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‫آﻠﻴﺔ اﻟﻌﻠﻮم‬

Faculté des Sciences, Département de Biologie

Thèse de Doctorat

Option : Physiologie de la Nutrition et Sécurité Alimentaire

.
Evaluation du risque toxicologique du colorant alimentaire
tartrazine, à court terme chez la souris swiss.

Présenté par Sous la direction


Mme Houdjedj Nabila Mr Saidi Djamel
Née Mehedi

Devant le Jury :
Président: Mr Khéroua Omar Professeur Université d’Oran
Directeur de thèse: Mr Saidi Djamel Professeur Université d’Oran
Examinateur: Mr Benali Mohamed Professeur Université de Sidi Bel-Abbes
Examinateur: Mme Merzouk Haféda Professeur Université de Tlemcen
Examinateur: Mr Riazi Ali Professeur Université de Mostaganem
Examinateur: Mr Slimani Miloud Professeur Université d’Oran

Année universitaire
2011/2012
Avant Propos
Tout d’abord, je remercie Dieu de m’avoir donné la santé, le courage
et la patience et de m’avoir mis sur le chemin du savoir.
Le travail présenté dans cette thèse de doctorat a été effectué au
laboratoire de Physiologie de la Nutrition et Sécurité Alimentaire du
Département de Biologie, Faculté des Sciences de l’Université d’Oran, sous
la direction de Mr Saidi Djamel, Professeur de Physiologie.
Je tiens avant tout à exprimer ma sincère gratitude aux Professeurs
Saidi Djamel et Khéroua Omar qui m’ont accueillie au sein de leur
laboratoire, il y a de cela de nombreuses années. Ils m’ont permis de me
former à la recherche en débutant par le mémoire de Magister puis en me
donnant l’opportunité de continuer par une thèse au sein de leur équipe. Je les
remercie pour leur compétence scientifique et leur disponibilité.
J’exprime ma sincère gratitude également au Pr Saidi Djamel d’avoir
accepté d’être le rapporteur de ma thèse, pour son soutien et son aide.
Merci au Pr Khéroua Omar d’avoir accepter la présidence du jury de
cette thèse, ainsi qu’à l’intérêt qu’il a porté à ce travail.
Je remercie vivement les Professeurs Merzouk Haféda, Slimani
Miloud, Benali Mohamed, et Riazi Ali d’avoir si gentiment accepté la
lourde tache d’examiner ce travail.
J’adresse mes sincères remerciements au Pr Bourouis et au Dr Mered,
spécialistes en anatomie pathologie, pour m’avoir aidée dans l’interprétation
des résultats histologiques.
Je ne saurai oublier tous ceux qui m’ont apporté leurs savoir faire, leurs
compétences techniques et leur expérience si nécessaires dans la réalisation et le
développement de ce travail.
Je remercie tout particulièrement Melle Zaoui Chaheinez, qui, pendant
toutes ces années, m’a épaulée; un grand merci pour ta gentillesse, pour ton
soutien chaleureux et tes encouragements.
Mes remerciements vont aussi à Melle Hachlef Wahiba, Mr El
Mecherfi Kamel, Mme Youcef Narimèn, Mme Belarbi Hanane, Mme
Taleb-Dida Nawel, Melle Mahdad Nadia et Melle Louala Sabrine qui,
par leur aide, ont contribué à la réalisation de ce travail.
Que mon amie Melle Kaddouri Hanane, qui n’a cessé de me prodiguer
conseils et discussions scientifiques, trouve ici l’expression de ma vive
reconnaissance.
Ma reconnaissance va également à tous mes collègues qui par leur bonne
humeur m’ont aidé à mener à bien ce travail : Mme Bennounan Samia,
Melle Bouderbala Chahrazed, Melle Dib Wafaa, Mme Benazza Mounia,
Mme Kerraz Djazia, Melle Boukortt Farida, Melle Ait Hamadouche
Nadia, Mr Chekroun Abdallah, Mr Mezmaze Fateh, Mr Khaled
Naamane, Mr Bensahla Ahmed, Mr Hamou Habib et Mr Boualga Ahmed.
Je remercie également mes étudiants : Mme Haddi Soraya, Melle
Mokrane Nawel, Mr Alami Omar, Melle Guendouz Malika et Melle
Abdellaoui Amina qui sont passés par le laboratoire et qui m’ont apporté une
aide précieuse tout le long de la réalisation de cette thèse.
J’adresse à mes parents, à mon beau père et à mon mari un «merci»,
tout particulier pour toutes ces années de sacrifices. Je ne saurais oublier
l’amie de mon enfance, Mme Benaouran Hakima qui est toujours présente et
qui a su m’encourager et me soutenir au cours des différentes situations de ma
vie.
Résumé
La tartrazine (E102) est un colorant alimentaire synthétique largement utilisé dans les produits alimentaires,
les cosmétiques et les médicaments. Le potentiel toxique de ce xénobiotique n’est pas clairement établi.
Le but de notre travail est l’étude des effets de la consommation subchronique de ce colorant aux doses de
0,1, 0,45, 1 et 2,5% sur les paramètres hématologiques et biochimiques sériques, sur la fertilité et sur la structure
histologique de certains organes chez la souris Swiss.
Pour l’étude, les animaux sont répartis en 5 groupes expérimentaux comprenant chacun 12 mâles et 12
femelles âgées de 4 semaines et pesant en moyenne (18±3) g. Pendant 13 semaines d’expérience, les groupes
expérimentaux ont un libre accès à l’aliment et reçoivent respectivement de la tartrazine dans de l’eau de boisson
aux doses de 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5% par rapport au groupe témoin.
Chaque jour, ont été relevés pour chaque groupe, la consommation de l’aliment et des liquides, les taux de
mortalité, les transformations morphologiques et comportementales tandis que le poids corporel est noté à la fin de
chaque semaine. Au terme des 13 semaines d’expérience, le sang est recueilli et après sacrifice, les reins, le foie, le
cœur, la rate, le cerveau, les poumons, le thymus, la vessie, les glandes salivaires et les glandes surrénales chez les
animaux des deux sexes, en plus de l’utérus et des ovaires chez les femelles et des testicules, des épididymes et des
vésicules séminales chez les mâles sont prélevés. La fonction reproductrice a été étudiée sur 50 souris mâles par le
test de fertilité, le comptage des spermatozoïdes testiculaires et épididymaires ainsi que par l’analyse de la mobilité
et la morphologie des spermatozoïdes et l’histologie des testicules. De même, une étude histologique a été effectuée
aussi sur le foie, les reins, le cerveau, la rate, le jéjunum, les ovaires et l’utérus pour vérifier l’existence
d’éventuelles altérations.

Les résultats obtenus indiquent que:

- Une agressivité remarquable a été notée chez les mâles du groupe traités à 1 et 2,5%.
- le gain pondéral est diminué significativement par rapport aux témoins chez tous les groupes de femelles traitées
mais aussi chez les mâles traités à 2,5%.
- Les souris mâles du groupe à 2,5% présentent une augmentation significative (p<0,05) du taux des globules
rouges, de l’hémoglobine et de l’hématocrite. Cependant, une diminution très significative (p<0,001) du taux des
globules blancs a été observée chez les mâles et les femelles du même groupe.
- Les dosages biochimiques indiquent une diminution des protéines totales chez les mâles et les femelles du groupe à
0,1, 0,45 et 1% (p<0,01) ainsi qu’une hypoglycémie chez les mâles et les femelles du groupe à 2,5% (p<0,01).
Cependant, une hyperglycémie est notée chez les femelles du groupe à 0,45% de tartrazine (p<0,01) par rapport au
témoin. En revanche, une augmentation significative de l’albumine (p<0,001) est observée chez tous les groupes
expérimentaux. De même, une augmentation significative de la bilirubine totale (p<0,05), de l’urée (p<0,001), de la
créatinine (p<0,05), de l’acide urique (p<0,01), des transaminases (p<0,01), de la phosphatase alcaline (p<0,01), de
la ‫ץ‬GT (p<0,01) est notée chez les mâles et les femelles du groupe 2,5%. Cependant, une augmentation significative
(p<0,01) des triglycérides a été constatée chez les femelles du groupe à 2,5% et les mâles du groupe 1%. Par contre,
celle du cholestérol est observée seulement chez les mâles du groupe à 2,5% (p<0,05).
- L’analyse de la fonction reproductrice montre une diminution significative de l’index de fertilité (p<0,01), du
nombre des spermatozoïdes au niveau des testicules et des épididymes (p<0,001), une diminution de la mobilité des
spermatozoïdes (p<0,01), une augmentation des anomalies morphologiques (p<0,01) ainsi qu’une altération de la
structure histologique des testicules chez les mâles du groupe traité à 2,5% de tartrazine. Le poids des nouveau-nés
issus de tous les groupes traités est diminué (p<0,05) ainsi que la taille des nouveau-nés issus des groupes mâles
traités à 0,45, 1 et 2,5% (p<0,01) pendant la période de la lactation. Seule, la mobilité des spermatozoïdes et
l’architecture des testicules sont altérées chez les mâles traités à 1%.
- Les résultats de l’étude histologique révèlent une dégénérescence hydropique au niveau du foie, une insuffisance
chronique au niveau des reins, des œdèmes au niveau du cerveau, des dystrophies au niveau de la rate et une jéjunite
chronique active au niveau du jéjunum associée à une atrophie villositaire partielle chez les femelles. En plus, une
hyperplasie cellulaire a été observée dans certains organes comme le cerveau (hyperplasie gliales) et l’intestin
(hyperplasie des cellules immunitaires) chez les mâles et les femelles du groupe traité à 2,5% de tartrazine. Une
altération de la structure histologique du foie, des reins et de l’intestin a été constatée également pour les groupes
traités à 0,45% et 1% de tartrazine chez les deux sexes.

En conclusion, Les résultats obtenus indiquent que l’ingestion subchronique de tartrazine au delà de la DJA
semble provoquer une perturbation du comportement des animaux, du gain pondéral, des paramètres
hématologiques, des paramètres biochimiques sériques témoignant d’un dysfonctionnement hépatique et rénal ainsi
qu’une altération de la fonction de reproduction et de l’architecture du foie, des reins, du cerveau, de la rate et du
jéjunum chez la souris Swiss. La dose de 0,1% semble être sans effet dans notre modèle expérimental.

Mots clés: Tartrazine, toxicité subchronique, FNS, fonction hépatique, fonction rénale, fertilité, structures
histologiques, souris.
Abstract

Tartrazine (E102) is a synthetic food color widely used in food products, cosmetic and drugs.
This colorant has a potential toxicological risk.
The current study evaluates the impact of sub-chronic consumption of tartrazine at the doses 0,1,
0,45, 1 and 2,5% on the hematology, biochemistry parameters, male reproductive function and
histological changes in some organs in swiss albino mice.
This study was conducted on male and female Swiss albino mice, 4 weeks old and weighing (18
± 3) g. Tartrazine was diluted in water. Mice were divided into five groups of twelve animals each. The
first group was given drinking water as a control, the second the drinking water containing 0,1%
tartrazine, the third the drinking water containing 0,45% tartrazine, the fourth the drinking water
containing 1% and the fifth the drinking water containing 2,5% tartrazine each for 13 weeks. Standard
food pellets diet and water were given ad libitum for the duration of the experiment. Daily, the animals
were observed for general conditions, food and liquid consumption were measured. They were weighed
once a week during the administration period. After the 13 weeks administration, the blood was taken and
the following organs were weighed: brain, thymus, heart, lungs, liver, spleen, kidneys, testes,
epididymides, salivary glands, adrenal glands, bladder, seminal vesicles, uterus and ovaries. In addition,
the relative weights of these organs compared to the body weight were calculated. The reproductive
function was assessed by a reproductive performance study, sperm counts in the testis and epididymides,
motility, morphology and testis histology. Histological studies were monitored for liver, kidney, brain,
spleen, jejunum, testis, uterus and ovaries.
The results obtained show that:
- Remarkable changes in general appearance such agitation and aggressiveness was observed in
male 1% and 2,5%.
- The data from hematological examination show that the red blood cells, hemoglobin, hematocrit
increased in male 2,5% tartrazine compared with those in the control group (p<0,05) and the
white blood cells decreased in all treated groups (p<0,01).
- The plasma concentration of total proteins was lower in 0,1%, 0,45% and 1% tartrazine groups in
both sexes (p<0,01) and higher in 2,5% in both sexes. In addition, glucose was higher in the
0,45% group (p<0,01) and lower in the 2,5% tartrazine group in both sexes (p<0,01). The high
levels of albumin was observed in all treated groups (p<0.01). However, in both sexes of the
2,5% tartrazine groups, creatinine (p<0,05), urea (p<0,001), uric acid (p<0,01), total bilirubin
(p<0,01), alkaline phosphatase (p<0,01), ALT (p<0,01), AST (p<0,01), γGT (p<0,01) were
higher than those in the controls groups. The high levels of TG in male 1% tartrazine group
(p<0,05) and in female 2,5% tartrazine were observed (p<0,01). On the other hand, the TC was
increased only in male 2,5% tartrazine group (p<0,05).
- The reproductive function analysis revealed decrease in fertility index, sperm count and increase
sperm abnormalities in the 2,5% tartrazine treated groups compared to the control. Sperm motility
and histological changes in testis were observed in 1 and 2,5% treated groups. Litter size was
decreased in all groups (p<0,01), and weight were decreased in 0,45%, 1% and 2,5% (p<0,05).
- Pathological examinations revealed structure alteration of liver (hydropic degeneration), kidney
(chronic renal failure), brain (edema), spleen (dystrophy), jejunum (chronic jejunitis active), and
cellular hyperplasia of some organs such brain (glial hyperplasy) and jejunum (cellular immune
hyperplasy) in both sexes of the 0,45%, 1 and 2,5% tartrazine treated groups.

In conclusion, the present data demonstrate that above the ADI sub-chronic ingestion of tartrazine
in drinking water can induce behavioral changes, weight depression and adverse effects on hematological,
biochemical parameters detecting a liver and kidney function damage, on reproductive function and on
liver, kidney, brain, spleen and jejunum structure. Thus, in this experimental model, the no observed
adverse effect level (NOAEL) was determined to be 0,1 %.

Key words: Tartrazine, subchronic toxicity, hematology, hepatic function, renal function, , reproductive
function, histological structure, mice.
Liste des abréviations

CYP P450: Cytochromes P450


PXR ou SXR: Récepteurs nucléaires des prégnanes
PPAR: Récepteurs nucléaires des acides gras polyinsaturés
CAR: Récepteurs nucléaires de l’androstérone
AhR: Récepteurs nucléaires de la dioxine
FMO: Flavin monooxygenases
FAD: Flavin adenine dinucleotide
PGHS: Prostaglandine H synthétase
COX: Cyclooxygénase
LIPOX: Lipoxygénases
UGTs: Glucuronosyltransférases
PAPS: Phosphoadénosine-phosphosulfate
GST: Glutathion-S-transférases
MDR: Multidrug resistance
MRP: Multidrug resistance proteins
Bcrp: Breast cancer resistance protein
OATPs: Organic anion transporting polypeptides
OCTs: Organic cation transporters
PTP: Pore de transition de perméabilité
AINS: Anti-inflammatoires non stéroïdiens
BHT: Barrière hémato-testiculaire
TGF-α: Transforming growth factors alpha
TGF-β Transforming growth factors beta
IGF-I: Insulin-like growth factor-I
FGF: Fibroblast growth factor
EGF: Epidermal growth factor
GDNF: Glial cell-derived neurotrophic factor
GnRH: Gonadotropin-releasing hormone
LH: Luteinizing hormone
FSH: Follicle stimulating hormone
ABP: Androgen-binding protein
FDA: Food and Drug Administration
FD&C: Food, drug, and cosmetic
ARMS: Adverse Reaction Monitoring System
PAFA: Priority based Assessment of Food Additives
EAFUS: Everything Added to Food in the United States
EFSA: European Food Safety Authority
CSAH: Conseil scientifique de l’alimentation humaine
JECFA: Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives
DJA: Dose journalière admissible
DSE: Dose sans effets
ILSI: Institut international des sciences de la vie
CIRC: Centre international de recherche sur le cancer
TDAH: Troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité
TPODACP: Test de provocation oral en double aveugle contre placebo
GR: Globules rouges:
GB: Globules blancs
Hb: Hémoglobine
HT: Hématocrite
VGM: Volume globulaire moyen
CCMH: Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine
TCMH: Taux corpusculaire moyen en hémoglobine
TG: Triglycérides
TGO: Glutamate-oxaloacetate-transaminase
TGP: Glutamate-pyruvate-transaminase
PAL: Phosphatase alcaline
γ-GT: gamma glutamyl tranférase
VCL: Veine centrolobulaire
H&E: Coloration à l’hématoxyline-éosine
Liste des figures

Figure 1. Différentes origines des substances xénobiotiques dans l’aliment .............................. 5


Figure 2. Schéma général de la biotransformation des xénobiotiques ........................................ 7
Figure 3. Localisation membranaire du cytochrome P450 dans le réticulum endoplasmique .... 9
Figure 4. Régulation de la détoxication et du catabolisme des xénobiotiques par les
récepteurs nucléaires PXR, PPAR, CAR et le facteur de transcription AhR ............................. 11
Figure 5. A. Transporteurs intestinaux des xénobiotiques. B. Transporteurs hépatiques des
xénobiotiques. C. Transporteurs rénaux des xénobiotiques ....................................................... 17
Figure 6. A. Représentation schématique de l’anatomie microscopique d’un espace porte
et section dans un lobule hépatique. B. Détail de l’organisation des sinusoïdes........................ 21
Figure 9. A. Schéma d’un néphron. B. Représentation schématique d’un glomérule rénal...... 25
Figure 10. Coupe d’un tube séminifère du testicule de souris................................................... 29
Figure 11. Cycle de l’épithélium séminifère chez la souris....................................................... 31
Figure 12. Localisation et division des cellules souches spermatogoniales d’un tube
séminifère d’une souris............................................................................................................... 32
Figure 13. Renouvellement et multiplication des spermatogonies chez la souris ..................... 34
Figure 12. Spermatozoïde d’un mammifère .............................................................................. 36
Figure 15. Régulation hormonale de la spermatogénèse ........................................................... 39
Figure 16. Régulation transcriptionnelle de la spermatogénèse chez la souris ......................... 40
Figure 17. Structure chimique de la tartrazine .......................................................................... 46
Figure 18. Structure chimique en trois dimensions de la tartrazine .......................................... 46
Figure 19. Détoxication de la tartrazine. ................................................................................... 49
Figure 20. Schéma représentant le déroulement du protocole expérimental de la toxicité
subchronique............................................................................................................................... 60

Figure 21. Schéma représentant le déroulement du protocole expérimental de la fonction


de reproduction. .......................................................................................................................... 74

Figure 22. Consommation journalière de l’aliment (g/j/souris) chez les souris


expérimentales consommant de la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% de tartrazine
pendant 13 semaines comparée aux témoins .............................................................................. 78

Figure 23. Consommation des liquides (ml/j/souris) contenant de la tartrazine diluée dans
l’eau de boisson aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% pendant 13 semaines. ................................. 79
Figure 24: Croissance pondérale (g/semaine/souris) des souris mâles recevant pendant 13
semaines de la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ....................................................... 82
Figure 25: Croissance pondérale (g/semaine/souris) des souris femelles recevant pendant
13 semaines de la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% .................................................. 83
Figure 26. Nombre des globules rouges (106/mm3) des souris des souris traitées pendant
13 semaines à 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5% par la tartrazine ......................................................... 90
Figure 27. Teneurs en hémoglobine (g/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% .............................................................................. 91
Figure 28. Valeurs de l’hématocrite (%) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% .............................................................................. 93
Figure 29. Volume globulaire moyen (fl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................... 94
Figure 30. Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (%) des souris traitées
pendant 13 semaines à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ...................................... 95
Figure 31. Taux corpusculaire moyen en hémoglobine (pg/dl) des souris traitées pendant
13 semaines à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ................................................... 96
Figure 32. Nombre des globules blancs (102/ mm3) des souris traitées pendant 13 semaines
à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ........................................................................ 98
Figure 33. Teneurs en protéines totales (g/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................... 99
Figure 34. Teneurs en albumine (g/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................ 100
Figure 35. Teneurs en urée (mg/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la tartrazine
aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................................. 102
Figure 36. Teneurs en créatinine (mg/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................ 103
Figure 37. Teneurs en acide urique (mg/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................ 104
Figure 38. Teneurs en glucose (mg/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................ 105
Figure 39. Teneurs en cholestérol total (mg/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................ 107
Figure 40. Teneurs en triglycérides (mg/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................. 108
Figure 41. Teneurs en bilirubine totale (mg/dl) chez des souris traitées pendant 13
semaines à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ....................................................... 109
Figure 42. Teneurs en transaminase (TGO) (U/l) chez des souris traitées pendant 13
semaines à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ....................................................... 110
Figure 43. Teneurs en transaminase (TGP) (U/l) chez des souris traitées pendant 13
semaines à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ...................................................... 112
Figure 44. Teneurs en phosphatase alcaline (U/l) chez des souris traitées pendant 13
semaines à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ....................................................... 113
Figure 45. Teneurs en ‫ץ‬GT (U/l) chez des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% ............................................................................ 114
Figure 46. Différentes anomalies morphologiques de la tête des spermatozoïdes. ................. 121
Figure 47. Différentes anomalies morphologiques des spermatozoïdes. ................................ 122
Figure 48. Observation au microscope optique des coupes histologiques du foie des souris
mâles. ....................................................................................................................................... 127
Figure 49. Observation au microscope optique des coupes histologiques du foie des souris
femelles.................................................................................................................................... 128
Figure 50. Observation au microscope optique des coupes histologiques du rein des souris
mâles. ........................................................................................................................................ 129
Figure 51. Observation au microscope optique des coupes histologiques du rein des souris
femelles..................................................................................................................................... 130
Figure 52. Observation au microscope optique des coupes histologiques de la région
médullaire du rein des souris mâles.......................................................................................... 131
Figure 53. Observation au microscope optique des coupes histologiques de la région
médullaire du rein des souris femelles. .................................................................................... 132
Figure 54. Observation au microscope optique des coupes histologiques du cortex cérébral
des souris mâles. ....................................................................................................................... 134
Figure 55. Observation au microscope optique des coupes histologiques du cortex cérébral
des souris femelles. ................................................................................................................... 135
Figure 56. Observation au microscope optique des coupes histologiques de la rate des
souris mâles. ............................................................................................................................. 136
Figure 57. Observation au microscope optique des coupes histologiques de la rate des
souris femelles. ......................................................................................................................... 137
Figure 58. Observation au microscope optique des coupes histologiques de l’intestin grêle
(jéjunum) des souris mâles ....................................................................................................... 140
Figure 59. Observation au microscope optique des coupes histologiques de l’intestin grêle
(jéjunum) des souris femelles. .................................................................................................. 141
Figure 60. Observation au microscope optique des coupes histologiques des testicules. ....... 142

Figure 61. Observation au microscope optique des coupes histologiques des ovaires. ............ 143
Figure 62. Observation au microscope optique des coupes histologiques de l’utérus. .......... 144
Liste des tableaux

Tableau 1. Composition de l’aliment pour rongeurs ................................................................. 57


Tableau 2: Spécification de la tartrazine E102, selon le Courtex Alimentaire et de la
Directive 96/77/CE de la Commission Européenne. .................................................................. 58
Tableau 3. Liquide de Mercano ................................................................................................. 63
Tableau 4. Liquide de Hayem ................................................................................................... 63
Tableau 5. Solution de DRABKIN............................................................................................ 65
Tableau 6. Composition du colorant à l’hématoxyline de Harris.............................................. 72
Tableau 7. Composition du colorant violet de gentiane. ........................................................... 76

Tableau 8. Consommation quotidienne moyenne de tartrazine par unité de poids corporel .... 81
Tableau 9: Effet de l’ingestion subchronique de la tartrazine sur le gain pondéral. ................. 85
Tableau 10: Effet de la tartrazine sur le poids absolu et le poids relatif des organes chez
les souris mâles. .......................................................................................................................... 87
Tableau 11: Effet de la tartrazine sur le poids absolu et le poids relatif des organes chez
les souris femelles....................................................................................................................... 89
Tableau 12. Effet de l’ingestion subchronique de la tartrazine sur le gain pondéral des
souris mâles. ............................................................................................................................ 116
Tableau 13. Effet de l’ingestion subchronique de la tartrazine sur le poids des organes
reproducteurs. ........................................................................................................................... 117
Tableau 14. Différents paramètres du test de fertilité recueillis de la naissance au
sevrage ...................................................................................................................................... 118
Tableau 15. Différents paramètres de fertilité mesurés chez les souris mâles traitées à la
tartrazine. .................................................................................................................................. 119
Tableau 16. Observations histopathologiques des organes mâles ........................................... 125
Tableau 17. Observations histopathologiques des organes femelles ...................................... 126
Sommaire

INTRODUCTION ............................................................................................................... 1

RAPPEL BIBILOGRAPHIQUE ........................................................................................4

1. LES XENOBIOTIQUES ................................................................................................. 4

1.1. Exposition aux xénobiotiques .................................................................................. 4

1.1.1. Pénétration des xénobiotiques par la voie digestive ....................................... 4

1.2. Métabolisation des xénobiotiques ........................................................................... 6

1.2.1. Phase I de détoxification ................................................................................. 6

1.2.1.1. Réactions d’oxydation .......................................................................... 8

1.2.1.2. Réactions de réduction ....................................................................... 13

1.2.1.3. Réactions d’hydroxylation .................................................................13

1.2.1.4. Réactions d’hydrolyses ...................................................................... 13

1.2.2. Phase II de détoxification.............................................................................. 13

1.2.2.1. Réactions de glucuroconjugaison ...................................................... 15

1.2.2.2. Réactions de sulfoconjugaison ........................................................... 15

1.2.2.3. Réactions de méthylation ................................................................... 15

1.2.2.4. Réactions d’acétylation ...................................................................... 15

1.2.2.5. Réactions de trans-sulfuration ........................................................... 15

1.2.2.6. Conjugaison aux acides aminés ......................................................... 15

1.2.2.7. Conjugaison au glutathion ................................................................. 15

1.2.3. Phase III de détoxification ............................................................................ 16

1.3. Détoxication des colorants alimentaires ............................................................... 16

1.4. Devenir des xénobiotiques ..................................................................................... 18

1.4.1. Elimination plus au moins rapide................................................................. 18


1.4.2. Séquestration physique de produits non biodégradables ou de leurs
métabolites ............................................................................................................... 18

1.4.3. Formation par l’organisme de composés plus toxiques (biotoxification) .18

1.5. Organes cibles des xénobiotiques ....................................................................... 19


1.5.1. Le foie .......................................................................................................... 19
1.5.1.1. Hépatites aigues ............................................................................ 22
1.5.1.2. Hépatites chroniques (cirrhoses) .................................................. 23
1.5.2. Le rein ......................................................................................................... 24
1.5.2.1. Vulnérabilité du rein aux toxiques ................................................ 26
1.5.2.2. Manifestations de l’action des toxiques sur le rein ......................... 26

2. FONCTION DE REPRODUCTION MALE: SPERMATOGENESE CHEZ


LA SOURIS ...............................................................................................................28
2.1. Structure du testicule: lieu de la spermatogénèse ........................................28
2.1.1. Développement des cellules germinales ................................................. 30

2.2. Phases de la spermatogenèse .......................................................................... 33

2.2.1. Phase proliférative .................................................................................. 33


2.2.2. Phase méiotique ........................................................................................ 33
2.2.3. Phase de différenciation ou spermiogenèse ............................................. 35

2.2.3.1. Structure du Spermatozoïde ........................................................ 35

2.2.3.2. Anomalies des spermatozoïdes ................................................... 37


2.3. Régulation de la spermatogenèse...................................................................... 37
2.3.1. La régulation hormonale ........................................................................ 37
2.3.2. La régulation génomique........................................................................ 38

3. COLORANTS ALIMENTAIRES ...............................................................................41

3.1. Introduction sur les additifs alimentaires ........................................................ 41


3.2. Identification et origine ... ……………………………………………………. 41
3.3. Réglementation................................................................................................... 42
3.4. La dose journalière admissible ......................................................................... 44
3.5. Tartrazine ........................................................................................................... 44

3.5.1. Présentation chimique .............................................................................. 44

3.5.2. Propriétés physico-chimiques ...................................................................45

3.5.3. Présence de la tartrazine et estimation de la dose journalière ................ 45

3.5.4. Toxcicocinétique ....................................................................................... 48

3.5.5. Evaluation du risque lié à la tartrazine.................................................... 50

3.5.5.1. Toxicité aigue ................................................................................ 50

3.5.5.2. Toxicité sub-chronique et chronique .............................................50

3.5.5.3. Mutagénicité et Génotoxicité ........................................................ 50

3.5.5.4. Cancérogénicité ............................................................................ 51

3.5.5.5. Toxicologie de la reproduction ..................................................... 52

3.5.5.6. Neurotoxicité .................................................................................52

3.5.5.7. Immunotoxicité et hypersensibilié .................................................54

MATERIELS ET METHODES .......................................................................................56

1. ANIMAUX ET CONDITIONS D’ELEVAGE .......................................................... 56 


2. PRODUITS ET REACTIFS ........................................................................................ 56
3. PROTOCOLE EXPERIMENTAL ............................................................................. 58
3.1. Toxicité orale subchronique de la tartrazine ..................................................... 59
3.2. Suivi et observations des animaux ...................................................................... 59

3.3. Obtention des échantillons…………………………………………………….. 61 

3.3.1. Prélèvement du sang ................................................................................... 61

3.3.2. Prélèvement des organes ............................................................................. 61

3.4. Analyses biologiques ............................................................................................ 61

3.4.1. Examen hématologique .............................................................................. 61

3.4.1.1. Numération des érythrocytes ........................................................... 61

3.4.1.2. Numération des leucocytes .............................................................. 62

3.4.1.3. Dosage de l’hémoglobine ................................................................64


3.4.1.4. Hématocrite .....................................................................................64

3.4.2. Dosages biochimiques ................................................................................. 64

3.4.2.1. Dosage des protéines totales ........................................................... 64

3.4.2.2. Dosage de l’albumine ...................................................................... 64

3.4.2.3. Dosage de la bilirubine totale ......................................................... 66

3.4.2.4. Dosage de l’urée ............................................................................. 66

3.4.2.5. Dosage de l’acide urique ................................................................. 66

3.4.2.6. Dosage de la créatinine ................................................................... 67

3.4.2.7. Dosage du glucose ........................................................................... 67

3.4.2.8. Dosage du cholestérol ..................................................................... 67

3.4.2.9. Dosage des triglycérides sériques ................................................... 68

3.4.3. Dosages enzymatiques ................................................................................. 68

3.4.3.1. Dosage des transaminases...............................................................68

3.4.3.2. Dosage de la phosphatase alcaline (PAL) ......................................69

3.4.3.3. Dosage du gamma glutamyl tranférase (γ-GT) ............................... 69

3.5. Eude histologique ................................................................................................. 69

3.5.1. Traitement des fragments ........................................................................... 70

3.5.1.1. Fixation .........................................................................................70

3.5.1.2. Déshydratation .............................................................................. 70

3.5.1.3. Clarification .................................................................................. 70

3.5.1.4. Inclusion ........................................................................................70

3.5.2. Traitement des lames ............................................................................... 70

3.5.2.1. Etalement sur lames ..................................................................... 70

3.5.2.2. Déparaffinage................................................................................70

3.5.2.3. Réhydratation ................................................................................71

3.5.2.4. Coloration .....................................................................................71

3.6. Etude de la fonction de reproduction ................................................................. 71


3.6.1. Déroulement du protocole........................................................................... 71

3.6.1.1. Test de fertilité .......................................................................................... 73

3.6.1.2. Prélèvement d’organes .............................................................................. 73

3.6.1.3. Mobilité des spermatozoïdes ..................................................................... 73

3.6.1.4. Morphologie des spermatozoïdes..............................................................73

3.6.1.5. Comptage des spermatozoïdes .................................................................. 75

4. ANALYSES STATISTIQUES .................................................................................... 75

RESULTATS ...................................................................................................................... 77

1. Effet de la tartrazine sur les paramètres recueillis au cours de la toxicité


subchronique………………………………… ….............................................................77

1.1 . Consommation moyenne journalière de l’aliment par souris .................................. 71

1.2. Consommation quotidienne de la solution de tartrazine par les souris ....................77

1.3. Dose moyenne journalière de tartrazine consommée par souris .............................. 77

1.4. Croissance pondérale ................................................................................................ 80

1.5. Taux de mortalité et les transformations morphologiques et comportementales ..... 84

2. Effet de la tartrazine sur le poids des organes .............................................................84

2.1. Poids absolu des différents organes .......................................................................... 84

2.2. Poids relatif des différents organes........................................................................... 86

3. Effet de la tartrazine sur les paramètres hématologiques .......................................... 88

3.1. Nombre des globules rouges (GR) ........................................................................... 88

3.2. Teneurs en hémoglobine (Hb) .................................................................................. 88

3.3. Hématocrite (HT) ..................................................................................................... 92

3.4. Volume globulaire moyen (VGM) ...........................................................................92

3.5. Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) ........................... 92

3.6. Taux corpusculaire moyen en hémoglobine (TCMH).............................................. 92

3.7. Nombre des globules blancs (GB) ............................................................................ 97


4. Effet de la tartrazine sur les paramètres biochimiques sériques ............................... 97

4.1. Teneurs en protéines totales .................................................................................. 97

4.2. Teneurs en albumine .............................................................................................. 97

4.3. Teneurs en urée .................................................................................................... 101

4.4. Teneurs en créatinine ........................................................................................... 101

4.5. Teneurs en acide urique ....................................................................................... 101

4.6. Teneurs en glucose ...............................................................................................101

4.7. Teneurs en cholestérol total ................................................................................. 106

4.8. Teneurs en triglycérides (TG) .............................................................................. 106

4.9. Teneurs en bilirubine totale .................................................................................. 106

4.10. Teneurs en Transaminases ................................................................................. 106

4.11. Teneurs en Phosphatase alcaline ........................................................................111

4.12. Teneurs en Gamma glutamyl transférase (γGt) .................................................111

5. Effet de la tartrazine sur la fonction de reproduction .............................................. 111

5.1. Test de fertilité …………………………………...……………………………115

5.2. Gain pondéral et poids des organes reproducteurs ................................................ 115

5.3. Comptage des spermatozoïdes ............................................................................... 115

5.4. Mobilité des spermatozoïdes .................................................................................. 120

5.5. Morphologie des spermatozoïdes ........................................................................... 120

6. Effet de la tartrazine sur la structure histologique des organes .............................. 123

6.1. Effet de la tartrazine sur la structure histologique du foie......................................123

6.2. Effet de la tartrazine sur la structure histologique des reins ...................................124

6.3. Effet de la tartrazine sur la structure histologique du cerveau ............................... 133

6.4. Effet de la tartrazine sur la structure histologique de la rate ..................................133

6.5. Effet de la tartrazine sur la structure histologique de l’intestin grêle (jejunum) .... 133

6.6. Effet de la tartrazine sur la structure histologique des testicules............................138

6.7. Effet de la tartrazine sur la structure histologique des ovaires ...............................139


6.8. Effet de la tartrazine sur la structure histologique de l’utérus ................................139

DISCUSSION ................................................................................................................... 145

CONCLUSION ................................................................................................................. 159

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .......................................................................162

ANNEXES ......................................................................................................................... 189


 
 
 
Introduction 

 
Introduction

INTRODUCTION

L’alimentation joue un rôle vital dans l’organisme car elle est la source d’énergie de
toutes les fonctions cellulaires. Cependant, les aliments peuvent contenir des additifs nocifs
potentiellement toxiques que généralement l’humain ignore. Cette idée est due à une
méconnaissance des effets, des conditions d’emploi, des structures et des réglementations qui
régissent leurs utilisations pour une meilleure sécurité du consommateur (Parent-Massin et De
Saint Blanquat, 2002).

La tartrazine (E 102) est un colorant azoïque autorisé comme additif alimentaire par
l’Union Européenne (UE) et qui a été précédemment évalué par le comité mixte FAO/OMS
d’experts des additifs alimentaires (JECFA) en 1966 et par le Comité Scientifique de
l’Alimentation Humaine (SCF) en 1975 et 1984. Les deux comités ont établi une dose
journalière acceptable (DJA) de 7,5 mg/kg de poids corporel (p.c.)/jour. En 2002, TemaNord
a recommandé dans son évaluation une mise à jour de l’estimation en incluant de nouvelles
données publiées, notamment des résultats d’études de génotoxicité, de toxicité chronique, de
carcinogénicité et de toxicité pour la reproduction et pour le développement (EFSA, 2009).

La tartrazine (E102) est l’un des colorants alimentaires synthétiques utilisés dans de
nombreux produits alimentaires (jus, boissons, biscuits, glaces, sauces), cosmétiques
(champoings, dentifrices, savons) et pharmaceutiques (gélules, sirops) (Scotter et Castle,
2003; Vidotti et al., 2005; Balbani et al., 2006; Husain et al., 2006). Cette substance est
également utilisée dans notre pays comme substitut du safran dans la préparation culinaire.

La tartrazine est un additif souvent incriminé dans les réactions d’intolérances,


principalement chez les personnes atopiques (intolérantes aux salicylates et asthmatiques)
(Bhatia, 2000; Ardern et Ram, 2001; Bourrier, 2006; Inomata et al., 2006; Hannuksela et
Haahtela, 2009). Testée chez le rat Wistar, la consommation chronique de la tartrazine
augmente le nombre des lymphocytes et d’éosinophiles de la muqueuse gastrique (Moutinho
et al., 2007).

Des études et analyses ont mis en évidence un lien non négligeable entre
l’alimentation et les troubles du comportement. Elles ont montré que les colorants
alimentaires, dont la tartrazine, pouvaient provoquer des symptômes cliniques de
l’hyperactivité chez l’enfant (Bateman et al., 2004; Barrett; 2007; McCann et al., 2007;
Weiss, 2008).

 
Introduction

D’autres études se sont intéressées à un possible effet de mutagènicité et de


génotoxicité de la tartrazine. Les résultats rapportés dans la littérature sont contradictoires. En
effet, certains travaux montrent que la tartrazine ne possède pas de potentiels mutagène
(Izbirak et al., 1990; Pollastrini et al., 1990; Kamla Raj et al., 2004) et génotoxique (Poul et
al., 2009). En revanche, d’autres recherches montrent que ce colorant peut induire des
aberrations chromosomiques des cellules somatiques chez le hamster chinois (Ishidate et al.,
1981, Ishidate et al., 1984, Renner, 1984) et chez le rat (Giri et al., 1990) ainsi que des
altérations d’ADN (formation d’adduits) du côlon de souris (Sasaki et al., 2002). Récemment,
Mpountoukas et al. (2010) ont montré que la tartrazine possède un potentiel toxique sur les
lymphocytes humains in vitro car elle se lie directement à l’ADN.

Par ailleurs, les études de tératogénicité et de reproduction ne montrent pas d’effet


tératogène de la tartrazine chez des rats gavés aux doses de 1000 mg/kg/j (Collins et al., 1990)
et même lorsqu’ils la consomment diluée à 0,7% dans de l’eau de boisson (Collins et al.,
1992). Selon certaines études, il n’existe pas d’effet-dose sur la fertilité, la gestation, la
parturition et la lactation même lorsqu’elle est administrée à des doses allant jusqu’à 5% dans
l’aliment chez les rats et les souris (Borzelleca et Hallagan, 1988a; Borzelleca et Hallagan,
1988b). Des travaux effectués sur des multi générations (une et deux générations) entrepris
par Tanaka (2006) et Tanaka et al.(2008) montrent qu’il n’y a pas d’effet de ce colorant sur
l’index de fertilité, la croissance des nouveau-nés ainsi que sur le sexe ratio aux doses de
0,45% équivalent à 773 mg/kg pc/j.
Cependant, il n’existe pas d’études sur les effets de la tartrazine sur la toxicité
testiculaire et sur la fonction de reproduction mâle. Mangelsdorf et al. (2003) et Dent (2007)
indiquent que l’histopathologie des testicules et l’analyse des spermatozoïdes ainsi que le
poids des organes reproducteurs sont des paramètres importants pour détecter un effet
potentiel sur la fertilité.
De manière générale, aucune étude de toxicité orale sub-chronique de la tartrazine n’a
été réalisée. Les seuls travaux rapportés dans la littérature sont des études de toxicité
chronique, appelées aussi des études de cancérogénicité (Maekawa et al., 1987; Borzelleca et
Hallagan, 1988a; Borzelleca et Hallagan, 1988b).

L’objectif général de cette thèse est donc d’évaluer les effets de l’ingestion
subchronique de la tartrazine sur certaines fonctions et organes de la souris Swiss. Nous avons
choisi la souris Swiss comme modèle animal expérimental car cette souche est très utilisée en

 
Introduction

toxicologie. Dans un premier temps, notre travail porte d’abord sur l’analyse des effets de la
consommation orale subchronique de la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% sur les
paramètres hématologiques, les paramètres biochimiques sériques. Dans un second temps,
nous avons évalué les conséquences de la consommation subchronique de ce colorant sur le
potentiel reproducteur chez les mâles. Enfin, la dernière partie de se travail est consacrée à la
recherche de sites affectés par la tartrazine sur certains organes tels le foie, les reins, le
cerveau, la rate, le jéjunum, les testicules, les ovaires et l’utérus.

L'ensemble de cette étude permet d’apporter des arguments permettant de confirmer


ou d’infirmer l’existence d’un éventuel effet toxique de la tartrazine et d’en déduire la dose
sans effet (DSE).

 
 

 
 
Rappels bibliographiques 

 
   
Rappels bibliographiques

1. LES XENOBIOTIQUES
En général, ces produits comprennent une grande variété de métabolites d’origine
végétale et une grande quantité de substances synthétiques comme les médicaments, les
produits de pyrolyse apparus lors de la cuisson des aliments, des additifs alimentaires
variés, des produits provenant de l’industrie chimique et de l’agriculture, des drogues
multiples et variées sans intérêt métabolique (produits de combustion de la cigarette, café,
alcool, produits polluants) (Chavéron, 1999; Maitre et Blicklé, 2008) (figure 1).

1.1. Exposition aux xénobiotiques


Les xénobiotiques peuvent pénétrer dans l’organisme par trois voies principales:
- L’appareil respiratoire: sont concernés à ce niveau les polluants de l’atmosphère et les
gaz ou vapeurs exceptionnellement présents et accidentellement inhalés.
- La peau: elle peut être agressée par les altéragènes ou plus directement par les
cosmétiques qui peuvent y être appliqués.
- L’appareil digestif: sont impliquées dans ce cas toutes les substances toxiques
véhiculées par les aliments ou formées au cours de la digestion (Chavéron, 1999;
Carnevali et Maradonna, 2003; Lacarelle et Viala, 2005; Barile, 2008).

1.1.1. Pénétration des xénobiotiques par la voie digestive


La voie orale ou digestive est la plus fréquente. Les xénobiotiques alimentaires
pénètrent généralement dans le tube digestif avec l’eau et les aliments solides. Au cours de
la désintégration que l’aliment subit pendant les premières phases de digestion, le
xénobiotique est progressivement libéré et disponible pour l’absorption. Mais des
substances toxiques peuvent également se former dans le tube digestif au cours de la
digestion (les glucosides cyanogénétiques et les nitrosamines) (Chavéron, 1999; Carnevali
et Maradonna, 2003).
Après leur absorption et leur distribution dans l’organisme, les xénobiotiques
peuvent être éliminés totalement ou partiellement sous forme inchangée, s’accumuler dans
l’organisme sous forme inchangée, ou subir des transformations chimiques, non
enzymatiques (éventuellement catalysées par un autre constituant de l’organisme) ou
enzymatiques. Cette dernière destinée est la plus fréquente, et si elle peut se produire dans
de nombreux tissus de l’organisme (estomac, intestin, poumon, peau et reins), elle est
essentiellement hépatique (Kintz, 1998; Lacarelle et Viala, 2005, Maitre et Blicklé, 2008).

4
Rappels bibliographiques

Figure1. Différentes origines des substances xénobiotiques dans l’aliment.


D’après Chavéron, 1999.

5
Rappels bibliographiques

La flore intestinale peut intervenir dans les transformations biochimiques des


composés exogènes (absorbés par voie orale ou rejetés par le cycle d’élimination
entérohépatique), réduction des colorants alimentaires (molécules azoïques) et hydrolyse
des glucuronoconjugués et autres composés comme les cyclamates (édulcorants)
(Chavéron, 1999; Timbrell, 2009).
Les enzymes impliquées dans ces processus catalysent, en physiologie, la
dégradation des substances endogènes ou des nutriments en métabolites généralement plus
hydrosolubles et donc plus facilement éliminables par voie biliaire ou urinaire.
Le foie reçoit par la veine porte, la totalité du sang veineux mésentérique, ainsi la
quasi-totalité du xénobiotique absorbé par la muqueuse digestive effectue un premier
passage hépatique avant d’atteindre la circulation systémique. Pour toutes les autres voies
d’absorption, une partie seulement de la quantité circulante est amenée au foie par l’artère
hépatique. Quelle que soit sa voie sanguine d’apport, le xénobiotique pourra
éventuellement pénétrer dans les hépatocytes, après avoir franchi l’endothélium vasculaire.
Le transfert à travers la membrane cellulaire de l’hépatocyte s’effectue le plus souvent par
diffusion simple passive (les xénobiotiques lipophiles ont un fort coefficient d’extraction
hépatocytaire) mais également par des phénomènes de transport actif et plus rarement de
pinocytose (Kintz, 1998; Lacarelle et Viala, 2005, Barile, 2008).

1.2. Métabolisation des xénobiotiques


Les enzymes du métabolisme des xénobiotiques, dont les cytochromes P450 (CYP
P450), jouent un rôle central dans les phénomènes de biotransformation, du métabolisme
et/ou de la détoxication de ces composés étrangers à l’organisme (Guéguen et al., 2006).
Le métabolisme des xénobiotiques se décompose en 3 phases qui aboutissent au final à
l’élimination des substances étrangères dans la bile et l’urine (Barile, 2008; Timbrell,
2009) (figure 2).

1.2.1. Phase I de détoxification


Les réactions de phase I, dites de fonctionnalisation, permettent la révélation d'une
fonction chimique nouvelle (-OH, NH2, COOH) rendant la molécule plus polaire. Les plus
fréquentes sont des réactions d'oxydation, mais peut également être des réactions, de
réduction et d'hydrolyse. Ces réactions sont essentiellement catalysées par les mono-

6
Rappels bibliographiques

Fonctionnalisation

Conjugaison

Transport

Adduits aux Adduits à


protéines l’ADN

Initiation à la cancérogénèse

Figure 2. Shéma général de la biotransformation des xénobiotiques.


D’après Faucet-Marquis, 2005.

7
Rappels bibliographiques

oxygénases mixtes à cytochromes P450, les flavin monooxygenases, les peroxydases, les
amines oxydases et les hydroxylases (Ionnides, 2001; Barile, 2008; Timbrell, 2009).

1.2.1.1. Réactions d’oxydation


Les réactions d’oxydation comptent parmi les biotransformations les plus importantes
des xénobiotiques.
• Les Cytochromes P450(CYP) mono-oxygénases
Chez les mammifères et notamment chez l’homme, les CYP P450 sont présents dans
presque tous les tissus, sauf le muscle, les os et les globules rouges. Les organes
particulièrement riches en CYP P450 sont le foie, l’intestin et les glandes surrénales
(Guéguen et al., 2006).
Les CYP mono-oxygénases des familles 1, 2 et 3 (CYP1, CYP2, CYP3) sont
généralement impliqués dans la phase 1 du métabolisme des médicaments et des
xénobiotiques (antioxydants, carcinogènes, additifs alimentaires, pesticides, hydrocarbures
et polluants environnementaux (Shimada et Fujii-Kuriyama, 2004; Ioannides et Lewis,
2004; Omaye, 2004, McCarthy et Sinal, 2005; Guéguen et al., 2006). Ces enzymes
incorporent un atome d’oxygène à partir d’oxygène moléculaire et facilitent la libération
d’un atome d’hydrogène à partir du substrat. Afin de les rendre fonctionnels, les CYP ont
également besoin d’une source d’électrons. Ces électrons sont apportés par une autre
protéine : la NADP cytochrome P450 réductase si le cytochrome P450 est situé dans le
réticulum endoplasmique, la ferredoxine si le cytochrome P450 est situé dans les
mitochondries. Le NADPH est la source majeure d’électrons dans ce système (Porter et
Coon, 1991) (figure 3). La réaction globale est:

RH+NADPH+H++O2 ROH+NADP++ H2O

Quelques importantes réactions catalysées par le système P450 des


monooxygénases: hydroxylation aliphatique et aromatique, époxydation, désalkylation,
nitrogène oxydation, désamination oxydative, déshalogénation oxydative, dénitrification
oxydative et désulfuration oxydative. La majorité de ces réactions résultent de l’oxydation
de l’atome de carbone du substrat (McCarthy et Sinal, 2005; Lacarelle et Viala, 2005).
L’expression de la plupart des CYP est régulée par des facteurs de transcription qui
sont activés par différents composés chimiques (Vrzal et al., 2004; Guéguen et al., 2006).
De nombreux récepteurs nucléaires ont été associés à la régulation transcriptionnelle des

8
Rappels bibliographiques

Figure3. Localisation membranaire du cytochrome P450 dans le réticulum endoplasmique.


D’après Guéguen et al., 2006.

9
Rappels bibliographiques

cytochromes P450 catabolisant ou détoxifiant les xénobiotiques (Handschin et Mayer,


2003), les récepteurs nucléaires des prégnanes (PXR ou SXR), des acides gras
polyinsaturés (PPAR), de l’androstérone (CAR) et celui moins conventionnel de la dioxine
(AhR) qui modulent les gènes codant les enzymes de la phase I et II du métabolisme et du
transport des médicaments et des xénobiotiques (Dussault et al. 2001; Synold et al., 2001)
(figure3).
• Les flavin monooxygenases (FMO)
Ces enzymes sont localisées dans le réticulum endoplasmique de cellules nucléées
des mammifères. Elles contiennent le coenzyme FAD (flavin adenine dinucleotide) et
similairement au système des P450, elles nécessitent le NADPH comme cofacteur (Vrzal
et al., 2004; McCarthy et Sinal, 2005).
Ces enzymes catalysent préférentiellement l’oxydation des molécules telles que le
nitrogène, le sulfure, le sélénium et le phosphore contenues dans les produits chimiques et
les xénobiotiques issus des denrées alimentaires (Ionnides, 2001). Ce système enzymatique
est moins dépendant de la structure du substrat que dans le cas des cytochromes P450 et
donc susceptible de catalyser l’oxydation de substrats de structures très différentes
(Zeiegler, 1990)
• Les amines oxydases
Les amines oxydases sont localisées à l’extérieur de la membrane des
mitochondries et sont largement distribuées dans la plupart des tissus des mammifères à
l’exception des globules rouges et du plasma. Ces enzymes catalysent les réactions de
déamination oxydative d’une large variété de xénobiotiques et d’endobiotiques
(neurotransmetteurs). Les produits de ces réactions comme l’ammoniaque, le peroxyde
d’hydrogène et l’aldéhyde sont eux-mêmes toxiques (Vrzal et al., 2004; McCarthy et Sinal,
2005, Timbrell, 2009).
Les Amines oxydases sont des flavoprotéines qui contiennent une molécule de
FAD par molécule d’enzyme. Il existe deux types A et B dont les concentrations tissulaires
varient dans la même espèce. En général, la forme A de l’enzyme est plus active avec les
amines neurotransmetteurs endogènes (sérotonine, norepinephrine et epinephrine) alors
que la forme B est plus active avec les amines xénobiotiques comme la 2-phénéthylamine
(Benedetti et Dostert, 1994; McCarthy et Sinal, 2005).
• Les peroxydases
La prostaglandine H synthétase (PGHS) aussi appelée cyclooxygénase (COX) et les
5-,12- et 15- lipoxygénases (LIPOX) sont les principales enzymes impliquées dans la
10
Rappels bibliographiques

Figure 4. Régulation de la détoxication et du catabolisme des xénobiotiques par les


récepteurs nucléaires PXR, PPAR, CAR et le facteur de transcription AhR. Lorsque des
xénobiotiques pénètrent dans une cellule, plusieurs mécanismes peuvent être mis en jeu
pour limiter l’accumulation de produits toxiques : 1) l’activation de la capacité
transcriptionnelle de récepteurs nucléaires peut être réalisée directement par liaison dans la
poche de liaison hydrophobe du ligand (cas de PPAR ou PXR) ou par phosphorylation de
la protéine (cas du récepteur CAR par les phénobarbitates) ; 2) certains xénobiotiques se
comportent comme des ligands de la protéine AhR : la liaison entraîne la séparation des
protéines chaperonnes qui bloquent AhR dans le cytoplasme, la dimérisation avec Arnt et
leur fixation sur les promoteurs des gènes cibles. Dans les deux cas, l’augmentation de
l’activité transcriptionnelle des protéines provoque une réponse accrue de la cellule, et (3)
la synthèse de deux types de protéines : les enzymes de la phase I et de la phase II
impliqués dans la détoxication ou le catabolisme des xénobiotiques ou des protéines de
transport de type MDR (multi drug resistance proteins) ; in fine (4), les xénobiotiques sont
éliminés de la cellule. D’après Guéguen et al., 2006.

11
Rappels bibliographiques

cascade de l’acide arachidonique (AA) et sont largement retrouvées dans les tissus de
mammifères (Smith et Fitzpatick, 1996). Certains xénobiotiques peuvent être oxydés in
vitro et in vivo par la PGHS en présence d'AA, de peroxydes d’hydrogène ou de peroxydes
lipidiques.
Les réactions de bioactivation in vivo, faisant intervenir les PGHS sont observés
surtout dans les tissus où l’activité des CYP est faible, comme c’est le cas par exemple au
niveau de la médullaire rénale, poumons, peau et plaquettes de certaines espèces
(McCarthy et Sinal, 2005).
La bioactivation de xénobiotiques liée à l’activité peroxydase de la PGHS
représente les cas les plus importants. Plusieurs amines aromatiques ou phénols tels que la
benzidine, le 2-aminofluorène, les nitrofuranes, le paracétamol, les oestrogènes stéroïdiens
et l’hydroquinone (métabolite du benzène) (Eling et al., 1990; Schlosser et al., 1990)
subissent une oxydation in vitro par l’apport d’un électron catalysé par la peroxydase. Ces
molécules en servant de co-substrats réducteurs pour la réduction des PGG2 en PGH2, sont
co-oxydées par la PGHS en métabolites contenant des radicaux libres qui peuvent réagir
avec des protéines et des acides nucléiques. Ces métabolites sont des mutagènes et
carcinogènes potentiels (Lauwerys, 1999).

1.2.1.2. Réactions de réduction


Les enzymes responsables de la réduction peuvent être localisées dans la fraction
microsomale et la faction soluble de la cellule. Les réductases de la flore intestinale jouent
un rôle important dans la réduction des xénobiotiques. Elles catalysent la réduction des
composés aromatiques nitrés et azoïques. Ainsi, les azoréductases et nitroréductases de la
flore intestinale, les cytochromes P450 et les cytochromes P450 réductases peuvent réduire
les groupements azoïques et nitrés dans les conditions anaérobiques (Timbrell, 2009). Dans
ces conditions, la formation des radicaux libres est faible (McCarthy et Sinal, 2005).
Récemment, il a été démontré que la flore intestinale régule le métabolisme des
xénobiotiques dans le foie en modulant l’expression et la fonction du gène hépatique de la
détoxification des xénobiotiques CAR (BjÖrkholm et al., 2009) .
La réduction du groupement azoïque du colorant alimentaire amarante est catalysée par
plusieurs enzymes les cytochromes P450, les cytochromes P450 réductases et la DT-
diaphorase, une enzyme cytosolique (Timbrell, 2009).
Les réactions de réduction permettent d’obtenir à partir de cétones des alcools ou à
partir des azoïques (ex: colorant alimentaire: tartrazine) des amines (par scission et

12
Rappels bibliographiques

réduction). Les amines formées subissent ensuite une hydroxylation donnant des
hydroxylamines qui sont éliminées après conjugaison (Chavéron, 1999).

1.2.1.3. Réactions d’hydroxylation


Les hydroxylases (mono-oxygénases à cytochrome P450) catalysent la fixation
d’un seul des deux atomes de 02, le deuxième devenant accepteur d’hydrogène H2O.
La chaine d’oxydoréduction impliquée dans l’hydroxylation comprend, outre le
cytochrome P450, le NADPH, une flavoprotéine et la phosphatidylcholine qui y joue un
rôle physicochimique sur la base de ses propriétés amphiphiles. L’hydroxylation des
amines aliphatiques et aromatiques donnent des hydroxylamines et des
phénylhydroxylamines (Chavéron, 1999).

1.2.1.4. Réactions d’hydrolyses


Les esters, les amides, les nitriles et les hydrazines sont métabolisés par hydrolyse.
L’hydrolyse est catalysée par des enzymes microsomiques (estérases et amidases) et non
microsomiques (carboxylestérases, amidases et hydrolases) (Lauwerys, 1999; Timbrell,
2009). Les réactions d’hydrolyses sont importantes pour le métabolisme des composés
chimiques convertis en époxydes par le système des P450. Ces réactions permettent de
libérés des groupements fonctionnels (─COOH, ─NH2, ─OH, ─SH et ─SO3H) qui sont
des sites importants pour les réactions de conjugaison (Lacarelle et Viala, 2005; McCarthy
et Sinal, 2005)

1.2.2. Phase II de détoxification


Les enzymes de la phase II (glutathion-S-transférases ou GST et UDP
glucuronosyltransférases, sulfotransferases), dites de conjugaison, catalysent les réactions
de transfert, généralement après fonctionnalisation (Ionnides, 2001; Coughtrie, 2002).
Elles permettent l’ajout d’un radical hydrophile soit directement sur le xénobiotique
inchangé, soit sur les métabolites fonctionnalisés générés par la phase I. Comme pour les
réactions de la phase I, ces réactions siègent surtout dans les microsomes hépatocytaires.
Le produit conjugué est généralement plus hydrosoluble que le produit parent et de
ce fait généralement moins toxique car moins apte à traverser les membranes biologiques
et permet donc de faciliter son transport et activer son élimination par voie rénale et biliaire
(McCarthy et Sinal, 2005). Les radicaux hydrophiles conjugués sont des petites molécules

13
Rappels bibliographiques

endogènes polaires telles que le glutathion et l'acide glucuronique, le sulfate, les


groupements méthyle, acétyle, des acides aminés (Van Bladeren, 2000; Gad, 2005).

1.2.2.1. Réactions de glucuroconjugaison


Ces réactions sont catalysées par des UDP-glucuronosyltransférases qui permettent
le transfert de l’acide glucuronique à partir de l’acide UDP-glucuronique sur le groupe
accepteur d’un substrat (aglycone). Les glucuronosyltransférases (UGTs) sont localisées
dans la membrane du réticulum endoplasmique lisse de l’hépatocyte à proximité du
cytochrome P450. La glucuroconjugaison concerne les molécules possédant une fonction
carboxylique, amine, alcool, thiol, amide ou hydroxylamine formant des conjugués
glucuroniques ou des glucuronides (Lauwerys, 1999; Ionnides, 2001).
Sur le métabolite ainsi formé, le groupement carboxylique de l’acide glucuronique
reste libre, ce qui augmente la polarité de la molécule et surtout favorise son excrétion
urinaire par transport actif au niveau des tubes contournés proximaux du rein. Si la masse
molaire du produit conjugué est supérieure à 350 KDa, le glucuronide est excrété dans la
bile. Il peut alors subir une hydrolyse de la part de la β-glucuronidase et la substance ainsi
libérée peut retraverser la barrière intestinale et revenir au foie (cycle entérohépatique)
(Lacarelle et Viala, 2005).

1.2.2.2. Réactions de sulfoconjugaison


Ces réactions permettent la conjugaison de toxiques possédant une fonction alcool,
phénol ou amine aromatique à des ions sulfates (SO--4), préalablement activés sous forme
de phosphoadénosine-phosphosulfate (PAPS). Cette réaction est catalysée par une
sulfotransférase localisée dans la fraction soluble du cytoplasme, essentiellement dans le
foie, secondairement dans le rein, l’intestin et le poumon (Ionnides, 2001; Coughtrie,
2002).
Les réserves de l’organisme en ions sulfates étant limitées, cette réaction est moins
fréquente que la glucuroconjugaison. Elle génère des métabolites généralement
hydrosolubles et inactifs mais certains peuvent être réactifs, en particulier lorsque la
conjugaison est faite suite à une hydroxylation, le groupement O-sulfate ainsi créé produit
un intermédiaire électrophile capable de former des adduits avec l’ADN (Falany, 1991).
C’est le mécanisme d’action cancérogène de certains amines et amides aromatiques
(Lauwerys, 1999).

14
Rappels bibliographiques

1.2.2.3. Réactions de méthylation


Ces réactions sont catalysées par la méthyltansférase, elles permettent la fixation
d’un groupement méthyle sur des substances à fonction alcool, phénol, amine ou thiol. La
substance conjuguante est la S-adénosine-méthionine. Contrairement aux autres procédés
de conjugaison, la méthylation augmente la liposolubilité de la molécule (Kintz, 1998;
Lauwerys, 1999; Lacarelle et Viala, 2005).

1.2.2.4. Réactions d’acétylation


Elles concernent les composés porteurs d’une amine primaire ou aromatique. La
source de résidus acétyle est l’acétyl-coenzyme A et l’enzyme de conjugaison est une
acétyltransfèrase (enzyme cytosolique) largement distribuée dans tissus des mammifères
(McCarthy et Sinal, 2005). Les métabolites acétylés sont éliminés de l’organisme par
excrétion rénale, mis certains sont parfois moins hydrosolubles que le produit d’origine
(cas des sulfonamides) et peuvent entrainer un risque de précipitation et de lésion au
niveau du rein (Lauwerys, 1999; Lacarelle et Viala, 2005).

1.2.2.5. Réactions de trans-sulfuration


Ces réactions font intervenir une sulfure-transférase et des ions S2O--3. La plus
connue concerne la détoxification des ions cyanures(CN) en thiocyanates (SCN) (Kintz,
1998).

1.2.2.6. Conjugaison aux acides aminés


Elles sont catalysées par conjugaison d’un groupement aminé de la glycine, de la
glutamine ou de la taurine sur le groupement carboxylique d’un xénobiotique. Par exemple
la conjugaison de la glycine à l’acide benzoïque donne l’acide hippurique et sa conjugaison
à l’acide salicylique donne l’acide salicylurique excrété dans l’urine (Lacarelle et Viala,
2005; McCarthy et Sinal, 2005).

1.2.2.7. Conjugaison au glutathion


La réaction est catalysée par des glutathion-S-transférases (GST) avec le glutathion,
un tripeptide (glutamine, cystéine et glycine), comme cofacteur. Elle a lieu avec des
époxydes, des dérivés aromatiques halogénés et certains composés aliphatiques insaturés.
Le complexe formé avec les toxiques est facilement dégradé puis acétylé en acide
mercapturique éliminé par l’urine.

15
Rappels bibliographiques

La conjugaison au glutathion est un processus détoxifiant, mais dans certains cas la


conjugaison au glutathion augmente la toxicité des xénobiotiques. Des procarcinogènes
peuvent être activés par cette voie (Monks et al., 1990; Seidegärd et Ekström, 1997).

1.2.3. Phase III de détoxification


Les enzymes de la phase III sont essentiellement des glycoprotéines (gp)
transmembranaires permettant le transport des xénobiotiques non métabolisés et des
conjugués de la phase II hors la cellule (Hagenbuch et Meier, 2004; Adachi et al., 2005;
Nozaki et al., 2007; Klaassen et Lu, 2008) . L’excrétion de ces molécules se fait par voie
biliaire (Belinsky et al., 2005; Menone et al., 2006, Vlaming et al., 2006; Zamek-
Gliszczynski et al., 2006) et urinaire (Tsuruoka et al., 2001; Mizuno et al., 2004).
Parmi les transporteurs, ceux de la famille ABC sont particulièrement importants.
Leur localisation est ubiquitaire (foie, intestin, rein, barrière hémato-encéphalique,
testicules et placenta) et comprend les familles MDR (multidrug resistance) et MRP
(multidrug resistance proteins) leur analogues chez la souris (Mdr et Mrp). Le gène
MDR1/Mdr1 code la p-glycoprotéine impliquée dans l’efflux cellulaire des xénobiotiques
(Ito et Alcorn, 2003). Les protéines de la famille MRP/Mrp (Mrp2 et Mrp4) sont
impliquées dans la sécrétion et la réabsorption rénale des xénobiotiques chez l’humain en
plus de la protéine Bcrp (breast cancer resistance protein) chez la souris (Mizuno et al.,
2004; Hasegawa et al., 2007; Imaoka et al., 2007).
Les dérivés conjugués avec l’acide glucuronique, le glutathion ou le sulfate sont
transportés à l’aide des transporteurs OATPs/Oatps (organic anion transporting
polypeptides) (Hagenbuch et Meier, 2004; Eraly et al., 2006; Nozaki et al., 2007;
Srimaroeng et al., 2008). Mrp2 et Bcrp sont aussi impliqués dans l’excrétion biliaire de ces
métabolites (Vlaming et al., 2006; Zamek-Gliszczynski et al., 2006). Il existe d’autres
transporteurs qui permettent le transport des molécules organiques cationiques des
xénobiotiques OCTs/Octs (organic cation transporters) (Jonker et al., 2001; Faber et al.,
2003)(figure 5).

1.3. Détoxication des colorants alimentaires


Le processus de détoxication des colorants alimentaires:
- Hydroxylations, acétylations.

16
Rappels bibliographiques

A B

C
Figure5. A. Transporteurs intestinaux des xénobiotiques. Les gènes codant pour ces
transporteurs sont désignés en minuscule chez la souris et en majuscule chez l’être humain.
L’expression des gènes est similaire chez l’être humain, le rat et la souris à l’exception
d’OCTN2 qui est plus exprimé et ENT1 qui est moins exprimé chez l’être humain. B.
Transporteurs hépatiques des xénobiotiques. Le gène MRP3/Mrp3 est plus exprimé chez
l’être humain et la souris que chez le rat au niveau du foie. C. Transporteurs rénaux des
xénobiotiques. L’expression du gène BCRP et PEPT2 est plus faible chez l’être humain
comparé au rat et à la souris au niveau rénal. D’après Klaassen et Lu, 2008.

17
Rappels bibliographiques

- Désalkylations en général, déméthylations.


- Azoréduction avec coupure, les azoréductases donnent des amines.

R1─ N═N─ R2 + 2H2 → R1─NH2 + R2─NH2

- Conjugaison avec l’acide glucuronique.


L’excrétion après conjugaison s’effectue majoritairement par la voie urinaire sous formes
de dérivés conjugués. Ces dérivés peuvent également emprunter la voie entérohépatique.
Ils sont partiellement hydrolysés dans l’intestin et réabsorbés (Chavéron, 1999).

1.4. Devenir des xénobiotiques

1.4.1. Elimination plus au moins rapide


La détoxication se fait par hydrolyse, oxydation, puis conjugaison, principalement
dans le foie. Les produits obtenus sont moins toxiques, plus hydrosolubles, leur élimination
est donc possible par les voies respiratoires, digestives et urinaires.

1.4.2. Séquestration physique de produits non biodégradables ou de leurs métabolites


Cette séquestration est effectuée par le tissu adipeux lorsque le toxique est lipophile
(ex: DDT, Dioxines). Elle peut l’être par d’autres tissus par exemple le plomb et le
strontium se fixent sur les os. Si le bilan devient négatif, le tissu libère le toxique qui migre
vers des tissus plus fragiles tels le système nerveux. Si la quantité du toxique libéré est
élevée, il y’a alors possibilité d’une intoxication aigue.

1.4.3. Formation par l’organisme de composés plus toxiques (biotoxification)


La biotoxification est la formation de métabolites plus toxiques que la molécule
initiale. L’activation métabolique est assurée par des systèmes enzymatiques (cytochrome
P450). Ces réactions peuvent conduire à une détoxication ou à la formation de métabolites
plus toxiques que le substrat (activation toxique) (Gonzalez, 2005). Elles peuvent selon le
substrat revêtir plusieurs formes:
- Désulfuration oxydative cas du parathion (insecticide organophosphoré).
- Formation des époxydes et liaisons covalentes: les cytochromes P450 peuvent produire
la conversion de nombreux composés aromatiques en époxydes. Les époxydes sont

18
Rappels bibliographiques

électrophiles et se lient de façon covalente aux biomolécules (protéines, ADN, ARN) est
peuvent être allergènes, cytotoxiques ou cancérigènes.
- Activation des nitrosamines : formation d’un radical libre ou d’un puissant agent
d’alkylation RCH, très réactif avec l’ADN et les protéines. Les nitrosamines sont des
agents mutagènes sévères.
- N-hydroxylation: Certains métabolites N-hydroxylés (uréthane, quelques colorants
azoïques) forment aussi des liaisons covalentes et peuvent être à l’origine de cancers ou de
nécroses tissulaires.
- Formation de radicaux libres et d’ions superoxyde: la réduction de certains
xénobiotiques (nitrobenzène, dérivés quinoniques) forment des structures intermédiaires
radicalaires (O-2, H202, OH.) entrainant la peroxydation des lipides et une série de
phénomènes toxiques au niveau des composants cellulaires (Lacarelle et Viala, 2005;
Leyral et Vierling, 2007; Timbrell, 2009).

1.5.Organes cibles des xénobiotiques


La plupart des organes peuvent être la cible des xénobiotiques mais certains
organes comme le foie et le rein peuvent être plus vulnérables aux substances toxiques.
Deux facteurs majeurs prédisposent ces deux organes ; leur position et leur fonction.
La vascularisation du foie et sa situation privilégiée de relation entre l’appareil
digestif et l’appareil circulatoire permet de réguler la distribution de nombreux métabolites
issus de la nutrition (nutriments et xénobiotiques).
Le rein aussi possède des fonctions métaboliques et excrétoires importantes et
bénéficie d’une large irrigation sanguine est particulièrement exposés aux toxiques
(Lacarelle et Viala, 2005; Timbrell, 2009).

1.5.1. Le foie
Le foie joue un rôle important dans les métabolismes glucidiques, protidiques et
lipidiques de l’organisme. Il assure également un rôle majeur dans l’élimination des
déchets endogènes (élimination de la bilirubine produite par le catabolisme des protéines
etc.) et dans l’élimination des xénobiotiques et médicaments.
Le foie est un organe très richement vascularisé. La vascularisation de chaque lobe
hépatique est majoritairement assurée par une branche de la veine porte et minoritairement
par une branche de l’artère hépatique, apportant du sang oxygéné (Figure 6). Le flux
sanguin se fait de façon unidirectionnelle, de la veine porte aux veines hépatiques

19
Rappels bibliographiques

draingnant ainsi les sinusoïdes (McCuskey, 2000). Les sinusoïdes sont des capillaires
spécialisés au contact des cellules endothéliales et des cellules de Kupffer (Smedsrod,
2004). Il existe de larges fenestrations (présence de pores) (Fraser et al., 1995) dans les
sinusoïdes qui permettent le passage de grosses molécules à travers l’espace interstitiel et
d’être au contact des hépatocytes (Ultrafiltration (Le Couteur et al., 2005), métabolisme
des lipoprotéines (Fraser et al., 1995; Le Couteur et al., 2006), circulation des cellules
immunitaires (Warren et al., 2007)). Les hépatocytes sont le type cellulaire le plus
abondant dans le foie (environ 80%) et sont le site majeur du métabolisme intermédiaire et
du métabolisme des xénobiotiques, ainsi que de stockage (David, 2000) (Figure 6).
Les biotransformations peuvent également parfois être à l’origine de la production
de métabolites réactifs toxiques pour les cellules hépatiques. La cible cellulaire principale
de la toxicité des xénobiotiques est l’hépatocyte. Cependant, les cellules endothéliales et
les cellules étoilées peuvent aussi être touchées (Gérolami, 2005).
Les métabolites peuvent effectivement se lier aux différents constituants de la
cellule hépatique (protéines, lipides membranaires, acides nucléiques, etc.) et induire la
mort cellulaire par réaction immunitaire, apoptose ou dysfonctionnement mitochondrial
(Pumford et al., 1997; Raffray et Cohen, 1997; Wallace et Starkov , 2000).
L’hépatotoxicité est modulée par des modifications d’activité des cytochromes,
d’origine génétique, médicamenteuse ou toxique. Ainsi une hyperactivité de certains
cytochromes pourra entrainer l’accumulation de métabolites toxiques en intensifiant leur
production et une inhibition ou une faible activité de ces enzymes diminue la vitesse
d’élimination du toxique (Gonzalez, 2005; Park et al., 2005).
Des systèmes de protection existent vis à vis des métabolites réactifs. Le plus
important est la conjugaison de ces métabolites au glutathion (Power et Lennon, 1999).
Ainsi un déficit en glutathion peut aggraver la toxicité hépatique aux xénobiotiques.
Enfin, des déficits dans certaines voies de conjugaison peuvent réorienter le
métabolisme de xénobiotiques vers la production de métabolites réactifs.
Les atteintes hépatiques toxiques peuvent se présenter sous des formes variées à
types de stéatose hépatique, d’hépatites aiguës (cytolytiques, cholestasiques ou mixtes),

20
Rappels bibliographiques

Figure 6. A. Représentation schématique de l’anatomie microscopique d’un espace


porte et section dans un lobule hépatique. D’après Sobotta et al., 2004. B. Détail de
l’organisation des sinusoïdes. D’après Crispe, 2003.

21
Rappels bibliographiques

d’hépatites chroniques pouvant aboutir à une cirrhose, d’atteintes vasculaires biliaires ou


tumorales (Sturgill et Lambert, 1997; Gérolami, 2005).

1.5.1.1. Hépatites aigues


La toxicité se fait par atteinte des hépatocytes. Le xénobiotique ou ses métabolites
réactifs peuvent entrainer la mort cellulaire en interférant avec l’homéostasie de la cellule
(liaison avec les macromolécules, atteinte de la membrane plasmique, peroxydation
lipidique, atteinte des mitochondries, etc.) ou en induisant une réaction immunologique
(hépatites immunoallergiques) (Poli, 1993; Roma et Sanchez Pozzi, 2008).
• Hépatites cytolytiques
Elles correspondent biologiquement à une élévation des transaminases et
histologiquement à une nécrose hépatocytaire du à l’inhibition respiratoire mitochodriale
ou à l'ouverture du pore de transition de perméabilité (PTP) des mitochondries (Berson et
al., 1996; Berson et al., 2001).
L’évolution est en général favorable à l’arrêt de l’exposition au toxique. De nombreux
médicaments (le paracétamol, les antidépresseurs tricycliques, les anti-inflammatoires non
stéroïdiens (AINS)), certaines substances (le bromobenzène, les hydrocarbures aliphatiques
halogénés) et composés toxiques (cadmium, cobalt, chrome, mercure, etc.) peuvent être à
l’origine d’hépatites cytolytiques (Rikans et Yamano, 2000; Tzirogiannis, 2003).
• Hépatites cholestasiques
Elles sont caractérisées par une élévation des phosphatases alcalines, des
gammaglutamyltranspeptidases et de la bilirubine. Il existe plusieurs interférences avec le
système biliaire résultant une stase biliaire ou des lésions des canaux et canicules biliaires.
Parfois les lésions des canicules biliaires peuvent être accompagnées par des lésions des
hépatocytes (apoptose) due à l’accumulation de la bile et des sels biliaires (Patel et al.,
1998). Des tableaux de cholestase pure sont observés avec les dérivés hormonaux
(stéroïdes anabolisants, œstrogènes, androgènes), les médicaments (antidépresseurs
tricycliques, les AINS, antibiotiques) (Mottino et al., 2002; Crocenzi et al., 2003) et le
stress oxydatif généré par les radicaux libres lors de la bioactivation des xénobiotiques
(Pérez et al., 2006; Roma et Sanchez Pozzi, 2008). La cholestase issue du stress oxydatif
est attribuée à l’internalisation des transporteurs (Mpr2 et Bsep (bile salt export pump))
(Pérez et al., 2006; Roma et Sanchez Pozzi, 2008) qui jouent un rôle fondamental dans
l’excrétion biliaire (Akita et al., 2001; Suchy et Ananthanarayanan, 2006).

22
Rappels bibliographiques

1.5.1.2. Hépatites chroniques (cirrhoses)


L’atteinte hépatique prolongée, quelle qu’en soit l’origine peut entraîner une
hépatite chronique et une fibrose. Les médicaments les plus souvent mis en cause
l’amiodrane, la méthyldopa, la nitrofurantoine et la vitamine A. Dans le cas de
l’amiodrane, l’aspect histologique ressemble à celui observé dans les hépatopathies
alcooliques (infiltrat à polynucléaires, corps de Mallory, stéatose par accumulation de
phospholipides) (Caldwell et Hespenheide, 2002, Jaeschke et al., 2002).
• Stéatose
Elle consiste en l’accumulation de lipides (triglycérides) dans le cytoplasme des
hépatocytes. La stéatose macrovacuolaire consiste en la présence d’une goutte de graisse
unique refoulant le noyau de l’hépatocyte en périphérie. Elle est observée dans
l’intoxication alcoolique et peut être secondaire à de très nombreux médicaments
(corticoïdes par exemple). La stéatose régresse à l’arrêt de l’intoxication.
La stéatose microvacuolaire est caractérisée par l’accumulation de multiples
gouttelettes lipidiques de petites tailles dans le cytoplasme des hépatocytes due au blocage
de la β-oxydation des acides gras et de la respiration mitochondriale (Fromenty et
Pessayre, 1995). L’inhibition de ces réactions induit la formation des radicaux libres
oxygénés qui à leur tour provoquent une peroxydation lipidique et une stéatose hépatique
(Pessayre et al., 2001; Jaeschke et al., 2002).
L’augmentation de l’expression du CYP2E1 impliquée dans l’oxydation des acides
gras est largement incriminée dans les stéatoses hépatiques d’origine non alcoolique
(Chalasani et al., 2003; Emery et al., 2003).
• Atteinte toxique des canaux biliaires
Elle se manifeste par un ictère et une cholestase et sur le plan histologique par une
atteinte inflammatoire des petits canaux biliaires intra-hépatiques (cholangite). Des
médicaments peuvent en être à l’origine, notamment certains neuroleptiques,
antidépresseurs tricycliques et antibiotiques (Gérolami, 2005).
• Toxicité vasculaire hépatique
Les atteintes du sinusoïde hépatique peuvent aller de la simple dilatation du
sinusoïde jusqu’à la destruction et la disparition des cellules endothéliales sinusoïdales
aboutissant à des « lacs » remplis de sang bordés par les hépatocytes (pliose) (Sturgill et
Lambert, 1997). Les xénobiotiques les plus fréquemment mis en cause sont les dérivés de
stéroïdes, les dérivés de l’arsenic (Roberts et al., 2000; Gérolami, 2005).

23
Rappels bibliographiques

• Tumeurs hépatiques
Les adénomes hépatiques, tumeurs hépatocytaires bénignes mais pouvant
dégénérées, sont fortement associés aux contraceptifs oraux fortement dosés et aux
stéroïdes anabolisants (Sturgill et Lambert, 1997). La toxine d’Aspergillus flavus
(aflatoxine B) semble jouer un rôle de cofacteur dans le développement de carcinomes
hépatocellulaires. Enfin, certains toxiques comme l’arsenic ou le chlorure de vinyle
monomère peuvent provoquer des angiosarcomes hépatiques par formation des époxydes
(Roberts et al., 2000).

1.5.2. Le rein
Le rein joue un rôle fondamental dans l’élimination des toxiques et leurs
métabolites. L’importance du flux sanguin qui irrigue le rein peut amener des quantités
abondantes de toxiques à son niveau. Ils sont concentrés dans le filtrat, transportés à travers
les cellules tubulaires ou quelques-uns sont bioactivés. C’est donc une cible majeure pour
de nombreux toxiques. Il intervient également dans le maintien de l’homéostasie (par le
maintien de la composition du milieu extracellulaire, de l’équilibre acide-base), dans la
régulation de la pression artérielle (par le système rénine-angiotensine, il assure la synthèse
d’hormones et de facteurs tissulaires (érythropoïétine (Bachmann et al. 1993; Maxwell et
al. 1997), angiotensine II, calcitriol et prostaglandines) ; il est impliqué dans le
métabolisme (synthèse d’arginine ou de citrulline) et intervient dans l’élimination des
produits terminaux du métabolisme des protéines, de la purine, et de l’azote (urée et acide
urique) (Rao et Verkman, 2000; Sobotta et al, 2004; Lacarelle et Viala, 2004).
Le rein est formé par la réunion d’un nombre variable de structures sécrétrices
élémentaires, les néphrons (figure 7). Chaque néphron comporte un glomérule et des
tubules (Dadoune, 2000; Sobotta et al., 2004; Brun et al., 2004). Le glomérule possède un
système capillaire à pression élevée qui produit un ultra-filtra à partir du plasma. Le filtrat,
collecté dans la capsule de Bowman, passe dans le tube contourné proximal, l’anse de
Henlé et le tube contourné distal, et s’écoule par un canal collecteur dans le pelvis rénal
pour former l’urine (figure 7). La filtration libre ne concerne que les substances avec un
rayon moléculaire de 1,6 à 1,8 nm, ce qui correspond à une masse de 6 à 15 KDa. La limite
d’exclusion se situe à environ 6 nm (60KDa) (Reichel et al., 2004). Les molécules
anormalement grandes sont filtrées en partie et en quantité variable (Dadoune, 2000;
Sobotta et al., 2004).

24
Rappels bibliographiques

Figure 9. A. Schéma d’un néphron. D’après Brun et al., 2004. B. Représentation


schématique d’un glomérule rénal. D’après Sobotta et al., 2004.

25
Rappels bibliographiques

1.5.2.1. Vulnérabilité du rein aux toxiques


• Facteurs de vulnérabilité
- L’importance du flux sanguin qui irrigue le rein pour amener des quantités abondantes
de toxiques à son niveau.
- L’eau et les sels étant particulièrement réabsorbés au niveau tubulaire, les toxiques
peuvent se concentrer dans les tubules et parfois même y précipiter.
- La concentration d’un xénobiotique peut être non toxique dans le sang et toxique au
niveau rénal.
- Les acides organiques, avant d’être sécrétés par les cellules du tube contourné proximal,
y atteignent des concentrations importantes. Il en est de même lors de la réabsorption.
- L’insuffisance circulatoire et les déshydratations induites par certains toxiques
entrainent au niveau rénal une diminution de la filtration glomérulaire.
- L’importance des capacités de métabolisme et de transport du rein peut aussi en
augmenter la vulnérabilité (Pfaller et Gstraunthaler 1998; Gérolami, 2005). .

1.5.2.2. Manifestations de l’action des toxiques sur le rein


Toutes les zones du néphron peuvent être atteintes par les toxiques. Cependant, la
région proximal du néphron est la plus sensible car elle est le site de la détoxification des
xénobiotiques; plusieurs enzymes sont localisées dans cette région comme les cytochromes
P450, glucuronyl transférase, sulfotransférases, glutathion S transfèrases et prostaglandine
H synthétase (Pfaller et Gstraunthaler 1998; Middendorf et Williams, 2000; Ionnides,
2001; Coughtrie, 2002).
Les manifestations induites peuvent aller de légères altérations biochimiques se
traduisant par des dysfonctionnements mineurs de la fonction rénale jusqu’à la mort
cellulaire conduisant à l’insuffisance rénale. Le rein, cependant, peut développer des
mécanismes d’adaptation aux phénomènes toxiques.
• Atteintes glomérulaires
Certains antibiotiques et d’une façon générales les néphrotoxines comme les
aminosides modifient la charge électrostatique de l’endothélium et diminuent la filtration
glomérulaire, en modifiant la composition des phospholipides membranaires et l’activité
des systèmes de transport comme la Na+/K+ ATP ase, l’adénylate cyclase, Mg++, K+ et
Ca++. En plus de leur action sur les tubules (Timbrell, 2009).

26
Rappels bibliographiques

• Atteintes tubulaires
Des métaux lourds comme le mercure, le chrome, le cadmium, le plomb
peuvent altérer les fonctions tubulaires, ralentissant leur propre élimination et provoquant
glycosurie et aminoacidurie. La mort cellulaire, une azotémie importante et l’anurie
peuvent survenir pour des doses élevées. Les aminosides, les céphalosporines,
l’amphotéricine-B, les hydrocarbures halogénés et les mycotoxines affectent les fonctions
des tubules proximaux (Pfaller et Gstraunthaler 1998; Géromi, 2005; Timbrell, 2009). Les
aminosides comme la gentamycine s’accumulent dans les lysosomes des cellules du tube
proximal provoquant leur rupture et la libération des enzymes hydrolytiques provoquant
une nécrose cellulaire (Laurent et al., 1990). Par contre, les céphalosporines induisent une
nécrose cellulaire par des mécanismes différents pas encore bien établis. L’accumulation
de ces composés dans les cellules tubulaires est suite à une diminution de l’efflux (Takeda
et al., 2002). Cette accumulation induit soit une activation métabolique via l’activation des
CYP P450 et production des métabolites réactifs, soit la formation de produits de
peroxydation lipidique et oxydation du glutathion qui a pour conséquence l’augmentation
de la toxicité et enfin soit en diminuant la respiration mitochondriale (Kiyomiya et al.,
2002; Timbrell, 2009).
La réponse du rein à une atteinte néphrotoxique peut se manifester par une simple
hypertrophie, mais aussi par l’induction de protéines et par la mise en route de processus
de prolifération-regénération. Cependant, la toxicité chronique d’un toxique peut ne pas
être détectée à cause de la capacité compensatoire du rein.

27
Rappels bibliographiques

2. FONCTION DE REPRODUCTION MALE: SPERMATOGENESE CHEZ LA


SOURIS
La spermatogenèse est un processus de différentiation cellulaire qui à partir des
spermatogonies souches aboutit à la formation des spermatozoïdes. Ce processus a lieu
dans les tubes séminifères des testicules, en association avec les cellules somatiques de
l’épithélium séminifère; les cellules de Sertoli (Sanders et Debuse, 2003). Les
spermatozoïdes sont formés dans les tubes séminifères. Ils sont ensuite propulsés dans la
lumière du tube séminifère et sortent du testicule en passant par le rete testis. Les
spermatozoïdes continuent alors leurs processus de maturation le long de l’épididyme où
ils acquièrent leur mobilité et deviennent fécondants (O’Donnell et al., 2001).

2.1. Structure du testicule: lieu de la spermatogénèse


Chaque testicule est constitué de tubes séminifères et de tissus interstitiels, revêtu
par une capsule fibreuse, l’albuginée. Le tissu interstitiel contient des vaisseaux sanguins
et lymphatiques qui permettent de véhiculer les hormones et les nutriments à l’intérieur et à
l’extérieur du testicule. Les cellules les plus abondantes dans ce tissu sont les cellules de
Leydig (Eddy, 2002). Ces cellules sécrètent des androgènes, principalement la testostérone
(Sharpe, 2001) et d’autres stéroïdes tels que les œstrogènes.
Les cellules de Sertoli résident dans la membrane basale du tube séminifère. Cette
lame basale est constituée de tissus conjonctifs et d’une fine couche de cellules appelées
cellules myoïdes péritubulaires (Maekawa et al., 1996; Eddy, 2002) (figure 10). Le contact
entre les faces basolatérales des cellules de Sertoli forme un complexe de jonctions
continues essentiellement composé de jonctions serrées. Ces jonctions serrées créent une
véritable barrière entre l’épithélium séminifère et le flux sanguin : c’est la barrière hémato-
testiculaire (BHT). Cette barrière sépare le tube séminifère en deux compartiments, le
compartiment basal et le compartiment apical (Vogl et al., 2000; Cheng et Mruk, 2002; Siu
et Cheng 2004). Les cellules du compartiment basal sont en contact avec le milieu
extérieur du tube séminifère alors que les cellules du compartiment apical en sont isolées.
Le développement des cellules germinales est en étroite association avec les
cellules de Sertoli (Griswold 1998; Griswold et McLean, 2002). Les différents types
cellulaires des cellules germinales sont en contact avec une seule cellule de Sertoli. Cette
cellule fournit les nutriments et les facteurs de croissance essentiels pour le métabolisme
des cellules germinales tels que le lactate, la transferrine, le stem cell factor, les

28
Rappels bibliographiques

Figure 10. Coupe d’un tube séminifère du testicule de souris.


D’après, Eddy, 2002.

29
Rappels bibliographiques

transforming growth factors alpha et beta (TGF-a et TGF-b), l’insulin-like growth factor-
I(IGF-I), le fibroblast growth factor (FGF), l’epidermal growth factor (EGF) et le glial cell-
derived neurotrophic factor (GDNF) (Meng et al. 2000; Kubota et al., 2004; Mruk et
Cheng, 2004; Hofmann et al., 2005, Simon et al., 2007; Hofmann, 2008) et joue un rôle
important dans la coordination de la spermatogenèse (Griswold, 1998).
Les cellules germinales sont hautement organisées : elles forment une série
d’associations cellulaires ou stades de l’épithélium séminifère de telle manière qu’un
même stade donné occupe la totalité d’une section transversale d’un tube séminifère
(Russell et al.,1990). Le cycle de l’épithélium séminifère chez la souris est de 12 stades
(figure 11), chez le rat 14 et l’être humain 6 (Russell et al., 1990).

2.1.1. Développement des cellules germinales


Le développement des cellules germinales implique une série d’évènements
compliqués. Les différents types cellulaires des cellules germinales sont distingués
morphologiquement et sur l’expression de leurs protéines.
Les spermatogonies sont disposées à la périphérie des tubes séminifères, entre les
cellules de Sertoli au contact de la membrane basale (Shetty and Meistrich, 2007; Yoshida
et al., 2007). Elles représentent la majorité des cellules germinales immatures, elles sont de
type A, de type intermédiaire (In) (seulement chez les rongeurs) et de type B (de Rooij et
Russell, 2000). Les spermatogonies B entrent ensuite en différenciation (de Rooij, 2001; de
Rooij et Mizrak, 2008) (figure 12).
Les cellules souches des cellules germinales sont des spermatogonies de type A
bien que leur identité n’est pas discernée morphologiquement (Tegelenbosch et de Rooij,
1993) mais plutôt par des marqueurs moléculaires (Kubota et al., 2004). Elles
s’autorenouvellent et permettent le maintien du pool de cellules germinales. Elles restent à
l’état indifférencié et sont situées dans une niche au contact de la membrane basale
(Spradling et al., 2001; Dadoune, 2007).
Les spermatogonies indifférenciées et isolées de type A single (As) se divisent
d’une manière asymétrique. Cette division donne naissance d’une part à des
spermatogonies de type As qui permettent de renouveler l'épithélium séminifère (de Rooij
et Russell, 2000; Brinster, 2002), et d'autre part à des spermatogonies indifférenciées de
type appariées (Apr). Ces dernières subissent ensuite des divisions mitotiques successives

30
Figure 11. Cycle de l’épithélium séminifère chez la souris. Les cellules les moins differenciées sont représentées en bas du
schéma et sont localisées du coté basal du tube séminifère. Les cellules les plus différenciées apparaissent en haut du schéma et
sont localisées du côté apical (lumière) du tube séminifère.
I-XII : stades de l’épithélium séminifère ; 1 à 16 : étapes de la spermiogenèse portant sur les spermatides ; B et In :
Rappels bibliographiques

31
spermatogonies de type B etintermédiares respectivement ; Pl, L, Z, P et D : spermatocytes préleptotène,
leptotène, zygotène, pachytène et diplotène respectivement. D’après Russell et al., 1990.
Rappels bibliographiques

Figure 12. Localisation et division des cellules souches spermatogoniales d’un tube
séminifère d’une souris. D’après de Rooij et Mizrak, 2008.

32
Rappels bibliographiques

formant ainsi des alignements de spermatogonies de typeA aligned (Aal) (Aal-4 : 2


divisions ; Aal-8 : 3 divisions ; Aal-16 : 4 divisions). Ces dernières spermatogonies vont se
diviser et se différencier en spermatogonies de type A1 à A4, puis en spermatogonies de
type intermédiaire (In). Enfin, elles atteignent le stade spermatogonie de type B (de Rooij,
2001; Ehmcke et al., 2006; de Rooij et Mizrak, 2008) (figure13).

2.2. Phases de la spermatogenèse


La première phase de la spermatogenèse est une phase proliférative portant sur les
spermatogonies (type A, In ou B) qui se divisent par des mitoses classiques. La seconde
phase est une phase méiotique portant sur les spermatocytes primaires et secondaires dans
lesquels on assiste à une recombinaison du matériel génétique et à une ségrégation
chromosomique. La troisième et dernière phase est une phase de différenciation ou
spermiogenèse (de Kretser et Kerr, 1994).

2.2.1. Phase proliférative


Chez la souris, la spermatogénèse débute dans la région basale du tube séminifère
et dure environ 35 jours (Clermont et Trott, 1969). Les spermatogonies diploïdes subissent
9 à 11 divisions mitotiques. Les cellules issues de cette division ont trois possibles
devenirs: Une sous population de spermatogonies demeure des cellules souches, d’autres
entrent en apoptose et la moitié de la population spermatogoniale continue la
différentiation en spermatozoïdes matures (de Rooij, 2001; Koji et Hishikawa, 2003).

2.2.2. Phase méiotique


Après la dernière mitose des spermatogonies B, les spermatocytes primaires
préleptotènes sont formés (Russell et al., 1990). Ces cellules répliquent leurs ADNs et
initient la méiose. Durant la prophase de la première division méiotique, les cellules
germinales subissent des transitions morphologiques (Cobb et Handel, 1998). Dans la
phase zygotène, les chromosomes homologues se mettent en paire, et forment des
complexes synaptonémals (Parra et al. 2003; Morelli et Cohen, 2005) et ainsi sont formés
les spermatocytes pachytènes. Cette dernière phase est suivie par la phase diplotène ou les
chromosomes paires se séparent partiellement et les complexes synaptonémals
disparaissent (Baarends et Grootegoed, 2003) puis les cellules entrent à leur tour dans la
première division méiotique et deviennent des spermatocytes secondaires.

33
Rappels bibliographiques

Figure 13. Renouvellement et multiplication des spermatogonies chez la souris.


D’après de Rooij et Mizrak, 2008.

34
Rappels bibliographiques

Ces cellules subissent la seconde division meiotique se transformant en spermatides


ronds haploïdes (Kretser et Kerr, 1994). Ces spermatides entrent en voie d’élongation puis
en spermiogenèse.

2.2.3. Phase de différenciation ou spermiogenèse


Brièvement, la spermiogenèse implique la formation et le développement de
l’acrosome et du flagelle, la condensation de la chromatine, la restructuration et
l’élongation du noyau et enfin l’éjection du cytoplasme avant la libération des spermatides
(Russell et al., 1990). La spermiation est la dernière étape de la spermiogenèse, à la fin de
leur différenciation, les spermatides matures (ou spermatozoïdes) sont larguées dans la
lumière du tube séminifère (Russell, 1993).

2.2.3.1. Structure du Spermatozoïde


Le spermatozoïde est morphologiquement constitué de deux parties distinctes : la
tête qui contient le noyau haploïde et la queue qui propulse le spermatozoïde jusqu’à
l’ovule.
Au niveau de la tête spermatique se trouve une vésicule sécrétrice appelée
« acrosome » (Toshimori et Ito, 2003; Yang et Sperry, 2003). Cette vésicule contient les
enzymes capables de digérer des protéines et des saccharides complexes (hyaluronidase,
neuraminidase, protéase) (Dadoune, 2000). Ces enzymes, mises en réserve, sont utilisées
lors de la lyse des enveloppes externes de l’œuf. La libération de ces enzymes s’effectue au
contact de l’œuf et s’appelle la réaction acrosomique. La queue mobile du spermatozoïde
est un long flagelle. Il s’agit d’une structure complexe dont la partie principale est appelé
axonème. Un axonème est formé de microtubules partant du centriole distal situé à la base
du noyau spermatique.
La force qui fait avancer le flagelle est fournie par la dynéine, une protéine attachée
aux microtubules. La dynéine hydrolyse des molécules d’ATP et fournit l’énergie qui fait
avancer le spermatozoïde. L’énergie nécessaire au mouvement flagellaire est fournie par
l’hydrolyse de l’ATP synthétisée par des mitochondries situées au niveau de la pièce
intermédiaire (Sobotta et al., 2004) (figure 14).

35
Rappels bibliographiques

Figure 14. Spermatozoïde d’un mammifère.


D’après Rieutort, 1999.

36
Rappels bibliographiques

2.2.3.2. Anomalies des spermatozoïdes


L’azoospermie et l’oligospermie sont les deux manifestations majeures de l’infertilité
masculine. L’azoospermie est définie par l’absence des spermatozoïdes, elle peut être
sécrétoire par déficit de la production des spermatozoïdes (origine testiculaire ou
gonadotrope) ou excrétoire par blocage du transit à un niveau quelconque des voies
spermatiques extra-testiculaires. L’oligoasthénospermie est une diminution de la
production des spermatozoïdes et de leur mobilité. En dehors de quelques facteurs de
risque connus (âge, stress, tabac, chaleur), les causes sont mal élucidées. Les anomalies du
flagelle (court, enroulé, angulé, dupliqué, absent, persistance de restes cytoplasmiques)
retentissent sur la mobilité requise pour atteindre l’ovocyte et traverser sa zone pellucide.
En plus des anomalies du flagelle, il existe des anomalies de l’acrosome et la pièce
intermédiaire. L’augmentation du pourcentage des spermatozoïdes anormaux conduit à la
stérilité (Dadoune et Demoulin, 2003).

2.3. Régulation de la spermatogenèse


Deux mécanismes sont impliqués dans la régulation de la spermatogénèse; un
mécanisme hormonal et un mécanisme génomique.

2.3.1. La régulation hormonale


La régulation hormonale de la spermatogenèse est organisée par un mécanisme de
rétrocontrôle impliquant l’hypothalamus, les glandes préputiales et le testicule. Les
neurones de l’hypothalamus synthétisent le gonadotropin-releasing hormone (GnRH) qui
induit la production de la lutéotrope (LH) (luteinizing hormone) et l’adénohypophysaire
folliculotrope FSH (follicle stimulating hormone) dans le testicule. La LH se lie aux
récepteurs qui se trouvent sur les cellules de Leydig résultant la synthèse de la testostérone.
Par contre la FSH agit sur les cellules de Sertoli induisant la production de l’ABP
(androgen-binding protein) qui permet le passage de la testosterone à travers les complexes
de jonctions des cellules de Sertoli. La FSH induit aussi la production de l’activine et
l’inhibine (Vliegen et al., 1993; Toppari et al., 1998; Kommoss et al., 2000) par les cellules
de Sertoli (Brehm et Steger, 2005) (figure 15).
La testostérone est une hormone essentielle pour le développement du phénotype
mâle et le comportement sexuel (Rahman et Christian, 2007) et joue un rôle majeur dans la
modulation de la dynamique des jonctions dans le testicule (Lui et Lee, 2009). Il apparait
que la testostérone est non seulement impliquée dans l’adhésion du spermatide rond et de

37
Rappels bibliographiques

la cellule de Sertoli aux spécialisations ectoplasmiques apicales (jonctions d’adhérences)


(Wong et al., 2005; Zhang et al., 2005) mais aussi dans le maintien de l’intégrité de la BHT
(Meng et al., 2005; Kaitu’u-Lino et al., 2007; Yan et al., 2008).
La FSH est vitale pour le déroulement d’une spermatogénèse normale chez les
rongeurs (Grover et al., 2004, O’Donnell et al., 2005). Elle agit synergiquement avec la
testostérone au cours de la spermiation (dissociation de la β1-intégrine du spermatide
mature) (Beardsley et O’Donnell, 2003; Beardsley et al., 2006). La FSH régule aussi
l’integrité et la fonctionnalisation de la BHT via la réorganisation et la relocalisation des
protéines jonctionnelles (Tarulli et al., 2006; Tarulli et al., 2008).
En plus de la testostérone et la FSH, les œstrogènes jouent un rôle important dans la
régulation du système reproducteur mâle. Elles ont un effet direct sur la fonction des
cellules
de Leydig, les cellules germinales et l’épithélium du canal efférent (Hess, 2003).
Récemment, il a été démontré l’effet des œstrogènes sur la spermiation, le 17β-œstradiol
affecte le cytosquelette des cellules de Sertoli et le complexe Arp2/3 qui sont crucials pour
de novo polymérisation de l’actine durant la formation du complexe tubulobulbère au cours
de la spermiation (D’Souza et al., 2009).

2.3.2. La régulation génomique


Les gènes exprimés durant la spermatogénèse codent pour des protéines spécifiques
impliqués dans les structures et /ou les fonctions des cellules germinales. Trois catégories
sont distinguées :
- Les gènes testicule- spécifiques qui codent pour les protéines constitutives du complexe
synaptonémal, les protéines de transition et les protamines synthétisées dans les
spermatides, ou les protéines majeures des fibres denses du spermatozoïde (Cho et al.
2003; Tachibana et al., 2007) .
- Les gènes qui codent pour des isozymes ou des isoformes d’enzymes (Ren et al., 2001;
Quill et al., 2003; Miki et al., 2004).
- Les gènes dont l’expression peut être modifiée dans le testicule suivant plusieurs
modalités: présence de promoteurs distincts, épissage differentiel d’exons et
polyadenylation variable des ARNms (Behr et Weinbauer 2000; Steger, 2001; Okada et al.,
2007) (figure 16).

38
Rappels bibliographiques

Figure 15. Régulation hormonale de la spermatogénèse.


D’après Brehm et Steger, 2005.

39
Rappels bibliographiques

Figure 16. Régulation transcriptionnelle de la spermatogénèse chez la souris.


D’après Kimmins et al., 2004.

40
Rappels bibliographiques

3. COLORANTS ALIMENTAIRES
3.1. Introduction sur les additifs alimentaires
D’après le comité FAO–OMS, un additif alimentaire est défini comme une
substance dotée ou non d’une valeur nutritionnelle, ajoutée intentionnellement à un aliment
dans un but technologique, sanitaire, organoleptique ou nutritionnel. Son emploi doit
améliorer les qualités du produit fini sans présenter de danger pour la santé, aux doses
utilisées (Dutau et al., 1996).
Il peut être d’origine naturelle, minérale (sulfites, nitrite etc.), végétale (épaississants
extraits de graines, d’algues etc.), animale (colorants comme le carmin de cochenille) ou
artificielle: produits de transformation de substances naturelles (amidons transformés
comme agents de texture etc.), de fermentation (enzymes, gommes xanthane ou gélatine
etc.), ou encore être un colorant de synthèse (érythrosine, indigotine). Un arôme donnera
une odeur ou un goût particulier comme les édulcorants et les releveurs de goût, un
colorant un aspect ou une couleur, les antioxydants et conservateurs antiseptiques, une
meilleure conservation, les épaississants, gélifiants, émulsifiants et agents de texture une
meilleure présentation, les enzymes dénaturent certains micro-organismes (Dutau, 2002;
Cheetham, 2004).

3.2. Identification et origine


La couleur est un élément essentiel dans notre perception des aliments et entre dans
nos critères d’évaluation de leur qualité. Les industriels l’ont bien compris et rajoutent des
colorants à leurs produits alimentaires pour leur donner une apparence attirante et
appétissante. Dans l’union européenne (UE), les colorants sont précédés par la lettre E1, ils
s’échelonnent entre E 100 et E 180. Aux Etats Unis, selon la FDA (Food and Drug
Administration), seuls les colorants synthétiques sont désignés par la nomination FD&C
(food, drug, and cosmetic).
Les colorants peuvent être d’origine naturelle ou artificielle. Les colorants naturels
sont dérivés de source minérale ou de plantes ou d’insectes. Les colorants minéraux (par
exemple oxydes de fer E 172) jaunes, rouges ou noirs, les colorants d’origine végétale (par
exemple rouge de betterave E 162, chlorophylle E, Curcuma), l’acide carminique est un
colorant rouge extrait de femelles d’insecte Dactylopius coccus Costa (Lucas et al., 2001;
Cheetham, 2004).

41
Rappels bibliographiques

Les colorants de synthèse résultent de la reproduction industrielle de substances


naturelles ou d’une création artificielle. En fonction de leur structure chimique, on les
sépare en colorants azoïques (par exemple la tartrazine E 102) ou non azoïques (par
exemple l’érythrosine E 127) (Taylor et Dormedy, 1998).
La directive 94/36 précise les denrées alimentaires pour lesquelles les colorants ne
sont pas autorisés. Ce sont les denrées alimentaires de base de l’alimentation: eau, laits,
huiles, pains, pâtes alimentaires, sucre, viandes et poissons, café, chocolat, etc..(Vierling,
2008).
La coloration artificielle de certains denrées est permise au moyen des matières
colorantes suivantes:
- Matières colorantes pour la coloration dans la masse et en surface: E100 à E163.
- Matières colorantes pour la coloration en surface seulement: E170 à E175.
- Matières colorantes pour certains usages seulement: E180 (Vierling, 2008).

3.3. Réglementation
De nos jours, les additifs alimentaires et colorants sont sujets à une réglementation
plus stricte que précédemment dans l'histoire. La base de la législation moderne pour
l'alimentation est la loi de 1938 du FD&C (Federal Food, Drug and Cosmetic Act), qui a
donné à la FDA l'autorité de réglementation des aliments et de leurs ingrédients, et a défini
les exigences concernant l'étiquetage honnête des ingrédients.
En 1960, le Congrès a passé une législation similaire réglementant les colorants
artificiels. Les amendements des colorants artificiels à la loi FD&C exigent l'approbation
de la FDA pour tous colorants à utiliser dans les aliments, médicaments, cosmétiques et
certains articles médicaux avant leur mise sur le marché.
Au contraire des additifs alimentaires, l'utilisation des colorants employés avant la
législation n'a pu être continuée qu'après être soumise à des essais supplémentaires pour
confirmer leur sécurité. Sur les 200 colorants artificiels qui figuraient sur la liste originale,
90 ont été déclarés sans danger et le reste a été soit interdit par la FDA ou retiré par les
réglementations connues sous la désignation de Bonnes Pratiques de Fabrication (Good
Manufacturing Practices - GMP) limitent la quantité d'additifs alimentaires et de colorants
pouvant être ajoutés aux aliments. Les fabricants n'emploient que la quantité d'un additif
nécessaire pour obtenir l'effet désiré.
Pour décider de l'approbation de l'additif, l'agence considère la composition et les
propriétés de la substance, la quantité normalement consommée, ses effets à long terme et

42
Rappels bibliographiques

divers facteurs de sécurité. La sécurité absolue d'une substance ne peut jamais être
prouvée. Par conséquent, la FDA doit déterminer si l'additif est sans danger sous ses
conditions d'emploi proposées, sur la base des meilleures connaissances scientifiques
disponibles.
Lorsqu'un additif est approuvé, la FDA émet des réglementations pouvant inclure
les genres d'aliments dans lesquels il peut être utilisé, les quantités d'emploi maximales, et
comment il devra être identifié sur les étiquettes des aliments.
En outre, la FDA utilise le système ARMS - Adverse Reaction Monitoring System
(système de contrôle des réactions défavorables) pour le contrôle continu de la sécurité de
tous les additifs. Le système contrôle et étudie toutes les plaintes par les personnes ou par
leurs docteurs, qui sont considérées être relatives à des aliments particuliers, des additifs
alimentaires et colorants, des vitamines ou suppléments minéraux. Le système ARMS
maintient une banque de données sur ordinateur qui aident les responsables officiels à
décider si des réactions défavorables rapportées représentent un danger réel pour la santé
publique, permettant alors de suivre une action appropriée (FDA, 1992)
Récemment, la FDA collecte les données toxicologiques sur les additifs
alimentaires à travers un programme appelé Priority based Assessment of Food Additives
(PAFA). Ce programme catégorise les additifs en base de données appelé Everything
Added to Food in the United States (EAFUS), il fourni toutes les informations
toxicologiques disponibles, l’utilisation des substances dans la production alimentaire et la
présence des substances bannies (FDA, 2008)
Dans l’UE, afin d’assurer un niveau élevé de protection du consommateur, la
sécurité de tous les additifs alimentaires autorisés dans cet état a fait l’objet d’une
évaluation. La législation européenne sur les additifs alimentaires impose la réévaluation
de ces substances chaque fois que cela est nécessaire compte tenu des nouvelles
informations scientifiques et des variations des conditions d'emploi. L’Autorité
Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a été mandatée par la Commission
Européenne pour effectuer une réévaluation systématique des additifs alimentaires
autorisés en accordant la plus haute priorité aux colorants afin de faire en sorte que la
sécurité de tous ces additifs soit régulièrement évaluée en tenant compte des études les plus
récentes et de tout nouvel élément probant.
Les directives imposent aux états membres de mettre un suivi des niveaux
d’ingestion des additifs alimentaires afin que les doses journalières acceptables fixées par
le Conseil Scientifique de l’Alimentation Humaine (CSAH) ne soient pas dépassées.

43
Rappels bibliographiques

Les trois directives spécifiques qui concernent les édulcorants, les colorants, les autres
additifs permettent la suspension ou la restriction provisoire de leur mise en application
dans les aliments par un état membre, s’il juge un additif comme pouvant être dangereux
pour la santé humaine, ceci conduit ensuite à la mise en œuvre d’une procédure
communautaire pour l’additif concerné. La liste des additifs s’adapte aux nouvelles
connaissances scientifiques et aux technologies des différents pays de la CE. Cette
adaptation est réalisée par la publication de directives (Vierling, 2008).

3.4. La dose journalière admissible


Le Comité Conjoint d’Experts sur les Additifs Alimentaires (JECFA) a fixé une
dose journalière admissible (DJA) pour chaque colorant alimentaire. La DJA est calculée à
partir de la dose sans effets observables (DSE) recueillie à partir des études toxicologiques
effectuées chez les animaux. Un facteur de sécurité de 100 est retenu; 10 pour extrapoler
de l’animal à l’être humain et 10 pour les variations interindividuelles qui existent dans la
population. La DJA est défini comme étant la quantité de substance qui peut être
consommée quotidiennement pendant toute la vie d’un individu sans qu’elle ait un effet
néfaste sur la santé (JECFA, 1996).
L’institut international des sciences de la vie (ILSI) a suggéré une DJA pour les
colorants alimentaires, établie spécialement pour les enfants qui présentent un grand risque
comparé aux adultes. En général les enfants sont plus susceptibles aux substances
chimiques en plus leur habitudes alimentaires sont différentes par rapport aux adultes
(Larsen et Pascal, 1998). Plusieurs facteurs peuvent influencer la prise alimentaire des
colorants alimentaires comme la quantité et le type des aliments consommés ainsi que le
statut socio-économique de l’individu (Rao et Sudershan, 2008; Barile, 2008).

3.5. Tartrazine (E102)


3.5.1. Présentation chimique
Ce colorant fait parti des colorants synthétiques mono azoïques. C’est le sel
trisodique de 4,5-dihydro-5-oxo-1-(4-sulfophenyl)-4-[4-sulfophenyl-azo]-1H-pyrazole-3-
acide carboxylique. Sa formule chimique est : C16 H12 Na4 O9 S2 et son poids moléculaire
PM = 534,37 g/mole (Kapor et al., 2001; Agité et de Saint Blanquat, 2002). Elle se
présente sous forme de poudre jaune orange inodore (Agité et De Saint Blanquat, 2002)
(figures 17 et 18).
La tartrazine est connue également sous différents noms suivant son emploi:

44
Rappels bibliographiques

- E 102, Food yellow 4 : usage alimentaire


- FD&C N°5: usage alimentaire, médicamenteux et cosmétique
- C.I. ACID YELLOW 23, CI 19140: usage cosmétique (Marmion, 1991; Chavéron,
1999).

3.5.2. Propriétés physico-chimiques


Le point de fusion de la tartrazine a été calculé à 349,8°C, le point d’ébullition à
870C° et le Coefficient de répartition Octanol/eau (Log POW) -10,17 selon le logiciel de
modélisation (KOWWIN EPI Suite, 2000).
Le pH de la tartrazine est acide (Marmion, 1991; Chavéron, 1999), bien soluble
dans l’eau (150 g/l à 20°C) et peu soluble dans l’éthanol (0,1 g/l) (Agité et De Saint
Blanquat, 2002), elle absorbe l'humidité de l'air (hygroscopique) et incompatible avec les
agents oxydants forts, les agents réducteurs forts, les acides forts. Elle devient rouge en
milieu alcalin (Agité et De Saint Blanquat , 2002). Tout les colorants, particulièrement les
colorants monoazoiques changent de couleur en milieu alcalin et acide en présence de
métaux tels que ; le zinc, étain, fer et cuivre à haute température à cause de l’effet
réducteur de l’hydrogène libéré (Scotter et Castle, 2003). La photodégradation de la
tartrazine par rayonnement ultraviolet produit des composés aromatiques, de faible poids
moléculaire, plusieurs acides organiques et des ions inorganiques (Feng et al., 2006).
Les produits de la décomposition thermique de la tartazine sont: les oxydes de
carbone, les oxydes d’azote, les oxydes de soufre et les oxydes de sodium (Agité et De
Saint Blanquat, 2002).

3.5.3. Présence de la tartrazine et estimation de la dose journalière


Beaucoup de produits alimentaires contiennent de la tartrazine à des proportions
variables. Elle se trouve principalement dans les jus de fruits (Vidotti et al., 2005),
boissons, glaces, biscuits, bonbons, chocolats, sauces et moutarde, elle est utilisée aussi
pour envelopper des produits de charcuteries, de la confiserie, des croutes de fromage
(Moll et Moll, 1995; Husain et al., 2006). En UE, la quantité maximale permise de
tartrazine ajoutée dans les aliments est de 500 mg/kg (Scotter et Castle, 2003).

45
Rappels bibliographiques

Figure 17. Structure chimique de la tartrazine.


D‘après Kapor et al., 2001.

Figure 18. Structure chimique en trois dimensions de la tartrazine.


D‘après Kapor et al., 2001.

46
Rappels bibliographiques

La tartrazine est présente également dans les médicaments (les vitamines,


l’aspirine, les pilules anticonceptionnelles) ainsi que d’autres produits (Moll et Moll,
1995). Elle se trouve dans 9,5% des médicaments commercialisés au Brésil sous forme de
gouttes et sirop (Balbani et al., 2006). En plus des produits alimentaires et médicaments, la
tartrazine se trouve aussi dans les produits cosmétiques tels que les crèmes colorantes
capillaires, shampoings, savons et dentifrices.
La DJA de la tartrazine est fixée à 7,5 mg/kg de poids corporel (JECFA, 1996).
Selon les pays et le type d’étude, l’estimation de la dose journalière de la tartrazine varie
considérablement de 0,000671 (Yamada and Ishiwata, 2000) à 14 mg/personne (Louekari
et al., 1990; Toledo et al., 1992) dans la population générale. Yamada et Ishiwata (2000)
estiment que la consommation de la tartrazine par personne est de 0,523 mg/j dans la
population japonaise, cette estimation est basée sur des données de production de
tartrazine.
La différence des habitudes alimentaires entre les pays peut aussi expliquer cette
variabilité, par exemple la consommation des colorants par les japonais est probablement
inférieure à celle des américains, en plus les enfants sont connu à être une population
particulièrement exposée à tartrazine du à leur consommation en aliments riches en additifs
alimentaires (bonbons, boissons, etc) et leur poids corporel est relativement petit par
rapport à la quantité d’aliments consommés. Les études qui évaluent la consommation
quotidienne de la tartrazine par les enfants montrent qu’ils n’excèdent pas les 13% de leur
DJA (Louekari et al., 1990; Toledo et al., 1992). En UE, elle représente 52% de leur DJA
(European Commission, 2001), alors qu’en France, elle représente 37,2% de leur DJA
(Ould Elhkim et al., 2007).
Par contre, au Kuwait une étude évaluant la consommation quotidienne des
colorants artificiels chez des enfants de 5 à 14 ans, a montré que la consommation
journalière de la tartrazine représente le double de la DJA chez les enfants de 7 ans (Husain
et al., 2006).
Cependant, en Inde les enfants âgés de 6 à 8 ans sont exposés à 6, 4% de leur DJA
(Rao et al., 2004). Récemment, l’étude de Rao et Sudershan (2008) ont montré que les
enfants consomment des quantités importantes d’aliments solides colorés (2 à 465 g/J) et
liquides (25 à 840 ml) et que les deux colorants principalement consommés sont la
tartrazine et le sunset yellow. Cette forte consommation est attribuée à l’ingestion
excessive des aliments contenant de fortes concentrations de colorants. Les enfants de la

47
Rappels bibliographiques

tranche d’âge 6-18 ans consommaient le double de la DJA de la tartrazine en période


estivale.
D’après ces études les enfants des pays en voie de développement dépassent leur
DJA, cependant aucune étude n’est réalisée sur le territoire national pour évaluer la
quantité des colorants alimentaires consommés par la population algérienne.

3.5.4. Toxicocinétique
L’absorption de la tartrazine prise par voie orale est très faible chez l’être humain et
les animaux de laboratoire. Les études de toxicocinétiques publiées dans la littérature
montrent que moins de 2% de la tartrazine ingérée est absorbée (Murdoch et al., 1987). La
majeure partie de la tartrazine prise par voie orale est métabolisée dans le côlon par la flore
intestinale (JECFA, 1964; Khera et Munro, 1979; Chung et al., 1992).
Le métabolisme de la tartrazine chez les animaux a été étudié par plusieurs auteurs
(JECFA, 1964; Bertagni et al., 1972; Ryan, 1972; Khera et Munro, 1979; Chung et
al.(1992). Les métabolites urinaires majeurs issus de la réaction de réduction effectuée par
les bactéries intestinales sont l’acide sulfonique et l’aminopyrazolone (Roxon et al., 1967;
Chung et al., 1978; Watabe et al., 1980). Chung et al. (1978) suggèrent que les accepteurs
d’électrons extracellulaires peuvent stimuler la réduction du colorant azoïque. Cette
réduction peut être catalysée par une réaction enzymatique selon la souche bactérienne et
selon le potentiel redox des colorants azoïques (Bragger et al., 1997). L’aminopyrazolone
est ensuite dégrade en acide 4-hydrazinobenzenesulfonique puis en acide sulfonique
(Ryan, 1972). Bien que la majorité de ces métabolites peuvent être sécrétés dans les fèces,
une faible quantité de la molécule intacte de la tartrazine et de ses métabolites peuvent être
réabsorbés (Honohan et al., 1977). La tartrazine et ses métabolites ont été retrouvés dans le
côlon des souris 24h après ingestion d’une seule dose de tartrazine par voie orale
(exposition aigue) (Poul et al., 2009).
L’administration intraveineuse ou intra péritonéale de la tartrazine chez différentes
espèces d’animaux a montré que les composés issus de la réduction ne sont pas formés
dans le foie. Et selon l’étude de Kuno et Mizutani (2005), utilisant des microsomes
hépatiques bovins, sources d’enzymes tels que les cytochromes (CYP2A6) et l’UDP-
glucuronosyltransferase (UGT1A6 et UGT2B7), la tartrazine n’est pas le substrat de ces
enzymes. En conclusion, les enzymes hépatiques jouent un rôle mineur dans la
métabolisation des colorants azoïques.

48
Rappels bibliographiques

Figure19. Détoxication de la tartrazine.


D’après Chavéron, 1999.

49
Rappels bibliographiques

Aucune trace de tartrazine n’est retrouvée dans l’urine des volontaires après
ingestion de 100 mg de ce colorant (Jones et al., 1964). La réduction de la tartrazine par la
flore intestinale (les azoréductases) est confirmée par Watabe et al. (1980); Chung et al.
(1992) et Poul et al.(2009).

3.5.5. Evaluation du risque lié à la tartrazine

3.5.5.1. Toxicité aigue


Dans les rapports présentés à l’organisation mondiale de la santé (OMS), la dose
létale orale chez des souris DL50 est raportée à 12750 mg/kg de poids corporel (Institut
national des sciences d’hygiène au Japon, 1964). Chez les rats, la DL50 par injection
intrapéritonéale a été estimée à 2 mg/kg de poids corporel et la DL50 par voie intraveineuse
est évaluée à 1 mg/kg de poids corporel (Deutsche Forschungsgemeinschaft, 1957).

3.5.5.2. Toxicité sub-chronique et chronique


Aucune étude de toxicité orale sub-chronique n’a été réalisée. Cependant, les études
disponibles dans la littérature sur la tartrazine sont des études de toxicité chronique
appelées aussi des études de cancérogénicité (Maekawa et al., 1987; Borzelleca et
Hallagan, 1988a; Borzelleca et Hallagan, 1988b).

3.5.5.3. Mutagénicité et Génotoxicité


La majorité des études disponibles dans la littérature montrent que la tartrazine ne
possède pas un potentiel mutagène (Brown et al.,1978; Muzzall et Cook, 1979;
Sankaranarayanan and Murthy, 1979; Haveland-Smith and Combes, 1980; Chung et al.,
1981; Ishidate et al., 1981; Tarja´n et al., 1982; Brown and Dietrich, 1983; Chung, 1983;
Ishidate et al., 1984; Karpliuk et al., 1984; Henschler et Wild, 1985; Izbirak et al., 1990;
Pollastrini et al., 1990; Das et Mukherjee, 2004).
En revanche, d’autres recherches portantes sur l’effet mutagénique et génotoxique
de la tartrazine montrent qu’elle induit des aberrations chromosomiques dans les cellules
somatiques des hamster chinois (Ishidate et al., 1981, Ishidate et al., 1984, Renner, 1984)
et des rats (Giri et al., 1990) ainsi que sur des fibroblastes des cellules de Muntiacus
muntjac in vitro (Patterson et Bulter, 1982). Cette anomalie n’est pas démontrée chez la
souris (Durnev et al., 1995). Par contre, Ishidate et al., (1984) ont montré une augmentation
de l’incidence de cellules polyploïdes après 48h de traitement avec de la tartrazine sur une

50
Rappels bibliographiques

lignée de fibroblastes d’hamster chinois en culture et Giri et al. (1990) ont montré une
augmentation des aberrations chromosomiques et des échanges des chromatides sœurs
dans les cellules de la moelle osseuse des souris et des rats après ingestion aigue et
chronique de fortes doses de tartrazine. Une augmentation des échanges des chromatides
sœurs des cellules péritonéales en culture d’hamster chinois a été aussi démontrée par
Fischer et al. (1990).
La technique de Comet (Comet assay) montre que la tartrazine induit des altérations
d’ADN (formation d’adduits) du côlon de souris à la dose de la DJA (Sasaki et al., 2002).
Mais récemment, ces résultats n’ont pas été confirmés par un test de micronoyau
(micronucleus assay). Ce test est particulièrement convenable pour la détection de la
génotoxicité au niveau de l’intestin et du côlon (Vanhauwaert et al., 2001). Les auteurs
suggèrent que les altérations d’ADN montré par la technique de Comet sont de nature
transitoire, ils peuvent être réparés et ne causent pas ainsi d’anomalies chromosomiques et
que la tartrazine possèderait plutôt un effet cytotoxique transitoire (augmentation du
processus mitotique). Cette action a été démontrée auparavant par Stefanidou et al. (2003)
en utilisant comme modèle le protozoaire Tetrahymenapyriformis. Ils concluent que la
tartrazine n’est pas génotoxique chez les souris après exposition orale aigue en utilisant le
test de micronoyau (Poul et al., 2009).
Cependant, les impuretés de la tratrazine commercialisée contribuent à la
génotoxicité de ce colorant chez l’insecte Drosophila melanogaster (Kawai et al., 1993) et
aucune étude n’est effectuée sur la génotoxicité de ce colorant quand celui-ci est photo-
sensibilisé.

3.5.5.4. Cancérogénicité
Les études conduites par Maekawa et al. (1987) chez les rats, et par Borzelleca et
Hallagan chez la souris (1988a) et chez les rats (1988b) montrent que la tartrazine n’a pas
un potentiel carcinogène chez les deux espèces.
La carcinogénicité a été examinée chez les rats F344 recevant de la tartrazine dans
de l’eau ad libitum à la concentration de 0,1%, 1% et 2% pendant deux ans. Dans cette,
étude les auteurs concluent que la tartrazine n’est pas carcinogène chez les rats ayant
ingéré de la tartrazine dans de l’eau jusqu’à la concentration de 2% (Maekawa et al., 1987).
Dans une autre étude, des souris Charles River CD-1 ont été exposées à des concentrations
de 0%, 0,5%, 1,5% et 5% de tartrazine dans leur aliment pendant 104 semaines a démontré
que la tartrazine n’est pas carcinogène aux doses allant jusqu’à 5% (8103 et 9735 mg/kg

51
Rappels bibliographiques

pc/j chez les mâles et chez les femelles respectivement (Borzelleca et Hallagan, 1988a). De
plus, les mêmes auteurs (Borzelleca et Hallagan, 1988b) ont exposé des rats Charles River
CD in utero et puis pendant 104 semaines à la tartrazine dans l’aliment à des
concentrations de 0,1%, 1%, 2% et 5%. Ils n’ont pas remarqué d’effet-dose dans F0 et F1
génération. Ils déduisent que la tartrazine n’est pas carcinogène aux doses allant jusqu’à
5% (2641 et 3348 mg/kg pc/j) chez les rats mâles et femelles.
Parmi les produits dérivés de ce colorant, la benzidine (Prival et al., 1993; Davis et
Bailey, 1993; Lancaster et Lawrence, 1999; Prival et al, 2002) qui peut révéler des
potentialités cancérigènes et qui a été l'une des premières substances classées par le Centre
International de Recherche sur le Cancer (CIRC), dès 1972, dans la catégorie
« cancérogène pour l'homme » regroupant les substances pour lesquelles la certitude
scientifique et médicale est parfaitement établie (Pascuito et Michel, 2004).

3.5.5.5. Toxicologie de la reproduction


Les études de la reproduction rapportées dans la littérature ne montrent pas d’effet
tératogène du à la tartrazine chez les rats jusqu’aux doses de 1000 mg/kg/j par gavage
(Collins et al., 1990) et jusqu’à la dose de 0,7% dans de l’eau de boisson (Collins et al.,
1992). Il n’existe pas d’effet-dose sur la fertilité, la gestation, la parturition et la lactation
aux doses allant jusqu’à 5% de tartrazine introduite dans l’aliment chez les rats et les souris
(Borzelleca et Hallagan, 1988a; Borzelleca et Hallagan, 1988b). Les travaux de multi
générations (une et deux générations) entrepris par Tanaka (2006) et Tanaka et al.(2008)
montrent qu’il n’y a pas d’effet de la tartrazine sur le nombre des femelles gestantes, des
petits, de la taille et poids des petits ainsi que du sexe ratio aux doses de 0,45% équivalent
à 773 mg/kg pc/j.

3.5.5.6. Neurotoxicité
Il y a plus de trente ans, des chercheurs ont avancé l’hypothèse que l’essentiel de
l’hyperactivité mise en cause dans les troubles d’apprentissage pouvait être attribuée aux
additifs alimentaires principalement les colorants artificiels. Depuis, de nombreux
chercheurs se sont attachés à valider cette théorie.
Feingold (1975) a suggéré que les colorants alimentaires étaient des substances
pharmacologiquement actives quelles pouvaient induire ou aggravée les symptômes de
l’hyperactivité chez les enfants. Des études ont confirmé que les colorants alimentaires
pouvait provoquer des symptômes cliniques de l’hyperactivité (Carter et al., 1993; Boris et

52
Rappels bibliographiques

Mandel, 1994; Rowe et Rowe, 1994; Weiss 2000; Bateman et al., 2004; Barrett; 2007;
Weiss, 2008) et pouvaient altéré l’activité électrique cérébrale des enfants avec TDAH
(troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (Uhlig et al.,1997). En plus,
une amélioration des troubles de l’attention a été constatée chez ces enfants après éviction
des colorants synthétiques de l’alimentation (Borris et Mandel, 1994).
Les études de neurotoxicité établies auparavant chez les animaux, montraient que la
tartrazine ajoutée dans l’aliment à des doses de 1 et 2% exerçait un faible effet sur le
développement neuromoteur des rats femelles (Sobotka et al., 1977).
Récemment, des études de multi générations (deux et trois générations), sur des
souris nourries avec la tartrazine mélangée à l'aliment à des doses de 0,05%, 0,15% et
0,45% montrent peu de modifications neurologiques chez les souris traitées à 0,45%
pendant la période de la lactation à l’exception de quelques paramètres
neurocomportementaux qui sont affectés chez les mâles du même groupe (Tanaka, 2006;
Tanaka et al., 2008).
Des études et analyses ont toutefois mis en évidence un lien non négligeable entre
l’alimentation et le trouble de l’attention avec hyperactivité. En 2004, des chercheurs ont
examiné les résultats de 15 études cliniques en double aveugle, avec permutation, faisant
appel à des colorants alimentaires comparables dont la tartrazine (Schab et Trinh, 2004).
Celles-ci ont établi que chez les sujets astreints à un régime sans colorants alimentaires
artificiels, les améliorations moyennes du comportement se situaient entre 33 % et 50 %
des améliorations généralement obtenues en cas de traitement médicamenteux. Ces
améliorations concernaient les enfants souffrant de trouble de l’attention avec hyperactivité
et les enfants normaux, ce qui infirme l’hypothèse selon laquelle les enfants « hyperactifs »
et « normaux » pourraient réagir différemment à ces substances. Une autre étude a
confirmé ces résultats chez les enfants d’âge préscolaire (Bateman et al., 2004).
L’étude clinique comparative en double aveugle menée sur 298 enfants de 3, 8 et 9
ans, a sélectionné deux groupes et soumis à chacun d’entre eux, sous forme de boisson, soit
un placebo, soit un mélange de colorants : celui qui avait consommé le mélange de
colorants et de E 211 (conservateur) présentait un niveau plus élevé d’hyperactivité que
l’autre groupe (McCann et al., 2007).
Sinn (2008) et Newmark (2009) affirment qu’il existe une étroite relation entre
l’alimentation et TDAH, un régime alimentaire riche en sucre et colorants alimentaires
accentue les TDAH. Il a été remarqué aussi que les taux du fer (Konofal et al., 2004), zinc
(Arnold et DiSilvestro, 2005) et omega-3 (Sinn et Howe, 2008) sériques sont diminués

53
Rappels bibliographiques

chez ces malades. Auparavant, il a été démontré une diminution du taux sérique du zinc
lors de la consommation de la tartrazine chez les personnes présentant des TDAH,
suggérant une élimination métabolique du zinc sous influence d’un stress chimique (Ward
et al., 1997).
Conformément au règlement (CE) no 1333/2008 sur les additifs alimentaires, les
denrées alimentaires qui contiennent certains colorants alimentaires doivent être étiquetées
de manière spécifique. Dans l'UE, les produits contenant les colorants E 110, E 104, E 122,
E 129, E 102 et E 124 devront porter la mention « peut avoir des effets indésirables sur
l'activité et l'attention chez les enfants » (Parlement européen et du Conseil du
16 décembre 2008).

3.5.5.7. Immunotoxicité et hypersensibilié


La tartrazine mise en culture avec des lymphocytes humains exerce une activité
immunosuppressive (Koutsogeorgopoulou et al., 1998). L’ingestion chronique de la
tartrazine dans de l’eau de boisson provoque une augmentation du nombre des
lymphocytes et des éosinophiles de la muqueuse gastrique chez les rats (Moutinho et al.,
2007).
L’incidence des réactions d’intolérance aux colorants et aux additifs est
certainement faible dans la population générale, entre 0,03 et 0,20 % pour de nombreux
auteurs, mais pouvant aller jusqu’à 1 % pour d’autres. Elle est plus importante dans les
populations sélectionnées (personnes atopiques et intolérantes aux salicylates) (Bourrier,
2006; Ould Elhkim et al., 2007).
C’était le plus fréquent des colorants azoïques mis en cause dans les années 1980
avec une prévalence de 0,12 % pour Young et al. (1987) dans la population générale. La
tartrazine était rendue responsable d’aggravation de la dermatite atopique de l’adulte (Van
Bever et al.(1989), de l’urticaire et l’asthme particulièrement chez les patients intolérants à
l’aspirine. La réaction se caractérise par des symptômes rhino-bronchiques ou pulmonaires,
des céphalées, des œdèmes et de l’eczéma (Juhlin, 1981; Collins Williams, 1985; Dutau et
al., 1996; Bringand, 1998).
Des réactions indésirables à la tartrazine s’ajoutent au précédentes comme,
l’exacerbation de dermatite atopique et des troubles gastro-intestinaux de l’adulte qui ont
été rapportées dans certains travaux de Morales et al., (1985); Fuglsang (1993) et Fuglsang
et al., (1994), ce qui n’a pas été confirmé dans la dermatite atopique de l’enfant (Devlin et
David, 1992; Thiallay, 2003). Les allergies à la tartrazine peuvent être considérées comme

54
Rappels bibliographiques

des réactions idiosyncrasiques (sensibilité anormale, d’origine génétique à une molécule


toxique (Chavéron, 1999).
Cependant, les mécanismes physiopathologiques de ces réactions demeurent peu
connus. L’intolérance à la tartrazine a été reportée chez 6–50% des personnes intolérantes
à l’aspirine (Weber et al., 1979), suggérant une possible réaction croisée entre la tartrazine
et l’aspirine. L’inhibition de la cyclo-oxygénase, a été souvent citée comme mécanisme
expliquant l’intolérance à la tartrazine (Samter and Beers, 1968; Ceserani et al., 1978). Ce
mécanisme n’est pas démontré par Stevenson (1991).
D’autres hypothèses ont été reportées dans la littérature tel qu’une réponse
humorale au groupement sulfonyle de la molécule de tartrazine (Devlin and David, 1992;
Corder et Buckley, 1995), l’inhibition de l’agrégation plaquettaire (Bhatia, 2000) et
l’augmentation de la synthèse des leucotriènes (Worm et al., 2001).
Ardern et Ram (2001) ont constaté que seule 6 études sur 90 ont utilisé une bonne
méthodologie montrant le lien entre l’ingestion de la tartrazine et l’asthme.
Dans une étude récente, la tartrazine est rarement responsable dans l’urticaire aiguë. Chez
102 adultes suspects d’intolérance, un seul individu est réactif sur les 102 testés par
TPODACP (test de provocation oral en double aveugle contre placebo) (1 %). Les auteurs
réfutent par ailleurs la classique intolérance croisée entre tartrazine et aspirine (Nettis et al.,
2003).
L’intolérance à la tartrazine et /ou additifs alimentaires a été aussi remarquée chez
des enfants atopiques qui présentent une réaction à de multiple substances chimiques
(Inomata et al., 2006) et un diagnostic négatif à l’allergie aux protéines alimentaires
(Rangan et Barceloux, 2009).
La démonstration de son rôle néfaste a entraîné son interdiction dans plusieurs pays
scandinaves (Wüthrich, 1993). L’agence brésilienne de surveillance sanitaire a exigée
l’étiquetage des médicaments contenant la tartrazine (Anvisa, 2002). De même, une étude
récente d’Ould Elhkim et al. (2007) a proposée d’étiqueter sérieusement les produits
destinés à l’alimentation humaine et de mentionner la présence de la tartrazine.

55
 
 
 
Matériels et méthodes 

 
 
   
Matériels et Méthodes

1. ANIMAUX ET CONDITIONS D’ELEVAGE

Dans ce travail, toutes nos expériences sont menées sur la souris Swiss, une souche
largement utilisée en toxicologie expérimentale. Ces animaux proviennent de souches
parentales fournies par l’Institut Pasteur d’Alger. Ils sont mis en reproduction et élevés
dans l’animalerie du Laboratoire de Physiologie de la Nutrition et de Sécurité Alimentaire
(LPNSA). Les mâles et les femelles vivent séparément, par groupe de sujets, dans des
cages conventionnelles dotées d’une mangeoire et d’un biberon. La température est ajustée
à 20°C. Les souris sont nourries ad libitum durant toute la période de gestation et de
lactation avec un aliment standard pour rongeurs sous forme de granulés fournis par la
SARL La Production Locale de Bouzaréah (tableau 1) et boivent de l’eau. Dés l’âge de
trois semaines, les nouveaux nés sont sevrés et triés selon le sexe pour constituer les
différents groupes expérimentaux.

2. PRODUITS ET REACTIFS
Le colorant alimentaire testé est la tartrazine (C.I. 19140, CAS No 1934-21-0,
synonymes: E 102, Food yellow 4, FD&C yellow No.5, PM: 534,37) fourni par Courtex
International (France). Le degré de pureté de ce produit est de 86,7%. Ce colorant se
présente sous forme de poudre orange, très fine, de saveur âcre et est très soluble dans
l’eau. Ses spécifications sont présentées dans le tableau 2.
Pour les différentes techniques de numération, nous avons utilisé le bleu de
méthylène qui est un produit Merck (Allemagne), le bleu de trypan; un produit Biochem
(UK), et le violet de gentiane; un produit Fluka (Allemagne). Pour l’étude histologique, les
colorants utilisés sont l’hématoxyline et l’éosine. Ces produits proviennent de chez Merck
(Allemagne).
Les kits utilisés pour les dosages biochimiques de l’albumine, des triglycérides, des
transaminases, de la phosphatase alcaline et de la gamma-transpeptidase proviennent de
chez ELITHEC (France). Les dosages de la bilirubine totale, de l’urée, de l’acide urique et
de la créatinine sont réalisés à l’aide de kits fournis par Biomagreb. Le dosage du glucose
est effectué à l’aide d’un kit fourni par Biocon (Allemagne).
Le chlorure de sodium, l’acide acétique glacial, le phosphate de potassium, le
formol, l’acétone, le toluène et l’éthanol sont des produits Prolabo (France). Le carbonate
de lithium est un produit BDH (UK) et la paraffine, sous forme de pastille, est un produit
Merck (Allemagne). Le triton X-100 est un produit Sigma (USA).

56
Matériels et Méthodes

Tableau 1. Composition de l’aliment pour rongeurs.

Composition Quantité

Mais 45%

Son 37%

Soja 15%

Phosphate dicalcique 0,5%

Carbonate de calcium 2,5%

Concentré minéral vitaminique 0,25%

57
Matériels et Méthodes

Tableau 2. Spécification de la tartrazine E102, selon Courtex International France.

Spécifications Courtex
Spécifications
Tartrazine

Nom du produit Colorant alimentaire synthétique.

Nom scientifique Sel trisodique de l’acide (sulfo-4-


phénylazo-1)-4-(sulfo-4-phényl)-1-
hydroxy-5-pyrazolecarboxylique-3.

Code de référence UE E102

Code international 19140

Concentration 86,6%

Perte matière sèche 3,5%

Stabilité à la chaleur 100°C

Stabilité à la lumière 4

Solubilité dans l’eau 99,96%

Insolubilité dans l’eau 0,04%

(standard 0,2% max)

Substances iso-propyl Ether 0,2%

(standard 0,3% max)

Humidité max 5%

Chlorure (Cl) + sulfate (SO4) 1%

(standard 5% max)

Cadmium (Cd) 0,0001%

Mercure (Mr) 0,0001%

Arsenic (As) 0,0001%

Métaux lourds (Pb) 0,001%

58
Matériels et Méthodes

3. PROTOCOLE EXPERIMENTAL
3.1. Toxicité orale subchronique de la tartrazine
Pour les besoins du protocole nous avons utilisé un nombre total de 120 souris
âgées de 4 semaines et pesant19,69 ± 2,06 g pour les mâles et 16,21 ± 4,5 g pour les
femelles. Les animaux sont répartis en 5 groupes comprenant chacun 12 mâles et 12
femelles.
Pour des raisons de commodité et afin de s’assurer de bonnes conditions de suivi, le
lancement du protocole expérimental s’est effectué de manière progressive, en instaurant
un décalage de quelques jours à une semaine entre chaque groupe.
L’expérimentation dure 13 semaines. Durant toute cette période, les souris de
chaque groupe expérimental ont un libre accès à la nourriture qui est distribuée en quantité
suffisante par ration de 300 g d’aliment sous forme de granulés. A l’exception du groupe
témoin qui reçoit de l’eau de boisson normale, les animaux des autres groupes sont
abreuvés avec une eau de boisson supplémentée de tartrazine à une des concentrations
suivantes : 0,1% pour le groupe 1, 0,45% pour le groupe 2, 1% pour le groupe 3 et 2,5%
pour le groupe 4 (figure 20).

3.3. Suivi et observations des animaux


Le suivi quotidien des animaux durant la période expérimentale consiste à :

ƒ tenir un état descriptif des transformations morphologiques observées: perte des


poils, coloration des urines, aspect et consistance des matières fécales,
pigmentation des yeux et des membres de l’animal et comportementales : stress,
anorexie, boulimie, mobilité des animaux.

ƒ mesurer le volume de la solution de tartrazine consommée (ml) et la quantité


d’aliment ingéré (g). La quantité du colorant pris par chaque animal est exprimée
en mg/kg corporel/jour.

ƒ mesurer, une fois par semaine le poids corporel afin de suivre d’établir la cinétique
de l’évolution pondérale des animaux.

ƒ enregistrer les cas de mortalité.

59
Matériels et Méthodes

Figure 20. Schéma représentant le déroulement du protocole


expérimental de la toxicité subchronique.

60
Matériels et Méthodes

3.4. Obtention des échantillons


3.4.1. Prélèvement du sang
Au terme des 13 semaines d’expérimentation, les animaux sont mis à jeun la veille
de leur sacrifice. Un prélèvement sanguin est effectué par capillarité à l’aide d’une pipette
Pasteur au niveau du sinus rétro orbital. Le volume de sang recueilli est divisé en deux
parties. Une partie est mise dans des tubes à EDTA pour les analyses hématologiques;
l’autre partie est mise dans des tubes secs qui sont ensuite centrifugés à 3500 tr/min à 4C°
pendant 15 minutes. Le sérum récupéré est congelé à -20 C° jusqu'à utilisation pour les
dosages ultérieurs des paramètres biochimiques.

3.4.2. Prélèvement des organes


Après le prélèvement du sang, les animaux sont sacrifiés par dislocation cervicale
suivi d’un examen macroscopique de tous les organes après une laparatomie. Puis
rapidement et dans l’ordre, pour déterminer le poids absolu et relatif des organes, les reins,
le foie, le cœur, la rate, le cerveau, les poumons, le thymus, la vessie, les glandes salivaires
et les glandes surrénales sont prélevés chez les animaux des deux sexes. Chez les mâles,
les testicules, les épididymes et les vésicules séminales ainsi que l’utérus et les ovaires
chez les femelles sont également prélevés et pesés. Les reins, le foie, la rate, le cerveau,
l’intestin, l’utérus et les ovaires sont fixés au formol à 10% tamponné pour les examens
histologiques.

3.5. Analyses biologiques

3.5.1. Examen hématologique


L’analyse des paramètres hématologiques permet de vérifier l’existence d’une
atteinte de la moelle osseuse suite à la consommation subchronique de la tartrazine.
La formule de numération sanguine (FNS) est réalisée sur la partie du sang prélevé
dans les tubes à EDTA. Elle permet de compter les différents éléments figurés du sang
(globules rouges, plaquettes et globules blancs).

3.5.1.1. Numération des érythrocytes


La numération des érythrocytes est effectuée au microscope optique après avoir
dilué le sang dans le liquide de Mercano au 1/200ème (tableau 3). La méthode est réalisée
comme suit:

61
Matériels et Méthodes

• Aspirer du sang jusqu'à environ 1 mm au-dessus de la division 0,5 de la pipette de


Potin.
• Essuyer le bout de la pipette à l'aide d'un coton humidifié.
• Ajuster le sang exactement jusqu'à la division 0,5.
• Aspirer le liquide de Mercano jusqu’à la division 101
• Tenir la pipette entre deux doigts, en fermant les deux côtés opposés de la pipette
et agiter vivement cinq à dix fois.
• Vérifier la propreté de la cellule sous le microscope.
• Prendre la pipette et éliminer les 2-3 premières gouttes.
• Laisser rentrer, par capillarité, une goutte de l'échantillon dilué entre
l’hématimètre et la lamelle. La goutte ne doit pas déborder dans les rigoles de
l'hématimètre et elle doit recouvrir complètement et d'un seul coup toute la surface
quadrillée de l'hématimètre.
• Laisser reposer l'hématimètre à plat, pendant 10 minutes afin de laisser les
éléments sédimenter.
• Compter dans le quadrillage de la cellule de Malassez au grossissement Gx40.
La moyenne (X) de 5 grands carreaux est prise en compte pour le calcul du nombre
des érythrocytes par millimètre cube selon la relation : N= X×4000×200/mm3.

3.5.1.2. Numération des leucocytes


La numération des leucocytes est effectuée au microscope optique après une
dilution du sang dans le liquide de Hayem au 1/20ème (tableau 4). Le sang est aspiré avec la
pipette de Potain pour les leucocytes jusqu’à la graduation 0,5, puis du liquide de Hayem
est aspiré jusqu’à la division 2. Les étapes suivantes sont identiques à celles décrites plus
haut.
Le liquide de Hayem contient de l’acide acétique glacial qui permet de détruire les
hématies et du bleu de méthylène qui permet de colorer le noyau des leucocytes.
Le comptage des leucocytes se fait sur les 20 grands carreaux de la cellule de
Malassez. Le nombre des leucocytes par millimètre cube est calculé selon la relation: N=
X×4000×20/mm3.

62
Matériels et Méthodes

Tableau 3. Composition du liquide de Mercano.

Produits Quantité

Bleu de méthylène 0,01 g

NaCl 0,9% 200 ml

Tableau 4. Composition du liquide de Hayem.

Produits Quantité

Bleu de méthylène 25 mg

Acide acétique glacial 1% 1 ml

Eau distillée 100 ml

63
Matériels et Méthodes

3.5.1.3. Dosage de l’hémoglobine


Le dosage de l’hémoglobine est réalisé en utilisant le révélateur cyan
méthémoglobine (Drabkin). 200 µl de sang total de chaque échantillon sont ajoutés à 5ml
de la solution Drabkin (Tableau 5) diluée au 1/10ème. Après 3 minutes d’incubation, la
densité optique (DO) est lue à l’aide d’un spectrophotomètre à une longueur d’onde λ=540
nm.
Hémoglobine = DO d’échantillon x 36,77 (g/dl)

3.5.1.4. Hématocrite
L’hématocrite est le volume relatif occupé par les globules rouges dans le sang
total. Une fois les analyses précédentes terminées, le sang est centrifugé dans des tubes
identiques à 3500 tr/min pendant 15 minutes. La hauteur du sang total et des globules
rouges est mesurée. L’hématocrite est déterminé par le rapport suivant : hauteur du culot
des globules rouges/hauteur du sang total.

3.5.2. Dosages biochimiques


Les dosages biochimiques permettent d’explorer la fonction hépatique et rénale, ils
sont effectués sur du sérum préalablement congelé à –20C°.

3.5.2.1. Dosage des protéines totales


Le dosage des protéines totales est réalisé par méthode de Lowry (1951). Dont le
principe est le suivant. En milieu alcalin, le complexe formé par les ions de Cu2+ et les
groupements tyrosine et tryptophane des protéines est réduit par le réactif de Folin. Il se
développe une coloration bleue dont l’intensité est proportionnelle à la quantité de
protéines de l’échantillon.
La lecture de la densité optique (DO) se fait par rapport à une gamme étalon sur une
longueur d’onde λ=750 nm.

3.5.2.2. Dosage de l’albumine


Le dosage de l’albumine est réalisé par la méthode colorimétrique enzymatique (Kit
ELTECH-diagnostics) (Tietz, 1995). Le vert de bromocrésol se fixe sélectivement sur
l’albumine en donnant une coloration bleue. L’absorption de ce complexe est
proportionnelle à la concentration de l’albumine dans l’échantillon.
La lecture de la densité optique (DO) se fait à une longueur d’onde λ= 628 nm. La
concentration de l’albumine dans le sérum est calculée par la formule suivante:

64
Matériels et Méthodes

Tableau 5. Composition de la Solution de Drabkin.

Produits Concentrations

Ferrocyanure de potassium 0,61 mmol/l

Cyanure de potassium 0,77 mmol/l

Phosphate de potassium monobasique 1,03 mmo/l

Tensioactif 0,5 g /l

65
Matériels et Méthodes

Albumine = DO échantillon x50 (mg/dl)


DO étalon

3.5.2.3. Dosage de la bilirubine totale


Le dosage de la bilirubine totale est effectué par une méthode colorimétrique
enzymatique (kit Biomagreb) (Kaplan et al., 1984).
L’acide sulfanilique réagit avec le nitrite de sodium pour donner de l’acide
sulfanilique diazoté. En présence de diméthyl sulfoxyde (DMSO), la bilirubine totale se
couple avec l’acide sulfanique diazoté pour donner l’azobilirubine.
La lecture de l’absorbance se fait à une longueur d’onde λ=555 nm. La
concentration de la bilirubine totale dans le sérum est calculée par la formule suivante :

Bilirubine totale = Abs échantillon x 19,1 (mg/dl)


Abs étalon

3.5.2.4. Dosage de l’urée


Le dosage de l’urée est effectué selon la méthode de Berthelot modifiée (1859) (kit
Biomagreb). Les ions ammonium, en présence de salicylate et d’hypochlorite de sodium
réagissent en formant un composé de couleur verte (Dicarboxylindophenol) dont l’intensité
est proportionnelle à la concentration en urée.
La lecture de la densité optique (DO) se fait à une longueur d’onde λ=590 nm. La
concentration de l’urée dans le sérum est calculée par la formule suivante :

Urée = DO échantillonx50 (mg/dl)


DO étalon

3.4.2.5. Dosage de l’acide urique


Le dosage de l’acide urique est réalisé par la méthode colorimétrique enzymatique
Uricase-PAP (kit Biomagreb) (Barham et Trinder, 1972).
L’acide urique est converti par l’uricase en allantoine et péroxyde d’hydrogène qui
oxyde l’acide 3,5-dichloro-2-hydrobenzènesulfonique et la 4-aminophénazone sous
l’action catalytique de la péroxydase, pour former un composé quinone.
La lecture de la densité optique (DO) se fait à une longueur d’onde λ=510 nm. La
concentration de l’acide urique dans le sérum est calculée à l’aide de la formule suivante :

Acide urique = DO échantillon x 6 (mg/dl)


DO étalon

66
Matériels et Méthodes

3.5.2.6. Dosage de la créatinine


Le dosage de la créatinine est effectué par la méthode cinétique colorimétrique sans
déprotéinisation (kit Biomagreb) (Henry, 1984). La créatinine forme en milieu alcalin un
complexe coloré avec l’acide picrique. La vitesse de formation de ce complexe est
proportionnelle à la concentration de créatinine.
La lecture de la densité optique (DO) se fait à une longueur d’onde λ=492 nm. La
concentration de la créatinine dans le sérum est calculée par la formule suivante :

Créatinine = ∆ DO échantillon x 2 (mg/dl)


∆ DO étalon

3.5.2.7. Dosage du glucose


Le dosage du glucose est réalisé par la méthode colorimétrique enzymatique GOD-
PAP (kit Biocon-Diagnostics) (Tietz, 1995) basée sur la réaction de Trinder selon la
formule suivante :
Glucose + O2 + H2O Glucose oxydase Acide gluconique + H2O2
2 H2O2 + Phenol + 4- aminoantipyrine Peroxydase Rouge de Chinonimine + 4 H2O
La lecture de la densité optique (DO) se fait à une longueur d’onde λ=546 nm. La
concentration du glucose dans le sérum est calculée par la formule suivante :

Glucose = ∆ DO échantillon x 100 (mg/dl)


∆ DO étalon

3.5.2.8. Dosage du cholestérol


Le dosage du cholestérol total est réalisé par la méthode colorimétrique
enzymatique (kit ELITECH- diagnostics) (Tietz, 1995). La détermination du cholestérol
total est suivant les réactions :
Cholestérol estérifié + H2O Cholestérol estérase Cholestérol + Acides gras
Cholestérol + O2 Cholestérol oxydase Cholest-4-ène-3-one + H2O2
2H2O2 + Phénol + 4-AAP Peroxydase Quinonéimine + 4 H2O
4-AAP = Amino-4-antipyrine
La lecture de la densité optique (DO) se fait à une longueur d’onde λ=500 nm. La
concentration du cholestérol total dans le sérum est calculée par la formule suivante :

Cholestérol total = DO échantillon x 200(mg/dl)


DO étalon

67
Matériels et Méthodes

3.5.2.9. Dosage des triglycérides sériques


Le dosage des triglycérides est effectué par la méthode colorimétrique enzymatique
GPO-POD (kit ELITECH- diagnostics) (Tietz, 1995). Les triglycérides sont convertis par
les lipoprotéines lipases en acides gras libres et gycérol qui oxyde le glycérol-3phosphate
et la phosphochlorophenol sous l’action catalytique de la peroxydase, pour former un
composé rouge- violacé de la quinone.
La lecture de la densité optique (DO) se fait à une longueur d’onde λ=505 nm. La
concentration des triglycérides dans le sérum est déduite par la formule suivante:

Triglycérides = DO échantillon x 200(mg/dl)


DO étalon

3.5.3. Dosages enzymatiques


Les dosages enzymatiques permettent de vérifier l’existence d’une atteinte hépatique, leur
augmentation dans le sérum est un signe d’hépatotoxicité.

3.5.3.1. Dosage des transaminases

• Dosage de la glutamate-oxaloacetate-transaminase
Le dosage de la TGO est effectué par une méthode de kit (ELITECH- diagnostics) (Tietz,
1995) basée sur le principe suivant :
Détermination de l’activité de l’aspartate aminotransférase (AST)
L-Aspartate + α-Cétoglutarate AST Oxaloacétate + L-Glutamate
Oxaloacétate + NADH+ H+ MDH L-Malate + NAD+
La lecture de la DO se fait à une longueur d’onde λ=340 nm. La concentration de la
TGO dans le sérum est déduite par la formule suivante :

TGO = 1746x ∆ DO échantillon/min (U/L)

• Dosage de la glutamate-pyruvate-transaminase
Le dosage de la TGP est effectué par une méthode de (kit ELITECH- diagnostics)
(Tietz, 1995) selon le principe suivant :
Détermination de l’activité de l’alanine aminotransférase (ALT)
L-alanine + α-Cétoglutarate ALT Pyruvate + L-Glutamate
Pyruvate + NADH+ H+ LDH L-Lactate + NAD+

68
Matériels et Méthodes

La lecture de la DO se fait à une longueur d’onde λ=340 nm. La concentration de la


TGP dans le sérum est déduite par la formule suivante :

TGP = 1746x ∆ DO échantillon/min (U/L)

3.5.3.2. Dosage de la phosphatase alcaline (PAL)


Le dosage de la PAL est effectué par la méthode cinétique colorimétrique
enzymatique (kit ELITECH- diagnostics) (Vassault et al., 1999) basée sur le principe
suivant:
Détermination de la phosphatase alcaline (PAL) selon les recommandations DGKC
et SCE :
P-Nitrophénylphosphate + H20 P-Nitrophénol + Phosphate inorganique
La lecture de la DO se fait à une longueur d’onde λ=405 nm. La concentration de la
PAL dans le sérum est déduite par la formule suivante :

PAL = 3424x ∆ DO échantillon/min (U/L)

3.4.3.3. Dosage du gamma glutamyl tranférase (γ-GT)

Le Dosage du γ-GT est effectué par la méthode cinétique colorimétrique


enzymatique modifiée de kit (ELITECH- diagnostics) (Vassault et al., 1999) basée sur le
principe suivant:
La détermination de l’activité de la gamma glutamyl transférase (γ-GT):
GLUPA-C+ glycylglycine L-γ-Glutamyl-glycylglycine+ 5-Amino-2-nitrobenzoate
GLUPAC-C : L- γ-glutamyl-3-carboxy-p-nitroanilide
La formation de 5-amino-2-nitrobenzoate est proportionnelle à l’activité de la γ-GT.
La lecture de la DO se fait à une longueur d’onde λ=405 nm. La concentration de la
γ-GT dans le sérum est déduite par la formule suivante :

γ-GT=2211x ∆ DO échantillon/min (U/L)

3.6. Etude histologique


Cette étude a pour but de vérifier l’existence de modifications dans la structure
histologique des organes des souris.

69
Matériels et Méthodes

Les coupes histologiques sont effectuées sur le cerveau, le foie, les reins, la rate et
l’intestin grêle des deux sexes, mais aussi sur les testicules chez les mâles et les ovaires, et
l’utérus chez les femelles des animaux expérimentaux et témoins.

3.6.1. Traitement des fragments de tissus


3.6.1.1. Fixation
Les tissus sont fixés dans du formol tamponné à 10% ensuite dans du formol dilué
au 1/10ème pendant 30 minutes.

3.6.1.2. Déshydratation
Après fixation, les tissus sont déshydratés dans 3 bains successifs d’acétone à
température ambiante. Chaque bain dure 45 minutes.
3.6.1.3. Clarification
Cette opération s’effectue après la déshydratation. Les pièces sont placées dans
deux bains successifs de toluène à 45 minutes.
3.6.1.4. Inclusion
L’inclusion est effectuée avec de la paraffine, les échantillons sont placés dans deux
bains successifs de paraffine pendant une heure chacun dans l’étuve à 56C° puis coulés
dans des moules en plastique à température ambiante.

3.6.2. Traitement des lames


Après inclusion à la paraffine, les blocs contenant le fragment sont coupés à l’aide d’un
microtome à une épaisseur de 4 μm.
3.6.2.1. Etalement sur lames
Une fois les coupes terminées, elles sont mises sur une lame de verre recouvertes de
colle (2 g d’albumine + 50 ml de glycérine dans 1000 ml d’eau distillée) puis placées sur
une plaque chauffante réglée à une température convenable, inférieure à celle du point de
fusion de la paraffine. A l’aide d’une pince, les plis de la paraffine sont tirés légèrement de
chaque côté. Ensuite, l’ensemble coupe-lame est retiré de la plaque et égoutté, essoré au
papier Joseph et mis à sécher.
Avant de procéder à la coloration des lames, il faut les déparaffiner et les
réhydrater.

3.6.2.2. Déparaffinage
Pour déparaffiner les lames, il suffit de les placer dans deux bains successifs de
toluène. Chaque bain dure 2 minutes.

70
Matériels et Méthodes

3.6.2.3. Réhydratation
L’hydratation se fait dans 3 bains successifs d’alcool éthylique de degrés
décroissants (100°, 95°, 90°, 70°). Chaque bain dure 2 minutes. Le dernier est suivi d’un
rinçage à l’eau courante.

3.6.2.4. Coloration

Les lames sont colorées à l’hémalun–éosine, qui représente la plus simple des
colorations combinées. La coloration du noyau est bleu-noir et le cytoplasme rose à rouge.
La préparation du colorant hématoxyline de Harris (tableau 6).
La coloration des lames est effectuée comme suit :
• Mettre les lames dans l’hématoxyline de Harris durant 2 à 3 minutes.
• Laver les lames à l’eau ordinaire.
• En cas de sur coloration, les lames sont trempées légèrement dans de l’alcool
chlorhydrique pendant quelques secondes (100 ml d’alcool à 95°+ 5 gouttes de HCl à
1%).
• Bleuir dans une solution aqueuse saturée de carbonate de lithium (rinçage).
• Laver les lames à l’eau ordinaire.
• Mettre les lames dans un bain d’alcool éthylique 1 à 2 minutes.
• Colorer les lames à l’éosine alcoolisée (2g d’éosine dans 100 ml d’alcool éthylique)
pendant 5 minutes.
• Rinçage des lames dans deux bains successifs d’alcool éthylique à 70° puis à 95°.
• Mettre les lames dans du toluène pendant 1 minute.
• Mettre entre lame et lamelle une goutte de baume de Canada ou d’Eukitt.
• Laisser sécher puis observer au microscope.

3.7. Etude de la fonction de reproduction


Pour vérifier les conséquences de la consommation subchronique de la tartrazine
sur la fertilité des souris mâles, un test de fertilité est réalisé. Par la suite, la mobilité, la
morphologie ainsi que le comptage des spermatozoïdes sont étudiés dans le testicule et
l’épididyme et enfin un examen histologique des testicules est effectué.

3.7.1.Déroulement du protocole
Pour les besoins de l’étude de la fonction de reproduction nous utilisons 50 souris
mâles âgées de 4 semaines et pesant (18±3) g, réparties en 5 groupes comprenant

71
Matériels et Méthodes

Tableau 6. Composition du colorant à l’hématoxyline de Harris d’après (Hould, 1984).

Produits Quantité

Hématoxyline 5g

Ethanol 50 ml

Alun de potassium 100 ml

Oxyde mercurique 2,5 g

Eau Distillée 1000 ml

72
Matériels et Méthodes

chacun 10 individus. Ces animaux consomment l’aliment standard sous forme de granulés
et boivent une eau de boisson supplémentée de tartrazine à une des concentrations
suivantes : 0,1% pour le groupe 1, 0,45% pour le groupe 2, 1% pour le groupe 3 et 2,5%
pour le groupe 4 pendant également 13 semaines. Quant au groupe témoin, ces animaux
reçoivent de l’eau sans colorant (figure 21).

3.7.1.1. Test de fertilité


Après 13 semaines d’expérimentation, les souris mâles de chaque groupe
(expérimentaux et témoins) sont mises séparément en couple avec des femelles n’ayant pas
reçu de tartrazine. Après une période d’accouplement d’une semaine, les mâles sont
séparés des femelles. Le pouvoir fertilisant de chaque mâle testé est évalué en fonction de
la portée qu’il a engendrée. Les mâles qui donneront un seul petit seront considérés comme
infertiles. La croissance (poids et taille) ainsi que le taux de mortalité des nouveau-nés
obtenus par le test de fertilité sont enregistrés une fois par semaine jusqu’au sevrage.

3.7.1.2. Prélèvement d’organes


Après le test de fertilité, les mâles testés sont sacrifiés par dislocation cervicale. Les
organes de reproduction (testicules, épididymes et vésicules séminales) sont prélevés et
pesés pour déterminer le poids absolu et le poids relatif. Ensuite, le testicule gauche est
fixé dans du formol tamponné à 10%. L’épididyme gauche sert à l’étude de la mobilité et
de la morphologie des spermatozoïdes. Enfin, le testicule et l’épididyme droits de chaque
animal sont prélevés et congelés à -80C°pour le comptage des spermatozoïdes.

3.7.1.3. Mobilité des spermatozoïdes


Juste après le sacrifice, rapidement la queue de l’épididyme gauche est mise dans
une boite de Pétri contenant 4 ml de NaCl 0,9% et ensuite broyé pour permettre la
diffusion des spermatozoïdes dans la solution. Les boites de Pétri sont mises dans l’étuve à
37C° pendant 15 minutes (Yang et al., 2007). 10 µl de solution sont mis dans une cellule
de Malassez. Le comptage se fait sur 10 champs différents pour chaque échantillon au
microscope optique au Gx40. Le pourcentage des spermatozoïdes mobiles est calculé
comme suit : nombre des spermatozoïdes mobiles/nombre total des spermatozoïdes x 100.

3.7.1.4. Morphologie des spermatozoïdes


Afin d’observer l’existence d’anomalies morphologiques au niveau de la tête, de la
pièce intermédiaire ou du flagelle des spermatozoïdes suite à l’ingestion de la tartrazine,

73
Matériels et Méthodes

Figure 21. Schéma représentant le déroulement du protocole expérimental


de la fonction de reproduction.

74
Matériels et Méthodes

20 µl de la solution précédente utilisée dans la mobilité des spermatozoïdes sont étalées sur
lames et laissées séchées à l’air. Ensuite, les spermatozoïdes sont fixés avec de l’éthanol
95° pendant 5 minutes puis colorés au violet de gentiane pendant 3 minutes puis rincés à
l’eau distillée selon la méthode de Yang et al.(2007) (tableau 7). Au minimum 600
spermatozoïdes sont comptés par échantillon au microscope optique Gx40.

3.7.1.5. Comptage des spermatozoïdes


Le comptage des spermatozoïdes est réalisé sur le testicule et l’épididyme droits des
souris mâles des groupes témoins et des groupes expérimentaux selon la méthode d’Oishi
(2004).
Le testicule et l’épididyme sont décongelés, pesés, coupés séparément avec des
ciseaux et homogénéisés pendant 1 minute l’un dans 10 ml de solution de sérum
physiologique contenant 0,05% de triton X100 et l’autre dans 5 ml de la même solution.
Après 500 µl d’homogénat sont prélevés et 5 µl de bleu de Trypan à 4% sont mélangés
puis 10 µl d’échantillon sont déposés sur une cellule de Malassez et observés au
microscope optique au grossissement 40. La numération des spermatozoïdes se fait sur 5
grands carreaux pris sur différents champs ensuite une moyenne est calculée. Seuls les
spermatozoïdes intacts sont comptés.

4.ANALYSES STATISTIQUES
Les résultats sont exprimés sous formes de moyennes et leur erreur standard
(X±ES). L’analyse statistique des données est conduite en utilisant STATISTICA (version
5.1 statsoft, tulsa. OK). Le test t de student est réalisé pour une analyse comparative entre
les moyennes des groupes expérimentaux et celle du groupe témoin après analyse de la
variance (ANOVA, 2006). Le risque α choisi est de 5%.

75
Matériels et Méthodes

Tableau 7. Composition du colorant violet de gentiane.

Produits Quantité

Violet de Gentiane 1g

Phénol 2g

Alcool 95° 10 ml

Eau distillée 100 ml

76
 
 
 
Résultats 
 
 
 
   
Résultats

1. EFFET DE LA TARTRAZINE SUR LES PARAMETRES RECUEILLIS AU


COURS DE LA TOXICITE SUBCHRONIQUE

1.1. Consommation moyenne journalière de l’aliment par souris

Le taux de consommation de l’aliment par les animaux des 4 groupes


expérimentaux durant les 13 semaines d’expérience comparé à celui des témoins, est
indiqué dans la figure 22.
Nos résultats montrent une diminution très significative de la consommation de
l’aliment par les souris traitées à 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5% de tartrazine comparée au
groupe témoin. Chez les mâles, les valeurs exprimées en g/jour/souris sont respectivement
de 11,77 ± 0,84, 12,02 ± 0,5, 11,01 ± 0,38 et 11,93 ± 0,62 vs 15,28 ± 1,68g (p<0,001).
Chez les femelles, nous obtenons les valeurs suivantes: 9,39 ± 0,43, 10 ± 0,5, 8,18 ± 0,41
et 6,81 ± 0,48 vs 13,60 ± 0,82g (p<0,001). De même, nous observons une diminution très
significative de la consommation de l’aliment par les souris femelles traitées à 2,5% de
tartrazine comparée aux autres groupes expérimentaux (p<0,001).

1.2. Consommation quotidienne de la solution de tartrazine par les souris

La tartrazine est administrée aux différents groupes expérimentaux diluée dans


l’eau de boisson. La figure 23 représente le score cumulé, exprimé en volume d’eau
consommée par chaque souris pour chaque groupe expérimental durant toute la période
d’essai.
On observe une augmentation très significative de la consommation de la solution
de tartrazine par les animaux traités à 0,1%, 0,45% 1% et 2,5% par rapport au groupe
témoin qui ne boit que de l’eau sans colorant. Chez les mâles, les valeurs exprimées en
ml/jour/souris sont respectivement de 6,1 ± 0,25, 5,06 ±0,22, 6,29 ± 0,32 et 7,88 ± 0,47 vs
5,3 ± 0,32 ml (p<0,001). Chez les femelles, ces valeurs sont respectivement 4,98 ± 0,26,
4,81 ± 0,15, 4,75 ± 0,19 et 5,70 ± 0,31 vs 3,48 ± 0,31ml (p<0,001). On constate également
une augmentation très significative de la consommation de la solution de tartrazine par les
animaux traités à 2,5% des deux sexes par rapport aux autres groupes expérimentaux
(p<0,001).

1.3. Dose moyenne journalière de tartrazine consommée par souris

La dose moyenne journalière de tartrazine consommée par unité de poids corporel


des souris durant toute la période d’expérimentation, exprimée en mg/kg/jour, est indiquée
dans le tableau 8.

77
 
Résultats
R

Figu
ure 22. Consommati
C ion journaalière de l’aliment (g/j/souris) chez less souris
expérimentales consommannt de la tartrrazine aux doses
d de 0,1, 0,45, 1 ett 2,5% de taartrazine
penddant 13 semaaines comparée aux tém
moins. (n =12 pour chaaque groupee).
Les valeurs
v repoortées représentent des moyennes et leurs erreeurs standarrds (X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
a:tém
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%
*: Grroupes expéérimentaux vs témoins (test t de stu
udent).
***pp<0,001.

78
 
Résultats
R

Figu
ure 23. Connsommation des liquidees (ml/j/sou
uris) contenaant de la tarrtrazine dilu
uée dans
l’eauu de boisson aux dosees de 0,1, 0,45,
0 1 et 2,5%
2 pendaant 13 sem
maines. Les témoins
boiveent de l’eauu ordinaire (n=12
( pour chaque grou
upe).
Les valeurs
v repoortées représentent des moyennes et leurs erreeurs standarrds (X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
a:tém
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoins (test t de stu
udent).
***pp<0,001.

79
 
Résultats

Nos résultats indiquent que le taux de tartrazine consommé par unité de poids
corporel est proportionnel aux concentrations utilisées, aussi bien chez les souris mâles que
chez les souris femelles des 4 groupes expérimentaux.

1.4. Croissance pondérale

L’impact de la tartrazine sur l’évolution du poids corporel des souris consommant


la tartrazine aux doses de 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5% est représenté dans les figures 24 et 25.
Aussi bien chez les mâles que chez les femelles, le poids corporel augmente de manière
progressive en fonction du temps. Cependant, on note une augmentation significative chez
les mâles du groupe traité à 0,45% de tartrazine au cours de la 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème
7ème, 8ème, 10ème et 11ème semaine par rapport au groupe témoin. Les valeurs sont
respectivement de 34,88 ± 0,78 vs 29,09 ± 0,56, 36,95 ± 0,69 vs 29,87 ± 0,68, 38,75 ± 0,60
vs 32,31 ± 0,89, 39,72 ± 0,53 vs 33,81 ± 1,63, 40,61 ± 0,64 vs 34,99 ± 0,94g et 40,57 ±
0,69 vs 35,47 ± 0,57, 40,95 ± 0,55 vs 35,93 ± 1,48, 42,47 ± 0,62 vs 36,60 ± 0,69 43,85 ±
0,67 vs 36,72 ± 0,37, 43,54 ± 0,75 vs 37,43±0,72g (p<0,01). De même, cette augmentation
est significative chez les mâles du groupe traité à 0,1% de tartrazine au cours de la 3ème,
4ème et 5ème semaine comparée au groupe témoin. Les valeurs sont respectivement de 34,20
± 1,23 vs 29,87± 0,68, 36,00 ± 1,17 vs 32,31 ± 0,89, 37,50 ± 1,40 vs 34,99 ± 1,63 g
(p<0,05).
Une augmentation significative est également signalée chez les mâles du groupe
traité à 2,5% de tartrazine au cours de la 1ère, 2ème et 3ème semaine par rapport aux témoins.
Les valeurs sont respectivement de 29,68 ± 1,52 vs 26,16 ± 0,14, 32,51 ± 0,40 vs 29,1 ±
0,56 et 34,44 ± 0,97 vs 29,88 ± 0,68g (p<0,05).
De même, on note une augmentation significative chez les femelles du groupe traité
à 0,45% de tartrazine au cours de la 1ère, 2ème , 3ème , 4ème, 5ème et 6ème semaine par rapport
au groupe témoin. Les valeurs sont respectivement de 24,52 ± 0,51 vs 18,45 ± 0,78, 27,37
± 0,61 vs 22,64 ± 1,23, 30,90 ±0,65 vs 27,51 ±0,48g et de 32,90 ±0,80 vs 29,98 ± 0,18,
35,52 ±0,99 vs 32,81 ±0,18g. Enfin, une augmentation significative est également notée
chez les femelles du groupe traité à 2,5% de tartrazine au cours de la 2ème, 3ème et 4ème
semaine par rapport au groupe témoin. Les valeurs sont respectivement de 26,82 ± 0,46 vs
22,64 ± 1,23, 27,98 ± 0,78 vs 25,18 ± 1,56 et 28,95 ±0,56, 26,05 ± 0,32g (p<0,01).

80
 
Résultats

Tableau 8. Consommation quotidienne moyenne de tartrazine par unité de poids corporel


pour chaque essai, sur 13 semaines d’expérimentation.

Dose de tartrazine Mâles Femelles

0,1% 173,9 mg/kg/jour 168,2 mg/kg/jour

0,45% 695,43 mg/kg/jour 594,05 mg/kg/jour

1% 1767,8 mg/kg/jour 1759,2 mg/kg/jour

2,5% 5541,4 mg/kg/jour 4710,7 mg/kg/jour

Les valeurs indiquées sont des moyennes établies à partir des données recueillies
quotidiennement du volume de la solution de tartrazine pour chaque groupe expérimental
(n=12) durant la période d’essai.

81
 
Résultats

M 0%
Poids corporel M 0,1%
M 0,45%
(g) M 1%
50 M 2,5%
45 ** ** ** *
*** ** ** ** *
40 *** ** *
*** **
35 *
30
25
20
15
10
5
0 Semaines
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13

Figure 24: Croissance pondérale (g/semaine/souris) des souris mâles recevant pendant 13
semaines de la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5%. Le groupe témoin reçoit de
l’eau ordinaire.
Les valeurs reportées représentent des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES),
établies sur 12 souris dans chaque groupe.
* : Groupes expérimentaux vs témoin (test ANOVA).
* p<0,05,**p<0,01, ***p<0,001

82
 
Résultats
R

F 0%
Poids ccorporel F 0,1%
F 0,45%
(
(g) F 1%
40 F 2,5%

35 *
*** ** *
** **
* *   *
30 *** ** **
** ***
***
***
** 
25

20

15

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13

Figu uris) des souuris femellees recevant pendant


ure 25: Croissance ponndérale (g/ssemaine/sou
13 seemaines de la tartrazinne aux dosess de 0,1, 0,4
45, 1 et 2,5%
%. Le grouupe témoin reçoit
r de
l’eauu ordinaire.
Les valeurs
v repoortées représentent des moyennes et leurs erreeurs standarrds (X ± Es)),
établlies sur 12 souris
s dans chaque
c grouupe.
* : Groupes
G expérimentauxx vs témoin.
<0,001 (test ANOVA).
* p<00,05, **p<00,01, ***p<

83
 
Résultats

Pour vérifier l’existence d’une évolution considérable du poids corporel entre les
groupes expérimentaux, nous avons évalué le gain pondéral. L’augmentation du gain
pondéral chez les mâles du groupe traité à 1 % de tartrazine est significative par rapport au
groupe témoin et aux autres groupes expérimentaux. Les valeurs comparées aux témoins
sont de 26,19 ±1,33 vs 21,48±1,46g (p<0,01). Cependant, le gain pondéral chez le groupe
traité à 2,5% est significativement diminué. Les valeurs comparées aux témoins sont de
16,48±0,86 vs 21,48±1,46g (p<0,01).
Par ailleurs, une diminution très significative est enregistrée chez les femelles des
groupes traités à 0,1, 0,45, 1 et 2,5% de tartrazine. Les valeurs sont respectivement de
17,90±1,19, 14,07±1, 24, 16,45±0,74, 13,32 ±0,63 vs 22,50±0,61g (p<0,05), (p<0,01) et
(p<0,001) (tableau 9).

1.5. Taux de mortalité et les transformations morphologiques et comportementales

Au cours de l’expérimentation, nous n’avons enregistré aucun taux de mortalité.


Durant le 2èmeet le 3ème mois de l’expérimentation, une agitation et une agressivité ont été
observées chez les souris mâles traitées à 1 et 2,5% de tartrazine.
Une pigmentation des urines, de la matière fécale et du tractus gastro-intestinal a
été observée chez les souris traitées à 1% et 2,5%, ainsi qu’une légère perte de poils est
également constatée chez les animaux du groupe à 2,5%, par rapport aux souris témoins.
En plus, on observe chez les mâles traités à 0,1% des kystes au niveau des glandes
salivaires et de la vessie. Chez les souris femelles du groupe à 0,1% et 2,5%, il y’a
présence de kystes au niveau de l’ovaire.

2. EFFET DE LA TARTRAZINE SUR LE POIDS DES ORGANES

2.1. Poids absolu des différents organes

Le poids absolu des organes renseigne sur l’évolution de l’organe suite à la


consommation subchronique de la tartrazine.
Aucune différence significative n’est signalée pour le poids absolu du cœur, du
thymus, des glandes surrénales et de la vessie chez les mâles de tous les groupes
expérimentaux, comparés aux témoins (tableau 10).
Le poids absolu des reins est significativement augmenté alors que celui des
glandes salivaires est significativement diminué chez les sujets mâles du groupe à 2,5% par
rapport au groupe témoin. Les valeurs exprimées en (g) sont respectivement de 0,62 ± 0,02
vs 0,49 ± 0,04, 0,21 ± 0,02 vs 0,29 ± 0,01(p<0,05).

84
 
Résultats

Tableau 9: Effet de l’ingestion subchronique de la tartrazine sur le gain pondéral des


souris.

Groupes Poids initial (g) Poids final (g) Gain pondéral (g)

Mâles

0% 15,52±1,34 37,91±1,34 21,48±1,46


0,1% 15,88±0,94 40,15±0,69 20,11±1,03
0,45% 21,24±0,48 41,35±0,97 19,48±0,76
1% 19,50±0,79 42,92±2,04 26,19±1,33a,b,c,d**
2,5% 21,29±0,96 38,32±0,59 16,48±0,86a,b,d**
Femelles

0% 16,23±0,42 33,62±0,72 21,29±0,61


0,1% 18,94±0,75 34,71±1,28 17,90±1,19a*
0,45% 21,29±0,70 35,36±0,96 14,07±1,24a,b***
1% 17,62±1,25 32,07±1,20 16,45±0,74a**
2,5% 20,99±0,67 33,91±1,03 13,32±0,63a,b,d***

Les valeurs reportées représentent des moyennes et leurs erreurs standards (X ± Es),
établies sur 12 souris dans chaque groupe.
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoins (test t de student).
* p<0,05, **p<0,01, ***p<0,001.

85
 
Résultats

En outre, le poids absolu du cerveau, du foie, des reins et des testicules est très
significativement augmenté chez le groupe traité à 0,45% comparé aux témoins et aux
autres groupes expérimentaux. Les valeurs exprimées en (g) sont respectivement de
0,44±0,01 vs 0,41±0,01, 2,34±0,14 vs 1,95±0,13, 0,63±0,02 vs 0,49±0,04 et 0,24±0,01 vs
0,18±0,01.
De même, on note une augmentation significative du poids absolu de la rate et des
épididymes chez le groupe traité à 0,1% de tartrazine comparé au groupe témoin. Les
valeurs exprimées en (g) sont de 0,45 ± 0,06 vs 0,29 ± 0,03 et 0,10±0,01 vs 0,08±0,01
(p<0,05).
Par ailleurs, chez les femelles, le poids absolu du cerveau, du cœur, du thymus, des
poumons, de la rate, des glandes surrénales, des ovaires et de l’utérus est identique chez
tous les groupes expérimentaux, comparé aux témoins (tableau 10).
En revanche, le poids absolu des reins et du foie chez les femelles du groupe traité à
1% est significativement diminué par rapport à celui des témoins. Les valeurs exprimées en
(g) sont respectivement de 0,34 ± 0,01 vs 0,39±0,04 et 1,49±0,06 vs 1,76±0,08 (p<0,05)
et (p<0,01).
Cependant, le poids absolu des glandes salivaires chez le groupe traité à 0,1% est
significativement augmenté et celui de la vessie est significativement diminué par rapport
aux témoins. Les valeurs sont respectivement de 0,23±0,01 vs 0,19±0,02 et 0,02±0,001 vs
0,03±0,001g (p<0,05).

2.2. Poids relatif des différents organes

Le poids relatif des organes [(poids de l’organe/ poids de souris) x 100] est un
indicateur de l’évolution de l’organe par rapport à celle de l’organisme entier.
Au terme de 13 semaines d’expérience, le poids relatif du cerveau, du cœur, du
thymus, des testicules, des épididymes, des glandes surrénales et de la vessie chez les
mâles est identique chez tous les groupes expérimentaux, comparé à celui des témoins
(tableau 10).
En revanche, le poids relatif des reins chez les mâles traités à 2,5% est
significativement plus élevé que celui des témoins. Les valeurs sont de 1,58±0,04 vs
1,34±0,06 (p<0,01).
En outre, on note une diminution significative pour le poids relatif des poumons
(p<0,05), de la rate (p<0,05), du foie (p<0,01) et des glandes salivaires (p<0,01) chez le
même groupe par rapport à celui des témoins.

86
 
Résultats

Tableau 10: Effet de la tartrazine sur le poids absolu et le poids relatif des organes chez les souris mâles.

Vésicules Glandes Glandes


Groupes Cerveau Thymus Coeur Poumons Foie Rate Reins Testicules Epididymes Vessie
séminales salivaires surrénales
Poids
absolu (g)

0% 0,41±0,01 0,04±0,01 0,21±0,02 0,27±0,01 1,95±0,13 0,29±0,03 0,49±0,04 0,18±0,01 0,08±0,01 0,35±0,02 0,29±0,02 0,01±0,01 0,03±0,01
a,c,d
0,1% 0,43±0,01 0,04±0,01 0,21±0,01 0,27±0,02 2,29±0,11 0,45±0,06 * 0,55±0,05 0,20±0,01 0,10±0,01* 0,27±0,03a 0,27±0,02 0,01±0,01 0,04±0,01
a a,b a
0,45% 0,44±0,01 * 0,04±0,01 0,25±0,02 0,24±0,01 2,34±0,14 * 0,25±0,02 0,63±0,02a* 0,24±0,01a,b* 0,08±0,01 0,39±0,03b 0,31±0,02 0,01±0,01 0,04±0,01
c
1% 0,43±0,01 0,04±0,01 0,22±0,01 0,30±0,03 2,17±0,19 0,26±0,05 0,59±0,05 0,20±0,01 c
0,08±0,01 0,34±0,03 b
0,27±0,02 0,01±0,01 0,04±0,01
c a,b,d b,c
2,5% 0,41±0,01 0,04±0,01 0,21±0,01 0,24±0,01 1,91±0,13 0,21±0,02 0,62±0,02a* 0,20±0,01c 0,08±0,01 0,32±0,02 0,21±0,02* 0,01±0,01 0,03±0,01
Poids
(g/100g pc)
relatif
0% 1,16±0,06 0,12±0,02 0,58±0,04 0,78±0,06 5,49±0,41 0,82±0,12 1,34±0,06 0,51±0,04 0,21±0,03 0,95±0,05 0,81±0,03 0.03±0.01 0,10±0,01
a
0,1% 1,18±0,06 0,10±0,03 0,57±0,03 0,73±0,03 6.29±0,31 1,22±0,18 1,50±0,09 0,54±0,03 0,27±0,03 0,73±0,07 * 0,76±0,05 0,02±0,01 0,11±0,01
0,45% 1,04±0,03 0,09±0,01 0,58±0,04 0,57±0,03* 5,49±0,33 0,59±0,05* 1,47±0,05 0,56±0,02 0,20±0,02 0,91±0,07 0,74±0,04 0,03±0,01 0,10±0,01
1% 1,11±0,03 0,11±0,01 0,56±0,02 0,77±0,07 5,59±0,44 0,67±0,13 1,50±0,10 0,52±0,02 0,21±0,02 0,89±0,09 0,71±0,04 0,04±0,02 0,10±0,02
b a,b b a,b a a
2,5% 1,05±0,02 0,10±0,02 0,52±0,02 0,60±0,03 * 4,86±0,34 ** 0,52±0,06 * 1,58±0,04 ** 0.51±0.02 0,19±0,02 0,80±0,06 0,52±0,05 ** 0,03±0,10 0,08±0,01

Les valeurs indiquées dans ce tableau représentent des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Nombre d’animaux dans chaque groupe (n=10) et durée d’expérimentation 13 semaines.
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes (test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoins (test t de student).
* p<0,05, ** p<0,01.

87
 
Résultats

Les valeurs exprimées en (g) sont de 0,60 ± 0,03 vs 0,78 ± 0,06, 0,52 ± 0,06 vs 0,82
± 0,12, 4,86 ± 0,34 vs 5,49 ±0,41 et 0,52 ± 0,05 vs 0,81 ± 0,03.
De même, on note une diminution significative du poids relatif des poumons et de
la rate chez le groupe traité à 0,45%. Les valeurs sont de 0,57±0,03 vs 0,78 ± 0,06,
0,59±0,05 vs 0,82±0,12 (p<0,05).
Cependant, une diminution très significative du poids relatif des vésicules
séminales est constatée chez le groupe traité à 0,1% (p<0,01).
Par ailleurs, chez les femelles, aucune différence significative du poids relatif du
cerveau, du thymus, du cœur, de la rate, des poumons et de l’utérus n’est observée entre les
différents groupes.
Par contre, le poids relatif des glandes surrénales est significativement augmenté
chez le groupe traité à 2,5% par rapport à celui des témoins. Les valeurs exprimées en (g)
sont de 0,06 ± 0,01 vs 0,04 ± 0,01 (p<0,05).
De même, on note une augmentation significative du poids relatif des glandes
salivaires chez le groupe traité à 1% par rapport à celui des témoins. Les valeurs exprimées
en (g) sont 0,73±0,09 vs 0,58±0,04 (p<0,05).
En revanche, une diminution significative du poids relatif du foie, des reins et de la
vessie chez le groupe traité à 0,45% comparée au groupe témoin et une augmentation du
poids relatif des ovaires (p<0,01) et les glandes surrénales (p<0,01) chez le même groupe
comparée au groupe témoin (tableau 11).

3. EFFET DE LA TARTRAZINE SUR LES PARAMETRES HEMATOLOGIQUES

3.1. Nombre des globules rouges (GR)


Le nombre des globules rouges est représenté dans la figure 26. Les résultats
montrent une augmentation significative du taux des globules rouges chez les mâles traités
à 0,45 et 2,5% comparée aux témoins et aux groupes à 0,1% et à 1%. Les valeurs sont de
4,51 ± 0,04 et 4,39 ± 0,2 vs 3,79 ± 0,05 106/mm3 (p<0,05).
En revanche, aucune différence significative n’est notée chez les autres groupes
expérimentaux par rapport aux témoins.

3.2. Teneurs en hémoglobine (Hb)

Les teneurs en hémoglobine dosées chez les souris expérimentales et témoins sont
représentées dans la figure 27. Nos résultats indiquent un degré de signification élevé du

88
 
Résultats

Tableau 11: Effet de la tartrazine sur le poids absolu et le poids relatif des organes chez les souris femelles.

Glandes Glandes
Groupes Cerveau Thymus Coeur Poumons Foie Rate Reins Ovaires Utérus Vessie
salivaires surrénales
Poids
(g)
absolu
0% 0,45±0,01 0,06±0,01 0,16±0,01 0,24±0,01 1,76±0,06 0,17±0,01 0,39±0,02 0,19±0,01 0,17±0,01 0,19±0,01 0,01±0,001 0,03±0,001
0,1% 0,42±0,02 0,06±0,01 0,16±0,01 0,24±0,01 1,67±0,11 0,17±0,01 0,36±0,02 0,19±0,01 0,21±0,05 0,23±0,01a* 0,01±0,002 0,02±0,001a*
0,45% 0,43±0,01 0,07±0,01 0,14±0,01 0,21±0,01 1,53±0,09 0,13±0,01 0,31±0,01a* 0,27±0,02 0,20±0,02 0,19±0,01b 0,02±0,001 0,02±0,001
1% 0,42±0,01a 0,06±0,01 0,17±0,01 0,23±0,01 1,49±0,06a** 0,18±0,01 0,34±0,01a* 0,17±0,04 0,15±0,01 0,22±0,03 0,01±0,001 0,02±0,002
2,5% 0,41±0,02 a
0,06±0,01 0,17±0,01 0,21±0,01 1,64±0,05 0,18±0,04 0,35±0,02 0,18±0,03 0,19±0,03 0,17±0,01b 0,02±0,003 0,03±0,003
Poids
(g/100g pc)
relatif
0% 1,36±0,03 0,19±0,02 0,48±0,02 0,71±0,03 5,30±0,14 0,52±0,03 1,15±0,03 0,57±0,03 0,51±0,05 0,58±0,04 0,04±0,005 0,09±0,005
0,1% 1,16±0,16 0,19±0,02 0,51±0,02 0,75±0,05 5,24±0,34 0,52±0,03 1,12±0,05 0,60±0,04 0,67±0,16 a
0,73±,04 * 0,05±0,006 0,08±0,005
0,45% 1,36±0,03 0,22±0,02 0,45±0,02 0,67±0,03 4,79±0,17 * a
0,42±0,02 a a
1,00±0,03 * 0,85±0,06 ** 0,63±0,07 0,60±0,02b 0,06±0,04** 0,07±0,004a
1% 1,38±0,04 0,19±0,02 0,55±0,04 0,77±0,05 4,9±0,14 0,59±0,05 1,11±0,03c 0,53±0,11c 0,48±0,04 0,73±0,09* 0,05±0,01 0,14±0,06c
2,5% 1,29±0,04 0,19±0,02 0,52±0,03 0,68±0,03 5,08±0,13 0,57±0,09 1,11±0,04c 0,53±0,06c 0,59±0,07 0,57±0,05b 0,06±0,007a**0,08±0,007

Les valeurs indiquées dans ce tableau représentent des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Nombre d’animaux dans chaque groupe (n=10) et durée d’expérimentation 13 semaines.
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes (test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoins (test t de student).
* p<0,05, ** p<0,01.

89
 
Résultats

Mâles
GR(106/mm3)
5 Femelles
a,b a,d
* *

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figure 26. Nombre des globules rouges (106/mm3) des souris traitées pendant 13 semaines
à 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5% par la tartrazine comparé à celui des souris témoins (n = 6 pour
chaque groupe).
Les valeurs représentées sont des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
* p<0,05.

90
 
Résultats
R

ure 27. Tenneurs en hémoglobine (g/dl) des souris traittées pendannt 13 semaiines à la
Figu
tartraazine aux doses
d de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% co
omparées à celles des témoins (n
n=6 pour
chaqque groupe)..
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
a:tém
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoin (test
( t de stu
udent).
* p<00,05

91
 
Résultats

taux d’hémoglobine chez les mâles traités à 2,5% comparé aux témoins et au groupe à
0,45%. Les valeurs sont de 14,64 ± 0,68 vs 12,66 ± 0,17 et vs 11,92± 0,15g/dl (p<0,05).
En revanche, une diminution significative est notée chez les mâles traités à 0,45%
de tartrazine (p<0,05). Aucune différence significative n’est observée chez les femelles
comparée aux autres groupes expérimentaux et aux témoins.

3.3. Hématocrite (HT)

Le pourcentage de l’hématocrite mesuré chez les animaux expérimentaux et chez


les témoins est représenté dans la figure 28. L’hématocrite est significativement augmenté
chez les mâles traités à 0,45% et 2,5% de tartrazine par rapport à celui des témoins. Ces
valeurs sont de 42 ± 2 et 42 ± 2 vs 36 ± 1 % (p<0,05). En revanche, chez les femelles une
augmentation significative est remarquée seulement chez le groupe à 0,45% comparée à
ceux des témoins et du groupe à 0,1% (p<0,01).

3.4. Volume globulaire moyen (VGM)

Les volumes globulaires moyens calculés chez six souris de chaque groupe
expérimental sont représentés dans la figure 29. Une différence significative du volume
globulaire moyen est observée chez les mâles du groupe à 0,45% comparé à ceux des
témoins et des autres groupes expérimentaux. Les valeurs sont de 113,86 ± 3,2 vs 95,23±
0, 95,23± 0, 95,59± 2,21, 95,23± 0 fl (p<0,01). Par contre, aucune différence significative
n’est notée chez les femelles des groupes expérimentaux comparée au groupe témoin.

3.5. Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH)

Les concentrations corpusculaires moyennes en hémoglobine sont représentées


dans la figure 30. La concentration corpusculaire moyenne est significativement diminuée
seulement chez les mâles et les femelles du groupe 0,45% de tartrazine comparée aux
animaux des autres groupes expérimentaux et témoins. Les valeurs sont respectivement de
29,36 ± 1,07 et 27,91 ± 0,81 vs 35,00 ± 0, 35,00 ± 0, 35,58± 0, 35,47± 0, 35,00 ± 1,20,
35,00 ± 2,43 et 35,00 ± 0, 35,00 ± 0% (p<0,01).

3.6. Taux corpusculaire moyen en hémoglobine (TCMH)

Les taux corpusculaires moyens en hémoglobine sont représentés dans la figure 31.
Nos résultats indiquent qu’il n’y a aucune différence significative entre les groupes
expérimentaux et le groupe témoin chez les animaux des deux sexes.

92
 
Résultats
R

Figu
ure 28. Valleurs de l’hhématocrite (%) des souris
s traitéées pendantt 13 semain
nes à la
tartraazine aux doses
d de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% co
omparées à celles des témoins (n
n=6 pour
chaqque groupe)..
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
a:tém
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoin (test
( t de stu
udent).
* p<00,05, ** p<
<0,01
.

93
 
Résultats

VGM Mâles
(fl) Femelles
150

a,b
**

100 c c

50

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figure 29. Volume globulaire moyen (fl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparé à celui des témoins (n=6 pour tous les
groupes).
Les valeurs représentées sont des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
** p<0,01

94
 
Résultats
R

Figu
ure 30. Conncentration corpusculaiire moyenne en hémogglobine (%)) des souriss traitées
penddant 13 sem
maines à la taartrazine auux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% coomparée à celle
c des
témooins (n=6 poour chaque groupe).
g
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
a:tém
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoin (test
( t de stu
udent).
** p<
<0,01

95
 
Résultats
R

Mââles
Fem
melles
40
35
30
25
20
15
10
5
0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figu
ure 31. Tauxx corpuscullaire moyenn en hémog
globine (pg//dl) des souuris traitées pendant
% comparé à celui des témoins
13 seemaines à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5%
(n=6 pour chaquue groupe).
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).

96
 
Résultats

3.7. Nombre des globules blancs (GB)

Le taux des globules blancs est représenté dans la figure 32. Les résultats indiquent
une diminution très significative du nombre des globules blancs des souris mâles des
groupes traités à 0,1, 0,45, 1 et 2,5% de tartrazine. Cependant, le degré de signification est
plus marqué chez le groupe traité à 2,5 % comparé au groupe témoin et autres groupes
expérimentaux. En effet, les valeurs sont respectivement de 133,33±14,83, 127,23±15,19,
76, 20±17,77, 48,64 ±18,51 vs 284,66 ±16,94x102/mm3 (p<0,001). En revanche, le taux des
globules blancs chez les femelles n’est significativement diminué que chez le groupe traité
à 2,5 % de tartrazine. Les valeurs sont de 22,33±5,11 vs 93,2±19,41x102/mm3 (p<0,001).

4. EFFET DE LA TARTRAZINE SUR LES PARAMETRES BIOCHIMIQUES


SERIQUES

4.1. Teneurs en protéines totales


Les teneurs en protéines totales sont indiquées dans la figure 33. Les concentrations
sériques en protéines totales sont significativement augmentées chez les mâles traités à
2,5% de tartrazine comparées au groupe témoin et au groupe à 0,45% de tartrazine
(p<0,001). En revanche, on note une diminution significative chez les mâles et les femelles
traités à 0,1, 0,45, et 1% de tartrazine par rapport aux témoins.
Les valeurs sont respectivement chez les mâles de 6,68±0,30, 5,95±0,7, 6,81±0,31 vs
7,59±0,32g/dl (p<0,01) et chez les femelles de 6,19±0,27, 4,5±0,16, 6,58 ± 0,17 vs
7,86±0,34 g/dl (p<0,05) et (p<0,001).

4.2. Teneurs en albumine


Les concentrations en albumine sont présentées dans la figure 34. Les teneurs en
albumine sont très significativement augmentées chez les mâles traités à 0,1, 0,45, 1 et
2,5% comparées à celles des témoins. Les valeurs sont respectivement de 4,81±0,06,
5,77±0,64, 5,75±0,23 (p<0,01) et 6,17±0,21g/dl (p<0,001) vs 3,5 ±0,15. Cette
augmentation significative est également constatée chez les femelles traitées à 0,1, 0,45, 1
et 2,5% de tartrazine par rapport à celle des témoins. Les valeurs sont respectivement de
5,19±0,37, 4,93±0,43, 5,7±0,2 (p<0,01) et 6,4± 0,21 (p<0,001) vs 3,42 ± 0,21g/dl.
 

97
 
Résultats
R

Figu mbre des gloobules blanccs (102/ mm


ure 32. Nom m3) des souriis traitées pendant 13 semaines
s
à la tartrazine aux
a doses de
d 0,1, 0,45, 1 et 2,5%
% comparé à celui des témoins (n
n=6 pour
chaqque groupe)..
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
a:tém
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoin (test
( t de stu
udent).
** p<
<0,01, *** p<0,001.
p

98
 
Résultats

Protéines totales Mâles
(g/dl) Femelles
10
c
a,c
***
8 a a a,c
** a ** **
a **
*
6
a,b
***
4

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figure 33. Teneurs en protéines totales (g/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées à celles des témoins (n=6 pour
chaque groupe).
Les valeurs représentées sont des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
* p<0,05, ** p<0,01,*** p<0,001
 

99
 
Résultats

Albumine Mâles
(g/dl) Femelles
10

8
a a a
a ** a a *** ***
6 a ** ***
a ** **
**
4

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figure 34. Teneurs en albumine (g/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées à celles des témoins (n=6 pour
chaque groupe).
Les valeurs représentées sont des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
**p<0,01,***p<0,001.
 

100
 
Résultats

4.3. Teneurs en urée


Les teneurs en urée sont représentées dans la figure 35. Les concentrations en urée
sont significativement augmentées chez les mâles et chez les femelles traitées à 2,5% de
tartrazine par rapport à celles des témoins. Les valeurs de l’urée chez les mâles sont
respectivement de 70,73±7,71 vs 28,34±4,2 mg/dl (p<0,001) et chez les femelles sont
respectivement de 72,65±7,2 vs 32,43±4,2 mg/dl (p<0,001). De plus, on note une
augmentation significative (p<0,01) chez les femelles traitées à 1% de tartrazine comparée
au groupe témoin.

4.4. Teneurs en créatinine


Les teneurs en créatinine sont représentées dans la figure 36. Nos résultats indiquent
une augmentation significative des valeurs en créatinine chez les mâles et les femelles traités
à 2,5% et chez les mâles à 1% comparées à celles des témoins. Les valeurs sont
respectivement de 1,89 ± 0,17, 1,89±0,15 et 1,89±0,11 vs 1,1±0,15 mg/dl (p<0,05). En
revanche, la teneur en créatinine est diminuée significativement chez les mâles traités à
0,45% de tartrazine comparée à celle des témoins (p<0,05).
Aucune différence significative n’est observée chez les femelles des autres groupes
expérimentaux comparées aux témoins.

4.5. Teneurs en acide urique


Les teneurs en acide urique sont représentées dans la figure 37. Les concentrations
en acide urique sont augmentées chez les groupes mâles et femelles traités à 2,5% de
tartrazine comparés à celles des témoins et des autres groupes expérimentaux. Les valeurs
sont respectivement de 18,68±3,51 et 15,27±1,47 vs 7,35±0,56 et 7,97±0,75 mg/dl
(p<0,01).
Cependant, la teneur en acide urique est significativement diminuée mais seulement
chez les femelles traitées à 0,1% de tartrazine par rapport au témoin (p<0,05).

4.6. Teneurs en glucose


Les valeurs de la glycémie sont représentées dans la figure 38. Le taux de la
glycémie est significativement augmenté chez les femelles du groupe traité à 0,45% de
tartrazine comparé à celui du groupe témoin et du groupe 0,1 % de tartrazine. Les valeurs
sont respectivement de 236,46±18,79 vs 163,06±10,67 et 164,46±5,93 mg/dl (p<0,01). Par
ailleurs, le taux de la glycémie est significativement diminué chez les mâles et femelles

101
 
Résultats

Urée Mâles
(mg/dl) Femelles
100

a a
80 *** ***

a
60 **

40

20

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figure 35. Teneurs en urée (mg/dl)  des souris traitées pendant 13 semaines à la tartrazine
aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées à celles des témoins (n=6 pour chaque
groupe).
Les valeurs représentées sont des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
** p<0,01, *** p<0,001.
 

102
 
Résultats
R

Crréatinine Mâles
(mg/dl) Femelles
2,5

1,5

0,5

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figu
ure 36. Tenneurs en créatinine (m
mg/dl) des souris
s traitéées pendantt 13 semain
nes à la
tartraazine aux doses
d de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% co
omparées à celles des témoins (n
n=6 pour
chaqque groupe)..
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
a:tém
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoin (test
( t de stu
udent).
* p<00,05

   

103
 
Résultats

Acide urique Mâles
(mg/dl) Femelles
25
a,b,c,d
**
20
a,b,c,d
**
15

b    b   
10 b    

a   
5 **

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figure 37. Teneurs en acide urique (mg/dl) des souris traitées pendant 13 semaines à la
tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées à celles des témoins (n=6 pour
chaque groupe).
Les valeurs représentées sont des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
** p<0,01
 

104
 
Résultats
R

Figu
ure 38. Tenneurs en glucose (mgg/dl) des so
ouris traitéees pendant 13 semain
nes à la
tartraazine aux doses
d omparées à celles des témoins (n
de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% co n=6 pour
chaqque groupe)..
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
a:tém
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoin (test
( t de stu
udent).
** p<
<0,01, *** p<0,001
p

105
 
Résultats

groupes traités à 2,5% de tartrazine. Les valeurs sont respectivement de 110,03±15,99 vs


170,98±4,04 (p<0,01) et 133,94±10,24 vs 163,06±10,67 mg/dl (p<0,01).

4.7. Teneurs en cholestérol total


Les teneurs en cholestérol total sont représentées dans la figure 39. Les
concentrations en cholestérol total sont similaires chez les groupes traités à 0,1 et 1% de
tartrazine comparées à celles des témoins. En revanche, celles des mâles traités à 0,45% et
à 2,5% sont significativement élevées par rapport aux témoins et par rapport aux autres
groupes expérimentaux mâles traités à 0,1 et 1% (p<0,05). Les valeurs sont respectivement
chez les groupes expérimentaux 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées aux témoins de
133,07±8,12, 201,58±16,01, 155,9±10,06, 206,96±0,54 vs 164,02±5,8 mg/dl. Aucune
différence significative n’est observée chez les femelles.

4.8. Teneurs en triglycérides (TG)


Les concentrations en triglycérides sont représentées dans la figure 40. Les teneurs
en triglycérides sont significativement élevées chez les mâles du groupe traité à 1% de
tartrazine et chez les femelles traitées à 1 et à 2,5% par rapport aux témoins. Les valeurs
sont respectivement de 109,33±1,15 vs 101,87±1,60 mg/dl (p<0,05) chez les mâles et
108,18±0,11, 124,17±0,04 vs 101,13±2,5 mg/dl (p<0,05) et (p<0,001) chez les femelles.

4.9. Teneurs en bilirubine totale


Les teneurs en bilirubine totale sont représentées dans la figure 41. Aucune
différence significative n’est observée entre les valeurs en bilirubine totale des groupes
expérimentaux traités à 0,1, 0,45 et 1% de tartrazine et des témoins chez les animaux des
deux sexes.
Cependant, les teneurs en bilirubine totale sont significativement élevées chez les
souris traitées à 2,5% comparées aux témoins chez les mâles 1,47±0,15 vs 1,18±0,15 mg/dl
(p<0,05) et chez les femelles, comparées aux témoins et aux autres groupes expérimentaux
1,9±0,17 vs 1,11±0,03, 1,13±0,09 et 1,26±0,25 mg/dl (p<0,01).

4.10. Teneurs en transaminases


Les teneurs en TGO (ASAT) sont représentées dans la figure 42. Les teneurs en
TGO sont très significativement élevées chez les groupes mâles et femelles traités à forte
dose de tartrazine 2,5% par rapport aux témoins et aux autres groupes expérimentaux. Les
valeurs en TGO chez les mâles et chez les femelles sont respectivement de 47,48 ± 2 vs
35,10 ± 14,19 (p<0,001) et 43,90 ± 2,3 vs 31,63 ± 10,93 U/l (p<0,01).

106
 
Résultats
R

Figu
ure 39. Teneeurs en chollestérol totaal (mg/dl) dees souris traaitées pendaant 13 semaaines à la
tartraazine aux doses
d de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% co
omparées à celles des témoins (n
n=6 pour
chaqque groupe)..
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
a:tém
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoin (test
( t de stu
udent).
* p<00,05
   

107
 
Résultats
R

TG  Mâles
(mg/dl)  Femelles
15
50
a,b,c
***
a,b,c a
*  * c
10
00

5
50

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figu
ure 40. Tenneurs en trigglycérides (mg/dl)
( des souris traittées pendannt 13 semaiines à la
tartraazine aux doses
d de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% co
omparées à celles des témoins (n
n=6 pour
chaqque groupe)..
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
a:tém
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Grroupes expéérimentaux vs témoin (test
( t de stu
udent).
* p<00,05, ** p<
<0,01, *** p<0,001
p
   

108
 
Résultats

Bilirubine totale Mâles
(mg/dl) Femelles
2,5
a,b,c
***
2

*
1,5

0,5

0
0% 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Figure 41. Teneurs en bilirubine totale (mg/dl) chez des souris traitées pendant 13
semaines à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées à celles des témoins
(n=6 pour chaque groupe).
Les valeurs représentées sont des moyennes et leurs erreurs standards (X ± ES).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Les groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
* p<0,05, *** p<0,001.

109
 
Résultats
R

Figu
ure 42. Tenneurs en transaminasee (TGO) (U
U/l) chez des
d souris ttraitées pen
ndant 13
semaaines à la taartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées à celles des témoins
(n=6 pour chaquue groupe).
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
a:tém
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Lees groupes expérimenta
e aux vs témooin (test t dee student).
* p<00,05,** p<00,01,*** p<
<0,001.

110
 
Résultats

Cependant, les teneurs en TGO sont augmentées chez les souris femelles traitées à
0,1% tartrazine comparées aux témoins (p<0,05).
Les teneurs en TGP (ALAT) sont représentées dans la figure 43. Les teneurs en
TGP présentent des valeurs très significativement augmentées chez les groupes
expérimentaux traités à 2,5% de tartrazine chez les mâles et les femelles comparées aux
témoins et aux autres groupes expérimentaux. Les valeurs sont respectivement de
51,34±0,4 vs 31,62±2 et 57,1±0,2 vs 33,21±0,22 U/l (p<0,01). Cependant, aucune
différence significative n’est notée pour les autres groupes expérimentaux que se soit chez
les mâles ou chez les femelles comparée aux témoins.

4.11. Teneurs en phosphatase alcaline


Les teneurs en phosphatase alcaline sérique sont représentées dans la figure 44. Un
degré de signification élevé est noté chez les mâles et chez les femelles du groupe à 2,5%
comparé aux groupes témoins. Les valeurs sont respectivement de 23,39±0,28 vs
6,28±0,15 (p<0,01) et 13,98±0,31 vs 5,99±0,35U/l (p<0,05).
De même, les valeurs des phosphatases alcalines sont significatives chez les mâles
et les femelles traitées à 0,45% par rapport aux témoins et aux groupes à 0,1%. Les valeurs
sont respectivement de 12,4±0,45 et 13,37±0,45 vs 6,28±0,15 (p<0,05), 7,42±0,67
(p<0,01) et 5,99±0,35, 7,82±0,45 U/l.

4.12. Teneurs en gamma glutamyl transférase (γGT)


Les teneurs en gamma glutamyl transférase sont représentées dans la figure 45. On
observe une augmentation significative chez les femelles du groupe traité à 0,1%, 0,45%,
1% et 2,5% de tartrazine par rapport au groupe témoin. En effet, les valeurs sont de
5,56±0,38 vs 1,44±0,14 (p<0,05), 5,96±0,38 vs 1,44±0,14 (p<0,001), 4,2±0,23 vs
1,44±0,14 (p<0,01) et 4,07±0,95 vs 1,44±0,14U/l (p<0,05).

5. EFFET DE LA TARTRAZINE SUR LA FONCTION DE REPRODUCTION

L’intérêt dans cette partie du travail est d’évaluer l’effet de la consommation


subchronique de la tartrazine à différentes doses 0,1, 0,45, 1 et 2,5% sur le potentiel
reproducteur chez les animaux mâles. A cet effet, différents paramètres sensibles ont été
évalués (test de fertilité, mobilité, morphologie et comptage des spermatozoïdes).

111
 
Résultats
R

Figu
ure 43. Tenneurs en trransaminasee (TGP) (U
U/l) chez des
d souris ttraitées pen
ndant 13
semaaines à la taartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées à celles des témoins
(n=6 pour chaquue groupe).
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
a:tém
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Lees groupes expérimenta
e aux vs témooin (test t dee student).
** p<
<0,01.

112
 
Résultats
R

ure 44. Tenneurs en phhosphatase alcaline (U


Figu U/l) chez des
d souris ttraitées pen
ndant 13
semaaines à la taartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% comparées à celles des témoins
(n=6 pour chaquue groupe).
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
a:tém
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Lees groupes expérimenta
e aux vs témooin (test t dee student).
* p<00,05,** p<00,01.

113
 
Résultats
R

ure 45. Tenneurs en ‫ץ‬G


Figu GT (U/l) chez
c des so
ouris traitéees pendant 13 semain
nes à la
tartraazine aux doses
d de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% co
omparées à celles des témoins (n
n=6 pour
chaqque groupe)..
Les valeurs
v reprrésentées soont des moyennes et leu
urs erreurs standards
s (X
X ± ES).
Les moyennes portant dess lettres diffférentes (aa,b,c,d) sontt significatiivement diffférentes
(test ANOVA).
a:tém
moin vs grouupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%
%, 1% et 2,,5%.
c: 0,445% vs 1% et 2,5%.
d: 1%
% vs 2,5%.
*: Lees groupes expérimenta
e aux vs témooin (test t dee student).
*p<00,05,** p<0,01,***p<00,001.

114
 
Résultats

5.1. Test de fertilité


Les résultats des paramètres du test de fertilité recueillis de la naissance des
nouveau-nés jusqu’au sevrage sont exprimés dans le tableau 12. Le pourcentage des
femelles gestantes accouplées avec les mâles traité à 2,5% est significativement diminué, il
est de 67% (p<0,01). La croissance pondérale des nouveau-nés issus de tous les mâles
traités est significativement diminuée au sevrage comparée au témoin. Les valeurs sont
respectivement de 13,64±0,46 vs 16,37±0,47 (p<0,01), 12,33±1,08 vs 16,37±0,47
(p<0,01), 13,86±0,88 vs 16,37±0,47 g (p<0,05).
De même, l’évolution de la taille, mesurée au sevrage est significativement
diminuée chez les nouveau-nés issus des mâles traités à 0,45, 1, et 2,5% comparée aux
témoins. Les valeurs sont respectivement de 14,14±0,34, 13,97±0,37 et 14,23±0,41 vs
15,50±0,14cm (p<0,01). Une femelle accouplée avec un mâle du groupe traité à 1% de
tartrazine a mis bas 3 petits mort-nés. Cependant, le taux de mortalité des nouveau-nés
issus des mâles traités du groupe à 0,45%, 1% et 2,5% enregistré au cours de la période de
la lactation est respectivement de 6%, 9% et 13,5%.

5.2. Gain pondéral et poids des organes reproducteurs

Les résultats du gain pondéral des animaux mâles sont représentés dans le tableau
13. L’augmentation du gain pondéral chez les mâles du groupe traité à 1 % de tartrazine est
significative par rapport au groupe témoin et aux autres groupes expérimentaux. Les
valeurs comparées aux témoins sont de 24,16 ±1,27 vs 18,54±2,05g (p<0,05).

Les valeurs des poids des organes reproducteurs sont indiquées dans le tableau 14.
Aucune différence significative n’est observée pour le poids absolu et le poids relatif, des
testicules, des épididymes et des vésicules séminales chez tous les groupes expérimentaux,
par rapport aux témoins.

5.3. Comptage des spermatozoïdes


Les résultats du comptage des spermatozoïdes dans le testicule et dans les réserves
de l’épididyme sont représentés dans le tableau 15.

5.3.1. Au niveau du testicule


Le nombre moyen de spermatozoïdes par testicule est très significativement
diminué chez le groupe traité à 2,5% de tartrazine par rapport aux témoins et aux autres
groupes expérimentaux traités à 0,1%, 0,45% et 1%.

115
 
Résultats

Tableau 12. Différents paramètres du test de fertilité recueillis de la naissance au sevrage.

Paramètres Témoin 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Index de fertilitéφ 6/6(100) 5/6(83) 5/6(83) 6/6(100) 4/6(67)a,b**

Moyenne 8,16±0,70 7,25±2,09 5,33±2,23 5,5±1,26 6,16±2,02


des animaux nés

Nombre des animaux nés 49 34 32 33 37

Poids (g)#

7 jours 4,06±0,1 3,63±0,1a* 3,80±0,19 4,67±0,12a** 3,8±0,09

14 jours 7,02±0,09 5,89±0,18a** 6,27±0,47a** 7,25±0,26b,c* 6,00±0,28a,d**

28 jours 16,37±0,47 13,64±0,46a** 12,33±1,08a** 13,86±0,88a* 14,96±0,64

Taille (cm)#

7 jours 6,86±0,13 6,76±0,09 7,10±0,12a* 7,62±0,09a,b** 7,37±0,10a,b**

14 jours 10,36±0,11 8,97±0,15a** 10,09±0,25b* 9,24±0,25a,c** 10,42±0,22b**

28 jours 15,50±0,14 15,35±1,17 13,97±0,37a,b** 14,14±0,34a,b** 14,23±0,41a,b**

Taux de mortalité % 0 6 6 9 13,5

Les valeurs reportées dans ce tableau représentent des moyennes et leurs erreurs standards
(X ± ES) (n=6).
Φ
Nombre des mâles fertiles /nombre total des mâles accouplés.
#
Les statistiques du poids et de la taille sont effectuées sur 30 animaux (n=30).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Les groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
* p<0,05, ** p<0,01.

116
 
Résultats

Tableau 13. Effet de l’ingestion subchronique de la tartrazine sur le gain pondéral des
souris mâles.

Groupes Témoin 0,1% 0,45% 1% 2,5%

Poids initial (g) 19,37±0,77 18,82±0,99 18,80±1,51 20,13±1,00 21,29±1,21

Poids final (g) 37,91±1,73 35,30±0,96 40,67±3,32 42,7±1,04 38,62±0,59

Gain pondéral (g) 18,54±2,05 17,05±0,94 19,79±2,78 24,16±1,27* 17,04±0,67

Les valeurs reportées dans ce tableau représentent des moyennes et leurs erreurs standards
(X ± ES) (n=10).
*: Les groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
* p<0,05.

117
 
Résultats

Tableau 14. Effet de l’ingestion subchronique de la tartrazine sur le poids des organes
reproducteurs.

Vésicules
Groupes Testicules Epididymes
séminales

Poids absolu (g)

Témoin 0,20±0,01 0,09±0,01 0,33±0,03

0,1% 0,22±0,01 0,11±0,02 0,31±0,03

0,45% 0,22±0,01 0,07±0,01 0,36±0,04

1% 0,21±0,01 0,09±0,01 0,33±0,04

2,5% 0,22±0,01 0,09±0,01 0,34±0,03

Poids relatif (%pc)

Témoin 0,59±0,04 0,26±0,05 0,92±0,05

0,1% 0,57±0,04 0,28±0,04 0,81±0,08

0,45% 0,52±0,03 0,22±0,08 0,83±0,07

1% 0,55±0,03 0,24±0,02 0,83±0,09

2,5% 0,55±0,02 0,24±0,03 0,85±0,08

Les valeurs indiquées dans ce tableau représentent des moyennes et leurs erreurs standards
(X ± ES).
Nombre d’animaux dans chaque groupe (n=6).

118
 
Résultats

Tableau 15. Différents paramètres de fertilité mesurés chez les souris mâles traitées à la
tartrazine.

Témoin 0,10% 0,45% 1% 2,5%

Nombre des
spermatozoïdes

Epididyme (x106) 2,88 ± 0,37 2,40 ± 0,65 2,23±0,11 2,00 ± 0,10 0,60 ± 0,09a,b***

g/d’épididyme (x106) 48,92 ± 5,01 26,41 ± 3,20a** 35,44±2,62 28,76 ± 2,64a* 11,87 ± 3,35a,c***

Nombre des
spermatozoïdes

Testicule (x106) 3,96 ± 0,10 3,91 ± 0,38 2,93±0,07 3,96 ± 0,48 1,40±0,10a,b,c,d***

g/testicule (x106) 36 ±1,16 35,54 ± 1,04 24,87±3,37a,b,d** 36 ± 1,08 12,73 ± 0,10a,b,d***

Spermatozoïdes 83,33±6,62 84,83±1,76 66,83±6,96 56±5,54a,b** 56,5±4,86a,b**


mobiles%

Formes anormales 14,67±0,99 12,25±0,70 17,17±1,86b* 15,17±3,09 28±1,57a,b,c,d**


%

Les valeurs indiquées dans ce tableau représentent des moyennes et leurs erreurs standards
(X ± ES).
Nombre d’animaux dans chaque groupe (n=6).
Les moyennes portant des lettres différentes (a,b,c,d) sont significativement différentes
(test ANOVA).
a:témoin vs groupes 0,1%, 0,45%, 1% et 2,5%.
b: 0,1% vs 0,45%, 1% et 2,5%.
c: 0,45% vs 1% et 2,5%.
d: 1% vs 2,5%.
*: Les groupes expérimentaux vs témoin (test t de student).
* p<0,05, ** p<0,01,*** p<0,001.
 

119
 
Résultats

Les valeurs sont de 1,40±0,10 vs 3,96±0,10, 3,91±0,38, 2,93±0,07 et 3,96 ± 0,48 x106
(p<0,001).

On observe également une diminution du nombre des spermatozoïdes par gramme


de testicule chez les mâles traités à 0,45 et 2,5% par rapport aux témoins et aux groupes à
0,1% et 1%. Les valeurs sont respectivement de 24,87±3,37 et 12,73±0,10 vs 36±1,16,
35,54 ±1,04, 36±1,08 x106 (p<0,01).

5.3.2. Au niveau des réserves de l’épididyme

Le nombre moyen de spermatozoïdes relevé dans les réserves de l’épididyme est


très significativement diminué chez le groupe traité à 2,5% par rapport aux témoins et aux
autres groupes expérimentaux traités à 0,1%, 0,45% et 1%.Les valeurs sont respectivement
de 0,60±0,09 vs 2,88±0,37, 2,40±0,65, 2,23±0,11 et 2,00±0,10 x106 (p<0,001). De même,
une diminution significative du nombre des spermatozoïdes par gramme d’épididyme est
observée chez les mâles traités à 0,1%, 1% et 2,5% comparée aux témoins. Les valeurs
sont respectivement de 26,41±3,20 vs 48,92±5,01 (p<0,01), 28,76±2,64 vs 48,92±5,01
(p<0,05) et 11,87±3,35 vs 48,92±5,01 x106(p<0,001) (tableau 15).

5.4. Mobilité des spermatozoïdes


Les résultats de la mobilité des spermatozoïdes sont exprimés dans le tableau 15. La
mobilité des spermatozoïdes est significativement diminuée chez les groupes traités à 1 et
2,5% de tartrazine comparée aux témoins et au groupe à 0,1% de tartrazine. Les
pourcentages sont respectivement de 56±5,54 et 56,5±4,86 vs 83,33±6,62 et 84,83±1,76%
(p<0,01).

5.5. Morphologie des spermatozoïdes

Les résultats des anomalies morphologiques des spermatozoïdes sont indiqués dans
le tableau 15 et les figures 46 et 47. Les anomalies morphologiques sont plus importantes
chez les mâles traités à 2,5% comparées aux témoins et aux autres groupes expérimentaux.
Les pourcentages sont de 28±1,57 vs 14,67±0,99, 12,25±0,70, 17,17±1,86 et 15,17±3,09%.
Les différentes anomalies observées au niveau de la tête (amorphe, macrocéphalie,
microcéphalie) et du flagelle (enroulé, angulé, avec anse, double flagelle) sont indiquées
dans les figures 46 et 47.

120
 
Résultats

A  B 

C  D 

Figure 46. Différentes anomalies morphologiques de la tête des spermatozoïdes. A.


Spermatozoïde normal (Gx60). B. Macrocéphalie (Gx60). C. Tête amorphe (Gx60). D.
Tête amorphe(Gx80). Coloration au violet de Gentiane.

121
 
Résultats

A  B 

C  D 

E  F 

GG 

G  H 

Figure 47. Différentes anomalies morphologiques des spermatozoïdes. A.B.C. Flagelle enroulé (Gx60). D.
Flagelle angulé (Gx60).E. Flagelle enroulé et pièce intermédiaire angulée (Gx60). F. Pièce intermédiaire
angulée (Gx80). G. Double flagelle (Gx60). H. Flagelle avec anse (Gx80). Coloration au violet de Gentiane.

122
 
Résultats

6. EFFET DE LA TARTRAZINE SUR LA STRUCTURE HISTOLOGIQUE DES


ORGANES

Dans le but de vérifier l’action toxique de la tartrazine sur l’architecture tissulaire


des organes, nous avons réalisé des coupes histologiques au niveau du foie, des reins, du
cerveau, de la rate, de l’intestin, et des organes reproducteurs mâles (testicules) et femelles
(ovaires et utérus) chez les souris témoins et traitées à la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45,
1 et 2,5%.

6.1. Effet de la tartrazine sur la structure histologique du foie

L’observation microscopique réalisée sur coloration topographique des coupes


histologiques révèle une dégénérescence cellulaire modérée chez les animaux mâles et
femelles traités à la dose de 1 et 2,5% de tartrazine et une dégénérescence cellulaire faible
chez le groupe à 0,45%. Cependant, cette anomalie apparait chez les femelles à partir de la
dose de 0,1%. Ces observations concordent les résultats des dosages biochimiques sériques
qui montrent une atteinte de la fonction hépatique, suite à une augmentation des
transaminases, de la phosphatase alcaline et de la ‫ץ‬-GT chez les groupes mâles et femelles
à 2,5% et d’une augmentation de la phosphatase alcaline et de la ‫ץ‬-GT chez les groupes à
1% des animaux des deux sexes.

Chez les animaux traités à la dose de 1 et 2,5%, la majorité des hépatocytes


présentent une dégénérescence cellulaire. Cependant, chez les animaux ayant reçus la dose
de 0,45% et de 0,1%, les lésions sont partielles. La dégénérescence cellulaire doit être
probablement de nature hydropique car les cellules hépatocytaires paraissent gonflées suite
à une imbibition diffuse du cytoplasme (ballonisation des hépatocytes). Les lésions
cytoplasmiques sont caractérisées par la dilatation des organites et une accumulation d’eau
et d’électrolytes, ce qui contribue à éclaircir le cytoplasme. Les noyaux des hépatocytes
des groupes traités à 2,5% paraissent hyperchromatiques dus à une condensation
chromatinienne.

Une compression des sinusoïdes (travées hépatocytaires rapprochées) et de la veine


centrolobaire ainsi qu’un espace porte rétrécit sont également observés chez les groupes à
0,45, 1 et 2,5%. Seule, la veine centrolobulaire n’est pas atteinte chez le groupe à 0,1%
chez les femelles. De plus, nous avons observé une présence d’un infiltrat inflammatoire
chez les groupes traités à 2,5%. Ces anomalies sont apparentées chez tous les animaux

123
 
Résultats

examinés, sauf chez trois femelles, l’une du groupe à 0,1, l’autre du groupe à 1 et la
troisième du groupe à 2,5% chez qui aucune lésion n’est détectée.

Les lésions causées par la tartrazine paraissent réversibles chez tous les groupes
expérimentaux. Les altérations tissulaires observées chez les animaux traités sont en
relation avec l’effet dose de la tartrazine et sont représentées dans les tableaux 16, 17 et les
figures 48 et 49.

6.2. Effet de la tartrazine sur la structure histologique des reins

L’observation microscopique réalisée sur coloration topographique des coupes


histologiques révèle l’action toxique sévère due à la tartrazine à la dose de 1 et 2,5% chez
les animaux des deux sexes. Cette toxicité traduit une insuffisance rénale chronique
caractérisée par des modifications au niveau de l’architecture tissulaire et sur le plan
cytologique. Ces résultats confirment les dosages biochimiques sériques qui montrent une
augmentation de la teneur sérique de l’urée, de la créatinine et de l’acide urique chez les
animaux des deux sexes traités à 2,5% ainsi qu’une augmentation de la teneur de l’urée et
de la créatinine chez le groupe traité à 1%.

Nous avons remarqué par endroit, des glomérules qui se collabent, la présence d’un
œdème sous cortical, des vaisseaux sanguins congestifs et un infiltrat inflammatoire chez
les animaux traités à 1 et 2,5% (tableaux 16, 17 et figures 50 et 51). En plus, une réduction
de la lumière des tubules est constatée chez les animaux traités à 0,45, 1 et 2,5%. La plus
part des contours cellulaires restent discernables bien que tous les éléments constitutifs de
la cellule soient morts et que l'on n'observe aucun noyau pycnotique. Ces lésions touchent
la majorité des néphrons et sont considérées comme irréversibles chez tous les animaux
traités à 1 et 2,5%.

En revanche, chez les animaux traités à 0,1% et à 0,45%, ces atteintes touchent
quelques néphrons chez quelques animaux. Au niveau des tubules, la perte de la basophilie
normale du cytoplasme, sous l'effet du gonflement des organites et la libération des
ribosomes de cytoplasme pâle traduit la dégénérescence hydropique (les cellules paraissent
pâles et vacuolisées), considérée comme réversible chez les animaux traités à 0,1% et
0,45% (tableaux 16, 17 et figures 52 et 53).

124
 
Résultats

Tableau 16. Observations histopathologiques des organes mâles

Groupes Témoins 0,1% 0,45% 1% 2,5%


Grade de l’observation
Foie
Dégénérescence hydropique – – + ++ ++
Compression des sinusoïdes – – +++ +++ +++
Compression de la veine centrolobulaire – – + +++ +++
Infiltrat inflammatoire – – + ++ ++
Condensation de la chromatine – – ± ++ ++
Noyaux pycnotiques – – – ± ±

Rein
Glomérules collabés –  –  + +++ +++
Dégénérescence hydropique –  + + –  – 
Réduction de l’espace de Bowman – – + +++ +++
Infiltrat inflammatoire – – ± +++ +++
Réduction de la lumière des tubules – + + +++ +++
Noyaux pycnotiques – – – + –

Cerveau
Hyperplasie gliale – – – – +++
Œdème – – + ++ ++
Congestion des vaisseaux sanguins – – ± ++ ++

Rate
Dilatation sinusoïdale – ± ++ +++ +++
Hyperplasie de la pulpe blanche – – ++ +++ +++
Dépôt de l’hémosidérine ± ± ++ +++ +++
Désorganisation des artérioles – – ++ ++ ++
Extravasion des hématies – – ++ ++ ++

Intestin (jéjunum)
Hyperplasie des cellules immunitaires – ± +++ +++ +++
Atrophie villositaire partielle – – – – –
Hyperplasie des cryptes – + + ++ ++
Altération de l’épithélium intestinal – – ± ++ ++

Testicule
Espace interstitiel – ± ± ++ +++
Diminution des cellules de Leydig – – – – ++
Perturbation de la spermatogénèse – – – – +++

*Grade de l’anomalie : (–) absence, (±) très faible, (+) faible, (++) modéré, (+++) importante. Nombre
d’animaux examinés n=6.

125
 
Résultats

Tableau 17. Observations histopathologiques des organes femelles.

Groupes Témoins 0,1% 0,45% 1% 2,5%


Grade de l’observation
Foie
Dégénérescence hydropique – + + ++ ++
Compression des sinusoïdes – +++ +++ +++ +++
Compression de la veine centrolobulaire – – + +++ +++
Infiltrat inflammatoire – ± + ++ ++
Condensation de la chromatine – – ± +++ +++
Noyaux pycnotiques – – – ± ±

Rein
Glomérules collabés – – + +++ +++
Dégénérescence hydropique – + + – –
Réduction de l’espace de Bowman – – + +++ +++
Infiltrat inflammatoire – – + +++ +++
Réduction de la lumière des tubules – + + +++ +++
Noyaux pycnotiques – – + – –

Cerveau
Hyperplasie gliale – – – – +++
Œdème – – + ++ ++
Congestion des vaisseaux sanguins – – + ++ ++

Rate
Dilatation sinusoïdale – – + + +
Hyperplasie de la pulpe blanche – + ++ ++ ++
Dépôt de l’hémosidérine + + ++ +++ +++
Désorganisation des artérioles – ± + + ++
Extravasion des hématies – – ++ ++ ++

Intestin (jéjunum)
Hyperplasie des cellules immunitaires – ± +++ +++ +++
Atrophie villositaire partielle – – ++ ++ ++
Hyperplasie des cryptes – – ++ ++ +++
Altération de l’épithélium intestinal – – ± ± ++

Utérus
désorganisation glandulaire – + + ++ ++

*Grade de l’anomalie : (–) absence, (±) très faible, (+) faible, (++) modéré, (+++) importante.
Nombre d’animaux examinés n=6.

126
 
Résultats

A B

C D

E F

Figure 48. Observation au microscope optique des coupes histologiques du foie des souris mâles.
A. Témoin, veine centrolobulaire (VCL) de taille normale et les sinusoïdes sont visibles (Gx25). B.
Mâle traité à 0,1, présence d’une légère compression de la VCL (Gx25). C. Mâle traité à 0,45%,
faible dégénérescence hydropique et d’une légère compression de la VCL (Gx25). D. Mâle traité à
1%, dégénérescence hydropique modérée et compression des sinusoïdes et de la VCL (Gx25). E.
Mâle traité à 2,5%, dégénérescence hydropique modérée et compression des sinusoïdes et de la
VCL, noyaux hyperchromatiques (Gx25). F. Mâle traité à 2,5% de tartrazine, ballonisation des
hépatocytes, présence de noyaux pycnotiques et d’un infiltrat inflammatoire (Gx40). Coloration à
l’hématoxyline-éosine (H&E).

127
 
Résultats

A B

C D

E F

Figure 49. Observation au microscope optique des coupes histologiques du foie des souris
femelles. A. Témoin, veine centrolobulaire (VCL) de taille normale et les sinusoïdes sont visibles
(Gx25). B. Femelle traitée à 0,1%, dégénérescence hydropique faible, compression des sinusoïdes,
la VCL de taille normale (Gx25). C. Femelle traitée à 0,45%, dégénérescence hydropique faible,
compression des sinusoïdes et de la VCL (Gx25). D. Femelle traitée à 1%, dégénérescence
hydropique modérée, ballonisation des hépatocytes, compression des sinusoïdes et de la VCL
(Gx25). E. Femelle traitée à 2,5%, dégénérescence hydropique modérée, compression des
sinusoïdes et VCL, noyaux hyperchromatiques (Gx25). F. Femelle traitée à 2,5% de tartrazine,
dégénérescence hydropique modérée et présence d’un infiltrat inflammatoire (Gx40). Coloration à
H&E.

128
 
Résultats

A B

C D

Figure 50. Observation au microscope optique des coupes histologiques du rein des souris
mâles. A. Témoin, glomérule d’aspect normal (Gx25). B. Mâle traité à 0,1%, glomérule
d’aspect normal (Gx10). C. Mâle traité à 0,45%, glomérule d’aspect normal (Gx10). D.
Mâle traité à 1%, rétrécissement de l’espace de Bowman, présence d’œdèmes, insuffisance
rénale (Gx25). E. Mâle traité à 2,5% de tartrazine présence d’œdèmes, glomérules
collabés, insuffisance rénale (Gx25). Coloration à H&E.

129
 
Résultats

A B
   

C D
    

Figure 51. Observation au microscope optique des coupes histologiques du rein des souris
femelles. A. Témoin, glomérule d’aspect normal (Gx40). B. femelle traitée à 0,1%,
glomérule d’aspect normal (Gx10). C. Femelle traitée à 0,45%, les cellules paraissent pâles
(Gx25). D. Femelle traitée à 1%, présence d’œdèmes, insuffisance rénale (Gx25). E.
Femelle traitée à 2,5% de tartrazine présence d’œdèmes, glomérules collabés, insuffisance
rénale (Gx25). Coloration à H&E.

130
 
Résultats

C D

E
 

Figure 52. Observation au microscope optique des coupes histologiques de la région


médullaire du rein des souris mâles. A. Témoin, tubules d’aspect normal (Gx40). B. Mâle
traité à 0,1%, dégénérescence hydropique, les cellules paraissent pâles et vacuolisées
(Gx40). C. Mâle traité à 0,45%, rétrécissement de l’espace de quelques tubules (Gx40). D.
Mâle traité à 1%, présence d’œdèmes (Gx40). E. Mâle traité à 2,5% de tartrazine, présence
d’œdèmes (Gx100). Coloration à H&E.

131
 
Résultats

A  
B

C D
 

E
  

Figure 53. Observation au microscope optique des coupes histologiques de la région


médullaire du rein des souris femelles. A. Témoin, tubules d’aspect normal (Gx40). B.
Femelle traitée à 0,1%,  dégénérescence hydropique  (Gx40). C. Femelle traitée à 0,45% de
tartrazine, réduction de la lumière tubulaire (Gx40). D. Femelle traitée à 1%, réduction de
la lumière tubulaire (Gx40). E. Femelle traitée à 2,5% de tartrazine, réduction de la lumière
tubulaire, présence d’œdèmes (Gx100). Coloration à H&E.

132
 
Résultats

6.3. Effet de la tartrazine sur la structure histologique du cerveau

L’observation microscopique réalisée sur coloration topographique des coupes


histologiques révèle des œdèmes au niveau du cortex cérébral de tous les animaux traités à
la dose de 2,5% et 1% mâles et femelles ainsi que chez deux animaux traités à 0,45% et un
animal mâle traité à 0,1%. Cet œdème est caractérisé par l’apparition d’un excès de liquide
dans les cellules cérébrales et dans l’espace interstitiel. Une augmentation marquée du
nombre des cellules gliales au niveau de la couche moléculaire du cortex cérébrale
(hyperplasie des cellules gliales) d’un mâle et d’une femelle du groupe traité à 2,5%. Une
congestion des vaisseaux sanguins a été observée chez les animaux des deux sexes des
groupes traités à 2,5% (tableaux 16 et 17, figures 54 et 55).

6.4. Effet de la tartrazine sur la structure histologique de la rate

La comparaison des coupes histologiques réalisées aux niveaux de la rate de souris


témoins et traitées à la dose de 0, 1, 0,45, 1 et à 2,5% montre des dystrophies aux niveaux
de l’architecture tissulaire des travées du tissu conjonctif, de la pulpe rouge, des cordons de
Billroth et des sinus veineux. Les artérioles centrales des manchons lymphoïdes péri
artériolaires perdent leurs position centrales chez les mâles et femelles traités à 0,45, 1 et
2,5% tartrazine.

Nous remarquons une hyperplasie de la pulpe blanche, les follicules lymphoïdes


deviennent volumineux et une dilatation sinusoïdale avec extravasion des hématies chez
les mêmes groupes. Un dépôt de l’hémosidérine est aussi constaté chez ces animaux.
Cependant, ce dépôt est plus important chez les mâles et femelles traités à 1 et 2,5%
(tableaux 16 et 17, figures 56 et 57). L’hémosidérine est la conséquence d’une hémolyse
locale.

6.5. Effet de la tartrazine sur la structure histologique de l’intestin grêle (jejunum)

L’observation microscopique des coupes histologiques réalisées au niveau de


l’intestin grêle révèle une architecture normale chez les souris témoins et chez les souris
des deux sexes traitées. Les villosités apparaissent fines et longues avec un épithélium uni
stratifié. Les cellules immunitaires du chorion et les lymphocytes intraépithéliaux (LIEs)
sont peu abondants.

133
 
Résultats

A B

C D

Figure 54. Observation au microscope optique des coupes histologiques du cortex cérébral
des souris mâles. A. Témoin, couche moléculaire d’aspect normal (Gx25). B. Mâle traité à
0,1%, couche moléculaire d’aspect normal (Gx10). C. Mâle traité à 0,45%, présence d’un
œdème (Gx10). D. Mâle traité à 1%, présence d’un œdème (Gx25). E. Mâle traité à 2,5%
de tartrazine, présence d’un œdème, d’une hyperplasie des cellules gliales et congestion
des vaisseaux sanguins (Gx40). Coloration à H&E.

134
 
Résultats

A B

C D

E F

Figure 55. Observation au microscope optique des coupes histologiques du cortex cérébral
des souris femelles. A. Témoin, couche moléculaire d’aspect normal (Gx25). B. Femelle
traitée à 0,1%, couche moléculaire d’aspect normal (Gx25). C. Femelle traitée à 0,45%,
couche moléculaire d’aspect normal (Gx25). D. Femelle traitée à 1%, présence d’un
œdème au niveau de la couche moléculaire (Gx25). E. Femelle traitée à 2,5%, présence
d’un œdème au niveau de la couche moléculaire (Gx25).F. Femelle traitée à 2,5% de
tartrazine, hyperplasie des cellules gliales (Gx40). Coloration à H&E.

135
 
Résultats

A B

C D

E F
   

Figure 56. Observation au microscope optique des coupes histologiques de la rate des
souris mâles. A. Témoin, capsule et pulpe rouge, nombreux sinus entre eux se trouvent des
cordons pulpaires de tissu conjonctif réticulaire (Gx25). B. Mâle traité à 0,1, aucune
anomalie (Gx10). C. Mâle traité à 0,45%, dilatation du sinus veineux (Gx25). D. Mâle
traité à 1%, hyperplasie de la pulpe blanche et dépôt de l’hémosidérine (Gx4). E. Mâle
traité à 2,5% de tartrazine, hyperplasie de la pulpe blanche(Gx4). F. Mâle traité à 2,5% de
tartrazine, dépôt de l’hémosidérine (Gx40). Coloration à H&E.

136
 
Résultats

A B
   

C D
   

E F
  

Figure 57. Observation au microscope optique des coupes histologiques de la rate des
souris femelles. A. Témoin, pulpe rouge de la rate, de nombreux sinus entre eux se
trouvent des cordons pulpaires de tissu conjonctif réticulaire (Gx40). B. Femelle traitée à
0,1%, dépôt de l’hémosidérine (Gx10). C. Femelle traitée à 0,45%, hyperplasie de la pulpe
blanche (Gx4). D. Femelle traitée à 1%, hyperplasie de la pulpe blanche (Gx4). E. Femelle
traitée à 2,5%, hyperplasie de la pulpe blanche et dépôt de l’hémosidérine (Gx4). F.
Femelle traitée à 2,5% de tartrazine, dépôt important de l’hémosidérine (Gx25). Coloration
à H&E.

137
 
Résultats

Par contre, chez les animaux mâles traités à dose de 0,45, 1 et 2,5% de tartrazine,
une jéjunite chronique active (inflammation du jéjunum) a été constatée. Le tissu
conjonctif est altéré; les villosités élargies à cause d’un important infiltrat inflammatoire
observé au niveau du chorion. Une hyperplasie des cellules immunitaires et des cryptes a
été constatée ainsi qu’un épithélium pseudo stratifié. Les LIE sont aussi augmentés. En
revanche, nous avons constaté une atrophie villositaire partielle associée à la jéjunite
chronique active caractérisée par une hyperplasie des cellules immunitaires chez les
femelles traitées à 0,45, 1 et 2,5%. Une hyperplasie des cryptes est également observée
chez les mêmes groupes. De plus, une altération de l’épithélium intestinal et un
détachement du chorion sont observés dans le jéjunum de la majorité des femelles traitées
à 2,5% et chez quelques femelles du groupe traité à 1%.

Ces anomalies sont présentes chez la majorité des mâles et femelles traités à 2,5%
et à 1% de tartrazine et peu présente chez les animaux des groupes traités à 0,45% de
tartrazine. Les femelles semblent être plus affectées que les mâles (tableaux 16 et 17,
figures 58 et 59).

6.6. Effet de la tartrazine sur la structure histologique des testicules

Les coupes histologiques réalisées sur les animaux témoins montrent une
architecture normale d’une portion de testicule. La paroi du tube séminifère est formée
d'un épithélium stratifié comprenant deux types de cellules : les cellules de la lignée
germinale disposées sur 4 à 8 couches et les cellules de Sertoli, cellules hautes s'appuyant
sur la membrane basale et atteignant la lumière du tube par leur pôle apical. Les cellules
germinales sont, dans l’ordre, de la périphérie vers la lumière du tube séminifère, les
spermatogonies, les spermatocytes de premier ordre ou spermatocytes I, les spermatocytes
de deuxième ordre ou spermatocytes II, les spermatides et les spermatozoïdes (figure 60
A).

Cependant, l’analyse des coupes histologiques des souris traitées montre des
altérations à degrés progressif selon la dose ingérée. Une dystrophie du tissu conjonctif est
constatée chez les souris traitées à 0,1 et à 0,45% de tartrazine ainsi qu’une dilatation de
quelques tubes séminifères. Chez les souris traitées à 1% de tartrazine, nous observons un
début d’atrophie du tissu conjonctif car l’espace interstitiel est visible et nous observons
également une dilatation de quelques tubes séminifères (figure 60 D). Alors que, les
altérations sont très marquées chez les animaux traités à 2,5% de tartrazine, nous

138
 
Résultats

constatons une atrophie du tissu conjonctif (espace interstitiel important) et un arrêt de la


spermiogénèse avec absence de spermatozoïdes dans la lumière des tubes séminifères. Les
cellules de Leydig sont non fonctionnelles (tableau 16 et figure 60 E).

6.7. Effet de la tartrazine sur la structure histologique des ovaires

La figure 61A illustre un cortex ovarien témoin. On distingue le stroma conjonctif


avec un follicule tertiaire. Les figures 61 B, 61 C, 61 D et 61 E montrent des cortex
ovariens d’animaux traités à 0,1, 0,45, 1 et 2,5%, nous avons identifié différents follicules
contenant des ovocytes. Aucune anomalie n’est apparente dans les différents groupes
étudiés.

6.8. Effet de la tartrazine sur la structure histologique de l’utérus

La figure 62A montre une vue générale d’un endomètre témoin. On distingue la
lumière utérine, l'épithélium, les glandes utérines et le muscle lisse (myomètre). Une
désorganisation glandulaire a été remarquée, il s’agit d’une hyperplasie glandulokystique
de l’endomètre sans atypie nucléaire chez tous les animaux traités (tableau 17 et figures 62
B, C, D et E).

Cependant, cette observation n’est pas considérée comme une anomalie car ces
modifications architecturales peuvent avoir lieu au cours du cycle hormonal et donc ne
semble pas être due à l’ingestion de la tartrazine.

139
 
Résultats

A B

C D

Figure 58. Observation au microscope optique des coupes histologiques de l’intestin grêle
(jéjunum) des souris mâles. A. Témoin, villosités longues et fines(Gx25). B. Mâle traité à
0,1%, villosités d’aspect normal (Gx40). C. Mâle traité à 0,45%, présence d’une
hyperplasie cellulaire (jéjunite) (Gx40). D. Mâle traité à 1%, présence d’une jéjunite
(Gx40). E. Mâle traité à 2,5% de tartrazine, présence d’une jéjunite (Gx40). Coloration à
H&E.

140
 
Résultats

A B

C D

Figure 59. Observation au microscope optique des coupes histologiques de l’intestin grêle
(jéjunum) des souris femelles. A. Témoin, villosités longues et fines(Gx40). B. Femelle
traitée à 0,1%, présence d’un infiltrat inflammatoire peu abondant (Gx40). C. Femelle
traitée à 0,45%, présence d’une hyperplasie des cellules immunitaires (jéjunite) et des
atrophies villositaires partielles (Gx40). D. Femelle traitée à 1%, présence d’une atrophie
villositaire partielle et une hyperplasie des cryptes (Gx40). E. Femelle traitée à 2,5% de
tartrazine, présence d’une hyperplasie des cellules immunitaires et altération de
l’épithélium intestinal (Gx25). Coloration à H&E.

141
 
Résultats

A B

C D

Figure 60. Observation au microscope optique des coupes histologiques des testicules. A.
Témoin, la membrane basale des tubes séminifères est intacte, présence des
spermatozoïdes dans la lumière (Gx25). B. Mâle traité à 0,1%, dystrophie du tissu
conjonctif (Gx10). C. Mâle traité à 0,45%, dilatation de quelques tubes séminifères
(Gx10). D. Mâle traité à 1%, dilatation de quelques tubes séminifères et présence d’un
espace interstitiel (Gx10). E. Mâle traité à 2,5% de tartrazine, présence d’un espace
interstitiel important, absence des spermatozoïdes dans la lumière et dégénérescence des
cellules de Leydig (Gx10). Coloration à H&E

142
 
Résultats

A B

C D

Figure 61. Observation au microscope optique des coupes histologiques des ovaires.  A.
Ovaire témoin (Gx4). B. Ovaire de souris traitée à 0,1% de tartrazine (Gx4). C. Ovaire de
souris traitée à 0,45% de tartrazine (Gx10). D. Ovaire de souris traitée à 1% de tartrazine
(Gx4). E. Ovaire de souris traitée à 2,5% de tartrazine (Gx10). Aucune anomalie n’est
détectée. Coloration à H&E.

143
 
Résultats

A B

C D
     

Figure 62. Observation au microscope optique des coupes histologiques de l’utérus. A.


Endomètre témoin (Gx4). B. Endomètre de souris traitée à 0,1% (Gx4).C. Endomètre de
souris traitée 0,45% (Gx4). D. Endomètre de souris traitée à 1% (Gx4). E. Endomètre de
souris traitée à 2,5% de tartrazine(Gx4). Une hyperplasie glandulokystique de l’endomètre
est observée chez tous les groupes traités. Coloration à H&E.

144
 
 
 
 
 
Discussion 
 
 
 
   
Discussion

Discussion

Notre travail a pour but d’étudier les propriétés toxicologiques de la tartrazine sur
certaines fonctions et organes chez la souris Swiss. Nous avons analysé l’impact de la
consommation subchronique de la tartrazine aux doses de 0.1, 0.45, 1 et 2.5% sur les
paramètres hématologiques, les paramètres biochimiques sériques, la fertilité et la structure
histologique de certains organes.
L’évaluation du risque en toxicologie alimentaire présente des caractéristiques qui lui
sont propres. La sécurité du consommateur doit pouvoir être assurée à partir de données issues
exclusivement d’études réalisées sur l’animal pour une consommation journalière pendant une
vie entière. Les études toxicologiques chez l’homme ne sont pas autorisées pour des raisons
éthiques, sauf dans des cas exceptionnels, pour les molécules introduites intentionnellement
dans l’aliment (Parent-Massin, 2009).
Les études toxicologiques requises pour identifier la dose sans effet (DSE) peuvent
être de plusieurs types : études de toxicité subchronique par voie orale dont la durée porte sur
1/10ème de la duré de vie de l’animal, soit 90 jours chez les rongeurs, études de toxicité
chronique par voie orale dont la durée porte sur la durée de vie entière de l’animal (18 mois
chez la souris et 24 mois chez le rat) ainsi que des études de génotoxicité et de reproduction
(Barile, 2008; Timbrell, 2009; Parent-Massin, 2009).
La DJA est déterminée à partir de la DES. Pour la tartrazine, elle est fixée par le
Comité Conjoint d’Experts sur les Additifs Alimentaires (JECFA) (1996) à 7,5 mg/kg pc/j.
Cependant, l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a été mandatée par la
Commission Européenne pour effectuer une réévaluation systématique des additifs
alimentaires autorisés en accordant la plus haute priorité aux colorants afin de faire en sorte
que la sécurité de tous ces additifs soit régulièrement évaluée en tenant compte des études les
plus récentes et de tout nouvel élément probant (Vierling, 2008).
Les paramètres recueillis durant toute la période de notre expérimentation sont la
quantité d’aliment consommé, le volume de solution de tartrazine bu, le poids corporel, les
signes cliniques et le taux de mortalité. Le jour du sacrifice, les poids absolu et relatif des
organes sont mesurés. Une modification de tous les paramètres cités est un signe de toxicité.
L’effet de la tartrazine sur la prise alimentaire se traduit par une diminution de la
consommation d’aliment chez tous les groupes de souris consommant la tartrazine. Cet effet
pourrait être le résultat d’une anorexie associée à l’augmentation de la prise de la solution
(tartrazine/eau) observée chez ces souris.

145
Discussion

Ces résultats concordent avec ceux observés par Collins et al. (1992) qui montrent une
augmentation significative de la consommation de la solution de tartrazine chez des femelles
traitées à 0,2, 0,4 et 0,7% de tartrazine pendant toute la période de gestation.
Borzelleca et Hallagan (1988a) rapportent, quant à eux, que la tartrazine stimule la
prise alimentaire chez les souris mâles et femelles lorsque ce colorant est mélangé à l’aliment.
Un résultat similaire a été rapporté par Collins et al., (1990) qui observent une augmentation
significative de la consommation de l’aliment chez des femelles gestantes recevant par gavage
1000 mg/kg/j de tartrazine pendant 19 jours. Ces données montrent bien que la tartrazine
stimule l’appétence pour la substance dans laquelle elle est incorporée.
La cinétique de la croissance pondérale évolue de façon similaire chez tous les
animaux traités. Cependant, la signification notée chez le groupe à 0,45% est attribuée à
l’augmentation du poids corporel des animaux au départ de l’expérimentation et non pas à la
consommation de la solution de tartrazine.
En revanche, le gain pondéral est diminué significativement chez tous les groupes de
femelles traitées et chez les mâles du groupe à 2,5%. Cette diminution semble être dépendante
de la dose de tartrazine ingérée et est due à la baisse de consommation de l’aliment. La
dépression du poids ou du gain pondéral est un signe de toxicité (Ezeuko et al., 2007).
Nos résultats sont en accord avec ceux d’Amin et al., (2010) qui rapportent une
diminution du gain pondéral suite à l’administration de la tartrazine à des doses de 15 et 500
mg/kg/j à des rats mâles pendant 1 mois.
Cependant, les travaux d'Osman (1995) ont montré que le colorant synthétique (sunset
yellow FCF) administré à des rats par voie orale à une dose de 5 mg/kg/jour pendant un mois
entraînait une augmentation significative du gain corporel suivie par une chute pondérale
significative chez les souris mâles et femelles, temps pour lequel les réserves corporels sont
épuisées à la dernière semaine de toxicité.
Durant la consommation subchronique de la tartrazine, et dès la 4éme semaine de
l’expérimentation, les souris mâles traitées à 1 et 2,5% montrent une agressivité et une forte
agitation en plus d’une irritation de la peau. Ces troubles comportementaux sont nettement
plus marqués chez les mâles traités à 2,5%.
Des études de multi générations (deux et trois générations) sur des souris nourries avec
la tartrazine mélangée à l'aliment à des doses de 0,05%, 0,15% et 0,45% montrent que les
modifications neurologiques n’apparaissent que chez les souris traitées à 0,45% et de surcroit,
elles sont peu significatives (Tanaka, 2006 et Tanaka et al., 2008). Ces données concordent

146
Discussion

avec nos résultats qui montrent que les troubles du comportement des animaux n’apparaissent
qu’avec des doses supérieures à 0,45%.
De même, des études menées par Rowe et Rowe (1994) et Eigenmann, (2004),
rapportent que des changements du comportement ainsi que des troubles du sommeil ont été
observés chez l'homme et particulièrement chez l'enfant, en plus de manifestations
dermatologiques après consommation des aliments contenant des colorants synthétiques
(tartrazine et autres). En plus, une amélioration des troubles de l’attention a été constatée chez
des enfants après éviction des colorants synthétiques de l’alimentation (Borris et Mandel,
1994).
Certaines études et analyses ont toutefois mis en évidence un lien non négligeable
entre l’alimentation et les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
(Bateman et al., 2004 ; Schab et Trinh, 2004;Sinn, 2008; Newmark, 2009). Celles-ci ont établi
que chez les sujets astreints à un régime sans colorants alimentaires artificiels (dont la
tartrazine), les améliorations moyennes du comportement se situaient entre 33% et 50% et
sont généralement obtenues en cas de traitement médicamenteux. Ces améliorations
concernaient les enfants souffrant de trouble de l’attention avec hyperactivité et les enfants
normaux (Bateman et al., 2004 ; Schab etTrinh, 2004).
De même, une étude clinique comparative menée en double aveugle sur 298 enfants de
3, 8 et 9 ans, a sélectionné deux groupes soumis soit à un placebo, soit à un mélange de
colorants. Les résultats ont montré que les enfants du groupe qui avait consommé le mélange
de colorants et de E 211 (conservateur) présentaient un niveau plus élevé d’hyperactivité que
l’autre groupe (McCann et al., 2007).
Enfin dans un autre travail évaluant l’effet de l’ingestion chronique d’un colorant
synthétique, le métanyl yellow, sur le taux des neurotransmetteurs (dopamine, adrénaline et
sérotonine) ainsi que sur l’activité de l’acétylcholine estérase chez les rats Wistar en
croissance et adultes a montré que le taux de ces amines a été remarquablement affecté au
niveau de l’hypothalamus et du striatum et que l’activité de l’acétylcholine estérase a été
réduite dans ces deux régions cérébrales. Il a été montré que le métanyl yellow prédispose le
système nerveux central à une neurotoxicité chez les animaux en croissance et adultes
(Nagaraja et Desiraju, 1993).

Dans notre travail, l’observation microscopique des coupes histologiques du cerveau


révèle des œdèmes au niveau de la couche moléculaire du cortex cérébral. Ces anomalies sont
observées chez tous les animaux mâles et femelles traités à la dose de 2,5% et 1%, chez deux

147
Discussion

sujets traités à 0,45% ainsi que chez un mâle traité à 0,1%. De même, une hyperplasie des
cellules gliales au niveau de la couche moléculaire est une congestion des vaisseaux sanguins
est observée chez un mâle et une femelle traités à 2,5%.
Aucune étude n’est disponible dans la littérature démontrant l’effet de la tartrazine ou
des colorants synthétiques sur la structure histologique du cerveau. Mais, selon Ross et al.,
(2007), l’œdème cérébral se caractérise par l’apparition d’un excès de liquide dans les cellules
cérébrales et/ou dans l’espace interstitiel, entrainant une élévation de la pression
intracrânienne. Il est généralement associé à un traumatisme crânien, une hypoxie, une
tumeur, une inflammation du cerveau, une hypoglycémie et à une toxicité.
Dans notre étude, nous avons enregistré une diminution du volume des glandes
salivaires et une augmentation du poids absolu et relatif des reins chez les animaux mâles
traités à 2,5%. De même, le poids relatif du foie, de la rate et des poumons est aussi diminué
chez le même groupe. Chez les femelles des groupes traités à 1% et 2,5% de tartrazine, une
diminution du poids absolu du cerveau a été notée et celle du foie et des reins chez le groupe
traités à 1%. Le poids absolu et relatif des reins est également diminué chez le groupe traité à
0,45%. Nos résultats sont concordants avec ceux de Maekawa et al. (1987) qui montrent une
diminution du poids absolu et relatif du foie chez les rats traités à 2% de tartazine.
Nos résultats sont également en partie en accord avec les travaux entrepris par Osman
et al. (1995) qui rapportent que les colorants synthétiques (Fast green, sunset yellow)
administrés quotidiennement par voie orale respectivement à des doses de 12,5 mg/kg et 5
mg/kg pendant un mois augmentent le poids des organes, particulièrement celui du foie et des
reins chez la souris.

L’étude de l’effet de la tartrazine sur les paramètres hématologiques porte sur les
globules blancs, les globules rouges, l’hématocrite, l’hémoglobine, le volume globulaire
moyen, la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine, le taux corpusculaire moyen
en hémoglobine.
Les données de notre expérimentation animale démontrent que la tartrazine entraine
une augmentation significative du nombre des globules rouges et de l’hémoglobine chez les
mâles du groupe à 2,5%. De même, une augmentation non significative du nombre des
globules rouges et de l’hémoglobine est constatée chez les femelles du même groupe. Une
augmentation du nombre des globules rouges est notée également chez les mâles du groupe
0,45% de tartrazine. Cette élévation du nombre des globules rouges peut être un signe de
polyglobulie qui à lieu lors d’une déshydratation (Balcells, 1998).

148
Discussion

Nos résultats sont comparables à ceux de Sobotka et al. (1977) qui observent une
augmentation du taux des globules rouges et de l’hémoglobine chez des rats exposés in utero
et pendant la période de la lactation à la dose de 0, 1 et 2% de tartrazine.
En revanche, les résultats obtenus par Aboel-Zahab et al.(1997), après administration
d’un mélange de colorants synthétiques (Sunset yellow E110, tartrazine E102, carmoisine
E122 et le brillant bleu E133) à des rats pendant 30 et 60 jours, montrent une diminution
significative du nombre des globules rouges ainsi que du taux d’hémoglobine.
Dans une autre étude, l’administration subchronique d’un colorant synthétique,
l’orange II, à des rats par voie orale à des doses de 0,1, 0,5 et 3% diminue le nombre des
globules rouges et le taux de l’hémoglobine mais ne modifie pas les autres paramètres
hématologiques (Singh et al., 1987).
L’hématocrite correspond au pourcentage relatif occupé par les globules rouges par
rapport à la quantité de sang total. Une augmentation significative du taux de l’hématocrite est
observée chez les mâles du groupe à 0,45 et 2,5% ainsi que chez les femelles du groupe
0,45%. Un hématocrite élevé est un signe d’hémoconcentration (Balcells, 1998).
L’augmentation du volume globulaire moyen (VGM) est observée seulement chez les
mâles du groupe à 0,45% de tartrazine. Un VGM > 94 fl/l traduit une anémie macrocytaire
observée lors d’un déficit en vitamine B12 et lors des hépatopathies (Balcells, 1998).
La concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) est la quantité
moyenne d’hémoglobine contenue dans les hématies. Le CCMH est significativement
diminuée chez les mâles et les femelles du groupe à 0,45%. Cependant, cette diminution est
due à la diminution du taux de l’hémoglobine chez ces groupes. Cependant, aucune différence
significative du taux corpusculaire moyen en hémoglobine (TCMH) n’est remarquée chez
tous les groupes expérimentaux.
Les données de la littérature sont divergentes, certaines montrent une augmentation du
VGM et du CCMH et un taux normal du TCMH suite à la consommation du metanyl yellow
(Prasad et al., 1983) et d’autres ne montrent aucune modification de ces différents paramètres
après administration subchronique de colorant orange II par voie orale à des doses de 0,1, 0,5
et 3% à des rats (Singh et al., 1987).
Nos résultats indiquent une diminution très significative des globules blancs chez tous
les mâles et les femelles du groupe à 2,5% de tartrazine, traduisant une leucopénie résultant
probablement d’une atteinte de la moelle osseuse par la tartrazine.

149
Discussion

Il a été montré en effet que la moelle osseuse peut être une cible pour certains toxiques
qui peuvent détruire ses cellules produisant ainsi une diminution du nombre des globules
rouges et/ou des globules blancs (Robert et Buidinsky, 2000).
En revanche, nos résultats ne concordent pas avec ceux de Prasad et al. (1983) et de
Mackenzie et al. (1992) qui indiquent, au contraire, une augmentation du nombre des globules
blancs . De même, Holmes et al. (1978) ne montrent aucune modification du taux des
globules blancs suite à une consommation du colorant synthétique carmoisine (E122).
Les coupes histologiques de la rate montrent une dystrophie des travées du tissu
conjonctif de la pulpe rouge; une hyperplasie de la pulpe blanche et une dilatation sinusoïdale
avec extravasion des hématies chez les mâles et les femelles traités à 0,45, 1 et 2,5% de
tartrazine. Un dépôt de l’hémosidérine, conséquence d’une hémolyse locale, est aussi constaté
chez ces animaux.
Nos résultats concordent partiellement avec ceux Maekawa et al. (1987) qui montrent
une dégénérescence et/ou une atrophie de la rate chez les rats recevant 5% de solution de
tartrazine pendant deux ans.

L’étude de l’effet de la tartrazine sur les paramètres biochimiques sériques porte sur
les protéines totales, l’albumine, le glucose, le cholestérol, les triglycérides, l’urée, la
créatinine, l’acide urique, la bilirubine totale, les transaminases (ALAT et ASAT), la
phosphatase alcaline et la gamma glutamyltransférase (‫ץ‬Gt).
Les protéines totales plasmatiques sont principalement synthétisées dans le foie, il
s’agit essentiellement de l’albumine et de la globuline en tant que protéines volumineuses.
Une hypoprotéinémie peut être due à un défaut d’apport par suite à une malnutrition, à une
malabsorption, à un défaut de synthèse lors d’insuffisance hépatique grave ou en raison de
fortes pertes (brûlures, syndrome néphrotique). Par contre, une hyperprotéinémie est due à des
phénomènes d’hémoconcentration et surtout à des hypergammaglobulinémies (inflammation
ou altération des défenses immunitaires) (Sato et al., 2007).
Nos résultats montrent une hypoprotéinémie chez les mâles et les femelles du groupe à
0.1, 0.45 et 1% et une hyperprotéinémie chez les mâles du groupe à 2,5%. Cette
hypoprotéinémie est sans doute le résultat d’une malnutrition ou d’une malabsorption. En
effet, ces animaux consommaient moins d’aliment et, par conséquent, ils avaient un gain
pondéral diminué comparé aux témoins. L’hyperprotéinémie constatée chez les mâles est une
conséquence du phénomène d’hémoconcentration (diminution de la volémie), observée le
plus fréquemment lors des déshydratations (Biou, 2007).

150
Discussion

Nos résultats sont partiellement en accord avec ceux d’Amin et al. (2010) qui
rapportent une augmentation des protéines totales suite à l’ingestion de la tartrazine à des
doses de 15 et 500 mg/kg/j chez des rats mâles pendant 1 mois. De même, Aboel -Zahab et
al., (1997) ont montré une augmentation du taux des protéines totales en administrant à des
rats le mélange (carmoisine E122, brillant bleu E133, orangé S E110 et tartrazine E102)
pendant 30 et 60 jours.
Nos résultats indiquent une augmentation significative du taux de l’albumine sérique
chez tous les mâles et les femelles expérimentaux, mais il est plus important chez les sujets de
deux sexes traités à 2,5%. Cette augmentation traduit une déshydratation car elle est
consécutive à une hémoconcentration (Biou, 2007). Ces résultats sont concordants avec ceux
d’Amin et al. (2010) qui montrent une augmentation de l’albumine suite à l’ingestion de la
tartrazine.
Une hypercholestérolémie est observée chez les souris mâles du groupe à 2,5% et une
hypertriglycéridémie chez les souris femelles du groupe à 1% et 2,5% ainsi que chez les
mâles1%. Une hypoglycémie est constatée chez les mâles et les femelles du groupe à 2,5% et
une hypergycémie non significative est notée chez les groupes à 0,45% et 1%. Ces résultats
indiquent une altération du métabolisme lipidique et glucidique.
Les variations de la glycémie peuvent être induites par plusieurs composés étrangers et
peuvent impliqués différents mécanismes. Certaines substances toxiques induisent en premier
lieu une hyperglycémie due à la mobilisation du glycogène hépatique puis une hypoglycémie
due à l’épuisement des réserves de glycogène et à l’inhibition de la néoglucogenèse (Timbrell,
2009).
Nos résultats sont similaires à ceux d’Aboel -Zahab et al., (1997) qui indiquent une
augmentation du cholestérol total, des triglycérides après administration d’un mélange de
colorants alimentaires synthétiques (la carmoisine E122, le brillant bleu E133, l’orangé S
E110 et la tartrazine E102) à des rats pendant 30 et 60 jours.
De même, Miyauchi et al., (1999) notent une hypercholestérolémie chez les rats mâles
nourris avec le colorant alimentaire synthétique l’orangé à la concentration de 1,66% et 5%
chez les femelles à la concentration de 0,55%, 1,66% et 5% pendant 13 semaines.

L’exploration biologique occupe une place essentielle en raison du grand nombre


d’informations qu’elle est susceptible de fournir de manière non invasive. Un ensemble de
tests sanguins permettent d’évaluer le fonctionnement du foie (bilirubine totale et conjuguée,

151
Discussion

transaminases, phosphatase alcaline, ‫ץ‬GT) et du rein (urée, créatinine, acide urique) (Brissot
et al., 2007).
Les transaminases, la TGP (ALAT) sont essentiellement exprimées dans le foie, par
contre la TGO (ASAT) a une distribution tissulaire très variée (cœur, muscle squelettique,
érythrocytes et rein) (Dufour et al., 2000). Une hypertransaminasémie en ALAT surtout, est la
marque principale de la cytolyse hépatocytaire. Cette atteinte hépatocytaire est surtout de
nature membranaire, touchant soit la membrane plasmique de l’hépatocyte, soit les
membranes des organites intracytoplasmiques tels que les mitochondries. Cette atteinte peut
correspondre à une véritable destruction membranaire mais aussi à une augmentation de la
perméabilité des membranes (Brissot et al., 2007).
La phosphatase alcaline permet de dépister toute pathologie se rapportant à l’os et au
foie, son dosage est souvent associé à celui de la ‫ץ‬GT qui est spécifique aux intoxications
hépatiques et celle des voies biliaires (Millan, 2006). L’augmentation de l’activité
enzymatique de la phosphatase alcaline et de la ‫ץ‬GT est associée à une hyperbilirubinémie
lors d’une cholestase (stase biliaire) (Moss, 1997; Brissot et al., 2007, Payen et Robic, 2007).
Dans notre travail, il a été constaté une augmentation significative du taux de la
phosphatase alcaline, de la ‫ץ‬GT et de la bilirubine totale chez les mâles et chez les femelles
des groupes traités à 0,45% et à 2,5%. La ‫ץ‬GT est également augmentée chez tous les groupes
expérimentaux femelles. Nous avons noté aussi une augmentation des transaminases chez les
mâles et femelles du groupe à 2,5%. L’augmentation des transaminases, de la phosphatase
alcaline et de la ‫ץ‬Gt est un signe d’atteinte de la fonction hépatique (Brissot et al., 2007;
Timbrell, 2009).
Nos résultats sont concordants avec ceux d’Amin et al. (2010) qui montrent une
augmentation des transaminases, de la phosphatase alcaline et de la ‫ץ‬GT suite à l’ingestion de
la tartrazine chez les deux groupes étudiés. De même, Aboel -Zahab et al., (1997) indiquent
une augmentation de ces trois enzymes après administration d’un mélange de colorants
alimentaires synthétiques (la carmoisine E122, le brillant bleu E133, l’orangé S E110 et la
tartrazine E102) à des rats pendant 30 et 60 jours. Mekkawy et al. (1998) remarquent
également une augmentation de ces trois enzymes après administration de faibles ou de fortes
doses de certains colorants alimentaires synthétiques (ponceau, carmoisine, érythrosine,
orangé S, tartrazine, fast green, rouge indigo, brillant bleu, brillant noir).

L’observation microscopique réalisée sur coloration topographique des coupes


histologiques du foie révèle une dégénérescence cellulaire de nature hydropique, une

152
Discussion

compression des sinusoïdes, de la veine centrolobulaire, de l’espace porte et la présence de


noyaux hyperchromatiques chez les mâles et chez les femelles traités à 2,5%. En effet, cette
dégénérescence cellulaire parait modérée chez les animaux mâles et femelles traités à la dose
de 1 et 2,5% et faible chez le groupe à 0,45%. Cependant, cette anomalie apparait chez les
femelles à partir de la dose de 0,1%. Ces lésions sont réversibles.
La dégénérescence hydropique est due à l’accumulation d’eau et des électrolytes
consécutive aux altérations précoces des enzymes de la pompe à sodium membranaire
(Stevans et al., 2004). Ces anomalies morphologiques confirment les résultats biochimiques
traduisant une atteinte de la fonction hépatique.
Nos résultats sont en partie similaires à ceux de Mekkawy et al. (1998) qui rapportent
une ballonisation, vacuolisation et nécrose des hépatocytes. Alors que l’étude d’Aboel-Zahab
et al. (1997), montre une pigmentation de la veine porte et des cellules de Kupffer au niveau
du foie.
Lors d’une autre étude, des porcs ont été nourris avec un aliment contenant du orange
RN à des doses de 10, 40, 160 mg/kg/j pendant 15 semaines. Ces animaux ont développé des
hépatomes et des fibroses hépatiques dont l’ampleur est proportionnelle à la concentration du
colorant utilisé (Olsen et al., 1975).

La détermination de la créatinémie reste actuellement l’examen le plus utilisé pour


apprécier la fonction rénale. Elle est essentiellement éliminée par voie rénale par filtration
glomérulaire. Son dosage est associé au dosage de l’urée plasmatique. Néanmoins, une
augmentation de l’urée plasmatique ne témoigne pas spécifiquement d’une atteinte rénale. En
effet, sa concentration dépend non seulement de la fonction rénale mais également de la
diurèse, des apports azotés alimentaires et du catabolisme protidique endogène (Schmitt,
2007).
L’acide urique a une élimination en grande partie rénale. L’hyperuricémie est observée
dans l’insuffisance rénale chronique ou en présence de facteurs favorisant la réabsorption
tubulaire (diurétiques, hypovolémie) ou en cas d’hyperproduction expliquant la crise de
goutte (Schmitt, 2007).
Les concentrations en créatinine, en acide urique et en urée sériques sont augmentées
chez les groupes mâles et femelles traités à 2,5%. Cependant, la teneur en urée est aussi
augmentée chez les femelles traitées à 1% et celle de la créatinine chez les mâles du même
groupe. L’augmentation de ces derniers est un signe de dysfonctionnement rénal (Timbrell,
2009). Leur augmentation traduit le plus souvent une insuffisance rénale (Schmitt, 2007).

153
Discussion

Nos résultats sont concordants avec ceux d’Ashour et Abdelaziz (2009) qui notent une
augmentation significative du taux de la créatinine et de l’urée chez les rats recevant par voie
orale un colorant azoïque (fast green) pendant 35 jours. De même, les résultats d’Amin et al.
(2010) montrent une augmentation significative du taux de la créatinine et de l’urée chez les
rats ingérant de la tartrazine à la dose de 15mg/kg/j et 500 mg/kg/j pendant 30 jours.
L’observation microscopique réalisée sur coloration topographique des coupes
histologiques du rein révèle une insuffisance rénale chronique (IRC). Nous avons remarqué
par endroit, des glomérules qui se collabent, la présence d’un œdème sous cortical, des
vaisseaux sanguins congestifs et un infiltrat inflammatoire chez les animaux traités à 1 et
2,5%. En plus, une réduction de la lumière des tubes contournés est constatée chez les
animaux traités à 0,45, 1 et 2,5%. Ces lésions touchent la majorité des néphrons et sont
considérées comme irréversibles chez tous les animaux traités à 1 et 2,5%. Les lésions
observées chez les animaux traités à 0,1% et 0,45% traduisent une dégénérescence
hydropique, considérée comme réversible. Cependant, ces anomalies sont proportionnelles à
la concentration du colorant tartrazine.
L’IRC apparait quand des lésions irréversibles touchent environ 75% des néphrons.
L’effet sur le taux de la filtration glomérulaire (TFG), la réabsorption sélective et la sécrétion
sont importantes. Le TFG et le volume du filtrat sont très abaissés et la réabsorption d’eau et
aussi sérieusement altérée. Cela entraine une production importante d’urine. La réduction de
la filtration glomérulaire conduit à une accumulation de substances de déchet dans le sang
notamment d’urée et de créatinine (Ross et al., 2007).
Nos résultats ne sont pas en accord avec ceux d’Aboel-Zahab et al. (1997) qui
montrent une pigmentation des tubules rénaux. Alors que l’étude de Sasaki et al. (2002)
rapporte que des colorants alimentaires azoïques, dont la tartrazine, l'amarante, le rouge
Allura et le nouveau Coccine induisent des dommages d'ADN dans le foie et le rein à des
doses égales à 500 mg/kg chez la souris.
D’autre part, dans une autre étude, il a été montré que l’administration chronique de
l’amarante (colorant synthétique) à des doses de 50, 250 et 1250 mg/kg pendant 111 semaines
(mâles) et 112 semaines (femelles) augmentait l’incidence de la calcification rénale et
provoquait une hyperplasie des cellules épithéliales (Clode et al., 1987).

Nos résultats indiquent qu’aux teneurs de 0,45, 1 et 2,5% de tartrazine, l’épithélium


intestinal est altéré et présente une atrophie villositaire partielle (grade I) associée à une
jéjunite chronique active ainsi qu’une hyperplasie des cryptes observée chez les femelles. En

154
Discussion

revanche, seule la jéjunite chronique active est constatée chez les mâles. L’infiltrat
inflammatoire est caractérisé par une hyperplasie des cellules immunitaires de l’épithélium et
du chorion, témoin d’une défense immunitaire vis-à-vis de la tartrazine.
La jéjunite est une lésion inflammatoire destructrice débutant à la surface de la
membrane muqueuse qui peut s’étendre pour toucher toute l’épaisseur de la muqueuse (Ross
et al., 2007).
Les cellules épithéliales intestinales sont continuellement exposées à différents stress
tels que les radicaux libres, les composés bactériens, les produits chimiques
environnementaux, etc…Ces facteurs du stress stimulent les cellules immunitaires de
l’épithélium intestinal. L’activation modérée de ces cellules est une réponse adaptative aux
facteurs de risque appelée inflammation contrôlée (Isaacs et al., 2005).
La majeure partie de la tartrazine prise par voie orale est métabolisée dans le côlon par
la flore intestinale (les azoréductases) car c’est une molécule azoïque. Les métabolites issus
de cette réaction sont l’acide sulfonique et l’aminopyrazolone (Roxon et al., 1967; Chung et
al., 1978; Watabe et al., 1980). Ces amines aromatiques peuvent générées des radicaux libres
lors de leurs métabolisme par interaction des groupements amines avec les nitrates et nitrites
contenus dans les aliments ou dans l’estomac. Ces radicaux libres peuvent augmenter le stress
oxydatif (Bansal, 2005). Les membranes biologiques sont particulièrement vulnérables aux
radicaux libres, la peroxydation des acides gras insaturés des membranes conduit à la
diminution de la fluidité membranaire ainsi qu’à l’altération de l’intégrité et la fonction
membranaire (Halliwell, 1987).
L’hyperplasie des cryptes est signe de renouvellement cellulaire suite à l’action directe
sur les entérocytes de certaines cytokines, telle que l’interleukine 15, libérées par les cellules
immunitaires de l’épithélium (Cerf-Bensussan et Jabri, 2001).
Dans la littérature, il n’existe pas d’études démontrant l’effet de l’ingestion de la
tartrazine sur la structure intestinale. En effet, les seules études disponibles sur les colorants
synthétiques rapportent différentes observations.
L’administration du metanyl yellow par voie orale à la dose de 15mg/200g chez les
rats diminue la sécrétion du mucus par les cellules caliciformes (Raza et al., 1978).
Dans une étude réalisée sur l’amarante, il a été remarqué une exfoliation de la bordure
en brosse de l’intestin grêle chez des animaux recevant ce colorant dans leur alimentation
(McKee, 2005).

155
Discussion

Par ailleurs, nos résultats à propos de l’effet de la tartrazine sur le potentiel


reproducteur de la souris Swiss, montrent une diminution significative du nombre des
spermatozoïdes au niveau des testicules et des épididymes, une diminution de la mobilité des
spermatozoïdes, une augmentation des anomalies morphologiques ainsi qu’une altération de
la structure histologique des testicules.
De nombreux toxiques sont susceptibles d’altérer la fonction de reproduction chez
l’homme et dans d’autres espèces animales. Administré chez l’adulte, un toxique peut être
responsable d’infertilité par une action directe sur la spermatogenèse, les spermatozoïdes, ou
sur les cellules somatiques de la gonade (DeMott et Borgert, 2000; Miller et DuTeaux, 2004;
Perrin et Guichaoua, 2005).
Le comptage et la production journalière des spermatozoïdes sont de bons indicateurs
des effets néfastes des toxiques sur la spermatogenèse (Ban et al., 1995). Mangelsdorf et
al.(2003) et Dent (2007) indiquent que l’histopathologie et l’analyse du poids des organes
reproducteurs constituent le meilleur moyen pour détecter si une substance possède un
potentiel capable d’affecter la fertilité chez les mâles et que l’analyse des spermatozoïdes
reflètent effectivement les résultats obtenus de l’histopathologie et de la mesure du poids des
organes reproducteurs.
Nos résultats montrent une diminution significative du nombre des spermatozoïdes au
niveau des testicules et des épididymes en plus d’une augmentation des anomalies
morphologiques chez les animaux du groupe traité à 2,5%. Cependant, la mobilité est réduite
chez les groupes traités à 1 et 2,5%. Nos résultats sont en accord avec ceux d’AbdelAziz et al.
(1997) qui montrent que l’administration orale de l’érythrosine (colorant synthétique) à la
dose de 680 et 1360 mg/ kg pendant 5 jours diminue le nombre et la mobilité des
spermatozoïdes et augmente les anomalies morphologiques. Ceux-ci montrent que les
colorants synthétiques peuvent affecter la fonction reproductrice mâle.
Dans les études de multi-génération, la tartrazine ne semble pas affecter la fonction de
reproduction puisque les animaux demeuraient fertiles (Borzelleca et al., 1988a; Borzelleca et
al., 1988b; Collins et al., 1990; Collins et al., 1992). Ces données ne sont pas concordantes
avec nos résultats. En effet, nous remarquons une diminution significative de l’index de
fertilité chez les animaux traités à 2,5%.
D’autre part, le poids des nouveau-nés issus de tous les groupes traités est diminué
ainsi que la taille des nouveau-nés issus des groupes mâles traités à 0,45, 1 et 2,5% pendant la
période de la lactation. Il semblerait que cette différence est due au traitement avec la
tartrazine, selon nos résultats ce colorant affecte la croissance des animaux nouveau-nés. Ces

156
Discussion

résultats ne sont pas en accord avec ceux de Tanaka et al.(2008) qui montrent une
augmentation du poids seulement chez les nouveau-nés issus des animaux traités à 0,15% de
tartrazine. Ils attribuent cette augmentation à l’augmentation du poids des nouveau-nés à la
naissance et non pas au traitement avec la tartrazine.
Les coupes histologiques des testicules révèlent l’absence des spermatozoïdes dans la
lumière des tubes séminifères due à la suppression de la spermiogénèse et un espace
interstitiel important du à l’atrophie du tissu conjonctif des tubes séminifères ainsi qu’une
altération des cellules de Leydig chez les animaux traités à 2,5% de tartrazine. Nos résultats
montrent aussi une dystrophie du tissu conjonctif des tubes séminifères des animaux traités à
0,1% et 0,45% de tartrazine et un début d’atrophie du tissu conjonctif des animaux traités à
1% de tartrazine. Les anomalies sont proportionnelles à la concentration de la tartrazine.
Des observations similaires sont notées avec le metanyl yellow qui montrent que ce
colorant affecte l’architecture testiculaire chez plusieurs espèces (Khanna et Das, 1991).
Par contre, l’administration subchronique du orange II à des rats par voie orale à des
doses de 0,1, 0,5 et 3% n’altère pas la fonction reproductrice mâle (Singh et al., 1987).
Les résultats des coupes histologiques des ovaires ne révèlent aucune anomalie chez
les animaux traités femelles puisque nous avons identifié différents follicules contenant des
ovocytes.
Cependant, les résultats des coupes histologiques de l’utérus montrent une
désorganisation glandulaire au niveau de l’endomètre chez les animaux de tous les groupes
traités. Une hyperplasie glandulokystique de l’endomètre sans atypie nucléaire est notée chez
ces animaux. En effet, cette observation n’est pas considérée comme une anomalie car ces
modifications architecturales peuvent avoir lieu au cours du cycle hormonal et donc ne semble
pas être due à l’ingestion de la tartrazine.

Dans la présente étude, nos résultats montrent que la tartrazine possède un effet
toxique à la dose de 2,5% équivalent à 5541.4 mg/kg /j chez les mâles et à 4710,7 mg/kg/j
chez les femelles sur les paramètres hématologiques et biochimiques démontrant ainsi un
dysfonctionnement hépatique et rénal prouvé par les anomalies pathologiques révélées au
niveau de leurs structures. Elle affecte également la structure histologique du cerveau, de
l’intestin, et de la rate ainsi que le potentiel de reproducteur des animaux mâles.
A la dose de 1%, correspondant à 1767,8 mg/kg/j chez les mâles et à 1759,2 mg/kg/j
chez les femelles, quelques paramètres hématologiques et biochimiques sont altérés ainsi que

157
Discussion

la structure histologique du foie, du rein, du cerveau, de l’intestin, de la rate et quelques


paramètres de la fonction de reproduction chez les mâles.
A la dose de 0,45% équivalent à 695,43 mg/kg/j chez les mâles et à 594,05 mg/kg/j
chez les femelles, correspondant à la DJA, la tartrazine perturbe quelques paramètres
biochimiques et la structure histologique de quelques organes comme le foie, les reins, le
cerveau et l’intestin. En revanche, le potentiel reproducteur n’est pas affecté.
Cependant, la dose de 0,1%, équivalent à 173,9 mg/kg/jour chez les mâles et à 168,2
mg/kg/jour chez les femelles semble être sans effet (DSE). Seuls, quelques paramètres comme
les protéines totales et l’albumine sont affectés probablement en rapport avec la diminution de
la consommation de l’aliment et avec l’augmentation de la prise de la solution de tartrazine.
C’est ce qui a provoqué une déshydratation exprimée par l’augmentation de la teneur en
albumine chez les deux sexes. Chez les femelles, la TGO et la ‫ץ‬Gt sont augmentées et la
structure histologique du foie est affectée.
Nous remarquons que lorsque la dose de la tartrazine excède la DJA, l’effet toxique de
la tartrazine est très important et n’est pas sans danger. Réellement, nous ne connaissons pas
l’estimation de la consommation quotidienne de la population algérienne en tartrazine mais
nous savons parfaitement que ce colorant est utilisé par la ménagère pour la préparation
quotidienne des plats culinaires et que les colorants synthétiques représentent 90% des
colorants utilisés dans les aliments industriels, dont la tartrazine, qui se trouve principalement
dans les boissons et les jus de fruits (Husain et al., 2006).
Cependant, il est nécessaire de mener des enquêtes alimentaires dans les pays en voie
de développement en utilisant des données locales car le taux des substances chimiques
présentent dans les aliments et la consommation des aliments industrialisés est différente d’un
pays à l’autre. Donc, pour la caractérisation du risque dans les pays en voie de
développement, il est généralement recommandé de comparer les données recueillies de
l’exposition de la population locale avec les données établies par les groupes d’experts
internationaux (Chen, 2004).

158
 

 
 
Conclusion 
 
 
 
 
   
Conclusion

Conclusion
Notre travail s’inscrit dans le contexte d’une évaluation du risque toxicologique de la
tartrazine sur certaines fonctions et organes chez la souris Swiss. Nous avons analysé l’impact
de la consommation subchronique de la tartrazine aux doses de 0,1, 0,45, 1 et 2,5% sur les
paramètres hématologiques, les paramètres biochimiques sériques, sur la fertilité et sur la
structure histologique de certains organes.
Les résultats de la toxicité orale subchronique de la tartrazine obtenus lors du suivi des
animaux indiquent que la tartrazine diminue le gain pondéral chez tous les groupes de souris
femelles traitées ainsi que chez les mâles traités à 2,5%. Elle augmente la consommation des
liquides (solution de tartrazine) et diminue celle de l’aliment chez tous les animaux
expérimentaux. Ce colorant provoque une forte agressivité et une agitation chez les mâles du
groupe traités à 1 et 2,5%. La tartrazine induit également une diminution du poids absolu et
relatif des glandes salivaires et une augmentation du poids absolu et relatif des reins chez les
animaux mâles traités à 2,5% de tartrazine. Chez les femelles des groupes traités à 1% et 2,5%
de tartrazine, on note une diminution du poids absolu du cerveau, du foie et des reins chez le
groupe traités à 1%. Le poids absolu et relatif des reins est également diminué chez le groupe
traité à 0,45%

L’étude hématologique montre que la tartrazine provoque une augmentation


significative du taux des globules rouges, de l’hémoglobine et de l’hématocrite chez les mâles
du groupe à 2,5% de tartrazine. Ces mêmes paramètres sont également augmentés chez les
femelles mais de manière non significative. La tartrazine provoque une polyglobulie suite à
une hémoconcentration résultant d’une déshydratation.
L’analyse hématologique montre également une diminution très significative du
nombre des leucocytes chez tous les mâles expérimentaux et chez les femelles du groupe à
2,5%, traduisant une leucopénie.

Les dosages biochimiques montrent une diminution du taux des protéines totales chez
les mâles et les femelles du groupe à 0,1, 0,45 et 1% et une augmentation de ce taux chez le
groupe à 2,5%. On note également une hypoglycémie chez les mâles et les femelles du groupe
à 2,5%, une augmentation des triglycérides chez les femelles du groupe à 2,5% et les mâles du
groupe à 1%. Par ailleurs, une augmentation de l’albumine, de la bilirubine totale, de l’urée,
de la créatinine, de l’acide urique, des transaminases, de la phosphatase alcaline, de la ‫ץ‬GT est
constatée chez les mâles et les femelles du groupe à 2,5%. L’augmentation significative du

159
Conclusion

taux de la phosphatase alcaline a aussi été remarquée chez les mâles et les femelles du groupe
à 0,45% de tartrazine. La ‫ץ‬GT est également augmentée chez tous les groupes expérimentaux
femelles. Ces résultats traduisent donc une altération de la fonction hépatique et rénale ainsi
qu’une perturbation des métabolismes glucidique et lipidique.

Les résultats de l’étude des conséquences de l’ingestion subchronique sur le potentiel


reproducteur des souris mâles montrent que la tartrazine à dose de 2,5% induit une diminution
de l’index de fertilité, du nombre des spermatozoïdes au niveau des testicules et des
épididymes , une diminution de la mobilité des spermatozoïdes, une augmentation des
anomalies morphologiques ainsi qu’une altération de la structure histologique des testicules
chez les mâles. Nos résultats montrent aussi une dystrophie du tissu conjonctif des tubes
séminifères des animaux traités à 0,1% et à 0,45% et un début d’atrophie du tissu conjonctif
des animaux traités à 1%. Le poids des nouveau-nés issus de tous les groupes traités est
diminué ainsi que la taille des nouveau-nés issus des groupes mâles traités à 0,45, 1 et 2,5%
pendant la période de la lactation.
La tartrazine affecte donc le potentiel reproducteur des mâles et la croissance des
nouveau-nés.

Les résultats de l’étude histologique révèlent:


Au niveau du foie, une dégénérescence hydropique modérée chez les groupes à 1% et
à 2,5% et une dégénérescence hydropique faible chez les groupes à 0,45% et chez les femelles
du groupe à 0,1%. Ces anomalies traduisent une atteinte de la fonction hépatique.
Au niveau du rein, une insuffisance rénale chronique a été remarquée chez tous les
animaux traités à 1 et à 2,5% ainsi qu’une dégénérescence hydropique chez les animaux
traités à 0,1% et à 0,45%.
Au niveau du cerveau, des œdèmes avec congestion des vaisseaux sanguins ont été
observés au niveau de la couche moléculaire du cortex cérébral de tous les animaux mâles et
femelles traités à la dose de 2,5% et 1% ainsi que chez deux animaux mâles traités à 0,45% et
un animal mâle traité à 0,1%. Une hyperplasie des cellules gliales est également observée
chez un mâle et une femelle traités à 2,5%.
Au niveau de la rate, les observations microscopiques montrent une dystrophie des
travées du tissu conjonctif de la pulpe blanche, de la pulpe rouge et des sinus veineux ainsi
qu’un dépôt important de l’hémosidérine chez les groupes traités à 0,45, 1 et 2,5%.

160
Conclusion

Au niveau de l’intestin, une atrophie villositaire partielle associée à une jéjunite


chronique active a été notée chez les femelles et une jéjunite chronique active chez les mâles
des groupes traités à 0,45, 1 et 2,5%.
L’observation microscopique des coupes histologiques des ovaires ne révèlent aucune
anomalie. Par contre, au niveau de l’utérus, on a observé une désorganisation glandulaire de
l’endomètre qui ne semble pas dépendante de la tartrazine ingérée.
L’ensemble de ces résultats suggère qu’au-delà de la DJA, la tartrazine a un potentiel
toxique très important car elle modifie le comportement des animaux, induit un phénomène
d’hémoconcentration, une leucopénie, un dysfonctionnement hépatique et rénal, une altération
de l’architecture du cerveau, de la rate et de l’intestin ainsi que celle de la fonction de
reproduction chez les mâles. La dose de 0,1% semble être sans effet.
La poursuite des recherches peut se décliner en plusieurs points :
1) Estimer la concentration de la tartrazine dans les jus de fruits et les boissons
commercialisés dans notre pays sachant que ces types de produits sont très
appréciés par les jeunes enfants et les adolescents.
2) Effectuer des enquêtes alimentaires pour estimer la consommation journalière de
ce colorant par la population algérienne particulièrement par les enfants.
3) Explorer la fonction rénale sur un nombre plus élevé d’animaux en tenant compte
des dosages urinaires.
4) Réaliser des tests neurologiques plus approfondis.
5) Etudier l’effet génotoxique de la tartrazine.

161
 

 
 
Références 
bibliographiques 
 
 
   
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Annexes 
 
 
 
 
 
1. Publication

N. Mehedi, S. Ainad-Tabet, N. Mokrane, S. Addou, C. Zaoui, O. Kheroua and D. Saidi.


Reproductive Toxicology of Tartrazine (FD and C Yellow No. 5) in Swiss Albino Mice.
American Journal of Pharmacology and Toxicology 4 (4): 128-133, 2009.

2. Communication

Mehedi N, Ainad-Tabet S, Chekroun A, Kheroua O. Saidi D. L’ingestion subchronique du


colorant alimentaire la tartrazine (E-102) modifie les paramètres biochimiques sériques et la
fertilité chez la souris Swiss. Journées Scientifiques de Nutrition et Technologie Alimentaire
organisées le 12 et 13 novembre 2007.

Mehedi N, Ainad-Tabet S, Mokrane N, Alami O, Guendouz M, Zaoui C, Kheroua O, Saidi


D. L’ingestion subchronique de la tartrazine affecte la fertilite de la souris swiss. Congrès
International de Nutrition organisé le 22 et 23 mai 2011.
American Journal of Pharmacology and Toxicology 4 (4): 128-133, 2009
ISSN 1557-4962
© 2009 Science Publications

Reproductive Toxicology of Tartrazine (FD and C Yellow No. 5)


in Swiss Albino Mice
1
N. Mehedi, 1S. Ainad-Tabet, 1N. Mokrane, 1S. Addou, 2C. Zaoui,
1
O. Kheroua and 1D. Saidi
1
Laboratory of Physiology of Nutrition and Food Safety,
University of Oran, Oran, Algeria
2
Laboratory of Developmental Biology, Department of Biology,
University of Oran, Oran, Algeria

Abstract. Problem statement: Tartrazine (FD and C Yellow No. 5) is an orange-colored widely used
in food products, drugs and cosmetics. This color has a potential toxicological risk. The current study
evaluated the effect of sub-chronic consumption of tartrazine on the male reproductive system.
Approach: Tartrazine was administered to adult male mice in drinking water at doses of 0, 0.1, 1 and
2.5% for 13 weeks. After that period, the weights of testes, epididymides and seminal vesicles were
determined. Sperm counts in the testis and epididymides, motility, morphology and testis histology
were assessed. Results: Body weight gain, absolute and relative testis, epididymis and seminal vesicles
weights did not change. However, sperm count was decreased and sperm abnormalities were increased
in the 2.5% tartrazine treated groups compared to the control. Sperm motility and histological changes
in testis were observed in the middle and high treated groups. Conclusion/Recommendations: We
concluded that excessive tartrazine consumption can have adverse effects on the male reproductive
function. We suggested conducting surveys among the population to estimate their daily intake.

Key words: Subchronic toxicity, tartrazine, sperm counts, motility, morphology, mouse

INTRODUCTION affecting atopic individuals[3-7]. A number of data


describing tartrazine-related hyperactivity in children[8]
Synthetic organic dyes were developed to provide a and induced DNA damage in the colon of mice at doses
more economical and extensive array of colorants. By close to the ADI[9]. Prolonged use of this dye increases
the early 1990’s, natural and synthetic color additives the number of gastric mucosa lymphocytes and
were used extensively to color foods, drugs and eosinophils of Wistar rats[10].
cosmetics. Color is an important characteristic and Previous reports on the teratogenicity/ reproduction
selection criterion for food choice. Studies have toxicity of tartrazine suggested that there are no
highlighted this importance and have shown how treatment-related effects on fertility, gestation,
selection may change among certain populations and parturition and lactation at 5% in the diet in rats and
over time[1]. mice[11,12]. Also, Collins et al.[13] found that tartrazine
Tartrazine (FD and C Yellow No. 5) is a monoazo
produced nor toxic and teratogenic effect in rats fed by
pyrazolone dye, used mainly to color several foods such
gavage (60-1000 mg kg−1 day−1) and Collins et al.[14]
as soft drinks, juices, biscuits, ice creams, sauces,
mustard, snacks, decoration and coatings, flavored reported the same effects in drinking water (0.05-0.7%)
processed cheese, drugs and cosmetics (shampoos, in rats. Study on reproductive and neurobehavioral
colognes, toothpastes, soaps). In addition, this food toxicity of tartrazine in mice showed that at the dose of
colorant is many used in cooking in developing 0.45% of tartrazine in the diet produced a few adverse
countries as a substitute for saffron. The Acceptable effects in neurobehavioral parameters during the
Daily Intake (ADI) for humans is 0-7.5 mg kg−1 body lactation period[15]. These multigenerational studies
weight[2]. may not be sensitive in humans. In fact, rats and rabbits
Tartrazine has been implicated as the food additive remain fertile after a reduction in sperm counts of more
most often responsible for allergic reactions; chiefly than 90%.
Corresponding Author: Djamel Saidi, Laboratory of Physiology of Nutrition and Food Safety, University of Oran, Oran,
Algeria Fax: 213 41513025 Tel: 213 550231610
128
Am. J. Pharm. & Toxicol., 4 (4): 128-133, 2009

Nevertheless, so far there are no studies on the effect dislocation. Testes, epididymides were weighed
of tartrazine on the testicular toxicity or on the function immediately. The left epididymis was excised and
of the male reproductive system. Mangelsdorf et al.[16] placed in a Petri dish containing saline solution (Nacl
indicated that histopathology and reproductive organs 0.9%). The tail region tissue was minced with scalpels
weights analyses provide the best means for detecting for approximately 1min and placed in a 37°C
substances that potentially affect male fertility and that incubator for 15 min, prior to determining sperm
sperm analysis reflects the results obtained by motility. The suspension was stirred; one drop was
histopathology and measurement of organ weights. placed in a hemocytometer. At least 10 microscopic
Therefore, the present report, it is to show that fields were observed at 400x magnification using a
tartrazine affects the functions of the male reproductive standard optical microscope and the percentage of
system. motile sperm was determined[17].
The sperm morphology was assessed by smearing
MATERIALS AND METHODS the sperm suspension (in 20 µL saline solution) onto a
glass slide. Once air-dried, the cells were fixed in 96%
Chemicals: Tartrazine (C.I. 19140, CAS No 1934-21- ethanol for 5 min, stained with 0.5% gentian violet and
0, Mw 534.37, synonyms: E 102, Food yellow 4, FD rinsed with distilled water. A minimum of 600
and C yellow No.5) is an azo dye with the chemical spermatozoa were examined from each sample under a
formula 4 5-Dihydro-5-oxo-1-(4-sulfophenyl)-4-((4- light microscope[17].
sulfophenyl) azo)-1H-pyrazole-3-carboxylic acid,
trisodium salt was obtained from Courtex International, Assessment of sperm production: The right
France. Purity of at 86.7% was guaranteed by the epididymis and the right testis were frozen
manufacturer. TritonX-100 was purchased from Sigma, immediately at -80°C after weighing until evaluation.
USA, hematoxylin and eosin stains were purchased After thawing at room temperature, the head
from Merck, Germany. epididymis and the testis were homogenized in 5
or 10 mL of a solution of 0.9% NaCl containing
Animals and treatments: The studies were conducted 0.05 mL Triton X-100. The testis and epididymis
on male Swiss albino mice, 4 weeks old and weighing homogenates were diluted with 1.5 mL of the same
(20±2.01) g. They were kept under conditions of solution and spermatozoa and spermatids were
ambient room temperature and relative humidity. counted at 400x in a hemocytometer. Five counts per
Tartrazine was diluted in water. Mice were divided into sample were averaged[18].
four groups of then animals each. The first group was
given drinking water as a control, the second the Histologic examination: Histologic examination of
drinking water containing 0.1% tartrazine, the third the testis was performed. The left testis was fixed in
drinking water containing 1% tartrazine and the fourth formalin-buffer. Six microns thick paraffin sections
the drinking water containing 2.5% tartrazine each for were stained with hematoxylin and eosin and examined
13 weeks. Standard food pellets diet and water were by light microscopy.
given ad libitum for the duration of the experiment.
Food and water were measured every day and body Statistical analysis: The data is expressed as mean ±
weight weekly. SE. Statistical test one way ANOVA was applied to
find significant difference between values of various
Reproductive performance study: For the study of parameters recorded for control and treated animals.
fertility and general reproductive performance, groups p<0.05 was considered statistically significant.
of tartrazine-treated mice, six males per dose group,
were mated 1:1 with untreated females for 1 week. RESULTS
Females were then separated and allowed to gestate to
term. For females that failed to deliver a litter, this Food and liquid consumption: Food consumption
was considered as a sign of male infertility whereas values were significantly decreased at all experimental
litter delivery indicated male fertility. Litter size and groups compared to control. However, liquid
weight after 7, 14 and 28 days of growth were consumption was increased at all experimental groups
examined. (data not shown). The average (±SE) tartrazine intake
calculated from liquid consumption, in mg kg−1 day−1,
Evaluation of sperm motility and morphology: was (173.9±0.25), (1767.8±0.32), (5541.4±0.47) for
After mating, male mice were killed by cervical 0.1, 1 and 2.5% tartrazine groups, respectively.
129
Am. J. Pharm. & Toxicol., 4 (4): 128-133, 2009

Body and reproductive organ weights in male adult Morphological abnormalities involved the sperm
mice: Body weight gain was significantly increased in head (amorphous, macro-or microcephaly) and the
1% tartrazine (p<0.05) (Table 1). This increased body sperm flagellum (entangled, twisted, coiled, with
weight gain is not evidence related dose. A decrease of ANSA). The percentage morphologically normal
relative testis and seminal vesicles weight were spermatozoa were significantly affected in 2.5% dose
observed in all treated groups compared to control but level of tartrazine (p<0.01).
not statistically significant. However, their absolute
weight did not change (Table 2).
Histology of the testis: Histological examination
revealed that semniferous tubules were not identical
Reproductive performance: The reproductive
with conjunctive tissue dystrophy in animals testes
performance of male mice treated with tartrazine is
shown on Table 3. Male mating index was decreased in treated with 0.1% tartrazine. Intercellular connections
the 2.5% treated groups compared to the control values. were reduced and imperfect and dilation in some
Weight and litter sizes were, however, decreased in semniferous tubules of testis mice treated 1% tartrazine.
comparison to litters sired from control males. Significant damage was observed in testis mice treated
Monitoring of body weight provides an index of general with 2.5% tartrazine; extensive disruption in
health status of the animals and such information may semniferous tubules, widening of the interstitial spaces
also be important for the interpretation of reproductive and loss leydig cells. Spermatogenic cells are affected
health. and then depleted with absence of spermatozoa in the
lumen (Fig. 1).
Sperm parameters: Sperm parameters are shown in
Table 4. Total number of spermatids count was Table 3: Fertility and reproductive parameters after 7, 14 and 28 days
reduced significantly in the mice administered 2.5% in offspring
tartrazine (p<0.01). Sperm concentration in Parameters Control 0.10 (%) 1.00 (%) 2.50 (%)
epididymides was reduced in all treated groups but Mating index φ 6/6(100) 5/6(83) 6/6(100) 4/6(67)**
Average 8.16±0.70 7.25±2.09 5.50±1.26 6.16±2.02
sperm epididymis reserves were reduced significantly
litter number
only in mice treated with 2.5% tartrazine (p<0.01). No. of offspring 49 34 30.0 37
The percentage motility was reduced in 1 and 2.5% Weight (g)#
treated groups (p<0.01). 7 days 4.06±0.10 3.63±0.1* 4.67±0.12** 3.80±0.09
14 days 7.02±0.09 5.89±0.18** 7.25±0.26 6.00±0.28**
Table 1: Effects of oral ingestion of tartrazine on body weight in 28 days 16.37±0.47 13.64±0.46** 13.86±0.88* 14.96±0.64
adult male mice Litter size (cm)#
Concentration (%) 0 0.1 1 2.5 7 days 6.86±0.13 6.76±0.09 7.62±0.09** 7.37±0.10**
Starting body 19.37±0.77 18.82±0.99 20.13±1.00 21.29±1.21 14 days 10.36±0.11 8.97±0.15** 9.24±0.25** 10.42±0.22
weights (g) 28 day 15.50±0.14 15.35±1.17 14.14±0.34** 14.23±0.41**
Final body 37.91±1.73 35.30±0.69 42.70±1.04 38.62±0.59 φ
weights (g) : No. of males producing a pregnant female/No. of males cohoused
Body weight 18.54±2.05 17.05±0.94 24.16±1.27* 17.04±0.67 with females; Values are represent mean ± SE of six mice (n = 6);
#
gain (g) : Statistic effectuated on 30 offspring for weight and litter size,
Values are represent mean ±SE of then mice (n = 10); *: Significantly n = 30; *: Significantly different from control value (p<0.05); **:
different from control value (p<0.05) Significantly different from control value (p<0.01)

Table 2: Effects of oral ingestion of tartrazine on reproductive organs Table 4: Sperm parameters in male mice treated with tartrazine
weight in adult male mice Control 0.10 (%) 1 (%) 2.5 (%)
Concentration (%) Testes Epididymides Seminal vesicles Spermatozoa count
Absolute weight (g) Per epididymis 2.88±0.37 2.40±0.65 2.00±0.10 0.60±0.09**
0.00 0.20±0.01 0.09±0.01 0.33±0.03 (x106)
Per g epididymis 48.92±5.01 26.41±3.20** 28.76±2.64* 11.87±3.35**
0.01 0.22±0.01 0.11±0.02 0.31±0.03
(x106)
1.00 0.21±0.01 0.09±0.01 0.33±0.04
Spermatid count
2.50 0.22±0.01 0.09±0.01 0.34±0.03
Per testis (x106) 3.96±0.10 3.91±0.38 3.96±0.48 1.40±0.10**
Relative weight (% bw) Per g testis (x106) 15.92±1.16 8.52±1.04 8.45±1.08 7.22±0.10*
0.00 0.59±0.04 0.26±0.05 0.92±0.05 Motile sperm (%) 83.33±6.62 84.83±1.76 56.00±5.54** 56.50±4.86**
0.01 0.57±0.04 0.28±0.04 0.81±0.08 Abnormal forms (%) 14.67±0.99 12.25±0.70 15.17±3.09 28.00±1.57**
1.00 0.55±0.03 0.24±0.02 0.83±0.09 Values are the mean ± SE of six mice (n = 6); *: Significantly
2.50 0.55±0.02 0.24±0.03 0.85±0.08 different from control (p<0.05); **: Significantly different from
Values are represent mean ± SE of six mice (n = 6) control (p<0.01)

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DISCUSSION

In the present study administration of tartrazine in


drinking water decreased the number of testis and
epididymal spermatozoa motility and induced
abnormalities sperm and damage in testis structure.
Increase body weight gain in 1% tartrazine treated
(a) group seemed non dose-related.
The testicular sperm counts and daily sperm
production are important indicators for investigators to
detect the adverse effects of various factors on
spermatogenesis[19]. Our results suggest that tartrazine
at the dose of 2.5% in drinking water significantly
reduces epididymal and testicular sperm counts
including morphological abnormalities. However, the
motility was both decreased in 1 and 2.5% treated
(b) groups. These findings were similar to data from
AbdelAziz et al.[20] showed that after 5 daily p.o
administration of erythrosin FD and C Red No. 3) at
dose of 680 and 1360 mg kg−1 affect the count and
motility of epididymal sperm and increased the
incidence of sperms with abnormal head. These show
that synthetic food colorants may affect the
reproductive function.
Even though in the multigenerational reproductive
(c) toxicity studies, the tartrazine seems not to affect the
reproductive system since the animals were still
fertile[11-14], this present study shows that there is
decrease in mating index in 2.5% treated groups. The
weight offspring from all treated groups was decreased
and their size was reduced only in 1 and 2.5% treated
groups during the lactation period. It therefore seems
that the differences caused by tartrazine treatment.
However, Tanaka et al.[21] showed the average body
(d) weight of male and female offspring was increased
significantly in the low-dosed group (0.15% of
Fig. 1: (a) Testis from control mouse showing tartrazine) throughout the lactation period. This study
circumscribed semniferous tubules with intact attributed that the differences of offspring weight
Basement Membranes (BM). Note the between the control and low-dosed groups were caused
Spermatogonia (Sg), Spermatids (Sd), Sperm not by tartrazine treatment but by the body size at birth.
(S) and interstitial cells of Leydig (L). (b) testis The histological changes are severely affected in
from mouse treated with 0.1% tartrazine the testis of 2.5% treated groups. We noted a widening
showing the different stages of spermatogenesis of the lumen of the semniferous tubules due to
and spermatogenesis with lumen containing spermiogenesis stopping and lack of spermatozoa. Also
sperm (S). Note the interstitial cells of Leydig a widening of the interstitial spaces and loss leydig cells
(L) and interstitial space (I), (c) note a wide of were shown. Our results showed that the intercellular
interstitial space and dilation of some connections were reduced and imperfect as well as
semniferous tubules. (d) testis from mouse degeneration in some semniferous tubules of testis mice
treated with 2.5% tartrazine showing widening treated 1% tartrazine. The dose-levels of tartrazine in
of the interstitial spaces (I) and lumina of the the present study produced adverse effect on testis
semniferous tubules (N), loss Leydig cells (L). structure. Studies on evaluating effects of chemicals on
A magnification x250, b, c and d magnification male fertility indicated that testis histopathology is the
x100 most sensitive parameter for detecting any effect[16,22].
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Am. J. Pharm. & Toxicol., 4 (4): 128-133, 2009

The present study shows that tartrazine has toxic 3. Bhatia, M.S., 2000. Allergy to tartrazine in
effects on the testis and the epididymides of Swiss psychotropic drugs. J. Clin. Psychiatry, 61: 473-476.
Albino mice when it is administered at high doses http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10937604
equivalent to 5541.4 mg kg−1 day−1 and it also affects 4. Ardern, K.D. and F.S. Ram, 2001. Tartrazine
testis structure and sperm motility at middle doses exclusion for allergic asthma. Cochrane Database
equivalent to 1767.8 mg kg−1 day−1. These doses level Syst. Rev., 4: CD000460.
were in excess of the ADI of tartrazine (0-7.5 mg kg−1 http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11687081
body weight). Really, we don’t know our daily intake 5. Bourrier, T., 2006. Intolerance and allergy to
of tartrazine in food but we know that foodstuffs colorants and additives. Revue Française
contain 90% artificial food additives and that tartrazine D’allergologie et D’immunologie Clinique, 46: 68-79.
is present in most foodstuffs especially in drinks and DOI: 10.1016/j.allerg.2005.12.002
juices[23]. 6. Inomata, N., H. Osuna, H. Fujita, T. Ogawa and
However, it is necessary in developing countries to Z. Ikezawa, 2006. Multiple chemical sensitivities
following intolerance to azo dye in sweets in a 5-
conduct their own exposure assessment using domestic
year-old girl. Allergol. Int., 55: 203-205.
data. This is because the level of chemicals in food and
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17075259
also the food consumption pattern are different from 7. Hannuksela, M. and T. Haahtela, 2009. Food
country to country. Therefore, in conducting risk additive hypersensitivity--near myth. Duodecim;
characterization in developing countries, it is generally Lääketieteellinen Aikakauskirja, 125: 527-532.
recommended to compare the local exposure data with http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19385342
the safe intake level developed by international expert 8. Rowe, K.S. and K.J. Rowe, 1994. Synthetic food
groups[24]. coloring and behavior: Adose response effect in a
double-blind, placebo-controlled, repeated
CONCLUSION measures study. J. Pediatr., 125: 691-698.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7965420
In conclusion, the present data demonstrate that 9. Sasaki, Y.F., S. Kawaguchi, A. Kamaya, M. Ohshita and
sub-chronic ingestion of tartrazine in drinking water K. Kabasawa et al., 2002. The comet assay with 8
can produce adverse effects on fertility, reproductive mouse organs: Results with 39 currently used food
performance and sperm parameters in male mice at 1 additives. Mutat. Res., 519: 103-119.
and 2.5% of tartrazine. Above the ADI, tartrazine http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12160896
possess adverse effects, it is necessary to carry out 10. Moutinho, I.L.D., L.C. Bertges and R.V.C. Assis,
surveys among the population for estimate their daily 2007. Prolonged use of the food dye tartrazine (FD
intake of additives. and C yellow n°5) and its effects on the gastric
mucosa of Wistar rats. Braz. J. Biol., 67: 141-145.
DOI: 10.1590/S1519-69842007000100019
ACKNOWLEDGMENT 11. Borzelleca, J.F. and J.B. Hallagan, 1988. Chronic
toxicity/carcinogenicity studies of FD and C
This research was supported by the Ministry of Yellow No. 5 (tartrazine) in rats. Food Chem.
Higher Education and Scientific Research (MESRS, Toxicol., 26: 179-187.
Algeria). Ms. SACI Malika is gratefully acknowledged http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3366418
for her corrections of the manuscript. 12. Borzelleca, J.F. and J.B. Hallagan, 1988. A chronic
toxicity/carcinogenicity study of FD and C Yellow
REFERENCES No. 5 (tartrazine) in mice. Food Chem. Toxicol.,
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