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Acad aes iv PU a Wtan RTT rad) ry Michael JACKSON ak LG Pa tT \\ Bientot sur les écrans 4 CU ee iy Rg RESIN Cee Re ‘Réves et surtout cauchemar sont deux mamelles auxquelles le film de terreurs'abreuve souvent, interet de ces élements étant de dérouter le spectateur afin qu'il ignore si ce qu'il voit est rel fou un songe ; mains réalisateurs ou scénarstes nous ont ainsi transportés au pays des songes sans que nous nous en doutions, Jusgu'au moment voulu dela revelation nous ramenant 4 la rea Ig: Mais alors Pastuce supreme consste 4 nous Tale compren- dre que le cauchemar n'était que la prémonition d'évenements allan effectvement se produlte The Slayer débute ainsi par une séquence fort mouvementée od Kay, heroine court le pire danger avant de se reveller bien au came dans son It. L'ewentiel de Faction nous transporte enrute Sur une Mle ob Kay, son mari, son free et sa belle-seur viennent passer quelques jours de vacances; deposts sur la belle plage par Te peti avion de tourisme, lls vomt occuper une demeure non Iola du rivage, enfouie dans une luxuriante végéation, mals pour ¥ accéder lis passent devant un batiment délabré quatre ausitbt TTatenton inguiete de Kay. Plus tard, beaucoup plus tard, Kay pénétera enfin dans le leu étrange ety trouver la concreusation Sess terreus nocturne, [Les quatre vacanciers vont connalte tour 4 tour Tangoiise et (Phorzeur, mais ce que Von peut reprocher la majorit¢ des films fe ce styl, est Pindigence et le manque imagination des sc nurses (el. le réalisateur J.S. Cardone luisméme) qu isole sans moti valabie un des personnages du reste du groupe, et ce per- ‘onnage — le plus souvent une jeune femme devétue —-erre dans Ta aut jusqu'd ce que la mort frappe 1 Et le procédé se renou- velle plusieurs fois, tout au long du film, ce qu Ote toute creaibi- lite a'Thistoire ;reconnaissons ici que les meurtres sont fort bien fexpotés et sortent quelque peu dela banalité (ia decapitation & Faide des deux volets dela rappe d'une cave, par exemple). On devine que réde sur Ile une force maléfique confustment petgue par Fesprit exta-sensoriel de Kay, laquelle avestbientOt lus tout a fait ceraine de n'étre que victime de cauchemars. Et forsque, seule, ayant décowvert Mhorrible sort de ses compa- fons, elles barricade dant la maison pour empécher une chose immonde d'y pénéuer, ce sont bien tous ses songes nocturne les plus affreux qui se materialient enfin. Mais Pultime sequence ne fous lasse-telle pas entendre que tout cela ne sera qu'un reve ? Quelgues bons moments de suspense et d'horreur fractlonnent tne action plunbt statique que peu d'éléments originaux distin fueat de la'majorité de ce genre d’histoie, Autant dire qu'on Feste un peu sur faim, méme aprts la rapide vision de Vette ‘monstrucse eta 22 Ly a de cela longtemps, bien longtemps, dans les vastes fortis 4 septencion, vivalt une com ‘munaucé de guerrieres n'utisant fccasionnelement les hommes Gu'aux seules fins reproducrices, Seuxcel les lalscant ensuite aves Tears seules files tandis qu'eux Dartalent avec les enfants miles. fins s'eat constituge une teu @amazones se-sulfisant 4 elle ‘memes et menant une existence Pahl “out entre Youle la set ax travaux indiepensa- Ses A eur vie nomade dans une nature farouche. Un jour maudit Spparurent, vetus de peaux de betes et coifés de casques 4 cor: nes d'aurochs, des dizaines de Darbares qui sabatcirent sur Ta communauté surprise dans. sa fquletude quotidienne et qui mas- Sacrévent impitoyablement. tous Ses membres, malgré leur réss- tance dtsespérde. Parte. chasser fen solitaire ce matin, une seule fuerriére, Hundra, éhappa a Tholocauste; & son retour, lle twouva les cadavres de toute sa famille et de toutes ses compa- ‘inci débute, par une extraord naire sequence de bruit, -de Tres, d'armes Blanches entre: chogules et de chutes de che- ‘aux, au son martial d'une musi- que’ de Morricone dont les fzcentsvvaldiensaccompegnent ‘majestucusement la violence pict {urale de Faction, ce film d'aven- tures. antiques ‘dont le seénario donne la preponderance, 4 tous ler sent du terme, & [élément ‘éminin. Car Hundra, Whéroine, vale sperwoman, manie toutes Jes armes avec a “malsise du melleur guerter, et, surtout, au ours de'ses pérégrinations ila poursulte de sa vengeance, ével- chez ses conseurs, encore des au rang. d'eslaves des fades tout comme aux temps pre historiques, les premitres velit de revolt. Le’ film abonde en fonotations d'un humour savou Feux ne pouvant qu’eure apprécie des spectatrices : Hundra fait la Toi ari les barbares qui tentent Valnement de Tul imposer la leur, ‘est elle qui choist celui qui sera le pace de son enfant (et qu est naturellement le sel & ne pas la trate en inférieure et & ne pas se conduire en brute primitive). Finalement prisonnire du_ clan guerrer qui massecra sa trbu, Hlundra sera contrente & la sou mission, son bébé ayant été ide fappe pour la cltconstance, mais Torque enfant sera récupéré, sce 4 son pére etd une eampa- tne décidée & secouer le joug des (yranniques guerriers, Hundra se Géchatnera et decimera tous ses fdversares en un ultime combat hhomérique dont nous ne perdrons aucun détal grtce 4 utilisation "al pleinement justiiee — du ‘ales. La séquence iitiale, elle Aus, est soulignte par quelques Visions de charges “de chevanx Gdévalant ta montage, le ralenti leur donnant un aspect fantOma- tigue conférant a leur apparition tne allure cauchemardesque ce font bien les cavalier dela mort qui. surgissent pour _accomplir fear sanglante mission ¢ Nous avons déja souligné apport de la. musique d'Ennio Morricone, qui réusit i une de ses melleures partitions digne de Penvergure du spectacle qutelle magnifie par ‘sa vigoureuse brchestration. La raliation. de Matt Cimber a Vampleur requise par le sulet, et la belle Laurene Tandon ne ‘ménage pas ses «efforts pour donner toute erédib- Tig"a ‘son. personnage presque mythologique sane rien perdre de Sa sculprurale féminite,»Exte- Fiews et décor, travall des muli- ples eascadeurs, costumes, photo fn seope, rien n'a ete neglige pour ne pas nuire & la qualité de Fensemble. On peut, seulement regretier que le stnario ait pas fo franchement s'adonner tt Imervellux et au fantastique Comme le permettient le Hew et époque de action. Hundra est en definitive un spec- tacle vivian, tonifiant, sans prétention aucune sinon de trans- porter le spectateur bien loin de Ses soucis quotidens: on ne peut ‘ler quill yreusitpeinement Pierre Girt 23