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Mémoire de Fin d’étude 4éme année Option finances et comptabilité Répondre aux exigences du contrôle
Mémoire de Fin d’étude
4éme année
Option finances et comptabilité
Répondre aux exigences du contrôle
qualité des cabinets d’audit
ISCAE 2005-2006

Encadré par :

Mr Mohamed El Hamza Expert Comptable DPLE

Encadré par : Mr Mohamed El Hamza Expert Comptable DPLE
Encadré par : Mr Mohamed El Hamza Expert Comptable DPLE
Encadré par : Mr Mohamed El Hamza Expert Comptable DPLE
Encadré par : Mr Mohamed El Hamza Expert Comptable DPLE

Réalisé par :

Omar MEFTAH EL KHAIR

Objectif A ccompagnement des cabinets d’audit pour la mise à niveau de leurs documents internes et de leurs procédures de travail en vue de répondre aux exigences d’un éventuel contrôle qualité

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit P RÉAMBULE Durant notre stage plusieurs missions nous
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit P RÉAMBULE Durant notre stage plusieurs missions nous

PRÉAMBULE

Durant notre stage plusieurs missions nous ont été confiées. Parmi ces missions, on nous a assigné celle de la mise a niveau des documents internes de travail au sein du cabinet ainsi que l’élaboration d’un manuel de procédures internes qui répondraient aux exigences d’un éventuel contrôle qualité .

Etant donné que c’était notre première expérience au sein d’un cabinet d’audit, ce travail nous permettait d’approcher l’organisation de cette profession , ses multiples exigences et surtout l’ensemble des organes qui la régulent au MAROC et dans la plupart des pays du monde.

Cette mission avait le caractère de généralité dont devait se doter un thème de mémoire en plus le budget horaire que nous lui avons alloué était considérable.

L’ensemble de ces éléments regroupés nous a poussé à choisir ce thème

Traiter un sujet aussi théorique que le contrôle qualité au sein d’un cabinet d’audit n’a pas le trait classique d’un problème technique ou juridique auquel on devait trouver des solutions ou l’ébauche de solutions mais grâce aux apports théoriques de notre cours d’audit et l’encadrement des professionnels au sein du cabinet nous avons pu approcher les concepts techniques et pratiques qui nous ont familiarisé avec les procédures de travail en audit.

Cependant il était difficile de trouver une problématique à notre sujet, après plusieurs essais on s’est arrêté au fait que la problématique serait comment réussir cette mise à niveau dans les plus brefs des délais et au moindre coût possible tout en gagnant en efficience et en exactitude.

Notre démarche de travail était la suivante :

Phase1. Détermination des éléments qui feront objet du contrôle qualité après consultation des circulaires et publications de l’ordre des experts marocains et des organismes internationaux surtout français. (Notre choix pour les publications françaises est animé par la similitude des réglementations juridiques, comptables et financières)

Phase2.

Réunions avec les responsables et les professionnels au sein du cabinet pour vérifier les pointes relevés dans la phase 1 et les procédures et les documents internes de travail au sein du cabinet.

Phase3.

Identification des zones de faiblesses et des documents qui doivent faire l’objet d’améliorations pour répondre aux exigences du contrôle qualité.

Phase4.

Recherche et proposition d’éléments de rectification aux responsables pour approbation.

Phase5.

Validation des modifications apportées et finalisation des documents et des procédures.

apportées et finalisation des documents et des procédures. Mémoire de fin d’étude 2 Omar Meftah El
apportées et finalisation des documents et des procédures. Mémoire de fin d’étude 2 Omar Meftah El

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit P LAN DU MÉMOIRE Introduction
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit P LAN DU MÉMOIRE Introduction

PLAN DU MÉMOIRE

Introduction…………………………………….

Partie I: Diligences globales d’une mission d’audit et exigences particulières du contrôle qualité………….

I. DILIGENCES GLOBALES D’UNE MISSION D’AUDIT………………

AA. A

BB. B

CC. C

DD. D

EE. E

FF. F

GG. G

HH. H

II. I

JJ. J

KK. K

LL. L

ACCEPTATION ET MAINTIEN DE LA MISSION ………………

CONNAISSANCE ET COMPREHENSION DE L’ENTITE ………

TRAVAUX A EFFECTUER …………………………………………

OBTENTION DES ELEMENTS PROBANTS ………………………

CONTROLE INTERNE ……………………………………………

REVISION DES COMPTES …………………………………………

UTILISATION DES TRAVAUX D'AUTRES PROFESSIONNELS

FINALISATION DES TRAVAUX…………………………………

DOSSIER COURRIER……………………………………………….

DOSSIER DE TRAVAIL……………………………………………

DOSSIER PERMANENT…………………………………………….

DOSSIER ANNUEL (OU DOSSIER DE L'EXERCICE)…………….

II. EXIGENCES PARTICULIERES A RESPECTER POUR REPONDRE AU CONTROLE QUALITE……………………………………………………

AA. A

BB. B

CC. C

DD. D

EE. E

INFORMATIONS GENERALES SUR LE CABINET ……………….

PROCEDURES INTERNES DU CABINET…………………………

GRILLE DES DILIGENCES LIEES A L A MISSION ………………

DILIGENCES D’UN DOSSIER PARTICULIER ……………………

DILIGENCES D’UN DOSSIER DE CONSOLIDATION …………….

Partie II : Moyens pratiques pour le déroulement de la mission d’audit…………………………………

I. CONNAISSANCE ET COMPREHENSION DE L’ENTITE……………

6

8

9

9

9

11

15

16

17

21

23

26

29

30

30

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40

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44

6 8 9 9 9 11 15 16 17 21 23 26 29 30 30 31
6 8 9 9 9 11 15 16 17 21 23 26 29 30 30 31

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit AA . A PRISE DE
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit AA . A PRISE DE

AA. A

PRISE DE CONNAISSANCE………………………………………….

45

BB. B

EXAMEN ANALYTIQUE S…………………………………………

53

CC. C

II.

AA. A

BB. B

CC. C

APPROCHE DU RISQUE ……………………………………………

ÉVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE…………………………… ACHATS/FOURNISSEURS……………………………………………

VENTES – CLIENTS…………………………………………………

STOCKS………………………………………………………………

54

57

58

62

67

DD. D

IMMOBILISATIONS…………………………………………………

68

EE. E

FF. F

GG. G

PAIE - PERSONNEL…………………………………………………

TRÉSORERIE DEPENSES…………………………………………

TRÉSORERIE RECETTES…………………………………………

71

74

77

III. RÉVISION DES COMPTES………………………………………

81

AA. A

BB. B

CC. C

DD. D

EE. E

FF. F

GG. G

HH. H

82

86

90

IMMOBILISATIONS INCORPORELLES…………………………… 92

IMMOBILISATIONS CORPORELLES ……………………………… 93

95

TRÉSORERIE…………………………………………………………. 96

TITRES DE PARTICIPATION- TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT ET CREANCES RATTACHEES A DES PARTICIPATIONS……………………………………………………. 98

ACHATS FOURNISSEURS…………………………………………

VENTES – CLIENTS…………………………………………………

STOCKS………………………………………………………………

PAIE / PERSONNEL…………………………………………………

I CAPITAUX

PROPRES,

RESERVES,

SUBVENTIONS

ET

PROVISION REGLEMENTEES……………………………………… 100

REGLEMENTEES ……………………………………… 100 Mémoire de fin d’étude 4 Omar Meftah El Khair
REGLEMENTEES ……………………………………… 100 Mémoire de fin d’étude 4 Omar Meftah El Khair

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit JJ . J KK . K LL .
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit JJ . J KK . K LL .

JJ. J

KK. K

LL. L

MM. M

NN. N

OO. O

IV.

AA. A

BB. B

CC. C

DD. D

EE. E

FF. F

GG. G

HH. H

II. I

JJ. J

ROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES………………………

101

EMPRUNTS ET DETTES………………………………………………

102

AUTRES DEBITEURS ET CREANCIERS……………………………

103

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES……………………………

103

ÉTAT : IMPÖT ET TAXES…………………………………………….

104

ENGAGEMENTS HORS BILAN………………………………………

105

LES TRAVAUX DE FIN MISSION………………………………………

106

EXAMEN D’ENSEMBLE DES COMPTES ANNUELS………………

107

ÉVENEMENTS POSTERIEURS A LA CLOTURE…………………

107

QUESTIONNAIRE DE FIN DE MISSION……………………………

107

LA LETTRE D’AFFIRMATION………………………………………

109

NOTE DE SYNTHESE………………………………………………

110

VERIFICATIONS SPECIFIQUES……………………………………

110

CONTROLE DES CONVOCATIONS…………………………………

110

LES MISSIONS PARTICULIERES……………………………………

111

LE RAPPORT GENERAL……………………………………………

111

LE RAPPORT SPECIAL………………………………………………

112

Conclusion………………………………………. 113 Bibliographie Et Webographie…………………… Annexes…………………………………………

115

114

ANNEXE 1 : COMPARAISON DES REGLEMENTATIONS INTERNATIONALES EN TERME DE « CONTROLE QUALITE »…………………………………………… ANNEXE 2 : PROCÉDURES INTERNES DE TRAVAIL ET DE DILIGENCES SPÉCIALES ANNEXE 3 : DES PRINCIPAUX DOCUMENTS DE TRAVAIL EDITÉE PAR LORDRE DES EXPERTS COMPTABLES MAROCAINS………………………………………

ANNEXE 4 : LEXIQUE…………………………………………………………

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116 123 126 127 Mémoire de fin d’étude 5 Omar Meftah El Khair
116 123 126 127 Mémoire de fin d’étude 5 Omar Meftah El Khair

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit INTRODUCTION La mission d'audit est définie comme
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit INTRODUCTION La mission d'audit est définie comme

INTRODUCTION

La mission d'audit est définie comme étant une mission "d'assurance", c'est-à-dire : une mission confiée à un professionnel comptable, en vue d'évaluer ou d'apprécier des informations, fournies par une personne responsable, par référence à des critères appropriés et d'exprimer une conclusion destinée à un utilisateur identifié quant à la fiabilité de celles-ci. C’est une mission ou l’auditeur à une obligation de moyens abordée par une appréciation des risques et mesure par la collecte d'éléments probants lors de sondages

L’audit, est une mission que doit accomplir l’auditeur et au cours de toute mission au monde, qu’elle soit civile ou militaire, on a des objectifs à atteindre, des contraintes à dépasser et des ennemis à vaincre et en audit, le seul vrai ennemi auquel on doit faire face est le temps. Et pour vaincre le temps, l’être humain doit user de son savoir faire en matière de technologie d’une part et d’organisation d’autre part.

Le professionnel comptable intervient dans Ie respect des principes éthiques : d’Intégrité, d’objectivité, de compétence, de soins, de diligences, de confidentialité, de professionnalisme et de respect des normes techniques et professionnelles. Pour le respect de ces éléments un contrôle s’impose .Ce contrôle doit se faire d’une part par l’entité contrôlée elle même et d’autre part par des organes extérieurs à cette dernière.

La réglementation marocaine a élaboré des normes à respecter en matière de profession d’audit et de déroulement de ses missions. Ainsi tout cabinet doit veiller au respect de ces normes et à leur application à l’aide de procédures et d’autres outils méthodologiques.

C’est dans ce sens que la mise en place d’outils méthodologiques internes pour l’autocontrôle des procédures de travail au sein d’un cabinet d’audit donné est nécessaire pour qu’il assure lui même son contrôle et puisse répondre à toute exigence qu’elle soit d’ordre juridique, organisationnel ou encore conventionnel.

De ce fait une problématique se pose :

- Comment un cabinet peut il s’autocontrôler pour vérifier son degré de respect des normes et de l’efficacité de son travail ?

- Comment un cabinet peut il faire face aux exigences du contrôle qualité ceci au moindre coût possible ?

- Comment un cabinet peut il optimiser son travail en respectant les normes ?

C’est dans cette optique que le présent mémoire se veut un guide récapitulatif de l’ensemble des diligences à mettre en œuvre pour le respect des normes en vigueur concernant la profession d’audit. Il permettrait de répondre aux exigences d’un éventuel contrôle qualité en une durée de temps moindre et à un coût minimal.

Pour répondre à cet objectif, on a opté pour un plan classique en deux parties.

En une première partie, nous rappèlerons l’ensemble des diligences à respecter pour réussir une mission d’audit ainsi que les diligences spéciales dont le contrôle qualité exige le respect. Le choix de ces diligences a été fait après compilation et retraitements des différentes publications nationales et internationales.

En une deuxième partie nous essayerons de regrouper les moyens pratiques qui permettraient de répondre à ces diligences à savoir : les questionnaires et feuilles de travail,

diligences à savoir : les questionnai res et feuilles de travail, Mémoire de fin d’étude 6
diligences à savoir : les questionnai res et feuilles de travail, Mémoire de fin d’étude 6

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Nous jugeons que ce travail de regroupement et
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Nous jugeons que ce travail de regroupement et

Nous jugeons que ce travail de regroupement et de centralisation est une solution assez rapide dont pourrait s’inspirer tout cabinet désireux de mettre en œuvre des outils de contrôle interne pour répondre aux exigences d’un éventuel contrôle de qualité commandé par un organe externe.

Donc Les principaux objectifs de ce mémoire sont :

AAiiddeerr àà llééllaabboorraattiioonn ddeess ddooccuummeennttss iinntteerrnneess ddee ttrraavvaaiill

AAiiddeerr àà llaa mmiissee àà nniivveeaauu ddee llaa qquuaalliittéé ddee ttrraavvaaiill aauu sseeiinn dduunn ccaabbiinneett ddaauuddiitt

CCeerrnneerr lleess ppooiinnttss aauuxxqquueellss llee ccaabbiinneett ddeevvrraaiitt ffaaiirree aatttteennttiioonn ppoouurr ffaaiirree ffaaccee àà uunn éévveennttuueell ccoonnttrrôôllee qquuaalliittéé

EEllaabboorreerr ddeess oouuttiillss mméétthhooddoollooggiiqquueess ppoouurr llee ccoonnttrrôôllee iinntteerrnnee dduu ttrraavvaaiill eett dduu rreessppeecctt ddeess nnoorrmmeess aauu sseeiinn dduu ccaabbiinneett aavveecc ddeess bbuuddggeettss ffiinnaanncciieerrss eett tteemmppss mmiinniimmaall

Ce qui permettrait à tout utilisateur de ce document d’atteindre les trois objectifs suivants

Coût minimal EEffffiicciieennccee
Coût minimal
EEffffiicciieennccee
GGaaiinn ddee tteemmppss
GGaaiinn ddee tteemmppss

Mais comme tout écrit humain, les limites de ce mémoire sont les suivantes :

- Ce présent mémoire ne traitera que d’éléments dont la démarche est généralisable et applicable à tout cabinet.

- Ce mémoire ne traite pas un problème technique mais plutôt un problème d’organisation du travail.

- On a omis de mentionner les diligences à respecter pour la détection et la sanction des fraudes car on a jugé qu’ils n’avaient pas un caractère généralisable, aussi on n’a pas traité l’audit informatique du fait de sa spécificité

OOnn eessppèèrree cceeppeennddaanntt qquuee ccee mméémmooiirree ppoouurrrraa rrééppoonnddrree àà ssoonn oobbjjeeccttiiff pprriimmoorrddiiaall qquueesstt llee ffaaiitt qquuiill ssooiitt uunn oouuttiill ddaaccccoommppaaggnneemmeenntt ppoouurr ttoouutt ccaabbiinneett ddééssiirraanntt ffaaiirree ffaaccee aauuxx eexxiiggeenncceess dduunn éévveennttuueell ccoonnttrrôôllee qquuaalliittéé

l c c o o n n t t r r ô ô l l e
l c c o o n n t t r r ô ô l l e

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aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Partie I: Diligences glob ales d’une mission d’audit
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Partie I: Diligences glob ales d’une mission d’audit

Partie I: Diligences globales d’une mission d’audit et exigences particulières du contrôle qualité

mission d’audit et exigences particulières du contrôle qualité Mémoire de fin d’étude 8 Omar Meftah El
mission d’audit et exigences particulières du contrôle qualité Mémoire de fin d’étude 8 Omar Meftah El

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

I.

DILIGENCES GLOBALES D’UNE MISSION D’AUDIT

I. DILIGENCES GLOBALES D’ UNE MISSION D’AUDIT A A CCEPTATION ET MAINTIEN DE LA MISSION :
I. DILIGENCES GLOBALES D’ UNE MISSION D’AUDIT A A CCEPTATION ET MAINTIEN DE LA MISSION :
I. DILIGENCES GLOBALES D’ UNE MISSION D’AUDIT A A CCEPTATION ET MAINTIEN DE LA MISSION :
I. DILIGENCES GLOBALES D’ UNE MISSION D’AUDIT A A CCEPTATION ET MAINTIEN DE LA MISSION :

A ACCEPTATION ET MAINTIEN DE LA MISSION :

L'auditeur ne peut s'engager dans une mission qu'après avoir préalablement mis en œuvre

une procédure visant à décider de 1'acceptation (ou du maintien) de celle-ci ; ainsi, sont

examinés des critères :

Propres

a

sa

structure

:

disponibilités,

compétences,

délais,

indépendance

et

incompatibilité ;

 

Propres a 1'entite à contrôler qui s'apprécient grâce a une prise de connaissance rapide :

activité, organisation générale, qualité du personnel, qualité de la direction, existence de risques divers (juridiques, sociaux, fiscaux).

Les règles professionnelles stipulent à 1'appui de cette phase, un contact avec Ie prédécesseur dans la fonction, lequel peut alors apporter des informations utiles à la bonne compréhension de la situation.

L’acceptation de la mission doit se faire dans le respect des règles d'éthique et dans un

contexte d'identification claire des caractéristiques de la mission, qui s'accompagne d'un

accord sur les termes de la mission ;

La mission requiert la mise en œuvre de diligences dont Ie niveau est défini lors de

1'approche par les risques ; elle intègre des tests de procédures et des contrôles

substantifs.

Ainsi on reconnaît deux phases importantes pour l’entame de chaque mission à savoir :

Prise de connaissance générale de 1'entite et du système de contrôle interne conduisant à déterminer les risques qui vont orienter la planification de la mission ;

Outils utilises au cours de la mission pour collecter les éléments probants permettant a 1'auditeur d'étayer son opinion.

B CONNAISSANCE ET COMPREHENSION DE LENTITE :

1. Prise de connaissance générale

Définition et objectifs de la prise de connaissance générale

La phase de prise de connaissance permet à 1'auditeur de comprendre 1'entreprise, son environnement et son organisation.

comprendre 1'entreprise, son environnement et son organisation. Mémoire de fin d’étude 9 Omar Meftah El Khair
comprendre 1'entreprise, son environnement et son organisation. Mémoire de fin d’étude 9 Omar Meftah El Khair

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Elle intervient, tant lors de 1'initialisation de la
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Elle intervient, tant lors de 1'initialisation de la

Elle intervient, tant lors de 1'initialisation de la mission, que tout au long de son exercice. Elle permet de construire 1'approche par les risques.

Portée de la prise de connaissance générale

La prise de connaissance est étroitement associée à la phase d'acceptation de la mission (et chaque année, de maintien de la mission).

Elle est ensuite développée pour permettre d' :

-

Apprécier les risques inhérents, lies au contrôle et de non détection,

-

Organiser la mission : planification, programmation.

Elle comporte :

-

La connaissance des activités de 1'entite,

-

La compréhension des systèmes comptable et de contrôle interne,

-

La nature des risques et Ie seuil de signification,

-

La nature, Ie calendrier et 1'etendue des procédures d'audit.

Limites de la prise de connaissance générale

On peut considérer que cette technique reste un outil permanent de la mission ; il rencontre ses limites, en revanche, dans 1'etape d'acceptation de la mission ou les moyens d'investigation sont moindres.

Démarche de la prise de connaissance générale

Les supports de mise en oeuvre de cette technique sont les suivants :

-

Recherche de documentations externes et internes : base de données économiques, organismes professionnels, presse, manuels de procédures…

-

Entretiens avec les principaux responsables et visite des locaux.

-

Identification de 1'outil informatique interne.

-

Examen des documents juridiques.

Autant de travaux qui vont par ailleurs constituer le dossier permanent.

2. Plan de mission et Lettre de mission

Le caractère particulier de la mission d’audit implique de définir des critères de sélection pour orienter les travaux à mener.

Ces critères s'apprécient par la qualification des risques et par la définition des seuils de signification.

Cependant, les critères de référence sont les normes ou dispositifs utilisés pour évaluer ou mesurer 1'information objet de 1'intervention.

Planification de la mission définissent : objectifs, critères de référence utilises, procédures à suivre, appréciation des risques et du seuil de signification, composition des équipes chargées d'intervenir.

Une fois ces éléments regroupés, l’auditeur élabore un plan global de la mission au niveau duquel il définit l’ensemble des diligences à effectuer avec leur budget temps et les ressources humaines a missionner

avec leur budget temps et les ressources humaines a missionner Mémoire de fin d’étude 10 Omar
avec leur budget temps et les ressources humaines a missionner Mémoire de fin d’étude 10 Omar

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit La lettre de mission est un outil indispensable
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit La lettre de mission est un outil indispensable

La lettre de mission est un outil indispensable a l’auditeur a l’aide duquel l’auditeur fixe avec l’entité à contrôler le planning de passage de ses équipes et les responsabilités et diligences auxquelles chacune des parties, auditeur et entité contrôlée, devront répondre tout au long de la mission.

C TRAVAUX A EFFECTUER :

1. Examen analytique

Cet outil a été isolé car il constitue aussi bien un outil de contrôle substantif qu'un outil contribuant à 1'orientation de la mission et à 1'approche par les risques, ou en phase finale de la mission comme mode de revue globale.

Définition et objectifs de 1'examen analytique

II est défini comme un ensemble de techniques visant a :

Faire des comparaisons entre les données figurant dans les états de synthèse et des données antérieures et prévisionnelles de 1'entreprise,

Faire des comparaisons entre les états de synthèse de 1'entite et des données d'entreprises similaires,

Analyser les fluctuations et tendances,

Étudier et analyser les éléments ressortant de ces comparaisons.

Portée de 1'examen analytique

L'examen analytique reste 1'outil déterminant pour :

Identifier les éléments significatifs de 1'entreprise en raison de leur poids relatif ou de leur nature, en raison de leur apparition ou évolution

-

Cet examen permet de détecter des modifications de structure, des événements ponctuels ou exceptionnels,

-

Il permet de comparer 1'entreprise à d'autres entreprises du même secteur d'activité (en particulier par le calcul de ratios spécifiques)

-

Il intervient sous cette forme lors de 1'initiation de la mission.

Vérifier la régularité et la sincérité de certains éléments constitutifs des comptes

-

Il permet de vérifier certains comptes présentant un caractère théorique de stabilité

-

Il intervient sous cette forme lors de la collecte d'éléments probants en qualité d'outil substantif.

Vérifier la cohérence de 1'ensemble des états de synthèse ;

-

Il intervient en particulier lorsque des redressements ou reclassements ont été sollicités sur les comptes contrôles (afin de s'assurer qu'après ces corrections, d'autres anomalies n'apparaissent pas)

-

Il intervient sous cette forme lors de la revue de cohérence d'ensemble des états financiers en phase finale de 1'audit.

Limites de 1'examen analytique

L'examen analytique n'en demeure pas moins un outil insuffisant en lui-même, notamment dans les situations suivantes :

en lui-même, notamment dans les s ituations suivantes : Mémoire de fin d’étude 11 Omar Meftah
en lui-même, notamment dans les s ituations suivantes : Mémoire de fin d’étude 11 Omar Meftah

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Capacité à déceler les variations inhabituelles : la
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Capacité à déceler les variations inhabituelles : la

Capacité à déceler les variations inhabituelles : la fiabilité de cet outil repose sur la comparabilité et 1'homogeneite des données analysées ;

-

Il

convient d'y être attentif en cas de changement de méthode, en cas de changement de

gamme de production,

-

Il

convient d'y veiller également lors de la comparaison avec des données d'autres

entreprises du même secteur d'activité,

-

1'interpretation dépend du degré de détail des données de synthèse examinées ;

Degré de fiabilité du contrôle interne ; la mise en oeuvre de cet outil dans un environnement dont le contrôle interne n'est pas sécurisé ne permet pas d'apporter un taux de crédibilité satisfaisant a 1'analyse ;

Objectif de la procédure : cet outil est plus utilisé pour la recherche des termes significatifs que pour démontrer la fiabilité d'une information à lui seul;

Nature des éléments analysés : cet outil peut s'avérer insuffisant lorsqu'il porte sur des postes sujets par nature à des variations intrinsèques importantes amènes à se compenser (ainsi par exemple dans les rubriques de stocks);

L'interprétation qui en est faite requiert d'être étayée par d'autres outils de contrôle ou d'autres informations ;

Démarche d'examen analytique

Dans Ie cas de 1'examen analytique portant sur les états financiers

-

Mise en parallèle de 2 ou 3 exercices de données financières

-

Identification des valeurs significatives des données de 1'exercice " identification des variations significatives de données

-

Identification des données atypiques et / ou exceptionnelles

-

Détermination des ratios significatifs (comparés aux années précédentes et aux normes professionnelles s'il en existe)

Dans Ie cas de 1'examen analytique portant sur des données partielles (comptes d'un cycle, comptes au sein d'une rubrique des états financiers)

-

Mise en parallèle des données concernées sur 2 ou 3 exercices

-

Identification de leur poids relatif dans les états financiers

-

Identification des variations significatives

-

Identification des principales composantes

-

Identification des postes incohérents (par rapport à la connaissance acquise sur leur fonctionnement).

A

ces objectifs on peut répondre par la réalisation d’une application EXCEL

En tout état de cause, toute observation inhabituelle doit faire 1'objet d'approfondissement par 1'auditeur :

-

Par entretien avec les responsables et dirigeants de 1'entreprise,

-

Par recours a des outils complémentaires de contrôle.

2.

Approche des risques:

complémentaires de contrôle. 2. Approche des risques: Mémoire de fin d’étude 12 Omar Meftah El Khair
complémentaires de contrôle. 2. Approche des risques: Mémoire de fin d’étude 12 Omar Meftah El Khair

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Cette méthodologie est fondamentale dans la co nduite
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Cette méthodologie est fondamentale dans la co nduite

Cette méthodologie est fondamentale dans la conduite de la mission en vue de réaliser sa finalité, savoir : motiver 1'opinion émise sur les états financiers.

Elle repose sur la mise en évidence des points porteurs de risques qui feront alors 1'objet d'un contrôle approfondi, et de ceux qui peuvent supporter des vérifications allégées.

L'expression de 1'opinion suppose 1'affirmation d'assertions dans un contexte de risque d'erreurs maîtrisé.

Nature des risques

La

démarche de 1'auditeur est confrontée à des risques d'erreurs divers provenant :

-

Du risque inhérent, défini comme étant Ie risque qu'un compte ou qu'une catégorie d'opérations comportent des anomalies significatives isolées ou cumulées avec des anomalies dans d'autres soldes ou catégories d'opérations nonobstant les contrôles internes existants ; il pourra s'agir de risques liés au secteur d'activité, à la réglementation, a la complexité des opérations,

-

Du risque lié au contrôle, défini comme étant Ie risque de non- détection d'une anomalie dans un compte ou une catégorie d'opérations malgré les systèmes comptables et de contrôles internes mis en place dans 1'entite ; soit donc, du fait propre des systèmes de 1'entite elle-même,

-

Du risque de non- détection, défini comme étant le risque que les contrôles substantifs mis en oeuvre par 1'auditeur ne parviennent pas à détecter les erreurs dans un compte ou une catégorie d'opérations ; soit donc, propre a la démarche d'audit.

Facteur combinatoire

Le risque d'audit résulte des trois agents identifies ci-dessus ; 1'auditeur doit donc veiller

à le réduire tant lors de la mise en place de la mission que tout au long de son déroulement.

Le plan de mission doit donc intégrer des niveaux de diligences qui assurent une couverture optimale du risque;

3. Détermination des seuils de signification

Une information est significative si son omission ou son inexactitude est de nature à influencer les décisions prises par les utilisateurs des comptes.

La difficulté concrète pour I'auditeur est d'identifier la part quantitative et qualitative à retenir dans la détermination d'un seuil de signification.

Le caractère significatif se manifeste :

- Lors de 1'initiation de la mission: détermination des domaines et cycles significatifs,

- Lors de la finalisation de la mission : appréciation du caractère significatif des conclusions des travaux.

II est déterminé globalement, un seuil de signification qui aidera a 1'orientation de

1'opinion, et spécifiquement, des seuils distincts pour les reclassements (correction sans incidence sur le résultat global) et les ajustements (quelle qu'en soit 1'origine : erreur, inexactitude, omission)

qu'en soit 1'origine : erreur, inexactitude, omission) Mémoire de fin d’étude 13 Omar Meftah El Khair
qu'en soit 1'origine : erreur, inexactitude, omission) Mémoire de fin d’étude 13 Omar Meftah El Khair

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Le seuil de signification est fi xe par
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Le seuil de signification est fi xe par

Le seuil de signification est fixe par référence aux termes marquants des états financiers:

résultat courant avant impôt, résultat net comptable, situation nette, chiffre d'affaires, marge brute, et par application a ceux-ci, de taux, variables selon la nature :

-

Reclassement: il est couramment admis un seuil de 10% du poste concerné

-

Ajustement: il est retenu par exemple un seuil de 5 a 10% du résultat courant, 1 a 2% de

la

marge brute, 0,5 a 2% du total bilan, 1 a 5 % des capitaux propres, 0,5 a 1% du chiffre

 

d'affaires.

 

En tout état de cause, la détermination du seuil de signification ne peut résulter que du jugement de I'auditeur, a partir d'une combinaison de critères (dont aucun modèle mathématique n'existe); la connaissance de 1'entreprise reste un facteur essentiel d'appréciation.

Tout fait significatif survenant au cours de la mission peut conduire à faire évoluer le seuil de signification initialement fixe.

4.

Inspection et observation physique

Définition et objectifs de 1'inspection et de 1'observation physique

Inspection consiste en 1'examen des livres comptables, de documents (crées par les tiers

ou

par 1'entite), ou d'actifs physiques.

L'observation physique consiste en 1'examen des procédures et de leur mise en oeuvre. C'est notamment 1'un des moyens utilises pour s'assurer de 1'existence d'un actif.

Portée de 1'inspection et de 1'observation physique

En matière de contrôle interne : 1'auditeur peut ainsi apprécier la qualité et la mise en œuvre d'une procédure interne (Ie plus courant étant 1'assistance a 1'inventaire physique)

En matière de contrôle des comptes : 1'auditeur peut ainsi s'assurer de 1'existence, voire de 1'etat d'un actif physique (immobilisations)

Limites de 1'inspection et de 1'observation physique

L'inspection ou 1'observation physique ne sont pas nécessairement suffisantes à elles seules.

II

peut s'avérer utile de confronter ou de rapprocher ces techniques d'autres sources

d'information (en particulier Ie rapprochement avec les documents justificatifs de la propriété d'un bien par exemple).

Démarche d'inspection et d'observation physique

Les normes marocaines ont retenu diverses situations pour illustrer la mise en oeuvre de ces techniques et en particulier la présence à 1'inventaire physique ; la démarche se caractérise par les phases suivantes

Examen des procédures :

-

De prise d'inventaire (pour mémoire, au moins une fois par an),

-

De détermination de 1'avancement des travaux en cours,

-

De traitement des mouvements au cours de la période d'inventaire,

-

De traitement des données relevées (en quantité, qualité et valeur);

Identification :

relevées (en quantité, quali té et valeur); Identification : Mémoire de fin d’étude 14 Omar Meftah
relevées (en quantité, quali té et valeur); Identification : Mémoire de fin d’étude 14 Omar Meftah

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aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Des lieux de stockage, - Du calendrier
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Des lieux de stockage, - Du calendrier

- Des lieux de stockage,

- Du calendrier d'inventaire,

- Des modes de comptage (il peut être utile dans certains cas de recourir aux services d'un expert),

- De 1'existence de stocks en dépôt chez des tiers ;

Intervention de 1'auditeur :

- Soit lors de 1'inventaire physique, " soit par relevés à d'autres dates,

- Soit par vérification de mouvements intercalaires,

- Soit par analyse (et rapprochement avec les états d'inventaire) des documents d'achats et

ventes en date

proche de 1'inventaire.

D OBTENTION DES ELEMENTS PROBANTS

1.

Détention d'éléments probants

Les éléments probants désignent les informations obtenues par 1'auditeur pour aboutir aux conclusions qui fondent son opinion.

Elles ont une force probante différente selon leur nature ; ainsi, une information obtenue par inspection ou auprès de tiers aura plus de valeur qu'une information émanant de 1'entreprise contrôlée.

Les éléments probants de natures diverses se corroborant apportent a 1'auditeur une assurance plus forte.

Les doutes résiduels sur le caractère probant doivent conduire à rechercher d'autres techniques de confort (ou a défaut à en tirer les conclusions au regard de la capacité à exprimer 1'opinion).

2.

Collecte d’informations sectorielles

Définition et objectifs des informations sectorielles

Les informations sectorielles peuvent dans certains cas être déterminantes pour permettre à 1'auditeur d'apprécier les données figurant dans les états financiers. Elles sont notamment importantes lors de la prise de connaissance de 1'entite afin de documenter Ie dossier permanent et de disposer de données de référence pour les analyses ultérieures.

Portée de 1'utilisation des informations sectorielles

Elles permettent à 1'auditeur :

-

D’identifier des règles comptables ou référentielles spécifiques,

-

De vérifier des ratios significatifs (un certain nombre de professions dispose de critères typiques d'analyse des comptes qui doivent permettre a 1'auditeur d'apprécier la cohérence des états financiers).

Limites à 1'utilisation des informations sectorielles

Les bases de données n'existent pas toujours ou ne sont pas toujours aisément accessibles ; il peut cependant être utile de se rapprocher des organisations professionnelles auxquelles appartiennent les entreprises pour accéder a ces informations.

Démarche d'utilisation des informations sectorielles

Démarche d'utilisation des informations sectorielles Mémoire de fin d’étude 15 Omar Meftah El Khair
Démarche d'utilisation des informations sectorielles Mémoire de fin d’étude 15 Omar Meftah El Khair

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aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Les analyses menées à partir de ces données
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Les analyses menées à partir de ces données

Les analyses menées à partir de ces données relèvent en grande partie de la technique d'examen analytique. II importe cependant préalablement d'apprécier Ie caractère comparable des données traitées (par exemple au regard des modes de gestion adoptes, de 1'appartenance ou non a un groupe) et de procéder s'il y a lieu a certains retraitements initiaux.

Les distorsions qui pourraient alors ressortir, par rapport aux monographies connues, doivent faire 1'objet de demandes d'explications auprès de la direction.

E CONTROLE INTERNE :

1.

Prise de connaissance des procédures de contrôle interne

Définition et objectifs du contrôle interne

Les différentes définitions institutionnelles données au contrôle interne peuvent être résumées par les caractéristiques suivantes :

« Ensemble de méthodes et procédures visant à organiser les activités des entreprises, à sauvegarder Ie patrimoine de 1'entreprise, à prévenir et à détecter les irrégularités et inexactitudes et à s'assurer de 1'exactitude et de 1'exhaustivite des enregistrements comptables. Ceci dans le respect des instructions de direction et la recherche de 1'amelioration des performances».

Portée de 1'examen du contrôle interne

Le contrôle interne présente donc un champ d'investigation très large :

-

Principes généraux d'organisation : existence d'une organisation claire et reconnue, compétence et intégrité du personnel,

-

Procédures de sécurité et de contrôle : séparation des fonctions, contrôles des opérations, existence de délégations, protection physique, restriction d'accès.

Limites du système de contrôle interne

Dans 1'absolu, le contrôle interne ne peut conduire à une assurance totale de sécurité.

Enfin, la référence au contrôle interne est restreinte lorsque la mission de 1'auditeur s'exerce dans une petite structure ou le nombre d'intervenants et d'opérations est réduit et/ou les principes fondamentaux sont contournés.

2.

Evaluation du contrôle interne

Démarche d'examen et d'appréciation du contrôle interne

L'auditeur intègre le contrôle interne dans sa mission de la façon suivante :

Prise de connaissance des procédures:

-

Entretiens

-

Examen des manuels de procédures et des documents associés aux procédures

-

Schématisation du système (narration et / ou diagramme)

-

Tests de procédures visant à apprécier la mise en oeuvre des procédures (validation de la compréhension et de la conformité),

évaluation du contrôle interne :

et de la conformité), évaluation du contrôle interne : Mémoire de fin d’étude 16 Omar Meftah
et de la conformité), évaluation du contrôle interne : Mémoire de fin d’étude 16 Omar Meftah

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aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Identification des points forts et des points
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Identification des points forts et des points

-

Identification des points forts et des points faibles dans 1'enjeu du risque d'audit (les points forts sur lesquels on peut s'appuyer font 1'objet de tests de permanence visant à s'assurer que leur caractère est maintenu

-

Détection des possibilités de fraudes et erreurs,

exploitation de 1'evaluation du contrôle interne :

-

Par la réalisation d'une connexion entre revalidation du contrôle interne et le programme de contrôle des comptes qui vient compléter la mesure du risque.

3.

Les contrôles substantifs : Tests de conformité et tests de procédures

Les contrôles substantifs portent sur Ie détail des opérations, des soldes et les procédures analytiques. Les diligences conduites à 1'appui de la prise de connaissance sont de deux ordres :

Tests de conformité, visant à s'assurer que la réalité est conforme à la description qui en a été faite,

Tests de procédures, visent à apprécier 1'efficacite de la conception et du fonctionnement des systèmes comptable et de contrôle interne, et à s'assurer que 1'application des procédures apporte bien les résultats escomptes en termes de sécurité.

F REVISION DES COMPTES :

1. Prise en compte de la situation de la structure contrôlée

Appréciation des données comptables

Soldes d'ouverture

La présentation des états financiers faisant référence à deux exercices :

Si les comptes de 1'exercice précèdent n'ont pas été examines par 1'auditeur, celui-ci doit intégrer dans sa mission des diligences visant à s'assurer :

-

Que les soldes d'ouverture ne contiennent pas d'anomalie ayant une incidence significative sur les états financiers de 1'exercice en cours,

-

Qu’ils ont été correctement repris,

-

Que les modes d'arrête et d’évaluation des comptes ont été appliqués de manière constante ; à défaut, toute modification doit être mentionnée et quantifiée dans 1'ETIC.

-

En cas d'impossibilité ou de difficulté à obtenir des éléments probants sur les soldes d'ouverture, si ceux-ci présentent des anomalies susceptibles d'avoir une incidence significative sur les états financiers de 1'exercice en cours ou s'il est intervenu des changements de méthodes, 1'auditeur est amène a en tirer des conclusions pour 1'expression de son opinion.

Estimations comptables contenues dans les états financiers

L'estimation comptable est une évaluation approximative du montant d'un élément en 1'absence de méthode de mesure précise ; sont ainsi vises :

-

Les provisions pour dépréciation de créances ou des stocks,

-

Les produits ou charges constates d'avance,

-

Les provisions pour risques ou charges (exemple : procès en cours),

provisions pour risques ou charge s (exemple : procès en cours), Mémoire de fin d’étude 17
provisions pour risques ou charge s (exemple : procès en cours), Mémoire de fin d’étude 17

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aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Les provisions pour garantie,   - Les
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Les provisions pour garantie,   - Les

-

Les provisions pour garantie,

 

-

Les pertes sur contrats à long terme,

 

-

Les impôts différés.

 

II

s'agit d'estimations dont Ie fait générateur peut être ponctuel ou récurrent.

 

Les techniques mises en oeuvre sont alors les suivantes :

 

-

Examen et test de la procédure suivie par la direction pour effectuer 1'estimation et examen du respect de la permanence des méthodes pour les termes récurrents.

-

Utilisation d'une méthode indépendante pour effectuer une comparaison.

 

-

Examen des événements postérieurs pour conforter 1'estimation.

 

Appréciation des évaluations

 

II s'agit des évaluations comptabilisées ou mentionnées dans 1'ETIC. La démarche de 1'auditeur dans ce cadre comporte les étapes suivantes :

 

-

Prise de connaissance des méthodes adoptées par 1'entite pour ces évaluations et des valeurs de référence utilisées,

-

Identification des intervenants dans Ie processus de 1'evaluation (internes et externes, humains et informatiques),

-

Appréciation du caractère approprie des choix retenus et de leur mise en oeuvre (en particulier au regard du référentiel comptable applique),

-

Recours éventuel à un expert,

 

-

Appréciation

des

valeurs

déterminées,

des

hypothèses

de

calcul

utilisées

et

de

1'information fournie à ce titre dans les états financiers,

 

-

Appréciation du bien fondé des méthodes retenues au regard de la situation d'ensemble de 1'entité, de sa stratégie et des informations détenues au cours de la mission d'audit.

Cette partie de la mission prend une part prépondérante dans un contexte d'application par 1'entité des normes IFRS.

2. Technique de sondage

II est admis que 1'auditeur utilise les techniques de sondages pour réaliser ses travaux ;

ainsi, il peut procéder soit a :

Une sélection de tous les éléments (examen exhaustif) ; il peut être estimé utile de recourir a une sélection de tous les éléments correspondants a un compte ou un type de transaction (ce pourra être le cas sur une population comportant un faible nombre d'opérations mais de montant significatif),

Une sélection d'éléments spécifiques ; ces éléments seront par exemple : les données de valeur importante, les données présentant une caractéristique particulière,

Une sélection dans le cadre de sondages : statistiques ou non.

Cette technique sera utilisée autant dans :

L'appréciation du contrôle interne : notamment lors des tests de procédures,

du contrôle interne : nota mment lors des tests de procédures, Mémoire de fin d’étude 18
du contrôle interne : nota mment lors des tests de procédures, Mémoire de fin d’étude 18

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aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit La révision des comptes : notamment pour la
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit La révision des comptes : notamment pour la

La révision des comptes : notamment pour la sélection des tiers à circulariser ou pour la sélection de valeurs à vérifier.

Organisation du sondage

Le sondage se définit en terme de :

-

Nature du sondage,

-

Attributs et valeurs,

-

Méthodes (statistique ou empirique).

Ainsi, la population examinée doit être :

-

Cohérente au regard de 1'objectif recherché,

-

Représentative en termes de taux d'erreur attendu.

La taille de 1'echantillon résulte du risque d'échantillonnage (c'est-à-dire de non représentativité de la sélection) et du taux de confiance au plan de la représentativité qu'on lui accorde.

Réalisation du sondage

Le principe de base à respecter, quelle que soit la méthode retenue, est de garantir à chaque élément de la base de sélection, la même chance d'être sélectionné.

L'auditeur dispose de trois techniques générales de sélection :

-

Sélection empirique : qui présente le défaut majeur de ne pas être objective,

-

Sélection sur table de hasard : qui s'établit sur la base des références des éléments (pas toujours aisée à mettre en oeuvre en audit comptable),

-

Sélection par tirage systématique : sur la base d'un intervalle de sélection.

Les outils informatiques accessibles à 1'auditeur, tant au service de son art que dans 1'entite contrôlée permettent de rationaliser la mise en oeuvre de ses techniques. Ainsi, il est possible de procéder a des extractions de fichiers (tri, filtre) permettant de systématiser la mise en oeuvre du ou des critères retenus et de faciliter le comptage (quantification de la base et des anomalies).

Interprétation du sondage

II

importe de s'assurer que le sondage a été réalisé selon les critères initialement définis

et

d'analyser ensuite les observations relevées, en particulier :

-

Nombre d'anomalies relevées (comparé avec le seuil d'erreurs fixe comme admissible),

-

Caractère représentatif de 1'echantillon et des erreurs répertoriées, qui pourront conduire éventuellement à élargir 1'echantillonnage pour vérifier le résultat obtenu.

Dans tous les cas, les anomalies détectées (et confirmées) doivent être examinées avec la direction en vue d'apprécier leur incidence sur les comptes et de prendre des mesures correctrices.

3. Continuité d’exploitation

La continuité d'exploitation est une convention comptable de base ; il importe donc pour 1'auditeur de s'assurer que 1'entité est toujours en situation de maintenir ce principe.

Appréciation de la situation

situation de maintenir ce principe. Appréciation de la situation Mémoire de fin d’étude 19 Omar Meftah
situation de maintenir ce principe. Appréciation de la situation Mémoire de fin d’étude 19 Omar Meftah

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Certains indicateurs peuvent aide r à s'interroger sur
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Certains indicateurs peuvent aide r à s'interroger sur

Certains indicateurs peuvent aider à s'interroger sur cette position :

-

Niveau des capitaux propres et fonds de roulement négatif,

-

Retrait du soutien financier par les prêteurs ou créanciers,

-

Marge brute d'autofinancement négative,

-

Perte d'exploitation importante,

-

Insuffisance de trésorerie pour payer les créanciers aux échéances,

-

Incapacité à respecter les conditions des contrats de prêts,

-

Refus de crédit par les fournisseurs,

-

Incapacité à obtenir des financements pour des investissements fondamentaux ou le développement de nouveaux produits,

-

Départ de cadres dirigeants sans remplacement,

-

Troubles sociaux

-

Pénurie de matières premières indispensables

-

Perte d’un marché important, d'une licence

-

Non-respect ou changement d'obligations légales

-

Procédures judiciaires à 1'encontre de 1'entité dont les enjeux financiers ne pourront être assurés.

Ces données s'apprécient lors de la planification de la mission mais peuvent également être perçues au cours de son déroulement, voire lors de 1'examen de la période postérieure à la clôture.

Mesure et conséquences

La révélation de circonstances pouvant conduire a remettre en cause la continuité d'exploitation doit amener 1'auditeur a :

-

Chercher à réduire les éléments d'incertitude relatifs à cette situation,

-

Apprécier avec la direction les plans d'actions envisagés pour faire face aux problèmes et poursuivre 1'exploitation

-

Obtenir une lettre d'affirmation concernant ceux-ci

-

Examiner les données prévisionnelles établies et apprécier le caractère probable des hypothèses retenues.

L'appréciation de la position de 1'entité conduit alors 1'auditeur à revoir la qualité de 1'information fournie dans les états financiers au regard des incertitudes mises en évidence quant a la faculté de 1'entreprise de poursuivre 1'exploitation.

Dans tous les cas, il exprimera dans son rapport :

-

Une opinion motivée sur 1'absence ou 1'insuffisance d'information

-

Une réserve pour limitation si les moyens d'apprécier la situation ne lui sont pas fournis, mentionnera des observations avec renvoi explicite aux chapitres concernés de 1'ETIC, voire, exprimera un refus de certifier pour non applicabilité de la convention comptable de continuité d'exploitation.

de la convention comptable de continuité d'exploitation. Mémoire de fin d’étude 20 Omar Meftah El Khair
de la convention comptable de continuité d'exploitation. Mémoire de fin d’étude 20 Omar Meftah El Khair

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Dans le cas particulier de la mission d'audit
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit Dans le cas particulier de la mission d'audit

Dans le cas particulier de la mission d'audit légal, 1'auditeur doit intégrer dans son plan de mission des diligences relatives à la procédure d'alerte.

4.

Assertions d’audit et Préparation de l’opinion sur les comptes

Définitions des assertions

Les assertions de 1'audit ont été réaffirmées par les littératures récentes sous les terminologies suivantes :

-

Existence : D’un actif ou d'un passif à une date donnée,

-

Droits et obligations : Se rapportant à 1'entite a une date donnée,

-

Rattachement: Des actifs, passifs, opérations ou événements (enregistrés de façon complète et correcte),

-

Exhaustivité : 1'ensemble des actifs, dettes, transactions et événements de la période sont enregistrés (ou font 1'objet d'une mention),

-

Évaluation : Des actifs et passifs à la date d'inventaire,

-

Mesure : Une opération est enregistrée à sa valeur de transaction et un revenu ou une charge est rattachée à la bonne période,

-

Présentation et informations données : Présentées et classées selon le référentiel comptable applicable.

Objectifs des assertions

Les assertions constituent le fil conducteur de la démarche au sens ou on peut les associer:

-

Aux enregistrements comptables : exhaustivité, rattachement, mesure, droits

-

Aux soldes comptables : existence et d'évaluation

-

Aux états financiers : présentation conforme au référentiel adopté et de pertinence de 1'information financière.

Les programmes de travail rédigés pour la conduite de la mission visent à valider ces termes.

G UTILISATION DES TRAVAUX D'AUTRES PROFESSIONNELS :

1. Travaux d'auditeurs internes

Dans les structures disposant d'un service d'audit interne, 1'auditeur prend connaissance des interventions de ce dernier et revoit ses travaux, lorsqu’il sont lies aux procédures comptables, en vue de renforcer son appréciation des risques et son évaluation du contrôle interne, La démarche inverse (communication du dossier de travail de 1'auditeur au service d'audit interne) est exclue au motif du secret professionnel.

Au même titre que les procédures internes sont examinées, 1'auditeur évalue Ie service d'audit interne sa place dans l'organisation, domaine d'intervention, compétence des intervenants, nature des interventions, manuel d'audit, documentation des travaux.

des in terventions, manuel d'audit, documentation des travaux. Mémoire de fin d’étude 21 Omar Meftah El
des in terventions, manuel d'audit, documentation des travaux. Mémoire de fin d’étude 21 Omar Meftah El

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aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit II prend connaissance au cours de sa mission
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit II prend connaissance au cours de sa mission

II prend connaissance au cours de sa mission des rapports émis par le service interne et

peut s'y référer pour documenter son propre dossier.

2.

Travaux d'auditeurs externes

Dans les entités détenant des participations, dont le poids relatif justifie la prise en compte de leurs données, 1'auditeur principal peut utiliser les travaux des auditeurs desdites participations.

Cette intervention doit se faire dans le respect des règles déontologiques prévues en la matière.

La démarche conduite comporte les phases suivantes :

-

Entretien sur les procédures d'audit mises en oeuvre,

-

Consultation des dossiers de travail,

-

Examen des rapports de 1'auditeur de la filiale,

Mise en oeuvre de travaux supplémentaires par 1'audileur principal ou sur sa demande par 1'auditeur de la filiale.

II

est d'usage, dans les groupes comportant un nombre significatif de participations, de

mettre en place des questionnaires types destinés a homogénéiser la quête d'informations

et

de documents ; cette démarche, lourde à initier, permet de structurer et systématiser la

relation avec les autres auditeurs.

Les travaux ainsi réalisés sont consignés dans le dossier de travail.

3.

Travaux des services bureaux

L'entreprise peut être amène pour des raisons diverses a recourir a des prestataires externes pour la réalisation de certains travaux. Dans ce cas, 1'auditeur doit déterminer la nature et 1'etendue des tâches ainsi " externalisés " et en particulier apprécier le poids de celles-ci dans 1'evaluation du risque lié au contrôle.

La démarche menée relève alors de celle de prise de connaissance et d’appréciation du circuit de contrôle interne ainsi constitué (avec toutefois un risque propre lie a la pérennité du service bureau).

C'est notamment le cas lorsque 1'entreprise recourt aux services d'un professionnel comptable (expert-comptable ou professionnel indépendant).

Dans un souci d'optimisation du coût de son intervention et pour limiter les dérangements occasionnés auprès des services de 1'entite contrôlée, il est admis que 1'auditeur s'appuie sur les travaux de 1'expert comptable.

L'auditeur ayant préalablement pris connaissance de la mission de 1'expert comptable, il peut adapter son programme de travail en complément des travaux réalises par celui-ci.

4.

Travaux d'experts

Les normes professionnelles préconisent à 1'auditeur d'utiliser les services d'un expert lorsque ses compétences particulières lui apparaissent nécessaires pour obtenir 1'assurance raisonnable nécessaire a 1'expression de son opinion.

raisonnable nécessaire a 1'expression de son opinion. Mémoire de fin d’étude 22 Omar Meftah El Khair
raisonnable nécessaire a 1'expression de son opinion. Mémoire de fin d’étude 22 Omar Meftah El Khair

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit II peut ainsi par exemple faire appel a
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit II peut ainsi par exemple faire appel a

II peut ainsi par exemple faire appel a des experts immobiliers, géomètres, actuaires,

informaticiens, fiscalistes,

provisions, apprécier un niveau de risques.

De même que lors de 1'examen des procédures internes a 1'entite contrôlée, 1'auditeur doit prendre en considération la compétence et 1'objectivite de 1'expert, la force probante des travaux effectues.

pour : évaluer des actifs, mesurer des stocks, évaluer des

L'expert peut être : engage (ou employé) par 1'entite, engage (ou employé) par

1'auditeur.

L’appréciation de 1'auditeur sera différente selon Ie cas.

Les travaux de 1'expert seront définis par 1'auditeur sur la base de termes tels que :

-

Objectifs et étendue des travaux,

-

Utilisation prévue desdits travaux,

-

Conditions d'accès aux informations,

-

Communication des hypothèses et méthodes utilisées.

L'auditeur pourra demander des précisions sur les procédures mises en oeuvre par 1'expert et examiner les données utilisées dans le cadre de ses travaux.

En tout état de cause, 1'auditeur reste seul responsable de 1'expression de son opinion en fin de mission.

5.

Travaux d'organes de contrôle externes

Certaines entités sont soumises à des contrôles particuliers d'organes officiels spécialement compétents ; tel est le cas par exemple, des établissements financiers.

L'auditeur doit s'enquérir lors de sa mission de 1'existence de tels contrôles et des calendriers de survenance.

Il importe alors de prendre connaissance des conclusions émises par lesdits organismes,

en particulier parce que ceux-ci disposent souvent de moyens d'investigation élargis (et de base de données dédiées) permettant d'apporter une information différente de celles

que 1'auditeur collecte.

H FINALISATION DES TRAVAUX:

1. Contrôle de l’ETIC

La revue effectuée permet à l'auditeur d'apprécier l'ensemble de l'information fournie par les états financiers : bilan, compte de résultat et ETIC, pour un nouvel examen analytique final (après prise en compte des corrections suggérées) et lecture attentive de l’ETIC.

L'ETIC est en particulier, un document important en ce qu'il doit éclairer le lecteur des comptes sur les principes et méthodes appliqués et apporter des informations sur les faits majeurs de la période et le contenu de certains postes, voire communiquer des informations sur des termes non comptabilisés (ainsi des engagements hors bilan).

2. Examen des événements post clôture

L'auditeur doit prendre en considération 1'incidence des événements postérieurs à la clôture, sur les états financiers et son rapport:

à la clôture, sur les états fi nanciers et son rapport: Mémoire de fin d’étude 23
à la clôture, sur les états fi nanciers et son rapport: Mémoire de fin d’étude 23

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Qui corroborent des faits existant à la
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Qui corroborent des faits existant à la

-

Qui corroborent des faits existant à la clôture de 1'exercice,

-

Qui fournissent des indications sur des faits survenus après la fin de 1'exercice.

Pour cela, il met en oeuvre des procédures visant à obtenir des éléments probants suffisants et adéquats sur les événements justifiant des ajustements ou des informations dans 1'ETIC.

Faits découverts jusqu'a la date du rapport de l'auditeur

Ces démarches doivent être mises en oeuvre jusqu'a une date la plus proche du rapport ; elles peuvent consister en :

-

Examen des procédures de la direction pour répertorier ces situations,

-

Examen des procès verbaux des organes délibérants ou consultatifs de 1'entite,

-

Examen des données prévisionnelles et rapports internes de la direction,

-

Examen des données comptables intermédiaires,

Chaque fait identifie faisant 1'objet d'un entretien avec les interlocuteurs compétents pour apprécier la bonne prise en compte des impacts éventuels.

Ces démarches requièrent d'être élargies dans des entreprises appartenant à un groupe.

Faits découverts après la date du rapport de l'auditeur mais avant la publication des états financiers

L'auditeur n'est pas terme d'appliquer ces mêmes démarches après émission de son rapport ; en revanche, s'il est informé d'un événement significatif remettant en cause 1'information d'ensemble donnée par les états financiers, il sera fondé à demander la correction de ceux-ci (1'auditeur rédigeant alors un nouveau rapport).

Au cas où 1'entite refuserait de modifier ses comptes, 1'auditeur en tire les conséquences pour les termes de son rapport.

Faits découverts après la publication des états financiers

Apres publication des comptes, 1'auditeur n'est pas tenu à des démarches particulières ;

Si des faits de nature a modifier notablement les états financiers sont portés a sa connaissance, 1'auditeur doit examiner avec la direction le bien fondé d'une correction de ceux-ci et le processus à mener pour 1'information des tiers (la direction devant prendre des mesures pour transmettre les états financiers modifies aux tiers auprès de qui la diffusion avait été assurée).

Le rapport établi par 1'auditeur à la suite d'une correction intervenant dans ces circonstances doit comporter un paragraphe d'observation expliquant les raisons des modifications.

3.

Expression de l’opinion :

L'auditeur exprime son opinion par référence aux termes suivants :

-

Pertinence de 1'information présentée de nature à apporter aux utilisateurs des éléments de décision,

-

Fiabilité des évaluations et mesures sur des bases identiques,

Fiabilité des évaluations et mesures sur des bases identiques, Mémoire de fin d’étude 24 Omar Meftah
Fiabilité des évaluations et mesures sur des bases identiques, Mémoire de fin d’étude 24 Omar Meftah

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Objectivité des critères (non affectés par des
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit - Objectivité des critères (non affectés par des

-

Objectivité des critères (non affectés par des considérations orientées),

-

Compréhension des critères (non sujets à interprétation),

-

Exhaustivité des critères qui constituent un corps de référence identifié et complet, suivi dans son intégralité.

4.

Rapport de l'auditeur

Le rapport de l'auditeur doit exprimer son opinion sur les états financiers pris dans leur ensemble sur la base des conclusions tirées des éléments probants collectés au cours de la mission.

Structure du rapport

-

Le rapport comporte :

-

Un intitulé,

-

Un destinataire,

-

Un paragraphe de présentation ou d'introduction identifiant les états financiers et rappelant les responsabilités respectives de la direction de l'entité et de l'auditeur,

-

Un paragraphe décrivant la mission avec référence aux normes applicables et les diligences mises en œuvre (référence à l'examen par sondage des éléments justifiant les données contenues dans les états financiers, l'appréciation des principes comptables suivis, l'appréciation des estimations significatives retenues par la direction, l'appréciation de la présentation d'ensemble),

-

Un paragraphe d'opinion rappelant le référentiel comptable utilisé pour l'établissement des comptes et exprimant l'opinion de l'auditeur sur l'image fidèle (ou la présentation sincère) des comptes,

-

La date du rapport,

-

Le nom et l'adresse de l'auditeur,

-

Et sa signature.

Expression de l'opinion

L'opinion s'exprime sous la forme :

-

D’une certification pure et simple,

-

D’une certification avec réserve (pour raison de désaccord ou de limitation), d'un refus de certifier (pour raison de désaccord important, de restrictions à l'étendue des travaux ou d'incertitudes multiples).

Particularités à introduire dans le rapport

-

Existence d'observation : la vocation de l'observation est de souligner un point important et d'attirer l'attention du lecteur en le renvoyant à des parties précises des états financiers (en particulier de l'ETIC) ; s'agissant de la continuité d'exploitation, la mention sous forme d'observation est obligatoire ;

Rapport corrigé : lorsque l'auditeur est amené à corriger son rapport, le nouveau rapport rédigé doit faire référence aux circonstances ayant conduit à cette refonte ;

référence aux circon stances ayant conduit à cette refonte ; Mémoire de fin d’étude 25 Omar
référence aux circon stances ayant conduit à cette refonte ; Mémoire de fin d’étude 25 Omar

Répondre aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit

aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit En cas de pluralité d'auditeurs, un seul rapport
aux exigences du contrôle qualité des cabinets d’audit En cas de pluralité d'auditeurs, un seul rapport

En cas de pluralité d'auditeurs, un seul rapport est émis ;

Existence d'une réserve ou d'un refus de certifier au titre de l'exercice précédent :

-

La présentation de données comparatives conduit à rappeler ce fait dans le rapport de l'exercice en cours

5.

Note De Synthèse

La note de synthèse est le pendant de la note d'orientation et de planification de la mission d'audit.

Elle récapitule la démarche d'audit et les termes justifiant l'opinion émise ; on retrouve généralement dans ce document, les paragraphes suivants :

-

Rappel des données caractéristiques de l'entité, de son activité,

-

Rappel des données caractéristiques de l'exercice et notamment les faits et chiffres marquants,

-

Rappel de la stratégie d'audit (dont les risques identifiés) et des seuils de signification retenus,

-

Rappel des contrôles menés,

-

Résumé des reclassements et redressements sollicités (acceptés ou non par l'entité),

-

Mention des incertitudes éventuelles, des changements de méthodes, des événements postérieurs à la clôture significatifs,

-

Etat des communications faites ou à faire,