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Introduction Général

Le traitement des eaux usées est une nécessité pour la protection du milieu
naturel, le bien-être de tous et la qualité de l'environnement qui nous entoure.

Pourquoi a-t-on besoin d'une station d'épuration?

Le milieu naturel n'est souvent plus capable de traiter toute la pollution


produite à l'intérieur de nos villes.

C'est pourquoi le traitement des polluants contenus dans les eaux usées
nécessite la construction de stations d'épuration. .

Pour remédier aux problèmes de pollution de l’environnement que provoquait


le rejet des eaux usées directement dans la nature (principalement dans la mer),
les pouvoirs publics ont entrepris un projet de grande envergure pour traiter et
épurer toutes les eaux usées de la wilaya d’Oran.

La Station d’Epuration du Groupement Urbain d’Oran, réalisée en bordure de


la grande Sebkha, à hauteur d’El-Kerma donne déjà ses premiers résultats.
Nous n’en voulons, comme illustration, que l’assainissement de la
DhayaMosrly (Petit Lac) dont les eaux usées empestaient le milieu naturel au
sud de la ville. Débarrassées des rejets domestiques et industriels, les eaux
pluviales, qui s’accumulent dans cette dépression, commencent à connaître la
fréquentation des oiseaux migrateurs qui auparavant évitaient le site.
La Société de l'eau et de l'Assainissement d'Oran (SEOR) :

La Société de l'eau et de l'Assainissement d'Oran (SEOR), société par actions,


dont les actionnaires sont l'Algérienne des Eaux (ADE) et l'Office National de
l'Assainissement (ONA), mise en place le 1er avril 2008, a pris en charge la
gestion déléguée de l'eau et de l'assainissement de la wilaya d'Oran, avec pour
objectif principal, l'amélioration de la qualité du service d'alimentation en eau
potable.

Au titre des missions, la SEOR s’est fixée celle d’assurer une plus grande
discipline dans la gestion des services publics de l’eau potable et de
l’assainissement, afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens, et de
développer l’alimentation en eau au niveau des communes de la wilaya d’Oran.

Outre le volet qualitatif, la mission de la SEOR consiste à donner une


impulsion quantitative à la gestion de l'eau puisqu'elle doit assurer la
disponibilité de l'eau en H/24 dans les robinets en moins de 3 ans,
conformément à ses engagements contractuels.

La SEOR est également chargée de procéder à la maintenance préventive et la


remise à niveau des infrastructures d'assainissement.

Visant l’efficacité du point de vue technique, économique et environnemental,


la SEOR, pour atteindre ses objectifs, s’est proposée de développer les moyens
humains et matériels et d’introduire de nouvelles technologies. Ainsi cette
mission s'est trouvée complétée par la formation, dispensée au personnel local,
à la technologie apportée par Agbar, entreprise espagnole, qui a obtenu, par
contrat, la gestion de la SEOR pour une période de 5 ans et demi.
LA classification géographique et technique :

 Situation de la STEP :
- Wilaya : ORAN, Commune : Kerma,
- Zone géographique : au sud de la wilaya
- Région hydrographique : au bord de la Sebkha d'Oran
- Nom de la STEP : Station d'épuration du groupement urbain
d'Oran
- Les agglomérations raccordées à la STEP : partie d'Oran, Bir El
Djir, Es Senia et El Kerma
- Nature des eaux usées : Urbaine

Plan de masse de la station d'épuration à boue activée d'El Karma


(Oran)

Alimentation de la station d'El karma :


La ville d'Oran est accordée à un réseau d'assainissement relié à la station de
pompage (petite lac). Cette dernière pompe les eaux usées vers la station d'El
kerma. Malheureusement, pas tous les réseaux d'assainissement d’Oran ne sont
reliés à la station de pompage.
Il Faudra un débit de Q=270.100 m3 /j pour que la station soit opérationnelle à
100%. Mais, actuellement elle fonctionne avec un débit Q=80.000 m3 /j.
Description des installations de la station d’épuration :

 Dégrillage

Le dégrillage est composé de 4 chenaux de dégrillage équipés des dégrilleurs


fins (espacement entre les barreaux = 10 mm).

Les refus des dégrilleurs seront déchargés sur une bande transporteuse
commune qui les transporte vers une presse laveuse. Les refus de dégrillage
seront lavés, ensachés et déchargés dans une benne.
Dessablage déshuilage :

Un canal de sortie fait suite au poste de dégrillage en amenant les eaux


dégrillées vers quatre chenaux de dessablage - déshuilage.

L’entrée des dessableurs - déshuileurs est équipée de batardeaux.

Chaque dessableur - déshuileur aura une longueur de 50 m, exécuté en béton


armé de section trapézoïdale.

L’ouvrage est équipé de ponts racleurs suceurs jumelés animés d’un


mouvement de “va-et-vient” destinés à extraire les sables déposés au fond de
l’ouvrage, Le sable est asséché puis déchargé dans une benne.

Les matières flottantes et les graisses s’accumuleront à la surface du déshuilage


et seront raclées jusqu’à l’entrée d’un puits à graisses et transportées vers les
digesteurs.
Décantation primaire :

Les eaux troubles provenant du traitement des boues sont envoyées après le
dessablage/déshuilage L’eau usée coule ensuite vers une décantation primaire.

Nous avons prévu 4 décanteurs primaires, équipés de ponts racleurs. Les


décanteurs primaires sont dimensionnés pour une charge hydraulique de 1.5
m/h, éventuellement 2,5 m/h. Les dimensions de chaque décanteur primaire
sont récapitulées ci-après:

 Diamètre: 48,9 m
 Hauteur d’eau moyenne : 2,56 m

Les eaux à la sortie des décanteurs primaires sont dirigées vers deux puisards
communs où seront également collectées les boues de retour des décanteurs
secondaires.
Traitement à boues activées :

Le traitement à boues activées sera composé de 4 bassins en béton, qui sont


équipés d’aérateurs de surface.

L’alimentation des bassins d’aération sera réalisée par une conduite en béton
débouchant dans un canal de répartition situé en amont. Dans le cas où un
bassin est hors service, les eaux seront distribuées vers les trois autres bassins
en service.

Pour la vidange éventuelle des bassins d’aération, deux pompes sont prévues à
la sortie des bassins.

Le bassin d’aération sera conçu pour assurer un brassage homogène de la boue


et éviter les dépôts de matières en suspension et l’érosion du fond ou des parois
de l’ouvrage.
Décantation secondaire :

La clarification des effluents est une étape essentielle dans le procédé


biologique d’épuration. L’efficacité de la séparation de la liqueur mixte, en
boues concentrées et en eau traitée, a une influence directe sur les conditions de
fonctionnement du système et sur le rendement d’épuration. Le rôle de la
décantation secondaire est donc d’assurer une meilleure séparation de la
biomasse de l’eau traitée et de permettre par ailleurs un premier épaississement
des boues biologiques décantées.

Le décanteur secondaire aura les dimensions suivantes:

 nombre d’ouvrage: 8
 diamètre: 56,5 m
 hauteur utile à 2/3 du diamètre: 3,4 m

Les boues décantées seront pompées dans un puits à boues commun pour
chaque ensemble de 4 décanteurs secondaires et acheminées vers la station de
pompage des boues de retour. La boue surnageante produite est envoyée dans
deux puits pour être également acheminée vers la déshydratation mécanique ou
bien vers la station de pompage des boues de retour
L’eau claire des décanteurs secondaires s’écoule gravitairement vers le canal de
sorties de la station d’épuration.

Digestion anaérobie de la boue :

La stabilisation de la boue s’effectue er milieu mésophile dans des digesteurs


anaérobies d’une température d’environ 37°C et d’un volume de 9605 m3.
Pour un volume total de 38.420 m3, on obtient un temps de séjour de 21 .6
jours. Ce temps de séjour permet une bonne stabilisation pour les boues brutes
communales habituelles.

Le chauffage du digesteur s’effectue grâce à un système de circulation de boue


chaude qui comprend des pompes de circulation de boue chaude, un injecteur à
mélange pour l’introduction de boue brute et un échangeur thermique Pour ce
système de circulation de boue chaude, on apporte l’énergie thermique
nécessaire pour chauffer la boue brute à la température de 37°C .
Pour éviter de plus gros dépôts, les digesteurs sont équipés d’un exutoire par
lequel les dépôts éventuels peuvent être transportés au point le plus bas du
cône. L’exutoire est raccordé à la conduite à haute pression de boue chaude
pour pouvoir, le cas échéant, rincer la conduite avec la pression des pompes de
circulation de boue chaude.
Installations de gaz :

Le biogaz produit pendant le processus de stabilisation anaérobie est conduit de


la tête du réservoir vers le gazomètre par un système de canalisation de la
production de gaz et quatre filtres à gravier qui servent à la séparation de l’eau
et à un premier assainissement du biogaz. La production de chacun des quatre
digesteurs est comptée séparément. Le gazomètre sert à la compensation entre
la production et le besoin de gaz.
I. CONCLUSION
En guise de conclusion, notre visite au sein de la Station d'épuration

du groupement urbain d'Oran a été très bénéfique, car connaitre que

l’idée de réutilisation des eaux usées épurées est, généralement, admise

comme étant une hypothèse sérieuse pour une augmentation substantielle

des volumes disponibles pour satisfaire des domaines divers comme

l’irrigation, l’industrie...

Cette hypothèse est devenu une réalité grâce au développement et à la

qualité des eaux traités par la station d’épuration d’El kerma.

On remercier tous les techniciens et ingénieurs qui ont été un soutien

pratique durant la visite de courte durée effectué à la STEP d’El kerma.