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Introduction

La fonction « hygiène et sécurité » assure le bon fonctionnement de l'entreprise en réduisant les dégâts
humains et matériels. Elle s'attaque en priorité aux accidents du travail, aux maladies professionnelles
et à la protection de l'environnement.
Le responsable hygiène, sécurité et environnement est l’homme de toutes les préventions. Il veille à
prévenir les risques industriels, fait respecter les conditions d'hygiène et de travail, aide à produire sans
polluer. C’est un gestionnaire du risque car la prévention des pannes et des dommages corporels est
devenue un enjeu considérable pour les entreprises et les assurances.

Définition de la sécurité
La sécurité est « l’état dans lequel le risque de dommages corporels ou matériels est limité à un niveau
acceptable » Norme ISO 8402 (1994), §2.8.
La sécurité recouvre le domaine de la santé et de la sécurité au travail et comprend les accidents du
travail et les maladies professionnelles. L’histoire de la sécurité a évolué par le biais de nombreuses
lois et réglementations.

Définition d’hygiène
L’hygiène, c’est l’ensemble des moyens collectifs ou individuels, les principes et les pratiques visant à
préserver ou à favoriser la santé;

Les enjeux du management de la sécurité :


• L’un des premiers enjeux de la sécurité est l’enjeu humain. C’est l’un des grands enjeux des
organisations.
• La sécurité possède également des enjeux économiques et commerciaux.
• La mise en place d’une démarche de prévention répond à différents enjeux :
• Un enjeu humain : préserver la santé physique et mentale et assurer la sécurité des agents .
• Un enjeu juridique : satisfaire aux exigences réglementaires, la responsabilité civile ou pénale
de la collectivité et/ou de ses représentants peut être engagée lors d’un accident de travail .
• Un enjeu économique : réduire les coûts directs (réparations, soins, etc.) et indirects
(remplacement de la victime, surcharge de travail des présents, baisse de la qualité du service rendu au
public) des accidents de travail
• Un enjeu managérial : motiver, reconnaître et responsabiliser les agents, instaurer un climat
de confiance au sein de la collectivité.
Les outils et les démarches applicables à la sécurité :
 Compétences
 Les systèmes documentaires
 La communication
 Les indicateurs et les tableaux de bords
 Evaluation des risques
 L’Audit

Il existe différents outils applicables à la sécurité. En effet, on peut tout d’abord parler des formations
et des compétences. Beaucoup d’accidents sont causés par des erreurs humaines qui sont en générale
le résultat d’un manque d’information concernant les risques.
Connaître un risque permet d’acquérir des réactions adéquates afin de l’éviter. C’est pour cela que de
nombreuses organisations ont décidé de former leur personnel à la sécurité. Ces formations peuvent
servir aux organisations qui peuvent utiliser les compétences acquises de leur personnel afin
d’accroître leur performance. La formation du personnel doit être une réelle politique de formation
basée sur une gestion prévisionnelle des compétences afin qu’elle soit pertinente et efficace. Pour
établir cette politique de formation, il faut identifier les besoins en formation, analyser les résultats de
l’évaluation des risques issue du document unique d’évaluation des risques professionnels, mais aussi
les résultats issus des entretiens annuels d’évaluation, et les besoins liés aux nouveaux projets. Dès
l’entrée d’un salarié dans une organisation, cette dernière se doit de lui communiquer une information
sur les conditions d’exécution de son travail en sécurité. La formation doit être une politique crée en
concertation avec le personnel afin de les inciter à la prévention. La formation à la sécurité est
organisée pour les nouveaux embauchés et les intérimaires, les personnes qui changent de poste, les
personnes reprenant le travail après un arrêt de plus 21 jours, pour les cas d’accidents répétitifs, et
l’ensemble du personnel. Cette formation concerne l’ensemble du personnel sans exception. Le
système documentaire est également un outil sécurité. Il est au service de la performance de
l’organisation, et il permet de structurer l’information. Il doit se baser sur le fonctionnement habituel
de l’organisation. On y décrit l’organisation sous la forme de processus, chaque processus
correspondant à une activité de l’entreprise. Le système documentaire doit également se baser sur des
documents pratiques permettant une lecture rapide et simple pour les utilisateurs. Cependant, il faut le
mettre à jour de façon permanente afin de ne pas créer des situations de décalages. 29 La
communication est aussi un outil du management de la sécurité. En effet, dans les organisations avec
un système de management de la sécurité, ces dernières doivent afficher leur volonté d’informer.
Cependant elles doivent éviter de ne pas trop communiquer et de donner trop d’information, mais elles
ne doivent pas faire de la rétention d’information. Elles doivent trouver un juste milieu. Chaque
individu a son mode d’apprentissage de l’information. Selon certaines personnes, l’information écrite
permet de mieux faire passer un message, alors que chez d’autre, une information orale est plus
adéquate. Les organisations doivent multiplier les supports de communication pour instaurer une
politique de communication efficace. Elles peuvent par exemple diffuser les taux d’accident et de
gravité sous forme de graphique affiché avec des commentaires. Communiquer, c’est aussi impliquer.
La remontée de l’information doit être organisée. La politique de communication doit faire preuve de
transparence pour que chaque membre de l’organisation connaisse les objectifs, les résultats, les
difficultés et les perspectives. Les indicateurs sont eux aussi des outils utilisables pour un management
de la sécurité. Les indicateurs et les tableaux de bords permettent d’évaluer la réalité du
fonctionnement du système que l’on met en place. On les alimente avec des indicateurs de risques
pour alerter de l’apparition d’un risque ou bien sur la dégradation d’une situation comme la hausse des
accidents du travail ou le taux d’absentéisme. On l’alimente avec des indicateurs de moyens pour
évaluer les ressources allouées au fonctionnement du système comme les dépenses en sensibilisation
et de formation du personnel. On les alimente avec des indicateurs pour mesurer l’efficacité du
système mis en place comme le taux de fréquence ou de gravité des accidents du travail. Les
indicateurs sont établis par rapport à des objectifs fixés. Ces indicateurs et ses tableaux de bords
doivent être mis régulièrement à jour afin de pouvoir observer de possibles évolutions. L’évaluation
des risques consiste à identifier et classer des risques auxquels le personnel peut être amené à
rencontrer lors de l’exécution de leur travail. Cette évaluation a pour objectif de mettre en place des
actions de préventions au plus près de la réalité. Le document unique d’évaluation des risques
professionnels est un préalable à la mise en place d’une politique santé, sécurité au travail. Le
document unique permet d’identifier, d’évaluer et de classer les risques au travail sur une unité de
travail, et il permet de proposer un plan d’action afin de réduire ses risques. C’est un moyen de
prévention car on essaye d’identifier les possibles risques qui peuvent se réaliser dans certaines unités
de travail. 30 Enfin l’audit est un outil du management de la sécurité pour s’assurer du fonctionnement
du système mais aussi de son efficacité. Son objectif est de faire un bilan sur les résultats que l’on
souhaite obtenir, sur ce que l’on a réellement fait et sur ce que l’on doit faire. C’est un outil
indispensable pour identifier les actions correctives à mettre en place et les possibles améliorations.
Son objectif est d’entraîner l’organisation sur le progrès. Après avoir étudié les différents outils
concernant la sécurité, nous allons voir dans une ultime sous partie, le système de management de la
sécurité.

Intervenants du milieu d’hygiène et de sécurité et leurs


contributions aux termes préventifs
 Le bien – être des employés est une préoccupation quotidienne pour:
 les autorités publiques,
 les employeurs,
 les syndicats et tous les acteurs dont les activités ont une quelconque relation avec le milieu
professionnel.
 aujourd’hui, la santé et la sécurité au travail sont considérées comme un bien collectif qui doit
être géré collectivement, parce que l’expérience personnelle est insuffisante pour parer aux
dangers.

Rôle de l’Etat:

L’Etat doit définir le cadre juridique visant à assurer protection au salarié contre les multiples risques
du travail et lui procurer une certaine compensation en cas d’accident du travail ou de maladies
professionnelles
L’Etat se charge également, en assignant des pouvoirs aux inspections du travail et de la sécurité
sociales, de forcer les employeurs à prendre leurs responsabilités sous peine d’amende.
les règlements techniques concernant divers domaines comme les plans de construction des bâtiments
industriels, les dangers des machines, l’entretien des lieux, etc.
les normes concernant l’environnement de travail (bruit, température, éclairage, etc. )
Les normes de santé ayant des quantités de substances toxiques que l’organisme humain peut
supporter sans trop de risques dangereux.
Rôle de l’Employeur
L’employeur a la charge de
Prendre en compte les mesures d’organisation et un mode du travail bien révisé
L’utilisation d’un équipement approprié, ce dernier est fourni et entretenu par l’employeur
La création d’un comité d’hygiène et de sécurité: En référence aux dispositions en vigueur,
l’employeur doit mettre en place un comité d’hygiène et de sécurité chargé d’analyser les risques
professionnels ,de procéder à des enquêtes en matière d’accidents du travail et de maladies
professionnelles et de veiller à l’observations des lois et règlements

Rôle de l’inspecteur du travail et de la sécurité sociale


L’inspecteur du travail contrôle le respect par l’employeur des dispositions en matière d’hygiène et de
sécurité.
Sur le plan pratique, sa visite se déroule de la même façon:
 il prévient généralement de son passage;
 Visite les locaux,
 Interroge les salariés,
 Et demande à voir tous les documents qui lui sont nécessaires.

Les salariés
Dans les entreprises, les travailleurs sont exposés aux accidents de travail et maladies professionnelles
Pour ces raisons, des droits sont reconnus aux salariés, notamment:

Droit
 Des conditions convenables
 Des services de formation, d’information et de conseil en santé et sécurité au travail.
 Des services de santé préventifs des risques auxquels ils sont exposés
 Un examen médical préalable à l’embauche et des examens périodiques;
 Parallèlement à leurs droits, les travailleurs ont des responsabilités face à la santé et la sécurité
en milieu professionnel :
 Appliquer strictement les consignes destinées à garantir l’hygiène et la sécurité sur les lieux de
travail.
 Ne pas mettre en danger la santé et la sécurité des autres

Autres intervenants
-Médecine du travail
Les employeurs sont tenus d’organiser un service de médecine du travail dans l’entreprise à l’intention
de tous les travailleurs.
De contribuer à l’établissement et au maintien du plus haut degré possible du bien-être physique et
mental des travailleurs;
De contribuer à l’éducation sanitaire des travailleurs
– Service social
La conception, la mise en œuvre et le suivi des actions à caractère social et/ou médical au profit des
travailleurs

_Rôle du Comité d’hygiène et de la sécurité


De procéder ou de faire procéder à une enquête à l’occasion de chaque accident du travail ou de
chaque maladie professionnelle grave
S’assurer de l’application des prescriptions législatives et réglementaires et des consignes
Développer le réflexe de sécurité au niveau des travailleurs et de recueillir de leur part des suggestions
contribuant à l’amélioration de:
 l’hygiène,
 la sécurité,
 conditions de travail »

Les risques
Un nombre presque illimité de risques peuvent être présents sur presque tout lieu de travail. Il y a des
conditions de travail manifestement dangereuses, comme les machines non protégées, les sols glissants
ou l'insuffisance des précautions contre l'incendie, mais il y a aussi des risques plus insidieux, moins
évidents, tels que:

 risques chimiques (exposition à des liquides, des solides, des poussières, des vapeurs et des
gaz)
 risques physiques tels que bruit, vibrations, mauvais éclairage, rayonnements et températures
extrêmes;
 risques biologiques tels que bactéries, virus, déchets infectés et infestations;
 risques psychologiques (stress);
 Risques liés à la non-application des principes de l'ergonomie, par exemple machines, engins
et outils mal conçus, sièges et postes de travail inadaptés ou méthodes de travail mal conçues.

Les principes généraux de prévention


Les principes généraux de prévention L’autorité territoriale doit mettre en œuvre des mesures de
prévention en s’appuyant sur les principes généraux de prévention (article L230-2 du code du travail)
qui se déclinent de la façon suivante :

 Éviter les risques


 Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités
 Combattre les risques à la source
 Adapter le travail à l'homme, pour la conception des postes de travail ainsi que le choix des
équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de
limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé
 Tenir compte de l'état d'évolution de la technique
 Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins
dangereux
 Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation
du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants

Programmes de santé et de sécurité

Pour toutes les raisons données ci-dessus, il est essentiel que les employeurs, les travailleurs et les
syndicats prennent à cœur la santé et la sécurité et il faut:

 lutter contre les dangers présents sur le lieu de travail, en les prévenant à la source autant que
possible;
 conserver des dossiers sur toute exposition pendant de nombreuses années;
 informer les travailleurs et les employeurs sur les risques que présente le lieu de travail pour la
santé et la sécurité;
 créer un comité de la santé et de la sécurité actif et efficace regroupant des travailleurs et des
cadres;
Un programme de santé et de sécurité sur le lieu de travail peut aider à sauver des vies en réduisant les
risques et leurs effets. Ces programmes ont aussi des effets positifs sur le moral et la productivité des
travailleurs, ce qui n'est pas négligeable. En outre, ils peuvent permettre aux employeurs d'économiser
beaucoup d'argent.

Importance de l'engagement de l'encadrement


Un engagement ferme de l'encadrement et une forte participation des travailleurs sont indispensables
pour l'efficacité d'un programme de sécurité et de santé sur le lieu de travail.
Les cadres doivent s'occuper de tous les risques liés au travail et pas seulement de ceux qui sont visés
par la réglementation, et communiquer avec les travailleurs

L'importance de la formation
Les travailleurs éprouvent souvent des problèmes de santé liés au travail et ne s'en rendent pas compte,
un programme de formation détaillé sur chaque lieu de travail aidera les travailleurs à:

 reconnaître les premiers signes ou symptômes d'une maladie professionnelle avant que
celle-ci ne devienne chronique;
 évaluer leur environnement de travail;
 insister pour que la direction prenne des mesures avant que des conditions
dangereuses n'apparaissent.

Rôle du délégué à la santé et à la sécurité


Le délégué à la santé et à la sécurité doit prévenir les problèmes, c'est-à-dire prendre des
initiatives pour éviter que les travailleurs soient exposés à des risques professionnels. Pour cela, il faut
faire en sorte que la direction élimine les risques ou les maîtrise lorsqu'ils ne peuvent pas être éliminés.
Pour atteindre ces objectifs, le délégué à la santé et à la sécurité doit:

 être bien informé des divers risques présents sur le lieu de travail et des solutions
envisageables pour les maîtriser ;
 collaborer avec le syndicat et l'employeur pour identifier et maîtriser les risques.