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TECHNIQUES D’IRRIGATION

BNIAICHE El Amine
1
Plan

1. Aperçu sur la l’irrigation au Maroc


2. Techniques d’irrigation à la parcelle
APPERÇU SUR L’IRRIGATION AU MAROC
Irrigation : Apport artificiel d’eau aux cultures, en complément
aux précipitations naturelles; l’objectif est de créer des
conditions favorables de production, tant au point de vue
quantitatif que qualitatif.

Irrigation gravitaire: l’eau est acheminée par un


réseau de canaux et répartie sur les parcelles sous
l’effet des forces de gravité occasionnées par la
pente des ouvrages.
Irrigation par aspersion: L’eau est mise en sous
pression et pulvérisée sur les cultures d’une façon
analogue à la pluie au moyen d’appareils
appropriés.
Irrigation localisée ou micro-irrigation :L’apport
d’eau, à faible débit et à intervalles fréquents, est
limité aux zones occupées par les racines des
végétaux; le système goutte à goutte est le plus
utilisé. 4
PART DES RESSOURCES EN EAU MOBILISEES EN AGRICULTURE
En Milliards de m3

150 Précipitations

Ressources renouvelables
29
9
Ressources non mobilisables
85 % des
Ressources mobilisables
ressources 20
en eau sont
réservées à
l’agriculture 16 4

13 2.7
Eaux mobilisées

Eaux de surface Eaux souterraines


5
Carte pluviométrie moyenne annuelle
POTENTIEL DES TERRES IRRIGABLES DU MAROC

Superficie du Maroc : 71 Millions ha


Superficie Agricole Utile (S.A.U) : 9 millions ha
Irrigation Pérenne : 1,364 Millions ha 15% de la S.A.U

(En milliers d’ha)

880

1.364
1.664 Grande Hydraulique

Irrigation pérenne
484
Potentiel irrigable
Petite & Moyenne
300 Hydraulique
Irrigation saisonnière
Le potentiel irrigable

Ce potentiel est réparti en :


périmètres de grande hydraulique (GH) (GH), qui concernent les
grands ensembles irrigués, alimentés à partir des ressources en eau
régularisées par des grands ouvrages de mobilisation et faisant l’objet
d’un aménagement hydraulique intégré

périmètres de petite et moyenne hydraulique (PMH) (PMH), qui


concernent l’ensemble des périmètres d’irrigation de taille faible ou
moyenne, répartis sur la totalité du territoire national, alimentés en
général par des ressources en eau non régularisées

8
Gestion de l ’eau d ’irrigation

Acteur: Acteurs:
9 Grands •ORMVA •ORMVA (35 %) & Exiguïté et
périmètres •(Aménagement DPA (Aménagement éparpillement
irrigués de et Gestion) & réhabilitation des périmètres
milliers d ’ha •AUEA (Gestion) irrigués

Caractéristiques
Ressources
Sous secteur Sous secteur Ressources en
en eaux
eaux d ’origines
régularisées de la G.H de la P.M.H diverses peu ou
pas régularisées

880 160 ha 784 090 ha


53 % 47 %
Grands Petits ouvrages
ouvrages de de mobilisation et
mobilisation Potentiel irrigable
de distribution
et de
distribution

O.R.M.V.A: Office Régional de Mise en Valeur Agricole D.P.A: Direction Provinciale d ’Agriculture

9
Superficies totales aménagées en irrigation

1- Superficies équipées par l’Etat : 1.016.730 ha

- Irrigation gravitaire : 863.157 ha ( 84,9%)


- Irrigation par aspersion : 126.093 ha ( 12,4%)
- Irrigation localisée : 27.480 ha (2,7%)

+ Irrigation
2- Superficies équipées par le Privé : 441.430 ha gravitaire
308.180 ha
70%

Irrigation par
Irrigation aspersion
localisée 16.230 ha
105.090 ha 4%
26% 10
Irrigation au Maroc
1 Répartition de la superficie totale
irriguée par mode d’irrigation

Gravitaire (ha)
Surface irrigation

Localisé (ha)
Micro-irrigation Aspersion (ha)
Sprinkler irrigation
Impacts de l’irrigation
L’agriculture irriguée au Maroc, bien qu'elle ne représente qu’environ 16 %
des superficies cultivées, elle contribue pour environ 45 % à la valeur ajoutée
agricole et intervient pour 75 % des exportations du secteur.
Cette contribution est encore plus marquée pendant les années sèches où la
production des zones bour est sévèrement affectée.

Sur le plan des productions agricoles, la contribution des périmètres


irrigués se chiffre en moyenne à :
 2,9 millions de tonnes de betterave à sucre (99% de la production
nationale),
 1,2 million de tonnes de canne à sucre (100%),
 1,3 million de tonnes d’agrumes (100%).
 82% de la production maraîchère totale,
 75% de la production fourragère,
 75% de la production laitière
 26% de la production nationale en viandes rouges. 12
Au total l’irrigation procure près de 120 millions de journées de
travail, soit 1,65 millions d’emplois dont 250 000 emplois permanents

En amont du secteur, la réalisation de l’infrastructure d’irrigation et


des travaux connexes a eu d’importantes retombées sur les secteurs
des travaux publics, de l’industrie et des services.

En aval, la diversification et la stabilisation des productions assurées


par l’irrigation a permis le développement d’un tissu agro-industriel
important pour le conditionnement et la transformation de la
production agricole. (13 sucreries d’une capacité totale de 4,7
millions de tonnes par an de betterave et canne à sucre, 13 laiteries
d’une capacité d’environ 500 millions de litres par an et des
centaines de stations de conditionnement, d’entrepôts frigorifiques et
de conserveries de fruits et légumes pour une capacité supérieure à
1 million de tonnes par an.
13
Contraintes de l’Irrigation:
 Contraintes
Un contexte climatique contraignant (des sécheresses plus
fréquentes avec des déficits pluviométriques généralisés atteignant 50 à 60%)

Des ressources en eau en baisse continue (les apports d’eau aux


barrages ont connu des réductions importantes durant les dernières décennies (la
réduction des apports moyens a varié entre 55% et 20%) ; des niveaux des nappes
souterraines en baisse constante;

Une dégradation de la qualité de l’eau ;


Une dominance des superficies sous irrigation gravitaire
(80% à l’échelle globale) avec les problèmes que cette
technique génère (perte d’eau par infiltration, perte de fertilisants, détérioration
de la qualité des ressources en eau souterraine, perte de terrain en raison de
nombreuses seguias en terre, et mobilisation fréquente de la main d’œuvre)

Concurrences sectorielles et conflits d’usages de l’eau


(Agriculture, AEP, industrie et tourisme)
Nécessité de subvenir à des besoins alimentaires croissants
Options et stratégie de développement:

Gestion de l’offre (mobiliser des ressources fraîches supplémentaires,


dessalement d’eau de mer pour l’AEPI et dégagement de ressources pour
l’irrigation, réutilisation des eaux usées épurées (tourisme, golf, jardins, etc.).

Gestion de la demande (mesures techniques, subventions et autres


incitations financières, législatives, institutionnelles, tarification de l’eau;
autorisations de pompage d’eau; accompagnement, etc.)

Réduction des pertes d’eau (conversions à l’irrigation localisée,


réhabilitation des infrastructures hydrauliques, meilleur service de l’eau)

Incitation des irrigants à pratiquer des cultures


valorisant davantage l’eau (promotion de cultures moins
consommatrices d’eau, recherche de variétés à faibles besoins en eau (cycles
plus courts, mieux calés sur la saison de pluie, etc.),
Leviers de l’Etat pou la promotion de l’agriculture irriguée

•Subventions et autres incitations financières ;

•Tarification de l’eau d’irrigation ;

•Fournitures d’eau : (allocations des dotations de l’eau à l’hectare avec


limitation des volumes à un plafond correspondant aux besoins de l’irrigation
localisée);

•Autorisations de pompage avec toutes leurs implications.

3 Programmes :
Le Programme National d’Economie d’Eau d’Eau en Irrigation (PNEEI)
(Reconversion des techniques d’irrigation existantes à faible efficience d’utilisation de
l’eau à l’irrigation localisée )
Consistance du Programme National d’Economie
d’Eau d’Irrigation (PNEEI)

-Modernisations Collectives

 Conversions collectives dans les périmètres de GH (217 940 ha)

-Modernisations Individuelles
 Conversions individuelles GH et IP (337 150 ha)
 Modernisation des réseaux prévue dans quatre ORMVA :
Tadla, Doukkala, Haouz et Tafilalet.

Superficie globale de conversion : plus de 550 000 ha.

17
Coût du PNEEI

1. Modernisations collectives :16 206 MDh


2. Modernisations individuelles :13 701 MDh
3. Valorisation agricole : 1 200 MDh
4. Renforcement de l’appui technique : 610 MDh
5. Mesures d’accompagnement : 3 095 MDh
6. Imprévus physiques et financiers : 2 089 MDh

Coût global du PNEEI :36 901 MDh

18
Montage financier indicatif du PNEEI

 Fonds publics (État et autres sources) : 29 608 MDh


 Équipements et études : 22 614 MDh
 Autres actions : 6 994 MDh

 Bénéficiaires : 7 293 MDh


 Équipements internes (40% du coût) : 7 293 MDh

 TOTAL : 36 901 MDh

19
Situation actuelle et après réalisation du PNEEI
Avec la réalisation de ce programme, la superficie de la micro-irrigation atteindra près de 700 000
ha, soit presque 50% de la superficie équipée pour l’irrigation et économisera près de
1,4 milliards de m3/an
t. Situation actuelle Situation future
Gravitaire
Localisée 49%
Localisée
48%
A spersion 10%
9%

Aspersion
Gravitaire
3%
81%
Gravitaire Aspersion Localisée Gravitaire Aspersion Localisée

Subvention de l’investissement en système d’irrigation localisée:


(Arrété –BO-N°5914/03-02-2011)
80 % pour les projets d'irrigation localisée réalisés a titre individuel par des agriculteurs exploitant
une superficie totale de plus de 5 ha:
Plafond du montant de la subvention: 36.000 DH par hectare équipé + 35 DH/m3 de capacité de
stockage ou 16.000 DH par hectare équipé en cas de recours a la construction de bassins pour le
stockage de l'eau d'irrigation.
100 % pour les projets d'irrigation localisée réalisés dans le cadre des projets d’agrégation, collectifs
ou par les petits agriculteurs de moins 5 ha : Plafond du montant de la subvention: 45.000 DH par
hectare équipé + 40 à 60 DH/m3 de capacité de stockage ou 20.000 DH par hectare équipé en cas
de recours à la construction de bassins pour le stockage de l'eau d'irrigation.
 Programme d’extension de l’irrigation (PEI) (création
de nouveaux périmètres et le renforcement de l’irrigation des
périmètres existants dominés par les barrages réalisés et en
cours de construction : 159 280 ha et concernent 9 régions
(116 000 ha en grande hydraulique et 43 180 ha en PMH.)

 Programme de partenariat public-privé en irrigation


(PPP) (Intéresser les opérateurs privés à investir et gérer les
infrastructures hydro-agricoles dans les périmètres irrigués dans le
cadre de contrats de gestion déléguée/concession)
Technique d’irrigation gravitaire
Technique

d’Irrigation

Gravitaire

(de surface)
Irrigation gravitaire
• Sous la forme traditionnelle, l'eau est distribuée sur la
parcelle par des canaux en terre, dans les berges
desquelles sont ouvertes des brèches qui alimentent des
bassins, des planches ou des raies.
• Plusieurs contraintes majeures remettent en cause ce
mode d'irrigation: les pertes d'eau, l'importance et la
pénibilité du travail qu'exige la conduite de l'eau tant
dans les canaux d'amenée que sur le champ, la nécessité
de maintenir un bon nivellement de la surface du sol.
• Différentes techniques ont été mises au point pour
réduire ces contraintes, grâce à la mécanisation des
organes de distribution d'eau.
Irrigation par submersion sur terrasses

Conduite de l’irrigation par submersion

Irrigation par submersion: REPIQUAGE du riz


Irrigation par submersion des
cultures arboricoles
IRRIGATION PAR BASSINS

 Conditions d’utilisation

• Cultures recommandées : riz; fourrages; arboricultures


• Cultures non recommandées : cultures à racine tubercule
• Pentes : terrains plats sont les plus appropriés (2%0-4%)
• Sols :
 Argileux  plus favorables aux rizières
 limitent les pertes par percolation
 Sableux  favorables aux rizières si la dose est importante
 Limoneux  préférables pour les autres cultures  pas
d’engorgement
 Aménagement des bassins

• Largeur du bassin = f(pente)  forte pente  faible


largeur pour éviter excavations importantes
• Taille des bassins =40 à 50 m2 f(sol, débit, pente)
 Argileux  grande taille
 Sableux  petite taille
 Plus le débit augmente  plus la taille augmente

• Forme et dimensions des diguettes


 Provisoires  cultures annuelles  A refaire / saison
 Permanentes  même culture pratiquée sur plusieurs
années
MISE EN EAU DES BASSINS
Sens d’écoulement d’eau Sens d’écoulement d’eau

Irrigation par submersion: alimentation


Irrigation par submersion: alimentation
des bassins par la méthode directe
des bassins par cascades

Irrigation par submersion: profil idéal d’humectation


Profils d’humectation

profil à nivellement insuffisant profil avec débit insuffisant

profil avec sous dosage profil avec surdosage


IRRIGATION A LA RAIE
•Rigoles en terre pour transporter l’eau
•L’eau s’infiltre par les côtés du sillon
billon
•Plantes cultivées sur les billons
sillon
•Cultures en lignes

 Conditions d’utilisation
• Cultures recommandées : cultures en ligne
(maïs, tournesol, canne à sucre, tomates, pomme de terre..)
• Pentes : usage courant  I = 0,05 % et I max= 0,5%
• Sols : Plupart des sols ; Mais pour sols sableux
 pertes par percolation sont importantes
Pratique de l’irrigation par infiltration

Billon
Sillon
 Aménagement des sillons

• Longueur du sillon dépend de :


 pente  forte pente correspond à un sillon long
 Sol  L courte (<110 m) pour sables  eau atteint
l’extrémité sans pertes
 L plus grande (200m) pour argiles  faible
infiltration
 Débit  Q usuel = 0,5 l/s et Qmax = 3 l/s  risque
d’érosion
 Dose  dose importante entraîne un sillon long
(temps d’infiltration avant d’atteindre l’extrémité)
• Forme des sillons dépend de la nature du sol
•Infiltration verticale plus faible
•Infiltration latérale par les parois
•Sillons larges et peu profonds

Argile Sable

•Infiltration verticale plus importante que


latérale
•Sillons profonds et de faible largeur
•Surface de percolation réduite
Une barre d ’attelage avec endosseurs, tirés par un
tracteur, pour ouvrir 4 sillons simultanément
Modernisation de l’irrigation à la raie

• Pour ce qui concerne l’irrigation la raie, les


dispositifs les plus courants sont:
– les siphons,

– les tubes à vannettes

– les gaines souples,

– les systèmes dits californiens


Différents types de distribution de l’eau dans la
technique d’irrigation par infiltration
La distribution par siphon sur une culture de canne à sucre
• Les siphons sont des tuyaux de petit diamètre (20
à 50mm) d’une longueur comprise entre l m et
l.50m, réalisés en matériaux rigides ou semi-
rigides, les plus courants étant en PVC.

• Les siphons peuvent fonctionner sous de faibles


charges (10 à 20 cm) et permettent de délivrer un
débit qui varie de 0,4 à 2 l/s environ, en fonction
du diamètre du siphon et de la charge motrice.

• On peut modifier le débit en tête des raies en


utilisant des diamètres différents ou en plaçant
des bouchons percés (limiteurs de débit) à la
sortie du siphon ou en augmentant le nombre de
siphons par raie.

• Les siphons présentent l'avantage de ne pas


coûter cher; ils permettent d'assurer une bonne
répartition des débits.

• Néanmoins le transport et l'amorçage des siphons


nécessitent une manutention relativement
importante.

• Il faut d'autre part surveiller les risques de


désamorçage en cours d'irrigation, en cas de
variation du niveau d'eau dans le canal de
distribution.
irrigation par infiltration moyennant des siphons
Irrigation à la raie: Rampes à vannette
• Les tubes à vannettes sont des tuyaux
en PVC rigide sur lesquels on fixe des
vannettes coulissantes à l'écartement
souhaité en fonction de l'espacement
des raies.

• Les tubes sont disposés sur un sol


préalablement régulé en tête de
parcelle en alignant toutes les
vannettes.

• Le raccordement des tubes au canal


d'irrigation ou à la pompe peut être
réalisé soit avec des pièces en PVC ou
au moyen de gaines souples ou de
raccords en acier.

• Cet équipement exige une charge


minimale disponible en tête de parcelle
de l'ordre de 30 cm. Avec des
ouvertures de vannettes de 10 à 40 mm
et des charges sur la vannette de 10
cm à 1 m de colonne d'eau, on peut
obtenir des débits variant de 0,35 à
environ 4 l/s.
Irrigation à la raie: gaine souple
• Les gaines souples sont constituées d'une
manche souple en matière plastique place
en tête de parcelle sur laquelle sont fixées
des manchettes de dérivation qui
alimentent les raies.

• Ces manchettes sont munies d'un dispositif


Gaine d’arrosage gonflée d’eau
permettant d'écraser plus ou moins le tube
pour limiter les débits.

• L'utilisation correcte des gaines nécessite


une charge de 40 cm à 1 m de colonne
Manchette
souple virole d'eau.

Gaine • A titre indicatif, le débit à pleine ouverture


d’arrosage d'une dérivation est de l'ordre de 2 l/s
dégonflée pour une charge de 50 à 60 cm.

• Les gaines souples présentent l'avantage


de pouvoir être installées rapidement et de
ne pas créer d'obstacles au passage
d'engins agricoles.

• Elles peuvent être pliées et rangées


aisément en fin de campagne.
Irrigation à la raie: systèmes californiens
• Les systèmes "californiens" sont
constitués de tubes rigides en PVC
enterrés en tête de parcelle, sur lesquels
on fixe des petites cheminées de sortie ou
cannes qui alimentent les raies.

• Les cannes de sortie peuvent être munies


d'un dispositif permettant de régler le
Tuyaux enterrés (système californien débit, tel que des manchettes souples avec
pinces, ou des caches coulissants qui
obstruent l'orifice de sortie.

• Le système présente l'avantage d'être fixe,


ce qui supprime toutes les manipulations
de pose et de dépose.

• L'installation étant enterrée, elle ne crée


aucune gêne pour les travaux agricoles.

• Il est facile d'utilisation. Il doit néanmoins


être dimensionné correctement et le
processus d'installation nécessite une
étude hydraulique correcte.
Conduite de
l’arrosage
IRRIGATION PAR RUISSELEMENT
•Bandes de terrain aménagées en pente douce séparées par diguettes
•La lame d’eau ruisselle suivant la pente de la planche
•Cultures  luzerne, céréales
 Conditions d’utilisation
• Taille de l’exploitation : grande
• Travaux mécanisés
• Cultures recommandées : luzerne, céréales …

diguette
• Pentes : I = 0,05 % et I max= 2%
• Sols :
 Profonds à texture limoneuse et argileuse
 Non recommandée pour les sols à
infiltration lente

 Aménagement des planches


• Les dimensions de la planche dépendent de :
 pente
 Sol
 Débit
Technique d’irrigation par aspersion
Définition
L’irrigation par aspersion est la
technique d’arrosage par laquelle l’eau
est fournie aux plantes sous forme de
pluie artificielle, grâce à l’utilisation
d’appareils d’asperseurs alimentés en
eau sous pression qui pulvérisent l’eau
en fines gouttelettes
Le choix de l’irrigation par l’aspersion
Le choix du système d’irrigation par aspersion, peut être imposé
par des considérations agro-techniques, à savoir :

 sols de faible profondeur, ne pouvant être correctement nivelés


pour une irrigation de surface tout en conservant une profondeur
suffisante;

 sols trop perméables, qui ne permettent pas une répartition


uniforme de l’eau dans le cadre d’une irrigation avec ruissellement
en surface;

 terrains à pente irrégulière avec micro relief accidenté, ne


permettant pas l’établissement d’une desserte gravitaire à surface
libre
Avantages et Inconvénients
Avantages:
 elle ne nécessite pas d’aménagement préalable de la surface à
irriguer ;
 elle laisse disponible pour la culture la totalité du terrain arrosable ;
 elle permet l’emploi aisé des machines ;
 elle réalise une économie d’eau importante par rapport aux
méthodes gravitaires ;
 elle permet d’irriguer à la demande.

Inconvénients:
 dans des régions très régulièrement ventées: pour des vents
supérieurs à 4 ou 5 m/s l’homogénéité de l’arrosage est
considérablement dégradée;
 avec des eaux salées sur des Plantes au feuillage sensible au sel
(risque de brûlure). Une atmosphère très sèche jointe à un
rayonnement solaire intense aggrave ce risque.
Aspersion avec rampes déplaçables

ASPERSION

Aspersion avec système enrouleur

Aspersion avec rampes automotrices


Aspersion avec rampes déplaçables

Rampe

Porte rampes
Les asperseurs
Les asperseurs sont des appareils rotatifs qui pulvérisent l’eau en
assurant sa répartition à la surface du sol.

Une buse calibrée contrôle le jet d’eau, et la tête de l’asperseur est


animée d’un mouvement rotatif permettant d’arroser la surface intérieure
au cercle dont le rayon correspond à la portée maximum du jet.

L’asperseur est caractérisé par le diamètre de sa buse, qui définit,


pour une pression déterminée, le débit de l’asperseur, la portée du
jet et la répartition de l’eau (pluviométrie) le long du jet. Il existe des
asperseurs équipés d’une seule buse (monobuse) et des asperseurs
munis de deux buses (double buses) de diamètres différents, ce qui
améliore l’homogénéité de la répartition pluviométrique sur la surface
arrosée.
Asperseur à marteau
Système d’arrosage par aspersion à poste fixe
(Aspersion classique-couverture partielle)

Asperseur à
marteau (batteur)

Rampe

Dérivation en T en ligne

Porte rampes en alliage


d ’aluminium
Arrosage
du
fourrage

Arrosage
de
pomme
de terre
Caractéristiques de quelques asperseurs
monobuses à batteur (Marque Rolland)
Pluviométrie d’arrosage ():
débit de l' asperseur (q (m 3 / h ) )
 ( mm / h ) = 10 3
surface arrosée par l' asperseur (Er (m) * El (m) )

Er: écartement des asperseurs sur la rampe


El: écartement des asperseurs entre 2 rampes

Exemple:
Asperseur type 11.C :
buse 3 mm; p=3bars; q=0,6 m3/h; Er*El=12*18
0,6
 = 10 3
= 2 ,8 mm/h
12 * 18
Répartition pluviométrique d ’un arroseur
 n
 Où hm : hauteur d’eau moyenne tombée sur le dispositif
 ∑ hi −h m 
hi : hauteur d’eau recueillie sur le ième pluviomètre
Cu = 100× 1 − i=1 
 n × hm  n : nombre de pluviomètres
 
 
CU varie entre la valeur maximum de 100
correspondant à une uniformité parfaite et une valeur
minimum de l’ordre de 75.
Les différents types d’installation
Le type d’installation est déterminé par le mode de mise en place des
canalisations et/ou le fonctionnement général de l’ensemble.
 Installation à couverture partielle
partielle::
Dans ce type d’installation le matériel approvisionné est strictement
limité à la mise en œuvre d’un poste d’arrosage. Elle correspond à
l’investissement le plus faible mais reste très exigeant en main
d’œuvre.
Installation à couverture totale
totale::
Dans ce type d’installation, toutes les positions de rampes sont
matériel approvisionnées mais les asperseurs ne sont plus disposées
en ligne : chaque rampe porte un seul asperseur, et le poste
d’arrosage est cette fois constitué d’une bande d’axe perpendiculaire
aux rampes.

Clapet anti-
retour
 Installation à couverture intégrale
L’ensemble de la parcelle est couvert par des rampes semi-fixes
équipées d’asperseurs en ligne, avec une vanne de garde. Le passage
d’un poste à l’autre ne nécessite plus que des manœuvres de vannes.

Poste n° 1 Poste n° 2
SYSTEME ENROULEUR
De l ’enrouleur au canon
Réglage de la
régulation
Système de levée de Palpeur de régulation (compte les couches de flexible)
Canon chariot Flexible en polyéthylène
Bobine

Chariot

Système d’enroulement
Béquille - turbine - Orientation de la
Tourelle vérin à soufflet - tourelle
Fourchette de
trancannage moteur thermique
Canon d ’arrosage
Système enrouleur à entraînement par turbine
Système crémaillère pour
l’enroulement régulier de tuyau
Vitesse d ’enroulement

Vitesse d ’enroulement
Perte de Perte de
charge charge

Machine avec régulateur Machine sans régulateur


Systèmes de régulation de la vitesse
d ’avancement de l ’enrouleur
Systèmes de régulation de la vitesse
d ’avancement de l ’enrouleur
Collecteur à balais
Rampe
pivotante

Structure de
renforcement
du pivot

Canalisation
d’alimentation
Boîtiers de commande des moteurs de tours

Moteurs des tours


Porte à faux
Dernière tour

Canon d’extrémité

Jeu vertical Travée


entre travées
Boîte de
contrôle
d’alignement

M
i
c
r
Came o
c
solidaire o
n
de la t
a
travée c
voisine t

Dispositif de contrôle
d ’alignement
NB:- L ’angle maximum entre travées est toujours inférieur u égal au tiers d ’un degré
- C ’est la tour n qui commande les autres

Travée n-2 Travée n-1 Travée n

Temps t0

An =A0
Temps t1
La tour n-1 démarre

Temps t2 An -1 =A0 La tour n-2 démarre

An =A1
La tour n-1 s ’arrête
An -2=A0 La tour n-3 démarre

A0: angle de déclenchement


A1: angle d ’arrêt
An: angle séparant les travées n et n-1

Principe de l ’avancement d ’un pivot


Motoréducteur
d’une tour Boîtier de
réduction
au niveau
de la roue
Temporisateur
de surabondance
d’arrosage
Eléments
d’arrosage

Avant dernière tour


Système
corner
Temporisateur
d’avancement

Tableau de commande
Vue aérienne d’un périmètre arrosé par les rampes pivotantes

Arrosage des agrumes par la rampe pivotante


Rampe
frontale

Canal
d’alimentation
Technique d’irrigation localisée
Terminologie

• Micro irrigation
irrigation:: terme choisi par la CIID (Commission
Internationale des Irrigations et de Drainage) en référence
aux débits faibles utilisés

• Irrigation goutte à goutte:


goutte: terme utilisé en référence à
l’utilisation d ’un type particulier de distributeur: le
goutteur

• Irrigation localisée
localisée:: terme choisi par l ’Organisation
Mondiale pour l ’Alimentation et l ’Agriculture en raison
des apports d ’eau au voisinage immédiat des plantes
Caractéristiques de la micro-irrigation

• N’arrose qu’une fraction du sol,

• Utilise de faibles doses sous de faibles pressions,

• Met en œuvre des équipements fixes et légers,

• Ne mouille pas le feuillage,

• Convient bien à l’irrigation fertilisante,

• Totalement indépendante des autres interventions sur la culture,

• Peut être contrôlée automatiquement.


Avantages de la micro-irrigation

• Economie de l’eau : 50 à 70% par rapport au gravitaire

30 % par rapport à l’aspersion

• Economie d ’engrais : 20 à 50 %

• Augmentation du rendement : 20 à 40 %
• Economie d ’énergie et de main d ’œuvre

• Adaptation aux sols très légers et sols lourds.

Inconvénients de la micro-irrigation

• Risque de remontée de sels à la surface du sol


• Sensibilité des plantes en cas de rupture imprévisible de l’alimentation
• Risque d ’obstruction des distributeurs
• Nécessité d ’une main d œuvre qualifiée pour la gestion de l’irrigation
ADI - Groupe ONA
Composantes d’une installation
d’irrigation localisée

 Distributeurs.
 Approvisionnement en eau ,
 Station de tête,
Système de filtration,
Système de fertigation,
 Réseau de distribution
 Système de sécurité, contrôle et de régulation,
 Automatisation.
Distributeurs
Le distributeur est l’organe le plus important et le plus délicat en
irrigation localisée. Il se présente sous forme d’un petit appareil fixé
sur la rampe.

On distingue deux cas selon les fonctions, transport et distribution :


 Le transport est assuré par des canalisations en plastique et la
distribution par des appareils spéciaux appelés distributeur qui se
divisent en : goutteurs, mini diffuseurs, ajutages calibrés.

 Le transport et la distribution sont assurés par le même


organe. On parle alors de gaines ou de tubes poreux.
Types de distributeurs
DISTRIBUTEURS
Débit
Principe de fonctionnement
Dimension de la surface mouillée

MINIDIFFUSEURS GOUTTEURS AJUTAGES CALIBRES

Fonctionnement hydraulique Fixation de la rampe Loi débit-pression

Montés
A circuit A circuit en Intégrés Auto- Non auto-
en
régulants régulants
long court dérivation ligne
Système goutte à goutte :
• apport de l’eau de manière ponctuelle : gouttes,
• distributeurs : goutteurs,
• débit des goutteurs 1 à 12 l/h sous une pression de 1 bar,
• en pratique 2 l/h pour le maraichage et 4 l/h pour les cultures
pérennes,
• adapté à presque tout type de sol.
Types de goutteur selon l’installation
Coupe d’un goutteur
Distributeur à circuit long non uniforme

Goutteur incorporé
Goutteur intégré
Système gaines ou tube poreux :
• Rampes en plastique assurent à la fois le transport et la distribution

• Débit : 1 à 8 l/h/m sous une pression de 0,5 à 1 bar (gaines) et 1 à 4


l/h/m (tubes poreux) sous une pression de 0,2 à 0,3 bar.

• Utilisé pour l’irrigation des cultures en ligne (pomme de terre ,


laitue, fraisier….)

• Irrigation par bande humide,

• Les tubes poreux sont enterrés et les gaines sont posées sur sol.

• Les tubes poreux sont très sensibles au colmatage

• Coût inférieur mais durée moins longue que les goutteurs


Gaines

Fonctionnement similaire
à celui d’un goutteur

Coût inférieur mais durée


moins longue que les
goutteurs

Comprennent deux parties différentes :


• Tuyau acheminant l’eau
• Labyrinthe diffusant la pression et émettant l’eau
Tuyaux poreux ou suintants

• Fonctionnent à
basse pression et
fournissent un faible
débit

• Haute sensibilité
au colmatage
• Produisent une bande d’humidité
continue sur le sol

• Fabriqués dans un matériau poreux


 Système micro-aspersif ou minidifuseur:

• mode d’irrigation intermédiaire entre le goutte à goutte et


l’aspersion,
• ce sont des mini-asperseurs diffusant une pluie très fine,
• distributeurs : micro-asperseurs ou mini-diffuseurs,
• débit des micro-asperseurs : 20 à 60 l/h sous une pression de 1
bar,
• utilisé pour l’irrigation intensive des arbres, espaces verts, cultures
fourragères.
• type de sol : sol grossier et sol argileux gonflant.
Microasperseurs et microdiffuseurs
Microasperseur

Microdiffuseur

Arrosage du
bananier par
microaspersion
 Système bas-Rhône :
• mode d’irrigation intermédiaire entre le goutte à goutte et le
gravitaire,

• technologie inventée par la compagnie du bas-Rhône et


Languedoc,

• distributeurs : ajutages calibrés,

• débit des ajutages 25 à 100 l/h sous une pression de 0,5 à 1 bar,

• utilisé pour l’irrigation des arbres ,

• chaque ajutage apporte de l’eau dans petits bassins ou des rigoles


cloisonnées;
ajutage

Manchon
déflecteur
cannelé
Caractéristiques des goutteurs

Qualité technologique des goutteurs (Keller_1983)


Qualité goutteur; diffuseur et microaspersion rampes perforées et gaines
excellent CVf < 0,04 < 0,1
moyenne 0,04 < CVf < 0,07 0,1 < CVf < 0,3
médiocre 0,07 < CVf < 0,11 0,2 < CVf < 0,3
faible 0,11 < CVf < 0,15 0,3 < CVf < 0,4
inacceptable CVf > 0,15 CVf > 0,4
Tolérance aux variations de pression
Exposant x Types de goutteurs
x=0 goutteurs autorégulants parfaits
0,1 < x < 0,38 goutteurs autorégulants courants
x = 0,4 goutteurs à vortex et minidiffiseurs
x = 0,5 ajutages - microaspersion
x = 0,6 goutteurs à cheminement long tortuex
x = 0,7 goutteurs autonettoyants
x = 0,8 gaines et goutteurs à cheminement court
0,8 < x < 1 gouteurs à cheminement long unifome
Goutteur intégré autorégulant

Membrane de compensation Goutteur rapporté autorégulant


de pression
Résistance des goutteurs au colmatage physique
Finesse des particules Appréciation par classe Finesse de filtration
dans l'eau recommandée
Distributeur bouché
Bouché en 1 ère phase +125 mg/l de particules de 1 : ultrasensible < 80 µ
granulométrie < 80 µ

Bouché en 2 ème phase +125 mg/l de particules de 2 : très sensible 80 µ


granulométrie ente 80 et 100 µ

Bouché en 3 ème phase


+125 mg/l de particules de 3 : sensible 100 µ
granulométrie entre 100 et 200 µ
Bouché en 4 ème phase

+125 mg/l de particules de 4 : peu sensible 125µ


granulométrie entre 200 et 500 µ
Distributeur non bouché
4 ème phase idem 5 : très peu sensible 150 µ

Critères de classification de
diamètre de passage (mm) sensibilité au bouchage
la sensibilité des goutteurs < 0,7 très sensibles
0,7 < d < 1,5 sensibles
au bouchage (Keller-1983)
d > 1,5 peu sensibles
Classification des goutteurs selon la variation de pression
q = k . hx
k = coefficient de débit (l/h)
h = pression du goutteur en m
x: coefficient du goutteur
Laminaire x = 1
q l/h
Turbulent x = 0,5

Autorégulant
parfait x = 0

h (m)
Critères de choix des distributeurs
 Nature du sol :
• sol à perméabilité moyenne : goutteurs,
• sol à forte perméabilité : micro-asperseurs ou mini-diffuseurs,
• sol à perméabilité lourde : goutteurs, ajutages calibrés,

 Nature des cultures :


• Culture pérennes : tous les types de distributeurs si la nature du sol le permet,
• Cultures annuelles : goutteurs en ligne, intégrés,
• Cultures denses ou maraichères : goutteurs ou gaines souples,
• Cultures hors sol : capillaires ou goutteurs en dérivation.

 Qualité de l’eau :
• La qualité de l’eau est un élément essentiel dont dépendent les risques de
colmatage des distributeurs.
• Une analyse de l’eau est nécessaire pour mieux cerner ces risques.

 Configuration de la parcelle :
• La topographie marquée : goutteurs autorégulants.

 Caractéristiques et aptitude des distributeurs :


SOURCE D’EAU ET
STATION DE TÊTE
L’eau peut provenir soit d’un réseau collectif sous pression ou
d’une installation individuelle alimentée à partir d’un puits,
forage, cours d’eau, canal ou bassin de stockage. Elle est
caractérisée par :

 Le débit et la pression (cas de Borne);

 Le volume d’eau total disponible pour la saison ;

 Le volume d’eau journalier disponible ;

 Le temps d’utilisation possible pour le débit disponible ;

 La qualité de l’eau.
Qualité : éléments rencontrés le
Origine de l'eau
plus fréquemment

Puits Sables, carbonate de calcium


Souterraine
Forage Sable, calcaire, Fer

Fleuves, rivières Matières organiques, algues, bactéries

Eau de Canaux Algues, bactéries, matières organiques


surface
Retenues
colinéaires Algues, bactéries, matières organiques
Moyens de mobilisation de l’eau
Travaux d ’aménagement d ’un bassin de stockage
Mise en place des géo membranes dans un bassin de stockage
Alimentation du bassin par l ’eau du réseau collectif ou par l ’eau de la nappe

•Bassin de stockage:
(1) Besoin journalier pendant le mois de pointe
(2) Nombre de jours d’autonomie d’irrigation pendant le mois de pointe
(3) Volume utile du bassin
Groupes de pompage de reprise
Canalisations flottantes d’aspiration

Moteur électrique Pompe

Groupes de pompage de reprise


Installation de tête type
3 5
4 7 8
6 5
10
9
11
10

10

1- vanne de prise sur le réseau collectif 7- vanne réductrice de pression


2- vanne volumétrique 8- filtre à sable (gravier)
3- clapet anti-retour 9- entrée pour lavage à contre-courant
4- fertiliseur 10- sortie pour lavage à contre-courant
5- ventouse 11- filtre à tamis
6- manomètre
MATÉRIEL DE FILTRATION
Objectif : empêcher et limiter tout colmatage des distributeurs

> Obstruction des distributeurs


> Origine des colmatages et des bouchages
 Obstructions minérales (sable, limon & argile)
 Obstructions organiques (algues, bactéries & champignons)
 Obstructions chimiques (sels de calcium & sels de fer)
> Matériel de filtration
* Lutte contre les obstructions minérales
♦ Filtres à gravier & à tamis
♦ Filtres hydrocyclones
* Lutte contre les obstructions organiques
♦ Filtres à sable
* Lutte contre les obstructions chimiques
♦ chlore (eau de Javel), permanganate de potassium, composés de
l ’ammonium, cuivre et ses composés & le fer et ses composés)
Particules
minérales

Colmatage des distributeurs et des tuyaux


Filtre de dégrossisement
à l’entrée du bassin
Décanteurs

Exemple de décanteurs d’eau d’un canal avant son


déversement dans le bassin
Filtre à sable

Opérations de
fonctionnement
et de nettoyage
de filtre à sable
Caractéristiques des filtres à sable
• Types :
– Polyester.
– Acier inoxydable.
– Acier peint (Epoxy)
• Dimensions. 60m3/h/m2
• Sable: silice ou quartz
– Granulométrie : 10-14 mesh (maille: 1,18-1,7 mm) pour
distributeurs peu sensibles ; 14-20 mesh (maille: 0,85-1,7
mm) pour distributeurs sensibles
• PC.- 2 mce propre, jusqu’à 5 mce (colmaté)
• Vitesse de filtration: 2 à 4,5 cm /s
• Nettoyage :
– Contre-lavage.
– remplacement de sable (2 ou 3 ans)
Filtre hydro cyclone
Filtres à tamis
Cartouche
Couvercle de
du filtre
la cartouche
Filtres à disques Disque ou lamelle
Contrôle fréquent des filtres à disques
Sens de flux dans les filtres à tamis et à disques obliques

Filtre à tamis Filtre à disques


Caractéristiques des filtres à tamis et à disques

• Types :
– Métalliques.
– En PVC.
– A position verticale, horizontale ou en “Y”
• Dimensions. Voir caractéristiques techniques.
• PC.- 1-3 mce propre, jusqu’à 5 mce (colmaté)
• Passage de tamis. 1/10 Ø distributeurs.
• Type de tamis: Nylon et acier inoxydable.
• Nettoyage :
– Eau sous pression.
– Acide et brossage.
EQUIPEMENTS DE FERTIRRIGATION

Objectif : apporter de l’engrais à l’eau d’irrigation

• Réservoirs d’engrais -dilueurs

• Injecteurs type Venturi

• Injecteurs hydrauliques ou électriques

TOUJOURS AVANT LES FILTRES À TAMIS


OU À DISQUES
Dilueurs

Très faible uniformité d’application.


Injecteur Système d’injection venturi
Venturi

Vanne à bille
(isolement)
Filtre à disques
Qinj

Vanne de réglage de
débit d’injection •Simple et facile à utiliser.
d’engrais
•Peu coûteux
•Polyvalent (acides et engrais)
•Perte de charge élevée (4-5 mce)

Qirrig
•Plages : 2-2 000 l/h.
Système d’injection venturi

Qasp

b
a

Qinjecteur
Qinjection

Vanne de réglage de
débit d’injection
d’engrais
Exemple:
Débit d’injection demandé: 360 l/h
Débit d’eau à faire transiter par le venturi: 88 l/min
⇒ Modèle 1″1/2 avec Pe= 1,7 bars ; Ps=1bar
Champ de vigne

Injecteur venturi

Filtre à
disque
Filtre
hydrocyclone

Bac d’engrais
Injecteurs hydrauliques

•Pas besoin d’électricité.


•Plage de travail de 2 a 400 l/h
•Coût moyen-élevé
REGLAGE DU DOSAGE par busage au moyen
d’une molette

Principe : Réglage à 1% ➞ 1/100 = 1


volume de produit concentré pour 100
volumes d’eau.

Ex : Réglage à 2 % ➞ 2/100 = 2
volumes de produit concentré pour 100
volumes d’eau.
Rapport ➞ 1/50.
Exemple de choix de Pompe doseuse Dosatron
Référence Pression (bar) Dosage (%)
D1 16 0,3-6 0,2-1,6
D1 150 0,3-6 1-5
D1 210 0,5-4 2-10
D8 R 0,15-8 0,2-2
D8 R 150 0,15-8 1-5
D20 S 0,12-10 0,2-2
D30 S 1-8 0,25-1,25
D60 S 1,5-10 0,1-0,65
Débit d’injection (l/h) de la pompe doseuse hydraulique Dosatron D20 S
Débit (m3/h)
Dosage
1 5 10 15 20
0,2 % 2 10 20 30 40
0,5 % 5 25 50 75 100
0,1 % 10 50 100 150 200
1,5 % 15 75 150 225 300
2% 20 100 200 300 400
Pompes doseuses électriques

•Types :
•Membrane et piston.
•Acier inoxydable et acier peint.
•Perte de charge nulle.
•Plages : 2-1 000 l/h.
•Très précis.
•Energie électrique nécessaire.
•Chers.
Types d’ Agitateurs

A turbine

Pneumatique

A Air sous
ailettes pression

Fond du bac Pompe à air


Réseau de canalisations et
organes accessoires
Réseau de distribution

Le réseau de distribution est composé de conduites principales,


secondaires, tertiaires et des rampes.

Principales (PVC)

Secondaires (PVC)
Tuyauteries
Tertiaires ou porte-rampes (PVC)

Rampes (PE)

Eléments spéciaux (“T”, coudes, raccords, manchons, etc.)


DONNÉES CARACTÉRISTIQUES DES
TUYAUTERIES

Pression nominale Pression de travail

Pression maximale Pression maximale


de travail à 20
20ºC
ºC intérieur de service

Diamètre
nominal Epaisseur
Diamètre
nominale
Diamètre
extérieur du Grosseur du
tuyau tuyau
Epaisseur
Diamètres les plus commercialisés de tuyaux plastiques
PEBD PN4
D int (mm) 13 17,2 22
D e xt (mm) 16 20 25

PVC PN6
Dint (mm) 152,4 132,6 117,6 103,6 84,4 70,4 59 46,8
Dext (mm) 160 140 125 110 90 75 63 50
Qm ax (m3/h) 98,5 74,5 58,6 45,5 30,2 21 14,8 9,3

PVC PN10
Dint (mm) 147,6 127,8 113 99,4 81,4 67,8 57 45,2
Dext (mm) 160 140 125 110 90 75 63 50
Qm ax (m3/h) 92,55 69,38 54,24 41,97 28,15 19,53 13,80 8,68

PVC PN16
Dint (mm) 141 121,4 106,6 93,8 76,8 64 53,6 42,6
Dext (mm) 160 140 125 110 90 75 63 50
Qm ax (m3/h) 84,45 62,61 48,27 37,38 25,06 17,40 12,20 7,71
rampe
Porte-rampes

Vannes de commande des postes d’irrigation


Système de sécurité, contrôle et régulation

Objectif : contrôler le fonctionnement de l’installation et éviter les


dysfonctionnements..
dysfonctionnements

Agissent normalement à l’entrée en fonctionnement et à l’interruption

Soupape de décharge : Atténue la pression


Ventouse : Introduit ou évacue l’air
dans le réseau

Régulateur de pression : controle de la pression consignée


Autres accessoires :
Clapet anti-
anti-retour : permet de contrôler le sens de l’écoulement de l’eau.

Vanne : sectionnement
sectionnement, purge, limitation de débit.

Manomètre : donne des indications sur l‘état de fonctionnement du réseau et de


ses accessoires.
RÉGULATEUR DE PRESSION VANNE À BILLE

VANNE PAPILLON VANNE HYDRAULIQUE VANNE ELECTRIQUE


Automatisation de l’irrigation localisée
> Conditions favorables
 Fréquence élevée des arrosages

 Installation d’irrigation fixe


 Indépendance de l’irrigation avec les autres techniques culturales

> Avantages
• Meilleur contrôle de la dose et de la fréquence d’irrigation
• Economie de main d’œuvre
• Programmation de certaines opérations comme le nettoyage
des filtres et la fertirrigation
• Réduction de coûts en programmant l’irrigation aux heures
creuses de l’énergie électrique

> Dispositif de pilotage automatique


 Vannes volumétriques  Vannes électriques
 Vannes hydrauliques  Programmateurs & ordinateurs d ’arrosage
Fonctions à automatiser
AUTOMATISATION
Signal
électrique Programmateur
Programmation
électronique de la
durée
Electrovanne
Station de tête
Programmation
électronique du volume
Signal
électrique
Programmateur
Exige :
- Compteurs avec transmission
de données
- Electrovannes
Electrovanne compteur
- Programmateur Station de tête
Automatisation hydraulique par association
vannes volumétriques et hydrauliques
Vannes hydrauliques accompagnées d’un
compteur “type Woltman
Woltman””

Munies d’un sélecteur pour régler


manuellement la quantité d’eau à fournir

Une fois la quantité d’eau souhaitée


écoulée,, la vanne se ferme
écoulée
automatiquement

Un piston ouvre ou ferme complètement


le passage de l’eau dans la conduite
Le piston est actionné sur réception
d’un signal hydraulique

Vanne à commande hydraulique


Exemple d’automatisation hydraulique

Vanne volumétrique Vanne hydraulique

Les 2 types de vannes permettant l ’automatisation de l ’arrosage localisé

Programmation séquentielle de l ’arrosage


Automatisation électrique

6 sorties

Vanne
électrique
Lavage automatiques des filtre à disque
Contrôle automatique des solutions fertilisantes: PH et salinité
Bac Bac
d’acide d’engrais
1
Bac
d’engrais
2
Station à contrôle automatique du
PH et de l’EC des solutions
fertilisantes
AUTOMATISATION PAR ORDINATEUR
AUTOMATISATION PAR ORDINATEUR