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Cours de T.E.

Mme Benserya Fadoua


L'entretien d'embauche
 Prenez du temps pour préparer votre entretien

 Renseignez-vous sur l'entreprise qui recrute

 Analysez votre CV et trouvez vos atouts pour le poste

 Regardez vos faiblesses en face

 Préparez votre pitch, entraînez-vous à la prise de parole

 Bien préparer toutes ses affaires

"Le plus important, c'est d'être naturel". A l'approche de votre entretien, c'est ce qu'on vous
répète pour vous tranquilliser. Alors, faut-il aller à son entretien "les mains dans les poches" ?

Certainement pas car pour un entretien de recrutement, être naturel et crédible suppose un
véritable travail de préparation en amont. Apprendre à parler de soi, de son parcours, de son
projet, et en lien avec les attentes du recruteur, cela se prépare !

D'autant que si vous avez moins de 30 ans, vous ne maîtrisez pas forcément tous les les codes du
monde professionnel... et que le naturel peut aussi vous jouer des tours.

Prenez du temps pour préparer votre entretien


Commencer par lister ce que vous savez du poste. Sans arrêter toutes vos recherches, il faut
donc consacrer du temps à la préparation de l'entretien. L'idéal est de commencer dès que vous
avez votre rendez-vous pour y aller par étape. Dans son ouvrage "S'entraîner à l'entretien de
recrutement" (éd. Eyrolles), Claude d'Estais propose des séries de petits exercices et 7 fiches clés
pour muscler sa candidature.

Première étape : bien regrouper les éléments concernant l'entreprise, et éventuellement la


petite annonce à laquelle vous répondez. C'est basique, mais figurez-vous que pas mal de jeunes
candidats, ayant répondu à plusieurs annonces, ne savent finalement plus pour quel poste ils
postulent lorsqu'ils arrivent à l'entretien. Au contraire, reprenez bien l'annonce, et relisez-la
attentivement.

Notez tous les points du profil recherché : formation, expérience, qualités (dynamique, bon
vendeur, persévérant, etc.), et l'intitulé du poste en entier "Chargé d'affaires pour le secteur
Graines et semences".

Renseignez-vous sur l'entreprise qui recrute


Si vous avez le nom de l'entreprise pour laquelle vous postulez, - ce qui est généralement le cas -
vous devez absolument vous renseigner sur elle. Si c'est une grosse entreprise, visitez son site
internet (c'est le minimum), repérez bien quels types de produits ou de services elle propose,
quelles nouveautés elle veut lancer, etc. Allez voir l'organigramme ou les noms des responsables
des grands services et notez-les. Vous serez peut-être reçu en entretien par l'une de ces
personnes. Si vous savez qui va vous recevoir, vous pouvez aussi consulter son profil sur
LinkedIn.

Si vous postulez pour un poste de cadre, il est judicieux de savoir situer l'entreprise par son
chiffre d'affaires, le nombre de ses usines ou de ses magasins. Vous pouvez consulter la presse
spécialisée (sur Internet ou en bibliothèque) pour rechercher des articles éventuels sur
l'entreprise.

Si vous connaissez des amis qui y ont déjà fait des stages, vous pouvez aussi les appeler pour
vous renseigner sur l'ambiance, la politique de recrutement, les salaires, etc.

Pourquoi ces recherches ? Pour savoir où vous mettez les pieds, et être plus informé, plus réactif
en entretien et prouver ainsi votre motivation, voire votre connaissance du secteur et du métier.
Si votre interlocuteur vous parle de son nouveau produit, ou vous explique qu'il veut renforcer
son équipe de commerciaux, vous serez plus à même de comprendre sa préoccupation.

Cette petite enquête vous permet aussi de voir si cette entreprise vous attire par son activité,
son style, son dirigeant, sa renommée, les relations humaines qu'elle entretient. Votre
motivation doit être très concrète.

Analysez votre CV et trouvez vos atouts pour le poste


Vous devez évaluer précisément vos forces et vos faiblesses. Ensuite, vous devez revenir à votre
CV (c'est le document que le recruteur a eu en main) et pointer tous vos points forts et tous vos
points faibles pour ce poste en étant très objectif. N'hésitez pas à faire cela en prenant en papier
et un crayon pour ne rien oublier.

- Mettez-vous à la place de la personne qui va vous recevoir. Qu'est-ce qui peut l'intéresser chez
vous ? Avez-vous la formation demandée, oui ou non ? Si oui, c'est à noter au chapitre des
atouts, mais ce n'est pas suffisant pour vous faire embaucher car d'autres candidats auront la
même formation.

- Et l'expérience ? Analysez les expériences mentionnées sur votre CV et réfléchissez à ce qu'il


faudra mettre en valeur face à votre interlocuteur. Que vous ont apporté ces expériences qui
pourraient l'intéresser ? Que devrez-vous souligner ? Y a-t-il eu une logique, une progression qui
vous amène à postuler pour le poste en question ?
- Passez ensuite à votre personnalité. Quelles "activités extra-professionnelle" avez-vous
indiqué ? Démontrent-elles que vous avez les qualités requises pour le poste ? Pourquoi ? Y a-t-il
d'autres éléments dans votre vie qui témoigneraient mieux de ces qualités ? Une réussite
particulière dans un projet, un stage ?

Regardez vos faiblesses en face


Enfin, demandez-vous quelles sont vos faiblesses pour le poste : le recruteur les aura vues lui
aussi. Il va vous interroger là-dessus. Echec, périodes de chômage, changement d'orientation,
manque d'expériences satisfaisantes.

"Avoir des zones d'ombre est tout à fait normal, rassure Claude d'Estais, ancienne pro des RH et
coach de cadres. Rares sont ceux qui n'en ont pas. L'important est de les connaître et de les voir
travaillées avant de vous présenter devant un potentiel employeur"...

Ne vous voilez donc pas la face, mais réfléchissez à la façon dont vous allez répondre non en
niant ou en dissimulant, mais en rebondissant sur du positif : "Oui, je n'ai pas encore
d'expérience dans l'automobile, mais l'agro-alimentaire m'a appris à me battre sur le plan
commercial et à développer les démarches qualité. J'ai très envie d'apporter mes compétences à
votre secteur."

Préparez votre pitch, entraînez-vous à la prise de parole


Une fois vos éléments positifs et négatifs listés, il faut entrer en piste ! Autrement dit :
s'entraîner à communiquer oralement tout cela.

- Commencez par préparer votre pitch de présentation : il faut dire qui vous êtes et résumer les
grandes lignes de votre parcours en 1 minute chrono, sans oublier de mettre en avant vos
principaux atouts (par exemple soulignez que vous parlez 3 langues et avez vécu 1 an à
l'étranger pour un poste à l'international, etc.)

Exercez-vous à parler de façon fluide, ni trop vite, ni trop lentement, en faisant des pauses pour
respirer. Vous pouvez vous enregistrer en vidéo sur votre smartphone pour vous améliorer.

- Ensuite, reprenez votre CV, et exercez-vous à parler de chacune de vos expériences passées
(stages, jobs, projets...) car les recruteurs vous demandent souvent de préciser tel ou tel point.
Ne vous noyez pas dans les détails, soyez direct et surtout efficace : soulignez bien ce qui peut
être en lien avec le poste pour lequel vous postulez.

- Si vous avez le temps, entraînez-vous aussi à répondre à une douzaine de questions classiques
posées en entretien d'embauche (qualités-défaut, valeurs, projet), cela vous évitera d'être
déstabilisé en entretien par une question à laquelle vous n'auriez pas songé. Et même si on ne
vous pose pas ces questions-là exactement, cela vous apprendra tout de même à parler de vous-
même et à savoir vous "vendre".

Vous pouvez éventuellement vous entrainer avec des amis, cela vous détendra et vous aidera à
corriger certains défauts et surtout à prendre confiance en vous.

Bien préparer toutes ses affaires


La veille (et non le jour même pour ne pas vous mettre en retard), préparer vos affaires (tenue
vestimentaire), et les papiers à emporter :

 La convocation ou la lettre que l'on vous a envoyée et la petite annonce

 Plusieurs CV (même si vous l'avez déjà envoyé) car vous aurez peut-être à le
donner à plusieurs personnes qui ne l'ont pas eu ou... l'ont égaré.

 L'original ou une copie certifiée conforme de vos diplômes

 Vos attestations de stage et/ou certificats de travail

 Eventuellement, le programme de votre école ou de votre formation dans la


spécialité qui concerne le poste (pour montrer à votre recruteur que vous avez été formé
sur tel ou tel matériel ou logiciel)

 Eventuellement, votre mémoire ou rapport de recherche de fin d'études si le


sujet est en rapport direct avec le poste et que vous pouvez être amené à en parler, ou
vos réalisation (press-book) si vous postulez pour des postes créatifs (photos, arts,
communication, design...)

 De quoi prendre des notes, papier, stylo et agenda pour le cas où l'on vous fixe un
autre rendez-vous.

 Le plan détaillé d'accès à l'entreprise pour éviter de vous perdre ou d'arriver en


retard (à éviter !)

Un conseil : mettez tout cela dans un trieur pour ne pas donner l'impression d'être fouillis. Et
étudiez votre itinéraire à l'avance, en prévoyant une marge de sécurité. Vous voyez qu'il faut
vraiment se préparer !

Les questions pièges


Avant toute chose, il est bon de rappeler que "l'entretien de recrutement demeure un passage
obligé pour tous les candidats à un poste. Bien souvent, il est jalonné de questions susceptibles
de mettre à rude épreuve les capacités de raisonnement et de communication du candidat"
explique Fabrice Coudray, Directeur chez Robert Half International France. Ainsi, loin de vouloir
piéger pour piéger, c’est avant tout l’occasion pour le recruteur de tester votre répartie, votre
motivation et votre écoute.

1. Parlez-moi de vous ?

Souvent posée en début d'entretien, cette question déroute bien des candidats. Pourquoi ? Pour
la simple raison qu'elle est tellement vaste qu'il est souvent difficile de savoir si le recruteur
cherche à engager la conversation ou à connaître les grands traits du parcours professionnel
présenté. Dans ce cas, il est plus sûr de s'en tenir à ses compétences professionnelles et à ses
connaissances.

La réponse idéale devra être concise, mais contenir suffisamment d'informations sur son
expérience et ses aptitudes, notamment celles en lien avec le poste à pourvoir, pour que le
recruteur puisse cerner ce que le postulant pourrait apporter à l'entreprise. Une réponse trop
vague dépourvue d'exemples concrets pourrait amener l'employeur potentiel à se demander si
le candidat correspond bien au profil recherché. Le recruteur a avant tout besoin d'être rassuré,
avec un discours clair et fluide et une réponse concise, telle que : "J'ai exercé ma carrière en
entreprises puis dans le conseil. J'ai toujours été attiré par la culture de la réussite combinée à
une prise de risques intelligemment calculée. Je suis offensif et curieux. Comme mon relationnel
est aisé, je suis rapidement devenu manager, une mission (le management, ndlr) qui me tient
particulièrement à coeur."

2. En quoi le poste à pourvoir vous intéresse-t-il ?

En posant cette question, le recruteur cherche à s'assurer que la démarche de son candidat ne
s'inscrit pas dans le court terme. Il recherche des personnes motivées par le poste à pourvoir et
par la société qui le propose. Par conséquent, il s'agit de faire comprendre dans la réponse que
l'on s'est donné les moyens de mieux connaître l'entreprise avant de se présenter à l'entretien -
c'est le préalable minimum - et que ses compétences correspondent bien à celles qu'exige le
poste considéré. Il est opportun alors de montrer que l'on est sélectif dans sa recherche
d'emploi.

Une stratégie complémentaire pour répondre à cette question ? Celle "d'ouvrir" le sujet en
expliquant à son interlocuteur que l'on s'intéresse non seulement à l'entreprise et au contenu
du poste, mais aussi à ses produits, à ses hommes, à sa culture d'entreprise, à l'évolution de la
fonction visée à 1, 2 et 3 ans... Dans cette démarche, le(la) candidat(e) sera ainsi amené(e) à
poser des questions au recruteur, prouvant ainsi son réel intérêt. Sans oublier également
d'expliquer que ses réalisations et expériences passées correspondent à la fonction, ni de
souligner que, de son côté, le poste et ses évolutions futures permettront au candidat de
déployer ses compétences.

3. Quel est votre principal défaut ?

En règle générale, les demandeurs d'emploi cherchent à déguiser un point positif en point
négatif. "Je suis un bourreau de travail", "je suis trop perfectionniste" sont parmi les exemples
les plus classiques. Mauvaise stratégie : ce type de réponses peut donner l'impression d'avoir
été préparée à l'avance et sonne souvent faux... Une stratégie possible pour répondre au mieux
à cette question ? Parler plutôt de ses "points de vigilance" ou ses "points d’amélioration", telles
que des carences techniques et/ou relationnelles sur lesquelles on cherche à se perfectionner. Il
s'agit là de faire une autocritique honnête et d'expliquer en toute humilité comment l'on
travaille sur ces points pour les améliorer, ce qui montre une capacité de rebond ! Par ailleurs,
n’hésitez pas à souligner que vous avez su tirer des leçons des difficultés rencontrées
auparavant.

À l’inverse, ne vous lancez pas dans un inventaire exhaustif de vos défauts, vous passeriez pour
un candidat à problèmes. A ce moment de l’échange, pensez à manier l’humour et l’auto-
dérision, voire la provocation avec parcimonie.

4. Pourquoi devrais-je vous choisir plutôt qu’un autre candidat ?

Si le recruteur vous pose cette question, c’est que vous êtes déjà bien positionné parmi les
candidats susceptibles de correspondre au poste. Il cherche à valider votre bonne
compréhension des missions et des enjeux qui vous attendent. Insistez sur votre capacité à vous
adapter, et mettez en avant votre personnalité caméléon qui vous a toujours permis de vous
adapter aux nouvelles situations, aux nouveaux challenges. Le recruteur attend du concret de
votre part, c’est pourquoi vous devez reprendre le texte de l’annonce avant l’entretien et trouver
une réponse pour chacune des qualités ou compétences ou connaissances demandées, tout en
étant factuel et en illustrant vos propos par des résultats, des projets et des réalisations
concrètes.

Seul écueil à éviter : pécher par excès de confiance. Même si on ne doute pas de vos
compétences et de vos capacités, vous ne devez pas "en faire trop", au risque de passer pour un
charlatan. Inversement, ne tomber pas dans le pathos en tentant d’émouvoir votre auditoire
avec des arguments personnels, aussi justifiés soient-ils, et en implorant le recruteur de vous
donner le poste car vous en avez besoin.

5. Comment expliquez-vous votre longue période sans emploi ?

N’essayez pas de dissimuler les périodes d’inactivité sur votre CV en "trafiquant" les dates.
L’entreprise auprès de laquelle vous postulez risque fort de le remarquer et vous passeriez pour
une personne malhonnête. Expliquez plutôt pourquoi vous n’avez pas été retenu lors de vos
précédents entretiens, valorisez les démarches effectuées, les points sur lesquels vous avez
travaillé… L’entretien d’embauche est justement le moment idéal pour faire toute la lumière sur
ces périodes d’inactivité et tourner la question à votre avantage en montrant que vous restez
actif et positif face aux difficultés. Des qualités humaines appréciées des recruteurs.

6. Quelles sont vos prétentions salariales ?

Si cette question n’est pas réellement un "piège", elle est toutefois redoutée par la majorité des
candidats. Tentation de se sous-évaluer, peur de négocier, ne pas prendre en compte les
avantages annexes, etc. Les erreurs et les écueils peuvent coûter un poste et les attentes des
recruteurs en matière de négociations ne sont pas forcément ce que vous supposiez. Indiquez
franchement votre salaire fixe actuel ou celui de votre poste précédent. Pour ceux que cela
concerne, mentionnez également le montant de votre part variable, sans oublier les avantages
type télétravail, flexibilité, titres-restaurant… N’hésitez pas à déclarer que vous ne descendrez
pas en-deçà de X euros, du fait du marché, de vos compétences, de votre expérience et de votre
profil (à adapter selon chaque candidat et chaque offre d’emploi).

En revanche, ne tentez pas de gonfler votre salaire, au risque de vous trouver au-dessus des prix
du marché et de braquer le recruteur qui se fera une mauvaise opinion de vous.

7. Combien de fois par jour les aiguilles d'une montre se chevauchent-elles ?

Face à ce type de questions déconcertantes, un seul mot d'ordre : ne pas se laisser envahir par le
stress. Le recruteur cherche simplement à tester le sens de l'analyse critique, et attend avant
tout une réponse sincère et construite. Selon l'interlocuteur rencontré dans l'entreprise, on
pourra jouer sur l'humour ou retourner la question sans y répondre en disant par exemple, "Le
temps n'est pas une obsession. Je ne regarde pas assez ma montre pour le savoir car je ne
m'ennuie jamais."

En tout état de cause, il s'agit de prendre le temps d'analyser le problème, sans crainte de
penser tout haut pour formuler une réponse logique. Même si l'on se trompe, les capacités de
raisonnement qui transparaîtront pourront faire bonne impression sur le recruteur... "Dans ce
cas, c'est la capacité d'improvisation qui est testée car celle-ci est souvent précieuse dans un
contexte professionnel...", souligne Fabrice Coudray.

8. Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

C'est une vraie question piège car il faut à la fois paraitre ambitieux, mais aussi terre à terre,
humble, et rester cohérent dans vos propos par rapport au poste que vous visez le jour de
l'entretien. Il ne faut pas non plus donner au recruteur l’impression que vous allez le quitter au
bout de 6 mois !

Fabrice Coudray de chez Robert Half International conseille de « sortir des sentiers battus » en
évoquant votre parcours professionnel et votre carrière « comme la courbe de vie d’un produit.
2 ans « to learn », donc pour apprendre et contribuer au développement de l’entreprise. 2 ans «
to make » autrement dit pour capitaliser sur ce que vous avez appris. Et ensuite, vous verrez s’il
est possible d’évoluer aussi bien verticalement dans l’entreprise que de manière plus transverse.
Ne vous bloquez pas en fermant des portes inutilement. Mais dites bien que sans perspective au
bout de 4 ans, vous aviserez ».

9. Avez-vous des questions ?

La bonne stratégie ici est de poser quelques question(s) ciblée(s) au recruteur, véritable signe
d'intérêt pour le poste à pourvoir. A savoir des questions, par exemple, sur la culture
d'entreprise, sur les critères choisis pour juger le collaborateur durant la période d'essai, le
principal écueil du poste... Et pourquoi ne pas demander également au manager rencontré les
raisons qui l'ont poussé à rejoindre l'entreprise ?

Pour se préparer à cette question, un mot d'ordre avant l'entretien : penser à 10 choses que l'on
aimerait savoir à propos de l'entreprise et sur des aspects de la fonction qui paraissent
"obscurs". Il sera ainsi plus facile de demander : "Qui sera mon responsable ? Quel est son
parcours ?" ou "Que pensez-vous de l'acquisition de la société X par le principal concurrent de
votre entreprise ?". Il est bien sûr possible que des réponses à certaines de ces questions aient
été apportées au cours de l'entretien, mais il y aura aussi de fortes chances qu'il en reste
quelques-unes à poser à la fin.

Une autre consigne ? Attention aux questions qui sont en revanche à différer... Il est totalement
inutile et même risqué de chercher à obtenir dans l'immédiat des informations sur le salaire, les
avantages ou les congés proposés avant qu'une proposition d'embauche n'ait été faite. Dans le
cas contraire, le recruteur risque de croire que seuls ces éléments intéressent le candidat.

10. Savez-vous dire non ?

Dire non n'est pas aisé. Souvent, c'est une question de ton : trop brutal, trop sec, trop mielleux !
Savoir dire non devrait, au contraire, signifier que vous respectez votre interlocuteur. Vous lui
indiquez ainsi que vous n'avez pas le temps de répondre à sa demande mais avec amabilité,
gentillesse et bienveillance. Il est difficile de dire non car on craint de ne pas faire plaisir mais
dire oui et ne pas aller au bout de son engagement est bien pire. Il faut accepter que votre non
puisse créer un conflit ou, au minimum, entraîne une discussion. Quand vous dites non, votre
interlocuteur attend en effet une explication. Il faut justifier son non et surtout l'assumer ! Dire
non est le signe que vous êtes une personne de conviction, qui fait des choix, tranche et assume
ses décisions. Une personnalité pas soumise mais qui est à l'écoute des autres. Dire non, c'est
aussi montrer que vous savez prioriser vos tâches. Dire non, ça n'est pas refusé de travailler,
c'est refusé de mal faire. Dire non n'est pas une fin en soi, c'est un oui mais plus tard...

Exemplaire d’entretien d’embauche


1. Questions d'ordre général

"Parlez-moi de vous!"
Résumez votre réponse en une ou deux minutes; ne vous perdez pas en bavardages. Basez-vous sur votre
curriculum vitæ.

"Que savez-vous de notre entreprise?"

Révisez avant l'entretien! Passez un peu de temps sur Internet ou à la bibliothèque pour vous
documenter sur l'entreprise. Recueillez le plus d'informations possible sur elle: ses produits, sa taille, ses
revenus, sa réputation, l'image qu'elle projette, la qualité de sa gestion, son personnel, ses compétences,
son histoire et sa politique. Montrez-vous intéressé et bien informé. Laissez aussi votre interlocuteur vous
parler de l'entreprise.

"Pourquoi souhaitez-vous travailler chez nous? "

Ne parlez pas de ce que vous voulez, parlez d'abord de leurs besoins. Vous aimeriez prendre part à un
projet spécial de l'entreprise; vous aimeriez résoudre un problème auquel elle fait face; vous pourriez
apporter une contribution certaine dans la réussite d'objectifs précis.

"Que feriez-vous pour nous? Que pouvez-vous faire pour nous qu'un autre ne pourrait faire?"

Relatez les situations qui démontrent que vous avez résolu avec brio, chez vos précédents employeur, un
ou plusieurs problèmes semblables à ceux que connaît votre employeur éventuel.

"Qu'est-ce qui vous attire le plus dans l'emploi offert? Qu'est-ce qui vous attire le moins?"

Mentionnez trois aspects ou plus qui vous paraissent attrayants et un seul aspect mineur que vous jugez
moins attrayant.

"Pourquoi devrions-nous vous embaucher?"

Pour vos connaissances, votre expérience, vos aptitudes et vos compétences.

"Que recherchez-vous dans un emploi?"

L'occasion de mettre vos compétences en application, de vous réaliser et d'être reconnu.

"Veuillez me donner la définition du poste de... (le poste pour lequel vous passez l'entretien)."

Soyez concis et donnez une définition axée sur les actions et les résultats.

"Combien de temps mettriez-vous à apporter une contribution notable à notre entreprise?"

Peu de temps. Vous prévoyez une courte période pour vous familiariser avec votre nouvel
environnement.

"Combien de temps resteriez-vous chez nous?"

Aussi longtemps que vous sentirez tous les deux que vous apportez une contribution considérable à
l'entreprise, que vous vous réalisez, que vous vous épanouissez, etc.
"Si vous pouviez recommencer votre carrière à zéro, que feriez-vous différemment?"

Rien... Je suis heureux aujourd'hui, je ne veux donc rien changer à mon passé.

"Quels sont les options de carrière qui s'offrent à vous aujourd'hui?"

"J'entrevois trois domaines d'intérêt..."Rattachez-les à l'emploi postulé et à l'industrie qui y est liée.

"D'après vous, en quoi consiste l'essence du succès? Selon votre propre définition du succès, dans
quelle mesure avez-vous réussi jusqu'à maintenant?"

Pensez soigneusement à votre réponse et faites mention de vos réalisations professionnelles.

2. Questions sur vos habitudes de travail


"Si je parlais avec votre ancien supérieur, quelles seraient d'après lui vos plus grandes forces et
faiblesses?"

Mettez l'accent sur vos compétences; ne vous montrez pas trop négatif à propos de vos faiblesses. Il vaut
mieux présenter un manque de compétence comme un aspect à améliorer que comme un défaut pur et
simple.

"Pouvez-vous travailler sous la pression, dans des délais serrés, etc.?"

Oui, ça fait partie du travail.

"De quelle façon avez-vous modifié la nature de votre travail?"

Vous l'avez amélioré... bien entendu.

"Préférez-vous un poste à responsabilités ou un poste d'exécutant? Pourquoi?"

Tout dépend de l'emploi et des défis qu'il comporte.

"Dans votre emploi actuel, quels sont les problèmes que vous avez soulevés et qui avaient été négligés
auparavant?"

Soyez bref et ne vous vantez pas.

"Ne croyez-vous pas que vous seriez mieux dans une entreprise de taille différente? Dans un type
d'entreprise différent?"

Tout dépend de l'emploi. N'élaborez pas trop votre réponse.

"Comment résolvez-vous les conflits au sein d'une équipe travaillant sur un projet?"

Vous en discutez tout d'abord en privé.


"Quelle a été la décision la plus difficile que vous ayez jamais eu à prendre?"

Essayez de donner une réponse qui cadre avec l'emploi postulé. publicité

3. Questions sur votre personnalité


"Prenez-vous généralement l'initiative de la conversation avant que les autres ne la prennent?"

Tout dépend des circonstances.

"Quel est le dernier livre que vous avez lu? Le dernier film que vous avez vu? Le dernier événement
sportif auquel vous avez assisté?"

Parlez de vos lectures, de sport, de cinéma pour montrer que vos intérêts sont variés.

"Quel est l'aspect le plus difficile d'un emploi selon vous?"

Soyez honnête et rappelez-vous: personne ne peut tout faire.

"Êtes-vous créatif?"

Oui. Donnez-en des exemples.

"Comment décririez-vous votre personnalité?"

Équilibrée.

"Etes-vous un meneur?"

Oui. Donnez-en des exemples.

"Quels sont vos prochains objectifs?"

Évitez de répondre: Je voudrais obtenir l'emploi que vous avez annoncé. Donnez plutôt des objectifs
ambitieux.

"Quels sont vos points forts?"

Nommez-en au moins trois et rattachez-les à l'entreprise et à l'emploi pour lesquels vous passez en
entretien.

"Quels sont vos points faibles?"

Ne dites pas que vous n'en avez aucun. Essayez de citer des caractéristiques qui vous sont propres, mais
soyez prêt à mentionner un point faible si l'intervieweur insiste. Tournez une réponse négative en une
réponse positive: "Je suis parfois très absorbé par l'accomplissement d'une tâche et je me sens trop
profondément concerné si nous affichons du retard".

4. Questions sur vos réussites


"Avez-vous eu une part active dans l'augmentation des ventes? des profits? Si oui, laquelle?"

Répondez en vous appuyant sur quelques détails bien choisis.

"Avez-vous eu une part active dans la réduction des coûts?"

Répondez en vous appuyant sur quelques détails bien choisis.

"Quel salaire demandez-vous?"

Soyez très précis.

"Combien de personnes aviez-vous sous votre responsabilité dans votre dernier emploi?"

Soyez très précis.

"Préférez-vous travailler avec des chiffres plutôt qu'avec des mots?"

Soyez franc mais positif.

"Quels aspects de votre dernier poste préfériez-vous? Lesquels aimiez-vous le moins?"

Soyez franc mais positif.

"Dans votre dernier emploi, quelles ont été vos cinq plus grandes réussites?"

Citez vos principales réussites (celles qui figurent déjà dans votre C.V.).

6. Questions sur le salaire


"Combien souhaitez-vous obtenir?"

Répondez par une question comme: "À quoi correspond l'échelle salariale pour un poste semblable dans
votre entreprise?" S'ils ne répondent pas, alors fixez une échelle que vous jugez conforme à votre valeur
sur le marché.

"Que savez-vous de notre entreprise?"

Révisez avant l'entretien! Passez un peu de temps sur Internet ou à la bibliothèque pour vous
documenter sur l'entreprise. Recueillez le plus d'information possible sur elle: ses produits, sa taille, ses
revenus, sa réputation, l'image qu'elle projette, la qualité de sa gestion, son personnel, ses compétences,
son histoire et sa politique. Montrez-vous intéressé et bien informé. Laissez l'intervieweur vous parler de
l'entreprise.

"Combien comptez-vous recevoir, si nous vous offrons le poste?"

Soyez prudent. Le montant que vous donnerez pourrait équivaloir à la valeur marchande de ce poste. Par
exemple, "Je pense que le salaire d'un emploi comme celui que vous me décrivez doit être estimé dans
les …………."

"Combien valez-vous?"

Ayez un chiffre précis en tête... Ne vous montrez pas hésitant.


Le leadership

Après une telle formation, vous êtes sensés normalement être à la tête d'un groupe, alors la
première question qui se pose est: comment être un bon leader ?

- Autres questions posées:


 Qu'est-ce que c'est le leadership ?

 Quels sont les qualités d'un bon leader ?

 Qui est le leader ?

 Qu'est ce que le leadership?

Les hommes et les femmes pratiquent l’art et la science du leadership depuis des milliers
d’années. Nous avons tous en tête des personnes, dans le passé et le présent, qui possèdent la
combinaison rare des compétences et des qualités particulières qui leur permettent d’entraîner
les autres à la poursuite d’un objectif clair. Les objectifs varient, mais dans chaque secteur de la
vie, que ce soit dans le domaine professionnel, de la politique, du sport et de nos activités
bénévoles, nous pouvons identifier des individus qui sont des leaders. Ces sont des pionniers
dans le monde de l’entreprise, des individus qui sont chargés de conduire ceux qui les suivent
pour atteindre un objectif déterminé.

Le leadership est aussi la Capacité à INFLUENCER, MOTIVER et IMPLIQUER les acteurs, afin de
bâtir une organisation performante, c'est aussi l’art d’obtenir des resultats.
La REUSSITE est due pour 15% environ aux connaissances techniques et pour 85% à la
personnalité, au charme, à la faculté de susciter l’enthousiasme chez les autres

 Quels sont les qualités d'un bon leader ?

Etre un leader réfléchi, c’est avoir une conscience par rapport aux personnes que vous dirigez et
à la façon dont vous exercez votre leadership. La compréhension et le développement du
leadership représentent une des étapes pour atteindre ce résultat.

Le leadership est un mélange de :

• Talent – capacités et intérêt personnels pour diriger, qui peuvent être développés.

• Aptitudes à diriger – qui peuvent être enseignées.

• Conscience de ses propres attitudes et des réactions des autres par rapport à ces attitudes.

• Attention et empathie pour les personnes et les tâches que vous dirigez;

C'est aussi:

- Des buts bien définis. De bons leaders ont une vision claire de ce qu'ils espèrent réaliser et où
ils veulent aller. Ils peuvent transmettre cette vision à leurs employés qui, à leur tour, sont
stimulés par l'idée d'atteindre les buts.

- La communication et l'écoute. Pour transmettre leur vision, les leaders doivent pouvoir
s'exprimer eux-mêmes. De bons leaders sont aussi des personnes qui écoutent bien. Ils écoutent
ce que leurs employés veulent; ils saisissent les occasions d'intégrer dans la planification de leur
exploitation les bonnes idées et les préoccupations mises de l'avant par les employés.

- La crédibilité et l'expérience. De bons leaders connaissent leurs affaires, connaissent leurs gens
et recherchent des défis. Ils savent, par expérience, que le progrès ne se fait qu'en prenant des
risques.

- La confiance qui résulte de l'honnêteté et de la sincérité. Les leaders doivent mettre en


pratique ce qu'ils prêchent; ils entraînent par l'exemple. Sans confiance, un leader n'aura
personne pour le suivre.

 Qui est le leader ?

Pour un bon leader il y a huit principes clés, qui sont les suivants :

Vision : les leaders ont une vue d’ensemble et communiquent clairement cette large perspective
aux autres. En agissant ainsi, les leaders créent un objectif commun qui mobilise les personnes
et conjugue leurs efforts dans une entreprise unique et cohérente.

Confiance : sans confiance, la vision n’est qu’un slogan vide. La confiance lie les personnes entre
elles, en créant une équipe forte et résistante. Pour bâtir la confiance, les leaders doivent être
prévisibles et partager les informations et le pouvoir. Leur objectif est une culture de la sincérité.

Participation : l’énergie d’une organisation réside dans la participation et les efforts de ses
membres. Le défi du leader consiste à libérer et focaliser cette énergie, en donnant envie aux
personnes à tout niveau de s’engager dans cette entreprise avec leur esprit et leur cœur.

Apprentissage : les leaders doivent avoir une connaissance approfondie d’eux-mêmes. Ils
doivent connaître leurs points forts et leurs faiblesses, ce qui exige un processus continu de
découverte. Ils doivent également être capables de s’adapter à des circonstances nouvelles.

Diversité : les leaders qui réussissent connaissent la puissance de la diversité et le poison du


préjugé. Ils comprennent leurs propres préférences et leurs penchants et glorifient activement
les différences entre les individus. Au sein de leur équipe, ils insistent sur la culture du respect
mutuel.

Créativité : dans un monde où les solutions habiles dépassent le travail excessif (« travaillez plus
habilement, pas plus durement »), la créativité est cruciale. Les leaders accordent une attention
particulière aux talents et aux atouts des personnes. Ils encouragent la pensée indépendante,
propre à lancer des défis et ils investissent dans les technologies qui facilitent les efforts des
membres de leur équipe.

Intégrité : un leader doit avoir une raison d’être. En tant que citoyen public et personne privée, il
(elle) sait ce qui est important dans la vie et agit selon un ensemble de valeurs et de convictions
bien ancrées. Tout leader sage a une «boussole morale », un sens du bien et du mal.

Communauté : la communauté s’entend dans le sens d’un engagement mutuel dans le but
d’atteindre la plus haute performance. Cela relève de la nature humaine de faire « le pas
supplémentaire » pour ses voisins ou ses concitoyens et un leader mature soulignera la
responsabilité de l’équipe vis-à-vis de la société plus large. En ce sens, un bon leader agit aussi
comme un steward de l’environnement naturel.

APPLICATION
Questions sur le management

"Vous êtes peut-être trop compétent pour le poste que nous offrons."

Les entreprises solides ont besoin de gens solides. Une entreprise énergique et en pleine expansion est
rarement dans l'impossibilité d'employer des talents dans son équipe. Mettez l'accent sur votre intérêt
pour une association à long terme, en soulignant que votre employeur obtiendra un rendement du
capital investi plus rapidement parce que vous possédez plus d'expérience qu'il en requiert.

"Comment concevez-vous le travail de cadre?"

Si vous n'avez jamais songé à cette question, il est grand temps de le faire. Les cadres les plus "souples"
sont souvent les plus appréciés. Leur formule maîtresse pourrait être: "Faites votre travail dans les délais
et informez-moi de tout contretemps".

"Êtes-vous un bon manager? Pourquoi pensez-vous posséder les meilleures aptitudes pour
l'encadrement d'une équipe?"

Donnez-en un exemple. Restez axé sur l'accomplissement des tâches et les tâches elles-mêmes. Mettez
l'accent sur vos compétences en matière de gestion de projet: planification, organisation, contrôle,
relations interpersonnelles, etc.

"Que recherchez-vous chez les gens que vous embauchez?

Les compétences, l'initiative et la capacité d'adaptation.

"Avez-vous déjà licencié quelqu'un? Si oui, pour quelles raisons et comment vous y êtes-vous pris?"
Vous avez déjà vécu cette situation et tout s'est bien passé.

"Quel aspect de votre poste de gestionnaire trouvez-vous le plus difficile?"

Faire en sorte que le travail soit planifié et effectué dans les délais et selon le budget prévu.

"Que pensent de vous vos subalternes?"

Soyez franc et positif. Il est facile de vérifier la véracité de vos réponses.

"Quelle est votre principale faiblesse en tant que manager?"

Soyez honnête et terminez sur une note positive. Par exemple, "Je n'aime pas réprimander mon équipe,
alors j'essaie de commencer par un élément positif".

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