aspect technique et fonctionnel des ouvrages
à bâtir, et est riche d’un savant mélange entre architecture, science des matériaux, normes de
conception et de construction.

L’analyse structurelle consiste en l’étude des différentes sollicitations (mécanique, thermique,


statique et dynamique) appliquées aux constructions et en l’optimisation de leurs géométries. Cela

6
dans le but de satisfaire le cahier de charge préétabli, le design architectural, tout en assurant la
pérennité de l’ouvrage. Cette discipline vise donc en clair à assurer un dimensionnement optimal et
un fonctionnement correct des structures afin que ces dernières puissent remplir leurs fonctions de
service, en garantissant la sécurité et le confort des personnes et biens matériels.

L’INGENIEUR STRUCTURE – MISSIONS ET ROLE

L’ingénieur structure est un acteur de la construction que l’on peut retrouver aussi bien en phase
Conception qu’en phase Exécution. Il est chargé de mettre au point l’ossature ‘’le squelette’’ des
structures et d’assurer la stabilité des ouvrages, en fonction des contraintes environnementales du
terrain et des matériaux employés pour la construction. Ses missions principales sont très souvent
axées sur le calcul des ouvrages et leur dimensionnement, avec une spécialisation dans un
matériau ou un type d’ouvrages (Bâtiments, Ponts, structures complexes).
On le retrouve généralement au sein de bureau d’études, cabinet d’architecte, PME et entreprises
générales. Lors de la phase Exécution, l’ingénieur structure est souvent amené à se rendre sur le
chantier pour le suivi des travaux complexes. Ainsi, il alterne entre missions au bureau et missions
sur chantier. Cette fonction comme toutes les fonctions du BTP demande une certaine maîtrise
technique, une capacité à gérer la pression et une aisance en communication.

4 – LA MODELISATION 3D ET LE BIM

LE MODELE 3D OU MAQUETTE NUMERIQUE

La modélisation 3d consiste en la représentation d’une maquette de synthèse fidèle à l’ouvrage à réaliser et


reprenant ses paramètres matériaux et géométriques. Cette maquette numérique sera utilisée pour réaliser
des études de résistance sur la structure et ainsi valider ou corriger ses dimensions et proportions.
Chez BET ETR, la modélisation des bâtiments est effectuée à l’aide des logiciels Advance Concrete et
Arche Ossature pour les structures en béton armé. Le modèle structurel sera ainsi obtenu via ces logiciels
en y incorporant les différentes actions auxquelles sera soumise la structure, en fonction de sa destination
et de son emplacement géographique (proximité de la côte, altitude, nature du sol,..).
Le but final de la modélisation 3D est la mise à disposition d’une maquette intelligente, permettant :

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- La réalisation de calculs de résistance et simulations de toutes natures,
- Le phasage imagé de construction,
- La mise à disposition d’image de synthèse pour illustrer l’intégration environnementale du projet,
- La réalisation rapide de plans et de coupes actualisées et automatiquement mises à jour.

LA METHODOLOGIE BIM

Le développement technologique permet de nos jours d’avoir des outils informatiques très performants et
des modeleurs numériques capables de gérer les formes et matériaux complexes. Parmi les logiciels dédiés
à la construction, le logiciel REVIT se démarque par la conception paramétrique associée à la 3D tandis que
les logiciels comme AutoCAD, font de la conception non paramétrique et basée sur le dessin 2D.
L’avantage d’utiliser un logiciel comme REVIT pour la modélisation 3D dans un bureau d’étude structure est
qu’il permet d’obtenir à partir de plans 2D, d’une maquette 3D architecturale, d’un relevé d’état existant
scanné à l’infra-rouge (technique du nuage de points) ; toutes les coupes que l’on désire et surtout d’avoir
de manière très rapide, un modèle analytique fidèle à l’architecture décidée et exploitable par les logiciels de
calculs. De plus, la collaboration interactive qu’il autorise ‘’un peu à la manière d’un Google drive’’, permet
un travail en synergie des principaux corps de métiers techniques ; Structure, MEP (CVC, Electricité,
Plomberie) ce qui permet de réaliser des gains notables en délais d’exécution, et de limiter les conflits
d’interface entre les différents corps d’état. On parle ainsi de BIM comme Building Information Modeling ou
encore Building Information Management.

Rendu structurel de bâtiments modélisés avec REVIT et ARCHE OSSATURE


‘’Le modèle 3d produit par des logiciels comme REVIT permet en même temps que l’on effectue la conception
architecturale, de réaliser le modèle structurel du bâtiment à construire. ’’

‘’La technologie BIM permet de transmettre les informations correctes aux personnes appropriées au bon
moment, aidant ainsi les entreprises à innover et à être plus compétitives.’’ Source – Autodesk.
Pour le bureau d’études structures, l’utilisation du BIM permet d’avoir accès à un modèle 3d architectural,
compréhensible par les logiciels de calcul et de ne plus avoir à reconstruire intégralement l’ossature du
bâtiment sur la base de plan en 2D (ce qui occasionne des incompréhensions et des retards sur le rendu
final). Avec les logiciels compatibles BIM, on peut comme je l’illustre sur les images ci-dessous, transformer
un dessin 3D d’architecte en un modèle structurel complet avant d’y effectuer les différentes vérifications et
opérations de chargement en vue d’effectuer des calculs de résistances et des simulations numériques.

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5 – RENOVATION D’UN HÔTEL ET CONSTRUCTION DE 10 LOGEMENTS

Le présent projet concerne la rénovation de l’hôtel particulier situé au 3 Avenue de Reille / 6 rue de l’Amiral
Mouchez – 75014 PARIS, et la construction d’un immeuble de 10 logements neufs avec un niveau de
stationnement. Sur cette affaire, j’interviens en phase Exécution sur la partie construction neuve et sur la
partie rénovation à travers :
- la modélisation 3D du bâtiment à construire et l’étude d’exécution pour son infrastructure,
- le dimensionnement du système de fondation de la grue pour la construction neuve,
- le dimensionnement et la justification des éléments de structure pour la rénovation.

La partie à réhabiliter est un bâtiment existant R+2+combles tandis que la partie construction neuve concerne
l’édification d’un R+5 avec un niveau de sous-sol. Le terrain, de mauvaise qualité et comportant des limites
de propriétés, demande l’emploi de techniques spéciales de terrassement et de fondations pour une
réalisation des travaux neufs sécuritaires et sans incidences sur les structures avoisinantes.
Je présenterai donc dans les deux parties de ce projet, les techniques de calcul et les méthodes d’exécution
généralement employées en construction neuve ainsi qu’en réhabilitation.

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PARTIE 1 – CONSTRUCTION NEUVE DE 10 LOGEMENTS (R+5)

1.1 - MODELISATION DE L’OSSATURE

Pour la modélisation 3D, l’ingénieur débute généralement son travail sur le plan architectural. Il va devoir
épurer ce dernier en profondeur pour n’en garder que les axes ou les murs porteurs et éventuelles
réservations ; avant de se lancer dans la définition en 3D des éléments porteurs et de leurs torseurs de
sollicitation, conduisant ainsi à la réalisation de la maquette numérique proprement dite, qui servira pour la
Descente De Charge (DDC), les simulations et calculs de résistance des matériaux.

Modélisation de l’ossature du bâtiment sur Advance Concrete

La modélisation 3D se déroule par niveau. On


conçoit étage par étage, les éléments murs,
poutres, poteaux, avant d’ajouter les dalles
avec leur chargement. Une fois ce premier
travail effectué, il faut contrôler l’alignement
des éléments et la reprise des efforts par
niveau (étude des impacts) avant d’obtenir un
modèle cohérent qui fournira une Descente De
Charge correcte.

1.2 - VERIFICATION DU MODELE 3D ET DESCENTE DE CHARGE

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Lors de la construction du modèle 3D, il faut prêter une attention particulière à l’alignement vertical des
éléments de structures. Cela sous peine d’avoir des messages d’erreurs dû aux impacts d’éléments dans le
modèle. Quand cela n’est pas possible, il faut s’assurer que les dalles peuvent reprendre les efforts apportés,
ou alors trouver des solutions techniques à l’instar des bandes noyées, poutres voiles, renforts de
dalles…etc.
Une fois la maquette numérique achevée, on peut effectuer le calcul de descente de charge qui va fournir
niveau par niveau, le cheminement des efforts à l’intérieur des éléments de la structure. Cela en partant du
point le plus haut de la construction vers les semelles et le sol.

A l’issu du calcul de descente de charge, on obtient les charges


appliquées sur n’importe quel élément de notre structure. On
peut ainsi récupérer le torseur des efforts au niveau des
fondations (ici des pieux à cause de la nature du sol), et décider
de la disposition la plus judicieuse de ces dernières. La position de
la grue et les charges emmenées par cette dernière seront prises
en comptes pour la répartition des pieux et longrines.

Coup de Zoom : Efforts en Tonne (T)

1.3 - MASSIF DE FONDATION DE GRUE

Le bureau d’étude structure est missionné pour le dimensionnement de l’assise de la grue, ainsi que la
vérification de sa stabilité. En fonction de la nature des travaux à réaliser et du type de grue défini par la

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maîtrise d’œuvre (grue fixe, grue mobile, grue auto-grimpante…), il détermine les dimensions et le ferraillage
du système de fondation requis pour garantir la sécurité de du chantier.

Sur ce chantier, l’entreprise de construction chargée du gros œuvre (ECD) nous indique qu’elle va utiliser
une Grue POTAIN TOPKIT E10/14C pour la réalisation du bâtiment neuf de 5 étages. En effet, en fonction
de la hauteur sous crochet (hsc), des charges limite à lever, l’entreprise POTAIN recommande un modèle
de grue et fournit une fiche récapitulative des cas de chargements associés. A partir de cette fiche
synthétique, on déterminera le cas de chargement le plus défavorable qui sera l’élément dimensionnant pour
notre système de fondation de grue.
Pour le chantier de REILLE nous avons, compte tenu du manque d’espace pour le positionnement libre de
la grue, retenu le système de fût scellé. La grue sera donc alignée avec la cage d’ascenseur ce qui permettra
sont démantèlement rapide en fin de travaux sans avoir à effectuer de reprises de plancher.

Pour le dimensionnement du fût scellé, on effectue une vérification au


renversement et au glissement pour la définition des dimensions de la fondation,
avant de déterminer le ferraillage proprement dit.
On réalise après calcul des fondations du fût scellé une actualisation de la
descente de charge générale du bâtiment en y intégrant cette fois-ci, les charges
de la grue.
Une fois cette opération effectuée, on peut calculer le ferraillage des longrines de
fondation et attaquer la problématique de disposition des pieux.

1.4 - IMPLANTATION
Ferraillage du massifDES ET DEFINITION
PIEUX suivant
de fondation Y DES METHODES D’EXECUTION
Descente de charge de la grue

Les pieux seront répartis comme indiqué sur le plan suivant, la disposition de ces derniers est déterminée
de manière à minimiser le nombre de pieux à employer et bien sûr, à assurer une transmission correcte des
efforts dans la couche résistante du sol.

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Limites de Propriétés

Une fois la disposition des pieux définie par nos soins, nous transmettons le plan d’implantation des pieux
avec les efforts repris par ces derniers au bureau d’étude géotechnique SONDEFOR qui, en fonction de son
étude de sol déterminera la longueur, les sections et le ferraillage des pieux à utiliser sur le chantier.
Ainsi, après calculs réalisés par le géotechnicien, nous recevons les sections d’acier à mettre en place et
nous éditons les plans et détails de ferraillage des pieux que nous envoyons au bureau de contrôle et à
l’entreprise de gros œuvre et pour validation et exécution.
La présence de limites de propriétés à cause de la proximité de la chaussée Impose un excentrement des
pieux à une distance minimale d’un mètre pour octroyer de la place à la machine qui va réaliser le forage.
Les pieux par battages n’étant pas autorisés à cause des nuisances sonores d’une part et de la diffusion des
ondes souterraines qui pourraient causer des désordres sur les infrastructures avoisinantes.
La finalisation du plan d’implantation des fondations permet d’enclencher les travaux de terrassement et dans
notre cas d’espèce, la définition des travaux spéciaux ainsi que la méthodologie d’exécution afin d’assurer
la bonne tenue des infrastructures avoisinantes et éviter les problèmes liés à l’exécution des travaux. Nous
allons devoir, pour réaliser nos excavations, procéder à des enlèvements de terre par niveau, et stabiliser
les parois nouvellement créées avec un système de contreventement par butonnage. Ce procédé est le
terrassement par voiles par passes alternées.

Les voiles à construire en sous-œuvre et


le terrassement qu'ils nécessitent devront
être exécutés par petites bandes de
longueur maximum 1,50 à 2 m en fonction
de la nature du terrain. Les phases
devront être réalisées séparément et dans
l’ordre de séquençage suivant. Phase 1 –
Phase 2 – Phase 3. Cela, de façon à
assurer la stabilité de la construction
1.5 - CALCUL DES VOILES PAR PASSES existante.

Le Bâtiment neuf étant situé à proximité d’autres bâtiments existant ; l’excavation des terres et la réalisation
de travaux enterrés nécessitant un enlèvement de terre, ne peut se faire sans stabilisation des terres pour
éviter tous désordres sur les structures avoisinantes.
Concernant notre chantier, la technique de reprise en sous-œuvre VPP ‘’voiles par passes alternées’’ est
employée pour permettre l’excavation des terres au droit des limites de propriétés (bâtiment mitoyen et
route), et réaliser les travaux de fondation.

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Le dimensionnement des voiles par passes prend en compte la phase travaux, son séquençage ainsi que la
phase de service du bâtiment. Un calcul à l’état provisoire et un calcul à l’état final sont donc nécessaire au
bon dimensionnement des éléments.

ETAT PROVISOIRE
Le VPP est modélisé à l’état provisoire comme une dalle portée sur appuis (bandes noyées + bèche) avec
les charges réparties de façon triangulaire dues à la poussée des terres, et les charges réparties dues à la
surcharge d’exploitation (cf. Figure) La stabilité horizontale est assurée par des tirants d’ancrage et la
semelle.

 Poussée du sol en base pour h= 4.1m : 3.9 T/m2

 Surcharge d’exploitation sur paroi : PExp=3.92 t/m2

Poussée des terres + surcharges

𝑀𝑡 𝑚𝑎𝑥 = 4.10 𝑡. 𝑚𝑙

Buton Bèche

𝑀𝑎 𝑚𝑎𝑥 = 1𝑡. 𝑚𝑙

buton bèche

𝑅𝑎 𝑚𝑎𝑥 = 10.20𝑡

Bèche

*Calcul du ferraillage en travée avec (𝑀𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 = 4.10 𝑡. 𝑚𝑙)

*Calcul du ferraillage sur appuis avec (𝑀𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠 = 1.00 𝑡. 𝑚𝑙)

𝑀𝑒𝑑
𝜇=( )=0.060 𝑓𝑒 = 500𝑀𝑝𝑎 ; 𝛾𝑠 = 1.15 → 𝜇𝑙𝑖𝑚 = 0.372 (valeur courante pour 𝜇𝑙𝑖𝑚)
𝑏𝑑 2 𝑓𝑐𝑑

Sinon 𝜇𝑙𝑖𝑚 = 𝜇𝑙𝑖𝑚 = 0.8𝛼( 𝑝𝑖𝑣𝑜𝑡 ) ∗ (1 − 0.4𝛼 (𝑝𝑖𝑣𝑜𝑡))

𝑠𝑖 𝜇𝑢 ≤ 𝜇𝑙𝑖𝑚 𝐴′ = 0
𝛼∗𝑑

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h 𝑑 =0.9h
𝛼. 𝑢 = 1.25(1 − √1 − 2𝜇𝑢)𝑌𝑢 =∝ 𝑢 ∗ 𝑑(𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑 = 0.9ℎ)
0.8𝑏 ∗ 𝑋𝑢 ∗ 𝑓𝑐𝑑
𝐴=( )
𝑓𝑦𝑑

Calcul du ferraillage en travée

En travée
b
Moment en travée
M/travée = 4.10 t. ml

fe (MPa) 500

Bloc M (tf,m) b (cm) d (cm) bc (MPa) s (MPa)     As (cm2) As réel

     

Travée 4,1 100 22 14,17 434,7826 0,060 0,0771 0,969 4,42 ST50

Le ferraillage sera en panneaux de treillis soudé ST 50

Calcul du ferraillage en appuis

En Appuis
Moment en appuis
M/Appuis = 1.00 t. ml

fe (MPa) 500

M
Bloc (tf,m) b (cm) bc (MPa) s (MPa)
d (cm)    As min As réel
    
Travée 1 100 22 14,17 434,7826 0,015 0,0184 0,993 1,05 ST25
Le ferraillage sera exécuté en panneaux de treillis soudés ST 25

Section minimale d’acier Asmin =2.12 cm2

ETAT DEFINITIF
Le calcul du voile par passes à l’état final est modélisé comme une dalle continue portée sur les appuis
(plancher haut et plancher bas /ou la bèche) avec, d’une part les charges réparties de façon triangulaire dues
à la poussée des terres, et d’autre part les charges réparties dues à la charge d’exploitation (cf. Figure)

 Poussée du sol en base pour h= 4.1m :3.9 T/m2


 Surcharge d’exploitation sur paroi : PExp=3.92 t/m2

𝑀𝑚𝑎𝑥 = 7.30 𝑡. 𝑚𝑙

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Plancher Plancher bas

Calcul du ferraillage en travée

En travée
Moment en travée
M/travée = 7.30 t. ml

fe (MPa) 500

M As
Bloc (tf,m) b (cm) d (cm) bc (MPa) s (MPa)    Théo(cm2) As réel
    
ST50+HA10
Travée 7,3 100 22 14,17 434,7826 0,106 0,1410 0,944 8,09 Esp16

Calcul du ferraillage en appuis

En Appuis
Moment en appuis
M/Appuis = 1.83 t. ml

fe (MPa) 500

bc As
Bloc M (tf,m) b (cm) d (cm) (MPa) s (MPa)    (cm2) As réel
    
Appui 1,83 100 22 14,17 434,7826 0,027 0,0338 0,986 1,94 ST25

Section minimale d’acier Asmin =2.12 cm2


CALCUL DE LA BANDE NOYEE
La bande noyée qui sert de ligne d’appuis au voile (point de contact avec le buton), permet la stabilisation
du voile contre terre par contreventement. Pour son dimensionnement, on utilise la charge linéaire répartie
induite par la réaction d’appui en tête des butons. (La charge ponctuelle induite par chaque buton va se
diffuser tout le long des bandes noyées (BN) et on aura ainsi pour dimensionner les BN, une charge repartie)

Effort repartie sur la poutre noyée (en phase provisoire)


Bande BN (25x50ht)cm
Noyée (BN)
Appuis PA = la réaction au point 2 = Ra = 10.2 t/ml
Butons (Voir figure phase provisoire)
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Longueur entre têtes de butons : 3,50 m
𝑀𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 = 10.31 𝑡. 𝑚𝑙 → 𝐴𝑠𝑟é𝑒𝑙𝑙𝑒 = 18.85 𝑐𝑚²
M b
Section (tf,m) (cm) d (cm) bc (MPa) s (MPa)    As (cm2) Nbr, A1  A1

     

As 10,31 50 20 14,17 434,7826 0,364 0,5978 0,761 15,58 6 20

𝑀𝐴𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠 = 7.81 𝑡. 𝑚𝑙 → 𝐴′𝑠𝑟é𝑒𝑙𝑙𝑒 = 12.06 𝑐𝑚²


M b
Section (tf,m) (cm) d (cm) bc (MPa) s (MPa)    As (cm2) Nbr, A1  A1

     

A’s 7,81 50 20 14,17 434,7826 0,276 0,4127 0,835 10,76 6 16

Les voiles par passes sont réalisés en prévoyant des boitiers d’aciers pliés en attente (STABOX) pour la
réalisation desEquilibre des efforts
futurs planchers. Detranchants de laà BN
la conception : cadrestout
l’exécution, HA8est
espmis15cm + 4 épingles
en œuvre Ha8 esp
pour optimiser 15cm
le coût
de construction et faciliter la réalisation de l’ouvrage en conservant un très haut niveau de qualité.
1.6 - SCHEMA TYPE DU FERRAILLAGE D’UN VOILE PAR PASSE

Bande noyée 25x50cm

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Treillis soudé

Buton

Bèche

Semelle d’ancrage
PARTIE 2 – REHABILITATION D’UN HÔTEL PARTICULIER (R+2) du buton

La mission du bureau d’étude structure pour les travaux de réhabilitation, en phase EXE, concerne
essentiellement l’étude de renforcement de la structure existante (reprises en sous-œuvre, contrôle
d’exécution des ouvrages), la production des plans de structure (plans de coffrage et de ferraillage), et le
contrôle d’exécution (Mise en place des trémies, escaliers, ouvertures de baies, rajout d’éventuelles
extensions et vérification de la stabilité des fondations de la structure face aux nouvelles charges
supportées).

Le bâtiment à rénover dont on aperçoit ici la coupe


ne subira pas de grandes modifications structurelles
outre que la création et condamnation de quelques
baies, le déplacement de certains escaliers et la
mise en place de nouveaux planchers.
Après comparaison des descentes de charges à
l’état existant et à l’état projet, nous sommes arrivés
à conclusion qu’il n’y aurait pas besoin de renforcer
les fondations car la variation des efforts était
inférieure à 10%.

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Les travaux de rénovation s’effectuant généralement du haut vers le bas, contrairement aux constructions
classiques. On peut séparer la phase exécution en 2 sous-phases, une phase préparation où l’on démolit
et une phase réparation où l’on construit les nouveaux édifices et renforce l’existant afin d’assurer la
sécurité et la stabilité de la structure, conformément aux normes en vigueur
J’ai donc, concernant cette partie,
- Assuré le dimensionnement correct des linteaux (en profilés métalliques) destinés à reprendre les
charges aux niveaux des baies, et des portes

- Réalisé et mis à jour les plans de coffrage avec mentions des nouveaux éléments rapportés
- Dimensionné les nouvelles dalles, poutres et poteaux à créer
- Assurer un renforcement d’armature correct au droit des trémies crées dans les planchers.
L’une des spécificités de ce chantier était la pression exercée par l’entreprise de gros œuvre qui demandait
une cadence de production très élevée car elle-même travaillant en rénovation et en travaux neuf avec des
délais très courts pour la réalisation des travaux.
Je vous présente donc ici quelques exemples de dimensionnement d’éléments couramment rencontrés
dans la construction neuve comme dans la réhabilitation.

2.1 - CALCUL D’UN LINTEAU D’OUVERTURE DE BAIE

Le dimensionnement d’un linteau revient généralement au calcul d’une poutre droite isostatique simple.

Q (KN/ml)

L= 4 m

A B
𝑄∗𝐿2
𝑀𝑝𝑙𝑢 = 8
𝑄∗𝐿
𝑌𝑎 = 𝑌𝑏 = 2

𝑋𝑏 = 0

Après réalisation d’une descente de charge manuelle au droit du mur comprenant l’ouverture, on obtient la
charge linéique qui est reprise au niveau du linteau, on réalise alors un calcul RDM classique – poutre
isostatique sur deux appuis. Selon le matériau et la géométrie de l’élément, on aura plus ou moins de
vérification à faire. Pour un linteau en Béton armé (B.A), on vérifiera, après calcul du moment agissant (𝑀𝑒𝑑)

20
et dimensionnement des aciers ; la flèche et la contrainte de compression dans le béton pendant que pour
un profilé métallique, on vérifiera après calcul, qu’il n’y a ni flambement, ni déversement, avant de contrôler
les flèches et contraintes limites. Pour faciliter le travail de calcul et optimiser la production sur site, il est
d’usage de dimensionner les ouvrages les plus sollicités qui sont généralement ceux situés en sous-sol ou
au rez-de-chaussée et de les reconduire aux niveaux supérieurs si leurs dimensions le permette. Le but étant
d’avoir un maximum d’éléments similaires pour simplifier la préfabrication, la commande et le travail de
production sur site.
Formule RDM
Fleche = 1,2068 < L/250
Résultat de la descente de charge : (T/ml) 4000/250=16 mm ou 1,6 cm
- Charge linéaire
- G= 15.08
- Q= 2.41

Chargement ELU 1.35G+1.50Q = 24 T/ml

Chargement ELS 1.00G+1.00Q = 17.49 T/ml

- 𝑀𝑚𝑎𝑥 = 48 t.m = 480 KN.m


- 𝑌𝑎 = 𝑌𝑏 = 48 T

5𝑄𝐿 4
2.2 - METHODOLOGIE
𝑓𝑙è𝑐ℎ𝑒 = ≤ D’EXECUTION
16 𝑚𝑚 DES OUVERTURES DE BAIE
384𝐸𝐼

Une ouverture de baie sert en réhabilitation, à créer dans un mur existant, une nouvelle porte, une
fenêtre, une baie vitrée ou un passage. Avant de créer une ouverture dans un mur existant, il faut
bien entendu renforcer le mur avant début des travaux. Il existe plusieurs méthodologies d’exécution
pour la création d’ouverture dans les murs, je présente ici une méthode qui est généralement
employée pour la réalisation des linteaux métalliques.

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2.3 - DIMENSIONNEMENT D’UN POTEAU

L’objet de notre étude est ici le poteau assimilé à un élément bi-articulé et repéré P3 sur notre plan
de structure en annexe. Le poteau P3 reprend les charges de 3 poutres, ce qui entraîne que l’effort
de compression 𝑁𝐸𝑑 sera égal à la somme des charges réparties sur les poutres, divisé par 2 (
𝑙𝑖𝑛𝑒𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠)
𝑁𝐸𝑑 = (∑(𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒𝑠 ). Dans le bâtiment, la longueur de flambement des poteaux est
2
généralement 𝐿0 = 𝐾𝐿 (𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐾 = 0,7 𝑜𝑢 𝐾 = 1)

METHODE DE CALCUL SIMPLIFIEE (𝑁𝐸𝑑 ≤


𝑁𝑅𝑑 )
𝐴
𝜌 = ( 𝑠) 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑒𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝜆 = 𝑙0 √12/𝑏
𝑏ℎ

𝑓𝑦𝑘 = 500 𝑀𝑝𝑎 𝜆 ≤ 60 → 𝛼 = 0.23


𝑁𝐸𝑑 = 72.93 𝑇
𝑑′
𝑁𝑅𝑑 =∝∗ 𝑘ℎ ∗ 𝐴𝑐 [𝑓𝑐𝑑 + 𝜌. 𝑓𝑦𝑑 ] 𝛿 = ( 𝑏 )

𝑁𝑅𝑑 = 𝑘ℎ ∗ 𝑘𝑠 ∗∝ [𝑏. ℎ. 𝑓𝑐𝑑 + 𝐴𝑠 . 𝑓𝑦𝑑 ]


0.86
Avec ∝= 𝜆 2
si 𝜆 ≤ 60
1+( )
62

𝑘𝑠 = 1 𝑒𝑡 𝑘ℎ = [0.75 + 0.5𝑏 (𝑚) ]. [1 − 6. 𝜌. 𝛿]

Calcul par la Méthode Simplifiée Analyse du coupe-feu

Longueurs de flambement :

L flambement suivant X 4.00 x 0.7071 = 2.83 m Méthode complète coupe-feu = 1 H

L flambement suivant Y 4.00 x 0.7071 = 2.83 m 22 Calcul avec FC90

Elancements : Température moyenne du béton 249.17 °C

Elancement suivant X 24.49 Coefficient d'affaiblissement du béton 1.00


Ferraillage

Aciers théoriques Aciers mis en place A=8.42 cm² : 4HA14 + 2HA12


Aciers longitudinaux de calcul : Amin= 7.04 cm²
A=0.00 cm² Amax=96.00 cm² Aciers de calcul A=8.42 cm² : 4HA14 + 2HA12

Aciers longitudinaux nécessaires = 7.04 cm² Aciers transversaux HA 6.0 : 12 cadres + 12 épingles

Section Représentée
4HA14

11HA6

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PLAN DE FERRAILLAGE DU POTEAU P3

Après calcul sur le logiciel Arche du poteau P3, avec prise en compte des hypothèses coupe-feu et
mécaniques, on obtient directement le plan de ferraillage suivant matérialisant les dispositions
constructives à mettre en œuvre pour que le poteau résiste bien au chargement qui lui sera
appliqué. Ce plan est directement exploitable sur chantier et explique pourquoi le logiciel Arche
GRAITEC est très apprécié dans le secteur de la construction.

6 - AUTRE PROJET DE TRAVAUX SPECIAUX

6.1 - MUR DE RENFORT

Affaire ROMAINVILLE

Sur cette affaire, je suis en charge d’une expertise judiciaire sur les dégâts de construction dans une cave
de dimensions assez restreintes. La mission principale du bureau d’étude consiste à dimensionner un mur
de soutènement destiné à renforcer un mur de soubassement existant qui se déforme de manière excessive
sous la poussée des terres et menace d’entraîner l’effondrement du bâtiment (R+1+1 sous-sol)

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La situation du mur en infrastructure et au contact direct de la chaussée, limite les techniques de construction
employables pour résoudre le problème. Un mur de soutènement classique avec butée n’étant clairement
pas réalisable, il est donc nécessaire de développer un mur de soutènement spécial qui pourra reprendre la
poussée des terres et assurer la stabilité de l’édifice.

Les modules mur de soutènement des logiciels ROBOT, ARCHE, ne parvenant pas à formuler de solutions
cohérentes permettant de traiter le cas d’espèce, j’ai mené les calculs entièrement de façon manuelle, avant
de créer une feuille de calcul Excel pour pour vérifier mes résultats sur logiciels.

Ne pouvant pas choisir de réaliser un mur de renfort courant, à cause du confinement de l’espace de travaux,
j’ai choisi de coupler un mur rideau à un radier afin de contrer l’effet des poussées de terres.

Calcul mur de soutènement

Caractéristiques des matériaux Caractéristiques du sol : (rapport de sol absent)

Les Hypothèses prises sont celles d’un sol de remblais


Béton Fc28= 25 MPA
Ft28= 2.1 MPA Angle Frott. (degré) = 25
Acier fe=500 MPA Cohésion = 0
Règle de calcul BAEL 91 Masse γs (t/m3) = 1,90
Acier Fe (MPa) = 500
Béton Fc28 (MPa) = 25
Surch. sur les Terres (en T/m2)= 1
Le béton armé de type C25/30 est choisi
En tenant compte de l’environnement humide Coeff. de la Poussée KP = 0,40
Du au voisinage direct des sols et la position Coeff. de la Butée Kb = 2,46
Enterrée, du niveau concerné.
Ep. du mur (m) = 0,25
Un enrobage conséquent sera donc prévu pour
Prévoir toute attaque chimique des aciers.  Utilisation d’un béton hydrofuge : C25/30
 Enrobage des aciers mini: 3 cm

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Le schéma ci-dessus illustre la géométrie du mur à edifier ainsi que les charges auxquelles il sera soumis.
On peut donc observer en jaune une distribution hydrostatique des poussees des terres et en bleu une
repartition uniforme des surcharges dues à la circulation routière sur la chaussée.

6.1.a – DIMENSIONNEMENT GEOMETRIQUE DU MUR DE RENFORT

Le dimensionnement se déroule par étape par la définition d’une géométrie et donc d’un poids permettant
d’équilibrer le Moment de renversement et les forces horizontales de glissement.

1) Calcul des forces supportées par le mur 2) Vérification au Glissement et au


Renversement

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6.1.b – DETERMINATION DES ARMATURES

Une fois le dimensionnement géométrique achevé, on doit déterminer le ferraillage permettant de


reprendre le moment de flexion dans le mur rideau (Pour notre cas, le Moment maximum est le
Moment d’encastrement au pied du mur rideau)
3) Section d’armature du mur rideau

La section d’armature mise en œuvre doit toujours être supérieure ou égale à la section théoriquement
déterminée. Très généralement, l’usage veut que l’on prenne une section supérieure afin d’accroître la
sécurité de l’ouvrage.
6.1.c – Section d’armature du radier

Le principal problème à traiter étant ici la stabilité conférée par le poids du mur de renfort et non la répartition
des charges sur un sol de mauvaises qualité ; nous pouvons, en nous référant aux acquis de l’expérience,

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et compte tenu des grandes dimensions du radier, appliquer un système de ferraillage en panneaux de treillis
soudées sans passer par les longues et fastidieuses étapes de dimensionnement du radier en s’assurant
que le ferraillage minimum nécessaire pour assurer une bonne compression du béton et diffusion des efforts.

6 – CONCLUSION

Ce stage de fin d’étude a été l’occasion pour moi de mettre à l’épreuve mes compétences techniques et
sociales et j’ai bien pu apprécier la marge de progression qu’il me reste à franchir avant d’être pleinement
autonome sur les missions de calcul.
Au cours de cette période en entreprise j’ai, au fil des missions dont j’ai eu la charge, pu développer mes
compétences en analyse de problèmes complexes, mes compétences techniques et surtout ma confiance
en moi. Chaque structure étant unique, il est assez prétentieux de prétendre à la maîtrise de tous les
procédés de calculs et c’est bien pourquoi nous disposons de logiciels de conception assistée (CAO).
L’essentiel est donc de bien analyser le problème posé et de savoir où trouver les éléments de solution.
Je pense donc au vu des missions que j’ai rempli, que je sors de cette expérience grandi, avec un bagage
intellectuel suffisant pour appréhender de manière sereine mon entrée sur le marché du travail.

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7 – BIBLIOGRAPHIE

Coupe : Vue en 2D de la section d’un élément ou d’une structure, elle permet de voir à l’intérieur de l’objet
coupé et de matérialiser son épaisseur
MEP : Mecanical Electrical Plumbing (Systèmes mécanique, électriques, et plomberie)
BIM : Building Information Modeling, méthodologie de management de projet piloté par l’intermédiaire
d’une maquette intelligente.
Impact : Zone de contact entre un mur et une dalle par exemple, il s’agit de tout lieu de reprise de charges
de natures différentes
Bande noyée : Poutre noyée dans la dalle, poutre dont l’épaisseur est la même que celle de la dalle, on ne
peut pas la voir une fois la dalle coulée.
Poutre voile : Une poutre-voile ou paroi fléchie est une poutre de grande hauteur dont le rapport hauteur
sur longueur est supérieur à 0,5 dans laquelle il se développe un effet de voûte. Les poutres-voiles sont
armées, en partie basse, par un tirant qui reprend la traction engendrée par l'effet de voûte et par des
armatures horizontales et verticales qui reprennent les effets du cisaillement.
Renfort de dalle : Tout procédé de mise en place d’armatures supplémentaire ou système rigidifiant dans
une dalle pour lui permettre de supporter un effort déterminé.
Descente de charge : Calcul qui permet de connaître précisément la charge que reçoit chaque pièce
porteuse de l’ossature.
Pieux : élément de construction en béton, acier, bois ou mixte permettant de fonder un bâtiment ou un
ouvrage. Ils sont utilisés lorsque le terrain ne peut pas supporter superficiellement les contraintes dues à la
masse de l'ouvrage. Il est également possible d'utiliser des pieux pour renforcer des fondations existantes.
Longrines : Une longrine est un élément de structure ayant la forme d'une poutre et orientée
horizontalement, supportant des forces mécaniques importantes, en fondation elle supporte les voiles et lie
les semelles isolées, empêchant ainsi leurs déplacements et permettant une meilleure diffusion des efforts
horizontaux.

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Fût scellé : Technique de fondation utilisée pour les ouvrages comme les grues lorsque l’on ne dispose pas
d’emplacement libre pour l’implantation. Avec cette technique la grue sera montée à l’intérieur du bâtiment
et sera démontée par la suite.
Butonnage : Technique de contreventement par buton (métalliques, en bois, en béton armé). Mise en place
des butons, éléments tubulaires permettant de conserver un écart fixe entre deux structures verticales ou
supportant le poids d'une structure horizontale.
VPP : Voile par passes alternée, il s’agit d’une technique de terrassement que l’on utilise lorsque l’on ne
peut pas procéder par excavation avec talus, comme dans le cas de bâtiments ou voiries mitoyens.
Bèche : [C.M.] Plat métallique vertical, éventuellement raidi, soudé sous une embase de pied de poteau et
noyé dans le béton de fondation pour résister aux efforts horizontaux.
[Fond.] Prolongement partiel vertical de la semelle d'un mur de soutènement afin d'augmenter sa
résistance au glissement. V. ill. Murs.
STABOX : Les boites d’attentes Stabox permettent de traiter efficacement les reprises de bétonnage grâce
à des armatures spéciales normalisées et certifiées AFCAB pliables et dépliables une seule fois,
enfermées dans un boitier rigide assurant un ancrage dans le béton de première phase.

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