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ENSA4/GPEE/2017-2018

Rapport du Projet de Fin d’Année

Présenté par
Oumalher BACHIR ABDOU
Khaoula HATIMI

Spécialité : Génie des Procédés de l’Energie et de l’Environnement

Thème :
Efficacité énergétique : Mise à niveau énergétique des
compresseurs, des turbines et des conduits de distribution d’air
comprimé

Encadré par : Entreprise :


Pr S. SENHAJI, Encadrant à l’ENSA
M. Yassine ALJ, Encadrant à l’Entreprise
Dédicaces
Nous dédions ce modeste travail

A nos parents

A nos frères et sœurs

Merci de nous avoir toujours supportées dans nos décisions. Merci pour tout votre
amour, votre confiance, votre patience et tous les conseils que vous nous avez prodigués
durant notre cursus scolaire et universitaire.

A nos oncles, tantes, cousin(e)s et ami(e)s qui ont toujours été à nos côtés.

A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à notre réussite et qui, nous espérons,
nous aideront dans la poursuite de nos études.

Nous vous adressons nos plus profondes gratitudes.

i
Remerciements
Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il apparaît opportun de
commencer ce rapport par des mots de remerciements à l’endroit de ceux qui nous ont
beaucoup guidée, qui nous ont fait bénéficier de leurs expériences, qui nous ont appris à lier la
théorie à la pratique au cours de ce stage.

Nos remerciements vont à l’endroit de notre encadrant pédagogique, Pr Saliha


SENHAJI, pour ses conseils et ses remarques constructives, ainsi que toute l’équipe
pédagogique de l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées d’Agadir.

Nous tenons également à remercier notre maître de stage, M. Yassine ALJ, pour
l’accueil, la confiance et tous les conseils et informations qu’ils ont bien voulu nous donner
afin que ce stage se passe dans les meilleures conditions.

Nous remercions également les professeurs membres du jury d’avoir accepté de juger ce
travail.

ii
Liste des tableaux

Tableau 1 : Caractéristiques courantes des compresseurs alternatifs ...................................... 10


Tableau 2: Caractéristiques courantes des compresseurs rotatifs............................................. 11
Tableau 3 : Caractéristiques courantes des turbocompresseurs .............................................. 13
Tableau 4 : Caractéristiques courantes des compresseurs alternatifs ....................................... 18
Tableau 5 : Programme d’inspection et d’entretien des compresseurs .................................... 24
Tableau 6 : Programme d’inspection et d’entretien des turbines ............................................. 35
Tableau 7 : Etude de cas 1 compresseur................................................................................... 39
Tableau 8 : Etude de cas 2 compresseur................................................................................... 40
Tableau 9 : Quantité type d’énergie d’entrée consommée par les composants du .................. 44
Tableau 10 : Débit de fuites et cout en fonction du diamètre de trou ...................................... 45
Tableau 11 : Economie d'énergie réalisée sur le réseau d'air comprimé n = 4 ......................... 45
Tableau 12: Economie d'énergie réalisée sur le réseau d'air comprimé n = 2 .......................... 45
Tableau 13: Economie d’énergie réalisée sur récupération de la chaleur produite par le
refroidisseur d’huile d’une turbine à gaz .................................................................................. 46
Tableau 14: Economie annuelle réalisée sur récupération de la chaleur produite par le
refroidisseur d’huile d’une turbine à gaz .................................................................................. 47

iii
Liste des Figures :
Figure 1 : Schéma du processus de compression ....................................................................... 5
Figure 2: Schéma simplifié du système de compression ............................................................ 8
Figure 3: Types de compresseurs ............................................................................................... 9
Figure 4 : Compresseur centrifuge ........................................................................................... 12
Figure 5 : Types de réseaux de distribution.............................................................................. 13
Figure 6 : Types de turbines ..................................................................................................... 15
Figure 7: Schéma turbine à condensation................................................................................. 16
Figure 8 : Schéma turbine à contre-pression ............................................................................ 16
Figure 9: Schéma d’une turbine à un seul ............................................................................... 17
Figure 10: Schéma d’une turbine à un ..................................................................................... 18
Figure 11 : Catégories de possibilités d’économie d’énergie................................................... 20
Figure 12: Appareil de détection de fuites par ultrason ........................................................... 22
Figure 13: Rendement type à charge partielle avec vannes auxiliaires .................................... 34

iv
Liste des abréviations

BP : Basse pression
Clean Tech : représente les techniques et les services industriels qui utilisent les ressources
naturelles, l’énergie, l’eau, les matières premières dans une perspective d’amélioration
importante de l’efficacité et de la productivité
fa1 ; fa2 : Débits initial et corrigé
h0 ; hi : Enthalpies de la vapeur d’alimentation et de la vapeur d’échappement
HP : Haute pression
P1 ; P2 : Pressions initiale et corrigée
Pi ; Pd : Pressions à l’aspiration et au refoulement
T1 ; T2 : Températures initiale et corrigée
V1 ; V2 : Volumes initiale et corrigée
Ve qi ; Ve qf : Volume d’air équivalent initial et final
Wtoc1 ;Wtoc2 : Puissances d’entrée initiale et corrigée de la turbine

v
Résumé
Les plus hautes visions stratégiques du Maroc, ont stimulé l’innovation auprès des
jeunes entreprises marocaines opérant dans le domaine de la clean Tech (qui représente les
techniques et les services industriels qui utilisent les ressources naturelles, l’énergie, l’eau, les
matières premières dans une perspective d’amélioration importante de l’efficacité et de
la productivité). C’est dans ce contexte que l’entreprise ECOTAQA SERVICES dans laquelle
nous avons effectués notre stage et travaillant dans le domaine des énergies renouvelables et
de l’efficacité énergétique a pu voir le jour et intégrer l’Ecosystème national avec des
empreintes très remarquables.
Le sujet du travail qui nous a été confié était la mise à niveau énergétique des compresseurs,
des turbines et des réseaux de distribution d’air comprimé avec des études de cas. Pour mener
à bien ce travail, nous avons commencé par parler de quelques généralités sur les systèmes de
compression et les turbines afin de nous familiariser avec ces installations. Puis nous avons
proposé quelques possibilités de gestion de l’énergie pour le circuit de distribution d’air
comprimé, les compresseurs et les turbines. Par la suite nous sommes passés aux études de cas
pour lesquelles nous avons commencé par une étude de performance et/ou une étude
financière, une analyse des résultats de l’étude, une interprétation et enfin la proposition d’une
ou de plusieurs solutions qui pourraient être rentable dans chacune des études de cas.

vi
Abstract

The highest strategic visions of Morocco have stimulated innovation among young
Moroccan companies operating in the field of clean tech (which represents the techniques and
industrial services that use natural resources, energy, water, raw materials in a perspective of
significant improvement in efficiency and productivity). It is in this context that the company
ECOTAQA SERVICES working in the field of renewable energies and energy efficiency in
which we conducted our internship and has been created and integrate the National Ecosystem
with very remarkable footprints.
The subject of the work entrusted to us was the energy upgrade of compressors, turbines and
compressed air distribution networks with case studies. To complete this work, we began by
talking about some generalities about compression systems and turbines in order to
familiarize ourselves with these installations. Then we proposed some energy management
options for the compressed air distribution system, compressors and turbines. Subsequently
we went to the case studies for which we started with a performance study and / or a financial
study, an analysis of the results of the study, an interpretation and finally the proposal of one
or more solutions that could be cost-effective in each of the case studies.

vii
Table des matières
Dédicace ..................................................................................................................................... i
Remerciements ......................................................................................................................... ii
Liste des tableaux .................................................................................................................... iii
Liste des figures ...................................................................................................................... iv
Résumé ...................................................................................................................................... v
Abstract ................................................................................................................................... vi
Introduction générale................................................................ 1
Chapitre I : Présentation de l’entreprise d’accueil ................... 3
I. Création ........................................................................................................................... 3
II. Activités........................................................................................................................ 3
III. Missions........................................................................................................................ 4

Chapitre II : Généralités sur les systèmes de compression et


les turbines................................................................................ 5
I. Les compresseurs ............................................................................................................. 5
1. Qu’est ce que l’air comprimé ? ..................................................................................... 5
2. Utilités et avantages de l’air comprimé ......................................................................... 6
3. Système d’air comprimé ............................................................................................... 6
4. Les types compresseurs ................................................................................................ 9
II. Les turbines ................................................................................................................ 14
1. Les turbines à vapeur ................................................................................................. 15
2. Les turbines à gaz ....................................................................................................... 17

Chapitre III : Possibilités de gestion de l’énergie .................. 20


I. Possibilités de gestion de l’énergie au niveau des compresseurs ....................................... 20
1. Possibilité de maintenance .......................................................................................... 21
2. Possibilité d’amélioration de coût modique .................................................................. 26
3. Possibilité de rénovation.............................................................................................. 27
II. Possibilités de gestion de l’énergie au niveau des réseaux de distribution d’air comprimé ..... 30
III. Possibilités de gestion de l’énergie au niveau des turbines ............................................... 32
1. Possibilités de maintenance ......................................................................................... 33
2. Possibilités d’amélioration de cout modique ................................................................ 35
3. Possibilité de rénovation.............................................................................................. 37

Chapitre IV : Etudes de cas .................................................... 39


I. Cahier des charges ......................................................................................................... 39
II. Etude d’un compresseur................................................................................................. 39
1. Analyse de performance ................................................................................................. 39
2. Interprétation ............................................................................................................. 42
3. Solutions ..................................................................................................................... 42
III. Etude d’un réseau de distribution d’air comprimé ..................................................... 44
1. Problème .................................................................................................................... 44
2. Interprétation et solution............................................................................................ 46
IV. Etude d’une turbine.................................................................................................... 46
1. Problème .................................................................................................................... 46
2. Solution....................................................................................................................... 47

Conclusion .............................................................................. 48
Introduction générale
L’énergie représente pour le Maroc une ressource de plus en plus rare et chère, qui
freine sa dynamique de croissance économique d’une manière générale et réduit la
compétitivité des entreprises industrielles en particulier.

Issue de sources des plus diverses et utilisée à des fins très hétérogènes, l’énergie joue
un rôle clé pour les entreprises industrielles à l’échelle mondiale. Bien que le coût de l’énergie
s’accroisse à mesure que les ressources non renouvelables s’épuisent, la bonne nouvelle reste
qu’une réduction de la consommation énergétique des entreprises industrielles est
parfaitement faisable et réduira non seulement les coûts mais aussi l’empreinte carbone, tout
en diminuant l’impact sur l’environnement. En outre, une moindre consommation réduira la
dépendance vis-à-vis des fournisseurs énergétiques nécessaires à l’activité de l’entreprise et,
par là même, abaissera le niveau de risque au sein de l’organisation, voire à l’échelle du pays.

La gestion de la consommation et des coûts énergétiques élimine le gaspillage et


permet de réaliser de façon soutenue des économies cumulatives. Pour ces raisons, l’énergie
devrait être considérée comme toute autre matière première précieuse nécessaire à la bonne
marche d’une entreprise et non pas comme une dépense générale et de maintenance de
l’entreprise. L’énergie comporte des coûts et des incidences environnementales, qui doivent
être bien gérés pour accroître la rentabilité et la compétitivité d’une entreprise et atténuer la
gravité de ces incidences.

Cette situation fait que de nombreuses entreprises telles que Ecotaqa s’attèlent à aider
les sociétés à mettre en place des programmes de mise à niveau énergétique de systèmes tels
que ceux des compresseurs et des turbines. Ces programmes nécessitent des analyses
diagnostic afin de d’évaluer, par des calculs, l’utilisation éventuelle de la chaleur, la réduction
de consommation énergétique et les économies possibles. En effet cette analyse permettra
d’évaluer les économies d’argent et de calculer le cout prévu de l’achat et de l’installation des
appareils modifiant le système déjà existant et par conséquent, d’évaluer la rentabilité du
projet.

Le présent travail à pour but de permettre de découvrir des possibilités d’une meilleure
gestion de l’énergie pour les compresseurs, les turbines et le réseau de distribution d’air

1
comprimé afin de maîtriser les factures énergétiques et par conséquent de réduire le cout
d’exploitation. On y trouve des renseignements pratiques et des pistes de réflexion générales
sur les techniques et les moyens d’économies d’énergie.
Le travail est reparti en quatre chapitres. Le premier chapitre donne une brève présentation de
l’entreprise d’accueil, le deuxième chapitre est consacré à une étude bibliographique sur les
systèmes de compression et les turbines, le troisième chapitre propose des possibilités
d’économie d’énergie à examiner ainsi qu’un exemple de schéma d’analyse énergétique et le
quatrième chapitre est consacré à des études de cas.

2
Chapitre I : Présentation de l’entreprise d’accueil

I. Création
Dans un contexte National, caractérisé à la fois par une croissance économique beaucoup
plus prometteuse que jamais, et un stress énergétique indéniable, menaçant tous les tissus
énergivores du pays. Le Maroc a pu pertinemment opter pour de nouvelles alternatives liées à
la gestion de ce stress, basées principalement l’efficacité énergétique au niveau de tous les
usages énergétique d’une part, et un approvisionnement énergétique basée sur les énergies
renouvelables d’autre part. Pas seulement ça ! Les plus hautes visions stratégiques du Maroc,
ont stimulé l’innovation auprès des jeunes entreprises marocaines opérant dans le domaine de
la clean Tech.
C’est dans ce contexte qu’ECOTAQA SERVICES a pu voir le jour et intégrer l’Ecosystème
national avec des empreintes très remarquables. Plusieurs distinctions ont été octroyées à cette
équipe multidisciplinaire d’experts Juniors spécialistes et fou-passionnés par le domaine des
énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Et ce En termes d’ingénierie et
d’innovation technologique.
La société œuvre actuellement à l’accompagnement des ENERGIVORES (industries,
exploitations agricoles, complexes touristiques, grandes surfaces …) aux différentes phases de
leurs approches de transition énergétique.
Lancée en 2015 par une équipe de jeunes ingénieurs et techniciens opérant dans le domaine de
l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, cette entreprise a fait de l’efficacité
énergétique son cœur de métier. Primée lors de la COP22 pour ses robots nettoyeurs de
panneaux solaires, la startup poursuit son développement pour confirmer sa place dans le
secteur.

II. Activités
Avec son groupement pluridisciplinaire d’experts scientifiques et d’ingénieurs d’état,
spécialistes dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
EcoTAQA services œuvre à l’accompagnement des ENERGIVORES (industries,
exploitations agricoles, complexes touristiques, grandes surfaces…) aux différentes phases de
leur approche de transition énergétique.
La société a vu le jour pour contribuer à la mise en place correcte de projets aux énergies
renouvelables.
3
Avec une autonomie décisionnelle de point de vue préconisation du matériel technologique et
des systèmes solaires, et grâce à son corps de métier
La société s’engage à :
 Opérationnaliser les différentes optiques stratégiq ues et orientations politiques liées à
la problématique de la dépendance énergétique du pays ;
 Contribuer à la stimulation de la productivité des industriels tout en réduisant leurs
factures énergétiques ;
 Sensibiliser les différents acteurs de la société civile aux problématiques liées à
l’énergie et à l’environnement ;
 Contribuer à la réduction des disparités liées à un accès inéquitable en eau et en
énergie, au Maroc et à l’échelle mondiale ;
 Rationaliser l’utilisation de l’eau et de l’énergie, au niveau de toutes les applications
quotidiennes et autres…

III. Missions
Quelque soit le domaine d’activité du client et grâce à son expertise confirmée dans le
domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, l’entreprise se donne pour
mission de :
 Accompagner ses clients de la conception jusqu’à l’implantation des solutions ;
 Mettre au service de sa clientèle des solutions optimales aux besoins énergétiques ;
 Veiller à assurer la rentabilité économique au cours et après la transition énergétique ;
 garantir une autonomie énergétique optimale.

4
Chapitre II : Généralités sur les systèmes de
compression et les turbines

I. Les compresseurs
1. Qu’est ce que l’air comprimé ?
L’air comprimé est une forme d’énergie emmagasinée qui sert à faire fonctionner des
machines, des équipements ou des procédés industriels. Il est obtenu en réduisant un volume
d'air donné, entraînant ainsi une augmentation de la pression dans le nouveau volume
obtenu[2]. La compression de l'air est effectuée dans une machine dotée d'une source de
puissance : le compresseur. Sous sa forme la plus simple, un compresseur peut être une
pompe à vélo et la source de puissance un être humain.
Un compresseur d’air type entraîné par l’électricité comprime environ sept volumes
d’air à la pression atmosphérique en 1 volume d’air à pression plus élevée (environ 7 bars).
Lors du processus de la compression, et du refroidissement ultérieur de l’air aux températures
ambiantes, de la chaleur et de l’humidité se dégagent, comme le montre la figure ci-dessous[2].

Figure 1 : Schéma du processus de compression

L’air à haute pression ainsi obtenu est distribué aux appareils ou aux outils dans
lesquels il se détend à la pression atmosphérique, libérant ainsi l’énergie nécessaire à leur
fonctionnement.

5
2. Utilités et avantages de l’air comprimé

L’air comprimé est utilisé dans la plupart des industries de fabrication et dans certaines
industries de services, notamment dans les cas où l’utilisation directe de l’électricité pour
alimenter des outils ou des appareils se révèle peu pratique, voire dangereuse. Il est, de ce fait,
un vecteur énergétique unanimement adopté qui transporte la puissance, l’énergie et le travail.
- On ne peut pas s’en passer car certains équipements sont conçus au départ en mode
pneumatique : Il fourni une force motrice pour actionner les outils et l’équipement et
pour transmettre des signaux et actionner des vannes et d’autres mécanismes.
- Sa mise en œuvre est pratique, simple, flexible, instantanée ;
- Par rapport à un équivalent électrique, un outil pneumatique est plus léger à puissance
égale, ou plus puissant à poids égal. Il est plus robuste ; il supporte sans problème les
blocages intempestifs ; les « disparitions » d’outils sont plus rares ;
- L’air comprimé est également une « utilité » : son usage peut devenir très large. Car en
plus d’être un vecteur de puissance facilement stockable et transportable, il est
également utilise comme moyen incomparable de séchage, de refroidissement, de
nettoyage, d’éjection de déchets, de transport, de levage… avec la sécur ité d’un fluide
non inflammable et antidéflagrant ;
- Il offre enfin des utilisations spécifiques dans l’industrie, la plongée sous- marine, les
centres hospitaliers et peut participer directement aux processus de production dans les
secteurs tels que les industries chimiques, agroalimentaires, pharmaceutiques,
papetières, le raffinage, la production électrique. [3]

3. Système d’air comprimé


Les systèmes d’air comprimé se composent de plusieurs sous-systèmes et composants
principaux. Les systèmes d’air comprimé peuvent également être subdivisés en deux parties :
le côté production et le côté consommation [2].
Le côté production comprend :
 les compresseurs ;
 le traitement de l’air ;
 les installations de stockage primaire (réservoirs humides et réservoirs secs) qui
servent à améliorer le rendement et la stabilité du système

6
Un système bien géré va produire de l’air propre, sec et stable, délivré à la pression voulue de
façon fiable et économique.
Les principaux sous-systèmes de production d’air comprimé incluent normalement :
 la prise d’air,
 le compresseur d’air (à vitesse fixe et/ou à vitesse variable),
 le refroidisseur de sortie,
 le moteur,
 les dispositifs de régulation qui servent à régler la quantité d’air comprimé à produire
pour maintenir une pression constante dans le système et gérer les interactions entre
les divers composants du système,
 les équipements de traitement de l’air tels que les filtres à air et les sécheurs d’air qui
éliminent l’humidité, l’huile et les impuretés de l’air comprimé,
 les accessoires.
Le côté consommation inclut :
 les tuyauteries de distribution qui acheminent l’air comprimé, du compresseur aux
points d’utilisation finale,
 les stockages secondaires,
 les appareils d’utilisation.
Un système de consommation bien géré minimise les différences de pression, diminue les
pertes d’air dues aux fuites et aux dispositifs de purge, et procure l’air comprimé aux
appareils et applications appropriés. On utilise également des réservoirs d’air comprimé côté
consommation afin d’améliorer la stabilité de la pression du système [2].

7
Entrée d’air Entrée d’air

Compresseur Compresseur
d’air N°2 (à d’air N°1
vitesse variable)

Refroidisseur de Refroidisseur de
sortie sortie
Purgeur sans Purgeur sans
pertes d’air pertes d’air

Réservoir Purgeur sans


humide pertes d’air

Sécheur
d’air Purgeur sans
pertes d’air

Filtre

Réservoir
sec

Régulateur de
pression
(optionnel)

Equipement Tuyauterie de Equipement


d’utilisation Distribution d’utilisation
finale d’air à l’usine finale

Figure 2: Schéma simplifié du système de compression

8
4. Les types compresseurs
Les compresseurs sont des appareils qui aspirent de l’air et le refoulent, à pression
supérieure, dans un réseau de tuyauteries ou un réservoir. Ils peuvent être utilisés pour
comprimer l’air d’une pièce et refouler dans un système de distribution haute pression ou pour
aspirer l’air d’un réservoir et le refouler dans l’atmosphère, créant un vide dans le réservoir. Il
en existe deux grands types à savoir les compresseurs volumétriques et les turbocompresseurs
[5]
.

A piston fourreau

Alternatif A tête de piston coulissante

A membrane

Volumétrique
A vis

A lobes
Rotatif
Compresseurs A palettes

A anneau liquide

Centrifuge

Turbocompresseur

Axiaux

Figure 3: Types de compresseurs

4.1.Compresseurs volumétriques
Dans le type volumétrique, une quantité donnée d’air est aspirée dans une chambre de
compression puis le volume que l’air occupe est diminué, ce qui entraîne une augmentation

9
correspondante de sa pression avant qu’il soit refoulé. Leur capacité est peu influencée par la
pression d’utilisation [5].
Ils sont regroupés en deux grandes catégories qui sont :

4.1.1. Les compresseurs alternatifs


Ce sont les compresseurs volumétriques les plus répandus parce qu’ils sont faciles
d’utilisation et d’entretien, peu couteux et compacts. Ils fonctionnent à faible vitesse, se
règlent facilement et assurent un bon rendement sur toute l’échelle. Ils présentent toutefois le
désavantage de générer de la chaleur interne due au frottement. De plus comme l’action
alternative entraine des vibrations, l’assise de ce type de compresseur doit être plus solide.
Les petits compresseurs assurent un débit d’air modéré dans les garages, les usines de
fabrication, les ateliers, les réservoirs pressurisés et la commande d’appareils de mesure et
d’outils pneumatiques tandis que les gros compresseurs sont utilisé pour alimenter les
systèmes pneumatiques d’installations industrielles, faire fonctionner de l’équipement et des
machines, comme souffleurs de suie dans les chaudières et pour alimenter certains appareils
de mesure. On utilise également les compresseurs alternatifs pour comprimer des gaz comme
le gaz carbonique, l’hydrogène, l’azote et les réfrigérants.
Les compresseurs d’air rotatifs à vis, les compresseurs à palettes et les compresseurs à pistons
sont les trois types les plus répandus de compresseurs volumétriques utilisés dans les petites et
moyennes industries [5].

Tableau1 : Caractéristiques courantes des compresseurs alternatifs

Pression maximale Puissance maximale


Type de compresseur Débit maximal (L/s)
(kPa) (kW)
A un
20 1040 11
A piston étage
fourreau Multi
320 1724 93
étagé

A tête de Type V 755 860 120


piston Type L et
coulissante 4700 3500 3700
horizontal

A membrane 2 420 1

10
4.1.2. Les compresseurs rotatifs
Ils peuvent être couplés directement aux moteurs d’entrainement et fonctionnent à haute
vitesse. Dans l’ensemble, leur poids, leurs dimensions et la mise de fonds sont habituellement
inférieurs à ceux des compresseurs alternatifs puisqu’ils ne comportent ni clapets d’aspiration,
ni clapets de refoulement et que les forces mécaniques sont équilibrées. Ces machines
fonctionnent très bien à pleine charge et assurent un moins bien rendement à faible charge. En
effet leur rendement est faible lorsque la charge est partielle à cause des fuites entre les
surfaces de contact [5].

Tableau 2: Caractéristiques courantes des compresseurs rotatifs

Débit maximal Pression maximale Puissance maximale


Type de compresseur
(L/s) (kPa) (kW)

Petit 78 860 30
A vis
Gros 9400 1030 600

A lobes 10856 100 697

A un étage 850 310 190


A palettes
Bi-étagé 2800 1030 300

A anneau liquide 4720 103 746

4.2.Compresseurs dynamiques ou turbocompresseurs


Ils sont surtout utilisés dans les grandes installations industrielles et pour certaines
applications spécialisées comme la compression de l’air d’admission d’une turbine. Ils
comprennent des machines centrifuges et des machines axiales [5].

4.2.1. Compresseurs centrifuges


Dans ce type de compresseur, le parcours d’air s’effectue radialement à partir des
roues, et l’air passe à travers des diffuseurs d’un étage à l’autre avant d’être refoulé. L’air peut
être refroidi efficacement entre les étages en refroidissant le carter : on obtient ainsi une
compression presque idéale à chaque étage. Sauf pour les compresseurs de très grandes

11
dimensions, le rendement global des compresseurs centrifuges est inférieur à celui des
compresseurs volumétriques à cause des pertes d’énergie importantes dans les diffuseurs. Les
compresseurs centrifuges fournissent une pression de refoulement constante pour une vaste
gamme de débit d’air. Le refroidissement entre les étages des compresseurs centrifuges est en
général assuré par la circulation de l’eau dans le carter [5].
Les avantages des compresseurs centrifugent deviennent évidents lorsque les débits dépassent
1200 L/s. les principaux avantages sont les suivants :
- Grande capacité
- Faible taux de vibrations
- Compacité
- Refoulement d’air sans huile
- Capacité maximale inhérente à chaque machine
Les principaux désavantages comprennent :
- La nécessité d’installer un multiplicateur de vitesse
- Le faible jeu entre les pièces
- Cout élevé de l’entretien

Buse de décharge Anneau de


cisaillement
Buse
d’admission Diaphragme Anneau de
s verrouillage

Palier lisse
Joint de barrière
Joint

Anneau de cisaillement

Anneau de verrouillage

Palier auto-nivelant

Disque de poussée
monté sur polygone
Palier lisse
Disque d'équilibre
Joint de barrière de poussée
Joint Impulseurs
montés sur
polygone

Figure 4 : Compresseur centrifuge


4.2.2. Compresseurs axiaux

12
Le parcours de l’air dans ce type de compresser est parallèle à l’arbre et s’effectue par
le biais de couronnes d’aubes mobiles et fixes. La hausse de pression dans un étage ou à
travers les aubes rotatives est restreinte parce qu’il est difficile de refroidir l’air à l’intérieur
du carter. Pour refouler l’air aux mêmes conditions que celles d’un compresseur centrifuge, la
vitesse d’un compresseur axial doit être de 25% supérieur.
Les principaux avantages d’un compresseur axial comprennent :
- Une mise de fonds et des couts d’exploitation moins élevés pour des débits dépassant
65000 L/s
- Un air de refoulement exempt d’huile
Il faut toutefois que la demande en air soit relativement constante et très rapprochée de
l’échelle de service pour que le compresseur assure un fonctionnement stable.
Ces machines sont utilisées pour l’alimentation en air de combustion des turbines à gaz et des
hauts-fourneaux d’aciéries [5].

Tableau 3 : Caractéristiques courantes des turbocompresseurs


Pression maximale Puissance maximale
Type de compresseur Débit maximal (L/s)
(kPa) (kW)

Centrifuge 71000 1034 10000

Axial 80000 1034 11000

5. Réseaux de distribution d’air comprimé


Les réseaux de distribution d’air comprimé se divisent en deux grandes catégories :

Types de réseaux de distribution

Réseaux pour le Réseaux pour


processus l’instrumentation

Dans ces réseaux, l’air Dans ces réseaux, l’air


comprimé est utilisé pour comprimé est utilisé pour
alimenter les appareils et alimenter les instruments
outils opérés à l’air et appareils de régulation
à commande pneumatique

Figure 5 : Types de réseaux de distribution

13
Dans la plupart des installations, ces deux types de réseau de distribution d’air sont
installés séparément parce que, dans le cas du réseau de distribution d’air pour
l’instrumentation, la teneur en humidité et la propreté de l’air sont deux facteurs qui jouent un
rôle beaucoup plus important que dans le cas du réseau de distribution d’air pour le processus.

De nombreux perfectionnement ont été apportés aux appareils et outils à commande


pneumatique dans le but d’accroitre la productivité dans les secteurs industriel et commercial.
Aujourd’hui, ces outils et appareils sont nettement plus efficaces, quoique leur rendement
peut être grandement diminué si le réseau de distribution d’air comprimé est en mauvais état.
Un réseau de distribution d’air comprimé mal entretenu peut être à l’origine de fuites ; cela se
traduit généralement par une plus grande consommation d’énergie (pour comprimer l’air à la
pression) et un rendement moindre des appareils puisque l’air n’est pas acheminé à la pression
requise [6].

II. Les turbines


Les turbines sont des machines rotatives qui convertissent l’énergie fournie par
l’expansion des gaz chauds ou de la vapeur en énergie mécaniques. La figure suivante classe
les différents types de turbines d’usage courant dans les installations industrielles, les
bâtiments commerciaux et les immeubles de caractère public.
Les turbines à gaz et à vapeur constituent les deux catégories principales mais comme leurs
sources énergétiques et leurs caractéristiques de fonctio nnement différent, les deux catégories
seront traitées séparément.
Depuis nombre d’années, on utilise des turbines à vapeur au lieu de moteurs électriques. Dans
les usines où l’approvisionnement en vapeur à haute pression est suffisant, ces turbines
entraînent des coûts beaucoup moins élevés que les gros moteurs électriques[5].

14
A resurchauffe

A flux axial
A condensation A resurchauffe
A resurchauffe A extraction
A resurchauffe
A induction
A Vapeur A resurchauffe
A resurchauffe
A resurchauffe simple
A resurchauffe
A flux axial
A resurchauffe
Sans condensation
(A contre-pression) A extraction
A resurchauffe
A induction
Turbines A resurchauffe
A resurchauffe

A un arbre
A gaz
A resurchauffe
A deux arbres
A resurchauffe
Figure 6 : Types de turbines

1. Les turbines à vapeur


Une turbine à vapeur transforme l’énergie de la vapeur en puissance à l’arbre soit par
l’impact, soit par le passage de la vapeur sur les aubes fixées à l’arbre.
L’application des turbines à vapeur est particulière dans les installations industrielles, les
bâtiments commerciaux et les immeubles de caractère public où l’exploitation de la vapeur
pour produire de l’énergie mécanique peut être économiquement combinée à d’autres
utilisations de l’énergie thermique de la vapeur [5].
Elles se divisent en deux grands groupes :
- Turbines à condensation dans lesquelles la vapeur admise est habituellement
surchauffée pour minimiser la condensation à l’intérieur de la turbine et la vapeur
d’échappement est à une pression inférieure à la pression atmosphérique. La faible
pression d’échappement est produite par un échangeur de chaleur externe qui refroidit
la vapeur et la condense alors qu’elle s’échappe de la turbine [5].

15
HP > 40 bars

BP < 0,1 bar

Condenseur

Figure 7: Schéma turbine à condensation

- Turbines sans condensation également appelées turbine à contre-pression dans


lesquelles la pression de la vapeur d’échappement est supérieure ou égale à la pression
atmosphérique. Comme la vapeur admise est souvent à la pression et à la température
de saturation, on obtient un mélange de vapeur et de condensat (vapeur humide) à
l’échappement [5].

HP > 40 bars

BP = 4 bars
Autres utilisations

Figure 8 : Schéma turbine à contre-pression

1.1.Avantages des turbines à vapeur [5]


- Installation plus économique lorsqu’une usine est bien alimentée en vapeur ;
- Puissance de sortie plus élevée que celle de turbine à gaz de taille et de consommation
énergétique similaires ;
- Possibilité de fournir de la puissance électrique à une compagnie d’électricité.

1.2.Désavantages des turbines à vapeur [5]


- Nécessité d’un raccord permanent à une source de vapeur fiable ;

16
- Nécessité d’une vapeur de très haute qualité ;
- Nécessité du contrôle de la qualité de l’eau d’alimentation ;
- Possibilité d’endommagement des équipements lorsque la vapeur transporte des
impuretés ;
- Méthodes particulières de démarrage du système.

2. Les turbines à gaz


Ces types d’appareils produisent soit de l’énergie mécanique, soit des gaz d’échappement à
haute vitesse et à haute température ou une combinaison des deux. L’énergie mécanique peut
etre utilisée pour alimenter un compresseur, un ventilateur ou une pompe tandis que les gaz
d’échappement à haute température peuvent etre utilisés pour produire de la vapeur ou de
l’eau chaude dans une chaudière de récupération de chaleur. Les turbines à gaz peuvent
également utilisé comme machine auxiliaire de systèmes combinés où l’énergie provenant
d’autre sources est utilisée pour augmenter la puissance d’entrée de la turbine et où les gaz
d’échappement sont utilisés comme air de combustion chaud dans un autre bruleur [5].
Les turbines à gaz sont classées en deux grands groupes :
- Turbines à un arbre dans lesquelles une seule turbine asservit le compresseur et l’arbre
d’entrainement

Vers la
cheminée
Echangeur
de chaleur
Retour de l’eau
Chambre de combustion recyclée
Entrée du
gaz Eau chaude
Bâtiment à
Entrée Gaz
chauffer
d’air chaud

Turbine Alternateur
Figure 9: Schéma d’une turbine à un seul
arbre

17
- Turbines à deux arbres dans lesquelles une deuxième turbine commande l’arbre
d’entrainement

Figure 10: Schéma d’une turbine à un


deux arbres
Tableau 4 : Caractéristiques courantes des compresseurs alternatifs
Pression
Pression de Vitesse
Puissance d’admission
Type de turbine sortie maximale maximale
maximale (kW) maximale
[kPa(eff.)] (tr/min)
[kPa(eff.)]

A resurchauffe 4849 4134 4134 8000

A flux axial 1119 9990 2067 12500

A extraction 60000 10335 2756 12500

A induction 60000 10335 2754 12500

2.1.Avantages des turbines à gaz [5]


Les turbines à gaz sont utilisées dans les applications qui exigent leurs caractéristiques de
fonctionnement particulières à savoir:
- Fonctionnement n’exigeant qu’une alimentation en combustible et des systèmes de
démarrage et d’échappement
- Aucun refroidissement interne

18
- Possibilité d’une variété de combustibles
- Démarrage rapide
- Faible encombrement et puissance élevée par rapport au poids
- Faible taux de vibrations
- Echappement peu pollué
- Haute fiabilité nécessitant peu d’entretien
- Mise de fonds peu élevée
- Possibilité d’entrainement des machines dans des endroits éloignés sans intervention
humaine
- Utilisée dans des systèmes intégrés où l’énergie thermique du gaz d’échappement est
récupérée
- Système constituant quelques fois le système énergétique complet de l’installation
- Rendement thermique pouvant dépassé 95%

2.2.Désavantages des turbines à gaz [5]


Les turbines à gaz possedent les désavantages suivants :
- Faible rendement thermique individuel
- Débit élevé de gaz d’échappement chauds
- Nécessité d’un système de démarrage auxiliaire
- Niveau de bruit élevé

19
Chapitre III : Possibilités de gestion de l’énergie

Les possibilités de gestion de l’énergie désignent les cas où l’utilisatio n rationnelle de


l’énergie peut avoir comme résultats de réduire les couts d’exploitation.
L’énergie récupérée peut-elle compensée le cout des modifications ?

Possibilités de gestion de l’énergie

Possibilités de Possibilités d'amélioration Possibilités de rénovation


maintenance de cout modique

Initiatives d’économie Initiatives de gestion de Initiatives de gestion de


d’énergie exécutées de l’énergie réalisées en une l’énergie réalisées en une
façon périodique, au seule fois et dont le cout seule fois et dont le cout
moins une fois par année n’est pas élevé est élevé

Figure 11 : Catégories de possibilités d’économie d’énergie [5]

I. Possibilités de gestion de l’énergie au niveau des


compresseurs

Dans de nombreuses installations, les systèmes d’air comprimé constituent les


équipements présentant la plus basse efficacité énergétique. Il existe donc d’innombrables
possibilités de mettre en œuvre des programmes d’efficacité é nergétique pour ces systèmes.
Tout comme la vapeur, l’eau et l’électricité, l’air comprimé constitue dans une usine une
ressource utilitaire que l’on risque fort de gaspiller à moins de prendre certaines précautions
de base.
L’énergie consommée par le moteur d’entraînement d’un compresseur représente la
somme de l’énergie requise par le compresseur pour comprimer l’air ou le gaz et les pertes
d’énergie attribuables au compresseur, à l’entraînement et à l’organe moteur. C’est pourquoi
il convient de choisir les compresseurs, les entraînements et les moteurs d’entraînement qui
offrent l’efficacité énergétique la plus élevée afin que le fonctionnement global soit le plus
efficace possible [5].

20
1. Possibilité de maintenance
1.1.Vérifier les fuites des systèmes pneumatiques :

Les fuites d’air comprimé sont la cause du plus fréquent et plus important gaspillage dans
le domaine de l’air comprimé. Alors il faut contrôler et éliminer les fuites des installations
régulièrement (au moins une fois par an), documenter et marquer clairement les fuites qui ont
été trouvées. On réduit l’énergie nécessaire à la compression de l’air en réparant les fuites des
robinets d’arrêt, des tiges de clapets, des raccords de tuyaux endommagés. Même si les fuites
ne sont pas importantes, ne dégagent pas d’odeur ou ne présentent aucun danger apparent,
elles doivent faire l’objet d’une attention immédiate. Les fuites d'air sont très difficiles à voir
ou à entendre dans des environnements comportant un bruit de fond important.

 Méthodes de détection des fuites :

La détection des fuites s'effectue beaucoup plus facilement pendant un arrêt de production
d'une usine, principalement en raison de l'absence de bruit de fond qui, autrement, pourrait
masquer le sifflement causé par les fuites. Il est aussi facile de déterminer les endroits où l'air
comprimé est utilisé sans interruption.

Il est également important que le personnel affecté à la détection sache quels sont les
endroits stratégiques à inspecter et puisse décider si la fuite doit être colmatée s ur- le -champ.
La détection doit se faire de façon efficace puisque le temps d'arrêt de production des usines
est en général limité. Le personnel doit donc être en mesure de consacrer le temps disponible
à détecter les fuites principales et à effectuer les réparations possibles.

Il existe deux méthodes de détection des fuites.

a. Méthode de détection par l’ouïe :

La méthode de détection par l'ouïe est simple. En général, une fuite audible est
suffisamment importante pour nécessiter un colmatage. Normalement, plus le sifflement
produit par la fuite est élevé, plus le débit est important, bien qu'il n'y ait pas de relation
proportionnelle entre le bruit et le débit.

Cette méthode est d'autant plus efficace que le bruit de fond de l'usine est
considérablement réduit au moment de la détection. Il suffit alors de se déplacer d'un
équipement à l'autre tout en étant attentif aux sifflements.

21
Dès qu'une fuite est détectée par l'ouïe, il faut la localiser afin d'en déterminer la nature et
de décider de la mesure à prendre. Bien souvent, certaines fuites peuvent être réparées sur- le-
champ en resserrant, par exemple, le collier de serrage d'un boyau d'air comprimé.

b. Méthode de détection par ultrasons :

L’image ci-dessous montre un appareil spécialement conçu pour détecter des fuites en
amplifiant les ultrasons qu'elles produisent.

Figure 12: Appareil de détection de fuites par ultrason

Cette méthode de détection est plus coûteuse à cause du prix d'achat ou des frais de
location d'un détecteur à ultrasons, mais elle est cependant nettement plus précise que la
méthode par l'ouïe. Elle permet de détecter les fuites (malgré un bruit de fond élevé) et
d'examiner la tuyauterie ou les équipements éloignés pour lesquels une détection par l'ouïe est
impossible.

Cette méthode de détection n'est donc pas d'une absolue nécessité dans un programme
d'entretien préventif. Elle permet cependant de simplifier la tâche et d'effectuer une détection
plus poussée qu'avec la méthode de détection par l'ouïe.

1.2.Vérifier le fonctionnement des refroidisseurs des systèmes de compression d’air et


nettoyer régulière ment les surfaces d’échanges thermiques :

Les refroidisseurs intégrés aux compresseurs d’air doivent être gardés propres et
alimentés adéquatement en eau et en air pour assurer un rendement maximal.

22
 De l’air refroidi non filtré ou aspiré à travers de mauvais filtres peut encrasser le
passage du refroidisseur et les pales du ventilateur.
 Une eau de refroidissement contaminée peut encrasser les surfaces de l’échangeur de
chaleur et accumuler des dépôts à l’intérieur du réseau de distribution.
 L’air pollué, l’eau condensée et les vapeurs d’huile peuvent encrasser le coté air
comprimé du compresseur.
Pour pallier à cette situation, les activités suivantes devraient faire partie du programme
d’entretien du compresseur.
 Nettoyer et remplacer les filtres, selon les recommandations du fournisseur ou
lorsque la perte de charge dépasse une certaine limite.
 Vérifier l’étanchéité des filtres
 Faire fonctionner les ventilateurs de refroidissement et les pompes de
circulation lorsque le compresseur est en service et s’assurer qu’il y a un débit
de l’eau de refroidissement
 Enlever toute obstruction dans les passages d’air
 Vérifier si l’eau de refroidissement est contaminée
 Vérifier l’efficacité de fonctionnement de l’appareil en mesurant les
paramètres de service et en les comparant aux conditions nominales. [5]

1.3.Alime nter les compresseurs avec l’air le plus froid possible :


Le cycle de compression consomme moins d’énergie lorsque l’air aspiré est froid. De ce
fait lorsque l’air est prélevé à l’intérieur de l’usine, il faut :
 Fermer les portes des zones chaudes de celle-ci ;
 Fermer tout éclairage inutile autour des compresseurs ;
 Réduire la température ambiante dans la station de compression
 Ouvrir les fenêtres pour permettre l’aspiration de l’air extérieur lorsque la
température est au-dessus du point de congélation. [5]

1.4.Mettre en application un programme d’inspection et d’entretien planifié pour


minimiser les pannes des composants du système :

Le programme d’entretien, doit répondre aux exigences particulières de l’installation. Le


programme pourrait comprendre les activités suivantes :

23
Tableau 5 : Programme d’inspection et d’entretien des compresseurs

Fréquence Action

Surveiller les bruits

Surveiller les vibrations


Surveiller le niveau de l’huile de graissage et
la température
Quotidiennement Surveiller les divers joints et raccords

Surveiller les fuites

Surveiller l’équipement auxiliaire


Faire la lecture des jauges et des appareils de
mesure
Vérifier les tamis et les filtres d’admission de
l’air
Vérifier si l’huile de graissage n’est pas
contaminée
Graisser les raccords appropriés

Vérifier le système de décharge


Mensuellement
Remplacer les filtres à l’huile

Examiner les couplages d’arbre


Vérifier si tous les raccords et les boulons
exposés sont bien serrés
Vérifier l’état de l’équipement auxiliaire

Régler tous les appareils de mesure


Vérifier le rendement du compresseur et le
réparer au besoin
Annuellement
Vérifier en profondeur tout l’équipement
auxiliaire
Nettoyer, examiner et lubrifier tous les
paliers accessibles

1.5.Régler le taux de bruits et de vibrations des compresseurs pour assurer un


fonctionnement uniforme et efficace :

24
Plusieurs facteurs augmentent le taux de bruits et de vibrations :
 Composants usés, comme les segments de piston, les clapets, les engrainages, les
accouplements et les roues
 Mauvais paliers et coussinets
 Graissage inapproprié
 Refroidissement inapproprié
 Composants encrassés

En analysant les caractéristiques d’une vibration anormale, on peut souvent identifier la


source du problème et prendre les mesures correctives avant que le rendement du compresseur
ne soit affecté.

1.6.Vérifier et régler les entraine ments régulière ment pour s’assurer que les courroies
sont bien tendues et les polies et les couplages bien alig nés :

Les entrainements d’un compresseur, y compris les courroies et les couplages, assurent un
long service lorsqu’ils se prêtent bien à l’application et font l’objet d’un bon entretien. Les
activités d’entretien suivantes doivent être effectuées régulièrement.
 Corriger l’alignement des poulies et des couplages
 Corriger la tension des courroies
 Lubrifier les appareils au besoin
 Remplacer ou réparer les courroies, les chaines, les poulies, les pignons, les
embrayages, les clavettes d’entrainement et les couplages endommagés.

Il faut porter une attention particulière à la tension des courroies sinon elles peuvent glisser,
grincer, ralentir le compresseur et s’user plus rapidement. De plus, les poulies, les paliers, les
arbres et le moteur s’échauffent et par conséquent, gaspillent de l’énergie ; les courroies
doivent être tendues selon les recommandations du constructeur et réglées de nouveau après
les 48 premières heures de fonctionnement. Lorsque les courroies sont trop tendues, le
compresseur et les paliers du moteur s’usent plus rapidement et les pertes par transmission
augmentent. Certains manuels et catalogues publiés par des fournisseurs expliquent la bonne
méthode pour tendre les courroies et les chaines. [5]

1.7.Arrêter les compresseurs lorsqu’il n’y a pas de demande en air comprimé


provenant de l’usine ou des procédés

25
L’arrêt des compresseurs, lorsqu’il n’y a pas de besoin ou lorsqu’ils fonctionnent sans charge,
permettra de diminuer leurs durées de fonctionnement et donc de diminuer la consommation
d’air comprimé. Ce qui permettra de réduire la puissance d’entrée électrique nécessaire pour
faire fonctionner le compresseur[5].
Conseil : Installer un manostat ou une minuterie pour arrêter automatiquement les
compresseurs lorsqu’il n’y a pas de demande d’air comprimé.

1.8.Nettoyer et re mplacer les filtres d’admission d’air du compresseur :

Cette mesure permettra d’empêcher l’usure prématurée des composants mobiles et la


restriction du débit d’air.
Des filtres d’admission d’air propres et efficaces sont essentiels à la fiabilité d’un
compresseur. Toute infiltration de poussières et d’autres impuretés dans le compresseur peut
encrasser les clapets, gripper les cylindres et user prématurément les segments de piston, les
paliers, les joints et autres surfaces de contact.
De plus, les filtres colmatés réduisent le débit de l’air d’admission et augmentent la
consommation énergétique du compresseur. Le nettoyage et le remplacement réguliers de ces
filtres réduisent la perte de charge à l’aspiration et économisent de l’énergie. [5]

1.9.Réduire la pression de service

Puisque l’énergie requise par le compresseur est directement proportionnelle à la pression de


fonctionnement, on peut réduire les coûts d’énergie en le faisant fonctionner aux plus bas
niveaux de pression et de débit qui peuvent répondre aux besoins du réseau de distribution [1].

2. Possibilité d’amélioration de coût modique


2.1.Relocaliser les prises d’air à des endroits plus frais et/ou Modifier ou re mplacer
les composants par des appareils plus efficaces, comme des filtres à faible perte de
charge ou des tuyauteries de plus grand diamètre

La température et la pression de l’air à l’aspiration ont un effet direct sur la performance du


compresseur. A mesure que la température baisse, la densité de l’air augmente et lorsque la
densité augmente, une plus grande quantité d’air est comprimé pour un volume donné. Il faut
[5]
alors que l’air d’entrée d’un compresseur soit aussi froid que possible . Ceci peut être
démontré de la manière suivante :

26
Soit un air 1 aspiré à la température T1 et à la pression P1

Et un air 2 aspiré à la température T2 et à la pression P2

 Si P1 = P2 et T2 < T1

V1 V2
L’équation des gaz parfaits donne =
T1 T2

fa1 fa2
En divisant par le temps nécessaire à la compression on obtient =
T1 T2

T2 fa2
 = <1 => fa2 < fa1
T1 fa1

Le compresseur fonctionnerait alors moins longtemps et par conséquent, consommerait moins


d’énergie lorsque le débit d’entrée est réduit.

 Si P1 < P2 et T2 = T1

Il est possible d’évaluer l’effet de la perte de charge à l’aspiration de cette manière


L’équation des gaz parfaits donne P1 V1 = P2 V2

En divisant par le temps nécessaire à la compression on obtient P 1 fa1 = P2 fa2

P2 fa1
 = >1 => fa2 < fa1
P1 fa2

Or un compresseur consomme moins d’énergie lorsque la restriction de débit d’air d’entrée


est réduite au minimum. Puisqu’il faut une perte de charge, il faut choisir des grilles
d’admission d’air, un réseau de gaines et des filtres qui minimisent la résistance. [5]

2.2.Installer des régulateurs de débit sur les échangeurs de chaleur des refroidisseurs

Cette mesure permettra d’assurer la stabilité des températures de service et éviter les débits
d’eau inutiles et ainsi réaliser une économie en eau de refroidissement [5].

3. Possibilité de rénovation
3.1.Récupération de la chaleur de l’eau de refroidissement

Pour rendre cette mesure possible, il faudra installer un système de récupération de chaleur
pour extraire la chaleur de l’eau de refroidissement du compresseur et la réutiliser ailleurs

27
dans l’usine. Les échangeurs de chaleur fluide- fluide et les serpentins à eau chaude des
conditionneurs d’air en sont des exemples. Ceci permettra de réaliser des économies en
combustible, en vapeur d’eau et/ou en refroidissement [5].

3.2.Isolation des compresseurs :

Pour mettre en place cette possibilité il faudra installer des enceintes autour des compresseurs
pour capter et évacuer directement à l’extérieur l’air cha ud ou l’humidité indésirable. S’il est
impossible de le faire, relocaliser les compresseurs dans des endroits isolés dotés de systèmes
de refroidissement distincts. Cette mesure permettra de réaliser des économies en
refroidissement en réduisant le nombre d’heure de refroidissement des locaux [5].

3.3.Récupérer la chaleur du compresseur :

Il est possible d’utiliser l’air chaud des compresseurs pour réduire les charges de chauffage
des bâtiments ce qui permettra de réaliser des économies en combustible ou en électricité
selon le moyen de chauffage utilisé.

3.4.Installer des compresseurs à rende ment supérieur :

Une économie d’énergie considérable est réalisée lorsque par exemple, des compresseurs
d’air à un étage sont remplacés par des compresseurs bi-étagés à rendement supérieur [5].

3.5.Installer un refroidisseur complé mentaire refroidi à l’air en série avec des


appareils refroidis à l’eau

Par ce moyen, il sera possible d’alléger la charge du système central de chauffage et réduire
par la même occasion l’alimentation en eau de refroidissement [5].

3.6.Installer des entrainements de vitesse variable :

L’installation d’un régulateur de vitesse variable sur le moteur du compresseur permettra


d’optimiser la consommation énergétique tout en satisfaisant la demande en air comprimé [5].

3.7.Remplace r le système central de compression et son réseau de distribution par


plusieurs compresseurs localisés près des points d’utilisation :

28
On recommande de comparer de grandes stations de compression centrales à faible
rendement et dont l’entretien est élevé avec des compresseurs plus petits à rendement
supérieur, dimensionnés en fonction des charges individuelles et situés près des points
d’utilisation. Les gros compresseurs centraux dimensionnés en fonction des pointes de charge
et des pressions les plus élevée ne fonctionnent pas à plein rendement lorsqu’un plein débit
d’air n’est pas requis. Plusieurs compresseurs peuvent fonctionner à plein rendement pour de
plus grandes périodes lorsqu’ils sont dimensionnés en fonction de la charge. Les systèmes
[5]
individuels peuvent être raccordés ensemble pour assurer un service de réserve .

3.8.Installer un système de gestion d’énergie à microprocesseur :

Un système informatisé de gestion de l’énergie assure de plus grandes économies car il


surveille et accompli une variété de fonctions de régulation. L’étude et la sélection de ces
équipements doivent être basées sur les exigences particulières de l’installation et évaluées
par un spécialiste dans le domaine. Lorsqu’il s’agit de procédés, le réglage du compresseur est
souvent intégré au système de régulation central [5].

3.9.Installer un réservoir d’air pour assurer un rendement maximal mê me lorsque les


charges varient

Un réservoir d’air normalement situé entre le sécheur et le réseau de distribution pour


emmagasiner l’air comprimé afin de répondre aux variations momentanées de la demande et
diminuer le travail du compresseur. Le volume du réservoir d’air doit se situer entre 10 et 15
pour cent de la puissance du compresseur (exemple : Si le compresseur a une puissance de
400 L/s, le volume du réservoir d’air devra être d’environ 60L).

Si le réseau de distribution comprend un appareil qui, soudainement, peut solliciter une


quantité accrue d’air comprimé pendant une brève période, il convient alors d’ajo uter un
réservoir d’air supplémentaire prés de cet appareil pour ne pas surcharger le compresseur et
augmenter inutilement la consommation d’énergie. Une autre méthode consisterait à
surdimensionner les principaux distributeurs pour augmenter le volume d’air contenu dans
les conduites et les utiliser comme réservoir d’air supplémentaire [4].

29
II. Possibilités de gestion de l’énergie au niveau des réseaux
de distribution d’air comprimé
1. Possibilités de maintenance
1.1.Réparation de toutes les fuites

Perte annuelle d’air :

n : nombre de fuite
V : volume de fuite (L/s)
h : nombre d’heures de fonctionnement par année(h/an)
1000 : Litres par métre cube (L/
Economie annuelle après réparation des fuites :

n* cout de perte/mois*12mois/an

Période de rentabilité :

De plus en diminue le nombre de fuites, l’air comprimé supplémentaire peut permettre de


répondre à d’autre besoins et de reporter ou supprimer l’achat d’un compresseur.

1.2.Revue du programme de maintenance des filtres pour s’assurer que les filtres
obturés partielle ment ou complètement n’ajoutent pas aux pertes de charge du
réseau

On remplaçant les filtres, la pression d’air va augmenter, ce qui était amplement suffisant
pour assurer le bon fonctionnement des outils à commande pneumatique.
Dans ce cas, il n’y a pas d’économies directes d’énergie. Cependant, s’il fallut augmenter
la pression de l’air. Cela se serait traduit par une consommation supplémentaire d’énergie.

1.3.Eliminer autant que possible les boyaux et raccorde ments pour diminue r les
possibilités de fuites

30
1.4.Vérification du bon fonctionne ment des graisseurs pour diminuer le frotte ment
dans les appareils à commande pneumatique

En plus d’être rentable, cette solution comporte un autre avantage. Sans graisseur en bon
état, les fuites actuelles ne feraient qu’empirer, tandis que d’autres garnitures se mettraient
à fuir ; Cela entrainerait des pertes supplémentaires d’air comprimé et, éventuellement, un
moins bon rendement des vérins.

2. Possibilités d’amélioration de cout modique


Par possibilités d’amélioration de cout modique, on entend des initiatives de gestion de
l’énergie qui sont réalisées une seule fois, et dont le cout n’est pas élevé. Comme exemple
de possibilités d’amélioration de cout modique, mentionnons :
 Isolation à la surface des réservoirs ;

Le débit de vapeur acheminée vers le réservoir fut mesuré afin d’établir les besoins de
vapeur pour maintenir le contenu du réservoir à la température d ésirée. Pour remédier à
cette situation, il est nécessaire d’ajouter des balles de polypropylène dans le réservoir de
façon à recouvrir la surface du liquide.

3. Possibilités de rénovation
3.1.Revue du réseau de distribution au complet dans le but de diminuer tout
écoulement excessif ou superflu : Diminution de la consommation d’air

3.2.Installation de sécheurs d’air pour élimine r l’humidité dans les conduites d’air

La présence d’eau dans des conduites d’air comprimé favorise la corrosion de même
qu’une augmentation de la perte de charge. Cependant, il est possible d’en diminuer
l’importance par l’installation de sécheurs d’air. Dépendant de l’utilisation et du degré de
l’humidité de l’air, les manufacturiers peuvent recommander le type de sécher d’air à
acheter. De plus, il faut vérifier si les installations existantes doivent être modifiées pour
permettre l’installation des sécheurs.

3.3.Remplace ment de la tuyauterie d’un matériau offrant des pertes de charge pa r


frotte ment moins importantes

31
Les conduites et accessoires en service depuis longtemps sont souvent oxydés en raison de
la présence d’impureté par l’eau dans les conduites d’air. Lorsque la corrosion ou
l’entartrage nécessite le remplacement de certaines conduites ou du réseau complet, il
importe d’étudier la possibilité d’utiliser des conduites fabriquées à partir d’un matériau
présentant un plus faible coefficient de frottement. La décision pourrait avoir des effets
bénéfiques importants sur les pertes de charge par frottement de même que sur les besoins
énergétiques des compresseurs. La période de rentabilité régit la prise de décision.

3.4.Installation de réservoirs d’air près des appareils nécessitant une plus grande
quantité d’air comprimé

Les réservoirs servent à emmagasiner de l’air comprimé pour répondre aux divers besoins
de la demande et pour diminuer le travail du compresseur. Règle générale, les réservoirs
sont installés près du compresseur. Cependant, des réservoirs supplémentaires peuvent
être installés près des appareils nécessitant une plus grande quantité d’air de façon à
diminuer les fluctuations de pression dans le réseau de distribution. En ajoutant des
réservoirs supplémentaire là où le besoin s’en fait sentir, on peut généralement diminuer la
pression d’alimentation générale du réseau et, par le fait même, la consommation
d’énergie.

3.5.Remplace ment de compresseurs d’air actuels par de nouveaux compresseurs à


haut rende ment

Avant d’acheter un compresseur d’air, il est recommandé d’examiner les différents


appareils offerts sur le marché et de choisir, compte tenu du budget, le modèle qui offre le
meilleur rendement énergétique.

III. Possibilités de gestion de l’énergie au niveau des turbines


Tout comme dans les systèmes de compression, l’énergie consommée par une turbine
représente la somme de l’énergie requise par l’équipement entraîné et de l’énergie perdue
dans l’équipement actionné, la turbine et l’entraînement. C’est pourquoi il est préférable de
choisir des turbines, des entraînements et des équipements éco-énergétiques.

32
1. Possibilités de maintenance
1.1.Nettoyer ou re mplace r les filtres d’admission d’air

La fiabilité d’une turbine à gaz dépend de la propreté et de l’efficacité des filtres


d’admission d’air. L’infiltration dans la turbines de poussières et d’autres impuretés encrasse
les aubes du compresseur, accumule des dépôts dans les passages et use prématurément les
piliers, les joints et autres surfaces de contact [5].
Lorsque les filtres sont colmatés, ils limitent le débit de l’air d’admission à la turbine et
réduisent ainsi la puissance globale de celle-ci. Lorsque les filtres d’admission d’air sont
nettoyés ou remplacés régulièrement, il y a une moins grande perte de charge à l’admission et
donc une possibilité d’économiser de l’énergie.

1.2.Vérifier régulière ment les vibrations anormales

Les vibrations anormales sont une source de problèmes mécaniques. Il peut s’agir de
paliers endommagés, de déséquilibre mécanique ou de déséquilibre dynamique des gaz ou des
liquides. Les vibrations dans les générateurs électriques et les alternateurs peuvent être dues
au circuit électrique. Ces sources de vibration peuvent entrainer d’importantes pertes
énergétiques et doivent faire l’objet d’un examen pour corriger la situation le plus tôt possible
[5]
.

1.3.Faire fonctionne r les turbines à vapeur aux conditions optimales selon la vapeur
et le condensat

L’enthalpie (hi) de la vapeur d’alimentation doit être maximale alors que celle de la vapeur
d’échappement (h0 ) doit être très faible. Plus l’écart entre hi et h0 est grand, plus la puissance
de sortie est grande. Dans les turbines sans condensation, la pression d’échappement doit
demeurer à la valeur la plus faible admissible pour un système à vapeur à basse pression[5].

1.4.Faire fonctionner les turbines à gaz aux conditions d’admission et de sortie


optimales

Les turbines à gaz doivent fonctionner avec un minimum de pertes à l’aspiration et à la plus
faible contre-pression d’échappement possible. Les passages d’admission et d’échappement
doivent être vérifiés régulièrement pour s’assurer qu’ils ne sont pas bloqués [5].

33
1.5.Vérifier et respecter les jeux des turbines

Les tolérances des turbines et des turbocompresseurs à gaz sont faibles pour minimiser les
fuites et la déflection du débit. Ces jeux doivent être mesurés périodiquement et comparés aux
données du fournisseur et aux registres. Grace à ces comparaisons, certaines sources de fuite
peuvent être identifiées [5].

1.6.Arrêter le fonctionnement des systèmes

Selon la figure 13, une turbine à vapeur, pour une puissance de sortie entre 0 et 25%,
consomme 32% de la vapeur d’alimentation de conception.
Les turbines à gaz doivent fonctionner à environ 50% de leur vitesse maximale pour
maintenir le cycle de compression. Le coût énergétique devient ainsi très élevé lorsqu’on fait
fonctionner le compresseur au ralenti ou à très faible charge.
L’arrêt des turbines peut faire réaliser d’importantes économies lorsque les faibles charges
[5]
peuvent être asservies à d’autres commandes comme un moteur électrique .

Figure 13: Rendement type à charge partielle avec vannes auxiliaires

1.7.Mettre en application un programme d’entretien

34
On recommande d’élaborer un programme d’entretien répondant aux besoins spécifiques
de l’installation et comprenant les tâches suivantes :

Tableau 6 : Programme d’inspection et d’entretien des turbines


Fréquence Action
Surveiller les bruits suspects
Surveiller les vibrations
Surveiller le niveau de l’huile de graissage et la température
Surveiller les divers joints et raccords
Quotidiennement
Surveiller les fuites
Surveiller l’équipement auxiliaire
Faire la lecture des jauges et des appareils de mesure en place et
des instruments à l’admission et à l’échappement ainsi que les
registres
Examiner les systèmes d’admission et d’échappement
vérifier la lubrification et le taux de contaminants des huiles
Graisser les raccords appropriés
Vérifier le système de sécurité

Mensuellement Remplacer les filtres à l’huile


Examiner les couplages d’arbre
Examiner le système et les bougies d’allumage
Vérifier si tous les connexions exposées et les boulons sont bien
serrés
Vérifier l’état de l’équipement auxiliaire
Examiner les tuyères d’alimentation
Régler tous les appareils de mesure
Annuellement Faire un essai de rendement et effectuer les réparations nécessaires
Vérifier en profondeur tout l’équipement auxiliaire et examiner
tous les paliers accessibles

2. Possibilités d’amélioration de cout modique


2.1.Modifier ou relocaliser les prises d’air pour alimenter les turbines à gaz en air froid

Cette mesure permettra de réaliser des économies en combustible et donc de réaliser des gains
pour l’entreprise.

35
Wtoc1 [5]
Débit corrigé du combustible, ff2 = ff1 x
Wtoc2

Economie annuelle en combustible = (ff2 - ff1 ) x h x Cf x 3600 [5]

2.2.Récupérer la chaleur produite par le refroidisseur d’huile d’une turbine à gaz

La chaleur récupérée de l’huile de la turbine pourrait utiliser pour préchauffer les procédés ou
pour répondre à d’autres besoin de l’usine.

2.3.Isoler de manière appropriée

Lorsque les turbines à gaz ou à vapeur sont isolées de manière appropriée, il y a réduction
de pertes d’énergie thermique : celles-ci réduisent la température et, par conséquent le volume
et la pression de la vapeur ou des gaz de combustion. Comme les turbines dépendent de la
détente de la vapeur ou du gaz d’une haute à une basse pression, toute perte extérieure qui
réduit la pression réduit également la quantité d’énergie d isponible à l’intérieur de la machine
et par conséquent, la puissance de la turbine.
La puissance de sortie d’une turbine à vapeur est augmentée lorsque tous les composants
transporteurs de vapeur sont bien isolés. Les condenseurs des turbines à condensation peuvent
être isolés pour réduire le coût du refroidissement ambiant.
Les gaines d’air et le compresseur des turbines à gaz peuvent être isolés pour conserver la
chaleur accumulée par l’air pendant le cycle de compression. On peut également isoler les
régénérateurs et les chambres de combustion secondaires pour conserver la chaleur des gaz et
de l’air de combustion. Lorsque l’échappement de la turbine est raccordé à un appareil
secondaire, la tubulure d’échappement et le réseau de gaines devraient être isolés pour
conserver l’énergie thermique du gaz. Même lorsque les turbines à gaz évacuent à
l’atmosphère, l’enveloppe de la turbine et la tubulure d’échappement devraient être isolées
pour assurer la protection du personnel et réduire les exigences en refro idissement de
l’établissement.
La température des surfaces et des composants ne doit toutefois pas dépassée les limites
prescrites par le constructeur. Le niveau d’isolation optimal dépend de la température de
surface désirée, de la température ambiante et du coût de la vapeur et du combustible [5].

2.4.Optimiser l’e mplacement des appareils de régulation

36
L’emplacement des appareils de régulation, tels les détecteurs de température et de
pression, les débitmètres et les détecteurs de débit, peuvent ne pas être installés aux bons
endroits. Seul un personnel compétent spécialisé dans les turbines et les appareils de
régulation doit retirer, relocaliser ou installer les appareils de régulation. Avant d’entreprendre
un travail sur une turbine, il faut consulter le fournisseur pour discuter des changements
envisagés. Celui-ci peut alors donner des renseignements pour optimiser les changements,
soumettre les procédures appropriées, donner des méthodes de vérification de la valeur des
changements et mettre en évidence tout effet néfaste sur la turbine et ses accessoires [5].

3. Possibilité de rénovation
3.1.Préchauffer l’air de combustion de la turbine à gaz avec les gaz d’échappement
Lorsque la température des fumées d'un système de combustion est particulièrement
élevée, des mesures peuvent être mises en place pour récupérer la chaleur des fumées
chaudes. Cette chaleur représente une énergie précieuse, qui serait sinon évacuée par la
cheminée sans être exploitée pour par exemple préchauffer l'air de combustion du système de
chauffe [5].

3.2.Modifier les canalisations d’entrée et de sortie pour réduire les pertes de débit
Le réseau de tuyauteries et de gaines raccordées aux turbines sont habituellement
dimensionnées de façon à optimiser les diverses contraintes d’économie, de poids, de friction,
de perte d’espace et de matériaux. Dans plusieurs cas, les pertes par frottement ne sont pas
une contrainte importante. On peut réaliser des économies sur les coûts d’exploitation en
grossissant la tuyauterie, les gaines, les vannes, les filtres, les raccords des appareils de
mesure, les échangeurs de chaleur et les passages. Il faut toutefois consulter le fournisseur
pour s’assurer que ces modifications n’auront pas d’effets néfastes sur le fonctionnement de la
turbine [5].

3.3.Récupérer la chaleur dégagée par les turbines


Certaines surfaces de turbines doivent être refroidies de l’extérieur à cause des températures
internes très élevées. La chaleur qui se dégage de ces surfaces peut être récupérée pour le
chauffage d’ambiance, le séchage ou le préchauffage de l’air de procédé. La meilleure façon
de déterminer la quantité d’énergie disponible est de mesurer la température et le débit de

37
l’air. Cette chaleur récupérée peut faire réaliser des économies lorsqu’elle remplace des
sources d’énergie plus coûteuses [5].

3.4.Améliorer les composants des turbines pour qu’ils deviennent plus efficaces
Ceci peut être réalisé en revêtissent par exemple les aubes du compresseur d’alimentation des
turbines avec un matériau qui permettra de réduire les frottements à la surface et donc de
diminuer les pertes de charges [5].

3.5.Optimiser le système de régulation en installant des appareils qui se prêtent mieux à


l’application

Des vannes auxiliaires automatiques réglant efficacement les tuyères en service améliorent de
manière sensible l’efficacité d’une turbine à vapeur à charge variable. L’installation de ces
appareils demande toutefois la compétence d’un spécialiste. La figure 25 des « notions de
base » donnent les caractéristiques de fonctionnement d’une turbine dotée de vannes
auxiliaires [5].

38
Chapitre IV : Etudes de cas

I. Cahier des charges


Le travail qui nous a été confié, consiste à proposées des solutions pouvant permettre de
d’améliorer l’efficacité énergétique dans les cas proposés en répondant au premier objectif de
l’amélioration de l’efficacité énergétique, au Maroc et dans les pays industrialisés, aussi bien
dans l’industrie que pour les particuliers, qui est d’ordre économique : il s’agit de réduire le
montant des factures énergétiques.

II. Etude d’un compresseur


1. Analyse de performance
Afin de réaliser un diagnostique d’état de performance énergétique d ’un compresseur les
mesures suivantes on été effectuées:

Tableau 7 : Etude de cas 1 compresseur

Température air admis au


15,2 C° 288,35 K
compresseur
Température air comprimé 30,2 C° 303,35 K
Pression atmosphérique 1,01 Bar 101,33 Kpa
Chute de pression à l'admission 0,01 Bar 1 Kpa
Volume du circuit d'air 0,513 m3
Pression initiale à la buse Pi 1,01 Bar 101,43 Kpa
Pression finale à la buse Pf 8,3 Bar 831,33 Kpa
Temps de mise en pression 2,7 Min 162 S
Débit mesuré 1,55 m3 /min
Débit normalisé 1,46 m3 /min

 Calcul du débit d’air libre


Veqf - Veqi [5]
Débit d’air équivalent Q eq =
t
De la loi des gaz parfaits on détermine la relation suivante pour deux conditions différentes :
P1 x V1 P2 x V2
=
T1 T2

39
Avec 1 = conditions normales de pression et de température
2 = une condition quelconque
P x V x 293,15
Volume d’air équivalent Veq =
T x 101,325
(Pi - chute de pression) x Vi x 293,15
Pour la condition initiale : Veqi =
Ti x 101,325
(101,43-1) x 0,513 x 293,15
Veqi =
288,35 x 101,325
Veqi = 0,517 m3
Pf x Vf x 293,15
Pour la condition finale : Veqf =
Tf x 101,325
831,33 x 0.513 x 293,15
Veqf =
303.35 x 101,325
Veqf = 4,067 m3
Veqf - Veqi
Débit d’air équivalent Qeq =
t
4,067 - 0,517
Qeq =
2,7
Qeq = 1,315 m3 /min

 Calcul de l’écart de débit


Q n – Qeq
Ecart = x 100
Qn
1,41 – 1,315
Ecart = x 100
1,41
Ecart = 9,93%

Tableau 8 : Etude de cas 2 compresseur

Electrique par transmission à


Nature de l’entrainement
courroies en V
Refroidisseur intermédiaire Refroidi à l’air
Pression de refoulement Pd 792,3 Kpa
Pression d'aspiration Pi 96,7 Kpa
Débit d'air à la pression de
81,9 L/s
refoulement fr
Température de refoulement Tr 372,9 K

40
Nombre d'étage N 2
Puissance de sortie du moteur Wmo 148,7 kW
Durée de fonctionnement h 1985 h/an
Puissance entrée arbre compresseur
145 kW
Wci

 Calcul de la puissance de compression idéale

Wc = 0,00433 x Pi x fas x N x ( PP )
d
i
0.231
N -1 [5]

Avec
0,00433 = Combinaison de l’effet de la chaleur spécifique de l’air et de la conversion des
unités
0,231 = fonction de la chaleur spécifique de l’air
1 = constante de l’équation

De la loi des gaz parfaits aux conditions normales de pressions et de température et au


Pas x Vas Pr x Vr
refoulement on détermine la relation suivante: =
Tas Tr
En divisant par le temps de compression on obtient :
Pas x fas Pr x fr
=
Tas Tr
Par la suite on détermine le débit d’air de refoulement converti en débit d’air équivalent aux
Pr x fr x Tas
conditions normales de pressions et de température fas =
Tr x Pas
792,3 x 81,9 x 293,15
fas =
372,9 x 101,325
fas = 503,45 L/s

Wc = 0,00433 x 96,7 x 503,45 x 2 x ( 792,3


96,7
) 0.231
2 -1

Wc = 115,93 kW
 Calcul du rendement du compresseur
Wc
Efc = x 100
Wci

41
115,93
Efc = x 100
145
Efc = 79,95 %
 Evaluation des pertes par trans mission
Wmo - Wci
Pertes par transmission = x 100
Wmo
148,7 - 145
Pertes par transmission =
148,7
Pertes par transmission = 2,49 %.

2. Interprétation
Etude de cas 1 : Test du débit d’air
Le test du débit d’air nous a permis de déterminer un écart de débit de 9,93 %. Cet
écart de débit assez important est surement lié aux fuites dans le réseau de distribution qui
constituent la cause la plus fréquente et la plus important de gaspillage dans le domaine de
l’air comprimé.

Etude de cas 2: Calcul du Rende ment


Le calcul du rendement du compresseur nous a donné une valeur de 79,95 %. Ce
rendement est plutôt acceptable mais il aurait pu être supérieur si les pertes par transmission
avaient été réduites.

3. Solutions
Etude de cas 1 :
La réduction des fuites peut se faire de manière directe ou indirecte. Avec les mesures directes
le nombre de fuites est réduit, avec les mesures indirectes, la quantité et la taille des fuites
restent inchangées alors que le « temps de fuites » est réduit [8].
Mesures directes :
Souvent les fuites se situent au niveau de raccords qu’il s’agisse de collier, de raccordements
sertis ou d’assemblages de tubes, il suffit souvent de resserrer les éléments pour éliminer la
fuite.
Au niveau des vérins, des connexions, des soufflettes ou des purgeurs de condensat, des joint
peuvent être usés. Changez- les tout de suite si vous le pouvez. Si des tuyaux fuient, changez

42
les tout de suite, tout comme les connexions. Vérifiez également l’usure des fiches de
connexions, si leur profil est altéré, changez les au profit de fiches en acier durci [8].
Mesures indirectes :
Dans beaucoup de cas, les fuites ne se laissent pas éliminer tout de suite. Cela vaut
particulièrement, quand des machines doivent être arrêtées afin de pouvoir procéder aux
réparations. Dans ce cas les réparations sont reportées à plus tard. Comme les fuites ne
peuvent pas être ramenées tout de suite à un niveau proche de zéro, il est toujours conseillé
dans ce cas de voir si des mesures indirectes ne pourraient pas contribuer à une diminution
des fuites.
Une des mesures les plus efficaces est la diminution du « temps de fuite ». Cela peut être
réalisé par l’arrêt de l’installation d’air comprimé le soir et le week-end dans le cas où un
fonctionnement continu n’est pas disponible.
Si l’installation ne peut pas être arrêtée dans sa totalité, il reste toujours la possibilité de
couper du réseau certains secteurs. Les fuites dans les secteurs iso lés présentent alors un «
temps de fonctionnement » [8].

Etude de cas 2:
Afin d’éliminer ou de réduire les pertes par transmission, le compresseur peut etre doté d’un
entrainement par moteur électrique avec ou sans couplage direct pour lequel Wc i = Wmo
Il est aussi de récupérer la chaleur afin de l’utiliser à d’autres fins
La figure ci-dessous montre que la quantité d’énergie récupérable par le refroidisseur
intermédiaire représente Efe = 45% de l’énergie d’alimentation du compresseur

43
Tableau 9 : Quantité type d’énergie d’entrée consommée par les composants du
compresseur

[5]
Quantité de chaleur récupérable Q pr = 3,6 x Wci x Efe
Avec
Efe = Portion de l’énergie d’alimentation dégagée
3,6 = conversion des kW en MJ/h
Qpr = 3,6 x Wci x Efe
Qpr = 3,6 x 145 x 0,45
Qpr = 234,9 MJ/h
Si la chaleur récupérée peut servir s à remplacer la chaleur produite grace à l’électricité
Qpr x Ce x h [5]
Economie annuelle sur l’électricité =
3,6
Avec
Cs = 1 dhs/kWh = cout unitaire de l’électricité
3,6 = conversion des kW en MJ/h
234,9 x 1 x 1985
Economie annuelle sur l’électricité =
3,6
Economie annuelle sur l’électricité = 129 521,25 dhs/an

III. Etude d’un réseau de distribution d’air comprimé


1. Problème
44
Lors d’une analyse au passage d’une installation, on avait remarqué qu’un réseau de
distribution d’air, sous pression de 600 KPa (eff.), fuyait à 4 endroits. Le diamètre moyen des
fuites était d’environ 3 mm. Le réseau fonctionnait 8760 heures, par année.

Tableau 10 : Débit de fuites et cout en fonction du diamètre de trou [6]


Diamètre du trou Fuite d’air à 600 KPa (eff.) Cout mensuel (Dhs/mois)
1 mm 1 L/s 100
3 mm 10 L/s 1110
5 mm 26,7 L/s 2980
10 mm 105 L/s 11820

La table ci-dessus indique qu’une fuite d’air sous pression de 600 KPa (eff.) par un orifice de
3 mm correspond à 10 L/s et chaque fuite représente une perte de 1110 DH par mois.

Tableau 11 : Economie d'énergie réalisée sur le réseau d'air comprimé n = 4

Paramètres Notation Valeurs Unités


Nombre de fuites N 4 -
Volume de la fuite V 10 L/s
Heures par année H 8760 h/an
n x V x 3600 [6]
Perte annuelle d’air 1261440 m3 /an
1000
Economie annuelle après n x cout de perte/mois x 12mois/an
[6] 53280 Dhs
réparation des fuites
Couts estimés de main-
Couts estimés 2750 Dhs
d’œuvre
Temps de retour sur cout estimé 0,0516
An
investissement Economie annuelle (19 jours)

Si on répète le même calcul avec un nombre de fuite égale à 2 on aura :

Tableau 12: Economie d'énergie réalisée sur le réseau d'air comprimé n = 2


Paramètres Notation Valeurs Unités
Nombre de fuites N 2 -
Volume de la fuite Q 10 L/s
Heures par année H 8760 h/an

45
n x V x 3600 630720
Perte annuelle d’air /an
1000
Economie annuelle après
n x cout de perte/mois x 12mois/an 26640 DH
réparation des fuites
Couts estimés de main-
Couts estimés 2750 DH
d’œuvre
cout estimé 0,10322823
Période de rentabilité an
Economie annuelle (38 jours)

2. Interprétation et solution
D’après les résultats qu’on a eu, on a remarqué que lorsque diminue le nombre de fuite la
perte annuelle d’air, l’économie annuelle après la réparation des fuites ainsi que la période de
rentabilité diminuent.
La solution ci serait de colmater les fuites. De cette façon, l’air comprimé supplémentaire peut
permettre de répondre à d’autres besoins et de reporter ou supprimer l’achat d’un
compresseur.

IV. Etude d’une turbine


1. Problème
Tableau 13: Economie d’énergie réalisée sur récupération de la chaleur produite par le
refroidisseur d’huile d’une turbine à gaz

Paramètres Notations Valeurs Unités

Débit du combustible ff 0,086 m3 /s


Facteur de rejet de la chaleur de l’huile (4,44
pour un cycle simple ou 6,55 pour un cycle de - 6,55 -
récupération)
Durée de fonctionnement h 2100 H

Pouvoir calorifique supérieur du combustible HHV 37,2 MJ/m3

Cout unitaire de la vapeur Cs 0,22 Dhs/kg

Pouvoir calorifique de la vapeur déplacée PCV 2200 kJ/kg


Qg = ff x HHV x 3600
Puissance d’entrée de la turbine à gaz [5] 11517,12 MJ/h

46
Energie de refroidissement de l’huile Qo = Q g x facteur [5] 75437,136 kJ/h

2. Solution
On s’est aperçu que la chaleur produite par le refroidisseur d’huile pouvait être utilisée pour
préchauffer l’eau chaude pour les procédés de l’usine et ainsi permettre d’économiser de la
vapeur.

Tableau 14: Economie annuelle réalisée sur récupération de la chaleur produite par le
refroidisseur d’huile d’une turbine à gaz
Paramètres Notations Valeurs Unités
Qo [5]
Débit de vapeur déplacé fsd = 34,29 Kg/h
PCV
Economie annuelle en vapeur = fsd x h x Cs 15841,8 Dhs/an
Cout évalué de l’installation de
CE 18000 Dhs
l’échangeur
Temps de retour sur CE
= 1,14 An
investissement Economie

47
Conclusion
Le stage que nous avons effectué avait pour objectif de déterminer des mesures de
mise à niveau énergétique des compresseurs, des turbines et des réseaux de distribution d’air
comprimé. Il nous a permis dans un premier temps, d’acquérir des connaissances sur
l’efficacité énergétique de ces installations puis de découvrir quelques actions à mettre en
place pour améliorer cette efficacité.
Afin de mener à bien notre mission nous avons commencé par la compréhension et
l’assimilation des différentes possibilités de gestion de l’énergie, puis nous sommes passé aux
études de cas où nous avons commencé par l’analyse des données relatives à chaque cas
proposé afin de connaitre la situation, ensuite pour chaque cas nous avons proposés des
solutions qui, d’après l’étude économique et le calcul de la rentabilité, semble être bien
appropriées.
Les deux premiers cas que nous avons étudiés concernaient les compresseurs. Pour le
premier cas le débit mesuré était de 1,55 m3 /min et le débit d’air équivalent théorique nous
avait donné une valeur de 1,315 m3 /min soit un écart de débit de presque 10% que nous avons
attribué aux fuites dans le réseau de distribution. Dans le deuxième cas, la puissance de
compression calculée est de 115,93 kW. La puissance d’entrée de l’arbre du compresseur
étant de 145 kW, nous avons eu un rendement d’à peu près 80% qui pouvait être amélioré par
remplacement des courroies par un entrainement direct. De plus il était possible de récupérer
234,9 MJ/h de chaleur du refroidisseur, ce qui permettait de réalisé une économie annuelle en
électricité de 129 521,25 dhs/an. Pour l’étude de cas relative au réseau de distribution d’air
comprimé, nous avons calculé une perte annuelle d’air de 1 261 440 m3 /an une économie
annuelle de 53280 dhs avec une période de rentabilité de 19 jours. Quant à l’étude de la
turbine à gaz nous nous sommes rendu compte qu’il était possible de déplacer un débit de
vapeur de 34,29 kg/h et donc de réaliser une économie annuelle en vapeur de 15841,8 dhs
avec un temps de retour sur investissement de 1,14 an sur la récupération de la chaleur
produite par le refroidisseur d’huile de la turbine.
D’après les résultats obtenus il semble que les solutions proposées soient rentables
cependant, l’optimisation des systèmes étudiés reste un processus continu. Les différentes
facettes des systèmes étudiés ici ne sont qu’a moitié traitées si elles sont prises
individuellement. C’est en étudiant la question de façon globale que l’on arrive à la bonne
solution. Pour cela, dans l’entreprise, chacun doit jouer son rôle.

48
Références
Ouvrages
[1]
Guide de planification et de gestion de l’efficacité énergétique, PEEIC, ressource naturelle
Canada
[2]
Guide de référence sur l’efficacité énergétique de l’air comprimé, ressource naturelle
Canada
[3]
Guide pratique de l’air comprimé : Performance énergétique et optimisation énergétique,
Association technique énergie environnement atee
[4]
Guide technique : Efficacité énergétique et intégration de l’énergie renouvelable dans
l’industrie, coopération Allemande GIZ, Novembre 2015
[5]
Série de la gestion de l’énergie 14 : Compresseurs turbines ; A l’intention des industries
commerces et institution, Energie Mines et ressources Canada
[6]
Série de la gestion de l’énergie 12 : Réseaux de distribution d’eau et d’air comprimé; A
l’intention des industries commerces et institution, Energie Mines et ressources Canada

Sites web
[7]
https://www.techniques- ingenieur.fr/base-documentaire/energies-th4/energie-economie-et-
environnement-42593210/efficacite-energetique-dans- l- industrie- les-benefices-pour-l-
entreprise-be8518/
[8]
https://www.saacke.com/fr/produits/modules-de-modernisation-see/prechauffage-de-lair/
[9]
http://cregen.free.fr/Air%20comprim%E9/Guide%20technique%20des%20r%E9ductions%
20de%20fuites.pdf
[10]
http://www.bfe.admin.ch/php/modules/publikationen/stream.php?extlang=fr&name=fr_32
1674191.pdf

49

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