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Université des Sciences et de la Technologie Houari B

Faculté de Génie Mécanique et de Génie des Procédés


o
Filière Génie des Procédés (GP) u
3ème année LMD :
Génie Chimique
m
Froid & Cryogénie e
Raffinage & Pétrochimie
Génie de l’Environnement d
i
è
n
e
Transfert Thermique

2012/2013

Fait par : M. Y.K. BENKAHLA


Transfert Thermique

I. Généralités sur le transfert thermique


II. Transfert thermique par conduction
III. Résistance au transfert : La convection thermique
IV. Echangeurs thermiques
V Transfert thermique par rayonnement

M. Y.K. BENKAHLA 2
Transfert Thermique
Programme :
I. Généralités sur le transfert thermique IV. Echangeurs thermiques
I.1 Introduction IV.1 Description des principaux types d'échangeurs
I.2 Champ de température et gradient de température thermiques
I.3 Flux thermique et densité de flux thermique a) Echangeurs double tube
I.4 Modes de transmission thermique b) Echangeurs à faisceau et calandre
II. Transfert thermique par conduction c) Echangeurs à plaques
II.1 Conduction thermique : Loi de Fourier d) Echangeurs refroidis par une circulation forcée
II.2 Conservation de l’énergie : Équation de l’énergie d'air
II.3 Ecoulement stationnaire de chaleur IV.2 Calcul des échangeurs tubulaires
II.4 Pas de résistance au transfert a) Modes de fonctionnement des échangeurs
a) Mur plan b) Dimensionnement d'un échangeur de chaleur
b) Mur composite multicouches : associations c) Etude du transfert thermique
en séries et en parallèles d) Différence de température moyenne
c) Conduite cylindrique creuse e) Coefficient de transfert thermique global
d) Conduite gainée multicouches f) Pertes de charge
e) Sphère creuse V Transfert thermique par rayonnement
f) Cas particuliers V.1 Introduction
III. Résistance au transfert : La convection thermique V.2 Lois du rayonnement
III.1 Conductances partielles et globales de transfert par V.3 Brillance et Corps noir
convection
III.2 Loi de Newton
III.3 Conduite cylindrique recouverte d'un manchon
isolant : Epaisseur critique d'isolation
III.4 Détermination du coefficient thermique de
convection
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II. Transfert thermique par conduction

Résumé de la conduction thermique unidirectionnelle


Tableau : Principaux résultats du transfert thermique en mode de la conduction, unidirectionnelle, en régime
stationnaire et sans source interne de chaleur, dans les cas du mur, de l’épaisseur d’une conduite cylindrique et
celle d’une sphère creuse. La conductivité thermique de ces trois milieux étant constante et uniforme.

Mur plan Conduite cylindrique creuse Sphère creuse


(de hauteur h, de largeur L et d’épaisseur e). L >> D, transfert principalement radial.

 dq x
 dx  0
 dT
q x  Cte  k dx
1 d
 r dr r q r  = 0  
 r q r  Cte 2  L  1 d 2
 
 r 2 dr r q r = 0  
 r 2 q r  Cte 4  
Equation de la    
 2 
   
  dT (r )  
  2 dT (r )
chaleur  d T( x )  0  dT ( x )  Cte   1 d  dT   r  Cte   1 d  2 dT   r  Cte
 r dr  r    0  dr  2 dr  r dr   0 
 dx
 dx 2   dr
  dr   r  

Distribution des  T  T T 1 1 
T( x )  T1   x T(r )  T1  ln (r r1 ) T(r )  T1    
températures  e  ln (r2 r1 ) 1 r1  1 r2   r r1 

T T
Flux thermique T q  q 
q  k S  ln r2 r1   1 r1  1 r2 
(W) e  2k L 
  4k

Densité de flux T T  k  T k


qk q   q  
(W/m2) e ln r2 r1   r  1 r1  1 r2   r 2 

Résistance R
e
R
ln(r2 r1 )
R
1 r1  1 r2 
thermique kS 2k L 4k

Remarque : le flux thermique est fonction de la coordonnée


radiale dans les cas de la conduite cylindrique et de la sphère. M. Y.K. BENKAHLA 4
III. Résistance au transfert : la convection

III. Résistance au transfert : la convection


La conduction intervient seule lorsque le mélange de matière est inexistant. Cette
situation ne se produit que pour un fluide immobile ou un fluide en écoulement
laminaire car dans ce cas les fluides restent alors parallèles entre eux.

Ce comportement ne dure jamais très longtemps car très vite, même dans un fluide
immobile, des différences de température provoquent des courants de convection.
Le transfert par convection se produit alors avec l’apparition de cette turbulence.

Lorsque le transfert de chaleur s’accompagne d’un transport de la matière, il est


appelé transfert par convection.

Ce mode d’échange de chaleur existe au sein des milieux fluides ou lorsque un


fluide circule autour d’un solide.

Dans un écoulement turbulent en contact avec une paroi solide, il existe le long de la
paroi une mince couche de fluide (film mince) dT en écoulement laminaire.

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III. Résistance au transfert : la convection

Le transfert par convection est la


Fluide Solide
superposition de deux phénomènes :

1. on admet que dans le film il n’y a Tf


aucun mélange de matière et que la
chaleur se transmet par conduction
perpendiculairement à la paroi. La
conductivité des fluides étant faible Tp
par rapport à celle des solides, cette
couche constitue donc une zone dT
importante de résistance au transfert
de chaleur. Il y a ainsi une forte
variation de température dans cette
couche.
turbulent laminaire
2. au sein du fluide, la chaleur se
transmet parfaitement grâce au Tf
mélange et la température devient
parfaitement homogène. Cette
Tp
température est appelé température du
fluide Tf ou température de mélange
du fluide.
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III. Résistance au transfert : la convection

Remarque : Tant qu’on est en turbulence, la température est uniforme et égale à Tf.
Cependant, étant donné que les particules fluides au contact de la paroi sont freinées (en
vertu de la condition de non glissement), il se crée une sous couche limite laminaire dT qui
s’oppose au transfert thermique.

Amortissement du
courant turbulent

Tf

.
Re  dT  q

Solide
.
Re  dT  q

dT
V=0

Ventilation M. Y.K. BENKAHLA 7


III. Résistance au transfert : la convection

Position du problème :
On conclut de cette étude que le phénomène de III. 1 Loi de Newton (1643-1727)
convection se réduit d'un point de vue thermique à
une conduction dans la couche mince. Le flux de
chaleur échangé entre le fluide et la paroi par q  h S (Tf  Tp ) (V.21)
convection peut donc s'écrire (après intégration de la
loi de Fourier) :
?? h : coefficient de transfert de chaleur par convection
kS (W m-2 °C-1) ou (W m-2 K-1).
q  (Tf  Tp ) (V.20) Tp : température de la surface de la paroi (K ou °C).
dT
Tf : température loin de la surface de la paroi (K ou °C ).
??
où k est la conductivité thermique du fluide, dT La résistance thermique de transfert par
l'épaisseur du film (couche limite), S la surface de la convection R est donc égale à Rcv = (1/h S).
paroi d'échange, Tf la température au sein du fluide
et Tp la température de la paroi.
Ce transport de l'énergie par un écoulement est
Malheureusement l'épaisseur de la analogue au transport d'autres quantités scalaires (non
couche n'est que très rarement connue vectorielles) : transport d'une concentration de sel par
car elle dépend de beaucoup de de l'eau, transport de l'humidité par l'air, ...
facteurs. De plus k dépend de la
température et celle-ci est variable On retiendra donc que dans la convection, la chaleur
dans la couche. Pour ces raisons, dans se sert du fluide comme véhicule pour se déplacer. il
un transfert par convection on écrit le existe deux types de transferts convectifs :
flux thermique comme : M. Y.K. BENKAHLA 8
III. Résistance au transfert : la convection

1. Convection forcée
L'écoulement du fluide est forcé par un dispositif mécanique
quelconque (pompe ou gravite pour un liquide, ventilateur ou
compresseur pour de l'air). En d’autres termes, ce mouvement est
induit par une cause indépendante des différences de température.

2. Convection naturelle ou libre


Lorsqu'il existe une différence de température entre deux points d'un
fluide, le fluide chaud, qui aura une masse volumique plus faible
que le fluide froid aura tendance à monter sous l'effet de la poussée
d'Archimède.

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III. Résistance au transfert : la convection

Batterie d'aéroréfrigérants dans leur environnement

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III. Résistance au transfert : la convection

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III. Résistance au transfert : la convection

En régime stationnaire, les distributions de température observées


entre le fluide chaud et le fluide froid sont voisines de celles
schématisées sur la Figure ci-dessus..
la distribution des vitesses du fluide se répartis en deux zones
principales :

1. Une première zone située au voisinage de la paroi. Son


épaisseur occupe toute la conduite si l'écoulement est
laminaire mais elle décroît très rapidement lorsque
l'écoulement devient de plus en plus turbulent. Dans cette
III.2 Conductances partielles et globales première zone, le transport de la chaleur, se fait, comme
de transfert par convection 1e transport de la matière et de la quantité de mouvement,
par diffusion moléculaire.
2. Une deuxième zone située au delà de la première, et dans
laquelle le fluide est animé d'un mouvement tourbillonnant
aléatoire entraînant très rapidement une égalisation de la
vitesse, de la température et des compositions du fluide.

La distribution des températures dans la phase fluide


peut s'obtenir en résolvant les équations de la
Mécanique des fluides et de l’énergie (V.8). Par suite de
la difficulté de résoudre ces équations, on définit le flux
de chaleur transféré à la paroi de manière purement
phénoménologique (Loi de Newton), en posant :

Soit un fluide chaud à la température T1 s'écoulant d'un côté (à dq  h1 dS1 (T1  Tp1 )  h 2 dS2 (Tp2  T2 ) (V.22)
gauche) d'une paroi métallique et un fluide froid à T2 s'écoulant
de l'autre côté de la paroi d'épaisseur e. M. Y.K. BENKAHLA 12
III. Résistance au transfert : la convection

Fluide chaud Solide Fluide froid Les coefficients h1 et h2 représentent les coefficients
de transfert partiel (ou conductance partielle de
T1 transfert) interne (côté fluide chaud) et externe (côté
fluide froid). La définition des coefficients h1 et h2
Tp1 est arbitraire puisque leur valeur dépend du choix de la
force motrice. Pour évaluer les conductances
précédentes à partir de la connaissance du débit
transféré, il est nécessaire de connaître la température
du fluide à la surface du solide, température délicate à
mesurer. Aussi, préfère-t-on définir le débit transféré
Tp1
par rapport à une différence de température plus
T2 facilement accessible, par exemple celle entre les
e températures des noyaux turbulents des fluides
intérieur et extérieur, soit :
q 1
(T1  T p1 )  dq  U dS m (T1  T2 ) (V.24)
h1 S 
q 2
(T p1  T p2 )  Le coefficient U représente une conductance globale
k S e de transfert et Sm désigne une valeur moyenne de la
q 3  surface solide de séparation.
(T p2  T2 ) 
h2 S
(T1  T2 ) (T1  T2 )
q   (V.25)
(T1  T2 )  1   1   e   1 
q 
 1   e   1  (V.23)          
 U S m   h 1 S   k S   h 2 S 
   
 h1 S   k S   h 2 S 
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III. Résistance au transfert : la convection

III.3 Conduite cylindrique recouverte d'un


manchon isolant : épaisseur critique d’isolation

Soit un tuyau, dans lequel circule un fluide à une température T1. On voudrait
calorifuger cette conduite par ajout d’une certaine couche d’isolant, d’épaisseur e :
e = (r – r2).

T1 T1
r2 T2 r2
r1 r1
r

Ta Ta

Situation initiale : conduite nue Conduite calorifugée

Constat : Ajouter de l’isolant augmenterait la résistance conductive mais diminuerait la résistance convective:
Existe-t-il une épaisseur optimale d’isolant ?

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III. Résistance au transfert : la convection

k
En posant : rc  (V.28)
h
T1
T2 r2 Examinons comment varie Rk avec le rayon r
r1 de l’isolant :
r
dRk  1  1   1  1 
Ta        2 
dr  2  k L   
r 2  L h r 
(V.27)

1
r  rc 
2L k r2
Un tube cylindrique (composite ou non) de longueur
L et de rayon r1 et r2 possède une résistance
thermique Rk0. Supposons qu’autour de ce tube soit On remarque que le fait de mettre une épaisseur
placé un isolant de rayon extérieur r et de conductivité d’isolant a d’abords un effet négatif car l’augmentation
k. h est le coefficient de convection avec l’air ambiant de la surface d’échange diminue la résistance totale.
de température Ta. La température intérieure du tube Mais cet effet est rapidement atténué par l’épaisseur de
est T1, la résistance thermique entre fluide intérieur et l’isolant. Ainsi (pour une valeur de r finie) :
la paroi est négligeable. La résistance thermique du
système est :  dRk
 dr  0 si r  rc (V.29.1)
 ln r r2   1  
Rk  Rk 0   
   (V.26.1)  dRk  0
 2  k L   (2  r L) h   dr
si r  rc (V.29.2)
1  r 
Rk  R k 0  ln r r2   c  (V.26.2)
2k L  r M. Y.K. BENKAHLA 15
III. Résistance au transfert : la convection

Discussion :
dRk
 r2  rc 0 comme r ≽ r2 ≽ rc (V.30) r > r c
 r = 10
c
dr
0,4
r2
T
Rk croît toujours avec r 2 rc
0,2

dR/dx
Ta r -0,2
 r2  rc
-0,4
dRk
1er cas : r2 < r < rc 0 (V.31) -0,6
dr
-0,8
r2 0 5 10 15 20 25
Rk décroît avec r T2 r

10
Ta
r
rc 8

dRk 6
2ème cas : r > rc 0 (V.32)

R
dr 4

2
r2
Rk croît avec r T2 0
0 2 4 6 8 10

Ta rc
r
r

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III. Résistance au transfert : la convection

Conclusion :

- Le rayon critique rc correspond au minimum de la fonction (dR/dr) ;

- Pour la conduite cylindrique creuse, rc = (k/h) ;


- L’épaisseur de l’isolant est donnée par : e = (rc – r2).

 r2  rc  r2  rc
r2
T2
rc 2ème cas : r > rc
r2
T2
Ta r

Ta rc r

Remarque : examiner le cas de la sphère creuse et


montrer qu’on aboutit à : rc = (2k/h). M. Y.K. BENKAHLA 17
III. Résistance au transfert : la convection

Le problème majeur pour le calcule du flux (ou la densité de flux) thermique par convection
est la détermination du coefficient de convection h.

Question : Comment évalue-t-on en pratique


le coefficient de convection h ?

Nombreux paramètres descriptifs


Analyse dimensionnelle
Théorème de Vaschy-Buckingham

Groupements adimensionnels (combinaisons des paramètres)


Mesures expérimentales : lois de corrélation entre groupements

Détermination du coefficient h par


connaissance des caractéristiques du fluide

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III. Résistance au transfert : la convection

III.4 Détermination du coefficient thermique Cp : chaleur massique du liquide


de convection m : viscosité dynamique du liquide
k : conductivité thermique du liquide
Le problème de la convection est en fait de
Di : diamètre intérieur du tube
déterminer ce coefficient en fonction des conditions
x : abscisse de la section considérée avec l'origine
d'écoulement du fluide, des caractéristiques
placée à l'entrée du tube.
géométriques des parois et des éventuels
changements d'état du fluide. On traitera quelques cas
importants en Génie des Procédés, mais on gardera à Une analyse dimensionnelle fondée sur le
l'esprit que l'expérience est souvent la méthode Théorème de Buckingham ( théorème)
apportant le plus d'informations sur la valeur de ces
coefficients. permet de prédire le nombre de groupements
sans dimensions et les relations qui les relient,
a) Circulation forcée à l'intérieur d'un tube et ce à partir des variables du système et des
cylindrique dimensions de base :
L'expérience montre que le coefficient de convection
interne hi dans une section dépend des 7 grandeurs
suivantes : Variables : U, r, Cp, m, k, hi, Di, x n=8
Dimensions : M, L, T, Q m=4

U : vitesse débitante du liquide


r : masse volumique du liquide (n – m) = 4 Groupements sans dimensions
(1, 2, 3 et 4) : 1 = f(2 , 3, 4 )

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III. Résistance au transfert : la convection

1 = Di a mb rc U
2 = Di d me rf Cp g k
3 = Di h mi kj Cp k hi
4 = Di h mi kj Cp k x

Pour 1 : M L T Q 0 = 1 = L (M / LT) (M / L3) (L / T)


0 0 0 a b c

b+c=0 a=1
r U Di
a –b -3c +1 = 0 b = -1 1   Re
m
-b -1 = 0 c=1

Pour 2 : M L T Q = 1 = L (M / LT) (M / L3) (M L2 T-2 / M Q) (M L2 T-3 / L Q)


0 0 0 0 d e f g

e+f +1=0 g = -1
d - e - 3f + 2g +1 = 0 e = -1 k
2   Pr -1
- e - 2g - 3 = 0 f =0 Cp m
- g -1 = 0 d=0

h i Di x
De même pour 3 et 4 : 3   Nu 4 
k Di

Nu = F (Re, Pr , (x/Di)) = a Rep Prq (x/Di)


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III. Résistance au transfert : la convection

La détermination du coefficient hi par l'expérience est impossible à réaliser à cause du trop grand nombre
d'expériences nécessaires. L'analyse dimensionnelle permet de simplifier notablement ce problème. Elle montre
qu'il existe une fonction F à (n – m = 4) 4 variables vérifiant la relation :

h i Di  r U Di Cp m x 
 F ; ;  (V.33)
k  m k Di 

On définit donc 4 nombres sans dimension (il faut toujours veiller à écrire les paramètres de ces nombres dans un
système d'unité cohérent, par exemple le système SI) :

h i Di
Nombre de Nusselt :  Nu (V.34)
k
Nombre de Reynolds : r U Di  Re (V.35)
m
Cp m
Nombre de Prandtl :  Pr (V.36)
k
Les nombres de Nusselt, Prandtl et Reynolds caractérisent respectivement l'échange thermique, les propriétés
physiques du liquide et le régime d'écoulement du liquide. Le nombre (x/ Di) est le terme représentatif des effets de
bord : il n'intervient donc plus quand on est suffisamment loin d'une des extrémités du tube.

L'expérience est alors utilisée pour déterminer la fonction F, c'est à dire une corrélation mathématique liant ces
nombres. Cette relation est bien entendu empirique et on détermine les paramètres des nombres à une température
moyenne entre l'entrée et la sortie du tube.
M. Y.K. BENKAHLA 21
III. Résistance au transfert : la convection

Si on se trouve dans le cas d'un tube lisse avec écoulement  Tubes circulaires de longueur finie
turbulent, on utilise la relation de Colburn :
- Relation de Hausen :

Nu  0,023Re
0,8 0,33 Pour (L/D) < 0,03 Re
Pr (V.36)
et Gz < 100

0,0668Gz
La relation est valable si : 10 000 < Re < 120 000 Nu  3,66  (V.41)
1  0,04 Gz
2/3
0,7 < Pr < 120
(L/Di) > 60

pour - Relation de Sieder et Tate :


Il existe aussi la relation dite de Sieder et Tate :
Pour (L/D) < 0,03 Re
Nu  0,027Re
0,8 1/ 3
Liquide : Pr (V.37) et Gz > 100

Nu  0,023Re
0,8 0, 4
Nu  1,6 Gz
1/ 3 (V.42)
Gaz : Pr (V.38)

En écoulement laminaire : b) Circulation forcée d'un liquide à l'extérieur d'un


tube cylindrique et perpendiculairement à celui-ci
 Tubes circulaires très longs On montre que suivant si le faisceau de tubes comporte des tubes alignés ou
en quinconce, le coefficient de convection externe he (transfert entre le
Pour (L/D) > 0,03 Re liquide extérieur aux tubes et la paroi extérieure de ces tubes) est différent.
Nu = 3,66 (V.39) On obtient les relations suivantes :
et Gz < 10

Nu  0,26 Re
0,6 0,33
Faisceau aligné : Pr (V.43)
Pour (L/D) > 0,03 Re (V.40)
Nu = 1,6 Gz1/3
Nu  0,33Re
et Gz > 10 0,6 0,33
Faisceau en quinconce : Pr (V.44)

Avec Gz (nombre de Graetz) : Gz = Re Pr (D/L) M. Y.K. BENKAHLA 22