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Les 10 sujets à aborder lors d’une mouqabala ...

(Liste non exhaustive)


La conception et la situation matrimoniales : Il est
primordial de savoir si le frère est déjà marié, quel est le
rôle selon chacun de l’époux et de l’épouse, si l’un ou
l’autre a déjà été marié ou encore si le jeune homme
entend pratiquer la polygamie. Il sera bienvenu également
de demander d’entrée où l’autre vit.
Les projets de vie : Se faire une idée des objectifs de
chacun peut rapidement déterminer la compatibilité ou
non entre deux personnes. Le cheikh enjoint à demander à
l’autre de citer trois choses qu’il désirerait accomplir à
court terme, puis trois à long terme.
Les critères de choix du partenaire : Il est intéressant de
savoir ce que l’aspirant/e recherche chez l’autre et quelles
sont, religieusement parlant, ses attentes. Demander
quelle est sa conception d’un mariage islamique permet
aussi de mieux le/la cerner. Si la sœur porte le hijab ou le
jilbeb, mieux vaut pour elle demander si le frère aspire à
avoir une épouse portant le niqab ou le sitar par exemple.
Les relations sociales : Il semble important de s’intéresser
aux relations qu’il/elle entretient avec les gens de sa
communauté, à ses activités (bénévolats…), à ses
relations avec sa famille, savoir s’il/elle envisage
d’héberger un proche, ou encore comment le futur mari
réagirait en cas de conflits avec sa belle-famille etc.
Les connaissances, le milieu : Pour se faire une idée
précise des personnes qu’il/elle fréquente, mieux vaudra
lui demander de parler de ses amis, des circonstances
dans lesquelles ils se sont rencontrés, et de ce qui lui plaît
chez eux. Une chose que l’on oublie parfois de demander
mais qui paraît pourtant primordial est de savoir quelles
relations l’autre entretient avec les personnes du sexe
opposé. Et ce qu’il en sera après le mariage.
Les temps de loisirs : Il ne faut pas hésiter à l’interroger
sur ce qu’il/elle fait de son temps libre, s’il aime recevoir
des invités, ce qu’il attend de son époux/se en tant
qu’hôte. Interrogez-le/la sur son goût pour les voyages, et
si vous avez des origines différentes, quelle organisation
vous pourriez adopter durant l’été.
La culture et l’intelligence émotionnelle : Les futurs époux
doivent savoir si l’autre lit, et si oui, quoi, s’il passe
beaucoup de temps devant la télévision et quels
programmes il regarde. Chacun peut poser des questions
sur le comportement de l’autre : comment exprimes-tu tes
sentiments ? Comment t’excuses-tu ? Profères-tu des
jurons ? Comment exprimes-tu ta colère ? Comment
doivent-être résolus les différends dans un couple ?
La santé et le style de vie : Tout aspirant au mariage a le
droit de connaître l’état de santé de l’autre (maladie
chronique…), et de demander si le frère ou la sœur a
l’intention de passer un examen médical (type certificat
prénuptial). Savoir ce qui selon l’autre constitue une
bonne hygiène de vie et une bonne alimentation est
également intéressant.
La gestion des ressources : Quelle est pour sa possible
future moitié la définition de la richesse ? Travaille-t-il ?
Comment dépense-t-il/elle son argent ? Comment
économise-t-il ? Est-il endetté ? Trouve-t-il concevable de
contracter un crédit pour acheter une maison ? L’épouse
doit-elle participer financièrement ? Peut-elle travailler et
si oui, comment sera gérer l’argent ? Qui sont les
personnes dont l’autre est financièrement responsable ?
Autant de questions qu’il faudrait oser poser pour savoir
dans quoi chacun s’engage.
L’éducation des enfants : Sujet extrêmement important. Il
est essentiel de savoir si l’autre désire avoir des enfants,
et si non, pourquoi, si oui, s’il s’en sent capable, si ce sera
rapidement… N’oubliez pas de demander s’il/elle en a déjà
(et si oui, quelle est sa relation avec le père ou la mère), et
quelles sont ou seraient ses méthodes d’éducation. Que
penser de la fessée ? Quelle école fréquenteraient-ils ?
Après toute rencontre, n’oublions pas le principal ; tout
musulman se doit de s’en remettre entièrement et
sincèrement à Allah – exalté soit-Il. Pour cela, chacun fera
ensuite et plusieurs fois la prière de consultation [salat
istikhara]. Ainsi, en plaçant leur confiance en leur
Créateur, le frère et la soeur verront leur union facilitée,
ou évitée, pour leur bien et celui de leur religion.