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L'implantation des ouvrages consiste à matérialiser les plans sur le terrain;

cette opération doit être effectuée avec un maximum de précision, afin de


déterminer le plus justement possible la position et le niveau des ouvrages
et éléments d’ouvrages. Les observations doivent à ce sujet être
surabondante afin de pouvoir être recoupées et de pouvoir ainsi se vérifier
et éviter de grossières erreurs.

on dispose des:

 Plans de masse (à vérifier soigneusement)


 Plans d’implantation (à vérifier soigneusement)
 Repères matériels faciles à matérialiser sur le terrain:

1. limites de propriété
2. bordures de trottoirs
3. etc.

repérage du nivellement: on matérialise en un ou plusieurs point du chantier


un repère de niveau rattaché au niveau général de France (NGF) : fort piquet,
couronné d’un clou servant de mire ou repère sur une maçonnerie.

Tracé du bâtiment en plan : à partir d’axes d’alignements matérialisés sur le


terrain et notés sur le plan d’implantation, on jalonne puis piquète les points
particuliers à l’aide d’instruments simples :

 report des longueurs: ruban, chaînes


 ouvertures d’angle droits: équerre optique
 ouvertures d’angles quelconques: cercles

nota: on se contrôle constamment par la mesure des diagonales et des


dimensions de façades cotées au plan.
pour piqueter le point A on peut:

 on mesure a1 sur X, on ouvre un angle droit et on porte a’1


 mettre en station un cercle en O, ouvrir les angles αa, αb et reporter
les longueurs polaires a, b …
 si on piquète les façades principales, la référence aux axes
d’alignements n’est plus indispensable et on peut cumuler les cotes à
partir d’elles

Repérage des murs de fondations et tracé des fouilles:


Les murs de fondations sont repérés par deux chaises (2 piquets et 1
traverse) plantés dans le sol, munies de deux encoches matérialisant les axe
et nus finis du mur, entre lesquelles on tend des cordeaux matérialisant les
nus finis du mur. On doit s’arranger pour que ces chaises ne gênent pas le
déroulement du chantier.

Le fil à plomb permet ensuite de reporter les axes des fondations des
cordeaux jusqu’en fond de fouille. En effet une fois la fouille ouverte on trace
à la poudre de craie les semelles que l’on ouvre à la pelle et coule ensuite.
Les murs sont ensuite tracés au bleu à la surface du béton.

Mesure de niveau (nivellement, altimétrie):


Nivellement direct: on observe à l’aide d’un instrument de visée horizontal
(niveau) une mire (règle graduée pliante de 3 à 5m de longueur). On peut
ainsi effectuer un nivellement par cheminement.

ici on lit 100x0.95=95m

Un nivellement indirect trigonométrique peut être réalisé avec un


théodolite: Cet instrument est muni de:

 une lunette astronomique dont l’axe de visée peut être déplacé aussi
bien dans le plan horizontal que dans le plan vertical
 d’échelles pour le mesurage d’angle suivant ces deux plans
 un dispositif de mesure des distances horizontales
s d’un point

Nivellement indirect : cas

on détermine la différence de nive


la distance horizontale L
ions et on
ues

Niveau de référence: il s'agit en général du niveau du sol fini du plancher


bas du rez-de-chaussée. Il est indiqué sur chantier par un trait d'emprunt
tracé à 1m du sol fini:
Des niveau de reports peuvent être tracés, ils sont notés ainsi pour éviter
toute confusion:
Traçage au cordeau:

Report au niveau caoutchouc: basé sur le principe des vases


communiquants, on doit remplir l'appareil par siphonnage pour éviter les
bulles d'air. La grosse fiole doit être placée contre le répère, la petite sert à
déterrminer d'autres points sur la même horizontale.
Le Niveau général de France NGF: Le territoire français est couvert par un
réseau serré de répères du NGF

Engin de levage
Gestes de commandement: (NF E52.401)
Fouille de bâtiment
But: on réalise des fouilles pour :
 Réalisation des fondations
 Dégagement des volumes de sous-sols
 Pose des canalisations
On distingue:
 Fouilles ponctuelles ou en puits
 Fouilles linéaires :
 Rigoles: peu profondes et larges (h<=1m, l<=2m)
 Tranchées: plus hautes que large
 Fouilles en excavation en pleine masse, intéressant
toute l’emprise de la construction (cas de sous-sols)
Talus naturel: la poussée des terres fait qu’un sol ouvert
à la verticale offre une instabilité due à la poussée des
terres qui va donner un éboulement ; la paroi se stabilise
alors sous un certain angle variable dit ‘angle de talus
naturel’.
On utilise donc soit des fouilles talutées (selon l’angle de
talus naturel) soit des fouilles ouvertes verticalement
(mais blindées).
Fouille talutée: on réalise, au delà de l’emprise, des
parois sous l’angle de talus naturel, auquel cas il n’est nul
besoin de tenir les parois, toutefois :
 On doit disposer de la surface nécessaire à l’emprise
augmentée des têtes de talus
 On doit pouvoir dégager et stocker puis remettre en
place le volume des terres correspondant au talus.
Lors du tracé de la fouille on doit prévoir, outre l’épaisseur
du mur, un empattement (sur-largeur due à la semelle)
ainsi qu’une banquette d’à peu prés 20cm pour éviter les
retombées de boues dans la tranchée. On prévoit un film
plastique de polyéthylène pour les pentes de fortes
inclinaisons permettant de limiter les coulées de boues
lors d’orages violents.
Remarque: les déblais (sols naturels en place) et les
remblais (sol remanié et compacté) n’ont pas
nécessairement la même pente. Inclinaisons
recommandées :
Les talus peuvent être réalisés par palier, en étant
interrompus par des banquettes d’au moins 1m de large
pour briser le ruissellement des eaux et permettre la
circulation.
Les têtes de talus doivent être protégés par une bande
libre de 1 à 2m de large sur laquelle on ne prévoira pas
de surcharges.

Fouille ouverte verticalement: ce cas est retenu


lorsque la surface de chantier est exiguë (fréquent en
agglomération). Cela impose le blindage des parois afin
d’éviter leur effondrement et de ne pas affecter la stabilité
des constructions voisines :
 Constitution d’un voile:
 Platelage bois, jointif ou non, suivant la nature du sol
 Acier en palplanche
 Parfois voiles de béton
 Constitution de raidisseurs, sous forme de travure
secondaires (bastaings, madriers, profilés en acier).
Types de fouilles:
Fouilles étroites:

Fouilles larges:
 Stabilité de l’intérieur : par batterie d’étais et
contreventement, un couchis évitant le
poinçonnement ; cette solution est limitée aux
fouilles à 2 à 3 niveaux maximums.
 Stabilité par l’extérieur:
 En cas de hauteur faible et de voile rigide, on peut
utiliser un tirant en surface et une butée immobilisée
en pied
 Sinon un ancrage sous le terrain naturel, situé bien
sur au delà de la ligne de rupture
Dans certains cas on peut se servir d’éléments de
structures (e.g. plancher) comme étaiement, ce qui
permet de gagner du temps en construisant à la fois
l’infrastructure et la superstructures.

Problèmes liés à la présence d’eau: on doit avoir un


fond de fouille sec pour permettre l’excavation, le traçage
et l’exécution des fondation. Or les constructions
présentant plusieurs niveaux de sous-sols ont souvent
leurs fondations voire certains niveaux de leur
infrastructure situées dans des zones aquifères.
Fond de fouille au dessus du niveau de la nappe :
généralement les venues d’eau sont faibles, la réalisation
de pentes et la disposition judicieuse de puisards
autorisent le drainage des eaux et leur évacuation par
pompage (la venue d’eau peut être purement accidentelle
(puits)

Fond de fouille en dessous du niveau de la nappe : on


doit localement et provisoirement abaisser le niveau de la
nappe, parfois de plusieurs mètres
Rabattement de la nappe:
Une pompe est montée sur des tubes d’acier crépinés
enfoncés par battage ; les zones d’influences respectives
des puits doivent se recouper de façon que la surface
enveloppe résultante passe partout sous la fouille.
Hauteur de pompage ci. 7 à 8m.
Si besoin d’une hauteur plus importante on a recours à
des puits filtrants équipés d’une pompe immergée dont la
hauteur de refoulement n’est plus limitée
Une méthode plus simple, pour fouilles de faibles
profondeurs, consiste à recueillir l’eau dans un fossé, à
l’acheminer vers un puisard et à l’évacuer par pompage:
 Enceinte étanche à l’intérieur de laquelle on abaisse
le niveau par pompage intérieur.

 Si le terrain comporte une couche d’imperméabilité


satisfaisante en dessous du fond de fouille, on
descend l’enceinte latérale jusqu’à ce niveau où on
l’ancre
 En cas d’absence d’une telle couche accessible, on
doit étancher le fond par des injections (e.g. silice)
sur une épaisseur satisfaisante et limiter cette
surface par les parois latérales.
 Paroi moulée dans le sol : adaptée au travaux de
grandes profondeurs réalisés dans la nappe
phréatique au voisinage immédiat des constructions
existantes. On réalise depuis la surface du sol et
avant excavation un mur continu en béton, assurant
le blindage et l’étanchéité de l’enceinte, souvent
associée par la suite à l’infrastructure du bâtiment.
Avantage :
 Blindage étanche antérieur à l’ouverture de la fouille
 Peut se mettre en place très prés des constructions
existantes sans nécessiter de reprise en sous œuvres
de celles-ci.
 La paroi peut être intégrée à l’infrastructure

 Travaux en pleine eaux (e.g. piles de pont)


 réalisation d’une enceinte dans laquelle on peut
travailler sous l’eau morte et au sec en prévoyant un
pompage
 technique du caisson étanche à air comprimé, i.e.
élément tubulaire de forme variable sans fond, dont la
chambre inférieure est sous air comprimé (ci. 2 bar)
donc chassant l’eau. Il y a des cheminées d’accès et
d’évacuation des déblais équipées de sas étanches

Le caisson est descendu par havage (saignée) en


chargeant si nécessaire la structure de lest.

reprise en sous œuvres: on reporte à un niveau


inférieur les fondations d’un bâtiment existant sans
affecter sa superstructure, toutes les ouvertures
éventuelles de la façade sous laquelle on travaille étant
provisoirement étayées afin d’assurer un relatif
monolithisme de celui-ci. Cas types :
 reprises de fondations insuffisantes : très onéreux et
souvent aléatoire
 ouvertures de fouilles contre un bâtiment existant en
dessous du niveau des fondations de celui-ci
buts principaux:
 assurer un accès sous la fondation existante
 assurer la sécurité du personnel
 ne pas compromettre la stabilité du bâtiment existant
On procéde de place en place en consolidant chaque
point après l’ouverture (puits blindés quatre faces ou
saignées blindées 3 faces). Suivant la possibilité ou non
d’accès direct de la nouvelle couche d’assise retenue on
réalise sur la longueur dégagée :
une nouvelle semelle de fondation superficielle ou
bien :
une liaison en tête des pieux foncés que l’on bloque
sous l’ancienne semelle en remontant le mur
On exécute successivement les tranches impaires (resp.
paires) puis dans les mêmes conditions les tranches
paires (resp. impaires) pour finalement reconstituer
l’intégralité de la liaison sous la façade intéressée.

Coffrage et Mise en oeuvre du béton

1- Coffrage

Les coffrages utilisés sont en bois ou en métal.


La confection des coffrages en bois se fait en général sur place à l'initiative du chef de chantier
lorsque les ouvrages à réaliser sont classiques ou peu importants.
Les coffrages en bois sont cloués, ils doivent être bien échafaudés et suffisamment solides pour
supporter le béton frais et les ouvriers et ne pas se déformer sous l'effet dynamique du serrage, de
la vibration, etc.
Les coffrages métalliques peuvent être huilés avec un produit spécial de décoffrage pour éviter que
le béton n'y adhère.
Les caractéristiques de l'élément intérieur varient suivant la destination du béton coulé.

– Coffrage ordinaire: bois de sciage juxtaposé ou de panneaux avec un jeu maximum de 2 mm.
II donnera une surface plane, unie, sans marque ni effet de paroi.

- Coffrage normal : destiné aux éléments devant rester bruts de décoffrage. Réalisé en planches
rabotées après assemblage de feuilles de contreplaqué.
Pour les chantiers importants, les coffrages sont étudiés au bureau d'études.

2- Mise en oeuvre du béton


Avant le bétonnage d'une pièce, le responsable devra vérifier le coffrage (dimensions, solidité,
étanchéité, propreté, humidification des parois à l'eau ou enduction d'huile de démoulage) et
s'assurer que la distance des armatures aux parois est partout respectée. Il établira préalablement
un plan de bétonnage en fonction des dimensions et des formes de la pièce, du débit de la
bétonnière, des joints de reprise à respecter, des dispositions du ferraillage, etc.

Si le ferraillage est dense et surtout si la hauteur est importante, il est nécessaire de prévoir des
goulottes permettant de conduire le béton jusqu'au fond du moule sinon on ne retrouve que du
gravier au fond du moule; c'est une des plus fréquentes et des plus graves causes de ségrégation.
Le béton doit être mis en œuvre aussitôt après sa fabrication, tout béton ayant commencé à faire
prise doit être rejeté.
Il doit conserver son homogénéité pendant le transport entre le lieu de fabrication et le lieu
d'emploi. Pour cela il doit être fabriqué le plus près possible du lieu de mise en œuvre.

Le béton doit être protégé efficacement au cours de transport, contre les risques d'évaporation,
ceux du délavage, des chocs pendant le transport, pour cela, le sol parcouru par les brouettes ou
wagonnets doit être nivelé. Il est préférable d'utiliser des brouettes métalliques à roues
caoutchoutées, cela permet d'éviter l'absorption de l'eau de gâchage et diminuer les secousses et
si on constate qu'il y a eu séparation entre les différents éléments de taille (ségrégation) le béton
doit être malaxé à l'arrivée avant sa mise en œuvre.

Temps chaud
La chaleur excessive peut avoir une triple action :
- Elle accélère la prise et le durcissement.
- Elle favorise l'évaporation de l'eau de gâchage.
- Elle accentue les effets du retrait thermique découlant du refroidissement.
Par suite, il faut éviter le départ rapide de l'eau de gâchage et maintenir le béton à une
température modérée.
Pour cela, on pourra utiliser du sable humide ou mieux des sacs ou des paillassons maintenus
constamment mouillés, comme on pourra utiliser des produits de cure (des adjuvants).

Temps froid
- Si T > 5°C, il n'est pas nécessaire de prendre des précautions particulières.
- Si 0°< T <5° C, il convient de :
* S'assurer que les granulats ne sont pas gelés.
* Éviter l'emploi de ciment trop faiblement exothermique et les faibles dosages.
* Prévoir un accélérateur de prise (chlorure de calcium à 2% du poids de ciment, ou autre de
préférence sans chlore).
* Éviter l'excès d'eau de gâchage.
- Si T <=0°C il convient de :
* Stocker les granulats sous abris légèrement chauffés ou réchauffer les tas par injection de vapeur
à la lance.
* Employer un ciment exothermique à durcissement rapide (CPA 500 ou 400 ou éventuellement
fondu) et assez richement dosé.
* Employer un accélérateur de prise.
* Préchauffer l'eau de gâchage et éviter les longs transports.
* Abriter la bétonnière du froid et employer des coffrages en bois assez épais.
En appliquant la majeur partie de ces précautions, on peut bétonner sans danger jusqu'à -5°C,
mais au dessous de -10°C il sera prudemment d 'arrêter tout bétonnage.
Vibrations du béton
La vibration est le moyen le plus courant pour donner au béton sa compacité maximale par
élimination des bulles d'air et parfait remplissage des moules.
La vibration peut être externe, sur les parois du coffrage ou interne dans la masse du béton
(pervibration).
La pervibration ou vibration interne est préférable à la vibration externe.
Vibration interne
Phase de l'opération :
* Introduire lentement l'aiguille verticalement. Si la construction l'impose l'incliner sans dépasser
45°.
* Ne pas déplacer l'aiguille horizontalement pendant la vibration, opérer par courtes périodes de
vibrations mais en de nombreux points suffisamment rapprochés et ne pas introduire l'aiguille à
moins de 10 à 15 cm du coffrage.
* La vibration doit se terminer lorsque la laitance (lait de ciment) apparaît en surface. Pour les
parois ou poteaux de grande hauteur, les coffrages devront être aménagés de fenêtres de façon à
pouvoir contrôler le bétonnage et introduire les vibrateurs. L'épaisseur des couches de béton vibré
ne doit pas dépasser 40 cm par opération.

Le surfaçage des dalles sera exécuté à l'aide d'une règle vibrante et l'épaisseur de vibration ne
devra pas dépasser 15 cm.
- La vibration agit rapidement et très efficacement dans les premiers instants et au bout d'un
certain temps l'amélioration de la compacité et par là de la résistance du béton tend vers un palier
limite. Pour un béton mou, le simple piquage est suffisant tandis que le béton est plus ferme.
- La production de béton doit correspondre à la cadence de la mise en œuvre, les gâchées devant
en principe être utilisées dans la demi-heure qui suit la confection et le coulage devra être organisé
de façon à terminer dans la journée un élément d’ouvrage, sinon l’interruption devra être signalée
sur les documents d'exécution et les dispositions à prendre seront indiquées.

3- Décoffrage
En principe, pour un béton normal, le décoffrage ne doit être effectué qu'après une prise complète,
en fait, on considère que le durcissement est suffisant et permet le décoffrage au bout de :
- 3 jours pour les poteaux d'une ossature.
- 10 jours pour les dalles et les faces verticales des poutres.
- 3 semaines pour les parements tendus des poutres.
On peut prendre appui sur un plancher qui vient d'être décoffré à condition de le conserver étayé
jusqu'au démoulage du plancher immédiatement supérieur

Un revêtement multicouche est défini par :


- Son mode de pose
- Son type de protection.
- Sa composition.
1- MODE DE POSE
On distingue 3 modes de pose :
- indépendante,
- semi indépendante (peu utilisé au Maroc)
- adhérente.
Ces trois types de pose sont conditionnés par la forme de pente et la nature du support (support en
bois, en maçonnerie ou en tôle d’acier).
1.1- Indépendante :
La pose en indépendance est limitée à une pente de 5 % sur éléments porteurs en maçonnerie et à
3 % sur tôle d'acier, elle est assurée par écran d'indépendance (voir 4.3)
Dans ces conditions, une protection lourde de l'étanchéité est rendue obligatoire.
1.2- Semi - indépendante :
Assuré par des éléments perforés (papier perforé ou 36 S/VV perforé) sur éléments en maçonnerie.
La semi indépendance n'est admise que sur des pentes 2 à 5 %.
La pose semi indépendante est conseillée pour les revêtements auto-protégés, lorsque l'adhérence
n'est pas possible soit du fait de la présence d'humidité dans le support, soit du fait de son instabilité
dimensionnelle.
1.3- Adhérence
Obtenue par le collage à l'E.A.C, ce type de pose est applicable sur toutes les formes de pente et
conseillée particulièrement pour les supports qui ne subissent pas de grandes variations
dimensionnelles.
2- LES PROTECTIONS
Les dispositifs de protection de l'étanchéité ont pour but de mettre le revêtement à l'abri :
- de l’action des agents atmosphériques susceptibles d’en altérer les qualités dans le temps et
éventuellement des variations excessives de températures
- des dégradations provenant de la circulation ou du séjour sur la toiture-terrasses.
On distingue 2 types de protection :
2.1- La protection rapportée
Elle peut être
- une forme de gravillons (protection, meuble),
- une chape de mortier ou des dalettes préfabriquées ou calées, sur une couche de désolidarisation,
constituée par du sable, par du voile de verre de 100 g/m2 ou par une feuille plastique du type
polyane.
- couche de gros galets posés également sur une couche de désolidarisation.
Ces deux derniers types de protection sont connus couramment comme "protection lourde".
Le fractionnement conseillé pour la protection en dur, par chape de mortier ou par
dalettes, est celui produit dans la figure ci-dessous.

2.2- L'auto-protection
Assurée par le surfaçage en usine de l'élément en feuille, soit par feuille métallique (aluminium,
cuivre), soit par granulé minéral.
L'auto-protection s'impose pour les toitures inaccessibles de pente ≥ 5%.

3- COMPOSITION DES REVÊTEMENTS MULTICOUCHES


On appelle revêtement multicouche tout complexe constitué par plusieurs feuilles d'étanchéité à base
de bitume, collées entre elles in situ par des couches d'E.A.C.
La composition des complexes d'étanchéité varie suivant :
· La pente.
· Les surcharges supportées.
· La nature de la toiture-terrasse inaccessible, accessible, parking ou jardin.
3.1 - Les revêtements sous protection lourde
Prévus pour être posés en pente inférieur à ≤ 5% pour les terrasses accessibles et les parkings. Ils
se posent généralement sur un élément porteur en maçonnerie, en pose indépendante. Le système
généralement préconisé dans les cahiers de charges et jouissant de la garantie décennale est le
suivant:
- Papier Kraft.
- 36 S - CF (ou VV).
- E.A.C.
- 36 S - CF (ou VV).
- E.A.C.
- 36 S - CF (ou VV) ou 40 TJ (ou VV).
- E.A.C.
Il faut noter que le système allégé qui correspond au remplacement des trois feuilles 36SCF par trois
feuilles 27S-CF est également très utilisé et lorsqu'il est correctement mis en place, il assure une
étanchéité et une durabilité aussi correcte que le précédent.
En pose adhérente le système décrit est précédé par l'application des couches suivantes :
- E.I.F.
- E.A.C.
Les renforcements sont obtenus :
- soit par substitution des éléments armés carton, feutre par des éléments armés voile de verre,
- soit par mise en oeuvre d'une couche supplémentaire d'EAC et d'un bitume armé toile de verre ou
voile de verre.
La protection lourde ne doit pas être solidaire au revêtement multicouche une couche de
désolidarisation est obligatoire entre le revêtement et la protection lourde (voir 5.21).
3.2- Les revêtements sous protection meuble
Prévus pour les toitures-terrasses inaccessibles de pente ≤ 5%, ils comportent la même composition
que les revêtements sous protection lourde.
La limitation de la pente correspond aux exigences de la stabilité de la protection rapportée.
3.3- Les revêtements auto-protégés
L'auto-protection est conseillée pour des pentes ne pouvant pas assurer la stabilité d'une protection
rapportée en principe :
- > 5% sur les éléments porteurs en maçonnerie.
- > 3% sur tôles d'acier.
Les revêtements auto-protégés sont prévus pour les toitures-terrasses inaccessibles, ils comportent
le plus généralement :
- E.A.C
- Chape souple de bitume armé 40 - CF (ou VV)
- E.A.C.
- Feutre 36 S - CF (ou VV) auto-protégé aluminium ou granulé minéral.
En cas de circulation, pour l'entretien de la terrasse, il est nécessaire de prévoir des chemins de
circulation qui peuvent être constitués, par exemple, par des planches en bois qu'on retire ensuite.
3.4- Les relevés
3.4.1- Support des relevés
Les supports des relevés doivent obligatoirement comporter un becquet de largeur ≥ 4 cm ou ≥ 7
cm en cas de protection en dur.
La hauteur de la section en triangle du larmier sera ≥ 4 cm et dans le cas où le becquet est de forme
rectangulaire, il doit être muni obligatoirement d'un larmier.
La hauteur entre le becquet et la surface de la protection sera ≥ 10 cm. En cas de pente nulle et ≥
15 cm en cas de pente > 1% (voir graphique ci-après).

SUPPORTS DES RELEVÉS

3.4.2- Disposition de l'étanchéité


Les relevés sont réalisés par des chapes adhérant au support.
Les relevés auto-protégés comportent (terrasses inaccessibles) :
- E.I.F.
- 1ère. couche de l'étanchéité de la partie courante (EAC+ feuille), arrêtée à l'aplomb du relevé.
- E.A.C.
- Équerre de renfort en bitume armé 40 TV. à ailes égales à 20 cm minimum.
- 2ème, et éventuellement, 3ème couche de l'étanchéité de la partie courante (EAC+feuilles),
surmontant l'équerre et arrêtées à l'aplomb du relevé.
- E.A.C.
- Bitume armé 40 TV auto-protégée posé depuis la partie la plus haute du relevé, épousant et
débordant la zone de l'équerre et d'au moins 20 cm (voir graphique ci-après).

Relevé Auto protégé

Les relevés protégés par mortier grillagé (terrasses accessibles ou inaccessibles) sont constitués de
la même façon à la seule différence que le Bitume Armé 40 TV peut ne pas être auto-protégé et,
dans ce cas, il est recouvert par une couche d’EAC. (Voir graphique ci-après).

3.5- Les joints de dilatation


Les joints de fractionnement du support ou joints de dilatation, constituent avec les relevés, les
points sensibles dans le revêtement multicouche. On distingue deux types de joints :
- Joints plats (utilisés sur les terrasses accessibles).
- Joints sur murets (sur terrasses inaccessibles).
3.5.1- Joints plats
Le système d'étanchéité des joints plats se réalise au moyen d'une bande souple de matériau
élastomère, disposée en forme de lyre entre les lèvres du joint et raccordée par collage sur la
première couche d'étanchéité (EAC + feuille) qui, elle, est arrêté au ras du joint. Un mastic
déformable ou fond de joint cellulaire compressible est disposé au creux de la lyre. On pose ensuite
la deuxième, et éventuellement la troisième, couche d'étanchéité arrêtée également au ras du
joint.
Pour éviter l'introduction de corps étrangers, le joint doit être protégé par une feuille métallique
mince : bande métallique de 0.10 m de largeur (zinc 5/10, tôle d'acier galvanisé 4/10 de mm) ou
des bandes de feutre bitumés 36 S ou bitume armé 40, auto protégés ou non, de largeur minimale
0,20 m. Si le joint présente une largeur de 12 à 20 mm, seule la bande de pontage métallique est
admise. Cette bande est maintenue en place par la protection en dur demandée sur les terrasses
accessibles (voir graphique ci-après).

Joint plat

3.5.2- Joint sur murets


Les joints sur murets peuvent être traités comme les joints plats. On peut aussi bien arrêter
l'étanchéité du relevé du muret au niveau des arrêtes supérieures et poser sur la face supérieure
du muret un chaperon en béton relativement solidaire d'une des parties du joint (par exemple à
travers un fer à béton armé dans le sommet du muret et pénétrant dans un trou de chaperon)
mais permettant le libre jeu du joint; le muret est alors assimilé à un relevé à double face (voir
graphique ci- après).

JOINT SUR MURET

Actuellement, en Europe, on fait appel à des systèmes préfabriqués plus complexes faisant l'objet
d'un Avis Technique par un organisme spécialisé.

4- DRAINAGE DES EAUX PLUVIALES


4.1- Disposition de la forme de pente
La disposition de la forme de pente doit être telle qu'elle ne permet pas de stagnations d'eau sur la
terrasse (mares); ceci peut être aisément vérifié en arrosant abondamment la terrasse avant
disposition d'une éventuelle protection rapportée.
4.2- Disposition des points de drainage
Chaque point de drainage ne doit pas intéresser une surface collectée de plus de 700 m2.
Dans le cas de terrasses plates (pente de 0 à 5 %); la distance parcourue par l'eau de pluie pour
atteindre le point de drainage ne doit pas être supérieure à 30 m.
4.3- Raccordement des drains
Le raccordement de l'étanchéité au trou de drainage s'effectue par l'intermédiaire d'une platine
comportant un trou, auquel est soudé une tubulure d'un diamètre inférieur à celui du trou de
drainage traversant la dalle.
Cet élément de raccordement peut être constitué :
- en plomb, de 2,5 mm. d'épaisseur au minimum, dont la tubulure est protégée par un trempage
dans l'EAC,
- en cuivre de 0,6 mm minimum d'épaisseur, ou
- en un autre matériau spécialement adapté à cet usage (fonte, PVC, etc).
La distance entre le bord extérieur du trou de drainage et le bord de la platine ne doit pas être
inférieure à 12 cm.
Au cas où le trou de drainage est placé à moins de 15 cm d'un relief, la platine est relevée sur une
hauteur de 12 cm, le long du relief sans discontinuité.
Au cas où le trou de drainage est placé à moins de 15 cm des côtés de l'angle, la platine est
relevée d'au moins 12 cm, le long de deux façades sans discontinuité.
Au cas où le trou de drainage est placé latéralement sur le relevé, il faut que son point le plus bas
soit au même niveau ou à un niveau inférieur à celui de la forme de la protection mécanique. La
tubulure de la platine sera dans ce cas coudée pour rentrer dans la conduite de descente en cas où
celle-ci ne modifie pas l'aspect architectural de la façade. (Voir graphiques ci-après).

La platine est mise en place par collage à l'EAC sur la première couche d'étanchéité (EAC + feuille);
la deuxième couche sera collée à la platine, puis surmontée de la troisième.
Ensuite, ces dernières couches seront découpées au ras de la tubulure de descente.
La disposition est la même dans le cas des systèmes bicouches, à la seule différence que, avant
pose de la deuxième couche, la platine est recouverte par une couche d'étanchéité locale,
constituée par une EAC et une feuille 36S-CF dépassant d'au moins 20 cm, les bords de la platine.
Toul drain doit être muni d'une crapaudine, dispositif destiné à arrêter les débris (feuilles, papiers,
etc.) susceptibles de provoquer l'engorgement des descentes. Les ouvertures de la crapaudine
doivent représenter ≥ 50% de celle de la descente ou, en cas de protection lourde ≥ 100 %.
Les crapaudines surélevées, en forme "d'artichaut" sont préférables aux crapaudines plates et sont
particulièrement recommandées pour les bâtiments entourés de jardins à grand arbres, dont les
feuilles mortes peuvent colmater rapidement les crapaudines plates.
Qu’est ce qu’on peut contrôler dans un chantier d’étanchéité ?
Commençons par : les approvisionnements.
1- LES APPROVISIONNEMENTS
1.1- Les rouleaux de feuilles d'étanchéité
Est-ce que les rouleaux de feuilles d'étanchéité correspondent à ceux prévus par le Cahier de
Charges? On peut le contrôler:
- en vérifiant sa classe sur l'étiquette du fabricant,
- s'il existe un doute sur le correct étiquetage des rouleaux, on peut les peser, en sachant que le
chiffre qui exprime sa classe correspond au poids moyen net du rouleau; le poids brut que vous allez
obtenir doit être de 3 à 4 kg. supérieur à cause du sable anti-adhérent qui surface les feuilles. Ainsi,
par exemple, un rouleau de la classe 27 doit peser 30 ou 31 kg.
- si encore on n'est pas sûr de la qualité des rouleaux livrés, on peut envoyer un échantillon de 1 m
de long au laboratoire pour analyse.
1.2- Les enduits bitumineux
Le bitume oxydé destiné aux couches d'EAC, correspond-il bien à la classe spécifiée ?
- vérifiez le, sur marquage des sacs (voir tableau 1, page 8).
- ou, en cas de doute sur la qualité, adressez un échantillon au laboratoire.
Le Cut-Back 0/1 ou l'Emulsion de Bitume destiné à la réalisation des EIF, est-il correct ?
Le Cut-Back n'est pas trop épais ou trop fluide? L'Emulsion de Bitume n'est-elle pas rompue ?
- tous deux doivent couler avec une consistance proche de celle du lait, sans grumeaux;
- en cas de doute, adressez un échantillon au laboratoire pour analyse.
2- LES ÉQUIPEMENTS DE CHANTIER
2.1- Le matériel
Le matériel utilisé par l'entreprise est-il approprié et suffisant pour un correct déroulement du
chantier ? Le fondoir, en particulier,
- dispose - t- il d'un thermomètre permettant de contrôler la température ?
- le système de chauffage, permet- t- il une chauffe régulière et réglable ?
- est-t-il disposé le plus près possible de l'aire d'application ?
2.2- Le personnel
Le chef de chantier est-il quelqu'un qui connaît son métier ou s'agit-t-il d'un simple ouvrier promu
chef de chantier ? Observez s'il opère selon les règles de l'art décrites dans les chapitres précédents.
L'équipe de pose est-elle correctement dimensionnée ? On s'en apercevra au cours du travail; par
exemple, il faut que le déroulement des rouleaux suive immédiatement l'épandage de l'EAC.
3- Le support
L'entreprise d'étanchéité désignée est censée reconnaître les conditions du support et donc prendre
la responsabilité des désordres pouvant provenir de l'état du support avant d'entreprendre la
réalisation de l'étanchéité. Cela se fait rarement.
Pour éviter d'éventuelles futures déconvenues, il faut reconnaître le support:
- la forme de pente est-elle correcte ? bien dressés, avec des pentes convenables, orientées vers le
trou de drainage ?
- le mortier de dressage n’est-il pas trop friable ?
- la forme, ne recèle-t-elle pas de l’humidité cachée ? Des pluies ne se sont elles pas produites
quelques jours avant ? Dans ce cas, même si elle présente un aspect sec, elle peut emmagasiner
une proportion notable d’eau qui risque de provoquer des cloques et des décollements par la suite;
il vaut mieux attendre quelques jours (une à trois semaines après la pluie, selon l'ensoleillement).
4- La réalisation
Ensuite, au cours de la réalisation, observez si les prescriptions contenues dans le présent guide sont
respectées, plus particulièrement :
- la correcte température du bitume,
- l'étalement régulier des couches des enduits bitumineux,
- le correct séchage de l'EIF,
- la continuité entre l'épandage de l'EAC et la pose des feuilles,
- le bon recouvrement des lés,
Tout est important dans la réalisation d'une étanchéité, mais il faut signaler que la faillite la plus
courante des étanchéités dépend d'un des trois points suivants qui sont donc à surveiller
particulièrement :
- la correcte disposition des relevées et surtout du raccordement avec la partie courante,
- le respect de la disposition des couvre-joints,
- la bonne disposition des drains et particulièrement de leur raccordement avec la partie courante
La protection est souvent mal soignée, ce qui est particulièrement gênant dans le cas de terrasses
accessibles :
- la disposition de la couche de sable de désolidarisation entre l'étanchéité et la protection.
- le correct dosage du micro béton des dalettes,
- l'indépendance des dallettes entre elles.
Nous ne voulons ni pouvons être exhaustif dans l'énumération de tous les points qu'il faut surveiller;
cependant, comme nous l'avons dit auparavant, s'il se présente un doute sur le bon déroulement du
chantier, il vaut mieux consulter les spécialistes que de laisser faire.

1- FORME DE PENTE
La forme de pente est réalisée en béton de gravillon pour des épaisseurs supérieures à 3 cm et en
mortier de sable pour des épaisseurs comprises entre 1 et 3 cm. Son épaisseur ne doit en aucun cas
être inférieure à 1 cm.
Le dosage en ciment du béton sera compris entre 200 et 250 kg de ciment portland de la classe 35
par m3 de béton. Le dosage du mortier sera de 350 kg de ciment portland de la classe 35 par m3 de
sable sec.
Sur la forme de pente et au dessus des dalles pentées sans forme de pente y compris les reliefs, il
sera exécuté une chape de lissage de 2 cm d'épaisseur minimum en mortier dosé à 350 kg de CPJ
35 ou CM 25 par mètre cube de sable sec, soigneusement damée à la taloche.

2- ISOLATION THERMIQUE
Élément destiné à réduire les échanges de chaleur entre l'intérieur et l'extérieur des bâtiments.
Les matériaux utilisés le plus généralement pour l'isolation thermique sont les suivants:
- Liège (panneaux d'épaisseur max. 6 cm)
- Polystyrène expansé (panneaux).
- Mousse de polyuréthane (panneaux ou projection).
- Laine de verre.

3- ÉCRAN D’INDÉPENDANCE
Constitué généralement par un papier kraft, éventuellement perforé (semi indépendance) ou par du
voile de verre de I00 g/m2.

1- ENDUIT D'APPLICATION A CHAUD (OU EAC)


C'est un bitume oxydé, fondu sur chantier et utilisé pour le collage des feuilles d'étanchéité et les
panneaux d'isolation thermique. Ce bitume est vendu en sacs de plastique de 30 kg.
L'enveloppe de plastique se dissout dans le bitume lors de l'opération de chauffage de bitume dans
le chantier. La température de chauffe correspondante à une bonne viscosité d'application est de
l'ordre de 220 ± 20°C.

2- ENDUIT D’IMPRÉGNATION A FROID (OU EIF)


Constitué généralement par des bitumes fluidifiés (appelé aussi cut-back) 0/1dont la viscosité est
comprise entre 0 et 1 au viscosimètre BRTA, on parle de l’émulsion du bitume à 60ou 70% de teneur
en liant. Il ne nécessite aucun mélange ou préparation in situ, il favorise l’accrochage des complexes
sur le support en maçonnerie et est donc obligatoire pour la pose en adhérence.
Le bitume contenu dans ces produits est dissous dans du kérosène (bitume fluidifié) ou émulsionné
dans l'eau (émulsion de bitume). Le kérosène ou l'eau conduisent en s'évaporant à un dépôt de
bitume. L'application de la ère couche de EAC (enduit à chaud) doit se faire une fois que l'application
de ces produits est sèche. Autrement, on risque d'enfermer des quantités notables de kérosène ou
d'eau sous l'étanchéité et de provoquer par la suite le cloquage de l'étanchéité.