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CONTROLES SUR BETON FRAIS

1. ESSAI D'AFFAISSEMENT
Cet essai est également appelé ESSAI AU CONE D'ABRAMS ou SLUMP
- TEST.
1.1. But de l'essai :
Il s'agit de contrôler l'ouvrabilité d'un béton, c'est à dire vérifier son adaptation au
moyen de mise en oeuvre.
1.2. Limites d'utilisation :
Ce type d'essai n'est applicable que pour des bétons dont la dimension maximale
D des granulats est  à 40 mm.
1.3. Matériel :
* Le MOULE : en acier, forme tronconique et sans fond.
Dimensions : -  du cercle de base inférieure ...... : 200 mm
-  du cercle de base supérieure ..... : 100 mm
- hauteur ........................................... : 300 mm
* La TIGE de PIQUAGE : en acier, extrémités arrondies.
Dimensions : -  ................................ : 16 mm
- longueur ..................... : 6OO mm
* Le PORTIQUE DE MESURE : deux montants verticaux reliés par
une traverse à la partie supérieure, sur laquelle coulisse un réglet.
* La SURFACE D'APPUI de l'ENSEMBLE : rigide, en acier.
1.4. Mode opératoire :
# Huiler légèrement l'intérieur du moule et le fixer sur la plaque d'appui qui aura été
humidifiée.
# Introduire le béton dans le moule, en 3 couches de même épaisseur. Piquer
chaque couche 25 fois à l'aide de la tige.
# Araser la dernière couche en roulant la tige sur le bord du moule.
# Positionner le portique et lire A0.
# Démouler en soulevant le moule avec précaution, lentement, verticalement et
sans secousses.
# Mesurer A1 sur le point le plus haut du béton affaissé.
1. Mise en place par 3. Soulèvement du 4. Mesure de
piquage en 3 couches 2. Arasement moule tronconique l'affaissement A

1.5. Expression des résultats :


L'affaissement est exprimé par un nombre entier A :
* Un seul essai : A = A1 - A0
* Trois essais : Effectuer les 3 mesures au ½ centimètre
prés.
L'affaissement A est la moyenne des lectures arrondie au centimètre prés.
1.6. Interprétation des résultats : CONSISTANCE
D'après la norme NF P 18-010
Affaissement au cône Classification Désignation
cm simplifiée

de 0 à 4 Ferme F
5à9 Plastique P
10 à 15 Très plastique TP
 16 Fluide FL

2. PLASTICIMETRE A ROTATION
2.1. But de l'essai :
Le plasticimètre rapide est conçu essentiellement comme avertisseur d'excès
d'eau.
Il permet de contrôler très facilement et très rapidement l'ouvrabilité du béton et de
limiter le dosage en eau à des quantités compatibles avec les résistances
demandées.
2.2. Matériel :
Appareil portatif composé d'un boîtier avec poignée reliée par un axe à une tête à trois
ailettes permettant la mesure de la plasticité du béton.

2.3. Mode opératoire :


 Ramener l'index en butée, dans la zone rouge, graduation 20
 Plonger verticalement les ailettes dans le béton ( placé dans le malaxeur, une brouette,
une auge, ...) jusqu'au repère gravé sur l'axe à 2,5 cm au-dessus de leurs arêtes
supérieures.
 Secouer par quelques mouvements verticaux afin que le béton se reconstitue bien
autour de l'appareil.
 Tourner lentement la poignée dans le sens des aiguilles d'une montre, jusqu'à ce qu'il
y ait cisaillement du béton ( les ailettes se mettent à tourner ) et stabilisation du curseur.
 Lire la valeur indiquée par l'index.
 Répéter la mesure autant de fois que nécessaire.
2.4. Expression des résultats :
L'indication du plasticimètre correspond à l'indication donnée par le cône d'Abrams pour
les bétons plastiques courants.
Pour les autres cas, les résultats ne coïncident pas parfaitement avec les valeurs
d'affaissement.
Faire éventuellement un étalonnage préalable avec le cône d'Abrams pour plus de
précision.

3. MANIABILIMETRE
3.1. But de l'essai :
Il s'agit de déterminer le temps d'écoulement des bétons, c'est à dire de définir la
maniabilité des bétons.
Cette mesure de maniabilité permet :
 d'apprécier la facilité de mise en place dans les ouvrages et de déterminer
les quantités d'eau nécessaires.
 d'affiner les compositions de bétons en recherchant la maniabilité maximale
pour des teneurs en eau et en ciment données.
 d'évaluer l'efficacité de certains adjuvants, plastifiants réducteurs d'eau en
particulier.
 de vérifier sur chantier que la valeur limite définie pour le béton lors de
l'étude est bien respectée.
3.2. Matériel :
Le maniabilimètre existe en deux versions :
* appareil type A : pour D > 12,5 mm
* appareil type B : pour D  12,5 mm
3.2.1. Le moule : Il repose sur le sol par 4 amortisseurs caoutchouc.
3.2.2. La cloison amovible : Elle sépare le moule en deux parties. Elle coulisse
verticalement dans des glissières fixées sur la face externe du moule.
3.2.3. Le vibrateur : Electrique, à moteur asynchrone, fixé sur la face extérieure du
moule.
3.2.4. La tige de piquage : Métallique, de 6 mm de diamètre, pesant 200 g,
terminée par une calotte hémisphérique. Elle est utilisée lors du remplissage du
moule.
3.3. Mode opératoire :
3.3.1. Appareil A :
* Prélever dans la gâchée 30 litres de béton. Remplir le grand compartiment du moule
à la truelle en veillant au bon remplissage de l'angle formé par le fond du moule et la
plaque amovible. Araser la surface libre à la règle.
3.3.2. Appareil B :
* Prélever 1 litre de béton ou mortier. Remplir le grand compartiment en 4 couches et
piquer chaque couche de 6 coups de la tige de piquage, la tige étant tenue
parallèlement à la paroi inclinée de la cloison amovible. Araser la surface libre à la
règle.
3.4. Expression des résultats :
# Le temps réel entre la fin du malaxage et le début de l'écoulement sous vibration doit
être de 2,50 min. pour l'appareil B et 4 min. pour l'appareil A.
# Enlever la cloison amovible ( la vibrateur se met en marche ) et déclencher le
chronomètre.
# Arrêter le chronomètre lorsque le niveau du béton atteint le trait - repère de l'appareil.
# Le résultat de la mesure est le temps t mis par le béton pour arriver au trait - repère.
1. Mise en place du mortier 2. Relevage de la cloison, 3. Arrêt du chronomètre quand
par piquage mise en route du vibrateur le mortier atteint le repère
et du chronomètre simultanément

3.5. Interprétation des résultats :


Plus le béton est plastique, maniable et de bonne ouvrabilité et plus le temps t est
court.

Classification Temps en s.
Béton sec  40
Béton de bonne 20  t  30
ouvrabilité
Béton très plastique 10 < t < 20
Béton très fluide  10

4. AEROMETRE A BETON
4.1. But de l'essai :
Il s'agit de mesurer la teneur en air occlus du béton frais.
Afin d'obtenir une meilleure ouvrabilité du béton, ou afin d'augmenter la stabilité de ce
béton vis-à-vis du gel et du dégel, on ajoute des adjuvants créant des pores lors de sa
confection.
Pour vérifier l'action des additifs, ou pour connaître la contenance en air d'un béton
quelconque, on se sert del'aéromètre à béton.
4.2. Principe de la mesure :
L'aéromètre travaille selon le principe de la loi de BOYLE - MARIOTTE.
La mesure du pourcentage d'air occlus d'un béton frais est basée sur le fait que seul l'air
occlus est compressible.
A température constante, la variation de volume obtenue par une variation de pression est
proportionnelle à la quantité de gaz comprimé.
4.3. Description de l'appareil :
L'appareil est composé :
* d'un réservoir de pression ayant une capacité minimale de 5 litres.
* d'un couvercle fixé sur ce réservoir au moyen de 4 vis. Ce couvercle comporte un
joint caoutchouc pour assurer une meilleure étanchéité.
* sur le couvercle se trouvent deux robinets et une chambre de pression.
* un manomètre indique directement le pourcentage d'air dans le béton.
4.4. Préparation de l'essai
Deux cas se présentent :
 L'affaissement A du béton est  10 :
* Introduire le béton dans la cuve en 3 couches de même volume.
* Piquer chaque couche par 25 coups de la tige de piquage ( celle de l'essai
d'affaissement )
 Suite au piquage de chaque couche, tapoter de 10 à 15 coups secs, avec un
maillet, la cuve de manière à combler les trous de la tige.

 L'affaissement A du béton est  9 :


* Introduire le béton dans la cuve.
* Placer la cuve sur la table vibrante et vibrer pendant 15 secondes en
complétant la quantité de béton.
Araser la surface supérieure à l'aide d'une règle biseautée, avec un mouvement
de sciage.
Nettoyer les bords de la cuve.
4.5. Mode opératoire :
 Adapter et fixer la partie supérieure de l'aéromètre.
 Le robinet de purge d'air étant ouvert, remplir d'eau la partie supérieure de
l'appareil. Ajuster le niveau à 0 en ouvrant le robinet inférieur.
 Tous les orifices étant fermés, appliquer la pression de 0,1 MPa. Lire
directement le pourcentage d'air .
 Décomprimer par ouverture du robinet supérieur.
 Réajuster le niveau d'eau s'il y a lieu, et répéter 2 fois la mesure sur le
même échantillon.
 Refaire l'essai sur un autre échantillon de la même gâchée.
4.6. Expression des résultats :
Le pourcentage d'air occlus est la moyenne arithmétique des lectures effectuées (
3 lectures sur 2 échantillons )

Normes à Consulter :
NF P 18 - 451 : Bétons - Essai d'affaissement
NF P 18 - 010 : Bétons - Classification et désignation des bétons hydrauliques
NF P 18 - 452 : Bétons - Mesure du temps d'écoulement des bétons et des mortiers
aux maniabilimètres

CONTROLES SUR BETON DURCIS


ESSAIS NON DESTRUCTIFS

1. MESURE DE LA DURETE DE SURFACE PAR REBONDISSEMENT


AU SCLEROMETRE
1.1. Principe :
Le scléromètre est un appareil simple qui mesure la " dureté au choc " du béton
au voisinage de la surface ( Indice scléromètrique )
Cet indice, reporté sur abaque, permet de déduire la résistance à la
compression du béton testé.
1.2. Fonctionnement du scléromètre :
Une tige en acier, sortant d'un cylindre, est appuyée sur le béton et comprime un
ressort. En fin de course, ce ressort projette une masse sur la tige, sur laquelle elle
rebondit.
Ce rebondissement est d'autant plus important que le béton est dur. Un index fixé
sur l'appareil permet de déterminer l'indice scléromètrique.

La surface de l'ouvrage à tester est


divisée en zones d'au moins 400 cm2
chacune. Il est nécessaire de faire une
série de 27 mesures sur chaque zone
d'essai. La distance entre deux mesures
est de 3 cm au moins, et aucune mesure
n'est effectuée à moins de 3 cm des
bords de la surface testée. On fait
ensuite la moyenne de ces 27 mesures.
Les valeurs qui correspondent à des
anomalies doivent être éliminées.

Cette moyenne, reportée sur l'abaque qui tient compte de la position de l'appareil,
ou sur un tableau, donne les valeurs minimum et maximum de la résistance à la
compression du béton.
1.3. Précautions et limites d'emploi :
La résistance obtenue est celle de la " peau " du béton. Il est nécessaire qu'elle soit
préparée :
* pas d'aspérités, ni de laitance, ni de traces de peinture ou d'enduit
* ne pas faire de mesure sur une surface écaillée, poreuse, ou sur un nid de
gravillons
* on peut poncer ou meuler la surface du béton
L'appareil doit être régulièrement contrôlé et étalonné.
Avant emploi du scléromètre, prendre connaissance de sa notice
d'utilisation.
2. AUSCULTATION SONIQUE
2.1. Principe :
Il s'agit d'évaluer la résistance du béton à partir de la vitesse de propagation
d'ondes.
Il est en effet reconnu et prouvé qu'il existe un rapport étroit entre la vitesse de
propagation des ondes ultrasoniques à l'intérieur de matériaux homogènes, et la
qualité de ceux-ci.
La vitesse est le quotient entre la distance séparant les transducteurs émetteur et
récepteur par le temps de propagation de l'onde.
2.2. Différents modes de transmission de l'onde :
2.2.1. Méthode par transmission directe ou transparence :

L'émetteur et le récepteur sont


appliqués sur les deux faces
opposées de l'élément à
mesurer.

2.2.2. Méthode par transmission de surface :

L'émetteur et le récepteur
sont appliqués sur la même
surface plane de l'élément à
mesurer.

2.2.3. Méthode par " semi - transparence " :


L'émetteur et le récepteur
sont appliqués sur deux faces
non coplanaires de l'élément
à mesurer.

2.3. Appareillage : ( description du modèle P.U.N.D.I.T. )


L'équipement standard comprend :
* Le P.U.N.D.I.T - coffret émetteur-récepteur
* 2 transducteurs standard 54 kHz -  50.
* 2 câbles de liaison des transducteurs à l'appareil
* Un étui protégeant l'appareil et facilitant le transport
* Un barreau étalon de résistance sonique connue, servant au réglage
de l'appareil
2.4. Mesures :
# Vérifier le réglage de l'appareil à l'aide du barreau étalon et du
potentiomètre.
# Enduire les transducteurs de graisse pour éviter tout défaut de contact.
# Appliquer les transducteurs sur la pièce à contrôler
# Noter le temps t de parcours par l'onde en s ( micro seconde )
# Mesurer la distance d parcourue par les ondes de l'émetteur au
récepteur
2.5. Résultats :
Calculer la vitesse de propagation :
d
v = ----
t
Cette vitesse doit être reportée sur un abaque pour en déduire la résistance à la
compression du béton ( courbe tracée expérimentalement en comparant les
résultats d'auscultation dynamique et d'essais à la compression ).
NORMES A CONSULTER :
P 18 - 417 : Béton - Mesure de la dureté de surface par rebondissement à l'aide
d'un scléromètre
P 18 - 418 : Béton - Auscultation sonique - Mesure du temps de propagation
d'ondes soniques dans le béton

FICHE D'UTILISATION DU
P.U.N.D.I.T.

MISE EN SERVICE
 Brancher les transducteurs ( ne jamais déconnecter les transducteurs lorsque l'appareil est
en fonctionnement )
 Placer le commutateur sur la position de votre choix ( Batt. ou Main ).

REGLAGE DE L'APPAREIL
 Enduire les 2 transducteurs d'un produit de contact ( graisse ).
 Appliquer les transducteurs de chaque coté du barreau étalon et appuyer sur le bouton
poussoir.
 Les transducteurs étant correctement maintenus sur le barreau étalon, le temps de
transmission affiché doit être identique à celui gravé sur le barreau.
 Ajuster si nécessaire à l'aide du bouton SET-REF.

PRISE DE MESURE
 Placer les transducteurs de part et d'autre de l'objet à tester.
 Effectuer la mesure du temps T de transit.
 Déterminer la distance L ( directe ) entre les transducteurs.
 La vitesse V de propagation est égale au rapport de la longueur par la vitesse de transit T:
V=L/T
DESCRIPTION DE L'APPAREIL
a: coffret émetteur - récepteur
b: 2 transducteurs plans  50 mm, fréquence 54 kHz
c: 2 câbles de liaison
d: barreau étalon pour réglage de l'appareil
 : fiches coaxiales servant à la connexion des
câbles de liaison aux transducteurs
 : commutateur rotatif à 6 positions:
OFF : mise hors circuit
BATT : fonctionnement sur batterie interne
Ext : fonctionnement sur batterie externe
CH : charge rapide de la batterie interne
TC : charge lente de la batterie interne
MAIN : fonctionnement sur secteur
 : lecture du temps de parcours de l'onde émise
 : bouton poussoir de mise en route de l'appareil
 : potentiomètre de réglage de l'appareil
(étalonnage)
 : commutateur de sélection de l'unité de mesure
 : galvanomètre ( charge de la batterie )
 : lampe témoin de mise en charge de la batterie

CONTROLES SUR BETONS


DURCIS
ESSAIS DESTRUCTIFS

1. GENERALITES
Tous les essais destructifs sont réalisés sur des éprouvettes de bétons dont les
dimensions sont données par la norme NF P 18-400
Pour la mise en place du béton, il y a lieu de se reporter aux normes françaises NF P
18-421, NF P 18-422, NF P 18-423.
La confection et la conservation des éprouvettes font l'objet de deux normes : NF P
18-404 et NF P 18-405.

2. SURFACAGE OU RECTIFICATION DES EPROUVETTES


Les extrémités des éprouvettes soumises à l'essai de compression doivent être
préalablement rectifiées afin que les plateaux de la presse assurent un contact plan et
perpendiculaire aux génératrices de l'éprouvette.
Pour parvenir à ce résultat, deux méthodes peuvent être employées
2.1. Surfaçage au soufre : norme NF P 18-416
Les deux extrémités de l'éprouvette sont munies d'une galette à base de soufre
respectant les deux exigences:
# planéité: Un mélange à base de fleur de soufre ( 60% ) et de sable fin de diamètre
inférieur à 0,5 mm ( 40% ) est porté à une température de 125 °C, est liquéfié et
versé sur une platine;
# perpendicularité aux génératrices: grace à un dispositif de guidage qui
maintient les génératrices de l'éprouvette perpendiculaires au fond rectifié du
moule.
Après refroidissement, le soufre s'est solidifié et adhère à l'éprouvette. On procède
de même pour la deuxième extrémité.
2.2. Rectification :
Pour les bétons dont la résistance est importante, il faudra utiliser des moyens
différents: une rectifieuse équipée d'une meule diamantée permet l'usinage de
manière à rendre les extrémités parfaitement perpendiculaires aux génératrices.

3. ESSAI DE COMPRESSION
3.1. Principe :
Il s'agit de déterminer la contrainte de compression fc conduisant à l'écrasement
d'une éprouvette de béton.
3.2. Préparation de l'essai :
Les faces de l'éprouvette en contact avec la presse doivent être parfaitement
planes et perpendiculaires à l'axe de l'éprouvette. ( voir chapitre précédent )
* Il faut centrer l'éprouvette avec précision.
* Mettre la presse sous tension. Effectuer les réglages du cadran ( mise
à l'heure et au jour, réglage de la vitesse en fonction de l'éprouvette ...)
* Fermer le robinet de charge et décharge et mettre la presse en marche.
* La force appliquée doit croître régulièrement, de manière continue et
sans choc.
( cadence : environ 10 kN / s pour une éprouvette 16 * 32 )
3.3. Mesures et résultats :
Noter la charge maximale Fmaxi atteinte avant la rupture ( en kN ).
Calculer la résistance de compression fc ( à 0,5 MPa prés ) :

10 Fmaxi
fc = -------------
S
S : section de l'éprouvette en cm2
4. ESSAI DE FENDAGE
4.1. Principe :
Cet essai permet de déterminer la résistance ft au fendage du béton. C'est la
résistance caractéristique du béton à la traction.
4.2. Préparation de l'essai :
L'éprouvette est placée entre les plateaux de la presse, suivant sa génératrice.
Elle s'appuie sur 2 bandes en contre-plaqué ayant les dimensions suivantes ( en
millimètres ) :

b = ( 0,09  0,01 ) * a
e = 4 mm 1mm
l  longueur de l'éprouvette

L'éprouvette doit être centrée et appuyée sur toute la longueur.


La charge est appliquée de manière continue et sans choc. ( cadence : 4 kN / s
pour une éprouvette 16 * 32 )
4.3. Mesures et résultats :
Noter la charge maximale Fmaxi atteinte avant la rupture (en kN).
Calculer la résistance au fendage ft ( à 0,1 MPa prés ) :

20 Fmaxi Fmaxi
ft = -------------  6,37 ---------
*a*h a*h
( a : diamètre, h : hauteur de l'éprouvette en cm )

4.4. Relation entre ft et fc :


ftj =0,6 + 0,06 fcj

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