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UNIVERSITE MOHAMMED PREMIER

ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES


AL HOCEIMA

Mémoire de projet de fin d’études pour l’obtention

du Diplôme d’Igénieur d’Etat en Génie Civil

DIMENSIONNEMENT ET EVALUATION DE LA
PERFORMANCE SISMIQUE D’UN BATIMENT R+3
PAR LA METHODE PUSHOVER

Realisé par : Encadré par :


Nesrine EZIANI M. Abdelouafi ELGHOULBZOURI
Ahmed EZZIANI M. Mounir ZERHOUNI

Soutenu le 07/07 devant la commission d’examen

Jury :
M. Abdelouafi EL GHOULBZOURI Président
M. Mohammed Amine MOUSSAOUI Rapporteur
M. Mohamed ADDAM Rapporteur
M. Mounir ZERHOUNI Examinateur

Année universitaire : 2013/2014


Remerciement
Nous remercions tout d’abord Monsieur Mohammed TADLAOUI , Ingénieur d’État

en Génie Civil et Directeur la Société SOCOPLAN, de nous avoir permis d’effectuer ce stage

au sein de son bureau d’études en nous fournissant tous les renseignements dont nous

avions besoin.

Nos vifs remerciements s’adressent particulièrement à notre encadrant académique

et notre Professeur Monsieur Abdelouafi EL GHOULBZOURI qui n’a pas hésité de nous

encadré de très près et qui n’a ménagé aucun effort quant à notre formation. Nous lui

sommes reconnaissants de nous avoir accordé toute sa confiance pour mener à bien notre

projet.

De même, nous remercions Monsieur Mounir ZERHOUNI, Ingénieur d’État en Génie

Civil et responsable de notre projet de fin d’études, pour son aide, son temps passé pour

nous guider, ses efforts pour nous intégrer dans l’environnement, son dévouement et ses

précieux conseils.

1
Nos remerciements reviennent également à tous nos enseignants durant tout

notre cursus, sans oublier les membres de jury, les Professeurs Monsieur Mohamed

ADDAM et Monsieur Mohammed Amine MOUSSAOUI qui nous ont fait l’honneur de

juger ce travail.

Enfin, Nous exprimons nos sincères remerciements à nos très chères familles pour

leur dévouement, leurs sacrifices illimités et leur soutien permanent durant toutes ces

années de notre formation.

2
Résumé

Plusieurs structures existantes, construites selon des codes plus anciens, ne possèdent pas

une résistance parasismique, et pourraient sérieusement compromettre la sécurité des

individus en cas d’un séisme. Ces structures étaient à l’origine rarement édifiées de façon

à résister aux secousses sismiques. Pour cette raison, on a choisi d’étudier un bâtiment dans le

domaine non linéaire par l’utilisation de la méthode d’analyse Pushover, en vue de déterminer la

capacité portante de cette structure et savoir si elle sera en mesure de résister à des séismes majeurs.

Cette étude appréhende, entre autre, les procédures d’analyse Pushover qui permettent

d'évaluer les capacités de l’effort tranchant à la base et la déformation structurelle. Ces

dernières ont été effectuées en exploitant le logiciel SAP2000 et le règlement parasismique

marocain R.P.S 2000, dans le but de déterminer les charges latérales ainsi que la distribution des

rotules plastiques dans la structure en variant la zone sismique.

Mots clés : résistance parasismique, sécurité, séisme, analyse Pushover, capacité portante,
effort tranchant à la base, déformation, courbe de capacité, SAP 2000, R.P.S 2000,
rotules plastiques, zone sismique.

3
Abstract

Several existing structures, built to older codes ,do not have a seismic resistance, and

could seriously compromise the safety of individuals in case of earthquakes. These structures

were not built to withstand earthquakes. For this reason, we chose to study a building in the

nonlinear domain with the use of Pushover analysis method to determine the bearing capacity of

this structure and distinguish whether it will be able to withstand major earthquakes.

This study captures, among other, Pushover analysis procedures for assessing the capacity

of the shear at the base and the structural deformation. These were carried out by exploiting the

software SAP2000 and the Moroccan code RPS 2000, in order to determine the lateral loads and

the distribution of plastic hinges in the structure by varying the seismic zone.

Key words: seismic resistance, safety, earthquakes, Pushover analysis, bearing capacity,

base shear, deformation, capacity curve, SAP2000, RPS 2000, plastic hinges, seismic zone.

4
Table des matières
Remerciement…………………………………………………………………………………….. 1
Résumé ………………………………………………………………………………………….. 3
Abstract …………………………………………………………………………………………… 4
Table des matières ……………………………………………………………………………… 5
Listes des figures ………………………………………………………………………………... 9
Liste des tableaux ……………………………………………………………………………….. 13
Liste des annexes ……………………………………………………………………………….. 15
Introduction ………………………………………………………………………………………. 16
Chapitre 1 : CONTEXTE GENERAL DU PROJET
I. Présentation de la société: …………………………………………………………………… 19
I.1. Historique :……………………………………………………………………………… 19
I.2. Les missions: …………………………………………………………………………… 19
I.3. Les objectifs: …………………………………………………………………………… 20
II. Présentation de l‘ouvrage et des caractéristiques mécaniques des matériaux :……… 21
II.1. Description de l’ouvrage : …………………………………………………………… 21
II.2. Caractéristiques mécaniques des matériaux:……………………………………… 23
II.2.1. Béton : ………………………………………………………………………… 23
II.2.2. Aciers : ………………………………………………………………………… 24
II.3. Les combinaisons de calcul : ………………………………………………………… 25
II.4. Les règlements utilisés :……………………………………………………………… 25
Chapitre 2 : DIMENSIONNEMENT MANUEL DE LA STRUCTURE
PARTIE 1:Pré dimensionnement et descente de charges des éléments porteurs ……… 27
I. Pré-dimensionnement et surcharge sur les planchers :…………………………………… 27
I.1. Pré-dimensionnement des planchers:………………………………………………… 27
I.2. Evaluation des charges et surcharges des planchers:……………………………… 29
II. Pré-dimensionnement et surcharge sur les poutres :…………………………………….. 31
II.1. Pré-dimensionnement des poutres : ………………………………………………… 31

5
II.2. Descente de charges des poutres : …………………………………………………... 33
III. Pré-dimensionnement et surcharge sur des poteaux : …………………………………. 34
III.1. Descente de charges des poteaux : …………………………………………………. 34
III.2. Pré-dimensionnement des poteaux : ………………………………………………. 36
IV. Pré-dimensionnement des semelles : …………………………………………………….. 38
PARTIE 2 : Dimensionnement des éléments porteurs……………………………………… 41
I. Dimensionnement des poutres : …………………………………………………………..... 41
I.1. Calcul des armatures longitudinales :………………………………………………. 41
I.2. Calcul des armatures transversales et de l’espacement :………………………… 43
II. Dimensionnement des Poteaux :…………………………………………………………… 53
II.1. Calcul des armatures longitudinales des poteaux :……………………………….. 53
II.2. Calcul des armatures transversales et des espacements : ……………………….. 54
III. Dimensionnement des semelles: ………………………………………………………….. 59
PARTIE 3 : Dimensionnement des éléments secondaires………………………………….. 61
I. Etude d’une volée d’escalier :………………………………………………………………. 61
I.1. Définitions: …………………………………………………………………………….... 61
I.2. Pré-dimensionnement : ……………………………………………………………….. 61
I.3. Evaluation des charges et surcharges : …………………………………………….. 63
I.4. Dimensionnement de l’escalier: ……………………………………………………... 64
I.5. Vérification : ……………………………………………………………………………. 67
II. Etude de la poutre palière :………………………………………………………………… 68
II.1. Pré-dimensionnement de la poutre palière : ………………………………………. 69
II.2. Evaluation des charges : …………………………………………………………….. 69
II.3. Calcul des moments :…………………………………………………………………. 70
II.4. Calcul de la section d’armatures longitudinales : ………………………………… 70
II.5. Vérification : …………………………………………………………………………... 71
II.6. Calcul des armatures transversales et de l’espacement : ………………………. 72

6
Chapitre 3 : DIMENSIONNEMENT DE LA STRUCTURE PAR ROBOT
I. Rappel des caractéristiques de la structure :………………………………………………. 75
I.1. Dimensions de la structure :………………………………………………………….. 75
I.2. Caractéristiques des matériaux :…………………………………………………….. 75
I.3. Evaluation des charges :………………………………………………………………. 75
I.4. Paramètres de l’analyse sismique (norme marocaine R.P.S.2000) :…………….. 75
II. La modélisation de la structure sur robot :……………………………………………….. 76
II.1. Lignes de construction :……………………………………………………………… 76
II.2. Définition des sections pour les éléments « barres » :…………………………… 76
II.3. Définition de dalle pleine :…………………………………………………………… 77
II.4. Définition du plancher RDC (niveau +3.00) : …………………………………… 77
II.5. Chargement de la structure :………………………………………………………… 79
II.6. Définition des appuis :………………………………………………………………... 80
II.7. Définition des liaisons rigides :……………………………………………………… 81
II.8. Définition de la structure :…………………………………………………………… 82
II.9. Etude modale et sismique :…………………………………………………………… 84
II.9.1. Définition de la charge modale : ……………………………………………. 84
II.9.2. Définition de la charge sismique : ………………………………………….. 85
II.9.3. Définition de la masse dynamique :…………………………………………. 87
III. Dimensionnement des éléments porteurs de la structure :……………………………… 88
III.1. Définition des combinaisons de calcul :…………………………………………… 88
III.2. Ferraillage des éléments porteurs :………………………………………………… 90
III.2.1. Ferraillage des poutres :…………………………………………………….. 90
III.2.2. Ferraillage des poteaux : ……………………………………………………. 92
III.2.3. Ferraillage des semelles :……………………………………………………. 93

7
Chapitre 4 : ANALYSE STATIQUE NON-LINEAIRE « PUSHOVER »
I. Généralités:………………………………………………...…………………………………… 95
II. Détermination des forces équivalentes latérales :………………………………………... 97
II.1. Géométrie et charge verticale : ……………………………………………………… 97
II.2. Paramètres et données sismiques :…………………………………………………. 99
II.3. Analyse sismique :…………………………………………………………………….. 102
II.3.1. Détermination de la force sismique latérale équivalente :……………….. 102
II.3.2. Répartition de la force sismique : ……………………………………………. 103
II.4. Définition des forces sismiques sur SAP2000 : …………………………………… 105
III. Méthode d’analyse spectrale : …………………………………………………………….. 106
IV. Application de l’Analyse « pushover » sur la structure :……………………………… 109
IV.1. Définition du comportement non linéaire des poteaux poutres :……………… 109
IV.2. Définition du chargement de l’analyse pushover :……………………………… 110
IV.2.1. Définition de l’analyse push over sous charges gravitaires: ……………. 110
IV.2.2. Définition de l’analyse push over sous charges horizontales:……………. 111
IV.3. Insertion des rotules plastiques : …………………………………………………… 113
IV.4. résultats de l’analyse pushover :……………………………………………………. 117
IV.4.1. La courbe de capacité : ……………………………………………………….. 117
IV.4.2. Point de performance et formation des rotules plastique : ………………. 119
Conclusion ………………………………………………………………………………………. 131
Références ……………………………………………………………………………………….. 132
Annexe……………………………………………………………………………………………. 133

8
Liste des figures
Figure 1.1: Diagramme contrainte-déformation du béton…………………………………… 24
Figure 1.2 : Diagramme contrainte-déformation d’acier……………………………………. 25
Figure 2.1 : Schéma explicatif d’un plancher à corps creux ………………………………… 27
Figure 2.2 : Présentation de dalle pleine du premier étage………………………………….. 28
Figure 2.3 : La poutre isostatique N9 sur le plan de coffrage……………………………….. 32
Figure 2.4 : Présentation de la poutre continue N2 sur le plan de coffrage……………….. 33
Figure 2.5 : La surface intervenant au calcul de la descente de charges d’un poteau…… 35
Figure 2.6 : Schéma de pré dimensionnement de la semelle centrée S4……………………. 40
Figure 2.7: Organigramme de calcul à l’ELU d’une section rectangulaire en flexion
simple………………………………………………………………………………………………… 45
Figure 2.8 : La poutre isostatique N9 sur le plan de coffrage………………………………. 46
Figure 2.9 : Diagramme du moment fléchissant à l’ELU…………………………………….. 46
Figure 2.10 : Diagramme des efforts tranchants ……………………………………………… 47
Figure 2.11 : Diagramme du moment fléchissant à l’ELS …………………………………… 47
Figure 2.12 : Schéma représentatif du ferraillage de la poutre N9………………………… 48
Figure 2.13 : Présentation de La poutre continue sur le plan de coffrage………………… 49
Figure 2.14 : Diagramme du moment fléchissant à l’ELU…………………………………… 49
Figure 2.15 : Diagramme des efforts tranchants………………………………………………. 50
Figure 2.16 : Diagramme du moment fléchissant à l’ELS……………………………………. 50
Figure 2.17 : Schéma représentatif du ferraillage de la poutre continue………………….. 52
Figure 2.18 : Zone critique du poteau………..………………………………………………… 54
Figure 2.19 : Organigramme de calcul des poteaux en compression simple………..……. 55
Figure 2.20 : Schéma représentatif du ferraillage du poteau P4 …………………………… 58
Figure 2.21: Schéma du ferraillage de la semelle S4 ………………………………………… 60
Figure 2.22 : Représentation des différents éléments d’un escalier ………………...……… 61

9
Figure 2.23 : Détail des marches………………………………………………………………… 63
Figure 2.24: Assimilation de la paillasse à une poutre horizontale simplement appuyée.. 64
Figure 2.25 : Disposition des armatures dans la paillasse et le palier……………………... 68
Figure 2.26 : Présentation de la poutre palière………...……………………………………... 68
Figure 2.27 : Disposition des armatures dans la poutre palière…………………………….. 73
Figure 3.1 : Création des sections de poutres et de poteaux…..…………………………….. 76
Figure 3.2 : Définition de l’épaisseur de la dalle pleine……………………………………… 77
Figure 3.3 : Modélisation des poteaux par la translation……………………………………. 78
Figure 3.4 : Représentation du sens de bardage………………………………………………. 78
Figure 3.5 : Définition du poids propre de la structure………………………………………. 79
Figure 3.6 : Définition de la charge permanente de la structure……………………………. 80
Figure 3.7: Définition des appuis…...…………………………………………………………… 80
Figure 3.8: Blocage des déplacements et des rotations………………………………………. 81
Figure 3.9: Définition de la liaison rigide……………………………………………………… 81
Figure 3.10: Définition de la liaison rigide…………………………………………………….. 82
Figure 3.11 : Translation du premier niveau………...………………………………………… 83
Figure 3.12: Vue de la structure en 3D…………..…………………………………………….. 83
Figure 3.13: Création de la charge modale……..…………………………………………….. 84
Figure 3.14: Réglage des paramètres de l’analyse modale……..…………………………... 85
Figure 3.15: Définition de la charge sismique…………………………………………………. 86
Figure 3.16: Définition de charge sismique dans la direction X…………………………….. 86
Figure 3.17: Définition de charge sismique dans la direction Y…………………………….. 87
Figure 3.18: Définition de la masse dynamique……………………………………………….. 88
Figure 3.19: Définition de la combinaison de calcul à l’ELU……………………………….. 90
Figure 3.20 : Détail de ferraillage de la poutre N9 par ROBOT…….……………………… 91
Figure 3.21 : Détail de ferraillage de la poutre N6 par ROBOT…………………………… 91
Figure 3.22 : Détail de ferraillage de la poutre N7 par ROBOT…………………………… 92
Figure 3.23 : Détail de ferraillage du poteau P4 par ROBOT……….……………………… 92
Figure 3.24 : Détail de ferraillage de la semelle S4 par ROBOT…………………………… 93
Figure 4.1 : Diagramme de capacité (pushover)..…………………………………………….. 95

10
Figure 4.2 : Schématisation des niveaux d’endommagement de la structure…..…………. 96
Figure 4.3 : Vue générale du modèle en 3D……………………………………………………. 97
Figure 4.4 : Répartition verticale des forces sismiques………………………………………. 104
Figure 4.5 : Définition des charges sismiques…………………………………………………. 105
Figure 4.6 : Introduction des forces sismiques dans les deux sens X-X et Y-Y…………… 106
Figure 4.7 : Présentation de la courbe de réponse élastique dans la zone 2 (a) et la zone
3 (b)………………………………………………………………………………………………….. 109
Figure 4.8 : Loi de comportement et niveaux de dommages ………………………………... 110
Figure 4.9 : Définition du chargement de l’analyse Push over sous charge gravitaire….. 111
Figure 4.10 : Définition du chargement de l’analyse Pushover dans le sens X-X………… 111
Figure 4.11 : Définition du chargement de l’analyse Push over sous charges
horizontales…………………………………………………………………………………………. 112
Figure 4.12 : Définition du point de contrôle dans les deux sens X-X et Y-Y……………… 113
Figure 4.13 : Insertion des rotules aux niveaux des poutres………………………………… 114
Figure 4.14 : Insertion des rotules aux niveaux des poteaux……………………………….. 115
Figure 4.15 : Détails des rotules d’un poteau sur SAP2000…………………………………. 116
Figure 4.16 : Détails des rotules d’une poutre sur SAP2000……………………………….. 116
Figure 4.17 : Présentation de la courbe de capacité dans le sens X-X…………………….. 117
Figure 4.18 : Présentation de la courbe de capacité dans le sens Y-Y…………………….. 118
Figure 4.19 : Présentation du point de performance dans le sens X-X…………………….. 119
Figure 4.20 : Paramètre du spectre de capacité pour la zone 2…………………………….. 120
Figure 4.21 : Détails des courbes de demande et de capacité en chaque pas……………... 120
Figure 4.22 :Distribution des différents types de rotules en chaque pas dans le sens X-X. 121
Figure 4.23 : Distribution des rotules plastiques dans le sens X-X…………………………. 121
Figure 4.24 : Présentation du point de performance dans le sens Y-Y……………………… 122
Figure 4.25 : Paramètre du spectre de capacité pour la zone 2……………………………. 122
Figure 4.26 : Détails des courbes de demande et de capacité en chaque pas……………... 123
Figure 4.27 :Distribution des différents types de rotules en chaque pas dans le sens Y-Y. 123
Figure 4.28 : Distribution des rotules plastiques dans le sens Y-Y………………………… 124
Figure 4.29 : Présentation du point de performance dans le sens X-X…………………….. 125

11
Figure 4.30 : Paramètre du spectre de capacité pour la zone 3……………..……………... 125
Figure 4.31 : Détails des courbes de demande et de capacité en chaque pas…………..… 126
Figure 4.32 :Distribution des différents types de rotules en chaque pas dans le sens X-X. 126
Figure 4.33 : Distribution des rotules plastiques dans le sens X-X…………………………. 127
Figure 4.34 : Présentation du point de performance dans le sens Y-Y……………..……… 128
Figure 4.35 : Paramètre du spectre de capacité pour la zone 3……………………………. 128
Figure 4.36 : Détails des courbes de demande et de capacité en chaque pas…………..… 129
Figure 4.37 :Distribution des différents types de rotules en chaque pas dans le sens Y-Y. 129
Figure 4.38 : Distribution des rotules plastiques dans le sens Y-Y…………………………. 130

12
Liste des tableaux

Tableau 2.1: Charges et surcharges du plancher « terrasse » ……………………………… 29

Tableau 2.2: Charges et surcharges du plancher « étage courant » ……………………… 29

Tableau 2.3: Charges et surcharges du plancher « cage d’escalier »……………………… 30

Tableau 2.4: Charges et surcharges du balcon en dalle pleine……………………………… 30

Tableau 2.5: Charges et surcharges du plancher « terrasse inaccessible » ……………… 31

Tableau 2.6: Ferraillage à l’ELU de la poutre N9 …………………………………………… 46

Tableau 2.7: Récapitulatif pour la vérification à ELS ……………………………………… 47

Tableau 2.8: Ferraillage à l’ELU de la poutre continue……………………………………… 49

Tableau 2.9: Récapitulatif pour la vérification à ELS………………………………………… 50

Tableau 2.10 : Ferraillage à ELU d’une volée d’escalier …..……………………………… 65

Tableau 2.11: Récapitulatif pour la vérification à ELS ……………………………………… 67

Tableau 2.12 : ferraillage à ELU de la poutre palière ……………………………………… 71

Tableau 2.13: Récapitulatif pour la vérification à ELS……………………………………… 72

Tableau 3.1: Coefficient d’amortissement……………………………………………………… 85

Tableau 3.2: Le coefficient Ѱ …………………………………………………………………… 87

13
Tableau 4.1: Résultats de calcul du poids pour chaque niveau……………………………… 98

Tableau 4.2 : Coefficient de priorité……………………………………………………………. 99

Tableau 4.3 : Coefficient du site…………………………………………………………………. 99

Tableau 4.4 : Coefficient d’accélération……………………………………………………….. 100

Tableau 4.5: Facteur de comportement………………………………………………………… 100

Tableau 4.6 : Facteur d’amplification dynamique……………………………………………. 102

Tableau 4.7 : Récapitulatif du calcul de la force sismique latérale équivalente…………. 103

Tableau 4.8 : Récapitulatif du calcul des forces sismiques pour chaque niveau…………. 104

Tableau 4.9 : Déplacement horizontal dans les sens X-X et Y-Y…………………………… 106

Tableau 4.10 : Vérification des déformations dans les sens X-X et Y-Y…………………… 106

Tableau 4.11 : Accélération maximale du sol………………………………………………… 107

Tableau 4.12 : Les valeurs des paramètres de calcul………………………………………… 108

Tableau 4.13 : Résultats de calcul de l’accélération en fonction de la période…………… 108

14
Liste des annexes
Annexe 1 : plan AUTOCAD.

Annexe 2 : Pré-dimensionnement des poutres.

Annexe 3 : Résultats de descente de charges et du pré-dimensionnement des poteaux au niveau


h du RDC.

Annexe 4 : Dessins du ferraillage des poutres.

Annexe 5 : Résultats du dimensionnement des poteaux.

Annexe 6 : Résultats du ferraillage des poutres par ROBOT.

Annexe 7 : Résultats du ferraillage des poteaux par ROBOT.

Annexe 8 : Résultats du ferraillage des semelles par ROBOT.

15
Introduction

Le Projet de fin d’études est une opportunité d’apprentissage technique et pratique par

laquelle doit passer tous les étudiants de chaque filière. Il a pour premier objectif de concrétiser

les différentes connaissances théoriques acquises durant notre formation, ainsi de nous intégrer

dans le monde du travail pour une durée limitée. Un deuxième objectif est de mener une mission

concrète venant d’un besoin exprimé au sein du bureau d’étude. Ce projet permet d’acquérir une

formation professionnelle demandant de la rigueur, une méthodologie et de l’organisation.

Dans ce cadre nous avons choisi d’effectuer notre stage de fin d’études au sein de la société

SOCOPLAN qui nous a proposé la conception et le dimensionnement d’un logement social à

Tamesna. Le calcul sera mené à l’aide du logiciel ROBOT, toutefois les calculs manuels seront

faits tout d’abord pour la vérification des résultats obtenues par le logiciel et ensuite pour le calcul

des autres phases qui ne seront pas traitées par ROBOT.

Une étude parasismique sera menée aussi conformément au règlement de construction

parasismique R.P.S 2000 et qui permettra, d’une part, la détermination de l’action sismique et

d’autre part, l’évaluation de la performance sismique de la structure en utilisant la méthode de «

l’analyse pushover ». L’étude du bâtiment sera faite par l’analyse du modèle de la structure en

trois dimensions (3D) sur le logiciel de calcul SAP 2000.

16
L’organisation du rapport sera comme suit :

– le premier chapitre présente le concept introductif sur le contexte général du


projet.

– Le deuxième chapitre est consacré au dimensionnement manuel des éléments


porteurs et secondaires de la structure.

– Le troisième chapitre comporte la modélisation en 3D de la structure et le


dimensionnement des éléments porteurs par le logiciel ROBOT.

– Le dernier chapitre présentera une étude parasismique de la structure par la


méthode d’analyse statique non-linéaire « push over ».

17
Chapitre 1 :
CONTEXTE GENERAL DU
PROJET

18
I. Présentation de la société
I.1. historique

Fondée en 1975, la société d’Ingénieurs Conseils SOCOPLAN est spécialisée dans les études
techniques et le suivi des travaux de bâtiments tous corps d’état, de voiries, routes et réseaux divers
(VRD) et d’hydraulique. SOCOPLAN est également spécialisée dans l’assistance à la maitrise
d’ouvrage et dans l’ordonnancement, la coordination et le pilotage des projets.

Agrée par le Ministère Marocain de l’Équipement et du Transport, SOCOPLAN a été fondée puis
dirigée par Mohammed TADLAOUI, ingénieur d’état en génie civil diplômé de l’Université de
Londres (B.SC (Civil Eng)), de Imperial College (DIC) et ayant 46 ans d’expérience dont 10 ans
avec les sociétés Ove Arup & Partners – Londres et Tucson LTD – Londres. Il est également
membre associé de l’Institut des Ingénieurs Civils d’Angleterre (A.M.C.I).

I.2. Les missions

SOCOPLAN s'intéresse à fournir des solutions durables, de qualité, à coûts optimisés qui
répondent aux besoins des clients dans le domaine des études techniques et du conseil en
ingénierie concernant :

→ Etudes de bâtiments tous corps d’état.


→ Etudes en énergies Renouvelables.
→ Etude de V.R.D.
→ Etudes en hydraulique.
→ Métrés.
→ Ordonnancement, programmation, pilotage et coordination des études et des travaux.
→ Suivi et contrôle des travaux.
→ Assistance à la maîtrise d’ouvrage.
→ Optimisation.
→ Gestion et suivi du dossier pour l’obtention de l’autorisation de construire.

19
I.3. Les objectifs

- Etablir des conceptions de qualité assurant l’optimisation du coût du projet.

- Adopter les techniques les plus innovantes dans la conception et l’exécution des travaux.

- Intégrer la composante « Haute Qualité Environnementale » aux projets.

- Optimiser les délais à travers:

→ des conceptions favorisant la rapidité d‘exécution.


→ la gestion efficace des études et des travaux.

- Assurer la coordination et le contrôle permanents du projet techniquement, financièrement et en


termes de délais.

- Réaliser les projets dans des délais très urgents.

20
II. Présentation de l‘ouvrage et des caractéristiques mécaniques
des matériaux
II.1. Description de l’ouvrage

Inscrite dans les orientations du Schéma National d’Aménagement du Territoriale, la nouvelle ville
de Tamesna, inaugurée par SA MAJESTE LE ROI le 13 mars 2007, est située dans la commune
rurale de Sidi Yahia Zaers et s’étend sur une superficie de 840 ha en vue d’accueillir environ
250000 habitants.

Dans le cadre de ce projet de fin d’étude, nous avons procédé au calcul d’un logement
social parmi plusieurs existant à Tamesna, un lotissement constitué d’un RDC, 03 étages et une
terrasse accessible aux habitants dont chaque étage comporte quatre logements.

 Les caractéristiques géométriques du bâtiment

- Longueur en plan ………………………….23.40 m


- Largeur en plan ……………………………12.60 m
- Hauteur du RDC…………………………….3.00 m.
- Hauteur étage ……………………………...3.00 m.
- Hauteur totale ……………………………...15.00 m.

 Caractéristiques du sol

Le sol d'assise de la construction est un sol non cohérent à compacité moyenne. D’après le rapport
du laboratoire de la mécanique des sols on a :

- La contrainte du sol est бsol = 2 bars pour un ancrage D = 2,00 m. 1bar = 10197 Kg/m²
- Le poids spécifique de terre γ = 1,8 t / m3.
- L'angle de frottement interne du sol est φ = 36.4°.
- La cohésion C = 0 (sol pulvérulent).

21
 Les éléments de la structure

- Les planchers

Le type du plancher à adopter pour tous les niveaux est celui des planchers à corps creux, c’est le
type le plus utilisé dans les bâtiments à usage d’habitation, puisque il offre une bonne isolation
thermique et phonétique, avec un temps réduit de mise en œuvre, et notamment on peut économiser
le coût concernant le coffrage et le volume du béton.

Néanmoins, il existe des zones où on a opté pour les dalles pleines, comme dans les balcons et
dans certains endroits exigés par l’architecte (voir annexe N°1).La terrasse est accessible aux
habitants.

- Revêtement et enduit
→ Carrelage pour les planchers.
→ Le marbre pour les escaliers.
→ Mortier de ciment pour les murs extérieurs.
→ Enduit de plâtre pour les plafonds et les murs intérieurs.

- La maçonnerie
La maçonnerie sera exécutée en brique creuse.

 Les murs extérieurs sont constitués de deux rangées :


→ Brique creuse de 15 cm d’épaisseur.
→ L’âme d’air de 5 cm d’épaisseur.
→ Brique creuse de 10 cm d’épaisseur.
 Les murs intérieurs (cloisons de répartition) sont constitués de brique creuse de 10cm
d’épaisseur.

- La Cage d’escalier
Les escaliers comprennent deux paillasses et un palier intermédiaire pour tous les niveaux de la
structure.

22
II.2. Caractéristiques mécaniques des matériaux

II.2.1. Béton
 Composition du béton

La composition ordinaire pour un mètre cube du béton est :


- 350 kg/𝑚3 de ciment de classe CPJ45.
- 0.4 𝑚3 de sable de diamètre 0/5.
- 0.8 𝑚3 de gravier de diamètre 15/25.
- 0.175 𝑚3 d’eau de gâchage.

 Résistance à la compression

Le béton est dosé à 350Kg/m3 ayant une résistance à la compression à 28 jours : 𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎

 Résistance caractéristique à la traction

Selon BAEL91, la résistance caractéristique à la traction du béton à 28 jours:


𝑓𝑡𝑗 = 0.6 + 0.06 𝑓𝑐𝑗 pour 𝑓𝑐𝑗 ≤ 40 𝑀𝑃𝑎.
On a 𝑓𝑐28 = 25𝑀𝑃𝑎 donc 𝑓𝑗28 = 2.1𝑀𝑃𝑎

 Les contraintes limites de compression du béton

En se référant au règlement du BAEL91 [1], on distingue deux états limites :

- Etat limite ultime « E.L.U »

La contrainte ultime du béton en compression est donnée par :

0.85 𝑓𝑐28
𝜎𝑏𝑐 =
𝛾𝑏
Avec : 𝛾𝑏 est le coefficient de sécurité tel que : 𝛾𝑏 = 1,5 au cas des actions courantes.

23
𝜎𝑏𝑐

2‰ 3,5‰

Figure 1.1: Diagramme contrainte-déformation du béton.

- Etat limite service « E.L.S »

La contrainte limite service en compression du béton est limitée par la formule :


 
 bc = 0.6 𝑓𝑐28 Donc  bc = 15 𝑀𝑃𝑎

 La contrainte limite de cisaillement

Pour notre projet, la fissuration est peu préjudiciable car le milieu est non agressif : pas trop
d’humidité, de condensation, et faible exposition aux intempéries, donc la contrainte limite de
cisaillement prend la valeur suivante :

0.2 𝑓𝑐𝑗
𝜏𝑢 ≤ min( ; 5 ) (en 𝑀𝑃𝑎)  𝜏𝑢 ≤ min( 3.33 ; 5) = 3.33 MPa
𝛾𝑏

II.2.1. Aciers :

 Caractéristiques mécaniques de l’acier

L’acier choisi pour les armatures longitudinales et transversales est un acier à haute adhérence
(HA) de nuance FeE500 (limite d’élasticité : 𝑓𝑒 = 500𝑀𝑃𝑎

Le module d’élasticité longitudinal de l’acier « Es » est pris égal à : 𝐸𝑠 = 2.1 × 10⁵𝑀𝑃𝑎

 La Contrainte limite de l’acier

- Contraintes limites à l ’ELU


𝑓𝑒
La contrainte limite ultime d’acier est donnée par la formule : 𝜎𝑠 = 𝛾
𝑠

24
Avec : 𝛾𝑠 est le Coefficient de sécurité tel que 𝛾𝑠 = 1.15 en situation courante.

𝑓𝑒 500
On a 𝜎𝑠 = 𝛾 = 1.15 donc 𝜎𝑠 = 434.78 𝑀𝑝𝑎.
𝑠

Figure 1.2 : Diagramme contrainte-déformation d’acier.

- Contraintes limites à l ’ELS

Les contraintes limites de l’acier S sont données en fonction de l’état limite d’ouverture des
fissures. La fissuration est peu préjudiciable donc pas de vérification concernant la contrainte
limite de service.
II.3. Les combinaison de calcul

Les sollicitations sont calculées en appliquant les combinaisons d’actions définies ci-après :

 La combinaison de calcul à l’état limite :


𝑃𝑢 = 1,35 𝐺 + 1,5 𝑄.

 Les combinaisons de calcul à l’état limite service:


𝑃𝑠 = 𝐺 + 𝑄
Avec :
G : La charge permanente.

Q : La charge d’exploitation.

II.4. Les règlements utilisés


 B.A.E.L 91 Modifié 99 [1] pour le calcul de la structure.
 Le règlement de construction parasismique R.P.S 2000 [2] pour la vérification des
dimensions et la disposition de ferraillage.

25
Chapitre 2 :
DIMENSIONNEMENT MANUEL DE LA STRUCTURE

Pour ce chapitre, nous exposons en détails les étapes du pré-dimensionnement ainsi


que la détermination des sections d’aciers nécessaires pour ferrailler les éléments
de la structure par le bais d’une étude statique manuelle.

26
PARTIE 1 : pré dimensionnement et descente de charges des
éléments porteurs.
I. Pré-dimensionnement et surcharge sur les planchers
I.1. Pré-dimensionnement des planchers
Pour notre projet, on a utilisé des planchers à corps creux (voir figure 2.1) qui sont constitués par
des éléments porteurs (poutrelles), et par des éléments de remplissage (hourdis). Le tout
surmonté d’une dalle de compression en béton d’une épaisseur de 4 cm.

D’après les règles BAEL 91 [1], la hauteur du plancher doit satisfaire la condition suivante :
𝑳
𝑯𝒕𝒑 >
𝟐𝟐.𝟓

Avec :
𝐻𝑡𝑝 : Hauteur totale du plancher.

L: longueur de la portée libre maximale de la grande travée dans le sens des poutrelles.

Application :
Dans notre cas, les planchers sont tous identiques et on a 𝐿 = 4.22 𝑚 (voir annexe 1).
4.22
𝐻𝑡𝑝 ≥  𝐻𝑡𝑝 ≥ 0.187
22.5
Donc on prend 𝑯𝒕𝒑 = 20 cm, soit un plancher (16+4)

Figure 2.1 : Schéma explicatif d’un plancher à corps creux.

27
On a de même utilisé des dalles pleines pour lesquelles on distingue deux cas :
𝑙𝑥
 Des dalles reposant sur quatre appuis, où on a > 0.4
𝑙𝑦
Dans ce cas la hauteur de la dalle sera :
𝑳𝒙 𝑳𝒙
≤ 𝐇𝐭 ≤
𝟒𝟎 𝟑𝟓
𝑙𝑥
 Des dalles reposant sur deux appuis, où on a < 0.4
𝑙𝑦
Dans ce cas la hauteur de la dalle sera :
𝑳𝒙 𝑳𝒙
≤ 𝐇𝐭 ≤
𝟑𝟓 𝟑𝟎
Avec lx : la plus petite dimension de la dalle.
ly : la plus grande dimension de la dalle.

Application :
On a 𝑙𝑥 = 2.55 m et 𝑙𝑦 = 8.3 m
𝒍𝒙
Donc = 0.3 < 0.4
𝒍𝒚
 dalle repose sur deux appuis

Dans ce cas la hauteur de la dalle sera :

𝐿𝑥 𝐿𝑥 2.55 2.55
≤ 𝐻𝑡 ≤  ≤ 𝐻𝑡 ≤
35 30 35 30
 0.07 ≤ 𝐻𝑡 ≤ 0.085
On choisit 𝐻𝑡 = 8 𝑐𝑚
Pour obtenir une bonne isolation acoustique et
thermique, les règles du BAEL 91 [1] imposent que
l’épaisseur du plancher doit être supérieure ou égale
Figure 2.2 : Présentation de dalle pleine
à 12𝑐𝑚.
On prend alors : 𝑯𝒕 = 𝟏𝟑 𝒄𝒎 du premier étage.

28
I.2. Evaluation des charges et surcharges des planchers

Plancher « terrasse »

N° Eléments Epaisseur Poids Charges


(m) volumique (KN/m²)
(KN/m3 )

1 Gravillon de protection 0,05 20 1


2 Etanchéité multicouche / / 0,12
3 Béton en forme de pente 0,08 22 1,76
4 Isolation thermique 0,05 3 0,15
5 Dalle en corps creux / / 2,85
6 Enduit de plâtre 0,02 10 0,2
Charge permanente g =6.08

Charge d’exploitation q =1,5

Tableau 2.1 : Charges et surcharges du plancher « terrasse ».

Plancher « étage courant »

N° Eléments Epaisseur Poids Charges


(m) volumique (KN/m²)
(KN/m3 )

1 Revêtement en carrelage 0,02 20 0.4


2 Mortier de pose 0,02 20 0 .4
3 Couche de sable 0,02 19 0.38
4 Dalle en corps creux / / 2.85
5 Enduit de plâtre 0,02 10 0,2
6 Cloisons de séparation interne / / 1
Charge permanente g = 5.23

Charge d’exploitation q =1,5

Tableau 2.2 : Charges et surcharges du plancher « étage courant ».

29
Plancher « cage d’escalier »

N° Eléments Epaisseur Poids Charges


(m) volumique (KN/m²)
(KN/m3 )

1 Gravillon de protection 0,05 20 1


2 Etanchéité multicouche / / 0,12
3 Béton en forme de pente 0,06 22 1,32
4 Dalle en corps creux / / 2,85
5 Enduit de plâtre 0,02 10 0.2
Charge permanente g = 5.49

Charge d’exploitation q =1

Tableau 2.3 : Charges et surcharges du plancher « cage d’escalier ».

Balcon en dalle pleine

N° Eléments Epaisseur Poids Charges


(m) volumique (KN/m²)
(KN/m3 )

1 Revêtement en carrelage 0,02 20 0.4


2 Mortier de pose 0,02 20 0 .4
3 Couche de sable 0,02 19 0.38
4 Dalle pleine en BA 0,13 25 3.25
5 Enduit de ciment 0,015 20 0.3
6 Cloisons de séparation interne / / 1
Charge permanente g = 5.73

Charge d’exploitation q =3,5

Tableau 2.4 : Charges et surcharges du balcon en dalle pleine.

30
Plancher « Terrasse inaccessible »

N° Eléments Epaisseur Poids Charges


(m) volumique (KN/m²)
(KN/m3 )

1 Gravillon de protection 0,05 20 1


2 Etanchéité multicouche 0,02 6 0,12
3 Béton en forme de pente 0,06 22 1,32
4 Dalle en BA 0,13 25 3.25
5 Enduit de plâtre 0,02 10 0.2
Charge permanente g = 5.89

Charge d’exploitation q =1

Tableau 2.5 : Charges et surcharges du plancher « terrasse inaccessible ».

II. Pré-dimensionnement et surcharge sur les poutres


II.1. Pré-dimensionnement des poutres

D’après le BAEL 91[3], les dimensions d’une section rectangulaire isostatique sont :
 La hauteur h
𝑳 𝑳
≤𝒉 ≤
𝟏𝟓 𝟏𝟎
Généralement, pour le choix des hauteurs des poutres isostatiques, on procède comme suit :
𝐿
 h= si les poutres sont trop chargées (chargées sur deux cotés).
10
𝐿
 h= si les poutres sont moyennement chargées (chargées sur un seul coté).
12
𝐿
 h= si Les poutres sont peu chargées (aucun coté n’est chargé).
15

On ce qui concerne les poutres continues, la hauteur h de la poutre doit vérifier la condition de
la flèche suivante:

𝑳𝒎𝒂𝒙 𝑳𝒎𝒂𝒙
≤𝒉 ≤
𝟏𝟔 𝟏𝟐

31
 La largeur b

Selon le BAEL [1], la largeur de la poutre doit vérifier la relation suivante :

𝟎. 𝟒 𝒉 ≤ 𝒃 ≤ 𝟎. 𝟕 𝒉
Les dimensions de la section de la poutre, h et b étant respectivement la plus grande et la plus
petite dimension, doivent satisfaire les conditions exigées par le RPS 2000 [2] :

𝑏
 Le rapport largeur/hauteur doit être : ≥ 0. 25

 La largeur b de la poutre doit être : 𝑏 ≥ 200 𝑚𝑚

Application

 Poutre isostatique

Figure 2.3 : La poutre isostatique N9 sur le plan de coffrage.

𝐿
Cette poutre est moyennement chargée d’une longueur 𝐿 = 4.95 𝑚, donc ℎ = 12 = 41.2 𝑐𝑚
on maintient ℎ = 45 𝑐𝑚.

Pour la largeur, on a 0.4 h ≤ b ≤ 0.7 h => 18 ≤ b ≤ 31.5 , on prend b = 25 cm.

Vérification
𝑏 = 250 𝑚𝑚 > 200 𝑚𝑚  la condition est vérifiée.
𝑏
= 0.55 > 0.25  la condition est vérifiée.

32
 Poutre continue

Figure 2.4 : Présentation de la poutre continue N2 sur le plan de coffrage.

La hauteur h de la poutre doit vérifier la condition suivante:

Lmax Lmax 4.22 4.22


≤h ≤  ≤h ≤  0.26 ≤ h ≤ 0.351
16 12 16 12

On prend h = 35 cm.

Pour la largeur, on a 0.4 h ≤ b ≤ 0.7 h => 14 ≤ b ≤ 24.5 , on prend b = 25 cm.

Vérification
𝑏 = 250 𝑚𝑚 > 200 𝑚𝑚  la condition est vérifiée.
𝑏
= 0.83 > 0.25  la condition est vérifiée.

En tenant compte de ce qui précède, on a trouvé les résultats figurant dans l’annexe 2.

II.2. descente de charges des poutres

On va essayer dans cette partie de calculer les charges portées par chaque poutre. Ces poutres
peuvent être divisées en deux catégories :

Des poutres porteuses


En tenant compte des charges semblables au niveau de chaque étage, on va utiliser les formules
suivantes :
𝒈×𝑳
 La charge permanente : 𝑮(𝑲𝑵/𝒎) = 𝑮𝒑𝒑 +
𝟐

33
𝒒×𝑳
 La charge d’exploitation : 𝑸(𝑲𝑵/𝒎) =
𝟐
Avec :

g : La charge permanente unitaire par mètre carré sur plancher.

q : La charge d’exploitation unitaire par mètre carré sur plancher.

𝑮𝒑𝒑 : Le poids propre de la poutre : Gpp(KN/m) = 𝑏 (𝑚) × ℎ(𝑚) × 25 (KN/m³).

L : La longueur du chargement.

Des poutres non chargées

Pour une poutre non chargée, 1KN/m est supposée comme surcharge des hourdis qui peuvent
reposées sur cette poutre, alors on utilise les formules suivantes :

La charge permanente : 𝑮(𝑲𝑵/𝒎) = 𝑮𝒑𝒑 + 1( 𝑲𝑵/𝒎 )


La charge d’exploitation : 𝑸(𝑲𝑵/𝒎) = 1( 𝑲𝑵/𝒎 )
Avec Gpp est le poids propre de la poutre : Gpp(KN/m) = 𝑏 (𝑚) × ℎ(𝑚) × 25 (KN/m³).

On ce qui concerne la charge totale, on va la calculer à l’état limite ultime ainsi qu’à l’état limite
service on se basant sur les relations suivantes :

P (ELU) = 1.35 G + 1.5 Q


P (ELS) = G + Q

III. Pré-dimensionnement et surcharge sur des poteaux


Le pré dimensionnement des poteaux nécessite tout d’abord le calcul des charges permanentes
G et d’exploitation Q sur le poteau, ces charges seront calculées pour chaque niveau.

III.1. descente de charges des poteaux

Les formules de la descente de charges sur un poteau sont exprimées comme suit:

 La charge permanente
𝑳
G (KN/m) = GP × S + PP poteau + Σ PP poutre ×
𝟐

34
 La charge d’exploitation
Q (KN/m) = QP × S

Avec :
GP : la charge permanente sur les planchers supérieurs.
QP : la charge d’exploitation sur les planchers supérieurs.
L : portée entre axe de la poutre appuyant sur le poteau.

PP poteau = section du poteau × hauteur × densité du béton (25𝐾𝑁/𝑚3 )

PP poutre = section de la poutre × densité du béton (25𝐾𝑁/𝑚3 ).

S : l’aire de la surface du plancher supportée par le poteau (voir figure 2.5).

Pratiquement, avant de se lancer dans les calculs et pour réduire le nombre des opérations de calcul,
on cherche les poteaux qui ont, à peu près, la même surface de charge, on leur donne le même
nom.

Figure 2.5 : La surface intervenant au calcul de la descente de charges d’un poteau.

Les règles B.A.E.L n’imposent aucune condition à ELS pour les pièces soumises en compression
centrée comme le cas des poteaux. Par conséquent, le dimensionnement et la détermination des
armatures doivent se justifier uniquement vis à vis de ELU :

Nu=1.35 G (KN/m) +1.5 Q (KN/m)

35
Dans les bâtiments comportant des travées solidaires, il convient de majorer les charges.
- 15% si le poteau est plus d’une fois voisin d’un poteau de rive.
- 10% si le poteau est une fois voisin d’un poteau de rive.

Le calcul des charges sur les poteaux est fait en utilisant le logiciel ROBOT qui nous a simplifié
la tâche, les résultats seront représentés Sous forme de tableau (voir annexe 3).

Remarque
En ce qui concerne la charge au pied d’un poteau, on va considérer la somme des charges
provenant des étages supérieurs et ça sera la charge avec laquelle on va pré-dimensionner les
poteaux.

III.2. pré-dimensionnement des poteaux

Afin de pré-dimensionner un poteau on est tenu à suivre les étapes suivantes [3] :

1. Calculer la charge supportée par le poteau Nu.

2. Se fixer un élancement  = 35

3. Calculer le coefficient de flambage :

0.85
α=
λ
1 + 0.2 ( )²
35
On a  = 35 donc  = 0.708

4. Calculer la section réduite du béton 𝐵𝑟 avec 𝐴𝑡ℎ = 0 à partir de la relation qui permet de

calculer l’effort normal :

𝐵𝑟 𝑓𝑐28 𝑓𝑒
Nu ≤ α [ + 𝐴𝑡ℎ ]
0.9 𝛾𝑏 𝛾𝑠

On simplifie la relation et on obtient celle-ci :

0.9 Nu γb
Br ≥
α fc28

36
On a  = 0.708 et γb = 1.5

On trouve finalement la relation suivante :


1.907 Nu
Br =
fc28
5. Calcul des dimensions du poteau.
𝐿𝑓
 La largeur a : 𝑎 ≥ 2√3
λ
Avec :

Lf : La longueur du flambement : 𝐿𝑓 (m) = 0.7 × 𝐿0


L0 : La hauteur totale du poteau
Br
 La longueur b : 𝑏 ≥ + 0.02
𝑎−0.02

Remarque 1
 Si b < 𝑎  b = 𝑎 (poteau carré)
 Le règlement de construction parasismique RPS2000 [2] exige une section
minimale du poteau de 25*25
Remarque 2
Les étages sont tous identiques, on va donc s’intéresser à l’étude des poteaux les plus
portants et sont ceux du rez-de-chaussée.

Application

On a choisi de Pré-dimensionner le poteau P4 :

 la charge Nu supportée par le poteau P4 est déjà calculé : Nu = 310.87𝐾𝑁


 en fixant un élancement  = 35 , on va calculer le coefficient de flambage :
0.85
α=   = 0.708
λ
1 + 0.2 ( )²
35

37
 on calcule la section réduite du béton 𝐵𝑟 , avec fc28 = 25 𝑀𝑃𝑎, à partir de
la relation Suivante :

1.907 Nu
Br =  Br = 236.935 𝑐𝑚²
fc28

 On calcule finalement les dimensions du poteau :


𝐿𝑓
La largeur a 𝑎 ≥ 2√3
λ
Avec :
𝐿𝑓 = 0.7 × 𝐿0 = 0.7 × 3 = 2.1 𝑚
Donc 𝑎 ≥ 20.78 𝑐𝑚
On prend 𝒂 = 25 𝒄𝒎
Br
La longueur b 𝑏 ≥ + 0.02  𝑏 ≥ 12.3 cm
𝑎−0.02

On a trouvé que b < 𝑎 donc on prend 𝒃 = 25 𝒄𝒎

IV. Pré-dimensionnement des semelles :


Pour ce projet, on a adopté des semelles isolées sous poteaux. Ces semelles sont calculées à l’état
limite de service pour leurs dimensions extérieures.

Pour la détermination de la section du béton pour une semelle on suit les étapes suivantes [4] :

1. On Calcule la surface portante de la semelle :


𝑁𝑠𝑒𝑟
𝑆=𝐴×𝐵 ≥
𝜎𝑠𝑜𝑙
Avec :
𝑁𝑠𝑒𝑟 : L’effort normal service appliqué sur la semelle provenant du poteau (en MN).

𝜎𝑠𝑜𝑙 : La contrainte admissible du sol : 𝜎𝑠𝑜𝑙 = 0.2 MPa

2. on considère des semelles à débord égale et on utilise les relations suivantes :


𝐴 𝐵
 Pour une semelle centrée ou excentrée des deux côtés : =
𝑎 𝑏
(𝐵−𝑏)
 Pour une semelle excentrée d’un seul côté : 𝐴−𝑎 = 2

38
Avec :
A : la plus petite dimension de la semelle.
B : la plus grande dimension de la semelle.

𝑎: la largeur du poteau.

b : la longueur du poteau.
3. On déduit des deux formules précédentes :

 La largeur A et la longueur B de la semelle (multiple de Cinque).


B−b A− 𝑎
 La hauteur utile d de la semelle: 𝑑 = max( ; )
4 4

 La hauteur totale de la semelle : 𝐻𝑡 = 𝑑 + 5 𝑐𝑚


4. finalement on doit vérifier la condition suivante: sol < ̅sol
Avec :
𝑁𝑠𝑒𝑟 + 𝑃𝑃𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒
𝜎𝑠𝑜𝑙 =
𝑆
𝑃𝑃𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒 = A × B × H × densité de béton (25KN/m³)

̅sol = 0.2 MPa

Application

Pré-dimensionnement de la semelle S4 :
On a les données suivantes :
- 𝜎𝑠𝑜𝑙 = 0.2 MPa
- 𝑁𝑠𝑒𝑟 = 226.64 𝐾𝑁
- Les dimensions de la section du poteau P4 : 𝑎 = 𝑏 = 25 𝑐𝑚

1. Calcul de la surface portante :


𝑁𝑠𝑒𝑟 0.226
𝑆 =𝐴×𝐵 ≥  𝑆 =𝐴×𝐵 ≥  𝑺 = 𝑨 × 𝑩 = 𝟏. 𝟑𝟑 𝒎²
𝜎𝑠𝑜𝑙 0.2
2. Calcul des dimensions de la semelle :
𝐴 𝐵
On a = avec 𝑆 = 𝐴 × 𝐵 ≥ 1.33 𝑚² donc :
𝑎 𝑏
𝑆×𝑎
- La largeur de la semelle 𝐴 ≥ √
𝑏

39
𝑆×𝑏
- La largeur de la semelle 𝐵 ≥ √
𝑎

On a 𝑎 = b donc 𝐴 = 𝐵 ≥ √𝑆 = 1.06 𝑚
On prend 𝑨 = 𝑩 = 𝟏. 𝟏𝟎 𝒎

B−b A− 𝑎
- La hauteur utile d de la semelle: 𝑑 = max( ; )  𝑑 = 0.2125 𝑚
4 4
On prend 𝒅 = 𝟐𝟓 𝒄𝒎
- La hauteur totale de la semelle : 𝐻𝑡 = 𝑑 + 5 𝑐𝑚  𝑯𝒕 = 𝟑𝟎 𝒄𝒎

3. Vérification : sol < ̅sol


𝑁𝑠𝑒𝑟 + 𝑃𝑃𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒 0.226+ 1.12 × 0.3 × 0.025
On a 𝜎𝑠𝑜𝑙 =  𝜎𝑠𝑜𝑙 =
𝑆 1.1²
 𝝈𝒔𝒐𝒍 = 0.1944 MPa ≤ ̅sol = 0.2 MPa
Donc la condition est vérifiée.

Figure 2.6 : Schéma de pré dimensionnement de la semelle centrée S4.

40
PARTIE 2 : dimensionnement des éléments porteurs.
I. Dimensionnement des poutres
I.1. Calcul des armatures longitudinales

Les sections des poutres étant bien définies, on va essayer dans ce qui suit de dimensionner les
poutres en se basant sur l’organigramme de calcul à l’ELU d’une section rectangulaire en flexion
simple présenté ci-après (voir figure 2.7 [4]).

La détermination des moments qui permettront le ferraillage des poutres se fera par l’intermédiaire
du logiciel ROBOT, que nous utiliserons pour trouver les moments sur appuis ainsi que les
moments maximaux et minimaux sur travées.

Les sections d’acier étant calculées à l’aide de l’organigramme, il faut vérifier la condition de non
fragilité imposée par les règles du BAEL 91 [1].

𝑓𝑡28
𝐴𝑠 ≥ 𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 0.23 × 𝑏 × 𝑑 ×
𝑓𝑒
Autrement dit, la section d’acier adoptée sera : 𝐴𝑆 = max( 𝐴𝑠 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣é ; 𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 )
Avec :
𝑏 : La largeur de la poutre.

𝑑 : La hauteur utile de la poutre 𝑑 = 0.9 × ℎ.

ℎ : La hauteur totale de la poutre.

𝐴𝑠 : La section d’acier à utiliser.

𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 : La section d’acier minimale.

𝐴𝑠 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣é : La section d’acier calculé à l’aide de l’organigramme.

𝑓𝑡28 : Résistance caractéristique du béton en traction 𝑓𝑡28 = 0.6 + (0.06 × 𝑓𝑐28 )

𝑓𝑐28 : La résistance caractéristique du béton en compression à 28 jours 𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎


𝑓𝑒 : La limite d’élasticité 𝑓𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎

De plus, on procède à deux autres vérifications :

41
- Vérification de la contrainte de cisaillement

Pour l’effort tranchant, la vérification du cisaillement suffira le cas le plus défavorable.


Il faut vérifier que : 𝝉𝒖 ≤ 𝝉
0.2 𝑓𝑐28
La fissuration est peu préjudiciable donc 𝜏(𝑀𝑃𝑎) = min ( ;5 )
𝛾𝑏
𝑉𝑢
De plus on a 𝜏𝑢 =
𝑏×𝑑
Avec :
𝑉𝑢 : L’effort tranchant.
b : La largeur de la poutre.
d : La hauteur utile de la poutre.
𝑓𝑐28 : La résistance caractéristique du béton en compression à 28 jours 𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑏 : Le coefficient de sécurité 𝛾𝑏 = 1.5

- Vérification à l’ELS
La fissuration étant peu nuisible, donc pas de vérification à faire à l’état limite de l’ouverture des
fissures et elle se limite à celle concernant l’état limite de compression du béton.

On doit vérifier que : 𝝈𝒃𝒄 ≤ 𝝈𝒃𝒄

𝑀𝑠𝑒𝑟
Tel que : 𝜎𝑏𝑐 = ×𝑌 𝑒𝑡 𝜎𝑏𝑐 = 0.6 𝑓𝑐28
𝐼

L’axe neutre :
b 2
.Y  n.( AS  As ' ).Y  n.( AS .d  As '.d ' )  0 Avec 𝑛 = 15
2

Le moment d’inertie :

.Y  n. AS .Y  d '  n. AS .d  Y 


b 3
I
2 2

3
Avec :
𝜎𝑏𝑐 : La contrainte de compression du béton.
𝜎𝑏𝑐 : La contrainte limite.
𝑀𝑠𝑒𝑟 : Moment fléchissant à l’ELS.

42
𝑓𝑐28 : La résistance caractéristique du béton en compression à 28 jours.
I : Le moment d’inertie.
𝑌 : L’axe neutre.
I.2. Calcul des armatures transversales et de l’espacement

 Diamètre des armatures transversales


Le diamètre des armatures transversales se détermine par la relation suivante :
ℎ 𝑏
ø𝑡 ≤ min( ; ø𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; )
35 10
Avec :
b : la largeur de la poutre.
h : la hauteur totale de la poutre.
ø𝑡 : Le diamètre des armatures transversales.
ø𝑙 𝑚𝑖𝑛 : Le diamètre minimal des armatures longitudinales.

 Espacement des armatures dans la zone courante

𝑆𝑡 ≤ min( 0.9𝑑; 40)


𝐴𝑡 × 𝑓𝑒
𝑆𝑡 ≤
𝑆𝑡 = min 0.4 𝑏
0.9 𝐴𝑡 . 𝑑. 𝑓𝑒
{ 𝑆𝑡 ≤ 0.4 𝑏
St
On prend comme espacement maximal dans la zone courant : Stmax =
2
Avec :
𝑆𝑡 : Espacement des armatures dans la zone courante.

𝐴𝑡 : Section d’armature transversale


b : la largeur de la poutre.

d : la hauteur utile de la poutre d = 0.9 × h

𝑓𝑒 : La limite d’élasticité 𝑓𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎

43
 Espacement des armatures dans la zone critique

Selon le RPS2000 [2] l’espacement dans la zone critique vaut :

𝑆𝑐 (𝑐𝑚) = min (8 ø𝑙 ; 24 ø𝑡 ; 0.25 ℎ ; 20 )


Avec :
𝑆𝑐 : Espacement des armatures dans la zone critique
ø𝑙 : Diamètre des armatures longitudinales.

ø𝑡 : Diamètre des armatures transversales.

h : La hauteur totale de la poutre.

Les premières armatures doivent être placées à 5 cm au plus de la face du poteau.


 Longueur de la zone critique :

Le RPS2000 [2] exige que la longueur de la zone critique soit comme suit :
lc = 2 × h
Avec :

lc : Longueur de la zone critique.


h : la hauteur totale de la poutre.

 Disposition des armatures :


𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒
- Longueur des chapeaux centraux : 𝐿= × 2 + 0.25
4
𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒
- Longueur des chapeaux excentrés : 𝐿 = 4
2 𝑙𝑡
- Longueur du renfort sur la travée : 𝐿 = 𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 −
10
Avec :
𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 : La longueur de la travée.
𝑙𝑡 : La longueur totale de la travée (y inclus les poteaux).

44
𝑀𝑢 , 𝑏 , 𝑑 , 𝑓𝑐28 , 𝑓𝑒 , 𝛾𝑠 , 𝛾𝑏 , 𝜃,
0.85 𝑓𝑐28 𝑓𝑒
𝑓𝑏𝑢 = , 𝑓𝑠𝑢 =
𝜃 × 𝛾𝑏 𝛾𝑠
𝑓𝑒 7
𝜀𝑙 = , 𝛼𝑙 = , 𝜇𝑙 = 0.8 𝛼𝑙 (1 − 0.4 𝛼𝑙 )
𝛾𝑠 × 𝐸𝑠 7 + 2 𝜀𝑙

𝑀𝑢
𝜇=
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑢

Non Augmenter h (d)


5
𝜇 ≤ 𝜇𝑙 n Augmenter 𝑓𝑐28
3
Section en “T”
Oui
Oui Non
𝜇 ≤ 𝜇𝑙
Pivot B 4
Non
𝜇 ≤ 0.1859
3
Oui Pivot B
Oui
Non
1 𝜇 ≤ 0.1042 2 (𝑬): 𝟏𝟓𝜶𝟒 − 𝟔𝟎𝜶𝟑 − (𝟐𝟎 + 𝟒𝝁)𝜶𝟐 + 𝟖𝝁𝜶 − 𝟒𝝁 = 𝟎
Pivot A
Pivot A

1 2 3 4

𝜇 ≤ 0.1042 𝜇 ≤ 0.1042 𝜇 ≤ 0.1859 𝜇 ≤ 𝜇𝑙


Oui Non Non Non
1
𝛼𝜖 [0, 6]et racine de (E) 𝛼 = 1 − 0.9366√1 − 2𝜇 α = 1.25(1 − √1 − 2μ ) Choix de d’

16𝛼 − 1 𝛽 = 0.8 𝛼
5𝛼²(3 − 8𝛼) 𝛽=
𝛽= 15
3(1 − 𝛼)2
(𝜇 − 𝜇𝑙 )𝑏. 𝑑². 𝑓𝑏𝑢
𝐴′𝑠𝑢 =
𝛽. 𝑑. 𝑏. 𝑓𝑏𝑢 𝛽. 𝑑. 𝑏. 𝑓𝑏𝑢 𝛽. 𝑑. 𝑏. 𝑓𝑏𝑢 (𝑑 − 𝑑 ′ ) 𝑓𝑠𝑢
𝐴𝑠𝑢 = 𝐴𝑠𝑢 = 𝐴𝑠𝑢 =
{ 𝑓𝑠𝑢 { 𝑓𝑠𝑢 { 𝑓𝑠𝑢 0.8 𝛼𝑙 . 𝑑. 𝑏. 𝑓𝑏𝑢
𝐴𝑠𝑢 = 𝐴′𝑠𝑢 +
𝐴′𝑠𝑢 = 0 𝐴′𝑠𝑢 = 0 𝐴′𝑠𝑢 = 0 { 𝑓𝑠𝑢

Figure 2.7 : Organigramme de calcul à l’ELU d’une section rectangulaire en flexion simple.

45
Application

 Poutre isostatique 𝑁9 (25 × 45):

Figure 2.8 : La poutre isostatique N9 sur le plan de coffrage.

- Calcul des armatures longitudinales :


Les moments sur appuis ainsi qu’en travée sont déterminés par le logiciel ROBOT :

Figure 2.9 : Diagramme du moment fléchissant à l’ELU.

En se basant sur l’organigramme (figure 2.7), on a trouvé les résultats suivants :

Position Mu (𝐾𝑁. 𝑚) 𝜇 𝛼 𝛽 𝐴𝑠 (𝑐𝑚2 )


Travée 79.21 0.1398 0.205 0.152 4.95
appuis 11.88 0.021 0.0614 0.0179 0.58

Tableau 2.6 : Ferraillage à l’ELU de la poutre N9.

- Condition de non fragilité :


𝑓𝑡28
𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 0.23 × 𝑏 × 𝑑 × = 0.98 𝑐𝑚²
𝑓𝑒

46
3𝐻𝐴12 + 3𝐻𝐴10 (5.75 𝑐𝑚2 ) armatures tendues en travée
Donc on prend : {
3𝐻𝐴10 (2.36 𝑐𝑚2 ) 𝑎𝑟𝑚𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑝𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑠𝑢𝑟 𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖𝑠

- Vérification de la contrainte de cisaillement :

Figure 2.10 : Diagramme des efforts tranchants.

0.2 𝑓 𝑉𝑢
𝜏 = min ( 𝛾 𝑐28 ; 5) = 3.33𝑀𝑃𝑎 𝑒𝑡 𝜏𝑢 =
𝑏 𝑏×𝑑
𝑉𝑢
𝜏𝑢 = = 0.6401 MPa < 𝜏 = 3.33𝑀𝑃𝑎  la condition est vérifiée.
𝑏×𝑑
- Vérification à l’ELS:

Figure 2.11 : diagramme du moment fléchissant à l’ELS.


𝑀𝑠𝑒𝑟
On doit vérifier que : 𝜎𝑏𝑐 = 𝐼
× 𝑌 ≤ 𝜎𝑏𝑐 = 0.6 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎

Position 𝑀𝑠𝑒𝑟 (𝐾𝑁. 𝑚) I (𝑐𝑚4 ) Y (cm) 𝜎𝑏𝑐 (𝑀𝑃𝑎) La condition 𝜎𝑏𝑐 < 𝜎𝑏𝑐
Travée 57.6 81072.05 13.52 9.6 Vérifiée
appuis 9.32 40067 9.32 2.01 Vérifiée

Tableau 2.7 : Récapitulatif pour la vérification à ELS.

47
- Calcul des armatures transversales:
ℎ 𝑏 450 250
ø𝑡 ≤ min( ; ø𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; )  ø𝑡 ≤ min( ; 10 ; ) = 10𝑚𝑚
35 10 35 10

On prend ø𝒕 = 8 𝒎𝒎
- Espacement des armatures dans la zone courante :
𝑆𝑡 ≤ min( 0.9𝑑; 40) = 0.36 𝑚
𝐴𝑡 × 𝑓𝑒
𝑆𝑡 ≤ = 1𝑚
𝑆𝑡 = min 0.4 𝑏
0.9 𝐴𝑡 . 𝑑. 𝑓𝑒
{ 𝑆𝑡 ≤ 0.4 𝑏
= 0.49 𝑚

St
On prend Stmax =  𝐒𝐭𝐦𝐚𝐱 = 𝟏𝟖 𝐜𝐦
2

- Espacement des armatures dans la zone critique :


𝑆𝑐 = min (8 ø𝑙 ; 24 ø𝑡 ; 0.25 ℎ ; 20 𝑐𝑚 ) = 8 𝑐𝑚

Les premières armatures doivent être placées à 5 cm au plus de la face du poteau.

- Longueur de la zone critique :


lc = 2 × h = 𝟗𝟎 𝒄𝒎

- Disposition des armatures :


𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 4.7
 Longueur des chapeaux excentrés : 𝐿 = = 4 = 𝟏. 𝟏𝟖 𝒎
4
2 𝑙𝑡 2×5.2
 Longueur du renfort sur la travée : 𝐿 = 𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 − = 4.7 − 10 = 𝟑. 𝟔𝟔 𝒎
10

48
Figure 2.12 : Schéma représentatif du ferraillage de la poutre N9.

 Poutre continue

Figure 2.13 : Présentation de la poutre continue sur le plan de coffrage.

- Calcul des armatures longitudinales

Les moments sur appuis ainsi qu’en travées sont déterminés par le logiciel ROBOT :

Figure 2.14 : Diagramme du moment fléchissant à l’ELU.

49
En se basant sur l’organigramme (figure 2.7), on a trouvé les résultats suivants :

Position Mu (𝐾𝑁. 𝑚) 𝜇 𝛼 𝛽 𝐴𝑠 (𝑐𝑚2 )


Travée 1 et 3 2.11 0.0082 0.0391 0.0074 0.16
Travée 2 22.69 0.0667 0.1043 0.049 1.24
appuis 21.78 0.0844 0.1157 0.0592 1.3

Tableau 2.8 : Ferraillage à l’ELU de la poutre continue.

- Condition de non fragilité :


𝑓𝑡28
On a 𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 0.23 × 𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑒
2.1
Donc 𝑇1 , 𝑇3 ∶ 𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 0.23 × 25 × 27 × = 0.65 𝑐𝑚²
500
2.1
𝑇2 ∶ 𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 0.23 × 25 × 31.5 × = 0.76 𝑐𝑚²
500

3𝐻𝐴10 ( 2.36 𝑐𝑚2 ) armatures tendues en travées


Donc on prend : {
3𝐻𝐴10 (2.36 𝑐𝑚2 ) armatures chapeaux sur appuis

- Vérification de la contrainte de cisaillement :

Figure 2.15 : Diagramme des efforts tranchants.

0.2 𝑓 𝑉𝑢
𝜏 = min ( 𝛾 𝑐28 ; 5 ) = 3.33𝑀𝑃𝑎 𝑒𝑡 𝜏𝑢 =
𝑏 𝑏×𝑑
𝑉𝑢
𝜏𝑢 = = 0.7528 MPa < 𝜏 = 3.33𝑀𝑃𝑎  la condition est vérifiée.
𝑏×𝑑

50
- Vérification à l’ELS:

Figure 2.16 : Diagramme du moment fléchissant à l’ELS.

𝑀𝑠𝑒𝑟
On doit vérifier que : 𝜎𝑏𝑐 = 𝐼
× 𝑌 ≤ 𝜎𝑏𝑐 = 0.6 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎

Position 𝑀𝑠𝑒𝑟 (𝐾𝑁. 𝑚) I (𝑐𝑚4 ) Y (cm) 𝜎𝑏𝑐 (𝑀𝑃𝑎) La condition 𝜎𝑏𝑐 < 𝜎𝑏𝑐
Travée 𝑇2 16.41 22992.41 8.06 6.3 Vérifiée
appuis 15.8 16975.74 7.44 4.99 Vérifiée

Tableau 2.9 : Récapitulatif pour la vérification à ELS.

- Calcul des armatures transversales:

ℎ 𝑏
on a ø𝑡 ≤ min( ; ø𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; )
35 10

300 250
Donc : 𝑇1 , 𝑇3 ∶ ø𝑡 ≤ min( 35 ; 10 ; 10
) = 8.57 𝑚𝑚
350 250
𝑇2 ∶ ø𝑡 ≤ min( 35 ; 10 ; 10
) = 10 𝑚𝑚

On prend ø𝒕 = 8 𝒎𝒎
- Espacement des armatures dans la zone courante :
𝑆𝑡 ≤ min( 0.9𝑑; 40) = 0.243 𝑚
𝐴𝑡 × 𝑓𝑒
𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 𝑇1 𝑒𝑡 𝑇3 : 𝑆𝑡 = min 𝑆𝑡 ≤ = 1𝑚
0.4 𝑏
0.9 𝐴𝑡 . 𝑑. 𝑓𝑒
{ 𝑆𝑡 ≤ 0.4 𝑏
= 1.01 𝑚

St
On prend Stmax =  𝐒𝐭𝐦𝐚𝐱 = 𝟏𝟐 𝐜𝐦
2

51
𝑆𝑡 ≤ min( 0.9𝑑; 40) = 0.279 𝑚
𝐴𝑡 × 𝑓𝑒
𝑆𝑡 ≤ =1𝑚
𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 𝑇2 : 𝑆𝑡 = min 0.4 𝑏
0.9 𝐴𝑡 . 𝑑. 𝑓𝑒
{ 𝑆𝑡 ≤ 0.4 𝑏
= 0.42 𝑚
St
On prend Stmax =  𝐒𝐭𝐦𝐚𝐱 = 𝟏𝟑 𝐜𝐦
2
- Espacement des armatures dans la zone critique :
𝑆𝑐 = min (8 ø𝑙 ; 24 ø𝑡 ; 0.25 ℎ ; 20 𝑐𝑚 )

𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 𝑇1 𝑒𝑡 𝑇3 : 𝑺𝒄 = 𝟕 𝒄𝒎
𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 𝑇2 ∶ 𝑺𝒄 = 𝟖 𝒄𝒎
Les premières armatures doivent être placées à 5 𝑐𝑚 au plus de la face du poteau.
- Longueur de la zone critique :
On a lc = 2 × h Donc :
𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 𝑇1 𝑒𝑡 𝑇3 : 𝐥𝐜 = 𝟔𝟎 𝒄𝒎
𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 𝑇2 ∶ 𝐥𝐜 = 𝟕𝟎 𝒄𝒎
- Disposition des armatures :
𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 2.5
 Longueur des chapeaux excentrés : 𝐿 = = = 𝟎. 𝟔𝟑 𝒎
4 4
𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 2.8
 Longueur des chapeaux centraux : 𝐿 = × 2 + 0.25 = 4 × 2 + 0.25 = 𝟏. 𝟔𝟓 𝒎
4

Figure 2.17 : Schéma représentatif du ferraillage de la poutre continue.

52
En ce qui concerne la détermination du ferraillage des autres poutres, on procède de la même
manière, les détails de ferraillage sont représentés dans l’annexe 4.

II. Dimensionnement des Poteaux


II.1. Calcul des armatures longitudinales des poteaux
En ce qui concerne la détermination des sections d’armatures longitudinales des poteaux, on va
suivre les étapes suivantes qui seront par suite schématisées sous forme d’un organigramme (voir
figure 2.19 [4]).

𝑙𝑓
 On calcule l’élancement 𝜆 : 𝜆 = 2√3
𝑎
Avec :
𝑙𝑓 : La hauteur de flambement 𝑙𝑓 = 0.7 𝑙0
𝑙0 : La hauteur de plancher à plancher.
 On calcule le coefficient de flambage  :
0.85
- Si 𝜆 ≤ 50 alors 𝛼= 𝜆
1+0.2 (35)²
50
- Si 50 < 𝜆 ≤ 70 alors 𝛼 = 0.6 ( )²
𝜆

 On calcule la section réduite du béton 𝐵𝑟 : 𝐵𝑟 = (𝑎 − 0.02)(𝑏 − 0.02)


Avec a et b sont les dimensions du poteau.

 On calcule la section d’acier théorique Ath :


𝑁𝑢 𝐵 𝑓 𝛾
𝐴𝑡ℎ ≥ [ − 𝑟 𝑐28 ] × 𝑆
𝛼 0.9 𝛾𝐵 𝑓𝑒
Avec :
𝑁𝑢 : Effort normal ultime en MN.
𝐵𝑟 : Section réduite du béton en m².

 : Coefficient de flambage.

𝐴𝑡ℎ : Section d’acier en m².

𝑓𝑒 : La limite d’élasticité 𝑓𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎.

𝑓𝑐28 : La résistance caractéristique du béton en compression à 28 jours.

𝛾𝑏 et 𝛾𝑠 : Les coefficients de sécurité 𝛾𝑏 = 1.5 et 𝛾𝑠 = 1.15

53
 On calcule de la section d’acier minimale 𝐴𝑚𝑖𝑛 :
𝐵
𝐴𝑚𝑖𝑛 ≥ max ( 4 𝑢 ; 0.2 )
100
Avec :
𝑢 : Le périmètre du poteau en m.
𝐵 : La section du poteau en cm²
4 cm² /m de périmètre

 On choisit la section d’acier finale 𝐴𝑠 :


𝐴𝑠 = max( 𝐴𝑚𝑖𝑛 ; 𝐴𝑡ℎ )
 On calcule de la section d’acier maximale Amax:
5×𝐵
𝐴𝑚𝑎𝑥 ≤
100
 Finalement on doit vérifier que : 𝐴𝑠 ≤ 𝐴𝑚𝑎𝑥

II.2. Calcul des armatures transversales et des espacements :


Diamètre des armatures transversales
∅𝑙𝑚𝑎𝑥
∅𝑡 ≥
3
Avec :
∅𝑡 : Diamètre des armatures transversales.
∅𝑙𝑚𝑎𝑥 : Diamètre maximal des armatures longitudinales.

La longueur de la zone critique 𝒍𝒄


Selon le RPS2000 la longueur de la zone critique est définie par :

𝑙𝑐 (𝑐𝑚) = max( 6𝑒 ; b ; 45 )

Avec :
b : la longueur du poteau.
ℎ𝑒 : la hauteur sous plafond.

Espacement dans la zone critique 𝑺𝒄 :

Le RPS2000 [2] exige que l’espacement dans la zone critique soit


défini par : 𝑆𝑐 (𝑐𝑚) = min (15 ; 8 ∅𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; 0.25 𝑏 ) Figure 2.18 : Zone critique d’un
poteau [2]

54
Avec :
b : la longueur du poteau.
∅𝑙 𝑚𝑖𝑛 : Diamètre minimal des armatures longitudinales.
Espacement dans la zone courant St
L’espacement dans la zone courant est défini par la relation suivante :
𝑆𝑡 (𝑐𝑚) = min( 30 ; 12 ∅𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; 0.5 𝑏 )
Avec :
b : la longueur du poteau.
∅𝑙 𝑚𝑖𝑛 : Diamètre minimal des armatures longitudinales.
𝑙𝑓
𝜆 = 2√3
𝑎

Non
𝜆 ≤ 70 Flexion composée

Oui
Oui Non
0.85 𝜆 ≤ 50 50
𝛼= 𝜆 𝛼 = 0.6 ( )²
1+0.2 ( )² 𝜆
35

𝐵𝑟 = (𝑎 − 0.02)(𝑏 − 0.02)

𝑁𝑢 𝐵𝑟 𝑓𝑐28 𝛾𝑆
𝐴𝑡ℎ ≥ [ − ]×
𝛼 0.9 𝛾𝐵 𝑓𝑒

𝐵
𝐴𝑚𝑖𝑛 ≥ max( 4 𝑢 ; 0.2 )
100

𝐴𝑠 = max( 𝐴𝑚𝑖𝑛 ; 𝐴𝑡ℎ )

5×𝐵
𝐴𝑚𝑎𝑥 ≤
100

𝑨𝒔 ≤ 𝑨𝒎𝒂𝒙

Figure 2.19 : Organigramme de calcul des poteaux en compression simple.

55
Application

On va déterminer les sections d’armatures longitudinales et transversales du poteau P4 ainsi que


les espacements dans la zone courante et critique, la section adoptée pour ce poteau est (25×25).
 les armatures longitudinales

- on calcule l’élancement 𝜆 :
𝑙𝑓
𝜆 = 2√3
𝑎
On a la hauteur de l’étage 𝑙0 = 3𝑚 donc 𝑙𝑓 = 0.7 𝑙0 = 2.1 𝑚
2.1
D’où on trouve : 𝜆 = 2√3  𝝀 = 𝟐𝟗. 𝟏
0.25
- on calcule le coefficient de flambage 𝛼 :
On a trouvé que 𝜆 = 29.1 ≤ 50 donc on calcule 𝛼 par la relation suivante :
0.85
𝛼= 𝜆  𝜶 = 0.75
1+0.2 ( )²
35

- On calcule la section réduite du béton 𝐵𝑟 :


𝐵𝑟 = (𝑎 − 2)(𝑏 − 2)  𝑩𝒓 = 𝟓𝟐𝟗 𝒄𝒎²
- On calcule la section d’acier théorique Ath :
𝑁𝑢 𝐵𝑟 𝑓𝑐28 𝛾𝑆
𝐴𝑡ℎ ≥ [ − ]×
𝛼 0.9 𝛾𝐵 𝑓𝑒

L’effort normal ultime 𝑁𝑢 qui permettra le calcul de la section d’acier théorique Ath est .
déterminé par l’intermédiaire du logiciel Robot. Pour le poteau P4, on a trouvé que :
𝑁𝑢 = 310.78 𝐾𝑁
310.78×10−3 529×25 1.15
Donc : 𝐴𝑡ℎ ≥ [ − ]×  𝑨𝒕𝒉 ≥ −𝟐𝟐. 𝟓𝟑 𝒄𝒎²
0.75 0.9×1.5 500

- On calcule de la section d’acier minimale 𝐴𝑚𝑖𝑛 :


𝐵 0.25 × 0.25
𝐴𝑚𝑖𝑛 ≥ max ( 4 𝑢 ; 0.2 )  𝐴𝑚𝑖𝑛 ≥ max ( 4 × 2 × (0.25 + 0.25) ; 0.2 )
100 100

 𝑨𝒎𝒊𝒏 ≥ 𝟒 𝒄𝒎²

56
- On choisit la section d’acier finale 𝐴𝑠 :
𝐴𝑠 = max( 𝐴𝑚𝑖𝑛 ; 𝐴𝑡ℎ )  𝑨𝒔 = 𝟒 𝒄𝒎²
On procède donc à un ferraillage avec 4HA12 (soit une section de 4.52 cm²)
- On vérifie que 𝐴𝑠 ≤ 𝐴𝑚𝑎𝑥
5×𝐵
On a 𝐴𝑚𝑎𝑥 ≤  𝐴𝑚𝑎𝑥 ≤ 31.25 𝑐𝑚²
100

𝐴𝑠 = 4 𝑐𝑚² ≤ 𝐴𝑚𝑎𝑥 donc la condition est vérifiée.

 les armatures transversales et les espacements

- Le diamètre des armatures transversales:


∅𝑙𝑚𝑎𝑥 12
∅𝑡 ≥  ∅𝑡 ≥  ∅𝑡 ≥ 4 𝑚𝑚
3 3
On choisit un diamètre ∅𝒕 = 𝟔 𝒎𝒎
- La longueur de la zone critique lc :

La longueur lc est calculée par la relation suivante: 𝑙𝑐 (𝑐𝑚) = max( 6𝑒 ; b ; 45)

Avec ℎ𝑒 = 3 − 0.2 = 2.8 𝑚


280
Donc 𝑙𝑐 = 𝑚𝑎𝑥( 6 ; 25 ; 45)  𝒍𝒄 = 𝟒𝟕 𝒄𝒎

- Espacement dans la zone critique 𝑆𝑐 :

𝑆𝑐 = min (15 ; 8 ∅𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; 0.25 𝑏 )  𝑆𝑐 = min (15 ; 8 × 1.2 ; 0.25 × 25 )

 𝑆𝑐 = 6.25 𝑐𝑚

On prend un espacement 𝑆𝑐 = 6 𝑐𝑚
- Espacement dans la zone courant St:

𝑆𝑡 = min( 30; 12 ∅𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; 0.5 𝑏 )  𝑆𝑡 = min( 30 ; 12 × 1.2 ; 0.5 × 25 )

 𝑆𝑡 = 12.5 𝑐𝑚

On fixe un espacement 𝑺𝒕 = 𝟏𝟐 𝒄𝒎

57
 Schéma de ferraillage

Figure 2.20 : Schéma représentatif du ferraillage du poteau P4.

En ce qui concerne la détermination du ferraillage des poteaux qui restent, on procède de la même
manière et on obtient les résultats figurant dans l’annexe 5.

58
III. Dimensionnement des semelles

Après avoir déterminé les sections des semelles, on passe maintenant à la détermination des
armatures dans les deux directions de la semelle (A et B) [3], et pour cela on utilise l’effort normal
ultime Nu déjà calculé pour les poteaux.

Les armatures doivent être disposées dans les deux sens de manière que :
 La nappe supérieure suivant A est calculée par la relation suivante :
𝑁𝑢 ( 𝐴−𝑎)
𝐴𝑆⫽𝐴 = 𝑓
8×𝑑× 𝑒
𝛾𝑠

 La nappe inférieure suivant B est calculée par la relation suivante :


𝑁𝑢 ( 𝐵−𝑏)
𝐴𝑆⫽𝐵 = 𝑓
8×𝑑× 𝑒
𝛾𝑠

Avec :
𝑁𝑢 : l’effort normal ultime.
𝐴 : la largeur de la semelle.
𝐵 : la longueur de la semelle.
𝑎 : la largeur du poteau.
𝑏 : la longueur du poteau.
𝑑 : La hauteur utile de la semelle.
𝑓𝑒 : La limite d’élasticité 𝑓𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑠 : coefficient de sécurité 𝛾𝑠 = 1.15

Application

On va dimensionner la semelle S4 sous le poteau P4 tel que :


- l’effort normal ultime : 𝑁𝑢 = 310.78 𝐾𝑁
- la largeur de la semelle : 𝐴 = 1.1 𝑚
- la longueur de la semelle : 𝐵 = 1.1 𝑚

59
- la largeur du poteau : 𝑎 = 25 𝑐𝑚
- la longueur du poteau : 𝑏 = 25 𝑐𝑚
- La hauteur utile de la semelle : 𝑑 = 25 𝑐𝑚
 Calcul des armatures de la nappe supérieure :
𝑁𝑢 ( 𝐴−𝑎)
𝐴𝑆⫽𝐴 = 𝑓  𝐴𝑆⫽𝐴 = 3.04 𝑐𝑚²
8×𝑑× 𝛾𝑒
𝑠

 Calcul des armatures de la nappe inférieure :


𝑁𝑢 ( 𝐵−𝑏)
𝐴𝑆⫽𝐵 = 𝑓  𝐴𝑆⫽𝐵 = 3.04 𝑐𝑚²
8×𝑑× 𝛾𝑒
𝑠

Pour les deux nappe, supérieure et inférieure, on adopte des barres 4HA10
soit une Section de 3.14 cm² .
 Schéma de ferraillage

Figure 2.21: Schéma du ferraillage de la semelle S4

60
PARTIE 3 : dimensionnement des éléments secondaires.
I. Etude d’une volée d’escalier
I.1. Définitions

Un escalier se compose d’un certain nombre de marches. On appelle emmarchement la longueur


de ces marches, la largeur « g » est appelé le giron, « h » est la hauteur de la marche, la partie
vertical est la contre marche, le support des marches s’appelle la paillasse.

Une suite ininterrompue de marches qu’on appelle une volée, peut être droite ou courbe, elle doit
comporter au maximum 18 à 20 marches. La partie horizontale d’un escalier entre deux volées
s’appelle un palier de repos. Du côté du vide les volées et les paliers sont munis d’un garde-corps
ou rampe. Deux volées parallèles ou en biais sont réunies par un ou plusieurs paliers ou par un
cartier tournant. Cette dernière disposition, de construction plus délicate, permet de gagner un peu
de place sur le développement de l’escalier.

Figure 2.22 : Représentation des différents éléments d’un escalier.

I.2. Pré-dimensionnement

Il existe de très nombreux types d’escalier à paillasses, en ce qui concerne notre structure, on a
adopté un escalier à paillasse avec un palier. On a tiré du plan d’architecture les caractéristiques
géométriques suivantes :

61
- L’emmarchement : 𝑙𝑒𝑚 = 1.3 𝑚
- Palier de repos : 𝐿𝑝 = 1.2 𝑚
- La hauteur de l’escalier : 𝐻 = 1.5 𝑚
- La longueur L : 𝐿 = 2.4 𝑚
- le nombre de marche : 𝑛=8
- le nombre de contre marche : 𝑛+1=9

 Dimensions des marches et contres marches

- Le giron est calculé par la relation suivante :


𝐿 2.4
𝑔=  𝑔=  𝒈 = 𝟑𝟎 𝒄𝒎/𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒆.
𝑛 8
- La hauteur de contre marche se calcule comme suit :
𝐻 1.5
ℎ=  ℎ=  𝒉 = 𝟏𝟔. 𝟔𝟔 𝒄𝒎/𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒆.
𝑛+1 9
- 𝑔 et ℎ étant déterminés, on doit vérifier l’inégalité de « BLONDEL » :

𝟓𝟗 𝒄𝒎 ≤ 𝟐𝒉 + 𝒈 ≤ 𝟔𝟔 𝒄𝒎
59 𝑐𝑚 ≤ 2 × 16.66 + 30 ≤ 66 𝑐𝑚  59 𝑐𝑚 ≤ 63.32 ≤ 66 𝑐𝑚

L’inégalité de « BLONDEL » est vérifiée.

 Epaisseur de la paillasse
L’épaisseur de la paillasse doit vérifier la condition de flèche suivante :
𝒍 𝒍 𝐿′
≤ 𝒆𝒑 ≤ Avec 𝑙=
𝟑𝟎 𝟐𝟎 cos 𝛼
L’angle 𝛼 illustré dans la figure 25 est calculé par la relation suivante :
ℎ 16.66
𝛼 = tan−1 ( )  𝛼 = tan−1 ( )  𝛼 = 29.05 °
𝑔 30

𝐿′ 2.4+0.3
Donc : 𝑙=  𝑙=  𝑙 = 3.08 𝑚
cos 𝛼 cos 29.05
On calcule l’épaisseur de la paillasse :
𝑙 𝑙 308 308
≤ 𝒆𝒑 ≤  ≤ 𝒆𝒑 ≤  10.26 ≤ 𝒆𝒑 ≤ 15.4
30 20 30 20

On adopte 𝒆𝒑𝒂𝒊𝒍𝒍𝒂𝒔𝒔𝒆 = 𝒆𝒑𝒂𝒍𝒊𝒆𝒓 = 𝟏𝟔 𝒄𝒎.

62
I.3. Evaluation des charges et surcharges

 La charge permanente sur la paillasse

- Revêtement en marbre pour marches


𝑒𝑚 × 𝜌𝑚 = 0.03 × 28 = 𝟎. 𝟖𝟒 𝑲𝑵/𝒎²

- Revêtement en marbre pour contres marches


ℎ 0.1666
𝑒𝑚 × 𝜌𝑚 × = 0.015 × 28 × = 𝟎. 𝟐𝟒 𝑲𝑵/𝒎²
𝑔 0.3

- Béton pour forme de marche


ℎ 0.1666
𝜌𝑏 × = 22 × = 𝟏. 𝟖𝟒 𝑲𝑵/𝒎²
2 2
- Béton Arme pour paillasse
𝑒𝑝 0.16
𝜌𝑏𝑎 × = 25 × = 𝟒. 𝟓𝟖 𝑲𝑵/𝒎²
cos 𝛼 cos 29.05
- Mortier de pose (par marche) Figure-IV-2 Détail des marches.

𝑒𝑚𝑝 × 𝜌𝑚𝑝 = 0.015 × 20 = 𝟎. 𝟑 𝑲𝑵/𝒎²


- Mortier de pose (par contre marche) Figure 2.23 : Détail des marches.
ℎ 0.1666
𝑒𝑚𝑝 × 𝜌𝑚𝑝 × = 0.015 × 20 × = 𝟎. 𝟏𝟕 𝑲𝑵/𝒎²
𝑔 0.3

- Enduit
𝑒𝑒 0.015
𝜌𝑒 × = 20 × = 𝟎. 𝟑𝟓 𝑲𝑵/𝒎²
cos 𝛼 cos 29.05
- Poids du garde-corps (en Acier) : 𝟎. 𝟏 𝑲𝑵/𝒎²

En faisant la somme de toutes ces charges, on obtiendra la charge permanente totale sur la
paillasse qui vaut : 𝑮𝒑𝒂𝒊𝒍𝒍𝒂𝒔𝒔𝒆 = 𝟖. 𝟒𝟐 𝑲𝑵/𝒎²

 La charge permanente sur le palier


- Revêtement en marbre
𝑒𝑚 × 𝜌𝑚 = 0.03 × 28 = 𝟎. 𝟖𝟒 𝑲𝑵/𝒎²

- Béton armé pour palier


𝑒𝑏 × 𝜌𝑏 = 0.16 × 25 = 𝟒 𝑲𝑵/𝒎²

63
- Mortier de pose
𝑒𝑚𝑝 × 𝜌𝑚𝑝 = 0.015 × 20 = 𝟎. 𝟑 𝑲𝑵/𝒎²

- Enduit
𝑒𝑒 × 𝜌𝑒 = 0.015 × 20 = 𝟎. 𝟑 𝑲𝑵/𝒎²

La somme de toutes ces charges nous donne la charge permanente totale sur le palier :
𝑮𝒑𝒂𝒍𝒊𝒆𝒓 = 𝟓. 𝟒𝟒 𝑲𝑵/𝒎²

 La charge d’exploitation d’escalier


Que ça soit une paillasse où un palier, la charge d’exploitation est la même. Pour notre structure,
il s’agit d’un escalier d’habitation, donc on a : 𝑸 = 𝟐. 𝟓 𝑲𝑵/𝒎²

I.4. Dimensionnement de l’escalier

Afin de dimensionner cet escalier, on va assimiler la paillasse à une poutre horizontale simplement
appuyée d’une longueur 𝐿 = 3.6 𝑚 et d’une épaisseur 𝑒 = 16 𝑐𝑚

Figure 2.24 : Assimilation de la paillasse à une poutre horizontale simplement appuyée.

 Calcul des sollicitations

- Pour la paillasse : (G = 8.42 KN/m et Q = 2.5 KN/m)

𝑞𝑢 = ( 1.35 𝐺 + 1.5 𝑄 ) × 1 𝑚  𝒒𝒖 = 𝟏𝟓. 𝟏𝟏𝟕 𝑲𝑵/𝒎


𝑞𝑠𝑒𝑟 = ( 𝐺 + 𝑄 ) × 1 𝑚  𝒒𝒔𝒆𝒓 = 𝟏𝟎. 𝟗𝟐 𝑲𝑵/𝒎

- Pour le palier : (G = 5.44 KN/m et Q = 2.5 KN/m)

𝑞𝑢 = ( 1.35 𝐺 + 1.5 𝑄 ) × 1 𝑚  𝒒𝒖 = 𝟏𝟏. 𝟎𝟗 𝑲𝑵/𝒎


𝑞𝑠𝑒𝑟 = ( 𝐺 + 𝑄 ) × 1 𝑚  𝒒𝒔𝒆𝒓 = 𝟕. 𝟗𝟒 𝑲𝑵/𝒎

64
Pour la détermination des moments et de l’effort tranchant maximal sollicitant cette poutre, on
considère qu’elle est chargée par une charge maximale sur toute sa longueur, on prend alors les
charges suivantes :

- 𝑞𝑢 = 15.117 𝐾𝑁/𝑚 à l’ELU


- 𝑞𝑠𝑒𝑟 = 10.92 𝐾𝑁/𝑚 à l’ELS

 Calcul des moments


Les moments vont être déterminés sur deux niveaux :

- Moment en travée
𝑃×𝐿²
On utilise la relation suivante : 𝑀0 = avec L = 3.6 m
8
𝑞𝑢 ×𝐿²
à l’ELU : 𝑀0 =  𝑴𝟎 = 𝟐𝟒. 𝟓 𝑲𝑵. 𝒎
8
𝑞𝑠𝑒𝑟 ×𝐿²
à l’ELS : 𝑀0 =  𝑴𝟎 = 𝟏𝟕. 𝟕 𝑲𝑵. 𝒎
8
- Moment aux appuis
Au niveau des appuis, on considère forfaitairement un moment de flexion égal à 0.15Mo pour tenir
compte des moments parasites, donc on a :

à l’ELU : 𝑀𝑎 = 0.15 × 𝑀0  𝑴𝒂 = 𝟑. 𝟔𝟖 𝑲𝑵. 𝒎

à l’ELS : 𝑀𝑎 = 0.15 × 𝑀0  𝑴𝒂 = 𝟐. 𝟔𝟔 𝑲𝑵. 𝒎


 Calcul de la section d’armatures longitudinales

Le calcul des armatures longitudinales se fait en flexion simple pour une bande de 𝟏𝒎 de largueur
et 𝟎. 𝟏𝟔 𝒎 de hauteur, la hauteur utile sera dans ce cas : 𝑑 = 0.9 ℎ = 14.4 𝑐𝑚.

En se basant sur l’organigramme de calcul à l’ELU d’une section rectangulaire en flexion simple
(voir figure 2.7), on obtient les résultats présentés dans le tableau suivant :

Position Mu (KN. m) 𝜇 𝛼 𝛽 𝐴𝑠 (cm2 /ml)


Travée 24.5 0.0882 0.118 0.0613 2.80
appuis 3.68 0.0133 0.0494 0.0117 0.53

Tableau 2.10 : Ferraillage à ELU d’une volée d’escalier.

65
Cette fois aussi, en doit vérifier la condition de non fragilité imposée par les règles du BAEL 91[1]:

𝑓𝑡28
𝐴𝑠 ≥ 𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 0.23 × 𝑏 × 𝑑 ×
𝑓𝑒
𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 1.39 𝑐𝑚2 /𝑚𝑙 Donc on prend :
4 𝑇10 (3.14 𝑐𝑚2 /𝑚𝑙) armatures tendues en travée.
{ 2
4 𝑇10 (3.14 𝑐𝑚 /𝑚𝑙) armatures chapeaux sur appuis.
 Calcul d’armature de répartition
Les armatures de répartition se calculent par la relation suivante :
𝐴𝑠
𝐴𝑟𝑒𝑝 =
4
En travée comme sur appuis on a 𝐴𝑠 = 3.14 𝑐𝑚²
𝐴𝑠
Donc : 𝐴𝑟𝑒𝑝 =  𝐴𝑟𝑒𝑝 = 0.785 𝑐𝑚²
4

On prend 3 𝑇10 soit une section de 1.52 𝑐𝑚2 /𝑚𝑙.

 Calcul de l’espacement maximal


L’espacement maximal pour les armatures longitudinales ainsi que pour les armatures de
répartition doit vérifier la condition suivante :

𝑆𝑡 (𝑐𝑚) ≤ min(3ℎ ; 33 )

On a ℎ = 16 𝑐𝑚 donc 𝑆𝑡 ≤ min(3 × 16 ; 33 )  𝑺𝒕 ≤ 𝟑𝟑 𝒄𝒎

- espacements des armatures longitudinales


𝑏
On travail par la relation suivante : 𝑆𝑡 =
4
100
En travée: 𝑆𝑡 =  𝑺𝒕 = 𝟐𝟓 𝒄𝒎 ≤ 33 𝑐𝑚  la condition est vérifiée.
4
100
Sur appui : 𝑆𝑡 =  𝑺𝒕 = 𝟐𝟓 𝒄𝒎 ≤ 33 𝑐𝑚  la condition est vérifiée.
4
- espacement des armatures de répartition
100
En travée : 𝑆𝑡 =  𝑆𝑡 = 33.33 𝑐𝑚 ≥ 33 𝑐𝑚 donc on prend 𝑺𝒕 = 𝟑𝟑 𝒄𝒎
3
100
Sur appui : 𝑆𝑡 =  𝑆𝑡 = 33.33 𝑐𝑚 ≥ 33 𝑐𝑚 donc on prend 𝑺𝒕 = 𝟑𝟑 𝒄𝒎
3

66
I.5. Vérification
Cette fois aussi, on aura deux vérifications à faire [3] :

- La vérification de la contrainte de cisaillement

La vérification du cisaillement se fait vis-à-vis d’ELU.

Il faut vérifier que : 𝝉𝒖 ≤ 𝝉


0.2 𝑓𝑐28
On a une fissuration peu préjudiciable donc 𝜏(𝑐𝑚) = min ( ; 5)  𝜏 = 3.33 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑏

Pour calculer 𝜏𝑢 on calcule d’abord l’effort tranchant 𝑉𝑢 par la relation suivante :


𝑞𝑢 ×𝐿 15.117×3.6
𝑉𝑢 =  𝑉𝑢 =  𝑉𝑢 = 27.21 𝐾𝑁
2 2
𝑉𝑢 27.21 × 10−3
Donc 𝜏𝑢 =  𝜏𝑢 =  𝜏𝑢 = 0.194 𝑀𝑃𝑎 ≤ 3.33 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 1×0.14

La condition 𝜏𝑢 ≤ 𝜏 est vérifiée.

- La vérification à l’ELS

On doit vérifier que : 𝝈𝒃𝒄 ≤ 𝝈𝒃𝒄


𝑀𝑠𝑒𝑟
On a 𝜎𝑏𝑐 = 0.6 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎 , on calcule 𝜎𝑏𝑐 = ×𝑌
𝐼
Détermination de l’axe neutre :
b 2
.Y  n.( AS  As ' ).Y  n.( AS .d  As '.d ' )  0 Avec 𝑛 = 15
2
Détermination Moment d’inertie :
.Y  n. AS .Y  d '  n. AS .d  Y 
b 3
I
2 2

3
On a seulement des armatures tendues (pas d’armatures comprimées) donc As’=0

Les résultats obtenus sont dans le tableau suivant :

Position 𝑀𝑠𝑒𝑟 (KN. m) I (cm4 ) Y (cm) 𝜎𝑏𝑐 (𝑀𝑃𝑎) La condition 𝜎𝑏𝑐 < 𝜎𝑏𝑐
Travée 17.7 6585.98 3.19 8.58 Vérifiée
appuis 2.66 6585.98 3.19 1.29 Vérifiée

Tableau 2.11 : Récapitulatif pour la vérification à ELS.

67
La contrainte de compression de béton est vérifiée donc on adopte les armatures calculées à
ELU. Les armatures seront disposées comme le montre la figure ci-dessous :

Figure 2.25 : Disposition des armatures dans la paillasse et le palier.

II. Etude de la poutre palière


La poutre palière sert d’encastrement au palier. Prévue pour être un support d’escalier elle est
normalement noyée dans l’épaisseur du palier (la figure 2.26).

Figure 2.26 : Présentation de la poutre palière.

68
II.1. Pré-dimensionnement de la poutre palière

La poutre palière va être traitée d’une manière similaire à ce qu’on a déjà vue dans les parties
précédentes.
D’après le BAEL 91 [1], les dimensions d’une section rectangulaire sont :

- La hauteur
La hauteur de la poutre palière doit vérifier la condition suivante :
𝑳 𝑳
≤𝒉 ≤
𝟏𝟓 𝟏𝟎
Pour notre projet, la poutre est d’une longueur 𝐿 = 3.05 𝑚
Donc :
𝐿 𝐿 3.05 3.05
≤ℎ ≤  ≤ℎ ≤  0.20 ≤ ℎ ≤ 0.305
15 10 15 10
On prend 𝒉 = 𝟑𝟎 𝒄𝒎.
- La largeur
La largeur de la poutre doit être vérifiée la relation suivante :
𝟎. 𝟒 𝒉 ≤ 𝒃 ≤ 𝟎. 𝟕 𝒉
On a ℎ = 30 𝑐𝑚 donc 12 ≤ 𝑏 ≤ 21
Selon le RPS2000 [2], la largeur b de la poutre doit être supérieure à 200 mm, donc on prend
𝒃 = 𝟐𝟓 𝒄𝒎
b
De même, le rapport largeur/hauteur doit vérifier : ≥ 0.25
h
b 25
On a = = 0.83 > 0.25  la condition est vérifiée.
h 30

II.2. Evaluation des charges

Le calcul se fait en flexion simple pour une poutre partiellement encastrée à l’extrémité dans les
poteaux et uniformément chargée, les charges permanentes et d’exploitation sont les suivantes :

 Les charges permanentes

- Le poids propre de la poutre : 𝑃𝑃 = 0.25 × 0.3 × 25 = 𝟏. 𝟖𝟕𝟓 𝑲𝑵/𝒎

69
𝑃×𝐿
- Charge linéaire du palier : 𝐺𝑝 =
2
15.117×3.6 10.094×3.6
Donc 𝐺𝑢 = = 𝟐𝟕. 𝟐𝟏 𝑲𝑵/𝒎 et 𝐺𝑠𝑒𝑟 = = 𝟏𝟗. 𝟔𝟓 𝑲𝑵/𝒎
2 2
 La Surcharge d’exploitation 𝑸 = 𝟐. 𝟓 𝑲𝑵/𝒎
 Combinaison des charges

𝑞𝑢 = 1.35 𝑃𝑃 + 1.5 𝑄 + 𝐺𝑢  𝑞𝑢 = 1.35 × 1.875 + 1.5 × 2.5 + 27.21

 𝒒𝒖 = 𝟑𝟑. 𝟓 𝑲𝑵/𝒎

𝑞𝑠𝑒𝑟 = 𝑃𝑃 + 𝑄 + 𝐺𝑠𝑒𝑟  𝑞𝑠𝑒𝑟 = 1.875 + 2.5 + 19.65

 𝒒𝒔𝒆𝒓 = 𝟐𝟒. 𝟎𝟑 𝑲𝑵/𝒎

II.3. Calcul des moments

- Moment en travée
𝑃×𝐿²
Le moment en travée se calcule par la relation suivante : 𝑀0 = avec L = 3.05 m
24

𝑞𝑢 ×𝐿²
à l’ELU : 𝑀0 =  𝑴𝟎 = 𝟏𝟐. 𝟗𝟗 𝑲𝑵. 𝒎
24
𝑞𝑠𝑒𝑟 ×𝐿²
à l’ELS : 𝑀0 =  𝑴𝟎 = 𝟗. 𝟑𝟐 𝑲𝑵. 𝒎
24
- Moment aux appuis
𝑃×𝐿²
Au niveau des appuis, on considère la relation suivante : 𝑀𝑎 = avec L = 3.05 m
12

𝑞𝑢 ×𝐿²
à l’ELU : 𝑀𝑎 =  𝑴𝒂 = 𝟐𝟓. 𝟗𝟕 𝑲𝑵. 𝒎
12
𝑞𝑠𝑒𝑟 ×𝐿²
à l’ELS : 𝑀𝑎 =  𝑴𝒂 = 𝟏𝟖. 𝟔𝟑 𝑲𝑵. 𝒎
12

II.4. Calcul de la section d’armatures longitudinales

Le calcul des armatures longitudinales se fait en flexion simple pour une section de 𝟐𝟓 𝒎 de
largueur et 𝟑𝟎 𝒄𝒎 de hauteur, la hauteur utile sera dans ce cas : 𝑑 = 0.9 ℎ = 27 𝑐𝑚.

70
D’après l’organigramme de calcul à l’ELU d’une section rectangulaire en flexion simple (voir
figure 2.7 [4]), on obtient les résultats présentés dans le tableau suivant :

Position Mu (KN. m) 𝜇 𝛼 𝛽 𝐴𝑠 (cm2 /ml)


Travée 12.99 0.0503 0.092 0.0387 0.85

appuis 25.97 0.1006 0.1248 0.0678 1.49

Tableau 2.12 : Ferraillage à ELU de la poutre palière.

On vérifie la condition de non fragilité imposée par les règles du BAEL 91 [1]:

𝑓𝑡28
𝐴𝑠 ≥ 𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 0.23 × 𝑏 × 𝑑 ×
𝑓𝑒
𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛 = 0.65 𝑐𝑚2 Donc on prend :
3 𝐻𝐴 10 (2.36 𝑐𝑚2 ) armatures tendues en travée.
{
3 𝐻𝐴 10 (2.36 𝑐𝑚2 ) armatures chapeaux sur appuis.

II.5. Vérification

 Vérification de la contrainte de cisaillement

La vérification du cisaillement se fait vis-à-vis d’ELU [4], on est sensé de vérifier que : 𝝉𝒖 ≤ 𝝉

0.2 𝑓𝑐28 𝑉𝑢
On a 𝜏 = min ( 𝛾𝑏
; 5 ) = 3.33𝑀𝑃𝑎 𝑒𝑡 𝜏𝑢 =
𝑏×𝑑
On calcule l’effort tranchant 𝑉𝑢 par la relation suivante :
𝑞𝑢 ×𝐿 33.5×3.05
𝑉𝑢 =  𝑉𝑢 =  𝑉𝑢 = 51.08 𝐾𝑁
2 2
𝑉𝑢 51.08× 10−3
Donc 𝜏𝑢 =  𝜏𝑢 =  𝜏𝑢 = 0.7568 𝑀𝑃𝑎 ≤ 3.33 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 0.25×0.27

La condition 𝜏𝑢 ≤ 𝜏 est vérifiée.

 La vérification à l’ELS

On doit vérifier que : 𝝈𝒃𝒄 ≤ 𝝈𝒃𝒄

71
𝑀𝑠𝑒𝑟
On a 𝜎𝑏𝑐 = 0.6 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎 , on calcule 𝜎𝑏𝑐 = ×𝑌
𝐼
Détermination de l’axe neutre :
b 2
.Y  n.( AS  As ' ).Y  n.( AS .d  As '.d ' )  0 Avec 𝑛 = 15
2
Détermination Moment d’inertie :
.Y  n. AS .Y  d '  n. AS .d  Y 
b 3
I
2 2

3
Cette fois aussi on a seulement des armatures tendues (pas d’armatures comprimées) donc As’=0

Les résultats obtenus sont dans le tableau suivant :

Position 𝑀𝑠𝑒𝑟 (KN. m) I (cm4 ) Y (cm) 𝜎𝑏𝑐 (𝑀𝑃𝑎) La condition 𝜎𝑏𝑐 < 𝜎𝑏𝑐
Travée 9.32 16975.74 7.44 4.09 Vérifiée
appuis 18.63 16975.74 7.44 8.17 Vérifiée

Tableau 2.13 : Récapitulatif pour la vérification à ELS.

II.6. Calcul des armatures transversales et de l’espacement :

 Calcul des armatures transversales:


ℎ 𝑏 300 250
ø𝑡 ≤ min( ; ø𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; )  ø𝑡 ≤ min( ; 10 ; ) = 8.571𝑚𝑚
35 10 35 10

On prend ø𝒕 = 8 𝒎𝒎
 Espacement des armatures dans la zone courante :
𝑆𝑡 ≤ min( 0.9𝑑; 40) = 0.243 𝑚
𝐴𝑡 × 𝑓𝑒
𝑆𝑡 ≤ = 1𝑚
𝑆𝑡 = min 0.4 𝑏
0.9 𝐴𝑡 . 𝑑. 𝑓𝑒
{ 𝑆𝑡 ≤ 0.4 𝑏
= 0.41 𝑚

St
On prend Stmax =  𝐒𝐭𝐦𝐚𝐱 = 𝟏𝟐 𝐜𝐦
2
 Espacement des armatures dans la zone critique :

𝑆𝑐 = min (8 ø𝑙 ; 24 ø𝑡 ; 0.25 ℎ ; 20 𝑐𝑚 )

𝑆𝑐 = min (8 ; 24 × 0.8; 0.25 × 30 ; 20 𝑐𝑚 )  𝑆𝑐 = 7.5 𝑐𝑚

72
On prend 𝑺𝒄 = 𝟕 𝒄𝒎. Les premières armatures doivent être placées à 5 cm au plus de la face du
poteau.

- Longueur de la zone critique :


lc = 2 × h = 𝟔𝟎 𝒄𝒎
- Disposition des armatures :

𝑙𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 3.05
La longueur des chapeaux excentrés : 𝐿 = = = 0.77 𝑚
4 4

Figure 2.27 : Disposition des armatures dans la poutre palière.

73
Chapitre 3 :
DIMENSIONNEMENT DE LA STRUCTURE PAR ROBOT

Cette partie est consacré à la modélisation ainsi que la détermination des sections
d’aciers nécessaires pour ferrailler les éléments porteurs de la structure par
l’utilisation du logiciel ROBOT.

74
I. Rappel des caractéristiques de la structure

I.1. Dimensions de la structure

(Voir le plan d’architecte annexe 1)

 Poteaux : 25𝑥25 Pour tous les niveaux sauf les deux poteaux P13 et P14 (25 𝑥30).

 Poutres : voir annexe 2.

 Plancher : Plancher à corps creux (16 + 4).

 Dalle pleine : Dalle pleine de 13 𝑐𝑚 dépaisseur.

I.2. Caractéristiques des matériaux

 Béton: 𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎

 Aciers longitudinaux de type HA 500 : 𝑓𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎

 Aciers transversaux de type HA 500 : 𝑓𝑒 = 500 𝑀𝑃𝑎

I.3. Evaluation des charges

 Etage courant : 𝐺 = 5.23 𝐾𝑁/𝑚² et 𝑄 = 1.5 𝐾𝑁/𝑚²

 Etage terrasse (accessible): 𝐺 = 6.08 𝐾𝑁/𝑚² et 𝑄 = 1.5 𝐾𝑁/𝑚²

 Cage d’escalier : 𝐺 = 5.49 𝐾𝑁/𝑚² et 𝑄 = 1 𝐾𝑁/𝑚²

I.4. Paramètres de l’analyse sismique (norme marocaine R.P.S.2000)

 La Zone : 2

 Site : S2

 Classe de la structure : II

 Direction : horizontale.

 Coefficient de comportement : 2

75
II. La modélisation de la structure sur robot
Dans cette partie on va modéliser les différents éléments de notre structure sur ROBOT. On ne
s’intéressera pas à détailler toutes les démarches de la modélisation parce qu’elles sont très
nombreuses, on va juste essayer de donner une idée générale et d’entamer les grandes lignes.

II.1. Lignes de construction


La première étape de la modélisation est le dessin des lignes de construction. Ces lignes
représentent les axes de la structure (X, Y et Z) et on les définies en se basant sur le plan
d’architecte.

II.2. Définition des sections pour les éléments « barres »


Cette étape consiste à créer les sections des poutres et des poteaux en se basant sur les résultats de
pré-dimensionnement déjà réalisé manuellement.

Dans la barre « menu », on clique sur « structure  caractéristiques  profilés de barres ».

On va créer des nouvelles sections qu’on utilisera lors de la modélisation. Pour chaque élément
(poutres et poteaux) on donnera un nom, une couleur et bien sûr on définira les dimensions
(exemple : voir figure 3.1) :

Figure 3.1 : Création des sections des poutres et des poteaux.

76
II.3. Définition de dalle pleine
Pour définir l’épaisseur de la dalle pleine, qui est dans notre cas 13𝑐𝑚 , on clique sur le bouton

où on choisit de définir une nouvelle épaisseur pour laquelle on saisit le nom, l’épaisseur et
le matériau :

Figure 3.2 : Définition de l’épaisseur de la dalle pleine.

II.4. Définition du plancher RDC (niveau +3.00)

On procède maintenant à saisir les poutres du plancher niveau +3.00, en choisissant chaque fois la
section dont on a besoin.

Pour diviser les barres dans les points d’intersection, on sélectionne toutes les poutres puis dans la
barre « menu » on clique sur « Edition  intersection », on remarque que les barres ont été divisées
et que des nœuds ont été engendrés aux points d’intersection.

Pour la modélisation des poteaux on utilise la commande « translation » avec l’option « étiré ».
On doit tout d’abord sélectionner les nœuds du plancher puis, dans la barre de menu, on clique sur
« Edition  transformation  translation/copie… ».

Dans la boite de dialogue « translation » on saisit la valeur (0 ; 0 ; - 3) en activant l’option « étiré »


(voir figure 3.3) :

77
Figure 3.3 : Modélisation des poteaux par la translation.

Pour l’insertion de la dalle pleine, on a juste besoin de cliquer sur le bouton panneaux , on
choisit l’épaisseur déjà définie puis on clique sur un point à l’intérieur du contour voulu.

En ce qui concerne le plancher à corps creux, on le présente par un bardage pour lequel on définir
le nom, la couleur et le sens (figure 3.4).

Figure 3.4 : Représentation du sens de bardage.

78
II.5. Chargement de la structure
En premier lieu, on procède à la définition des différents cas de charge, on clique dans la barre de
menu sur « Chargement  Cas de charge », on obtient une boite de dialogue dans laquelle on va
définir trois types de charges : le poids propre de la structure PP, la charge permanente G et la
charge d’exploitation Q. Les autres charges (vent, neige…) seront négligées.

Dans la barre de menu, on clique sur « chargements  définir charges ». Pour définir le poids
propre de la structure, on choisit « poids et masse » puis on clique sur « poids propre –Pz sur la
structure entière ».

Figure 3.5: Définition du poids propre de la structure.

On ce qui concerne la définition de la charge permanente G et d’exploitation Q, on procède comme


suit :

On choisit G dans la zone « cas de charge », dans la barre de menu, on clique sur « chargements
 définir charges » et on saisit la valeur « -5.23 » dans le champ Z de la boite de dialogue « charge
surfacique uniforme » puis on clique sur « ajouter ».

79
Figure 3.6 : Définition de la charge permanente de la structure.

On procède de la même manière pour la définition de la charge d’exploitation sauf qu’on saisit
cette fois la valeur « -1.5 » dans le champ Z de la boite de dialogue « charge surfacique uniforme ».

Figure 3.7: Définition de la charge d’exploitation de la structure.

II.6. Définition des appuis


On passe maintenant à définir les appuis. On sélectionne tout d’abord les nœuds au niveau 0.00
puis on clique sur « structure  appuis » dans la barre de menu et on obtient la boite de dialogue
suivante :

80
Figure 3.8 : Définition des appuis.

Pour le type d’appuis « encastrement », il faut vérifier que tous les déplacements et les rotations
sont bloqués comme le montre la figure ci-dessous :

Figure 3.9: Blocage des déplacements et des rotations

II.7. Définition des liaisons rigides


La définition des liaisons rigides permet de représenter le diaphragme rigide. En effet, modéliser
un plancher seulement par des poutres et un bardage n'est pas suffisant, il faut ajouter les liaisons
rigides pour avoir un plancher qui représente un diaphragme indéformable dans son propre plan.

81
On trouve cette option via le menu « Structure  Caractéristiques additionnelles  Liaisons
rigide ».

Le logiciel demande un « Nœud maitre » et un ou plusieurs « Nœuds esclaves », on choisir


n’importe quel nœud du plancher, puis on clique sur le champ « Nœuds esclaves » et on sélectionne
tous les nœuds du plancher (voir figure 3.10).

Lors du calcul, le déplacement du nœud maitre sera transmis intégralement aux nœuds esclaves
dans les directions bloquées dans la définition de la liaison rigide.

Figure 3.10: Définition de la liaison rigide.

II.8. Définition de la structure


Notre bâtiment est constitué d’un rez-de-chaussée et de trois étages, soit disant quatre niveaux de
3𝑚 de hauteur qui sont tous identiques sauf le dernier niveau (plancher terrasse) portant une charge
permanente de 6.08 𝐾𝑁.

Jusqu’à maintenant, tout ce qu’on a fait c’est la modélisation du premier niveau, on sélectionne
tout, puis dans la barre de menu, on choisit « Edition  transformation  translation/copie… ».
Dans la boite de dialogue « translation » on doit faire les réglages suivants :

82
Figure 3.11 : Translation du premier niveau.

Concernant la cage d’escalier, on va la modéliser de la même manière avec laquelle on a traité le


plancher RDC. Finalement, on obtient le résultat suivant :

Figure 3.12: Vue de la structure en 3D

83
II.9. Etude modale et sismique

Dans ce qui précède, on a défini trois cas de charges, le poids propre PP, la charge permanente G
et la charge d’exploitation Q. Dans cette partie, on va définir d’autres cas de charges relatives à
l’analyse dynamique de la structure.

II.9.1. Définition de la charge modale

Dans la barre de menu, on clique sur « analyse  type d’analyse », on obtient la boite de dialogue
« option de calcul » où on choisit de créer un nouveau cas de charge (figure 3.13).

Figure 3.13: Création de la charge modale.

En cliquant sur « OK », on aura une autre boite de dialogue où on doit régler certains paramètres
parmi lesquels on trouve le coefficient d’amortissement (voir figure 3.14).

Les coefficients d’amortissement utilisés sont définis dans le tableau ci-dessous et sont exigés par
le règlement de construction parasismique (RPS2000) :

84
type de structure ξ (%)

Structures en béton armé


5%
Ossatures métalliques avec murs extérieurs lourds et cloisons

Ossatures métalliques avec murs extérieurs et intérieurs légers 3%

Tableau 3.1: Coefficient d’amortissement.

Notre structure est en béton armé donc on prend 𝝃 = 𝟓% .

Figure 3.14: Réglage des paramètres de l’analyse modale.

II.9.2. Définition de la charge sismique

Pour la charge sismique, on va définir deux cas de charges, la premier selon la direction X et la
deuxième selon Y.

On clique sur « nouveau » dans la boite de dialogue « options de calcul », on choisit « sismique »
et on sélectionne « R.P.S 2000 » (figure 3.15).

85
Figure 3.15: Définition de la charge sismique.

En cliquant sur « OK », on obtient une autre boite de dialogue « paramètres de la norme


R.P.S2000 », où on va définir notre premier cas qu’on nomme « Ex » (suivant la direction X) :

Figure 3.16: Définition de charge sismique dans la direction X.

86
De la même manière on définit le deuxième cas de charge « Ey » suivant la direction Y.

Figure 3.17: Définition de charge sismique dans la direction Y.

II.9.3. Définition de la masse dynamique :

Selon l’R.P.S 2000, la masse dynamique de la structure correspond à la totalité des charges
permanentes et une fraction Ѱ des charges d’exploitation :

𝑤 = 𝐺𝑇 + Ѱ × 𝑄

Le coefficient Ѱ est donné par le tableau suivant :

Nature des surcharges Coefficient Ѱ

Bâtiments à usage d’habitation et administratif. 0.2

Bâtiments d’utilisation périodique par le public tels que les salles 0.3
d’exposition et les salles de fêtes.

Bâtiments d’utilisation tels que les restaurants et les salles de classe. 0.4

Bâtiments dont la charge d’exploitation est de longue durée tels que les
1
entrepôts, les bibliothèques, les silos et les réservoirs.

Tableau 3.2: Le coefficient Ѱ

87
.
Pour définir la masse dynamique on clique, dans la boite de dialogue « options de calcul », sur
« masse ». Pour chaque type de charge, on saisit le coefficient qui lui correspond : 1 pour le poids
propre de la structure ainsi que pour la charge permanente et 0.2 pour la charge d’exploitation :

Figure 3.18: Définition de la masse dynamique.

III. Dimensionnement des éléments porteurs de la structure

Dans cette partie on va s’intéresser au calcul du ferraillage des éléments porteurs du bâtiment par
le logiciel ROBOT, cette fois on va prendre en considération, en plus des charges permanentes et
d’exploitation, un chargement dynamique de type sismique.

III.1. définition des combinaisons de calcul


Lors du dimensionnement manuel de la structure, on avait recours à deux combinaisons de charge :

 La combinaison de calcul à l’état limite ultime

𝑃𝑢 = 1,35 (𝑃𝑃 + 𝐺) + 1,5 𝑄.

88
 La combinaison de calcul à l’état limite service

𝑃𝑠 = 𝑃𝑃 + 𝐺 + 𝑄

Cette fois ci, on va ajouter de nouveaux combinaisons relatives aux charges sismiques déjà définit :

𝑃𝑃 + 𝐺 + 0.8𝑄 + 𝐸𝑋

𝑃𝑃 + 𝐺 + 0.8𝑄 − 𝐸𝑋

𝑃𝑃 + 𝐺 + 0.8𝑄 + 𝐸𝑌

𝑃𝑃 + 𝐺 + 0.8𝑄 − 𝐸𝑌

𝑃𝑃 + 𝐺 + 0.8𝑄 + 𝐸𝑋 + 0.3𝐸𝑌

𝑃𝑃 + 𝐺 + 0.8𝑄 + 𝐸𝑋 − 0.3𝐸𝑌

𝑃𝑃 + 𝐺 + 0.8𝑄 − 𝐸𝑋 + 0.3𝐸𝑌

𝑃𝑃 + 𝐺 + 0.8𝑄 − 𝐸𝑋 − 0.3𝐸𝑌
Avec :
𝑃𝑃 : le poids propre de la structure.
G : La charge permanente.
Q : La charge d’exploitation.
EX : la charge sismique dans la direction X.
EY : la charge sismique dans la direction Y.

Pour définir manuellement ces combinaisons sur le logiciel ROBOT, on clique sur « chargement
 combinaisons manuelles ». On donne un nom pour chaque combinaison. Les étapes sont
expliquées dans la figure suivante :

89
Figure 3.19: Définition de la combinaison de calcul à l’ELU.

De la même manière, on va définir les autres combinaisons en cliquant chaque fois sur
« nouvelle ».

90
III.2. ferraillage des éléments porteurs

Contrairement au dimensionnement manuel qu’on a déjà traité dans le chapitre 2, le calcul de


ferraillage des éléments de la structure sur ROBOT ne prend pas beaucoup de temps, il suffit de
sélectionner les éléments qu’on veut dimensionner. Dans la barre de menu on clique sur
« dimensionnement », on choisit « ferraillage réel éléments BA » et on obtiendra les sections
d’acier pour chaque élément.

Dans ce qui suit, on va présenter les mêmes éléments qu’on a déjà traités manuellement dans le
chapitre 2, les autres éléments seront détaillés dans l’annexe 6, 7 et 8.

III.2.1. ferraillage des poutres

Figure 3.20 : Détail de ferraillage de la poutre N6 par ROBOT.

91
Figure 3.21 : Détail de ferraillage de la poutre N7 par ROBOT.

Figure 3.22 : Détail de ferraillage de la poutre N9 par ROBOT.

92
III.2.2. ferraillage des poteaux :

Figure 3.23 : Détail de ferraillage du poteau P4 par ROBOT.

III.2.3. ferraillage des semelles :

Figure 3.24 : Détail de ferraillage de la semelle S4 par ROBOT.

93
Chapitre 4 :
ANALYSE STATIQUE NON-LINEAIRE
« PUSHOVER »

Cette partie présentera la modélisation ainsi qu’une étude parasismique


de la structure par la méthode statique non-linéaire « push over »
sur le logiciel SAP2000

94
I. Généralités:

La méthode d’analyse Pushover est la méthode préférée pour l'évaluation de la performance


sismique des structures par les réglementations et les importants codes des travaux de
réhabilitation, parce qu'elle est conceptuellement et informatiquement simple. L’analyse Pushover
permet de tracer la séquence d’écoulement, la ruine des éléments et le niveau de dommage
structurel, ainsi que les progrès de la courbe globale de la capacité de la structure [6].

Dans ce travail, on va s’intéresser à l’application de la méthode d’analyse statique non-linéaire sur


un bâtiment R+3 conformément au règlement de construction parasismique R.P.S2000 [2]. Cette
analyse dite « pushover » est une procédure dans laquelle la structure subit des charges latérales
suivant un certain modèle prédéfini en augmentant l’intensité des charges jusqu’à ce que les modes
de ruine commencent à apparaître dans la structure. Les résultats de cette analyse sont représentés
sous forme de courbe qui relie l’effort tranchant à la base en fonction du déplacement du sommet
de la structure (figure 4.1 [8]).

Figure 4.1 : Diagramme de capacité (pushover).

La courbe de capacité est composée de trois niveaux, chaque niveau correspond à une étape
d’endommagement (Figure 4.2 [9]) :

95
Figure 4.2 : Schématisation des niveaux d’endommagement de la structure.

 Le premier niveau correspond au comportement élastique de la structure et représente le


niveau de conception parasismique habituel. Il indique par conséquent un état
d’endommagement superficiel (ou bien de non endommagement).
 Le deuxième niveau correspond à un niveau de dommage contrôlé. La stabilité de la
structure n’est pas en danger, mais toutefois un endommagement mineur est susceptible de
se développer.
 Le troisième niveau représente un état d’endommagement avancé, la stabilité étant en
danger. Au-delà de ce niveau, la structure est susceptible à l’effondrement, ne présentant
aucune capacité de résistance.

Le point de performance, de ça part, permet d’évaluer le déplacement maximal que la structure


peut subir, et par conséquence son degré d’évaluation dans le domaine plastique. Ce point est
déterminé en superposant deux courbes : une représente la capacité de résistance de la structure et
l’autre représente la sollicitation apportée par le séisme qui est le spectre de réponse [7].

96
II. Détermination des forces équivalentes latérales

II.1. Géométrie et charge verticale


Le calcul est effectué à l’aide du logiciel SAP2000 sur un modèle tridimensionnel de la
structure avec 4 niveaux (RDC + 3 étages) et encastrée à sa base (voir figure 4.3) :

Figure 4.3 : Vue générale du modèle en 3D.

Les dimensions des poutres et des poteaux sont représentées respectivement dans l’annexe 2 et
l’annexe 3, les caractéristiques du béton et des armatures sont bien détaillées dans le premier
chapitre.

97
 Longueur en plan …………………………. 23.40 m
 Largeur en plan …………………………… 12.60 m
 Hauteur du RDC…………………………......3.00 m.
 Hauteur étage ………………………………3.00 m.
 Hauteur totale ………………………………15.00 m.
On ce qui concerne la participation massique des charges, elle est donnée par la relation suivante:

𝒘= 𝑮 + Ѱ×𝑸
Avec :
G : la charge permanente.
Q : la charge d’exploitation.
Ѱ : le coefficient de pondération Ѱ = 0,2 (pour un bâtiment d’habitation).
Les charges permanentes et d’exploitation sur plancher sont les suivantes :
- Pour le plancher « étage courant » on a :
 𝐺 = 5.23 𝐾𝑁/𝑚²
 𝑄 = 1.5 𝐾𝑁/𝑚²
- Pour le plancher « terrasse » on a :
 𝐺 = 6.08 𝐾𝑁/𝑚²
 𝑄 = 1.5 𝐾𝑁/𝑚²
Les résultats de calcul des poids w sont présentés dans le tableau suivant :

Numéro d’étage La hauteur 𝒉𝒊 𝒘𝒊(𝑲𝑵)


1 3 1848.73
2 6 1848.73
3 9 1848.73
4 12 2046.22

Tableau 4.1 : Résultats de calcul du poids pour chaque niveau.

La charge totale de la structure correspond à la somme des poids 𝑤𝑖 des quatre niveaux [5], soit :
𝑛

𝑊 = ∑ 𝑤𝑖 = 7592.41 𝐾𝑁
𝑖=1

98
II.2. Paramètres et données sismiques
On se basant sur le règlement de construction parasismique R.P.S 2000 [2], on a pu définir les
différents paramètres sismiques intervenant dans le calcul de la force sismique latéral équivalente.

Le Facteur de priorité I
Le coefficient de priorité I est égal à 1,3 pour les bâtiments de classe I et à 1 pour tous les
autres bâtiments.

Classe de construction Coefficient I


Classe I 1.3
Classe II 1

Tableau 4.2 : Coefficient de priorité.


Dans notre cas, on a un bâtiment courant, c’est à dire de classe II, donc 𝑰 = 𝟏 .

Coefficient du site S

A chaque type de site correspond un coefficient d’influence donné dans le Tableau suivant :

sites natures coefficient


rocher toute profondeur
S1 1
sols fermes épaisseur < 15m
sols fermes épaisseur > 15m
S2 sols moyennement ferme épaisseur < 15m 1.2
sols mous épaisseur < 10m
sols moyennement ferme épaisseur > 15m
S3 1.5
sols mous épaisseur > 10m

Tableau 4.3 : Coefficient du site.

Le Site de construction est moyennement ferme d’épaisseur < 15𝑚 donc le site est de type S2
d’où 𝑺 = 𝟏. 𝟐

99
Coefficient d’Accélération A

Le rapport A (dit coefficient d’accélération), entre l’accélération maximale A max du sol et


l’accélération de la gravité g, dans les différentes zones, est donné dans le tableau suivant :

zones A = 𝑨𝒎𝒂𝒙 / g
zone(1) 0.01
zone(2) 0.08
zone(3) 0.16

Tableau 4.4 : Coefficient d’accélération.

On étudie la structure dans la zone 2 donc 𝑨 = 𝟎. 𝟎𝟖

Coefficient de ductilité K

Le facteur de comportement, ou coefficient de ductilité K, caractérise la capacité de


dissipation de l’énergie vibratoire de la structure qui lui est transmise par les secousses sismiques.

Ce coefficient est donné par le tableau ci-dessous, en fonction du type du système de


contreventement et du niveau de ductilité choisi.

système ND1 ND2 ND3


portique 2 3.5 5
murs et refend 2 3 4
refend 1.4 2.1 2.8

Tableau 4.5 : Facteur de comportement.

Notre bâtiment est de classe II dans une zone de sismicité moyenne d’où 𝑲 = 𝟐.

100
Période fondamentale T

La période fondamentale de vibration T caractérisant la masse et la rigidité de la structure. Pour


une ossature à nœuds, la valeur de la période fondamentale de vibration T peut être déterminée
par la formule suivante :

𝑇 = 0.085 𝑁
Avec N est le nombre de niveaux.
Pour notre cas, on a quatre niveaux donc 𝑇 = 0.085 𝑥 4  𝐓 = 𝟎. 𝟑𝟒 𝒔

Facteur d’amplification D

Le facteur d’amplification qualifie le comportement de la structure en fonction de sa période de


vibration. On se basant sur la période fondamentale de vibration T et sur le type du site, on peut
facilement déterminer le facteur d’amplification à l’aide du tableau suivant :

période T S1 S2 S3
0 2.5 2.5 2
0.1 2.5 2.5 2
0.2 2.5 2.5 2
0.3 2.5 2.5 2
0.4 2.5 2.5 2
0.5 2.31 2.5 2
0.6 2.12 2.5 2
0.7 1.93 2.31 2
0.8 1.74 2.12 2
0.9 1.55 1.93 2
1 1.36 1.74 2
1.1 1.28 1.67 1.88
1.2 1.2 1.58 1.77
1.3 1.14 1.49 1.68
1.4 1.09 1.42 1.6
1.5 1.04 1.36 1.53

101
1.6 0.99 1.3 1.46
1.7 0.95 1.25 1.4
1.8 0.92 1.2 1.35
1.9 0.89 1.16 1.3
2 0.86 1.12 1.26

Tableau 4.6 : Facteur d’amplification dynamique.

Pour notre cas, on a déjà trouvé que T = 0.34 𝑠 et le site est de type S2 donc d’après le tableau
ci- dessus on a 𝑫 = 𝟐. 𝟓 .

II.3. Analyse sismique

II.3.1. Détermination de la force sismique latérale équivalente

Les forces sismiques horizontales agissant sur les masses de la structure sont représentées par la
force équivalente de cisaillement à la base agissant dans la direction du calcul.

La force sismique latérale équivalente représentant la réponse élastique V est calculée à l’aide de
la formule suivante [5] :

𝐴𝑆𝐷𝐼𝑊
𝑉=
𝐾

Avec :

A : le coefficient d’accélération.

S : le coefficient du site.

D : le facteur d’amplification dynamique.

I : le coefficient de priorité.

K : le facteur de comportement.

W : la charge prise en poids de la structure.

102
Le résultat de calcul de la force sismique dans le cas de notre projet est représenté dans le tableau
suivant :

A S D I K W (KN) 𝑨𝑺𝑫𝑰𝑾
𝑽(𝑲𝑵) =
𝑲

0.08 1.2 2.5 1 2 7592.41 911.089

Tableau 4.7 : Récapitulatif du calcul de la force sismique latérale équivalente.

II.3.2. répartition de la force sismique

La force sismique latérale totale V doit être répartie sur la hauteur de la structure de la manière
suivante [2] :

 Une partie 𝐹𝑡 de la force V est affectée au sommet du bâtiment :

- 𝐹𝑡 = 0 si 𝑇 ≤ 0.7 𝑠

- 𝐹𝑡 = 0.07 𝑉 si 𝑇 > 0.7 𝑠

 le reste (𝑉 − 𝐹𝑡 ) doit être réparti sur tous les niveaux, y compris le dernier niveau, selon la
formule suivante :
𝑊𝑖 ℎ𝑖
𝐹𝑖 = (𝑉 − 𝐹𝑡 ) × ( )
∑ 𝑊𝑗 ℎ𝑗

Avec :

j varie de 1 à n

n : Le nombre des niveaux.

𝐹𝑖 : La force horizontale de calcul appliquée au niveau i.

𝑊𝑖 : La charge totale au niveau i.

ℎ𝑖 : La hauteur du niveau considéré à partir du sol.

T : La période fondamentale de la structure.

103
Figure 4.4 : Répartition verticale des forces sismiques.

Revenant à notre cas d’étude, on a déjà trouvé que T = 0.34 𝑠 ≤ 0.7 𝑠 , on aura par conséquence
𝑊𝑖 ℎ𝑖
𝐹𝑡 = 0 c’est-à-dire 𝐹𝑖 = 𝑉 ×
∑ 𝑊𝑗 ℎ𝑗

On calcule les forces sismiques pour chaque niveau, les résultats sont représentés dans le tableau
suivant :

Niveau 𝑽(𝑲𝑵) 𝑾𝒊 (𝑲𝑵) 𝒉𝒊 (𝒎) 𝑭𝒊 (𝑲𝑵)

1 1848.73 3 87.375

2 6 174.751
911.089 1848.73

3 9 262.126
1848.73

4 12 386.837
2046.22

Tableau 4.8 : Récapitulatif du calcul des forces sismiques pour chaque niveau.

104
II.4. définition des forces sismiques sur SAP2000

L’application de la méthode statique équivalente nécessite, en plus des charges statiques


(Permanente et d’exploitation), la définition du chargement sismique qui sera considéré comme
une force statique appliquée aux nœuds maîtres des planchers.

Ainsi, pour introduire cette force sur SAP2000, on Sélectionne « load patterns » dans le
menu « Define » puis on choisit « Add New Load Pattern », cette option permet de créer les cas
de chargement statique Ex et Ey :

Figure 4.5 : Définition des charges sismiques.

Le logiciel SAP2000 ne contient pas le règlement de construction parasismique R.P.S2000, donc


on est sensé de procéder à une saisie manuelle des valeurs des forces sismiques 𝐹𝑖 dans les deux
sens X-X et Y-Y (figure 4.6). Ceci est fait, SAP2000 nous donnera facilement les déplacements
horizontaux en chaque niveau et dans les deux sens (voir tableau 4.9).

La vérification des déformations se fait comme suit :

𝒉
- pour le déplacement inter-étage (bâtiment de classe II): 𝜟𝒆𝒍 ≤ 𝟎. 𝟎𝟏
𝒌

- pour le déplacement latéral total du bâtiment : 𝜟𝒈 ≤ 𝟎. 𝟎𝟎𝟒 𝑯

105
Figure 4.6 : Introduction des forces sismiques dans les deux sens X-X et Y-Y.

Niveau Déplacement 𝑼𝟏 (𝒄𝒎) selon X Déplacement 𝑼𝟐 (𝒄𝒎) selon Y


4 2.865854 2.520399
3 2.426622 2.128855
2 1.697095 1.491341
1 0.785346 0.699628

Tableau 4.9 : Déplacement horizontal dans les sens X-X et Y-Y.

Δg (cm) 0.004H(cm) Δg≤0.004H Δel (cm) 0.01h/k(cm) Δel ≤ 0.01h/k

selon x-x 2.865854 4.8 vérifié 0.911749 1.5 vérifié

selon y-y 2.520399 4.8 vérifié 0.791713 1.5 vérifié

Tableau 4.10 : Vérification des déformations dans les sens X-X et Y-Y.

III. méthode d’analyse spectrale


L’évaluation de l’action du tremblement de terre sur une structure, par la méthode de l’analyse
spectrale et selon le règlement parasismique R.P.S2000 [2], s’effectue à l’aide des paramètres
suivants :

106
- l’accélération maximale du sol 𝐴𝑚𝑎𝑥 obtenue à partir du zonage sismique :

Zones 𝑨𝒎𝒂𝒙
zone(1) 0.01 g
zone(2) 0.08 g
zone(3) 0.16 g

Tableau 4.11 : Accélération maximale du sol.

- un spectre de réponse en terme d’accélération pour le mouvement horizontal relatif à un

type de site (A-T) et qui permet de connaître, de façon directe, le maximum de l'effet du

séisme sur la structure.

Le spectre de réponse élastique (A-T) ou spectre de calcul est défini dans le R.P.S2000 pour un
amortissement relatif ξ=5% par la relation suivante :

𝑨(𝑻) = 𝑺 × 𝑰 × 𝑫(𝑻) × 𝝁 × 𝑨𝒎𝒂𝒙 / g

Avec :

𝑨𝒎𝒂𝒙 : L’accélération maximale du sol.

g : l’accélération de la pesanteur.

𝑺 : le coefficient du site.

𝑰 : le coefficient de priorité.

D(T) : le facteur d’amplification dynamique représenté dans le tableau 4.6.

𝝁 : le coefficient d’amortissement 𝝁 = (𝟓/𝛏)𝟎.𝟒 .

On va essayer alors de tracer le spectre de réponse, à l’aide du logiciel SAP2000, on considérant


les paramètres suivants :

107
𝑨𝒎𝒂𝒙 (zone2) 𝑨𝒎𝒂𝒙 (zone3) G S I 𝝁(𝟓%)
0.08 g 0.16 g 9.81 1.2 1 1

Tableau 4.12 : Les valeurs des paramètres de calcul.

Les résultats de calcul, figurant dans le tableau suivant, seront par suite introduits sur SAP2000
afin d’obtenir finalement la courbe de réponse pour la zone 2 ainsi que pour la zone 3. La zone 3
qui est d’une forte sismicité a été traitée juste à titre de comparaison :

La période L’accélération A La période L’accélération A


T T
Zone 2 Zone 3 Zone 2 Zone 3

0 0.24 0.48 1.1 0.16032 0.32064

0.1 0.24 0.48 1.2 0.15168 0.30336

0.2 0.24 0.48 1.3 0.14304 0.28608

0.3 0.24 0.48 1.4 0.13632 0.27264

0.4 0.24 0.48 1.5 0.13056 0.26112

0.5 0.24 0.48 1.6 0.1248 0.2496

0.6 0.24 0.48 1.7 0.12 0.24

0.7 0.22176 0.44352 1.8 0.1152 0.2304

0.8 0.20352 0.40704 1.9 0.11136 0.22272

0.9 0.18528 0.37056 2 0.10752 0.21504

1 0.16704 0.33408 - - -

Tableau 4.13 : Résultats de calcul de l’accélération en fonction de la période.

108
(a) (b)

Figure 4.7 : Présentation de la courbe de réponse élastique dans la zone 2 (a) et la zone 3 (b).

IV. Application de l’Analyse « push over » sur la structure


La méthode pushover se base sur l’augmentation de la charge jusqu'à ce que les modes de ruine
apparaissent. Dans cette partie nous allons essayer de vérifier la validité de cette méthode sur la
structure étudiée et de définir son point de performance ainsi que le positionnement des rotules
plastiques [6].

IV.1. Définition du comportement non linéaire des poteaux poutres

Les poteaux et les poutres sont modélisés par des éléments ayant des propriétés élastiques
linéaires. Le comportement non linéaire des éléments est traduit par l’introduction des
rotules plastiques aux niveaux des sections susceptibles à se plastifier. Pour notre modèle de calcul,
nous allons introduire aux niveaux des poteaux et poutres des rotules plastiques avec des lois
de comportements définies d’une façon automatique par le SAP comme suit :

- Poteaux : Rotules (Auto P M2 M3).


- Poutres : Rotules (Auto M3).

109
Le comportement non linéaire des rotules ainsi que les niveaux de dommages sont représentés
par la courbe « force- déformation » suivante [7] :

Figure 4.8 : Loi de comportement et niveaux de dommages

 Segment A-B : Représente le domaine élastique de la section.


 Segment B-C : Représente la progression des dommages.
 Point C : Représente la capacité de résistance ultime de la section.
 Segment C-D : Chute brusque de la résistance.
 Point E : Correspond à la ruine de la section.
 Niveau IO (Immediate Occupancy) : La section a subi des dommages relativement
faibles, elle garde un pourcentage relativement élevé de sa raideur initiale.
 Niveau LS (Life Safety) : Les dommages sont relativement importants, pouvant
entrainer une perte significative de la raideur.
 Niveau CP (Collapse Prevention) : La section se trouve à la limite de la résistance, au-delà
de ce niveau la section est susceptible de se rompre.

IV.2. Définition du chargement de l’analyse push over

IV.2.1. Définition de l’analyse push over sous charges gravitaires

Pour définir les charges gravitaires dans le domaine non linéaire on procède comme suit : « Define
 Load case  Add new load case ». Le chargement introduit, nommé « NL Gravity »,
correspond à la combinaison proposée par le R.P.S2000 pour la détermination des charges
sismiques : 𝐺 + 0,2 𝑄.

110
Figure 4.9 : Définition du chargement de l’analyse Push over sous charge gravitaire.

IV.2.2. Définition de l’analyse push over sous charges horizontales

A présent que l’analyse sous charges gravitaires est définie, la prochaine étape consiste à définir
l’analyse pushover sous charges horizontales, pour cela on clique sur « Define  Load case 
Add new load case ». Cette fois en va créer deux type de chargement, un nommé « PUSH XX » et
l’autre « PUSH YY » comme le montre la figure ci-dessous :

Figure 4.10 : Définition du chargement de l’analyse Pushover dans le sens X-X..

111
Figure 4.11 : Définition du chargement de l’analyse Push over sous charges horizontales.

Avant de fermer ces boites de dialogue, on choisit dans la case « Load Application » la commande
« Displacement control », ensuite on choisit la direction du déplacement et le nœud de contrôle
(figure 4.11). La valeur de déplacement du point moniteur est définie par défaut par le logiciel en
fonction de la hauteur de l’ouvrage.

Manuellement on peut calculer ce déplacement par la relation suivante :

𝐻 12
𝐷 = 𝐷 =  𝑫 = 𝟎. 𝟒𝟖 𝒎
25 25

112
Figure 4.12 : Définition du point de contrôle dans les deux sens X-X et Y-Y.

IV.3. Insertion des rotules plastiques

Pour l’insertion des rotules aux niveaux des poutres (auto M3) et des poteaux (auto P, M2, M3),
on procède comme suit : « Sélection des poutres/poteaux  Assign  Frame  Hinges ». On
obtient une boite de dialogue (voir figure 4.12 et 4.13) dans laquelle on introduit, dans la case
« Relative Distance », les valeurs 0 et 1 qui correspondent respectivement aux nœuds origines et
extrémités de chaque poutre/poteau.

113
Figure 4.13 : Insertion des rotules aux niveaux des poutres.

114
Figure 4.14 : Insertion des rotules aux niveaux des poteaux.

115
Figure 4.15 : Détails des rotules d’un poteau sur SAP2000.

Figure 4.16 : Détails des rotules d’une poutre sur SAP2000.

116
IV.4. Résultats de l’analyse pushover

IV.4.1. La courbe de capacité


La détermination de la courbe de capacité est faite à l’aide du logiciel SAP2000 pour les deux
sens X-X et Y-Y, on obtient les résultats suivants :

Sens X-X

Figure 4.17 : présentation de la courbe de capacité dans le sens X-X.

D’après les résultats obtenus à partir de la figure 4.14 , on remarque que la structure a fourni une
réponse élastique jusqu’à l’atteinte d’un déplacement de 2.8 𝑐𝑚 correspondant à un effort
tranchant limite élastique de 750 𝐾𝑁. Par ailleurs, durant le déplacement de 2.8 𝑐𝑚 jusqu’à
19,4 𝑐𝑚, on a observé un accroissement de l’effort tranchant à la base de la structure, indiquant
son raidissement.

117
Sens Y-Y

Figure 4.18 : Présentation de la courbe de capacité dans le sens Y-Y.

D’après les résultats obtenus à partir de la figure 4.15, on remarque que la structure a fourni une
réponse élastique jusqu’à l’atteinte d’un déplacement de 3.1 𝑐𝑚 correspondant à un effort
tranchant limite élastique de 980 𝐾𝑁. Par ailleurs, durant le déplacement de 3,1 𝑐𝑚 jusqu’à
15,3 𝑐𝑚, on a observé un accroissement de l’effort tranchant à la base de la structure, indiquant
son raidissement. A ce point, l’effort tranchant à la base chute brusquement à cause de la
formation de rotules plastiques dans la structure.

Pour cette valeur de l’effort tranchant (1300 𝐾𝑁) qui peut causer la ruine de la structure on peut
dire que notre structure est fragile. Pour la conserver ou améliorer son niveau de performance il
faut intervenir en utilisant des systèmes de renforcements.

118
IV.4.2. Point de performance et formation des rotules plastique

Le point de performance permet d’évaluer le déplacement maximal que la structure peut subir,
et par conséquence son degré d’évaluation dans le domaine plastique. Ce point est déterminé en
superposant deux courbes : une représente la capacité de résistance de la structure et l’autre
représente la sollicitation apportée par le séisme qui est le spectre de réponse [7].

La détermination du point de performance de notre structure est faite à l’aide du logiciel SAP2000
qui permet aussi de connaître la possibilité de la formation des rotules plastiques et leurs
positionnements au niveau de la structure pour une zone de moyenne sismicité (zone 2) ainsi que
dans la zone 3 qui est de forte sismicité. De plus, on peut facilement en tirer les déplacements de
la structure et même le nombre exact de rotules en chaque pas, ce qui est bien claire dans les figures
ci-dessous :

Performance de la structure dans la zone 2

Sens X-X

Figure 4.19 : Présentation du point de performance dans le sens X-X.

119
Figure 4.20 : Paramètre du spectre de capacité pour la zone 2.

Pour la zone 2 et dans le sens X-X, on trouve un point de performance de coordonnées


suivantes : (𝑆𝑎 = 0.108 ; 𝑆𝑑 = 3.569). A partir du tableau présenté dans la figure 4.21, on cherche
pour quel pas on est proche du point de performance.

Figure 4.21 : Détails des coubes de demande et de capacité en chaque pas.

120
Figure 4.22 : Distribution des différents types de rotules en chaque pas dans le sens X-X.

Figure 4.23 : Distribution des rotules plastiques dans le sens X-X.

D’après la figure 4.21 on trouve que le point de la performance de la structure apparait quelque
part entre le pas 3 et 4, ce qui signifie, en faisant recours à la figure 4.22 que les rotules sont encore
dans le domaine B-IO, soit disant dans un domaine élastique.

121
Sens Y-Y

Figure 4.24 : Présentation du point de performance dans le sens Y-Y.

Figure 4.25 : Paramètre du spectre de capacité pour la zone 2.

122
Dans le sens Y-Y, on trouve cette fois un point de performance de coordonnées suivantes :
(𝑆𝑎 = 0.127 ; 𝑆𝑑 = 3.307). A partir du tableau présenté dans la figure 4.26, on cherche pour quel
pas on est proche du point de performance.

Figure 4.26 : Détails des coubes de demande et de capacité en chaque pas.

Figure 4.27 : Distribution des différents types de rotules en chaque pas dans le sens Y-Y.

123
Figure 4.28 : Distribution des rotules plastiques dans le sens Y-Y.

D’après la figure 4.26 on trouve que le point de la performance de la structure apparait, même dans
le sens Y-Y, quelque part entre le pas 3 et 4, ce qui signifie, en faisant recours à la figure 4.27 que
les rotules sont encore dans le domaine B-IO, soit disant dans un domaine élastique.

124
Performance de la structure dans la zone 3

Sens X-X

Figure 4.29 : Présentation du point de performance dans le sens X-X.

Figure 4.30 : Paramètre du spectre de capacité pour la zone 3.

125
Pour la zone 3 et dans le sens X-X, on trouve que le point de performance est de
coordonnées: (𝑆𝑎 = 0.123 ; 𝑆𝑑 = 12.472). A partir du tableau présenté dans la figure 4.31, on
cherche pour quel pas on est proche du point de performance.

Figure 4.31 : Détails des coubes de demande et de capacité en chaque pas.

Figure 4.32 : Distribution des différents types de rotules en chaque pas dans le sens X-X.

126
Figure 4.33 : Distribution des rotules plastiques dans le sens X-X.

D’après la figure 4.31 on trouve que le point de la performance de la structure apparait quelque
part entre le pas 7 et 8, ce qui signifie, en faisant recours à la figure 4.32 que les rotules sont dans
le domaine LS, où on commences à avoir des dommages relativement importants.

127
Sens Y-Y

Figure 4.34 : Présentation du point de performance dans le sens Y-Y.

Figure 4.35 : Paramètre du spectre de capacité pour la zone 3.

128
Dans le sens Y-Y, on trouve cette fois un point de performance de coordonnées suivantes :
(𝑆𝑎 = 0.139 ; 𝑆𝑑 = 9.598). A partir du tableau présenté dans la figure 4.36 on cherche pour quel
pas on est proche du point de performance.

Figure 4.36 : Détails des coubes de demande et de capacité en chaque pas.

Figure 4.37 : Distribution des différents types de rotules en chaque pas dans le sens Y-Y.

129
Figure 4.38 : Distribution des rotules plastiques dans le sens Y-Y.

D’après la figure 4.36 on trouve que le point de la performance de la structure apparait quelque
part entre le pas 5 et 6, ce qui signifie, en faisant recours à la figure 4.37 que les rotules sont
arrivées au niveau LS, où on commences à avoir des dommages relativement importants.

130
Conclusion
Ce projet constitue une synthèse d’un ensemble de connaissances acquises durant notre

cycle de formation d’ingénieur. Il nous a permis d’enrichir nos connaissances sur les différentes

étapes de calcul d’une structure et sur la vulnérabilité sismique des constructions en portiques

en béton armé. De plus, il a mis en évidence l'importance de la méthode pushover dans la

vérification des structures vis- à -vis un tremblement de terre.

Le dimensionnement des éléments de la structure a été réalisé manuellement puis par le

logiciel ROBOT, quant à l’exécution du calcul statique non linéaire par la méthode Pushover, elle

a été réalisée à partir de charges latérales appropriées à l'aide du logiciel SAP2000 qui nous

a permis de visualiser le développement des rotules plastiques à n'importe quel point de la

structure. Les résultats de la modélisation en 3D ont montré aussi que notre structure, (pour la

zone 2, sismicité moyenne) dans les deux sens, est dans le domaine poste –élastique. Différents

règlements ont été respectés lors du calcul tels que le BAEL 91(modifié 99) et l’ R.P.S2000.

En fin, le calcul statique non linéaire est capable d’évaluer la vulnérabilité sismique, non

seulement des bâtiments neufs, mais il permet aussi d’étudier l’état d’une structure existante sous

l'action d'un séisme et de fournir ainsi des informations nécessaires comme la ductilité globale,

limites élastiques et limites plastiques. De nombreux pays de par le monde ont depuis de

nombreuses années introduit et mis en application cette méthode dans les codes de construction

parasismique et dans les programmes des risques, par exemple aux Etats -unis (FEMA 273, 356

et ATC40), en Europe (Eurocode 8) et en Suisse (SIA 2018).

131
Références
[1] J. PERCHAT, J ROUX, 1993. « Pratique du BAEL91 » Edition EYROLLES, PARIS, 464 p

[2] MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, DE L’URBANISME, DE


L’HABITAT ET DE L’ENVIRONNEMENT, SECRETARIAT D’ETAT A L’HABITAT
« règlement de construction parasismique R.P.S 2000 (Applicable aux bâtiments) », 84 p.

[3] H. RENAUD ET J. LAMIRAULT, 1993. « Bâtiment et génie civil béton armé Guide de
calcul », FOUCHER PARIS, 135 p.

[4] A. EL GHOULBZOURI, 2013. « cours béton armé », ENSAH.

[5] A. EL GHOULBZOURI, 2013. « cours calcul de structure », ENSAH.

[6] A. EL GHOULBZOURI, 2013. « cours vulnérabilité sismique », ENSAH.

[7] B. M. AGHILES, 2012. « Influence de la disposition des voiles sur la performance sismique
des bâtiments », 105 p.

[8] E.SAEZ, 2008. « Etude bibliographique, conception des bâtiments base sur la notion de
performance », Ecole Centrale de Paris, 43 p.

[9] M.MOUZZOUN, O.MOUSTACHI, A.TALEB, January 2013. INTERNATIONAL


JOURNAL OF COMPUTATIONAL ENGINEERING RESEARCH (IJCERONLINE.COM)
VOL. 3 ISSUE.1, « Seismic Damage Prediction of Reinforced Concrete Buildings Using Pushover
Analysis », 5 p.

132
Annexes :

133
Annexe 1 :
Plan AUTOCAD
Annexe 2 :
P ré-dimensionnement des poutres
Numéro de la poutre La largeur b La hauteur h

N1 25 30
N2 25 35

N3 25 30
N4 25 30
N5 25 30
N6 25 30
N7 25 35
N8 25 30
N9 25 45
N10 25 50
N11 25 35
N12 25 40
N13 25 30
N14 25 35
N15 25 40
N16 25 35
C 25 35
Annexe 3 :
Résultats de descente de charges et du
pré-dimensionnement des poteaux au
niveau du RDC.
a calculée a choisie b calculée b choisie
Poteau Nu(KN) Br(cm²)
(cm) (cm) (cm) (cm)

1 168.67 128.592 20.78 25 7.59 25

2 249.81 190.452 20.78 25 10.28 25

3 174.3 132.884 20.78 25 7.78 25

4 310.78 236.935 20.78 25 12.3 25

5 196.32 149.672 20.78 25 8.51 25

6 264.55 201.690 20.78 25 10.77 25

7 268.89 204.999 20.78 25 10.91 25

8 126.76 96.640 20.78 25 6.2 25

9 387.73 295.601 20.78 25 14.85 25

10 529.84 403.944 20.78 25 19.56 25

11 379.41 289.258 20.78 25 14.58 25

12 375.42 286.216 20.78 25 14.44 25

13 763.66 582.206 20.78 25 27.31 30

14 707.51 539.398 20.78 25 25.45 30

15 577.37 440.180 20.78 25 21.14 25

16 636.66 485.382 20.78 25 23.1 25

17 368.93 281.268 20.78 25 14.23 25


Annexe 4 :
Dessins du ferraillage des poutres.
Annexe 5 :
Résultats du dimensionnement des
poteaux.
𝑵𝒖 a b 𝑩𝒓 𝑨𝒕𝒉 𝑨𝒎𝒊𝒏 𝑨𝒎𝒂𝒙 𝑨𝒔 barres
Poteau λ α
(KN) (cm²) (cm²) (cm²) (cm²) (cm²) (cm²) (cm²) d'aciers

1 168.67 25 25 529 29.10 0.75 -17.34 4 31.25 4.00 4HA12

2 249.81 25 25 529 29.10 0.75 -14.84 4 31.25 4.00 4HA12

3 174.3 25 25 529 29.10 0.75 -17.16 4 31.25 4.00 4HA12

4 310.78 25 25 529 29.10 0.75 -12.96 4 31.25 4.00 4HA12

5 196.32 25 25 529 29.10 0.75 -16.48 4 31.25 4.00 4HA12

6 264.55 25 25 529 29.10 0.75 -14.38 4 31.25 4.00 4HA12

7 268.89 25 25 529 29.10 0.75 -14.25 4 31.25 4.00 4HA12

8 126.76 25 25 529 29.10 0.75 -18.63 4 31.25 4.00 4HA12

9 387.73 25 25 529 29.10 0.75 -10.59 4 31.25 4.00 4HA12

10 529.84 25 25 529 29.10 0.75 -6.21 4 31.25 4.00 4HA12

11 379.41 25 25 529 29.10 0.75 -10.85 4 31.25 4.00 4HA12

12 375.42 25 25 529 29.10 0.75 -10.97 4 31.25 4.00 4HA12

13 763.66 25 30 644 29.10 0.75 -3.91 4.4 37.5 4.40 6HA10

14 707.51 25 30 644 29.10 0.75 -5.64 4.4 37.5 4.40 6HA10

15 577.37 25 25 529 29.10 0.75 -4.75 4 31.25 4.00 4HA12

16 636.66 25 25 529 29.10 0.75 -2.92 4 31.25 4.00 4HA12

17 368.93 25 25 529 29.10 0.75 -11.17 4 31.25 4.00 4HA12


Poteaux de section (25×25)
Poteaux de section (25×30)
Annexe 6 :
Résultats du ferraillage des poutres par
ROBOT.
poutre Armature longitudinale Armature Espacement dans Espacement dans
transversale la zone critique la zone courante
supérieure inférieure (cm)/ disposition (cm)/ disposition

N1 4HA10 4HA10 Cadre HA8 20×5 20×5

N2 6HA10 5HA10 Cadre HA8 10×14 10×7

N3 5HA10 4HA10 Cadre HA8 20×5 20×5

N4 4HA10 4HA10 Cadre HA8 20×5 20×5

N5 5HA10 4HA10 Cadre HA8 10×5 10×5

N6 4HA10 3HA10 Cadre HA8 20×4 20×4

N7 5HA10 3HA10 Cadre HA8 20×5 20×5

N8 6HA10 5HA10 Cadre HA8 20×5 20×5

N9 5HA10 4HA10 Cadre HA8 30×5 30×5

N10 6HA10 4HA10 Cadre HA8 40×4 40×4

N11 6HA10 4HA10 Cadre HA8 20×6 20×5

N12 6HA10 5HA10 Cadre HA8 20×7 30×6

N13 5HA10 3HA10 Cadre HA8 10×11 20×5

N14 5HA10 3HA10 Cadre HA8 20×6 20×6

N15 6HA10 5HA10 Cadre HA8 20×6 30×6

N16 4HA10 3HA10 Cadre HA8 20×6 20×6


Annexe 7 :
Résultats du ferraillage des poteaux par
ROBOT.
poteau Armature Armature Espacement dans la Espacement dans la
longitudinale transversale zone critique (cm) / zone courante (cm)/
disposition disposition

P1 4HA16 Cadre HA8 10×10 15×5

P2 4HA16 Cadre HA8 10×10 15×5

P3 4HA16 Cadre HA8 10×10 15×5

P4 4HA14 Cadre HA8 10×10 15×5

P5 4HA14 Cadre HA8 10×10 15×5

P6 4HA16 Cadre HA8 10×10 15×5

P7 4HA14 Cadre HA8 10×10 15×5

P8 6HA14 (Cadre + étrier)HA8 10×10 15×5

P9 4HA16 Cadre HA8 10×10 15×5

P10 4HA12 Cadre HA8 10×10 15×5

P11 4HA14 Cadre HA8 10×10 15×5

P12 4HA16 Cadre HA8 10×10 15×5

P13 6HA16 (Cadre + étrier)HA8 10×10 15×5

P14 6HA16 (Cadre + étrier)HA8 10×10 15×5

P15 4HA14 Cadre HA8 10×10 15×5

P16 4HA12 Cadre HA8 10×10 15×5

P17 4HA14 Cadre HA8 10×10 15×5


Annexe 8 :
Résultats du ferraillage des semelles par
ROBOT.
semelle Armature de la nappe Armature de la nappe
supérieure inférieure

S1 4HA12 10HA10

S2 4HA12 10HA10

S3 6HA8 5HA10

S4 4HA12 10HA10

S5 4HA12 9HA10

S6 4HA12 5HA10

S7 5HA10 4HA12

S8 4HA12 6HA8

S9 4HA12 12HA10

S10 4HA12 12HA12

S11 6HA10 5HA12

S12 6HA10 5HA12

S13 10HA12 12HA10

S14 10HA12 9HA10

S15 4HA12 12HA12

S16 4HA12 16HA12

S17 6HA10 5HA12