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BANQUE D’ALGERIE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES

DIPLOME SUPERIEUR DES ETUDES BANCAIRES

Thème :

LE TABLEAU DE BORD : OUTIL DE PILOTAGE


DANS UN ENVIRONNEMENT CONCURRENTIEL
(Cas de la BDL)

Présenté par :
Promoteur:
M. KIROUANI Anis M.
KECHROUD Bachir

Octobre 2008
ème
10 Promotion

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A ma chère et tendre mère

Dieu est pitié de son âme


Ainsi que tout ma famille

pour leur présence et leur soutient

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REMERCIEMENTS

Nos remerciements vont d’abord à

notre encadreur M. Kecheroud

pour ses conseils et sa sympathie.

Nous voudrions aussi remercier

M. Aitikhlef ainsi que le personnel

de la DCG de la BDL pour leur

aide si appréciable.

Nous tenons à exprimer notre

gratitude à l’ensemble des

personnes qui ont contribué de

prés ou de loin à ce travail.

Anis

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Le sommaire

Introduction
CHAPITRE PRELIMINAIRE : LE CONTROLE DE GESTION

CHAPITRE 1 : LES CONCEPTS GENERAUX DU TABLEAU DE BORD

SECTION 1 : définition, caractéristiques et outils du tableau de bord

SECTION 2 : place du tableau de bord dans le pilotage de la performance

CHAPITRE 2 : LA MISE EN ŒUVRE ET L’ELABORATION DU TABLEAU DE BORD

SECTION 1 : conditions préalables de mise en place d’un tableau de bord

SECTION 2 : élaboration et conception d’un tableau de bord

CHAPITRE 3 : L’EXPLOITATION DU TABLEAU DE BORD

SECTION 1 : organisation du système de tableau de bord

SECTION 2 : l’utilisation et l’exploitation du tableau de bord

CHAPITRE 4 : CAS PRATIQUE

SECTION 1 : présentation de la banque de développement local et de la direction du


contrôle

de gestion

SECTION 2 : proposition d’un système de tableau de bord pour la BDL

Conclusion

Bibliographie

Liste des figures et graphiques

Liste des tableaux

Liste des annexes

Annexes

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Introduction

L’évolution de l’activité bancaire, durant la fin des années 80, s’est


traduite à l’échelle

internationale, par un grand nombre de bouleversements. En effet, la


déréglementation

des marchés, la désintermédiation et la mondialisation des activités


bancaires ont

déclenché un phénomène de concurrence « sauvage » et


acharnée dont les

conséquences, sur la situation financière des banques, ont été néfastes.

Ainsi, les banques, fortement touchées au plus profond de leurs activités


traditionnelles

par la prolifération de la finance directe conjuguée à l’impératif de


rentabilité et de

compétitivité, vont désormais devoir préserver leur leadership dans un monde de


plus

en plus incertain combiné à une opacité de l'avenir et une exigence de performance


et

de rentabilité.

Dans cet environnement mouvant et incertain, il s’avère vital de disposer d’un


système

de pilotage permettant d’un côté, de maintenir la trajectoire tracée pour


atteindre les

objectifs escomptés et de l’autre, de faire face à la concurrence potentielle.

Or, le tableau de bord de gestion constitue une excellente réponse


informationnelle à

ces exigences, d'abord en regroupant de façon cohérente et évocatrice l'ensemble


des

indicateurs de performance et ensuite en utilisant les plus récentes


technologies de

l'information pour produire rapidement une information de gestion à valeur


ajoutée :

riche, ciblée et bien présentée, plus facile à analyser, à interpréter


et à utiliser. Les

gestionnaires peuvent alors mieux suivre ce qui se passe, être averti de


situations

anormales, localiser les écarts, identifier les tendances et les


exceptions et décider en

connaissance de cause.

Dans notre pays, l’environnement économique n’a pas été en marge des mutations de

cette dernière décennie. En effet, l’Algérie est passée d’une économie


planifiée à une

économie de marché. Cette transition a conduit les entreprises à fournir


des efforts

considérables afin de survivre dans un environnement devenu de plus en


plus dur,

hostile et exigeant.

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INTRODUCTION

Le système bancaire algérien, en raison du rôle directeur qu’il joue dans le financ
ement

de son économie, n’a pas échappé à cette réalité. Il a fait l’objet


de réformes

importantes et notamment, à travers la promulgation de la loi 88‐01


relative à

l’autonomie des entreprises publiques économiques et de la loi 90‐10 relative à la

monnaie et au crédit corrigée par l’ordonnance 03‐11. Ces réformes ont conduit les

banques d’une situation de


passivité absolue dans leur gestion, à une situation où

l’apparition de la concurrence les a mises dans l’obligation de reprendre en main l


eur

gestion : Nécessité d’adopter les nouvelles techniques du management afin


d’être

compétitives et de répondre à leurs ambitions et à celles de leurs actionnaires.

Vingt ans après le début de ces réformes, les banques algériennes n’ont pas encore
été

capables de s’adapter à ces bouleversements. Leurs outils de gestion sont encore à


un
état embryonnaire, elles n’arrivent toujours pas à les utiliser convenablement
pour

anticiper le futur. Même si le tableau de bord s’est imposé de force comme l’outil

adéquat et le plus important de pilotage et de management, il ne joue pas pleinemen


t

son rôle puis qu’il est souvent confondu avec des états de reporting.

Malgré la création par toutes les banques d’une structure de contrôle de gestion ch
argée

de l’élaboration des outils d’aide au pilotage et notamment le tableau de bord, cer


taines

d’entre elles restent toujours dans le déclin.

Le thème de la conception des tableaux de bord tend à occuper une place prédominant
e

assez représentative des attentes insatisfaites des banques en matière de


pilotage.

Jusqu'à ces dernières décennies, la question de disposer d’outil d'aide au pilotage


était

en effet moins présente. Lorsque le contexte était stable et la


concurrence

particulièrement faible, rechercher l'amélioration continue de la productivité


par la

diminution des coûts de revient, était encore la meilleure des stratégies. Les tabl
eaux de

bord de cette époque, se limités à des mesures exclusivement économiques


et

productivistes, étaient tout à fait adaptés.

Dans le contexte actuel, pour garantir une réelle rentabilité de la banque, il ne s


uffit plus

de suivre les mesures financières, le temps de parution et d’exploitation est trop


long et

il ne permet pas d’agir au moment voulu. Il est donc essentiel de suivre le progrès

continu selon les axes choisis par l'équipe de direction lors de


l'élaboration de la

stratégie.

L’objet de notre mémoire est de répondre aux préoccupations de la


Banque de
Développement Local, notre banque de parrainage, en matière d’amélioration continue

de sa conception du tableau de bord, de son exploitation et du pilotage de son acti


vité

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INTRODUCTION

pour une meilleure rentabilité. Nous tenterons d'apporter des propositions suscepti
bles

de remédier aux insuffisances constatées sur place par une réponse à la problématiq
ue

suivante :

« Quel est la démarche qui permet la construction d’un tableau de bord entreprenant
, et

qui garantie une réactivité en temps adéquat? »

Pour répondre à cette question nous sommes amenés à poser les


interrogations

suivantes :


Quels sont les préalables à la mise en place d’un système de tableaux de bord au

sein de la banque ?


Quel doit être le contenu d'un tableau de bord permettant de mieux gérer son

organisation ? et comment identifier les indicateurs les plus pertinents ?


Comment assurer au tableau de bord une exploitation efficace et une réactivité

permettant de disposer d’une information pertinente en temps utile ?

• Est‐
ce que le système de tableau de bord de la Banque de Développement Local

répond aux principes théoriques de conception ? et quels compléments devons

nous intégrer à ce système ?

Notre objectif n’est pas de mettre en place un tableau de bord au sein de l’organis
ation

mais nous tentons de penser à améliorer celui existant à travers une analyse assura
nt la

réactivité en continu.

Pour mener à bien notre travail, nous suggérons les hypothèses suivantes :


Le tableau de bord est un outil de gestion qui permet de se faire une opinion

claire sur la situation de l’organisme.


Un tableau de bord n’est jamais figé il incombe des améliorations à la lumières de

l’évolution de l’environnement interne et externe de l’organisation

Afin de mener à bien notre travail, nous avons choisi la méthodologie suivante :

Tout d’abord, nous nous sommes intéressés au contexte général de notre travail, cel
ui

du contrôle de gestion. Pour cela notre chapitre préliminaire exposera la définitio


n du

contrôle de gestion, expliquera son processus et enfin développera ses


outils, et

notamment le tableau de bord.

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INTRODUCTION

Le premier chapitre intitulé « les concepts généraux du tableau de bord » aura à dé


finir

le tableau de bord, à déterminer ses caractéristiques et ses formes de présentation


.

Ensuite, nous situerons sa place dans le pilotage de la performance et nous exposer


ons

ses dérives et ses limites.

Le deuxième chapitre « la mise en œuvre et l’élaboration du tableau de bord » sera

consacrée à la présentation des préalables à la mise en place de cet outil ainsi qu


e les

étapes de son élaboration.


Le troisième chapitre « l’exploitation du tableau de bord » aura à orienter l’utili
sateur

vers une exploitation optimale en abordant l’organisation d’un système de tableau d


e

bord, informatisation et l’organisation de la réactivité autour de cet instrument.

Enfin, le quatrième chapitre « le cas pratique » renferme l’essentiel de notre trav


ail. Il se

veut une analyse critique et objective du système de tableau de bord existant au se


in de

la BDL, et une proposition de quelques compléments pour ce système.

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Chapitre préliminaire

Le contrôle de gestion

L’évolution de la sphère économique et la mutation qu’a connu


l’environnement

bancaire avec la déréglementation et l’ouverture du marché public au secteur privé,


ont

fait naitre un climat concurrentiel ardu et ont obligé les banques à conjuguer avec
un

autre élément : la concurrence.

De l’envie de lutter contre ce nouvel intrant, est apparu avec les années puis s’es
t

développé le contrôle de gestion.

Le contrôle de gestion répond à une préoccupation majeure qui est la maîtrise de la

gestion et la coordination des différentes actions. Il permet également de s'assure


r de la
convergence des objectifs de chaque responsable opérationnel avec ceux de

l'organisation.

De même, le suivi des réalisations, l'aide à la décision et l'adoption


de mesures

correctives représentent des fonctions importantes du contrôle de gestion.

Dans ce présent chapitre, nous allons tenter d’exposer le concept de contrôle de ge


stion

en suivant quelques points semblants nécessaires :

1. Définition du contrôle de gestion

2. Le processus du contrôle de gestion

3. L’articulation du contrôle de gestion

4. Les missions du contrôle de gestion

5. Les outils du contrôle de gestion

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CHAPITRE PRELIMINAIRE : Le Contrôle de Gestion

Historiquement, le contrôle de gestion est apparu dans les grandes


entreprises
industrielles aux Etats‐Unis, dans les années 30 répondant à la double exigence :


Maintenir et développer les préoccupations d’efficacité économique auprès des
premiers niveaux de responsabilité hiérarchique ;


Assurer la cohérence et la coordination de structures devenues décentralisées en
matière de responsabilités.

Le processus du contrôle de gestion bancaire n’est pas encore perçu de façon préci
se
dans les établissements bancaires et financiers tant au niveau de ses missions que
de ses
outils. En effet, son introduction n’est intervenue qu’à la fin des années
70, cela
s’explique par :


La complexité de l’activité bancaire par rapport à la sphère industrielle ;
• L’encadrement réglementaire qui à longtemps limité la concurrence.

Ce retard a été vite résorbé par la suite, vu que le secteur bancaire a évolué et a
subi des
mutations qui ont fait du contrôle de gestion bancaire un processus indispensable.
Il est
assimilé dans certains cas au système nerveux.

1. DEFINITION :

Contrôler signifie vérifier, surveiller dans le but de sanctionner. Cependant l’act


ion de
contrôler a pour objectif de vérifier et/ou de suivre que ce qui était prévu a été
réalisé
dans les conditions posées au préalable. La signification se rapproche du terme ang
lo‐
saxon « to control » signifiant « maitriser », « piloter la performance ».

Beaucoup d’auteurs ont essayé de définir le « contrôle de gestion », mais la défin


ition
énoncée par Anthony R.N au début des années 60 reste la plus répondue : Le contrôle
de
gestion est « un processus par lequel les dirigeants de l’entreprise s’assurent que
les
ressources sont utilisées de façon
efficace et efficiente pour atteindre les objectifs
1
fixés » .

De cette définition trois caractéristiques ou composantes du contrôle de gestion s


ont
mises en évidence :

• Le contrôle de gestion est un processus et non une action isolée ;

• La participation active des responsables et leur rôle central;

• Ce processus vise la réalisation d’un objectif.

2. LE PROCESSUS DU CONTROLE DE GESTION :

Le contrôle de gestion est un processus d’aide à la décision et au pilotage, il


suit une
démarche qui se décompose en quatre cycles :

1 ème

M. ROUACH, G. NAULLEAU, Le Contrôle De Gestion Bancaire Et Financier, 4


édition, Revue Banque, Paris,
2006, P 31

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CHAPITRE PRELIMINAIRE : Le Contrôle de Gestion


2.1. Définition d’un référentiel :

Ce référentiel peut être les objectifs stratégiques ou les résultats atteints par d
’autres
entités en interne ou en externe (le Benchmarking1).

2.2. La mesure des résultats :

Faire en sorte que les ressources soit consommées de manière à atteindre les object
ifs.

2.3. L’analyse des écarts :

Confronter les résultats obtenus avec ceux planifiés et donner une signification au
x
différences qui découlent.

2.4. La prise de décisions correctives :

Une fois les écarts analysés, et les imperfections détectées des décisions sont pri
ses pour
ramener les entités à leurs objectifs initiaux.

3. LA DYNAMIQUE DU PROCESSUS : l’articulation des Trois Pôles :

Le contrôle de gestion vise un objectif, mais repose sur deux autres éléments : les

ressources et les résultats.

3.1. Les objectifs :

La détermination d’objectifs à un an est le point de départ du processus. Ces objec


tifs
doivent correspondre au plan de développement et aux finalités déterminées à long
terme.

Cependant, ces finalités qui ont un caractère global (croissance,


rentabilité,
pérennité,…etc.), doivent être déclinées de manière fine au niveau des
divisions,
département et services.

3.2. Les moyens (les ressources) :

Les moyens matériels, techniques, humains et financiers doivent être mis en


place
durant l’année pour pouvoir atteindre les objectifs.

La relation entre moyens et objectifs doit être la pertinence c’est à dire que les
moyens
utilisés doivent être les outils nécessaires pour atteindre les objectifs.

3.3. Les résultats :

Les résultats sont la conséquence des actions prises pour réaliser les objectifs fi
xés
compte tenu des moyens alloués.
1
Le benchmarking est le processus qui consiste à adapter les « meilleures
pratiques » des organisations les plus
performantes en vue d’améliorer les performances de sa propre organisation une fois
qu’un travail approfondi de
mesure de ses propres performances et de celles des entités de référence est
effectué.

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CHAPITRE PRELIMINAIRE : Le Contrôle de Gestion

Le résultat doit être réalisé avec efficacité et efficience. L’efficacité étant la


capacité
d’une firme à atteindre des résultats conformes aux objectifs et
l’efficience étant
l’obtention des résultats à moindre coût.

Donc, les notions d’objectifs, de moyens et de résultats permettent de rendre compt


e de
la dynamique d’un processus de contrôle de gestion.

Objectifs

Pertinence
Efficacité

Ressources
Résultats
Efficience

1
Figure 0.1 : le triangle du contrôle de gestion

4. LES MISSIONS DU CONTROLE DE GESTION :

Le contrôle de gestion a pour missions :

4.1. Organiser un système d’information oriente vers la décision :

Piloter une organisation, c’est à la fois fixer les objectifs, se doter de moyens e
t prévoir
les régulations assurant l’adéquation objectifs/moyens. Le pilotage
s’appuie sur le
système d’information de gestion et sur des outils comme la gestion budgétaire, la

gestion prévisionnelle et le contrôle des risques.

Le système d’information prend en fonction des besoins des acteurs de l’organisatio


n les
formes suivantes :

• système d’information stratégique pour les décideurs ;

• système d’information pour les responsables opérationnels ;

• système d’information pour les opérationnels.

4.2. Garantir la médiation entre stratégie et opérations :

Les instruments du contrôle de gestion doivent assurer la liaison entre la stratégi


e et la
gestion des opérations, autrement dit, assurer la relation entre la direction génér
ale et
les opérationnels exerçant les opérations de banque.

Donc le contrôle de gestion, au‐delà d’une maîtrise des actions de chaque centre, f
acilite
également la coordination des décisions.

1
ème
H. LOINING, Y. PESQUEUX, Le Contrôle De Gestion organisation et mise en oeuvre,2
édition, Dunod, Paris,
2003,P 6

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CHAPITRE PRELIMINAIRE : Le Contrôle de Gestion

De manière générale, le contrôle de gestion contribue à accroître la convergence de


s
buts : il conduit à plus de transparence et à plus de rationalité. En effet, le fai
t de fixer
des objectifs aux différents niveaux opérationnels permet d’indiquer clairement le
devoir
des acteurs. Ainsi chaque responsable se trouve obligé de se doter d’un plan d’acti
on qui
constitue un engagement de sa part.

4.3. maitriser l’activité et améliorer la performance :

Le contrôle de gestion vise la maîtrise des activités dans le but de


rechercher le
maximum de gain, de productivité et d’efficacité.

La rentabilité, qui constitue l’indicateur de performance le plus synthétique qui s


oit, fait
apparaître la contribution aux résultats d’une banque, d’une entité (par l’analyse
de
rentabilité par centre de profit), d’un produit (c’est l’analyse par produit), d’un
client
(c’est l’analyse par client ou segment de clients) afin d’arrêter la stratégie à mo
yen
terme.

Pour assurer la rentabilité et la compétitivité de la banque à long terme, le contr


ôle de
gestion doit étendre son action vers un pilotage fin des différents
leviers de
performance. Ceci se traduit par la qualité de la productivité, l’innovation et la
bonne
maîtrise des risques.

5. LES OUTILS DU CONTROLE DE GESTION :

Le contrôle de gestion utilise plusieurs outils dans son analyse, le choix de ces o
utils
dépend de la qualification du contrôleur et de l’information disponible à son nivea
u.
Nous allons voir brièvement, dans ce chapitre, les outils suivants :

• La gestion prévisionnelle ;

• La mesure de la rentabilité ;

• Les tableaux de bord.

5.1. La mesure de la rentabilité :

La mesure de la rentabilité est l’un des rôles majeurs assignés au contrôle de gest
ion
dans la banque et les établissements financiers. La rentabilité est un concept qui
conduit
à comparer un résultat à des moyens mis en œuvre. Le résultat peut être celui dégag
é
par l’une des composantes de l’activité d’une banque (par centre de profit, par pro
duit,
par client…). Chacune de ces composantes constitue un axe de mesure de la rentabili

par le contrôle de gestion.

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10

CHAPITRE PRELIMINAIRE : Le Contrôle de Gestion


Banque

Client Centre de profit


Produit

Figure 0.2 : Axes d’analyse de la rentabilité des activités bancaire et financière


.

La démarche à suivre pour mesurer analytiquement la rentabilité, consiste à détermi


ner
les revenus générés par l’élément retenu, puis à calculer l’ensemble des coûts indu
is par
celui‐ci.

Le rôle du contrôle de gestion dans cette démarche analytique se situe à plusieurs

niveaux, à savoir :


Le choix des méthodes de détermination des revenus et affectation des charges
relatives à un axe d’analyse retenu ;


Le choix d’une méthode de comptabilité analytique appropriée pour mesurer les
coûts et pour facturer les échanges internes des entités de la banque ;


La détermination des normes et conventions à utiliser, telles que le choix des clés

de répartition des charges indirectes.

5.2. La gestion prévisionnelle :

Compte tenu de la concurrence intensifiée dans l’environnement incertain et risqué


de la
banque, les dirigeants doivent mener une réflexion sur leurs buts,
l’avenir de leur
organisation et l’environnement où elle vie.

Pour protéger la banque des turbulences et pour arriver à une meilleure allocation
des
ressources, la banque doit établir un plan stratégique qui se défini comme :
« le
processus permettant d’identifier les changements visant à renouveler
l’offre
commerciale, adapter les modes d’organisation et les systèmes d’information ainsi q
ue

2
les processus de production et de management de l’entreprise. »

La gestion budgétaire comprend aussi un suivi afin de vérifier que les réalisations
sont
bien conformes aux objectifs, dans le cas contraire, il y a lieu de chercher la cau
se des
écarts.

Il faut également insister sur le fait que la planification doit être basée sur des
études
prévisionnelles et non pas sur des constatations passées. De plus, la réussite de l
a

1
ème
M. ROUACH, G. NAULLEAU, Le Contrôle De Gestion Bancaire Et Financier, 4
édition, Revue Banque, Paris,
2006, P93
2
P. BOISSELIER, Le Contrôle De Gestion (Epreuve Et Application, DECF), Vuibert,
Paris, 1999, P.25.

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11

CHAPITRE PRELIMINAIRE : Le Contrôle de Gestion

procédure budgétaire nécessite l’existence d’un système d’information et


d’une
comptabilité bancaire tenue à jour.

5.3. Les tableaux de bord :

Les tableaux de bord sont conçus par les contrôleurs de gestion afin de répondre au
x
besoins d’informations légères, rapides et transversales aux différents
niveaux
hiérarchiques.

Les tableaux de bord sont alimentés par le système d’information de gestion dans le
but
de suivre, les résultats et de faire une analyse des points clés qui
conditionnent
l’obtention de la rentabilité. Le tableau de bord peut être défini comme « un docum
ent
synthétique rassemblant différents indicateurs sur des points clés de la gestion et

1
destiné à un responsable désigné en vue de l’aider au pilotage de son action ».

La mise en place d’un tableau de bord de gestion permet avec la


procédure de
planification et de budgétisation, de déployer la stratégie dans les grandes organi
sations.
Nous procéderons à une étude détaillée le long de notre mémoire.

6. LES AUTRES OUTILS DU CONTROLE DE GESTION :

Une panoplie d’instrument de suivi de la réalisation des objectifs est disponible d


ans une
banque, nous définirons les principaux outils ci‐après :

6.1. Le système d’information comptable :


6.1.1. La comptabilité générale :

La comptabilité est une représentation de la situation de la banque et de sa situat


ion à
un moment données.

Elle rend compte des résultats d’une période (Tableau de Comptes de Résultats) et l
a
situation du patrimoine en fin de période (Bilan). Elle a la particularité d’être c
onfuse
pour les opérationnels, exhaustive et complexe puisqu‘elle est tenue par la législa
tion
économique et fiscale, ce qui la rend lourde et tardive mais régulière et sincère.

6.1.2. La comptabilité analytique :

Elle analyse les


résultats et fait apparaitre les éléments constitutifs de contrôle de
rendement et rentabilité pour la gestion, elle détaille les comptes et met en évide
nce les
performances internes, aussi des bases pour établir les prévisions des charges et d
es
produits.

La comptabilité analytique, comme la comptabilité générale, publie ses comptes trè


s
tardivement.

1
P. BOISSELIER, Le contrôle de gestion (épreuve et application, DECF), Vuibert,
Paris, 1999, P 70

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12

CHAPITRE PRELIMINAIRE : Le Contrôle de Gestion

6.2. Le système de reporting :


6.2.1. Les données statistiques :

L’analyse des données été permise grâce au développement de logiciels et tableurs


de
gestion (Excel, SPSS), ces derniers permettent de traiter une masse d’information e
t d’en
ressortir des indicateurs clés.

Des programmes informatiques sont utiles dans ce sens pour compléter et alimenter
les
tableaux de bord. Actuellement ils tendent à être utilisés par tous les établisseme
nts de
crédit.

6.2.2. Le reporting :

Le reporting peut être défini comme : « le tronc commun d’informations économiques


,
financières et de gestion qui relie les entités décentralisées à leur
centre de
1
coordination. »

Le reporting représente un autre niveau d’agrégation de l’information de gestion,


il
permet à la direction le suivi centralisé des résultats, l’analyse et la coordinat
ion des
actions correctives.

Il contient des informations comptables et financières. C’est un instrument de con


trôle à
posteriori car il rend compte de l’activité déléguée, il aide le responsable à sui
vre la
réalisation des objectifs.

6.3. Le Management Instrument System MIS :

Le Management Information Système ou le système d’information de gestion a été déf


ini
par M.Walker KENNERON comme étant : « une méthode organisée de fourniture

d’informations concernant le passé, le présent et le futur,


et relative au fonctionnement
de l’entreprise comme à son environnement. Il permet la planification, le contrôle
et
l’exercice des activités opérationnelles au sein d’une organisation, en fournissant
aux
décideurs une information homogène, correspondant à l’horizon auquel ils
2
s’intéressent. »

• Ces informations portent sur l’ensemble des activités de la banque ;

• L’homogénéité de ces informations car elles proviennent d’une


« banque de
données » unique contenant des informations relatives à l’environnement interne et

externe de la banque ;


La rapidité de la fourniture des données est l’une des principales caractéristiques
du MIS. Grâce à l’informatique, le MIS répond, en un temps record, aux besoins des

gestionnaires ;

1
P.L. BESCOS, P. DOBLER, MENDOZAC, G. NAULLEAU, F. GIRAUD, LEVRILLE, V. ANGER,
Le Contrôlé De Gestion
ème
Et Management ; Montchrestien ; 4 édition ; Paris ; 1997, P364
2
J. De GUERNY, J.C. GUIRIEC, J. LAVERGNE, Principe Et Mise En Place Du Tableau De
Bord De Gestion, Edition
ème
Dalmas, 6 édition, Paris, 1990, p 13.

----------------------- Page 17-----------------------

13

CHAPITRE PRELIMINAIRE : Le Contrôle de Gestion

Conclusion

A travers cette présentation du contrôle de gestion et de ses outils, il nous paraî


t
évident, à l’heure actuelle, que nulle banque ou établissement de crédit ne peut s’
en
passer vu l’importance du rôle qu’il joue au sein de ces entités.

Nous avons constaté également que le contrôle de gestion est plus difficile à intro
duire
dans la banque que dans les entreprises industrielles et commerciales, en raison de
la
nature même de l’activité bancaire.

Nous avons montré que le processus du contrôle de gestion s’appuie sur le dialogue
et la
communication : en effet il permet à chaque responsable de négocier ses objectifs e
t de
rendre compte de sa gestion au niveau hiérarchique supérieur. Mais aussi il met à l
a
disposition des responsables des instruments de gestion permettant le pilotage des
centres de responsabilité. Il s’agit de :

• La mesure de la performance pour évaluer l’efficacité de la gestion ;


La mise au point d’un système de pilotage orienté vers la prise de décisions à
savoir, les tableaux de bord. C’est sur cet instrument que porte notre présent trav
ail.

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Chapitre 1

Les concepts généraux du tableau de bord

La complexité du métier de la banq²ue oblige les dirigeants à maitriser la gestion


par la

maitrise de l’information. Celle‐ci, quelle soit interne ou externe, est


devenue un

élément primordial de réussite. Cependant, de même que la rareté de l’information

représente une entrave à l’évolution de la banque, son abondance peut constituer un

handicape pour la prise de décision rapide et adéquate.

Afin de remédier à ce problème, il faut mettre en place un outil qui


permet de

synthétiser les informations les plus importantes et de les présenter sous une form
e

parlante pour faciliter la prise de décision. Cet outil est le tableau de bord.

Le tableau de bord reste pour beaucoup personnes une réalité abstraite, réduit à la
seule

fonction financière et non à une fonction de pilotage au quotidien, ce qui raréfie


son

extension et tente les dirigeants à se passer de cet instrument qui demeure aujourd
’hui
le seul outil efficace de réflexion et de détection des dysfonctionnements s’il est
bien

mené.

Nous allons traiter, dans ce chapitre, des différents aspects permettant


une

familiarisation avec le tableau de bord, en abordant deux sections complémentaires


:

SECTION 1 : Définition, Caractéristiques Et Outils Du Tableau De Bord

SECTION 2 : Place Du Tableau De Bord Dans Le Pilotage De La Performance

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15

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

SECTION 1 : DEFINITION, CARACTERISTIQUES ET OUTILS DU TABLEAU


DE BORD

1. DEFINITION :

Le tableau de bord est un outil de pilotage destiné à un responsable, regroupant de


s
informations pertinentes dans un nombre restreint d’indicateurs synthétiques, il pe
rmet
à son utilisateur de contrôler son système par les écarts ressortant et les tendanc
es
enregistrées dans un souci de prise de décision et d’aide à la prévision pour agir.

De cette définition quelques remarques peuvent être déduites :


Le tableau de bord est un outil de pilotage, sa présentation synoptique permet
d’avoir une vision d’ensemble favorable à la définition des actions et à la prise d
e
décisions ;


Le tableau de bord est personnalisé, destiné à un responsable défini qui à une
mission à suivre et des objectifs à atteindre ;

• Le tableau de bord repose sur l’information qui représente son moteur ;

• Le tableau de bord contient un nombre limité d’indicateurs


offrant ainsi la
possibilité, à son utilisateur, de le lire rapidement pour se prononcer sur l'état
de marche
du système ;


Le tableau de bord à la vocation de contrôler, il permet de maitriser l’activité et

de suivre les performances ;


Grâce au tableau de bord, le gestionnaire est en mesure de déceler les tendances,
porter des corrections, élaborer des plan d’actions et créer un climat animé.

Mais nous devons lever quelques remarques, pour ne pas s’éloigner de la définition
du
tableau de bord :


Le tableau de bord n’est pas un outil de sanction : le dialogue, la réflexion et le

travail en groupe forment la base d’un bon tableau de bord ;


Le tableau de bord n’est pas un outil figé : il est conçu dans un système mutant, i
l
doit pouvoir évoluer et s’adapter aux conditions du nouvel environnement ;


Le tableau de bord n’est pas un outil neutre : il reflète les choix et la réalité t
els
conçus par son utilisateur ;

2. CARACTERISTIQUES DU TABLEAU DE BORD :

Pour avoir un tableau de bord répondant aux besoins de son concepteur et être en
mesure de l’utiliser, le tableau de bord doit posséder quelques caractéristiques po
ur être
au service du responsable.

----------------------- Page 20-----------------------

16

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

2.1. La conformité à la règle des trois « U » :



Le tableau de bord est Utile : il permet au responsable d’évaluer une situation,
dans la perspective de décider des actions à entreprendre ;


Le tableau de bord est Utilisable : le responsable doit être en mesure d’extraire
une information exploitable, à travers un support synthétique ;


Le tableau de bord est Utilisé : à travers la dimension d’animation, il peut deveni
r
un véritable outil au service du management d’une structure.

2.2. L’anticipation des événements :

Il permet à son utilisateur d’envisager les conséquences futures et les actions à p


rendre
dans les différents cas de figure, par son contenu pertinent qui facilite au respon
sable la
détection des anomalies. Cela permet d’agir sur les défaillances avant l’obtention
du
résultat qui représente un état final sur lequel on ne peut porter de modification.

2.3. La simplicité des indicateurs :

Un indicateur compliqué présente un risque de coût d’obtention élevé, une édition


tardive et une interprétation délicate.

2.4. Une animation interne :

Les commentaires qui enrichissent le tableau de bord ne doivent émaner d’un seul
contrôleur de gestion, les commentaires peuvent être incomplets car le seul élabora
teur
ne détient pas la totalité de l’information et les actions correctives imposées peu
vent
provoquer des réactions négatives.

2.5. Une présentation adéquate :

La présentation détermine la réceptivité de l’utilisateur, les informations doivent


être
aisées à lire et facilement interprétables.

2.6. Un contenu synoptique et agrégé :

C’est un critère indispensable pour que le tableau de bord soit efficace. Les donné
es y
figurant doivent être choisies judicieusement car un important nombre d’indicateurs

peut cacher une information essentielle et ne permet pas de détecter les défaillanc
es à
corriger.

2.7. La rapidité de production et de transmission :

Les indicateurs ne sont pas forcément exacts, une rapidité de diffusion l’emporte s
ur la
précision pour assurer la pertinence de la décision.

2.8. La vivacité et le dynamisme :

Il doit intégrer les trois dimensions suivantes :


La réflexion : les alertes conduisent le responsable à ce questionner pour mieux
comprendre le système qu‘il gère :

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17

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord


La décision : le responsable dispose d’information pour définir les adéquations
souhaitables et mobilise les ressources afin de les réaliser ;


L’action : le responsable est en mesure de déclencher et de mener les projets
d’adéquation en impliquant activement son équipe.

3. LES OUTILS DU TABLEAU DE BORD :

3.1. Les valeurs brutes et les écarts :

Les valeurs brutes permettent d’avoir une idée réaliste du résultat de l’action, d
u fait
qu’elles mesurent les grandeurs sur lesquelles le responsable travail. Quant aux éc
arts,
ils mettent en évidence les éventuelles dérives par rapport aux prévisions. Cependa
nt,
pour conduire l’action, les différents responsables ne doivent pas être
submergés
d’indicateurs, seuls les valeurs brutes et les écarts se rapportant aux points clés
de
l’activité du centre de responsabilité doivent être retenus pour accélérer l’analys
e.

3.2. Les ratios :

La présentation d’indicateurs sous forme de ratios facilite les comparaisons pour u


ne
appréhension de la situation en terme relatif. Ils permettent de mieux mesurer et s
ituer
les performances par rapport aux objectifs. Néanmoins, leur utilisation n’est signi
ficative
que dans la mesure où leur évolution dans le temps et dans l’espace est mise en
évidence.

Cependant le recours aux ratios risque de faire perdre de vue au responsable


les
objectifs globaux qui sont mieux exprimés en montants absolus.

3.3. Les tableaux :

Les tableaux fournissent des données détaillées et laissent la possibilité à l’util


isateur
d’effectuer des calculs complémentaires ; mais leur capacité à donner une
vue
d’ensemble est inversement proportionnelle à leur densité.

De manière générale, le tableau de bord comporte quatre zones qui feront résumer et

traduire la situation de la banque :


• La zone « paramètres économiques » : composée des différents
indicateurs
retenus au moment de la conception et semblant importants aux vus des décideurs ;


La zone « résultats réels » : ces résultats peuvent être présentés par période
et/ou cumulés. Ils concernent les informations relatives à l’activité
monétaires,
quantitatives et qualitatives. A coté de ces informations sur l’activité, figurent
souvent
des éléments de performances financières du centre de responsabilité ;


La zone « objectifs » : apparaissent dans cette zone les objectifs sélectionnés pou
r
la période concernée. Ils sont présentés selon les même choix que ceux retenus pour
les
résultats ;


La zone « écarts » : ils sont exprimés en valeur absolue ou relative. Ce sont ceux

du contrôle budgétaire mais aussi tout calcul présentant un intérêt pour la gestion
.

----------------------- Page 22-----------------------

18

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

Tableau de bord du centre

Résultats
Objectifs Ecarts

Rubrique 1

• Indicateur A

• Indicateur B

Rubrique 2

Zone « paramètres
économiques » Zone « résultats»
Zone « objectifs » Zone « écarts »
1
Tableau 1.1 : la maquette d’un tableau de bord type

3.4. Les graphiques :

Leur intérêt est de visualiser rapidement et directement les évolutions,


et mieux
appréhender les changements de rythme ou de tendance. Leur inconvénient est qu’ils
ne
permettent pas de réaliser des analyses supplémentaires à la convenance de l’analys
te.


Les histogrammes : ils sont le plus souvent utilisés pour comparer plusieurs séries

de valeurs ;


Les courbes : elles permettent de visualiser l’évolution de l’indicateur dans le
temps ; ce qui facilite l’étude de la progression et l’analyse de la tendance ;

• Le camembert : c’est le meilleur outil pour présenter des


données relatives
(pourcentages).

1 C. ALAZARD, S. SEPARI, Contrôle De Gestion Manuel et Applications, DUNOD, Paris,


2007, P 640

----------------------- Page 23-----------------------

19

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

10

agence A
5

agence B
0

agence C
trimestre 1 trimestre 2 trimestre 3
trimestre 4

14
12
Chiffre d'Affaire
10
8
6 agence C
4
1er trim.
2 agence B

2e trim.
0
agnce A

3e trim.

4e trim.

Figure 1.1 : présentation de quelques formes graphiques

3.5. Les clignotants :

Ils correspondent à des signaux visuels faisant ressortir un écart significatif apr
ès la
composition de la valeur de l’indicateur avec un seuil‐limite ou une norme de référ
ence.
Le fait qu’ils s’allument témoigne d’une anomalie, d’une dégradation ou d’un écart
par
rapport à l’objectif. Tant qu’ils ne se déclenchent pas, le fonctionnement est supp
osé
correct et la performance bonne. Ils permettent de concentrer l’action sur l’urgenc
e et
l’essentiel. L’aspect visuel du clignotant peut être :


Une coloration de la valeur à l’écran pour avertir d’un écart significatif


Un cadran ou une barre graduée qui donne la position relative par rapport à la
normalité et la zone à éviter

• Une alarme sonore

• Les pictogrammes

☺ . / & ' 1 + * ! Ã Ä
Figure 1.2 : exemple de pictogrammes

3.6. Les multimédias :

Image, voix. Ils autorisent une perception plus riche de la situation, mais ils lim
itent la
part d’interprétation de l’utilisateur.

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20

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

SECTION 2 : PLACE DU TABLEAU DE BORD DANS LE PILOTAGE

1. LA NECESSITE DU PILOTAGE PAR LE TABLEAU DE BORD :


1.1. Un outil qui répond aux limites des outils financiers traditionnels :

Le tableau de bord prend de plus en plus d’importance dans la gestion de la banque,


vu
qu’il satisfait des défaillances auxquels les autres outils n’y répondent pas.

• Par rapport aux autres outils de contrôle de gestion et de suivi :

o
Le tableau de bord présente des informations financières et internes à l’instar des

outils de comptabilité mais également des informations externes et quantitatives ;

o
La comptabilité est un outil destiné à tous alors que le tableau de bord est
personnalisé ;

o
Le tableau de bord est conçu dans la vitesse et pour une lecture rapide, la
comptabilité est établie avec précaution ce qui rend sa diffusion tardive et son an
alyse
lente ;

o
La présentation des tableaux de bord est plus attrayante et facilite la lecture des

données qui permettent d’agir, alors que les outils comptables incluent des données

exhaustives en détail ;

o
Le tableau de bord est évolutif et léger tandis que les outils comptables sont
difficiles à évoluer.
• Par rapport au reporting :

o
Le reporting se focalise sur le degré de réalisation des objectifs, alors que le
tableau de bord suit la manière dont ceux‐ci sont réalisés ;

o Tous deux synthétisent des informations : l’un est destiné aux


supérieurs
hiérarchiques pour une vérification, l’autre, propres à un
responsable, est tourné,
essentiellement, vers une information opérationnelle orientée vers le pilotage ;

o
Le reporting ne contient que de l’information financière et il n’y a pas de sélecti
on
d’information, alors que le tableau de bord repose sur une sélection des informatio
ns
(qualitatives, quantitatives ou physiques) pour ne retenir qu’un nombre
limité
d’indicateurs (environs 10) ;

o
Lors de l’élaboration d’un reporting en procède toujours à la consolidation de
l’information pour les supérieurs, en tableau de bord seules quelques informations
sont
consolidées pour le niveau hiérarchique supérieur

o
Le reporting est un outil de contrôle, a posteriori, des responsabilités déléguées,

le tableau de bord sert à suivre les actions, à les corriger et à anticiper d’autre
s actions ;

o
Le tableau de bord peut être d’une périodicité quotidienne, hebdomadaire ou
mensuelle selon les besoins du dirigeant et de l’activité suivie, le
reporting est de
périodicité mensuelle.

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21

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

• Par rapport au Management Information System MIS :

o
Le tableau de bord fournit des informations au nombre limité se rapportant
uniquement à l’activité qui est à la charge du manager. Par contre, le MIS est plut
ôt une
banque de données contenant tout type d’information concernant toutes les activités
de
la banque ;
o
La mise en place du MIS est une tâche assez complexe qui nécessite des moyens
importants et des délais de réalisation assez long alors que la mise en place d’un
système
de tableau de bord ne nécessite pas autant de moyen, ni de temps ;

o
Le but essentiel du MIS est de répondre, rapidement, à n’importe quelle question
que peut lui poser le gestionnaire. Il est orienté vers la recherche d’une informat
ion
fiable, exhaustive, actuelle et de qualité. Par contre, dans le tableau de bord, l
a quête du
responsable n’est pas l’exhaustivité mais plutôt la pertinence de l’information et
sa
capacité à refléter l’état du système qu’il dirige.

1.2. Un outil de pilotage et d’aide aux gestionnaires :

o
Il contient l’information indispensable à la gestion : qu’elle soit constatation d’
état
de la situation pour la décision ou de suivi de réalisation ;

o Il permet au gestionnaire de cerner la complexité liée à


l’interaction des
composantes externes et internes de l’entité ;

o
Il représente un outil d’aide aux opérationnels en produisant des informations aux

responsables de tous niveaux dans une optique d’autocontrôle.

1.3. Un outil assistant du décideur :

Le tableau de bord a acquit une place importante auprès des décideurs vu qu’il leur

facilite plusieurs fonctions :

o
Il devient un accompagnateur quotidien personnalisé, faisant partie intégrante
dans le travail du décideur ;

o
Le tableau de bord est un instrument personnel, il permet de mieux concevoir
l’information, de lui accorder l’importance qu’elle mérite, car chacune
perçue
différemment chez les décideurs, cela revient aux objectifs poursuivis.

1.4. Un système qui permet d’appréhender la performance de la banque :

Il reflète la performance selon les objectifs préétablis, cette mesure des réalisat
ions par
rapport à un étalon de référence fait ressortir un écart exprimé en termes absolus
ou
relatifs (%). Le responsable choisit une échelle de valeurs propre à lui pour répon
dre à la
fonction d’autocontrôle et juger de sa performance.
La notion de performance induit à la fois l’efficacité et l’efficience, donc la réa
lisation de
l’objectif à moindre coût.

Il faut mettre en évidence que l’échange intergroupe d’une même unité ou d’unités
différentes est un point majeur pour l’évaluation de la
performance globale de la
banque.

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22

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

1.5. Un système qui donne l’alerte :

Le tableau de bord permet de faire ressortir les écarts significatifs ou exceptionn


els, et
autorise le responsable à se focaliser sur l’anormal. Ainsi libéré de l’analyse de
ce qui est
conforme, le gestionnaire à de meilleures chances de réagir plus vite et au bon mom
ent.

1.6. Un outil de dialogue et d’animation :

o
Le tableau de bord facilite les dialogues entre toutes les parties concernées :

• Entre le gestionnaire du centre de responsabilité et ses


supérieurs
hiérarchiques :

Lors des comités de direction, chaque gestionnaire rend compte des résultats attein
ts,
les commente et explique les causes des écarts.
Il expose, également, les mesures
correctives qu’il a adoptées et présente les résultats qui en découleront. De sa pa
rt, la
Direction Générale doit veiller à la cohérence entre les actions des
différents
responsables en les orientant et peut même réviser les objectifs initiaux si elle j
uge qu’ils
n’ont pas été bien définis.

• Au sein de l’équipe :

Le tableau de bord favorise la cohésion ; il focalise l’attention sur les facteurs


clés de la
gestion à un moment donné, ce qui nécessite la coordination des actions des membre
s
de l’équipe et l’établissement d’un lien entre les efforts de chaque
membre pour
atteindre l’objectif fixé.
Le tableau de bord crée une culture de collaboration grâce à la confrontation des p
oints
de vus. En outre, il situe l’activité du point de vu importance et contribution dan
s
l’ensemble.

1.7. Un outil de motivation et de réactivité :

Une entreprise est réactive si le personnel est engagé, pour qu’il le soit il faut
le motiver.
Ce sujet constitue une réelle préoccupation des managers, le tableau de bord vient
pour
y répondre.

Pour garder une réactivité il faut tenir des réunions entre les opérationnels et le
urs
responsables. Les idées seront confrontées et des décisions communes seront prises
et
même des moyens supplémentaires peuvent être sollicités.

Enfin, pour être conscient de l’importance d’un tableau de bord adapté à son activi
té, le
responsable peut imaginer une gestion sans un tableau de bord adéquat, ceci clarifi
e les
résultats négatifs liés à son absence.

2. LES DERIVES CONSTATEES SUR LES TABLEAUX DE BORD :

Plusieurs insuffisances apparaissent dans la réalité des banques et des entreprises


, parmi
elles, nous citons:

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23

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

2.1. Un tableau de bord qui n’est pas personnel :

Chaque décideur a ses propres inquiétudes, ses propres objectifs et sa


manière
personnelle d’aborder le pilotage, c’est en fonction de ses éléments, qu’il portera
son
attention sur telle ou telle information, et estimera tel indicateur plus pertinent
qu’un
autre. C’est pour ces raisons que le tableau de bord est un instrument personnel de
stiné
à un seul responsable et ne peut être utilisé par plusieurs personnes qui suivent d
es
objectifs différents et pilotent des activités diverses. Mais dans la pratique, le
tableau
bord est, souvent, considéré comme un instrument de mesure standard, utilisé par to
us
les services et à tous les niveaux hiérarchiques.
2.2. Un tableau de bord qui n’est pas purement financier :

Il ne peut exister qu’un seul type de tableau de bord qui véhicule particulièrement
des
informations financières issues du système comptable. Ce tableau de bord
est
standardisé est répond à la fonction de reporting plus qu’à celle de tableau de bor
d.

2.3. Un tableau de bord qui est surchargé d’informations :

Ce fait va se répercuter négativement sur la pertinence des indicateurs, qui doit a


ssurer
la conduite du système dans de bonnes conditions. Le tableau de bord doit avoir un

contenu synoptique et agrégé, cette qualité est indispensable à la


réussite de son
efficacité.

Quelques managers privilégient l’exhaustivité de l’information au détriment


de sa
pertinence, ils utilisent un tableau de bord encyclopédique. Ce dernier est surchar
gé de
données financières et non financières et ne permet par conséquent, la focalisation
de
l’attention sur les facteurs essentiels pour la gestion.

2.4. Un tableau de bord qui est conçu sans la collaboration des destinataires :

Le tableau de bord est, parfois, conçu sans la collaboration de toutes


les parties
concernées et en particulier ses utilisateurs. Du fait, il contient, souvent, des i
ndicateurs
non pertinents et qui ne signifient rien pour leurs destinataires. Ces derniers, ne
faisant
pas partie de l’équipe conceptrice, ils peuvent rejeter le tableau de bord et le co
nsidérer
comme un outil de contrôle, au sens de surveillance‐sanction, au lieu de le consid
érer
comme un instrument de pilotage.

2.5.
Un tableau de bord qui est considéré comme reporting ou qui est assimilé à un
système d’information opérationnel :

Comme il a été présenté précédemment, le tableau de bord et le reporting n’ont
pas le même champ d’application dans la banque ;


Le système d’information opérationnel a pour mission de diffuser les informations
pour faire fonctionner le service.

2.6. Un tableau de bord qui est statique :

Une des caractéristiques du tableau de bord est qu’il ne doit pas être un outil sta
tique,
mais plutôt, un outil dynamique sensé traduire l’état du système piloté et devant r
efléter
le comportement de la banque. Cette dernière, subit une partie des changements de s
on

----------------------- Page 28-----------------------

24

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

environnement. Elle est, en conséquence, dans l’obligation d’adapter ses objectifs


et son
activité aux nouvelles contraintes et c’est au tableau de bord
d’exprimer ces
changements. Mais généralement le tableau de bord reste figé pendant des années ne

faisant l’objet d’aucun changement ou amélioration et ne représente plus l’état du

système, pire encore, il donne une vision erronée de celui‐ci provoquant, ainsi, de
s
erreurs en termes d’appréciation des situations et de prise de décisions.

2.7. Un tableau de bord n’est pas un outil de contrôle au sens


surveillance et
sanction :

Le tableau de bord est utilisé dans plusieurs cas, uniquement, pour contrôler l’act
ivité
des subalternes au lieu qu’il soit orienté, beaucoup plus, vers la maîtrise de la g
estion et
la prise de décision. La fonction reporting est alors prépondérante au détriment de
celle
d’aide au pilotage.

3. LIMITES DU TABLEAU DE BORD :


3.1. La perte de précision :

Dans les structures pyramidales, les centres de responsabilité sont situés dans la
partie
haute, ce qui est souvent le cas de l’organisation hiérarchique d’une banque.

Avant d’arriver au centre de décision, l’information du terrain subit


une série
d’agrégations successives effectuées par chaque niveau hiérarchique de la pyramide.

Ainsi, le décideur dispose d’une information globale, dépourvue de détails, présen


tée
généralement sous forme de ratios. A force de globalisation, l’information est dén
aturée
et n’est pas toujours porteuse de sens significatif riche pour susciter la prise de
décision
dépassant le simple constat.

De même, en descendant la pyramide, les décisions stratégiques risquent


d’être
déformées ou mal interprétées par les intermédiaires, et arriver à destination port
euse
d’une autre idée.
3.2. La mesure en temps différé :

En général, le décideur se trouve en décalage avec le rythme d’évolution du système


:
Cela est dû au fait que les tableaux de bord sont connectés au système comptable de
la
banque et au contrôle d’activité de type reporting, et que la publication des résul
tats
s’effectue périodiquement (à échéance fixe). Ce système pose des problèmes dans le
cas
d’évolutions imprévues.

3.3. L’incomplétude de la mesure :

Le système de tableau de bord ne peut donner qu’une vision partielle de la banque c


ar, il
est souvent basé sur les systèmes comptables et financiers, et de
nombreuses
informations essentielles pour le pilotage des entités ne sont
pas traitées par ces
systèmes (informations qualitatives telle la satisfaction des clients,
information sur
l’environnement de la banque et ses concurrents pour appliquer des méthodes tel le

benchmarking …etc.). Parfois, les indicateurs sont déconnectés de la stratégie glob


ale de
la banque et ne permettent pas d’orienter l’action. Se baser sur les systèmes compt
ables

----------------------- Page 29-----------------------

25

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

et financiers a un autre inconvénient qui est la lenteur d’obtention des informatio


ns. Ce
retard peut coûter cher à la banque, car les mesures correctives adéquats n’ont pas
été
prises à temps.

3.4.
La recherche d’une représentation standardisée et universelle de l’information :

Chaque responsable a ses propres préoccupations et ses propres objectifs ; ceux‐ci


ne
sont pas universels. Toute prise de décision est fonction de son vécu, de son expér
ience,
et de sa manière de sélectionner les informations nécessaires.

Une information pertinente universelle n’existe pas. Et partir d’une


présentation
standard de l’information ne conduit pas à une perception universelle. Pour le réus
sir, un
tableau de bord doit être personnalisé, c'est‐à‐dire adapté aux objectifs poursuivi
s, à la
personnalité et aux attentes du responsable concerné.

----------------------- Page 30-----------------------

26

CHAPITRE UN : Les Concepts Généraux du Tableau de Bord

Conclusion
Dans la première partie de se chapitre nous avons défini le tableau de bord de gest
ion
comme étant l’outil privilégié d’un système de contrôle. Nous avons
détaillé ses
caractéristiques et ses formes de présentation.

Dans la deuxième section nous avons essayé d’abord de mettre la lumière sur
les
différences qui existent entre le tableau de bord d’une part et la comptabilité gén
érale,
le reporting et le Management Information System d’autre part. Ensuite nous avons
essayé de présenter les fonctions du tableau de bord.

Mais nous devons mettre l’accent sur certaines pratiques souvent appelées « table
au
de bord », qui sont, en réalité, loin de ses principes généraux.

• Le tableau de bord financier


: C’est un outil, essentiellement de contrôle et de
constatation a posteriori. Il est fondé sur des données principalement financières
et
alimenté, uniquement, par le circuit d’informations comptables.

• Le tableau de bord puzzle : il fait référence à la situation où


il existe une
multitude de tableaux de bord au sein de la banque. Ces tableaux de bord sont conçu
s
par les entités intéressées, elles‐mêmes, pour des fins de pilotage de leurs activi
tés et
revêtent un caractère très opérationnel.


Le tableau de bord de suivi budgétaire : ce type de tableau de bord contient des
informations assez détaillées destinées au suivi d’une seule dimension de la perfor
mance
du centre de responsabilité, à savoir les coûts.

• Le tableau de bord encyclopédique : c’est un tableau de bord


surchargé
d’informations pour les managers. Il contient un grand nombre d’indicateurs financi
ers
et non financiers destinés à fournir aux responsables le
plus d’informations sur le
système qu’ils dirigent.

Dans le chapitre suivant, nous allons présenter la démarche à suivre pour construir
e un
tableau de bord.

----------------------- Page 31-----------------------


Chapitre 2

La mise en œuvre et l’élaboration du


tableau de bord

Dans le chapitre précédent nous avons présenté les points essentiels du tableau de
bord,

constaté que c’est un outil de pilotage de la performance et prouvé


qu’il était

indispensable à la gestion de la banque.

Mais un tableau de bord efficace est un tableau conçu dans les meilleures condition
s,

pour cela son élaboration doit suivre une méthodologie très rigoureuse et répondre
à un

certain nombre de règles.

Cependant, la mise en place du tableau de bord au sein d’une banque nécessite un

certain nombre de préalables, pour assurer sa cohérence avec le système, à savoir :


Définition d’une structure organisationnelle qui permet de cibler le responsable

concerné ;

• Déterminer les objectifs de la banque ;

• Déterminer la périodicité du tableau de bord.

Pour ce faire, ce chapitre sera organisé en deux sections :

SECTION 1 : Conditions Préalables De Mise En Place D’un Tableau De Bord

SECTION 2 : Elaboration Et Conception D’un Tableau De Bord

----------------------- Page 32-----------------------

28
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

SECTION 1 : CONDITIONS PREALABLES DE MISE EN PLACE D’UN


TABLEAU DE BORD

1. LA STRUCTURE ORGANISATIONNELLE :

Avant de concevoir un tableau de bord, il faut savoir à qui il sera destiné. Cela n
écessite
d’arrêter la liste des gestionnaires, du pouvoir qui leur a été délégué, des moyens
qui
leur sont alloués et des objectifs qu’ils doivent atteindre. Dès lors, l’établissem
ent d’une
structure d’organisation devient un impératif à la mise en place des tableaux de bo
rd.

L’organisation de la banque peut être faite selon des approches complémentaires mai
s
différentes, les plus répondus sont :

• Approche par l’organigramme ;

• Approche par les centres de responsabilité.

1.1. Approche par l’organigramme :

L’organigramme peut être défini comme étant une représentation schématique


de
l’organisation faisant ressortir les différentes activités de celle‐ci et
les rapports
existants. On distingue, en général, deux types d’organigrammes dans les banques :

1.1.1. L’organigramme hiérarchique :

C’est une représentation de la structure d’une organisation qui met en évidence ses

divers organes ainsi que leurs rapports respectifs.

Il doit dons préciser chaque département de la banque et spécifier toute liaison qu


i les
relie.

L’organigramme hiérarchique permet de :

o
Isoler les responsabilités : il autorise l’identification de chaque responsable et

preneur de décision, la spécification des champs d’action de toute parie et détaill


e les
niveaux de responsabilités.

Cette étape est indispensable pour la mise en place d’un système de pilotage car le

tableau de bord est destiné à un responsable bien spécifique en fonction des pouvoi
r
dont il jouit.

o
Déceler les données à identifier : il est indispensable de faire la distinction ent
re
information pertinente à intégrer dans le tableau de bord et information
inutile à
supprimer.

La détection des données est nécessaire et l’organigramme hiérarchique doit permett


re
de déterminer l’information pertinente et qui concerne chaque responsable.

----------------------- Page 33-----------------------

29
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et
l’Elaboration du Tableau de Bord

o Déterminer les centres de profit et de responsabilité :


l’organigramme
hiérarchique donne le fonctionnement de la banque, détermine plus clairement ses
centres qui ont pour tâche de combiner les notions frais, recettes et responsabilit
és.

En réalité, l’organigramme hiérarchique induit une lenteur dans


la transmission de
l’information d’un niveau à un autre et ne facilité pas les initiatives prises par
les niveaux
inférieurs qui doivent s’attacher aux décisions des supérieurs.

1.1.2. L’organigramme fonctionnel :

L’organisation fonctionnelle met l’accent sur les fonctions de la banque plutôt que
sur
son organisation.

Les fonctions de la banque diffèrent de celles des firmes industrielles,


selon
D.DAUTRESME, il existe trois fonctions au niveau de la banque :

o La fonction
d’exploitation : exercée, principalement, par les agences, elle a pour
mission de vendre les produits bancaires à la clientèle et de maintenir la relation
client‐
banque ;

o La fonction
de production : l’objectif assigné à cette fonction est le traitement
administratif des opérations initiées par l’exploitation. Cela englobe la
tenue des
comptes clients, l’exécution matérielle des opérations relevant de
l’exploitation,
l’exécution des ordres de bourses, …etc ;

o La fonction
d’assistance : elle seconde l’exploitation et peut être divisée en trois
secteurs :

a. L’assistance idées A : études, marketing ;

b. L’assistance moyens B: gestion personnel, entretien des immeubles, …


etc ;

c. L’assistance technique C : contentieux, trésorerie, …etc.

Cette organisation permet d’accroître les compétences et favorise l’esprit d’initia


tive.
Mais, elle induit une dilution des responsabilités et rend plus difficile la résolu
tion de
problèmes qui relèvent de plusieurs fonctions.

----------------------- Page 34-----------------------

30
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et
l’Elaboration du Tableau de Bord

Les niveaux
hiérarchiques
Direction générale

Direction centrale

Direction régionale

A B C

Agences
Assistance
Production Exploitat
ion

Les fonctions de la banque

Figure 2.1 : Organigramme fonctionnel1

1.2. Approche par les centres de responsabilité :

Afin de maintenir la réactivité et améliorer la performance


organisationnelle, la
décentralisation du pouvoir est devenue une nécessité. Cette décentralisation s’opè
re
par l’identification de centres de responsabilité dotés d’une marge de manœuvre. Ce

n’est qu’après la détermination de cette dernière que les outils du contrôle de ges
tion
peuvent assurer leur fonction.

Selon ROUACH.M et NAULLEAU.G, un centre de responsabilité est « une


entité de
gestion disposant :


D’une allocation de ressources et des niveaux d’objectifs dans le cadre du plan
opérationnel et du budget ;

• D’un système de pilotage de sa gestion lui permettant de rendre


compte
(reporting, tableau de bord) de l’utilisation de ses ressources et de l’état de ses

réalisations par rapport à ses objectifs propres »

Dans le domaine bancaire, les praticiens distinguent trois familles de centres selo
n le
niveau de délégation accordé sur les flux financiers : centres de coût, centre de
revenus
et centre de profits.

1 ème
S. De COUSERGUES, Gestion De La Banque, Dunod, 3
édition, Paris, 1998, p120.

----------------------- Page 35-----------------------

31
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration
du Tableau de Bord

Le tableau suivant présente chaque type de centre et les flux financiers délégués p
ar ces
centres :

Flux financiers délégués


Types de centres

Coûts Revenus/ niveau


Tarification / marges
d’activité

”
Centre de coût

” ”
Centre de revenus

” ” ”
Centre de profit

Tableau 2.1 : Tableau des flux financiers délégués par type de centre de responsab
ilité

1.2.1. Les centres de coûts :

C’est une entité qui n’engendre que des coûts. Sa délégation porte sur les charges

engagées pour la mise à disposition d’un produit ou d’une prestation et sur les cha
rges
de fonctionnement. Le responsable de tels centres a pour mission de maîtriser le ni
veau
de ses charges, d’anticiper leurs comportements et d’arbitrer les demandes de dépen
ses
de manière à réaliser ses engagements. Selon les missions et les
indicateurs de
performance, nous distinguons trois catégories de centres de coûts :

o Les centres opérationnels : appelés, également, centre de coûts


productifs,
réalisent des prestations répétitives dont le mode opératoire est
formalisé. Le
responsable d’un centre opérationnel a pour mission d’agencer les ressources de la

manière la plus efficiente pour réaliser le niveau d’activité défini par


les centres
utilisateurs.

Au niveau de la banque, les centres opérationnels correspondent aux


centres de
traitement des chèques, d’ordre de bourses, d’opérations sur titres, de gestion des

dossiers de crédits, etc.

La principale caractéristique de ces centres est qu’ils


permettent d’identifier et de
mesurer, aisément, les prestations fournies, ce qui offre la possibilité de mettre
en place
un système de facturation interne des prestations fournies par les centres de coûts
opérationnels pour le compte des centres destinataires.

o
Les centres de support : l’éventail des activités des centres de support, souvent
identifiés comme centre de services généraux, est diversifié et les modes opératoir
es
sont, généralement, complexes. Les prestations fournies ne sont pas répétitives car
ils

1
ème
M. ROUACH ; G. NAULLEAU, Controle De Gestion Bancaire Et Financier, Banque éditeu
r, 4 édition, Paris,
2006, P 39.

----------------------- Page 36-----------------------

32
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et
l’Elaboration du Tableau de Bord

répondent à des demandes ponctuelles ou spécifiques des centres destinataires. Ces

centres correspondent aux services du type : études et développement, informatique,

maintenance, formation, gestion des immeubles, imprimerie,… etc.

La mission du responsable du centre est de s’assurer, en permanence, de la pertinen


ce
de ses activités et leur cadrage dans le budget de fonctionnement.

o
Les centres de structure : ce sont des entités de coûts exclusifs. Ils assurent des

missions générales et diffuses de soutiens et de coordination aux centres. Les pres


tations
qu’ils fournissent ne sont ni répétitives, ni systématiquement identifiables. Ce so
nt des
activités de Direction Générale, d’Audit, de Contrôle de Gestion, de
Gestion des
ressources humaines,… etc. Par rapport aux centres de coûts opérationnels
et de
support, les prestations des centres de structure ne dépendent pas des demandes des

centres destinataires ; c’est plutôt les


responsables des centres de structure et, en
particulier, la Direction Générale, qui statuent sur l’opportunité des missions pou
rsuivies
par les autres centres.

1.2.2. Les centres de revenus :

La délégation porte sur les charges et le niveau d’activité. Le responsable du cent


re n’a
pas de délégation pour la négociation des conditions de commercialisation (tarifica
tion
et les conditions clientèle). Son rôle est de maximiser le volume d’affaires en res
pectant
le budget de fonctionnement. Il s’agit d’agences n’ayant pas de délégation sur
les
conditions de négociation commerciale.

1.2.3. Les centres de profit

La délégation accordée au centre de profit comporte un élément supplémentaire par


rapport au centre de revenu qui est les conditions de négociation commerciale telle
s : le
prix, conditions de paiement, …etc. Le responsable du centre a pour mission de déga
ger
une marge ou un niveau de profitabilité en s’assurant de l’utilisation efficiente d
es
ressources allouées au centre. Il aura à arbitrer entre des niveaux de capacité d’a
ctivité
et des niveaux de charges. Ces centres correspondent, dans une banque, aux agences
et
aux services de gestion de trésorerie. Leur résultat s’exprime en termes de rentabi
lité.

----------------------- Page 37-----------------------

33
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre
et l’Elaboration du Tableau de Bord

Communication

(b)

Contrôle de

Gestion (b)
Direction Générale Inspection (b)

(a)

Ressources

Humaines (b)

Gestion Actif‐

Passif (b)

D. Administration
(a)
D. des Marchés de
D. de l’Exploitation
Capitaux (a)
(a)

Agence A (d)

D. du Réseau (b)
Traitement des
Opération sur

Agence B (d)
Titres (c)
Contrôle de
Gestion

D. des

Engagements (a)

Marché des
A : centre de structure

Particuliers (b)

D. Marketing (a)
B : centre de support

C : centre opérationnel
Marché des

Professionnels (b)
D : centre de profit
1

Figure 2.2 : Organigramme hiérarchique et centres de responsabilité dans la banque

2. LA DETERMINATION DES OBJECTIFS DE LA BANQUE :

Objectif signifie accéder à une finalité. Une décision n’est objectif que si elle e
st réfléchie

et choisie en termes précis. Décider de faire mieux ne devient un objectif accepta


ble

qu’à partir du moment où on peut dire de combien, avec quoi et quand.

1 ème
S. DE COUSSERGUE, Gestion De La Banque, Dunod, 3
édition, Paris, 1998, p122.

----------------------- Page 38-----------------------

34
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

2.1. Les types de décisions :


Les décisions opératoires : ce sont les décisions prises par les opérationnels pour

assurer le bon déroulement de leur tâche, ces décisions sont appelées


des
microdécisions ;


Les décisions managériales : elle nécessite une intervention plus importante est
l’implication du décideur, elle comporte plus de risque que la première. nous disti
nguons
de types :

o
Les décisions de coordination : elles jouent le rôle d’encadrement des décisions
opératoires et sont de nature journalière ;

o Les décisions d’exception : elles interviennent de manière


imprévisible pour
répondre à des besoins ponctuelles et sont sans incidence sur l’ensemble stratégiqu
e ;


Les décisions stratégiques : elle implique le décideur et conditionnent l’avenir de
la banque. Elles ont souvent un horizon d’actions plus large que les
deux types
précédents ;

2.2. Les caractéristiques d’un bon objectif :


Borné : un objectif doit s’exprimer dans une dimension de temps finie, l’objectif

local à une durée de réalisation inférieure à celle de l’objectif global ;


Mesurable : un objectif doit s’exprimer en une unité mesurable, il n’y a aucune

obligation dans le choix de l’unité, il


revient aux décideurs de choisirent celle qui

correspond le mieux à l’objectif et qui garantie le bon contrôle de la performance


;


Accessible : les acteurs disposent des moyens nécessaires, un objectif ne peut

être choisi si les moyens de son obtention ne peuvent être réunis, même si sa perti
nence

et sa nécessité sont prouvées ;

• Réaliste
: la méthode d’accès est réaliste, il faut que les actions successives

envisagées soient réalistes, il ne suffit de supposer des théories sur la mise en p


lace sans

s’assure sur la méthode d’accès ;


Fédérateur : un objectif recueille l’adhésion des décideurs, le choix d’un objectif

doit réunir les décideurs, et être compris de tous car l’efficacité


globale en est

directement conséquente ;


Constructif : un objectif local contribue à l’objectif global, chaque objectif loca
l

doit converger vers l’objectif global. Le but est d’aller dans le sens de la finali
té de la

banque ;

2.3. La sélection de l’objectif :

La présence de tous les acteurs concernés à la réunion de travail est primordiale,


car le
choix des objectifs se déroule dans une dimension participative.

----------------------- Page 39-----------------------

35
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

Selon la méthode de M. A. FERNANDZ présentée dans son ouvrage, les participants


proposent une liste d’objectifs potentiels, ces derniers sont ventilés dans une gri
lle qui
permet de vérifier et trier les objectifs.

Pour chaque objectif, chaque critère (présenté ci‐dessus) sera noté de 0 à 3, cette

échelle est choisie pour éviter la position de refuge du ni oui, ni non. La notatio
n peut
suivre deux façons différentes : soit une note commune est attribuée, soit, chaque

participant note selon son sentiment, puis toutes les notes sont
additionnées par
critères. Pour ce second cas la métrique et la durée seront étudiées en commun.

3. LE SYSTEME D’INFORMATION :

Toute organisation dispose d'un système d'information d'une forme ou d'une autre. U
n
grand nombre d'entre elles peuvent considérer qu'un système élémentaire leur suffit

par exemple un système de comptabilité manuel qui produit des rapports avec un
décalage de trois mois.

À quoi bon consacrer une somme énorme d'efforts et d'argent pour améliorer un
système d'information ?

Parce que, pour fonctionner de manière efficace et économique, une institution doit

disposer d'informations de qualité : elle pourra d'autant mieux gérer ses ressource
s que
ses informations seront bonnes. Dans un environnement concurrentiel, l'institution
qui
détient de meilleures informations dispose d'un net avantage.

3.1. L’information :

3.1.1. Définition de l’information :

Toute organisation gère quatre catégories de ressources :

• Le personnel ;

• Les biens matériels de l’entreprise ;

• Les ressources financières ;

• L’information.
L’information est une ressource stratégique. Elle permet l’harmonisation
entre les
différents services de la banque et assure la cohérence entre ses diverses activité
s.

Selon DAVIS, « l’information représente les données transformées sous une forme

significative, pour la personne qui les reçoit; elle a une valeur réelle(ou perçue)
pour ses
décisions et ses actions. »

De cette définition, nous relevons deux points essentiels :

• Une donnée ne devient information que si elle a une


signification pour la
personne qui la consulte ;

----------------------- Page 40-----------------------

36
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord


La signification des données change d’une personne à une autre : elle peut être
nulle ou avoir une grande importance ; cela implique que la valeur de l’information
est
relative, selon l’intérêt que lui porte chaque individu.

3.1.2. Les caractères de l’information :

Quand nous évoquons l’information, nous ne


pouvons faire abstraction des quatre
caractères qui la distinguent :

• Un caractère de forme
: il s’agit de la quantité, la compréhension, la pertinence,
la fiabilité ;


Un caractère de délai : la data d’obtention de l’information, la durée de vie, la
vitesse d’accès à cette information ;


Un caractère de lieu : le mode technique d’utilisation, les conditions juridique
d’accès ;

• Un caractère de contenu : ce sont :

o Le contenu sélectif : ce que nous retenons de l’information ;

o Le contenu structurel : la décomposition ou la construction ;

o Le contenu métrique : le degré de précision.

3.1.3. Caractéristiques de l’information :


L’information est d’autant plus importante et utile à un gestionnaire si elle répon
d à un
certain nombre de caractéristiques :


Précise : elle se rapporte sur les segments stratégiques et vise à répondre à un
besoin d’action précis, elle doit éviter tout mal entendu ;


Fiable et de qualité : l’information doit être fiable pour une bonne prise de
décision et sa qualité dépend de sa capacité à représenter la réalité ;


Actuelle et ponctuelle : l’intérêt d’une information est limité dans le temps ; ne

pas disposer de la bonne information au bon moment annule sa valeur ;


Complète : elle doit fournir tous les éléments nécessaires pour une prise de
décision fondée ;


Pertinente : sa pertinence dépend du degré de son adaptabilité au problème
posé. Il faut qu’elle contienne les éléments permettant de résoudre le problème ;

• Accessible : l’accessibilité ne se limite pas, uniquement, à la


possibilité
d’obtention de l’information, mais également, la possibilité de son traitement en c
as
d’abondance.

3.2. Le système d’information :

3.2.1. Définition du système d’information :

Un système d'information de gestion est une série de procédures et d'actions effect


uées
pour saisir des données brutes, les transformer en information utilisable et transm
ettre
cette information aux utilisateurs sous une forme adaptée à leurs besoins.

----------------------- Page 41-----------------------

37
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

Un système d'information de gestion est bien plus qu'un programme informatique et n


e
sert pas uniquement à effectuer des calculs. La gestion de l'information a pour but

essentiel et primordial de permettre à diverses personnes de communiquer au sujet


d'événements qui touchent au travail de leur organisation.

Nous distinguons dans la définition d'un système d'information de gestion entre don
nées
et informations. Les données sont des faits qui n'ont pas encore été traités et don
t on ne
peut, à ce stade, tirer aucun enseignement.

3.2.2. Les fonctions du système d’information :


La connexion : il permet de prévoir l’information circulante, cela relève d’une
mise en place de réseaux de communication. Ces canaux doivent être suffisants, vari
és et
ouverts à toute saisie opérationnelle à tout instant ;


Entrée, acquisition et mémorisation des données : cela correspond à la saisie des
données, l’enregistrement sur des bases et en mémoires, le stockage de l’informatio
n
doit se faire e façon organisée pour faciliter l’utilisation des données ;

• Le filtrage
et traitement : le filtrage a un caractère subjectif car il répond à la
demande du récepteur, le système procède à un classement des données selon la
spécification décidées ultérieurement, mais cette compression ne doit pas induire u
ne
perte de données.

Le système d’information procède à un traitement des données, il s’agit d’opération


s de
calcul, comparaison et récupération ;

• Diffusion et sortie : grâce à la mémorisation, le stockage et


le traitement,
l’information est communiquée par plusieurs moyens.

Pour que l’émission soit significative et communicante pour son récepteur, l’organi
sation
doit disposer de canaux d’émission externes et interne accessibles.

3.2.3. Caractéristiques d’un système d’information :

Après traitement et stockage des données, le système d’information permet d’aliment


er
le tableau de bord en données nécessaires, mais pour réaliser sa mission, il faut q
ue ce
fournisseur d’informations soit fiable et qu’il réponde à des critères de qualité
:


Synthétique et complet : disposer d’une masse importante d’informations ne fera
que noyer le gestionnaire et réduire ses capacités d’assimilation et d’analyse. Pou
r cela,
le système d’information doit présenter des informations synthétiques et en nombre

réduit mais qui permettent de donner une idée claire et globale de l’activité de l’
entité
de gestion ;


Cohérent : d’un côté, le système d’information doit présenter des informations
cohérentes et de l’autre côté, il doit épouser le type d’organisation de l’entrepri
se en
s’adaptant à sa taille, sa nature et sa structure ;

• Indispensable à chaque échelon de responsabilité : il ne doit


fournir aux
responsables des différents niveaux de la ligne hiérarchique que les informations q
ui leur

----------------------- Page 42-----------------------

38
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et
l’Elaboration du Tableau de Bord

sont utiles et indispensables pour la gestion de leurs unités et la prise de décisi


on
appropriée ;

• Fournisseur de données rapides et fiables : nous avons vu que


la valeur de
l’information est relative. D’un côté, elle est limitée dans le temps, ce qui fait
que le
système d’information doit fournir les informations, rapidement, et de l’autre côté
, elle
doit être fiable pour minimiser le risque d’erreurs ou l’annuler ;


Evolutif et contrôlé : il doit suivre l’évolution de l’organisation et s’adapter au
x
changements qui l’affectent tout au long de son existence.
Il doit être, également,
contrôlé par le suivi des éléments suivants :

o
La pertinence : est‐ ce qu’il répond aux besoins de l’organisation en matière
d’information ?

o Adéquation du système aux besoins ;

o Fiabilité des informations fournies


et minimisation de la marge d’erreur ;

o Efficacité : selon le rapport qualité du système / coût.


----------------------- Page 43-----------------------

39
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

SECTION 2 : ELABORATION ET CONCEPTION D’UN TABLEAU DE BORD

1. LES PRINCIPES DE CONCEPTION :

1.1. Une cohérence avec l’organigramme :

Un principe important à prendre en considération lors de la conception d’un tableau


de
bord, est la conformité à l’organigramme de l’organisation.

Cela induit un mécanisme de délégation de pouvoir qui fait que chaque responsable s
e
voit déléguer, par le niveau hiérarchique supérieur, un pouvoir associé
d’objectifs
négociés et, délègue lui‐même au niveau inférieur, une partie de son pouvoir. Cela

engendre trois flux de communication :

• Un flux descendant venant du niveau hiérarchique supérieur vers le


niveau
inférieur pour lui déléguer des pouvoirs et des objectifs négociés;

• Un flux transversal entre les responsables de même niveau hiérarchique ;

• Un flux
ascendant venant du niveau inférieur pour rendre compte au niveau
supérieur.
En épousant la structure de la banque, le système de tableaux de bord aura
une
cartographie pyramidale qui reflète le mécanisme de la délégation et où:

o Chaque responsable aura son tableau de bord ;

o
Chaque tableau de bord aura une ligne de totalisation des résultats qui devrait
figurer dans le tableau de bord du niveau hiérarchique supérieur ;

o Chaque tableau de bord d’un même niveau hiérarchique doit avoir la même
structure pour permettre l’agrégation des données ;

o L’empilage des informations des tableaux de bord devra respecter


la ligne
hiérarchique.

1.2. Un contenu synoptique et agrégé :

Le tableau de bord se veut un outil d’agrégation synoptique. Néanmoins, ces deux


qualités ne sont pas faciles à satisfaire. Agrégation signifie automatiquement synt
hèse,
mais une synthèse trop simplifiée ne pourra pas rendre compte au responsable des
fluctuations réelles, et une synthèse trop importante ou trop riche le submergera d
e
détails inutiles.

En outre, parmi la panoplie d’informations dont dispose le responsable,


il faut
sélectionner celles qui sont essentielles pour la gestion de son centre et, détermi
ner les
indicateurs pertinents par rapport au champ d’action et à la nature de la délégatio
n du
destinataire de l’outil.

En fin, les informations portées dans un tableaux de bord doivent être agrégées pou
r
facilité la remontée de l’information à un niveau hiérarchique supérieur, et être e
xploiter
dans la construction d’un autre indicateur à un échelon supérieur.

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40
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

Les tableaux de bord doivent être idéalement construits en observant le principe gi


gogne
d’emboitement.

1.3. La rapidité d’élaboration et de transmission :

La construction de tableau de bord avec une information de qualité n’est pas tout,
il
s’agit de conjuguer avec des paramètres, d’adaptation au changement et de rapidité
de
l’obtention de l’information et de sa diffusion.

Les Anglo‐saxons utilisent le terme « Flash » pour désigner cette information prése
ntée
dans le tableau de bord, faisant référence à la rapidité de son
édition et de sa
transmission.

Mais, l’obtention des informations requises, dans les délais, n’est pas un pré‐
requis ;
alors réagir en temps opportun aux déviations de trajectoires et revenir sur la réa
lisation
des objectifs est basé sur une information disponible au détriment d’une informatio
n
précise. Pour palier à ce problème il est, par conséquent, impératif de développer
les
méthodes d’estimation et de prévision.

2. Les Etapes De Conception :

La conception d'un tableau de bord obéit à une méthodologie constituée de cinq étap
es
principales agencées comme suit :

• L'établissement de l'organigramme de gestion ;

• L’identification des variables d’action ;

• Le choix des indicateurs pertinents ;

• La collecte des informations ;

• La mise en forme des tableaux de bord.

2.1. L'établissement de l'organigramme de gestion :

Dans la construction d’un tableau de bord, la première étape est l’établissement de

l’organigramme de gestion qui permet d'établir la matrice des


responsabilités.
L’attribution des responsabilités passe par une réflexion, pour chaque variable d’a
ction,
sur qui a le plus de maitrise et de pouvoir dans cette organisation.

Dans cette phase, suivant une démarche interactive, le contrôleur


de gestion doit
connaitre et rencontrer tous les responsables de la banque dans le but d'identifie
r qui
fait quoi, les attributions de chacun, les moyens d'action ainsi que
les éventuelles
délégations d'autorité successives sans omettre la délimitation de leur pouvoir, af
in
d’identifier les missions et les objectifs de chaque responsable.

A ce sujet, il convient d'insister sur un danger: la mise en place de tableaux de b


ord
risque d'être rejetée, si elle n'est pas cohérente avec la structure en place. A c
et effet,
leur cartographie doit épouser l'organisation existante de la banque et s'adapter a
ux
changements qu'elle subit et non l’inverse.

----------------------- Page 45-----------------------

41
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

En revanche, La construction et le fonctionnement du système de tableaux de bord so


nt
susceptibles de mettre en évidence des défauts d'organisation de tout ordre: domain
es
d'activité non couverts ou au contraire, recouvrement d'un domaine par
plusieurs
centres. Ces défauts donneront naissance à des décisions de modification qui seront

canalisées et échelonnées de manière supportable par la banque.

2.2. L’identification des variables d’action :

Il s'agit de la phase la plus délicate dans la démarche de construction des tableau


x de
bord. Le but de cette étape est de définir les points clés que tout manager doit s
uivre de
prés car leur évolution conditionne l'atteinte des objectifs.

Ces variables d’action obéissent à deux caractéristiques :

o
Elles sont nécessairement peu nombreuses pour que l’attention et l’action du
manager soient focalisées sur les quelques causes qui produisent l'effet
le plus
important de manière à optimiser les résultats obtenus ;

o
Elles doivent être maitrisables pour le responsable, il doit être en mesure d’influ
er
sur ces variables, lorsque ces points clés de gestion hors du champ du responsable,
ils ne
constituent plus de variables d’action. Ces variables d’action ont un caractère cau
sal par
rapport à l’objectif et se situent en amont de celui‐ci.

Pour identifier ces variables d’action, il faut que le responsable se focalise sur
celles qui
présentent une forte volatilité ou une variation minime conditionnent le résultat.

La mise en évidence des points clés de gestion doit aboutir à:

o Concentrer l'attention des responsables sur


l'essentiel tout en conservant la
possibilité de détailler chaque élément grâce au principe gigogne que nous détaille
rons
dans le chapitre III ;
o Constituer des bases de références pour la réflexion et la décision;

o
Guider la construction matérielle des tableaux de bord et qui sera ordonnée en
fonction des points clés ;

2.3. Le choix des indicateurs pertinents :

La réflexion, sur l'organigramme de gestion et les variables d’action, structure en


amont
le choix des indicateurs car, elle permet de mieux cibler les informations importan
tes
pour une entité donnée. Nous allons présenter dans ce qui suit la définition d'un

indicateur, les critères de sa qualité, la typologie des indicateurs ainsi que la m


éthode de
sélection des indicateurs.

2.3.1. Définition :

Un indicateur peut être défini comme « une information, ou un


regroupement
d’informations, précis, utile, pertinent pour le gestionnaire, contribuant
à
l’appréciation d’une situation, exprimé sous des formes et des unités diverses. »

Nous distinguons de cette définition deux sortes d’indicateurs :

----------------------- Page 46-----------------------

42
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

o Les indicateurs simples qui sont le produit de l’observation ;

o
Les indicateurs composées qui sont le résultat d’un calcul, ou constitués par un
rapprochement de plusieurs éléments.

La vocation principale d'un indicateur est de permettre le suivi de l'atteinte d'un


objectif
ou d'un plan d'actions. Il convient cependant, de rappeler, dès
maintenant, qu'un
indicateur est toujours discutable; ce n'est qu'un instrument de mesure et la réal
ité dont
il essaye de rendre compte est souvent, plus complexe.

2.3.2. Les critères de qualité d'un indicateur :

Les indicateurs retenus pour être incorporés dans les tableaux de bord doivent être
:

• Fiable et fidèle
: il est fiable lorsqu’il donne toujours la même indication s’il est
placé ou utilisé dans les mêmes conditions. Il est dit fidèle s’il reflète la réali
té cela sous
entend qu’une variation minime du phénomène se traduit par le même variation de
l’indicateur ;

• Clairs et simples et facilement


interprétable : il est destiné aux responsables
concernés, certaines formules complexes risques d’être mal interprétées ou rejetées
s’ils
ne sont pas compris par leurs utilisateurs.

Il est parfois préférable de remplacer un indicateur complexe par plusieurs indicat


eurs
simples, il est plus synthétique mais lus difficile à interpréter ;


Pertinents : ils répondent aux besoins des responsables et sont cohérents avec la
stratégie de la banque car, le tableau de bord est orienté vers le suivi et la réal
isation des
objectifs et non le constat à posteriori, ses indicateurs doivent permettre de pend
re des
décisions correctives en cas de dérive et saisir des opportunités en temps voulu ;


Prospectifs : ils alertent les décideurs sur l'émergence d'un problème avant que
les conséquences irréversibles n'aient pu se manifester.

Les indicateurs retenus dans le tableau de bord doivent être modifiés en fonction d
es
problèmes et des plans à suivre ;


Accessibles : l'obtention de l'information et son traitement doivent se faire à un

coût raisonnable et dans une durée acceptable ;


Ponctuels : ils doivent être disponibles au moment opportun. Cela dépend en
premier lieu de la performance du système d'information mis en place au niveau de l
a
banque ;


Personnalisés et motivants : le choix des indicateurs doit se faire en concertation

avec les responsables concernés. Il est important que ceux‐ci


s'approprient les
indicateurs, en acceptent la logique et en fassent leurs outils de gestion et de dé
cision ;


Lisible en nombre réduit : l’indicateur doit être présenté sous une forme simple,
facile à interpréter mais aussi lisible. On entend par cela, qu’une évolution ou u
ne
dégradation soit mise en évidence très facilement.

Il est recommandé généralement de doter le tableau de bord d’une dizaine d’indicate


ur
pour éviter une surcharge en information ;

----------------------- Page 47-----------------------

43
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration
du Tableau de Bord

2.3.3. La typologie des indicateurs :

Le contrôle de gestion à classé les indicateurs selon leur fonction, nous y disting
uons :

• Indicateur de résultat/ indicateur de progression :

Un indicateur de résultat mesure, à posteriori, le résultat final de l'action. Il


permet de
constater que l'on a atteint ou non les objectifs. Par contre, un indicateur de pro
gression
ou de suivi jalonne l'action, en mesure la progression et permet de réagir avant qu
e le
résultat ne soit consommé. Il révèle les évolutions tendancielles dans les processu
s et
fournit une capacité d'anticipation et de réaction à temps.

• Indicateur de pilotage/indicateur de reporting :

Un indicateur de pilotage sert à la propre gouverne de l'acteur qui le suit pour l'
aider à
piloter son activité. Il guide l'action en cours, et ne remonte pas nécessairement
aux
niveaux hiérarchiques supérieurs. Il sert, également, à suivre l'action en cours (i
ndicateur
de suivi) ou à contrôler régulièrement les résultats obtenus (indicateur de résulta
t).
Quant à l'indicateur de reporting, sa principale vocation est de rendre compte au n
iveau
hiérarchique supérieur de la performance réalisée, et du degré d'atteinte des objec
tifs.
C'est un outil de constat à posteriori.

• Indicateur financier/ indicateur non financier :

Certains indicateurs sont élaborés à partir de données comptables et


financières.
D'autres par contre, sont tirés de données physico‐opérationnelles, par exemple: le

nombre de comptes ouverts, segmentation de la clientèle, etc. Les données présenten


t
l'avantage de se situer plus prés de l'action que le résultat financier. Il n'est d
onc, pas
toujours intéressant d'attendre ce dernier alors que, les dérapages constatés en qu
antité
physique, peuvent être connus plutôt, ce qui accélère
le déclenchement d'actions
correctives.
• Indicateur synthétique/ indicateur ciblé :

Certains indicateurs sont construits à partir d’une multitude de données


pour
représenter, de façon globale, une situation. A contrario, les
indicateurs ciblés se
focalisent sur des aspects bien précis de la performance tels : le nombre de dossie
rs
d’importation non apurés.

2.3.4. Méthode de sélection des indicateurs pertinents :

La collaboration de l’utilisateur du tableau de bord et le chargé de sa conception


est
indispensable dans la sélection des indicateurs, il faut que le contrôleur de gesti
on
participe dès le début pour assurer une cohérence du système et garantir une bonne

appréciation.

La sélection des indicateurs obéit à une règle se rapportant à la limitation du nom


bre
d'indicateurs retenus. En effet, les travaux de G.A.Miller (1963) 1 en
matière de
traitement de l'information démontrent qu'un homme aux capacités cognitives normale
s
ne peut percevoir simultanément qu'un nombre limité de choses (7+ 2). Cependant, le

chiffre généralement admis est de l'ordre de la dizaine.

Les indicateurs du tableau de bord doivent :

1
J.Y SAULO, Le Tableau De Bord Du Décideur, Les éditions d’organisation, Paris, 19
82, p 22.

----------------------- Page 48-----------------------

44
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et
l’Elaboration du Tableau de Bord

o
Répondre aux besoins d’information de chaque responsable selon sa fonction ;

o Pouvoir être agréger facilement à tous niveau ;

o Etre adapter à chaque service en respectent son organisation.

Selon M. Gervais, la sélection des indicateurs se fait au travers d'une


démarche
présenter dans le schéma suivant :

Missions du centre de responsabilité


Définition des points clés

Recherche d’indicateurs ou
informations permettent de cerner les

points clés

Choix des indicateurs les plus


représentatifs

1
Figure 2.2 : Mode de détermination des indicateurs

Dans son livre, Michel GERVAIS a déterminé quatre méthodologies de recherche des
indicateurs de gestion : l’approche système, la méthode des cartes
cognitives,
l’apprentissage progressif des indicateurs et l’approche suivi de plan d’action.

Celle qui est la plus fréquente et adaptée au cas de la banque reste la


première
méthode. Nous allons tenter de la présenter :

Tout système utilise des moyens et des ressources pour obtenir un résultat. Il est

influencé de l’extérieur par la réalisation des activités latérales et par l’enviro


nnement.

Cette approche consiste à placer des indicateurs aux quatre niveaux repérés (résult
at,
moyens utilisés, activités latérales, environnement) pour garder la
maîtrise de
l’ensemble.

o
Un indicateur de résultat mesure (en volume et en valeur) le niveau de réalisation

de la mission de chaque responsable ;

o
Un indicateur d’utilisation des moyens peut être la productivité (rapport entre
les moyens utilisés et le nombre d’unité produites) ou la capacité de production (l
a part
de la capacité de production effectivement utilisée) ;

o
Un indicateur de convergence est bâti avec des informations concernant les
activités complémentaires ;

o
Un indicateur d’environnement a trait aux facteurs externes à la banque, qui
peuvent influencer le comportement des responsables.

1 ème
M. GERVAIS, Contrôle De Gestion, 8
édition, Economica, Paris, 2005, P 639

----------------------- Page 49-----------------------

45
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et
l’Elaboration du Tableau de Bord

Nous pouvons représenter cette méthode par un schéma récapitulatif

Moyens et Entrée
Sorties Réalisation
ressources
de la mission
Activité
(2)
ou résultat

(1)

Environnement
Activités
(4)
latérales

(3)

= Indicateur à mettre en place

Figure 2.3 : Mise en place d’indicateurs par l’approche système

2.4. Le choix d’un référentiel :

Après le choix des indicateurs, il faut ensuite prévoir leurs références. Un indica
teur
chiffré sans une base de comparaison ne sert en effet à rien, car il est impossible
de
l’interpréter. Un chiffre doit toujours être accompagné d’un autre qui
permet au
destinataire du tableau de bord de savoir si la situation est bonne ou non.

Plusieurs sources de références peuvent être choisies parmi lesquelles on cite :

• Le budget ou l’objectif fixé :

C’est la meilleure des références lorsque le budget est bien fait, car il indique l
a cible à
atteindre compte tenu du contexte particulier de la période concernée et des moyens
dégagés.

• Une valeur passée :

Deux références peuvent être prises : le résultat de la période passée (P‐1) ou cel
ui de la
période correspondante de l’année précédente (NP‐1).ce dernier est le
plus
fréquemment retenu parce qu’il permet de supprimer l’effet de saisonnalité.

• La concurrence ou la moyenne du marché :

Car la compétitivité de la banque ne réside pas dans la performance absolue de la


banque telle qu’on peut la lire dans le budget, mais dans sa performance relative.

L’importance de cette étape ne réside pas seulement dans la pertinence des chiffres

utilisés, mais encore dans le volume d’informations convoyé.

2.5. La collecte des informations :

Une fois les indicateurs retenus, il est préférable de choisir les indicateurs à pa
rtir des
objectifs et l’approche logique de l’analyse de l’activité, sans se référer immédia
tement

1 ème

M. GERVAIS, le contrôle de gestion, 8


édition, Economica, Paris, 2005, P 642.

----------------------- Page 50-----------------------

46
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration du
Tableau de Bord

aux ressources d’information. En choisissant l’information avant


l’indicateur, le
gestionnaire se trouve entrain de formuler des indicateurs à partir de l’informatio
n
requise, ceci va traduire des indicateurs hétérogènes qui ne permettent pas le suiv
i de
réalisation des missions et dont la synthèse serait impossible.

Il s'agit maintenant de vérifier leur faisabilité informationnelle. Cela nous mène


à définir,
pour chaque indicateur:

o Les sources d'information qui permettent de l'obtenir;

o Le délai de production et sa fréquence;

o
L'algorithme de calcul (la formule permettant de le calculer à partir de données
brutes, si nécessaire).

Afin de collecter l'information nécessaire, il faut :

En premier lieu, en établir la liste. Le chargé du projet « tableau de bord » doit


dresser,
dans un premier temps, l'inventaire des données requises pour chiffrer les indicate
urs.

En deuxième lieu, les responsables des services concernés doivent vérifier l'exist
ence
des données, les délais de leur obtention ainsi que le degré de fiabilité.

En troisième lieu, le maître d'œuvre et les responsables doivent trouver des soluti
ons
pour élaborer des procédés d'estimation rapides des données tardives ou manquantes.

En dernier lieu, il faut élaborer un cahier des charges des informations dans leque
l seront
précisés la façon de construire les indicateurs à partir des informations élémenta
ires et
les sources de ces informations.

2.6. La mise en forme des tableaux de bord :

Cette dernière étape de la construction du tableau de bord consiste en la présentat


ion
du document et la mise en perspective de l'information fournies sous une forme visu
elle
agréable (graphique, pictogramme). Le tableau de bord ne peut être conçu comme un
instrument standard, sa présentation dépend des préoccupations des utilisateurs, ce
s
dernier ont des indépendances concernant :

o Le choix des indicateurs ;

o Les règles de constructions ;

o La périodicité de révision ;

Les modalités de présentations peuvent porter sur la forme (la présentation) ou sue
le
contenu(le fond). Elles permettent, à son utilisateur, de les décoder plus facileme
nt et de
réagir plus vite.

2.6.1. Personnaliser la présentation :

La forme de présentation du tableau de bord dépend des besoins de son utilisateur e


t de
ses préférences. Pour cela, il peut choisir:

• La forme
de présentation des indicateurs : tout décideur peut choisir la forme de
présentation qu'il juge la plus adéquate ; là où certains préfèrent disposer de tab
leaux,
d'autres préfèrent les graphiques ;
----------------------- Page 51-----------------------

47
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration
du Tableau de Bord


Les caractéristiques des indicateurs : à savoir, la périodicité, le niveau de détai
l et
la base de comparaison (avec des normes, l’objectif de la période ou le réalisé de
la
période précédente);

• Le support de présentation
: les possibilités offertes actuellement, par l'outil
informatique permettent d'avoir des tableaux de bord sur écran et fonctionnant en
temps réel, chose qui n’exclue pas l’utilisation du papier.

2.6.2. Personnaliser le contenu :

La personnalisation du contenu dépend du mode de gestion employé dans la banque,


des préoccupations du responsable et des données disponibles. Afin de trouver un
équilibre entre ces différents aspects, P. Voyer 1 distingue entre 04
groupes

d’indicateurs :


Les indicateurs généraux qui donnent une image globale de la situation à tous les
membres de l'établissement;

• Les indicateurs collectifs qui sont communs à plusieurs gestionnaires;


Les indicateurs locaux concernant, en particulier, l'unité du responsable et qui
représentent les objectifs à atteindre;


Les indicateurs individuels choisis par le responsable pour sa propre gouverne. Il

peut s'agir d'indicateurs développés par lui‐même et pour lesquels il possède des s
ources
spécifiques d'informations.

3. LA CONDUITE DU PROJET TABLEAU DE BORD :

Une fois l’élaboration du tableau de bord est faite il y a lieu de lancer son proj
et, de le
mettre en œuvre et de l’intégrer dans le système dans un souci de le rendre fonctio
nnel.

Le projet tableau de bord réunis des éléments qui feront son succès en les mettant
en
cohérence :

o La technologie ;
o La structure de l’entreprise (le facteur organisationnel) ;

o L’ensemble du personnel (le facteur humain).

La conduite du projet adhère à des étapes précises et détaillés qui


favorisent la
collaboration d’une équipe, et il se réalise selon le plan suivant :

• Le lancement ;

• Le test ;

• L’utilisation et le suivi.

1 ème
Gervais.M, Contrôle de gestion, Economica, 8 édition, Paris, 2005, p664.

----------------------- Page 52-----------------------

48
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et l’Elaboration
du Tableau de Bord

3.1. Le lancement :

Cette étape débute par l’initiation du projet, cette initiation émane de la Directi
on
Générale qui identifiera les enjeux et fixera les objectifs attendus par
le système
(pilotage, motivation, contrôle).

Le lancement nécessite la constitution d’une équipe qui sera composée, en général,


d’un
contrôleur de gestion ou consultant, d’un informaticien et des principaux cadres et

responsables qui utiliseront les tableaux de bord.

Au cours de cette étape, le « maître d’œuvre » aura à exposer le plan d’action à ad


opter
et qui relèvera de :

o
La définition des objectifs et de l’intérêt de l’outil dans la gestion de la banque
;

o Les ressources et les moyens à mettre en œuvre ;

o Les étapes à suivre pour la construction des tableaux de bord ;


o
Les analyses à mener, à savoir, les délais prévisibles et la part de chacun dans ce
s
analyses ;

o Les modalités d’utilisation de l’outil au niveau des différents


centres de
responsabilité identifiés au niveau de la banque ;

La communication au sein de l’équipe lors des ateliers de travail permet d’enrichir


le
projet grâce aux entretiens et débats constructifs, qui augmentent la compréhension
et
l’acceptation future de l’outil.

3.2. Le test :

Avant de généraliser l’utilisation des tableaux de bord au niveau de la banque, il


y lieu de
passer par une étape de test qui permettra :

o D’améliorer le fond et la forme des tableaux de bord;

o
De vérifier qu’il n’y a pas de problèmes pour leur alimentation en informations;

o De se garantir de la fiabilité de l’outil face au suivi de l’activité ;

o
De s’assurer que les principes de conception de l’outil ont bien été respectés.

o
D’améliorer la présentation du document selon l’appréciation et les suggestions
des personnes impliquées ;

Ce test peut se faire soit par une simulation réaliser à partir de données antérieu
res dont
les résultats des actions sont connus, soit par l’utilisation de données récentes m
ais en
introduisant des valeurs approximatives.

Cependant, ce projet peut être retardé à cause de quelques raisons, un manque de


responsabilité des opérateurs, le tableau de bord qui n’est pas utilisé pour le dia
logue de
gestion ou même un tableau de bord qui n’évolue pas.

----------------------- Page 53-----------------------

49
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et
l’Elaboration du Tableau de Bord

3.3. L’utilisation et le suivi :


Accepter le tableau de bord comme un nouvel outil de gestion n’est pas une chose fa
cile
pour les différents responsables de la banque. Plusieurs problèmes peuvent se poser
,
spécialement les premières semaines de l’intégration des tableaux de bord, et const
ituer
un obstacle pour la poursuite du projet.

Pour suivre le projet, il ya lieu de sélectionner des indicateurs pour le tableau d


e bord,
par exemple, la fréquence de parution, le pourcentage de managers utilisant le tabl
eau
de bord de leur activité, le pourcentage de nouveaux indicateurs introduits.

Afin de valider le tableau de bord, il revient au contrôleur de gestion de s’assure


r de la
pertinence des indicateurs et de la capacité des utilisateurs à élaborer des plans
d’action.

----------------------- Page 54-----------------------


50
CHAPITRE DEUX : La Mise en Œuvre et
l’Elaboration du Tableau de Bord

Conclusion

Le but recherché par ce chapitre est la conception d’un tableau de bord servant au

pilotage de gestion et à la prévision.

Nous avons montré que l’élaboration du tableau de bord exige un travail important
portant sur la mise au point d’indicateurs pertinents et sur la présentation des do
nnées.

La structure organisationnelle, la détermination des objectifs de la banque et le s


ystème
d’information sont des préalables nécessaires pour la mise en œuvre de l’outil tab
leau
de bord. Ses points ont été détaillés dans la première section.

Dans la deuxième section nous avons d’abord expliqué les principes de conception du

tableau de bord qui sont :

• La cohérence avec l’organigramme de la banque ;

• un contenue synoptique et agrégé ;

• la rapidité d’élaboration et de transmission.

Ensuite, nous avons cité et expliqué les étapes de conception du tableau de bord, e
t qui
doivent être suivi rigoureusement pour mettre en œuvre
un outil qui contribue à
l’amélioration de la gestion de la banque.

La conception du tableau de bord n’est pas tout son exploitation est aussi importan
te. Le
prochain chapitre est consacré à l’exploitation du tableau de bord pour le pilotage
.

----------------------- Page 55-----------------------


Chapitre 3

L’exploitation du tableau de bord

L’achèvement des étapes de construction, qui demandent une forte implication des

responsables, n’indique pas la fin du projet tableau de bord. Ces étapes sont suiv
ies par

un long processus d’exploitation.

Le processus d’exploitation consiste à intégrer le système dans l’organisation, de


créer

une réactivité autour de lui, de le préparer pour l’action, d’optimiser son exploit
ation et

d’animer son utilisation par des dialogues et des réunions périodiques


entre les

différents responsables.

Cependant, il n’est pas facile d’intégrer un ensemble de tableaux de bord destinés


à des

responsables de niveaux hiérarchiques différents en un système cohérent et efficace


.

Pour cette raison, il est nécessaire d’analyser le processus délégataire et la logi


que

d’emboîtement des tableaux de bord, de mettre en place un système garantissant

l’alimentation en information de gestion et d’éviter d’éventuels risques


liés à son

implantation.

Pour répondre à ses éléments ce troisième chapitre sera présenté comme suit :

SECTION UNE : Organisation Du Système De Tableau De Bord

SECTION DEUX : L’utilisation Et L’exploitation Du Tableau De Bord

----------------------- Page 56-----------------------


52

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

SECTION 1 : ORGANISATION DU SYSTEME DE TABLEAU DE BORD

1. LES PRINCIPES DE MISE EN PLACE D'UN SYSTEME DE TABLEAUX DE BORD :

La méthode de conception des tableaux de bord préconisée lors du chapitre précédent

sera complétée dans ce chapitre par le respect de la continuité du contrôle et


la
présentation de la dimension organisationnelle à travers l'analyse de la délégation
des
responsabilités et l'exposition de la logique d'"emboîtement" des tableaux de bord.

1.1. La continuité du contrôle :

La fonction de contrôle doit être exercée de manière continue, un suivi régulier et


au
plus près de l’activité doit être établi, ceci va conduire à porter des corrections
au temps
opportun avant la réalisation d’écarts importants.

Dans la pratique, assurer la continuité du contrôle nécessite la mise en place d’un

système d’information puissant qui produit des données précises,


rapidement et
fréquemment.

1.2. La délégation de pouvoir :

La délégation consiste à faire descendre le pouvoir de décision à un niveau plus pr


oche
de l’action. Cette étape est le prolongement de la phase d’élaboration du tableau d
e
bord d’un responsable.

Il y a lieu d’analyser les objectifs et les variables d'action du niveau


hiérarchique
supérieur (n+1) et de ses subalternes (n‐1). Cette étape d’attribution des responsa
bilités
se fait au terme d'une réflexion pour déterminer, à l'intérieur de
l'organisation, le
responsable apte à maîtriser la variable d'action et qui a le pouvoir d'agir sur el
le.

A cet effet, une analyse est faite par le responsable afin de déléguer ses pouvoirs
a ses
collaborateurs. Cette délégation de pouvoir répond à un emboitement des objectifs e
t
des variables d’action de chaque niveau : les variables d'action du
niveau (n) se
transforment en objectif pour le niveau (n‐1).
Néanmoins, la réussite du procédé d’emboîtement des objectifs et des
variables
d‘actions est conditionnée par l’adhésion des membres de l’organisation à sa logiqu
e.
Pour cela, il faut que la démarche de délégation ait un caractère participatif s’ap
puyant
sur un processus itératif, qui permet d’enrichir les objectifs et variables d’actio
n du
niveau hiérarchique supérieur. Pour cela, deux principales démarches sont observées
:

ère
• 1 démarche :

La Direction Générale expose ses hypothèses et ses grandes lignes d’objectifs et va


riables

d’action généraux, pour que chaque responsable réfléchisse à sa contribution dans c


e

cadre. Cela donne lieu à une « cascade » ou à un « flux


descendant » où les objectifs

----------------------- Page 57-----------------------

53

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

énoncés par la Direction Générale sont déclinés par ses collaborateurs, puis par le
niveau

(n‐2) et ainsi de suite. Certes, la cohérence sera assurée mais le débat sera moins
riche et

l’adhésion moins certaine.

éme
• 2 démarche :

Elle consiste à laisser, dans un premier temps, le choix aux responsables d’élabore
r leurs

objectifs et variables d’action puis engager un débat entre les différents niveaux
afin de

confronter « leurs points de vue » à celui de leurs supérieurs hiérarchiques et leu


rs

équipes.

1.3. Principe gigogne :

Le « principe gigogne » consiste à regrouper les différents tableaux de bord sous u


ne
forme pyramidale calquée sur l’organigramme. L’adoption de ce principe
permet

d’assurer la cohérence de l’ensemble des tableaux de bord.

Le tableau de bord ne peut remonter toute l’information à la Direction Générale. Pa


r

conséquent une synthèse des tableaux de bord d’un niveau hiérarchique donné aliment
e

le tableau de bord du niveau supérieur. En effet, étant un outil de pilotage, le ta


bleau de

bord contient des indicateurs correspondant aux objectifs, variables d’actions et p


lans

d’action du responsable auquel il est destiné, ainsi qu’une synthèse des tableaux d
e bord

des échelons hiérarchiques inférieurs.

1
Figure 3.1 : Principe gigogne des tableaux de bord

Les indicateurs de ce tableau résultent, généralement, de deux types d’informations


:

o
Les informations synthétiques ou agrégées que l’on retrouve dans le tableau de

bord du responsable hiérarchique, soit telles quelles (c’est le cas des indicateurs
de suivi

de la réalisation des objectifs) ou après agrégation d’informations


comparables

provenant d’autres responsables telle la somme du nombre de comptes ouverts ou de

dossiers contentieux ;

o
Les informations de pilotage spécifiques au centre de responsabilité, exemple : le

taux de recouvrement pour un directeur d’agence ne sera pas transmis à la Direction

Générale que s’il y a un dérapage important.


1 ème
H. LONING, Le Contrôle De Gestion Organisation Et Mise En Œuvre, 2
édition, Dunod, Paris, 2003, P 92

----------------------- Page 58-----------------------

54

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

Toutefois, la conception gigogne du tableau de bord suppose :

o
L’utilisation d’unités de mesure communes ou additives pour passer d’un niveau

inférieur au niveau supérieur. Les informations en valeur et si possible en quantit


é

doivent pouvoir s’agréger dans des indicateurs synthétiques comme les indicateurs d
e

coûts ;

o Le choix de la périodicité de publication qui autorise des


regroupements

cohérents et une mise à jour simultanée.

2. La composition du système de tableaux de bord :

Dans son organisation générale, le tableau de bord de la banque se distingue par de


ux

niveaux :

o
Le premier niveau est celui des agents opérationnels, il concerne le tableau de

bord décentralisé ;

o
Le second niveau agrège et analyse le résultat du premier niveau, il est destiné à

la Direction Générale et se situe dans un niveau central :

2.1. Les tableaux de bord décentralisés :

« Le tableau de bord décentralisé est défini comme un outil d’aide au pilotage des

entités décentralisées. Il suit, par des indicateurs, un nombre limité de points cl


és de

gestion, qui sont sous le contrôle effectif de l’entité, et qui correspondent aux p
riorités
stratégiques de l’entreprise. Il induit une analyse dynamique des termes de la ges
tion

de l’entité, par la comparaison immédiate qu’il permet entre les résultats obtenus,
et

1
des cibles, ou des références. »

2.1.1. Les indicateurs du tableau de bord décentralisé :

La mission principale d’un tableau de bord décentralisé est de permettre


aux

responsables opérationnels la gestion des enjeux stratégiques dont ils ont la maitr
ise, en

leur fournissant, à intervalles rapprochés, une information significative sur un no


mbre

restreint, mais prioritaire, de points clés de gestion de leurs opérations. Ces poi
nts clés,

dans une banque, concernent la profitabilité, le niveau d’activité, la productivité


, la

qualité de service et la sécurité des opérations.

L’information significative mentionnée dans le tableau de bord décentralisée est do


nnée

par des indicateurs. Afin que ces derniers soient efficaces il est
impératif qu’ils

respectent trois critères essentiels :

o Ils doivent être en nombre réduit et traduire les priorités de gestion ;

1 ème

M. ROUACH, G. NAULLEAU, Le Contrôle De Gestion Bancaire Et Financier, 4


édition, Revue Banque édition,
Paris, 2006, P 238.

----------------------- Page 59-----------------------

55

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

o
Ils doivent être compris, acceptés et sous le contrôle effectif du responsable de

l’entité décentralisée ;
o Ils doivent orienter les responsables vers la performance
(possibilité de

comparaison par rapport à un référentiel).

Selon leur construction les indicateurs peuvent être configurés suivant deux formes
:

• La forme de mesure :

o Mesure en valeur d’activité : nombre mensuel de crédits aux


particuliers

accordés, nombre de comptes épargnes ouverts, etc.

o
Mesure de consommation des ressources : coût de personnel, coût d’utilisation

de matériel informatique, etc.

o Mesure de tendance : lorsque l’indicateur établit une comparaison


avec des

données historiques ;

o Mesure de performance : lorsque l’indicateur compare un résultat


avec un

objectif.

• La forme d’indice :

Un indice ne transmet pas une information sur les valeurs. Il sert de critère de ju
gement

sur le niveau d’une performance.

La performance mesurée par un indice appréhende l’efficacité de l’action opérationn


elle

(résultat obtenu), sans considération des moyens mis en œuvre pour


l’atteindre.

L’efficience de ses actions est appréhendée par des ratios (par la mise en relation
du

résultat obtenu avec une consommation des ressources).

2.1.2. Articulation axes stratégiques / facteurs clés de succès / indicateurs :

Le contrôle de gestion joue un rôle capital lors de l’élaboration des tableaux de b


ord. Il

aide au choix des indicateurs, à la mise au point des modalités de calcul et d’anal
yse et à

la présentation des informations. Son rôle s’étend, également, à s’assurer de la mi


se en
cohérence des choix faits par les entités décentralisées avec la stratégie et les i
mpératifs

de management de la banque. A ce niveau, le contrôle de gestion effectue un double

mouvement qui fait du tableau de bord décentralisé un instrument de déploiement de


la

stratégie :

• Un mouvement descendant d’aide à la décentralisation par la mise en place

d’instruments de pilotage locaux ;

• Un mouvement ascendant de mise en cohérence des instruments de pilotage

décentralisés entre eux et les enjeux stratégiques permettant les


comparaisons et

l’agrégation d’une partie des informations produites par les centres décentralisés.

----------------------- Page 60-----------------------

56

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

La décision concernant les opérations stratégiques qui émane de la Direction Généra


le se

décline en objectifs et en priorités pour les entités opérationnelles. Ce processus


s’inscrit

dans le cadre de planification/ budgétisation et dans le respect d’une cohérence fo


rte

entre les axes de développement stratégique choisis, qui sera assuré par le suivi d
es

facteurs clés de succès et l’ensemble d’indicateurs.

La figure 3.2 ci‐après représente l’articulation entre axes stratégiques, facteurs c


lés de

succès et indicateurs.

PLAN STRATEGIQUE

PLAN OPERATIONNEL
FACTEURS CLES DE SUCCES
BUDGET

OBJECTIFS ET

RESSOURCES

TABLEAU DE
INDICATEURS
INDICATEURS
BORD

ACTIVITE PERFORMANCE
ACTIVITE PERFORMANCE

Figure 3.2 : Articulation plan stratégique/ facteurs clés de succès/ indicateurs

Suivant cette articulation, le tableau de bord décentralisé contient


deux types

d’indicateurs :

o
Des indicateurs qui portent sur le suivi de la réalisation des objectifs arrêtés da
ns

le processus annuel de planification/ budgétisation et qui se déclinent


des choix

stratégiques de la Direction Générale ;

o Des indicateurs qui renseignent sur les facteurs clés de succès.

2.2. Le tableau de bord de la direction générale :

Le tableau de bord de la Direction Générale est un outil de suivi centralisé des ré


sultats

permettant une analyse rapide de la situation globale de la banque et une coordinat


ion

1
ème
M. ROUAH, G. NAULLEAU, Le contrôle de gestion bancaire et financier, 4
édition, Banque Editeur, Paris,
2006,P 243.

----------------------- Page 61-----------------------

57

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

des éventuelles actions correctives décidées par la Direction Générale. C’est un ou


til de

suivi des performances économiques des différents métiers de l’établissement vis‐à‐


vis

des orientations stratégiques retenues.

Il est le support de l’analyse permanente des conditions de formation du Produit Ne


t

Bancaire, des différents niveaux de marge ainsi que des


principaux générateurs de

coûts : personnel, frais généraux et informatique. C’est à ce niveau que les calcul
s de

rentabilité peuvent être effectués.

Les entités décentralisées effectuent des calculs d’encours, de marges brutes ou de

marges standards, mais rarement en termes de marges nettes réelles, pour des raison
s

de segmentation des responsabilités, qui ne donne pas aux agences les responsabilit
és

de manœuvre des coûts de ressources, et de disponibilité de l’information, qui n’ex


iste

qu’au niveau central.

Les informations seront transmises à la Direction Générale pour le


calcul de la

rentabilité.

La totalité des éléments du tableau de bord central ne sont pas


obtenus

systématiquement des tableaux de bord décentralisés par simple agrégation, certain


es

informations nécessitent un travail supplémentaire de recherche et de calcul.

Alors, les indicateurs du tableau de bord central qui ont une connotation économiqu
e et
financière sont calculés par la Direction du Contrôle de Gestion.

3. le tableau de bord et le système d’information :

Une fois la conception du tableau de bord est terminée il faut le mettre en œuvre d
ans

un système d’information. Ce système aura pour mission d’organiser et de regrouper

l’information, de former une architecture informatique nécessaire à la création d’u


n

langage commun dans la banque, de garantir la qualité et la disponibilité des donné


es, et

de constituer un support pour la production de tableaux de bord. Néanmoins, l’effic


acité

du système d’information dépend de deux impératifs, à savoir :


La définition d’un langage commun : qui permet de résoudre les problèmes de

cohérence et de fiabilité des données et ceux de compréhension et de communication

entre les niveaux hiérarchiques ;

• La mise en œuvre d’une base d’informations partagée : ce qui


permet de

regrouper l’information de la banque, de l’organiser, de garantir sa


qualité et sa

disponibilité pour être consultée et utilisée par le personnel de la banque.

La technologie actuelle laisse envisager une plus grande liberté d’action pour la c
ollecte

de données. Ceci est du à la performance des machines, le déploiement des réseaux


et

la capacité de stockage dans les bases de données.

----------------------- Page 62-----------------------

58

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

3.1. La micro‐informatique au service du tableau de bord :

L’automatisation des tableaux de bord ne présente d’intérêt que lorsqu’elle s’effec


tue de

façon simple, au travers d’une organisation souple et légère. Plusieurs


évolutions

récentes incitent à une nouvelle conception du mode de fonctionnement des tableaux

de bord :

o
Les systèmes de comptabilité générale et analytique sont tenus en temps réel ;

o
Ils sont structurés en véritables bases de données desquelles des informations

peuvent être extraites facilement ;

o
Les tableurs et les gestionnaires de bases de données se sont généralisés et

offrent pour un coût d’acquisition faible des fonctionnalités intéressantes.

3.2. Les bases d’informations décisionnelles :

Dans une entité, les données sont stockées et gérées grâce aux différents systèmes.

L’efficacité de ces systèmes informatiques est nécessaire à la mise en


œuvre des

tableaux de bord.

En plus de la gestion des données, ses systèmes ont des exigences en matière de

capacité de stockage, de la rapidité d’accès et la garantie d’intégrité et la sécur


ité des

transactions effectuées.

3.2.1. Le DATA WAREHOUSE :

(Littérairement « entrepôt de données »). Le Data warehouse « désigne une


ou

plusieurs bases de données décisionnelles allant collecter des


informations dans

l’ensemble des systèmes opérationnels et les mettant à la disposition du management

1
à des fins d’analyse, de synthèse, de simulation… » .

Le Data warehouse a les caractéristiques suivantes :

o Les données stockées sont organisées par thème ;

o Les données qui se réfèrent à un même objet seront stockées sous le même

format, même si leur provenance diffère ;


o
Les données sont historiées : le système conserve toutes les modifications au fil

des mises à jour et permet de cette façon de tracer les tendances ;

o
Les données sont horodatées : pour la cohérence du contexte, les données sont

enregistrées en « clichés ». Le décideur peut visualiser un contexte complet à une


date

donnée.

Le Data warehouse a deux grandes fonctionnalités :

1
C. MENDOZA et alii, Tableau de bord pour manager, ed. Groupe Revue Fiduciaire, Pa
ris, 2000, P 284.

----------------------- Page 63-----------------------

59

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord


Il permet d’extraire les données de façon régulière et fréquente, les classer, les

qualifier et les mettre en cohérence ;

• L’information qu’il contient est généralement multidimensionnelle :


la

présentation se fait généralement par des tableaux croisés, ce qui permet d’analyse
r les

informations selon plusieurs axes et choisir le détail de l’information selon le be


soin de

l’utilisateur.
Données
externes

Comptabilité

Postes

clients

Production
Stock
Système

d’information
Tableaux de

bord
Commercial

Module

+
Data

Interface
warehouse

Gestion des
activités

Tableaux de

bord

Données

opérationnelles

1
Figure 3.3 : L’organisation du Data warehouse

3.2.2. Les systèmes opérationnels intégrés : Entreprise Resource Planning (ERP) :

« Les ERP ou « Entreprise Resource Planning » sont des progiciels intégrés qui pren
nent

en charge, au travers de plusieurs modules, la gestion intégrale de l’entreprise, i


ncluant

la gestion des ressources humaines, la gestion comptable et financière,


la gestion

administrative, la gestion des ventes, la gestion des achats, la gestion de la prod


uction
2
et la gestion de la logistique » .

Les ERP avaient pour objectif initial la gestion des informations concernant les ta
ches

opérationnelles. Dans ses systèmes intégrés les informations sont communiquées quel
le

que soit leur origine. Donc le Data warehouse au cœur du système.

1
MENDOZA.C, et a, Tableaux de bord pour managers, Groupe Revue Fiduciaire, p 141
2
Bouin.X; Simon.F.X, Les nouveaux visages du contrôle de gestion, Dunod, Paris, 20
00, p140.

----------------------- Page 64-----------------------

60

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

L’importance des ERP est qu’ils permettent :

o De disposer d’une information fiable et cohérente ;

o L’homogénéisation des procédures dans la banque, ce qui


facilite les

comparaisons entre unités et la consolidation des données ;

o
De réduire les délais de clôture : le traitement en temps réel des données permet

de faire des vérifications intermédiaires pendant le mois, ce qui réduit le temps d


e

vérification lors de la clôture ;

o Au le tableau de bord d’être en prise directe avec toutes


les informations

opérationnelles obtenues par la base de données centrale intégrée à ces systèmes.

o
De partager les données gérées de façon décentralisée selon les autorisations des

utilisateurs.

Outils Messagerie électronique


bureautiques
Postes clients

Gestion des
ressources
humaines

Gestion de
trésorerie Gestion
des

risques

Données

Gestion
Comptabilité
des crédits

Reporting / Tableaux de bord

1
Figure 3.4 : L’architecture D’un ERP

1
.MENDOZA. Cet a, Tableaux de bord pour managers, Groupe Revue Fiduciaire,
Paris, 1999, p143.

----------------------- Page 65-----------------------

61

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

3.3. Les outils d’interrogation et de diffusion :

Ce sont des outils qui permettent l’accès aux bases de données et l’extraction des

informations nécessaires à la conduite de la banque ou de l’unité de


gestion. Le

contrôleur de gestion dispose de deux outils : les tableurs et l’Entreprise Informa


tion

System (EIS).

3.3.1. Les tableurs :

Ils représentent l’outil familier du contrôleur de gestion. Ils se caractérisent pa


r leur

facilité d’utilisation, leur rapidité de mise en œuvre, leur adaptabilité aux multi
ples

projets, leurs coûts d’utilisation peu onéreux et l’accès qu’ils donnent


à des

représentations de données claires.

Les tableurs permettent de présenter les données sous forme de tableaux croisés ou
de

graphiques. Ils intègrent, en outre, des fonctions de simulation et d’analyse stati


stique.

Néanmoins, ils présentent certaines limites telles :

o
L’alimentation automatique n’est pas assurée, nécessitant souvent des ressaisies ;

o Une incapacité de traitement en volumes importants ;

o
Une représentation limitée en cellules et une modélisation pauvre (tableaux à

deux dimensions) ;

o
Une organisation complexe en cas de tableau de bord à grande échelle (une

gestion de tableaux multiples).

3.3.2. L’entreprise information system (EIS) :

« Un EIS est un outil informatique qui met au point, filtre


et organise l’information du

manager afin que ce dernier en tire le meilleur parti. Le responsable peut, ainsi,
se

concentrer sur l’information qui l’intéresse réellement, sans se perdre dans des do
nnées

1
secondaires foisonnantes »

L’EIS se présente sous la forme d’un outil d’investigation dynamique et


interactif,

structuré en hyper cube (n dimensions), récupérant les informations dans des bases
de

données.

L’EIS se compose de cinq applications :

o Un gestionnaire de documents qui remplit quatre fonctions : la


gestion

automatique des mises à jour, la récupération, l’organisation et la mise en valeur


de

l’information ;

1 ème
Gervais. M, Contrôle de gestion, 8 édition, Economica, 2005, p666.

----------------------- Page 66-----------------------

62

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

o
Une application permettant des recherches approfondies, de détailler les chiffres,

de réaliser des calculs et des simulations simples et de gérer les


axes d’analyse

prédéfinis ;

o
Une messagerie électronique qui permet d’accompagner les tableaux et données

transmis par des commentaires ;

o Un interfaçage permanent avec des serveurs d’information


externes. Ce qui

permet aux utilisateurs de consulter plusieurs banques de données en même temps ;

o
Un calendrier électronique qui assure la fonction d’agenda et garde trace des

documents importants.

L’EIS est souvent utilisé comme un système de reporting financier pour la Direction

Générale et comme un outil orienté vers le pilotage pour la direction opérationnell


e.
----------------------- Page 67-----------------------

63

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

SECTION 2 : L’UTILISATION ET L’EXPLOITATION DU TABLEAU DE BORD

La mise en place d’un système de tableaux de bord au niveau d’une banque n’a d’inté
rêt

que dans la mesure où l’outil est réellement utilisé par ses destinataires. Pour qu
e le

tableau de bord soit utilisable, il faut qu’il soit en cohérence avec les objectifs
de la

banque tout en respectant le système déjà existant.

L’appropriation du tableau de bord se fait généralement en trois étapes :

o
D’abord l’utilisateur s’habitue à l’outil. Durant cette étape il stabilise le dispo
sitif

de collecte et d’intégration des données ;


o
Ensuite, il sera capable d’agir à partir des informations fournies par le tableau d
e

bord. L’interprétation des résultats sera de plus en plus facile pour lui ;

o
Enfin, il maîtrisera l’outil, ce qui lui permettra d’envisager des évolutions

1. INTEGRATION DU SYSTEME TABLEAU DE BORD :

L’intégration du tableau de bord dans la structure implique des formes multiples de

changements. Ces changements vont concerner l’organisation, la culture du groupe, l


a

responsabilisation du personnel et une plus grande focalisation sur l’objectif.

1.1. Réussir l’implantation des tableaux de bord :

Réussir l’implantation des tableaux de bord est conditionné par


l’implication et

l’adhésion des équipes au projet, par leur capacité à comprendre le but de


leur

utilisation ainsi que leur volonté de faire d’eux un vrai instrument de pilotage et
d’aide à

la décision.

Un responsable qui dispose d’un tableau de bord doit savoir


l’utiliser d’une façon

optimale. Il s’agit d’évaluer sa capacité à comprendre et analyser les information


s

produites par le tableau de bord, et sa capacité à prendre des décisions et engager


les

actions correctives.

P.GILBERT a mis en place une matrice qui met en relation la capacité des acteurs à

engager des plans d’actions correctives et leur capacité à analyser les information
s

produites par le tableau de bord :


----------------------- Page 68-----------------------

64

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

Capacité des acteurs à


engager des plans d’action
correctifs

C D

A B

Capacité des acteurs à

analyser les informations

produites par le tableau

de bord

Figure 3.5 : matrice des capacités des acteurs à utiliser le tableau de bord


Cas de A : une capacité faible à analyser les informations et le décideur n’engage

pas des plans d’actions correctifs. Dans ce cas le tableau de bord est seulement lu
puis

archivé. Cette situation peut correspondre à la mise en œuvre du tableau de bord ca


r le

personnel n’a pas saisi la fonction du tableau de bord. Le contrôleur de gestion do


it

participer et faire expliquer à ce responsable la signification des indicateurs d’u


ne part et

l’inciter à prendre des décisions d’autre part.


Cas de B : la capacité du décideur à analyser les informations produites par le

tableau de bord est forte, mais celui‐ci n’engage pas des actions correctives.
Pour

remédier à cela il est conseillé de rédiger des comptes rendus écrits des
réunions

d’exploitation de tableau de bord dans lesquels doivent figurer les plans d’actions
pris

par chaque responsable identifié.


Cas de C : c’est la situation inverse du cas B. Le responsable à une capacité

d’analyse faible mais il à tendance à mettre au point des plans d’action correctif
s

rapidement ce qui provoque des confusions entre les responsables. Nous conseillons

1 P.GILBERT, contrôle de gestion dans les organisations publiques, Edition d’organi


sation, Paris, 1998,

P 202ed. D’organisation, paris, 1998, P202.

----------------------- Page 69-----------------------

65

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

dans ce cas d’introduire une personne extérieure neutre qui oriente plutôt la discu
ssion

vers l’analyse des indicateurs.


Cas de D : les responsables ont une capacité d’analyse forte et engagent des plans

d’actions correctifs. Ce cas représente la situation idéale. Les responsables ont u


ne

culture très développée de gestion et arbitrent le mieux en ajustant entre deux cap
acités

(d’analyser, d’engager des plans d’action).

1.2. Créer une culture de chiffres :

L’objectif est de créer une culture de partage et de dialogue autour de la matière

chiffrée. Il importe d’intégrer le groupe dans le suivi de l’objectifs, de confront


er les

points de vue, de travailler les causes et les solutions.

Quelques subalternes ignorent la signification des mesures prises par leur supérieu
r, de

même ils ne connaissent pas le sens qu’elles leur collectent et communiquent et le

résultat qu’ils auront à partager. L’information aura plutôt l’effet de


communiqué

extérieur.

Pour évoluer vers cette culture, le responsable peut :

o
Confier le suivi des chiffres aux opérationnels, responsabiliser les agents dans la

collecte et traitement des données ;

o Faire élaborer des états de synthèse sur des situations actuelles ;

o
Faire commenter les résultats par les opérateurs après la collecte des chiffres.

Le langage du chiffre nécessite un apprentissage, c’est la raison pour


laquelle le

responsable doit accompagner, assister son groupe, généraliser le dialogue


et

responsabiliser chacun des acteurs.

1.3. Les échanges inter‐tableaux de bord :

La mise en commun des données de l’établissement facilite un décroisement total et

l’échange d’information pour une prise de décision plus efficace.

L’information qui porte ou non une signification locale peut suite à une agrégation
avec

d’autres agrégations donner naissance à une information de toute autre significatio


n.
Le tableau de bord peut comporter un indicateur qui utilise d’autres
indicateurs

provenant de tableau de bord d’un autre agent pour bâtir une information encore plu
s

pertinente. Le concept de valorisation de l’information est donc très important pou


r la

réussite du tableau de bord.

1.4. L’importance du feed‐back :

Le contrôle par le tableau de bord n’est efficace que s’il déclenche un processus d
e la

rétroaction « le feed‐back »

----------------------- Page 70-----------------------

66

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

Comme le présente la Figure 3.4, il s’agit de comparer entre l’état atteint et l’ob
jectif

préétabli. Cela va permettre de mesurer le besoin et d’orienter la


gestion vers

d’éventuelles actions correctives et inciter ainsi, à se rapprocher de son objectif


.

Cette illustration typique du processus de rétroaction est appelée du contrôle.

Objectif

Révision de l’objectif

Comparaison

Actions

Etat atteint
Rétroaction (feed‐back)

1
Figure 3.6 : Le modèle réactif

2. LES RISQUES LIES A L’IMPLANTATION DE TABLEAU DE BORD :

L’implantation du tableau de bord est confrontée à plusieurs risques qui


peuvent

affecter la véritable mission de cet outil, à savoir :

2.1. La manipulation des informations contenues dans le tableau de bord :

Il arrive que l’utilisateur du tableau de bord manipule les informations contenues


dans

celui‐ci, pour ne pas présenter d’écarts significatifs entre réalisation et object


if ou pour

montrer à la hiérarchie une performance irréelle. Cela se fait soit en sous‐


estimant les

objectifs alors que les ressources allouées permettent d’atteindre des niveaux
plus

importants, soit en disposant de ressources supplémentaires non officielles et donc


, non

prises en compte lors de l’établissement des budgets. Ces ressources supplémentaire


s

constitueraient des marges de sécurité en cas de réalisation de mauvaises performan


ces.

Certains responsables améliorent leurs performances en jouant avec la définition de


s

indicateurs ou les dates de bouclage du tableau de bord en déplaçant artificielleme


nt

1 H. BOUQUIN, la matrice des budgets dans l’entreprise, EDICEF/AUPLEF, 1982, P 190

----------------------- Page 71-----------------------

67

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

certaines informations. Par exemples : les dépenses ou produits courus


seront
considérés comme des produits réalisés et dépenses engagées.

2.2. Une mal interprétation de l’objectif par les utilisateurs :

Les informations contenues dans un tableau de bord doivent être


comprises et

acceptées par les utilisateurs. L’expérience montre qu’un tableau de bord mal insta
llé

par des indicateurs et des documents d’analyse imposés peut être perçu comme un out
il

de surveillance destiné à la hiérarchie en vue de sanctionner.

2.3. La sous‐estimation des objectifs par les responsables :

Parfois, pour donner une bonne image de l’évolution de l’activité vers la réalisati
on de

l’objectif, les responsables affectent des ressources à des activités pour lesquell
es la

consommation n’est pas enregistrée, ou ils sous estiment le potentiel commercial de


la

banque, ce qui remet en cause le processus budgétisation‐planification.

2.4. Une concentration exclusive sur les indicateurs de tableau de bord :

C'est‐à‐dire la focalisation de l’attention et des efforts des responsables sur la


réalisation

de bonnes performances pour les indicateurs retenus, même si cela peut engendrer la

négligence des objectifs à moyen et long terme qui ne sont pas appréhendés par les

indicateurs. Le tableau de bord ne doit pas être une fin en soi.

3. UTILISATION DU TABLEAU DE BORD POUR L’ACTION :

L’utilisation du tableau de bord pour l’action est un enchaînement logique d’étape


s qui

commence par la constatation, l’analyse et l’interprétation des écarts significatif


s, la

définition des actions correctives, la préparation du dialogue entre les différent


s niveaux

hiérarchiques et enfin faire évoluer le tableau de bord. Mais avant tout, il est né
cessaire

de prendre en considération deux éléments importants, en l’occurrence, la périodici


té et
les délais d’éditions.

3.1. La périodicité :

Très proche de l’activité, le tableau de bord doit en épouser le rythme. Cela n’emp
êche

1
qu’en pratique, 95% des sociétés éditent leur tableau de bord chaque mois .

Il est possible que les périodicités ne soient pas les mêmes aux différents
niveaux

hiérarchiques. Certains responsables ont besoin d’informations plus fréquemment que

d’autres ; l’essentiel, est que ces périodicités soient choisies de manière à perme
ttre leur

agrégation pour établir le tableau de bord de l’établissement.

1
LOROY.M, Le tableau de bord au service de l’entreprise, Les éditions d’Organisati
on, Paris, 1998, p.119

----------------------- Page 72-----------------------

68

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

3.2. Les délais d’édition :

Réagir au bon moment dépend de la rapidité d’obtention de l’information. Du fait, l


es

délais d’édition des tableaux de bord doivent être les plus courts que possible. Ce
la

dépend du délai d’obtention des données et de leur traitement ; car, il se peut qu’
une ou

plusieurs informations manquent pour compléter le tableau de bord et l’éditer dans


les

délais. Dans ce cas de figure, il faut privilégier la rapidité d’édition à la préci


sion et

développer, en conséquence, les méthodes de prévision et d’estimation.

3.3. L’exploitation des tableaux de bord :

L’utilité du tableau de bord doit être ressentie par son utilisateur car, la valeur
d’un outil

n’est appréciée que de part l’utilisation qui en est faite. Pour ce faire, le desti
nataire de

cet outil doit prendre le temps de l’exploiter afin d’orienter ses décisions. Ceci
nous

renvoie à la notion de la réactivité. LEROY.M. écrit que « la réactivité ne s’impro


vise pas,

elle s’appuie sur des techniques d’analyse, des simulations et du calcul économique

ponctuel. Elle requiert une aptitude à la communication, un esprit de décision et,


enfin,

1
la capacité de convaincre pour que les décisions soient appliquées. » .

Voici, présenter succinctement, les différentes étapes qui forment


l’exploitation du

tableau de bord.

3.3.1. Constatation des écarts et interprétation de leurs causes :

Il est plus intéressant pour les managers de pratiquer une gestion par exception. C
ela

consiste en la définition de seuils de tolérance pour chaque indicateur. La finalit


é, étant

de ne faire apparaître dans le tableau de bord, que les valeurs qui dépassent ces s
euils

pour focaliser l’attention et l’analyse des décideurs sur les écarts les plus signi
ficatifs.

Le responsable devra s’interroger sur la nature des causes des écarts pour voir si
:

o Elles sont internes (absentéisme, qualification, insuffisance du


personnel) ou

externes (marché, taux de réescompte, concurrence, …etc.) ;

o Les dérives défavorables sont rattrapables (les mesures déjà


prises ou à

entreprendre conduiront à récupérer le manque à gagner constaté), ou irrattrapables

(l’écart ne pourra pas être compensé) ;

o
Les écarts favorables sont reproductibles (la tendance va se poursuivre, il convien
t
donc d’exploiter au maximum toutes les opportunités), ou exceptionnels
(il est

vraisemblable qu’on ne retrouvera plus ces conditions, mais on peut toujours tirer
des

leçons pour le futur).

1
LOROY.M, Le tableau de bord au service de l’entreprise, Les éditions d’Organisati
on, Paris, 1998, p128

----------------------- Page 73-----------------------

69

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

3.3.2. Interpréter les résultats et communiquer les constats :

Interpréter les résultats requiert d’adopter une attitude de


questionnement et

d’ouverture, l’interprète doit faire comprendre une situation à quelqu’un qui ne co


nnait

pas le contexte sans déformer le sens. Il s’agit de restituer un niveau de lecture


qui

explique concrètement le fonctionnement du système dans le but de décider d’envisag


er

des actions de régulation.

Le responsable utilisateur du tableau de bord doit mettre en relation les résultats


des

indicateurs avec les informations de références (objectifs ou données précédentes).

Par exemple, si l’indicateur de nombre de livrets ouverts dans l’agence par jour di
minue

(un indicateur de suivi), il peut être causé par une mauvaise qualité d’accueil à l
’agence,

la manager doit décider d’engager une action corrective afin d’atteindre le nombre

ancien ou l’objectif prédéfini.

Le responsable doit formaliser ses interprétations non seulement pour informer son
entourage, la hiérarchie mais aussi pour garder une trace pour lui‐même.

3.3.3. Définir les actions correctives :

Le but de la mise en place du tableau de bord est de décider, mettre en œuvre et su


ivre

les actions pour améliorer le fonctionnement du système. L’analyse des données de

tableau de bord donne au responsable une vision plus distanciée sur les éléments de
la

problématique.

Définir les actions correctives suppose d’adapter la même attitude : ouvrir sa réfl
exion

pour évaluer la pertinence qu’il y a à agir et innover pour


proposer des voies de

traitement des dysfonctionnements plus profondes et plus durables.

Définir les actions correctives est une phase importante en termes de management

d’équipe. Le responsable ne doit pas négliger les points de vue de l’équipe. Il n’e
st pas

obligé de définir tout seul les actions utiles pour améliorer


le fonctionnement du

système.

3.3.4. Préparation du dialogue entre les différents niveaux hiérarchiques :

Le tableau de bord joue, également, le rôle d’instrument de dialogue et


de

communication. A ce titre, sa forme doit être aménagée de sorte à permettre le dial


ogue

entre les délégants et délégataires.

Pour parvenir à ce résultat, il est indispensable d’asseoir le tableau de bord d’un


e

« trame de dialogue » ; elle constitue le support incontournable de l’analyse des c


haînes

causes/effets.

Généralement, une trame de dialogue doit contenir :

----------------------- Page 74-----------------------

70

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord


o De brèves indications sur les causes des écarts, les évènements
internes et

externes qui ont affecté la gestion et leur impact sur les résultats constatés et l
es

résultats futurs ;

o
Un mini compte rendu des principales actions correctives déjà entreprises et des

propositions d’actions à décider aux niveaux supérieurs.

La trame de dialogue doit figurer dans le tableau de bord du niveau n et celui du n


iveau

n+1 pour que le dialogue soit efficace et fondé sur les mêmes bases.

3.3.5. Animation de l’utilisation au moyen de réunions périodiques :

L’efficacité d’un système de tableaux de bord dépend de l’effet des mesures correct
ives

entreprises. Avant de prendre de telles mesures, il faut instaurer un dialogue entr


e le

manager (DG et PDG) et les autres décideurs qui composent son équipe. Il existe deu
x

moyens complémentaires pour enrichir ce dialogue :

• Echange de documents :

Le manager du centre de responsabilité aura à transmettre à son supérieur un docume


nt

qui portera sur les actions entreprises durant la période, les résultats obtenus, l
es causes

des éventuels écarts (qu’ils soient avantageux ou désavantageux) et les proposition


s

d’actions correctives. De son côté, le manager du niveau supérieur aura à formalise


r,

dans un document de retour, les notes, les recommandations et les directives destin
ées

à fournir au manager initial des indications relatives aux actions à mettre en œuvr
e.

• Les réunions :

L’échange de documents ne peut suffire pour faire du tableau de bord un outil de

dialogue et d’aide au pilotage. Il est impératif d’organiser des réunions périodiq


ues en
sus de celles existantes pour que chaque manager puisse présenter les résultats qu’
il a

obtenus et les commenter, exposer les problèmes qu’il a rencontrés et présenter ses

projets. Cela renforce la collaboration entre les managers et instaure


l’esprit

d’appartenance à l’entreprise.

3.3.6. Faire évoluer le tableau de bord :

L’utilité d’un tableau de bord est un résultat de son adéquation avec le contexte,
qui se

traduit par une veille permanente destinée à adapter le dispositif aux évolutions d
e

l’environnement. L’utilisateur du tableau de bord doit donc faire évoluer son table
au de

bord pour lui conserver tout caractère opérationnel.

L’évolution du tableau de bord porte sur le fond (la révision des modules de calcul
, rajout

ou suppression d’un indicateur) ou sur la forme en cas ou le responsable constate u


ne

mauvaise lisibilité de la présentation des informations.

----------------------- Page 75-----------------------

71

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord

Plusieurs raisons peuvent être à l’origine de l’évolution du tableau de bord :

o La réorientation de la stratégie de la banque ;

o
La volonté de cerner temporairement un phénomène déjà sous contrôle ou d’un

domaine nouveau ;

o Le changement dans une des composantes existantes : c’est le


cas de la

disparition d’une donnée due à la modification du système d’information. La solutio


n

peut être la recherche de moyens palliatifs pour obtenir cette


information ou le
changement de la règle de calcul.

Il n’y a pas de règle stricte quant à la fréquence d’actualisation, bien qu’il soit
remarqué

que le cadrage sur la stratégie entraîne une révision annuelle du tableau de bord.

L’attitude la plus adapté est celle de la veille permanente assortie d’une


réflexion

critique sur l’utilité de faire (ou non) évoluer le dispositif.

----------------------- Page 76-----------------------

72

CHAPITRE TROIS : L’Exploitation du Tableau de Bord


Conclusion

Tout au long de ce chapitre, nous avons cherché à montrer comment effectuer le

passage de la construction d’un tableau de bord à la mise en place d’un système dan
s la

banque.

De ce chapitre nous avons constaté ce qui suit :

• Le tableau de bord doit évoluer dans un système qui présente des


niveaux

hiérarchiques, une délégation de pouvoirs et un but de réalisation des objectifs.

• La qualité du tableau de bord est fortement liée à la capacité


du système

d’information. Il ne saurait exister de tableau de bord juste sans l’existence d’un


système

d’information performant.


L’organisation d’une réactivité autour du tableau de bord. Ce point a tendance à

être négligé par la majorité des gestionnaires après la création de la maquette tab
leau de

bord.


L’importance de l’appropriation de l’outil par les responsables de la banque et

que chacun le considère comme un instrument d’aide au pilotage qui lui permettra de

maîtriser la gestion de son activité.

Nous avons montré dans les trois premiers chapitres de notre recherche la théorie q
ui

caractérise le tableau de bord. Il est temps désormais de les mettre en application


par la

réalisation d’un projet tableau de bord.

Nous allons présenter un quatrième chapitre dans le quel nous essayerons de répondr
e
aux exigences de la Banque de Développement Local en ce qui concerne son réseau

d’exploitation.

----------------------- Page 77-----------------------

Chapitre 4

Le cas pratique

Nous essayerons, à travers ce chapitre, avec l’aide des notions théoriques et l’exp
érience

acquise durant les quatre mois de notre stage, de décrire le système de pilotage ex
istant

au niveau de la BDL, d’examiner son fonctionnement, de connaître ses insuffisances


et

nous apporterons des propositions améliorations.

Pour répondre à ces préoccupations, nous avons structuré notre cas pratique comme

suit :

SECTION 1 : Présentation de la Banque de Développement Local et de la Direction du

Contrôle de Gestion

SECTION 2 : Proposition D’un Système De Tableau De Bord Pour la BDL

----------------------- Page 78-----------------------

74

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

SECTION 1 : PRESENTATION DE LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT


LOCAL ET DE LA DIRECTION DU CONTROLE DE GESTION
SOUS‐SECTION 1 : PRESENTATION DE LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT LOCAL

1. HISTORIQUE :

Issue de la restructuration du Crédit Populaire, la Banque de Développement Local é



créée par le décret n° 85‐85 du 30 avril 1985 sous la forme de la société nationale
de
banque pour prendre en charge principalement le portefeuille des entreprises publiq
ues
locales.

Son siège social est établi à Staouèli (wilaya d’Alger). A sa création, la BDL a hé
rité d'une
partie du CPA en restructuration, d'un siège social, de 39 agences et du transfert
de 700
agents. Elle a également hérité, en 1986, des activités et des biens des Caisses de
Crédits
Municipaux d'Alger, Oran, Constantine et Annaba (prêts sur gages).

En effet, elle est la seule banque qui prend en charge l’activité du prêt sur gage
(OR),
ainsi parmi les agences que compte la BDL, six (06) sont spécialisées dans cette ac
tivité.

La BDL sera transformée dans le cadre de l’autonomie des entreprises publiques, en

société par actions le 20 février 1989 avec un capital social détenu exclusivement
par
l’Etat.

A l’instar des autres Banques Publiques Algériennes, la BDL est une banque universe
lle
comprenant la mise à disposition et la gestion des moyens de paiements, la collecte
des
fonds du public ainsi que l’octroi de crédit. Mais elle s’est impliquée d’avantage
dans le
financement de la petite et moyenne entreprise.

Actuellement, la BDL dispose d’un réseau de 146 agences à travers le territoire nat
ional,
regroupées en 16 Directions Régionales (Groupes d’Exploitations). Le capital social
est
passé successivement de 500 millions de dinars à sa création, à 720 millions de di
nars en
1994, à 1 440 millions en 1995 puis à 13 390 million de dinars en 2004. Le portefe
uille
participation de la BDL compte 18 filiales, dont une participation à l’étranger, pou
r une
valeur globale de 1 793 millions de dinars.

2. OBJET ET MISSIONS :

La BDL a spécialement pour missions et ce conformément aux statuts et lois en vigue


ur,
ce qui suit :


contribuer au financement des activités d’exploitation et d’investissement des
(PME/PMI) ;

• financer des projets à caractère économique des collectivités ;

• participer à la collecte de l’épargne ;

• traiter toutes les opérations ayant trait aux prêts sur gages.

----------------------- Page 79-----------------------

75

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique


consentir à toute personne physique ou morale selon les conditions et formes

autorisées :

o des prêts et avances sur effets publics ;

o des crédits à court, moyen et long terme ;


Effectuer et recevoir tous paiements en espèces ou par chèques, virements et

domiciliation ;


Etablir des mises à disposition, des lettres de crédit et autres opérations de

banque ;

3. LES CHIFFRES CLES DE LA BDL :

Les efforts considérables entrepris pour positionner la BDL sur son marché et améli
orer
son image lui ont permis de s’organiser de manière plus efficace, d’enregistrer une

croissance de ses principaux indicateurs de gestion, d’assainir sa


comptabilité, de
renforcer davantage ses contrôles, de moderniser son réseau et de former son person
nel
sur les nouvelles problématiques auxquelles fait face la Banque.

• La masse bilantielle :

Au 31/12/2007, le total bilan de la BDL a connu une hausse de plus 14 % par rapport
à
l’année 2006, pour atteindre le montant de 258 128 millions de dinars.

• La rentabilité des fonds propres :

La rentabilité des fonds propres est en légère amélioration, en comparaison à 2006


et
2005, puisqu’elle est de l’ordre de 3.37 %. Cela est du à l’augmentation des fonds

propres de 11 298 millions de dinars en 2006 à 14 878 millions de dinars en 2007 d’


une

part, et d’autre part une hausse de plus de 100 % du résultat de l’exercice.

• Les ressources :

S’agissant des ressources, la BDL a marqué une croissance des ses ressources dinars
et

devises de la clientèle :

o
Environ 18 % des ressources dinars comparativement à 2006, pour atteindre un

volume total de 183 421 millions de dinars à fin 2007 ;

o
Environ 4% des ressources devises comparativement à 2006, pour atteindre un

volume total de 18 015 millions de dinars à fin 2007 ;

• Les emplois :

Une augmentation de près de 18 % des emplois, toute nature confondue, générée par

une croissance des crédits directs bruts à hauteur de 14 %. Ce qui amène les crédit
s

----------------------- Page 80-----------------------

76

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

directs à un volume de 115 481 millions de dinars et le total des emplois à 153 426

millions de dinars.

• Le produit net bancaire PNB :

Une progression de 10 % du produit net bancaire par rapport à l’année précédente, p


our

s’établir à 7 646 millions de dinars. Cette amélioration du PNB s’explique


par une

augmentation du niveau du chiffre d’affaire réalisé en 2007 dépassant 6 % et une

régression des charges d’exploitation bancaire.

• L’effectif :
A la fin de l’exercice 2007, l’effectif global de la BDL a atteint un total de 4 158
agents, en

diminution de 0.41 % par rapport à l’exercice 2006, où la BDL comptait 4 175 agents
, soit

un écart de 17 agents.

L’effectif da la Banque se concentre au niveau du réseau d’Exploitation, avec 3 117

agents, représentant 75 % de l’effectif global et 1 041 agents affectés aux Direction


s

Centrales.

• Ratio de solvabilité :

Le ratio de solvabilité de la Banque est de 12,34 %, il reste acceptable et il n’es


t pas trop

changeant en comparaison avec les années précédentes.

• Ratio de liquidité :

Le ratio de liquidité est de 75 %, il est en dessous de la norme mais il se rapproc


he des

100 %, a vue de l’année 2006 ou il était de l’ordre des 45 %.

----------------------- Page 81-----------------------

77

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique


SOUS‐SECTION 2 : PRESENTATION DE LA DIRECTION DU CONTROLE DE
GESTION

1. LES MISSIONS :


Elle étudie les propositions budgétaires des centres de responsabilité, formalise l
a

consolidation des prévisions budgétaires de la banque et notifie les autorisations


de

dépenses à l’ensemble des structures de la banque après approbation de la Direction

Générale.


Elle évalue, analyse et suit les réalisations budgétaires et établit des comptes‐

rendus périodiques.

• Elle propose des ajustements en cours d’exercice en cas de


dépassement

probable des cotes budgétaires fixées.


Elle élabore les instruments de contrôle de gestion (tableaux de bord, outils de

pilotage) qu’elle soumet périodiquement à la Direction Générale.

• Elle exploite les rapports d’activité périodiques des Directions


de Groupes

d’Exploitation (DGE) et des structures centrales et établit les rapports de gestion


et

contribue à l’élaboration des plans d’action de la banque.

2. LES RELATIONS :

• La D.C.G est rattachée hiérarchiquement au Secrétaire Général S.G


Elle entretient des relations fonctionnelles avec les Directions Centrales et du

Réseau pour ce qui a trait à la définition des objectifs et l’élaboration des plans
annuels

et des rapports d’activité qui s’y rattachent.

• Elle contribue activement, avec l’ensemble des structures de la


banque et

particulièrement avec la Direction de


l’Informatique, au développement du schéma

directeur en organisation et informatique de la banque.

3. ORGANISATION ET ATTRIBUTIONS :

La Direction du Contrôle de Gestion comprend deux (2) départements et un service


administratif :

o Le Département Prévision et Contrôle Budgétaire

o Le Département Contrôle de Gestion

o Le Service Gestion Administrative

----------------------- Page 82-----------------------

78

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

3.1. Le Département Prévisions et Contrôle Budgétaire :


3.1.1. Attributions du Département :

Le Département « Prévisions et Contrôle budgétaire » a pour missions :


D’établir la note d’orientation générale définie par la banque en matière de

prévision budgétaire à l’ensemble des structures de la banque.

• La fixation de plannings des travaux des avant‐


projets des budgets des structures

de la banque.

• L’étude des avant‐projets de budgets avec les structures concernées.


L'élaboration du budget de fonctionnement et d’investissement de la banque.

• La notification budgétaire aux structures concernées après


approbation du

budget par la banque.

• Le suivi des réalisations budgétaires (fonctionnement et


investissement) de

l’ensemble des structures de la banque.


L’analyse et le contrôle périodique des réalisations budgétaires par rapport aux
notifications.


L’étude des demandes de rallonges budgétaires des structures de la banque.


La notification des rallonges budgétaires aux structures concernées après son

approbation par la banque.

3.1.2. Organisation du Département :

Le Département « Prévision et Contrôle Budgétaire » est organisé en deux (02) servi


ces :

o Le Service Prévision Budgétaire

o Le Service Contrôle Budgétaire

3.1.2.1. Le Service Prévision Budgétaire :

Le Service « Prévision Budgétaire » est chargé :

• D’étudier les avant‐projets de budgets en collaboration avec les


structures

concernées.


De consolider et présenter les budgets prévisionnels à la Direction Générale pour

d’éventuels ajustements conformément à la politique de dépenses définie par la Banq


ue.


De veiller à la collecte des informations nécessaires à la prévision budgétaire (pr
ix

unitaires, données conjoncturelles, tendances économiques …).

• De formaliser les notifications des cotes budgétaires après approbation.

----------------------- Page 83-----------------------

79

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique


De transmettre les notifications budgétaires à l’ensemble des structures de la

Banque.

• De mettre à la disposition du service contrôle budgétaire le


recueil des
notifications afin d’en assurer le suivi.

• De mettre à la disposition du service contrôle budgétaire le


recueil des

notifications afin d’en assurer le suivi.

• De collaborer avec les autres services de la DOCG ainsi que


les structures

concernées pour la définition des objectifs des plans annuels.

3.1.2.2. Le Service Contrôle Budgétaire :

Le Service « Contrôle Budgétaire » est chargé :


De mettre en place des outils de suivi périodique, des dépenses engagées par les

structures de la Banque

• De suivre périodiquement les réalisations budgétaires par rapport


aux

notifications des cotes budgétaires allouées aux structures de la banque.

• D’analyser les réalisations budgétaires et établir les rapports


de réalisation

périodiques à la Direction Générale


D’intervenir auprès des structures pour toute action visant la rationalisation des

dépenses.

• De collaborer avec les services du Département Contrôle de


Gestion dans

l’analyse de la structure des coûts des centres de responsabilité (Structures Centr


ales,

DGE, Agences).


De proposer, au service prévision budgétaire, des ajustements en cours d’exercice

en cas de dépassement et/ou de non réalisation des cotes budgétaires fixées.

3.2. Le Département Contrôle de Gestion :


3.2.1. Attributions du Département :

Le Département « Contrôle de Gestion » a pour mission :


La mise en place des instruments de contrôle de gestion, de pilotage et d’analyse
permettant de maîtriser les coûts et la rentabilité.


L’élaboration et la mise en place de tableaux de bord reprenant les principaux

indicateurs d’activité et constituant une aide à la prise de décision.


La participation à la définition des objectifs commerciaux et des plans d’action de

la banque.

----------------------- Page 84-----------------------

80

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique


La contribution à la définition de la politique de développement à moyen terme,

en relation avec les structures centrales et de réseaux et en préciser les voies et


moyens

en adéquation avec les objectifs arrêtés par la banque.

3.2.2. Organisation du Département :

Le Département « Contrôle de Gestion » est organisé en deux (02) services :

o Le Service Analyse et Suivi des Performances

o Le Service Elaboration et Suivi des reporting

3.2.2.1. Le Service Analyse et Suivi des Performances :

Le Service « Analyse et Suivi des Performances » est chargé :

• De concevoir et mettre en œuvre les outils d’analyse des


résultats et des

performances.


D’analyser les coûts et les produits par zone géographique, par agence et par

secteur d’activité.

• De mesurer la rentabilité par centre de profit (DGE/ Agence…).


D’analyser les résultats obtenus en fonction des moyens et des objectifs arrêtés.

• D’exploiter les tableaux de bords au niveau de la banque


(Agences, DGE,
Directions Centrales).

• De participer à la définition des différents paramètres qui


contribuent à la

détermination des coûts de revient et de facturation des prestations fournies par l


a

Banque.

• D’effectuer des analyses prévisionnelles des centres de responsabilité.


D’établir des rapports périodiques retraçant les réalisations des centres de profit
s

en matière d’indicateurs d’activité et de performance.

3.2.2.2. Le Service Elaboration et Suivi des reporting :

Le Service « Elaboration et Suivi des reporting » est chargé :


De la conception et la mise en œuvre des tableaux de bords au niveau de la

banque (Agences, DGE, Directions Centrales).

• De veiller à la cohérence des reporting utilisés au sein de la Banque.


D’assister les structures de la Banque dans la conception et la mise en œuvre des

reporting (réglementaires et internes).

----------------------- Page 85-----------------------

81

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique


D’élaborer les plans annuels et pluriannuels de la banque à partir des objectifs

fixés et des plans d’actions des structures.


De suivre la réalisation des actions inscrites dans les plans annuels et pluriannue
ls

de la banque.


D’élaborer le rapport de gestion de la banque et le rapport d’activité de l’exercic
e

et d’autres travaux liés aux domaines d'activité de la Direction.


• De déterminer avec les structures concernées les paramètres de gestion des

différentes activités de la banque.

• D’assurer la communication des


rapports d’activité de la banque après leurs

approbations par l’AGO.

3.3. Le Service Gestion Administrative :

Le Service « Gestion Administrative » est chargé :


De la gestion administrative du personnel de la Direction, du suivi du plan de

formation et du respect de la discipline.

• De l’élaboration et du suivi du budget de la Direction.

• De la gestion de l’économat.


De l’arrêté de la journée comptable, du suivi et de la mise à jour des fichiers

d’inventaires physiques du matériel et du mobilier de la Direction, en conformité a


vec les

imputations comptables aux comptes appropriés.


Des rapprochements périodiques des inventaires physiques du mobilier et du

matériel avec les structures concernées (DMM ‐ DPPGA ‐ DI).

----------------------- Page 86-----------------------

82

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique


SECTION 2 : PROPOSITION D’UN SYSTEME DE TABLEAU DE BORD POUR
LA BDL

Nous ne pouvons nous lancer dans la proposition dans tableau de bord sans présenter

l’outil déjà mis en place par les équipes de notre banque de parrainage.

SOUS‐SECTION 1 : PRESENTATION DU TABLEAU DE BORD DE LA BDL

Nous ne pouvons pas présenter le tableau de bord de la BDL sans parler de son systè
me
d’exploitation.

1. LE SYSTEME D’EXPLOITATION DE LA BDL :

Le système d’exploitation de la BDL est un système développer en interne qui traite


des
principales opérations des la banques, mais il ne couvre pas la totalité de l’activ
ité.

Les systèmes le plus utilisés à la banque ne permettent pas aux nouveaux matériels

informatiques actuellement disponibles sur le marché d’être pleinement exploités, c


ar
ces nouveaux systèmes connaissent des problèmes d’incompatibilité avec les ancienne
s
applications qui techniquement ne peuvent jamais dépasser la limite de gestion impo
sée
pour la mémoire conventionnelle.

Encore les liaisons entre les différentes structures de la BDL sont assurées par le
biais des
lignes spécialisées du type « X.25 » ou bien les lignes analogiques (RTC) pour assu
rer le
transfert de données des serveurs des agences et des groupes d’exploitation vers le
site
central. Cependant, aucune liaison n’est assurée entre les DGE et leurs
agences
rattachées pour le transfert des données. L’architecture adoptée étant : Agence
Site
central et DGE Site central.

Par ailleurs, le routage de données peut être interrompu pour des raisons technique
s
indépendantes de la volonté de la banque, étant donné que la gestion et le dépannag
e
sont du ressort des postes et télécommunication, fournisseur exclusif des services
de
liaison.

Également, la difficulté de production de l’information réside aussi dans le retard


de
traitement des données au niveau des agences, dû souvent à des raisons techniques,
ce
qui implique que l’arrêté comptable quotidien de l’agence ne s’effectue qu’avec du
retard et voir dans certains cas le lendemain, ce qui a forcement un effet « Papill
on » sur
le reste des traitements centraux.

La BDL s’est lancé en 2008 dans l’acquisition d’un prologiciel bancaire qui englobe
ra
l’ensemble des opérations d’exploitation.

2. PRESENTATION DU TABLEAU DE BORD DE LA BDL :

Actuellement, à la BDL, nous trouvons un système constitué de trois types de tablea


ux
destinés à trois niveaux hiérarchiques différents.

----------------------- Page 87-----------------------

83

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

o Le tableau de bord de la Direction Générale ;

o Le tableau de bord de la Direction de Groupe d’Exploitation ;

o Le tableau de bord agence ;

2.1. Le tableau de bord de la direction générale :

Le tableau de bord de la Direction Générale est un document constitué de tableaux,


de
graphiques et de ratios. Ils représentent les résultats du mois de l’année en cours
, du
mois de l’année précédente et l’évolution entre les deux périodes. Ce document refl
ète
certains aspects de la banque qui rendent compte de l’état réel de celle‐ci.

Les tableaux de bord existants reprennent des indicateurs : d’activité et de perfor


mance,
de productivité, des ressources/emplois, des créances non performantes et enfin de

suivis des objectifs commerciaux.

Pour des raisons de volume, dans tout ce qui suit, nous présentons les indicateurs
les
plus pertinents et la dernière ligne du tableau : Total.

2.1.1. Les indicateurs d’activité et de performance (annexe 03) :

Les indicateurs d’activité et de performance sont présentés sous forme de tableaux.


En
lignes nous trouvons les Directions de Groupes d’Exploitation, et en colonnes les v
aleurs
des indicateurs pour le mois de décembre 2006, décembre 2007 et l’évolution entre l
es
deux périodes. Les indicateurs présentés dans ce tableau sont :
• Intérêts sur clientèle

• Commissions sur clientèle

• Produit d’Exploitation Bancaire

• Charges d’Exploitation Bancaire

• Charges d’Exploitation Générales

• Frais de personnel

• Services

• Effectifs actifs

Comme nous l’avons dis précédemment, le tableau de bord doit reprendre


de

l’information pertinente. Certains de ces indicateurs sont déjà compris dans d’autr
es

présentés séparément. A titre d’exemple, les intérêts sur clientèle, les commission
s et les

services font partie du PEB. Alors ces chiffres devraient apparaitre en annexes.

Si le banquier, par ces indicateurs, veut mettre l’accent sur le volume d’activité,
il a

d’autres indicateurs tel que : les ouvertures de comptes et le nombre


de crédits

accordés.

----------------------- Page 88-----------------------

84

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

• Produit d’Exploitation Bancaire (PEB) :

A la BDL, cet indicateur est présenté sous la forme d’un tableau et calculer suivan
t la
formule répondue dans le métier.

Le mode de calcul de cet indicateur est le suivant :

+ Intérêts et produits assimilés sur les institutions financières

+ Intérêts et produits assimilés sur la clientèle

+ Intérêts et produits assimilés sur les obligations et autres titres à revenu fixe
+ Commissions perçues sur les institutions financières

+ Commissions perçues sur la clientèle

+ Autres produit d’exploitation Bancaire

= Produit d’Exploitation Bancaire (PEB)

Unité : Milliers de DZD

Produits d’exploitation bancaire

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007

6 849 842 7 208 699 +


5 %

Tableau 4.1 : Produits d’exploitation Bancaire.

Le niveau de Produit d’Exploitation Bancaire a connu une amélioration de 5 %. Ceci


est

dû à la hausse des intérêts reçus de la clientèle et des commissions perçue. Toute


fois cet

indicateur ne nous permet pas d’apprécier l’importance de cette évolution, puisque


le

niveau d’évolution du secteur et l’amélioration de la banque par rapport


à ses

performances passées ne figurent pas.

• Les Charges d’Exploitation Bancaire (CEB) :

Au niveau de la BDL cet indicateur est calculé en adéquation avec la formule de bas
e, de
la manière suivante :

----------------------- Page 89-----------------------

85

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

+ Charges sur intérêts et produits assimilés payés aux institutions financières


+ Charges sur intérêts et produits assimilés payés à la clientèle

+ Charges sur intérêts et produits assimilés payés sur les obligations et autres ti
tres à
revenu fixe

+ Commissions payés aux institutions financières

+ Autres charges d’exploitation bancaire

= Charges d’Exploitation Bancaire (CEB)

Aussi il est présenté comme suit :

Unité : Milliers de DZD

Charges d’Exploitation Bancaire

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007

1 856 797 1 941 646 + 5 %

Tableau 4.2 : Les charges d’exploitation Bancaire

Les Charges d’Exploitation Bancaires sont largement couvertes par le PEB.


Elles ne
représentent que 27 % de ce dernier, ce qui va se répercuter favorablement sur le
Produit Net Bancaire.

Cependant cet indicateur peut être évité, étant donné qu’il est une composante de
Produit Net Bancaire, et que ce dernier sera présenté plus bas dans un autre tablea
u.

• Les frais de personnel :

Nous avons dit dans la partie théorique que la gestion du personnel est
une des
attributions de la direction Générale de la banque. Il est alors évident de retrou
ver, dans
ce tableau de bord, l’évolution du personnel et les frais qu’il génère, ces deux in
dicateurs
sont présentés de la manière suivante :

Unité : Milliers de DZD

Les frais de personnel

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007

1 189 346 1 199 135 + 1 %

Tableau 4.3 : Les frais de personnel


----------------------- Page 90-----------------------

86

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

• Effectif actif :

Effectif actif

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007

2 583 2 332 - 8 %

Tableau 4.4 : le personnel de la BDL.

2.1.2. Les indicateurs de productivité (annexe 04) :

Les indicateurs de productivité sont présentés sous forme de tableaux et de graphiq


ues :
le tableau contient en lignes les Directions de Groupes d’Exploitation, et en colon
nes les
valeurs des indicateurs de productivité pour le mois de Décembre 2006, Décembre 200
7
et l’évolution enregistrée entre ses deux mois.

Les indicateurs présentés sont :

• Produit Net Bancaire

• Résultat Brut d’Exploitation

• Coefficient d’Exploitation

• Commissions/Produit d’Exploitation Bancaire

• Intérêts/Produit d’Exploitation Bancaire

• Produit Net Bancaire/Agent

• Frais de personnel/Agent

• Revenu moyen/Agent

• Commissions/Frais de personnel

Les graphiques représentent les évolutions du Produit Net Bancaire,


Résultat Brut
d’Exploitation et Coefficient d’Exploitation par DGE.

• Produit Net Bancaire (PNB) :

Le PNB représente le niveau de profit généré par l’activité bancaire des agences. A
u
niveau de la BDL, cet indicateur se calcul de la manière suivante :

+ Produit d’Exploitation Bancaire (PEB)

‐ Charges d’Exploitation Bancaire (CEB)

= Produit Net Bancaire (PNB)

Cet indicateur est présenté sous forme de tableau et d’histogramme.

----------------------- Page 91-----------------------

87

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

Unité : Milliers de DZD

PNB

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007

4 993 045 5 267 053 + 5 %

Tableau 4.5 : Produit net d’exploitation.

800,000
250%
227%
700,000
200%
600,000
‐4%
150%
500,000

4%
400,000 2% 6%
3% 100%

300,000
6%
3% 50%
200,000 5% 19% 5%
11% ‐2% 0%
100,000 ‐12% 14%
‐2%
0
‐50%

déc‐06 déc‐07
evo.06/07
Graphique 4.1 : Evolution du PNB par DGE

La présentation sous forme d’histogramme donne une meilleure vision sur


les
performances de certaines DGE.

Cependant une évolution du PNB sur une période plus longue est aussi appréciable ca
r il
permettra une comparaison par rapport à plusieurs exercices.

• Le coefficient d’exploitation :

Cet indicateur se présente sous forme de ratio qui donne une indication sur le nive
au des
charges consommées pour générer le niveau d’activité obtenu (PNB).

Le coefficient d’exploitation (CE) est calculé à la BDL selon la formule théorique


suivante :

CE = Charges d’exploitation Générales/ Produit net Bancaire

Coefficient d’exploitation

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007

34 % 33 % - 5 %

Tableau 4.6 : le coefficient d’exploitation.

----------------------- Page 92-----------------------

88

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

250% 0% ‐
9% 0% 20%
‐7% ‐3%
10%
200% 12% ‐8% 13%
7% 0%
0% 0% 3%
‐10%
150%
‐20%
‐12% ‐12%
‐15%
‐30%
100%
‐40%

‐50%
‐68%
50%
‐60%

‐70%
0%
‐80%

déc‐06 déc‐07
evo.06/07

Graphique 4.2 : Evolution du Coefficient d’Exploitation par DGE

1
Cet indicateur doit respecter la norme de 30% imposé par le rapport DGT
mais cette
référence est absente de ce document. Ci cela était fait, le Coefficient d’Exploita
tion
indiquera deux informations susceptibles d’intéresser le gestionnaire.

Le Coefficient d’Exploitation seul est suffisant, la présence du RBE est facultatif


puisqu’il
est une autre forme de présentation.

Toute fois, présenter les deux indicateurs : commissions/PEB et les intérêts/PEB n’


est pas
indispensable, il est vrai que le premier doit satisfaire la norme des
15% mais le
présenter sans cette référence revient à alourdir le tableau. Le deuxième indicateu
r est
déductible du premier.

Les quatre derniers indicateurs de ce tableau sont en rapport direct avec la perfor
mance
du personnel.

Présenter le revenu moyen/agent revient à présenter le PNB/agent : la productivité


du
personnel, alors il est indispensable, pour des raisons de légèreté, de s’en passer
.

Les frais de personnel/agent est un indicateur subsidiaire puisque plus haut nous a
vons
déjà parlé des deux composantes de ce ration.

Commissions/frais de personnel : ce ratio représente la part de commissions dans le


s
frais du personnel. Il peut être remplacé
par un autre indicateur général : frais de
personnel/PNB (ce ratio représente le niveau de frais de personnel indispensable po
ur
produire du chiffre d’affaire).

2.1.3. Indicateurs des Ressources/ Emplois (annexe 05) :

Les indicateurs des ressources/emplois sont présentés sous forme de tableaux et de

graphiques :

Deux tableaux sont utiles pour présenter la situation des


ressources/emplois. Ils
contiennent en lignes les Directions de Groupes d’Exploitation, et en colonnes les
valeurs

1
Direction Générale du Trésor

----------------------- Page 93-----------------------

89

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

des indicateurs pour le mois de Décembre 2006, Décembre 2007 et


l’évolution
enregistrée pendant cette période.

Nous trouvons également dans ce document des graphiques qui illustrent les tableaux
:
deux histogrammes montrent l’évolution des ressources et des emplois entre les deux

années.

• Ressources en dinars :

Le premier tableau reprend la situation des ressources. Les indicateurs qui le remp
lissent
sont la nature des ressources, c'est‐à‐dire :

• Ressources à vue

• Ressources rémunérées

• Ressources à terme

• Autres ressources

Unité : Milliers de DZD

Ressources DZD

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007
152 918 658 180 773 070 + 18 %

Tableau 4.7 : ressources en dinars

250%
20%
0% 0% 0%
0% 7% 10%
12% ‐7% ‐3%
‐9%
200% ‐8%
13% 0%
3%
‐10%
150% ‐12%
‐20%
‐15% ‐
12% ‐30%
100%
‐40%

‐50%
50% ‐68%
‐60%

‐70%
0%
‐80%

déc‐06 déc‐07
evo.06/07

Graphique 4.3 : Evolution des ressources par DGE

• Emplois directs :

Le second tableau reprend la situation des emplois. Il est renseigné par la nature
des
emplois. Ces derniers représentent les indicateurs, c'est‐à‐dire :

----------------------- Page 94-----------------------

90

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

• Crédits d'exploitation

• Crédits d'investissement
• Crédits immobiliers

• Crédits consommation

• Prêts sur gages

Unité : Milliers de DZD

Total Crédits Directs

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007

81 977 512 91 902 560 + 12 %

Tableau 4.8 : emplois directs

14,000,000
40%
16% 33% 35%
‐4% 35%
12,000,000
24% 26% 30%
10,000,000
25%
3%
17% 20%
8,000,000 13% 10% 10% 8% 13%
11% 15%
6,000,000 2%
10%
4,000,000 2%
5%

0%
2,000,000
‐5%
0
‐10%

déc‐06 déc‐07
evo.06/07

Graphique 4.4 : Evolution des crédits directs par DGE

A coté de ces deux tableaux, deux autres tableaux font partie de ce document. L’un

montre la composition les ressources par nature en pourcentage, l’autre la composit


ion
des emplois. Deux camemberts viennent s’ajouter pour mettre en évidence
la
composition des ressources et des emplois.

Ces tableaux ne devraient figurer qu’en annexes du document, puisque dans le tablea
u
de bord nous avons déjà fais référence à ces points, que se soit par le
biais des
indicateurs de performance dans le tableau présent : les intérêts perçus et versés
aux
clients, ou par les indicateurs d’activité dans les suggestions énoncées : les ouve
rtures de
comptes, les crédits accordés.

2.1.4. Indicateurs des Créances non performantes (annexe 06) :

Le document tableau de bord des créances non performantes est constitué de cinq
tableaux contenant en lignes les Directions de Groupes d’Exploitation, et en colonn
es les

----------------------- Page 95-----------------------

91

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

valeurs des indicateurs pour le mois de Décembre 2006, Décembre 2007 et l’évolution

enregistrée pendant cette période.

• la situation des créances non performantes :

Ce tableau reprend la nature des créances non performantes, le total de ces créance
s
ainsi que les montants des crédits directs et les crédits directs bruts.

Nous retiendrons de ce tableau le total des créances non performantes

Unité : Milliers de DZD

Total des créances :

2
IAR + litigieuses + contentieuses

Décembre 2006 Décembre 2007 Evolution 2006/2007

17 597 524 20 044 267


-14 %

Tableau 4.9 : total des créances non performantes

Une dégradation de 14 % des créances est à déplorer, cela est dû à une hausse des
crédits accordés de 15 %. Cet indicateur est à prendre en considération car toute b
anque
est dans l’obligation de suivre ses créances dans le but de les recouvrées.

• Le niveau des créances non performantes :

Cet indicateur se présente sous forme de ratio qui donne une indication sur la part
des
créances non performantes dans le volume des crédits directs bruts.

Ce ratio se calcule à la BDL de la manière suivante :

Niveau global des créances non performantes

= Total des créances non performantes / Total des crédits directs bruts

Niveau global des Créances non Performantes

Décembre 2006 Décembre 2007


Evolution 2006/2007

18.27 % 18.11 %
- 1 %

Tableau 4.10 : niveau global des créances non performantes

2
IAR : Impayées Aux Remboursements

----------------------- Page 96-----------------------

92

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

Le niveau global des créances non performantes reste pour la BDL à un niveau stable
. Cet
indicateur permet d’apprécier le portefeuille crédit de la banque, mais
il doit être
présenté sous forme graphique pour analyser l’évolution et déceler les anomalies li
ées
au temps.

Les trois derniers tableaux montrent le détail des créances non performantes : les

créances impayées aux remboursements, les créances contentieuses et les créances


litigieuses. Ceux la sont à garder en l’état et présentés en annexes.

2.1.5. Indicateurs de suivis des objectifs commerciaux (annexe 07) :

C’est un document constitué de trois tableaux


• Les ressources clientèle :

Ce tableau est présenté comme suit :

Unité : Millier de DZD

Stock Stock
Objectif 2007 Taux de Taux
Intitulées Flux
Net
31/12/2006 31/12/2007
en flux Réalisation Évolution

Comptes chèques

Comptes courants

Livrets d’épargne

Ressources à Vue 112 578 443 130 394 360 17 815


917 16 870 000 105,6% 15,83%
Bons de Caisse

Dépôts à termes

Ressources à Terme 15 758 222 19 343 530 3 585


308 3 245 000 110,5% 22,75%
Total Ressources 128 336 665 149 737 890 21 401
225 20 115 000 106,4% 16,68%

Tableau 4.11 : ressources clientèle

• Les emplois clientèle :

Ce tableau est présenté comme suit :

Unité : Millier de DZD

Encours en Encours en Nombre


de Montant des

Objectif 2007 Taux de


Intitulées Portefeuille au Portefeuille au
Dossiers Crédits

en flux Réalisation
31/12/2006 31/12/2007
mobilisé mobilisé

Crédits Exploitation

Crédits Investissement

Promotion Immobilière

Crédits aux Entreprises 25 722 628 33 505 467 2 616


28 748 777 26 483 000 108,56%
Crédits Immobiliers

Crédit consommation

Crédits aux Particuliers 18 856 998 20 724 231 9 315


4 578 071 4 692 200 97,57%
Crédits Spécifiques Ansej

Crédits Spécifiques Cnac

Crédits Spécifiques Angem

Crédits Spécifiques 5 867 254 9 051 050 3 241


4 652 766 4 040 100 115,16%
Total Crédits 50 446 880 63 280 748 15 172
37 979 615 35 215 300 107,85%

Tableau 4.12 : emplois clientèle

----------------------- Page 97-----------------------

93

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

• Les autres objectifs commerciaux :

Les indicateurs contenus dans ce tableau sont :

Unité : Millier de DZD

Objectif 2007 en
Réalisation au Taux de
Intitulées
flux
31/12/2007 Réalisation
Nombre de domiciliations Import

Nombre de domiciliation Export

Nombre de Crédoc ouvert

Cautions

Avals

Nombre de comptes à ouvrir

Dont comptes commerciaux

Nombre de TPE placés

Nombre de cartes placées

Nombre de dossiers recouvrés


Recouvrement des créances

Tableau 4.13 : les autres objectifs commerciaux

Ces trois tableaux ne devraient pas exister sous la forme de tableaux de bord disti
ncts,
mais plutôt exploités comme de simples références à coté des autres indicateurs.

2.2. Le tableau de bord de la direction de groupe d’exploitation (DGE) :

Le tableau de bord de la DGE est un document similaire à celui du tableau de bord


direction générale, il est constitué des cinq volets :

• Tableau de bord des indicateurs de performances et d’activité ;

• Le tableau de bord des indicateurs de productivité ;

• Le tableau de bord des indicateurs des ressources/emplois ;

• Le tableau de bord des indicateurs de créances non performantes ;

• Le tableau de bord des suivis des objectifs.

Les tableaux renfermés dans ce document contiennent en lignes les agences du réseau

de la banque, et en colonnes les valeurs des indicateurs pour le mois de Décembre 2


006,
Décembre 2007 et l’évolution enregistrée pendant cette période.

2.3. Le tableau de bord agence :

Le tableau de bord agence BDL est un document de trois pages, il est présenté sous

forme d’un tableau et il regroupe un nombre important d’indicateurs. Les différents

indicateurs de ce tableau sont fractionnés en quatre familles :


Activité crédit : il présente les différents types de crédits qu’accorde la BDL.

----------------------- Page 98-----------------------

94

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

• Activité commerce extérieur.

• Démarches commerciales.
• Operations de recouvrement.

Ce document sert à rendre des comptes au DGE, il est assimilé à un état de reportin
g
plus qu’à un tableau de bord pour le pilotage.

Le directeur de l’agence remplit la colonne qui correspond à son agence et renvoi c


e
document à la Direction de groupe d’exploitation. Ce document n’est pas sous la
compétence de la DCG.

Le tableau de bord agence est partiellement opérationnel, car ce n’est pas la total
ité des
agences qui le renseignent et la majorité des DGE ne la transmettent pas à la DCG d
ans
les délais requis.

Un tableau récapitulatif, ne retenant que les indicateurs essentiels que


prend en
considération la DCG de la BDL, sera présenté en annexes de ce mémoire (annexe 08).

----------------------- Page 99-----------------------

95
CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

SOUS‐SECTION 2 : PROPOSITION D’UN SYSTEME DE TABLEAU DE BORD A BDL

Avant de pouvoir corriger et proposer un tableau de bord, nous devons évaluer l’out
il
déjà existant puis ressortir les attributions de chaque poste hiérarchique et enfin
vient le
tableau de bord final.

1. EVALUATION DU SYSTEME TABLEAU DE BORD DE LA BDL :

La présentation du système de tableau de bord de la BDL nous a permis de conduire l


es
analyses suivantes :

1.1. Analyse de la structuration et de l’élaboration :



Le tableau de bord BDL est structuré suivant l’organigramme de la banque, c'est‐

à‐dire que nous distinguons trois tableaux répondant à trois niveaux hiérarchiques
:

Direction Centrale, DGE et agence.

Mais cala n’empêche pas de percevoir des confusions, car nous relevons
une

ressemblance et une redondance d’information, notamment entre le tableau de bord

central et le tableau de bord DGE.

Les prérogatives de chaque responsable doivent être connu et défini avant


même

d’élaborer le tableau.


Les objectifs de la banque sont arrêtés par la direction générale et imposés aux

différents directeurs du réseau d’exploitation. C’est à ces derniers


qu’incombe de

répartir les objectifs globaux et de les décliner en objectifs spécifiques, au cour


s des

réunions de travail, selon les moyens dont ils disposent en en fonction des chiffre

réalisés antérieurement.

Pour définir les objectifs des études de marché, par ceux qui y sont le plus proche
s c'est‐
à‐dire les opérationnels, et une anticipation du futur sont nécessaires, nous ne po
uvons

imposer des résultats arbitrairement sur la base d’un perfectionnement uniquement.


Le tableau de bord actuel de la BDL est statique, il ne prend pas en considération

les changements stratégiques et les nouveau objectifs. Depuis sa création il y a q


uelques

années il n’a pas connu d’évolution. Nous préconisons aux contrôleurs de gestion de

revoir périodiquement les variables d’action pour être en adéquation avec la politi
que de

la banque.

• La BDL dispose d’un système d’information comptable, c'est‐à‐


dire il enregistre

les opérations par des écritures de débit/crédit. Au niveau de cette


direction, un

programme informatique en interne a été développé afin d’aider les contrôleurs de

----------------------- Page 100-----------------------

96

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

gestion à accéder rapidement à l’information utile et limiter les calculs. Elle se


base sur

les données comptables issues de la Direction de la Comptabilité mais aussi celles


venant

des structures clés de la Banque (la trésorerie, la direction des crédits, la direc
tion du

réseau d’exploitation et la direction du commerce extérieur). Grâce à ce module les

données sont archivées et mises à jour en permanence. Mais cela reste manuel et un

risque opérationnel n’est donc pas à écarter.

Un système d’information de traitement de masse est désirable afin d’enrichir le tr


avail

de la DCG par d’information de qualité et d’actualité.


Egalement, il est impératif de créer un système qui collecte l’information en temps
réel,

à travers des canaux de communication, de toute l’activité de la banque et notammen


t

du réseau d’exploitation.


Le tableau de bord de la Direction Générale n’obéit pas au principe gigogne car il

ne reprend pas tous les tableaux de bord de la banque. Il ne présente que les chiff
res

consolidés des différentes DGE, il omet d’exposer les chiffres des différentes Dire
ctions

Centrales. Aussi le tableau de bord agence semble être détaché de celui de la DGE o
u de

la Direction Générale.

Alors c’est à la DCG que revient le devoir de collecter et de centraliser les infor
mations et

ensuite de les regrouper de manière à enrichir le tableau de bord central et de don


ner

une vue complète et réaliste aux destinataires.


Le système tableau de bord actuel satisfait les besoins du Directeur Général. Il es
t

orienté à la hiérarchie supérieure plus qu’il n’est une référence de prise de décis
ion

locale. L’initiative au sein des agences n’est pas ressentit car


les tableaux de bord

agences semblent être destinés pour rendre compte à la direction de


Groupe

d’exploitation et non pas à la prise de décision au niveau de l’agence. Nous pouvon


s les

qualifiés d’état de reporting.

La cellule contrôle de gestion doit être en mesure de rendre au tableau de bord age
nce

sa vocation. Elle doit le développer et le l’élaborer suivant la méthodologie énonc


ée dans

les trois premiers chapitres.

1.2. Analyse des composantes :



Une des attributions du tableau de bord est qu’il doit reprendre le moins de

donnée avec une grande pertinence de l’information. Le tableau de bord de la BDL

présente beaucoup d’indicateurs et certains d’entre eux figurent de différentes man


ières

sur différent tableau. Cette redondance d’information devrait être évitée par un ch
oix

plus sélectif des indicateurs.

----------------------- Page 101-----------------------

97

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

• Les indicateurs du tableau de bord sont en


nombre très important, certains

d’entre eux peuvent être évités puisqu’ils sont de manière directe ou


indirecte

incorporer dans les autres, et la précision qu’ils apportent n’est pas pertinente.


Une absence de référentiels est constatée dans les tableaux de bord du réseau

d’exploitation de la BDL, ils présentent uniquement une confrontation temporelle. L


a

BDL ne se met pas dans une mentalité de concurrence si elle ne se compare pas aux

entités extérieures.

Du moment où la BDL évolue dans un environnement concurrentiel, elle doit être

capable de se doter de chiffres concernant ses concurrents directs par le biais de


la

Banque d’Algérie ou d’autre moyens : certaines banques publient des


revues

fréquemment.

Le tableau de bord sur lequel travail la BDL n’intègre pas des indicateurs externes
et

l’impact de certaines décisions de l’environnement économique sur les résultats de


la

Banque n’est pas pris en considération. Tel que la limitation des crédits accordés.
La Banque d’Algérie a tendance à imposer des seuils en matière de
crédit et de

refinancement. Alors ces limitations doivent être présentes dans le tableau de bord

central et actualisées à chaque fois que cela est ressenti. Cela


concerne plus

particulièrement la Direction de trésorerie plus particulièrement.

• Le tableau de bord de la BDL laisse ses indicateurs fluctuaient


sans définir

d’indices de contrôle, hors certains de ses indicateurs, tel que le


coefficient

d’exploitation, ne doivent fluctuer en dessous ou en dessus de seuils d’acceptation


. Alors

la révision de ce point est indispensable, et une comparaison par rapport à l’année

précédente n’est pas obligatoire si l’élément externe est négligé.

1.3. Analyse du support de présentation :



Le tableau de bord de la BDL est mensuel. Cela a le mérite d’être régulier et

permet de voir l’évolution dans un laps de temps constant, mais un dysfonctionnemen


t

se produisant durant cette période ne sera détecté et analysé qu’à la fin du mois,
et des

conséquences fâcheuses pourraient persistées. Cela est dû partiellement au support


de

présentation.

Le fait de présenter le document sur support papier prend du temps, il faux prendre
en

considération les délais d’impression et de transmissions.

La BDL devrait développer un système d’information relié aux différentes structures


,

avec des niveaux de confidentialité et d’accès, qui prend en charge la mise à jour

quotidienne des chiffres. Celui‐ci devrait être capable de produire des tableaux de
bord à

la demande et alerter des écarts inattendus dés leur survenue.

----------------------- Page 102-----------------------


98

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique


Le document tableau de bord est volumineux, il est composé de cinq volets et

constitué de 15 tableaux et le nombre d’indicateurs est important. Chaque activité


de la

banque est présentée dans un tableau distinct, le contrôleur de gestion


devrait

développer un tableau unique résumant la situation de la Banque et mettre en annexe


s

des tableaux complémentaires en cas de dysfonctionnement apparent, ou pour des

besoins de détails supplémentaire.

2. PROPOSITION D’UN SYSTEME DE TABLEAU DE BORD POUR LE RESEAU


D’EXPLOITATION DE LA BDL :

La construction d’un système de tableaux de bord est un travail qui nécessite de la

réflexion, du temps et des moyens humains et financiers. La durée de notre stage au

niveau de la Direction du Contrôle de Gestion n’était pas suffisante pour aller plu
s loin

dans notre travail, nous nous sommes limités à la réviser et remédier aux lacunes q
ue

nous avons constatées. C’est pour cela que nous n’avons pas testé ce projet et que
nous

ne sommes pas passés à l’étape de son évaluation.

Le système tableau de bord est situé à trois niveaux, à savoir :

• Le tableau de bord agence ;

• Le tableau de bord DGE ;

• Le tableau de bord Direction Centrale.

2.1. Le tableau de bord agence :


L’agence constitue la structure d’exploitation de base de la banque. Elle représent
e le

point de vente des produits et services bancaires et assure le lien entre la banque
et sa

clientèle.

Nous distinguons à la BDL, en fonction du volume d’activité, quatre


catégories

d’agences :

• Agence Principale "AP" Agence Principale.

• Agence catégorie "A" ou 1ère catégorie.

• Agence catégorie "B" ou 2eme catégorie.

• Agence catégorie "C" ou 3eme catégorie.

Ces quatre catégories se rejoignent dans la fonction de gestion. Un tableau de bord

décentralisé identique résumera les points clés de gestion.

L’élaboration d’un tableaux de bord agence nécessitera la détermination des objecti


fs et

des missions des agences. Concernant les objectifs, c’est la déclinaison des prior
ités

stratégiques de la Direction Générale. Dans ce sens, il est important de cerner ces

----------------------- Page 103-----------------------

99

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

orientations stratégiques pour parvenir, par la suite, à identifier les variables d


’action sur

la base desquelles seront choisis les indicateurs.

Pour toute agence les points essentiels à retenir, et qui seront nos variables d’ac
tion

pour la gestion des agences BDL, peuvent être résumés dans les critères suivants :
le

volume d’activité, la productivité, la rentabilité, les recouvrements et la qualit


é de

services.

2.1.1 Les indicateurs d’activité :

Afin de suivre le développement commercial de l’agence, nous proposons dans cette

catégorie les indicateurs suivants :

• Ouvertures de comptes :

« Les ouvertures de comptes » est un élément principal d’appréciation de l’activité


d’une

agence bancaire. Cet indicateur permet de connaître le nombre et le


montant de

comptes clientèle. Il peut être présenté sous forme d’un tableau.

La valeur de cet indicateur doit être comparée par rapport à une norme. Cette norme

pourrait être une valeur passée ou la moyenne du secteur par exemple.

Pour plus de détail cet indicateur sera ventilé par catégorie de comptes dans
une

annexe.

• Crédits accordés :

« Les crédits accordés » est un indicateur important pour l’appréciation de l’activ


ité

d’une agence. Il permet de connaître le nombre et le montant des crédits accordés.

La valeur de cet indicateur doit être comparée à une norme. Une valeur passée ou la

moyenne du secteur pourraient être cette norme.

Dans une annexe, le montant des crédits accordés sera éclaté par catégorie de crédi
t.

2.1.2 Les indicateurs de productivité :

• PNB agence par agent :

Ce ratio permet d’évaluer la capacité du personnel à générer du chiffre d’affaires

• Frais de personnel/ PNB :

Ce ratio représente le niveau de frais de personnel supporté par l’agence pour prod
uire

un niveau déterminé de Produit Net Bancaire (PNB).

2.1.3 Les indicateurs de rentabilité :

L’objectif principal de toute agence est d’être rentable. Parmi les ratios de renta
bilité

nous avons :

----------------------- Page 104-----------------------

100
CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

• Ratio de profitabilité (Résultat net / PNB) :

Ce ratio reste le plus significatif. Il permet d’apprécier la capacité de l’agence


à générer

du profit en tenant compte des caractéristiques de son activité (le volume de l’act
ivité, le

niveau des charges, les conditions de négociation commerciale).

• Coefficient d’exploitation :

Le coefficient d’exploitation est un ratio qui mesure le niveau des charges consomm
ées

pour générer le niveau réalisé du


Produit Net Bancaire. Ce ratio ne doit pas être

supérieur à 30 % (hors amortissements et provisions).

2.1.4 Les indicateurs de recouvrement :

• Le montant des engagements :

Cet indicateur permet de voir si l’agence respecte les plafonds des autorisations q
ui lui

ont été consenties. A ce niveau, il y a lieu de préciser que l’agence est limitée p
ar trois

plafonds : une limitation par client, par type de crédit et par total des engagemen
ts. Ces

limites peuvent être considérées comme des normes ou des références.

Cet indicateur ne figurera sur la page de garde du tableau de bord du directeur d’a
gence

que si la limite de l’autorisation est dépassée. Pour les dépassements par client e
t par

type de crédit, nous pouvons envisager le renvoi d’un message d’alerte sur la page
de

garde, et le détail des dépassements sera présenté en annexes.

• Créances non performantes :

Le suivi du risque crédit est crucial dans l’activité bancaire dans la mesure où so
n niveau

affecte la rentabilité de la banque. Cet indicateur renseigne sur la part des clien
ts « à

problème » par rapport à l’ensemble du portefeuille des engagements gérés


par
l’agence. Il renseigne également sur un autre point, à savoir le niveau des provisi
ons à

constituer comme couverture contre le risque de perte du capital. Cet indicateur se

présente sous forme d’un ratio qui se calcule par la formule suivante:

Montant créances non performantes * 100 / total des engagements

Pour faire apparaître son évolution dans le temps, nous suggérons de présenter les

valeurs de plusieurs mois de l’année en cours sous forme de courbe ou de comparer l


a

valeur du mois en cours avec celle du mois correspondant de l’année précédente.

• Taux d’impayés :

Le taux d’impayés, tout comme le ratio précédent, permet d’apprécier la qualité des

engagements de l’agence mais aussi d’évaluer l’efficacité du service engagement dan


s le

recouvrement des créances non régulières.

Il se présente sous forme de ratio et se calcule suivant la formule suivante :

----------------------- Page 105-----------------------

101

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

Taux d’impayé = le montant échu non recouvré / Le montant total exigible

Pour bien appréhender la situation, le taux d’impayé du mois peut être comparé, d’u
ne

part, à un seuil de tolérance déterminé par la Direction Générale de la Banque, et


d’autre

part, au taux du ou des mois précédents pour avoir une idée de l’évolution du taux.

2.1.5 Les indicateurs de qualité de service :

• Le délai moyen de traitement des dossiers de crédits :

Cet indicateur renseigne sur l’efficacité du personnel en


matière de traitement de

dossiers clients pour qui le délai est un critère d’appréciation de la qualité de s


ervice

offert par la banque. Aussi sur la base de ce critère, le client peut décider de m
aintenir

sa relation ou de l’interrompre.

Pour déterminer le délai moyen de traitement des demandes, il faut estimer le temps

entre la date de dépôt de la demande et la date de transmission du dossier au direc


teur

d’agence ou au réseau selon les seuils arrêtés par les procédures.

Le délai moyen de traitement des dossiers de crédits=

Nombre de dossiers traités dans un délai Di*Di/Nombre de dossiers traités durant le


mois

• Nombre de comptes clôturés :

Renseigne sur la satisfaction de la clientèle et sur l’évolution de la part de marc


hé.

• Le nombre de réclamations :

Cet indicateur donne, au directeur d’agence, une idée sur la satisfaction des clien
ts tant

sur l’accueil, la rapidité de réponse aux demandes et sur l’adéquation des produits
de la

banque aux attentes de sa clientèle.

Pour établir cet indicateur, il faut mettre à la disposition des clients un registr
e de

doléances qui sera soumis à l’appréciation du directeur d’agence quotidiennement.

2.2. Le tableau de bord DGE :


La Direction du Groupe d’Exploitation constitue un organe décentralisé de décision,

d’animation, d’assistance, de coordination et de contrôle des agences relevant de s


a

compétence territoriale. Elle a pour principales missions :


D’assurer, en étroite collaboration avec les structures centrales, la mise en œuvre

de programme d’action et la fixation d’objectifs de production que doivent atteindr


e ses

agences de rattachement ;

D’assister les agences en matière de recouvrement et de contentieux pour toutes

opérations dépassant leurs compétences ou attributions.

----------------------- Page 106-----------------------

102

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique


De décider, dans les limites des pouvoirs qui lui sont conférés, de l’octroi des

crédits.

Considérant ces missions, le tableau de bord du Groupe d’Exploitation doit retenir


les

mêmes indicateurs que ceux des tableaux de bord agence contrairement au cas actuel.
Il

constituera un premier niveau d’agrégation.

2.3. Le tableau de bord Direction Générale :

Les informations que l’on doit retrouver dans le tableau de bord de la Direction Gé
nérale

sont, principalement, constituées d’une synthèse des informations opérationnelles,


d’un

suivi de la rentabilité et de certaines données rendant compte de


l’évolution de

l’entreprise dans son environnement. Les indicateurs retenus concernent :

2.3.1 Les indicateurs de volume d’activité :

C’est le résultat de l’agrégation des indicateurs d’activité des différentes DGE. A


ces

indicateurs seront ajoutés le niveau des ressources et le taux de transformation ou


de

réemplois : le coefficient d’engagement de la banque envers les clients (Encours de


s

crédits/ Encours des dépôts).

2.3.2 Les indicateurs de productivité :

La productivité est appréciée à travers les indicateurs suivants et qui seront prés
entés

sous forme graphique, à savoir :



Le total des charges/ Encours moyen des crédits : cet indicateur exprime le

niveau général des charges consommées par la banque pour générer le niveau d’activi

obtenu ;

• La productivité du personnel :(PNB/Effectif total) ;

• Encours moyen des crédits/Effectif total : cet indicateur permet


d’évaluer

l’encours moyen généré par salarié.

2.3.3 Les indicateurs de suivi central des risques de crédit :


L’indicateur du suivi du risque clientèle : (Encours des créances non performants

/ Encours global de crédit)

• La banque doit veiller au respect de deux limitations de risque :

o
Par client : la banque doit veiller à tout moment que le montant du risque

encourus sur un même bénéficiaire n’excède pas 25 % de ses fonds propres ;

o
Par Groupe de clients : le montant total des risques encourus sur les

bénéficiaires dont les risques dépassent pour chacun d’eux 15% des fonds propres ne
ts

n’excède pas dix fois ces fonds propres.

----------------------- Page 107-----------------------

103

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

Cet indicateur ne figurera sur la page de garde du tableau de bord de la Directeur

Générale que si la limite de l’autorisation est dépassée. Nous pouvons envisager le

renvoi d’un message d’alerte sur la page de garde, et le détail des dépassements se
ra

présenté en annexes.


Le ratio de couverture des actifs compromis (Encours des provisions/ Encours des
créances non performantes).

2.3.4 Les indicateurs de rentabilité :

La rentabilité de la banque est perçue à travers trois indicateurs, à savoir :

• Les indicateurs de profitabilité

o
Le résultat net global/ PNB total : présentation graphique de l’indicateur.

o Le ratio de marge nette globale : (Résultat net/ Total


bilan) présenté en
graphique; celui‐ci mesure la capacité de la banque à réaliser un résultat, compte
tenu
des frais généraux et des provisions. Aussi cet indicateur peut être assimilé au ra
tio de
rentabilité des actifs.

• La rentabilité des fonds propres (Résultat net/ Fonds propres)

2.3.5 Les indicateurs généraux :

• L’effectif bancaire :

Comme il a été cité auparavant la gestion du personnel est une des attributions de
la

direction Générale de la banque. Ce qui explique l’existence de cet indicateur dan


s le

tableau de bord central.

Ces deux indicateurs seront présentés en graphique pour montrer leur évolution.

• Les indicateurs d’environnement :

Il est vital pour toute banque de suivre l’évolution de l’environnement dans lequel
elle

évolue. Pour cela, nous avons arrêté les indicateurs suivants :

La part de marché de la banque en matière de collecte des dépôts et de distribution


des

crédits (le nombre de clients domicilié à la banque* 100/ le nombre total des clien
ts

recensés par le système bancaire). Présentation de l’indicateur en histogramme.


----------------------- Page 108-----------------------

104

CHAPITRE QUATRE : Le Cas Pratique

Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons essayé, de concrétiser les différentes notions théoriq
ues

exposées dans les chapitres précédents. Nous nous sommes attelés à l’élaboration d‘
un

tableau de bord. Ce dernier vient compléter et corriger celui déjà existant à la B


DL.

Ainsi l’étude que nous avons menée, nous a permis de conclure que l’élaboration d’u
n

système de tableau de bord n’est pas une tache facile ; elle demande beaucoup de

réflexion, du temps et une connaissance précise de l’activité.

Notre travail se compose de trois étapes essentielles ; d’abord, nous avons présent
é le

tableau de bord sur lequel travail les différents niveaux hiérarchiques de la BDL,
ensuite

nous l’avons soumis à des critiques. Les insuffisances du tableau de bord étaient r
elevées

par rapport aux points décrits dans la partie théorique. Certes, le tableau de bor
d de la

BDL ne répond pas à toutes les bases théoriques exposées, mais il présente un point
de

départ appréciable pour la mise en place d'un système de tableaux de bord efficace
et
performant. Enfin nous nous sommes essayés à développer un tableau de bord plus

proche de la théorie que celui existant.

Il est vrai que les compléments que nous avons proposés ne sont pas parfaits, mais
ils

représentent un début de perfectionnent. Et nous relevons que faute du temps, nous

n’avons pas pu tester le projet et passer à l’étape de son évaluation.

----------------------- Page 109-----------------------

Conclusion

Pendant la période socialiste, le pilotage des établissements


bancaires algériens ne

nécessitait pas un suivi rigoureux et des analyses très poussées. Aujourd’hui la do


nne a

changé, pour survivre dans un environnement économique très difficile, donc forcéme
nt

sélectif, il faut absolument identifier ses atouts concurrentiels, anticiper les be


soins de

ses clients et leur proposer les produits adéquats. Cela se manifeste dans le long
terme

par l’adoption d’une stratégie gagnante qui sera traduite, à court terme, par un di
spositif

destiné à détecter au plus vite les éventuelles dérives par rapport au plan de marc
he fixé,

pour éviter les catastrophes, c’est là un des rôle clés du contrôle de gestion.

Cependant, les outils modernes de gestion et de contrôle reposent sur l’implantatio


n

d’un système d’information. Sa matière première : l’information, est un


élément

primordial pour sa réussite. Elle représente un avantage comparatif si elle est fia
ble,

pertinente et guide l’utilisateur vers une meilleure prise de décision.

En plus, transformer la donnée en une information claire et compréhensible est enco


re

aujourd’hui un défi. Et pourtant la création de documents présentant des indicateur


s de

performance de la banque et une activité quotidienne. C'est dans ce cadre que s'ins
crit le

tableau de bord.

Le tableau de bord est un outil de gestion à court terme, il constitue un support,


à la fois,

léger, rapide et dynamique. Il facilite à son destinataire la compréhension de la s


ituation

en présentant une idée globale de l'état de système géré et en ressortant les déri
ves

susceptibles d'entraver sa bonne marche.

Néanmoins, disposer de tableau de bord n'a d'intérêt que dans la mesure où l'outil
est,

effectivement exploité par les gestionnaires.

Aussi, le tableau de bord, lorsqu'il est bien compris, introduit un


nouvel esprit de

management caractérisé par : le respect des faits, la recherche


permanente de

l’efficacité, la décentralisation des pouvoirs et la participation lors


de la prise des

décisions.

----------------------- Page 110-----------------------

106

CONCLUSION

Toutefois, réussir le projet d'implantation des tableaux de bord dans une organisat
ion,

notamment la banque, est une tâche ardue car il existe plusieurs problèmes qui peuv
ent

entraver la bonne marche du projet.

Au terme de notre étude, nous pouvons dire que le tableau de bord est in outil orie
nté

vers le pilotage et la prise de décision, il se focalise sur les points clés de la


gestion et
associe des indicateurs financiers et non financiers. Il induit une analyse dynamiq
ue et

suscite des réponses, un retour d’informations et des débats afin d’amener le manag
er à

se prononcer et à prendre une décision pertinente.

La réussite de la construction d’un tableau de bord au niveau de la


banque est

conditionnée par les facteurs de succès suivant :


identifier les objectifs stratégiques qui vont guider la réflexion et mettre, en

évidence, les points clés de performance ;


choisir des indicateurs de décisions en commençant par recueillir et définir les

besoins des gestionnaires ;

• avoir une définition précise et commune de l’information ;

• impliquer, fortement, la Direction Générale ;


favoriser, dés le départ, l’appropriation par les utilisateurs du système ;


s’adapter, facilement, aux nouvelles orientations stratégiques et aux nouveaux

projets.

Il est tout autant important, pour la réussite de l’implantation des tableaux de bo


rd dans

la banque, que chaque responsable s’approprie l’outil et le considère


comme un

instrument d’aide au pilotage qui lui permet de maîtriser la gestion de son activit
é. De

même il ne pourrait avoir de bonne exploitation sans :


la présence des niveaux hiérarchiques, d’une délégation de pouvoirs et d’une

volonté de réalisation des objectifs ;

• l’existence d’un système d’information performant ;

• l’organisation d’une réactivité autour du tableau de bord.

Lors de notre stage à la Direction du Contrôle de Gestion de la BDL, nous avons pu

constater quelques problèmes qui concernent le projet tableau de bord de cette banq
ue,

à savoir :

----------------------- Page 111-----------------------

107

CONCLUSION


La construction de tableau de bord sans la collaboration de leurs destinataires.

Dans l’élaboration des tableaux de bord la BDL se base sur les circulaire des diffé
rentes

structures ;


L'établissement de documents volumineux et l’utilisation massive d’indicateurs ;


Le système d'information utilisé au niveau de la banque n’est pas généralisé à

l’ensemble des métiers. L’activité est couverte à environ 70% ;


Il est vrai qu’au niveau de la Direction Générale, cet outil est utilisé à des fins
de

gestion. Mais au niveau des DGE, il est considéré comme un instrument supplémentair
e

de surveillance.

De ce fait, nous avons en premier lieu constaté les insuffisances de l’outil tablea
u de

bord existant en procédant à une évaluation se basant sur la théorie déroulée.

Par la suite, en étudiant l’activité des différents niveaux hiérarchiques, à savoir


: la

Direction Générale, la Direction du Groupe d’Exploitation et enfin de l’Agence, nou


s

avons essayé de sélectionner les indicateurs les plus pertinents qui permettent de
cerner

l’ensemble de l’activité.

Au terme de notre travail de recherche, nous devons emmètre quelques

recommandations pour garantir le succès de notre tableau de bord :


Faire évoluer le tableau de bord à chaque fois que les orientations stratégiques ou
les objectifs changent ;


Faire participer l’ensemble des concernés dans l’élaboration du tableau de bord

et dans l’interprétation des résultats ;


Fiabiliser le système d’information, rendre l’obtention de l’information rapide et

faire évoluer les moyens de communication surtout avec les agences. Ceci correspond
à

un investissement d’élaboration d’un réseau interne qui lie les différentes structu
res de

la banque.

----------------------- Page 112-----------------------

La bibliographie

• Les ouvrages

o M. ROUACH, G. NAULLEAU ; Le contrôle de gestion bancaire et


financier ; 4ème

édition ; Revue Banque ; Paris ; 2006

o H. LOINING, Y. PESQUEUX ; Le contrôle de gestion organisation et mise en


œuvre ;

2ème édition, Dunod ; Paris ; 2003

o FERNANDEZ ; Les nouveaux tableaux de bord des décideurs ; 2ème


édition ; Edition

d’organisation ; Paris ; 2000

o FERNANDEZ ; L’essentiel du tableau de bord ; Edition d’organisation ; Paris ;


2005

o D. BOIX, B.FMINIER ; Manager d’équipe le tableau de


bord facile ; Edition

d’organisation, Paris ;2006

o P. BOISSELIER, Le Contrôle De Gestion (Epreuve Et Application, DECF), Vuibert,


Paris,
1999,

o P.L. BESCOS, P. DOBLER, MENDOZAC, G. NAULLEAU, F. GIRAUD, LEVRILLE,

V. ANGER ; Le contrôlé de gestion et management ; 4ème édition ;


Montchrestien ;

Paris ; 1997

o J. De GUERNY, J.C. GUIRIEC, J. LAVERGNE ; Principe et mise en place du tableau


de

bord de gestion, Edition Dalmas, 6ème édition, Paris, 1990

o ALAZARD, S. SEPARI ; Contrôle de gestion manuel et applications, Dunod, Paris,


2007

o S. De COUSERGUES ; Gestion de la banque ; 3ème édition ; Dunod ; Paris ; 1998

o M. GERVAIS ; Contrôle D=de gestion ; 8ème édition ; Economica ; Paris ; 2005

o MENDOZA et alii ; Tableau de bord pour manager ; Groupe Revue


Fiduciaire ; Paris ;

2000

o X. Bouin, F.X .Simon ; Les nouveaux visages du contrôle de gestion ;


Dunod ; Paris ;

2000

o P.GILBERT, contrôle de gestion dans les organisations publiques, Edition


d’organisation,

Paris, 1998, P 202ed. D’organisation, paris, 1998

o H. BOUQUIN, la matrice des budgets dans l’entreprise, EDICEF/AUPLEF, 1982

o LOROY.M, Le tableau de bord au service de l’entreprise, Les éditions


d’Organisation,

Paris, 1998

----------------------- Page 113-----------------------

• Les textes officiels et décisions réglementaires internes :

o Le décret N°85-85 du 30 avril 1985 relative à la création de la BDL.

o La circulaire N° 29/2005 portant organigramme de la direction de


l'organisation et du

contrôle de gestion (D.O.C.G).

o La circulaire N° 027/2001 portant MISSIONS ET ORGANISATION DES AGENCES.

o La circulaire N° 021/2001 portant ORGANIGRAMME DE LA DIRECTION DU


GROUPE D’EXPLOITATION

• Mémoires :

o BERKANI. M, Elaboration et exploitation du tableau de bord au sein de la


Banque (Cas

de la CNEP-Banque), Ecole Supérieure de Banque, Alger, 2004.

o TOUMI. K, Conception et exploitation des tableaux de bord (Cas de la CNEP-


Banque),

Ecole Supérieure de Banque, Alger, 2003

----------------------- Page 114-----------------------

La liste des figures et graphiques

Page

• Liste de figures

Figure 0.1 : le triangle du contrôle de gestion……………………………………………………………………...8


Figure 0.2 : Axes d’analyse de la rentabilité des activités bancaire et financière…
………………10
Figure 1.1 : présentation de quelques formes graphiques………………………………………………….19
Figure 1.2 : exemple de pictogrammes ………………………………………………………………………………19
Figure 2.1 : Organigramme fonctionnel………………………………………………………………………………30
Figure 2.2 : Organigramme hiérarchique et centres de responsabilité dans la banque…
…….33
Figure 2.2 : Mode de détermination des indicateurs………………………………………………………….44
Figure 2.3 : Mise en place d’indicateurs par l’approche système………………………………………..45

Figure 3.1 : Principe gigogne des tableaux de bord…………………………………………………………….53


Figure 3.2 : Articulation plan stratégique/ facteurs clés de succès/ indicateurs………
………….56
Figure 3.3 : L’organisation du Data warehouse…………………………………………………………………..59
Figure 3.4 : L’architecture D’un ERP …………………………………………………………………………………..61
Figure 3.5 : matrice des capacités des acteurs à utiliser le tableau de bord…………………
……..64
Figure 3.6 : Le modèle réactif……………………………………………………………………………………………..66

• Liste des graphiques


Graphique 4.1 : Evolution du PNB par DGE…………………………………………………………………………87
Graphique 4.2 : Evolution du Coefficient d’Exploitation par DGE……………………………………….88
Graphique 4.3 : Evolution des ressources par DGE……………………………………………………………..89
Graphique 4.4 : Evolution des crédits directs par DGE………………………………………………………..90

----------------------- Page 115-----------------------

La liste des tableaux

Page

Tableau 1.1 : la maquette d’un tableau de bord type…………………………………………………………18


Tableau 2.1 : Tableau des flux financiers délégués par type de centre de responsabi
lité……31
Tableau 4.1 : Produits d’exploitation Bancaire……………………………………………………………………84
Tableau 4.2 : Les charges d’exploitation Bancaire…………………………………………………………….. 85
Tableau 4.3 : Les frais de personnel……………………………………………………………………………………85
Tableau 4.4 : le personnel de la BDL…………………………………………………………………………………..86
Tableau 4.5 : Produit net d’exploitation……………………………………………………………………………..87
Tableau 4.6 : le coefficient d’exploitation…………………………………………………………………………..87
Tableau 4.7 : ressources en dinars……………………………………………………………………………………..89
Tableau 4.8 : emplois directs…………………………………………………………………………………………….90
Tableau 4.9 : total des créances non performantes……………………………………………………………91
Tableau 4.10 : niveau global des créances non performantes…………………………………………….91
Tableau 4.11 : ressources clientèle…………………………………………………………………………………….92
Tableau 4.12 : emplois clientèle…………………………………………………………………………………………92
Tableau 4.13 : les autres objectifs commerciaux………………………………………………………………..93
----------------------- Page 116-----------------------

La liste des annexes

Annexe 01 : L’organigramme de la Banque de Développement Local

Annexe 02 : L’organigramme de la Direction du Contrôle de Gestion

Annexe 03 : Les indicateurs d’activité et de performance

Annexe 04 : Les indicateurs de productivité

Annexe 05 : Indicateurs des Ressources/ Emplois

Annexe 06 : Indicateurs des Créances non performantes

Annexe 07 : Indicateurs de suivis des objectifs commerciaux

Annexe 08 : Le tableau de bord agence

----------------------- Page 117-----------------------

Annexe 01 :
Organigramme de la Banque de Développement Local

Président Directeur Général PDG

Direction des inspections Inspection Générale


Cabinet
régionales

Président Directeur Général PDG


Secrétariat général
Président Directeur Général PDG
Division personnel et moyen Division système
Division financière et Direction de l’audit interne
Division engagement/crédit Division d’exploitation
Direction des inspections

d’information
comptable
régionales IR

Direction du contrôle Direction de financement


Division personnel et moyen Direction de développement
Direction centrale de la
Direction commerciale d Direction des inspections

permanant des
entreprises
informatique
comptabilité
et du réseau régionales IR

Direction du contrôle de Direction des financements


Division personnel et moyen Direction des traitements
Direction de la gestion de la
Direction des moyens de
informatiques
trésorerie et des marchés gestion
particuliers paiements

Direction des l’affaires Direction du commerce


Division personnel et moyen Direction télécom et sécurité

juridiques et contentieuse extérieur


informatique

Direction du contrôle des Direction du recouvrement


Direction du groupe
Division personnel et moyen Cellule régionale

engagements
d’exploitation
informatique

Direction de l’organisation et
Division personnel et moyen
Agence locale

des études

Département documentation
Cellule de gestion des

participations

----------------------- Page 118-----------------------

Annexe 02 : Organigramme le La
Direction du Contrôle de Gestion

DIRECTEUR

Secrétariat

Service
Gestion

Administrative

Département Contrôle de Gestion


Département Contrôle de

Gestion

Service Elaboration et Service


Analyse et

Service Elaboration et Service


Analyse et

Service Contrôle Service Contrôle

Service Contrôle Service Contrôle


Suivi des Reporting Suivi
des
Suivi des Reporting Suivi
des

Budgétaire Budgétaire

Budgétaire Budgétaire

Performances

Performances

Relations hiérarchiques

Relations fonctionnelles

----------------------- Page 119-----------------------

Annexe 03

CONSOLIDE BANQUE

INDICATEURS D'ACTIVITE & DE PERFORMANCE

En Milliers de DZD

Charges d'exploitation
Intérêts sur clientèle Commissions sur
clientèle Produits d'exploitation Bancaire
AGENCE
Bancaires

٠٧-‫ ديسمبر‬٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07 ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬


evo.06/07 ٠٧ ٠٦-‫ديسمبر‬-vvvvvv evo.06/07 ٠٧ ٧٧٧٧٧٧-٠٦-oooooo evo.06/07

ALGER 832 605,799 602,346 -1% 259,683 260,687


0% 869,830 870,847 0% 272,776 296,223 9%
ORAN 833 389,116 421,602 8% 140,392 113,315
-19% 534,599 537,197 0% 149,648 145,428 -3%
MOSTAGANEM 834 293,067 281,147 -4% 89,222 95,364
7% 383,534 378,134 -1% 204,096 220,587 8%
CONSTANTINE 835 239,439 259,993 9% 102,211 89,860
-12% 342,708 351,419 3% 69,765 64,336 -8%
BATNA 836 245,847 252,796 3% 106,775 149,376
40% 354,289 406,331 15% 73,886 71,978 -3%
ANNABA 837 272,109 290,857 7% 73,556 80,337
9% 348,242 373,331 7% 84,796 93,177 10%
CHLEF 838 355,082 378,017 6% 129,935 133,904
3% 485,457 515,366 6% 100,668 108,620 8%
TIZI-OUZOU 839 249,216 343,679 38% 110,288 160,385
45% 362,052 508,340 40% 311,567 343,279 10%
TLTLEEMMCCEENN 840840 232232,440440 228228,077077 --2%2% 5555,778778
5757,470470 3%3% 288288,964964 287287,483483 --1%1% 8080,822822
8484,320320 4%4%
S-E-G 841 195,067 201,920 4% 65,128 68,247
5% 260,846 270,946 4% 43,537 42,219 -3%
BECHAR 842 70,577 78,451 11% 20,578 26,802
30% 91,270 105,342 15% 2,733 4,049 48%
GHARDAIA 843 192,173 202,713 5% 70,679 88,137
25% 264,148 293,208 11% 19,805 21,946 11%
BEJAIA 844 323,756 335,627 4% 168,070 167,108
-1% 493,438 505,003 2% 140,957 142,460 1%
BLIDA 845 740,748 783,930 6% 163,839 137,309
-16% 905,595 926,554 2% 171,654 168,694 -2%
BOUMERDES 846 342,336 364,134 6% 110,891 111,448
1% 454,151 477,862 5% 63,784 70,914 11%
SETIF 847 313,382 296,110 -6% 95,994 102,739
7% 410,718 401,336 -2% 66,302 63,415 -4%
Total 5,060,152 5,321,398 5% 1,763,019 1,842,488
5% 6,849,842 7,208,699 5% 1,856,797 1,941,646 5%

Charges d'exploitation Générales Frais du


personnel Services Effectifs
actifs
AGENCE

٠٧-‫ ديسمبر‬٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07 ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬


evo.06/07 ٠٧ ٠٦-‫ديسمبر‬-vvvvvv evo.06/07 ٠٧ ٧٧٧٧٧٧-٠٦-oooooo evo.06/07

ALGER 832 202,117 195,749 -3% 137,688 132,589


-4% 45,81 1 44,834 -2% 303 266 -12%
ORAN 833 127,061 128,897 1% 91,257 91,813
1% 24,248 25,665 6% 191 178 -7%
MOSTAGANEM 834 104,596 101,721 -3% 74,356 75,922
2% 21,746 17,638 -19% 161 151 -6%
CONSTANTINE 835 120,173 118,379 -1% 78,973 77,892
-1% 33,482 32,859 -2% 180 167 -7%
BATNA 836 132,467 134,267 1% 97,427 97,446
0% 27,229 28,136 3% 205 182 -11%
ANNABA 837 97,092 100,283 3% 69,392 72,104
4% 20,157 20,117 0% 154 146 -5%
CHLEF 838 88,654 95,327 8% 58,267 60,786
4% 20,058 23,881 19% 123 121 -2%
TIZI-OUZOU 839 111,124 116,469 5% 80,364 82,554
3% 22,925 23,166 1% 174 158 -9%
TLEMCEN 840 81,344 80,852 -1% 57,337 57,875
1% 17,593 16,778 -5% 111 108 -3%
S-E-G 841 87,214 85,338 -2% 63,282 61,774
-2% 18,104 17,733 -2% 134 123 -8%
BECHAR 842 46,202 46,287 0% 34,049 34,246
1% 9,936 9,540 -4% 66 62 -6%
GHARDAIA 843 122,544 118,425 -3% 85,966 85,332
-1% 30,322 26,454 -13% 167 155 -7%
BEJAIA 844 83,992 96,863 15% 54,562 58,648
7% 18,983 27,626 46% 119 119 0%
BLIDA 845 158,369 147,986 -7% 107,294 105,014
-2% 31,866 23,627 -26% 246 212 -14%
BOUMERDES 846 64,225 63,780 -1% 37,283 39,236
5% 17,473 14,659 -16% 80 73 -9%
SETIF 847 94,111 96,749 3% 61,849 65,902
7% 23,562 22,404 -5% 124 111 -10%
Total 1,721,282 1,727,372 0% 1,189,346 1,199,135
1% 383,497 375,116 -2% 2,538 2,332 -8%
----------------------- Page 120-----------------------

Annexe 04

Indicateurs de productivité

PNB RBE
Coefficient d'exploitation commissions/PEB
Intérêts/PEB
AGENCE

٠٧-‫ ديسمبر‬٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07 ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬


evo.06/07 ٠٧ ٠٦-‫ديسمبر‬-vvvvvv evo.06/07 ٠٧ ٠٦-‫ديسمبر‬-vvvvvv evo.06/07 ----٠٦
٠٧ ----000000 evo.06/07

ALGER 832 597,054 574,624 -4% 394,937 378,875


-4% 34% 34% 1% 30% 30% 0%
70% 69% -1%
ORAN 833 384,951 391,770 2% 257,890 262,873
2% 33% 33% 0% 26% 21% -20%
73% 78% 8%
MOSTAGANEM 834 179,438 157,546 -12% 74,842 55,825
-25% 58% 65% 11% 23% 25% 8%
76% 74% -3%
CONSTANTINE 835 272,943 287,083 5% 152,770 168,705
10% 44% 41% -6% 30% 26% -14%
70% 74% 6%
BATNA 836 280,403 334,354 19% 147,936 200,086
35% 47% 40% -15% 30% 37% 22%
69% 62% -10%
ANNABA 837 263,446 280,154 6% 166,354 179,871
8% 37% 36% -3% 21% 22% 2%
78% 78% 0%
CHLEF 838 384,789 406,746 6% 296,134 311,419
5% 23% 23% 2% 27% 26% -3%
73% 73% 0%
TIZI-OUZOU 839 50,485 165,060 227% -60,639 48,591
180% 220% 71% -68% 30% 32% 4%
69% 68% -2%
TLEMCEN 840 208,142 203,163 -2% 126,798 122,311
-4% 39% 40% 2% 19% 20% 4%
80% 79% -1%
S-E-G 841 217,309 228,727 5% 130,096 143,389
10% 40% 37% -7% 25% 25% 1%
75% 75% 0%
% 42,336 55,006
52% 46% -12%
14% 42 336 55 006
52% 46% 12%
BECHARBECHAR 842842 8888,538538 101,101 293293 14
30%30% 23%23% 25%25% 13%13%
77%77% 74%74% -4%4%
GHARDAIA 843 244,344 271,262 11% 121,800 152,836
25% 50% 44% -13% 27% 30% 12%
73% 69% -5%
BEJAIA 844 352,481 362,542 3% 268,488 265,679
-1% 24% 27% 12% 34% 33% -3%
66% 66% 1%
BLIDA 845 733,941 757,860 3% 575,572 609,874
6% 22% 20% -10% 18% 15% -18%
82% 85% 3%
BOUMERDES 846 390,366 406,948 4% 326,141 343,168
5% 16% 16% -5% 24% 23% -4%
75% 76% 1%
SETIF 847 344,416 337,921 -2% 250,305 241,172
-4% 27% 29% 5% 23% 26% 10%
76% 74% -3%
Total 4,993,045 5,267,053 5% 3,271,762 3,539,681
8% 34% 33% -5% 26% 26% -1%
74% 74% 0%

PNB/Agent Frais
pers/Agent Revenu moyen/Agent Commissions/Frais du
personnel
AGENCE

٠٧-‫ ديسمبر‬٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07 ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬


evo.06/07 ٠٧ ٠٦-‫ديسمبر‬-vvvvvv evo.06/07 ٠٧ ٧٧٧٧٧٧-٠٦-oooooo evo.06/07

ALGER 832 1,970 2160 10% 454 498


10% 2,856 3,244 14% 189% 197% 4%
ORAN 833 2,015 2201 9% 478 516
8% 2,772 3,005 8% 154% 123% -20%
MOSTAGANEM 834 1, 115 1043 -6% 462 503
9% 2,374 2,493 5% 120% 126% 5%
CONSTANTINE 835 1,516 1719 13% 439 466
6% 1,898 2,095 10% 129% 115% -11%
BATNA 836 1,368 1837 34% 475 535
13% 1,720 2,210 28% 110% 153% 40%
ANNABA 837 1,711 1919 12% 451 494
10% 2,245 2,542 13% 106% 111% 5%
CHLEF 838 3,128 3362 7% 474 502
6% 3,943 4,231 7% 223% 220% -1%
TIZI-OUZOU 839 290 1045 260% 462 522
13% 2,066 3,190 54% 137% 194% 42%
TLEMCEN 840 1,875 1881 0% 517 536
4% 2,597 2,644 2% 97% 99% 2%
S-E-G 841 1,622 1860 15% 472 502
6% 1,942 2,196 13% 103% 110% 7%
BECHAR 842 1,341 1634 22% 516 552
7% 1,381 1,698 23% 60% 78% 29%
GHARDAIA 843 1,463 1750 20% 515 551
7% 1,574 1,876 19% 82% 103% 26%
BEJAIA 844 2,962 3047 3% 459 493
7% 4,133 4,225 2% 308% 285% -8%
BLIDA 845 2,983 3575 20% 436 495
14% 3,677 4,345 18% 153% 131% -14%
BOUMERDES 846 4,880 5575 14% 466 537
15% 5,665 6,515 15% 297% 284% -5%
SETIF 847 2,778 3044 10% 499 594
19% 3,301 3,593 9% 155% 156% 0%
Total 1,967 2,259 15% 469 514
10% 2,688 3,072 14% 148% 154% 4%

Normes ( Conformément aux exigences du contrat de performance DGT) :


* Le ratio: Commissions/Produits Bancaires (PB) doit être supérieur à 15%
** Le ratio: Coefficient d'exploitation doit être inférieur à 30% (Charges
d'exploitation générales/PNB)

----------------------- Page 121-----------------------

Evolution du
PNB par DGE - période Décembre 2006 par rapport à Décembre 2007

227%
800,000
250%

700,000

200%

600,000
-4%
150%
500,000

4%

6%
400,000
3% 100%
2%

300,000

50%
6%

3%
200,000 19%
-2%

11%
5%
5% 0%
100,000 -12%
14%

-2%
٠٦-‫ديسمبر‬
0
-50% ٠٧-‫ديسمبر‬

evo.06/07

Evolution du
RBE par DGE - période Décembre 2006 par rapport à Décembre 2007

700,000
200%

180%
600,000

150%
500,000
٠٦-‫ديسمبر‬

٠٧-‫ديسمبر‬
400,000

100%

evo.06/07
300,000
10%

50%
200,000
30%

10%
100,000 35% 8%
5%
-4%
-4%
-4% 0%
-25%
25% 5%
0

-1%

6%
-100,000
-50%
2%

----------------------- Page 122-----------------------

Evolution du coefficient
d'exploitation par DGE - période Décembre 2006 par rapport à Décembre 2007

300%

220%

200%
47%

58%
40%

100%
65% 44%
52% 44%
34% 33% 41% 40% 37%
39% 40% 37% 46% 50% 20% 16%
٠٧-‫ ديسمبر‬٠٦-‫ديسمبر‬
34% 33% 36%
27% 29%
23%
24% 27%
23%
71% 22% 16%

0%

-100%

-200%

-300%

----------------------- Page 123-----------------------

Annexe 05

Situation des Ressources/ Emplois : Evolution Décembre ( 2006 / 2007 ) -


CONSOLIDE BANQUE
Ressources en Dinars
Milliers de Dinars

Ressources DZD
Ressources à Vue Ressources à Vue Rémunerées
Ressources à Terme Autres Ressources
CODE DGE

٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07


٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07 ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬
evo.06/07 ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07 ٠٦-‫ديسمبر‬
٠٧-‫ديسمبر‬ evo.06/07

832 ALGER 27,290,136 33,308,952 22%


11,503,160 12,906,658 12% 7,163,146
7,762,781 8% 5,136,264 7,869,721 53%
3,487,567 4,769,792 37%

833 ORAN 10,913,437 12,872,496 18%


3,857,186 5,162,185 34% 4,172,605
4,426,177 6% 1,192,150 1,337,620 12%
1,691,495 1,946,514 15%

834 MOSTAGA 12,789,724 16,298,317 27%


2,933,859 3,744,118 28% 7,565,442
8,749,090 16% 954,121 1,246,870 31%
1,336,303 2,558,239 91%

835 CONSTAN 6,404,726 7,461,436 16%


2,777,393 3,322,580 20% 2,000,613
2,295,498 15% 438,490 489,500 12%
1,188,230 1,353,858 14%

836 BATNA 7,814,111 10,183,615 30%


3,105,027 4,084,146 32% 2,082,046
2,442,383 17% 904,958 1,029,358 14%
1,722,080 2,627,728 53%

837 ANNABA 8,120,148 9,506,729 17%


3,230,691 3,714,122 15% 3,086,732
3,575,999 16% 485,640 388,400 -20%
1,317,085 1,828,208 39%

838 CHLEF 7,885,920 9,473,655 20%


1,928,323 2,575,012 34% 3,382,181
3,854,558 14% 809,125 938,760 16%
1,766,291 2,105,324 19%

839 TIZI-OUZO 17,435,084 20,452,488 17%


3,498,878 3,865,265 10% 11,652,388
13,706,951 18% 834,718 1,020,050 22%
1,449,100 1,860,223 28%

840 TLEMCEN 5,648,721 6,905,945 22%


1,649,800 2,224,769 35% 2,696,475
3,140,454 16% 513,230 467,320 -9%
789,215 1,073,402 36%

841 S-E-G 4,477,218 5,737,783 28%


1,653,329 2,393,824 45% 1,153,625
1,329,565 15% 514,900 582,450 13%
1,155,363 1,431,945 24%

842 BECHAR 1,692,973 2,189,130 29%


1,149,278 1,647,307 43% 111,100
158,380 43% 10,000 10,000 0%
422,596 373,442 -12%

843 GHARDAIA 5,588,889 6,484,673 16%


3,622,883 4,057,433 12% 718,829
784,001 9% 80,980 72,140 -11%
1,166,197 1,571,099 35%

844 BEJAIA 10,605,647 10,760,984 1%


2,937,672 2,948,447 0% 4,948,058
5,485,451 11% 678,907 689,697 2%
2,041,010 1,637,390 -20%

845 BLIDA 12,360,377 13,305,174 8%


4,039,808 4,410,246 9% 5,008,102
5,552,192 11% 1,943,510 1,575,250 -19%
1,368,956 1,767,486 29%

846 BOUMERD 7,801,421 8,371,205 7%


3,020,740 2,915,361 -3% 1,771,465
2,112,957 19% 1,029,350 1,210,970 18%
1,979,866 2,131,917 8%

847 SETIF 6,090,126 7,460,486 23%


2,030,794 2,690,901 33% 2,126,813
2,355,034 11% 231,880 415,425 79%
1,700,639 1,999,125 18%

Total 152,918,658 180,773,070 18%


52,938,822 62,662,374 18% 59,639,621
67,731,473 14% 15,758,222 19,343,530 23%
24,581,993 31,035,692 26%

Emplois Directs (Encours Directs)

Total Crédits Directs


Crédits dʹExploitation Crédits dʹInvestissement
Crédits Immobliers Crédits Consommation
CODE DGE

٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07


٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07 ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬
evo.06/07 ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬ evo.06/07 ٠٦-‫ديسمبر‬
٠٧-‫ديسمبر‬ evo.06/07

832 ALGER 10,314,125 11,977,676 16%


3,575,737 3,967,688 11% 4,167,384
5,587,521 34% 1,471,217 1,511,289 3%
120,155 31,001 -74%

833 ORAN 8,405,424 8,656,366 3%


2,148,702 1,506,904 -30% 3,306,814
3,822,526 16% 1,770,152 2,128,530 20%
56,945 88,404 55%

834 MOSTAGA 4,256,272 4,350,230 2%


1,029,572 742,495 -28% 1,412,938
1,559,063 10% 1,770,241 2,015,683 14%
43,521 32,989 -24%

835 CONSTAN 5,316,985 6,019,637 13%


636,933 1,241,841 95% 1,848,657
1,739,153 -6% 2,078,220 2,312,208 11%
67,562 169,778 151%

836 BATNA 3,699,846 4,058,711 10%


1,227,920 982,646 -20% 953,621
1,395,189 46% 1,289,935 1,504,829 17%
228,371 176,047 -23%

837 ANNABA 4,884,747 5,370,349 10%


804,364 1,018,028 27% 1,482,783
1,680,733 13% 1,999,724 2,164,855 8%
84,437 132,235 57%

838 CHLEF 4,803,963 6,391,387 33%


2,141,755 2,346,523 10% 1,257,661
2,429,258 93% 1,207,754 1,460,890 21%
189,389 140,701 -26%

839 TIZI-OUZO 4,225,631 5,695,066 35%


1,329,674 1,464,912 10% 2,409,867
3,668,149 52% 463,881 548,282 18%
22,210 13,724 -38%

840 TLEMCEN 2,949,184 3,184,638 8%


1,552,647 1,600,842 3% 614,452
698,480 14% 757,638 849,685 12%
24,447 35,630 46%

841 S-E-G 3,181,108 3,232,900 2%


1,016,041 669,044 -34% 1,454,834
1,793,373 23% 667,150 707,411 6%
43,082 63,072 46%

842 BECHAR 1,497,180 1,694,262 13%


123,260 97,061 -21% 923,742
1,111,513 20% 438,048 480,021 10%
12,130 5,666 -53%

843 GHARDAIA 3,117,302 3,464,699 11%


1,079,616 869,400 -19% 1,430,998
1,986,992 39% 549,947 579,699 5%
56,740 28,609 -50%

844 BEJAIA 4,231,779 5,242,668 24%


1,473,493 1,731,072 17% 2,297,557
2,979,639 30% 452,845 527,277 16%
7,884 4,679 -41%

845 BLIDA 12,115,575 11,630,744 -4%


4,903,209 4,707,819 -4% 5,917,915
5,645,130 -5% 1,179,958 1,208,955 2%
114,494 68,840 -40%

846 BOUMERD 4,467,835 5,645,966 26%


1,804,899 2,454,764 36% 2,048,925
2,600,971 27% 613,277 588,186 -4%
734 2,045 179%

847 SETIF 4,510,556 5,287,259 17%


959,280 1,639,140 71% 2,461,421
2,543,802 3% 1,069,429 1,080,552 1%
20,426 23,766 16%

Total 81,977,512 91,902,560 12%


25,807,103 27,040,179 5% 33,989,569
41,241,493 21% 17,779,415 19,668,351 11%
1,092,527 1,017,186 -7%

----------------------- Page 124-----------------------

Total Crédits
Total Crédits Taux de Taux de
Ressources DZD Ressources DZD
Prêts sur gâges
CODE DGE Directs
Directs Réemplois Réemplois

(empl/ress) (empl/ress )
٠٦-‫ديسمبر‬ ٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬
٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬ ٠٧-‫ديسمبر‬
evo.06/07

832 ALGER 27,290,136 33,308,952 10,314,125


11,977,676 36% 38% 979,631
880,177 -10.15%
833 ORAN 10,913,437 12,872,496 8,405,424
8,656,366 67% 77% 1,122,810
1,110,002 -1.14%

834 MOSTAGA 12,789,724 16,298,317 4,256,272


4,350,230 27% 33%
0.00%

835 CONSTAN 6,404,726 7,461,436 5,316,985


6,019,637 81% 83% 685,613
556,659 -18.81%

836 BATNA 7,814,111 10,183,615 3,699,846


4,058,711 40% 47%
0.00%

837 ANNABA 8,120,148 9,506,729 4,884,747


5,370,349 56% 60% 513,439
374,497 -27.06%
838 CHLEF 7,885,920 9,473,655 4,803,963
6,391,387 67% 61% 7,405
14,016 89.28%

839 TIZI-OUZO 17,435,084 20,452,488 4,225,631


5,695,066 28% 24%
0.00%

840 TLEMCEN 5,648,721 6,905,945 2,949,184


3,184,638 46% 52%
0.00%

841 S-E-G 4,477,218 5,737,783 3,181,108


3,232,900 56% 71%
0.00%

842 BECHAR 1,692,973 2,189,130 1,497,180


1,694,262 77% 88%
0.00%

843 GHARDAIA 5,588,889 6,484,673 3,117,302


3,464,699 53% 56%
0.00%

844 BEJAIA 10,605,647 10,760,984 4,231,779


5,242,668 49% 40%
0.00%

845 BLIDA 12,360,377 13,305,174 12,115,575


11,630,744 87% 98%
0.00%

846 BOUMERD 7,801,421 8,371,205 4,467,835


5,645,966 67% 57%
0.00%

847 SETIF 6,090,126 7,460,486 4,510,556


5,287,259 71% 74%
0.00%
Total 152,918,658 180,773,070 81,977,512
91,902,560 51% 54% 3,308,898
2,935,351 -11.29%

Evolution des Ressources Décembre 2006-2007


Evolution des Emplois Décembre 2006-2007

Milliers
Milliers

35,000
14,000

30,000
12,000

25,000
10,000

20,000
8,000

15,000
6,000

10,000
4,000

5,000
2,000

0
0

832 833 834 835 836 837 838 839


840 841 842 843 844 845 846 847
832 833 834 835 836 837 838 839 840
841 842 843 844 845 846 847

٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬
٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬

----------------------- Page 125-----------------------

Structure des Ressources en Dinars au niveau Banque

٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬
Ressources
Montant % Montant
%

Ressources à Vu 52,938,822 35% 62,662,374


35%

Ressources Rém 59,639,621 39% 67,731,473


37%

Ressources àTer 15,758,222 10% 19,343,530


11%
es Ressourc 24,581,993 16% 31,035,692
17%
Autr

Total 152,918,658 100% 180,773,070


100%

Structure des Ressources - Décembre 06


Structure des Ressources - Décembre 07

16%
17%
35%
11% 35%
10%

39%
Ressources à Vue
37% Ressources à Vue

essou ces é u e ée

Ressources Rémunerée
Ressources Rémunerée

Ressources Rémunerée

Ressources àTerme

Ressources àTerme

Autres Ressources

Autres Ressources

Structure des Emplois en Dinars au niveau Banque

٠٧-‫ديسمبر‬ ٠٦-‫ديسمبر‬
Emplois
Montant % Montant
%

Crédits dʹExploi 25,807,103 31% 27,040,179


29%

Crédits dʹInvest 33,989,569 41% 41,241,493


45%

Crédits Immobl 17,779,415 22% 19,668,351


21%

Crédits Consom 1,092,527 1% 1,017,186


1%
Prêts sur gâges 3,308,898 4% 2,935,351
3%

Total 81,977,512 100% 91,902,560


100%

Structure des Emplois - Décembre 06


Structure des Emplois - Décembre 07

1%

22%
32%

1%
4%
21%

3%

30%

Crédits d'Exploitation
45%

Crédits d'Exploitation

Crédits d'Investissement

Crédits d'Investissement

Crédits Immobliers

Crédits Immobliers
41%
Crédits Consommation
Crédits Consommation

Prêts sur gâges


Prêts sur gâges

----------------------- Page 126-----------------------

Annexe 06

BDL/DOCG

La Situation des créances non performantes

Impayés aux Remboursements et les Créances Litigieuses et Contentieuses

Réseau BDL
Unité en Milliers de Dinars

Total des créances


Créances
Douteuses/Litigieuses (B) Créances Contentieuses (C)
Crédits Directs Crédits Directs Brut
Réseau BDL Impayés Aux Remboursements (A)
IAR+Litigieuses+Contentieuses
12-06 12-07 Evo 12-06 12-07
Evo 12-06 12-07 Evo 12-06 12-07
Evo 12-06 12-07 Evo 12-06 12-07
Evo
Alger 128,480 287,000 123% 334,910 331,874
-1% 2,236,195 2,215,800 - 1% 2,699,585 2,834,673
5% 9,334,493 11,246,878 20% 12,034,078 14,081,552
17%
Oran 141,583 98,156 -31% 159,137 195,681
23% 742,023 776,106 5% 1,042,743 1,069,942
3% 7,282,614 7,909,571 9% 8,325,357 8,979,513
8%
Mostag 119,325 139,711 17% 270,411 439,539
63% 982,966 1,075,314 9% 1,372,702 1,654,563
21% 4,256,272 4,439,059 4% 5,628,974 6,093,622
8%
Constant 107,004 56,828 -47% 196,139 297,735
52% 357,481 501,012 40% 660,624 855,575
30% 4,631,372 5,658,566 22% 5,291,996 6,514,141
23%
Batna 63,772 120,925 90% 228,561 233,837
2% 750,315 750,854 0% 1,042,648 1,105,616
6% 3,699,846 4,193,535 13% 4,742,494 5,299,150
12%
Annaba 44, , , ,
, , , ,
, , , , , , , ,
,605 113,079 154% 285,996 101,305
-65% 166,897 392,096 135% 497,498 606,480
22% 4,371,308 5,311,688 22% 4,868,806 5,918,168
22%
Chlef 158,842 175,628 11% 328,025 119,748
-63% 259,777 518,800 100% 746,644 814,176
9% 4,796,559 6,496,108 35% 5,543,202 7,310,285
32%
Tizi-ouzo 31,574 78,785 150% 10,077 16,441
63% 193,390 193,892 0% 235,041 289,118
23% 4,225,631 5,669,155 34% 4,460,673 5,958,273
34%
Tlemcen 36,325 46,444 28% 12,537 25,258
101% 292,097 286,021 -2% 340,959 357,723
5% 2,989,231 3,088,422 3% 3,330,190 3,446,144
3%
S-E-G 125,893 168,128 34% 42,053 62,775
49% 255,065 327,541 28% 423,011 558,444
32% 3,181,108 3,267,626 3% 3,604,118 3,826,070
6%
Bechar 53,057 135,502 155% 28,368 29,611
4% 320,171 343,413 7% 401,596 508,527
27% 1,497,180 1,726,107 15% 1,898,776 2,234,634
18%
Ghardaia 252,325 363,893 44% 30,147 75,280
150% 241,118 251,246 4% 523,591 690,419
32% 3,117,302 3,502,065 12% 3,640,893 4,192,484
15%
Béjaia 82,910 67,481 -19% 111,478 113,836
2% 65,163 64,617 -1% 259,550 245,934
-5% 4,231,779 5,239,281 24% 4,491,329 5,485,216
22%
Blida 342,901 283,078 -17% 541,058 714,854
32% 4,923,250 5,680,069 15% 5,807,209 6,678,001
15% 12,115,575 11,871,239 -2% 17,922,784 18,549,240
3%
Boumerdes 254,666 86,778 -66% 181,028 156,962
-13% 411,769 715,338 74% 847,463 959,079
13% 4,467,835 5,682,654 27% 5,315,297 6,641,733
25%
Setif 310,183 442,818 43% 169,575 163,317
-4% 216,902 209,862 -3% 696,661 815,997
17% 4,510,556 5,330,376 18% 5,207,217 6,146,374
18%
Total 2,253,446 2,664,233 18% 2,929,499 3,078,053
5% 12,414,578 14,301,980 15% 17,597,524 20,044,267
14% 78,708,660 90,632,331 15% 96,306,184 110,676,597
15%

Le niveau des créances non performantes

Taux des Impayés Aux


Taux des Créances
Niveau global des Créances non

Taux des Créances Contentieuses (C)


Réseau BDL Remboursements (A)
Douteuses/Litigieuses (B)
Performantes
12-06 12-07
Evo 12-06 12-07 Evo 12-06 12-07
Evo 12-06 12-07 Evo
Alger 1.07% 2.04%
91% 2.78% 2.36% -15% 18.58% 15.74%
-15% 22.43% 20.13% -10%
Oran 1.70% 1.09%
-36% 1.91% 2. 18% 14% 8.91% 8.64%
-3% 12.52% 11.92% -5%
Mostag 2.12% 2.29%
8% 4.80% 7.21% 50% 17.46% 17.65%
1% 24.39% 27.15% 11%
Constant 2.02% 0.87%
-57% 3.71% 4.57% 23% 6.76% 7.69%
14% 12.48% 13.13% 5%
Batna 1.34% 2.28%
70% 4.82% 4.41% -8% 15.82% 14.17%
-10% 21.99% 20.86% -5%
Annaba 0.92% 1.91%
109% 5.87% 1.71% -71% 3.43% 6.63%
93% 10.22% 10.25% 0%
Chlef 2.87% 2.40%
-16% 5.92% 1.64% -72% 4.69% 7.10%
51% 13.47% 11.14% -17%
Tizi-ouzo 0.71% 1.32%
87% 0.23% 0.28% 22% 4.34% 3.25%
-25% 5.27% 4.85% -8%
Tlemcen 1.09% 1.35%
24% 0.38% 0.73% 95% 8.77% 8.30%
-5% 10.24% 10.38% 1%
S-E-G 3.49% 4.39%
26% 1.17% 1.64% 41% 7.08% 8.56%
21% 11.74% 14.60% 24%
Bechar 2.79% 6.06%
117% 1.49% 1.33% -11% 16.86% 15.37%
-9% 21.15% 22.76% 8%
Ghardaia 6.93% 8.68%
25% 0.83% 1.80% 117% 6.62% 5.99%
-10% 14.38% 16.47% 15%
Béjaia 1.85% 1.23%
-33% 2.48% 2.08% - 16% 1.45% 1.18%
-19% 5.78% 4.48% -22%
Blida 1.91% 1.53%
-20% 3.02% 3.85% 28% 27.47% 30.62%
11% 32.40% 36.00% 11%
Boumerdes 4.79% 1.31%
-73% 3.41% 2.36% -31% 7.75% 10.77%
39% 15.94% 14.44% -9%
Setif 5.96% 7.20%
21% 3.26% 2.66% -18% 4.17% 3.41%
-18% 13.38% 13.28% -1%
Total 2.34% 2.41%
3% 3.04% 2.78% -9% 12.89% 12.92%
0% 18.27% 18.11% -1%

----------------------- Page 127-----------------------

Le détail des impayés aux


remboursements & des créances litigieuses et contentieuses

A - IMPAYES AUX REMBOURSEMENTS


Unité en Milliers de Dinars

IAR sur Chèques ou Effets escomptés GL : "260"-"282"


IAR sur crédits aux particuliers GL : "270"-"271" IAR
sur crédits spécifiques GL : "272"-"273"

Réseau BDL IAR "282"


IAR sur crédit consom. IAR sur crédit immob. IAR
sur crédit CNAC IAR sur crédit Micro-Entrep.
Effet/Chèq escomptés non payés
12-06 12-07 Evo 12-06 12-07 Evo
12-06 12-07 Evo 12-06 12-07 Evo 12-06
12-07 Evo 12-06 12-07 Evo
Alger 0 1,195 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
47,358 33,093 -30% 11,402 9,829 -14% 135
5,204 3763.52% 25,819 63,072 144%
Oran 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
2,114 5,953 182% 18,806 29,515 57% 0
588 #DIV/0! 21,579 19,595 -9%
Mostag 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
11,486 15,277 33% 27,974 45,503 63% 0
296 #DIV/0! 10,327 33,162 221%
Constant 0 0 #DIV/0! 10 0 -100%
33,787 5,094 -85% 38,193 10,478 -73% 100
1,696 1596.18% 8,826 25,218 186%
Batna 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
27,037 36,508 35% 20,151 24,706 23%
1,753 5,859 234.16% 6,564 32,102 389%
Annaba 0 1,186 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
4,543 3,635 -20% 11,514 13,673 19% 103
1,798 1640.06% 4,836 18,382 280%
Chlef 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
41,386 15,657 -62% 25,247 33,174 31% 20
92 362.98% 73,406 100,309 37%
Tizi-ouzo 0 0 #DIV/0! 8 0 -100%
1,740 1,753 1% 3,064 3,144 3% 462
4,610 898.84% 18,343 31,364 71%
Tlemcen 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
874 2,569 194% 2,086 5,845 180% 62
983 1482.51% 2,450 4,507 84%
S-E-G 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
20,533 11,963 -42% 13,927 6,138 -56% 0
621 #DIV/0! 5,282 13,968 164%
Bechar 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
1,534 2 -100% 3,675 1,626 -56% 0
917 #DIV/0! 1,397 16,886 1109%
Ghardaia 8,535 8,535 0% 0 0 #DIV/0!
1,167 4,245 264% 2,892 7,924 174% 110
766 593.62% 2,258 13,689 506%
Ghardaia 8,535 8,535 0% 0 0 #DIV/0!
1,167 4,245 264% 2,892 7,924 174% 110
766 593.62% 2,258 13,689 506%
Béjaia 2,287 6,818 198% 0 0 #DIV/0!
507 464 -9% 242 390 61% 0
802 #DIV/0! 5,027 25,097 399%
Blida 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
9,722 21,954 126% 5,970 14,140 137% 0
588 #DIV/0! 3,868 22,635 485%
Boumerdes 192,932 0 -100% 0 0 #DIV/0!
78 272 247% 7,034 11,015 57% 0
1,064 #DIV/0! 31,550 58,087 84%
Setif 118,864 157,348 32% 0 0 #DIV/0!
161 306 90% 3,632 4,896 35% 0
0 #DIV/0! 2,627 15,045 473%
Total 322,618 175,081 -46% 19 0 -100%
204,029 158,745 -22% 195,809 221,995 13%
2,745 25,884 843% 224,160 493,119 120%

IAR sur crédits aux


entreprises GL : "274"-"275"-"276"-"277"

Total Impayés aux Remboursements


Réseau BDL IAR sur crédit au secteur PRV IAR sur crédit secteur PB
IAR sur crédit prom immob. IAR sur crédit LT aux Etp

12-06 12-07 Evo 12-06 12-07 Evo


12-06 12-07 Evo 12-06 12-07 Evo 12-06
12-07 Evo
Alger 43,767 139,598 219% 0 35,010 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 128,480
287,000 123%
Oran 99,084 42,505 -57% 0 0 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 141,583
98,156 -31%
Mostag 69,538 45,472 -35% 0 0 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 119,325
139,711 17%
Constant 26,088 14,343 -45% 0 0 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 107,004
56,828 -47%
Batna 8,266 21,750 163% 0 0 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 63,772
120,925 90%
Annaba 23,608 74,119 214% 0 0 #DIV/0!
0 286 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 44,605
113,079 154%
Chlef 18,783 26,396 41% 0 0 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 158,842
175,628 11%
Tizi-ouzo 7,957 37,914 377% 0 0 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 31,574
78,785 150%
Tlemcen 28,421 32,539 14% 2,432 0 -100%
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 36,325
46,444 28%
S-E-G 84,573 135,437 60% 1,579 0 -100%
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 125,893
168,128 34%
Bechar 0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 46,450 116,072 150% 53,057
135,502 155%
Ghardaia 110,713 71,094 -36% 126,650 257,641 103%
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 252,325
363,893 44%
Béjaia 74,454 33,518 -55% 392 392 0%
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 82,910
67,481 -19%
Blida 202,820 223,761 10% 0 0 #DIV/0!
120,521 0 -100% 0 0 #DIV/0!
342,901 283,078 -17%
Boumerdes 23,071 16,340 -29% 0 0 #DIV/0!
0 0 #DIV/0! 0 0 #DIV/0! 254,666
86,778 -66%
Setif 166,900 245,374 47% 0 1,850 #DIV/0!
18,000 18,000 0% 0 0 #DIV/0!
310,183 442,818 43%
Total 988,043 1,160,159 17% 131,053 294,893 125%
138,521 18,286 -87% 46,450 116,072 150%
2,253,446 2,664,233 18%

----------------------- Page 128-----------------------

B - CREANCES DOUTEUSES LITIGIEUSES


Unité en Milliers de Dinars

Créances douteuses et
litigieuses GL : "280"-"281"-"283"-"284"

Total créances douteuses litigieuses


Réseau BDL Créances litig c/c PRV Créances litig cpt/chq
Créances litig Adm/Collect Créances litig Empl. jeune
12-06 12-07 Evo 12-06 12-07
Evo 12-06 12-07 Evo 12-06 12-07
Evo 12-06 12-07 Evo
Alger 85,026 78,289 -8% 94,048 106,327
13% 0 1,620 #DIV/0! 155,836 145,637
-7% 334,910 331,874 -1%
Oran 82,532 118,542 44% 9,300 12,541
35% 0 0 -100% 67,304 64,598
-4% 159,137 195,681 23%
Mostag 82,478 194,058 135% 43,858 43,861
0% 128,299 171,676 34% 15,776 29,944
90% 270,411 439,539 63%
Constant 94,414 69,834 -26% 22,094 96,278
336% 0 13,500 #DIV/0! 79,630 118,123
48% 196,139 297,735 52%
Batna 133,846 128,052 -4% 23,927 34,500
44% 0 575 #DIV/0! 70,787 70,710
0% 228,561 233,837 2%
Annaba 254,307 12,474 -95% 13,977 16,644
19% 5,665 52,369 824% 12,047 19,817
64% 285,996 101,305 -65%
Chlef 147,129 47,833 -67% 3,054 37,186
1118% 0 0 #DIV/0! 177,841 34,729
-80% 328,025 119,748 -63%
Tizi-ouzo 2,494 7,736 210% 4,146 4,295
4% 0 0 #DIV/0! 3,436 4,411
28% 10,077 16,441 63%
Tlemcen 4,290 1,514 -65% 3,713 7,403
99% 0 8,058 #DIV/0! 4,534 8,284
83% 12,537 25,258 101%
S-E-G 17,584 22,494 28% 6,285 24,009
282% 0 0 #DIV/0! 18,185 16,272
-11% 42,053 62,775 49%
Bechar 26 66 151% 22,293 20,563
-8% 0 0 #DIV/0! 6,049 8,982
48% 28,368 29,611 4%
Ghardaia 11,617 32,579 180% 13,265 23,894
80% 0 0 #DIV/0! 5,265 18,807
257% 30,147 75,280 150%
Béjaia 26,645 31,578 19% 4,473 8,656
93% 0 0 #DIV/0! 80,359 73,602
-8% 111,478 113,836 2%
Blida 261,085 419,853 61% 109,942 135,184
23% 0 2,910 #DIV/0! 170,031 156,908
-8% 541,058 714,854 32%
Blida 261 085 419 853 61% 109 942 135 184
23% 0 2 910 #DIV/0! 170 031 156 908
8% 541 058 714 854 32%
Boumerdes 52,349 43,420 -17% 27,355 26,071
-5% 13,665 0 -100% 87,660 87,471
0% 181,028 156,962 -13%
Setif 124,577 117,858 -5% 26,899 30,758
14% 1,842 0 -100% 16,257 14,701
-10% 169,575 163,317 -4%
Total 1,380,401 1,326,180 -4% 428,631 628,170
47% 149,470 250,708 68% 970,997 872,995
-10% 2,929,499 3,078,053 5%

C - CREANCES CONTENTIEUSES
Créances contentieuses GL : "285"-"286"-"287"-"288"-"289"

Total Créances Contentieuses


Réseau BDL Créances cont / empl. jeune Créances cont/créd. bonif
Créances content. c/c PRV Créances content/compte chèque
Créances contentieuses c/c PB

12-06 12-07 Evo 12-06 12-07


Evo 12-06 12-07 Evo 12-06 12-07
Evo 12-06 12-07 Evo 12-06 12-07
Evo
Alger 197,600 209,926 6% 277 277
0% 2,016, 145 1,981,508 -2% 22,172 24,088
9% 0 0 #DIV/0! 2,236,195 2,215,800
-1%
Oran 43,960 52,251 19% 0 0
#DIV/0! 694,781 717,041 3% 3,281 6,814
108% 0 0 #DIV/0! 742,023 776,106
5%
Mostag 195,262 182,077 -7% 2,839 8,072
184% 772,327 867,855 12% 12,538 17,309
38% 0 0 #DIV/0! 982,966 1,075,314
9%
Constant 108,144 107,348 -1% 0 0
#DIV/0! 242,112 385,997 59% 7,225 7,667
6% 0 0 #DIV/0! 357,481 501,012
40%
Batna 236,588 232,412 -2% 4,208 4,172
-1% 495,343 500,087 1% 14,176 14,182
0% 0 0 #DIV/0! 750,315 750,854
0%
Annaba 44,747 44,603 0% 0 0
#DIV/0! 83,041 308,924 272% 39,109 38,569
-1% 0 0 #DIV/0! 166,897 392,096
135%
Chlef 134,785 295,293 119% 3,558 3,558
0% 114,980 210,727 83% 6,454 9,221
43% 0 0 #DIV/0! 259,777 518,800
100%
Tizi-ouzo 26,387 29,824 13% 0 0
#DIV/0! 158,883 155,970 -2% 8,120 8,097
0% 0 0 #DIV/0! 193,390 193,892
0%
Tlemcen 68,032 65,772 -3% 0 0
#DIV/0! 223,465 218,787 -2% 599 1,462
144% 0 0 #DIV/0! 292,097 286,021
-2%
S-E-G 91,600 97,516 6% 0 0
#DIV/0! 158,723 223,729 41% 4,742 6,296
33% 0 0 #DIV/0! 255,065 327,541
28%
Bechar 56,947 56,866 0% 66 66
0% 252,782 275,321 9% 10,377 11,161
8% 0 0 #DIV/0! 320,171 343,413
7%
Ghardaia 52,730 52,900 0% 0 0
#DIV/0! 183,333 190,794 4% 5,056 7,552
49% 0 0 #DIV/0! 241,118 251,246
4%
Béjaia 15,249 14,748 -3% 71 71
0% 49,694 49,650 0% 149 149
0% 0 0 #DIV/0! 65,163 64,617
-1%
Blida 189,415 220,990 17% 0 0
#DIV/0! 4,707,631 5,429,695 15% 26,204 29,384
12% 0 0 #DIV/0! 4,923,250 5,680,069
15%
Boumerdes 131,502 124,550 -5% 0 0
#DIV/0! 266,166 576,702 117% 14,101 14,086
0% 0 0 #DIV/0! 411,769 715,338
74%
Setif 82,546 80,574 -2% 0 0
#DIV/0! 119,548 114,480 -4% 14,807 14,807
0% 0 0 #DIV/0! 216,902 209,862
-3%
Total 1,675,494 1,867,652 11% 11,019 16,215
47% 10,538,954 12,207,269 16% 189,111 210,845
11% 0 0 #DIV/0! 12,414,578 14,301,980
15%

----------------------- Page 129-----------------------

Annexe 07

BANQUE DE DEVELOPPEMENT LOCAL

Direction d'Organisation et de Contrôle de Gestion

Departement Contrôle de Gestion

Suivi des Objectifs commerciaux 2007

CONSOLIDE BANQUE

Ressources clientèle
Intitulées Stock 31/12/2006 Stock 31/12/2007 Flux
Net Objectif 2007 en Taux de Taux Évolution

flux Réalisation
Comptes chèques 16,483,297 17,779,875
1,296,578 3,838,500 33.8% 7.87%
Comptes courants 36,455,525 44,883,012
8,427,487 8,286,000 101.7% 23.12%
Livrets d’épargne 59,639,621 67,731,473
8,091,852 4,745,500 170.5% 13.57%
Ressources à Vue 112,578,443 130,394,360
17,815,917 16,870,000 105.6% 15.83%
Bons de Caisse 9,033,542 9,647,077
613,534 1,943,500 31.6% 6.79%
Dépôts à termes 6,724,680 9,696,454
2,971,774 1,301,500 228.3% 44.19%
Ressources à Terme 15,758,222 19,343,530
3,585,308 3,245,000 110.5% 22.75%
Total Ressources 128,336,665 149,737,890
21,401,225 20,115,000 106.4% 16.68%
Emplois clientèle
Encours en Encours en Nombre
de

Montant des Objectif 2007 en Taux de

j
I tit lé
Intitulées P t f ill P t f ill D i

Portefeuille au Portefeuille au
Dossiers

Crédits mobilisé flux Réalisation


31/12/2006 31/12/2007
mobilisé
Crédits Exploitation 1,144,816 3,636,354
1,966 12,269,067 7,735,000 158.62%
Crédits Investissement 23,826,922 27,530,734 639
14,194,269 12,921,000 109.85%
Promotion Immobilière 750,890 2,338,379 11
2,285,441 5,827,000 39.22%
Crédits aux Entreprises 25,722,628 33,505,467
2,616 28,748,777 26,483,000 108.56%
Crédits Immobiliers 17,842,492 19,702,682
5,403 3,861,589 4,567,500 84.54%
Crédit consommation 1,014,506 1,021,549
3,912 716,482 124,700 574.56%
Crédits aux Particuliers 18,856,998 20,724,231
9,315 4,578,071 4,692,200 97.57%
Crédits Spécifiques Ansej 5,151,395 7,612,673
2,270 3,662,624 2,250,600 162.74%
Crédits Spécifiques Cnac 715,859 1,359,737 665
916,260 1,388,800 65.97%
Crédits Spécifiques Angem 0 78,639 306
73,882 400,700 18.44%
Crédits Spécifiques 5,867,254 9,051,050
3,241 4,652,766 4,040,100 115.16%
Total Crédits 50,446,880 63,280,748
15,172 37,979,615 35,215,300 107.85%
Autres objectifs commerciaux
Objectif 2007 en Réalisation au Taux
de
Intitulées
flux 31/12/2007
Réalisation
Nbre de domiciliations Import 8,202 9,162
111.70%
Nbre de domiciliation Export 559 330
59.03%
Nbre de Crédoc ouvert 1,617 628
38.84%
Cautions 7,648,800 12,535,831
163.89%
Avals 2,068,000 3,040,959
147.05%
Nombre de comptes à ouvrir 33,189 42,592
128.33%
Dont comptes commerciaux 7,660 9,602
125.35%
Nombre de TPE placés 1,000 302
30.20%
Nombre de cartes placées 30,000 8,562
28.54%
Nbr de dossiers recouvreés 4,087 9,766
238.95%
Recouvrement des créances 1,260,001 1,708,843
135.62%

----------------------- Page 130-----------------------

Annexe 08
Groupe d’Exploitation de …….. ….. Agence
Agence Agence Agence Agence total

01
02 03 04 05

ACTIVITE CREDIT

I) Crédits aux entreprises

I-1) Crédits d’exploitation

Nombre de dossiers autorisés pendent le mois

Nombre de dossiers mobilisés pendent le mois

Dont le montant est supérieur à dix millions.

I-2) Crédit d’investissement

Nombre de dossiers autorisés pendent le mois

Nombre de dossiers mobilisés pendent le mois

Dont le montant est supérieur à dix millions.

II) Crédits aux particuliers

II-1) Crédits immobiliers

Nombre de dossiers autorisés pendent le mois

Nombre de dossiers mobilisés pendent le mois

II-2) Crédits à la consommation

Nombre de dossiers autorisés pendent le mois

Nombre de dossiers mobilisés pendent le mois

III) Crédits spécifiques

III-1) Crédits à la micro entreprise


Nombre de dossiers autorisés pendent le mois

Nombre de dossiers mobilisés pendent le mois

III-2) Crédits « dispositif CNAC »

Nombre de dossiers autorisés pendent le mois

Nombre de dossiers mobilisés pendent le mois

ACTIVITE COMMERCE

EXTERIEUR

Nombre de domiciliations import

Nombre de domiciliations export

Nombre de crédits documentaires ouverts

Montant de crédits documentaires ouverts

DEMARCHES COMMERCIALES

Nombre de clients visités durant le mois

Nombre de comptes ouverts

Nombre de comptes clôturés

Nombres de cartes placées

Nombre de TPE placés

Opérations de recouvrement

Nombre de dossiers recouvrés

Montant des recouvrements

Nombre de dossiers enrôlés


Nombre de décisions de justices rendues

Nombres de décisions de justices exécutées

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LA TABLE DES MATIERES

Page

Sommaire

Introduction.......................................................................
...............................................................…...1

CHAPITRE PRELIMINAIRE : LE CONTROLE DE GESTION

Introduction………………………………………………………………………………………………………………………………………5
1. Définition ……………………………………………….…………………………………………………………………………….6
2. Le processus du contrôle de gestion…….……………………………………………………………………………….6
2.1. Définition d’un référentiel………………………………………………………………………………………..7
2.2. La mesure des résultats…………………………………………………………………………………………….7
2.3. L’analyse des écarts………………………………………………………………………………………………….7
2.4.
La prise de décisions correctives……………………………………………………………………………….7
3.
La dynamique du processus : L’articulation des trois pôles……………………………………………………7
3.1. Les objectifs………………………………………………………………………………………………………………7
3.2. Les moyens (les ressources)………………………………………………………………………………………7
3.3. Les résultats………………………………………………………………………………………………………………7
4. Les missions du contrôle de gestion………………………………………………………………………………………8
4.1.
Organiser Un Système D’information Orienté Vers La Décision………………………………..8
4.2.
Garantir La Médiation Entre Stratégie Et Opérations………………………………………………..8
4.3.
Maîtriser L’activité Et Améliorer La Performance……………………………………………………..9
5. Les outils du contrôle de gestion…………………………………………………………………………………………..9
5.1. La Mesure De La Rentabilité……………………………………………………………………………………..9
5.2. La Gestion Prévisionnelle………………………………………………………………………………………..10
5.3. Les Tableaux De Bord………………………………………………………………………………………………11
6.
Les autres outils du contrôle de gestion ……………………………………………………………………………..11
6.1. Le système d’information comptable……………………………………………………………………..11

6.1.1.
La Comptabilité Générale…………………………………………………………………………..11
6.1.2. La Comptabilité Analytique…………………………………………………………………………
11
6.2. Le système de reporting………………………………………………………………………………………….12
6.2.1. Les Données Statistiques……………………………………………………………………………12

6.2.2. Le Reporting……………………………………………………………………………………………….12
6.3. Le Management Instrument System MIS………………………………………………………………..12
Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………………….13

CHAPITRE 1 : LES CONCEPTS GENERAUX DU TABLEAU DE BORD

Introduction…………………………………………………………………………………………………………………………………….14

SECTION 1 : Définition, Caractéristiques Et Outils Du Tableau De Bord


1. Définition …………………………………………………………………………………………………………………………..15
2. Caractéristiques Du Tableau De Bord………………………………………………………………………………….15
2.1.
La Conformité A La Règle Des Trois « U » ……………………………………………………………….16
2.2. L’anticipation Des Evénements ………………………………………………………………………………16
2.3. La Simplicité Des Indicateurs ………………………………………………………………………………….16

2.4. Une Animation Interne……………………………………………………………………………………………16


2.5. Une Présentation Adéquate…………………………………………………………………………………..16

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2.6. Un Contenu Synoptique Et Agrégé…………………………………………………………………………16


2.7.
La Rapidité De Production Et De Transmission ……………………………………………………….16
2.8.
La Rapidité De Production Et De Transmission………………………………………………………..16
3. Les Outils Du Tableau De Bord…………………………………………………………………………………………….17
3.1. Les Valeurs Brutes Et Les Ecarts………………………………………………………………………………17
3.2. Les Ratios………………………………………………………………………………………………………………..17
3.3. Les Tableaux …………………………………………………………………………………………………………..17
3.4. Les Graphiques………………………………………………………………………………………………………18
3.5. Les Clignotants ……………………………………………………………………………………………………….19
3.6. Les Multimédias …………………………………………………………………………………………………….19
SECTION 2 : PLACE DU TABLEAU DE BORD DANS LE PILOTAGE DE LA PERFORMANCE
1.
La Nécessité Du Pilotage Par Le Tableau De Bord ……………………………………………………………….20
1.1.
Un outil qui répond aux limites des outils financiers traditionnels………………………….20
1.2.
Un outil de pilotage et d’aide aux gestionnaires……………………………………………………..21
1.3. Un outil assistant du décideur ………………………………………………………………………………..21
1.4.
Un système qui permet d’appréhender la performance de la banque……………………21
1.5. Un système qui donne l’alerte ……………………………………………………………………………….22
1.6. Un outil de dialogue et d’animation ……………………………………………………………………….22

1.7.
Un outil de motivation et de réactivité…………………………………………………………………..22
2. Les Dérives constatées sur les tableaux de bord …………………………………………………………………
23
2.1. Un tableau de bord qui n’est pas personnel……………………………………………………………
23
2.2.
Un tableau de bord qui n’est pas purement financier…………………………………………….23
2.3.
Un tableau de bord qui est surchargé d’information……………………………………………….23
2.4.
Un tableau de bord qui est conçu sans la collaboration des destinataires……………….23
2.5.
Un tableau de bord qui est considéré comme reporting ou qui est assimilé à un
système d’information opérationnel……………………………………………………………………….23
2.6. Un tableau de bord qui est statique ……………………………………………………………………….24

2.7.
Un tableau de bord n’est pas un outil de contrôle au sens surveillance et sanction.
.24
3. Les Limites Du Tableau De Bord…………………………………………………………………………………………..24
3.1. La perte de précision ……………………………………………………………………………………………..24
3.2. La mesure en temps déféré…………………………………………………………………………………….24
3.3. L’incomplétude de la mesure………………………………………………………………………………….24
3.4.
La recherche d’une représentation standardisée et universelle de l’information……25

Conclusion ………………………………………………………………………………………………………………………………………26

CHAPITRE 2 : LA MISE EN ŒUVRE ET L’ELABORATION DU TABLEAU DE BORD

Introduction ……………………………………………………………………………………………………………………………………27
SECTION 1 : CONDITIONS PREALABLES DE MISE EN PLACE D’UN TABLEAU DE BORD
1. La structure organisationnelle ………………………………………………………………………………...........
… 28
1.1. Approche par l’organigramme………………………………………………………………………………..28
1.1.1. L’organigramme hiérarchique ……………………………………………………………………28
1.1.2. L’organigramme fonctionnel………………………………………………………………………29
1.2. Approche Par Les Centres De Responsabilités…….
………………………………………………….30
1.2.1. Les centres de coûts ………………………………………………………………………………….31
1.2.2. Les centres de revenus ………………………………………………………………………………32
1.2.3. Les centres de profit ………………………………………………………………………………….32
2. La détermination des objectifs de la banque……………………………………………………………………….33
2.1. Les types de décisions……………………………………………………………………………………………34
2.2. Les caractéristiques d’un bon objectif……………………………………………………………………34

2.3. La sélection de l’objectif…………………………………………………………………………………………34


3. Le système d’information……………………………………………………………………………………………………35
3.1. L’information ………………………………………………………………………………………………………..35
3.1.1. Définition de l’information…………………………………………………………………………35

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3.1.2.
Les caractères de l’information…………………………………………………………………..36
3.1.3. Caractéristiques de l’information ………………………………………………………………
36
3.2. Le système d’information ………………………………………………………………………………………36
3.2.1. Définition du système d’information …………………………………………………………
36
3.2.2.
Les fonctions du système d’information……………………………………………………..37
3.2.3.
Caractéristiques d’un système d’information …………………………………………….37
SECTION 2 : ELABORATION ET CONCEPTION D’UN TABLEAU DE BORD
1. Les principes de conception ……………………………………………………………………………………………….39
1.1. Une cohérence avec l’organigramme………………………………………………………………………39
1.2. Un contenu synoptique et agrégé…………………………………………………………………………..39
1.3.
La rapidité d’élaboration et de transmission ………………………………………………………….40
2. Les étapes de conception…………………………………………………………………………………………………….40
2.1. L'établissement de l'organigramme de gestion ………………………………………………………
40
2.2.
L’identification des variables d’action……………………………………………………………………..41
2.3.
Le choix des indicateurs pertinents………………………………………………………………………...41
2.3.1. Définition …………………………………………………………………………………………………..42
2.3.2.
Les critères de qualité d'un indicateur………………………………………………………..42
2.3.3. La typologie des indicateurs……………………………………………………………………….43

2.3.4.
Méthode de sélection des indicateurs pertinents……………………………………….43
2.4. Le choix d’un référentiel …………………………………………………………………………………………45
2.5. La collecte des informations……………………………………………………………………………………46
2.6. La mise en forme des tableaux de bord…..………………………………………………………………46

2.6.1.
Personnaliser la présentation……………………………………………………………………..47
2.6.2. Personnaliser le contenu…………………………………………………………………………….47
3. La conduite du projet tableau de bord…………………………………………………………………………………47
3.1. Le lancement………………………………………………………………………………………………………….48
3.2. Le test…………………………………………………………………………………………………………………….48
3.3. L’utilisation et le suivi …………………………………………………………………………………………….49
Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………………….50

CHAPITRE 3 : L’EXPLOITATION DU TABLEAU DE BORD

Introduction ……………………………………………………………………………………………………………………………………51
SECTION 1 : ORGANISATION DU SYSTEME DE TABLEAU DE BORD
1. Les principes de mise en place d'un système de tableaux de bord…………………..
………………… 52
1.1. La continuité du contrôle ……………………………………………………………………………………….52
1.2. La délégation de pouvoir…………………………………………………………………………………………52
1.3. Principe gigogne……………………………………………………………………………………………………..53
2. La composition du système de tableaux de bord………………………………………………………………..54
2.1. Les tableaux de bord décentralisés ………………………………………………………………………..54

2.1.1.
Les indicateurs du tableau de bord décentralisé………………………………………..54
2.1.2.
Articulation axes stratégiques / facteurs clés de succès / indicateurs…………55
2.2.
Le tableau de bord de la direction générale…………………………………………………………….57
3.
le tableau de bord et le système d’information………………………………………………………………….57
3.1. La micro‐
informatique au service du tableau de bord …………………………………………….58
3.2. Les bases d’information décisionnelle ……………………………………………………………………58

3.2.1. Le DATA WAREHOUSE ……………………………………………………………………………….58


3.2.2.
Les systèmes opérationnels intégrés : Entreprise Resource Planning (ERP)..60
3.3.
Les outils d’interrogation et de diffusion ………………………………………………………………..61
3.3.1. Les tableurs ……………………………………………………………………………………………….61
3.3.2. L’entreprise information system (EIS)
………………………………………………………..62
SECTION 2 : L’UTILISATION ET L’EXPLOITATION DU TABLEAU DE BORD
1. Intégration du système tableau de bord……………………………………………………………………………..63
1.1. Réussir l’implantation des tableaux de bord………………………………….
……………………….63

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1.2. Créer une culture de chiffres…………………………………………………………………………………..65


1.3. Les échanges inter‐tableaux de bord………………………………………………………………………65
1.4. L’importance du feed‐back……………………………………………………………………………………..65
2.
Les risques liés à l’implantation de tableau de bord…………………………………………………………..66
2.1.
La manipulation des informations contenues dans le tableau de bord…………………..66
2.2.
Une mal interprétation de l’objectif par les utilisateurs …………………………………………67
2.3. La sous‐
estimation des objectifs par les responsables ……………………………………………67
2.4.
Une concentration exclusive sur les indicateurs de tableau de bord ……………………...67
3.
Utilisation du tableau de bord pour l’action………………………………………………………………………..67
3.1. La périodicité…………………………………………………………………………………………………………67
3.2. Les délais d’édition …………………………………………………………………………………………………68
3.3. L’exploitation des tableaux de bord ……………………………………………………………………….68

3.3.1.
Constatation des écarts et interprétation de leurs causes…………………………68
3.3.2.
Interpréter les résultats et communiquer les constats ………………………………69
3.3.3. Définir les actions correctives ……………………………………………………………………
69
3.3.4.
Préparation du dialogue entre les différents niveaux hiérarchiques………….69
3.3.5.
Animation de l’utilisation au moyen de réunions périodiques …………………..70
3.3.6.
Faire évoluer le tableau de bord………………………………………………………………..70
Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………………….72

CHAPITRE 4 : CAS PRATIQUE

Introduction…………………………………………………………………………………………………………………………………….73

SECTION 1 : PRESENTATION DE LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT LOCAL ET DE LA DIRECTION DU

CONTROLE DE GESTION
SOUS‐SECTION 1 : PRESENTATION DE LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT LOCAL
1. Historique……………………………………………………………………………………………………………………………74
2. Objet et missions………………………………………………………………………………………………………………..74
3. Les chiffres clés de la BDL……………………………………………………………………………………………………75
SOUS‐SECTION 2 : PRESENTATION DE LA DIRECTION DU CONTROLE DE GESTION
1. Les missions…………………………………………………………………………………………………………………………77
2. Les relations ……………………………………………………………………………………………………………………….77
3. Organisation et attributions ……………………………………………………………………………………………….77
3.1.
Le Département Prévisions et Contrôle Budgétaire ……………………………………………….78
3.1.1. Attributions du Département …………………………………………………………………….78
3.1.2. Organisation du Département……………………………………………………………………78
3.2. Le Département Contrôle de Gestion …………………………………………………………………….79
3.2.1. Attributions du Département…………………………………………………………………….79
3.2.2. Organisation du Département ……………………………………………………………………80
3.3. Le Service Gestion Administrative ………………………………………………………………………….81
SECTION 2 : PROPOSITION D’UN SYSTEME DE TABLEAU DE BORD POUR LA BDL
SOUS‐SECTION 1 : PRESENTATION DU TABLEAU DE BORD DE LA BDL
1. Le système d’exploitation de la BDL…………………………………………………………………………………….82
2. Présentation du tableau de bord de la BDL………………………………………………………………………….82
2.1. Le tableau de bord de la direction générale……………………………………………………………
83
2.1.1.
Les indicateurs d’activité et de performance …………………………………………….83
2.1.2.
Les indicateurs de productivité………………………………………………………………….86
2.1.3. Indicateurs des Ressources/ Emplois …………………………………………………………
88
2.1.4.
Indicateurs des Créances non performantes ……………………………………………..90
2.1.5.
Indicateurs de suivis des objectifs commerciaux ……………………………………….92
2.2. Le tableau de bord de la direction de groupe d’exploitation (DGE)
…………………………93
2.3. Le tableau de bord agence ……………………………………………………………………………………..93
SOUS‐SECTION 2 : PROPOSITION D’UN SYSTEME DE TABLEAU DE BORD A LA BDL
1. Evaluation du système tableau de bord de la BDL ………………………………………………………………95

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1.1.
Analyse de la structuration et de l’élaboration……………………………………………………….95
1.2. Analyse des composantes……………………………………………………………………………………….96
1.3. Analyse du support de présentation……………………………………………………………………….97
2.
Proposition d’un système de tableau de bord pour le réseau d’exploitation de la BDL
………..98
2.1. Le tableau de bord agence………………………………………………………………………………………98
2.1.1. Les indicateurs d’activité…………………………………………………………………………….99

2.1.2.
Les indicateurs de productivité ………………………………………………………………….99
2.1.3. Les indicateurs de rentabilité ……………………………………………………………………
99
2.1.4.
Les indicateurs de recouvrement …………………………………………………………….100
2.1.5. Les indicateurs de qualité de service…………………………………………………………
101
2.2. Le tableau de bord DGE ……………………………………………………………………………………….101
2.3. Le tableau de bord Direction Générale …………………………………………………………………102

2.3.1. Les indicateurs de volume d’activité…………………………………………………………


102
2.3.2. Les indicateurs de productivité…………………………………………………………………
102
2.3.3.
Les indicateurs de suivi central des risques de crédit………………………………..102
2.3.4. Les indicateurs de rentabilité……………………………………………………………………
103
2.3.5. Les indicateurs généraux………………………………………………………………………….103
Conclusion …………………………………………………………………………………………………………………………………….104
Conclusion.…………….………………………………………………………………………………………………………………………105

Bibliographie…………………………………………………………………………………………………………………………………108
Liste de figures et graphiques………………………………………………………………………………………………………..110
Liste de tableaux……………………………………………………………………………………………………………………………111
Liste des annexes…………………………………………………………………………………………………………………………..112
Annexes…………………………………………………………………………………………………………………………………………113