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RAPPORT DE DÉVELOPPEMENT DURABLE 2 0 0 3

VERSION COURTE
VERSION INTÉGRALE TÉLÉCHARGEABLE SUR
l a f a r g e . c o m /d e v e l o p p e m e n t d u r a b l e/
PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS DU GROUPE

Volumes vendus
Données issues de la consolidation financière au 31/12/2003 2%
7%

16%
Créé en 1833, le groupe Lafarge est aujourd’hui
le leader mondial des matériaux de construction :
48%
n°1 mondial du Ciment et de la Toiture,
n°2 des Granulats et Béton et n°3 du Plâtre.
En 2003, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires
27%
de 13 658 millions d’euros avec plus de 75 000 collaborateurs
dans 75 pays.
Effectifs 2003 par branche
Ciment Toiture
Granulats et Béton Plâtre Autres

13 658
Effectifs
Chiffre d’affaires (en M€) 12 216 9%
75 338
65 953
11%

35 000 5 031
18 348 2 658 47%

1985 1995 2000 2003

33%
Croissance du groupe depuis 1985
Afrique, Asie Pacifique, Amérique du Nord
Océan Indien Chiffre d’affaires 2003 par branche
Amérique latine Europe occidentale
Ciment Toiture
Données consolidées au 31/12/2003
Granulats et Béton Plâtre
➜ Sommaire ?
Index GRI LES ATTENTES DE NOS PARTIES
Rabat Présentation des activités du groupe 3.10 to 3.12 PRENANTES
2.1/2.5/2.8/2.22/4.1/EC1/LA1/LA2

1 Le message de Bernard Kasriel 1.2


Depuis la première publication en 2001, Lafarge s’efforce
2 Le point sur nos objectifs et notre approche de construire son rapport de développement durable dans une
du Global Compact de l’ONU 1.1/3.14/3.19
démarche de dialogue avec ses parties prenantes.
Nous présentons ci-dessous les principales attentes exprimées
3 > 7 MANAGEMENT lors des consultations que nous avons menées* en 2003.
DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
3 Gouvernance 3.1/3.2/3.8 Parmi les principaux sujets sur lesquels nous avons été
4 Management au niveau du groupe 1.1/3.6/3.7/3.10/3.16/HR5/HR7/PR1 interrogés :
6 Déploiement dans les unités • Le respect des règles de concurrence ;

opérationnelles 3.19/3.20
• Notre projet de « super-carrière » à Rodel qui a suscité
une vive opposition de plusieurs ONG (Organisations Non
7 Focus : notre démarche partenariale 3.11/EC10/SO1
Gouvernementales), dont notre partenaire le WWF (World Wide
Fund for Nature) ;
8 > 11 PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
• Les critères d’évaluation de nos fournisseurs ;
8 Redistribution des revenus d’activité
• La contribution de nos produits à l’architecture durable ;
à nos parties prenantes en 2003 EC1/EC3/EC7/EC10/EC11
• L’utilisation de combustibles alternatifs et son impact éventuel
9 Impact économique - Emplois directs LA2
sur les émissions ;
10 Focus : Code de Conduite des affaires 3.7/SO2/SO3/SO5/SO7
• La lutte contre la corruption ;
• Le dialogue avec les fédérations internationales sur
2 > 15 PERFORMANCE SOCIALE les problématiques des droits de l’Homme et du droit du travail.
12 Ressources humaines LA5/LA7/ LA9 à LA11

13 Respect des droits de l’Homme au travail LA3/LA4/LA6/LA15/HR1/HR8 Concernant le suivi de la performance, nos parties prenantes
14 Relations avec les communautés locales HR3/HR6/HR7/HR11 nous ont demandé de mettre l’accent sur :
15 Focus : résultats VIH/SIDA LA8
• Le développement d’indicateurs sociaux en ligne avec la Global
Reporting Initiative (GRI) concernant particulièrement les accords
collectifs, la sécurité, la santé, l’emploi et la diversité ;
6 > 19 PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE
• La transparence sur les résultats de l’application du Code
16 Panorama de notre performance EN1 to EN2/EN5/EN11/EN26
de Conduite des Affaires une fois celui-ci entré en vigueur ;
18 Émissions de CO2 de nos cimenteries 2.16/2.19/EN3/EN8/EN17
• La protection de la biodiversité ;
19 Émissions aux cheminées des cimenteries EN10
• Les contradictions et dilemmes intrinsèquement liés à notre
activité ;
20 Notation extra-financière • La cohérence entre les objectifs de développement durable
21 Méthodologie 2.10 to 2.13/2.15/2.18/2.20/2.21/3.12
et les systèmes d’évaluation des dirigeants.
22 Avis de nos parties prenantes sur ce rapport
Concernant le rapport lui-même, il nous a été demandé :
• De faire vérifier en externe les chiffres mais surtout de valider
LÉGENDE
la cohérence entre les attentes exprimées par les parties
Nouvel objectif groupe prenantes et les sujets traités ;
Suivi d’un objectif groupe • De produire un rapport concis pour le groupe et d’inciter
Pratiques correspondant à l’un des 9 principes nos filiales à produire leur propre rapport.

du Global Compact de l’ONU


* Synthèse fondée notamment sur les avis figurant à la fin du rapport
Document disponible
lafarge.com/developpementdurable/ sur notre site Internet
? 2002, le compte-rendu de la première réunion de notre panel de parties
prenantes et les questions posées en assemblée générale.
BERNARD KASRIEL, DIRECTEUR GÉNÉRAL

NOTRE ENGAGEMENT
POUR RÉPONDRE À CES ATTENTES…
La progression sur la route du développement durable s’apparente en particulier pour Lafarge à une course de fond :
la différence se fait dans la durée même si la performance doit s’apprécier tout au long du parcours.

Évaluer notre performance est le sens de ce troisième rapport, qui reflète les progrès réalisés cette année
sur les différentes dimensions du développement durable.

L’année 2003 a été marquée par la poursuite et l’intensification de nos engagements : nos Principes d’Action
ont été réécrits, nous avons signé le Global Compact des Nations Unies, nous avons formalisé
un Code de Conduite des Affaires et une politique de concurrence applicables à l’ensemble du groupe.
Nous avons également renforcé notre engagement en faveur d’une construction durable, plus respectueuse
de l’environnement et de la société, avec le lancement d’une réflexion associant l’ensemble des acteurs concernés
et l’accroissement de nos efforts de recherche.

Convaincus que le succès de notre démarche repose essentiellement sur sa capacité à satisfaire nos clients,
nos collaborateurs, nos collectivités, nos actionnaires, nous avons en 2003 franchi une étape dans le dialogue
par la création d’un panel permanent représentatif de l’ensemble de nos parties prenantes.

Enfin, 2003 a vu l’enrichissement de nos partenariats avec la société civile : nous avons formalisé
notre engagement avec CARE dans la lutte contre le SIDA en Afrique ; nos travaux avec le WWF se sont approfondis
et nous publions cette année de nouveaux résultats ; avec Habitat for Humanity, nous œuvrons ensemble
désormais dans douze pays pour offrir un toit aux plus démunis.

Je suis convaincu qu’en relevant ainsi les défis du monde moderne en partenariat avec ses parties prenantes,
le groupe continuera à progresser dans la durée.
LE POINT SUR NOS OBJECTIFS
ET NOTRE APPROCHE DU GLOBAL COMPACT DE L’ONU
Au-delà des objectifs groupe, suivis ci-dessous, Lafarge a pris part, depuis plusieurs années à différentes initiatives : le World Business
Council on Sustainable Development (WBCSD) depuis sa création en 1992, l’initiative Ciment du WBCSD dès son lancement en 2000,
la Coalition Mondiale des Entreprises (GBC) contre le VIH/SIDA depuis 2002, et le Global Compact de l’ONU signé par Lafarge en 2003.
Bertand Collomb a en outre pris en 2004 la présidence du WBCSD, la vice-présidence de la GBC et la présidence de l’association française
des signataires du Global Compact.
La mise en application des principes du Global Compact de l’ONU est traduite à travers un certain nombre d’objectifs signalés par un
(voir aussi les indicateurs correspondants dans le sommaire). Tous les textes dont nous sommes signataires sont présentés sur notre site web :
lafarge.com/engagements/
Echéance Avancées Voir page

NOTRE APPROCHE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE


Étendre et renforcer les échanges avec les parties prenantes aux niveaux local, national et international 2003 5, 6
Réunir au moins une fois par an les directeurs généraux et des experts du développement durable 2003 5
dont le WWF pour échanger leurs points de vue
ÉCONOMIE
Définir une approche groupe contre la corruption 2004 11
Auto-évaluation politique concurrence menée par 100% des unités opérationnelles européennes 2005 10
SOCIÉTÉ
Réviser les politiques sociales et développer des lignes directrices 2005 9
Définir un plan d’action Santé Publique et VIH/SIDA dans 100% des pays africains 2003 15
Mettre en place un système de management Santé-Sécurité dans 100% des unités opérationnelles 2005 49% 6
Répéter les programmes d’actionnariat salarié régulièrement pour atteindre 3% du capital détenu par les salariés 2004 1,4% 13
Développer des lignes directrices sur l’intégration des personnes handicapées 2003 12
Doubler le taux de formation interne au niveau des branches et du siège 2005 12
Développer un reporting chiffré sur la formation, sur la base des lignes directrices de la GRI 2005 12
au niveau des unités opérationnelles
Doubler le nombre de femmes aux postes de senior managers entre 2003 et 2008 2008
Identifier chaque année vingt femmes à haut potentiel - 12
Ajouter une section spécifique dans les plannings de succession 2004
ENVIRONNEMENT
Avoir audité 100% de nos sites depuis moins de quatre ans 2004 91% 6
Atteindre un taux de 80% de carrières dotées d’un plan de réhabilitation conforme aux standards Lafarge 2004 16
Atteindre un niveau maximum de poussière de 50 mg/Nm3 dans toutes nos cimenteries 2010 60% 17
Rendre compte de notre performance dans le prochain rapport 2003 17
Réduire nos émissions nettes de CO2 par tonne de ciment de 20% par rapport à 1990 2010 -11,8%
Réduire nos émissions absolues dans les pays industrialisés de 15% en net 2010 -14,7% 18
Réduire nos émissions absolues dans les pays industrialisés de 10% en brut 2005 -12,7%
Mesurer le taux de sites industriels équipés de systèmes de recyclage de l’eau 2005 17
Étendre la mesure des consommations énergétiques significatives à toutes les branches 2005 16
(Les consommations énergétiques ne sont pas significatives dans la branche Granulats et Béton) 16
Atteindre un niveau d’utilisation de matières premières recyclées de : 2005
• 10% dans la branche Ciment 10,3%
• 45% dans la branche Plâtre 51,1% 16
• 2% dans la branche Toiture 1%
• Pas d’objectif pour la branche Granulats et Béton
Réduire la quantité de déchets de production mis en décharge à : 2005
• 1% de la production pour la branche Ciment 1,2%
• 1,5% pour la branche Plâtre 2% 17
• 1,5% pour la branche Toiture 2,5%

Légende : Objectif atteint Progrès en cours Nouvel objectif


10ème principe soumis à l’approbation des signataires en 2004

2 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


MANAGEMENT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

MANAGEMENT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

GOUVERNANCE*

➜ Structure de gouvernance
Diverses lois et recommandations ont été émises récemment par les gouverne-
ments et autorités boursières pour améliorer les modes de gouvernance
des entreprises : aux États-Unis, la loi Sarbanes Oxley et les recommandations
du New York Stock Exchange (NYSE) ; en France, le rapport Bouton et la loi
de sécurité financière.
En 2003, le groupe a fait évoluer sa structure de gouvernance afin de
répondre à ces évolutions. En outre, les fonctions de directeur général
et de président du conseil d’administration ont été séparées.
Assemblée générale des actionnaires, 20 mai 2003.

➜ Indépendance des administrateurs et des auditeurs


Le conseil d’administration a examiné en 2003 sa composition au regard des critères d’indépendance, conformément aux recommandations
du rapport Bouton, qui recommande en particulier qu’une majorité d’administrateurs et de membres des comités des comptes, des nomina-
tions et des rémunérations, puissent être qualifiés d’indépendants. Le rapport propose des critères mais laisse la liberté aux conseils de
déterminer au cas par cas si les administrateurs sont indépendants.
Selon les règles retenues par le conseil, 10 membres sur 15 du conseil ont été jugés indépendants. 7 remplissaient tous les critères indicatifs
du rapport Bouton. Deux administrateurs appartenant aux familles fondatrices et actionnaires, ainsi que le président d’une des banques du
groupe ont été considérés indépendants après analyse approfondie de leur situation.
Le comité des comptes et des questions financières, recomposé cette année, est constitué de 5 membres indépendants au sens de la régle-
mentation américaine et des critères retenus par le conseil. Selon ces critères, le comité des nominations et rémunérations est également
entièrement composé de 3 administrateurs indépendants. Dans ces deux comités, tous les membres sauf un remplissaient a priori les critères
indicatifs du rapport Bouton.
La durée du mandat des administrateurs est de 4 ans et aucun contrôle croisé ne lie les administrateurs entre eux. Les commissaires aux
comptes ne fournissent aucune prestation de conseil ; 25% de leurs honoraires concernent toutefois des prestations accessoires à l’audit
ou des questions fiscales. Enfin, deux réunions d’auditeurs – administrateurs ont eu lieu sans présence du management en septembre 2003
et en février 2004.

➜ Intérêt des actionnaires pour la responsabilité sociale


Au-delà des questionnaires des agences de notations spécialisées, trois questions relatives à la responsabilité sociale et environnementale
(RSE) ont été posées en assemblée générale en 2003, contre une seulement en 2002. Elles concernaient : la carrière de Rodel, notre présence
dans l’indice boursier éthique FTSE4GOOD (voir page 20) et l’utilisation de combustibles alternatifs.

Implication dans les décisions Standards de bonne gouvernance Lafarge au 25 février 2004

Des administrateurs Maximum de 5 mandats cumulés ■ 2,9 en moyenne et 5 au maximum


Réunions et taux de participation moyen au conseil d’administration 5 réunions, 89%
Existence de comités des comptes, des nominations et des rémunérations ✖ Comité Comité Comité nomin.
strat. et comptes & &
dvlpt. quest. fin. remunérations
• Nombre de réunions 2 4 4
• Taux de participation 100% 95% 97%
Évaluation du fonctionnement du conseil tous les 3 ans ✖ Evalué en février 2004 - Présenté en AG

Des actionnaires Part des votes exprimés en assemblée générale 31,30%


Des autres parties prenantes Administrateurs représentant des parties prenantes non-actionnaires Aucun

✖ Recommandations des rapports Vienot ou Bouton *Plus d’informations sur le gouvernement d’entreprise dans le
■ Loi sur les Nouvelles Régulations Économiques (NRE) chapitre 8 du document de référence 2003.

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 -3


MANAGEMENT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

MANAGEMENT AU NIVEAU DU GROUPE


lafarge.com/politiquesRSE/
Nos Principes d’Action ont été réactualisés en 2003 dans le cadre du projet

• Version très détaillée du tableau


« Leader for Tomorrow ».
• Nos Principes d’Action et les Politiques du groupe
➜ Politiques du groupe
Dans la continuité des engagements pris l’an dernier, le groupe a renforcé
certaines de ses politiques en 2003 :
• La Politique Environnement a été revue et publiée.
• Des Politiques Concurrence et un Code de Conduite des Affaires
ont été adoptés début 2004.
• Une Politique Santé-Sécurité a été formalisée et des directives
Santé Publique et SIDA ont été déployées en Afrique, avec comme objectif
de les décliner en Asie et en Europe centrale à moyen terme.
• Enfin, la Politique Emploi a été revue pour intégrer notamment
la notion de non-discrimination.

Le tableau ci-dessous présente un aperçu simplifié de la façon dont


les Politiques du groupe couvrent ou ne couvrent pas les principaux enjeux
que nous avons identifiés. Apparait également la façon dont leur mise
en œuvre est auditée.
Réunion au Japon

ÉCONOMIE SOCIÉTÉ ENVIRONNEMENT

Concurrence et prévention Non-discrimination EMP Changements climatiques ENV


CCA PC
des ententes Santé et Sécurité HS ENV Émissions atmosphériques ENV

Restructuration responsable EMP Rémunérations et avantages Consommation d’eau


RH
au-dessus du seuil de pauvreté
Investissement Socialement Impact des carrières ENV
Responsable (ISR) Actionnariat salarié RH sur la biodiversité
Impacts économiques locaux EMP Temps de travail Réhabilitation des carrières ENV
Transferts de technologie Liberté d’association Émissions diffuses et bruit
et accords collectifs Pollution des sols et sites ENV
Produits adaptés aux
populations à revenus modestes Pas de travail des enfants Fin de vie des sites ENV

Relations équilibrées Pas de travail forcé EMP Utilisation de ressources ENV


avec les fournisseurs Formation et transfert non renouvelables
EMP
Mécénat de compétences Déchets de production ENV
Prévention de la corruption CCA Impacts des produits sur la santé Contribution des produits
ENV
Exercice responsable et la sécurité des utilisateurs à la maîtrise de la consommation ENV
de l’influence sur les politiques Santé-sécurité chez les fournisseurs RH ENV énergétique des bâtiments
publiques
Performance sociale des fournisseurs ACH Impacts de la fin de vie des produits ENV
Relations avec les communautés Performance environnementale
ENV ACH
locales des fournisseurs

Politiques du groupe liées au développement durable :


CCA Code de Conduite des Affaires PC Politique Concurrence ENV Politique Environnement
EMP Politique Emploi HS Politique Santé-Sécurité RH Autres Politiques Ressources Humaines
ACH Guide Achats Pratiques ayant fait l’objet d’audits en 2003

4 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


➜ Responsables de la démarche développement durable
Un Comité Développement Durable présidé par le directeur général a été créé
M€
en 2002, pour statuer sur les décisions stratégiques. La coordination de la 0,8
démarche est assurée par le directeur Affaires Publiques et Environnement, 0,03
0,3 2,2
rattaché au directeur général. 1,9 3,6
2,4
3,4
3,4
➜ Principales initiatives des directions fonctionnelles 13,3
14,3

• Affaires Publiques - En 2003, nos actions ont porté pour une large part 11,9

sur des questions environnementales tant en Europe qu’en Amérique du Nord.


Elles ont concerné principalement :
- les mesures nationales de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ;
- les modalités d’utilisation en cimenterie des combustibles et matières
2002 2003 2004
premières alternatifs ;
- plus particulièrement en Europe, la politique relative aux produits chimiques;
- plus particulièrement aux États-Unis, les standards d’émissions Répartition du budget R&D groupe
atmosphériques.
Exploration de nouveaux leviers de réduction
Nous avons également suivi aux États-Unis le budget fédéral pour la construc- de nos émissions de CO2
tion et les infrastructures. Programmes à fort impact sur nos émissions de CO2
En 2004, nous prévoyons d’engager de façon pro-active des débats avec (leviers actuels)
Programmes à impact indirect sur nos émissions de CO2
des décideurs européens sur des problématiques majeures pour le groupe (produits haute performance)
et la société toute entière, en particulier le changement climatique Autres axes sans implication majeure
et la construction durable. en termes de développement durable

• Achats - En 2003, la direction des Achats a annoncé l’intégration formelle


de la performance sociale et environnementale des fournisseurs dans la
politique d’évaluation et de référencement. Le déploiement est en cours.

lafarge.com/positionspubliques/
• Recherche & développement - Après une phase d’analyse des connais-
sances existantes sur les nouveaux leviers potentiels de réduction de nos • Positions publiques du groupe
émissions de CO2, nous avons engagé en 2004 un programme exploratoire
sur une dizaine de pistes. Par ailleurs, afin de contribuer à améliorer
lafarge.com/RSEdesdirections/
la performance environnementale des bâtiments, nous nous sommes engagés
à participer à hauteur de 1M€ à la création d’une fondation de recherche • Tableau présentant les responsabilités
associant l’ADEME* et le CSTB**. de chaque direction fonctionnelle
En outre, nous avons participé au développement d’une réflexion commune et ses actions en 2002 et 2003
entre entreprises sur la construction durable .

lafarge.com/dialogue/
• Autres directions du groupe - L’intégration de la démarche développement
durable par les autres directions fonctionnelles est présentée sur notre site .
• Synthèse des attentes exprimées
lors de nos consultations de parties prenantes
➜ Dialogue du groupe avec ses parties prenantes • Profil des membres du panel de parties prenantes
L’année 2003 a été marquée par la première réunion d’un panel permanent • Description des partenariats mondiaux et locaux
de parties prenantes (voir sa composition en dernière page du rapport).
Il se réunira une à deux fois par an avec le Comité Développement Durable
pour discuter des sujets difficiles auxquels nous faisons face et donnera Constructiondurable.com
son avis sur notre rapport de développement durable. • Description de notre groupe de travail

*ADEME : Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie


**CSTB : Centre Scientifique et Technique du Bâtiment

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 5


MANAGEMENT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

DÉPLOIEMENT DANS LES UNITÉS OPÉRATIONNELLES


80% ➜ Management de l’environnement
70%
Le groupe met en place sur ses sites industriels un Système de Management
60%
50% Environnemental (SME) conforme à l’état de l’art. Lors de l’évaluation menée
40% par le FTSE4GOOD, il a été jugé suffisamment efficace pour permettre
30% au groupe d’intégrer l’indice boursier éthique.
20%
Fin 2003, 91% de nos sites avaient été audités depuis moins de 4 ans.
10%
0% Notre objectif prévoit d’atteindre 100% à fin 2004. En complément de son
2001 2002 2003 SME, le groupe encourage la certification ISO 14001 pour les sites
qui le souhaitent.
1. Part de la production venant de sites couverts
par un Système de Management de l’Environnement
➜ Management Santé-Sécurité
SME Lafarge
Le groupe déploie sur ses sites un Système de Management Santé Sécurité,
Certification ISO 14001 (non estimé en 2001)
avec un objectif de couverture de 100% d’ici fin 2005.
Fin 2003, 49% des effectifs du groupe étaient déjà couverts
par le système, un résultat au-delà des prévisions.

➜ Management de la performance individuelle


Chaque manager bénéficie d’une évaluation individuelle annuelle. L’évaluation
% d’unités repose sur six critères, incluant notamment « l’intégrité et le respect des
Sécurité valeurs inscrites dans les Principes d’Action du groupe ».
100%
90% Économies de ressources non renouvelables
80% Laitiers, cendres* ➜ Programmes de performance des branches
70%
60% Efficacité énergétique Lafarge s’est engagé ces dernières années dans une démarche dynamique
50% Dialogue avec d'amélioration de sa performance. Ces programmes se déclinent différemment
40% parties prenantes
selon les branches mais tous intègrent des éléments liés à la performance
30% Autres (santé...)
sociale et environnementale.
20% C02
10% En 2003, la branche Ciment a franchi un pas significatif avec son programme
0% Advance : chaque unité s’auto-évalue annuellement sur 19 leviers de
performance, dont maintenant 4 explicitement liés au développement durable.
Cette auto-évaluation leur permet de se comparer entre elles et de sélection-
2. Leviers de développement durable retenus
ner annuellement 5 à 6 leviers prioritaires, dont la sécurité fait obligatoire-
par les unités opérationnelles de la branche Ciment
parmi leurs 5 priorités annuelles ment partie.
Leviers explicitement liés au développement durable Les autres leviers liés au développement durable (économie de ressources
Autres leviers, ayant un lien avec la réduction naturelles, CO2, relations avec les parties prenantes) sont apparus dans bon
des émissions de CO2
nombre d’unités parmi leurs 5 priorités annuelles (voir graphe 2).

*Matières premières de substitution dans le ciment permettant de réduire les


émissions de CO2 (voir page 18).

lafarge.com/managementRSE/

• Programme Advance
• Indicateurs SME par branche

6 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


FOCUS

Notre démarche partenariale


La croissance internationale importante menée depuis les années 1990 place
aujourd’hui le groupe face à des contextes locaux, des attentes et des enjeux
nouveaux. Pour y faire face de façon responsable, nous avons engagé depuis
plusieurs années une politique de dialogue avec nos parties prenantes, qui,
dans bien des domaines, se prolonge sous forme de partenariats .

➜ WWF :
un partenariat en phase de maturité
À l’issue de sa quatrième année, le partenariat avec le WWF entre dans
une phase de maturité. Sur le thème du changement climatique, nous avons
Venezuela, construction d’un centre éducatif, Allianza La Vega
poursuivi en 2003 notre engagement de réduction de nos émissions et
travaillé sur le thème des énergies renouvelables. Le dialogue sur les
émissions de micro-polluants a permis une évaluation de nos impacts
Partenariat avec le WWF (1,3 M€)
et conduit à l’établissement d’un programme d’actions. Sur le terrain,
les partenariats se sont intensifiés. Enfin, nous avons lancé une réflexion
sur la stratégie de biodiversité du groupe.

➜ CARE : 35% 55%


de la consultation au partenariat de terrain
D’abord consulté sur des questions de développement local, CARE est depuis
cette année le partenaire du groupe sur la question de la lutte contre le
VIH/SIDA. 10%
Choisi pour son pragmatisme et sa structure internationale très décentralisée, Source WWF
CARE participe à notre panel de parties prenantes, à notre Comité Santé
Afrique et à des missions locales d’évaluation en Afrique. Utilisation des fonds versés à WWF

Cette participation permet notamment au groupe de bénéficier d’une vision Accompagnement de Lafarge dans sa démarche
de développement durable
d’ONG de terrain sur les enjeux liés à la santé et au développement.
Gestion de suivi du partenariat, communication
Pour les prochaines étapes, nous chercherons à favoriser les partenariats
Financement des programmes de l’ONG
entre nos structures locales respectives.

➜ Habitat for Humanity :


multiplication des partenariats locaux
Habitat for Humanity a pour objectif de fournir un toit décent et à moindre
coût aux plus démunis dans le monde entier. Depuis plusieurs années,
➜ Care reçoit 60 000€ pour aider Lafarge à déployer
de nombreuses unités du groupe se sont engagées à ses côtés en fournissant sa politique HIV/SIDA.
gratuitement matériaux de construction et compétences, notamment sous
la forme de volontariat de nos employés. En 2001, Lafarge North America ➜ Lafarge North America a fourni 1M de dollars US
a signé un partenariat sur une durée de cinq ans représentant un engagement en fonds et matériaux à Habitat for Humanity.
financier équivalent à 1 million de dollars US en fourniture de matériaux
et en apport financier. Cet engagement a été dépassé en moins de trois ans.
À présent, des partenariats locaux sont menés dans 12 pays.

lafarge.com/dialogue/

• Description des partenariats globaux et locaux

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 7


PERFORMANCE ÉCONOMIQUE

PERFORMANCE ÉCONOMIQUE FLUX FINANCIERS VERS NOS PARTIES PRENANTES


RÉSULTANT DE NOS ACTIVITÉS EN 2003

13 658 M€
es
Revenus Sommes disponibles pour l'entreprise** Ressources financières disponibles
des opérations en 2003 1 694 M€ pour investissement en 2003
13 658 M€

12 164 M€ €

Banqu
investi
gat

Fourn

et 466 M€ 8 357 M€ 864 M€


ctivités

Les données présentées dans ce schéma viennent des comptes consolidés du groupe, à l’exception des données marquées d’une * qui sont estimées.
**Ce montant inclut une variation de BFR (Besoin en Fonds de Roulement) de -200 M€.

12% Asie Pacifique 13%

Matières premières et énergie


26% Afrique 5%
Produits spécifiques
Produits standards Amérique
21% latine 5% Europe
Produits pour la revente
occidentale
Investissements industriels Europe centrale 44%
6%
Services spécifiques
8% Bassin méd. 5%
Services standards
8% Transport et logistique
6%
Services publics
Amérique du Nord 22%
3%
11% 5%

2. Répartition des fournisseurs par famille 3. Répartition géographique


en pourcentage des achats des capitaux employés par le groupe (18 991 M€)

8 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


IMPACT ÉCONOMIQUE EN 2003 INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE

Le schéma ci-contre présente la façon dont les revenus de notre activité sont ➜ Lors de sa première réunion, notre panel de parties
redistribués aux parties prenantes. Une répartition plus détaillée de nos prenantes a souligné l’importance d’une cohérence
achats est par ailleurs présentée dans le graphe 2. Les flux à la disposition entre l’engagement du groupe pour le développement

de l’entreprise sont élevés, du fait de la forte intensité en capital de nos durable, d’une part, et le mode de gestion favorisé
pour ses fonds de pension et les produits d’épargne
activités (le capital investi représente 1,4 fois les ventes).
salariale proposés, d’autre part.
La répartition géographique de ce capital illustre notre volonté de leadership
au niveau mondial. Au sein de chaque zone géographique, la part des fournis-
Les fonds de pension de Lafarge sont gérés par les
seurs et des salariés par rapport aux ventes est sensiblement la même du fait
unités opérationnelles en fonction des réglementa-
du caractère régional de nos activités.
tions locales auxquelles elles sont soumises.
En 2003, notre politique financière a visé à améliorer fortement nos ratios Si le groupe est globalement favorable à l’intégration
financiers : investissements réduits, désinvestissements et augmentation de critères éthiques dans la gestion de ces fonds,
de capital. la prise en compte de tels critères ne peut se faire
Parallèlement à l’impact économique direct généré par ces flux monétaires, que dans le cadre de leurs règlements de gestion.
notre activité engendre des impacts économiques indirects sur nos parties
prenantes tels que l’augmentation du cours de l’action pour nos actionnaires
ou les coûts associés à nos impacts environnementaux.
Ces aspects sont présentés de manière qualitative sur notre site Internet .

EMPLOIS DIRECTS AU SEIN DU GROUPE


4000 Emplois créés
Fin 2003, l’activité du groupe génère 75 338 emplois directs auxquels +3194
3000
s’ajoutent environ 7 700 emplois sous-traités, principalement dans 2000 Emplois supprimés
les transports et la maintenance des sites. Par rapport à 2002, le nombre 1000 Démissions
total d’emplois directs est en baisse de 2,8% du fait de la poursuite de plans 0 Retraites
de réduction d’effectifs et de cessions (voir graphe 4), faisant notamment -1000 -1292 Licenciements
suite à l’intégration de Blue Circle. 20 unités opérationnelles ont procédé -2000 Décès

en 2003 à des réductions d’effectifs significatives (concernant au moins 5% -3000 Non référencés

de leurs employés). Conformément à la Politique Emploi du groupe, les -4000


-4486 Bilan
-5000
salariés ont fait l’objet de mesures d’accompagnement individualisées.
À titre d’exemple, nous présentons ci-dessous le bilan d’une des principales
reconversions de sites en cours avec la fermeture de la cimenterie de Tétouan 4. Bilan de la création/suppression d’emplois en 2003
NB : ces données couvrent 70% des effectifs du groupe
I au Maroc, déjà suivie en 2002, et l’ouverture de Tétouan II .

Plan de redéploiement sur le site de Tétouan I 2002 2003

Effectifs concernés sur le site de Tétouan I 195 41

Transfert vers une autre usine Lafarge 53 0 lafarge.com/economie/

Retraite anticipée 21 1 • Description de nos coûts externes


et analyse de l’emploi local d’un site
Emploi dans une autre entreprise 0 10
• Politique Emploi
Projet personnel 80 30 • Etude de cas détaillée sur la restructuration
de Tétouan
En attente de solutions 41 0

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 9


PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
FOCUS

Code de conduite des affaires


➜ Contexte et engagements
En 2002, notre rapport faisait état d’une amende de la Commission
européenne pour entente (objet d’un recours devant le tribunal de première
instance de l’Union européenne qui ne se prononcera pas avant plusieurs
mois) d’une part, et affichait d’autre part notre intention de développer une
approche anti-corruption s’inspirant des Principes développés par Transparency
International et Social Accountability International.

➜ Code de Conduite des affaires


En 2004, un Code de Conduite des Affaires découlant de nos Principes d’Action
précise les règles s’appliquant à toutes les entités du groupe
et aux prestataires agissant en leur nom. Il couvre les domaines des conflits
d’intérêt, de la corruption, des contributions aux activités politiques, de la
transparence financière, des délits d’initiés et renvoie aux Politiques Audit,
Concurrence, Environnement, Emploi et Santé-Sécurité.

Les modalités d’application, discutées avec notre panel de parties prenantes


en novembre 2003, prévoient :
• le déploiement de formations,
• la mise à disposition des employés d’une ligne téléphonique spécialisée,
• des vérifications internes ou par l’intermédiaire de conseils extérieurs,
Md € • et le cas échéant, des sanctions.
7
6 ➜ Politique de concurrence
5
• En complément du Code, une Politique de Concurrence vient préciser
4
de façon détaillée la conduite à tenir devant la complexité d’application
3 42%
des réglementations. Son entrée en vigueur début 2004 a été précédée par
2
1 20% une phase de sensibilisation et d’information des managers des différentes
0 entités en 2003 :
branche branche branche branche • toutes les unités opérationnelles européennes de la branche Ciment
Ciment Granulats Toiture Plâtre
et Béton ont ainsi été couvertes (voir graphe 1),
• les dirigeants des autres branches ont aussi été sensibilisés.
1. Unités opérationnelles sensibilisées à la nouvelle En complément, des vérifications, internes ou externes, déjà amorcées
Politique de Concurrence en 2003
bien avant 2003 se poursuivront en 2004. Toute dérive avérée pourra être
Unités auto-évaluées chiffre d’affaires total de la branche
sanctionnée, même en l’absence de poursuites par les autorités.

lafarge.com/politiquesRSE/

• Code de Conduite des Affaires


• Résumé des règles essentielles
du droit de la Concurrence

10 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


➜ Démarche anti-corruption
Conformément à nos engagements, notre Code de Conduite et ses modalités Chiffre d’affaires des unités situées dans la zone en Md€
d’application ont été analysés au regard des Principes élaborés par 7
Transparency International et Social Accountability International . 6
Cette analyse fait globalement ressortir la nécessité de développer des lignes 5
directrices complémentaires et des formations spécifiques pour les managers. 4
Dans cette perspective, nous avons engagé en 2003 un dialogue constructif 3
avec Transparency International - France, visant à établir en commun 2

un programme d’action. 1
0
Zone à risque Zone à risque Zone à haut Zone à très
En parallèle, un premier état des lieux des risques-pays et des politiques modéré moyen risque haut risque
(7,5 à 10) (5 à 7,5) (2,5 à 5) (<2,5)
internes des unités opérationnelles a été effectué (voir graphe 2).
Enfin, en tant que signataire du Global Compact, Lafarge soutient l’ajout 2. Risque de corruption et politiques de prévention
Répartion de notre chiffre d’affaires en fonction
d’un dixième principe lié à la corruption, envisagé en 2003. Nous considérons
des risques-pays selon l’Indice de Perception 2003
cependant que des progrès ne pourront être effectivement constatés de Transparency International (pays notés de 0 à 10)
que si l’ensemble des acteurs, notamment les acteurs publics, s’associent Unités ayant développé leur propre politique
à cette démarche.

➜ Contributions aux activités politiques Chiffre d’affaires des unités en Md€


Conformément aux Principes de Transparency International, nous publions 10
cette année nos contributions aux partis politiques. Un état des lieux du 9
contexte légal et des politiques en vigueur dans les unités opérationnelles 8

a été réalisé en 2003 (voir graphe 3). Seul Lafarge North America a fait état 7
6
de contributions au travers d’un comité indépendant, aux États-Unis, où cela
5
est une pratique légale et fréquente.
4
31 000 dollars ont été versés par notre Political Action Committee (fonds col-
3
lectés auprès des employés). Cela fait de Lafarge un contributeur relativement
2
modeste, l’entreprise classée à la 100ème place en terme de contribution verse
1
en effet dix fois plus*. 0
Chiffre d’affaires Chiffre d’affaires
dans les pays où la dans les pays où la
*Classement établi par The Center for Responsive Politics (États-Unis) pratique est légale pratique est illégale

3. Financement de partis politiques et de candidats


Contexte légal et politiques des Unités Opérationnelles
Unités ayant développé leur propre politique
Unités faisant état de contributions en 2003

NB : les données des deux graphiques ci-dessus couvrent


75% du chiffre d’affaires du groupe

lafarge.com/economie/

• Analyse du Code de Conduite au regard


des Principes de Transparency International
et Social Accountability International
• Détails des contributions

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 11


PERFORMANCE SOCIALE

2002 2003
PERFORMANCE SOCIALE
Taux de fréquence accidents avec arrêtA 8,22 6,56
Branche Ciment 4,85 3,32
Branche Granulats et Béton 7,85 6,89
Branche Toiture 20,18 17,96
RESSOURCES HUMAINES
Branche Plâtre 6,66 4,99
Taux de gravitéB 0,28 0,24 Le groupe a mis en place en 2003 une organisation permettant de suivre
Taux de mortalitéC N.D 0,77 l’ensemble des indicateurs sociaux de la Global Reporting Initiative (GRI).
Branche Ciment 1,28 0,89 Le périmètre couvert pour cette année représente 61 unités opérationnelles,
Branche Granulats et Béton 1,12 0,78 soit 75% des effectifs et 80% du chiffre d’affaires.
Branche Toiture N.D. 0,78
Branche Plâtre 1,57 0,00 ➜ Sécurité
Accidents mortels des employés sur site 5 4 Les résultats se sont améliorés depuis 2002 (tableau 1). L’implication
Accidents mortels des employés transports 5 3
du management et le déploiement du Système de Management Santé Sécurité
Accidents mortels des sous-traitants sur site 20 10
en 2003 ont eu leurs premiers effets positifs. Nous poursuivons nos efforts
Accidents mortels de tiers sur site 5 0
pour atteindre les meilleurs niveaux de sécurité dans tous les domaines,
Accidents mortels sous-traitants transportsD 6 10
y compris pour les sous-traitants et le transport.
Accidents mortels de tiers transportD 8 11
Parmi les effets positifs d’une meilleure gestion de la sécurité au travail,
1. Résultats sécurité du groupe
A
Nombre d’accidents entraînant une perte de temps il faut souligner qu’entre 2002 et 2003, les jours non travaillés suite à des
par million d’heures travaillées accidents de travail ont diminué de 17% (soit environ 9 000 jours travaillés).
B
Nombre de jours calendaires perdus suite à des accidents
par millier d‘heures travaillées
C
Nombre d’accidents mortels pour 10 000 salariés. ➜ Diversité et non discrimination
D
Les accidents de transport ont été recensés en 2003 La notion de non discrimination est depuis 2003 formellement intégrée
de façon plus exhaustive
dans la Politique de l’Emploi du groupe. 24 unités opérationnelles ont
un programme spécifique d’intégration pour des minorités ethniques
Nombre d’unités opérationnelles ou des demandeurs d’emploi longue durée (voir graphe 2).
Des objectifs pour accroître la place des femmes dans le management
ont été fixés (voir tableau 3 et objectifs page 2).
13 13
Des lignes directrices groupe sur le maintien dans l’emploi des personnes
11 handicapées sont en cours de réalisation.
7
➜ Formation
En 2003, 534 589 heures de formation ont été dispensées aux employés
Femmes Minorités Personnes Demandeurs et 197 406 heures aux cadres.
ethniques handicapés d’emplois
Comme le montre le graphe 3, les employés résidant dans les pays ayant
Populations concernées par le programme un indice d’éducation* faible ont reçu davantage de formation.
Début 2004, le groupe a annoncé la création de sa propre université.
2. Unités opérationnelles ayant mis en place
des programmes d’intégration spécifiques
Les premières sessions de formation commenceront au premier semestre 2004.

25,0
20,0
15,0
10,0
5,0 Cadres
(toutes
0,0 Conseil Cadres Cadres catégories Non
pays pays pays pays d’administration dirigeants senior confondues) cadres
à niveau à niveau à niveau à niveau
très fort fort moyen faible 2003 2,86% 7,63% 14,15% 14,39%
(indice > 0,95) (0,9 à 0,95) (0,7 à 0,9) (indice < 0,7) 6,67%
2002 6,67% 2,26% 6,77% 14,25% 15,02%
3. Heures de formation par employé
en fonction du niveau d’éducation* du pays
4. Part des femmes en fonction des catégories professionelles
*Source : Rapport du Programme des Nations Unies
Données portant sur la totalité du groupe
pour le Développement 2002

12 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


Représentation des salariés part
Salariés représentés par des organisations

➜ Salaires minimum
représentatives du personnel
Salariés syndiqués
Salariés couverts par des accords collectifs
] 84%

En 2002, le groupe a procédé, avec le concours direct de la Fédération Salariés couverts par des accords collectifs régionaux 68%
Internationale des Travailleurs du Bois et du Bâtiment (FITBB), à un sondage
5. Représentation des salariés
dans 7 pays, soit 12% des effectifs totaux . Ce sondage a permis de
positionner les salaires du groupe par rapport aux salaires minimum du pays
et du secteur. Il montre, qu’en moyenne, le salaire minimum chez Lafarge est
nettement supérieur au salaire minimum du secteur. L’étude sera reconduite 80%
80%
et étendue en 2004.
70%
60% 60%
51%
➜ Evaluation de la satisfaction 50%
40% 32%
Nous évaluons régulièrement la satisfaction de nos employés. En 2003, 14%
30% 16%
22 Unités (soit 37% des effectifs) ont mené une enquête de satisfaction. 14% 12%
20%
6%
10%
➜ Actionnariat salarié 0%
Santé-Sécurité Formation Rémunération
Après l’augmentation de capital de juillet 2003, la part des salariés dans le
capital du groupe est passée à 1,4%. Le groupe met en œuvre régulièrement 6. Part des salariés impliqués dans le développement
des programmes d’actionnariat salarié, le dernier ayant eu lieu en 2002. En des politiques les concernant au niveau local
2003, nous avons développé des outils d’information destinés aux actionnaires Information Consultation Approbation
salariés, disponibles en 20 langues.

68%
RESPECT DES DROITS DE L’HOMME AU TRAVAIL 66%
64%
62%
➜ Politiques 60%
À travers la signature du Global Compact des Nations Unies, le groupe 58%
s’est engagé à respecter et à promouvoir les droits de l’Homme dans sa sphère 56%
54%
d’influence. Cet engagement est désormais traduit dans le Code de Conduite
52%
des Affaires, qui s’applique à l’ensemble du personnel. 50%
24 unités opérationnelles (soit 57% des effectifs) ont par ailleurs développé Emploi Rétributions Santé-Sécurité
et classification
une politique spécifique à ce sujet. De plus, 7 unités (soit 28% des effectifs) du personnel

ont un programme de formation spécifique sur les droits de l’Homme.


7. Part des employés couverts selon le type
d’accord collectif
➜ Liberté d’association et relations avec les syndicats
Aucune entrave à la liberté d’association n’existe dans le groupe (tableau 5).
Au contraire, le groupe encourage les salariés à participer au développement
des Politiques Sociales (graphe 6) :
lafarge.com/droitsdelhomme/
• Avec notre Comité Européen un accord en matière de santé sécurité
a été signé en juin 2003.
• Étude 2002 sur les salaires
• Par ailleurs, Lafarge continue d’entretenir un dialogue permanent avec • Conformément aux exigences de l’article 116
les fédérations internationales du secteur du bois et de la construction de la loi sur les Nouvelles Régulations Économiques
sur l’application des standards internationaux tels que les conventions de (NRE), des informations complémentaires sont
l’Organisation Internationale du Travail (OIT) . disponibles dans le document de référence du
groupe.

www.ifbww.org et www.icem.org

• Pour poser des questions aux fédérations syndicales

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 13


PERFORMANCE SOCIALE

➜ Liberté de l’homme au travail


Le groupe s’engage à respecter partout où il opère les principes fondamentaux
de l’OIT. Les enquêtes réalisées à l’occasion du rapport social n’ont révélé
16% aucune pratique contraire à ces principes, en particulier relative au travail des
enfants et au travail forcé. Par ailleurs, même dans les conditions
35%
permises par les standards de l’OIT, le groupe n’emploie pas de prisonniers.

➜ Sécurité des biens et des personnes


49% Dans les situations qui l’exigent, le groupe emploie des agents de sécurité
pour assurer la sécurité des personnes ou des biens. Dans 13 unités
opérationnelles (représentant 16% des effectifs), les forces de sécurité
disposent d’armes à feu et ont bénéficié d’une formation à l’utilisation
1. Unités opérationnelles employant des agents de sécurité de ces armes (voir graphe).
Unités n’employant pas d’agents de sécurité
Unités employant des agents non armés ➜ Application de nos principes chez nos fournisseurs
Unités employant des agents armés formés En 2003, Lafarge emploie indirectement près de 7 700 personnes
La part des Unités est représentée en fonction des effectifs en sous-traitance et a réalisé 7,7 milliards d’euros d’achats auprès de
quelques 100 000 fournisseurs (répartition par secteur d’activité page 8).
Ces achats sont réalisés par les unités opérationnelles et coordonnés par
une direction au niveau du groupe.
Fin 2003, la performance sociale et environnementale est formellement
devenue l’un des 15 critères d’évaluation des fournisseurs. Une démarche
d’analyse des risques (sociaux, environnementaux et de corruption) et de nos
leviers d’action pour les principales familles d’achats a été engagée fin 2003.
Elle conduira à la création d’outils d’aide aux acheteurs et à l’intégration de
critères dans le programme de performance des achats.

RELATIONS AVEC LES COMMUNAUTÉS LOCALES

➜ Politiques et programmes
Le groupe attache une importance toute particulière aux relations des unités
opérationnelles et de leurs sites industriels avec les autorités, associations
et riverains. Il encourage notamment toutes les entités à développer des
Bangladesh, le responsable du projet de développement Lafarge programmes à caractère social avec les communautés locales : 77% des unités
consulte les communautés locales.
opérationnelles ont ainsi mis en place au moins un programme de ce type
en 2003.
Plusieurs partenariats locaux ont notamment été développés avec des
associations comme le WWF en Autriche et en Chine, ou Habitat for Humanity
dans une douzaine de pays.

Pour formaliser davantage ses relations avec les communautés locales,


la branche Ciment a intégré le dialogue local comme un des 19 leviers
de son programme de performance.
lafarge.com/dialogue/

• Partenariats locaux

14 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


FOCUS

Résultats VIH/SIDA
En Afrique subsaharienne, Lafarge contribue à la lutte contre le VIH/SIDA.
Membre de la Coalition mondiale des entreprises contre le VIH/SIDA,
nous participons à la mobilisation du secteur privé pour lutter contre cette
pandémie .

Kenya, Bamburi, centre de prévention du VIH/SIDA


➜ Actions menées en 2003
Notre rapport 2002 annonçait la création de lignes directrices visant à aider
nos unités opérationnelles à faire face à l’épidémie. L’année 2003 a été mar- Nombre d’employés
quée par les premières étapes de leur déploiement en Afrique subsaharienne :
• Un « Comité Santé », dont l’ONG CARE fait partie, a été créé pour coordonner 64 000
et approfondir les actions des unités. Il se réunit régulièrement pour engager
et suivre les programmes menés localement. 4000

• Des partenariats locaux ont été développés à destination des communautés 3000
2000
locales, notamment avec l’US AID en Ouganda, la Coopération Technique
1000
Allemande (GTZ) en Tanzanie et le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA
0
au Cameroun. moins 1 5 10 15 20 plus
de 1% à 5% à 10% à 15% à 20% à 30% de 30%
• Des missions d’évaluation des situations locales ont été menées avec CARE
pour repérer les difficultés et identifier des voies pour les résoudre.
Taux de prévalence VIH (source Central Intelligence Agency)
Répartition géographique des effectifs du groupe
➜ Perspectives pour 2004 en fonction du taux de prévalence VIH
En 2003, les antirétroviraux ont commencé à être distribués au Cameroun et des pays d’implantation
au Kenya. En 2004, le groupe poursuivra son action. Les employés de quatre Effectifs du groupe
Effectifs couverts par le Comité Santé Afrique
nouveaux pays bénéficieront ainsi de traitements anti-rétroviraux. Par ailleurs,
deux nouveaux axes de partenariats seront développés :
• Avec les bailleurs de fonds internationaux, les gouvernements et les ONG ÉTAT DES LIEUX EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE
pour étendre les programmes de lutte contre le VIH/SIDA aux communautés
➜ 80% des employés ont des informations
locales dans le cadre de partenariats public/privé.
et de la prévention quasi-quotidiennement.
• Avec les assureurs et les pouvoirs publics pour permettre aux employés
de bénéficier d’une couverture santé durable et non-discriminatoire.
➜ 30% des employés ont participé volontairement
à des campagnes de dépistage.
Par ailleurs, Lafarge, conscient des risques émergents dans d’autres régions,
souhaite étendre prochainement sa politique en Asie. ➜ Au Cameroun et au Kenya (15% des effectifs d’Afrique
subsaharienne), les unités opérationnelles offrent
(1) Coopération Technique Allemande, organisation parapublique organisant l’accès à des traitements anti-rétroviraux aux salariés
du soutien technique dans les pays en développement. s’ils sont malades du SIDA.

www.unglobalcompact.org

• Étude de cas sur notre programme

www.businessfightsaids.org

• Site web de la coalition mondiale


des entreprises contre le SIDA

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 15


PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE
➜ Économies de combustibles fossiles
En 2003, les fours de cimenterie, qui représentent plus de
90% de la consommation énergétique du groupe, ont brûlé
9,7 millions de tonnes équivalent pétrole. Pour économiser les
combustibles fossiles, nous améliorons l’efficacité énergétique
et utilisons une large gamme de déchets comme combustibles.
Cette utilisation constitue par ailleurs un service environne-
➜ Économies de matières premières
mental rendu à la collectivité.
non renouvelables
En 2003, le groupe a consommé 400 millions de tonnes Total 488 1001 1174
de matières premières dont 95% ont été extraites de nos 466
392
carrières.
Pour limiter cette consommation, nous appliquons 609 708
488
une politique de substitution des matières premières
par des sous-produits et des déchets industriels.
2001 2002 2003
Cette politique contribue à la réduction des émissions
de CO2 liés à la transformation du calcaire dans les fours Économies totales de combustibles fossiles
de cimenterie (voir page 18). dans les cimenteries
x1 000 Tonnes Équivalent Pétrole
60% Grâce à une meilleure efficacité énergétique (par rapport à 2001)
51,1% Grâce à l’utilisation de combustibles alternatifs
50% 49,0%
43,2% 45%
41,9%
40%
30%
20%
10% 8,2% 9,7% 10,5% 10,3% 10,0%

ND ND 2,0% 1% 2,0%
0%
2000 2001 2002 2003 Objectif 2005

Part des matériaux de substitution


dans la consommation totale de matières premières
Ciment Plâtre (plaques uniquement) Toiture

➜ Réhabilitation des carrières


Nous appliquons une politique de réhabilitation
systématique de nos carrières : environ 30%
sont transformées en zones naturelles.
En 2003, 80% de nos carrières sont dotées
d’un plan de réhabilitation conforme aux standards
du groupe, ce qui est d’ores et déjà conforme
à l’objectif fixé pour 2004.
➜ Maîtrise des consommations d’eau
L’eau est utilisée pour le refroidissement des machines,
514/602
le conditionnement des gaz, les opérations de nettoyage
et entre dans la composition des produits.
En 2004, nous suivrons le taux de sites de la branche
Granulats et Béton équipés de systèmes de recyclage d’eau.
140/215 Cet indicateur sera étendu à toutes les branches en 2005.

7/14 24/24 2000 2001 2002 2003

l/ tonne de ciment 435 520 427 366


Ciment Granulats Plâtre Toiture
l/ m2 de plâtre 5,4 6,6 6,4 6,6
Carrières dotées d’un plan de réhabilitation
l/ m2 de toiture ND ND 10,5 4,9
conforme aux standards du groupe - 2003
Nombre total de carrières Avec un plan de réhabilitation Consommation d’eau en litres par unité de produit

16 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


PANORAMA DE NOTRE PERFORMANCE

➜ Maîtrise des émissions dans l’air


Le groupe est un émetteur significatif de dioxyde de carbone (CO2) le principal gaz à effet de serre. Ces émissions proviennent à 90%
des cimenteries, et plus particulièrement de la consommation de combustibles et du processus chimique de transformation du calcaire
dans le four. En 2001, un objectif de réduction de nos émissions a été défini dans le cadre de notre partenariat avec le WWF.

Concernant les autres émissions atmosphériques : La performance des cimenteries relative aux émissions aux cheminées
est consolidée depuis 3 ans pour les poussières, les oxydes d’azote (NOX) et le dioxyde de soufre (SO2). Afin de répondre aux
interrogations de nos parties prenantes, nous commençons aussi à publier cette année nos émissions de micro-polluants (voir page 19).

LES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX


NON COUVERTS PAR LE REPORTING

➜ Les indicateurs de performance environnementale


du groupe ont été définis après discussion avec
notre partenaire le WWF en fonction de l’impact.

➜ Toutefois certains aspects de notre performance ne


font pas pour l’instant l’objet d’un reporting chiffré,
du fait du grand nombre de sites, de produits et de
contextes locaux. Il s’agit principalement :
• du bruit, des vibrations et des poussières diffuses
générés par la production et le transport ;
• de l’impact des carrières sur la biodiversité ;
• de la contribution de nos produits à la réduction
de la consommation énergétique et à l’amélioration
de la qualité de l’air sur les chantiers et dans les
bâtiments ;
• de la fin de vie de nos matériaux et du recyclage
des déchets de démolition (en granulats) ;
• de l’impact environnemental de nos fournisseurs ;
• des consommations d’eau de la branche Granulats
➜ Réduction des déchets de production mis en décharge et Béton.
Chaque branche a mis en place des programmes de recyclage
et de réduction de ses déchets de production :

2,8%

2,2%
2,1% 2% 1,9% lafarge.com/environnement/
1,5% 1,5%
1,4% 1,4%
1,3% 1,2% • Description de nos impacts, responsabilités
1% 1,0%
et pratiques sur les sujets non couverts par le reporting
• Risques financiers liés aux questions environnementales
NA NA (document de référence, page 56)
2000 2001 2002 2003 Objectif 2005
• Indicateurs de performance des branches
Plâtre et Toiture.
Volumes de déchets mis en décharge en pourcentage de la production totale
• Données brutes sur tous les indicateurs
Ciment Plâtre Toiture

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 17


PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE

3%
ÉMISSIONS DE CO2 DE NOS CIMENTERIES
6%

10% Depuis plus d’une dizaine d’années, le groupe s’est engagé dans une stratégie
Charbon volontariste de diminution de ses émissions directes de CO2, traduite
et coke de pétrole en objectifs de réduction sur la période 1990-2010 négociés avec le WWF
8%
Fioul et CHV* dans le cadre de notre partenariat :
Gaz • Une réduction de 20% de nos émissions nettes* par tonne de ciment
Déchets • Une réduction de 10% de nos émissions brutes dans les pays industrialisés
Biomasse
73% ➜ Les résultats depuis 1990
*Combustibles Depuis 1990, nous avons réduit de 11,8% nos émissions nettes* par tonne
à Haute Viscosité
de ciment.
1. Mix énergétique (en % de l’énergie consommée) Le tableau ci-dessous détaille la contribution de chaque levier de réduction.
Effet sur nos émissions nettes*
tonnes de CO2/tonne de ciment Leviers de réduction des émissions par tonne de ciment
0,90 sur la période 1990-2003
0,80 0,767
0,697 Réduction de notre consommation d’énergie - 5,7%
0,70 0,760 0,685
0,685 0,670
0,60
0,608 Utilisation de sous-produits industriels - 5,2%
0,50
-20%
0,40 par Évolution des combustibles utilisés
rapport -0,9%
à (voir graphe 1)
0,30 1990
Bilan
0,20 -11,8%
(voir graphe 2)
0,10
0,00 Durant la même période, nos émissions totales dans les pays industrialisés
1990 2002 2003 Objectif 2010
ont baissé de 12,7%. L’augmentation absolue de nos émissions mondiales
2. Émissions brutes de CO2 par tonne de ciment de 8,6%, qui apparaît sur le graphe 3 s’explique par l’augmentation de notre
Émissions nettes* volume de production en particulier dans les économies émergentes.
Émissions liées à la combustion de déchets

en millions de tonnes
➜ Pour aller plus loin sur le CO2
Au-delà des trois leviers traditionnels, nous travaillons actuellement
80,8 79,5 Pas à l’amélioration des performances des ciments et des bétons afin d’en limiter
80 d’ob-
73,2 33,1 33,4
jectif la quantité nécessaire pour un usage donné. En matière de recherche,
70 20,4
nous prévoyons des investissements de 3,6 M€ pour 2004 sur ce thème
60
(voir graphe 1 page 5).
50 52,8 En outre, 800 000€ seront consacrés à l’exploration de nouvelles pistes
47,8 46,1 47,5
40 de recherche, identifiées en 2003 par l’analyse approfondie d’autres leviers
30 -10%
par
potentiels de réduction de nos émissions. Pour des raisons de confidentialité,
rapport
20 à
nous ne sommes pas en mesure de communiquer sur ces axes de recherche.
1990
10 Ces pistes correspondent cependant à certaines des attentes de nos parties
0 prenantes, qui souhaitent que nous travaillions sur des matériaux de
1990 2002 2003 Objectif 2010 substitution et des procédés alternatifs de fabrication du ciment.
3. Émissions de CO2 des cimenteries du groupe
Économies émergentes *Les émissions nettes ne prennent pas en compte les émissions liées
Pays industrialisés à la combustion des déchets. Ces dernières sont en revanche prises en compte
Hypothèse de calcul des émissions: dans le calcul des émissions brutes.
facteur de décarbonatation = 525 kg de CO2/t clinker** **Principal composant du ckinker

18 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


Nombre de fours de cimenterie
60
50

40 39
34
32
29
25 24
22
20 17 18
19
17
10 12
8
Nos parties prenantes nous ont également demandé de travailler à la promo-
0
tion d’une construction durable dans laquelle nos matériaux pourraient <50 50-100 100-200 200-300 >300
contribuer à l’amélioration de la performance environnementale des bâtiments.
g/ tonne de clinker
Nous avons dans ce but constitué, fin 2003, avec d’autres entreprises
Émissions de poussières aux cheminées
françaises, un groupe de travail sur la construction durable et prévu un
investissement de 1M€ dans une fondation de recherche sur le bâtiment 2001 2002 2003

à énergie positive menée par l’ADEME et le CSTB.


Nombre de fours de cimenterie

ÉMISSIONS AUX CHEMINÉES DES CIMENTERIES 60


46
40
Depuis 2001, le groupe dispose d’un système de reporting consolidé 36

sur les principales émissions, dont le périmètre augmente régulièrement. 24


23
25 23 25
20 16
En 2003, ce système couvre : 97% de la production de clinker pour les 11
15 13
7 8 8 6
poussières, 87% pour les oxydes d’azote (NOX) et 81% pour le dioxyde 0
de soufre (SO2). En 2001, ces taux de couverture étaient respectivement <1000 1000-2000 2000-3000 3000-4000 >4000

de 85%, 68% et 59%. Les graphiques ci-contre montrent l’effet combiné de g/tonne de clinker
l’amélioration de nos performances et de l’intégration dans le périmètre de
Émissions d’oxydes d’azote (NOX)
fours moins performants.
2001 2002 2003

Pour les émissions de poussières, nous avons fixé comme objectif un taux
Nombre de fours de cimenterie
maximum de 50 mg/nm3 à l’horizon 2010. En 2003, 60% des fours de cimen-
teries atteignent cet objectif. D’une manière plus générale, nous anticipons 60
50
systématiquement les standards réglementaires dans le cadre des modernisa-
tions de sites. Par ailleurs, la communauté internationale s’interroge depuis 40
36
34
27
quelques années sur les émissions de micro-polluants (dioxines, furanes 21 20
20 19
et certains métaux lourds). Pour répondre à ces interrogations, nous avons 16 15 16
9 9
5 7 5
lancé un projet destiné à enrichir nos connaissances sur les subtances poten-
0
tiellement toxiques, à identifier les opportunités d’amélioration de notre per- <100 100-700 700-1300 1300-1900 >1900
formance et à communiquer sur notre progression. g/tonne de clinker
Une évaluation préliminaire des sources potentielles de dioxines/furanes,
Émissions de dioxyde de soufre (SO2)
mercure et autres polluants éventuels a déjà été effectuée. Les prochaines
2001 2002 2003
étapes doivent permettre d’identifier les bonnes pratiques et les procédures
permettant leur mise en œuvre dans les activités du groupe. Nombre de tests
50
45 43

Nombre de tests 40
35
60
52 30
50 25
25
40
20
30
15
20 13 10
10 7
3 5 4
3
0
<0,05 0,05-0,1 0,1-0,5 >0,5 0
<0,01 0,01-0,05 0,05-0,1 >0,1
micro g/t de clinker
2. g/t de clinker

Émissions de dioxines/furanes Émissions de mercure


80% des tests effectués sur la période 2000-2002 80% des tests effectués sur la période 2000-2002
moins de 0,05 0,1 à 0,5 moins de 0,01 g/t 0,05 à 0,1 g/t
0,05 à 0,1 plus de 0,5 0,01 à 0,05 g/t supérieur à 0,1 g/t

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 19


NOTATION EXTRA-FINANCIÈRE

INDICE / AGENCE FTSE4GOOD FTSE4GOOD DJSI WORLD/ DJSI ESI/ ASPI/


PROCESSUS D’ÉVALUATION
DE NOTATION World/EIRIS Europe/EIRIS SAM STOXX/ SAM ETHIBEL VIGEO

Lafarge
Le groupe est évalué par les principales agences de notation extra-financière.
Holcim
Dans chaque secteur d’activité, ces agences notent et classent les entreprises
Heidelberg
St Gobain
sur des critères économiques, sociaux et environnementaux afin de construire
CRH des indices boursiers et des portefeuilles d’investissement « socialement
Hanson-BPB responsables ». Ces évaluations sont menées à partir de questionnaires remplis
Cemex par les entreprises et d’informations publiques.
RMC

Benchmarking de notre performance


NOS RÉSULTATS
Présence des entreprises de notre secteur
dans les principaux indices boursiers « responsables » (04/2004) De façon générale, les évaluations du groupe réalisées par les agences sont
largement positives : comme le montre le tableau ci-contre, Lafarge est ainsi
retenu dans les plus grands indices boursiers responsables. La gestion des
Score total
ressources humaines, la Politique Environnement, et le dialogue avec les
parties prenantes sont tout particulièrement mises en avant. Les points
sur lesquels le groupe peut améliorer sa performance varient en fonction
0% 50% 100% des agences.

Dimension économique
➜ FTSE4GOOD (évaluation par EIRIS)
Eiris a notamment souligné la qualité de la Politique Environnement.
Les points faibles relevés concernent la diversité, les relations avec les
0% 50% 100% syndicats et les données sociales, trois points sur lesquels des actions
ont été entreprises après l’évaluation d’Eiris. Eiris note par ailleurs l’absence
Dimension environnementale
de système de management des risques.

➜ DJSI (évaluation par SAM)


0% 50% 100% En 2003, Lafarge a obtenu une note de 59% en progrès de 8 points par rap-
port à 2002. Parmi les points forts, SAM a relevé l’amélioration du reporting
Dimension sociale social. En termes de santé-sécurité, la performance du groupe a été jugée
moins bonne mais cette évaluation a été réalisée sur la base de résultats
partiels pour l’année 2003. Lafarge est globalement classé en 3ème position
0% 50% 100% dans son secteur d’activité.

Notations SAM/DJSI
➜ Ethibel Sustainabiliy Index
Moyenne du secteur
L’évaluation d’Ethibel met en avant les efforts effectués dans le domaine
Lafarge
Meilleure entreprise du secteur
environnemental, la gestion des ressources humaines, les relations avec
les parties prenantes et l’attention portée aux droits de l’Homme dans les
économies émergentes. Ethibel ne communique pas sur les points négatifs.

➜ Core Ratings
lafarge.com/ratingsRSE/
Lafarge a obtenu la note A, sur une échelle de sept notes allant de A+ à D.
Cette notation a été effectuée sur la base d’informations publiques.
Les notes 2003 attribuées par Vigéo et Storebrand
n’étaient pas disponibles au moment de la rédaction
du rapport. Les notes des années précédentes sont
consultables sur notre site internet.

20 - Lafarge 2003 - Rapport de développement durable


Indicateurs GRI que vous n’avez pas trouvés
MÉTHODOLOGIE dans le rapport :
Performance économique
EC2 ✖ EC4 ■ EC5 ■ EC6 EC7 EC8 ■ EC9 ■ EC9
Performance environmentale
EN4 EN6 ■ EN7 EN9 ● EN12 ■ EN13 ●
PRÉPARATION DU RAPPORT
EN14 EN15 ■ EN16 ■
Performance sociale
Ce rapport de développement durable est notre troisième rapport. Comme les
HR2 ▲ HR4 ■ SO1 SO6 PR2 ▲ PR3 ●
deux précédents, il a été réalisé par notre équipe de développement durable
en collaboration avec Utopies*. ▲ Pas de pratiques à décrire sur ce thème

Nous publions cette année un rapport plus court, complété par des informa- ■ Pas de consolidation des résultats
✖ Confidentialité
tions sur notre site web. Ceci permet de faciliter sa diffusion et sa lecture.
● Pas suffisamment adapté aux spécificités de notre secteur
En effet, plusieurs études publiées récemment ont souligné l’augmentation du
Données disponibles dans notre document de référence
nombre et du volume des rapports de développement durable, rendant difficile
ou sur le site web
leur lecture.

CHOIX DES INDICATEURS CONTACTS:

➜ Directeur Affaires Publiques et Environnement


Les indicateurs sociaux ont été développés à partir des lignes directrices de la
Gaëlle Monteiller : gaelle.monteiller@lafarge.com
Global Reporting Initiative (GRI), à l’issue d’un processus de dialogue avec :
➜ Directeur Environnement
• le WWF pour les indicateurs environnementaux ; Michel Picard : michel.picard@lafarge.com
• les fédérations syndicales internationales pour les indicateurs sociaux. ➜ Directeur Politiques Sociales
Dans le rapport de 2002, ces dernières nous avaient demandé de publier des Alain Guillen : alain.guillen@lafarge.com
indicateurs sur une certain nombre de thèmes . 9 indicateurs (voir pages 11 ➜ Directeur Relations Investisseurs
et 13) ont été développés en conséquence. James Palmer : james.palmer@lafarge.com

PÉRIMÈTRE ET CONSOLIDATION

Sauf mention contraire, le rapport couvre toutes les activités du groupe ➜ Utopies est un cabinet de conseil dédié à la promotion
Lafarge. En ce qui concerne les joint-ventures, nous assumons tous les impacts du développement durable et de la responsabilité
dans les cas où nous assurons la gestion de la filiale et aucun dans le cas sociale des entreprises.
inverse. www.utopies.com

Les émissions de CO2 des cimenteries sont présentées selon le Protocole


Conception : Lafarge/Utopies/Mardisoir!
WBCSD/WRI. Calculées à périmètre constant, elles ne peuvent pas être compa- Crédits photo : photothèque Lafarge/ DR
rées avec les données du rapport de 2002. Les autres indicateurs ne sont pas Vincent Rackelboom, Mark Edwards, Christian Chamourat
calculés à périmètre constant : leur évolution prend donc en compte l’amélio-
ration de la performance opérationnelle d’une part, et l’évolution du périmètre
du groupe d’autre part.

STATUT EN MATIÈRE DE VÉRIFICATION


lafarge.com/methodologie/
Les données 2003 concernant le CO2, seront auditées par un contrôleur
• Attentes exprimées par les fédérations
indépendant en 2004. Les indicateurs sociaux et environnementaux exigés par
syndicales internationales
la loi NRE sont également présents dans notre document de référence.
• Données CO2 ajustées et déclaration du vérificateur
Nous considérons que l’audit des données chiffrées ne suffit pas à garantir la
crédibilité d’un rapport. C’est pourquoi nous avons impliqué notre panel de
parties prenantes en amont (définition des sujets et indicateurs) et en aval accountability.org.uk
(commentaires) dans la rédaction du rapport.
Nous voyons cette double approche comme un pas vers une vérification de • Description du AA1000 Assurance standard
type AA 1000, que nous ont recommandée certains membres de notre panel. développé par l’organisation AccountAbility
dont Lafarge est membre depuis 2003.

Rapport de développement durable - Lafarge 2003 - 21


AVIS DE NOTRE PANEL DE PARTIES PRENANTES SUR CE RAPPORT
« Ce rapport a été réalisé en conformité avec les lignes directrices 2002 de la Ce rapport fournit un bon éclairage sur la stratégie du groupe. Mais, de l’avis
Global Reporting Initiative. Nous pensons qu’il donne une vision raisonnable de certains, il présuppose encore largement que l’exercice de la responsabilité
et équilibrée de la performance du groupe en matière de développement durable sociale coïncide systématiquement avec l’intérêt financier de l’entreprise :
et l’avons soumis au regard critique de notre panel de parties prenantes. » • Il n’aborde ni les dilemmes liés aux pressions de court terme, ni les choix
Bernard Kasriel, directeur général difficiles arrêtés en 2003. Le groupe a, par exemple, décidé de mettre un
terme à son projet de super-carrière à Rodel en Ecosse, satisfaisant ainsi les
Globalement, ce rapport a été jugé de meilleure qualité que les précédentes attentes des ONG environnementales. Mais il n’explique ni l’intérêt à long
versions, notamment grâce au bon traitement des questions liées au gouver- terme, ni les éventuels coûts immédiats de cette décision.
nement d’entreprise, à la corruption, aux émissions de CO2, à la non-discrimi- • Il n’apporte pas non plus la preuve que les questions sociales et environne-
nation, à la formation, ou encore à la lutte contre le VIH/SIDA. La plupart mentales sont intégrées à l’ensemble des outils de gestion du groupe, de
des membres ont déclaré que le contenu répondait à leurs attentes d’informa- manière à contrebalancer les pressions de court terme. Il n’est pas fait
tion, même si quelques sujets mériteraient d’être développés : mention de la place que ces questions occupent dans les critères d’évaluation
• la position du groupe sur le système de permis d’émissions en Europe des dirigeants, l’attribution des budgets internes, l’analyse des risques, ou la
• l’impact socio-économique des ouvertures, rachats et fermetures de sites et communication auprès des analystes financiers.
de carrières sur les communautés, en particulier dans les pays à bas revenus ; Sans ces éléments, il est difficile pour le lecteur d’identifier les priorités
• l’évaluation du dialogue local, ainsi que les résultats des études de satisfac- de Lafarge et de comprendre là où elles pourraient différer de celles de ses
tion, sans lesquels il est difficile de comprendre les enseignements que publics.
Lafarge retire de ces expériences ;
• la formation continue, qui mériterait un éclairage particulier ; Pour conclure, tous les membres du panel ont salué la volonté du groupe
• enfin, la performance des produits et, notamment, leur contribution de les impliquer dans la réalisation du rapport. Pour les années à venir,
à des modes de construction durables, en particulier à travers la question certains ont souhaité que cette démarche soit approfondie en favorisant
des déchets de démolition et le recyclage des granulats. une implication plus en amont ou en donnant la parole de façon plus large
aux parties prenantes, notamment aux salariés.
La présentation synthétique des informations a été appréciée.
Plusieurs membres du panel ont toutefois regretté une présentation
insuffisante de quelques données :
• l’analyse de la performance environnementale, en particulier, mériterait
d’être étayée et mise en perspective. Elle gagnerait à présenter les facteurs Composition du panel :
expliquant les progrès réalisés, ainsi que des éléments permettant au lecteur Patrice Ponceau (Comité Européen) • Marion Hellmann (Fédération
de juger si les objectifs fixés correspondent à une courbe de progression Internationale des Travailleurs du Bois et du Bâtiment) • Jean Paul
habituelle ou bien relèvent d’une véritable stratégie de rupture. Jeanrenaud (WWF) • Philippe Lévêque (CARE) • Karina Litvack (ISIS Asset
• Enfin, certains membres ont jugé les indicateurs relatifs aux émissions Management) • Simon Zadek (AccountAbility) • Cornelis Theunis van der
polluantes peu parlants et inférieurs aux meilleures pratiques de reporting Lugt (PNUE/ GRI/ Global Compact) • David Anstey (Groundwork Trust) •
du secteur. Le WWF a également souhaité davantage d’information sur les Pooran Desai (BedZed) • Robert Roqueblave (Architecte)
substances chimiques à risque entrant dans la composition du ciment.
• Sur le plan social, les membres du panel s’estiment satisfaits, même si NB: Ce texte est une synthèse des commentaires (reçus par e-mail), rédigée par Utopies

certains auraient apprécié davantage d’explication et de comparaison avec (animateur du panel). Il n’est donc pas le fruit d’un consensus entre les membres.

le secteur sur la sécurité , ou encore des informations plus précises sur La version intégrale des commentaires de chacun est disponible sur :

les réductions d’effectifs liés aux cessions. www.lafarge.com/avisdupanel/

L E S M AT É R I AUX P O U R C O N ST R U I R E L E M O N D E

S I È G E S O C I A L : 6 1 , R U E D E S B E L L E S F E U I L L E S | B P 4 0 - 7 5 78 2 PA R I S C E D E X 1 6 | F R A N C E | T É L É P H O N E + 3 3 1 4 4 3 4 1 1 1 1 | T É L É C O P I E + 3 3 1 4 4 3 4 1 2 0 0
SA AU C A P I TA L D E 6 6 8 8 7 1 2 5 2 E U R O S | 5 4 2 1 0 5 5 7 2 R C S PA R I S

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