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L’ « Intelligence artificielle » est-elle intelligente ?

On verra d'abord que l'I.A. repose sur la logique binaire du courant


électrique, un fonctionnement machinal à l'opposé de l'intelligence humaine. On
s'interrogera ensuite sur l'informatisation de la société qui semble déboucher sur
une humanité diminuée à plusieurs égards : à la fois soumise à la rigidité
aveugle des machines et des logiciels qui ne sont cependant que des outils des
pouvoirs capitaliste et technocratique, et réduite à l’immobilité et au
narcissisme infantiles stimulés par la promesse de toute-puissance technique.

Étymologie : latin intelligentia : « action de comprendre », « faculté de


comprendre, entendement », dérivé de intelligere = « choisir entre (par
l’esprit) », « comprendre », « apprécier ».
« Intelligence artificielle », terme créé par John MCCARTHY en 1956 lors d’une
conférence au Dartmouth College (New Hampshire).
Alternative terminologique : fonctionnement automatique, machinal ou
mécanique.

I. L’ « Intelligence artificielle » stupide car purement mécanique


- Même les logiciels, ordinateurs et robots les plus puissants ne font
qu’exécuter des instructions préalablement conçues.
- L’ « apprentissage automatique » n’est pas non plus un apprentissage au sens
humain du terme, mais une adaptation d’un programme informatique
recueillant et traitant des données par voie d’algorithmes, ces derniers et le
programme étant préalablement élaborés.

II. Vers une humanité triplement diminuée en son intelligence


1 La soumission apparente aux machines et aux logiciels
a) Une soumission dissimulée par la fascination pour le fonctionnement
automatique et machinal
b) Mais en réalité, il s’agit d’un asservissement aux pouvoirs capitaliste et
technocratique, concevant et contrôlant machines et logiciels.

2 La réduction de l’intelligence et de l’imaginaire humains à un fonction-


nement machinal (« réductionnisme » à l’égard du vivant)
a) L’industrialisation de la conscience et des comportements depuis la
Révolution industrielle
b) L’emprise toujours croissante de la logique quantitative et calculatrice

3 L’humanité ramenée à l’immobilité et au narcissisme infantiles par les


machines
a) L’être humain soumis aux machines assujetti à la dialectique entre
toute-puissance et impuissance
b) L’I.A. = une régression (une involution) corporelle, cérébrale,
imaginaire et sociale
c) Les discours euphoriques sur l’I.A., le transhumanisme, etc. et leur
écho médiatique témoignent de fantasmes narcissiques de toute-
puissance.