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Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

La gestion de la trésorerie est considérablement évalué au cours des dernières années .les
entreprises du moins les plus importantes, sont maintenant passées à une gestion active de la
trésorerie de l’entreprise et a une véritable organisation de la fonction au centre de profit.

Pour cela, nous avons scindé notre présent chapitre en trois sections :

La première sera consacrée à la gestion périvisuelle de la trésorerie, et la seconde retrace


les différentes manières de gestion des règlements de la trésorerie .quand à la dernière section,
elle présentera les différents moyens de financement de la trésorerie.

Section 1 : La gestion périvisuelle de la trésorerie


Les prévisions jouent un rôle essentiel en gestion de trésorerie, même si elle ne constitue
pas une fin en soi, la trésorerie doit avoir les informations nécessaires des différents
services.la gestion prévisionnelle est une action indispensable qui conditionne la réussite de la
gestion de la trésorerie,
Pourtant cette prévision n’est vraiment efficace que si les gestionnaires savent l’utiliser de
façon active10.

On reconnait généralement qu’il existe trois niveaux dans la construction des prévisions de
trésorerie qui correspondent à trois démarches différentes. Le niveau le plus élevé correspond
à une démarche annuelle ou pluriannuelle, dont l’objectif est de prévoir les agrégats les plus
financiers établis pour une période de 3 à 5 ans.

Le second niveau intermédiaire, correspond à la procédure de mensualisation des


prévisions annuelles. L’horizon est habituellement de 12 moins.

Le dernier niveau correspond à la prévision en date de valeur qui repose sur un suivi de la
trésorerie elle-même en date de valeur. L’horizon peut être variable, mais il dépasse rarement
le moins. Il possède généralement un pas journalier.

10
Amezza y, Sadi d, « gestion de trésorerie », promotion 2008, p 26.

Par : HELLAL Karim Université de Bejaia (Algérie) Exposé


Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

Schéma 1 : la gestion prévisionnelle de la trésorerie

Etude perspective de l’environnement Etude critique de l’entreprise (points


(Besoin nouveau, potentialité des Forts, points faibles, capacités
marchés, évolution technologique) d’évaluation humaine, technique….)

Elaboration d’une stratégie (assure la survie,


le développement, la prospérité)

Objectifs généraux (horizon moyen terme 3


à 5 ans)

Mise en place des moyens (humains,


Budgets (horizon annuel
technique, organisationnels...)

Source : Rousselot P.et Verdit F. « la gestion de la trésorerie ».éd dunod, paris, 1999.p.40.

1. Budget de trésorerie (plan) :

On appel budget de trésorerie ou plan de trésorerie, le document qui, dans l’entreprise,


recense les prévisions d’encaissement ou de décaissements sur une période donné (le plus
souvent l’année) dans le but d’évaluer la position de trésorerie à intervalle de temps régulier
(le moins).

Le budget de trésorerie est élaboré à partir d’un certain nombre de données fournier par les
différents services de l’entreprise à la direction financière ou au service contrôle de gestion
.en effet, le budget de trésorerie résulte de tous les autres budgets (achat, vente,
investissement, personnel)

L’égalité fondamentale est la suivante :

Solde de trésorerie du moins n-1

(+) encaissement du moins N

(-) décaissement du moins N

=solde de trésorerie du moins (N) 11

11
Philipe R, Jean F, « gestion de trésorerie » , éd dunod, 1999, p 44

Par : HELLAL Karim Université de Bejaia (Algérie) Exposé


Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

1.1. Prévisions des encaissements :

Ils correspondent aux flux d’entrée de fond et provienne ou non de l’exploitation de


l’entreprise on y trouve les éléments suivants :

 Les ventes :

Elle représente, la partie la plus importante de rentrées de fond dans l’entreprise.les ventes
représente des recettes d’exploitation .les prévision sont réalisée à partir des résultats
antérieurs et de la croissance attendue du chiffre d’affaire.

 Les autres recettes :

On peut des remboursements de prêtes, des emprunts nouveaux, des cessions


d’immobilisations, et plus généralement, tout opération provoquant une rentré de fond pour
l’entreprise, on rappelle que ces prévisions sont fournies par les différents budget des
Operations financière.

1.2.Prévisions des décaissements :

Ils correspondent aux différents charges décaissées du compte de résultat (achat, service,
extérieure, etc.…)

Ces dépenses seront classées en dépenses d’exploitation et dépenses hors exploitation, on y


trouve principalement les dépenses suivants :

 les dépenses relatives aux achats :

Ces dépenses relatives aux achats de matière première, autre approvisionnement,


marchandise, sont intégrer dans le Budget prévisionnel pour le montant TTC toutes en tenant
compte des délais de règlement accordés par les divers fournisseurs ces décaissement sont à
classer dans les éléments d’exploitation

 les autres dépenses d’exploitation :

Elles correspondent aux charges d’exploitation décaissées du compte de résultat (salaire et


traitement, charges sociales, frais de transport, frais de publicité, ct…)

 les dépenses hors exploitation :

Ces dépenses sont la conséquence d’opération divers (investissement nouveau,


remboursement d’emprunt, aiment de dévident, etc.…).

toutes les dépenses et toutes les recettes assujettis à la TVA doivent être considérées ,pour
leurs montant TTC ,dans le cadre de cette impôt .l’entreprise agit pour le compte du trésor
public .en effet ,elle perçoit la TVA sur ces ventes (TVA collectée) pour la renverser ensuite
à l’état ,déduction faite de la TVA qu’elle a supporter ,sur ces achats et investissement (TVA
déductible).

Par : HELLAL Karim Université de Bejaia (Algérie) Exposé


Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

Tableau 5 : présentation du budget de trésorerie

Rubrique Janvier Février Mars ……….


+
1. Encaissements d’exploitation.
Encaissements sur CA antérieur.
Encaissements sur CA budgétés.
2. Encaissements hors exploitation

+
Total encaissements

+
3. Décaissements d’exploitation.
Décaissements sur achats antérieurs.
Décaissements sur achats budgétés.
Salaires et charges sociales.
Travaux, fournitures et services
extérieurs.
Frais divers de gestion.
TVA à payer.
Autres impôts et taxes.
Frais financiers.
4. Décaissement hors exploitation

-
Total décaissements

5. solde encaissement/décaissement -

+
Situation initiale de trésorerie
Encaisse minimale

Solde cumulé avant financement /placement +/-

+/-
Financement : crédit nouveaux -
Financement : remboursement
Placement : acquisition d’un actif.

Solde de trésorerie cumulé après désistions +/-

Source : Bruselerie et H, Eliez C, « trésorerie d’entreprise », éd Dunod, Paris, 2003, P 18,

Par : HELLAL Karim Université de Bejaia (Algérie) Exposé


Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

1.3. L’utilité de budget de trésorerie :

Ses fonctions principales sont :

 Evaluer le besoin de financement et négocier les lignes de crédit CT nécessaires au


bon fonctionnement de l’entreprise.la présentation d’un budget rassurera la banque
quand à la destination des financements CT. Elle acquiert le sentiment que
l’entreprise maitrise l’évolution de son besoin de trésorerie.
 Calculer les frais de produits financiers CT de façon à finaliser le compte de
résultat prévisionnel. Le budget permet également de mesurer l’exposition de
l’entreprise au risque de taux, il constitue donc le support servant à la mise en
place de couverture garantissant l’entreprise contre des évolutions défavorables
des taux à CT12.

2. La gestion quotidienne de trésorerie :

Le financier est confronté quotidiennement à des décisions relatives à l’arbitrage entre les
différents moyens de paiements (espèce, virement, effet ct.) et entre l’affectation des emplois
et les ressources aux différentes banques qui gèrent les comptes de l’entreprise. L’objectif de
trésorerie au jour le jour est de minimiser le coût des ressources financiers à court (crédits de
trésorerie et d’optimiser éventuellement la rentabilité des disponibilités oisives.

2.1. La fiche en valeur :

On appel la fiche en valeur le document de travail quotidien de trésorerie d’entreprise


.pour bien comprendre la nature de ce document, il est important de faire quelque remarque :
 La fiche de suivie en date de valeur permet de positionner en date de valeur en non
plus en date comptable, les opérations de recettes et de dépenses de l’entreprise.
 La fiche de suivi en valeur reprend les flux d’encaissement et de décaissement par
nature d’opération :
Réception ou émission de chèque, virements, avis de prélèvement, encaissement par effet de
commerce, etc.
 Sur la fiche de suivi en valeur apparait le solde avant décision qui la résultante des
Operations du jour cumulée avec le solde de la veille
 Les décisions prises par la trésorerie apparaissent sur la fiche : il s’agit soit de
décision de recettes (de financement car elles créditent le compte de l’entreprise),
soit de décision de dépenses (placement ou blocage car elles débitent le compte de
l’entreprise pour le ramené à zéro
 Le solde après décision doit normalement être égal à zéro.

La gestion de trésorerie prévisionnelle en date de valeur (horizon glissant 30 jours)


nécessite un système d’information fiable sur les mouvements monétaire possible et sur leur
date de réalisation.

12
michel sion, « gérer la gestion de trésorerie et la relation bancaire», 4ème éd dunod, 2006, p31.

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Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

Tableau 6: fiche en valeur

Lundi Mardi Mercredi Jeudi

Solde initial
Mouvement créditeur
Remise chèque sur place
Remise chèque hors place
Remise d’espèces
Effets à l’encaissement
Effets à l’escompte
Virements reçus
Autres

Total recette
Mouvements créditeurs
Chèque émis
Effets domiciliés
Virements émis impayés
Autres

Total dépense
Solde avant décisions
Décisions
Escompte
Placement
Agios
Virements
Virement banque à banque recettes
Charge recettes
Virement banque à banque dépenses
Charge dépenses
Solde après décisions

Source : Desbriers P, et Poincelot E, « gestion de trésorerie », éd, EMS, 1999.

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Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

2.2. Circuit d’information :

Il est indispensable que la trésorerie soit informé de tous les paiements émis et remis à
l’encaissement afin d’éviter un découvert ou un solde de créditeur.il est souvent préférable
que les paiements transitent par le service trésorerie .virement fournisseur, le trésorier
maintien ainsi la date de l’opération et veille au respect des heures de caisse.il doit également
veiller à être informé immédiatement de tous les mouvements décentralisés 413.

Section 2 : La gestion des règlements de la trésorerie


La gestion quotidienne de la trésorerie d’entreprise nécessite un suivi des besoins et des
disponibilités à court terme .la trésorerie doit au quotidien suivi les mouvements de la
trésorerie dont ; la vérification de la caisse, la tenue des échéances de factures, les états de
rapprochements bancaire ; l’enregistrement des chèques sert des remises en banque.

Cette gestion quotidienne de la trésorerie est basée sur différents régalements :

1. La caisse :

Afin de connaitre les informations et les données régulières concernant les mouvements
d’entrée et de sortie de caisse doit effectuer un suivi journalier pour dégager le solde final et
ainsi avoir une information réelle sur la trésorerie.

Le caissier doit remplir chaque jour les deux fiches suivantes

 Procès verbal d’arrêté de caisse annexe 1)

Dans lequel est mentionné le nombre de billet et de pièce de différents types et dégagé le réel.

 Fiche de recettes et des dépenses annexe 2)

Cette fiche comporte les opérations journalières d’encaissements et de décaissement.

2. La banque :

Il est fondamental que les entreprises envisagent désormais leurs dialogues avec les
banquiers dans un véritable rapport client/fournisseur et sachent en tirer partie.

En ce qui est important c’est de connaitre les conditions de la banque qui sont les principes
de tarification des systèmes bancaires : le taux exigé, les commissions et date de valeur.

La commissions de ces conditions est indispensable au responsable de l’entreprise, elle est


nécessaire pour une bonne négociation avec le banquier et indispensable à la mise en place
d’un système de gestion de trésorerie.

13
Michel sion, « gestion de trésorerie », 4ème éd dunod, 2006, p188.

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Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

2.1.Les jours en valeurs :

La gestion de trésorerie pour ce qui concerne les mouvements bancaires se fait en jour de
valeur. Ce qui importe à l’entreprise ce sont les dates aux quelles son compte bancaires est
effectivement débite ou crédite.

Il convient donc de différencier la date d’opération et la date de valeur :

 Date d’opération :

Pour les banques, c’est la comptabilisation d’un mouvement par leurs services
d’exploitation, appelés service de production, c’est à partir de cette date que les banques
calculent la date de valeur.

 Date de valeur :

« La date à partir de laquelle une opération enregistrée dans un compte est prise considération
pour le calcul des intérêts éventuels ». 514

C’est la date qui sert de référence pour la prise en compte des mouvements débités ou
crédités sur les Comptes bancaire ces dates sont obtenues par l’ajout ou le retrait des jours de
valeur à la date de saisi de l’opération sur le compte courant.

Les recettes sont créditées en valeur après la date d’opération tandis que les dépenses sont
débitées auparavant.

L’argent qui entre est donc mis à la disposition de l’entreprise par la banque le plus tard
possible l’argent qui sort lui est au contraire prélevé le plutôt possible.

2.2.Le taux financement :

Le recours aux financements à court terme implique des coûts financiers lies aux formes
de crédit utilisés les taux de base fixés par la banque dépendant de la durée du prêt et de la
nature de l’opération qu’il sert à financer le taux réel d’un crédit résulte en général de la
combinaison de plusieurs paramètres.

 Le taux de base bancaire :

Ce taux que les ANGLO-SAXONS appellent « la prime raté » correspond à un prix de


vente de base des crédits qui sert de référence entre les banques, pour la tarification des
crédits à court terme.

 Le taux de marche monétaire :

Le marché monétaire représente les transactions que les banques et les organismes de
crédit effectuent

14
Rousselet P, et Verdi S, « la gestion de trésorerie », éd. Dunod, paris, 1999, p.65.

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Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

Directement entre eux. Ainsi, chaque jour, les établissements financiers négocient en liaison
direct des placements ou des emprunts à un taux qui se définit au fil des transactions.

2.3.Les commissions bancaires :

Ces commissions rémunérant les services et risques assumés par la banque, elles peuvent
être fixes et leurs montants peuvent varier selon les banques ou selon l’application du taux

Nous nous citrons ci-après les principales :

 Commissions du plus fort découvert : elles s’appliquent chaque moins sur le plus fort
découvert du moins, son taux est de 0.05%, mais facturée chaque trimestre, son impact
peut être très important si la trésorerie de l’entreprise est mal gérée. »elle n’est pas
soumise à la TVA.

Certaines entreprises négocient la forfaitisation de cette commission qui est alors incluse
dans le taux de découvert.

 Commission du plan fort découvert : elle s’applique aux mouvements débiteurs


commerciaux de la période et pas seulement ceux ayant généré un découvert. Son taux
est de 0.025%, elle est soumise à la TVA et facturée chaque trimestre avec les agions
du découvert. Sont exonérées de cette commission toutes les opérations résultant de
mouvement non commerciaux et dont purement financiers (virement, agios, ….). si
l’entreprise laisse des soldes créditeurs importants, les intérêts fictifs correspondants
peuvent venir en diminution du montant de la commission.

3. Contrôle de la trésorerie :

Les contrôle en pour objet de permettre une gestion sécurisée de l’entreprise est de
s’assurer de la bonne conservation des actifs comme de la fiabilité de l’information financière.
Leur utilité est de ces deux points de vue essentiels.15

3.1. Le contrôle de la caisse :

Il est effectue par le contrôleur et consiste à faire une comparaison entre les existants réels
en caisse et ceux théoriques récapitulés sur le brouillard de caisse. Un procès verbal de
contrôle de caisse est rédigé à la fin processus de contrôle.

Lorsque le contrôle ne donne pas de différance entre les deux soldes, la gestion de la caisse
et saine et le caissier reçoit décharge de sa gestion. Par contre il peut arriver que la
comparaison donne des écarts, les cas de figures présents peuvent être constatés :

 Le solde théorique supérieure ou solde réel : il ya alors déficit de caisse et après


justification la régularisation fait par l’enregistrement de l’écart comme part dans le
compte de charges divers.

15
Ranson G, et chesneau D, « trésorerie, risque de marchés et gouver d’entreprise, éd Economica, 2003, p.73.

Par : HELLAL Karim Université de Bejaia (Algérie) Exposé


Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

 Le solde théorique inferieure au solde réel : il ya alors excédent de caisse, l’écart est
considéré comme gain et après justification la régularisation se fait en l’enregistrement
dans le compte de produit divers.

3.2.Le contrôle de la banque :

Les opérations bancaires doivent être doublement contrôlées :

 Il est tout d’abord nécessaire de vérifier que toux négocies. L’information assure
sur point une fiabilité presque totale. il faut toute fois être vigilant lorsque de
nouveaux .taux ont été récemment négociés, et vérifier ainsi leur mise en œuvre
immédiate
 Il faut également s’assurer que les diverses opération ont été traitées avec les
bonnes dates de valeur. Les erreurs sont ici plus fréquentes.

4. Concept d’optimum : notion de trésorerie zéro :

L’objectif de la gestion de trésorerie en date de valeur est d’attendre dans toute la mesure
du possible.la trésorerie zéro.716

Cet objectif reste évidement théorique car tous les flux de recettes et de dépense ne sont
pas parfaitement prévisible et donc connu avec certitude pourquoi rechercher la trésorerie
zéro ? La réponse est liée à la transformation même de la gestion de trésorerie moderne dans
laquelle cette fonction est conçue comme un centre profit.

Tous les excédents doivent être placés au meilleur taux de manière à optimiser les produits
financier de l’entreprise.

Tous les déficits de trésorerie doivent être bien sûr financés au meilleur taux de manière à
réduire au maximum les charges financières de l’entreprise.

En agissant de cette manière, le résultat financier de l’entreprise améliorée l’atteinte même


partielle de cet objectif passe donc par une gestion active de la trésorerie dans laquelle
l’aspect prévisionnel est primordial et les arbitrages très nombreux.

16
Dung n, « trésorerie zéro, pourquoi, comment ? », le mangement, juillet 1972.

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Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

Section 3 : les moyens de financements de trésorerie


Pour financer aux mieux les déficits de trésorerie de l’entreprise sur une courte période, le
trésorier fait recours à un ensemble de crédits qui sont en général ;

1. La facilite de caisse :

Les facilités de caisse sont accordées pour des besoins qui apparaissent périodiquement
(par exemple tous les mois lorsque l’entreprise doit faire face à des sorties de trésorerie
Importantes et récurrentes (paiement des salaires, de la TVA ou des fournisseurs à des dates
régulières.17

2. Le découvert :

Est une avance consentie dans la même forme, mais pour une période de plus longue
durée, de quelque semaines quelque mois. Le montant maximum du découvert et sa durée
sont fixés par la banque

3. Le crédit de compagne :

Les crédits de compagne sont destinés au financement d’activités saisonnières (activité des
produit de glaces, industrie des jouets) dans lesquelles la périodicité des ventes (des
encaissements). Ces crédits prennent de financer le cycle de production pendant les périodes
de faibles encaissement.9

4. L’escompte commercial :

Lorsque les créances sont matérialisées par des effets de commerce, l’entreprise peut
anticiper l’encaissement en présentant avant leur échéance les effets à l’escompte à une
banque.

5. L’affacturage :

L’affacturage ou factoring apporte un financement sur créances client de l’entreprise. La


société d’affacturage (factor) achète les créances clients de l’entreprise

Cette formule présente trois avantages :

 Un financement rapide
 Un transfert du risque d’impayé
 Une simplification de la gestion des comptes clients.

17
Chambost I, et Guyaubere T, « gestion financière », éd Dunod, paris, 2002, p23.

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Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

6. Le crédit documentaire :

Le crédit documentaire est une technique de paiement par laquelle une banque, dite banque
émettrice s’engage auprès de l’acheteur à payer le prix de marchandise contre une remise de
document. Sous réserve de leur conformité. Cet engagement pris à la demande de
l’importateur est transmit à la banque du vendeur (bénéficiaire), dite banque nidificatrice, qui
en informe le vendeur et réglera les marchandises au vu des documents conformes avant d’en
demander le remboursement à la banque émettrice.18

7. Avance surfacture :

Cette forme de crédit est utilisée par l’entreprise pour combler un besoin de trésorerie à
court terme. Ainsi, lorsque l’entreprise réalise une partie ou l’ensemble d’un projet et qu’elle
à besoin de liquidité, Elle se présente à sa banque avec un état de situation du projet légalise
par les différents services concernés.si la banque accepte la facture, elle octroie une avance
qui représente 70% du montant global de la facture. Une fois le versement concernant la
situation est fait, la prélève le montant de l’avance et un taux d’intérêt propre à ce crédit et
débite les 30 % restant pour le compte de l’entreprise.

3.8. Le crédit spot :

le véritable crédit spot est un crédit de très courte durée finançant un besoin de trésorerie
ponctuel et important l’entreprise négociera le nombre minimum de jour d’intérêt le plus
faible possible pour accroitre sa souplesse de financement la durée minimale est parfois de
quelque jours (entre 3 et 10 jours).19

On constate que les modes de financement abordés précédemment, apportent des solutions
à l’entreprise à n’importe quel besoin constaté.

Finalement, nous constatons que l’activité du trésorier dépendante à l’environnement


interne de l’entreprise (service approvisionnement, service ventes et production) et à
l’environnement externe (les banques).

18
Gaugain M, Sauvé-Crambert R, « gestion de la trésorerie, éd, Economica, paris, 2004, p 68.

19
Michel S, « gérer la trésorerie et la relation bancaires », éd Dunod, 2006, p 121

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Chapitre : 3 [Le Fonctionnement de la Trésorerie]

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