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7 000 EXPRESSIONS,
LOCUTIONS,
PROVERBES
DU GREC MODERNE
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7 000 EXPRESSIONS,
LOCUTIONS,
PROVERBES
DU GREC MODERNE
Georges Brillouët
Anna Kokkinidou-Maxime

Avec la collaboration de
Jean Lallot

Seconde édition
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Tous droits de traduction, d’adaptation et de reproduction


par tous procédés réservés pour tous pays.

© Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’École normale supérieure, 2004, 2008


45, rue d’Ulm – 75230 Paris cedex 05
www.presses.ens.fr

978-2-7288-3845-5
ISBN 978-2-7288-0407-8
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PRÉFACE

Sous un titre modeste, Expressions, locutions, proverbes du grec


moderne, Georges Brillouët, Anna Kokkinidou-Maxime et Jean
Lallot nous donnent un petit trésor dont les néohellénistes ne
sauraient leur être trop reconnaissants : 736 pages, constituant
un très riche corpus d’idiotismes grecs.
L’ouvrage est issu d’une constatation que tous les néohellénistes
de langue maternelle française sont très rapidement amenés à
faire. Il ne suffit pas, pour connaître la langue, de bien posséder la
morphologie et de maîtriser un lexique usuel même important. Dès
que l’on s’aventure dans la conversation courante, celle par exemple
qu’on entend dans les dialogues de films, ou dès que l’on entreprend
de traduire des textes littéraires écrits dans une langue proche
du grec oral, comme Le Troisième Anneau de Costas Taktsis, on
rencontre une foule d’expressions dont la signification ne peut se
tirer du sens des éléments qui les composent. Les dictionnaires de
version dont on dispose en français ne sont pas d’un grand secours ;
la plupart des expressions que l’on cherche n’y figurent pas.
Bien sûr, les locuteurs natifs du grec comprennent bien ces
expressions – à condition qu’elles soient encore en usage –, mais
ils ne peuvent généralement les rendre qu’approximativement,
faute d’avoir une maîtrise suffisante du français. Georges Brillouët,
Anna Kokkinidou-Maxime et Jean Lallot ont donc mis en commun
leurs compétences linguistiques pour élaborer ce recueil. Et, par
un scrupule scientifique très louable, ils ne se sont pas limités à
cette collaboration franco-hellénique qui avait déjà porté de beaux
fruits dans une première version de l’ouvrage. Ils ont soumis leur
travail à une large équipe de relecteurs néohellénistes grecs et fran-
çais et ont intégré dans ce nouveau texte beaucoup des observations
qui leur ont été faites.
Le livre doit d’abord être consulté, comme un dictionnaire. Mais il
faut aussi, je crois, le parcourir un peu au hasard, pour le plaisir.
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Préface VI

Et là, beaucoup de bonnes surprises nous attendent. À tout moment,


le néohelléniste, débutant ou chevronné, est amené à se dire :
« Tiens, voilà qui est bien trouvé, je n’y aurais pas pensé. »
On est frappé par le très grand nombre d’expressions recensées.
On pourra penser – et ce sera sans doute la réaction de certains
hellénophones – que tous les proverbes donnés ici ne sont pas d’un
usage courant aujourd’hui. Mais il faut songer qu’un ouvrage
comme celui-ci n’enregistre pas seulement l’état actuel du grec :
quel dictionnaire ne donne que les mots généralement compris au
moment de sa parution ?
Cet ouvrage est une aide précieuse pour la traduction de divers
textes en grec moderne, langue protéiforme, comme on sait. Outre
des proverbes qui témoignent abondamment de la verve narquoise du
peuple grec, on trouvera nombre d’expressions grecques anciennes
qui peuvent apparaître dans le discours courant non érudit. La
langue d’aujourd’hui transporte en effet, comme une rivière charrie
des branches arrachées dans une lointaine montagne, tel fragment
de Sophocle (evrw" anivkate mavcan), telle moralité ésopique (druov"
pesouvsh" pa" anhvr xuleuvetai), telle phrase de l’Évangile (agrovn
hgovrase). Et aussi, mais plus rarement, quelques allusions aux
réalités contemporaines, comme cette barbe clairsemée qui ressemble
à une manifestation ratée : gevnia san apotuchmevnh diadhvlwsh !
Le second sujet d’admiration – sans doute le plus incontestable – est
pour nous le soin apporté aux traductions, pour la plupart bien
trouvées. Les auteurs ont procédé méthodiquement en trois temps :
1. établissement d’un rendu mot à mot lorsqu’il était possible ;
2. proposition de traduction équivalente en « bon français » ;
3. indications sur l’emploi ou les emplois de l’expression.
L’utilisateur francophone souhaite d’abord être informé sur le
point 3, car c’est celui que les dictionnaires négligent le plus
souvent et que, comme on dit, l’usage seul enseigne. Comment un
étranger non averti pourrait-il soupçonner les conditions d’emploi
d’une expression qui se traduit mot à mot par : « Les autres aussi
vont par ici » (apov dw pan∆ k∆ oi avlloi) ? Le présent lexique nous
apprend que cela signifie : « On en a fini », « L’affaire est vite
réglée », et qu’on le dit pour un départ, une issue rapide.
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VII Préface

Les équivalents se distinguent par leur évidence, signe que l’on ne


saurait mieux dire en français. Même quand on sent la signification,
on est souvent tenté par un mot à mot qui se révèle maladroit en
contexte. On pourra reprendre à ce propos la série des locutions dans
lesquelles entre le mot elpivda. Même si une traduction littérale
conviendrait à la rigueur, les équivalents proposés sont bien plus
naturels en français : « Il a répondu à mon attente » au lieu du
mot à mot « Il a justifié mes espoirs », « Il met ses espoirs dans… »
au lieu de « Il fait reposer ses espoirs sur… », « L’espoir fait vivre »
au lieu de « L’homme vit d’espoir », etc.
Que l’on fasse l’expérience et que l’on tente d’improviser une
traduction des expressions dont on connaît – ou croit connaître –
le sens. Il est rare que l’on trouve immédiatement une aussi bonne
traduction. Prenons, par exemple, la phrase à l’impératif : mavzeye
th glwvssa sou, qui évoque une langue qui a tendance à vagabonder
et qu’il faut ramener à plus de prudence. Les auteurs proposent,
tout simplement, « Fais attention à ce que tu dis ! », qui correspond
exactement à la banalité de la locution grecque. Si l’on fait main-
tenant l’expérience inverse et que l’on tente de retrouver le grec à
partir du rendu français, il est peu probable que l’on tombe juste. Et
ce sera pour l’apprenant une heureuse prise de conscience du chemin
qui reste à parcourir avant de maîtriser la langue. L’index français
en fin d’ouvrage devrait être d’une grande utilité pédagogique.
Mais en dehors de cet usage systématique du livre pour l’auto-
apprentissage, on peut en faire d’autres lectures plus détendues et
tout aussi instructives. Si l’on s’attache aux proverbes, on y verra
transparaître certaines particularités de l’esprit grec. Le peuple
qui crée les proverbes semble préférer le concret à l’abstrait et une
certaine « théâtralisation » à la constatation ou à l’injonction. Un
dicton peut en une seule phrase résumer une scène absurde. Par
exemple : « On fit roi le romanichel et lui, il demandait une enclume »
(To guvfto ∆kanan basiliav, ki autov" zhtouvse amovni). Assurément,
cela parle bien plus à l’imagination que notre « Chassez le naturel,
il revient au galop ». Encore une amusante mise en scène : « Un
homme reçut un âne en cadeau, mais lui, il regardait les dents de
la bête » (Kavpoiou tou cavrisan gavidaro ki autov" ton koivtaze sta
dovntia). Dans l’équivalent français, le regard moqueur du conteur
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Préface VIII

populaire fait place à une vision objective, mais un peu fade : « À


cheval donné on ne regarde pas la bouche. »
Proverbes et expressions nous renseignent plus que toute autre
chose sur la mentalité de la société traditionnelle d’un peuple. Il n’est
que de passer en revue les locutions où entre le terme gunaivka
pour sentir chez les Grecs une certaine misogynie, au moins lexicale :
« Mer ou femme, c’est tout comme » (c’est-à-dire qu’il faut se méfier
de l’une comme de l’autre), « La femme se soumet à l’homme »,
« Les femmes comme les poissons se mangent avec les mains », « À
la femme, comme au cheval, il faut un bon cavalier », « Femme
sans muselière, malheur à qui l’épouse ».
Tous les proverbes n’ont pas cette saveur et certains nous semblent
plus « européens » que grecs. Malgré tout, il fallait les recenser, ne
serait-ce que pour nous rassurer. En disant : « Quand le chat n’est
pas là, les souris dansent » (Otan leivpei h gavta, coreuvoun ta pontivkia)
ou « Tous les chemins mènent à Rome » (Oloi oi drovmoi odhgouvn sth
Rwvmh), on n’énonce rien d’incongru en grec.
À côté d’une lecture sélective qui s’attache à un genre particulier, on
peut aussi, comme dans un dictionnaire encyclopédique que l’on
feuillette, explorer les régions voisines du mot que l’on cherche ou
utiliser les renvois d’un terme à l’autre pour enrichir sa connaissance
de la langue. Une expression transparente comme Kavqetai pavnw
s∆ anammevna kavrbouna (« Il est assis sur des charbons ardents »)
nous renvoie à une autre qui l’est bien moins : Na kaouvn ta kavrbouna
(« Que brûlent les charbons ! »), qui se dit au cours d’une fête qui
bat son plein, et aussi à l’article agkavqi, puisque l’on peut également
être assis sur des épines, ce qui n’est guère plus confortable. En
exploitant systématiquement ces renvois, on pourrait faire un
intéressant voyage à travers les idiotismes et y apercevoir un assez
grand nombre de « faux amis ».
Le « Brillouët-Kokkinidou » a désormais une place de choix dans la
bibliothèque du néohelléniste français. Il ne faudra pas se contenter
de le consulter à l’occasion, mais bien en faire progressivement une
lecture systématique afin d’affiner sa connaissance d’une langue
que l’on n’a jamais fini d’apprendre.

Henri TONNET
Professeur de grec moderne à l’université de Paris-Sorbonne
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INTRODUCTION

L’étudiant en grec moderne, après avoir passé deux ou trois années


à assimiler les éléments fondamentaux de la langue (morphologie,
syntaxe simple, vocabulaire de base), doit enrichir ses connaissances
au contact de la langue réelle aussi bien dans son usage oral
quotidien que dans ses usages écrits (littéraires, administratifs ou
journalistiques). Les formes orales de la vie courante et les formes
littéraires ont fréquemment recours à des expressions idiomatiques,
dont le sens précis et les conditions d’emploi spécifiques restent le
plus souvent impénétrables pour le néohelléniste encore peu expé-
rimenté. Nous ne traiterons pas ici des textes administratifs et
journalistiques, qui présentent des difficultés spécifiques – syntaxe
complexe, recours fréquent à des lexiques techniques – et, dans le
cas des journaux, une forte sensibilité aux phénomènes de mode.
L’existence de ces expressions idiomatiques n’est nullement propre
à la langue néohellénique. Toute langue vivante – l’anglais dans le
colloquial English, l’allemand dans l’Umgangssprache… – utilise
des expressions, métaphores ou proverbes, dont la caractéristique
commune est que leur sens global ne peut se déduire du sens indi-
viduel des mots qui les composent. Cette difficulté est à son comble
quand l’expression met en œuvre un verbe « à tout faire », associé
ou non à un pronom sans référence contextuelle précise ou à un
adverbe lui-même peu spécifique – ainsi, en français : « Il m’a eu »,
« On ne me la fait pas », « Tu tombes bien ». Pour un étranger, une
phrase comme celle-ci : « Ça y est, il m’a eu, le salaud. Mais il ne
perd rien pour attendre, je ne me laisserai pas faire. On va voir ce
qu’on va voir, ce sera un prêté pour un rendu » serait une énigme
qu’un dictionnaire bilingue ne permettrait pas de décoder.
Pour les langues à large diffusion, il existe – le plus souvent sous
forme unilingue, dans quelques cas sous forme bilingue – outre de
bons dictionnaires mentionnant les usages figurés de la langue,
des ouvrages spécifiques consacrés aux expressions, proverbes,
etc., qui complètent les dictionnaires pour tout ce qui concerne la
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Introduction X

phraséologie idiomatique. Pour les langues à diffusion restreinte


– comme le grec moderne – les ouvrages de ce type sont plus rares,
voire inexistants.
C’est pour combler en partie cette lacune que nous avons élaboré
ce lexique. Son premier objectif est de rendre compréhensibles les
expressions idiomatiques du grec que l’on peut lire ou entendre.
Une fois cette compréhension acquise, le lecteur pourra se risquer
à réutiliser en situation les expressions qu’il aura apprises. Mais
il devra être prudent car la précision et la délicatesse des nuances
attachées aux expressions, parfois l’extrême spécificité de leur
emploi, n’en permettent pas une utilisation mécanique (voir, par
exemple, l’entrée P516).

Choix des expressions


Sans prétendre à l’exhaustivité, nous avons présenté ici une large
sélection d’expressions. Nous avons cependant écarté de nombreuses
expressions argotiques ou vulgaires, de manière à rester dans le
registre du langage standard, parlé et familier.
Nous avons retenu les tournures présentant des difficultés de
compréhension ou des risques de mauvaise interprétation ; par
exemple : G006 VEdese to gavi>darov tou, difficile à comprendre pour
un francophone, ou S052 De shkwvnei antivrrhsh, que l’on serait tenté
de traduire, s’agissant d’une personne, par « Il ne soulève pas
d’objection », alors que le sens est « Il ne tolère pas d’objection ».
Nous avons écarté les tournures dont le mot à mot livre le sens, et
qui ne forment pas expression ; par exemple : Eivmai sth diavqeshv
sa", « Je suis à votre disposition ». De même avons-nous écarté les
idiotismes qui figurent dans tout dictionnaire bilingue, par exemple :
m∆ arevsei…, « j’aime… ».
En revanche, nous avons retenu des expressions métaphoriques
grecques qui ont un équivalent littéral en français, par exemple :
A491 Eivnai avso", « C’est un as », que la métaphore soit ou non
employée pareillement dans les deux langues.
Les proverbes ont été choisis parmi les plus connus.
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XI Introduction

Les expressions sont une partie vivante de toute langue moderne ;


elles naissent, meurent et évoluent dans leur forme ou dans leur
sens. En outre leur interprétation peut varier avec les personnes.
Il serait donc illusoire d’imaginer un noyau permanent d’expressions
utilisées et comprises par tous, en tous lieux et en tous temps.
Notre lexique ne se propose pas de fournir un tel noyau. Les
expressions qui y figurent ont été rencontrées dans des ouvrages
récents ou entendues dans des conversations. De ce fait, la plupart
d’entre elles peuvent être considérées comme appartenant à l’usage
standard.

Présentation des expressions


Les dictionnaires unilingues et les ouvrages consacrés aux expres-
sions procèdent généralement de la façon suivante :
– l’expression est donnée ;
– elle est expliquée ;
– un ou plusieurs exemples d’utilisation sont fournis.

Les dictionnaires bilingues essaient en revanche de fournir un


équivalent dans l’autre langue. Plutôt que de recourir systémati-
quement au schéma : explication + exemples, nous avons préféré
distinguer deux cas :
– l’expression se comprend bien par elle-même, sans qu’il soit
nécessaire de l’inclure dans un contexte plus large ; dans ce cas nous
faisons l’économie d’un exemple ; il en est notamment ainsi pour
les proverbes ou maximes ; par exemple : M216 VOle" oi mevlisse"
den kavnoun mevli
– le sens de l’expression ne peut être bien compris que dans un
contexte ; un contexte typique de son utilisation courante est alors
indiqué ; par exemple : G297 Mhn ta gureuvei"!, « Laisse tomber ! »
Dans les cas où cette distinction paraît utile, l’expression elle-même
est distinguée du contexte, celui-ci étant présenté dans un caractère
plus petit que l’expression elle-même ; par exemple : E045 VHtan pou
hvtan crewmevno", agovrase ki autokivnhto, « Endetté comme il l’était, il s’est
quand même acheté une voiture ».
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Introduction XII

Ayant la forme d’énoncés réels – pris en charge par un énonciateur –,


les expressions enrichies d’un contexte actualisant présentent en
outre l’avantage de remédier à l’inadéquation des présentations in
abstracto – impersonnelles en français avec l’infinitif et personnelles
en grec, faute d’infinitif ; par exemple : M134 Thn evfage me ta mavtia
tou, « Il la dévora des yeux ». La présentation in abstracto serait
bâtarde : Trwv(g)w kavpoion me ta mavtia mou, « Dévorer qqn des yeux ».
Dans certains cas, cette présentation serait artificielle créant un
énoncé fictif.
Il peut arriver qu’une même expression puisse être interprétée de
manières différentes ; par exemple : M162 Bgavzw ta mavtia. Dans
ce cas, plusieurs exemples sont fournis, précédés du symbole •.
On notera que les proverbes, qui sont en principe des formes figées,
peuvent présenter des variantes ou des adaptations stylistiques.

Variantes
Lorsque la variante consiste dans la présence facultative d’un
segment de l’expression, ce segment est placé entre parenthèses.
Par exemple :
S286 VEgine stafivda (sto mequvsi) ; P372 Ton pevtaxan evxw (me ti"
klwtsiev")
Lorsque la variante consiste en une option entre deux (ou plusieurs)
segments équivalents, les segments optionnels sont séparés par
une barre oblique et l’ensemble de ces segments est placé entre
parenthèses ; par exemple : B213 Thn phvre (me to brakiv th" /cwriv"
brakiv)
Les deux types de variantes peuvent coexister.
Par exemple :
P670 To pravgma evcei w" exhv" /(Na pw" /VEtsi [ki evtsi]) evcei to pravgma
Cette présentation signifie que l’expression peut prendre quatre
formes différentes :
– To pravgma evcei w" exhv"
– Na pw" evcei to pravgma
– VEtsi evcei to pravgma
– VEtsi ki evtsi evcei to pravgma
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XIII Introduction

Orthographe
L’orthographe de certains mots grecs étant variable, nous avons en
général choisi la plus couramment utilisée dans les dictionnaires.
Un certain nombre d’expressions usuelles sont en outre écrites sous
une forme linguistiquement étrangère au démotique standard. Elles
sont signalées par un sigle particulier :
– (GA) « grec ancien » ; signale des citations de textes anciens (la
source étant autant que possible indiquée) ;
– (SAV) « langue savante » (kaqareuvousa).
Par exemple :
O090 VOrqrou baqevo" (GA) (cf. Luc, 24, 1)
D119 Kai ta emav emav kai ta esav emav (SAV)

Classement des expressions


Pour permettre au lecteur de retrouver facilement une expression
rencontrée dans un texte, nous avons opté pour un classement
alphabétique par mot-clé.

Détermination du mot-clé
La logique voudrait que l’on choisisse comme mot-clé le mot le
plus significatif de l’expression, mais cela présuppose une certaine
connaissance de celle-ci. Les dictionnaires mentionnent le plus
souvent les expressions dans le lemme du verbe qu’elles contiennent,
si elles en contiennent un. Mais cela rend la consultation malaisée
si le verbe, très courant comme c’est souvent le cas, donne lieu à
un long article où les expressions sont noyées au milieu du reste.
Afin d’éviter cet écueil, nous avons choisi une autre approche, qui
privilégie le ou les noms figurant dans l’expression.
Si l’expression renferme un seul nom, le mot-clé est ce nom :
C048 Phvdhxe to cantavki
mot-clé : Cantavki
Si l’expression renferme plusieurs noms, on choisit le premier nom
à gauche :
Z021 Eivnai zhvthma zwhv" kai qanavtou
mot-clé : Zhvthma
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Introduction XIV

En l’absence de nom, on prend dans l’ordre :


– adjectif (au nominatif singulier) ou adverbe :
H046 (VAse /Afhvste) me hvsuco
mot-clé : VHsuco"
– verbe (à la forme de base) :
A588 A" t∆ afhvsoume autav!
mot-clé : Afhvnw
– pronom :
E001 VHtan ektov" eautouv
mot-clé : Eautov"
– préposition ou conjonction (si elle figure seule) :
E157 VExw apov ma"!
mot-clé : VExw

CAS PARTICULIERS
Les diminutifs sont le plus souvent classés sous le nom dont ils
dérivent, mais il peut aussi arriver qu’ils soient pris comme mot-clé,
s’ils ne sont pas interchangeables avec le terme de base :
P609 Eivnai siganov potamavki
mot-clé : Potavmi
mais :
P644 (Ta kahmevna ta) poulavkia mou!
mot-clé : Poulavki
Le neutre substantivé d’un adjectif est classé avec l’adjectif :
A051 Autov (pavli) eivnai (ap∆ ta /apov t∆) avgrafa
mot-clé : VAgrafo"
Les adverbes ont, selon le cas, une entrée indépendante ou figu-
rent sous l’adjectif correspondant (s’il y en a un) :
P731 VEfaga provceira
mot-clé : Provceiro"
Si le mot-clé est un verbe, sont classées dessous, en principe, toutes
les flexions correspondantes (médio-passif, participe passé…) :
C056 As∆ ton na caqeiv!
mot-clé : Cavnw
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XV Introduction

Mais il peut arriver, occasionnellement, que l’une d’elles – participe


notamment – soit elle-même retenue comme mot-clé :
C039 Eivmai camevno"
mot-clé : Camevno"
Remarque. Il peut être fait exception à ces règles dans le cas où
l’expression admet des variantes portant sur un élément qui
serait normalement un mot-clé. Pour éviter des répétitions, celui-
ci est alors choisi parmi les éléments fixes :
P341 Thn pernavei (kalav /kotsavni)
mot-clé : Pernwv
X086 Ton evkanan (leiwvma /mauvro /pivta /tovpi /toulouvmi /tuvmpano) sto
xuvlo
mot-clé : Xuvlo

Forme du mot-clé
Pour un mot-clé autre qu’un mot invariable, la forme retenue est
celle sous laquelle ce mot figure dans les dictionnaires, c’est-à-dire :
– nom : nominatif singulier avec l’article qui indique son genre :
Povdi (to) ;
– adjectif : nominatif singulier masculin, féminin et neutre :
VAxio", <a, <o ;
– verbe :
• verbe personnel : 1re personne de l’indicatif présent de l’actif ou,
à défaut, du médio-passif : Koitavzw, VErcomai
• verbe impersonnel : 3e personne de l’indicatif présent de l’actif
ou, à défaut, du médio-passif : Prevpei.

Classement des expressions sous un même mot-clé


RÈGLE GÉNÉRALE
Sous un même mot-clé, les expressions sont classées en fonction d’un
élément secondaire.
Si le mot-clé est un nom (par ex. Kairov") ou un adjectif (par ex.
Dikov", <hv, <ov), les éléments secondaires sont pris dans l’ordre suivant :
– une préposition : K066 Katav kairouv", D115 Kai sta dikav (sou /sa")!
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Introduction XVI

– un autre nom ou un adjectif : K069 Ekeivno ton kairov


– le verbe eivmai ou evcw : K076 VEcw poluv kairov na ton dw
– un autre verbe : K083 Qa pavrei kairov, D117 Kavnei (to dikov /ta
dikav) tou
Dans la mesure du possible, on respecte l’ordre alphabétique des
éléments secondaires d’une même catégorie.
Si le mot-clé est un verbe (par ex. Kratwv), l’ordre adopté est le
suivant :
– d’abord les expressions où le verbe est à la voix active : K858 Den
kratavei daneikav
– ensuite les expressions où le verbe est à la voix médio-passive :
K862 Kratievtai kalav

EXCEPTIONS
Si un mot-clé a plusieurs sens nettement distincts, des sous-rubriques
sont créées pour les différents sens, les expressions étant classées
selon la règle générale dans chaque sous-rubrique. Par exemple
pour Archv :
Archv = début
Archv = principe
Si, pour un mot-clé autre qu’un verbe, les variantes d’une même
expression ne portent que sur le verbe, on regroupe ces expressions
en une seule :
G279 Den (evbgale /eivpe) gru
mot-clé : Gru
Si le mot-clé est un verbe qui entre dans un très grand nombre
d’expressions (par ex. : Lev(g)w), les sous-rubriques sont créées en
fonction des éléments qui accompagnent le verbe :
Lev(g)w seul
Lev(g)w avec Ti
Lev(g)w avec (Ta /To) comme unique complément
Les proverbes et maximes sont regroupés en fin de rubrique. Ils
sont signalés par un astérisque* placé devant la référence et sont
classés par ordre de notoriété présumée.
=7000 exp (2) FM.book Page XVII Mardi, 22. avril 2008 3:53 15

XVII Introduction

Si des mots-clés différents (par ex. Kefavli, Mualov, Nou") entrent


dans des expressions équivalentes, celles-ci sont alors des variantes
d’une expression unique. Dans ce cas, l’expression ne figure que sous
l’un de ces mots-clés. Une remarque initiale sous chacun des mots-
clés attire l’attention du lecteur sur l’existence de ces variantes.
Deux expressions peuvent avoir des sens équivalents, mais sans être
des variantes. Chacune est rangée sous son propre mot-clé, un
renvoi permettant au lecteur de se reporter à l’autre expression.
Par exemple :
Y065 Gia ton yuvllo kaivme to caliv
mot-clé : Yuvllo"
Et l’expression de même sens :
R063 Ekaye ta rouvca tou na mh ton trwvne oi yuvlloi.
mot-clé : Rouvco
Si des commentaires sont nécessaires, ils ne seront donnés qu’à l’une
des expressions ; dans l’autre expression, on donnera un équivalent
français, si c’est possible, suivi de « Voir xxxx », et si ce n’est pas
possible, on indiquera « Équivaut à xxxx ».
Des expressions de sens voisin ou relatives à une même idée, mais
non équivalentes, seront signalées par « cf. xxxx ».

Référence des expressions


Chaque expression est référencée par un symbole formé de la lettre
grecque majuscule initiale du mot-clé, suivie d’un numéro d’ordre
de trois chiffres, par exemple : G092. Cette référence est utilisée
pour les renvois et pour la table des expressions françaises.

Commentaires en français
Lorsque l’on cherche à expliquer une expression grecque – et éven-
tuellement à en donner un équivalent français –, les éléments
suivants doivent être pris en compte :
– la traduction littérale (le cas échéant) ;
– le sens idiomatique ;
– le niveau de langue ;
– la métaphore mise en œuvre (le cas échéant).
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Introduction XVIII

Dans de très rares cas, il est possible de trouver un équivalent


français qui intègre tous ces aspects. Il s’agit en général d’aphorismes,
pour lesquels la traduction littérale suffit.
Par exemple :
C261 VO,ti (gualivzei /lavmpei) den eivnai crusov"
(F) Tout ce qui brille n’est pas or
Dans la plupart des cas, l’équivalent français ne peut satisfaire à
toutes ces conditions, en particulier pour les expressions étroite-
ment liées à la civilisation grecque, sans équivalents littéraux en
français. Telles sont les expressions se rapportant aux ânes, au
diable et, typiquement, les formules de bénédiction/malédiction.
Pour pallier cette difficulté, chaque expression est accompagnée
de commentaires qui doivent permettre au lecteur de comprendre
comment un Grec interprète l’expression. Ces commentaires – qui
n’existent pas nécessairement tous pour une expression donnée –
sont de trois types, précédés des sigles : (T), (E) ou (U) toujours
cités dans cet ordre. Ils complètent – si nécessaire – le sigle (F), et
s’en distinguent par un corps différent et un retrait.
(F) propose un équivalent français (s’il en existe), si possible au
même niveau de langue qu’en grec. On précise le niveau de langue et
la connotation de l’équivalent s’ils sont différents de ceux du grec.
Par exemple :
A257 Paivrnei yhlav ton amanev
(F) Il se prend pour qqn
Si l’équivalent proposé n’est qu’approximatif, il figure en italique.
Par exemple :
K318 (Bouvliaxan /VEpesan evxw) ta karavbia sou;
(F) Tu en fais une tête !
Dans (F), on indique en petits caractères ce qui correspond aux
petits caractères de l’expression grecque.
Par exemple :
E301 VOlo" o kovsmo" (eivce /to ∆ce) na to levei
(F) Tout le monde en parlait
L’emploi de la barre oblique et des parenthèses (sauf pour un
commentaire) obéit aux mêmes règles que dans l’expression grecque,
=7000 exp (2) FM.book Page XIX Mardi, 22. avril 2008 3:53 15

XIX Introduction

mais il n’y a pas nécessairement correspondance entre les éléments


du grec et du français.
Par exemple, dans :
B176 (Kavnei /Kovbei) bovlte". /Pavei bovlta
(F) Il flâne. / Il se balade
l’un ou l’autre des équivalents français peut traduire les différentes
formes de l’expression grecque.
Mais dans :
H002 Ta hvqh kai evqima enov" (laouv /tovpou)
(F) Les us et coutumes d’un (peuple /pays)
il y a correspondance entre « peuple » /laouv et « pays » /tovpou
Les équivalents français de même sens (en général limités à deux)
fournissent des variantes de traduction. Il peut arriver en revan-
che que l’expression grecque ait un double sens. On donne alors
deux équivalents français de sens différent, identifiés par des
numéros d’ordre 1), 2).
Par exemple :
D076 Brhvke to diavolov tou
(F) 1) Il est tombé sur un bec. / 2) Il a trouvé à qui parler
Si (F) est absent, les commentaires (T), (E), (U) doivent suffire à faire
comprendre le sens et les conditions d’utilisation de l’expression
grecque.
Par exemple :
K561 O klevfth" eivde ton yeuvth ki evfuge
(T) Le voleur a vu le menteur et s’est enfui
(E) Le mensonge est pire que le vol
(T) désigne la traduction littérale. On la donne – si elle est différente
de (F) – chaque fois qu’elle est possible et présente un intérêt
(notamment par l’image impliquée).
Par exemple :
R069 Bravse (ovruza /ruvzi)!
(F) C’est fichu ! / Les carottes sont cuites !
(T) Fais cuire du riz !
=7000 exp (2) FM.book Page XX Mardi, 22. avril 2008 3:53 15

Introduction XX

(E) est une explication, un commentaire sur le sens de l’expression


ou de la traduction, si ce sens – généralement figuré – n’est pas
apparent (en particulier pour les proverbes).
Par exemple :
E029 Edwv eivsai kai edwv eivmai (qa douvme)!
(F) Eh bien on verra !
(T) Tu es ici et je suis ici (nous verrons bien) !
(E) Celui qui parle croit une chose possible, alors que son interlocuteur
en doute.

Certaines expressions sont des « faux amis » qui exposent un fran-


cophone à une interprétation erronée. Dans ce cas, l’attention du
lecteur est attirée par une remarque.
Par exemple :
T099 VEdwse tovpo sthn orghv
(F) Il a réprimé sa colère
(E) Attention, ne signifie pas : « Il a donné libre cours à sa
colère. »
(U) donne des informations complémentaires sur l’usage de
l’expression, notamment le niveau de langue (officiel, littéraire,
familier, populaire…), la connotation éventuelle (ironique, mépri-
sant, péjoratif, insultant, érotique…), les circonstances d’emploi
(contexte général, gestuelle d’accompagnement…), certaines carac-
téristiques grammaticales ou rhétoriques (antiphrase, interjection,
ordre, incise…).
Par exemple :
P571 San pollav xevrei"! /San pollav den xevrei"…
(F) Arrête un peu !
(U) Traduit l’exaspération devant quelqu’un qui fait trop de commentaires.
E286 (Ton /Thn) evcw edwv
(F) Je (le /la) tiens.
(U) Cette expression s’accompagne d’un geste pour ouvrir la main ou la
poche. Ton /Thn se réfère à une personne.

Remarque. Sauf pour les expressions en grec ancien (GA), dont la


source est en principe toujours indiquée, nous n’avons pas cherché
en règle générale à éclaircir l’origine des expressions répertoriées.
=7000 exp (2) FM.book Page XXI Mardi, 22. avril 2008 3:53 15

XXI Introduction

Index des expressions françaises


Un certain nombre d’expressions françaises renvoyant à des expres-
sions grecques équivalentes sont rassemblées en fin d’ouvrage dans
un index établi suivant l’ordre alphabétique des mots-clés des
expressions françaises.
Aller Aller de soi E129-N130-R071

Nous attirons l’attention du lecteur sur le fait que la correspondance


entre expression française et expressions grecques signalées n’est
généralement que partielle – ceci en raison des conditionnements
contextuels auxquels ces expressions sont soumises. Quand plusieurs
expressions grecques sont citées, cela ne signifie pas qu’elles soient
strictement équivalentes entre elles.
Remarque. Des expressions françaises équivalentes peuvent être
classées sous des mots-clés différents.
Par exemple :
« En un clin d’œil »
mot-clé : clin d’œil
« En moins de deux »
mot-clé : deux
Ces expressions peuvent faire référence à des expressions grecques
différentes. Ce qui ne veut pas dire que les expressions grecques
citées correspondent plus précisément à l’une qu’à l’autre des
expressions françaises.

Les auteurs remercient très vivement Georges Galanès, Nikos


Goulandris, Anna Iordanidou, Yannis Mavrakakis, Jean-François
Moreau, Christos Papazoglou, Irini Tsamadou-Jacoberger et Sophie
Vassilaki-Gougoulis, qui ont bien voulu apporter leur collaboration
à cet ouvrage, ainsi que Henri Tonnet, qui a bien voulu le préfacer,
et Marie-Hélène Ravenel, qui en a assuré le suivi éditorial.
=7000 exp (2) FM.book Page XXII Mardi, 22. avril 2008 3:53 15

Introduction XXII

La première édition de ce lexique, parue en 2004, ayant trouvé son


public, nous sommes heureux de présenter aujourd’hui au lecteur,
amateur ou spécialiste de grec moderne, cette seconde édition
revue, corrigée et augmentée de nombreuses notices. Puisse-t-il y
faire, comme dans la précédente, de savoureuses rencontres !

L’éditeur

Vous pouvez entrer en contact avec les auteurs de cet ouvrage en vous
connectant sur le site des éditions Rue d’Ulm à l’adresse suivante :
www.presses.ens.fr
Une fois sur la page d’accueil, cliquer sur « Catalogue », puis saisir le
début du titre dans « Par mot-clé » qui s’affiche dans la zone à droite de
votre écran. La couverture du lexique apparaît, cliquer sur « En savoir
plus » puis, sous le résumé qui s’affiche, sur « auteurs » (souligné). Une
fenêtre s’ouvre. Saisir alors votre message et l’envoyer.
Si vous souhaitez adresser des mots ou expressions en grec vous
devrez ajouter à votre message une pièce jointe au format pdf généré à
partir de Word.
=7000 exp (2) FM.book Page 1 Mardi, 22. avril 2008 3:53 15

AVERTISSEMENT

Les auteurs tiennent à préciser leur point de vue quant aux


expressions touchant les personnes et quant à la rédaction des
équivalents français.
En grec comme en français, certaines expressions dont l’origine
est ancienne ont de nos jours un caractère insultant ou discrimi-
natoire. Les auteurs rejettent toute responsabilité quant à l’usage
que le lecteur pourrait en faire, un dictionnaire ne pouvant être
tenu pour responsable de l’emploi des mots qu’il contient.
Lorsqu’une expression se rapporte à une personne, il n’est pas
toujours possible – en grec encore moins qu’en français – de préciser
le sexe de celle-ci. Si le grec peut rester imprécis – compte tenu de
l’absence de pronom personnel sujet –, le français doit spécifier :
« Il » ou « Elle », faute de pronom à usage ambivalent. Mais l’emploi
de (Il /Elle) se révèle très lourd, surtout s’il faut accorder avec ce
sujet d’autres pronoms ou adjectifs. Nous avons donc adopté, comme
il est courant en français, l’emploi de « Il » comme pronom sujet
banalisé (sans référence au sexe) avec les accords correspondants.
Il appartient au lecteur, en fonction du contexte, d’effectuer les
modifications nécessaires pour une personne de sexe féminin, en
tenant compte du fait que, pour certaines expressions, le sexe des
personnes auxquelles elles s’appliquent préférentiellement est
défini par l’usage.
=7000 exp (2) FM.book Page 2 Mardi, 22. avril 2008 3:53 15

ABRÉVIATIONS ET SIGLES UTILISÉS

adj. adjectif péj. péjoratif


adv. adverbe pr. (sens) propre
angl. anglais pop. populaire
E explication qqn quelqu’un
F équivalent français qqch. quelque chose
fam. familier
s.-ent. sous-entendu
fig. (sens) figuré
T traduction littérale
GA grec ancien
U usage
gén. génitif
var. variante
interj. interjection
interrog. interrogation v. impers. verbe impersonnel
iron. ironique v. pers. verbe personnel
ital. italien v. tr. verbe transitif
loc. locution v. intr. verbe intransitif
par ex. par exemple * proverbe ou maxime
A
Abarîa (h)
A001 Gia na krat‹sei th uésh toy ékane polléw abarîew.
(F) Pour garder sa place, il a dû lâcher du lest. (cf. F192)
(E) Abarîa = (sens propre) avarie, perte.

Õbgaltow, -h, -o
A002 Eînai korîtsi åbgalto akfimh.
(F) C’est encore une fille sans expérience du monde.
(E) Õbgaltow = qui n’est pas sorti.

Abgfi (to) Voir Aygfi.


Agauá (ta)
*A003 ∆a agauá kfipoiw ktÒntai. (GA)
(F) On n’a rien sans peine.
(T) Les biens s’acquièrent par l’effort.
(E) Aphorisme ancien.

Agåli
A004 Agåli agåli (kai me to malakfi).
(F) Tout en douceur.
*A005 Agáli agáli g^netai h agoyr^da méli.
(F) Tout vient à point à qui sait attendre.
(T) C’est petit à petit que le raisin vert devient sucré.
(U) Se dit pour inviter à la patience qqn qui est pressé d’arriver
à un résultat.

Õgalma (to)
A006 (Œmeine / Ståuhke san) ágalma.
(F) Il est resté pétrifié. (cf. K627)
Agáph (h)
*A007 ∏ agáph kai ta m^sh de basto‡n pol‡ kairfi.
(T) L’amour et les haines ne durent pas longtemps.
(E) Les sentiments forts s’atténuent avec le temps.
Aga-A008 4

*A008 Kaino‡rgia agåph piånetai, paliå de lhsmoniétai.


(T) On trouve un nouvel amour, mais on n’oublie pas l’ancien.

*A009 H agåph eînai méli kai farmåki mazî.


(T) L’amour est à la fois miel et poison.

AgapÒ
A010 An agapåte!
(F) Si vous voulez bien !
(U) Formule polie pour demander.

A011 Ÿpvw agapáte.


(F) Comme vous voulez.
A012 ∞gápa me na s’ agapÒ.
(T) Aime-moi pour que je t’aime.
(E) Souligne la réciprocité des sentiments.

*A013 Ÿpoiow agapá paide‡ei.


(F) Qui aime bien châtie bien.
Agáw (o)
A014 O agáw dérnei eména ki egÒ (dérnv) eséna.
(T) L’agha me bat et moi je te bats.
(E) On s’en prend toujours à plus faible que soi.

A015 Tr√ei kai pînei san agáw. / Zei san agåw.


(F) Il mène une vie de pacha.
(T) Il mange et boit comme un agha (c.-à-d. très bien). /
Il vit comme un agha.

A016 Sfáje me agá m’ n’ agiásv.


(T) Égorge-moi, mon agha, pour que je sois sanctifié.
(E) Pendant la période d’occupation turque en Grèce, les
Grecs chrétiens mis à mort par les Turcs étaient regardés
comme des martyrs et des saints.

Õggelow (o)
A017 De dînei o‡te ston åggelfi toy nerfi.
(E) Se dit de qqn de très avare. (cf. A024)

Aggo‡ri (to)
A018 Ayt‹ h doyleiá e^nai aggo‡ri.
(F) Un travail comme ça, c’est pas de la tarte.
(E) Aggo‡ri = concombre.
(U) Familier.
5 Agi-A028

A019 (Ed√ / Aytfi) e^nai to aggo‡ri!


(F) Là est le hic ! / Nous voilà bien ! (cf. P070)
(U) S’emploie lorsqu’on rencontre une difficulté ou lorsqu’on a
une mauvaise surprise.

A019bis Stéketai san aggo‡ri.


Équivaut à K552.

Agiázv
*A020 An de dÒseiw den agiázeiw.
(T) Si tu ne donnes pas, tu ne te sanctifies pas.
(E) Si tu veux qu’on parle de toi en bien, il faut graisser
des pattes.

Õgiow (o)
A021 Eîxe ågio!
(F) Il avait un ange gardien.
(U) Se dit de qqn qui a échappé à un grave danger.

A022 Den åfhse ågio gia ågio (ablast‹mhto).


(F) Il s’en est pris à tous les saints du paradis.
(U) Exprime la colère.

A023 Œgine san ton Õgio Ono‡frio.


(F) Il est maigre à faire peur.
(E) Ono‡friow est le nom de plusieurs saints de l’Église
orthodoxe.

A024 De dînei o‡te ston ågio toy uymîama.


(T) Il ne donne même pas d’encens à son saint. (cf. A017, N021)
(E) Se dit de qqn de très avare.

A025 Kánei ton ágio.


(F) Il fait le bon apôtre.
*A026 Katå ton ågio kai to kerî toy.
(F) À tel saint telle offrande.
(E) La taille du cierge est en rapport avec la réputation
du saint.

*A027 Kai o ágiow fobéra uélei.


(T) Même le saint a besoin de menace.
(E) Il faut parfois menacer les gens haut placés pour obtenir
ce que l’on veut.

*A028 Ton ágio poy de se bohuá mhn ton proskynáw.


(T) Le saint qui ne t’aide pas, ne l’adore pas.
(E) C’est peine perdue de flatter ceux qui ne vous aident pas.
Agi-A029 6

*A029 Toy ag^oy toy anáboyn éna ker^ kai toy diafiloy d‡o.
(T) À son saint on allume un cierge et au diable deux.
(E) Il faut plus d’efforts pour être en bons termes avec les gens
rusés qu’avec les gens honnêtes.

*A030 Ftvxfiw ágiow dojolog^a den éxei.


(T) On ne chante pas les louanges d’un saint qui est pauvre.
(E) Un homme pauvre ou malheureux passe presque toujours
inaperçu.

*A031 Õgie moy Nikfila, bfihua me, seîse kai ’sy to pfidi soy!
(T) Saint Nicolas aide-moi, remue ton pied toi aussi !
(cf. A111)

Agkáui (to)
A032 Agkåuia éxei o (pisinfiw / kÒlow) soy;
(F) As-tu des épines dans les fesses ?
(E) Tu ne tiens pas en place.

A033 Káuetai (pánv) s’ agkáuia.


(F) Il est sur des charbons ardents.
(T) Il est assis sur des épines. (cf. B091, K330)
(U) Exprime l’impatience ou l’inquiétude.

A034 P‹ge jypfilytow st’ agkåuia.


(T) Il est allé pieds nus chercher des épines.
(E) Il s’est mis en danger inconsidérément.

Agkálh (h)
A035 M’ ypodéxthke me anoixtéw agkálew.
(F) Il m’a accueilli à bras ouverts.
A036 ◊ agkálh ‹ magkáli.
(T) Ou l’étreinte ou le poêle.
(E) Pour combattre le froid. (cf. K893)

Agkaliá (h)
A037 Thn p‹ra agkaliá.
(F) Je l’ai prise dans mes bras.
A038 (Œpesan / R^xthkan) o énaw sthn agkaliá toy álloy.
(F) Ils (tombèrent / se jetèrent) dans les bras l’un de
l’autre.
Agk^stri (to)
A039 Piasménow st’ agk^stri.
(F) Pris à l’hameçon. / (Fig.) Pris au piège.
7 Ago-A049

A040 Agkîstri den piånei apånv toy.


(T) L’hameçon n’a pas prise sur lui.
(U) Se dit pour des gens très pauvres auxquels on ne peut rien
enlever. Ne pas confondre avec A039.

Õgkyra (h)
A041 B^ra tiw ágkyrew!
(F) Allons ailleurs !
(T) Lève l’ancre !

A042 Œrije ágkyra.


(F) Il a jeté l’ancre. / (Fig.) Il s’est installé.
A043 S‹kvsan ágkyra.
(F) (Pr. et fig.) Ils ont levé l’ancre. (cf. A041)
Agléo(y)raw (o)
A044 Na (bgåleiw / påueiw) ton agléoyra!
(F) Ferme-la !
A045 Œfage ton agléo(y)ra.
(F) Il a trop mangé. (cf. A276)
(T) Il a mangé l’euphorbe.

Õgnoia (h)
A046 En agno^a toy. / En agno^a toy dieyuynt‹ toy.
(F) À son insu. / À l’insu de son directeur.
Õgnvstow, -h, -o
A047 Õgnvstow metaj‡ agnÒstvn.
(T) Inconnu parmi des inconnus.
(U) Se dit de qqn qui se trouve dans un lieu où il ne connaît
personne et n’est connu de personne.

Agoråzv
A048 Agoråzei kai den poylåei.
(T) II achète et ne vend pas. (cf. A172)
(U) Se dit de qqn qui écoute les avis mais évite de donner le
sien.

Ago‡doyraw (o)
A049 (Õnuise / Õnoije) ki o ago‡doyraw.
(E) Ago‡doyraw est le nom du millepertuis (hypericum).
(U) Se dit de qqn d’insignifiant qui fait l’important.
Ago-A050 8

A050 (Påei / Tréxei) san ago‡doyraw.


(F) Il file comme le vent.
(E) Les feuilles du millepertuis sont très légères et, une fois
sèches, sont facilement emportées par le vent.

Õgrafow, -h, -o
A051 Aytfi (páli) e^nai (ap’ ta / apfi t’) ágrafa.
(F) En voilà bien une autre !/ C’est inouï !
(E) Õgrafow = non répertorié (inouï / hors norme).

Õgriow, -a, -o
A052 Mhn paîrneiw to paidî me to ågrio.
(F) Ne brusque pas l’enfant.
(E) Me to ågrio est le contraire de me to malakfi.

*A053 ◊ruan t’ ágria na diÒjoyn ta ‹mera.


(F) Ôte-toi de là que je m’y mette !
(T) Les animaux sauvages sont venus chasser les animaux
apprivoisés.

Agrfiw (o)
A054 Agrfin hgfiraze. (GA)
(F) Il était indifférent. / Il s’en fichait. (cf. B220)
(T) Il achetait un champ.
(E) Cf. Luc, 14, 18 : l’achat d’un champ sert de prétexte au
refus d’une invitation.

Ag‡ristow, -h, -o
A055 (Õi / Õme / Õnte / P‹gaine) ston ag‡risto!
(F) (Va) au diable !
(E) Ag‡ristow = (sens propre) sans retour.

A056 P‹ge ston ag‡risto.


(T) Il est allé au diable.
(U) Se dit de qqn qui est parti et n’est toujours pas revenu.

Õgv
A057 Õgetai kai féretai (SAV) apfi thn gynaîka toy.
(F) Il obéit au doigt et à l’œil à sa femme. /
Il est à la remorque de sa femme.
AgÒ(g)i (to)
*A058 T’ agÒgi jypnáei ton agvgiáth.
(T) Le profit de la course réveille le muletier.
(E) L’appât du gain incite à travailler.
9 Ade-A068

AgÒn (o)
A059 AgÒn prfifasin oyk epidéxetai. (GA)
(T) Le combat n’admet pas d’excuse.
(E) Formule juridique à l’origine : « la cause n’admet pas
d’excuse », cf. Platon, Cratyle 421d.
(U) Maxime adressée à celui qui refuse d’accepter sa défaite.

Õdartow, -h, -o
A060 Õdartow klaîei.
(F) Il pleure sans raison.
(E) Õdartow = qui n’a pas été battu.

Õdeia (h)
A061 Katfipin ade^aw toy dåskaloy.
(F) Avec la permission de l’instituteur.
A062 (E^nai / Le^pei) (se / me) ádeia.
(F) Il est en congé.
A063 P‹re ádeia.
(F) 1) Il a pris un congé. / 2) Il a la permission.
Adeiázv
A064 Den adeiázv na ’ruv na se dv.
(F) Je n’ai pas le temps d’aller te voir.
(E) Adeiåzv = (v. tr.) vider. / (v. intr.) être disponible.

A065 Den adeiåzv na påv (o‡te) gia kato‡rhma. /


Den adeiåzv na j‡sv t’ aytiå moy.
(F) Je suis très occupé.
(T) Je n’ai pas le temps (d’aller pisser / de me gratter les
oreilles).

Õdeiow, -a, -o
*A066 R^xnv ádeia na piásv gemáta.
(F) Plaider le faux pour savoir le vrai.
(T) Jeter du vide pour attraper du plein.

Adelffiw (o) / Aderffiw (o)


A067 Vx aderfé! / Bre aderfé! / Re adelfåki moy!
(F) Qu’est-ce que ça peut faire ?
(U) Interjection de surprise, de désespoir, d’indifférence
(selon le contexte).

A068 Maw zålisew, mvr’ aderfé (moy)!


(F) Tu nous soûles, mon vieux !
(U) Interjection populaire.
Adh-A069 10

Õdhw (o)
A069 P‹ge ston Õdh kai g‡rise.
(T) Il est allé en enfer et en est revenu.
(U) Se dit de qqn qui a couru un très grand danger.

A070 Ua se steîlv ånayla ston Õdh.


(T) Je vais t’envoyer en enfer sans que tu puisses payer le prix
du passage.
(E) Allusion au « péage » que, dans la Grèce païenne, les morts
devaient payer à Charon, le passeur du Styx.
(U) Menace.

Õdika
A071 … ådika tvn ad^kvn.
ñ Ton perîmenan ådika tvn ad^kvn.
( F) Ils l’ont attendu absolument en vain.
ñ Ton timÒrhsan ådika tvn ad^kvn.
(F) Ils l’ont puni sans aucune raison.
Adikîa
A072 Adikîa!
(F) C’est pas juste !
Õdiko (to)
*A073 To ádiko den eyloge^tai.
(F) Bien mal acquis ne profite jamais.
(T) L’injustice n’est pas bénie.

*A074 To ådiko to trvw, ma den to xvne‡eiw.


(T) L’injustice on l’avale, mais on ne la digère pas.

*A075 Ÿpoiow éxei ådiko fvnåzei pio dynatå.


(T) C’est celui qui a tort qui crie le plus fort.

AdikÒ
*A076 Kállio n’ adike^tai kane^w pará n’ adike^.
(T) Mieux vaut subir l’injustice que la commettre.
(E) Cf. Platon, Gorgias 509c.

Adfijastow, -h, -o
A077 Moy (állaje / ébgale) ton adfijasto.
(F) Il m’en a fait voir (physiquement ou moralement). (cf. P465)
(E) Adfijastow = (sens religieux) non glorifié.
11 Aer-A090

Adynam^a (h)
A078 Thw éxv adynam^a. / Œxv adynam^a sta glykå.
(F) J’ai un faible pour (elle / les sucreries). (cf. K359)
A079 Br^skomai se adynam^a na saw fanÒ xr‹simow.
(F) Je suis dans l’incapacité de vous être utile.
Ad‡natow, -h, -o
A080 E^nai tvn adynátvn ad‡nato na ’ruv.
(F) Il est absolument impossible que je vienne.
A081 £a kánv ta ad‡nata dynatá gia saw.
(F) Je ferai l’impossible pour vous.
(T) Pour vous je rendrai possibles les choses impossibles.

A082 Moy stáuhke ad‡nato na ’ruv.


(F) J’ai été dans l’impossibilité de venir.
A(g)éraw (o)
A083 Aéra!
(E) Cri de guerre des soldats grecs en 1940 pendant la guerre
d’Albanie.
(U) S’emploie au figuré lorsqu’on veut s’attaquer à qqn ou
qqch.
Aéraw = air, vent.
A084 Ti soy édvse; — Moy édvse aéra kopanistfi.
(F) Que t’a-t-il donné ? — Il m’a donné du vent.
A085 Dvs’ moy agéra kai métra mîlia.
(T) Donne-moi du vent et compte les milles (nautiques).
(E) Si les circonstances me sont favorables, mes projets se
réaliseront certainement.

A086 Eînai pol‡ ftvxfiw, zei me aéra (kopanistfi).


(F) Il est très pauvre, il vit de l’air du temps.
A087 (Kfibei / Péftei) o aéraw.
(F) Le vent tombe.
A088 Kopanáei aéra.
(F) Il brasse du vent.
A089 (P‹re / ShkÒuhke) aéraw (boriåw / notiåw).
(F) Le vent (du nord / du sud) s’est levé.
A090 P‹ge na párei (l^go) aéra.
(F) Il est allé prendre (un peu) l’air.
Aer-A091 12

A091 Maw poylåei aéra (kopanistfi / frésko).


(F) Il nous baratine.
A092 Kåti ypårxei ston aéra.
(F) Il y a qqch dans l’air. / Il se trame qqch.
Aéraw = air dégagé.
A093 Mhn toy d^neiw pol‡ aéra!
(F) Ne lui donne pas trop de liberté ! / Ne lui lâche pas
trop la bride.
A094 Toy ’koca ton aéra.
(F) Je lui ai coupé ses effets.
A095 Mp‹ke me aéra sto grafeîo moy.
(F) Il est entré d’un air dégagé dans mon bureau.
A096 Moy p‹re ton aéra.
(F) 1) Il prend des libertés avec moi.
2) Il n’a pas peur de moi.
(E) Expression empruntée à la marine à voile.

A097 Œxei pårei pol‡ aéra.


(F) Il ne manque pas (d’air / de culot).
(U) Ne pas confondre avec A090.

A098 Ayt‹ h kopéla éxei aéra (= e^nai aeráth).


(F) Cette fille a de l’aisance et de la grâce.
Aéraw = une petite quantité / un chouia. (cf. I015)
A099 Œnan aéra fard‡tero.
(F) Un rien plus large.
A100 M’ énan aéra diaforå.
(F) Avec une très faible différence.
A101 DÒs’ toy énan aéra. / Par’ to énan aéra.
(F) (Allonge / Élargis) (le / la) d’une idée. /
(Reprends / Rétrécis) (le / la) d’une idée.
Aéraw = autres sens.
A102 Agfirase ton aéra (toy spitio‡).
(F) Il a acheté une maison qui peut être surélevée.
(E) Aéra désigne ici l’espace au-dessus d’une maison.

A103 Den p‹re akfima ton aéra ayt‹w thw doyleiáw.


(F) Il n’est pas encore rodé à ce travail. (cf. K643)
A104 (Bgaînei / Eînai) ston aéra.
(F) Il passe à la (radio / télévision).
13 Auh-A111

A104bis Mil¿ei ston aéra.


(F) Il parle dans le vide.
(E) Personne ne l’écoute.
Ne pas confondre avec A104.

A104ter (Ta lfigia moy / oi kfipoi moy…) p‹gan ston aéra


(F) (Mes paroles / mes efforts…) ont été peine perdue. (cf. P315)
A105 O aéraw kai h gyna^ka den kleidÒnontai.
(F) Ce que femme veut, Dieu le veut.
(T) Ni le vent ni la femme ne s’enferment à clé.
(E) On ne peut empêcher une femme – pas plus que le vent –
d’agir à sa guise.

Aetfiw (o) / Ahtfiw (o)


A106 E^nai aetfiw sthn doyleiå toy.
(F) Il est très débrouillard. / C’est un as dans son travail.
(E) E^nai aetfiw = (dans l’absolu) Il est très intelligent.

Azhm^vtow, -h, -o
A107 Ua me bohu‹seiw me to azhm^vto.
(F) Tu vas m’aider, je te revaudrai ça.
(U) Se dit d’un service rendu, sans préjudice pécuniaire
pour celui qui le rend, et avec compensation de la part
de celui qui en a bénéficié. (cf. l’expression : « renvoyer
l’ascenseur »)

Ahd^a (h)
A108 Aytå eînai ahdîew kai jeråsmata.
(F) C’est dégueulasse.
(E) Ahd^a = dégoût.
(U) Expression populaire.

A109 (Aplfiw / Kalfikardow) méxriw ahd^aw.


(F) (Simple / Jovial) (à l’extrême / dans l’âme /
jusqu’au bout des ongles).
A110 Mhn lew ahdîew. / Mhn kåneiw ahdîew.
(F) Ne dis pas de sottises. / Ne fais pas de bêtises.
(cf. B137)

Auhná (h)
A111 Syn Auhná kai xe^ra k^nei! (GA)
(F) Aide-toi le ciel t’aidera ! (cf. A031, N068)
(T) Tout en invoquant Athéna, remue tes bras !
(E) Aphorisme ancien : cf. Ésope, fable 30 Perry.
Auh-A112 14

Auhnaîow, -a
A112 Auhnaîoi kai Uhbaîoi kai kakoî Mytilhnaîoi.
(T) Athéniens, Thébains et mauvais Mytiléniens.
(U) Se dit de gens auxquels on ne peut pas faire confiance
(référence historique).

A^ma (to)
A113 Bgåzei ta leftå toy me aîma.
(F) Il gagne sa vie avec beaucoup de mal.
A114 Sigå ta aîmata!
(F) Pas lieu de s’en faire ! (cf. P562)
(U) Ironique pour qualifier un ennui sans importance.

A115 To éxei sto aîma toy.


(F) C’est inné chez lui. / Il a ça dans le sang.
A116 Mh moy anåbeiw (to aîma / ta aîmata)!
(F) Ne me chauffe pas les oreilles ! / Ne me cherche pas !
A117 Anácane ta a^mata.
(F) L’atmosphère s’est échauffée. / Ça sent la bagarre.
A118 Moy anébhke to a^ma sto kefáli.
(F) (Selon le contexte) Le sang m’est monté à la tête. /
La moutarde m’est montée au nez.
A119 Toyw ébale sta a^mata.
(F) Il les a montés les uns contre les autres.
A120 Brázei to a^ma toy.
(F) 1) Il s’emporte. / Il a le sang chaud.
2) Il est plein d’énergie.
A121 Œdvse to aîma thw gia ta paidiå thw.
(F) Elle s’est saigné aux quatre veines pour ses enfants.
A122 Moy kfiphke to a^ma.
(F) Mon sang n’a fait qu’un tour.
(U) Traduit la peur ou une vive émotion.

A123 P‹re p^sv to aîma toy aderfo‡ toy.


(F) Il a vengé son frère.
(U) À l’origine, situation de vendetta. Aujourd’hui, sens
affaibli.

A124 Me p‹ran ta a^mata (potámi).


(F) J’ai saigné comme un bœuf.
15 Aka-A137

A125 Ua toy piv to aîma!


(F) J’aurai sa peau !
(T) Je vais lui sucer le sang.

A126 Toy (‹pie / ro‡fhje) to aîma.


(F) (Fig.) Elle l’a saigné à blanc.
A127 H m‡th toy étrexe a^ma.
(F) Il saignait du nez.
A128 Œftyse a^ma gia na to katoruÒsei.
(F) Il a sué sang et eau pour en venir à bout.
*A129 To a^ma nerfi de g^netai.
(T) Le sang ne devient pas eau.
(E) Les liens du sang sont plus forts que tout.

A^suhsh (h)
A130 Den moy kånei aîsuhsh.
(F) Cela ne me dit rien.
A131 Œxase tiw aisu‹seiw thw.
(F) Elle a perdu connaissance.
Ait^a (h)
A132 H ait^a e^sai ’sy!
(F) C’est toi le fautif !
A133 Mh d^neiw ait^a na se kathgoro‡n.
(F) Ne prête pas le flanc à leur critique.
AiÒnaw (o)
A134 (Eiw ton aiÒna (SAV) / Ston aiÒna) ton ápanta.
(F) (Négation renforcée) Jamais.
Akamáthw (o)
A135 Õgiow GiÒrghw o Akamáthw.
(T) Saint Georges le fainéant.
(U) Se dit de qqn d’instable qui change constamment de métier.

*A136 O akamáthw den trÒei am‡gdala gia na mhn ta spásei.


(T) Le fainéant ne mange pas d’amandes pour ne pas avoir
à les casser.

*A137 Akamåthw niow, gérow diakoniårhw.


(F) Jeunesse oiseuse, vieillesse disetteuse. (cf. N014)
Akm-A138 16

Akm‹ (h)
A138 Sthn akm‹ (thw hlik^aw / thw máxhw).
(F) Dans la force de l’âge. / Au plus fort du combat.
Ako‹ (h)
A139 Ton gnvr^zv ej ako‹w.
(F) Je le connais (de nom / de réputation).
(U) Se dit de qqn dont on a entendu parler, mais qu’on ne
connaît pas personnellement. (cf. A150)

Akoloyu^a (h)
A140 Kat’ akoloyu^an. (SAV)
(F) Par conséquent.
Akolo‡uvw
A141 Vw akolo‡uvw. (SAV)
(F) Comme suit. (cf. E143)
Akfima
A142 Akøma den ‹ruame kai årxise na bréxei.
(F) À peine étions-nous arrivés qu’il se mit à pleuvoir.
A143 Soy thlefÒnhse ‹ akfima;
(F) T’a-t-il téléphoné ou toujours pas ? (cf. A146)
A144 Trémv akfima kai poy to skéftomai.
(F) Je tremble rien que d’y penser. (cf. M381)
A145 Fobåtai akfima kai na toy mil‹sei.
(F) Il a peur même de lui parler.
A146 Akfima na peråsei to levforeîo.
(F) L’autobus n’est toujours pas passé. (cf. A143)
Akonîzv
A147 Akonîzei (th glÒssa / ta dfintia) toy.
(F) Il se prépare (à parler beaucoup ou à dire du mal /
à dévorer).
(E) Akonîzv = (sens propre) affûter.
(U) Ce verbe introduit une connotation intensive.

A148 Akonîzei th mn‹mh toy.


(F) Il exerce sa mémoire.
17 Ako-A158

AkoympÒ
A149 T’ ako‡mphse.
(F) (Fig.) Il a dû payer une grosse somme. /
(Fam.) Il a casqué.

Akoystá
A150 (To / Ton / Thn) éxv akoystá.
(F) (Avec To) Je le sais par ouï-dire.
(Avec Ton / Thn) J’ai entendu parler (de lui / d’elle).
(cf. A139)

Ako‡v
A151 Õkoysa gia + acc.
(F) J’ai entendu parler de (qqn / qqch).
A152 (Õkoy / Ako‡w) eke^! / Õkoyson åkoyson. (SAV)
Õkoy (anaîdeia / práma / prågmata)!
Exprime l’étonnement ou l’indignation. (cf. L228)
ñ Ako‡w ekeî! Pénte astynomikoî na mhn piåsoyn énan kléfth!
(F) (Quand même ! / Tu te rends compte !)
Cinq policiers pour ne pas attraper un voleur !
ñ Ako‡w eke^ na moy pei eména fiti den jérv ti kånv!
(F) (Non mais des fois ! / Voyez-vous ça !) Me dire à moi
que je ne sais pas ce que je fais !

A153 O‡te na t’ ako‡sv!


(F) Pas question !
(U) Marque un refus catégorique.

A154 Ua t’ ako‡seiw!
(F) Tu vas en entendre ! (cf. C030)
(U) Menace.

A155 Õkoy ’dv! Mh moy lew cémata!


(F) Écoute-moi bien ! Ne me raconte pas de mensonges !
(U) Mise en garde.

A156 Den t’ ako‡v egÒ aytá.


(F) Je ne l’entends pas de cette oreille.
A157 Aytø to paid^ den ako¥ei.
(F) Cet enfant n’obéit pas.
A158 De m’ ako‡n (ta pfidia / ta måtia) moy.
(F) Mes (jambes / yeux) ne suivent pas.
Ako-A159 18

A159 PÒw ako‡w;


(F) Comment t’appelles-tu ?
(E) PÒw = se poio finoma.

A160 T’ ako‡w; T’ ako‡v na lew.


(F) T’entends ça ?
(T) Tu écoutes ce que je dis ? Réponds « j’écoute ».
(U) Attire l’attention sur qqch d’imprévu ou de surprenant.

A161 Ako‡w; Ako‡v na lew.


(F) Tu m’écoutes ? Réponds que tu vas m’obéir.
(U) Mise en garde. On joue ici sur les deux sens d’ako‡v :
« écouter / obéir ».

A162 Õkoy na soy pv! / Õkoy na deiw!


(F) Écoute un peu que je te dise ! / Écoute voir !
(U) S’emploie pour attirer l’attention ou pour mettre en garde.

A163 Õkoy léei!


(F) 1) Écoute-moi ça !
2) (Approbation) Bien sûr ! / Comment donc !
A164 (Õkoy / Õkoyse) poy soy lév!
(F) Crois-moi !
(U) Souligne la véracité de ce qu’on dit.

A165 Õkoy na fr^jeiw!


(F) Écoute ! Tu ne vas pas en croire tes oreilles !
(T) Écoute pour avoir le frisson !
(U) S’emploie quand on va raconter qqch qui sort de l’ordinaire
ou est horrible.

A166 Den ako‡getai pia.


(F) On n’en entend plus parler. /
On n’entend plus parler de lui.
A167 Den ako‡getai kalå.
(F) Ça ne sonne pas bien.
(E) Se dit au figuré pour qqch qui heurte l’oreille,
par exemple une incorrection grammaticale.

A168 Po‡ ako‡sthke aytfi;


(F) A-t-on jamais entendu pareille chose ?
A169 Gia thn kyr^a ayt‹ pollá ako‡sthkan.
(F) On a raconté beaucoup de choses à propos de cette
dame.
19 Akr-A182

*A170 Õkoygé ta fila, ki fisa uéleiw p^steye.


(T) Écoute tout et crois ce que tu veux.

*A171 Õkoy, blépe, mh milåw.


(T) Écoute, regarde, ne parle pas.

*A172 Õkoyge pollå kai lége lîga.


(T) Écoute beaucoup et parle peu. (cf. A048)

*A173 Õkoyson men, påtajon de. (GA)


(T) Écoute d’abord, frappe ensuite.
(E) Cf. Plutarque, Thémistocle, 11, 4.
(U) Se dit à qqn qui est emporté par la colère et qu’on essaie
de persuader.

Õkrh (h)
A174 Œkatse åkrh-ákrh.
(F) Il s’est assis (sur l’extrême bord / à l’écart).
A175 Ap’ ákrh (s’ åkrh / vw ákrh). / Apø th mia ákrh sthn állh.
(F) De bout en bout. / D’un bout à l’autre. (cf. A189)
A176 Sthn åkrh tvn podiÒn.
(F) Sur la pointe des pieds. (cf. N183)
A177 Jérei to máuhma mésew åkrew.
(F) Il sait sa leçon (par bribes / en gros).
A178 (Œxv / Bázv) sthn ákrh.
(F) (Avoir / Mettre) de côté (économies). (cf. M460)
A179 Oi diakopéw éftasan kai den jéroyme akfima po‡ ua páme.
Aw jekin‹soyme kai øpoy maw bgálei h ákrh.
(F) Les vacances arrivent et nous ne savons pas encore
où nous irons. Partons toujours !
(À Dieu vat ! / Advienne que pourra !)
(U) S’emploie pour dire qu’on se lance dans l’inconnu.

A180 De (bgázv / br^skv) ákrh (se fi,ti léei / sta lfigia toy).
(F) Je ne comprends rien à ce qu’il dit. (cf. L203, N077)
A181 De br^skeiw ákrh (maz^ toy / me aytfin).
(F) Impossible de s’entendre avec lui.
(U) Ne pas confondre avec A180.

A182 Brîskv thn åkrh. / Ftånv sthn åkrh.


(F) Trouver la solution. / Parvenir au résultat.
Akr-A183 20

A183 (Ménei / Káuetai) sthn ákrh toy kfismoy. /


(Ménei / Káuetai) stoy diabfiloy thn ákrh.
(F) Il habite (au bout du monde / au diable vauvert).
(cf. M065, T041)

A184 (Kátse / Me^ne) sthn ákrh!


(F) Reste à l’écart ! / Ne t’en mêle pas !
A185 (Kånte) sthn åkrh (parakalÒ)!
(F) Rangez-vous (s.v.p.) ! / Chaud devant ! (cf. M459)
Akr^beia (h)
A186 Gia thn akr^beia.
(F) Pour être précis.
Akrîda (h)
A187 Zei me akrîdew kai méli ågrio.
(T) Il vit de sauterelles et de miel sauvage. (cf. C101)
(E) Se dit d’une personne très sobre (allusion à saint Jean-
Baptiste).

A188 (Œpese / Œxei pései) akrîda.


(F) Quelqu’un a tout mangé ici.
Õkro (to)
A189 Ap’ åkroy eiw åkron. (SAV)
(F) De bout en bout. (cf. A175)
A190 To åkron åvton (thw) (eytyxîaw / blak^aw / kak^aw…).
(F) Le comble (du bonheur / de la bêtise / de la méchanceté…).
A191 E^nai ánurvpow tvn ákrvn.
(F) C’est une personne excessive en tout.
A192 Péftei ap’ to éna ákro sto állo.
(F) Il passe d’un extrême à l’autre.
A193 M’ ésprvje sta ákra.
(F) Il m’a poussé à bout.
A194 Œftase sta ákra.
(F) (Il / On) a atteint la limite.
(U) Se dit pour une personne ou une situation.

*A195 Ta ákra synantio‡ntai.


(F) Les extrêmes se touchent.
21 Ale-A205

Akrfipolh (h)
A196 Pfite synébh aytfi; Proto‡ xtisteî h Akrfipolh.
(F) Quand est-ce arrivé ? Ça remonte au déluge. (cf. K064)
(T) Quand est-ce arrivé ? Avant la construction de l’Acropole.
(U) Se dit de qqch de très ancien et (ironiquement) d’une
personne très âgée.

Aláti (to)
A197 Ton ékane (toy / t’) alatio‡.
(F) Il lui a flanqué une raclée.
A198 Alåti spérnei.
(F) Il travaille pour un résultat nul. / Il perd sa peine.
(T) Il sème du sel.

*A199 Se jéno fa˝ alåti mh rîxneiw!


(F) Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas ! (cf. K851)
(T) Ne mets pas de sel dans la nourriture d’autrui.

Alepo‡ (h)
A200 E^nai aytfiw mia (griå) alepo‡.
(F) C’est un vieux renard celui-là.
*A201 Ekatfi xronÒn h alepo‡, ekatfin déka t’ alepoydákia.
H alepo‡ ekatfi kai to alepoydáki ekatfin éna.
(F) Il est plus vieux que son grand-père. (cf. P147)
(T) Le renard a cent ans, les renardeaux (cent dix / cent un).
(E) L’expression se réfère ironiquement aux jeunes qui se
croient plus malins que leurs aînés.

*A202 H alepo‡ e^nai ponhr‹, allá pio ponhrfiw e^nai aytfiw poy
thn piánei.
(F) À malin malin et demi.
(T) Le renard est rusé, mais plus rusé est celui qui l’attrape.

*A203 H ^dia alepo‡ den péftei dyfi foréw sthn îdia pag^da.
(T) Le même renard ne tombe pas deux fois dans le même piège.
(E) Les gens malins et intelligents ne font pas deux fois
la même erreur. (cf. P015)

*A204 H ponhr‹ alepo‡ piånetai ap’ ta téssera.


(T) Le renard malin se fait prendre par les quatre pattes.
(E) À vouloir prendre trop de précautions, on obtient un
résultat contraire à celui qu’on escomptait.

*A205 San gerásei h alepo‡ g^netai kalfigria.


(T) Quand il vieillit, le renard se fait moine. (cf. D088)
Ale-A206 22

*A206 H alepo‡ me to noy thw kokkfiria mageire‡ei. /


H alepo‡ ston ‡pno thw kokkfiria oneire‡etai.
(T) Le renard en pensée fait cuire des coqs. /
Le renard dans son sommeil rêve de coqs. (cf. K328)
(E) Nous réalisons en pensée ce dont nous avons envie.

*A207 H alepo‡ fitan peináei (proskynáei / kánei pvw koimátai).


(T) Le renard, quand il a faim, (se fait humble / fait semblant
de dormir).
(E) Les gens malins, quand ils veulent obtenir qqch, adoptent
une attitude trompeuse.

*A208 Ÿsa de ftánei h alepo‡ ta kánei kremastária.


(F) Les raisins sont trop verts (et bons pour des goujats).
(T) Tout ce que le renard n’arrive pas à attraper, il en fait
des pendeloques.
(E) Se dit de ceux qui feignent de ne pas désirer ce qu’ils ne
peuvent atteindre ou réaliser.

*A209 (Ti gyre‡ei / Ti doyleiá éxei) h alepo‡ sto pazári;


(F) Qu’est-ce qu’il peut bien mijoter là ? (cf. G296)
(T) Que cherche le renard au bazar ?
(U) S’emploie à propos de qqn dont on se méfie, et qui se mêle
de ce qui ne le regarde pas.

*A210 H alepo‡ me akr^dew de xorta^nei.


(T) Le renard ne se rassasie pas de sauterelles. (cf. A450)

*A211 H alepo‡ éxei t’ finoma kai ålloi trÒne tiw kfitew.


(T) Le renard a la réputation de manger les poules, mais ce
sont d’autres qui les mangent.
(U) Souligne le danger des opinions toutes faites.

*A212 EdiÒjame thn alepo‡ kai mp‹ke to liontåri.


(T) Nous avons chassé le renard, c’est le lion qui est entré.
(E) En voulant conjurer un danger mineur, on en a
provoqué un plus grand.

Al‹ueia (h)
A213 Al‹ueia. / Al‹ueia!
Ce mot peut être un adverbe, une interjection ou une particule introductrice.
(F) 1) (Adv.) Vraiment.
2) (Interj.) Non, sans blague !
3) (Particule introductrice, aussi Al‹ueia ki apal‹ueia!,
pour ajouter quelque chose qu’on a oublié) Au fait !
Péste moy, al‹ueia, …
(F) Au fait, dites-moi...
23 Ali-A224

A214 Ma thn al‹ueia ua påv.


(F) C’est promis, j’y vais.
(U) Pour introduire une constatation ou une promesse.

A215 Al‹ueia to lew;


(F) Tu parles sérieusement ?
A216 (Na saw pv / Gia na po‡me) thn al‹ueia.
(F) À vrai dire.
A216bis Œxei dîkio, gia na pv th ma‡rh al‹ueia.
(F) Il a raison, c’est l’amère vérité.
(U) Se dit quand on est contraint de reconnaître une vérité
désagréable.

A217 Aco‡ ki al‹ueia lév!


(T) Atchoum, je dis la vérité !
(U) Façon humoristique de s’excuser lorsqu’un éternuement
interrompt un exposé.

*A218 Apfi (zoyrlfi / trelfi) ki apfi mikrfi maua^neiw thn al‹ueia.


(F) La vérité sort de la bouche des enfants.
(T) De la bouche des fous et des enfants on apprend la vérité.

*A219 E^pa thn al‹ueia sto f^lo moy ki égine exurfiw moy.
(F) Toute vérité n’est pas bonne à dire.
(T) J’ai dit la vérité à mon ami et m’en suis fait un ennemi.

*A220 Al‹ueia xvr^w cémata, fag› xvr^w aláti.


(T) Vérité sans mensonges, nourriture sans sel.
(E) La vérité sans mensonges est insipide.

Alhuinfiw, -‹, -fi
A221 Alhuiná. / St’ alhuiná.
(F) Vraiment.
A222 Bg‹ke alhuinfi.
(F) (Choses) Cela s’est réalisé.
Al^ / Al^mono
A223 Al^mono!
(F) 1) Malheureusement ! / 2) (Bien sûr ! / Et comment !)
(U) Le sens varie selon le contexte.

A224 Al^monfi moy! / Al^monfi soy an se piåsv!


(F) Pauvre de moi ! / (Menace) Gare à toi si je t’attrape !
All-A225 24

A225 Alî kai trisalî!


(F) Quel grand malheur !
Allá
A226 Ti émaua; ua paw kroyaziéra; — Allå (ti);
(F) Qu’est-ce que j’apprends ? Tu pars en croisière ?
— (Bien sûr ! / Et pourquoi pas ?)
(U) Réponse à une question exprimant l’incrédulité.

A227 Ypårxei kai allå…


(F) Oui mais… (cf. N006)
(U) Se dit lorsqu’on désapprouve ce qui vient d’être dit.

A228 Ypårxei kai allå;


(F) Y a-t-il des réserves ?
(U) Sous forme interrogative.

Allázv
*A229 Õllaje o Manvliøw ki ébale ta ro‡xa toy alliÒw.
(F) C’est bonnet blanc et blanc bonnet.
(T) Emmanuel s’est changé et a mis ses habits différemment.
(E) Il a changé ses vêtements, mais seulement pour les porter
autrement.

Allhlo‡ia
A230 Eînai allhlo‡ia.
(F) Il est fin soûl.
AlliÒw
A231 To p‹ra alliÒw.
(F) Je l’ai compris autrement.
Õllow, -h, -o
A232 Anåmesa st’ ålla. / Metaj‡ ållvn. (SAV)
(F) Entre autres.
A233 (To) d^xvw állo. / Xvr^w állo.
(F) De toutes manières. / Sans faute.
Pew thw, aytfi to brådy to dîxvw ållo, na eînai edÒ.
(F) Dis-lui d’être ici, ce soir sans faute.
A234 Ej álloy ou ejálloy.
(F) D’ailleurs.
25 All-A247

A235 Káue állo.


(F) Tout au contraire. (cf. I037)
(T) Tout autre chose.
(U) Refus énergique.

A236 1) ProxÒrhsan ki állo / 2) Ki állo!


(F) 1) Ils ont encore progressé / 2) Encore !
(U) L’exclamation dans 2) marque la surprise.

A237 Õllo ki aytfi! / Õllo (páli) kai to‡to!


(F) C’est nouveau ça ! / Et ça en plus du reste !
(U) Marque la surprise ou le découragement.

A238 Ektfiw tvn ållvn. / Syn toiw ålloiw. (SAV)


(F) En plus. / Sans compter le reste.
A239 Léei cémata; — Apfi cémata ållo tîpota.
Œxei leftå; — Apfi leftå ållo tîpota.
(F) Dit-il des mensonges ? — Rien d’autre que des mensonges.
A-t-il de l’argent ? — Je ne te dis pas.
(U) Peut avoir une connotation positive ou négative.

A240 Katá t’ álla. / Katá t’ álla;


(F) En dehors de ça. / Par ailleurs. / (Interrog.) À part ça ?
A241 Õllo to’ na ki állo t’ állo.
(F) Ce n’est pas la même chose. / Ça fait deux.
A242 Õllo poy den ‹uele na ’ruei måzi maw.
(F) Il ne demandait pas mieux que de venir avec nous.
A243 Léei åll’ ant’ állvn. / Kånei ålla tvn ållvn.
(F) Il parle à tort et à travers. / Il fait n’importe quoi.
A244 Õllo na lew ki állo na káneiw.
(F) 1) Plus facile à dire qu’à faire.
2) La critique est facile mais l’art est difficile.
(U) Se dit de qqn qui fait beaucoup de choses en paroles
ou qui critique ce que font les autres.

A245 Aytá (na ta peiw) se álloyw!


(F) À d’autres !
A246 D‡skolo prågma, soy léei o ållow.
(F) Affaire difficile, comme dit l’autre.
(U) Pour renforcer une affirmation.

A247 Ti ållo (u’ ako‡soyme / ua do‡me)!


(F) Ça c’est le bouquet !
All-A248 26

A248 Apfi dv pan’ ki oi ålloi.


(F) On en a fini. / L’affaire est vite expédiée.
(U) Se dit pour un départ, une issue rapide.

Allo‡
A249 Allo‡ na ta (lew / poylåw) aytá!
(F) À d’autres !

Õlogo (to)
A250 Prásina áloga!
(F) Foutaises ! / Balivernes ! (cf. K658)
(T) Chevaux verts.
(U) S’emploie pour désigner des choses incohérentes ou
impossibles à réaliser.

*A251 Õlogo poy den ekabal^kecew, poté mhn to kathgore^w.


(T) N’accuse jamais un cheval que tu n’as pas monté. (cf. G291)
(E) Il ne faut pas juger les gens que l’on ne connaît pas ou
se prononcer sur des situations que l’on ne connaît pas.

Õlfa (to)
A252 Eînai (ålfa-ålfa / ålfa dialog‹w).
(F) C’est de premier choix. (cf. G255, T015)
A252bis Eînai to ålfa kai to vméga.
(F) C’est l’élément essentiel.
(T) C’est le début et la fin.
(E) Apocalypse, 1, 8.

A253 Apfi to álfa vw to vméga.


(F) De A à Z.

A254 Briskfimaste akfimh sto álfa.


(F) Nous n’en sommes qu’au début.
Õma
A255 En tv åma kai to uåma. (SAV)
(F) Aussitôt dit, aussitôt fait. (cf. E196)
Amån
A256 Amån kai pfite na ’ruei to kalokaîri!
(F) Vivement l’été ! (cf. A271)
(E) Amån / Amån kai expriment l’impatience.
27 Ama-A265

Amanéw (o)
A257 Apfi tfite poy agfirase aytokînhto, pa^rnei chlá ton amané.
(F) Depuis qu’il a acheté une voiture, (il se prend pour qqn /
qu’est-ce qu’il peut la ramener ! ) (cf. P045, C045)
(U) Amanéw désigne un chant plaintif turc dans lequel revient
sans cesse le mot Amån.

A258 Påei makriå o amanéw;


(F) Il y en a encore pour longtemps ?
(U) Populaire et malpoli.

Õmaja (h)
A259 Toyw (e^pe / ésyre / écale) ta ej amájhw. /
E^pe ta ej amájhw enant^on toyw.
(F) Il les a traités de tous les noms. (cf. S172)
(E) Dans la Grèce antique, les femmes qui revenaient des
mystères d’Éleusis avaient coutume d’injurier les gens
depuis leurs chars.

Amart^a (h)
Amartîa = péché.
A260 Eînai (megålh / paliå) amartîa.
6(F) Il a mené une vie de débauche.
A261 Eînai paliå moy amartîa.
(F) C’est une erreur de jeunesse.
A262 Gia na pv thn amart^a moy…
(F) Pour ne rien cacher…
Amartîa = dommage.
A263 Ti amart^a!
(F) Quel dommage !
A264 E^nai amart^a (apfi to Uefi)!
Se dit d’une chose regrettable passée ou future.
(F) (Selon le contexte) (C’est / ce serait) (dommage / injuste) !
E^nai amart^a na mhn peråsei kai fétow stiw ejetåseiw!
(F) Ce serait injuste si cette année encore il échouait
à ses examens !
Amartîa = autres sens.
A265 Eînai paliå amartîa s’ aytå.
(F) Il a une longue expérience en la matière.
(U) Péjoratif.
Ama-A266 28

*A266 Amart^ai gonévn paide‡oysi tékna. (GA)


(F) Les péchés des parents retombent sur les enfants.
*A267 Eîpa kai elålhsa kai amartîan oyk éxv. (GA)
(F) Je t’aurai prévenu, ce ne sera pas de ma faute.
(T) Je l’ai dit et proclamé, donc je ne suis pas en faute.
(E) Jean, 15, 22.

*A268 Amartîa ejomologhménh oyk éstin amartîa. (GA)


(Var.) Amartîa legoménh, h mis‹ sygxvrhménh.
(F) Faute avouée est à moitié pardonnée.
(E) Souvenir lointain d’Isaïe, 43, 26.

Amartvlfiw, - ‹, - fi
*A268bis Œfage o amartvlfiw kai kr‡vse.
(T) Le pécheur a mangé et a senti le froid.
(E) La nourriture est censée réchauffer qqn qui est sans péché ;
si donc on sent le froid, c’est que l’on est en état de péché.

Amé / Am’
A269 Amé; / Am’ ti; / Am’ de;
(F) 1) Et comment ! / Qu’est-ce que tu crois ?
2) Il ne manquait plus que ça !
A270 Am’ pÒw! / Em’ pÒw!
(F) Bien sûr !
Am‹n
A271 Am‹n kai pfite!
(F) Je n’attends que ça ! (cf. A256)
(U) Traduit l’impatience devant qqch qui tarde à venir.

A272 flspoy na peiw am‹n.


(F) En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
(cf. K868)
(T) Le temps que tu dises amen.

A273 (◊rua / Œftasa) sto am‹n.


(F) 1) Je suis à bout (exaspéré). (cf. A426)
2) Je suis à bout de forces.
A274 M’ éfere sto am‹n.
(F) 1) Il m’a exaspéré. / 2) Il m’a épuisé.
Õmoirow, -h, -o
A275 Õmoirow ki åklhrow.
(F) Très malheureux.
(T) Sans avenir et sans ressources.
29 Ana-A284

Õmpakaw (o) / Õmpakow (o)


A276 TrÒei ton åmpako (toy).
(F) Il mange comme un ogre. (cf. A045, K402)
(E) Õmpakow (fig.) = grande quantité.

Ampåriza (h)
A277 P‹re ampåriza kai bg‹ke.
(F) Il est parti en coup de vent.
(T) Il a pris son élan et est parti.
(E) Ampåriza est un jeu d’enfants.
(U) Se dit pour un départ précipité.

Ampéli (to)
A278 Jéfrago ampéli eînai aytfi to spîti.
(F) On entre dans cette maison comme dans un moulin. /
Cette maison est une vraie pétaudière.
(T) Cette maison est un champ de vigne sans clôture.

*A279 Palifi t’ ampéli, to krasî lîgo.


(F) Ça a fait son temps.
(T) Vieille vigne, peu de vin.

*A280 T’ ampéli uélei ampeloyrgfi.


(T) La vigne exige un vigneron.
(E) Tout travail exige de la volonté et de la pratique.

Amfibol^a (h)
A281 (Den epidéxetai / De xvráei) pia (kam^a) amfibol^a fiti…
(F) Il n’y a plus aucun doute que…
Anabállv
A282 Toy écala ton anaballfimeno.
(F) Je lui ai passé un sérieux savon. (cf. C030)
(E) Allusion à un hymne interminable.

*A283 Mhn anabálleiw gia a‡rio fi,ti mpore^w na káneiw s‹mera.


(F) Ne remets pas au lendemain ce que tu peux faire
le jour même.
Anabroxiá (h)
A284 Maw épiase anabroxiå fétow.
(F) Nous avons eu de la sécheresse cette année. /
(Fig.) Les affaires ont mal marché cette année.
Ana-A285 30

*A285 Sthn anabroxiá kalfi kai to xalázi.


(F) Faute de grives on mange des merles. (cf. O032)
(T) En période de sécheresse, même la grêle est un bien.

Anábv
A286 Õnace (kai kfirvse).
(F) (Personnes) Il s’est fâché tout rouge.
A287 Õnace (kai kfirvse) to glénti.
(F) (Choses) La fête s’anima.
A288 Moy anáboyn ta lampákia.
(F) Ça me tape sérieusement sur le système.
(U) Expression forte pour traduire l’énervement.

*A289 Õnace to (lyxnári / fanåri) soy proto‡ na s’ e‡rei


h n‡xta.
(T) Allume ta lampe avant que la nuit ne te prenne.
(E) Parabole des vierges sages et des vierges folles.

Anágkh (h)
A290 En esxáth anágkh. (SAV) / Se per^ptvsh esxáthw anágkhw.
(F) En cas d’extrême urgence.
A291 Ti anágkh éxei aytfiw;
(F) 1) Lui n’est pas dans le besoin (= il a les moyens).
2) Quel besoin en a-t-il ?
A292 Kánei thn anágkh filøtimo. / Thn anågkh poieîtai
filotimîan. (SAV)
(F) Il fait de nécessité vertu. / Il fait contre mauvaise
fortune bon cœur.
A293 Den uélv na éxv thn anágkh kanenfiw.
(F) Je ne veux avoir besoin de personne.
*A294 H anágkh téxnaw katergázetai. (SAV)
(F) Le besoin rend ingénieux.

*A295 Anágka kai Ueo^ pe^uontai. (GA) /


Sthn anágkh kai oi Ueo^ pe^uontai.
(T) Même les dieux obéissent à la nécessité.
(E) Cf. Simonide de Céos, fr. 542, 29 Page.
(U) Si les circonstances l’imposent, même les puissants se
soumettent.
31 Ana-A306

Anáuema (to)
A296 (P’) anáuemá ton!
(F) Maudit soit-il ! / Bon débarras !
A297 Anáuema (s)ton patéra soy!
(F) Maudit soit ton père ! (= c’est sa faute)
A298 Anáuema thn Òra poy genn‹uhka!
(F) Maudit soit le jour où je suis né(e) !
A299 (Anáuemá me an / Anáuema ki an) katalaba^nv t^pota.
(F) Du diable si j’y comprends qqch.
A300 Aw páei st’ anáuema!
(F) Qu’il aille au diable !

Anakålych (h)
A301 Spoydaîa anakålych!
(F) Belle découverte !
(U) Ironique par antiphrase.

Analogîa (h)
A302 Throyménvn tvn analogiÒn. (SAV)
(F) Toutes proportions gardées.
(E) Latin : Mutatis mutandis.

Análysh (h)
A303 Se teleyta^a análysh.
(F) En dernière analyse. / En fin de compte.
Anamárthtow, -h, -o
*A304 O anamárthtow prÒtow to l^uon balétv. (GA)
(F) Que celui qui est sans péché jette la première pierre.
(E) Jean, 8, 7.

Anapno‹ (h)
A305 Se apfistash anapno‹w.
(F) À deux pas d’ici.
(T) À distance de souffle.

A306 Moy (kfiphke / piåsthke) h anapno‹. /


Moy ékoce thn anapno‹.
(F) Cela me coupe le souffle.
(E) Anapno‹ et Anåsa sont équivalents dans certaines
expressions.
(U) Traduit la fatigue ou la peur.
Ana-A307 32

A307 Den p‹ra (anapno‹ / anåsa) apfi to prvî.


(F) Je n’ai pas soufflé depuis ce matin.
Anápoda
A308 Anápoda moy ta lew ta prágmata.
(F) Tu me dis les choses autrement qu’elles ne sont.
A309 Ÿla moy (påne / érxontai) anápoda.
(F) Tout va mal pour moi. / Je joue de malchance.
(cf. K835)

A310 To p‹re anápoda.


(F) Il l’a mal pris.
A311 J‡pnhse anåpoda.
(F) Il s’est levé du pied gauche.

Anåpodow, -h, -o
A312 Ÿla ta brîskei anåpoda. / Eînai anåpodow ånurvpow.
(F) Il trouve à redire à tout. / Il n’est pas facile de
caractère.
A313 Ua toy ta pv apfi thn kal‹ ki apfi thn anåpodh.
(F) Il va en (entendre / prendre pour son grade).
A314 To p‹re apfi thn anåpodh.
(F) Il l’a mal pris.
A315 Œfage mia anåpodh.
(F) Il a reçu une maîtresse claque.
(E) H anåpodh est une gifle donnée avec le dos de la main,
donc assez douloureuse.

Anása (h)
A316 Maw kratåei me komménh thn anåsa.
(F) Il nous tient en haleine.
Anásta
A317 (G^netai) anásta o (Uefiw / K‡riow).
(F) (Fig.) Il y a beaucoup de bruit (fête, dispute…) /
Quel ramdam !
(T) C’est la résurrection du Seigneur.
(U) Se dit pour une fête ou une bagarre à tout casser. Allusion
au tintamarre des cloches de Pâques.
33 Ane-A326

An¿stash (h)
A317bis K¿noyn An¿stash.
(F) 1) Ils vont à la messe de Pâques.
2) Ils font du ramdam (fête, dispute…). (cf. A317)

Anåstrofow, -h, -o
A318 Œfage mia anåstrofh.
(F) Il a reçu une maîtresse claque. (cf. A315)
Anebázv
A319 Koytfi ton anebázei koytfi ton katebázei.
(F) Il le traite sans cesse d’idiot. / Idiot par ci, idiot par là.
Anékdoto (to)
A320 Eînai ap’ ållo anékdoto.
(F) (Chose) Ça n’a aucun rapport avec la question
(Personne) Il est sur une autre planète. (cf. A446)

Anemomázvma (to)
*A321 AnemomazÒmata anemoskorp^smata. /
AnemomazÒmata diaboloskorp^smata.
(F) Ce qui vient de la flûte s’en va par le tambour.
(T) Ce qui a été rassemblé par le vent sera dispersé
(par le vent / par le diable).
(E) Se dit de l’argent facilement gagné qui sera facilement
dépensé.

Õnemow (o)
A322 Milo‡n per^ anémvn kai ydátvn.
(F) Ils parlent de la pluie et du beau temps.
(T) Ils parlent des vents et des eaux.

A323 Ton dérnoyn oi pénte ånemoi.


(F) Les difficultés l’assaillent de tous côtés.
A324 Kånei ton ånemo koybåri.
(F) C’est un coup d’épée dans l’eau.
(T) Il fait une pelote avec du vent.

A325 (Paîrnei / Péftei) o ánemow.


(F) Le vent (se lève / tombe).
A326 Oi kfipoi maw p‹gane (kat’ / toy) anémoy.
(F) Nos efforts ont été vains.
Ane-A327 34

A327 As’ ton na páei ston ánemo!


(F) Qu’il aille au diable !
(U) Euphémisme pour sto diåbolo.

A328 Påei fipoy fysåei o ånemow.


(F) C’est une girouette.
*A329 Ÿpoiow spérnei anémoyw uerîzei u‡ellew.
(F) Qui sème le vent récolte la tempête.
*A330 An de fys‹jei ánemow, klvnári de sale‡ei.
(T) Si le vent ne souffle pas, pas un rameau ne bouge.
(E) Il n’y a pas de succès sans effort.

Õnesh (h)
A331 Me thn ánes‹ saw.
(F) À votre aise.
A332 Œxoyme ånesh.
(F) Nous sommes à notre aise.
(U) Se dit financièrement parlant.

A333 Œxoyme ånesh xrfinoy.


(F) Nous avons du temps.
Õnetow, -h, -o
A334 Œftase prÒtow, ånetow ki vraîow.
(F) Il est arrivé premier (comme une fleur / (Pop.) les doigts
dans le nez).
An‹forow (o)
*A335 O megálow an‹forow éxei kai megálo kat‹foro. /
Eto‡tow o an‹forow ua férei kai kat‹foro.
(F) Après l’effort le réconfort.
(T) À montée raide, descente rapide.
(E) Après beaucoup de difficultés, on aura en général le succès.

Õnuow (to)
A336 E^nai sto ånuow thw hlik^aw toy.
(F) Il est dans la fleur de l’âge.
Anurvpiá (h)
A337 Den éxv pia éna ffirema thw anurvpiáw.
(F) Je n’ai plus une robe qui soit mettable.
(U) S’emploie dans une phrase négative.
35 Ann-A347

Õnurvpow (o)
A338 Õkoyse, ånurvpe toy Ueo‡.
(F) Écoute, mon bon.
A339 E^nai ánurvpow toy spitio‡.
(F) 1) C’est un familier de la maison.
2) C’est une personne casanière.
A340 Ua se kånv ånurvpo. / Ua gîneiw ånurvpow.
(F) Je vais te (corriger / dresser).
(U) Menace adressée à un enfant.

A341 Œmeine misfiw ánurvpow apfi (thn arrÒstia / thn peîna /


th stenoxÒria /...).
(F) Il est sorti diminué par (la maladie / la faim / le souci /...).
*A342 Õnurvpoi e^maste kai sfálmata kánoyme.
(F) L’erreur est humaine. (cf. L023)
*A343 Õnurvpow agrámmatow, j‡lo apelékhto.
(T) Personne sans instruction, bois brut.
(E) Comme le bois brut, une personne sans instruction est
« mal dégrossie ».

*A344 Xîlioi ånurvpoi, xîlia go‡sta.


(F) Tous les goûts sont dans la nature. / Chacun ses goûts.
*A345 Õllai men boyla^ anurÒpvn, álla de Uefiw kele‡ei. (GA)
(F) L’homme propose et Dieu dispose.
(E) Origine chrétienne.

*A346 O ánurvpow apfi p^sv kai to basiliá br^zei.


(T) Par derrière, on injurie même le roi.
(E) Les gens malveillants médisent des gens haut placés
par derrière, mais n’osent pas le faire en face.

Õnnaw (o)
A347 M’ ésteilan apfi ton Õnna ston Kaïáfa.
(F) 1) Je suis tombé de Charybde en Scylla. (cf. S200)
2) On m’a renvoyé de Caïphe à Pilate.
(T) On m’a renvoyé d’Anne à Caïphe.
(E) Allusion aux tribulations de Jésus devant les juges juifs.
(U) Se dit lorsqu’on passe d’une situation difficile à une autre
plus difficile ou lorsqu’on est renvoyé d’une autorité
à une autre.
Ano-A348 36

Ano^gomai
A348 Den ano^getai e‡kola stoyw fîloyw toy.
(F) Il ne se confie pas facilement à ses amis.
A349 Den ano^getai pol‡.
(F) 1) Il n’est pas expansif. / 2) Il ne se mouille pas.
A350 Pol‡ anoîxthke me to spîti poy ftiåxnei.
(F) Il a beaucoup dépensé dans la maison qu’il construit.
A351 H bårka anoîxthke pol‡.
(F) La barque s’est beaucoup éloignée vers le large.
Anoixtfiw, -‹, -fi
A352 Sta anoixtå (thw uålassaw).
(F) Au grand large.
A353 (Ekfråzetai / Miláei) anoixtá (kai jåstera).
(F) Il (s’exprime / parle) (ouvertement / sans détours)
(et clairement). (cf. K024)
A354 Zei anoixtå.
(F) Il mène la grande vie.

Antámvsh (h)
A355 Kal‹ antámvsh!
(F) Bon voyage et à bientôt ! / Au plaisir de vous revoir !
(U) À une personne qui part pour un grand voyage, on
souhaite qu’elle revienne saine et sauve.

Antára (h)
A356 Káname (éna) glénti poy p‹ge antára.
(F) Nous avons fait une fête du tonnerre.
(E) Antára = ouragan.

Õnte
A357 Impératif de ågv, ånte peut remplacer p‹gaine comme dans A055 o u
D080. Employé comme interjection, il exprime, selon le contexte,
l’encouragement ou la dissuasion, l’incertitude, la surprise ou le
désaccord, avec parfois une nuance d’ironie ou de mépris.
ñ Õnte (f‡ge) apfi ’dv! = Fiche le camp !
ñ Õnte nte! / Õnte mpråbo! = Vas-y !
ñ E, ånte pia! = Allez, (dépêche-toi ! / grouille-toi !)
ñ Õnte kai me katåferew.
(F) (Ça va / C’est bon) tu as fini par me convaincre.
37 Ant-A367

A357 (suite)
ñ Õnte kalé poy fobåsai! = Tu ne vas quand même pas
avoir peur !
ñ Õnte na do‡me ti ua gînei = On verra bien ce qui arrivera.
Avec une mesure de temps, de distance… il marque la valeur extrême.
ñ Eînai sarånta, ånte sarantapénte = Il a quarante ans,
quarante-cinq au plus.
A358 Den eînai ånte-ånte.
(F) (Personnes) Il n’est pas n’importe qui. (cf. T326)
(Choses) Ce n’est pas une chose quelconque.

Õntero (to)
A359 Eînai strimméno åntero.
(F) C’est un tordu. (cf. S359, S373)
(T) C’est un intestin tordu.
(U) (Très péjoratif) Se dit d’une personne qui ne sait pas ce
qu’elle veut, qui récrimine tout le temps, qui est
compliquée, avec laquelle il est impossible de s’entendre.

A360 Foyskvméno åntero.


(F) Homme vaniteux. (cf. A489)
A361 (Œbgale / Jérase) t’ ánterá toy.
(F) Il a vomi tripes et boyaux. (cf. S403)

A362 Moy gyrîzoyn t’ åntera.


(F) J’ai mal au cœur.
A363 Moy gyrîzei t’ åntera.
(F) (Ça / Il) me dégoûte. (cf. S351)
(U) Se dit d’une chose ou d’une personne.

A364 Påme na ladÒsoyme t’ ånterå maw!


(F) Allons casser la croûte !
A365 ◊pie t’ ånterå toy.
(F) Il est plein comme une (barrique / outre).
Antîdrash (h)
A366 Apfi antîdrash.
(F) Par esprit de contradiction.
Ant^lhch (h)
A367 An pései sthn ant^lhc‹ moy.
(F) Si j’en entends parler.
Ant-A368 38

Ant^rrhsh (h)
A368 Kamîa antîrrhsh!
(F) Ce n’est pas de refus !
(T) Pas d’objection !
(U) Se dit, en particulier, quand on vous propose qqch.

A369 Œferan ant^rrhsh.


(F) Ils ont élevé une objection. (cf. S052)
Õntraw (o)
A370 Xése åntra ki éla mésa!
(T) Fais caca, bonhomme, et rentre !
(U) Se dit, comme si on parlait à un enfant, à qqn qui, en
paroles, se vante de faire beaucoup de choses.

*A371 Õntra uélv, tÒra ton uélv.


(T) C’est un mari que je veux, c’est maintenant que je le veux.
(E) Se dit des gens impatients qui veulent avoir tout de suite
ce dont ils ont envie, en particulier quand cela exige un
temps de recherche.

*A372 O ántraw kánei th geniá ki fixi h geniá ton ántra.


(T) C’est l’homme qui fait la race et non la race qui fait
l’homme.
(E) C’est à l’individu de faire honneur à sa lignée, et non
l’inverse.

Antreivménow, -h, -o
A373 Ton antreivméno mhn ton klaiw.
(T) Ne pleure pas sur le malheur qui frappe l’homme courageux.
(E) Extrait d’une chanson crétoise.

Antrfigyno (to)
A374 Antrfigyno thw Agîaw Paraskey‹w.
(T) Couple du vendredi saint.
(U) Se dit d’un couple qui, bien que ne s’entendant pas, garde
une apparence d’harmonie vis-à-vis de l’extérieur.

*A375 Ÿtan xvr^zoyn ta antrfigyna kai ta boyná rag^zoyn.


(T) Quand les ménages divorcent, les montagnes aussi
se fendent.
(E) Le divorce est la pire des choses pour une famille.
39 Aji-A385

An‡pantrow, -h, -o
*A376 O an‡pantrow koimátai pánta ‹syxow.
(T) Le célibataire dort toujours tranquille.
(E) Le célibataire n’a pas de soucis de famille.

Õnv-kátv
A377 Œginan ånv-kåtv.
(F) Ils se sont disputés.
A378 (M’ ékane / Œgina) ánv-kátv.
(F) (Il / Cela) m’a bouleversé.
A379 Ta ’kanan xtew fila ánv-kátv sthn tabérna.
(F) Ils ont tout mis sens dessus-dessous hier à la taverne.
(U) Se dit d’une bagarre ou d’une fête animée.

A380 Œkane ton kfismo ánv-kátv gia na thn brei.


(F) Il a remué ciel et terre pour la trouver.
AnÒ(g)i (to)
A381 O Manfilhw me ta lfigia xtîzei anÒgia kai katÒgia.
(F) Emmanuel bâtit des châteaux en Espagne.
(E) AnÒgia kai katÒgia représentent les étages supérieurs
et inférieurs d’un immeuble ; par métaphore, la richesse.

AnÒterow, -h, -o
A382 Kai (s’ / eiw) anÒtera.
(F) Toujours plus haut.
(U) (Peut être ironique) On souhaite des succès plus
importants après un premier succès.

Aj^a (h)
A383 (Kai) ti aj^a éxei;
(F) Quelle valeur cela a-t-il ? (= aucune)
(U) Question rhétorique.

Aj^zv
A384 Den aj^zei (mia (dekåra) / (énan) parå / mia pentára /
t^pota / frágko).
(F) (Choses) Cela ne vaut rien. / Cela ne vaut pas un clou.
(Personnes) Il n’est bon à rien.

A385 Den aj^zei na…


Se réfère à une chose ou une personne de peu de valeur.
Den aj^zei o‡te na ton ft‡seiw.
(F) Il ne vaut pas la corde pour le pendre.
(T) Il ne mérite même pas qu’on lui crache dessus.
Aji-A386 40

A386 Toy åjize.


(F) Il ne l’a pas volé.
Õjiow, -a, -o
A387 Õjiow! / Õjia!
(U) À l’origine, souhait adressé à un prêtre qui vient d’être
ordonné. S’emploie aussi pour souhaiter à qqn de réussir
dans la suite de sa vie (par exemple à un homme après son
service militaire ou à une femme après ses études).

A388 Pånta åjiow!


(F) Sois toujours à la hauteur !
(U) Souhait.

A389 Den e^nai ájiow gia t^pota.


(F) Il n’est bon à rien.
A390 De s’ éxv ájio na to káneiw.
(F) Je te mets au défi de le faire.
Apagore‡v
*A391 To apagoreyméno e^nai pánta pio nfistimo.
(F) L’attrait du fruit défendu.
(T) Ce qui est défendu est toujours plus délicieux.

Apánthsh (h)
A392 Œxei pánta étoimh thn apánthsh (= eînai etoimfilogow).
(F) Il est prompt à la répartie. / Il a réponse à tout.
A393 Toy ’dvsew mia plhrvménh apånthsh.
(F) Tu lui as répondu du tac au tac.
Õpaj
A394 Õpaj dia pantfiw. (SAV)
(F) Une fois pour toutes. / Absolument (= sans faute).
A395 Õpaj kai…
ñ Õpaj kai érueiw mazî maw…
(F) Si jamais tu venais avec nous…
ñ Õpaj kai ‹ruew, ua meîneiw gia faghtfi.
(F) Puisque tu es venu, tu vas rester manger. (cf. M319)
ñ Õpaj kai xåuhke apfi thn paréa, den janako‡same gi’ ayton
tîpote.
(F) Depuis qu’il a disparu du groupe, nous n’avons rien reçu
de lui.

Aparállaxtow, -h, -o Voir I024.


41 Apo-A403

ApatÒ
A396 An den apatÒmai.
(F) Si je ne m’abuse.
ApaydÒ
A397 … aph‡dhsa / aph‡dhsa…
Exprime l’idée de découragement après de nombreux essais pour en finir.
ñ Den mporÒ pia, aph‡dhsa.
(F) J’en ai assez, je n’en puis plus. (cf. A409)
ñ Aph‡dhsa na lév ta îdia kai ta îdia.
(F) J’en ai marre de toujours répéter la même chose.
Õpeiro (to)
A398 Ep’ ápeiron. (SAV)
(F) À l’infini. / Éternellement.
Apelpis^a (h)
A399 E^nai apelpis^a.
(F) C’est désespérant.
Ap‹ganow (o)
A400 Jorkisménow me ton ap‹gano.
(T) Exorcisé avec l’encens.
(U) Se dit de qqn d’indésirable dont on s’est débarrassé.

Ap^di (to)
A401 Uasoy deîjv (eg√) pfisa ap^dia (éxei / bånei / paîrnei /
xvråei) o sákow.
(F) Tu vas voir de quel bois je me chauffe.
(T) Je vais te montrer combien il y a de poires dans le sac.

AplÒnv
*A402 Ÿpoiow pol‡ aplÒnetai gr‹gora maze‡etai.
(F) Qui trop embrasse mal étreint.
(T) Qui s’étend beaucoup se modère vite.
(E) Se dit des gens d’affaires qui veulent trop entreprendre
et finalement échouent.

Apobradîw
A403 Apobradîw sto spîti soy kai n‡xta sth doyleiå soy.
(T) Dès la fin du jour chez toi, avant le jour à ton
travail.
Apo-A404 42

Apog^nomai
A404 Den jérei kane^w ti u’ apog^nei.
(F) Nul ne sait (ce qui s’ensuivra / ce qu’il deviendra).
(U) Se dit d’une situation ou d’une personne.

A405 Apfigine to kakfi.


(F) C’en est trop ! (cf. K119)
(U) Se dit d’une situation devenue insupportable.

ApodhmÒ .
A406 (Apod‹mhse / Aped‹mhsen) eiw (K‡rion / tfipon xloerfin).
(SAV)
(F) Il a rejoint la maison du Père (= il est mort).
(E) ApodhmÒ = (sens propre) émigrer.

Apouévsh (h)
A407 Eînai (skéth) apouévsh.
(F) C’est un pur délice à (écouter / regarder).
(U) Peut être ironique.

ApouymÒ Voir EpiuymÒ.


Apokánv
A408 Me apfikane!
(F) Il m’a épuisé !
A409 Apfikana pia me da‡ton.
(F) Je n’en peux plus avec celui-là. (cf. A397)
Apor^a (h)
*A410 Apor^a cáltoy bhj.
(F) Chantre qui tousse perd sa note.
(T) La toux, désarroi du chantre.
(U) Se dit quand, perplexe, on ne sait comment continuer.

AporÒ
A411 E^nai n’ apore^ kane^w (me… / poy…)
(F) On peut s’étonner (de… / que…)
Apfistash (h)
A412 Kråta tiw apoståseiw soy mazî toy!
(F) Garde tes distances avec lui ! / Ne l’encourage pas !
A413 Ton jérv ej apoståsevw.
(F) Je le connais vaguement.
43 Apr-A424

Apoysîa (h)
A414 Toy ébale apoys^a.
(F) Il l’a marqué absent.
A415 Œlamce dia th˜ apoysîa˜ toy.
(F) Il a brillé par son absence.
A416 P‹re apoys^ew.
(F) 1) (Professeur) Il a fait l’appel.
2) (Élève) Il a eu beaucoup d’absences.
Apfifash (h)
A417 Bg‹ke h apfifash na xtisteî mia géfyra.
(F) La décision fut prise de construire un pont.
A418 Par’ to apfifash pvw de ua janåruei.
(F) Fais-toi à l’idée qu’il ne reviendra pas.
Apofas^zv
A419 Apofas^zomen kai diatássomen... (SAV)
(T) Nous décidons et ordonnons…
(E) Expression coutumière du colonel Papadopoulos.
(U) (Toujours ironique) Se dit pour tourner en ridicule qqn
d’autoritaire qui impose ses décisions.

A420 Ton éxoyn apofasîsei (oi giatroî).


(F) (Les médecins) l’ont condamné. / Il est condamné.
Apfifoitow, -h, -o
A421 Apfifoitow (tvn fylakÒn / toy kafeneîoy /…).
(F) Un ex-taulard. / Un pilier de cabaret.
(U) Au sens propre, désigne qqn qui a terminé sa scolarité
ou son apprentissage.

Apfixh (h)
A422 Ton épiasan sthn apfixh.
(F) On l’a pris (au piège / sur le fait). (cf. P678)
(E) Apfixh = épuisette.

Aproeto^mastow, -h, -o
A423 Ton (br‹ka / étyxa) aproeto^masto.
(F) Je l’ai pris (au dépourvu / à froid). (cf. Y023)
Aprfioptow, -h, -o
A424 Moy ’tyxan pollå aprfiopta.
(F) J’ai eu beaucoup d’imprévus.
Apr-A425 44

A425 Ua ’ruv ektfiw aprofiptoy.


(F) Je viendrai sauf imprévu.
AproxÒrhtow, -h, -o
A426 Sto aprox√rhto.
L’expression désigne une situation sans issue ou devenue insupportable.
ñ Ta prágmata éftasan sto aproxÒrhto.
(F) Les choses sont arrivées à une impasse. (cf. P297)
ñ Œftasa sto aproxÒrhto.
(F) (Personnes) Je suis à bout. (cf. A273)
ñ M’éxei férei sto aprox√rhto.
(F) Il m’a poussé à bout.
Õptomai
A427 Mh moy áptoy! (SAV)
(T) Ne me touche pas !
(E) Le mimosa, dont les feuilles se contractent quand on les
touche, est ainsi appelé.
(U) Se dit ironiquement d’une personne très sensible ou très
susceptible.

Apvuhména (ta)
A428 Bgåzei ta apvuhména toy.
(F) (Selon le contexte) Il déverse sa rancœur. / Il se défoule.
(T) Il fait ressortir tout ce qu’il avait retenu en lui.
(U) Se dit lorsqu’on donne libre cours à des sentiments refoulés
ou lorsqu’on peut jouir de ce dont on a été privé.

Aråda (h)
A429 Me thn aråda.
(F) À tour de rôle.
A430 Den e^nai ánurvpow thw arádaw.
(F) Ce n’est pas qqn comme tout le monde. (cf. S031)
(U) Peut être péjoratif.

*A431 An e^sai kai papáw me thn aráda soy ua paw.


(F) On ne fait pas de passe-droit.
(T) Tu as beau être pope, tu passeras à ton tour.

Arázv
A432 Thn arázei.
(F) Il fait le lézard. / Il bulle. (cf. A447)
A433 (Br‹ke limåni kai) åraje.
(F) Il a jeté l’ancre. / (Fig.) Il s’est établi.
45 Arg-A443

A434 Õraje l^go!


(F) Repose-toi un peu !
A435 S^a ki arájame!
(F) Nous y sommes !
(U) Au sens propre, il s’agit d’une expression de la marine
(préparatifs d’accostage). S’emploie au figuré pour exprimer
le soulagement devant un travail presque terminé.

Ar(a)iá
A436 Ar(a)iá kai po‡.
(F) (Lieu ou temps) De loin en loin. (cf. P637)
Aráphw (o)
A437 Ton bgålane aråph.
(F) Il s’est fait blackbouler.
(T) On l’a traité de nègre.

*A438 Ton aráph ki an ton pléneiw to sapo‡ni soy xaláw.


(F) À laver la tête d’un âne, on perd sa lessive.
(T) Tu as beau laver un noir, tu perds ton savon.
(E) Il est inutile de vouloir changer les conditions de vie
ou le caractère des gens.

Arbanîtikow, -h, -o
A439 Ton épiase (to arbanîtikfi toy / to arbanîtiko).
(F) Il s’entête. / Il s’est mis en colère. (cf. T129)
Arb‡la (h)
A440 Lfigia thw arb‡law.
(F) Rumeurs. / Ragots.
(E) Arb‡la = godillot.

Argá
A441 Argå (‹) gr‹gora.
(F) Tôt ou tard.
*A442 Kállio argá pará poté.
(F) Mieux vaut tard que jamais.
Arg^a (h)
*A443 Arg^a (estî) m‹thr páshw kak^aw. (GA)
(F) L’oisiveté est la mère de tous les vices.
(E) Proverbe ancien, souvenir lointain d’Hésiode, Travaux,
498.
Are-A444 46

Õrew-márew (oi)
A444 Õrew-márew (koykoynárew / koytamårew).
(F) Ça n’a ni queue ni tête. (cf. K658, P560)
(E) Paroles sans aucun sens. / Bavardage incohérent. /
Idioties.

Arésv
A445 Soy arései de soy arései.
(F) Bon gré mal gré. (cf. U037)
Õrhw (o)
A446 Zei ston Õrh.
(F) Il n’est au courant de rien.
(T) Il vit sur Mars.

Ar^da (h)
A447 (Õplvse / Téntvse) thn ar^da toy.
(F) Il s’est allongé de tout son long. / Il prend ses aises.
(cf. A432)
(E) Ar^da = mèche (d’une perceuse). / (Fig.) Jambe.

Ariumfiw (o)
A448 Eînai to yp’ ariumfin éna.
(F) C’est le plus important. / Il est numéro un.
(U) Se dit des choses et des personnes.

Arketá
A449 Arketå!
(F) Assez ! / Ça suffit ! (cf. F177)
Arko‡da (h)
A449bis Eînai arko‡da.
(F) C’est un balèze. / C’est une armoire à glace.
(U) Contrairement au français, il ne s’agit ici que de l’aspect
physique.

*A450 H arko‡da de xortaînei me myrm‹gkia.


(F) On n’engraisse pas les petits cochons à l’eau claire.
(T) L’ours ne se rassasie pas avec des fourmis.
(E) Se dit soit des gens pour lesquels un petit profit ne suffit
pas, soit des gens pour lesquels il faut beaucoup de
nourriture. (cf. A210)
47 Aro-A460

Arko‡di (to)
*A451 Nhstikfi arko‡di de xore‡ei.
(F) Ventre affamé n’a point d’oreilles. (cf. K604)
(T) Un ours à jeun ne danse pas.
(E) 1) On ne travaille pas le ventre vide.
2) Si l’on veut faire faire qqch à qqn, il faut le payer.

Arnî (to)
A452 Œgine åkakow san arnáki.
(F) Il est devenu doux comme un agneau.
*A453 Mauhméno to arn^ na toy pa^rnoyn to mall^.
(T) Le mouton est habitué à ce qu’on lui enlève la laine.
(E) Il y a des gens qui sont habitués au malheur ou à être
exploités. (cf. B201)
*A454 To arnî sth gklîtsa toy tsopånh ua jysteî.
(T) L’agneau se grattera au bâton du berger.

*A455 Kåue arnî apfi to podåri toy krémetai.


(F) Chacun subit son destin.
(T) (À la boucherie) C’est par son pied que chaque agneau
est accroché.

*A456 To (kalfi / ‹mero) t’ arnî apfi dyo månew byzaînei. /


To ‹mero arnî byzaînei dyo manådew.
(F) Il est facile à contenter.
(T) L’agneau docile tète deux mères.

*A457 Eînai ftvxfi t’ arnî, ma éxei kai platiå oyrå.


(T) L’agneau est pauvre, mais il a la queue large.
(E) Se dit des gens pauvres mais fiers.

*A458 Arnî poy de belåzei gåla den trÒei.


(F) Qui ne demande rien n’a rien.
(T) L’agneau qui ne bêle pas ne tète pas.

*A459 To arnî poy fe‡gei ap’ to kopådi to trÒei o l‡kow.


(T) Le mouton qui quitte l’enclos se fait manger par le loup.
(E) On court moins de danger à rester dans un groupe.

Õron
Impératif aoriste du verbe archaïque aîrv.
A460 Œfyge åron-áron. (GA)
(F) Il est parti en catastrophe.
(E) Jean, 19, 15 : cris de la foule à Pilate pour qu’il conduise
le Christ à la crucifixion. Littéralement : « emporte,
emporte ».
(U) Se dit pour une action rapide ou imposée.
Aro-A461 48

A461 Õron ton krébatfin soy kai perpåtei!


(F) Lève-toi et marche !
(E) Jean, 5, 8.
(U) Se dit à qqn qui ne fait rien ou fait de l’obstruction.

Arpázv.
A462 Ÿ,ti ako‡sei o Giånnhw t’arpåzei.
(F) Jean pige tout de suite tout ce qu’il entend.
(E) Arpázv = attraper en vitesse. / (Fig., fam.) Piger.

A463 Thn årpaja.


(F) Je l’ai chopée (maladie…).
A464 Ua tiw arpåjeiw (gerå / gia ta kalå)!
(F) Ça va être ta fête !
A465 Ÿ,ti kånei to kånei (sto) årpa kfilla.
(F) Tout ce qu’il fait, il le fait à la va-vite (= travail bâclé).
A466 Arpáxthkan.
(F) Ils en sont venus aux mains.

A467 Arpázetai (e‡kola / me to kauetî)


(F) Il s’emporte facilement. / C’est une soupe au lait.
A468 St’arpaxtå.
(F) À la hâte. / En vitesse.
*A469 Õrpaje na faw kai kléce na ’xeiw.
(T) Attrape pour manger et vole pour avoir.
(E) Il ne faut compter que sur soi-même.

ArrÒstia (h)
*A470 H arrÒstia kabála érxetai kai pez‹ fe‡gei.
(T) La maladie vient à cheval et s’en va à pied.
(E) La maladie vient vite mais la guérison est lente.

*A471 H arrÒstia mpaînei me to (sakî / tsoybåli) kai bgaînei


me to belfini.
(T) La maladie entre avec le sac et sort avec l’aiguille.
(E) La maladie vient vite mais la guérison est lente.
49 Arx-A483

Õrtzi-mpo‡rtzi
A472 Õrtzi-mpo‡rtzi kai loylåw.
(F) C’est la liberté la plus totale. / C’est le souk !
(U) Õrtzi-mpo‡rtzi désigne la semaine précédant le carnaval et
pendant laquelle les fidèles mangent et se défoulent sans
retenue. Par extension : absence de contraintes, désordre
extrême. Se dit aussi de choses incompréhensibles.

Õrtow (o)
A473 O ártow o epio‡siow. (SAV)
(F) Le pain quotidien.
A474 Õrtow kai ueåmata. (SAV)
(T) Latin : Panem et circenses.
(U) S’emploie pour stigmatiser un public indifférent
aux valeurs intellectuelles.

Arx‹ (h)
Arx‹ = début.
A475 Kat’ arxáw. (SAV)
(F) Tout d’abord.
A476 Sthn arx‹.
(F) Au début.
A477 To z‹thma aytfi den éxei o‡te arx‹ o‡te télow.
(F) Cette question n’a ni queue ni tête.

A478 H arx‹ toy téloyw.


(F) Le commencement de la fin.
A479 Œkane thn arx‹.
(F) Il a fait le premier pas.
A480 Ftoy ki ap’ thn arx‹!
(F) Et on remet ça ! / Rebelote !
(U) Expression populaire de mécontentement devant un
travail à reprendre.

*A481 Káue arx‹ kai d‡skolh.


(F) C’est le premier pas qui coûte. (cf. P076)
*A482 H arx‹ e^nai to ‹misy toy pantfiw.
(F) Un travail commencé est à moitié fait. (cf. M350)
Arx‹ = principe.
A483 Kat’ arx‹n.
(F) En principe.
Arx-A484 50

A484 Œmeine pistfiw stiw arxéw toy.


(F) Il est resté fidèle à ses principes.
A485 Uétv vw arx‹.
(F) Poser en principe.
Arx^zv
A486 Ton árxisan (sto j‡lo / stiw grouiéw / stiw mpoyniéw /…).
(F) Ils se sont mis à le battre.
Asuen‹w, -‹w, -éw
A487 Asuen‹w kai odoipfirow amartîan oyk éxei. (SAV)
(T) Le malade et le voyageur ne font pas de péché.
(E) Référence au carême, pendant lequel les malades et les
voyageurs étaient dispensés de jeûne.
(U) Se dit pour qqn que sa condition dispense d’appliquer un
règlement.

Askî (to) / Askfiw (o)


A488 Õnoije toyw asko‡w toy Aifiloy.
(F) Par ses actes, il a suscité une dispute.
(T) Il a ouvert les outres d’Éole.
(E) Référence à l’Odyssée, X, 46 sq.

A489 Askî (paratoyloymiasméno / parafoyskvméno).


(T) Outre boursouflée.
(U) Se dit d’un homme gonflé de vanité. (cf. A360)

Õsma (to)
A490 To k‡kneio ásma.
(F) Le chant du cygne.
Õsow (o)
A491 E^nai ásow.
(F) C’est un (as /crack).
A491bis Œxei énan åso sto manîki toy.
(F) Il a un atout dans sa manche.
A492 Ta (båzv / paîzv) fila ston åso.
(F) Jouer le tout pour le tout.
(T) Tout miser sur l’as.

A493 Œmeine ston áso.


(F) 1) Il a tout perdu. 2) Il est resté en carafe.
51 Ast-A504

Õspro (to)
Õspro est le nom d’une ancienne monnaie byzantine de peu de valeur.
A494 De dînv åspro gia tîpota.
(F) Je me moque du tiers comme du quart. (cf. D045)
*A495 T’ åspra katebåzoyn t’ åstra.
(F) Avec l’argent tout est possible.
(T) L’argent fait descendre les astres.

Asproprfisvpow, -h, -o
A496 Uélv na me bgáleiw asproprfisvpo.
(F) Je veux que tu me fasses honneur.
Õsprow, -h, -o
A497 Oi dhmosiogråfoi (kånoyn / paroysiåzoyn) to åspro ma‡ro.
(F) Les journalistes dénaturent (les faits / les paroles).
Astakfiw (o)
A498 Oplisménow san astakfiw.
(F) Armé jusqu’aux dents.
(E) Astakfiw = homard.

Asteie‡omai
A499 Den e^nai na asteie‡esai maz^ toy.
(F) C’est un homme qui ne badine pas. / On ne plaisante
pas avec lui.
Aste^o (to)
A500 Xontrá aste^a.
(F) Plaisanteries (grasses / grossières).
A501 Ÿxi asteîa!
(F) C’est pas des blagues !
A502 O‡te gia asteîo!
(F) En aucun cas ! / Pas question !
A503 To aste^o e^nai (óti / na)…
(F) Le plus drôle est que…
A504 (Õse / Õfhse / Aw af‹soyme) pia t’ aste^a. /
Ftånoyn t’ aste^a! / Térma t’ asteîa!
(F) Trêve de plaisanteries ! (cf. C037)
Ast-A505 52

A505 To g‡rise (st’ aste^o / st’ aste^a). /


To (p‹re / érije) st’ aste^a.
(F) Il a tourné cela en plaisanterie. / Il l’a pris à la
rigolade.
A506 To e^pe (st’ aste^a / gi’ aste^o).
(F) Il l’a dit pour plaisanter.
A507 Den pa^rnei apó aste^a. / De shk√nei aste^a.
(F) Il (n’entend pas / ne supporte pas) la plaisanterie.
Aste^ow, -a, -o
A508 Ti aste^o!
(F) Comme (il est / c’est) drôle !
(U) Antiphrase ironique.

A509 Den eînai asteîo prågma.


(F) Ce n’est pas une mince affaire.
A510 Aste^a aste^a moy thn éfere.
(F) Mine de rien, il m’a eu.
A511 Aste^a aste^a, påme sthn astynom^a.
(F) Les plaisanteries ont des limites.
(T) À force de plaisanteries, on se retrouve à la police.

Astrap‹ (h)
A512 Pérase san astrap‹.
(F) Il est passé en coup de vent.
Astråftv
A513 O boyleyt‹w åstrace kai brfinthse sth synéleysh.
(F) Le député a fait une intervention tonitruante à la
réunion.

*A514 Allo‡ astråftei ki allo‡ brontåei.


(T) Éclairs ici, tonnerre là.
(E) Les conséquences peuvent être ailleurs que les causes.
(cf. K102)

Õstro (to)
A515 Eîda (åstra / astråkia) (to meshméri).
(F) J’en ai vu trente-six chandelles. (cf. O145)
A516 To åstro toy (mesoyrane^ / d‡ei).
(F) Son étoile (est à son zénith / pâlit).
53 Ayg-A527

A517 Milåei me t’ åstra.


(F) Il prédit l’avenir.
(T) Il parle avec les étoiles.

Õsxetow, -h, -o
A518 E^nai åsxeto˜ apfi mageirik‹.
(F) (Personnes) Il ne connaît rien en cuisine.
A519 Kånei ton åsxeto.
(F) Il fait celui qui n’est pas concerné.
Õsxhma / Õskhma
A520 Œkane åsxhma poy den p‹ge.
(F) Ce n’était pas bien de sa part de ne pas y aller.
A521 Thn (éxei / épaue) åsxhma.
(F) Il est dans une mauvaise passe. / Il file un mauvais
coton.
Õsxhmow, -h, -o
A522 Õsxhmo prågma!
(F) Ce n’est pas bien ! / C’est triste !
Õsvtow, -h, -o
A523 E^nai o åsvtow giow thw oikogéneiaw.
(F) C’est l’enfant prodigue de la famille.
(E) Õsvtow = débauché.

Atzam‹w (o)
*A524 O atzam‹w pånta kerdîzei.
(T) Le débutant réussit toujours.
(U) Peut être ironique.

Ats^da (h)
A525 E^nai ats^da.
(F) Il est très intelligent (ou très malin).
(E) Ats^da = fouine.

Aygó (to)
A526 Aygå måtia.
(F) Œufs sur le plat.
A527 Kfikkina aygå.
(F) Œufs de Pâques.
Ayg-A528 54

A528 Sigå (t’ aygå / ta vå)!


(F) 1) Faut pas se presser ! / 2) La belle affaire !
(U) Se dit, au sens 1) de qqn qui marche très lentement,
comme s’il transportait des œufs, au sens 2) pour
minimiser l’importance de ce qui vient d’être dit.
(cf. L060, P562)

A529 Thn éxv san aygfi ston kfirfo moy.


(T) Je l’ai comme un œuf sous l’aisselle.
(U) Signifie littéralement « Je prends grand soin d’elle ».
S’emploie, en fait, par antiphrase au sens de :
« Je me soucie d’elle comme d’une guigne ». (cf. X185)

A530 Œbale óla t’ aygå s’ éna kalåui.


(F) Il a mis tous ses œufs dans le même panier.
A531 (Móliw bg‹ke ap’ t’ aygó / Akóma de bg‹ke ap’ t’ aygó
toy) kai…
(F) C’est un blanc-bec et…
(T) Il n’est pas encore sorti de son œuf que…

A532 Kåuetai ki aygå gennå.


(F) Il invente toujours qqch.
(T) Il est assis et pond des œufs.

A533 TÒra poy toy ‹rue to aygfi ston kÒlo…


(U) Allusion à la poule prête à pondre qui ne se décide qu’au
dernier moment à rejoindre le poulailler. Se dit à propos
d’une action faite in extremis, sous la pression des
circonstances.

A534 Dematiåzei t’ aygå.


(F) Il se donne de la peine pour rien.
(T) Il fait des fagots avec des œufs.

A535 Aygå soy kauar^zoyne;


(F) Qu’as-tu à rire bêtement ?
(T) On t’épluche des œufs ?
(U) Se dit à qqn qui rit beaucoup sans raison apparente.

A536 (Kåtse / Kåuhse) st’ aygå soy!


(F) 1) Tiens-toi tranquille ! / 2) Occupe-toi de tes oignons !
(cf. K238)

A537 Ko‡rece t’ aygó kai påre to mall^ toy. /


(Pår’ t’ aygfi / Piås’ t’ aygfi) kai ko‡ref’ to.
(F) Il n’y a rien à gagner. (cf. Z036)
(T) Tonds l’œuf et prends-en la laine. / Prends l’œuf et tonds-le.
55 Ayl-A547

A538 Mpérdece t’ aygå kai ta kalåuia.


(F) Il a mélangé les torchons et les serviettes.
A539 Nomîzei fiti eînai thw megålhw kfitaw to aygfi.
(F) Il se croit sorti de la cuisse de Jupiter.
A540 Œxase t’ aygå kai ta (kalåuia / pasxålia).
(F) Il ne sait plus où il en est. / Il est désorienté. (cf. M529)
(T) Il a perdu les œufs et (les paniers / les fêtes mobiles).

*A541 Thw geitónissaw t’ aygå e^nai pånta pio megåla.


(T) Les œufs de la voisine sont toujours plus gros.
(E) Dénonce une jalousie injustifiée.

*A542 Deîre ton gia to aygfi na mhn pårei thn kfita.


(F) Qui vole un œuf vole un bœuf.
(T) Punis-le pour l’œuf, pour qu’il ne prenne pas la poule.
(E) Se montrer sévère pour un petit délit, afin d’en éviter
de plus graves.

*A543 Proto‡ skåsoyn t’ aygå mhn metråw poyliå.


(F) Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir
tué.
(T) Ne compte pas les poussins avant que n’éclosent les œufs.

*A544 Kal‡tera s‹mera éna aygfi, parå a‡rio mia kfita


kai sto xéri.
(F) Mieux vaut tenir que courir.
(T) Mieux vaut un œuf aujourd’hui qu’une poule demain dans
la main.

Ayuådeia (h)
A545 Ko^taje kei ayuådeia!
(F) Quel toupet !
Ayuvreî
A546 Ayuvreîkai paraxr‹ma. (SAV)
(F) Immédiatement et sans délai.
Aylakiå (h)
A547 Den éxei aylakiå xvråfi.
(F) Il est très pauvre.
(T) Il n’a pas un sillon de terrain.
Ayl-A548 56

Ayl‹ (h)
*A548 Ÿtan dicå h ayl‹ soy, éjv nerfi mh x‡neiw.
(F) Charité bien ordonnée commence par soi-même.
(cf. P130)
(T) Quand ta cour a besoin d’eau, n’en verse pas à l’extérieur.
(E) La générosité est de trop quand il y a le besoin chez soi.

Ayjånomai
A549 Ayjånesue kai plhu‡nesue! (GA)
(F) Croissez et multipliez !
(E) Genèse, 1, 28.

A‡rio
A550 A‡rio oktÒ.
(F) Ça fera huit jours demain.
(U) Attention : l’expression situe un événement dans le passé.
Ne signifie pas : « Demain en huit », qui se réfère au futur.

A551 Ton periménv a‡rio meua‡rio.


(F) Je l’attends (d’un jour à l’autre / un de ces jours).
A552 Gi’ a‡rio éxei o Uefiw.
(F) Demain est un autre jour.
(T) Pour demain Dieu est grand.
(U) Se dit lorsqu’on traverse une passe difficile (par exemple,
financièrement). On a réussi à s’en sortir aujourd’hui,
quant à demain…

A553 Kalhméra gi’a‡rio.


(U) Réponse humoristique à qqn qui dit des sottises ou
des paroles qui n’ont pas de sens.

*A554 Kåue a‡rio ki alliÒtiko.


(F) Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
Aytî (to)
A555 Ap’ t’ ayt^ kai sto dåskalo.
(U) Autrefois, pour punir les enfants, on les traînait par
l’oreille devant l’instituteur. Se dit d’une punition
immédiate.

A556 Eînai (y)per‹fanow st’ aytiå. / Œxei (y)per‹fano aytî.


(F) (Fam.) Il est dur de la feuille.
(T) Il a l’oreille fière.
57 Ayt-A568

A557 Vw t’aytiå.
Exprime l’idée de débordement.
ñ Xrevménow vw t’ aytiå.
(F) Endetté jusqu’au cou.
ñ Eîmai vw t’ aytiå.
(F) J’en ai jusque là.
A558 E^mai ólow aytiå.
(F) Je suis tout ouïe.
A559 (Õnoije / Téntvse) t’ aytiå toy. / (Œbale / Œdvse / Œsthse)
ayt^.
(F) Il a (dressé / tendu) l’oreille.
A560 Gelåne kai t’ aytiå toy.
(F) Il ne peut cacher sa joie. / Il jubile. (cf. M408)
(T) Même ses oreilles rient.

A561 (D√s’ / R^j’) toy st’ aytiå!


(F) Frotte-lui les oreilles !
A562 (Moy (zålisan / p‹ran / éfagan) t’ aytiå /
Œspasan t’ aytiå moy) me tiw ervt‹seiw toyw.
(F) Ils m’ont (cassé / rebattu) les oreilles avec leurs
questions. (cf. K500, T215)
A563 Den idr√nei t’ayt› toy (apó / me) tétoia.
(F) Cela le laisse indifférent. / Cela ne le touche pas.
(cf. I026)
(T) Cela ne fait pas transpirer son oreille.

A564 Katébase t’ aytiå. / Œfyge me pesména aytiå.


(F) Il a l’oreille basse. / Il est parti l’oreille basse.
A565 Den prolabaînv na j‡sv t’ aytî moy.
(F) Je n’ai pas le temps de souffler. (cf. K432)
(T) Je n’ai pas le temps de me gratter l’oreille.

A566 Pa›zei me t’ ayt^.


(F) ( Musique) Il joue d’oreille.
A567 Kåti (épiase / p‹re) to aytî moy.
(F) J’ai (entendu parler / eu vent) de qqch.
A568 Gia piås’ thn lîgo ap’ t’ aytî th Marîa Ø polléw trélew
kånei.
(F) Fais donc un peu la leçon à Marie ; elle fait beaucoup
de sottises.
Ayt-A569 58

A569 Ua soy trab‹jv t’ aytiå.


(F) Je vais te tirer les oreilles.
*A570 Apó to éna (ayt^) mpa^nei kai apó to ållo bga^nei.
(F) Cela entre par une oreille et sort par l’autre.
(cf. M450)

Aytów, -‹ , -ó
A571 Aytå! / Aytå (poy lew / loipfin)!
(F) (Et) voilà (tout) !
(U) Formule de conclusion.

A572 (M’ aytå kai m’ aytå / Ap’ aytå ki ap’ aytå) éxasew
th doyleiå soy.
(F) À cause de tout ça tu as perdu ton travail.
(U) Souligne une accumulation de causes.

A573 Moy e^pe (aytó ki aytó / to kai to).


(F) Voici ce qu’il m’a dit.
(T) Il m’a dit ceci et cela.

A574 Aytó kau’ eaytó.


(F) La chose en soi.
A575 Gi’ aytó / Gi’ aytø kai…
(F) Pour cette raison… / C’est justement pourquoi…
(U) La seconde expression est plus forte que la première.

A576 Gi’ aytó loipfin!


(F) C’était donc ça !
A577 Pånv s’ (aytå / aytfi).
(F) Sur ce. / Là-dessus.
A578 (Kai) ti m’ aytó;
(F) Et après ? / Qu’est-ce que cela fait ? (cf. T063)
A579 Aytfiw eîsai!
(F) Bravo ! / C’est toi le meilleur !
(U) Formule familière d’approbation.

A580 Aytó ‹tane!


(F) C’est fini ! / Y’ en a plus !
Aytófvro (to)
A581 Ton (synélaban / épiasan) ep’ aytof√rv. (SAV)
(F) Ils l’ont pris (sur le fait / en flagrant délit). (cf. P678)
59 Ax-A593

Afalów (o)
A582 Moy l‡uhke o afalów apó (ta gélia / to ffibo…).
(F) Je n’en peux plus de (rire, peur...).
(E) Afalów = nombril.

Afénthw (o)
*A583 Afénthw e^n’ o doyleyt‹w ki oi akamåtew sklåboi.
(T) Le travailleur est son maître et les paresseux sont des
esclaves.

A584 Katå ton afénth kai ta kopélia toy.


(F) Tel maître, tel élève.
(T) Le disciple est taillé sur le modèle du maître.

Af‹nv
A585 As’ ta (tÒr’) aytå !
(F) Laisse tomber !
A586 Ti kåneiw; — (As’ ta! /As’ ta na påne (sto diåbolo)! /
As’ ta poy na sta lév!)
(F) Comment vas-tu ? — Ne m’en parle pas ! (c.-à-d. : très mal)
(cf. K142)

A587 (Õse / Õfhse) (pia) poy oi ffiroi ayj‹uhkan.


(F) Sans compter que les impôts ont augmenté.
A588 Aw t’ af‹soyme aytå!
(F) N’en parlons plus !
A589 (As’ to aytó / Aytó åfhsé to) s’ eména.
(F) Cela je m’en charge. / Laisse-moi faire.

A590 Af‹nei to éna kai piånei to ållo.


(F) Il passe d’une chose à une autre. / Il papillonne. /
Il commence beaucoup de choses à la fois.

A591 Af‹nomai se saw.


(F) Je m’en remets à vous.
Ax
A592 Ton éfage to ax kai to bax.
(E) Il a tellement d’ennuis qu’il ne fait que soupirer.

A593 Õrxise påli ta ax kai ta bax.


(F) Il a recommencé ses jérémiades.
AxlA594 60

Axlåda (h)
*A594 P^sv éxei h axlåda thn oyrå.
(F) Dans la queue gît le venin (In cauda venenum).
(cf. P457)
(T) C’est à l’arrière que la grosse poire a la queue.

Õxna (h)
A595 Den ébgale åxna.
(F) Il n’a pas soufflé mot. / Il n’a pas desserré les dents.
(cf. T264)
(U) Familier.

A596 Mh bgåleiw åxna!


(F) Silence ! / Motus !
(U) Familier.

Axreîastow
A596bis Axreîastow na ’nai!
(F) (Pourvu) que l’on n’ait pas besoin de lui !
(U) Se dit, par ex., pour un médecin. Exprime un optimisme
prudent.

Õxti (to)
A597 To (éxei / ébale) åxti na…
(F) Il s’est mis en tête de…
(E) Õxti exprime un sentiment fort, souvent d’hostilité.

A598 Toy éxv åxti. / Ton éxv åxti.


(F) Je lui en veux. / J’ai une dent contre lui.
A599 Œbgala to åxti moy (pånv toy).
(F) (J’ai passé ma colère / Je me suis défoulé) (sur lui).
Õxyro (to)
A600 Tr√ei åxyra. / Den tr√ei åxyra.
(F) Il est bête à manger du foin. / Il n’est pas bête.
(cf. B160, B242, P479, X206)
(E) Õxyro = paille.

A601 (Ki emeîw / Ti) åxyra trÒme;


(F) Quoi ? Tu nous prends pour des idiots ?
(U) Question rhétorique.

*A602 Dyo gaïdårvn åxyra den (mporeî / jérei) na moir¿sei.


(T) Il est incapable de partager la paille de deux ânes.
(E) C’est un bon à rien.
(U) Se dit aussi avec Dyo bodiÒn.
61 Ace-A605

Acåda (h)
A603 H poll‹ acåda kai to krasî to kånei jîdi.
(T) Beaucoup d’acidité transforme même le vin en vinaigre.

Õcaltow, -h, -o
A604 Mh gelåw. Ta dikå soy ta ’xv åcalta akfima.
(F) Ne ris pas. Ton tour n’est pas encore venu.
(E) Õcaltow = non chanté.

Õce
A605 P‹ge ki ‹rue sto áce-sb‹se.
(F) Il est allé et revenu (en un clin d’œil / en moins de deux).
(cf. M082, O166, P424)
B
Båzv
B001 (Kai) båle!
(F) Et encore ! / Et plus ! (cf. P104)
B002 (Båle / Aw båloyme) pvw…
(F) (Ad)mettons que…
B003 Gia po‡ to ’balew;
(F) Où vas-tu donc comme ça ?
B004 (To myalfi / To kefåli / O noyw) moy den to båzei.
(F) Je ne l’imagine même pas.
B005 Bal’ to ekeî poy jéreiw.
(F) Tu peux te le mettre où je pense.
B006 Den to båzei kåtv.
(F) Il n’abandonne pas. / Il ne baisse pas les bras.
B007 Ton ébala kåtv.
(F) Je l’ai vaincu. / Je l’ai mis au tapis.
(U) S’emploie pour des personnes, avec référence à la lutte.

B008 Aw ta båloyme (fila) kåtv kai ua do‡me.


(F) Mettons tout (sur la table / à plat) et nous verrons.
(U) Se dit pour lancer une discussion.

B009 M’ ébale mésa.


(F) Il m’a mis dedans. / Il m’a ruiné.
(U) Se dit surtout sur le plan financier.

B010 Ton ébalan mésa.


(F) On l’a mis en taule. (cf. F164)
B011 Œbale (emprów / mprostå) to aytokînhto. /
Œbale (emprów / mprostå) ta xartiå thw s‡ntajhw.
(F) Il a mis en marche la voiture. /
Il a mis en route les formalités pour sa retraite.
(U) S’emploie pour des mécanismes ou des projets.
Baz-B012 64

B012 Ton ébala mprostå.


(F) Je lui ai passé un savon. / Je l’ai sermonné.
B013 M’ ébale kai agórasa glykfi kai den ‹rue.
(F) Il m’a fait acheter un gâteau et n’est pas venu.
B014 Œbala (na båcoyn / kai båcan) to spîti.
(F) J’ai fait peindre la maison.
B015 Ta’bale (m’ eména / maz^ moy). /
Ta båzei (m’ ølo ton køsmo / me toyw påntew).
(F) Il s’en est pris à moi. / Il en a après moi.
Il s’en prend à tout le monde. / Il en a après tout le
monde.
B016 Båluhke na påei sthn Aystralîa.
(F) Il s’est mis en tête de partir en Australie.
(U) Exprime une idée fixe. (cf. B129, N110)

Baumów (o)
B017 Vw éna baumfi. / Méxri enfiw baumo‡.
(F) Jusqu’à un certain point.
B018 Tele^vse to sxole^o me baumø.
(F) Il a fini l’école avec une mention.
Båuow (to)
B019 Katå båuow.
(F) Au fond. / En fait.
B020 Xaîre båuow amétrhton! (GA)
(F) Ça dépasse l’entendement.
(T) Salut, profondeur insondable !
(E) Phrase adressée à la Vierge, dans l’Hymne acathiste.
(U) Se dit, ironiquement, d’une situation chaotique,
incontrôlable.

Bau‡w, -iå, , -‡
B021 Mhn (sta) bauiå.
(F) Ne va pas où tu n’as pas pied.
Balåntio (to)
B022 Den e^nai gia to balåntió maw.
(F) Ce n’est pas dans nos moyens.
65 Bar-B031

B023 Kratåei to balåntio.


(F) Il tient les cordons de la bourse.
Bal^tsa (h)
B024 (Påei / Trabåei) makriå h bal^tsa.
(F) 1) Cela traîne en longueur.
2) (Menace) Tu ne l’emporteras pas au paradis !
Baltfiw, -‹, -fi
B025 Baltów eîsai;
(F) On t’a payé pour ça ?
Bapóri (to)
B026 Œgine bapóri. / Me kånei bapóri.
(F) Il est devenu fou furieux. / Il me met hors de moi.
(E) Bapóri = bateau à vapeur.

Baréli (to)
B026bis Eînai baréli.
(F) C’est un gros lard.
(T) C ’est une barrique.

*B027 Ta adeianå barélia perissótero bronto‡n.


(T) Les tonneaux vides résonnent plus fort.
(E) Les imbéciles font plus de bruit avec leurs sottises.

Barévw / Bariå
B028 (To ’fere / To p‹re) (barévw / bariå) poy...
(F) Cela lui a fait de la peine (que / de)...
Bariémai
B029 De bariésai (aderfé)!
(F) T’en fais pas !
(U) Populaire.

B030 Bariétai (kai) poy zei.


(T) Rien que de vivre l’ennuie.

B031 Baréuhka (pia)…


(F) (J’en ai marre / J’en ai assez)…
ñ Baréuhka (pia) thn kat‹xhsh!
(F) (J’en ai marre / J’en ai assez) de tes sermons !
ñ Se baréuhka. / Baréuhka na periménv.
(F) J’en ai par-dessus la tête de toi. /
J’en ai assez d’ attendre.
Bar-B032 66

Bårka (h)
B032 Kleîse thn pfirta! Se bårka genn‹uhkew;
(T) Ferme la porte ! Es-tu né sur une barque ?
(U) Se dit à qqn qui laisse une porte ouverte.

B032bis Påei san spasménh bårka


(F) Il a une démarche chaloupée.
(T) Il marche comme une barque en mauvais état.

*B033 ÿsia bårka îsia nerå.


(T) Barque en équilibre, eaux calmes.
(E) Par antiphrase, il ne faut pas toujours accuser l’état de la
mer si la navigation est mauvaise.

Bårow (to)
B034 To éxei bårow (sthn kardiå / sth syne^dhs‹ / sthn cyx‹)
toy.
(F) Il a cela sur (le cœur / la conscience).
B035 Gélasan eiw bårow moy.
(F) Ils ont ri à mes dépens.
B036 Moy égine bårow.
(F) Il est à ma charge. / Je l’ai sur les bras.
B037 Zei se bårow thw månaw toy.
(F) Il vit aux crochets de sa mère.
B038 P‹re to bårow pånv toy.
(F) Il en a pris la responsabilité.
B039 Ÿlo to bårow péftei epånv moy.
(F) Tout me retombe sur le dos.
B040 Œrije (to bårow / ta bårh) (a)pånv moy.
(F) Il a rejeté la faute sur moi.
B041 Moy éfyge éna bårow me to poy teleîvse h doyleiå.
(F) J’ai été soulagé lorsque le travail a été terminé.
Bar‡w, -iå, -‡
B042 E^nai (pollå / pol‡) bar‡w.
(F) Il n’est pas (d’abord / de caractère) facile.
(U) Se dit de qqn qui est renfermé ou de caractère difficile.
Se dit aussi d’un café fort.
67 Bas-B054

B043 Moy (’rxetai / péftei) bar‡ na jypnåv kåue prvî stiw 4.


(F) (Ça me coûte de / J’ai de la peine à) me réveiller chaque
matin à 4 heures.

B044 Moy kånei to bar‡.


(F) Il fait le difficile à mon égard. (cf. P285)
BarÒ
B045 Moy (th) bårese na påv.
(F) J’ai eu envie d’y aller.
Båsano (to)
B046 Me x^lia båsana.
(F) Avec mille peines.
B047 Aytfi to paidî me thn symperiforå toy m’ébale se båsana.
(F) Cet enfant, par son comportement, m’a donné du fil à
retordre.
B048 Mp‹ke sta båsana.
(F) Il s’est mis dans le pétrin.
Båsh (h)
B049 Me båsh ayt‹n thn prfitash.
(Båsei / Epî th båsei) (SAV) ayt‹w thw prfitashw.
(F) Sur la base de cette proposition.
B050 Aytfi poy léei den éxei båsh.
(F) Ce qu’il dit ne tient pas debout.
B051 D√se båsh s’ aytå poy ua soy pv!
(F) (Écoute bien / Prends au sérieux) ce que je vais te dire !
(cf. S064)

B052 Œpiase th båsh sta mauhmatikå.


(F) Il a eu la moyenne en mathématiques.
Basiliåw (o)
B053 (Káue ánurvpow / Kauénaw) e^nai basiliáw sto sp^ti toy.
(F) Charbonnier est maître chez soi.
B054 Grîba(m), se uélei o basilîaw.
(T) Grivas, le roi te demande.
(U) Se dit à une personne convoquée par son supérieur,
probablement pour une réprimande.
Bas-B055 68

*B055 ◊rua basiliåw kai fe‡gv g‡ftow.


(F) Grandeur et décadence. (cf. D063)
(T) Je suis venu roi et repars gitan.
(E) Constat d’échec.

Basilików (o)
*B056 (Xårh sto basilikó / (Gia) xårh toy basiliko¥ /
Kontå sto basilikó / Mazî me to basilikó )
pot^zetai ki h glåstra.
(T) Grâce au basilic, même le pot de fleurs est arrosé.
(U) Se dit lorsqu’on bénéficie indirectement d’une faveur.

*B057 Basilikfiw ki an maraueî, th myrvdiå thn éxei.


(T) Le basilic, même s’il se fane, garde son odeur.
(E) Certaines qualités subsistent, malgré des circonstances
défavorables. Peut se dire d’une personne. (cf. M502)

Bast√
B058 Båsta (kalå / gerå)!
(F) Tiens bon !
B059 An soy baståei kan’ to!
(F) Si tu n’as pas peur, fais-le !
B060 Den moy baståei (h cyx‹ / h kardiå) na ton blépv årrvsto.
(F) Je ne supporte pas de le voir malade. (cf. K349)
B061 Bastiétai (kalå / gerå).
(F) 1) Il a de quoi (= il a de l’argent).
2) (Pour qqn d’un certain âge) Il est bien conservé.
Båtraxow (o)
B062 Eîde o båtraxow poy petalÒnan t’ ålogo, s‹kvse ki aytfiw
to pfidi.
(T) La grenouille a vu que l’on ferrait le cheval, et elle aussi
a levé la patte.
(E) Pourquoi pas moi !

Baftîzv
*B063 To baftîzv, to myrÒnv åra z‹sei åra mh z‹sei.
(T) Je le baptise, je l’oins, qu’il vive ou non.
(U) Se dit quand on remplit sa mission et que l’on se désinté-
resse de la suite.
69 Bga-B073

Båfv
B064 (Thn ébaca / Thn éxv bamménh)(apfi xéri).
(F) Me voilà dans de beaux draps !
(U) (Fam.) S’emploie quand on appréhende les conséquences
de ce que l’on a fait.

Bgåzv
De nombreuses expressions peuvent se construire :
– sous forme transitive avec bgåzv ;
– sous forme intransitive avec bgaînv.
B065 Ton ébgalan…
Cette expression veut dire : « nommer », par extension : « désigner comme,
faire une réputation de… ».Elle fait référence au baptême par immersion, où
l’enfant reçoit son nom quand on le sort de l’eau.
ñ Ton ébgalan Gi√rgo.
(F) Ils l’ont appelé Georges.
ñ Ton ébgalan boyleyt‹. / Bg‹ke boyleyt‹w.
(F) On l’a élu député.
ñ (Ton ébgalan ce‡th. / Bg‹ke ce‡thw.
(F) On lui a fait une réputation de menteur.
B066 Œbgale ådeia kynhgio‡.
(F) Il s’est procuré le permis de chasse.
(U) Style administratif.

B067 Pfiso to bgåzeiw es‡;


(F) (Pour une mesure) Et toi à combien l’estimes-tu ?
B068 O drómow bgåzei sthn paral^a.
(F) La route débouche sur la plage.
B069 Den thn bgåzei.
(F) 1) (Pour un malade) Il ne s’en tirera pas.
2) (Menace) J’aurais sa peau ! / Il ne va pas s’en tirer
comme ça !
B070 Thn ébgale kauar‹.
(F) Il s’en est sorti sans dommage.
B071 Th bgåzei den th bgåzei.
(F) Pas sûr qu’il s’en sorte.
(U) Se dit de qqn en situation difficile (maladie, argent…).

B072 De ua bgåleiw t^pota ap’ aytón.


(F) Tu ne tireras rien de lui.
B073 (PÒw / Po‡) na ta bgålv péra mónow moy;
(F) Comment pourrais-je m’en sortir tout seul ? (cf. G305)
Bga-B074 70

B074 Ton ébgalan éjv (me tiw klvtsiéw).


(F) On l’a flanqué à la porte (à coups de pied au cul).
(cf. S221)

B075 Po‡ th bgålate xtew; Th bgålame (mésa / sto spîti).


(F) Où avez-vous passé la soirée hier ?
Nous sommes restés à la maison.
(U) Th désigne ici th bradiå / th méra.

B076 De bgåzv (åxna / kix / léjh / miliå / tsimoydiå).


(F) Se tenir coi. (cf. L159)
B077 Moy ’bgale (ton adfijasto / to lådi / thn Panagîa /
ton påto / thn pîsth (anåpoda) / thn cyx‹) sth doyleiå.
(F) (Il m’en a fait baver / Il m’a fait suer) au travail.
B078 Moy ébgale to zoymî.
(F) Il m’a pressé comme un citron (= exploité).
B079 Toy ta ’bgala (me to tsigkéli / me thn tanålia).
(F) Je lui ai tiré les vers du nez.
(T) Je les lui ai extraits avec des tenailles.

B080 Pénte bgåzoyme, déka tr√me.


(T) Nous gagnons cinq, nous mangeons dix.
(E) Sert à indiquer que l’on dépense plus que l’on ne gagne.

Bga^nv
De nombreuses expressions peuvent se construire :
– sous forme transitive avec bgåzv;
– sous forme intransitive avec bgaînv.
B081 … ki (ópoy / ó,ti) bgei!
(F) … et (advienne que pourra ! / à Dieu vat !).
(cf. B224, G162)

B082 De bg‹ke t^pota (ap’ / m’) ólh ayt‹ th doyleiå.


(F) On n’a rien tiré de toute cette affaire.
B083 Kane^w (den toy bga^nei / de bga^nei (poyuenå) mprostå toy).
(F) Personne (ne peut se mesurer avec lui / ne lui arrive à
la cheville). (cf. P155)
B084 Bg‹ke (apfi pånv / apånv / lådi).
(F) 1) Il s’en est sorti. / 2) Il a pris le dessus.
71 Bel-B095

B085 Moy bg‹ke…


Exprime la lassitude, l’épuisement.
ñ Moy bg‹ke (o adfijastow / to lådi / h Panagîa / o påtow /
h pîsth (anåpoda) / h cyx‹).
(F) J’en ai bavé ! / J’ai sué sang et eau.
ñ Moy bg‹kan (ta pfidia sto perpåthma / ta måtia sto råcimo…)
(F) J’ai les pieds en compote d’avoir marché. /
Je me suis (crevé / usé) les yeux à coudre…
B086 Moy bg‹ke se (kalfi / kakfi).
(F) L’affaire a (bien / mal) tourné pour moi. (cf. K166)
B087 Moy bg‹ke (anåpoda / me kfikkino).
(F) Il a fait le malin avec moi.
(T) Sous-entend que certaines règles n’ont pas été respectées.

Bdélla (h)
B088 Kollåei san bdélla. / E^nai bdélla.
(F) Il est collant comme une sangsue.
Bébaiow, -h, -o
B089 To bébaio e^nai óti...
(F) Le fait est que...
Bezîrhw (o)
B090 Bezîrhw éginew, ånurvpow den éginew.
(T) Tu es devenu vizir, tu n’es pas devenu un homme. (cf. G254)

Belóna (h), Belóni (to)


B091 Kåuetai sta belfinia.
(F) Il est impatient. (cf. A033, K330)
B092 Kfillhse h belfina.
(F) Change de disque !
B093 Den éleipe o‡te belóni.
(F) Il ne manquait rien.
B094 Ton pérasa ap’ thn tr‡pa thw belfinaw.
(F) Je l’ai humilié.
(T) Je l’ai fait passer par le trou de l’aiguille.

B095 Den épefte belfini kåtv.


(F) Il y avait un monde fou. (cf. K386, P242)
Bel-B096 72

*B096 Œxase h Benetiå belfini ki h Pfilh målama.


(T) Venise a perdu une aiguille et Constantinople de l’or.
(E) Se dit pour un dommage sans importance pour celui qui
le subit.

*B097 Strabów belóna g‡reye mésa ston axer√na,


kai o koyfów apånthse : thn åkoysa poy ebrónta.
(T) L’aveugle cherchait une aiguille dans la grange et le sourd
lui répondit : « Je l’ai entendue faire du bruit ».
(E) Pour caractériser une entreprise impossible ou au-dessus
de nos forces.

Bélow (to)
*B098 Ej oikeîvn ta bélh. (GA)
(F) On n’est jamais trahi que par les siens.
(T) Les projectiles viennent des nôtres.
(E) Cf. Virgile, Énéide, II, 410 : Telis nostrorum.

Béra (h)
B099 (Õllajan / Œbalan / Pérasan) tiw bérew.
(F) Ils se sont mariés.
Bérga (h)
*B100 Bérga poy lygå den tsak^zetai.
(T) Baguette qui plie ne casse pas.
(E) Avec de la souplesse on évite les catastrophes.

Beresé
B101 Aytå poy lew egÒ t’ ako‡v beresé.
(F) Cause toujours (tu m’intéresses) !
(E) Beresé = à crédit (achat).
(U) Exprime l’indifférence pour ce qui est dit.

Berîkoko (to)
B102 Ua soy deîjv ti estî berîkoko.
(F) 1) Je vais te montrer de quoi il s’agit.
2) Je vais te montrer de quel bois je me chauffe.
(T) Je vais te montrer ce qu’est un abricot.

B‹ma (to)
B103 Œna b‹ma mprow kai d‡o p^sv.
(F) Un pas en avant et deux pas en arrière.
73 Bia-B117

B104 (To / Ton) akolo‡uhsa b‹ma (me / to) b‹ma.


(F) Je l’ai suivi pas à pas.
(U) Se dit lorsque l’on suit qqn ou lorsque l’on respecte un
mode d’emploi.

B105 Ton akolo‡uhsa (prow / katå) b‹ma.


(F) Je lui ai emboîté le pas. (cf. P049)
B106 Õnoija to b‹ma moy.
(F) J’ai allongé le pas.
B107 Den af‹nei b‹ma tiw kfirew toy.
(F) Il ne quitte pas ses filles d’une semelle.
B108 Den ékana b‹ma / Den to ko‡nhsa b‹ma.
(F) Je n’ai pas bougé d’un pouce. (cf. R059)
B‹xaw (o)
B109 Toy ékoca to b‹xa.
(F) (Selon le contexte) Je lui ai coupé le sifflet. /
Je lui ai rabattu son caquet. (cf. B194)
*B110 O b‹xaw kai o érvtaw den kr‡bontai.
(T) On ne peut cacher ni la toux ni l’amour.

B^a (h)
B111 Metå b^aw.
(F) Avec peine. (cf. Z028)
B112 Lógv anvtéraw b^aw. (SAV)
(F) Pour cause de force majeure.
B113 Ton p‹ran (me (th) b^a / dia thw bîaw).
(F) Ils l’ont (pris / emmené) de force.
B114 Den ypårxei bîa!
(F) Y a pas l’feu !
Biåzv
B115 To prågma biåzei.
(F) Il y a urgence. / (Fam.) Ça urge.
B116 Ta biåzomai ta leftå.
(F) J’ai un besoin urgent d’argent.
*B117 Ÿpoiow biåzetai skontåftei.
(F) Qui va lentement va sûrement. (cf. G272)
(T) Qui se presse trébuche.
(E) Hâte et précipitation font commettre des erreurs.
Bia-B118 74

Biåsh (h)
*B118 H biåsh c‹nei to cvm^, ma den to kaloc‹nei.
(T) La hâte cuit le pain, mais ne le cuit pas bien.
(E) Si on se presse, le résultat n’est pas ce qu’il devrait être.

Bibl^o (to)
B119 Eftasfrågisto bibl^o.
(F) Chose incompréhensible. / (Fig.) Personne qui garde
bien les secrets.
(T) Livre sept fois scellé.
(U) Référence au livre des sept sceaux de l’Apocalypse.

B120 Eînai anoixtfi biblîo.


(U) Expression laudative pour une personne ouverte.

B^da (h)
B121 Aytfiw eînai (ligåki) bîda.
(F) Il est (un peu) tordu.
B122 Œgina bîdew (= jebidÒuhka).
(F) Je suis à ramasser à la petite cuillère. (cf. K817)
B123 Gîname b^dew.
(F) Nous nous sommes disputés de la belle manière.
B124 Thn ékane b^dew.
(F) Il s’est mis dans tous ses états.
(E) Ici thn ne renvoie pas à une personne.

B125 (To / Ton / Thn) ékane bîdew.


(F) (Personnes) Il l’a démoli(e) (physiquement ou verbalement).
(Choses) Il l’a mis(e) en pièces.
(E) Le pronom renvoie à une chose ou une personne.

B126 Toy (éxei laskårei / le^pei / 'strice) mia b^da.


(F) Il a une case de vide. / Il a perdu la boule. (cf. E081)
B127 Ti bîda s’ épiase påli;
(F) Quelle mouche t’a encore piqué ?
Qu’est-ce que c’est encore que cette lubie ? (cf. M587)
Bid√nv
B128 Moy thn b^dvse.
(F) (Il / Cela) m’a mis en (colère / rogne). /
Je me suis énervé.
B129 Toy thn b^dvse na påei sinemå.
(F) Il s’est mis en tête d’aller au cinéma. (cf. B016)
75 Bla-B138

Biol^ (to)
B130 Aytów to biol^ biolåki. / To biol^ toy aytów!
(F) De sa part, c’est toujours la même rengaine.
(cf. G234, T193, X001)

B130bis Ti biolî bar¿ei;


Équivaut à K312.

B130ter Synexîzei to biolî toy.


(F) Il suit sa propre idée.
(E) Sans prêter attention à ce qu’on lui dit.

Bîzita (h) Voir E p î s k e c h.


Bio(w) (to)
*B131 Toy akribo‡ to biow se xarakfipoy xéria.
(F) À père avare, fils prodigue.
(T) Les biens de l’avare dans les mains du fêtard.

*B132 To bio sto bio (kollåei / påei).


(F) L’argent va à l’argent.
B^ow (o)
B133 E^nai b^ow kai polite^a.
(F) Il a eu une vie (agitée / pleine d’aventures).
(E) Connotations variables (éventuellement morales) selon le
contexte.

B134 Toy ékanan to b^o ab^vto.


(F) Ils lui ont rendu la vie impossible.
Blåkaw (o)
B135 E^nai blåkaw me (lofîo / perikefala^a / paténta).
(F) Il est bête comme ses pieds. / C’est un fieffé imbécile.
B136 (Bre / Re / Mvré) blåka!
(F) Espèce d’ahuri !
Blakeîa (h)
B137 Jefoyrnîzei blakeîew.
(F) Il débite des sottises. (cf. A110)
BlasthmÒ
B138 Blast‹ma ta!
(F) Ça ne marche pas !
(U) Marque la déception, la désillusion.
Bla-B139 76

Blåftv
B139 Se ti blåftei;
(F) Quel mal (fait-il / y a-t-il) ?
(E) Le verbe peut être personnel ou impersonnel.

B140 Blamménow e^sai;


(F) Tu n’es pas bien ? / Tu es tombé sur la tête ?
(U) Familier.

Blåxow (o)
B141 Eîsai blåxow! / Re blåxe!
(F) Tu es un plouc ! / Espèce de plouc !
B142 Eme^w oi blåxoi ópvw låxei.
(F) Nous nous adaptons aux circonstances. /
Nous nous contentons de peu.
(T) Nous les Valaques, nous nous contentons de ce qu’il y a.

*B143 O blåxow ki an politeyteî påli blaxiå myrîzei.


(F) La caque sent toujours le hareng.
(T) Le Valaque, même s’il sait se comporter, sent toujours
le Valaque.

Blépv
B144 Mh blépeiw poy de lév tîpota.
(F) Ne te méprends pas sur le fait que je ne dise rien.
B145 Blépeiw; / Eîdew; / (Gia) dew eke^!
(F) Voyez-vous ça ?/ Écoute-moi ça !
(U) Exprime l’étonnement.

B146 Ta blépei fila (d‡skola / e‡kola).


(F) Tout lui paraît (difficile / facile).
B147 De maw blépv kalå.
(F) 1) On est mal barrés. / 2) On est dans de beaux draps.
B148 Mhn ton eîdate, (mhn ton apant‹sate);
(F) 1) Il est parti en coup de vent. /
2) On le cherche partout.
(T) L’avez-vous vu, l’avez-vous rencontré ?
(E) À traduire selon le contexte.

B149 T√ra ua deiw ti ua (påueiw / gînei)!


(F) Tu vas voir ! (cf. L089)
77 Bli-B159

B150 Gia na do‡me… !


Expression suivie du futur.
(F) Voyons… !
ñ Gia na do‡me ti ua do‡me!
(F) Voyons voir !
ñ Gia na do‡me (an a‡rio ua eînai kalfiw o kairfiw /
ti kairfi ua kånei a‡rio).
(F) Voyons un peu quel temps il fera demain.
B151 Eména poy me blépeiw, glîtvsa apfi to uånato.
(F) Moi qui te parle, j’ai échappé à la mort.
(U) Celui qui parle ainsi est (ou se croit) capable de faire mieux
que son apparence ne le laisserait penser.

B152 E^da ki (apóeida / épaua) (gia na… / Òspoy na…)


(F) J'ai réussi à grand-peine à... / J'ai eu un mal de chien
à... / J'ai sué sang et eau pour...
B153 E^da ki apóeida, sto télow ton édivja.
(F) J’ai perdu patience, finalement je l’ai chassé.
B154 O‡te eîda o‡te jérv!
(T) Je n’ai rien vu, je ne sais rien.
(U) Exprime l’ignorance complète.

B155 Blépontaw kai kånontaw.


(T) En voyant on agira.
(E) On agira à vue, en fonction de la situation.

B156 Na to dv kai na mhn to pistécv.


(F) Je veux le voir pour le croire.
(T) Le verrais-je que je ne le croirais pas.
(U) Se dit d’une chose dont on ne croit pas qu’elle se réalisera.

B157 Ÿpvw se blépv kai me blépeiw.


(F) Aussi sûr que deux et deux font quatre.
(T) Comme je te vois et tu me vois.
(U) Exprime la certitude absolue.

B158 Blépv kai parablépv.


(F) Je ne vois que trop bien. (cf. P153)
Blîto (to)
B159 Eînai blîto.
(F) Il est bête.
(E) Blîto = blette (légume).
Bli-B160 78

B160 TrÒei blîto.


(F) Il avale tout. (cf. A600)
Bfiaw (o)
B161 Den eînai bfiaw, den eînai krotalîaw, eînai to fidåki
o Diamant‹w.
(T) Ce n’est pas un boa, ce n’est pas un crotale, ce n’est que le
petit serpent appelé Diamant.
(E) Phrase que les crieurs de cirques ambulants prononçaient
pour attirer les gens.
(U) Désigne une chose insignifiante.

Bódi (to)
B162 Eînai éna bfidi (kai misfi).
(F) Il est bête (et plus encore). (cf. Z079)
B163 TrÒei san bfidi.
(F) Il mange comme un ogre.
*B164 Eke^ poy maw xrvsto‡sane, maw p‹ran kai to bódi.
(T) Alors que l’on nous devait de l’argent, on nous a pris
même le bœuf.
(U) Alors que l’on estimait avoir de l’argent à recevoir, on est
contraint d’en donner de nouveau. (cf. E023)

Bo‹ueia (h)
B165 Bo‹ueiå soy!
(F) Que ceci te soit compté !
(U) Paroles que s’adressent les participants à la messe, à la fin
du service religieux, ou bien que l’on prononce pour remer-
cier d’un don.

Bohu√
*B166 Axórtago ki axåristo poté soy mh bohuåw.
(T) Jamais de la vie n’aide l’insatiable ni l’ingrat.

Bole‡v
B167 De me bole‡ei. / De moy eînai boletfi.
(F) Cela ne m’arrange pas.
B168 Ta bole‡ei.
(F) Il s’en sort (financièrement). (cf. B181, T262)
B169 Th bólece kalå! / Ta bfilece gia ta kalå!
(F) Il s’en est bien tiré !
79 Bol-B182

B170 Ton bfilece o ueîow toy ston ypoyrgeîo.


(F) Son oncle l’a casé au ministère.
B171 Eînai boleménow.
(F) Il est bien casé (établi).
(U) Se dit pour un emploi, un mariage…

B172 Ua boleyto‡me fipvw-fipvw.


(F) À la guerre comme à la guerre.
B173 De bole‡omai s’ ayt‹n thn polyurfina.
(F) Je ne suis pas à l’aise dans ce fauteuil.
B174 Bolécoy fipvw na ’nai (gia s‹mera kai a‡rio blépoyme).
(F) Arrange-toi comme tu peux (pour aujourd’hui
et demain on verra).

Bol‹ (h)
B175 Moy ’dvse th xaristik‹ bol‹.
(F) (Pr. et fig.) Ç’a été pour moi le coup de grâce. /
Ça m’a achevé.
Bolikå
B176 Ÿla toy érxontai bolikå.
(F) Il est né coiffé.
(T) Tout lui vient comme il faut.

Bólta (h)
B177 (Kånei / Kóbei) bóltew. / Påei bfilta.
(F) Il flâne. / Il se balade.
B178 P‹re bfilta.
(F) (Selon le contexte) 1) Il est parti. / 2) Il a été licencié.
B179 P‹re thn kåtv bólta. / Ton p‹re h kåtv bólta.
(F) Il est sur une mauvaise pente. (cf. K419)
B180 P‹re thn (a)pånv bólta.
(F) Il a repris le dessus. / Il a récupéré.
B181 Ta férnei bólta (îsa îsa).
(F) Il s'en sort (avec difficulté). (cf. B168, G305)
(U) Se dit dans une situation difficile (en part. financière).

B182 M’ éfere påli bólta.


(F) Je me suis encore laissé faire (par lui).
(T) Il m’a encore embobiné. (cf. T286)
Bol-B183 80

B183 Fére (mia bfilta / bfilta).


(U) Se dit à qqn qui danse pour l’inviter à faire une figure.

Bømba (h)
B184 To néo (épese / éskase) san bømba.
(F) La nouvelle fit l’effet d’une bombe.
Bóskv
B185 Po‡ bóskeiw; / Po‡ bóskei o noyw soy;
(F) À quoi rêves-tu ? / Où es-tu ?
(E) Bfiskv = paître.
(U) Familier.

B186 Po‡ éboskew;


(F) Où traînais-tu ?
(U) Familier.

Bo‡kino (to)
B187 To ’kane bo‡kino.
(F) Il a vendu la mèche. / Il l’a crié sur les toits. (cf. K232)
B188 Gînetai bo‡kino.
(F) Tout le monde parle de lui./ Il défraie la chronique.
Bo‡la (h)
B189 Uélei na bålei th bo‡la toy panto‡.
(F) Il veut tout régenter.
(E) Bo‡la = sceau / bulle papale.

B190 Karpo‡zia me th bo‡la, me to maxaîri!


(E) Me th bo‡la veut dire : « certifié / garanti ».
(U) Cri des vendeurs de pastèques ambulants qui, non
seulement garantissent leurs produits, mais proposent
de les découper pour que les clients puissent juger.

Boyleytîna (h)
*B191 Aw me léne boyleytîna ki aw peuaînv apfi thn peîna.
(T) Que l’on m’appelle députée même si je meurs de faim.
(U) Se dit de qqn qui attache plus d’importance à la montre
qu’aux besoins vitaux.

Bo‡lhsh (h)
B192 Katå bo‡lhsh.
(F) 1) À volonté. / 2) Facultativement.
81 Boy-B203

Boyl√nv
B193 Bo‡lvs’ to!
(F) Boucle-la ! (cf. R004)
B194 Toy bo‡lvsa to stóma. / Toy to bo‡lvsa.
(F) Je lui ai cloué le bec. (cf. B109)
Boynó (to)
B195 Apfi to boynfi katébhke.
(F) Il arrive de sa campagne.
B196 Mésa apfi boynå ki apfi lagkådia.
(F) Par monts et par vaux.
B197 P‹re ta boynå.
(F) 1) Il a pris le maquis.
2) (Désespoir) Il ne sait plus où il en est.
B198 H doyleiå to‡ fånhke boynfi.
(F) Il s’est fait une montagne du travail. (cf. M199)
*B199 Ÿtan den phgaînei o Mvåmeu sto boynfi, phgaînei
to boynfi sto Mvåmeu.
(T) Si Mahomet ne va pas à la montagne, la montagne
vient à Mahomet.
(U) Se dit pour une action qui se fera de toutes façons.

*B200 Móno boynó me boynó de sm^gei.


(F) Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas.
(U) Se dit de gens qui se rencontrent inopinément, ne s’étant
pas vus depuis longtemps.

*B201 Mauhména ta boynå (ap’ ta / sta) xiónia.


(F) (J’en ai / Il en a) vu d’autres. (cf. A453)
(T) Les montagnes ont l’habitude de la neige.
(E) Les difficultés ne font pas peur aux gens qui ont l’habitude
des épreuves.

*B202 To boynfi koilopono‡se ki éna pontîki genno‡se.


(F) La montagne accouchait d’une souris.
Boytiå (h)
B203 Œkane megålh boytiå.
(F) Il a sauté le pas. / Il s’est lancé.
Boy-B204 82

Bo‡tyro (to)
B204 Eînai bo‡tyro sto cvmî toy.
(F) Ça tombe à pic ! / C’est la cerise sur le gâteau !
Brådy (to)
B205 Brådy prvî.
(F) Toute la sainte journée.
(U) Exprime la monotonie.

Bråzv
B206 Na (ton / to) bråsv!
(F) 1) (Choses) Tant pis ! / Zut !
2) (Personnes) (Colère) Qu’il aille au diable !
(Reproche gentil) Qu’a-t-il fait là ?

B207 Na th bråsv thn omorfiå thw;


(F) À quoi peut bien servir sa beauté ?
(E) Sa beauté ne peut compenser ses défauts ou ses malheurs.

B208 An soy arései na to bråseiw kai na to faw .


(F) Si ça te plaît, garde-le pour toi.
(U) Ironique et péjoratif.

B209 Bråse óryza / Bras’ ta ki as’ ta!


(F) Il n’y a rien à faire ! / C’est comme ça ! (cf. R069)
(U) Se dit quand il arrive un malheur auquel on ne peut
remédier.

Brak^ (to)
B210 Den éxei brak^ (ston k√lo toy / na forései).
(F) Il n’a rien à se mettre. (= Il est très pauvre.)
(T) Il n’a pas de culotte à mettre.

B211 Ton (éxei / ébale) sto brakî thw.


(F) Elle fait de lui ce qu’elle veut. (cf. B216)
B212 Œbale to brak^ sar^ki.
(T) Il a mis la culotte comme turban.
(E) Exprime un comportement incongru, ridicule.

B213 Thn p‹re (me to brakî thw / xvr^w brak^).


(F) Il l’a épousée sans dot. (cf. J010)
*B214 Õmauow brak^ efórei, kåue påthma to eu√rei.
(F) Tout nouveau, tout beau !
(T) Celui qui porte une culotte, sans en avoir l’habitude, la
contemple à chaque pas. (cf. K729)
83 Bre-B224

*B215 Ta metajvtå brakiå uéloyn kai metajvto‡w kÒloyw.


(F) C’est trop beau pour toi !
(T) Aux culottes en soie il faut des culs en soie.

BrakozÒna (h)
B216 Ton éxei (deméno) sth brakozÒna thw.
(F) Elle l’a soumis. (cf. B211)
Bråsh (h)
B217 E^nai sth bråsh toy epånv.
(F) (Personnes) Il est en pleine forme. /
(Choses) Cela fait fureur.

*B218 Sth bråsh kollåei to s^dero.


(F) Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud.
Braxnåw (o)
B219 Moy égine braxnåw.
(F) (Il est / C’est) devenu pour moi un cauchemar.
Bréxv
B220 Péra bréxei.
(F) 1) Il est ailleurs. / 2) Il s’en balance. (cf. A054, M304)
(T) C’est ailleurs qu’il pleut.
(U) Se dit pour qqn qui ne s’est pas rendu compte que l’on par-
lait de lui ou qui est indifférent.

B221 Toy tiw ébreja gia ta kalå.


(F) (Enfants) Je lui ai donné une fessée.
(Personnes) Je lui ai flanqué une (dégelée / une
trempe).
B222 Bréxei (me to askî / me to kanåti / me to toylo‡mi /
kalapfidia / kareklopódara / toylo‡mia).
(F) Il pleut (à verse / à seaux / des cordes).
(Pop.) Il pleut comme vache qui pisse. (cf. R047)

B223 Bréjei-xion^sei. / Bréjei-jebréjei.


(F) Qu’il pleuve ou qu’il vente. (= En toutes circonstances)
(U) S’emploie au figuré pour souligner le retour régulier d’un
événement, par ex. le traitement des fonctionnaires.

B224 Eg√ mia forå ékana ó,ti mporo‡sa, t√ra ó,ti bréjei aw
katebåsei.
(F) En ce qui me concerne j’ai fait ce que j’ai pu, maintenant
(advienne que pourra / ce n’est plus mon problème).
(cf. B081, U040)
(U) Marque le fatalisme ou le désespoir.
Bre-B225 84

B225 Bregménow (san panî / vw to kókalo) .


(F) Trempé (comme une soupe / jusqu’aux os). (cf. M403)
B226 P‹re ta bregména toy ki éfyge.
(F) Il a emporté ses cliques et ses claques. (cf. S185)
(T) Il a pris ses affaires mouillées et est parti.
Même expression avec åplhta o u lervména.

*B227 An de braxeîw den pernåw to potåmi.


(F) Qui ne risque rien n’a rien. (cf. C006)
(T) Si tu ne te mouilles pas, tu ne traverseras pas la rivière.

Br^skv
B228 To br‹ka!
(F) J’y suis ! / J’ai pigé !
B229 T√ra (målista) to br‹kew!
(F) (Pr.) Tu l’as trouvé ! /
(Antiphrase) Tu n’y es pas (du tout) !
(U) Se dit surtout, ironiquement, par antiphrase.

B230 Th brîskv.
(F) C’est le pied !
B231 Th brîskei me thn klassik‹ moysik‹.
(F) Il prend son pied avec la musique classique.
B232 Th br‹kame!
(F) C’est bien notre chance ! (cf. L166)
B233 Ta br‹ka (d‡skola / kfitso / mpasto‡nia).
(F) Je suis tombé sur un os.
B234 Ta br‹ka sko‡ra!
(F) Je suis dans de sales draps !
B235 Br‹ke kai ta ’kane.
(U) Se dit lorsque l’on critique indirectement qqn qui laisse
faire (par ex. une mère qui laisse son enfant faire des sotti-
• ses).

B236 O Giånnhw kai o Nîkow ta br‹kan telikå.


(F) Jean et Nicolas se sont finalement reconciliés. (cf. S421)
B237 Po‡ ton xåneiw, po‡ ton br^skeiw, pånta sto kafeneîo eînai.
(F) Il est toujours au café, comme tu sais.
85 Bry-B244bis

Bront‹ (h)
*B238 Metå th bront‹ érxetai kai h brox‹.
(T) Après le tonnerre vient la pluie.
(U) Les malheurs qui nous arrivent ont eu des signes
avant-coureurs.

Bróntow (o)
B239 Oi kópoi maw p‹gan (sto brónto / toy brfintoy).
(F) Nos efforts ont été (vains / en pure perte).
(cf. S366, T055, X071)

Bront√
B240 Ta brónthje óla (kåtv) ki éfyge.
(F) Il a tout bazardé et il est parti.
Bro‡ba (h)
B241 Påei gia bro‡bew.
(F) Il se moque de ce qui se passe.
(E) Bro‡ba = sorte de légume / (fig.) chose de peu de valeur.

B242 Den trÒei bro‡bew.


(F) Il n’est pas bête. (cf. A600)
Brox‹ (h)
B243 Oi ervt‹seiw épeftan brox‹.
(F) Les questions (pleuvaient / tombaient dru).
*B244 O bregménow th brox‹ den th fobåtai.
(T) Celui qui est trempé ne craint pas la pluie.
(U) Celui qui a l’habitude des privations et des malheurs
les supporte mieux. (cf. P521)

Br‡sh (h)
B244bis Œxete geia bryso‡lew!
(T) Adieu, petites fontaines !
(E) Fait référence au sacrifice héroïque, en décembre 1803, de
60 femmes de l’Épire du Nord, qui préférèrent se jeter, avec
leurs enfants, du haut de la falaise de Zaloggo plutôt que
de tomber aux mains des Turcs. Elles accomplirent ce sacri-
fice en prononçant l’expression citée.
(U) S’emploie pour exprimer l’abandon d’un projet ou le renon-
cement définitif à tout espoir d’obtenir un résultat.
Brv-B245 86

Brvmiårhw, -a, -iko


*B245 O brvmiårhw to brvmiårh agapå.
(F) Qui se ressemble s’assemble. (cf. O035)
(T) Celui qui sent mauvais aime celui qui sent mauvais.
(U) Péjoratif.

Brvm√
B246 To éna toy brvmå kai to ållo toy (myr›zei / jinîzei).
(F) Il trouve à redire à tout. / Il n’est jamais content.
B247 O énaw thw brvmåei, o ållow thw myr›zei.
(F) Elle ne trouve pas chaussure à son pied.
(U) Se dit d’une fille à marier qui ne trouve jamais le mari
idéal.

Byz^ (to)
B248 Br‹ke byz^ kai byza^nei.
(F) Il a trouvé le filon.
(T) Il a trouvé le sein et il tète.

B‡ssino (to) Voir L149.


G
Gaz^ (to)
G001 (Ton do‡lecan / Toy ékanan / Ton pérasan) ciló gaz^.
(F) (Choses) Cela a été passé au peigne fin.
(Personnes) On l’a interrogé à fond. / On l’a cuisiné. /
On s’est payé sa tête. (cf. C057)
(E) Gazî = couture fine et serrée.

Gåidarow (o) / Ga˚do‡ri (to)


G002 O gåidarow toy Xfitza.
(T) L’âne du muezzin.
(U) Se dit à propos de qqn qui économise exagérément sur tout.

G003 Eînai (gåidarow / ga˚do‡ri).


(F) C’est (un mufle / un goujat). (cf. G224)
(U) Cette expression se réfère à une personne qui manque de
manières (ga˚do‡ri est plus péjoratif que gåidarow).
Ne pas confondre avec l’emploi français d’« âne »
qui n’implique que la bêtise.

G004 E^nai gåidarow jesamårvtow.


(F) C’est un âne bâté.
G005 GkastrÒnei gåidaro.
(F) Il est têtu comme une mule.
(T) Il engrosse un âne.
(U) Plus fort que G007.

G006 Œdese to gåidaró toy.


(F) Il a assuré (son avenir / son affaire). /
Il a réussi un gros coup.
(T) Il a attaché son âne.

G007 Skåei gåidaro.


(F) C’est un casse-pieds.
(T) Il énerve l’âne.
Gai-G008 88

G008 Œfage to gåidaro ap’ thn oyrå.


(F) Il a mis la charrue avant les bœufs. (cf. L009, S138)
(T) Il a mangé l’âne par la queue.

G009 Ton fórtvse san gåidaro.


(F) Il l’a chargé comme un (mulet / bourricot).
G010 Toy éxesa to gåidaro.
(F) Je l’ai rembarré. / (Fam.) Je l’ai envoyé paître.
(U) Grossier.

*G011 E^pe o gåidarow ton peteinó kefåla.


(T) L’âne traita le coq de « grosse caboche ».
(U) Se dit de qqn qui reproche insolemment aux autres
ses propres défauts. (cf. K230)

*G012 Petåei o gåidarow ; Petåei na lew.


(T) L’âne vole-t-il ? Dis : « Il vole ».
(U) (Peut être une menace) Se dit à qqn pour lui conseiller
d’accepter ce qu’on lui dit.

*G013 Kållio gaïdoyródene parå gaïdoyrog‡reye.


(T) Mieux vaut attacher son âne que de le chercher.
(U) Il vaut mieux assurer ses avantages pour ne pas être
en difficulté. (cf. G006)

*G014 Kåpoioy toy xårizan gåidaro ki aytów ton ko^taze


sta dóntia.
(F) À cheval donné on ne regarde pas la bouche.
(T) On lui donnait un âne et il lui regardait les dents.
(E) Si on nous donne un objet, ne cherchons pas s’il a des
défauts.

*G015 Paliów gåidarow kaino‡rgia perpathsiå den kånei. /


Ekatfi xrfinvn gåidarow perpathsiå de mauaînei.
(F) L’habitude est une seconde nature.
(T) Un vieil âne ne peut changer sa façon de marcher.
(E) N’espérons pas que les gens changent leurs habitudes.

*G016 Xrysvménow gåidarow pånta gåidarow e^nai./


(Var.) O gåidarow eînai gåidarow an foreî kai séla. /
Gåidarow aeî gåidarow.
(F) L’habit ne fait pas le moine.
(T) Même (doré / avec une selle) un âne est toujours un âne. /
Un âne est toujours un âne.
(E) L’apparence ne suffit pas, il faut aussi considérer le
caractère.
89 Gai-G025

*G017 Gåidarow deménow, noikok‡rhw anapaménow.


(T) Quand l’âne est attaché, le maître est tranquille. (cf. G006)

*G018 Bfiskei o gåidarow ekeî po‡ tone dénoyne.


(T) L’âne broute là où on l’attache.
(E) Il faut savoir s’adapter aux circonstances.

*G019 Fågame ólo to gåidaro kai sthn oyrå ua (koll‹soyme /


koyrasto‡me / me^noyme); /
(Var.) Fågame to gåidaro, maw émeine h oyrå.
(F) Le plus dur est fait (il ne faut pas abandonner).
(T) Nous avons mangé tout l’âne et abandonnerions à la
queue ? / Nous avons mangé l’âne, il nous reste la queue.
(U) On trouve aussi bfidi au lieu de gåidarow.
On exprime ici un encouragement.

*G020 Dyo gåidaroi mal√nane se jéno axyr√na.


(T) Deux ânes se querellaient dans une grange étrangère.
(U) Se dit de gens qui se disputent pour des affaires qui ne les
concernent pas.

*G021 Ÿpoiow kånei toy gaïdåroy xårh mfino t’ åxyrå toy xånei.
(T) Celui qui fait une faveur à un âne ne fait que perdre
son foin.
(E) Celui qui fait une faveur à un mufle perd son temps.

*G022 Baråei to samåri n’ ako‡sei o gåidarow.


(T) Il frappe sur la selle pour que l’âne l’entende.
(U) Se dit de qqn qui emploie une manière diplomatique
pour se faire entendre. (cf. N167)

*G023 Gaïdåroy pfidi sto nerfi, uélei aw piei uélei aw cof‹sei.


(T) L’âne a le pied dans l’eau ; il a le choix : boire ou
crever.
(U) Se dit d’une personne têtue à qui on a fourni ce qu’il lui
faut ; elle a le choix : s’en servir ou en manquer.

*G024 Dés’ to gåidaro fipoy soy eîpan ki aw cof‹sei,


ki aw mhn cof‹sei.
(T) Attache l’âne où on te l’a dit, qu’il crève ou qu’il ne crève
pas.
(E) Exécute les ordres sans discuter et ne t’occupe pas des
conséquences.

*G025 O kakfiw o gåidarow ton éna drfimo kånei d‡o.


(T) Le mauvais âne fait le chemin comme s’il y en avait deux.
(E) Se dit de qqn qui fait son travail à contrecœur, en traînant
les pieds.
Gai-G026 90

*G026 Õlla logariåzei o gåidarow ki ålla o ga˚doyriårhw.


(E) L’âne et son maître ne considèrent pas les mêmes choses.

*G027 Ÿpoiow den mpore^ na (deîrei to / jeuymånei sto) gåidaro


(dérnei to / jeuyma^nei sto) samåri.
(Var.) Toy ’ftaije o gåidarow kai dérnei to samåri.
(T) Qui ne peut s’en prendre à l’âne s’en prend au bât.
(E) Qui ne peut s’attaquer à la personne elle-même se venge
sur ses biens.

*G028 An den klots‹sei o gåidarow den ton jefort√noyn.


(F) Qui ne demande rien n’a rien.
(T) Si l’âne ne donne pas une ruade, on ne le décharge pas.

*G029 Megålvse (o gåidarow / to ga˚doyråki),


(kfintyne / m^kryne) (to samåri / to samaråki).
(T) L’âne a grandi, le bât a rapetissé.
(U) Se dit à propos des enfants dont les vêtements deviennent
trop petits.

*G030 O peinasménow gåidarow jyliéw de metråei.


(T) L’âne affamé ne compte pas les coups de bâton.
(E) Les malheureux supportent beaucoup d’avanies
pour survivre.

*G031 Xåsame to gåidaro, maw p‹ran kai to bfidi.


(T) Nous avons perdu l’âne et on nous a pris aussi le bœuf.
(E) Il ne nous reste plus rien.

Ga˚doyriå (h)
G032 (Ti) ga˚doyriå!
(F) (Selon le contexte) (Quelle) goujaterie !
Ga˚tåni (to)
G033 (O xorfiw / H doyleiå) påei ga˚tåni.
(F) (La danse / L’affaire) marche comme sur des roulettes.
(E) Ga˚tåni = cordon.

Gåla (to)
G034 (Œftysa / Mart‡rhsa) thw månaw moy to gåla.
(F) Je me suis donné beaucoup de mal.
G035 Thw férnei kai toy poylio‡ to gåla.
(F) Il est aux petits soins pour elle.
(T) Il lui apporte même le lait de l’oiseau.
(U) Traduit une sollicitude qui s’exprime en donnant
des biens de qualité exceptionnelle.
91 Gam-G045

Galåthw (o)
G036 Ti zhto‡n oi Galåtew sto manteîo;
(T) Que demandent les Gaulois à l’oracle ?
(U) Se dit de gens qui se mêlent des affaires d’autrui.

Galóni (to)
G037 Œxei plåka ta galfinia.
(F) Il est dans les grades supérieurs.
G038 Toy j‹lvsan ta galónia.
(F) On l’a dégradé.
Gåmow (o)
G039 Ki egÒ sto gåmo soy ua koybalåv nerfi me to kfiskino.
(T) Moi, à ton mariage, j’apporterai de l’eau dans un tamis.

G040 G^netai toy Koytro‡lh o gåmow.


(F) Il y a beaucoup de (bruit / désordre / tohu-bohu).
(cf. G153)
(E) On trouve aussi « to panhg‡ri » au lieu de « o gåmow ».

G041 Par’ ton sto gåmo soy (ua / na) soy pei « kai toy xrónoy ».
(T) Invite-le à ton mariage, il te souhaitera :
« On remet ça l’année prochaine ! »
(U) Se dit de qqn qui fait des gaffes (telles que des compliments
hors de propos ou des souhaits inappropriés).

*G042 Af‹same to gåmo kai påme gia poyrnåria.


(F) C’est lâcher la proie pour l’ombre.
(T) Nous avons laissé le mariage pour aller aux chênes verts.
(U) Se dit de ceux qui délaissent des affaires importantes
pour des futilités.

*G043 Ÿla toy gåmoy d‡skola ki h n‡fh gkastrvménh.


(T) Le mariage est déjà difficile et en plus la mariée est
enceinte.
(U) Se dit d’une affaire difficile dans laquelle se présente
un obstacle in extremis.

*G044 Mhdé gåmow xvrîw klåma, mhdé mn‹ma xvrîw gélia.


(T) Pas de noce sans pleurs, pas d’enterrement sans rires.
(E) Pas de joie ou de peine sans mélange.

*G045 Ÿla maw anåpoda ki o gåmow maw Tetrådh.


(T) Tout va mal et en plus notre mariage tombe un mercredi.
(E) Le mercredi était un jour réputé néfaste pour un mariage.
Gam-G045bis 92

*G045bis Ÿpoy g¿mow kai xar¿ h Basîlv pr√th.


(T) Là où il y a mariage et fête, Vassilo est la première.
(U) Se dit de qqn qui assiste à toutes les fêtes, mais peut sous-
entendre qu’elle profite de toutes les occasions pour se
montrer.

Gamprów (o)
G046 Poiow foym^zei to gamprø; H kal‹ toy peuerå.
(T) Qui énerve le gendre ? Sa gentille belle-mère.
(E) Satire des relations entre gendre et belle-mère.

*G047 Sto télow jyr^zoyn to gampró.


(F) Maintenant ça devient sérieux !
(T) C’est à la fin qu’on rase le marié.
(U) Avant c’était la fête, maintenant le fait de se raser
caractérise le sérieux de la situation.

*G048 Xvr^w gampró gåmow de g^netai.


(F) Il faut ce qu'il faut.
(T) Sans marié, le mariage ne se fait pas.
(U) On ne peut réussir un travail sans les éléments nécessaires.

GamÒ
Le sens ancien de GamÒ était « épouser », mais il ne s’emploie plus qu’avec
le sens du verbe français « baiser » dans des expressions vulgaires, voire
grossières.
G049 GamÒ…
S’emploie pour des injures ou des jurons très violents.
ñ GamÒ (to Uefi / to Xristfi / thn Panagîa) soy.
(U) Injure, atténuée avec to Xristfiforo Kolfimpo au lieu de
to Xristfi.
ñ GamÒ to kefåli (moy, soy…).
(F) Quel con (je suis, tu es…).
(U) Se dit après une sottise.
ñ GamÒ to!
(F) Merde !
G050 Õnte gam‹soy!
(F) Va te faire foutre !
G051 Den (ton / thn) gamåw!
(F) (Qu’il / Qu’elle) aille se faire foutre !
Gånti (to)
G052 Toy (’rxetai / påei) (san) gånti.
(F) Cela lui va comme un gant. (cf. K213, K825, S384)
93 Gat-G061

G053 Toy (mîlhsa / féruhka) me to gånti.


(F) Je (lui ai parlé / l’ai traité) en prenant des gants.
Gåta (h) / Gåtow (o)
G054 Œfyge san bregménh gåta.
(F) Il est parti (honteux / la tête basse).
(par ex. : pris en flagrant délit). (cf. O137)

G055 O‡te gåta o‡te zhmiå.


(F) Il ne s’est rien passé. / Ni vu ni connu.
(T) Ni chat ni dégât.

G056 O‡te uhlykiå gåta!


(F) (Il n’y a) personne du sexe (féminin) !
(E) Allusion au mont Athos d’où tout élément femelle
est banni.

G057 Eînai gåta eftåcyxh.


(F) Il a l’âme chevillée au corps.
(T) C’est un chat à sept vies.

G058 Eînai gåta.


(F) C’est un malin.
G059 Eînai gåta me pétala.
(F) Il est très intelligent.
(T) C’est un chat avec des fers (aux pattes).
(E) Se dit pour qqn de très intelligent, qui comprend tout et
est difficile à tromper.

G059bis Ua bålv th gåta moy na klaîei.


Équivaut à S171.

G059ter Ta (koykoylÒnei / skepåzei) san th gåta.


(E) Allusion au comportement du chat, qui, lorsqu’il a fait sa
crotte, la recouvre de terre.
(U) Se dit de qqn qui camoufle des actions condamnables.

G059quater To jérei kai h gåta moy.


(F) Tout le monde le sait.
G060 Ÿso patåei h gåta.
(F) 1) Avec une extrême prudence.
2) Une très petite quantité.
G061 Ua piåsei th gåta ap’ ta n‡xia.
(F) Il ne réussira pas.
(T) Il va attraper le chat par les griffes.
(U) Antiphrase pour signifier une entreprise impossible.
Gat-G062 94

G062 Œsxise th gåta.


(T) Il a écartelé le chat.
(E) Se dit de qqn qui a su imposer son autorité.

*G063 (Ÿtan) le^pei (h gåta / o gåtow) xore‡oyn ta pont^kia.


(F) Quand le chat n’est pas là, les souris dansent.
*G064 Gåta poy koimåtai pontiko‡w den piånei.
(T) Chat qui dort ne prend pas de souris.
(E) Il faut se remuer pour réussir.

*G065 H gåta poy gennå pont^kia piånei.


(F) Bo chien chasse de race. / Tel père tel fils.
(T) Ce que la chatte met bas prend des souris.
(Phrase elliptique pour : « Aytfi poy gennå h gåta… »).

*G066 Palaifiw gåtow tryferå pontîkia oneire‡etai.


(T) Le vieux matou rêve de souris tendres.
(U) (Iron.) Se dit de vieillards qui ont des rêves érotiques.

*G067 H gåta gia to cåri epo‡lhse t’ ampéli thw.


(T) Pour avoir du poisson, la chatte a vendu sa vigne.
(E) Pour satisfaire ses désirs naturels, on est prêt à faire des
sacrifices.

*G068 Gia na mh fåei o gåtow to cvmî, trÒei o pontikfiw ta


ro‡xa.
(T) Pour que le chat ne mange pas le pain, c’est la souris qui
mange les vêtements.
(E) Satire de l’avarice, qui conduit à des économies sordides,
entraînant des dommages plus graves.

Gegonów (to)
G069 (Aytó) e^nai gegonów!
(F) C’est un fait !
Geîtonaw (o)
G070 PrÒta to geîtona ki ‡stera ton aderffi.
(E) Priorité au voisin par rapport au frère.

*G071 Geîtona kalfi éxeiw; Uefi éxeiw.


(T) As-tu un bon voisin ? Tu as Dieu.
(E) Un bon voisin est une bénédiction.

Geléki (to)
G072 Komméno (eînai) to geléki.
(T) Le gilet est coupé.
(U) Se dit d’un point de non-retour.
95 Gel-G085

Gélio (to)
G073 Eînai pånta me to gélio sto stfima.
(F) Il est toujours de bonne humeur.
G074 E^nai gia gélia.
(F) C’est risible.
G075 (Œbala / Œmphja / Påthsa) ta gélia.
(Me p‹ran / M’ épiasan) ta gélia.
(F) J’ai été pris de fou rire.

G076 Ta gélia ua toy bgoyn jinå.


(F) Il va rire jaune.
G077 Se kaló na maw bgoyn ta gélia.
(U) (Superstition) On souhaite qu’après le rire il n’y ait pas de
pleurs.

G078 (Katoyriémai / LigÒnomai / SpartarÒ) ap’ ta gélia /


Jespåv se gélia. / (L‡nomai / Jekard^zomai / JeligÒnomai
/ Jeraînomai / Skåv) sta gélia.
(F) Se tordre de rire. / Rire à en pisser dans son froc.
G079 Krato‡se thn koiliå toy apó ta gélia.
(F) Il se tenait les côtes de rire.
G080 Peua^nv (ap’ ta / sta) gélia.
(F) Mourir de rire.
G081 To ’rijan sta gélia.
(F) Ils furent pris d’un fou rire.
*G082 Ta gélia férnoyn klåmata.
(T) Les rires apportent les pleurs.
(E) (Superstition) Ce qu’on a pris pour une plaisanterie peut
avoir des conséquences graves. (cf. G077 qui est un souhait)

*G083 Thw Paraskey‹w ta gélia toy Sabbåtoy klåmata.


(F) Tel qui rit vendredi dimanche pleurera.
Gel√
G084 Aw gelåsv!
(F) Vous voulez rire ! / Laissez-moi rire !
(U) Ironique.

G085 Ua se gelåsv.
(F) Je n’en suis pas sûr.
(U) Sert à introduire une réponse que l’on considère comme
douteuse.
Gel-G086 96

G086 Se gelåsane (oiktrótata).


(F) On t’a trompé (outrageusement). /
On t’a raconté des histoires.
G087 Gélasan (maz^ toy / se bårow toy).
(F) On a ri à ses dépens.
G088 Gélase me thn (kardiå / cyx‹) toy.
(F) Il a ri (de bon cœur / comme un bossu).
G089 Den e^nai na gelå kane^w.
(F) Il n’y a pas de quoi rire.
G090 Gelo‡se kåtv apó ta moyståkia toy.
(F) Il riait (dans sa barbe / sous cape).
*G091 Ua gelåsei kalå ópoiow gelåsei teleyta^ow. /
Gelåei kal‡tera ópoiow gelåei teleyta^ow.
(F) Rira bien qui rira le dernier.
*G092 Dyo gelo‡n, kåti jéroynØ énaw gelå, trelfiw eînai.
(T) Deux rient, ils savent qqch ; un seul rit, c’est qu’il est fou.
(E) Le rire ne se conçoit qu’en compagnie.

*G093 Eg√ gel√ me d√deka kai dekatre^w me ména.


(F) La paille et la poutre.
(T) Moi je me moque de douze personnes et treize se moquent
de moi.

Gemåtow, -h, -o
G094 Eînai 60 xronÒn gemåta.
(F) Il a 60 ans bien tassés.
Génia (ta)
G095 Génia san (cixalisméno pezodrfimio / apotyxhménh
diad‹lvsh).
(T) Barbe comme (un trottoir parsemé de gouttes de pluie /
une manifestation ratée).
(U) Se dit d’une barbe très clairsemée.

*G096 Ÿpoiow éxei ta génia éxei kai ta xténia.


(T) Qui a la barbe a aussi le peigne.
(E) Quiconque veut jouir de qqch doit aussi avoir les moyens
de le réaliser.
97 Gen-G106

*G097 (Ÿla g^nontai,) móno toy spano‡ ta génia de fytr√noyn.


(F) Tout est possible !
(T) (Tout arrive,) il n’y a que la barbe qui ne pousse pas aux
hommes imberbes.
(E) Beaucoup de choses que l’on croit irréalisables peuvent se
réaliser.

*G098 Eînai polloî mparmpérhdew gia toy spano‡ ta génia.


(T) Il y a beaucoup de barbiers pour la barbe d’un imberbe.
(E) Pour un travail facile les gens ne manquent pas.

Geniå (h) / Geneå (h)


G099 Apfi geniåw påei to basilîki.
(F) (La position / Le titre) se transmet dans la famille.
(U) Allusion au népotisme.

G100 Ton pérase geneéw dekatésseriw. /


Ton pérase apó dekatésseriw (geniéw / geneéw).
(F) Il l’a engueulé de la belle manière.
(T) Il lui a fait traverser quatorze générations.

Génnhma (to)
G101 E^nai génnhma urémma Auhna^ow.
(F) C’est un Athénien pur sang.
(T) Né et élevé Athénien. (cf. angl. : born and bred)

G102 Ÿla aytå e^nai genn‹mata thw fantas^aw toy.


(F) Tout cela est le fruit de son imagination.
Gennhsimifi (to)
G103 Koytsa^nei apó gennhsimio‡ toy.
(F) Il boite de naissance.
Gennofåskia (ta)
G104 Ton jérv apó ta gennofåskia toy.
(F) Je le connais depuis son plus jeune âge.
(E) Ta gennofåskia = langes (du nourrisson).

GennÒ
G105 Soy eîpa: « Den éxv ». Ti na kånv; Na (to / ta) genn‹sv;
(T) Je t’ai dit : Je n’en ai pas. Que puis-je faire ?
(Le / Les) fabriquer ?
(U) Se dit d’une chose qu’on vous demande et que l’on n’a pas.

G106 Gennhménow paîxthw.


(F) Joueur (né / invétéré).
Gen-G107 98

Génow (to)
Génow = genre (logique).
G107 En génei.
(F) Généralement. / Dans l’ensemble.
Génow = origine / famille.
G108 H kyrîa X, to génow Y.
(F) Madame X, née Y.
Geråmata (ta)
G109 Ton p‹ran ta geråmata.
(F) Il accuse son âge.
*G110 TÒra sta geråmata måue, géro, gråmmata.
(F) Ce n’est plus de son âge.
(T) Maintenant dans la vieillesse, instruis-toi, le vieux.
(U) (Antiphrase) Traduit la difficulté de faire faire qqch à qqn
qui n’en est pas capable en raison de son âge.

*G111 Uélei sta geråmata na måuei o gérow gråmmata.


(T) Le vieux, dans sa vieillesse, veut apprendre à lire.
(U) Critique de qqn qui veut entreprendre qqch dont il n’est
pas capable à son âge.

GernÒ
G112 De ua prolåbeiw na geråseiw.
(T) Tu n’auras pas le temps de vieillir.
(U) Se dit à qqn qui compromet sa santé par des abus
(par ex : tabac, alcool…).

G113 Ÿso gernåei kaneîw mauaînei.


(F) On n’a jamais fini d’apprendre. (cf. G128)
Gérow (o)
*G114 O gérow ótan xa^retai, ta niåta toy uymåtai.
(T) Quand un vieillard est heureux, il se rappelle sa jeunesse.
(U) Se dit d’un vieillard ou de qqn de malheureux qui n’a que
ses souvenirs de jeunesse pour se réjouir.

*G115 O gérow ki an stolîzetai ston an‹foro gnvrîzetai.


(T) Même si le vieillard se fait beau, on le reconnaît dans la
montée.
(E) Un camouflage finit toujours par être percé.
99 Gh-G126

*G116 O gérow d‡skola allåzei to petsî toy.


(T) Le vieillard change difficilement de peau.
(U) Se dit en particulier des politiciens âgés qui s’incrustent
dans leurs fonctions.

*G117 Ÿpoiow den éxei géro ton agoråzei.


(T) Celui qui n’a pas de vieux se l’achète.
(U) Se dit pour indiquer que l’on a besoin des conseils des
personnes expérimentées (âgées).

Gef‡ri (to)
G118 Ayt‹ h doyleiå katånthse (san) thw Õrtaw to gef‡ri.
(F) C’est l’ouvrage de Pénélope.
(T) Ce travail en arrive à ressembler à la construction
du pont d’Arta.
(U) Se dit d’un travail que l’on recommence sans cesse et qui
n’aboutit pas.

Gh(w) (h)
G119 Gh thw Epaggelîaw.
(F) Terre promise.
G120 Katå ghw. / Katag‹w.
(F) À même le sol. / À terre.
G121 S’ agap√ apó th gh méxri ton oyranó.
(F) Je t’aime plus que tout au monde.
G122 Õnoije h gh kai ton katåpie.
(F) Il a disparu de la circulation. (cf. P721)
(T) La terre s’est ouverte et l’a englouti.

G123 N’ ano^jei h gh kai na me katapie^.


(F) Je voudrais (rentrer / être à cent pieds) sous terre.
(U) Exprime un sentiment de honte.

G124 (Œgine / Ta ékane) ghw Madiåm.


(F) Il a tout mis sens dessus dessous.
(U) Référence biblique à la destruction de Madian par Gédéon
cf. Juges, 6-8.

G125 (K^nhse / Œfage) gh kai oyranó gia na…


(F) Il a remué ciel et terre pour…
G126 Den patåei sth gh.
(F) Il est aux anges.
Gh-G127 100

*G127 Ÿpoy ghw (kai) patr^w.


(T) La patrie se trouve là où l’on vit.
(U) Se disait en particulier à propos des réfugiés.

Ghråskv
*G128 Ghråskv ae^ didaskómenow. (GA)
(F) On n’a jamais fini d’apprendre.
(E) Parole de Solon (d’après Plutarque, Solon, 31, 7).

Giakåw (o)
G129 Tråbhja to giakå moy.
(T) J’ai tiré sur le col de ma veste.
(U) Ce geste (avec ou sans paroles) exprime mécontentement
ou dégoût.

Gialéli (to)
G130 Aytfiw to gialéli toy.
(F) Toujours la même chose.
(U) Péjoratif.

Giånnhw (o)
Employé dans une expression, ce prénom très courant réflète la banalité
ou l’insignifiance du ou des personnages qu’il désigne.

*G131 (Geia soy / Kalhméra) Giånnh! / Ti kåneiw, Giånnh;


— Koykiå spérnv.
(T) Bonjour Jean ! — (Réponse de Jean) Je sème des fèves.
(E) Avec Ti kåneiw; on joue sur les deux sens possibles :
« Comment vas-tu ? » ou « Que fais-tu ? ».
(U) S’utilise pour faire remarquer à qqn que ses propos sont
sans rapport avec ce que l’on a dit.

*G132 Akóma den ton e^dame, Giånnh ton ebgålame.


(F) Il ne faut pas avoir d’idées préconçues. /
Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives.
(T) Nous ne l’avions pas encore vu que nous l’appelions Jean.
(U) S’emploie : 1) lorsque l’on juge qqn d’après certaines
caractéristiques générales, sans le connaître vraiment ;
2) lorsque l’on anticipe sur un résultat futur.

*G133 Ti Giånnhw, ti Giannåkhw. / Ÿxi Giånnhw, Giannåkhw.


(F) Bonnet blanc et blanc bonnet.
*G134 Ti éxeiw Giånnh; — Ÿ,ti e^xa pånta.
(T) Qu’as-tu, Jean ? — Ce que j’ai depuis toujours.
(E) La situation générale n’a pas changé.
101 Gid-G140

*G135 Giånnhw kernåei, Giånnhw p^nei.


(F) Jean boit en suisse.
(T) Jean offre à boire et Jean boit.
(U) Se dit des gens qui ne s’occupent que d’eux-mêmes.

*G136 Fobåtai o Giånnhw to uerió kai to uerió to Giånnh.


(T) Jean a peur du fauve et le fauve a peur de Jean.
(U) Se dit de deux personnes antagonistes dont aucune ne
veut faire le premier pas.

G136bis Spîti xvrîw Giånnh prokop‹ den kånei.


(T) Une maison sans un Jean ne prospère pas.
(U) Se dit lorsque l’on veut être aimable avec qqn qui s’appelle
Jean.

*G137 Sarånta pénte Giånnhdew, enfiw kokfiroy gnÒsh.


(T) Quarante-cinq Jean et la cervelle d’un coq.
(U) Se dit pour un groupe de gens qui ne savent pas se
débrouiller.

*G138 Na se kåcv Giånnh, na s’ aleîcv méli.


(T) Que je te brûle Jean, que je t’enduise de miel.
(U) Se dit de qqn qui essaie maladroitement de réparer les
dégâts qu’il a causés.

G138bis Õllow den ékane, mfin’ h MariÒ ton Giånnh.


(T) Personne d’autre ne l’a fait, il n’y a que Mario qui a mis
Jean au monde.
(E) Se dit de qqn qui croit être le seul à avoir accompli un
exploit, alors qu’il ne s’agit que d’une action très courante.

Giat^
G138ter Giatî; — Gia to nti toy Kvnstant‹.
(F) Pourquoi ? — Parce que.
(E) Expression en forme de rime que l’on emploie lorsque l’on ne
veut pas répondre explicitement.

*G139 To giat^ kai to dióti éfagan ton Panagi√th.


(E) Trop de pourquoi et de parce que ne peuvent que nuire.
(U) Se dit à des gens trop curieux (par ex. à des enfants).

Gîda (h)
G140 San koyreménh gîda.
(T) On dirait une chèvre tondue.
(E) On trouve aussi : San koyreméno gîdi.
(U) Se dit d’une coupe de cheveux négligée ou ratée.
Gid-G141 102

*G141 H gîda, fitan uélei na fåei j‡lo, j‡netai stoy tsopånoy


thn agklîsta.
(T) Quand la chèvre veut se faire battre, elle se frotte au bâton
du berger.
(U) Se dit de qqn qui par son comportement s’attire une
punition.

G141bis H gîda akfimh den génnhse kai to katsîki paîzei sthn


ayl‹.
Équivaut à A543.

*G142 Ki apfi stérfa gîda bgåzei gåla.


(T) Il tire du lait même d’une chèvre stérile.
(U) Se dit de ceux qui s’assurent des profits inespérés.

(G)inåti (to)
(G)inåti = entêtement.
G143 To ’bale ginåti.
(F) Il s’entêta.
G144 Moy kånei (g)inåtia.
(F) Il me fait des caprices.
*G145 To (g)inåti bgåzei måti.
(T) L’entêtement arrache l’œil.
(U) L’entêtement est un défaut qui cause des ennuis graves.
Ginåti = rancune.
G146 Moy éxei ginåti.
(F) Il m’en veut.

G147 To (bastÒ / kratÒ) ginåti.


(F) Je lui garde une dent.
G148 Œbgale to ginåti toy.
(F) Il s’est vengé.
G^nomai
G149 De g^netai!
(F) Cela ne (peut / doit) pas se faire ! /
De g^netai na f‡gete.
(F) Vous ne (pouvez / devez) pas vous en aller.
G150 Ti g^nesai; / Ti gînetai;
(F) Comment vas-tu ? / Comment ça va ?
(E) « Ti gînetai; » peut aussi signifier : « Quoi de neuf ? »
103 Gin-G162

G151 Œgine!
(F) (Pour une affaire) C’est dans la poche ! (cf. G155)
(Plus généralement) D’accord ! / OK !
(U) L’aoriste renvoie à un futur.

G152 Ti na g^nei;
(F) Que peut-on faire ?
(U) Se dit dans une situation mauvaise dont on ne sait
comment sortir.

G153 Gînetai (thw kakomoîraw / thw moyrl‹w / thw palab‹w /


thw trel‹w).
(F) Il y a un foin de tous les diables. / Ça barde ! /
C’est le bordel ! / Il y a de l’ambiance ! (cf. G040)
(U) Expression populaire pour qualifier une fête, une dispute,
une bagarre, une grande pagaille…

G154 Œgine kalå.


(F) Il s’est rétabli (santé).
G155 Eînai sa na égine!
(F) C’est comme si c’était fait !
(E) Exprime soit la rapidité, soit la facilité de l’exécution
d’un travail. (cf. G151)

G156 O mh génoito! (GA) (Ueé moy / Xristé moy / Panagîa moy)!


(F) À Dieu ne plaise !
G157 P√w éginew éts!
(F) Comme te voilà arrangé !
G158 P√w égine kai...;
(F) Comment se fait-il que... ?
G159 De ua soy g^nei (to xatîri)!
(F) (Selon le contexte) Tu ne l’auras pas ! / Pas question !
(U) Se dit à qqn (en particulier à un enfant) qui insiste pour
obtenir ou faire qqch qu’on lui refuse.

G160 Ÿ,ti égine, égine.


(F) Ce qui est fait est fait.
G161 Œgine kai apógine!
(F) Affaire conclue !
(E) Sert à renforcer égine (cf. G151) par apógine (qui marque le
résultat).

G162 Aw g^nei ó,ti (g^nei / uélei)! / Ÿ,ti uélei aw gînei!


(F) Advienne que pourra ! (cf. B081)
Gin-G163 104

*G163 Ÿ,ti égine den apogînetai. / Ta ginfimena oyk apog^nontai.


(SAV)
(F) Ce qui est fait est fait. (cf. G267)
Gio‡xa
G164 Ton p‹ran sto gio‡xa.
(F) On l’a hué. / On lui a fait une conduite de Grenoble.
(U) Gio‡xa est une interjection de réprobation employée
ici comme nom.

Gi√rgow (o)
G165 Ÿpoy Gi√rgow kai målama.
(F) Les Georges sont des gens en or.
(U) Compliment à l’adresse des gens prénommés Georges
(et ceux-là seulement).

Gkåzi (to)
G166 Me to gkåzi pathméno térma!
(F) À fond la caisse !
G167 Af‹nv to gkåzi. / Patåv gkåzi.
(F) Ralentir. / (Accélérer. / Appuyer sur le champignon.)
(U) En voiture.

(G)kantemi¿ (h)
G167bis Me dérnei (g)kantemi¿.
(F) J’ai la poisse. / Le malheur me poursuit. (cf. U089)
GkastrÒnv
G168 Maw gkåstrvsew me to peîsma soy.
(F) Tu nous as gonflés (= embêtés) avec ton obstination.
Gkremîzv
G169 Gkremîsoy apfi (’dv / mprostå moy)!
(F) Fiche le camp ! / Casse-toi ! (cf. T239)
Gkremów (o)
G170 (Na paw) sta gkremotsakîdia!
(F) Fiche le camp ! / Casse-toi !
G171 Ayt‹ h epixeîrhsh e^nai sto xe^low toy gkremo‡.
(F) Cette entreprise est au bord de l’abîme.
*G172 Mprow gkremów kai p^sv réma.
(F) Entre deux feux. (cf. M180)
(T) Devant le précipice et derrière le torrent.
(U) Caractérise une situation sans issue.
105 Gly-G182

Glårow (o)
G172bis TrÒei san gl¿row.
(F) Il mange comme un goinfre.

G173 O glårow ychlå petå ma xamhlå plagiåzei.


(T) La mouette vole en haut mais dort en bas.

Glåstra (h)
*G174 Kåue glåstra ston kairó thw.
(F) Chaque chose en son temps. (cf. P675)
Gleîfv
G175 Gleîfei ekeî poy éftyse.
(T) Il lèche là où il avait craché.
(E) Se dit de ceux qui approuvent ce qu’ils avaient critiqué.

G176 Mh gleîfesai!
(F) N’y compte pas !
Glénti (to)
G177 Glénti triko‡berto.
(F) Une fête à tout casser.
G178 To érijan sto glénti.
(F) Ils ont fait une grande fête.
Glistrîda (h)
G179 Glistrîda éfagew;
(F) Tu as la langue bien pendue !
(E) Glistrîda = pourpier.
(U) Se dit à qqn qui parle sans interruption. (cf. G191, G195)

Glit√nv
G180 Den th glit√nei. / De glit√nei me t^pota.
(F) Il n’en réchappera pas. / Rien ne peut le sauver.

G181 (Fthnå) th gl^tvse. / Th gl^tvse sto parå pénte. /


Th gl^tvse parå trîxa.
(F) Il l’a échappé belle. / Il en a été quitte à bon compte.
(cf. P280, T184)

Gl‡ka (h)
G182 Gl‡ka moy!
(F) Mon chéri ! / Ma chérie !
Gly-G183 106

G183 (Ton åfhsan / Œmeine) me th gl‡ka (sto stfima).


(F) Il est resté le bec dans l’eau.
(U) Se dit de qqn qui, ayant juste goûté à qqch de bon, s’en
trouve privé.

Glykó (to)
G184 Me to glykó.
(F) En douceur. (cf. M036)
Gl√ssa (h)
Certaines expressions emploient stfima au lieu de glÒssa.
G185 H gl√ssa thw (e^nai / ståzei) farmåki. /
Gl√ssa farmåki. (= farmakfiglvssa)
(F) C’est une langue de vipère. (cf. F034, X116)
(E) On trouve aussi dhlht‹rio au lieu de farmåki.

G186 Sth gl√ssa moy to ’xv.


(F) Je l’ai sur le bout de la langue.
G187 (Œxei / Bgåzei) gl√ssa (mia p‹xh / mia piuam‹ / papo‡tsi).
(F) Il (parle / répond) insolemment.
G188 Amfilhse th glÒssa toy.
(F) Il n’a pas pu tenir sa langue.
(E) AmolÒ = relâcher / libérer (terme de marine).

G189 H gl√ssa moy ébgale (mall^ / malliå). /


H gl√ssa moy égine tsaro‡xi. / Målliase h gl√ssa moy.
(T) Il m’est poussé des cheveux sur la langue.
(U) Se dit lorsque l’on a beaucoup parlé, en particulier pour
obtenir qqch ou convaincre qqn (souvent sans résultat).

G190 Moy bg‹ke h glÒssa (mia piuam‹).


(F) J’ai tiré la langue.
G191 Glistrå h glÒssa toy.
(U) Se dit de qqn qui parle beaucoup. (cf. G179)

G192 (Dågkvse / Katåpie / Fåe) th gl√ssa soy! /


Na faw th gl√ssa soy!
(F) Tais-toi ! / Ne parle pas de malheur !
(U) Formule de conjuration.
Dågkvse th glÒssa soy Peut vouloir dire : « Ne parle pas ! ».
Mais n’a pas le sens du français « se mordre les lèvres » qui
signifie « regretter ce que l’on vient de dire ».
107 Glv-G205

G193 Moy (déuhke / piåsthke) h glÒssa.


(F) Je n’ai pas pu trouver mes mots.
G194 H glÒssa dénetai kfimpow.
(U) Se dit pour un mot difficile à prononcer.
(cf. angl. : tongue twister)

G195 H gl√ssa toy uélei cal^disma.


(F) C’est un moulin à paroles. (cf. G179)
(T) Il faut lui tailler le bout de la langue.

G196 Katåpie th gl√ssa toy.


(F) Il a avalé sa langue. (= Il n’a pas parlé)
G197 H gl√ssa thw kóbei (kai råbei). /
H gl√ssa thw påei (polybólo / rodåni / cal^di).
(F) Il a la langue bien pendue. / C’est un moulin à
paroles.
G198 (Kfillhse / Stégnvse) h glÒssa moy.
(E) J’ai la bouche sèche à force de parler.
(U) Moins fort que G189.

G199 H gl√ssa toy l‡nei kai dénei.


(F) Sa parole a du poids. / Il fait la pluie et le beau temps.
G200 (Måzece / Perimåzece) th gl√ssa soy!
(F) Fais attention à ce que tu dis ! (cf. X027)
(T) Ramasse ta langue !
(U) Familier.

G201 Mpérdeca th glÒssa moy. / GlÒsseca thn mpérda moy.


(F) Ma langue a fourché. / Ma fourche a langué.
G202 Mh se piåsei sth gl√ssa thw!
(T) Que sa mauvaise langue ne s’en prenne pas à toi !

G203 H gl√ssa toy ståzei méli.


(F) Il parle bien et agréablement.
(T) De sa langue coule du miel.

G204 Me trÒei h glÒssa moy na to pv.


(F) La langue me démange de le dire.
G205 Gl√ssew éfagew;
(T) (Jeu de mots sur gl√ssa qui peut signifier « langue »
ou « sole » [poisson]). Tu as mangé des (soles / langues) ?
(U) Se dit à qqn de très bavard.
Glv-G206 108

*G206 H gl√ssa kókala den éxei kai kókala tsak^zei.


(F) Un coup de langue est pire qu’un coup de lance.
(T) La langue n’a pas d’os mais brise des os.
(E) Par la parole, on peut causer beaucoup de mal.

*G207 Mh protrexétv h glÒtta thw (dianoîaw / skécevw)! (SAV)


(T) Que la langue n’aille pas plus vite que l’esprit !
(E) Il faut réfléchir avant de parler.

*G208 Lanuånoysa glÒssa al‹ueia léei.


(F) Un lapsus révélateur.
(T) Langue qui se trompe dit la vérité.

GnÒui
G209 Gn√ui saytón. (GA)
(F) Connais-toi toi-même.
(E) Maxime socratique, devenue proverbiale dès l’Antiquité.

Gn√mh (h)
G210 Katå th gn√mh moy.
(F) À mon avis.
G211 (E^mai thw gn√mhw / Œxv th gnÒmh) pvw...
(F) Je suis d’avis que...
G212 Sxhmåtisa gn√mh.
(F) Je me suis fait une opinion.
Gnvrimîa (h)
G213 Œxei gnvrimîew.
(F) Il a des relations.
Gn√sh (h)
G214 En gn√sei kai ócei påntvn. / En gn√sei filvn. (SAV)
(F) Au vu et su de tout le monde.
G215 Prow gn√sin kai symmfirfvsin! (SAV)
(F) Que cela serve de leçon !
G216 Œxei (enów) kokóroy gn√sh. (= Eînai kokorfimyalow)
(F) Il a une cervelle d’oiseau.
(T) Il a l’esprit d’un coq.
(E) Se dit de qqn à l’intelligence limitée.

G217 Œbale gn√sh.


(F) Il s’est assagi.
109 Gon-G228

*G218 Kontå sto noy kai h gnÒsh.


(F) Cela tombe sous le sens.
*G219 Kållio gn√sh parå grósi.
(F) Mieux vaut la connaissance que la richesse.
*G220 Stern‹ moy gn√sh na s’ e^xa pr√ta.
(T) Si seulement ce que je sais maintenant je l’avais su plus
tôt.

*G221 Den krémetai h gnÒsh apfi ta génia.


(T) La sagesse n’est pas accrochée à la barbe.
(E) Allusion aux sages de l’Antiquité, généralement barbus.
L’expression signifie qu’inversement tous les barbus
ne sont pas des sages.

Gnvstików, -‹ , -ó
*G222 Vw na syllogiste^ o gnvstików, pernå to gef‡ri o trelów.
(F) La fortune sourit aux audacieux.
(T) Le temps que le sage réfléchisse, le fou franchit le pont.
(U) Les audacieux réussissent parfois mieux que ceux qui,
par prudence, hésitent.

G223 Elåte ese›w oi gnvstiko^ na fåte toy trelo‡ to biow.


(T) Venez les sages manger les biens du fou.
(U) Se dit : 1) à propos des dépensiers dont les largesses
profitent à leurs amis et connaissances ; 2) des gens
incapables de gérer leurs dépenses et qui se font refaire.

Gomåri (to)
G224 Eînai gomåri.
(F) C’est (un mufle / un goujat). (cf. G003)
*G225 To moirastikó gomåri to tr√ei o l‡kow.
(T) Le chargement collectif se fait manger par le loup.
(E) Se dit d’une chose qui appartient à plusieurs personnes
et n’est pas entretenue comme il faut.

Gónato (to)
G226 Eînai gramméno sto gfinato.
(F) C’est écrit à la va-vite.
G227 Moy (kóphkan / l‡uhkan) ta gónata.
(F) J’ai eu les jambes coupées (de peur, de fatigue...). /
Je suis mort (de peur, de fatigue...). (cf. P534)
G228 Œpesa sta gfinata.
(F) Je suis sur les genoux (de fatigue).
Gon-G229 110

G229 (Œpesa / S‡ruhka) sta gónatå toy.


(F) Je me suis traîné à ses pieds.
Gone^w (oi)
G230 Peîna kai tvn gonévn.
(F) Une famine terrible.
(E) Traduit une situation de très grande privation ou de très
grande pauvreté

*G231 An toyw gone^w soy den timåw, poiow ua tim‹sei eséna;


(T) Si tu n’honores pas tes parents, qui t’honorera ?
(U) Celui qui honore ses parents a l’estime d’autrui.

Gonikå (ta)
*G232 Mhn klotsåw ta gonikå soy, ua to breiw ap’ ta paidiå soy.
(T) Ne maltraite pas tes parents, tu seras traité pareillement
par tes enfants.

Gorgów, -‹ , -ó
*G233 To gorgón kai xårin éxei. (SAV)
(F) Le plus tôt sera le mieux. (cf. G268)
(T) La rapidité a des avantages.

Goyd^ (to)
G234 To goyd^ to goydoxéri (kai ton kfipano sto xéri).
(F) Toujours la même antienne. (cf. B130)
(T) Le mortier et le pilon (et le bâton à la main).
(U) Se dit de ceux qui persistent dans leur point de vue ou
qui répètent toujours la même chose.

Goyl^ (to)
G235 Ton (ékane / ko‡rece) goyl^.
(F) (Fam.) Il lui a mis la boule à zéro.
(T) Il lui a rasé le crâne.
(E) Goylî = racine arrondie de certains légumes. /
(Fig.) ce qui est rond et lisse.

Go‡na (h)
G236 Moy ’kace th go‡na.
(F) Il m’a mis en fâcheuse posture.
G237 Se trÒei h go‡na soy!
(F) Tu cherches la raclée !
(T) Ta fourrure te démange ?
111 Gra-G248

Goyro‡ni (to)
G238 (Agoråzv / Paîrnv) goyro‡ni sto sakî.
(F) Acheter chat en poche.
(T) Acheter le cochon dans le sac (sans l’avoir vu).

*G239 Ÿla ta goyro‡nia (mia mo‡rh éxoyne / éxoyn thn ^dia


mo‡rh).
(T) Tous les cochons ont le même museau.
(E) Les mauvaises gens ont toutes un caractère et
un comportement identiques.

Go‡sto (to)
G240 O kauénaw me to go‡sto toy.
(F) Chacun ses goûts.
G241 Gia go‡sto.
(F) Pour le plaisir.
G242 Eînai toy go‡stoy moy.
(F) C’est de mon goût.
G243 Œxei pol‡ go‡sto aytów o t‡pow.
(F) Ce type est très amusant. (cf. F039)
G244 Œxei go‡sto na ’ruoyn!
(F) Il ne manquerait plus qu’ils viennent !
(U) (Iron.) On se réfère à un événement peu agréable.

G245 Ton kånv go‡sto.


(F) Il m’amuse. (cf. X006)
G246 Œkana to go‡sto moy.
(F) Je me suis fait plaisir.
G247 Thw ékane ta go‡sta thw.
(F) Il faisait ses quatre volontés. (cf. X106)
*G247bis Me toy enfiw kai t’ alloyno‡ ta go‡sta, den ménei kréaw
sto tsigkéli toy xasåph.
(F) À force de satisfaire les désirs des uns et des autres,
on se retrouve démuni.
(T) Avec les goûts de l’un et de l’autre, il ne reste plus de
viande au crochet du boucher.

Gråmma (to)
G248 Mhn påreiw ta lfigia toy katå gråmma.
(F) Ne prends pas au pied de la lettre ce qu’il dit.
Gra-G249 112

G249 Aytå e^nai cilå gråmmata.


(F) 1) Ce sont des subtilités (parfois difficiles à comprendre).
2) Ce sont des détails sans importance. (cf. C055)
(T) C’est écrit en petits caractères. (cf. angl. : small print)

G250 Den (e^nai / kånei) gia gråmmata.


(F) Il n’est pas fait pour les études.
G251 Boylvméno gråmma diabåzei.
(U) Se dit de qqn qui a le don de deviner les intentions,
les pensées, les projets…

G251bis (Aw / Na) m¿uei (kai) pénte gr¿mmata!


(F) Qu’il ait (au moins) une certaine instruction !
G252 Maze‡ei gråmmata gia ton ållo kfismo.
(F) Il n’en a plus pour longtemps. (cf. Y027)
(T) Il rassemble des lettres pour l’autre monde.
(E) On trouve aussi ypograféw au lieu de gråmmata.

G253 Ta pa^rnei ta gråmmata aytó to paid^.


(F) Cet enfant est doué pour les études.
*G254 Ta gråmmata den kånoyn ton ånurvpo.
(F) Savoir n’est pas savoir-vivre. (cf. B090)
Gramm‹ (h)
G255 PrÒthw gramm‹w.
(F) (Personnes / Choses) De premier (ordre / choix). /
(Fam). De première bourre. (cf. A252)

G256 Ua se bålv sthn îsia gramm‹!


(F) Je vais te faire marcher droit ! (cf. E250)
G257 Mpa^nv sth gramm‹.
(F) 1) Prendre la queue.
2) Rentrer dans le rang. / (Fig.) Se soumettre.
G258 P‹re gramm‹ ta kafene^a.
(F) Il a fait la tournée des cafés. (cf. S025)
G259 P‹ge gramm‹ sto kafene^o.
(F) Il fila droit au café.
(E) Traduit l’idée d’aller directement quelque part.
(cf. angl. : make a bee-line for…)

Gråfv
G260 Œgrace kalå stiw ejetåseiw.
(F) Il a bien marché aux examens.
113 Gri-G270

G261 … gråfv peut signifier « se moquer de qqn ou de qqch »


(par abréviation de P142).
ñ To gråfei (énan parå).
(F) Il s’en moque (éperdument).
ñ Me gråfei.
(F) 1) Il se moque de moi. / 2) Il m’oublie.
G262 De maw gråfeiw!
(F) Fiche-nous la paix !
(U) Ironique par antiphrase.

G263 Mh maw gråceiw!


(F) 1) Ne nous oublie pas ! / 2) Ne te fiche pas de nous
G264 Gramméno jekåuara.
(F) Écrit noir sur blanc.
G265 Gråf’ ta kai klåf’ ta. / Gråc’ ta kai klåc’ ta.
(T) Inscris-les et pleure-les.
(U) Se dit aux commerçants qui vendent à crédit et peuvent
faire leur deuil du paiement.

G266 An me janade^ aw moy gråcei!


(F) Il n’est pas prêt de me revoir !
*G267 Ÿ,ti gråfei den jegråfei. / O gégrafa, gégrafa. (GA)
(F) Ce qui est écrit est écrit. / C’était écrit. (cf. G163)
(E) La prem!ère expression exprime le fatalisme. (cf. en arabe :
mektoub). La seconde « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit » est
la réponse de Pilate aux Juifs qui lui reprochaient
l’inscription qu’il avait fait placer sur la croix de Jésus
(Jean, 19, 22).

Gr‹gora
G268 Ÿso grhgorótera tóso to kal‡tero.
(F) Le plus tôt sera le mieux. (cf. G233)
G269 Sta gr‹gora.
(F) Au plus vite. / Rapidement. / Vite fait.
Griå (h)
*G270 (Kalfimaue / Glykåuhke) h griå sta s‡ka, ua fåei
kai ta sykfifylla.
(T) La vieille a pris goût aux figues, elle mangera même
les feuilles.
(E) Maintenant qu’elle y a pris goût, on ne peut plus l’arrêter.
Gri-G271 114

*G271 Kåhke h griå sto koyrko‡ti kai fyså kai to giao‡rti.


(F) Chat échaudé craint l’eau froide. (cf. X272)
(T) La vieille s’est brûlée avec la bouillie et souffle même
sur le yaourt.

*G272 Ÿso biåzetai h griå, tóso kóbetai h klvst‹.


(F) (Ital.) Chi va piano, va sano. (cf. B117)
(T) Plus la vieille se presse, plus le fil casse.
(E) Plus on se presse et plus on fait de sottises.

*G273 Ÿtan gkastrÒuhke h griå, ébale s‡rth.


(T) Quand la vieille s’est trouvée enceinte, elle a verrouillé
sa porte.
(E) Exemple de précaution tardive.
(cf. angl. : Lock the stable door after the horse has bolted).

G274 H griå to mesoxeîmvno pepfini peuymo‡se.


(T) La vieille, en plein hiver, désirait du melon.
(U) Se dit de qqn qui exprime des désirs intempestifs.

Grouiå (h)
G275 Œsfije th grouiå toy.
(F) Il a réprimé sa colère. / Il s’est contenu. (cf. O074)
(T) Il a serré son poing.

G276 Œdvse grouiå sto maxaîri.


(F) Il s’est tapé la tête contre les murs.
(T) Il a donné un coup de poing au couteau.
(U) Se dit d’actes inutiles et dommageables pour leur auteur.

G277 EnÒnoyme tiw grouiéw maw.


(F) Nous nous serrons les coudes.
Grósi (to)
*G278 Œxeiw grós(i)a, éxeiw glÒssa.
(E) Si on a de l’argent, on peut parler librement.

Gry
G279 Den (ébgale / e^pe) gry.
(F) Il n’a pas soufflé mot.
(E) Gry = cri du porc.

G280 Den katalaba^nei gry sta mauhmatikå. /


Den (jérei / skampåzei) gry sta mauhmatikå.
(F) Il ne comprend rien aux mathématiques. /
Il ne sait rien en mathématiques.
115 Gyn-G290

Gyal^ (to)
G281 Toy (ébale / ffirese) ta gyaliå sto xorfi.
(F) Il lui a damé le pion à la danse.
(T) Il lui a mis des lunettes pour la danse.
(U) Traduit la supériorité dans un domaine d’activité.

G282 Ta ékanan (óla) gyaliå karfiå.


(F) Ils ont tout fichu en l’air.
G283 Rågise to gyalî.
(F) Le torchon brûle. / Il y a de l’eau dans le gaz.
(T) Le verre s’est fendu.
(U) Se dit de relations amicales ou amoureuses qui se sont
détériorées sans espoir de raccommodage.

*G284 To gyal^ kai h t‡xh e‡kola tsak^zontai.


(T) Le verre et la chance se brisent facilement.
(E) La chance part plus facilement qu’elle ne vient ; il faut
donc en profiter.

Gyal^zv
G285 Moy gyålise.
(F) (Il / Cela) m’a tapé dans l’œil.
Gymnfiw, -‹, -fi
G286 Œmaue gymnfiw kai ntrépetai ntyménow.
(T) Il s’est habitué à être nu et il a honte habillé.

Gyna^ka (h)
G287 Syn gynaijî kai téknoiw. (SAV)
(F) Avec toute la famille. / (Fam.) Avec toute la smala.
(T) Avec femmes et enfants.
(U) Se dit pour une réunion, une sortie à laquelle toute
la famille participe.

G288 Eîpew uålassa, eîpew gynaîka, to îdio kånei.


(T) Mer ou femme, c’est tout un.
(E) Il ne faut se fier ni à l’une ni à l’autre. (cf. P749)

G289 H gyna^ka e^nai ypó.


(F) La femme doit se soumettre à l’homme.
G290 Oi gynaîkew san ta cåria trÒgontai me ta xéria. /
To kotfipoylo kai h gynaîka trÒgontai me ta xéria.
(T) (Les femmes comme les poissons / Le poulet et la femme)
se mangent avec les mains.
(U) Peut se dire pour inviter qqn à ne pas faire de manières.
Gyn-G291 116

G291 Th gyna^ka prin thn pantreyte›w poté soy mhn thn kr^neiw.
(F) Ne juge jamais une femme avant de l’avoir épousée.
(cf. A251)

*G292 H gyna^ka kai to ålogo uéloyn åjio kaballårh.


(T) À la femme comme au cheval il faut un bon cavalier.
(E) La femme a besoin d’un mari capable.

*G293 Gynaîka apfi spîti kai sk‡lo apfi mantrî.


(T) Une femme de bonne maison et un chien de l’enclos.
(E) Pour avoir la qualité, il faut s’adresser au bon endroit.
(cf. S248)

*G294 Gynaîka dîxvw fîmvtro, alî poy ua thn pårei.


(T) Femme sans muselière, malheur à qui l’épousera.
(U) Se dit d’une femme qui ne surveille pas son langage
(insolence, grossièretés…).

G‡ra (h)
G295 Bgaînv sth g‡ra.
(F) Faire la manche.
G295bis Férnv g‡ra to spîti.
(F) Je fais le tour de la maison.
G295ter M’éfere g‡ra.
(F) Il m’ a fait changer d’avis.
Gyre‡v
G296 Ti gyre‡ei aytów ed√;
(F) Qu’est-ce qu’il fabrique ici celui-là ? (cf. A209, Z025)
G297 Ti ta gyre‡eiw! / Mhn ta gyre¥eiw!
(F) Pourquoi cherches-tu ? / Laisse tomber !
G298 Påei gyre‡ontaw gia kabgå.
(F) Il cherche (la bagarre).
Gyr^zv
G299 Ta g‡risa óla.
(F) J’ai cherché partout.
G300 AlliÒw maw ta ’lege kai tÒra maw ta gyrîzei.
(F) Il nous disait autrement et maintenant il revient sur
sa parole.
117 Gyf-G311

Gyroférnv
G301 Thn gyroférnei.
(F) Il tourne autour d’elle. / Il la courtise.
G302 Moy to gyrfifere.
(F) Il me l’a dit à mots couverts. (cf. G303, E158)
G‡rv
G303 Toy to éfera g‡rv-g‡rv.
(F) Je le lui ai donné à entendre. (cf. G302)

G304 Ton éfera g‡rv.


(F) Je l’ai embobiné.
G305 Ta férnei g‡rv.
(F) Il s’en (sort / tire). / Il arrive à joindre les deux bouts.
(cf. B073, B181)

G‡ftikow, -h, -o
G306 Õse ta g‡ftika (pazåria)!
(F) Cesse de faire le marchand de tapis !
(T) Cesse les marchandages de gitans.

G307 Kåti tréxei sta g‡ftika.


(T) Il se passe qqch chez les gitans.
(E) Il n’y a pas lieu de s’émouvoir.

G‡ftow (o)
G308 Trémei san g‡ftow.
(F) Il tremble comme la feuille. (cf. C015)
(T) Il tremble comme un gitan.

*G309 Oi g‡ftoi ta mal√mata ta ’xoyne panhg‡ri.


(T) Chez les gitans les disputes se passent comme une fête.
(s.-ent. en raison de la fréquence ou du bruit).
(E) Se dit de gens qui se disputent de manière habituelle.

*G310 O g‡ftow √spoy na xare› éspase to ntao‡li.


(T) Le gitan n’a pas eu le temps de se réjouir que le tambour
est cassé.
(E) Se dit de qqch de neuf que l’on a acheté et dont on n’a pas
pu profiter.

*G311 To g‡fto ’kånan basiliå ki aytów zhto‡se amóni.


(F) Chassez le naturel, il revient au galop.
(T) On avait fait roi le gitan et lui demandait une enclume.
(E) Les gitans étaient souvent forgerons.
Gyf-G312 118

*G312 Eîd’ o g‡ftow th geniå toy ki anagållias’ h kardiå toy.


(T) Le gitan a vu ses congénères et son cœur s’est réjoui.
(E) On se sent à l’aise avec des gens de son clan.

Gvn^a (h) / Gvniå (h)


Attention à l’accentuation selon l’expression.
G313 Õdeiasé moy th gvniå!
(F) Fiche-moi le camp ! / Débarrasse le plancher ! /
Vide les lieux ! / Dégage !
G314 Tråba (sth / méxri th) gvnîa na deiw an érxomai!
(F) Va voir là-bas si j’y suis !
D
Da^monaw (o) Voir aussi : Diå(b)olow / Diåtanow.
D001 (Ti / Po‡ / PÒw) sto daîmona…;
(F) (Quoi / Où / Comment) diable… ?
D002 Daîmvn toy typografeîoy.
(E) Se dit quand on s’aperçoit d’erreurs typographiques.

D003 Poiow daîmonaw se kabålhse;


(F) Qu’est-ce qui te fait courir comme ça ? (cf. N060)
(T) Quel diable te chevauche ?
(U) Se dit à une personne très pressée ou très dynamique.

D004 Toy mp‹kan oi da^monew.


(F) (Selon le contexte) Il s’est énervé. / Il s’est mis en colère.
D005 Õi sto daîmona!
(F) 1) (Si on s’adresse à autrui) Laissons tomber !
2) (Si l’on se parle à soi-même) Tant pis ! / Zut alors !
(U) Euphémisme marquant la concession, moins énergique que :
« Õme sto diåbolo! » (cf. D080)

Daimónio (to)
D006 Œxei to daimónio toy emporîoy.
(F) Il a la bosse du commerce.
D007 Eisågei kainå daimónia.
(F) Il introduit des idées nouvelles.
D008 Ton éxoyn (zÒsei / piåsei) ta daimfinia. /
Toy mp‹kan ta daimónia.
(F) (Selon le contexte) Il s’est énervé. / Il s’est mis en colère.
Dåkry (to)
D009 (Tréxei) to dåkry korfimhlo.
(F) Gros chagrin.
(T) Les larmes (coulent) grosses comme des prunes.
(U) Parfois ironique.
Dak-D010 120

D010 Krokodeîlia dåkrya.


(F) Larmes de crocodile.
D011 Ta éxei e‡kola ta dåkrya. / Œxei ta dåkrya sthn tséph.
(F) Il a la larme facile.
D012 X‡nei (ma‡ra / pikrå) dåkrya. / X‡nei ma‡ro dåkry. /
Klaîei me ma‡ra dåkrya.
(F) Il verse des larmes amères.
Danåow (o)
D013 Fobo‡ toyw Danao‡w kai dÒra férontaw. (GA)
(T) Crains les Danaens, même quand ils apportent des cadeaux.
(E) Traduction de Virgile, Énéide, II, 49 : Timeo Danaos et
dona ferentes.
(U) Il convient de se méfier des cadeaux de ses adversaires.

Dane^zv
*D014 Dane^soy kalopl‹rvse na soy janadane^soyn.
(F) Qui paie ses dettes s’enrichit.
(T) Emprunte, sois bon payeur pour qu’on te prête à nouveau.
(E) Il faut être honnête en affaires si on veut que les gens
vous rendent des services.

*D015 To danisméno påei gelÒntaw kai gyrîzei klaîgontaw.


(T) Ce qui est prêté va en riant et revient en pleurant.
(E) On veut bien accepter un prêt mais on le rend à
contrecœur.

Daneików, -‹, -ó
D016 Daneikå kai ag‡rista.
(T) L’argent prêté et qui (n’est pas revenu / ne reviendra pas).
(U) L’expression s’emploie pour « un prêt à fonds perdus ».

Dåskalow (o)
D017 Br‹ke to dåskaló toy.
(F) Il a trouvé son maître. / Il a trouvé à qui parler.
(cf. M112)

*D018 M’ ópoio dåskalo kau^seiw tétoia gråmmata ua måueiw.


(F) Tel maître, tel élève. (cf. K395)
(T) Avec tel maître tu restes, telle instruction tu reçois.

D019 Dåskale poy d^daskew kai nómo den ekråteiw.


(F) Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.
(T) Maître qui enseignais et ne respectais pas la loi.
(E) S’emploie pour reprocher à qqn de ne pas faire ce qu’il
conseille aux autres. (cf. U111)
121 Dax-D030

Dåsow (to)
*D020 To dåsow ap’ ta j‡la toy kaîgetai.
(T) Le feu de forêt vient de son bois.
(E) Les hommes sont malheureux à cause de leurs fautes.

Dåfnh (h)
D021 Œdrece dåfnew.
(F) On l’a couvert de distinctions.
(T) Il a moissonné des lauriers.

Dåxtylo (to)
Au lieu de dåxtylo on emploie aussi le diminutif daxtylåki.
Au sens figuré, on trouve aussi la forme savante dåktylow(o).
D022 To (kataférnv / mporÒ) me to mikrfi moy dåxtylo. /
To pa^zv sta dåxtyla.
(F) Je le fais très facilement. / C’est un jeu (d’enfant)
pour moi.
D023 Den ko‡nhse to daxtylåki toy.
(F) 1) Il ne s’est pas foulé. / 2) Il ne m’a aidé en rien.
(T) Il n’a pas remué le petit doigt.
(U) Se dit de qqn qui ne fait rien ou qui n’aide pas.

D024 Mhn kr‡besai p^sv apó to dåxtyló soy.


(T) Ne te cache pas derrière ton doigt.
(U) Se dit à qqn qui veut cacher qqch que tout le monde
connaît.

D025 Kr‡betai jénow dåktylow.


(E) Il y a des influences cachées et étrangères (en particulier
en politique).

D026 Metrio‡ntai sta dåxtyla (toy enów xerio‡) .


(F) On les compte sur les doigts de la main.
D027 Ti; Ta dåxtylå moy ua m‡riza;
(F) Comment l’aurais-je prévu ? (cf. N181)
(T) Quoi ? Aurais-je pu sentir mes doigts ?

D028 To jérei sta dåxtyla.


(F) Il le sait sur le bout du doigt. (cf. E159, N024)
D029 Ton paîzv sta dåxtyla.
(F) Je fais de lui ce que je veux.
(E) Moins fort que X137.
D030 Den toy ftåneiw o‡te sto mikrfi daxtylåki.
(F) Tu ne lui arrives pas à la cheville. (cf. M441)
Dax-D031 122

*D031 To éna dåxtylo an ponå, ponå kai filo to xéri.


(T) Si on a mal à un seul doigt, c’est toute la main qui fait mal.
(E) Toute la famille souffre des malheurs d’un de ses membres.

*D032 Ÿla ta dåxtyla den e^nai ^dia.


(T) Tous les doigts ne sont pas pareils.
(E) (Les frères et sœurs / Les hommes / Les affaires) ne se
ressemblent pas.

*D033 Poio soy dåxtylo ua kóceiw kai de ua ponéseiw;


(T) Quel doigt te couperas-tu sans que tu aies mal ?
(U) Traduit la difficulté de se séparer de qqn dans un groupe
soudé.

Deilów, -‹, -ó
*D034 Kållio deilów parå makar^thw.
(T) Plutôt lâche que mort.
(E) « Makar^thw » est le qualificatif employé pour les défunts.
Équivaut au français « Regretté ».

Deîna (o/h/to)
D035 Den m’endiaférei ti léne o deîna kai o tåde.
(F) Je me moque de ce que disent les uns et les autres.
De^xnv
D036 De de^xnei na uélei.
(F) Il ne semble pas vouloir.
D037 Ua soy de^jv eg√! / Ståsoy na soy deîjv egÒ!
(F) Attends un peu ! / Tu vas voir !
*D038 Pånta de^xne pósow e^sai kai kommåti parakåtoy.
(T) Apparais toujours un peu moins que ce que tu es.
(E) La modestie est une qualité utile.

Déka
D039 Déka ta ’xei, enniå ta brîskei.
(T) Il en a dix, il en trouve neuf.
(U) Se dit de qqn qui se trompe dans un décompte.

D040 Påre déka!


(F) Prends ça sur la gueule ! (cf. P283).
123 Den-D051

Dekåra (h)
Dekåra était autrefois une pièce d’un dixième de drachme, qui pouvait être
facilement pliée en deux (tsakist‹). Désigne aujourd’hui une personne ou un
objet de peu de valeur.
D041 Agfirasa mia thlefirash thw dekåraw.
(F) J’ai acheté une télévision (de pacotille / de quat’ sous).
D042 T’agfirasa gia mia dekåra.
(F) Je l’ai acheté pour une bouchée de pain.
D043 Den (éxei / toy ’meine) o‡te dekåra (tsakist‹).
(F) Il ne lui est plus resté un sou. / Il n’a plus un radis.
D044 Den ajîzei dekåra.
(F) (Choses) Ça ne vaut pas un clou. /
(Personnes) Il n’est bon à rien.

D045 De d^nei dekåra (tsakist‹).


(F) Il s’en moque (comme de sa première chemise /
comme de l’an quarante). (cf. A494, P278, F157)
D046 Ton jéroyn san kålpikh dekåra.
(F) Il est connu comme le loup blanc.
(T) On le connaît comme une pièce fausse.

D047 (Metråei / Noiåzetai / Ypologîzei) kai th dekåra.


(F) Il regarde à un sou. / Il est près de ses sous.
(T) Il se soucie même de dix centimes.

Dematiåzv
*D048 Kakå demåtiasew, kakó fort^o ua kåneiw.
(F) Comme on fait son lit on se couche. (cf. S389)
(T) Tu as mal fait tes fagots, tu feras un mauvais chargement.

Dentr^ (to)
*D049 Ÿtan geråsei to dentr^, jerådia den toy le^poyn.
(T) Quand l’arbre vieillit, il ne manque pas de branches sèches.
(E) Quand on vieillit, on a beaucoup d’infirmités.

Déntro (to)
D050 Asxoliétai me to déntro kai xånei to dåsow.
(F) C’est l’arbre qui cache la forêt.
(U) Se dit de qqn qui s’occupe trop des détails et perd de vue
l’ensemble.

*D051 To déntro apó ton karpó gnvr^zetai.


(F) À l’œuvre on connaît l’artisan.
(T) C’est au fruit qu’on connaît l’arbre. (cf. E203)
Den-D052 124

*D052 Kåue dentråki me ton ^skio toy.


(T) Chaque arbuste avec son ombre.
(E) 1) Il ne faut pas sous-estimer les capacités de qqn.
2) Il ne faut pas trop en demander.

*D053 Déntro poy lygå de spå(z)ei.


(T) Arbre qui plie ne casse pas.
(E) Qui est accommodant évite les ennuis.

*D054 To déntro me mia tsekoyriå den kóbetai.


(T) On ne coupe pas l’arbre d’un seul coup de hache.
(E) Tout travail nécessite des essais et un effort prolongé.

Dejiå
D055 Ÿla toy (påne / érxontai) dejiå.
(F) Il a le vent en poupe. (cf. K152)
Déon (to)
Déon (SAV) désigne le nécessaire et, plus généralement, ce qui doit
être fait ou dit.
D056 Péran toy déontow. (SAV) / Ypér to déon. (SAV)
(F) Plus qu’il n’en faut.
D057 Den éxei ta déonta.
(F) Il n’a pas le nécessaire.
D058 D√se ta déonta (ek méroyw moy) sto sp^ti.
(F) Transmets mes respects chez toi.
Dérnv
*D059 Dérne m’ åntra, dérne me ki egÒ aytå poy jérv aytå kånv.
(T) Tu as beau me frapper, mon homme, je fais ce que j’ai envie
de faire.

Despfithw (o)
*D060 Kalå eînai ta fardomånika, ma ta foro‡n despfitew.
(T) C’est bien d’avoir des manches larges, mais elles sont
l’apanage des hauts personnages.
(U) Se dit à ceux qui désirent qqch qui ne correspond ni à leur
rang social ni à leurs possibilités.

*D061 Allo‡ me trîbeiw, déspota, ki allo‡ ’xv ’gÒ ton pfino.


(T) Tu me masses à un endroit, maître, et c’est ailleurs que
j’ai mal.
(U) Se dit à qqn qui rend service là où on n’a pas besoin de lui.
125 Dia-D073

Déxomai
D062 KalÒw na toyw dexteîw!
(F) Bonne réception !
(U) Se dit à qqn qui doit recevoir des amis ou de la famille.

D‹marxow (o)
D063 Apó d‹marxow klht‹raw. /
S‹mera d‹marxow a‡rio klht‹raw.
(F) Grandeur et décadence. (cf. B055)
(T) Aujourd’hui maire, demain huissier.

Diabåzv
D064 Poiow se diåbase kai ållajew gnÒmh;
(F) Qui t’a chapitré pour que tu changes d’avis ?
(E) Dans le même sens « diabasménow » qualifie qqn à qui on a
fait la leçon.

D065 Œjypnow mauht‹w allå de diabåzei.


(F) Élève intelligent mais qui n’étudie pas.
Diåbasma (to)
D066 Aytfiw (eînai gia / uélei) diåbasma.
(F) Il divague. (cf. P122)
Diå(b)olow (o) Voir aussi Da^monaw / Diåtanow.
D067 Œna diåbolo leftå.
(F) Une masse d’argent.
D068 O diåbolow ki h oyrå toy.
(F) (Tout) le diable et son train.
D069 Diabfiloy (uhlykfi / paidî / …).
(F) Engeance du diable.
D070 Po‡ sto diåbolo to ’bala;
(F) Où diable l’ai-je mis ? (cf. D078)
D071 E^nai (toy diabfiloy / gia to diåbolo) peskési.
(T) C’est un cadeau (du diable / pour le diable).
(E) C’est qqch dont personne ne veut.

D072 Œxei to diåbolo mésa toy.


(F) 1) Il est rusé. / 2) Il a le diable au corps.
D073 O diåbolow éxei pollå podåria.
(T) Le diable a beaucoup de jambes.
(E) Le malheur peut arriver à tout instant.
Dia-D074 126

D074 Ton (apofe‡gei / fobåtai) (san to diåbolo /


fipvw o diåbolow) to libåni.
(F) Il le fuit comme la peste.
(T) Il (le fuit / en a peur) comme le diable fuit l’encens.
(U) Marque la peur ou le dégoût devant qqch ou qqn.

D075 Eînai na mh bålei o (diåbolow / diabolåkow) thn oyrå toy.


(T) Il ne faut pas que le diable vienne y mettre sa queue.
(E) Se dit pour que ce que l’on entreprend ne se heurte pas à
des difficultés imprévues. (cf. U063)

D076 Br‹ke to diåoló toy.


(F) 1) Il est tombé sur un bec. / 2) Il a trouvé à qui parler.
(cf. M478)

D077 Moy mp‹kan oi diaóloi. / M’ épiasan ta diaólia moy.


(F) La colère m’a pris.
D078 … na pårei o diå(b)olow…!
Exclamatif avec le sens : « … que le diable emporte… ! » (cf. F243)
ñ Poy na se pårei o diå(b)olow (kai na se shk√sei)!
(F) Que le diable t’emporte !
ñ Na me pårei o diå(b)olow an den to kånv!
(F) Que le diable m’emporte si je ne le fais pas !
ñ Na pårei o diå(b)olow po‡ to ’bala!
(F) Où diable l’ai-je fourré ! (cf. D070)
D079 … p‹r’ o diåbolow.
L’expression s’emploie pour tout objet hors d’usage, bon à jeter.
O odhgfiw den traymatîsthke, ma to aytokînhto to p‹r’
o diåbolow.
(F) Le conducteur n’a pas été blessé, mais la voiture est bonne
pour la casse.
D080 (Õi / Õme / P‹gaine / S‡re) sto diåbolo!
(F) 1) (Si on s’adresse à autrui) Va au diable !
2) (Si on se parle à soi-même) Tant pis ! / Zut alors !
(U) Expression très énergique. (cf. D005)

D081 P‹gan sto diåbolo.


(F) Ils sont partis au diable. (= Ils ont disparu)
D082 H epixeîrhsh påei katå diafiloy.
(F) L’entreprise (bat de l’aile / va à vau-l’eau).
D083 (Poy) o diåbolow na skåsei, ua påv.
(F) Quoi qu’il arrive, j’irai.
127 Dia-D094

D084 Œspase o diåolow to (pódi / podåri) toy.


(F) La chance a tourné (favorablement).
(T) Le diable s’est cassé la jambe.

D085 Trabåei to diåoló toy.


(F) Il en voit de dures. / Il tire le diable par la queue.
D086 Ta ’fere o diåbolow na xalåsei to aytokînhto.
(F) Le diable fit que la voiture est tombée en panne.
D087 Xalåei o diåbolow th fvliå toy;
(T) Est-ce que le diable détruit son repaire ?
(E) L’escroc va-t-il ruiner son travail illicite ?

*D088 O diåbolow ótan geråsei g^netai kalóghrow.


(F) Le diable en vieillissant s’est fait ermite. (cf. A205)
(T) Le diable a vieilli, il se fait moine.
(E) Se dit de jeunes débauchés devenus des vieillards dévots.

*D089 Doyleiå den e^xe o diåbolow kai éspage ta pódia toy.


(T) Le diable n’avait rien à faire et il cassait ses propres jambes.
(U) 1) Le diable est toujours à l’œuvre.
2) Se dit aussi de qqn qui est toujours actif et ne peut
rester sans rien faire.

*D090 O diåbolow san moyfloyzécei ta paliå teftéria piånei.


(T) Le diable, quand il n’a rien à faire, reprend ses anciennes
listes.
(E) Ce n’est pas parce que l’on a déjà eu des ennuis que l’on
n’en aura pas d’autres.

*D091 Maw éxei gramménoyw stoy diabóloy ta (teftéria /


katåstoixa).
(F) Il nous en veut. / Il nous a mis sur sa liste noire.
*D092 O diåolow sta boynå kai ta érga toy ston kåmpo. (cf. D067)
(T) Le diable dans les montagnes et ses œuvres dans la plaine.
(E) Il convient de se méfier, même si la cause du danger n’est
pas visible.

*D093 O diåolow g^dia den e^xe kai tyr^ po‡lage.


(T) Le diable n’avait pas de chèvres et pourtant vendait du
fromage.
(E) Allusion à la fraude en général.

*D094 H griå den eîxe diåbolo kai agfirase goyro‡ni.


(T) La vieille n’avait pas de problèmes et s’est acheté un
cochon.
(U) Se dit de ceux qui s’attirent des ennuis par leur faute.
Dia-D095 128

*D095 O‡te diåbolo na ideîw o‡te to stayrfi soy na kåneiw!


(T) Puisses-tu ni voir le diable ni faire ton signe de croix !
(E) Il vaut mieux éviter le mal, même si on peut s’en défendre.

Diair√
D096 Dia^rei kai bas^leye. (SAV)
(F) Diviser pour régner.
(T) Divise et règne.
(E) Cf. latin : Divide ut regnes.

Diåkow (o)
D097 Sto diåko!
(F) Diable ! (cf. K699)
(E) « Diåkow » (diacre) est un euphémisme pour « Diåbolow ».

Diåna
D098 (Bårese / Œkane / Œpese / Pétyxe / Xt‡phse) diåna.
(F) Il a fait mouche. / Il a mis dans le mille. /
Il est tombé pile. (cf. P378)
Diånow (o)
D099 Foyskvménow diånow.
(T) Dindon gonflant ses plumes.
(E) Qualifie qqn qui est imbu de sa personne. (cf. K633)

Diåsthma (to)
D100 Katå diast‹mata.
(F) De temps à autre.
D100bis Eînai xaménow sto diåsthma.
(F) Il plane complètement.
Diatag‹ (h)
D101 Méxri nevtéraw diatag‹w.
(F) Jusqu’à nouvel ordre.
*D102 Basilik‹ diatag‹ kai ta skyliå deména.
(F) On ne discute pas les ordres des supérieurs.
(U) Se réfère à un décret royal ordonnant d’attacher les chiens.

Diåtanow (o) Voir aussi Da^monaw / Diå(b)olow


D103 Õi sto diåtano!
Voir D005
129 Dik-D116

D^k(a)io (to)
D104 Eînai uymvménow; Me to d^kio toy.
(F) Il est en colère ? (Il y a de quoi ! / À juste titre !)
D105 Br‹ka to dîkio moy.
(F) On a reconnu mon bon droit.
D106 P‹re to dîkio toy (pîsv).
(F) Il s’est vengé.
D107 Me pnîgei to dîkio.
(T) La justice m’étouffe.
(E) Je suis sûr d’avoir raison et je suis en butte à l’injustice.

D108 Œfage to dîkio moy.


(F) Il m’a lésé.
D109 Gia na (léme / po‡me) kai toy strabo‡ to d^kio. /
(Na po‡me / Na légetai) kai toy strabo‡ to d^kio.
(F) Soyons justes (sincères) ! / Admettons la vérité !
(T) Reconnaissons le bon droit même de l’aveugle.

*D110 An den ako‡seiw kai toyw dyo, dîkio poté mh dÒseiw.


(T) Si tu n’as pas entendu les deux parties, ne juge pas.
(E) Traduction d’Aristophane, Guêpes 919 sq.

*D111 To dîkio poté de xånetai.


(F) La justice triomphe toujours.
Dika^vma (to)
D112 Œxei dika^vma gnÒmhw.
(F) Il a voix au chapitre.
D113 Mhn toy d^neiw dika^vma na...
(F) Ne lui fournis pas de prétexte pour...
Dików, -‹, -ó
D114 Oi diko^ maw.
(F) Les nôtres. / Les membres de notre
(famille, groupe…).
D115 Kai sta dikå (soy / saw)!
(U) Se dit, lors d’une cérémonie de mariage, à des célibataires
ou à un couple de fiancés pour leur souhaiter le mariage.

D116 (Ennoeî / Uélei) na g^netai pånta to dikø toy.


(F) 1) Il veut toujours avoir raison.
2) Il veut toujours que l’on fasse ce dont il a envie.
Dik-D117 130

D117 Kånei (to dikfi / ta dikå) toy.


(F) 1) Il en fait à sa tête. (cf. K491) / 2) Il fait des siennes.
D118 (De / Sa na mh) ftånoyn ta dikå moy éxv kai thn égnoia toy
apó pånv.
(F) (Comme si) mes propres ennuis ne suffisaient pas,
il faut en plus que je m’occupe de lui.
D119 Kai ta dikå moy dikå moy kai ta dikå soy dikå moy.
Kai ta emå emå kai ta eså emå. (SAV)
(F) Il veut tout pour lui. (cf. E093)
(T) Ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est à moi.

D120 Me to dikfi soy fåe kai pie ki alisberîsi mhn kåneiw.


(T) Avec un de tes parents, mange et bois, mais ne conclus pas
de marché.

D^nv
D121 D^ne toy! / D√s’ toy! / DÒste toy!
(F) 1) Fiche(z) le camp ! (cf. S368) / 2) Vas-y ! Cogne !
(U) Exclamation familière soit pour chasser qqn soit pour
encourager qqn dans un match ou une bagarre.

D122 Ta dînei fila.


(F) 1) Il s’y donne à fond. / Il met le paquet.
2) Il sacrifie tout pour avoir ce qu’il veut.
D123 Toy édvsa fi,ti eîxa kai den eîxa.
(F) Je lui ai donné tout ce que je possédais.
D124 … th dînei…
Cette locution familière traduit l’énervement.
ñ Moy th d^nei (sto neyrikø s¥sthma).
(F) (Il / Ça) (me tape sur le système / m’agace).
(cf. P452)
ñ Moy thn édvse na periménv.
(F) J’en ai eu marre d’attendre.
D125 Ua moy th dÒsei.
(F) Ça va m’énerver !
(U) Traduit l’état préliminaire à D124.

D126 Œdvse to eînai toy gia…


(F) Il a payé de sa personne pour…
131 Dip-D136

D127 Toy eîpe na stamat‹sei na thn peiråzei, all’aytfiw dvw’ toy kai
thn peîraze.
(F) Il lui a dit de cesser de l’embêter, mais lui vas-y que je
t’embête.
(U) Marque la répétition, la continuité, l’obstination.

D128 D√stoy na katalåbei!


(F) Montre-lui qui tu es ! / Apprends lui à vivre !
D129 Toy édvsa (kai katålabe / na katalåbei).
Attention : ne pas interpréter littéralement. Cette expression
sous-entend que l’action entreprise sort de l’ordinaire.
ñ Toy édvsa (kai katålabe / na katalåbei).
(F) Je l’ai remis à sa place.
(E) Reproche (ici Toy = qqn).
ñ Soy årese to krasî; — Toy édvsa kai katålabe.
(F) Le vin t’a plu ? — Je lui ai fait un sort.
(E) Ici toy peut renvoyer à tout bien consommable (boisson,
nourriture, argent…).

D130 Oi f‹mew édinan kai épairnan.


(F) Les rumeurs allaient bon train.
D131 O boyleyt‹w maw dînei kai paîrnei.
(F) Notre député a le bras long.
D132 Ÿ,ti dîneiw paîrneiw.
(F) Tu en as eu pour ton argent.
D133 M’ aytå ta dedoména.
(F) À ce compte-là.
Dîpla
D134 (Ton / Thn) paîrnv apfi dîpla. (= (ton / th) diplarÒnv)
(F) Suivre qqn pas à pas. (cf. P049)
(U) L’expression peut avoir une connotation érotique.

Diplfiw, -‹, -fi
D135 Toy xrfinoy (diplfiw / dipl‹).
(T) À deux l’an prochain.
(U) Se dit à un(e) célibataire pour lui souhaiter de se marier.

D^porto (to)
D136 To (éxei / kånei) d^porto.
(F) Il joue sur deux tableaux.
(U) Se dit de qqn qui a deux possibilités d’action ou deux
amours.
Dis-D137 132

D^skow (o)
D137 Bgåzv d^sko.
(F) 1) (Avec des invités) Offrir qqch. / 2) Faire la quête.
D^xty (to)
D138 (Mpléxthke / Piåsthke / Œpese) sta d^xtya thw.
(F) Il (a été pris / est tombé) dans ses filets (à elle).
D^ca (h)
D139 (Kóbv / Sb‹nv) th d^ca moy.
(F) Étancher sa soif. / Se désaltérer.
Dókano (to)
D140 (Œpese / Piåsthke) sto dókano.
(F) Il est tombé dans le piège. / Il a été pris au piège.
Dokim‹ (h)
D141 Par’ to (gia / me) dokim‹.
(F) Prends-le à l’essai.
Dólvma (to)
*D142 Xvr^w dólvma, cåri den piånetai.
(T) Sans appât, on ne prend pas de poisson.
(U) Se dit des commerçants : s’ils ne suscitent pas l’intérêt du
client ils ne vendront pas leurs marchandises.

Dónti (to)
D143 Den e^nai gia ta dóntia soy.
(F) (Fig.) C’est un trop gros morceau pour toi.
D144 Œxei (gerfi) dfinti.
(F) Il a de (forts) appuis. / Il est pistonné.
D145 (Bgåzei / Skåei) dónti.
(F) (Bébé) Il perce une dent.
D146 Bgåzei dónti.
(F) (Chez le dentiste) Il se fait arracher une dent.
D147 Gl^tvse ap’ toy Xåroy ta dóntia.
(F) Il a vu la mort de près. (cf. X084)
D148 (Glykaînv / J‡nv) to dfinti moy.
(F) Se mettre qqch sous la dent. / Manger un morceau.
D149 Kfiboyn ta dfintia toy.
(F) 1) Il est très fort. / 2 ) Il est puissant.
133 Doy-D162

D150 Krat‹uhka me ta dóntia.


(F) Je me suis retenu à grand-peine.
D151 Toy (ta e^pa / m^lhsa) éjv apó ta dóntia.
(F) Je ne lui ai pas mâché mes mots. / Je lui ai dit son fait.
(cf. K024, X273)

D152 (Moy mîlhse / Me xairéthse) mésa ap’ ta døntia.


(F) Il m’a (parlé / salué) du bout des lèvres.
D153 Ponåei to dónti toy gi’ ayt‹n.
(F) (Il en pince / Il a le béguin) pour elle.
(cf. L042, P584, T271)

D154 Œsfije ta dfintia.


(F) Il a serré les dents.
D155 Tr^zei ta dóntia.
(F) Il grince des dents.
D156 Toy trîzei ta dfintia.
(F) Il lui montre les dents (= il est en colère contre lui).
Dfija (h)
D157 Thn éfage sto Dfija Patrî.
(F) Il a tout reçu en pleine figure. (cf. K399)
(E) Allusion au signe de croix que l’on commence par le front
en disant « Dfija Patrî ».

Dósh (h)
D158 To agfirasa me dóseiw.
(F) Je l’ai acheté à crédit.
D159 Œxei (kåpoia / mia) dósh (tréllaw).
(F) Il a un grain (de folie).
Doyleiå (h)
Doyleiå = travail, occupation, métier.
D160 Br√mikh doyleiå. (= brvmodoyleiå)
(F) (Selon le contexte) Sale boulot. / Sale affaire.
D161 Uélv pastrikéw doyleiéw.
(F) Je veux du travail propre.
D162 Xontr‹ doyleiå.
(F) Travail important. / Grosse affaire.
Doy-D163 134

D163 Den e^nai doyleiå ayt‹!


(F) Ce n’est pas du travail ! / Ce n’est pas sérieux !
D164 (Aytå eînai) doyleiéw toy podario‡.
(F) C’est du travail (bâclé / fait par-dessous la jambe).
D165 Œxv doyleiå.
(F) Je suis occupé.
D166 Õllh doyleiå den eîxa!
(F) Comme si je n’avais que ça à faire ! (cf. E121)
(U) Ironique par antiphrase.

D167 Œxv doyleiéw me fo‡ntew.


(F) J’ai du travail par-dessus la tête / J’ai du pain sur la
planche.
(E) Fo‡nta = pompon.
(U) L’expression traduit la quantité ou la complexité du travail
à faire.

D168 Moy (ånoije / ébgale) doyleiéw.


(F) Il m’a donné du travail.
(U) Peut sous-entendre qu’il y aura des complications.

D169 … se doyleiå na briskfimaste.


(F) … histoire de s’occuper. (cf. K773)
D170 Ti doyleiå kånete;
(F) Quelle est votre profession ?
D171 Kånei (diåforew) doyleiéw toy podario‡.
(F) 1) Il fait des travaux occasionnels.
2) Il fait du travail à la va-vite, bâclé.
(E) L’image employée suggère un travail exécuté debout, qui ne
dure pas ou est mal fait.

D172 H doyleiå (émeine / påei) pîsv.


(F) Le travail a pris du retard.
D173 (Jeue√uhke / Péuane / Skot√uhke / Sakate‡thke / Såpise)
sth doyleiå.
(F) Il s’est tué au travail. (cf. D179)
D174 Doyleiå poy épaua !
(F) Qu’est-ce qui m’arrive ?
D175 Patåei doyleiå gia treiw.
(F) Il (bosse / abat du travail) comme quatre. (cf. D200)
135 Doy-D189

D176 Œpiase doyleiå.


(F) Il a pris un emploi.

D177 Pn^getai sth doyleiå.


(F) Il est submergé de travail.
D178 Ton éstrvsan sth doyleiå.
(F) On l’a mis sérieusement au travail.
D179 Ton éfage h doyleiå.
(F) Le travail l’a démoli (fatigue / mort). (cf. D173)
Doyleiå = affaire.
D180 Spoydaîa doyleiå!
(F) La belle affaire ! (cf. L060)
(U) Antiphrase.

D181 Aytó e^nai dik‹ moy doyleiå!


(F) Ça c’est mon affaire !
D182 Den e^nai doyleiå toy kauenów na…
(F) Il n’est pas (donné à / à la portée de) tout le monde
de…
D183 Ti doyleiå éxv eg√ me...;
(F) Qu’est-ce que j’ai à faire avec... ?
D184 Ayt‹ h doyleiå den éxei (fa˝ / cvm^).
(F) Il y a rien à gagner dans cette affaire.
D185 Oi doyleiéw anoîgoyn.
(F) Les affaires décollent.
D186 Me cémata de (bgaînei / gînetai) doyleiå.
(F) Sans effort on n’aboutit à rien.
(U) Attention : ici céma veut dire : « effort insuffisant ».

D187 Kånei xryséw doyleiéw.


(F) Il fait des affaires en or.
D188 (Kåne / Ko^ta / Ko^taje / Na koitåzeiw) th doyleiå soy,
es¥! / (Õnte / S‡re / Tråba) sth doyleiå soy, es¥! /
(Th) doyleiå soy, es¥!
(F) Toi, mêle-toi de ce qui te regarde ! / De quoi je me
mêle ?
D189 P‹gaine sth doyleiå soy!
(F) Fiche-moi le camp !
Doy-D190 136

D190 H doyleiå påei (kordóni / rolfii).


(F) (Le travail / L’affaire) marche comme sur des
roulettes.
D191 H doyleiå éstrvse.
(F) Maintenant l’affaire marche.
(U) Se dit d’une affaire qui va mieux après des difficultés.

*D192 H doyleiå ntrop‹ den éxei.


(F) Il n’y a pas de sot métier.
*D193 H doyleiå de uélei kópo, uélei trópo.
(T) Le travail a besoin, non pas de fatigue, mais de savoir-faire.

*D194 Kåue doyleiå uélei to kolåi thw.


(F) À chaque travail sa méthode.
*D195 H poll‹ doyleiå tr√ei ton afénth.
(F) Trop travailler nuit.
(T) Trop de travail use le maître.
(E) À trop travailler on risque le surmenage.

*D196 Råbe-j‹lvne, doyleiå na mh soy le^pei!


(F) C’est la routine !
(T) Couds-découds, que le travail ne (te) manque pas !
(U) Traduit l’éternel recommencement (dans le travail,
les affaires...).

*D197 Œkatse h doyleiå sthn pfirta kai kyn‹ghse th ftÒxeia.


(T) Le travail s’est assis à la porte et a chassé la pauvreté.

Doyleyt‹w (o)
*D198 Doyleyt‹w per‹fanow pånta peinasménow.
(F) Il n’y a pas de travaux déshonorants.
(T) Un travailleur orgueilleux a toujours faim.

*D199 O doyleyt‹w poté toy den peinåei.


(F) Le travailleur n’a jamais faim.
Doyle‡v
D200 Doyle‡ei (san sklåbow / san skylî / skyl^sia).
(F) Il travaille (d’arrache-pied / comme une bête).
(cf. D175)

D201 Ton do‡leca! (= Toy ’rîja (éna) do‡lema)


(F) Je l’ai fait marcher ! / Je l’ai mis en boîte.
(U) Familier. Attention au sens figuré de doyle‡v.
137 Dro-D212

*D202 Ÿpoiow doyle‡ei san do‡low koimåtai san afénthw.


(F) Le sommeil du laborieux est doux.
(T) Celui qui travaille comme un esclave dort comme un maître.
(E) Le travail intense est la garantie d’un bon sommeil.

Do‡lech (h)
D203 E^nai sth do‡lech toy aderfo‡ toy.
(F) Il est l’employé de son frère.
Do‡nai
D204 Œxv do‡nai kai labe^n me…
(F) Je suis en relations avec… (cf. P198)
(E) Do‡nai = donner, labeîn = recevoir.

Dragåthw (o)
D205 Dragåth st’ ampélia moy ua se bålv;
(F) Ai-je des comptes à te rendre ?
(T) Vais-je te prendre pour garder mes vignes ?

Drómow (o)
Drfimow au sens concret (route, chemin, rue…).
D206 Drómo! / Õnte drfimo! / Drfimo apfi ’dv! / Påre drómo!
(F) Dégage ! / Fiche le camp (d’ici) !
D207 Na o drómow!
(F) Voilà la porte ! (= Va-t-en !)
D208 … toy drfimoy
S’applique aux éléments peu recommandables de la société.
ñ Gynaîka toy drfimoy.
(F) Une femme de mœurs légères.
ñ Paidî toy drfimoy.
(F) Un enfant de la rue. / Un petit voyou.
D209 Bga^nv sto drómo.
(F) Prendre la route.
D210 Toy édvsa drómo.
(F) Je l’ai mis à la porte. / Je l’ai congédié. (cf. P143, P215)
D211 Œkoca drómo.
(F) J’ai pris un raccourci. / J’ai coupé.
D212 Moy ’koce to drfimo.
(F) (Pr. et fig.) Il m’a coupé la route.
Dro-D213 138

D213 P‹re toyw drómoyw.


( F) Il erre. / Il cherche.
D214 Drfimo paîrnei drfimo af‹nei.
(F) Il poursuit son chemin sans s’arrêter.
D215 Toyw (pétajan / érijan) sto drfimo.
(F) On les a jetés à la rue.
D216 Tråba to drómo soy!
(F) Passe ton chemin !
*D217 Ÿloi oi drómoi odhgo‡n sth R√mh.
(F) Tous les chemins mènent à Rome.
*D218 An éxasew to drómo, ‹ r√ta, ‹ g‡rna p^sv.
(T) Si tu as perdu ton chemin, demande ou reviens sur tes pas.
(E) Si tu ne réussis pas un travail, demande conseil ou
abandonne, pour ne pas subir plus de dommages.

*D219 O drómow anoixtów kai ta skyliå deména.


(F) Par ici la sortie !
(T) La route est libre et les chiens sont attachés.
(U) Invitation à déguerpir.
Drfimow au sens abstrait (voie, chemin…).
D220 E^nai se (kaló / svstfi) drómo.
(F) (Choses) C’est en bonne voie. /
(Personnes) Il est sur le bon chemin.

D221 Õnoije o drfimow.


(F) La voie est dégagée.
(E) (Fig.) Les obstacles ont été surmontés.

D222 Moy ånoije to drómo.


(F) Il m’a tracé la voie. / Il m’a mis sur la voie.
D223 (Ton åfhse / Œmeine) (sto drómo / stoyw pénte drómoyw).
(F) (Elle l’a laissé / Il est resté) (en situation difficile /
tout seul / sur le pavé).
(U) Se dit, en particulier, après la mort d’un parent proche.

D224 (Bg‹ke / Œfyge) apó ton ^sio drómo.


(F) Il est sorti du droit chemin. (cf. D227)
D225 Mp‹ke sto drfimo toy.
(F) Il a trouvé sa voie.
D226 Ta prågmata paîrnoyn to drfimo toyw.
(F) Les affaires sont en route.
139 Dyn-D238

D227 P‹re (ton kakó / to strabó) drómo.


(F) Il a mal tourné. (cf. D224)
*D228 Més’ sth zv‹ drómoi ano^gontai svró.
(F) Toutes sortes de voies s’ouvrent dans la vie.
(U) Se dit à propos des modes de vie, en particulier pour ceux
qui tournent mal.

Drosiå (h)
D229 Th drosiå toy na ’xeiw!
(U) Formule de remerciement quand on vous a offert
une boisson fraîche par temps de chaleur.

Dryw (h)
*D230 Dryów peso‡shw paw an‹r jyle‡etai. (GA)
(T) Le chêne tombé, chacun y coupe du bois.
(E) Proverbe ancien : cf. Ménandre, Sentences monostiches,
I, 123.
(U) Si qqn de haut placé est déchu, chacun profite de son
malheur.

D‡namh (h)
D231 Œbale ólh toy th d‡namh.
(F) Il y a mis toutes ses forces.
D232 Œkane to katå d‡namh.
(F) Il a fait tout son possible.
D233 P‹re d‡namh.
(F) Il a repris courage.
D234 Aytó yperba^nei tiw dynåmeiw moy.
(F) Cela est au-dessus de mes forces.
Dynatów, -‹, -ó
D235 Den e^nai dynató!
(F) 1) (Affirmatif) C’est impossible !
2) (Exclamatif) (C’est) pas possible !
D236 An e^nai dynatón!
(F) (Exclamatif) (C’est) pas possible !
D237 To syntom√tero dynató.
(F) Le plus vite possible. (cf. O117)
D238 Œbale ta dynatå toy (gia) na...
(F) Il a fait (tout) son possible pour...
Dyn-D239 140

D239 Diabåzv dynatå.


(F) Lire à haute voix.
Dyo
D240 Dyo-dyo. / Anå d‡o.
(F) Deux par deux.
D241 Påne dyo-dyo san toyw XiÒtew.
(T) Ils vont deux par deux comme les habitants de Chio.
(U) Se dit ironiquement de personnes qui ont pour habitude
de se déplacer deux par deux.
D‡sh (h)
D242 Apfi th d‡sh vw thn anatol‹.
(F) D’est en ouest. / Partout.
D243 O énaw eînai sth d‡sh ki o ållow sthn anatol‹.
(T) L’un est à l’ouest, l’autre à l’est.
(U) Se dit, en particulier, pour une famille dispersée.

D‡skolow, -h, -o
D244 Œkane to d‡skolo.
(F) Il faisait le difficile. / Il se faisait tirer l’oreille.
D√ro (to)
D245 Moy eînai d√ro(n) ådvro(n).
(F) Cela me fait une belle jambe !
(T) C’est pour moi un cadeau qui n’en est pas un.

*D246 To d√ro de dvr^zetai.


(T) On ne peut pas offrir ce que l’on a reçu en cadeau.
(E) Se dit d’une chose reçue en cadeau que l’on ne veut pas
donner ou bien qui ne peut pas être acceptée si on voulait
la donner.

*D247 D√ro, kai mikró, megålh xårh éxei.


(F) Un cadeau, même petit, fait grand plaisir.
E
Eaytów (o)
E001 ◊tan ektów eayto‡.
(F) Il était hors de lui (de joie, de colère...). (cf. F161)
E002 ◊rue ston eaytó toy. / Janabr‹ke ton eaytó toy.
(F) Il s’est rétabli. / Il est revenu à lui.
E003 Deîxnei to (kalfi / pragmatikfi) toy eaytfi.
(F) Il se montre sous son (beau / vrai) jour.
Œbga (to)
E004 Sto ébga (toy m‹na / toy xvrio‡).
(F) À la fin du mois. / À la sortie du village. (cf. E094)
(E)bdomåda (h)
*E005 Ÿtan de ua ’xei h ebdomåda Såbbato ki o m‹naw Kyriak‹.
(F) La semaine des quatre jeudis. / La Saint-Glinglin.
(T) Quand la semaine n’aura pas de samedi ni le mois de
dimanche.

Ebraîow (o)
*E006 O Ebraîow, sa ftvx‡nei, ta paliå teftéria piånei.
(T) Le Juif, quand il devient pauvre, ressort ses vieux comptes.
(U) Se dit d’un avare qui se souvient de vieilles affaires.

*E007 Eîpe o Ebraîow na påei sto pazåri ki étyxe méra Såbbato.


(T) Le Juif s’est décidé à aller au bazar et il se trouva que
c’était le jour du sabbat.
(U) Se dit, ironiquement, de qqn qui, pour une fois qu’il se
décidait à entreprendre qqch, en a été empêché par les
circonstances.
On trouve l’expression avec uélhse / kînhse au lieu de eîpe.

Œgkeitai
E008 H dyskol^a égkeitai (ed√ / se... / sto na…)
(F) Là gît la difficulté. / La difficulté réside (dans… /
dans le fait que...)
Egk-E009 142

Œgklhma (to)
E009 Den ékane da kai égklhma!
(F) Ce qu’il a fait n’est quand même pas un crime !
Egk√mio (to)
E010 Toy (ékana / épleja / écala) to egk√mio.
(F) J’ai chanté ses louanges.
Œgnoia (h) Voir Œnnoia (h)
Ed√ ou ’ d v / Eke^ ou ’kei
E011 Edvdå. / Edvnå.
(F) Juste ici. / À cet endroit-ci.
E012 Ed√ kai eke^.
(F) Çà et là.
E013 Ap’ ed√. (= Ed√ue)
(F) 1) (Loc. adv.) Par ici. / 2) (Adj. = aytów).
ñ O k‡riow ap’ ed√ = Le monsieur que voici.
E013bis PÒw apfi ’dv;
(F) Toi ici ! / Quelle surprise de te voir ici !
E014 Apó ’dv vw eke^.
(F) (Sens locatif) D’ici jusque là-bas.
E015 Apfi ’dv kai kåtv.
(F) D’ici vers le bas.
E016 Apø ’dv kai ap’ eke^.
(F) Par-ci par-là.
Trabåei apø ’dv kai ap’ eke^.
(F) Il marche sans but.
E017 (Apó ’dv / Ap’ ed√) kai (mprow / péra / sto ej‹w / t√ra).
(F) Dorénavant. / D’ores et déjà.
(U) Ces expressions ont toutes un sens temporel,
mais avec péra, il y a aussi le sens locatif « à partir d’ici ».

E018 Apó ’dv ton eîxa, apó ’kei ton eîxa telikå ton épiasa.
(T) Un coup par-ci, un coup par-là, à la fin je l’ai attrapé.
(U) Exprime les péripéties avant d’atteindre un résultat,
par exemple à propos de qqn qui résistait et que l’on a
réussi à convaincre à la longue.

E019 Ed√ kai éna xróno.


(F) Depuis un an.
143 Edv-E027

E020 Ed√ kontå.


(F) Près d’ici. / Tout près.
E021 (Ed√ / Ekeî) (kåtv / pånv / péra / xåmv).
(U) Se dit pour préciser la position d’un lieu.

E022 Ti moy lew ed√ péra;


(F) Que me dis-tu là, maintenant ?
(U) S’emploie pour souligner un instant.

E023 … eke^ poy…


Au sens temporel, exprime :
– soit la simultanéité de deux actions,
– soit une relation de cause ou d’opposition ; elle équivaut alors à :
afo‡ = puisque, enÒ = alors que, antî na = au lieu de.
ñ Œftase eke^ poy éfeyga.
(F) Il est arrivé (juste comme / alors que) je m’en allais.
ñ Ekeî poy p‹gew gia cÒnia, aw moy agfirazew kai aytfi poy soy
z‹thsa.
(F) Puisque tu es allé faire les courses, tu aurais pu
m’acheter ce que je t’avais demandé.
ñ Ekeî poy perîmene eyxaristîew, ton brîsane ki apfi pånv.
(F) Alors qu’il attendait des remerciements, on l’a couvert
d’injures. (cf. B164)
ñ Eke^ poy kåuesai den paw na diabåseiw kal‡tera.
(F) Au lieu de rester assis, va donc plutôt étudier.
E024 Katå (’dv / ’kei).
(F) Par ici. / Par là-bas.
E025 (ÿsame / Méxriw / Vw) ed√.
Au sens propre (locatif ou temporel) : « jusqu’ici ».
Au sens figuré, marque l’exagération ou l’énervement :
« Ça va comme ça ! / Ça commence à bien faire ! »
ñ Eîmai (méxriw / vw) edÒ.
(F) J’en ai jusque-là ! / Je cale (nourriture).
(U) Accompagné d’un geste au niveau de la gorge pour
exprimer la saturation.
ñ M’ éfere vw edÒ.
(F) J’en ai plein le dos ! / Ras-le-bol !
E026 ParadÒ. / Parakeî.
(F) Un peu plus par ici (rapprochement). /
Un peu plus par là (éloignement).
E027 Vw ed√ kai mh parékei!
(F) (Interj.) Halte-là ! / Ça suffit !
Edv-E028 144

E028 EdÒ ’nai o KÒstaw!


(F) Kostas est là pour le coup !
(U) Connotation variable selon le contexte :
« on peut compter sur lui / il va nous aider / il va se laisser
faire… ». L’expression peut être employée par KÒstaw
lui-même.

E029 Ed√ e^sai kai ed√ e^mai ( ua do¥me)!


(F) Eh bien on verra !
(T) Tu es ici et je suis ici (nous verrons bien) !
(E) Celui qui parle croit une chose possible, alors que son
interlocuteur en doute.

E030 Ed√ (s’ éxv / se uélv)!


(F) Je t’attends là ! (cf. K010)
*E031 Eke^ poy e^sai ‹moyna kai ed√ poy e^mai ua ’rueiw.
(T) Là où tu es, j’y étais et ici où je suis tu y viendras.
(U) S’utilise pour souligner le fait qu’il ne faut pas critiquer
les gens plus âgés que soi.

E^dhsh (h)
E032 Den éxv eîdhsh.
(F) Je n’en sais rien.
E033 To p‹re e^dhsh. / To p‹re e^dhsh pvw...
(F) Il s’en est aperçu. / Il s’est aperçu que...
E034 A, de se p‹ra eîdhsh!
(F) Ah, tu étais là !
(U) Exprime la surprise.

E035 P‹re e^dhsh apó to gio thw.


(F) Elle a reçu des nouvelles de son fils.
Eîdow (to)
Le génitif singulier eîdoyw peut remplacer log‹w dans L212 / 213.
Le génitif pluriel eidÒn peut remplacer logiÒn dans L214.
E036 Paroysiåsthke en eîdei (SAV) arxaggéloy.
(F) Il est apparu sous la forme d’un archange.
E037 PlhrÒnv se eîdow.
(F) Payer en nature.
E^mai
E038 Eîsai; — Eîmai!
(F) Es-tu d’accord ? — D’accord ! (cf. M243)
145 Eim-E049

E039 Eg√ e^mai!


(F) C’est moi !
E040 P√w e^sai;
(F) Comment vas-tu ?
E040bis Õntraw eîsai es‡;
(F) Et tu te crois un homme ?
(U) Peut se dire aussi d’une tierce personne :
Måna eînai ayt‹; = Et ça se croit une mère ?

E041 E^nai na...


Plusieurs sens :
ñ E^nai na tajidécoyme.
(F) Il est question que nous partions en voyage.
ñ ◊tan na gînei.
(F) Ça devait arriver.
ñ E^nai na trabåei kane^w ta malliå toy.
(F) Il y a de quoi s’arracher les cheveux.
E042 Ti soy eînai h zv‹!
(F) Ce que c’est que la vie !
(U) Exprime la surprise.

E043 E^nai den e^nai énaw xrónow.


(F) Il y a à peine un an.
E044 Aytfiw eînai poy eînai hlîuiow.
(F) Il est idiot et pas qu’un peu. (cf. M348)
E045 ◊tan poy ‹tan xrevménow, agfirase ki aytokînhto.
(F) Endetté comme il l’était, il s’est quand même acheté
une voiture.

E046 Kai po‡ ’sai akfima!


(F) Et ce n’est pas tout ! / Et tu n’as pas tout vu !
(U) Pour surenchérir dans un récit.

E047 TÒra eîmaste gia na ’maste!


(F) Nous voilà bien !
(U) Ironique.

E048 Kai na ‹tan móno aytó! ◊tan kai…


(F) Et s’il n’y avait eu que ça ! Il y avait aussi…
E049 Eîsai kai faînesai!
(F) Et toi alors ! / Toi-même !
(U) (Pop.) Réponse à une injure personnelle.
Eim-E050 146

*E050 Õllo na e^sai ki ållo na fa^nesai.


(F) Être et paraître sont deux.
Ekató
E051 Déka (ep^) toiw ekató.
(F) Dix pour cent (10 %).
E052 S’ épiasa ekatfi toiw ekatfi.
(F) Je t’ai très bien compris. / Je t’ai reçu cinq sur cinq.
E053 Gållow ekatfi toiw ekatfi.
(F) Français (à part entière / typique).
E054 F√najan to ekató.
(F) Ils ont appelé la police.
(U) 100 est le numéro d’appel de la police et désigne par
extension une voiture de police.

Ekatost^zv
E055 Na ta ekatost^seiw!
(T) Puisses-tu vivre cent ans !
(U) Souhait pour un anniversaire. (cf. X180)

Ekdrom‹ (h)
E056 (Kånv / Påv / Phga^nv) ekdrom‹.
(F) Partir en excursion.
Eke^ Voir E d Ò.
Œkplhktow, -h, -o
E057 Œmeina ékplhktow.
(F) J’en suis resté bouche bée.
Œkplhjh (h)
E058 Moy ’kane ékplhjh.
(F) (Il / Ça) m’a étonné.
(U) Exprime une forte surprise.

Œktaktow, -h, -o
E059 Œktakta!
(F) Parfait ! / Super !
(E) Ne pas confondre avec ektåktvw = exceptionnellement.

E060 Xvrîw ta éktakta.


(F) (Selon le contexte) Sans compter (les bonis /
les imprévus).
147 Ela-E070

E060bis Eînai éktaktow !


(F) 1) Il est drôle / 2) Comme il est mignon ! / Il est (trop)
mignon ! / Il est trop !
Œktash (h)
E061 D^nei éktash s’ayt‹ thn ypóuesh.
(F) 1) Il donne de l’importance à cette affaire.
2) Il fait traîner cette affaire en longueur.
E062 To uéma pa^rnei éktash.
(F) 1) L’affaire prend de l’importance.
2) L’affaire traîne en longueur.
Ektów
E063 Ektów (ayto‡ / to‡toy).
(F) En outre.
E064 Ektów (toy) óti e^nai… / Ektøw apø to óti e^nai...
(F) (À part le fait / En dehors du fait) qu’il est...
E065 (Ektów / Ejón) (ki) an mesolab‹sei t›pota. / Ektfiw aprofiptoy.
(F) À moins d’imprévu.
E066 Aytfi eînai ektów tópoy kai xrónoy.
(F) Ce n’est ni le lieu ni le moment.
EkÒn
E066bis EkÒn åkvn.
Équivaut à U037.

Œla / Elåte
Œla/Elåte, impératif de Œrxomai, est utilisé dans plusieurs idiotismes figés.
E067 (Œla / Œla da / Œla nte) (tÒra) dÒs’ to moy!
(F) Je t’en prie, donne-le moi !
(U) Expression employée pour atténuer un ordre.

E068 Œla (da / nte) t√ra!


(F) Allons donc ! / Va savoir !
(U) Marque l’étonnement.

E069 Œla poy to jéxasa.


(F) Mais voilà que je l’ai oublié.
E070 Œla ømvw poy to uélei kai o ållow.
(F) Mais, malheureusement, l’autre aussi le veut.
( U) Équivaut, en plus fort, à ma, allå (= mais) et traduit
l’embarras.
Ela-E071 148

E071 Œla ópvw e^sai!


(F) Comme te voilà bien !
(U) Expression admirative (notamment dans les fêtes).

E072 Elåte kai de^te! / Elåte na de^te!


(F) Venez voir !
E073 Œgine to éla na deiw.
(F) Ça valait le spectacle. (cf. M040)
(U) Se dit à propos d’une fête, d’une bagarre…

Œleow (to)
E074 Œleow!
(F) Grâce ! / Pitié !
E075 Ÿla ta eléh (toy Ueo‡).
(F) Toutes les bénédictions (du ciel).
(U) Se dit pour une grande quantité de bonnes choses.

E076 ◊tan sto éleow tvn kymåtvn.


(F) Il était à la merci des flots.
E077 P‹gaine sto éleow toy Ueo‡!
(F) Va-t-en !
(U) Moins fort que « Õme sto diåbolo! ». (cf. D080)

Ele‡uerow, -h, -o
E078 E^nai ele‡uerow.
(F) Il est célibataire.
E079 E^nai ele‡uerow san to poylî.
(F) Il est libre comme l’air.
E080 (Moy ’dvse / Œxv) to ele‡uero.
(F) (Il m’a donné / J’ai) carte blanche.
Œlleimma
E081 Œxei élleimma.
(F) Il est toqué. / Il a une case de vide. (cf. B126)
Attention : si le contexte précise qu’il s’agit d’un compte
bancaire, l’expression veut dire : « Il est à découvert ».

E082 (Bgåzv / Brîskv) élleimma.


(F) (Dans un compte) Je trouve un écart (en moins).
Œlleich (h)
E083 Elle^cei apode^jevn. (SAV)
(F) (Faute de / En l’absence de) preuves.
149 Emp-E095

Elp^da (h)
E084 Diéceyse tiw elp^dew moy.
(F) Il a déçu mes espoirs.
E085 Dika^vse tiw elp^dew moy.
(F) Il a répondu à mon attente.
E086 Moy ékoce tiw elp^dew.
(F) Il a ruiné mes espoirs.
E087 Sthr^zei elp^dew sto gio toy.
(F) Il met ses espoirs dans son fils.
E088 Mhn tréfeiw elp^dew.
(F) Ne te nourris pas d’espoirs. / Ne te fais pas d’illusions.
E089 Xåuhke kåue elp^da.
(F) Tout espoir est perdu.
*E090 O ånurvpow me thn elp^da zei.
(F) L’espoir fait vivre.
Elp^zv
E091 Elp^zv (na / fiti / pvw) e^nai...
(F) (J’espère / Je suppose) qu’il est…
(U) Selon le contexte, indique l’espoir ou la supposition.

Emeîw
E092 (◊mastan / Me^name) eme^w ki eme^w.
(F) 1) Nous n’étions que nous (= peu nombreux).
2) Nous sommes restés entre nous.
(U) Expressions similaires avec eseîw.

Emów, -‹, -ó
E093 Ta emå sa kai ta sa emå.
(F) Ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à moi.
(cf. D119)

Œmpa (to)
E094 To émpa (toy kalokairio‡ / thw sphliåw).
(F) Le début de l’été. / L’entrée de la grotte. (cf. E004)
E095 To émpa ébga.
(F) Le va-et-vient. (cf. P417)
Emp-E096 150

Empódio (to)
*E096 Kåue empódio (kai) (se / gia) kaló.
(F) À qqch malheur est bon.

Enåntiow, -îa, -io


Attention à l’accentuation : (féminin) enantîa ; (préposition) enantîon + gén.
E097 Ap’ enant^aw. / Toynant^o(n). (SAV)
(F) Au contraire.
E098 E^mai enåntiow sthn prfitas‹ soy. / E^mai enant^on thw
prfitas‹w soy.
(F) Je suis contre ta proposition.
E099 Oi doyleiéw toy påne enåntia.
(F) Ses affaires marchent mal.
Œnaw, (mia / m^a), éna
Pour Mia, voir l’entrée spéciale.
E100 Œnaw kai énaw. / Œnaw ki énaw.
(F) De qualité supérieure. / Parmi les meilleurs.
Attention : l’expression, prise par antiphrase, est ironique.
E^nai óloi toyw énaw kai énaw.
(F) 1) Ils sont triés sur le volet.
2) (Antiphrase) Ils ne valent pas mieux l’un que
l’autre.
E101 E^nai éna ki éna gia...
(F) C’est souverain pour... / C’est ce qu’il faut pour...
E102 Œna kai éna kånoyn d‡o.
(F) C’est simple comme bonjour.
(U) Exprime l’évidence ou la facilité.

E103 Moy ta ej‹ghse éna prow éna.


(F) Il m’a expliqué tout ça par le menu.
E104 Kathgore› ton éna kai ton ållo.
(F) Il médit du tiers comme du quart.
E105 O énaw ki o ållow.
(F) Pierre, Paul, Jacques.
E106 E^n’ éna kai to aytó.
(F) C’est du pareil au même. /
C’est bonnet blanc et blanc bonnet.
151 Enh-E118

E107 En’ aytø… de¥tero…


(F) Et d’un… et de deux…
(U) Se dit dans une énumération.

E108 Af’ enów… af’ etéroy… / Afenów… afetéroy…


(F) D’un côté… de l’autre... / D’une part… d’autre part…
E109 Œnaw kai kalów.
(F) Un seul mais le bon.
E110 Pasaénaw, -mîa, -éna
(F) Tout un chacun. / Le premier venu.
E111 Piånei to éna ki af‹nei to ållo.
(F) Il passe d’une chose à l’autre.
(U) Traduit le manque d’organisation ou de suite
dans les idées.

Endexfimeno (to)
E112 Gia kåue endexómeno. / Dia pan endexfimenon. (SAV)
(F) À tout hasard. / À toutes fins utiles. (cf. K162)
Endiaférv
E113 Ti m’ endiaférei aytó;
(F) Que m’importe ! / Qu’est-ce que ça peut me faire ?
E114 Pol‡ poy m’ endiaférei.
(F) Je m’en moque éperdument ! / Je m’en soucie bien !
(U) Antiphrase pour le second équivalent.

E115 Eînai se endiaféroysa.


(F) Elle est enceinte.
(T) Elle est en situation intéressante.

En‹merow, -h, -o
E116 E^nai en‹merow sta politikå.
(F) Il est versé en politique.
E117 E^sai en‹merow gia to z‹thma aytó;
(F) Es-tu au courant de cette question ?
E118 Me (kråthse / katåsthse) en‹mero(n).
(F) Il m’a (tenu / mis) au courant.
Enn-E119 152

Œnnoia (h)
Œnnoia = souci (s’écrit aussi Œgnoia).
E119 Œnnoia soy!
(F) 1) (Pour apaiser) Ne t’inquiète pas ! / T’en fais pas !
2) (Pour menacer) Gare à toi !
E120 Õllh égnoia den e^xa!
(F) C’était le cadet de mes soucis !
E121 San na mhn e^xa ållh égnoia! / Thn égnoia toy e^xa eg√!
(F) Comme si je n’avais que cela à pense ! /
J’ai d’autres chats à fouetter ! (cf. D166, O080)
E122 Œxv thn égnoia toy.
(F) 1) J’ai à m’occuper de lui. /
2) Je me fais du souci pour lui.
Œnnoia = sens (d’un mot, d’un symbole…).
E123 (Me / ypó) thn (aysthr‹ / eyr¥terh) énnoia toy óroy.
(F) Au sens (strict / large) du mot.
E124 Me thn énnoia fiti…
(F) Dans le sens que…
E125 Œxei thn énnoia toy vraîoy.
(F) Il a le sens du beau.
Enno√
E126 Ennóhsa!
(F) J’y suis ! / J’ai compris ! (cf. M442)
E127 Ti ennoe^te m’ aytó;
(F) Que voulez-vous dire (par là) ?
E128 Den ennoe^ na allåjei.
(F) Il ne changera jamais !
(U) Peut marquer l’exaspération.

E129 Ennoe^tai (aytø)!


(F) Cela va de soi ! / Cela coule de source.
Entfiw
E129bis Po‡ ua p¿te stiw giortéw; Entfiw, ektfiw kai epî t’ aytå.
(F) Où irez-vous pour les fêtes ? Comme toujours, même
endroit.
(E) Au sens propre, en géométrie, l’expression s’applique aux
« angles alternes-externes ». Métaphoriquement il traduit
la répétition de circonstances identiques.
153 Eje-E139

EnÒnv
*E130 Ston agÒna envménoi kai sth måsa xvristå.
(T) Unis dans la lutte et séparés pour la bouffe.

Ejamartånv
*E131 To diw ejamarteîn oyk andrfiw sofo‡. (GA)
(T) L’homme sage ne fait pas deux fois la même faute.
(E) Proverbe ancien.

Ejåptv
E132 Mhn ejåptesue!
(F) Ne vous fâchez pas ! / Ne vous emballez pas !
Ejart√mai
E133 Ejartåtai! / Ejartåtai apó...
(F) Ça dépend ! / Cela dépend de...
E134 Apó saw ejartåtai ((to) an… / na…)
(F) Il ne tient qu’à vous de…
Ejåcalmow (o)
E135 Toy écala ton ejåcalmo. / Õkoyse ton ejåcalmo.
(F) Je lui ai sonné les cloches. / Je lui ai passé un savon. /
Il en a pris pour son grade. (cf. C030)
(E) Référence aux six psaumes chantés au début de la messe
du matin.

Œjach (h)
E136 Ejåceiw éxeiw;
(E) Œjach = bouffée de chaleur (pour une personne).
(U) Se dit à qqn dont le comportement n’est pas en rapport
avec le froid ambiant.
Attention, ne signifie pas : « Tu es en chaleur ? ».

E137 Apfi thn éjach den ‹jere ti ékane.


(F) Dans (sa colère / son émotion) il ne savait pas ce qu’il
faisait.

Ejétash (h)
E138 (Œxei / d^nei) ejetåseiw.
(F) Il passe des examens.
E139 [Kfiphke / (Pérase / Pétyxe)] stiw ejetåseiw.
(F) Il a été (recalé / reçu) à ses examens.
Ejh-E140 154

Ejhg√
E140 Ejhg‹soy!
(F) 1) Explique-toi ! / 2) Exécute-toi (= paie) ! / Aboule !
E141 (E)jhghu‹kame;
(F) C’est (bien) (compris / entendu) ?
(U) Exprime une menace.

Ej‹w
E142 Sto ej‹w.
(F) Dorénavant. / À l’avenir.
E143 Vw ej‹w. (SAV)
(F) Comme suit. (cf. A141, E190)
E144 Kai o‡tv kau’ ej‹w. (= k.o.k) (SAV) / Kai ta ej‹w.
(F) Et ainsi de suite. / Et le reste à l’avenant.
E145 Toy e^pa ta ej‹w.
(F) Je lui ai dit ça.
(U) Annonce une énumération que l’on va rapporter.

Ejit‹rio (to)
E146 P‹re ejit‹rio.
(F) 1) (Hôpital) Il a eu (l’autorisation de sortie / son exeat).
2) Il s’est fait mettre à la porte. / Il s’est fait sortir.
(U) Ironique au sens 2.

Œjoda (ta)
E147 M’ébale sta éjoda.
(F) 1) Il m’a poussé à la dépense.
2) Il a été pour moi une source de dépenses.
E148 Bgåzei ta éjodå toy.
(F) 1) Il gagne de quoi couvrir ses besoins.
2) (Commerçant) Il rentre dans ses frais.
E149 Pn^getai sta éjoda.
(F) Il a du mal à faire face à ses dépenses.
Œjodow (h)
E150 Œxei éjodo.
(F) Il a l’autorisation de sortie. (travail...) / Il est de sortie. /
Il a une permission (militaire).
155 Ejv-E160

Ejypnåda (h)
E151 Ejypnåda maw poylåw;
(F) Tu fais le malin ? (cf. P514)
Œjypnow, -h, -o
E151bis Mh moy k¿neiw ton éjypno!
(F) Ne fais pas le malin avec moi.
*E152 O éjypnow kånei ap’ thn arx‹ aytfi poy o blåkaw kånei
sto télow.
(T) L’homme intelligent fait dès le début ce que l’idiot fait
à la fin.

Œjv
E153 Œjv (re)!
(F) Dehors ! / Fous le camp !
(U) Se dit aux chiens et, comme injure, aux personnes.

E154 Œjv (ap’ ed√)!


(F) File d’ici ! / Loin d’ici !
E155 Œjv-éjv
(F) Sur le bord. / Au bord.
E156 Ta ’fere (o éjv apó dv / o éjv ap’ ed√ / o ejapod√)
(na… / kai…)
(F) Le diable fit que...
(U) Euphémisme pour désigner le diable.

E157 Œjv apó maw!


(F) À Dieu ne plaise !
(T) Loin de nous !
(U) Formule pour exorciser.

E158 Moy to (’fere / ’rije) ap’ éjv-ap’ éjv.


(F) Il m’a rapporté cela à mots couverts. /
Il me l’a donné à entendre. (cf. G302)

E159 To jérv ap’ éjv (kai anakatvtá).


(F) Je le sais (par cœur. / sur le bout du doigt).
(cf. D028, N024, S314)
(U) Ap’ éjv peut aussi s’écrire apfijv.

E160 Ton jérv ap’ éjv (kai anakatvtá).


(F) Je ne le (sais / connais) que trop.
(U) Péjoratif pour les personnes.
Ejv-E161 156

Ej√lhw (o)
E161 Ej√lhw kai pro√lhw. (GA)
(F) Dernier des derniers.
(E) Coordination formulaire en GA, par ex. Démosthène,
19, 172.
(U) Se dit d’une personne complètement dépravée. (cf. S134)

Eort‹ (h)
E162 ◊ruan katópin eort‹w. (SAV)
(F) Ils sont arrivés (après coup / après la bataille).
E163 Katøpin eort‹w (SAV) xrónia pollå.
(F) (Arriver) comme les carabiniers.
(U) Se dit de qqn qui vient pour rendre un service alors que
l’on n’a plus besoin de lui.

Epåggelma (to)
E164 E^nai råfthw to epåggelma.
(F) Il est tailleur de métier.
Œpakro(n) (to)
E165 H agvnîa moy eîxe ftåsei sto épakron.
(F) Mon angoisse est devenue insupportable.
Epanålhch (h)
E166 Kat’ epanålhcin. (SAV) / Kat’ epanålhch.
(F) À maintes reprises. / À répétition.
*E167 H epanålhciw m‹thr påshw mau‹sevw. (SAV)
(F) C’est en forgeant que l’on devient forgeron.
(T) Le répétition est mère de tout apprentissage.
(E) Cf. latin : Repetitio mater studiorum.

Epanide^n
E168 Eiw to epanide^n! (SAV) / Sto epanide^n!
(F) Au revoir ! / (Fam.) À la prochaine !
Epaf‹ (h)
E169 Ton pyrobfilhsan ej epaf‹w.
(F) Ils le fusillèrent à bout portant.
E170 Œxei epaféw.
(F) 1) Il a des relations. / 2) Il a le bras long.
E171 Den éxv pia epaféw mazî toy.
(F) Je l’ai perdu de vue.
157 Epi-E183

E172 ◊rua se epaf‹ me...


(F) J’ai pris contact avec...
Epeid‹
E173 Ki epeid‹;
(F) Et alors ? / Et après ?
(U) Exprime l’indifférence ou le désaccord.

Epiuym›a (h)
E174 Båle mia epiuym^a!
(F) Fais un vœu !
Epiuym√ / Apouym√ / Peuym√
E175 Ÿpvw epiuyme^te!
(F) Comme il vous plaira !
E176 Na ’jérew pfiso {s’ apou‡mhsa / (t’ apou‡mhsa /
to peu‡mhsa)}.
(F) Si tu savais comme (tu / ça) me manque(s) !
Epiménv
*E177 O epiménvn nikå. (SAV)
(F) Celui qui persévère l’emporte.
*E178 Ÿpoiow epiménei kerdisménow pånta bga^nei.
(F) Celui qui persévère s’en sort toujours gagnant.
Ep^pedo (to)
E179 S’ óla ta ep^peda.
(F) 1) Sur tous les plans. / 2) À tous les niveaux.
E180 Sto ^dio ep^pedo me...
(F) Sur le même plan que… / Au même niveau que…
Epipléon
E181 Epipléon.
(F) De plus. / En plus.
Epishmóthta (h)
E182 Me ólh thn epishmóthta.
(F) En bonne et due forme.
Ep^shw
E183 Kau√w ep^shw moy eîpe kai o Giånnhw.
(F) Comme me l’a dit aussi Jean.
Epi-E184 158

E184 Epîshw!
(F) Et vous (de même / pareillement) !
(U) Réponse-écho à un souhait.

Ep^skech (h)
E185 Arménikh ep^skech.
(T) Visite arménienne.
(E) L’expression s’emploie aussi avec bîzita au lieu de ep^skech.
(U) Se dit d’une visite qui s’éternise.

Epitrépv
E186 Pfisvn xronÒn eîste, an epitrépetai;
(F) Quel âge avez-vous, si je puis me permettre ?
E187 (Epitréceté (SAV) / Epitrécte) moy na...
(F) Permettez-moi de...
Epityx^a (h)
E188 Kal‹ epityx^a!
(F) Bonne chance !
(U) Souhait de réussite dans une affaire ou à un examen.

Epifo^thsh (h)
E189 Me thn (epémbash / epifo^thsh) toy Ag^oy Pne‡matow.
(F) Par l’opération du Saint-Esprit.
(E) Par un moyen mystérieux, sinon miraculeux.
(U) Ironique.

Œpomai
E190 Vw épetai. (SAV)
(F) Comme suit. / Ainsi. (cf. E143)
E191 Den épetai óti...
(F) Il ne faut pas en conclure que…
E192 Thn epoménh (hméra).
(F) Le lendemain. (cf. H014)
E193 Ÿpvw ‹tan epómeno.
(F) Comme (c’était à prévoir / il fallait s’y attendre).
Œpow (to)
E194 Œpea pterfienta. (GA)
(T) Paroles ailées.
(E) Tour formulaire homérique, par ex. Iliade, I, 201.
159 Erx-E206

E195 Vw épow eipeîn. (GA)


(F) Pour ainsi dire.
*E196 Õm’ épow åm’ érgon. (GA)
(F) Aussitôt dit, aussitôt fait. (cf. A255)
(E) Réécriture formulaire de Hérodote, III, 135, 1.

Epox‹ (h)
E197 Sthn epox‹ moy.
(F) De mon temps.
E198 Õfhse epox‹.
(F) Il a marqué son époque.
Œrgo (to)
E199 Œrgo makråw pno‹w. (SAV)
(F) Une œuvre (marquante / inoubliable).
( E) Ne signifie pas : « une œuvre de longue haleine ».
E200 Ua ‹tan eyx‹w érgon (na / an)... (SAV)
(F) Ce serait une bénédiction si...
E201 Xreiåzontai érga kai óxi lógia.
(F) Il nous faut des actes et non des paroles.
*E202 Œkastow katå ta érga toy.
(F) Il a eu ce qu’il méritait.
(T) Chacun selon ses œuvres.

*E203 Apó to érgo gnvr^zei kane^w ton kallitéxnh.


(F) À l’œuvre on connaît l’artisan. /
C’est au fruit que l’on connaît l’arbre. (cf. D051)
Ere^pio (to)
E204 E^nai svstó ere^pio.
(F) C’est une vraie ruine. (cf. S016)
(U) Se dit au propre (bâtiment…) et au figuré (personnes).

Œrxomai
Voir aussi l’entrée spéciale pour l’impératif : Œla / Elåte.
E205 De moy érxetai.
(F) Cela ne me vient pas à l’esprit.
E206 (P√w / Ti) moy ’rue (kai éfyga / na f‡gv) ;
(F) Qu’est-ce qui m’a pris de partir ? /
Quelle idée ai-je eue de partir ?
Erx-E207 160

E207 … moy érxetai na…


Exprime un désir si la phrase est positive, un regret si la phrase est
négative.
ñ Moy érxetai na f‡gv.
(F) J’ai envie de partir. (cf. K354)
ñ De moy érxetai na f‡gv.
(F) Cela me fait de la peine de partir. (cf. P402)
E208 Ÿla moy érxontai ((aristerå o u strabå) / dejiå).
(F) Pour moi tout marche (de travers / comme sur des
roulettes).
E209 Moy ’rue (apøtoma / katakéfala).
(F) Cela m’est tombé dessus brutalement.
E210 ◊rue kai égine åsprow san to pan^.
(F) Il est devenu blanc comme un linge.
E211 ◊luon, e^don kai ap‹luon. (SAV)
(F) Il est passé en coup de vent.
(T) Je suis venu, j’ai vu et je suis parti.
(E) Locution figée qui parodie : Veni, vidi, vici.
(U) Elle se dit pour qqn qui repart aussi vite qu’il est arrivé.

E212 Anakatvménow o erxfimenow.


(F) C’est le foutoir ! / Quelle pagaille !
(U) Parodie de l’expression religieuse :
« Eyloghménow o erxfimenow! »

Œrvw (o)
*E213 Œrvw an^kate måxan. (GA)
(F) L’amour vient à bout de tout.
(T) Amour invincible au combat.
(E) Citation de Sophocle, Antigone, 781.

Œrvtaw (o)
*E214 Œrvtaw d^xvw pe^smata den éxei nostimåda.
(T) L’amour sans caprices est sans saveur.

*E215 O érvtaw, o b‹xaw kai o paråw den kr‡bontai.


(T) On ne peut cacher ni l’amour, ni la toux, ni l’argent.

(E)r√thma (to)
E216 (Gia) na ’xoyme kaló (e)r√thma.
(F) Pour que les choses soient claires. / Expliquons-nous !
161 Ets-E229

E217 Uélei kai r√thma;


(F) C’est clair, non ? / Ça ne se demande pas !
(U) Question rhétorique soulignant une évidence.

ErÒthsh (h)
E218 Ton (tårajan / trélanan) stiw ervt‹seiw.
(F) On l’a (abruti / assommé) de questions.
Œstv
E219 Œstv!
(F) Soit ! (cf. P389)
E220 Kai éstv.
(F) Et même.
E221 Œlate mésa, éstv kai gia lîgo.
(F) Entrez, même pour peu de temps.
E222 Œstv fiti soy mîlhsa åsxhma…
(F) Admettons que je t’aie mal parlé…
Œsxatow, -h, -o
E223 Méxriw esxåtoy shme^oy. (SAV) / Se ésxato shme^o.
(F) Jusqu’au point extrême.
E224 Agvn^sthkan méxriw esxåtvn.
(F) Ils ont combattu jusqu’au bout.
Œterow, -h, -o
E225 (Aytó e^n’) éteron ekåteron. (SAV)
(F) C’est une autre histoire.
Œtoimow, -h, -o
E226 TrÒei ap’ ta étoima.
(F) Il vit sur ses économies.
Œtow (to)
E227 Kai eiw éth pollå!
(F) Bon anniversaire ! (Voir X230)
E228 Eytyxisméno to néon étow!
(F) Bonne année !
Œtsi
E229 Œtsi gia de^gma.
(F) Juste pour montrer.
Ets-E230 162

E230 Œtsi ki alli√w.


(F) D’une manière ou d’une autre. (cf. O162)
E231 Œtsi ki étsi.
(F) Comme ci comme ça. / Ni bien ni mal.
E232 Œtsi (ki étsi) (égine / éxoyn ta prågmata).
(F) Voilà comment ça s’est passé.
(U) Se dit pour conclure une histoire qu’on vient de raconter.

E233 Kai étsi ftvxów kai alli√w ftvxów.


(F) De toutes manières je serai pauvre.
(T) D’un côté pauvre, de l’autre pauvre.
(E) S’emploie pour une alternative dans laquelle les deux
choix sont désavantageux.

E234 Ti étsi ti alli√w.


(F) C’est sans importance. / Ça ne change rien.
(U) Marque l’indifférence.

E235 Œtsi kai…


Cette expression a deux sens différents selon le contexte.
ñ Œtsi kai ftåseiw ekeî…
(F) Dès que tu arrives là…
ñ Œtsi kai peiw t^pota, xåuhkew.
(F) Si jamais tu dis qqch, tu es fichu.
E236 Œtsi (mpråbo / geia soy / na se xarÒ / se uélv)!
(F) Très bien ! / Bravo !
(U) Expressions d’approbation ou de remerciement pour ce qui
vient d’être fait ou dit.

E237 Œtsi ópvw milo‡se.


(F) 1) Alors qu’il parlait. / 2) De la façon dont il parlait.

E238 Œtsi (poy / øpvw) katånthse.


(F) Au point où il en est.
E239 Ua toy to pv étsi poy na dexteî.
(F) Je vais le lui dire de telle sorte qu’il accepte.
E240 PÒw étsi;
(F) Comment ça ?
E241 Œtsi e^nai! / Œtsi e^mai eg√.
(F) C’est comme ça ! / Je suis (comme ça / ainsi fait).
E242 Den e^nai étsi; / Œtsi den e^nai;
(F) N’est-ce-pas ? (cf. C031)
163 Eyk-E256

E243 P√w (e^sai / éginew) étsi!


(F) Comme te voilà fait !
E244 Œtsi moy (‹rue / kåpnise / katébhke) na f‡gv.
(F) Ça m’a pris comme ça de partir.
(U) Se dit pour une résolution subite, sans raison définie.

E245 Œfyge me ton étsi thw.


(F) Elle est partie avec son type.
(U) Expression dépréciative pour désigner une personne.

Eyaggélio (to)
E246 Xaråw eyaggélia!
(F) Bonnes nouvelles !
E247 Eyaggélio ékanew ta lfigia toy.
(F) Tu as pris ses propos pour parole d’Évangile.
Eyue^a (h)
E248 Apeyue^aw.
(F) Directement. / Sans façons.
E249 Kateyue^an.
(F) Tout droit. / Directement.
E250 Ua se bålv sthn eyue^a!
(F) Je vais te faire marcher droit ! (cf. G256)
E251 Mp‹kame sthn eyueîa.
(F) Nous sommes entrés dans la dernière ligne droite.
Eyu‡nh (h)
E252 Yp’ eyu‡nhn moy. (SAV)
(F) Sous ma responsabilité.
E253 P‹ra (apånv moy) thn eyu‡nh.
(F) J’en ai pris la responsabilité.
Eyu‡w
E254 Eyu‡w vw ‹rua.
(F) Dès mon arrivée.
E255 Eyu‡w katópin.
(F) Aussitôt après.
Eykair^a (h)
E256 (Me / Se) kåue eykair^a.
(F) En toute occasion. / À tout propos.
Eyk-E257 164

E257 (Me thn / Sthn) pr√th eykair^a.


(F) À la première occasion. / Dès que possible.
E258 Ep’ eykair^a + gén. / Me thn eykair^a + gén.
(F) (Selon le contexte) À l’occasion de… / À propos de…
E259 Õrpaje thn eykairîa ap’ ta malliå.
(F) Il a saisi l’occasion au vol. / Il a saisi la balle au bond.
Eyloghménow, -h, -o
E260 Ti p‹ge ki (ékane / eîpe) o eyloghménow!
(F) Qu’est-ce qui lui a pris de (faire / dire) cela, le malheureux !
(U) Antiphrase : eyloghménow = béni.

Eyxar^sthsh (h)
E261 Me eyxar^sthsh (= eyxar^stvw).
(F) Volontiers. / Avec plaisir.
E262 Eyxar^sths‹ moy!
(F) C’est un plaisir pour moi !
E263 Œxete thn eyxar^sthsh na proxvr‹sete mprostå!
(F) Auriez-vous l’obligeance de vous avancer ? (cf. K211)
E264 Ÿ,ti éxete eyxar^sthsh!
(F) À votre bon cœur !
(U) Interpellation employée par qqn qui fait la quête ou
la manche.

Eyxarist√
E265 X^lia eyxarist√!
(F) Merci mille fois !
E266 Aytó de me eyxariste^.
(F) Cela ne me convient pas.
E267 Ÿpvw eyxariste^ste.
(F) Comme il vous plaira.
Eyx‹ (h)
Eyx‹ = bénédiction, souhait.
E268 Me thn eyx‹ moy. / Thn eyx‹ moy na éxeiw!
(F) Avec ma bénédiction.
E269 Ÿla toy érxontai kat’ eyx‹n.
(F) Tout lui réussit à souhait.
165 Eyx-E275

E270 Moy ’dvse eyx‹ kai katåra na proséxv to paidî thw fiso ua
leîpei.
(T) Elle m’a donné sa bénédiction et sa malédiction pour que je
garde son enfant en son absence.
(U) Exprime un ordre déguisé de faire ce que le locuteur
demande, quelles que soient les circonstances.

E271 (Õme / Na paw / P‹gaine) sthn eyx‹ (toy Ueo‡ / Xristo‡ /


thw Panagiåw)!
(F) Bon voyage ! / Dieu soit avec toi !
(U) Se dit à qqn qui part en voyage.
Attention : même expression en E275 dans un autre
contexte.

E272 Aw po‡me to di’ eyxÒn!


(F) Qu’on en finisse !
(E) Référence à la prière finale de la messe.

E273 Eyxéw gonévn sthrîzoyn uemélia oîkvn.


(T) Les bénédictions des parents consolident les fondations
des foyers.

E273bis Eyx‹ gonio‡ agoråze kai sto boynfi anéba.


(T) Sollicite la bénédiction de ton père et monte sur la
montagne.
(E) Bien encouragé, on surmonte toutes les difficultés.
Eyx‹ = diable (euphémisme).
E274 …sthn eyx‹…
ñ Ti sthn eyx‹!
(F) Que diable ! / Tout de même !
ñ Poiow sthn eyx‹…;
(F) Qui diable… ?
ñ Po‡ sthn eyx‹ to ’bala;
(F) Où diable l’ai-je fourré ?
E274bis Aw sthn eyx‹!
(F) Zut
E275 (Õi / Õme / P‹gaine) sthn eyx‹ (toy Ueo‡ / Xristo‡ /
thw Panagiåw)!
(F) Débarrasse le plancher !
(U) Se dit à qqn pour qu’il vous débarrasse de sa présence.
Forme atténuée de D080.
Attention : même expression en E271 dans un autre
contexte.
Eyx-E276 166

E276 Poy na pårei h eyx‹!


(F) Zut alors ! / Nom d’un chien !
Exurów (o)
*E277 Paliów exurów f^low de g^netai.
(F) D’un ancien ennemi on ne fait pas un ami.
*E278 Ÿtan fe‡gei o exurów óloi g^nontai genna^oi.
(F) L’ennemi parti, tout le monde devient courageux.
Œxv
Œxv seul ou précédé de ti.
E279 Ti éxeiw ; — Kai ti den éxv!
(F) Qu’est-ce qui t’arrive ? — J’ai tous les malheurs
possibles.
(T) Qu’as-tu ? — Que n’ai-je pas !

E280 Ti éxoyme;
(F) 1) Quelles nouvelles ? /
2) (Par ex. au restaurant) Qu’y a-t-il ?
E281 Kai ti den éxoyme!
(F) Que n’avons-nous pas ? (= Nous avons tout !)
(U) Employé par les commerçants pour attirer le client.

E282 Póso éxoyn oi ntomåtew;


(F) Combien coûtent les tomates ?
E283 Œxv dyo mérew sthn pfilh.
(F) Cela fait deux jours que je suis en ville.
E284 Ti éxv kai ti ua xåsv;
(F) Je n’ai rien à perdre.
(U) Se dit d’une tentative future mais risquée.
E285 Ti eîxa ti éxasa;
(F) Je n’ai rien perdu.
(U) Pour une tentative passée et infructueuse.
Œxv précédé d’un pronom personnel de la troisième personne.
E286 (Ton / Thn) éxv edÒ.
(F) Je (le / la) tiens.
(U) Cette expression est accompagnée d’un geste pour ouvrir
la main ou la poche. Ton / Thn se réfère à une personne.
167 Exv-E296

E287 (Ton / Thn) éxv…


Se dit pour des relations entre individus (parenté, amitié…).
ñ Ti thn éxeiw; — Thn éxv aderf‹.
(F) Qu’est-elle pour toi ? — Elle est ma sœur.
ñ Den ton éxv tîpota.
(F) Il n’est rien pour moi.
ñ Ton éxv san aderffi.
(F) Il est comme un frère pour moi.
ñ Ton e^xa gia f^lo.
(F) Je le croyais mon ami.
E288 Thn éxv (åsxhma / bamménh / sko‡ra)!
(F) Me voilà bien !
E289 (E‡kolo / D‡skolo) to ’xeiw;
(F) Tu crois que c’est (facile / difficile) ? (= Tu te trompes)
(U) Question rhétorique.

E290 Œtsi to éxoyme eme^w.


(F) Ça se passe comme ça chez nous.
E291 To ’xei apó ton patéra toy.
(F) Il tient cela de son père.
E291bis To ’xei aytfi (…/ na …)
(F) (Choses) C’est le propre de cette chose de…
(Personnes) C’est bien de lui de…

E291ter To ’xei mésa toy.


(F) C’est inné chez lui.
(U) Expression plus forte que E291bis.

E292 H Marîa ta éxei me to Giånnh. / H Marîa kai o Giånnhw ta éxoyn.


(F) Marie sort avec Jean. / Marie et Jean sortent ensemble.
E293 Ta éxoyme kalå.
(F) Nous nous entendons bien.
E294 Ayto^ poy ta ’xoyn.
(F) Les gens riches. / Les possédants.
E295 Ta éxei maz^ moy.
(F) 1) Il en a après moi. / 2) Il m’en veut.
Œxv na…
E296 Den éxeiw na paw poyuenå!
(F) Tu n’iras nulle part !
(U) Interdiction.
Exv-E297 168

E297 Den to ’xei pol‡ na påei.


(F) Il serait capable d’y aller.
(T) Il ne lui est pas difficile d’y aller.

E298 Den éxv na kåmv (m’ aytfin / m’ aytfi to z‹thma).


(F) Je n’ai rien (à faire avec lui / à voir là-dedans)
E299 Œxv na påv sthn pólh.
(F) Il faut que j’aille en ville. / Je dois aller en ville.
(U) Cf. le français « avoir à » qui marque l’obligation.

E300 Œxv na påv sthn pólh dyo bdomådew.


(F) Cela fait deux semaines que je ne suis pas allé en ville.
(cf. K076)
(U) Attention : Œxv na accompagné d’une durée confère un sens
négatif au verbe qui suit. (Ne pas confondre avec E283).

E301 Ÿlow o kósmow (eîxe / to ’xe) na to léei.


(F) Tout le monde en parlait.
(U) Marque l’admiration ou la fierté de celui qui parle.

E302 Kållio to ’xv na peuånv parå na meînv sta krebåtia.


(F) Je préfère mourir que de rester grabataire.
Autres expressions.
E303 Œxome kai léme…
(F) Nous disions donc…
(U) À la fin d’un exposé ou d’une discussion pour récapituler
et tirer les conclusions, ou bien quand on commence une
énumération (par ex. un serveur qui établit une addition).

E304 Ta éxei ta sarånta.


(F) Il a bien quarante ans.
E305 Œxei den éxei x^liew draxméw pånv toy.
(F) C’est à peine s’il a mille drachmes sur lui.
E306 E^xe den e^xe p‹ge påli.
(F) Il n’a pas pu s’empêcher d’y retourner.
E307 Ÿ,ti e^xe kai den e^xe.
(F) Tout ce qu’il possédait.
E308 E^xe poy e^xe th måna toy årrvsth, éxase kai o patéraw toy
th doyleiå toy.
(F) Non seulement il avait sa mère malade, mais encore
son père a perdu son travail. (cf. F179)
Z
Zal^zv
Z001 Mh me zal^zeiw!
(F) Ne me soûle pas !
Zåpi / Zåfti (to)
Z002 De g^netai zåfti.
(F) Il n’en fait qu’à sa tête.
(U) Se dit pour un enfant ou un animal.
(E) Zåpi = obéissance (par dressage).

Z003 Den mpor√ na to(n) kånv (zåpi / zåfti).


(F) (Personnes) Je ne peux pas le maîtriser.
(Choses) Je ne peux pas en venir à bout.

Zaxarénia (h)
Z004 De xalåei th zaxarénia toy (gia / me) tétoia prågmata.
(F) Il ne s’en fait pas pour de telles choses.
(T) Il ne va pas gâcher son insouciance pour ça.
(U) Ironique.

Zåxarh (h)
Z005 Thn pernåei zåxarh.
(F) Il se la coule douce.
Zésth (h)
Z006 Kånei (poll‹) zésth.
(F) Il fait (très) chaud.
Z007 Œpiasan kiólaw oi zéstew.
(F) Les chaleurs sont déjà arrivées.
Z008 (Peuaînv / Skåv) apó th zésth.
(F) Crever de chaleur. (cf. T059)
Zestfiw, -‹, -fi
Z009 P‹re thn ypfiuesh (sta) zestå.
(F) 1) Il a pris cette affaire à cœur. /
2) Il s’est mis avec ardeur à cette affaire.
Zey-Z010 170

Zeygåw (o)
*Z010 O zeygåw gyre‡ei brox‹ ki o stamnåw jhras^a.
(F) Chacun voit midi à sa porte.
(T) Le laboureur demande la pluie et le potier la sécheresse.
(E) Les désirs des uns et des autres diffèrent. /
Chacun voit son intérêt propre.

Zhle‡v
Z011 Ti toy z‹lecew;
(F) Qu’as-tu trouvé à lui envier ?
*Z012 (Kal‡tera / Protimótero) na se zhle‡oyn, parå na
se lypo‡ntai.
(F) Il vaut mieux faire envie que pitié.
Z‹lia (h)
*Z013 An ‹tane h z‹lia cÒra, ua kollo‡se filh h xÒra.
(T) Si la jalousie était la gale, tout le pays l’attraperait.

Zhmiå (h) / Zhmîa (h)


Z014 H epixe^rhsh åfhse zhm^a.
(F) L’affaire s’est soldée par une perte.
Z015 TÒra! Œgine h zhmiå.
(F) Le mal est fait (= trop tard pour réparer).
Z015bis Ÿtan eîde thn Marîa, épaue zhmiå.
(F) Quand il a vu Marie, il en a perdu la tête (= il est tombé
amoureux).

Z016 Aytów ua plhr√sei th zhmiå.


(F) C’est lui qui paiera les pots cassés. (cf. S229)
Z017 Po‡lhse me zhmiå.
(F) Il a vendu à perte.
Zhn (to)
Z017bis To ey zhn.
(F) La vie morale.
(E) Par opposition à la vie physique. Peut également signifier
le bien-être.

Z018 (Bgåzei / Kerd^zei / Stere^tai) ta prow to zhn. (SAV)


(F) (Il gagne / Il lui manque) de quoi vivre.
171 Zor-Z030

Z‹thma (to)
Z019 To z‹thma e^nai (an / na)...
(F) La question est de… / Il s’agit de savoir si… (cf. U049)
Z020 (Kai) e^nai z‹thma an énaw stoyw xîlioyw éxei diabåsei
to S‡ntagma.
(F) C’est à peine si une personne sur mille a lu la Constitution.
Z021 E^nai z‹thma zv‹w kai uanåtoy.
(F) C’est une question de vie ou de mort.
Z022 (Den e^nai / De g^netai / Den ypårxei / Den tîuetai) z‹thma.
(F) (Il n’y a) pas lieu de s’en occuper.
Z023 To ékanan (olóklhro / anatolikó) z‹thma.
(F) Ils en ont fait (toute une histoire / une montagne).
Zhtianiå (h)
*Z024 H zhtianiå e^nai uygatéra thw asvt^aw kai thw spatålhw.
(T) La mendicité est fille de la débauche et du gaspillage.

Zht√
Z025 Ti zhto‡se aytów (ed√ / eke^);
(F) Que venait-il faire (ici / là) celui-là ? (cf. G296)
*Z026 Ÿpoiow zhtå kai toy dînoyn ållh doyleiå den kånei.
(T) Celui qui demande et à qui l’on donne ne fait rien d’autre
que demander.

Zizånio (to)
Z027 (Œbale / Œspeire) zizånia.
(F) Il a semé (la discorde / la zizanie).
Zóri (to)
Z028 Ton sygkråthsa (me to zóri / me (ta) xîlia zfiria).
(F) Je l’ai retenu (à grand-peine / avec mille peines).
(cf. B111)

Z028bis Ua to kåneiw me to zfiri kai me to stanifi.


(F) Tu le feras de gré ou de force. (cf. T149)
(E) Zfiri = violence, stanifi = contrainte.

Z029 Me piånoyn ta zória. / Trabåv (zfiri / zfiria).


(F) Je suis dans une situation difficile.
*Z030 Me to zóri pantreiå de g^netai.
(T) Un mariage ne se fait pas par la force.
(E) (Fig.) Il y a des choses qui ne se font pas par la force.
Zoy-Z031 172

Zo‡la (h)
Z031 To p‹re sth zo‡la.
(F) Il l’a pris en cachette. / Il l’a piqué en douce.
(E) Zo‡la = vol / (fig.) en cachette.

Z032 Œfyge sth zo‡la.


(F) Il a filé à l’anglaise.
Zoym^ (to)
Z033 H ypóuesh ayt‹ den éxei zoym^. /
Den bgaînei zoymî (ap’ / m’) ayt‹n thn ypfiuesh.
(F) Il n’y a rien à tirer de cette affaire. (cf. C092)
Z034 Maw ébgale to zoymî.
(F) Il nous a exténués. (cf. L010)
Z035 Bråzei sto zoym^ toy.
(F) 1) Il cuit dans son jus. / 2) Il a ce qu’il mérite.
(U) Se dit de qqn qui : 1) est poursuivi par ses problèmes ;
2) subit les conséquences de ses mauvaises actions.

Z036 Bras’ to kai piew to zoymî toy!


(F) Rien à en tirer. (cf. A537)
(T) Fais-le cuire et bois son jus!

Z037 (Œla / Œmpa) sto zoymî!


(F) Viens-en au fait ! (cf. C053)
Zoyrlów, -‹, -ó
*Z038 Ÿpoiow genn‹uhke zoyrløw poté de fronime‡ei.
(F) Quand on est fou, c’est pour longtemps.
(T) Celui qui est né fou ne devient jamais sage.

Zoyrnåw (o)
*Z039 Baråei to zoyrnå ki ayto› xore‡oyn. /
(Var) Ÿpvw soy baråne to zoyrnå, étsi na xore‡eiw.
(F) Il les fait marcher à la baguette.
(T) Lui joue de la flûte et eux dansent.
(E) La variante souligne le fait que celui auquel on impose
une action n’a pas le choix.

Zoxåda (h)
Z040 Œxei tiw zoxådew toy. / Eînai zoxadiasménow.
(F) Il est mal luné.
(E) Zoxåda = hémorroïde.
(U) S’emploie seulement au figuré.
173 Zv-Z047

Z041 Zoxåda moy éginew. / Me zoxådiasew.


(F) Tu m’embêtes.
Zoxadiakfiw, -‹, -fi
*Z042 Zoxadiakfiw papåw se tîmio monast‹ri.
(T) Un pope lunatique dans un monastère honnête.

Z‡gi (to)
Z043 (Me gélase / M’éklece / M’éfage) sto z‡gi.
(F) Il m’a trompé sur le poids. (cf. K256)
Zymåri (to)
*Z044 To zymåri, óso to zym√neiw, tóso foysk√nei.
(T) Plus on pétrit la pâte, plus elle lève.
(E) Plus on se fatigue, plus on gagne. /
Plus on s’instruit, meilleur on est.

Zym√nv
*Z045 Ÿpoiow de uélei na zym√sei, déka mérew koskin^zei. /
Noikokyrå poy de uélei na zym√sei, pénte mérew
koskin^zei.
(T) (Qui ne veut pas pétrir / La maîtresse de maison qui ne
veut pas pétrir) tamise pendant (dix / cinq) jours.
(E) Se dit de qqn qui, ne voulant pas faire un travail,
fait traîner les préparatifs.

*Z046 An zym√seiw to prv^ apobrad^w kosk^na.


(T) Pour pétrir le matin, il faut tamiser la veille au soir.
(E) Souligne l’importance de la prévision.

Zv
Z047 Interjections exprimant un souhait.
ñ Na z‹seiw!
(F) Longue vie à toi !
ñ Na saw z‹soyn!
(T) Qu’ils vivent pour vous !
(U) Souhait pour les enfants d’une personne ; se dit
en particulier aux parents de jeunes mariés.
ñ Na soy z‹sei!
(U) Vœu de bonheur pour un nouveau-né.
ñ Z‹tv (= na z‹sei) o basiliåw!
(F) Vive le roi !
Zv-Z048 174

Z048 Na moy z‹seiw!


(U) (Langue populaire) S’emploie dans différents contextes,
en particulier peut remplacer eyxarist√ (pour remercier)
ou parakal√ (pour demander un service).

Z049 (Efóson / Ÿso) zv.


(F) De mon vivant.
Z050 Zei kai basile‡ei.
(F) Il se porte comme un charme.
(E) Emprunté à une légende ayant pour héros Alexandre le
Grand.

Z051 …, z‹tv poy ka‹kame!


L’expression sert de conclusion à ce que l’on vient de dire. Elle en souligne
l’inutilité ou la dangerosité et doit se traduire en conséquence.
Dépréciatif si une personne est citée.
ñ An empisteyfimaste tiw oikonomikéw probléceiw, z‹tv poy
ka‹kame!
(F) Si nous croyons les prévisions économiques, nous voilà
bien !
ñ Œrxetai o Pétrow na maw bohu‹sei, z‹tv poy ka‹kame!
(F) Pierre vient nous aider, tu parles d’une aide !
Z052 Poiow zei kai poiow peua^nei (méxri / vw) tóte.
(F) Qui vivra verra.
(U) Marque l’incertitude, au contraire de E029.

Z052bis Ton éxoyme z‹sei.


(F) Nous l’avons pratiqué.
(U) Se dit d’une personne (ou d’une chose) dont on a une
expérience personnelle.

*Z053 Z‹se (Måh / ma‡re / moylåri) moy na faw trif‡lli.


(F) Compte là dessus et bois de l’eau (fraîche) !
(T) Vis (mon Mai / mon esclave / ma mule) pour manger du
trèfle.

Zvgrafiå (h)
Z054 E^nai (ómorfh) san zvgrafiå.
(F) Elle est belle comme le jour. / Elle est jolie comme un
cœur.
Zvgrafistów, -‹, -ó
Z055 O‡te zvgrafistó de uélv na ton dv.
(F) Je ne peux pas (le voir même en peinture /
l’encadrer).
175 Zvh-Z069

Zv‹ (h)
Z056 Zv‹ moy!
(F) Mon chéri ! / Ma chérie !
Z057 Sth zv‹ moy!
(F) Sur ma vie !
Z058 Pórow zv‹w.
(F) Gagne-pain.
Z059 Ayt‹ e^nai zv‹! / Aytfi ua pei zv‹!
(F) Cela s’appelle vivre !
Z060 Aytó den e^nai zv‹! / Den e^nai zv‹ ayt‹!
(F) C’est pas une vie !
Z061 Mia zv‹…
L’emploi de « Mia zv‹ » exprime une longue durée (équivalente à une vie).
ñ Mia zv‹ probl‹mata éxv.
(F) J’ai continuellement des problèmes.
ñ Œxv na se dv mia zv‹.
(F) Ça fait une éternité que je ne t’ai vu.
Z062 Zv‹ se lfigoy saw! / Zv‹ na ’xete!
(F) La vie continue pour vous ! / Longue vie à vous !
(U) Souhait formulé, après un enterrement, à l’adresse des
membres de la famille du défunt.

Z063 Zv‹ na ’xoyn!


(F) Dieu les garde !
Z064 Den éxei zv‹.
(F) Il n’ira pas loin.
Z065 Den éxei zv‹ mésa toy.
(F) Il manque de ressort.
Z066 Aytå éxei h zv‹. / Œtsi eînai h zv‹.
(F) C’est la vie.
Z067 Mia zv‹ thn éxoyme.
(F) On ne vit qu’une fois.
Z068 Zei th zv‹ toy.
(F) Il vit sa vie.
(U) Implique que l’intéressé ne s’occupe pas des autres.

Z069 Zei ma‡rh zv‹.


(F) Il mène une triste vie.
Zvh-Z070 176

Z070 Moy kånei th zv‹ (d‡skolh / kfilash / ma‡rh / pat^ni /


pod‹lato).
(F) Il me rend la vie impossible. / Il m’en fait voir de
toutes les couleurs.
Z071 (Thn) pernå zv‹ kai kóta. / (Kånei / Pernåei) zv‹
xarisåmenh.
(F) Il mène la grande vie. / Il se la coule douce. (cf. P341)
Z072 Œfage th zv‹ me to koytåli.
(F) Il a une grande expérience de la vie.
(U) Attention : ne pas confondre avec Z071.

Z073 Moy ’fyge h mis‹ moy zv‹.


(F) J’y ai laissé la moitié de ma vie.
Zvnåri (to)
Z074 (Bgåzei / Kremáei / L‡nei) to zvnåri toy gia kabgå.
(F) Il ne cherche que plaies et bosses. (cf. S182)
(U) Se dit à propos de qqn enclin à la bagarre.

Z075 Œsfijan to zvnåri toyw.


(F) Ils se sont serré la ceinture.
Z076 Toy ésfijan to zvnåri.
(F) On lui a serré la vis.
Z√o(n) (to)
Z077 Eînai ta zÒa moy argå Ø kånei treiw Òrew na pl‡nei ta piåta!
(F) Il lui en faut du temps : trois heures pour faire la vaisselle !
(U) (Ironique et dépréciatif) Se dit de qqn qui comprend ou
agit lentement.

Z078 Bre z√on!


(F) Espèce d’âne !
Z079 Tétoio z√o poy e^nai, ti periméneiw ap’ aytfin;
(F) Bête comme il est, qu’attends-tu de lui ? (cf. B162)
H
Hgo‡menow (o)
*H001 O poy ékane hgo‡menow ékane kai kelårhw.
(F) On ne la lui fait pas.
(T) Celui qui a été prieur a aussi été intendant.
(E) On ne peut pas tromper un chef qui est passé par tous
les échelons.

◊uow (to)
H002 Ta ‹uh kai éuima enów (lao‡ / tópoy).
(F) Les us et coutumes d’un (peuple / pays).
*H003 Õlloi kairoî ålla ‹uh.
(F) Autres temps, autres mœurs.
◊liow (o)
H004 ◊liow me (ta) dfintia.
(T) Soleil avec des dents.
(U) Qualifie le soleil par un temps froid d’hiver.

H005 Hlîoy faeinfiteron. (SAV)


(F) Clair comme le jour.
H006 Ekeî poy c‹nei o ‹liow to cvmî.
(F) Très loin.
(T) Là où le soleil cuit le pain.

H007 Zei pîsv apfi ton ‹lio.


(F) Il vit retiré du monde.
H007bis Sfyrîzei ton ‹lio.
(F) Il coince la bulle. ( = Il reste à ne rien faire)
(T) Il sifflote au soleil.

*H008 ◊liow kai brox‹, pantre‡ontai oi ftvxoî.


(F) C’est le diable qui bat sa femme (et qui marie sa fille).
(T) Soleil et pluie, ce sont les pauvres qui se marient.
Hli-H009 178

*H009 Oydén kryptfin ypfi ton ‹lion. (SAV)


(F) Rien ne reste caché pour toujours.
◊marton
H010 ◊marton (Ueé moy)!
(F) Pardon (mon Dieu) ! / Grands Dieux ! (cf. U066)
(U) S’emploie : 1) pour demander pardon d’une faute ou d’un
écart de langage ; 2) pour marquer la peur ou
l’étonnement.

(H)méra (h)
Dans nombre des expressions suivantes, (h)méra peut se remplacer par une
autre mesure de temps, telle que Òra, xrfinow…
H011 Ton periménoyme apó méra se méra.
(F) Nous l’attendons d’un jour à l’autre.
H012 Méra me th méra h ygeîa thw xeirotere‡ei.
(F) De jour en jour sa santé se dégrade.
H013 Méra parå méra. / Kåue de‡terh méra.
(F) Un jour sur deux.
H014 Thn ållh méra.
(F) Le lendemain. (cf. E192)
(U) Ne signifie pas : « l’autre jour ».

H015 (Õnte) ållh mia méra.


(F) Encore un jour (écoulé / à tirer).
H016 Ma‡rh méra ki åraxnh.
(F) Jour de poisse.
H016bis Xronîara méra.
(F) Jour de fête.
(U) Ne se dit que pour une grande fête, qui n’a lieu qu’une fois
par an.

H017 Méra meshméri.


(F) En plein jour.
H018 Méra n‡xta.
(F) Jour et nuit.
H019 Méra moy kai méra soy.
(F) Une fois moi, une fois toi. (cf. S038)
H020 Eînai stiw mérew thw. / ◊ruan oi mérew thw.
(F) Elle est sur le point d’accoucher.
179 Hme-H033

H021 Eînai méra me th n‡xta.


(F) C’est le jour et la nuit.
(U) Se dit de choses ou de personnes dissemblables.

H022 Eînai h méra moy.


(F) (Selon le contexte) C’est mon jour de (chance / poisse).
H023 Na mh deiw åsprh méra.
(T) Que tu ne voies pas un bon jour.
(U) Malédiction.

H024 Den éblepe åsprh méra maz^ toy.


(F) Elle en voyait de dures avec lui.
H025 Ua’ruei åsprh méra.
(F) Il viendra des jours meilleurs.
H026 Plhr√netai me thn hméra.
(F) Il est payé à la journée.
H027 Poylåei méra ki agoråzei n‡xta.
(T) Il vend le jour et achète la nuit.

H028 S√uhkan oi mérew toy.


(F) Ses jours sont comptés.
H029 Thn kak‹ kai thn cyxr‹ soy méra.
(T) Que ton jour soit mauvais et glacial.
(U) Formule de malédiction.

H030 Kai a‡rio méra (toy Ueo¥) e^nai.


(F) Demain il fera jour. (cf. U075)
*H031 H kal‹ méra apó to prv^ fa^netai.
(T) Une belle journée se reconnaît dès le matin.
(E) Dès le début d’une affaire on voit si son issue sera
favorable. Peut aussi s’employer par antiphrase.

*H032 Kåueméra den e^nai (T’A˚-Giannio‡ / Kyriak‹ /


Pasxaliå).
(F) Ce n’est pas tous les jours dimanche.
*H033 Kåue méra me thn t‡xh thw.
(F) La chance tournera.
(T) Chaque jour a sa chance.
(U) Expression d’encouragement après un malheur.
Hme-H034 180

*H034 Méra mpa^nei, méra bga^nei.


(F) 1) Rien ne change. / 2) Ça s’éternise.
(T) Un jour arrive, un jour part.
(U) (Selon contexte)
(Sens positif) Traduit la régularité (par ex. un revenu
régulier).
(Sens négatif) Exprime la monotonie.

*H035 Ÿlew oi mérew eînai toy Ueo‡.


(F) Il n’y a pas de jours bons ou mauvais.
*H036 Treiw mérew kratåei to ua‡ma.
(F) Tout a une fin.
(T) Le miracle dure trois jours.

◊misyw, hmîseia, ‹misy


H036bis Ta kt‹mata klhrodot‹uhkan ej hmiseîaw apfi toyw dyo gioyw toy
kåtoxoy. (SAV)
(F) Les terres ont été héritées à parts égales par les deux fils
du propriétaire.

H036ter Katå to ‹misy.


(F) Pour moitié.
◊pata (ta)
Ta ‹pata est le pluriel du grec ancien ‹par = foie.
H037 Moy kop‹kane ta ‹pata.
(F) J’ai été bouleversé. / J’ai eu les foies. (cf. N059)
H038 L‡uhkan ta ‹patå moy.
(F) Mon sang n’a fait qu’un tour.
◊ra (h)
H039 (Jekauar^zv / Jexvr^zv) thn ‹ra apó to (sitåri/ståri).
(F) Séparer le bon grain de l’ivraie.
Hsyxåzv
H039bis Hs‡xase!
(F) Il est mort.
H040 Den hsyxåzei poyuenå.
(F) Il ne tient pas en place. / Il ne se trouve bien nulle
part.
H041 Metå to faghtfi ua påv na hsyxåsv lîgo.
(F) Après le repas, je vais aller faire un somme.
181 Hsy-H046

Hsyx^a (h)
H042 Hsyx^a!
(F) Silence ! / La paix !
H043 (Kån’ to) me thn hsyx^a soy!
(F) 1) Prends ton temps ! / 2) Ne te gêne pas !
(U) Peut être ironique.

H044 Hsyx^a, tåjh kai asfåleia.


(F) Tout va très bien (madame la marquise) ! /
Rien à signaler !
(U) Peut être ironique.

H045 (Õse / Af‹ste) me sthn hsyx^a moy!


(F) (Laisse / Laissez)-moi tranquille !
◊syxow, -h, -o
H046 (Õse / Af‹ste) me ‹syxo!
(F) (Laisse- / Laissez-) moi tranquille ! (cf. P186)
182
U
Uålassa (h)
Uålassa = mer.
U001 H uålassa e^nai (gyal^ / lådi).
(F) La mer est d’huile.
U002 (Œxei / Œpiase) uålassa.
(F) Il y a de la mer. / La mer est agitée.
U003 M’ épiase h uålassa.
(F) J’ai (eu) le mal de mer.
U004 M’ épiase uålassa.
(F) J’ai (eu) de la mer.
*U005 T√ra poy égine h uålassa giao¥rti,
(den éxoyme koytåli / xåsame ta koytålia).
(T) Maintenant que la mer est devenue du yaourt, nous
(n’avons pas de cuillère / avons perdu les cuillères).
(E) Traduit l’impuissance à profiter de bonnes occasions
(par ex. d’occasions amoureuses pour des vieillards
impuissants).

*U006 H uålassa eînai jåsterh ma o agéraw thn taråzei.


(T) La mer est calme mais le vent l’agite.
(U) Se dit à propos de qqn qui n’a rien à se reprocher, mais que
l’on calomnie.
Uålassa = (sens figuré).
U007 P√w p‹ge to diag√nisma; (Ta ékana uålassa /
Ta ualåssvsa).
(F) Comment a marché l’interrogation ? (Je me suis débrouillé
comme un manche. / J’ai cafouillé).
(cf. L055, M406, R052, S003, T134)

U008 Œfage th uålassa me to koytåli. / Ÿrgvse tiw uålassew.


(F) Il a beaucoup (bourlingué / roulé sa bosse).
(U) Se dit surtout à propos des marins.
Uan-U009 184

Uanatåw (o)
U009 (E^nai / Œpese) (årrvstow) toy uanatå.
(F) Il est à l’article de la mort.
Uånatow (o)
U010 O uånatow soy, h zv‹ moy.
(F) Le malheur des uns fait le bonheur des autres.
(T) Ta mort sera ma vie.
(U) Se dit en cas de concurrence sauvage entre deux
entreprises, dont l’une est de trop et doit disparaître.

Uårrow (to)
U011 Uårrow!
(F) Courage !
U012 M’ ólo to uårrow ua soy pårv éna tsigåro.
(F) Je me permets de te prendre une cigarette.
U013 Œxei to uårrow (thw gn√mhw toy / na… / kai…).
(F) Il a le courage (de ses opinions / de…).
U014 Mhn toy d^neiw pol‡ uårrow.
(F) Ne lui donne pas trop de liberté. / Ne l’encourage pas.
(cf. A093)

U015 (Labaînv / Paîrnv) to uårrow na saw parakalésv…


(F) Je prends la liberté de vous prier…
*U016 DÒse uårrow sto xvriåth na s’ anébei sto krebåti.
(F) Oignez vilain il vous poindra, poignez vilain il vous
oindra. (cf. X290)
(T) Donne des libertés au paysan et il montera dans ton lit.

Uarr√
U017 Uarre^w kai ållh doyleiå den eîxa.
(F) Comme si je n’avais pas autre chose à faire. (cf. L123)
U018 Uarre^w pvw koimåtai.
(F) On dirait qu’il dort.
U019 Mh uarre^w pvw ua me gelåseiw.
(F) Ne crois pas que tu vas (m’abuser / me rouler).
185 Uei-U028

Ua‡ma (to)
U020 Ua‡ma…
Peut s’employer comme adjectif ou comme nom suivi du génitif.
ñ Paidî ua‡ma.
(F) Enfant prodige.
ñ Ua‡ma faghtfi.
(F) Repas délicieux.
ñ Aytfi to ktîrio eînai ua‡ma arxitektonik‹w.
(F) Ce bâtiment est une merveille d’architecture.
U021 (E^nai) ua‡ma!
(F) (Selon le contexte) 1) C’est merveilleux ! /
2) (Pour la santé) À merveille !
U022 V toy ua‡matow! (SAV)
(F) O miracle !
(U) Se dit de qqch d’inespéré.

U023 Vw ek ua‡matow.
(F) Comme par miracle.
U024 O Uefiw na kånei to ua‡ma toy!
(T) Que Dieu fasse un miracle.
(U) Se dit dans une situation désespérée.

Uéatro (to)
U025 Œgine uéatro (ston kósmo / toy kósmoy).
(F) Il s’est donné en spectacle. / Il s’est couvert de
ridicule.
U026 (Kånv / Pa^zv) uéatro.
(F) (Pr.) Faire du théâtre. / (Fig.) Faire son cinéma.
Ueîa (h) / Ueia (h)
*U027 Õlla léei h ueia moy ki ålla ako‡n t’ aytiå moy.
(T) Ma tante dit une chose et mes oreilles en entendent une
autre.
(E) Se dit 1) dans une discussion lorsque les parties ne se
comprennent pas ; 2) à propos de qqn qui est un peu
sourd.

Ue^ow (o)
U028 Œxei ue^o sthn Kor√nh.
(F) Il a de forts appuis. (cf. M467)
Uel-U029 186

Uélhma (to)
U029 Ua moy kåneiw éna uélhma;
(F) Veux-tu me rendre un service ?
(E) Uélhma = désir.

U030 Zei me aytå poy bgåzei ap’ ta uel‹mata.


(F) Il vit avec ce qu’il retire des petits boulots.
Uélhsh (h)
U031 Toy édvsa th dynatfithta na energ‹sei katå uélhsh.
(F) Je lui ai donné la possibilité d’agir à sa guise.
U032 Me th uélhs‹ moy.
(F) Avec mon accord.

U033 (Parå / Xvr^w) th uélhs‹ moy.


(F) Malgré moi. / Contre mon gré.
*U034 H uélhsh ki h prouymîa dînoyn fterå sta pfidia.
(T) La volonté et l’ardeur donnent des ailes aux jambes.

Uélv
U035 Uew apfi ffibo, uew apfi adiaforîa den thn enhmérvse.
(F) Soit par peur, soit par indifférence il ne l’a pas informée.
(U) Exprime une alternative que l’auditeur ou le lecteur doit
apprécier.

U036 Kai uélv kai de uélv.


(F) Entre les deux, mon cœur balance (= Je suis indécis).
(T) D’un côté je veux, de l’autre je ne veux pas.

U037 (Uew de uew / Uéleiw de uéleiw /


Kai na uéleiw kai na mh uéleiw /
E^te to uéleiw e^te óxi / Uélontaw kai mh) ua g^nei.
(F) (Que tu le veuilles ou non / Bon gré mal gré)
ça se fera. (cf. A445)

U038 (Ÿso / Ÿ,ti) uéleiw.


(F) Tant que tu veux. / Tout ce que tu veux.
U039 Ÿso kai na uéleiw den ua mporéseiw.
(F) Tu as beau le vouloir, tu ne pourras pas.
U040 Ÿ,ti uélei aw gînei.
(F) Advienne que pourra. (cf. B224)
187 Uem-U052

U041 Ua påei me to étsi uélv.


(F) Il ira envers et contre tout. (cf. U081)
(U) S’emploie pour souligner la volonté de faire qqch malgré
les interdictions ou les avis contraires.

U042 Ti ‹uela kai to (eîpa / ékana);


(F) Qu’est-ce qui m’a pris de (dire / faire) ça ?
(U) Marque le regret.

U043 Ti ta (uéleiw / uew) (ti ta gyre‡eiw) étsi eînai h zv‹!


(F) C’est comme ça ! / Laisse tomber !
(T) Qu’est-ce que tu veux, c’est la vie !
(E) Il est trop tard pour modifier la situation.

U044 Eînai dik‹ moy ypfiuesh. Uew t^pota;


(F) C’est mon affaire. Ça te regarde ?
U045 De uéloyn o énaw ton ållon.
(F) Ils n’ont pas (de sympathie / d’atomes crochus)
l’un (pour / avec) l’autre.
U046 Uélei akóma (pol‡ / l^go) gia na...
Le verbe peut être personnel ou impersonnel.
(F) (Pers.) Il en a (encore) besoin de (beaucoup / peu)
pour…
(Impers.) Il s’en faut (encore) de (beaucoup / peu) que…
(cf. L186)

U047 Ti uew ki anakate‡esai;


(F) De quoi te mêles-tu ?
U048 Ta ’uelew kai ta ’pauew. / ◊ueléw ta ki épauéw ta.
(F) Tu l’as (voulu / cherché).
Uéma (to)
U049 To uéma e^nai (an / na)...
(F) La question est de savoir si... / Il s’agit de... (cf. Z019)
U050 (Den eînai / De gennåtai / Den tîuetai) uéma.
(F) Il n’y a pas lieu de s’en faire. / Pas de problèmes !
(U) Pour rassurer qqn.

U051 Mhn to kåneiw (olfiklhro) uéma!


(F) N’en fais pas (toute) une affaire ! (cf. I052)
U052 Õrrhta uémata, koykiå mageireména.
(F) Sornettes ! / Bêtises !
(T) Questions non abordées, fèves cuisinées.
Uem-U053 188

Uemélio (to)
U053 Ek uemelîvn. (SAV)
(F) De fond en comble.
*U054 PrÒta uemélia toy spitio‡ : cvmî, krasî kai lådi.
(T) Premières fondations de la maison : le pain, le vin et
l’huile.

Ueów (o)
De nombreuses locutions emploient K‡riow au lieu de Uefiw.
Invocations de Dieu.
U055 Pr√ta o Ueøw!
(F) Si Dieu le veut !
U056 O Uefiw mazî soy!
(F) Dieu soit avec toi !
(U) Souhait pour qqn qui part en voyage ou se lance dans une
entreprise.

U057 (Ki) o Ueów bohuów!


(F) À la grâce de Dieu ! / À Dieu vat !
U058 O Uefiw n’ anapa¥sei thn cyx‹ toy!
(F) Dieu ait son âme !
U059 O Ueów na bålei to xéri toy!
(F) Que Dieu nous assiste !
(T) Que Dieu y mette sa main !

U060 Ap’ to Ueó (na / ua) to breiw!


(F) Que Dieu te le rende ! / Dieu te le rendra ! (cf. U065)
(U) Se dit à qqn qui a fait qqch de bien ou de mal.

U061 Na d√sei o Ueów! / Na mh d√sei o Uéow!


(F) Plaise à Dieu ! / Dieu nous en préserve !
(U) La forme positive équivaut à makåri.
La forme négative s’emploie pour conjurer un malheur.

U062 Dója soi o Ueów! / Dfija na ’xei o Uefi ! /


Dfija tv UeÒ! (GA)
(F) Dieu soit loué !
(U) Formule liturgique qui traduit le soulagement.

U063 Ueo‡ uélontow (kai kairo‡ epitrépontow) (GA)


(T) Si Dieu le veut (et si le temps le permet).
(E) Ménandre, Sentences monostiches, I, 671.
(U) Se dit lorsque l’on souhaite qu’aucun obstacle ne puisse
compromettre le succès d’une entreprise. (cf. D075)
189 Ueo-U076

U064 O Ueów na me kåcei an lév cémata!


(F) Que Dieu me foudroie si je dis des mensonges !
U065 O Uefiw na soy to plhrÒsei!
(F) (Que) Dieu te le rende ! (cf. U060)
U066 (Ue / Ueé) moy, syx√ra me! / O Ueów na me sygxvrései!
(F) Mon Dieu, pardonne-moi ! / Que Dieu me pardonne !
(cf. H010)

U067 Ueów sxvrés’ (ton / thn)!


(F) Dieu ait son âme !
(U) S’emploie lorsqu’on cite le nom d’un défunt.

U068 O Ueów na ta férei dejiå!


(F) Que Dieu nous assiste !
U069 Na se fylåei o Uefiw apfi kaino‡rgio årxonta kai
palifi diakoniårh!
(T) Que Dieu te garde d’un nouveau maître et d’un méchant
mendiant !

U070 O Uefiw na ton fvtîsei na f‡gei ap’aytfi to spîti!


(F) Si seulement Dieu lui donnait l’idée de s’en aller de
cette maison !

U071 Ueów fylåjoi! (GA)


(F) Dieu nous en préserve !
Dieu est pris à témoin.
U072 (Gia to Ueó / Sto Ueó soy / Prow Ueo‡ ) (mh / fixi)!
(F) De grâce ne le fais pas !
U073 Ma to Ueó!
(F) Dieu m’est témoin ! / Je te le jure !
(U) Souligne qu’on dit la vérité.

U074 Pew moy, sto Ueó soy…


(F) Dis-moi sincèrement…
U075 (Gia) a‡rio éxei o Ueów!
(F) Demain il fera jour ! (cf. H030)
(T) Demain Dieu pourvoit !
(U) Indique optimisme ou patience.

U076 O Uefiw na me bgålei ce‡th!


(F) Puisse ce dont je parle (être faux / ne pas arriver) !
(T) Dieu fasse que je sois un menteur ! (cf. C041)
(U) Se dit lorsqu’une mauvaise nouvelle ou un pronostic
pessimiste se heurte à l’incrédulité des autres.
Ueo-U077 190

U077 Den prókeitai na påv poy o Ueów na katébei kåtv.


(F) Pour rien au monde je n’irai.
(T) Dieu descendrait-il, il n’est pas question que j’y aille.

U078 Aw me kr^nei o Ueów!


(F) Que Dieu me juge !
(U) Exprime que l’on a la conscience tranquille.

U079 O Ueøw kai h cyx‹ moy móno jéroyn ti tråbhja.


(F) Dieu seul sait ce que j’ai subi. (cf. U093)
U080 Oyw o Ueów synézeyje, ånurvpow mh xvrizétv. (GA)
(F) Que l’homme ne sépare pas ceux que Dieu a unis.
(E) Matthieu, 19, 6.
(U) Prescrit l’indissolubilité du mariage.
Les dieux et les diables.
U081 Kfintra se ueo‡w kai da^monew.
(F) Contre vents et marées ./ Envers et contre tous.
(cf. U041)

U082 (Apeile^ / Br^zei / Katebåzei) ueo‡w kai da^monew.


(F) Il jure comme un charretier.
U083 Epikaleîtai ueo‡w kai daîmonew.
(F) Il ne sait plus à quel saint se vouer.
(T) Il invoque les dieux et les démons.
(U) Exprime le désespoir.

U084 De fobåtai o‡te ueo‡w o‡te da^monew.


(F) Il ne craint ni Dieu ni diable.
Autres expressions.
U085 … (toy) Ueo‡.
Cette qualification s’emploie pour qqn ou qqch de remarquable ou de
très agréable (comme Dieu l’a créé).
ñ Õnurvpow toy Ueo‡.
(F) Quelqu’un de bien.
ñ Eylog^a Ueo‡.
(F) Bénédiction du ciel (richesse, succès...).
ñ E^nai eyx‹ Ueo‡.
(F) C’est une bénédiction.
ñ Kairfiw toy Ueo‡.
(F) Temps très agréable. (cf. X060)
ñ Pînv mfino neråki toy Ueo‡.
(F) Je ne bois que l’eau du Bon Dieu.
191 Ueo-U095

U086 Tempeliå ki ågiow o Uefiw.


(T) Fainéantise et signe de croix.
(U) Se dit de qqn qui ne fait rien ou qui ne se foule pas.

U087 Den éxei (to) Ueó (toy).


(U) Se dit de qqn qui agit de façon surprenante
(en bien ou en mal).

U088 O‡te to Uefi mpårmpa na ’xeiw!


(F) Il n’en est pas question !
(T) Même si Dieu était ton oncle. (cf. M468)

U089 … Ueo‡ prfisvpo.


Cette locution qualifie un jour favorable.
ñ De blépv Ueo‡ prfisvpo.
(F) J’ai la poisse.
ñ Ua do‡me ki emeîw Ueo‡ prfisvpo.
(F) Nous aussi nous verrons des jours meilleurs.
U090 Œgine san apfi mhxan‹w uefiw.
(F) C’est arrivé alors que l’on ne s’y attendait pas.
(E) « O apó mhxan‹w ueów » (GA) = deus ex machina.

U091 (Œla) Ueé kai K‡rie!


(F) Grands Dieux ! / Juste ciel !
(U) Marque la surprise.

U092 Uefi ton ékana na éruei mazî maw, allå aytfiw tîpota.
(F) J’ai eu beau le supplier de venir avec nous, rien à faire.
(U) Se dit pour qqn que l’on supplie comme Dieu, mais en vain.

U093 Œnaw ueów (mfino) jérei (ti / p√w / po‡ / ...).


(F) Dieu seul sait (quoi / comment / où / ...).
(cf. U079, K913)

*U094 O Ueów agapåei ton kléfth, (all’) agapåei


kai to noikok‡rh.
(T) Dieu aime le voleur, il aime aussi le propriétaire.
(E) Si Dieu a permis au voleur de s’échapper, Il rendra aussi
justice au propriétaire.

*U095 Poiow e^de to Ueó kai den fob‹uhke;


(T) Qui a vu Dieu et n’a pas eu peur ?
(U) S’utilise pour décrire la peur causée par qqn qui est très
en colère ou bien par un événement effrayant.
Ueo-U096 192

*U096 O Ueów sta chlå boynå r^xnei to xióni.


(T) Dieu envoie la neige sur les montagnes élevées.
(E) Dieu envoie les malheurs à ceux qui peuvent les endurer.

*U097 Ÿtan d^nei o Ueów t’ ale‡ri, pa^rnei o diåolow to sak^.


(T) Quand Dieu donne la farine, le diable prend le sac.
(E) On ne réussit pas toujours à avoir tout ce qu’il faudrait.

*U098 Pr√th bo‹ueia toy Ueo‡, de‡terh toy geitónoy.


(T) Première aide de Dieu, seconde du voisin.
(E) Le voisin, étant plus près, est toujours utile.

*U099 O Uefiw skålew anebåzei kai skålew katebåzei.


(T) Dieu fait monter sur l’échelle et fait descendre de l’échelle.
(E) Inconstance du destin. (cf. K748)

*U100 O Uefiw eînai chlå, blépei fimvw xamhlå.


(T) Dieu est en haut, mais voit aussi en bas.

*U101 O Uefiw argeî, allå de lhsmoneî.


(T) Dieu tarde, mais n’oublie pas.

Uérow (o)
*U102 Uérow, tr‡gow, pfilemow.
(F) Quand ça arrive, il faut s’y mettre.
(T) Moisson, vendanges, guerre.
(U) Se dit pour des événements que l’on ne peut commander.

Uésh (h)
U103 E^mai (eiw uésin (SAV) / se uésh) na...
(F) Je suis (en mesure / à même) de…
U104 O åmoirow den éxei uésh ston ‹lio.
(F) Le pauvre n’a pas de place au soleil. (cf. M361)
U105 (Kle^nv / Krat√ / Piånv) (mia) uésh.
(F) Réserver une place.
U106 Koyn‹soy ap’ th uésh soy!
(F) Ne parle pas de malheur ! (cf. T100)
(T) Bouge de ta place !
(U) S’emploie, si qqn parle de malheur, pour empêcher que cela
ne se produise.

U107 Kråthse th uésh thw.


(F) Elle a tenu son rang.
U108 P‹re uésh s’ aytfi to z‹thma.
(F) Il a pris position sur cette question.
193 Uor-U117

*U109 Ÿtan kåuesai sth uésh soy, kaneîw de se shkÒnei.


(T) Si tu te tiens à ta place, personne ne peut te faire lever.

Uevrîa (h)
U110 Uevrîa maw kåneiw tÒra!
(F) Tu nous fais de ces discours !
(U) Se dit à qqn qui essaie de vous persuader avec des
arguments.

*U111 Uevr^a episkópoy kai kardiå mylvnå.


(T) Apparence d’évêque et coeur de meunier.
(E) Se dit de gens dont les actes ne sont pas en rapport avec
les conseils qu’ils donnent. (cf. D019)

Uhliå (h)
U112 Toy ’bale uhliå sto laimfi.
(F) Il lui a passé la corde au cou.
(E) Uhliå = nœud coulant.
(U) Mettre qqn à sa merci (menace, chantage…).

Uhrîo (to)
U113 E^nai uhr^o an‹mero.
(F) Il est féroce. / (Pour un enfant agité) C’est un sauvage.
U114 Œgine uhr^o fitan to ’maue.
(F) Il s’est mis dans une rage folle quand il a appris ça.
Uhsayrfiw (o)
U115 Õnurakew o uhsayrfiw. (GA)
(T) Le trésor était du charbon.
(E) Proverbe ancien cité dans Lucien, Zeuxis, 2, 123.
(U) Marque la déception.

Ul^bv
*U116 Toyw pénte m‹new ul^betai kai toyw eptå lypåtai.
(T) Il se désole pendant cinq mois et s’afflige pendant sept.
(E) Se dit de qqn qui a de la malchance dans toutes ses
activités ou qui est pessimiste et se plaint tout le temps.

Uórybow (o)
*U117 Pol‡w uórybow gia to t^pota.
(F) Beaucoup de bruit pour rien. (cf. K107)
Ura-U118 194

Ura‡sh (h)
U118 Œkane ura‡sh.
(F) 1) (Pr.) Cela a causé une catastrophe.
2) (Fig.) Cela a eu un grand succès.
(E) Ura‡sh = cassure.
(U) Plus usuel au sens 2).

Ur‹now(o)
U119 Œgine ur‹now kai odyrmów.
(F) Ce fut l’abomination de la désolation.
(E) Ur‹now = lamentation.
(U) S’emploie pour qualifier un événement très grave.

Uro‡mpa (h)
U120 Milåei kai h uro‡mpa.
(E) Au propre, uro‡mpa désigne une olive mûre tombée sous
l’arbre, au figuré une personne incapable.
(U) Se dit à propos de qqn qui intervient sans compétence
dans une discussion.

Uymåmai
U121 Ua me uymhueîw!
(F) Tu me la copieras !
(T) Tu penseras à moi !
(U) Se dit à qqn qui persiste malgré les conseils qu’on lui
donne.

U122 Ÿ,ti uymåtai xaîretai.


(F) Il raconte tout ce qui lui passe par la tête.
U123 Kåpoiow se uym‹uhke!
(F) À tes souhaits !
(T) On a pensé à toi !
(U) Se dit à qqn qui éternue.

Uymåri (to)
U124 Brîsketai sta uymaråkia.
(F) Il mange les pissenlits par la racine.
Uymów (o)
U125 Ÿlo uymó.
(F) Dans une colère noire.
U126 Pånv sto uymó toy.
(F) Sous le coup de la colère.
195 Uvm-U134

U127 (Õfrize / Œbraze) apó (to) uymó (toy).


(F) Il écumait de rage.
U‡ra (h)
U128 Synedr^ash kekleisménvn tvn uyr√n. (SAV)
(F) Séance à huis clos.
*U129 Den e^n’ e‡kolew oi u‡rew, øtan h xre^a tiw koyrtale^.
(T) Les portes ne s’ouvrent pas facilement quand c’est
le besoin qui frappe.
(E) Quand on est dans le besoin, on ne trouve pas facilement
qqn pour vous aider (citation de Solomos).

Uys^a (h)
U130 Påsh uys^a. (SAV) / Me kåue uys^a.
(F) Coûte que coûte. / À tout prix.
U131 Œgine uys^a (gia to fîlo toy / gia na me bohu‹sei).
(F) Il s’est mis en quatre (pour son ami / pour m’aider).
U132 Œkanan uys^a sto Båkxo.
(F) Ils ont bien picolé.
(T) Ils ont sacrifié à Bacchus.

U133 Œkanan uys^ew gia na ton spoydåsoyn.


(F) Ils ont fait des sacrifices pour qu’il puisse faire des
études.

Uvmáw(o)
U134 E^nai ápistow Uvmáw.
(F) Il est comme saint Thomas.
(E) Jean, 20, 27.
(U) Incrédule en l’absence de preuves tangibles.
196
I
Idéa (h)
Idéa = idée (sens propre).
I001 Mia idéa thw plåkaw.
(F) Une idée à la gomme.
I002 Megålh Idéa.
(E) Cette expression désigne l’ambition des Grecs, à une
certaine époque, de reconquérir sur les Turcs les parties
grecques de l’Asie m/ineure.

I003 Ÿlo idéew e^sai!


(F) 1) Tu es plein d’idées / 2) Tu en as des idées !
(U) Ironique au sens 2) si les idées sont farfelues ou sans
valeur.

I004 Idéa soy e^nai!


(F) Tu te fais des idées ! (= Tu te trompes).
I005 Den éxv idéa apó germanikå.
(F) Je ne connais rien en allemand.
I006 Aytfi poy moy eîpe m’ébale se idéew.
(F) Ce qu’il m’a dit (m’a inquiété / m’a mis martel en tête).
(U) Attention au sens.

I007 Toy édvsa mia idéa gia thn katåstash.


(F) Je lui ai fait comprendre en gros la situation.
I008 To (myaló / kefåli) toy katebåzei idéew. /
Toy katebaînoyn idéew.
(F) Son cerveau fourmille d’idées. (cf. M542)
I009 Toy (karf√uhke / katébhke / kóllhse/ mp‹ke) h idéa
(óti / na)...
(F) Il s’est mis dans l’idée de... / Il s’est mis en tête de…
(U) Expression forte exprimant presque une idée fixe.
Ide-I010 198

I010 Moy mp‹ke h idéa sto myaló na... /


Moy pérase h idéa ap’ to myaló na...
(F) L’idée m’est venue de...
I011 P‹re mia idéa (thw katåstashw / gia…).
(F) Il s’est fait une idée (de la situation / de…).
I012 R^je (kamiå idéa / mia idéa)!
(F) Lance une idée ! / Propose qqch !
Idéa = opinion, estime.
I013 Œxei megålh idéa gia ton eaytó toy.
(F) Il a une haute opinion de lui-même.
I014 M’ aytfi poy moy ékane, éxasa påsa(n) idéa(n) gia to Giånnh.
(F) Après ce qu’il m’a fait, j’ai perdu toute estime
pour Jean.
Idéa = petite quantité (cf. Aéraw).
I015 Mia idéa fard‡tero.
(F) Un rien plus large
ÿdiow, -ia, -io
I016 Ej idîvn ta allfitria. (SAV)
(F) Mesurer à son aune.
(E) Cf. latin : Ex suis aliena judica.

I017 P‹ga (eg√) o ^diow.


(F) J’y suis allé moi-même.
I018 Kat’ id^an. (SAV)
(F) En particulier. / En aparté.
I019 Ta ^dia kai ta ^dia.
(F) Toujours les mêmes choses. /
Toujours la même musique. (cf. P098)
I020 Ta îdia Pantelåkh moy, ta îdia Pantel‹ moy.
(F) La situation n’a pas changé.
I021 Kapnîzontaw kåneiw kakfi (ston îdio soy ton eaytfi /
ston îdio ton eaytfi soy).
(F) En fumant, tu te fais du mal à toi-même.
I022 E^nai to ^dio kai to aytø. / To ^dio (e^nai / kånei).
(F) C’est du pareil au même. / C’est tout comme.
I023 (Ti kåneiw; / Ti néa;) — Ta ›dia (me ta arxa^a).
(F) (Comment vas-tu ? / Quelles nouvelles ?)
— Toujours du pareil au même.
199 Ika-I035

I024 E^nai ^diow (ki aparållaxtow) o patéraw toy.


(F) C’est tout le portrait de son père. (cf. F213)
I025 Påli ta ^dia (éxoyme / arx^same)!
(F) Et voilà que ça recommence !
(U) Exprime l’agacement.

I026 To ^dio moy kånei (eména).


(F) Cela m’est égal. / Cela ne me fait ni chaud ni froid.
Idr√nv
I027 ÿdrvse (√spoy na / gia na) (to katoru√sei / ta bgålei péra).
(F) Il a (bien) sué pour en venir à bout.
Idr√taw (o)
I028 Me idrÒta (kai aîma). / Me ton idrÒta (toy pros√poy) moy.
(F) En suant sang et eau. / À la sueur de mon front.
I029 Ton (éloyse / ékoce) kr‡ow idr√taw.
(F) Il a eu des sueurs froides.
I030 Kolymp√ ston idr√ta.
(F) Être trempé de sueur. / Être (tout) en nage.
Ierów, -‹, -ó
I031 Se ó,ti éxv ieró!
(F) Sur tout ce que j’ai de sacré !
(U) Formule de serment.

I032 Den éxei o‡te ieró o‡te ósio.


(F) Il n’y a rien de sacré pour lui. / Il n’a ni foi ni loi.
Ikanopo^hsh (h)
I033 Prow genik‹ ikanopo^hsh.
(F) À la satisfaction générale.
Ikanów, -‹, -ó
I034 E^nai ikanów gia óla.
(F) 1) Il est apte à tout. / 2) Il est capable de tout.
I035 Den e^nai ikanów gia t^pota.
(F) Il n’est bon à rien.
Isa-I036 200

ÿsa
I036 ÿsa poy…
ñ ÿsa poy éfeyga!
(F) J’allais partir !
ñ ÿsa poy éfeyga, ‹rue h mhtéra moy.
(F) Juste comme je partais, ma mère est arrivée. (cf. P109)
ñ ÿsa poy ton e^da.
(F) C’est à peine si je l’ai aperçu.
I037 De m’enoxleî h eilikrîneia, îsa ^sa, xaîromai na th synantÒ.
(F) La franchise ne me gêne pas, (tout) au contraire, je suis
content de la rencontrer. (cf. A235)
(U) En incise.

I038 ÿsa ^sa gi’ aytó.


(F) C’est justement pour cela.
I039 Ta férnoyn bølta ^sa ^sa.
(F) Ils s’en sortent tout juste. / Ils joignent juste les deux bouts.
(cf. T262)

I040 Eînai filoi toyw îsa ki fimoia.


(F) Ils sont du même (acabit / tabac).
(U) Péjoratif.

I041 Den eîmaste îsa ki fimoia.


(F) Nous ne sommes pas du même tonneau.
(U) Exprime la supériorité de l’un des locuteurs par rapport à
l’autre.

ÿsame
I042 Sens d’approcher sans atteindre.
ñ ÿsam’ ekeî poy den paîrnei.
(F) On ne peut pas faire (mieux / plus).
ñ ◊tan îsame triånta xronÒn.
(F) Il approchait des trente ans. / Il allait sur les trente
ans.

ÿsiow, -a, -o
Bien que îsiow = droit et îsow = égal, on trouve îsa employé au lieu de îsia.
I043 Moy to e^pe (sta ^sia / sta îsa). / Moy to e^pe îsia kai
staråta.
(F) Il me l’a dit (sans détours / ouvertement). (cf. K023)
201 Ixu-I055

ÿs(i)vma (to)
I044 Mp‹kane treiw meuysménoi sthn tabérna kai ta kånane îsvma.
(F) Trois ivrognes sont entrés dans la taverne et ils ont tout
cassé.
ÿskiow (o)
I045 Fobåtai akfima kai ton îskio toy.
(F) Il a peur même de son ombre.
ÿsow, -h, -o
I046 Ej ^soy. / Ej^soy.
(F) Également. / Pareillement.
I047 Moy milåei san ^sow prow ^so.
(F) Il me parle d’égal à égal.
I048 Antapod^dv ta ^sa.
(F) Rendre la pareille.
Istor^a (h)
I049 E^nai (ållh / megålh) istor^a.
(F) C’est une (autre / longue) histoire.
I050 Eînai istorîew (gia agrîoyw / me arko‡dew).
(F) Ce sont des histoires à dormir debout.
I051 (Õnoije / Dhmio‡rghse / Œkane) istor^ew sthn oikogéneiå toy.
(F) Il a créé des problèmes à sa famille.
I052 Œkane (olóklhrh) istor^a gia…
. (F) Il a fait (toute) une histoire à propos de... (cf. U051)
ÿsvw
I053 ÿsvw na mh uélei.
(F) Il ne veut peut-être pas. / Il se peut qu’il ne veuille pas.
I054 Den éxei ›svw.
(F) Il n’y a pas de peut-être.
Ixu‡w (o)
I055 Et‹rhsen sig‹n ixu‡ow. (SAV)
(F) Il est resté muet comme une carpe.
Ixn-I056 202

ÿxnow (to)
I056 Akoloyueî ta îxnh toy patéra toy. /
Bad^zei (pånv) sta ^xnh toy patéra toy.
(F) Il suit les traces de son père.
(E) ÿxnow = trace / (Fig.) petite quantité.

I057 Den éxei ›xnow filótimoy.


(F) Il n’a pas un brin d’amour-propre.
I058 Den émeine ^xnow glyko‡.
(F) Il n’est pas resté une miette du gâteau.
K
Kabåla
K001 (Cvnîzv / Agoråzv) kabåla (st’ ålogo).
(F) Acheter sur impulsion.
(E) Kabåla = à califourchon.

Kabgåw (o)
K002 Kabgåw gia to påplvma.
(T) Dispute pour la couverture.
(U) Se dit d’une dispute pour des motifs égoïstes.

K003 Påei gyre‡ontaw (gia) kabgå. / Peuaînei gia kabgå.


(F) Il cherche querelle. / Il ne rêve que plaies et bosses.
K004 Œsthsan kabgå triko¥berto.
(F) Ils se sont disputés comme des chiffonniers.
Kåbow (o)
K005 P‹re kåbo.
(F) Il s’est rendu compte. (cf. P685)
(E) Kåbow = cap / cordage.

Kabo‡ki (to)
K006 Bg‹ke apfi to kabo‡ki toy.
(F) (Fig.) Il est sorti de sa coquille.
K007 (Kle^sthke / Maze‡thke / Mp‹ke) sto kabo‡ki toy.
(F) (Fig.) Il est rentré dans sa coquille.
Kåboyraw (o)
K008 Ntyménow san ton kåboyra.
(U) Se dit de qqn habillé très chaudement.

K009 (Phga^nei / Perpatåei) san ton kåboyra.


(F) 1) Il marche en crabe. / 2) Il avance comme une tortue.
(U) Se dit de qqn qui marche de travers ou avance lentement
dans ses affaires.
Kab-K010 204

*K010 Ed√ se uélv, kåboyra, na perpatåw sta kårboyna.


(F) Tu te crois malin, on va te voir au pied du mur.
(cf. E030, P420)
(T) Crabe, c’est ici que je veux te voir marcher sur les charbons.

*K011 O kåboyraw sthn tr‡pa toy (megålow årxow / mégaw


afénthw) e^nai.
(F) Charbonnier est maître chez soi. (cf. P590)
(T) Le crabe dans son trou est grand seigneur.

*K012 Ti ’nai o kåboyraw ti ’nai to zoym^ toy. /


Pósow e^nai o kåboyraw kai póso to zoym^ toy.
(F) Le jeu n’en vaut pas la chandelle.
(T) Le crabe est petit, le jus sera faible.
(E) Le gain sera en rapport avec l’importance de l’affaire.

*K013 Thn pernåei san ton kåboyra ston téntzerh.


(T) Il est comme le crabe dans la marmite.
(E) Se dit d’une affaire de peu d’importance, rapportant peu.

Kabo‡ri (to)
K014 Œxei kabo‡ria sthn tséph toy. / H tséph toy éxei kabo‡ria.
(F) Il est dur (de la pince / à la détente) (= il est avare).
(T) Il a des crabes dans sa poche. / Sa poche renferme des
crabes. (cf. T251)

*K015 De gînontai ta kabo‡ria pîta.


(T) On ne fait pas de feuilleté avec des crabes.
(E) Les crabes grecs sont très petits et ont peu de chair.

Kågkelo (to)
K016 Égine thw poytånaw to kågkelo.
(F) Ç’a été le bordel.
(E) L’expression existe aussi avec magkåli au lieu de kågkelo.
(U) Se dit pour un grand désordre.

Kazåni (to)
K017 (Toyw båzv óloyw / Ta båzv fila) s’ éna kazåni.
(F) (Je les mets tous / Je mets tout ça) dans le même sac.
K018 Bråzei to kazåni.
(F) La situation est explosive.
K019 Ÿloi toyw (sto ^dio / s’ éna) kazåni bråzoyn.
(F) Ils sont du même acabit.
(T) Ils cuisent tous dans le même chaudron.
205 Kau-K032

K020 (S’ éna / Sto îdio) kazåni bråzoyme (óloi maw).


(F) Nous sommes (tous) dans le même bateau.
Kazîki (to)
K021 (Œpaua / Œfaga) megålo kazîki.
(F) J’ai été refait dans les grandes largeurs.
(U) Se dit lorsque l’on se retrouve avec des dettes importantes.

Kahmfiw (o) Voir aussi P510.


K022 Œxv ton kahmfi thw.
(F) Je me fais du souci pour elle.
Kauarå
K023 S’ to lév kauarå kai jåstera.
(F) Je te le dis clair et net. (cf. I043, O088)
K024 Toy (m^lhsa / ta e^pa) kauarå.
(F) Je ne lui ai pas mâché mes mots. (cf. A353, D151)
Kauar›zv
K025 Toyw kauårisan óloyw.
(F) Ils les ont tous (liquidés / tués).
K026 Pfisa kauarîzeiw;
(F) Combien gagnes-tu net ?
K027 Mhn anakate‡esai es‡! Ua kauarîsv egÒ.
(F) Ne t’en mêle pas ! Je m’en occupe.
Kauarów, -‹, -ó
K028 Thn ébgale kauar‹.
(F) Il s’en est bien tiré.
Kåue poy
K029 Kåue (forå) poy p‹ga na ton dv, éleipe.
(F) Chaque fois que je suis allé pour le voir, il était absent.
Kauet^ (to)
K030 Œkana to kauet^ gia na…
(F) J’ai tout fait pour que…
Kau‹kon (to)
K031 E^nai kau‹kon moy na saw eidopoi‹sv.
(F) Il est de mon devoir de vous avertir.
K032 Anélabe ta kau‹kontå toy.
(F) Il a pris ses fonctions. / Il est entré en fonction.
Kau-K033 206

Kauisiå (h)
K033 Œfage dyo cvmiå sthn kauisiå toy.
(F) Il a mangé deux pains en un seul repas.
(E) Kauisiå = position assise de qqn qui mange ou boit.
(U) Ne s’emploie que pour qualifier une grande quantité de
nourriture ou de boisson prise en une seule fois.

Kauisió (to)
*K034 To pol‡ to kauisió (tr√ei / blåptei) ton afénth.
(T) Trop d’inaction nuit au patron.
(E) Le patron doit s’occuper de ses affaires.

Kåuomai
K035 EdÒ moy kåuetai.
(F) Ça me reste en travers de la gorge. (cf. S299)
(U) Se dit avec la main à plat au niveau de la gorge.

K036 Moy kåuise aytfi to korîtsi.


(F) Cette fille a cédé à mes avances.
K037 Moy thn ékatse.
(F) Il m’a joué un sale tour. (cf. F066)
K038 Kåtse (‹syxa / kalå / frónima)!
(F) Tiens-toi bien ! / Tiens-toi tranquille !
K039 Kåuomai kai + verbe.
Cette expression traduit le début d’une action, mais avec une nuance de
reproche ou de désapprobation, contrairement à piånv na (cf. P433) ou
paîrnv na, qui sont neutres.
ñ Œkatse kai e^pe.
(F) Il se mit à raconter.
ñ Ti kåuesai kai lew ston éna kai ston ållo;
(F) Qu’as-tu à raconter aux uns et aux autres ?
ñ Kåtse kai fåe!
(F) Ça suffit (comme ça), mange !
ñ Kåtse tÒra kai fa’ to!
(F) Maintenant, débrouille-toi !
(U) Se dit à qqn qui a fait une sottise.

K040 (Kåtse / Kåuise) na fåme!


(F) Reste manger !
K041 Ÿxi, ua kåtsv na (klåcv / skåsv)!
(F) Je ne vais pas m’en faire pour ça !
(T) Non mais, me mettre à (pleurer / me tourmenter) pour cela !
207 Kai-K052

K042 Sta kalå kauo‡mena. / Sta kalå toy kauoyménoy.


(F) Subitement. / De but en blanc.
Kau√w
K043 Kau√w p‹gaina sth doyleiå, ton synånthsa.
(F) (Alors que / Comme) j’allais au travail, je l’ai rencontré.
K044 Eîda filh thn oikogénia kau√w kai toyw fîloyw moy.
(F) J’ai vu toute la famille de même que mes amis.
Kai
Kai a de nombreux emplois, les uns relevant de la grammaire, les autres
appartenant à des tournures idiomatiques. Voir aussi K135, K138, K427.
K045 (Quantité) kai (tfiso).
Exprime la majoration de la quantité. (cf. K427, P152)
ñ (H Òra) eînai d‡o kai (tfiso).
(F) Il est deux heures passées.
ñ Kostîzei pénte xiliådew kai (tfiso).
(F) Cela coûte 5 000 drachmes et plus.
K046 E kai;
(F) Et alors ?
(U) Marque l’indifférence pour ce qui vient d’être dit.

K047 Na kolymp‹soyme; Kai den kolympåme!


(F) On se baigne ? Pourquoi pas ! Allons-y !
Kai na / Ki an / K(a)i aw
Affirmation renforcée.
K048 Aytfiw eînai kakfiw; (Eînai) ki an eînai!
(F) Il est mauvais ? Et comment !
K049 Aytfiw ki an eînai ce‡thw.
(F) Il n’y a pas plus menteur que lui.
(U) Implique une comparaison.
Négation renforcée.
K050 Den to piste‡v, o‡te ki an moy to pei.
(F) Je ne le crois pas, même s’il me le dit.
Opposition.
K051 (Akfima ki an / Ki an akfima) bréjei, ua páv.
(F) Même s’il pleut, j’irai.
(U) Akfima renforce ki an.

K052 Kånto ki aw léne.


(T) Fais à ton idée et laisse dire.
Kai-K053 208

K053 Kai na ‹jera, de ua to ’kana.


(F) Même si je savais, je ne le ferais pas.
Doute.
K054 Aytów kai na påei eke^;
(F) Lui aller là-bas ?
(U) Interrogation délibérative.
Mot indéfini en tête.
Le mot indéfini suivi de kai an, ki an, kai na souligne l’indétermination.
K055 Ÿpoiow…
ñ Ÿpoiow (ki an éruei / kai na ’ruei).
(F) Qui que ce soit qui vienne.
ñ Ap’ fipoia ápoch ki an to ejetásoyme.
(F) De quelque point de vue qu’on le considère.
K056 Ÿpoy…
ñ Ÿpoy (kai na / ki an) paw, ua s’ akoloyu‹sv.
(F) Où que tu ailles, je te suivrai.
K057 Ÿpvw…
ñ Ÿpvw kai nånai. / Ÿpvw (kai na / ki an) éxei
(to prågma). / Ÿpvw (kai na / ki an) éxoyn
(ta prågmata).
(F) Quoi qu’il en soit. / En tous cas.
K058 Ÿso…
ñ Ÿso ki an prospau√, den mpor√.
(F) J’ai beau essayer, je ne peux pas.
ñ Ÿso kai na peiw.
(F) Tu as beau dire.
K059 Ÿ,ti…
ñ Ÿ,ti ki an (g^nei / symbe^ / t¥xei).
(F) Quoi qu’il arrive. / Quoi qu’il en soit.
ñ (Ÿ,ti ki an pv / Ÿ,ti (kai) na pv), den m’ako‡ei.
(F) Quoi que je dise, il ne m’écoute pas.
Ka˚måki (to)
K060 Moy ’rxetai ka˚måki.
(F) Cela fait tout à fait mon affaire.
(E) Ka˚måki = mousse sur le café grec. / (Fig.) le meilleur de qqch.

Kai poy
K061 Kai poy ton proskålesan, påli den p‹ge.
(F) Ils ont eu beau l’inviter, il n’y est pas allé.
209 Kai-K074

Kairów (o)
K062 (Apó) kairó.
(F) Depuis longtemps.
K063 Apó kairó se kairó. / Apó kairo‡ eiw kairón. (SAV)
(F) De temps à autre.
K064 Apó ton kairó toy (Adåm / Katå Loykå / Ÿuvna / N√e).
(F) Cela remonte au déluge. (cf. A196)
K065 En kair√ tv déonti. (SAV)
(F) En temps utile.
K066 Katå kairo‡w.
(F) De temps en temps.
K067 Me ton kairó.
(F) Avec le temps / Finalement.
K068 Sto dikó moy ton kairó.
(F) À mon époque. / De mon temps.
K069 Eke^no ton kairó. / Eke^noyw toyw kairo‡w.
(F) À cette époque-là. / En ces temps-là.
K070 … toy kalo‡ kairo‡.
Exprime la durée ou l’intensité d’une action.
ñ (Œfage / ◊pie) toy kalo‡ kairo‡.
(F) (Il a mangé / Il a bu) comme quatre.
ñ Koimåtai toy kalo‡ kairo‡.
(F) Il dort comme (un bienheureux / une marmotte).
(U) Peut se dire également d’une personne qui ne comprend
rien ou ne se rend compte de rien.
ñ Bréxei toy kalo‡ kairo‡.
(F) Il pleut à verse.
K071 Stoyw shmerino‡w kairo‡w.
(F) Actuellement. / Par les temps qui courent.
K072 (E^nai / Påei) pol‡w kairów poy den ton eîda.
(F) Il y a longtemps que je ne l’ai vu. (cf. P408)

K073 Kairów ‹tan na ’rueiw.


(F) Il était grand temps que tu arrives.
(U) Exprime le soulagement ou le reproche.

K074 E^nai (pia) kairów na f‡gv.


(F) Il est (grand) temps que je m’en aille.
Kai-K075 210

K075 Œxv tóso kairó t√ra poy den ton eîda.


(F) Il y a si longtemps que je ne l’ai pas vu.
K076 Œxv pol‡ kairó na ton dv.
(F) Il y a longtemps que je ne l’ai pas vu. (cf. E300)
K077 Póso kairó éxete sthn Au‹na;
(F) Depuis combien de temps êtes-vous à Athènes ?
K078 Œxei o kairów gyr^smata.
(F) Le cours des choses va changer. / Le vent va tourner.
(cf. T205)
(E) Le changement peut être en bien ou en mal.

K079 Õllajan oi kairo^.


(F) Les temps ont changé.
K080 Œkana kairø na ’ruv.
(F) J’ai mis longtemps à venir.
K081 Pfiso kairfi ékanew sthn Au‹na;
(F) Combien de temps es-tu resté à Athènes ?
K082 Ton kakó toy ton kairó jérei!
(F) Il ne connaît pas grand-chose ! (= Il ne sait rien) (cf. K118)
K083 Ua pårei kairfi.
(F) Ce n’est pas pour demain.
K084 Maw såpise o kairfiw.
(U) Se dit d’un temps humide qui réveille les douleurs.

K085 Maw ta xålase o kairfiw.


(F) Le temps nous a tout gâché.
(E) Il s’agit ici des circonstances météorologiques.

K086 O kairøw s‹mera de xvrate‡ei.


(F) Aujourd’hui il fait un temps (de chien / de cochon).
(T) Le temps aujourd’hui ne plaisante pas.

K087 Ton kairfi poy dénan ta skyliå me ta loykånika.


(T) Du temps où l’on attachait les chiens avec des saucisses.

*K088 Œxei o kairfiw gyrîsmata ki o xrfinow ebdomådew.


(F) Je ne suis pas pressé, les choses changeront.
(U) Exprime l’attente d’un changement de situation.

*K089 Kairfiw férnei ta låxana, kairfiw ta parapo‡lia.


(F) Chaque chose en son temps.
(T) Le temps apporte les choux, il apporte aussi les drageons.
211 Kai-K100

Ka^sar (o)
K090 Ta toy Ka^sarow tv Ka^sari. (GA)
(F) Rendons à César ce qui est à César.
(E) Matthieu, 22, 21.

Ka^(g)v
K091 Ton ékace o Xårow.
(U) Se dit d’une personne qui a perdu beaucoup de ses proches
(parents, amis…).

K092 EdÒ ton kaîei.


(F) C’est là que le bât blesse. (cf. K676)
K093 Ton kaîei to z‹thma.
(F) (Selon le contexte) La question (lui tient à cœur /
le tracasse).
K094 An to janakåneiw, kåhkew!
(F) Si tu recommences, (gare à toi / il t’en cuira) !
K095 Kaîei kai den kapnîzei.
(T) Il brûle sans faire de fumée.
(E) Se dit de qqn de sournois.

K096 M’ ékacew (gia ta kalå).


(F) Tu m’as mis dans le pétrin (pour de bon).
K097 Ua to kåcoyme apóce.
(F) Ce soir il y aura (de l’ambiance / de la joie). (cf. P273)
(T) Ce soir nous mettrons le feu.
(U) Se dit à propos d’une fête très animée.

K098 Õse me tÒra, kaî(g)omai!


(F) Laisse-moi tranquille, ce n’est vraiment pas le moment !
(U) Expression employée par qqn qui ne sait où donner de la
tête (à cause du travail ou des soucis).

K099 (Påei), ka‹kame!


(F) (Ça y est !) (Nous sommes fichus ! / Les carottes sont
cuites !)
*K100 Pérysi kåhke, fétow m‡rise!
(T) L’an dernier (il / ça) a brûlé, cette année (il / ça) sent
le brûlé.
(E) Se dit d’un événement dont les conséquences se font sentir
longtemps après.
Kak-K101 212

Kakå
K101 Ti kåneiw; — Ÿla
påne kakå, cyxrå kai anåpoda. /
Ÿla påne kakå, strabå (ki anåpoda).
(F) Comment vas-tu ? — (Tout va de travers. / Des tas de
malheurs.)
Kakårisma (to)
*K102 Allo‡ ta kakar^smata ki allo‡ genno‡n oi kótew.
(T) Les caquètements sont à un endroit, mais les poules
pondent ailleurs.
(E) Il ne faut pas se fier aux apparences. (cf. A514, K886, O048)

Kakar√nv
K103 Ta kakårvse.
(F) Il a cassé sa pipe. (cf. T040)
Kak^a (h)
K104 Moy kråthse kak^a.
(F) Il m’a gardé rancune. / Il m’en a voulu.
Kakó (to)
K105 … apó to kakó (toy / thw).
Désigne un sentiment destructeur (méchanceté / colère / jalousie / dépit…)
comme la cause d’une action.
ñ Arr√sthse apó to kakó toy.
(F) Il en a fait une maladie (par jalousie, dépit...).
ñ (Õfrize / Œbraze / Œskage / Sk¥liaze) apó to kakó toy.
(F) Il (brûlait / crevait) de (jalousie / rage / colère…).
ñ P‹ge na peuånei apó to kakó toy.
(F) Il a failli crever de (jalousie / rage / dépit...).
ñ TrÒgetai apfi to kakfi toy.
(F) Il se détruit lui-même (méchanceté, jalousie…).
ñ Fysåei apó to kakó toy.
(F) Il tempête (rage, colère…).
K106 Kfismow, (kai) kakfi.
(F) Un monde pas possible.
(U) Augmentatif exprimant le grand nombre, l’intensité…

K107 Pol‡ kakó gia to t^pota.


(F) Beaucoup de bruit pour rien. (cf. U117)
K108 Den uélv na mil√ gia oikeîa kakå.
(F) Je refuse de parler de mes malheurs familiaux.
213 Kak-K123

K109 To kakó e^nai (óti / pvw)…


(F) L’ennui, c’est que…
K110 Eînai mikrfi to kakfi.
(F) C’est un demi-mal.
K111 To ’xv se kakfi.
(F) C’est de mauvais augure. (cf. K167)
(U) Superstition.

K112 Båzei (to) kakó (me to noy toy / sto noy toy).
(F) Il voit le mauvais côté des choses. / Il voit le mal
partout.
K113 Ua soy bgei se kakó. / Se kakó ua soy bgei.
(F) Il va t’en cuire. / Ça va tourner mal pour toi.
K114 Kakó poy (ton br‹ke / to épaue).
(F) Quel malheur pour lui ! (cf. P006)
K115 Uélei to kakó moy.
(F) Il me veut du mal.
K116 Kakó na toy ’ruei!
(F) Malheur à lui !
K117 An den to kånei, kakó toy kefalio¥ toy!
(F) S’il ne le fait pas, ça lui retombera sur la tête. (cf. L007)
K118 Den jérei ta (dyo / trîa) kakå thw mo^raw toy.
(F) Il est dans l’ignorance totale. (cf. K082)
(T) Il ne connaît pas les (deux / trois) maux de son sort.

K119 (Parågine / Paratråbhje) to kakó!


(F) Cela passe les bornes ! / C’en est trop ! (cf. A405, P153)
*K120 Ÿtan éruei to kakó, kartérei na ’ruei ki ållo. /
Enów kako‡ (douéntow) m‡ria épontai. (SAV)
(F) Un malheur ne vient jamais seul.
*K121 Oydén kakón amigéw kalo‡. (SAV)
(F) À quelque chose malheur est bon.
(T) Aucun mal n’est exempt de bien.
(E) Traduit l’optimisme dans des circonstances difficiles.

*K122 D‡o kak√n prokeiménvn to mh xe^ron béltiston. (SAV)


(F) De deux maux, il faut choisir le moindre.
*K123 To kakó den arge^ na ’ruei.
(F) Un malheur est vite arrivé.
Kak-K124 214

Kakomo^rhw, -a, -iko


K124 Kakomo^rh moy!
(F) Mon pauvre !
(U) S’emploie pour plaindre ou pour menacer qqn.

Kaków, -(‹/iå), -ó
K125 Thn kak‹ soy (th méra). / Ton kakfi soy ton kairfi. /
Thn kak‹ kai thn cyxr‹ soy méra. /
Kakfi (xronfi / cfifo) na ’xeiw.
(U) Formules de malédiction.

K126 Apó to kakó (kai) sto xeirótero.


(F) De mal en pis.
K127 E^nai stiw kakéw toy. / Œxei tiw kakéw toy.
(F) 1) Il est déprimé.
2) Il est de mauvais poil. / Il est dans ses mauvais
jours. (cf. K200)
K128 Eînai kaków, cyxrów kai anåpodow.
(U) Désigne à l’origine qqn de miséreux, mais peut être
insultant pour qualifier qqn au caractère impossible.
S’applique aussi aux choses.

*K129 Deîre ton kakfi na gînei xeirfiterow.


(T) Frappe le méchant et il deviendra pire.
(E) Avec les gens difficiles, il vaut mieux employer la douceur.

Kåkoy
K130 Toy kåkoy ton f√naja.
(F) Je l’ai appelé en pure perte. (cf. B239)
Kak√w
K131 Kak‹n kak√w. (SAV)
(F) Très mal. / D’une mauvaise manière.
ñ P‹ge kak‹n kak√w.
(F) Il a eu une triste fin.
ñ Ton pétajan éjv kak‹n kak√w.
(F) On l’a chassé comme un malpropre.
K132 Œkana (pol‡) kak√w poy toy dåneisa leftå.
(F) J’ai eu (grand) tort de lui prêter de l’argent.
215 Kal-K138

Kalå
K133 Kalå!
(F) D’accord ! / OK !
(E) Équivaut à entåjei
(U) Peut, par antiphrase, signifier le désaccord ou une menace.

K134 Ti kalå!
(F) Ça c’est bien !
K135 Kai kalå…
Interjection suivie de deux propositions ; il y a concession sur la première,
mais la seconde marque une opposition ou un reproche.
ñ Kai kalå aytfiw eînai mikrfiw, eséna den soy ’koce;
(F) Admettons, lui il est petit, mais toi n’y as-tu pas pensé ?
ñ Kai kalå na eînai sto spîti, an fimvw den eînai;
(F) C’est bien s’il est chez lui, mais s’il n’y est pas ?
K136 Kalå kalå.
Signifie la réalisation complète de qqch.
ñ Õnoija ta måtia moy kalå kalå.
(F) J’ai ouvert les yeux tout grand.
ñ Den ånoija ta måtia moy kalå kalå.
(F) J’ai à peine ouvert les yeux.
ñ Prin kalå kalå prolåbei na fåei.
(F) Avant même qu’il ait eu le temps de manger.
K137 Kalå kai kalåuia!
(U) Se dit à qqn qui approuve toujours (en disant kalå!),
mais qui ne fait rien.

K138 Kalå (poy / kai) ‹ruew /


Na ’sai kal¿ poy ‹ruew.
(F) Heureusement que tu es venu.
(U) Exprime le soulagement, mais peut être ironique par
antiphrase.
(Var) On peut renforcer l’expression pour exprimer
l’idée d’avoir évité le pire :
Påli kalå poy den ‹mastan sto spîti! =
Encore heureux que nous n’étions pas à la mai-
son !
Ne pas confondre avec K142bis.
Kal-K139 216

K139 Aw eînai kalå…


(F) (Selon le contexte) C’est grâce à… / C’est à cause de…
ñ Aw eînai kalå ta leftå toy.
(F) C’est grâce à son argent.
ñ Aw eînai kalå to peîsma soy!
(F) C’est à cause de son entêtement.
(U) Se dit lorsque l’on cède devant l’entêtement de qqn.

K140 Kalå ua ‹tan na...


Deux sens selon la forme verbale suivant na..
Au lieu de kalå, on peut avoir kal‡tera qui est plus fort.
ñ Kalå ua ‹tan na phgaînoyme.
(F) Il serait temps que nous partions.
(U) Exprime l’intention.
ñ Kalå ua ‹tan na phgaîname.
(F) 1) Ce serait bien si nous pouvions y aller.
2) Ç’aurait été bien si nous y étions allés.
(U) Exprime au sens 1) un souhait pour le futur,
au sens 2) un regret pour le passé.

K141 Tóso kal‡tera! / Tøso to kal¥tero!


(F) Tant mieux !
K142 As’ ta, kal‡tera!
(F) N’en parlons pas ! (cf. A586)
(T) Laisse tomber, ça vaut mieux !
(U) S’emploie lorsque l’on ne veut pas détailler des nouvelles
désagréables.

K142bis Na ’sai kal¿!


(F) Je t’en prie ! / (Fam) De rien !
(U) Remplace parakalÒ donné en réponse à EyxaristÒ .

K143 Den eîmaste kalå!


(F) Ça ne va pas la tête !
(U) La forme verbale est à la première personne du pluriel,
par euphémisme, pour éviter de choquer l’interlocuteur.

K144 Me aytfi to fårmako égine kalå. /


Aytfi to fårmako ton ékane kalå.
(F) Ce médicament l’a guéri.
K145 De moy ’rxetai kalå na ton diÒjv.
(F) Je me vois mal le renvoyer.
K146 De zoyn kalå.
(F) Ils n’ont pas la vie facile.
217 Kal-K157

K147 Kalå ua kåneiw na biaste^w l^go. /


Ua kåneiw kalå an biaste^w l^go.
(F) Tu ferais bien de te dépêcher un peu.
(U) Selon le contexte, traduit un ordre ou un conseil.

K148 Kalå (toy ékana / na toy kånv) / Kalå na påuei.


(F) Je ne regrette pas ce que je lui ai fait. / C’est bien fait
pour lui.
(E) Il l’avait cherché.

K149 Kalå de soy ’lega pvw ua pet‡xeiw stiw ejetåseiw;


(F) N’avais-je pas raison de t e dire que tu réussirais à
tes examens ?

K150 Aw ta léme kalå!


(F) (Santé) Pas trop mal ! / On fait aller !
K151 Påei kalå!
(F) D’accord ! / OK !
K152 Ÿla moy påne kalå.
(F) Tout va bien pour moi. (cf. D055)
K153 Apfi doyleiå kalå påme.
(F) Ce n’est pas le travail qui nous manque.
(U) Exprime la grande quantité.

Kalåui (to)
K154 Sto kalåui de xvreî, sto kofîni perisse‡ei.
(T) Dans le panier ça ne tient pas, dans le coffre c’est trop.
(U) Se dit des gens difficiles à contenter. (cf. F180)

Kalåmi (to)
K155 Kabålhse to kalåmi.
(F) (Selon le contexte) Il ne se sent plus. (cf. M565) /
Il a un peu perdu la tête.
K156 (Måse / Måzece) ta kalåmia soy!
(F) Ramasse tes guibolles !
(E) Kalåmi = roseau.

Kalamiå (h)
K157 San (thn) kalamiå ston kåmpo.
(F) Abandonné de tous.
(T) Comme le chaume dans les champs.
(U) Exprime la solitude la plus complète.
Kal-K158 218

Kalhméra
K158 Den éxoyme o‡te kalhméra.
(F) 1) Nous ne nous disons pas bonjour. / Nous sommes en
froid. 2) Nous ne nous connaissons pas.
K159 Apfi tfite poy målvse me ton aderffi moy, (moy ’koce kai ’mena thn
kalhméra. / o‡te kan kal‹mera de moy léei.)
(F) Depuis qu’il s’est disputé avec mon frère, il ne m’adresse
plus la parole à moi non plus.
Kalh√ra
K160 ◊tan néo kai ómorfo kor^tsi (kalh√ra ópvw h kórh soy. /
kalh√ra san thn kórh soy.)
(F) C’était une jeune et jolie fille, fasse le ciel qu’il n’arrive
pas la même chose à ta fille.
(U) Formule employée pour conjurer le mauvais sort, lorsque
l’on raconte un malheur à qqn qui pourrait se trouver
dans la même situation.

Kållow (to)
K161 Mprow sta kållh (ti ein’ / t’eînai / ti ’n’) o pfinow;
(F) Il faut souffrir pour être belle.
(T) Qu’est-ce que la douleur devant la beauté ?

Kalfi (to)
K162 Kalo‡ kako‡. / Gia kaló kai gia kakó.
(F) À tout hasard. / À toutes fins utiles. (cf. E112)
K163 Gia to kaló toy xrónoy.
(F) Pour la bonne année.
(U) Formule employée pour une action faite en début d’année.

K164 Ÿtan me to kaló brei doyleiå, h zv‹ maw u’ allåjei.


(F) Quand, si tout va bien, il trouvera du travail, notre vie
changera.

K165 Me to kaló.
Exprime que l’on agit avec ménagement.
ñ Toy m^lhsa me to kaló.
(F) Je lui ai parlé calmement.
ñ Ton p‹ra me to kaló (= ton kalop‹ra). /
Ton épiasa me to kaló (= ton kalópiasa).
(F) Je l’ai pris par la douceur. (cf. M036)
219 Kal-K178bis

K166 Se kalfi moy! / Se kaló na moy bgei!


(F) Que cela ait une heureuse issue ! (cf. B086)
(U) Se dit à propos d’un événement dont on ignore l’issue et
dont on souhaite qu’elle soit favorable.

K167 Den to ’xv se kalfi.


(F) C’est de mauvais augure. (cf. K111)
(U) Superstition.

K168 Sto kaló kai me to kaló!


(F) Bon voyage ! / Bonne route ! (cf. K177)
(U) Souhait adressé à qqn qui part (en particulier en voyage).

K169 Ta kalå kai symféronta.


(U) Se dit de qqn qui prend soin de ses affaires et veille à ses
intérêts.

K170 Œxei ta kalå toy patéra toy.


(F) Il a les qualités de son père.
(U) Parfois ironique.

K171 Œxei óla ta kalå.


(F) Il est à l’aise (= fortuné). / Il ne manque de rien.
K172 Kaló na ’xeiw!
(F) Dieu te bénisse !
K173 Kalfi na mh deiw!
(U) Malédiction.

K174 Œxei dei pollå kalå ap’ to ueîo thw.


(F) Son oncle l’a beaucoup aidée.
(E) Ici « ta kalå » signifie « les bienfaits ».

K175 To kaló poy soy uélv, mhn anakate‡esai!


(F) Un bon conseil : ne t’en mêle pas !
K176 (Õi / Õnte) sto kalfi!
(F) 1) Ça alors ! / 2) Zut (alors) !
(U) Exprime la surprise.

K177 (Õi / Õme / Õnte / P‹gaine / Na paw) sto kaló!


(F) 1) Bon voyage ! (cf. K168) /
2) (Antiphrase) Va au diable ! / Bon débarras !
*K178 Kåne kaló na to breiw.
(F) Un bienfait n’est jamais perdu.
K178bis Apfi to kalfi soy brîskeiw to diåolfi soy.
(T) Par ta bonté tu t’attires des ennuis.
Kal-K179 220

*K179 Kåne to kaló kai r^j’ to sto gialó.


(T) Fais le bien et jette-le à la mer.
(E) Fais le bien sans rien attendre en retour. (cf. K208)

*K180 Ta kalå toy Giånnh uéloyn, to Giånnh den ton uéloyn.


(T) Ils veulent les biens de Jean, mais pas Jean.
(U) On veut bien profiter de ce que Jean nous apporte, mais
nos relations ne vont pas plus loin.

Kalogerik‹ (h)
K181 Bariå h kalogerik‹.
(T) La vie de moine est dure.
(E) Se dit d’un emploi ou d’une fonction demandant beaucoup
d’efforts, de sacrifices, de privations…

Kalógerow (o)
K182 Mp‹ke o kalfigerow sto tsoykåli.
(F) Ça a cramé !
(T) Le moine est entré dans la marmite.
(E) La nourriture brûlée est noire comme la robe d’un moine.

*K183 Xóliase o kalógerow ki ékace ta råsa toy.


(F) La colère est mauvaise conseillère.
(T) Le moine s’est fâché et a mis le feu à sa robe.
(E) La colère conduit à des actes inconsidérés par lesquels on
peut se nuire à soi-même.

*K184 O kalfigerow koimåtai k’ o Uefiw to‡ mageire‡ei.


(T) Le moine dort et Dieu lui prépare son repas.
(U) Se dit de qqn qui jouit d’une sinécure.

Kalomelet√
K185 Kalomeléta ki érxetai!
(F) Tu peux toujours courir !
(T) Penses-y et ça viendra !

Kalorîzikow, -h, -o
K186 Kalorîziko to spîti soy!
(U) S’emploie pour féliciter qqn à propos d’une nouvelle
acquisition importante (par ex. une nouvelle maison).

K187 Kalorîzika!
(U) S’emploie, à l’occasion d’un mariage, pour adresser des vœux
de bonheur aux jeunes mariés ou à leurs parents.
221 Kal-K194

Kålow (o)
K188 Œxei kålo (ston egkéfalo / sto kefåli / sto myalfi).
(F) Il est cinglé. / Il a une araignée au plafond.
(E) Kålow = cor (au pied).

K189 Ton påthsa ston kålo. / Toy påthsa ton kålo.


(F) 1) (Pr.) Je lui ai marché sur le pied.
2) (Fig.) Je l’ai mis de mauvaise humeur. / Je l’ai piqué
au vif.
Kalów, -‹, -ó
K190 Kalfi kai aytfi!
(F) Ça, c’est la meilleure ! / Celle-là, elle est bien bonne !
K191 … ap’ thn kal‹.
Parfois ironique. Signifie « pour de bon ». Souvent renforcé par :
« kai ap’ thn anåpodh ».
ñ T’ åkoysa ap’thn kal‹ (kai ap’thn anåpodh).
(F) Je me suis fait passer un (sérieux) savon.
ñ Moy ta e^pe ap’ thn kal‹ (kai ap’ thn anåpodh).
(F) Il ne m’a pas mâché ses mots.
ñ Toy ta écala ap’ thn kal‹ (kai ap’ thn anåpodh).
(F) Je l’ai bien sermonné.
ñ Ton jérv ap’ thn kal‹ kai thn anåpodh.
(F) Je le connais avec ses qualités et ses défauts.
(U) Souvent péjoratif.

K192 Kalé, (ti (maw) lew! / ti kåneiw!)


(F) Mon vieux, (qu’est-ce que tu nous racontes là ! /
qu’est-ce que tu fais là !)
(U) (Ironique). Ce vocatif masculin s’emploie aussi pour une
femme.

K193 Bre kalé moy! / Bre kal‹ moy!


(F) S’il te plaît !
(U) Interjection pour prier la personne à laquelle on s’adresse.

K194 Ton parakålesa na me bohu‹sei, bre kalé moy, bre xrysé moy
allå t^pota aytów.
(F) Je lui ai demandé de m’aider, mais, j’ai eu beau le supplier,
il n’y a rien eu à faire.
(U) Formules flatteuses, rapportées telles quelles dans le récit,
pour souligner l’insistance de la demande. Plus fort que
K193.
Kal-K195 222

K195 … gia ta kalå.


Renforce l’action du verbe qui précède.
(F) … pour de bon.
Péuane gia ta kalå.
(F) Il est bel et bien mort.
K196 Kalfiw-kalfiw, telikå maw thn éfere.
(F) Il paraissait bien gentil, mais en fin de compte il nous a eus.
K197 Tóso to kal‡tero.
(F) Tant mieux.
K198 Ÿla kalå kai (ågia / vra^a), ma… /
Kalå kai vra^a e^nai ól’ aytå, allå...
(F) Tout cela c’est bien (beau / gentil), mais...
K199 Kaló e^nai na paw.
(F) Ce serait bien si tu y allais. (cf. K140)
K200 E^nai stiw kaléw toy.
(F) Il est de bonne humeur. / Il est bien luné. (cf. K127)
K201 Den e^nai (sta / me ta) kalå toy.
(F) 1) Il a perdu la tête. / Il n’est pas dans son bon sens.
2) Den e^nai sta kalå toy peut aussi vouloir dire :
Il est malade. / Il broie du noir.
K202 Den e^maste me ta kalå maw!
(F) Ça ne va pas la tête ! (cf. K143)
K203 Œbale ta kalå toy.
(F) Il s’est endimanché. / Il s’est mis sur son trente et un.
K204 Œla sta kalå soy!
(F) 1) Remets-toi ! / 2) Sois logique !
K205 ◊rue sta kalå toy.
(F) (Selon le contexte) 1) Il s’est rétabli. / 2) Il a repris
connaissance.
K206 Œpiase thn kal‹.
(F) Il a fait son beurre. / Il a réussi un beau coup
(qui a rapporté beaucoup d’argent). (cf. M440, O006)

*K207 Kai ta kalå dexo‡mena kai ta kakå dexo‡mena.


(F) On prend ce qui vient.
(U) (Fatalisme) On accepte les choses bonnes ou mauvaises.
223 Kal-K216bis

*K208 O kalfiw kalfi den éxei.


(T) L’homme (honnête / gentil) ne reçoit rien en retour.
(cf. K179)

*K209 Œlpize to kal‡tero kai per^mene to xeirótero.


(F) Espère le mieux et attends-toi au pire.
*K210 X^lioi kalo^ (s’ énan ontå) xvråne, énaw kaków de xvråei.
(F) Entre gens de bonne compagnie, on s’arrange.
(T) Mille personnes gentilles tiennent dans une chambre,
une personne méchante n’y tient pas.

Kalos‡nh (h)
K211 Œxete thn kalos‡nh na proxvr‹sete mprostå!
(F) Auriez-vous l’obligeance de vous avancer ? (cf. E263)
Kalo‡pi (to)
K212 H ypfiuesh eînai sta kalo‡pia.
(F) L’affaire prend forme.
(E) Kalo‡pi = moule (récipient).

K213 Moy érxetai kalo‡pi.


(F) Cela me va comme un gant. (cf. G052, K825)
K214 Den mpaînei se kalo‡pi.
(F) Il ne veut pas se plier aux règles.
(U) Se dit de qqn à qui on ne peut pas faire faire ce qu’on veut.

Kåltsa (h)
K215 E^nai (diaóloy kåltsa / kåltsa toy diabóloy). /
Foråei kai toy diafiloy kåltsa.
(F) Il est diablement (intelligent / rusé).
(U) Se dit de qqn de très intelligent ou de très rusé qui sait
toujours se tirer d’affaire.

Kal√w
K216 To ékana kalÒw kakÒw.
(F) Je l’ai fait (tant bien que mal / vaille que vaille).
K216bis KalÒw ‹ kakÒw.
(F) De toutes manières / Bon gré mal gré !
(U) Commentaire résigné sur qqc que l’on ne peut modifier
(événement passé, décision irrévocable…)
Ne pas confondre avec K216.
Kal-K217 224

K217 Kal√w (ton(e) / thn(a) / to)!


(F) (Pour qqn de connu qui vient vers vous) Salut !
(Pour qqn dont on parle et qui arrive) Tiens le voilà !
(U) Formules familières de salutation.

K218 Œxei kalÒw!


(F) C’est bon ! / Soit !
K219 KalÒw exfintvn tvn pragmåtvn. (GA)
(F) Si tout va bien.
K220 Kal√w (ørisew / or^sate)! / Kal√w (‹ruew / ‹ruate)!
(F) Bienvenue à (toi / vous) !
(U) Formules de bienvenue.

K221 Kal√w (se / saw) (br‹ka / br‹kame)!


(F) Salut (à vous) !
(U) Réponse aux formules de bienvenue de K220.

Kamåki (to)
K222 E^nai megålo kamåki.
(F) C’est un grand dragueur.
K223 Kånei kamåki.
(F) Il drague.
Kamåri (to)
K224 Œxv kamåri.
(F) Être fier de qqn ou qqch.
ñ Thn éxei kamåri.
(F) Il est fier d’elle.
ñ To éxei kamåri poy h kfirh toy eînai h prÒth sthn tåjh.
(F) Il est fier de ce que sa fille est la première de la classe.
K225 Kamåri moy !
(F) Mon petit ! / Mon trésor !
Kamar√nv
K226 KamarÒste ton!
(F) Admirez-le !
(U) Souvent ironique.

K227 Koyn‹soy! Ti kåuesai kai kamarÒneiw;


(F) Remue-toi ! Tu frimes ?
(U) Se dit à qqn qui reste sans rien faire, comme s’il voulait
se faire admirer.
225 Kam-K237

K228 Kamar√nei san (gamprfiw / g‡ftiko skepårni / kfikoraw /


n‡fh).
(F) Il se pavane comme un coq. / Il est fier comme
Artaban.
Kam‹la (h)
K229 To fylåei san thn kam‹la.
(F) Il garde rancune
(E) Kam‹la n’a pas en grec le sens figuré du français
« chameau », mais désigne une personne rancunière.

*K230 H kam‹la de blépei th dik‹ thw thn kampo‡ra.


(F) C’est la paille et la poutre. (cf. G011, K238)
(T) Le chameau ne voit pas sa propre bosse.

*K231 An de gonåtize h kam‹la de ua th fort√nane.


(T) Si le chameau ne s’agenouillait pas, on ne le chargerait pas.
(E) Se dit à propos de qqn qui a réussi qqch, non par son
mérite, mais parce qu’il s’est prêté aux circonstances.

Kampåna (h)
K232 To ’kane kampåna.
(F) Il l’a crié sur les toits. (cf. B187)
K233 Œfage mia kampåna.
(F) Il a écopé d’une sérieuse punition.
K234 Gia poion xtypåei h kampåna;
(F) Qui se fait sonner les cloches ?
(U) Se dit quand on entend qqn se faire réprimander.

Kampaniå (h)
K235 (Rîxnv / XtypÒ) kampaniå.
(F) 1) Faire des allusions. / 2) Dévoiler un secret.
(E) Kampaniå = son de la cloche.

Kampósow, -h, -o / Kåmposow, -h, -o


K236 Kånei ton kampóso. / Perniétai gia kampósow.
(F) Il fait l’important. / Il se prend pour quelqu’un.
Kampo‡ra (h)
K237 Ton (éxei / fort√netai) sthn kampo‡ra thw.
(F) Elle a à le supporter. / Elle l’a sur les bras.
(E) Kampo‡ra = bosse.
Kam-K238 226

K238 (Koîta / Na koitåw) thn kampo‡ra soy!


(F) 1) Occupe-toi de tes oignons ! (cf. A536)
2) Regarde-toi donc ! (cf. K230)
K239 Ÿla péftoyn sthn kampo‡ra toy.
(F) Tout lui retombe sur le dos.
K240 Den to shk√nei h kampo‡ra moy.
(F) C’est trop dur pour moi. / Je ne tiens pas le coup.
Kampo‡rhw, -a, -iko
*K241 De se e^pame kai kampo‡rh ((poy / kai) maw j^nisew
th mo‡rh).
(T) Nous ne t’avons tout de même pas traité de bossu,
(et tu n’as pas de raison de nous faire la tête).
(E) Tu n’as pas à te mettre en colère, nous ne t’avons pas
offensé.

Kan
K242 O‡te kan…
(F) Même pas…
ñ De uélv o‡te kan na to skeftÒ.
(F) Je ne veux même pas y penser.
ñ (Den éxei o‡te kan / Eînai xvrîw kan) déka draxméw.
(F) Il n’a même pas dix drachmes.
K243 ◊ruane kan kai kan sto gåmo.
(F) Il est venu beaucoup de monde au mariage.
(Kane^w / Kanénaw), (kamîa / kamiå), kanéna
K244 Kamiå diakosariå.
(F) Dans les deux cents. / Environ deux cents.
K245 Ua soy dÒsv kamiå.
(F) Je vais t’en flanquer une (kamiå = mia). (cf. M316)
K246 (Båstaje / Kråthse) kåna-dyo mérew.
(F) Cela a duré un ou deux jours.
Kanéla (h)
K247 Apfi thn Pfilh érxomai kai sthn korf‹ kanéla.
(F) 1) Paroles incohérentes. / 2) Dialogue de sourds.
Kanî (to)
K248 Måzece ta kaniå soy!
(F) Ramasse tes cannes !
(E) Kanî = goupillon / (fig. au pluriel) longues jambes.
227 Kan-K259

Kanónaw (o)
K249 Katå kanóna.
(F) En règle générale. / En principe.
Kanóni (to)
K250 E^nai kanóni.
(F) 1) C’est canon. / 2) Il se porte comme un charme.
K251 (Bårese / Œrije / Œskase) kanóni.
(F) 1) (Entreprise) Il a fait faillite. / 2) Il a échoué (examen...).
K252 H e^dhsh éskase kanóni.
(F) La nouvelle fit grand bruit.
(U) Ne pas confondre avec K251.

K253 Ton éxoyn sthn mpo‡ka toy kanonio‡.


(F) Ils le détestent. / Ils l’ont dans le collimateur.
(T) lls l’ont à la gueule du canon.

Kanonîzv
K254 Ua se kanonîsv egÒ! / Ua se kanonîsv gia ta kalå!
(F) Tu ne perds rien pour attendre ! / Ça va être ta fête !
(cf. K629)

Kantåri (to)
K255 Œgrace biblîa me to kantåri.
(F) Il a écrit des livres à la pelle.
K256 Œtrvge sto kantåri.
(F) Il trompait sur le poids. (cf. Z043)
Kant‹li (to)
K257 Moy ånacan ta kant‹lia.
(F) Ils m’ont mis en colère. / Je me suis mis en colère.
(cf. L045)
(E) Kant‹li = lampe à huile (à usage religieux).
(U) Le verbe peut être personnel ou impersonnel.
K258 Toy anåbv kant‹li.
(F) Je lui dois une fière chandelle.
(U) S’utilise pour exprimer sa reconnaissance à qqn qui vous a
beaucoup aidé.

K259 Katébase kant‹lia.


(F) Il a proféré des jurons.
Kan-K260 228

K260 SÒuhke to kant‹li toy.


(F) Il n’en a plus pour longtemps. / Il est à l’article de la
mort. (cf. K464, L014)
(T) Sa lampe à huile est épuisée.

Kant^ni (to)
K261 Eînai sto kantîni.
(F) Il est fin prêt.
K262 E^nai ntyménow sto kant^ni.
(F) Il est tiré à quatre épingles. (cf. P274)
Kånv
Expressions générales.
K263 Kånei (ellhnikå / moysik‹…).
(F) Il étudie (le grec / la musique…).
K264 Kånei gia (giatrfiw, prfiedrow, dikhgfirow…).
(F) Il est fait pour devenir (médecin, président, avocat…).
K265 Mhn kånete étsi!
(F) Du calme ! / Ne vous impatientez pas !
K266 Póso kånei;
(F) Combien ça fait ?
K267 « … », ékane mia, « … »
(F) « … », (fit-il / dit-il) soudain, « … »
(U) En incise.

K268 De moy kånei.


(F) Cela ne me convient pas. / Cela n’est pas fait pour moi.
K269 Den kånoyn maz^.
(F) Ils ne sont pas faits pour être ensemble.
K270 Kåti ékanew!
(F) 1) (Appréciation) Ce n’est pas mal !
2) (Ironique) Comme si tu avais fait qqch !
K271 Kånei (ton éjypno / ton årrvsto /…).
(F) Il fait l’intéressant. / Il joue au malade. /…
K272 Thw ékane éna xrysfi daxtylîdi.
(F) Il lui a offert une bague en or.
K273 Mo‡ thn ékane.
(F) 1) Il m’a refait. / 2) Il m’a faussé compagnie.
(E) Thn ne représente pas une personne.
229 Kan-K285

K274 Kånei (kra / amån) gia xorfi.


(F) Elle a la danse dans la peau.
(U) (Familier, parfois péjoratif) S’emploie pour une passion ou
un désir violent.

K275 Kånei san trelfiw gia moysik‹.


(F) Il raffole de musique.
Kånv précédé de ti, to, ta..
K276 Ti kåneiw; / Ti kånete;
(F) 1) (Pr.) Que fais-tu ? / Que faites-vous ? (cf. D170)
2) (Fig.) Comment vas-tu ? / Comment allez-vous ?
K277 Ti na kånoyme; / Ti na kånei kaneîw;
(F) Que faire ? (cf. L114)
K277bis Ti na ta k¿nv ta tajîdia;
(F) Qu’est-ce que j’en ai à faire des voyages. / Les voyages ne
m’intéressent pas.
K278 Ti ékane, léei;
(F) Répète un peu ce que tu as dit !
(U) Expression de surprise ou de désaccord à propos de ce
qu’on vient de vous dire.

K279 Ti toy kåneiw tÒra!


(F) Par quel bout peut-on le prendre ?
(U) Se dit de qqn (par ex. un enfant) qui a fait ce qu’il n’aurait
pas dû faire.

K280 Ti na soy kånv;


(F) 1) Que puis-je faire pour toi ? / 2) Qu’y puis-je ?
(E) Au sens 2) soy ne renvoie à personne.

K281 Ti na soy kånei ki aytfiw!


(F) Que pourrait-il faire de plus !
(U) Exprime la compassion.

K282 Au‹na-Lårissa to kåname dyo √rew.


(F) Nous avons mis deux heures pour faire Athènes-Larissa.
K283 To ékane me th fîlh toy.
(F) Il a fait l’amour avec son amie.
K284 Ta ékanan (uerinfi / kalokairinfi / keramidarifi).
(F) Ils ont tout saccagé.
K285 Ta ’kane (sto brakî toy / apånv toy).
(F) Il en a fait dans sa culotte (peur, joie…). (cf. X110)
Kan-K286 230

K286 Œtsi ta kånei (påntote / pånta).


(F) Il n’en fait jamais d’autres.
Kånv suivi de kai, na, pvw
K287 An kåneiw pvw fe‡geiw… / An kåneiw na f‡geiw…
(F) Si tu fais mine de partir…
K288 Mhn kåneiw na f‡geiw, giatî ua…
(F) Ne t’avise pas de partir, sinon…
K289 Mhn kåneiw pvw de uéleiw!
(F) Ne te fais pas prie !
(T) Ne fais pas comme si tu ne voulais pas !

K290 Den kånei na milåw étsi.


(F) (Tu ne dois pas / Ce n’est pas bien de) parler ainsi.
K291 Œkane na påei sthn pólh.
(F) (Il s’apprêtait à / Il était sur le point de) partir en ville.
K292 Ton ékanew (na f‡gei / ki éfyge).
(F) Tu l’as fait fuir.
*K293 Maz^ den kånoyne kai xÒria den mporo‡ne.
(T) Ensemble ils se disputent, mais ils ne peuvent pas vivre
séparés.

Kapåki (to)
K294 Aytów (eînai / bg‹ke) kapåki, fipvw pånta.
(F) Comme toujours, il s’en est sorti blanc comme neige.
(s.-ent. « bien que fautif ») (cf. L011)
(E) Kapåki = couvercle.

K295 Moy ’rue kapåki.


(F) C’est juste ce qu’il me fallait.
K296 Ta kånane kapåkia.
(F) Ils ont camouflé la chose.
(U) Se dit pour des actes délictueux.

K297 Ton éfera kapåki.


(F) Je l’ai convaincu / Je l’ai amené à mes vues.
K298 Mo‡ ’fere kapåki thn ypfiuesh.
(F) Il m’a mis l’affaire sur le dos.
(E) Il est sous-entendu que l’intéressé n’était pas consulté.
231 Kap-K310

Kapélo (to)
K299 Ta chlå kapéla.
(F) Les sommités. / Les huiles.
K300 Eînai ållo kapélo.
(F) C’est une autre histoire.
K301 Båzv to kapélo moy strabå.
(F) Je m’en moque.
K302 Toy bgåzv to kapélo.
(F) Je lui tire mon chapeau.
K303 Soy eîpa: « Den éxv ». Apfi to kapélo moy ua to bgålv;
(F) Je t’ai dit : « Je n’en ai pas ». Vais-je le sortir de mon
chapeau ?
K304 Mp‹ke kapélo stiw ntomåtew.
(F) Le prix des tomates a augmenté.
K305 Maw ffiresan kapélo. (= Maw kapélvsan)
(F) On nous a écorchés. / Ç’a été le coup de fusil.
(E) Kapélo représente un supplément inattendu (licite ou non).

Kapn^zv
K306 Kapn›zei san (aråphw / foygåro).
(F) Il fume comme un (pompier / sapeur).
K307 Ua to kånv fitan moy kapnîsei.
(F) Je le ferai quand (j’en aurai envie / ça me chantera).
(U) Familier.

K308 (Kånei / Léei) ó,ti toy kapn^sei.


(F) Il n’en fait qu’à sa tête. /
Il dit tout ce qui lui passe par la tête. (cf. K416)
(U) Familier.

Kapnów (o)
K309 Œgine kapnów.
(F) (Personnes) Il a disparu. / Il s’est volatilisé.
(Choses) C’est tombé à l’eau.

K310 To j‡lo påei kapnfiw.


(F) Les coups tombent dru.
(U) Exprime la grande quantité.
Kap-K311 232

K311 … poy phgaînei kapnfiw.


Exprime la grande quantité ou une longue durée. (cf. K310)
Avec un verbe devant l’expression poy est indispensable.
ñ Œfage j‡lo poy p‹ge kapnfiw.
(F) Il a reçu une correction mémorable
ñ Œxei leftå poy påei kapnfiw.
(F) Il a de l’argent à la pelle.
K312 Ti kapnó foymårei;
(F) Quel genre d’homme est-il ?
Kåpote
K313 Kåpote kåpote.
(F) De temps en temps. / Parfois. (cf. P618)
Kåpoy
K314 Kåpoy kåpoy.
(F) De temps en temps. / Parfois. (cf. P618)
Karabåna (h)
K315 Paliå karabåna.
(F) Un vieux routier (par ex. en politique).
(E) Karabåna = (militaire) gamelle.

Karabanåw (o)
K316 Mia zv‹ karabanåw ‹tan.
(F) Il a mené une vie de parasite.
(E) Karabanåw est péjoratif et ironique pour qualifier qqn qui
ne fait rien d’utile et se fait entretenir.
S’applique surtout aux militaires.

Karåbi (to)
K317 Karåbi argokînhto.
(F) (Personnes) Il est indolent.
(T) Un bateau qui se déplace lentement.

K318 (Bo‡liajan / Œpesan éjv) ta karåbia soy;


(F) Tu en fais une tête !
(T) Tes bateaux ont-ils coulé ?
(U) (Moqueur) Se dit à qqn qui a l’air sombre ou qui est
de mauvaise humeur sans raison.

K319 To palió karåbi kånei nerå.


(T) Le vieux bateau fait eau.
(U) Se dit des vieilles choses qui ne peuvent plus servir.
233 Kar-K329

K320 To karåbi xåuhke s‡jylo.


(F) Le navire a sombré corps et biens.
*K321 Ed√ karåbia (pnîgontai / xånontai), barko‡lew
armen^zoyn.
(T) Alors que des bateaux coulent, les petites barques prennent
le large.
(E) Se dit des inconscients qui se lancent dans une entreprise
pour laquelle ceux qui en auraient les moyens estiment
le risque trop grand.

K322 Megålo karåbi megålh foyrto‡na.


(T) À grand bateau grande tempête.
(E) Les grandes entreprises présentent de sérieux risques.

Karabok‡rhw (o)
*K323 O kalów karabok‡rhw sth foyrto‡na fa^netai.
Même expression avec kapetåniow.
(T) Le bon capitaine se voit dans la tempête.
(E) On reconnaît les gens valables dans les difficultés.

Karagkifizhw (o)
K324 Paîzei ton Karagkifizh.
(F) Il fait (le pitre / le zouave).
(U) « O Karagkifizhw » est, au théâtre d’ombres, le personnage
central qui fait rire.

Karbéli (to)
K325 (L^ga e^nai / SÒuhkan) ta karbélia toy.
(F) Il n’en a plus pour longtemps. / C’est la fin. (cf. C090)
(T) Ses pains sont (peu nombreux / épuisés).

K326 Mfiliw poy bgåzei to karbéli toy.


(F) C’est à peine s’il gagne de quoi vivre.
K327 Prépei na faw (pollå) karbélia gia na…
(F) Tu dois encore en apprendre pour que…
(U) Se dit à qqn qui manque d’expérience, en particulier à
un enfant.

*K328 (Ÿpoiow peinåei / O nhstików) karbélia oneire‡etai.


(F) Qui a faim rêve de nourriture. (cf. A206)
Kårboyno (to)
K329 (Badîzv / Perpatåv) pånv s’ anamména kårboyna.
(T) Marcher sur des braises.
Kar-K330 234

K330 Kåuetai (pånv s’ anamména / sta) kårboyna.


(F) Il est sur des charbons ardents. (cf. A033, B091)
K331 Na kao‡n ta kårboyna!
(T) Que les charbons brûlent !
(U) Se dit au cours d’une fête qui bat son plein. (cf. X090)

Kårga
K332 Ta bagónia ‹tan (kårga gemåta / sto kårga).
(F) Les wagons étaient pleins à ras bord.
K333 Œsfije kårga to skoin›.
(F) Il serra la corde au maximum.
Kårgaw (o)
K334 Mh moy kåneiw ton kårga.
(F) Ne fais pas le matamore !
Kardiå (h)
Certaines expressions emploient indifféremment kardiå ou cyx‹.
K335 Œjv kardiå! (Kal‹ kardiå!)
(F) Oublions nos soucis ! / Amusons-nous !
(U) Se dit dans une fête.

K336 (Fågame, ‹piame, xorécame) me thn kardiå maw.


(F) Nous avons (mangé, bu, dansé) de tout notre cœur.
K337 To ’kane me bariå kardiå.
(F) Il l’a fait (le cœur gros / la mort dans l’âme /
à contrecœur).
K338 Me elafriå (thn) kardiå.
(F) Le cœur léger.
K339 To apofåsisa me kr‡a kardiå.
(F) Je ne l’ai pas décidé de gaieté de cœur.
K340 Me mis‹ kardiå.
(F) Avec réticence. / À contrecœur.
K341 To ’kana (me (ólh moy) thn kardiå / apfi kardiåw).
(F) Je l’ai fait de bon cœur.
K342 Apó ta (båuh / f‡lla) thw kardiåw (toy).
(F) Du fond du cœur.
K343 Eînai éjv kardiå.
(F) Il est expansif. / C’est un joyeux vivant.
235 Kar-K357

K344 Eînai xvr^w kardiå. / H kardiå toy eînai apfi pétra.


(F) (Personnes) Il n’a pas de cœur. / Il a un cœur de pierre.
K345 Œxei kardiå.
(F) (Selon le contexte) Il a du courage. / Il souffre du cœur.
K346 Œxei (anoixt‹ / kal‹ / megålh) kardiå.
(F) Il a bon cœur. / Il est généreux. (cf. C079)
K347 Moy ånoije thn kardiå toy.
(F) Il m’a ouvert son cœur.
K348 Moy ånoije thn kardiå. / Moy ’kane thn kardiå gar‡falo.
(F) Cela me met du baume au cœur.
(U) Peut être ironique par antiphrase.

K349 De baståei h kardiå moy na ton dv. /


Den éxv kardiå na ton dv.
(F) Je n’ai pas le courage de le voir. (cf. B060)
K350 (G^netai h kardiå moy / Moy ’kane thn kardiå) peribóli.
(F) Cela m’a fait grand-peine.
(T) Mon cœur s’est fermé.

K351 Moy ’kane thn kardiå kommåtia.


(F) Il m’a brisé le cœur.
K352 Dénei kfimpo thn kardiå toy. / Œkane thn kardiå toy pétra.
(F) Il serre les dents.
(T) Il noue son cœur. / Il a fait une pierre de son cœur.
(U) Se dit de qqn qui supporte courageusement des épreuves.
Ne pas confondre avec K344.

K353 (Œkane kardiå / Œsfije thn kardiå toy) kai p‹ge.


(F) Il a pris son courage à deux mains et y est allé.
K354 (Moy kånei kardiå / Petåei h kardiå moy) (gia… / na…)
(F) J’ai grande envie de… (cf. E207)
K355 H kardiå toy kånei tik-tak.
(F) Il est amoureux.
K356 (◊rue / P‹ge) h kardiå moy (ston tópo thw / sth uésh thw).
(F) Me voilà soulagé.
K357 (Kåhke / Rågise) h kardiå moy. /
Moy (måtvse / éskise / spåraje) thn kardiå.
(F) Cela m’a fendu le cœur. / J’en ai eu le cœur brisé.
Kar-K358 236

K358 Ua kåcei kardiéw.


(F) Il brisera des cœurs.
K359 To (léei / trabåei) h (kardiå / kardo‡la) toy.
(F) 1) Il n’a pas froid aux yeux. / Il a du cran.
2) (Fig.) Il a un faible pour qqn ou qqch. (cf. A078, P305)
K360 Ma‡rise h kardiå moy.
(F) J’ai eu beaucoup de malchance. / J’en ai vu de toutes
les couleurs.
K361 P‹ge h kardiå moy sthn (Ko‡loyrh / kvlfitseph).
(F) J’ai eu une peur bleue.
K362 Aytfi moy plakÒnei thn kardiå.
(F) Cela me fait beaucoup de peine.
K363 Spartårhse h kardiå moy.
(F) J’ai éprouvé une très grande inquiétude.
K364 De xalåei kardiå.
(F) Il ne refuse rien. / Il fait toujours plaisir.
K365 Mh moy xalåw thn kardiå!
(F) Fais-moi plaisir ! / Ne me déçois pas !
K366 Aw mh xalåme tiw kardiéw maw!
(F) Ne nous fâchons pas ! / Restons-en là !
*K367 Œxei kardiå palikario‡ kai gn√mh géronta.
(T) Il a le cœur d’un jeune homme et la sagesse d’un vieillard.

Karmpfin (to)
K368 Bg‹kan (me / apfi) karmpfin.
(F) Ils sont la copie conforme l’un de l’autre.
Karpaziå (h)
K369 Ton tårajan stiw karpaziéw.
(F) On l’a giflé de la belle manière.
(E) Karpaziå = coup donné avec la paume de la main.

K370 Eînai paidî thw karpaziåw.


(F) C’est un souffre-douleur.
Karpo‡zi (to)
*K371 Dyo karpo‡zia se mia masxålh de xvråne.
(F) Qui trop embrasse mal étreint.
(T) Deux pastèques ne tiennent pas sous une aisselle.
(U) Se dit de qqn qui veut trop en faire pour aller plus vite.
237 Kar-K384

Kartéri (to)
K372 (F‡lage / Œsthne) kartéri.
(F) Il (était / se mettait) à l’affût.
Kar‡di (to)
K373 Kåue karydiåw kar‡di.
(F) Des gens de toutes sortes. (cf. S015)
K374 Eînai sklhrfi kar‡di.
(F) 1) C’est un dur à cuire. / 2) Il est difficile à manier.
K375 Ua soy strîcv to (kar‡di / lar‡ggi).
(F) Je vais te serrer le kiki.
K376 De me ypologîzoyn o‡te gia ko‡fio kar‡di.
(F) Ils se soucient de moi comme d’une guigne.
(T) Ils ne me considèrent même pas comme une noix vide.

K376bis TrÒei kai ta ko‡fia kar‡dia.


(F) Il gobe tout ce que l’on dit.
(E) Ko‡fia kar‡dia, littéralement « des noix creuses ». (cf. L223)

Karf^ (to)
K377 Mia sto karf^ kai mia sto pétalo.
(F) Souffler le chaud et le froid.
(E) Karf^ = clou.

K378 O‡te sto karfî ton brîskeiw o‡te sto pétalo.


(F) Il change d’avis comme de chemise.
K379 E^nai karf^.
(F) C’est un mouchard.
K380 Karfiå éxei o kÒlow soy;
Équivaut à A032.

K381 Kåuetai (se / sta) karfiå.


(F) Il est sur des charbons ardents.
K382 (Karf^ / Karfåki) de moy ka›getai!
(F) Je m’en fiche ! (cf. S180)
K383 Kfibei karfiå.
(F) Il grelotte (de froid).
K384 Œrije karfiå.
(F) Il a lancé des piques.
Kar-K385 238

*K385 Gia to karf^ éxase to pétalo.


(F) Les petites économies coûtent cher.
(T) Pour un clou, il a perdu le fer à cheval.

Karf^tsa (h)
K386 Karf^tsa den péftei.
(F) Il y a un monde fou. (cf. B095, P242)
(T) Une épingle ne tombe pas.

Kasîda (h)
K387 Ua soy trîcv thn kasîda!
(F) Tu vas en entendre ! / Je vais te passer un savon !
Kåstano (to)
K388 Œbgale ta kåstana ap’ th fvtiå.
(F) Il a tiré les marrons du feu. (Voir T169 pour le sens précis)
K389 Den tréxei kåstano.
(F) Pas lieu de s’en faire !
(E) Exprime le manque d’intérêt ou le manque d’importance.

K390 De xar^zei kåstana (= de xarîzetai).


(F) Il ne fait pas de cadeau. / Il ne plaisante pas.
*K391 To kåstano uélei kras^ kai to kar‡di méli.
(T) Il faut du vin avec les châtaignes et du miel avec les noix.
(E) Certaines choses doivent aller de pair.

Katå
K392 Den jérv katå pfiso uélei na…
(F) Je ne sais dans quelle mesure il veut…
K393 Katå po‡ péftei h Omfinoia;
(F) De quel côté se trouve la place Omonoia ?
K394 Katå pvw maw ta lew, éxeiw d^kio.
(F) D’après ce que tu nous dis, tu as raison.
*K395 Katå to mastro-Giånnh kai ta kopélia toy.
(F) Tel patron tel apprenti. (cf. D018)
Kataklysmfiw (o)
K396 Férnei pånta ton kataklysmfi.
(F) Il grossit toujours les difficultés.
(E) Kataklysmfiw = cataclysme.
(U) Attention : l’expression est moins forte que le mot à mot.
239 Kat-K406

Katalaba›nv
K397 Den katålabe t^pota.
(F) (Pr.) Il n’a rien compris.
(Fig.) Il ne s’est aperçu de rien. / Il n’y a vu que du feu.

K398 Kai ti ua katalåbv;


(F) À quoi bon ? / Qu’est-ce que ça changera ?
(U) Se dit lorsqu’on ne croit pas à l’importance de ce qui vous
est proposé.

Katåmoytra
K399 Thn éfage katåmoytra.
(F) Il a reçu (le coup / la chose) en pleine figure. (cf. D157)
K400 Toy ta e^pa katåmoytra.
(F) Je lui ai tout dit à la figure.
Katapélthw (o)
K401 Moy ’rue katapélthw!
(F) Ça a été la tuile ! (cf. K447)
(E) Katapélthw = catapulte.
(U) Se dit d’un événement désagréable et inattendu.

Katapétasma (to)
K402 Tr√ei to katapétasma.
(F) Il mange comme (un ogre / quatre). / C’est un goinfre.
(cf. A276)

Katap^nv
K403 Ta katåpie óla.
(F) Il a tout (supporté / encaissé). / Il a avalé la pilule.
Katåra (h)
K404 (Gyr^zei / Periplaniétai / Trigyr^zei / Trigyrnå)
san thn ådikh katåra.
(F) Il erre comme une âme en peine.
(T) Il tourne comme la malédiction injuste.
(U) Se dit de qqn qui, par ennui, flâne sans but.

K405 H katåra moy épiase.


(T) La malédiction que j’ai lancée s’est réalisée.

Katarråxthw (o)
K406 Õnoijan oi katarråxtew tvn eftå oyranÒn.
(F) Il pleut à verse.
Kat-K407 240

Katåstash (h)
K407 Ti katåstash eînai ayt‹; / Den eînai katåstash ayt‹!
(F) Ça commence à bien faire !
K408 Den e^mai se katåstash na saw bohu‹sv.
(F) Je ne suis pas en mesure de vous aider.
Kataférnv
K409 Ta kataférnv…
Sens général : « Se tirer d’affaire ». (cf. F199)
ñ Ta katåfere (kalå / vra^a /...).
(F) Il s’en est (bien / brillamment /...) tiré. /
Il a (bien / brillamment /...) réussi.
ñ Kalå ta kataférame!
(F) Nous voilà bien !
(U) Antiphrase.
ñ Milåw ellhnikå; — Ta kataférnv.
(F) Parles-tu grec ? — Je me débrouille.
K410 Toy katåfera éna gerfi xt‡phma.
(F) Je lui ai asséné un rude coup.
K411 Påli me katåfere sta xartiå.
(F) Il m’a encore battu aux cartes.
K412 Den ‹uela na påv allå sto télow me katåfere.
(F) Je ne voulais pas y aller, mais finalement il m’a persuadé.
(E) Peut être péjoratif avec le sens d’« embobiner ».

Katebåzv
Katébazv = descendre (transitif).
K413 Katébaze (t’åstra / ton oyranfi me t’åstra).
(F) Il prédisait l’avenir par la magie.
K414 Gia katébase tÒra aytfi poy moy xrvståw.
(F) Paie donc maintenant ce que tu me dois.
Kateba^nv
Katebaînv = descendre (intransitif).
K415 Toy katébhke na…
(F) Il s’est mis en tête de... / Ça l’a pris de...
K416 (Kånei / Léei) ó,ti toy katébei.
(F) Il n’en fait qu’à sa tête. / (Il dit tout ce qui lui passe par
la tête. / Il parle à tort et à travers.) (cf. K308).
241 Kat-K427

K417 O Giånnhw eînai katéba na fåme.


(F) Jean est (un grand escogriffe / une grande perche).
(T) Jean est « Descends pour que l’on se mette à table ».
(U) (Moqueur) Se dit de qqn qui est très grand.

Katergårhw (o)
K418 (O) kåue katergårhw ston pågko toy!
(F) Au travail !
(T) Que chaque galérien retourne à son banc !
(E) Indique, parfois ironiquement, le retour à l’ordre ou au
travail après une interruption, par ex. les vacances.

K418bis Metaj‡ katergaraîvn eilikrîneia.


(T) Entre filous on est sincère. (cf. P660a)
(E) Comparer : « S’entendre comme larrons en foire ».

Kat‹forow (o)
K419 P‹re ton kat‹foro.
(F) (Fig.) Il a suivi une mauvaise pente. / Il a dégringolé la
pente. (cf. B179)
K420 Ton p‹re o kat‹forow.
(F) Les malheurs s’abattent sur lui. / Il court à sa perte.
Kåti
K421 Aytó to kåti.
(F) Cette broutille.
K422 Kai kåti akfimh!
(F) Et de plus. / Un mot encore !
(U) Se dit pour ajouter qqch à ce que l’on a dit.

K423 Kåti e^nai ki aytó.


(F) C’est toujours ça de pris. / C’est déjà ça.
K424 Kåti (pluriel de énaw) peut prendre un sens exclamatif ou admiratif.
Œxei kåti malliå!
(F) Il a de ces cheveux !
K425 (Kåti / Katitî) megal‡terow.
(F) Un petit peu plus grand.
K426 Eînai to kåti ållo.
(F) Il est exceptionnel.
K427 H diadrom‹ eînai d‡o Òrew kai kåti.
(F) L’excursion dure deux heures et des poussières. (cf. K045)
Kat-K428 242

KatoyrÒ
KatoyrÒ = pisser.
Les expressions qui suivent sont toutes familières, voire vulgaires.
K428 Na se katoyr‹sv !
(F) C’est du propre !
(U) Réprimande traduisant l’agacement.

K429 Den ton katoyråw!


(F) Ça ne vaut pas la peine que tu t’occupes de lui !
K430 Ton éxv katoyrhméno.
(F) Il ne compte pas pour moi.
K431 P‹re ta katoyrhména toy kai éfyge.
(F) Il est parti (honteux / la queue entre les jambes).
(E) Même expression avec « t’ åplyta ».

K432 Den prolabaînv o‡te na katoyr‹sv.


(T) Je n’ai même pas le temps d’aller pisser. (cf. A565)

K433 Ÿtan t’ åkoysa katoyr‹uhka.


(F) Quand j’ai entendu ça, j’en ai pissé dans mon froc.
K434 Fîlhse katoyrhménew podiéw.
(F) Il s’est humilié.
(U) Se dit de qqn qui fait des bassesses pour obtenir qqch.

Katsåda (h)
K435 Moy (ébale / påthse / tråbhje) (mia) katsåda.
(F) Il m’a passé un savon. / Il m’a enguirlandé.
K436 Œfaga thn katsåda thw zv‹w moy.
(F) J’ai reçu un savon mémorable. / Je me suis fait
engueuler de la belle manière.
Katsîki (to)
K437 Ua gelåsei kai to pardalfi katsîki.
(F) Tout le monde va en rire.
(T) En rira même le chevreau bariolé.
(E) « To pardalfi katsîki » était une rubrique satirique
du journal Ta Néa.

Kåtv
K438 Kåtv o basiliåw!
(F) À bas le roi !
243 Ker-K449

K439 Pio kåtv. / Parakåtv.


(F) 1) Plus bas. / Plus loin. / 2) Ci-dessous.
K440 Kåtv kåtv.
(F) Tout en bas.
K441 Sto kåtv(-kåtv) thw graf‹w / Sto kåtv-kåtv.
(F) Après tout. / Au bout du compte.
Kafåsi (to)
K442 Ua toy f‡gei to kafåsi fitan to måuei!
(F) La tronche qu’il va faire quand il apprendra ça !
(U) Expression populaire.
(E) Kafåsi = cageot / (Pop.) tête.

Kaféw (o)
K443 O kaféw thw parhgoriåw.
(U) Café que l’on sert après un enterrement.
Par extension : café servi à qqn qui a eu des malheurs.

Ke^mai
K444 Enuåde ke^tai... (SAV)
(F) Ci-gît... / Ici repose...
Keraîa (h)
Keraîa = antenne / tiret (typographique).
K445 Méxri keraîaw.
(F) Avec tous les détails. / Par le menu.
K446 Toy ’bale keraîa.
(F) Elle l’a cocufié. (cf. K454)
Keram^da (h)
K447 Moy (’rue / ’pese) keram^da (sto kefåli).
(F) Ce fut (une tuile / un coup) pour moi. (cf. K401)
Keramîdi (to)
*K448 Ueé moy, pvw (baståw / kratåw) ta keramîdia jekårfvta;
(F) Il y a des coups de pied au cul qui se perdent !
(T) Mon Dieu, comment retiens-tu les tuiles non fixées ?
(U) Traduit la perplexité ou l’indignation devant une absurdité
que l’on voit ou que l’on entend.

Kéraw (to)
K449 To kéraw thw Amalue^aw.
(F) La corne d’abondance.
Ker-K450 244

Keråsi (to)
*K450 Ÿpoy ako‡w pollå keråsia, (båsta / kråta / påre) kai
mikró kalåui.
(T) Si tu entends parler de beaucoup de cerises, prends un petit
panier.
(E) Il ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce que
l’on vous dit.

Keratåw (o)
K451 (Bre / Ton) keratå!
(F) Espèce de salaud !
(E) Keratåw = cocu.

K452 Toy keratå!


(F) Au diable la chose !
Kérato (to)
K453 Eînai kérato (bernikvméno).
(F) C’est un homme difficile à manier. (cf. S359)
K453bis Pl‹rvse ta kérat¿ toy. / Œxv na diab¿sv ta kérata moy.
(F) Il a payé une fortune / Je dois étudier une montagne de
documents.
(E) Ta kérata exprime une très grande quantité, difficile à
imaginer ou à gérer.

K453ter Kérata éxei aytfiw kai to katåfere;


(F) Qu’a-t-il de plus pour réussir ?
K454 H gyna^ka toy toy (’bale / fórese) (ta) kérata (= ton keråtvse).
(F) Sa femme lui a planté des cornes (= l’a trompé). (cf. K446)
K455 Na kryfteîw, ua se brv kai stoy bodio‡ to kérato.
(F) Je te trouverai où que tu sois.
(T) Tu as beau te cacher, je te trouverai même dans la corne du
bœuf.

Keraynfiw (o)
K456 Moy ‹rue keraynfiw sto kefåli fitan to émaua.
(F) J’ai été frappé de stupeur quand je l’ai appris.
K457 Œpese san keraynfiw en aiurîa.
(T) (C’ / Il) est arrivé comme un coup de tonnerre dans un ciel
pur.
(U) Se dit de qqch ou de qqn qui survient sans prévenir.
245 Ker-K468

Kérdow (to)
K458 Ki aytó kérdow e^nai!
(F) C’est toujours ça de gagné !
K459 Sthn katanålvsh to kérdow.
(T) Le profit sera fonction de la vente.
(U) Pour gagner beaucoup il faut vendre beaucoup, donc
réduire les prix.

Ker› (to)
K460 K^trinow san to ker›.
(F) Jaune comme un citron. / Pâle comme un linge.
(E) Ker› = bougie / cierge.

K461 Kerî kai libåni.


(F) Ça suffit ! Y’en a marre !
(U) Façon un peu grossière de répondre à qqn qui ne cesse
de répéter « K‡rie » pour demander qqch.

K462 Toy anåbv kerî.


(F) Je lui brûle un cierge.
(U) Pour remercier ou pour supplier.

K463 LeiÒnei (san (to) kerî / san to keråki).


(F) Il se consume (de maladie, de chagrin…).
K464 LeiÒnei to kerî (toy / thw).
(F) Il n’en a plus pour longtemps. (cf. K260)
K465 Cåxnv me to ker^.
(T) Chercher avec la bougie.
(U) Se dit lorsque l’on cherche qqch de rare ou de difficile à
trouver.

*K466 Mhn tåjeiw se Õgio ker^ kai se paid^ koylo‡ri.


(T) Ne promets pas un cierge au saint et un gâteau à l’enfant.
(E) Il y a des promesses que l’on est obligé de tenir.

*K467 Apó to diåolo ki éna ker^ na påreiw, kaló e^nai.


(T) Prendre au diable même un seul cierge, c’est déjà bien.
(U) Prendre ce que l’on peut à qqn de mauvaise foi est tout
bénéfice.

*K468 Tåzei thw Panagîaw kerî kai toy diabfiloy libåni.


(F) Il donne une chandelle à Dieu et une au diable.
(T) Il promet un cierge à la Vierge et de l’encens au diable.
Ker-K469 246

Kern√
K469 Kernåei to magaz^.
(F) C’est la tournée de la maison.
Kefålaio (to)
K470 Õllo kefålaio aytfi.
(F) C’est une autre histoire.
Kefal‹ (h)
K471 Den éxei po‡ thn kefal‹n kl^nai. (SAV)
(F) Il est très pauvre. / Il n’a ni feu ni lieu.
(T) Il n’a pas où reposer la tête.
(E) Matthieu, 8, 20 ; Luc, 9, 58.

Kefåli (to)
De nombreuses expressions emploient indifféremment kefåli, myalfi, noyw,
plus rarement laimfi, mo‡tra.
K472 Gaïdoyrinó kefåli.
(F) Tête de mule.
K473 (Klo‡bio / Ko‡fio) kefåli.
(F) Tête de linotte.
K474 Jeró kefåli (= jerokéfalow, -h, -o).
(F) Entêté. / Tête de pioche.
K475 Stenfi kefåli (= stenokéfalow, -h, -o).
(F) Esprit étroit.
K476 Strabó kefåli.
(F) Esprit tordu.
K477 Xontró kefåli (= xontrokéfalow, -h, -o).
(F) Esprit borné.
K478 Apó to kefåli méxri ta pódia.
(F) De la tête aux pieds. / De pied en cap. (cf. K722)
K479 Eînai ag‡risto kefåli. / Den allåzei kefåli.
(F) C’est un entêté. / Il ne change pas facilement d’avis.
(cf. K488)

K480 Eînai (gerfi / dynatfi / tetrågvno) kefåli.


(F) C’est une grosse tête.
K481 Œxv to kefåli moy ‹syxo.
(F) 1) Je n’ai pas de souci. / 2) J’ai la conscience tranquille.
247 Kef-K496

K482 Båzv to kefåli (moy) (stoîxhma).


(F) Je parie ma tête. / Je mets ma tête à couper. (cf. K496)
K483 Båzv to kefåli (moy) sto stfima toy l‡koy.
(F) Se fourrer dans la gueule du loup.
K484 Œbale to kefåli toy (sto sak^ / ston ntorbå).
(F) Il a pris des risques. / Il a mis sa vie en danger.
K485 Œbale (mpelådew / fasar^ew) sto kefåli toy. /
Œbale to kefåli toy se (mpelådew / fasar^ew).
(F) Il s’est mis des ennuis sur le dos.
K486 Ÿla aytå ta ébgale apó to kefåli toy.
(F) Tout cela est le fruit de son imagination. / Il a tout
inventé.
K487 Œgine to kefåli moy (kazåni / koydo‡ni) apó tiw fvnéw.
Moy ékane to kefåli (kazåni / koydo‡ni) me tiw fvnéw.
(F) (Je suis tout étourdi / J’ai la tête cassée. /
J’ai la tête grosse comme ça à cause des cris. (cf. K500)
K488 Den toy gyr^zeiw e‡kola to kefåli.
(F) On ne le fait pas changer facilement d’avis. (cf. K479)
K489 Toy g‡risan to kefåli.
(F) On lui a monté la tête.
K490 Ti (kåuesai / stékesai) pånv apó to kefåli moy;
(F) J’en ai assez que tu sois sur mon dos !
K491 Kånei toy kefalio‡ toy.
(F) Il en fait à sa tête. (cf. D117)
K492 (Kånv / Ftiåxnv) kefåli.
(F) Ça me monte à la tête.
(U) Se dit de tout produit (vin…) qui rend euphorique.

K493 (Katébase / Œskyce) to kefåli.


(F) Il a courbé la tête. / Il s’est soumis.
K494 To kefåli moy den katebåzei t^pota.
(F) Je ne peux rien tirer de mon cerveau. / J’ai la tête vide.
K495 Kóbei to kefåli toy. / Toy kfibei.
(F) Il est intelligent. / Il comprend vite. (cf. S240, S244)
K496 Kóbv to kefåli moy (pvw... / an...).
(F) Je mets ma tête à couper (que… / si...). (cf. K482, X142)
Kef-K497 248

K497 Krato‡se to kefåli chlå.


(F) 1) Il tenait la tête haute. / Il était fier. (cf. M287)
2) Il ne se laissait pas abattre.
K498 Ua jespåsei sto kefåli maw.
(F) Cela nous retombera sur la tête.
K499 Ap’ to kefåli toy ta (paua^nei / trabåei / ypoférei) (óla).
(F) Il ne doit s’en prendre qu’à lui-même.
K500 Mo‡ (p‹re / éprhje / éspase / éfage) to kefåli me tiw fvnéw.
(F) Il m’a cassé la tête avec ses cris. (cf. A562, K487)
K501 Œpese me to kefåli sthn doyleiå.
(F) Il s’est lancé tête baissée dans le travail. (cf. M434)
K502 Shk√nei kefåli.
(F) Il regimbe. / Il est indiscipliné.
K503 Œspasa to kefåli moy gia na brv th l‡sh.
(F) Je me suis cassé la tête pour trouver la solution.
K504 (Aytfi to krasî / Aytfiw o ufirybow…) me xtypåei sto kefåli.
(F) (Ce vin, ce bruit…) me fait mal à la tête.
K505 To kefåli toy ua fåei!
(F) C’est à ses risques et périls !/Ça lui retombera dessus !
K506 Ayto^ toy éfagan to kefåli.
(F) Ce sont eux qui lui ont causé des ennuis.
K507 Ua (baréseiw / xtyp‹seiw) to kefåli soy (ston to^xo).
(F) Tu t’en repentiras. / Tu t’en mordras les doigts.
K508 Eînai na (baråw / xtypåw) to kefåli soy ston toîxo.
(F) C’est à (se taper la tête contre les murs / devenir fou).
K509 Stoy kasîdh to kefåli émauew (na koyre‡eiw);
(F) Où as-tu appris ton métier ?
(T) C’est sur la tête d’un teigneux que tu as appris à coiffer ?
(U) Se dit pour critiquer la qualité d’un travail.

Kéfi (to)
K510 Me kéfi. / Ÿlo kéfi.
(F) Plein d’entrain.
K511 Pånv sto kéfi.
(F) Au plus fort de la fête.
249 Kia-K522

K512 E^nai sto kéfi. / Œxei kéfia. / ◊rue sto kéfi.


(F) (Selon le contexte) 1) Il est de bonne humeur. (cf. F202)
2) Il a un coup dans l’aile. / Il a un verre dans le nez.
K513 Kånv to kéfi moy.
(F) Je me fais plaisir. / Je fais ce qui me plaît.
K514 (Œkanan / Œspasan) kéfi.
(F) Ils se sont bien amusés.
K515 Ton kånv kéfi.
(F) Il m’amuse.
(U) (Fam.) Ton se réfère à une personne.

K516 Kåneiw kéfi na...; / Soy kånei kéfi na...;


(F) Ça te dirait de… ? / As-tu envie de... ?
(U) Familier.

K517 Moy (ékocew / xålasew) to kéfi.


(F) Tu m’as supprimé l’envie. / Tu m’as gâché le plaisir.
K518 PÒw påne ta kéfia (soy);
(F) Comment ça va l’humeur ?
Kexagiåw (o)
K519 Kexagiå se bålame;
(F) De quoi j’me mêle ?
(T) T’a-t-on nommé intendant ?

Kexrî (to)
K520 (O noyw / Œxei to noy) toy sto kexrî.
(F) Il ne songe qu’au plaisir. / Il ne songe qu’à ça.
(U) Peut avoir une connotation érotique.

K521 Œpesan sto faghtfi san to poylî sto kexrî.


(F) Ils se sont jetés sur la nourriture comme
(des canards sur un hanneton / des mouches sur la
viande).
(E) Kexrî = millet.

Kiåli (to)
K522 O‡te me kiålia den ua to deiw!
(F) Tu ne l’auras pas !
(T) Même avec une longue-vue, tu ne le verras pas !
Kia-K523 250

K523 Påre tÒra giatî ‡stera ua to (zhtåw / cåxneiw) me to kiåli.


(T) Prends-le maintenant, parce qu’après tu le chercheras
avec une longue-vue.
(U) Se dit pour conseiller de saisir une occasion qui a peu de
chances de se représenter.

Kimåw (o)
K524 Ton ékanan kimå.
(F) Ils l’ont réduit en chair à pâté. (cf. K669, M426)
K^ndynow (o)
K525 Me k^ndyno na...
(F) Au risque de... / En danger de...
K526 (Diétreje / Diéfyge) megålo k^ndyno.
(F) (Il a couru / Il a échappé à) un grand danger.
K527 H katåstash egkymone^ kind‡noyw.
(F) La situation est pleine de dangers.
K^nhsh (h)
K528 Båzv se k^nhsh.
(F) Mettre en (marche / mouvement).
K529 E^xe (megålh / poll‹) k^nhsh sthn pólh.
(F) Il y avait beaucoup (d’animation / de circulation)
en ville.
Klådema (to)
K530 Œpese klådema stiw ejetåseiw.
(F) La sélection a été sévère aux examens. (cf. T245)
Kla^v
K531 O‡te klaîei o‡te gelåei.
(F) Ni bon ni mauvais.
(U) S’emploie par exemple pour le temps qu’il fait.

K532 E^nai na ton klaiw.


(F) Il est à plaindre. (cf. K540)
K533 A‡rio klaîne!
(F) Tu vas voir (ce que tu vas voir) ! (cf. T335)
(T) Demain on pleure !

K534 Ua klåcoyne (månew / mano‡lew).


(T) Des mères vont pleurer.
(U) Se dit à propos d’un événement futur attristant ou
d’une punition très sévère à venir.
251 Kla-K545

K535 Aw ta klaîei poy ta ’xei.


(F) Cela ne me touche pas !
(T) Que celui qui les possède les pleure !
(U) S’emploie pour dire que les pertes matérielles ou financières
dont il est question ne nous concernent pas.

K536 Œklaige kai xtypifitane.


(F) Il se lamentait.
K537 (Tråba / Trabåte) me, ki aw kla^v.
(T) (Traîne-moi / Traînez-moi), même si je pleure.
(E) Se dit de qqn qui aime se faire prier pour accepter
ou qui cherche à se faire plaindre.

K538 Klåce me, måna, klåce me!


(F) C’est foutu pour moi !
(U) Expression très énergique, qui traduit un profond
désespoir.

K539 Klåc’ ta, Xarålampe!


(F) Quelle catastrophe !
(U) Se dit d’une situation affreuse ou insupportable, mais
à laquelle on ne peut rien.

Klåma (to)
K540 E^nai gia klåmata.
(F) (Cela / Il) fait pitié. / C’est à en pleurer. (cf. K532)
K541 (Œlivse / Spåraje) sto klåma.
(Œbale / Œmphje / Påthse) ta klåmata.
(F) Il fondit en larmes. / Il éclata en sanglots.
K542 Balåntvse ap’ to klåma. / Œskase (kai plåntaje)
apfi to klåma.
(F) Il n’en peut plus à force de pleurer.
K543 Me (paîrnoyn / piånoyn) ta klåmata.
(F) Les larmes me viennent aux yeux.
Klånv
Klånv = péter. Les expressions qui suivent sont, en général, vulgaires.
K544 Maw éklase.
(F) Il nous prend pour de la merde.
K545 TÒra milåw ‹ klåneiw;
(U) Se dit à qqn dont les propos ne sont pas en rapport avec le
sérieux de la discussion.
Kla-K546 252

K546 Xtew éklase kai s‹mera brÒmhse.


(T) C’est hier qu’il a pété et c’est aujourd’hui qu’il sent
mauvais.
(U) Se dit de qqn qui réagit à retardement.

K547 Aytfiw eînai: « Akfima den klåsame kai toy m‡rise ».


(T) Lui c’est : « Nous n’avons pas encore pété qu’il l’a déjà
senti ».
(U) Se dit de qqn qui est au courant de toutes les rumeurs ou
qui anticipe sur les événéments.

Klapatsîmpala (ta)
K548 Måzece ta klapatsîmpalå toy ki éfyge.
(F) Il a pris ses cliques et ses claques et est parti. (cf. M500)
Klar^ (to)
K549 Den ton af‹noyn (na staue^) se xlvró klar^.
(F) (Selon le contexte) On ne le laisse pas tranquille. /
On le poursuit. / On le persécute méchamment.
(T) On ne le laisse pas (se tenir) sur une branche verte.

K550 Ta ’bgale sto klar^.


(F) Il a tout déballé. (cf. F132)
K551 Bg‹ke sto klarî.
(F) Il s’est engagé dans la mauvaise voie.
(U) Se dit dans différents cas, en particulier la prostitution.

Klar^no (to)
K552 Stéketai klar^no.
(F) Il se tient droit comme un piquet. (cf. S217)
Kle^nv
K553 Avec une durée comme sujet, exprime un temps révolu.
ñ Œkleisan treiw m‹new (poy… / apø tøte poy...)
(F) Cela fait trois mois (révolus) que…
ñ Œkleise ta e^kosi.
(F) Il a vingt ans (révolus).
ñ Kle^same (éna) xróno s’ aytó to sp^ti.
(F) Cela fait un an que nous sommes dans cette maison.
K554 Moy ékleise to spîti.
(F) Il a détruit ma famille.
K555 Ton ékleisan (mésa / sto frésko).
(F) On l’a mis (au frais / à l’ombre / en taule).
253 Klh-K563

K556 Thn ékleise to spîti. / Thn ékleisan oi doyleiéw.


(F) Elle ne sort plus de chez elle.
(T) La maison l’a enfermée. / Les travaux ménagers l’ont
enfermée.
(U) Se dit d’une personne qui a beaucoup de travail à la maison
et ne peut pas sortir.
K556bis Met¿ ton u¿nato toy syz‡goy thw, ékleise vw gynaîka.
(F) Après la mort de son mari, elle a mis fin à sa vie de femme.
Kleftå
K557 Sta kleftå.
(F) À la dérobée. / En catimini.
Kléfthw (o)
*K558 Mia toy kléfth, dyo toy kléfth, (trîth kai kak‹ toy méra /
treiw tone piånoyme kai sth fylak‹ ton båzoyme).
(F) Une fois passe, deux fois lasse, trois fois casse.
*K559 Fvnåzei o kléfthw na f‡gei o noikok‡rhw.
(T) Le voleur crie pour que le propriétaire s’en aille.
(U) Le voleur se comporte comme si c’était lui le propriétaire.
Se dit en particulier de qqn qui sort de son droit.

*K560 Stoy kléfth to sp^ti kléftew den pato‡n.


(F) Les loups ne se mangent pas entre eux. (cf. K703)
(T) Les voleurs ne pénètrent pas dans la maison du voleur.

*K561 O kléfthw eîde ton ce‡th ki éfyge.


(T) Le voleur a vu le menteur et s’est enfui.
(E) Le mensonge est pire que le vol.

*K562 Kléfthw åpiastow kauarów noikok‡rhw.


(F) Tout accusé, non reconnu coupable, est innocent.
(T) Le voleur non arrêté est un maître sans reproche.

Kl‹donaw (o)
K563 Aytå na ta lew ston kl‹dona!
(F) Qu’est-ce que tu racontes là ?
(E) Référence à une fête de l’Antiquité grecque, au cours de
laquelle les jeunes filles non mariées devinaient le nom de
leur futur mari au moyen de l’amîlhto nerfi. (Voir N030)
(U) Se dit à qqn qui ment, exagère, raconte des niaiseries.
Klh-K564 254

Kl‹ma (to)
*K564 ◊tan poy ‹tan (jeró / strabó) to kl‹ma, to ’fage kai
o gåidarow.
(F) Un malheur ne vient jamais seul. /Ça c’est le bouquet !
(T) Il ne suffisait pas que la vigne soit (sèche / tordue), voilà
que l’âne l’a mangée.

Kl‹row (o)
K565 (Œbalan / Œbgalan / Œrijan) (ston) kl‹ro.
(F) Ils tirèrent au sort.
K566 Rîjame kl‹ro, kai o kl‹row épese sto Giånnh.
(F) Nous avons tiré au sort, et le sort est tombé sur Jean.
Kl^ma (to)
K567 De me shk√nei to kl^ma.
(F) L’atmosphère ne me plaît pas.
(T) (Pr.) Je ne supporte pas le climat.
(U) Se dit au sens social de l’atmosphère d’un groupe.

Klînh (h)
K568 Klînh toy Prokro‡sth. (SAV)
(T) Le lit de Procuste.
(U) Se dit de la modification drastique d’un état de choses
pour le rendre conforme à nos désirs.

Klotsiå (h)
K569 Maw édivjan me tiw klotsiéw.
(F) On nous a éjectés à coups de pied (au cul). (cf. P746)
Klótsow (o)
K570 Ton éxoyn (toy klótsoy kai toy mpåtsoy / klotsosko‡fi).
(F) On n’a pour lui aucune considération. /
On le traite comme le dernier des derniers.
KlotsÒ
K571 Klfitshse lîgo, allå sto télow symfÒnhse.
(F) Il a un peu regimbé, mais finalement il a donné son accord.
Kloyb^ (to)
*K572 Ashménio e^nai to kloyb^, ma éxei mésa koykoybågia.
(T) La cage est en argent, mais dedans il y a une chouette.
(E) Le contenu n’est pas en rapport avec le contenant.
(cf. K786)
255 Kob-K584

Klvuogyrîzv
K573 Ta klvuogyrîzei.
(F) Il tourne autour du pot.
K574 Thn klvuogyrîzei.
(F) Il lui tourne autour. / Il la courtise.
KlvssÒ
K575 (Pol‡) ta klvssåw.
(T) Tu couves (longtemps).
(U) Se dit à qqn qui n’en finit pas d’accomplir une tâche.

Klvst‹ (h)
K576 H zv‹ toy krémetai apfi mia klvst‹.
(F) Sa vie ne tient qu’à un fil.
Kfibv / Kfiftv
Kfibv = couper / diminuer / supprimer.
K577 Œkoce (to kåpnisma / to potfi). /
Œkoce to tsigåro (me to maxa^ri). / Ta ékoce óla.
(F) Il a cessé (de fumer / de boire). / Il a cessé de fumer
(brutalement). / Il a tout cessé.
K578 Toy to ’koca.
(E) On a fait comprendre à qqn qu’il était inutile d’insister.

K579 Œkoca mésa apó...


(F) J’ai coupé par... (= J’ai pris un raccourci)
K580 Eînai lîgo akribfi! Ua maw kficete kåti;
(F) C’est un peu cher ! Nous ferez-vous un rabais ?
K581 Komména aytå! / Koc’ t’ aytå! / Kfice (kåti / lîgo)! /
Kof’ to!
(F) Ça suffit ! / Arrête un peu ! (= N’exagère pas !)
(cf. S141)
(E) Veut dire « Couper dans ce qui vient d’être dit ».

K582 Kfibei kai råbei.


(F) Il fait la pluie et le beau temps. (cf. L334, P057)
(T) Il coupe et il coud.

K583 Nfimow komménow kai ramménow.


(F) Une loi faite sur mesure.
K584 Komménh kai ramménh!
(F) Bouche cousue !
Kob-K585 256

Kfibv = observer qqch / pénétrer la nature de qqn.


K585 Ton købv me to måti.
(F) Je l’observe.
K586 Kfibei kînhsh.
(F) Il regarde le mouvement de la rue.
K587 Mfiliw ton eîda, ton ékoca amésvw.
(F) Dès que je l’ai vu, j’ai compris à qui j’avais affaire.
Kfibv = avoir un esprit affûté.
K588 Den toy kfibei.
(F) Il n’est pas fûté.
K589 Tfiso toy kfibei.
(F) Il fait ce qu’il peut. (cf. M577)
Kfibv = sens divers.
K590 (To gåla / H såltsa) ékoce.
(F) (Le lait / La sauce) a tourné.
K591 Kóbe gr‹gora!
(F) Fiche le camp !
K592 Kócte (aristerå / dejiå)!
(F) Tournez (à gauche / à droite) !
K593 Œkoca eisit‹rio.
(F) J’ai acheté un billet.
K593bis O‡te (kai / kan) moy ’koce na…
(F) Il ne m’est (même pas) venu à l’idée de…
K594 Ton ékoce éna aytok^nhto.
(F) Il a été écrasé par une voiture.
K595 To kfibv dîpla.
(F) Je vais faire un somme.
K596 Ti se kfiftei ésena;
(F) Qu’est-ce que ça peut te faire ?
K597 Olîgon me kfiftei. / De me kfiftei.
(F) Peu m’importe. / Je m’en balance.
(U) Familier.

Koiliå (h)
K598 Me thn koiliå sto stfima.
(F) Enceinte jusqu’aux yeux.
257 Koi-K611

K599 (Baråei / Pa^zei) h koiliå moy (biolî / l‡ra / tampoyrå /


tampo‡rlo).
(F) Mon ventre crie famine. / J’ai l’estomac dans les talons.
K600 H koiliå toy égine to‡mpano.
(F) Son ventre est bien rempli.
K601 Me kfibei h koiliå moy.
(F) J’ai la colique.
K602 H koiliå me t’ åntera malÒnoyn.
(T) Le ventre se dispute avec les intestins.
(U) Se dit de querelles intestines.

K603 Pat^kvse thn koiliå toy. / Thn patîkvse.


(F) Il s’est rempli (la panse / la bedaine).
*K604 Õdeia koiliå trago‡dia den jérei.
(F) Ventre affamé n’a point d’oreilles. (cf. A451)
*K605 Koiliå gemåth aytiå den éxei.
(T) Ventre repu n’a pas d’oreilles.
(E) Les gens riches ne sont pas sensibles à la pauvreté.

Koimåmai
K606 Koimåtai ki h t‡xh toy doyle‡ei.
(F) La fortune lui vient en dormant.
K607 Koimåtai óruiow (ki oneire‡etai).
(F) 1) Il dort debout (de fatigue). / 2) Il est bête.
K608 Koimåtai san (arnåki / aggelo‡di).
(F) Il dort comme (un ange / un bienheureux).
K609 Koimåtai to meshméri.
(F) Il fait la sieste.
K610 Ÿlh th méra koimåtai kai to brådy påei gia ¥pno.
(T) Il dort toute la journée et le soir il va se coucher.
(U) Se dit de qqn qui dort beaucoup ou qui ne fait pas
grand-chose.

Koinów, -‹, -ó
K611 To agfirasame apó koino‡.
(F) Nous l’avons acheté en commun.
Koi-K612 258

Koitåzv / Koit√
K612 Ko^ta poiow milåei!
(T) Regarde qui parle !
(U) Expression ironique utilisée à propos de qqn qui parle de
ce qu’il ne connaît pas ou qui conseille aux autres ce qu’il
ne fait pas lui-même.

K613 Gia koîta ekeî! / Ko^ta(je) na deiw (kåti prågmata)!


(F) Regarde-moi ça !
(U) Marque la surprise, la colère…

K614 Gia koîta na deiw! Kåtse ‹syxa!


(F) Écoute voir ! Reste tranquille !
(U) Menace.

K615 Koîtaje na moy steîleiw ta xr‹mata.


(F) (N’oublie pas de / Pense à) m’envoyer l’argent.
K616 Es‡ t√ra ko^ta na to peiw!
(F) Et toi, ne va pas le raconter !
(U) Attention : valeur inversée par rapport à K615.
La distinction sera faite en fonction du contexte.

K617 Mhn koitåw poy xamogelå.


(F) Ne te fie pas au fait qu’ il sourit.
K618 Na paw na koitaxteîw!
(F) Va te faire examiner ! (cf. P122)
(U) Se dit pour un examen médical.

*K619 Ÿpoiow chlå koitå pånta strabopatå.


(T) Qui regarde au-dessus de soi fait toujours un faux pas.
(U) Celui qui veut toujours plus ou mieux risque de faire des
sottises.

Kokalåki (to)
*K620 Œxei to kokalåki thw nyxter^daw.
(F) Il est né coiffé.
(T) Il a le petit os de la chauve-souris.
(U) Il s’agit, selon la croyance populaire, d’un porte-bonheur.

Kókalo (to)
K621 Basilików vw to kókalo.
(F) Royaliste (dans l’âme / jusqu’au bout des ongles).
K622 E^nai geró kókalo.
(F) C’est un balèze.
259 Kok-K633

K623 Kfikala éxei o kaféw;


(T) Y a-t-il un os dans le café ?
(U) Se dit lorsqu’une demande ou une commande met un temps
exagérément long à être satisfaite.

K624 N’ agiåsoyn ta kókalå toy!


(F) Béni soit-il ! / Que ses os reposent en paix !
(U) Formule de bénédiction pour un défunt.

K625 Õfhse ta kókalå toy.


(F) Il y a laissé sa peau. (= Il est mort là-bas)
K626 Poy na mh li√soyn ta kókalå toy!
(F) Qu’il aille en enfer !
(T) Que ses os ne se dissolvent pas !
(U) Formule de malédiction qui fait référence à la croyance
populaire selon laquelle, si les os d’un mort se dissolvent,
il a été pardonné par Dieu.

K627 Œmeine kókalo.


(F) Il est resté pétrifié (de peur / de stupeur).
(cf. A006, M103, J033)

K628 (Metrio‡ntai / Fa^nontai) ta kókalå toy.


(F) C’est un sac d’os. / Il n’a que la peau et les os.
(T) On lui (compte / voit) les côtes.

K629 Ua soy tsakîsv ta kfikala!


(F) Ça va être ta fête ! (cf. K254)
K630 An to ‹jere, ua étrizan ta kfikalå toy.
(F) S’il savait cela, il se retournerait dans sa tombe.
(T) S’il savait cela, ses os craqueraient.

Kokkin›zv
K631 Kokk›nise san (astakfiw / paparo‡na / pantzåri).
(F) Il a rougi comme une pivoine.
Kókoraw (o)
K632 San jepoypoyliasménow kókoraw.
(T) Comme un coq déplumé.
(U) (Plaisanterie) Se dit, par exemple, de personnes qui ont
quitté leurs habits de fonction (par ex. de militaires qui
ont quitté l’armée).

K633 (Per‹fanow / Perhfane‡etai) san ton kókora.


(F) Il est fier comme Artaban. / Il se rengorge comme un
coq. (cf. D099)
Kok-K634 260

K634 Kånei ton kókora (= kokore‡etai).


(F) Il fait le matamore.
K635 Me to an kai me to ua kånei o kfikoraw aygå.
(F) Avec des si et des mais on mettrait Paris en bouteille.
K636 Petågetai san ton kfikora.
(F) Il arrive comme un chien dans un jeu de quilles.
(U) Se dit de qqn qui intervient toujours mal à propos dans une
conversation.

K637 Ta fórtvse ston kókora.


(T) Il en a chargé le coq.
(U) (Familier) Se dit de qqn qui abandonne un travail par
paresse ou manque d’intérêt (par ex. un étudiant qui n’a
pas préparé ses examens).

K638 Fo‡skvse san ton kfikora.


(F) Il s’est dressé sur ses ergots.
*K639 Sarånta pénte Giånnhdew enfiw kokfiroy gnÒsh!
(T) Quarante-cinq Jean et une cervelle de coq.
(U) Se dit d’un groupe de gens racontant des absurdités.

Kokóri (to)
K640 Toy genno‡n kai ta kokória.
(T) Même les coqs lui font des petits.
(U) Se dit, ou bien de ceux à qui tout réussit, ou bien de ceux
qui n’ont pas conscience de la complexité des choses et à
qui tout semble facile.

K641 TrÒgontai san ta kokfiria.


(F) Ils se disputent comme des chiffonniers.
*K642 Ÿpoy lalo‡n (polloî kokóroi / pollå kokória) arge^ na
jhmer√sei.
(F) Trop de cuisiniers gâtent la sauce. (cf. M006, M062)
(T) Là où beaucoup de coqs chantent, le jour tarde à se lever.

Kolåi(to)
K643 P‹re to kolåi ayt‹w thw doyleiåw.
(F) Il a pris le (pli / tour de main) de ce travail. (cf. A103)
K644 To kånei me to kolåi.
(F) Il le fait (sans précipitation / à son rythme).
261 Kol-K652

Kólash (h)
K645 Den ua toy janamil‹sv (m‹te / o‡te) sthn kfilash.
(T) Je ne lui adresserai plus la parole, pas même en enfer.
(E) Je préfère la plus pénible des situations, plutôt que de lui
parler.

Kfillhma (to)
K645bis Œxei kfillhma me thn ejoysîa.
(F) Il est très (à cheval sur / accroché à) la hiérarchie.
(E) Kfillhma exprime l’idée de coller : l’attitude d’une personne
collante, qqch qui vous colle à la peau, une idée fixe…

Kollhts^da (h)
K646 (Moy ’gine / E^nai) kollhts^da.
(F) Il s’accroche à moi. / Il est collant. / C’est un vrai pot
de colle.
Kóllyba (ta)
K647 Me jéna kóllyba kånei mnhmósyno.
(T) C’est avec le blé d’autrui qu’il fait le service de ses morts.
(E) Kóllyba = blé cuit avec du sucre que l’on offre en mémoire
des morts.
(U) (Ironique) Se dit de ceux qui sont généreux avec l’argent
des autres.

K648 Poy na toy bråseiw kóllyba!


(T) Qu’on lui fasse le service des morts !
(U) Formule de malédiction pour souhaiter la mort de qqn.

Kollybogråmmata (ta)
K649 Jérei (dyo / trîa) kollybogråmmata.
(F) Il a des notions d’écriture.
(E) Il s’agit des lettres (peu nombreuses) dessinées sur le blé
offert au service des morts.

KollÒ
K650 Den kollåei!
(F) (Selon le contexte) Ça ne colle pas ! / Ça ne va pas avec ! /
Ce n’est pas crédible !
K651 Kfilla to! / Kfilla pénte!
(F) Tope là !
K652 Kfillhsa mia arrÒstia.
(F) J’ai chopé une maladie.
(U) Se dit pour une maladie contagieuse.
Kol-K653 262

K653 (Moy) kollåei (sa bento‡za / tsimpo‡ri)!


(F) Il s’accroche à moi ! (cf. K646)
(U) Exprime l’exaspération.

K654 Mh moy kollåw!


(F) Ne me cherche pas ! / Laisse-moi tranquille !
K655 Moy kóllhse…
ñ Moy kóllhse (h idéa) na påv sto ejvterikfi.
(F) L’idée de voyager à l’étranger ne me sort pas de la
tête.
ñ De moy kfillhse ¥pnow filh th n‡xta.
(F) Je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit.
K656 Thw kollåei.
(F) Il la drague.
K657 Ton kóllhsan ston to^xo.
(F) Ils l’ont remis à sa place. / Ils lui ont cloué le bec.
Kolok‡ui (to)
K658 Kolok‡uia (me th r^ganh / to‡mpana / sto påtero)! /
Kolok‡uia nerfibrasta!
(F) Balivernes ! / Sottises ! / Foutaises ! (cf. A250, A444)
Kolokyuiå (h)
K659 Ti, thn kolokyuiå ua pa^joyme;
(F) Alors ! Ça va durer encore longtemps ?
(E) Cette locution fait référence à un jeu de devinettes qui
dure très longtemps.
(U) S’emploie par ironie pour protester contre la lenteur de
pourparlers dont on ne voit pas la fin.

Kfilpo (to)
K660 Den eînai pia sto kfilpo.
(F) Il n’est plus dans le coup.
(E) Kfilpo = astuce / manœuvre.

K661 Br‹ka to kfilpo.


(F) J’ai trouvé le joint. (cf. K802)
K662 Moy ’kane kfilpa.
(F) 1) Il m’a fait des entourloupettes. / 2) Il m’a embobiné.
K663 Mp‹ke sto kfilpo.
(F) Il a pigé. (cf. N080)
(U) Familier.
263 Kom-K675

Kfilpow (o)
K664 Ÿtan t’ åkoysa moy ‹rue kfilpow.
(F) Quand j’ai entendu cela, ça m’a fait un choc. (cf. N135)
Kommåti (to)
Kommåti = morceau.
K665 Ta ’kanan kommåtia.
(F) Ils ont tout mis en pièces.
K666 Pfisa kommåtia (na / ua) gînv; /
De ua gînv (kai) xîlia kommåtia!
(F) Je ne peux pas suffire à tout ! / Je ne peux pas être
à la fois au four et au moulin.
K667 Œgine (x^lia) kommåtia gia na ton bohu‹sei.
(F) Il s’est mis en quatre pour l’aider.
K668 Kommåtia na gînei!
(F) (Selon le contexte) Peu importe ! / Soit !
(U) Se dit pour marquer le manque d’intérêt ou pour donner
à regret son assentiment.

K669 Ton ékanan kommatåkia.


(F) Ils l’ont rossé. / Ils l’ont réduit en chair à pâté.
(cf. K524)
Kommåti = petite quantité.
K670 Ståuhke kommåti na japoståsei.
(F) Il s’est arrêté un instant pour se reposer.
K671 E^nai (kommåti / kommatåki) d‡skolo.
(F) C’est un (petit) peu difficile.
Kommåti = autres sens.
K672 Kalfi kommåti! / Eînai kfimmatow!
(F) Un beau brin de fille ! / Un beau morceau !
(U) Familier.

K673 (Õme / Õnte) sta kommåtia!


(F) Va au diable !
K674 Kånei to kommåti toy.
(F) 1) Il se fait plaisir.
2) Il fait (son cirque / son numéro).
*K675 Ÿsow e^sai pånta fa^noy kai kommåti parakåtoy.
(T) Parais toujours ce que tu es et même un cran en dessous.
(E) Conseil de modestie.
Kom-K676 264

Kfimpow (o)
Kómpow = nœud.
K676 Ed√ e^nai o kómpow!
(F) Voilà le hic ! / C’est là que le bât blesse ! (cf. K092)
K677 (To édesa / Œkana) kómpo (sto mantîli moy).
(F) J’ai fait un nœud à mon mouchoir. (cf. S168)
(U) S’emploie pour signaler que l’on a pris bonne note
de ce qui a été dit.

K677bis To éxei dései tfiso kfimpo fiti …


(F) Il s’est tellement fait à l’idée que… / Il croit dur
comme fer que…
K678 Œftase o kómpow sto xténi.
(F) La mesure est comble. / Ça ne peut pas continuer.
(cf. M194)
(T) Le nœud a touché le peigne.
Kómpow = petite quantité.
K679 Båle éna kfimpo lådi.
(F) Mets une goutte d’huile.
Kontå
K680 Œfyge tÒra kontå.
(F) Il est parti à l’instant.
K681 Kontå st’ ålla e^nai kai koyfów.
(F) (En plus du reste / Pour comble) il est aussi sourd.
K682 Ton (éxv / paîrnv) apfi kontå.
(F) Je le tiens à l’œil.
Kóntra
K683 Ÿla moy érxontai kóntra.
(F) Tout m’est contraire.
K684 Moy påei kóntra.
(F) Il prend le contrepied de tout ce que je dis ou fais.
K685 O kairów maw påei kóntra.
(F) 1) Le temps (qu’il fait) est contre nous.
2) Les circonstances sont contre nous.
Kopan√
K686 Thn kopånhse.
(F) Il s’est esquivé. / Il a décampé.
(U) Familier.
265 Kop-K698

K687 Ti maw kopanåw;


(F) Qu’est ce que tu nous chantes là ?
(U) Familier.

K688 Toy ta kopånhsa óla.


(F) Je lui ai tout balancé à la figure.
(U) Familier.

K689 Ta kopanåei (gerå).


(F) Il boit sec.
Kopéli (to)
*K690 Lége-lége to kopéli kånei th griå kai uélei.
(T) À force de paroles, le jeune a fini par faire céder la vieille.
(E) Avec de la persévérance tout est possible.

Kopiåzv
K691 Aw kopiåsei!
(F) Qu’il y vienne !
(E) Kopiåzv = se donner la peine / s’approcher.
(U) Menace.

K692 Kopiåste (sto sp^ti maw) (na fåme / na ta po‡me)!


(F) Venez donc (manger / bavarder) (à la maison) !
Kópow (o)
K693 Pol‡w kópow, l^go to kérdow.
(F) Le jeu n’en vaut pas la chandelle.
(T) Beaucoup de peine, peu de gain.

K694 Den aj^zei ton kópo na…


ñ Den åjize ton kópo na paw!
(F) C’était bien la peine d’y aller !
(U) Antiphrase.
ñ Den aj^zei ton kópo na ton bohu‹seiw.
(F) Ça ne vaut pas la peine de l’aider.
K695 Me sygxvre^te poy saw ébala se kópo.
(F) Excusez-moi de vous avoir donné de la peine.
K696 Kåneiw ton kfipo na paw n’ anoîjeiw, se parakalÒ;
(F) Veux-tu bien te donner la peine d’aller ouvrir ?
K697 Mp‹ke ston kópo (gia) na maw ypodexueî.
(F) Il s’est donné de la peine pour nous recevoir.
K698 P‹gan oi kópoi moy xaménoi.
(F) J’en ai été pour ma peine.
Kor-K699 266

Kfirakaw (o)
K699 (Õi) ston kóraka! / Ew kfirakaw! (SAV)
(F) 1) (Va) au Diable ! / 2) Fiche-moi la paix ! (cf. D097)
K700 Bgåle ton kfiraka epitéloyw!
(F) Tais-toi à la fin !
*K701 Kako‡ kfirakow, kakfin vfin. (SAV)
(T) Mauvais corbeau, mauvais œuf.
(E) Un mauvais maître formera de mauvais élèves.

*K702 Apó koråkoy stóma « kra » u’ ako‡seiw. /


Ek stfimatow koråkoy « kra ».
(T) De la bouche d’un corbeau on entendra « croa ».
(E) Les gens parlent et agissent en conformité avec leur
nature.

*K703 Kórakaw koråkoy måti de bgåzei.


(F) Les loups ne se mangent pas entre eux. (cf. K560)
(T) Un corbeau ne crève pas l’œil d’un corbeau.

*K704 Ÿtan aspr^sei o kórakaw kai g^nei peristéri.


(F) Quand les poules auront des dents.
(T) Quand le corbeau aura blanchi et sera devenu pigeon.

*K705 O kfirakaw peristéri de gînetai.


(T) Le corbeau ne devient pas pigeon.
(E) On ne change pas qqn de mauvais.

Koråki (to)
K706 Œpese pånv moy san koråki.
(F) Il m’exploite.
(T) Il s’est jeté sur moi comme un corbeau.

K707 Plåkvsan ta koråkia.


(F) Les vautours ont rappliqué.
(U) Se dit de ceux qui profitent des malheurs d’autrui.

Kordéla (h)
K708 Kånei kordelåkia.
(F) Il fait des manières.
K709 Kai (påei / tråba) kordéla!
(F) Et ainsi de suite ! (cf. P416)
267 Kor-K720

Kórh (h)
*K710 O‡te thn kórh toy d^nei, o‡te to sympéuero kakokard^zei.
(F) Il ménage la chèvre et le chou.
(T) Il ne donne pas sa fille et ne mécontente pas non plus le
futur beau-père de sa fille.
(U) Se dit de qqn qui réussit à agir sans mécontenter personne.

*K711 Kfirh soy milåv, n‡fh åkoy.


(T) Ma fille, je te parle, belle-fille écoute.
(U) Se dit de qqn qui ne veut pas parler directement à une
autre personne. (cf. N167)

Koriów (o)
K712 Œkane ton cófio (korió).
(F) Il a fait l’innocent.
(T) Il a fait la punaise (morte).

Korm^ (to)
K713 Xaméno korm^.
(F) Homme de rien. / Vaurien.
(U) Très péjoratif, insulte.

K714 Korm^ (kyparissénio / san kypar^ssi).


(F) Corps élancé.
K715 Gérnv to kormî moy.
(F) Se relaxer.
Koróido (to)
K716 Eînai to korfiido thw istorîaw.
(F) Il est le dindon de la farce.
K717 Œkane (ton koróido / thn korfiida).
(F) Il a fait comme s’il ne comprenait pas. (cf. P139)
(U) Par ex. pour ne pas faire un travail.

K718 M’ épiasan korfiido. / Piåsthka koróido.


(F) On m’a berné. / J’ai été refait. (cf. K767)
Koróna (h)
K719 Thn éxei korfina sto kefåli toy.
(F) Elle compte beaucoup pour lui.
K720 To épaijan koróna gråmmata.
(F) 1) Ils ont tiré à pile ou face. / 2) Ils ont joué à quitte ou
double.
Kor-K721 268

Korséw (o)
K721 Maw éginew stenów korséw.
(F) Tu nous embêtes. / Tu nous casses les pieds.
(E) Korséw = corset.

Kor(y)f‹ (h)
K722 Ap’ thn korf‹ (méxri / vw) ta n‡xia.
(F) De la tête aux pieds. / De pied en cap. (cf. K478)
Peut s’employer au figuré :
Eînai basilikfiw ap’ thn korf‹ (méxri / vw) ta n‡xia.
(F) Il est royaliste (dans l’âme / jusqu’au bout des
ongles).
Kórfow (o)
K723 Ft‡se ston kórfo soy!
(F) Touche du bois
(U) Formule employée pour conjurer la peur ou le mauvais œil.

Koskinåw (o) / -o‡ (h)


K724 Båzei ki h koskino‡ ton åntra thw me toyw pramateytådew.
(T) Même la femme du tamisier range son mari parmi les
colporteurs.
(E) Les deux professions n’étaient pas au même niveau social.
(U) Se dit de qqn qui surestime le rang social d’un proche.

Koskin›zv
K725 Ta koskin^zei óla.
(F) Il coupe les cheveux en quatre.
K726 Pol‡ to koskin^zeiw.
(F) Tu cherches la petite bête.
Kóskino (to)
K727 (To / Ton) pérasan apfi cilfi kfiskino ((To / Ton) koskînisan).
(F) On l’a examiné sur toutes les coutures.
K728 Ton ékanan kfiskino.
(F) On l’a démoli.
(T) On l’a transformé en passoire.
(U) Se dit au sens physique ou moral.
269 Kos-K740

*K729 Kaino‡rgio koskinåki moy kai po‡ na se kremåsv;


(palifi moy koskinåki moy kai po‡ na se petåjv);
(F) Tout nouveau tout beau ! (cf. B214)
(T) Mon petit tamis nouveau où vais-je t’accrocher ?
(mon vieux tamis où vais-je te jeter) ?
(U) Se dit de ceux qui admirent une nouvelle acquisition dont
ils veulent faire montre et méprisent l’ancienne.
NB : la deuxième partie de l’expression est très souvent sous-entendue.

*K730 Me to kóskino den koybaliétai to neró.


(T) On ne transporte pas d’eau dans un tamis.
(E) Avec des moyens inadaptés on n’arrive à rien.

*K731 Paliå moy téxnh kfiskino.


(T) Le tamis, c’est mon vieux métier.
(U) Se dit de qqn qui veut reprendre un ancien métier dans
lequel il est expert.

Kfismow (o)
K732 O kåtv kósmow. / O pånv kósmow.
(F) L’autre monde. / Ici-bas.
(E) Le monde des vivants et le monde des morts sont placés
différemment en grec et en français.

K733 Kfismow kai kakfi sthn agorå.


(F) Une foule pas possible au marché.
K734 Kfismow kai kosmåkhw.
(F) Un grand nombre de gens de toutes sortes.
K735 Toy kósmoy (ta prågmata / ta kalå / ta éjoda).
(F) Toutes les (choses / bonnes choses) du monde. /
Des dépenses folles.

K736 Õnurvpow toy kfismoy.


(F) (Homme / Femme) du monde.
K737 Ÿpoy o kósmow kai o Kosmåw.
(U) Se dit de qqn qui, par bonté, s’intéresse aux problèmes
des autres.

K738 Ka^getai o kósmow.


(F) Le monde est en ébullition.
K739 Den ton endiaférei to ti ua pei o kósmow.
(F) Il se moque du qu’en dira-t-on.
K740 Xalåei o kósmow.
(F) C’est le tohu-bohu. / C’est la fin du monde.
Kos-K741 270

K741 Xålase o kósmow.


(F) Le monde n’est plus ce qu’il était.
(U) Se dit au sens moral.

K742 Aytfiw o tragoydist‹w xålase kfismo.


(F) Ce chanteur a fait un tabac.
K743 (Œfaga / Xålasa) ton kósmo gia na ton brv.
(F) J’ai remué ciel et terre pour le trouver. (cf. T224)
K744 Xålase ton kósmo (me tiw fvnéw toy / gia na bgei éjv).
(F) Il a fait le diable à quatre (avec ses cris / pour sortir).
K745 De xålase (ki) o kósmow.
(F) Il n’y a pas de quoi fouetter un chat.
K746 (Poy) o kósmow na xalåsei, den ua to kånv.
(F) Le monde s’écroulerait-il, je ne le ferai pas.
(U) Exprime un refus catégorique.

K747 EdÒ o kfismow xånetai kai es‡ xtenîzesai.


(T) Le monde s’écroule alentour et toi tu te peignes.
(U) Illustre l’indifférence de qqn à l’égard de tout ce qui
se passe autour de lui.

* K747bis Mikrfiw poy eînai o kfismow.


(F) (Que) le monde est petit !
*K748 O kósmow e^nai mia skåla, ålloi thn aneba^noyn ki ålloi
thn kateba^noyn.
(T) Le monde est une échelle, les uns la montent, les autres
la descendent.
(E) Dans la société, il y a des heureux et des malheureux.
(cf. U099)

*K749 O kósmow to ’xei (to‡mpano / bo‡kino), kai ’sy kryfó


kamåri.
(F) C’est le secret de Polichinelle. (cf. T127)
(T) Tout le monde est au courant et toi tu en fais mystère.

Kost^zv
K750 Moy kóstise (pol‡ / akribå).
(F) 1) (Pr.) Cela m’a coûté cher. /
2) (Fig.) Cela m’a causé beaucoup de peine.
271 Kot-K760

Kóta (h)
K751 Gelån’ ki oi kfitew.
(F) C’est le comble du ridicule.
(T) Même les poules en rient.

K752 Eînai na ton klain’ oi kfitew.


(F) Il est dans une situation lamentable.
(T) C’en est au point que les poules le plaignent.

K753 (Koimåtai / Koyrniåzei) me tiw kótew. / ShkÒnetai me tiw


kótew.
(F) Il se couche comme les poules. / Il se lève avec les
poules.
K754 Ton jéroyn kai oi kfitew.
(F) Il est connu comme le loup blanc. (cf. P354)
K755 Ypårxei cvmî; Ypårxei na fan’ ki o kfitew.
(T) Y a-t-il du pain ? Il y en a au point d’en donner aux poules.
(U) Se dit d’une chose que l’on a en abondance.

*K756 O‡te kótew éxv, o‡te me thn alepo‡ mal√nv.


(T) Je n’ai pas de poules et ne me dispute pas avec le renard.
(E) Les ennuis viennent de ce que l’on possède.

*K757 H griå h kóta éxei to zoym^.


(F) C’est dans les vieux pots que l’on fait les bonnes sou-
pes.
(T) La vieille poule a le jus.
(E) Une personne mûre peut être plus intéressante qu’une
jeune. (A souvent une connotation érotique).

*K758 H kfita pînei nerfi kai koitåzei ton oyranfi.


(T) La poule boit de l’eau et regarde le ciel.
(E) Se dit de qqn qui exprime sa reconnaissance à Dieu.

*K759 Kåtse, kóta moy, st’ aygå soy, gia na bgo‡ne ta poyliå
soy.
(T) Couve tes œufs, ma poulette, pour qu’éclosent tes poussins.
(E) Il faut du soin et de la patience pour réussir dans ce que
l’on entreprend.

*K760 Skalîzontaw h kfita bgånei ta måtia thw.


(F) Cela lui retombera sur le nez.
(T) La poule en creusant se crève les yeux.
(E) À remuer certaines affaires, on peut se nuire à soi-même.
Kot-K761 272

Kotzåm
K761 Kotzåm palo‡ki den to eîdew;
(F) Un grand poteau comme ça, tu ne l’as pas vu ?
(U) Kotzåm qualifie qqch ou qqn d’une très grande taille.

Kotsåna (h)
K762 (Amolåv / Lév / Petåv / Rîxnv) kotsånew.
(F) Dire des imbécillités.
Kótsi (to)
K763 Œxei gerå kfitsia.
(F) Il a les reins solides.
(E) Kfitsi = cheville.

K764 Den éxei kótsia na to kånei.


(F) Il n’est pas à la hauteur pour le faire.
K765 De basto‡n ta kótsia toy.
(F) Il n’a pas de force.
K766 Mh uarreîw pvw paîzoyme ta kfitsia!
(F) Ne crois pas que ce soit un jeu d’enfants !
(E) Ta kfitsia désigne le jeu d’osselets.

Kfitsow (o)
K767 M’ épiasan kfitso.
(F) On m’a berné. / J’ai été refait. (cf. K718)
Koybåri (to)
K768 Œgine koybåri.
(F) Il est plié en deux (par la vieillesse, la douleur…).
Koybénta (h)
Certaines expressions emploient lfigia ou lfigow au lieu de koybénta.
K769 Apó koybénta se koybénta. / Koybénta (pånv)sthn
koybénta.
(F) D’un mot sur l’autre. / De fil en aiguille.
K770 To ’kane xvrîw koybénta.
(F) Il l’a fait sans discuter.
K771 Den éxei (ållh / de‡terh) koybénta! / O¥te koybénta
(na g^netai)! / De (shkÒnei / xvråei) koybénta!
(F) Pas la peine de discuter ! / (Il n’en est) pas question ! /
C’est comme ça ! (cf. S398)
273 Koy-K785

K772 (Anoîgv / St‹nv) koybénta me...


(F) Lier conversation avec...
K773 Se koybénta na briskómaste / Koybénta na gînetai.
(F) C’est juste pour bavarder. / Histoire de parler.
(cf. D169, L259)

K774 Léei kåti koybéntew.


(F) Il emploie de ces mots.
K775 Mh lew bariå koybénta!
(F) Ne profère pas de paroles blessantes !
K776 Toy pétaja mia koybénta gia...
(F) Je lui ai fait allusion à… (cf. P592)
K777 (Œpiasan / St‹sane) cil‹ koybénta.
(F) Ils ont taillé une bavette.
K778 Ÿ,ti kånei den tolmåei kanénaw na toy pei koybénta.
(F) Quoi qu’il fasse personne n’ose dire mot.
Koybentolói (to)
K779 To r^jane sto koybentolói. / St‹sane koybentolói.
(F) Ils ont taillé une bavette.
(E) Koybentolói = discussion qui traîne.

Koydo‡ni (to)
K780 Xt‡phsan koydo‡ni.
(F) On a dévoilé l’affaire.
K781 (Toy / Thw) kremåsane (ta) koydo‡nia (sto laimfi).
(F) On lui a fait une mauvaise réputation.
Koykî (to)
K782 E^nai metrhména koykiå.
(F) Le compte est bon.
K783 Œxei pollå koykiå.
(F) Il bénéficie de beaucoup de suffrages.
(U) Se réfère à un mode de scrutin de l’Antiquité.

K784 Rîxnv ta koykiå.


(F) Distribuer les cartes.
*K785 Koykiå trÒei, koykiå (martyråei / mologåei).
(U) Se dit de qqn qui ne sait pas mentir ou qui raconte des
bêtises.
Koy-K786 274

Ko‡kla (h)
*K786 Ap’ éjv ko‡kla ki apó mésa pano‡kla.
(T) De l’extérieur c’est une poupée, à l’intérieur c’est une
peste.
(U) Se dit des gens et des choses dont la belle apparence cache
les défauts internes. (cf. K572, L017, L317, M391)

Ko‡kow (o)
K787 Treiw ki o ko‡kow.
(F) Trois pelés et un tondu (= très peu de monde).
K788 Toy (bg‹ke / kóstise / sto^xise) o ko‡kow ahdóni.
(T) Le coucou lui a coûté le prix d’un rossignol.
(U) Se dit de choses payées très au-dessus de leur valeur réelle.

K789 Œmeine ko‡kow. / Zei san ton ko‡ko.


(F) Il vit tout seul.
K790 Petåxthke san ton ko‡ko toy ekkremo‡w.
(T) Il a surgi comme le coucou de l’horloge.
(U) Se dit de qqn qui intervient maladroitement en se faisant
remarquer.

*K791 Œnaw ko‡kow de férnei thn ånoijh.


(F) Une hirondelle ne fait pas le printemps.
(E) On trouve aussi xelidfini au lieu de ko‡kow.

Koykoybågia (h)
K792 Kåuetai san thn koykoybågia.
(F) Il vit en solitaire.
Koykoyl√nv
K793 Ta koyko‡lvsan (mia xarå).
(F) On a (bien) étouffé l’affaire.
(E) Koykoyl√nv = encapuchonner.

K794 Ton koyko‡lvsan. / Thn koykoyl√uhke.


(F) On la lui a fait épouser (par force, par ruse ou à la va-vite).
(U) Ne se dit que pour le mari.

Koylo‡ra (h) Voir Stefåni.


Koymånto (to)
K795 O åndraw thw den mporeî na thn kånei koymånto.
(F) Son mari n’arrive pas à en imposer (à sa femme).
275 Koy-K805

K796 Koymånto ua moy kåneiw tÒra;


(F) Ne va pas me dire ce que je dois faire !
Ko‡maro (to)
K797 Den trÒei ko‡mara.
(F) On ne lui fait pas avaler n’importe quoi. (cf. K828)
(E) Ko‡maro = arbouse.

Koymåsi (to)
K798 (Kaló / Svstfi) koymåsi e^nai (kai toy lfigoy toy).
(F) C’est un dépravé.
Koymparåw (o)
K799 Tr‡piow koymparåw eînai h tséph thw.
(F) C’est un panier percé.
Koympårow (o), Koympåra (h)
K800 Maw pa^zoyn tiw koympårew.
(F) On se moque de nous. / On ne sait pas sur quel pied
danser.
(E) Koympårow / a = témoin d’un mariage
(U) Fait référence à un jeu de petites filles, appelé
« koympårew ».

Koymp^ (to)
K801 Aytå eînai ta koympiå thw Aléjainaw.
(F) C’est là que résident les difficultés.
(E) Koympî = bouton.

K802 Br‹ka to koympî toy.


(F) J’ai trouvé comment le prendre. / J’ai trouvé le joint.
(cf. K661)

Ko‡nia (h)
K803 Eînai xazfiw apfi ko‡nia.
(F) Il est bête de naissance.
K804 Ko‡nia poy se ko‡nage!
(F) Compte là-dessus ! / Tu rêves ? / Tu peux toujours
courir ! (cf. P507)
KoynÒ
K805 Mhn to koyn‹seiw (ro‡pi) apó dv!
(F) Ne bouge pas (d’un poil) d’ici !
Koy-K806 276

K806 Pol‡ maw koyniétai o t‡pow.


(F) Ce type fait du genre. / Il la ramène.
K807 Tolmåei kai érxetai (seinåmenh koynåmenh / koynist‹ kai
lygist‹).
(T) Elle ose venir en se balançant (= décontractée).
(U) Se dit d’une personne qui, ayant fait qqch de mal,
se comporte comme si de rien n’était.

Ko‡pa (h)
K808 Ta ’kanew apfi ko‡pew.
(U) Se dit de qqn en situation difficile, qui échoue dans ce qu’il
entreprend.

Koypî (to)
K809 Trabåv koypî.
(F) (Sens pr.) Ramer.
(Sens fig.) Travailler dur / Avoir de lourdes charges.

Koyrampiéw (o)
K810 Eînai koyrampiéw.
(F) 1) C’est un embusqué. / 2) C’est un incapable.
(U) Se dit d’un soldat au sens 1).

Koyréli (to)
K811 Œgine koyréli.
(F) 1) Il est (épuisé / lessivé). / 2) On l’a humilié.
(E) Koyréli = guenille.

K812 Ton ékanan koyréli.


(F) On l’a humilié. / On l’a traité comme un moins que
rien. (cf. S174)
Koyre‡v
K813 Õnte koyrécoy!
(F) Va te faire cuire un œuf !
(U) Populaire.

K814 (Aw påei / Õst’ ton / Den påei) na koyre‡etai!


(F) Qu’il aille se faire pendre ailleurs !
(U) Marque l’indifférence ou le mépris.

Ko(y)sto‡mi (to)
K815 O troxonfimow moy ’koce éna koysto‡mi.
(F) L’agent de la circulation m’a flanqué une belle amende.
277 Koy-K826

Koytåli (to)
K816 Toy krémasan (to koytåli / ta koytålia).
(T) On lui a enlevé sa cuillère.
(U) Se dit de qqn qui arrive en retard à un repas.

K817 Ton måzecan me ta koytalåkia.


(F) On l’a ramassé à la petite cuillère. (cf. B122)
K818 TrÒei me xryså koytålia.
(F) Il roule sur l’or.
(T) Il mange avec des cuillères en or.

K819 Me megålh koytåla tr√ei.


(F) Il vit aux dépens des autres.
K820 Œfage th zv‹ me to koytåli.
(F) Il a une grande expérience de la vie.
K821 Ton éxv fåei me to koytåli.
(F) Je ne le (sais / connais) que trop.
(U) Péjoratif.

Koytaliå (h)
K822 Pn^getai se mia koytaliå neró.
(F) Il se noie dans un verre d’eau. (cf. P519)
Koytamåra (h)
K823 Œkane koytamårew.
(F) Il a agi sans réfléchir.
Ko‡telo (to) Voir Métvpo.
Koyt^ (to)
K824 E^nai toy koytio‡.
(F) 1) Il semble sortir d’une boîte. /
2) C’est flambant neuf.
(T) (Il est / C’est) à mettre dans une boîte (pour offrir).
(U) Se dit d’une personne ou d’une chose.

K825 Aytfi to ffirema moy (‹rue / épese) koytî.


(F) Cette robe me convient tout à fait. /
Cette robe tombe à la perfection. (cf. G052, K213)

Koytoyråda (h)
K826 Œkane koytoyrådew.
(F) Il a agi sans réfléchir.
Koy-K827 278

Koytoyro‡
K827 Apånthse sta koytoyro‡.
(F) Il a répondu (au hasard / au petit bonheur).
Koytóxorto (to)
K828 Den tr√ei koytóxorto.
(F) Il ne s’en laisse pas compter. (cf. K797)
Ko‡tra (h)
K829 Katebåzei h ko‡tra toy.
(F) Il en a dans la tête.
*K830 (Al^ poy) to ’xei h ko‡tra toy na katebåzei ce^rew.
(F) Il a la poisse.
(T) (Pitié pour) celui dont le front est envahi par les poux.
(U) Se dit de gens que le malheur poursuit, sans qu’on puisse
y remédier.

Ko‡tsa, -ko‡tsa
K831 ◊rue ko‡tsa-ko‡tsa.
(F) Il est arrivé (cahin-caha / tant bien que mal).
*K832 Ki o koytsów me to’na pódi ko‡tsa-ko‡tsa påei sthn pólh.
(T) Même le boiteux avec un seul pied, clopin-clopant,
va à la ville.
(E) Même avec des capacités limitées, si on a de la patience et
de la persévérance, on peut réussir.

Koytsów, -‹, -ó
K833 Koytso- + verbe (en composition).
Indique que l’action du verbe s’effectue lentement, avec difficulté ou par
petites quantités.
ñ Koytsop^nv = siroter.
ñ Koytsodoyle‡v = faire des petits boulots.
K834 Koytså strabå.
(F) Vaille que vaille. / Tant bien que mal. / Cahin-caha.
K835 Koytså strabå ki anåpoda.
(F) Tout va mal. (cf. A309)
K836 Kai h koyts‹ Marîa éxei aytokînhto.
(T) Même Marie la boiteuse a une voiture.
(U) (Péj.) Se dit de qqch qui, rare au début, est devenu banal.
279 Koc-K846

K837 P‹re o koytsfiw (ton) kat‹foro.


(F) Il a les yeux plus grands que le ventre.
(U) Se dit de qqn qui, ou bien entreprend trop de choses ou
bien grossit exagérément un travail déjà entrepris.

*K838 Koytso›, strabo^, filoi ston Õgio Pantele‹mona.


(U) Se dit à propos de malheureux, qui comptent sur un miracle
plutôt que sur eux-mêmes.
(E) Le saint dont il est fait ici mention était réputé pour ses
guérisons sur les infirmes.

Ko‡tsoyro (to)
K839 Ÿloi milo‡san ki aytfiw stekfitan san ko‡tsoyro.
(F) Tout le monde parlait et lui restait planté là comme
un idiot.
Ko‡fiow, -ia, -io
K840 Sta ko‡fia.
(F) 1) Sans bruit. / 2) Sans résultats.
K841 Ko‡fia h √ra poy t’ ako‡ei!
(F) Touchons du bois !
(T) Que soit sourd le moment qui entend cela !
(E) Souhait pour écarter un malheur.

Koyfów, -‹, -ó
K842 Sta koyfå.
(F) Sans bruit.
K843 Œkane ton koyfó.
(F) Il faisait la sourde oreille.
*K844 Stoy koyfo‡ thn pórta óso uéleiw brónta.
(F) Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
(T) Frappe tant que tu veux à la porte du sourd.

*K845 Thw koyf‹w to paid^ poté den kla›ei.


(T) L’enfant de la sourde ne pleure jamais.
(U) Se dit de gens qui parlent de choses qu’ils ne peuvent
juger.

Kóftv Voir Kfibv.


Kfich (h)
K846 Sthn kfich toy jyrafio‡.
(F) Sur le fil du rasoir.
Kra-K846bis 280

Kranîo (to)
K846bis Ta p‹re sto kranîo.
(F) Cela l’a mis hors de lui.
Krasî (to)
K847 Aytó to kras^ (baråei / xtypåei) sto kefåli.
(F) Ce vin monte à la tête.
K848 Milåei to krasî.
(T) C’est le vin qui parle.
(U) Se dit d’une personne ivre qui raconte des bêtises ou qui
parle d’une manière inhabituelle.

K849 Me piånei to kråsi.


(F) Le vin me monte facilement à la tête.
*K850 Ÿpoiow p^nei beresé kras^ meuåei dyo foréw.
(T) Qui boit du vin gratuitement s’enivre deux fois.
(E) On profite largement de ce que l’on n’a pas à payer.

*K851 Se jéno kras^ neró mh båzeiw!


(F) Ne te mêle pas des affaires d’autrui ! (cf. A199)
(T) Ne mets pas d’eau dans le vin de qqn d’autre !

*K852 To kras^ poy bga^nei ap’ to baréli prépei na p^netai.


(F) Quand le vin est tiré il faut le boire. (cf. X201)
*K853 To krasî kai to géronta ton kånei pallhkåri.
(T) Le vin rend même le vieillard vaillant.

Krathmów (o)
K854 Den éxei krathmó.
(F) Il ne peut pas se contenir. / On ne peut pas le retenir.
Krat√
K855 De me kratåei kanénaw.
(F) Personne ne m’en empêchera.
K856 Kåne kråtei!
(F) Retiens-toi ! / Patiente !
(U) Incitation à la patience ou à l’interruption d’une action.

K857 Apfi po‡ kratåw;


(F) Quelle est ton origine ? (cf. S178)
K858 Den kratåei daneikå.
(F) Il n’a pas sa langue dans sa poche.
281 Kre-K869

K859 To kratåei apó ton patéra toy.


(F) Il tient cela de son père.
K860 Kråthsa éna trapézi gia téssera åtoma.
(F) J’ai retenu une table pour quatre.
K861 To érgo kratåei dyo √rew.
(F) Le travail dure deux heures.
K862 Kratiétai kalå.
(F) 1) Il a de quoi. / 2) Il a bon pied bon œil.
*K863 Kråta me na se kratÒ n’anebo‡me sto boynfi.
(T) Tiens-moi que je te tienne pour que nous montions
la montagne.
(E) On peut réussir en s’y mettant à plusieurs. (cf. X171)

Kréaw (to)
K864 Den piånei kréaw epånv toy.
(F) Il ne grossit pas.
K864bis To fthnfi kréaw to trÒn’ oi sk‡loi.
(F) La viande bon marché, ce sont les chiens qui la
mangent.
(E) Se dit d’objets bon marché qui se révèlent inutilisables.

Krebåti(to)
K865 Krebåti toy Prokro‡sth.
Équivaut à K568.

K866 Œpese sto krebåti. / Œpese sta krebåtia.


(F) 1) Il s’est couché. / 2) Il est tombé malade.
(U) Sta krebåtia n’est employé qu’au sens 2) pour une maladie
grave.

K867 Shk√uhke apó to krebåti.


(F) 1) Il s’est levé du lit. / 2) Il a guéri.
Kremåla (h) / Krémasma (to)
K868 E^nai gia (krémasma / kremåla).
(F) 1) Il mérite la corde. / 2) Il est fou à lier. (cf. T165)
Kremm‡di (to)
K869 (Ÿso / flspoy) na peiw kremm‡di.
(F) En un clin d’œil. (cf. A272)
Kre-K870 282

K870 Ua ton kånoyn me ta kremmydåkia.


(F) Ils vont le soigner (aux petits oignons).
(U) Menace.

K871 Ntyménow san kremm‡di.


(T) Habillé comme un oignon.
(U) Se dit de qqn qui s’habille en superposant des vêtements.

KremÒ
K872 Ton kremåsane.
(F) On lui a passé la corde au cou (= On l’a marié).
K873 O koyréaw thw geitoniåw krémase to calîdi.
(F) Le coiffeur du quartier a cessé son activité.
(U) Avec une variation de l’image, peut se dire pour d’autres
cessations d’activité.

*K874 Sto spîti toy kremasménoy de milåne gia skoinî.


(F) Il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un
pendu.
*K875 Kåpoion ton ekremo‡sane ki aytów élege:
« Ti ómorfow poy e^sai! »
(T) C’était qqn que l’on pendait et qui disait :
« Que tu es beau ! »
(E) Se dit de qqn qui ne se rend pas compte de la gravité de sa
situation ou du danger qu’il court. (cf. S004)

Kr^ma (to)
K876 (Ti) kr^ma!
(F) (Quel) dommage !
K877 E^nai kr^ma apfi to Uefi! / Eînai krîma ki ådiko!
(F) (Selon le contexte) C’est vraiment dommage ! /
C’est injuste !
K878 E^nai kr^ma na peuånei tfiso néow.
(F) C’est dommage de mourir si jeune.
K879 Kr^ma poy den ‹rue.
(F) Dommage qu’il ne soit pas venu.
K880 To kr^ma sto laimó toy!
(F) Il en portera la responsabilité ! / Ce sera de sa faute !
(U) Se dit de qqn que l’on n’a pas pu dissuader de faire une
mauvaise action.
283 Kry-K891

K881 Kr^ma stoyw kópoyw toy. / Kr^ma sta niåta toy.


(F) Il en est pour sa peine. / Sa jeunesse est fichue.
Krînow (o)
K882 Em‡rise ton krîno.
(T) Elle a senti le lis.
(E) Référence aux tableaux représentant l’Annonciation.
(U) Expression voilée pour dire qu’une femme est enceinte.

Kr^nv
K883 Ej id^vn kr^nei ta allótria. (SAV)
(F) Il juge tout le monde (d’après lui / à son aune).
*K884 Mh kr^nete îna mh kriu‹te. (GA)
(F) Ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugés.
(E) Matthieu, 7, 1.

Krfitala (ta)
Krfitala = castagnettes.
K885 Daneikå ta krfitala sto gåmo.
(F) Tu auras le retour du bâton. / On te rendra la monnaie
de ta pièce.
(E) Ce que l’on a fait à un autre vous arrivera aussi.

*K886 Allo‡ barån ta krfitala ki allo‡ gînetai o gåmow.


(T) La fête se déroule d’un côté et le mariage d’un autre.
(E) Il ne faut pas se fier aux apparences. (cf. K102)

Kryåda (h)
K887 P‹re mia kryåda.
(F) Ça été pour lui une douche froide.
K888 Petåei kryådew.
(E) Il fait des plaisanteries qui tombent à plat.

Kr‡o (to)
K889 Kr‡o (farmåki / cófow).
(F) Un froid de loup.
K890 Den toy kånei o‡te kr‡o o‡te zésth.
(F) Cela ne lui fait ni chaud ni froid.
K891 Me (åfhse / paråthse) sta kr‡a toy loytro‡.
(F) Il m’a (laissé en rade / planté là). (cf. M520)
Kry-K892 284

K892 Œmeine sta kr‡a toy loytro‡.


(F) Il est resté le bec dans l’eau.
(U) Exprime la déception lorsqu’une action entreprise est
interrompue brutalement.

*K893 Kånei kr‡o, kairów gia d‡o.


(F) Il fait froid ; il est temps de se mettre à deux. (cf. A036)
Kryfów, -‹, -ó
K894 Sta kryfå.
(F) En cachette. / En catimini.
K895 To éxei kryfó.
(F) C’est son secret.
Kryfto‡li (to)
K896 Kryfto‡li paîzoyme tÒra;
(F) (Fig.) À quoi joue-t-on ?
Kt‹ma (to)
* K896bis Kt‹ma ew aieî.
(F) Une œuvre immortelle.
(T) Un acquis pour toujours.
(E) Formule appliquée par Thucydide (I,22) à son œuvre
d’historien.

Kybérnhsh (h)
K897 Me kamiå kybérnhsh!
(F) C’est hors de question ! / C’est totalement exclu !
(cf. P081)
(T) Sous aucun gouvernement.

K‡bow (o)
K898 O k‡bow errîfuh. (GA)
(F) Le sort en est jeté. / Les jeux sont faits.
(E) Latin : Alea jacta est. Cf. Plutarque, César, 32, 8.

K‡klow (o)
K899 Mh moy toyw k‡kloyw tåratte!
(F) Laisse-moi tranquille ! / Ne me dérange pas !
(T) Ne dérange pas mes cercles !
(E) Apostrophe d’Archimède à un soldat romain lors de
l’occupation de la Sicile.
(U) Se dit lorsque l’on ne veut pas être dérangé dans un travail
sérieux.
285 Kyr-K909

K‡ma (to)
K900 Maw kånei k‡mata
(F) Avec nous, il louvoie.
(U) Attention : ne signifie pas : « Il fait des vagues ».

K901 Oi sxéseiw toyw pérasan apfi sarånta k‡mata.


(F) Leurs relations ont été houleuses.
K‡mino (to)
K902 (Ÿso / flspoy) na peiw k‡mino.
(F) En un clin d’œil.
Kyn‹gi (to)
K903 Thn p‹re sto kyn‹gi.
(F) Il l’a pourchassée.
Kyparîssi (to)
K904 Ton p‹gan sta kyparîssia.
(F) On l’a enterré.
Kypriakfiw, -‹, -fi
K905 Ti; To Kypriakfi l‡nete;
(F) Alors quoi ! C’est pour demain ? (cf. M034)
(T) Quoi ? Vous allez résoudre la question de Chypre ?
(U) Se dit à propos d’une discussion qui s’éternise.

Kyriakåtikow, -h, -o
K906 ( Œbale / Ffirese) ta kyriakåtikå toy.
(F) Il s’est endimanché. / Il s’est mis sur son trente et un.
Kyriak‹ (h)
K907 Kyriak‹ kont‹ giort‹.
(T) Dimanche, fête proche.
(E) Le moment critique est proche.

K‡riow (o)
K‡riow = Seigneur.
Les expressions suivantes proviennent des Écritures ou de la liturgie.
K908 K‡rie tvn Dynåmevn!
(F) Grand Dieu !
(U) Traduit l’étonnement devant qqch d’extraordinaire.

K909 Mégaw ei, K‡rie, (kai uaymastå ta érga soy)! (GA)


(F) Ça alors !
(T) Seigneur, tu es grand, (et tes œuvres sont des merveilles).
(U) Traduit l’étonnement devant qqch d’extraordinaire.
Kyr-K910 286

K910 Mn‹suht^ moy, K‡rie! (GA)


(F) Ça alors !
(T) Ne m’oublie pas, Seigneur !
(E) Prière du « bon larron » (Luc, 23, 42).
(U) En dehors du contexte religieux, s’emploie dans une
situation difficile.

K911 K‡rie eléhson! (GA)


(T) Seigneur prends pitié !
(E) Formule biblique (Matthieu, 15, 22) et liturgique.
(U) S’emploie comme K910.

K912 Uoy, K‡rie, fylak‹n tv stómat^ moy! (GA)


(F) Mets, Seigneur, une garde à ma bouche !
(U) Se dit quand on est en colère et que l’on voudrait retenir
des paroles malencontreuses (blasphèmes, paroles blessan-
tes, trahison d’un secret...).

K913 K‡riow oîde! (GA)


(F) Dieu seul le sait ! / Qui sait ! (cf. U093)
K914 Anapa‡etai en Kyrîv. (GA)
(F) Il repose dans la paix du Seigneur.
(E) Formule liturgique.

K915 Ÿpoiow prfilabe ton K‡rio eîde.


(F) Premier arrivé, premier servi.
(T) Celui qui est arrivé à temps a vu le Seigneur.

K916 SÒson, K‡rie, (ton lafin Soy)! (GA)


(T) Seigneur, sauve ton peuple !
(E) Tiré du cantique de l’exaltation de la sainte Croix.
(U) Exprime l’étonnement, ou même la colère, devant qqch
d’inattendu.
K‡riow = monsieur.
K917 Eînai k‡riow (me ta fila toy).
(F) C’est un homme bien.
K√dvn (o)
K918 (Kro‡v / S‡rv) ton k√dvna toy kind‡noy.
(F) Sonner le tocsin. / Tirer la sonnette d’alarme.
(T) Sonner la cloche du danger imminent.
287 Kvl-K928bis

K√low (o)
K√low = cul.
Toutes les expressions sont vulgaires, voire grossières.
K919… toy kÒloy.
Précédé d’un nom ou d’un verbe, toy kÒloy exprime le peu
d’importance ou la mauvaise qualité de la chose ou de l’action.

K920 E^nai k√low (kai / me) brak^ oi dyo toyw


(F) (Ils sont comme cul et chemise / Ils sont copains
comme cochons) ces deux-là. (cf. N177)
K921 Œxei kvlofardîa. / Eînai kvlfifardow.
(F) Il a une veine de cocu. / Il a le cul bordé de nouilles.
K922 An éxeiw kÒlo ! / An (baståei / kratåei) o kÒlow soy!
(F) Si tu en as ! (= Si tu en es capable !)
K923 Bal’ to ston kÒlo soy!
(F) Tu peux te le mettre où je pense !
K924 (Kai ton kÒlo soy kåtv na (baråw / xtypåw) /
Kai kvloto‡mpew ston aéra na kåneiw), den prfikeitai na…
(F) Tu peux faire ce que tu veux, c’est non !
(T) (Tu peux bien te taper le derrière par terre / Tu peux faire
des galipettes en l’air), il est hors de question que…

K925 Moy bg‹ke o kÒlow (sth doyleiå).


(F) Je me suis cassé le cul au travail. (cf. P235)
K926 Toy g‡risa ton kÒlo.
(F) Je lui ai tourné le dos. (cf. P499)
(U) Marque de mépris.

K927 Ta uélei o (kÒlow / kvlaråkow) so;.


(F) Tu cherches les ennuis.
(T) Il veut ça, ton cul ?
(E) Même expression avec pisinfiw au lieu de kÒlow.
(U) Se dit à qqn qui, par ses actes ou son comportement, va
susciter une réaction dont les conséquences lui seront
dommageables.

K928 Ua soy kficv ton kÒlo!


(F) Gare à tes fesses !
* K928bis Milo‡n filoi, milo‡n ki oi kÒloi.
(U) Se dit à propos de qqn qui intervient sur une question qu’il
ignore.
Kvl-K929 288

K929 S’ aytfi to magåzi piånoyn (ton) k√lo.


(F) Dans ce magasin, ça vous coûte la peau des fesses.
(U) Se dit pour des prix excessifs.

K930 StrÒse ton kÒlo soy (kåtv / sth doyleiå)!


(F) Mets-toi le cul sur la selle !
(U) Se dit pour inciter qqn à travailler plus énergiquement.

K931 Sfîje ton kÒlo soy!


(F) Décarcasse-toi !
*K932 Pfite o Giånnhw den mporeî, pfite o kÒlow toy poneî.
(T) Tantôt Jean ne peut pas, tantôt ses fesses lui font mal.
(U) Se dit de qqn qui trouve toujours un prétexte pour ne rien
faire.

Kvlofvtiå (h)
K933 Maw poylåei kvlofvtiéw gia fanåria.
(F) Il veut nous faire prendre des vessies pour des
lanternes. (cf. F220)
(E) Kvlofvtiå = ver luisant.

K√nvpaw (o)
K934 Diyl^zei ton k√nvpa (kai katapînei thn kåmhlo).
(T) Il filtre le moustique (mais avale le chameau).
(E) Matthieu, 23, 24.
(U) Se dit d’hypocrites qui admettent de petites fautes mais ne
veulent pas voir les grosses.
L
Lab‹ (h)
L001 Œdvse lab‹ gia sxfilia.
(F) Il a fait jaser.
Labråki (to)-
L002 (Œpiase / Œbgale / Pétyxe) labråki.
(F) Selon le contexte, au sens de : « un succès remarquable ».
(Policier) Il a fait une belle prise.
(Journaliste) Il a réussi un scoop.
(Jeune homme) Il a levé une très belle fille.
(E) Labråki = bar (poisson).

Lagów (o)
L003 Œbgale lagfi.
(T) Il a débusqué un lièvre.
(U) Se dit quand, à force d’insister, on trouve qqch
d’important.

L004 Œgine lagów.


(F) Il s’est esquivé. / Il a filé à l’anglaise.
*L005 Maw (tåjane / yposxeu‹kane) lago‡w me petrax‹lia.
(F) On nous a promis (la lune / monts et merveilles).
(cf. O148, F150)
(T) On nous a promis des lièvres avec des étoles.

*L006 O lagów, ki an kr‡betai, ta aytiå toy fa^nontai.


(T) Le lièvre a beau se cacher, on lui voit les oreilles.
(E) Nous avons beau dissimuler, notre vrai caractère apparaît.

*L007 Lagów (thn ptérhn / th ftérh) éseie kakó thw kefal‹w toy.
(SAV)
(T) Le lièvre remuait la fougère, tant pis pour sa tête.
(E) Ce qui nous arrive de fâcheux est de notre faute et aurait
pu être évité. (cf. K117)
Lag-L008 290

*L008 Ÿpoiow kynhgåei dyo lago‡w, kanéna de barå.


(F) Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois.
(T) Qui chasse deux lièvres n’en tue aucun.

*L009 Proto‡ ton piåseiw to lagfi ti uéleiw to pipéri;


(F) Il a mis la charrue avant les bœufs. (cf. G008, S138)
(T) Avant d’avoir pris le lièvre, pourquoi veux-tu le poivre ?

Lådi (to)
L010 Moy ébgale to lådi (sth doyleiå).
(F) Il m’en a fait baver au travail. (cf. Z034)
L011 Aytów bg‹ke lådi, fipvw pånta.
(F) Comme toujours, il s’en est sorti blanc comme neige.
(s.-ent. « bien que fautif ») (cf. K294)

L012 Toy bga^nei to lådi gia na…


. (F) Il se donne un mal de chien pour…
L013 (R^xnv / X‡nv) lådi sth fvtiå.
(F) Jeter de l’huile sur le feu.
L014 (S√uhke / Téleivse) to lådi apó to kant‹li toy.
(F) Il n'y a plus d’huile dans la lampe. (cf. K260)
L014bis Fåe lådi ki éla brådy.
(T) Avale de l’huile et viens ce soir.
(E) Allusion aux vertus aphrodisiaques de l’huile d’olive.

*L015 Treiw to lådi, treiw to jîdi, pénte to ladfijido.


(T) Trois drachmes pour l’huile, trois pour le vinaigre et cinq
pour le mélange des deux.
(U) Se dit pour dénoncer des calculs frauduleux.

*L016 Ÿpoiow éxei pol‡ lådi båzei kai sta låxana.


(T) Qui a beaucoup d’huile en met même dans les choux.
(U) À l’origine, l’expression s’employait avec pipéri au lieu de
lådi, le poivre étant une épice chère. Depuis l’occupation
lådi (ou bo‡tyro) a remplacé pipéri.
(E) Celui qui a beaucoup d’argent peut gaspiller.

*L017 Misó dåxtylo lådi ki apó kåtv j^di.


(T) Un demi-doigt est de l’huile et au-dessous c’est du vinaigre.
(U) Se dit de personnes gentilles en apparence mais en fait
mauvaises. (cf. K786)

Ladiå (h)
L018 Mh moy kåneiw ladiéw!
(F) Ne me fais pas d’entourloupettes !
291 Lai-L030

Ládvma (to)
L019 Lådvma uélei aytfiw.
(F) Il veut qu’on lui graisse la patte.

Låuow (to)
L020 Ton xt‡phsa katå låuow.
(F) Je l’ai frappé par erreur.
L021 P‹ra låuow (drfimo / no‡mero).
(F) Je me suis trompé de (route / numéro).
(U) Låuow est employé ici comme adjectif.

L022 Péfteiw se låuow.


(F) Tu es dans l’erreur.
*L023 Ta låuh e^nai (gia toyw anur√poyw / anur√pina).
(F) L’erreur est humaine. (cf. A342)
Laimów (o)
Un certain nombre d’expressions emploient laimøw ou sbérkow.
L024 Œbgale to laimfi toy na se fvnåzei.
(F) Il s’est égosillé à t’appeler. (cf. L048)
L025 Moy kåuetai sto laimó.
(F) 1) (Choses) Cela me reste en travers de la gorge.
2) (Personnes) Je ne peux pas le (supporter / souffrir /
(Fam.) blairer). (cf. S026, X276)

L026 Œkleise o laimfiw moy.


(F) J’ai un chat dans la gorge.
L027 Kfice to laimfi soy na féreiw ta paidiå sto spîti!
(F) Débrouille-toi pour ramener les enfants à la maison !
L028 Aw påei na kficei ton laimfi toy!
(F) Qu’il aille se faire voir ! / Je m’en bats l’œil !
(U) Exprime l’indifférence à l’égard d’une personne en
difficulté.

L029 Kfibv to laimfi moy pvw léei cémata.


(F) Je mets ma tête à couper qu’il ment. (cf. X142)
L030 Me p‹re sto laimó toy.
(F) Il m’a entraîné avec lui (dans ses actions).
(U) Cela sous-entend des conséquences dommageables pour
l’intéressé (dettes…).
Lai-L031 292

L031 (Œpesa / Kremåsthka) sto laimfi toy méxri na…


(F) Je l’ai supplié jusqu’à ce que…
(T) Je me suis pendu à son cou jusqu’à ce que…

L032 (Piåsthke / Stråbvse) o laimów moy.


(F) J’ai le torticolis.

L033 M’ épiase ap’ to laimfi.


(F) (Pr. et fig.) Il m’a pris à la gorge.
L034 Eîmai pnigménow (méxri / vw) to laimfi.
(F) J’en ai (par-dessus la tête / jusque là).
(U) Exprime un sentiment de saturation à cause d’une
accumulation de travail, de dettes, de soucis…
S’accompagne d’un geste de la main au niveau de la gorge.

L035 Me ponåei o laimów. / Pono‡n ta laimå moy.


(F) J’ai mal à la gorge.
L036 M’ éfere vw to laimó.
(F) Il m’a exaspéré.
Låkkow (o)
L037 (Kåpoio / Kåti) låkko éxei h fåba.
(F) 1) Il y a anguille sous roche. / 2) Il y a qqch qui
cloche.
(T) Il y a un trou dans la fève.

L038 Moy skåbei to låkko.


(F) Il me glisse des peaux de banane.
L039 Skåbei (to låkko / ton tåfo) toy me ta ^dia toy ta
(n‡xia / xéria).
(F) Il creuse sa tombe de ses propres mains.
*L040 Ÿpoiow skåbei to låkko alloyno‡, péftei o ^diow mésa.
(F) Tel est pris qui croyait prendre.
(T) Qui creuse la tombe d’un autre, tombe lui-même dedans.

Laliå (h)
L041 Moy kfiphke h laliå.
(F) La parole me manque.
Lamarîna (h)
L042 (Th) dågkvse th lamarîna.
(F) Il est amoureux fou. (cf. D153, P584)
(T) Il a mordu dans la tôle.
293 Las-L053

Lamîa (h)
L043 Påei sth Lamîa mésv Uessalonîkhw.
(F) Il prend le chemin des écoliers.
(T) Il va (d’Athènes) à Lamia en passant par Salonique.

Lampåda (h)
L044 ÿsiow san lampåda. / Œxei korm^ lampåda.
(F) Il est droit comme (un cierge / un i).
Lampåki (h)
L045 Moy ånace ta lampåkia.
(F) Il m’a mis en rogne. (cf. K257, F108)
L046 Moy ånacan ta lampåkia.
(F) La moutarde m’est montée au nez. (cf. F266)
Låoy-låoy
L047 To påei me to låoy-låoy.
(F) Il amène (la question) (tout doucement / avec diplomatie).
Lar‡ggi (to)
L048 Œbgale to lar‡ggi toy.
(F) Il s’est égosillé. (cf. L024)
L049 Moy bg‹ke to lar‡ggi (apø / me) tiw fvnéw.
(F) J’ai eu mal à la gorge à force de crier.
Låsph (h)
L050 Låsph h doyleiå.
(F) L’affaire a échoué.
L051 Bg‹ke apfi th låsph (= jelåspvse).
(F) Il s’en est sorti. / Il a fini de payer ses dettes.
(U) S’applique aux difficultés financières ou aux dettes.

L052 Kficte låsphØ érxetai o mpaskînaw!


(F) Barrez-vous ; v’là le flic !
(U) Argot.

*L053 Ÿpoiow de blépei po‡ pate^, stiw låspew ue na pései.


(T) Qui ne voit pas où il met le pied tombera dans la boue.
(U) 1) Qui ne fait pas attention à ce qu’il fait échouera.
2) Qui ne fait pas attention à ses relations peut s’attirer
des ennuis.
Las-L054 294

LaspÒnv
L054 Låspvse h doyleiå.
(F) L’affaire s’est enlisée.
L055 Ta låspvsa sth gevgrafîa.
(F) J’ai raté la géographie. (cf. U007)
Låstixo (to)
L055bis Aytfi to paidî eînai låstixo.
(T) Cet enfant est en caoutchouc.
(U) Se dit de qqn d’exceptionnellement souple.

L056 (Œpaua / M’ épiase) låstixo.


(F) (Pr.) J’ai un pneu crevé.
(Fig.) Je suis bloqué (santé, affaires…).
(U) S’applique à un blocage pour une raison imprévisible.

Latre‡v
L057 Ti Uefi latre‡ei;
(T) Quel Dieu adore-t-il ?
(U) Se dit de qqn dont on ne sait quoi penser.

Laxaînv
L058 Ÿpvw låxei.
(F) Comme ça se présente. / Au petit bonheur. (cf. T299)
L059 Soy ’xei låxei na…;
(F) T’est-il arrivé de... ?
Låxano (to)
L060 (Sigå / Spoyda^a) ta låxana! / Xarå sta låxana!
(F) Faut pas exagérer ! (cf. A528, D180, P562)
(U) Expression ironique et péjorative qui s’utilise quand on
vous parle de façon trop emphatique de qqn ou de qqch.
(E) Le chou est un légume très commun et de peu de valeur.

L061 Den trÒei låxana.


(F) Il n’est pas tombé de la dernière pluie.
L062 Toyw éfagan låxano.
(F) 1) Ils les ont liquidés (= tués).
2) Ils les ont battus à plate couture.
L063 Toy fågane låxano to sakåki.
(F) On lui a fauché sa veste (sans qu’il s’en aperçoive).
295 Leg-L075

*L064 Kållio låxana me gl‡ka parå zåxarh me pîkra.


(T) Mieux vaut des choux sucrés que du sucre amer.

Laxe^o (to)
L065 (Agoråzv / Pa^rnv / Trabåv) laxe^o.
(F) (Pr. et fig.) Prendre un billet de loterie.
L066 Thn ékane laxeîo.
(F) Ça lui a tourné la tête.
(E) Thn ne renvoie pas à une personne.
(U) Se dit d’un bonheur inattendu.

L067 Toy épese to laxe^o.


(F) Il a tiré le bon numéro.
(U) (Pr. et fig.) Peut être ironique.

L068 Moy ‹ruan laxeîo ta leftå poy ésteile o patéraw.


(F) L’argent que mon père a envoyé est tombé à pic.
(U) Se dit de qqch d’inespéré qui vous arrive au bon moment.

Laxtåra (h)
L069 Moy ‹rue laxtåra. / (Œpaua / P‹ra) mia laxtåra.
(F) J’ai été pris d’une de ces frayeurs.
Lé(g)v
Lé(g)v seul.
L070 Ua paw ekeî; — An (ua) påv, léei!
(F) Tu iras là-bas ? — Et comment donc !
(U) Renforce une affirmation. Le verbe de la question doit
être repris dans la réponse.

L071 Ti ékane, léei;


(F) Qu’a-t-il fait ? Répète !
(U) Exprime la surprise.

L072 De lév, ajîzei ta leftå toy…


(F) Je ne dis pas le contraire, ça vaut son prix…
(U) Exprime des réserves sur ce qui vient d’être dit.

L073 Pew… pew…


(F) Soit… soit…
L074 Ÿlo léei léei
(F) Il a toujours qqch à dire. / Il râle tout le temps.
L075 KauÒw (léne / légetai).
(F) Comme on dit.
Leg-L076 296

L076 Loipón e^pame, étsi;


(F) Alors, c’est convenu ?
L077 Eîpa ki egÒ! / Œlega da!
(F) C’est bien ce que je me disais ! / Je me disais aussi…
(U) Exprime la surprise et peut être ironique.

L078 Aytfi ua pei (spîti / t‡xh)!


(F) Voilà ce qui s’appelle (une maison / de la chance) !
Lé(g)v avec ti.
L079 Ti ua pei ayt‹ h fråsh;
(F) Que veut dire cette phrase ? (cf. L132)
L080 Na ti léei:…
(F) Voici le contenu : …
Lé(g)v avec (ta / to) comme unique complément.
L081Ti vraîa poy ta léte!
(F) (Selon le contexte) Comme vous parlez bien ! /
Comme vous y allez !

L082 Eke^ poy ta légane.


(F) Alors qu’ils étaient en train de parler.
L083 Ed√ poy ta léme den eîxe kai ådiko.
(F) (Entre nous soit dit / Soit dit en passant), il n’avait pas
tort.

L084 Ta lév (kauarå kai jåstera / néta skéta / ntfimpra /


oruå koftå / sta îsa / staråta kai tsekoyråta / x‡ma kai
tsoybalåta / apfi thn kal‹ (kai ap’thn anåpodh).
(F) Ne pas mâcher ses mots. / Ne pas l’envoyer dire.
L085 Ta léme.
(F) On bavarde / On discute le coup.
L086 (Ta léme / Ua ta po‡me) s‡ntoma!
(F) À bientôt !
(U) Se dit quand on se sépare.

L087 Ua ta po‡me (apfi kontå).


(F) Nous en discuterons (de vive voix).
(U) Ua ta po‡me peut être l’équivalent de : « À bientôt ».

L088 Prépei na ta po‡me.


(F) (Selon le contexte) Il faut que l’on (en parle / s’explique).
297 Leg-L102

L089 T√ra ua ta po‡me!


(F) Maintenant tu vas voir ! (cf. B149)
(U) Menace.

L090 Vraîa ta lew! / Pew ta!


(F) Voilà qui est parler !
L091 Es‡ to lew!
(F) Tu parles d’or ! (cf. X262)
L092 Pew to (loipón)!
(F) Dis-le donc ! / Accouche !
Lé(g)v avec un seul complément différent de ta, to.
L093 Eména moy lew!
(F) Tu parles !
(U) Ironique pour marquer l’incrédulité.

L094 De moy lew… / Gia pew moy…


(F) Dis-moi donc…
(U) Peut servir à interpeller qqn.

L095 … kai ua soy pv egÒ!


(F) …et tu vas voir !
(U) Renforce un avertissement qui précède.

L096 P√w (se / saw) léne;


(F) Comment (t’appelles-tu / vous appelez-vous) ?
L097 Kåti léei.
(F) Ça peut aller !
L098 De léei kai pollå!
(F) Ce n’est pas si bien que ça ! / Ça ne vaut pas cher !
L099 Ÿ,ti peiw (es‡)!
(F) C’est toi qui décides ! / Comme tu veux !
L100 Pollå lew!
(F) Tu parles trop ! / Tais-toi !
(U) Exprime la désapprobation.

L101 (Eîpew / Eîpate) tîpota;


(F) (Tu as / Vous avez) qqch à dire ?
(U) Au figuré, signifie que l'on n’accepte aucune objection.

L102 An eînai vraîa; Vraîa, de lew tîpota!


(F) Si c’est beau ? Beau, ce n’est pas peu dire !
Leg-L103 298

Lé(g)v avec plusieurs compléments dont un pronom.


L103 Ti moy lew; / Mh moy peiw! / Mh moy to lew!
(F) (Surprise) Qu’est-ce que tu me racontes ? /
(Étonnement) C’est pas vrai !

L104 Kåti maw e^pew (tÒra)!


(F) Ça ne nous avance à rien ! / Tu parles !
(U) Ironique.

L105 San pollå maw ta lew!


(F) Tu en rajoutes ! / Tu nous la bailles belle !
L106 De maw ta lew kalå!
(F) Ce n’est pas ce que l’on avait dit !
L107 Ti soy léei; — De moy léei t^pote.
(F) Qu’en dis-tu ? — Cela ne me dit rien.
L108 Aytó poy soy lév. / Aytó poy soy e^pa.
(F) Tiens-le-toi pour dit ! / Fais ce que je te dis !
L109 Ti toy lew (tÒra); / Ti na toy peiw (tÒra);
(F) Que lui dire (maintenant) ?
(U) Pour répondre aux propos extravagants de qqn.
Lé(g)v précédé de an, aw, na, poy.
L110 Aw po‡me (fiti / pvw) argeî, …
(F) Supposons qu’il soit en retard, …
L111 Elåte, (aw / na) po‡me, stiw éji.
(F) Venez, (disons / mettons), à six heures.
(U) En incise, pour marquer une hésitation ou
une proposition.

L112 Aytfi na moy peiw!


(F) Tu as bien raison ! / C’est bien ça !
L113 Gia na to lew es‡, kåti ua jéreiw.
(F) Si tu le dis, c’est que c’est vrai.
L114 Ti na (peiw / pei kane^w);
(F) Que peut-on dire ? / C’est comme ça ! (cf. K277)
(U) Exprime un sentiment d’impuissance.

L115 Ti na pv kai ’gv;


(F) Qu’y puis-je ?
L116 Œtsi poy lew!
(F) C’est comme ça ! / Et voilà
299 Leg-L129

L117 (Kai) poy (lew / léte)…


(F) Donc / Alors / Disais-je...
(U) S’emploie dans un récit pour enchaîner.

L118 Poy (lew / léte) (loipón)…


(F) Eh bien, voilà… / Et alors… / Donc…
(U) Variantes de loipfin, comme introduction.

L119 Kai metå soy léei pvw eîmaste fîloi.


(F) Et dire que nous sommes amis.
Lé(g)v suivi de kai; na, pvw.
L120 Léei na påei bfilta.
(F) Il a l’intention d’aller se promener. (cf. L197, S127)
L121 To aytokînhto de léei na jekin‹sei.
(F) La voiture n’a pas l’air de vouloir démarrer.
L122 Lew na ta kataféreiw;
(F) Penses-tu y arriver ?
L122bis Lew na mhn jérv…
(F) Je sais très bien…
L123 Lew (kai / pvw)…
(F) Comme si… / On dirait que… (cf. U017)
(U) Introduit une hypothèse.

L124 (Pew / péste) pvw…


(F) (Fais / Faites) comme si… / Mettons que…
Lé(g)v avec un autre verbe.
L125 Léei kai jeléei. / E^pe je^pe.
(F) Il change d’avis comme de chemise. (cf. F042)
L126 Œxoyme kai léme.
(F) Voyons ce que l’on a ! / Voyons voir !
(U) Se dit quand on commence une énumération ou
un travail important.

L127 E^pe kai égine.


(F) Il a vu juste.
(T) Il a dit qqch et c’est arrivé.

L128 Ti (kåuesai / paw) kai lew ston énan kai ston ållo;
(F) Qu’est-ce-que tu te mets à raconter aux uns et aux
autres ?

L129 Aw påne na léne!


(F) Laissons-les dire !
Leg-L130 300

L130 Den pa’ na lew es‡!


(F) Cause toujours !
L131 Den pa’ na lév egÒ, aytfiw to dikfi toy.
(F) J’ai beau dire, il n’en fait qu’à sa tête.
L132 Ti (uélei / pa’) na pei ayt‹ h fråsh;
(F) Que veut dire cette phrase ? (cf. L079)
L133 To lév kai to fvnåzv.
(F) Je le dis haut et fort.
Lé(g)omai.
L134 Aytfi na légetai!
(F) Voilà qui est parler !
(U) Exprime l’approbation.

L135 To ti éfagan de légetai.


(F) C’est inouï ce qu’ils ont mangé.
(U) Exprime la démesure.

L136 P√w (légetai / to léne) aytó sta ellhnikå;


(F) Comment dit-on cela en grec ?
Autres locutions.
L137 (Me to) (lége-lége / pew-pew)…
Souligne que la discussion a été prolongée.
ñ (Me to) (lége-lége / pew-pew) ton katåfera.
(F) À force de discuter je l’ai persuadé.
ñ (Me to) (lége-lége / pew-pew) pérase h Òra.
(F) Avec nos bavardages, une heure a passé.
L138 Õllo na soy lév kai ållo na deiw.
(T) C’est une chose de te le dire, et autre chose de le voir
par toi-même.
(E) Se dit de qqch de difficile à décrire par des mots.

L139 S’ to ’pa kai s’ to janalév.


(F) Tiens-le-toi pour dit !
L140 Ta soy ’pa - moy ’pew.
(U) Se réfère à des échanges de paroles plus ou moins
confuses.

L141 Po‡ na s’ ta lév!


(F) J’en ai des choses à te raconter ! / Si tu savais !
(U) Marque l’importance ou la quantité de ce que l’on va dire.
301 Lei-L152

L142 Œxei légein.


(F) Il a du bagout.
L142bis Eînai perittfin eîpein.
(F) Cela va sans dire !
L143 Fér’ eipe^n. (SAV)
(F) Par exemple. / Façon de parler.
L144 Sthn katox‹ eîpame to cvmî cvmåki.
(F) Pendant l’Occupation le pain se faisait rare.
(U) Allusion aux restrictions de denrées de première nécessité,
en particulier de nourriture (cvmî peut être remplacé par
lådi, nerfi…).

L145 Eîpame to ’na ki t’ ållo.


(F) Nous avons parlé de choses et d’autres.
L146 Eg√ ta lév, eg√ t’ ako‡v
(F) Je parle à un mur.
(U) Se dit quand les conseils que l’on donne ou les demandes
que l’on formule restent sans réponse.

L147 Na mh me léne Giånnh an den to kånv.


(F) Je ne m’appelle pas Jean si je ne le fais pas. /
Que je sois pendu si je ne le fais pas.
*L148 E^pame pollå kai s√nei, aw lal‹sei kai ållo ahdóni.
(F) Trêve de paroles ; laissons les autres parler.
(T) Nous avons beaucoup parlé, ça suffit, qu’un autre oiseau
chante.

Le^pv
L149 Aw moy le^pei! / Na le^pei (to b‡ssino)!
(F) Je n’en ai que faire ! / Très peu pour moi !
(T) Que cela me manque ! / Que me manque (la cerise aigre) !
(U) Se réfère à qqch de peu agréable dont on ne veut pas.

L150 Na soy le^poyn aytå!


(F) Pas question !
L151 (Aytó / Aytów) da (moy / maw) éleipe!
(F) Il ne manquait plus que (ça / lui) ! / C’est le bouquet !
(U) Ironique.

Lei√ma (to)
L152 Œgine lei√ma h mplo‡za, allå akfimh th forÒ.
(F) Le chemisier est usé jusqu’à la corde, mais je le porte quand
même.
Lei-L153 302

L153 G‡rise leiÒma apfi thn ko‡rash.


(F) Il est revenu vidé par la fatigue. (cf. P744)
Lemóni (to)
L154 Œgine (kîtrinow san) lemóni.
(F) Il s’est senti mal. / Il a changé de couleur.
Lemonfikoypa(h)
L155 Ton pétajan sa stymménh lemonfikoypa.
(T) On l’a jeté comme un citron une fois pressé.
(E) On a tiré de lui tout ce que l’on a pu et on n’en veut plus.
(Lemonfikoypa = citron une fois pressé)

L156 Gia tiw anohsîew poy eîpe ton p‹ran me tiw lemonfikoypew.
(F) Pour les sottises qu’il a dites, on lui a lancé des pommes
cuites. (cf. N144)
(T) Pour les sottises qu’il a dites on l’a pourchassé avec des
restes de citrons pressés.

Léjh (h)
L157 Na ti moy eîpe (ep› léjei (SAV) / léjh prow léjh).
(F) Voilà ce qu’il m’a dit (mot pour mot / littéralement).
L158 Metåfrash katå (léjh / léjin).
(F) Traduction mot à mot.
L159 Den (ébgale / e^pe / jestómise) (o‡te) léjh.
(F) Il n’a pas prononcé un traître mot. / Il n’a pas
desserré les dents. (cf. B076)
Leptó (to)
L160 Sto leptó.
(F) En un clin d’œil.
L161 Misfi leptó / Œna leptó!
(F) Un instant ! / Minute !
L162 Se dyo leptå. / Se l^ga leptå.
(F) Tout de suite. / Dans quelques minutes.
Leykfiw, -‹, -fi
L163 Saw ejoysiodotÒ en leykÒ. (SAV)
(F) Je vous laisse carte blanche.
303 Lev-L174

Leftå (ta)
L164 (Œxei / Bgåzei / Kerdîzei) leftå (me oyrå / me to kantåri /
me th sésoyla / me to tsoybåli).
(F) Il gagne (des mille et des cents / de l’argent à la
pelle). (cf. O129)
L165 Leftå éxoyme, xr‹mata den éxoyme.
(T) Des sous nous en avons, c’est l’argent qui nous manque.
(E) Exprime, de façon plaisante, le manque d’argent en
opposant leftå (petite monnaie) et xr‹mata (richesses).

L166 T√ra ta (br‹kame / piåsame) ta leftå maw.


(F) Nous voilà dans de beaux draps ! / Il ne manquait plus
que ça ! (cf. B232)
(U) (Ironique) Signifie que la situation, même difficile, doit
être acceptée.

L167 (Kånei / Piånei) (kalå) leftå.


(F) Il gagne beaucoup d’argent.
L168 (Pl‹rvsa / Moy sto^xise) éna kåro leftå.
(F) Ça m’a coûté cher.
L169 Tréxoyn ta leftå apó ta mpatzåkia toy.
(F) Il est cousu d’or. / Il roule sur l’or.
(T) L’argent lui coule du pantalon.

L170 Œfage ta leftå toy.


(F) Il a croqué sa fortune.
L171 Xalåv leftå.
(F) 1) Gaspiller de l’argent.
2) (Banque) Changer de l’argent. / Faire de la monnaie.
*L172 Ta leftå påne sta leftå.
(F) L’argent va à l’argent.
*L173 Ta leftå e^nai daneikå.
(F) L’argent est fait pour circuler. (cf. S374)
(T) L’argent est un prêt.

Lévn (o)
L174 Œnaw, allå lévn.
(F) Un seul, mais il en vaut plusieurs.
(T) Un seul, mais un lion.
(E) Ésope, fable 257 Perry.
Lia-L175 304

Lianå (ta)
L175 Kånta maw lianå.
(F) Explique-nous cela par le menu. (cf. C056)
Lîgo
L176 L^go l^go.
(F) 1) Peu à peu. / 2) Tout doucement.
L177 L^go pol‡.
(F) Plus ou moins.
L178 Ua saw to d√sv (apó l^go / apó ligåki).
(F) Je vous le donnerai par petites quantités.
L179 Kåue l^go kai ligåki. / Kåue treiw kai lîgo.
(F) À tout bout de champ. / À tout propos.
(cf. T106, T154, V015)
(U) Exprime la répétition rapprochée.
L180 Metå apó l^go.
(F) Peu de temps après.
L181 Prin apfi lîgo.
(F) De fraîche date.
L182 Se l^go / Se ligåki.
(F) 1) (Passé) Peu après.
2) (Futur) Sous peu. / Dans un moment.
L183 Œstv kai l^go.
(F) Tant soit peu.
L184 O‡te lîgo o‡te pol‡ ‹uele na maw pei fiti…
(F) Il voulait tout au plus nous dire que…
(U) Cette expression peut également signifier « Il voulait nous
faire comprendre que… » par insinuation, sans s’exprimer
explicitement.

L185 Lîgo to ’xeiw;


(F) Ce n’est pas rien !
(U) Antiphrase.

L186 Lîgo uélv na teleiÒsv thn doyleiå moy.


(F) Je suis sur le point de finir mon travail. (cf. U046)
305 Log-L197

L187 (Lîgo éleice / Paralîgo / Lîgo ‹uele) na pnigeî. /


(L^go akfima / Akøma l^go) ua pnigfitan.
(F) Il a failli se noyer. / Un peu plus, il se noyait.
(cf. O015, X210)

L›gow, -h, -o
L188 (Œnaw giatrfiw / Œnaw kabgåw) ap’ toyw l^goyw.
(F) ( Un médecin / Une dispute) comme il y en a peu.
L189 Arke^tai sta l^ga.
(F) Il se contente de peu.
L^mpa
L190 Ta ékanan fila l^mpa.
(F) Ils ont tout (cassé / mis sens dessus dessous).
Liontåri (to)
L191 Eînai san liontåri se kloybî.
(F) Il est comme un lion en cage.
*L192 Poté soy mhn jypnåw liontåri poy koimåtai.
(F) Il ne faut pas réveiller le chat qui dort.
(U) Se dit à propos d’un danger ou d’une affaire qu’il vaut
mieux laisser « dormir ».

Logariåzv
L193 Den ton logariåzv (gia t^pota).
(F) Je ne fais aucun cas de lui. / Je n’ai pour lui aucune
considération.
L194 De logariåzei kanéna.
(F) (Selon le contexte) 1) Il ne craint personne. / 2) Il ne
respecte personne.
L195 Mhn ton logariåzeiw.
(F) Ne le prends pas au sérieux. / Ne t’occupe pas de lui.
L196 Mia méra emeîw oi dyo ua logariasto‡me.
(F) Un jour nous réglerons nos comptes, nous deux.
(T) Un jour nous ferons nos comptes, nous deux.
(U) Menace.

L197 Logåriaze na kånei kåti.


(F) Il comptait faire qqch. (cf. L120)
Log-L198 306

Logariasmów (o)
L198 O kauénaw gia logariasmó toy.
(F) Chacun pour soi. (cf. P209)
L199 To ti ua kånv, (aytó) e^nai dików moy logariasmów!
(F) Ce que je vais faire, ça c’est mon affaire !
L200 De moy lew: Po‡ paw; Gia na ’xoyme kalfi logariasmfi.
(F) Dis-moi : Où vas-tu ? Mettons les choses au clair.
(U) Nuance de reproche.

L201 Õnoije logariasmo‡w me th dikaios‡nh.


(F) Il a maille à partir avec la justice.
L202 O logariasmów bg‹ke.
(F) Le compte est juste.
L203 Den mpfiresa na (bgålv / brv) logariasmfi.
(F) Je n’y ai rien compris. (cf. A180)
L204 Logariasmó ua soy d√sv gia to ti kånv;
(F) Je n’ai pas de comptes à te rendre sur ce que je fais.
(cf L284)

L205 Œxoyme na (ejofl‹soyme / kauarîsoyme / kanon^soyme)


palio‡w logariasmo‡w emeîw oi dyo.
(F) Nous avons de vieux comptes à régler, nous deux.
L206 Aytów den (érxetai / mpaînei) se logariasmó.
(F) On ne peut s’entendre avec lui.
L207 Férnv se logariasmfi.
(F) (Choses) Mettre en ordre.
(Personnes) Mettre dans le droit chemin.

L208 Maw fo‡skvse to logariasmfi.


(F) Il a gonflé notre note.
L209 Œxase to logariasmfi.
(F) Il a perdu les pédales.
*L210 (Œkane to logariasmó / Logåriase) xvr^w ton jenodóxo.
(T) Il a fait le compte sans consulter l’hôtelier.
(U) Se dit lorsque l’on prend une décision ou lorsque l’on fait
des projets sans demander l’avis des personnes concernées.

*L211 Oi kalo› logariasmo› kånoyn toyw kalo‡w f^loyw.


(F) Les bons comptes font les bons amis.
307 Log-L225

Log‹w
L212 Kåue log‹w.
(F) De toutes sortes.
L213 Ti log‹w ånurvpow e^nai aytów;
(F) Quelle sorte d’homme est-il ?
L214 Œrxontan (log‹w log‹w / logi√n logi√n) ånurvpoi.
(F) Il arrivait toutes sortes de gens.
Lógia (ta)
Certaines expressions emploient koybénta, lfigia o u lógow.
L215 L^ga lógia!
(F) Tiens ta langue !
L216 L^ga løgia kai kalå.
(F) Parlons peu mais parlons bien.
L217 Õlla lfigia n’ agapifimaste!
(F) Ne parlons pas de sujets qui fâchent !
(T) D’autres paroles pour que nous nous aimions !
(U) Se dit lorsqu’une discussion menace de tourner au
vinaigre.

L218 Mashména lógia.


(F) Paroles (peu claires / ambiguës).
L219 Megåla lógia. / Foyskvména lfigia.
(F) 1) Grands mots. / Paroles grandiloquentes.
2) Promesses exagérées.
L220 Metrhména lfigia.
(F) (Selon le contexte) Paroles (sensées / décentes).
L221 (Jekårfvta / Jekrémasta) lógia.
(F) Paroles décousues.
L222 Staråta lógia. / Lfigia spauî. (= Milåei spauåta)
(F) Paroles franches. / Il parle ouvertement.
L223 Aytå e^nai lógia (toy aéra / thw karabånaw / toy kˆloy). /
Aytå e^nai ko‡fia lógia.
(F) Ce sont des (balivernes / paroles en l’air). (cf. S014)
L224 Lfigia toy kfismoy.
(F) (Selon le contexte) Potins. / Rumeurs.
L225 E^nai ólo lógia.
Équivaut à L241.
Log-L226 308

L226 E^nai (móno lógia / filo lfigia kai fantasîa).


(F) Il parle, mais ne réalise pas. (cf. S332)
L227 Ta lógia toy e^nai karfiå.
(T) Ses paroles sont des piques.
(U) Se dit de qqn qui fait des allusions méchantes.

L228 Õkoy lfigia!


(F) Écoute-moi ça ! (cf. A152)
(U) Surprise.

L229 Thw ébaze lógia enant^on soy.


(F) Il te dénigrait auprès d’elle.
L230 Toy (’bgala / p‹ra) ta lfigia me to tsiggéli.
(F) Je lui ai arraché les paroles (du ventre).
L231 ◊ruan sta lógia.
(F) Ils ont eu des mots. / Ils se sont disputés.
L232 Ua ’rueiw sta lógia moy.
(F) Tu te rendras à mes raisons.
L233 De masåei ta lógia toy.
(F) Il ne mâche pas ses mots.
L234 Aytfi to sxédio émeine sta lfigia.
(F) Ce projet est resté à l’état d’intention.
L235 Métra ta lfigia soy!
(F) Mesure tes paroles !
L236 ◊uele na soy pårei lógia.
(F) Il voulait te tirer les vers du nez.
L237 Den pa^rnei apó lógia.
(F) Il n’entend pas raison. / Il n’accepte pas de conseil.
L238 ◊pia ta lfigia toy.
(F) J’ai bu ses paroles.
L239 Xortåsame apó lógia.
(F) Nous sommes rassasiés de paroles.
*L240 Ta l^ga lógia zåxarh kai ta kauóloy méli.
(F) La parole est d’argent, le silence est d’or. (cf. L286)
(T) Peu de paroles c’est du sucre, pas de paroles du tout
du miel.
309 Log-L250

*L241 Pollå lógia l^ga érga.


(F) Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs.
(T) Beaucoup de paroles, peu d’actes. (cf. S332)

*L242 Ta pollå lógia e^nai ft√xeia.


(T) Abondance de paroles est pauvreté.
(E) De grands discours ou de longues conversations ne mènent
généralement à rien.

L242bis O Manfilhw, me ta lfigia, xtîzei anÒgia kai katÒgia.


(F) Que ne fait-on pas en paroles ?
(T) En paroles, Manuel bâtit des étages et des sous-sols.

Logik‹ (h)
L243 Œxei tetrågvnh logik‹.
(F) Il a un jugement solide.
(E) Attention, ne signifie pas : « un jugement carré ».

L244 Bål’ th logik‹ kåtv!


(F) Raisonne logiquement !
Logikó (to)
S’emploie le plus souvent au pluriel.
L245 Den e^sai (me ta / sta) logikå soy!
(F) Ça ne va pas bien la tête !
L246 Œxei ta logikå toy.
(F) Il est sain d’esprit.
L247 Œla sta logikå soy!
(F) Sois raisonnable ! / Reviens à la raison !
L248 Sålece to logikfi toy. / Sålecan ta logikå toy. /
Œxase ta logikå toy.
(F) Il a perdu la tête.
(U) Mêmes expressions avec myalfi / myalå.

Logismów (o)
L249 Po‡ tréxei o logismów soy;
(F) À quoi penses-tu ? (cf. N115)
(U) Se dit à qqn qui est distrait.

Lógow (o)
Lfigow = parole prononcée.
L250 Lógoy xårh. / Lógoy xårin. (SAV) (= l.x.)
(F) Par exemple.
Log-L251 310

L251 En enî lfigv. (SAV) / M’ éna lfigo.


(F) En un mot.
L252 (O / H / To) perî (oy / hw / oy) o lfigow. /
(O / H / To) en lfigv. (SAV)
(F) (La personne / La chose) en question.
L253 Apó lógo se lógo. / Lfigo to lfigo.
(F) De fil en aiguille. / D’un mot sur l’autre.
L254 Gia toy lfigoy to alhuéw.
(T) Pour la vérité de la parole.
(U) Se dit pour affirmer la vérité de ce que l'on a dit.

L255 Œnaw lógow e^nai aytó.


(F) C’est facile à dire.
(E) Mais difficile à réaliser.

L256 Œxv to lógo.


(F) J’ai la parole.
L257 EgÒ éxv to lfigo edÒ.
(F) Ici, c’est moi qui décide.
L258 (Œbgale / Œkane) lógo.
(F) Il a fait un discours.
L259 Lfigow na gînetai!
(F) Histoire de parler. (cf. K773)
L260 O‡te lógow (na g^netai)!
(F) Pas question ! (cf. S398)
(U) Refus catégorique.

L261 Per^ t^now g^netai lógow;


(F) De (qui / quoi) s’agit-il ?
L262 De soy d√sane to lógo!
(F) On ne t’a pas sonné !
L263 Mhn kåneiw lógo se kanéna!
(F) N’en parle à personne ! / Pas un mot à quiconque !
L264 Poy léei o lógow.
(F) Par exemple. / Pour ainsi dire.
L265 O lógow to léei.
(F) Comme on dit. / Façon de parler.
311 Log-L281

L266 De soy péftei lógow.


(F) Tu n’as pas voix au chapitre. / Tu n’as pas ton mot à
dire.
L267 O lógow toy (pernåei / piånei).
(F) Sa parole a du poids.
L268 ( Mia kai / Mia poy) to ’fere o lfigow…
(F) Puisque l’on en parle…
Lfigow = parole donnée.
L269 Sto lógo moy. / Lógv tim‹w! (SAV)
(F) Parole d’honneur ! (cf. T069)
L270 Õnurvpow me lfigo.
(F) Personne de parole.
L271 O lógow toy (e^nai) symbólaio.
(F) Il n’a qu’une parole.
(T) Sa parole est un contrat.

L272 (Auéthse / Anakålese / P‹re p^sv / Påthse) to lógo toy.


(F) Il n’a pas tenu parole. / Il est revenu sur sa parole.
L273 Moy édvse to lógo (thw tim‹w) toy.
(F) Il m’a donné sa parole (d’honneur).
L274 Kråthse to lfigo toy.
(F) Il a tenu parole.
Lfigow = raison.
L275 Løgv syntom^aw. (SAV)
(F) Pour abréger.
L276 Ep’ oyden^ lógv. (SAV)
(F) En aucun cas. / Il n’en est pas question.
L277 Katå meîzona lfigo.
(F) À fortiori. / À plus forte raison.
L278 O lógow (poy… / gia ton opo^o…)
(F) La raison pour laquelle…
L279 (Toy lógoy soy / Ÿso gia lfigoy soy) ti lew;
(F) Quant à toi qu’en dis-tu ?
L280 (Lfigv / Gia lfigoyw) asfaleîaw.
(F) Pour raison(s) de sécurité.
L281 Uym√nei (gia ton ålfa ‹ b‹ta lógo / gia to deîna lfigo).
(F) Il se fâche pour un oui ou pour un non.
Log-L282 312

L282 Œxv (to lógo / toyw lógoyw) moy na elpîzv.


(F) J’ai mes raisons d’espérer.
L283 De g^netai lógow gia tajîdia.
(F) Il n’est pas question de voyages.
L284 To lógo ua soy d√sv;
(F) Ai-je des comptes à te rendre ? (cf. L204)
L285 Den ypårxei lógow!
(F) (Selon le contexte) Il n’y a pas de raison ! / Il n’y a pas de
quoi !
*L286 O lógow e^nai argyrfiw, ma h sivp‹ xrysów.
(F) La parole est d’argent, mais le silence est d’or.
(cf. L240)

*L287 Ÿpoy den pîptei lfigow, pîptei råbdow.


(T) Là où la persuasion ne marche pas, marche le bâton.

*L288 O lfigow soy me xfirtase kai to cvmî soy fa’ to.


(T) Tes paroles m’ont rassasié, tu peux manger ton pain.
(E) Des paroles méchantes ne se corrigent pas par des
réparations matérielles.

Loipón / To loipfin
L289 (To) loipfin, …
(F) Donc, …
(U) Pour relancer une conversation interrompue ou déviée.

L290 Kai loipøn;


(F) Et alors ?
(U) Se dit lorsque l’on attend la suite dans un récit ou lorsque
le récit vous laisse indifférent.

L291 Tøte loipøn, moy apånthse…


(F) Sur ce, il m’a répondu…
L292 Tøte loipøn, giat^ na påme;
(F) Puisque c’est ainsi, pourquoi y aller ?
Loipów, -‹, -ó
L293 Kai ta loipå (ktl). / Kai loipå (klp).
(F) Et ainsi de suite. / Etc.
L294 Toy loipo‡.
(F) Dorénavant.
313 Loy-L305

Loîsuia (ta)
L295 Pnéei ta loîsuia. (SAV)
(F) Il est à la dernière extrémité.
Lórda (h)
L296 M’ (ékoce / épiase) (mia) lórda.
(F) J’ai l’estomac dans les talons.
(E) Lfirda = fringale.

Lo‡zv
L297 Ton éloysan (patfikorfa).
(F) Ils l’ont couvert d’injures (de la tête aux pieds).
L298 Ÿ,ti ékane ta lo‡sthke fi îdiow.
(F) Tout ce qu’il a fait lui est retombé dessus.
Lo‡hw
L299 Œgine Lo‡hw.
(F) Il est parti à toutes jambes.
(U) Allusion à Lo‡hw, champion grec de marathon lors des
premiers Jeux olympiques (Athènes, 1896).

Loykéto (to)
L300 Loykéto!
(F) Motus (et bouche cousue) !
L301 Œbale sto stfima toy loykéto.
(F) Il l’a bouclée.
L302 Œbale loykéto.
(F) Il a (fermé boutique / mis la clé sous la porte).
Lo‡ki (to)
L303 Mp‹ke sto lo‡ki.
(F) Il est rentré dans le rang.
(E) Lo‡ki = conduite d’eau.

Loyko‡mi (to)
L304 To kréaw eînai loyko‡mi.
(F) La viande est délicieuse.
L305 Moy ‹rue loyko‡mi.
(F) Exactement ce qu’il me fallait.
(U) Pour qualifier qqch d’agréable qui arrive inopinément.
Loy-L306 314

Loylo‡di (to)
*L306 Loylo‡di sth geitoniå ki agkåui mes’ sto spîti.
(T) Fleur pour le voisinage, épine à la maison.
(U) Se dit pour les gens qui ont deux comportements, agréable
en public et impossible en privé.

Loyj
L307 Œgine loyj.
(F) On lui a mis la boule à zéro.
(E) Loyj = lux (unité d’éclairement).

Loyrî (to)
L308 Aytfin ton m‹na ua sfîjoyme to loyrî.
(F) Ce mois-ci, nous allons nous serrer la ceinture.
L309 Toy ésfija ta loyriå.
(F) Je lui ai serré la vis.
L310 Toy xalårvsa ta loyriå.
(F) Je lui ai lâché la bride.
Lo‡simo (to)
L311 Toy ’rija éna lo‡simo.
(F) Je lui ai (lavé la tête / passé un savon).
Lo‡so (to)
L312 Kånei lo‡sa.
(F) Elle est coquette.
(U) Se réfère à l’aspect physique (vêtements, maquillage…).

Lo‡tsa (h)
L313 Œgina lo‡tsa.
(F) Je suis tout trempé. (cf. M403, M405)
Lo‡fa (h)
L314 Sth lo‡fa.
(F) En cachette.
L314bis Eînai lo‡fa kai parallag‹
(F) C’est un tire-au-flanc.
(E) Lo‡fa = planque, parallag‹ = camouflage.

L315 Œkane lo‡fa.


(F) 1) Il s’est tu (par peur ou perplexité).
2) Il s’est défilé (pour ne pas faire un travail).
(E) Lo‡fa = planque (militaire).
315 Lyk-L326

L316 Thn pérase lo‡fa.


(F) Il s’est planqué pour ne rien faire. / Il s’est défilé.
L316bis To rîxnei sth lo‡fa.
(F) Il se défile / Il tire-au-flanc.
L‡kow (o)
L317 L‡kow eiw dérma probåtoy. (SAV)
(T) Un loup dans la peau d’un mouton.
(U) S’emploie pour désigner qqn d’hypocrite. (cf. K786)

L318 Me koitåzei fipvw o l‡kow to feggåri.


(F) Il me dévisage.
L319 Peinåei san l‡kow.
(F) Il a une faim de loup.
L320 TrÒei san l‡kow.
(F) Il mange comme un ogre.
L321 (Mpa poy) na se fåei o l‡kow!
(T) Que le loup te mange !
(U) Malédiction dite en plaisantant.

*L322 O l‡kow ki an egérase ki ållaje to mall^ toy,


mhdé th gn√mh ållaje mhdé thn kefal‹ toy.
(T) Le loup, même s’il a vieilli et changé de toison, n’a changé
ni de comportement ni de tête.
(E) Quand on vieillit, certains traits de caractère persistent.

*L323 O l‡kow apó ta metrhména (prfibata) den tr√ei.


(T) Le loup ne mange pas les bêtes recensées.
(E) Si le berger s’occupe bien de ses bêtes, le loup ne les
mangera pas.

*L324 Œbalan to l‡ko na fylåei ta próbata.


(F) On a mis le loup dans la bergerie.
(T) On a mis le loup à garder les moutons.

*L325 O l‡kow sthn (anampoympo‡la / anemozålh / antåra)


xaîretai.
(T) Le loup est heureux dans le désordre.
(U) Se dit de qqn qui pêche en eau trouble.

*L326 O l‡kow xortåtow kai ta prfibata svstå.


(T) Le loup rassasié et les moutons au complet.
(U) Se dit pour une solution qui satisfait tout le monde.
Lyk-L327 316

*L327 O l‡kow sth geitoniå toy arn^ den arpåzei.


(T) Le loup n’attrape pas d’agneau dans son voisinage.
(E) Éviter de commettre des actes répréhensibles près de
chez soi.

*L328 Ÿtan deiw l‡koy axnåria, éxe to noy soy sta próbata.
(T) Si tu vois des traces de loup, aie l’œil sur les moutons.
(E) Il y a en général des indices prémonitoires pour les
malheurs qui surviennent.

*L329 ◊tan san to l‡ko me ta próbata.


(F) C’était le loup dans la bergerie.
*L330 Uréce l‡ko to xeimÒna na se fåei to kalokaîri.
(T) Nourris le loup l’hiver pour qu’il te mange l’été.
(U) Mise en garde contre l’ingratitude.

*L331 Giatî éxei o l‡kow xontrfi sbérko; Giatî kånei th doyleiå


toy mfinow toy.
(T) Pourquoi le loup a-t-il un cou épais ? Parce qu’il fait son
travail lui-même.
(E) On réussit mieux en ne comptant pas sur les autres.

*L332 O peinasménow l‡kow kai sto xvrifi mpaînei.


(F) La faim fait sortir le loup du bois.
L333 Fåei de fåei o l‡kow, filoi « Oy! » toy léne
(T) Que le loup mange ou non, tous lui disent « Oust ! ».
(E) Leur réputation colle à certaines gens.

L‡nv
L334 L‡nei kai dénei. / Õnurvpow toy desmeîn kai l‡ein. (SAV)
(F) Il fait la pluie et le beau temps. (cf. K582, P057)
L‡ph (h)
*L335 Moirasménh l‡ph, mis‹ l‡ph.
(F) Peine partagée, peine diminuée.
*L336 Ÿpoy l‡ph kai xarå, toy diabfiloy oyrå.
(T) Là où il y a de la tristesse et de la joie, le diable est là.

L‡ssa (h)
L337 To fa˝ e^nai l‡ssa.
(F) La nourriture (est trop salée / emporte la bouche).
L338 Ton épiase l‡ssa na thn pantreyteî.
(F) La rage l’a pris de l’épouser.
317 Lvl-L345

Lyssåzv / Lyssåv
L339 Poy na lyssåjeiw, den ua soy to dÒsv.
(F) Tu peux piquer une colère, je ne te le donnerai pas.
L340 L‡ssajew pia! / Poy na lyssåjeiw!
(F) Ça suffit !
Lyssiakå (ta)
L341 Œfage ta lyssiakå toy.
(U) Se dit de qqn qui veut à tout prix atteindre un objectif ou
qui est très inquiet.

L342 Na faw ta lyssiakå soy!


(F) Y en a marre !
(U) Malédiction pour gronder qqn.

Lytów, -‹, -ó
L343 Œbale lyto‡w kai deménoyw gia na pårei ayt‹ th uésh.
(F) Il a mis tout en branle pour obtenir ce poste. /
Il a remué ciel et terre pour obtenir ce poste.
Lvzånh (h)
L344 Ti Lvzånh ti Kozånh.
(U) (Ironique) Se dit de choses ou de personnes qui,
en apparence, ont des points communs, mais sont, au fond,
très différentes.

L√la (h)
L345 Thn éxei kånei l√la.
(F) Il est très énervé. / Il est cinglé.
M
Ma (1)
M001 Ma (thn Panagîa / to Uefi / to nai) ua to kånv.
(F) (Par la Sainte Vierge / Par Dieu / Ma foi) je le ferai.
(E) Ma (1) est une particule employée dans les serments.
Ne pas confondre avec ma (2) qui signifie : « mais ».

Ma (2)
M002 Den éxei ma kai je-ma.
(F) Il n’y a pas de mais qui tienne.
Magazî (to)
M003 (Den eînai anoixtå / Eînai kleistå) s‹mera ta magaziå.
(U) Se dit à un homme dont la braguette est ouverte.

Magdalhn‹ (h)
M004 Metanoo‡sa Magdalhn‹.
(T) Madeleine repentie.
(U) Se dit, ironiquement, de qqn qui a changé radicalement de
comportement.

Mage^a (h)
M005 Vw diå mage^aw. (SAV)
(F) Comme par enchantement.
Mågeiraw (o)
*M006 Oi pollo^ oi mågeiroi xalo¥n th so¥pa.
(F) Trop de cuisiniers gâtent la sauce. (cf. K642, M062)
(T) Trop de cuisiniers gâtent la soupe.
(E) Trop de personnes sur un même travail compromettent le
résultat.

Mageire‡v
M007 (An / Na) ‹jere ti toy mageire¥oyn.
(F) S’il savait ce qu’on lui mijote. (cf. P504)
M008 Kåti mageire‡etai.
(F) Il se trame qqch.
Mag-M009 320

Mågia (ta)
M009 Toy ékanan mågia.
(F) On lui a jeté un sort.
Magkiå (h)
M010 Poylåei magkiå.
(F) Il joue les durs. / Il roule les mécaniques.
Mad√
M011 Ua se mad‹sv (san kotøpoylo).
(F) Je vais te secouer les puces.
(T) Je vais te plumer (comme un poulet).

M012 Ton mådhsan (gia ta kalå / san kotøpoylo) sta xartiå.


(F) Ils l’ont plumé aux cartes.
Maze¥v
M013 Ta måzece (ta = ta mpogalåkia toy).
(F) Il a pris ses cliques et ses claques.
M014 Ua tiw mazéceiw!
(F) Tu vas prendre une raclée !
(E) Tiw = tiw jyliéw.

M015 Soy éxv (pollå / kåmposa) mazeména. / Sta éxv mazécei.


(F) Tu vas en entendre !
(T) J’en ai beaucoup accumulé contre toi.
(U) Menace.

M016 Mazécoy l^go!


(F)1) Modère-toi un peu !
2) (Pour qqn qui sort beaucoup) Reste un peu chez toi !
Måhw (o)
M017 Ton køkkino Måh.
(F) Jamais. (cf. M299)
M018 Z‹se Måh na faw trif‡lli.
(F) À Pâques ou à la Trinité.
(T) Vis, mai, pour que tu manges du trèfle.

M019 Œpiasan ton Måh.


(T) Ils ont attrapé mai.
(E) Au ler mai, jour de fête en Grèce, la coutume est d’aller à
la campagne et de faire des couronnes de fleurs.
Les enfants se font des bracelets censés les protéger des
coups de soleil.
321 Mai-M028bis

*M020 O Måhw éxei t’finoma ki o Aprîlhw ta loylo‡dia.


(T) Mai a le nom et avril les fleurs. (cf. O061)
(E) Certains ont bonne réputation alors que d’autres, dont on
ne parle pas, les valent.

*M021 Ston katapaméno tfipo ton Måh m‹na bréxei.


(T) En ce lieu maudit il pleut en mai.
(U) Se dit de qqn qui joue de malchance et a continuellement
des malheurs.

*M022 Måh moy, kalé moy m‹na, na ’soyn dyo foréw to xrfino.
(T) Si seulement mai arrivait deux fois par an.
(U) Se dit aussi pour le mois d’août.

Maua^nv
M023 Ta ’mauew;
(F) Tu sais ? / Es-tu au courant ?
(U) S’emploie pour annoncer une nouvelle.

M024 Ua (se / soy) måuv eg√ na moy apantåw étsi!


(F) Je vais t’apprendre, moi, à me répondre sur ce ton.
M024bis Œxei m¿uei s’aytfi to ¿logo.
(F) Il s’est habitué à ce cheval.
M024ter Eînai mauhménow sto kalfi fa˝.
(F) Il (a pris l’habitude / est un habitué) de la bonne chère.
*M025 Mauaînoyn k’ oi amåuhtoi jexno‡n k’ oi mauhménoi.
(F) Tout peut arriver.
(T) Les ignorants peuvent apprendre et ceux qui savent
peuvent oublier.

Måuhma (to)
M026 Aytø (na / aw) soy g^nei måuhma!
(F) Que cela te serve de leçon !
M027 Kånei mau‹mata ellhnik√n.
(F) 1) Il donne des leçons de grec. (kånv = paradîdv)
2) Il prend des leçons de grec. (kånv = paîrnv)
M028 Œkanew ta mau‹matå soy;
(F) As-tu fait tes devoirs ? / As-tu appris tes leçons ?
Ma˚mo‡ (h)
M028bis Œna rolfii-ma˚mo‡.
(F) Une montre contrefaite.
(U) Ma˚mo‡ appliqué à un objet le désigne comme contrefaçon.
Mai-M029 322

Maïnårv
M029 Måina (ta paniå)!
(F) Amenez les voiles
M030 O kairów maïnårise kåpvw.
(F) Le temps s’est un peu calmé.
Maïntanfiw (o)
M031 Ton ébalan sto symbo‡lio gia ma˚ntanfi.
(T) On l’a pris au conseil pour servir de persil.
(U) Se dit de qqn que l’on voit ou que l’on cite fréquemment
dans certains endroits (par ex. à la télévision), mais qui n’a
aucune responsabilité.

Makriå
M032 Makriå apfi maw!
(F) Touchons du bois !
(U) Formule d’exorcisme pour éloigner le mauvais sort.

M033 E^sai pol¥ makriå!


(F) Tu en es loin ! / Tu n’y es pas !
Måkrow (to)
M034 H syz‹thsh (påei / trabåei) se måkrow.
(F) La discussion traîne en longueur. (cf. K905)
M034bis Moy ej‹ghse to sxédio dia makrÒn.
(F) Il m’a expliqué le projet (en détail / en long et en large).
(E) On souligne ici la durée excessive des explications.

Makr¥w, -iå, -¥
*M035 O énaw (élege) to makr¥ toy kai o ållow to kontø toy.
(F) 1) Chacun donnait son avis (= avis discordants).
2) Chacun y allait de son laïus.
(U) Se dit d’une discussion confuse et qui n’aboutit pas.

Malakøw, -‹, -ø
M036 Ton (p‹ra / épiasa) me to malakø.
(F) Je l’ai pris par la douceur. (cf. G184, K165)
M037 Œpese sta malakå.
(F) Il s’en est tiré sans dommages.
Målama (to)
M038 (Kor^tsi / Paidî) målama.
(F) (Une fille / Un enfant) en or.
323 Mal-M049

M039 Na giow na målama!


(F) En voilà d’un fils !
(U) (Antiphrase) Se dit de qqn qui cause beaucoup d’ennuis.

Måle-bråse
M040 Œgine to måle-bråse.
(F) Il y a eu une grande agitation. (cf. E073, X018)

Mall^ (to)
Mallî = cheveu(x) / laine.
M041 Mallî thw griåw.
(F) Barbe à papa.
(T) Cheveux de la vieille.

M042 Eînai ’dv pånv san thw trel‹w ta malliå.


(F) C’est le (bordel / foutoir) ici.
(T) Ici c’est comme les cheveux de la folle.

M043 Eînai (lîgo) trabhgméno ap’ ta malliå.


(F) C’est (un peu) tiré par les cheveux.
M044 (Arpåxthkan / Piåsthkan) ap’ ta malliå.
(= malliotrab‹xthkan)
(F) Elles se sont crêpé le chignon. / Ils se sont bouffé le
nez.
M045 Br‹ka malliå na jånv.
(F) Je me trouve embringué dans une affaire difficile.
(T) J’ai trouvé de la laine à filer.
(U) Se dit de difficultés longues à résoudre.

M046 Œginan malliå koybåria.


(F) Ils ont eu une prise de bec.
M047 Pl‹rvse ta malliå thw kefal‹w toy. /
Pl‹rvse ta malliokéfalå toy.
(F) Cela lui a coûté les yeux de la tête.
M048 Trabåei ta malliå (thw kefal‹w) toy.
(F) Il s’arrache les cheveux (= il se désespère).
M049 Xrvståei ta malliå toy kefalio¥ toy. / Xrvståei ta
malliokéfalå toy.
(F) Il est (criblé de dettes / endetté jusqu’au cou).
(E) Il a autant de dettes que de cheveux sur la tête.
Mal-M050 324

Mallî = (argot) fric.


M050 Pfiso (påei) to mallî;
(F) Combien ça va coûter ? (s.-ent. : très cher)
M051 Mallî h ypfiuesh.
(F) On n’a rien tiré de cette affaire.
(E) Antiphrase.

M052 Katébaine to mallî!


(F) Aboule le fric !
Mallî = (autres expressions).
*M053 P‹ge gia mall^ kai bg‹ke koyreménow.
(F) Tel est pris qui croyait prendre.
(T) Il est allé chercher de la laine et est revenu tondu.
(E) Il a obtenu le contraire de ce qu’il désirait.

*M054 San asprîsoyn ta malliå, xifini péftei sthn kardiå.


(T) Quand les cheveux blanchissent, la neige tombe sur le
cœur.
(E) Avec l’âge, la vigueur de la jeunesse disparaît.

*M055 Kållio na xåseiw to mall^ parå t’ arn^.


(F) De deux maux il faut choisir le moindre.
(T) Plutôt perdre la toison que le mouton.

*M056 Makriå malliå kai l^gh gn√sh.


(F) Longs cheveux et peu de cervelle.
Mållon
M057 ◊ mållon.
(F) Ou plutôt.
M058 Katå to mållon ‹ ‹tton. (SAV)
(F) Plus ou moins.
M059 Pøso mållon!
(F) À fortiori !
Mamm‹ (h)
*M060 P‹ge gia mamm‹ ki ‹rue sta baftîsia.
(T) Il est allé chercher une sage-femme et est revenu pour le
baptême.
(E) Dans l’Église orthodoxe, il peut s’écouler plusieurs mois
entre la naissance et le baptême.
(U) Se dit de qqn qui met longtemps à accomplir une action.
325 Man-M071

*M061 Ap’ th lexÒna vw th mamm‹ xåuhke to paidî.


(T) De l’accouchée à la sage-femme l’enfant a disparu.
(U) (Plaisanterie) Se dit de qqn ou de qqch qui a subitement
disparu.

*M062 Polléw mamméw, strabfi to paidî.


(T) S’il y a trop de sages-femmes, l’enfant sera difforme.
(cf. K642, M006)

Måna (h)
M063 Måna moy!
(U) Exprime un sentiment fort (chagrin, joie, admiration…).

M064 Månaw giow.


(U) Se dit d’un enfant pétri de qualités, comme sa mère.

M065 Kåuetai stoy diafiloy th måna.


(F) Il habite (au diable vauvert / aux cinq cents diables).
(cf. A183)
(U) Se réfère à un endroit lointain, inconnu.

M066 S’ aytø e^nai (måna / mano‡la).


(F) Il est expert en cela. / Il est le mieux placé pour cela.
(E) Ici måna signifie « qqn d’habile ».

M067 H måna moy ki h måna toy aplÒnan s’ énan ‹lio.


(T) Ma mère et sa mère étendaient le linge sous un même
soleil.
(U) (Ironique) Se dit de gens qui se connaissent très peu.

M068 Ÿpvw (ton / thn) génnhse h måna (toy / thw).


(F) Dans le plus simple appareil. (= tout nu / toute nue)
(T) Comme sa mère l’a mis au monde.
(E) Cf. angl. : in (his / her) birthday suit.

M069 Poylåei kai th måna toy.


(F) Il vendrait même sa mère.
M070 Na trÒei h måna kai toy paidio‡ na mh dînei.
(U) Se dit d’un mets délicieux (qu’une mère mangerait sans
vouloir en donner à son enfant).

*M071 Ap’ øla ta myrvdikå, kållio myr^zei h måna.


(T) De tous les parfums, c’est celui de la mère qui sent le
meilleur.
(E) De tous les proches parents, aucun ne vaut la mère.
Man-M072 326

*M072 Eînai na xånei h måna to paid^ kai to paid^ th måna.


(F) Une poule n’y retrouverait pas ses poussins. (cf. P242)
(T) C’en est au point que la mère perde son enfant et l’enfant
sa mère.
(U) Se dit en cas de très grande affluence ou de très grand
désordre.

*M073 Eînai na klaîei h måna to paid^ kai to paid^ thn måna.


(T) C’en est au point que la mère pleure son enfant et l’enfant
sa mère.
(U) Se dit pour un grand malheur.

*M074 Katå måna katå k¥rh (katå gio kai uygatéra).


(F) Tel père, tel fils.
(T) Tout comme sa mère, tout comme son père (comme le fils et
la fille).
(U) Parfois péjoratif.

*M075 Jérei h måna maw na ftiåxnei p^ta, ma san éxei ale¥ri.


(T) Notre mère sait faire les petits pains, mais quand elle a de
la farine.
(E) Le savoir-faire ne suffit pas, il faut pouvoir acheter les
ingrédients.

*M076 H måna gennå, kai h moîra moiråzei.


(T) La mère engendre et le destin distribue.
(U) Souligne que le destin compte plus que le milieu familial.

Maniåtikow, -h, -o
M077 Toy to (kratåv / fylåv) maniåtiko.
(F) Je lui garde un chien de ma chienne.
(U) (Péjoratif) Autrefois les habitants du Magne pratiquaient
la vendetta. Il leur est resté une réputation de rancuniers.

Manibéla (h)
M078 Paîrnei mprow me manibéla.
(T) (Il / Elle) démarre à la manivelle.
(U) Se dit : 1) au sens propre, d’une vieille voiture ;
2) au sens figuré, d’une personne qui comprend lentement.

Man^ki (to)
M079 Ed√ e^nai to man^ki!
(F) Là est le hic !
M080 Ayt‹ h doyleiå e^nai (megålo) man^ki.
(F) C’est une affaire difficile. / C’est coton.
327 Man-M089

M081 Eînai thw go‡naw moy (to) manîki.


(T) Il est la manche de ma fourrure.
(U) Se dit de qqn avec qui on n’a rien de commun.

Måni-måni
M082 Måni-måni!
(F) Dare-dare ! / Illico. (cf. A605)
M083 To téleivse måni-måni.
(F) Il l’a terminé (très vite / en cinq sec).
Manitåri (to)
M084 F¥trvse san manitåri.
(F) Il est apparu comme un diable qui sort de sa boîte.
(U) Cette expression marque la surprise.

Månna (to)
M085 Moy péftei san månna ej oyrano‡.
(F) C’est une manne qui me tombe du ciel.
Mantåra
M086 Ta ’kane mantåra.
(F) 1) Il a tout mis sens dessus dessous.
2) Il a échoué lamentablement.
Mantåto (to)
M087 Kalå mantåta!
(F) À tes souhaits !
(U) Se dit à qqn qui éternue.

*M088 To kakø mantåto érxetai trexåto.


(T) La mauvaise nouvelle arrive en courant.

Ma(n)tzoyr¿na (h)
M088bis Ma(n)tzoyr¿na sto katÒfli, gaîdarow sta
keramîdia.
(E) La marjolaine sur le pas de porte, l’âne sur les tuiles.
(U) Se dit à propos de qqn qui débite des inepties.

Mant‹li (to)
M089 ◊rue (san) plyméno mant‹li.
(F) Il est arrivé comme s’il n’avait rien à se reprocher.
(T) Il est arrivé comme un mouchoir lavé.
Man-M090 328

M090 To ’dese se cilfi mant‹li.


(F) Il a pris ça au sérieux.
(T) Il a noué cela dans un mouchoir fin.
(U) Se dit à propos d’une plaisanterie ou d’une remarque
fortuite.

Månthw (o)
M091 Månthw kakÒn (eid‹sevn). (SAV)
(F) Il joue les Cassandre.
(T) Prophète de mauvaises nouvelles.
(E) Cf. Iliade, I, 106.
(U) Se dit de qqn qui prédit des malheurs qui se réalisent.

M092 Månthw tvn DelfÒn eîmai;


(F) Tu me prends pour l’oracle de Delphes ?
Måpa (h)
M093 Ayt‹ th måpa agfirasew;
(F) C’est cette camelote que tu as achetée ?
(E) Måpa = (pr.) chou / (fig.) objet raté.

M094 (To / Ton) éfaga sth måpa.


(F) Je me le suis tapé (= je l’ai subi ; måpa = tronche).
Maråzi (to)
M095 Maråzi to ’bale.
(F) Il s’est fait du mauvais sang à ce sujet.
M096 To ’bale maråzi na pet‡xei.
(F) Il a pris à cœur de réussir.
Maraînv
M097 Aytoî den éxoyn na fåne, ta vraîa piåta toyw marånane.
(F) Eux, ils ont à peine de quoi manger, à quoi bon de belles
assiettes ?
(E) Exprime que le sujet de maraînv est, ou serait, dans la
situation décrite, superflu ou excessif.

Maraféti (to)
M098 Zei me marafétia. / Kånei marafétia.
(F) Il bricole. / Il fait des petits boulots.
(E) Maraféti = machin / truc.

Mårka (h)
M099 Kal‹ mårka (e^sai) kai toy lógoy soy!
(F) Tu es un drôle de zouave !
(U) Familier.
329 Mar-M108

M100 E^nai mårka m’ ékacew.


(F) (C’est / Il est) d’une qualité douteuse.
(U) Se dit : 1) d’instruments (par ex. l’électroménager ou la
hi-fi) ou d’objets de second choix ; 2) de gens malins dont il
vaut mieux se méfier.

Marmågka (h)
Marmågka = tarentule.
M101 Ua se fåei h (ma‡rh) marmågka an…
(F) Il va t’arriver malheur si…
M102 To ’fage h (ma‡rh) marmågka.
(F) Ça a disparu.
Mårmaro (to)
M103 Œmeine mårmaro.
(F) Il est resté pétrifié. (cf. K627)
(E) Mårmaro = marbre.
(U) Ne signifie pas : « Il est resté de marbre ».
L’expression décrit une réaction de surprise ou de peur.

Mårthw (o)
*M104 Le^pei o Mårthw ap’th Sarakost‹;
(F) Il arrive comme mars en carême (au sens originel).
(T) Est-ce que mars manque en carême ?
(U) Se dit de ceux qu’il est naturel de rencontrer là où ils
sont, même si (ironique) ce n’est pas leur place.

*M105 Apø Mårth kaloka^ri ki apø A¥goysto xeim√na.


(T) Après mars vient l’été et après août l’hiver.
(U) Exprime l’alternance des saisons (pr. et fig.).

*M106 Mårthw, gdårthw kai (kakfiw) paloykoka¥thw.


(T) Mars écorcheur et qui nous fait brûler les piquets.
(E) Mars peut être très froid au point d’obliger à brûler les
clôtures.
(U) Paloykoka¥thw est un surnom du mois de mars.

*M107 Mårthw eînai kai xådia kånei, pfite klaîei kai pfite
gelåei.
(T) C’est mars et il fait des caresses, tantôt il pleure et tantôt
il rit.
(E) Allusion au temps instable de mars.

Mårtyraw (o) / Mårtyw (o)


M108 (Mårtyråw / Mårtyw) moy o Ueøw an lév cémata!
(F) Dieu m’est témoin que je ne mens pas !
Mas-M109 330

Maséla (h)
M109 TrÒei me (dipléw / polléw) masélew.
(F) Il mange à tous les rateliers.
M109bis Konte‡ei na toy pésoyn oi masélew apfi to xasmoyrhtfi.
(F) Il baille à se décrocher la mâchoire.
Maskarl^ki (to)
M110 Œpaue éna maskarl^ki.
(F) On l’a ridiculisé.
Maso‡ri (to)
M111 Ta kånei maso‡ria (ta = ta leftå).
(F) Il accumule beaucoup d’argent.
(U) Maso‡ri désigne ici une liasse de billets de banque
enroulés.
(E) Maso‡ri = bobine (de fil).

Måstoraw (o)
M112 Br‹ke to måstorå toy.
(F) Il a trouvé son maître. (cf. D017)
Mas√
M113 Den ta masåv eg√ aytå!
(F) Je n’avale pas ça / À d’autres !
(E) Mas√ = mâcher.

M114 Ÿsa (leftå) bgåzei toy ta masåne oi gynaîkew.


(F) Les femmes le plument de tout ce qu’il gagne.
Måti (to)
Måti = œil / regard.
M115 Gia ta (ma¥ra / vraîa) soy ta måtia.
(F) Pour tes beaux yeux.
(U) Ironique.

M116 To måti soy t’ all‹uvro (poy tréxei ston kat‹foro)!


(F) Tu racontes n’importe quoi !
(T) Ton œil louche (qui dévale la pente) !
(U) Expression moqueuse.

M117 Ta måtia toy bas^lecan.


(F) Ses yeux se ferment. (= Il tombe de sommeil)
M118 Œbgale ta måtia toy sto diåbasma.
(F) Il s’est crevé les yeux à lire. (cf. M131)
331 Mat-M132

M119 Ta måtia toy (bgåzoyn / petåne) (spîuew / fvtiéw).


(F) Ses yeux lancent des éclairs. (cf. M165)
M120 To éna måti blépei sth D‡sh kai to ållo sthn Anatol‹.
(F) Il a un œil qui dit (merde / zut) à l’autre.
M121 (Œgine) to måti toy gar^da.
(F) 1) Il a les yeux grands ouverts (par manque de sommeil).
2) Il dévore des yeux (par envie ou concupiscence).
3) Il a attendu ça longtemps, mais n’a rien vu venir.
M122 Go¥rlvse ta måtia toy.
(F) 1) (Surprise / Admiration) Il a ouvert de grands yeux.
2) (Colère) Il a fait les gros yeux.
M123 Thw (ékane / ékleise) (måti / matåki).
(F) 1) Il lui a fait de l’œil. / 2) Il lui a lancé un clin d’œil.
M124 Ta måtia soy kånoyn poylåkia.
(F) Tu as la berlue. / Tu as des visions.
M125 Me kårfvse me ta måtia toy. / Kårfvse ta måtia toy
apånv moy.
(F) Il fixa les yeux sur moi.
M126 F¥ge na mh se janad√ (sta måtia moy)!
(F) File que je ne te revoie plus (devant mes yeux) !
(cf. M136)

M127 Paîzei to måti moy.


(F) Mon œil papillotte.
(U) On répond : « Kåpoion ua deiw » = « Alors tu vas voir qqn ».

M128 Thn (ékoce / p‹re) to måti moy.


(F) Je l’ai (aperçue / remarquée).
M129 Ÿso pa^rnei to måti.
(F) À perte de vue.
M130 Påre måti!
(F) Reluque un peu !
(U) Plus fort que ko^ta!

M131 Strab√uhkan ta måtia moy (apó to / sto) diåbasma.


(F) Je ne vois plus clair à force de lire. (cf. M118)
M132 Ta måtia thw étrexan potåmi.
(F) Elle pleurait toutes les larmes de son corps.
Mat-M133 332

M133 Trîbv ta måtia moy (m’ aytå poy blépv).


(F) Je n’en crois pas mes yeux.
M134 Thn éfage me ta måtia toy.
(F) Il la dévora des yeux.
M135 Fåte måtia cåria kai koiliå per^dromo.
(U) Se dit de ceux qui ne profitent de ce qu’ils désirent que par
la vue (par ex. de la nourriture qu’ils ne peuvent s’offrir…).

M136 (Tsak^soy / F¥ge / Xåsoy) ap’ ta måtia moy!


(F) Disparais de ma vue ! / Fiche-moi le camp ! (cf. M126)
M137 Ton éxasa mésa apfi ta måtia moy.
(U) Se dit de qqn que l’on suivait des yeux et qui a
soudainement disparu.
Måti = attention.
M138 Ta måtia soy (téssera / dekatéssera)!
(F) Ouvre l’œil (et le bon) ! / Fais bien attention !
M139 Prøseje to paidî (san ta måtia soy / vw kfirhn ofualmo‡
(SAV))!
(F) Garde l’enfant comme la prunelle de tes yeux !
M140 Toy ånoija ta måtia.
(F) Je lui ai ouvert les yeux. (= Je l’ai détrompé)
M141 (Ton / Thn) (éxv / ébala) sto måti.
(F) (Personnes) Je l’ai à l’œil. (cf. M146)
M142 Œkana (ta) strabå måtia.
(F) J’ai fermé les yeux là-dessus. / J’ai fait comme si je
n’avais rien vu.
(E) Ne signifie pas : « Je l’ai regardé de travers ». (cf. M151)

M143 Købei to måti toy.


(F) Il a l’œil. / Rien ne lui échappe.
Måti = sentiment.
M144 (Måtia / Matåkia) moy!
(F) Ma chérie ! / Mon amour ! (cf. F258)
M145 To éxv sto måti.
(F) (Choses) J’ai cela en vue. / Je convoite cela.
M146 (Ton / Thn) (éxv / ébala) sto måti.
(F) (Personnes) 1) J’ai une dent contre lui.
2) J’ai des vues sur lui. (cf. M141)
333 Mat-M160

M147 Den éxv måtia na ton dv.


(F) Je n’ose pas le regarder en face. (cf. M421)
(U) Traduit la honte après ce que l’on a fait ou ce qui vous est
arrivé.

M148 (Aytø / Aytøw) de moy gem^zei to måti.


(F) (Choses) Cela ne paie pas de mine.
(Personnes) Il ne me dit rien qui vaille.

M149 Moy (gyålise / mp‹ke / xt¥phse) sto måti.


(F) Cela m’a tapé dans l’œil.
M150 Thw ékane ta glykå måtia.
(F) Il lui faisait les yeux doux.
M151 Me ko^taje me (misfi / strabø) måti.
(F) Il m’a regardé de travers. (cf. M142)
M152 Mpaînv sto måti toy.
(F) Il m’en veut.
M153 Me p‹re (apø / me) (kakø / strabfi) måti.
(F) Il m’a pris en grippe. (cf. S358)
M154 Ton p‹re (apø / me) kalø måti.
(F) Il l’a vu d’un bon œil.
M155 Œpese sta måtia moy.
(F) Il a baissé dans mon estime.
M156 Ton fob‹uhke to måti moy.
(F) J’ai eu peur de lui. / Je me suis méfié de lui.
(U) Se dit à propos du comportement inattendu de qqn.
Måti = (autres sens figurés).
M157 Gia ta måtia toy køsmoy.
(F) Pour la forme. / Pour sauver les apparences. (cf. P714)
M158 Zygîzv me to måti.
(F) Peser (à vue de nez / au jugé).
M159 Sta måtia moy!
(F) (Serment) Sur ma vie !
M160 Vx! To måti moy!
(F) Oh ! Quelle sottise !
(U) Expression populaire accompagnée d’un geste de la main
pour protéger l’œil.
Mat-M161 334

M161 Œxei (kakø måti / måti farmåki).


(F) Il a le mauvais œil. (cf. M168)
M162 Bgåzv ta måtia.
Sens propre : « Arracher les yeux », mais nombreux sens figurés.
ñ Bgåle ta måtia soy!
(F) Démène-toi !
ñ Œbgale ta måtia toy mfinow toy.
(F) Il n’a qu’à s’en prendre à lui-même.
(T) Il s’est arraché les yeux tout seul.
ñ Ti, ta måtia soy ’bgala
(F) Qu’est-ce que je t’ai fait ?
(T) Quoi ? T’ai-je arraché les yeux ?
ñ Na moy bgei to måti an...
(F) Je mets ma tête à couper que…
ñ Bgålane ta måtia toyw.
(F) 1) Ils se sont disputés. / (2) Ils se sont envoyés
en l’air.
ñ Prospåuhse na ftiåjei to radififvno, allå toy ’bgale ta
måtia.
(F) Il a essayé de réparer la radio, mais il l’a mise en
pièces.
M163 Bgåzei thw Panagiåw ta måtia.
(F) Il gagne des sommes folles.
M164 Ma‡ra måtia kåname (gia) na se do‡me.
(F) Nous avons attendu bien longtemps avant de te
revoir. / Tu t’es fait rare !
M165 Ta måtia toy petåne fvtiéw.
(F) Il est très vif d’esprit.
(U) Attention : ne pas confondre avec M119.

M166 Ma¥rise to måti moy.


(F) Je n’en peux plus.
(U) Se réfère à une situation qui dure et devient
insupportable (attente, faim, pauvreté…).

M167 P‹re ta måtia toy ki éfyge.


(F) Il est parti (le cœur gros / honteux). (cf. M431, O033)
(U) Selon le contexte, traduit la déception ou le sentiment
du ridicule.

M168 Ton piånei e‡kola to måti.


(F) Le mauvais œil prend facilement sur lui. (cf. M161)
335 May-M180

M169 De xorta^nei to måti toy. / Œxei axórtago måti. /


To måti toy eînai axfirtato.
(F) Il a les yeux plus grands que le ventre.
*M170 (Kålio / Kal¥tera) na soy bgei to måti parå t’ ønoma.
(F) Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée.
(T) Il vaut mieux perdre un œil que sa réputation.

*M171 Õlla (eîn’) ta måtia toy lago¥ kai ålla thw


koykoybågiaw.
(F) C’est le jour et la nuit.
(T) Les yeux du lièvre sont une chose, ceux de la chouette
une autre.

*M172 Måtia poy de blépontai gr‹gora lhsmonio¥ntai.


(F) Loin des yeux loin du cœur.
(T) Yeux qui ne se voient pas s’oublient vite.

Matiå (h)
M173 Me mia matiå.
(F) D’un coup d’œil.
M174 Me thn pr√th matiå.
(F) Du premier coup d’œil.
M175 Œrija mia matiå sto biblîo.
(F) J’ai jeté un coup d’œil au livre.
Måtso (to)
M176 Me to måtso.
(F) En grande quantité.
M177 Œna måtso xiliårika.
(F) Une liasse de billets de mille drachmes.
Ma¥row, -h, -o
Le sens premier de ma‡row est « noir ». Mais, très souvent, il symbolise
ce qui est mal (choses) ou malheureux (personnes).
M178 O ma¥row. / H ma¥rh.
(F) Le (pauvre / malheureux). / La (pauvre /
malheureuse).
M179 Ti kåneiw; Ma‡ra ki åraxna.
(F) Comment vas-tu ? On ne peut plus mal.
M180 Ki étsi ma‡ra ki alliÒw skoteinå.
(U) Se dit d’une situation mauvaise de tous côtés. (cf. G172)
May-M181 336

M181 Ma‡ro o énaw, åspro o ållow.


(F) L’un tire à hue, l’autre à dia.
M182 Eînai stiw ma‡rew toy. / Œxei tiw ma‡rew toy.
(F) Il est de mauvaise humeur. / Il broie du noir.
M183 (Œbale / Foråei / Œbgale) ta ma¥ra.
(F) Elle (a pris / porte / a quitté) le deuil.
M184 Ta ébace ma‡ra.
(F) 1) Il est très déçu. / Il voit tout en noir.
2) Il s’en fiche.
(U) Au sens 2, antiphrase ironique.

M185 De ua ta båcv ma¥ra!


(F) Je n’en ferai pas une maladie !
M186 Kånei to ma‡ro åspro kai to åspro ma‡ro.
(T) Il rend blanc ce qui est noir et noir ce qui est blanc.
(E) Se dit de qqn d’habile qui transforme l’aspect des choses.

M187 Ton (ékanan ma‡ro / ma‡risan) sto j‡lo.


(F) Ils l’ont couvert de bleus. / Ils l’ont battu comme
plâtre.
*M188 Ma¥rh mayr^la plåkvse, (ma¥rh san kaliako¥da).
(T) De noires ténèbres nous cernèrent, (noires comme un
corbeau).
(E) Phrase historique du temps des Clephtes.
(U) Se dit quand on se trouve dans une situation où l’on ne
sait pas quoi faire.

Måxaira (h)
M189 Måxairan édvkaw, måxairan ua låbeiw.
(F) Qui se sert de l’épée, périra par l’épée.
(E) Réécriture de Matthieu, 26, 52.

Maxa^ri (to)
M190 (Karpo‡zia / Ÿla) me to maxaîri!
(U) Formule employée par les marchands ambulants pour
inviter d’éventuels acheteurs à venir goûter leurs
pastèques ou d’autres denrées.

M191 Moy ’bale to maxa^ri sto laimø.


(F) Il m’a mis le couteau sous la gorge.
M192 (Brîskontai / E^nai) sta maxa^ria.
337 Mez-M201
(F) Ils sont à couteaux tirés.
M193 Pérase apfi maxaîri.
(F) Il a été égorgé.
M194 Œftase to maxa^ri sto køkalo.
(F) La mesure est comble. / Cela ne peut pas continuer.
(cf. K678)
(T) Le couteau est arrivé à l’os.

*M195 Maxaîri éxeiw pepfini trvw.


(T) Tu as un couteau, tu manges du melon.
(E) On peut agir avec l’équipement adéquat.

Méa (ta)
M196 Ta méa kai ta séa moy.
(F) Tout ce que je possède.
Megaleîo (to)
M197 Perasména megaleîa.
(T) Grandeur passée.
(U) Se dit, ironiquement, aux personnes qui parlent de leurs
succès passés.

Megålow, -h, -o / Mégaw, -megålh, -méga


M198 E^nai (megålow / mégaw) kai tranøw.
(F) C’est un personnage très influent.
M199 Kånei ta mikrå megåla.
(F) Il grossit les événements. / Il fait une montagne d’une
taupinière. (cf. B198)
M199bis Õi ston pio megålo.
Équivaut à D080.
(E) Euphémisme pour désigner le diable.

MegalÒnv
M199ter Meg¿lvse ta paidi¿ toy.
(F) Il a élevé ses enfants.
Medo¥li (to)
M200 Moy (p^nei / royfåei) to medo¥li.
(F) Il me (ronge / suce) jusqu’à la moelle.
Mezéw (o)
M201 Ton p‹ran sto mezé.
(F) Ils se sont payé sa tête. / Ils l’ont mis en boîte.
(cf. C057)
Meu-M202 338

Meu¥si (to)
M202 (E^nai / Œgine) (p^ta / skn^pa / stoyp^ / tåbla / tåpa /
t¥fla) sto meu¥si. / E^nai meuysménow (p^ta / skn^pa /
stoyp^ / tåbla / tåpa / t¥fla).
(F) Il est soûl comme un Polonais. / Il est plein comme
une bourrique.
M203 Œxei (kalø / kakø) meu‡si.
(F) Il a le vin (gai / mauvais).
Meïntåni (to)
M204 Ta ébgale óla sto meïntåni.
(F) Il a tout divulgué.
(E) Meïntåni = place publique.

M205 Bg‹ke sto meïntåni.


(F) (Choses) C’est devenu de notoriété publique.
(Personnes) Il mène une vie de débauche.

Melåni (to)
M206 Stiw syzht‹seiw amolåei melåni.
(F) Dans les discussions, il cache son jeu.
(T) Dans les discussions, il lâche de l’encre.
(U) Allusion au procédé de camouflage de la seiche.

M207 To gråfv ekeî poy den piånei melåni.


(F) Il s’en fiche comme de l’an quarante. (cf. P142)
Mélei
M208 De me mélei (kauøloy).
(F) Je m’en moque (éperdument). / C’est le cadet de mes
soucis. (cf. N083)
M209 Mh se mélei!
(F) Ne t’en fais pas ! / Laisse courir ! (cf. N086)
M210 Eséna na mh se mélei!
(F) Toi ne t’en mêle pas !
M211 PÒw de me mélei!
(F) Et comment que ça me regarde
(U) Antiphrase.

M212 Ti se mélei (kai anakate¥esai);


(F) En quoi cela te concerne-t-il ? / De quoi te mêles-tu ?
339 Men-M224

M213 Kai ti me mélei eména;


(F) Qu’est-ce que ça peut me faire, à moi ?
Méli (to)
M214 (E^nai / Ta påne / Perno¥n ) méli gåla.
(F) Tout va pour le mieux entre eux. / Ça baigne dans
l’huile.
*M215 Ÿpoiow piånei to méli, gle^fei ta dåxtylå toy.
(T) Qui prend le miel se lèche les doigts.
(E) Qui a goûté qqch de bon cherche à en retrouver la saveur.

Mélissa (h)
*M216 Ÿlew oi mélissew den kånoyn méli.
(F) Il ne faut pas généraliser.
(T) Toutes les abeilles ne font pas de miel.

Méllv
M217 Ti moy ’melle na påuv!
(F) Qu’est-ce je ne devais pas subir !
*M218 Ÿpoioy toy méllei na pnige^ poté toy den peua^nei.
(T) Celui dont le destin est de se noyer ne meurt jamais.
(E) Se dit, par ex., d’un malade qui traîne, d’un trompe-la-
mort.

Ménow (to)
M219 Pnéei ménea enant^on maw.
(F) (Il est très en colère. / Il jette feu et flammes) contre
nous.
Ménv
M220 Aw me^noyme ed√!
(F) Restons-en là !
M221 Œmeina apfi (benzînh / lådi / leftå…).
(F) Je suis resté en panne (d’essence / d’huile / d’argent…).
(U) L’emploi de apfi signale le manque total de qqch.

M222 Ua me^nei me thn kak^a toy. / H kakîa ua toy meînei.


(F) Il en sera pour sa méchanceté.
M223 Œmeine (sthn ^dia tåjh).
(F) Il redouble sa classe.
M224 Mfiliw to åkoyse, émeine.
F) Quand il a appris ça, il est resté bouche bée.
Men-M225 340

*M225 Ed√ ménei ki allo¥ foyrn^zei.


(T) Il habite ici et son four est ailleurs.
(U) Il habite ici et ses activités (plus ou moins louches)
se déroulent ailleurs.

Méra (h) Voir (H)méra (h).


Meråki (to)
M226 E^nai sta meråkia toy. / Œxei ta meråkia toy.
(F) Il est d’humeur joyeuse (en part. après avoir bu).
M227 To éxei meråki na dei thn kfirh toy n‡fh.
(F) Il désirait vivement voir sa fille mariée.
(U) Exprime le regret pour un événement non réalisé.

M228 Megålo meråki toy ånace h Marîa.


(F) Marie lui a causé une grande déception (amoureuse).
M229 To ’kane me meråki.
(F) Il l’a fait avec amour.
(U) Se dit pour un travail réalisé avec un soin particulier.

Mereméti (to)
M230 Toy édvsa éna mereméti (j‡lo).
(F) Je lui ai caressé les côtes.
(U) Antiphrase.

Meriå (h)
M231 Se kal‹ meriå!
(F) Fais-en bon usage !
(U) On souhaite par là que l’argent donné ou gagné soit
utilisé à bon escient.

Mer^da (h)
M232 P‹re th mer^da toy léontow.
(F) Il s’est taillé la part du lion.
M233 Mis‹ merîda me pérasew;
(F) Me prends-tu pour une demi-portion ?
Merodo¥li (to)
M234 Merodo¥li-merofåi.
(F) Vivre au jour le jour.
(U) Se dit de qqn qui gagne peu, le peu qu’il gagne couvrant
tout juste ses besoins quotidiens.
341 Mes-M246

Mérow (to)
M235 Apø méroyw toy. / Ek méroyw toy.
(F) De sa part.
M236 En mérei. (SAV)
(F) En partie. / Partiellement.
M237 Ti mérow toy løgoy e^nai aytøw;
(F) Quel genre de type est-il ? / Qu’est-ce qu’il vaut ?
(T) Qu’est-ce que c’est que cet élément de phrase ?
(U) Ironique et méprisant.

M238 Apø poio mérow e^nai; — E^nai apø ta mérh maw.


(F) D’où est-il ? — Il est de chez nous.
M239 Katå mérow = À part.
ñ As’ ta katå mérow aytå!
(F) (Pr.) Laisse ça de côté ! /
(Fig.) Ne me raconte pas d’histoires !
ñ Ton p‹ra katå mérow gia na toy mil‹sv.
(F) Je l’ai pris à part pour lui parler.
M240 E^nai sto mérow.
(F) Il est au petit coin.
M241 E^nai me to mérow maw. / P‹re to mérow maw. /
(◊rue / Mp‹ke) me to mérow maw.
(F) Il est de notre bord. / Il a pris notre parti.
M242 P‹re mérow s’ ayt‹ th diad‹lvsh.
(F) Il a pris part à cette manifestation.
Mésa
M243 Mésa; — Mésa.
(F) Tope là ! — D’accord. (cf. E038)
(U) La question s’accompagne de la main ouverte vers le haut.

M244 Eîpa apfi mésa moy.


(F) Je me suis dit (en moi-même / en mon for intérieur).
M245 Eînai mésa.
(F) (Selon le contexte) 1) Il accepte de participer.
2) On l’a mis en prison. / 3) Il en est de sa poche.
M246 Mésa eîsai!
(F) Tu y es !
Mes-M247 342

M247 E^nai mésa s’ øla.


(F) Il est partout présent. / Il est au courant de tout.
M248 E^nai sta mésa kai sta éjv.
(F) Il fait la pluie et le beau temps.
M249 Ua eîmaste pénte s‹mera; — Båle éji-eftå gia na e^maste mésa.
(F) Nous serons cinq ce soir ? — Compte plutôt six-sept
pour avoir de la marge.
M250 Den éxei t^pota mésa toy.
(F) Il n’a rien dans le buffet. / C’est une lavette.
M251 To éxei mésa toy.
(F) Il est naturellement comme ça ! / C’est inné en lui !
M252 Mp‹kame mésa.
(F) (Pr.) Nous sommes entrés (dans une maison, en prison…).
(Fig.) Nous avons été de notre poche. (= Nous ne sommes
pas rentrés dans nos frais)

M253 Ton (ébalan / p‹gan / éxvsan) mésa.


(F) On l’a fourré en taule.
M254 Pønesan ta mésa moy apó ta gélia.
(F) Je me suis tordu de rire. / J’en avais mal aux côtes
à force de rire.
Mesånyxta (ta)
M255 Œxei (ågria / bauiå / ma¥ra) mesånyxta apfi politikå.
(F) Il est d’une ignorance totale en politique. (cf. N188)
Mésh (h) Voir aussi A177
Mésh = milieu.
M256 (T’ åfhse / To paråthse) (mésa) sth mésh.
(F) Il a tout laissé en plan. / Il a abandonné en plein
milieu.
M257 Toyw ébalan sth mésh.
(F) On les a cernés.
M258 (Bgew / F‡ge) ap’ th mésh!
(F) Ne te mêle pas de ça ! / Dégage !
M259 (To / Ton) ébgalan apø th mésh.
(F) On s’en est débarrassé. / On s’est débarrassé de lui.
M260 Bg‹ke sth mésh.
(F) Il a surgi. / Il est apparu.
343 Mes-M272

M261 Mp‹ke sth mésh.


(F) Il est intervenu. / Il s’est interposé.
Mésh = taille.
M262 Mia mésh daxtyl^di (= daxtylidénia mésh).
(F) Une taille de guêpe.
M263 Õnoije h mésh moy. / Moy køphke h mésh.
(F) J’ai les reins rompus. / J’ai mal au dos (par la fatigue ou
l’effort).

Meshméri (to)
M264 Me brîskei to meshméri.
(F) Je suis en retard dans mon travail.
(U) Allusion à la grande chaleur du début d’après-midi en
Grèce, pendant laquelle il est pénible de travailler.

M265 Méra meshméri.


(F) En plein jour.
M266 Ntåla meshméri.
(F) En pleine chaleur. / Au pic du soleil.
Méso (to)
M267 Mésv + gén. (SAV)
ñ Mésv Kor^nuoy.
(F) Via Corinthe.
ñ Mésv (toy) Ypoyrgeîoy.
(F) Par l’entremise du ministère.
M268 Dia pantøw uemito¥ kai auémitoy mésoy. (SAV)
(F) Par tout moyen licite ou illicite.
M269 Me fila ta dynatå kai ad‡nata mésa.
(F) Par tous les moyens possibles et imaginables.
M270 Œxei ta mésa.
(F) 1) Il a les moyens (financiers).
2) Il a le bras long. (= Il est influent)
M271 Eîxe méso(n).
(F) Il a eu du piston.
M272 Œbale (méso / ta mésa).
(F) Il a fait jouer ses relations.
Met-M273 344

MetaniÒnv
M273 Ua to metaniÒseiw!
(F) Il t’en cuira ! / Tu vas le regretter !
Metaj‡
M274 Sto metaj¥. / En tv metaj¥. (SAV)
(F) Dans l’intervalle. / Entre-temps.
Metrhtøw, -‹, -ó
M275 To agórasa (toiw metrhto^w (SAV) / se metrhtå).
(F) Je l’ai acheté (au comptant / en argent liquide).
M276 Ta pa^rnei óla toiw metrhto^w.
(F) Il prend tout pour argent comptant.
Métro (to)
M277 TrÒei me métro.
(F) Il mange avec modération.
M278 To kosto‡mi eînai komméno kai ramméno sta métra moy.
(F) Mon costume a été taillé sur mesure.
M279 (Œxei / Kr^nei me) dyo métra kai dyo staumå.
(F) Il a deux poids et deux mesures.
M280 (Œlaba / P‹ra) ta métra moy.
(F) J’ai pris mes (précautions / dispositions).
M281 Ton ésthsan sta trîa métra.
(F) On l’a collé au mur (= pour le fusiller).
*M282 Pan métron åriston. (GA)
(F) De la mesure en toute chose.
(E) Cf. Cléobule de Lindos, Vorsokratiker, I, p. 63, 2 D.-K.

MetrÒ
M283 Pénte métra ki éna kfibe.
(T) Compte cinq et coupe un.
(U) Se dit de commerçants qui trompent le client sur la
quantité.

M284 Œla éjv na metrhuo‡me!


(F) Viens dehors que l’on s’explique !
Métvpo (to)
M285 Epîuesh katå métvpo.
(F) Attaque de front.
345 Mhl-M297

M286 (Œxei / Kratåei) kauarø to (ko‡telfi / métvpfi) toy.


(F) Il a bonne conscience. / Il n’a rien à se reprocher.
M287 Perpatåei me to métvpo chlå.
(F) Il marche la tête haute. (cf. K497)
Mhdeîw, -mhdemîa, -mhdén
M288 Mhdeîw agevmétrhtow eisîtv. (SAV)
(F) Entrée interdite à toute personne non concernée.
(E) Inscription qui se trouvait sur la porte de l’Académie de
Platon.

M289 Mhdenfiw ejairoyménoy. / Mhdemiåw ejairoyménhw. (SAV)


(F) Sans aucune exception.
Mhdén (to)
M290 Mhdén ågan. (SAV)
(F) Rien de trop. / De la modération en tout.
M291 Ek toy mhdenøw. (SAV) / Ap’ to mhdén.
(F) À partir de rien. / Ex nihilo.
M292 Mhdén (eiw to phl^kon (SAV) / sto phl^ko).
(F) Sans succès. / Résultat nul.
(T) Rien au quotient.

M‹kow (to)
M293 S’ fila ta m‹kh kai ta plåth thw ghw.
(F) Sous toutes les latitudes.
M‹lo(n) (to)
M294 Såpio m‹lo.
(T) Pomme pourrie.
(U) Par comparaison, désigne la couleur sombre des tuiles
d’un toit.

M295 To m‹lon thw éridow. (SAV)


(F) La pomme de discorde.
*M296 To m‹lo kåtv apø th mhliå (péftei / ua pései).
(F) Les chats ne font pas de chiens. (cf. M359)
(T) La pomme tombe sous le pommier.
(U) Se dit des enfants qui, par le caractère, ressemblent à
leurs parents (peut être ironique).

*M297 Œna m‹lo thn hméra to giatrø ton kånei péra.


(T) Une pomme par jour tient le médecin au loin.
(cf. angl. : An apple a day keeps the doctor away).
Mhn-M298 346

M‹naw (o)
M298 O m‹naw toy mélitow.
(F) La lune de miel. (cf. S040)
M299 Stiw triånta d‡o toy mhnfiw.
(F) Aux calendes grecques. / À la Saint-Glinglin. (cf. M017)
(T) Le 32 du mois.

M300 Eînai sto m‹na thw.


(F) (Femme enceinte) Elle est dans son neuvième mois.
M301 Pøsew toy mhnów éxoyme; / Pøso éxei o m‹naw;
(F) Quel jour du mois sommes-nous ?
M302 To m‹na poy den éxei Såbbato.
(F) La semaine des quatre jeudis.
(T) Pendant le mois sans samedi.
(U) (Ironique) Se dit quand on refuse de faire qqch.

M303 Ÿtan de ua ’xei o m‹naw Såbbato ki h bdomåda Kyriak‹.


(F) Quand les poules auront des dents (= jamais).
(cf. M590, T043)
(T) Quand le mois n’aura pas de samedi ni la semaine de
dimanche.

M304 Kai o m‹naw éxei enniå.


(T) Et nous sommes le neuf du mois.
(U) Le neuf du mois était, pour certains, jour de paie où l’on
dépensait sans se soucier du lendemain. L’expression
s’emploie pour ironiser sur qqn qui vit dans l’insouciance.
(cf. B220)

M305 Zei sto m‹na poy tréfei toyw énteka.


(T) Il vit dans le mois qui nourrit les onze autres.
(U) Se dit de qqn qui mène une vie sans souci.

*M306 M‹naw mpa^nei m‹naw bga^nei.


(F) Ressources régulières. / Situation inchangée.
(cf. M345)
(T) Un mois commence un mois finit.
(U) Se dit, en particulier, de gens à revenus réguliers
(par ex. les fonctionnaires).

*M307 To m‹na poy den éxei rv, to kras^ uélei nerø.


(T) Dans les mois sans R, il faut mettre de l’eau dans son vin.
(E) Le vin de l’été monte plus à la tête.
347 Mia-M316

*M308 Genårh m‹na klådeye, feggåri mhn jetåzeiw.


(T) En janvier taille tes plantes, ne t’occupe pas de la lune.
(E) Il ne faut pas se laisser guider par des influences
extérieures.

Mia / Mîa
Mia = une fois.
M309 Me miaw. / Memiåw. / Monomiåw.
(F) D’un seul coup.
M310 P‹ga mia kai dyo allå den ton br‹ka.
(F) J’y suis allé plusieurs fois, mais je ne l’ai pas trouvé.
M311 P‹gew sto Parîsi; — Mfino mia kai dyo;
(F) Es-tu allé à Paris ? — Très souvent.
(U) Antiphrase à cause de mfino et de l’interrogation.

M312 Mia kai (éjv / kåtv). / Mia kai kal‹. / Mia gia pånta.
(F) 1) D’un seul coup. / (Boisson) Cul sec.
2) Une bonne fois (pour toutes).
M313 Mia (stiw tfisew / sto tfiso).
(F) Une fois tous les trente-six du mois.
Mia en alternance.
M314 (Th) mia… (th) mia…
(F) Tantôt… tantôt…
ñ Mhn tréxeiw (th) mia ’dv-(th) mia ’kei!
(F) Ne cours pas dans tous les sens !
ñ Mia étsi mia alli√w.
(F) Une fois comme ci, une fois comme ça.
(U) Traduit le changement.
ñ Mia to éna mia to ållo, ólo kai kåti éxv na kånv.
(F) Une chose ou une autre, j’ai toujours qqch à faire.
ñ Mia eg√, mia es‡.
(F) Tantôt moi, tantôt toi. (cf. S038)
ñ Mîa soy kai mîa moy.
(F) 1) Chacun son tour. / 2) Un prêté pour un rendu.
(cf. F139)
(T) Une fois pour toi, une fois pour moi.

M315 Apó th mia… apó thn ållh…


(F) D’un côté… de l’autre…
Mia = un coup.
M316 Toy (ånaca / åstraca / édvsa / ékatsa / katébasa /
érija / tråbhja) mia.
(F) Je lui ai flanqué (un coup / une gifle). (cf. K245)
Mia-M317 348

Mia = autres sens.


M317 Œxv mia dîca.
(F) J’ai une de ces soifs.
M318 (Den kånei / De léei / Den piånei) m›a (mprostå / kontå)
se…
(F) Ça ne casse rien par rapport à…
M319 Mia poy… / Mia kai…
(F) Puisque… (cf. A395)
Mikromauaînv
*M320 Ÿpoiow mikromåuei de (gerontaf‹nei / gerontojexnå).
(F) Ce que l'ona appris dans la jeunesse ne s’oublie pas
dans la vieillesse.
(U) Se dit des habitudes comme des connaissances.

Mikrfiw, -‹, -fi
M321 Mikrfin katå mikrfin. (SAV)
(F) Petit à petit. / Tout doucement.
M322 Pro mikro‡. (SAV) / Pro olîgoy. (SAV)
(F) Il y a peu de temps.
*M323 Me toyw mikro‡w mikrfiw kai me toyw megåloyw megålow.
(T) Décrit la capacité à s’adapter (socialement).
(U) Exprime un constat ou un conseil.

M323bis ◊ mikrfiw (mikrfiw) pantrécoy ‹ mikrfiw kalogerécoy.


(T) Marie-toi ou fais-toi moine quand tu es tout jeune.
(E) Les grandes décisions dans la vie doivent être prises tôt.

Miliå (h)
M324 Miliå!
(F) Pas un mot !
M325 Mhn ako¥sv (miliå / kix)!
(F) Silence ! (cf. T264)
M326 Den ébgale miliå.
(F) Il n’a pas dit un mot.
M327 Moy kfiphke h miliå. / Œxasa th miliå moy.
(F) Ça m’a coupé le sifflet. / Je suis resté sans voix.
(U) S’emploie dans une situation de peur ou de surprise.
349 Mil-M340

*M328 Ashménia moy miliå, xrys‹ moy boybamåra. /


(Var.) Argyrfi to mîlhma kai xrysfi to sÒpa.
(F) La parole est d’argent, mais le silence est d’or.
Mil√
Certaines expressions emploient lé(g)v au lieu de milÒ.
M329 M^la nte!
(F) Parle donc ! Accouche !
M330 Ta mil‹same.
(F) 1) Nous nous sommes expliqués.
2) Nous en avons parlé.
M331 (Ellhnikå / Rvma^ika) soy mil√!
(F) Je parle français ! (= clairement)
M332 Milåei spasména gallikå.
(F) Il baragouine le français.
M333 To prågma milåei apfi mfino toy.
(F) Cela coule de source.
(T) La chose parle d’elle-même.

M334 Moy milåei ston (enikø / plhuyntikø).


(F) Il me tutoie. / Il me vouvoie.
M335 Milåei se filoyw me to « seiw » kai me to « saw ».
(F) Il prend des gants pour parler.
(U) Se dit de qqn qui parle très gentiment.

M336 EgÒ milÒ, egÒ ako‡v.


(F) Je parle dans le vide. / Je parle au mur.
(T) C’est moi qui parle, c’est moi qui écoute.

M337 M^la maw kai mh maw agapåw!


(T) Parle-nous, même si tu ne nous aimes pas !
(E) Se dit à qqn qui vous fait la tête ou (plus souvent) à qqn
qui ne vous a pas vu.

M338 Omileî o dékatow trîtow tvn ceydapostfilvn.


(T) C’est le treizième faux apôtre qui parle.
(U) Se dit de qqn qui fait beaucoup de promesses et les oublie
aussitôt.

M339 E^nai milhménow.


(F) On lui a fait la leçon.
M340 Ta éxoyn milhména.
(F) Ils se sont mis d’accord par avance.
Mil-M341 350

M341 De milio¥ntai.
(F) Ils ne se parlent pas. / Ils sont en froid.
M342 Aytøw de miliétai.
(F) On ne peut pas lui adresser la parole.
(U) Se dit de qqn en colère ou embarrassé.

*M343 Kållia ’nai t’ amîlhta parå ta milhména.


(T) Ce que l’on n’a pas dit vaut mieux que ce que l’on a dit.
(E) On peut parfois regretter ses paroles.

Misuøw (o)
M344 Õjiow o misuøw soy!
(F) Tu as bien mérité ton salaire !
(U) (Souhait) Se dit à qqn dont le travail est satisfaisant
(en particulier à qqn qui débute dans un nouvel emploi).

M345 O misuøw ua tréxei.


(F) Le salaire tombera régulièrement. (cf. M306)
(U) Se dit des gens qui ont un salaire régulier
(par ex. les fonctionnaires).

Misøw, -‹, -ø
M346 Misfiw-misfiw.
(F) Moitié-moitié. / 50-50.
M347 Œmeine misøw ånurvpow.
(F) 1) Il a maigri de moitié. / 2) Il est très fatigué.
(U) (Selon le contexte) Homme (fatigué / invalide…)

M348 E^nai énaw xvriåthw kai misøw.


(F) C’est un paysan (et pas qu’à moitié / dans toute sa
splendeur). (cf. E044)
(E) « Œnaw kai misøw » veut dire littéralement : « un et demi ».

*M349 Ta miså thw xiliådaw eînai pentakfisia


(F) Ce n’est pas si difficile que ça !
(T) La moitié de mille est cinq cents.
(U) S’emploie comme encouragement ironique à qqn qui hésite
à prendre une décision.

*M350 To ‹misy eînai pléon toy pantfiw. (SAV)


(T) La moitié est plus que le tout. (cf. A482)

M^tow(o)
M351 O m^tow thw Ariådnhw.
(F) Le fil d’Ariane.
351 Moi-M363

Mixåloy (h)
M352 Xrvståei thw Mixalo¥w.
(F) Il n’a pas toute sa tête. / Il travaille du chapeau.
(T) Il doit de l’argent à Michelle.

Mn‹mh (h)
M353 (Eiw mn‹mhn (SAV) / Sth mn‹mh) + gén.
(F) En mémoire de…
M354 Aivn^a toy h mn‹mh!
(T) Que son souvenir se perpétue !

M355 An de m’apatåei h mn‹mh moy.


(F) Si j’ai bonne mémoire.
Møda (h)
M356 H teleyta^a léjh thw mødaw.
(F) La dernière mode. / Le dernier cri.
M357 Påei me th mfida.
(F) Il suit la mode.
Moiåzv
M358 De moiåzei na asteie‡etai.
(F) Il n’a pas l’air de plaisanter.
M358bis Soy moi¿zv gia hlîuiow;
(F) Me prends-tu pour un imbécile ?
M359 E^xe kai émoiase. / E^xe na moiåsei.
(F) Il avait de qui tenir. (cf. M296)
(U) Se dit de qqn qui a les mêmes qualités (ou plus souvent les
mêmes défauts) qu’un autre membre de sa famille.

Mo^ra (h)
M360 Thw moîraw (to graftfi / ta gramména).
(F) Les arrêts du destin.
M361 O ftvxøw den éxei ston ‹lio mo^ra.
(F) Le pauvre n’a pas de place au soleil. (cf. U104)
M362 ◊tan graftø thw mo^raw toy.
(F) C’était sa destinée. (cf. T303)
M363 Moy e^pe th mo^ra moy.
(F) Il m’a dit la bonne aventure. (cf. T319)
Moi-M364 352

*M364 Ÿpoy ftvxøw ki h mo^ra toy.


(T) Où il y a un pauvre, il y a le malheur.

*M365 Gråfei h moîra toy kauenfiw maw pfiso kaîei to kant‹li.


(T) Le destin de chacun de nous décide combien de temps notre
mèche brûle.

Moiråzv
M366 Aw moiråsoyme th diaforå!
(F) Coupons la poire en deux !
M367 Ti éxoyme na moiråsoyme;
(T) Qu’avons-nous à partager ? (s.-ent. rien)
(E) Comme nous n’avons rien à partager, il n’y a pas de raison
de nous disputer.

Mfiko
M368 (Kåne) mfiko! / Mfiko re!
(F) Boucle-la ! / La ferme !
(U) Expressions populaires.

Møla
M369 Møla ta skoiniå!
(F) (Marine) Larguez les amarres !
M370 Œgia møla égia lésa!
(F) (Marine) Lâchez tout !
Møliw
M371 Móliw kai metå b^aw.
(F) À grand-peine. (cf. T262)
(U) Plus fort que B111.
M371bis Mfiliw prin apfi dyo mérew. / Moy thlefÒnhse mfiliw prin
apfi séna.
(F) Il y a à peine deux jours. / Il m’a téléphoné juste avant toi.
Monast‹ri (to)
M372 To spîti toy eînai monast‹ri.
(F) Sa maison est accueillante.
*M373 To monast‹ri na ’n’ kala (ki apfi kalog‹royw brîskeiw).
(F) Personne n’est irremplaçable.
(T) (Il suffit) que le monastère soit en bon état (des moines on
en trouve).
353 Mon-M386

Monaxøw, -‹, -ø
M374 Œpese (apfi) monaxøw toy.
(F) Il est tombé tout seul.
*M375 Monaxøw, o¥te ston Parådeiso.
(T) Seul, pas même au paradis.
(E) La solitude est souvent insupportable, quels que soient les
biens dont on dispose.

Møno
M376 ◊rua møno kai møno gia na se synant‹sv.
(F) Je suis venu uniquement pour te rencontrer.
M377 Ÿxi møno… (ma / allå) kai…
(F) Non seulement… mais encore…
M378 Ua påv sthn pølh møno na éxei levfore^o.
(F) J’irai en ville à condition qu’il y ait un autobus.
M379 Uélv na påv sthn pølh møno poy ta levfore^a éxoyn aperg^a.
(F) Je veux aller en ville, et voilà que les autobus sont en grève.
M380 Mfino poy den ton édeire.
(F) C’est tout juste s’il ne l’a pas frappé.
(U) Mfino poy den + temps du passé (den obligatoire).

M381 Trémv (móno poy / móno kai poy / kai móno poy)
to skéftomai.
(F) Je tremble rien que d’y penser. (cf. A144)
M382 De uélv na fåv parå møno éna m‹lo.
(F) Je ne veux manger qu’une pomme.
M383 De ua påv na ton dv parå møno an moy thlefvn‹sei.
(F) Je n’irai le voir que s’il me téléphone.
Monokondyliå (h)
M384 Toyw diégrace filoyw me mia monokondyliå.
(T) Il les a tous rayés d’un trait de plume.
(U) Se dit soit d’une action effectuée d’un trait soit d’une
action non réfléchie.

Mfinow, -h, -o
M385 Apfi mfinow moy.
(F) De moi-même.
M386 Mfinow toy ta léei, mfinow toy t’ ako‡ei.
(F) Personne n’écoute ce qu’il dit.
Mon-M387 354

M387 Œmeine mfinow ki érhmow (san thn kalamiå ston kåmpo /


ston kfismo).
(F) Il s’est retrouvé seul au monde.
Monøw, -‹, -ø
M388 To (ékane / épaije / érije) monå-zygå.
(F) Il l’a joué à pile ou face.
M389 Ta uélei monå-zygå dikå toy.
(F) Il veut tout pour lui. (cf. O031)
(T) Il veut les pairs et les impairs.

Monfiterma
M389bis Ton (paîrnv / paîzv / piånv) monfiterma.
(F) Je le tiens à ma merci.
(E) Expression empruntée au football à un seul but.

Monfixordow, -h, -o
M390 Aytfiw to p‹re monfixordo.
(F) Il n’a que ça à la bouche.
(U) Traduit l’énervement.

Morf‹ (h)
M391 Morf‹ aggéloy, cyx‹ diabfiloy.
(F) On lui donnerait le bon Dieu sans confession.
(cf. K786)
(T) Figure d’ange, âme de diable.

Mfisxow (o)
M392 (Sfåzoyn / Uysiåzoyn) to mfisxo to siteytfi.
(F) Ils tuent le veau gras.
Mo‡ntza(h)
M393 1) (Dînv / Rîxnv) (mo‡ntza / dyo mo‡ntzew).
2) Eispråttv (mo‡ntza / dyo mo‡ntzew).
(F) 1) Envoyer sur les roses.
2) Se faire envoyer sur les roses.
(E) H mo‡ntza désigne le geste injurieux expliqué à M412.

MoyntzÒnv
M394 Den ta moyntzÒneiw kal‡tera!
(F) Laisse choir !
(U) Expression populaire.

Mo‡rh (h) Voir Mo¥tra.


355 Moy-M405

Mo¥rlia (h)
M395 (E^nai) mo¥rlia!
(F) (Choses) (C’est) magnifique ! /
(Femme ou enfant) (Il / Elle) est [joli(e) à croquer /
ravissant(e)] ! (cf. T158)
M396 Peråsame mo‡rlia sthn ejox‹.
(F) Nous avons passé un séjour merveilleux à la
campagne.
Moyrløw, -‹, -ø
M397 E^nai moyrløw gia désimo.
(F) Il est fou à lier. (cf. T165)
M398 G^netai thw moyrl‹w.
(F) Il y a un foin de tous les diables. (cf. G153)
Moysaf^rhw (o)
*M399 O moysaf^rhw kai to cåri thn tr^th méra brvmåne.
(T) L’invité comme le poisson sent mauvais le troisième jour.
(U) Se dit quand on en a assez de ses invités.

Mo¥si (to)
M400 Mo¥si!
(F) Mon œil !
M401 Eînai mo‡si.
(F) C’est de la camelote.
M402 Maw poylåei mo‡si(a).
(F) 1) Il veut nous en faire accroire. / C’est du bidon.
2) Il crâne.
(U) L’expression s’accompagne d’un geste de la main sous le
menton.

Moyske¥v / Mo¥skema (to) / Moysk^di (to)


M403 Bregménow mo¥skema.
(F) Trempé comme (un barbet / une soupe).
(cf. B225, L313)

M404 ◊moyn (mo¥skema / moysk^di) ston idr√ta.


(F) J’étais trempé de sueur. / J’étais en nage.
M405 (Mo‡skece / ◊tan mo¥skema) vw to køkalo. /
Œgine (mo¥skema / moysk^di).
(F) Il était trempé jusqu’aux os. / Il s’est fait saucer.
(cf. L313, P138)
Moy-M406 356

M406 (Ta mo¥skece / Ta ’kane mo¥skema) stiw ejetåseiw.


(F) Il a raté ses examens. (cf. U007)
Mo‡smoylo (to)
M407 Œfage ta mo‡smoyla.
(U) Se dit d’une proposition de mariage repoussée.
Ne pas confondre avec X271 qui n’est qu’une rebuffade.

Moyståki (to)
M408 Gelo‡n (kai) ta moyståkia toy.
(F) Il rit jusqu’aux oreilles. (cf. A560)
M409 Gelå kåtv ap’ ta moyståkia toy.
(F) Il rit dans sa barbe. / Il rit sous cape.
M410 SÒpa tÒra, mh fåme ta moyståkia maw!
(T) Tais-toi, sinon nous allons nous bouffer les moustaches !
(U) Se dit lorsqu’il y a un risque de dispute.

Mo¥stow (o)
*M411 A¥goystow åbroxow, mo¥stow åmetrow.
(T) Août sans pluie, moût en quantité.
(E) S’il ne pleut pas en août, les raisins seront bons.

Mo¥tro (to)
Mo‡rh /Mo¥tro = gueule. Certaines expressions emploient mo‡rh ou mo¥tra
Toutes ces expressions sont populaires, voire vulgaires.
M412 (Na) sta mo¥tra soy!
(F) Prends ça sur la gueule ! (cf. P043, P283)
(U) Insulte accompagnée souvent par un geste de la main,
paume en avant, ouverte vers la personne à qui l’on parle,
doigts écartés (geste très offensant pour les Grecs).

M413 Mo¥tra gia sidérvma!


(F) Tête à claque !
M414 Ko^ta (kåti mo¥tra / th moytso‡na toy)!
(F) Regarde la tête qu’il fait !
M415 1) Me katebasména mo‡tra. / 2) Me jinisména mo‡tra.
(F) 1) L’oreille basse. / 2) L’air renfrogné.
M416 Xarå sta mo¥tra!
(F) Quel mufle !
357 Moy-M428

M417 E^n’ éna mo‡tro (aytfiw)!


(F) 1) Il n’est pas franc du collier ! / 2) Petit voyou !
(U) (Selon le contexte) Au sens 2) terme affectueux non
péjoratif, employé en particulier pour les enfants.

M418 Ti mo‡tra eînai aytå!


(F) Il en fait une tête !
M419 Den e^nai gia (th mo¥rh / ta mo¥tra) soy.
(F) Ça n’est pas pour (ton nez / ton museau).
M420 E^xemia p‹xh mo¥tra. /
Moy (ékane / kråthse) mo¥tra (mia p‹xh).
(F) Il m’a fait (la gueule / une tête longue comme ça).
M421 Den éxv mo¥tra na ton dv. / Me ti mo¥tra na ton dv;
(F) J’ai honte d’aller le voir. (cf. M147, P720)
(U) Exprime la honte ou la culpabilité.

M422 Œxei akøma mo¥tra kai milåei.


(F) Il a encore le toupet de répliquer ? (cf. P719)
M423 Ton årpaja ap’ ta mo‡tra.
(F) Je lui ai tout envoyé à la figure.
M424 (De blépeiw / Den koitåw) (th mo¥rh / ta mo‡tra) soy!
(F) Occupe-toi de tes oignons !
(U) Se dit pour remettre à sa place qqn qui critique les autres
alors qu’il serait lui-même criticable.

M425 Gia dew (mo‡rh poy uélei / mo‡tra poy uéloyn) kai
pl‡simo.
(T) Regarde-moi une gueule qui veut être lavée.
(U) Se dit de qqn qui ne mérite pas ce à quoi il prétend.

M425bis Ta mo‡tra toy éginan dyo dåktyla


(F) Il a beaucoup maigri / Il est devenu comme un fil.
M426 Toy ékanan th mo‡rh kréaw.
(F) Ils lui ont cassé la gueule. (cf. K524)
M427 (Ta / To) ékanew san ta mo¥tra soy.
(F) Tu as fait du travail de sagouin.
M428 (Katébase / Krémase / Œrije) ta mo¥tra (toy) (mia p‹xh).
(F) Il a fait (la gueule / une tête longue comme ça).
(cf. P693)
Moy-M429 358

M429 Kratåei mo‡tra.


(F) Il ne passe pas l’éponge.
(U) Pour qqn qui, une fois fâché, ne se reconcilie pas
facilement.

M430 (J^nise / Stråbvse) ta mo¥tra toy.


(F) Il a fait une sale gueule.
M431 P‹re ta mo‡tra toy kai éfyge.
(F) Il est parti (le cœur gros / honteux). (cf. M167)
M432 Toy épese h mo¥rh. / Toy épesan ta mo‡tra.
(F) Il s’est vexé sans raison.
(U) Se dit, ironiquement, pour qqn à qui l’on a fait une
réflexion désobligeante mais justifiée.

M433 De ua soy pései h mo‡rh!


(F) Ne fais pas le dégoûté !
M434 (Œpese / Rîxthke / StrÒuhke) me ta mo¥tra sth doyleiå.
(F) Il s’est lancé (à corps perdu / tête baissée) dans le
travail. (cf. K501)

M435 Maw poylåei mo‡rh.


(F) Il la ramène.
M436 (Œspase / Œfage) ta mo¥tra toy.
(F) 1) Il s’est fait avoir. /
2) (Pr. et fig.) Il s’est cassé (les dents / la figure).
M437 Ua toy spåsv ta mo‡tra.
(F) Je vais lui arranger le portrait.
M438 Œfage h mo‡rh toy xÒma.
(F) Il a mordu la poussière.
M439 Toyw ta xt‡phsa sta mo‡tra.
(F) Je les leur ai lancées à la figure.
(E) Ta désigne des actions répréhensibles.

Mpåza (h)
M440 Œkane (mia) (ger‹ / kal‹) mpåza. / Œkane th mpåza toy.
(F) Il a ramassé un gros paquet. / Il a fait son beurre.
(cf. K206)
(E) Mpåza = levée (au jeu), d’où profit.

M441 Den piåneiw mpåza mprostå toy.


(F) Tu ne lui arrives pas à la cheville. (cf. D030, X100)
359 Mpa-M453

Mpa^nv
M442 Mp‹kew; — Mp‹ka.
(F) Tu y es ? — J’y suis. (cf. E126, P430)
M443 Œmpaine!
(F) Bravo ! / Vas-y !
M444 Œmpa toy!
(F) Tombe-lui dessus !
M445 Mh moy mpa^neiw (sth m‡th)!
(F) Ne me cherche pas de crosses !
M446 Mp‹ke o xeim√naw.
(F) L’hiver est arrivé.
M447 Mpa^nei sta e^kosi.
(F) Il entre dans sa vingtième année.
M448 Mpa^nei sta éjoda.
(F) Il se lance dans les dépenses. / Il se met en frais.
M449 Eînai na mh soy mpei kåti (sto myalfi)!
(F) Quand tu as qqch dans la tête (tu ne l’as pas ailleurs) !
(T) Il ne faut pas que qqch entre dans ta tête.

M450 Apfito éna mpaînei kai apfi to ållo bgaînei. /


Mpainåkhw - bgainåkhw.
(F) Ça entre par une oreille et ça sort par l’autre.
(cf. A570)
(U) Se dit de qqn qui ne prête pas attention à ce qu’on lui
dit.

Mpaïråki (to)
M451 S‹kvsan mpaïråki.
(F) Ils se sont révoltés. (cf. M464)
Mpåla (h)
M452 Ton p‹re h mpåla.
(F) Il a été pris dans l’engrenage.
(T) La balle l’a entraîné.
(U) Se dit de qqn qui s’adonne à une activité par nécessité
ou par routine.

Mpaløni (to)
M453 Œgine mpaløni.
(F) Il s’est fâché tout rouge.
Mpa-M454 360

Mpålvma (to)
M454 Aytå eînai mpalÒmata.
(F) C’est du rafistolage.
*M455 To mpålvma xeirøtero apó thn tr¥pa.
(F) Le remède est pire que le mal.
(T) La reprise est pire que le trou.

Mpal√nv
M456 Ta mpålvsew påli (= MpalÒuhkew).
(T) Tu as encore raccommodé ça.
(U) Se dit de qqn qui a réussi à réparer une sottise ou à
remédier à des difficultés.

M457 MpalÒuhke mia xåra me to laxeîo.


(F) Il s’en est bien sorti grâce à la loterie.
Mpam
M458 Kånei mpam.
(F) (Il / Ça) ne passe pas inaperçu. / (Il / Ça) en jette.
(U) Se dit de qqn ou de qqch qui fait de l’effet.

(M)pånta (h)
M459 Sthn mpånta!
(F) (Selon le contexte) Rangez-vous ! / Faites place ! /
Chaud devant ! (cf. A185)
M460 Den (éxoyn / ébalan) frågko sthn mpånta.
(F) Ils n’ont pas mis un sou de côté. (cf. A178)
M461 Ton (åfhsan / ébalan) / ékanan) sthn mpånta.
(F) On l’a écarté. / On l’a mis sur la touche.
M462 (Kåtse / Meîne) sthn mpånta!
(F) Reste à l’écart ! / Ne t’en mêle pas !
M463 (Trabiémai / Mpaînv) sthn mpånta.
(F) Se mettre de côté. / Laisser passer.
(M)pantiéra (h)
M464 S‹kvsan (m)pantiéra.
(F) Ils se sont révoltés. / Ils ont levé l’étendard de la
révolte. (cf. M451)
361 Mpa-M474

Mpajéw (o)
M465 Ÿla ta ’xei o mpajéw. / Ap’ fila éxei o mpajéw.
(F) Il y a de tout ici.
(U) Ici mpajéw représente n’importe quel endroit.

M466 Œxei kardiå mpajé.


(F) Il a bon cœur.
Mpårmpaw (o)
M467 Œxei mpårmpa sthn Kor√nh.
(F) Il a des relations influentes. / Il a de forts appuis.
(cf. U028)
(T) Il a un oncle à Koroni.
(E) Fait allusion à la période de l’occupation turque où le bey
de Koroni avait beaucoup d’influence auprès du sultan.

M468 Kai me to Ueø mpårmpa de g^netai.


(T) Même avec Dieu comme oncle ça ne marche pas.
(E) Même avec de très fortes relations, c’est impossible.
(cf. U088)

Mparo¥ti (to)
M469 E^nai skéto mparo¥ti.
(F) C’est une vraie soupe au lait.
(U) Se dit de qqn qui s’emporte facilement.

M470 (Brvmåei / Myr^zei) mparo¥ti.


(F) Ça sent mauvais. / Ça sent la poudre.
M471 Œgine mparo‡ti.
(F) Il s’est fâché tout rouge.
*M472 Me to mparo‡ti, sth fvtiå kontå mhn phga›neiw.
(T) Avec de la poudre n’approche pas du feu.
(E) Se dit à propos de deux personnes qui ne doivent pas se
rencontrer ou d’une situation potentiellement explosive.

Mpaw
M473 Mpaw kai;
(F) Crois-tu ?
(E) Équivaut à m‹pvw.

Mpasto¥ni (to)
M474 Ta br‹ke mpasto¥nia.
(F) Il est tombé sur un bec. (cf. S176)
Mpa-M475 362

Mpafiåzv
M475 Mpåfiasa!
(F) 1) (Pr.) J’étouffe (= j’ai trop mangé).
2) (Fig.) J’en ai plein (le dos / les bottes) !
M476 Me mpåfiase.
(F) Il m’a gonflé (= ennuyé).
Mpelåw (o)
M477 Œbale mpelå sto kefåli toy. / Œbale to kefåli toy se
mpelå.
(F) Il s’est attiré des ennuis.
M478 Br‹ke to mpelå toy.
(F) Il s’est attiré des ennuis. (cf. D076)
M479 Mh mpa^neiw se mpelådew!
(F) Ne te donne pas tant de peine !
Mpémpelh (h)
M480 Bgåzv th mpémpelh.
(F) (Fig.) Je crève de chaud.
(T) J’ai la rougeole.

Mpérdema (to)
M481 Œxei mperdémata me thn astynom^a.
(F) Il a des démêlés avec la police.
M482 Agapåei ta mperdémata.
(F) Il aime les complications. / Il cherche midi à quatorze
heures.
Mperde‡v
M483 Mpérdeca (tiw koybéntew moy / ta lfigia moy). /
Ta mpérdeca.
(F) Je me suis emmêlé les pinceaux.
M484 Mh mperde‡esai sta pfidia moy!
(F) Ne te fourre pas dans mes jambes !
(M)perntåxi (to)
M485 Moy (édvse / érije) éna (gerø) (m)perntåxi.
(F) Il m’a rossé (d’importance). / Il m’a flanqué une
trempe.
363 Mpl-M497

Mpésa (h)
M486 Mpésa gia mpésa.
(U) Marque l’accord entre deux personnes qui se font
confiance.

M487 Õnurvpow me mpésa.


(F) Un homme de parole.
M488 Den éxei mpésa (= e^nai mpampéshw).
(F) Il ne tient pas parole.
Mpîlia (h)
M489 Gîname mpîliew.
(F) Nous nous sommes disputés.
Mpit Aussi N t i p.
M490 Mpit gia mpit trelfiw.
(F) Complètement fou.

M491 E^nai mpit koytøw.


(F) Il est complètement idiot.
(U) Populaire.

Mplékv
M492 T√ra (ta) mpléjame! / Vraîa mpléjame!
(F) Nous voilà bien ! / Nous voilà dans de beaux draps !
M493 P√w mpléjame étsi;
(F) Dans quel pétrin nous sommes-nous fourrés ?
M494 (Ta) émpleje me mia f^lh moy.
(F) Il s’est acoquiné avec une amie à moi.
M495 Oy mpléjeiw m’ aytfin! /
Aytfiw eînai: « oy mpléjeiw »! (SAV)
(U) S’utilise pour souhaiter à qqn de ne pas avoir affaire à
une personne (aytfiw) ou de ne pas être impliqué dans qqch
dont il aurait du mal à se sortir.

M496 Œmpleje åsxhma.


(F) Il s’est embringué dans une sale affaire.
M497 Eîxe mplexteî kai sthn politik‹ o patéraw moy.
(F) Mon père s’était aussi mêlé de politique.
Mpl-M498 364

Mpléjimo (to)
M498 Œxei mplej^mata me thn astynom^a.
(F) Il a des démêlés avec la police.
M499 Ua éxoyme kakå mplej^mata.
(F) Ça va mal se finir. (cf. J021)
Mpogalåki (to)
M500 Måzece ta mpogalåkia toy kai éfyge!
(F) Il a plié bagage et décampé ! (cf. K548)
Mpogiå (h)
M501 Den pernåei pia h mpogiå toy.
(F) Il n’est plus dans la course. / Il ne compte plus.
M502 Pernåei h mpogiå thw akfimh.
(F) Elle a de beaux restes. (cf. B057)
Mpøgiaw (o)
M503 E^nai gia ton mpøgia.
(F) (Selon le contexte) Il n’a pas de valeur. / Il est très laid.
(T) Il est bon pour (le bourreau / la fourrière).

Mpøi (to)
M504 Krîma sto mpfii soy!
(F) On n’a pas idée à ton âge !
(U) Se dit à qqn qui fait qqch qui n’est pas de son âge.

M505 Ÿso mpói éxei (tøso myalø / tósh gn√sh) toy le^pei.
(F) Plus il est grand plus il est bête.
M506 To paid^ (p‹re / pétaje / érije) mpøi apfitoma.
(F) L’enfant (a grandi / a poussé) d’un coup.
Mpøra (h)
M507 Mpøra e^nai (kai) ua peråsei.
(F) C’est un mauvais moment à passer !
(T) C’est une averse et elle passera.

M508 (M’épiase / Me p‹re) h mpøra.


(F) (Pr.) J’ai reçu l’averse. / L’averse m’a surpris.
(Fig.) Des ennuis soudains m’ont atteint.

*M509 Metå thn mpfira jexniétai o Uefiw.


(F) La fête passée, adieu le saint.
(U) Mpfira est pris ici au sens de malheur.
365 Mpo-M519

Mpor√
M510 Mpore^!
(F) Ça se peut !
M511 Den mpore^!
(F) (V. impers.) (Exclamation) Pas possible !
(V. pers.) Il est malade.

M512 Den éxei den mpor√!


(F) Il n’y a pas de « je ne peux pas » qui tienne !
M513 Den mpor√ ua pei de uélv.
(F) Quand on veut on peut !
(T) Je ne peux pas veut dire je ne veux pas.

M514 Den mpore^, kåti ua g^nei.


(F) La situation va sûrement s’arranger.
(T) Pas possible, qqch va se produire.
(U) Exprime l’optimisme.

Mpfisika (ta)
M515 Kråthse ta mpfisika.
(U) Se dit de qqn qui a tenté d’équilibrer une situation
instable.

Mpo‡gio (to)
M516 Œkane megålo mpo‡gio me to kaino‡rgio foyståni thw.
(F) Elle a fait beaucoup d’esbrouffe avec sa nouvelle robe.
Mpoygioyrntî (to)
M517 Toy ’rue to mpoygioyrntî.
(F) (Selon le contexte) Il s’est fait remonter les bretelles. /
Il a reçu sa convocation.
(E) « To mpoygioyrvtî » est un document officiel écrit
annonçant une nouvelle peu agréable
(sanction, incorporation…).

Mpoyzo‡ki (to)
M518 Synennfihsh mpoyzo‡ki.
(F) C’est un dialogue de sourds.
(U) Familier.

Mpo‡ka (h)
M519 Ton éxv sthn mpo‡ka (toy kanonio‡).
(F) Je l’attends au tournant.
(T) Je l’ai à la bouche du canon.
Mpo-M520 366

Mpoykåla (h)
M520 M’ åfhse mpoykåla.
(F) Il m’a laissé (en carafe / en plan). (cf. K891)
Mpoykiå (h)
M521 Mpoykiå kai s(y)xÒrio!
(F) Sensationnel(le) ! (cf. P627)
(T) Bouchée et pardon !
(U) Se dit à propos d’une nourriture excellente ou
d’une très belle femme.

*M522 Megålh mpoykiå fåe, megålo lfigo mhn peiw!


(F) Ne profère pas de paroles blessantes !
Mpo‡nia (ta)
M523 Vw ta mpo‡nia me ’ferew!
(F) J’en ai plein le dos de toi !
M524 XreÒuhke vw ta mpo‡nia.
(F) Il s’est endetté jusqu’au cou. (cf. X213)
Mpoyniå (h)
M525 Œpaijan mpoyniéw.
(F) Ils en sont venus aux mains.
Mpoyr^ni (to)
M526 Œxei ta mpoyr^nia toy. / E^nai sta mpoyr^nia toy.
(F) Il est très en colère. / Il est dans une rage folle.
M527 Ton piåsane ta mpoyr^nia toy.
(F) Il a été pris de rage.
Mpoyrlfito (to)
M528 Œgine mpoyrlfito.
(F) Il a explosé.
(U) Se dit d’une colère.

Mpo¥soylaw (o)
M529 Œxase ton mpo¥soyla.
(F) Il est tout désorienté. / Il est déboussolé. /
Il a perdu le nord. (cf. A540)
Mpo‡ti (to)
M530 (Mperdécame / Mpléjame) ta mpo‡tia maw.
(F) Nous nous sommes emmêlés les pinceaux.
367 Mya-M541

Mpo¥fow (o)
M531 E^nai megålow mpo¥fow.
(F) C’est un parfait abruti.
Mprîki (to)
M532 Emeîw, ti kånoyme; Mprîkia kollåme;
(F) Et nous alors ? On compte pour du beurre ? (cf. T060)
(T) Et nous, qu’est ce que l’on fait ? On soude des cafetières.

Mprostå
M533 Den pa^rnei mprostå.
(F) 1) (Pr. pour un appareil mécanique, par ex. une auto)
Ça ne démarre pas.
2) (Fig. pour une personne) Il a du retard à l’allumage.
M534 To roløï moy phga^nei mprostå.
(F) Ma montre avance.
M535 Aytfi to paidî ua påei mprostå.
(F) Cet enfant fera son chemin. (= Il réussira)
Myalø (to)
De nombreuses expressions emploient indifféremment kefåli, myalfi, noyw.
M536 Allå po‡ myaló!
(F) Il n’a rien là-dedans !
(U) Se dit de qqn qui n’a pas de jugeote ou pas de mémoire.

M537 Õnurvpow me myalfi.


(F) Personne sensée.

M538 Ti na soy kånv ki egÒ ; Œna myalfi xeimÒna kalokaîri.


(T) Et moi, que puis-je faire pour toi ? Je n’ai qu’une tête
été comme hiver.
(E) C’est pardonnable de se tromper.

M539 (Eînai / Œxei) megålo myalfi.


(F) C’est (un cerveau / une grosse tête).
(U) Se dit de qqn de supérieurement intelligent.

M540 (Den e^nai / De stékei) kalå sta myalå toy.


(F) Son cerveau est dérangé. / Ça ne va pas dans sa tête !
M541 Den éxei (dråmi / koyko¥tsi / spyr› / ståla / staliå)
myalø.
(F) Il n’a pas un grain de bon sens.
Mya-M542 368

M542 Œxei uhlykø myalø.


(F) Il fourmille d’idées. / Il est très ingénieux.
(cf. I008, M555)
(T) Il a l’esprit féminin (= fécond).

M543 Œxei tetrågvno myalø.


(F) Il a l’esprit cartésien.
M544 Aw e^xe myalø!
(F) Il n’avait qu’à réfléchir avant !
M545 Œxei klo¥bio myalø.
(F) Il n’est pas fûté.
M546 Œxei ta myalå toy pånv ap’ to kéfali.
(F) Il n’est pas raisonnable.
(T) Il a le cerveau au-dessus de la tête.

M546bis Œxei ta myalå thw akfima.


(F) Elle a encore toute sa tête.
M547 Den eîxa sto myalfi moy na påv.
(F) Je n’avais pas en tête d’y aller.
M548 Ÿ,ti kai na påuei de båzei myalø.
(F) Quoi qu’il lui arrive, il ne s’assagit pas.
M549 (Bal’ to (kalå) / Des’ to / T‡pvsé to) sto myalfi soy !
(F) Ne l’oublie pas ! / Mets-toi bien ça dans la tête !
(U) Peut être une menace.

M550 Kai fi,ti (ållo) båzei to myalfi soy. / Ÿsa de båzei to


myalfi toy anurÒpoy.
(F) Et tout ce que l’on peut imaginer.
(U) S’emploie pour décrire qqch qui sort de l’ordinaire.
La seconde expression est plus forte que la première.

M551 To myalø soy (ébale kakfi / kakobåzei / påei sto kakø)!


(F) Tu vois tout en noir ! / Tu t’imagines le pire !
M552 Bgal’ to ap’ to myaló soy!
(F) Ôte-toi cela de l’idée ! / N’y songe pas !
M553 To ébgale ap’ to myalfi toy.
(F) Il a sorti ça de sa tête.
M554 Moy (gånvse / zålise) to myalfi me th flyarîa toy.
(F) Il m’a étourdi avec son bavardage.
369 Mya-M568

M555 To myalø toy gennåei. / To myalø toy de gennåei.


(F) Il est créatif. (cf. M542) / Son cerveau est stérile.
M556 Toy g¥rise ta myalå.
(F) 1) Il l’a fait changer d’avis. / 2) Il lui a tourné la tête.
(cf. M564)

M557 Den édese to myalfi toy. / To myalø toy den éphje akøma.
(F) Son esprit n’est pas encore mûr.
(U) Se dit pour un enfant ou une personne écervelée.

M558 Moy ’kane to myalfi koyrko‡ti.


(F) Il m’a cassé la tête.
(E) Koyrko‡ti = bouillie.

M559 De moy ékoce (to myalø). / De moy pérase apó to myaló.


(F) Je n’y ai pas pensé. / Cela ne m’est pas venu à l’esprit.
(U) Exprime le regret.

M560 To myalø toy kfibei. / To myalø toy jyråfi. /


Œxei myalfi me to kantåri. / Katebåzei to myalfi toy.
(F) Il est intelligent. / Il comprend vite.
M561 Koyrko‡tiase to myalfi moy.
(F) J’ai la tête en bouillie (fatigue intellectuelle, oculaire…).
M562 Œlega me to myalø moy pvw…
(F) Je pensais que… / Je me disais que…
M563 Moy mp‹ke sto myalfi (na… / óti…)
(F) Je me suis mis en tête de…
M564 Toy p‹re (to myalø / ta myalå). / Toy jes‹kvse ta myalå.
(F) Il lui a (monté / fait perdre) la tête. (cf. M556)
M565 P‹ran ta myalå toy aéra. / Ta myalå toy fo‡skvsan.
(F) Il a la tête enflée. / Cela lui est monté à la tête.
(cf. K155, N121)

M566 H epityxîa toy toy p‹re ta myalå.


(F) Son succès lui est monté à la tête.
M567 O ufirybow moy paîrnei to myalfi.
(F) Le bruit me casse la tête.
M568 ( To myalfi toy) den paîrnei stroféw.
(F) Il comprend lentement. (cf. S376)
(T) Son cerveau ne tourne pas.
Mya-M569 370

M569 Ta myalå toy petåne (ston aéra).


(F) C’est une tête en l’air.
M570 Moy pipil^zei to myalø.
(F) Il me serine toujours la même chose.
(U) Se dit de qqn qui revient toujours à la charge pour obtenir
qqch.

M571 Sålece to myalø toy. / Toy sålece.


(F) Il a perdu la tête. / Il déraille.
M572 Sålece to myalfi moy.
(F) J’ai l’esprit tout embrouillé.
(U) Se dit quand on parle de soi. (Ne pas confondre avec M571)

M573 Œstyca to myalø moy.


(F) Je me suis creusé la cervelle.
M574 T^naje ta myalå toy (ston aéra).
(F) Il s’est brûlé la cervelle. / Il s’est fait sauter le caisson.
M575 (◊tan / P‹ge) na moy f¥gei to myalø.
(F) C’était à devenir fou. / C’était à perdre la tête.
M576 Moy fo¥skvse ta myalå.
(F) Il m’a bourré le crâne.
M577 Vw ekeî ftånei to myalfi toy.
(F) Il fait ce qu’il peut. (cf. K589, J031)
(U) Se dit des capacités intellectuelles limitées de qqn.

M578 Œxase (to myalø / ta myalå) toy.


(F) Il a perdu la tête. / Il a perdu la raison.
*M579 Ta myalå soy kai mia l^ra (kai toy mpogiatz‹ o køpanow).
(F) Tu divagues ! / Tu racontes des histoires à dormir
debout.
(T) Ta cervelle et une livre (et le pilon du peintre).
(U) Évoque les sornettes débitées par qqn de bête.

*M580 Ÿpoiow den éxei myalø éxei (podåria / pfidia).


(F) Quand on n’a pas de tête, il faut avoir des jambes.
(T) Qui n’a pas de cervelle a des jambes.
371 Myg-M590

M¥ga (h)
M581 San th m¥ga mew sto gåla.
(F) Comme un cheveu sur la soupe.
(T) Comme la mouche dans le lait.
(U) Sert à qualifier une personne ou une chose déplacée
par rapport au contexte où elle se trouve.

M582 Baråei m‡gew.


(F) Il se tourne les pouces.
(T) Il tape sur les mouches.

M583 Ki apø th m¥ga j^ggi bgåzei.


(F) Il tondrait un œuf.
(T) Même d’une mouche, il tire de la graisse.
(U) Se dit d’une personne très avare.

M584 Œkane th m¥ga eléfanta.


(F) Il a fait une montagne d’une taupinière.
(T) Il a fait d’une mouche un éléphant.

M584bis Œkane ki h m‡ga kÒlo ki éxese ton kfismo filo.


(F) Il fait la mouche du coche.
(T) Même la mouche a un cul et a chié sur le monde entier.
(U) Se dit à propos de qqn d’insignifiant qui importune tout le
monde.

M585 Kfillhse san th m‡ga mew sto méli.


(F) (Personnes) Il s’est incrusté.
M586 Ton ts^mphse h m¥ga (= mygiåsthke).
(F) Il a pris la mouche (= Il s’est fâché).
M587 Ti m¥ga se ts^mphse;
(F) Quelle mouche t’a piqué ? (cf. B127)
M588 Xåftei m¥gew.
(T) Il gobe des mouches.
(U) Qualifie qqn de bête qui : 1) gobe tout ce qu’on lui dit /
2) est fainéant.

*M589 Ÿpoiow éxei th m¥ga mygiåzetai.


(F) Qui se sent morveux (qu’il) se mouche.
*M590 Ÿtan ua bgåloyn oi m¥gew kérata.
(F) Quand les poules auront des dents. (cf. M303)
(T) Quand il poussera des cornes aux mouches.
Myg-M591 372

*M591 De s‹kvnei m‡ga sto spauî toy.


(F) C’est un maniaque.
(T) Il ne supporte pas une mouche sur son épée.
(U) Se dit d’une personne susceptible qui n’aime pas que l’on
dérange ses projets.

*M592 Ua fåei h m¥ga s^dero kai to koyno¥pi atsåli.


(F) Ça va barder !
(T) La mouche va manger du fer et le moustique de l’acier.

*M593 Se kleisméno støma m¥ga den mpa^nei.


(T) Une mouche n’entre pas dans une bouche fermée.
(U) Se dit à propos de gens prudents qui ne gobent pas
n’importe quoi.

M¥low (o)
M594 Aléuei o m¥low toy.
(F) Il a un estomac d’autruche.
(T) Son moulin moud.

M595 Œgine m‡low.


(U) Caractérise une situation de confusion ou de conflit.

M596 San m‡low gyrnåei.


(T) Il tourne comme un moulin.
(U) Se dit d’une personne agitée ou très curieuse.

*M597 O kalów o m¥low (ø,ti br^skei (to) aléuei / fila ta aléuei).


(T) Un bon moulin fait farine de tout.
(E) 1) Qqn de capable surmonte tous les obstacles.
2) Qualifie aussi une personne qui a un solide estomac.

*M598 O m¥low xvr^w nerø den aléuei.


(T) Moulin sans eau ne moud pas.
(E) Pour qu’un travail aboutisse, il faut des connaissances ou
des conditions préalables.

Mylvnåw (o)
*M599 Ÿloi klaîgan ton pfino toyw ki o mylvnåw t’ aylåki.
(F) À chacun ses soucis.
(T) Tous pleuraient sur leur fatigue et le meunier sur sa rigole.

Myr^zv
M600 Kåti moy myr^zei. / Myr^zomai kåti.
(F) Je flaire qqch.
M601 Kalå to myr^sthka egÒ!
(F) Je m’en doutais bien !
373 Myt-M612

*M602 To ’na toy jin^zei kai t’ ållo toy myr^zei.


(F) Il n’est jamais content. / Il trouve à redire à tout.
(cf. J071)
(T) À une chose il trouve de l’aigreur, à une autre de l’odeur.

Myrm‹gki (to)
M603 Den patåei o‡te myrm‹gki.
(F) Il ne ferait pas de mal à une mouche.
(T) Il n’écrase même pas une fourmi.

Myrvdiå (h)
M604 Mfino gia myrvdiå.
(F) Juste pour donner (du goût / de l’odeur).
(U) Se dit d’une petite quantité (par ex. pour de la
nourriture).

M605 H myrvdiå me p‹re sth m¥th.


(F) L’odeur m’a chatouillé les narines.
M606 Maw p‹ran myrvdiå.
(F) On nous a flairés. / Ils ont eu vent de la chose.
(cf. C054)
(U) Se dit à propos d’une action que l’on voulait secrète.

Mystikø (to)
M607 Den to éxv mystikø.
(F) Je n’en fais pas mystère.
M608 Moy éskase to mystikfi.
(F) Il m’a révélé le secret.
M¥th (h)
M609 Eînai chlom‡ta. / (Œxei / ShkÒnei) chlå th m‡th toy. /
Œxei chl‹ m‡th. / H m¥th toy koitåei chlå.
(F) Il se pousse du col. / Il joue au grand seigneur.
M610 Eînai filo m‡th ki idéa (gia ton eaytfi toy).
(F) Il ne se mouche pas du coude.
M611 (Õnoije / Måtvse) h m¥th moy.
(F) Mon nez saigne.
M612 (Båzei / X√nei) th m¥th toy (se jénew doyleiéw / panto‡).
(F) Il fourre son nez (dans les affaires des autres /
partout). (cf. X279)
(U) Se dit aussi avec mo‡rh au lieu de m‡th.
Myt-M613 374

M613 Moy to ébgale (jinø) apó th m¥th.


(F) Il m’a gâché tout le plaisir.
M614 Toy bg‹ke apø th m¥th.
Équivaut à J074.

M615 Katébase th m‡th.


(F) Il a été humilié.
M616 Mh moy (mpa^neiw / x√nesai) sth m¥th!
(F) Ne me cherche pas de crosses !
M617 Sigå, mh soy pései h m¥th!
(F) Ne le prends pas de haut ! (cf. M609)
(T) Doucement, ton nez pourrait tomber !

M618 H m‡th toy na pései de sk‡bei na thn (piåsei / shkÒsei)!


(T) Son nez tomberait-il qu’il ne se baisserait pas pour le
ramasser.
(U) Se dit pour des gens très orgueilleux.

M619 ( Perpatåv / ShkÒnomai) stiw m‡tew (tvn podiÒn).


(F) (Marcher / Se dresser) sur la pointe des pieds.
(cf. N183)

M620 Ton (sérnei / trabåei) apó th m¥th.


(F) Elle le mène par le bout du nez.
M621 Ÿpoy na ’nai ua skåsei m¥th.
(F) Il ne va pas tarder à montrer le bout de son nez.
M622 To fa˝ moy éspase th m‡th.
(F) La nourriture me dilate les narines (= sent bon).
M622bis Mhn st¿jei m‡th!
(F) Pas de débordements !
(T) Que pas un nez ne saigne ! (cf. R056)

M623 Na moy tryp‹seiw th m‡th an soy epistrécei ta daneikå.


(F) Je veux bien être pendu s’il te rend l’argent que tu lui as
prêté. (cf. X029)
(U) Fait référence à l’anneau que l’on passait au nez de
certains condamnés.
Se dit quand on est sûr que qqch n’arrivera pas.

M624 Se trÒei h m‡th soy;


(F) Tu veux une raclée ? (cf. T217)
(T) Le nez te démange ?
(U) Menace adressée à un enfant.
375 Mvr-M625

Mvré
M625 Mvré = Bre = Re
ñ Po‡ ‹soyna, bre Giånnh;
(F) Où étais-tu, mon vieux ?
(U) Associé à un prénom, sert à interpeller familièrement
qqn.
ñ Mvré mpråbo!
(F) C’est du joli !
(U) Antiphrase.
N
Na
N001 Na ta maw!
(F) Nous voilà bien !
N002 (Na soy kai / kai na soy) fånhke o Giånnhw.
(F) Et voilà que Jean est apparu.
(U) Se dit pour un événement imprévu.

N003 Na poy égine ki aytfi!


(F) Voilà que ça aussi ça s’est fait !
Nai
N004 Ma to nai.
(F) Vraiment.
(U) Affirmation renforcée, serment.

N005 Uélei nai kai kalå na tragoyd‹sei.


(F) Il veut (à tout prix / coûte que coûte) chanter.
N006 Nai men allå...
(F) Oui mais... (cf. A227)
N007 Nai men..., allå...
(F) D’un côté..., de l’autre...
(U) Marque l’opposition.

N008 To ’pe to nai.


(F) Il a donné son accord. / (Fam.) Il a dit oui.
(U) Expression populaire employée en particulier pour un
mariage.

N009 Kai nai kai fixi.


(F) Oui et non.
(U) Marque l’hésitation sur la réponse.

N010 Nai ‹ oy;


(F) Oui ou non ?
(U) Forme familière de « Nai ‹ øxi; ».
Naf-N011 378

Nafualînh (h)
N011 Sthn nafualînh s’ ébale h måna soy ;
(T) Ta mère t’avait-elle mis dans la naphtaline ?
(U) Se dit à qqn que l’on n’a pas vu depuis longtemps.

Nekrøw(o)
N011bis Aytfi to faghtfi kai nekro‡w anastaînei .
(F) Cette nourriture réveillerait un mort.
(U) Se dit pour tout ce qui provoque une réaction vive ou un
plaisir intense (par ex. un alcool très fort ou un plat
délicieux).

N012 S‹kvsan to nekrø.


(F) Ils ont procédé à la levée du corps.
Néow, -a, -o
N013 Ek néoy. (SAV)
(F) De nouveau.
*N014 Tempélhw néow, ftvxøw gérow.
(T) Paresseux dans la jeunesse, pauvre dans la vieillesse.
(cf. A137)
(E) Il faut travailler quand on est jeune si on veut avoir une
vieillesse confortable.

Nerø (to)
N015 Mew sto nerfi.
(F) 1) Haut la main. / 2) À coup sûr.
N016 E^nai (kapetåniow / na¥thw) toy glyko‡ nero‡.
(F) C’est un marin d’eau douce. / Il est inexpérimenté.
N017 Ÿmorfh san ta kr¥a ta nerå.
(F) Belle comme le jour. / Jolie comme un cœur.
(T) Belle comme l’eau fraîche.

N018 Œbale nerø sto kras^ toy.


(F) Il a mis de l’eau dans son vin. (= Il a réduit ses prétentions)
N019 1) Œbalan to nerø st’ aylåki / 2) Mp‹ke to nerø
st’ aylåki.
(F) 1) Ils ont mis l’affaire sur ses rails. 2) L’affaire est bien
lancée.
(T) 1) Ils ont versé de l’eau dans la rigole (du moulin).
2) L’eau est entrée dans la rigole.
379 Ner-N030

N020 Nerfi ki alåti na gînoyn!


(T) Que ça se dissolve comme le sel dans l’eau !
(U) Le sujet de gînoyn est sous-entendu. On exprime le souhait
que les malentendus et les dissensions se résolvent
amicalement. (cf. S418)

N021 De dînei t’ aggéloy toy nerfi.


(F) C’est un grippe-sou. (cf. A024)
(T) Il ne donne pas d’eau à son ange.

N022 UolÒnei ta nerå.


(F) Il brouille les cartes.
(T) Il trouble l’eau.

N023 Kånei nerå.


(F) (Pr.) Faire eau : To plo^o kånei nerå = Le bateau fait eau.
(Fig., choses) Ça marche mal. / C’est compromis.
(Fig., personnes) Il ne tient pas ses engagements.

N024 To (émaue / jérei) (nerø / neråki).


(F) Il le sait sur le bout du doigt. (cf. D028, E159, S314)
N025 To prågma shkÒnei nerfi.
(F) La question demande des éclaircissements.
(U) Se dit de qqch d’ambigu, peu clair, pouvant offrir plusieurs
interprétations.

N026 Pernåei to nerfi kåtv apfi t’ åxyra.


(T) Il fait passer l’eau sous le foin. (s.-ent. sans le mouiller)
(U) Se dit de qqn de très habile. (cf. P657)

N027 P‹ge prow nero¥ toy.


(F) Il est allé faire pipi.
N028 P‹ga me ta nerå toy.
(F) Je me suis rangé à ses vues. / J’ai abondé dans son
sens. (cf. N036)
(U) Marque la concession pour faire plaisir à qqn ou pour avoir
la paix.

N029 P^nei nerø sto ønomå thw.


(F) Il ne jure que par elle.
N030 To am^lhto nerø ‹piew;
(F) Tu as avalé ta langue ?
(E) Au cours de la fête signalée en K563, les jeunes filles
puisaient de l’eau à une source, sans parler, pour ne pas
déranger l’esprit qui y habitait, d’où le nom donné à l’eau.
Ner-N031 380

N031 (Œrije / Œfere) nerfi sto m‡lo moy.


(F) Il a apporté de l’eau à mon moulin.
N032 De shk√nei nerø sto kras^ toy.
(T) Il ne supporte pas d’eau dans son vin.
(U) Se dit de qqn d’intransigeant, qui refuse toute concession.

N033 Thw éspasan ta nerå.


(F) Elle a perdu les eaux.
(U) Se dit d’une femme prête à accoucher.

N034 Tåraje ta nerå.


(F) Il a remué de vieilles histoires.
N035 Nerfi tréxei stiw flébew soy;
(F) C’est du sang de navet que tu as dans les veines ?
N036 M’ éfere sta nerå toy.
(F) Il m’a rallié à ses vues. (cf. N028)
N037 Xånv ta nerå moy.
(F) Je suis perdu. / Je nage.
(U) Pour qqn qui perd ses moyens dans un nouvel
environnement.

N038 Care¥ei (sta / se) uolå nerå.


(F) Il pêche en eau trouble.
*N039 Vsøtoy ftåsei to nerø sth dejamen‹, o båtraxow cofåei.
(T) D’ici que l’eau arrive à la citerne, la grenouille sera crevée.
(E) Il faut aider au bon moment, pas après coup.

*N040 To nerø me th fvtiå (den kånoyn / de sympeueriåzoyn /


fîloi de gînontai).
(T) L’eau et le feu (ne s’allient pas / ne deviennent pas amis).
(E) Se dit de choses antagonistes ou de personnes qui ne
s’entendent pas.

N041 To ‹syxo to nerø trypåei to boynø.


(T) L’eau tranquille creuse la montagne.
(E) Avec de la patience et de la persévérance même des gens
insignifiants peuvent réaliser de grandes choses.

N042 Gråfei sto nerø kai spérnei sth l^mnh.


(T) Il écrit sur l’eau et sème dans le lac.
(E) Se dit de qqn qui s’y prend mal dans ce qu’il entreprend.
381 Ney-N055

Néta-skéta
N043 Toy ta e^pa néta-skéta.
(F) Je lui ai parlé (carrément / sans détours). (cf. O088)
Nétow, -h, -o
N044 Ton af‹sane néto.
(F) On l’a ratissé. / On l’a plumé.
N045 Œmeina nétow (-skétow).
(F) J’ai été nettoyé. (= Je suis resté sans le sou)
Ne¥ro (to)
Ne‡ro = nerf.
N046 Kla^ei ap’ ta ne¥ra toy.
(F) Il pleure d’énervement.
N047 E^nai (neyrøspasma / neyrøspasto / ólo ne¥ro /
skéto ne¥ro).
(F) C’est un paquet de nerfs.

N048 Œxei ta ne¥ra toy.


(F) Il est sur les nerfs.
N049 Œxei (kåti / pollå) ne¥ra.
(F) 1) (État provisoire) Il est très énervé.
2) (État chronique) C’est un paquet de nerfs.
N050 Õfrize apó ta ne¥ra toy.
(F) Il écumait (de colère / de rage).
N051 Moy d^nei sta ne¥ra. / Me (peiråzei / xtypåei) sta ne¥ra. /
Moy spåei ta ne¥ra.
(F) (Ça / Il) me tape sur les nerfs. /
(Ça / Il) me porte sur le système.
N052 Kråta ta ne¥ra soy!
(F) Contiens-toi ! / Maîtrise tes nerfs !
N053 O kaféw me peiråzei sta ne¥ra.
(F) Le café m’excite.
N054 Ton piåsane ta ne¥ra toy.
(F) Il a piqué une crise de nerfs.
N055 Œskase apó ta ne¥ra toy.
(F) Il a éclaté (par énervement, dépit…).
Ney-N056 382

N056 Œspasan ta ne¥ra thw.


(F) Ses nerfs ont lâché / Elle a craqué.
Ne‡ro = énergie.
N057 Õnurvpow (me ne¥ro / xvrîw ne‡ro).
(F) Personne (qui a de l’énergie / qui manque d’énergie).
N058 H doyleiå ayt‹ uélei ne‡ro.
(F) Ce travail demande de l’énergie.
Nefrfi (to)
N059 Moy (épesan / kfiphkan) ta nefrå.
(F) J’ai les jambes coupées (de peur / de fatigue…). (cf. H037)
(E) Nefrfi = rein.

Néfti (to)
N060 Néfti toy bålane (ston kÒlo) kai tréxei;
(F) A-t-il le feu au derrière pour courir ainsi ? (cf. D003)
(T) Lui a-t-on mis de l’essence (au cul) pour qu’il coure ?
(E) Se dit de qqn qui est très actif ou très pressé.

N‹ma (to)
N060bis KinÒ ta n‹mata.
(F) Tirer les ficelles.
Nhsteîa (h)
N061 Nhsteîa kai proseyx‹.
(F) Vie austère et vertueuse.
(T) Jeûne et prière.
(U) (Souvent ironique) Se dit pour toute abstinence
(tabac, alcool…).

Niåta (ta)
N062 Glénta ta niåta soy!
(F) Profite de ta jeunesse !
N063 Na xareîw ta niåta soy…
(T) Jouis de ta jeunesse…
(U) Formule de souhait. Peut remplacer ParakalÒ pour une
personne âgée s’adressant à une plus jeune.

Niåoy
N064 Ti kånei niåoy-niåoy sta keramîdia;
(T) Qui fait miaou-miaou sur le toit ?
(E) Question rhétorique pour souligner une évidence.
383 Niv-N072

N^bv
N065 Nîcoy ki apofågame!
(T) Lave-toi les mains, nous avons fini de manger.
(U) Se dit d’un travail qui est terminé. Par antiphrase, se dit
d’une affaire presque terminée, mais qu’il faut reprendre.

*N066 N^con anom‹mata mh mønan øcin (GA)


NICONANOMHMATAMHMONANOCIN.
(T) Lave-toi de tes péchés, ne te lave pas seulement le visage.
(U) Cette inscription se trouve sur les fontaines à la porte de
certaines églises grecques. Elle peut se lire de gauche à
droite ou de droite à gauche (palindrome).

Nîkh (h)
N067 1) Kadmeîa nîkh. / 2) P‡rreiow nîkh.
(F) Victoire à la Pyrrhus.
(U) Se dit d’une victoire 1) aux conséquences catastrophiques
pour les deux camps / 2) sans profit réel pour le vainqueur.

Nikfilaw (o)
N068 Õgie Nikfila, bfihua me ! — (Ko‡na kai ’sy ta xéri soy)!
(T) Saint Nicolas, aide-moi ! — (Remue ton bras, toi aussi) !
(U) Se dit de qqn qui veut de l’aide, sans faire lui-même aucun
effort. (cf. A111)

NikÒ
N069 Nenîkhkå se, SolomÒn. (GA)
(T) Je t’ai vaincu, Salomon.
(E) Paroles prononcées par Justinien à l’inauguration de
Sainte-Sophie en 532.
(U) Se dit quand on a achevé un travail très long et difficile.

Nisåfi (to)
N070 Nisåfi (pia)! / Kai nisåfi!
(F) Maîtrise-toi ! / Ça suffit ! / Grâce !
N071 Den éxei nisåfi.
(F) (Situation) Il n’y a rien à faire. /
(Personnes) Il est intraitable.

Ni√uv
Ni√uv = éprouver.
N072 P√w ni√ueiw; — (De ni√uv kalå. / Ni√uv åsxhma.)
(F) Comment te sens-tu ? — Je ne me sens pas bien. /
Je me sens mal (physiquement).
Niv-N073 384

N073 Ua me katalåbeiw, øtan ua ni√seiw ti ua pei pfinow.


(F) Tu me comprendras, quand tu sentiras ce qu’est la douleur.
Ni√uv = comprendre.
N074 De me ni√uei.
(F) Il ne me comprend pas. (= Il ne compatit pas)
N075 De ni√uei apø ft√xeia.
(F) (Il ne comprend rien à / Il est insensible à) la pauvreté.
Nfihma (to)
Nfihma = signification.
N076 Den éxei nfihma na f‡geiw tétoia Òra.
(F) Cela n’a pas de sens de partir à une telle heure.
N077 De bgåzv nfihma ap’ aytfi.
(F) Je n’y comprends rien. (cf. A180)
N078 Po¥ na bgåleiw nøhma m’ aytøn.
(F) Va comprendre avec lui !
N079 Õnte bgåle nøhma!
(F) Va comprendre !
(U) Ironique.

N080 Mp‹ke sto nøhma.


(F) Il a compris. (cf. K663)
Nfihma = signe.
N081 Toy ékana nøhma na f¥gei.
(F) Je lui ai fait signe de partir.
N082 Synennoo‡maste me no‹mata.
(F) Nous nous comprenons par signes.
Noiåzei
N083 De me noiåzei.
(F) Cela m’est égal. (cf. M208)
N084 Den ton noiåzei gia t^pota.
(F) Il ne se soucie de rien.
N085 Kai ti se noiåzei, eséna;
(F) Qu’est-ce que ça peut te faire, à toi ?
N086 Mh se noiåzei!
(F) Ne t ’en fais pas ! (cf. M209)
385 Noi-N096

N087 Me noiåzei kai me paranoiåzei!


(F) Cela m’importe et comment !
Noiåzomai
N088 Noiåsthka!
(F) Je m’en fiche !
(T) Je m’en soucie bien !
(U) Antiphrase exprimant le dédain.

N089 De noiåsthke poté gia ta paidiå thw.


(F) Elle ne s’est jamais souciée de ses enfants.
Noikokyrå (h)
N090 Den e^nai noikokyrå.
(F) Ce n’est pas une femme d’intérieur.
*N091 H kal‹ noikokyrå e^nai do¥la kai kyrå.
(T) La bonne maîtresse de maison est servante et grande dame.

*N092 H kal‹ noikokyrå me to koytåli gnéfei.


(F) La bonne maîtresse de maison fait feu de tout bois.
(T) La bonne maîtresse de maison se sert d’une cuillère comme
quenouille.

*N093 H kal‹ noikokyrå prin peinåsei mageire‡ei.


(F) Mieux vaut prévenir que guérir. (cf. P029)
(T) La bonne maîtresse de maison cuisine avant d’avoir faim.

Noikok‡rhw (o)
*N094 Ÿsa jérei o noikok‡rhw den ta jérei o moysafîrhw.
(T) Ce que connaît le maître de la maison, le visiteur ne le
connaît pas.
(E) Le premier intéressé en sait toujours plus que quiconque.

*N095 Kal‡tera na ’xeiw na kåneiw me to noikok‡rh parå me


to uelhmatårh toy.
(F) Il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints.
Noikokyriø (to)
N096 Den kånei gia noikokyriø.
(F) (Pour une femme) Elle n’est pas femme d’intérieur.
(U) S’applique aussi à un homme qui ne sait pas s’occuper d’une
maison.
Nom-N097 386

Nom^zv
N097 Ti nómizew;
(F) 1) Qu’est-ce que tu croyais ? /
2) Tu n’y croyais quand même pas ?
N098 Nom^zei pvw (kåti / kåpoiow) e^nai.
(F) Il se prend pour quelqu’un.
Nømisma (to)
N099 Ua ton plhrÒsv me to ^dio nømisma.
(F) Je vais (lui rendre la monnaie de sa pièce / le payer de
retour).
Nømow (o)
N100 Den éxei o‡te pîsth o‡te nfimo.
(F) Il n’a ni foi ni loi.
N101 Téuhke ektøw nømoy. (SAV)
(F) (On l’a mis / Il s’est mis) hors la loi.
Nøstimow, -h, -o
N102 Nøstimo aytø!
(F) Elle est bien bonne ! / Ça c’est la meilleure !
N103 Maw kånei th nfistimh.
(F) Elle nous fait des (chichis / manières).
No‡mero (to)
N104 Eînai (megålo / skéto) no‡mero!
(F) C’est un sacré numéro ! / Il est vraiment drôle !
N105 Œgine no‡mero.
(F) Il s’est ridiculisé.
N106 Maw ékane pollå no‡mera fitan agoråsame aytfi to spîti.
(F) Il nous a créé beaucoup de problèmes lorsque nous avons
acheté cette maison.

Noyw (o)
De nombreuses expressions emploient indifféremment kefåli, myalfi, noyw.
N107 O noyw soy sto (caxnfi / chtfi)!
(F) Tu ne penses qu’au plus intéressant !
(U) Peut avoir une connotation érotique.

N108 O koinøw noyw.


(F) Le sens commun.
387 Noy-N122

N109 To noy soy! / (Œxe) to noy soy (se… / na… / mhn…)


(F) Fais attention ! / Songe à…
N110 Œxei katå noy na tajidécei. / Œbale sto noy toy na tajidécei.
(F) (Il a en vue / Il se propose) de voyager. / Il s’est mis en
tête de voyager. (cf. B016)
(U) La seconde expression est plus forte que la première.

N111 (To / Ton) éxv sto noy moy.


(F) J’y songe. / Je songe à lui.
N112 Den ébala me to noy moy tétoio prågma.
(F) Ce n’est pas à cela que je pensais.
N113 Den (to / ta) båzei o noyw soy.
(F) Tu ne peux pas t’imaginer.
N114 Bgålto apø to noy soy!
(F) Ôte-toi cela de l’idée ! / N’y songe pas !
N115 Po¥ (gyrîzei / tréxei) o noyw soy;
(F) Où as-tu la tête ? (cf. L249)
N116 Katebåzei o noyw toy idéew gia fila.
(F) Il a l’esprit fertile.
N117 Es‡ poy jéreiw ta pollå ki o noyw soy katebåzei
(xîlia kantåria sîdero pfisew karfîtsew bgåzei).
(T) Toi qui sais beaucoup de choses et dont l’esprit est fertile
(combien d’épingles donnent mille quintaux de fer) ?
(U) Phrase empruntée au théâtre d’ombres et que l’on emploie
quand on cherche en vain une idée et que l’on demande de
l’aide.

N118 Købei o noyw toy.


(F) Il est intelligent. / Il a l’esprit vif.
N119 E^pa (me to / sto) noy moy.
(F) Je me suis dit (en moi-même).
N120 Toy p‹re to noy me ta skértsa thw.
(F) Elle lui a tourné la tête avec ses manières.
N121 P‹re o noyw toy aéra.
(F) Cela lui est monté à la tête. (cf. M565)
N122 Mh soy peråsei apø to noy øti...
(F) Ne va pas t’imaginer que…
Noy-N123 388

N123 Den p‹ge eke^ o noyw moy.


(F) Je n’y avais pas songé.
N124 Sålece o noyw toy.
(F) Il a perdu la tête. / Il déraille.
N125 Stamatåei o noyw moy.
(F) J’ai la tête vide.
N126 Œxase to noy toy.
(F) Il a perdu la tête. / Il a perdu la raison.
N127 Den to xvråei o noyw moy.
(F) Je n’arrive pas à y croire.
*N128 Noyw ygi‹w en s√mati ygie^. (GA)
(F) Un esprit sain dans un corps sain.
(E) Trad. de Juvénal, Satires, X, 356 : Mens sana in corpore
sano.

*N129 (Õboylow / Misøw) o noyw, dipløw o køpow.


(F) Quand on n’a pas de tête, il faut avoir des jambes.
(T) Esprit irréfléchi, peine double.
(E) Si l’on ne réfléchit pas avant d’agir, on aura deux fois plus
de peine.

*N130 (Kontå sto noy / Katå to noy) ki h gnÒsh.


(F) 1) L’intelligence doit s’accompagner du savoir.
2) Cela va de soi.
(T) À côté de l’intelligence, il faut aussi la connaissance.

*N131 Noyw orå kai noyw ako‡ei. (GA)


(T) L’esprit voit et l’esprit entend.
(E) Épicharme, fr. 249 Kaibel.
(U) Souligne le rôle central de l’esprit pour la perception et la
compréhension des choses.

No√
N132 O no√n noe^tv! (GA)
(F) À bon entendeur salut !
(E) Matthieu, 24, 15 et Daniel, 12, 11.

Nta‹w (o)
N133 Mh moy kåneiw ton nta‹!
(F) Ne fais pas le matamore !
389 Nte-N143bis

Ntåla
N134 Ntåla (meshméri / kalokaîri).
(F) En plein (midi / été).
(U) Se dit pour une période où il fait très chaud.

Ntamplåw (o)
N135 Moy ‹rue ntamplåw!
(F) Ça m’est tombé sur la tête ! (cf. K664)
(U) Marque la surprise.

Ntarabéri / Ntalabéri (to)


N136 Œxei ntarabéria me...
(F) Il est en cheville avec...
(U) Populaire, éventuellement péjoratif.

N137 Ua éxoyme åsxhma ntarabéria.


(F) Ça va mal finir.
(U) Familier.

Nte
N138 Œtsi nte!
(U) S’emploie pour marquer l’approbation totale.

N139 Nai, nte!


(F) Mais oui, j’ te dis !
(U) Marque l’insistance.

N140 Uélei nte kai kalå na tragoyd‹sei.


(F) Il veut (à tout prix / coûte que coûte) chanter.
Ntelålhw (o)
N141 De ua bgåloyme kai ntelålh gia…
(F) Nous n’allons pas crier sur les toits que…
Ntérti (to)
N142 Œxv ntértia.
(F) Avoir le cœur gros.
(E) Ntérti = peine, chagrin.

N143 Ton éfage to ntérti thw.


(F) Le chagrin qu’elle lui a causé l’a miné.
Ntéfi
N143bis Eînai ntéfi.
(F) Il est (complètement) bourré. (cf. M202)
Nto-N144 390

Ntip Voir M p i t.
Ntomåta (h)
N144 Ton p‹ran me tiw ntomåtew.
(F) On l’a ridiculisé. (cf. L156)
(T) On l’a accueilli avec des tomates.

Ntørtia (ta)
N145 Moy ‹ruan ntørtia.
(F) J’ai subi un échec.
(E) Fait référence au jeu de dés, lorsque l’on sort deux fois
quatre (ntfirtia = quatre).

N146 Gia maw ta ntfirtia ki oi dipléw kai gia ålloyw oi ejårew.


(F) La malchance pour nous, la chance pour les autres.
(U) Expression empruntée aux jeux de hasard.

Ntoybåri (to)
N147 MilÒ sto ntoybåri.
(F) Parler à un mur.
N148 Mauht‹w (ntip / svstfi) ntoybåri.
(F) Un élève bouché à l’émeri.
Nto‡koy (to)
N149 Pernåv kåti (sto) nto‡koy.
(F) Passer qqch à l’as. / Fermer les yeux sur qqch.
N150 To pl‹rvsa nto‡koy.
(F) Je l’ai payé cash.
Ntoyniåw (o)
N151 Aytå éxei o ntoyniåw.
(F) Ainsi va le monde.
N152 Maze‡thke kfismow kai ntoyniåw.
(F) Beaucoup de monde s’est rassemblé.
Ntrépomai
N153 Sa de ntrépesai!
(F) Tu n’as pas honte ! / Tu devrais avoir honte !
N154 Ntip de ntrépesai!
(F) Tu n’as vraiment pas honte ! (cf. T272)
391 Nyn-N164

Ntrop‹ (h)
N155 Ntrop‹ soy!
(F) Honte à toi ! / Allons donc !
N156 Xvr^w ntrop‹. (= Adiåntropow)
(F) Impudent. / Sans vergogne.
N157 H mis‹ ntrop‹ dik‹ moy ki h mis‹ dik‹ toy.
(F) Nous sommes tous deux fautifs.
(U) La honte sera partagée entre la personne qui parle et une
autre personne.

Nt‡nomai
N158 Nt‡netai sa gamprfiw.
(F) Il se met sur son trente et un.
N159 Nt‡netai (gamprfiw / n‡fh).
(F) (Il / Elle) se marie.
N160 Eséna kal‡tera na se nt‡noyn parå ne se ta˝zoyn.
(F) Toi, il vaut mieux t’avoir en photo que te nourrir.
(T) Toi, il vaut mieux t’habiller que te nourrir.
(E) Se dit à qqn qui mange beaucoup et coûte cher à nourrir.

Ny
N161 Toy ta e^pa fila me to ny kai me to s^gma.
(F) 1) Je lui ai tout raconté par le menu.
2) Je lui ai mis les points sur les i.
(E) n et w étaient, en grec ancien ou savant, les seules
terminaisons admises en fin de mot. Elles ont souvent
disparu en grec démotique. Les employer, c’est s’exprimer de
manière soignée, sans omettre aucun détail.

N162 Ta jérei fila me to ny kai me to s^gma.


(F) Il en connaît les tenants et aboutissants.
Nyn
N163 Apø toy nyn.
(F) Dorénavant.
N164 Nyn kai ae^ (kai eiw toyw aiÒnaw tvn aiÒnvn, am‹n).
(F) Maintenant et toujours (et pour les siècles des siècles),
amen.
(E) Formule liturgique.
Nyn-N165 392

N165 … sto nyn kai ae^.


En liturgie (cf. N164), l’expression figure à la fin des prières.
Hors du contexte religieux, elle traduit une situation extrême.
ñ E^nai sto nyn kai ae^.
(F) Il est au bout du rouleau.
ñ M’ éfere sto nyn kai ae^.
(F) Il m’a poussé à bout.
ñ Ta prågmata éftasan sto nyn kai ae^.
(F) La situation est devenue intenable.
N¥fh (h)
N166 (San th n‡fh / Ÿpvw h n‡fh) me th peuerå.
(F) (Vivre) comme chien et chat.
N167 Ta lév thw peueråw gia na t’ ako‡sei h n‡fh. /
Ta lév thw n‡fhw gia na t’ ako‡sei h peuerå.
(T) Je le dis à la belle-(mère / fille) pour que la belle-(fille /
mère) l’entende.
(E) Faute de pouvoir faire directement une remarque ou un
reproche, on prend une voie détournée. (cf. G022, K711)

*N168 (Õma / San) uélei h n¥fh ki o gamprøw, t¥fla na’ xei


o peuerøw.
(T) Si la mariée et le marié veulent qqch, le beau-père ne
compte pas.
(E) L’avis des personnes non concernées est sans importance.

N169 Påli eg√ ua plhr√sv th n¥fh.


(F) C’est encore moi qui vais payer les pots cassés. (cf. S229)
(T) C’est encore moi qui vais payer la mariée.
(U) Cette expression fait allusion à une coutume de certains
mariages grecs, selon laquelle qqn dans l’entourage des
mariés doit participer à certains frais.
Se dit de qqn qui a payé des frais qu’il n’avait pas à
assumer.

*N170 Ÿla ta strabå karbélia h n¥fh maw ta kånei.


(T) Tous les pains tordus, c’est notre belle-fille qui les fait.
(E) Se dit quand, par préjugé, on attribue tous les ennuis à
une personne.

*N171 Ÿxi kau√w ‹jerew, n¥fh, allå kau√w ‹brew.


(T) Oublie ce que tu savais, belle-fille, et fais comme tu l’as
trouvé ici.
(E) Il faut se plier aux usages de l’endroit où l’on se trouve.
393 Nyx-N183

*N172 San janagînv n‡fh, jérv na proskyn‹sv.


(F) Si je redeviens belle-fille, je saurai faire des courbettes.
(E) Avec l’expérience, on apprend à faire des concessions.

N¥xi (to)
Certaines expressions emploient les formes de finyj (GA).
N173 Ej apalÒn on‡xvn. (SAV)
(F) Dès sa plus tendre enfance.
N174 Ej on‡xvn ton léonta. (SAV)
(T) On reconnaît le lion à ses griffes.
(E) Un petit détail peut révéler le caractère.

N175 Méxriw finyxow. (SAV)


(F) Jusqu’au bout des ongles.
(T) Jusqu’à l’ongle.
(U) Exprime qu’une personne possède à la perfection une
qualité.

N176 Antiståuhke me n‡xia kai me dfintia.


(F) Il a résisté (de toutes ses forces / bec et ongles).
N177 Aytoî oi dyo eînai n‡xi me kréaw.
(F) Ces deux-là sont comme les doigts de la main.
(cf. K920)

N178 Alî toy poy den éxei n¥xia na jyste^.


(T) Malheur à celui qui n’a pas d’ongles pour se gratter.
(E) Il est très démuni.

N179 Gl¥tvse apø ta n¥xia thw.


(F) Il a échappé à ses griffes.
N180 Tetårth kai Paraskey‹ ta n‡xia soy mhn kficeiw.
(T) Ne te coupe pas les ongles le mercredi ni le vendredi.
(E) Superstition attachée à certains jours de la semaine.

N181 Ta n‡xia moy ua m‡riza;


(F) Comment aurais-je pu le savoir ? (cf. D027)
(U) Ironique.

N182 (J‡nei / Trîbei) ta n‡xia toy gia kabgå.


(F) Il cherche le moindre prétexte pour se disputer.
(T) Il affûte ses ongles pour la dispute.

N183 (Patåv / Perpatåv) sta n¥xia.


(F) Marcher sur la pointe des pieds. (cf. A176, M619)
Nyx-N184 394

N184 Den ton ftåneiw o‡te sto (mikrfi toy n‡xi / nyxåki toy).
(F) Tu ne lui arrives pas à la cheville.
*N185 Ÿpoiow den éxei n‡xia na jysteî aw mhn periménei na
ton j‡soyn ålloi.
(T) Que celui qui n’a pas d’ongles pour se gratter n’attende pas
que d’autres le grattent.
(E) Il ne faut pas compter sur l’aide d’autrui.

N‡xta (h)
N186 Mésa sth n¥xta (toy Ueo¥).
(F) En pleine nuit.
N187 Eînai sa dyo Òrew n‡xta.
(F) Il est complètement ignorant.
(T) Il est comme deux heures du matin (= dans le noir total).

N188 Œxei n‡xta (ajhmérvth) gia to uéma maw. / Œxei ma‡rh n‡xta
gia to uéma maw.
(F) Il est dans le noir complet à propos de notre affaire.
(cf. M255)

N189 Kånei th n‡xta méra.


(F) Il travaille plus que de raison.
*N190 Thw n¥xtaw th doyleiå th blépei h méra kai gelå.
(T) Le jour regarde le travail de la nuit et en rit.
(E) On ne travaille pas aussi bien la nuit que le jour.

N191 H n¥xta éxei aytiå kai h hméra måtia.


(T) La nuit a des oreilles et le jour des yeux.
(E) Il convient de se méfier, de jour comme de nuit.

Nvr^w
N192 Apó nvr^w.
(F) De bonne heure.
*N193 Ÿso nvrîtera, tfiso (to kal‡tero / kal‡tera).
(F) Le plus tôt sera le mieux.
N√ta (ta)
N194 Kålyce ta nÒta toy.
(F) Il a assuré ses arrières.
N195 Stréfv ta nÒta.
(F) 1) Tourner le dos. / 2) Prendre la fuite.
J
Janå
J001 To eîpa janå kai janå.
(F) Je l’ai dit et répété.
Janalégv
J002 Ta janaléme!
(F) 1) On en reparlera ! / 2) Tu m’en diras des nouvelles !
Janapauaînv
J003 De ua thn janapåuv!
(F) Je ne me ferai plus avoir ! / On ne m’y reprendra
plus ! (cf. P244)
Janapat√
J004 De ua thn janapat‹sv!
Équivaut à J003.

Janaférnv
J005 De ua moy thn janaféroyn.
Équivaut à J003.

Jano^gomai
J006 Mhn jano^gesai!
(F) 1) Ne t’engage pas trop (financièrement) ! /
2) Ne fais pas de confidences !
Jafnikfiw, -‹, -fi
J007 Jafnikfi na soy ’ruei!
(T) Qu’un malheur soudain t’arrive !
(E) To jafnikfi = événement désagréable et soudain.
(U) Formule de malédiction.

J008 Ti eînai aytfi to jafnikfi poy maw br‹ke;


(F) Quel est ce malheur qui nous tombe dessus tout à
coup ?
Je-J009 396

Je-
J009 ( A) (kai) je(A)
Je(A) a le sens contraire de (A ), qui peut être un nom, un adjectif,
un adverbe.
ñ Kalø jekalø…
(F) Bien ou pas bien…
ñ Léei kai jeléei.
(F) Il dit et se dédit.
Jebråkvtow, -h, -o
J010 Thn (p‹re / pantre‡thke) jebråkvth.
(F) Il l’a épousée sans dot. (cf. B213)
Jegråfv
J011 Jégracé me!
(F) Ne compte plus sur moi ! / Tu peux me rayer de tes
papiers !
J012 Aytø jégracé to!
(F) N’y compte pas ! / Fais une croix dessus !
J013 Ton éxv jegramméno.
(F) Je ne veux plus le connaître.
Jeuyma^nv
J014 Jeuyma^nei sto gio toy.
(F) Il passe sa colère sur son fils. (cf. J051)
Jekfibv
J015 Toy to jékoca.
(F) Je l’ai envoyé promener.
(U) Se dit quand on a fait comprendre à qqn de cesser de vous
importuner.

J016 Jékoce pia apfi thn paréa maw.


(F) Il a coupé les ponts avec nous.
Jekoympîdia (ta)
J017 Den éxei jekoympîdia.
(F) Il ne décolle pas !
(U) Se dit d’une visite qui s’éternise ou qui se répète souvent
ou d’un importun dont on n’arrive pas à se débarrasser.

Jekoymp^zv
J018 Jekoymp^soy ap’ éd√! / (Sta) jekoympîdia!
(F) Fiche-moi le camp d’ici ! / Décampe !
397 Jer-J027

JelaspÒnv
J019 Me jelåspvse.
(F) Il m’a sorti du pétrin.
(U) S’emploie pour des difficultés financières.

Jempérdema (to)
J020 T√ra kalå jemperdémata!
(F) Maintenant à toi de te débrouiller !
(U) Se dit pour souhaiter à qqn de se sortir des difficultés
qu’il va devoir affronter.

J021 H istor^a ayt‹ ua ’xei kakå jemperdémata.


(F) Cette affaire finira mal. (cf. M499)
Jemperde¥v
J022 Œla, jempérdeye!
(F) Allons (grouille-toi / finis-en) !
J023 Jempérdeca maz^ toy.
(F) 1) J’en ai fini avec lui. / 2) Je n’ai plus rien à voir avec
lui.
(U) Exprime le soulagement.

Jemyt^zv
J024 Mh jemyt^seiw!
(F) Ne mets pas le nez dehors !
(U) Interdiction.

Jerådi (to)
J025 Kåtv (to jerådi soy / ta jerådia soy). / (Måzece / Påre)
ta jerådia soy.
(F) Bas les pattes ! / Ramasse tes pattes !
J025bis Nai, kalå, jéreiw. [Jéreiw (kai) jerådia. Jerådia (jéreiw)! ]
(F) Bon, tu dis que tu sais ! Mais, qu’est-ce que tu en sais ?
(E) Exprime l’ignorance totale de l’interlocuteur en la matière.
Jerådi = branche sèche.

Jera^nv
J026 Me jérane.
(F) 1) Il m’a fait très mal (en me frappant). /
2) Il m’a épuisé.
J027 Jeråuhka møliw t’åkoysa.
(F) Les bras m’en sont tombés quand j’ai appris cela.
Jer-J028 398

Jern√
J028 Ta jérase øla.
(F) Il s’est mis à table. / Il a tout déballé (= il a tout avoué).
Jerø (to)
Jerfi peut servir à désigner diverses parties du corps, y compris le cerveau.
(cf. rhmådi)
J029 Kåtv (to jerø soy / ta jerå soy)!
(F) Ramasse tes pattes !
J030 Den ékoce to jerfi toy na…
(F) Il n’a pas été capable de penser à…
(U) Ici to jerfi représente la tête vide.

J031 Den købei to jerø toy.


(F) Il n’a pas inventé la poudre. (cf. M577)
(E) To jéro = la tête.

*J032 (Maz^ me ta jerå / Kontå sta jerå) ka^gontai kai ta


xlvrå.
(T) Avec du bois sec, même le bois vert brûle.
(E) Dans une mauvaise action peuvent se trouver impliqués,
non seulement les coupables, mais également des
innocents.

Jerøw, -‹, -ó
J033 Œmeine jerøw.
(F) 1) Il a été stupéfait. / Il n’en est pas revenu. (cf. K627)
2) Il est resté sur le carreau.
J034 Œpese (kåtv / xåmv) jerøw.
(F) Il est tombé raide (endormi, malade ou mort).
Jérv
J035 Jérv ki’ eg√; / Jérv ’g√;
(F) Est-ce que je sais, moi ? / Je me le demande.
J036 Po¥ na (to) ’jera pvw...;
(F) Comment aurais-je pu savoir que... ?
J037 …, jérv ’gv, …
(F) Disons ! / Mettons !
(U) Employé comme incise de remplissage.

J038 Na to jéreiw kalå! / Jére to kalå!


(F) Sache-le bien !
(U) Menace.
399 Jes-J048

J039 (Kai pew toy to) na to jérei!


(F) Qu’il se le tienne pour dit !
J040 Den jérei ti éxei.
(F) Il ne connaît pas sa fortune.
J041 Õse aytå poy jéreiw! / Aytå poy jéreiw na ta jexåseiw!
(F) À d’autres !
(U) Réponse à une proposition regardée comme inadmissible,
ou pour inviter qqn à changer d’attitude.

J042 Den jérei ti toy g^netai.


(F) 1) Il ne sait pas ce qui lui arrive.
2) Il ne comprend rien. / C’est une nullité. /
Il ne sait rien de rien.
J043 Ton jérv san na ton génnhsa.
(F) Je le connais comme si je l’avais mis au monde.
J044 Tfisa jérei tfisa léei.
(F) Il n’y connaît rien.
(T) Il en dit autant qu’il en sait.

Jeshk√nv
J045 Mh ton jeshk√neiw! / Mh jeshk√neiw ta myalå toy!
(F) Ne le tente pas !
J046 Jeshk√uhke na...
(F) Il s’est entêté à...
(Je)sk^zv
J047 Toyw (je)sk^same (gia ta kalå).
(F) Nous les avons battus (à plate couture). / Nous les
avons mis en pièces.
(U) (Fam.) Se dit, par exemple, pour une rencontre sportive.

J048 (Je)sk^sthke se… / Sx^sthke se…


(Fam.) Exprime l’idée que l’on s’adonne avec ardeur à une activité, ou que
l’on se fatigue exagérément à faire un travail.
ñ (Je)sk^sthke sto faghtfi.
(F) Il s’en est mis plein la lampe.
ñ (Je)sk^sthke sth doyleiå.
(F) Il s’est tué au travail.
ñ Sx^sthke na moy brei doyleiå.
(F) Il s’est mis en quatre pour me trouver du travail.
Jes-J049 400

Jesp√
J049 Jéspase (h mpøra / h pyrkagiå / to skåndalo).
(F) (L’orage / L’incendie / Le scandale) a éclaté.
J050 Toy ta ’pa kai jéspasa.
(F) Je le lui ai dit et j’en suis soulagé.
J051 Jéspase sta paidiå thw.
(F) Elle a passé sa colère sur ses enfants. (cf. J014)
Jetinåzv
J052 O kauhght‹w me jet^naje.
(F) Le professeur m’a cuisiné.
(U) S’emploie pour les examens.

J053 Me jet^naje me ta éjodå thw.


(F) Elle m’a mis à sec avec ses dépenses.
Jefort√nomai
J054 Jefort√soy me!
(F) Fiche-moi la paix ! / Lâche-moi les baskets !
J055 Epitéloyw ton jefort√uhka.
(F) Je me suis enfin débarrassé de lui.
Jefoyrn^zv
J056 (Moy) ta jefo¥rnise øla.
(F) Il (m’) a tout déballé.
J057 Œna éna moy ta jefoyrn^zeiw!
(U) (Péjoratif) Se dit de qqn qui, au lieu de raconter une
histoire en bloc, la raconte par morceaux. Par ex. qqn
de fautif et qui ne veut révéler la vérité que petit à petit.

Jeftéri (to)
J058 E^nai jeftéri sth doyleiå toy.
(F) C’est un aigle dans son travail.
Jefytr√nv
J059 Apfi po‡ jef‡trvse aytfiw;
(F) D’où il sort, çui-là ?
*J060 Mhn jefytr√neiw eke^ po¥ de se spérnoyn.
(F) Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas.
(T) Ne pousse pas là où on ne te sème pas.
401 Jin-J071

Jhmérvma (to)
J061 (Katå) (to jhmérvma / ta jhmer√mata).
(F) Au point du jour.
J062 Kalfi jhmérvma!
(U) Se dit pour prendre congé à une heure avancée de la nuit.
(Ironique) Pour reprocher à qqn sa lenteur qui risque de
faire durer longtemps (= jusqu’à l’aube) l’action entreprise.

J063 Kalå jhmerÒmata!


(F) Réveille-toi ! (cf. J099)
(U) Ironique pour se moquer de qqn qui ne comprend pas.

Jhmer√nv
J064 Me jhmérvse.
(F) 1) Il m’a retenu longtemps. / 2) Il m’a empêché de
dormir.
J065 Kalå na jhmervuo‡me!
(U) Formule qui peut remplacer Kalhn‡xta !
Peut signifier que la nuit à venir risque d’être difficile.

J066 Gr‹gora, giat^ ua jhmervuo¥me.


(F) Vite, sinon on va y passer la nuit.
J067 Na mhn jhmervu√ an de lév al‹ueia!
(T) Que je ne me réveille plus si je ne dis pas la vérité.
(U) S’emploie pour renforcer une affirmation.

J^di (to)
J068 Jîdi! / Piew jîdi! / (Aw / Na) piei j^di!
(U) (Ironique ou moqueur) Se dit pour manifester son
indifférence devant la colère non justifiée de qqn.

J069 Tzåmpa jîdi, glykfi sa méli.


(T) Vinaigre gratuit, doux comme le miel.
(E) Tout ce qui est gratuit est bon à prendre.

*J070 To ac‡ to j^di, to agge^o toy to sx^zei.


(T) L’acidité du vinaigre fend son pot.

Jin^zv
J071 Ÿla toy jin^zoyn.
(F) Rien ne lui plaît. / Il trouve à redire à tout. (cf. M602)
Jin-J072 402

Jinøw, -‹, -ø
J072 Paliå jinå krasiå. / Persinå jinå staf‡lia.
(F) Tout ça c’est du passé ! / Vieilles lunes !
(U) Se dit d’affaires passées qui n’intéressent plus personne.

J073 Toy arésoyn ta jinå.


(F) Il aime les aventures.
(T) Il aime les fruits verts.
(U) S’applique aux relations amoureuses frivoles.

J074 Maw bg‹ke jinø (ap’ th m‡th) to tajîdi.


(F) Notre voyage (a mal tourné / a été raté).
(U) Se dit pour qqch qui aurait dû être agréable et ne l’a
pas été.

J075 Me bo‹uhse fitan eîxa anågkh, kai tÒra moy to bgåzei jinfi.
(F) Il m’a aidé dans le besoin, et maintenant, à cause de cela,
il me rend la vie pénible.
Jfidi (to)
J076 Na soy bgei to jfidi.
(F) Puisses-tu crever !
(E) Jfidi = enterrement.

J077 Agoråsame éna aytokinhtåki sto GiÒrgo, all’ aytfiw toy ’bgale
ta jfidia.
(F) Nous avons acheté une petite auto à Georges, mais lui l’a mise
en pièces.
(E)jofl√
J078 Jofl‹same.
(F) Nous sommes quittes.
J079 Jofl‹same to sp^ti.
(F) Nous avons fini de payer la maison.
J080 (Aytøw jøflhse / Eînai joflhménow) me thn politik‹.
(F) C’est un homme fini en politique.
J¥lo (to)
J081 J‡lo metå moysik‹w.
(T) Raclée en musique.
(U) Se dit d’une correction très sérieuse, la musique étant
censée couvrir les cris.
403 Jyl-J093

J082 S‹meron kremåtai epî j‡loy. (GA)


(F) Aujourd’hui on décide de son sort.
(T) Aujourd’hui on le pend au bois.
(E) Expression tirée de la messe du jeudi saint.

J083 To j‡lo thw gnÒsevw.


(E) La méthode forte pour enseigner.

J084 Eînai j‡lo apelékhto.


(F) C’est un grossier personnage. (cf. S291)
(T) C’est un bois non dégrossi.

J085 Eînai epî j‡loy kremåmenow. (SAV)


(F) Il est comme l’oiseau sur la branche.
J086 Ton ékanan (leiÒma / ma¥ro / pîta / tøpi / toylo¥mi /
to¥mpano) sto j¥lo. / Toy (påthsan / érijan / tråbhjan)
éna (gerø xéri) j¥lo. / Ton (élivsan / ma¥risan / péuanan /
påstvsan / p‹ran / plåkvsan / éprhjan / sakåtecan /
såpisan / skøtvsan / éskasan / éspasan / éstrvsan /
toylo‡miasan / toympåniasan / trélanan / tsåkisan /
cfifhsan) sto j¥lo.
(F) Ils l’ont tabassé. / Ils l’ont battu comme plâtre.
J087 (Õrpaje / Œfage) (éna) gerfi j‡lo.
(F) Il a reçu une bonne correction.
J088 Myr^zei j¥lo. / Ua pései j¥lo.
(F) Ça sent la bagarre. / Il va y avoir du grabuge.
J089 Œpaijan j¥lo.
(F) Ils ont joué du bâton. / Ils se sont battus.
J090 Œfage (tfiso pol‡) j‡lo (poy / Òste) ébale kai
(sta manîkia / stiw tsépew) toy.
(F) Il va se tenir tranquille pour un moment.
(T) Il a reçu tellement de coups qu’il en a en réserve dans
(ses manches / ses poches).

J091 Xt¥pa j¥lo!


(F) Touche du bois !
J092 J‡lo poy xåuhke. / J‡lo na xånetai.
(F) Il y a des coups de pied au cul qui se perdent !
*J093 To j¥lo bg‹ke ap’ ton Parådeiso.
(T) La rossée est sortie du paradis. (cf. R001)
(E) La rossée est une bénédiction parfois nécessaire.
Jyl-J094 404

*J094 To strabø to j¥lo h fvtiå to siåzei.


(T) Le feu redresse le bois tordu.
(E) Par la force ou la persuasion, on peut redresser les
indisciplinés.

*J095 Kåue j¥lo éxei ton kapnó toy.


(F) Chacun a ses caractéristiques propres.
(T) À chaque bois sa fumée.

*J096 Ÿtan h probatîna uélei j‡lo j‡netai stoy tsompånh th


magko‡ra.
(F) Il attend le retour du bâton.
(T) Quand la brebis veut recevoir des coups, elle se frotte au
bâton du berger.
(E) Se dit de qqn qui a fait des sottises et s’attend à une
punition.

*J097 Apó éna j¥lo ftiånoyn kai to foyrnarøftyaro kai to


koprøftyaro.
(T) Avec un même morceau de bois on fait la pelle pour le four
et la pelle pour les crottes.
(E) À partir d’une même origine, on peut obtenir des résultats
tout différents (se dit pour les enfants d’une même famille).

J¥nv
J098 J¥netai eke^ poy den ton tr√ei.
(T) Il se gratte là où ça ne le démange pas.
(E) En se mêlant de ce qui ne le regarde pas, il va s’attirer
des ennuis.

Jypnhto¥ria (ta)
J099 Kalå jypnhto¥ria! / TÒra j‡pnhsew!
(F) Bon réveil ! / Te voilà réveillé !
(U) (Ironique) Se dit à qqn qui est lent à comprendre. (cf. J063)

Jyrîzv
J100 Na moy to jyrîseiw an lév cémata.
(T) Que l’on me la rase si je mens.
(E) To = to moyståki = la moustache, considérée autrefois comme
marque de virilité.
(U) Sorte de serment renforçant une affirmation.
O
Obolfiw (o)
O001 O obolfiw thw x‹raw.
(F) Le denier de la veuve.
(E) Se dit de l’offrande de qqn qui contribue à aider son
prochain en se privant du nécessaire.

Odontoglyf^da (h)
O002 E^nai (san) odontoglyf^da.
(F) Il est maigre comme un cent de clous.
(E) Odontoglyf^da = cure-dent.

Odøw (h)
O003 Kau’ odøn. (SAV)
(F) Chemin faisant.
O^da (GA)
O004 Tiw o^den; (GA)
(F) Qui sait ?
*O005 En o^da øti oydén o^da. (GA)
(F) Je sais une chose, c’est que je ne sais rien.
(E) Mot prêté à Socrate.

(Oi)konom√
O006 Ta (oi)konømhse (gerå / kalå / mia xarå).
(= (Oi)konom‹uhke. / Œkane ’konfima.)
(F) Il a touché un gros paquet. / Il a fait son beurre.
(cf. K206)

O^kow (o)
*O007 Ta en o^kv mh en d‹mv. (SAV)
(F) Il faut laver son linge sale en famille.
(T) Ne pas (étaler) en public les affaires domestiques.

Oîstrow(o)
O008 Eîxe oîstro.
(F) Il était en verve.
Ois-O009 406

O009 Ton épiase o oîstrow toy.


(F) L’inspiration lui est venue.
O010 Moy xalåei ton oîstro.
(F) Ça me coupe l’inspiration.
Oivnøw (o)
O011 E^nai (kaløw / kakfiw) oivnøw.
(F) C’est de (bon / mauvais) augure. (cf. S059)
*O012 Eiw oivnfiw åristow am‡nesuai perî påtrhw. (GA)
(T) Le meilleur augure est de combattre pour la patrie.
(E) Réponse d’Hector à l’augure Polydamas (Iliade, XII, 243).

Ol›gow, -h, -o Voir aussi lîgo e t lîgo.w.


O013 En ol^goiw. (SAV)
(F) En peu de mots.
O014 (Œnan) kafé me ol^gh. / Œnan me ol^gh.
(F) Un café très peu sucré.
(E) S.-ent. zåxarh.

O015 Par’ ol^go (na… / kai ua…) (SAV)


(F) Peu s’en fallut que… / Pour un peu… (cf. L187)
O016 Pro ol^goy. (SAV)
(F) Il y a peu de temps.
Ÿlo
O017 Ÿlo gkriniåzei.
(F) Il ne fait que rouspéter.
O017bis Ÿlo xarå eîsai!
(F) Tu es tout joyeux !
O018 Ÿlo ki ølo.
(F) En tout et pour tout. / Tout au plus.
(U) Ne pas confondre avec O026.

O019 Ÿlo kai (pio gr‹gora / grhgorøtera). / Ÿlo kai pio lîgo.
(F) De plus en plus vite. / De moins en moins.
O020 Ÿlo kai kåti ua moy t‡xei.
(F) Il va sûrement m’arriver qqch.
(U) Avec un verbe au futur exprime une probabilité.
407 Olo-O032

O021 (Ÿlo kai / … ki ølo) kåti moy (tyxaînei / t‡xaine).


(F) À tous les coups il (m’arrive / m’arrivait) qqch.
(U) Avec un verbe au présent ou au passé exprime la
répétition.

O022 M’ ølo poy... / Me ølo poy… (= Molonøti) / Par’ølo poy...


(F) Bien que… / Quoique…
Oløklhrow, -h, -o
O023 Ej olokl‹roy. (SAV)
(F) Entièrement. / Dans sa totalité.
Ÿlow, -h, -o
O024 Kau’ fila.
(F) À tout point de vue.
O025 ◊mastan déka øloi ki øloi.
(F) Nous étions dix en tout et pour tout.
O026 A! Ÿla ki øla!
(F) Ah ! Surtout pas ça !
(U) Marque le désaccord.

O027 M’ øla ta¥ta. (= Molata¥ta) / Par’ øla ta¥ta.


(F) Malgré tout ça. / Pourtant.
O028 E^nai xvriåthw me ta øla toy.
(F) C’est un paysan (cent pour cent / dans toute sa
splendeur).
(U) Peut être ironique. Dans le parler populaire, fila devient
o‡la.

O029 Aytø na ’tan ølo!


(F) S’il n’y avait que ça !
O030 Ta (édvse/ épaije) øla (gia øla).
(F) (Selon le contexte) Il s’est donné à fond. / Il a joué
(le tout pour le tout / son va-tout).
O031 Ta uélei fila dikå toy.
(F) Il veut tout pour lui. (cf. M389)
Olfitela
*O032 Ap’ t’ olfitela kal‹ ki h PanagiÒtaina.
(F) Faute de grives on mange des merles. (cf. A285)
(E) Emprunté à un discours politique du début du XXe siècle.
(U) Se dit de qqn qui, ayant échoué dans ses grands projets,
se contente d’un résultat médiocre.
Omm-O033 408

Ommåtia (ta)
O033 P‹re tvn ommatiÒn toy ki éfyge.
(F) 1) Déçu, il est parti. / 2) Il a disparu. (cf. M167)
(E) Ta ommåtia ( SAV) pour ta måtia.

Ÿmoiow, -a, -o
*O034 Ÿmoiow omo^v ae› pelåzei. (GA)
(F) Qui se ressemble s’assemble.
(E) Proverbe ancien, cf. Platon, Banquet 195b.

*O035 Ÿmoiow ton fimoio agapå kai h kopriå ta låxana!


(F) La racaille avec la racaille. (cf. B245)
(T) Le semblable aime le semblable et le fumier les légumes.
(U) Populaire.

Omønoia (h)
*O036 H omønoia sp^tia xt^zei ki h dixønoia ta gkrem^zei.
(T) La concorde construit des maisons et la discorde les
détruit.

Omorfiå (h)
O037 Ti omorfiéw ein’ aytéw!
(F) Que tu es (beau / belle) !
(U) Expression d’admiration renforcée. Pluriel obligatoire.

O038 Eîsai stiw omorfiéw soy (s‹mera).


(F) (Aujourd’hui) tu es vraiment en beauté.
Ÿmvw
O039 …, ki fimvw, …
(F) (En incise) …, (et pourtant / n’empêche), …
O040 Den t’ omolfighse, o‡te fimvw kai t’ arn‹uhke.
(F) Il ne l’a pas avoué, mais il ne l’a pas démenti non plus.
Ÿneiro (to)
O041 Ÿneira glykå (kai apon‹reyta)!
(F) (Fais / Faites) de beaux rêves (sans malice) !
O042 O‡te st’ fineirfi moy.
(F) Je ne l’aurais jamais imaginé.
O043 Ÿneiro uerin‹w nyxtfiw.
(T) Songe d’une nuit d’été.
(E) Allusion à la pièce de Shakespeare.
(U) Se dit d’un désir que l’on ne réalisera jamais.
409 Ono-O055

O044 To øneirø moy bg‹ke (alhuinø).


(F) Mon rêve s’est réalisé.
O045 Sto øneiró soy to e^dew;
(F) D’où sors-tu ça ? / Tu rêves ? (cf. Y017)
(U) Exprime l’incrédulité.

O046 (Zei / Tréfetai) me øneira.


(F) Il se nourrit d’illusions.
O047 Mhn kåneiw øneira!
(F) Ne te fais pas d’illusions ! / N’y compte pas !
*O048 Allo‡ t’ fineiro ki allo‡ to uåma.
(T) Le rêve d’un côté, le miracle d’un autre. (cf. K102)
(E) L’espoir pour les uns, la réalisation pour les autres.

Ÿnoma (to)
O049 Mikrø ønoma. / To mikrfi.
(F) Prénom.
O050 Gia (t’) ønoma (toy Ueo¥ / toy Xristo‡ / thw Panagîaw)!
(F) (Selon le contexte) Pour l’amour de Dieu ! / De grâce ! /
Ça par exemple ! / Non mais des fois !
(U) S’emploie, pour exprimer la surprise ou le mécontentement,
pour détourner qqn de qqch, etc.

O051 En onømati (SAV) toy nfimoy /


Eiw to ønoma toy Patrfiw. (SAV)
(F) Au nom de la loi. / Au nom du Père.
(U) La seconde expression vient de Matthieu, 28, 19.

O052 Ton gnvrîzv (ej onømatow (SAV) / kat’ finoma).


(F) Je le connais de nom.
O053 O tåde me t’ finoma.
(F) Un tel bien connu.
O054 Tsiggo‡nhw finoma kai prågma.
(F) Il mérite bien son nom. / Comme son nom l’indique.
(T) Il est avare de nom et de fait.
(U) (Souvent péjoratif) Signifie que le nom utilisé correspond
bien à la chose ou à la personne dont on parle.

O055 Ÿnoma kai mh xvriø.


(T) Le nom mais pas le village.
(U) (Péjoratif) S’emploie quand on ne veut pas nommer qqn,
que chacun peut facilement reconnaître.
Ono-O056 410

O056 (Apøxthse / Œbgale) (kakø / kalø / megålo) ønoma.


(F) Il s’est fait une (mauvaise / bonne / grande) réputation.
O057 Ti ønoma ua toy bgåloyn;
(F) Comment l’appellera-t-on ? / Quel nom lui donner ?
(U) Cette expression se réfère à la cérémonie du baptême grec.
(cf. B065)

O058 Toy bg‹ke to ønoma. / Bg‹ke to ønomå toy.


(F) Il s’est fait une mauvaise réputation.
O059 Giortåzei t’ finomå toy.
(F) C’est sa fête (pour son prénom).
*O060 Õma sb‹sei t’ finomå soy, ’toîmaze ta nyfikå soy.
(T) Quand ton nom s’effacera, prépare tes affaires de mariage.
(E) Référence à une coutume grecque. Lors d’un mariage,
les jeunes filles inscrivent leur nom sous la chaussure de
la mariée. Celle dont le nom est effacé à la fin de la
cérémonie se mariera dans l’année.

*O061 Õllow éxei t’ finoma ki ållow th xårh.


(T) L’un a le nom et un autre les avantages. (cf. M020)
(U) Se dit à propos de qqn qui occupe une fonction ou possède
des qualités, alors que c’est un autre qui en tire les
avantages.

Ÿpa
O062 Ton éxoyn (sta) fipa-fipa.
(F) Ils sont aux petits soins pour lui. (cf. P658, S267)
Ÿpoiow, -a, -o Voir aussi Kai na..
O063 Aytøw den e^nai (øpoiow-øpoiow / øpoiow (ki) øpoiow).
(F) Lui n’est pas n’importe qui. (cf. T302)
O064 S’ fipoion arései. / Opoiano‡ t’ arései.
(F) Ça plaira à qui ça plaira !
(U) Exprime l’indifférence à l’opinion des autres.

Ÿpoy Kai na.


Voir aussi
O065 Ÿpoy (ki) fipoy.
(F) N’importe où.
O066 Ÿpoy (nånai / na ’nai).
(F) D’un moment à l’autre. / Bientôt.
(U) Ne pas confondre avec : Ÿpoy kai na’nai = Où qu’il soit.
411 Ore-O079

Ÿpvw Voir aussi Kai na.


O067 Ÿpvw na ’nai.
(F) Comme ça se présente.
O068 Œtsi fipvw paw, ua faw ta mo‡tra soy.
(F) Comme tu y vas, tu vas te casser la figure.
O069 Aw boleyto‡me øpvw-øpvw.
(F) Débrouillons-nous comme nous pouvons.
Organismøw (o)
O070 To trabåei o organismøw toy.
(F) Il en redemande. (cf. P366)
(T) Son organisme l’apprécie.
(U) Souvent ironique (par ex. to j‡lo).

Org‹ (h)
O071 Org‹ Ueo¥.
(F) Calamité. (cf. act of God)
(T) Colère de Dieu.

O072 Po¥ sthn org‹ (toy Ueo¥) brîsketai;


(F) Où diable se trouve-t-il ?
O073 (Õi / Õme) sthn org‹!
(F) Va au diable !
O074 Œdvse tøpo sthn org‹.
(F) Il a réprimé sa colère. (cf. G275)
(U) Attention : ne signifie pas : « Il a donné libre cours à sa
colère ».

O075 (Poy) na pårei h org‹!


(F) Zut ! / Nom d’un chien !
(U) Juron modéré.

O076 Na ton pårei h org‹!


(F) Que le diable l’emporte !
Ÿrejh (h)
O077 E^xe ørejh (gia + acc / na...)
(F) Il avait envie de...
O078 Œxei ørejh apøce.
(F) Il est en verve ce soir.
O079 Ÿrejh éxeiw tÒra;
(F) Ce n’est pas le moment !
Ore-O080 412

O080 Õllh ørejh den e^xa!


(F) Comme si je n’avais que ça à faire ! (cf. E121)
(T) Je n’avais pas d’autre envie !
(U) Antiphrase.

O081 Periméneiw na éruei kai o KÒstaw; — Thn firejh toy eîxa!


(F) Attends-tu que Costas vienne aussi ? — Comme si j’avais
envie de le voir !
(U) Antiphrase ironique.

O082 Moy ano^gei thn ørejh.


(F) (Cela / Il) m’ouvre l’appétit. / Cela me fait envie.
O083 An soy kånei ørejh.
(F) Si le cœur t’en dit.
O084 To kånei (me ørejh / xvrîw ørejh).
(F) Il le fait (avec entrain / à contrecœur).
O085 Œmeine me thn firejh.
(F) Il est resté sur sa faim.
*O086 Perî oréjevw oydeîw lfigow. (SAV)
(F) 1) Des goûts et des couleurs on ne discute pas.
2) Ce n’est pas l’envie qui me manque.
*O087 Tr√gontaw érxetai h ørejh.
(F) L’appétit vient en mangeant.
Oruå
O088 Toy ta e^pa oruå koftå.
(F) Je le lui ai dit (carrément / sans prendre de gants).
(cf. K023, N043)

Ÿruiow, -a, -o
O089 Sta firuia.
(F) À la hâte. / Au pied levé.
Ÿrurow (o)
O090 Ÿruroy bauévw. (GA)
(F) Au point du jour.
(E) Luc, 24, 1.
413 Ork-O101

Orîzv
O091 Or^ste; / Or^ste!
Interjection qui a des sens variés selon le contexte.
(F) 1) (Forme polie pour faire répéter qqn) Pardon ?
2) (Dans les commerces) Vous désirez ?
(En donnant qqch à qqn) Tenez ! / Voilà !
3) (Pour inviter qqn à faire ou dire qqch)
Orîste, kauîste ! = Asseyez-vous donc !
4) (Au téléphone) Allô !
O092 Or^ste maw! / Or^ste katåstash!
(F) Il ne manquait plus que ça !
(U) Exclamation d’agacement, de réprobation.

O093 Or^ste poy to eîxe jexåsei.


(F) Et voilà qu’il l’avait oublié.
Ÿrio (to)
O094 Kat’ an√taton ørion. (SAV)
(F) Au maximum.
O095 Aytø (jepernåei / pernåei / yperba^nei) ta øria.
(F) Cela passe les bornes.
Ork^zomai
O096 Orkîsoy (to)!
(F) Jure(-le) !
O097 Ork^zomai ceyd√w.
(F) Se parjurer.
O098 St’ ork^zomai (sta paidiå moy / sto fvw moy / sta måtia moy…).
(F) Je te le jure (sur la tête de mes enfants / sur ma vie /
sur mes yeux…).

Ÿrkow (o)
O099 (Œdvse / Œkane / P‹re) ørko.
(F) Il a juré. / Il a prêté serment.
O100 P‹re ce¥tiko ørko.
(F) Il s’est parjuré.
O101 (Påthse / Parébhke) ton ørko toy.
(F) Il est revenu sur sa parole. / Il s’est parjuré.
Oro-O102 414

Ÿrow (o)
Ÿrow = condition.
O102 Õney ørvn. (SAV) ( = Xvrîw firoyw)
(F) Sans conditions.
O103 Ypø ton øron (na / øti)… (SAV) / Me ton øro (na / øti)…
(F) À (la) condition que…
Ÿrow = limite.
O104 Ef’ øroy zv‹w. (SAV)
(F) À vie. / À perpétuité.
Ÿrow = au sens mathématique.
O105 Katå méson óro.
(F) En moyenne.
Ÿrow (to) (GA)
O106 Sta firh kai st’ ågria boynå.
(T) Dans les monts et les montagnes sauvages.
(U) Formule d’exorcisme pour chasser le mal.

*O107 fldinen firow kai éteke myn. (GA)


(F) (C’est) la montagne (qui) a accouché d’une souris.
(E) Proverbe ancien, cité par Plutarque, Agésilas, 36, 6, 1.

Orfanfiw, -‹, -fi
O108 Kai t’ orfanfi pore‡etai ki h x‹ra kyberniétai.
(F) Dieu est grand ! / Tout va s’arranger !
(T) Et l’orphelin poursuit son chemin et la veuve se domine.
(U) Traduit l’optimisme.

Ÿsiow, -a, -o (Au féminin Ÿsia o u Os^a)


O109 Poy maw (kånei / paristånei) kai thn os^a!
(F) Et elle ose nous jouer la sainte Nitouche !
Ÿso Voir aussi Kai na.
O110 Ÿso gia (ména / aytø).
(F) Quant à (moi / cela).
O111 (Ef’øson / Ÿso) zv ua se uymåmai.
(F) Tant que je vivrai, je me souviendrai de toi.
O112 Ef’ øson den uélei, påme na f‡goyme!
(F) Puisqu’il ne veut pas, partons !
O113 Kau’ øson...
(F) 1) Étant donné que... / 2) D’après ce que...
415 Oti-O123

O114 Ÿso (ki) fiso!


(F) On liquide ! (cf. O120)
(T) À n’importe quel prix !
(U) Employé par les commerçants qui veulent se débarrasser de
leur marchandise.

O115 Ÿso (kai) na ’nai.


Plusieurs sens possibles selon le contexte.
ñ O Alékow den klaîei e‡kola, allå fiso (kai) na ’nai mhtéra toy
‹tan, éklace.
(F) Alex ne pleure pas facilement, mais, malgré tout, c’était
sa mère, et il a pleuré.
ñ Uéleiw lîgo krasî; — Båle fiso (kai) na ’nai.
(F) Veux-tu un peu de vin ? — Donne-m’en autant que tu
veux.
ñ Gia na to léei aytów, óso na ’nai kåti ua jérei.
(F) Pour que lui le dise, il doit sans doute savoir qqch.
O116 Perîmene fiso (poy) na påv sto spîti.
(F) Attends le temps que j’aille à la maison.
O117 Ÿso e^nai dynató kal‡tera. / Ÿso pio kalå g^netai. /
Ÿso to dynató kal‡tera.
(F) Le mieux possible. (cf. D237)
O118 Me óso g^netai ligótero kópo.
(F) Avec le moins de peine possible.
O119 Ÿso påei kai omorfa›nei.
(F) Plus le temps passe et plus il embellit.
Ÿsow, -h, -o
O120 Ta po‡lhse øsa-øsa.
(F) Il les a vendus à n’importe quel prix. (cf. O114)
O121 O Giånnhw eînai: « Ÿsa påne ki øsa éruoyn »
(F) Jean prend la vie comme elle vient.
(T) Jean est : « Ça va, ça vient. »

Ÿti
O122 Ÿti éfyge.
(F) Il vient juste de partir.
O123 Ÿti p‹gaine na f‡gei.
(F) Il s’apprêtait à partir.
Oti-O124 416

Ÿ,ti Kai na.


Voir aussi
O124 Ÿ,ti uéloyn aw kånoyn.
(F) Ils peuvent bien faire tout ce qu’ils veulent.
(U) Exprime l’indifférence.

O125 Den eînai fi,ti ki fi,ti.


(F) Ce n’est pas le tout venant.
O126 Ap’ ø,ti jérv.
(F) Pour autant que je sache. / À ma connaissance.
Ÿtoy
O127 Af’ fitoy…
(F) Depuis que…
O128 (Méxriw / Œvw) fitoy…
(F) Jusqu’à ce que…
Oyrå (h)
O129 … me oyrå.
Exprime la grande quantité. (cf. T276)
ñ (Blakeîew / Cémata / …) me oyrå.
(F) (Sottises / Mensonges / …) à la pelle.
ñ Bgåzei (leftå / parå / xr‹mata) me oyrå.
(F) Il gagne des mille et des cents. (cf. L164)
O130 H oyrå toy sk‡loy toy Alkibiådh.
(T) La queue du chien d’Alcibiade.
(E) Alcibiade avait coupé la queue de son très beau chien pour
que les gens le regardent lui et non son chien.
(U) Commentaire désobligeant à l’encontre de qqn qui veut se
faire remarquer par tous les moyens.

O131 Mh (båzeiw / x√neiw) panto¥ thn oyrå soy.


(F) Ne fourre pas ton nez partout. / Ne te mêle pas de
tout.
O132 (Œbgale / Tråbhje) thn oyrå toy (ap’ éjv / apó thn ypøuesh).
(F) Il s’est retiré de l’affaire. / Il a tiré son épingle du jeu.
O133 Moy égine oyrå.
(F) Il me colle aux fesses. / Il me suit comme un caniche.
O134 Kånv (oyrå / seirå). / (Periménv / Mpa^nv) sthn oyrå.
(F) (Faire / Prendre) la queue.
O135 Koynåei thn oyrå thw.
(F) Elle tortille de la croupe.
417 Oyr-O146

O136 Ua soy kficv thn oyrå.


(F) Je vais te remettre à ta place.
O137 (Måzece / Œfyge me) thn oyrå (anåmesa sta pødia / kåtv
ap’ ta skélia).
(F) Il est parti la queue entre les jambes. (cf. G054)
O138 H oyrå émeine.
Variante tronquée de G019.
Autre variante : Gia na mhnaf‹noyme oyréw.
= Pour ne rien laisser d’inachevé.
O139 E^nai kaløw, allå mhn toy pat‹seiw thn oyrå.
(F) Il est gentil, mais ne va pas lui marcher sur les pieds.
O139bis Mh st¿jei h oyr¿ toy (pontiko‡ / ga˚d¿roy).
(U) Se dit d’une chose qui n’a pas l’importance qu’il y paraît.

Oyrånia (ta)
O140 Petåei sta oyrånia.
(F) Il est au septième ciel. / Il est aux anges. (cf. O146)
Oyranfiw (o)
O141 E^nai bar‡w o oyranów.
(F) L’horizon est sombre.
(T) Le ciel est sombre.
(E) Appréciation pessimiste de la situation présente et des
conséquences futures.

O142 Thn anebåzei (ston oyranfi / sta oyrånia).


(F) Il la porte aux nues.
O143 Õnoijan oi oyranoî.
(F) Il pleut des cordes.
O144 Apéxoyn óso o oyranøw apø th gh.
(F) C’est le jour et la nuit.
(T) Ils sont éloignés comme le ciel de la terre.

O145 (E^da / Moy éfere) ton oyranø sfont¥li. /


Moy ‹rue o oyranøw sfont¥li.
(F) J’en ai vu trente-six chandelles. (cf. A515)
O146 (Brîsketai / Petåei) ston ébdomo oyranø.
(F) Il est aux