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Construire l’Histoire

F. André

scientifiques
Construire l’Histoire 1

Conseillers
V. Boitquin

Auteurs
M. Bouhon R. Brulet (UCL)
Sous la direction de H.-F. Bouvé J.-M. Hannick (UCL)
Les directeurs de collection et les auteurs remercient Catherine DENAUW, Véronique d’OULTREMONT,
M.-C. Connart R. Noël (FUNDP-UCL)
Jean-Louis Jadoulle et de Jean Georges B. Fossion
Jean KLEIN, Monique MASSON, Ingrid et Laetitia ZEIPPEN.

« CONSTRUIRE L’HISTOIRE »... Sous la direction de Jean-Louis Jadoulle et de Jean Georges


5BCMFEFTDBSUFT
Le monde
Le monde au Ve siècle av. J.-C et au Xe siècle ap. J.-C.

Les Celtes
113 t 1BSDFRVBQQSFOESFDFTUDIFSDIFS E¹DPVWSJSFUCONSTRUIRE des connaissances nouvelles…
t 1BSDFRVF EBOTMJNQPTTJCJMJU¹EPCTFSWFSMBWJFEFTIPNNFTEVQBTT¹ MIJTUPSJFOOFQFVURVFTFO
1 Les racines de l’Occident
(jusqu’au Xe siècle)
Carte des migrations indo-européennes 31/5 CONSTRUIREVOFSFQS¹TFOUBUJPO MBQMVTmE¼MFQPTTJCMF
Répartition des langues d’origine indo-européenne d’Europe et d’Asie 31/2
Les langues celtes aujourd’hui 32/3
t 1BSDFRVFMBDPNQS¹IFOTJPOEVQBTT¹TFSUµQS¹QBSFSMFT¹M¼WFTµCONSTRUIREM)JTUPJSF DFMMFRVJDPNNFODF
Carte de répartition des tombelles* de La Tène en Ardenne 15/1 EFNBJOy
Localisation du territoire supposé des Éduens de Bibracte 16/1
Répartition des oppida*celtiques des IIe et Ier siècles av. J.-C. 34/5 …la collection « CONSTRUIRE L’HISTOIRE » offre…
Grèce et Rome
L’Europe et la Méditerranée du VIIIe au Ve siècle av. J.-C. Le temps des rencontres 114 … µM¹M¼WF : … µMFOTFJHOBOU, un guide :
L’Europe et la Méditerranée du Ve au IIe siècle av. J.-C. Le temps des conquêtes 115
L’Europe et la Méditerranée du IIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C. La mare nostrum 116 un manuel riche de très nombreux matériaux pour : - pour construire des E¹NBSDIFTEFORVºUFFUEBQQSFOUJTTBHF
L’Europe et la Méditerranée du IIIe au VIe siècle. Les grandes transitions 117 - relier QBTT¹FUQS¹TFOU ; en classe, BOBMZTFSBWFDMFT¹M¼WFTMFTOPNCSFVYEPDVNFOUT Maquette et mise en page : Page-In Lincent
Diffusion du christianisme vers 300 98/2 - prendre conscience de TFTQSPQSFTSFQS¹TFOUBUJPOT de la vie que contient le manuel et construire une vision synthétique du
des hommes du passé ; QBTT¹ ; Photo de la couverture : Page-In Lincent
- découvrir MFTSBDJOFTEFM0DDJEFOUFUEFOPTS¹HJPOT EBOTMF - proposant des TJUVBUJPOTEBQQSFOUJTTBHFFUE¹WBMVBUJPO Photo aérienne de la villa gallo-romaine de Mageroy : H. Clinckemaille
Les Carolingiens
NPOEF ; des quatre grandes DPNQ¹UFODFTEFMIJTUPSJFO : s’interroger, Crédits photographiques : voir page 320
L’Europe et la Méditerranée du VIIe au Xe siècle. Séparation et nouveaux mondes 118
Du royaume franc à l’Empire carolingien, VIe – IXe siècle 70/1
- s’initier aux démarches d’analyse critique qui sont le propre de critiquer, synthétiser et communiquer ;
Cartes de la partie « Temps-Espace » et des pages 40, 41, 60 et 178 : K. Adams, BDK, Tongres
Productions et échanges dans l’Occident carolingien 71/3 l’historien ; - accompagné d’un CD-ROM comprenant un choix de
Les étapes de la christianisation en Europe occidentale 72/1 - approfondir et étoffer ses découvertes au regard de l’état EPDVNFOUTTPOPSFTFUDBSUPHSBQIJRVFT ainsi que le dossier
Le monachisme, des Mérovingiens aux Carolingiens 72/4 des connaissances historiques et s’approprier des SFQ¼SFT EBQQSFOUJTTBHF.
DISPOPMPHJRVFTFUH¹PHSBQIJRVFT ;
L’Islam - développer les DPNQ¹UFODFT énoncées dans les référentiels en
L’expansion de l’Islam 107/4 vigueur dans l’enseignement secondaire.
un dossier d’apprentissage pour l’aider à développer savoirs, savoir-
Même si la loi autorise, moyennant le paiement de redevances (via la société Reprobel - www.reprobel.be, créée à cet effet),
faire et compétences, et faire le point sur ses acquis.

e s du f la photocopie de courts extraits dans certains contextes bien déterminés, JMSFTUFUPUBMFNFOUJOUFSEJUEFSFQSPEVJSF, sous
quelque forme que ce soit, en tout ou en partie, MFQS¹TFOUPVWSBHF. (Loi du 30 juin 1994 relative au droit d’auteur et aux droits
Chacun des quatre tomes est réalisé par une équipe d’enseignants, QSBUJDJFOTEFMFOTFJHOFNFOU
n voisins, modifiée par la loi du 3 avril 1995, parue au Moniteur du 27/07/1994 et mise à jour au 30/08/2000)

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Cette reproduction sauvage cause un préjudice certain aux auteurs et aux éditeurs.
secondaire et/ou didacticiens de l’Histoire, et conseillés par des IJTUPSJFOTEFN¹UJFS, spécialistes
de la période étudiée dans le manuel. L’ensemble de la collection a été conçu et supervisé par © 2005 Éditions Didier Hatier - édition revue 2009

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Jean-Louis JADOULLE et Jean GEORGES, enseignants d’Histoire dans le secondaire, formateurs Éditeur responsable : Éditions Didier Hatier s.a. - Place Baudouin Ier, 2 - B-5004 Namur (Bouge)
d’enseignants et professeurs de didactique de l’Histoire à l’université. Imprimé en Belgique
ISBN : 978-2-87441-187-8
Tome 1 - 3e année : Les racines de l’Occident (jusqu’au Xe siècle)
Tome 2 - 4e année : L’affirmation de l’Occident (XIe - XVIIIe siècle) le DL : 2009/3030/97
Tome 3 - 5e année : L’Europe dans le monde : expansion et révolutions (de la fin du XVIIIe siècle à 1918) n ouveau
Tome 4 - 6e année : Un monde en mutation (de 1919 à nos jours)

cover_2009.indd 321 13-05-2009 16:28:30


Construire l’Histoire
Tome 1
Les racines de l’Occident (jusqu’au Xe siècle)
Celtes, Grèce-Rome, Haut Moyen Âge

Directeurs de collection
Jean-Louis Jadoulle
Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve
Université de Liège
Jean Georges
Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve
Collège Notre-Dame de Basse-Wavre

Auteurs Conseillers scientifiques


Florence André Raymond Brulet
Communauté scolaire Sainte-Marie, Namur Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve
Vincent Boitquin Jean-Marie Hannick
Centre scolaire du Sacré-Cœur de Lindthout, Bruxelles Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve
Mathieu Bouhon René Noël
Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix, Namur
Haute École Léonard de Vinci, Louvain-la-Neuve Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve
Henri-François Bouvé
Collège Saint-Pierre, Jette
Marie-Christine Connart
Haute École Libre du Hainaut Occidental, Leuze-en-Hainaut
Brigitte Fossion
Service éducatif des Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles

3-000 Titre_intro.indd Sec1:1 23/04/09 10:55:03


Du premier âge du fer (env. 800 av. J.-C.) à l’an 1000 ap. J.-C., QUATRE
GRANDES CIVILISATIONS voient le jour en Occident : la civilisation celtique, la
Grèce antique, la Rome antique et la civilisation médiévale.
Pour découvrir l’histoire de ces quatre civilisations, ce manuel t’offre
différents MATÉRIAUX. Ils sont rassemblés en TROIS PARTIES.
Mode
La première partie, appelée HÉRITAGES, est reconnaissable
par un bandeau de couleur bleue. Elle concerne le PRÉSENT. Tu y
d’emploi
trouveras :
v des pages-Enjeux : elles permettent de découvrir différentes
questions ou situations ACTUELLES que l’étude des quatre
civilisations t’aidera à mieux comprendre ;
v des pages-Représentations : elles présentent différentes
manières de se représenter, AUJOURD’HUI, ces civilisations. Et
toi, qu’en sais-tu ? Comment les imagines-tu ? Comment te
les représentes-tu ?
v des pages-Patrimoine : elles présentent des lieux, des sites
ou des éléments patrimoniaux où l’on peut trouver, AUJOURD’HUI
encore, des vestiges importants de ces civilisations.

Ce manuel se présente donc


comme UNE BOÎTE À OUTILS. Il
doit te permettre, progressivement
La deuxième partie de ce manuel s’intitule DOCUMENTS. Elle est
et avec ton professeur et les élèves
reconnaissable par un bandeau de couleur jaune. Elle comprend
de ta classe, de CONSTRUIRE
une série de dossiers qui rassemblent, à propos d’un thème ou
une synthèse de l’histoire des
d’une question de recherche, des documents. Ces documents
hommes, du premier âge du fer au
doivent te permettre de MENER L’ENQUÊTE et, progressivement,
début du Moyen Âge. Pour mener
de DÉCOUVRIR la vie des Celtes, des Grecs, des Romains et des
l’enquête, laisse-toi conduire par
hommes du Haut Moyen Âge.
ton professeur. À moins que tu
ne veuilles partir tout de suite à
la recherche du passé. Dans ce
cas, choisis une page qui t’attire
ou t’intéresse et suis les logos
Mais, pour découvrir leur histoire, TU AS BESOIN DE REPÈRES ! Tu les qui figurent en bas de la page de
trouveras surtout dans la troisième partie de ton manuel. Nommée gauche.
REPÈRES, elle est reconnaissable au bandeau de couleur verte.
Elle comprend : Au fil de l’enquête, tu apprendras
v des textes de synthèse (Le point sur…) ; des savoirs et des savoir-faire
v des informations (Traces) sur la manière d’analyser et de nouveaux qui te permettront
critiquer certaines traces du passé reproduites dans la ensuite d’exercer quatre grandes
partie DOCUMENTS ; COMPÉTENCES de l’historien :
v un jeu de lignes du temps et de cartes commentées s’interroger, critiquer, synthétiser
(Temps et Espace) ; et communiquer.
v deux dictionnaires (Dictionnaire) : d’une part les notices
biographiques des auteurs de documents et d’autre part un
lexique des termes reproduits dans le manuel en italiques*.

2
Je m’outille pour
analyser un bas-relief.

Je découvre ce qu’est
« croire » aujourd’hui.

Je découvre un lieu
de culte particulier : Delphes.

Dictionnaire

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Je fais le point : Héritages


qu’est-ce qui caractérise
la religion gréco-romaine ? Repères
Je compare les croyances des
Grecs et des Romains avec celles
du christianisme et de l’Islam.

Documents

Je me documente sur
J’approfondis l’enquête : les pratiques religieuses
qui sont les dieux des Grecs ? des Grecs et des Romains.

Autres dossiers
du manuel liés
à ce sujet

3
Les racines de l’Occident (jusqu’au X e
siècle)
ENJEUX REPRÉSENTATIONS
HÉRITAGES

1 Notre démocratie. Un modèle en question 8 L’image du Gaulois dans la B.D. d’Astérix


2 L’étranger dans la cité. Entre hospitalité et rejet 9 Nos ancêtres les Gaulois...
3 Le temps des impérialismes ? 10 Les gladiateurs en images
4 Femmes et hommes : tous égaux ? Les sociétés patriarcales aujourd’hui 11 L’Antiquité affichée. Héritage ou décor ?
5 Loisirs, spectacles et médias. Expressions et/ou facteurs de violence ? 12 « Sacrés Carolingiens ! »
6 Raison, foi et divination aujourd’hui
7 L’Antiquité gréco-romaine : un modèle ?

LE POINT SUR...
Politique et 31 À la recherche des Indo-Européens. 75 Les Celtes dans l’histoire. De 800 av. J.-C. à 1000 ap. J.-C.
société Un même peuple de l’Inde à l’Islande ? 76 La société celte
Les Celtes

Croyances 32 Qui sont les Celtes ?


Art 33 Le monde des puissants
34 L’habitat celte 77 Mythologie et dieux celtes
35 Sanctuaires et croyances celtes 78 L’art des Celtes
36 L’univers artistique des Celtes
Politique et 37 La cité antique 79 La cité gréco-romaine.
société 38 Être citoyen dans l’Antiquité. Quelle organisation politique ?
Privilèges et obligations 80 À la recherche du meilleur régime politique
39 La magistrature à Athènes et à Rome. 81 L’armée en Grèce et à Rome. Des soldats défenseurs de
Le goût du pouvoir ? la cité ?
DOCUMENTS

40 L’esclave en Grèce et à Rome. 82 Faire la guerre en Grèce et à Rome. Un équipement adapté


Statut et conditions de vie à la tactique
83 La société gréco-romaine. Naissance et richesse
84 L’école en Grèce et à Rome
41 La démocratie athénienne 85 Les Grecs dans l’histoire. De 1600 av. J.-C. à 31 av. J.-C.
Grèce et Rome

42 Athènes, cité misogyne ? 86 Les institutions athéniennes


La place de la femme à l‘époque classique 87 Hommes et femmes en Grèce et à Rome. Inégalités de
43 Fabriquer des Spartiates. conditions et culte de la virilité
88 Qu’est-ce qu’un « Barbare » aux yeux des Grecs et des
Romains ?
44 La politique d’intégration à Rome. 89 Les institutions de Rome sous la République
Pour une citoyenneté ouverte ? 90 Les conquêtes romaines : au profit de qui ?
45 L’empereur et son image. L’exemple d’Auguste 91 Rome à la fin de la République. 100 ans de crise
46 Le culte impérial 92 Gouverner une cité devenue le plus grand empire du monde...
47 La Gaule devient romaine 93 Crises et transformations. L’Empire romain aux IIIe et IVe
48 Le souci du pain quotidien à Rome (Ier siècle av. J.-C.- siècles ap. J.-C.
Ve siècle ap. J.-C.)
49 Les esclaves dans le monde romain.
Le point de vue de quelques propriétaires
50 Qu’est-ce qu’un empereur chrétien ?
51 Les « Barbares » s’installent dans l’Empire romain

TRACES TEMPS ET ESPACE


REPÈRES

108 Les traces archéologiques 113 Le monde au V siècle av. J.-C. et au Xe siècle ap. J.-C.
e
panoramiques

109 Les reliefs monumentaux en 114 L’Europe et la Méditerranée du VIIIe au Ve siècle av. J.-C. Le temps des rencontres
Visions

Grèce et à Rome 115 L’Europe et la Méditerranée du Ve au IIe siècle av. J.-C. Le temps des conquêtes
110 Les vases grecs 116 L’Europe et la Méditerranée du IIe siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C. La mare nostrum
111 Les inscriptions 117 L’Europe et la Méditerranée du IIIe au VIe siècle. Les grandes transitions
112 Les sources littéraires antiques 118 L’Europe et la Méditerranée du VIIe au Xe siècle. Séparation et nouveaux mondes

4
PATRIMOINE
13 La langue française. Héritage et 22 La tragédie grecque. Eschyle, Sophocle,
HÉRITAGES

Les Celtes apports du passé Euripide


14 La tombe princière de Vix 23 La maquette de Rome
15 Les tombes à char ardennaises 24 Le forum romain
Grèce et Rome 16 Bibracte. Un oppidum celtique 25 Le Colisée
17 L’Acropole d’Athènes 26 Le Panthéon de Rome
18 L’agora d’Athènes 27 Timgad. Une cité coloniale dans l’Empire romain
19 Le Parthénon 28 La poésie épique. Homère et Virgile
20 Le sanctuaire de Delphes Les Carolingiens 29 La villa gallo-romaine de Mageroy
21 Le théâtre d’Épidaure 30 Aix–la-Chapelle

LE POINT SUR...
Croyances 52 La religion gréco-romaine. 94 Préserver la « paix des dieux » et éviter leur colère...
Un dépaysement complet ! 95 Mythes grecs et romains. Les dieux
96 Mythes grecs et romains. Les héros
53 Qui sont les dieux des Grecs ? 97 Vaincre pour Zeus. Les jeux Olympiques
54 Sacrifice et piété en Grèce
55 Sacrifice et piété à Rome. 98 Qui sont les chrétiens ?
Comment préserver la « paix des dieux » ? 99 Le christianisme.
56 Les chrétiens à Rome ou les limites de la Des persécutions à la reconnaissance officielle
Grèce et Rome

tolérance
Art 57 La statuaire grecque et romaine 100 L’art grec. Un art mathématique ?
58 L’architecture gréco-romaine 101 Techniques architecturales grecques et romaines
DOCUMENTS

Pensée 59 La science grecque 102 À quoi pensent les philosophes grecs et romains ?
Vie 60 Voyager dans l’Antiquité
quotidienne 61 S’habiller en Grèce et à Rome
62 Lieux de la vie quotidienne en Grèce
63 Lieux de la vie quotidienne à Rome. La domus 103 « Du pain et des jeux » ? Travail et loisirs à Rome sous
64 Lieux de la vie quotidienne à Rome. L’insula l’Empire
65 Lieux de loisirs chez les Romains
66 Les combats de gladiateurs à Rome.
L’enfer de l’Antiquité ?
Politique et 67 Les Germains : une culture guerrière ? 104 Des royaumes mérovingiens à l’Empire carolingien
Les Carolingiens

société 68 Les Carolingiens. Des rois et des empereurs 105 Les clivages sociaux à l’époque carolingienne
chrétiens
69 L’exercice du pouvoir sous les Carolingiens
70 Y a-t-il eu un impérialisme carolingien ?
71 Vivre à l’époque carolingienne
Croyances 72 La christianisation de la société occidentale 106 L’Empire byzantin. L’héritier de Rome ?
Art 73 L’architecture paléochrétienne et byzantine 107 Naissance et développement de l’Islam
74 La renaissance carolingienne
REPÈRES

DICTIONNAIRE
Notices biographiques des auteurs de documents

Lexique

5
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MBmHVSFEFM¹USBOHFSTVTDJUFOPNCSFEFRVFTUJPOT2VFMTESPJUTMVJBDDPSEFS
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Héritages 8
L’image du Gaulois
Représentations

ERIOTSIH

dans la B.D. d’Astérix


Depuis 1959, la bande dessinée Astérix le Gaulois a popularisé l’image des Gaulois.
Quelle est la part du vrai et du faux ?

1
R. GOSCINNY et A. UDERZO,
Astérix et la serpe d’or, Paris,
Dargaud, 1962, p. 5

ERIOTSIH

34
4

76 2
R. GOSCINNY et
A. UDERZO Astérix
le gaulois, Paris,
Dargaud, 1961, p. 5
20
3
R. GOSCINNY et A. UDERZO
Le combat des chefs, Paris,
Dargaud, 1966, p. 5 et 46

5 R. GOSCINNY et A. UDERZO, La rose ou le glaive,


Paris, Les éditions Albert-René, 1991, p. 15

6 R. GOSCINNY et A. UDERZO, Astérix et le chaudron,


Paris, Dargaud, 1969, p. 48

7
Je ne déforme pas vraiment la réalité. L’image
du Français est vraie, mais je gomme les côtés
qui ne sont pas plaisants. Quand je les montre
bagarreurs, râleurs, pagailleux, je les montre très
proches de la réalité, mais pour moi ce ne sont
pas des défauts.

Interview de R. GOSCINNY, dans Record, 15 janvier 1977

Ma principale source de documentation est La


Guerre des Gaules de Jules César. Il est d’ailleurs
merveilleux car il est encore plus menteur que
moi !

Interview de R. GOSCINNY, dans Le Soir illustré, 21


septembre 1972

21
Héritages 9
Nos ancêtres les Gaulois ...
Représentations

ERIOTSIH

À partir du XIXe siècle, une certaine image du Gaulois s’est formée, truffée d’erreurs.
Elle a été inculquée à plusieurs générations d’écoliers à travers les manuels scolaires.
La bande dessinée et les films actuels s’en sont-ils entièrement libérés ?
Quelles sont nos représentations du Gaulois ?

1
Le caractère des Gaulois a subsisté chez
nous tous, comme leur sang a passé de 2
génération en génération jusque dans e
Illustration d’un manuel d’histoire du XIX siècle
nos veines. Il y avait en eux beaucoup (D’après CH. GOUDINEAU, C’est César qui a inventé la Gaule, dans
L’Histoire, n° 282, décembre 2003, p. 35)
de choses diverses et contraires. Ils
étaient enthousiastes et moqueurs,
mobiles en apparence, obstinés au fond,
sociables et querelleurs, faciles à vivre
et intraitables sur le point d’honneur,
généreux et envahissants, cruels à la
guerre et sensibles aux plaintes des
malheureux, et toujours prêts à secourir
le faible contre le fort ; éloquents dans les
assemblées, ils aimaient les combats de
la parole comme les combats de l’épée,
et ils n’avaient aucune peur de la mort.

Henri MARTIN, Histoire de France, milieu du


8 XIXe siècle (D’après CH. GOUDINEAU, C’est César
qui a inventé la Gaule, dans L’Histoire, n° 282,
ERIOTSIH décembre 2003, p. 38)

32

76

22
3
Lionel ROYER,
Vercingétorix devant César, 1899
(Le Puy-en-Velay, Musée Crozatier)

Jacques MARTIN, Le Sphinx d’or, Tournai,


Casterman, 1971, p. 4

Extrait du film Vercingétorix. La légende du druide-roi,


réalisé par J. DORFMANN, 2001

23
Héritages 10
Les gladiateurs en images
Représentations

ERIOTSIH

Aujourd’hui, les gladiateurs font un retour en force sur le grand écran et dans les jeux vidéo,
dans la peinture et dans la bande dessinée. Quelles représentations ces médias véhiculent-ils ?

Extrait de Gladiator : Sword of Vengeance, jeu


1
PC paru en février 2004
(D’après http://www.jeuxvideo.com,
page consultée le 12/12/2004)

Claire VENNE, Arche et Texture, 1999


(Montréal, Arthotèque)

Dans l’œuvre que je présente, j’ai opté pour une


juxtaposition très personnelle de trois thèmes : Sang -
Sexe - Sport (…). Le premier élément de la peinture, qui
en est aussi son titre, est l’amphithéâtre* romain. Celui-ci
représente pour moi la combinaison de sport et de sang
poussée à son paroxysme. Chacune des ouvertures,
65 donnant une vue vers l’intérieur de l’amphithéâtre*, a
le rouge comme couleur prédominante, symbolique
66 du sang versé par les athlètes gladiateurs (…). Donc
la juxtaposition de l’amphithéâtre* (sport), du rouge
(sang) et de la figure fantomatique englobée par des
formes mouvantes (sexe) me donne une représentation
visuelle intéressante de ces trois thèmes.
103
Commentaire par Claire VENNE de Arche et Texture (D’après
http://www.cam.org, page consultée le 28/09/2004)

24
3
Jacques MARTIN, Alix.
Les légions perdues,
Tournai, Casterman, 1962, p. 9

4
J. DUFAUX et P. DELABY,
Murena : La pourpre et l’or, Bruxelles,
Dargaud Bénélux, 2001, p. 1

Scènes de
combat entre
Spartacus et
Draba dans le film
Spartacus, réalisé
par Stanley
KUBRICK, 1960

Scènes de combat
entre Maximus et « Le
Gaulois » dans le film
Gladiator, réalisé par
Ridley SCOTT, 2000

25
Héritages 11
L’Antiquité affichée
Représentations

ERIOTSIH
Héritage ou décor ?
2

Affiche publicitaire
pour le parfum
Body Kouros*, 2000
(D’après http://perso.
wanadoo.fr/images-
deparfums, page
consultée le 01/02/05)

3 J. DUFAUX et P. DELABY, Murena II : De sable et de sang, Bruxelles,


Dargaud Benelux, 1999

7
Affiche de soutien à l’équipe belge pour les jeux
Olympiques d’Athènes, Comité Olympique
Interfédéral Belge, 2004
53

57

65

26
Affiche publicitaire parue dans
Geo, avril 2003, p. 142
4
5
Dessin de couverture
de TH. DEMAREZ,
Le dernier Troyen,
I, Toulon ,
Soleil Productions, 2004

7
Page-titre dans
Le Vif/L’Express,
27 juillet 2001,
p. 31

Publicité dans Le Vif/L’Express, 17 octobre 2003, p. 73


27
Héritages 12
« Sacrés Carolingiens ! »
Représentations

ERIOTSIH

Dès sa mort, Charlemagne et son règne suscitent l’admiration.


En 1000, l’empereur Otton III fait ouvrir sa tombe pour le voir.
Ainsi, naît la « légende » de Charlemagne. Elle court… jusqu’à nos jours…

2
(…) Dans son palais, [Charlemagne]
fonda une académie et une école
du palais. Dans les monastères
et les villes épiscopales furent
établies des écoles supérieures
où l’on enseignait la grammaire,
la rhétorique*, la dialectique*,
l’arithmétique, la géométrie, le
chant, la musique, l’astronomie.
Dans les paroisses, des écoles
élémentaires apprenaient au peuple
la lecture, l’écriture, le calcul et le
chant. Parfois l’empereur visitait
lui-même les écoles ; il stimulait les élèves paresseux et promettait de belles
récompenses aux travailleurs.
C.-J. MATHIEU, Histoire de Belgique, Namur, Wesmael-Charlier, 1928, p. 35-36

3
Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école ?
Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école ?
68
1 A. DÜRER, L’empereur C’est ce sacré Charlemagne, sacré Charlemagne (…)
Charlemagne, Allemagne, Ce fils de Pépin le Bref nous donne beaucoup d’ennuis
69 env. 1512 (Nuremberg,
Et nous avons cent griefs contre, contre, contre lui (…)
Germanisches Museum)
Il aurait dû caresser longtemps sa barbe fleurie
Au lieu de nous ennuyer avec la géographie
Oh, oh, sacré Charlemagne, sacré Charlemagne (…)
104 Il n’avait qu’à s’occuper de batailles et de chasse
Nous n’serions pas obligés d’aller chaque jour en classe (…)

France GALL, Sacré Charlemagne, 1964

28
5
Au temps, au bon temps des rois fainéants,
Les jours et les nuits se passaient au lit (…)
Traînés par des bœufs dans un char moelleux,
On faisait Paris-Orléans en trois ans, tout en taquinant
Les belles pucelles en passant...
Au temps, au bon temps des rois fainéants,
D’une main on mangeait de l’autre on buvait
L’amour se chantait sur des flûtiaux d’or
Et les belles offraient les trésors de leurs corps
Aux rois fainéants…
4 J.-L. HUENS, Les rois fainéants, dans Le peuple belge, album 1, Coll. BOURVIL, Les rois fainéants, 1959
« Nos gloires », Bruxelles, Historia, série 8, n° 3, années 1950

À veille de passer de quinze à vingt-cinq, l’Union européenne est


prise de vertige. Jusqu’où repousser ses frontières ? Dans quel
creuset se fondre, laïque* ou chrétien ? Quel sort réserver à la
Turquie d’Atatürk en voie de réislamisation ? (…) Les pionniers
de l’Europe avaient vu le danger et tentèrent d’insuffler du sens
à leur projet là où le vide menaçait. L’Europe des Six se choisit
un héros, Charlemagne, qui incarnerait le mythe* des origines.
Et elle se dota de symboles, un hymne et un drapeau, dans
lesquels les citoyens européens, espérait-elle, se reconnaîtraient.
Chaque année est ainsi décerné à Aix-la-Chapelle, où reposent
les restes de l’empereur, un « prix Charlemagne ». Il récompense
une personnalité dont l’œuvre a contribué à l’unité de l’Europe.
Charlemagne est aussi le nom d’un des bâtiments qui abrite, à
Bruxelles, l’administration des Quinze. Mais la métamorphose
du grand homme en héros tutélaire a échoué. Son héritage ne
s’y prête pas. Trop disputé, trop discuté. Les Français en avaient 7 Extrait du téléfilm Charlemagne, Prince d’Occident de Clive
DONNER, scénarisé par Marcel JULLIAN et Jack RUSELL, 1996
fait un mythe*, Victor Hugo le chantait, jusqu’à ce que, au
milieu du XIXe siècle, les nationalistes allemands s’en emparent.
Compromettant patronage, « Charlemagne » est le nom donné
par les nazis à une division de SS français ralliés à leur cause.
Au demeurant, le nom de Charlemagne ne parle pas à tous les
Européens. Seulement à ceux qui vivent dans les frontières de
l’ex-empire carolingien, grosso modo les frontières de l’Europe
des Six.

B. LE GENDRE, L’Europe de demain se cherche un passé, dans Le Monde,


23 novembre 2002

8
Extrait du téléfilm Charlemagne, Prince d’Occident
de Clive DONNER, scénarisé par Marcel JULLIAN
et Jack RUSELL, 1996

29

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MBOHVFHBVMPJTF DPNQPT¹FEFOPNCSFVYEJBMFDUFTMPDBVY   +VSB NPOUBHOFCPJT¹F
+VSB
FTUQBSM¹FNBJTQBT¹DSJUF-FT3PNBJOTMVJFNQSVOUFOUEF  $BTTBOP DIºOF
$BTTBHOFEBOTMFTVE 2VFTOPZEBOT
OPNCSFVYNPUTRVJMTMBUJOJTFOU*MTDPODFSOFOUTVSUPVUMBWJF MFOPSEEFMB'SBODFFUFO#FMHJRVF
RVPUJEJFOOFFUMBUPQPOZNJF  7FSOP BVMOF
7FSOPO 7¹SPOF 7FSOPNBHP

q &BV
.PUTEFMBWJFRVPUJEJFOOF
 0OOB nFVWF
(BSPOOF
q 5SBOTQPSUDIBSFUTFTE¹SJW¹T DIBSJPU DIBSSFUUF 
 "NCF SJWJ¼SF
"NCPJTF
DIBSSPO DBSSPTTF DBSSJPMF DIBSSPJ DIBSSJFS DIBSSFUJFS 
 .PSF NFS
 "SNPSJRVF BSFNPSJDJ EF BSF  EFWBOU FU
DIBSSFU¹Fy

NPSF NFSDFVYRVJTPOUEFWBOUMBNFS

q 7JFSVSBMFDIBSSVF TPD SBJF TJMMPO


HMBOFS NBSOF 
 -JOEP FBV ¹UBOH
%VCMJO EFEVCI OPJSFUMJOO FBV

KBDI¼SF CPVF TPVDIF UBMVT BSQFOU DIFNJO CFOOF 
 $BNCP DPVSCFEVODPVSTEFBV
$IBNCPSE
UPOOFBV SVDIF DFSWPJTF HPTJFSy
$BNCPSUVNDBNCP SJUP

q "OJNBVYBMPVFUUF NPVUPO DIBNPJT CPVD CMBJSFBV 


 %VCSPO FBVDPVSBOUF
%PVWSFT
MPUUFy
q "SCSFTCPVMFBV CSVZ¼SF DPVESJFS JG WFSOF BVMOF

1S¹OPNT
DIºOF TBQJOy
-FT QS¹OPNT GSBO¸BJT OPOU QBT EPSJHJOF HBVMPJTF "WFD
MB DISJTUJBOJTBUJPO  MIBCJUVEF FTU QSJTF EF EPOOFS EFT
5PQPOZNFT
QS¹OPNT EPSJHJOF MBUJOF  HSFDRVF PV I¹CSB¿RVF -B NPEF
%FTQFVQMFTDFMUFTPOUEPOO¹MFVSTOPNTµEFTWJMMFTPVµ
EFTQS¹OPNTDFMUFTFTUBTTF[S¹DFOUFFUWJFOUEF#SFUBHOF
EFT QBZT  MFT #FMHFT #FMHJRVF
 MFT #SFUPOT #SFUBHOF FU
"V7FTJ¼DMFBQ+$ EFTQPQVMBUJPOTEF#SFUBHOF BDUVFMMF
(SBOEF#SFUBHOF
 MFT 1BSJTJJ 1BSJT
 MFT 5S¹WJSFT 5S¼WFT

(SBOEF#SFUBHOF
GVJFOUµMBSSJW¹FEFT"OHMFTFUEFT4BYPOT
MFT 3¼NFT 3FJNT
 MFT "SWFSOFT "VWFSHOF
 MFT #PJFOT
NJHSBUJPOTHFSNBOJRVFT
FUTFS¹GVHJFOU EFMBVUSFDÃU¹EF
#PIºNF
y
MB .BODIF  FO "SNPSJRVF -B MBOHVF FU MB USBEJUJPO DFMUFT
%F OPNCSFVY OPNT EF MJFVY  TPOU DPOTUSVJUT TVS VOF
TF S¹JNQMBOUFOU EBOT DFUUF S¹HJPO RVJ QSFOESB MF OPN EF
SBDJOF DFMUJRVF *M GBVU TPVWFOU QBTTFS QBS MF MBUJO QPVS MFT
#SFUBHOF -FT QS¹OPNT QSPWJFOOFOU EF TBJOUT CSFUPOT EFT
DPNQSFOESF
7*FFU7**FTJ¼DMFTBQ+$PVEFI¹SPTEFMBMJUU¹SBUVSF
q -JFVYEFE¹GFOTF
 %VSVN WJMMBHFGPSUJm¹
"VYFSSF "VUJTJPEVSVN

 %VOVN DPMMJOFGPSUJm¹F
7FSEVO 7FSPEVOVN
-ZPO
#SJHJUUFMBGPSDF EFCSJHI

-VHEVOVNMBGPSUFSFTTFEVEJFV-VH

(XFOB»MMFMBQSJODFTTFCMBODIF EFHXFOO CMBODFUNB»M 


 3BUF FODMPTGPSUJm¹
$BSQFOUSBT $BSCBOUPSBUF

QSJODF

q -JFVYTBDS¹T
(VFOJ¼WSF +FOOJGFSEFHXFOO IFVSFVYFUIXZGBS EPVDF
 /FNFUPO TBODUVBJSF CPJTTBDS¹
/BOUFSSF
.VSJFMMBNFSCSJMMBOUF EVHB¹MJRVFNVJSHIFBM

/FNFUPEVSVN

.PSHBOFO¹FEFMBNFS EFNPS MBNFSFUHBO O¹

 -BOP QMBJOFTBDS¹F
.JMBO NFEJPMBOVN

/PMXFOOMJFVTBDS¹ EFOPBM MJFVEJUFUHXFOO TBDS¹

q -JFVYEFQBTTBHF
"SUIVSMPVST EFBS[

 #SJWB QPOU
#SJWF #SJWBF

#SJBD #SJDFMBGPSDF EFCSJHI

 /BOUP WBMM¹F
/BOUFT %JOBOU %JWPOBOUVN

)FSW¹GPSUFUBSEFOU EFIBFS GPSUFUCFS BSEFOU

 3JUP HV¹
/JPSU /PWJPSJUVN
-JNPHFT "VHVTUPSJUVN

.BMPMFHBHFEFMVNJ¼SF EFNBDI HBHFFUMPV MVNJ¼SF

q -JFVYEFSBTTFNCMFNFOU
5BOHVZMFHBSEJFOEVGPZFS EFUBO GFVFUHVZ DIJFO

 *BMP DMBJSJ¼SF
"VUFVJM "MUPJBMP "MUPJMP

 .BHPT QMBJOF NBSDI¹


3PVFO 3PUPNBHVT
/JN¼HVF 5SJTUBOMFUVNVMUF EFESFTU

/PWJPNBHVT

 #POB GPOEBUJPO WJMMBHF


#PMPHOF #POPOJB
#POO


-BQQPSUEFTMBOHVFTHFSNBOJRVFT
-BOHVFT QBSM¹FT DPNNF MFT MBOHVFT DFMUJRVFT  MFT MBOHVFT 1S¹OPNT
HFSNBOJRVFT  FO QBSUJDVMJFS MF GSBODJRVF  WPOU µ MFVS UPVS NBSRVFS -FT (FSNBJOT OF QPSUFOU RVVO OPN H¹O¹SBMFNFOU GPSN¹ EF EFVY
MF MBUJO QBSM¹ QBS MFT (BMMP3PNBJOT -FT FNQSVOUT DPODFSOFOU NPUT HFSNBOJRVFT BDDPM¹T *MT POU MBJTT¹ VO HSBOE OPNCSF EF
FTTFOUJFMMFNFOUMBWJFRVPUJEJFOOF QS¹OPNTGPSN¹TTVSMFTSBDJOFT
 3JL SPJ)FOSJ IFJN NBJTPO SJL
3JDIBSE SJL IBSEGPSU 
.PUTEFMBWJFRVPUJEJFOOF EVS
5IJFSSZ UIFVE QFVQMF SJL

q "SCSFTFUW¹H¹UBVYIPVY HVJ PTJFS SPTFBV USP¼OF TBVMF   3BE DPOTFJM3FOBVE SBE XBME HPVWFSOFS
3PEPMQIF SBE 
BVMOF IºUSF XVMG MPVQ

q .PUTMJ¹TBVCPJTCPJT CJMMF CÉDIF MBUUF N³U HJCFUNBJTBVTTJ  'SJE QBJY'S¹E¹SJD GSJE SJL SPJ
(FPGGSFZ HBVU EJWJOJU¹ GSJE

CBODFUGBVUFVJM EFGBMEFTUPFM DIBJTFQMJBOUF


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q .BSRVFTEVUFSSJUPJSFKBSEJO IBNFBV MJDF IBJF NBSDIF $IMPEPWJDVTFOMBUJO
NBJTBVTTJ-PVJTF -VEJWJOF )¹MP¿TF
UFSSJUPJSFGSPOUJ¼SFEFM&NQJSFDBSPMJOHJFO
  )JME HVFSSF$MPUIJMEF IMPE HMPSJFVY IJME
.BUIJMEF NBIU 
q .PUTDPNNFO¸BOUQBSjIxBTQJS¹IPVF IBDIF IPUUF IVDIF  GPSDF IJME

IBMMF IBOHBS IBJOF IBSHOF IBOOFUPO I¹SPO IBSFOH IBJMMPOT  #FSIU CSJMMBOU"MCFSU BEBM OPCMF CFSIU
-BNCFSU MBOE UFSSF
FUIPVTTFT CFSIU
)VCFSU IVH JOUFMMJHFOU CFSIU
3PCFSU ISPE HMPJSF
CFSIU

7FSCFT TVGmYFTFUBEWFSCFT  #BME BVEBDJFVY#BVEPVJO CBME XJO BNJ


5IJCBVE UIFVE 
q -FTWFSCFTNBSDIFS USPUUFS HBMPQFS HMJTTFS US¹CVDIFS UPNCFS  QFVQMF CBME
-¹PQPME MJVU QFVQMF CBME

MBQFS M¹DIFS U¹UFS CMFTTFS TPJHOFS HV¹SJS MPSHOFS HVJHOFS   &E SJDIFTTFT&EHBS FE HBSJ MBODF
&ENPOE FE NVOE 
HVFUUFS GSBQQFS E¹DIJSFS HSJGGFSy QSPUFDUFVS
EPVBSE FE XBSE HBSEJFO &EXJHF FE XJH 
q -FTVGmYFjBSExWJFOUEFjIBSE GPSU EVSxNPOUBHOBSE  DPNCBU

WJFJMMBSENBJTBVTTJDIBVGGBSE GºUBSE HVFVMBSE WBOUBSE USB¾OBSE   (BSJ MBODF(¹SBSE HBSJ IBSE GPSU
(FSUSVEF HBSJ ESVEB 
WFJOBSE SJOHBSEy BNJUJ¹

q -FGSBODJRVFUISPQRVJWFVUEJSFBNBTEPOOFFOGSBO¸BJT  )VMN DBTRVF(VJMMBVNF XJM WPMPOU¹ IVMN


8IJMIFN 
MBEWFSCFjUSPQxRVJEPOOFSBjUSPVQFx jUSPVQFBVx 8JMMJBN
 "SO BJHMF"SOBVE BSO XBME HPVWFSOFS

5PQPOZNFT  #FSO PVST#FSOBSE CFSO IBSE GPSU

-FT QFVQMFT HFSNBOJRVFT POU MBJTT¹ MFVST OPNT µ EF OPNCSFVTFT  )SBNN DPSCFBV#FSUSBOE CFSIU CSJMMBOU ISBNN

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MFT'SBODT  8VMG MPVQ3BPVM SBE DPOTFJM XVMG

'SBODF
 MFT "OHMFT "OHMFUFSSF
 -FT 4BYPOT 4BYF
 MFT -PNCBSET  "EBM OPCMF"E¼MF "EFMJOF "MJOF "MJDF "MJY
-PNCBSEJF
MFT7BOEBMFT "OEBMPVTJF
  "NBM QVJTTBODF"N¹MJF
 "ME WJFVY"VEF
 ,BSM IPNNF $BSPMVTFOMBUJO
$IBSMFT $IBSMPUUF $BSPMJOF
 'SBOD IPNNFMJCSF 'SBODVT FOMBUJO
'SBO¸PJT$FNPU
E¹TJHOFBVTTJMFQFVQMFGSBOD


)¹SJUBHFT 
-BUPNCFQSJODJ¼SFEF7JY
1BUSJNPJOF

&O QS¼TEVNPOU-BTTPJTFO#PVSHPHOF MFTBSDI¹PMPHVFT


NFUUFOUBVKPVSVOFUPNCFEVOFSJDIFTTFFYDFQUJPOOFMMF&MMF
TFUSPVWFµNEFQSPGPOEFVSTPVTVOUVNVMVT BVKPVSEIVJ
EJTQBSV&MMFEBUFEFMBmOEV7*FTJ¼DMFBW+$

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VOF DIBNCSF GVO¹SBJSF FO CPJT EF
N TVS  —H¹F EVOF USFOUBJOF
EBOO¹FT  FMMF FTU BMMPOH¹F TVS VO
DIBS EF D¹S¹NPOJF -FT RVBUSF
SPVFT POU ¹U¹ E¹NPOU¹FT FU
QPT¹FTDPOUSFVOFQBSPJ ‰

"VUPVS EFMMF  MFT BSDI¹PMPHVFT
POU SFUSPVW¹ VOF HSBOEF RVBOUJU¹
EPCKFUT QSFTUJHJFVY DPNNF VO
TFSWJDFµWJOFUEFTCJKPVY
-FTFSWJDFµWJOEFWBJUºUSFVUJMJT¹
MPST EFT CBORVFUT *M DPNQSFOE
QMVTJFVSTQJ¼DFT-BQMVTJNQPSUBOUF
FTUVODSBU¼SF *MQFVUDPOUFOJS
MJUSFTEFWJON¹MBOH¹µEFMFBVFU
µEFT¹QJDFT*MNFTVSF NEF
IBVUFU NEFEJBN¼USFFUQ¼TF
 LH *M B ¹U¹ GBCSJRV¹ WFST 
BW+$EBOTVOBUFMJFSEVTVE
EFM*UBMJF-FS¹DJQJFOU TBVGMFQJFE 
FTUGBJUEVOFTFVMFQJ¼DFEFN¹UBM
NBSUFM¹ $FTU MF QMVT HSBOE WBTF
FO CSPO[F DPOOV EF M"OUJRVJU¹
-FTBOTFTTPOUE¹DPS¹FTEFCVTUFT
EF (PSHPOFT NPOTUSFT EPOU MB
UºUF ¹UBJU FOUPVS¹F EF TFSQFOUT FU

BSN¹FEFE¹GFOTFTEFTBOHMJFS
FU
3FDPOTUJUVUJPOEFMBUPNCFEF7JY 7*FTJ¼DMFBW+$
 MFDPMEVOE¹mM¹EFDIBSTHSFDTUJS¹TQBSRVBUSFDIFWBVY-F
$I³UJMMPOTVS4FJOF .VT¹FEV$I³UJMMPOOBJT

DPDIFSQPSUFVOFMPOHVFUVOJRVFFUVODBTRVFUBOEJTRVFMFT
TPMEBUTPOUVOBSNFNFOUDPNQMFUDBTRVF DVJSBTTF KBNCJ¼SFT
FUCPVDMJFST ‰
6OFTUBUVFUUFG¹NJOJOFIBVUFEFDN
TVSNPOUBJUMFDPVWFSDMF&MMFUFOBJUVOFQIJBMF DPVQFTBOTQJFE
 FUTBOTBOTFTRVJTFSUFO(S¼DFQPVSMFTMJCBUJPOT -BSUJTUFB
QSPCBCMFNFOUWPVMVSFQS¹TFOUFSBJOTJMBQFSTPOOFRVJBQQPSUF
-FDSBU¼SF FUMFTPCKFUTTPOUBVUIFOUJRVFT-FDIBSFUMFT MJOTUSVNFOUEFMBMJCBUJPO µMBRVFMMFMFTTPMEBUTQS¹TFOU¹TTVS
QBSPJTEFMBUPNCFPOU¹U¹SFDPOTUJUV¹T"VQJFEEVDSBU¼SF  MFDPMWPOUQSPD¹EFSBWBOUEFQBSUJSµMBHVFSSF
M”OPDIP¹ ¹USVTRVF

 -FTFSWJDFDPNQSFOEBVTTJ VOF”OPDIP¹ ¹USVTRVFFOCSPO[F 
EFVYDPVQFTFOD¹SBNJRVFQSPWFOBOUEFMBS¹HJPOE"UI¼OFT
%¹UBJMEVDSBU¼SF 
EF7JY FOW BJOTJRVFRVBOUJU¹EFQPUFSJFTEFGBCSJDBUJPOMPDBMF*MDPOUJFOU
BW+$ $I³UJMMPO BVTTJVOFQIJBMFFOBSHFOUFUPS
TVS4FJOF .VT¹F
EV$I³UJMMPOOBJT
&OmO  MB UPNCF DPOUJFOU EFT CJKPVY EF GBCSJDBUJPO MPDBMF
VOUPSRVFFOCSPO[F EFTBOOFBVYEFDIFWJMMFFOCSPO[F EFT
CSBDFMFUT VODPMMJFSEFQFSMFTEBNCSF EFTmCVMFT E¹DPS¹FT
EPS  EBNCSF FU EF DPSBJM UZQJRVFT EF MB QBSVSF G¹NJOJOF EF
DFUUF¹QPRVF

 7VFEFOTFNCMFFUE¹UBJMEFMBQBSVSFEFMBEBNFEF7JY 
7*FTJ¼DMFBW+$ $I³UJMMPOTVS4FJOF .VT¹FEV$I³UJMMPOOBJT


4UBUVFUUFFOCSPO[FEV
DPVWFSDMFEVDSBU¼SF 
$I³UJMMPOTVS4FJOF 
.VT¹FEV$I³UJMMPOOBJT

7JY DBSSFGPVSDPNNFSDJBM
$FCJKPVFOPSTFUFSNJOFQBS
-FTJUFEPNJOFMBWBMM¹FEFMB4FJOFFUDPOUSÃMFMFTSPVUFTDPN
EFVYQBUUFTEFMJPOTQPT¹FT
NFSDJBMFTEVQSFNJFS³HFEVGFS7JYTFUSPVWFFOFGGFUµQSPYJ
TVS EFVY CPVMFT  E¹DPS¹FT
EF DFSDMFT DPODFOUSJRVFT NJU¹EFEFVYSPVUFTDFMMFEFT"MQFTRVJ BVTVE QBSMF+VSBFU
FUPSO¹FTEFEFVYDIFWBVY MFTDPMTTVJTTFT DPOEVJUFO*UBMJFEV/PSE FUDFMMFEFMB4BÃOF
BJM¹T $SFVY  JM Q¼TF  FU EV 3IÃOF  DPOUSÃM¹F QBS .BSTFJMMF  RVJ HBHOF MFTU WFST MF
HSBNNFT *M FTU DPOTUJUV¹ 3IJOFUMPVFTUWFSTMB-PJSF
EF  ¹M¹NFOUT EJTUJODUT 
BTTFNCM¹TQBSMBSUJTUFEBOT 7JY B EÉ DPOOB¾USF TB Q¹SJPEF MB QMVT QSPTQ¼SF FOUSF  FU
VOBUFMJFSMPDBM BW+$-FTCJKPVYFUMFTFSWJDFµCPJSFU¹NPJHOFOUEFDFUUF
QSPTQ¹SJU¹ FU E¹DIBOHFT DPNNFSDJBVY US¼T JNQPSUBOUT FOUSF
MFT UFSSJUPJSFT DFMUFT  HSFDT FU ¹USVTRVFT -F DSBU¼SF  FTUJM MB
DPNNBOEF EF MB EBNF EF 7JY  6O DBEFBV EJQMPNBUJRVF EF
NBSDIBOET HSFDT WPVMBOU PCUFOJS VO ESPJU EF QBTTBHF PV EF
DPNNFSDF TVS TPO UFSSJUPJSF  "VDVOF TPVSDF OF QFSNFU EF
S¹QPOESFµDFUUFRVFTUJPO


)¹SJUBHFT 
-FTUPNCFTµDIBSBSEFOOBJTFT
1BUSJNPJOF

7FST  BWBOU +$  EFT QPQVMBUJPOT DFMUFT TJOTUBMMFOU TVS


MFT IBVUT QMBUFBVY EF M"SEFOOF  EBOT VOF S¹HJPO QSFTRVF
JOPDDVQ¹F*MTWJFOOFOUTBOTEPVUFEF$IBNQBHOFPVEFM&JGFM
 -FVSFYJTUFODFFTUDPOOVFHS³DFBVYOPNCSFVTFTUPNCFMMFT 
SFUSPVW¹FT EBOT MB S¹HJPO &MMFT TF S¹QBSUJTTFOU FO EFVY
$BSUFEFS¹QBSUJUJPOEFTUPNCFMMFT EF-B5¼OFFO"SEFOOF FOTFNCMFTH¹PHSBQIJRVFTEJTUJODUTFUU¹NPJHOFOUEPODEFMB
%BQS¼T"$")&/%&-)":& -FTT¹QVMUVSFTEF-B5¼OF  QS¹TFODFEFEFVYHSPVQFTDFMUFTTJUV¹T MVO FOUSF#FSUSJYFU
EBOT)3&.:<EJS> "SDI¹PMPHJFFO"SEFOOF%FMB1S¹IJTUPJSFBV
97***FTJ¼DMF #SVYFMMFT $S¹EJU$PNNVOBM  Q

#BTUPHOF FUMBVUSF EBOTMFCBTTJOEFM0VSUIFPSJFOUBMF

-FT GPVJMMFT BSDI¹PMPHJRVFT


NFO¹FT EBOT MF HSPVQF TVE POU
QFSNJT EFYQMPSFS RVFMRVF 
T¹QVMUVSFTEBUBOU QPVSMBQMVQBSU 
EFT7FFU*7FTJ¼DMFTBW+$1BSNJ
FMMFT PODPNQUFUPNCFTµDIBS
"JOTJ  MB O¹DSPQPMF  E)BNJQS¹
0GGBJOH DPOUJFOU USPJT UPNCFT µ
DIBS QMBD¹FT DIBDVOF BV DFOUSF
EVOF UPNCFMMF  FOUPVS¹FT QBS
EBVUSFTUPNCFT

-F DIBS µ EFVY SPVFT FTU VUJMJT¹


QPVS MF DPNCBU QBS MFT HVFSSJFST
MFT QMVT SJDIFT PV MFT QMVT
QVJTTBOUT  FU QBS MFVST QSPDIFT
1MBD¹EBOTMBUPNCF JMU¹NPJHOF
EPOD EV QSFTUJHF EF TPO
QSPQSJ¹UBJSF RVJMTPJUIPNNFPV
GFNNF*MOFTBHJUTBOTEPVUFQBT
EFHSBOETQSJODFTNBJTQMVUÃUEF
 OPUBCMFTMPDBVY DIFGTEFGBNJMMF
PVEFDPNNVOBVU¹-FTUPNCFT
BWPJTJOBOUFT BQQBSUJFOOFOU QFVU
ºUSF µ EBVUSFT NFNCSFT EF MB
O¹DSPQPMFT OPOGPVJMM¹FT GBNJMMF-FE¹GVOUFTUE¹QPT¹TVSMFDIBS MFUPSTFFOUSFMFTEFVY

O¹DSPQPMFT GPVJMM¹FT SPVFTFUMFTQJFETTVSMFUJNPO
TJUFTGPVJMM¹TBZBOUMJWS¹VOFPVQMVTJFVSTUPNCFTµDIBS
 GPSUFSFTTFTEF-B5¼OF


2 3
La tombe à
char de la
tombelle* II
d’Hamipré-
Offaing
(Neufchâteau,
prov. Luxem-
bourg), Ve-IVe
siècle av. J.-C.

Plan de fouille de la nécropole* d’Hamipré-Offaing (Adapté d’après


A. CAHEN-DELHAYE, Les sépultures de La Tène, dans H. REMY [dir.],
Archéologie en Ardenne. De la Préhistoire au XVIIIe siècle, Bruxelles,
Crédit Communal, 1991, p. 69)

n tombe à char (tombes d’homme


sauf tombe 1 : sexe indéterminé) 4
n tombe d’homme
n tombe de femme a-c : fragments de bois
n tombe d’enfant d : traces de rouille
n tombe d’une personne de 1: bandage de roue en fer
sexe indéterminé 2 : garniture en fer de moyeu (partie
centrale de la roue)
3-7 : éléments de harnachement en fer
8-9 : mors de chevaux en fer
10 : pointe de lance en fer
11 : pointe de javelot en fer
12 : douille en fer de javelot
13 : fibule* en bronze
14 : coupe en terre cuite
Les ossements ont disparu
à cause de l’acidité du sol

Plan de la tombe à char de la tombelle* II d’Hamipré-Offaing


(d’après A. CAHEN-DELHAYE, Nécropole* de La Tène I à Hamipré-Offaing, I.
Trois tombes à char, dans Archæologia Belgica, 162, 1974, p. 28)

39

3-014-019 Patrim.indd 39 23/04/09 10:58:18


)¹SJUBHFT 
#JCSBDUF
6OPQQJEVNDFMUJRVF
1BUSJNPJOF

#JCSBDUFFTUMPQQJEVN QSJODJQBMEFMBDJU¹EFTEVFOT*MPDDVQF
VOF TVSGBDF EF  IB TVS MF NPOU #FVWSBZ  FO #PVSHPHOF
5S¼T JOU¹SFTTBOU EVO QPJOU EF WVF TUSBU¹HJRVF  MF TJUF B E¹Kµ
¹U¹PDDVQ¹BVO¹PMJUIJRVF QVJTµM³HFEVCSPO[F"V*FSTJ¼DMF
 -PDBMJTBUJPOEVUFSSJUPJSFTVQQPT¹EFTEVFOTEF#JCSBDUF BW +$  MFT $FMUFT Z ¹EJmFOU VOF JNQPSUBOUF DJU¹ GPSUJm¹F *M
%BQS¼T,(36&-FU%7*5"-* -PQQJEVNEF#JCSBDUFVOCJMBO TFSB FOTVJUF BCBOEPOO¹  WFST MF E¹CVU EV *FS TJ¼DMF BQ +$ 
EFPO[FBOO¹FTEFSFDIFSDIF<> EBOT(BMMJB   BMPSTRVFTFE¹WFMPQQFMBWJMMFHBMMPSPNBJOFE"VHVTUPEVOVN
 Q

"VUVO



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EFT EVFOT  BWFD MB DJU¹ EF $BCZMMJOVN FU
MPQQJEVN EF#JCSBDUF

453"#0/ (¹PHSBQIJF *7   FOUSFBW+$


FUBQ+$ 5SBE'-"44&33& j$PMMEFT
6OJWFSTJU¹TEF'SBODFx 1BSJT -FT#FMMFT-FUUSFT 
 Q

-PQQJEVN  EF #JCSBDUF TF TJUVF TVS VOF


CVUUFOBUVSFMMFRVJEPNJOFUPVUFMBS¹HJPO
*MOFOTVCTJTUFQMVT QPVSMFTTFOUJFM RVF
MFT USBDFT EFT SFNQBSUT RVJ MFOUPVSBJFOU
µM¹QPRVFDFMUJRVF4VJUFµMBE¹DPVWFSUF
EPCKFUT FU TVS CBTF EFT NFOUJPOT EF
MFYJTUFODF EF #JCSBDUF EBOT DFSUBJOT
 UFYUFT BOUJRVFT  MF TJUF B ¹U¹ GPVJMM¹ VOF
QSFNJ¼SFGPJTµMBmOEV9*9FTJ¼DMF%FQVJT
   JM GBJU µ OPVWFBV MPCKFU EF GPVJMMFT
NFO¹FT QBS QMVTJFVST ¹RVJQFT WFOVFT
EF US¼T OPNCSFVY QBZT FVSPQ¹FOT $FT
SFDIFSDIFT POU QFSNJT EF DPNQM¹UFS
FU EF DPSSJHFS DFSUBJOFT JOGPSNBUJPOT
 .BJT MFOTFNCMF EV TJUF FTU MPJO EºUSF
UPUBMFNFOUGPVJMM¹




1MBOBSDI¹PMPHJRVF
EVNPOU#FVWSBZ
"EBQU¹FEBQS¼T,(36&-
FU%7*5"-* -PQQJEVNEF
#JCSBDUFVOCJMBOEFPO[F
BOO¹FTEFSFDIFSDIF

EBOT(BMMJB 
  Q


)¹SJUBHFT 
1BUSJNPJOF


3FDPOTUJUVUJPOEVRVBSUJFS
EFMB1³UVSFEV$PVWFOUµ
#JCSBDUF ¹QPRVFSPNBJOF
%BQS¼T$I(06%*/&"6FU
$I1&:3& #JCSBDUFFUMFT
EVFOT™MBE¹DPVWFSUF
EVOQFVQMFHBVMPJT $PMM
j)BVUTMJFVYEFMIJTUPJSFx 
1BSJT &SSBODF  Q



™MBOPVWFMMFEFMBE¹GFDUJPOEFTEVFOT MBHVFSSFT¹UFOE
%FTBNCBTTBEFTTPOUFOWPZ¹FTEFUPVTDÃU¹T*OnVFODF 
BVUPSJU¹ BSHFOU MFTEVFOTNFUUFOUUPVUFO”VWSFQPVS
SBMMJFSEBVUSFTQFVQMFT 
*MTEFNBOEFOUµ7FSDJOH¹UPSJY
EF WFOJS MFT USPVWFS FU EF TF DPODFSUFS BWFD FVY TVS MFT
NPZFOTEFTPVUFOJSMBHVFSSF$FMVJDJBZBOUDPOTFOUJ JMT
QS¹UFOEFOUTFGBJSFSFNFUUSFMFDPNNBOEFNFOUTVQSºNF
FU  DPNNF MBGGBJSF E¹H¹O¼SF FO EJTQVUF  PO DPOWPRVF
VOFBTTFNCM¹FEFUPVUFMB(BVMFµ#JCSBDUF0OTZSFOE
FO GPVMF EF UPVUFT QBSUT -B RVFTUJPO FTU TPVNJTF BVY
TVGGSBHFTEFMBNVMUJUVEF5PVT TBOTFYDFQUJPO DPOmSNFOU
MFDIPJYEF7FSDJOH¹UPSJYDPNNFH¹O¹SBMFODIFG

$4"3 $PNNFOUBJSFTEFMBHVFSSFEFT(BVMFT 7**  BW+$


5SBEBEBQU¹FEF.3"5 1BSJT (BSOJFS'MBNNBSJPO  Q

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2 les acteurs, les spectateurs s’entassent sur les pentes du
terrain. À partir du IVe siècle av. J.-C., des gradins de pierre sont
aménagés en demi-cercle autour de l’orchestra*. Les gradins
forment la cavea*. Face à la cavea* et au fond de l’orchestra*,
se trouve la skéné, une sorte de tente qui servait au changement
de costume. Au fil du temps, cette skéné est transformée en
un bâtiment de pierre suggérant, comme décor, la façade
d’un palais. On dispose devant elle une estrade réservée aux
acteurs : le proskénion. À Épidaure, la skéné et le proskénion
ont disparu. Des couloirs latéraux, bordés de murs de pierres
soigneusement taillées, séparent les gradins de la scène.

La partie basse des gradins date de


l’époque classique; la partie haute a été
ajoutée à l’époque hellénistique.

Plan du théâtre d’Épidaure (Grèce) (D’après A. VON GERKAN et W. MÜLLER-WIENER,


Das Theater von Epidauros, Stuttgart, Kohlhammer, 1961, table 11)

Une simple allumette


Et les théâtres romains ?
Des expériences récentes ont montré que les théâtres grecs
À la différence du théâtre grec, le théâtre romain ne s’intègre pas sont parfaitement adaptés aux spectacles en plein air : la
nécessairement dans le paysage. Les Romains ne recherchent pas faible profondeur du proskénion où se disposent les acteurs,
systématiquement des sites naturels commodes pour la construction la surface de l’orchestra* qui amplifie les voix et surtout la
de gradins. En milieu urbain plus particulièrement, ils érigent structure des gradins en différents niveaux garantissent une
d’importants soubassements pour soutenir la cavea*. Autre différence, acoustique de grande qualité. À Épidaure, un spectateur situé
les bâtiments de scène sont beaucoup plus importants comme celui du sur le haut des gradins peut entendre le craquement d’une
théâtre d’Orange en Provence, l’un des mieux conservés aujourd’hui. allumette sur l’orchestra*.

Où se joue la pièce ?
3 Le théâtre d’Orange (France, Vaucluse), Ier siècle ap. J.-C.
À l’origine, il semble qu’il n’y ait eu, face au chœur*, qu’un
seul acteur, un narrateur. Eschyle porta à deux le nombre des
acteurs, Sophocle à trois : le protagoniste (premier rôle), le
deutéragoniste et le tritagoniste. La scène, qui représente la
façade d’un palais, est généralement percée de trois portes par
où entrent et sortent les acteurs (–> 22/4). Chaque porte a une
fonction précise : celle du centre est réservée au personnage
principal, celle de droite à celui qui arrive de l’agora* ou de la
ville, et celle de gauche à celui qui vient de la campagne. À
l’origine, le chœur* joue un rôle très important. Toutefois, son
rôle évolue : les chants et les danses laissent progressivement
place aux dialogues parlés. Comme tous les choreutes ne
peuvent s’exprimer, c’est le chef du chœur*, le coryphée, qui
donne seul la réplique à un des acteurs.
55

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Mur d’Aurélien (fin du IIIe siècle)
Limite de la maquette de Rome de P. Bigot

1. Forum* romain
2. Forum* de César, construit par Jules César en 51 av. J.-C. avec un temple consacré à Vénus.
3. Forum* d’Auguste, construit en 42 av J.-C. avec un temple consacré à Mars vengeur.
4. Forum* de la Paix, construit par Vespasien, de 71 à 75 ap. J.-C., comportant un temple consacré à la paix.
5. Forum* transitorium ou de Nerva, débuté par Domitien et achevé sous Nerva en 97 ap J.-C. avec un temple consacré à Minerve.
6. Forum* de Trajan achevé en 113 ap. J.-C., pour commémorer sa victoire sur les Daces. Il comporte la basilique* Ulpia, deux bibliothèques, la colonne trajane et le
temple dédié à Trajan divinisé. Celui-ci n’est pas situé au bon endroit sur la maquette. Des fouilles récentes ont permis d’établir qu’il se trouvait de l’autre côté du
forum*.
7. Circus maximus (grand cirque*), destiné aux courses de chars, construit en bois au VIe siècle av J.-C., puis en pierre, sous la République.
8. Colisée ou amphithéâtre* flavien, réservé aux combats de gladiateurs et autres joutes, construit entre 70 et 80 ap. J.-C.
9. Temple de Vénus et Rome construit sous Hadrien en 121 ap. J.-C.
10. Thermes* de Trajan, vaste espace servant de piscines publiques, de lieu de sport et d’activités culturelles, construit en 104 ap. J.-C.
11. Thermes* de Titus, édifié en 80 ap. J.-C.
12. Temple du divin Claude, élevé par Agrippine, son épouse, en 54 ap. J.-C.
13. Aqua Claudia, aqueduc* terminé sous Claude en 52 ap. J.-C. et destiné à alimenter en eau les thermes*, les fontaines publiques et certaines maisons privées de
Rome.
14. Thermes* de Caracalla : édifice très luxueux débuté en 212 ap. J.-C.
15. Aqua Marci, aqueduc* construit de 144 à 140 av. J.-C.
16. Temple de Jupiter capitolin dédié à la triade Jupiter, Junon et Minerve. Temple dont la construction a débuté sous les rois étrusques et qui a été inauguré au début
de la République.
17. Forum* Boarium, destiné à la vente du bétail et comportant un temple dédié à Hercule.
18. Temple d’Esculape, dieu grec de la médecine, construit en 292 av. J.-C. L’île tiberine était un lieu de soins médicaux.
19. Théâtre de Marcellus, commencé par César et terminé par Auguste en 13 av. J.-C.
20. Théâtre de Balbus construit par Balbus, le banquier de Rome, en 19 av. J.-C. Ce théâtre n’est pas bien placé sur la maquette. Des fouilles réalisées dans les années
1960 ont permis d’établir que ce théâtre était, en réalité, à l’emplacement du cirque* Flaminius et vise-versa.
21. Cirque* Flaminius, édifice réservé aux courses de chars et construit par le magistrat* Flaminius, en 221 av. J.-C.
22. Théâtre de Pompée, premier théâtre en pierre, construit par Pompée de 61 à 55 av. J.-C.
23. Odéon, théâtre en partie couvert destiné aux récitations de poésie et autres concours musicaux, construit par Domitien au Ier siècle après J.-C.
24. Stade de Domitien, réservé aux compétitions sportives suivant le modèle grec, construit par Domitien vers 80 ap. J.-C. (actuelle Piazza Navona).
25. Thermes* de Néron, construit en 64 ap. J.-C.
26. Thermes* d’Agrippa, les plus anciens thermes publics romains construits en 25 av J.-C.
27. Panthéon, temple dédié à tous les dieux dont l’origine remonte à Auguste en 27 av. J.-C.
28. Temple d’Isis et Sérapis, deux divinités égyptiennes.
29. Portique* des Septa Julia, lieu d’assemblée destiné aux votes, construit par César en 54 av. J.-C.
30. Temple dédié à Serapis, construit pas Caracalla, au début du IIIe siècle ap. J.-C.
31. Thermes* de Constantin, derniers thermes* construits à Rome en 315 ap. J.-C.
32. Ara Pacis (Autel de la Paix), érigé par ordre du Sénat* à l’occasion du retour d’Auguste de Gaule. Autel dédié à la paix inauguré en 9 av. J.-C.
33. Mausolée* d’Auguste, tombe monumentale d’Auguste, construite en 29 av. J.-C.
34. Mausolée* d’Hadrien, contient les tombeaux de plusieurs empereurs, construit par Hadrien de 130 à 139 ap. J.-C. (actuel château Saint-Ange).
35. Thermes* de Dioclétien, les plus grands de la ville, construits à partir de 298 ap. J.-C.
36. Caserne de la garde prétorienne, construite sous Tibère, de 21 à 23 ap. J.-C., pour abriter la garde rapprochée de l’empereur.

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6 Illustration du manuel d’E. LAVISSE, Histoire de France,
4 Cours élémentaire, Paris, Colin, 1917

La race qu’on appelle aujourd’hui dans son ensemble race gallique ou galatique
est passionnée de guerre, prompte à la colère et vite portée à se battre. Les
Gaulois sont en fait simples et pas méchants. De ce fait, si on les excite, ils se
ruent tous ensemble dans la bataille. (…) Ils sont alors faciles à vaincre. (…) Leur
force leur vient en partie de leur taille, qui est haute, en partie de leur nombre.
Aujourd’hui, sans doute, les Romains les ayant asservis, ils vivent en paix en se
conformant aux ordres de ceux qui ont conquis leur pays, mais la description
que nous en avons faite est empruntée aux temps anciens et s’inspire aussi de
l’observation des coutumes qui se sont maintenues jusqu’à nos jours chez les
Germains. (…) Les Gaulois portent le sayon et se laissent pousser les cheveux.
Ils s’habillent de culottes bouffantes et de blouses à manches (…). L’armement
est à la mesure de la haute taille des hommes : une grande épée qu’on suspend
au côté droit, un bouclier oblong de grande dimension, des piques longues (…)
et une sorte de javelot (…). Aujourd’hui encore, la plupart des Gaulois couchent
à même le sol. Ils prennent leurs repas assis sur de la paille (…).
Ils se construisent de grandes maisons de forme circulaire en planches et
en claies et les recouvrent d’un épais toit de chaume. (…) À la simplicité et
à l’exubérance des Gaulois, s’ajoutent beaucoup d’irréflexion, beaucoup de
vantardise et une grande passion de la parure. Ils aiment se couvrir d’or, portant
des colliers d’or autour du cou et des cercles d’or au bras et au poignet. (…) Leur
irréflexion s’accompagne aussi de barbarie et de sauvagerie, comme si souvent
chez les peuples du Nord : je pense à cet usage qui consiste à suspendre à
l’encolure de leur cheval les têtes de leurs ennemis quand ils reviennent de la
bataille et à les clouer devant leurs portes.

STRABON, Géographie, IV, 4, env. 58 av. J.-C.-25 ap. J.-C. (Trad. adaptée d’après F. LASSERRE,
« Coll. des Universités de France », Paris, Les Belles Lettres, 1966, p. 157, 159-161)

Les Gaulois habitaient des villages non fortifiés et


ils étaient étrangers à toute forme d’industrie ;
couchant sur des litières*, ne mangeant que de la
viande, pratiquant seulement la guerre et l’élevage,
ils menaient une vie primitive et ne connaissaient
aucune sorte de science ni d’art. Leur avoir personnel
consistait en troupeaux et en or, parce que c’étaient
les seules choses qu’ils pouvaient facilement
emmener (…) dans leurs déplacements.
Ce dessin illustre
stre la vie des Celtes
Celtes. Il fait p
partie d’un
POLYBE, Histoires, II, 17, 9-12, env. 168-120 av. J.-C. (Trad. manuel d’histoire destiné à de jeunes élèves. Le
C. ÉLUÈRE, L’Europe des Celtes, Coll. « Découvertes Gallimard »,
commentaire qui l’accompagne précise : « Vous
Paris, Gallimard, 1992, p. 138)
n’aimeriez pas habiter de pareilles cabanes. La fumée
vous piquerait les yeux et vous ferait pleurer. »

81

3-032 Doc-105 Celtes.indd 81 23/04/09 11:00:29


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11

Les trois derniers siècles de l’indépendance des Celtes virent


quelques-unes de leurs plus brillantes réalisations dans le domaine
de l’art, de l’artisanat et de la technologie. Les Celtes connaissaient
une grande prospérité, due essentiellement à leur maîtrise de
l’agriculture, et la population était nombreuse. À cause de cela, à
cause aussi de contacts accrus avec le monde méditerranéen, ils
s’engagèrent dans un processus d’urbanisation et de constitution
d’États. Au Ier siècle av. J.-C., de nombreuses tribus avaient formé
des monarchies ou étaient gouvernées par des conseils et des
magistrats* élus. Avec le temps, il est certain que les Celtes auraient
élaboré une civilisation urbaine raffinée et cultivée comparable à
celle de la Grèce et de Rome.

Reconstitution d’un tumulus* avec stèle, John HAYWOOD, Atlas historique des Celtes, Paris, Autrement, 2002, p. 26
10
Tübingen-Kilchberg (Allemagne, Bade-
Wurtemberg), VIe siècle av. J.-C.

Au cœur de ce tumulus*, reconstitué après les


fouilles, les archéologues ont découvert une chambre
contenant les restes d’un guerrier et d’une femme
celtes, accompagnés de nombreux objets. La plupart
des Celtes n’étaient pas inhumés de cette façon. Les
monuments de ce type étaient ceux de personnages
de très haut rang.

Découvert sous un rocher aux pieds des


Alpes, avec trois autres torques (colliers
rigides en métal, distinctifs d’un rang social
élevé) et des bracelets, ce trésor* pourrait
être l’offrande d’un marchand celte désireux
d’attirer la faveur de dieux avant le passage
des hauts cols. Le détail reproduit ici mesure
8 cm de longueur.
12
Partie centrale d’un torque, Suisse, fin du Ve – début du IVe siècle av. J.-C. (Zurich, Musée national suisse)
Pa
13
La réhabilitation du monde celte et la juste appréciation de sa de textes consistants. D’autres le seront peut-être (...) grâce aux
richesse par rapport au monde méditerranéen et de sa contribution nouvelles découvertes et aux progrès de la recherche. Ainsi, à défaut
à la formation de l’Europe sont loin d’être terminées. Si nous en de textes laissés par les Celtes (...), nous disposons actuellement
savons aujourd’hui beaucoup plus qu’il y a soixante ans, nous ne d’un nombre déjà important d’œuvres d’art d’une remarquable
disposons toujours pas d’une image des Celtes comparable à celle qualité qui permettent de mieux connaître leur univers spirituel.
des grands peuples de l’Antiquité méditerranéenne. Certaines
lacunes ne pourront jamais être comblées, notamment l’absence V. KRUTA, Les Celtes, Paris, Éd. du Chêne, 2003, p. 8 (texte adapté)

83

3-032 Doc-105 Celtes.indd 83 23/04/09 11:00:58


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4
Ce chaudron, avec ses lions provenant sans
doute d’un atelier grec, peut contenir jusqu’à
500 litres. L’analyse des restes brunâtres trouvés
au fond atteste qu’il contenait de l’hydromel,
une boisson à base de miel et de plantes. Les
services de table déposés près des personnages
de haut rang dans les tombes de Hallstatt sont
généralement de fabrication locale, mais vers la
fin de la période de Hallstatt, ils sont remplacés
par des vaisselles à vin importées du sud de
l’Italie, d’Étrurie ou de Grèce.

Ils mènent avec eux à la guerre des serviteurs


de condition libre, mais pauvres, qui dans Partie supérieure du chaudron de Hochdorf (Allemagne, Bade-Wurtemberg), 2e moitié du
les batailles conduisent leurs chariots et VIe siècle av. J.-C.
leur servent de gardes. (…) C’est aussi leur
coutume, avant de livrer bataille, de courir
à la rencontre de l’armée ennemie, et de
défier les meilleurs à un combat singulier, en
brandissant leurs armes et en tâchant de leur
inspirer de la frayeur. Si quelqu’un accepte le
défi, alors ils commencent à vanter le courage
de leurs ancêtres et leurs propres mérites 6 Tombe à char de Wetwang (Angleterre, Yorkshire), âge du fer tardif
(…). Aux ennemis tombés, ils coupent les
crânes et les attachent au cou de leurs
chevaux. Les dépouilles ensanglantées de
ces ennemis tués sont emportées comme
du butin par leurs servants d’armes auxquels
ils les ont confiées, au son des hymnes de
victoire. Et ils clouent ce (…) butin à leurs
maisons, comme s’ils avaient capturé des
bêtes fauves en quelque chasse. Les têtes
des ennemis les plus illustres, après les avoir
enduites d’huile de cèdre, ils les gardent avec
soin dans un grand coffre à provision et ils
les montrent aux étrangers, se vantant que
pour l’une de ces têtes son père ou l’un de
ses ancêtres ou lui-même n’ait pas accepté
la somme importante qu’on lui proposait.

DIODORE DE SICILE, Bibliothèque historique, V,


29, env. 90-20 av. J.-C. (Trad. adaptée d’après R.P.
TERRASSON, II, Paris, 1744)

85

3-033 Doc108 puissants.indd 85 23/04/09 11:01:46


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Documents 35
Sanctuaires et croyances celtes
L’archéologie est la source principale de nos connaissances sur la religion des Celtes.
Quels sont les principaux types de vestiges découverts par les archéologues ?
Quelles informations nous livrent-ils sur la religion celte ?

1
Ce sanctuaire a été l’objet de
fouilles minutieuses. Son bon état
de conservation s’explique par
son implantation près d’un étang
marécageux. Il a été créé par des
Belges sur l’emplacement d’un
ancien sanctuaire établi au IVe siècle
av. J.-C. L’enclos de +/- 40 m de côté
est entouré d’une palissade.
De nombreux ossements d’animaux
ont été retrouvés dans le fossé
intérieur au pied de la palissade.

Schéma de la nécropole* de Tartigny (France, Oise),


milieu du IIIe siècle av. J.-C. (D’après F. MALRAIN,
V. MATTERNE et P. MÉNIEL, Les paysans gaulois
(IIIe siècle- 52 av. J.-C.), Paris, Errance, 2002, p. 203)

2
Reconstitution du sanctuaire de Gournay-sur-Aronde (France),
fin du IIIe siècle av. J.-C. (Dessin de J.-C. GOLVIN, Éd. Errance,
d’après R. GRIMAUD, Nos ancêtres les Gaulois, Rennes, Ouest-France, 2001)

Cette petite nécropole* de cinq


tombes à incinération avec mobilier
76 a été découverte en 1976. Deux des
tombes sont situées dans des enclos.
77 Le schéma situe les animaux qui ont
été sacrifiés.

90

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Documents 42
Athènes, cité misogyne ?
La place de la femme à l’époque classique

Comme dans toute société patriarcale, la femme grecque a peu de droits et peu de libertés.
Son sort semble particulièrement peu enviable à Athènes, où l’autorité masculine est très forte.
Quel est donc son statut et son rôle dans cette cité qui exalte les valeurs viriles ?

1
- Le beau-père : Je te donne ma fille à
labourer pour procréer des enfants 2
légitimes. Il y a trois parties dans l’administration domestique : l’une, dont il a déjà
- Le gendre : Je la prends. été question, concerne l’autorité du maître sur ses esclaves, l’autre celle
- Le beau-père : Je te donne aussi une du père, la troisième, celle de l’époux. Le chef de famille exerce son
dot de trois talents. autorité sur sa femme et sur ses enfants comme sur des êtres qui, à la
- Le gendre : Je reçois aussi cela avec différence des esclaves, sont libres. (…) L’homme est par nature plus
plaisir. apte à commander que la femme (sauf exception contre nature), comme
l’âge et la maturité le sont plus que la jeunesse et le manque de maturité
MÉNANDRE, La tondue, V, 1012-1015, (…). L’homme libre commande donc à l’esclave autrement que le mari à la
env. 320 av. J.-C. (Trad. C. LEDUC, Comment la femme et l’adulte à l’enfant ; car, si ces trois êtres sont également doués
donner en mariage ?, dans P. SCHMITT PANTEL [dir.], de raison, c’est d’une manière différente : l’esclave est complètement
Histoire des femmes en Occident, I, Paris, Plon,
1991, p. 298) dépourvu de la capacité de réflexion ; la femme, elle, possède cette
capacité, mais elle est incapable de décision ; quant à l’enfant il ne l’a que
sous une forme imparfaite.

ARISTOTE, Politique, I, 12, 1 ; 13, 7, env. 330 av. J.-C. (Trad. adaptée de J. AUBONNET,
4 Coll. « Tel », Paris, Gallimard,1993, p. 27-29)

38

61

87
3

Reconstitution du décor de deux pyxides*, Athènes (?), env. 460 av. J.-C. (D’après F. LISSARRAGUE, Femmes au figuré, dans P. SCHMITT PANTEL [dir.],
Histoire des femmes en Occident, I, Paris, Plon, 1991, p. 216-217)

110

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4

Reconstitution du décor d’une


pyxide*, Athènes (?), env. 430 av.
J.-C. (D’après F. LISSARRAGUE, dans
P. SCHMITT PANTEL [dir.], Histoire des
femmes en Occident, I, Paris, Plon,
1991, p. 168-169)

5
[Ischomaque, jeune homme aisé, s’adresse au philosophe ce couple que l’on appelle mâle et femelle précisément pour
Socrate, puis à sa femme :] le plus grand avantage de la communauté. Tout d’abord en
Que pouvait-elle [sa femme] bien savoir, Socrate, quand je vue d’empêcher la disparition des races animales ce couple
l’ai prise à la maison ? Elle n’avait pas encore quinze ans (…), s’unit pour procréer ; ensuite leur union leur permet, aux
jusque-là elle vivait sous une stricte surveillance, elle devait humains du moins, de s’assurer des soutiens pour nourrir
voir le moins de choses possibles, en entendre le moins leur vieillesse ; enfin les hommes ne vivent pas en plein air
possible, poser le moins de questions possibles. N’est- comme le bétail et il leur faut un toit (…). C’est à l’abri que
ce pas à ton avis, déjà bien beau qu’elle ait su en venant doivent être élevés les nouveaux-nés, à l’abri aussi que doit
chez moi faire un manteau de la laine qu’on lui remettait être préparée la farine que donnent les céréales ; c’est de
et qu’elle ait vu comment l’on distribue aux servantes leur même enfin que doivent être confectionnés les vêtements
tâche de fileuse ? Pour la sobriété, on l’avait, quand elle est de laine. Comme les travaux de la maison aussi bien que
venue, tout à fait bien éduquée, or c’est là, à mon sens, ceux du dehors exigent à la fois du labeur et du soin, la
un point fort important de l’éducation des hommes et divinité (…) a adapté dès le principe la nature de la femme
des femmes (…). [Et] dis-moi, ma femme, as-tu compris aux travaux et aux soins de l’intérieur, celle de l’homme à
maintenant à quelle fin je t’ai épousée et à quelle fin tes ceux du dehors (…). Sachant qu’elle a accordé au corps
parents t’ont donnée à moi ? (…). Après avoir réfléchi, moi de la femme de pouvoir nourrir les nouveaux-nés et qu’elle
pour mon propre compte, et tes parents pour le tien, au l’en a chargée, elle lui a également donné en partage plus
meilleur associé que nous pourrions nous adjoindre pour de tendresse pour les bébés nouveaux-nés qu’elle n’en a
notre maison et nos enfants, je t’ai choisie pour ma part et donné à l’homme. Enfin la coutume déclare convenables
tes parents, il me semble, m’ont choisi moi, parmi les partis les occupations pour lesquelles la divinité a donné à
possibles. Pour ma part, tout ce que j’ai, je le verse à la chacun plus de capacités naturelles. Pour la femme, il est
communauté comme tu as remis à la communauté tout ce plus convenable de rester à la maison que de passer son
que tu apportais en dot (…). Car j’estime, ma femme, que les temps dehors, et il l’est moins pour l’homme de rester à la
dieux ont procédé à un examen approfondi avant d’assortir maison que de passer son temps dehors (…).

XÉNOPHON, Économique, VII, 14-33, env. 380 av. J.-C. (Trad. P. BRULÉ, Les Grecs et leur monde, Coll. « Découvertes Texto », Paris, Gallimard,
1998, p. 32)

6
Valait-il mieux être une femme en Grèce ou à Rome ? divorcer d’avec le boucher pour vivre avec le boulanger ?
À Rome, certainement ! Du haut en bas de l’échelle À Rome, il n’y a pas de gynécée*, comme il y en avait en
sociale, les divorces sont fréquents, et les femmes Grèce. Les femmes sortent de la maison sans demander
divorcent autant que les hommes. Un poète satirique la permission à leur mari et, pour les dîners privés, on
nous parle d’une femme de la « plèbe* moyenne »1, c’est- invite conjointement monsieur et madame, alors qu’en
à-dire relativement riche, qui se tâte : ne devrait-elle pas Grèce on n’invitait que monsieur.
1
Au sein de la plèbe*, il existe différentes catégories sociales. Un membre de la « plèbe* moyenne » dispose d’au moins deux esclaves.
Paul VEYNE, Qu’est-ce qu’un Romain ?, dans L’Histoire, n° 234, juillet-août,1999, p. 11

111

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Documents 43
Fabriquer des Spartiates
L’éducation des jeunes Spartiates suscite le débat en Grèce : « élevage bestial »
ou éducation citoyenne ?

1
La cité de Sparte se situe
dans le Péloponnèse, sur les
bords de l’Eurotas. Au loin,
les sommets du mont Taygète
culminent à 2400 m.

2
À notre époque, (…) parmi ces États qui passent pour
apporter le plus de vigilance à l’éducation des enfants, les
uns font acquérir un tempérament d’athlète (…), les autres,
les Spartiates, (…) rendent les enfants d’une nature bestiale
par leurs exercices pénibles, dans la pensée que c’est le
moyen le plus sûr de leur donner du courage.

ARISTOTE, Politique, VIII, 1338b, 9-18, IVe siècle av. J.-C.


(Trad. J. TRICOT, II, Paris, Vrin, 1964, p. 562)

Vue actuelle de Sparte


38
3
4
Statuette en bronze d’origine
laconienne, sanctuaire de
laconienne Quand un enfant naissait, le père n’était pas maître de l’élever :
Dodone, eenv. 530 av. J.-C. il le prenait et le portait dans un lieu (…) où siégeaient les plus
81
(Athènes, M
Musée National) anciens de la tribu. Ils examinaient le nouveau-né. S’il était bien
82 conformé et robuste, ils ordonnaient de l’élever et lui assignaient
un des neuf mille lots de terre. Si, au contraire, il était mal venu
84 et difforme, ils l’envoyaient en un lieu appelé les « Apothètes »,
qui était un précipice du Taygète.

PLUTARQUE, Vie de Lycurgue, XVI, Ier - IIe siècles ap. J.-C. (Trad. R. FLACELIÈRE
et É. CHAMBRY, Paris, Les Belles Lettres, 1964, p. 143)

112
5

Lycurgue1 ne mit point les enfants des Spartiates sous l’autorité de serviteurs
La Vie de Lycurgue fait partie des Vies achetés ou salariés et ne permit à personne d’élever et de gouverner leurs fils à sa
parallèles, la grande œuvre littéraire fantaisie ; mais, dès qu’ils étaient parvenus à l’âge de sept ans, il les prenait tous
de Plutarque dans laquelle il compare, lui-même, les répartissait en bandes, et, les faisant vivre et manger en commun, il
deux à deux, des grands personnages les habituait à jouer et à travailler ensemble. À la tête de chaque bande, ils mettaient
de Rome et de Grèce. L’objectif de celui d’entre eux qui était le plus avisé et qui se montrait le plus acharné à la bataille ;
l’auteur n’est pas de rapporter les faits ils (…) exécutaient ses ordres et enduraient sans mot dire les punitions qu’il leur
historiques de Sparte mais plutôt de infligeait, si bien que l’éducation était un apprentissage de l’obéissance.
dresser le portrait moral de Lycurgue.
Les vieillards surveillaient leurs jeux et suscitaient souvent entre eux des querelles
Il cherche surtout à montrer combien
et des luttes, afin de connaître à fond, en les observant, le caractère de chacun et de
il fut un législateur exceptionnel qui
savoir s’il serait audacieux et ne se déroberait pas dans la bagarre.
a pensé et mis sur pied un système
cohérent d’éducation et d’organisation Leur étude des lettres se bornait au strict nécessaire ; tout le reste de leur instruction
de la vie commune. consistait à apprendre à bien obéir, à supporter patiemment la fatigue et à vaincre
au combat. C’est pourquoi, lorsqu’ils avançaient en âge, on rendait plus dur leur
entraînement : on leur rasait la tête et on les habituait à marcher sans chaussures
et à jouer nus la plupart du temps. Arrivés à la douzième année, ils vivaient dès
6 lors sans tunique et ne recevaient qu’un manteau pour toute l’année. Ils étaient
sales et ne connaissaient ni bains ni frictions, sauf à certains jours de l’année, peu
Mais elle le voudrait qu’une fille de Sparte ne nombreux, où on leur permettait ces douceurs. Ils couchaient ensemble par bandes
saurait être sage, vivant parmi les garçons, et par troupes sur des sortes de paillasses qu’ils s’étaient confectionnées eux-
toujours hors du foyer, cuisses nues, robe au mêmes avec des roseaux poussés au bord de l’Eurotas (…).
vent, à courir et à lutter en leur compagnie
1
(…). Personnage légendaire de Sparte, son existence n’est pas attestée. On dit de lui qu’il fonda le
système social et militaire de Sparte.
EURIPIDE, Andromaque, 596-600 (Trad. M. DELCOURT- PLUTARQUE, Vie de Lycurgue, XVI, 7-13, Ier siècle ap. J.-C. (Trad. R. FLACELIÈRE et É. CHAMBRY, Paris,
CURVERS, Coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Les Belles Lettres, 1964, p.144-145)
Gallimard, 1962, p. 370)

7 8
Pour les Anciens, le but de l’éducation n’était pas de fournir à l’enfant un Voici en quoi consistait la cryptie. Les chefs des
stock de connaissances lui permettant de gagner sa vie, mais, pour les jeunes gens envoyaient de temps à autre dans la
garçons, de transformer une petite créature sauvage et indisciplinée en campagne, tantôt ici, tantôt là, ceux qui passaient
un citoyen responsable et maître de lui. À Sparte, cette opération était le pour être les plus intelligents, sans leur laisser
résultat d’un très long processus appelé agôgè, terme d’élevage désignant emporter autre chose que des poignards et les
la conduite d’un troupeau (…). Depuis le début du XXe siècle, on a eu l’idée vivres nécessaires. Pendant le jour, ces jeunes
de la rapprocher des initiations tribales observées dans quantité de sociétés gens, dispersés dans des endroits couverts, s’y
traditionnelles. Elles reposent sur l’idée que la transformation de l’enfant en tenaient cachés et se reposaient ; la nuit venue, ils
homme est chose trop importante et trop complexe pour être confiée aux descendaient sur les routes et égorgeaient ceux
seules capacités humaines ; on s’en remettra donc à des rites (…). La vie des hilotes* qu’ils pouvaient surprendre. Souvent
sauvage, en marge de la cité et hors de ses lois, les épreuves physiques aussi, ils se rendaient dans les champs et tuaient
(…), les combats organisés entre jeunes (…), la surveillance constante les plus forts et les meilleurs.
(…) [constituent] un système complet d’initiations.
PLUTARQUE, Vie de Lycurgue, XXVIII, 3-5, Ier - IIe siècles
J. DUCAT, Sparte à l’époque classique, sociétés et institutions, dans M. KAPLAN (dir.), ap. J.-C. (Trad. R. FLACELIÈRE et É. CHAMBRY, Paris, Les Belles
Le monde grec, Coll « Grand Amphi Histoire Ancienne », Paris, Bréal, 1995, p. 99 Lettres, 1964, p. 160)

113
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5
Nos pères appelaient « augustes » les choses saintes. On appelle
« augustes » les temples rituellement consacrés par la main des prêtres.
De la même racine vient « augure* » (…). Puisse [Jupiter] augmenter
En commençant la rédaction des Fastes, l’Empire de notre chef, augmenter le nombre de ses années, et puisse la
Ovide destine son œuvre à Auguste. couronne de chêne1 protéger la porte de votre demeure ! Sous la garde
Inachevée au moment de son exil dans le des dieux, puisse l’héritier d’un si grand nom assurer la charge du monde
Pont-Euxin (actuelle Roumanie), avec le même présage heureux que jadis son père2 ! (…) Père sacré de
Ovide l’emporte avec lui et reprend son la Patrie, tel est le nom que la plèbe*, que le Sénat* t’a donné ; ce nom,
écriture après la mort d’Auguste nous aussi les chevaliers*, nous te l’avons donné. Tu as sur terre le nom
(en 14 ap. J.-C.). Il souhaite l’offrir à que Jupiter porte au plus haut des cieux : tu es le père des hommes, il
Germanicus, le fils adoptif de Tibère et est celui des dieux.
obtenir de lui son retour à Rome. Mais il
1
meurt en exil, laissant son œuvre inachevée. Décoration militaire accordée aux gradés qui ont sauvé la vie d’un citoyen romain.
Dans cet extrait, l’auteur explique le sens des Auguste la reçoit le 13 janvier 27 av. J.-C. pour « avoir sauvé ses concitoyens ».
2
titres portés par Octave, notamment celui Jules César.
d’ « Auguste », reçu en 27 av. J.-C. OVIDE, Fastes, I, 609-616 et II, 127-133, entre 1 et 17 ap. J.-C.
(Trad. adaptée daprès de LE BONNIEC , Coll. « Poeti del mondo latino », Catane,
Orphéus,1969, p. 56-60, 88-89)

Le divin Octavien Auguste régna 56 ans, 4 mois, 1 jour. Il donna un congiaire1


de trois fois 362 deniers2 et demi. Sous son règne, l’Alexandrine, armée en 6
La Chronica Urbis Romae est une
navire de charge, entra pour la première fois dans le port romain ; elle apporta histoire abrégée de Rome rédigée par
400 000 modii3 de blé, 1200 passagers, du poivre, de la toile de lin, du papier, un sénateur* païen dans la première
du verre et l’obélisque*, avec sa base, qui se trouve au Grand Cirque* et moitié du IVe siècle. Cette chronique
s’élève à 87 pieds et demi de hauteur. Il mourut à Nole. (…) énumère de manière très brève les
1
hommes qui se sont succédé au
Distribution, à l’origine, d’huile ou de vin, ensuite de blé ou d’argent.
2
pouvoir à Rome, depuis les rois jusqu’à
Pièce d’argent.
3
Mesure de capacité équivalent à 8 l 754 ml. Un modius de blé battu pèse 6 kg 503 g.
l’empereur Licinius († 324). Elle précise
la durée du règne et les principaux
Chronica Urbis Romae, début du IVe siècle ap. J.-C. (Trad. CH. BADEL et X. LORIOT, Sources faits qui ont marqué la mémoire des
d’histoire romaine, Paris, Larousse, 1993, p. 102-103) Romains.

Les Res gestæ comprennent le catalogue Depuis le consulat* de Cnaeus et Publius Lentulus1, à chaque fois que les
des œuvres accomplies par Auguste 7
impôts n’ont pas suffi, j’ai fait des distributions de céréales et d’argent
durant son règne. Suivant ses dernières pris dans mon grenier et mon patrimoine personnels, parfois à cent mille
volontés, il devait être reproduit devant son
personnes, parfois à beaucoup plus.
mausolée*. Il nous est connu par des copies
1
gravées sur différents monuments situés en En 18 av. J.-C.
Galatie (Turquie actuelle). AUGUSTE, Res gestæ, 18, 14 ap. J.-C. (Trad. P. GARNSEY, Famine et approvisionnement
dans le monde gréco-romain, Paris, Les Belles Lettres, 1996, p. 290)

119

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6 Denier de Domitien, 84 ap. J.-C. (Paris, BNF)

IMP[ERATOR] CAES[AR]
DOMITIANUS AUG[USTUS]
GERMANIC[US] :
Empereur César Domitien
Auguste vainqueur des P[ONTIFEX] M[AXIMUS]
Germains TR[IBUNITIA] POT[ESTAS] III
IMP[ERATOR] V CO[N]S[UL]
X P[ATER] P[ATRIAE] :
Grand pontife*, investi de
la puissance tribunitienne*
pour la 3e fois, acclamé
imperator pour la 5e fois,
consul* pour la 10e fois,
père de la patrie

Le droit de cette pièce présente le buste de Domitien.


À l’origine, cette face d’une monnaie antique était
réservée au portrait d’une divinité. À Rome, il
était même interdit d’y faire figurer le portrait d’un
homme de son vivant. Cette interdiction est levée
en 44 av. J.-C. pour Jules César.
Le revers présente l’aigle de Jupiter emportant dans
ses serres la foudre du dieu.

7
Statue de Commode Herculéen,
env. 190 ap. J.-C.
(Rome, Palais des Conservateurs)

123

3-046 Doc-21-Culte impeŮrial.indd 123 23/04/09 11:04:58


Documents 47
La Gaule devient romaine
Conquise par César entre 57 et 50 av. J.-C., la Gaule est annexée à l’Empire et s’acculture rapidement.
Quels sont les signes et les facteurs de cette romanisation ?

1 Plan de Trèves (Allemagne, Rhénanie-Palatinat) au


IVe siècle ap. J.-C. (D’après Trèves, capitale d’Empire,
dans Les dossiers Histoire et Archéologie, n° 85, 1984,
p. 10-11)
2

1. Porta Nigra
2. Basilique* constantinienne
3 3. Aula Palatina
4. Tracé approximatif du grand cirque*
4 5. Amphithéâtre*
6. Thermes* impériaux
7 7. Forum*
10 8. Thermes* de Sainte-Barbe
5
6
9. Pont romain (en partie)
9
10. Tracé du premier pont sur assises de piliers en bois
8
A. Vers Mayence
B. Vers Metz
C. Vers Strasbourg
D. Vers Coblence
E. Vers Arlon

Bas-relief, Neumagen (Allemagne),


probablement IIe siècle ap. J.-C. (Trèves,
32
Rheinisches Landesmuseum)

37

76

124

3-047 Doc61gaule.indd 124 23/04/09 11:05:55



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Documents 47

6
Monnaie en or à l’effigie de
l’empereur Claude,
Frasnes-lez-Anvaing (Belgique,
Hainaut), 54-55 ap. J.-C.
(Bruxelles, Musées royaux d’Art
et d’Histoire)

Des rois et des guerres, il y en a toujours eu en Gaule, jusqu’à ce que vous


ayez consenti à accepter nos lois2. Quant à nous (…), nous n’avons usé du
droit de la victoire que pour assurer la paix. Car il ne peut y avoir de tranquillité
parmi les nations sans forces armées, pas de forces armées sans soldes, ni Petilius Cerialis, légat1 de
7 l’empereur Vespasien,
de soldes sans impôts3. Le reste vous est commun avec nous. Vous-mêmes,
souvent, vous commandez à nos légions, vous gouvernez ces provinces et s’adresse aux Trévires et
aux Lingons, deux tribus
d’autres. Rien ne vous est inaccessible ni interdit.
gauloises en révolte
1
Officier dirigeant un corps d’armée dans une province romaine. contre l’occupant romain
2
Autrement dit, depuis leur défaite face à César, vers 50 av. J.-C. en 70 ap. J.-C.
3
Il s’agit plus précisément du tribut*.
TACITE, Histoires, IV, 74, 1-3, 106-107 ap. J.-C. (Trad. adaptée de P. GRIMAL, Coll.
« Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1990, p. 342)

Afin que [les Bretons], (…) sauvages et, pour cette raison, enclins à faire la
guerre, prennent l’habitude, à force d’en éprouver les plaisirs, d’une vie paisible
et tranquille, il les encourageait à titre privé et les aidait à titre officiel à construire
Tacite fait l’éloge de des temples, des forums*, des maisons. Il félicitait ceux qui se montraient zélés
Cnaeus Julius Agricola, 8
et réprimandait ceux qui ne l’étaient pas (…). De plus, il formait aux arts libéraux1
gouverneur de Bretagne
les fils de notables (…), au point que les plus enclins naguère à rejeter la langue de
à partir de 78 ap. J.-C. Il
loue sa façon d’apaiser
Rome brûlaient de zèle pour la parler éloquemment. De là vint que l’on apprécia
les tensions dans l’île et notre manière de nous vêtir, et la toge devint fréquente. Peu à peu, on céda à l’attrait
d’accélérer la romanisation de nos vices : les portiques*, les bains, et le raffinement dans les banquets.
des populations. 1
Au nombre de sept : grammaire, rhétorique* et dialectique*, pour le domaine littéraire ;
arithmétique, géométrie, musique et astronomie, pour le domaine mathématique. Ces sept
branches du savoir constituent la base de la formation intellectuelle du citoyen.
TACITE, La vie de Cnaeus Julius Agricola, XXI, 98 ap. J.-C. (Trad. adaptée de P. GRIMAL, Coll.
« Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1990, p. 17)

126

3-047 Doc61gaule.indd 126 23/04/09 11:06:21





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Documents 49
Les esclaves dans le monde romain
Le point de vue de quelques propriétaires

Les conquêtes du IIIe et du IIe siècle av. J.-C. amènent en Italie un grand nombre d’esclaves.
Ceux-ci deviennent, pour les riches Romains, un article de consommation courante car relativement
bon marché. Comme l’a montré la révolte de Spartacus, l’exploitation des esclaves n’est pas
sans risques. Comment les propriétaires romains estiment-ils devoir les traiter ?

1
On divise habituellement l’étude de la pratique de l’agriculture et d’avoir des concubines esclaves comme eux qui pourront
en deux parties, celle des hommes et celles des outils dont leur donner des fils. Ces mesures les rendent plus sûrs et
ils se servent, ou en trois parties selon que le matériel est plus attachés au domaine. (…) Il faut se concilier la bonne
parlant, semi-parlant ou muet. Les esclaves constituent volonté des contremaîtres et des ouvriers qui se distinguent
le matériel parlant, les bœufs, le matériel semi-parlant, les de leurs camarades en leur témoignant quelque égard et
chariots, le matériel muet. Les hommes qui cultivent la terre en discutant avec eux des travaux à exécuter. Ainsi ils se
sont soit des esclaves soit des travailleurs libres ou les deux. sentent moins méprisés (…). On stimulera leur zèle au travail
(…) À mon avis, dans les endroits insalubres, il vaut mieux par un traitement plus libéral : rations plus abondantes,
faire cultiver la terre par des salariés que par des esclaves distributions plus fréquentes de vêtements, exemption de
et il en est de même pour les travaux pénibles, comme les travaux, permission de disposer sur le domaine d’un coin
vendanges ou la moisson (…). pour faire paître quelques bêtes appartenant à leur pécule,
Il ne faut pas acheter des esclaves de même origine ethnique, et d’autres mesures de cet ordre. De cette façon, ceux qui
car c’est de là que viennent les difficultés d’une maison. Il ont été blessés par un ordre ou un châtiment trouveront
faut stimuler l’ardeur des contremaîtres en leur accordant quelqu’un qui, par ses consolations, les ramènera à de bons
des primes, en leur permettant de se constituer un pécule sentiments envers le maître.
VARRON, Traité d’agriculture. L’économie rustique, I, 17, entre 42 et 27 av. J.- C. (Trad. C.SALLÈS, L’Antiquité romaine des origines à la chute de
l’Empire, Coll. « In extenso », Paris, Larousse, 2000, p.183-184)

2
Caius Plinius à son cher Paternus.
Je suis accablé par les maladies de mes esclaves, quelquefois légaux. Ils recommandent et réclament ce qu’ils veulent, je leur
par leurs morts, surtout celles des jeunes gens. Je n’ai que obéis comme si c’était des ordres. Ils partagent leurs biens,
40 deux consolations, insuffisantes, certes pour un tel chagrin, les donnent, les lèguent, à la seule condition que ces biens
mais des consolations cependant. En premier lieu, j’accorde ne sortent pas de ma maison. En effet, la maison est pour les
facilement des affranchissements* : il me semble en effet que esclaves l’équivalent d’une république et d’une cité. Mais bien
je n’ai pas perdu trop tôt ceux que j’ai perdus libres. En second que ces consolations apaisent mon chagrin, je suis accablé
lieu, je permets aussi à ceux qui restent esclaves de faire des et brisé par cette générosité elle-même qui m’a conduit à leur
90
sortes de testaments que je respecte comme s’ils étaient accorder ces faveurs.

PLINE LE JEUNE, Lettres, VIII, 16, env. 106-107 ap. J.-C. (Trad. C. SALLÈS, L’Antiquité romaine des origines à la chute de l’Empire,
Coll. « In extenso », Paris, Larousse, 2000, p.188)

130

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« Vous n’honorez pas les dieux, dites- foi, nous renforçons notre espérance,
vous, et ne vous acquittez pas des nous fixons notre confiance, nous
sacrifices pour les empereurs. » ( …) En resserrons notre discipline par les leçons
Cette Apologétique ou défense
défe
ense vérité, si nous sommes coupables de de leurs préceptes (…). La présidence
du christianisme est adressée lèse-majesté vis-à-vis des empereurs, est confiée à des vieillards éprouvés
aux gouverneurs de provinces. (…) c’est parce que nous ne nous jouons et ils obtiennent cet honneur non par
pas du devoir de prier pour leur salut, de l’argent, mais par leur exemple, car
persuadés que ce salut n’est pas dans aucune chose de Dieu n’est à vendre.
des mains soudées avec le plomb ! (…) Chacun verse une somme modique
Car nous autres, nous invoquons pour dans la caisse commune à un jour fixé
6 le salut des empereurs le Dieu éternel, dans le mois, s’il veut et s’il le peut. En
Pierre tombale fermant une niche mortuaire, le Dieu véritable, le Dieu vivant, dont effet, personne n’est contraint, mais tous
IIe siècle ap. J.-C. (Rome, Via Tiburtina, Catacombe les empereurs eux-mêmes préfèrent la versent leur cotisation à leur gré. Ce sont
cyriaque) faveur à celle de tous les autres. (…) là les dépôts de la piété. On ne dépense
Par des prières incessantes, nous pas cet argent pour des banquets, des
demandons pour les empereurs une beuveries, des ripailles stériles, mais
longue vie, un règne tranquille, un palais pour nourrir et enterrer les pauvres, pour
sûr, des troupes valeureuses, un Sénat* venir en aide aux enfants sans fortune
fidèle, un peuple loyal, l’univers paisible, et sans parents, aux serviteurs âgés, aux
enfin tout ce qu’un homme ou un César naufragés, aux travailleurs des mines et
peuvent souhaiter. (…) Nous respectons aux prisonniers.
dans les empereurs le jugement de
Dieu, qui les a mis à la tête des nations. Comment pourrions-nous être considé-
Nous savons qu’il y a en eux ce que Dieu rés comme des gens inutiles, nous qui
a voulu, et, par conséquent, ce que nous partageons avec vous la nourriture, les
voulons sain et sauf, c’est ce que Dieu a vêtements, les équipements, les mê-
voulu, et c’est là, à nos yeux, un solennel mes nécessités de la vie ? (…) Nous fré-
Une catacombe
taco
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au dede g galeries
serment. (…) quentons votre forum*, votre marché,
souterraines regroupant des tombes. Il ne s’agit
vos bains, vos boutiques, vos ateliers,
pas d’une invention chrétienne, mais d’une solution
Maintenant, je vais moi-même exposer vos hôtels, vos foires et tous les autres
au manque de place que rencontrent les Romains
qui souhaitent enterrer leurs morts au lieu de les les occupations de la « faction » des lieux de commerce. Nous naviguons
incinérer. Entre le IIe et le IIIe siècle ap. J.-C., Rome chrétiens, pour prouver qu’elles ne sont avec vous, nous faisons du commerce
connaît en effet une évolution dans les coutumes pas criminelles et montrer qu’elles sont comme vous. Par conséquent, nous mé-
funéraires : l’inhumation remplace progressivement bonnes (…). Nous nous rassemblons langeons nos talents et nos travaux aux
la crémation. Cette évolution ne peut pas être pour la lecture des divines Écritures, vôtres. Comment pouvons-nous paraître
attribuée à la seule diffusion du christianisme, mais lorsque le cours des événements comme des gens inutiles pour vos affai-
elle accompagne celle-ci. Les catacombes sont présents nous force à y trouver res, puisque nous vivons avec vous et
creusées à l’initiative d’une famille ou d’un groupe avertissements ou explications. Par ces de vous ? Je ne le sais pas !
social et en accueillent les membres. Ceci explique paroles saintes, nous nourrissons notre
que dans la majorité des cas, une catacombe
comporte uniquement des tombes chrétiennes ou TERTULLIEN, Apologétique, XXXIX, 1-9 ; XLII, 197 ap. J.-C.
des tombes païennes. (Trad. J.-P. WALTZING, « Coll. des Universités de France », Paris, Les Belles Lettres, 1971, p. 25-90)
Les chrétiens représentent un poisson car le mot grec
désignant un poisson (ichthus) est le monogramme
d’une expression résumant le cœur de la foi
chrétienne : « Jésus-Christ, fils de Dieu, sauveur ».
L’inscription signifie : « Domitia, à ton bon esprit ».

147
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Documents 58
L’architecture gréco-romaine
De la Renaissance à nos jours, l’architecture de l’Antiquité a servi de modèle à de nombreux
bâtiments. Quelles en sont les caractéristiques ? Quels points communs et quelles différences
entre les édifices des Grecs et des Romains ?

1
Ordres architecturaux grecs
(D’après ATLAS HERDER,
Histoire de l’art illustrée,
Fribourg-en-Brisgau, 1906, pl.11)

2 Temple de Paestum (Sud de l’Italie),


consacré à la déesse Héra, 450 av. J.-C.

Temple d’Athéna Nikè, Athènes,


449- 421 av. J.-C.

3
73 Construit sur
l’Acropole d’Athènes,
ce petit temple
(8,27 m sur 5,44 m) est
consacré à la déesse
100 Athéna victorieuse.
101

150

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5

La construction de ce temple
débute vers 517 av. J.-C.
Seul le soubassement
4 est achevé. Les travaux
reprennent en 174 av. J.-C.
jusqu’à l’entablement. Ils se
terminent grâce à l’empereur
romain Hadrien entre 125 et
130 ap. J.-C. Il comporte à
l’origine 104 colonnes. Ses
dimensions (110,35 m sur
43,64 m) en font un des plus
grands temples du monde
antique. Maison carrée de Nîmes (France, Gard),
fin du Ier siècle av. J.-C.
Vue partielle de l’Olympeion
ou temple de Zeus Olympien, Athènes

L’arc de Constantin commémore la victoire de Constantin sur son rival Maxence


en 312. Il est édifié sur l’itinéraire des cortèges impériaux, entre le Circus
Maximus (—> 65/1) et l’entrée du forum* (—> 24). Il est haut de 25 m sur 28
m de large. La plupart de ses sculptures proviennent d’autres monuments des
IIe et IIIe siècles ap. J.-C. L’inscription au-dessus de la baie centrale, indique : « À Construit sous le règne d’Auguste, ce temple mesure
ègne d’Auguste
l’empereur César Flavius Constantin le Grand, pieux, bienheureux, Auguste, le 26 m de long sur 15 m de large pour 17 m de hauteur. Il est
Sénat* et le peuple romain, après qu’il eut en même temps grâce à l’inspiration consacré au culte impérial et aux petit-fils de l’empereur.
de la divinité et à la grandeur de son esprit, vengé l’État avec son armée, des C’est le mieux conservé des temples romains. Sa
menées d’un tyran et de sa faction grâce à une juste guerre, dédièrent cet arc bonne conservation s’explique par sa transformation, en
magnifique pour ses triomphes*. » bâtiment public au Moyen Âge, en église chrétienne au
XVIIe siècle, puis en musée au XIXe siècle.

Arc de triomphe
trio de Constantin, Aula Palatina ou basilique* de Trèves (Allemagne,
6 Rome, IVVe siècle ap. J.-C. Rhénanie-Palatinat), IVe siècle ap. J.-C.
e
Reconstruite au IV siècle, et
comme son nom l’indique (aula
palatina, salle du palais), cette
basilique* (basileus, roi en grec)
était destinée à recevoir 7
le trône impérial.
À l’origine une basilique* est un
grand édifice polyvalent sans
étages : il sert de marchés,
de bureaux administratifs et
parfois de salle de tribunal. Il
mesure 70 m de long sur 30 m
de large et 33 m de haut.
Son plan, dit basilical,
influencera celui des premières
églises chrétiennes.
151

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2 Mosaïque romaine, IIe siècle ap. J.-C.
(Lyon, Musée de la civilisation gallo-
romaine)

Dessin en coupe d’un théâtre romain type

4 Plan des thermes


impériaux de Trèves
(Allemagne, Rhénanie-
Palatinat), début du
IVe siècle ap. J.-C.
(D’après A. DE LESELEUC,
La Gaule. Architecture

260 m
et civilisation, Paris,
Le Romain qui se rend aux thermes emporte son matériel de
Flammarion,
2001, p. 166) bain : une serviette, une éponge, une patère, récipient avec le-
quel il puise l’eau pour s’asperger, et un strigile, instrument en
métal recourbé destiné à racler la sueur, l’huile ou la saleté sur
la peau. De l’entrée, il gagne l’apodyterium (A) ou vestiaire et
y dépose ses vêtements sous la surveillance éventuelle d’un
esclave. Il se rend ensuite dans le tepidarium (T), salle tiède à
+/- 25° et au caldarium (C), salle où règne une température
d’environ 40°. Il doit transpirer pour dilater les pores et évacuer
les impuretés raclées par le strigile. Il peut aussi se rendre dans
une sorte de sauna, le sudatorium (S). Les plus téméraires re-
joignent directement le frigidarium (F), le froid resserrant les
pores de la peau. Les autres repassent quelques instants par
le tepidarium (T) puis gagnent le frigidarium (F). Pour terminer,
le baigneur rejoint l’unctorium (U), une salle de soins où il se
fait masser, épiler et oindre d’huile parfumée. On trouve aussi
N des latrines (L), une palestre ou terrain de sport, des salles de
gymnastique, des bibliothèques, des bars et des boutiques.
L’établissement comprend parfois une piscine, la natatio. Les
thermes sont un endroit idéal pour rencontrer amis et rela-
tions d’affaires. L’entrée est gratuite. Des heures différentes
d’ouverture sont prévues si les thermes sont mixtes.

bassins

165

3-065 Doc 92 loisirs.indd 165 23/04/09 11:09:17


%PDVNFOUT 
-FTDPNCBUTEFHMBEJBUFVSTµ3PNF
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EF/¹SPO$¹TBSmMTE"VHVTUFFUEJY
QBJSFT EF HMBEJBUFVST BQQBSUFOBOU
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DPNCBUUSPOUµ1PNQ¹JMFTJY MFDJOR 
MFRVBUSF MFUSPJTFUMBWFJMMFEFTJEFT
EBWSJM*MZBVSBVOFDIBTTFDPOGPSNF
BVYS¼HMFTFUEFTWFMBŠNJMJVT$FMFS
MB¹DSJUTFVMµMBDMBSU¹EFMBMVOF

 FPVFKPVSEVNPJT

 -F TQFDUBDMF EVSF UPVUF MB KPVSO¹F -B
NBUJO¹F FTU TPVWFOU DPOTBDS¹F µ MB
jDIBTTFx  DFTUµEJSF µ MB MVUUF EFT
HMBEJBUFVSTDPOUSFEFTBOJNBVY

 7PJMFT UFOEVT BVEFTTVT EFT HSBEJOT FU
EFTUJO¹T µ QSPU¹HFS MFT TQFDUBUFVST EV
TPMFJMPVEFMBQMVJF
 *OTDSJQUJPO  1PNQ¹J  FOW  BQ +$
%BQS¼T($)"3-&41*$"3%FU+306( 5FYUFT
&3*054*)
FU EPDVNFOUT SFMBUJGT µ MB WJF ¹DPOPNJRVF
FU TPDJBMF EBOT M&NQJSF SPNBJO   BWBOU
+$o BQS¼T +$  $PMM j3FHBSET TVS
 M)JTUPJSFx 1BSJT 4&%&4  Q




 

$PNNF1SJTDVTGBJTBJUUSB¾OFSMFDPNCBUFURVF7FSVTFO %SVTVTQS¹TJEBVOTQFDUBDMFEFHMBEJBUFVST RVJMBWBJUPGGFSUBVOPN


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Documents 68
Les Carolingiens
Des rois et des empereurs chrétiens

Sous les Carolingiens, les liens qui unissent la monarchie et l’Église se renforcent.
Comment s’exprime ce rapprochement ? Quels rôles chacun accorde-t-il à lui-même et à l’autre ?

(749) Burchard, évêque* de Wurzbourg, et Fulrad, chapelain*, furent envoyés auprès du


pape Zacharie en vue de l’interroger au sujet des rois, qui, à cette époque en Francie,
n’avaient pas la puissance royale. Était-ce bien ou non ? Et le pape Zacharie fit savoir à
Pépin [le Bref] qu’il valait mieux que fût appelé roi celui qui en aurait la puissance [plutôt]
que celui qui [en] demeurait démuni (…). Pour que l’ordre ne fût pas troublé, il ordonna
par une prescription apostolique de faire Pépin roi.
(750) Pépin, suivant l’usage des Francs, fut élu roi et oint1 par la main de l’archevêque*
Boniface2, de sainte mémoire, et élevé au trône par les Francs dans la cité de Soissons.
Quant à Childéric3, qui était faussement appelé roi, il fut tonsuré et envoyé dans un
monastère.
1
Le front du nouveau roi est enduit d’un onguent sacré, le saint chrême, à base d’huile d’olive et de
résine aromatique. Ce geste en fait l’élu de Dieu, place qu’aucun autre laïc* ne peut atteindre.
2
Évêque* de Mayence.
3
Dernier roi mérovingien.
Annales du royaume des Francs, 749-750 (Trad. adaptée d’après Monumenta Germaniae Historica, SS.
Rer. Germ. in usum scholarum, Hanovre, 1895, p. 8-10)
12

ERIOTSIH

2
En effet, le dit Pépin, très florissant seigneur, roi pieux, par l’autorité et l’ordre du seigneur pape Zacharie, de sainte mémoire,
69
9 et par l’onction du saint chrême1 reçue des mains des saints évêques* des Gaules et par l’élection de tous les Francs fut,
trois ans auparavant, élevé sur le trône royal.
70
Ensuite par les mains dudit pontife* Étienne en un seul jour (…), il a été oint et béni, au nom de la Sainte Trinité en qualité de
72 roi et patrice*, en même temps que ses fils, Charles et Carloman. Et (…) le même jour, la très noble*, et très dévote Bertrade,
épouse du susnommé très florissant roi, a été bénie par le pontife*, une fois revêtue de la robe royale à la traîne, par la grâce
du Saint-Esprit aux sept langues de feu. En même temps, il a confirmé, par la bénédiction et la grâce du Saint-Esprit, les plus
éminents parmi les Francs et il les astreignit tous par la menace de l’interdit et la peine de l’excommunication* à ne jamais
oser dans l’avenir élire un roi né des reins d’un autre, mais seulement parmi ceux que la divine piété a jugé digne d’exalter.
104 1
Onguent sacré à base d’huile d’olive et de résine aromatique qui est apposé sur le front du nouveau roi. Ce geste en fait l’élu de Dieu, place
qu’aucun autre laïc* ne peut atteindre.
Petit récit au sujet de l’onction de Pépin, 767 ou Xe siècle (Trad. R. NOËL d’après Monumenta Germaniae Historica, SS. Rer. Merov., Hanovre, 1884,
p. 465-466)

170
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7
Documents 68
Vint le jour de la Nativité de Notre Seigneur et la basilique*
du bienheureux apôtre Pierre les vit tous à nouveau réunis.
Alors le vénérable et auguste pontife*, de ses propres
mains, le couronna d’une très précieuse couronne. Alors
l’ensemble des fidèles romains, voyant combien il avait
aimé et défendu la sainte Église romaine et son vicaire,
poussèrent d’une voix unanime, par la volonté de Dieu et
6 du bienheureux Pierre, l’acclamation : « À Charles très pieux
auguste, par Dieu couronné grand et pacifique empereur,
[Le roi] célébra la nativité du Seigneur à Rome et le
vie et victoire. » Ceci fut dit trois fois (…) et par tous il fut
millésime se changea en 8011. Comme le très saint
constitué empereur des Romains. De suite après, le très
jour de la nativité du seigneur, le roi [était entré dans
saint pontife et évêque* oignit d’huile sainte1 le roi Charles
la basilique* de saint Pierre apôtre pour assister à la
(...) ce même jour de la Nativité de Notre Seigneur.
célébration solennelle de la messe] et qu’il se relevait
1
de la prière dite devant l’autel, le pape Léon lui mit la Le front du nouveau roi est enduit d’un onguent sacré, le saint
couronne sur la tête et tout le peuple romain l’acclame : chrême, à base d’huile d’olive et de résine aromatique. Ce geste
en fait l’élu de Dieu, place qu’aucun autre laïc* ne peut atteindre.
« À Charles, Auguste, couronné par Dieu, grand et
pacifique empereur des Romains, vie et victoire ! » Et Liber pontificalis, récit du IXe siècle (D’après Ch.-M. DE LA RONCIÈRE,
après les acclamations, Charles fut à la manière des R. DELORT et M. ROUCHE, L’Europe au Moyen Âge, I, Coll. « U », Paris,
A. Colin, 1969, p. 166)
empereurs antiques, salué par le pontife* prosterné. Dès
lors, quittant le titre de patrice*, il fut appelé empereur
et auguste.
1
Sous les Carolingiens, l’année commence le jour de Noël.
Pour eux, le couronnement impérial de Charlemagne est donc
le premier événement de l’année 801, même si selon notre
calendrier, il s’est déroulé en 800.
Annales du royaume des Francs, 801 (D’après G. TESSIER,
Charlemagne, Coll. « Le Mémorial des Siècles », Paris, A. Michel,
1967, p. 167)

Denier d’argent
frappé à l’effigie
de Charlemagne,
env. 812-814
(Paris, BNF)
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Documents 69
L’exercice du pouvoir
sous les Carolingiens
À son apogée, l’empire carolingien englobe un territoire énorme. Comment gouverner et administrer
un ensemble aussi vaste et diversifié ?
1
Là, [Louis le Pieux] répartit entre tous les officiers du palais et les serviteurs
de la cour royale, à chacun selon son rang, (...) aux nobles* des baudriers,
des armes, des vêtements précieux tirés du trésor* royal ; aux moins élevés
(...) des manteaux frisons de toutes les couleurs ; enfin, aux gardiens de
chevaux, aux boulangers et aux cuisiniers des vêtements de lin et de laine
2 Reconstitution du palais d’Ingelheim
avec des épées courtes, selon leurs besoins. (Allemagne, Rhénanie-Palatinat)
(D’après G. FEHRING, The archeology of
NOTKER, Gesta Karoli Magni Imperatoris, env. 886 (D’après H. HAEFELE [éd.], Monumenta
medieval Germany. An introduction,
Germaniae Historica. Scriptores rerum germanicarum, Berlin, 1959, p. 429)
Londres et New-York, 1992, p. 130)

Ancienne propriété des Mérovingiens,


Charlemagne y séjourne parfois brièvement,
parfois pendant plusieurs mois. En 788, il y
convoque le duc Tassilon, condamné pour
haute trahison.

12

ERIOTSIH

3
68
8 Aux actions des Césars romains se mêlent les hauts faits des Francs. On voit Constantin1 quitter
Rome et se construire Constantinople ; l’heureux Théodose2 est présenté comme l’auteur
70 d’actions illustres ; puis Charles [le Martel] (...) et ses grands exploits ; puis le glorieux Pépin Ernold
E le
soumettant les Aquitains et, après sa victoire, les rattachant à son royaume ; puis Charles le Sage Noir
N décrit
montrant son visage rayonnant et portant la couronne sur sa tête. Les Saxons s’opposent à lui et une
u fresque*
tentent la fortune des armes, mais il les frappe, les dompte et les réduit à son obéissance. qui
q décorait
105 1
Empereur romain (306-337). Il choisit de quitter Rome et installe la nouvelle capitale à Byzance (Constantinople) en le
l palais
330 ap. J.-C. Il se convertit au christianisme sur son lit de mort. d’Ingelheim.
d
2
Empereur romain (379-395). Il fait du catholicisme la religion officielle de l’Empire romain.
ERNOLD LE NOIR, Poème sur Louis le Pieux et épîtres au roi Pépin, env. 826-828 (Trad. adaptée d’après E. FARAL [éd.],
Paris, 1932, p. 165)

174

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4
C’était l’usage de ce temps de tenir deux assemblées par an, et pas davantage. La première
était celle où l’on réglait l’état du royaume entier pour le reste de l’année courante. Ce qu’on y
avait décidé, nul événement ne pouvait le faire modifier, si ce n’est une nécessité impérieuse et
commune à tout le royaume. Dans cette assemblée se réunissaient tous les grands tant clercs1
que laïques* (…).
Une autre assemblée se tenait seulement avec les plus considérables d’entre les grands et les
principaux conseillers. On commençait à y traiter les affaires de l’année suivante, si par hasard
il s’en présentait auxquelles il fallait songer d’avance ou si, au moment où l’année touchait à sa
fin, quelque événement survenait qui demandait qu’on prît une décision anticipée (...).
Après que les grands avaient ainsi tenu conseil (...), leurs décisions étaient tenues secrètes, et
restaient si complètement ignorées de tous autres jusqu’à la prochaine assemblée générale,
qu’on eût pu croire que rien n’avait été arrêté ni même pris en considération. De cette façon,
on cherchait à éviter que certaines personnes, en étant informées, eussent voulu empêcher ou
rendre inutile, (…) une mesure touchant les affaires intérieures ou extérieures du royaume.
1
Ecclésiastique*, par opposition aux laïcs*
HINCMAR, De ordinatione palatii, 882 (Trad. adaptée de M. PROU, Paris, 1885, p. 71-79)

5
Le territoire de l’empire est uniformément divisé en comtés ou pagi (…). À leur tête, les comtes*,
nommés par l’empereur, déplacés et révoqués à son gré, sont de véritables fonctionnaires
rémunérés par une dotation foncière et une part des revenus de justice. Représentant le souverain,
ils ont des attributions multiples. Ils font respecter les décisions impériales, rassemblent l’ost*
avant chaque expédition militaire, perçoivent [les impôts], président les sessions du tribunal
public, le mall. Chaque comté est subdivisé en vigueries et centaines, à la tête desquels le comte
est représenté par un viguier ou un centenier choisi par lui.
(...) Les comtés frontaliers sont regroupés en marches, et l’un des comtes* y prend le titre de
marquis* (comte* de la marche).

Christophe PICARD et Michel ZIMMERMANN, Grand Amphi histoire médiévale. Le Moyen Âge IVe-Xe siècle, I,
Coll. « Grand Amphi », Paris, Bréal, 1994, p. 184-185

6
Avec l’approbation apostolique, évêques* et prêtres du royaume des Francs, d’Italie,
d’Aquitaine et de Provence se sont réunis en synode sur l’ordre du roi Charles, l’an 26 de son
principat. Ils ont (...) rejeté les décisions du synode grec de Constantinople qui veut rendre
aux images le même culte qu’à la Trinité. Ils ont vu comparaître le duc de Bavière Tassilon
qui renonce pour lui et ses enfants à tous ses droits sur la Bavière et reçoit son pardon. La
spéculation sur les grains est réglementée pour les laïcs* comme pour les ecclésiastiques* et
interdite à ceux qui ont un bénéfice royal sauf si leurs esclaves ont le nécessaire. Personne ne
peut refuser les nouveaux deniers d’argent sans encourir l’amende de 15 sous pour le libre ou
la flagellation publique au pal pour l’esclave responsable.

Prologue du Capitulaire* de Francfort, 794 (Trad. Ch.-M. DE LA RONCIÈRE, R. DELORT et M. ROUCHE, L’Europe au
Moyen Âge, I, Coll. « U », Paris, A. Colin, 1969, p. 183)

175

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11 L’organisation du pouvoir sous les Carolingiens (d’après René NOËL)

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- enfants, petits-enfants, concubines, - grands ecclésiastiques*

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amants de filles non mariées - certains conseillers
- jeunes aristocrates « nourris »
- serviteurs et servantes

Dignitaires du palais Conseillers Chapelle

Officiers laïques* de la Cour - certains officiers du Palais Dirigée par l’archichapelain


- sénéchal : approvisionne la Cour, - l’archichapelain Composée des ecclésiastiques*
responsable des domaines royaux - certains comtes*, évêques*, abbés* chargés :
- chambrier : gère le trésor* - des services religieux
- échanson : s’occupe de la table et - de la rédaction des textes officiels,
des déplacements du roi en particulier les capitulaires*
- connétable : dirige les écuries,
approvisionne l’armée, commande la
cavalerie
- maréchal : commande la garde et
l’escorte du roi
- comte* du palais : préside le tribunal
en l’absence du roi
- les comtes* (entre 300 et 400) : à la tête
d’un ou de plusieurs territoires, ils appliquent
les décisions royales, président le tribunal
du comté, perçoivent les taxes, rassemblent
l’armée avant une expédition.
- les commandants militaires à la tête de
territoires peu sûrs (dont les marches sous
promulgue des nomme ses agents commandement des marquis*)
capitulaires* dans les territoires

- les missi dominici* chargés d’inspecter les


comtes*

- certains abbés* et évêques*

177
Documents 70
Y a-t-il eu un impérialisme
carolingien ?
Pendant plus de trente ans, Charlemagne lance ses armées à la conquête de nombreux territoires
européens, au sud, au nord et à l’est. En Saxe, il mène une guerre sans merci de 772 à 804. Comment
expliquer cet acharnement à faire la guerre ? Peut-on y voir la manifestation d’une volonté impérialiste ?

Du royaume franc à
l’Empire carolingien,
VIe-IXe siècle
(D’après R.S. LOPEZ,
Naissance de l’Europe,
Paris, A. Colin, 1962, p. 99)

68

69

72

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