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Sommer

I. Introduction : ........................................................................................................................... 1

I.1. Définition d’une canalisation : ......................................................................................... 1

I.2. Les caractéristiques de la canalisation : ........................................................................... 1

I.3. Les types de canalisation : ............................................................................................... 2

I.4. Description du gaz naturel : ............................................................................................. 2

I.5. Description du réseau de transport du gaz : ..................................................................... 3

I.6. Calculs hydrauliques : ...................................................................................................... 4

I.7. Définitions : ..................................................................................................................... 5

I.8. Relations des gaz parfaits : .............................................................................................. 7

I.9. Relations isentropiques : .................................................................................................. 7

I.10. Thermodynamique et physique du son : ........................................................................ 8

I.10.1. Propagation des ondes sonores : ............................................................................. 8

I.11. Nombre de Mach : ....................................................................................................... 10

I.12. Equations de base d’un écoulement compressible unidimensionnel : ......................... 11

I.13. La perte de charge : ...................................................................................................... 14


Chapitre 01:

Généralité sur le transport de gaz et perte de charge


Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

I. Introduction :

Ce cours traite quelques concepts de la discipline de l’aérodynamique des écoulements de


fluide visqueux compressible. Quand un fluide se meuve à des vitesses comparables à sa
vitesse de son, les variations en densités seront considérable et l’écoulement sera nommé
compressible. Ce type d’écoulements est difficile de le réaliser pour les liquides, puisque la
génération des vitesses soniques nécessite de hautes pressions de l’ordre de 1000 atm.
Cependant dans les gaz, un doublement de pression peut causer un écoulement sonique, de ce
fait que la science qui étudie l’écoulement compressible des gaz est souvent appelée
Gazodynamique.

I.1. Définition d’une canalisation :

Une canalisation ou un pipeline(en anglais) est une conduite destinée à l’acheminement de


matières gazeuses, liquides, ou poly-phasiques, d’un endroit à un autre.

Les pipelines sont le plus souvent construits à partir de tubes d’aciers soudés de bout à bout,
revêtus extérieurement voire intérieurement et généralement enfouis dans le sol.

Ces pipelines s’avèrent couteux et parfois difficiles à mettre en œuvre selon les
caractéristiques des terrains traversés (c’est le cas sous l’eau).

I.2. Les caractéristiques de la canalisation :

Les caractéristiques de la canalisation ainsi définies, diamètre et épaisseur permettant de


fixer pression de service et perte de charges, conduisant à la détermination de l’énergie de
pression à fournir au fluide par pompage ou par compression, le problème simple pour les
fluides incompressibles, pour lesquels la perte de charges est proportionnelle à la distance,
devient évidement plus complexe pour les gaz, pour lesquels la perte de charge dépend de la
pression moyenne dans le tronçon de la canalisation, donc l’espacement des points d’injection
de puissance, c’est-à-dire des station de compression.

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

I.3. Les types de canalisation :

Le nom et le type d’une canalisation dépendent des caractéristiques physiques et des


conditions d’acheminement du produit à déplacer.

 Pour le gaz naturel, on parle de gazoduc.


 Pour le pétrole, on parle d’oléoduc.
 Pour l’eau on parle d’aqueduc.
 Pour l’eau salée, on utilise le terme de saumoduc.
 Pour l’oxygène, on utilise le terme d’oxygénoduc ou d’oxyduc.
 Pour l’hydrogène, on utilise le terme d’hydrogénoduc.

I.4. Description du gaz naturel :

Le gaz naturel est incolore, inodore, insipide, sans forme particulière et plus léger
que l’air. Il se présente sous sa forme gazeuse au dessus de -161˚C. Le gaz naturel est
un mélange d’hydrocarbures légers comprenant du méthane, de l’éthane, du propane, des
butanes et des pentanes. Cependant, son composant principal est le méthane (au moins
84,87%).

Issu de la dégradation d’anciens organismes vivants, il est souvent présent dans les mêmes
zones de production que le pétrole à des profondeurs allant de 1000 à 6000 mètres sous terre,
il est extrait par forage.

Les Caractéristiques principales du gaz naturel sont les suivantes :

 Densité : 0.656 par rapport à l’air.


 Masse volumique : 0.78 kg/ m3.
 La capacité énergétique du gaz naturel est appelée Pouvoir Calorifique Supérieur
(PCS) :
9482 Kcal= m3.

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

Figure I-1:La production de gaz naturel en 2014.

I.5. Description du réseau de transport du gaz :

Le transport du gaz consiste à l’acheminer depuis la zone d’extraction jusqu’à la zone de


consommation afin d’alimenter les réseaux de distribution.

A l’échelle nationale ou internationale, le transport du gaz relie les gisements aux réseaux
de distribution de manière efficace, généralement invisible et en toute sécurité, les moyens de
transport du gaz doivent parfois couvrir de longues distances et traverser plusieurs frontières
afin de relier les pays producteurs aux pays consommateurs. Il existe deux moyens
complémentaires pour transporter le gaz efficacement :

 les gazoducs.
 la transformation en gaz naturel liquéfié (GNL).

Figure I-2:Carte du Réseau de Transport du Gaz naturel.

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

I.6. Calculs hydrauliques :

Débit : Un Débit est le quotient de la quantité du fluide qui traverse une section droite de la
conduite par la durée de cet écoulement, on a deux types de débit :

Débit massique M : si m est la masse de fluide qui a traversé une section droite de la
conduite pendant le temps t de cet écoulement, le débit massique est défini comme suit :

m
M   Kg / s  I.1
t
Débit volumique Q : Si V est le volume de fluide qui a traversé une section droite de la
conduite pendant le temps t de cet écoulement, le débit volumique est défini comme suit :

V
Q  m 3 / s 
t 
I.2

Le diamètre D : On définie le diamètre d’un gazoduc par la formule suivante :

 2.54 
D   Dext .  2.e I.3
 100 

D : Le diamètre intérieur du tube en mètre.

Dext : Le diamètre extérieur du tube qui est donné en pouces.

e : épaisseur de la paroi du tube en mètre.

Il faut aussi préciser que : 1 pouce=0.0254 m

Figure I-3 : Schéma d’un tube.

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

I.7. Définitions :

La gazodynamique : est la branche de la dynamique qui s’occupe du mouvement de l’air et


d’autres fluides gazeux, et des forces réagissant sur un corps en mouvement relatif aux pareils
fluides. :

De tels écoulements compressibles se rencontrent dans les conduites transportant du gaz


naturel, ou à travers le diffuseur d’un turboréacteur d’un avion, aux seins des turbines et des
compresseurs. Probablement, les deux effets les plus importants de la compressibilité de
l’écoulement sont :

1. La suffocation : où la vitesse de l’écoulement dans la conduite (interne) est


étroitement limitée par la condition sonique.
2. Les ondes de choc : qui sont des petites discontinuités dans les propriétés de
l’écoulement supersonique.

L’objectif de ce cours est d’expliquer tels phénomènes et les quantifier en utilisant les
équations fondamentales suivantes :

 équation de continuité.
 équations de quantité de mouvement (Navier Stokes).
 équation de l’énergie.
 équation d’état des gaz.

Et en les résolvant simultanément pour quatre inconnues ; pression, densité (masse


volumique), température et la vitesse d’écoulement (p, ρ, T, V). Toutefois la théorie des
écoulements compressibles est assez compliquée, notamment c’est la raison de supposer la
réversibilité et l’adiabaticité de l’écoulement.

Alors, la gazodynamique étudie les cas où le parcours libre moyen (Ω) (Mean free path)
des particules du gaz est négligeable devant la longueur caractéristique du domaine de

l’écoulement (L). Si  1 le gaz est considéré comme milieu continu. Ce rapport


L 100
  Kn est appelé nombre de Knudsen.
L

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

Gaz : est un type de fluides qui déplacent sous l’action des contraintes de cisaillement
u
  et l’influence de la compressibilité est plus importante en comparaison avec l’état
y
de repos.

Système : C’est l’ensemble mobile d’une matière, ayant des propriétés bien déterminées et
des limites extérieures nommées les frontières du système. La caractéristique fondamentale
d’un système au repos ou en écoulement est la quantité de matière (masse) contenue dans ce
système.

Volume de contrôle : Un volume fictif et fixe dans l’intervalle du mouvement du système,


utilisé essentiellement pour étudier l’écoulement passant à travers lui. Ces frontières se
nomment surface de contrôle.

Figure I-4:Volume de contrôle.

Viscosité : est définie par le quotient de la contrainte de cisaillement τ au gradient de vitesse


u u  Kg 
( ; aussi c’est la tension) :    , et mesure la résistance du fluide aux
y y  m .s 
cisaillements.

 m2 
Viscosité cinématique : est définie par v  
  s 
, qui mesure le propagation du

mouvement au sein du fluide en mouvement.

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

I.8. Relations des gaz parfaits :

La majorité des calculs des écoulements compressibles est effectuée pour un gaz parfait
(c.-à-d. idéal, chaleurs spécifiques constantes), ayant l’équation d’état :

PV=RT I.4

Où R : est la constante du gaz : R  R 0 M gaz ,


R 0 est la constante universelle des gaz ( R 0 =8314 J/Kg.k = 8314 m 2 s 2 .K )
et M gaz la masse molaire du gaz.
Si on utilise les quantités spécifiques où ρ v = 1 l’équation (I-1) devient :

p = ρ RTI.5

Ainsi pour l’air (supposé comme gaz parfait), on a M air =28.96 donc : R  287 J kg .k ,
c
R  c p  cv = Const et   p = const d’où:
cv
R R
cv   718 J Kg .K ;c p   1005 J Kg .k
 1  1
Aussi pour un gaz parfait :

u  cv T ; h  c p T

I.9. Relations isentropiques :

En thermodynamique des écoulements compressibles, les relations qui décrivent les


processus isentropiques (s=Constante) présentent de grande importance.

D’après le deuxième principe thermodynamique :

ds  dq
T

q
Si le processus est réversible : ds 
T

Si le processus est adiabatique : dq  0  ds  0, d’où un processus isentropique est


adiabatique et réversible.

La variation d’entropie sera d’après le premier et le second principe thermodynamique :

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

dp
Tds  dh 

p
Mais comme dh  c p dT pour un gaz parfait; et T  on aura :
R

2 2 2
dT dp
1 ds  1 c p T  R 1 p

en intégrant nous obtenons :

T2 P
s  s 2  s1  c p ln  R ln 2 I.6
T1 P1

Ou:
T2 
s  s 2  s1  cv ln  R ln 2 I.7
T1 1

Et pour un processus isentropique s 2  s1 on aura les relations en puissances des gaz parfaits :

 1
 1
T 2  p2    
   2  I.8
T1  p1   1 

I.10. Thermodynamique et physique du son :

I.10.1. Propagation des ondes sonores :

Il est bien connu que lorsqu’une minuscule perturbation se développe dans un gaz, la
variation résultant de la pression se propage dans toutes les directions sous forme d’une onde
de compression (onde longitudinale), c’est ce qui l’on entend comme du son. Sa vitesse de
propagation est la vitesse du son.

Pour des raison de simplification, on suppose une onde plane dans un fluide stationnaire
(au repos) dans un tube de section uniforme A (Figure I-5).

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

Figure I-6: Propagation de l’onde de compression.

Des augmentations de la vitesse, le pression et la densité (u,dp,dρ ) résultent de ladite


perturbation.
Entre le front d’onde qui avance à la vitesse sonique a et l’autre plan où il était née cette
perturbation, il y’en a une section de longueur l où la pression était augmentée.

Puisque la durée de l’augmentation de la pression dans l’onde est : t=l/a, la masse par
unité du temps confinée dans cette section est augmentée par : Al dp dt  Aad  . Donc, le
gaz de masse Au    d    Au  s’écoule à travers cette section et l’équation de continuité
sera :

Aad   Au 

Ou ad   u  I.9

la vitesse du fluide dans cette section change de 0 à u dans un laps du temps t, de ce fait
u ua
on peut la regarder comme ayant une accélération uniforme  .
t l

Puisque la masse est A l  en négligeant dρ devant ρ ; l’équation du mouvement (2ème


loi de Newton) sera :

ua
A l .  A dp 
l

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

 u a  dp I.10

En éliminant u des équations (I-9) et (I.11) nos obtenons :

a  dp d 

Mais puisque le soudain changement de la pression est considéré comme adiabatique (pas
de gradients de température sauf à l’intérieur de l’onde) ; donc ce processus est isentropique,
et l’expression de la vitesse sonore sera :

dp
a I.12
d s

Valide pour tout fluide, gaz ou liquide, et même pour un solide (voir tableau suivant).

Table I-1:la célérité sonore pour divers matériaux à 60°F (15.5°C) et 1 atm.

I.11. Nombre de Mach :

Le rapport de la vitesse V à la vitesse du son a, c.-à-d. M=V/a, est appelé nombre de Mach.
Donc, si on considère un corps placé à la direction d’un écoulement uniforme de vitesse V, au
point de stagnation (d’arrêt), la pression augmente de p  V 2
2 ce qui implique une

augmentation de la densité de    a 2 ; par conséquent :

V 1 2p 2
M    I.13
a a  

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

En d’autres termes, le nombre de Mach est un nombre adimensionnel qui exprime l’effet
de compressibilité d’un fluide en écoulement. D’après l’équation (I.14), le nombre de Mach
M correspondant à une variation de 5% est environ 0.3, pour cette raison un écoulement
stationnaire peut être supposé incompressible jusqu’à un Mach de 0.3.

Le nombre de Mach est le paramètre dominant dans l’étude de l’écoulement compressible.


L’aérodynamique notamment utilise une classification des écoulements en fonction des
diverses valeurs du nombre de Mach :

M < 0.3 : écoulement incompressible, où les effets de la densité sont négligeables.

0.3 < M < 0.8 : écoulement subsonique, où les effets de la densité sont importants mais
sans apparition des ondes de choc.

0.8 < M < 1.2 : écoulement transsonique, où les ondes de choc apparaissent, en divisant
l’écoulement en régions subsonique et supersonique.

1.2 < M < 5.0 : écoulement supersonique, où les ondes de choc existent sans aucune région
subsonique.
5.0 < M : écoulement hypersonique, où les ondes de choc et d’autres variations des
propriétés de l’écoulement sont spécialement fortes.

I.12. Equations de base d’un écoulement compressible unidimensionnel :

En appliquant le premier principe de la thermodynamique à un gaz s’écoulant à travers un


volume de contrôle comme représenté sur la Figure I-7, nous pouvons écrire l’équation de
l’énergie entre les 2 sections comme suit :

Figure I-8:Volume de contrôle.

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

1 1
C 1  u1  p1v 1  g z 1  V 12  Q1 W 1  C 2  u 2  p 2 v 2  g z 2  V 22  Q 2 W 2
2 2

Où :

C  C 2  C 1 : la variation de l’énergie chimique.

u : la variation de l’énergie interne.

W W 2 W 1 : la quantité de chaleur échangée.

g z : la variation de l’énergie potentielle.

p 2 v 2  p1v 1 : la variation du travail spécifique (énergie de pression).

Si on suppose un écoulement sans échanges de chaleur avec l’extérieur, de travail


mécanique ou de l’énergie chimique (c’est le cas des écoulements dans les conduites) :

On obtient :

1 1
u1  p1v 1  g z 1  V 12  u 2  p 2v 2  g z 2  V 22
2 2

d’où :

p 1
u  g z  V 2  Cte I.15
 2

Cette équation décrit l’énergie totale d’un écoulement de fluide interne (dans les
conduites).

Si le fluide en écoulement est incompressible (ρ =Cte) avec une négligeable variation de


la température qui entraîne une constance de l’énergie interne ; et l’équation (II-1) sera :

p 1
 gz  V 2  Cte
 2

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

Que l’on appelle l’équation de Bernoulli, ou sous une autre forme :

1
pt  p   g z  V 2

Où : p : la pression statique.

1
V 2 : la pression dynamique.
2

 g z : la pression de potentiel ( de la pesanteur).

p t = Cte: la pression totale.

Pour un fluide compressible, sans transfert de chaleur, et en introduisant le concept de


l’enthalpie on a :

1
ht  h  g z  V 2  Cte
2

p
avec : h u  : est l’enthalpie statique

et ht  Cte : est l’enthalpie totale (ou de stagnation).

1 1
Donc : ht  h1  g z 1  V 12  h2  g z 2  V 22
2 2

Mais comme, les variations de l’énergie potentielle sont extrêmement petites devant celles
de l’enthalpie et l’énergie cinétique, on peut négliger les termes gz1 et gz2 dans nos analyses
gazodynamiques, donc l’équation de l’énergie sera finalement :

1
ht  h  V 2  Cste I.16
2
qui donne l’énergie totale d’un écoulement d’un gaz dans les conduites.

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Chapitre 01 : Généralité sur le transport de gaz et perte de charge

I.13. La perte de charge :

Lors de son transport dans les gazoducs, le gaz subit des frottements avec les parois des
canalisations. Ce qui fait perdre de la pression au gaz et cette perte est appelée perte de

charge. C’est le phénomène le plus problématique du transport de gaz et de là provient une

des difficultés du problème. En effet, sans la perte de pression induite par ce phénomène, le
gaz circulerait très facilement dans les gazoducs.

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