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L3) EN EAU ET
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ASSAIINISSEMENTT

Présenté et soutenu publiqueme


p ent le 08/11/2010 par
Jooël TCHAN
NA

Travauxx dirigés parr : Denis ZO


OUNGRAN
NA
Responsaable GSE - Master spéccialisé Génie sanitairee/Environnement
Guy TSA
AGMO
Ingénieurr des travauux du génie rural

Jury d’évaluatioon du stagee :

Présidennt : OUE
EDRAOGO
O Moussa
Membrees et correctteurs : MAIIGA Ynousssa
VO
ODOUNHESSI Félicité

Prom
motion [200
09/2010]
Mémoire de fin d’étude : Etude de faisabilité de l’adduction d’eau potable de la ville de TOUBORO 

CITATIONS

« L’absence d'évidences ne signifie pas l'évidence d'absences ».


Comment rédiger un rapport ou une publication scientifique?- Prof. A. Buttler

TCHANA WETIE Joël Narcisse   
Licence professionnelle (L3) en
Eau et Assainissement 
Mémoire de fin d’étude : Etude de faisabilité de l’adduction d’eau potable de la ville de TOUBORO 

REMERCIEMENTS

J’adresse mes remerciements à :


La société GEOFOR pour le projet de stage qu’elle m’a permis de réaliser et les moyens
techniques et financiers qu’elle a mise à ma disposition ;
M. Guy TSAGMO mon tuteur professionnel, pour le soutien et les conseils qu’il m’a
apporté durant mon stage ;
Ma famille à travers la présence, les encouragements et l’assistance qu’elle m’a
témoignée tout au long de mes travaux ;
Et pour finir à mon Dieu, par qui rien de cela ne serait possible.

TCHANA WETIE Joël Narcisse   
Licence professionnelle (L3) en
Eau et Assainissement 
Mémoire de fin d’étude : Etude de faisabilité de l’adduction d’eau potable de la ville de TOUBORO 

RESUME

L’approvisionnement en eau potable d’une ville telle que TOUBORO passe par une
étude approfondie de ces besoins actuels et futurs en tenant compte de son contexte
géologique, climatique, socioéconomique et des importants flux migratoires qu’elle connait.
Le choix des différents ouvrages de cette adduction d’eau résulte d’un compromis entre la
demande de pointe qu’il faudrait combler et le coût des investissements qu’il faudrait mettre
en œuvre. Dans cette optique, nous mettons en place une démarche avec un matériel adapté
aux protocoles d’essais, de mesures et de calculs (analyses physico-chimique et
bactériologique de l’eau brute, sondage géotechnique, mesures hydrométriques etc.) à réaliser.
L’exécution de ces derniers nous font aboutir à des résultats qui permettent de concevoir un
système classique allant du captage d’eau en rivière au moyen d’un bac de prise muni d’un
déservoir mobile, en passant par un process de traitement complet adapté aux caractéristiques
primaires de l’eau brute. Celle – ci, après traitement, transite ensuite par une conduite de
refoulement d’une demi dizaine de kilomètre alimentant un réservoir semi enterrée de 800
m3. Ce dernier, situé à la cote la plus élevée de la ville peut approvisionner gravitairement et à
des pressions acceptables les populations des quartiers actuels et les zones d’extension de la
ville. En définitive, Le système d’AEP conçu et dimensionné techniquement et financièrement
est soumis à la critique qui permet de confirmer ou d’infirmer les différents résultats à travers
des analyses et comparaisons. Ce qui permet d’aboutir à des solutions optimales aux
problèmes en eau de la ville de TOUBORO.

Mots Clés :
1 – Ouvrage de prise d’eau
2 – Station de traitement d’eau
3 – Conduite de refoulement d’eau
4 – Réservoir de stockage d’eau
5 – Conduite de distribution d’eau

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Licence professionnelle (L3) en
Eau et Assainissement 
Mémoire de fin d’étude : Etude de faisabilité de l’adduction d’eau potable de la ville de TOUBORO 

ABSTRACT

The supply of drinking water for a city like TOUBORO requires a thorough study of
current and future needs, taking into account the geological setting, climate, socioeconomic
and migration of important she knows. The choice of different structures of this water supply
is a compromise between peak demands which should be filled and the cost of investment
which should be implemented. In this context, we set up methods with appropriate equipment
to realize measurements and calculations (physic-chemical and bacteriological water gross,
geotechnical survey, hydrometric measurements etc.). The execution of these, give results that
permit to design a classical system which go from water intake structure passing by a water
tank with a mobile déservoir, after by process of comprehensive treatment adapted to the
primary characteristics of the raw water passes through dischage pipe , and feeds a semi-
buried tank of 800 m3. The latter, located in the highest rating of the city can supply by
gravity with pressure acceptable the drinking water to populations of existing neighborhoods
and areas of urban expansion. Ultimately, the drinking water supply system designed and
sized technically and financially is criticized for confirm or invalidate the results across
different analyses and comparisons. This allows reaching optimal solutions to problems in
city water TOUBORO.

Key Word:
1 – Water intake structure
2 – Water Treatment Plant
3 – Water discharge pipe
4 – Water storage tank
5 – Water distribution pipe

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Mémoire de fin d’étude : Etude de faisabilité de l’adduction d’eau potable de la ville de TOUBORO 

LISTE DES ABREVIATIONS

AEP : Adduction d’eau potable


AES – SONEL : Société national d’électricité du Cameroun
AFD : Agence française de développement
BEI : European Investment Bank
DIEPA : Décennie Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement
FEICOM : Fonds Spécial d'Equipement et d'Intervention Intercommunale
MINEPIA: Ministère de l’économie de la pêche, de l’industrie et de l’artisanat
ONU: Organisation des nations unies
MINTP : Ministère des travaux publics
SODECOTON : Société de développement du Coton
PEHD : Polyéthylène haute densité
PET : Poste et télécommunication (PTT)
PMH : Pompe à motricité humaine
PVC : polychlorure de vinyle

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Licence professionnelle (L3) en
Eau et Assainissement 
Mémoire de fin d’étude : Etude de faisabilité de l’adduction d’eau potable de la ville de TOUBORO 

SOMMAIRE 
I.  INTRODUCTION ........................................................................................................................ 6 
II.  CONTEXTE ET OBJECTIFS DU TRAVAIL .......................................................................... 7 
I.1 -  LE CONTEXTE DU TRAVAIL ................................................................................................ 7 
I.2 -  PRESENTATION DE LA PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS DU TRAVAIL .................. 7 
III.  MATERIELS ET METHODES DE TRAVAIL ........................................................................ 9 
III.1 -  MATERIELS DE TRAVAIL ................................................................................................. 9 
III.2 -  METHODES DE TRAVAIL ............................................................................................... 10 
III.2.1-  ACQUISITIONS ET TRAITEMENTS DES DONNEES NECESSAIRES AU
DIMENSIONNEMENT DE L’AEP ........................................................................................................ 10 

III.2.2-  SONDAGES GEOTECHNIQUES AUX EMPLACEMENTS DU CHATEAU ET DE


LA PRISE D’EAU ................................................................................................................................... 14 

III.2.3-  HYDROMETRIE DE LA SECTION DE CONTROLE DE LA PRISE D’EAU ............ 16 

III.2.4-  PRELEVEMENT ET ANALYSE PHYSICOCHIMIQUE ET BACTERIOLOGIQUE


DE L’EAU DE LA RIVIERE VINA PRELEVEE AU NIVEAU DU SITE DE PRISE ......................... 18 

III.2.5-  EVALUATION DES BESOINS EN EAU DE LA VILLE ET DES DEBIT DE


DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES DE L’AEP ......................................................................... 18 

III.2.6-  CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU D’ADDUCTION D’EAU


POTABLE…………………………………………………………………………………………………………………………………………..24 

D.1 -  LE RESERVOIR DE STOCKAGE DE L’EAU POTABLE ............................................... 28 


D.2 -  DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE DISTRIBUTION ............................................ 29 
IV.  RESULTATS DU TRAVAIL .................................................................................................... 31 
IV.1 -  RESULTATS DES TRAVAUX D’ACQUISITIONS ET TRAITEMENTS DES
DONNEES NECESSAIRES AU DIMENSIONNEMENT DE L’AEP ............................................... 31 
IV.1.1 - RESULTATS DE LA COLLECTE D’INFORMATIONS SOCIO – ECONOMIQUES
DE LA VILLE DE TOUBORO ............................................................................................................... 31 

IV.1.2 - RESULTATS DU LEVE TOPOGRAPHIQUE EFFECTUE DANS LA VILLE DE


TOUBORO..............................................................................................................................................32 

IV.1.3 - RESULTATS DES ESSAIS GEOTECHNIQUES REALISES SUR LES


ECHANTILLONS PRELEVES SUR LE SITE DE CAPTAGE ET DE STOCKAGE DE L’EAU ....... 34 

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IV.1.4 - RESULTATS DE CALCUL DE LA SECTION ET DU DEBIT DE LA RIVIERE VINA


AU DROIT DU SITE DE PRISE ............................................................................................................. 35 

IV.1.5 - RESULTATS DE L’ANALYSE PHYSICOCHIMIQUE ET BACTERIOLOGIQUE DE


L’EAU DE LA PRISE D’EAU ................................................................................................................ 36 

IV.1.6 - RESULATS DE L’EVALUATION DES BESOINS EN EAU DE LA VILLE DE


TOUBORO ..............................................................................................................................................37 

IV.2 -  RESULTATS DE DIMENSIONNEMENT DE L’AEP DE TOUBORO ............................ 39 


IV.2.1 - LA PRISE D’EAU ........................................................................................................... 39 

IV.2.2 - LA STATION DE TRAITEMENT .................................................................................. 40 

DEFINITION ET DESCRIPTION TECHNIQUES DES COMPOSANTES PRINCIPALES ..... 41 

IV.2.3 - LA CONDUITE DE REFOULEMENT (STATION DE TRAITEMENT – RESERVOIR


DE DISTRIBUTION) .............................................................................................................................. 47 

IV.2.4 - LE RESEAU DE DISTRIBUTION D’EAU POTABLE ................................................. 50 

IV.3 -  ETUDE FINANCIERE ........................................................................................................ 53 


V.  DISCUSSION ET ANALYSES ................................................................................................. 57 
V.1 -  LE TYPE D’ADDUCTION D’EAU POTABLE ................................................................. 57 
V.2 -  L’EMPLACEMENT DU RESERVOIR D’EAU ................................................................. 58 
V.3 -  L’HORIZON DU PROJET .................................................................................................. 59 
V.4 -  IMPACTS DU PROJET ....................................................................................................... 59 
V.5 -  RISQUES ET CONTRAINTES ........................................................................................... 60 
VI.  CONCLUSION ........................................................................................................................... 61 
VII.  RECOMMENDATIONS ........................................................................................................... 62 
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................... 63 
VIII.  ANNEXES ................................................................................................................................... 65 

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Liste du matériel………………………………………………………………..8

Tableau 2 : Estimation des besoins collectifs……………………………………………...18

Tableau 3 : Estimation des besoins touristiques…………………………………………...19

Tableau 4 : Synthèse des informations socio – économiques fondamentales……………..30

Tableau 5 : Les divers pôles d’activité de la ville de TOUBORO et leurs


capacités…….......................................................................................................................30

Tableau 6 : Calcul de la section mouillée au droit de la prise d’eau………………………34

Tableau 7 : Calcul de la vitesse du cours d’eau au flotteur lesté en saison pluvieuse…….35

Tableau 8 : Calcul de la vitesse du cours d’eau au flotteur lesté en saison sèche…………35

Tableau 9 : Calcul du débit de la VINA au droit de la prise d’eau (saison sèche et


pluvieuse)………………………………………………………………………………….35

Tableau 10 : Calcul des débits spécifiques de dimensionnement d’eau potable…………..36

Tableau 11 : Débits spécifiques de dimensionnement des ouvrages d’AEP………………37

Tableau 12 : Fonction des détecteurs de niveaux………………………………………….42

Tableau 13 : Tableau récapitulatif du dimensionnement du réseau de distribution……….50

Tableau 14 : Répartition des investissements……………………………………………...52

Tableau 15 : Coût des frais de fonctionnement et autres charges…………………………53

Tableau 16 : Coût annuel (T0) des produits chimiques nécessaires au traitement de l’eau.54

Tableau 17 : Coût annuel (T0) de la consommation électrique nécessaire au traitement et


distribution de l’eau………………………………………………………………………..54

Tableau 18 : Amortissement et entretien annuel des installations………………………...55

Tableau 19 : Recette annuelle du projet à différents horizons…………………………….55

Tableau 20 : Impacts négatifs du projet…………………………………………………...58

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LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Repérage des stations du levé topographique sur photo satellite – Google
Earth……………………………………………………………………………………….31

Figure 2 : Plan de la ville établit sur COVADIS à partir du semi de point constitué……..32

Figure 3 : Synthèse des essais réalisés sur l’échantillon remanié de la tarière 1………….33

Figure 4 : Profil en travers de la section mouillée au droit de la prise d’eau……………...34

Figure 5 : Vue en Plan de l’ouvrage de prise……………………………………………...39

Figure 6 : Vue en coupe (ou de profil) de l’ouvrage de prise…………………………......39

Figure 7 : Schéma du process de traitement adapté aux caractéristiques primaires de l’eau


brute………………………………………………………………………………………..40

Figure 8 : Schéma du principe de fonctionnement du poste de pompage…………………41

Figure 9 : Principe de fonctionnement d’un filtre…………………………………………45

Figure 10 : Trajet de la conduite de refoulement dans la ville de TOUBORO……………48

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I. INTRODUCTION

L’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement de base reste actuellement


très limité au Cameroun, en effet comme l’a signalé Louis Paul MOTAZE, ministre de
l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire « seulement 29% des ménages
urbains ont effectivement accès à l’eau potable et la situation est encore grave en milieu rural ».
Afin de palier à ce problème, de nombreux fonds ont été alloués et/ou prêtés par l’AFD, la BEI,
etc. au gouvernement camerounais qui des lors a lancé de grand travaux pour desservir le plus
grand nombre possible de camerounais en eau potable.
TOUBORO est une ville de la région du Nord, au Cameroun avec une population
d’environ 41 200 habitants. C’est une agglomération de la zone tropicale sèche qui connait un
important flux migratoire. Le taux d’accroissement élevé, la rareté des pluies, couplés à
l’absence d’un réseau d’adduction d’eau poussent la population de cette ville à
s’approvisionner à travers des puits et les cours d’eau drainé par la rivière VINA. La
consommation de ces eaux, généralement polluées entraine la prévalence des maladies
d’origine hydrique et élève le taux de mortalité infantile.
C’est dans l’objectif de combler les besoins en eau (l’eau pour la santé et l’eau pour les
activités socioéconomiques), qu’en 2010, la commune de la ville de TOUBORO lance un appel
d’offre pour la réalisation des « Etudes de faisabilité d’adduction d’eau de la ville de
TOUBORO ».
La société GEOFOR S.A., structure d’accueil de mon stage et adjudicataire de ce marché
est chargé à travers son bureau d’étude forages et AEP, de concevoir et dimensionner une
adduction d’eau adaptée aux besoins et contexte de cette agglomération.

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II. CONTEXTE ET OBJECTIFS DU TRAVAIL

I.1 - LE CONTEXTE DU TRAVAIL

Cette mission au sein de la structure GEOFOR, m’aura emmené à traiter plusieurs


dossiers concernant les adductions d’eau potable, depuis l’étude jusqu’à la réalisation des
travaux dans différentes agglomérations urbaines et rurales du Cameroun. Bien qu’au terme de
mon stage les études pour l’Adduction d’Eau de TOUBORO, thème de ce présent mémoire,
sont encore en finalisation (note de calcul et plan pour ouvrage de Génie – Civil), il n’en
demeure pas moins que j’ai mené la majeure partie de l’étude et que je me suis investi
principalement dans le dimensionnement de l’AEP d’un point de vue hydraulique. Les travaux
que j’ai été amené à réaliser pour le projet de l’AEP de TOUBORO résument entièrement,
sinon vont au-delà de la formation en eau et assainissement que j’ai reçu au 2IE. Il en découle
dès lors, que compte tenu du temps imparti, des paramètres liés aux travaux et équipements
électromécaniques, génie civil, traitement de l’eau et boues de la station de traitement, etc.
seront peu ou pas abordés dans ce présent rapport.
Enfin m’a venu au sein de l’entreprise doit permettre d’aborder le dimensionnement des
ouvrages de prise en eau courantes sur berges. Travaux n’ayant jamais fait l’objet d’études par
la société GEOFOR, qui a pour domaine de prédilection le captage de l’eau souterraine.

I.2 - PRESENTATION DE LA PROBLEMATIQUE ET


OBJECTIFS DU TRAVAIL

Au-delà de l’important flux migratoire, la précarité des institutions sociales et éducatives,


et maintenant l’épidémie de choléra qui sévit dans toutes les régions du nord Cameroun, La
ville de TOUBORO a toujours fait face à un grave problème d’origine hydrique : elle ne
dispose pas d’eau de qualité et en quantité suffisante pour approvisionner sa population. Afin
de résoudre ce déficit, et d’aller dans le sens des objectifs de la DIEPA, 1981, ONU qui stipule
que « tous les peuples, quels que soient leur niveau de développement et leurs conditions
socioéconomiques, ont droit d’avoir accès à l’eau potable dans des quantités et d’une qualité
rencontrant leurs besoins essentiels », le gouvernement à travers le FEICOM et la communauté
rurale de TOUBORO décide de voter un budget pour l’adduction en eau potable de la ville. Il
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s’agit dès lors pour nous adjudicataire du marché d’étude de fournir :


D’une part une note technique détaillée concernant les travaux de conception et
dimensionnement de la prise en eau en rivière, l’unité de traitement avec toutes ses
composantes, la conduite de refoulement, le réservoir de stockage, le réseau de distribution, les
ouvrages annexes etc.
D’autre part de faire une étude financière permettant de chiffrer le coût des travaux,
d’évaluer les charges d’exploitation et les possibles recettes apportées par l’investissement
jusqu'à l’horizon du projet.

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III. MATERIELS ET METHODES DE TRAVAIL

III.1 - MATERIELS DE TRAVAIL


L’étude de faisabilité d’une adduction d’eau de cette envergure passe par une maîtrise
approfondie de deux principaux paramètres à savoir : la population et la géomorphologie de la
région.
En d’autres termes, il s’agit d’une part, de collecter les éléments représentatifs du
contexte socioculturel de la ville (mœurs, coutumes, densité et taux de croissance de la
population, taux d’urbanisation etc.), et d’autre part d’effectuer des études techniques afin
d’identifier la topographie, l’hydrologie etc.
La détermination de ces paramètres passe par l’utilisation d’un matériel adéquat résumé
dans le tableau 1 ci – dessous :

DESIGNATION UTE QTE TYPE & MARQUE


Niveau U 1 LEIKA
STATION TOTAL TPS 800 U 1 LEIKA
GPS + Accessoires Lot 2 GARMIN
Odomètre U 2 LEIKA
Ficelle Ml 300
Echelle limnimétrique U 2
Flotteurs (polystyrène et bouteilles lestées) U 60
Cônes de signalisation U 6 LEIKA
Pirogue U 2
Tige métallique de 1 m U 25
Tarière manuelle avec accessoires (Ø 200 mm) Lot 1
Mires U 4
Matériels pour essais géotechnique de
Lot 1
laboratoire (tamis, étuve, picnomètre, tare etc.)
Clé de connexion internet U 2 ZTE
Barre à mine U 2
Matériel de prélèvement pour analyse physico- Lot 1
chimique et bactériologique de l'eau
Equipement de protection individuel (EPI) Lot 1 PANOPLY
Ordinateur portable VOSTRO 1510 U 2 DELL
Imprimante Couleur A3 U 1 HP Deskjet 1280
Photocopieur, imprimante, scanner, fax (4 en 1) U 1 HP Deskjet 5610
Table, chaises, classeur,… U 1 En bois
Pick - Up DC 4 x 4 (LT 927 AK) U 1 MITSUBITSHI
Pick - Up DC 4 x 4 (LT 762 AS) U 1 MITSUBITSHI

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UTILITE DU MATERIEL
Le niveau de chantier, la station total, odomètre, mires, GPS et accessoires etc. servent à
faire des relevés topographiques de la ville de TOUBORO afin d’établir les profils en
long/travers et le plan de la ville grâce aux outils informatiques (ordinateur, imprimante, clé de
connexion internet, scanner…)
La tarière manuelle avec ses accessoires et la barre à mine permettent d’effectuer des
sondages géotechniques à l’emplacement du réservoir d’eau et de la station de traitement. Les
données récoltés sont également analysés dans un laboratoire de sols agrées afin de classer le
sol.
Le matériel de prélèvement constitué principalement de bouteilles étanches et isothermes
de 0.5 à 1,5 litres permettra la collecte des échantillons d’eau aux niveaux du point de prise
d’eau pour fin d’analyse physico-chimique et bactériologique.
Les véhicules permettent la mobilisation des équipes d’étude sur le site des travaux ainsi
que le déplacement entre les différends lieux de travaux.
Les flotteurs, la ficelle, l’échelle limnimétrique (déjà installée), les tiges métalliques
graduées et les pirogues permettent de déterminer la vitesse moyenne et les différentes hauteurs
de l’eau au niveau de la section de contrôle du cours d’eau au lieu de captage.
Les équipements de protection individuelle que portent les techniciens intervenants sur le
terrain assurent leur protection par le respect des règles de sécurité de base.

III.2 - METHODES DE TRAVAIL

Notre étude se décompose en plusieurs parties, qui vont de la collecte d’information


jusqu’à la conception et dimensionnement du réseau d’adduction d’eau potable de la ville. Ces
différentes parties sont exécutées en adéquation avec le contexte de l’étude suivant des
protocoles présentés ci – dessous.

III.2.1- ACQUISITIONS ET TRAITEMENTS DES DONNEES


NECESSAIRES AU DIMENSIONNEMENT DE L’AEP

A- COLLECTE DES INFORMATIONS SOCIO – ECONOMIQUES DE


LA VILLE
Afin de collecter le maximum d’information nécessaire aux différents choix à faire
pour l’étude du réseau d’adduction d’eau de TOUBORO avec les moyens que nous

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disposons, nous avons procéder par deux méthodes :


• La méthode direct qui nous a mené à exécuter un sondage sur le terrain, où
nous avons posé des questions relatives à deux principaux éléments : le niveau
de service attendu dans la ville (consommation spécifique, mode) et la volonté
de participer à l’investissement (financièrement, investissement humain).
• La méthode indirect qui nous a mené d’une part à comparer la ville de
TOUBORO à celle de KAELE à travers l’analyse statique des consommations
de cette localité où nous avions réalisé en 2005 une adduction d’eau toujours
en service, et d’autre part à collecter toutes la documentation nécessaire à
l’élaboration du projet.
Ces méthodes sont résumées à travers deux principales démarches : l’acquisition de
la documentation et l’acquisition des données de terrain.

A.1 - L’acquisition de la documentation


La recherche de documentation c’est faite en deux étapes successives. La première à
consister à fouiller les archives de la mairie de TOUBORO, où on a pu obtenir deux
principaux documents à savoir :
• Le « PLAN D’URBANISATION DES VILLES DE TOUBORO ET
MBAIMBOUM » de février 2008 qui présente de manière générale un
diagnostic des infrastructures et implantations prévisionnelles, un diagnostic
des zones aménagées et prévision d’affectation d’usage ;
• Un Atlas géographique présentant la carte routière du département du Mayo
Rey, la carte des zones cynégétiques de la commune de TOUBORO, une carte
schématique de l’Urbanisation de la ville.
• La deuxième étape est venue compléter la première à travers :
• La récupération des photos satellites de la commune de TOUBORO grâce au
logiciel Google Earth Professional où l’on visualise l’urbanisation et la
morphologie de la ville ;
• Le téléchargement des documents tels que « Etude socio – économiques
régional au Cameroun : éradication de la pauvreté – amélioration des données
sociales » du PNUD pour la région du Nord. On y retrouve des données
démographiques, sociales, système productifs, marchés flux et échanges,
infrastructures et équipement socio – collectifs etc.

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A.2 - L’acquisition des données de terrain


Il s’agit ici d’un mini recensement des activités et infrastructures socio –
économiques et culturels que nous avons effectués dans la ville de TOUBORO, après avoir
consulté les différentes documentations. Avec l’aide de deux agents de la mairie, nous
avons fait le tour de la ville du centre vers la périphérie en rencontrant et interrogeant :
• Les chefs de quartiers ;
• Les percepteurs des marchés (à vivres, à bétails…) ;
• Les présidents des comités de gestion des points d’eau ;
• Les responsables d’entreprise, de commerce et transport (SODECOTON, AES
- SONEL…) ;
• Les responsables des services administratifs (MINTP, MINEPIA, PTT…)
• Les responsables d’institutions religieuses (mosquées, églises)
• Les responsables d’institutions sanitaires et éducatives
• Etc.…
Le but de cette démarche est de confirmer et/ou compléter les informations présent
dans les différentes documentations collectées en définissant d’une part les catégories
d’activités, le nombre de personne y affectées, les modes d’alimentation en eau, les
consommations spécifiques et les tronçons du levé topographique et d’autre part
l’importance de l’apport d’un service d’eau pour la population (investissement financier et
humain avenir, pérennisation des ouvrages).
En bref, cette enquête s’oriente principalement sur la connaissance des différentes
activités de la ville et sur l’impact qu’elles ont sur la conception et le dimensionnement de
l’adduction d’eau potable (densité de population selon les quartiers, possibilité financière
des populations, différentes activités formelles et informelles, consommation unitaire et
demande en eau selon les activités, les zones d’extension de la ville, la qualité et la quantité
d’ouvrages d’approvisionnement en eau actuel, les zones enclavés …).

B- LEVE TOPOGRAPHIQUE DE LA VILLE DE TOUBORO

B.1 - Exécution du levé topographique


Les différents itinéraires du levé topographique ont été préalablement confirmés par
le maître d’œuvre (le maire de la commune de TOUBORO) afin de ne pas omettre les
zones prioritaires à approvisionner. En effet nous avons eu une séance de travail avec le
maire à l’issue de laquelle, nous avons définis les tronçons du levé topographique sur une
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carte de la ville de TOUBORO. En effet compte tenu du délai d’exécution, et du budget


disponible, les itinéraires du levé sont fonction des besoins en eau actuels des différents
quartiers de la ville et suivent principalement les premières zones à desservir. Néanmoins,
elles tiennent compte des perspectives d’extension de l’agglomération.
La méthode utilisée est le nivellement direct le long des tronçons préalablement
définis, c'est-à-dire la détermination de la dénivelée ∆ entre deux points M et N à
l’aide des appareils : le niveau (un NAK20) ou la station totale et des échelles verticales
appelées mires (voir liste tableau 1 du paragraphe III.1).
Nous callons la distance entre le niveau et la mire (généralement à moins de 100 m)
en la mesurant à la chaine et en confirmant par le niveau ou la station totale. On place la
mire successivement sur les deux points. On lit avec le niveau la valeur sur la mire
posée en M et la valeur sur la mire posée en N. La différence des lectures sur mire est
égale à la dénivelée ∆ entre M et N (∆ = – ).
Ainsi si l’altitude du point M (HM) est connue, on peut en déduire celle du point N
(HN) par :
HN = HM + ∆
B.2 - Etablissement des profils en long et plan du réseau AEP à
dimensionner
Pendant le nivellement direct, on prend également les coordonnées géographiques de
chaque point levé à l’aide d’un GPS (en se rassurant que l’incertitude est inférieure ou
égale à 3 m), on constitue ensuite un semi de point. Ce dernier est introduit dans le logiciel
de topographie COVADIS qui permet de constituer le plan numérique de la ville et de
tracer automatiquement les profils en long de chaque tronçon.
B.3 - Identification du point de captage et du ou des point(s) de
stockage
B.3.1 - Identification du point de Captage de l’eau brute
Le problème est d'amener un débit donné Q à la station de traitement à partir de la
rivière VINA en minimisant les coûts liés aux traitements préliminaires, à l’entretien de la
station de prise, au transport vers la station de traitement. En d’autre terme, La difficulté
résulte du fait de soutirer le débit liquide nécessaire à partir d'aménagements sur la rivière
qui fonctionnent correctement et à des coûts économiquement acceptables.
C’est pourquoi le site d’installation d’une prise d’eau doit respecter un certain
nombre de paramètres d’ordre technique:

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• Stabilité des berges de la rivière ;


• Forme du lit de la rivière (concavité, méandres…) ;
• Position par rapport à la ville pour 1'A.E.P. (en Amont) ;
• Absence d'obstacles à l'approche de la prise ;
• Qualité mécanique des fondations ;
• Distance par rapport au point d’implantation de la station de traitement et le
réservoir de stockage etc.
B.3.2 - Identification du point de Stockage de l’eau potable
Les réservoirs ou points de stockage sont des organes régulateurs de pression de
débit entre le régime de production et le régime de consommation. Ils permettent
d’emmagasiner l’eau lorsque la consommation est inférieure à la production, et la
restituent lorsque la consommation devient supérieure à la production.
Afin d’assurer cette fonction, le réservoir d’eau doit être situé le plus proche possible
de l’agglomération à alimenter, généralement aux limites de la ville (pour des
considérations esthétiques). En effet la perte de charge est généralement plus grande sur la
conduite de distribution que sur la conduite d’adduction. Ceci entraîne que plus le réservoir
s’éloigne de l’agglomération, plus la cote du plan d’eau doit être élevée. Nous recherchons
l’altitude et la position des points permettant respectivement d’émettre l’hypothèse d’un
réservoir semi – enterré toujours plus économique qu’un réservoir sur tour d’une part et
une conduite d’adduction moins coûteuse d’autre part. Cette hypothèse doit être confirmé
ou infirmé à l’issu du calcul du réservoir et la demande en aval
Le choix repose donc sur la prise en compte des paramètres suivant :
• Le coût de la conduite d’adduction du réservoir ;
• Le coût du pompage (nombre d’heure de pompage par jour) ;
• Le coût de la construction du réservoir (enterré, semi enterré, ou sur tour) ;
• Les contraintes du réseau de distribution (hauteur par rapport à la plus haute
cote piézométrique du réseau etc.

III.2.2- SONDAGES GEOTECHNIQUES AUX EMPLACEMENTS DU


CHATEAU ET DE LA PRISE D’EAU
Des sondages à la tarière manuelle ont été réalisés aux emplacements possibles du
château et de la prise d’eau identifiés grâce aux levés topographique effectués
préalablement.
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A- EXECUTION DES SONDAGES GEOTECHNIQUES A LA


TARIERE MANUELLE
Le sondage à la tarière manuelle est un essai géotechnique in situ permettant
d’identifier le sol en vue de son classement selon ces paramètres mécaniques.
Le principe du sondage par tarière manuelle est le suivant :
On exécute préalablement un avant trou sur une profondeur moyenne d’1 mètre au
diamètre 200 mm, afin de descendre la tarière manuelle de diamètre 100 mm pour le
prélèvement de l’échantillon remanié à la cote indiquée.
La description lithologique des sondages réalisés sont présentés en annexe.

B- ANALYSES DES ECHANTILLONS REMANIES PRELEVES


Les échantillons remaniés prélevés sont analysés dans un laboratoire de sol agréé au
moyen des essais d’identifications des sols suivants :
• Teneur en eau pondérale
On prélève un échantillon à l’aide d’une tare et on mesure son poids (poids total
humide) ensuite on le met à l’étuve pendant 24 heures à une température de 105°. Le poids
de l’échantillon sorti de l’étuve est également mesuré (poids total sec). La différence entre
le poids total humide et le poids total sec donne le poids de l’eau.
La teneur en eau pondérale est alors égale au rapport du poids de l’eau et le poids
total sec.
• Analyse granulométrique
L’essai granulométrique permet de représenter le pourcentage de chaque fraction
granulaire aussi bien des tamisas que des refus en fonction de l’ouverture de chaque maille
de tamis considérés.
On prélève des échantillons de sols remaniés, qu’on met à l’étuve à une température
de 105°. Ensuite on procède au tamisage à sec des échantillons grâce à différents tamis
(module AFNOR) ayant des diamètres et des dimensions d’ouverture de maille connus.
Pour chaque module on calcule la masse des refus qu’on cumule. On en déduit alors le
pourcentage des refus cumulés et des tamisas cumulés.
• Masse volumique des particules solides du sol
On mesure les différentes masses suivantes :
- La masse du picnomètre (sorte de tare) : m1
- La masse du picnomètre + échantillon de sol (prise d’essai) : m2
- La masse du picnomètre + échantillon de sol + eau : m3

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- La masse du picnomètre + eau : m4


La masse volumique des particules solides du sol est donné par :

• Limite d’Atterberg
Elle ne concerne que la fraction argileuse du sol (lorsqu’elle est entre 20 et 30%) et
permet de définir trois principaux paramètres :
- La limite de liquidité
Cet essai a pour but de déterminer la teneur en eau critique au-delà de laquelle le
matériau se liquéfie.
- La limite de plasticité
On détermine ici la teneur en eau à laquelle des petites rondelles d’échantillon de
sols roulées sur une table lisse gardent leur intégrité sans se rompre.
- L’indice de plasticité
C’est la différence entre la limite de liquidité et la limite de plasticité.

III.2.3- HYDROMETRIE DE LA SECTION DE CONTROLE DE LA


PRISE D’EAU
Il s’agit d’effectuer des mesures et des calculs nécessaires à l’obtention des hauteurs
d’eau (étiage et crue), le débit à la section correspondante de la rivière afin de concevoir et
dimensionner l’ouvrage de prise.

A- MESURE DES HAUTEURS D’EAU ET CALCUL DE LA SECTION


DE CONTROLE
Les mesures de profondeur de l’eau de la rivière VINA ont été effectuées sur la zone
choisie pour le captage de l’eau en une seule période contrairement aux mesures du débit.
Le seul relevé effectué a été fait en début du mois de juin (fin de saison sèche) pour
mesurer le niveau d’étiage de la rivière compte tenu du fait que pendant la saison pluvieuse
(fin du mois d’août), la rivière sort de son lit et atteint l’altitude de 478 m (repéré grâce à
l’une des échelles limnimétriques déjà présentes sur les berges du cours d’eau). Les
mesures du niveau d’étiage ont été faites selon le protocole suivant :
A l’aide d’un niveau nous avons implanté deux points sur chaque berges du fleuve
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que nous avons relié à l’aide d’une ficelle définissant ainsi une section de contrôle, nous
avons par la suite découpé l’axe symbolisé par la ficelle en y installant à tout les 5 m des
flotteurs (en polystyrène). Ils ont été calées les uns par rapport aux autres afin d’avoir des
repères de prise de profondeur. Avec une pirogue nous avons longés l’axe de la ficelle en
effectuant des mesures de profondeur à l’aide de tiges graduées de 1 m ajustables les unes
sur les autres aux niveaux des points de repère de l’axe. Ceci nous permet de tracer le
profil en travers et d’en déduire la section mouillée du fleuve.

B- MESURE ET CALCUL DU DEBIT AU FLOTTEUR LESTE


Afin d’obtenir une estimation rapide du débit à la section de contrôle choisie, nous
avons effectué des mesures par exploration du champ de vitesse à l’aide de flotteurs
(méthode des flotteurs lestés).
La vitesse moyenne de l'eau est obtenue en chronométrant le temps mis par un
flotteur lesté (bouteille lestée), pour parcourir une distance dont la longueur dépend de la
vitesse du courant. Afin d’avoir des mesures correctes, on se rassure d’une part que le
tirant d'eau est constant sur toute la longueur du déplacement du flotteur afin qu'il n'y ait
pas, en particulier, de risque de frottement sur le fond et d’autre part que le flotteur est
immergé verticalement, la partie aérienne étant la plus réduite possible.
On considère que le débit moyen de la rivière est égal au produit de la moyenne
arithmétique des vitesses obtenues à des verticales (qui correspond ici à certains points de
mesure des profondeurs pour la détermination de la section mouillée) par la section
mouillée au niveau de la prise d’eau.
En tout état de cause, on a appliqué la méthode en s’assurant préalablement qu’on
est pas d’une part en période de crues, et d’autre part que le tronçon de rivière choisi a une
longueur qu’en fonction de la vitesse du courant, permet un chronométrage du flotteur
pendant un temps minimum de 50 secondes, et présentant les caractéristiques suivantes:
• rectiligne avec berges parallèles;
• bien dégagé, bonne visibilité dans tous les sens;
• accès facile à une rive;
• pente du lit constante (pas de chute ou de zone de rapides dans le bief de mesure);
• lit stable et rocheux si possible.

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III.2.4- PRELEVEMENT ET ANALYSE PHYSICOCHIMIQUE ET


BACTERIOLOGIQUE DE L’EAU DE LA RIVIERE VINA PRELEVEE AU
NIVEAU DU SITE DE PRISE
Nous utilisons une bouteille de prélèvement d’un litre environ en matière plastique
préalablement stérilisée. Nous effectuons des prélèvements ponctuels sur certaines mêmes
verticales que celles utilisées pour la détermination du débit, soit 8 verticales. Nous faisons
des prélèvements au 1/4 de la profondeur de chaque verticale de mesure.
Les prélèvements ainsi effectués sur la section donnée sont réunis dans un jerricane
en matière plastique formant « l’eau moyenne type » qui est envoyé au laboratoire des
eaux du centre pasteur pour analyses bactériologique et physico - chimique.

III.2.5- EVALUATION DES BESOINS EN EAU DE LA VILLE ET DES


DEBIT DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES DE L’AEP

A- EVALUATION DES BESOINS EN EAU DE LA VILLE


L’évaluation des besoins en eau pour une agglomération n’est jamais faite avec
certitude, car chaque catégorie de besoin en eau dépend de nombreux paramètres dont
l’évolution dans le temps est très difficile à cerner. En général, la quantification rigoureuse
des demandes en eau potable à satisfaire repose sur des données statistiques.
On évalue les besoins en eau de la ville en deux étapes fondamentales :
• L’appréciation des besoins unitaires actuels relatifs à chaque catégorie de
consommation ;
• La prévision des besoins en eau futur et ce pour différends horizons du projet.
A.1 - Appréciation des besoins unitaires actuels de chaque catégorie
de consommation
Les consommations d’eau sont classées en fonction des besoins spécifiques de
chaque groupe de consommateur. Elle varie en fonction de plusieurs paramètres (Les
pertes dans le réseau et gaspillage, Installation de compteurs d’eau, Pression disponible,
Types d’industries installées sur le territoire de la localité, Qualité et Coût de l’eau,
Importance de la ville, niveau de vie, branchement etc.).
On procède par l’identification et caractérisation des principales catégories de
consommation de la ville de TOUBORO :

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• Les besoins domestiques (l/j/hab.)


Ils correspondent au besoin en eau de la population branchée au réseau ou non
branchée mais qui profite des bornes fontaines pour s’alimenter en eau. Il s’agit donc de
l’eau utilisée pour les besoins personnels d’alimentation et d’hygiène et autres utilisations
moins essentielles comme le lavage de biens et l’arrosage.
Les dotations à la population branchée et à la population non branchée sont admises
en comparaison avec les autres agglomérations rurales ayant des critères de similarité
(niveau de vie, climat, données statistiques disponibles) en l’occurrence la ville de
KAELE.
• Les besoins industriels
Ils représentent le besoin en eau des établissements industriels implantés dans la
ville. On procède à une identification des différents secteurs industriels. On tient compte
uniquement des besoins des industries qui consomment l’eau potable et qui aimerait être
branchées sur le réseau de la ville (information obtenue lors de l’acquisition des données
de terrain, voir paragraphe III.2.1).
• Les besoins collectifs
Ils englobent les besoins des administrations, établissements d’enseignements,
religieux et médicaux, les municipalités (bouches d’incendies, lavages de rues,…).
Nous utilisons le tableau 2 ci - dessous pour l’estimation des besoins collectifs.
Nettoyage des rues et arrosage des jardins 2 à 5 l/j/m3
Hôpitaux 150 à 200 l/j/lit
Administrations 5 à 10 l/j/employé
Ecole primaire 3 à 5 l/j/élève
Lycée 3 à 5 l/j/élève
Mosquée 5 à 10 m3/j/unité
3
Marché moderne 0,4 m /j/1000 occupants

• Les besoins touristiques


Ils représentent les besoins des divers hôtels, auberges et autres équipements
touristiques sont évalués selon le tableau 3 ci dessous :
Grands hôtels 500 à 700 l/j/lit
Hôtels moyens 300 l/j/lit
Auberges 100 à 200 l/j/lit

A.2 - La prévision des besoins en eau futur et ce pour différends


horizons de projet

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Cette étude tient compte d’une double augmentation (besoins unitaires et nombre
d’habitants). Après l’évaluation des besoins unitaires par usage actuel, nous déduisons les
besoins globaux actuel à l’aide des dotations obtenues lors des études et la collecte
d’information préalable (voir paragraphe III.2.1).En résumé, on procède à la projection
des besoins actuel à un horizon futur en tenant compte principalement de :
• L’évolution de la population
Le nombre d’habitant futur (à l’année du projet) N dans une agglomération tel que
TOUBORO, N est déterminé par la formule suivante :
N = N0 (1+a)n
Avec N0 : le nombre d’habitants en une année quelconque (nous prendront la valeur
du plan d’urbanisation c'est-à-dire 40 220 en 2008).
a : le taux d’accroissement interannuel moyen de la population (8,46 %
d’après les études socio – économiques régionales au Cameroun du PNUD : province du
Nord (PROJET PNUD-OPS CMR/98/005/01/99).
n : le nombre d’années séparant l’année N0 à celle de N, qui pourra prendre
une valeur comprise entre 10 et 20 ans, confirmer après études techniques et économiques
de comparaison des différentes consommations futures.
N.B. : La précédente méthode de détermination du nombre d’habitant futur N s’est
faite en raison de l’absence du plan d’aménagement et développement futur de
l’agglomération.
• L’évolution des dotations
La consommation moyenne future C, par habitant, est calculée par la relation
suivante :
C = C0 (1 + b)n
Avec C0 : La consommation moyenne, par habitant, de l’année 2010 (en
supposant qu’elle est la même en 2008)
b : le taux d’accroissement interannuel moyen de la consommation. Nous
avons pris le taux d’accroissement interannuel moyen de consommation au Cameroun.
n : le nombre d’années séparant l’année C0 à celle de C, qui pourra
prendre une valeur comprise entre 10 et 20 ans, confirmer après études techniques et
économiques de comparaison des différentes consommations futures.
La consommation journalière moyenne totale (Qjmoy) de l’année du projet de toute
l’agglomération est alors :

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Qjmoy = N * C

B- DEBIT DE DIMENTIONNEMENT DES OUVRAGES D’AEP

B.1 - Paramètres influençant le débit de dimensionnement des ouvrages


d’AEP
Les consommations varient en terme quantitatif suivant les saisons, les jours de la
semaine, les heures de la journée. Ces variations ont une influence directe sur les
ressources en eau à mobiliser et ou les dimensions des installations. Les dimensions du
système de distribution sont déterminées par le comportement des usagers à qui l’on doit
offrir un service continu (D. ZOUNGRANA, cours d’approvisionnement en eau potable,
nov. 2003).
Nous devons dont opérer les choix de comportement des usagers à prendre en
compte afin d’offrir un service à la mesure de leur capacité financière. Les variations
cycliques de la demande sont le fait surtout des consommations d’origine domestiques et
s’identifient par quatre principaux paramètres appelés coefficient de modulation:
• Le coefficient de pointe saisonnière (Cps) ;
• Le coefficient de pointe journalier (Cpj) ;
• Le coefficient de pointe horaire (Cph) ;
• Le coefficient de perte (Kp).
Les fluctuations dues aux autres types d’usages (administration, tourisme…) sont,
considérées comme épousant le modèle de la consommation domestique.
™ Le coefficient de pointe saisonnière (Cps)
Le coefficient de pointe saisonnière permet d’évaluer les variations de consommation
dues aux différentes périodes de chaleur, les flux migratoires, l’arrivée temporaire des
consommations alternatives…
Cps = Qjmoy(p) /Qjmoy
Où Qjmoy(p) est la consommation journalière moyenne de la période de pointe
Et Qjmoy est la consommation journalière moyenne calculée sur l’année.
Il varie en situation normale entre 1.10 en zone tropicale humide où les ressources en
eau sont abondantes et les températures stables, et 1.20 en zone sahélienne où le
tarissement cyclique des ressources alternatives se conjugue avec les fortes chaleurs.
Compte tenu du fait que la ville de TOUBORO, située dans la zone tropicale sèche, est
d’une part influencé par une grande activité agricole qui oblige les populations déplacer en
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saison pluvieuse, et d’autre part soumise à un important flux migratoire, nous admettons la
valeur de 1,16 comme coefficient de pointe saisonnière.

™ le coefficient de pointe journalier (Cpj)


Il exprime le retour de façon cyclique du comportement des usagers au cours de la
semaine et permet d’évaluer la demande journalière maximale observées généralement les
jours de grande lessive et de repos hebdomadaires (journée de pointe) de l’agglomération,
Il est donné par le rapport : Cpj = Qjmax/Qjmoy(p).
Où Qjmax est le volume consommé pendant la journée la plus chargée de l’année
Et Qjmoy la consommation journalière moyenne.
Le coefficient de pointe journalière est indépendant des saisons et varie entre 1,05 et
1,15.
N’ayant pas assez de données statistiques, en fonction du climat et des activités
estivales des villes semblable à TOUBORO (KAELE par exemple), on fixe le coefficient
de pointe journalière à 1,10.
™ le coefficient de pointe horaire (Cph)
Il exprime les habitudes du consommateur d’eau au cours de la journée et permet
d’évaluer la demande horaire maximale (pointe horaire), de la journée de pointe, de
l’année du projet.
Le coefficient de pointe horaire est alors défini par la relation suivante :
Cph = Qhmax/Qhmoy
Où Qhmax est le volume maximum horaire consommé au cours de la journée la plus
chargée de l’année.
Qhmoy est la consommation horaire moyenne pendant la même journée
On se réfère généralement aux valeurs suivantes en l’absence de données
Grande ville : Cph = 1,5 (supérieur à 200 000 habitant)
Ville moyenne Cph = 1,5 à 2 (de 50 000 à 200 000 habitants)
Petite ville : Cph = 2 à 2,5 (de 10 000 à 50 000 habitants)
Localité rurale Cph = 2,5 à 3 (inférieur à 10 000)
Au regard de la population de l’agglomération rurale de TOUBORO, de l’important
flux migratoire qu’elle connait, nous prendrons comme coefficient de pointe horaire la
valeur 2
™ Le Coefficient de perte (Kp)

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Il représente l’ensemble de perte d’eau qui se produira dans le réseau (Volume


détournés, Volume de fuites, Eau de lavage et de nettoyage, Eau de vidange,…)
Nous tenons compte uniquement des pertes techniques durant le traitement et sur le
réseau de distribution. Il est défini par la relation :
Kp = Volume produit/Volume consommé
C’est encore l’inverse du produit du rendement des installations de traitement
(nt > 95%) et du rendement du réseau de distribution (nr > 85%)
On se réfère généralement aux valeurs suivantes en l’absence de données
Réseau neuf ou bien entretenu : Kp = 1,2
Réseau moyennement entretenu : Kp = 1,25 à 1,35
Réseau vétuste ou mal entretenu : Kp = 1,5
En prenant Pour l’agglomération rurale de TOUBORO nt = 95% et nr = 85 % nous
obtenons la valeur Kp = 1,24

B.2 - Débit de calcul proprement dit des ouvrages du réseau d’AEP


Le réseau d’adduction d’eau sera dimensionné selon le modèle déterministe
(couverture de toutes les contingences qui surviennent au cours du fonctionnement du
réseau) avec des débits spécifiques à chaque ouvrage hydraulique suivant :
• Ouvrages de Production (captage, adduction, traitement)
Le débit de dimensionnement des ouvrages de captage (source d’eau) et de
traitement est le débit de production donné par :
Qprod = Kp*Qjmoy*Cps*Cpj / T (m3/h) où T est le temps de fonctionnement de
l’installation considérée (captage, adduction d’eau brute, station de traitement)
• Les ouvrages d’adduction
Le débit de dimensionnement des ouvrages d’adduction d’eau (conduite de
refoulement) est le débit d’adduction d’eau potable donné par :
Qadd = Qjmoy*Cps*Cpj / nr*T (m3/h) où T est le temps de fonctionnement de la
conduite adduction d’eau traitée (refoulement au réservoir)
• Les ouvrages de distribution (réseaux de distribution)
Le débit de dimensionnement des ouvrages de distribution est égal au débit horaire
maximum (Qhmax)
Qhmax = Qjmoy*Cps*Cpj*Cph / nr*24 (m3/h)
• Le réservoir de stockage

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Le débit du dimensionnement du réservoir de stockage est le besoin de pointe


journalière (Qjmax).
Qjmax = Qjmoy*Cps*Cpj/ nr*nt (m3/j)

III.2.6- CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU


D’ADDUCTION D’EAU POTABLE

A- LA PRISE D’EAU
La prise d’eau sera faite en eau courante puisqu’il s’agit d’une rivière. Le choix du
type de prise (sur berge, ou en fond de rivière avec ou sans élévation du niveau par un
seuil) repose essentiellement sur une approche intuitive, l’expérience née des visites des
exploitations existantes et surtout le respect des conditions fondamentales de conception,
d’exécution, et d’exploitation d’un ouvrage de captage.
A.1 - Données fondamentales pour la conception et le
dimensionnement de la prise d’eau
Les données fondamentales qui doivent être prise en compte pour la réalisation du
captage se classent en paramètres naturels (auxquels l’ouvrage doit s’adapter) et
paramètres propres de ses éléments constitutifs.

™ Paramètres naturels
• le transport solide (par charriage ou par suspension). Il est grandement influencé
par la stabilité géomorphologique, le relief, la géologie, la pluviométrie du
bassin versant ;
• La présence des corps flottants qui peuvent bloquer le fonctionnement des
vannes, dessableurs, pompes…etc. ;
• La faune aquatique ;
™ Paramètres propres aux ouvrages
• La " garantie de service " d'une prise doit être élevée ;
• Le captage doit être assuré quels que soient les débits de crue et la quantité du
transport solide ;
• Le dessableur doit assurer la décantation et l'évacuation des matériaux solides
quelles que soient les conditions hydrauliques ;

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• Les appareils hydromécaniques (vannes), doivent être facilement accessibles et


manœuvrables, donc il faut éviter la rouille, le blocage, la submersion par les
crues ;
• La stabilité des ouvrages de génie civil doit être garantie ;
• L'exploitation des ouvrages doit être facile d'où les disciplines : Hydraulique,
Génie civil, Construction des appareils hydromécaniques.

A.2 - Conditions à respecter lors de la conception de la prise d’eau

L’implantation et la conception de l’ouvrage de prise pour l’adduction d’eau potable


de la ville de TOUBORO sont faites de manière à respecter de nombreuses conditions, ceci
afin de capter le débit de production adéquate et de ne pas perturber l’environnement. On
peut citer entre autre:
• L’ouvrage de prise est conçu et calculé pour dériver le débit maximum de
conception c'est-à-dire le débit de production (confère paragraphe III.2.5) ;
• Les débits excédants de l’ouvrage de prise (dépassant la capacité du réservoir
d’eau brute) doivent être rejetés immédiatement à la rivière, en aval du bac de
prise par des vannes de vidange ;
• En cas de crue, l’ouvrage de prise ne devra pas provoquer d’une part la
submersion du pont sur la VINA situé en aval (évaluation comparative des plus
hautes eaux au niveau de la prise et du tirant d’air du pont de la VINA en
période de crue), et d’autre part l’inondation des propriétés riveraines (distance
entre la rivière et les premières habitations et impact de la construction de
l’ouvrage sur l’écoulement de l’eau);
• L’implantation de la prise devra être calée grâce au niveau des plus hautes eaux
(crue annuelle) et des plus basses eaux afin d’assurer un fonctionnement
permanent et de ne pas être submergée. L’accessibilité et la manœuvrabilité de
tous les organes de fonctionnement (appareils hydromécaniques…) de la prise
devront toujours être possible;
• L’ouvrage de prise devra si possible être installé au niveau des berges sur l’une
des parties à peu près concaves de la rive (effet de coude). Il comprendra suivant
le profil en long un emplacement de rupture de pente à l’aval pour facilité la

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chasse des matériaux solides. Ceci lui permet d’éviter et/ou de dérouter une
bonne partie des matériaux solides charriés.
• On prévoira des dessableurs pour assurer la décantation et l’évacuation des
matériaux solides en suspension quelques soient les conditions hydrauliques.
Ces ouvrages devront par ailleurs être facilement accessibles afin de permettre le
nettoyage et l’entretien ;
• L’ouvrage de prise devra être muni d’une grille épaisse et d’une grille fine
empêchant le passage des poissons dans le canal d’amenée et par conséquent
leur préservation ;
• Le site de prise d’eau doit se situé en amont des différents exutoires des
écoulements de la ville de TOUBORO ce qui facilite le traitement.

B- LA STATION DE TRAITEMENT DE L’EAU BRUTE


Le procédé de traitement de l’eau brute sera décomposé en différents postes établit
selon le degré de pollution de l’eau brute et la qualité de l’eau traitée qu’on voudrait
obtenir à l’aval de la station. On distingue :
• Un poste de pompage de l’eau brute
Il devrait assurer sans difficulté et en toute sécurité le relevage de l’eau brute vers le
poste de décantation.
• Un poste de décantage
Son rôle est d’assurer rapidement le process d’homogénéisation et de floculation de
l’eau brute et d’assurer le soutirage des boues produites avant le stockage temporaires de
l’eau décantée.
• Un poste de stockage intermédiaire
La capacité de son réservoir doit permettre de recueillir les eaux décantées et de
permettre la mise en route des pompes de reprise avant le passage en filtration finale.
• Un poste de pompage de reprise
Il doit contenir des pompes et équipements nécessaires à l’alimentation en eau des
filtres à sable permettant ainsi la filtration ou le lavage/rinçage des filtres selon le
séquentiel de fonctionnement.
• Un poste de filtration
Il doit contenir un nombre de filtre à sable adapté au traitement des matières en
suspension contenues dans l’eau décantée soit l’obtention d’une turbidité inférieure à 2
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NTU après filtration.


• Le poste de Chloration
Son rôle est de parfaire par un dosage précis de chlore, l’état de potabilisation de
l’eau décantée et filtrée, permettant ainsi la préservation de sa qualité (au niveau bactérien)
dans les canalisations de refoulement.
• Un poste de pompage de l’eau potable
Il s’agit de tous les équipements (réservoir, pompe, ballon anti bélier, etc.)
nécessaires à la mise en pression de l’eau potable avant son entrée dans la canalisation de
refoulement qui la conduit au réservoir de stockage de l’eau potable.
• Un local technique
Il doit pouvoir contenir en toute sécurité tous les équipements nécessaires aux
nombreux contrôles, stockages, régulations, dosages, distribution d’additifs divers et
commandes des diverses pompes, suppresseurs etc.

C- LA CONDUITE D’ADDUCTION DE L’EAU TRAITEE VERS LE


CHATEAU

Le captage étant situé à une cote inférieure à celle du réservoir de distribution,


l’adduction se fera par refoulement. Les eaux traitées seront relevées par une station de
pompage (poste de pompage de la station de traitement) dans cette conduite de
refoulement.
C.1 - Conditions d’établissement de la conduite de refoulement
Il s’agit principalement du tracé de la conduite de refoulement. Il doit se faire en
recherchant un profil en long aussi régulier que possible afin d’éviter les contres pentes
qui, au droit du point haut ainsi formé, peuvent donner lieu, en exploitation, à des
cantonnements d’air plus ou moins difficiles à évacuer (M. BOUSLIMI, Alimentation en
eau potable, Oct. 2004). Le tracé idéal que l’on voudrait mettre en place doit correspondre
à une rampe régulière de la station de traitement vers le réservoir de distribution.
C.2 - Profil piézométrique de refoulement
Le profil piézométrique de refoulement permet de quantifier l’énergie H (hauteur
manométrique totale d’élévation) que la station de pompage doit communiquer à l’eau
pour la permettre d’arrivée au réservoir avec une pression résiduelle.
H = Hg +
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Où Hg est la hauteur géométrique d’élévation


Et est la perte de charge au refoulement calculée à l’aide de la formule de
Strickler.
Cette énergie est calculée par l’application de la relation de Bernoulli entre la cote de
la pompe (P) et la cote de sur verse dans le réservoir (R)

Soit

Où est l’altitude du point

= la hauteur de pression et la hauteur piézométrique

= la hauteur cinétique

Avec
= l’accélération gravitationnelle (9,81 m/s2)
= la masse volumique de l’eau (1000 Kg/m3)

C.3 - Diamètre économique de la conduite de refoulement


La Formule utilisé pour le calcul du diamètre de la conduite de refoulement est celle
de BRESSE (diamètre économique) donnée par Di = 1,5 Q1/2 où Q est le débit d’adduction
d’eau potable (en m3/s) et Di le diamètre de la conduite (en m).

D- LE RESEAU DE DISTRIBUTION DE L’EAU POTABLE

La démarche utilisé pour la conception du réseau de distribution d’eau potable de la


ville de TOUBORO consiste à trouver premièrement le volume du réservoir de stockage à
l’aide du besoin de pointe journalière (confère paragraphe III.2.5) ceci selon les
caractéristiques quantitatif (débit de pompage) et qualitatif (temps de pompage) de
refoulement de l’eau traitée, ensuite on dimensionne le réseau de distribution avec le débit
de distribution d’eau potable (confère paragraphe III.2.5) et en définitive, on déduit par
la pression trouvé en tête du réseau, la cote du réservoir qui permet dès lors de choisir le
type de réservoir (enterrés, semi – enterrés, sur tour).

D.1 - LE RESERVOIR DE STOCKAGE DE L’EAU POTABLE


™ Utilité du réservoir de stockage
Le réservoir est un organe régulateur de pression et de débit entre le régime de

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production et le régime de consommation. Il doit permettre de faire face sans gêne pour les
utilisateurs, aux incidents suivants :
• Panne électrique ;
• Remplacement d’une pompe ;
• Accident sur la conduite de refoulement ;
• Le réservoir permet en outre de faire profiter à la collectivité, le maximum du
tarif de nuit en énergie électrique.
™ Emplacement du réservoir de stockage
(Confère paragraphe II.3.1)
™ Calcul de la capacité du réservoir
La capacité du réservoir sera limitée à la réserve de distribution et la réserve incendie
• La réserve de distribution
La capacité théorique de la réserve de distribution est fonction du débit d’adduction
et des fluctuations du débit de distribution. La réserve de distribution devient nécessaire
lorsque le débit maximal de distribution qc est supérieur au débit d’adduction qa. Le
cumul des débits d’adduction est égal au cumul des débits de distribution au cours d’une
journée. On utilise la méthode analytique pour la détermination de la réserve de
distribution.
• La réserve incendie
On fixe un débit de 45 m3/h pour les poteaux à incendie, en supposant que le temps
nécessaire pour éteindre un feu est de 2 heures durant la journée de pointe.

D.2 - DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE DISTRIBUTION


Le réseau de distribution de l’adduction d’eau en eau potable est dimensionné en
réseau ramifié compte tenu de sa facilité de mise en œuvre.
Le débit de utilisé est le débit de distribution de l’eau potable (confère paragraphe
III.2.5) que l’on transforme en débit par mètre linéaire de conduite (q) en le rapportant à la
longueur totale du réseau (LT).
Le débit Qti du tronçon i est égal au produit de q par la longueur Li du tronçon i. La
situation du tronçon i (en tête, intérieur, ou en fin de réseau) permet de calculer à partir du
ou des Qt précédent(s) le débit à l’aval de chaque tronçon i : Qiaval. Le débit de
dimensionnement proprement dit du tronçon i est : √
Le diamètre théorique de la conduite est calculé pour une vitesse de 1 m/s

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,
La formule des pertes de charges singulières est égale à (formule de

Manning – Strickler)
Où Q est le débit de dimensionnement (du tronçon considéré)
D le diamètre intérieur de la conduite
Ks le coefficient de perte de charge de Manning - Strickler
Les pertes de charges singulières sont égalent au 10% des pertes de charge régulière.

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IV. RESULTATS DU TRAVAIL

Les travaux à effectuer pour atteindre les objectifs fixés (voir paragraphe I.2) ont été
menés conformément aux méthodes et protocoles préalablement présentés et aboutissent
aux résultats qui suivent :

IV.1 - RESULTATS DES TRAVAUX D’ACQUISITIONS ET


TRAITEMENTS DES DONNEES NECESSAIRES AU
DIMENSIONNEMENT DE L’AEP

IV.1.1 - RESULTATS DE LA COLLECTE D’INFORMATIONS SOCIO –


ECONOMIQUES DE LA VILLE DE TOUBORO
Ces informations ont été acquises principalement par le mini recensement et la
recherche de documentation à la mairie de TOUBORO et sur Internet.
Tableau 4 : Synthèse des informations socio – économiques fondamentales sur
l’agglomération.

Taux Taux de desserte


Taux
d'accroissement moyen* en eau
Agglomération Population d'urbanisation
moyen*de la potable par
moyen*
population forages, puits...

TOUBORO 40224 25% 8,46% 48,50%

Le terme moyen* signifie que les données présentées correspondent aux statistiques
relevées à l’échelle régionale.
Tableau 5: Les divers pôles d’activité (sociale, éducative, économique et industrielle)
de la ville de TOUBORO et leurs capacités.

Désignation Nombre Capacité totale Unités

Infrastructures sanitaires 2 80 lits

Infrastructures
15 172 Employés
Administratives
6020 usagers
Infrastructures commerciales 7
475 têtes (bétails)

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Infrastructures éducatives 13 7103 élèves et encadreurs

Infrastructures religieuses 23 6900 usagers

Infrastructures touristiques 3 60 lits

Infrastructures industrielles 1 120 employés

Figure 1 : Repérage des stations (cercle rouge) du levé topographique sur photo satellite –
Google Earth.

IV.1.2 - RESULTATS DU LEVE TOPOGRAPHIQUE EFFECTUE DANS LA


VILLE DE TOUBORO
Le levé topographique effectué dans la ville de TOUBORO à permis de définir d’une
part le point de captage de l’eau brute et de stockage de l’eau potable et d’autre part

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d’établir les plans et profils par l’insertion du semi de point constitué dans le logiciel
COVADIS.

Figure 2 : Plan de la ville établit sur COVADIS à partir du semi de point constitué par le
levé topographique et la prise des coordonnées géographiques des points levés.

On en déduit des résultats du levé topographique que le site respectant le maximum


des paramètres d’installation d’une prise d’eau (confère paragraphe III.2.1) est situé aux
coordonnées géographiques : N7°44’51,11’’et E15°20’56,02’’Z = 482 m.

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Quand au point de stockage, il est situé sur la cote la plus grande de la ville de
coordonnées géographiques N7°47’24,1’’ et E15°21'27.7'' Z = 555 m. Il est à une
distance d’environ 4,7 km du point de captage.

Les sites retenus pour le captage de l’eau brute et le stockage de l’eau traitée sont
matérialisés en cercle bleue sur la figure 3 ci – dessus.

IV.1.3 - RESULTATS DES ESSAIS GEOTECHNIQUES REALISES SUR LES


ECHANTILLONS PRELEVES SUR LE SITE DE CAPTAGE ET DE
STOCKAGE DE L’EAU
Nous avons pratiqué des essais d’identification de sols sur les échantillons prélevés à
la tarière manuelle respectivement sur le site de prise d’eau brute et sur le site de stockage
de l’eau potable afin de classer ces sols suivant leurs caractéristiques mécaniques . Les
résultats des essais pratiqués sur le site de stockage (tarière 1) sont présentés ci – dessous.

La Teneur en eau pondérale, l’analyse granulométrique, la masse volumique des


particules solides du sol, les Limites d’Atterberg de l’échantillon remanié de la tarière 1
(site de stockage de l’eau potable) est présentée en annexe

Figure 3 : Synthèse des essais réalisés sur l’échantillon remanié de la tarière 1 (site
de stockage de l’eau potable).

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Il ressort de ces analyses que six (04) échantillons remaniés ont subies des analyses
de laboratoire, lors de cette campagne de reconnaissances géotechniques. Ces échantillons
ont été prélevés entre 1,00 et 2,00 m, par rapport au terrain naturel. Les matériaux prélevés
sont dans l’ensemble des sables argileux sur le site devant abrité le château et des argiles
compactes sur le site de la prise d’eau. Les matériaux meubles prélevés sont dans
l’ensemble, des Sables Argileux.

Ces derniers présentent un indice Cc/ (1+e0) compris entre 0,09 et 0,16 ; ce qui
classe ces sols dans la catégorie des sols moyennement compressibles.

IV.1.4 - RESULTATS DE CALCUL DE LA SECTION ET DU DEBIT DE LA


RIVIERE VINA AU DROIT DU SITE DE PRISE

A- LA SECTION MOUILLEE
La démarche utilisée pour la détermination de la section de la rivière au niveau de la
prise d’eau (confère paragraphe III.2.1), nous a permis d’obtenir les données figurant dans
le tableau 6 ci-dessous et de tracer le profil en travers représenté sur la figure 4 ci-dessous
et d’en déduire la section mouillée du fleuve.

Tableau 6 : Calcul de la section mouillée au droit de la prise d’eau.

RELEVE POUR CALCUL DE LA SECTION MOUILLEE AU DROIT DE LA PRISE D'EAU
Altitude (m)  478 475  473  472 472 470 471 471 472 474  476  478
Distance (m)  0 40  80  114 132 162 192 220 260 294  318  413

On en déduit une section mouillée de 1783 m2 en saison sèche et de 8168 m2 en


saison pluvieuse.

Figure 4 : Profil en travers de la section mouillée au droit de la prise d’eau

B- LE DEBIT AU NIVEAU DE LA SECTION MOUILLEE

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La mesure du débit passe par une exploration du champ de vitesse réalisées à l’aide
de flotteurs lestés (confère paragraphe III.2.3), telle que présentée les résultats dans les
tableaux 7 et 8 ci – dessous.

Tableau 7 : Calcul de la vitesse du cours d’eau au flotteur lesté en saison pluvieuse

CALCUL DE LA VITESSE DU COURS D'EAU (SAISON PLUVIEUSE)


Verticales de mesure v1 v2 v3 v4 v5 v6 v7 v8
Temps de parcours du flotteur (s) 82,4 82,3 81,9 69,12 69,56 82,6 75,15 83,8
Distance entre les repères (m) 50 50 50 55 55 50 52 50
Vitesse (m/s) 0,61 0,61 0,61 0,80 0,79 0,61 0,69 0,60
Vitesse moyenne (m/s) 0,66

Tableau 8: Calcul de la vitesse du cours d’eau au flotteur lesté en saison sèche

CALCUL DE LA VITESSE DU COURS D'EAU (SAISON SECHE)


Verticales de mesure v1 v2 v3 v4 v5 v6 v7 v8
Temps de parcours du flotteur (s) 87,3 86,8 84,6 70,69 71,83 87,7 79,77 89,1
Distance entre les repères (m) 50 50 50 55 55 50 52 50
Vitesse (m/s) 0,57 0,58 0,59 0,78 0,77 0,57 0,65 0,56
Vitesse moyenne (m/s) 0,63

On en déduit le débit de la rivière VINA aux différentes saisons par le produit des
vitesses et des sections mouillées respectives comme le présente le tableau 10 ci-dessous.

Tableau 9 : Calcul du débit de la VINA au droit de la prise d’eau (saison sèche et


pluvieuse)

Saison sèche Saison pluvieuse


Hmax (m) 3,06 6,40
Section mouillée (m2) 1783,00 8168,00
Vitesse au flotteur lesté (m/s) 0,63 0,66
Débit (m3/s) 1129,24 5416,58

IV.1.5 - RESULTATS DE L’ANALYSE PHYSICOCHIMIQUE ET


BACTERIOLOGIQUE DE L’EAU DE LA PRISE D’EAU
L’eau prélevée au niveau de la prise d’eau a été analysé au laboratoire pasteur de
Yaoundé.

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A- RESULTAT D’ANALYSE BACTERIOLOGIQUE


Les germes aérobie à 37°c, les coliformes totaux, les coliformes fécaux et les
streptocoques fécaux sont hors normes, on en déduit que les critères microbiologiques sont
non satisfaisant pour la consommation et nécessite un traitement bactériologique avant
toutes utilisations.

Les résultats d’analyse bactériologique de l’eau prélevée sur le site de prise sont
présentés en annexe.

B- RESULTAT D’ANALYSE PHYSICOCHIMIQUE


Les résultats d’analyse montrent que l’eau est de nature douce trouble et turbide avec
un taux de matière en suspension, fer et manganèse élevé. Elle nécessite donc un traitement
physico – chimique avant toute consommation.

Les résultats d’analyse physico chimique de l’eau prélevée sur le site de prise sont
présentés en annexe.

IV.1.6 - RESULATS DE L’EVALUATION DES BESOINS EN EAU DE LA VILLE


DE TOUBORO
Les résultats d’évaluation des besoins en eau de la ville de TOUBORO à différents
horizons ont été trouvés en appliquant la méthode illustrée au paragraphe II.2.5. Ces
résultats sont présentés en annexe.

A l’horizon 2020 retenue, on obtient une demande totale moyenne de 1596,25 m3/j
La demande totale moyenne de l’horizon 2020 choisie, nous permet de calculer le
débit spécifique de dimensionnement de l’adduction d’eau potable (confère paragraphe
III.2.5) comme le présente le tableau 10 ci après.

LOCALITE Ville de TOUBORO


REGION NORD
PAYS CAMEROUN

DESIGNATION 2008 2010 2015 2020 2025 2030

- Coefficient de pointe mensuelle


1,16 1,17 1,18 1,19 1,2 1,2
(saisonnière)

- Coefficient de pointe journalière 1,1 1,1 1,09 1,08 1,07 1,07

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- Coefficient de pointe horaire 2 2 1,9 1,8 1,6 1,5

- Rendement du réseau 85% 85% 85% 85% 85% 85%

- Rendement du traitement 95% 95% 95% 95% 95% 95%

- Temps de traitement 18 18 18 18 18 18

Demande journalière
(m3/j) 489,87 598,42 985,80 1 596,45 2 597,04 4 507,00
moyenne
Demande de pointe
(m3/j) 625,08 770,17 1 267,94 2 051,76 3 334,59 5 786,98
journalière

Besoin de pointe journalière (m3/j) 774 954 1 570 2 541 4 130 7 167

Débit de captage, d'adduction


(m3/h) 43,01 52,99 87,23 141,16 229,42 398,14
et de traitement d'eau brute

Débit d'adduction eau potable (m3/h) 40,85 50,34 82,87 134,10 217,95 378,23

Débit de distribution eau


(m3/h) 61,28 75,51 118,09 181,04 261,54 425,51
potable

En résumé les débits utilisés pour le dimensionnement des ouvrages de l’AEP de


TOUBORO sont présentés dans le tableau 11 ci-dessous.

VALEUR POUR DIMENSIONNEMENT (HORIZON 2020)

Besoin de pointe journalière (réservoir de stockage) (m3/j) 2550

Débit de captage, d'adduction et de traitement d'eau brute (m3/h) 145

Débit d'adduction d’eau potable (m3/h) 140

Débit de distribution d’eau potable (m3/h) 180

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IV.2 - RESULTATS DE DIMENSIONNEMENT DE L’AEP DE


TOUBORO

IV.2.1 - LA PRISE D’EAU

A- DESCRIPTION DE L’OUVRAGE DE PRISE


La prise d’eau sera exécutée en fond de lit d’une berge de la rivière VINA et sera
constituée :

• D’un bac de prise d’eau de dimension 2,50 x 2,50 x 9,00 m muni en sa base d’une
grille et servant de dessableur à travers sa configuration géométrique. L’eau pénètre
dans le bac à travers un déservoir mobile réglable depuis une passerelle par (une
vanne murale). Le bac de prise est installé en dessous de la cote d’étiage et à un
coté qui sert de mur de soutènement à l’ouvrage de prise.
• Un canal de captage (enterrée) de largeur 1000 mm et hauteur 800 mm pour
l’amenée de l’eau brute du bac de prise d’eau brute vers le puits d’eau brute suivant
une pente ascendante telle que la cote d’arrivée soit inférieure au niveau d’étiage.
• Un puits d’eau brute (fosse de relevage) composé de deux compartiments de
dimensions respectives de 5,60 x 3,60 x 10 et 3,60 x 2,60 x 9. Le volume minimum
requis est de 34 m3. Le premier compartiment est muni d’un piège à sable d’un
mètre et le second contient les deux pompes immergées de caractéristiques 150
m3/h et 20 m de HMT (une fonctionnant et l’autre de secours)
• Une passerelle installée au dessus du niveau des plus hautes eaux relie le local
technique des pompes jusqu’au bac de prise. Il comprend deux vannes murales. La
première sert de déservoir mobile pour l’entrée des eaux et la seconde de vidange
en cas d’entretien de la station de prise. Une échelle située sur sa façade intérieure
permet l’accès au bac de prise.
• Un local technique où sont commander les opérations de pompage et installée les
équipements de protection des pompes (ballons anti bélier, indicateur de niveau
d’eau dans le puits, coffret de commande électrique, contacteurs de niveau à
poire…).
Le sol sous l’ouvrage de prise est renforcé au moyen de moellons stabilisé au ciment.
Les berges amont et aval de prise sont protégés par des gabions modulaires posés en
escalier.

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B- PLANS DE L’OUVRAGE DE PRISE


Figure 5 : Vue en Plan

Figure 6 : Vue en coupe (ou de profil)

Mur de soutènement

IV.2.2 - LA STATION DE TRAITEMENT

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A défaut d’acheter une station HYDRANET complète (unité compacte de production


d’eau potable) qui coûte relativement chère, le process de traitement de l’eau brute à mettre
en œuvre sera calqué sur le principe de fonctionnement de ce type de station
(HYDRANET).

La figure 7 ci –
contre présente le
schéma du process de
traitement adapté
aux caractéristiques
primaires de l’eau
brute.

DEFINITION ET DESCRIPTION TECHNIQUES DES COMPOSANTES


PRINCIPALES

A- POSTE DE POMPAGE DE LA PRISE D’EAU BRUTE


Située près de la rivière, il est composé d’une fosse de relevage cimentée (puits d’eau
brute) et alimentée par un canal de captage.
Deux pompes immergées, avec vessies de pressurisation, travaillant en «
Normal/Secours » et asservies à l’aide de détecteurs de niveaux assurent le pompage et le
refoulement des eaux brutes à traiter vers l’unité de potabilisation.

Figure 8 : Schéma du principe de fonctionnement du poste de pompage

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DN 300

A.1 - LES POMPES IMMERGEES


La station de pompage de la prise d’eau doit refouler un débit de 145 m3/h (confère
débit de captage d’eau potable du tableau 12) sur une distance moyenne de 500 m. le
dénivelé entre la cote de prise et la station de traitement est de 8 m.
Le diamètre intérieure (Di) de la conduite de refoulement de l’eau brute est donnée
par la formule de BRESSE : Di = 1,5Q1/2 avec Q en m3/s. Nous obtenons Di = 301, 03
mm. On choisit une canalisation en Fonte de DN 300 (diamètre intérieur) PN10.
™ Dimensionnement de la pompe

Les paramètres essentiels pour le choix de la pompe sont le débit à transporter et la


hauteur manométrique totale
• Le débit est de 145 m3/h
• La hauteur manométrique totale (HMT)
On a HMT = Hauteur géométrique d’aspiration + Hauteur géométrique de
refoulement + Perte de charge totale
La hauteur géométrique d’aspiration est prise égale à zéro car la pompe est
immergée.
Nous majorons la hauteur géométrique de refoulement à 10 m (cote 482 – cote 472 =
10),
La perte de charge totale sur la conduite de refoulement est calculée à partir de la
formule de STRICKLER : J = 1,1 *(10.29 x Q2 x L)/ (Ks2 x D16/3)

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Ks pour la fonte est égale à 105


La Longueur L est de 500 m et le diamètre intérieur D est de 300 mm
J = 0,51 m
La HMT est alors égale à 10,51 m
A l’aide du catalogue GRUNDFOS on trouve la pompe SP 215 – 1 – A de
caractéristiques principales suivantes : Q = 150 m3/h et HMT = 20 m
Par sécurité on installera deux pompes SP 215 – 1 – A, l’une en fonctionnement
normal et l’autre de secours, la station comprendra en outre une protection anti bélier par
réservoir à vessie de volume de 800 litres, la robinetterie, un compteur d’eau brute DN
300 sur la conduite de refoulement, une armoire de commande.
La Courbe caractéristique et les résultats du dimensionnement de la Pompe de prise
sont présentés en annexe

A.2 - LES EQUIPEMENTS DE SECURITE DE LA STATION DE


POMPAGE (PRISE D’EAU BRUTE)
™ Les détecteurs de niveaux

Afin de sécuriser la marche des pompes immergées, qui n’acceptent aucun


fonctionnement à vide, celles-ci sont asservies par la présence de deux détecteurs de
niveau, le NB ou Niveau Bas et le NH ou Niveau Haut.
Ces détecteurs sont du type « Contacteur de niveau à poire » avec un pouvoir de
coupure du contact électrique. Leurs caractéristiques techniques sont les suivantes :
• Température utilisation maxi : 50° C
• Degré de protection : IP68
Leur fonction est la suivante (Tableau 12) :
NB (Niveau bas) Arrêt de la pompe
HH (Niveau Haut) Autorisation démarrage pompe

™ Les Clapets anti – retour

Situés sur le circuit de refoulement des pompes, Ils permettent de maintenir la


tuyauterie de refoulement en charge et d’isoler, de surcroît, le refoulement d’une pompe
vers l’autre.
™ Les vannes manuelles

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Au niveau du bac de prise d’eau, elles sont de type mural et au nombre de deux
commandant respectivement l’entrée de l’eau et la vidange de la l’ouvrage de prise.
Par ailleurs, deux vannes manuelles DN 350 permettent d’isoler un ou les deux
circuit(s) de refoulement de la station de pompage (station de prise) de l’unité de traitement
pour des opérations de maintenance des pompes, défectuosité des joints de clapets, etc.…

Après la prise d’eau brute, différents postes sont nécessaires pour traiter cette
eau :

B- LE POSTE DE DECANTATION
C’est la première étape du process, l’eau brute arrivant par la conduite de
refoulement en FONTE DN 315 traverse un débitmètre électromagnétique pour le contrôle
et la totalisation du débit entrée station. La décantation se fait au travers d’un décanteur
lamellaire de 150 m³/h équipé d’un process d’homogénéisation et de floculation à base
d’ajout de sulfate d’alumine et de chlore, ainsi que d’un système de soutirage des boues.
Les principaux équipements de ce poste sont :
™ Une chambre de mélange eau/sulfate d’alumine/chlore

L’eau brute aspirée dans le poste de pompage, est orientée dans une cellule dite «
chambre de mélange ». Dans cette chambre est installé deux mélangeurs de marque
DOSAPRO avec des pales hélicoïdales d’un diamètre de 550 mm et dont la vitesse de
rotation est de 124 tours par minute. Ces agitateurs servent à coaliser le fluide composé de
l’eau brute, et le chlore gazeux provenant du mixer gaz/eau.
Le volume de cette chambre est de 3.5 m3. Elle est alimentée par une canalisation PE
DN250 et sa partie basse présente deux ouvertures de diamètre 250 mm pour le passage du
fluide mélangé vers la chambre d’homogénéisation.
™ Une chambre d’homogénéisation

Les eaux brutes, additionnées de sulfate d’alumine et de chlore, sont transférées dans
la chambre d’homogénéisation par deux ouvertures de diamètre 250 mm située à la partie
inférieure de la chambre de mélange. La chambre d’homogénéisation est une cellule de 20
m3 équipée d’un agitateur, avec des pales d’un diamètre de 1 200 mm et dont la vitesse de
rotation est de 26 tours par minute. De marque DOSAPRO l’agitateur permet, durant le
séjour du fluide dans cette chambre, de bien homogénéiser le mélange eaux/sulfate
d’alumine et chlore avant leur passage en chambre de floculation /décantation.

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Après homogénéisation, le fluide se déverse naturellement par la partie haute de la


paroi dans la chambre de floculation par décantation lamellaire.
™ Une chambre de floculation par décantation lamellaire

Prenant le plus gros volume du décanteur, la cellule, dite « Chambre de floculation-


décantation », est principalement composée d’un bloc alvéolaire en partie haute et d’un
collecteur d’aspiration des boues en partie basse. Ce bloc est dimensionné selon les
caractéristiques suivantes :
• Largeur : 2.250 m
• Longueur : 6.450 m
• Hauteur : 0.820 m
Les eaux, en provenance de la chambre d’homogénéisation, transfèrent en gravitaire
en bas du bloc lamellaire et remontent au travers de celui-ci par le principe des vases
communicants. La floculation se fait avec une vitesse de passage du fluide entre 0.8 et 1
mètre par heure. C’est lors du passage dans le bloc lamellaire, qui freine la vitesse du
fluide, que les flocs et les particules lourdes se précipitent vers le bas, et sont retenus dans
les canaux de soutirage. Débarrassée de la plus grande majorité de ses boues et particules,
l’eau décantée se déverse par gravité dans la chambre de transfert.
™ La Chambre de transfert

Située dans le prolongement de la chambre de décantation, la chambre de transfert


présente une surface de 2.250 m sur 1.350 m et une hauteur d’eau de 1.700 m, soit un
volume de 5 m3.
Le Principe de fonctionnement du poste floculation/ décantation lamellaire de l’eau
brute est présenté en annexe.

C- LE POSTE DE STOCKAGE INTERMEDIAIRE


D’une capacité de 50 m3, le stockage intermédiaire recueille les eaux décantées et
sert de bac tampon lors de la mise en route des pompes de reprise avant le passage en
filtration finale. Le volume tient compte du besoin d’aspiration des deux pompes mises en
route simultanément lors des opérations de lavage/rinçage des filtres selon le séquentiel de
fonctionnement. Les deux pompes de reprise (de débit 150 m3/h et de HMT, 50 m) située à
la sortie du stockage intermédiaire sont asservies par des détecteurs de niveau de type
contacteur à poire disposés à l’intérieur du réservoir de stockage intermédiaire. Elles
permettent d’alimenter les différents filtres.

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D- LE POSTE DE FILTRATION
Le poste de filtration est composé de trois filtres à sable de capacité de filtration de
100 m3/h pour chaque filtre. Le filtre à sable se présente sous forme de cylindre horizontal
de diamètre 2.200 mm et de longueur 6.058 mm, positionné de façon horizontale et mis en
place dans une structure rigide et parallélépipédique de type container. Chaque ensemble
représente un poids total de 7.670 kg. La capacité de l’installation nécessite la présence de
trois filtres fonctionnant par cycles, soit de filtration, soit de lavage/rinçage (2 en filtration,
1 en lavage ou en attente). L’eau à filtrer utilise une rampe de répartition DN250. Cette
canalisation est percée d’une multitude d’orifices en sa partie supérieure afin de répartir
l’eau sur toute la surface de filtration. Diverses couches de sable, de granulométrie
différente, à savoir de haut en bas 0.5/1.2 sur 300mm, 0.8/2 sur 300mm, 1.7/3.15 sur
150mm et 5/10mm sur 150mm, sont disposées sur un plancher équipé de crépines filtrantes
(1004). L’eau traverse ces diverses
couches qui en assurent sa filtration
et, est recueillie en partie basse
avant son départ vers le réseau de
distribution par une canalisation
DN350.
La figure 9 ci – contre présente le
principe de fonctionnement d’un
filtre.

E- POSTE DE CHLORATION
Afin de parfaire l’état de potabilisation de l’eau ainsi décantée et filtrée, il y a lieu de
procéder à un ajout de chlore selon un dosage très précis, grâce à un poste de chloration
distillant le gaz chloreux à la demande selon un contrôle permanent. Cet ajout de chlore
permet d’éviter que l’eau ne soit repolluée au niveau bactérien dans les canalisations. Le
but de ce poste est double car il ne permet pas seulement d’ajuster la concentration de
chlore dans l’eau filtrée avant son départ dans le réseau de distribution mais aussi de
distribuer du chlore gazeux dans la station de décantation pour hygiéniser les eaux brutes
captées avant leur traitement.
Le Principe de fonctionnement du poste de chloration est présenté en annexe.

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F- BALLON DE MAINTIEN EN PRESSION


L’eau traitée, prête à la consommation, doit être distribuée par un réseau externe à
l’unité de traitement et nécessite une entrée dans le réseau de distribution avec une pression
définie. Un système dit « Hydrophore » permet de maintenir en pression le réseau de
refoulement en tête de réseau (8,5 Bar).
Le Principe de fonctionnement du système « Hydrophore » est présenté en annexe.

G - LOCAL TECHNIQUE
L’unité de potabilisation nécessitant de nombreux contrôles, régulations, dosages et
distribution d’additifs divers, les commandes de ceux-ci, diverses pompes et suppresseurs
ainsi que les stockages de sulfate d’alumine et de chlore gazeux sont réunis dans un seul
local sécurisé et ventilé dit « local technique ».
Ce local contient aussi l’armoire générale électrique pour les commandes et contrôle
/ commande.

IV.2.3 - LA CONDUITE DE REFOULEMENT (STATION DE TRAITEMENT –


RESERVOIR DE DISTRIBUTION)

A- CALCUL DU DIAMETRE ET CHOIX DU TYPE DE


CANALISATION A METRE EN PLACE
Le débit de dimensionnement de la conduite de refoulement de l’eau traitée vers le
réservoir est le « débit d’adduction d’eau potable », soit 140 m3/h pour une adduction de
18 heures par jour (confère débit d’adduction d’eau potable du tableau 11).
La Formule utilisé pour le calcul du diamètre de la conduite de refoulement est celle
de BRESSE (diamètre économique) donnée par Di = 1,5 Q1/2 ou Q est le débit d’adduction
d’eau potable (en m3/s) et Di le diamètre de la conduite.
On trouve Di = 295,8 mm
Au regard du profil en long du terrain naturel (représenté en annexe) et du bon état
du sol le long de ce profil (couverture humifère assez importante avec peu d’affleurement
rocheux), et compte tenu de la distance de refoulement (4,7 Km), on adopte une
canalisation en PVC PN 10, DN 315 (diamètre intérieur 285 mm) avec joint AS.
VERIFICATION DES PRESSIONS
Le réservoir sera installé à la cote de 555 m et la prise d’eau est à la cote de 482 m,
soit une hauteur géométrique de refoulement de 73 m. par ailleurs les pertes de charge dans
la canalisation PVC PN10, DN 315 du tronçon de refoulement est égale à 4,50 m (calculé

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à l’aide de la formule de Strickler : J = 1,1 *(10.29 x Q2 x L)/ (Ks2 x D16/3)). La pression à


la sortie de la station de traitement est de 85 m
L’eau arrive à la cote TN du réservoir avec une pression résiduelle de 0,75 bars.

B- DIFFERENTS EQUIPEMENTS DE LA CONDUITE DE


REFOULEMENT
Les principaux équipements de la conduite de refoulement sont les suivant :
™ Appareils hydromécaniques

• Ventouses PFA 16 bars DN 60, aux points hauts (trois fonctions unique)
• Purges PFA 16 bars DN 60, aux points bas (voir sur profil en long en annexe)
• Des pièces de raccords en acier ou bronze :
- Coudes électro-soudables,
- Brides à emboitement électro-soudable,
- Cônes de réduction électro-soudable,
- Joints dissymétrique PEHD/Fonte
- Joint Gibault
- Colliers de prise en charge (pour distribution éventuelle ou alimentation d’un
réservoir d’équilibre)

• Té à deux emboitures et tubulure bridé DN 250 / dn 60


• Vannes de purge DN 250
• Vannes de sectionnement DN 250
• Vannes d’arrêt réseau DN 250
• Compteur PAM DN250
™ Ouvrages de Génie Civil

Comme ouvrage de Génie civil nous pouvons citer :


• Les regards de vidange
Ils seront construits sur une couche de béton de propreté d’épaisseur 10 cm et de 2 m
de coté. Le radier d’épaisseur 20 cm, et les parois seront en béton armé dosé à 350 Kg/m3.
La couverture sera en maçonnerie d’épaisseur 15 cm. L’accès se fera par trou d’homme
couvert par un tampon en fonte DN 800 et des échelons seront prévus pour les descentes et
montées. Un puisard sera aménagé près d’un coin de l’ouvrage. Une butée en béton
ordinaire sera construite pour supporter le té et la vanne de vidange. (Voir plan de regard

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de vidange en annexe).
• Les regards avec ventouse à trois fonctions
Ils seront construits de la même manière que les regards de vidange à l’exception
faite que la butée en béton ordinaire sera construite pour supporter plutôt un té, la vanne
d’isolement et la ventouse et que l’ouvrage n’aura pas de puits perdu (puisard).
(Voir plan de regard pour ventouse en annexe)
• Les butées
Elles seront construites au niveau des pièces spéciales (coudes, tés, etc.). Leurs
dimensions seront calculées en fonction des éléments à prendre en compte (pression à
l’intérieur de la canalisation, rayon de cette dernière et angle du coude…).
Le schéma de Principe de pose des butées est présenté en annexe.

C- REPRESENTATION DE LA CONDUITE DE REFOULEMENT


SUR LE PLAN DE LA VILLE
Réservoir
La figure 10 ci – dessous montre le
trajet de la conduite de refoulement de
la station de prise au réservoir de
distribution de l’eau potable.

Conduite de
refoulement

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IV.2.4 - LE RESEAU DE DISTRIBUTION D’EAU POTABLE

A- LE RESERVOIR DE STOCKAGE DE L’EAU POTABLE


A.1 - EMPLACEMENT DU RESERVOIR DE STOCKAGE

Comme l’indique la figure 9 ci – dessus, le réservoir principal de stockage a été


placé en limite de l’agglomération, près de la nouvelle zone administrative (qui n’a pas
encore été construite) et à l’entrée de la ville lorsqu’on vient de NGAOUNDERE. Ce lieu a
été choisit en raison de sa grande altitude qui pourrait permettre d’utiliser un réservoir semi
enterré, lequel est plus économique qu’un réservoir sur tour. Néanmoins compte tenu de
l’extension de la ville et du budget actuel de réalisation des travaux, Il sera prévu à mis
distance de la canalisation de refoulement, c'est-à-dire en face du centre ville actuel, un
collier de prise en charge pour préparer l’adduction d’eau vers un réservoir d’équilibre.

A.2 - CALCUL DE LA CAPACITE DU RESERVOIR

La capacité du réservoir sera limitée à la réserve de distribution et la réserve


incendie.
• La réserve de distribution
On utilise la méthode analytique pour la détermination de la réserve de distribution.
En effet on effectue la simulation du fonctionnement du système au cours d’une journée,
ce qui nous permet de déceler à des pas de temps prédéterminés les déficits et les surplus
de volume non consommés.
La méthode de calcul est présentée en annexe.
On trouve un volume V0 de 707 m3 pour la réserve de distribution.
• La réserve incendie
On fixe un débit de 45 m3/h pour les poteaux à incendie, soit un volume V1 de 90
m3 pour éteindre un feu en 2 heures.
Le volume final Vf du réservoir est égale à V0 + V1, soit 797 m3
Le volume du réservoir à construire est alors de 800 m3

B- DIMENSIONS DU RESEAU DE DISTRIBUTION


Le réseau de distribution de l’adduction d’eau en eau potable est dimensionné en
réseau ramifié compte tenu de sa facilité de mise en œuvre.

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Le débit de utilisé est le débit de distribution de l’eau potable (confère paragraphe


III.2.5) qui est de 180 m3/h, soit un débit par mètre linéaire de conduite (q) de 0,002 l/s/m
lorsqu’on le rapporte à la longueur totale du réseau (23737 m).
B.1 - LES CONDUITES

Le tableau 13 Ci – dessous résume les diamètres de toutes les conduites à poser pour
la distribution de l’eau dans la ville. Ces canalisations seront en PVC PN10.

Perte de charge Pression au


Nomb. de Diam. Diam. Int. Long. Débit (l/s) Vitesse (m/s)
Totale (m) sol (m)
  tronçon Ext. (mm) (mm) Tot. (m)
Max. Min. Max. Min. Max. Min. Max. Min.
N°1 5 315 285 1175 50,05 43,89 0,79 0,69 0,79 0,69 20,52 0,00
N°2 5 225 203,4 798 31,23 28,20 0,96 0,87 0,82 0,04 20,81 13,93
N°3 5 200 180,8 1045 23,72 17,45 0,92 0,68 1,04 0,08 13,93 11,57
N°4 5 140 126,6 915 12,79 10,11 1,02 0,80 1,93 0,67 20,52 15,87
N°5 2 125 113 540 9,93 9,69 0,99 0,97 3,83 0,83 17,64 12,22
N°6 18 110 99,4 4484 6,60 0,58 0,85 0,07 2,35 0,01 30,70 7,28
N°7 2 90 81,4 1560 3,86 3,32 0,74 0,64 7,60 1,52 19,59 14,08
N°8 9 75 67,8 2185 3,54 2,12 0,98 0,59 3,71 0,90 33,83 14,08
N°9 3 63 57 740 1,69 1,63 0,66 0,64 4,09 0,97 28,65 10,61
N°10 6 50 45,2 1740 1,27 0,87 0,79 0,54 6,42 0,89 21,71 7,28
N°11 30 40 36,2 8355 0,58 0,58 0,56 0,56 20,41 0,64 33,89 1,99
TOTAL 90 23737

Les valeurs du tableau précédent sont obtenues pour une pression au sol de zéro au
niveau du réservoir de stockage, soit un réservoir semi enterré.
B.2 - LES OUVRAGES ANNEXES AU RESEAU

• Des vannes de sectionnement équipé de bouche à clé et de tout autres


équipements nécessaires à leur bon fonctionnement (tés, brides à
emboitement, joint plat…) seront placés le long du réseau de distribution afin
de permettre des interventions de secours ou d’entretien sans gêner les
usagers. Leurs diamètres seront fonction de la conduite qu’elles
commandent ;
• Aux Attentes de branchement seront placées des plaques pleines ;
• Les butées (Confère paragraphe IV.2.3.) ;
• Les ouvrages de vidanges (Confère paragraphe IV.2.3.) ;
• Les ventouses (Confère paragraphe IV.2.3.) ;

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• Les bouches à incendies alimentés par des canalisations DN 110 avec tous les
accessoires de raccordement et de bon fonctionnement ;
• Cône de réduction ;
• Les colliers de prise en charge ;
• Les bornes fontaines et toutes leurs robinetteries (plan en annexe) ;
• Autres accessoires de raccords et robinetteries ;
• Pour les branchements on aura pour principaux équipements :
- Robinet de prise en charge
- Les colliers de prise en charge
- Manchons réduits
- Compteurs
- Robinet d’arrêt
- La tuyauterie PEHD en DN15, DN 25 et les raccords correspondants
• Etc.

B.3 - SCHEMA DE PRINCIPE ET PLAN DU RESEAU DE


DISTRIBUTION DE L’AEP DE TOUBORO

Le Schéma de principe et le Plan du réseau de distribution sont présentés en annexe.


Les Tableaux du calcul et les profils en long du réseau de distribution de l’AEP de
TOUBORO sont présentés en annexe.

C- CHOIX DU TYPE DE RESERVOIR

Le tableau 13 ci - dessus montre qu’avec une pression au sol du château égal à zéro,
c'est-à-dire un réservoir avec un radier à 555 m d’altitude, on a des pressions acceptables
avec des pressions résiduelles en distribution comprise entre 7,28 et 33,83 m.
On adopte donc un réservoir de 800 m3 semi enterré.
Le réservoir à construire est semi enterré sur une profondeur de 50 cm. Il a un
diamètre de 16 m et une hauteur de 4 m et est recouvert par un voile munis d’un trou
d’homme DN 800 et d’un orifice d’aération pourvu d’un grillage (pour empêcher l’action
néfaste du soleil et des insectes).
Les principaux éléments du réservoir sont :

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• Une conduite d’alimentation provenant de la station de traitement en PVC


DN315
• Une conduite de distribution sortant du réservoir en PVC DN315
• Un by- Pass entre la conduite d’alimentation et la conduite de distribution
• Un trop plein
• Une vidange
• Les vannes et raccord nécessaires à son bon fonctionnement…etc.
Les dispositions constructives du réservoir sont présentées en annexe.

IV.3 - ETUDE FINANCIERE


A la suite de cette étude technique, il nous revient de ressortir le montant des
investissements nécessaires pour la réalisation du projet

IV.3.1 - PLAN DES DEPENSES


Le calcul des Charges d’investissement (Devis quantitatif et estimatif) pour la
réalisation de l’AEP de TOUBORO est présenté en annexe.
On obtient un coût total des dépenses relatives aux travaux de réalisation du projet
égal à 2 407 453 656 FCFA hors taxe.
A ce coût il faudrait ajouter les frais de sensibilisation, de contrôle et de gestion du
projet. Le tableau 14 ci – dessous récapitule la répartition des investissements.

Désignation Cout en FCFA (HT)

Réseau AEP de TOUBORO 2 407 453 656

Sensibilisation 10 000 000

Control, gestion du projet, et


160 496 910
rédaction de l'appel d'offre

Cout Total du Projet 2 577 950 567

IV.3.2 - LES CHARGES D’EXPLOITATIONS


Nous regroupons ici les frais du personnel, les autres charges de gestion et les
charges proportionnelles.

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A- LES FRAIS DE PERSONNEL ET LES AUTRES CHARGES DE


GESTION
Pour assurer le fonctionnement et l’entretien du réseau, la commune de TOUBORO à
travers la Camerounaise Des Eaux (CDE) doit mettre en place une équipe pour la gestion
des nouvelles installations construites. La direction générale de la CDE est à Douala et la
direction régionale à Garoua. Les correspondances, le téléphones, la logistique, le
personnel…etc. entrent dans le mètre cube d’eau que l’usager reçoit. Il est donc judicieux
d’évaluer le coût de ces frais. L’équipe au niveau de TOUBORO pourra être composée
d’un chef service qui gère une agence composée de 12 personnes donc deux plombiers, un
électricien, un caissier, une secrétaire, un comptable, deux techniciens à la station de
traitement et au niveau du réservoir d’eau, un chauffeur et deux manœuvres qualifiés. Pour
un travail efficace, une dépendance avec aires de stockage et magasin sera louée pour
abriter le service. Ce dernier pourra disposer d’un Pick Up 4x4 double cabine pour assurer
la logistique. Le tableau 15 résume le coût des frais de fonctionnement et autres charges.
Cout unitaire Cout Total Cout Total
Désignation Ute Qte
Mensuel Mensuel Annuel (T0)
Personnel
chef service U 1 350 000 350 000 4 550 000
plombiers U 2 180 000 360 000 4 500 000
Electricien U 1 180 000 180 000 2 340 000
comptable U 1 250 000 250 000 3 250 000
caissier U 1 150 000 150 000 1 950 000
chauffeur U 1 80 000 80 000 1 040 000
secrétaire U 1 80 000 80 000 1 040 000
Opérateur de station U 2 150 000 300 000 3 750 000
manœuvre qualifié U 2 60 000 120 000 1 500 000
Total Charge personnel 1 870 000 23 920 000

Logistiques
Véhicules 4x4 U 1 250 000 250 000 3 000 000
Autres charges FF 1 80 000 80 000 960 000
Total Charge Logistique 330 000 3 960 000

Fonctionnement du service

Loyer (+ électricité, téléphones,


FF 1 700 000 700 000 9 100 000
internet, Fax, etc.)

Consommables FF 1 350 000 350 000 4 550 000


Total Fonctionnement du service 1 050 000 13 650 000

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Aléas et imprévus FF 1 200 000 200 000 2 600 000

TOTAL ANNUEL (T0) DES FRAIS DE PERSONNEL ET AUTRES


44 130 000 F CFA
CHARGES

B- LES CHARGES PROPORTIONNELLES


L’eau, de la rivière VINA arrivera à l’unité de traitement par refoulement d’une
pompe immergée. Pour le traitement, on incorporera dans l’eau du sulfate d’alumine et de
l’hypochlorite de sodium, d’où les charges dues au traitement. Par ailleurs, toutes les
pompes assurant le processus de traitement depuis la prise jusqu’à la conduite de
refoulement seront alimentées en énergie électrique. Tous les produits de traitement
viennent de la direction générale de la CDE à Douala.

Tableau 16 : Coût annuel (T0) des produits chimiques nécessaires au traitement de


l’eau

Volume annuel Qté de produit Coût à


Qté en g/m3 Prix unitaire
Produits d'eau traitée utilisé à l'année l'année T0
d'eau traitée du Kg (FCFA)
(Année T0) T0 (en Kg) (FCFA)
Hypochlorite de
10 350 400 3 504 50 175 200
sodium
Sulfate
39,1 350 400 13 701 35 479 522
d'alumine
TOTAL ANNUEL (T0) DES FRAIS DE TRAITEMENT 654 722

Tableau 17 : Coût annuel (T0) de la consommation électrique nécessaire au


traitement et distribution de l’eau

Consommation Cout annuel T0 de


Consommation Prix unitaire
annuelle T0 la consommation
horaire (KWh) du KWh
(KWh/an) électrique (FCFA)

13,3 87 381 50 4 369 050

IV.3.3 - L’AMORTISSEMENT ET L’ENTRETIEN DES INSTALLATIONS


On prévoit qu’à long terme, on procèdera au renouvellement des installations, sans faillir à
l’engagement pris auprès de la population.
Tableau 18 : Amortissement et entretien annuel des installations

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Amortissement Entretien
Cout en
Désignation Durée de Cout Annuel Cout Annuel
FCFA % Annuel
vie (FCFA) (FCFA)
Conduites 616 418 268 50 12 328 365 0,10% 616 418
Equipements
244 230 288 15 16 282 019 3% 7 326 909
Electromécaniques
Génie Civil 985 806 600 80 12 322 583 0,01% 98 581
Autres équipement
92 500 000 30 3 083 333 2% 1 850 000
électrique
TOTAL 44 016 300 9 891 908

IV.3.4 - LES RECETTES


Les recettes ne proviendront que de la vente de l’eau. Le prix pratiqué par la CDE est de
271 FCFA par m3 lorsqu’on consomme moins de 10 m3 dans le mois et 337 FCFA par m3
quand l’usager consomme plus de 10 m3 le mois, soit une moyenne pondérée de 293 FCFA par
m3. L’usager doit par la suite supporter les frais de l’entretien du compteur et la taxe sur la
valeur ajoutée (TVA) qui est de 19,25 % sur le montant à payer par l’usager. Si on se base sur
les besoins journaliers de pointe estimée dans la ville de TOUBORO (confère paragraphe
IV.1.6) qui sont de 960 m3/j à T0 (2010) et 2550 m3/j à T10 (2020). On obtient le Tableau 19
ci – après :

Consommation prix unitaire Recettes


Année
(m3) du m3 (FCFA) attendues FCFA

T0 350 400 296 103 718 400


T0 +5 584 000 296 172 864 000

T0 + 10 930 750 296 275 502 000

IV.3.5 - LE COMPTE D’EXPLOITATION


Le Compte d’exploitation du projet d’adduction d’eau est présenté en annexe.
Si les objectifs arrêtés dans le cadre de ce projet sont atteints, et que la population
consomme de l’eau, ce projet mérite d’être réalisé. En effet chaque année, toutes les charges
d’exploitation (frais d’amortissement et d’entretien, consommable, personnel, électricité…etc.)
sont couvertes avec toujours au moins 10 % des recettes annuelles en caisse.

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V. DISCUSSION ET ANALYSES
L’alimentation en eau potable de la ville de TOUBORO vise de manière spécifique à :
• Rendre l’eau potable accessible à la majorité de la population ;
• Réduire les distances à parcourir à la recherche de l’eau ;
• Réduire la pression sur les points d’eau existants ;
• Eradiquer les maladies liées à l’eau (Choléra, dysenterie etc.) ;
• Alléger le travail des femmes et des enfants
• Augmenter les revenues des populations ;
• Relever le taux de scolarisation ;
• Améliorer les conditions d’hygiène des populations.
Pour atteindre ces objectifs l’exactitude de nombreux résultats trouvés lors de cette étude,
ainsi que leur adéquation avec le contexte socioéconomique de la ville doivent d’être vérifiées
afin de garantir la fiabilité et la pérennité des ouvrages à mettre en œuvre

V.1 - LE TYPE D’ADDUCTION D’EAU POTABLE


L’étude réalisée ci – dessus est faite sur la base d’une adduction d’eau potable par
captage de l’eau de rivière, traitement et adduction par refoulement à un réservoir de
distribution situé à la cote la plus élevée de la ville.
Ce type d’adduction impose des contraintes primaires telles que la construction d’un
ouvrage de prise qui nécessite une étude hydrométrique de la section du cours d’eau considérée
et met en jeux de nombreux paramètres externes dont il faut tenir compte lors de sa conception.
D’autre part la construction d’une station complète de traitement de cette eau de surface (qui
est de plus en plus polluée). Ces ouvrages nécessitent de gros investissement financier, soit
42% des du coût total d’investissement et des frais de charges d’exploitations que devront
supporter les populations (à travers les hypothétiques recettes de vente d’eau). De nos jours, il
existe des solutions efficaces moins coûteuses comme la construction de forages pouvant capter
le débit souhaité (à gros diamètre) et nécessitant un process de traitement élémentaire
(généralement une simple désinfection à l’hypochlorite de sodium, lorsque les conditions
physico-chimiques sont bonnes) car l’eau souterraine est peu ou pas sujette à la pollution
superficielle. Par exemple, l’adduction d’eau de la ville de KAELE s’est faite par deux forages
produisant respectivement 70 m3/h, et 80 m3/h soit 150 m3/h. Le coût des travaux de mise en
place des forages et de leurs équipements s’élevait à environ 150 000 000 FCFA en 2005, soit
environ 15% des frais d’investissement de l’AEP de TOUBORO pour la prise d’eau et la

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station de traitement. Il serait judicieux et économique pour la communauté de TOUBORO


d’exécuter elle aussi des forages pour son adduction d’eau, mais la région présente un sol
pauvre en nappe aquifère et peu fracturée (données tirés de l’expérience obtenue par les
campagnes de forages exécutés dans cette région), ce qui limite énormément les quantités d’eau
captée (une moyenne de 0 à 5 m3 pour 30 échantillons de forage entre 2005 et 2010). Ce
constat est illustré par de nombreux exemples comme celui de la SODECOTON qui possède sa
propre station de prise d’eau sur la rivière VINA et une unité de traitement au niveau de l’usine
pourtant elle est située à environ 2 kilomètres de la rivière.
Compte tenu de la demande en eau actuelle et future et de l’évolution de la population de
la ville de TOUBORO comme le présente le document d’« Etude socio – économiques régional
au Cameroun : éradication de la pauvreté – amélioration des données sociales » du PNUD pour
la région du Nord, il s’avère nécessaires pour nous de maintenir le type d’adduction d’eau
présenté lors de cette étude.

V.2 - L’EMPLACEMENT DU RESERVOIR D’EAU


Le réservoir de stockage a été placé sur la cote la plus élevée de la ville. Ce point se situe
à l’entrée de la ville venant de la ville de Ngaoundéré et à environ 4,7 km de la prise d’eau. La
conduite de refoulement traverse par conséquent toute la ville (position actuelle).
Cette position du réservoir de stockage impose un coût financier relativement énorme
pour la mise en place de la conduite de refoulement, soit 18,5% des frais totaux
d’investissement du projet. En effet le point de stockage N°2 qui a été repéré au départ (confère
figure 2, paragraphe IV.1.2) se situe à mi distance du tronçon de refoulement actuel c'est-à-dire
une réduction de la conduite de refoulement donc des frais totaux d’investissement de 9,25%.
Le réservoir actuel de 800 m3 de volume peut être transformé en trois châteaux de 300 m3
disséminés à l’intérieur de la ville sans grande variation du cout financier (un ajout de 5% des
frais totaux d’investissement). Cette solution à pour avantage technique d’assurer de bonne
pression dans les différents quartiers de la ville et de réduire d’environ 4,25% les frais totaux
d’investissement, soit 102 316 780 FCFA. L’emplacement préalablement choisit pour le
réservoir offre un avantage non négligeable. En effet cette position est à une centaine de mètre
de la zone d’extension de la ville. S’il faudrait alimenter cette dernière à partir de la ville, les
châteaux devront avoir des hauteurs sous radier de l’ordre de 40 m. ce qui impose la
construction d’un autre réservoir près de ces zones.
« En conclusion, ce n’est qu’après une étude économique approfondie et compte tenu des
conditions locales (surtout le relief) que l’on pourra déterminer le meilleur emplacement du

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réservoir…etc. » M. BOUSLIMI, Note de Cours Alimentation en Eau Potable, 2004. Nous


avons donc opté de construire un seul réservoir assez grand pour couvrir les demandes de
pointe occasionnées par les migrations importantes et situé à une cote lui permettant de
distribuer de l’eau à des pressions acceptables, autant dans la ville actuelle que dans la zone
d’extension de la ville.

V.3 - L’HORIZON DU PROJET


L’horizon choisit pour le projet est de 10 ans. Celui – ci est relativement faible en
comparaison avec les projets similaires (construction du réseau d’eau potable de KAELE,
2005 ; adduction d’eau du district de SOULEDE – ROUA ; Adduction d’eau potable de
MOLOUNOU et MINDOUROU etc.), qui ont été dimensionnés à des horizons en moyenne de
20 ans.
Eu regard du tableau 10 du paragraphe IV.1.6 qui présente l’évolution de la demande
en eau dans le temps on peut s’apercevoir que les volumes à 15 ans et 20 ans demandent des
investissements lourds qui risqueraient de ne pas être rentable à long terme dans ce contexte
socio-économique (flux migratoires importants, situation géopolitique de la région …etc.). En
effet la ville de TOUBORO est située presqu’à la frontière avec la RCA et le TCHAD, par
ailleurs, elle est considérée comme la capitale politique du Mayo Rey, tandis que la ville
voisine MBAIMBOUM représente le centre économique. TOUBORO apparait dès lors comme
une zone de transition dont les besoins futurs sont difficiles à évaluer.
Nous pensons donc que placer l’horizon du projet à 10 ans est judicieux et prudent
compte tenu des contraintes citées plus hauts.

V.4 - IMPACTS DU PROJET

A- ENVIRONNEMENTAUX
Comme tout projet de construction d’infrastructure, l’Adduction en Eau Potable d’une
ville comme celle de TOUBORO a des impacts négatifs à la fois sur le milieu physique et sur
l’homme. Sa réalisation et son exploitation doivent obéir aux normes de sécurité pour l’homme,
l’ouvrage même, la ressource en eau et le milieu physique. Le tableau 20 ci – dessous donne
un aperçu sur les impacts négatifs possibles.

Activités Population Eau Flore Sol Paysage


Installation de chantier O O X X X
piquetage O O X X X
Terrassement O O X X X
Pose des canalisations O O X X X
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Installation ouvrages annexes à l'AEP O O O O X


Installation de la prise d'eau O X X X X
installations des réservoirs O O O O X

Légende
O Aucun impact négatif
X Très négligeable
XX Important
XXX Grave

Par contre, il est attendu de ce projet beaucoup d’impacts positifs sur l’environnement.
Grâce à l’eau qui sera disponible, beaucoup d’arbres pourront être plantés par la population, ce
qui endiguera l’avancée du désert dans cette région. La disponibilité de l’eau permettra aussi
d’assainir les marchés, les drains etc.

B- SOCIOECONOMIQUE
Sur le plan socioéconomique, la réalisation de ce projet permettra
• une réduction des heures consacrées à la corvée de l’eau. Le temps ainsi dégagé
pourra être consacré aux activités génératrices de revenus ;
• une réduction du taux de prévalence des maladies d’origine hydriques. Ce qui
permettra à la population d’épargner près de 5 % de son revenu annuel ;
• La vulgarisation et la maîtrise de l’hygiène de l’eau ainsi que de l’hygiène
corporelle ;
• La scolarisation et le développement éducatif des enfants, l’encadrement maternel
seront renforcés par la diminution de l’énergie et du temps consacrés à
l’approvisionnement en eau ;

V.5 - RISQUES ET CONTRAINTES


Ce projet d’un coût total de 2 407 453 656 FCFA hors taxe sera financé en partie par
les bénéficiaires (commune de TOUBORO) et en partie par les fonds sollicités (FEICOM,
BAD etc.).La réalisation du projet pourrait être perturbée par les risques ou contraintes
suivants :
• Le non déblocage des financements ;
• La non adhésion des populations et de la commune à l’approche participative
pour la construction du réseau ;
• L’insuffisance des moyens alloués à la ville.

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VI. CONCLUSION

Les travaux d’étude de faisabilité pour l’adduction d’eau d’une ville au contexte
socioéconomique, climatique et géographique particulier, telle que TOUBORO nécessite de
posséder un certains nombre de paramètres propres à la ville. Il s’agit d’une part de la
documentation qui fournit les données représentatives de la population, le taux de desserte en
eau actuel, le taux de croissance de la population etc. et d’autre part des résultats d’essais et
mesures réalisés in situ.
Ces derniers consistent principalement à faire : un levé topographique de la ville
permettant d’établir des plans, profils et de positionner les différents ouvrages de l’AEP (prise
d’eau, réservoir de stockage etc.) ; des sondages géotechniques ; des calculs hydrométriques au
droit du site de prise d’eau ; des prélèvements de l’eau à capter pour analyses
physicochimiques et bactériologiques.
Toutes les informations recueillis permettent de calculer les besoins en eau de la
population jusqu’à l’horizon T0 + 20 et d’en déduire les débits spécifiques du
dimensionnement des ouvrages de l’AEP à T0 + 10. Dès lors on dimensionne tous les ouvrages
constitutifs de l’AEP.
On obtient un ouvrage de prise d’eau et une station de traitement de 145 m3/h de débit et
18 h de temps de fonctionnement par jour. Ils sont reliés par une conduite d’adduction en fonte
DN 315 et permettent l’alimentation en eau potable d’un réservoir semi enterré de 800 m3 au
moyen d’une conduite de refoulement de 4,7 Km de longueur en PVC DN300. Le réservoir
dessert à son tour un réseau de distribution d’environ 24 Km de conduite.
Après les études techniques, nous évaluons les coûts d’investissement, les charges
d’exploitations, recettes envisagées et établissons les comptes d’exploitation. Tous les résultats
de ces travaux sont ensuite soumis à des analyses et comparaisons visant à faciliter
économiquement et techniquement la réalisation du projet.
De cette discussion, il ressort que l’approche utilisée pour le dimensionnement de l’AEP
de TOUBORO est la meilleure puisqu’au-delà des contraintes révélées (adhésion de la
population au projet, financement etc.) et des hypothèses établies lors de l’étude technique et
financières, l’étude réalisée est en adéquation avec les besoins de la ville et les moyens
financiers que peut mobiliser la commune de TOUBORO en particulier et le gouvernement
camerounais en général.

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VII.RECOMMENDATIONS

Au terme de cette étude qui nous a permis de proposer un système d’adduction d’eau
potable pour la ville de TOUBORO, nous formulons ci –dessous des recommandations visant à
aider le l’état camerounais en particulier et l’Afrique en général dans leur politique de gestion
intégré des ressources en eau.
• La sensibilisation des populations bénéficiaires des projets AEP sur l’utilité
de l’eau, les maladies d’origine hydrique, la préservation du patrimoine
hydrique etc. doit être l’un des objectifs majeurs de toutes études de
faisabilité.
• Les projets d’adduction d’eau potable doivent intégrés des systèmes
d’assainissement (latrines publiques, décharges contrôlées etc.) permettant
l’éradication de la pollution et la protection de l’environnement.
• La formation des artisans réparateurs et des comités de gestion des points
d’eau crées doit faire partie intégrante à court et à long terme des coûts
d’investissement des projets d’adduction d’eau.
• Les ouvrages d’eau potable (forages avec PMH, AEP, puits modernes etc.)
doivent être dénombrés et leurs caractéristiques enregistrés au moyen des
systèmes d’information géographique. Ceci afin d’avoir une vue globale des
infrastructures déjà réalisées, de suivre leur évolution (anticipant par la même
occasion leur réhabilitation ou la construction d’ouvrage neuf) et d’en déduire
rapidement les zones non desservies.

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BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages et articles
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page 7 – 23, 54 - 97
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TOUBORO et MBAIMBOUM, Février 2008
- JJ GEUIT, Tarif magasin Base Douala GEOFOR, Janvier 2009
- Mounir BOUSLIMI, Alimentation en eau potable, Octobre 2004
- TCHAPPI TIACHA Antoine, Etude de faisabilité du projet d’adduction d’eau
potable du district de SOULEDE – ROUA, 2004
- Serges MEZILI, Rapport des études géophysiques et hydrogéologiques faites par la
société GEOFOR pour l’exécution de 110 forages dans la région du grand Nord
(tout projet confondus), Mars 2009
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Cameroun – éradication de la pauvreté – amélioration des données sociales/
province du Nord, Février 2000
- J DJOUKAM, Cours de station de pompage – EIER, juin 1999
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- PONT – A MOUSSON S.A., CANALISATIONS, 91. Avenue de la Libération
54000 NANCY
- Pompes GRUNDFOS Distribution S.A.S, GRUNDFOS DOCUMENTATION, Parc
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- K. S. da SILVEIRA, Cours d’hydrogéologie et ouvrages de captage - 2ie, Octobre
2009
- A.C. BIAOU, Cours d’hydraulique générale – 2ie, Septembre 2009
- H. KARAMBIRI, Hydrologie – 2ie, octobre 2009
- HYDRANET, Unité compacte mobile de production d'eau potable - notice de
fonctionnement, Octobre 2004
- F. TRAORE, Comptabilité générale, Aout 2009
- SOTICI, Documentation technique PVC pression - Version 1.7, 01 BP 178
ABIDJAN COTE D’IVOIRE

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Sites internet
Adduction d’eau potable : Le Cameroun obtient près de 65 milliards Cfa
http://www.lemessager.net/2010/01/adduction-d%E2%80%99eau-potablele-cameroun-
obtient-pres-de-65-milliards-cfa/ du 28 Août 2010
Mesure du débit d'un cours d'eau : Hydrométrie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrom%C3%A9trie du 08 Aout 2010
Méthode d'analyse des matières en suspension pour l'étude du débit solide des rivières :
J.P. CARBONNEL : Attaché de recherches au C.N.R.S
http://medhycos.mpl.ird.fr/en/data/hyd/Drobot/5C.htm
Hydrologie appliquée
http://hydram.epfl.ch/e-drologie/ du 15 Août 2010
Crues et apports. Manuel pour l’estimation des crues décennales et des apports annuels
pour les petits bassins versants non jaugés de l’Afrique sahélienne et tropicale sèche.
http://www.fao.org/docrep/W2570F/W2570F00.htm du 15 Août 2010

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VIII. ANNEXES
TABLEAU DES ANNEXES
SOMMAIRE
Tableau 1 : Charges d’investissement pour la réalisation de l’AEP de TOUBORO……...65

Tableau 2 : Compte d’exploitation du projet…………………………………………........69

Tableau 3 : Résultats du dimensionnement de la Pompe de prise…………………………70

Tableau 4 : Evaluation des besoins en eau de la ville de TOUBORO…………………….71

Tableau 5 : Teneur en eau pondérale de l’échantillon remanié de la tarière 1…………….72

Tableau 6 : Analyse granulométrique de l’échantillon remanié de la tarière 1……………72

Tableau 7 : Masse volumique des particules solides du sol de l’échantillon remanié tarière
1……………………………………………………………………………………………73

Tableau 8 : Limite d’Atterberg de l’échantillon remanié de la tarière 1…………………..74

Tableau 9 : Description lithologique d’un sondage réalisé à la tarière manuelle………….75

Tableau 10 : Simulation du fonctionnement de la réserve de distribution au cours de la


journée de pointe…………………………………………………………………………..76

Tableau 11 : Résultat du dimensionnement du réseau de distribution d’eau……………...76

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Tableau 1 : Charges d’investissement pour la réalisation de l’AEP de TOUBORO

DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF DES TRAVAUX

N° DESIGNATION DES TRAVAUX. U QTE P.U P.T (FCFA)

LOT 100 : INSTALLATION DE CHANTIER.


1 Amenée et replis du personnel et du matériel FF 1 15 000 000 15 000 000
2 l'installation de la base de chantier FF 1 10 000 000 10 000 000
SOUS TOTAL LOT 100. 25 000 000

LOT 200 : PROJET D'EXECUTION.


1 Etudes, Notes de calcul, Plans d'exécution etc. FF 1 3 500 000 3 500 000
SOUS TOTAL LOT 200. 3 500 000

LOT 300 : CONSTRUCTION DE LA PRISE D'EAU BRUTE.


1 Travaux préparatoire
Ouverture d'une route neuve ayant 6m de largeur et 2,00
1. 1 Km de longueur, pour l'accès à la prise d'eau et au site ML 2000 2 500 5 000 000
de la station de traitement.
1. 2 Implantation des ouvrages de prise FF 1 1 500 000 1 500 000
1. 3 Terrassement et excavation M3 3000 10 000 30 000 000
Sous Total 300. 1 = 36 500 000
2 Bac de prise d'eau brute en BA.
2. 1 Stabilisation de talus par des gabions M3 500 40 000 20 000 000
2. 2 Mise en place des enrochements pour fondation M3 40 20 000 800 000
3
Béton de propreté dosé à 150 kg/m de ciment CEM IV
2. 3 M3 4 200 000 800 000
32.5
2. 4 Coffrage ordinaire M2 140 15 000 2 100 000
2. 5 Armatures haute adhérence (fe = 500 Mpa) KG 3000 1 500 4 500 000
2. 6 Béton B25 dosé à 400 kg/m3 de ciment CEM IV 32.5 M3 25 400 000 10 000 000
2. 7 Fourniture et pose de vanne murale U 2 560 000 1 120 000
2. 8 Fourniture et pose d'une grille de filtration primaire U 1 280 000 280 000
2. 9 Echelons de descente en acier U 1 200 000 200 000
2. 10 Fourniture et pose d'un tampon métallique U 1 180 000 180 000
2. 11 Fourniture et pose de garde corps U 1 850 000 850 000
2. 12 Fourniture et pose peinture sur ouvrage FF 1 500 000 500 000
Sous Total 300. 2 = 41 330 000

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3 Réservoir d'eau brute en BA.


Béton de propreté dosé à 150 kg/m3 de ciment CEM IV
3. 1 M3 0,5 200 000 100 000
32.5
3. 2 Coffrage ordinaire M2 470 15 000 7 050 000
3. 3 Armatures haute adhérence (fe = 500 Mpa) KG 5600 1 500 8 400 000
3
3. 4 Béton B25 dosé à 400 kg/m3 de ciment CEM IV 32.5 M 70 350 000 24 500 000
3. 5 Echelons de descente en acier U 1 200 000 200 000
Canal enterrée, Largeur. 1000 mm et hauteur 800 mm
3. 6 ML 30 180 000 5 400 000
en BA
3. 7 Couverture (poteaux toiture) FF 1 3 000 000 3 000 000
Pose de la conduite de refoulement à la station de
3. 9 ML 500 105 000 52 500 000
traitement, Fonte PN 10, Diam. 300 mm

Fourniture et pose de la pompe immergée pour le


3. 10 refoulement de l'eau à la station de traitement, de type U 2 8 500 000 17 000 000
SP 215 - 1 - A Q = 150 m3/h ; HMT = 20 m
3. 11 Accessoires de régulation et de protection FF 1 5 000 000 5 000 000
3. 12 Système de manutention des pompes FF 1 1 500 000 1 500 000
Sous Total 300. 3 = 124 650 000
SOUS TOTAL LOT 300. 202 480 000

LOT 400 : STATION DE TRAITEMENT.


Construction d'une station de traitement ayant un débit
1 de production de 150 m3/h. et tous les équipements LOT 1 800 000 000 800 000 000
nécessaires au refoulement de l'eau traitée
2 Raccordement au réseau AES - SONEL ML 2000 3 000 6 000 000
SOUS TOTAL LOT 400. 806 000 000

LOT 500 : RESEAU DE REFOULEMENT.


1 Réseau de refoulement
1. 0 Piquetage Ml 4700 1 500 7 050 000
1. 1 Ouverture et fermeture des tranchées Ml 4700 6 000 28 200 000
Fourniture et pose d'une conduite de refoulement en
1. 2 Ml 4700 62 000 291 400 000
PVC Diam. 350 mm et Pression 16 Bar
Mise en place d'un lit de sable dans la tranchée pour la
1. 3 Ml 4700 2 500 11 750 000
pose de conduites
Fourniture et pose d'un grillage avertisseur de couleur
1. 4 Ml 4700 500 2 350 000
bleue
Fourniture et pose accessoire pour conduite de
1. 5 FF 1 43 710 000 43 710 000
refoulement (té, coudes, joints…etc.)
Conduites sous réservoir en FONTE Diam. 300 mm (6
1. 6 Ml 70 105 000 7 350 000
m)
1. 7 Ventouse (Equipement et Génie civil) U 12 2 700 000 32 400 000
1. 8 Vidange (Equipement et génie Civil) U 8 2 200 000 17 600 000

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1. 9 Construction de butées en béton de 250 Kg/m3 M3 5 250 000 1 250 000


SOUS TOTAL LOT 500. 443 060 000

LOT 600 : RESERVOIR DE STOCKAGE D'EAU (SEMI ENTERRE)


1 RESERVOIR DE 800 M3
Terrassement pour fosse sous radier y compris mise en
1. 1 M3 110 100 000 11 000 000
dépôt
Fosse sous radier, chambre des vannes et butées pour
1. 2 FF 1 7 825 000 7 825 000
conduite (arrivée, départ, vidange et trop plein)
1. 3 Fondation et massif FF 1 28 120 000 28 120 000
1. 4 Superstructure (radier, dito, coupole etc.) FF 1 78 640 100 78 640 100
1. 5 Etanchéité
Pose chape de bitume auto protégée type paxalumum
1. 5.1 M2 85 72 000 6 120 000
40 sur dalle de couverture du réservoir
Provision pour adjuvants d'étanchéifions du béton de
1. 5.2 FF 1 10 000 000 10 000 000
réservoir (enduits intérieur)
Peinture (couche d'imprégnation en appret pantoxi sur
les parois internes du réservoir; peinture alimentaire sur
1. 6 M2 500 12 000 6 000 000
parois intérieures du réservoir en 02 couches de fré
taline)
1. 7 Menuiserie métallique
1. 7.1 - Porte d'accès au réservoir (trou d'homme) FF 1 250 000 250 000
1. 7.2 - Couverture métallique de la chambre de vannes U 2 250 000 500 000
1. 7.3 - Echelle du fut du réservoir, y compris platines FF 1 850 000 850 000
- Echelle d'accès à la cage de visite, y compris
1. 7.4 FF 1 900 000 900 000
couverture de la cage
1. 7.5 - Echelle en inox pour accès au fond du réservoir FF 1 850 000 850 000
1. 7.6 - Garde corps autour de la plateforme cage de visite FF 1 950 000 950 000
1. 7.7 - Dispositif de fixation du flotteur FF 1 500 000 500 000
1. 8 Plomberie générale :
1. 8.1 Equipement électrique (automatisme) FF 1 4 000 000 4 000 000
1. 8.2 Equipement pièce d'ancrage fonte (manchettes) U 11 290 000 3 190 000
Fourniture des équipements de plomberie (compteurs,
1. 8.3 FF 1 3 500 000 3 500 000
vannes, accessoires de raccordement)
1. 8.4 Raccordement au réseau AES - SONEL ML 200 6 000 1 200 000
Main d'œuvre de pose et montage (Pose et
raccordement fonte, accessoires de raccordement,
1. 8.5 vannes, compteur, massifs pour coudes à patin et J 10 1 000 000 10 000 000
montage, essais de pression, raccordements au réseau,
essais et épreuves du réservoir
Sous Total 600. 1 = 174 395 100
2 LOCAL DU RESERVOIR
2. 1 Murs en agglos creux de 15 x 20 x 40 M2 85 10 000 850 000
2. 2 Enduit sur murs ep 2cm. M3 3,4 410 000 1 394 000

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2. 3 Dallage au sol + Linteaux et poteaux M3 5 350 000 1 750 000


2. 4 Armatures haute adhérence (fe = 500 Mpa) KG 325 1 500 487 500
2. 5 Coffrage ordinaire M² 100 15 000 1 500 000
2. 6 Portes métalliques de 100x220 cm U 2 250 000 500 000
2. 7 Fenêtres métalliques 1120x120 cm U 2 120 000 240 000
2. 8 Installation électrique de l'abri FF 1 300 000 300 000
2. 9 Peinture aux pantex 800 M² 85 46 000 3 910 000
Sous Total 600. 2 = 10 931 500
SOUS TOTAL LOT 600. 185 326 600

LOT 700 : RESEAU DE DISTRIBUTION


1 Conduites de distribution.
1. 1 Piquetage Ml 23 737 1 500 35 605 500
1. 2 Ouverture et fermeture des tranchées ML 23 737 6 000 142 422 000
1. 3 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 315 mm U 1175 68 342 80 301 850
1. 4 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 225 mm U 798 36 530 29 150 940
1. 5 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 200 mm U 1045 44 530 46 533 850
1. 6 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 140 mm U 915 17 620 16 122 300
1. 7 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 125 mm U 540 14 700 7 938 000
1. 8 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 110 mm U 4484 9 867 44 243 628
1. 9 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 90 mm U 1560 7 950 12 402 000
1. 10 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 75 mm U 2185 5 620 12 279 700
1. 11 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 63 mm U 740 3 400 2 516 000
1. 12 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 50 mm U 1740 2 100 3 654 000
1. 13 Fourniture et pose de conduite PVC Diam. 40 mm U 8355 1 200 10 026 000
Mise en place d'un lit de sable dans la tranchée pour la
1. 14 Ml 23 737 2 500 59 342 500
pose de conduites
Fourniture et pose d'un grillage avertisseur de couleur
1. 15 Ml 23 737 500 11 868 500
bleue
Fourniture et pose accessoires et raccords pour
1. 16 conduite de refoulement (té, coudes, brides, collier de FF 1 47 730 288 47 730 288
prise en charges, joints…etc.)
1. 17 Construction de butées en béton de 250 Kg/m3 M3 15 250 000 3 750 000
Sous Total 700. 1 = 565 887 056
2 Accessoires et ouvrages annexes du réseau.
2. 1 Construction et installation de borne fontaine U 40 850 000 34 000 000
2. 2 Construction et installation de Robinets de cour U 20 500 000 10 000 000
2. 4 Ventouse (Equipement et Génie civil) U 10 2 700 000 27 000 000

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2. 5 Vidange (Equipement et génie Civil) U 36 2 200 000 79 200 000


2. 8 regards en maçonnerie pour vanne de sectionnement FF 1 10 000 000 10 000 000
Sous Total 700. 2 = 160 200 000
SOUS TOTAL LOT 700 726 087 056

LOT 800 : MISE EN SERVICE DU RESEAU


Mise en service le l'ouvrage de prise et de la station de
1 J 5 250 000 1 250 000
traitement
Mise en service du réseau d'AEP, y compris toutes
2 J 5 250 000 1 250 000
suggestions
SOUS TOTAL LOT 900 2 500 000

LOT 900 : MAINTENANCE ET LABELLISATION


1 Formation d'un groupe d'opérateur FF 1 5 000 000 5 000 000
2 Fourniture d'une caisse à outils FF 2 2 500 000 5 000 000
3 Elaboration d'un dossier technique du réseau réalisé FF 1 3 500 000 3 500 000
4 Labellisation FF 1 1 500 000 1 500 000
SOUS TOTAL LOT 1000 13 500 000

TOTAL GENERAL HTVA 2 407 453 656

TVA (19,25 %) 463 434 829


IR (1,1 %) 26 481 990
TOTAL TTC 2 870 888 485

NET A MANDATER (FCFA) 2 380 971 666

Tableau 2 : Compte d’exploitation du projet

Compte d'exploitation (les montants sont à multiplier x 1000)


Désignation Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
INVESTISSEMENT
Réseau AEP de TOUBORO 2 407 454
Sensibilisation 10 000
Control, gestion du projet, et
160 497
rédaction de l'appel d'offre
TOTAL INVESTISSEMENT 2 577 951 0,00 0,00 0,00 0,00

CHARGES D'EXPLOITATION
Entretien et amortissement 44 016 44 016 44 016 44 016
Consommable 655 655 655 655

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Electricité 4 369 4 369 4 369 4 369


Personnel 44 130 44 130 44 130 44 130 44 130
TOTAL FONCTIONNEMENT 44 130 93 170 93 170 93 170 93 170

RECETTES 0,00 103 718 121 001 138 291 172 864
CASH FLOW -2 622 081 10 548 27 830 45 121 79 694

Compte d'exploitation (les montants sont à multiplier x 1000)


Désignation Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10
INVESTISSEMENT
Réseau AEP de TOUBORO
Sensibilisation
Control, gestion du projet, et
rédaction de l'appel d'offre
TOTAL INVESTISSEMENT 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

CHARGES D'EXPLOITATION
Entretien et amortissement 44 016 44 016 44 016 44 016 44 016
Consommable 655 655 655 655 655
Electricité 4 369 4 369 4 369 4 369 4 369
Personnel 44 130 44 130 44 130 44 130 44 130
TOTAL FONCTIONNEMENT 93 170 93 170 93 170 93 170 93 170

RECETTES 198 524 211 354 224 183 249 843 275 502
CASH FLOW 105 354 118 184 131 013 156 673 182 332

Tableau 3 : Résultats du dimensionnement de la Pompe de prise


Type SP 215-1-A  
Quantité * moteur 1 * 15 kW, 380-400-415 V  
Débit 150 m³/h (+3 %)  
H totale 20 m  
Puissance P1 15.2 kW  
Puissance P2 12.6 kW  
Courant (nominal) 34 A  
Courant (réel) 28 A  
Cos phi (réel) 0.79  
Eta pompe 64.5 %  
Eta moteur 83.0 %  
Eta total 53.5 % =Eta pompe * Eta moteur
Débit total 1450 m³/an  
Conso. spécifique énergétique 0.1017 kWh/m³  

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5.18 Wh/m³/m  
Conso. énergétique 147 kWh/Année  
Prix Sur demande EUR  
Coût énergétique 7 EUR /Année  
Prix+Coûts énergétiques Sur demande EUR /15 Années

Profil de charge  
1  
Débit 100%  
Pression 100%  
Temps 10 h/Année  
Conso. énergétique 147 kWh/Année  

Tableau 4 : Evaluation des besoins en eau de la ville de TOUBORO

LOCALITE Ville de TOUBORO


REGION NORD
PAYS CAMEROUN

ANNEES 2008 2010 2015 2020 2025 2030

Population 40 220 47 313 71 012 106 580 159 965 240 090

Taux d'accroissement 8,46% 8,46% 8,46% 8,46% 8,46%

Taux de raccordement 10% 11% 14% 16% 18% 25%


Taux d'augmentation de la
1% 1% 1% 1% 1%
consommation
Population branchée 4 022 5 204 9 942 17 053 28 794 60 022

Population non branchée 16 691 19 162 26 629 37 836 53 588 63 624

l/j/hab 35,00 35,70 37,52 39,44 41,45 43,57


Domestique
branché
m3/an 51 381,05 67 823,10 136 165,73 245 479,17 435 634,27 954 430,72

l/j/hab 15,00 15,30 16,08 16,90 17,76 18,67


Domestique
non branché m3/an 91 384,87 107 019,56 156 312,70 233 424,39 347 470,19 433 584,24
DEMANDES
MOYENNES l/j/hab 2,27 2,32 2,44 2,56 2,69 2,83
Collectifs
m3/an 33 355,53 40 026,69 63 140,00 99 600,03 157 113,80 247 838,75

Industriels m3/an 54,75 55,00 200,00 200,00 200,00 200,00

Touristiques m3/an 2 190,00 3 000,00 3 000,00 3 000,00 4 500,00 5 000,00

Divers m3/an 438,00 500,00 1 000,00 1 000,00 3 000,00 4 000,00

DEMANDE TOTALE m3/an 178 804,19 218 424,35 359 818,44 582 703,59 947 918,26 1 645 053,71

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MOYENNE DE LA VILLE m3/j 489,87 598,42 985,80 1 596,45 2 597,04 4 507,00

l/s 5,67 6,93 11,41 18,48 30,06 52,16

10,53% 10,50% 10,12% 10,22% 11,66%


EVOLUTION %
10,60%

Tableau 5 : Teneur en eau pondérale de l’échantillon remanié de la tarière 1

TENEUR EN EAU PONDERALE


NF P 94 - 050

AFFAIRE
Ouvrage AEP TOUBORO
Nature Sable limoneux
Sondage T1 Puits 1 Profondeur 1,00 - 1,50 m
Echantillon ER 1 Mode de conservation Sous gaine
Date de prise d’essai 12/08/2010 Température de l'étuve 105

N° de la tare 050
Poids total humide (grs) 411
Poids total sec (grs) 358
Poids tare (grs) 118
Poids d'eau (grs) 53
Poids matériau sec 240
Teneur en eau % 22,08%

Tableau 6 : Analyse granulométrique de l’échantillon remanié de la tarière 1

ANALYSE GRANULOMETRIQUE
AFFAIRE

Sondage T1 Puits 1 Ouvrage AEP TOUBORO


Echantillon ER 1 Date essai 09/08/2010
Profondeur 1,00 - 1,50 m Opérateur Robert
Nature Sable limoneux
Poids Initial Sec 585,00 grs

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OUVERTURE
Module DIAMETRE REFUS % REFUS % TAMISATS
EN MAILLE
AFNOR En m/m CUMULES CUMULES CUMULES
CARRE (m/m)

50 100 80
49 80 63
48 63 50
47 50 40
46 40 31,5
45 30 25
44 25 20
43 20 16
42 15 12,5
41 12,5 10
40 8 0 0,0 100,0
38 5 1 0,2 99,8
34 2 41 7,0 93,0
31 1 142 24,3 75,7
28 0,5 226 38,6 61,4
24 0,2 307 52,5 47,5
21 0,1 343 58,6 41,4
20 0,08 345 59,0 41,0

Tableau 7 : Masse volumique des particules solides du sol de l’échantillon remanié tarière 1

MASSE VOLUMIQUE DES PARTICULES SOLIDES DU SOL γs


NORME NF P94 - 054

Chantier AEP TOUBORO


N° Sondage T1 Puits 1 Date de prélèvement 12/07/2010
N° Echantillon ER 1 Mode de prélèvement
Profondeur 1,00 - 1,50 m Date de l'essai 09/08/2010
Concassage Désaération
Opérateur EBOUTI Poids spécifique gs 2,67
Nature
Sable limoneux
échantillon

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Température de l'essai (°C) 29


Masse du picnomètre (m1) 53
Masse du picnomètre +
238
prise d'essai (m2)
Masse du picno. + sol + eau
466
(m3)
Masse du picno. + eau (m4) 350
Masse volumique de l'eau
MOYENNE
gw (g/cm2) 1,00
Masse volumique des
grains gs 2,67 2,67

Tableau 8 : Limite d’Atterberg de l’échantillon remanié de la tarière 1

ESSAI : LIMITE D'ATTERBERG

Chantier
Nature Sable limoneux Date de l'essai 12/08/2010

Sondage T1 Puits 1 Ouvrage AEP TOUBORO

Echantillon ER 1 Mode de prélèvement Carottage


Profondeur 1,00 - 1,50 m Opérateur ENONA

LIMITE DE LIQUIDITE (WL)

Nombre de coups 15 23 28 33
N° de la tare 32 36 31 30
Poids total humide 31,50 32,50 35,10 31,90
Poids total sec 28,10 28,90 30,90 28,70
Poids de la tare 17,80 17,70 17,60 17,80
Poids net en eau 3,40 3,60 4,20 3,20
Poids de matériau
10,30 11,20 13,30 11,10
sec
Teneur en eau 33,01 % 32,14 % 31,58 % 28,83 %

LIMITE DE PLASTICITE (WP)

N° de la tare 22 500
WL = 32,24%
Poids total humide 28,10 27,20
Poids total sec 27,00 26,40 WP = 17,17%

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Poids de la tare 21,10 21,30


Poids net d'eau 1,10 0,80
Poids de matériau
5,90 5,10 IP = 15,08%
sec
Teneur en eau % 18,64 % 15,69 %

Tableau 9 : Description lithologique d’un sondage réalisé à la tarière manuelle 1


Description lithologique des sondages à la tarière manuelle
¾ Tarière N°1
• Période de réalisation : du 13/07/10 au 13/07/10
• Coordonnées GPS (Coord. UTM): X = 539437.791 ; Y =
861101.900 ; Hel.= 555 m ;
• Coupe technique :
Cote Inférieure
Cote (m) Description technique
(m)
0,00 1,00 Avant trou
1,00 2,50 Tarière manuelle diamètre 100 mm

• Coupe lithologique
Cote Inférieure
Cote (m) Description lithologique
(m)
0,00 0,20 Terre végétale.
0,20 1,00 Sable argileux.
1,00 1,50 Echantillon Remanié ER1. Argile sableuse.
1,50 2,50 Argile sableuse.

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Tableau 10 : Simulation du fonctionnement de la réserve de distribution au cours de la


journée de pointe.

Besoin journalier de pointe Qjmax (m3/j) = 2550


a = Qjmax/24 = 105

heure Consommation (qc) Arrivée (qa) qa - qc qa - qc cumulé


0-1 0,5 a 1,33 a 0,83 a 0,83 a
1-2 0,5 a 1,33 a 0,83 a 1,67 a
2-3 0,5 a 1,33 a 0,83 a 2,50 a
3-4 0,5 a 1,33 a 0,83 a 3,33 a
4-5 0,5 a 1,33 a 0,83 a 4,17 a
5-6 0,8 a 1,33 a 0,53 a 4,70 a
6-7 1 a 1,33 a 0,33 a 5,03 a
7-8 1,2 a 1,33 a 0,13 a 5,17 a
8-9 1,4 a 1,33 a -0,07 a 5,10 a
9 - 10 1,7 a 1,33 a -0,37 a 4,73 a
10 - 11 2 a 0,00 a -2,00 a 2,73 a
11 - 12 1,7 a 0,00 a -1,70 a 1,03 a
12 - 13 1,4 a 0,00 a -1,40 a -0,37 a
13 - 14 1,2 a 0,00 a -1,20 a -1,57 a
14 - 15 1,2 a 1,33 a 0,13 a -1,43 a
15 - 16 1,2 a 1,33 a 0,13 a -1,30 a
16 - 17 1,4 a 1,33 a -0,07 a -1,37 a
17 - 18 1 a 1,33 a 0,33 a -1,03 a
18 - 19 1 a 1,33 a 0,33 a -0,70 a
19 - 20 1 a 1,33 a 0,33 a -0,37 a
20 - 21 0,7 a 1,33 a 0,63 a 0,27 a
21 - 22 0,7 a 1,33 a 0,63 a 0,90 a
22 - 23 0,5 a 0,00 a -0,50 a 0,40 a
23 - 24 0,4 a 0,00 a -0,40 a 0,00 a
TOTAL 24 a 24 a

Le volume nécessaire du réservoir sera alors égal à :


V0 = (5,17 + 1,57)*a = 9,4 a soit
V0 = 707 m3

Le terme « 1,33 a » correspond au débit de la conduite de refoulement de l’eau potable vers le


château soit 140 m3/h en 18 heures de fonctionnement (de 0 à 10 heures et de 14 à 22 heures).

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Tableau 11 : Résultat du dimensionnement du réseau de distribution d’eau

10,30 × Q 2
Débit de distribution d'eau potable
180,00
50,00
(m3/h)
(l/s)
j= ⎛ 16 ⎞
× L ×1,1
⎜ ⎟
K S2 × D
Longueur totale du réseau (Lt) 23737,00 (m) ⎝3⎠
Débit par mètre linéaire de conduite (q) 0,0021064 (l/s/m)

CALCUL DU RESEAU RAMIFIE DE DISTRIBUTION DE LA VILLE DE TOUBORO

Débits de Pertes de
Situation Diam. Choix du Vérif. des
∑ Qaval
Longueur pointe du Débit Diam. charge par
Tronçons du Dth. diam. réel vitesses
(m) tronçon (Qt) (Qd). (l/s) Ext. tronçon ΔH+
tronçon (mm) (mm) (m/s)
(l/s) (10%) ΔH
CH - A 50 0,11 tête 49,47 50,05 252,51 285 315 0,7850 0,08
A-B 200 0,42 Int 49,05 49,63 251,44 285 315 0,7784 0,31
B - B3 1600 3,37 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 20,41
B-C 450 0,95 Int 44,73 45,31 240,25 285 315 0,7106 0,59
C - C1 50 0,11 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 0,64
C-D 275 0,58 Int 44,05 44,63 238,43 285 315 0,6999 0,35
D - D1 150 0,32 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,91
D-E 200 0,42 Int 43,31 43,89 236,45 285 315 0,6883 0,24
E-F 10 0,02 Int 30,65 31,23 199,46 203,4 225 0,9616 0,04
F-H 225 0,47 Int 30,18 30,76 197,94 203,4 225 0,9470 0,82
H - H1 150 0,32 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,91
H-J 125 0,26 Int 29,60 30,18 196,07 203,4 225 0,9292 0,44
J - J1 200 0,42 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 2,55
J-L 238 0,50 Int 28,68 29,25 193,04 203,4 225 0,9008 0,78
L - L1 300 0,63 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 3,83
L-O 200 0,42 Int 27,62 28,20 189,54 203,4 225 0,8683 0,61
O-Q 350 0,74 Int 3,70 4,27 73,79 99,4 110 0,5511 1,12
Q - Q1 250 0,53 Fin - 0,58 27,12 99,4 110 0,0744 0,01
Q-S 200 0,42 Int 2,75 3,33 65,09 99,4 110 0,4289 0,39
S - S1 250 0,53 Fin - 0,58 27,12 99,4 110 0,0744 0,01
S-T 225 0,47 Int 1,75 2,33 54,43 67,8 75 0,6445 1,64
T - T1 200 0,42 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 2,55
T -T2 100 0,21 Int 1,12 1,69 46,45 57 63 0,6641 0,97
T2 - U 200 0,42 Int 0,70 1,27 40,26 45,2 50 0,7934 3,79
U - U1 330 0,70 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 4,21
O-N 20 0,04 Int 23,15 23,72 173,85 180,8 200 0,9246 0,08
N - N1 100 0,21 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,28
N-P 150 0,32 Int 22,62 23,20 171,91 180,8 200 0,9040 0,58
P - P1 200 0,42 Int 22,20 22,78 170,34 180,8 200 0,8876 0,75
P1 - P2 160 0,34 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 2,04
P1 - R 200 0,42 Int 21,44 22,02 167,48 180,8 200 0,8581 0,70
R - RA 233 0,49 Int 3,08 3,65 68,21 99,4 110 0,4709 0,54
RA - RB 330 0,70 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 4,21
RA - RC 550 1,16 Int 1,22 1,80 47,87 99,4 110 0,2320 0,31
RC - RD 230 0,48 Fin - 0,58 27,12 99,4 110 0,0744 0,01
RC - RE 260 0,55 Int 0,19 0,77 31,26 99,4 110 0,0989 0,03
RE - RF 90 0,19 Fin - 0,58 27,12 99,4 110 0,0744 0,01
R-V 475 1,00 Int 16,87 17,45 149,10 180,8 200 0,6801 1,04
V - VA 271 0,57 Int 6,02 6,60 91,71 99,4 110 0,8512 2,07

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VA - VB 230 0,48 Int 5,54 6,12 88,28 99,4 110 0,7887 1,51
VB - VD 390 0,82 Int 4,72 5,30 82,13 99,4 110 0,6828 1,91
VD - VE 230 0,48 Int 4,23 4,81 78,29 99,4 110 0,6203 0,93
VE - VF 250 0,53 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 3,19
VE - VG 200 0,42 Int 3,29 3,86 70,15 81,4 90 0,7428 1,52
VG - VH 430 0,91 Int 0,53 1,10 37,50 45,2 50 0,6883 6,14
VH - VI 250 0,53 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 3,19
VG - VJ 150 0,32 Int 1,54 2,12 51,91 67,8 75 0,5861 0,90
VJ - VM 100 0,21 Int 0,29 0,87 33,33 45,2 50 0,5439 0,89
VM - VN 140 0,29 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,79
VJ - VK 290 0,61 Int 0,42 1,00 35,67 45,2 50 0,6227 3,39
VK - VL 200 0,42 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 2,55
V-W 440 0,93 Int 9,35 9,93 112,47 113 125 0,9906 3,83
W - W1 450 0,95 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 5,74
W - W2 250 0,53 Int 2,27 2,85 60,28 67,8 75 0,7904 2,74
W2 - X 250 0,53 Int 1,75 2,33 54,43 67,8 75 0,6445 1,82
X - X1 130 0,27 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,66
X-Y 450 0,95 Int 0,53 1,10 37,50 45,2 50 0,6883 6,42
Y - Y1 250 0,53 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 3,19
W-Z 1360 2,86 Int 2,74 3,32 64,99 81,4 90 0,6375 7,60
Z - ZA 350 0,74 Int 2,00 2,58 57,31 67,8 75 0,7145 3,13
ZA - ZB 950 2,00 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 12,12
E-G 200 0,42 Int 12,22 12,79 127,67 126,6 140 1,0169 1,58
G - G1 120 0,25 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,53
G-I 100 0,21 Int 11,75 12,33 125,33 126,6 140 0,9801 0,73
I - I1 180 0,38 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 2,30
I-K 315 0,66 Int 10,71 11,29 119,92 126,6 140 0,8972 1,93
K - K1 140 0,29 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,79
K-M 120 0,25 Int 10,16 10,74 116,97 126,6 140 0,8537 0,67
M - M1 120 0,25 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,53
M - MA 180 0,38 Int 9,53 10,11 113,48 126,6 140 0,8035 0,89
MA - MA1 100 0,21 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,28
MA - MC 100 0,21 Int 9,11 9,69 111,09 113 125 0,9665 0,83
MC - MC1 290 0,61 Int 2,15 2,73 58,93 67,8 75 0,7554 2,90
MC1 - MC2 260 0,55 Int 1,60 2,18 52,68 67,8 75 0,6036 1,66
MC2 - MC3 50 0,11 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 0,64
MC2 - MG 210 0,44 Int 1,05 1,63 45,58 57 63 0,6393 1,90
MG - MH 500 1,05 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 6,38
MC - MD 350 0,74 Int 5,61 6,19 88,81 99,4 110 0,7982 2,35
MD - ME 320 0,67 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 4,08
MD - MI 140 0,29 Int 4,64 5,22 81,56 99,4 110 0,6733 0,67
MI - MJ 145 0,31 Int 4,34 4,92 79,14 99,4 110 0,6339 0,61
MJ - MF 120 0,25 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 1,53
MJ - MK 165 0,35 Int 3,74 4,32 74,15 99,4 110 0,5565 0,54
MK - MK1 150 0,32 Fin - 0,58 27,12 99,4 110 0,0744 0,01
MK - ML 220 0,46 Int 2,96 3,54 67,12 67,8 75 0,9801 3,71
ML - MM 190 0,40 Int 2,56 3,14 63,21 67,8 75 0,8692 2,52
MM - MM1 265 0,56 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 3,38
MM - MN 430 0,91 Int 1,10 1,67 46,16 57 63 0,6558 4,09
MN - MO 270 0,57 Int 0,53 1,10 37,50 45,2 50 0,6883 3,85
MO - MP 250 0,53 Fin - 0,58 27,12 36,2 40 0,5612 3,19
Les tronçons en gras matérialisent les conduites pour bouche à incendie

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FIGURES DES ANNEXES


SOMMAIRE
Figure 1 : Identification du point de captage et des points de stockage de l’eau………….80

Figure 2 : Fiche de levé topographique et semi du tronçon MN………………………..81

Figure 3 : Résultat d’analyse bactériologique de l’eau prélevée sur le site de prise……82

Figure 4 : Résultat d’analyse physico chimique de l’eau prélevée sur le site de prise….83

Figure 5 : Courbe caractéristique de la pompe de prise………………………………….84

Figure 6 : Principe de fonctionnement du poste floculation/ décantation lamellaire de l’eau


brute……………………………………………………………………………..............84

Figure 7 : Principe de fonctionnement du poste de chloration…………………………85

Figure 8 : Principe de fonctionnement du système hydrophore………………………..85

Figure 9 : Principe de pose des butées……………………………………………………86

Figure 10 : Schéma de principe du réseau de distribution de TOUBORO……………..86

Figure 11 : Emplacement du réservoir de stockage de la ville de TOUBORO…………87

Figure 12 : Plan des regards pour ventouse et vidange…………………………………87

Figure 13 : Plan du réservoir de stockage d’eau potable…………………………………88

Figure 14 : Profil en long de la conduite d’un tronçon de la conduite de refoulement..89

Figure 15 : Plan de construction de bornes fontaine et principe de pose de conduite…….89

Figure 16 : Plan du réseau de distribution de TOUBORO………………………………90

Figure 1 : Identification du point de captage et des points de stockage de l’eau

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Figure 2 : Fiche de levé topographique et semi du tronçon MN

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COORDONNEES  DENIVELLEES PAR 
POINT  DISTANCE 
DISTANCE  RAPPORT AU POINT 
VISE  X  Y  Z  CUMULEE 
DE DEPART 
M  539129.876  859412.643  523,58 58,00  58,00  ‐1,18 
M1  539132.915  859440.284  522,14 31,20  89,20  ‐2,62 
M2  539151.269  859467.937  520,65 31,30  120,50  ‐4,11 
M3  539157.371  859495.581  521,12 31,50  152,00  ‐3,64 
M4  539169.597  859526.300  523,03 31,20  183,20  ‐1,73 
M5  539187.932  859575.450  524,85 52,00  235,20  0,09 
M6  539203.210  859618.455  526,21 51,80  287,00  1,45 
N  539215.433  859652.246  526,50 37,30  324,30  1,74 

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Figure 3 : Résultat d’analyse bactériologique de l’eau prélevée sur le site de prise……

Figure 4 : Résultat d’analyse physico chimique de l’eau prélevée sur le site de prise

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Figure 5 : Courbe caractéristique de la pompe de prise

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Figure 6 : Principe de fonctionnement du poste floculation/ décantation lamellaire de


l’eau brute

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Figure 7 : Principe de fonctionnement du poste de chloration

Figure 8 : Principe de fonctionnement du système hydrophore

DN300

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Figure 9 : Principe de pose des butées

Figure 10 : Schéma de principe du réseau de distribution de TOUBORO

Figure 11 : Emplacement du réservoir de stockage de la ville de TOUBORO

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Figure 12 : Plan des regards pour ventouse et vidange

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Figure 13 : Plan du réservoir de stockage d’eau

Figure 14 : Profil en long d’un tronçon de la conduite de refoulement

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Figure 15 : Plan de construction de bornes fontaine et principe de pose de conduite

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Figure 16 : Plan du réseau de distribution de TOUBORO

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